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LE JOURNAL D’INFORMATION GRATUIT DE MARENNES - OLÉRON - LA TREMBLADE

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édition du

18 JUILLET 2016

Un été savoureux !

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our beaucoup d’entre nous, l’arrivée tant attendue d’un temps estival a un goût amer, dans un contexte international de violence inouïe, auquel la France paie un lourd tribut… MØ à la Hune s’associe à la douleur de toutes ces familles endeuillées, victimes innocentes d’un fanatisme sans limite dans l’horreur.

Souhaitons que les habitants et vacanciers puissent malgré tout se ressourcer durant l’été et profiter de toutes les festivités et saveurs qu’offre notre territoire. Dans cette édition, nous valorisons nombre d’initiatives intéressantes, qu’elles émanent de collectivités, d’associations, de professionnels ou tout

simplement d’individus créatifs et passionnés. Toute l’équipe de MØ à la Hune espère que vous témoignerez à ce second numéro le même accueil enthousiaste qui a accompagné le lancement de notre édition de juin et vous souhaite une très bonne lecture ! Nathalie Vauchez

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NOUVEAU

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ACTUALITÉ P O L I T I Q U E

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C H A R E N T E - M A R I T I M E

Alain Juppé sensibilisé aux problématiques de défense des côtes de Charente-Maritime

Qualifiée d’« instrumentalisation » par certains, considérée par d’autres comme une opportunité intéressante de sensibiliser un élu de stature nationale aux problématiques de défense du Littoral et des PPRL, mais aussi aux enjeux de la Loi GEMAPI, la réunion sur la défense du littoral a permis de passer des messages forts au candidat, selon le président de la Mission Littoral, Lionel Quillet.

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Le point essentiel pour les élus départementaux concernait toutefois la compétence GEMAPI qui prévoit le transfert de la responsabilité de la défense contre les inondations et contre la mer des Départements aux Communes et aux Intercommunalités. Ce qui inquiète grandement les élus territoriaux. Non seulement le Département de Charente-Maritime souhaite continuer à jouer un rôle majeur dans la mise en place du Plan Digues Départemental, mais les collectivités pour la plupart ne seront pas en mesure d’ici 2018 d’en assumer la responsabilité financière et juri dique. Ainsi le Département souhaite

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Une opportunité pour les élus locaux ?

Maintenir Départements et Régions dans la Défense des Côtes

engager une concertation avec les acteurs concernés par les opérations du Plan Digues (CdC, CdA, porteurs de PAPI, Syndicats, etc) dès septembre 2016, et présenter un bilan de ces rencontres lors de la Mission Littoral de novembre 2016, avec à la clé la décision de créer ou non une structure portant Alain Juppé sur le front de mer, face à la digue la PI (protection inondépartementale de Port des Barques, entouré de Lydie dation) de la GEMAPI. Demene, maire de Port des Barques, Didier Quentin, La dernière partie député-maire de Royan, Dominique Bussereau, président de l’intervention de du Conseil départemental de Charente-Maritime et Lionel Quillet concerLionel Quillet, vice-président du Conseil départemental, nait les PPRL avec le président de la Mission Littoral. cas concret de l’île de « Il ne s’agissait pas de faire du Ré. Après avoir rappelé le contexte lobbying, Alain Juppé est un homme de la révision des PPRL, selon une profondément intègre et pas du tout méthode forfaitaire d’évaluation des risques générant des incoclientéliste, mais de l’informer et le hérences, et la non prise dans les sensibiliser à des problématiques cartes d’aléas en compte des digues majeures de nos collectivités existantes et des travaux réalisés par littorales, en bonne partie rurales ; le Département et les intercommuces sujets ne se posent sans doute nalités, il a démontré comment pas avec autant d’acuité à des l’île de Ré illustre parfaitement les collectivités de la taille de la Ville et incohérences de l’Etat, conduisant de la CdA de Bordeaux » a expliqué aujourd’hui à une situation bloquée Lionel Quillet à MO à la Hune. (lire à ce sujet nos nombreux articles sur realahune.fr). Même si cela n’a jamais été évoqué explicitement par les élus de Cet exposé de 40 minutes, suivi de Charente-Maritime, on comprend 20 minutes de questions-réponses a permis à Alain Juppé de prendre aisément l’enjeu : que les PPRL conscience des enjeux et dangers de ne soient pas achevés avant LA GEMAPI ; il s’est engagé, s’il est l’échéance des prochaines élections élu, à faire évoluer les choses afin de présidentielles, une alternance laisser départements et régions dans politique potentielle leur laissant le jeu : j’y travaillerai, a-t-il affirmé. espérer une reconsidération de la Concernant les travaux de digues, il « doctrine de l’Etat » aujourd’hui très a été sensible à la nécessité d’alléger rigide, alors que le Préfet Eric Jalon a les procédures et raccourcir les délais. clairement affiché son objectif que Enfin, Lionel Quillet l’a sensibilisé au les PPRL de Ré et d’Oléron soient fait que les travaux de défense des finalisés d’ici mars 2017 ! côtes réalisés doivent être pris en compte sans délai dans les processus de révision/élaboration des PPRL. Nathalie Vauchez.

S CLIEN

Le président du Département, Dominique Bussereau, fait partie de la garde rapprochée de l’équipe de campagne d’Alain Juppé, on le sait, et beaucoup des élus départementaux de droite ou centre droite lui ont emboîté le pas dans leur soutien au candidat Juppé.

Le Plan Digues en CharenteMaritime, le plus grand chantier de France, avec ses travaux d’urgence (26 millions d’€), puis ses Plans d’Action et de Prévention Inondation qui représenteront 350 millions d’€ de budget correspondant à trois générations de PAPI, ont été largement présentés, ainsi que les opérations déjà réalisées ou en cours de réalisation, dont celles de Forêt Briquet, Matha et Saint-Trojan. Un état d’avancement des études et programmations de chantiers - dont la digue de la Gautrelle à Ors, le secteur allant du port de la Cotinière au massif forestier de Saint-Trojan, le diagnostic et l’étude sur les tronçons sensibles à l’érosion et au risque de submersions dans le cadre des modélisations PPRL de l’île d’Oléron - a été détaillé.

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éunion publique à Pons, rencontre avec les délégués de la CdC de la haute Saintonge à Jonzac, visite du site de défense contre la mer de Port des Barques, réunion de travail sur la Défense du Littoral contre les submersions avec les élus de la Mission Littoral de Charente-Maritime, visite à Rochefort, inauguration officielle des « Francos » suivie du concert d’ouverture figuraient à son programme.

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©Martin Charpentier

Maire et président de la Communauté Urbaine de Bordeaux, Alain Juppé en campagne dans le cadre des primaires de son parti Les Républicains, qui départageront les (nombreux) candidats à l’investiture de leur parti pour la campagne présidentielle, a fait un déplacement en Charente-Maritime, les 12 et 13 juillet.


ACTUALITÉ C O N S E I L

C O M M U N A U T A I R E

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L’énergie et les déchets au centre du Conseil

©Antoine Violette

Avant les vacances, les élus de la Communauté de Communes ont délibéré le 13 juillet sur les sujets d’avenir. Le TEPOS et le programme Oléron zéro déchet étaient au cœur des débats.

