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RALH n°318

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édition du 20 MAI 2026

D’INFORMATION GRATUIT DE L’ÎLE DE RÉ

île côté carte postale, ce sont ses plages et ses espaces naturels, ses résidents secondaires et ses retraités, sans oublier ses vacanciers plus ou moins éphémères. La douceur de vivre, un peu à l’abri des tourments du reste du monde.

L’île côté face, ce sont tous ses professionnels et actifs qui y vivent. Une île qui doit se battre souvent au quotidien, parfois pour survivre. Ces difficultés, dont on ne parle pas - jamais - assez, se vivent avec d’autant plus d’acuité qu’elles côtoient une apparente vie facile.

Cependant, ces deux faces d’une même île sont totalement interdépendantes. Sans ces résidents qui font bon an, mal an, vivre l’île six mois par an, sans ces touristes, qu’on attend tout l’hiver... l’économie îlienne serait moribonde. Sans ces actifs qui se lèvent tôt, proposant une offre allant bien au-delà ce que l’on peut trouver en milieu rural, point de résidents secondaires, de retraités et moins de vacanciers sur notre île. Et qui parle de ces « invisibles » de l’île de Ré, les travailleurs saisonniers, sans lesquels rien ne serait possible et qui vivent plusieurs mois par an dans des conditions difficiles, parfois précaires ?

Ré à la Hune souhaite une bonne saison à tous, dans le respect les uns des autres.

Forum du numérique : le gaming au centre du jeu

Entre salle d’arcade et colloque institutionnel, le Forum du numérique du 6 juin 2026, coorganisé par la Communauté de Communes et les Mousquetaires du numérique de l’île de Ré, plongera les visiteurs d’un jour dans le monde passionnant du jeu vidéo.

les opportunités professionnelles permises par ce domaine en plein expansion.

2 2 F O R U M F O R U M

D U N U M É R I Q U E

Tournois de e-bowling et de e-karting, ateliers de coding, de jeux de société, table ronde, conférence… De 10h à 17h, à Saint-Martin, de nombreux rendez-vous à la fois ludiques et pédagogiques vont se succéder. Opportunités, risques, bienfaits des jeux vidéos seront ainsi abordés.

Sans les diaboliser, ni les encenser, cette journée propose une lecture nuancée des activités vidéoludiques. Aujourd’hui centrales dans les loisirs des jeunes - mais aussi des moins jeunes - elles ne peuvent rester dans l’angle mort des pouvoirs publics.

Les jeux vidéo, au-delà des clichés

Souvent réduits à leurs conséquences négatives (addiction, comportements agressifs...), les jeux vidéo possèdent également de nombreux avantages. Pour rétablir l’équilibre, les interventions de la streameuse Kasiope et de la directrice artistique Anna Bressan seront l’occasion, par exemple, de mettre en avant

La découverte des fonds marins grâce à la réalité virtuelle et l’initiation au coding sont d’autres exemples de rendez-vous permettant de rappeler que le numérique représente un formidable levier d’apprentissage et d’épanouissement.

Autre exemple : l’organisation d’un tournoi intergénérationnel de e-bowling a pour conséquence de déconstruire l’idée reçue selon laquelle le jeu vidéo est synonyme de repli sur soi. En effet, cette activité démontre qu’il peut être également pratiqué à plusieurs, y compris avec un public dit “senior”.

Le jeu vidéo, un monde déconnecté du réel ? Là encore, un atelier de jeux de société inspirés ou adaptés des jeux vidéo floutera la frontière entre les écrans et la table de salon.

Des risques à appréhender À l’inverse, ce Forum du numérique permettra aux participants de mieux appréhender les effets potentiellement négatifs des activités vidéoludiques.

Citons, par exemple, la table ronde, organisée à 10h30, en présence, notamment, de la psychologue Vanessa Lalo et de Frédérique Bodin, infirmière de La Maison des adolescents et des jeunes adultes (MDAJA). Quelles peuvent être les conséquences négatives sur le cerveau ? Quelle est la différence entre une pratique intensive et une addiction ? Quand faut-il s’inquiéter ? Voilà des exemples de questions auxquelles les intervenantes apporteront des éléments de réponse.

Autre exemple : une conférence permettra d’évoquer les enjeux liés à la sécurité avec la gendarmerie.

En définitive, ce Forum du numérique sera l’occasion de mieux comprendre les

effets d’une pratique régulière, quand elle enrichit autant que quand elle fragilise. Chaque participant repartira avec un regard nouveau et aiguisé sur cet univers relativement méconnu et rencontrera des acteurs (institutionnels, associatifs...) susceptibles de répondre à leurs besoins et leurs attentes.

CP

PROGRAMME

TOURNOIS

E bowling intergénérationnel

De 10h30 à 12h30, à la CdC*

Par équipe et en duo : 1 sénior et 1 jeune.

Nombre de places limitées. Renseignements et inscriptions : Julie 06 70 27 59 99 reclere@orange.fr

E-Karting

De 14h à 16h30, à la CdC*

Nombre de places limitées.

À partir de 7 ans.

Sur inscription : Lydie 05 46 43 91 80 espacemulti.saintemariedere@ gmail.com

TEMPS D’ÉCHANGE

Table ronde : Usages, représentations et enjeux liés à la pratique des jeux vidéo. Participation exceptionnelle de Kasiope, streameuse ! De 10h30-12h à la Salle Vauban, Place de la République à Saint-Martin

Intervenantes : Vanessa Lalo, psychologue, Anna Bressan, directrice artistique Women in Games, Frédérique Bodin, infirmière de La Maison Des Adolescents et des Jeunes Adultes (MDAJA)

Conférence : Jeux vidéos et sécurité

A 13h30, à la Salle Vauban, Place de la République à Saint-Martin Animée par la Gendarmerie Nationale

Infos

Samedi 6 juin 2026, de 10h à 17h

Rendez-vous au siège de la Communauté de Communes ainsi qu’à la salle Vauban, à Saint-Martin Tout est gratuit. Certains rendez-vous sont sur inscription.

Sont également présents : La MDAJA, La Mission Locale, Les Promeneurs du Net.

ESPACES JEUX

Toute la journée, à la CdC. Rétrogaming (Re)vivez l’âge d’or du jeu vidéo, grâce aux bornes d’arcade et consoles de jeux rétro.

Jeux de société

Cassons les frontières entre les écrans et les tables de salon ! Venez tester les adaptations physiques de vos licences de jeux vidéo cultes et redécouvrez ces classiques du jeu de société qui ont fait le succès des plateformes numériques. Toute la journée, à la Salle Vauban.

Réalité virtuelle

Plongez dans l’expérience immersive… Ambiance musicale, sabres laser, découverte des fonds marins, défi au sommet d’un gratte-ciel…

Sensations garanties !

Robotique / Coding

Deux ateliers pour vous initier aux bases de la programmation avec un robot et un atelier créatif pour transformer des objets du quotidien en instruments de musique et explorer le numérique autrement.

Espace restauration à partir de 10h

*CdC de l’île de Ré - 3 rue du Père Ignace à Saint-Martin-de-Ré

En plein cœur du Bois Plage

. Carte Gourmande

. Patio Extérieur . Plat du jour

. Suggestions du Chef . Bar Lounge

La Java pour tous

Chaque année, la réouverture de La Java des Baleines, lieu culturel unique et insolite de l’île de Ré, est une fête. Cette année ne fera pas exception.

Lorsque le drapeau flotte en haut du chapiteau, à l’entrée de SaintClément des Baleines, une petite lumière s’allume dans le cœur des Rétais : La Java des Baleines est de retour, et avec elle, une programmation éclectique et de qualité, associant tous les arts et réunissant tous les publics. Pendant les neuf mois de repos qu’elle s’octroie, l’équipe de La Java peaufine sa proposition, qu’elle soumet à l’avis du public, lors d’un comité consultatif ouvert à tous. Elle revoit aussi son organisation, à l’écoute des retours qui lui sont faits. « Cette année, on a choisi de réduire la billetterie », explique Aurélie Bérard, programmatrice de La Java. « Il nous a été rapporté, notamment par le public jeune, qu’il n’y avait pas assez de soirées libres, où le site n’était pas payant. » Lorsque le chapiteau accueille des artistes, il faut en effet s’acquitter d’un droit d’entrée, y compris pour avoir accès au parc de jeux et aux food-trucks. « La billetterie agit comme un frein pour les résidents à l’année. Aussi, pour ce mois de juin, nous allons privilégier les soirées en accès libre. »

Nouvelle formule

A la fois bar et espace culturel, la Java doit concilier la mise en place d’une billetterie pour rémunérer les artistes qu’elle programme, et « l’esprit Java », d’ouverture et d’accueil de tous. C’est dans cette perspective que l’espace de jeux pour enfant a été conçu, clos et

sécurisé, de sorte que les parents puissent s’amuser en toute tranquillité. Faire moins de billetterie, cela signifie moins de propositions artistiques venues de l’extérieur, au profit de soirées animées par l’équipe de La Java -- bingo, quiz… et, bien sûr, clubbing. Constituée d’artistes aux multiples talents, dont on a pu apprécier les performances toutes ces années (voir notre encadré), elle investira notamment la piste de danse de numéros de cirque suivant une formule qui a prouvé son efficacité, « un cabaret revisité en mode clubbing », pour reprendre l’expression d’Aurélie Bérard. Au mois de juin, sur les trois soirées d’ouverture, du jeudi au samedi, seul le vendredi sera payant, avec au moins un concert sous chapiteau. Les deux autres soirées, le site sera gratuit : les jeudis verront le retour du quiz musical, et les samedis seront dansants. En juillet et en août, La Java retrouvera son rythme de croisière, avec une ouverture du lundi au samedi, et relâche le dimanche.

Programme des premières festivités

Week-end d’ouverture - 29 et 30 mai

Vendredi 29 mai

Le Bal en chantier : un bal made in Java pour faire guincher les salopettes et les bleus de travail, avec du spectacle-surprise en pop-up. Entrée libre.

Samedi 30 mai

21h. Le Cirque-clubbing : un démarrage en techno-soft avant d’aller vers du clubbing à La Java, avec son électro, DJ, effets spéciaux et performances tous azimuts.

Entrée libre. Fermeture à 1h.

Jeudi 4 juin

21h. Le Quiz de La Java, le quiz musical pas comme les autres où le public finit sur la scène. Entrée libre.

artistiques à la dérobée. Avec, à 19h, Les Gaillards des Pertuis. Entrée libre. 21h. Concert du groupe rochelais Bilbao, coup de cœur du comité de programmation ! Partez pour un voyage musical à travers le monde, mêlant chanson française, samba brésilienne, flamenco andalou et sonorités occitanes. Ambiance festive et dansante.

Entrée payante : 4 € / 3 € pour les moins

de 18 ans. Gratuit pour les enfants de moins de 3 ans. Gratuit pour les participants aux Portes ouvertes arrivés avant 20h.

Samedi 6 juin

20h. Théâtre d’impro, avec les improvisateurs d’Impro & Co – La Rochelle. 21h30. Le Bal de La Java. Entrée libre. Eugénie Rambaud

A la rencontre de l’équipe de La Java

Ils sont aux commandes de fin mai à fin août, depuis le montage et le démontage du chapiteau jusqu’aux acrobaties aériennes en passan t par le stand incontournable de crêpes. On les croise à chaque soirée, parfois sous des déguisements qui les rendent méconnaissables. Mais savons-nous vraiment qui ils sont ? La soirée Portes ouvertes, le vendredi 5 juin, donnera au public l’occasion d’aller à leur re ncontre, d’entrer dans le secret des coulisses et de découvrir la réalité derrière les paillettes. Présentons-les en quelques lignes.

Même si la polyvalence est de mise, et que tout le monde peut s e retrouver au bar, en cuisine, employé à la technique ou sur la scène, chacun des membres a sa (ou ses) spécialité(s). A la technique, Sylvain, Enzo, et Mouche. En cuisine, Valentin, Enzo et Martin. Pour le travail de l’invisible, derrière les écrans, Valentin, Aurélie, Jonathan et Chloé. Du côté de l’artistique, on retrouve, dans le pôle cirque, Matou e t Coco ; Lise à la danse ; Sylvain et Arthur s’illustrent dans le théâtre, auquel Arthur ajoute la musique ; DJ Jo est aux platines. Dès le mois de juillet, ils recevront des renforts : Lina, Juliette, Nolwenn, Noémie, Benoît et Marylin, pour faire pétiller la magie de la Java tout au long d e l’été. Pour tout renseignement, rendez-vous sur le site : lajavadesbaleines.fr

OUVERT À L’ANNÉE

Vendredi 5 juin

18h-21h. Portes ouvertes : découvrez les coulisses de La Java, rencontrez l’équipe, et profitez de surprises

e Restaurant Maja jette l’ancre sur le port de Saint-Martin de Ré. Cuisine faite maison, produits locaux, sélection de vins de qualité, cocktails signature, terrasse face au coucher du soleil.

13 quai Georges Clémenceau 17410 Saint-Martin de Ré contact@restaurantmaja.fr restaurantmaja.fr restaurant_maja Restaurant Maja

Dans l’équipe de La Java, la polyvalence est de mise. Mathou, par exemple, est la reine du trapèze et des galettes.

Une super fête et une super école

L’école Isabelle Autissier de Rivedoux-Plage accueillait tous ses amis et bienfaiteurs jeudi 7 mai dans le cadre d’une grande et joyeuse fête, salle Robert Vergnaud.

Le parvis fleurait déjà bon l’événement avant même l’ouverture des portes de la salle des fêtes. A l’intérieur, la première impression ne s’est pas démentie : en quelques minutes la salle était pleine et il ne restait pas une chaise libre.

Elisabeth Jouanny, directrice de l’école, accueillit l’assistance assez longuement afin de donner des nouvelles de l’école et de remercier tous ceux qui, de près ou de loin, lui permettent de mener à bien des projets innovants qui boostent l’enthousiasme des enfants. Elle aborda, en premier lieu, la récente réalisation d’un clip sur les femmes scientifiques. Ce clip, résultat d’un « travail interdisciplinaire alliant l’éducation, l’égalité, les sciences et l’expression artistique, a obtenu le prix de l’éducation citoyenne 2026 que les enfants recevront le 21 mai à la préfecture de La Rochelle, ce travail ayant été sélectionné pour concourir à la phase nationale. » Elle remercia également les enfants pour leur participation, « leur enthousiasme communicatif, leur énergie et leur bonne humeur chaque jour qui ne peut qu’être inspirante. » Notons que ce clip arrive après le court-métrage « Non au harcèlement » réalisé par Baptiste Turbé, ancien élève d’Elisabeth Jouanny, avec les enfants de l’école et qui a reçu le Prix académique de la meilleure vidéo 2026. Elisabeth Jouanny remercia encore tous ceux qui avaient aidé à la préparation ou

offert une subvention sans lesquels ce spectacle n’aurait pas vu le jour et en particulier la municipalité qui est toujours présente pour apporter son soutien à l’école.

