es élus d’opposition sont présents dans presque tous les Conseils municipaux issus des élections de mars dernier, hormis à La Flotte et aux Portes-en-Ré où une seule liste se présentait. Et le moins que l’on puisse dire est qu’ils sont actifs. On peut s’attendre à ce que le groupe d’opposition qui s’est constitué à la Communauté de Communes le soit tout autant.
Qui dit opposition, dit débats, questions, demandes de précisions... ce qui contribue indéniablement à faire vivre la démocratie et à animer les assemblées délibérantes. On ne peut que s’en féliciter.
Toutefois, ici ou là, des interventions parfois trop systématiques, voire agressives, voient déjà le jour.
Les Rétais, tout comme les citoyens français, comprennent de moins en moins les polémiques inutiles, les querelles de personnes et aspirent à une vie politique qui serait plus apaisée et positive. Place au débat constructif sur notre île !
Nathalie Vauchez
Le sculpteur Etienne honore La Criée
Les nouveaux élus communautaires ont inauguré la salle d’exposition de La Criée, qui s’inscrit dans le projet global de réhabilitation de l’ancien bâtiment de la DDE, mené à terme par leurs prédécesseurs. Isabelle Vétois, sa compagne, a évoqué l’art d’Etienne, qui nous a quittés en janvier 202 5
Maire d’Ars et viceprésident de la CdC délégué à la culture, Pierre Bœuf a rappelé que ce nouveau lieu était le fruit d’un long travail en territoire casseron, et de la volonté politique de l’ancien président de la CdC et de la précédente maire d’Ars, cet ancien bâtiment de la DDE ayant été racheté et entièrement restauré par la CdC (lire encadré). « C’est une jolie salle d’exposition, inaugurée avec un artiste reconnu sur l’île, Etienne. », a-t-il simplement dit.
C’est avec une vive émotion qu’Isabelle Vétois a parlé de la vie et de l’art du sculpteur dont elle a partagé le quotidien. Les sculptures « ce n’est pas que de la matière, mais une présence, je remercie la CdC et ses représentants passés et présents de me donner l’occasion d’occuper cet espace avec quelques œuvres d’Etienne, choisies pour illustrer une période de sa vie et de son art, comme un parcours. Etienne a vécu plus de trente ans sur l’île, il a cherché à faire émerger quelque chose d’invisible, une humanité heureuse et fragile, ô combien. Dans ses œuvres, le bronze, les formes, les corps ce qui les lie est la tendresse, le lien, un silence habité. Sur les pleins et les vides, chacun y pose son propre regard pour explorer le mystère entre
de l’inauguration de la salle d’exposition La Criée.
corps et âme. On trouve aussi dans son œuvre les oiseaux, signes d’élan et de liberté... Etienne a choisi toute sa vie de regarder le beau, non pas pour fuir le monde mais simplement révéler sa part de beau. J’ai eu une grande chance de partager sa vie. En regardant ses œuvres, on ressent une forme de communion et de paix intérieure. »
Le président de la CdC, Jean Paul Héraudeau, s’est dit « aussi ému qu’Isabelle, pour plusieurs raisons. Je me retrouve aujourd’hui à cette première inauguration (en
Le bâtiment de la DDE, une très longue histoire
Acheté avant
Xynthia, situé en zone PPRL, la réhabilitation du site de l’ancien bâtiment occupé par la DDE fut « un choix politique et financier, qui a rencontré des oppositions, il a fallu négocier pendant trois ans avec les services de l’Etat, qui a imposé des contraintes très fortes, ce fut l’une de mes plus belles négociations, la plus difficile à monter...
Isabelle Vétois, entourée de Paul Neveur et de Lionel Quillet, devant la salle d’exposition « La Criée ».
Sous le bâtiment, ce sont des marais, il a fallu planter des pieux de 9 mètres, on a eu des périodes de doutes. », explique Lionel Quillet. « Puis sur l’idée de Sylvain (Sylvain Ortis, qui fut directeur de cabinet du président - NDLR) on a rencontré Isabelle Vétois. Qui d’autre qu’Etienne pour inaugurer cet espace d’exposition ? On a élaboré avec elle un contrat extrêmement intéressant sur plusieurs années, pour faire vivre Etienne et ses œuvres sur l’île de Ré,
avec des temps forts, tous les ans, des expositions tournantes. » La Maline à La Couarde et le Musée Ernest Cognacq à Saint-Martin exposent déjà une sculpture d’Etienne. Comme nous l’avons déjà présenté souvent dans nos colonnes, à côté de la salle d’exposition de La Criée figurent quatre commerces, un salon de coiffure et un espace aménagé accueillant des professionnels de santé.
tant que président de la CdC – NDLR), je n’y suis pas pour grand-chose, mon prédécesseur (Lionel Quillet) a fait tout le boulot. On va faire perdurer et vivre ce lieu, important pour cette partie de l’île. Emotion car j’ai été l’un des premiers à avoir rencontré Etienne dans les années
1989/1990, dans sa maison située rue des Pierrettes au Bois-Plage, maison qui lui ressemblait tellement et où il a créé son atelier. Je regardais Etienne travailler, c’était une découverte pour moi, fils de paysan, qui n’ai pas eu la chance d’apprendre l’art, la culture, la musique... Au-delà de son art, ce que je retiens d’Etienne avant tout c’est sa personne, un homme bon, généreux, accueillant, qui n’avait jamais un mot désagréable, Isabelle je comprends ton émotion... Sa route a croisé celle de Bernard Frigière, cuisinier aux mains en or, qui transforme le plomb en or. Au contact d’Etienne il s’est mis à l’art. Etienne c’est une belle aventure humaine. »
L’exposition d’une sélection d’œuvres d’Etienne, intitulée « Emotions », a lieu du 18 avril au 30 septembre 2026*, de quoi (re)découvrir pour tous son immense talent, et animer l’ensemble de ce nouvel espace de vie qu’est redevenu le quai de la Criée.
Propos recueillis par Nathalie Vauchez
*Ouvert hors juillet et août le mercredi de 14h à 18h15 et les vendredi et samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h15. En juillet & août, ouvert tous les jours, du lundi au dimanche, de 10h à 13h et de 14h à 18h15. Entrée gratuite.
La sculpture murale « Migration » d’Etienne : « Les oiseaux, messagers entre le ciel et la terre, symboles de l’aspiration à l’infini ».
Quel projet d’aménagement de la place de la Criée ?
La place de la Criée et les quais du port sont communaux. Pierre Bœuf, maire d’Ars et son 1 er adjoint, Didier Naudin, réfléchissent à un projet d’aménagement d’ensemble, du quai de la Criée, depuis le VVF jusqu’au marché, en passant par la place de la Criée. « Une 1 ère réunion est prévue lundi prochain (20 avrilNDLR). Nous voulons prévoir un projet global d’aménagement, depuis l’ancienne petite gare jusqu’au manège, nous allons travailler avec un maître d’œuvre pour concevoir au mieux cet espace. Les canalisations doivent aussi être refaites. L’idée est de remettre de la verdure, enlever les voitures sur les quais du port - au moins en saison - réintroduire de la convivialité sur cette place qui doit retrouver son identité, y créer de l’activité, faire vivre l’espace. »
« Les travaux de réfection de la halle du marché vont démarrer en septembre 2026, elle sera mise aux normes, surélevée, avec un toit cathédral et plus de luminosité, on va profiter de cela pour ensuite refaire l’ensemble du site du port. Il faudra bien deux ou trois ans, à partir de 2027. » NV
Les élus de la CdC attentifs au discours empreint d’une vive émotion d’Isabelle Vétois, lors
Label Oyat et La Java des Baleines organisent « Java night fever » le vendredi 1 5 mai, de 1 9 h à 2h, salle du Godinand. Puis le chapiteau ouvrira ses tentures vendredi 2 9 mai, pour trois mois.
Java night fever
« On a entendu parler plusieurs fois pendant la campagne électorale des bals « Bartel » qui existaient autrefois à Saint-Clément. Et nous avons participé à des spectacles discos hors de l’île. Nous avons eu envie de creuser cela sur l’île de Ré », explique Jonathan Odet. « Au départ nous étions partis sur un festival disco de trois jours, à La Couarde-sur-Mer, mais c’était en extérieur au Goisil et, malgré le très bon accueil que nous avons eu, c’était une trop grande prise de risque financier pour nous, avec des investissements importants. Nous avons préféré nous concentrer sur une soirée, ce sera déjà un bon test. »
Les trois animations de la soirée se succéderont, avec dès 20h un concert « disco night fever », suivi à 21h d’une danse disco avec Ladies’co show et initiation par des danseurs venus de Nantes, puis à 22h deset disco et électro disco avec DJ Djuk. Des performers ponctueront le déroulé de l’évènement avec des « pop-up » (petits spectacles) imaginés par les artistes de La Java , ainsi que des effets spéciaux autour des arts circassiens. Des food trucks seront disposés devant/dans la salle, ainsi qu’une buvette.
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« Partenaire », la mairie de Saint-Clément met à disposition gracieusement la salle, d’une capacité de six cents personnes. Comment cette date a-t-elle été choisie ? « On se demandait pourquoi lors du week-end de l’Ascension il ne se passe pas grand-chose sur l’île, cela nous paraît un bon moment pour proposer une animation regroupant Rétais et vacanciers. »
Entrée : 10 €/place, 8 € en prévente et 5 € pour les moins de 18 ans Réservation : lajavadesbaleines.fr
La Java des Baleines : plus de créations internes
Le chapiteau sera ouvert du 29 mai à fin août, avec toujours l’accès gratuit au site quand il n’y a pas de spectacle et aussi moins de soirées payantes, notamment en juin. Un peu moins de programmation coûteuse, plus de créations internes permettront un accès gratuit étendu. « On a aménagé du temps et prévu du budget pour que les artistes de La Java (polyvalents pour la plupart) aient du temps pour la création, pour peaufiner et rajouter des concerts et spectacles « made in Java ». Pour les animations existantes, de type quizz, bals pop-up, petits spectacles, spectacles enfants... tout cela peut-être réalisé par la troupe. On agrandit aussi l’équipe, on prend un risque financier. »
Le cabaret de La Java intitulé « La Matinale de 20h12 », plateau TV de 15 mn restranscrit en direct sur les réseaux sociaux, devrait être doublé et passer sur un format de 30 à 40 mn : stand-up, cirque, danse, effeuillages seront aussi des créations internes, avec toujours une approche dans l’humour. Des créations « jeune public » sont également prévues. Deux nouvelles circassiennes vont rejoindre l’équipe, en plus de Mathou qui proposera ses stages de cirque tout l’été, le matin.
Les festivals sont maintenus, certains renforcés. « A vol d’oiseau », festival du nord de l’île, ayant eu lieu l’an passé à Ars, Saint-Clément et Les Portes intégrera désormais Loix dans son parcours. Sur trois jours, du vendredi au dimanche, tout un programme sera proposé, avec des partenaires tels l’AIA, le Radeau de la méduse, la LPO, Ré Nature Environnement, RéActeurs et bien sûr tous les bars souhaitant y participer. Il aura lieu le premier week-end de juillet.
« Pour le festival des mammifères marins, nous souhaitons aussi créer le spectacle, de même nous ferons des créations spécifiques pour le festival A vol d’oiseau ». Evidemment, il y aura toujours beaucoup d’artistes invités, avec leur accueil en résidence tout l’été : « Nous souhaitons qu’ils travaillent nos concepts, qu’ils s’intègrent à nos propres spectacles », explique Jonathan.
Les spectacles de Donin auront toujours la part belle, deux « boum des familles » auront lieu en juin et une Teen’s party sera proposée jeudi 9 juillet, de 18h à 21h pour tous les jeunes ados (11-15 ans).
Le spectacle donné lors du festival des mammifères marins sera une création interne.
Quelques temps forts dans la programmation
Il est trop tôt pour annoncer toute la programmation. Toutefois quelques datesclés sont d’ores et déjà à inscrire dans les agendas avec le 10 juillet : le retour de Thomas et David Enhco après le succès de l’année dernière qui a même amené La Java à refuser du monde ; le 20 juillet dans le cadre du festival Au tour des mot s : l’auteure compositrice Cléa Vincent, porte-étendard d’une scène french pop renouvelée ; le 30 juillet : la comédienne Léa Wiazemski viendra chanter Charles Trenet ; le 7 août : Bluetopia présentera son nouveau documentaire «Les bonnes vivantes» ; enfin, les 20, 21, 22 août, temps fort de la saison, le festival Queer codes avec de nombreuses stars de la scène drag françaises. Ré à la Hune vous présentera comme d’habitude ces évènements et bien d’autres spectacles tout au long de la saison.
Nathalie Vauchez
Le concert de Thomas et David Enhco a rencontré un tel succès en 2025 que La Java avait promis de le reprogrammer, ce sera le 10 juillet 2026.
Le centre Ré jeunesse d’Ars dans une belle dynamique
Samedi 18 avril, Ars était décidément à l’honneur puisqu’après l’inauguration de la salle artistique du quai de la Criée avec une exposition consacrée au sculpteur Etienne (lire en page 2), c’était au tour du nouveau centre ados Ré Jeunesse de la CdC d’être mis en lumière.
Il a été inauguré par le maire d’Ars, Pierre Bœuf, vice-président de la CdC et la 1ère adjointe au maire de SaintClément, Laurence Plaire, également vice-présidente de la CdC, avec la délégation « solidarités et familles », en présence des adolescents, de l’équipe d’animation du centre et des collaborateurs de la CdC. Le local précédent mis à disposition par la mairie d’Ars était composé d’une seule salle d’une trentaine de mètres carrés limitant les activités et le nombre de jeunes accueillis.
Ce nouveau local comporte trois espaces. Le bureau fermé permet à l’équipe de recevoir les jeunes et leurs familles dans la confidentialité. La salle de vie avec canapé, billard et cuisine constitue le cœur du projet, véritable lieu où les jeunes se posent, échangent et discutent. L’aménagement d’une cuisine équipée permet de développer des temps conviviaux indispensables à la dynamique de groupe. Enfin, la salle d’atelier, espace modulable avec tables, permet l’aide aux devoirs, la réalisation d’ateliers manuels ou ludiques, et la proposition d’animation en parallèle.
Cette salle est également mutualisée avec la crèche, le RAM (Relais d’Assistantes maternelles), les assistantes sociales (une fois par semaine).
LUn impact positif sur la fréquentation
L’équipe d’animation est composée du directeur, Mallory Lefloch (depuis mars 2022) et d’une animatrice, Zoé Tesson (depuis avril 2025). Le fait d’avoir une équipe constituée de deux personnes et un local avec deux espaces distincts permet d’accueillir des jeunes d’âges différents et de mener deux activités simultanément.
