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RALH n°317

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JOURNAL D’INFORMATION GRATUIT DE L’ÎLE DE RÉ

Au plus près des lecteurs

Ami-chemin entre journal et magazine, Ré à la Hune a un positionnement éditorial unique. L’actualité de l’île de Ré y est bien sûr relayée, sur sa version papier, mais aussi en continu sur ses supports numériques (site, réseaux sociaux, newsletters). Mais pas que. Nous aimons plus que tout mettre en lumière « les gens d’ici », les belles âmes et les jolies initiatives, tous ceux qui font vivre notre territoire, toute l’année.

de l’Histoire... et bien d’autres choses, nous espérons que vous prendrez plaisir à découvrir cette nouvelle édition, sur laquelle nous avons planché jour et nuit, entre deux post d’actualité sur les réseaux sociaux et... pléthore de points presse et autres inaugurations.

édition du 7 MAI 2026

Cette édition en est une parfaite illustration, depuis la venue très médiatisée de Stéphane Bern pour l’émission « Le Village préféré des Français » , jusqu’à la démarche éditoriale très intimiste de Denis Chatin avec « Mer des Hommes ». Depuis le portrait d’une commerçante des temps modernes, âme du village de Loix, à celui d’une exposition historique au Musée Ernest Cognacq. Des portraits, du patrimoine, du terroir,

N’hésitez pas à nous suivre sur papier et en ligne (tout est gratuit), les informations y sont complémentaires, au fl de la vie de l’île... Nathalie Vauchez

Retrouvez-nous aussi sur notre site www.realahune.fr ReALaHune realahune

RÉCITS

DE SAUVETAGE EN MER

Mer des hommes, au cœur de l’humain

Bénévole depuis une quinzaine d’années à la SNSM île de Ré, dont il est président depuis près de neuf ans, Denis Chatin nous livre au travers de ses récits de sauvetage une histoire très intime, celle de sauveteurs confrontés à la détresse humaine, au milieu d’une mer toute-puissante. Et celle de naufragés qui s’accrochent à la vie, face à la mort qui déferle, telle une lame de fond. Un livre poignant, où l’engagement et l’altruisme flirtent avec quelque chose relevant d’une respiration vitale pour ces hommes et femmes qui ne revendiquent surtout pas d’être des héros.

« Parfois le hasard et la compétence se rencontrent » Et pourtant. Tous les récits de sauvetage au large et sur les côtes de l’île de Ré et de la Vendée, vécus par la SNS 458 et son équipage rétais révèlent le courage, la persévérance, la solidarité, l’esprit d’équipe. Et « la peur, bien tenue, qui est un merveilleux garde-fou. » « Chaque départ est une négociation avec le destin, et ici, on ne veut pas d’inconscients. Un sauveteur trop pressé, c’est un naufragé en puissance. »

Au fl des pages, le lecteur découvre que « le sauvetage n’est pas un geste héroïque figé sur une affiche, mais une suite de décisions prises dans le vent, parfois dans la peur, toujours dans l’urgence. Jusqu’ici, tu savais ce que les sauveteurs faisaient. Désormais, tu sais ce que ça coûte : en fatigue, en doutes, en nuits mangées par le vent. »

« Tu y trouveras de tout : des miracles, des naufrages, des destins rattrapés par le bout du cheveu et d’autres, que la mer a gardés pour elle. C’est ainsi, la vie décide, la mer exécute. Nous, nous tentons d’être là, entre les deux. Pour

comprendre, il te faudra d’abord oublier la terre. Quand les côtes s’effacent, les repères s’effondrent. Il ne reste que le vent, les vagues, le froid et ce mince fil d’acier qui relie l’homme à sa volonté. C’est là que tout commence ! »

« La mer ne pardonne pas l’improvisation »

Au commencement, un signal du CROSS. « Une voix hachée. Un souffle trop court. Un silence trop long. Là où d’autres entendraient du chaos, le CROSS entend une situation. Il trie, il comprend, il réduit l’incertitude, il ordonne. Il transforme l’angoisse en coordonnées. La détresse en trajectoires. Le hasard en décisions, en vies possibles. Il devient ce chef d’orchestre de l’urgence. »

A toute heure du jour et souvent de la nuit, arrachés par une sonnerie à leur vie ordinaire, les femmes et les hommes de la SNSM appareillent dans des délais records - chaque seconde peut être vitale - guidés par le CROSS, accompagnés en mer par Guépard-Yankee ou Dragon 17 qui viennent dès que c’est nécessaire et possible en renfort... Tout cela on le sait.

certaine, qui reprochent aux sauveteurs une rayure sur leur coque de bateau. Ou encore ce proche qui accuse les sauveteurs de n’avoir pas pris assez vite les bonnes décisions. Et ce qui nous révolte, par-dessus-tout, ce sont ces badauds qui s’attroupent comme au spectacle, autour des services de secours revenus à terre. L’autre versant de l’âme humaine, le plus abject.

Ce que l’on ne peut imaginer, ce sont ces longues heures, suspendues entre la vie et la mort, au milieu de nulle part, où la

oublier tous les bistrots, depuis Le Bistrot marin jusqu’aux Colonnes... Du vécu !

Au cœur de l’intimité humaine C’est seulement dans les dernières pages que le lecteur découvre qui sont Joël et Noé. Que l’on comprend que ce livre est aussi une histoire de transmission familiale. Que ces récits révèlent bien ce que chacun de ces sauveteurs et de ces naufragés ont de plus profondément ancré en eux. Que Mer des hommes offre une plongée au cœur de l’intimité humaine.

Ce que l’on appréhende moins, ce sont les conditions météos et marines dans lesquelles se déroulent ces sauvetages, qui font prendre des risques énormes aux équipes des sauveteurs, en mer et dans les airs. Ce que l’on ne sait pas, c’est la détresse d’un homme envasé au milieu d’une mer montante lui frôlant les narines, la pugnacité d’un pêcheur accroché à son bouchot des heures durant, la témérité d’un pilote d’avion qui choisit de plonger son appareil dans l’océan plutôt que de faucher des vies sur terre, ses chances de survie étant pourtant infmes, ou encore l’inconscience de ce père parti chercher le ballon de son enfant au péril de sa vie ou celle de kayakistes en perdition, dans le cadre d’un séminaire d’entreprise... en plein mois de février. Ce qui nous indigne, ce sont ces plaisanciers, sauvés d’une mort

vie humaine à sauver se résume à un petit point coloré à repérer au milieu de fots déchaînés. Ce que l’on ne peut ressentir, c’est la détresse de sauvetages qui virent au drame, pour les proches, bien sûr mais aussi pour les sauveteurs.

Un échange de regards, au bord de l’abîme

Ces scènes de sauvetage, Denis Chatin et ses hommes en vivent, bon an, mal an, près de quatre-vingts par an. Alors pourquoi l’auteur a-t-il sélectionné celles-ci, plutôt que celles-là ? « J’ai cinq cents sauvetages environ à mon actif. Certains m’ont particulièrement marqué, j’en suis imprégné au plus profond de ma mémoire et de ma chair. Ce ne sont pas forcément les sauvetages s’étant les plus mal terminés d’ailleurs ». On s’en doute bien, c’est d’abord une histoire humaine, un échange de regards au bord de l’abîme, c’est un naufragé qui n’est déjà plus ici, tout en n’étant pas encore tout à fait parti...

Ces vingt-et-un récits sont déroulés autour d’un fl conducteur : Joël, un « vieux » sauveteur en mer, immobilisé à terre à cause d’un mur mal négocié à vélo... regarde, depuis différents sites du port de Saint-Martin de Ré, la vedette SNSM et ses autres embarcations partir en mission au large, et raconte à un candidat bénévole potentiel, qu’il baptise « Noé » - parce qu’en mer, dans la tempête, il faut des prénoms qui claquent - ces sauvetages qui l’ont marqué. Il en profte pour lui faire visiter le « canote » (l’embarcation de sauvetage), la casemate où se trouve le QG, les remparts et les quais du port de saint-Martin, sans

Et si, fnalement, tous ces récits poignants révélaient la beauté d’âme d’un Rétais qui se croit « ordinaire », si fort et si fragile tout à la fois ? Qui a choisi par ce bénévolat « la liberté de choisir à qui l’on donne. »

Un ouvrage bouleversant d’humanité et de sincérité, des mots qui vous transpercent, des regards qui ont ceci de poignant qu’ils en disent parfois bien plus long que les mots...

Nathalie Vauchez

Mer des Hommes

Un sauveteur de la SNSM raconte Préfacé par Violette Dorange la plus jeune navigatrice (23 ans) ayant bouclé le Vendée Globe (en 2024-2025) et par Emmanuel de Oliveira, président de la SNSM au niveau national.

Illustrations : Philippe Kermoal Dessin de couverture : Pierre Joubert

Editions Saint-Mleux

Format 21,5 x 14,5 cm 288 pages - 41 dessins Prix de vente : 25 €

En prévente sur : www.editionssaintmleux.f r 20 % des bénéfices reversés à la SNSM

Un livre qui met en lumière toute l’équipe de la SNSM île de Ré et, plus largement, tous les sauveteurs en mer.

© Philippe Kermoal
Photo de couverture Pierre Joubert
L’un des 41 dessins de Philippe Kermoal qui émaillent les récits de sauvetages en mer.
Ce dessin de Pierre Joubert offre une belle entrée en matière à Mer des Hommes.

La Flotte «Village préféré des Français» ?

Mardi 28 avril dernier, Stéphane Bern, présentateur de l’émission de France 3 , et son équipe sont venus tourner di f férentes séquences à La Flotte, sélectionnée parmi les quatorze villages préférés des Français pour représenter la Nouvelle-Aquitaine. En 201 5 , déjà, il était venu à Ars-en-Ré, alors sélectionné*.

Fort la Prée, la Cabane Océane pour les Huîtres de l’île de Ré, Café SaintGeorges, ruelles de La Flotte puis marché médiéval, vieux gréement et repas festif sur le port.... Tel était le programme.

Accompagné par Silvia Drumond, productrice de l’émission pour Morgane Production, mais aussi trois caméramen, un ingénieur du son, un droniste, sans oublier le rédacteur en chef de l’émission, le chauffeur-garde du corps, la maquilleuse et la régie... Stéphane Bern ne pouvait passer inaperçu dans les ruelles et sur le port de La Flotte.

Guidé par Sonja Lesaigle, choisie par la municipalité pour commenter cette visite - cette Flottaise a longtemps dirigé le Fort la Prée - Stéphane Bern a parfois donné du fil à retordre à l’équipe, s’arrêtant ici ou là... et encore là... pour un selfie, pour quelques mots ou encore pour découvrir un stand du marché... en dehors du circuit bien balisé prévu par la production.

« Le public a fait ce que je suis. Mon travail consiste à visiter les très jolis villages de France et à rencontrer le public. Il y a un côté très humain dans ce programme. Et c’est ce que j’aime, être avec le public...Quel que soit le résultat, les quatorze villages sont gagnants. La seule différence est que le gagnant aura un timbre à l’effigie du Village préféré des Français », s’est-il confié lors d’une courte interview, ravi de ce bain de foule, de saveurs et de patrimoine.

Et le public visiblement apprécie sa simplicité et son authenticité. Sourires et commentaires chaleureux ont émaillé sa visite sur le marché et le port de La Flotte. Stéphane Bern a ensuite participé au « Pique-nique préféré des Français », organisé par les bénévoles de l’association La Flotte en fête, avec Les Huîtres de l’Île de Ré (APH-Ré), Uniré, Bières de Ré, Les Fromages d’Harmony et La Maison Accarias.

Venu rejoindre le tournage à ce momentlà, le maire de La Flotte, Jean Paul Héraudeau, a souligné la qualité du cadre de vie de sa commune, offrant une affiche de Malulo à Stéphane Bern. Certes, comme le relevait l’animateur, La Flotte et l’île de Ré n’ont pas forcément besoin de plus de touristes, surtout en haute saison. Mais ce type de tournage, mettant en avant le patrimoine -architectural, du terroir, environnemental - est parfaitement en phase avec une volonté

forte de tous les acteurs de l’île de Ré - élus, professionnels et habitants - de promouvoir sur les quatre saisons une île patrimoniale et environnementale, bien au-delà d’une simple station balnéaire estivale.

Il ne s’agissait pas de la première visite de Stéphane Bern sur l’île de Ré, puisqu’en mai 2015 il était venu à Ars-en-Ré pour un tournage du même type, l’émission étant alors diffusée par France 2*.

Ré à la Hune avait pu immortaliser l’instant, grâce à une rencontre par hasard. Depuis, ses visites sont nettement plus encadrées !

Verdict fin juin ou début juillet, période de diffusion de l’émission, dont la date précise n’est pas encore fixée.

*Lire et voir la photo sur : www.realahune.fr/ ars-en-re-en-lice-devenir-village-prefere-francais/

Marché de La Flotte

Sur le banc Les Nuages de Ré & dans la boutique

Halles de Saint-Martin de Ré

Sur le banc

Au Pain du Pêcheur & sur le banc Les Nuages de Ré

Marché d’Ars-en-Ré

Au Pain du Pêcheur de 8h à 14h de 8h à 14h de 8h à 14h & de 17h à 20h

Nathalie Vauchez
Stéphane Bern sur le cours Félix Faure, après son bain de foule, de saveurs et de patrimoine, dans les ruelles et sur le marché de La Flotte.
Le maire de La Flotte, venu rejoindre Stéphane Bern, pour le pique-nique festif, sur le port
L’animateur patrimonial préféré des Français sur le marché médiéval de La Flotte.

Benjamin Brillaud, dit Nota Bene, en tournage sur l’île de Ré

L2024, qui avait été ouvert au public, cette approche de la CdC traduit sa volonté de rendre accessible au plus grand nombre l’histoire et le patrimoine de notre île. Ce qui n’empêche en rien la rigueur scientifique, assurée par l’équipe d’historiens de Nota Bene et le service patrimoine de la CdC, en lien étroit, le « script » ayant aussi été attentivement relu et validé par l’historien rétais, Jacques Boucard.

undi 20 et mardi 21 avril 2026, Rétais et vacanciers ont pu croiser le vidéaste Web (vulgarisation historique), créateur en 2014 de la chaîne You Tube Nota Bene sur différents sites patrimoniaux et historiques de l’île de Ré, en compagnie d’une équipe de trois techniciens cameramen.

ANIMATIONS

En effet, sur la proposition de Hubert Croizier qui travaille au service patrimoine, la CdC de l’île de Ré a fait appel au célèbre You Tubeur aux 2,7 millions

Premier Apéro Concert du marché de Rivedoux

Le duo rétais Charlilou ouvrira la saison des Apéros-concerts du marché de Rivedoux-Plage, vendredi 15 mai.

Entre mai et septembre, cinq rendez-vous musicaux animeront l’extérieur du marché couvert. À chaque date, un groupe différent viendra créer l’ambiance musicale pour partager un moment convivial. Pour l’occasion, les commerçants du marché sortent leurs étals et proposent leurs produits à déguster sur place. Pour cette première date, Charlilou proposera un concert de reprises tout en douceur. NV

Parking du marché - Dès 18h - concert à 19h30

Des élus et Rétais décontractés

Samedi 25 avril dernier, Rétais et vacanciers sont venus nombreux à la Guinguette des producteurs et créateurs organisée chemin des Cévettes au Bois-Plage-en-Ré.

d’abonnés (5 millions en incluant les réseaux sociaux) pour réaliser une vidéo sur l’île de Ré et La Rochelle dans le cadre de la commémoration des 400 ans des guerres de religions.

A l’image du colloque scientifique de

Cette vidéo d’une vingtaine de minutes sera diffusée à l’entrée de l’exposition prévue par la CdC au Fort La Prée, du 7 juillet au 26 août 2026. Et bien sûr sur la chaîne You Tube Nota Bene.

Une belle façon de communiquer auprès du grand public, complémentaire du format plus classique d’une exposition.

Le skate park bientôt inauguré

Du fait de la météo de cet hiver, le projet d’implantation du tout nouveau skate park de Bel Air à La Flotte a pris un peu de retard, les derniers travaux de fnition des abords de la structure sont en cours et, le maire Jean Paul Héraudeau l’a annoncé lors du Conseil municipal de jeudi 23 avril, il pourra être très bientôt inauguré, le temps de fnaliser les aménagements annexes (toilettes publiques, fontaine et espaces paysagers).

Un projet très concertatif, élaboré avec des usagers et associations, afin d’être complémentaire des installations existant déjà sur l’île de Ré et La Rochelle.

Sécurisé, cet équipement est adapté à tous les niveaux de pratique : débutant, confirmé, expert. Règlement et vidéoprotection devraient permettre d’éviter nuisances et incivilités... La CdC a participé à hauteur de

déguster les pâtisseries du Cake Truck, Mon Cœur Balance ou encore tenter leur chance à la tombola. Les enfants ont eu droit à leur atelier peinture avec l’artiste

Christine Le Martret.

30% au titre du fonds de concours sportif, le Département a été sollicité pour 15%. Budget voté 260 K€.

Impatients, certains amateurs de glisse ont déjà inauguré l’équipement avant l’heure, bravant les barrières de sécurité empêchant l’accès au site.

Nathalie Vauchez

Bohémia animait par des airs de jazz manouche la journée.

A l’heure de déjeuner, un espace restauration bien rempli.

Ils ont pu découvrir le marché d’artisans et créateurs locaux, participer à un atelier d’initiation à la réparation de vélo,

belle façon de faire vivre l’esprit des magasins situés le long du chemin des Cévettes, au Bois-Plage... et de les faire mieux connaître : La Ferme des Producteurs Réunis, Réavélo, Rêves d’Océan et Un Brin de Charme, sans oublier le food-truck Mon Cœur Balance. Nathalie Vauchez LE BOIS-PLAGE EN RÉ

Une dégustation de produits locaux issus des fermes des producteurs était proposée le matin, tandis que le groupe

L’espace restauration, permettant de déjeuner sur place, avec des produits issus de l’agriculture, a aussi eu un beau succès.

Bref, gourmandise, convivialité et jolies rencontres étaient au rendez-vous, une

Le skate park de Bel Air, à La Flotte, qui sera inauguré mi-mai 2026, a fait l’objet d’une large concertation.
La Ferme des producteurs RéUnis, Réavélo, Rêves d’Océan et Un Brin de Charme ont organisé cette Guinguette.
Benjamin Brillaud et ses cameramen de Nota Bene en tournage au Fort La Prée, où sera diffusée la vidéo, à l’entrée de l’exposition sur les 400 ans des guerres de religions.
Nota Bene sur le port de La Flotte, entouré du service patrimoine de la CdC et de Véronique Richez-Lerouge, déléguée CdC en charge de la valorisation du patrimoine.

Le port de La Flotte en fête à l’Ascension

Organisée par l’AUPLF, en collaboration avec la mairie et le Département, la fête du port de La Flotte attire chaque année nombre de Rétais et visiteurs séduits par deux journées d’animations conviviales. RV les 1 5 & 16 mai sur le port !

Ce labrador ramène à bon port ce pneumatique et ses occupants. Impressionnant, l’hélico de la Marine nationale venu hélitreuiller un blessé récupéré à bord de la vedette SNSM. En arrière-plan, deux vieux gréements.

Il faut dire que L’Association des Usagers du Port de La Flotte (AUPLF), présidée par Christian Bondon, sait mettre l’ambiance et proposer des activités et démonstrations attractives. Cette année, pour des raisons de marées, c’est le week-end de l’Ascension et non celui de la Pentecôte qui a été retenu, ainsi que les journées du vendredi et du samedi (et non samedi & dimanche). En effet, jeux et démonstrations aquatiques nécessitent que le port soit à flot : ils seront proposés tout au long du weekend, pour petits et grands, avec des lots offerts par les différents partenaires de l’AUPLF. Les bénéfices de ces jeux seront reversés à la SNSM.

Exposants, jeux et démonstrations nautiques

Ainsi, la fête débutera vendredi 15 mai, dès 10h, pour se décliner sur toutes les gammes durant ces deux journées :

ouverture par les élus à 11h30, chants marins (Frères du port vendredi et Gaillards du Pertuis samedi), promenades (gratuites) en mer assurées par les plaisanciers de l’association, jeux apéros et jeux enfants, jeux aquatiques avec tir de corde dans le port (vendredi), démonstration des chiens sauveteurs des Sentinelles de La Côte (samedi aprèsmidi), concours de cris des mouettes, sans oublier la traditionnelle démonstration de la SNSM avec hélitreuillage devant le port, si la météo le permet et si l’hélicoptère n’est pas appelé sur une mission de secours (vendredi)... Trente-et-un exposants seront présents tout le week-end sur le thème de la mer (artistes peintres, sculpteurs…) et quatre professionnels du nautisme exposeront des bateaux, place Verdun : Motte Marine, Blondeau Marine, AtlantiCraft, RC Marine. Le Musée du Platin sera ouvert durant ces deux journées. Les bateaux patrimoniaux seront de la

Marché des producteurs et des créateurs

Vendredi 15 & samedi 16 mai - Cours Félix Faure, de 9h à 18h

fête, avec Flotille en pertuis. Une sensibilisation à l’environnement et à la mer sera proposée par différentes associations, dont Ré Nature Environnement. Il sera possible de manger sur place, grâce aux stands des Cols Bleus (place Verdun) et de l’AUPLF (près de la capitainerie) : dégustation d’huîtres et buvette

avec bière, sangria, etc.), ainsi qu’au food-truck Alfred Burgers (sur le port). L’animation de la fête sera assurée par Jacques Demeulenaere, ancien Maître du port de La Flotte, qui revient spécialement pour l’occasion.

Nathalie Vauchez

Côté marché, l’année de l’envol

Pour sa troisième saison, la boutique-atelier Côté marché s’enrichit de nouvelles créatrices et s’ouvre vers l’extérieur.

En 2024, Côté marché ouvre ses portes avec quatre créatrices1. Cette année, du 1er avril au 30 septembre, elles sont seize à se partager les murs de la boutique-atelier. Pour la première fois, Christina Talon, la propriétaire du lieu, a reçu plus de demandes qu’elle n’avait de places. « Je les ai toutes eues au téléphone avant de leur donner mon accord. Le contact humain est important pour moi. » Chacune s’est engagée à tenir la permanence de la boutique, deux fois par mois, afn qu’elle soit aussi un lieu de rencontre et de partage. Le lien est au cœur de la démarche de Christina, qui a vendu cet hiver la mercerie de SaintMartin. « J’y faisais de la production intensive, en grande série. La création me manquait. » Sans la contrainte d’une mercerie à faire vivre, Christina peut se consacrer aux pièces uniques et aux petites séries qu’elle vend à la boutique de Loix. Ses créations textiles, linge de table et de maison, côtoient un échantillon varié d’artisanat d’art, réuni par une mystérieuse alchimie. Linogravures, bijoux, luminaires, bougies, verre flé, linge ancien modernisé, céramique, s’accordent au diapason d’une sensibilité, celle de Christina, où la délicatesse le dispute à l’inventivité. « C’est un espace riche de savoir-faire », confrme-t-elle.

Trois rendez-vous et des ateliers

Une première occasion sera donnée de venir à leur rencontre le 16 mai au matin, avec une inauguration sous la forme d’un marché de créateurs, sur la place du marché, couronné par un pot de l’amitié. Huit d’entre elles seront présentes : l’artiste Sylvie Léau, Anne-Cécile Odouard pour l’Atelier du Héron, Laetitia Constant-Villard alias La Fée d’océan,

ARTISAN - ARS EN RÉ

Une nouvelle carrosserie

Pierre Clément a lancé début avril son activité de carrosserie et de peinture dans la zone artisanale d’Ars-en-Ré. Cet enfant du pays, qui avait été scolarisé dans le village puis au collège les Salières de Saint-Martin, travaillait jusqu’ici dans une carrosserie de La Rochelle. Le local de l’ancien carrossier d’Ars étant disponible, il a sauté sur l’occasion pour se mettre à son compte. « Je répare les carrosseries

sur tous types de véhicules, même les anciens », détaille-t-il. « Côté peinture, je peux repeindre tous types d’objets, de la voiture aux volets. » AB

Carosserie Clément, chemin du grand marais à Ars, 05 46 35 22 86

Carrosserie Clément

Sophie Bérard pour Toutes en couleurs, Marie Scherrer et ses linogravures, Cathy Dupic avec Lucine Vintage et Amandine Sévestre, fondatrice d’O détour d’un voyage, qui proposera un atelier de créations autour des fleurs séchées 2 Deux autres rendez-vous, durant l’été, sont d’ores et déjà fixés : le 13 juillet pour un vide-atelier, et le 15 août dans le cadre du XV de Loix. Des ateliers créatifs

auront lieu tout au long de la saison, avec notamment, en juillet et en août, le retour d’Eloïse et de son bar à parfum itinérant 3. La boutique réouvrira, après le 30 septembre, pour les vacances de la Toussaint et de Noël, avec de nouveaux talents à découvrir.