Jazz Boat, un conte musical

Les parents, grands-parents et habitants de la commune formant la Chorale Intergénérationnelle de Rivedoux-Plage, créée l’année dernière avec pour cheffe de chœur Claire Verney, les enseignantes Nathalie Daurat (CE2, CM1), Morgane Guillon (CM1, CM2) et la directrice (CE1) étant sur scène, c’est-à-dire une trentaine d’adultes plus soixante-dix enfants, la fête pouvait commencer et tout le monde, acteurs et spectateurs, embarquer sur le Jazz Boat. C’est dans ce conte écrit par Donin, personnage incontournable de la scène jeune public française, qu’évolue un petit bateau jaune et bleu dénommé Jazz Boat. Ce conte musical était ponctué d’une vingtaine de standards de jazz dont les paroles ont été modifiées pour correspondre aux thèmes du conte : la mer, le voyage et les vacances.

« Mon île de Ré » sur la musique de Couleur Café fut un grand moment ! La scène partagée entre les adultes de la chorale, les élèves de l’école et le Stephen Binet Quartet, composé de Vincent Touchard à la batterie, Baptiste Morel à la contrebasse, Stephen Binet au piano et Claire Verne. La

SAINTE-MARIE-DE-RÉ

scène y était animée de main de maître, qui accompagnait Donin racontant, entre les chansons qui se succédaient, l’histoire de ce petit bateau. « A cette musique répondaient des stop motions élaborés en classe par les élèves », comme l’explique Élisabeth Jouanny, « avec Philomène, autrice compositrice pour créer un univers visuel poétique et illustrer les chansons. Image après image, patience et imagination ont donné vie à des séquences qui dialoguent avec la musique ouvrant une fenêtre sur d’autres formes de narration. »

Toute la salle swinguait au son de cette musique très jazzy et les élèves qui n’étaient pas sur scène dansaient là où ils trouvaient de la place ! Le spectacle terminé, Claire Verney orchestra la sortie des enfants qui se fit sereinement sans cris et sans bousculade, suivis par les adultes de la chorale. Une très grande fête, qui a eu l’heur de plaire à tous les spectateurs et de souligner une fois de plus le caractère festif de l’école Isabelle Autissier.

Catherine Bréjat

La mairie reprend le mouillage Notre-Dame

Le mouillage organisé de Sainte-Marie, inauguré en 2013, avait toujours été géré par l’Apland.

L’Association des plaisanciers de l’anse Notre-Dame (Apland), à Sainte-Mariede-Ré, a cessé ses activités. La mairie a donc récupéré la gestion du port et avec elle la mise en place des bouées de mouillage.

Cette année, les bouées de mouillage du port Notre-Dame ont refait surface

début avril et non le 15 mars, comme cela est normalement prévu pour les plaisanciers qui y amarrent leur bateau.

« Elles n’étaient pas installées lorsque notre équipe municipale a été mise en place le 27 mars », justifie Franck Mussillier, maire de Sainte-Marie-de-Ré, qui en a récupéré la prise en charge.

TULIPES CONTRE LE CANCER

MEt pour cause, l’Association des plaisanciers de l’anse Notre-Dame (Apland), qui en assurait la gestion au titre d’une délégation de service public, a annoncé cesser ses activités en début de saison.

« Nous avons arrêté l’association en raison de l’ancienneté de ses membres et parce que nous avions de moins en moins de bénévoles », confirme Michel Gallot, ancien trésorier de l’Apland.

Manque de bateaux

Les services techniques de la mairie ont donc repris la main sur l’installation du port de mouillage. Le maire précise qu’il s’agit, comme c’est le cas depuis quelques saisons déjà, d’une réinstallation « a minima : dix bouées, pour les abonnés et des visiteurs qui

souhaiteraient venir une nuit ou plus » S’il y a eu, pendant un temps, près de vingt-cinq bouées installées dans le port, la mairie et les anciens membres de l’Apland constatent une baisse du nombre de demandes depuis plusieurs années. « A date (13 mai, ndlr), il ne reste que six ou sept ex-sociétaires. Le manque de bateaux sur le mouillage organisé du port Notre-Dame (dont les utilisateurs doivent s’acquitter d’une cotisation de 205€, ndlr) vient du fait des mouillages sauvages sur la commune de Rivedoux », éclaircit Michel Gallot.

Et le maire, Franck Mussillier, de conclure en lançant une bouteille à la mer pour savoir qui pourrait reprendre la gestion du port.

Julie Pertriaux

ardi 5 mai, à la Mairie de La Flotte, le Lions Club Ile de Ré a remis au Professeur Piot, président de la Ligue contre le cancer de CharenteMaritime, le résultat de la campagne 2026 « Tulipes contre le cancer » qui s’est déroulée à l’abbaye des Châteliers : un chèque de 20 000€ récoltés. Les bénévoles et sympathisants de cette action étaient présents, aux côtés de Jean Paul Héraudeau, président de la Communauté de Communes et maire de La Flotte, Jean-Marie Piot professeur à l’université de La Rochelle, Jean-Claude Porté président du Lions Club de l’île de Ré, Achour Oussama docteur à l’université de La Rochelle, Sébastien Arzalier attaché parlementaire de la députée Sabine Gervais et Patrice Raffarin conseiller départemental.

A cette occasion, deux conférences ont été données : le Professeur Piot a évoqué l’étude qui révèle une sur-incidence des cancers du poumon et des voies aériennes supérieures dans le secteur ouest de La Rochelle par rapport au reste de l’agglomération ; le Docteur Oussama Achour a, pour sa part, fait un point sur les recherches conduites en matière de cancérologie.

La belle opération Tulipes contre le cancer du Lions Club île de Ré donne le sourire à tous.
Isabelle Verney, chanteuse et cheffe de chœur, dirigeant la Chorale intergénérationnelle de Rivedoux-Plage.

Les ateliers d’artistes ouverts sur trois jours

Lors du week-end de la Pentecôte, la 6 è édition des « Ateliers d’artistes ouverts... et autres lieux », donnera aux Rétais, vacanciers et visiteurs, l’occasion de (re)découvrir La Flotte autrement.

Initiée en 2021 par Armelle Lacombe, adjointe au maire, après les confinements ayant fortement impacté arts et culture, la manifestation vise à donner de la visibilité aux nombreux artistes amateurs que compte La Flotte.

Cette exposition-vente présente des disciplines artistiques variées : céramique, peinture, sculpture, photographie, sérigraphie, estampe, dessin, croquis, etc. Pour cette édition 2026, seize artistes ont souhaité participer, dont une nouvelle artiste, dessinatrice, et deux retours.

Un itinéraire est proposé sur un plan, avec huit lieux d’exposition dans les ateliers, les galeries et les domiciles des artistes mais aussi à la salle de la base nautique. Comme d’habitude, la galerie Sénac de Meilhan est intégrée à ce parcours artistique. Nouveauté 2026 : la galerie Ondrej, située chez Lydie Hermann au 1 chemin du Petit Praud, permettra également de découvrir deux artistes.

Le plan, disponible en mairie, à l’office de tourisme, à la bibliothèque, auprès des commerçants flottais ainsi que des artistes participants permet de bien visualiser chaque lieu d’exposition, tout comme les stop-trottoirs devant chacun d’entre eux. Pratique, la version digitale est disponible sur l’appli My Mairie-La Flotte Ile de Ré, sur le site laflotte.fr ou encore via le QR Code (ci-contre).

16 artistes, 8 lieux d’exposition et une

Samedi 23 & dimanche 24 mai 2026 de 11h à 19h Lundi 25 mai 2026, de 10h à 14h

Cours Félix Faure - 17630 La Flotte 05 46 09 60 13 - contact@laflotte.fr

PUBLI-RÉDACTIONNEL

Artistes participants et lieux

Estelle à la Créa, croquis et dessin (base nautique)

Anne-Laure Servit, céramique (galerie Ondrej - 1 chemin du Petit Praud)

Élodie Spengler, peinture (magasin - 4 rue Gustave Dechézeaux)

Jacques Dehée, peinture (base nautique)

Marie Ducloux-Olivier, carnet de voyage et aquarelle (base nautique)

Chantal Edet, peinture (base nautique)

Chantal Luccioni, peinture (base nautique)

Antoine Renou, photo (base nautique)

Ysabelle Rozérot, peinture, photographie, dessin (base nautique)

Pierre Nadler, photo (galerie Ondrej - 1 chemin du Petit Praud)

Marie-Claire et Michel Parc, peinture (à domicile - 8 ruelle de La Guigneraie)

Marie-Paule Lombard, peinture (atelier-galerie – 32 rue Charles Biret)

Nathalie Soulet, sculpture (atelier-galerie - 5 rue de La Garde)

Val Holmes, estampe et fil (galerie Fils et encre - 29 rue du Marché)

Claude Vallin, gravure (galerie Fils et encre - 29 rue du Marché)

Galerie Sénac de Meilhan (18 ter quai de Sénac)

Travel Paradise, une équipe locale vous accompagne pour vos locations haut de gamme

Depuis cinq ans, Travel Paradise développe sur l’Île de Ré une approche exigeante et personnalisée de la location saisonnière haut de gamme.

Spécialisée dans la gestion de villas d’exception, l’entreprise accompagne aujourd’hui propriétaires et vacanciers à travers une offre globale mêlant gestion locative, conciergerie hôtelière et services techniques dédiés à l’entretien et à la valorisation des biens.

Derrière Travel Paradise , une équipe locale composée

des deux gérants, Ulrich et Antoine, de gestionnaires locatifs, d’une gouvernante, d’assistantes ainsi que de techniciens spécialisés — paysagiste, menuisier et artisans qualifiés — accompagne au quotidien propriétaires et voyageurs.

Ensemble, ils œuvrent toute l’année avec une même philosophie : privilégier la qualité de service, la réactivité et la confiance, dans une approche volontairement à taille humaine.

En 2026, l’entreprise poursuit cette dynamique avec le lancement des « Bassins de Ré », une structure intégrée spécialisée dans la conception, la rénovation, la maintenance et la construction de piscines.

Cette évolution permet désormais à Travel Paradise de proposer un accompagnement complet autour de la propriété : gestion locative, entretien, valorisation des extérieurs et rénovation intérieure.

Développée principalement grâce au bouche-à-oreille, l’agence gère aujourd’hui une trentaine de villas sur l’Île de Ré et ambitionne, à terme, de constituer un portefeuille confidentiel limité à une quarantaine de biens d’exception. Une manière de préserver une offre hybride innovante, associant prestations de la villa privée et confort hôtelier.

« Nous souhaitons conserver une approche humaine et qualitative, en prenant le temps d’accompagner chaque propriétaire comme chaque voyageur », expliquent les dirigeants de Travel Paradise

Travel Paradise

57 rue des chênes verts, 17940 Rivedoux +33 (0) 7 52 04 20 26 www.travelparadise.fr

Antoine Hirchy et Ulrich Bernard, gérants de Travel Paradise.
Ateliers d’artistes ouverts... et autres lieux
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Pierre NADLER
Val HOLMES
Claude VALLIN
Ysabelle ROZEROT
Nathalie SOULET
Marie DUCLOUX-OLIVIER
Jacques DEHÉE
Chantal EDET
Anne-Laure SERVIT
Élodie SPENGLER
Antoine RENOU
Marie-Paule LOMBARD
Michel PARC
Marie-Claire PARC
Estelle À LA CRÉA
Chantal LUCCIONI
La Flotte
belle façon de (re)découvrir La Flotte.

Belvédère, péage,

trafic... Cap sur la saison

estivale !

Chantiers de longue haleine, la requalification complète du site du Belvédère et l’automatisation des huit voies du péage du Pont de l’île de Ré sont achevées. La régulation du trafic lors des pics touristiques fait toujours l’objet d’expérimentations.

Le Belvédère, une réussite

Nous avons publié en avant-première des photos du site du Belvédère dans notre précédente édition, voici le temps d’un petit récapitulatif de ce chantier. Démarrés en décembre 2024, les travaux du Belvédère sont achevés. L’ensemble des espaces de stationnement ont été repris, et notamment l’aménagement du parking de délestage situé en prolongement de celui du Belvédère, pour un total de 645 places. Un pôle d’échanges a été créé pour les trois réseaux de transport collectif desservant le site (les bus Yelo, les cars régionaux et les navettes Respi’Ré), et installation d’équipements dédiés (quais, abris-voyageurs...).

La bande littorale a fait l’objet d’une revalorisation complète : création d’une voie verte dédiée aux mobilités douces, végétalisation et installation de tables de pique-nique et de bancs. Pour répondre aux besoins des usagers, plusieurs équipements ont été installés : sanitaire public, arceaux et d’autres le seront d’ici la fin du mois de juin : casiers vélos sécurisés, kit de réparation vélo en libre accès et fontaine à eau.

Un éclairage solaire a été déployé sur l’ensemble de la zone, ainsi que des bornes de recharge pour véhicules électriques. Enfin, l’ensemble du site du Belvédère a été végétalisé : engazonnement de plus de 4 500 m² et plantation de 38 000 végétaux, dont 350 arbres.

Une troisième et dernière phase de travaux est programmée entre septembre et décembre 2026 avec le réaménagement du parking du péage.

L’ensemble de ces travaux représente 6 millions d’euros TTC, entièrement financés grâce aux recettes du pont de Ré (redevance pour service rendu).

Une gare de péage toute automatique

Les travaux d’automatisation complète de la gare de péage du pont de Ré ont démarré en octobre 2025. Avec plusieurs

objectifs : la suppression des quatre dernières cabines manuelles et la mise en place de neuf bornes automatiques (dont trois bornes acceptant les espèces), l’amélioration de l’offre « télébadges » en y intégrant les poids-lourds, la sécurisation des accès aux équipements de la gare pour la maintenance, ainsi que l’amélioration de l’éclairage et de la signalétique à l’attention des usagers. La dernière borne automatique (en voie 1) a été installée le 7 mai. Depuis cette date, les huit voies du péage (en plus de celle réservée aux bus) sont opérationnelles.

Toutefois, des ajustements des différents équipements se poursuivront ces prochaines semaines, pour atteindre un fonctionnement optimal en juin, comme annoncé au démarrage des travaux.

Gestion dynamique des voies spécialisées par modes de paiement

Les voies spécialisées par modes de paiement, comme celles présentes dans tous les péages, permettent de fluidifier le trafic. La gare de péage du pont de Ré a en plus la possibilité, selon les pics d’affluence, d’adapter les modes de paiement sur huit voies, dont les trois premières disposent d’un équipement

VOITURES ANCIENNES

de perception en hauteur pour les poids lourds. La neuvième voie, située à l’extrême gauche, est exclusivement réservée aux bus.