Le déménagement en mars a déjà eu un impact positif sur la fréquentation. Aujourd’hui 29 jeunes sont inscrits à Ré Jeunesse Ars, 14 filles et 15 garçons (sur les 99 jeunes collégiens sur le nord de l’île). Les jeunes ados (essentiellement des 11-14 ans) viennent principalement d’Ars et de Saint-Clément. Un projet pédagogique spécifique tient lieu de fil rouge à la vie de Ré Jeunesse Ars, autour de trois axes : proposer un lieu de vie, de ressources et d’échanges aux jeunes, développer leur esprit critique et leur autodéfense intellectuelle et enfin sensibiliser les jeunes à la biodiversité et aux actes citoyens.
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Parmi les nouveautés 2026, figurent l’accueil des futurs 6èmes dès l’été, l’aménagement d’un espace dédié à l’aide aux leçons et recherches informatiques, des ateliers thématiques en plus de l’accueil
libre (Jeux de rôles, ateliers manuels), ainsi que des temps et un espace pour aborder la prévention et les questions d’ados. Informations recueillies par NV
Ré Jeunesse Ars : 3 rue du Graffaud à Ars-en-Ré - 06 76 96 48 21 rejeunesse.ars@cc-iledere.fr - cdciledere.fr
PUBLI-RÉDACTIONNEL
Au Printemps, vivez votre jardin !
es premières journées ensoleillées de printemps incitent à vivre au jardin ainsi qu’à consacrer du temps à son embellissement et à son aménagement. Depuis plus de 50 ans, Les Pépinières Guilbon Bricoloisirs vous conseillent et vous accompagnent. Créez, plantez et aménagez votre jardin.
Aménagez votre jardin
L’équipe paysage des Pépinières Guilbon est à votre écoute pour concevoir, réaliser et entretenir votre jardin. Qu’il soit grand ou petit, les équipes cherchent à créer un espace qui vous corresponde tout en respectant l’environnement naturel. Nous vous apportons des conseils et des suggestions de plantations et vous proposons différentes installations : pose de clôtures, création de cheminements, de terrasses, etc. Pensez à anticiper vos travaux, appelez-nous dès maintenant.
La pépinière
Le printemps est bien arrivé a la jardinerie. Venez découvrir un large choix de végétaux pour égayer votre jardin. Notre serre a revêtu toutes ses couleurs avec de nombreuses fleurs, comme les Dipladenias, les Geraniums et les marguerites du cap, ainsi que toute la gamme de plantes fleuries (dipladénias, géraniums, marguerite du Cap…).
Pour les amateurs de potager, un large choix de plants potagers est également présent (tomate, concombre, poivron, courgette) qui s’accompagne bien évidement de nombreuses aromatiques.
Pour démarrer votre potager, vous trouverez des semences, pommes de terre, aromatiques, plants potagers.
Pour les gourmands, les plants de fraisiers, les groseilliers, framboisiers ainsi que toute la gamme de fruitiers vont agrémenter votre verger.
Pour préparer la saison nous avons reçu de nombreux arrivages d’arbres et d’arbustes ornementaux, plantes de haie, d’oliviers et palmiers de différentes tailles adaptés à la surface de votre terrain.
Venez découvrir notre nouvelle collection de la Poterie d’Albi, idéale pour mettre en valeur vos plantes et mettre de belles couleurs dans votre jardin. Nous disposons également d’une collection de poteries en terre cuite, émaillée et provençale de fabrication artisanale (Ravel, Goicoechea…).
Vous pourrez encore profiter quelques jours de notre tract jardinerie avec de nombreuses promotions.
Plein air
Après le succès de nos portes ouvertes du weekend de Pâques avec les cours sur plancha Eno, nous accueillerons cette fois-ci le vendredi 24 et samedi 25/04 le chef Frédéric qui donnera des cours certifiés par Weber de trois heures sur BBQ & plancha. Préparez-vous à cuisiner un menu asiatique avec wrap de légumes, entrecôte Tigre qui pleure, Porc Char Siu, Marinade de bananes grillées. Alors n’hésitez pas à franchir le pas et venez vous inscrire. Il vous montrera de nombreuses petites astuces pour en mettre plein la vue à vos convives.
Venez vous promener au fond du magasin et découvrir notre extérieur plein air. Notre catalogue avec de nombreuses offres promotionnelles est à disposition en magasin et court jusqu’au 5 juillet. Vous y trouverez des salons de jardins, des BBQ mais aussi de la déco.
Une nouvelle gamme de planchas fait son entrée, les planchas Forge Adour en fonte émaillée. Elles prennent place à côté de nos habituels Eno, Weber et Krampouz. Pour les aficionados de pizzas, rien de tel que les fours Ooni.
Pour illuminer votre jardin, nous vous proposons des guirlandes, mais aussi de nombreux piquets solaires amusants, des fleurs géantes, des montgolfières solaires...
En plein été, on a envie de se protéger du soleil et pour cela nous avons ce qu’il vous faut ! Des pergolas en bois d’eucalyptus avec de jolies toiles de jute ou voiles en coco, des parasols à frange vintage. Et pour la déco, des rideaux en macramé pour donner un côté chic et bohème à votre extérieur. On vous attend du lundi au dimanche !
LES PÉPINIÈRES GUILBON BRICOLOISIRS - Entrée de la zone artisanale en direction du port - Chemin du Moulin des Sœurs - Ars-en-Ré 05 46 29 46 39 - info@pepinieres-guilbon.com
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Pierre Bœuf et Laurence Plaire, nouveaux vice-présidents
la CdC, ont inauguré en présence des adolescents le nouveau centre ados Ré Jeunesse Ars.
La Guinguette des producteurs et créateurs, au Bois
Lorsque quatre entreprises voisines, situées le long du chemin des Cévettes au Bois-Plage-en-Ré, décident d’unir leurs forces et leurs passions, cela donne naissance à un évènement joyeux et festif, samedi 2 5 avril 2026, de 9 h à 1 7 h.
Cet évènement célèbre le printemps et invite à repenser nos modes de consommation en mettant à l’honneur le savoir-faire local agricole et artisanal, la mobilité douce et l’esprit de brocante, au service de la joie collective.
Une journée gratuite, ouverte à tous
Vous pourrez tout au long de la journée découvrir le marché d’artisans et créateurs locaux (création de bougies, artiste-peintre, bijoux, articles en couture et crochet, coutelier, etc.), participer à un atelier d’initiation à la réparation de vélo (à partir de 10h), déguster les pâtisseries du Cake Truck, Mon Cœur Balance ou encore tenter votre chance à la tombola, dotée de dix lots ou bons d’achats à faire valoir auprès des enseignes participantes. Deux créneaux sont proposés dans la journée (sans inscription) pour l’atelier peinture pour les enfants avec Christine Le Martret, artiste peintre (10h-11h et 14h-15h).
Une dégustation de produits locaux issus des fermes des producteurs sera organisée de 10h à 12h, tandis que
le groupe Bohémia (jazz manouche, musique tzigane gipsy) donnera un concert live de 10h30 à 14h.
Il sera aussi possible de déjeuner sur place, avec des produits issus de l’agriculture locale, à l’espace restauration, entre 12h et 15h (payant).
Les entreprises participantes
La Ferme des Producteurs Réunis, magasin de produits fermiers, locaux et de saison, est présente sur l’Île de Ré depuis 2015. Elle propose plus de 1200 références de produits fermiers, frais ou transformés, issus des productions d’une quarantaine de producteurs locaux (fermes situées à moins de 100 km du magasin).
Réavélo, née en 1979, est spécialiste de la location, réparation et vente de vélos neufs et d’occasion. L’entreprise est implantée sur l’île avec quinze magasins et un service de livraison à domicile.
Installée depuis 2022 sur l’Île de Ré, Rêves d’Océan fait la part belle aux articles de créateurs français et européens, à la décoration, aux parfum s
d’ambiance et aux arts de la table. Elle propose aussi la location d’objets pour aménager vos intérieurs et lors d’un évènement.
Un Brin de Charme, nouvel espace de brocante installé en 2025 à côté de Rêves d’Océan , offre un lieu dédié à la « campagne chic » : objets et linge anciens, décoration, meubles patinés, vaisselle oubliée.
Le Maître artisan Mon Cœur Balance participe à l’évènement avec son food truck que les habitués rétais connaissent désormais bien.
Informations recueillies par Nathalie Vauchez
La Guinguette des producteurs et créateurs
Samedi 25 avril 2026, de 9h à 17h - 4 bis Chemin des Cevettes, 17580 Le Bois-Plage en Ré - GPS : chemin des Guignardes - Le Bois Plage
PUBLI-RÉDACTIONNEL
Produite dans le respect des traditions et de l’environnement, la pomme de terre AOP de l’Île de Ré incarne un savoir-faire local transmis de génération en génération. Avec son goût unique et sa qualité exceptionnelle, elle s’adapte à toutes les envies culinaires. Sa texture fondante et sa saveur délicate permettent de créer tous types de plats, des plus simples aux plus raffinés. Facile à cuisiner, elle invite à une alimentation savoureuse et équilibrée, où le plaisir des papilles reste toujours au cœur du repas.
LE PROGRAMME DE LA JOURNÉE
Balade à vélo avec les producteurs À 10h, partez à la découverte de la pomme de terre de l’île de Ré lors d’une balade à vélo unique aux côtés de nos producteurs. Balade gratuite sur réservation via ce qr code ou au 05 46 09 23 09. Départ à la coopérative des vignerons Uniré.
Les Maraîchers de l’île de Ré - SCA U niré Route de Sainte-Marie - 17580 Le Bois-Plage-en-Ré 05 46 09 71 61 www.ilederepommedeterre.com
Pour l’apéritif
À partir de 11h, apéritif convivial avec huîtres de l’île de Ré et vins IGP de la coopérative Uniré.
Pour le déjeuner
À partir de midi, poisson à la plancha et pommes de terre de l’île de Ré à la fleur de sel des sauniers.
Ouverture exceptionnelle de la cabane de Montamer
Une soirée poétique redonnera vie à la cabane Montamer le 2 5 avril pour le plus grand plaisir de tous ceux qui regrettent de voir ce lieu si propice à la poésie rester fermé.
Marie Lorioux, poétesse et photographe particulièrement proche de la nature est très présente dans l’île en ce début de saison. Elle s’est fait remarquer par son exposition itinérante « 36 cabanes » issue de ses longues balades sur les plages
désertées de Charente-Maritime, dont celles de l’île de Ré, durant le confinement. On peut encore admirer les clichés de ces cabanes de bois échouées sur le sable, à la médiathèque La Pléiade jusqu’au 26 avril. Elle est aussi poétesse et autrice et propose des installations artistiques mêlant texte, photos et musique. Elle réalisera le 25 avril, à partir de 17h à la cabane Montamer, une lecture de
Expo-vente d’artisanat au Hangar à sel
Comme chaque année, l’Association ARTerre, qui a pour vocation de promouvoir les savoir-faire artisanaux en milieu rural, organise une exposition vente d’artisanat au Hangar à Sel des Portes en Ré. Ce sera ce printemps 2026 du 27 avril au 10 mai.
Onze artisan(es) présenteront leur savoir-faire autour de matières telles que le bois, le tissu, le métal, la terre, le papier. Vous pourrez découvrir leur univers et trouver des objets d’art et d’artisanat en pièce unique, utiles ou
CHARENTE-MARITIME
décoratifs, pour vos intérieurs et vos extérieurs.
Les artisans d’art présents
Gwen de Borne : Bois tourné
Maud Riobe : Zéro déchets
Pascaline Lezay : Luminaires en écorces de bois
Hung Hsiu Pi : Sacs et accessoires en tissu
ARTerre
Luis Baya : Mosaïste
Karine Dussous : Origami
Estelle Bonnaud : Girouettes
Morganes Brèches : Bijoux argent
Aurélie Hentic : Sacoches de vélos
Julien dit «Gaston» : Sculptures métal
Nina Stezewski : Céramique
Du 27 avril 2026 à 14h au 10 mai à 18h. arterre.artisanat@gmail.com - Ouvert tous les jours de 10h à 19h.
NV
poèmes en musique en compagnie du musicien et compositeur Pascal Ducourtioux qui joue de la guitare, du senza et du tambour. La soirée se déroulera au milieu de ses créations dont des leporelli à base de beaux papiers imprimés de ses poésies et de coquillages-poèmes diffusant ses textes sur un fond de musique. Une bien jolie manière d’animer la cabane de Montamer.
Le fort Boyard retenu pour le Loto du patrimoine 2026
Dix-huit projets emblématiques du patrimoine des régions de métropole et collectivités d’outre-mer sont retenus chaque année, selon quatre critères principaux : L’intérêt patrimonial et culturel ; L’état de péril ; La maturité du projet ; Son impact sur le territoire et le projet de valorisation.
Sylvie Marcilly, présidente du Département de la Charente-Maritime et Ghislaine Guillen, conseillère départementale déléguée au mécénat et aux partenariats, ont été reçues mardi 14 avril au soir au ministère de la culture pour l’annonce officielle des projets retenus pour l’édition 2026 du Loto du patrimoine.
Le Loto du patrimoine est un jeu de loterie, organisé par FDJ UNITED (en partenariat avec la Fondation du patrimoine & la Mission Bern et le Ministère de la
Culture), qui permet de récolter des fonds pour financer la restauration de sites sélectionnés.
« En agissant pour la sauvegarde du fort Boyard, c’est un geste historique pour les cent prochaines années que nous réalisons à la fois pour les Charentais-Maritimes et nos visiteurs si attachés à cet édifice », explique Sylvie Marcilly.
Informations recueillies par NV
Requalification des entrées de ville Lagord - La Rochelle
La construction du nouveau Centre d’incendie et de secours au niveau du giratoire du 8 mai à Lagord nécessite de réaliser des aménagements de voirie pour créer un accès dédié aux véhicules de pompiers. La Communauté d’agglomération de La Rochelle et les communes de Lagord et La Rochelle profitent de ce chantier pour reconfigurer et sécuriser les avenues du 8 mai et du 11 novembre à La Rochelle qui constituent un axe stratégique.
Côté Lagord, un pôle d’échanges pour les bus avec une voie en site propre sera aménagé devant le lycée Vieljeux et l’îlot des Gonthières. Il regroupera les arrêts de bus Yélo et les cars régionaux de transport scolaire. Les voies routières et cyclables seront
regroupées en face, à l’Ouest. Le parking-relais Vieljeux sera réagencé avec des entrées plus lisibles, entre le pôle bus et les voies de circulation.
Un parc paysager sera aménagé et près de 150 arbres, 3 000 arbustes et environ 7 000 m2 de plantes vivaces et graminées seront plantés sur l’ensemble de ce nouvel espace urbain. Des noues paysagères et des travaux de réseaux seront aussi réalisés.