Eugénie Rambaud

1 - Voir notre article en ligne : www.realahune.fr/ campagne-et-compagnie-devient-cote-marche.

2 - Vous pouvez retrouver toutes les créatrices sur instagram.

3 - Voir notre article en ligne : www.realahune.fr/le-beau-mois-daout-a-loix.

Boutique-atelier

Côté marché

9, place du marché, à Loix

Du 1 er avril au 30 septembre 2026

Ouverture tous les jours, de 10h à 18h

Pour tout renseignement concernant les ateliers créatifs : @boutique_de_createurs_loix

Appel à candidature pour les vacances de la Toussaint. Contact : 06 22 20 01 77

FÊTE DE LA MUSIQUE - SAINTE-MARIE DE RÉ

Appel aux musiciens !

Cette année, le 21 juin prend une dimension exceptionnelle à Sainte-Marie-de-Ré. Oubliez les rendezvous localisés : la musique s’empare de chaque quartier, de chaque place et de chaque recoin de vie, pour une célébration qui durera du premier café jusqu’au bout de la nuit.

Le 21 juin, la commune sera en fête, partout et tout le temps. Que ce soit entre les étals du marché le matin, lors d’une pause bucolique au parc à l’heure du déjeuner, ou sur les grandes places du village pour les concerts du soir, les notes résonneront aux quatre coins de Sainte-Marie.

L’art s’ouvre à la musique : un rendez-vous inédit

Au milieu de cette programmation foisonnante, une escale particulière s’ajoute au parcours : la Balade des Ateliers d’Art. Entre 15h et 19h, la création visuelle ouvre ses portes aux musiciens. C’est une occasion supplémentaire de vivre la musique de manière directe et conviviale, au plus

près des artistes locaux dans leurs lieux de travail.

Pour faire vibrer ces espaces de création, la commune invite les musiciens solos et les groupes amateurs à rejoindre l’aventure.

Vous avez envie de partager votre répertoire dans un cadre atypique et intimiste ?

Tous les styles sont les bienvenus pour ponctuer ce parcours artistique. Les ateliers étant des lieux de proximité, nous privilégions les formations légères (acoustique ou semi-acoustique) pour une expérience authentique avec le public.

Comment rejoindre la programmation ?

Vous êtes musicien et souhaitez intégrer le parcours des ateliers entre 15h et 19h ? Envoyez votre candidature dès maintenant : une courte présentation, un lien d’écoute et vos besoins techniques (électricité, espace) sont à fournir à la médiathèque : j.baudran@saintemariedere.fr ( renseignements : 06.82.34.68.53). Préparez-vous : le 21 juin, la musique ne se contente pas de passer par Sainte-Marie-de-Ré... elle s’y installe partout !

Christina Talon a recentré son activité sur Côté marché. « Le concept me plaît : partage, rencontre et savoir-faire en un seul lieu », témoigne-t-elle.
Pierre Clément dans sa carrosserie d’Ars-en-Ré.
© Eugénie Rambaud
A Sainte-Marie, une Fête de la Musique au diapason de toute la commune !

Ile

de Ré Galop lance sa saison

Pas celle des courses, déjà bien entamée, mais celle des rendez-vous avec des passionnés toujours plus nombreux.

Dimanche 26 avril, première des matinées de l’écurie de territoire et rendez-vous est donné dès neuf heures à la piste d’entraînement. Dans le calme de la forêt du Lizay, on entend arriver de loin les chevaux, à cet inimitable bruit de sabots foulant le sol sableux et s’amplifant au fur et à mesure. Voilà Jasmin de Ré, bientôt suivi d’Albertinelli. Tous deux passent, imperturbables et concentrés, indifférents à ceux venus admirer l’élégance de leur puissante beauté. Tour de piste et puis s’en vont, direction l’écurie.

Une victoire à fêter

Après une brillante seconde place en février, Albertinelli est revenu en mars à Fontainebleau et ne s’est pas privé cette fois d’une victoire, honorant ainsi son

DE RÉ

entraîneur Capucine Nicot et par-delà l’île de Ré toute entière, dont il porte les couleurs. Alors en ce dimanche matin, c’est lui le héros du jour. Après une bonne douche et plusieurs roulades signant son heureux caractère, le facétieux champion s’est prêté de bonne grâce à une séance photo, sous réserve d’avoir sa dose de carottes.

La Teste-Arcachon dans les starting block

Depuis le temps qu’on l’espérait, une autre belle nouvelle tombe en ce dimanche : « le 23 juin prochain, La Teste-Arcachon inaugure son écurie de territoire », annonce Véronique Vigouroux, soulevant dans l’assistance un long murmure de satisfaction. Il faut dire que voilà près de sept ans qu’elle

s’est lancée avec Patrick Remvoizé, soutien historique de l’écurie, dans un défi de taille : développer le modèle d’Ile de Ré Galop, faire des chevaux de courses des ambassadeurs de leurs territoires. Un projet de longue haleine dans un univers où il est difficile de faire bouger les lignes.

A quand le fameux Championnat de territoires ? Soyons réalistes, ce n’est pas pour demain. Mais La Teste-Arcachon ouvre la voie et elle sera sans doute suivie d’autres, Marseille s’intéressant de près à cette petite écurie nichée sur l’île de Ré où il n’y a même pas d’hippodrome. Une preuve ? De passage ici, le directeur de l’hippodrome de Fontainebleau est venu en visite…

victoire.

Un inventaire pour révéler les richesses du patrimoine

Mieux connaître pour mieux préserver. La Communauté de Communes de l’île de Ré lance, en partenariat avec la Région Nouvelle-Aquitaine, une opération d’inventaire du patrimoine bâti. Objectif : documenter, valoriser et partager l’histoire du territoire avec les habitants.

Sébastien Chauvel est chargé au sein de la CdC de l’inventaire du patrimoine de l’île de Ré.

En 2025, le renouvellement du label

Pays d’art et d’histoire confrme l’engagement de l’île de Ré en faveur de son patrimoine. Dans cette continuité, la collectivité relance un inventaire, destiné à mieux identifer les éléments du patrimoine architectural et mobilier du territoire et à en diffuser la connaissance.

« Cet inventaire est une étape essentielle pour mieux comprendre notre territoire et transmettre son histoire aux générations futures », souligne le président de la Communauté de Communes.

Conduite par Sébastien Chauvel, chargé de mission inventaire, l’étude couvre l’ensemble des communes de l’île. Elle prend en compte toutes les formes de patrimoine : ouvrages militaires du XVIIIe siècle et de la Seconde Guerre mondiale, édifices religieux, mais aussi patrimoine agricole, artisanal et salicole.

Une attention particulière est accordée aux maisons anciennes, encore peu documentées, mais emblématiques de l’identité rétaise.

Sur le terrain, le travail est minutieux : repérage des bâtiments, observation architecturale, photographies… Chaque édifice retenu fait ensuite l’objet d’un dossier complet (datation, historique, description).

Pour enrichir l’analyse, l’étude s’appuie également sur des recherches en archives : cadastres anciens, plans, cartes postales… Autant de sources qui permettent de retracer l’évolution des paysages et des constructions au fil du temps.

Une démarche commune par commune

L’opération a démarré à Ars-en-Ré et se déploiera progressivement sur l’ensemble de l’île.

« L’objectif est de constituer, à terme, une connaissance fine du patrimoine à l’échelle de chaque village », précise

Sébastien Chauvel.

Cet inventaire ne relève d’aucune obligation réglementaire. Il ne s’agit ni d’un contrôle, ni d’une contrainte pour les propriétaires, mais bien d’un travail de connaissance et de valorisation du patrimoine local.

Les résultats seront accessibles librement en ligne sur le site de la Région NouvelleAquitaine: https://www.patrimoinenouvelle-aquitaine.fr/

Des conférences publiques seront également organisées dans chaque commune pour restituer les résultats aux habitants.

Habitants, participez-vous aussi à l’inventaire

Photographies anciennes, souvenirs, archives familiales… Les habitants peuvent eux aussi contribuer à enrichir cet inventaire. Vous possédez des informations sur l’histoire d’un bâtiment ?

N’hésitez pas à les partager : elles peuvent contribuer directement à enrichir la connaissance et la valorisation du

patrimoine de l’île de Ré. Communiqué de la CdC de l’île de Ré

BIJOUX CHAUSSURES VÊTEMENTS ACCESSOIRES

Saint-Martin de Ré : 20 rue de Sully

Les Portes-en-Ré : Place de la Liberté 05 46 09 59 95

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Produits locaux des partenaires de l’écurie pour les invités et carottes pour Albertinelli pour fêter sa

CdC : des débats à fleurets mouchetés

Ce long Conseil communautaire de vote des budgets a donné lieu à de nombreux échanges entre l’ancien et le nouveau président. Sous une apparence courtoise, couvent de profondes dissensions, qui n’échappent à personne.

Si les échanges entre ancien et nouveau président restent courtois sur la forme, les dissensions de fond sont profondes.

Le CFU 2025 qui présente des dépenses de 39,4 M€ et des recettes de 43,8 M€, soit un solde de 4,4 M€ a été approuvé à l’unanimité. L’affectation du résultat s’est ainsi dispatchée : réserve d’investissement : 1,4 M €, report de fonctionnement : 669,9 K€.

Baisse d’un point de la TEOM à 11,9 % Comme évoqué lors du Débat d’orientation budgétaire ayant eu lieu le 16 avril, la TEOM (Taxe d’enlèvement des ordures ménagères) a été baissée d’un point, de 12,9 à 11,9 %. La recette attendue est de 6,58 M€. Les prévisions budgétaires du budget annexe des déchets sont de 8,44 M€ en fonctionnement et 2,28 M€ en investissement. « On est dans la continuité de ce qu’avait prévu la mandature précédente, on peut se féliciter », disait l’élu délégué aux Finances, Patrice Raffarin. « Je remercie Patrice, nous avions prévu une baisse de la TEOM de 0,7 %, une baisse de 1% est encore mieux si elle est possible », s’exprimait Lionel Quillet, du groupe d’opposition « Agir maintenant, construire demain », regroupant huit élus d’opposition.

Un taux « acceptable » selon les élus, « un peu au-dessus de la moyenne nationale et départementale, avec une forte qualité des prestations » (déchetteries, collecte, points d’apport volontaire...).

« Il faut se préparer à une hausse constante venant du syndicat, confronté au coût du traitement. L’exercice 2027 va être extrêmement compliqué, car après les élections présidentielles nous subirons cette évolution », expliquait Lionel Quillet. Le président de la CdC, Jean Paul Héraudeau, remerciait fortement le « maire de Loix » de la mise en place de cette organisation de collecte des déchets sur l’île de Ré, via les déchetteries et la collecte en porte à porte. « Nous avons un service un peu luxueux, peu de régions et EPCI ont un service aussi qualitatif que le nôtre. J’avais été contraint d’assumer la montée vertigineuse de la TEOM du fait du passif dont nous avions hérité (JP Héraudeau était alors 1er VP aux déchets, auprès de Léon Gendre - NDLR), je suis heureux de pouvoir aujourd’hui la baisser. Avec l’augmentation de la cotisation au syndicat Cyclad, tous les EPCI sont énormément impactés. Aujourd’hui la CdC de l’île de Ré a un peu de marge de manœuvre, mais nous avons la déchetterie du Morinand à déplacer (aux Gachettes - NDLR), s’il le faut nous travaillerons avec de l’emprunt. Le problème est le traitement, la TGAP va augmenter,

il faudra innover et trouver des solutions en termes de valorisation et de baisse de la production. Quand je vois que l’on a 40 % de refus (ce qui nécessite un double traitement pour un même tonnage), il va falloir sensibiliser encore pour limiter ce taux de refus du tri. », a expliqué Jean Paul Héraudeau. « Deuxième chose à travailler, les déchets pouvant être compostés. Et enfin, au niveau du syndicat il y a besoin de renouveau, les élus n’y sont pas assez vigilants et innovants. Il y a un très gros travail à faire. »

Maintien des taux de fiscalité directe locale en 2026... mais possible augmentation à venir Patrice Raffarin a ensuite proposé au Conseil de maintenir la fiscalité directe locale pour 2026. « Cela fait très longtemps que ces taux n’ont pas été augmentés. Les bases sont revalorisées de 0,7 % cette année, versus une inflation à 1,7-1,8 % », a-t-il rappelé. « Par rapport aux investissements à venir, la question sera à voir. »

Le président, Jean Paul Héraudeau a redit le souci de continuité, comme il avait été largement dit lors du Débat d’orientation budgétaire. « Le budget travaillé est celui de la mandature précédente. Je ne m’interdis pas de réajuster la TEOM selon les besoins. Pour le budget principal, on constate une érosion des recettes fiscales, comme dans les communes, avec notamment la baisse des droits de mutation, mais la différence est qu’elles peuvent majorer la taxe d’habitation, ce qui n’est pas possible à la CdC. Nous ne pouvons toucher qu’à la taxe foncière. Je ne m’interdis rien », a développé le président. « Le 1er vice-président, Alain Pochon, m’a évoqué le coût très élevé des digues. La CdC n’est pas si riche que cela, surtout au vu des engagements pris, pour la caserne d’Ars (auprès du Département, Lionel Quillet s’était engagé à financer 30 % du coût de construction des nouvelles casernes – NDLR). Même s’il n’y a pas eu de vote à la CdC, un engagement pris par le représentant de la CdC doit être respecté, il s‘agit de l’image de celle-ci. La protection des côtes coûte aussi beaucoup d’argent, tout comme certains autres investissements tels les pistes cyclables n’entrant pas dans le champ de l’écotaxe. Il est donc possible que nous augmentions la fiscalité locale en 2027. Pendant des années, il n’y a pas eu de budget spécifique TEOM, ce qui a donné des recettes supplémentaires pour le budget principal, aujourd’hui elles ont disparu : on a un budget annexe. J’ai la volonté de prendre mon temps. Les services de la CdC

ont dû travailler et préparer les choses. Et je souhaite lancer une concertation avec les habitants : quels sont les endroits où on dépense et de quelle manière on finance ces investissements. », a redit Jean Paul Héraudeau.

Transfert de compétences, quid des charges ?

« Les ordures ménagères sont une compétence déléguée de la CdC. Si on engage un débat sur l’augmentation de la fiscalité de la CdC, cela ne peut se faire sans une discussion sur les priorités. La CdC a pris toutes les compétences des communes, sans aucune augmentation d’impôt. Et sans transfert de charges, ce qui est rarissime. Pendant ce temps-là, les communes ayant moins de compétences et moins de charges ont pourtant continué à augmenter leurs impôts et leur personnel, parfois entre 10 et 15 %. La CdC est à 150 personnes, là où à structure comparable on est à 180-200 en moyenne nationale », a répondu Lionel Quillet.

« Cela n’est pas d’aujourd’hui, il y a eu transfert de compétence, mais aussi de la taxe de séjour et de l’ancienne taxe professionnelle devenue CFE, il y a eu des compensations. Pourquoi la CdC n’a-t-elle pas réuni la commission locale d’évaluation des charges transférées (CLECT)*, en douze ans tu avais largement le temps d’y penser. Je suis très heureux de l’entendre aujourd’hui, je note avec intérêt et suis tout à fait d’accord. », a rétorqué le président.

Ces échanges à fleurets à peine mouchetés, entre nouveau et ancien présidents de la CdC, entre lesquels le torchon brûle depuis quelques années, après que Jean Paul Héraudeau ait été vice-président CdC auprès de Lionel Quillet, ne trompent personne sur les âpres débats à venir au sein du Conseil communautaire.

Vote de la taxe GEMAPI

Le montant maximal autorisé pour cette taxe dédiée à la Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations est de 1,3 M€ au regard du plafond de 40 € par habitant (population DGF de 32 549 habitants en 2025). Pour rappel, Le produit de la taxe GEMAPI est réparti entre les personnes physiques et morales qui versent les taxes Habitation, Foncier bâti, Foncier non bâti, Cotisation foncière des entreprises, au prorata de leur contribution ; il ne s’agit donc pas d’une taxe de 40€ par personne. Les dépenses prévisionnelles portant sur l’exercice de cette compétence s’élèvent à 1 384 100 € au vu du budget primitif 2026. Le Conseil communautaire, a ainsi décidé à l’unanimité de fixer le produit de la taxe GEMAPI à 1,1 M€. « Cela crée une augmentation pour les propriétaires, il faut toujours regarder la taxe mais aussi la façon dont elle est appliquée. A l’origine elle devait être nationale, dans un souci de solidarité avec les communes littorales. Il faut que l’on travaille avec les élus littoraux pour faire évoluer les choses, les enjeux politiques sont forts, il faudra monter au créneau. L’Etat se décharge sur les collectivités. », a fait remarquer Jean Paul Héraudeau. « Nous avons essayé avec les élus de l’ANEL mais nous sommes heurtés à Bercy, qui jamais ne créera une

telle taxe. », a estimé Lionel Quillet. « Tout combat mérite d’être mené », a rétorqué Jean Paul Héraudeau.

Dans les différents débats ayant suivi, notamment lors du vote des budgets, Alain Pochon et Jean Paul Héraudeau se sont notamment étonnés de la forte évolution des montants de la défense des côtes, dans le PAPI 2, avec « un surplus qui augmente chaque année ». « Cela a-t-il été une stratégie de ne pas afficher d’emblée les vrais montants ? », a interrogé Alain Pochon. « Allez donc demander au Département » (porteur des PAPI – NDLR) a juste répondu Lionel Quillet.

Les subventions de la discorde

Le budget principal 2026, sur lequel nous aurons l’occasion de revenir dans notre prochaine édition, a été voté avec huit abstentions du groupe de la minorité. « Ce vote reste positif, si ce budget est dans la continuité, on n’a pas de visibilité sur le long terme, on est en attente d’éclaircissements sur les grandes priorités de ce mandat pour la majorité. », a expliqué Lionel Quillet. La minorité a cependant voté contre les subventions aux associations (sept contre, Philippe Laulanet ne pouvant prendre part au vote), tandis que l’élue d’Ars, Anne Liska, s’abstenait. L’opposition regrette « des arbitrages politiques, dont on ne sait de qui ils émanent. Il y a un problème de méthode. Vous annoncez la continuité sur tout, puis vous arbitrez sur les subventions aux associations. Alors que les trois maires qui ne sont pas de la majorité ont voté un budget à 80 M€, vous passez les subventions après. Et les communes de la minorité sont lésées. Je vous demande président de refaire un arbitrage sur la base d’une réelle étude », a expliqué Lionel Quillet. Niant avoir arbitré, Jean Paul Héraudeau s’est engagé à réexaminer ces subventions, écartant « toute volonté politique revancharde ». Quant à Pierre Bœuf, vice-président délégué entre autres aux associations, il s’est dit être « en porte à faux. Je n’ai pas encore pris connaissance de cette liste de subventions, c’est arrivé très vite, je m’en excuse, je vais regarder tout cela et suis tout à fait à l’écoute. » « Je te remercie Pierre de ces précisions. On s’est abstenus sur le budget, mais là sur les subventions aux associations on est obligés de voter contre, on demande quels critères ont présidé au choix de ces subventions. » a expliqué Lionel Quillet. « Tu peux compter sur moi », a répondu Pierre Bœuf.

Ont également été votées lors de ce Conseil les indemnités de fonction des élus : proches de 1747 € pour le président, de 647 € pour les huit vice-présidents et de 247 € pour la conseillère déléguée au patrimoine, Véronique Richez-Lerouge, Patrice Raffarin, également conseiller délégué, renonçant à une indemnité. L’enveloppe indemnitaire globale est ainsi d’un montant de 7091,88 € bruts mensuels.

Nous reviendrons sur les autres points à l’ordre du jour et sur les budgets dans notre prochaine édition.

*La CLECT a pour rôle d’assurer, pour un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) et pour ses communes membres, la neutralité budgétaire du passage à la taxe professionnelle unique et des transferts de compétences.

© Nathalie
Vauchez

Site du Belvédère : phase 2 terminée

Un parking entièrement réaménagé, un site requalifié, un bord de mer avec cheminement piéton et cycliste, tables et bancs de pique-nique, plantations... Des bornes de recharge électrique récemment mises en service, sans oublier la gare routière...

L’ensemble du site est devenu nettement plus accueillant et ordonné...

La prochaine phase sera le réaménagement côté gare de péage (stationnement notamment et abords de la gare) entre septembre 2026 et février 2027.

Nathalie Vauchez

L’expression d’un terroir préservé

Cellier de vente

Vin Charentais, Cognac, Pineau des Charentes, jus de raisin

Oenotourisme

Dégustation, visite de cave, accords mets et vins, balade à vélo

Evénements professionnels

Séminaires, team building, journées d’études, assemblées générales

Les Vignerons Uniré

SCA Uniré

Route de Sainte-Marie 17580 Le Bois-Plage en Ré

Le bord de mer a été totalement requalifié, avec espaces verts, cheminement piéton et cycliste, tables de pique-nique et WC.
Le parking entièrement réaménagé : un peu moins de places, mais bien mieux ordonné.
Les bornes électriques viennent d’être installées et sont désormais fonctionnelles.
La navette RespiRé gratuite tourne à plein en saison, entre la gare routière du Belvédère et Sablanceaux.

A Saint-Martin, déjà des polémiques

Le Conseil municipal du 2 4 avril 2026 fut tendu, notamment lorsque l’opposition a menacé la majorité de signaler une non mise en concurrence à la préfecture. Véronique Richez-Lerouge annonçait deux heures après la fin du Conseil que l’opposition « suspendait » le signalement, tandis que la maire, Anne Mémin, après quelques vérifications juridiques, révélait à Ré à la Hune que ne s’agissant pas du domaine public de la Commune, aucun appel d’o f fres n’était obligatoire.

Le Conseil avait démarré calmement, les représentants du Conseil municipal au Conseil portuaire, Anne Mémin et Marie Tredgeu ayant été votés à l’unanimité, tout comme ceux au Conseil des mouillages : Véronique Fayolle, Ridha Guérin et, sur demande de la minorité, Philippe Stanislas, ainsi que ceux auprès du réseau des sites majeurs de Vauban : Anne Mémin et Frédéric Pallot-Dubois

La maire, Anne Mémin, et ses adjoints pris à partie par l’opposition menée par Véronique Richez Lerouge, sont restés fermes.

Dès le point de l’ordre du jour ayant trait au règlement intérieur, l’opposition par la voix de Véronique Richez-Lerouge faisait savoir qu’elle voterait contre. Elle contestait notamment que les questions diverses doivent être communiquées à l’avance, arguant du fait que certaines questions pouvaient survenir en fonction du déroulé du Conseil, dénonçant « une entrave à la liberté d’expression. » « C’est pour que nous puissions préparer les réponses », rétorquait Anne Mémin.

Maintien des taux de fiscalité locale

Faisant suite au maintien des taux de fiscalité locale au même niveau depuis 2016, Marie Tredgeu proposait de voter des taux 2026 identiques à ceux de 2025, soient une taxe foncière sur les propriétés bâties à 35,32 %, une taxe foncière sur le non bâti à 43,71 % et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et autres locaux meublés non affectés à l’habitation principale à 10,07 %. « Nous n’avons pas besoin d’augmenter les taux d’imposition locale, ce qui ne veut pas dire que cela ne sera jamais le cas, si nous avons besoin de créer une recette structurelle. », précisait l’adjointe aux finances.