Le logo « espèces » indique la présence de monnayeurs, les voies signalées par le logo « cartes » sont équipées de lecteurs de cartes bancaires et d’abonnement. Deux à trois voies peuvent être réservées au télépéage.

Les résidents principaux et secondaires de l’île de Ré peuvent bénéficier de télébadges fournis gratuitement par le Département (dossier à télécharger sur charente-maritime.fr). Leur utilisation au péage de Ré pour les résidents est également entièrement gratuite. Pour les abonnés du péage, il est nécessaire d’enregistrer tout changement de véhicule (y compris de dernière minute) avant le passage en voie. A cet effet, les horaires d’accueil au bâtiment du péage sont adaptés (de 7h à 19h les jours de semaine et de 9h à 17h les week-ends).

En dehors de ces horaires, les cas relevant de l’urgence peuvent être traités par l’agent de permanence au local de surveillance. Des cas particuliers sont encore à étudier, pour trouver une solution satisfaisante pour tous.

Rétro Ré Classic migre à Saint-Martin

Vauchez

© Nathalie

Le coût de l’automatisation de la gare de péage est de 3,6 M€ TTC, financé intégralement par le Département, sur le budget annexe du pont de Ré (redevance pour service rendu).

Expérimentation de lecture de plaque

Une phase d’expérimentation de la lecture automatisée des plaques d’immatriculation est prévue début 2027. Elle permettra à certaines familles d’usagers d’être reconnues sans avoir à présenter leur carte d’abonnement.

Une 3ème voie du pont faisable techniquement

Une étude de faisabilité d’une 3ème voie sur le pont réservée aux transports collectifs, urgences, etc. a conduit à la modélisation de l’élargissement de l’ouvrage par encorbellement. Celle-ci est techniquement possible, cela a été confirmé. Le coût estimé à 45 M€ et la longueur d’un tel chantier qui s’étirerait sur trentesix mois sont rédhibitoires, d’autant plus que le projet d’une troisième voie le long de l’itinéraire sud de Rivedoux, prolongement indispensable, n’est plus d’actualité.

RespiRé Info Trafic, pour suivre le trafic en temps réel Composé de neuf caméras et douze capteurs Bluetooth, RespiRé Info Trafic (www.re-info-trafic.fr) permet aux usagers de suivre en temps réel l’évolution du trafic. Le site a enregistré plus de cinq millions de connexions en 2025. Le suivi des temps de parcours assure également le déclenchement automatique de la régulation du giratoire de La Redoute. En plus des feux devenus permanents, un turbo-giratoire a été installé à titre expérimental, censé fluidifier le trafic en guidant les automobilistes.

Informations recueillies par Nathalie Vauchez

Ce rendez-vous annuel des voitures anciennes (avant 1 99 0) sur l’île de Ré, organisé par l’association «2cv/Méhari île de Ré» depuis trois ans, aura lieu dimanche 7 juin, de 10h à 1 7 h.

Tandis que les deux premières éditions s’étaient tenues à Sainte-Marie, ce troisième rendez-vous se déroulera sur la prestigieuse place de la République

à Saint-Martin, labellisé « Village d’accueil des véhicules d’époque » par la Fédération Française des Véhicules d’Époque (FFVE). Attendus nombreux, les propriétaires

de véhicules anciens pourront venir les exposer et ainsi faire vivre le patrimoine roulant. Ce sera aussi pour eux l’occasion de découvrir la beauté de la capitale de l’île de Ré et son patrimoine historique. Pour le déjeuner, les participants pourront partager un repas «sorti du coffre» (appelé aussi apéro capot !) ou se rendre dans les nombreux restaurants de Saint-Martin. L’après-midi un circuit en ville sera proposé aux véhicules par la municipalité de Saint-Martin, avec un passage sur l’îlot. Nul doute que cet évènement séduira vacanciers et Rétais, à l’image de l’Apéro-capot organisé le 26 avril dernier à La

Cible dans le cadre de la Journée nationale des véhicules anciens. CP & NV

Rétro Ré Classic

Il est encore temps de réserver sa place au 06 62 25 76 08 ou sur 2cvmiledere @gmail.com

Patrice Raffarin et Gérard Pons se sont dits enchantés du réaménagement du site du Belvédère et de la modernisation de la gare de péage.

Rassemblement de Z 3 à La Flotte

Le Flottais Claude Deloubes organise un premier rassemblement de BMW Z 3 - qui fête ses 3 0 ans d’existence - samedi 6 juin à La Flotte, suivi d’une balade sur l’île de Ré.

Une trentaine de propriétaires de cette voiture, au charme de laquelle même James Bond a succombé dans l’un de ses meilleurs films, se sont inscrits pour cette journée-passion. « Parmi eux, un Belge, des Normands, des habitants de Dordogne, des Bordelais, des Vendéens et Nantais et bien sûr des habitants de CharenteMaritime, Charente et Deux Sèvres. Tout le grand-ouest en somme. », énumère ce passionné de voitures, qui a participé pendant près de quarante ans à l’organisation du Rallye d’Automne au sein de l’Automobile club de Charente-Maritime.

Dès 9h, la trentaine de voitures se rassemblera à la concession BMW La RochelleBeaulieu avant de franchir le pont de l’île pour se retrouver sur le port de La Flotte où elles seront exposées jusqu’à 15 heures.

Run

Après un déjeuner dans un restaurant du port et une « petite marche digestive » dans le village, les participants partiront pour une balade dans l’île de Ré, en convoi : port de Saint-Martin (Anne Mémin, maire de la capitale, a donné son accord et l’organisateur apprécie cette opportunité « extrêmement rare »), Loix, Ars-en-Ré,

Color pour les enfants

puis retour par la digue du Martray (petite pause), La Couarde et le BoisPlage où les participants feront un arrêt à Uniré, la coopérative des vignerons de l’île de Ré.

Nul doute que Rétais et vacanciers apprécieront de pouvoir admirer cette voiture de sport commercialisée à un peu moins de 280 000 exemplaires, jusqu’en 2002. « La seule BMW qui n’a pas été construite en Allemagne puisqu’elle a été conçue aux Etats-Unis par les Américains et pour les Américains. » conclut Claude Deloubes, avant de poser pour Ré à la

rutilante Z3 !

L’association des Parents d’Élèves du Regroupement pédagogique intercommunal (RPI) des Portes en Ré/Saint-Clément des Baleines organise la 3 ème édition de la Ré Run Color, le samedi 3 0 mai 2026, sur le site du Gros Jonc, aux Portes en Ré.

d’année et bien d’autres projets scolaires.

Les organisateurs recherchent encore des bénévoles pour aider à sécuriser la course. CP COURSE SOLIDAIRE

DR APE Les Portes St Clément ape.lesportes.stclem@gmail.com

Partenaire financier, la mairie des Portes a octroyé une jolie subvention exceptionnelle afin de financer la journée, dont voici le programme :

- 11h45/13h45 récupération des kits de courses (lunettes colorées, T-shirt floqués)

- 13h45 échauffement des enfants

- 14h départ de la course des maternelles

- 14h15 départ de la course des CP-CE1

- 14h30 départ de la course des CE2CM1-CM2

- 14h45 remise des prix et jeté de poudre final des enfants

- 15h échauffement des adultes et enfants de + de 12 ans

Le projet est à l’initiative des trois maîtresses du RPI, qui ont besoin de lever des fonds pour financer des journées sportives USSEP auxquelles les enfants participent. Les bénéfices de cette journée permettront de financer de nombreux autres projets scolaires, notamment la sortie au Puy du Fou pour tous les enfants, la kermesse de fin

- 15h10 départ pour le 5 km

- 16h15 remise des prix et jeté de poudre final.

Un DJ sera présent de 13h à 18h, pour mettre l’ambiance et le salon de coiffure Barn’s sera présent pour tresser les intéressés et mettre des paillettes dans leurs vies.

DELTA THETA 11 ZAC des Clémorinants 17740 Sainte-Marie de ré delta.theta@orange.fr 05 46 43 91 14

Hune sur le port de La Flotte, au volant de sa
Nathalie Vauchez
Claude Deloubes a imaginé une journée conviviale de rassemblement des BMW Z3, sur le port de La Flotte, suivi d’une balade sur l’île de Ré.

Maintien des taux d’imposition locale

Le nouveau délai légal d’envoi aux élus des documents budgétaires n’ayant pas été respecté, le vote du budget a été reporté au 1 3 mai. Le Conseil s’est néanmoins intéressé aux finances de la commune.

Le Conseil municipal de RivedouxPlage s’est réuni le 30 avril mais n’a pu voter le budget prévu à l’ordre du jour. Les membres de la minorité ont envoyé un courriel au maire lundi 27 avril, afin d’évoquer une irrégularité dans l’envoi du projet de budget aux conseillers municipaux. Depuis une ordonnance du 12 juin 2025, la loi prévoit que le projet de budget doit à partir du 1er janvier 2026 être communiqué aux membres de l’assemblée délibérante douze jours avant l’ouverture de la première réunion consacrée au budget. En conséquence Patrice Raffarin a maintenu le Conseil municipal du 30 avril en reportant les points liés au budget au conseil du 13 mai (lire ci-dessous).

Des taxes qui seront à revaloriser tôt ou tard

Concernant les taux d’imposition directe : la taxe foncière pour le bâti (43,21%), celle pour le non bâti (53,60%) et la taxe d’habitation (11,35%), Patrice Raffarin rappela qu’on ne peut les comparer d’une commune à une autre sans prendre quelques précautions. En effet, les taux ne sont pas significatifs, ce sont les bases qu’il faut prendre en considération. A taux constant, les taxes devraient représenter pour Rivedoux 2,36 M€, chiffre auquel il faut ajouter les 30% de majoration de la taxe sur les résidences secondaires : 77,50 K€ (qui seront utilisés pour les programmes de logements à loyer modéré). On obtient ainsi un montant prévisionnel de 2,44 M€ pour les trois

taxes, moins 336,33 K€ représentant la participation de solidarité. Le montant final espéré pour 2026 serait alors de 2,10 M€, une somme un peu plus élevée que l’année dernière parce que les bases évoluent et qu’il faut tenir compte d’une inflation de 1.8 ou 1.9 %. Patrice Raffarin indiqua que la commission des finances proposait de maintenir les trois taux identiques pour 2026, tout en sachant que pour soutenir un niveau d’investissement conséquent dans la commune, il faudra à un moment revaloriser ces taxes. Proposition votée à l’unanimité.

Des subventions aux associations étudiées à la loupe

Les subvention ont fait partie des sujets traités lors de ce conseil. Julie Foulquier a interrogé le maire sur l’opportunité

de les étudier avant le vote du budget. Elles ont finalement été passées en revue car, selon Patrice Raffarin, « Cela ne pose pas de problème et elles ne pourront de toute manière être versées que lorsque le budget aura été voté ». Les plus importantes concernent le CCAS avec 9 103€, la coopérative scolaire avec 10 695€, Rives de Mômes avec 9 000€. Toutes, même la moins importante, ont été étudiées en fonction des résultats que l’on attend de ces subventions.

Une somme de 3 189€ a été prévue pour l’APPRP (Association de la plaisance et du port de Rivedoux-Plage). Cette association souhaite avec ses bénévoles restaurer l’écluse du Purais, qui se trouve à la sortie de Rivedoux-Plage. Pour ce faire, une enquête publique actuellement en cours, est nécessaire et deux publications

doivent être faites. Le montant de ces frais de publications est de 3 189€. Cette somme étant lourde pour l’association, il a été décidé qu’elle serait financée par l’écotaxe.

Un clip contre le harcèlement à la fois esthétique et convaincant

A la fin du conseil, un clip réalisé par Baptiste Turbé, photographe, réalisateur, producteur et élu de la commune depuis cette mandature, a été projeté. Ce court métrage contre le harcèlement imaginé par Elisabeth Jouanny et les enseignants de l’école Isabelle Autissier est excellent tant par sa réalisation et sa conception que par ses acteurs : les enfants de l’école. Il frappe par la force de son impact et la sobriété de la mise en scène. Pas de discours inutiles, des mots choisis avec soin et renforcés par le visage sérieux et investi des enfants. Voilà qui fait plus que des discours sophistiqués.

Ce clip a tout à fait normalement été remarqué par l’académie de Poitiers et a reçu le Prix académique de la meilleure vidéo et a été sélectionné pour concourir à l’échelle nationale.

CONSEIL MUNICIPAL DE RIVEDOUX-PLAGE DU 13 MAI 2026

« Rivedoux se

donne les moyens de ses ambitions »

Avec un budget principal primitif à 10,1 M€ pour Rivedoux en 2026, Patrice Raffarin entend partager son enthousiasme prudent, avec un équilibre entre investissements « actifs et passifs ». Sans les remettre en cause l’opposition s’interroge, quant à elle, sur « la capacité de la commune à supporter et mener plusieurs importants projets de front. »

Ainsi le budget primitif principal s‘établit à 5,08 M€ en investissement et 5,02 M€ en fonctionnement. Le compte administratif 2025 ayant présenté un excédent de fonctionnement de 2,23 M€ permet de financer la section d’investissement à hauteur de 1,53 M€ pour 2026, afin de compenser des déficits d’investissement et des restes à réaliser respectivement de 1,21 M€ et 321 K€.

D’importants investissements

« La bonne santé financière de la commune lui permet à la fois de financer de façon importante la section d’investissement et de supporter la hausse annoncée de l’inflation d’ici l’été », a expliqué le maire. « Le budget 2026 est prudent en fonctionnement, focalisé sur le maintien d’un service public de qualité et la maîtrise de la masse salariale, malgré les nouvelles obligations en matière de protection sociale complémentaire. »

Quant à lui, « le budget d’investissement augmente de façon significative en vue du démarrage de projets importants et la réalisation de deux acquisitions foncières. »

Au-delà du déficit 2025 (1,2 M€), des annuités d’emprunt (406 K€) et des restes à réaliser (701 K€), les prévisions d’investissements concernent des projets pour 2,8 M€, parmi lesquels on peut citer des acquisitions immobilières (760 K€), la mise en sécurité de La redoute (530 K€), la réfection/requalification de la salle des fêtes (377 K€), la voirie-réseaux (246 K€), mais aussi l’école-accueil de loisirs, la bibliothèque, le cimetière, l’église, les locaux de la mairie, des jeux pour enfants... Le chauffage urbain (329 K€) fait l’objet d’une régularisation comptable, dépense et recette se compensant. Outre les excédents de fonctionnement venant les financer, un emprunt de 318 K€ est inscrit, à mettre en regard de l’important montant des investissements. Pour la section fonctionnement, o n

notera l’augmentation de 12,5 % des charges de personnel, du fait du maintien de rémunérations d’agents absents pour raisons médicales ou professionnelles, remplacés (en partie financées par des reversements divers). Les impôts et taxes couvrent à hauteur de 2,47 M€ ces dépenses de fonctionnement de 5,02 M€.