Le chantier se déroulera en cinq phases successives d’avril 2026 à mars 2027 du giratoire de la rocade à la rue des frères Jousseaume.
La première phase qui a débuté le 7 avril s’achèvera début mai. La circulation des voitures, bus et vélos sera maintenue. Des itinéraires conseillés seront mis en place en
amont afin de limiter les ralentissements.
Une voie de circulation provisoire à double-sens sera créée entre le rond-point sous la rocade et la rue des Gonthières pour la circulation des véhicules, y compris les bus. Pour préserver au mieux la régularité des bus Yélo pendant la durée du chantier, de nouveaux horaires seront mis en place du lundi 20 avril au 3 juillet 2026, date du passage en réseau été. Le pôle d’échanges bus doit être opérationnel à la rentrée scolaire de septembre 2026 et les voiries achevées pour la mise en service
complète du Centre d’incendie et de secours prévue en fin d’année 2026. La finalisation du parking relais et les plantations interviendront en début d’année 2027.
La cabane de Montamer en bordure d’océan accueillera le monde poétique de l’artiste Marie Lorioux le 25 avril.
Sylvie Marcilly, au ministère de la culture, au côté de Stéphane Bern.
Onze artisans seront présents du 27 avril au 10 mai 2026 au Hangar à sel des Portes.
La culture surf va inonder La Couarde
Du 30 avril au 2 mai, le Wipe out surf festival va faire vibrer La Couarde avec de multiples concerts, des projections documentaires et diverses animations, sans oublier son désormais célèbre « surf fun contest ».
Pour la quatrième édition de son festival, l’asso Wipe out a prévu en 2026 une programmation très dense qui vise, selon Marie Guias, prof de surf et membre du Conseil d’administration de l’association, à « rassembler autour du surf dans un esprit léger et grand public.” ”Ce n’est pas réservé aux surfeurs, bien au contraire, l’idée est de s’ouvrir et de partager tout ce qui fait la culture surf. »
Documentaires
Les festivités débuteront le jeudi 30 avril au sein du cinéma La Maline avec la projection de deux films documentaires sélectionnés par l’équipe du FIFAV, le Festival international du film d’aventure de La Rochelle, partenaire du Wipe out. À 18h30, les festivaliers pourront découvrir l’univers du surfeur rochelais Romain Juchereau avec son film entièrement tourné en 16mm, « Some like it classic », qui décrypte la culture surf à travers l’évolution des planches les plus iconiques et de ses artisans ainsi qu’une partie de l’histoire des pionniers du surf. À 21h, le documentaire autobiographique « Guts » racontera l’histoire de Patrizia Bruno et Marie Pfisterer qui, en traversant l’Afrique du Nord-Ouest en 4x4, offrent une nouvelle perspective
Cette année encore, une planche sera fabriquée en live le 2 mai et mise en jeu lors de la tombola.
Le printemps des réserves naturelles
Depuis 2022, des réserves naturelles se coordonnent pour vous accueillir lors du « Printemps des réserves ».
L’objectif : vous faire découvrir ces espaces protégés tout autour de chez vous mais qui sont parfois méconnus, échanger avec vous, répondre à vos questions sur les missions d’une équipe dans une réserve naturelle notamment…
Le samedi 25 avril de 10h à 17h, la Réserve Naturelle de Lilleau des Niges, aux Portes-en-Ré, vous reçoit. Venez à la rencontre de l’équipe qui gère, protège et fait découvrir ces espaces préservés.
Au programme : des points d’observation, des visites guidées, des stages de dessin, des ateliers, des expositions, des spectacles… Pour toute la famille.
sur le voyage au féminin, l’émancipation des femmes, le retour à la nature et la liberté.
Concerts et surf fun contest
Le vendredi 1er mai à 21h, le bar Le Ragoteur à La Couarde accueillera le concert du groupe « Smiling faces » en préliminaire des grandes festivités du lendemain.
Le samedi 2 mai, le village surf plage de la pergola ouvrira ses portes dès midi et proposera diverses animations, tels que les ateliers surf-skate menés par Vincent Adam, des massages et du shape en live. À 14h un surf-talk dédié au shape sera animé par Zachary de « Z board » et Flo de « Fonky Shapes ». Il sera également
possible de participer tout au long de la journée à la tombola permettant de gagner la planche shapée en live par Zach et Flo.
La compétition, quant à elle, débutera à 15h, avec le même mot d’ordre que l’année dernière : du fun, du fun, et encore du fun. « Ce n’est surtout pas une compétition sportive », explique Marie Guias. « La participation se fait en duo, déguisé, et le but est d’être le plus farfelu possible. On jugera l’originalité du duo, mais aussi les difficultés des figures accomplies. » À 18h, le festival déménagera sur la place du marché pour la remise des prix du contest. Et c’est ici qu’auront lieu le reste des festivités, avec quatre concerts. À 19h, « Eve et Alex » ouvriront le bal en douceur avec leurs reprises folk. « Captain excelsior & the cosmic crabs » à 20h, puis « Sant anna bay coconuts » à 21h, distilleront leurs sons surf rock. À 22h le tirage de la tombola désignera le grand gagnant de l’année, et à 22h30 « La menace » clôturera la série de concerts avant que Dj Djuk ne prenne ses platines pour faire danser les festivaliers sur des sons électro.
Aurélie Bérard
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Représentations, délégations et minorité active
Si l’ordre du jour du Conseil municipal du Bois-Plage était très administratif, il a néanmoins permis de découvrir le style de gouvernance du maire, Alain Moreau, ainsi que la volonté de la minorité d’exister.
Très posé face à une minorité déjà assez revendicative en la personne de Gérald Durand, Alain Moreau a confirmé concrètement sa volonté d’écouter et de donner la parole à tous, même si sa patience a parfois déjà été mise à rude épreuve.
Les élections des vice-présidents de la CdC ayant eu lieu le jeudi précédent, il a semblé pertinent au maire de reporter les points de l’ordre du jour ayant trait aux indemnités des élus boitais. En effet, le Bois-Plage y est représenté par deux vice-présidents, Alain Moreau et Josiane Bellanger. On suppose que l’idée est de rééquilibrer les indemnités du maire et des adjoints, les vice-présidents de la CdC bénéficiant d’une indemnité. « Nous voulons revoir cela et rééquilibrer les choses, aussi ces points seront inscrits à l’ordre du jour du Conseil municipal du 28 avril 2026. », a-t-il simplement annoncé. Les trente-et-une délégations du maire ont été votées à l’unanimité, avant que ne soient votées à main levée les représentants de la commune au sein de
différents organismes. Sans énumérer ceux-ci, on notera que la minorité - seuls Gérald Durand et Marielle Bourget étaient présents, Gérard Juin et Sandrine Perchais ayant donné pouvoir - a candidaté pour la plupart des représentations. Les élus au CCAS seront François Morin, Anny-France Leyrit, Elisabeth Bredel-Cognacq (élus majoritaires) et Sandrine Perchais (élue minoritaire).
« Exploiter au mieux les compétences » de tous
Une réunion de travail entre la majorité et la minorité était prévue quelques jours après ce Conseil, afin de « travailler intelligemment et exploiter au mieux les compétences. »
Ont été rappelés le droit à la formation des élus - y compris de la minorité - et le remboursement des frais de garde (enfants de moins de 16 ans, personnes âgées, handicapées, etc.) permettant aux élus de participer aux séances plénières du Conseil, aux commissions municipales, ainsi qu’aux réunions d’assemblées délibératives.
Une fin de séance agitée
Les délégations attribuées aux adjoints ont été précisées par le maire : François Morin, 1er adjoint, se voit confier la responsabilité des affaires scolaires, du sport, de la jeunesse et de la vie associative. Anny-France Leyrit, 2ème adjointe, l’action sociale, la mobilité et l’accessibilité. Bruno Lavergne, 3ème adjoint, a en charge la voirie, les réseaux divers et les bâtiments. Urbanisme, aménagement du territoire et habitat reviennent à Josiane Bellanger, 4ème adjointe, Ludovic Georges, 5ème adjoint, étant délégué aux finances et aux appels d’offres.
Les conseillers municipaux ne sont pas en reste, Valérie Poirrier ayant les délégations économie locale, travaux, bâtiments et grands projets ; François-Xavier Chupin, la tranquillité publique et la gestion des risques ; Eric Leniau, l’environnement, le littoral et la transition énergétique et Arielle de Sainte Marie Courty la communication, l’événementiel et la culture.
« Donner la parole aux Boitais sans faire d’excès de démocratie »
Dans les sujets divers, la suspension du chantier de travaux de la rue Single-Pieds, annoncée par le maire sur les réseaux sociaux de la commune, le temps d’y voir plus clair et de consulter les habitants, a nourri les commentaires sur Facebook et dans la salle du Conseil, notamment de la minorité. Ce fut l’occasion pour le maire de relever avec malice que les deux membres présents de la minorité n’étaient pas d’accord entre eux, Gérald Durand insistant sur « l’urgence de ce chantier » et le fait que ce débat n’a, selon lui, « pas sa
place sur les réseaux sociaux », tandis que Marielle Bourget s’inquiétait de « disparition d’un patrimoine végétal, qui apporte de l’ombre et participe à l’identité du village, quelques-uns de ces arbres pouvant être préservés. »
Le pôle santé a aussi alimenté quelque débat, le maire évoquant « un financement pas assuré » - ce qui a fait bondir la minorité - et sa volonté de faire un état des lieux de ce projet sous ses trois éléments : physiques - les travaux -, financiers et son contenu - les professionnels de santé accueillis.
La minorité prêtant à la nouvelle municipalité des intentions et propos qu’elle affirme n’avoir jamais tenus, le maire a fait part de sa surprise de voir Gérald Durand « juger tout sans savoir ».
Le maire a réaffirmé sa volonté - affichée durant la campagne - de donner largement la parole aux Boitais, y compris via des « live tchat » et les comités de quartier, sans pour autant faire d’« excès de démocratie » comme semblait lui reprocher la minorité qui lui demandait s’il comptait consulter les habitants sur tous les projets, petits et grands...
La séance du Conseil municipal étant close et la caméra de retransmission en direct coupée, le maire a laissé place aux questions nourries du public. Rappelant tout de même que ce temps d’échange, qu’il entend prévoir à l’issue de chaque Conseil, ne doit pas être l’occasion d’aborder des problématiques personnelles mais bien les sujets/projets d’intérêt général.
Nathalie Vauchez
La séance s’est ouverte sur le vote des délégations consenties au maire. Christophe Penot a demandé à son Conseil de s’exprimer point par point sur chacune des délégations accordées. Chacune d’entre elles a été présentée de manière très didactique, puis votée à main levée ou à bulletin secret. Le nouveau maire a demandé à ce qu’on ne lui accorde pas certaines délégations, comme celle sur les emprunts. « Avant, le maire pouvait souscrire des emprunts jusqu’à 500.000 € sans l’accord du Conseil », dit-il. De même pour la délégation sur l’expropriation, « ce sera au Conseil de voter », et pour celle sur la création de classe. « Car je serai très content de réunir le Conseil pour voter une ouverture de classe », s’est-il amusé, « même si cela ne devrait pas arriver souvent ».
Premières décisions
communaux qui siègeront dans les douze syndicats ou commissions dont la commune est membre ont ensuite été désignés. Notons que Laurence Plaire, Marion Silhol et Anaïs Penaud siègeront au SIVOS, le Syndicat intercommunal à vocation scolaire liant les communes de Saint-Clément et des Portes.
Toutes ces formalités accomplies, le Conseil a pris ses premières décisions. Il a été voté à l’unanimité de ne pas préempter le fonds de commerce du restaurant À l’ouest dont l’hôtel Le Chat botté s’est porté acquéreur, et de reconduire les taux d’imposition de 2025. La taxe foncière sur les propriétés bâties s’élèvera donc à nouveau en 2026 à 41,51%, celle sur les propriétés non-bâties à 36,04% et celle sur les résidences secondaires à 8,86%.
Ambiance orageuse
Le Conseil municipal du 7 avril a permis à la nouvelle équipe municipale de s’installer en votant notamment les délégations au maire. Tout se déroulait dans le calme, jusqu’à ce qu’arrive le tour de table des élus.
Le Conseil municipal du 7 avril s’est terminé de manière houleuse entre les élus de la majorité et ceux de l’opposition.
Les indemnités de fonction des élus ont ensuite été présentées, à nouveau de manière très détaillée. La nomination d’une déléguée à la culture (Marion Silhol) ayant été décidée en sus des quatre adjoints, les indemnités du maire et des adjoints ont été diminuées afin de pouvoir lui en octroyer une. Les délégués
Tous ces votes se sont déroulés sans accroc, les deux conseillers d’opposition Lina Besnier et Gilles Audebert ayant choisi de voter la quasi-totalité des décisions. Mais l’ambiance est devenue orageuse lors du tour de table des élus. Gilles Audebert, tout d’abord, a regretté qu’aucun conseiller d’opposition n’ait été élu dans les différentes commissions votées ce jour, malgré
sa candidature dans plusieurs d’entre elles « Ça aurait été intéressant, si on veut que nous soyons une opposition participative constructive, et ce dans l’intérêt général, qu’on soit impliqué dans les actions de la commune, qu’on soit aussi conseil car nous avons des compétences, Lina et moi, » a-t-il regretté. « Nous n’avons pas eu de contact jusque-là, il aurait été judicieux qu’on se rencontre avant », a répondu Christophe Penot, avant d’accepter de rencontrer les deux élus d’opposition « si la démarche est constructive. » Lina Besnier a ensuite tenté de prendre la parole afin de revenir sur les élections. « J’aimerais clore quelque chose. Je ne
me suis pas exprimée après les élections dans la presse parce que je ne l’ai pas souhaité », a-t-elle commencé avant d’être coupée par le maire. « Ce n’est pas une tribune libre », a-t-il expliqué. « Vous pouvez exercer votre droit de prise parole au sujet des questions à l’ordre du jour et tout ce qui touche à la gestion de commune. » « Mais ce n’est pas une tribune politique, ce n’est pas un deuxième ou un troisième tour des élections ». Lina Besnier a tenté à plusieurs reprises de lire le discours qu’elle avait préparé, soulevant les protestations des autres élus et d’une partie du public, mais sans succès.
Aurélie Bérard CONSEIL MUNICIPAL DE SAINT-CLÉMENT-DES-BALEINES
Échanges nourris entre le maire, Alain Moreau, et l’élu de la minorité, Gérald Durand.
Requalification du site de La Favorite et turbo-giratoire
Comme après chaque session plénière du Conseil départemental, Patrice Raffarin et Véronique Richez-Lerouge ont présenté aux médias locaux les décisions concernant plus spécifiquement l’île de Ré.