Le dernier conseil avant les vacances pour les élus oléronais

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e ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, et celui du logement et de l’habitat durable ont porté à 70 000 logements l’objectif du programme « Habiter Mieux 2016 », les aides aux propriétaires « modestes » portant uniquement sur les économies d’énergie pour intensifier la lutte contre la précarité énergétique. L’objectif initial de la CdC de 70 dossiers pour 2016, sera porté à

O F F R E

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80. La signature de cet avenant ouvrait les débats autour du thème principal consacré au TEPOS (Territoire à Energie Positive). Engagé en faveur de la transition énergétique avec obligation de produire un « Plan Climat Air Energie Territorial » en 2018, le conseil a répondu favorablement à l’appel à projet de la Direction Régionale NouvelleAquitaine de l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) visant à accompagner dix collectivités dans l’élaboration de stratégies locales d’adaptation aux changements climatiques. Un vrai bonus pour la collectivité en cas de sélection, face à la vulnérabilité du territoire et à ses futures compétences en matière de gestions des milieux aquatiques et de prévention des inondations. Dans le cadre du plan d’actions TEPOS, la collectivité s’est engagée à raccorder 1000 kWc de centrales photovoltaïques, soit 6 500 m2 de toitures couverts. Divers bâtiments ont été

T R A N S P O R T

E S T I V A L

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recensés sur Dolus, Saint-Pierre et au Château capables de produire 381 kWc, l’implantation s’élevant à 881 647 euros. La revente de l’électricité permettra à la collectivité d’engranger des revenus dès la première année de production, pour dégager au bout de vingt ans un bénéfice de 157 493 euros. Le programme mobilisant des moyens humains et techniques supplémentaires, le service TEPOS sera renforcé par un agent contractuel de 2016 à 2018. Prévention et valorisation des déchets La CdC poursuit son engagement pour la mise en œuvre de la prévention et de la valorisation des déchets. La démarche d’écologie industrielle et territoriale aboutit aujourd’hui à la mise en œuvre d’une étude de la filière des déchets de poissons et des caissettes en polystyrène des mareyeurs oléronais, par le biais d’une convention avec l’Université de la Rochelle. L’objectif est

d’identifier les différentes étapes de chacune des filières, de leur production au statut de déchet, de mettre en évidence les étapes fortement génératrices de déchets, de rechercher et proposer des solutions de prévention et de débouchés de valorisation. Le rapport annuel de la Régie Oléron Déchets a fait apparaître une augmentation de 45 % du volume de déchets verts entre 2010 et 2015, un souci pour la collectivité qui veut inciter les déposants à pratiquer le compostage individuel. En revanche, la communication a porté ses fruits concernant les ordures ménagères et assimilées, l’objectif d’une réduction de 7 % étant dépassé (13,31 %), et moins 20,19 % au lieu des 15 % planifiés pour les déchets enfouis ou incinérés. La distribution de poules dans les foyers, le compostage individuel et collectif tiennent leurs promesses. Prochain rendez-vous le 21 septembre. Antoine Violette

D ’ O L É R O N

Les navettes gratuites ont du succès et se renforcent.

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nciennement navettes des plages, elles s’appellent désormais navettes estivales. Instituées par le conseil communautaire du 26 septembre 2012, dans le cadre de son plan global de déplacement, leur fréquentation est en hausse constante, 34 % de plus en 2015, soit 62 000 passagers, et déjà 20 % de plus que l’an passé à la même période. Pour la première fois, l’ensemble de leur gestion est assurée par la CdC-IO, le Conseil Départemental ayant accepté cette année le transfert d’activités sur ces lignes régulières pour la saison. Pour la période concernée, le coût s’élève à 320 000 euros prélevés sur les fonds de la CdC, correspondants à trois des cinq navettes, Dolus-Chéray en passant par Boyardville, DolusChéray en passant par la Côtinière, et Chéray-Saint-Denis. Les six véhicules, dont deux électriques et quatre à qualification « qualité motorisation euro 6 », plus quatre de renfort pour les pics de fréquentation, sont identifiés véhicules propres, et leurs dimensions sont parfaitement adaptées

aux voieries souvent très étroites du territoire. Bientôt une liaison île-continent ? Si l’an passé un effort particulier avait été fait au niveau des liaisons du nord de l’île, cette année c’est le sud qui a été privilégié avec la ligne Dolus-Saint-Trojan, attendue depuis longtemps, et la traversée est-ouest entre Boyardville et la Côtinière en passant par Saint-Pierre, la demande des visiteurs se faisant de plus en plus sentir pour rejoindre les centres villes et pas seulement les plages. Autre nouveauté, à partir de 22h30, un service de bus en nocturne, à destination des personnes en activité dans les restaurants ou hôtels, existe désormais pour qu’elles puissent regagner leurs lieux d’hébergement aussi bien au nord qu’au sud de l’île, avec l’espoir que ce public y adhère, l’initiative est coûteuse. Ce mode de fonctionnement nouveau, où on oublie la voiture pour miser sur le transport en commun, traduit le

changement de comportement des du Conseil départemental, chargée visiteurs d’un jour, des touristes en des transports, venue testée la navette estivale le 12 juillet en long séjour et même des Oléronais, qui préfèrent utiliser navettes et vélos compagnie d’élus locaux. pour les déplacements intra-insulaires, Antoine Violette. d’autant que le plan Vélo 3 a débuté. Une douzaine de pistes cyclables sont en cours d’aménagement avec une Infos : signalétique spécifique. www.cdc-oleron.com Avec ces propositions, l’objectif est, outre le service rendu, de retrouver une liberté de circulation, d’éviter les bouchons récurrents à cette période, en limitant l’utilisation des véhicules personnels. « Le Département attache énormément d’importance aux îles qui sont notre fleuron touristique. Pourquoi pas une liaison île-continent dans l’avenir pour laisser les véhicules à l’extérieur La navette estivales est facilement repérable ? » a suggéré Catherine par les utilisateurs. Desprez, vice-présidente

©Antoine Violette

Du 9 juillet au 28 août, cinq lignes de navettes sont mises à disposition des touristes pour desservir plages et centres villes de l’île d’Oléron. Plusieurs nouveautés ont été mises en place pour faire face à la demande croissante des utilisateurs.

Envoyez-nous vos informations, actualités, idées sur moalahune@rheamarketing.fr - Tél : 05 46 00 09 19 MØ à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 19 avenue de Philippsburg / BP 43 - 17410 Saint-Martin-de-Ré / Tél. 05 46 00 09 19 / Fax : 05 46 00 09 55 / Mail : moalahune@rheamarketing.fr Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux. Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C  /  Mise en page  : SOADDICT - Sonia Ahehehinnou / Rédaction, photos  : Julien Bonnet, Nathalie Daur y, Anne-Lise Durif, Nathalie Vauchez, Antoine Violette, DR, sauf mention expresse / Dessins : Philippe Barussaud  /  Régie publicitaire : Rhéa Marketing : 05 46 00 09 19 – Frédéric Delantes : 06 14 29 46 59 fredericdelantes@rheamarketing.fr / Imprimeur : Imprimerie Rochelaise / N° ISSN : 2495-0351 - PEFC 10-31-1240

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ACTUALITÉ E V È N E M E N T

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Une parade exceptionnelle de vieux gréements pour un 120ème anniversaire

Carte postale ancienne de la Grande Regate de Saint-Trojan.

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’était il y a 120 ans. En ce jour du 18 septembre 1896, le Président de la République, Félix Faure, débarquait dans la cité balnéaire pour inaugurer le sanatorium, devenu depuis le Centre Héliomarin. Pour marquer l’événement, une régate de bateaux de travail a été organisée sur le Coureau d’Oléron, entre île et continent. Si aucun autre chef d’Etat n’est revenu depuis, la régate a elle perduré jusqu’à aujourd’hui. La Société des Régates de Saint-Trojan, née deux ans après la 1ère régate, a géré cette tradition, tombée dans l’oubli dans les années 50. En 1992, une poignée de passionnés décide de la remettre au goût du jour et d’en faire un évènement patrimonial nautique majeur du département. Chaque année, une trentaine de gréements traditionnels, en provenance de l’île de Ré, Fouras, Rochefort, La Tremblade, Royan ou Mornac-sur-Seudre, déferle sur le Coureau d’Oléron pour participer au rassemblement. Qu’elles appartiennent à des particuliers ou à des associations, les embarcations, parfois centenaires, sont les témoignages flottants de la vie marine des années 1850 à 1950. Restaurées ou entièrement

Construit en 1903 et restaurée en 2003, le Gardenia appartient à la Société des Regates.

reconstruites sur la base de plans d’époque, elles étaient les compagnons des pêcheurs et des ostréiculteurs du temps jadis. Jeux de plage et tenues de bain d’époque La Société des Régates de SaintTrojan, dont la vocation est d’encourager la renaissance de la voile traditionnelle et du yachting classique, en favorisant l’organisation de rassemblements de bateaux de tradition, a imaginé un programme ambitieux pour commémorer cet anniversaire hors norme. Plusieurs associations, Royan Belle Epoque, Poudrée-Masquée, les Déjhouqués et des particuliers oléronais défileront en costumes 1900 dans la ville, avant de rejoindre la petite plage, face au restaurant le Homard Bleu, lieu traditionnel du rassemblement des bateaux avant le départ de la parade. Tentes, jeux de plage et tenues de bain d’époque seront de mise, le comédien Bilout se chargeant de faire revivre la journée initiale à travers son personnage d’Evariste aux bains de mer, entre histoire, anecdotes et humour, entrecoupé d’interventions musicales de la Philarmonique

©Philippe Gala

L’integralite de la parade sera visible de la petite plage.