De vifs échanges au sujet du parc de La Barbette

Le point suivant, concernant les tarifs 2026 et l’occupation du parc de la Barbette, a donné lieu à de vifs échanges, notamment de la part de l’opposition, seul Philippe Stanislas tenant une position plus modérée. Marie Tredgeu informait le Conseil des tarifs votés par la précédente municipalité pour l’occupation du parc de La Barbette pour 2026*, avant de proposer d’accueillir sur l’emplacement précédemment occupé par Le Palais de la Gourmandise et devenu vacant, d’une part l’entreprise Fricot, selon la surface occupée, à 35 €/m2 et l’entreprise SAS Le Wonder pour 162 m2 à 35 €/m2, tarif appliqué à tous. « On a repris les tarifs déjà pratiqués et votés

en décembre 2025 », précisait l’adjointe. Il est utile de préciser que ce qui était soumis au vote était l’application pour 2026 de ces tarifs.

« Les redevances correspondent-elles vraiment aux surfaces occupées ? Le manège est-il conforme aux règles de sécurité ? Y-a-t-il eu un appel d’offres, s’agissant du domaine public ? », interrogeait Véronique Richez-Lerouge.

« Deux solutions s’offraient à nous quand nous avons été élus, soit d’être pragmatiques au vu de la saison ayant d’ores et déjà démarré, soit de lancer un appel d’offres qui prendrait du temps et induirait une baisse de recettes. Nous avons opté pour le choix pragmatique, nous avons confiance dans les jeunes entrepreneurs qui ont déjà un établissement sur Saint-Martin et une bonne réputation, qui sont aussi les seuls à avoir présenté un projet depuis janvier, même si j’aurais préféré une mise en concurrence », rétorquait Marie Tredgeu.

« Cela pose un vrai problème d’impartialité, on peut faire une mise en concurrence rapide », estimait Véronique Richez-Lerouge, tandis que la majorité rappelait que Philippe Stanislas, élu de l’opposition, avait donné un avis favorable en commission commerce.

« Il débute, il ne connaît pas tous les mécanismes publics, la loi l’exige. », répondait l’élue d’opposition.

Menace d’un signalement à la préfecture

Florence Bouthillier, élue de la majorité, en charge des affaires juridiques, est intervenue à plusieurs reprises dans ce débat devenant houleux, puisque l’opposition informait la municipalité qu’elle ferait un signalement à la préfecture. « Il faut être pragmatique. Veut-on remettre de l’animation dans Saint-Martin, en faisant en sorte pour cette première saison, compte tenu des délais, de faire au moins mal en apportant des animations à La Barbette, ou bien faisons-nous le choix qu’il n’y ait rien à La Barbette cet été ?

Que veut-on faire ? Saisir le préfet ou faire venir du monde, ce qui est nécessaire pour la vie économique. Je serais très mal placée pour agir en dessous de la table, à un moment donné il faut avoir le courage de prendre certaines décisions et tenir le calendrier. Bien évidemment ce n’est pas un principe pour les années à venir, on va remettre tout à plat. En attendant, on a bien vérifié, les tarifs sont les mêmes pour tous et aucune incohérence ne doit exister. Il se trouve que ce dossier était le seul sérieux et complet que nous ayons eu. », « C’est la politique de l’état de fait. Vous êtes une équipe nouvelle et vous vous étiez engagés à appliquer d’autres pratiques. On est les gardiens pour que la démocratie se fasse dans de bonnes conditions, l’intérêt des Martinais est dans la transparence et l’impartialité », répondait Véronique Richez-Lerouge. « Il y avait peut-être d’autres restaurateurs ayant envie de venir à La Barbette cette année et on ne doit pas faire les choses hors la loi. »

Les sous-entendus de favoritisme et de non-respect des règles ont heurté plusieurs adjoints et élus de la majorité.

« Nous ne devons rien à personne », rétorquait Florence Bouthillier. « Je ne les connais pas personnellement, ce sont juste des confrères de Saint-Martin et non des « copains » comme vous le laissez entendre », rajoutait une Marie Tredgeu quelque peu contrariée par les allusions. « Vous n’êtes pas les seuls à vouloir respecter les règles, nous les respectons scrupuleusement », s’indignait Frédéric Pallot-Dubois.

Délibération adoptée, avec deux voix contre et une abstention

Malgré l’insistance et la menace de l’opposition de faire un signalement au préfet, la majorité campait sur sa position, justifiée à ses yeux par la saison ayant déjà démarré et le fait qu’il était bien trop tard pour lancer maintenant un appel d’offres et trouver un restaurateur

Le mot de la fin revenait à la Maire, Anne Mémin : « Dès octobre, nous ferons un appel à candidatures pour 2027 ».

La délibération a ainsi été adoptée, avec deux voix contre, celles de véronique Richez-Lerouge et Maryline Héraudeau, tandis que Philippe Stanislas s’abstenait. C’est d’ailleurs lui qui, après le Conseil, aurait convaincu ses deux collègues de l’opposition de ne pas faire de signalement à la préfecture, arguant de l’intérêt général pour Saint-Martin et son activité économique. De son côté, la majorité a approfondi au plan juridique la situation, et a été confortée dans son choix : La Barbette ne faisant pas partie du domaine public (terrain privé, pris à bail par la municipalité auprès des propriétaires privés), aucun appel d’offres ne serait obligatoire, selon elle.

Des « étals-tests » pour renforcer l’attractivité du marché

Le point suivant ayant trait à la mise en place d’ « étals-tests » a de nouveau donné lieu à de longs échanges entre majorité et opposition. Marie Tredgeu, adjointe aux finances et au commerce, a rappelé les tarifs du marché intérieur et du marché extérieur votés en décembre dernier pour l’année 2026, notamment 788,50 € HT/mètre linéaire par an sur le marché couvert. Elle a expliqué que deux bancs sont sans occupants depuis bientôt deux ans et que, plutôt que de laisser des espaces vides qui affaiblissent l’attractivité et l’image du marché, elle proposait de les remettre en activité à titre expérimental à un tarif intéressant la 1ère année, progressif la 2 è année et plein pot la 3è année : « Cette démarche progressive permettrait d’offrir une porte d’entrée accessible à de jeunes entrepreneurs, producteurs, artisans ou commerçants, avec un tarif encadré et provisoire. On fidélise et pérennise ainsi. Cela a fait ses preuves là où ça a été mis en place », a-t-elle expliqué.

Est notamment pressenti Amaury Lafonta, champion du monde de pâtisserie en 2023, déjà présent sur les marchés d’Arsen-Ré et de La Couarde-sur-Mer et qui bénéficie d’une belle image liée à la qualité de ses fabrications.

« Le marché est une urgence, mais il faut des contreparties, s’engagent-ils à ouvrir à l’année, le cahier des charges le mentionne-t-il ? », a questionné Véronique Richez-Lerouge, avant de craindre qu’une « concurrence déloyale s’installe. Il vaudrait mieux proposer des activités qui n’existent pas déjà, comme un fleuriste, un boucher, du sel. »

Marie Tredgeu a rappelé que l’ensemble des référents du marché avaient validé l’idée et que le but était aussi d’allonger

(Lire la suite page 11)

les saisons, tandis qu’Anne Mémin à plusieurs reprises expliquait qu’ « il ne s’agit pas de se focaliser sur les tarifs mais bien sur la dynamique et l’attractivité du marché. Que les commerçants reviennent au marché. Cela fait deux ans que la municipalité recherche un boucher. Un groupe de travail va se réunir ce mois-ci pour réviser la convention de l’année prochaine, l’idée serait de baisser les tarifs de linéaire pour ceux qui vont plus loin dans la saison, on a aussi plusieurs idées sur plusieurs temporalités. »

Véronique Richez-Lerouge insistait : « On a des candidats pour deux étals-tests et ce serait plus intéressant d’installer de nouvelles activités. Sinon vous risquez de faire partir des commerçants »

« Si vous avez des candidatures, faites-les nous connaître, on peut aussi travailler ensemble, ce serait plus judicieux », rétorquait Anne Mémin, qui annonçait que la mairie lancerait un appel à candidatures, d’autant qu’il y avait deux bancs disponibles. La délibération, qui portait sur la fixation du prix de ces étals-tests à 150 € le mètre linéaire, a été adoptée, avec trois abstentions de la part de l’opposition.

Marché nocturne sur l’îlot

Marie Tredgeu a ensuite proposé de relancer le marché nocturne, du 1er juillet au 31 août 2026, sur le passage de l’îlot et a soumis au conseil les tarifs suivants : 150 € par mois le mètre linéaire (minimum 2 mètres), 10 % de réduction sur le 2ème mois, pénalité si absence injustifiée... S’en est suivi un débat sur le type d’exposants à privilégier, la majorité rappelant qu’il en fallait pour toutes les bourses, du produit qualitatif au petit objet « de pacotille » pour que des enfants puissent aussi se faire plaisir, sachant qu’ « il faut rester humble », cela n’étant pas aussi simple d’attirer des commerçants en juillet/août, d’autant qu’Aurélia Sitbon précisait que selon son analyse des années passées, pour ceux qui font de jolies choses, leur année financière ne se fait pas en juillet/août. Les tarifs ont été votés à l’unanimité.

Fête

de la musique

En questions diverses, Véronique RichezLerouge a demandé pourquoi la fête de la musique du restaurant La Cible avait

été annulée cette année. Anne Mémin a expliqué que lors de son premier rendez-vous de maire tout juste élue, avec la gendarmerie, celle-ci l’a alertée sur le fait qu’il s’agissait d’un « dossier rouge en préfecture ». Elle en a informé Grégory Kindel et a pris rendez-vous avec la Préfecture, le SDIS, la gendarmerie et la police municipale, qui ont expliqué quels étaient les risques. « J’adore cet évènement, cela rassemble énormément de monde, j’y vais chaque année, ce n’est pas de notre fait, ce n’est pas nous qui avons décidé d’annuler, la mairie est partenaire de La Cible, qui devait déposer un dossier complet en préfecture avant le 30 avril. Grégory Kindel a estimé que c’était compliqué de faire ce dossier dans ce délai, il a décidé de faire cette année une fête plus restreinte et de travailler le projet dans sa globalité pour l’année prochaine, par exemple il faudrait que les jeunes ados soient accompagnés par leurs parents... La sécurité autour de l’évènement doit être plus importante », a précisé Anne Mémin.

Florence Bouthillier a informé que la municipalité était en train d’organiser

Un budget 2026 « contraint »

une fête de la musique à Saint-Martin, sur différents points géographiques, tels la place Anatole France, l’entrée de l’îlot, la Barbette et peut-être la place de la République, avec différentes animations musicales tout au long de la journée/ soirée.

Autre question diverse, concernant l’enduit apposé sur le mur d’enceinte face au coiffeur, « qui ne correspond pas à ce que l’on peut attendre dans le cadre d’un patrimoine Unesco », selon Véronique Richez-Lerouge. Jean-Louis Ruault a expliqué qu’il s’agissait d’une urgence : « si on laissait faire, on aurait eu une plaie béante, il s’agissait de cautériser la plaie avant de réparer. »

Fricot

et Maro Kart.

Lire notre article plus détaillé sur : www.realahune.fr/a-saintmartin-deja-des-polemiques

Ce 2 9 avril, les élus arsais ont voté le budget de la commune pour l’année 2026 au terme d’un long conseil municipal, de nombreux autres points ayant dû être votés en début de séance.

L’ensemble des délibérations a été voté à l’unanimité ce 29 avril.

Parmi les plus importants, la désignation des membres des différentes commissions communales, au nombre de cinq : la commission Urbanisme, dont la vice-présidente élue est Elisabeth Flichy ; la commission Culture et patrimoine (vice-président : Yvan Coriat) ; la commission Aménagement urbain et espace rural (vice-président : Didier Naudin) ; la commission Mieux vivre ensemble (vice-président : Magalie le Teuff) ; la commission Tourisme, port et camping (vice-président : Didier Naudin) ; la commission Vie économique (vice-président : Laurent Blanchard).

Impôts et subventions

Côté finances, les élus ont adopté les comptes financiers uniques 2025 des budgets du port, de l’écotaxe et de la commune. Ils ont également reconduit les taux d’imposition pour 2026. La taxe foncière sur le bâti s’élèvera donc à nouveau à 37.31%, celle sur le nonbâti à 53,46%, la taxe d’habitation à

8.80% et la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires a été maintenue à 60%. Le montant total des recettes attendues liées à ces taxes s’élève à 1,45 M€.

Les subventions aux associations ont ensuite été votées. « Nous sommes dans la continuité avec les exercices précédents, conformément à l’intérêt du village » a commenté Laurent Blanchard. « Nous sommes restés sur les mêmes montants que l’année dernière, parfois améliorés sur la base de ce qui nous avait été présenté et expliqué. » Les subventions les plus importantes sont allouées à l’école de Voile du CNAR (23,5 K€), la compagnie de théâtre La mer écrite (14 K€) et l’association Ré Jouir (7 K€).

Budgets primitifs

L’étude et le vote des budgets primitifs ont ensuite occupé le reste de ce Conseil. A commencer par celui de l’écotaxe, qui s’élève à 144 K€. 13.58 K€ sont prévus

en investissement. Le budget du port, lui, s’élève à 2,27 M€ et prévoit 943 K€ provisionnés pour réaliser le prochain dragage.

Le budget de la commune, quant à lui, s’élève à 3,8 M€ en section de fonctionnement et à 2,42 M€ en investissement. 568,46 K€ sont nécessaires au remboursement des différents emprunts. 1,22 M€ de nouveaux crédits sont prévus pour financer, parmi les investissements plus importants : la réfection de la Halle du marché (718 K€) ; les travaux de la salle des sports (13 K€) ; les maisons communales (211K€), essentiellement concernant les travaux de la venelle des Natureau ; la rénovation de l’hôtel et de la sacristie de l’Eglise (87 K€) ; des travaux de voirie (97 K€). Le reste à réaliser

de l’exercice précédent s’élève quant à lui àprès de 560 K€.

« C’est un budget contraint », explique Pierre Boeuf, « car on a des remboursements d’emprunts à faire. On ne va pas faire énormément d’investissements cette année, hormis la salle des sports et la réfection de la halle du marché qui sont de gros dossiers. On retrouvera du grain à moudre en 2029 quand on aura remboursé le prêt in fine de l’Âne en culotte, ce bâtiment que la mairie a acheté il y a trois ans. A partir de là, on aura 200 K€ de moins à épargner tous les ans. »

D’ici là, la municipalité s’arme de patience et de prudence afin de pouvoir faire face aux importants chantiers sur la halle du marché et la salle des sports.

Biscuits, sablés à la fleur de sel ou aux algues, brioches pur beurre, galettes, cakes, madeleines, congolais, ¼ d’H. pineau…

Création d’autres spécialités selon les saisons et fêtes PANIERS GARNIS, IDÉES CADEAUX

DE PRODUITS LOCAUX

Nathalie Vauchez
*Entreprise
: manège et petit train, bateau Ben Hur et Monsieur Benoit Bitet : le Paradis enfantin, stand pêche aux canards, tirs

Budget : «nous assumons les choix de l’ancienne équipe »

Le conseil municipal de Sainte-Marie-de-Ré s’est réuni mardi 28 avril. Budget, fiscalité, règlement intérieur, nouvelles commissions et place des Tilleuls étaient à l’ordre du jour.

Le conseil municipal a entamé sa séance, mardi 28 avril, par le vote de son règlement intérieur. Les nouveaux élus maritais disposaient de six mois, après leur installation, pour l’adopter. Le document fxe un cadre commun de travail, d’organisation des débats, de fonctionnement des commissions et encadre les modalités de délibérations et d’échange. Le maire Franck Mussillier a proposé de reprendre le règlement intérieur établi par l’ancienne municipalité, assorti d’un « léger toilettage ». « Les ajustements portent notamment sur la possibilité de retranscription vidéo des séances du conseil municipal dans un objectif de transparence et de meilleure information des habitants », précise le maire.

Puis, l’article 12 du règlement sur le fonctionnement des commissions, a fait l’objet d’une proposition de rédaction de la part de Jean-Luc Humbert, élu d’opposition, qui souhaite que les commissions se réunissent avant chaque conseil. « Il faut conserver une marge d’appréciation selon l’importance, la nature et la technicité des dossiers », répond Franck Mussillier, qui verrait là un cadre trop rigide et réfute cette idée. A contrario, le maire intègre deux autres propositions de l’élu. La première sur « la possibilité de modifier des délibérations en séance ».

La seconde sur les vœux et motions : « mon propos, avance Jean-Luc Humbert est d’intégrer la possibilité pour le conseil municipal de s’exprimer collectivement sur des sujets d’intérêt local et régional, quand bien même ils ne concernent pas directement les affaires de la commune ».

« Concernant les questions du public dans le règlement, après la clôture du conseil municipal, le maire peut, s’il le souhaite, ouvrir un temps d’échange avec le public », soumet Franck Mussillier aux élus. Il propose ainsi un temps de discussion qui ne donne lieu à aucune délibération ni aucun vote. « Les questions doivent porter sur les sujets intéressant directement la vie communale », affine le maire qui contraint le temps d’échange à trente minutes. Le règlement intérieur a été adopté à l’unanimité.

L’opposition dans toutes les commissions

Le conseil a ensuite élu les membres des commissions permanentes proposées : finances ; marchés, commerces, artisanat ; urbanisme, sécurité, stationnement ; animations, événements, vie associative, culture : affaires scolaires, jeunesse, sport ; cadre de vie, environnement, agriculture. Chaque commission est composée du maire, de quatre élus de la majorité, de deux élus de la liste Ambition Sainte-Marie et d’un élu de la liste Sainte-Marie-de-Ré autrement - en l’occurrence Didier Guyon, seul élu de cette liste. Laurence Lopez, dans l’opposition, remarque que ne sont pas explicités « les domaines de la solidarité et des affaires sociales », notamment pour les personnes de plus de 60 ans qui représentent une part importante de la population. Après réflexion du conseil, la commission affaires scolaires, jeunesse, sport change de nom pour devenir

affaires scolaires et sportives, affaires intergénérationnelles. De son côté, JeanLuc Humbert regrette que l’habitat, « un enjeu majeur de la commune », ne soit pas un sujet de commission en tant que tel. Et le maire de répondre : « l’habitat est un sujet transversal à l’urbanisme, la finance, le cadre vie et le social ». « Le souhait de la majorité est de réduire le nombre de commissions afin qu’elles restent vivantes et que la minorité y participe ». « Nous allons créer des groupes de travail, auxquels vous serez forcément associés », promet-il.

Statu quo sur les impôts locaux D’un point de vue légal, la nouvelle équipe municipale est tenue de voter son budget principal avant le 30 avril. « Nous reprenons le budget préparé par la municipalité précédente », informe Jean-Luc Castelein, 2e adjoint. « Nous assumons les choix, même si nous n’aurions pas forcément fait les mêmes. » Et d’annoncer une présentation « brève » car tout avait déjà été exposé aux élus en amont du conseil.

Sur la fiscalité locale, pas d’augmentation à l’horizon. « Nous reprenons la totalité des taux de 2025 », qu’il s’agisse de la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties, de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et de sa majoration maintenue à 60 %. Sur ce dernier point, Didier Guyon souhaiterait « que l’on ait une position médiane, entre 5% et 60% », soit dans l’intervalle de majoration autorisé par la loi. Le maire et son adjoint assurent avoir « étudié la possibilité de descendre ce taux », mais indiquent être contraints par le calendrier légal. En revanche, ils promettent de traiter le sujet en commission finances « afin d’évaluer concrètement le dispositif et ses effets réels ». « Il faudra étudier les conséquences de cette taxe, qui ne sont pas que financières », décrit Jean-Luc Castelein, qui rappelle qu’elle rapporte 360 K€ à la commune. La fiscalité locale a été adoptée à l’unanimité, avec une abstention.

Unanimité sur le budget

Le conseil municipal a ensuite proposé d’adopter le budget général 2026, qui s’équilibre en dépenses et en recettes à 12 millions d’euros. La section de fonctionnement représente près de 60 %

du montant, contre 40% pour les investissements, soit « un acceptable en l’état », commente Jean-Luc Castelein. L’ensemble des élus s’accordent sur le fait de reprendre un budget travaillé pendant plusieurs mois par l’ancienne équipe et « qui tient la route ». Jean-Luc Castelein souligne, dans la section de fonctionnement, « un excédent de recettes sur nos dépenses de 1,8 million d’euros ». Ce résultat de fonctionnement est transféré à la section investissements et « permet de financer à peu près le tiers de nos investissements ». « Et il a été ajouté un excédent de fonctionnement capitalisé », soit « une partie accumulée de résultat non utilisé dans des périodes antérieures » de plus d’un million d’euros. « Ce sont des choix faits à un moment donné, que nous assumons tels quels ».

Didier Guyon interroge cependant sur le devenir de certains investissements fléchés par l’ancienne municipalité, comme la rénovation de la place de l’église, l’aire de jeu place d’Antioche et le budget participatif de 15 K€. La rénovation de la place de l’église « sûrement déportée à 2027 », annonce Franck Mussillier, « car nous souhaitons nous réapproprier le projet et consulter les administrés ». Quant à l’aire de jeu, « il faut la reprendre dans sa globalité », nuance le maire, qui pencherait pour l’installer au Fougerou, où plus de soixante mineurs sont recensés. Le sujet sera « travaillé en commission et soumis aux parties prenantes », tranche Franck Mussillier. Concernant le budget participatif, il sera pour 2027 afin de prendre le temps de trouver le projet participatif. Le budget est voté à l’unanimité. Ensuite, le budget annexe activités économiques a été mis à l’ordre du jour : il « s’équilibre en dépenses et en recettes à 913 029 euros », présente Jean-Luc Castelein. Il concerne, entre autres, les activités extra commerciales de la commune. Budget voté à l’unanimité.

Ecotaxe : la consommer

Le budget annexe écotaxe, de 176 024 euros, a ensuite été présenté. Il sert par exemple au « nettoyage des plages par la traction animale », illustre Jean-Luc Castelein. Pour l’utiliser et engager des travaux, Jean-Luc Castelein prévient que « tout n’est pas éligible à la subvention écotaxe ». Et annonce un report de 46 K€ de recettes non dépensées. « C’est dommage et c’est risqué », alerte Jean-Luc

Pertriaux

© Julie

Humbert, car un taux de consommation trop faible de l’enveloppe risquerait « de donner des arguments à ceux qui lorgnent dessus ». Une remarque partagée par la majorité, qui assure qu’elle n’est pas non plus « en panne d’investissement », relève Philippe Delafond. Franck Mussillier ajoute qu’il prévoit de mettre en place un plan pluriannuel d’investissement. Le budget a été voté à l’unanimité.

Préserver l’équilibre de la place des Tilleuls

Franck Mussillier a fait savoir qu’il avait, en vertu de la délégation du conseil municipal, exercé son droit de préemption à l’occasion d’une cession de droit au bail Cours des Jarrières : le magasin La Cave vin sur table, initialement installée place des Tilleuls, a déménagé rue du 14 juillet, « dans un local plus adapté », justifient les gérants Dominique et Laurent Papon. Il était à un moment question qu’un loueur de vélos reprenne le bail - il aurait alors été le troisième sur la place. En préemptant, la mairie souhaite « envoyer un message clair » : « nous n’avons rien contre les loueurs de vélos, mais nous voulons préserver l’équilibre commercial de la place des Tilleuls et défendre l’intérêt général », argumente Franck Mussillier. A ce stade, « aucun contact n’a été pris » pour trouver un repreneur. « Nous attendons d’en parler en commission ». Franck Mussillier rappelle que la mairie dispose de deux ans pour trouver un acquéreur. Cette décision a été approuvée par l’ensemble de l’équipe municipale.

Enfin, il a été proposé la mise à disposition, à titre gracieux, des agents municipaux pour les manifestations organisées par les associations communales. Les associations devront en faire la demande au moins un mois avant en mairie et ce sera accepté à condition que cela soit compatible avec le bon fonctionnement des services municipaux. Il s’agit ainsi d’accompagner les événements associatifs de la vie de la commune. Là encore, adopté à l’unanimité.