Ils ont évoqué le coup d’accélérateur mis par le Département sur la mise en vente de son patrimoine immobilier et foncier, représentant près de 59 M€. On le sait la collectivité subit l’effet ciseaux de la hausse des dépenses sociales face à la baisse de ses recettes. Elle justifie ce choix par la sélection de la partie de son patrimoine représentant peu de recettes et/ou nécessitant des travaux importants. Sur l’île de Ré sont concernés les restaurants La Plage et L’Embarcadère à Sablanceaux, loués à des exploitants privés. Le prix de cession proposé est bien en-deçà des estimations des Domaines - parfois trop élevées d’après Patrice Raffarin. « Ces ventes sont faites en accord avec les locataires, dont le prix du loyer va augmenter. Il est à noter que le site du Préau à Saint-Martin, non constructible, ayant été acheté avec la Taxe Départementale des Espaces Nat urels Sensibles (TDENS), afin d’éviter les dérives, ne peut être revendu. »
La Favorite : une aire de stationnement et de repos
Sujet principal de ce point presse, la requalification des sites de La Favorite à Saint-Martin de Ré et du Phare de TrousseChemise aux Portes en Ré, Espaces naturels sensibles, va être engagée. Il est ainsi prévu d’inscrire 486 030 € de Crédit de paiement au titre de l’Autorisation de programme 2025 “Requalification de La Favorite” et 260 700 € de Crédit pour la rénovation du phare de Trousse-Chemise. Ces sommes
sont financées sur le produit de l’écotaxe. L’estimation des travaux de la requalification et aménagement paysager du site de La Favorite , situé derrière le cimetière de Saint-Martin de Ré et en bordure des champs, prévoyant deux cents places de parking (gratuites), dont un parking saisonnier et un permanent, ainsi que des places PMR, est de 1,9 M€ (2,1 M€ y compris la démolition). Sont aussi prévus es bornes de recharges pour les véhicules électriques, une zone de recharge pour les navettes Respi’Ré , et des dispositifs d’accueil touristique et cycliste à l’année, sans oublier des points de pique-nique.
Le permis de démolition de l’ancien bâtiment « Point P » a été accordé le 17 mars 2026, la Commission des Sites s’étant prononcée favorablement le 13 novembre dernier et après appel d’offres un groupement de deux entreprises a été retenu, les cabinets Berim/Pollen. Si l’actuel parking peut être utilisé pendant les travaux de démolition, ceux-ci pourraient démarrer en juin prochain, sinon le Département attendra septembre 2026.
Des panneaux d’information vont être prochainement installés pour informer le public.
Aux Portes-en-Ré, il s’agit de mener des travaux de mise en sécurité et de rénovation sur l’ensemble du bâtiment de la maison du phare de Trousse-Chemise, l’A4P continuant de gérer cette maison patrimoniale et d’y développer les visites.
Acquisitions de parcelles en Espaces naturels sensibles La maîtrise foncière, qui constitue un levier stratégique pour la protection des Espaces naturels sensibles (ENS), s’opère en lien étroit avec les communes et le Conservatoire du Littoral : l’objectif est la réalisation d’acquisitions portant sur des ENS non bâtis (et à titre exceptionnel sur des parcelles bâties), à condition qu’elles contribuent directement à la protection ou à la valorisation des milieux naturels.
Lors de la dernière commission permanente ont été engagés environ 12 000 € au titre de l’écotaxe pour l’acquisition de parcelles sur La Flotte, La Couarde, SaintMartin de Ré et Sainte-Marie de Ré. Le Département ne peut préempter que de manière très limitée en zone naturelle agricole, ce type de préemption étant très réglementé. A noter que l’actuelle DUP (déclaration d’utilité publique) sur le site du Défend qui peut conduire à l’expropriation des centaines de propriétaires de parcelles, concerne le Conservatoire du Littoral (avec l’écotaxe de la CdC).
La digue PAPI 2 des Portes prévue pour 2027
« Le plan digues se poursuit avec 7,69 M€ de travaux votés pour l’ensemble de la Charente-Maritime... Pour l’île de Ré, les travaux d’études pour la digue des Portes (Fier d’Ars) se terminent, les travaux démarreront en 2027 », a confirmé Patrice Raffarin. A la question récurrente de savoir qui financera l’importante plus-value du PAPI 2, ni l’Etat, ni la Région, ni le Département n’ayant répondu présent, le conseiller départemental l’affirme : « La CdC de l’île de Ré prendra en charge la plus-value, la GEMAPI (notamment sa taxe - NDLR) est là pour prévoir des fonds pour les digues et l’érosion. »
La deuxième phase de la requalification du site du Belvédère, en amont du pont de l’île de Ré, se termine, intégrant le bord de mer, avec la pose du mobilier urbain, tables et bancs, les sanitaires etc. installés, le second parking a ouvert pour le week-end de Pâques. La troisième tranche, concernant la requalification des abords de la gare de péage, sera terminée en 2027.
L’automatisation des cabines de péage du pont, toujours en cours, sera terminée avant l’été. « Nous avons encore quelques
petits problèmes à régler avant la lecture automatique des plaques d’immatriculation prévue au 1er janvier 2027 », concède le conseiller départemental.
A Sablanceaux, côté Nord, cinq bornes de recharges électriques sont installées.
Pérennisation des feux et expérimentation d’un turbo-giratoire
Côté circulation en sortie de l’île, Patrice Raffarin avoue ne pas avoir du tout anticipé une telle fréquentation le lundi de Pâques (notre publication « un avant-goût d’été » sur les réseaux sociaux et dans notre édition N° 315 a fait beaucoup réagir), les feux du rond-point de sortie de Rivedoux n’ayant pas été installés. L’occasion d’informer que ces feux seront désormais installés de façon pérenne, les travaux sur le bas-côté réalisés ce printemps concernant les aménagements nécessaires. Feux de circulation, sens interdit et caméras, qui visent tous à mieux réguler les flux et amoindrir les bouchons lors des pics de fréquentation, seront tous opérationnels pour le 1er mai 2026. Par ailleurs, dans la semaine du 20 au 25 avril 2026, va être revue provisoirement la morphologie du giratoire dit « de la Redoute » en y intégrant des bordures, afin d’y expérimenter un turbo-giratoire. L’objectif ? Favoriser l’engagement des voitures venant de la voie sud et ainsi fluidifier les flux. « Si cela fonctionne bien, la morphologie sera changée », conclut Patrice Raffarin.
Parmi les autres décisions départementales, citons pêle-mêle l’aide à l’implantation de ruches au collège des Salières (1500 €), l’aide en faveur des candidats à l’installation en agriculture avec le vote de 10 000 € (comprenant une bonification de 50% en circuit court) en faveur d’un porteur de projet pour une installation en maraîchage à La Couarde : Loic Girardin. Fin février dernier les ports de SaintMartin de Ré et La Flotte ont obtenu la certification ISO « port propre ». Après un lancement très réussi en 2025, Le boat club de Saint-Martin reprend du service, avec trois bateaux (au lieu de deux) gérés pour le compte du Département par Motte Marine. Boyardville devrait à son tour expérimenter ce service, puis peutêtre le port de La Flotte.
Nathalie Vauchez
Ce panneau présentant l’esquisse du site de La Favorite permettra prochainement d’informer le public sur le projet de requalification.
Des commissions municipales très investies
Ce conseil fut consacré essentiellement à l’approbation du budget 202 5 et à la nomination des élus dans les commissions municipales.
Après avoir informé le conseil municipal qu’Isabelle Ferré avait été élue 6e vice-présidente de la CdC l’aprèsmidi même, Patrice Raffarin ajouta, avant d’inviter tous les élus à travailler, que luimême s’investirait pleinement dans ses responsabilités à la CdC sans accepter d’indemnité.
Concernant le CFU* 2025, Patrice Raffarin rappela qu’il avait été débattu par la précédente commission des finances et indiqua que le résultat global montrait un excédent de 697 830€. Il souligna qu’il s’agissait d’un très bon résultat et félicita la précédente équipe pour le travail effectué.
Sur le plan pratique, le maire informa que les séances du Conseil municipal auraient normalement lieu à la Maison des Activités Associatives le jeudi soir à 19h30. Exceptionnellement, elles auront lieu le mercredi soir jusqu’à la fin du mois de juin en raison de l’activité yoga. Des formations seront organisées au cours de la première année de mandat en particulier pour les nouveaux élus.
Constitution des commissions municipales
Avant de procéder à l’élection des membres devant figurer dans des commissions, le règlement du conseil municipal élaboré en 2020 ayant fait l’objet de plusieurs modifications fut approuvé.
Les commissions, qui ont toutes pour pré-
sident le maire, seront au nombre de treize et certaines rassemblent un nombre important de conseillers comme les commissions finances ou ressources humaines avec dix participants chacune ou bien la commission événementiel avec huit membres ou encore les commissions urbanisme et vie associative comprenant chacune sept membres. Les vice-présidents de commission seront désignés lors de prochaines réunions. Dans l’immédiat, on sait qu’Isabelle Ferré, 1ère adjointe, participera aux commissions ressources humaines, finances, communication, outils numériques, culture et patrimoine et événementiel. Cyril Marty, 2e adjoint, figurera dans les commissions artisanat, finances, vie sportive, événementiel,
comprend six membres.
lien social et cimetière. On trouve Linda Chastagnet, 3e adjointe, dans les commissions vie associative, événementiel, ressources humaines, finances, culture et patrimoine, commerce et cimetière. Alain Michel, 4e adjoint, fait partie des commissions lien social, cimetière, ressources humaines et finances. Brigitte Bisson, 5e adjointe, participe aux commissions MAPA, finances, urbanisme et voierie-bâtiments.
Les élus de l’opposition font partie des commissions suivantes : Julie Foulquier, commissions des ressources humaines, de l’éducation-enfance-jeunesse, de l’événementiel et du lien social. Quant à Philippe Trehello, il siège dans les commissions
finances, urbanisme-PLUi-Habitat, voierie-bâtiments et commission MAPA. Les membres du conseil d’administration du CCAS sont au nombre de huit et se répartissent en quatre élus et quatre membres appartenant au monde associatif. Les élus concernés sont : Christiane Neuville, David Neveur, Cyril Marty et Alain Michel.
Des hébergements saisonniers de secours
La commune dispose de deux hébergements qu’il est possible de louer. La Maison du Port, où sont logés des saisonniers travaillant dans la commune et pour lesquels le tarif est de 100€ par mois. Il est de 150€ pour les entreprises privées locales. Le poste de secours peut également être proposé pour des locations saisonnières de courte durée. L’augmentation proposée ne toucherait pas les saisonniers de la commune et resterait à 100 € alors qu’elle passerait à 200€ pour les entreprises privées en demandant au locataire une caution de 300€ afin d’éviter les désagréments rencontrés par le passé.
Ces modifications furent votées à l’unanimité.
Catherine Bréjat
*Compte financier unique.
Le prochain Conseil municipal aura lieu le 30 avril à 19h30.
Les élus votent leurs nouvelles indemnités
Les élus municipaux étaient réunis en conseil, vendredi 11 avril. Les nouvelles indemnités du maire, des adjoints et des conseillers ont été votées à l’unanimité.
LLe nouveau conseil municipal a, comme une loi de décembre 2025 l’y autorise, revalorisé les indemnités de fonction des élus.
es montants des indemnités de fonction du maire, Franck Mussillier, de ses six adjoints et de ses quatre conseillers étaient à l’ordre du jour du conseil municipal de Sainte-Marie-de-Ré,
vendredi 11 avril. Le maire, récemment élu, a choisi de limiter le montant de ces versements, en proposant un taux d’indemnisation de 52%. Idem pour les adjoints, pour lesquels il a été proposé
un taux de 17%. Pour les conseillers, le taux de 6% a été soumis.
Pour comprendre, les indemnités de fonction des élus sont indexées sur l’indice brut terminal de la fonction publique, auquel est appliqué un taux. Autrement dit, elles sont un pourcentage du salaire le plus élevé de la fonction publique. Afin de rendre les mandats d’élus locaux plus attractifs, une loi adoptée en décembre 2025 a revalorisé les indemnités de fonction des élus. Pour les communes de 1 000 à 3 499 habitants, comme celle de Sainte-Marie, le pourcentage maximal de l’indice est désormais de 55,7% (contre 51,6% avant la loi) pour le maire, 21,38% (contre 19,8%) pour les adjoints, 6% pour les conseillers (inchangé).
Les trois délibérations ont été adoptées à l’unanimité du conseil municipal de Sainte-Marie-de-Ré.
Ré à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux17940 Rivedoux-Plage / Tél. 05 46 00 09 19 / Mail : realahune@rheamarketing.fr Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux.
Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C / Mise en page : Valérie Le Louer
Autre point voté : dans les communes classées stations de tourisme, le code général des collectivités territoriales autorise une majoration de 50% des indemnités des élus (maire et conseillers auxquels le maire délègue une partie de ses fonctions), en raison de la surcharge de travail engendrée par la fréquentation saisonnière, majoration qui doit rester dans le cadre de l’enveloppe budgétaire globale. Cette disposition a, là aussi, été adoptée à l’unanimité.
Concrètement, à l’issue des délibérations, les indemnités mensuelles de fonction à Sainte-Marie-de-Ré s’élèvent désormais, en brut, à environ 3 200 € pour le maire, à 1 050 € pour les adjoints et à 370 € pour les conseillers.
Julie Pertriaux
Toute l’actualité de l’île de Ré sur www.realahune.fr
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Le marché de Rivedoux qui progresse d’année en année est suivi par la commission commerce et artisanat qui
Née en mai 1996, la brasserie Bières de Ré souffle en ce printemps ses trente bougies. L’occasion pour Ré à la Hune de dresser le portrait d’une entreprise artisanale locale et écoresponsable, désormais fortement ancrée sur notre île.
La brasserie Bières de Ré voit le jour en 1996 à l’initiative de M. Baumgartner, brasseur autrichien venu s’installer sur l’île, dont il est tombé amoureux, et de son épouse isabelle Lampee-Baumgartner.
Précurseurs sur le marché des bières artisanales Ils créent la première brasserie artisanale de l’île et lancent la marque « Blanche de Ré » avec trois bières : La Blanche de Ré, l’Ecume et la Déferlante. Passionné par son métier, le brasseur utilise ses propres levures pour créer la première bière blanche brassée sur l’Île de Ré. Ils sont précurseurs parmi la centaine de brasseries artisanales existant alors en France, qui sont aujourd’hui près de deux mille sept cents, après avoir avoisiné les trois mille deux cents. L’entreprise est alors la deuxième brasserie artisanale de Charente-Maritime, après Les Naufrageurs, marque créée en 1995 à Oléron.