Oléronaise dans un répertoire adapté. Une exposition de cartes postales anciennes agrandies, disséminée sur le trajet de la petite plage au port, viendra renforcer ce moment d’authenticité. Vers 16h, la cinquantaine de Le repas des équipages entre le port et le bassin de chasse. gréements traditionnels espérée cabane la Touline, une exposition s’élancera pour une parade sur du dessinateur Desclozeaux (le le Coureau, avant de rejoindre le Nouvel Observateur, le Monde), port où le public aura tout loisir largement inspiré par la mer et de les contempler, voire de monter les marins, qui sera visible du 1er à bord. au 15 août. Traditionnellement vers 20h, le repas des équipages, Les vrais héros de la fête ouvert au public, permettra à tous Des prix seront décernés par un de se retrouver fraternellement jury de spécialistes pour récomautour d’une dégustation de propenser les plus belles réalisations, duits locaux. Un grand bal en plein mais aussi les plus belles aventures air clôturera cet anniversaire qui et histoires, certains bateaux ayant s’annonce en tous points extraornécessité des milliers d’heures dinaire par sa rareté, mais aussi de travail pour un jour retrouver par la beauté et l’élégance des leur élément. Durant l’apéritif bateaux qui seront les vrais héros offert par la Société des Régates de la fête. et la municipalité, chacun prendra le temps de découvrir dans la Antoine Violette.

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La Société des Régates de Saint-Trojan-les-Bains fêtera le 4 août la naissance de la Grande Régate en 1896. Pour cet événement rare, l’association reconstituera la petite plage telle qu’elle existait à l’époque et rassemblera des dizaines de bateaux traditionnels.


ACTUALITÉ TERRAIN DE GOLF - MARENNES

Le Swing de Marennes

C’est sur ce champ de maïs que sera installé le practice.

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erfectionner son swing à Marennes sera bientôt possible. Un projet de terrain de golf est en gestation mais déjà bien engagé au château de La Gataudière. « Des créations de ce genre vont voir le jour un peu partout en France, explique Thomas Caland, porteur du projet avec son frère Simon, professeur de golf à La Flotte en Ré. La Rider Cup qui est la plus importante compétition de golf au monde se tient en France en 2018. Pour obtenir cet évènement, la Fédération française de golf (FFG) s’est engagée à multiplier les endroits où pratiquer. C’était une condition sine qua non. Le projet de La Gataudière rentre dans ce cadre. » Restait à trouver un terrain dans la région. C’est tout naturellement que Thomas et Simon Caland ont pris contact avec la famille Murat, propriétaire de 60 hectares autour de la propriété familiale de La Gataudière. « 9 hectares sont disponibles face au château, de l’autre côté de la route, souligne Stanislas Murat. Cet espace a l’avantage d’être au calme, un peu éloigné de nos activités plus bruyantes comme le quad. »

S O C I A L

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@ N.D.P

@ DR

@ N.D.P

Le projet de golf porté par les frères Caland de Dolus et accueilli par les frères Murat au château de La Gataudière est bien parti pour s’implanter à partir de 2017.

Simon et Thomas Caland.

Stanislas et Sébastien Murat.

Une école de golf

« On ira jusqu’au bout »

C’est un practice (zone d’entraînement avec tapis et machines à balles) qui va être installé dans un premier temps (à priori pour Pâques 2017) et qui nécessite 3 hectares. A terme, un golf 9 trous va s’étendre sur la propriété. « La région est golfique et touristique, reprend Thomas Caland. Le golf de Marennes se trouvera au centre des terrains de Royan (18 trous) et La Palmyre, Boyardville et Rochefort (9 trous). Ce sera une offre complémentaire, un golf urbain de proximité où les amateurs pourront taper dans la balle même entre midi et deux. » L’autre ambition avouée du projet est de développer l’offre pédagogique. Simon Caland, déjà professeur sera bientôt rejoint par son frère qui est en train de passer son diplôme. « Le golf a encore une image de sport cher et élitiste auprès du grand public, regrette Thomas Caland. Notre choix sera de proposer des tarifs attractifs afin de l’ouvrir au plus grand nombre. L’école sera accessible aux jeunes de 3 à 18 ans. La cotisation annuelle se situera autour de 100 € avec l’équipement qui sera prêté. L’emplacement pourra également servir aux scolaires dans le cadre des Temps d’activité périscolaires.»

La commune de Marennes soutient le projet qui nécessite une révision du plan local d’urbanisme (PLU). Une révision allégée a d’ores et déjà été votée le 22 juin pour l’implantation du practice. Pour le 9 trous, la démarche prendra un peu plus de temps (environ 6 mois) car il s’agit d’un changement de zonage. « Nous avons déjà entrepris la même chose pour l’installation du centre équestre, souligne Mickaël Vallet, maire de Marennes. Si on le fait, ce sera pour aller jusqu’au bout. » Pour l’élu, « c’est une belle opportunité pour développer l’attractivité touristique du territoire mais aussi pour diversifier l’offre sportive ». Deux voire trois emplois seront également créés. Restent les obstacles dus au classement Natura 2000 de la forêt

et le classement aux monuments historiques du château. « Nous avons eu une réunion avec tous les services de l’Etat concernés (La Direction départementale des territoires et de la mer et la Direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement), reprend Thomas Caland. Ils ont donné un avis favorable car la consommation d’eau va être limitée avec une partie des équipements qui sera en synthétique. La FFG a signé une charte avec le ministère de l’environnement. On ne touchera pas aux bois classés, en bref, ce sera une pratique verte. » Côté budget, le practice coutera entre 50 000 et 100 000 € financés par Thomas et Simon Caland et plusieurs sponsors. Nathalie Daury-Pain.

40 000 visiteurs par an. Le château de La Gataudière s’est ouvert aux activités ludiques depuis 15 ans avec le parcours accrobranche. Depuis l’offre s’est étoffée régulièrement avec six terrains de paint ball, une catapulte et 10 quads. Parmi les nouveautés 2016, les visiteurs auront le choix entre le bubble foot, un labyrinthe et du karting à pédales. Le château de La Gataudière accueille 40 000 visiteurs par an.

M A R E N N E S

La Banque alimentaire déménage Auparavant située au stade, la Banque alimentaire de Marennes s’est installée en avril dans des locaux neufs, qui amélioreront son fonctionnement. Son installation officielle a eu lieu le 22 juin.

T Mickaël Vallet, maire de Marennes, et Charlotte Hoang Gia, ont officiellement installé la banque alimentaire dans ses nouveaux locaux.

erminées les attentes à l’extérieur et les locaux peu fonctionnels. Depuis le mois d’avril, la Banque alimentaire s’est installée dans ses nouveaux locaux, au 33 avenue de Lattre de Tassigny. Le bâtiment, qui accueillait autrefois les services techniques, a été entièrement refait à neuf par la mairie. Plus grand, mieux agencé et plus confortable pour les usagers et les bénévoles, ce nouveau local accueille ainsi les 120 à 140 bénéficiaires du territoire la Communauté de

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Communes. « On va plus vite pour servir, et les ayants-droit ne sont plus dehors », se réjouit Charlotte Hoang Gia, la présidente du collectif. C’est donc une belle avancée pour la présidente, qui demande un nouveau local depuis 2008. Désormais bien installés, les membres comptent sur le public pour recueillir des dons, faire connaître l’action du collectif et accueillir de nouveaux bénévoles. Julien Bonnet.

Les bénévoles comptent désormais sur les dons pour pérenniser l’action du collectif caritatif.