A l’issue du conseil, Franck Mussillier a ouvert un temps d’échange, conformément au nouveau règlement intérieur. Une question a notamment été posée au sujet des référents de quartier et leur devenir. « Ils sont tombés avec le précédent mandat », répond le maire. « Nous aborderons le sujet en réunion de travail car nous aimerions revoir la méthode d’attribution, les élire plutôt que de les nommer. Mais ils seront remis en place. »

Précision

Dans notre article paru dans le numéro 316, nous expliquions le montant des indemnités perçues par le maire, ses adjoints et les conseillers à Sainte-Marie-de-Ré. Il s’agit, bien sûr, des quatre conseillers délégués qui sont indemnisés, et non tous les conseillers municipaux.

Franck Mussillier et Jean-Luc Castelein ont présenté le budget 2026, établi par l’ancienne équipe et qualifié « d’équilibré ». Il a été adopté à l’unanimité.

Des budgets primitifs 2026 votés à l’unanimité

Création des commissions municipales, CFU 202 5 , indemnités de fonctions et vote du budget primitif 2026 étaient à l’ordre du jour d’un Conseil municipal dense, où majorité et minorité ont pu dialoguer, même sans être toujours sur la même longueur d’ondes.

Quatre commissions ont été créées, dont le rôle est de travailler en amont du Conseil municipal et de lui faire des préconisations, les décisions se prenant exclusivement en Conseil. Finances, ressources humaines, administration générale (y compris état civil, cimetière et sécurité) ; Animation du territoire, environnement et tranquillité publique, comprenant urbanisme, PLUi, voirie, mer & littoral, forêts et espaces verts, patrimoine historique ; Développement économique et vie locale incluant tourisme, commerces, marché, artisanat, associations, culture, sport & communication ; Services à la population avec les affaires scolaires, le jeunesse, le sport, le social et CCAS, la santé, l’accessibilité/handicap : telles sont les quatre commissions constituées. Une réunion avec la minorité a permis de se mettre d’accord sur une proportionnalité 2/3 majorité-1/3 minorité pour chaque commission. Le nombre de membres de chaque commission a été fixé, ainsi que la composition de chacune, les membres ayant été désignés en Conseil.

Le règlement intérieur du Conseil municipal sera revu dans les six mois, après avoir vérifié sa légalité, quelques dispositions réglementaires ayant évolué. Tous les élus peuvent venir participer à toutes les commissions, mais seuls les membres permanents prennent part aux votes. La Commission d’appel d’offres a été constituée et les délégués aux comités de jumelage Lazzate et Ile de Ré-Philippsburg désignés.

Une approbation des comptes administrative et non « politique »

Avant de rentrer dans le vif du sujet des comptes - CFU 2025 et budgets primitifs 2026 - Alain Moreau a rappelé que l’approbation de ceux-ci n’avait rien de politique, ne s’agissant pas pour la nouvelle majorité de confirmer les comptes, n’ayant pas géré ni élaboré les budgets. « On confirme la sincérité des comptes, quand le Trésor Public donne son accord, on considère que les comptes sont sincères. »

L’examen du CFU 2025 fut notamment l’occasion de constater l’important écart entre prévisions 2025 des droits de mutation à 822 K€ et le réalisé à 575 K€, soit un écart de 250 K€. Ainsi que la baisse de 30 K€ de la dotation de l’Etat (DGF). Au niveau du budget principal, l’excédent de fonctionnement de l’année 2025, de

2,82 M€ a été affecté à la section de fonctionnement du budget primitif 2026 (car pas de déficit d’investissement) et l’excédent d’investissement 2025 à la section d’investissement du BP 2026. Les CFU du budget principal et des budgets annexes Ecotaxe et Lotissement Le Pas des Bœufs ont été approuvés à l’unanimité. Le maire a demandé que son indemnité soit passée de 55,7 % à 51,9 % en index brut, le 1er adjoint étant à 19,46 %, les 2ème au 5ème adjoints à 14,60 % et les délégués à 8,11 %. L’enveloppe globale annuelle étant à 120 K€. S’applique la majoration de 50 % de l’ensemble de ces indemnités au titre du classement « station de tourisme ».

Un budget primitif 2026 modifé à la marge

Le budget primitif 2026, composé du budget principal et des deux budgets annexes, a été examiné sur la base du document préparatoire préparé par l’ancienne municipalité : « On l’a modifié à la marge, en deux semaines il n’était pas possible de refaire un budget. Plusieurs hypothèses ont été choisies ; un taux d’inflation de 1,4 %, un marché immobilier au mois de mars en décroissance (prix et ventes), des droits de mutation en baisse de 230 K€ et une dotation de l’Etat encore en baisse de 30 K€. Nous avons prévu de ne pas recourir à l’emprunt, les remboursements d’emprunts étant déjà élevés au Bois-Plage, ce n’est pas le meilleur moment pour augmenter capital et intérêts. Nous ne voulons pas non plus augmenter les impôts. Il reste donc à travailler sur des économies de dépenses de fonctionnement et d’investissement. Nous avons regardé celles que nous pouvions réduire ou repousser, nous avons fait le choix de reporter quelques achats et investissements. Les travaux de l’école, de la cantine, des logements communaux ont été conservés. Voici la vision globale de nos critères pour construire ce budget », a exposé le maire, Alain Moreau, avant que Ludovic Georges, adjoint aux finances, ne présente en détail ce budget.

Report de certains investissements et économies sur le fonctionnement

Côté investissements du budget principal, budgétés au total à 3,33 M€, la Maison de santé pluriprofessionnelle représente la part principale avec près de 2 M €,

suivie des travaux de voirie (667 K€), des logements communaux (156 K€) et du groupe scolaire/restauration pour 91,5 K€. Equipements sportifs (51,9 M€) et marché communal (42,3 M€) n’étant pas oubliés. « Par rapport aux investissements en cours, il nous manquait 400 K€, nous avons donc dû reporter des investissements à cette hauteur. Le dernier mandat a beaucoup investi. Nous devons reconstruire nos excédents en 2027, notamment en faisant des économies sur le fonctionnement, afin de financer les investissements qu’il n’est pas possible de faire en 2026. », a expliqué le maire. « Il vous manquait 400 K€ par rapport à ce que vous vouliez faire », a répliqué l’ancien maire, Gérard Juin. « Avec 700 M€ sur les marchés publics de voirie, on n’a pas de marge de latitude, tout comme sur les investissements en cours. On a réglé ce problème sur d’autres investissements et sur le fonctionnement », a tenu à préciser Alain Moreau.

Côté fonctionnement, le budget primitif 2026 est établi à 8,77 M€.

Le budget annexe Ecotaxe 2026 s’équilibre à 100 500 € en fonctionnement et à 14 647 € en investissement. Quant au budget annexe Lotissement Le Pas des Bœufs, il se monte à 2,17 M€ en investissement et idem en fonctionnement.

Ces trois budgets primitifs 2026 - principal et annexes - ont été votés à l’unanimité.

Aux remerciements adressés par Ludovic Georges aux services de la mairie ayant accompagné les élus dans l’élaboration du budget, Gérard Juin suggère que soit associée la précédente municipalité, qui y a largement contribué.

Les subventions aux associations s’élèvent au total à 88 600 €, pour des subventions demandées de 138 610 €. Les subventions accordées en 2025 étant de 86 450 €, on est sur une quasi stabilité. Gérard Juin a fait remarquer que le vote du budget de la CdC et des subventions aux associations prévu deux jours après allait créer des manques pour certaines associations boitaises : « Y aura-t-il une marge de manœuvre pour les accompagner ? », a-t-il interrogé. Sans qu’à ce stade une réponse claire ne soit apportée.

L’école, un « combat à mener » Dans les questions diverses, Gérard Juin a demandé où en était le programme d’Accession à la propriété. Alain Moreau et Josiane Bellanger ont répondu que « tout avance au niveau immobilier ». Dix lots se sont vus délivrer leur permis de construire le 28 avril, jour du Conseil, et le PC du onzième lot, sur lequel pesait un recours, était imminent. Les panneaux d’affichage devant être installés pour le 30 avril. Gérard Juin les a remerciés de cette « bonne nouvelle ». Concernant le Pôle santé, les travaux doivent être terminés le 17 juillet, avec six mois de retard. Gérard Juin a fait état d’une rumeur sur des possibles modifications. « On fait faire une étude d’optimisation, mais je ne pense pas qu’il y aura de modification », a informé Alain Moreau. A une autre question sur les spécialistes attendus, il a confirmé qu’il existait encore deux places. Gérard Juin a exprimé son regret sur le temps perdu à cause des élections et la perte possible de quelques spécialistes, notamment la gynécologue. Autre sujet, la fermeture annoncée par le DASEN d’une classe au Bois-Plage*. « Toutes les communes continuent de se battre pour anticiper 2027 », et d’autres fermetures probables sur l’île de Ré. « Pour 2027, on n’est pas forcément bien », a expliqué Gérard Juin. « Y aura-t-il une très petite section ? » « Il faut travailler 2027, cela vaut le coup de se battre, on doit aller à fond dans ces combats », telle est la position du maire. « Avec le risque de perdre l’école maternelle, faut-il s’attendre à une fusion prochaine avec l’école de Sainte-Marie ? », a interrogé Gérard Juin, faisant écho aux inquiétudes des familles. Selon Josiane Bellanger « on est loin d’un RPI (Regroupement pédagogique intercommunal) ».

Enfin, Alain Moreau a évoqué le très gros projet qu’il entend porter sur le plan de circulation, la signalisation et la sensibilisation sur les comportements par la police muncipale, avec pour souhait d’harmoniser les « trois moyens de transport que sont la marche, le vélo et la voiture. »

Nathalie Vauchez *www.realahune.fr/la-fermeture-de-4-classes-sur-lilepremices-des-fermetures-decoles/

En plein cœur du Bois Plage

. Carte Gourmande . Patio Extérieur . Plat du jour

. Suggestions du Chef . Bar Lounge

Au Lotissement du Pas des Bœufs, les permis de construire ont été délivrés, les panneaux affichés avant le 30 avril.
172, rue de Saint-Martin
Le Bois-Plage en Ré

La Flotte en ordre de marche

Les conseils municipaux du mois d’avril ont permis de mettre en route la nouvelle municipalité. L’une des seules de l’île, avec celle des Portes, à ne pas avoir de minorité, liste unique oblige.

Lors du Conseil du 9 avril, outre les représentants dans les différents organismes, ont été défnies quatorze commissions de travail : Finances, commande publique et assurances ; Attractivité, développement économique, tourisme et labels ; Pôle ostréicole, zone artisanale et espaces agricoles ;Marchés ; Festivités, fêtes et cérémonies ; Aînés et lien social ; Vie des quartiers ; Culture et patrimoine ; Vie associative ; Vie sportive, civisme et défense ; Education et jeunesse ; Sécurité, bâtiments communaux et travaux ; Cadre de vie ; circulation, stationnement et propreté ; Urbanisme, PLU, occupation du domaine public et énergies renouvelables ; Environnement ; Communication. Les membres de ces commissions ont été désignés par un vote à main levée. Le maire est président de droit de toutes les commissions, il appartiendra à chacune de désigner son vice-président lors de la réunion de la première commission.

Les indemnités du maire, du 1er adjoint, des 2ème au 6ème adjoints et des conseillers délégués ont été fxées ainsi : Maire 49 % de l’indice brut, majoré de 50 % (station de tourisme) ; 1er adjoint : 24,5 % de l’IB, majoré de 50 % ; 2ème au 6ème adjoints : 17 % de l’IB majorée de 50 % ; conseillers délégués : 5 % de l’IB, majorés de 50 %, pour un montant total mensuel de 11 314,21 € pour douze élus.

Fiscalité locale maintenue

La fscalité directe locale est maintenue aux mêmes taux qu’en 2025, soit 37,53 % pour la Taxe foncière sur les propriétés bâties ; 41,51 % sur le non bâti et 11,08 % pour la taxe d’habitation. Enfn le CFU 2025 a été voté à l’unanimité, le résultat cumulé 2025 se montant à 1,34 M€. Lors du Conseil municipal suivant, ce résultat a été affecté en priorité à la section investissement du budget primitif 2026.

Concernant le logement des travailleurs saisonniers, Jean Paul Héraudeau a rappelé que l’Etat était favorable à son projet au GCU de La Flotte, qui pourrait ainsi fournir une solution pour les saisonniers de La Flotte, Rivedoux, Sainte-Marie et Le Bois-Plage, « communes très ouvertes » sur ce sujet. « On ira à la DUP et à l’expropriation si nécessaire », a-t-il redit.

Lors du Conseil municipal du 23 avril, ont été évoqués l’inauguration mi-mai du skate-park, le gros chantier de voirie dans le quartier de l’Airmorin, les travaux de la capitainerie qui sera livrée dans les temps, un mobilier pour accueillir une grande rangée de vélos au Clos Biret. Au Pôle médical, la sage-femme Claire Soulas a été remplacée par Mathilde Tessier, qui avait déjà fait des remplacements à ses côtés. Une maison a été remise sur le marché de l’accession sociale à la propriété, au Moulin de Cocraud,

avec le départ de l’actuelle propriétaire. Rachetée par la Compagnie vendéenne du Logement, celle-ci l’a transformée en BRS. La commune a fait jouer son droit de préférence et une commission spéciale a attribué le logement à un couple avec deux enfants, au prix de 226 K€.

Baisse de 20 % des subventions aux associations

Les subventions aux associations ont été votées avec une baisse globale de - 20 %. Ont été demandées 117 050 € de subventions, ont été votées 101 680 €. « Depuis deux ans on fait très attention et on demande aux associations de faire de même. Si certaines ont des difficultés, le maire ne les laissera pas tomber. » Le maire a fait part de sa désapprobation quant à la fermeture d’une classe à l’école élémentaire de La Flotte annoncée par le DASEN*. « Je ne suis pas d’accord sur sa façon de voir, on a un tiers d’enfants plus ou moins en difficultés et on ferme une classe, ce qui va faire grimper l’effectif moyen par classe. Par ailleurs, l’école privée est la seule à avoir ouvert une classe, ce qui pose question, même si les directrices des écoles publiques et privées s’entendent bien. »

La réhabilitation du site de l’ancienne déposante Chevalier Au moment de présenter APCP et budget 2026, concernant la réhabilitation de la maison Aymé, qui se chiffre à 1 M€, le maire a fait savoir, en réponse à une question : « On verra cela plus tard ». Même réponse pour le site de l’ancienne déposante Chevalier à réhabiliter : « On n’y touche pas pour le moment, cela doit s’inscrire dans une réflexion plus globale sur l’île de Ré, ce projet me tient particulièrement à cœur, il est en plein poumon d’oxygène et de biodiversité, à protéger. Et on n’a pas de point d’eau douce. » Il a rappelé l’exemplarité de La Flotte en matière de REUT (Réutilisation des eaux usées traitées), qui atteint un taux de 17,47 % contre 1% en moyenne en France.. L’objectif à terme étant de créer un bassin d’eau douce acheminée depuis la station d’épuration. « On a de moins en moins d’eau et elle est de

plus en plus souillée avec des polluants éternels. Eau 17 nous a prévenus qu’en 2026 nous n’aurions que 90 % de l’eau reçue en 2025, sur l’île de Ré. La CdC va se saisir de ce sujet de la REUT. »

Droits de mutation, taxe de séjour et régulation des meublés de tourisme Lors de l’examen du budget primitif 2026, ont été évoquées l’acquisition de terrains pour installer/maintenir les activités primaires, et la requalifcation du bois du Courans : « on acquière petit à petit les parcelles privées ». Le groupe scolaire nécessite encore des investissements importants, la commune doit aussi acheter du matériel...

Au sujet des droits de mutation, Jean Paul Héraudeau a précisé qu’il fallait être très prudent, les 720 K€ mis au budget 2026 (par les services) lui paraissant très optimistes. « La taxe de séjour a diminué de 300 K€ en 2025 à l’échelle de l’île de Ré, je vais regarder de près d’où vient cette baisse, bien que j’en ai une idée. J’ai voté comme tout le monde la délibération sur la régulation des meublés de tourisme à la CdC, par solidarité, mais je pense que cette décision a été prise un peu vite. Certains territoires comme la côte Basque reviennent en arrière quand ils voient les problèmes économiques causés par cette régulation... Je sais que dans le budget primitif des investissements il y des choses que l’on ne fera pas, comme la maison Aymé, on pourra faire un budget supplémentaire et des décisions modificatives. »

Le budget primitif investissement pour 2026 s’élève à 7,35 M€, et avec le reste à réaliser à 8,19 M€. Le budget primitif fonctionnement à 8,51 M€.

Au sujet de la CdC, il a aussi dit avoir « demandé au Service Urbanisme d’être un peu plus ouvert aux demandes des pétitionnaires. » Concernant le projet de la famille Desmereau à La Croix Michaud (Intermarché) il a informé s’être « fortement opposé au silo de stationnement » envisagé.

Nathalie Vauchez

*www.realahune.fr/la-fermeture-de-4-classes-surlile-premices-des-fermetures-decoles/

Un budget primitif 2026 prudent pour l’un des « Villages préférés des Français ».

Sabine Gervais députée depuis le 2 7 avril

Le nouveau maire de La Rochelle depuis le 28 mars (et désormais président de la Communauté d’Agglomération depuis le 2 3 avril), Olivier Falorni, avait trente jours pour régulariser la situation au regard de la loi de non cumul des mandats*. Sa suppléante depuis quatre ans deviendra o f ficiellement députée lundi 2 7 avril 2026.

A la suite de

Âgée de 56 ans, mère de deux grands enfants, infrmière puéricultrice en Protection Maternelle Infantile, chargée d’agrément des assistantes familiales, au sein du Département de la Charente-Maritime, Sabine Gervais s’est mise en disponibilité de cette fonction, la loi empêchant de cumuler la fonction publique et la députation. Elle avait été nommée, vendredi 20 mars, première adjointe de Puilboreau, mandat qu’elle doit également abandonner*.

Après Colette Chaigneau, suppléante de Michel Crépeau, qui fut députée de juillet 1981 à avril 1986, alors que le maire rochelais était entré au gouvernement, Sabine Gervais est ainsi la deuxième femme à occuper la fonction sur la circonscription.

Sylvain Ortis devient attaché parlementaire

Deux des attachés parlementaires d’Olivier Falorni l’ayant suivi à la mairie,

avril 2026.

Frédéric Milhiet, élu sur sa liste et 1 er adjoint à la Ville (et 15 è VP à la CdA) et Stéphanie Costa, cheffe de cabinet, Sabine Gervais a recruté deux nouveaux attachés parlementaires, Sylvain Ortis, bien connu sur l’île de Ré puisqu’il a été directeur de cabinet du président de la Communauté de Communes, Lionel Quillet, d’avril 2022 à avril 2026, et Joddie Leclerre, jeune Rochelaise.

« Suppléante d’Olivier Falorni pendant 4 ans, je ne découvre pas la fonction »

« J’ai été suppléante d’Olivier Falorni pendant quatre ans, je ne découvre pas la fonction. Mais c’est un grand moment pour moi d’arriver à cette deuxième étape. Suppléante on est dans l’ombre, là je serai désormais en première ligne. Je suis très heureuse et je prends cette fonction avec engagement et énergie. Je connais déjà bien les dossiers, j’étais impliquée, nous nous voyions régulièrement avec Olivier et je savais que je pourrais un jour devenir députée. On a pensé un temps que Bernard Cazeneuve pourrait devenir Premier Ministre, Olivier Falorni aurait alors très probablement rejoint son gouvernement... », explique Sabine Gervais. « Je vais dans un premier temps rencontrer tous les maires de la circonscription, sur l’île de Ré j’en connais déjà un bon nombre. J’irai le mardi et le mercredi à l’Assemblée et selon les sujets le jeudi, je serai le week-end, le lundi et le vendredi dans la circo. J’ai déjà commencé à recevoir à la permanence (rue de Villeneuve à La Rochelle) depuis un mois, puisque l’on savait que c’est moi qui prenais la suite. Evidemment la Loi sur la fin de vie me tient à cœur, pour le moment je ne

*La loi organique n° 2014-125 du 14 février 2014 encadre le cumul des mandats. Les parlementaires nationaux ont des possibilités restreintes quant au cumul de plusieurs mandats électoraux. Il est désormais interdit à tout député et sénateur d’exercer une fonction exécutive locale.

Un député ou un sénateur peut toutefois être élu au sein d’un conseil municipal, départemental ou régional sans exercer de fonction exécutive. Il est alors conseiller municipal, conseiller départemental ou conseiller régional, mais il ne peut exercer plus d’un mandat local parallèlement à sa fonction parlementaire. Un député en situation d’incompatibilité au sens de l’article L.O. 141-1 du code électoral « est tenu de faire cesser cette incompatibilité en démissionnant du mandat ou de la fonction qu’il détenait antérieurement, au plus tard, le trentième jour qui suit la promulgation des résultats de l’élection [...] À défaut, le mandat ou la fonction acquis à la date la plus ancienne prend fin de plein droit. »

peux affirmer que j’en serai rapporteur, c’est le président de la Commission des affaires sociales qui en décidera. »

Loi sur la fn de vie et santé environnementale

Pour mémoire, ce projet de loi en est à sa seconde lecture au Sénat en cette fn avril, puis il reviendra à l’Assemblée nationale pour une troisième lecture, normalement la loi devrait être adoptée avant les vacances parlementaires de fn juillet ; je dois rencontrer le ministre chargé des relations avec le parlement, Mr Panifous et la présidente de l’Assemblée Nationale, Mme Braun-Pivet à ce sujet. Je suis plutôt optimiste, car il y a déjà eu deux votes largement favorables à l’Assemblée, la dernière lecture se fera à l’Assemblée. Parmi les autres sujets que Sabine Gervais souhaite porter, fgure en bonne place la santé environnementale « qui touche les adultes et les enfants. J’entends prendre ce sujet à bras le corps, mettre la lumière sur la sur-incidence des cancers pédiatriques, et adultes aussi. Il s’agit de faire le lien entre le captage d’eau et l’usage des pesticides à proximité. Un test est en train de se faire à la CdA de

La Rochelle, celle-ci verse une indemnité aux agriculteurs pour qu’ils n’utilisent pas de pesticides dans un rayon défini autour du captage d’eau », explique la nouvelle députée. « Je vais rencontrer bien sûr les chambres consulaires, le Préfet, les associations pour avoir leurs retours, mieux cerner les préoccupations et étudier ce qu’il est possible de faire... »

Sabine Gervais s’attend à être a priori députée pendant une année, puisque les présidentielles se proflent et avec elles très probablement une dissolution. « Je termine le mandat seule, sans suppléant. » L’avenir dira si ensuite elle se présente aux prochaines Législatives.

Sabine Gervais connaît déjà très bien le territoire de la circo, y compris l’île de Ré où elle a été très présente en tant que suppléante.

« Les relations entre la Députée et la Ville et la CdA de La Rochelle seront évidemment beaucoup plus simples et apaisées, ce qui sera bien utile sur de gros dossiers comme l’implantation de l’hôpital ou le pont de Tasdon, par exemple et avec Ré je n’ai aucune inquiétude, avec le nouveau président de la CdC et les maires », conclut-elle.

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l’élection d’Olivier Falorni à la Ville de La Rochelle, sa suppléante Sabine Gervais est devenue députée. Elle a pris officiellement ses fonctions le 27

Brassage et convivialité pour le tournoi national de foot

La 33 è édition du mémorial Bruno Tesson, qui se déroulera le week-end de la Pentecôte (2 3 & 2 4 mai 2026), rassemblera 6 4 équipes de 2 9 clubs issus de 20 départements. Les matchs seront joués par les jeunes footeux de 9 à 12 ans (U11 et U1 3 ). Chaque équipe jouera 9 matchs dans le WE. Entre joueurs et accompagnants, près de 1600 personnes sont attendues sur l’île de Ré.

Depuis 1991, le Mémorial Bruno Tesson organisé par le Football Club Réthais et son équipe de bénévoles - au nombre de 60 à 70 chaque année - accueille des équipes de toute la France pour faire du complexe sportif Marcel Gaillard de Saint-Martin de Ré un grand moment de football et de partage. Le tournoi, devenu une vitrine sportive et festive de l’île, porte aussi une dimension émotionnelle forte : il rend toujours hommage à Bruno Tesson, parti trop tôt, par une minute d’applaudissements avant le début des rencontres.