Au départ localisée au Bois-Plage en Ré, la brasserie change de propriétaire en 2004 : la famille Roy l’installe dans la zone artisanale des Clémorinands à La Noue et développe la gamme. En 2011, l’entreprise est rachetée par la famille Bertrand, viticulteurs et distillateurs indépendants implantés en CharenteMaritime depuis le milieu du XIXe et en 2016 elle investit le site de la station Total, situé le long de la route départementale 201, entre La Noue et Sainte-Marie. Amoureux de l’île de Ré où il passe ses vacances depuis tout petit, Vincent Norguet a naturellement écho de la mise en vente de la brasserie. Associé dans l’entreprise à hauteur de 30 % auprès de la famille Bertrand qui en détient 70 %, ce professionnel du secteur, ayant mené plusieurs entreprises et toujours travaillé dans le domaine des vins et spiritueux, particulièrement à l’export, à Paris et à Bordeaux, perçoit le potentiel intéressant de développement de l’activité sur l’île. Ne se contentant pas d’être associé, il devient directeur général de Bières de Ré en 2022.
La brasserie a été fortement modernisée et a agrandi sa capacité de production, puisque de 450 hectolitres elle est passée à une production annuelle de 1800 hectolitres, tout en s’attachant à pérenniser l’esprit artisanal et les recettes originelles qui ont fait le succès de Bières de Ré La Blanche de Ré et La Déferlante ont été conservées et de nouvelles recettes développées, elles sont au nombre de dix-sept aujourd’hui.
Les Petites Réthaises rejoint Bières de Ré
En mars 2025, la brasserie Les Petites Réthaises, créée en 2019 par le Rétais Julien Roche, change de mains et rejoint les Bières de Ré. Très complémentaires en termes de production, puisqu’elles utilisent le même processus de double fermentation, mais aussi au niveau des marques et des styles de bières, les deux entités continuent d’exister avec les deux brasseurs qui maintiennent les recettes originales, avec un fort ancrage local, puisqu’elles intègrent des ingrédients issus de notre terroir. Si les Bières de Ré, rondes, charnues et aromatiques sont qualitatives et plutôt consensuelles, Les Petites Réthaises proposent des bières aux arômes affinés, via des recettes d’une grande originalité, intégrant salicorne, immortelle des dunes ou encore hibiscus... Aujourd’hui trois marques coexistent, Bières de Ré (17 recettes), Les Petites Réthaises (6 bières) et la Rétro (3 bières).
« Bières de Ré fait aujourd’hui partie, parmi la trentaine de brasseries artisanales de la région, de celles qui ont du poids », explique Vincent Norguet. Bières de Ré réalise 70 % de ses ventes sur l’île de Ré, 25 % dans le pays rochelais et seulement 5 % hors de Charente-Maritime :
« Nous sommes avant tout une brasserie artisanale de qualité locale, nous souhaitons surtout être forts sur notre zone. Dans un contexte de stabilité de la consommation, nous continuons de croître, année après année. » L’entreprise n’a pas à ce jour de velléités d’exportation de ses produits hors de France. Elle souhaite avant tout « maîtriser (son)
système de production, brasser selon la méthode belge, avec une deuxième fermentation en bouteille, ce qui influence le goût, la finesse de la pétillance et de la mousse. Ce procédé est plus long et plus onéreux. », précise le directeur général. « Bières de Ré est la brasserie la plus médaillée du département au Concours Saveurs Nouvelle-Aquitaine, nous avons eu quatre médailles d’or et une d’argent sur sept bières présentées. Quant aux Petites Réthaises, sur deux bières présentées, elle a obtenu une médaille d’or et une d’argent ! ».
Ses canaux de distribution, locale donc, sont la grande distribution, les cafés-hôtels-restaurants ainsi que les ventes directes à la boutique. Un chiffre d’affaires est aussi généré par les visites de la brasserie.
Développement de l’entreprise et contraintes insulaires
La brasserie travaille aussi pour 2027 à une bière sans alcool, pour s’inscrire dans cette très grosse tendance des boissons sans alcool : « On nous en demande quasiment tous les jours, le processus de désalcoolisation de la bière est technique, on y travaille depuis quelque temps déjà. »
Quels sont les autres développements envisagés ? « Nous arrivons à un niveau où les perspectives sont limitées pour des raisons immobilières, notre capacité de production est de 2000 hectolitres, nous en sommes à 1800 hl, nous n’avons pas la place d’aller au-delà. Nous cherchons un site, mais sommes bloqués par le PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal) et ses zones agricoles protégées. » On a un temps entendu des rumeurs disant que les Bières de Ré ne seraient pas brassées sur l’île. Qu’en est-il ? « Les Fraudes (DGCCRF) nous contrôlent de façon assidue, nous ne pourrions nous appeler Bières de Ré si tel était le cas. 100 % de nos bières sont brassées sur notre site de Sainte-Marie de Ré. », rétorque tout de go Vincent Norguet. Justement l’un des axes forts de l’entreprise est de développer les visites de la brasserie afin que tous les publicsprofessionnels, journalistes, politiques, clients particuliers et pros - puissent découvrir concrètement le travail fait sur place. Ces visites se font le mardi et le jeudi pour les particuliers, à 14h30 (sur réservation).
En 2027, une ou deux nouveautés seront lancées et l’ensemble de l’entreprise confortera son approvisionnement local le plus possible pour ses ingrédients et matières sèches. « Notre houblon vient très majoritairement de France, de la région de Strasbourg, à part quelques variétés américaines. Notre malt est dans la mesure du possible local (départemental et régional) et dans tous les cas français, nous nous interdisons d’importer du malt. Nous n’utilisons ni additifs, ni conservateurs, nos arômes sont naturels et les produits bruts viennent de l’île de Ré : miel, salicorne, immortelle, fleur de sel... Nous travaillons uniquement
des produits bruts - citron, gingembre par exemple. Notre objectif est de nous approvisionner en orge de l’île de Ré, nous y travaillons avec les producteur locaux, 100 % de nos drèches (restes de céréales) sont donnés à des éleveurs bovins ou à des agriculteurs pour leur épandage et sont donc recyclées. Nous avons aussi mis en place un système de récupération d’eau chaude, afin d’économiser eau et électricité dans des proportions non négligeables. Nous avons à cœur d’aller vers une production encore plus écoresponsable. », détaille Vincent Norguet.
Un packaging « 30 ans » en édition limitée
Pour marquer cet anniversaire et rendre hommage à la première Blanche de Ré brassée par Mr Baumgartner sur l’île, un packaging spécial pour les trente ans sera proposé à partir de mai 2026, avec une étiquette en édition limitée. Le directeur réfléchit aussi pour la rentrée 2026 à un évènement réunissant partenaires et clients.
Un packaging spécial « Ré 30 ans1ère bière blanche artisanale brassée sur l’île de Ré » sera proposé en édition limitée à partir du mois de mai 2026.
Signe de son fort ancrage local, Bières de Ré a été conviée cette année encore, comme en 2025, à participer auprès des ostréiculteurs (Huîtres de l’île de Ré), des vignerons et des sauniers au salon de l’Agriculture, sur un stand commun des producteurs de l’île de Ré. Une façon de réaffirmer haut et fort son souhait de valoriser notre territoire, au travers d’une production artisanale de qualité. A consommer avec modération... et délectation.
Nathalie Vauchez
Bières de Ré
RD 201 - Les Hauts des Peux
Bertaud - 17740 Sainte-Marie de Ré
Tél. : 05 46 43 82 63
www.bieresdere.fr
Bières de Ré
Bières de Ré
Nathalie
Nathalie
Vauchez
L’équipe de Bières de Ré, dont ses deux brasseurs, entoure Vincent Norguet, devant la brasserie, qui jouxte le magasin.
Jean Paul Héraudeau s’entoure de huit vice-présidents
Ré à la Hune annonçait en direct jeudi après-midi sur Facebook les résultats des votes au Conseil Communautaire. Jean-Paul Héraudeau, maire de La Flotte, seul candidat à la présidence de la Communauté de Communes, a été élu jeudi 9 avril par 22 voix favorables, 7 blancs et 1 voix Lionel Quillet (qui ne s’est pas présenté). Il s’est entouré de huit vice-présidents, dont cinq maires.
Tout juste élu, Jean Paul Héraudeau a proposé de créer dans un premier temps huit vice-présidences et « peut-être une neuvième plus tard selon les besoins » (la CdC de l’île peut en avoir entre six et neuf). Après chaque nom proposé par le président, le Conseil a voté à bulletins secrets.
Alain Pochon, maire des Portes, est élu 1er vice-président avec 24 voix favorables et 6 blancs.
Il n’y a pas d’ordre réglementaire après le 1er vice-président, mais voici l’ordre chronologique de l’élection des autres vice-présidents :
Alain Moreau, maire du Bois-Plage, est élu vice-président avec 24 voix favorables et 6 blancs.
Christophe Penot , maire de SaintClément des Baleines, est élu vice-président avec 26 voix favorables et 4 blancs.
Franck Mussillier , maire de SainteMarie de Ré, est élu vice-président avec 22 voix favorables et 8 blancs.
Pierre Boeuf, maire d’Ars-en-Ré, est élu vice-président avec 24 voix favorables et 6 blancs.
Isabelle Ferré, 1ère adjointe de RivedouxPlage, est élue vice-présidente avec 22
(l’aile de l’ancien hôpital où se trouve le siège de la CdC – NDLR) ma famille le connaît bien, c’est là que ma maman m’a mis au monde. Ma famille a contribué à modeler ce joyau qu’est l’île de Ré. Je suis conscient de la responsabilité qui nous incombe pour le protéger et le transmettre aux générations futures, dans le respect des traditions locales, dans un esprit de partage et de véritable équité. », a expliqué le nouveau président.
« Je suis pour une vraie équité et transparence, la presse est nécessaire et participe pleinement de la démocratie. Cette élection est tout sauf « mathématique », elle résulte d’une adhésion qui nous rend tous ensemble plus forts pour gérer les problèmes et l’avenir du territoire…
voix favorables et 8 blancs.
Patrick Bouraine, 1er adjoint des Portesen-Ré est élu vice-président avec 23 voix favorables et 7 blancs.
Laurence Plaire, 1ère adjointe de SaintClément des Baleines est élue vice-présidente avec 24 voix favorables, 1 pour Loïc Sondag et 5 blancs.
Composition du Bureau
Outre le président et les huit vice-présidents, membres d’office du Bureau, Jean Paul Héraudeau propose que six autres élus fassent partie du Bureau : Peggy Luton-Borie, maire de La Couardesur-Mer, Anne Mémin, maire de SaintMartin de Ré, Lionel Quillet, maire de Loix, Josiane Bellanger, adjointe au BoisPlage, et « les deux conseillers départementaux » (c’est ainsi qu’il l’a présenté), à savoir Patrice Raffarin, maire de RivedouxPlage et Véronique Richez-Lerouge, élue minoritaire de Saint-Martin de Ré. Les élections des six autres élus s’est faite aussi à bulletins secrets.
Discours et consultation de la population
« C’est un président ému que vous avez devant vous, ce bâtiment patrimonial
Les délégations des élus de la CdC
et des deux conseillers départementaux.
Après le Conseil communautaire de jeudi 16 avril, le président et les vice-présidents se sont réunis pour notamment définir les délégations de chacun.
A noter que si Patrice Raffarin n’a pas souhaité occuper une vice-présidence, pour ne pas cumuler les mandats (il est déjà maire et conseiller départemental), il entend jouer un rôle clé dans la nouvelle Communauté de Communes.
Délégations des vice-présidents
Alain Pochon , 1 er VP : protection du littoral, urbanisme et planification (dont le PLUi).
Alain Moreau , VP : économie et tourisme.
Christophe Penot , VP : environnement, développement durable et transition énergétique.
Franck Mussillier , VP : bâtiments communautaires/équipements publics et déchets.
Pierre Boeuf , VP : vie culturelle, sportive et associative.
Laurence Plaire , VP : solidarités et familles.
Isabelle Ferré , VP : logement et habitat durable et direction générale de Destination île de Ré (le président de la CdC en est le président de facto).
Patrick Bouraine , VP : mobilité et agriculture durable.
Deux délégués communautaires (non VP) ont aussi une délégation : Patrice Raffarin : finances et affaires générales.
Véronique Richez-Lerouge : valorisation du patrimoine.
Informations recueillies par NV
Le président de la CdC, entouré de ses huit
vice-présidents. De gauche à droite : Laurence Plaire, Patrick Bouraine, Alain Moreau, Alain Pochon, Jean Paul Héraudeau, Pierre Bœuf, Isabelle Ferré, Franck Mussillier et Christophe Penot.
Le bureau communautaire, composé du président, des huit vice-présidents, des trois maires dans l’opposition, d’une adjointe du Bois-Plage
Pas de suspense en début de séance pour Jean Paul Héraudeau, tout sourire.
Ce n’est pas à 67 ans que je vais commencer une carrière de dictateur, je m’appuierai sur les vice-présidents, d’un groupe hier on passe à l’équipe de Ré aujourd’hui, on définira ensemble les priorités et projets qui en découlent et leur financement. Et pourquoi pas consulter la population à travers la presse. Le bilan, la qualité ne se mesurent pas en millions d’€, qui sont d’ailleurs l’argent du contribuable. Je vais avec les Services de la CdC évaluer les projets en cours, voir les marges de manœuvre dont nous disposons, j’irai dans tous les conseils municipaux qui le voudront bien pour
échanger avec tous les élus du territoire et créer un lien de confiance. Je souhaite de l’harmonie sur le territoire. » Nathalie Vauchez
Date du prochain
Conseil CdC
Après le conseil lié au débat d’orientation budgétaire, qui a eu lieu le 16 avril, le Conseil lié au vote du budget aura lieu le 30 avril, matin et après-midi. Seront aussi définies les commissions et d’autres modalités de fonctionnement.
CONSEIL COMMUNAUTAIRE DU 16 AVRIL 2026
Le mot de Lionel Quillet
« Je confirme que c’est bien une prise de pouvoir mathématique. Et il manque plusieurs maires aux vice-présidences. Ce qui compte, au-delà, c’est de construire une dynamique, elle était très importante. Le fonctionnement d’une collectivité comme la CdC est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît, c’est une « horloge suisse ». Le président n’impose pas aux maires, il doit être en permanence dans la concertation avec tous les maires. En tant que maire de Loix je participerai à beaucoup des projets que j’ai lancés, j’aime ce territoire. Je serai extrêmement vigilant et constructif pour que les projets se fassent, des enjeux très importants attendent encore l’île. »
Propos recueillis par NV
« On joue l’avenir de Ré, pour nos enfants »
Le président Jean Paul Héraudeau entend imprimer sa marque autour d’un projet qu’il souhaite « plus intercommunal », Patrice Raffarin prévoit de s’investir à fond à ses côtés. L’opposition, qui s’est constituée en groupe*, s’est largement exprimée.