Plus d’infos sur www.banquealimentaire.org

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ACTUALITÉ C L U B S

C I G A L E S

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M A R E N N E S

Un pas vers l’économie sociale et solidaire Le territoire du bassin de Marennes pourrait bientôt accueillir un ou plusieurs clubs Cigales afin de lancer une dynamique autour de l’économie sociale et solidaire. Cigales est simple : des particuliers mettent en commun leur épargne afin de d’investir dans des projets locaux, et ainsi soutenir certaines initiatives. Idéal pour des porteurs de projets qui ont du mal à décrocher des fonds par les banques. Depuis deux ans Christian Guignet, porteur du projet de création d’un ou donc, Christian plusieurs clubs Cigales. Guignet et JeanYves Angst, président régional de ’est donc pour créer cette dynal’association Cigales, multiplient les mique que Christian Guignet, réunions d’information pour explipar ailleurs élu à Saint-Just quer le concept au public. « Cela Luzac, pilote la création d’un club nous permet de détecter les perCigales (Club d’investisseurs pour sonnes intéressées. Il en faut suffiune gestion alternative et locale de samment pour ensuite les réunir et l’épargne solidaire). Le concept des

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É C O N O M I E

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savoir si elles veulent créer un club, avec une orientation particulière ou pas », explique Jean-Yves Angst. La dernière réunion publique, qui a eu lieu mi-juin, a vu une quinzaine de personnes faire le déplacement. « C’est encourageant », souligne le président régional. Créer des clubs spécialisés De son côté, Christian Guignet s’est fixé pour objectif la création de deux, voire trois clubs « si c’est possible ». « Avec deux ou trois clubs, on peut les spécialiser sur des domaines différents, notamment les associations, le commerce artisanal, et les PME », précise-t-il. Il espère également que le lancement d’un ou plusieurs clubs Cigales constitue la première pierre d’une démarche plus vaste d’économie sociale et solidaire, qui aura pour but l’intervention financière

et l’accompagnement de projets. « Ce sera un des composants de cette économie », ajoute-il. Le concept des Cigales a déjà fait ses preuves. A Poitiers, les cigaliers ont ainsi pu aider la construction d’un projet de magasin bio, dont les banques doutaient, mais qui s’est révélé viable. Treize clubs existent déjà en Charente-Maritime, qui ont financé neuf projets à hauteur de 49 000€ en 2015. Le tout en passant par l’entraide de particuliers, qui a tout de même permis de créer ou de consolider 88 emplois depuis 2010 dans la région. C’est donc cette expérience qui pourrait voir le jour prochainement sur le bassin de Marennes. Une nouvelle réunion publique d’information est d’ailleurs prévue en septembre. Julien Bonnet

D ’ O L É R O N

Après un an, la Maison des Entreprises cartonne L’anniversaire a été célébré autour d’un petit déjeuner convivial, le 8 juillet, en présence d’élus et d’utilisateurs des différents espaces. Le bilan positif de la 1 ère année permet de réaffirmer l’ambition de faire du lieu un moteur de développement économique. optique, le choix a été fait d’ouvrir l’accès au très haut débit, pour que les entreprises travaillent dans des conditions de performance et de compétitivité optimales. Un bilan prometteur Depuis la création, quatre des cinq bureaux privatifs sont loués à de jeunes actifs et des micro-entreprises, qui diversifient l’économie locale par des emplois tertiaires. L’espace coworking commence à trouver son public, plus de 60 journées ont été réservées, essentiellement à titre de test et par des résidents secondaires ou des touristes, la possibilité donnée de travailler à distance de leur entreprise ou de leurs clients leur permettant de prolonger leur séjour. Peu à peu, les entreprises locales s’approprient la MdE, comme la plateforme de rénovation énergétique de l’habitat privé de l’île d’Oléron, ENERG’IØ. Elle héberge aussi ponctuellement le CRER (Centre Régional des Energies Renouvelables) et la FEEBAT (Formation aux Économies d’Énergie pour les entreprises et artisans du Bâtiment), bénéficiant à huit entreprises oléronaises, qui ont pu être accompagnées dans le montage de leur dossier de demande de qualification, cette dynamique contribuant

@ CdC

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nscrite dans le projet de création d’un espace économique durable, porté conjointement par la CDC-IO et celle du Bassin de Marennes, La Maison des Entreprises (MdE) veut favoriser la création d’entreprises et leur ancrage durable sur le territoire, en offrant des solutions d’hébergement, en accompagnant la montée en compétences et en sensibilisant aux enjeux d’un développement économique durable et responsable, labellisé Pôle d’Excellence Rurale par le Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire. L’outil, qui favorise l’émergence de micro-entreprises, est une opportunité d’emploi pour des demandeurs pénalisés par leur éloignement des bassins d’emplois, répondant ainsi à l’enjeu de l’Agenda 21 local « Accueillir et maintenir les jeunes actifs sur le territoire ». La MdE propose donc un plateau tertiaire, avec cinq bureaux individuels de 12 à 14 m2 louables de 6 à 23 mois, un plateau de télétravail avec six postes équipés à réserver de la demi-journée au mois, une salle de réunion pour six personnes et une autre pour 20 à 40 avec système de visioconférence, et un espace de coworking. Avec la fibre

Elus et utilisateurs réunis pour souffler la première bougie de la MdE.

à l’augmentation du nombre d’entreprises locales bénéficiant de la mention RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), multiplié par trois en un an. Les porteurs de projet bénéficient eux aussi d’un accompagnement de proximité par le biais de journées de sensibilisation à la création ou reprise d’entreprise, organisées par le Pays Marennes-Oléron avec Pôle Emploi. Les besoins de formation des hébergeurs plein air ont été comblés, un partenariat avec l’AOHPA (Association Oléronaise d’Hôtellerie de Plein Air) permettant à la CMA17 de former

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vingt stagiaires provenant de neuf campings oléronais. De plus en plus d’entreprises privées locales mais aussi nationales utilisent et réutilisent la salle de visioconférence pour leurs réunions, comme la coopérative des Vignerons d’Oléron pour les besoins de prospection du marché chinois. Après ces bonnes nouvelles, élus et utilisateurs ont décidé de donner un nom à l’espace de coworking, qui désormais s’appelle “Le naissain”. L’ostréiculture ne disparaitra jamais en Oléron. Antoine Violette

MØ à la Hune Contact commercial : Frédéric Deslantes fredericdelantes@rheamarketing.fr – Tél : 06 14 29 46 59


ACTUALITÉ SITE TOURISTIQUE - LA TREMBLADE

Le phare de la Coubre fait sa mue De nouveau ouvert à 100 % depuis son inauguration le 9 juillet, le phare de La Coubre sort d’une campagne de travaux débutés le 25 avril.

S

es couleurs avaient pali sous le soleil et les embruns. Et perdre de son éclat, quand on est un phare, c’est tout de même un comble. C’est surtout dangereux pour les embarcations au large, car le phare reste un point de guidage important à l’entrée de l’estuaire, réputée pour ses bancs de sables et ses courants : dans cette zone souvent brumeuse, son balisage rouge et blanc doit pouvoir se voir de loin. Du retard dans les travaux La subdivision des phares et balises de La Rochelle, une antenne du ministère de l’environnement et de la mer, avait donc ordonné son ravalement (financés par l’Etat, environ 100 000 €). Les travaux ont commencé le 25 avril par son décapage, qui a nécessité la fermeture du phare au public. Puis, à partir du 5 mai, il fut de nouveau accessible, mais seulement jusqu’à la salle de veille. Pour repeindre le phare, l’organisme gouvernementale a dû faire appel à des peintres alpinistes, spécialisés en bâtiment en hauteur, comme les châteaux d’eau. Or, tous leurs cordages étant fixés tout autour de la plateforme de la lanterne, son accès a été interdit pour assurer leur sécurité. Les travaux ont ensuite pris trois semaines de retard à cause du temps humide, car la sous-couche nécessaire à l’étanchéité de la façade doit être appliquée par temps sec pour être efficace. Cet enduit a prise rapide a également pour fonction de colmater les fissures apparentes. Les travaux de peinture, la même que les bateaux, ont pu démarrer le 13 juin, avec une première couche, puis une deuxième.

périphérie du phare et du parking. Une aire de pique-nique avec quatre table, dont une accessible aux fauteuils roulants, ont été installés à l’entrée, ainsi qu’un tout nouveau kiosque d’informations. En plus de servir de billetterie, ce bureau aura le rôle d’une véritable antenne de l’office de tourisme. La boutique reste à son emplacement, avec l’écomusée, mais son agencement a été entièrement repensé. Son logo et toute sa gamme de produits dérivés ont aussi été revisités. En plus des gadgets habituels, type porte-clé, on trouvera désormais des objets « utiles » type mug, presse papiers, livres, vêtements et un peu d’alimentaire. Juste à côté de la boutique, un Food truck sera présent toute la saison d’été pour vendre des plats conçus avec des produits locaux. La circulation piétonne sur le site a également été revue : des nouvelles allées, délimitées par des aménagements paysagers, ont été créés ; à l’arrière du phare, des panneaux pédagogiques sur les phares vont être installés d’ici la fin du mois, et un écran vidéo à but informatif va être placé à l’entrée du phare, sous l’auvent, lui aussi restauré. Le côté esthétique n’a pas été oublié : début juillet, une rosace en en verre pillé bleue et en gravier blanc était en cours de réalisation au pied du phare, ainsi qu’une immense peinture murale, du côté de l’écomusée, réalisée par l’association Gasp’art, dont les œuvres sont régulièrement exposées dans la salle attenante.