Un tournoi

national et populaire

Ces dernières années, le nombre de participants a été multiplié par 1,8, témoignant de l’engouement des clubs de foot et des familles pour cet évènement,

ILS BOUGENT !

INSTITUT DE BEAUTÉ

son ambiance très conviviale et sa localisation sur l’île de Ré participant à cette attractivité !

« Il ne s’agit pas d’un évènement de haut niveau sportif, soyons clairs, mais avant tout d’un tournoi très populaire, les équipes sont pour la plupart de niveau départemental, voire de bon niveau régional, il y en a peu dans le classement national », explique Jordan Riché, coordinateur de l’évènement pour le FCR, présidé par Michel Desfontaines. « C’est avant tout un week-end festif, de fin de saison, avec les joueurs et encadrants des clubs et leurs familles, qui viennent de vingt départements de France. Les familles profitent aussi du cadre de l’île de Ré, elles sont logées dans de nombreux campings, situés entre Ars-en-Ré et Rivedoux, certaines en profitent pour prolonger le séjour. »

Pour la première partie du tournoi, le brassage est le maître mot. Seize équipes phare joueront les unes contre les autres. En seconde partie de tournoi, nouveauté de cette année, il n’y aura plus de poule. « On fait une poule de 32 et on tire aléatoirement les équipes qui jouent chacune cinq matchs. Au bout de ces cinq matchs, elles sont classées de 1 à 32. », explique Jordan. « Cela permet aux 2ème parties de tableau de s’exprimer, c’est le même principe que la Champion League, cela existe depuis quinze ans à la fédé, une sorte de « formule échiquier », mais différente encore. »

Bien sûr, le temps fort et émouvant sera samedi soir, à partir de 19h, le déflé en fanfare de toutes les délégations autour de la piste, sous l’œil attentif des parents en tribune. Les fnales se joueront dimanche soir à 17h, avec remise des coupes à 18h.

La commune de Saint-Martin met à disposition les infrastructures, les chalets et les tables, la CdC apporte une subvention permettant d’offrir une récompense à chacun des jeunes participants aux matchs de foot.

Déf organisationnel, impact économique et souffe associatif L’impact économique de ce tournoi est important : cinq campings, de Rivedoux

A quand le terrain synthétique ?

à Ars, en passant par Sainte-Marie et Le Bois-Plage, accueillent la très grande majorité des joueurs, entraîneurs et familles (peu viennent en camping-cars), ce qui contribue à un taux de remplissage proche des 100 %. Et les familles et clubs en proftent pour se balader dans nos villages, d’autant qu’elles arrivent désormais sur l’île en grande majorité (deux tiers) dès le vendredi soir.

Ce tournoi représente non seulement un déf organisationnel, mais aussi près d’un tiers du budget annuel du club. La marge générée par cet évènement de taille (210 K€ de recettes, 150 K€ de dépenses) est réinjectée dans la vie du club. Le FCR est défcitaire, Le Fil de Ré - autre source de recettes importantes - fonctionnant moins bien. Pourtant, avec ses 312 licenciés issus des dix communes, le FCR fgure en tête des clubs sportifs de l’île. Mais au-delà des aspects sportifs et fnanciers, c’est le côté populaire et fédérateur auprès de toutes les forces vives du club, qui intéresse son président, Michel Desfontaines. Alors que globalement l’esprit associatif a tendance à s’effriter en France, les dirigeants du FCR font tout pour maintenir le souffe : « Nous sommes les gardiens du temple », disent en chœur Michel et Jordan.

Nathalie Vauchez

Afin de progresser au plan sportif, en s’entraînant toute l’année, quelle que soit la météo, les dirigeants du FCR espèrent bien voir leur projet de terrain synthétique aboutir, qui prendrait la place de l’actuel terrain annexe. Un projet à 1,2 M€, amortissable sur du long terme, pour lequel ils ont besoin du soutien des collectivités, notamment celui de la CdC de l’île de Ré mais aussi de la mairie de Saint-Martin de Ré (foncier communal).

«AFleur de peau» : 1 7 ans de bien-être

Qui ne connaît Audrey Levisage - un nom prédestiné ! - à la tête de l’institut de beauté du centre de La Flotte ? Toujours à la recherche de bien-être pour ses client(e)s, il est un soin qu’elle a f fectionne particulièrement : le kobido.

Le massage Kobido est un rituel facial japonais qui combine relaxation profonde et effet liftant naturel pour le visage Technique japonaise ancestrale, née au XVe siècle et inspirée de la médecine traditionnelle chinoise, notamment du massage Amma. Initialement réservé aux Samouraïs et à l’impératrice du Japon, il visait à apaiser l’esprit et à illuminer le teint. Il se distingue par des gestes précis et rythmés : pétrissages, tapotements, lissages et pressions ciblées sur les muscles et méridiens du visage et du cou. Il intègre également des techniques d’acupression et de drainage lymphatique pour stimuler la circula-

tion sanguine et énergétique. Une séance typique commence par l’observation des tensions et de l’état de la peau, suivie de mouvements adaptés pour maximiser l’effet repulpant et relaxant.

Résultat ? Sous les mains douces et expertes d’Audrey ou de Darcy, qui travaille à ses côtés, au bout d’une heure et 10 minutes de soin, vous vous sentirez vraiment détendue, toutes les tensions du front s’étant relâchées, avec un visage plus lumineux et frais, une peau plus souple. Et si vous adoptez ce rituel, vous en verrez rapidement les effets sur l’ovale de votre visage et vos

ridules. C’est la promesse du soin.

Audrey dispense ce soin à son institut de La Flotte « A Fleur de peau », du mardi au samedi. Elle est aussi présente deux fois par semaine ou sur demande, selon ses disponibilités, au « Cocon », au Bois-Plage. NV

A Fleur de peau 05 46 00 13 50 institutafleurdepeubyaudrey A Fleur de Peau By Audrey

Audrey Levisage affectionne particulièrement le soin Kobido, qu’elle propose beaucoup à ses clientes
Le 8 juin 2025, le trio arbitral précède les équipes face à une tribune bondée à l’occasion des finales.

Françoise Migraine crée sa tambouille d’histoire(s)

Françoise Migraine, guide conférencière, anime des visites à l’île de Ré et La Rochelle. Grâce à son statut d’indépendante, cette habitante de Rivedoux propose des excursions classiques mais aussi contées ou costumées.

Je suis toujours en quête d’information », savoure Françoise Migraine, guide conférencière. A 66 ans et avec quelques décennies de visites à son actif, cette passionnée d’histoire se réjouit à l’idée de raconter, même son métier. Surtout depuis qu’elle a créé, en 2014, son entreprise. « J’anime, en indépendante, des visites de l’île de Ré, La Rochelle et plus largement de la région. Je m’appuie sur mes connaissances, qui sont solides, et je fais ma tambouille. » Son but : proposer du sur-mesure et varier ses excursions. « Je ne suis pas un perroquet », cadret-elle. « L’histoire est une matière vivante, car les recherches apportent des nouvelles découvertes. Moi, je la raconte au plus près des dernières connaissances. »

Trois langues

« J’ai toujours été passionnée par les langues, l’histoire et l’histoire de l’art », retrace la Nantaise d’origine. Après ses études, elle démarre sa carrière « en tant qu’assistante de direction dans les services d’exportation ». Mais « la vie en entreprise ne me plaît pas », et en 1986, elle débarque avec sa famille à La Rochelle. « J’ai commencé à suivre toutes les conférences de l’office de tourisme, les colloques, tout ce qui était organisé et qui parlait d’histoire. » A l’époque, l’offce de tourisme rochelais cherche

« des guides qui parlent des langues étrangères. Je parle l’anglais et l’allemand, je suis assidue à leurs événements. J’ai été embauchée en tant que guide ». Françoise Migraine se souvient avoir été formée par « Monsieur Labour, le directeur. C’était un conteur, un orateur peu académique et fin connaisseur de l’histoire locale. Il m’a appris à me servir de mes connaissances pour construire une visite vivante en racontant une histoire. » En parallèle, elle anime des sorties pour les croisiéristes des paquebots en escale à La Pallice et travaille pour l’offce de tourisme de l’île de Ré.

En 1992, l’université de La Rochelle est créée. « Ça m’a beaucoup apporté, se souvient Françoise Migraine, car les universitaires faisaient évoluer les connaissances historiques. Aujourd’hui, je suis toujours en contact avec les enseignants chercheurs et les historiens, ce qui me permet d’enrichir mes visites. »

« Le costume rend le récit plus souple »

En 2014, Françoise Migraine décide de créer son entreprise, Visiter17, et devient guide conférencière indépendante. « J’avais envie de cibler ma propre clientèle, de proposer du sur-mesure. Les gens m’appellent, je les écoute. Qu’ils sachent ce qu’ils veulent ou non, je les aide à concevoir leur visite selon leur niveau de connaissance en histoire, leurs goûts, le temps qu’ils ont et leurs moyens. Ce qui est important, c’est l’échange en amont, afin de proposer une visite adaptée et que les personnes soient contentes à la fin. »

Françoise Migraine déploie ainsi un catalogue de visites plus ou moins classiques. Elle propose des visites découvertes traditionnelles de La Rochelle ou Saint-Martin-de-Ré, ou thématiques sur le protestantisme par exemple.

A Saint-Martin, l’institutrice et le maire font traverser les années 1920

Cet été, Françoise Migraine assure des visites costumées de SaintMartin-de-Ré dans les années 1920. « Le plus long, c’est de trouver les personnages », avoue-t-elle. « Car il faut des personnes crédibles pour apporter les informations historiques. » Son choix s’est porté sur Melle Geneviève, l’institutrice, et Eustache, le maire du village. « Le maire parle de politique, de ses ambitions pour développer le tourisme sur l’île de Ré à l’époque des premiers vacanciers, que l’on appelait les baigneurs. L’institutrice, elle, a des connaissances et apporte une certaine réserve sur les ambitions du maire. Nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes, même si nous ne sommes pas en conflit non plus. La visite commence quand nous nous retrouvons pour aller au mariage de cousins respectifs. » De là, la guide emmène « dans une déambulation à travers les ruelles du village » et promet « des surprises tout au long de la visite ».

« Ma carte de conférencière me donne accès aux musées pour mes visites », précise-t-elle. « Sur l’île de Ré, je conçois mon parcours à pied, en vélo ou en bus. Pour sortir au maximum des sentiers battus : je fais beaucoup de repérage en amont et j’agrémente d’anecdotes. »

La guide anime également des visites contées, notamment sur les gargouilles de La Rochelle. « Le conteur crée ses histoires et apprend à les passer à l’oral pour les rendre vivantes. Il faut s’inventer des images, se créer un film. » Et, depuis quelques années, elle met surtout l’accent sur les visites costumées. « J’incarne un personnage d’époque, qui raconte son histoire : du XVIe et XVIIIe siècles à La Rochelle et des années 1920 à l’île de Ré (lire encadré). Le costume rend le récit plus facile d’accès, plus ludique et plus souple », assure-t-elle. « La technique du conte m’aide pour inventer des rebondissements, pour sélectionner les informations et pour recapter l’attention du public si besoin. » En bref, animer « une visite dynamique » au cours de laquelle « les gens apprennent sans s’en rendre compte ».

malaxe le tout pour faire ce qui me plaît, en collant au plus près de la réalité. C’est un peu comme en cuisine : j’ai les ingrédients et je fais mes mélanges, mais c’est très rare que je suive une recette à la lettre », sourit-elle.

Eustache et Melle Geneviève font revivre le Saint-Martin-de-Ré des années 1920. « J’ai regardé toutes les cartes postales de l’époque et nous avons chiné nos costumes pour coller au plus près de la réalité », glisse Françoise Migraine.

« Pour transmettre des connaissances et faire plaisir aux gens, je pense qu’il faut d’abord aimer ce que l’on fait. Et moi, je suis une passionnée », conclut Françoise Migraine. « J’aime apprendre, créer et transmettre. » La recette fonctionne.

Un socle solide et le champ libre L’avantage avec la formule costumée, c’est que la guide a une partie du champ libre. « Je pars de mon socle de connaissances, qui est solide. Après, il faut inventer son film, trouver le personnage que j’incarne et qui guide la visite. C’est peut-être ça le plus long. Puis, ça se décante et je fais ma tambouille. Je

Julie Pertriaux

A 10h30 : dimanche 24 mai, vendredi 19 juin, lundi 20 juillet, lundi 27 juillet, lundi 10 août, lundi 24 août, vendredi 4 septembre, samedi 19 septembre. Informations sur visiter17.com

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© Françoise Migraine
Françoise Migraine, arrivée à Rivedoux en 1992, anime des visites à son compte mais aussi pour les offices de tourisme de l’île de Ré et La Rochelle.
Photos Pascal Richard

Audrey Pereira, au-delà de la mécanique du corps

Ostéopathe et thérapeute psychosomatique, gestionnaire du centre de soin Eveil à soi au Bois-Plageen-Ré, Audrey Pereira milite pour une prise en charge globale de la santé. En parallèle, elle anime un cercle de femmes et participe à la rédaction du projet éducatif du territoire.

La santé, c’est un tout, on ne peut pas isoler le corps du vécu émotionnel », avance Audrey Pereira. La professionnelle de santé, formée à l’ostéopathie et à la psychosomatique, parle ainsi de thérapie « holistique », soit une prise en charge « globale » du patient qui va au-delà du symptôme. A 39 ans, elle a construit son approche de la santé tout au long de son parcours professionnel : que le collectif soit au service de la prise en charge individuelle.

Relier le corps et les émotions

Ses premiers pas en tant qu’ostéopathe remontent au début des années 2010, lorsqu’elle arrive à l’île de Ré. « Je suis arrivée après mes études d’ostéopathie », rapporte celle qui cherchait alors « une meilleure qualité de vie » que celle de sa région parisienne natale. « J’ai commencé à exercer Saint-Martin, où j’ai ouvert mon cabinet. » Très vite, elle ressent le besoin de compléter son parcours initial. « Mais aussi de me sécuriser et de me sentir légitime pour la prise en charge des enfants. » Alors, pendant trois ans, elle apprend l’ostéopathie pédiatrique et périnatale.

En 2019, son parcours personnel et la maternité l’amènent à suivre une thérapie, « car j’avais besoin de trouver des réponses. Et j’ai découvert la psychosomatique ». Audrey Pereira décide alors de se former à cette spécialité, de 2020 à 2023. « Se cantonner à la mécanique du corps est trop réducteur. Je veux ouvrir la porte au vécu et aux émotions et les mettre en lien avec le corps. »

HOMMAGE

Eveil à soi, une approche holistique de la santé

Avec sa nouvelle casquette psychosomatique, Audrey Pereira a besoin d’un deuxième lieu pour recevoir ses patients. « Depuis une dizaine d’années, je réfléchissais à l’ouverture d’un centre de soin qui regrouperait plusieurs praticiens qui seraient complémentaires afin de proposer un accompagnement collectif et individuel. Un lieu où l’on échange sur des cas cliniques, où l’on s’entraide. » Lorsque l’opportunité de reprendre des locaux se présente, près de la plage des Gollandières, elle se lance. En janvier 2024, elle ouvre le centre Eveil à soi. Le bâtiment de 100 m2, découpé en trois cabinets et une salle collective, accueille, en plus d’Audrey Pereira, une naturopathe, une masseuse, une olfactothérapeute, une nutritionniste-diététicienne et une praticienne de shiatsu et yoga. L’idée du centre est de proposer une prise en charge globale de la santé. « Nous ne prenons pas en charge un symptôme mais une personne. Notre santé est impactée par notre environnement direct - ce qu’on mange, ce qu’on boit, l’air qu’on respire -, ce qui est dans notre corpsles bactéries, virus, parasites -, et notre

vécu émotionnel - un trauma impacte les générations suivantes. Même s’il n’est pas possible de tout prendre en charge, il y a des choses sur lesquelles nous pouvons agir : le stress, qui est un facteur inflammatoire ou encore l’alimentation. Nous pouvons utiliser des leviers et travailler notre histoire de vie en conscience », décortique Audrey Pereira. Pour aller plus loin dans la démarche de complémentarité et améliorer la prise en charge des patients grâce au collectif, Audrey Pereira implique les professionnels de santé. « J’organise des soirées d’échange, trois fois par an, sur différents thèmes, avec les soignants, les accompagnants, les encadrants sociaux. »

Reste cependant que le centre rencontre des diffcultés fnancières. « Je ne suis pas certaine de le maintenir ouvert jusqu’à la fin de l’année », glisse-t-elle. Car si Audrey Pereira arrive à louer les cabinets, il n’en va pas de même pour la salle collective et les infrastructures sont lourdes à porter.

DUne grande dame de la danse s’en est allée DR

ominique Le Gall est décédée dans la nuit du 2 au 3 mai à son domicile de Saint-Martin. Cardiaque, souffrant depuis toujours de douleurs consécutives à la fracture du dos qui l’avait obligée à arrêter la danse classique dans sa jeunesse, elle était très fatiguée. Souffrante, mais toujours en activité grâce à un mental d’acier, cette forte personnalité continuait à prodiguer ses cours.

Elève de Lisette d’Arsonval et de Serge Lifar dès l’âge de 5 ans, Dominique avait commencé à donner des cours à SaintMartin en 1986. La conception qu’elle avait de son métier et la manière dont elle le pratiquait ont fait merveille auprès de ses élèves. Elle a apporté souplesse, maintien et élégance à de nombreux enfants mais cela n’était qu’un aspect de sa pratique. Elle était la seule dans la région à préparer des élèves aux concours d’entrée des grandes écoles professionnelles telle Nanterre, temple de la danse classique en France ou l’école de l’Opéra. Dominique se donnait totalement à ces préparations, ne faisant travailler qu’un élève à la fois et l’amenant à une technique parfaitement maîtrisée avant de

pouvoir exprimer l’aspect artistique. La rédaction présente ses condoléances à sa famille.

Catherine Bréjat

Une des dernières photos de Dominique Le Gall dans son studio de danse à Saint-Martin.

« Je sais que les professionnels de la santé holistique ont des difficultés car cette médecine n’est pas reconnue et pas ou peu prise en charge », regrette celle qui se dit ouverte à « des aides extérieures », comme le mécénat.

Prévenir les violences faites aux enfants

Son autre cheval de bataille, ce sont les actes de violences sexuelles et sexistes.

« Une femme sur quatre, un enfant sur cinq et un homme sur six sont victimes de violences sexuelles en France. Ça fait beaucoup d’enfants dans une classe », lâche Audrey Pereira. Afn d’agir à son

échelle, elle s’est là aussi formée. « J’ai suivi un programme de l’Education nationale, EVARS, pour éduquer à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité, dont l’objectif est de pallier ces chiffres grâce à une prévention très globale, en recréant du respect de soi, de la sécurité intérieure. » Audrey Pereira est ainsi amenée à intervenir auprès des professionnels et en classe.

« La vie de chacune fait miroir »

En parallèle, elle anime un cercle de femmes. « J’ai fait le constat, en tant que professionnelle, que les femmes ont besoin d’un espace pour déposer la parole, sans jugement, sans engagement et sans contrainte financière pour celles qui ne peuvent pas suivre une thérapie. » Alors elle propose, chaque premier lundi du mois, une réunion de groupe, gratuite, sans réservation. « La seule obligation, c’est d’avoir 18 ans. Nous travaillons sur le recentrage du corps, être à l’écoute de ses ressentis et comprendre les besoins sous-jacents. » Ici, la force du groupe repose sur le partage d’expériences. « La vie de chacune fait miroir, nous créons du lien, de la sororité. » Audrey Pereira tient particulièrement à ce « petit collectif, avec une base de respect commune », qui « porte des valeurs d’espoir et de reconnexion à soi. »

Peps, au service d’un territoire non-violent Dans la même veine, Audrey Pereira a créé une association avec une sophrologue formée à la communication non-violente et une ancienne inspectrice de police formée au recueil de la parole de l’enfant. Le nom de l’association : Peps, pour prévention, écoute, partage et solidarité. « Nous voulons répondre aux besoins du collectif dans nos champs de compétences. Nous aimerions que l’association soit labellisée par l’Education nationale pour faciliter nos actions. Nous avons aussi été sollicitées pour aider à l’écriture du projet éducatif du territoire du Bois-Plage » (lire encadré). « Toutes les actions de l’association rentrent dans le cadre du trauma », reprend Audrey Pereira. Afn d’associer ses actions locales à des projets plus vastes, l’association est en lien avec le collectif « Marseille, ville non violente », porté par Isabelle Filliozat, qui rejoint un mouvement international de villes informées sur le trauma.

Audrey Pereira participe au projet éducatif de territoire

Audrey Pereira contribue, au titre de son association Peps (prévention, écoute, partage et solidarité), à la rédaction du projet éducatif territorial (PEDT) du Bois-Plage, « sur l’apprentissage du vivre ensemble ». Le document vise à harmoniser la prise en charge des enfants entre l’école et les temps périscolaires. Il est rédigé sur la base du volontariat de la commune, en lien avec le conseil départemental et la CAF. L’objectif est de « créer du lien entre l’école, le centre de loisirs, la commune, les parents d’élèves et les associations. Nous avons d’abord identifié les besoins des enfants entre eux, puis ceux des adultes et enfin ceux entre les adultes et les enfants ». Concrètement, les parties prenantes commencent par définir une charte commune. Il s’agit « d’établir un socle qui fait référence », traduit Audrey Pereira. Le PEDT, résultat d’un processus collectif et progressif, est valable trois ans.

Au sein du centre Eveil à soi, « nous ne prenons pas en charge un symptôme mais une personne », apprécie Audrey Pereira.

Karine Patarin, le commerce dans la peau

Elle appelle le SPAR « son gros bébé ». Pour Karine Patarin, l’épicerie, c’est toute sa vie. Portrait d’une commerçante au cœur gros comme ça.

Au Québec, on appelle ça un « dépanneur ». Les épiceries de village sont le cœur battant de nos communes, qui leur permettent de rester vivantes tout au long de l’année. Certains jours de janvier, le SPAR, avec le tabacpresse, est le seul point de rencontre des Loidais dans un centre-village en hibernation. On s’y retrouve pour échanger les nouvelles. Karine, que tout le monde connaît, est derrière la caisse. Depuis vingt ans qu’elle a repris le magasin, elle reçoit les confdences des habitués. « J’ai l’impression d’être un peu thérapeute », avoue-t-elle avec un sourire. « Le lien, l’échange, c’est ce qu’il y a de plus important. C’est ce qui me donne envie de me lever le matin. »

D’un côté à l’autre du pont La vie n’a pas toujours été tendre pour Karine Patarin. Née à Grolleau, dans un village de Charente-Maritime près de Saint-Jean d’Angély, elle commence sa vie professionnelle à Surgères, où

elle fait son apprentissage en débit de tabac. Elle rencontre son premier mari avec qui elle a deux enfants, Benjamin et Guillaume . Pendant douze ans, elle s’occupe de ses garçons et complète les revenus du foyer en faisant des ménages. Mais la lassitude la pousse à postuler au rayon poissonnerie d’Intermarché, à Surgères. De fil en aiguille, elle franchit le pont, embauche au Super U de Saint-Martin, puis au Vivier de Loix, chez Frédéric Brin, en tant qu’écaillère-cuisinière, pendant trois ans. Elle fait alors la connaissance de M. Prestrel, qui tient l’épicerie de Loix et à qui elle donne un coup de main. L’épicier lui fait confance. Entretemps, elle a quitté Surgères et commence une nouvelle vie sur l’île de Ré. L’amour l’a amarrée à Loix, ce village du bout du monde, depuis qu’elle a rencontré Laurent Baril, jardinier-paysagiste. Il connaît sa passion du commerce. Lorsque M. Prestrel décide de vendre, en 2006, après trente-cinq ans passés derrière le comptoir, Laurent achète l’épicerie et projette de l’épauler dans cette nouvelle aventure. Mais la vie en décide autrement : il meurt brutalement d’une rupture d’anévrisme, en juillet 2010. Leur petit garçon, Luc, n’a que deux ans.