Deux sujets à l’ordre du jour : l’obligatoire Débat d’orientation budgétaire (DOB) avant le vote du budget prévu le 30 avril, et les délégations de compétences données au président, votées à l’unanimité.
Situation financière saine et baisse de la TEOM Evidemment, compte-tenu des délais réglementaires, les orientations budgétaires sont celles de la précédente mandature. Patrice Raffarin, qui a la délégation finances et affaires générales, a fait lecture des comptes financiers uniques, principal et annexes, de 2025 et présenté « sans analyse politique » les données chiffrées des budgets primitifs 2026. Qui sont « le reflet des orientations et choix engagés précédemment », qui seront « à analyser au regard des priorités que nous voulons porter... Il est possible qu’il y ait des ajustements en cours de mandat ». Il ressort de ces présentations des finances solides, une situation saine et une volonté de maintenir un niveau d’investissement élevé, dans un contexte global plus tendu. Pas d’augmentation des taux de fiscalité locale et même est proposée une baisse du taux de la TEOM (Taxe d’enlèvement des ordures ménagères) de 12,9 % à 11,9 %.
« Pour une nouvelle mandature, on n’arrive pas avec un bulldozer pour bousculer les agents et le travail fait précédemment, les élus ne sont plus les mêmes mais la collectivité continue dans l’apaisement, en tenant compte des engagements et orientations travaillés par les services avec la précédente mandature. Par ailleurs, une mandature, cela dure six ou sept ans, hâtons-nous lentement, prenons le temps d’évaluer. Ce n’est jamais tout ou rien, il y a de bonnes choses à maintenir, et aussi d’autres idées et priorités à amener, en prenant le temps. La sagesse doit l’emporter pour voter ce budget. », a indiqué Jean Paul Héraudeau.
« L’excédent de fonctionnement est un peu mangé par la volonté d’autofinancement (versus l’emprunt - NDLR), je suis de ceux qui privilégient l’emprunt, on a des possibilités d’emprunt et je te remercie de nous transmettre une CdC qui n’est
pas endettée », a-t-il précisé, s’adressant à son prédécesseur Lionel Quillet.
« Il y a un rythme à annoncer »
Ce dernier a remercié Patrice Raffarin pour sa « présentation factuelle et objective des très bons résultats 2025 » avant de se tourner vers Jean Paul Héraudeau : « Il y a un rythme à annoncer, 135 personnes à la CdC attendent, deux dossiers sont dans une urgence absolue : le logement, tu auras le 24 février 2027 un appel du DASEN pour t’annoncer la fermeture de quatre ou cinq classes. Ton pouvoir de négociation se basera sur la dynamique de construction de logements. Le projet Erosion à 15 M€ est prêt à démarrer pour octobre, on a tous les accords (Etat et services de l’Etat), si ce projet n’est pas engagé demain matin, le coche sera raté et il prendra avec les présidentielles un à un an et demi de retard. La Couarde, Saint-Clément, Les Portes, Ars, Loix sont dans l’urgence. » Ce qu’a confirmé la maire de La Couarde, Peggy Luton-Borie, demandant à être rassurée notamment sur la stratégie de gestion de l’érosion.
« Ce serait beaucoup plus facile si on était élu au suffrage direct, sur un programme »
« Je suis d’accord avec toi quand tu dis qu’un président de la CdC ce n’est pas un maire, d’autant qu’il est élu par suffrage
indirect, cela serait beaucoup plus facile s’il était élu sur un programme. Il ne faut pas me bousculer, il faut nous laisser le temps de nous installer. Tu devrais être heureux de la présentation du CFU et du fait que l’on ne souhaite pas tout bouleverser. », a répondu le président. Il a évoqué la révision du PLUi** qui devrait permettre de s’adapter aux volontés de chaque commune, mais aussi l’intérêt général qui doit passer devant les intérêts communaux.
L’ancien président communiquant un certain nombre d’informations aux nouveaux élus sur les points de vigilance et bloquants de différents projets - transfert de la déchetterie du Morinand aux Gachettes, ferme solaire, zone artisanale de Sainte-Marie... - le président l’a remercié de sa volonté de transmettre son expérience et sa connaissance des dossiers.
Enfin, Jean Paul Héraudeau a pris l’exemple de l’actuelle baisse des ressources issues de la taxe de séjour pour illustrer la nécessité d’évaluer les actions menées : « Toute politique publique devrait être évaluée, jamais on ne regarde si cela fonctionne, c’est l’avenir de Ré qui se joue, celui de nos enfants. Je préfère m’interroger. Pourquoi une baisse de la taxe de séjour alors qu’il n’y a pas moins de passages sur le pont, est-ce que la politique de régulation des meublés de
tourisme a eu un impact négatif sur la taxe de séjour ? Je n’ai pas la réponse, ce serait malhonnête de ma part de dire le contraire. Mais si on a moins de logements touristiques, cela aura un impact sur la venue des vacanciers, or je préfère des personnes qui viennent sur l’île une ou deux semaines, que des visiteurs à la journée, qui créent des nuisances. Je ne suis pas dogmatique, je ne détiens pas la vérité, je doute toujours. Parfois une politique positive peut avoir des effets induits négatifs. Je veux me donner le temps d’évaluer, sans dogme.»
« En conclusion sur ce budget, il s’agit d’une base de travail solide, héritée de la précédente mandature. Les bases sont saines, les équilibres de l’île sont fragiles. Nous devons nous approprier ces éléments, les ajuster si besoin, définir une trajectoire budgétaire intégrant les orientations que nous souhaitons pour notre territoire. », a redit le président. Le vote du budget aura lieu le 30 avril, lors d’un long Conseil communautaire (à partir de 10h) qui définira aussi les commissions de travail et sans doute d’autres modalités de fonctionnement.
Nathalie Vauchez
*Lionel Quillet & Patrick Boussaton (Loix), Peggy Luton-Borie & Denis Giraudeau (La
Anne Mémin & Jean-Paul Goussard (Saint-Martin), Gérard Juin (Le Bois-Plage) , Philippe Laulanet (Sainte-Marie).
**PLUi : Plan Local d’Urbanisme intercommunal.
Couarde),
Les trente délégués communautaires posent pour la photo traditionnelle de début de mandat, dans le jardin de la CdC.
Self-made man, maire de l’une des plus petites communes rétaises, il a réussi le tour de force de présider la Communauté de Communes de l’île de Ré pendant trois mandats, de 2008 à 2026, tout en devenant aussi un temps 1 er vice-président du Département auprès de Dominique Bussereau et en gérant l’une des plus importantes entreprises locales. Qu’on apprécie ou non l’homme, à la stature imposante et à la volubilité légendaire, il est difficile de ne pas saluer son action politique au bénéfice de notre territoire.
Son ambition et certains traits abrupts de son caractère l’ont desservi, tout comme quelques décisions prises au nom de l’intérêt général mais venant heurter des intérêts particuliers. Difficile de faire l’unanimité, même si, comme il se plaît souvent à le rappeler, sous sa présidence plus de 95 % des délibérations de la CdC ont justement été votées à l’unanimité. « Le président de la Communauté de Communes n’est pas un super maire de l’île de Ré, ni un patron, il n’impose pas à un maire une décision qui peut être contraire à l’intérêt de sa commune, il doit en permanence composer et négocier avec les dix maires, du nord et du sud de l’île, pour les convaincre d’adhérer à un projet collectif, qui n’est parfois pas à leur avantage. Comme par exemple la compétence GEMAPI à laquelle a adhéré le Bois-Plage alors que la commune n’est pas concernée par la submersion. Au-delà de toutes les réalisations, c’est là où on passe le plus de temps, il faut être un très bon négociateur. »
Très bon négociateur, il faut l’être aussi avec l’ensemble des représentants de l’Etat, tant celui-ci est prégnant en matière d’aménagement et de préservation d’un territoire, a fortiori aussi protégé que celui de l’île de
de Xynthia. On se souvient de la mobilisation en masse des Rétais au côté des élus, lors de la découverte des cartes d’aléas de l’Etat et de ses fameuses « zones rouges ».
« La CdC a été extrêmement présente dès la nuit de Xynthia, cet évènement a soudé les maires, la mobilisation de tous a été exceptionnelle. Xynthia a aussi tout rebattu, la protection contre la submersion et l’élaboration des PAPI 1 et 2, représentant un budget de 115 M€ pour l’île de Ré ont demandé une énergie phénoménale, les PAPI je les ai portés personnellement, grâce à Dominique
Lionel Quillet a marqué l’île de Ré d’une empreinte forte durant ses 18 ans à la tête de l’intercommunalité.
Bussereau et à la Mission Littoral (300 M€ pour la Charente-Maritime) qu’il m’a confiée, avec les équipes du Département qui ont fait un énorme travail. »
Le président de la CdC n’est pas le super maire de l’île de Ré
Ré. Les municipalités et la collectivité intercommunale sont loin de faire ce qu’elles veulent, la plupart des décisions importantes doivent passer par une validation des services de l’Etat, voire d’un ministère. SCOT, PPRL, PAPI (en tant que président de la Mission Littoral au Département), Convention Insularité (avec l’Education nationale) et plus récemment Stratégie locale de gestion de la bande côtière (SLGBC) sont autant de dossiers structurants et essentiels à la pérennité de notre île, qui ont nécessité des mois et même des années d’allers-retours, et une force de conviction exceptionnelle.
« Xynthia a rebattu les cartes »
« La seule bataille vraiment perdue a été celle du PPRL (Plan de prévention des risques littoraux), même s’il fallait mener ce combat, c’était intenable » face au principe de précaution érigé en doctrine d’Etat suite au traumatisme
Trois mandats analysés avec le recul
Aujourd’hui, Lionel Quillet pose un regard qui se veut plus distancié sur les trois mandats réalisés : « Le premier mandat (2008-2014) a été celui de la croissance et du développement de l’intercommunalité ; le suivant (20142020) a vu la structuration de l’intercommunalité et l’élaboration du PLUi (plan local d’urbanisme intercommunal) ; enfin le mandat 2020-2026 a été marqué par la maturité de l’intercommunalité et la préparation de l’avenir. »
Ainsi la CdC de l’île de Ré est-elle passée de trente collaborateurs et d’un budget d’à peine 30 M€, avec des compétences limitées - déchets, deux crèches, SIG (Sytème d’information géographique), PEL (projet éducatif local), défense des côtés, deux écogardes - à son arrivée en 2008 à une collectivité de cent trentecinq collaborateurs au budget consolidé de plus de 70 M€.
Parmi les transferts de compétences imposés ou rendus nécessaires par la loi, on peut citer l’instruction des autorisations d’urbanisme en 2013, l’office de tourisme intercommunal (loi NOTRe), le PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal), la GEMAPI (loi NOTRe) et d’autres.
Les transferts de compétences facultatifs concernent notamment le logement (programmes de plus de 10 puis de plus de 20 logements sociaux) en 2008, le Plan éducatif local (2010), la réalisation d’un PAPI (Plan d’actions prévention inondations) à partir de 2011, la modernisation et l’aménagement de La Maline (2011), le suivi du trait de côte (2012), l’entretien des chemins d’intérêt communautaire (2013), l’adolescence (2022) et enfin l’érosion (2024)
Nathalie
projets d’intérêt environnemental, sur la part départementale et sur la part communautaire.
« Mon premier mandat a été le plus dur, il a demandé une énergie phénoménale et on manquait de personnel, la CdC représentait un travail à plein temps, au cœur de mes préoccupations jour et nuit, au détriment de mon équilibre familial. Tout était à faire », se rappelle Lionel Quillet.
« Le second mandat et la structuration de l’intercommunalité commence par un projet évident, une prise de compétence qui s’impose, mais qui avec le recul m’a coûté extrêmement cher au plan politique, celle de l’instruction des autorisations d’urbanisme. La CdC en est venue à instruire près de mille cent actes par an, avec six à sept personnes et un directeur, une équipe extrêmement qualifiée, un coût élevé et une compétence qui surcharge la CdC en travail. Même si la signature des actes d’urbanisme relève de la compétence des maires, qui peuvent aller à l’encontre de l’avis formulé par la CdC, qui reste un avis, certains maires ont eu tendance à rendre la CdC responsable des refus de permis de construire, en faisant un bouc émissaire facile. D’autant que les services ont toujours été d’une rigueur absolue dans ce travail d’instruction. »
« Le passage direct du SCoT de 2012 au PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal) voté en 2019, sans passer par la case des PLU (communaux) a été d’une complexité sans nom, il a fallu travailler sept jours sur sept, mener des discussions en continu avec les maires, dans le cadre strict de la demande de l’Etat. J’ai ainsi par exemple été amené à dire non à l’ouverture à la constructibilité des Bragauds (Rivedoux) : non seulement cela aurait été la porte ouverte aux demandes de tous les maires, mais l’Etat aurait bloqué notre PLUi. », estime Lionel Quillet.
Tout était à faire
On se souvient de la mobilisation générale (président de la CdC, député-maire de La Rochelle, président du Département...) pour le déplafonnement de l’écotaxe obtenu à partir de 2012. Mais qui se souvient de la négociation concomitante avec le Département et surtout les dix maires ayant abouti à son actuelle répartition entre le Département et la CdC de l’île de Ré, succédant aux onze parts (10 communes et CdC) ? L’écotaxe qui permet aujourd’hui de financer tant de
Même s’il ne l’évoque pas, un autre dossier porté lors du troisième mandat n’a pas été bien perçu par tous, celui des mesures de régulation des meublés de tourisme, venu heurter trop d’intérêts particuliers sur une île qui vit à 80 % du tourisme. Une régulation qui partait d’une bonne intention d’intérêt général, celle de ramener sur le marché des biens en location à l’année, mais dont les modalités (quotas par village, deux
(Lire la suite page 15)
biens seulement par personne morale ou physique...) ont été impopulaires, la mise en œuvre pas claire pour tout le monde, et surtout les impacts sur la vie économique sans doute insuffisamment anticipés.
Les gros investissements
La politique d’investissement de la CdC a été très soutenue, avec 115 M€ de réalisations entre 2008 et 2026 : 89 M€ sur le budget principal, 5,5 M€ au titre du budget écotaxe, 15 M€ sur le budget déchets, 7 M€ pour La Maline. Parmi les bâtiments et grands travaux, on peut citer AquaRé (réalisée par Léon Gendre, inaugurée par Lionel Quillet) et la très longue bataille juridique (13 ans) pour obtenir l’indemnisation de la multitude des malfaçons, un centre aquatique représentant 13 M€, avec des indemnisations des assurances à hauteur de 6 M€, les crèches, l’internat et les centres ados (5 M€), la construction de la gendarmerie (5 M€), la réalisation des pistes cyclables (4,5 M€), l’aile Saint-Michel (3 M€), le quai de la Criée à Ars (3 M€) et les terrains de sports de sable (1,5 M€).