Anne-Lise Durif

Le phare, qui date de 1905, avait été repeint pour la dernière fois en 2005. Il culmine à 64 m de haut et possède 300 marches. Son rayon lumineux est visible jusqu’à 50 km à la ronde.

Un site touristique réaménagé Pendant que le phare se refaisait une beauté, l’office de tourisme en a profité pour faire réaménager complètement le site (coût de l’opération : 100 000 €, issus des fonds propres de l’office). Un millier d’arbres, principalement des chênes, ont été plantés tout autour, en

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ACTUALITÉ C O N T E N T I E U X

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D ’ O L É R O N

La sous-préfète et les services de l’état en visite au Théâtre d’Ardoise Suite à la plainte déposée en 2011 par la SPPIO contre l’association Tous aux Pieux, gestionnaire du Théâtre d’Ardoise, Magali Sellès, sous-préfète du département, s’est rendue sur place le 11 juillet pour évaluer tous les points du dossier et faire avancer la procédure.

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e dossier court depuis plusieurs années. Selon La SPPIO (Société Protectrice des Paysages de l’Ile d’Oléron), l’implantation du Théâtre d’Ardoise sur un site classé Natura 2000 est illégal. Pourtant, l’édification du lieu de diffusion culturelle est antérieure à ce classement. Suivant la procédure, le procureur a mis en médiation la décision d’avoir recours au pénal, dépêchant la sous-préfète sur les lieux pour éclaircir la situation, et lui fournir les éléments nécessaires qui lui permettront de se prononcer. Accompagnée de représentants de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’aménagement et du logement), de la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer), de François Deffrasnes, directeur du pôle création industrie culturelle à la direction régionale des affaires culturelles de la nouvelle grande région, d’un membre de la commission de sécurité et du représentant du procureur, Magali Sellès a d’abord consulté le maire de Dolus, Grégory Gendre, pour appréhender la globalité d’un dossier qui ne concerne pas seulement le Théâtre d’Ardoise. « Jean-Marc Chailloleau a décidé d’utiliser un site dont il est propriétaire pour faire découvrir l’ostréiculture autrement. Le théâtre d’Ardoise

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accueilli avec a trouvé son tout le respect public et ses qui leur est dû réseaux culturels de difles représenfusion. C’est tants de l’état, devenu un lieu et ont entrepris important, qui a avec eux de reçu toutes les faire le tour des autorisations installations. Si nécessaires personne n’a pour le faire. remis en cause Reste la quesA droite, Jean-Marc Chailloleau, Magali sellès, la qualité du Gregory Gendre et François Deffrasnes écoutent. projet culturel tion des pratiques nouvelles dans des lieux anciens et artistique, François Deffrasnes allant avec des usages nouveaux. C’est jusqu’à souligner que ce type de lieu exactement le cadre dans lequel nous est une aubaine, voire une nécessité sommes ici, qui nécessite une révision parce qu’autonome à une époque où du Plan Local d’Urbanisation (PLU), les crédits alloués à la culture se font celle du schéma de cohérence terrirares, l’ambiance s’est vite refroidie toriale à l’échelle du pays, en liaison aux vues des constructions en bois avec le plan de prévention des risques nouvelles destinées à l’accueil des naturels. Ce qui est important, c’est de artistes, opérées sans autorisations pouvoir mêler sur un site ostréicole préalables. Toutes constructions supéclassique, une activité professionnelle rieures à 20 m2 y sont soumises. « Il ne historique, l’évolution des nouvelles peut pas y avoir seulement un jaillissemobilités avec les pistes cyclables, les ment culturel. Il faut qu’il soit mis en cabanes d’artistes de la Baudissière place par rapport à la réglementation intégrées à la réforme des rythmes de l’urbanisme et de l’environnement. scolaires, et le Théâtre d’Ardoise qui A un moment donné, il faut se mette permet d’avoir une proposition cultudans les clous et entamer une disrelle différenciée et variée. Le véritable cussion » a avancé Magali Sellès en enjeu est là » a argumenté Grégory suivant les protestations des services Gendre avant de se rendre sur le site compétents. « Je fais mon mea culpa. en compagnie des parties concernées. Je veux simplement préciser que ces cabanes ostréicoles et ses chenaux « Je fais mon mea culpa » ce sont les ostréiculteurs qui les ont fait, et ils n’avaient pas de formation Le bureau de l’association Tous aux d’architecte. On est tout à fait prêt à Pieux et Jean-Marc Chailloleau ont

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la discussion pour qu’on nous aide à améliorer le site avec les autorisations nécessaires » s’est incliné Jean-Marc Chailloleau, conscient des erreurs commises. « Désormais il y a une activité. Il faut savoir si elle peut perdurer sur ce site. La municipalité peut vous accompagner là-dessus. On va faire le bilan de la visite, en discuter entre nous, et on verra ce qu’il est possible de faire par rapport à votre posture et celle de la mairie. On vous écrira pour faire le bilan de la chose. On pourra progresser à partir de là » a conclu la sous-préfète avant de prendre congé. « La conclusion de l’après-midi est que tout le monde est prêt à faire ce qu’il faut pour être arrangeant. On est là pour envoyer un message cohérent au procureur après cette visite. S’il doit y avoir régularisation sur différents points, les gens concernés sont capables de faire ce qu’on leur demande » a estimé Grégory Gendre dont la prise de position est motivée par le projet d’aménagement global de la zone est de Dolus. Pour l’heure, les Estivases 2016 vont continuer de battre leur plein, en drainant un public toujours plus fervent qui, de toute évidence, ne comprendrait pas qu’un projet aussi généreux s’interrompe brutalement.

Antoine Violette

T R E M B L A D E

La plage en direct sur tablette L’office de tourisme de La Tremblade a fait installer fin juin deux caméras, à la base nautique de Ronce-les-Bains et au sommet du phare de la Coubre. Reliées au site internet de l’office, elles vont désormais permettre d’observer de n’importe quel endroit en France, les conditions de baignade et de navigation des plages trembladaises. » que se doit de posséder une station balnéaire moderne. « Quand vous regardez les sites internet des stations balnéaires ou de montagne qui sont équipées, la page de la webcam est la plus consultées. Les gens veulent voir par eux-mêmes les conditions d’enneigement en montagne, de baignade et de sports nautiques sur le littoral.».

La caméra fixée en haut de la terrasse du club nautique donne à voir la plage à 180°, du bout de la Cèpe au ponton de la place Brochard.

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ans l’air du temps, la webcam qui filme la plage en direct, visible de sa tablette ? Régis Alexandre, le directeur de l’office de Tourisme de La Tremblade en est convaincue. Pour lui, cet outil est « un atout touristique majeur

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L’office de tourisme a donc fait appel à un prestataire privé, Viewsurf, pour installer deux caméras en forme de boule, sur la terrasse de la base nautique de la place Brochard, et sur le parapet de la lanterne du phare de la Coubre. Ces deux webcam offrent une vision à 180° des plages. Du haut du phare, la caméra balaie l’horizon de la baie de Bonne Anse jusqu’à l’entrée de l’estuaire. Elle offre surtout une vue imprenable sur la plage du vieux phare, spot réputé des surfeurs de la Côte

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Sauvage. Idéal pour se faire une idée des conditions de temps, de marées, de vagues et de houle. La caméra bouge automatiquement de gauche à droite et de droite à gauche, et fait parfois quelques zooms programmés, sur l’horizon notamment, qui permet d’apercevoir les côtes d’Oléron. La caméra de la base nautique, elle, à une focale fixe (elle ne zoome pas) et offre un panorama allant de la plage de la Cèpe au ponton de la place Brochard. Les deux caméras filment et enregistrent 24h/24h en direct, avec un différé de 30 secondes, lié au temps de transmission des images. Le « flux » numérique remonte à la fois jusqu’au site internet de Viewsurf et celui de l’office de tourisme, qui en a profité pour faire peau neuve. Ces caméras n’ont bien entendu rien à voir avec un dispositif de vidéosurveillance et tout est fait pour que

les personnes ne soient pas identifiables. Vue du haut de la Coubre, le problème ne se pose pas : même avec le zoom, les baigneurs font la taille d’une fourmi. Du côté de Ronce, le grand angle et la focal fixe permettent d’avoir assez de distance avec les passants pour qu’ils ne soient pas reconnaissables. C’est d’ailleurs Viewsurf, en tant que prestataire, qui a la responsabilité légale des images, et qui a donc obtenue une autorisation de la Préfecture. Cette entreprise de captation d’images a l’habitude : elle gère déjà les systèmes vidéo similaires de nombreuses stations balnéaires comme Biarritz, Lacanau, Chatelaillon ou encore Royan.

