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RALH n°311

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L E J O U R N A L D ’ I N F O R M A T I O N G R A T U I T D E L’ Î L E D E R É

Tam-tam des élections municipales

S

édition du

16 JANVIER 2026

euls trois maires - Gisèle Vergnon, Patrice Déchelette et Patrick Rayton - ne se représentent pas aux élections municipales des 15 et 22 mars prochain. Ils ont en effet envie de souffler, après avoir beaucoup donné à leur commune et à l’île de Ré. Chapeau bas à eux, pour leur investissement. Les rares incertitudes ont été levées en ce début d’année, à Ars-en-Ré et au Bois-Plage, où les maires sortants se sont déclarés. Ainsi sept maires sur dix souhaitent y retourner, ce qui prouve qu’ils y ont pris goût, malgré toutes le difficultés de la fonction !

A ce stade, seules trois communes : Les Portes, Loix et La Flotte, n’ont qu’un seul candidat déclaré, mais rappelons que jusqu’au 26 février 2026 à 18h, date limite des inscriptions des listes en préfecture, tout est possible : nouvelles candidatures et abandons. Dans l’extrême nord, pas d’autre candidat en vue, tandis qu’à Loix l’incertitude demeure et qu’à La Flotte un deuxième candidat potentiel fera connaître sa décision ce 16 janvier. Pour Rivedoux, La Couarde, Saint-Clément, Saint-Martin on se dirige vers des duels. A Ars, on parle d’un troisième candidat, mais les jeux ne sont pas encore faits. Deux communes se distinguent par le nombre de candidats déclarés (trois) et potentiels (deux autres) : Sainte-Marie et le Bois-Plage, où manifestement on ne connaît pas la crise.... des vocations municipales ! Il est intéressant de relever que six femmes sont candidates en cette année 2026, et que quelques-unes des têtes de liste sont plutôt jeunes, autant de bons signes pour la vie démocratique de notre île, présente et future.

Désormais des listes complètes doivent être présentées aussi dans les communes de moins de 1000 habitants et le panachage n’y est plus possible. Exit les rayures et rajouts de noms ! Sur chacune des listes municipales, seront également fléchés les délégués communautaires, trente au total. L’enjeu est de taille sur un territoire tel que l’île de Ré, où la Communauté de Communes a acquis de très nombreuses compétences au fil des années et dispose d’une surface financière et politique expliquant qu’elle seule peut faire face à certains gros défis de notre île. Il est cependant beaucoup trop tôt, et ce serait d’ailleurs fort présomptueux, alors que tous les candidats ne sont pas connus, d’ouvrir les paris sur le nom du/de la futur(e) président(e) de la CdC. Au-delà de la composition des listes et du contenu des programmes, présentés dans nos colonnes, n’hésitez-pas aussi à suivre les informations sur ces élections au fil de nos « Tam-tam des élections municipales », publiés sur les réseaux sociaux de Ré à la Hune. (Lire aussi le complément de ce Tam-tam en page 17)

Nathalie Vauchez

Ré à la Hune souhaite à tous ses lecteurs, annonceurs et diffuseurs une excellente nouvelle année 2026 ! LE JOURNAL D’INFORMATION G R A T U I T D E L’ Î L E D E R É

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S SLEA N THI EULNL E P H O LT EOSS EÀ ES D E S F Ê T E S D E F I N D ’ A N N É E

L’île de Ré enneigée

U

ne épaisse couche de neige repose sur les Gouillauds, comme un silence ancien déposé par le ciel.

@ Jean-Roch Meslin

Le Bois-Plage en Ré

Les arbres plient sous son poids, non par faiblesse, mais par mémoire du vent et des hivers passés. Leurs branches craquent, bruit sourd, presque un souffle étouffé, rappel discret que la forêt est vivante, qu’elle respire lentement sous le blanc. Rien ne tombe vraiment ici : la neige enseigne la patience, elle freine le monde, oblige l’homme à écouter. Dans ce craquement grave, la nature murmure qu’elle porte beaucoup, et qu’il faut apprendre, à notre tour, à marcher plus léger.

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@ Jean-Roch Meslin

@ Jean-Roch Meslin

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Jean-Roch Meslin Ré Nature Environnement

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L E S E S S E N T I E L L E S D E S F Ê T E SP H DO E TFO I NS DÀ’ ALNAN H É EU N E

Guillaume Quiles ro4dhouse_photography

@ Guillaume Quiles

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Sainte-Marie de Ré

La Flotte

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@ Hélène et Thomas Dumuguet

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Hélène et Thomas Dumuguet

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ACTUALITÉ F A U N E

M A R I N E

Phoques sur le littoral : une présence en hausse © Ré Nature Environnement

© Ré Nature Environnement

Plusieurs phoques ont été retrouvés sur les plages de l’île de Ré, présentant des morsures de chiens.

Le 23 décembre, trois jeunes phoques gris ont été observés le même jour sur l’Île de Ré, respectivement à SaintClément-des-Baleines, Ars-en-Ré et Loix. Au total sept jeunes animaux (tous vivants) ont été répertoriés au mois de décembre dont un retrouvé sur la route de Rivedoux, le long du front de mer du village. Ces événements remarquables par leur simultanéité, s’inscrivent dans un phénomène plus large : 32 phoques ont été recensés en une semaine entre la Bretagne et le Pays basque. Ces chiffres confirment une tendance de fond : le bon état des populations de phoques gris sur les côtes atlantiques. C’est un signal positif pour la biodiversité marine. Cependant, cette bonne nouvelle s’accompagne d’un bémol, lié à la forte présence humaine sur le littoral. Une problématique récurrente : les interactions avec les chiens Depuis le mois de décembre, trois phoques ont été capturés sur l’Île de Ré, et tous présentaient des morsures de chiens. Ce constat est malheureusement loin d’être isolé : les interactions avec les chiens constituent aujourd’hui un facteur important de blessures chez les phoques tout le long du littoral français.

Le problème explique «Océane», soigneuse du centre : « c’est que les morsures par exemple de chiens percent la peau et le gras et atteignent parfois le tissu musculaire, ce qui est beaucoup plus difficile à soigner ; Le risque c’est qu’une infection localisée se généralise pouvant le cas échant entraîner la mort de l’animal. » Les morsures peuvent donc entraîner des plaies superficielles qui peuvent devenir graves sur un animal faible, des infections sévères, un stress important pouvant provoquer l’abandon du site ou la mort différée de l’animal. Pourquoi ces incidents se multiplient-ils ? Les plages sont des espaces partagés entre humains, animaux domestiques et faune sauvage. En période de vacances, les phoques croisent davantage de promeneurs avec des chiens.

tée peut abandonner un site pourtant vital à son repos, compromettant ainsi sa survie.

Un phoque dérangé de façon répé-

Un comportement respectueux aujourd’hui permettra aux phoques de continuer à fréquenter nos côtes… et aux générations futures de pouvoir les observer, en toute sécurité, dans leur environnement naturel. Réseau National Echouages/ Ré Nature Environnement Patricia Caillaud - Grégory Ziebacz Jean-Roch Meslin

Que faut-il faire pour protéger les phoques ? La protection des phoques repose avant tout sur des gestes simples et responsables : - E n premier lieu, signaler la découverte à l’observatoire Pelagis au 05 46 44 99 10 - Tenir systématiquement les chiens en laisse sur la plage en présence d’un phoque. - R especter une distance minimale de 100 mètres avec un phoque observé sur la plage. - N e jamais toucher, nourrir ou tenter de remettre à l’eau un phoque. - É viter les attroupements, le bruit et les prises de photos rapprochées.

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© Ré Nature Environnement

Même un chien en liberté considéré comme calme ou bien éduqué peut réagir par instinct face à un animal inconnu. Une simple approche peut dégénérer en attaque. Beaucoup de propriétaires ignorent les conséquences négatives qu’une interaction, même brève, peut avoir sur un bébé phoque.

Une responsabilité collective La présence accrue des phoques sur nos côtes est une bonne chose pour la biodiversité, mais elle implique une responsabilité collective.

© Ré Nature Environnement

L’ACMOM (association pour la Conservation des oiseaux et des Mammifères Marins), centre de soins

à Brest, spécialisé pour les phoques, accueille en ce moment 14 pinnipèdes dont certains ont des morsures.

© Ré Nature Environnement

Des observations exceptionnelles mais de plus en plus fréquentes !

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 16 JANVIER 2026 | N° 311

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ACTUALITÉ R I S T O R A N T E

E N O T E C A

I T A L I A N A

Quand gastronomies italienne & française se rencontrent Le chef Gian Carlo a ouvert il y a un an et demi le Ristorante Enoteca Italiana à deux pas du port d’Ars-en-Ré, rue de la Baie. Ce Calabrais y partage son amour des cuisines française et italienne. DR

village de Calabria, dans le sud de l’Italie. Mes parents et toute ma famille étaient dans le métier. Alors j’ai commencé tout petit et à dix ans, je faisais ma première pizza ! Pour moi la cuisine se résume en deux mots : amour et passion. » Des produits frais et saisonniers À l’ardoise ce jourlà : mortadella en entrée et risotto truffé aux noix de Saint-Jacques. Les suggestions du chef varient chaque jour, mais s’attachent toutes à mettre en Le chef Gian Carlo décline le risotto italien de nombreuses valeur des produits manières. Ici, avec de la fraise ! locaux de Ré et e suis là pour donner du plaisir », d’Italie. Et c’est ainsi pour chacun des entonne Gian Carlo de son accent plats présentés à la carte, telles les pâtes chantant et de son habituelle bonne fraîches aux truffes parfumées et à la humeur. « La cuisine, je l’ai dans le cœur burrata crémeuse, le risotto à l’encre de et dans le sang. C’est une histoire de seiche orné de gambas et de calamar ou famille : je représente la septième génécelui au magret de canard fumé et foie ration », poursuit-il. « On habitait le gras fait maison.

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« Quatre-vingts pour cent des produits que j’utilise sont locaux. Ils viennent soit de l’île de Ré, soit de ma région en Italie, la Calabre. » La truffe qu’il s’apprête à travailler ce jour-là n’est pas de Calabre, mais du Piémont. « Ce sont des truffes blanches d’Alba, une des variétés les plus rares, les plus prestigieuses », dit-il. « La truffe, j’adore ça. J’en ai mangé dès tout petit car la Calabre, c’est la région des cèpes mais on y trouve aussi beaucoup de truffes noires. À trois ans, je pensais que c’était un dessert ! Mais cuisiner les truffes, c’est tout un art. Ce n’est pas si facile à réaliser et à associer. » Fusion des cuisines française et italienne La truffe est bien la star de la carte de Gian Carlo. Mais les produits de la mer aussi. « Ce sont mes produits préférés », dit-il. Tous ces produits sont frais et de saison, et son succès repose sur son talent à mêler les gastronomies française et italienne. Telles que nous le prouvent ses célèbres ravioles au Sainte-Maure de Touraine et à la truffe. « Quand j’ai créé cette recette, je vivais à Tours. Ce fromage de chèvre m’a beaucoup inspiré. J’ai d’ailleurs gagné un Concours des producteurs des Saint-Maure grâce

à cette recette, et j’ai même inventé un dessert au Sainte-Maure ! ». Gian Carlo a appris les rudiments de la cuisine française dès ses treize ans, au sein de l’école hôtelière à San-Giovanni, en Calabre. « J’ai tout de suite eu envie de fusionner la gastronomie française à l’italienne. Dès la fin de mon école, en 1993, je suis allé à Magny-Court où j’ai tenu un restaurant pendant vingt ans, avant de partir en Suisse puis à Tours. Et enfin, ici, à Ars, en mai 2024. » Gian Carlo a à cœur de rester ouvert tout au long de l’année. Il ferme son restaurant seulement trois semaines par an, une semaine en février, une avant la haute-saison et une dernière en octobre. Il est ouvert chaque midi et chaque soir et ses plats peuvent être dégustés sur place ou à emporter. Un menu du jour à 15,50€ est proposé le midi. Le soir, il est conseillé de réserver. Une offre de pizza à emporter est proposée midi et soir, allant de la Margharita à 10€ à la pizza Deux saumons à 15€. Aurélie Bérard

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ACTUALITÉ C O N S E I L

M U N I C I P A L

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D É C E M B R E

Vieux gréements, urbanisme et santé À la veille des vacances de Noël, le dernier Conseil flottais de 202 5 n’a pas été moins studieux que les autres, avec pas moins de vingt points à l’ordre du jour débattus en deux heures et demie de temps.

En matière d’urbanisme, le Conseil a voté à l’unanimité l’inscription sur la liste des communes dont l’action en matière d’urbanisme et la politique d’aménagement doivent être adaptées aux phénomènes hydro-sédimentaires entraînant l’érosion du littoral. Nous devons « jouer la carte de la solidarité avec les autres communes » a insisté Jean Paul Héraudeau. Les élus ont également validé la désaffectation et le déclassement du domaine public communal d’une portion de la rue du Cimetière des Protestants afin de réaliser un échange sans soulte de parcelles et entreprendre des travaux de voirie. Enfin, l’acquisition de la parcelle section ZR numéro 118, située rue des Bois non loin du verger communal et d’une superficie de 1228 m2, a été votée.

H O M M A G E

À

pôle flottais. Le maire a également fait savoir que le cabinet dentaire de Laurent Fustier va être repris par deux jeunes dentistes, Solène Soarès de Oliveira et Mathilde Buren, toutes deux diplômées de la faculté dentaire de Nantes. Enfin, Jean Paul Héraudeau a profité de la revue des DIA (déclarations d’intention d’aliéner) prévues ce jour-là pour s’exprimer sur deux rumeurs le soupçonnant d’avoir favorisé deux de ses adjoints sur des questions de logement. La première concerne une maison achetée par Loïc Sondag. « Ce dossier a été vérifié par Me Costenoble », a rappelé Jean Paul Héraudeau, « et la commune n’a pas à faire jouer son droit de préférence. Cette maison qui va être achetée par notre collègue a fait l’objet d’un conseil municipal où y a eu une information, où

Me Costenoble a vérifié tous les éléments, et où, pour éviter tout problème et dans un esprit de transparence, je m’étais rapproché de notre avocat pour vérifier qu’on était bien dans les règles. C’est donc une opération entre un acheteur privé et un vendeur privé, et la commune n’a pas à intervenir. » Jean Paul Héraudeau a ensuite démonté une seconde rumeur de favoritisme, concernant cette fois sa 2e adjointe Annie Bergeron et l’attribution supposée d’une maison préemptée par la commune à son petit-fils. « La décision n’a même pas encore été rendue ! Je veux bien être accusé de tous les maux mais là c’est fort de café », s’est-il exclamé tout en rappelant que le dossier est encore entre les mains de l’huissier de justice. Aurélie Bérard DR

Urbanisme et budget

De nombreuses autres affaires courantes ont pu être traitées lors de ce Conseil studieux. Un avenant au contrat qui lie la mairie à l’entreprise Territoire Skate Park en charge de la construction d’un nouveau skatepark à l’espace Bel Air a été voté, faisant passer le montant total des travaux de 193 521 à 149 483 €, soit une économie de 22,76% permettant par la même occasion la construction de toilettes automatiques. Afin d’assurer la continuité budgétaire et conformément à ce qui est prévu dans le code général des collectivités territoriales dans le cas où une collectivité n’a pas adopté de budget avant le 1er janvier, l’autorisation a été donnée au maire d’engager, de liquider et de mandater les dépenses d’investissement prévues au titre de l’année 2025. « Nous laisserons le temps à la nouvelle mandature de s’installer », a expliqué Jean Paul Héraudeau. « Quand nous sommes arrivés, il n’y avait plus de sous sur certaines lignes budgétaires. Alors ne faisons pas à autrui ce que nous ne voudrions pas que l’on nous fasse. » © Nathalie Vauchez

P

our commencer, et afin d’éviter le départ des vieux gréements de La Flotte, les élus ont adopté une motion sur les modalités d’attribution des emplacements dans le Port, sous gestion départementale. L’équipe municipale y demande que dans le cas des vieux gréements l’attribution des places ne se fasse plus au nom des propriétaires mais en celui des bateaux. « Nous avons une politique forte en matière culturelle, patrimoniale et historique et nous ne voulons pas voir partir nos vieux gréements », a expliqué Jean Paul Héraudeau. « Actuellement il y en a deux classés monuments historiques, et deux d’intérêt patrimonial. C’est une richesse importante pour notre commune, c’est notre histoire. »

Trois nouvelles professionnelles de santé Côté santé, le Conseil a acté l’attribution du cabinet n°4 du Pôle médical principal à une kinésithérapeute spécialisée dans la prise en charge des troubles de la sphère pelvienne et des patientes atteintes de cancer du sein. Une installation qui permettra une prise en charge pluridisciplinaire avec la cardiologue et la sage-femme déjà présentes au

M A R C E L

Solène Soarès de Oliveira et Mathilde Buren se sont associées pour reprendre le cabinet de dentiste du Docteur Fustier.

Kinésithérapeute, Marie Le Brun-Koehl s’inscrit dans un projet de travail pluridisciplinaire.

D E F L A N D R E

Une cérémonie émouvante au Stade Rochelais Dimanche 11 janvier, l’Association des Anciens du Stade Rochelais et les membres du club ont rendu hommage à Marcel Deflandre à l’occasion de l’inauguration de la stèle rénovée, installée dans l’aile Port Neuf du stade. © Valérie Lambert

Né en 1901 à Rouen, arrivé à La Rochelle en 1934 pour diriger la raffinerie du Midi à La Pallice. Marcel Deflandre s’engage rapidement dans la vie associative et sportive locale rochelaise. Vice-président de l’Union Stade Rochelais en mai 1938, il fut résistant et tragiquement exécuté par les nazis le 11 janvier 1944. Aux côtés de l’historien Jean-Michel Blaizeau, Patrick Deflandre, petit fils de Marcel a rendu un hommage personnel : « Il a mis sa vie au service des autres. Certaines facettes de son parcours sont méconnues, comme son goût pour la musique, la peinture et la transmission. » Vincent Merling président du SR, Thibaut Guiraud maire de La Rochelle et Didier Morin président des anciens du Stade se recueillent devant la nouvelle stèle avec les enfants de l’école de rugby.

L

a cérémonie s’est imposée comme un moment fort de mémoire collective et de transmission des valeurs du club.

Devant une nombreuse assemblée, Didier Morin, président des Anciens du Stade

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Rochelais, a souligné la portée symbolique de cette journée : « Nous avons voulu l’associer à un nom qui a dépassé nos frontières, celui de Marcel Deflandre. Construisons un avenir à notre passé. »

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 16 JANVIER 2026 | N° 311

Le président du Stade Rochelais, Vincent Merling, a rappelé les valeurs fondatrices du club, malgré la frustration sportive du moment : « Le Stade Rochelais est un club résistant et résilient, fidèle à son héritage. Nous ne devons jamais oublier ceux qui ont contribué à le construire. Nous sommes de passage, mais ce qui compte, c’est la pérennité du club.

Rendre hommage à Marcel Deflandre, c’est saluer les valeurs de résistance, de loyauté et de collectif, qui font la force et l’identité du Stade Rochelais, sur le terrain comme en dehors. » La cérémonie a rassemblé de nombreuses figures historiques du club, dont Serge Palito, 98 ans, doyen du Stade Rochelais, ainsi que d’anciens joueurs. Moment fort de transmission : de jeunes joueurs de l’école de rugby ont dévoilé la nouvelle stèle, en pierre calcaire blanche de Chauvigny, en forme de ballon de rugby. Après une minute de recueillement et le dépôt de gerbes devant les porte-drapeaux de l’Association Mémoire des Combattants Volontaires de la Résistance, Vincent Merling a conclu en reprenant des mots d’Arnaud Elissalde joueur emblématique du Stade rochelaise : « L’important, c’est le club. Ensuite l’équipe, puis le joueur. Le collectif est notre force. » Valérie Lambert

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ACTUALITÉ C O N S E I L

M U N I C I P A L

D ’ A R S - E N - R É

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D É C E M B R E

Les tarifs communaux 2026 adoptés

Les différents tarifs qui s’appliqueront dès le 1er janvier ont été détaillés lors du dernier Conseil de 2025.