Le fonds de concours pour les équipements sportifs, mis en place à partir de 2013, a permis de verser près de 4,5 M€ aux dix communes en treize ans, créant un effet de levier essentiel.
Les projets dont Lionel Quillet est le plus fier
Quelles sont aujourd’hui, avec un premier recul, les plus grandes fiertés de Lionel Quillet lors de ses dix-huit années de présidence ? « Avoir réussi à passer d’une « petite » CdC à une intercommunalité structurée, reconnue et respectée ; avoir construit deux cents logements locatifs sociaux et mis en projet deux cents autres ; avoir protégé les Rétais contre le risque de submersion avec les PAPI 1 et 2 et avoir anticipé le risque érosion en élaborant la stratégie 2025/2035 ; avoir protégé l’île de Ré de l’expansion immobilière à
des élus. En termes d’aménagement et de protection du territoire, j’espère que le PLH 2025/2030 sera mis en œuvre et la régulation des meublés maintenue, que la stratégie de gestion de la bande côtière (érosion) 2025/2035 sera aussi lancée, que le PAPI 2 aboutisse. La révision du PLUi, la réalisation de la ZAE de Sainte-Marie, la mise en œuvre du Schéma directeur cyclable 2023/2030 sont attendus. »
« En matière de vie permanente, j’espère que les programmes communautaires d’environ deux cents logements sociaux aboutiront, tout comme la réflexion débutée sur la mutualisa-
Une fierté ? Avoir construit 200 logements et mis en projet 200 autres
outrance et avoir su préserver un environnement remarquable ; avoir réussi de grands projets pour la vie permanente : La Maline, le quai de La Criée ; ne pas avoir augmenté les impôts et avoir diminué la TEOM de 16,68 % en 2008 à 12,9 % en 2025. », énumère-t-il.
Qu’attend-il de la nouvelle mandature de la CdC ?
« J’espère que l’action communautaire engagée sera poursuivie dans le respect
OUVERT À L’ANNÉE
tion de la restauration collective ainsi que celle sur la réutilisation des eaux usées. Que le soutien à la vie associative (1 M€/an) et le service des minibus soient maintenus. Nous avions aussi pour projet le regroupement des acteurs du social (Ré-Clé-Ré, assistantes sociales, ADMR) sur un même lieu avec des activités intergénérationnelles. Le projet sur le site du Bois-Plage étant trop coûteux, nous avions pour idée de les regrouper au sein des locaux vides de l’EHPAD que nous avons proposé à
e Restaurant Maja jette l’ancre sur le port de Saint-Martin de Ré. Cuisine faite maison, produits locaux, sélection de vins de qualité, cocktails signature, terrasse face au coucher du soleil.
13 quai Georges Clémenceau 17410 Saint-Martin de Ré contact@restaurantmaja.fr restaurantmaja.fr restaurant_maja Restaurant Maja
la direction du groupe hospitalier de louer. J’espère qu’avec le soutien financier de la CdC de l’île de Ré annoncé (30 %), le Département pourra lancer rapidement la construction des nouveaux centres d’incendie et de secours d’Ars et de Saint-Martin. Evidemment le maintien des services publics sur l’île (EHPAD public, écoles...) me paraît essentiel. »
« Côté préservation de l’environnement, j’attends la poursuite de la mise en œuvre du Schéma de développement durable 2023/2030, j’espère le démarrage des travaux de création de la déchetterie des Gâchettes au BoisPlage, le maintien des cinq déchetteries communautaires, l’aboutissement du projet d’une ferme solaire sur l’île (qui se heurte notamment à l’opposition
de deux associations) et la poursuite de la mise en œuvre du CTMA (gestion milieux aquatiques) 2022/2027. »
Une nouvelle page de l’intercommunalité s’est ouverte le 9 avril dernier, le nouveau président Jean Paul Héraudeau a annoncé se donner le temps, avec sa nouvelle équipe d’élus, d’analyser les actuelles orientations, maintenir celles qui lui paraissent aller dans le bon sens, mais aussi impulser de nouvelles actions, dans le cadre d’un projet partagé pour l’île de Ré.
Nathalie Vauchez
Le CNPA, entre dynamisme et passion, depuis 60 ans !
Fondé en 1 9 66, le Cercle Nautique de La Flotte / Rivedoux, fête cette année ses soixante bougies. L’institution n’a pas pris une ride et l’activité, très dense en été, permet à l’association et à ses cent soixante membres de garder le cap !
Une activité toute l’année
Avec des profils variés, le CNPA de La Flotte propose tout au long de l’année un panel d’activités, allant de la découverte de la voile à la natation, en passant par la location de matériel, mais aussi l’accompagnement des plus jeunes vers la compétition. Avec deux sites actifs, l’un à La Flotte et le second à Rivedoux depuis les années 2000, le CNPA jouit d’une présence assez large, sur tout le sud de l’Île. Parmi les adhérents, la répartition est assez équilibrée, avec environ 50% de moins de 25 ans. “Les deux sites sont complémentaires”, souligne Stéphane Jung, le président. La Flotte est vraiment le cœur névralgique, avec le plus gros de la partie administrative, les bureaux, le stockage et les ateliers, et ne ferme quasiment jamais ses portes. Le site de Rivedoux, ouvert d’octobre à avril, possède quant à lui l’avantage non négligeable de pouvoir faire toutes les activités, même à marée basse. Face au Pertuis Breton, le site de La Flotte permet un accès direct à la mer depuis la cale réservée au club, ce qui facilite aussi la logistique liée aux stages. “Ici on forme, on fait découvrir et on accompagne vers l’autonomie”, précise Stéphane Jung, une ambition partagée par Hervé Boucher, l’actuel directeur du CNPA. S’ils sont lucides sur la nécessité des stages, comme ressources indispensables, notamment en été avec près de mille stagiaires, ils défendent aussi l’idée d’être des acteurs du territoire. “On fait beaucoup de choses avec les scolaires, notamment sur les CM1 et CM2 de La
Flotte, Rivedoux, Sainte- Marie” explique Hervé Boucher. Un rôle capital dans l’apprentissage d’une pratique résolument liée à l’Île de Ré.
Un CNPA bien ancré
Le CNPA, ou Cercle Nautique de Plein Air, existe depuis 1966, mais c’est dans les années 80, à la suite d’un grand plan nautique sur le plan national, que la commune de La Flotte a aménagé une grande partie de l’espace actuel. Hervé Boucher en profite pour nous montrer des photos d’époque, où la base nautique était située quelques centaines de mètres plus haut, à l’emplacement actuel des jeux pour enfants. “Tout a été déplacé lors de la construction des premières digues”, précise-t-il. Rattaché à la fédération française de voile, il n’est pas le seul club du territoire.On en dénombre quatre au total sur l’Île de Ré, tous sur le Pertuis Breton, qui protège un peu de la houle. “Il n’y a pas de concurrence entre nous” concède le président. En effet, chaque cercle est identifié à sa pratique, “pour La Flotte, c’est plutôt le catamaran et le wing foil”, précise-t-il. A La Flotte, on vise aussi à être un acteur local en développant l’emploi, ainsi ce sont cinq salariés permanents qui sont sur place, avec des missions variées, administratives, éducatives, techniques, mécaniques etc… “C’est le cœur du CNPA, avoir des gens passionnés, parmi les salariés, mais aussi parmi les seize membres du Conseil”, affirme Stéphane Jung, en précisant que “les activités sont ouvertes à tous et toutes”.
La maison Aymé, un projet toujours dans les têtes… En faisant le tour des lieux, on s’aperçoit que cela fourmille. Les catamarans sont alignés les uns derrière les autres, les ateliers débordent de matériels, quant aux stagiaires du printemps, ils se suivent sur leur “cata” sous les yeux des moniteurs. Mais ce qui interpelle vraiment, c’est cette maison voisine, presque décrépite, pas totalement abandonnée, ni par le Département qui y stocke du matériel, tout comme la Commune, ni par les idées animant la tête de Stéphane Jung, qui nous raconte une partie de son histoire. Après Xynthia en 2010, qui avait salement amoché le site, une maison de plain pied avait été détruite, ce qui a permis de construire au sein du complexe, l’accès direct à la cale de mise à l’eau. La maison d’à côté, la maison “Aymé” acquise par l’Etat, devait subir le même sort que sa voisine, laissant place à un nouvel espace, mais en 2026, elle est bien là, toujours debout. “Nous sommes une des rares écoles à ne pas avoir vue sur son bassin” ironise Stéphane Jung, qui apprécierait de voir un jour les bureaux transposés dans
cette maison abandonnée… “On a fait le boulot, on a des plans d’architectes, pas mal d’idées, mais pour le moment ça coince” déplore-t-il, avec l’espoir qu’au lendemain des municipales, le projet soit de nouveau examiné, ce qui donnerait un nouvel espace non négligeable au CNPA flottais, et une renaissance à ce lieu, devenu mal aimé.
A suivre… Jordan Riché
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Une triplette se qualifie aux championnats de France
Le club maritais se classe 1 er et 2 e du championnat départemental, qualifiant d’office les vainqueurs pour les championnats de France. Les deuxièmes tenteront de décrocher leur ticket lors du tournoi de la ligue.
Au moins trois joueurs licenciés à l’Amicale bouliste maritaise (ABM) défendront les couleurs du club à
l’échelle nationale : Christophe Sallay, Ronnie Houghet et Wilfried Pansard ont remporté le championnat départemental de pétanque, dans la catégorie triplette masculine promotion, fin mars.
« Gagner les championnats départementaux, c’est un peu comme remporter un marathon, apprécie Christophe Sallay, car le titre est très convoité. » Cette victoire les envoie directement aux championnats de France, qui se dérouleront, les 22 et 23 août, à Saint-Yrieix (16). « C’est un événement, se réjouit-il d’avance. Les parties sont filmées, télévisées. Là-bas, nous représenterons la Charente-Maritime. »
Lors de la finale départementale, les vainqueurs ont battu - 13 à 12 - une équipe de leur club, positionnant ainsi l’ABM sur la première et la deuxième marche du podium. « C’est un joli doublé », apprécie Jean-Yves Breilloux, président du club. « Nous avons déjà eu une équipe féminine aux championnats de France en 2010, rapporte Jean-Yves Breilloux. Et une autre équipe senior, mais c’était il y a un moment. » Les médaillés d’argent - Rolland Bernard, Pascal Bellanger et Valentin Perronnettenteront un repêchage lors des championnats de la ligue fin mai à NouailléMaupertuis (86) : s’ils remportent le tournoi, ils rejoindront leurs collègues à Saint-Yrieix.
92 licenciés à l’ABM
Pour s’entraîner, les équipes pourront notamment compter sur les tournois locaux organisés chaque mercredi au terrain couvert de La Noue et, depuis le 1er avril, également sur le terrain de Montamer. « Hier (mercredi 8 avril, ndlr), nous avions 20 triplettes inscrites plus les spectateurs, nous étions 200 personnes »,
estime, ravie, Chantal Sescousse, secrétaire de l’ABM. « Et une fois par mois, nous avons un concours mixte. » Elle ajoute, pas peu fière : « nous comptons 92 licenciés, dont 20 féminines qui font presque toutes de la compétition ».
Un boulodrome pour les 50 ans du club ?
L’occasion pour le président et la secrétaire de remettre le sujet d’un nouveau boulodrome couvert sur la table, car « nous jouons toute l’année », rappellent-t-ils. « Le terrain couvert de La Noue est trop petit. J’avais fait la demande d’un nouveau boulodrome en 2008 auprès de la mairie mais le projet n’a pas abouti et on n’en a plus entendu parler », rapporte Jean-Yves Breilloux. Il espère cependant que la nouvelle municipalité va remettre le projet à l’ordre du jour. « Franck Mussilier l’a écrit dans son programme, souligne-t-il. On aimerait avoir le terrain d’ici un ou deux ans. » Peut être une idée de cadeau pour les 50 ans du club, que l’Amicale bouliste maritaise fêtera en juillet 2027.
Julie Pertriaux
Stéphane Jung, président du CNPA, devant le Pertuis Breton, bassin principal des activités nautiques.
Christophe Sallay, Ronnie Houghet et Wilfried Pansard, la triplette qualifiée pour les championnats de France, avec Sylvianne Zerdoun, déléguée de la fédération départementale.
Simon Pirastu, vice-champion mondial de planche à voile
Début avril, Simon Pirastu est monté sur la deuxième marche du podium des championnats du monde de planche à voile, en Turquie. Son objectif : continuer la compétition au haut niveau.
A13 ans, le jeune Couardais Simon Pirastu peut le dire : « je suis vice-champion du monde de planche à voile ». A peine une semaine après son retour de Turquie où se déroulait la compétition, il savoure son titre, obtenu dans la catégorie U15. « Deuxième, je ne m’y attendais pas », glisse l’adolescent, qui concourrait sous
RÉSULTAT SPORTIF
les couleurs françaises notamment avec le Maritais Nino Larmier (lire ci-dessous). Sur le podium, il est entouré de deux jeunes Espagnols. « La compétition s’est déroulée sur cinq jours en dix manches. Simon en a gagné trois. Le champion en remporte six », mentionne son père, Frédéric Pirastu.
Nino Larmier se classe 5e mondial en planche à voile
Le jeune sportif maritais, dont nous avons publié le portrait dans Ré à la Hune N° 315*, revient des championnats du monde.
Nino Larmier est « ravi » : il termine 5e dans la catégorie U15 en bic 2.93, aux championnats du monde de planche à voile, qui se sont déroulés en Turquie début avril. « Il a juste eu une petite déception sur la dernière journée, car il a fait des moins bonnes manches, avec des mauvais départs, rapporte son
père Emmanuel Larmier. Je pense qu’il y avait plus de pression sur cette dernière journée pour tout le monde. » Le jeune garçon de 14 ans tire cependant un bilan « plus que positif, il y avait une super ambiance avec tout le monde », poursuit son père, qui salue « un résultat très honorable pour une première participation aux championnats du monde ».
Julie Pertriaux
*lire son portrait : www.realahune.fr/nino-et-loukafreres-competiteurs-et-fanas-de-glisse/
Mieux que prévu
Simon Pirastu avait même fait ses pronostics avant de partir. « J’ai analysé le top 10 de l’année dernière. Je connaissais la plupart de ceux qui étaient premiers mais il fallait aussi compter sur ceux arrivés en U15 que je ne connaissais pas », rapporte celui qui a commencé la planche à voile à 5 ans et la compétition à 10 ans. « Je pensais faire entre le top 5 et le top 3. » Et pourtant, il fait mieux : « sur place, j’ai bien analysé le plan d’eau avec le coach. Le soir, nous reprenions les courses du jour au ralenti et il nous faisait un retour pour nous améliorer. Nous avions des relevés de courant et de direction du vent », pour préparer la manche du lendemain. Des annonces de vent pourtant « pas toujours fiables, souligne Simon, car nous étions entourés de montagnes », ce qui complique parfois les prévisions météo. « Nous avons eu des jours avec beaucoup de vent mais aussi une journée où il n’y en avait pas assez pour naviguer. On ne faisait pas plus de trois manches par jour. » Avec Come Galzi, qui termine 23e en U17, et Nino Larmier, ils étaient ainsi trois représentants du Centre Nautique Couardais du Goisil.