L’opposition inquiète Philippe Tréhello, élu d’opposition, s’est inquiété de voir trois gros dossiers - salle des fêtes, redoute et port communal (celui-ci fait l’objet d’un budget annexe) –d’un montant de plus de 1 M€ chacun menés de front. Patrice Raffarin a tenté, en vain, de le rassurer en évoquant un autofinancement à 30 % sur 1 M€. Il a rappelé que le projet de la salle des fêtes ne démarrerait pas avant d’avoir la DETR* : « Ce dossier est différé depuis deux ans, le temps d’avoir cette aide financière, nous allons bientôt savoir si nous sommes éligibles cette année, j’ai toujours dit que nous attendrions, la salle des fêtes n’est

pas dans un état pitoyable et peut toujours accueillir les festivités, nous mènerons ce projet au moment opportun. » Également élue d’opposition, Julie Foulquier a demandé quelles subventions avaient déjà été attribuées. « Avec certitude, le fonds de concours de la CdC. », a répondu le maire.

Il a plusieurs fois rappelé que certains investissements « actifs » généraient des recettes, tel le port, d’autres « passifs » en générant peu ou pas, comme la redoute. Ainsi les plans de financement du port et de la redoute sont différents.

Le maire a aussi évoqué la majoration de la taxe d’habitation sur les résidents secondaires, générant 80 K€ de recettes, dédiées à des acquisitions foncières. « Ce sont des opérations totalement équilibrées, qui à terme amènent de la richesse, des nouvelles familles, des élèves à l’école et des clients pour le marché. »

Bénévoles travaillant dans l’écluse du Purais à la sortie de Rivedoux en direction de La Flotte.

A une remarque de Julie Foulquier sur le fait qu’ « il y a beaucoup de choses en même temps », le maire a précisé que « certes, mais les dossiers avancent plus ou moins vite, et on travaille beaucoup. »

« Cela fait 25 ans que je gère la commune ainsi », a enfin précisé le maire.

« Nous avons rencontré l’inspectrice de la DGFIP, pour nous assurer de notre capacité à absorber l’investissement du port (1,2 M€), elle nous a confirmé notre très bonne santé financière. J’entends les questions, on n’est toutefois pas des irresponsables et on travaille avec les partenaires que sont la préfecture et la DGFIP. »

Le budget primitif général 2026 a ainsi été voté à la majorité, avec deux voix contre, celles de l’opposition.

Le budget annexe écotaxe, d’un montant total de 200 780 € a été voté à l’unanimité.

Plusieurs modes de gestion possibles pour le port

Le budget annexe du port a été l’occasion de rappeler que le Département a refusé de le prendre en gestion « il y a trois ans il l’aurait pris en charge », mais il a établi un business plan pour le port, les filières, la ZMEL. Un emprunt sur trente ans permettra d’équilibrer le budget annexe. « Gestion directe, DSP (délégation de service public), gestion indirecte... nous avons quatre modèles pour gérer un port », a expliqué Marc Chaigne, « nous n’avons pas encore décidé ». Le dévasage se fera à la fin de 2026, c’est le Département qui l’assumera pour 135 K€,

coût moindre que prévu. L’investissement du port se fera l’an prochain, le plan de financement intégrant des recettes. Il a été confirmé à la commune que « le budget principal peut appuyer le budget du port et qu’il est possible de faire un emprunt du même montant sur le budget annexe. »

Le budget global du port, d’un montant de 92 706 €, a été voté à l’unanimité, avec deux abstentions.

Propriétés individuelles et locatif social au Château

Le budget annexe du quartier du Château a été l’occasion de rappeler que l’aménagement de ce site se fait avec la CdC et devrait aller désormais assez vite. D’un montant de 513 558 € en 2026, ce

budget annexe va disparaître en 2027, car le terrain aura été aménagé pour accueillir les propriétés individuelles. « La CdC aura elle en charge 35 à 36 logements sociaux, ce qui représente un potentiel pour notre école, qui déjà, contrairement à celles de Sainte-Marie ou La Flotte, par exemple, maintient son effectif », a dit le maire. Budget voté à l’unanimité.

Bien que les travaux de la bibliothèque se terminent vers le 10 juin, l’inauguration de la médiathèque est prévue en septembre 2026, « à l’occasion de la rentrée littéraire. »

Le city stade sera lui inauguré samedi 30 mai (à 11h).

Nathalie Vauchez

*DETR : Dotation d’équipement des territoires ruraux.

CONSEIL MUNICIPAL DE SAINT-CLÉMENT DES BALEINES DU 11 MAI 2026

Un budget primitif sans marge de manœuvre

Le budget primitif 2026 a été voté le 11 mai au terme d’un long conseil municipal de trois heures, marqué par des débats sur la gestion financière de 202 5 .

C’était l’objectif principal de ce Conseil municipal : adopter, enfin, le budget primitif 2026 de la commune. Mais l’approbation du compte financier unique de l’exercice 2025, étape obligatoire avant l’adoption du budget 2026, a entraîné une passe d’armes entre majorité et opposition. Après avoir pointé du doigt un résultat de clôture déficitaire de près de 490 K€ en investissement, Françoise Laslier, 3e adjointe déléguée aux finances, a interpellé directement la maire sortante, Lina Besnier. « Pouvezvous nous expliquer ce résultat déficitaire ? », lui a-t-elle demandé.

À la recherche d’un emprunt « Nous avons passé plus d’une semaine à essayer de reconstituer le budget 2025 » a continué Françoise Laslier. « Et voilà ce qu’on a compris : vous avez acheté la maison de la venelle du Gué Réthais pour 282,5 K€ et il n’y a eu aucun emprunt pour la financer. Ça a été pris sur le budget de fonctionnement et donc ça a pompé la trésorerie. » Christophe Penot, ancien adjoint de Lina Besnier, a lui aussi demandé des explications à l’ex-maire. « Nous avons voté l’achat de cette maison au conseil municipal, mais comment a-t-il été financé ? Y a-t-il eu un emprunt ? » « Oui, on a fait un emprunt », a répondu Lina Besnier. « Non », a assuré Françoise Laslier. « Ces chiffres, c’est une photographie de 2025, mais il y avait un excédent en 2024 », s’est défendue Lina Besnier.

« Quand on fait des investissements, on prend en compte le solde positif de l’année précédente. On a acheté des maisons et des commerces, et en 2025 ça nous a permis d’installer le kiné. Ce sont des investissements immobiliers qui enrichissent le patrimoine de la commune. »

« Le fait d’acheter c’est positif » lui a répondu Françoise Laslier, « mais il faut un emprunt en face. » Sans remettre en cause le bien-fondé de ces investissements, c’est donc la gestion financière de l’ancienne maire qui est remise en cause par la nouvelle municipalité.

« On a eu plusieurs surprises » , nous explique en fin de séance Françoise Laslier. « Notamment le fait que sur cet achat il n’y ait pas eu d’emprunt

effectué et qu’on ait utilisé le budget de fonctionnement. Mais c’était aussi un budget sous-évalué. Le budget primitif aurait demandé à être suivi pendant l’année et à avoir des demandes de modifications budgétaires. »

Budget prudent

« On a presque refait le budget 2025 », estime le maire Christophe Penot. « En tant qu’adjoints, nous avions très peu d’informations budgétaires. Alors depuis qu’on a été élus, on a essayé de reconstituer la situation financière de 2025 et on s’est aperçu effectivement qu’il y a eu des choix qui ont amputé la capacité de financement de la commune. » En conséquence, le budget 2026, qui s’élève à 1,3 M€ en section d’investissement, reste « très prudent », « faute de marges financières ». « Il vise à reconstituer les capacités de financement de la commune. On a notamment retiré la réfection de la rue du Clos qui s’élevait à 177 K€, et une étude de l’UNIMA pour 26,5 K€ qui concernait un projet trop onéreux et techniquement pas très pertinent. »

200 K€ sont tout de même provisionnés pour l’achat du terrain de la Madeleine. Et des investissements sont prévus pour mieux équiper les services techniques, comme l’achat d’un camion-citerne, la nouvelle municipalité s’étant engagée à mieux fleurir la commune, et une laveuse

pour la salle du Godinand. L’achat d’une petite parcelle sur le carrefour de l’Ormon pour 10 K€ a également été voté afin de pouvoir réaliser un meilleur aménagement routier et quelques places de parking.

Le budget primitif de fonctionnement, lui, s’élève à 2,4 M€, et comprend 605 K€ de virement à la section d’investissement afin de combler en partie le déficit de 2025. Celui de l’écotaxe, sans surprise, reste stable et s’élève à 125,4 K€ en fonctionnement.

Débat sur les subventions

Ce Conseil Municipal a également permis de voter les conventions 2026 liant la commune à l’ONF pour un montant total de 36,3 K€, ainsi que la participation financière au SIVOS à hauteur de 85 K€ et les subventions aux associations pour un montant total de 12,93 K€, réparties sur seize structures.

Chaque subvention aux associations a été décortiquée par les élus. Gilles Audebert et Lina Besnier ont manifesté leur opposition à plusieurs d’entre elles. Ils ont voté contre deux subventions : celle accordée à Jazz au Phare (2000€) qui est « en difficulté financière » selon Christophe Penot, car, selon Lina Besnier, « ils n’ont pas de problème particulier de trésorerie » ; et contre celle accordée à la nouvelle radio associative Rédio Sillon (1000€). Ils se sont abstenus sur celles accordées à Label Oyat pour l’organisation de l’Automne des Baleines (1000€), à La Mer écrite pour l’organisation d’un nouveau festival de théâtre (500€), et à une toute nouvelle association, La tribu récréative, pour l’animation de quatre marchés nocturnes cet été (1500€).

Ouvert du lundi au samedi de 9h à 12h30 e t de 14h30 à 19h et le dimanche matin de 10h à 12h30 du 1/04 au 15/08

Chemin du Moulin des Soeurs - Zone artisonale - 17590 ARS-EN-RÉ 05 46 29 46 39 - www.pepinieres-guilbon.com

Cette parcelle au carrefour des rues de la Forêt et de la Digue sera achetée par la municipalité en 2026.

« La paroisse doit être attentive aux réalités précaires »

Mickaël Le Nezet, curé de l’ensemble pastoral de l’île de Ré, est nommé vicaire général de monseigneur Bozo, évêque du diocèse de La Rochelle. L’homme de 54 ans part fin août, après deux années insulaires. Son remplaçant doit arriver en septembre. Interview.

Comment avez-vous vécu votre arrivée sur l’île, il y a deux ans ?

Le côté insulaire apporte quelque chose de différent. Même si nous avons le pont, il faut se forcer un peu à sortir de l’île. Nous sommes dans un cadre privilégié. J’avais une image de l’île de Ré que je connaissais mal, celle d’un lieu touristique plutôt pour des gens retraités. Après deux années passées ici, je me rends compte que la réalité est plus variée, qu’il y a une population jeune, des couples avec des enfants. Mais j’ai aussi pris conscience qu’il y a une population précaire, à commencer par les travailleurs saisonniers. Il faut les écouter, les soutenir. La paroisse doit être plus attentive à ces réalités.

Concrètement, comment avez-vous agi ?

Avec le 115 et l’association Cabestan, nous avons dédié une maison de la paroisse au logement d’urgence, à La Couarde. Si une personne appelle le 115, elle pourra être réorientée, via le Secours catholique, vers ce logement temporaire.

Qu’avez-vous mis d’autre en place en deux ans ?

J’ai installé un couple missionnaire de 30 ans, logé à La Couarde. Il fait le lien entre la paroisse et les jeunes générations, pour comprendre leurs attentes. Ça fait du bien, cela apporte de la vie dans la

Mickaël Le Nezet a suivi son séminaire pour devenir prêtre en Charente-Maritime. Département qu’il n’a pas quitté depuis.

communauté. J’ai aussi lancé le parcours Alpha qui fait se réunir des personnes qui se posent des questions sur le sens de la vie, la foi, l’existence de dieu. Pendant onze semaines, une fois par semaine, les gens se retrouvent à Saint-Martin pour un dîner et un temps de partage autour d’un enseignement. C’est ouvert à tout le monde, pas qu’aux pratiquants.

Comment s’organise une paroisse à dix clochers ?

J’aimerais en ajouter un onzième, qui est la prison. Les chrétiens sont très attachés à leur clocher, mon travail est de faire

l’unité locale et de passer du temps avec chacun. Il y a des distances, assez longues en kilomètres, à parcourir entre le nord et le sud de l’île. Mais j’essaie de faire en sorte qu’on se retrouve tous ensemble au moment du carême ou de l’avent à Noël et à Pâques, pour mieux se connaître. Et que ce temps de rencontre des paroissiens tourne dans les différentes communes de l’île. Pour plus d’unité, j’ai nommé un référent pastoral, laïc, dans chaque clocher. Il fait le lien entre les paroissiens de la commune, l’église et moi. C’est un projet un peu missionnaire, qui a pour but de nous faire sortir de

PORTRAIT DE SPORTIF - LA COUARDE-SUR-MER

nos sacristies et d’aller à la rencontre des gens. Je salue aussi l’implication de nombreux bénévoles, des personnes très investies dans la paroisse.

Comment se gère la saisonnalité au sein de la paroisse ?

Il faut que chacun trouve sa place. Dès qu’il y a des vacances scolaires ou des ponts, les églises sont pleines et même elles débordent. Je n’avais jamais vu cela ailleurs. En janvier/février, il y a moins de monde mais la communauté reste vivante. A l’année, nous sommes trois prêtres : deux curés qui n’ont plus de responsabilité de gestion, à Ars et La Flotte, et moi. Nous assurons deux messes le samedi soir et deux le dimanche matin, dans le nord et le sud de l’île. Pendant les vacances scolaires et les ponts, il y a trois messes le dimanche. L’été, nous avons un renfort de prêtres pour permettre d’assurer une messe chaque dimanche dans chaque village.

Quel message transmettez-vous à votre successeur ?

Je ne serai resté que deux ans, c’est très court car il faut au moins une année entière pour découvrir une paroisse et sa réalité humaine. Mais je suis heureux de lui transmettre une communauté de paroisse structurée, avec de beaux projets missionnaires.

Propos recueillis par Julie Pertriaux

Pierre Schmitz, rider le plus rapide du monde en wingfoil

A 20 ans, le Couardais remporte le championnat du monde de vitesse en wingfoil dans le cadre des Prince of speed, dans l’Aude. L’année prochaine, il souhaite intégrer le circuit mondial.