© Aurélie Bérard

Le Conseil a également voté à l’unanimité l’inscription d’Ars-en-Ré sur le décret liste des communes dont l’action en matière d’urbanisme et la politique d’aménagement doivent être adaptées aux phénomènes hydro-sédimentaires entraînant l’érosion du littoral. L’inscription sur cette

liste permettra notamment de pouvoir bénéficier des outils de gestion, de planification et de financement adaptés pour anticiper et accompagner le recul du trait de côte dans une logique de prévention et de résilience territoriales. Aurélie Bérard

Quid de la terrasse d’Octopus ?

En début de séance, les enfants du Conseil communal des écoles sont venus présenter la Charte qu’ils ont eux-mêmes rédigée.

C

oncernant les terrasses, les prix varient naturellement en fonction de la situation sur la commune ainsi que de la gêne occasionnée sur la circulation publique. Ils s’élèveront en 2026 à 70€ HT du m2 sur le port, à 70€ TTC du m2 pour la place Carnot et celle de la Chapelle et à 50€ du m2 rue Thiers, rue du Havre, rue Gambetta, route de Mouillebarbe et Prises des Salines.

une augmentation significative de +3,5% en moyenne.

Les tarifs du marché subissent peu de variations. En basse saison, c’est-àdire jusqu’au 2 avril puis sur les mois de novembre et décembre, le forfait mensuel s’élève à 40€. Pour la moyenne saison, du 3 avril au 14 juin et du 16 septembre jusqu’au 1er novembre, les prix ne changent pas « sachant que les travaux devraient débuter au 15 septembre », a expliqué la maire Danièle Pétiniaud-Gros. Seule la haute saison, du 15 juin au 15 septembre, connaîtra

En bref

Concernant le port, et conformément à ce qui a été proposé lors de la commission du port du 26 novembre et du conseil portuaire du 17 décembre, le Conseil a voté une augmentation de 1,5 % en moyenne, « selon les arrondis comme l’année précédente ».

Afin de créer une zone publique de loisir derrière le camping municipal et dans la continuité des acquisitions déjà effectuées, la municipalité a également voté l’achat d’un terrain (parcelle ZE 166) de 132 m2 au coût total de 96,36 euros. Un droit de servitude sur la parcelle ZY 52 a été accordé à l’EARL Les Palissiats afin que son bâtiment d’exploitation agricole puisse bénéficier d’un raccord aux réseaux d’eau et d’électricité.

L

jamais plaint de notre terrasse, et pour nous, ce serait la fin de notre activité. Si c’est acté, nous réfléchirons à mettre la clef sous la porte. »

Juliette Mesnial, gérante de cette boutique installée dans les locaux de l’ancienne presse d’Ars depuis le mois d’avril, avait en effet reçu à la mi-décembre un recommandé de la mairie l’informant de la fin de l’autorisation du domaine public qui lui était donnée pour sa terrasse. Un coup de massue pour cette commerçante dont une part importante de l’activité est générée par cette terrasse. « Je ne comprends pas les raisons de cette décision », nous disait à l’époque la commerçante. « Personne ne s’est

Face aux débats âpres suscités par cette décision dans le village, Danièle Pétiniaud-Gros a admis « avoir été un peu brutale » dans ce courrier. « L’idée n’est pas de supprimer complètement cette terrasse », a-t-elle expliqué lors du conseil municipal. « Ce sont des gens qui travaillent très bien et qui font du qualitatif. Mais nous voulons récupérer les poteaux (NDLR : utilisés pour délimiter la terrasse) et réduire éventuellement leur terrasse afin qu’il y ait un passage pour circuler entre les arbres et cette terrasse. L’été notamment, quand il y a beaucoup de monde, c’est un vrai problème. » Deux rencontres ont eu lieu entre Octopus et la mairie entre fin décembre et début janvier. La décision finale de la mairie sur cette question est attendue courant janvier.

a fin de séance du Conseil a été dominée par une question qui a fortement secoué la cité casseronne en ce mois de décembre : quid de la terrasse d’Octopus ? « Ce n’est pas facile pour les commerces de faire vivre le village tout au long de l’année, et c’est quand même dommage de mettre un frein à des entreprises qui ont envie de faire », a fait remarquer Pierre Bœuf.

© Nathalie Vauchez

A N I M A T I O N

1er bain de mer 2026 revigorant au Peu Ragot !

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ne centaine de Rétais et quelques vacanciers ont répondu samedi 3 janvier 2026, à 15h, à l’appel de Ré-Actifs 17, association couardaise présidée par Christine Cadoret, sous l’œil attentif des sauveteurs en mer de la SNSM, pour participer au 1er bain de mer de l’année ! Température de la mer autour de 10 degrés, température extérieure 2 degrés

mais avec un magnifique soleil qui s’est tout juste levé en début d’après-midi pour honorer l’évènement et un ciel bleu. Certains (jeunes) baigneurs ont même nagé près de 10 minutes ! Après l’effort, le réconfort avec la boisson chaude et la petite douceur offertes par l’association aux courageux baigneurs ! Nathalie Vauchez

Il en fallait du courage pour s’immerger dans l’océan par une température extérieure de 2 degrés ! LE SPÉCIALISTE DU RÉÉQUILIBRAGE ALIMENTAIRE

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VŒUX À LA HUNE A R S - E N - R É

La caserne s’invite à la cérémonie des Vœux La salle des fêtes n’était pas assez grande en cette fin d’après-midi du 10 janvier pour accueillir tous les Casserons venus assister à la cérémonie des vœux du maire. DR

travaux à venir : la réfection de la toiture de la Salle des sports qui devrait débuter en février et la rénovation de la Halle du marché dont le permis de construire a été accordé le 5 décembre. L’ouverture des commerces sur le port dans le bâtiment de la Criée a également été saluée, « créant du dynamisme là où il n’y en avait plus. »

B

A Ars-en-Ré, Lionel Quillet, aux côtés de Danièle Pétiniaud-Gros, a annoncé des avancées significatives sur le dossier de la caserne des pompiers.

eaucoup sont restés debout au fond de la salle afin de pouvoir écouter Danièle Pétiniaud-Gros dresser un rapide bilan de cette année 2025 centré sur les actions « qui visent le bien-être de tous ». À commencer par le logement à l’année, avec le lancement du projet sur le terrain

des Noues et l’avancée de celui des Natureau. La sécurité ensuite, avec la mise en place du batardeau sur le port, le dragage du chenal et « la stratégie de gestion de la bande côtière portée par la CdC » permettant de sécuriser « notre Martray et notre Grignon ». Elle est également revenue sur d’autre

S A I N T E - M A R I E

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Caserne : début des travaux en 2027 Mais c’est bien le discours de Lionel Quillet qui aura marqué cette cérémonie 2026. Le président de la CdC a en effet annoncé qu’un accord avait été trouvé avec le Département pour le financement de la nouvelle caserne des pompiers d’Ars-en-Ré. « J’ai proposé que la CdC mette 30% sur la caserne pour débloquer la situation » a-t-il expliqué. Dans un courrier du 11

décembre co-signé par Stéphane Villain, le président du Conseil d’administration du SDIS, la présidente Sylvie Marcilly lui a confirmé que le Département pourrait également s’engager à hauteur de 30%, les 40% restant étant pris en charge par le SDIS 17. « Conforté par le jugement en première instance et compte-tenu de l’absence d’effet suspensif de l’appel, le Département envisage de reprendre les études à compter de 2026 », a complété Lionel Quillet, et « sous réserve d’un appel d’offres fructueux, les travaux pourraient alors commencer à l’automne 2027. » Cette annonce a été confirmée par la conseillère départementale Véronique Richez-Lerouge, elle aussi présente. Le montant total des travaux est désormais estimé à 3 M€HT. Aurélie Bérard

Humour et émotion pour Gisèle Vergnon

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alle hyper comble pour les vœux 2026 de Sainte-Marie qui sont les derniers de Gisèle Vergnon. L’après-midi débuta en musique avec la chorale des Frères du Port suivie par les chansons en patois de Joël. Très émue, Gisèle Vergnon adressa des remerciements nombreux aux associations, commerçants, responsables administratifs… à tous ceux qui l’ont « aidée à travailler au mieux pour assurer le développement du village. » Mais au-delà de ce qu’il est de bon ton de faire dans ce genre de situation, Gisèle Vergnon remercia du fond du cœur, tous ceux qui l’aidèrent lors de son premier mandat et en particulier les femmes de son entourage qui ne cessèrent de la soutenir. Elle n’oublia pas sa famille, les élus, y compris ceux de l‘opposition, qui travaillèrent avec elle durant ces années ainsi qu’ Isabelle Ronte, pilier de cette aventure depuis le

début. Elle remercia Léon Gendre pour son soutien, insista sur la qualité du travail effectué avec Lionel Quillet et les relations d’amitié développées avec lui au cours de ces années. Quant à Lionel Quillet, il rendit hommage à son courage et à ses qualités de négociatrice hors-pair. Les réalisations effectuées durant ses trois mandats firent l’objet d’une projection montrant les réalisations intervenues et comment le village avait évolué durant cette période. Comme chaque année, les trophées de la commune furent remis à des Maritais. : Aline Dubois seconde au Championnat de France de dressage de chevaux, Martine Rocher pour la création du jardin pédagogique Le Petit Clos, le jeune Eloi le plus fidèle participant aux cérémonies officielles de la commune, Brigitte Neveu, présidente du comité des fêtes et l’association « Aux arbres citoyens ».

Ces vœux ont été mis en scène de manière humoristique avec un personnage poussant une brouette traversant régulièrement et Gisèle Vergnon ellemême fut mise à contribution, transformée en hôtesse de l’air pour illustrer le fait que le prochain avion A320 qui sortira des usines d’Airbus portera le nom de Sainte-Marie de Ré ! En effet, la compagnie qui avait perdu l’habitude de baptiser ses avions a renoué avec cette tradition depuis 2020 et a proposé à la mairie de nommer un avion du nom de la commune comme cela se fait déjà pour certaines villes françaises. En termes de communication, on fait difficilement mieux. Catherine Bréjat

© Anne Pawlak

Une sortie réussie de Gisèle Vergnon qui a donné à voir un aspect de sa personnalité peu connu du grand public.

Gisèle Vergnon en hôtesse de l’air discute avec son commandant de bord avant de monter dans le futur A320 qui portera le nom de Sainte-Marie de Ré.

R I V E D O U X - P L A G E

« Vous retrouver, passionnément »

© Nathalie Vauchez

Face à environ cinq cents personnes venues assister à ses vœux, Patrice Raffarin s’est dit ému par cette énergie positive et se sent soutenu dans ses actions. trois anciens adjoints ayant beaucoup œuvré pour la commune : Marie-Noëlle Binet (absente), Serge Kindel (25 ans de mandat) et Didier Bouyer (19 ans), qu’il a faits adjoints honoraires.

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Serge Kindel et Didier Bouyer ont œuvré respectivement pendant 25 ans et 19 ans pour la commune, ils sont été nommés « adjoints honoraires » par Patrice Raffarin.

l a profité de cette cérémonie au cours de laquelle il est quelque peu contraint en cette période de réserve électorale pour « rendre hommage à tous les bénévoles », et saluer « les nouveaux acteurs

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économiques ». Il a ainsi mis à l’honneur et fait monter sur scène toutes les associations et personnes œuvrant dans les services à la personne, les infirmières de Rivedoux et

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« On encourage une vie communale participative », a-t-il dit avant de projeter à titre d’illustration un court métrage humoristique tourné par la Cie l’îlot théâtre dans les jardins familiaux de Rivedoux, comme elle l’a fait dans chacune des dix communes de l’île, dans le cadre d’un hommage à la réalisatrice Alice Guy. Une projection très applaudie.

Qu’a-t-on fait depuis six ans ? « Depuis six ans, qu’a-t-on fait ? Comment faire mieux et plus vite sans augmenter les impôts ? » a-t-il enchaîné. « Je me contenterai d’évoquer les projets réalisés en 2025 et déjà engagés pour 2026 », période électorale oblige. « 2025 a été une année volontaire auprès des acteurs économiques, nous avons accueilli de nouveaux commerçants. On a aussi accompagné les écoles et le centre de loisirs, désimperméabilisé les trois cours d’école, qui doivent encore (Lire la suite page 9)

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VŒUX À LA HUNE être aménagées avec des jeux. On a revu l’éclairage, rénové l’ALSH. On a développé les services aux personnes âgées, les associations ont témoigné de leur solidarité et nous les soutenons, on a aussi terminé le quartier du Château pour le lotissement communal, la CdC prenant pour sa part en charge les trente-six logements à loyers modérés. En 2025, on a continué d’améliorer le cadre de vie, rénové la voirie, aménagé les points sensibles. On a lancé les travaux pour une piste cyclable du quotidien avenue de la

S A I N T - M A R T I N

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Grand Vallée. La bibliothèque rénovée deviendra une médiathèque. Les études pour la salle des fêtes étant terminées, les travaux devraient démarrer en septembre 2026. Concernant La Redoute, nous avons rencontré l’architecte fin 2025, les travaux d’urgence sont prévus en 2026. » Il a aussi été question de développement durable avec l’installation de LED sur tous les éclairages, la réalisation de la chaufferie bois alimentant le groupe scolaire, la bibliothèque, le centre de

loisirs et la salle des fêtes et, à terme, sans doute la crèche et la mairie. « Tout est fait dans le cadre d’une gestion financière saine, sans augmentation des impôts, avec la recherche d’économies budgétaires et dans une vision à moyenlong terme de l’avenir de la commune. » Et 2026 ? Parmi les projets engagés pour 2026, citons pêle-mêle la création d’un jardin du souvenir au cimetière, la modernisation de l’éclairage et la mise en place d’une

horlogerie pour celui-ci, l’aménagement des avenues de la Plage et Porsain, la création du city stade, l’acquisition d’un terrain pour la création de logement à loyers modérés par la commune, sans oublier le dragage du port... « En 2026, j’espère continuer à écrire ensemble le grand livre de notre vie municipale », a-t-il conclu, de manière très explicite. Propos recueillis par Nathalie Vauchez

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« La dernière séance » de Patrice Déchelette C’est sur des musiques culte jouées par le trio Enerjizz, que le maire de Saint-Martin de Ré a fait passer ses messages, mais aussi lors d’un long discours, émaillé de quelques petites mises au point à l’égard de ceux qui s’emploient à le dénigrer.

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Elu maire depuis 2008, après avoir été conseiller municipal, Patrice Déchelette a le sentiment d’avoir œuvré de façon dynamique pour la commune de SaintMartin de Ré, accompagné en mairie de services très dévoués et investis, menés par une DGS fortement impliquée et loyale, Pascale Schwartz et des services techniques effectuant un gros travail en régie, générant de substantielles économies pour la commune. Il a aussi salué à plusieurs reprises le travail des équipes et élus de la Communauté de Communes. « L’île de Ré est un gros village, interactif, on travaille les uns avec les autres, on tire tous dans le même sens et on est unis pour l’essentiel. »

« La caserne, vraie Arlésienne ! » « Une population de 2355 habitants telle que recensée par l’INSEE (statistiques 2023 dévoilées en décembre 2025), en progression de + 5,6 %, et 12 000 personnes en été, Saint-Martin est un lieu de vie agréable, où il faut à la fois proposer des animations mais aussi respecter le souhait de calme de nombre de résidents. » Le maire a bien sûr mis en avant toutes les associations et leurs bénévoles qui participent activement à animer la commune, à l’année. Remerciant les pompiers : « dix professionnels et vingt-sept volontaires, dont dix femmes, ayant effectué 1210 sorties en 2025 et porté secours à plus de 800 personnes, avec plus de sept sorties par jour en juillet & août », il a évoqué la nouvelle caserne, « vraie Arlésienne : on sait que le projet existe mais on ne la voit pas, alors que la commune a acheté il y a plus de dix ans le terrain de 4 000 m2 face à la station essence et la piscine », il a ainsi rappelé aux Conseillers départementaux présents l‘importance de faire avancer la réalisation de cet équipement indispensable. Bilan 2025 N’étant pas candidat à sa succession, il s’est dit se sentir libre d’évoquer son bilan de mandat. Sur l’état des lieux, le maire a rappelé que les investissements 2025 se sont élevés à 1,5 M€ : école, cimetière, voirie, espaces verts, piste cyclable le long de l’avenue de Philippsburg afin de sécuriser l’ensemble du parcours pour collégiens

© Nathalie Vauchez

a Belle vie » de Sacha Distel, « La Dernière séance » d’Eddy Mitchell puis « Pour moi la vie va commencer » de Johnny Halliday, tels sont les airs joués par le trio musical à la demande du maire sortant !

Lionel Quillet a rendu un hommage appuyé et non sans humour à Patrice Déchelette pour lequel il s’agissait de la dernière cérémonie de voeux.

et vacanciers des campings, sans oublier les onze caméras rajoutées cette année au dispositif de vidéoprotection. De très gros efforts ont été faits aussi sur les bâtiments, le nouvel accueil du camping sera livré en mai 2026, travaillé avec l’Architecte du patrimoine et autofinancé par le budget du camping. Un logement d’urgence a aussi été aménagé par les ateliers communaux dans la salle des Colonnes. Le patrimoine objet de toutes les attentions Saint-Martin a une carte maîtresse à jouer avec son exceptionnel patrimoine, et le maire s’est employé à le diagnostiquer, le préserver, le mettre en valeur et l’animer : La Poudrière désormais restaurée, les remparts entièrement diagnostiqués par l’architecte Philippe Villeneuve qui chiffre l’ensemble des travaux de restauration via un plan de gestion Unesco, à plus de 80 M€. Il a aussi souhaité rappeler qu’à son arrivée en 2008 il avait trouvé « deux trous : un trou budgétaire de 962 K€ lié à la transaction d’un immeuble jamais finalisée et un trou dans la pierre datant de décembre 1999 et la tempête Martin, trou jamais bouché par la précédente équipe. Les remparts du port de la Citadelle ont été repris pour 600 K€ ». Il a rappelé l’exposition « Rues et commerces d’autrefois » : « Il y a 60 ans il y avait douze épiceries à Saint-Martin », rappelant la défection des gérants de l’épicerie du marché dont les loyers impayés s’accumulent. L’électricité à l’intérieur de l’église a été entièrement refaite cet été, tout est en LED et les vitraux sont éclairés de l’intérieur. Les travaux de l’hôtel des Cadets Gentilhommes - où est localisée la mairie - sont en cours de réalisation. Le maire a aussi rappelé le choix de l’équipe qui l’a précédé de bâtir l’aile contemporaine du Musée plutôt que de restaurer le bâtiment ancien datant de la fin du XVe – début du XVI siècle : « C’est un choix ».