La Baule en mai
« Il y a trois ans, j’ai dû choisir entre la planche à voile et l’escrime. J’ai pris la planche à voile direct », assure Simon Pirastu, qui confie aussi faire du skate, du wakeboard, du surf, du wing foil. « Tout ce qui glisse », sourit-il. Son titre de vice-champion du monde désormais en poche, Simon Pirastu veut surtout continuer la compétition au haut niveau. Après le collège, il espère intégrer les dispositifs régionaux d’entraînement, en parallèle du lycée. « La planche à voile est un tremplin pour aller vers d’autres supports car on navigue dans toutes les conditions et on apprend à avoir une bonne lecture de l’eau. C’est une bonne initiation. »
En attendant, dans trois semaines, le week-end du 8 mai, Simon Pirastu et Nino Larmier participeront aux nationaux de printemps à La Baule, pour tenter de décrocher leur qualification aux championnats d’Europe, organisés en juillet en Pologne.
Julie Pertriaux
PUBLI-RÉDACTIONNEL
YooToo, une aventure familiale et de passion
YooToo, c’est un état d’esprit (libre) : une aventure familiale et de passion pour les deux roues, initiée par un inventeur champion de France de moto, Franck Savard, reconverti dans la location de vélos zen sur l’île de Ré, identifiables au premier coup d’œil par leurs pois blanc sur fond noir, façon « dalmatiens ». L’équipe YooToo vous accueillera avec professionnalisme et décontraction, afin de vous conseiller un vélo adapté à chacun
des membres de la famille ou à chacune de vos envies d’évasion. Elle vous proposera des itinéraires riches en beautés naturelles, en calme et sérénité. Marion et Steeve vous invitent à visiter leur site internet, afin de vous guider dans la préparation de votre prochain séjour. Installée à Saint-Martin de Ré depuis 2005, l’équipe YooToo sera heureuse de vous recevoir dans un bel espace de 300 m 2 exclusivement dédié à votre bien-être à vélo.
Pour sa première participation aux championnats du monde de planche à voile en Turquie, Nino Larmier termine 5e sur 36 participants en U15.
Simon Pirastu remporte l’argent en Turquie, grâce à trois manches gagnées sur dix.
Jazz au Phare : back to the roots !
Jazz au Phare revendique ses racines et affirme ses valeurs hautes et fortes. Notre festival est né pour partager avec le plus grand nombre la plus belle musique du monde : le jazz.
THÉÂTRE - LA MALINE
Cette année, les artistes du IN comme ceux du OFF sont présents sur l’affiche. Tous sont là pour vous inviter à la fête. Car il s’agit bien d’une fête, avec ses amis, ses retrouvailles, ses rencontres, ses découvertes, ses danses, ses rires, ses joies.
Il ne vous aura pas échappé que le meilleur du jazz mondial vous est présenté cet été sur la grande scène du Phare des Baleines. Citons Marcus Miller avec tous les anciens de chez Miles Davis dont nous célébrons ainsi le centenaire de la naissance, Avishai Cohen et son fantastique trio qui a inspiré le jazz des nouvelles générations, China et Veronica Swift, deux des artistes vocales mondialement réputées, deux personnalités extravagantes, exubérantes et parfaitement enthousiasmantes. Notez que notre soirée d’ouverture sera cette année sur la grande scène du Phare des Baleines le dimanche 26 juillet à 20h30 avec, venue spécialement de la Nouvelle Orléans, la très élégante show woman Judith Owen & her Gentlemen. Si votre humeur est à la découverte, les scènes animées par les artistes du OFF sont d’accès gratuit, dès 10h30 avec la scène enfants, ceux du concours révélation jeunes talents à 15h00, ceux des « before » à partir de 18h00 comme ceux des « after » à 23h00 sur les scènes du Café du Phare, sauront vous faire passer des moments inoubliables. Enfin, et comme toujours, la jazz aime inviter celles et ceux qui dans d’autres domaines de la musique sont dans l’excellence. Nous sommes fiers de vous présenter Jeanne Cherhal dont l’humour, l’énergie et la qualité de ses chansons viendra nous enchanter.
Billetterie : jazzauphare.com
C’est avec impatience et anticipation que je vous annonce : Soyez les bienvenus à Jazz au Phare. Nous allons nous régaler !
Jean-Michel Proust directeur artistique
Programmation
- Grande soirée d’ouverture le 26 juillet Judith Owen & Her Gentlemen , uniquement debout = 25€ / 8€ enfant
- Le 27 juillet, soirée Marcus Miller « We want Miles »
- Le 28 juillet, soirée Avishai Cohen
- Le 29 juillet, soirée Jeanne Cherhal
- Le 30 juillet, soirée « Ladies Night » China Moses et Veronica Swift
Tarifs
• Plein tarif 55€ debout
• Tarif réduit 50€ debout
• Tribune 70€ assis
• Enfants 25€
Pass festival = 5 jours toutes soirées inclues uniquement debout = 200€
Billetterie locale à partir du mois d’avril : Vous pouvez également acheter vos billets directement auprès du magasin Leclerc de Saint-Martin de Ré. À partir du vendredi 24 juillet à l’entrée du Phare des Baleines à Saint-Clément.
« Sauve qui peut », un appel à l’action
« Qui n’a jamais regretté de ne pas avoir réagi au moment où il pouvait ? » La Cie MMM, dans son spectacle « Sauve qui peut », réveille les consciences collectives.
La compagnie landaise MMM était venue en résidence à La Maline en novembre 2024 pour une semaine de création qui avait débouché sur une première représentation. « La pièce a beaucoup évolué depuis », détaille l’autrice de la pièce, Marie-Magdeleine. « On a réduit le nombre de personnages, et il n’y a plus qu’une seule conscience. Une conscience collective qui s’adresse à chaque personnage. Et puis désormais, il y a un graffeur sur scène, au côté d’une musicienne et des quatre comédiennes ! »
Dans « Sauve qui peut », quatre femmes qui se connaissent depuis longtemps vont s’éveiller ensemble à une conscience
collective. « Il n’y a pas des histoires mais nous sommes l’Histoire, chacune avec sa part de responsabilité à assumer », dit Marie-Magdeleine. « Le point de départ de cette pièce c’est le mensonge. Car en récoltant des histoires, je me suis rendu compte qu’il y avait toujours un mensonge quelque part, et que d’un petit mensonge découle souvent une tragédie. »
« Sauve qui peut », en mots, en musiques
et en danses, nous indique le chemin à suivre pour casser le cercle pernicieux du mensonge, et réveiller nos élans les plus nobles. Un spectacle actuel qui bouscule, questionne et réveille.
Aurélie Bérard
« Sauve qui peut » de la Cie MMM, le 7 mai à 20h30 à La Maline . A partir de 14 ans. Tarifs : de 8 à 16€.
Atelier théâtre avec la compagnie, le mercredi 6 mai à 19h à la Maline (gratuit sur réservation - durée 2h).
“Sauve qui peut” est une invitation à réveiller nos élans les plus nobles pour agir ensemble et commencer à changer les choses.
A 36 ans, Hugo Maris compte vingt-deux traversées à la voile de l’Océan Atlantique, trois du Pacifique et une de l’Indien. L’enfant du pays, aujourd’hui skipper professionnel, a gardé l’île de Ré comme port d’attache.
La voile, c’est son truc depuis qu’il est petit. Né à La Rochelle, élevé à l’île de Ré, Hugo Maris baigne dans le milieu des voileux grâce aux adultes qui l’entourent. Sa mère travaille dans un chantier naval de La Rochelle, son père est skipper dans les Antilles et le compagnon de sa mère à l’époque, Alex Loisel, est charpentier de marine à l’île de Ré. L’école, en revanche, c’était moins son dada. « J’ai eu une scolarité difficile, convient-il. J’avais besoin de bouger. Pendant les vacances scolaires, je rejoignais mon père aux Antilles pour convoyer des bateaux. Je me payais les billets d’avion en travaillant sur le chantier naval de mon beau-père, qui m’a pris sous son aile. » Dès qu’il a 16 ans et la possibilité de mettre les voiles, Hugo Maris quitte le lycée.
« J’ai fait mes armes sur Mari-Cha III » Il rejoint son père aux Antilles et plonge dans le monde de la navigation au large. Formé à l’entretien et à la réparation de bateaux, il commence par assurer des petits chantiers. « Un copain de mon père cherchait un équipier sur un bateau en carbone de 23 mètres. Alors j’ai embarqué et j’ai fait ma première traversée de l’Atlantique, entre la Martinique et Aguadulce, dans le sud-est de l’Espagne, puis on a rejoint Cogolin, dans le Var. On a mis trente jours, j’étais mordu », sourit-il.
Hugo Maris revient dans le coin et passe, en 2009, le certificat d’initiation
nautique pendant la saison d’été, où il bosse en parallèle comme cuisinier à La Pergola, avant de chercher un nouvel embarquement. Et c’est sur un ponton qu’il rencontre l’équipage du Mari-Cha III. « Je vois le bateau, un ketch (deux mats, dont le plus petit est placé devant le safran, ndlr) de 45 mètres, décrit-il, aujourd’hui encore, fasciné. C’est un voilier de classe légendaire, indémodable ! » Le voilier, un yacht de luxe, est aussi conçu pour battre des records. Il est notamment connu pour détenir celui de la traversée de l’Atlantique Nord, entre New York et cap Lizard (pointe sud de l’Angleterre) en moins de neuf jours en 2000.
Le courant passe, il est embauché à l’année. « J’ai embarqué et j’ai passé trois ans sur Mari-Cha III. C’était ma maison. J’ai fait mes armes à bord. A terre, j’ai appris le composite en carbone et le travail du gréement. En mer, à gérer mon sommeil et les relations humaines car nous sommes en promiscuité : on était 10 pour traverser l’Atlantique deux fois par an et jusqu’à 30 en régate. Il fallait que le bateau soit au maximum de ses standards en permanence. »
Yachtmaster et Mike Horn
En 2012, Hugo Maris débarque de Mari-Cha III « pour voir autre chose ». Il vit avec son sac à dos, de bateau en bateau. En 2013, il passe le Yachtmaster, un diplôme anglais reconnu à l’international, qui lui permet de devenir skipper. « Je deviens capitaine, c’est-à-dire que
DELTA THETA 11 ZAC des Clémorinants 17740 Sainte-Marie de ré delta.theta@orange.fr 05 46 43 91 14
je suis désormais responsable de toutes les personnes à bord, du bateau et de moi-même. Il me fallait un diplôme pour les assurances », justifie-t-il. Fin 2013, un copain, ancien chef mécanicien sur Mari-Cha III, l’appelle, car il navigue avec Mike Horn pour redescendre du Groenland. « Je les rejoins aux Etats-Unis et je fais un bout de route avec Mike Horn et lui jusqu’au Surinam. On avance dans des conditions météo pas terribles et on croise des pirates. Mais on avait de quoi se défendre, lâche-t-il, sourire en coin. Mike Horn débarque et on se retrouve à deux sur un bateau de 30 mètres pour aller jusqu’au Brésil. » Entre 2014 et 2018, il navigue sur Farfalla, un yacht de 31 m, qui allie croisières et régates autour du monde, entre la Méditerranée, les Caraïbes et le Pacifique. En 2015, Hugo Maris part s’installer à Palma de Majorque, « l’un des ports principaux des superyachts en Europe ».
L’océan Indien en quatre jours
Le marin prend tout : les convoyages, les remplacements, les courses. Les navigations s’enchaînent.
« J’ai fait un demitour du monde, entre les Maldives et les Caraïbes. J’ai traversé l’océan Indien en quatre jours sur un bateau qui a couru le Trophée Jules Vernes : on passait trois heures sur le pont, trois heures en astreinte et trois heures pour dormir, on avançait à 30 nœuds (55 km/h) tout le temps, on naviguait en combinaison étanche et avec des masques de ski pour se protéger du sel. » Six mois après, il récupère à la SNSM de Saint-Martin-de-Ré, dont il fait partie, « l’Ecume des mers, une épave », qu’il retape entièrement avant de la revendre un an plus tard à Majorque.
Petites réthaises avec Julien Roche, dont il devient directeur. Finalement, en 2021, « je revends mes parts à Julien et je retourne sur les bateaux ». Après le Covid, il devient membre de l’équipe de Maître Coq, avec laquelle Yannick Bestaven gagne le Vendée Globe 20202021 et basée à La Rochelle, pour préparer la Route du Rhum et la transat Jacques Vabre. Il intègre ensuite le programme Grand large yachting world, sorte de tour du monde en rallye, grâce auquel il alterne entre périodes à terre et en mer. En mars, il y a un mois, il est rentré du Sulawesi (Indonésie), sa dernière navigation à l’étranger en date.
Chaque année, les Voiles de Saint-Tropez Avec sa compagne, ils ont une petite fille de 6 ans et sa demi-sœur de 11 ans. Les longues navigations ne sont plusou moins - à l’ordre du jour. « J’ai créé mon entreprise pour l’entretien et la réparation de bateaux à l’île de Ré et La Rochelle. Et j’ai passé un diplôme qui me permet de skipper des bateaux de 12 mètres en France, car le Yachtmaster n’y est pas reconnu. Cet été, je skippe un bateau pour un groupe de musique, Planet Waiky. On part de La Rochelle et on va d’île en île, en Bretagne sud. On
« Je reviens en 2019 car l’île de Ré et ses vagues me manquent. » C’est alors qu’il rejoint la brasserie artisanale Le s
débarque les enceintes, les grattes, etc., les musiciens jouent et on reprend la route. » Le prochain embarquement sera pour les Voiles de Saint-Tropez, en octobre, où il régate depuis plusieurs années sur un bateau en bois centenaire. Car, s’il aime le large, Hugo Maris aime aussi la vitesse.
INTERFACE IP
ZA la Croix Michaud 17630 La Flotte interfaceip@gmail.com www.interfaceip.fr 05 46 66 05 29
Julie Pertriaux
Hugo Maris a 200 000 miles nautiques au compteur autour du monde, soit plus de 370 000 km de navigation.
Depuis plusieurs années, Hugo Maris participe aux Voiles de Saint-Tropez sur un vieux gréement, le Belle Aventure, un plan William Fife de 28 m construit en 1929.