2,15 nœuds, soit 59,5 km/h. C’est la vitesse qu’a atteint Pierre Schmitz en wingfoil lors du premier grand prix international de vitesse organisé dans le cadre des Pince of speed, à La Palme, dans l’Aude (11). Le champion du monde détient ainsi le record de l’édition. Les conditions - 20 nœuds de vent, soit 37 km/h - étaient pourtant un peu faibles, voire même « un peu frustrantes. Pour aller chercher de la vitesse, il faut 30 nœuds de vent. Mais on s’est tiré la bourre avec les planches à voile », apprécie tout de même ce sportif qui cherche « les meilleures vitesses de la planète ».

« Comme une moto à pleine vitesse » Pierre Schmitz a commencé la compétition de wingfoil il y a quatre ans. Depuis, il enchaîne podiums et records. Avec 35,26 nœuds, soit un peu plus de 65 km/h, il détient « la meilleure performance mondiale de vitesse en compétition officielle Prince of speed. » « Les temps sont calculés sur un parcours entre deux bouées espacées de 500 m, explique-t-il. En

compétition, on a une heure pour faire autant de passages que l’on veut et c’est le meilleur temps qui est retenu. Trois nœuds d’écart de vitesse, sur cette distance, c’est 50 mètres. »

Son matériel : « une planche de 5 kg, un foil de 3 kg et une voile de 3 kg. On pourrait faire plus léger mais cela nuirait à la performance car ce serait trop instable ». Et des équipements de protection : « un casque, une plaque en carbone dans le dos, une plaque en kevlar devant ».

Grâce au “Zephir project”, auquel il participe avec Antoine Albeau et Marc Amerigo, « nous travaillons sur des moyens de nous protéger, notamment les

un peu

cervicales ». Car chercher la vitesse en wingfoil, « c’est un peu comme être sur une moto lancée à pleine vitesse. En conditions fortes, je porte aussi un masque. Si on chute, c’est comme si on tombait sur du bitume. »

Après le BTS, le circuit mondial

Les pieds aussi sur terre, Pierre Schmitz termine en juin un BTS tourisme spécialisation hôtellerie en plein air en juin, dans le but « de reprendre le camping de mes parents » à la Tour des Prises. Mais l’année prochaine, après la saison et avec du temps disponible, le jeune homme veut se lancer dans le circuit mondial de la compétition de wingfoil. Si « les vitesses s’améliorent et le matériel aussi », Pierre Schmitz aimerait que cette discipline, encore émergente, soit inscrite aux Jeux Olympiques, dans une optique de la professionnaliser. Et pourquoi pas d’en vivre. « La voile est un sport qui coûte cher et qui rapporte peu, conclut-il. C’est un sport de passion. » Julie Pertriaux

Avec
plus de 10 kg de matériel, Pierre Schmitz a frôlé les 60 km/h dans l’Aude début mai.

Surf et bonne humeur ont envahi La Couarde

La 4 e édition du Wipe out surf festival s’est tenue le 2 mai dernier à La Couarde où il a, cette année encore, répandu la joie et la bonne humeur tout en promouvant l’amour du surf.

Malgré une météo légèrement capricieuse et quelques gouttes de pluie en soirée, le Wipe out surf festival a réussi le pari de réunir plusieurs centaines de personnes à La Couarde. Le 30 avril déjà, les projections de documentaires à La Maline en partenariat avec le Festival international du film d’aventure de La Rochelle avaient attiré un public venu de tous les horizons. Et cet engouement s’est confirmé lors de la journée du 2 mai.

Le public est venu en nombre, dès le début d’après-midi, sur la plage de La Pergola pour assister au contest de surf, qui gagne en notoriété chaque année grâce à son esprit familial et bon enfant.

Douze duos ont fait le show sur l’eau, selon les consignes imposées du festival, à savoir venir costumés et rivaliser d’imagination pour composer des figures originales et improbables. Les grands gagnants de cette édition 2025 sont deux jeunes Rétais, Sohann et Pablo qui, déguisés en profs de gym des années 80, ont réalisé des pompes sur leurs planches, des poiriers ou encore des saltos.

« Cette nouvelle édition confirme l’enthousiasme autour de ce festival », estime Julie Batisse de l’asso Wipe Out. « On a un public de plus en plus nombreux, qui vient de toute l’île et de La Rochelle. Les retours sont très positifs. Les messages qu’on

« Rise & Ride » le 20 juin à Sainte-Marie

véhicule et l’état d’esprit du festival plaisent vraiment à un public très large. » La bonne humeur du Wipe out s’est ensuite propagée sur la place du marché où une scène a accueilli trois groupes de musique de surf rock puis un DJ, qui ont fait danser le public jusqu’à 2 heures du matin.

A.B.

A l’occasion de la journée internationale du surf le 20 juin, l ’équipe du Wipe out organise l’évènement « Rise & Ride » sur la plage des Grenettes à l’heure où le soleil se lève. « C’est un retour aux sources », explique Julie. « On fera une séance de yoga au lever du soleil, une session de surf et une commémoration « paddle out » en mémoire de tous les surfeurs disparus. Ça se terminera par un petit déjeuner partagé sur le parking avec un concert ». L’évènement étant réservé aux adhérents de l’association, il est possible d’adhérer sur place.

CONSEIL MUNICIPAL DU 4 MAI 2026 - LA COUARDE-SUR-MER

Unanimité sur les

budgets 2026

Lors de la séance du 4 mai dernier, l’unanimité des élus a scellé les budgets supplémentaires pour 2026.

Votés en décembre dernier pour assurer la continuité des services de la commune en période pré-électorale, les budgets sont revenus à l’ordre du jour du troisième conseil municipal de la nouvelle mandature, riche en chiffres et en précisions données par la maire Peggy Luton-Borie suite à la réunion de la commission des finances.

Budgets revalorisés

Après une affectation des résultats confirmant la santé financière de la commune, une longue suite de tableaux a fait état des budgets supplémentaires alloués à différents postes de gestion. Au budget principal de la commune

est ainsi ajouté la somme de 1,7 M€ dont près de 200 K€ prévus en charge à caractère général, comprenant notamment la réintégration du budget de la caisse des écoles, des dépenses en entretien de bâtiments publics et de voiries sans oublier une hausse possible des coûts d’énergie et de combustibles. Renfort également sur la section investissement avec 1,9 M€ supplémentaires, comprenant la mise en place de la vidéoprotection, réfection d’un logement communal mais aussi travaux de voiries, auxquels il faut ajouter quelque 100 K€ d’études dédiées aux plages mais également à la faisabilité de la zone de mouillage des plages sud.

Budgets annexes ont également été pris en compte dans cette revalorisation budgétaire dont le camping municipal bénéficiant d’une enveloppe supplémentaire de 266 K€ en fonctionnement, Le Rémondeau ayant par ailleurs fait un beau début de saison sur avril.

Soumis aux votes, l’ensemble des budgets supplémentaires a été validé à l’unanimité des élus.

Soutien aux associations

Également à l’ordre du jour, les subventions aux associations ont elles aussi reçu un assentiment unanime pour un montant global de 17 K€, Peggy Luton-Borie ayant rappelé en préalable les règles conditionnant leurs attributions : soutien

à des projets présentant un intérêt pour les Couardais et valant pour évènements mais aussi investissements éventuels, exception faite pour les associations sportives, soutenues par la municipalité à hauteur de 50 € par adhérent couardais.

Ces deux importants chapitres étant clos, la séance municipale est retournée aux affaires courantes allant de l’attribution de deux logements communaux au bilan des vacances de printemps de l’ALSH.

En fin de séance, la conseillère de la minorité Béatrice Turbé a marqué une inquiétude : « Je crains pour La Couarde, ce serait dommage de se mettre à dos

Pour la 11 ème année, l’association Vahiné Ori Tahiti La Rochelle organise sur la commune de Rivedoux Plage son festival Polynésien. Venez découvrir le week-end des 6 & 7 juin 2026 le Tiurai Ré Nui et admirer les danseuses. Vous pourrez participer aux jeux traditionnels polynésiens et découvrir bien d’autres surprises. Vous pourrez également assister aux concerts gratuit le samedi soir. Marché, démonstration, musique, cette année encore le centre du village se transforme en plage tahitienne le temps d’un week-end.

En accès libre

Samedi 6 et dimanche 7 juin 2026

Esplanade de la mer - Samedi 10:3001:00 - Dimanche 10:30 - 18:00

CP

des collègues dont on pourrait avoir besoin », a-t-elle souligné, évoquant le Conseil communautaire. « J’ai été positionnée de fait en opposition », a répondu Peggy Luton-Borie, réaffirmant le « souhait de travailler en bonne intelligence » avant de préciser avoir été rassurée concernant le passage souterrain sur la départementale, le président de la CdC Jean Paul Héraudeau « s’étant engagé à reprendre les projets de la précédente mandature ».

Le prochain Conseil municipal est programmé pour le lundi 15 juin.

Pauline Leriche Rouard

Pablo et Sohann, les deux gagnants de cette édition 2026, avaient choisi le thème du fitness des années 80.
Le 4 mai, un conseil municipal sans fausse note autour de budgets revus et corrigés.

ÉCO À LA HUNE

La Cantine du Quai : une histoire de transmission

Julien et Guillaume Massé ont rejoint Rémi Massé dans le nouvel établissement La Cantine du Quai où il leur enseigne à réinventer leur métier.

De retour de son aventure rochelaise, Rémi Massé, chef cuisinier, s’est installé sur le port d’Ars en 2015, où dans un premier temps, il a créé le restaurant Chez Rémi : un lieu de bonne chair où il faisait bon se restaurer.

La famille Massé : une lignée de chefs cuisiniers Petit-fils d’Olga et Florent Massé, fondateurs du restaurant Le Chat Botté à SaintClément-des-Baleines, fils de Suzanne et Léon Massé, qui reprendront l’établissement au début des années 1960, frère de Daniel Massé - chef du Chat Botté durant trente ans et auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la gastronomie rétaise - Rémi Massé s’inscrit naturellement dans cette tradition familiale. Comme ses aînés, il cultive le goût des produits de qualité et une cuisine sincère, reconnue pour son originalité. Il y a un peu plus de deux ans, face aux difficultés que traverse le secteur de la restauration - pénurie de personnel, difficultés de logement dans l’île - et en réfléchissant à l’avenir de ses deux fils, Julien et Guillaume, Rémi Massé décide d’engager une profonde transformation de son établissement.

La carte est d’abord revisitée et modernisée. Ce qu’il propose ? Moins de foie gras, plus de sardines grillées et de moules par exemple, mais toujours des poissons frais et des fruits de mer soigneusement sélectionnés. Les prix sont revus à la baisse, sans jamais compromettre la qualité des assiettes. Un menu du jour (plat + dessert) sera instauré, uniquement en semaine, le midi, au prix de 29€. Le restaurant change ensuite d’identité pour devenir La Cantine du Quai. Dans le même temps, une seconde terrasse voit le jour de l’autre côté de la rue avec Les Copains de la Cantine, un bar apéro où tapas et planches gourmandes se dégustent autour de tables hautes. Le succès est immédiat : une clientèle variée adopte rapidement le lieu.

Une formation de haut niveau pour Julien et Guillaume

Dans cette nouvelle aventure familiale, Julien, 36 ans, le fils ainé de Rémi, assure l’accueil de la clientèle, ce qu’il fait à merveille : aimable, souriant, toujours à l’écoute, il sait créer une ambiance conviviale et chaleureuse au sein du restaurant. Il s’occupe également du choix des vins et des producteurs. Afin de compléter sa formation, Julien part plusieurs mois en Australie pour perfectionner son anglais et découvrir d’autres pratiques de la restauration. Une expérience qu’il partage entre travail, découvertes culinaires… et passion pour le rugby. Très attaché aux produits de la terre, Julien s’intéresse également au maraîchage et possède un terrain d’un hectare aux Portes où il cultive en Bio les

légumes qui sont servis à La Cantine du Quai. Il souhaite développer cette activité et dans les années à venir, s’installer en tant que maraîcher et livrer d’autres restaurants en circuit court.

De son côté, son frère Guillaume, âgé de 32 ans, a séjourné une année en Australie et trois ans en Nouvelle-Zélande où il a travaillé avec des chefs de tous horizons : japonais, argentins, brésiliens. A La Cantine du Quai, il est en cuisine aux côtés de son père qui lui transmet son savoir-faire. Guillaume est revenu de ses périples des océans Indien et Pacifique avec des idées nouvelles plein la tête, qu’il utilise pour innover et forger son propre style. Une trajectoire qui n’est pas sans rappeler celle de Rémi Massé lui-même, formé autrefois

auprès de Léon Gendre, au Richelieu, alors étoilé au Guide Michelin.

La présence de Guillaume en cuisine permet également à Rémi Massé de développer une nouvelle activité lancée en 2023 : la production de conserves artisanales. Tout commence avec une soupe de poissons de roche baptisée La Soupe des Baleineaux. Face au succès rencontré, la gamme s’élargira avec une rouille ainsi que des rillettes de sardine, de merlu et de bar, commercialisées début juin prochain, sous la marque Rémi Massé. D’autres créations iodées, comme un velouté de moules, devraient compléter la collection, d’ici l’été.

Cette organisation familiale bien rôdée permet de pallier les difficultés de ce secteur en crise. Les deux fils de Rémi, investis au quotidien dans l’établissement, vivent sur l’île et poursuivent leur montée en compétence tout en préparant l’avenir. Quant à La Cantine du Quai, elle affirme peu à peu une nouvelle identité : plus moderne et plus accessible. Entre tradition rétaise et souffle nouveau, Rémi Massé et ses fils réinventent leur métier sans jamais renier leurs racines. Une évolution réussie qui confirme que la gastronomie est aussi, avant tout, une affaire de famille.

Catherine Bréjat

La Cantine du Quai

1, quai de la Criée - 17590 Ars en Ré Tél : 05 46 29 40 26 Réservation : Zenchef.com

A bord de L’Embarcadère avec la famille Chaigne

Mickaël et Catherine, et leurs trois enfants, entament leur quatrième saison aux manettes de L’Embarcadère. On y retrouve notamment les huîtres de Mickaël, ostréiculteur rétais depuis trois générations.

« En plein été, on ouvre près de 300 huîtres par jour. Les trois enfants ont appris à les ouvrir », sourient Mickaël et Catherine Chaigne, entourés de Loan, Enzo et Côme.