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« Mais on n’en fait jamais assez d’après certains, c’est quand on est aux manettes qu’on s’aperçoit qu’il existe quelques difficultés ! »

« Veut-on être le petit Saint-Tropez de l’Atlantique » ? Les seize parcelles des jardins familiaux, sur 2000 m2, la plage de La Cible réensablée et protégée par des gabions, grâce à la sensibilisation auprès des services de l’Etat de la nécessité d’installer ceux-ci et qui ont permis que l’opération se chiffre à 40 K€ au lieu des 400 K€ initialement envisagés, les mouillages forains réalisés entre 2023 et 2025, trente en tout. Quant aux animations, « il y en a énormément, on a par exemple créé Les Martinelles pour les enfants, et de nombreuses autres animations, mais veut-on vraiment être « le petit Saint-Tropez de l’Atlantique », pour certains on n’en fait jamais assez, cependant les vacanciers viennent aussi ici pour se reposer. » Nouvelle pique à l’égard de l’association Vauban Fortifications, cette fois-ci : « On a été magnanimes, on a fait gagner de l’argent à nos avocats » a-t-il ironisé, évoquant la procédure intentée par la présidente sans l’aval de son Conseil d’administration et retoquée par le Tribunal administratif pour « irrecevabilité dans toutes ses conclusions ». Le maire a aussi évoqué « la halle de sports refaite pour 3 M€ grâce au fonds de concours de la CdC à hauteur de 900 K€, on a enfin une halle des sports digne de ce nom. » Bien sûr les vingt-cinq nouveaux logements en cours de construction sur le site de l’ancienne gendarmerie et qui seront livrés fin 2026/janvier 2017 « pour mettre des gens qui travaillent pour nous tous, comme le personnel de l’EHPAD public. Celui-ci a été inauguré en 2009 avec 164 chambres, il y en a moins de 80 occupées

aujourd’hui. L’outil de travail est là mais si le personnel n’est pas suffisant cela ne peut fonctionner, pour cela il faut du logement. » « A la fin de ce mandat 88 logements seront sortis de terre depuis mon arrivée en 2008. On a notamment avec le président de la CdC pu acquérir le site de l’ancien EHPAD pour 4,8 M€. » « Qu’avez-vous fait durant ces trois mandats ? » me demandent certains. « J’ai fait mon possible, nous y avons mis tout notre cœur et il me semble avoir été digne de votre confiance puisque vous m’avez élu trois fois... je vais maintenant passer à autre chose et vous remercie de votre confiance. » Le président de la CdC, Lionel Quillet, a évoqué le départ de trois grands maires qui ne se représentent pas - Gisèle Vergnon, Patrick Rayton et Patrice Déchelette - et la présence de huit maires aux vœux de Saint-Martin. « Je suis porteur de bonnes nouvelles en cette fin de mandat, je suis très très content d’habiter l’île de Ré, la population est en hausse, 1200 logements sociaux existent et on vise les 2000, si on sauve de peu les écoles c’est grâce à ces logements, cela se joue à très peu de choses, ces logements et notre politique nous crédibilisent vis-à-vis de l’Education Nationale. » Il a aussi évoqué le plan érosion (lire nos précédents articles). Hommage appuyé à Patrice Déchelette et ovation Lionel Quillet a rendu un hommage appuyé à Patrice Déchelette : « Pourtant c’était mal parti, il s’était abstenu lors de mon élection à la CdC en 2008 », a-t-il ironisé, « on a cependant immédiatement été amenés à travailler ensemble lors de la vente par le groupe hospitalier de la maison de retraite, la CdC a pris la compétence logement et le maire de St Martin a su convaincre le Conseil d’administration de l’hôpital de nous vendre à nous pour 4,8 M€ alors qu’il avait un acheteur - un promoteur immobilier - au prix de 6,5 M€ ! Cela s’est joué à une voix. C’est grâce à lui que 63 logements ont vu le jour, permettant d’accueillir 125 à 130 personnes. Et aujourd’hui, 25 logements vont être livrés. » Il a salué « un homme profondément honnête et toujours disponible, jour et nuit ,pour sa commune. » Très applaudi, Patrice Déchelette a conclu : « J’ai demandé à Enerjizz de jouer « la dernière séance » d’Eddy Mitchell et « pour moi la vie va commencer » de Johnny Halliday ! » Tout un programme... Propos recueillis par Nathalie Vauchez

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VŒUX À LA HUNE L O I X

Une année sous le signe des bonnes nouvelles Contraint dans l’exercice rituel des vœux par la tenue des élections municipales, le maire de Loix, Lionel Quillet, a présenté la commune « telle qu’elle est ». « Et je n’ai que des bonnes nouvelles », a-t-il ajouté.

La recette du bonheur Dans cette alchimie qui demeure fragile, le maire a donné la part belle aux associations : elles sont dix-sept, qui animent le village toute l’année. « Un Loidais sur deux est bénévole dans une association », a-t-il rappelé, « c’est une

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© Eugénie Rambaud

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a neige avait bien failli obliger la mairie à annuler l’événement. Aussi Lionel Quillet n’a-t-il pas caché sa surprise et sa reconnaissance devant la salle comble. Cette année encore, la qualité de vie au village était au cœur de son discours, un « bien-vivre ensemble » qui repose sur « la sécurité et la bienveillance ». Hélas, la solidarité du village s’est manifestée l’an passé en une occasion tragique qui a profondément marqué les esprits : la disparition en juillet dans un accident de voiture de deux Loidais, un père et son fils, et d’une jeune Rochelaise. « Le village s’est retrouvé à cette occasion, et tous étaient Loidais. »

sont pas », a-t-il avancé, faisant référence au nombre d’élèves par classe, « mais il y a des projets, une vision, de l’investissement dans un contexte d’insularité, et l’Etat nous fait confiance. » Question sécurité, il s’est permis de rappeler que le village ne comptait qu’une seule policière municipale pour un village de 756 habitants. Du renfort est prévu pour le mois de mars. Il a remercié l’équipe municipale, qui tourne en effectif réduit et les conseillers municipaux, « bénévoles », a-t-il rappelé, dont certains ne feront pas la prochaine campagne et qui ont été applaudis.

La neige, invitée surprise de ces vœux 2026, n’a pas empêché les Loidais de se déplacer.

très grande force. » Il n’a pas manqué de revenir sur l’importance des commerces dans l’équation : avec un centre-bourg animé en toute saison, des commerçants impliqués dans la vie du village, Loix est un village attractif où la population permanente continue

d’augmenter. Les travaux de réfection de la halle ont d’ailleurs commencé, qui transformeront un marché d’été en boutiques plus adaptées pour une ouverture à l’année. Autre ingrédient majeur de la « recette du bonheur » : l’école. « Les chiffres n’y

Après avoir esquissé en quatre mots la stratégie pour 2026 (« logements, vie de village, digues et érosion »), Lionel Quillet a terminé son discours en redisant son émotion devant le nombre de ses auditeurs, qui témoigne, mieux encore que des mots, d’un véritable esprit de village. Eugénie Rambaud

C O U A R D E - S U R - M E R

Vœux pour année de dialogue, respect et continuité © Christian Guillory

Et clap de fin sur dix-huit ans de mandature de Patrick Rayton. le respect ». Un « bon vivre ensemble » servant l’intérêt général que l’on devine essentiel dans le parcours de l’élu.

crédibles » poursuit-il rappelant qu’audelà des mots, « il faut la compétence ».

18 ans de souvenirs

Après avoir amplement remercié son prédécesseur Paul Neveur (présent), agents communaux, élus municipaux mais aussi équipe du pôle aménagement du territoire de la CdC, c’est aux membres de sa famille que Patrick Rayton rend hommage, à son épouse Brigitte, « pour sa patience et son soutien » et à ses deux fils qui « ont grandi avec ce rythme particulier », la vie d’un élu n’étant pas, loin s’en faut, celle d’un long fleuve tranquille.

Et ils ne manquent pas à Patrick Rayton. De l’agrandissement de la base nautique en 2008 au RPI* avec Saint-Martin en 2025 permettant le maintien de l’école, en passant par crèche, marché du Mail, pôle santé, monument aux morts, bibliothèque, espace numérique ou cimetière, il n’est pas un lieu de la commune qui y échappe. Une date symbolique ? Le 28 février 2010 peut-être, au lendemain de Xynthia. Entre émotion et humour

Sous la neige comme sous le soleil, La Couarde cultive sa douceur de vivre.

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e n’est pas un adieu, plutôt une transmission, et n’étant pas candidat je vais parler de ce que je veux », annonce Patrick Rayton. Le ton est donné, l’élu couardais estimant que « la réserve n’interdit ni la mémoire ni les faits ». Après une rétrospective en images, il en égrènera donc les plus marquants, un par année.

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La Couarde au coeur Trois mandats de maire après sept ans en tant que 1er Adjoint ce n’est pas rien. Mais avant toute chose, c’est La Couarde que le maire tient à célébrer, et « un art de vivre nourri d’un équilibre précieux entre vie à l’année et tourisme, modernité et identité rétaise, construit jour après jour par tous dans la solidarité et

Si la première est perceptible, c’est à Lionel Quillet que Patrick Rayton réserve le second, estimant que comme le bon vin, le Président de la CdC se bonifie avec le temps. « Il y a dix-huit ans, il était vif, impétueux et sûr d’avoir toujours raison. Avec le temps, il est devenu moins tanique et moins râpeux », assure-t-il. Sourires dans l’assistance. « Je suis fier de tout ce que l’on a fait ensemble », répond Lionel Quillet en écho, rappelant que les deux hommes ont été unis par Xynthia en 2010. « Depuis on ne s’est plus lâchés, on est complémentaires et du Papi I au Papi II en passant par le projet érosion, on y est arrivés ensemble car on a été

Hommage personnel

A cérémonie particulière, fin d’usage. Alors comme les années précédentes, elle se conclura par la reconnaissance envers les jeunes sportifs couardais bénéficiant d’une bourse spéciale pour avoir été titrés sur les plans national ou international. Une jeune génération qui porte haut les couleurs d’une commune tenant aux valeurs « d’effort, de persévérance, de respect et de solidarité ». Pauline Leriche Rouard *RPI : Regroupement Pédagogique Intercommunal.

N.B. Merci au photographe couardais Christian Guillory de nous avoir accordé le droit d’usage de cette belle image hivernale.

B O I S - P L A G E

A l’heure de la reconnaissance À circonstances particulières, cérémonie brève et centrée sur l’essentiel.

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e sont les vœux du Maire », affirme d’emblée Gérard Juin, évacuant ainsi toute ambiguïté au regard de la campagne électorale

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et alors que sa candidature est désormais officielle. Des vœux qui sont les plus rapides de la mandature, 35 minutes, montre en main, pour les

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 16 JANVIER 2026 | N° 311

prises de parole du maire, du président de la CdC Lionel Quillet et de la conseillère départementale Véronique Richez-Lerouge.

La soirée du Merci Devoir de réserve oblige, rien sur le futur (Lire la suite page 11)

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VŒUX À LA HUNE © PLR

les élus passent », les enseignants et personnels éducatifs, et « Le Bois-Plage a la chance d’avoir tout ce qu’il faut », les membres du Conseil municipal pour leur engagement et leur disponibilité, et bien sûr les associations et leurs bénévoles, « cœur de la vie du village ». Le Bois-Plage, village modèle…

Après avoir contribué pendant des années au financement des digues, ce sera au tour du Bois-Plage de bénéficier de la solidarité insulaire contre l’érosion.

de la commune et rien non plus sur le passé. Gérard Juin se concentre sur l’instant présent, la cérémonie des vœux étant pour lui l’un de ces « moments précieux rappelant le sentiment d’appartenance à notre communauté ». Alors

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ses paroles seront essentiellement dirigées vers les autres, tout ceux qui participent à son fonctionnement et à sa vie quotidienne, et qu’il tient à saluer et remercier : les agents municipaux « qui font tourner les communes alors que

Des associations boitaises qui sont d’ailleurs particulièrement mises à l’honneur et pas seulement par le maire, Lionel Quillet soulignant que Le Bois en a le plus grand nombre, sur un territoire par ailleurs riche de plus de cent quatre-vingtdix structures. Quant à Véronique RichezLerouge, elle considère Le Bois comme un modèle en la matière, certaines d’entre elles rayonnant sur toute l’Ile de Ré a rappelé Gérard Juin.

Et Champion d’Europe ! « Qu’est ce qui fait du Bois presque l’équivalent de Paris ? ». Avec humour, Gérard Juin interpelle la salle qui entre dans le jeu. Championne d’Europe ! se réjouit-il, comparant l’exploit du Ré Beach Club, (Champion d’Europe des Clubs depuis le 9 novembre) à celui du Paris-Saint-Germain, avant d’inviter Niels Philippe-Daniels, capitaine de l’équipe, à le rejoindre. Et voilà bien l’exemple d’une association faisant la fierté de la commune au-delà même du pont. « 2026 est une page blanche à écrire », conclut l’élu, espérant qu’elle le soit dans la simplicité, l’authenticité, la bienveillance, le respect et le « prendre soin ». Somme toute, des propos bien naturels dans la bouche d’un médecin. Pauline Leriche Rouard

F L O T T E

Le patrimoine et les animations au cœur de La Flotte Comme chaque année, l’Harmonie municipale a ouvert la cérémonie des vœux de La Flotte. Elle fêtera ses 80 ans en 2026.

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Le maire a tenu à rendre hommage à Alain Lescamel disparu dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 novembre 2025, figure du Stade Rochelais et Flottais de cœur, passionné par le rugby et tombé amoureux du petit port de La Flotte sur lequel il aimait flâner. Il avait d’ailleurs accepté d’évoquer ses attaches flottaises dans un petit film intitulé « La Vie en plus » promouvant la beauté et la douceur de vie à La Flotte, projeté lors de la cérémonie des vœux de 2022. Arguant de la période de réserve électorale l’empêchant de dresser un bilan ou présenter des projets, Jean Paul Héraudeau a égrené quelques images fortes de 2025 : l’Abbaye des Châteliers

© Nathalie Vauchez

omme l’a rappelé le maire, Jean Paul Héraudeau, c’est en 1863 qu’est née la première entité intitulée L’Harmonie impériale, suivie en 1878 par La Fanfare républicaine. Les deux ont coexisté avant de s’unir en 1946 au sein de L’Harmonie municipale.

L’Abbaye des Châteliers se décline selon les évènements sous ses plus belles lumières. Ici, au lendemain du 11 novembre, sur fond d’aurores boréales.

à nouveau éclairée après six années dans l’obscurité, le label France résilience obtenu par la commune et surtout la

journée du 10 août intitulée « La Flotte en fête », labelisée « Site en scène » par le Département et mettant en exergue

tout à la fois le patrimoine maritime de La Flotte et son dynamisme. Une fête à l’alchimie unique, mêlant bénévolat, patrimoine et savoir-faire, privilégiant le lien social. Le maire a évoqué les quinze places occupées dans le port par les bateaux historiques et patrimoniaux (les vieux gréements), le dynamisme de Flotille en Pertuis, mais aussi des professionnels au sein de l’Association des producteurs des huîtres de l’île de Ré (APH-Ré) ayant pour objectif de faire reconnaître la spécificité de leur produit. Une très belle vidéo sur cette journée festive, réalisée par le Rivedousais Baptiste Turbé, a été projetée. Le maire a aussi mis à l’honneur les plus que centenaires de la commune, Jacqueline Dervieux (103 ans) et Blanche Gadiou (102 ans), ainsi que Pierre Braud, qui soufflera ses 100 bougies en mai prochain. Nathalie Vauchez

S A I N T - C L É M E N T - D E S - B A L E I N E S

Des vœux tout en simplicité

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compte quand même 74% de résidences secondaires avec une population vieillissante et qu’il y a donc urgence à trouver de jeunes familles », a-t-elle relativisé.

Autre point de satisfaction : une augmentation de la population de la commune de 6,83% et des naissances en continu. Après les deux de 2025, « deux sont programmées en mars 2026. À ce rythme-là dans cinq ans, nous pourrons monter une équipe de rugby », s’est-elle amusée. « N’oublions pas que notre commune

Lina Besnier a donc également rappelé les grands défis auxquels la commune de Saint-Clément sera confrontée dans les années à venir : le logement social et le logement permanent, le maintien de l’école, mais aussi la protection du littoral. « Concernant le blockhaus de la côte sauvage, le BRGM, saisi par le Secrétaire général de la préfecture, est chargé d’analyser le danger et les solutions à apporter. Je remercie également la CdC qui a inscrit dans le plan érosion ce secteur ainsi que la cale de l’abri du canot de sauvetage. Saint-Clément est une commune très exposée aux aléas

a maire Lina Besnier s’est attachée, pendant la quinzaine de minutes qu’a duré son discours, à « respecter le fragile équilibre » imposé par la réserve électorale et a dressé un portrait de son village fidèle et enthousiaste. « Un village où il fait bon vivre » tout au long de l’année et qui peut se targuer d’un vrai dynamisme commercial « avec une offre qui s’est enrichie, notamment sur le mail », a-t-elle affirmé.

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 16 JANVIER 2026 | N° 311

© Nathalie Vauchez

Environ quatre-vingts personnes avaient fait le déplacement le 10 janvier à Saint-Clément pour la traditionnelle cérémonie des vœux du maire.

La protection du littoral représente un enjeu fort pour Saint-Clément, accompagnée par la CdC de l’île de Ré.

des submersion et de l’érosion et c’est important de pouvoir compter sur la solidarité insulaire. »

vivez dans la plus belle commune de l’île de Ré », a-t-elle conclu avant d’inviter le public à partager un verre de l’amitié.

« N’oubliez pas, Villageois, que vous

Aurélie Bérard

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POLITIQUE À LA HUNE 6 ÈME

C A F É

C O U A R D A I S

Deux visions pour La Couarde confrontées par l’APSC Pour ce nouveau café couardais qui s’est tenu le 30 décembre au matin en présence de près de 80 participants, l’Association pour la protection des sites de La Couarde avait choisi de questionner les deux têtes de liste déclarées pour les élections municipales sur plusieurs sujets au cœur des préoccupations de leurs adhérents. Un exercice intéressant.

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© Nathalie Vauchez

insi durant une heure, Didier Houin et Peggy Luton ont-ils répondu aux questions du président, Eric Revel, pour lesquelles ils avaient pu se préparer puisqu’ils en avaient eu communication en amont de la réunion. Ils ont ensuite été soumis en direct à quelques questions des adhérents présents. « Nous avons envoyé aux deux têtes de liste un questionnaire construit sur la base des préoccupations de nos adhérents concernant l’avenir de notre village. Peggy Luton y a répondu par écrit, je publierai aussi ses réponses sur notre site », a expliqué le président de l’APSC. Nous présentons ce débat sous forme de questions-réponses. Eric Revel : Quel avenir envisagezvous pour le centre-bourg qui s’éteint ?

Durant plus d’une heure, Eric Revel a confronté tour à tour les visions et idées de Peggy Luton et Didier Houin pour le village de La Couarde.

cyclables, travailler sur le réseau cyclable, le rapprocher des pôles économiques. Peggy Luton : Sur le Mail, l’équipe municipale actuelle a voulu expérimenter des choses nouvelles. La limitation à 20 km/h ne fonctionne pas, les voitures ne comprennent pas. On l’a essayé mais ce n’est pas figé, il faut repasser à 30 km/h et remettre les passages piétons. Le RPI* ne changera pas le sens de circulation, cette hypothèse n’est pas adaptée. La cohabitation vélos, piétons, voitures doit être regardée sur chaque site et des aménagements envisagés.

Peggy Luton : Pour le centre du village, il manque d’abord de flux et de vie, des temps de rencontres et d’échanges. La question est avant tout budgétaire, si on avait les moyens, évidemment on rachèterait des murs à vendre et on pourrait imposer tel commerce alimentaire et/ou de services. Comme on n’a pas les moyens, notre parti pris est de ramener des flux par des animations et de favoriser les services, nous appuierons l’installation d’un commerce multiservices, à l’image de ce que font des villages ruraux en France. L’idée est de s’appuyer sur une locomotive. L’établissement Les Mouettes jouait ce rôle. Nous voulons aussi redonner place à la bibliothèque et à l’espace numérique.