Renaître de ses cendres

Pour Karine, c’est un choc violent dont elle peine à se remettre. Elle se souvient de la gentillesse des clients, dans cette épreuve terrible. « Ils ont été comme une famille. » A l’épicerie, elle reçoit l’aide de sa belle-mère, Mireille, et bientôt de son fls Guillaume. « Il fallait du sang neuf. Ensemble, on a relancé le magasin d’une façon extraordinaire. » En 2010, le magasin est relooké suivant le nouveau design

de Casino, dont elle détient la franchise. Pour le reste, elle se charge de la décoration, qu’elle ajuste aux thèmes de la saison - Pâques, Halloween, Noël… D’une simple épicerie, elle a fait un lieu de vie, familial et accueillant. Dans son royaume, le tutoiement est de mise. Sa bonne humeur est contagieuse et sa chaleur lui a valu le surnom de « Karine bisou-bisou ». Mais elle a aussi son franc-parler. Aux représentants qui veulent lui imposer des affches publicitaires, elle répond : « Je ne veux pas de publicités mensongères chez moi. » Entre eux, ils l’appellent « le Dragon de l’île de Ré », ça la fait rire.

Une affaire de familles

Ses deux aînés sont venus la retrouver sur l’île, après dix-huit ans de séparation, et travaillent avec elle - surtout Guillaume. « J’espère qu’à ma retraite, il reprendra le flambeau », confe-t-elle avec simplicité. C’est lui qui a eu l’idée du Point relais. On vient des Portes y chercher ses colis. « Ça ramène un peu de clientèle, mais surtout, ça permet de maintenir de la vie dans le village, même en hiver. » L’épicerie ne ferme qu’un jour dans l’année - pour l’inventaire. « Sinon il est faux ! », s’en excuse Karine. Hors-saison, la maison tourne avec la famille et Jérémy, qui y est employé depuis trois ans. En été, l’équipe peut aller jusqu’à quatorze personnes. La plupart des saisonniers sont des enfants de Loidais, permanents ou secondaires, qui connaissent le SPAR depuis toujours. Cela contribue d’autant à en faire un lieu

où l’on se sent en famille. Quand, l’été, sa livraison Casino prend du retard, elle va se fournir dans les commerces de l’île, pour être sûre de ne manquer ni d’œufs, ni de beurre, ni de jambon - pour les sandwichs du pique-nique. « On est des commerçants sans l’être », observe-t-elle. L’épicerie a beau être un peu à l’écart du centre, ses clients lui sont fdèles, et attachés. « Ce magasin, c’est ma fierté », conclut-elle avec émotion.

Promenades et confitures

Lorsqu’elle ne travaille pas, Karine se promène avec son chien. « Loix est un endroit magique. J’aime son côté nature. Où que l’on soit, il y a toujours une balade à faire. » Si c’est « le destin » qui l’a conduite sur l’île de Ré, aujourd’hui elle n’envisage plus de la quitter. Créative et manuelle, elle occupe son temps libre à peindre, faire des porte-monnaie au crochet (en vente à l’épicerie) et des conftures, ses fameuses « Karinettes ». Certains de ses clients parisiens ne jurent que par elles. Elle utilise les invendus de l’épicerie, des fruits trop mûrs ou abîmés. « Plus ils sont mûrs, meilleurs ils sont pour la confiture ! » Elle agrémente ses « recettes de grand-mère » d’une touche personnelle, associant le gingembre à la mangue, la sauge à la mûre ou la menthe à l’abricot. « Pour la confiture de figues, quand je n’en ai pas assez, j’ajoute du raisin. C’est une tuerie ! » Ce ne sont pas ses clients qui la contrediront…

Eugénie Rambaud

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Vert Marine, une entreprise dynamique située à La Flotte à La Croix Michaud, se distingue par son expertise dans la gestion des piscines et des espaces verts. Elle intervient principalement sur l’île de Ré et ponctuellement sur La Rochelle. L’entreprise emploie 14 salariés, dont 12 spécialisés dans le domaine de la piscine, et 2 dédiés aux espaces verts. Ces derniers, issus de formations paysagistes et agréés Phyto sanitaires, assurent un

entretien respectueux de l’environnement. Les salariés bénéficient chaque année de cycles de formation spécifques, en collaboration avec nos fournisseurs et organismes agréés, garantissant ainsi une expertise toujours à la pointe.

Vert Marine incarne la fiabilité et le professionnalisme, offrant à ses clients des services adaptés à leurs besoins et respectueux des normes environnementales.

Karine et son fils Guillaume, un duo de choc. « Son coup de pouce a été un vrai coup de boost ! »
Tous les jours, Karine se promène au Peulx, là où Laurent aimait venir pêcher. « Je veux que mes cendres y soient jetées.
Eugénie
Rambaud

L’Ancre maritaise rejoue une recette qui fonctionne

L’Ancre maritaise a rouvert ses portes au public début avril. Pour la saison 2026, la structure et les quatre associations qui la composent reprennent leur programme des années passées : balades nature, sorties astronomie, visites d’écluses à poissons, conférences, spectacles et ateliers.

Près de 3 400 visiteurs sont venus à l’Ancre maritaise l’an passé », informe Carole Saint Lanne, chargée d’accueil à l’Ancre (Arts Nature Culture Recherche Écluses) maritaise, qui ne compte pas les inscriptions aux visites. Le lieu, situé à côté de la plage de Montamer à Sainte-Marie-de-Ré, regroupe quatre associations : l’Association de défense des écluses à poissons de l’île de Ré (Adepir), Ré nature environnement, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et la compagnie des Tardigrades. Tout au long de la saison, chacune d’entre elles propose des sorties et des ateliers sur le thème de la nature, du patrimoine, de la faune et de la fore. Pour la saison 2026, le programme est renouvelé. « Nous reconduisons une recette qui a dix ans d’expérience et qui fonctionne », avise Dominique Chevillon, président de l’Adépir, de Ré nature environnement et vice-président de la LPO France.

Dix mètres à pied et « toujours des choses à voir » Philippe Constant anime, cette année encore, pour la LPO et Ré nature environnement une semaine sur deux, des déambulations sur la nature. La sortie dure deux heures, « ou plus, selon les questions et l’intérêt des personnes », précise-t-il. Le bénévole de la LPO guide le groupe sur la plage, dans les dunes et le long du marais du Grand Prés : « Je parle de la biodiversité sur l’île, de la laisse de mer, on écoute et on observe les oiseaux du littoral, on regarde les plantes. Il y a toujours des choses à voir : marchez dix mètres et vous verrez des espèces différentes ! C’est passionnant, car tout est lié dans la nature. » Côté matériel, Philippe Constant emporte avec lui des paires de jumelles et une longue vue. « La sortie fonctionne bien, confirme Carole Saint Lanne, car les gens cherchent un retour à l’équilibre et à la nature. » Ré nature environnement propose également une sortie « pour découvrir la faune et la flore de l’estran, dans les flaques et les champs de blocs », poursuit Dominique Chevillon. Il explique : « les champs de blocs sont composés

de grosses pierres, en partie dans l’eau. Ce sont des lieux de vie très importants de l’estran, où l’on peut découvrir 150 espèces d’algues, voir une bonne partie des 32 espèces de crabes présentes ou encore des mollusques, des petits calamars et des seiches ». Les visites sont organisées à marée basse.

Les écluses à poissons, tradition et occasion spéciale Si les dates ne sont pas encore arrêtées, il est certain que l’Adépir remet au menu 2026 la visite de l’écluse à poissons La Paillarde, située à Basse Benaie, à SainteMarie. « L’objectif est de connaître l’histoire, le bâti et les espèces qui y sont pêchées, en même temps que de découvrir la faune et la flore qui peuplent l’estran », détaille Dominique Chevillon.

« Les sorties ont souvent lieu dans la matinée. L’horaire est défini par la marée basse », ajoute Carole Saint Lanne. Lorsque les coeffcients sont supérieurs à 70, « nous pouvons prévoir trois à quatre visites par marée », reprend Dominique Chevillon, qui soumet deux options : « la visite simple ou la visite avec dégustation d’un verre de Pineau et d’une galette charentaise pour un euro de plus ».

Pour ses 30 ans (lire encadré), l’Adépir organisera, dans le cadre des sorties de l’Ancre maritaise, des visites d’écluses rarement ouvertes au public. Il s’agira des écluses La Belle pointe, La Vasouse, Le Grand port, La Touche à tout et La Brizière. Le programme est en cours d’élaboration.

Photographier la Lune et écouter les oiseaux de nuit

Les sorties astronomie avaient encore fait carton plein l’an passé. « Tout était complet », assure Carole Saint Lanne. Alors Ré nature environnement les remet en place cette année. « Les soirées découvertes se déroulent en deux parties, détaille Xavier Plouchart, astronome et co-animateur avec Jean-Luc Fouquet. La première est théorique, elle est consacrée à la compréhension des constellations zodiacales et aux cartes tournantes du

ciel. » Elle se déroule dans la cabane de Montamer. Ensuite, « on sort et on observe le ciel au télescope pour découvrir les planètes et les étoiles. On propose aussi de photographier la Lune au télescope avec son téléphone portable et chacun peut repartir avec sa photo. » Le nombre de personnes est limité à 30-35 : « On refuse du monde, car on veut garder un petit groupe afin que les personnes puissent prendre leur temps pour observer des amas d’étoiles à 26 000 années lumières ou des nébuleuses planétaires » , illustre Xavier Plouchart. A noter, l’événement majeur de l’été sera l’éclipse partielle du soleil, le 12 août : « A l’île de Ré, on verra un croissant de 3,5% du soleil, à 20h22. La prochaine éclipse aussi importante est prévue en 2081 ».

Côté astronomie toujours, Ré nature environnement propose une sortie avec JeanLuc Fouquet « pour écouter les oiseaux qui chantent la nuit, comme le petit et le moyen duc ou l’engoulevent, et observer les étoiles », annonce Dominique Chevillon. « Nous partons au crépuscule, nous utilisons la lumière naturelle de la Lune et exceptionnellement la lampe de poche ». La sortie se déroule dans les bois de Sainte-Marie, Rivedoux et La Flotte.

Des thèmes variés pour les enfants

Christine Benezit remet au programme de la saison les ateliers pour enfants, à partir de 5 ou 6 ans, une semaine sur deux pour Ré nature environnement et la LPO.

« Les ateliers sont variés et le thème n’est pas figé. On parle des hérissons comme des bestioles dans la vase. Je peux aussi raconter l’histoire de la vie d’un arbre, en partant de la graine », tant que le sujet fle rouge reste la biodiversité.

« Pour illustrer mes propos, je complète l’atelier par une activité manuelle, comme du modelage d’argile ». L’animatrice souligne enfn que l’atelier est ouvert à toutes les générations : « Je garde les parents et les grands-parents, s’amuset-elle, car c’est l’occasion de faire une activité partagée »

L’Adepir fête ses 30 ans

Des oiseaux et des ogres

Nadine Berland représente la compagnie de théâtre des Tardigrades, avec Michel Quidu, auprès de l’Ancre maritaise. Cette saison, « nous jouons Enchant’oiseaux, un spectacle théâtral en hommage à la voix divine des oiseaux », décrit la comédienne. Elle rappelle ainsi que les oiseaux « ont inspiré les musiciens, les chanteurs, les poètes et les observateurs attentifs. L’oiseau chante ! A l’heure où son chant se fait plus rare, tendons les oreilles vers la musique des oiseaux ».

Nadine Berland annonce aussi le retour d’un dispositif d’écoute, au premier étage du four à chaux. Il s’agit d’un récit à deux voix, sons et musiques, adapté du roman Le temps des ogres, de Michelle Montmoulineix. « Muni d’un casque haute performance, dans un fauteuil zéro gravité à l’Ancre ou en déambulation libre, vivez le voyage extraordinaire de Victoire, de son village désertique à l’océan », invite Nadine Berland. Enfn, la compagnie propose une visite guidée à marée basse sur « les trésors du bord de mer », entre biologie marine et saynètes humoristiques, pour « présenter les histoires riches et incongrues de tous les habitants de l’estran ».

Les mammifères marins en conférence

L’Ancre maritaise accueille enfn des expositions temporaires, toujours sur le thème de la nature et de la biodiversité. « Les expositions sont gérées par la mairie de Sainte-Marie, précise Carole Saint Lanne. Elles durent souvent une semaine, parfois deux. »

Elle annonce aussi une conférence par mois en juillet, août et septembre, sur le thème des mammifères marins autour de l’île de Ré. « Nous les avons remises en place l’année dernière, après une interruption dans les années Covid. ».

Julie Pertriaux

Informations et réservations auprès de l’Ancre maritaise, 63 cours des Jarrières, La Noue –Sainte-Marie-de-Ré. Tél. : 05 46 55 41 38 ; 06 79 67 40 19. Horaires. Du 1 er avril au 30 juin et du 1 er au 30 septembre, du mercredi au dimanche, de 10h30 à 13h et de 15h à 18h. Fermé le lundi et le mardi. En juillet et août, du dimanche au vendredi, de 10h30 à 13h et de 15h à 18h. Fermé le samedi.

Cette année, l’Association de défense des écluses à poissons de l’île de Ré célèbre ses trente ans d’existence. Pour l’occasion, « nous sortons un livre intitulé Les écluses à poissons de l’île de Ré, pêche millénaire », informe Dominique Chevillon, président de l’association. Il souligne que l’assemblée générale de l’Adépir est prévue le 30 mai, aux Portes-en-Ré. Et « le 4 juillet, nous fêtons nos 30 ans, aux Portes ».

« Les réservations sont obligatoires pour toutes les activités », informe Carole Saint Lanne.

L’histoire

de la pêche à pied dans

l’île

« Les conflits entre administrateurs de la Marine et les pêcheurs à pied sur Ré au XIXe siècle » : une conférence de Jacques Boucard, jeudi 2 3 avril au musée Ernest Cognacq, riche en informations et abordant les di f ficultés rencontrées par les Rétais pour vivre de la mer.

Dentre les pêcheurs à pied et l’administration et pour bien comprendre l’origine des différends entre cette population vivant le long du littoral Atlantique et sur les îles et l’administration, l’historien est remonté au Moyen Âge. Ces paysans et sauniers vivant des produits de la mer, avaient mis en place une société complexe possédant une connaissance du milieu marin qu’ils ont exploité avec une étonnante compréhension des grands équilibres écologiques.

La disette de poisson

Le droit de pêche au Moyen Âge est libre sur l’île de Ré. Les poissons appartiennent

céder une partie au seigneur. Il est difficile d’identifier précisément les espèces réservées à celui-ci et rentrant dans la catégorie de poisson qualifiée dans les textes de « gros ou ayant lart », expression qui se transformera en « poissons royaux » à partir du XVe siècle.

Les premiers conflits apparaîtront quand le poisson se fait rare. C’est le cas avec la reprise de la guerre en 1565, accompagnée de mauvaises récoltes (1573,1585,1586). De plus, des épidémies ravagent le pays de 1578 à 1580. Le pouvoir royal se penchera sur le problème, mais ignorant la réalité du terrain estimera que si le poisson manque c’est qu’il est trop pêché. Une nouvelle

réglementation mise en place à partir de 1544 montre clairement que l’objectif du pouvoir royal est de contrôler les pêcheurs et de réglementer la pêche en limitant les pouvoirs locaux.

A partir de la réorganisation centrale de l’administration au XVIIIe siècle, les officiers des amirautés furent chargés d’effectuer de réelles visites de contrôle le long des côtes de leur juridiction tous les deux ans. Sans grand résultat apparemment. Le nouveau ministre de la Marine, Maurepas, crée alors le poste d’inspecteur des « pesches » afin de mieux combattre les abus et le confiera à Le Masson du Parc. Celui-ci déterminera lors de ses contrôles, qui se dérouleront entre 1723 et 1730, qu’il existe dans Ré 114 pêcheries en pierre dont 5 à détruire.

Le manque de marins pour armer les navires De 1792 à 1815, la France est perpétuellement en guerre. Les hommes manquent et le problème est crucial pour la marine. Il faut un millier d’hommes pour armer un vaisseau et le total des marins français (enquête de 1688) ne dépasse pas 80 000 hommes (chiffre jamais dépassé avant le XIXe siècle). Ce sera d’ailleurs l’une des difficultés majeures de Napoléon à qui il aurait fallu 100 000 matelots pour armer une centaine de vaisseaux.

Dès 1814, les conflits vont se multiplier avec les autorités et à partir de 1818, l’administration mène une offensive contre les écluses accusées d’être dangereuses pour la navigation alors qu’elles fournissent la plus grande partie de la nourriture des pluspauvres. La population rétaise est touchée :

Toutes sortes de moyens sont mis en place pour tenter d’accroître les effectifs de marins en élargissant entre autre la notion de gens de mer et en mettant en place des classes auxquelles la population est assujettie. Ces mesures entraineront des conflits entre les fonctionnaires de la Marine et les paysans insulaires, l’administration considérant « les côtes habitées par des peuples sauvages et des individus cupides » et les insulaires n’acceptant pas une tutelle de la Marine sur un domaine qu’ils estiment leur appartenir. A la fin du XVIIIe siècle, la destruction des écluses n’est plus justifiée par la disette du poisson mais par la nécessité de fournir toujours plus de marins aux navires du roi.

sur 4 000 personnes, 2 405 vont se trouver privées des ressources des pêcheries. Les insulaires ne comprennent pas les dispositions des autorités et le maire d’Ars écrit : « Dans un pays où il n’y a pas de bétail, le poisson est notre seule ressource. » Il faudra le décret du 21 décembre 1867 pour que la construction de pêcheries soit de nouveau autorisée dans les îles de Ré, Oléron et Noirmoutier. De 1867 à 1976, cinquante écluses seront construites dans l’île. Le seul critère pouvant empêcher la construction sera la sécurité de la navigation. « Oublié le fait que l’on détruisait des pêcheries fixes pour que les populations du bord de mer achètent du poisson aux pécheurs en bateaux pour développer la flotille et le nombre de marins classés. »

Rétaise s’apprêtant à partir à la pêche avec tout l’attirail nécessaire.
Couple de rétais ramassant des huîtres dans un parc de l’île.
Pêcheur individuel ramassant du poisson dans une écluse.
Collection
Boucard

Simplifier, stimuler, libérer : le logement est à la Une

Devenue urgence nationale, la question mobilise enfin les pouvoirs publics.

Il était temps !, diront ironiquement certains. Mieux vaut tard que jamais !, affirmeront les autres. Les deux commentaires sonnent juste, tant le logement a longtemps été le parent pauvre de la politique gouvernementale actuelle. Mais le ton a récemment changé et les pouvoirs publics parlent aujourd’hui d’urgence nationale. Une prise de conscience, urgente elle aussi, qui a pris corps le 23 avril avril dernier dans les propos du Premier Ministre Sébastien Lecornu, annonçant lors d’un déplacement à Marseille un plan de relance se voulant à la fois rapide et effcace. Décryptage.

Sur tous les fronts

Marché locatif bloqué, rénovation en panne, investissement en berne et constructions insuffsantes, les faits sont là et leurs conséquences sont lourdes, à la fois sur les plans social et économique, mais aussi politique. Par ce projet de loi, les pouvoirs publics entendent reprendre la main sur un sujet devenu majeur pour des millions de Français. Ambitieux, le projet de loi est marqué de quelques mesures emblématiques.

Indulgence pour les passoires thermiques

Interdits de mise en location depuis un an, les biens dits passoires thermiques (classés F et G) pourraient être remis sur le marché sous conditions d’engagement de travaux à moyen terme, soit trois ans pour les maisons individuelles et cinq pour

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les copropriétés. Notons au passage que cette mesure phare représente également une entorse aux exigences environnementales préalablement affichées, mais nécessité ferait loi semble-t-il et voilà qui représenterait une offre d’environ sept cent mille logements sur l’hexagone selon le Premier Ministre.

Stimuler investissement et construction

Et pour cela rien ne vaut un dispositif fscal consistant en un amortissement annuel pour des biens mis en location nue. Alors que les dispositifs fscaux antérieurs ont peu à peu disparu du paysage, il s’agit de donner au bailleur privé l’envie de s’engager de nouveau dans l’aventure, sous conditions de location en résidence principale sur une longue durée avec des plafonds de loyers, les locataires étant eux-mêmes soumis à un plafond de ressources à respecter. Dans l’ancien, la mesure intègre les maisons individuelles, exclues en revanche concernant l’immobilier neuf. Pour les biens sujets à travaux de rénovation, les seuils seraient abaissés à 20% au lieu des 30% actuels.

Lever les freins

Et ils sont nombreux concernant la construction, allant des contraintes règlementaires aux délais administratifs en passant par le traitement de moult recours. Autant de temps retardant des réalisations se chiffrant parfois

(Lire la suite page 23)

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MATÉRIAUX
CARRELAGE
Julien et Jean-François
Le logement est une urgence nationale et une priorité locale.
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en années. A tel problème une seule réponse : simplifer par des procédures accélérées, une réduction des délais et une vigilance apportée aux recours abusifs, le pragmatisme étant à l’honneur.

Retour sur le terrain

Avec une intention sans aucun doute également politique, le plan de relance entend inclure un acte fort

TENDANCES

de décentralisation, en redonnant aux élus locaux (en l’occurence les maires) et aux représentants de l’Etat (les préfets) la latitude nécessaire pour porter des projets sur leurs territoires dans un délai ne dépassant pas la durée d’un mandat. Ainsi nos édiles ayant des projets de logements pourraient-ils bénéficier des procédures accélérées évoquées précédemment avec la validation du préfet, mais ils verraient également

leurs marges de manoeuvre renforcées dans l’attribution des logements sociaux. Autant de signes envoyés aux élus de terrain, par nature connaisseurs avisés de leurs territoires.

Ambitieux et pragmatique, voilà un plan plutôt bien accueilli par les professionnels du secteur, qui peinaient jusqu’alors à faire entendre leurs voix. Le projet de loi devrait être présenté aux députés courant de l’été pour une

mise en oeuvre elle aussi rapide, et on peut espérer un consensus sur un sujet qui ne manquera pas de s’inviter dans les débats de la présidentielle à venir. Reste que nombre de projets de lois aux riches intentions se sont conclus par de pâles copies. Celui-ci n’est pas encore écrit et devra également prendre en compte un contexte fnancier pour le moins tendu….

L’immobilier rétais repart (un peu) à la hausse

L’un parle d’une année 202 5 catastrophique, l’autre évoque un maintien du chi f fre d’a f faires mais avec 20 % de ventes en plus, traduisant la baisse très sensible des prix. Les deux responsables d’agences immobilières que nous avons interrogés s’accordent toutefois sur le frémissement du marché immobilier ressenti depuis la mi-février 2026.

Morgan Morice (Orpi) explique notamment que les transactions se font essentiellement sur les petits biens (250-300 K€) ou sur les très gros biens (2 à 3 M€), mais qu’entre les deux il a enregistré très peu de demandes d’acquisitions en 2025. La faute en reviendrait au contexte mondial et national, au taux d’effort de 35 % imposé aux banquiers comme critère pour accorder des crédits, mais aussi aux mesures de régulation des meublés de tourisme mises en place par la CdC et les communes rétaises. Celles-ci auraient un impact fort sur les acquéreurs potentiels, soit parce que s’agissant de particuliers, le plan de fnancement implique des revenus locatifs saisonniers, soit parce que s’agissant d’investisseurs, l’activité locative est l’objectif. Des incertitudes

sur la possibilité de louer en saisonnier rimeraient avec renoncement au projet d’acquisition.

Le taux d’effort, un critère très pénalisant Toutefois, aux yeux de Morgan Morice, le principal frein au dynamisme du marché immobilier reste le taux d’effort. Au-delà du taux d’usure, qui concerne surtout les seniors, le taux d’effort concerne tout le monde. En effet, en 2021, le Haut conseil de stabilité fnancière (HCSF) a fxé une règle qui s’impose à tous les emprunteurs : le taux d’endettementc’est-à-dire le poids du remboursement de votre crédit dans votre revenu - ne doit pas dépasser 35%. Les banques ne peuvent déroger à ce critère que pour

les primo-accédants d’une résidence principale. Or, cette règle n’intègre pas le « reste à vivre », la somme qu’il reste pour vivre après règlement de la mensualité. Mais, bonne nouvelle pense Morgan Morice, le député Renaissance des Landes, Lionel Causse, est à nouveau monté au créneau mi-avril dernier sur une proposition de loi permettant de donner plus de latitude aux banques, notamment dans l’appréciation de la solvabilité des emprunteurs.