Ici, on mange les huîtres du patron, ramassées le matin même et ouvertes par un membre de la famille Chaigne », annonce fièrement Côme Chaigne, le benjamin. « Ici », c’est L’Embarcadère, restaurant et bar à huîtres à Rivedoux-Plage, repris par les parents, Mickaël et Catherine, en 2023. Avec leurs enfants, Enzo, Loan et Côme - aujourd’hui respectivement 25 ans, 22 ans et 18 ans -, ils entament leur quatrième saison. « Nos parents nous laissent le choix d’aller travailler ailleurs », précise Côme, mais chaque année, « on resigne tous les trois ».

Du parc à l’assiette

Au départ, il y a Mickaël Chaigne, ostréiculteur rétais « depuis trois générations », précise-t-il. L’homme de 49 ans vend ses huîtres en gros, avec un minimum de commande compris entre 300 et 500 kilos

Il compte 7 hectares de parcs, répartis tout autour de l’île. Mais aucun point de vente ni de dégustation en direct pour le consommateur. « Arrivé à la quarantaine, j’ai eu envie de nouveaux projets », rapporte-t-il. L’idée d’ouvrir un restaurant, où locaux et touristes pourraient goûter ses huîtres, émerge. Alors, quand l’occasion de reprendre la brasserie L’Oasis, au pied du pont, se présente, sa femme Catherine - qui gère des locations saisonnières -, et lui la saisissent. Appuyés par leurs enfants. Pour commencer, la famille Chaigne transforme le lieu. « Nous avons fait beaucoup de travaux au bar, dans la cuisine, dans la salle de restauration et la terrasse », liste Mickaël Chaigne. Ambiance bar de plage avec terrasse en bois ou fauteuils les pieds dans le sable, palmiers et guinguette, cave

(Lire la suite page 13)

Guillaume, Rémi et Julien Massé présentant les produits qui font le succès de leur restaurant La Cantine du Quai à Ars.
© Catherine Bréjat

à vin et restaurant. Un an après, ils installent le bar à huîtres, où l’ostréiculteur vend en direct dans les assiettes. « Cela représente une part minime de ma production. Mais je travaille un produit plus qualitatif, les huîtres sont moins nombreuses par poche. Cela permet d’obtenir un meilleur remplissage et une forme plus soignée. » « Les deux métiers demandent du temps, concède l’ostréiculteur. Mais à L’Embarcadère, j’ai un contact avec les consommateurs, j’apprécie que les gens me fassent un retour sur le produit. »

Tartare d’huîtres en avril, huîtres chaudes en mai

Au restaurant, chacun des enfants s’implique dans la gestion de l’entreprise familiale. Côme s’occupe de la comptabilité. Enzo gère les commandes du bar et Loan fait les plannings de la salle. Les deux aînés se sont formés à l’école hôtelière Vatel à

Bordeaux. Côme, aujourd’hui en terminale STMG (Sciences et technologies du management et de la gestion, ndlr), projette de partir travailler en restauration à Paris après la saison, pour apprendre et évoluer à différents postes. « J’y retrouverai ma sœur qui y sera depuis septembre pour son master en événementiel. »

L’été, L’Embarcadère ouvre 7 jours sur 7 et tourne avec une douzaine de personnes, entre la salle et la cuisine, pour 120 couverts. Le lieu propose une cuisine traditionnelle française, à base « de produits frais et locaux. Ici, tout est fait maison », insiste Côme Chaigne. La famille collabore cette année avec le chef Kévin Chatel, qui a notamment « travaillé au restaurant Le Gueuleton à La Rochelle, à la Bella Donna » ou encore « au Richelieu à La Flotte, à l’époque où il était étoilé », valorise Côme.

L’Embarcadère change de carte tous les mois - excepté en juillet/août -, afin que les

locaux puissent revenir et goûter des nouveautés. En avant-saison, l’établissement ferme le mardi. Ainsi, l’équipe en profite pour tester les nouveaux plats. « En avril, nous proposions un tartare d’huîtres aux trois saveurs. En mai, ce sont des huîtres chaudes au sabayon de champagne », illustre Côme.

Bar de plage et soirées

L’emplacement, au pied du pont, peut se révéler être à double tranchant. Car les touristes, quand ils arrivent, ne s’arrêtent pas au premier spot de l’île. Et quand ils repartent, ils tracent leur route. « Mais nous fonctionnons bien grâce à la navette, qui dépose les gens à l’entrée de l’île. » Ainsi, à deux pas de la plage de Sablanceaux, L’Embarcadère propose des glaces et des boissons à emporter.

La famille Chaigne mise également sur des soirées événements, avec la rediffusion des

CABANE DE DÉGUSTATION OSTRÉICOLE - LA FLOTTE

Sophie à la Plage, testé et approuvé !

matchs de rugby, de la coupe du monde foot cet été ou encore des DJ set. « Et cette année, nous avons des groupes de musiciens pour des concerts », annonce Côme. Les parents ont investi dans deux grands écrans de télévision, un système son et des jeux de lumière. Le lieu est aussi privatisable. « L’avantage, c’est qu’il n’y a pas d’habitations autour, donc ce n’est pas gênant pour le bruit », apprécie Mickaël Chaigne, qui savoure : « Nous avons ce que nous voulions : un restaurant familial, où je suis fier de mettre mes huîtres dans les assiettes. » Julie Pertriaux

L’Embarcadère

Sablanceaux - Rivedoux-Plage 05 16 85 24 96 www.lembarcadereiledere.fr

Ouverte depuis le 1 er mai, cette nouvelle « cabane » de dégustation ostréicole située juste à l’entrée du sentier côtier vient compléter l’offre déjà très dynamique de la zone ostréicole de La Flotte.

Yann et Sophie Pouneau étaient, il y a quelques années encore, respectivement associé dans un groupe d’études notariales et négociatrice immobilière dans cette même étude, à Angers. Après 25 ans d’une vie professionnelle effrénée - avec trois études notariales et une quarantaine de salariés - faite de journées à rallonge, trop souvent devant un ordinateur et pas assez en contact humain, avec un planning complet trois mois à l’avance, Yann a souhaité changer de cap. Sophie l’a suivi dans cette reconversion professionnelle.

Une reconversion-passion Ils se sont mis en quête d’un établissement ostréicole, notamment en Bretagne, sans succès, avant de trouver l’établissement historique (depuis 1850) des Levêque, à La Flotte, mis en vente. Yann Pouneau est accompagné pendant un an par Mathieu Lévêque, avant de voler de ses propres

ailes. L’idée est, une fois le métier appris - sur le terraind’ouvrir une cabane ostréicole, « un bar à huîtres » amélioré. L’établissement ostréicole Pouneau emploie six salariés à temps plein sur l’élevage en mer - il se lance doucement sur l’huître de marais - et vend essentiellement aux grossistes, en vrac, ainsi qu’une petite part de sa production en bourriche à des restaurants et particuliers. « Nous allons développer les bourriches auprès des petits commerces sur l’île et partout en France. » Toutefois, selon Yann Pouneau, qui en est à sa cinquième année sur le site, « le modèle économique n’est plus viable sans cabane de dégustation », le contexte s’étant encore durci ces deux-trois dernières années.

Le permis d’aménager de la partie « dégustation », jouxtant l’établissement et située en bord de mer, ayant mis (beaucoup) plus de temps que prévu, les travaux démarrent finalement à l’automne/hiver 2025/2026 et l’établissement « Sophie à la Plage » ouvre le 1er mai 2026. Huit salariés épaulent Sophie et Yann sur cette activité, le nombre de couverts étant d’une cinquantaine à l’intérieur et d’environ cent quarante en extérieur.

Décor soigné et carte de la mer, froide ou cuisinée

Le décor est soigné, sable au sol, plantation d’arbres... l’accès PMR garanti grâce à des caillebotis bois et la vue imprenable sur le pertuis breton, surtout depuis que les voitures ne viennent plus se garer juste devant. Un parking vélo va être aménagé par la mairie, ce qui réglera aussi le souci des camping-cars et autres véhicules venant se garer jusqu’à l’entrée du chemin côtier piéton.

Evidemment la carte fait la part belle aux huîtres, en circuit ultra-court, et aux autres plaisirs de la mer : crevettes

roses, langoustines, bulots, bigorneaux, palourdes, couteaux et moules complètent une offre qui donne envie de revenir autant pour la variété que pour la fraîcheur... et pour la cuisine du Chef et ses sauces incomparables. Des plateaux permettent de partager et varier les dégustations. Les recettes cuisinées, elles, prolongent l’expérience avec des préparations fraîches et gourmandes. La mouclade, les moules marinières ou la poêlée de crevettes sont bien de chez nous... Le tout dans le respect de la charte préfectorale de dégustation des cabanes ostréicoles.

« Nous souhaitons en faire un lieu convivial, les pieds dans le sable et vue sur le pertuis... et sur la cuisine, grande ouverte sur la terrasse. Les clients de début mai sont déjà revenus pour certains plusieurs fois, pour le cadre, le calme et la qualité des produits et de la cuisine », expliquent Sophie et Yann.

La carte de boissons a aussi été pensée pour prolonger l’esprit du lieu avec des références locales de l’Île de Ré en vins, Pineau, bières, etc., facilement identifiables sur la carte.

Il est possible de venir y faire un repas complet ou partager planches et plateaux à l’heure de l’apéro. Sophie à la Plage peut également accueillir des événements privés ou professionnels. Une boutique devrait aussi ouvrir prochainement, à l’entrée du site, où seront mis en vente les produits de l’île de Ré, le matin uniquement : bourriches d’huîtres, sel de l’ile, bières et vins, conserves de sardines, terrines, etc. Un vivier-bassin tampon sera installé dans la boutique.

Une adresse que Flottais, Rétais et touristes ont découverte en se baladant en bord de mer et sur les réseaux sociaux, le bouche-à-oreille ayant aussi très bien fonctionné.

Vauchez

bord de l’estran et du pertuis breton, Sophie à la Plage propose des

Sophie à la Plage

1 route de Praud à La Flotte - 05 46 35 10 92 contact@sophiealaplage.fr - sophiealaplage.fr sophie.alaplage Fermé le dimanche soir, le lundi soir et le mardi toute la journée. Ouvert midi et soir tous les autres jours de la semaine. Réservation limitée à 50 places, il est possible de venir sans réservation.

Sophie et Yann Pouneau sont ravis du démarrage de leur cabane de dégustation ostréicole, point d’orgue de leur reconversion professionnelle.
Au
produits du merroir en circuit ultra-court.
© Les yeux de Ambre

Élisabeth Vague, la « Madame Fraise » de l’île de Ré

Sur ses 3 000 m 2 de culture, Élisabeth Vague produit d’avril à septembre des fraises gourmandes au goût incomparable.

Qu’elle soit dans ses champs ou sur son étal de vente, une odeur douce et sucrée entoure toujours Élisabeth Vague : celle des fraises, qui sonne le début de l’été et réveille en chacun de nous des souvenirs d’enfance ou de vacances. Alors à Rivedoux, ses clients l’appellent « Madame Fraise ». Et pour elle, ils sont sa « famille Fraise ». « Mon étal est devenu est un vrai lieu de rencontre », dit-elle. « Les gens traînent pour discuter, je pourrais ouvrir un café ! L’hiver ils m’écrivent, pensent à moi, attendent mes fraises avec impatience. J’avoue que c’est beaucoup grâce à eux que je tiens. »

Car les journées d’Élisabeth sont longues, voire interminables. Elle enchaîne, seule, les travaux d’entretien des cultures, la cueillette et la vente, tous les jours. La taille de son exploitation ne lui permet pas d’investir dans des serres, alors chaque intempérie peut être pour elle catastrophique. « Au printemps 2024, il avait plu tout mai et juin, et en grosses quantités. J’avais perdu la moitié de ma production. »

Retour aux sources

Cette année, la saison démarre bien. La variété précoce qu’elle a choisie pour ce printemps a bien donné dès le mois d’avril. « Je suis ravie, mon champ est magnifique. Mes nouvelles séries de Murano sont prêtes, il commence à y avoir du fruit. Les Maras de printemps sont superbes, et ma plantation de juillet a bien démarré. J’ai rattrapé mon retard tout en ayant beaucoup de vente à faire grâce aux précoces. Cette année je suis arrivée à quelque chose qui me tenait

vraiment à cœur sur la production. Je suis émue tous les jours, c’est difficilement explicable mais c’est très beau à vivre en tout cas pour moi. »

Malgré les difficultés, Élisabeth tient bon et s’épanouit au milieu de ses fraises. « J’ai fait plusieurs métiers dans ma vie, dont celui d’agricultrice. Mais quand je suis arrivée sur l’île de Ré en 2011, j’étais auxiliaire de vie sociale. Et puis il y a eu le confinement, et le besoin de remettre les mains dans la terre. Une amie qui avait un bout de terrain m’a invitée chez elle. C’est parti comme ça ! » Ensuite, tout s’enchaîne pour Elisabeth. Un terrain qui se libère à la Flotte, puis un deuxième, et finalement cette parcelle située à l’entrée de Rivedoux, sur une ancienne vigne bio. Pour cette enfant du sud de la France, c’est un peu un retour aux sources. « Mon papa était producteur de melons dans le Vaucluse. Il avait aussi des petits à côté, de la vigne, du blé, quelques légumes… Je passais l’été avec lui dans les serres. Ce sont de beaux souvenirs d’enfance. »

Culture naturelle

La star d’Élisabeth, c’est la Mara. « C’est la variété que je fais tout au long de la saison. Elle est difficile à produire car au sol, fragile, avec des petits fruits mais c’est la fraise par excellence, avec ce goût de fruit des bois, de l’enfance… Mes clients me font rire devant mes fraises, on dirait des gamins, quel que soit leur âge, j’ai l’impression qu’ils revivent un bout d’enfance. » En complément, et pour faire plaisir à ses clients qui rêvent de fraises tout au long de l’hiver, Élisabeth cultive aussi quelques

variétés précoces qui lui permettent de proposer des fraises dès le mois d’avril. Chacune a sa particularité, son goût incomparable. Des subtilités obtenues grâce à des méthodes de culture respectueuses de l’environnement. « Ici tout est naturel », explique-t-elle. « Je n’utilise aucun pesticide ou insecticide. Les amendements sont organiques. Et comme je fais

un roulement des cultures, les terrains se régénèrent et font de l’herbe sur les parcelles que je laisse nues, donc il y a aussi un engrais vert naturel ».

« Pour moi, c’est une question de confiance », conclue-t-elle. « Je fais du vivant et je nourris des vivants, je me dois de le faire bien. »

Aurélie Bérard

D’avril à septembre, Élisabeth Vague vend ses fraises à Rivedoux devant le Carrefour Market et le Super U.

Solange Rech, dans le sport et la bonne humeur

Solange Rech anime des cours de gym au Bois-Plage, à La Flotte et à Saint-Martin. Avec le sourire et une motivation « à 200% », elle booste un public majoritairement sénior.