Didier Houin : Les points d’apport sont saturés, il faut prévoir plus de collectes ou plus de points de collecte. Un autre problème est celui des poubelles publiques, à La Couarde on ne ramasse pas les poubelles le week-end. Et les poubelles de plage posent aussi problème. Il faut réfléchir à des poubelles escamotables, qui sont écologiques et plus esthétiques, cela existe ailleurs.

Didier Houin : Il faut privilégier la sécurité. La réglementation à 20 km/h sur le Mail avec suppression des passages piétons pour traverser n’importe où n’est pas sécuritaire. Il faut remettre des passages piétons sur le Mail ainsi qu’à plusieurs endroits du village. La circulation des voitures fonctionne, mais au pôle scolaire* le sens de circulation va encore changer. Il faut réfléchir à une nouvelle circulation sur les pistes

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UNE SÉQUENCE DE QUESTIONS DU PUBLIC A ENSUITE ÉTÉ OUVERTE

Didier Houin : La vie du centre bourg est associée dans mon esprit au logement et aux locaux commerciaux, nous devons en avoir une maîtrise et proposer des loyers acceptables, c’est l’axe principal de ma liste. Ce qui a été fait pour le marché du Mail est un vrai succès. Il faut pouvoir proposer des amodiations acceptables, la problématique du village est qu’on a retiré les activités alimentaires. Il faut donner un nouveau souffle avec la maîtrise du foncier dans le centre. Pour cela, il faut monter un partenariat public/ privé pour l’ensemble du village d’ailleurs et proposer aux habitants de participer au financement.

La circulation des cyclistes et voitures dans le village se heurte à des difficultés, que proposez-vous ? Les passages piétons sont un sujet récurrent sur le Mail.

résidents permanents, secondaires, vacanciers, jeunes et aînés, nous sommes tous des villageois couardais, nous avons tous ce sentiment d’appartenance au village. Nous travaillerons avec les associations du village, nous attendons bien sûr de l’APSC qu’elle soit force de proposition sur un certain nombre de sujets, comme par exemple les sentiers piétons, la mise en valeur patrimoniale des sites, etc.

Concernant la vie quotidienne, la collecte des ordures ménagères pose quelques soucis.

Peggy Luton : Les points d’apport volontaires (PAV) subissent des pics de fréquentation avec des problèmes d’amoncellement, liés aussi à l’incivilité. Agrandir les capacités existantes serait difficile, je suis par contre favorable à la création d’un nouveau PAV sur le parking du Crédit Agricole. Je rappelle que la gestion des déchets relève de la compétence de la Communauté de Communes, nous demanderons donc à celle-ci de créer un PAV supplémentaire, le lieu et la bonne exploitation seront à trouver, sachant que personne n’en veut à côté de chez soi ! Je suis favorable à deux bacs enterrés, l’un pour les ordures ménagères et l’autre pour les emballages.

Le village est confronté à de nouveaux problèmes de sécurité, êtesvous favorable à la mise en place de vidéoprotection ? Didier Houin : C’est un sujet comme un autre, notre consultation citoyenne a montré que vous vous sentez en sécurité dans le village, mais en période d’été quelques points d’apport en vidéoprotection pourraient être utiles. Peggy Luton : Je fais la même réponse, mais pas pour les mêmes raisons. Il faut poser la question en se demandant au préalable ce que l’on peut attendre de la vidéoprotection. Les gendarmes sont très demandeurs, afin d’obtenir, sur réquisition, des éléments enregistrés dans les cas d’agressions et de vol. Ces caméras sont notamment utiles lors d’actes de vols & cambriolages et lors d’agressions physiques, pour retrouver les coupables suite aux plaintes déposées. Je suis favorable à la vidéoprotection en priorité sur les zones de La Pergola, le Peu Ragot, le marché, ainsi qu’aux entrées et sorties de village, afin de pouvoir surveiller grâce à la lecture des plaques d’immatriculation des véhicules. Mais cela ne suffira pas à enrayer les problèmes croissants d’addictions, il faut travailler sur la prévention. Aujourd’hui les médecins sont confrontés à des comportements d’addictions à des produis qu’ils ne connaissent pas toujours. Si vous êtes élu, quelles relations entendez-vous entretenir avec l’APSC ?

Mettre en place davantage de collectes des PAV sur les pics de fréquentation est quelque chose de facile à mettre en œuvre.

Didier Houin : L’APSC est l’association la plus représentative de La Couarde. On restera partenaires dans l’intérêt de notre village, dans une vision qualitative et avec nos valeurs affectives. J’ai beaucoup de projets, j’espère avoir le soutien de votre association. La mesure phare de mon programme est un partenariat structures publique/privée pour sauver notre village. Je me battrai pour retrouver le village qu’on a connu.

Quant à l’installation de poubelles supplémentaires, je reste ouverte, il faut penser à leur fonctionnement.

Peggy Luton : Nos relations avec l’APSC s’inscriront dans l’avenir ensemble, cette approche étant fondamentale pour nous :

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La première portait sur les problèmes de sécurité, de pollution et de dégât dunaire provoqués par la circulation dans les petites rues partant du Mail vers la mer. Serait-il possible de prévoir des panneaux d’interdiction, sauf pour les riverains ? Didier Houin : Vous avez raison, nous n’avons pas de solution, il faut mener une réflexion globale sur l’accès aux plages. Peggy Luton : Je n’ai pas de réponse immédiate. Il faudrait en coopération avec les habitants de la rue réfléchir au cas par cas à la solution la plus adaptée. Une révision du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) est en cours, quelle contribution allez-vous apporter ? Didier Houin : Je veux acheter des maisons dans le village pour limiter les volets fermés. Je suis conscient que dans le cadre de la révision du PLUi nous devons nous défendre un peu, La Couarde est l’une des communes les plus pénalisées avec 80 % de surface non constructible, il faut récupérer quelque chose pour faire évoluer l’habitat. Peggy Luton : Je pense utile au préalable d’apporter quelques points pédagogiques. Ce qui est très gênant aujourd’hui est le PPRN (Plan de prévention des risques naturels) décidé par l’Etat, ce qui est très différent du PLUi. A La Couarde le risque de submersion est important et l’Etat a imposé des prescriptions fortes. Or c’est la révision du PLUi qui est engagée, et non celle du PPRN. Le maire, Patrick Rayton, a toutefois demandé à l’Etat une révision du PPRN afin d’assouplir certaines prescriptions, en tenant compte de la protection (digues), on a de l’espoir raisonné. Concernant le PLUi , c’est une opportunité d’aménager le territoire, il définit les zones de logement et d’activités, on peut espérer agrandir la zone artisanale grâce au PLUi, de nouvelles formes architecturales sont à définir sur l’île de Ré. Ce PLUi vit, on voit ce qui fonctionne et ne fonctionne pas. Par exemple, le premier PLUi a imposé pour les projets de plus (Lire la suite page 13)

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POLITIQUE À LA HUNE de quatre logements de faire 50 % de logement social, cette mesure ne marche pas, elle est à réajuster... Quid du Goisil, son chenal, son bassin et tout le site ? Peggy Luton : Le site du Goisil est très protégé : Espace naturel remarquable, Loi Littoral, Zone Natura 2000 et très suivi par la DREAL, la DDTM, etc. Suite à l’étude menée par la municipalité, on a vérifié auprès des services de l’Etat la faisabilité de son aménagement en site de loisirs, tout en préservant ce cadre environnemental. On travaillera à l’élaboration d’un projet avec les associations, les riverains, les habitants et dans une approche globale incluant la réflexion sur l’espace René Massé, les deux doivent être complémentaires et travaillés en parallèle. Au-delà de l’aménagement de la zone du port du Goisil, nous travaillons à un aménagement global de la zone du Goisil avec des installations sportives s’intégrant très bien à cet espace naturel, un meilleur partage de

E L E C T I O N S

la plage, des espacs familiaux, etc. Didier Houin : Aujourd’hui il y a une vraie volonté de transformer le chenal, en impliquant l’association AMIGO et au-delà une vision plus évolutive de l’ensemble de la « mer du Nord », avec la mise en valeur de l’endroit. Une question pour Didier Houin, avez-vous chiffré ces préemptions que vous souhaitez ? Leur coût pour la ville et les recettes de loyers en face ? Car le budget d’investissement de La Couarde n’est pas extensible. Didier Houin : La commune ne le fera pas toute seule, je souhaite mettre en place une société civile communale où la commune investit avec la participation des Couardais, cela a marché avec La Pergola... Nous allons impliquer l’ensemble de la population pour défendre ce projet, je reste convaincu d’y arriver. Je voudrais acquérir deux à cinq biens, seul moyen de débloquer la situation.

M U N I C I P A L E S

L E

On voit des gens piétiner les dunes, que comptez-vous faire pour les protéger de l’érosion aussi ? Peggy Luton : On a voté au dernier conseil communautaire de décembre la Stratégie locale de gestion intégrée de la bande côtière (SLGBC), Patrick Rayton a été très porteur sur celle-ci. Il y a une superposition de réglementations, la dune se dégrade beaucoup. La SLGBC prévoit plusieurs actions selon les sites : réensablement de la dune, remise en place des épis (comme au Moulin Brûlé), protections douces ou dures selon. Des actions pédagogiques sont aussi prévues pour sensibiliser les gens de passage sur l’importance de la dune. Didier Houin : Le réensablement se fera par la remise en place des épis, indispensables pour la plage, j’entends réinstaller des épis. Peggy Luton : Il faudrait prendre un peu de hauteur, les épis sont sur la plage qui appartient à l’Etat, dans le domaine

de l’érosion l’Etat a décidé de ne rien faire mais a autorisé la CdC de l’île de Ré à présenter un projet global pour l’île - et non pas village par village - qu’il devra valider, le financement étant assuré par la CdC. Seul l’Etat peut valider et la compétence est intercommunale, cela nous structure beaucoup dans notre action communale. Il a aussi été question de stationnement dans le centre et sur les extérieurs du village. Les deux candidats ont ensuite pu échanger avec les adhérents de l’APSC présents. Propos recueillis par Nathalie Vauchez *RPI : Regroupement pédagogique intercommunal. Les écoles de La Couarde et Saint-Martin seront regroupées au sein d’un RPI à compter de la rentrée scolaire 2026/2027, seul moyen de sauver les écoles. Ce type de RPI existe déjà depuis longtemps pour Les Portes/Saint-Clément et Ars/Loix.

B O I S - P L A G E

Gérard Juin candidat à sa succession Le maire du Bois-Plage souhaite continuer à œuvrer pour sa commune, à laquelle il est profondément attaché et qu’il n’a jamais quittée. Il y est élu depuis 2001, a fait deux mandats en tant qu’adjoint, dans la majorité donc, un mandat dans la minorité, constructive, avant d’être élu maire en 2020. © Sylvie Curty

saison et le stationnement. Tout comme le plan logement, il vise à apporter des services à la population et ancrer de nouvelles familles au Bois-Plage, préalable indispensable au maintien des classes et de l’école. « Il faut d’abord œuvrer pour pérenniser notre école, avoir les effectifs scolaires suffisants, pour envisager de mener les travaux de rénovation de l’école et obtenir les aides financières et soutien de l’Education nationale, il faut faire les choses dans l’ordre et avoir une vision de long terme. », explique Gérard Juin, répondant ainsi à une critique de l’un des autres candidats de la commune.

Amoureux de son village du Bois-Plage qu’il n’a jamais quitté et où il est élu depuis 25 ans, Gérard Juin se présente pour un second mandat de maire.

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ous travaillons avec une trentaine de personnes, sans a priori, sur le programme que nous souhaitons proposer aux Boitais pour le prochain mandat, sur la façon dont nous aimerions faire évoluer la commune. Mes motivations ? L’amour de mon village et l’envie de terminer ce qui a été entrepris dans ce mandat, durant lequel 90 % du programme annoncé en 2020 a été réalisé, alors que la mandature a été raccourcie du fait de la crise sanitaire du Covid. J’ai coutume de dire qu’on est dans un système de tiroirs, les projets sont interdépendants et il faut procéder par étapes successives. »

« On est dans un système de tiroirs » Par exemple le pôle santé concerne non seulement les cabinets médicaux et paramédicaux, mais aussi du logement pour les remplaçants ou professionnels en

A ce stade, le candidat ne souhaite pas que l’on développe trop le programme de sa liste, qui sera présenté aux Boitais très prochainement lors de deux réunions publiques et de forums thématiques. « Le Bois-Plage est central pour l’île de Ré du fait de sa situation géographique, une sorte de plateforme d’activités et de services peut être mise à disposition des Boitais et de tous les Rétais, il ne s’agit pas d’enlever aux autres communes mais de compléter l’offre sur l’île de Ré, afin de limiter les déplacements vers La Rochelle et par là même notre empreinte carbone, nous construisons pour le futur. » Réussites et regret En matière de réussites, le maire sortant est satisfait de son action en faveur du logement, la priorité de sa politique communale, avec « vingt-trois maisons en fonds propres - douze en locatif et onze en accession à la propriété - et d’autres projets de logements en cours », « ainsi que du pôle santé, sans oublier toutes les autres actions menées. » « Le pôle santé va entraîner un développement économique du village, il amènera des clients sur place, et est attractif pour des

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habitants potentiels qui regardent l’environnement en matière de services médicaux notamment, mais pas seulement, je souhaiterais développer toute une palette des services, allant du notaire au coiffeur, en passant par l’avocat, etc. ». Son regret ? « J’aurais dû attacher plus d’importance à la communication avec la population, le participatif est très difficile à mettre en place aussi. J’ai été très concentré pendant une bonne partie du mandat à aller vite, pour mener à bien le programme et finir les projets sous le mandat, j’ai moins communiqué que je ne l’aurais souhaité, même si on a recréé un magazine, une feuille d’information, communiqué via les réseaux sociaux, notre communication peut clairement être améliorée. Je m’y attellerai pour ce prochain mandat, si les Boitais me renouvellent leur confiance. » Quid des finances, principal sujet de critique de ses concurrents ? « L’un des bons indicateurs pour une commune est le taux d’endettement et la capacité de désendettement, les chiffres 2025 de la DGFIP sont de 1,920 € de dette par habitant au Bois-Plage (par exemple 3,783 € à La Flotte) et 3,6 années pour se désendetter (par exemple 9 ans à La Flotte et 11,4 ans à Ars). En outre, le montage économique du pôle santé fait que les loyers qui seront perçus couvriront les annuités et intérêts de l’emprunt, et c’est un vrai plus pour la commune, avec un

bâtiment communal et des services à la population. J’ai volontairement emprunté sur 35 ans, afin que la commune soit le moins impactée possible. » Vie à l’année - logement, école, développement économique, y compris autour de l’agriculture -, protection de l’arrière-dune et du littoral et gestion de l’eau, mobilités douces et stationnement, lien social, solidarité intergénérationnelle et participation citoyenne... Gérard Juin entend présenter sa liste et développer tous ces points du programme et bien d’autres, lors de ses réunions publiques programmées le 4 février et fin février, ainsi que lors de forums thématiques. Propos recueillis par Nathalie Vauchez

Réunions publiques La liste de Gérard Juin intitulée « Actions, Réalisations et Ambitions pour le village Le Bois-Plage 2026 » propose une 1 ère réunion publique sur le bilan et les perspectives mercredi 4 février 2026 à 18h30, salle des Oyats. Une seconde réunion publique se tiendra fin février. Des forums thématiques seront aussi organisés courant février.

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POLITIQUE À LA HUNE E L E C T I O N S M U N I C I PA L E S - R I V E D O U X- P L A G E

Patrice Raffarin candidat, pour un dernier mandat DR

C’est le 2 janvier que le maire sortant de Rivedoux-Plage a choisi pour annoncer officiellement aux médias locaux sa candidature à sa succession à la mairie de Rivedoux-Plage, avec une équipe composée de neuf élus expérimentés et de dix nouveaux venus. La Liste « Votre confiance, notre force pour demain » (Tête de liste puis ordre alphabétique) Patrice Raffarin - 65 ans - Maire sortant - Conseiller départemental Enseignant agrégé retraité * Stéphanie Aubin – 49 ans – Professeure d’arts – Artiste Peintre Brigitte Bisson – 70 ans – Ingénieur BTP * Mix entre élus sortants expérimentés et personnes déjà investies porteuses d’idées nouvelles, la liste « Votre confiance, notre force pour demain » pose autour de Patrice Raffarin.

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on équipe avait déjà distribué courant décembre, dans toutes les boîtes à lettres de Rivedoux, une lettre de candidature aux élections municipales, ainsi qu’un carton présentant en photos les colistiers. Elle est aussi présente sur les réseaux sociaux, via les plus jeunes de la liste, très actifs en la matière.