Anne-Lise Durif

Contact : www.latremblade.fr


ACTUALITÉ E N V I R O N N E M E N T

Le Parc marin élabore son plan de gestion Le conseil de gestion du Parc naturel marin s’est réuni le 1er juillet dernier à Rochefort. L’élaboration de son plan de gestion y a été lancée, mais il a aussi été question du projet d’extraction de granulats au Matelier. thèmes liés au Parc marin : le patrimoine, les activités professionnelles et de loisir, la sensibilisation… Ces groupes, qui réunissent élus, professionnels de la mer et associations, devront se réunir tous les trimestres pour trouver un terrain d’entente et élaborer un plan respectant tous les usages de la mer. Une fois terminé en Philippe Plisson et Julie Bertrand, directrice du Parc marin. 2018, ce plan de gesa construction du Parc naturel tion devra donner la marin se poursuit, presque trois vision du territoire pour les quinze mois après sa création. Le 1er juilprochaines années. let dernier, c’est à Rochefort que les Manuel Valls appelé à trancher 70 membres du conseil de gestion se sont retrouvés, afin de lancer En parallèle du plan de gestion, le l’élaboration du plan de gestion. président du conseil de gestion, Ce document est essentiel pour la Philippe Plisson, a également abordé suite du Parc, puisqu’il va donner la question du projet controversé les objectifs et les ambitions du Parc, d’extraction de granulats marins au mais aussi ses moyens d’action. Matelier, au large de Royan. Lors de sa création en avril, le Parc s’était Prévu pour 2018, le plan de gestion opposé au projet à travers un avis a donc été lancé au début du mois. conforme, qui doit s’imposer et Plusieurs groupes ont été formés clore le projet. Mais cet avis, arrivé pour travailler sur l’ensemble des

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en fin de procédure, risque d’être inutile. Alertés, les ministres de l’Environnement et de l’Économie, respectivement Ségolène Royal et Emmanuel Macron, ont chacun un avis contraire. La première a saisi son service juridique pour vérifier si l’avis conforme s’applique, tandis que le second, qui ne s’est pas prononcé officiellement, penche en faveur du projet. « On a pris un avis conforme : s’il ne s’applique pas, je me réserve le droit de saisir le tribunal administratif

pour voir si la légalité n’a pas été entachée, prévient Philippe Plisson. Ensuite avec Didier Quentin (député-maire de Royan), je vais saisir le Premier ministre Manuel Valls car il peut être appelé à trancher ». C’est donc au gouvernement ou sur les bancs de la justice que l’avenir du projet se jouera, mais déjà, un nouveau projet semble se dessiner en périphérie du Parc marin. Selon Philippe Plisson, le ministre de l’Économie y a autorisé la recherche de gisements. Julien Bonnet

Bientôt du monde à Marennes : C’est à Marennes que doit être installé le siège du Parc naturel marin, dans les locaux de l’ancien tribunal. Mais l’installation n’est pas prévue dans l’immédiat, à cause des travaux de rénovation. Le président du conseil de gestion, Philippe Plisson, espère toutefois intégrer ces locaux pour 2018, date à laquelle le Parc marin sera pleinement fonctionnel. En attendant, cinq postes permanents doivent être créés d’ici à la fin de l’année. Il s’agit de quatre chargés de mission qui travailleront sur les différents aspects du parc, correspondant peu ou prou aux groupes thématiques créés en conseil de gestion. Le dernier poste concerne celui d’un assistant de direction. Ce personnel aura ensuite vocation à travailler à Marennes.

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OOCNI N AT IO N TS EA NSVSI R EM EN T R I

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Après la poubelle, la seconde vie des huîtres Les coquilles d’huîtres représentent une part importante du poids de la poubelle grise. C’est pour la réduire que la Communauté de Communes de Marennes a ouvert une filière de valorisation des coquilles, début juillet.

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Mickaël Vallet, président de la CdC du bassin de Marennes, et Christian Guignet, président de la régie des déchets.

e territoire de Marennes-Oléron est résolument ostréicole. Ce qui engendre par conséquent une production importante de coquilles d’huîtres et autres fruits de mer, qui partent chaque jour à l’incinération. Une nouvelle filière de traitement des coquilles Face à ces volumes importants, la CdC du bassin de Marennes a ouvert début juillet une nouvelle filière de traitement de coquilles. Désormais, les particuliers peuvent mettre de côté toutes leurs coquilles « dures », c’est-à-dire les huîtres, les palourdes,

C O L L E C T E

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les bulots… sauf les moules, dont la coquille ferme trop vite. Il suffit donc d’apporter ces coquilles aux déchetteries du Bournet et de la Madeleine, qui vont les collecter dans des grands sacs, et qui seront ensuite récupérées par Ovive, une entreprise rochelaise de traitement des coquilles, qui travaille déjà avec les ostréiculteurs. Va alors commencer une nouvelle vie pour ces déchets. Les coquilles vont être recyclées et utilisées en agriculture sous forme de compléments alimentaires, en animalerie pour des fonds de cage et des

D É C H E T S

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décorations, ou encore en paysagisme. « Ce qui est intéressant, c’est qu’Ovive a aussi une section de recherche de nouveaux exutoires, notamment sur le revêtement en macadam pour refléter la lumière, ce qui permet de faire des économies d’énergie et qui contribue à l’éclairage de la voie publique, souligne Christian Guignet, président de la régie des déchets. Mais aussi pour les aiguilles qui dirigent les lasers, faits à partir de poudre de coquilles d’huîtres ». Pour l’instant, la filière étant tout juste ouverte, les particuliers doivent apporter leurs coquilles directement en déchetterie. Mais la mise en place de points d’apport volontaire, comme pour le verre et le papier, est envisageable à terme. D’autres filières pour ne plus enfouir La valorisation des coquilles d’huîtres n’est pas la seule piste de réduction des déchets explorée par la CdC. En parallèle de cette action, une filière de récupération des films plastiques (ceux étirables) a été mise en place sur les déchetteries du Bournet et de la Madeleine, toujours. De même, une benne de récupération des plaques de placoplâtre a été installée, puisque cette matière est 100% recyclable « à condition qu’elle soit

triée et propre », précise Christian Guignet. L’objectif derrière ces actions, est de réduire le poids de la poubelle grise pour les particuliers, et donc la facture, mais aussi de diminuer la part des déchets enfouis à Clérac, dans le sud du département. « On veut valoriser 80 % des déchets, hors gravats, sur les déchetteries dès cette année », poursuit Christian Guignet. Et pour y parvenir, Une dernière action a été mise en place depuis la mi-juin, en partenariat avec l’association Océan. Concrètement, un membre de l’association est détaché sur la déchetterie du Bournet tous les après-midis, jusqu’au 15 septembre, afin de trier les déchets des particuliers. Sa mission : récupérer tout ce qui peut être réutilisé avant d’être jeté dans les bennes, et donc cassé. Le but : favoriser le réemploi d’objets, la plupart du temps en excellent état, pour les revendre dans la boutique solidaire de Bourcefranc. « L’objectif est d’arriver à 30 % retirés du toutvenant pour être réutilisés, au lieu d’être enfouis », explique Christian Guignet. Reste maintenant à expliquer ces nouveaux gestes aux habitants du territoire. Julien Bonnet

M A R E N N E S

Composter pour alléger sa poubelle Après un excellent premier bilan de la redevance incitative, la CdC veut aller plus loin dans la réduction des déchets en misant sur le compostage. Un poste a été créé pour y travailler.