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Dans un article récent, Le Figaro Immobilier écrit ainsi : « Si cette proposition est adoptée par le Parlement, elle permettra de débloquer 10 à 15 % de demandes de crédit pour lesquels le taux d’endettement est supérieur à 35 % mais le reste-à-vivre est suffisant. Une bonne nouvelle pour un marché du crédit qui est menacé de grippage. Refuser un crédit à un ménage affichant 40% d’endettement mais disposant de 5 000 euros de reste

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à vivre est absurde ». Pour cela Lionel Causse réclame une réforme de la gouvernance du HCSF, actuellement dirigé par le ministre de l’Économie et des fnances et le gouverneur de la Banque de France, souhaitant élargir à plus de personnes la prise de ce type de décisions.

En attendant, du fait de l’application par les banques de cette règle de « taux d’effort », Morgan Morice estime que « ne peuvent aujourd’hui acheter sur l’île de Ré que les résidents secondaires, capables de mettre un million d’€ cash sur la table. »

Un marché dynamique, avec retour aux prix d’avant Covid Denis Hénault (Hénault Immobilier) est nettement plus optimiste : « Le marché est très dynamique depuis mi-février, les prix ont chuté, retrouvant leurs niveaux d’avant Covid, des années 2018/2019. On est sur un marché agressif, les acquéreurs ne mettent plus d’affect sur les biens, ils peuvent en visiter une trentaine et n’hésitent pas à faire des offres agressives de type 800-900 K€ pour un bien affiché à 1 M€... On est entre - 10 à - 30 % sur les prix des transactions. Quand un bien est sur le marché depuis plus d’un an, le vendeur accepte généralement de revenir à des prix plus raisonnables. Et ne fonctionnent bien que les maisons récentes, à la déco actuelle,

plus personne ne veut se lancer dans des travaux de rénovation. » Pour lui, la régulation des meublés de tourisme n’a pas eu d’impact notoire sur son activité.

Des défaillances d’entreprises en nombre

Côté location de locaux professionnels, l’une des activités phare d’Orpi Pro île de Ré, agence également dirigée par Morgan Morice, si le marché est toujours dynamique, il constate une forte augmentation des diffcultés, voire des défaillances d’entreprises ces derniers mois. « Certains commerçants sont pris en tenaille, entre des fournisseurs (marchandises et matériel) qui exigent d’être payés à la commande et les banques qui accordent plus difficilement des prêts. Dans notre parc de gestion de lots commerciaux, cinq entreprises sont parties en liquidation judiciaire (sans même passer par un redressement) ces quatre derniers mois. Je n’ai jamais vu cela en vingttrois ans de pratique. », explique-t-il. Il nuance toutefois : « Nous avons pu installer cette année un restaurant sur le port, un opticien au centre commercial des Corsaires, et d’autres commerçants, heureusement de nouvelles initiatives professionnelles sont aussi là. »

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Au Cercle Nautique Martinais, l’état d’esprit avant tout

Sur

terre et en mer, il est à la fois l’identité et la signature de l’association nautique martinaise…

Pour ses trente ans, le Cercle Nautique s’offre une nouvelle identité visuelle.

Un état d’esprit centré sur le collectif, la bonne humeur, la joie du partage et l’ouverture, autant d’atouts essentiels à cultiver pour le ‘jeune’ président du CNM, Gérard Roubinet, ayant repris le fambeau il y a un an derrière Philippe Carruel. Mais préserver ne rimant pas avec dormir sur ses lauriers, il y a aussi de l’innovation dans l’air… du large et de l’Assemblée générale annuelle du jeudi 23 avril.

Garder le cap Changement de présidence ou pas, rien ne ralentit le rythme d’une association riche de son énergie collective et la liste des activités est longue : cinq croisières d’avril à octobre allant de Boyardville à l’île d’Yeu en passant par Les Glénans, la Tremblade et l’île d’Aix, trois sorties de pêche à pied de février à août en quête de pétoncles, palourdes et lançons, trois encore de pêche en mer de juin à septembre, et l’incontournable rendez-vous avec les résidents du Centre Départemental d’Accueil de l’Ile de Ré. Sur terre, ce sont les formations (pêche et sécurité en 2025), une rands-vélo au port du Plomb mais aussi les rencontres

avec d’autres clubs, la participation à la soirée de la SNSM, la représentation de l’association auprès du conseil portuaire et d’autres structures associatives (locale, régionale et nationale), sans oublier la participation active à la Fête de la mer de Saint-Martin le 15 août et la célèbre Fête du Coquillage, avec bien sûr l’appui de nombreux partenaires. Ajoutons-y en saison les rendez-vous conviviaux à la casemate « siège » de l’association sur le port de Saint-Martin, bref voilà un agenda bien chargé, exigeant un travail de bénévolat non négligeable et d’ailleurs légitimement valorisé par le trésorier Patrick Lemoine à quelques mille trois cent trente cinq heures annuelles.

En avant toute ! Si Gérard Roubinet et le Conseil d’administration s’inscrivent dans la continuité, celle-ci n’empêche pas l’innovation bien au contraire, le Président du CNM incitant les adhérents à promouvoir l’association et fédérer des énergies forces de proposition, propriétaires d’un bateau ou pas, l’envie et la bonne volonté étant le seul pré-requis assumé. Alors au programme 2026, il s’agit de poursuivre l’existant mais aussi de faire souffer le vent de la nouveauté, à commencer par un site internet repensé, un logo réinventé et décliné, cela va de soi, sur la ligne de produits dérivés proposée par l’association. La nouveauté s’invitera également lors de la Fête de la Mer le 15 août, le CNM ayant souhaité renforcer son implication au travers d’une animation « festive » dont le nom chantant « Antinna a mare », évoque ses lointaines origines siciliennes.

Bon vent au YCSM !

Qu’est-ce donc ? Un jeu très sportif consistant à aller décrocher un drapeau accroché au bout d’un mât incliné à 15% au-dessus de l’eau et savonné. Voilà qui promet un joyeux moment et pour la petite histoire, cette épreuve fait le succès des étés du joli port d’Honfeur depuis des décennies et aurait existé à SaintMartin semble-t-il.

Autre envie autre projet, la création de la Coupe Tonia, rallye nautique ayant pour objectif un challenge interclubs avec l’implication de l’URCAN (Union Rétaise des Clubs et Associations Nautiques). Non confrmé à ce jour, il est envisagé pour la fn août.

Entre ces temps forts, les cent quatorze adhérents du CNM participeront au gré de leurs envies aux croisières, sorties pêche et autres moments (nombreux) de

convivialité. Ne manque-t-il pas quelque chose? Si bien sûr, la célèbre Fête du Coquillage qui a fait en 2025 sa plus belle saison selon le trésorier Patrick Lemoine. Elle investira le port de Saint-Martin le samedi 28 septembre et aura cette année une saveur particulière puisque coïncidant avec les trente ans de l’Association. Au programme en plus des inévitables Batalas, deux nouveautés musicales avec le Bordeaux Pipe-Band, groupe de cornemuses écossaises et de percussions celtes et Les Gaillards des Pertuis, chœur de chants de marins de l’Ile de Ré basé à Ars. La Fête du Coquillage « colonisera aussi les quais jusqu’à s’étendre en direction du Parc de la Barbette », précise le vice-président Thierry Conroy avec gourmandise. Autrement dit, cette seizième édition s’annonce d’ores et déjà mémorable…

En ce matin du 1 er mai, le Yacht Club de Saint-Martin a baptisé sa dernière acquisition, née en 1 99 8.

Rouge et blanc sur fond de ciel bleu, la photo souvenir a tout d’une carte postale.

C’était un souhait cher au Président de l’association François Pillot : le club nautique martinais est désormais propriétaire de son propre bateau, le premier, et c’est un Rhéa, Portant haut les couleurs du club, le YCSM (c’est son nom) est prêt à prendre le large. « Il a besoin d’un peu de décoration », souligne François Pillot dans un sourire. Voilà bien un détail pour des marins car il s’agit avant tout de naviguer, de régates en rallyes, et de proposer aux adhérents non propriétaires de bateaux la possibilité de prendre la mer. Mais derrière ce principe de base, François Pillot a une autre idée en tête. Par cette acquisition, il souhaite renouer avec la

longue histoire du club et « recréer le lien entre l’association et la fabrication des bateaux », le Rhéa étant l’une des fgures iconiques de l’île de Ré.

Dans les règles de l’art Pas de baptême sans marraine et parrain et ce sont Christiane Binot (ex-présidente du club) et Bruno Gourdon (fdèle adhérent très investi) qui ont cet honneur. « Ils sont chargés de prendre soin de leur filleul », sourit François PIllot. Ne reste plus qu’à ouvrir la bouteille de champagne pour en asperger la coque du bateau, rituel obligé des baptêmes de navires, « pour leur porter chance et leur souhaiter un bon voyage », précise François PIllot évoquant les lointaines origines d’une tradition remontant à

Ré à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux17940 Rivedoux-Plage / Tél. 05 46 00 09 19 / Mail : realahune@rheamarketing.fr Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux.

Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C / Mise en page : Valérie Le Louer

Rédaction, photos : Aurélie Bérard, Catherine Bréjat, Pauline Leriche Rouard, Julie Pertriaux, Eugénie Rambaud, Nathalie Vauchez, DR, sauf mention expresse / Dessin : Philippe Barussaud / Régie publicitaire : Rhéa Marketing : 05 46 00 09 19 - Frédéric Pallot-Dubois : 06 14 29 47 21 - Nathalie Vauchez : 06 71 42 87 88 rhea@rheamarketing.fr / Imprimeur : Imprimerie Rochelaise / N° ISSN : 2257-0721 - PEFC 10-31-1240

l’Antiquité. Un navire qui n’a pas goûté au vin goûtera au sang dit aussi un proverbe anglais. Bref, sans être superstitieux et le champagne ayant aujourd’hui remplacé le vin, mieux vaut céder à la tradition, ce que fait volontiers le parrain du YSCM Bruno Gourdon, après lecture d’un très beau texte écrit par la marraine Christiane Binot.

Ajoutons que le YCSM a été fnancé par un prêt qui sera judicieusement rentabilisé, puisqu’il devrait être confé sur les mois d’avril, mai et juin à un professionnel de la location de bateaux qui reversera partie de ses recettes au club nautique. En bons marins, les membres du YCSM ne perdent pas le nord !

Toute l’actualité de l’île de Ré sur www.realahune.fr

Votre journal est imprimé sur du papier écologique sans chlore et issu de forêts gérées durablement, avec des encres végétales, les déchets sont recyclés. Le logo Imprim’Vert et la certifcation PEFC de notre imprimeur le garantissent. Écolo, le journal s’engage pour un avenir positif et durable sur notre île !

Avec le port pour magnifique décor, la casemate de l’association est le lieu privilégié des moments de partage.

La pédagogie par la nature, passionnément

Depuis dix ans, Caro des Bois se bat, avec son Ecole Buissonnière, pour proposer aux petits Rétais et vacanciers des activités dans la nature. Elle a su fédérer autour d’elle bénévoles et familles, malgré les réticences d’administrations et collectivités peu enclines à encourager un projet éducatif « différent ».

Durant toutes ces années de hauts et de bas, j’ai toujours été animée par la même passion : accueillir les enfants dans la nature et observer leur émerveillement, leurs étoiles dans les yeux. Malgré les relations conflictuelles avec les administrations, j’ai eu un soutien déterminant et constant de la maire de Sainte-Marie, Gisèle Vergnon. Gérard Juin nous a aussi aidés, lorsqu’il était adjoint au Bois-Plage. Nous avons également la chance d’appartenir à un incroyable réseau national, le RPPN (Réseau français de pédagogie par la nature). Les initiatives se multiplient partout en France. Je remercie tous les bénévoles, salariés, intervenants, parents, soutiens qui sont passés par là et qui ont cru au projet… Et tous les enfants que nous avons accompagnés, qui sont restés pour certains de longues années, goûter à la liberté, au bien être que la nature nous procure. Dans un monde qui met de moins en moins l’humain en avant, il est important de proposer cet accueil alternatif pour que les enfants de demain puissent décider par eux-mêmes, retrouver un lien avec la nature et être acteurs de leur vie. Car le monde ne manquera jamais par manque de merveilles mais uniquement par manque d’émerveillement. Sans vous je ne serais pas là aujourd’hui ! »

« 10 ans d’efforts, de joies et de galères » C’est par ces quelques mots que Caroline a résumé dix ans d’efforts, de joies et de galères, auprès des presque deux cents adultes et enfants venus fêter dignement cet anniversaire, toute la journée du samedi 25 avril dernier. Le nouveau maire de Sainte-Marie de Ré, Franck Mussillier, est aussi venu à la rencontre de L’Ecole Buissonnière à cette occasion : « Il s’est montré très intéressé et nous devons nous revoir pour travailler ensemble. », explique Caroline Cartalas. Ayant la double nationalité allemande et française, éducatrice de jeunes enfants en Allemagne, Caroline a été à bonne école dans ce pays, très en avance en matière de pédagogie par la nature, tout comme les pays scandinaves. En 2006, elle et son mari, qui a grandi ici, s’installent sur l’île de Ré. N’ayant pas d’équivalence en France pour son diplôme allemand, mais parlant couramment quatre langues, elle exerce différents emplois, tout en ayant déjà en tête son objectif de proposer aux petits Rétais un projet de pédagogie par la nature. Elle pose par écrit les bases de celui-ci. Durant un stage à la crèche associative maritaise « Les Petits

Drôles », Caroline rencontre Fabienne Dimnet, alors directrice du Jardin d’Eveil à La Flotte, à qui elle montre son projet. Elle travaillera ainsi pendant six ans auprès des petits de la structure fottaise, sachant se faire apprécier par des familles qui n’hésiteront pas, quand son projet se montera, à lui confer leurs enfants.

De terrain en terrain...

La rencontre de Caroline avec Annick Delalleau sera également déterminante puisque, séduite par l’activité proposée, la présidente du Foyer du Bois héberge les premiers stages « Petits Robinsons ». C’est le début de cette belle aventure, au printemps 2016, aux Gouillauds, site boisé idéal. Puis Caroline crée sa propre association, L’Ecole Buissonnière, qui organise des demi-journées d’activités, dans la nature, le mercredi, ainsi que des semaines de stages, durant les vacances, sans oublier les anniversaires fêtés dans la nature. Surtout fréquentées par les 3-6 ans au départ, les activités voient progressivement la moyenne d’âge augmenter, les enfants (et leurs parents) y prenant goût.

Première déconvenue au bout de six mois, quand Caroline s’aperçoit qu’en automne/hiver les chasseurs fréquentent le site des Gouillauds. Le président de l’ACCA du Bois-Plage l’orientera vers un site boisé jouxtant le camping La Bonne Etoile. Au bout de deux années, alors qu’elle se met en relation avec les services Jeunesse et sport, l’accueil est plus que mitigé et il lui est demandé de se mettre aux normes : elle doit passer un diplôme français de type BAFA et disposer d’un local. Ce qui complique sérieusement les choses, les terrains naturels, en zone protégée, ne supportant aucune

construction. Caroline se mettra quelque peu entre parenthèses, pour passer une VAE (Validation des acquis de l’expérience). Elle a aussi pour projet de créer une école maternelle, « j’en rêvais depuis le début. Alors que j’avais trouvé un terrain privé vers Les Grenettes et que je m’apprêtais à m’engager financièrement pour des travaux, la Communauté de Communes m’a fait savoir que je ne pouvais mener ce projet sur ce terrain, situé en zone à risque incendie (Plan de prévention des risques naturels). Il me restait huit mois avant la rentrée et je devais déposer mon dossier six mois avant, pour être agréée par l’Education nationale. C’est Gisèle Vergnon qui m’a suggéré d’appeler tous les campings et cela était inespéré, au bout de trois semaines, grâce à son appui, j’ai eu un retour positif du Domaine des Grenettes, qui a accepté de me prêter un grand terrain clôturé, qu’il ne pouvait utiliser même pour des tentes. Depuis, les dirigeants m’ont tous renouvelé leur confiance » - le domaine des Grenettes ayant rejoint le groupe Sea Green, puis Sunelia et aujourd’hui Sandaya.

Une école maternelle dans les bois C’est le début de deux années très intenses (2021-2023) avec le lancement

Buissonnière

© Ecole

de l’école maternelle, qui démarre avec sept enfants, avant d’en accueillir quatorze. Malheureusement « beaucoup de ces enfants, au bout de deux ans, entraient au CP, et je n’avais pas assez de nouvelles inscriptions. Également, je suis éducatrice de jeunes enfants mais pas institutrice, et même si ce sont deux enseignantes, Marguerite puis Elsa la seconde année, qui s’assuraient du respect du programme scolaire, à mes côtés, je n’étais pas toujours en cohérence avec celui-ci. Ces deux années m’avaient aussi épuisée, je devais être sur tous les fronts. J’ai donc décidé de fermer l’école et de réfléchir à d’autres projets, pour faire autrement. »

Les mercredis buissonniers, matin et après-midi, perdurent, ainsi que les stages Petits Robinsons durant les vacances, et bien sûr les anniversaires le samedi. Parmi les nouveautés, L’Ecole Buissonnière propose des bivouacs (deux jours et une nuit). Elle accueille aussi les enfants des crèches une fois par mois. Ainsi en est-il des Petits Drôles (SainteMarie) et du centre Christiane Faure (La Rochelle). Nouvelle carte dans le jeu de Caroline, elle dispense désormais des formations aux professionnels de l’enfance, les sensibilisant aux bienfaits de la nature sur les enfants et en les initiant à la pédagogie par la nature. La CdC fut la première à le lui demander, pour ses professionnels de la petite enfance, puis la crèche associative Les petits Drôles et désormais des structures de l’autre côté du pont, jusqu’au sud du département et en Vendée.

Ne bénéfciant d’aucune subvention de la CdC - « Nous n’avons jamais compris pourquoi, sinon que l’on nous a dit que nous n’étions pas d’intérêt public » -, l’Ecole Buissonnière fonctionne avec une seule salariée (Caroline) et des bénévoles, auxquelles elle paie des formations. « Je rêve de pouvoir avoir un(e) autre salarié(e), afin de conforter et développer nos activités. Actuellement entre les stages et les mercredis, nous recevons environ deux cents enfants par an. » A bon entendeur...

Vauchez

La Pédagogie Par la Nature, quésako ?

Approche éducative qui favorise le développement holistique des participants à travers des activités régulières dans un environnement naturel, idéalement boisé. Elle repose sur l’observation des apprentissages, l’accompagnement réféchi et bienveillant, le respect du rythme de chaque enfant et l’utilisation des ressources naturelles comme matériel pédagogique. Inspirée des Forest Schools scandinaves, cette pédagogie considère la nature comme un « troisième éducateur » et encourage l’enfant à devenir un explorateur actif de son environnement.

INFORMATIQUE CONSEIL VENTE MAINTENANCE

Au plaisir de vous lire et de vous retrouver lors de nos concerts.

Musique en Ré

Madame, Monsieur, chers amis du festival Musique en Ré, À moins de trois mois du début du festival (du 27 juillet au 7 août), nous rencontrons encore d’importantes diffcultés pour loger nos musiciens durant la deuxième semaine (du 1er au 7 août 2026). Si vous avez la possibilité d’héberger un ou plusieurs musiciens chez vous pendant cette période, nous vous serions infniment reconnaissants de bien vouloir nous contacter.

Contacts Musique en Ré : kamiar.kian@orange.fr - abinal.marion@wanadoo.fr 06 800 77 420 – 05 46 09 06 30 – 06 82 03 95 21

INTERFACE IP ZA la Croix Michaud 17630 La Flotte interfaceip@gmail.com www.interfaceip.fr 05 46 66 05 29

Lors de l’anniversaire des 10 ans, les familles et sympathisants en nombre autour de Caroline, venus témoigner de leur attachement à L’Ecole Buissonnière.

Nicolas Baudin au musée Ernest Cognacq

Voici un Rétais qui a marqué l’histoire de la marine et dont Ré à la Hune vous a entretenu à plusieurs reprises : Nicolas Baudin. Le musée Ernest Cognacq lui consacre, du 2 3 mai au 20 octobre, une exposition très complète et innovante.

Exposition historico-artistique, « Les aventures maritimes de Nicolas Baudin » raconte la vie de cet enfant du pays, né à Saint-Martin le 17 février 1754 dans une famille de négociants.

Une exposition historique

Historique parce qu’elle reprend chronologiquement tout le parcours de Nicolas Baudin et pas seulement l’expédition en terres australes qui est à l’origine de sa célébrité en Australie.

Dix séquences détaillent, dans la salle haute de l’Hôtel de Clerjotte, le chemin de vie du Rétais. Après une formation dans l’île de Ré auprès de sa famille composée de négociants, il s’engage à 21 ans dans la marine française royale où il effectua un certain nombre de voyages, jusqu’au jour où le comte d’Hector lui retire le commandement de sa frégate au proft d’un offcier de la noblesse. Cette humiliation l’amènera à s’orienter vers la marine marchande où il commercera pour lui-même.

En 1788, Nicolas Baudin fait une rencontre qui marquera le reste de son existence. A l’occasion d’une remise en état de son bateau La Joséphine , au cap de Bonne Espérance, il rencontre Franz Boos, jardinier de l’Empereur d’Autriche et botaniste émérite. Au contact de celui-ci, Baudin qui éprouve déjà un intérêt pour les plantes, leur consacrera plus

de temps et, devenu un véritable naturaliste, mettra au point des techniques de transport innovantes sauvegardant la vie des plantes collectées durant ses expéditions.

En 1796, le Museum national d’Histoire Naturelle soutient son voyage à la Trinité, qui fera date dans le monde scientifique. Deux ans plus tard, il est de retour avec une fabuleuse cargaison de plantes, d’animaux et de fossiles. C’est un triomphe. Il fait don au Museum de ses collections et c’est en quelque sorte sa porte d’entrée au Consulat. Baudin est réintégré en tant que capitaine de vaisseau dans la marine française. Il va alors proposer un projet de navigation autour du monde dans le but de faires des collectes de plantes et d’animaux. Si le projet séduit les scientifques, il n’intéresse que moyennement Napoléon qui lui préfère la reconnaissance des côtes sud-ouest et nord-ouest de NouvelleHollande, nom de l’actuelle Australie. Il quitte le Havre le 19 octobre 1800 avec deux vaisseaux : le Géographe qu’il dirige et le Naturaliste.

Toutes les étapes de cet ultime voyage sont expliquées à l’aide d’un grand planisphère. Les enjeux sont détaillés ainsi que les problèmes rencontrés, dont l’ambiance délétère à bord, due aux scientifques qui lui ont été imposés par le pouvoir et qui estiment qu’il ne fait pas partie du sérail. Dix d’entre eux déserteront le navire à l’escale de l’île Maurice. L’Australie est atteinte le 24 mai 1801.Une année d’exploration de la côte suivra et le Naturaliste rentrera en France en 1802, mais sans Baudin qui poursuit sa route à bord du Géographe. Malade, il décède le 6 septembre 1803 à l’île Maurice.

Emeu Dromaius sp

Charles Alexandre Lesueur, Aquarelle, gouache et gomme arabique sur vélin, entre 1804 et 1807. Ces émeus dit émeus de Baudin étaient endémiques de l’île des Kangourous et ont aujourd’hui totalement disparus.