« Rivedoux a connu une métamorphose en 25 ans » En présence de plusieurs de ses colistiers, Patrice Raffarin a mis en avant une liste équilibrée entre les neuf actuels élus qui se représentent à ses côtés, s’étant « fortement investis » et apportant leur expérience et les dix nouveaux candidats, déjà « très investis dans la vie sociale, associative ou politique du village », « qui apportent un regard différent et complémentaire ». « J’ai reçu plus de candidatures que de places, ces personnes qui ne sont pas sur la liste pourront s’investir via des conseils en plus qu’on mettra en place, comme cela se pratique à Châtelaillon-Plage. Elles seront impliquées dans le futur mandat. » La tête de liste a souligné « cinq indicateurs très favorables à Rivedoux-Plage ». « Une vie associative très intense avec environ cinquante associations aux activités très diversifiées ; une vie économique dynamique avec une zone artisanale pleine et des commerces qui s’ouvrent le long de la RD 735, il n’y a aucun local vacant ; une population légale INSEE de 2538 habitants, soit la 3ème commune de l’île la plus peuplée ; le label trois fleurs pour notre démarche environnementale, saluant entre autres la formation des services techniques, la désimperméabilisation des sols, la récupération des eaux de pluie, Rivedoux étant la seule commune de l’île ayant ce label ; le classement départemental des villes où il fait bon vivre, dans lequel Rivedoux se place 25ème sur 463 communes de Charente-Maritime, La Flotte étant 21ème. » « Rivedoux a bien changé en vingt-cinq ans, elle a connu une métamorphose et beaucoup de personnes viennent s’installer dans le village ». Bilan, liste et projets lors de 2 réunions publiques Trois réunions publiques sont prévues, qui se dérouleront en trois temps : Patrice Raffarin présentera un bilan du mandat : « C’est normal pour un élu sortant. Je suis très fier de ce que l’on a fait, on a pratiquement réalisé tout ce qui était prévu et on a même parfois été au-delà. » Il présentera ensuite son équipe, puis le programme de sa liste « Votre confiance, notre force

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pour demain » pour les six années à venir. « Nous allons poursuivre les actions engagées, avec des positions fortes et une grande vigilance sur certains projets, nous veillerons à la protection de la voie plage sud et à celle des espaces naturels, ou encore nous serons très attentifs sur le projet d’antennes mobiles. On a besoin de l’expérience des élus pour accompagner ces projets qui nous inquiètent. » Patrice Raffarin souhaite ensuite passer le témoin Répondant à une question posée par Ré à la Hune sur sa motivation à se présenter pour un nouveau mandat, Patrice Raffarin a laissé entendre qu’il pourrait s’agir du dernier : « Il est vrai que j’ai une certaine longévité, j’ai été élu pour la première fois en 2001. J’ai très envie et suis très motivé pour mener à bien les projets en cours, je suis passionné par Rivedoux et suis porté par la nouvelle équipe qui m’amène vers un projet ambitieux pour le village. Mais il est vrai que je commence à réfléchir à un passage de témoin (pour le mandat suivant – NDLR), je travaille à la formation de jeunes élus qui pourront prendre la suite, récemment on m’a dit « Tu es le Léon de Rivedoux », il serait raisonnable que je commence à envisager de passer le témoin. » A une autre question de Ré à la Hune sur la façon dont il perçoit la présence d’une opposition cette fois-ci, ce qui n’était pas le cas sur les précédentes campagnes électorales, Patrice Raffarin répond : « D’un point de vue démocratique, la présence d’une opposition est normale et très saine, mais une vraie opposition, j’aurais beaucoup de choses à dire à ce sujet. », avant de laisser place à un petit « tour de table » rapide des candidats présents ce jour-là. Entre expérience et idées nouvelles Christiane Neuville, actuelle élue s’étant investie autour de l’éducation et la culture estime qu’ « il y a encore des choses en route à terminer, notamment pour la jeunesse. » Sophie François, qui s’était présentée avec Patrice Raffarin lors des élections départementales de 2015, souhaite apporter « de nouvelles idées et privilégier l’intergénérationnel. Il y de très bonnes choses qui ont été faites, mais souvent séparément, la transmission et le lien entre générations sont importants, je souhaite aussi agir pour favoriser la vie à l’année. » Stéphanie Aubin, déjà bien investie dans la vie associative du village en matière de sport et de vie artistique a décidé de s’investir auprès de Patrice Raffarin car « il faut davantage développer la culture, aller

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plus loin avec les enfants et les personnes âgées, favoriser l’intergénérationnel et j’aimerais porter d’autres projets dans différents domaines. » Native de SaintMartin de Ré, ayant vécu à Sainte-Marie et Rivedoux désormais, Claudine Chaigne dit « faire partie du paysage, je donne un coup de main là où il y a besoin. » « Claudine est restée fidèle à son investissement dans le village », complète Patrice Raffarin. Damien Parenteau qui se définit comme « un petit nouveau » s’est néanmoins déjà investi dans l’associatif pour les jeunes, le modélisme et le nautisme et souhaite « continuer à dynamiser le village, développer le port, implanter une aire de jeux pour les enfants, faire de Rivedoux un village toujours plus attentionné à ses habitants. » Résidant à Rivedoux depuis six ans, où son plus jeune enfant est scolarisé, Frédéric Molle trouve « beaucoup d’initiatives menées intéressantes » et entend « apporter notamment ses compétences de commerçant expérimenté. » Actuelle élue à Rivedoux, déléguée à la cuture et au patrimoine, Isabelle Ferré souhaite se « réengager pour un 2ème mandat, c’est une évidence pour moi, il y a de beaux projets à finaliser, notamment autour de la bibliothèque et de la Redoute mais aussi sur d’autres axes, pour continuer à faire de cette commune un endroit où il fait bon vivre. » Cyril Marty, élu sortant, souhaite s’investir « dans les animations commerciales, du village et auprès des associations, je suis partant pour un 3ème mandat. »

« Entretenir et amplifier le dynamisme de notre village » « Il est important d’apporter un regard neuf et des idées complémentaires, en plus d’un noyau d’anciens pour la transmission, l’expérience de Marc Chaigne autour du PAPI terminé sur Rivedoux et de l’érosion sur laquelle un travail important est mené est importante et doit être transmise, comme celle des élus ayant la connaissance de ce dossier et d’autres sujets. Je suis très fier et très excité par cette nouvelle équipe autour de moi. » a redit Patrice Raffarin. Une Rétaise m’a récemment dit : « Il y a 20 ans je passais dans Rivedoux, depuis 10 ans je m’y arrête et maintenant j’ai envie d’y vivre », on a beaucoup de nouveaux arrivants, une stabilité des effectifs scolaires sur les trois ans à venir ce qui nous laisse espérer garder le même nombre de clase, on doit maîtriser, entretenir et amplifier le dynamisme de notre village. » Propos recueillis par Nathalie Vauchez

Claudine Chaigne – 67 ans – Ostréicultrice retraitée Marc Chaigne – 72 ans – Retraité de la Marine Marchande Linda Chastagnet – 57 ans Comptable Aude Chupin – 53 ans - Apicultrice Isabelle Ferre – 67 ans – Directrice des Ressources des Humaines – Retraitée * Sophie François – 54 ans – Secrétaire de Direction à l’exportation Julie Gauduchon – 46 ans – Gérante immobilière Cyril Marty – 76 ans – Retraité d’une multinationale Alain Michel – 72 ans – Directeur général d’hôpital honoraire – Retraité* Frédéric Molle – 58 ans – Responsable de rayon produits frais Christiane Neuville – 71 ans – R etraitée de l’Education Nationale David Neveur – 51 ans – Chef de service et RSSI au Grand Port Maritime de La Rochelle Damien Parenteau – 45 ans – Dirigeant d’entreprise spécialisée dans le recyclage plastique Guillaume Pernoud – 50 ans – Directeur Exécutif Education – Enseignant-chercheur Eric Bernard – 71 ans – Retraité de la restauration Baptiste Turbe – 30 ans – Vidéaste et photographe SUPPLÉANTS Nicole Vochelle – 77 ans – Médecin Anesthésiste retraitée Michel Dupuy – 80 ans – Retraité – Spécialiste de la sécurité des systèmes d’information * Candidats communautaires.

Réunions publiques Vendredi 23 janvier 2026 à 18h30 Vendredi 27 février 2026 à 18h30 Entre ces deux réunions, cinq réunions de quartier sont aussi prévues.

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POLITIQUE À LA HUNE ELECTIONS MUNICIPALES - LES PORTES-EN-RÉ

Alain Pochon : « Construire me motive »

© JM Rieupeyrout

Il l’avait annoncé courant 2025, le maire sortant souhaite se lancer pour un second mandat. Lui qui dit n’avoir jamais voulu être maire et avait toutefois accepté d’endosser le costume en 2020, aucune des deux têtes de liste n’ayant été élue*, y a pris goût, y mettant la même énergie qu’il le fit pour gérer son entreprise durant toute sa vie professionnelle. La Liste « Bien vivre aux Portes » (dans l’ordre officiel de la liste) Alain Pochon, maire sortant ex chef d’entreprise Pochon SA, Président Grand Pavois Organisation, membre du CA du Port des Minimes Patrick Bouraine – 1er adjoint sortant, urbanisme, voirie, Communauté de Communes - dentiste retraité

Pascale Lagarde – 2ème adjointe sortante, CCAS, logement, école – ancienne chef d’entreprise A ce stade la liste « Bien vivre aux Portes » menée par Alain Pochon est seule en lice pour les élections municipales aux Portes-en-Ré.

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lu par le Conseil municipal composé de candidats issus de la liste de Bernard Poulet (sur laquelle il était) et de celle d’Anne Deniel, le 3 juillet 2020, jour de son anniversaire, Alain Pochon a vite compris la lourde tâche qui l’attendait. « Nous avons fait notre première réunion en septembre 2020, j’ai expliqué comment je fonctionne, je mets tout sur la table et on débat. Les Portes avait beaucoup de retard, il a fallu construire les bases puis réaliser les projets, on a fait carton plein, tous les sujets listés, je les ai portés avec le Conseil, je lui ai demandé ses priorités et j’ai travaillé. Sans DGS à l’époque, avec une comptable sur le départ en retraite et une mairie à l’âge de pierre. J’ai refait les fondements de la mairie, réorganisé les services autour d’une nouvelle DGS. Un élu m’avait dit « à la 1ère mandature vous ne ferez rien, il vous faudra faire un 2ème mandat. » C’est loin d’être le cas. » Sa motivation pour candidater pour un second mandat ? « J’ai envie de continuer ce que l’on a commencé. » Développer la vie du village « On a six logements à construire pour 1,2 M€ aux Deux Moulins, maison que l’on a achetée courant 2025. Le permis de construire est déposé, la livraison est prévue pour janvier 2027. Et on a d’autres projets sur d’autres terrains, sur lesquels la CdC devrait pouvoir nous apporter son fonds de concours. La vie du village sera essentielle, elle passe par les logements, le maintien de l’école, le réfectoire sera disponible à partir du 10 mars, le rôle d’un chef d’entreprise comme d’un maire est d’anticiper, voir plus loin, je souhaite que ce village puisse vivre l’hiver, il faut du temps et de l’énergie. Et il nous faut des jeunes. On réfléchit aussi à construire des box pour les artisans, nombreux sur le village. » « Je souhaite développer davantage les animations et créer des rencontres destinées aux seniors. Également créer de nouvelles infrastructures sportives : un lieu pour les adolescents avec piste de pumptrack et de nouvelles activités à la salle des Marais de la Prée, afin qu’elle vive : touchtennis, mur d’escalade, badminton, basket 3x3, pilates, fitness... « Bien sûr, ce dynamisme du village passe par les associations, que nous continuerons

de soutenir. L’arrivée d’un nouveau médecin est également importante, je croise les doigts, il m’a récemment confirmé son souhait de s’installer aux Portes. » Protection de la population, vieux port et mouillages « L’entretien de la levée du Fier, des chenaux et écours, la finalisation du Plan communal de sauvegarde font toujours partie de nos priorités. J’aimerais aussi revaloriser le vieux port et l’ouvrir sur le chenal du Riveau, un port est fait pour accueillir des bateaux ! » « Pour la zone de mouillage, qui était à l’origine la raison de ma candidature sur la liste de Bernard Poulet on vient d’avoir en décembre 2025 l’accord de la Commission de la nature, des paysages et des sites (CDNPS), les travaux sur le 1er site pourront être lancés en novembre 2026. » Fédérer tous les acteurs « A la fin de la mandature, nous aurons remis Les Portes au niveau des autres communes, il s’agit d’aller plus loin. Nous avons déjà listé 34 points à réaliser. Encore une fois, la vie locale est prioritaire, d’où cette équipe renforcée, et j’aimerais que tous les acteurs du village travaillent ensemble, plutôt que chacun fasse des choses dans son coin : les professionnels : restaurateurs et commerçants, l’APE, Les Portes en fête et autres associations, les élus, je voudrais créer un grand comité où tout le monde se retrouve et détermine le programme des animations, qui fait quoi et quand. Je veux fédérer cela. J’entends mettre 60 à 80 K€ sur la table, pour une vie toute l’année, alors qu’aujourd’hui l’essentiel des actions se fait de mi-juin à mi-septembre. Il faut aussi des rencontres intergénérationnelles. » Parmi les autres actions envisagées par Alain Pochon et ses colistiers, citons la mise en place de huit caméras de vidéoprotection aux points stratégiques, l’étude d’un éclairage plus économique, faciliter les déplacements, repenser le stationnement et la circulation : piste cyclable entre La Couchette à Racapon et La Loge, des aménagements de ronds-points (accès déchetterie, Haut des Treilles et pointe à Chabot).

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 16 JANVIER 2026 | N° 311

Serge Massé – 3ème adjoint sortant, responsable des services techniques – restaurateur à la retraite

Transformer le secteur de la Barre à la pointe à Chabot : stockage des ateliers municipaux, déplacement de la gare routière, création d’une aire de camping-cars et d’une zone de rangement bateaux, végétalisation fait aussi partie des priorités de la liste menée par Alain Pochon.

Isabelle Campion – sortante, 4ème adjointe, communication, festivités et vie locale – ex directrice relations publiques

9 élus sortants, 6 nouveaux

Marion Villain – Conseillère CCAS, vie locale – médecin retraitée

« Durant ce mandat, j’ai réussi à faire travailler ensemble des élus issus de deux listes, les gens m’ont fait confiance, et je n’ai pas eu de problème sur le fond pour monter la liste. Quelques élus actuels ont fait le choix d’arrêter, pour des raisons d’âge ou personnelles : Michel Oger, Elisabeth Regreny, Marion Péan, JeanLuc Chaigne, Marie-Françoise Penaud. Ma liste comporte 9 élus actuels qui ont décidé de repartir avec moi et 6 nouveaux. Les adjoints restent les mêmes, Patrick Bouraine, qui sera aussi délégué communautaire, Pascale Lagarde et Serge Massé, avec une nouveauté, la 4ème adjointe, Isabelle Campion, en charge de la communication, des festivités et de la vie locale, tandis que le précédent 4ème adjoint aux finances, Philippe Marronnier, a accepté de devenir conseiller délégué aux finances. Nous avons aussi aux côtés d’Isabelle deux conseillères aux festivités et à la vie locale, ce qui marque l’importance que nous y attachons. Ce sont deux nouvelles candidates Laetitia Ginolhac et Alix Mousseaux. Parmi les nouveaux, nous avons aussi Marion Villain, Patrick Péan, Arnaud Guillaume et Laurence Regreny. » (voir la liste complète ci-contre). « Nous continuerons de tous travailler ensemble, lors de réunions de fond où les élus ont toutes les informations. Nous voulons aussi préparer l’avenir, créer avec des jeunes quelque chose pour avoir une relève, cela se prépare... » Propos recueillis par Nathalie Vauchez *En 2020, le panachage entre les listes était possible dans les communes de moins de 1000 habitants. Désormais, vous ne pourrez plus rayer et/ou rajouter des noms, sauf à invalider votre bulletin. Et les listes qui se présentent doivent désormais être complètes, soit 15 candidats pour Les Portes.

Philippe Marronnier – sortant, Conseiller délégataire aux finances – Directeur financier à la retraite

Xavier de Boissard – Conseiller sortant, marché, patrimoine, juridique – ex consultant international RH Laëtitia Ginolhac – Conseillère festivités, vie locale – bénévole auprès personnes handicapées Jean-Marc Rayton – Conseiller sortant, propreté et rapporteur état de la commune - ancien commerçant Alix Mousseaux – Conseillère festivités et vie locale – Professeur d’encadrement d’art Patrick Péan – Conseiller érosion côtière, marais, sport – ancien restaurateur Laura Lanchon – Conseillère sortante logement, école, enfant/jeunesse – traductrice sous-titres Arnaud Guillaume – Conseiller mouillages et économie – chef d’entreprise énergies renouvelables Laurence Regreny – Conseillère auprès du maire – Responsable locations meublées

Réunion publique Vendredi 16 janvier à 18h, salle des Marais de la Prée Présentation des colistiers et du programme Rencontres autour d’un petit déjeuner Samedi 7 mars à partir de 9h, salle des Marais de la Prée Echanges autour d’un café Tous les samedis et dimanches matin, de 9h30 à 13h, du 10 janvier au 8 mars, Le Petit Chasse, 17 rue Jules David

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POLITIQUE À LA HUNE ELECTIONS MUNICIPALES - SAINT-CLEMENT DES BALEINES

La liste « Votre voix, notre cap ! » mise sur la participatif

© Hubert Bonin

Christophe Penot était adjoint à l’environnement, la culture, la communication et les nouvelles technologies au sein de l’actuel conseil municipal, jusqu’à ce que ses délégations lui soient retirées. Avec deux autres adjoints, Laurence Plaire et Gildas Jacquot, ils ont souhaité monter une liste pour les élections municipales de mars 2026. La Liste « Votre voix, notre cap » (Tête de liste puis ordre alphabétique) Christophe Penot - 50 ans, chef d’entreprise, adjoint au maire sortant Isabelle André - 61 ans, commerçante Hugues Aurousseau - 65 ans, retraité, ancien président d’une société de gestion d’actifs financiers Christian Bonnet - 66 ans, réalisateur Isabelle Depardon - 66 ans retraitée, bénévole à la bibliothèque

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L’équipe de Christophe Penot souhaite impulser un projet municipal concerté avec les Villageois.

ette expérience a été très positive, nous avons bien travaillé avec mes deux collègues adjoints, on a réalisé des projets qui nous tenaient à cœur. Mais on aurait pu faire davantage et mieux dans le cadre d’un fonctionnement plus démocratique. Nous avons des divergences avec la maire, Lina Besnier, sur la forme : méthode, gouvernance, relations avec les élus et les habitants, respect... Le fonctionnement actuel ne nous convient pas. Et beaucoup de gens du village nous ont sollicités pour faire une liste. Nous souhaitons remettre en place un fonctionnement collaboratif avec les Villageois, comprenant concertation et restitution. Nous prévoyons une réunion annuelle bilan, faisant le point sur où on en est et les projets à venir. Nous voulons aussi travailler avec toutes les institutions. Nous sommes un groupe apolitique et souhaitons faire passer avant tout l’intérêt général public. », explique Christophe Penot.

« Le logement, notre priorité » « Côté programme, nous défendons notre bilan dont nous sommes fiers. Le logement sera une priorité de notre mandat, tout en dépend, le maintien de notre école, des commerces et donc la vie à l’année. Nous entendons poursuivre le projet de logements sociaux aux Pérouses (rue de la Madeleine) avec concertation, transparence et dans le respect de l’architecture de l’île. Nous voulons prendre le temps. Nous voudrions aussi acheter de petites maisons pour la location à l’année selon la capacité d’investissement de la commune. Pour cela un point budgétaire demandé par les élus actuels de notre liste est urgent, nous n’avons pas d’information sur la capacité d’autofinancement de la commune. Nous voulons aussi inciter les propriétaires à la location à l’année et rechercher des terrains pour des projets de logements sociaux avec la CdC, militer auprès de la CdC pour une prise en charge des projets de moins de 20 logements (La CdC apporte déjà un fonds de concours jusqu’à 30 % du projet pour les projets communaux de moins de 20 logements NDLR). Concernant le projet des Ouches, on a fait croire que nous étions contre ce qui n’est pas le cas. Cependant, afin de ne pas aller vers un échec comparable à celui du Moulin Rouge et des recours judiciaires sans fin, le projet doit être entièrement

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remis à plat et la population doit être entendue. Sur ce projet, aujourd’hui tous les feux sont au rouge avec une DUP visant à une expropriation, un terrain qui doit être remblayé/surélevé et des Villageois très réticents. Les premiers logements sociaux à Saint-Clément doivent être acceptés. Des projets de plus petite taille sont sans doute plus opportuns. Nous nous engageons aussi sur une parfaite transparence sur les critères d’attribution des logements communaux par le CCAS et sur l’affectation de la taxe d’habitation pour le développement du logement à l’année. » Réaménagement et animation du centre-bourg Parmi les autres projets tenant à cœur de la liste « Votre voix, notre cap ! » figurent l’embellissement du village, le réaménagement du centre-bourg, la restauration de l’église, une meilleure animation de la place de l’église et du mail, une extension des terrains de jeux pour enfants. « Il faut faire vivre les places du village, on a deux jardins/clos à mieux utiliser. Concernant La Java des Baleines, c’est un acteur culturel important de Saint-Clément, nous devons travailler avec elle sur le stationnement, les temps de latence entre la fin des spectacles et le départ du site des participants, et l’esthétique d’ensemble de l’installation. Elle doit faire un effort sur ces points. » Côté fonctionnement, l’équipe de Christophe Penot entend mettre en place des commissions ouvertes aux Villageois et aux associations, « au moins sur les grands projets tels le plan de circulation, la création de logements communaux ». Est aussi prévue une réunion publique annuelle, une application afin de faire vivre la communication entre tous et une boîte à idées. « Surtout, nous voulons un fonctionnement démocratique du Conseil municipal. »

« Une équipe soudée et diversifiée » L’équipe est actuellement composée de 17 personnes (15 colistiers et deux suppléants) dont 15 résidents permanents et deux résidents secondaires. Avec des âges s’étalant de 31 à 76 ans. En termes de compétences justement et d’engagement de l’équipe, un petit aperçu nous a été donné lors de notre rencontre avec Christophe Penot et certains colistiers.