Dans mes cours, j’ai des personnes de 18 à plus de 90 ans. Denise, 91 ans, est la doyenne. Elle vient en vélo, elle fait des pompes et des squats. Elle a une énergie débordante. C’est elle qui me motive », admire Solange Rech. A 52 ans, la coache sportive en gymnastique savoure chacun des cours de sport qu’elle distille, soit à l’association de gymnastique volontaire de La Flotte, à la Gym volontaire du Bois-Plage ou encore à La Vague bleue à Saint-Martin-de-Ré.

« J’ai été marquée par ma grand-mère » Solange Rech le dit, elle « aime les gens ». Celle qui ne se sépare jamais de son contagieux sourire a le contact et la tchatche faciles. « J’ai travaillé pendant seize ans en tant que conseillère de vente pour des marques de luxe aux Galeries Lafayette, boulevard Haussmann à Paris », rapportet-elle. Puis un jour, elle quitte Paris pour rejoindre son compagnon de l’époque à La Rochelle. Et se retrouve finalement

« maman solo. J’ai dû me bouger pour retrouver un emploi ». Reste à savoir lequel. « Les personnes de mon cercle restreint, qui savent que j’ai toujours encouragé mes proches à prendre soin d’eux, m’ont parlé de devenir coache. » La mère de trois enfants acquiesce : « L’activité physique m’a aidée pendant mes grossesses, la gym m’a reconstruite quand ça n’allait pas et il fallait bien que je nourrisse ma famille, alors je suis allée me former à Bordeaux ». Solange Rech valide ainsi un certificat de qualification professionnelle (CQP) gymnastique fitness, spécialisation séniors. « J’ai fait ce choix car, pendant mon enfance, j’ai été marquée par ma grand-mère qui ne marchait pas et que personne n’aidait à bouger. Tout le monde l’assistait alors que je pense qu’elle aurait pu être plus autonome si on l’avait encouragée à faire des mouvements, à utiliser son corps. »

Une cinquantaine de personnes par cours Rapidement, Solange Rech trouve du travail dans des associations rochelaises. « J’aime ce public, plus que celui des salles de sport. Et les horaires me permettent d’être disponible le soir pour mon fils » En 2023, Solange Rech vient « par hasard à l’île de Ré, pour faire un essai en remplacement de l’ancienne coache qui partait ».

Elle est accueillie « avec le sourire. C’est comme si on se connaissait depuis longtemps avec les adhérents ». Il ne lui en faut pas plus pour s’engager. Depuis, elle donne des cours de gym douce, de gym tonique et de danse. « Je propose toujours deux niveaux d’exercice et chacun va à son amplitude, sans pression et à l’écoute de son corps. On travaille les abdos, le cœur, l’équilibre. Je donne des séries de mouvements à répéter pour la mémoire. Je réfléchis mes cours pour garder sa mobilité », explique-elle. A La Vague bleue, à SaintMartin, Solange Rech donne des cours à des adultes en situation de handicap, qui « ont des problèmes de mobilité en général. Je m’adapte en fonction de chaque participant. L’important c’est de bouger, même si ce sont juste les bras ». Depuis trois ans, ses cours au Bois-Plage et à La Flotte font un carton : « J’ai entre 45 et 55 personnes à chaque fois, quel que soit le cours. J’ai toujours des personnes très motivées et motivantes. J’aime savoir les gens heureux et bien dans leurs baskets. C’est génial, je n’ai même pas l’impression de travailler. » Et Solange Rech de ponctuer chaque cours par le traditionnel « câlin qu’on se fait à soi-même », car faire du sport « c’est se donner de l’amour ». Et pour ça, il n’y a pas d’âge.

Julie Pertriaux

Élisabeth Vague cueille ses fraises chaque matin pour la vente du jour.
« Je garde toujours le sourire et je fais tout pour que les gens soient bien dans leurs baskets », apprécie Solange Rech.

A La Couarde, le(s) marché(s) comme un art de vivre

Deux marchés sinon rien, pourraient dire les Couardais, si attachés et vigilants à la vie de leur village.

Mon premier a toujours eu sa place au pied de l’église, mon second prend ses aises non loin de l’océan. Les deux marchés couardais cohabitent et se complètent, signature d’un art de vivre cultivant les délices de l’entre soi autant que les plaisirs de l’accueil.

Le marché du centre, la simplicité authentique C’est historiquement là qu’étaient installés tables et tréteaux chargés de fruits, légumes et autres saveurs, en un charmant marché de village réunissant marchands ambulants et commerçants en boutique, tout le monde se connaissant et conversant entre deux clients. L’espace disponible étant par nature limité et les vacanciers toujours plus nombreux, le marché se déporta petit à petit vers celui de l’avenue du Mail, nourrissant les craintes des Couardais de voir leur centre village abandonné. Mais pourquoi choisir quand on peut tout avoir?

Aujourd’hui le marché du centre accueille des producteurs locaux dans le cadre intimiste et préservé de la petite place sur laquelle veille l’église. Devant la rue du même nom, ses commerces, et autant de possibilités de partir à l’aventure au gré des venelles et de rejoindre le grand marché dans des parfums de jasmin.

Le marché du Mail, une réussite collective Il fut un temps (que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître) où la halle de l’avenue du Mail n’était ouverte que l’été, autrement dit trois mois par an, joyeuse parenthèse d’un vrai marché d’été qui connut ses heures de gloire avant de s’étioler petit à petit, les marchands ambulants se faisant de plus en plus rares.

Tout aurait pu s’arrêter là mais en 2008, la municipalité décida au contraire d’ouvrir la halle trois mois de plus.

Un pari alors audacieux bientôt suivi d’un autre, celui d’une rénovation globale, alors qu’à quelques pas de là, la construction du pôle santé offrait un nouveau point d’attractivité. Paris réussis puisque, depuis son inauguration en 2015, la nouvelle halle n’a cessé de se bonifier, ses commerçants eux-mêmes demandant une amplitude d’ouverture toujours plus large. Moderne et fonctionnelle sans oublier d’être chaleureuse, on trouve sous ses frondaisons de quoi nourrir les grandes tablées familiales en

produits frais, gourmands et de qualité, saveurs terre et mer mises à l’honneur artistiquement en deux fresques illustrant les richesses du terroir insulaire, un cadeau d’anniversaire de la municipalité à sa halle en 2025, pour son dixième anniversaire.

A l’extérieur, tenues estivales, vaisselle, artisanat et autres tentations se mélangent joyeusement, faisant presque disparaître l’incontournable Bistrot du Marché qui ne désemplit pas, réunissant Couardais et vacanciers du café à l’apéritif, pendant que les restaurants bordant l’autre côté de l’avenue dressent le couvert sur les terrasses.

Une fois le coup de feu des fins de matinées passé et chacun retournant à ses occupations, marchands et camelots remballent… jusqu’au lendemain. Au gré des ponts de ce mois de mai frisquet, le rythme s’intensifie déjà, prélude aux grandes vacances et à une affluence démultipliée. Incontestables poumons économiques du village, les marchés de La Couarde sont aussi un véritable lieu de vie, de convivialité et de partage. Alors même sans courses à faire, on en revient toujours avec quelque chose. Pour le plaisir…

Leriche Rouard

LA MARQUE DE NOS JOURS HEUREUX

VÊTEMENTS LIBRES, ÉTHIQUES & POÉTIQUES PARIS

HORAIRES BOUTIQUE DE LA COUARDE

Angle Grande Rue et Rue des Tuileries

Vacances scolaires : 10h30-12h45 / 15h-18h45 fermé le dimanche après-midi et le lundi toute la journée

Hors vacances interrogez le répondeur : 05 46 51 58 46

AUTRES BOUTIQUES À PARIS

Dans le 17ème aux Batignolles

83 rue Nollet

09 8734 92 19

Dans le 18ème à Montmartre

47 Ter rue d’Orsel

09 83 06 77 29

Sur le WEB www.emileetida.com

Ouvert les jours feriés
En ce matin frais, il reste des places mais revenez donc au mois d’août !

Au soleil, sous la pluie, il y deux marchés à Sainte-Marie

Pour le week-end de l’Ascension, les deux marchés de Sainte-Marie-de-Ré ont fait valoir leurs atouts pour les touristes et les locaux. Jeudi sous la pluie, vendredi sous le soleil.

Place d’Antioche, jeudi matin, aux alentours de 9h30. Mathilde et Eddy Jarny ont mis la rôtissoire en route. Les producteurs de volailles bio, installés à Sainte-Gemme-la-Plaine (85), viennent depuis un an à Sainte-Marie-de-Ré, tous les vendredis et exceptionnellement ce jeudi de l’Ascension. « Nous avons commencé à venir ici car notre fournisseur de pommes de terre, qui est dans les halles, nous en a parlé », rapporte Mathilde Jarny. Entre deux gouttes, elle se dit « contente d’être là. Les halles drainent du monde, même l’hiver, et c’est facile de se garer ».

Place d’Antioche, les halles drainent du monde

Les quelques promeneurs matinaux cherchent à se mettre à l’abri de la pluie, dans les halles. « Ici, le gros de l’activité démarre vers 10h », constate Adèle Dorin, installée dans les halles depuis quatre ans. Si la journée débute timidement, en face de la vendeuse de légumes, Andrea Desanti, poissonnier arrivé début février, décrit une saison qui « a démarré sur les chapeaux de roues. J’ai dû embaucher quelqu’un pour les vacances de Pâques et qui va rester toute la saison ».

Car, la combinaison des halles et d’une place vivante fonctionne. « La place d’Antioche est très mignonne. Elle est très rétaise, très chic », approuvent Marie-Ange et Benoît Dalmont, venus vendredi 15 mai de Poitiers pour la journée. « D’habitude, nous allons à SaintMartin », disent-ils. Alors, en attendant l’heure d’aller déjeuner au restaurant

qu’ils ont réservé place d’Antioche, ils font le tour. « Nous aimons les petits marchés, ici c’est sympa et convivial, ça donne envie », glissent-ils en déambulant sous le soleil. Un peu plus loin, Marion Guiot, Maritaise, fait visiter les différents spots de la commune à sa famille. « Aujourd’hui, nous sommes à Antioche. Hier, nous étions place des Tilleuls », rapporte celle qui « habite à La Noue ». Elle poursuit : « Ici, il y a plus de choses, plus de commerces. Et on retrouve les copains sur la place. » En revanche, « la place des Tilleuls aurait besoin d’être boostée », exprime-t-elle.

Place des Tilleuls, une vitrine pour les ambulants Malgré la pluie, jeudi matin, le marché de la place des Tilleuls a attiré les visiteurs. La brocante n’y est sûrement pas pour rien. « Hier, nous avions plus de monde qu’aujourd’hui », confirment Farida Zerouki et Laurent Chabot, du camion ambulant Cuisine de rue. Depuis deux ans, ils viennent de La Rochelle. « C’est une cliente qui nous a parlé du marché de La Noue. Elle nous a dit qu’il manquait un point de restauration. »

Desanti est arrivé en février dans les halles place d’Antioche. Dès les vacances de Pâques, il a embauché un salarié.
Place des Tilleuls, jeudi 14 mai, il y avait du monde sur le marché. Les exposants saluent l’influence de la brocante, organisée le même jour.
© Julie Pertriaux
(Lire la suite page 17)

Quelques tours de manège, des fraises et du saucisson, c’est ce qu’Armelle Giraud et ses enfants Soren et Coline, en vacances, sont venus glaner place des Tilleuls.

Depuis, ils sont là au moins tous les samedis. « Les locaux jouent le jeu, nous avons du monde même en hiver. Dès le mois de juin, nous serons à La Java des Baleines trois fois par semaine. Nous serons aussi à la fête de la musique à Rivedoux. Le marché ici est une belle vitrine pour se faire connaître. »

Même constat pour Hervé Poupon, affuteur, qui vient toutes les deux semaines avec son camion. « Je travaille avec les gens du marché », décrit-il en montrant les couteaux du boucher, installé quelques mètres plus loin. Il répare et aiguise les couteaux mais aussi les ciseaux des coiffeurs ou encore les outils de jardin. « Les gens me les laissent et vont faire un tour car je prends mon temps pour que ce soit bien fait. » Hervé Poupon a atterri à La Noue il y a deux ans. « Je viens de Nieul et j’ai entendu parler du marché par le boucher et le poissonnier. On se retrouve ici et j’aime bien cette place, en carré. C’est plus chaleureux que lorsque nous sommes

Vu des manèges, la saison démarre normalement

Dans sa cahute, place d’Antioche, Adeline Caillaud vend ses tic kets de manège. Vendredi 15 mai, la gérante savoure le retour des touristes et des habitués. « On retrouve nos clients fidèles, on voit les enfants qui grandissent », décrit celle qui démarre sa cinquième année à SainteMarie-de-Ré. « Nous avons rouvert à Pâques, la saison démarre normalement. » Si le temps est plus clément ce vendredi matin, elle constate « un peu moins de monde qu’hier. Les gens sont sûrement partis se promener à vélo. Mon conjoint, qui tient le manège place des Tilleuls, dit pareil. Mais hier à La Noue, il y avait la brocante pour attirer du monde. »

alignés dans une rue. En revanche, en hiver, on se sent un peu seul ». Un sentiment d’abandon que partagent Frédérique Duballet et Dominique Coupleux. « On regrette un peu que la place des Tilleuls soit mise de côté depuis que la place d’Antioche a pris le pas », lâchent les deux Maritaises, « de

La Noue », précisent-elles. Pour autant, elles soulignent l’importance de garder les deux sites. « Ici, il y a beaucoup de personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer. Nous avons de la chance de les avoir et nous comprenons que cela ne doit pas être facile de les faire vivre tous les deux. »

la fleur de sel ou aux algues, brioches pur beurre, galettes, cakes, madeleines, congolais, ¼ d’H. pineau…

Marie-Ange et Benoît Dalmont, venus vendredi 15 mai de Poitiers pour la journée, saluent l’ambiance « très rétaise » de la place d’Antioche.

La mille et unième vie de Julien Roche

Julien Roche 1 , créateur des bières Les Petites Réthaises, a passé la main il y a un an, pour devenir photographe professionnel. Aérien et solaire, l’homme aux yeux de chercheur et au sourire d’enfant n’en est pas à sa première reconversion. Retour sur le parcours d’une vie inventée au long du chemin.

C’est peu de dire que Julien Roche est un enfant de l’île : il appartient par sa mère à l’une des plus vieilles familles de Ré, les Chaigne, dont on peut remonter la trace jusqu’en 1500. Réthais par sa mère, cela fait de lui « un Rétha », nous apprend-il. « Réthais, c’est pour les îliens par le père. » Mais au fait, rétais, rhétais ou réthais ? « Chaque orthographe a son étymologie, son histoire, sa légitimité. Mon grand-père, qui était poète, l’écrivait avec un « h » après le « t ». » C’est en sa mémoire que Julien orthographie ses bières « Les Petites Réthaises » - lui que rien ne destinait, a priori, à devenir brasseur sur l’île de Ré.