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u début de l’année, la Communauté de Communes du Bassin de Marennes présentait son premier bilan de la redevance incitative, une méthode de collecte des déchets qui fait payer aux habitants une partie de la facture au poids. Concrètement, moins on jette dans la poubelle grise, moins on paye. Et après avoir fait campagne sur le recyclage, la Collectivité veut s’attaquer à une nouvelle piste pour réduire le poids de la poubelle grise : les biodéchets. Si autant de moyens sont mis sur le compostage, c’est qu’il y a de la demande, selon les retours du questionnaire lancé par la CdC. Et les gains prévus sont plutôt intéressants : les biodéchets représentent d’une part 15 % du poids de la poubelle grise, donc des économies non négligeables pour les habitants. Et

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en les compostant, ils pourront aussi servir dans les jardins des particuliers, notamment comme fertilisant. Individuel ou collectif, chacun son composteur Dans les faits, la CdC envisage d’agir en deux temps. Tout d’abord, des composteurs seront achetés en gros pour être revendus à moindre coût aux habitants. « On les vendra moins cher que le marché, moins de 20€ », avance le président Mickaël Vallet. Dans un second temps, elle étudiera les différents habitats sur le territoire pour répondre au mieux aux besoins. En effet, les logements collectifs et les centre-bourgs peuvent difficilement accueillir des composteurs individuels, mais des solutions seront réalisées « sur mesure », poursuit Mickaël Vallet. « En installant des composteurs collectifs, par exemple ».

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C’est donc pour travailler sur cette piste que la CdC a voté la création d’un poste d’animateur prévention des déchets, dont le rôle sera de conseiller les habitants sur les bonnes techniques de compostage. Pour réaliser un bon compost, il faut suivre certaines règles, car tous les biodéchets ne sont pas forcément compostables. Et comme toujours, il faudra faire preuve de pédagogie pour inciter le public à prendre cette nouvelle habitude. Enfin, pour soutenir sa mission, la CdC lancera dès la rentrée une campagne de communication qui aura pour thème « Comment je fais pour en mettre le moins possible dans ma poubelle ? ». Julien Bonnet

Un composteur


ENVIRONNEMENT ENVIRONNEMENT - ÎLE D’OLÉRON

Quand les déchets deviennent source de jeux et de créativité Pour son 20 ème anniversaire, la Communauté de Communes de l’île d’Oléron ouvre les portes de ses différents services pour informer le public de ses missions. Le 2 juillet, l’écopôle a présenté ses activités à travers des ateliers éco-créatifs et des jeux sur le thème du recyclage et de la réutilisation.

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est mis en œuvre et de ce qui reste à faire pour limiter la production de déchets, pour qu’un jour le programme Oléron Zéro Déchet inscrit dans l’Agenda 21 de la Communauté de Communes soit une réalité. Antoine Violette.

@ Antoine Violette

principe consistant à boire et manger tout ce qu’il y a sur la table. Inutile de dire que ce fut une franche réussite. Chacun est reparti avec des souvenirs, une tombola gratuite s’ajoutant aux divers cadeaux distribués, mais surtout avec une conscience plus affûtée de ce qui

Prospectus et vieux journaux tressés pour devenir objets utilitaires et décoratifs.

@ Antoine Violette

Une conscience plus affûtée Les Sentiers de la Renarde ont démontré qu’un assemblage de bouts de planches et de cartons, rempli de tissus, paille, branches et bouts de tuyaux pouvaient devenir un merveilleux abri à insectes, qui en remerciement de tant d’hospitalité fertiliseront généreusement le jardin. Artofrecup’ a de son côté passionné les enfants par la fabrication de marionnettes à partir de bouteilles plastique, et quelques habiles dames ont dévoilé l’art du tressage de prospectus pour en faire corbeilles à papiers, portes-stylos, tapis et autres objets décoratifs. Spécialiste du réemploi, Océan, qui gère la Ressourcerie, était également présente pour préconiser de réparer ou transformer plutôt que jeter, tandis que Roule Ma Frite 17 révélait les secrets de la fabrication de son biocarburant issu de la récupération des huiles de fritures collectés dans les restaurants du département. Enfin, un quizz sur le tri des déchets permettait à tous de repartir avec des trousses, crayons, stylos ou pin’s entièrement recyclés. Pour parfaire le propos, un apéro zéro déchet a été servi, le

Le broyage des déchets végétaux pour le compost ou le combustible.

NANCRAS 23 juillet 2016 | 20h

Cochon à la broche Parc de la Mairie Repas dansant animé par Thierry JOLLY MENU Apéritif Melon - Jambon - Chorizo Cochon de lait à la broche Mojhettes Salade Fromage Glace Galette charentaise Vins compris*

TARIFS Adultes 20e Enfants 4 à 12 ans 10e Gratuit pour les enfants de - 4 ans Réservations Mairie de Nancras 05 46 94 70 75 Boucherie Hardy Coiffeuse Morgane Boulangerie Chaboisseau Epicerie Brulin

*l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

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e but de cette journée était d’inciter les consommateurs à moins jeter. 120 adultes et une cinquantaine d’enfants ont visité le site tout au long de la journée, découvrant au fil des activités de la Régie Oléron Déchets, et des stands associatifs invités, les mille et une manières d’être un citoyen éco-responsable, avec une idée maîtresse, si recycler c’est bien, réutiliser c’est mieux. Le public, attentif et concerné, a pu visiter la plateforme regroupant l’ensemble des activités de collecte, de compostage et de transformation, chacun recevant un sac de compost pour ses plantations, des conseils pour le pratiquer individuellement, ou à défaut d’avoir recours aux poules. Au sortir de cette visite, les Ateliers Protégés Oléronais procédaient au broyage de déchets verts, autre source de compost, mais aussi de bois énergie. Sur l’esplanade jouxtant le bâtiment administratif, des associations locales ont enseigné aux visiteurs leurs trucs et astuces pour réemployer bois, bouteilles et bouts de plastique, vieux papiers et prospectus.

La Perlière

Marennes

Ouverture juillet et août

Tous les jours de 14h à 20h

Location de kayak

17€ les deux heures - 12€ l’heure

TARIFS

Enfants -3ans : 2€ Enfants +3 ans : 5€ Gratuit pour les accompagnants Rue des Martyres - direction La Cayenne Parking Cité de l’huître 17320 MARENNES

Tél. 06 82 35 10 63 - 06 98 46 92 61

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LOISIRS À LA HUNE E N V I R O N N E M E N T

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D ’ O L É R O N

La pêche à pied est menacée… par elle-même Avec la saison estivale qui s’ouvre, nombreux seront ceux qui iront pêcher à pied sur l’estran. Mais à cause d’une suractivité, la pêche à pied est aujourd’hui menacée. Le point avec le CPIE Marennes-Oléron.

Travail de terrain C’est pourquoi le CPIE a décidé de lancer des actions de sensibilisation sur le terrain, directement auprès des pêcheurs. « On va voir les gens sur place avec des bénévoles et on leur explique notre action, on trie leur récolte… Il y a aussi des panneaux sur les plages, comme à Gatseau pour les coques, et l’office de tourisme et les hébergeurs volontaires sont formés », explique Jean-Baptiste Bonnin. Le but :

pérenniser l’activité en améliorer l’état de santé des gisements. Cet état de santé justement, est mesuré grâce à un suivi des gisements sur le terrain. C’est l’autre aspect du travail du CPIE, qui se fait en lien avec l’Ifremer. « On fouille la vase sur un secteur plusieurs fois, on prend des échantillons et on fait des analyses, ce qui nous donne une bonne image des populations. On regarde les populations de coques et de palourdes avant et après l’été, et on fait un suivi des espèces sur les champs de blocs. Puis on croise ces résultats avec les données de fréquentation ». Ce qui finit par donner une bonne idée de l’impact de la pêche à pied sur les différents secteurs. Et l’impact est bien réel, selon JeanBaptiste Bonnin. Pas jusqu’à menacer les espèces d’extinction, car les réserves sous-marines sont en bon état, mais assez pour menacer la pêche à pied elle-même. « On compte 225000 pêcheurs cumulés par an sur Oléron, soit 50000 perosnnes différentes. 400000 étrilles sont pêchées par an sur Oléron, et les gisements de coques sont très affaiblis, mais la pression est supportable si la pêche est correcte, et si les respectent les règles », poursuit Jean-Baptiste Bonnin. Et de conclure : « Il faut que les gens acceptent aussi de devoir rentrer bredouille si les tailles ne sont pas conformes. Il faut laisser le temps aux gisements de se reconstituer ». Sans quoi la pêche à pied risque fort d’être suspendue, afin de sauvegarder les espèces.