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 16 JANVIER 2026 | N° 311

Ayant eu un gros parcours en banques et assurances, Philippe Laslier souhaite naturellement s’investir sur la partie financière : « Donner une transparence sur les projets et leur coût. Je souhaiterais élaborer un plan pluriannuel d’investissement sur la durée du mandat, cette vision budgétaire est nécessaire. » Résident secondaire et ancien dirigeant d’entreprise, Frédéric Jannet entend que l’équipe soit au service des habitants, que la parole soit donnée à tout le monde. « Il y a 74 % de résidents secondaires dans notre village, c’est important de les représenter et d’ouvrir le débat. Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ! » 4ème adjoint sortant, Gildas Jacquot termine son 2ème mandat puisqu’il avait déjà participé à la mandature de Gilles Duval. « Je souhaite continuer de tisser des liens avec les associations et les accompagner dans leurs animations, comme le Comité des fêtes villageois, de développer les activités sportives, notamment à la salle Albert Profilet et il y a un gros travail aussi à faire sur l’aire de loisirs avec le délégataire de l’AOT, j’aimerais également mettre en place un parcours santé. » Actuellement 2ème adjointe aux affaires scolaires, sociales, animations, marché, commerçants et présidente pendant 18 ans du SIVOS et VP du CCAS, Laurence Plaire termine aussi son 2ème mandat. « Je tiens à préciser que le SIVOS n’a pas pour vocation d’animer directement mais d’accompagner les écoles et les parents. Il verse une subvention à l’APE, qui elle organise les animations. Je souhaite continuer de répondre présente pour les personnes âgées et défendre notre école, tout comme celle des Portes, on a une épée de Damoclès sur celles-ci. » Hugues Aurousseau entend miser sur un projet collectif, grâce à sa capacité d’écoute et sa bienveillance. « Investir sur le logement est fondamental, tout comme inciter les propriétaires à louer à l’année. », estimet-il. Isabelle Depardon entend « participer au sein d’une équipe soudée à quelque chose de positif pour le village », l’aide à la personne pour éviter l’isolement lui tient particulièrement à cœur. Anaïs Penaud, secrétaire de l’APE depuis 10 ans et investie dans le milieu associatif, aux Portes puis à Saint-Clément, souhaite apporter sa pierre au projet participatif que l’équipe souhaite mettre en place. Frédéric Jannet a pour sa part un projet qui lui tient particulièrement

Martine Dewavrin - 75 ans, retraitée hypnothérapeute Catherine Guerrier - 70 ans, retraitée de l’hôtellerie de plein air, bénévole à la bibliothèque Gildas Jacquot - 49 ans, loueur réparateur de cycles, bénévole au comité des fêtes et au club de basket Fréderic Jannet - 63 ans, directeur d’entreprise retraité Maxime Leseuil - 31 ans, employé U-Express d’Ars Dominique Losfeld - 64 ans, micro-entrepreneur, retraité de l’éducation nationale, bénévole au comité des fêtes Anaïs Penaud - 46 ans, en reconversion professionnelle Françoise Philippe-Laslier - 66 ans, responsable d’entreprise retraitée Laurence Plaire - 56 ans, assistante maternelle et collaboratrice d’entreprise, adjointe au maire sortante Hervé Roques - 60 ans, animateur nature et patrimoine Daniel Tassigny - 70 ans, ancien directeur régional d’une filiale du groupe Michelin, Conseiller municipal et conseiller communautaire sortant Marion Silhol - 76 ans, metteur en scène et professeur de théâtre, Conseillère municipale sortante

Réunion publique Après avoir fait une première réunion publique et cinq rencontres sur le terrain, une seconde réunion publique est prévue le dimanche 22 février à 17h, salle municipale. à cœur, le réaménagement du centrebourg mais aussi la rénovation de l’église et du cimetière. « Je tiens à souligner la diversité des compétences des personnes de notre liste et leur envie de travailler en équipe, avec des égos raisonnables et maîtrisés. », conclut Christophe Penot. Propos recueillis par Nathalie Vauchez

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POLITIQUE À LA HUNE ELECTIONS MUNICIPALES - SAINTE-MARIE DE RÉ

« Alternative maritaise », un collectif d’habitants Ils faisaient partie du comité de campagne de l’équipe « Sainte-Marie de Ré Autrement » menée par Didier Guyon, ils ont été huit à le quitter, pour créer une liste dissidente, qui a élu à sa tête Bruno Beaudouin. © Nathalie Vauchez

et surtout tenir compte de l’avis des Maritais pour la gestion de notre commune », explique Bruno Beaudouin.

« Ensemble » La liste se retrouve autour de ce mot. « Ensemble nous avons plus d’enthousiasme, plus d’expériences, plus de détermination et plus de pragmatisme que jamais. » S’il est trop tôt selon elle pour dévoiler son programme, elle nous communique quelques pistes autour du logement à l’année, en investissant les recettes issues de la majoration de 60 % de la taxe d’habitation des résidences secondaires sur de nouveaux projets, de la soliChristophe Roger, Bruno Beaudouin, Marie-Hélène Scotto et Carole Minisini sont déterminés à faire vivre darité, en créant un poste leurs idées, avec leurs colistiers. de visiteur aidant communal otre liste est composée de jeunes, ou encore des commerces en accompagnant leur installation via l’acquisition de d’actifs, d’aînés, elle est apolilocaux et la création de cabanons amotique, avec des sensibilités allant vibles pour faciliter la venue de commerde la gauche au centre-droit, mais loin des çants son sédentaires et dynamiser les extrêmes, avec de solides compétences marchés. complémentaires car nous sommes issus de toutes les catégories professionnelles. L’équipe souhaite aussi mettre à dispoNous voulons construire ensemble un vilsition des terrains pour inciter une inslage vivant, créer du lien entre les génétallation en maraîchage, qui permettra rations, renforcer l’entraide de proximité, d’approvisionner les cantines de l’île, les dynamiser nos commerces, protéger notre EHPAD et les marchés. Pour les jeunes, elle environnement, valoriser notre patrimoine envisage de créer des lieux où ils auraient

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envie de se retrouver, de rénover la zone sportive rue du Stade ou encore de créer un centre de padel couvert.

fait pour dynamiser l’endroit il va falloir y organiser des évènements d’ampleur, comme par exemple des concerts. »

La culture est aussi essentielle à ses yeux, elle envisage de transformer la Petite école en café-théâtre et lieu d’expositions à l’année, et de créer un festival inclusif avec la collaboration des associations. La liste aimerait aussi contribuer à l’installation d’une librairie sur le village.

En termes de fonctionnement, l’équipe souhaite ouvrir la mairie, y organiser des débats, créer pourquoi pas des comités, ad hoc plus que structurels. Elle aimerait imaginer au sein de la mairie un espace ouvert aux Maritais, où ils pourraient lire le journal, boire un café, se rencontrer... « Nous voulons qu’il y ait une solidarité exemplaire sur notre commune. »

« Sainte-Marie de Ré est une commune qui fonctionne et qui n’a pas structurellement des problèmes d’argent, il faut sans doute mieux répartir les choses, afin qu’il n’y ait pas de laissés pour compte. Notre programme est basé sur l’écoute et nous avons envie de réaliser de nouveaux projets, de travailler avec les habitants. Nous voulons aussi utiliser en priorité les entreprises locales. » Des actions concrètes pour dynamiser le village « Nous avons recensé une soixantaine de projets et actions très concrètes que nous pouvons mettre en œuvre rapidement, nous voulons recréer du dynamisme. Sainte-Marie dispose de trois places de village, il faut mieux utiliser ce potentiel. Le réaménagement de la place d’Antioche est satisfaisant, il y a quelques points qui peuvent être améliorés. Par contre, sur la place des Tilleuls il y a beaucoup de choses à faire, le marché de La Noue a vraiment régressé ces dernières années, même en été. Et la place de l’église recommence un peu à vivre, vu l’investissement

Bruno Beaudouin nous a communiqué quelques noms de la liste sur laquelle figurent Marie-Hélène Scotto, Ouiza Meziane, Christian Mas, Sophie Didier, Lucile Leclercq, Carole Minisini, Adrien Lafond, Clément Truche, Céline Mayeur et Christophe Roger. Pour connaître la liste complète et découvrir le programme plus dans le détail, trois réunions publiques sont proposées. Propos recueillis par Nathalie Vauchez

Réunion publique Mercredi 28 janvier à 18h30 Petite école de La Noue Mercredi 25 février à 18h30 salle des Tamarins Mardi 10 mars à 18h30 salle des Paradis Contact : alternativemaritaise@gmail.com alternativemaritaise

ELECTIONS DES 15 ET 22 MARS 2026

Tam-Tam des Municipales sur l’île de Ré... suite !

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ous employons le présent pour les déclarations nous ayant été confirmées par les intéressés eux-mêmes et le conditionnel pour celles dont nous avons eu écho, sans confirmation à ce stade par les intéressés. Les Portes en Ré : Alain Pochon est seul en lice, à ce stade, il s’est déclaré ce début janvier auprès des médias locaux et a présenté l’ensemble de sa liste, mais avait déjà annoncé sa candidature courant 2025. Saint-Clément des Baleines : Campagne tendue entre Lina Besnier (maire sortante) et Christophe Penot (adjoint sortant). Ars-en-Ré : Danièle Pétiniaud-Gros (maire sortante) nous a confirmé ce samedi 10 janvier monter une liste, Pierre Boeuf (élu minoritaire sortant), 1er à s’être déclaré à Ars, est toujours en lice et il semblerait que Dominique Grellier (ancien chef du centre de secours d’Ars) se lancerait également dans la course électorale. Yannick Palvadeau, dont il a beaucoup été question dans les ruelles d’Ars cet hiver, semblerait avoir pris sa décision de ne pas se présenter.

La Couarde-sur-Mer : Peggy Luton (adjointe sortante) et Didier Houin, qui se sont déclarés les premiers sur l’île, continuent de mener leur campagne. Loix : Lionel Quillet (maire sortant) affrontera-t-il une liste menée par Benoît Poitevin ? Ce dernier ne s’est pas encore déclaré et à ce stade sa candidature reste un mystère. Alors que lors de la dernière campagne de 2020 il s’était présenté avec seulement deux colistiers, les candidats dans les communes de moins de 1000 habitants doivent désormais eux aussi présenter une liste complète, en l’occurrence de 15 colistiers à Loix et le panachage ne sera plus possible. Rappelons-le, aux Portes, à Saint-Clément et à Loix (- 1000 habitants) il ne vous sera plus possible de rayer des noms et/ou d’en rajouter d’autres, sauf à invalider votre bulletin ! Le Bois-Plage en Ré : sans surprise le maire sortant Gérard Juin nous a annoncé sa candidature officielle. A ce stade deux autres candidats se sont déjà déclarés : Alain Moreau et François Morin (élu minoritaire sortant) et deux autres têtes de liste pourraient sortir... du Bois.

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 16 JANVIER 2026 | N° 311

(adjointe sortante) dont l’annonce de la candidature probable, en novembre dernier, en avant-première sur notre page Facebook Ré à la Hune, avait créé la surprise.

Sainte-Marie de Ré : Philippe Laulanet (adjoint sortant) est en lice avec Franck Mussillier (déclaré en novembre) et Bruno Beaudouin qui vient de se déclarer. Après avoir un temps jeté l’éponge, Didier Guyon est en train de monter une nouvelle liste qu’il espère pouvoir compléter avant la fin du mois de janvier. Une 5ème candidature pourrait émerger, ce ne sont, à ce stade, que des échos. Rivedoux-Plage : Patrice Raffarin (maire sortant), dont la candidature n’était pas un mystère, s’est déclaré officiellement auprès des médias locaux ce 2 janvier 2026 présentant l’ensemble de sa liste, il fera face à Julie Foulquier

La Flotte : Jean Paul Héraudeau (maire sortant) a distribué en décembre sa lettre de candidature à tous les Flottais, il ne s’est toutefois pas encore déclaré (officiellement) devant les médias. Patrick Salez (élu minoritaire sortant qui s’était présenté en 2020 en tête de liste), dont la candidature a été évoquée, nous a fait savoir qu’il nous communiquera sa décision ce vendredi 16 janvier. A suivre sur nos réseaux sociaux Ré à la Hune. Saint-Martin de Ré : Anne Mémin (adjointe sortante) et Véronique RichezLerouge mènent campagne, à ce stade pas d’écho d’autres candidatures. Rappelons que les candidats ont jusqu’au 26 février à 18h pour déposer leur liste en préfecture et que de nouvelles listes ou des retraits de candidatures peuvent survenir jusque-là ! Nathalie Vauchez

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SPORTS À LA HUNE S P O R T S

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V O I L E

CNCG : la glisse rétaise a de l’avenir Comme chaque année, le Centre Nautique Couardais du Goisil a fêté ses champions et il n’en manque pas !

France, Europe et Monde Sur planche à voile, Simon Piratsu a porté haut les couleurs rétaises, avec une seconde place au Championnat de France Minimes à Cherbourg, une douzième en Italie pour l’Europe et une neuvième au Pays de Galles pour la compétition mondiale. Présent sur le même circuit, Côme Galzi est arrivé en quatrième position à Cherbourg tandis que Nino Larmier, dont c’était le premier championnat, a raflé la troisième place. Deux Rétais sur le podium national, plutôt pas mal ! Le monde est à eux Et en wingfoil (planche sur laquelle la voile est non fixée contrairement au windfoil), Carl Gilet ramène d’Espagne le titre de champion du monde et Victor Glatre une quinzième position, tandis que

P O R T R A I T

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plaisir apporté par la pratique d’un sport passion exigeant temps et disponibilité. Oui mais « le travail paye toujours », souligne Arthis, Pierre affirmant de son côté que « le sport est la meilleure école de la vie », les trois complices assurant que « gagner est la meilleure sensation au monde… »

© PLR

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amedi 13 décembre, l’ambiance est joyeuse dans le paysage hivernal du port du Goisil. « Ce n’est pas souvent qu’on s’auto-félicite », plaisante l’incontournable Goulven Contal, directeur du CNCG et entraîneur. Une fois par an en fait, lorsqu’il s’agit de saluer les performances des coureurs en Division 1, s’étant illustrés dans les championnats de la saison. « Une nouvelle équipe prometteuse, ils sont super forts ! », se réjouit Goulven.

Les coureurs ayant représenté le club dans les compétitions nationales et internationales ont reçu un chèque d’aide aux déplacements et les félicitations Photo de famille : le CNCG et ses passionnés de glisse font la fierté de l’Île de Ré. appuyées de l’élue couarPierre Schmitz, filant plus vite qu’un vent Le Lay (présente), a fréquenté tous les daise Virginie Besson, tandis que Kévin à 25 nœuds, réalise le premier record du podiums du championnat départemental Vautey, élu boitais et futur membre du monde de vitesse en atteignant les 35 Wing Cup 17. bureau de l’association, a demandé à nœuds, soit près de 70 km/h. tous d’enfiler de beaux sweat-shirts aux Pour conclure ces performances, citons couleurs du CNCG, offert par un partePoursuivons avec Maël Cornic en enfin Arthis Espagnon, qui a quitté les windfoil, qui a participé à un championnaire. La petite cérémonie s’est acheplanches pour l’habitable et présente nat en plusieurs étapes réparties dans vée autour d’un goûter et des quatre devant l’assistance, son ambition de réal’année ou encore Simon Lutt en planche entraîneurs du club, Donatien Potier, liser la Mini Transat 2027, une traversée Olympique, les deux jeunes gens évoluant Sébastien François, Elie Boulège et bien de l’Atlantique en solitaire sur son bateau en National. Pas de filles dans ce palmasûr Goulven Contal. Rendez-vous l’année de 6,50 m. rès ? Si mais deux sur trois manquent prochaine avec d’autres victoires c’est Prometteuse l’équipe disait Goulven à l’appel : les sœurs Dechalain (Marion certain ! Contal un peu plus tôt… invités à paret Élise) sont arrivées dans le Top 20 à tager leur expérience, Maël, évoque le Pauline Leriche Rouard Cherbourg en planche et Anne Sophie

S P O R T I F

Arthis Espagnon, toutes voiles dehors À tout juste vingt ans, Arthis Espagnon est en route vers son rêve… DR

Une pause d’un an

Être en mer avec pour seule compagnie son bateau et en faire son métier, voilà ce que souhaite aujourd’hui Arthis Espagnon.

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oitais, Arthis Espagnon n’a que six ans lorsqu’il pose ses petits pieds sur une planche de surf, premier sport nautique qu’il débute au sein du Surf Club Rétais. Et tant qu’à faire, c’est également à cet âge tendre qu’il fait son premier stage de planche à voile au CNCG*. Quelques années plus tard, le voilà inscrit dans les deux clubs, il a dix ans, la mer est déjà sa passion et il ne l’a pas quittée depuis. De l’Élémentaire au lycée Bien sûr, Arthis suit son parcours scolaire mais toujours avec la glisse dans les parages. Option sports nautiques au collège où il pratique le surf le mercredi et la planche à voile le samedi, puis Sport- Études option voile au lycée Jean Dautet de La Rochelle qu’il rejoint le moment venu. En internat, Il y évolue sur un rythme dense, intègre le pôle France Junior de La Rochelle et enchaîne

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entraînements sur l’eau, préparations physiques et régates toutes les deux semaines. Autant dire que tout cela laisse peu de temps pour les frivolités mais tel est son choix. « C’est une exigence globale et ça fait grandir rapidement », reconnaît-t-il simplement. Soutien familial indéfectible Et c’est très important, ne serait-ce que sur le plan financier. Ajoutons qu’Arthis a eu sous les yeux l’exemple de son père, faisant lui-même beaucoup de voile puisqu’il a participé au JO de Pékin en 2008 ainsi qu’à la Solitaire du Figaro. Bref, les chiens font rarement des chats et ses parents encouragent et accompagnent sans faillir la passion de leur fils, à la condition qu’il passe son Bac, chose faite en 2022, Arthis arrivant la même année troisième au Championnat de France des moins de dix-neuf ans à Quiberon.

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 16 JANVIER 2026 | N° 311

2023, direction le Sud de la France et Perpignan, où Arthis suit un BTS en alternance entre l’école et un chantier naval à La Grande Motte. « Un grand changement », souligne-t-il, évoquant cette première expérience de la vie autonome. Entraînements, compétitions, tout est en pause pendant un an. Mais dès 2024, le voilà reparti pour un tour… de France à la voile, de Dunkerque à Saint-Malo en plusieurs étapes et en équipage. Il y découvre la vie à bord, son envie de prendre la mer se confirme et son projet de mini-transat se dessine. « C’est un projet à risques, environ 200 K€ sans le bateau », précise-t-il. Il l’expose à ses parents et ces derniers, comme toujours, le soutiennent. 2025, les planètes s’alignent A Rochefort, où Arthis suit la seconde et dernière année de son BTS, il bénéficie d’un cursus aménagé pour pouvoir naviguer et ce n’est là que le début d’une année déterminante. Présentant son projet à la municipalité du Bois-Plage, il y reçoit un accueil favorable, l’ouverture à la CdC et l’accord de principe pour un soutien financier est un véritable « feu vert ». Février, c’est aussi le mois où il trouve son bateau, un mini de 6,50 m de long pour 3 de large et seulement 2m² d’espace de vie. Il a fait deux traversées et se trouve à La Turballe. En avril, Arthis le ramène avec son père et s’inscrit au CEV* de La Rochelle. C’est là qu’il va suivre toutes les formations nécessaires à son projet et elles ne manquent pas, allant de la météo à la sécurité en passant par

préparation physique, stratégie de navigation et entraînement. « Du non stop toute l’année sauf l’hiver et en période de courses », précise Arthis. En juin et son BTS en poche, il prend le large jusqu’à Douarnenez et passe trois jours en mer, seul, avant de reprendre les régates. L’été 2025 sera aussi marqué par d’importantes rencontres, dont l’une fructueuse avec l’un des partenaires de la jeune Violette Dorange. Aussi déterminé sur terre que sur mer, Arthis ne perd pas de vue les conditions de réalisation de son projet. Cap sur 2027 Naviguer, toujours plus et toujours mieux, apprendre ce qui doit l’être, se perfectionner, se dépasser, s’entraîner encore et encore… d’ici octobre 2027, date de départ de la mini-transat qui, au passage, fêtera son cinquantième anniversaire et partira des Sables d’Olonne pour rejoindre Saint-François en Guadeloupe, Arthis a encore beaucoup à faire. Mais on devine déjà, derrière son calme et une maturité étonnante pour son âge, la détermination et la passion qui le portent. C’est sûr, Arthis Espagnon est bien fils de Ré et il en portera les couleurs avec fierté. Pauline Leriche Rouard *CNCG : Centre Nautique Couardais de Goisil / CEV : Centre Excellence Voile

Envie d’en savoir plus ? www.arthis-espagnon-minitransat-2027.com/

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LES GENS D’ICI P O R T R A I T

Justine Desvilles une battante au service des séniors Enfant, Justine Desvilles, directrice des Jardins d’Arcadie au Bois-Plage, avait pour objectif de devenir soit notaire, soit pharmacienne. © CB

attachée aux affaires juridiques puis chargée de territoire pour les personnes âgées à l’Agence Régionale de Santé du Nord-Pas-de-Calais nouvellement créée en 2010, où elle officiera aussi en tant qu’Inspecteur contrôleur des Agence Régionales de Santé (ARS).