L’appel du large Julien Roche a grandi entre Bordeaux, ville d’origine de sa famille paternelle, et le sud de l’île, où il retrouve des grands-parents maternels qu’il adore. Rétha par sa mère, il l’est aussi par la mer, celle qu’il aborde par le surf et le bateau, avec son grandpère poète, pendant les week-ends et les vacances scolaires. Mais à 18 ans, l’adolescent choisit Bordeaux et prend un virage musical. Il s’engage dans une carrière de DJ, versé dans la musique électro. C’est à l’occasion d’un festival de musique, en Belgique, qu’il rencontre Cinthia, sa future compagne. « Je ne la connaissais pas depuis cinq minutes que je lui promettais de l’épouser, pieds nus, dans le sable. » La jeune femme, qui a déjà une petite fille, termine alors des études d’herboristerie et doit partir en Indonésie sur un projet de plantation d’armoise (dont

on extrait notamment la quinine). « Je l’ai suivie. Je me suis retrouvé parachuté sur une île sans eau, sans électricité, où nous étions les seuls Blancs, où personne ne parlait anglais. Au bout de huit mois, on se connaissait… bien. » Après une brève escale à Bali, le passage en Belgique, qui devait être transitoire, s’éternise. Ils trouvent un emploi alimentaire dans la vente de meubles, avec la ferme intention de repartir au plus vite. « On a été rattrapé par la vie occidentale. Nous qui ne possédions rien, parce qu’on avait de l’argent, on s’est mis à acheter une voiture, une télé, des portables… » Julien s’inscrit néanmoins pour passer son diplôme de plongée. « On plongeait dans des carrières d’eau douce, sans combinaison ; elles étaient réservées aux instructeurs », se souvient-il avec une grimace. Quand, un soir d’hiver, il lui faut casser la glace pour entrer dans l’eau, il jette l’éponge. « Je suis reparti le premier pour Bali, Cinthia et sa fille m’ont rejoint un peu plus tard. » Il y obtient son diplôme d’instructeur de plongée, aussitôt embauché comme guide sur un bateau qui organise des expéditions sous-marines. Il y reste quatre ans.

La chance sourit aux audacieux

« Au bout de quatre ans, à passer huit mois sur douze en mer, quand mon patron m’a proposé de devenir directeur, j’ai accepté. » Mais le jour dit, le patron lui annonce qu’il est en faillite et doit vendre son bateau. Julien a rendez-vous pour déjeuner avec un groupe qu’il vient d’accompagner. Il leur annonce ce revirement

Julien Roche au musée De ses nombreuses expéditions dans les îles indonésiennes, parmi les tribus autochtones, Julien Roche a rapporté, avec ses photos, d e nombreux objets, dons des chefs de clan. « J’étais considéré par eux comme le chef de ma tribu, et en tant que tel, je recevais en cadeaux des parures de cérémonie, des pipes, des objets rituels. » Cette collection intéresse le musée de La Rochelle, pour lequel il est en train d’écrire la scénographie d’une exposition. Elle devrait rassembler photos e t objets autour de récits inédits. Affaire à suivre…

de fortune. « Cela faisait plusieurs fois qu’ils partaient avec moi en expédition, on se connaissait bien. Ils m’ont dit : et pourquoi tu ne le rachèterais pas, ce bateau ? » Non content d’avoir eu l’idée, le groupe se cotise pour lui en donner les moyens. Propriétaire d’une goélette traditionnelle de 26 mètres de long, Julien crée sa propre société, Seaquest Adventure. Pendant huit ans, il collabore avec les plus gros tours opérateurs de France (comme Terre d’aventure) et propose des expéditions de surf et de plongée, allant jusqu’à accompagner des missions scientifiques.

« Avec les touristes, c’est toi qui parles. Avec les scientifiques, tu écoutes et c’est passionnant. » Il fait une incursion dans le milieu de la télévision, pour laquelle il écrit des émissions, avant de passer devant la caméra. Celle tournée avec Seb la Frite 2 fait plus de huit millions de vues.

D’un paradis à l’autre Avec la naissance de leur fille, la vie de Cinthia et Julien va prendre une nouvelle tournure. Lorsqu’en 2016, ils reviennent sur l’île de Ré pour présenter Bambou à sa famille française, ils ont un véritable choc.

« On ne l’a compris qu’en retournant en Indonésie. Là-bas, c’est l’anarchie : l’architecture, le bruit, les fils électriques dans tous les sens, la circulation… On s’est

Créateur de bières « réthoises »

Si elles ne sont pas 100 % locales, Julien a voulu que les Petites Réthaises s’enracinent fortement dans le patrimoine insulaire. Il donne à presque toutes ses bières un nom en patois. « La Quichenotte » est la traditionnelle coiffe réthaise que les paysannes portaient aux champs ; « la Maline », le nom de la grande marée d’équinoxe ; « la Boudeuse », une petite huître qui refuse de grandir ; « la Bouvelle », l’autre nom du casse-croûte, bien choisi pour une bière au pain. Très vite, il lance le concept des bières musicales. Un QR code sur la bouteille renvoie vers des artistes locaux, Charlilou d’abord, puis Joyfull Noise, L’Hawaï… Il fait de la livraison à domicile, joue la carte des petits revendeurs en pratiquant des prix égaux quel que soit le volume d’achat, et gagne en réputation. Mais la crise du secteur, ajoutée à un contexte international brûlant, avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, vient mettre à mal l’entreprise qui démarrait bien. Après quelques tractations houleuses, il trouve un acheteur de choix en Vincent Norguet, des Bières de Ré 3 Aujourd’hui encore, les deux hommes se voient régulièrement. Julien demande des nouvelles, Vincent, des conseils... C’est le moment pour Julien de donner corps à un nouveau projet : la photographie.

demandé si le paradis, ce n’était pas tout simplement ça : des plages propres, du silence, le repos de l’esprit. » Il leur faut un an pour passer la main. Julien laisse derrière lui douze ans de collaboration étroite avec la mer, non sans un nouveau projet : devenir saunier. Un an dans les marais, à se former avec des collègues, lui donne envie… de faire de la bière. « Il n’y avait pas de marais qui se présentait pour moi, alors je me suis lancé. » Une amie de Cinthia, venue de Belgique, lui fait découvrir les bières artisanales. Il apprend les bases du brassage et crée ses premières recettes. Puis il se forme pour devenir brasseur « bio, j’y tenais », précise-t-il. Son grand rêve, qui restera inachevé, était de créer la première bière dont tous les ingrédients viennent de l’île de Ré. « Mais je n’ai jamais trouvé de producteur de malt bio sur l’île. » A bon entendeur…

Héritage familial

Julien Roche ne s’est pas improvisé photographe du jour au lendemain. La passion s’est transmise de sa grand-mère à son père avant de parvenir jusqu’à lui. L’Indonésie lui offre un magnifique terrain de jeu (voir encadré). Certains de ses clichés ont été publiés jusqu’au Portugal, rehaussés d’articles rédigés par Cinthia. A son retour dans l’île de Ré, il pose son objectif sur les sauniers, pour des photos qui seront repérées par Gala et Paris match, « le nec plus ultra sur le CV d’un photographe ! », se félicite avec amusement Julien. Faire de la photographie son métier lui permet de renouer avec l’extérieur, après plusieurs étés passés à brasser de la bière dans un hangar. Il construit son activité autour de trois domaines : les mariages, « parce que

© Julien Roche
De DJ à photographe, en passant par la plongée sous-marine et la création de bières réthaises, Julien se décrit d’abord comme un rêveur « qui rend ses rêves possibles ».
Avant d’en faire son métier, Julien était photographe « amateur » au sens le plus noble du terme, de « celui qui aime ». Ici, le phare de La Flotte.

ce sont des moments où tout le monde est heureux » ; l’immobilier ; et la création de contenu pour les réseaux sociaux, photos et vidéos. Il est notamment l’auteur des images pour la boutique Brodequins, du Bois-Plage, où l’on voit les chaussures de la marque en goguette dans les paysages typiques de l’île. Sa touche particulière, qui emprunte aux années soixante leurs teintes à la fois pastel et acidulées, imprime au réel la douceur d’un sépia léger, le reflet d’une nostalgie bien portée, entre plaisir et regret.

Mille et une vies… et toutes celles à venir

Pour autant, le goût des ailleurs ne l’a pas quitté. Avec Cinthia, herboriste, naturopathe, masseuse, maître reiki et professeure de yoga depuis 25 ans, ils viennent de se lancer dans l’organisation d’expéditions alliant trek et yoga, bien-être et aventure. Pour leur premier voyage, en octobre 2025, ils ont choisi de retourner à Bali. Le prochain, au Maroc en septembre 2026, réunira trek en chameau,

OUVERTURE D’ATELIERS

méditation, yoga et écriture intuitive. Par la suite, ils envisagent de se recentrer sur des destinations accessibles en train - à commencer par la Laponie suédoise, pour une expérience couplée randonnée et bain froid. « Mon ambition, c’est de me faire plaisir », conclut-il. « De me créer des rêves et de les rendre possibles, pour ceux qui ont envie de les vivre avec moi. » Concepteur de rêves : c’est un métier qui lui va bien, à Julien.

1 - Lire aussi l’article Mille vies en une : le parcours incroyable de Julien Roche sur notre site www.realahune.fr.

2 - Le deuxième youtubeur de France. L’émission s’appelle « Seb en Papouasie – La vraie aventure », elle est toujours visible sur Daily motion.

3 - Sur le premier brasseur de l’île, lire l’article sur notre site : www.realahune.fr/ bieres-de-ré-fête-ses-30-ans/

Retrouvez Julien Roche sur : @julien_roche_photos

ZAP’ARTS

Fête de l’estampe à La Flotte et Saint-Martin

d’Alain Cazalis.

Comme tous les ans, Claude Vallin et Val Holmes de la galerie «fils et encres» de La Flotte et Alain Cazalis de Saint-Martin de Ré participeront à la 14e Fête de l’estampe 2026 avec l’ouverture au public de leurs ateliers « autour du 26 mai ».

La fête de l’Estampe est un rendez-vous à ne pas manquer car elle permet à un large public de découvrir ce riche moyen d’expression comprenant la gravure taille-douce et taille d’épargne, la lithographie, la sérigraphie, la collagraphie, etc.

Organisée par la fédération Manifestampe, la Fête de l’estampe est organisée partout en France autour du 26 mai 2026 : plus de 250 événements dans des centres d’art, ateliers, musées ou espaces publics sont ainsi proposés pour découvrir toutes les formes de l’estampe. Le public pourra profiter d’expositions, d’ateliers pour petits et grands, de démonstrations et de temps d’échange avec les artistes, rendant l’estampe vivante et accessible. Gratuite ou à petits prix et soutenue par le ministère de la Culture, la Fête de l’estampe, en valorisant artistes et lieux spécialisés, reste un pilier essentiel de l’estampe en France et un rendez-vous pour découvrir et célébrer cet art millénaire.

SAMEDI 23 MAI - SAINT-MARTIN DE RÉ

Nuit ouverte au musée

Ernest Cognacq

Pour cette édition 2026 de la nuit européenne des musées, le musée Ernest Cognacq inaugure sa nouvelle exposition* et vous propose des visites flash autour des aventures maritimes de Nicolas Baudin et de la vie à bord d’un navire.

• À 21h : « Voyage aux terres australes »** Découvrez les aventures du capitaine Nicolas Baudin.

• À 21h30 : « La santé à bord »**

Plongez dans la vie à bord des navires.

• À 22h : « Voyage aux terres australes »** Découvrez les aventures du capitaine Nicolas Baudin.

• À 22h30 : « La santé à bord »** Plongez dans la vie à bord des navires.

Fils et encres

Du 25 au 31 mai

29 rue du Marché - La Flotte 06 87 84 84 95 ou 06 84 90 70 77

Alain Cazalis

Du 23 au 26 mai, de 15h à 20h

25 rue des Gabaret Saint-Martin de Ré 06 85 27 85 36 alaincazalis@me.com www.alaincazalis.com

Toute la soirée

Visite libre du musée, de l’exposition Les aventures maritimes du Rétais Nicolas Baudin (1754-1803) et de la sortie de réserves Portraits. NV

*Lire notre article paru dans Ré à la Hune N° 317 : www.realahune.fr/nicolas-baudin-au-musee-ernest-cognacq/ **Pour les visites, places limitées, réservation obligatoire par téléphone au 05 46 09 21 22

Musée Ernest Cognacq

13, avenue Victor Bouthillier 17410 Saint-Martin de Ré www.musee-ernest-cognacq.fr Samedi 23 mai de 18h à minuit, accès libre.

Ré à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux - 17940 Rivedoux-Plage / Tél. 05 46 00 09 19 / Mail : realahune@rheamarketing.fr Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux.

Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C / Mise en page : Valérie Le Louer Rédaction, photos : Aurélie Bérard, Catherine Bréjat, Pauline Leriche Rouard, Julie Pertriaux, Eugénie Rambaud, Nathalie Vauchez, DR, sauf mention expresse / Dessin : Philippe Barussaud / Régie publicitaire : Rhéa Marketing : 05 46 00 09 19 - Frédéric Pallot-Dubois : 06 14 29 47 21 Nathalie Vauchez : 06 71 42 87 88 - rhea@rheamarketing.fr / Imprimeur : Imprimerie Rochelaise / N° ISSN : 2257-0721 - PEFC 10-31-1240

Toute l’actualité de l’île de Ré sur www.realahune.fr

23 mai - 20 septembre 2026

Votre journal est imprimé sur du papier écologique sans chlore et issu de forêts gérées durablement, avec des encres végétales, les déchets sont recyclés. Le logo Imprim’Vert et la certification PEFC de notre imprimeur le garantissent. Écolo, le journal s’engage pour un avenir positif et durable sur notre île !

Musée Ernest Cognacq
Estampe en taille d’épargne

PORTFOLIO

LUMIÈRES RÉTAISES

NATURE

ENTRE MARAIS ET FIER D’ARS, UNE BALADE AU GRAND AIR

VIVRE EN RÉ

L’INSOLITE RÉVEIL

D’UN OUVRAGE MILITAIRE

LES GENS D’ICI

PLACE AUX JEUNES VIGNERONS

PATRIMOINE

LA POINTE DES BALEINES, HAUT LIEU DU PATRIMOINE MARITIME RÉTAIS

TERROIR

SILENCE, ÇA BUTINE !

ART DE VIVRE COULEURS ET LUMIÈRE NATURELLES

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