Le bilan de la mission était extraordinaire et la dernière section de l’exposition (Baudin à la postérité) montre bien l’intérêt exceptionnel qu’elle présente. Mais Nicolas Baudin a eu le tort de ne pas rentrer. Il est jalousé pour ses réelles compétences de marin et de botaniste et son tempérament ferme ne lui a pas attiré que de amis. Les déserteurs qui ont quitté son navire à l’escale de l’île Maurice, dont Peron et l’offcier cartographe Henri de Freyssinet, s’attribuent ses mérites. L’amère constatation est que Nicolas Baudin n’intéresse plus que les scientifques dans ce monde où le contexte géopolitique est différent de celui de 1800. L’écriture de l’histoire n’a pas été en sa faveur.

utilisait pour le transport des animaux, des marchandises et des plantes. Réhabilité par l’explorateur Dumont d’Urville, Nicolas Baudin sombre néanmoins dans l’oubli et il est aujourd’hui plus connu des Australiens que des Français. Comme l’explique Christelle Rivalland, directrice du musée Ernest Cognacq « Cette exposition a pour buts de célébrer Nicolas Baudin sur son territoire natal, de rappeler son rôle et de resituer sa place dans les grandes expéditions du XIXe siècle. Ces hommes ont pris la mer non seulement pour conquérir le monde mais aussi la connaissance. Cette exposition a pour prétention de redonner à Nicolas Baudin la place qu’il

En plus des dix séquences consacrées à Nicolas Baudin et ses expéditions, on trouve également dans la salle d’exposition deux focus contextuels sur les diffcultés de la navigation et sur le contexte géopolitique du monde à l’époque.

Une exposition artistique Sur le plan artistique, l’exposition sera l’occasion de découvrir le livre de François Bernard : Odyssée naturaliste qui retrace la vie de Nicolas Baudin et devrait paraître courant mai 2026. L’ouvrage comprend soixante-dix aquarelles réalisées par Rachel Loeffler, une aquarelliste de renom. Ces illustrations inédites seront complétées par la reproduction de dessins (paysages, aborigènes, animaux) de Nicolas Martin Petit et Charles Alexandre Lesueur qui accompagnèrent Nicolas Baudin en Australie. Des spécimens des animaux ramenés par Baudin sont prêtés par le Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle. Le Musée Ernest Cognacq possédait déjà la maquette du Géographe. Celle de l’autre bateau, le Naturaliste, est prêtée par M. Plat. L’exposition réserve des petites surprises scénographiques comme ces caisses réalisées par le menuisier d’exposition du musée à l’identique de celles que l’équipe de Nicolas Baudin

mérite dans l’histoire maritime. »

L’exposition sera inaugurée le 23 mai à 17h, en amont de la nuit des musées qui se déroulera de 18h à minuit avec possibilité de visiter l’exposition gratuitement. Un mimosa et un eucalyptus, essences ramenées par Nicolas Baudin, seront plantés dans les jardins du musée.

Catherine Bréjat

Des animations liées à l’exposition auront lieu durant la saison dont des ateliers pour enfants, une soirée jeu de piste le 10 août à 10h et une conférence « Nicolas Baudin aux terres australes » par Sophie Muffat jeudi 24 octobre à 18h dans l’auditorium du musée (réservations indispensables). Signalons que des livres sur Nicolas Baudin sont en vente à la librairie du musée.

Musée Ernest Cognacq Av Victor Bouthillier Saint-Martin de Ré 05 46 09 21 22 www.musee-ernest-cognacq.fr

Le Géographe et Le Naturaliste Rachel Loeffler, reproduction d’après aquarelle, 2023.
© Collection musée Ernest Cognacq
Portrait de Nicolas Baudin
Eugène Lemarié, dessin à l’encre et aquarelle, Fin XIXe siècle.

Acrobaties et comédie au programme

En cette fin mai, La Maline programme deux spectacles : du cirque à Loix le 1 3 mai, et du théâtre à La Maline le 2 9 mai.

« Trois », de la Cie Trépied

C’est la place du marché de Loix qui accueillera le 13 mai la représentation du spectacle « Trois ». La Cie du Trépied axe son travail autour de spectacles pluridisciplinaires mêlant le cirque à d’autres disciplines artistiques. « Trois » est sa première création, qui tourne depuis 2017 et associe acrobaties aériennes et musique. Les compositions sont originales, et les spectateurs sont bercés par les chants et musiques aux infuences métissées des trois femmes. Les cordes, les boites, tout est prétexte au jeu, musical ou théâtral. Au fl du spectacle, des liens se tissent, des cordes se tressent au gré de tableaux poétiques, drôles et touchants… Un atelier d’initiation aux arts du cirque (dès 6 ans) est proposé le jour même à 14h, gratuit sur réservation.

« Trois », le 13 mai à 18h, Loix. A partir de 3 ans. Gratuit.

« Fête des mères », de la Cie ACME

Cette pièce de théâtre de Vincent Gardet et Adèle Royné tourne autour de la fgure maternelle, et se construit sur une réunion de famille qui tourne mal. Louise, à qui sa mère ne parle plus après qu’elle ait fait d’elle le sujet de son dernier stand-up, revient au bercail à l’occasion de la fête des mères. Ce sera pour elle l’occasion de retrouver ses frères Gabriel et Ziggy, accompagnés de leurs conjoints. Alors que tout le monde fait connaissance, l’absence de la mère étonne puis inquiète. Une tragi-comédie

qu i rend hommage aux fratries, aux gens qui se parlent sans s’écouter, qui se comprennent sans se parler.

« Fêtes des mères », La Maline, le 29 mai à 20h30. Tout public. De 10 à 20€.

Les grands peintres rétais à l’honneur

Le 2 3 avril, devant un public venu nombreux, la librairie Quillet a fêté trois événements : le début de sa nouvelle exposition, « Les peintres de l’île de Ré », l’ouverture de son jardin d’été et la sortie de l’a f fiche 2026 des Amis de l’île de Ré.

Une quinzaine d’artistes sont présentés dans cette troisième exposition de la librairie Quillet dédiée aux peintres de l’île de Ré. Louis Suire et Raymond Enard pour les plus réputés. Mais aussi Gaston Balande, JL GiraudeauLaurent, Paul Bernet, Raphaël Drouart ou encore Annick Balaresque.

Diversité et accessibilité

Cette expo-vente, qui durera tout l’été, rassemble près de quarante pièces, des tableaux, des cartes postales ou encore des gravures aquarellées de l’île de Ré.

« Le but du jeu est de présenter nos grands peintres du 20e siècle », détaille Olivier Quillet, « mais aussi de proposer des œuvres très différentes, notamment en termes de prix. Nous avons donc bien sûr des huiles originales mais aussi des œuvres beaucoup plus démocratiques et accessibles, comme ces cartes de vœux ou des gravures aquarellées et signées par Louis Suire en personne, en vente à vingt ou trente euros. »

La diversité est donc de mise dans cette exposition. Aux côtés des aquarelles du début du siècle de JL Giraudeau-Laurent

Jules Verne, des cartes pour écrire...

Le prochain événement au café littéraire de la librairie Quillet se tiendra le vendredi 15 mai à 18h00. Jean Demerliac, secrétaire géné ral de la société Jules Verne, animera une conférence sur l’utilisation de la cartographie par Jules Verne pour écrire ses romans et pour découvrir le monde. Réservation Obligatoire - 05 46 29 04 25 ou librairie@quillet.frparticipation de 5€ par personne.

et des huiles de Louis Suire datant des années vingt, sont également présentés des ouvrages, des éditions originales aquarellées datant des années cinquante ou soixante-dix, tel l’« Ode à l’île de Ré » de Louis Suire, ou encore des dessins originaux au crayon et aquarellés de Gaston Balande.

Double inauguration

Cette soirée du 23 avril fut aussi l’occasion d’inaugurer un nouvel espace au sein de la librairie Quillet : « le jardin d’été ». Situé en extérieur, il est une extension du café littéraire de la librairie créé il y a quelques années et qui permet de profter d’une pause

gourmande au sein du village artisanal de Loix. Désormais, les visiteurs et clients de la librairie pourront profter de cette terrasse pour siroter un verre ou feuilleter un ouvrage les pieds dans le sable.

La présentation de la nouvelle affche de l’AIR, l’association des Amis de l’île de Ré, est venue rythmer cette soirée. Réalisée par Bernard Frigière, elle allie tradition et modernité avec ses bernaches en acier captées en plein vol et ses marais en arrière-plan. Elle est mise en vente à la librairie Quillet.

Aurélie Bérard

Infos pratiques : la Librairie Quillet, son café littéraire et son jardin d’été sont ouverts tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 18h30.

Adresse : 7 chemin du corps de

Le Jardin des Peintres

Exposition des peintres de l’Île de Ré

Tableaux et Gravures Aquarellées de :

Louis Suire, Olivier Suire-Verley, Philippe Deschamps, Raymond Enard, Gaston Balande

Librairie et Café ouverts tous les jours 10h00 - 12h30 / 14h00 - 18h30

L’expo-vente “les peintres de l’île de Ré” et ses quarante pièces ont attiré de nombreux visiteurs le 23 avril.
LOIX - LIBRAIRIE QUILLET
Quillet

Week-end exceptionnel à la Galerie Glineur

Trois jours durant, l’artiste Mascarade, mondialement connu, sera présent à la Galerie Glineur proposant aux visiteurs de s’immerger dans son univers.

Mascarade, alias Alexandre Delaunay, un peintre qui fait désormais partie des familiers de la galerie Glineur est un être sensible, brillant artiste qui s’éclate avec les couleurs qu’il distribue avec talent sur ses fresques murales et autres grands

formats que l’on rencontre du Havre à Dubaï. Le Havre parce que c’est sa ville, qu’il l’apprécie, en a peint des centaines de tableaux remarquables et Dubaï parce que c’est la réussite énorme qu’il connaît et ne lui monte pas à la tête. Une jeunesse remplie de galères n’a pas réussi à casser ce jeune homme ardent et généreux qui ne sait pas vivre sans dessiner.

Formé au monde du graffti dans sa jeunesse parce que c’était le plus accessible, mais aussi, parce que profondément, il lui convenait pour exprimer sa rage d’exister.

Il fréquenta les BeauxArts du Havre et un passage dans le monde de la publicité le confortera dans son goût d’une communication directe et rapide utilisant des images et des couleurs simples. Le succès aidant, il peut s’adonner à son attirance pour les grands espaces et peint de grandes fresques murales qu’on ne peut ignorer et qui contribuent à sa notoriété. Fasciné par les masques, Alexandre en tirera

LEPORELLO - YVES MORIN

même son pseudonyme Mascarade, qui évoque également le théâtre auquel il est très attaché, il joue avec leur symbolique, donnant ainsi à ses créations une enrichissante profondeur.

L’artiste s’est dévoilé dans une autobiographie Mascarade, coulisses, parue en fn d’année dernière. Il a ressenti le besoin de s’exprimer sur son parcours de vie et les événements qui ont contribué à sa construction et font qu’il est l’artiste que nous connaissons aujourd’hui. L’ouvrage ne contient ni dessin, ni photo afn de limiter le prix de vente public (14€), le rendant accessible au plus grand nombre. L’important pour Mascarade est de faire savoir comment cette passion qui l’a envahi, l’a également sauvé !

A l’occasion de la parution de cet ouvrage, la Galerie Glineur organise un week-end, parenthèse créative, en compagnie de l’auteur les 14, 15 et 16 mai. Tout au long de ces trois jours de l’Ascension, la galerie sera un lieu de rencontre et de création en direct et vous proposera un atelier pour enfants animé par Mascarade, une prestation en live sur les vitrines de la galerie transformant l’espace sous les yeux du spectateur, la signature de son livre, la présentation de ses nouvelles et dernières toiles et céramiques inédites ainsi que des dessins originaux et, chose rare, du temps pour échanger avec l’artiste.

Un livre d’art consacré à l’île de Ré

Le temps d’un week-end, la galerie Glineur propose une immersion totale dans le monde de Mascarade , un moment où petits et grands pourront entrer dans le jeu de la création.

Un weekend sous le signe de la création, du partage et de la rencontre

Jeudi 14 mai

11 h 30 Performance sur vitrine : un moment spontané et vivant pour découvrir le geste créatif de Mascarade en direct.

Vendredi 15 mai

11 h 30 à 13h et à partir de 16 h 30 : dédicace du livre

Samedi 16 mai

10h à 12h Atelier enfants de 6 à 12 ans. Mascarade accompagne les plus jeunes dans un moment privilégié pour imaginer et créer. Atelier gratuit, inscription recommandée auprès de la galerie.

Galerie Glineur

18 rue de Sully à Saint-Martin de Ré 05 16 19 13 90 www.galerieglineur.com

Naissance d’un livre très spécial : le leporello, œuvre d’art présentant l’île et son patrimoine à travers ses aquarelles.

Yves Morin, bien connu pour sa carrière dans l’audiovisuel et plus particulièrement pour sa webtélé « Ré-télé » qui a offcié durant plusieurs années, ne sait pas vivre sans projet. Cette fois, il s’est lancé dans la création d’un livre d’art, le leporello, un livre se déroulant comme un accordéon grâce à une technique particulière de pliage. Le premier leporello est né grâce à une renaissance artistique d’Yves, qui fréquenta les Beaux -Arts dans ses jeunes années. Passionné d’aquarelle, il accompagne son épouse Christiane à un premier stage en Dordogne, qui lui donne envie de recommencer à peindre. Deux stages plus tard, au Maroc cette fois, et en tant que participant, il retrouve toute sa technicité et son aisance et s’affrme dans un style qui a évolué et lui corresponde mieux, utilisant plus le dessin comme support de la couleur. Yves va se mettre au travail et parcourir l’île réalisant des aquarelles dans un format dans lequel il se sent bien et qu’il pratiquait déjà pour envoyer ses vœux en début d’année à ses amis.

esprit d’un ouvrage où le pliage dévoilerait progressivement l’œuvre d’art. Au fnal, il lui apparaîtra que le leporello est le plus approprié à dérouler les aquarelles qu’il réalise de l’île et à faire ainsi découvrir tout son patrimoine en une seule fois. Il est conforté dans son idée de leporello en visualisant l’effet de ses aquarelles alignées à la queue leu-leu sur le billard du salon.

peinte à la main par le méticuleux Yves. Raffnement rarissime de nos jours ! Œuvre d’art à part entière, cet ouvrage n’est vendu que dans quelques points de ventes dans l’île (lire encadré).

Yves a également réalisé un leporello sur La Rochelle, « Insolite, quoique… », avec des aquarelles très structurées baignant dans une élégante dominante bleue et des textes racontant l’histoire insolite de la ville. Un tirage de cinquante exemplaires a également été réalisé et sur chaque couverture au lieu d’une rose trémière, on découvre le navire des armoiries de la ville dans cinquante positions différentes ! Yves ne compte pas s’arrêter là et envisage de faire un leporello pour chacune des dix communes de l’île. Catherine Bréjat

C’est au retour du dernier stage à Marrakech que l’idée germe dans son

Le problème majeur reste celui de l’impression, forcément très onéreuse car elle nécessite des papiers spéciaux et beaucoup de main d’œuvre pour les collages. Yves et Christiane rencontreront plusieurs imprimeurs qui n’apporteront pas au couple la réponse espérée. Yves, qui ne recule devant rien, décidera fnalement d’assurer l’impression lui-même et achète une grosse imprimante et un massicot qu’il installe dans son nid d’aigle du premier étage de sa maison.

Il se procure un papier de 300g qui absorbe l’eau, spécifque à l’impression d’aquarelle. Le couple n’a pas calculé le nombre d’heures passées à coller les uns aux autres les différents tableaux, mais cela a pris beaucoup de temps ! Le premier leporello consacré à l’île de Ré s’intitule « L’île aux vélos », il est numéroté et livré dans un précieux coffret pour mieux le protéger. Déplié, il mesure 3,20 mètres. Tiré à cinquante exemplaires, pas un de plus, un certifcat d’authenticité l’accompagne et chaque couverture est ornée d’une rose trémière différente,

Où trouver le leporello « L’île aux vélos » Octopus à Ars-en-Ré

Hotel Le Chat botté à Saint-Clément

Le Clos Saint-Martin à Saint-Martin

La Maison Madier à Saint-Martin

La Librairie des Plages à Rivedoux

La Kichenotte au Bois-Plage

Les Bois Flottais au Bois Plage

Yves Morin : 06 85 96 12 60

Un exemple typique du style de dessin de Mascarade : un tracé ferme et épais accompagné de couleurs joyeuses.
Yves Morin travaillant à un exemplaire de son leporello sur l’île de Ré.
© Yves
Morin
Le leporello « l’île aux vélos » d’Yves Morin.
© Yves
Morin

Galerie Sénac : une maturité heureuse

La Galerie Sénac de Meilhan célèbre cette année ses 60 ans. Avec rigueur et intelligence, elle a su préparer ce cap et se donner un sou f fle nouveau.

C’est en 1986 que Roxanne Massenet, présidente de l’association Peintres et sculpteurs de Ré, créa la galerie Sénac de Mailhan à l’emplacement de l’ancienne criée sur le port de La Flotte. Le bâtiment fut vendu 1 Franc symbolique à condition que le rez-de-chaussée soit consacré à l’art, quelle que soit l’activité pratiquée par ailleurs. Une aubaine que cette belle construction située à un endroit idéal pour attirer des publics variés sur les quais du port de La Flotte. Galerie associative à l’origine, elle l’est restée et se trouve être la seule de la sorte dans l’île. Elle a connu une longue lignée de présidentes dont Manolita Boucherie et Clémence Chabreuil. C’est actuellement Catherine Le Bouill qui préside l’association en compagnie des membres du bureau et d’un comité spécial rassemblant six artistes se réunissant une fois par an pour opérer le choix des candidatures. Ce dernier travail est primordial pour la bonne santé de la galerie : il est important d’accueillir des

CONCOURS PHOTO

artistes nouveaux et de qualité dont les différents talents valorisent le lieu. Pour ce faire, la présidente et les membres de ce comité se déplacent beaucoup dans les salons professionnels de la grande région afn de découvrir de nouveaux artistes qui fgureront dans la galerie en tant qu’invités au côté des artistes rétais. En cette année 2026, la galerie présentera cinquante peintres différents.

Un fonctionnement bien huilé De Pâques à la Toussaint, la galerie propose de nouvelles expositions tous les quinze jours. Chaque quinzaine voit l’accrochage de quatre peintres et l’installation d’un sculpteur. Ce qui représente quinze expositions par an dont les peintres tiennent eux-mêmes les permanences, cela permet des échanges entre les visiteurs et les artistes.

Selon les années, deux ou trois événements exceptionnels s’ajoutent à ce programme. L’invité d’honneur 2026, à qui l’on offre les quatre murs de la galerie

pour son accrochage, est Etienne Boiteux dont l’exposition « Sous les pas » se déroulera du 11 au 24 juillet. Le salon « Envolée d’art », qui se tient tous les deux ans, est l’événement suivant et aura lieu du 3 au 16 octobre. Il s’adresse aux peintres amateurs de l’île et pour l’occasion, l’espace de la galerie est divisé en huit, laissant à chaque peintre dont le dossier aura été retenu la possibilité d’accrocher plusieurs tableaux représentant son travail. Clôturant la saison, le dernier événement de l’année est dédié aux membres de l’association qui mènent une action en faveur des plus démunis. Ils font don d’une œuvre pour la réalisation d’une vente aux enchères dont le produit fnancier sera remis au CCAS (Centre communal d’action sociale) de La Flotte. Ce dernier épisode intervient du 17 octobre au 1er novembre sur le thème de la rencontre. Lors de cette exposition, chaque artiste explique, à l’aide d’une courte phrase fgurant sous le tableau ce qu’il a voulu exprimer.

L’art en culottes courtes Une année sur deux, le salon « Envolée d’art » est dédié aux écoles de La Flotte. Encadrés par les instituteurs, les enfants travaillent sur un thème préétabli. Ils bénéfcient du même traitement que les grands, ayant leur propre vernissage ! C’est durant cette quinzaine que sont faites certaines démonstrations concernant par exemple : l’art du moulage, la gravure ou la linogravure dont le côté magique fascine les artistes en herbe.

Un anniversaire qui sera fêté tout au long de l’année Si Catherine Le Bouill est présidente, la gestion de la galerie est le résultat d’un travail collectif dans lequel s’investissent

A La Couarde, après la fête, le vote !

les six membres du bureau, chacun apportant sa touche personnelle aux problèmes rencontrés. La galerie ne reçoit aucune subvention. Elle entretient de bonnes relations avec la municipalité et participe à la manifestation des ateliers ouverts récemment mise en place par la mairie afn de proposer un parcours culturel donnant plus de visibilité aux artistes fottais.

L’ouverture est le maître mot de la galerie. 62% des artistes exposés cette saison sont des invités et leur regard neuf fait progresser tout le monde, artistes et public, en faisant naître de nouvelles émotions chez les visiteurs. La mise en scène de l’espace intérieur a été totalement repensée. Sobre, élégante, épurée par rapport à ce qui existait précédemment, elle met les œuvres en valeur et « cherche à créer du contact en faisant sortir les gens de chez eux » comme l’explique passionnément la présidente. Chaque exposition est accompagnée d’un responsable d’accrochage et d’un responsable de décrochage, membres de l’association, mais pas du bureau. Il faut que tout soit homogène et agréable à l’œil et pour être cohérent, l’identité visuelle a elle aussi évolué.

C’est cette nouvelle conception du fonctionnement de la galerie et le choix des œuvres présentées qui lui ont permis de dépasser et de faire oublier cette image de médiocrité qu’elle a traîné derrière elle à une certaine époque. Elle fête cette année son soixantième anniversaire dans toute la plénitude des talents qu’elle représente. Ce sera le fl rouge des expositions de la saison.

Galerie Sénac de Meilhan 18 ter, quai de Sénac - La Flotte Ouvert d’avril à fin octobre De 10h à 13h et de 15h à 10h

Non, il ne s’agit pas d’un troisième tour des récentes élections, seulement du vote du public au Concours Photo.

Je suis personnellement très heureuse de ce thème qui fait du bien au moral » souligne la maire couardaise Peggy Luton-Borie lors d’une brève intervention. Et c’est vrai que par les temps qui courent, c’est plutôt revigorant. Nous voilà donc dans la dernière ligne droite du concours, où il s’agit maintenant pour chacun de faire son choix parmi la sélection proposée, trente images sur cent sept candidatures reçues, et de glisser un bulletin dans l’urne pour voir (peut-être) sa photo préférée récompensée.

Un parrain honoré « C’est un thème qui te va bien », sourit Peggy Luton à l’adresse de Jérôme Bonaldi, « Je suis très content et très fier mais je ne le mérite absolument pas », confe celui qui fut en d’autres temps

chroniqueur radio et télévision (France Inter et Canal+), « Même si certaines images ne paraissent pas tout à fait dans le thème, l’intéressant c’est de donner envie d’avoir envie et de parvenir à capter l’instant » estime-t-il, remarquant également que certaines photos sont en argentique et d’autres prises avec un simple smartphone. De son côté l’élue en charge du concours, Nadège Bielot, avoue s’attacher particulièrement à l’émotion dégagée par certaines images.

Multiplicité des regards

On imagine naturellement la fête en couleurs et c’est vrai qu’elles ont la part belle sur nombre de photos, ce qui fait se distinguer encore plus l’audace du noir et blanc, souvent très réussi. Danse, parade, apéritif entre amis sur le pont d’un bateau ou beauté de l’océan illuminé d’un feu d’artifce… cette année

Quel que soit son thème, la richesse et la diversité des regards est toujours un point fort du concours photo de La Couarde.

encore ce sera diffcile de choisir. Après une semaine d’exposition à la galerie Derrière l’Eglise, cette joyeuse farandole d’images a rejoint la mairie où le public pourra les découvrir et voter, « un devoir artistique », souligne Jérôme

Bonaldi. Le lauréat du Prix du Public 2026 sera récompensé le 10 août prochain, lors d’une petite cérémonie précédant un concert tzigane. En un mot, ce sera la fête !

Pauline Leriche Rouard

L’entrée de la galerie a fait partie du relooking général afin de faciliter l’entrée des visiteurs dans un monde qu’ils ne connaissent pas encore.

23 et 24 mai 2026 de 11h à 19h 25 mai 2026 de 10h à 14h

En t rée l ibr e

p r é sen t e o uve r ts … et a utr e s l ie u x

6édition

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