Justine Desvilles, dans son bureau des Jardins d’Arcadie, s’apprêtant à faire le bilan des dégâts de la tempête Goretti.

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lle aura finalement réussi à réconcilier sa vocation enfantine avec ses études et met à profit cette double expertise pour assurer une direction humaine qu’accompagne une gestion rigoureuse. Justine Desvilles a passé son enfance dans un petit village de Dordogne, au sein d’une famille unie où la fibre sociale est particulièrement développée, entre un papa pharmacien, des frères qui feront des études de médecine et une maman très active consacrant beaucoup de temps au bénévolat. Les parents s’impliquent dans l’éducation de leurs quatre enfants, leur enseignant, entre autres, qu’il est important de donner. Justine restera marquée par ces principes familiaux et, deuxième de la fratrie comportant trois frères, développera tôt un sens des responsabilités envers ses deux plus jeunes frères. De longues et brillantes études

A 13 ans, la jeune fille est envoyée en pension à Limoges. Elle est têtue, mais pas obstinée, une qualité qu’elle partage avec son père qui va estimer nécessaire de la confronter à plus de discipline. Si les débuts sont un peu difficiles, elle apprécie rapidement ses copines d’internat et le fait, le soir venu, de se retrouver entre adolescentes. « Finalement, cela m’a fait beaucoup de bien ! » avoue-telle. L’été de ses seize ans, alors qu’elle va entrer en terminale avec une année d’avance, après un voyage en NouvelleZélande pour perfectionner son anglais, elle quitte le pensionnat. Le séjour en Nouvelle-Zélande aura renforcé son autonomie et ses parents estiment qu’elle est suffisamment mature pour partager un appartement avec son frère aîné qui poursuit des études de médecine à Limoges. A, elle de démontrer de quoi elle est capable. Elle va brillamment conclure ses études secondaires, puis obtenir une licence en droit privé à l’université de Limoges. En 2007, elle part un an à Lyon se spécialiser en droit notarial et décroche un master sciences criminelles et droit notarial. Loin de sa famille, elle apprend à s’auto-suffire et si sur le plan personnel c’est une

année intéressante, il en va différemment de sa recherche d’une situation. Au moment où elle est diplômée, les notaires sont sérieusement affectés par la crise immobilière de 2008 et elle ne réussit pas à se faire recruter en tant que notaire stagiaire comme elle le souhaitait. Justine se donne alors le temps de réfléchir à la suite de son parcours et en attendant d’avoir une vision plus nette de l’évolution de ce secteur, elle trouve une situation chez un avocat fiscaliste de Bordeaux. Après réflexion, elle s’oriente vers la santé son autre centre d’intérêt. Issue d’une famille dont plusieurs membres travaillent dans le domaine de la santé, elle se dit que si elle ne peut devenir notaire elle va choisir ce domaine qui l’a toujours intéressée. On la retrouve à Lille, dans la seule fac de France à proposer un Master droit et santé et où elle sera reçue en Master 2 droit et politique de santé en 2010. Dans la foulée elle fera, en alternance à l’Hôpital privé La Louvière, un Master 2 en management des établissements de santé. En 2013, elle intègre l’EHESP (École des Hautes Études en Santé Publique), une grande école française spécialisée dans le management et les politiques de santé publique et qui prépare à des fonctions de direction, pilotage et management dans le secteur médico-social et de la santé. Cet enseignement qualitatif s’est accompagné de nombreux stages signifiants. Des postes formateurs Justine a réalisé, comme elle en avait rêvé enfant, un parcours construit autour de deux domaines dont la complémentarité n’est pas toujours évidente : le droit et la santé. Ce type de formation, qui prépare à des fonctions de direction, intéresse les recruteurs eu plus haut point, mais encore faut-il qu’ils lui proposent des postes au bon endroit et au bon moment car Justine aura rapidement trois enfants dont la présence à ses côtés est nécessaire à son équilibre. Avant de rejoindre Les Jardins d’Arcadie en tant que directrice, Justine Desvilles a été successivement, de 2011 à 2015,

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Elle a également exercé au sein de plusieurs établissements d’hébergement pour personnes âgées, notamment au sein des EHPAD Univi et particulièrement des Marronniers à Marcq-enBarœul. Cette dernière structure où elle est restée de juillet 2015 à fin 2021 lui a donné l’occasion de s’épanouir. Ayant toujours fait plus jeune que son âge, Justine se fabrique une armure pour y prendre son poste de sous-directrice : talons aiguilles et chignon vont faire partie de sa tenue jusqu’à ce qu’elle se sente suffisamment sûre d’elle et de son management pour envoyer balader ses talons aiguilles et lâcher ses cheveux ! La structure va prendre de l’importance pendant ces années. Justine aura, entre autres, à faire face à la Covid et à une restructuration de tout le bâtiment ! Elle y développera ses connaissances du secteur soins, apprendra l’écoute tactile et d’une manière plus globale développera une connaissance fine des besoins des résidents, des enjeux de qualité de vie

ainsi que des réalités opérationnelles et réglementaires du secteur. Un challenge rétais C’est, forte de cette expérience, que Justine accepte en novembre 2023 le poste de directrice des Jardins d’Arcadie au Bois-Plage, une toute nouvelle résidence pour séniors, ouverte en février de la même année, où tout reste à faire. De plus, cette opportunité lui permet de travailler dans l’île de Ré où résident ses parents et l’un de ses frères. Les grands travaux qu’elle a mis en chantier et auxquels elle s’est consacrée ces deux dernières années : l’occupation des appartements, pratiquement finalisée, fédérer et fidéliser une équipe qui se constitue progressivement, trouver des partenaires et rayonner dans l’île. Elle trouve ici l’occasion de mettre en place des choses auxquelles elle croit et qui sonnent juste, le poste a une véritable utilité et c’est ce qui fait son intérêt. Il y a beaucoup à faire, mais Justine Desvilles aime voir se concrétiser, si possible rapidement, ce qu’elle met en place et elle est heureuse dans cette direction, qui aujourd’hui répond à ses aspirations et lui donne envie d’insuffler à l’équipe son propre dynamisme. Catherine Bréjat

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SOCIAL À LA HUNE S A N T É

Accompagner la douleur DR

Au 8 rue de la Chapellerie, à Loix, s’est ouvert un cabinet médical centré sur la prise en charge moderne de la douleur. Au-delà du soin, accompagnement, aide et prévention sont au cœur de la démarche du docteur Baglione-Streliski. qui prend en compte non seulement la lésion organique, mais également la fonction psychique et l’environnement social. « En médecine physique et de réadaptation, on est curieux de ce que l’individu aime pour l’accompagner. » A l’issue d’une consultation, le patient repart avec un projet de soin Julien Baglione-Streliski avec sa maman, Martine Streliski, qui spécialisé, dédié à nous a quittés fin 2024. la douleur chroe suis un insulaire, un enfant du nique de l’appareil locomoteur, mais pays. » Julien Baglione-Streliski est une attention est également portée aux attaché à ses racines à La Couarde, « soins de support » tels que l’amélioraoù il a grandi ; à l’éducation qu’il a reçue tion par le mouvement, avec des séances de sa mère, Martine Streliski 1, faite de kinésithérapie et, au besoin, une « d’amour et de créativité » ; à l’île de pratique préventive associant le corps Ré de son enfance, « sauvage », au sein et l’esprit (tai chi, pilates, yoga…). Il de laquelle il s’est forgé une « certaine comporte aussi une dimension créative indépendance ». Il la quitte pour suivre où l’on retrouve l’esprit de Martine et de des études de médecine, à Nantes puis à l’art-thérapie. Témoignant de son expéRennes, où il se spécialise dans les dourience malouine, Julien observe : « Les leurs de l’appareil locomoteur. Médecin patients ont le sentiment qu’on respecte rééducateur et algologue, diplômé en leur intégrité. » ostéopathie et en échographie, il officie à Saint-Malo en libéral et au CHU de Une approche pédagogique Rennes, avec pour spécialité les douleurs La vocation du 8 rue de la Chapellerie est de l’épaule. Mais il nourrit un projet de de devenir un lieu de ressources, où l’on « retour au pays », conçu avec sa mère trouve aussi bien un accompagnement autour des valeurs humanistes qu’ils parmédical que des pratiques préventives tagent. Elle-même psychothérapeute et et artistiques. D’ores et déjà, Julien s’est art-thérapeute, Martine Streliski a notamrapproché d’Antoine Auffret, ostéopathe ment créé une méthode de tai chi adapté installé à St Clément qui se forme à la dont elle propose alors une séance de prise en charge moderne de la douleur découverte gratuite toutes les semaines et consulte à Loix une fois par semaine. à La Couarde. Avant sa disparition, ils Tous deux mus par une vocation pour ont le temps de faire l’acquisition d’une la relation d’aide, Antoine et Julien parmaison, à Loix, et de mener à bien les tratagent une vision du soin qui met l’autovaux nécessaires pour donner une forme nomie du patient au cœur du protocole concrète à leur projet. Aujourd’hui, Julien et accordent une importance fondamenest engagé pour deux dans la réussite tale à la relation de confiance entre le du cabinet médical, qui s’appuie sur praticien et son patient. « La douleur son expertise de médecin spécialiste de est un phénomène global et complexe, la douleur pour proposer une prise en qui nécessite de parler d’un maximum charge globale de la personne, dans ses de choses », précise Antoine. Pour lui, dimensions physiques, psychiques et la pédagogie est nécessaire pour expliémotionnelles. quer à la personne les mécanismes de la douleur et l’accompagner dans une La symphonie du soin démarche de meilleure compréhension Ensemble, la mère et le fils ont imaginé et de meilleur ressenti de son corps. « A le processus d’accompagnement comme aucun moment on ne prétend faire de la un travail symphonique, dans l’intérêt du magie », prévient-il. Souvent, la première patient, avec son concours actif. « La gesétape est de se traiter avec gentillesse. tion de la douleur exige beaucoup d’hu« Au lieu de penser, « c’est de ma faute », milité de la part du soignant, qui devient « je suis une andouille », on apprend à plutôt un « aidant ». » L’intérêt du docvoir qu’il y a des solutions. » teur Baglione pour la douleur remonte à ses études, lorsqu’il côtoie notamment Du tai chi en médecine préventive le professeur Nizard, aujourd’hui chef Le centre accueille également les héridu service Douleur au CHU de Nantes. tiers de Martine Streliski, formés au tai « Grâce à lui et à mon directeur de thèse, chi adapté. Jean-Philippe Roger, Louise j’ai rencontré une médecine holistique, Lott et Alexie Thomeuf ont repris le flamune médecine d’humains. » A rebours beau et proposent les mardis matin à d’une conception strictement mécaniste Loix une séance d’initiation gratuite, du corps humain, la prise en charge qu’ils continuent à offrir à La Couarde moderne de la douleur repose sur une le vendredi. « Le tai chi est recommandé vision bio-psycho-sociale de l’individu,

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par la Haute Autorité de Santé en cas de lombalgie chronique », souligne Julien. En permettant à la personne de prendre conscience de son schéma corporel, il l’aide à renouer avec ses sensations agréables, et joue un rôle dans la prévention des douleurs chroniques. Par une succession de mouvements doux et lents, la personne développe une conscience de soi qui dénoue aussi bien les blocages physiques que psychiques. « Ce mouvement soigne, nous en avons fait nous-mêmes l’expérience », témoigne Jean-Philippe. « Pour autant, nous ne sommes pas médecins : notre rôle est de transmettre ce phénomène à ce jour inexpliqué. » Julien, Alexie et Jean-Philippe suivent actuellement un DU de tai chi santé pour formaliser l’enseignement empirique de Martine. Aimer pour soigner Pour tous les intervenants du lieu, l’avenir est à une médecine où le patient est acteur et responsable de sa santé, où la sensation douloureuse n’est pas considérée comme anormale mais entendue et accompagnée, expliquée et comprise. Le docteur Baglione-Streliski a de nombreux projets pour le cabinet : développer le réseau de kinésithérapeutes de l’île, travailler en association avec les acteurs de la CPTS 2, faire venir un chirurgien de l’épaule pour des consultations médico-chirurgicales, accueillir

des formations pour les soignants, ouvrir une consultation du musicien, proposer de la danse-thérapie… « Je veux redonner à l’île qui m’a donné beaucoup », explique-t-il. Et il conclut par cette phrase que n’aurait pas reniée sa mère : « Dans le soin moderne, on manque cruellement d’amour. » Eugénie Rambaud 1 - Vous pouvez lire le portrait par Catherine Bréjat de cette femme d’exception, disparue le 8 octobre 2024, sur notre site internet : www. realahune.fr/la-vie-ce-nest-pas-darriver-mais-detre/ 2 - Communauté professionnelle territoriale de santé.

Cabinet médical 8 rue de la Chapellerie 17111 Loix Pour prendre rendez-vous avec le Dr Baglione-Streliski, merci de respecter le parcours de soin et de passer par votre médecin traitant ou la CPTS. Pour les activités non-médicales Pour prendre rendez-vous avec Antoine Auffret, ostéopathe : 06 62 00 76 39 ou sur Doctolib. Séances de tai chi adapté tous les mardis de 9h à 10h. Pour plus de renseignements : 06 87 11 03 29.

Une praticienne en neurofeedback à Loix

L

e neurofeedback 1 est un entraînement cérébral qui crée de nouveaux chemins neuronaux pour diminuer ou supprimer des symptômes physiques ou psychiques gênants. » Sophie Malagnoux est installée à Loix depuis 2019. Diplômée en sciences physiques, après avoir passé onze ans dans l’automobile et l’aéronautique, elle change de cap à la naissance de ses enfants, tous deux atteints d’un trouble de la personnalité et qu’elle choisit d’accompagner au quotidien. Elle découvre le neurofeedback thérapeutique Cygnet 2 pour sa fille ; les résultats sont si convaincants qu’elle se forme à son tour. Reconnu pour son efficacité dans le traitement des TDAH 3 et troubles dys chez les enfants, le neurofeedback Cygnet est une méthode décrite par Sophie comme « non invasive » qui utilise la plasticité du cerveau pour l’aider à se reconfigurer, dans des cas aussi variés que la dépression, la perte de mémoire due au vieillissement, le manque de confiance en soi ou les fibromyalgies. Des électrodes posées sur le crâne captent les ondes vibratoires du cerveau qui lui sont

ensuite renvoyées sous la forme de stimulations visuelles, auditives et sensorielles. Renseigné ainsi sur son propre fonctionnement, le cerveau se réajuste de façon autonome en suivant ses priorités. Christelle, qui se remet d’un burn-out, observe avec émotion que, au-delà de la disparition de ses symptômes, « [son] corps [se] reconnecte à la joie. » Comme tout entraînement, le neurofeedback exige un engagement dans la durée, qui est aussi un investissement financier : il faut compter un minimum de vingt séances pour stabiliser l’apprentissage neuronal. Et ce n’est pas une psychothérapie. Selon la gravité des troubles, un accompagnement par un professionnel de santé peut s’avérer nécessaire. Eugénie Rambaud 1 - En français, « rétroaction neuronale ». 2 - Il existe trois types de neurofeedback. Seule la méthode « Cygnet » utilise un appareil reconnu comme matériel médical de classe 2 par l’Agence européenne du médicament, ce qui lui donne droit à l’appellation « thérapeutique ». 3 - TDAH : trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité.

Pour plus d’informations sur la méthode elle-même, le déroulé d’une séance ou ce qu’en dit la recherche, rendez-vous sur le site de Sophie Malagnoux : www.lasymphoniedesneurones.fr

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ZAP’ARTS D A N S E

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L A

M A L I N E

Un début d’année en mouvement

Mark-Wilfried Kouadio, alias « Willy Kazzama », est seul sur scène dans « Superstrat » pendant 50 minutes.

« Superstrat », le 28 janvier C’est l’introduction du breakdance aux Jeux olympiques de 2024 qui donne envie à Anne Guyen de créer cette pièce. « A ce moment-là, on a fait du break une discipline sportive, en la limitant à des langages d’expert et en occultant notamment son héritage afro-américain », explique la chorégraphe de la Cie Par Terre. « Cette pièce remet tout cela en perspective. » Ainsi « Superstrat » évoque les liens forts qui existent entre danses urbaines et danses traditionnelles. Sur scène, le danseur Willy Kazzama est seul. Issu des danses traditionnelles de l’Afrique de l’Ouest mais aussi des danses urbaines africaines et afro-américaines, il démontre avec virtuosité comment la tradition influence la modernité en mêlant ondulations, pulsations et élan physique dans une ambiance tour à tour festive et sportive. « Superstrat » fait le lien entre les danses,

mais aussi entre les continents. « Il y a de multiples similitudes entre le hip hop né aux États-Unis et les danses urbaines africaines car ce sont des danses sociales qui rassemblent des communautés en fonction d’intentions. » Par la même occasion, « Superstrat » nous invite à réexaminer notre relation aux cultures issues de l’immigration. « Les danses urbaines sont cosmopolites. On peut avoir des origines différentes, venir de milieux différents et se rassembler autour d’un vocabulaire commun. Elles permettent de communiquer. »

quatre hommes : un danseur contemporain, un danseur hip-hop, un circassien et un comédien. « Ces quatre interprètes ont des parcours artistiques bien différents mais ils sont réunis ici par la danse » décrit Philippe Lafeuille. « Moi je mélange tous les arts et je sors des cadres, mais la danse est toujours le premier langage. Je défends la danse car elle a changé ma vie. Le corps est vecteur de plein de chose, on est beaucoup trop cérébral alors que la danse permet de s’exprimer et peut faire beaucoup, même soigner. »

porter des formes réjouissantes. Quand je vois les gens qui sortent de mes spectacles avec la banane, alors je sais que j’ai rempli mon contrat. » Voilà pourquoi « A4 (comme la feuille) » est accessible à tout le monde, et « surtout aux gens qui pensent que la danse n’est pas faite pour eux », dit-il. « Il n’y a pas besoin de code, il suffit juste d’être un peu curieux. Le théâtre en général est un espace de liberté où le spectateur peut tout oublier et rêver. » Aurélie Bérard

Le pouvoir de Philippe Lafeuille est de faire rire. Dans « A4 (comme feuille) » tout comme dans « Tutu » ou « Car/ men » qui l’ont fait connaître à travers le monde, l’humour et le second degré sont omniprésents. La danse entre les mains du chorégraphe devient drôle, colorée, réjouissante et audacieuse. « Je fais rire la danse car je pense qu’elle se prend un peu trop au sérieux. Je veux

« Superstrat » de la Cie Par Terre, à La Maline le mercredi 28 janvier à 18h. Dès 5 ans. Tarif : 5€. « A4 (comme la feuille) » de la Cie Quartier Libre, à La Maline le mercredi 4 février à 20h30. Tout public. Tarifs : de 15 à 25€. © Michel Caval

© Patrick_Berger

Deux spectacles de danse se succèdent à La Maline en cette rentrée 2026 : « A 4 (comme la feuille) », la nouvelle folie chorégraphique de Philippe Lafeuille, et « Superstrat » de la Cie Par Terre, un hommage aux racines des danses urbaines.

« A4 (comme la feuille) », le 4 février Dans cette nouvelle folie chorégraphique dont seul Philippe Lafeuille a le secret, celui qui se définit plus comme un metteur en scène du mouvement qu’un chorégraphe s’amuse avec son chiffre fétiche, le 4, qui l’a suivi toute sa vie jusqu’à se jouer de son nom dans le titre de son dernier spectacle. Sur scène,

A N I M A T I O N S

Les costumes de Philippe Lafeuille ne passent jamais inaperçus. Les franges sont la marque de fabrique de ceux de « A4 (comme la feuille) ».

M U S I C A L E S

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J

eudi 5 et vendredi 6 février 2026, le Butterflies Trio animera deux soirées dans ce lieu de culture loidais, ouvert toute l’année.

Hypnotique. C’est le mot qui résume le mieux le Butterflies Trio du saxophoniste Frédéric Borey, musicien reconnu pour ses collaborations avec Lionel Loueke, Billy Cobham, Biréli Lagrène ou encore Michel Legrand. Entouré de Damien Varaillon à la

contrebasse et Stéphane Adsuar à la batterie, le trio célèbre aujourd’hui sa 8e année d’existence, fort de plus de 200 concerts. Entre compositions originales et standards de jazz revisités, Butterflies Trio propose une musique intense,

Le bar ouvrira à partir de 19h30, une petite restauration sera proposée sur place. CP

Jeudi 5 et vendredi 6 février à 20h Sur réservation - Entrée 15€ - 05 46 29 04 25 - librairie@quillet.fr Librairie Quillet - 7 chemin du Corps de garde - VA de Loix

Ré à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux 17940 Rivedoux-Plage / Tél. 05 46 00 09 19 / Mail : realahune@rheamarketing.fr. Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux. Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C / Mise en page : Valérie Le Louer Rédaction, photos : Aurélie Bérard, Catherine Bréjat, Valérie Lambert, Eugénie Rambaud, Pauline Leriche Rouard, Nathalie Vauchez, DR, sauf mention expresse / Dessin : Philippe Barussaud / Régie publicitaire : Rhéa Marketing : 05 46 00 09 19 - Frédéric Pallot-Dubois : 06 14 29 47 21 - Nathalie Vauchez : 06 71 42 87 88 rhea@rheamarketing.fr / Imprimeur : Imprimerie Rochelaise / N° ISSN : 2257-0721 - PEFC 10-31-1240

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sensible et profondément habitée.

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ZAACPT’ U AR A TLSI T É D O C U M E N T A I R E

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M A I S O N

C E N T R A L E

D E

S A I N T - M A R T I N

Un jardin pour s’évader Pour son premier documentaire, Jardins intérieurs, Olivier Gil a posé sa caméra dans les jardins de la Maison centrale de Saint-Martin de Ré. Portraits de détenus en jardiniers.

Un film de rencontres « C’est typiquement un film de rencontres », précise Olivier Gil. « Rien n’est écrit à l’avance, j’ai pris le temps d’entrer en contact avec les personnes, de me rendre disponible à ce que quelque chose advienne. » Quelque chose : une entente, une connivence entre le réalisateur et son sujet, qui s’entendent sur ce qui se cache derrière le geste en apparence anodin de « planter un chou ». « J’ai appelé le film Jardins intérieurs, pour dire que chaque petit jardin offre un accès privilégié à l’intimité de son propriétaire. » Devant la caméra, l’un

consultations de diététique. Obésité, diabète mais aussi troubles psychiques s’y manifestent, sans que le réalisateur s’y attarde sinon pour donner à sentir la condition des détenus. Il faut un an à Olivier et Antoine pour mettre en boîte quinze jours d’un tournage sur le fil, où chaque journée compte ; puis deux mois de montage, avant que le film ne soit montré au public.

© Pyramide Production

J

e me demande si je n’ai pas accepté ce projet avec la même insouciance que ces vacanciers à vélo qui longent sans le savoir un pénitencier vieux de trois siècles pour rejoindre le port de plaisance » se demande Olivier Gil dans le dossier de presse du film. Ingénieur du son de son métier, Olivier Gil, installé à Loix depuis 2018, a décidé de lever le pied sur les tournages internationaux lorsqu’il est contacté par un enseignant de la Maison centrale de Saint-Martin : on lui propose d’accompagner les détenus dans la réalisation de tutoriels autour d’ateliers de permaculture. Pascal Dupas, coordinateur du programme « Alimentation, sport et santé », est à l’initiative d’un dispositif qui associe ces derniers avec des ateliers de cuisine et des consultations en diététique. Rapidement, Olivier perçoit le potentiel du sujet. « J’ai eu envie de rendre compte du contraste entre l’aspect minéral et gris des bâtiments et le désordre végétal, vivant, coloré, qui règne dans les jardins. » Il obtient l’autorisation de filmer ateliers et consultations, et pendant deux ans, à raison de trois heures tous les quinze jours, il s’immerge en repérage avec sa caméra parmi les détenus qui se partagent quelques mètres carrés de terre meuble au milieu d’un paysage de béton.

En apesanteur

Jardins intérieurs nous fait entrer dans l’intimité de la prison par le chemin buissonnier du jardin cultivé.

des détenus témoigne du besoin qu’il avait d’amener de la couleur. Depuis la promenade, dans le désert minéral de la cour extérieure, son carré de jardin où dansent les cosmos est une oasis pour l’œil. Un autre raconte que jardiner lui permet de maintenir le lien avec sa mère et d’entretenir ainsi une mémoire familiale. « Ce qui m’a touché, ce que j’ai eu envie de transmettre », raconte Olivier, « c’est la façon dont l’être humain, même dans un lieu régi par la contrainte, arrive à se ménager un espace de liberté où la poésie devient possible. » Le jardin, lieu-refuge, est un pas de côté hors de la violence quotidienne, qui rompt la monotonie des jours tous semblables, un espace où le temps s’écoule différemment. Matière sensible Petit à petit, de ces moments suspendus qu’il partage avec les détenus, Olivier voit émerger des personnages dont le propos raconte une histoire, celle d’une humanité préservée dans les conditions difficiles de l’incarcération. Mais le projet est fragile et peut à tout moment être remis en question : un détenu qui commet une faute grave et dont la participation au film est refusée, un autre qui décide de se dégager du projet, et

tout le travail préparatoire d’Olivier Gil est remis en question. Lorsqu’en 2024, il obtient autorisations et financements, le tournage peut enfin commencer. Soutenu par Isabelle Neuvialle, de Pyramide Production, et en étroite collaboration avec Antoine Favre, chef opérateur et monteur, il suit la trajectoire d’une vingtaine de prisonniers, au jardin, dans leur cellule ou en rendez-vous avec la diététicienne. Du plein jour des terrasses aux néons des longs couloirs où chaque pas résonne, la caméra donne à voir un quotidien contenu en d’étroites limites, où seule la nourriture voyage : graines et semis viennent de l’extérieur, comme les ingrédients que chacun peut se procurer pour améliorer son ordinaire. Dans l’espace exigu de la cellule, les détenus trouvent encore assez de place pour une plaque électrique, un minuscule four, d’où sortira une pizza faite avec les « tomates du jardin », et c’est au tour de l’assiette de voyager d’une cellule à une autre en un geste d’immémoriale hospitalité. « S’intéresser aux légumes en prison, c’est nécessairement s’interroger sur l’alimentation des prisonniers », remarque Olivier Gil. Incidemment, le film effleure les questions de santé physique et mentale, abordées lors des

Une première projection a lieu le 7 novembre dernier, dans l’enceinte de la prison, devant une partie des participants au film. « J’avoue, j’étais inquiet », s’amuse Olivier rétrospectivement. « J’ai fait un film en apesanteur, je me disais que le rythme serait trop lent pour eux. » Mais la réaction des détenus le rassure. Pour l’un d’eux, il aurait pu durer une heure de plus, tant il était « bien devant les images ». « Ils ont sans doute apprécié la vision positive que le film donne d’eux, loin des clichés spectaculaires qui les accusent. Et la façon dont il rend compte de la complexité de leur vie. » Le lendemain soir, la Maline en accueillait l’avant-première, devant 165 spectateurs. Les échanges à l’issue de la projection ont permis aux représentants du personnel, présents dans la salle, de participer au débat, ajoutant ainsi une parole de terrain à celle, plus technique, de l’équipe du film. L’avenir de Jardins intérieurs se joue désormais dans les festivals internationaux, à Toronto, Thessalonique, Bruxelles ou Biarritz. Il sera programmé à Loix le 20 mars par le Radeau de la Méduse. TV7 Bordeaux en proposera également la diffusion dans le courant du premier trimestre 2026. Autant d’occasions de voir ou de revoir ce documentaire qui rend hommage à la poésie du genre humain, fragile et obstinée comme une dentelle végétale sur le mur d’une prison. Eugénie Rambaud

T H É Â T R E

En découdre : une épopée initiatique Un moment de théâtre inhabituel où les révélations d’un récit sensible et puissant ramènent le spectateur à la découverte de soi. de faire mieux connaître Véronique Willmann-Rulleau, cette autrice à la grande sensibilité qui vit à Saintes. Elle est également enseignante en Histoire des Arts et du Spectacle et s’intéresse à l’espace sous toutes les formes qu’il peut prendre aussi bien au sein d’une ville qu’à l’intérieur de nous-même.

L

e Théâtre Amazone interprètera « En découdre » de Véronique Willmann-Rulleau, salle des Paradis à Sainte-Marie le 31 janvier à 20h30 et le 1er février à 17h. Ce sera l’occasion

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« En découdre » donne la parole à trois générations de femmes, la grand-mère ancienne couturière qui vient de décéder, sa fille et sa petite fille. Ces deux dernières, comme cela arrive la plupart du temps après un décès, vont ranger la maison et vider les armoires. De lingères, ces armoires sont devenues gardiennes des secrets. Elles vont révéler, sur fond

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 16 JANVIER 2026 | N° 311

d’histoire de la 2e Guerre mondiale, la vie intime de la grand-mère qu’elle n’a pas transmis à sa descendance. Voici ce qu’en dit Laurence Andreini Allione, la metteuse en scène : « Ici, la parole dite permet la réconciliation et la possible guérison. De la machine à coudre en passant par l’armoire bordelaise et le placard bleu, chaque meuble ouvert tisse en patchwork l’histoire d’une famille donnant à la fille un sens à son existence et à tous les spectateurs la possibilité de grandir et d’évoluer de façon à actualiser chaque jour leur état d’être au monde. » Cette traversée initiatique faites de révélations et où l’on creuse pour aller

chercher la lumière est soutenue par une mise en scène qui joue sur l’alternance de la pénombre et de la lumière. Ce récit sensible et puissant fera l’objet d’un temps d’échange après les représentations entre le public, les acteurs et la metteuse en scène. Attention : la jauge est limitée à 150 personnes et il est impératif de réserver (voir encadré). Catherine Bréjat

Réservations sur : www.helloasso.com/ associations/theatre-amazone Tarif : 10 €

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ZAP’ARTS C I N É M A

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M A L I N E

Des médiations pour voir les films autrement Paul Lhiabastres, le médiateur cinéma de La Maline, propose aux spectateurs tout au long de l’année de découvrir les films sous une autre facette. © Mariana Le Goff

entre La Maline et La Coursive. »

Durant ses rencontres avec le public, Paul s’attache à faire découvrir le cinéma sous toutes ses facettes.

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rrivé à La Maline il y a tout juste un an, Paul est un féru de cinéma. Une passion apparue dès le plus jeune âge, grâce aux professeurs du club ciné de son collège, et à laquelle il a décidé de consacrer sa vie professionnelle. Avec deux Masters dédiés au 7ème art en poche, l’un sur l’histoire du cinéma et l’autre sur la réalisation de films documentaires, il a pu multiplier les expériences avant de décrocher ce poste de médiateur cinéma à La Maline.

« L’avant-séance du médiateur » L’essentiel de ses actions se concentre dans les avant-séances du médiateur, des médiations régulières et proposées systématiquement sur chaque programme. Le choix du film et du sujet abordé se fait en collaboration avec le programmateur Alan Mollé. « C’est une présentation du film pendant laquelle je vais apporter, durant une quinzaine de minutes, des éclairages, des clefs de lecture, mais sans jamais dévoiler le contenu du film bien sûr ! » détaille Paul Lhiabastres. « Ça peut être un retour sur l’œuvre du réalisateur ou de la réalisatrice, ou sur un thème en particulier. Par

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exemple pour le film La bicyclette j’ai parlé de l’autobiographie au cinéma. Pour L’inconnu de la grande arche, j’ai abordé la représentation des Présidents de la République au cinéma. » Ces avant-séances se poursuivent après le film, puisque Paul est présent à la sortie pour échanger à nouveau avec les spectateurs qui le souhaitent. « Souvent ils aiment revenir sur ce dont on a parlé en avant-séance, et ils ont aussi le désir de partager leurs impressions. Je suis là pour répondre à leurs éventuelles questions, recueillir leurs remarques et écouter leur ressentis. » Une action pédagogique Le poste de médiateur cinéma a été créé en décembre 2024 afin de développer les propositions de médiation autour du cinéma. « À l’époque nous faisions bien quelques médiations cinéma, mais très peu faute de temps », explique Alan Mollé. « Alors nous avons répondu à un appel à projet pour un cofinancement par le CNC et la Région NouvelleAquitaine d’un poste uniquement dédié à cela. C’est un poste partagé, c’est-àdire que Paul divise son temps de travail

Paul est donc présent deux à trois jours par semaine à La Maline, et son travail est encadré par le CNC. « Comme c’est un financement public, le CNC contrôle le travail que je réalise au sein des cinémas. Je dois chaque année faire un bilan des médiations que j’ai réalisées », détaille Paul. Objectif : attirer de nouveaux publics vers le cinéma ou faire revenir des publics qui s’en étaient éloignés. « Les postes de médiateur cinéma se sont développés il y a une dizaine d’années, surtout en NouvelleAquitaine qui a été une Région pilote dès le départ, dans l’idée d’aller chercher de nouveaux publics, et notamment les jeunes, mais aussi de donner à chacun les clefs d’une meilleure lecture du film qu’on regarde. C’est avant tout une action pédagogique. » Ainsi, aux avant-séances s’ajoutent d’autres médiations spécifiques et ludiques, au gré des inspirations du médiateur cinéma. Paul avait par exemple imaginé un Ciné-quizz pour le film Nouvelle vague et pour Le Règne animal, une présentation des techniques visuelles utilisées dans ce film. Pour les Journées du patrimoine 2025, il a créé un parcours de visite du cinéma qui sert toujours puisqu’il est proposé en visite de groupes et de nombreuses classes de l’île ont d’ores et déjà pu en bénéficier. N’oublions pas non plus la présence régulière d’invités qui viennent

présenter leurs films. « Ce sont souvent les réalisateurs et réalisatrices, mais nous avons aussi déjà eu un producteur ou encore le directeur d’un studio d’animation. Ces invitations professionnelles nous permettent de présenter les métiers du cinéma. » Le Club Ciné Avec sa collègue Mariana Le Goff, en charge de la programmation jeune public et de la médiation culturelle, Paul a également mis en place cette saison un Ciné-club à destination des jeunes. « L’idée est de réunir les 12-25 ans une fois par mois autour d’une séance de cinéma gratuite. Ils choisissent eux-mêmes les films qu’on va regarder, on dîne ensemble et surtout on discute ensuite des œuvres, on fait des jeux autour de ça. L’objectif est de développer leurs regards critiques et de les aider à se constituer une culture cinématographique. » Les rendez-vous ont lieu un vendredi soir par mois et les inscriptions sont encore ouvertes. Aurélie Bérard

La prochaine avant-séance du médiateur cinéma aura lieu le mercredi 4 février à 18h et portera sur le film A pied d’œuvre de Valérie Donzelli.

Festival Télérama du 21 au 27 janvier Quinze films seront projetés à La Maline dans le cadre du festival Télérama entre le 21 et le 27 janvier. Chacun d’entre eux sera précédé d’une rencontre en visio avec les équipes des films. L’occasion de découvrir des nouveautés puisque cinq avant-premières (À pied d’œuvre, Baise en ville, Promis le ciel, The Mastermind et Urchin) sont programmées, et de rattraper son retard grâce à une sélection des meilleurs films de l’année 2025. Tarif : 4€ la place avec le pass Télérama.

L E C T U R E

La gourmandise, péché mignon de Colette Dans le cadre des Nuits de la Lecture, Marion Silhol, qui dirige la troupe des RéActeurs, propose une animation autour de l’écrivaine Colette et la gourmandise.

Pour Marion Silhol, trois événements sont à l’origine de la création de ce spectacle. Tout d’abord une magnifique exposition sur Colette, qui prendra fin le 18 janvier, à la BNF de Paris. Puis une conversation avec une jeune femme qui

ne connaissait pas l’écrivaine et enfin un article sur la gourmandise, écrit par Colette et paru dans le magazine MarieClaire, en 1939, qui donne envie de se précipiter sur ses fourneaux. L’œuvre de Colette est effectivement truffée de références à l’importance du goût dans sa vie et en littérature où l’aliment devient source d’inspiration. Colette a érigé sa gourmandise en une composante essentielle de sa création. Ce moment avec Colette et ceux qui souhaiteront la retrouver sera accompagné de morceaux de musique contemporains de l’époque de Colette, de photos, de dessins et d’un quiz pour la découvrir. Marion Silhol invite chaque spectatrice

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 16 JANVIER 2026 | N° 311

et spectateur à venir avec une feuille de papier et un stylo pour recopier les recettes proposées par Colette et leur suggère aussi d’apporter une recette de cuisine qu’ils apprécient pour l’offrir à un participant de leur choix. Un échange aura lieu à la fin autour d’un biscuit et d’une infusion. Catherine Bréjat

Nuit de la Lecture

Colette et la Gourmandise par Marion Silhol - Les Réacteurs

Le 24/01/2026 à 17h à la bibliothèque Venez avec de quoi écrire ... et ...

Bibliothèque d’Ars en Ré, 13 rue du Havre. Tél : 05 46 43 16 46 Entrée libre - Renseignements : 06 87 15 56 98

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arion Silhol animera le 24 janvier à partir de 17h à la Bibliothèque d’Ars, un intermède consacré à l’écrivaine Colette et sa passion avérée pour la gourmandise. Marion a toujours beaucoup apprécié le personnage novateur de Colette, première femme à présider le prix Goncourt en 1949 et qui, femme libérée et indépendante, fit beaucoup pour la cause féminine.

Bibliothèque d'Ars-en-Ré

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