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Où pêcher à pied sur Où pêcher à pied sur Marennes-Oléron ? Marennes-Oléron ?

Réserve naturelle Moëze - Oléron Réserve naturelle Moëze - Oléron

Julien Bonnet

Espèces pêchées :

Zones interdites à la pêche à pied : Interdictions générales : Zones interdites à la pêche à pied :

Réserve naturelle nationale de Moëze- Oléron : toute pêche de loisir interdite

Interdictions générales :

Interdiction de pêche à piedde pour tous les coquillages : zones insalubres, Réserve naturelle nationale Moëze - Oléron : toute pêche de loisir interdite concessions de cultures marines, écluses à poissons… Interdiction de pêche àpar pied pour tous les coquillages : zones insalubres, Interdictions espèce ou groupes d’espèces : concessions de cultures marines, écluses à poissons… Gisement de Barat : pêche des Ronce-les-Bains : pêche des Interdictions par espèce ou groupes d’espèces : moules interdite fouisseurs interdite

Gisement dehuitriers Barat : pêche desfermés Gisements classés, moules interdite à la pêche de loisir des huitres.

Espèces pêchées : et Patelles

Palourdes (4 cm mini)

autres petites pêches

Palourdes mini) Coques (3 (4 cmcm mini)

Patelles et autres petites pêches Bigorneaux

Coques(5 (3cm cmmini) mini) Huitres Huitres (5 cm mini) Moules (4 cm mini)

Bigorneaux Oursins (4 cm mini) Oursins (4 cm mini)

Ronce-les-Bains : pêche des fouisseurs interdite

Gisements huitriers classés, fermés Estrans ouverts à l’activité : à la pêche de loisir des huitres. Gisements huitriers classés, ouverts à l’activité : à la pêche deloisir du 1/02 Estrans ouverts àEstrans l’activité ouverts au 30/11 : Le Verger,classés, Le Tridoux Gisements huitriers Estrans ouverts à l’activité

Quelques règles à respecter: Pour que la pression de pêche soit supportable pour l’estran, les pêcheurs à pied doivent respecter quelques règles. La première d’entre elles concerne les tailles des crabes et coquillages ramassés. Pour savoir si un fruit de mer peut être récolté, où s’il est trop jeune, des réglettes avec toutes les informations nécessaires sont disponibles gratuitement dans les offices de tourismes de Marennes et d’Oléron, ainsi qu’un dépliant.

F E S T I V I T É S

Publié en février 2015

Publié en février 2015

Données cartographiques : Géolittoral/Ortholittoral V2Marennes-Oléron, ; CPIE Marennes-Oléron, DDTM17/Cadastre conchylicole Données cartographiques : Géolittoral/Ortholittoral V2 ; CPIE DDTM17/Cadastre conchylicole 2011 2011 photographiques : CPIE Marennes-Oléron ; Agence desMarines Aires Marines Protégées, Wikimedia Commons Crédits Crédits photographiques : CPIE Marennes-Oléron ; Agence des Aires Protégées, Wikimedia Commons Références réglementaires : DDTM17 ficheàpêche à pied loisir des coquillages, arrêté préfectoral du 101998, juilletarrêté 1998, préfectoral arrêté préfectoral du 14 mai 2014 Références réglementaires : DDTM17 fiche pêche pied de loisirde des coquillages, arrêté préfectoral 179-98179-98 du 10 juillet du 14 mai 2014

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haque année, l’île d’Oléron accueille 40 % des pêcheurs à pied de Charente-Maritime. Ce chiffre élevé est dû à la grande variété des estrans, qui abritent des crabes et des coquillages en tous genres. Mais cette diversité et cette fréquentation sont aussi ce qui risque de faire disparaître l’activité de pêche à pied. Depuis 2004, le CPIE (centre permanent d’initiatives pour l’environnement) Marennes-Oléron, basé à La Brée les Bains, travaille sur la question de la pression de pêche et sur le suivi des gisements de coquillages. En effet, la pêche à pied mal effectuée conduit à un appauvrissement des gisements. « Par exemple, une thèse a démontré que renverser les roches pour trouver des crabes, mais sans les remettre en place, avait un impact sur leur population », pointe Jean-Baptiste Bonnin, coordinateur au CPIE. De même, pêcher des coquillages trop petits ou grâce à des outils destructeurs empêche les populations de se renouveler, tout en dégradant leur habitat.

ouverts à la pêche deloisir du 1/02 au 30/11 : Le Verger, Le Tridoux

Moules (4 cm mini) Flions (2,5 cm mini) Flions (2,5 cm mini) Pétoncles(4 cm mini) Pétoncles(4 cm mini) Couteaux (10 cm mini) Couteaux (10 cm mini)

Araignées (12 cm mini)

Araignées (12 cm mini) Etrilles (6,5 mini) Etrilles (6,5 mini) Crevettes (5 cm pour les bouquets, 3 cm pour les autres) Crevettes (5 cm pour les bouquets, 3 cm pour les autres)

Le site internet du CPIE complète les informations en indiquant les interdictions temporaires de pêche, liées notamment à la présence de toxines dans l’eau. Pour le côté pratique, l’utilisation d’objets destructeurs est interdite, comme les râteaux et les outils pour casser. Il est par exemple conseillé de pêcher les palourdes « au trou », sans outil. Enfin, n’oubliez pas de remettre les roches exactement comme vous les avez trouvées, pour ne pas détruire l’habitat des crabes.

T R E M B L A D E

Le port de la Grève en fête

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uel est le point commun entre les commerçants du boulevard Letélié, les cabanes du chenal et les ostréiculteurs ? Le port de la Grève. Il devient donc lieu de rassemblement l’été. Le premier se tiendra le 24 juillet, pour la 8e édition de la fête de la grève, organisée par les commerçants et les restaurateurs. Une occasion de découvrir les rives du canal de La Tremblade et son port sous un angle ludique et festif. Cinq groupes de musiques locaux joueront en direct le long de la grève, devant les restaurants, à partir de 19h et jusque tard dans la soirée. Vers 23h, les cabanes

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ostréicoles côté marais s’embraseront le long du boulevard Roger Letélié. Ce petit spectacle pyrotechnique laissera ensuite place au traditionnel feu d’artifices, tiré des claires. Travail de terrain Deuxième rendez-vous : le 4 août, pour la fête de la mer. Depuis sa création en 1994, elle est devenue une vraie tradition locale, car elle consiste notamment à rendre hommage aux péris en mer, avec cérémonie et lancer de gerbes de fleurs à bord d’une embarcation. Le reste du programme est plutôt une ode à la mer avec des

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promenades en bateaux (gratuites), des initiations aux sports nautiques (paddle, kayak, jet-ski), un concours d’ouvreurs d’huîtres (ouvert à tous) et des courses à la godille. Au programme également : des expositions, de la restauration, des animations diverses, dont la déambulation d’un bandas. La journée s’achèvera par un défilé de bateaux et de vieux gréements, suivie d’une paella géante, puis d’un concert celtique et d’un feu d’artifices avec soirée dansante. Anne-Lise Durif

@ archives Gilles Saulnier / office de tourisme.

Deux évènements festifs vont mettre à l’honneur le port ostréicole trembladais cet été.

La fête de la mer permet de rendre hommage aux péris en mer. Selon l’office de tourisme, l’évènement attire près de 10.000 personnes chaque année.


TOURISME E N V I R O N N E M E N T

Oléron poursuit sa démarche de tourisme de qualité La Communauté de Communes de l’île d’Oléron s’est lancée dans une démarche d’étiquetage environnemental. Le but : réaliser des économies et mieux respecter l’environnement dans les établissements hôteliers.

@ Antoine Violette

Cette première phase est ensuite complétée par une étude sur une chambre, qui fera office d’échantillon de l’établissement pour en dresser un profil. « Pour chaque équipement enregistré [comme les toilettes, les lavabos, l’éclairage… NDLR], on a un L’initiative est soutenue par la CDC et l’office de tourisme, temps d’utilisadont les présidents Lionel Pacaud et Pascal Massicot ont tion, qu’on mulassisté à la présentation de l’audit à Saint-Trojan. tiplie par le de tiquette environnementale : c’est jours d’utilisation le nom du nouveau dispositif et le nombre de jours d’ouverture. Cela expérimenté cette année sur l’île nous permet d’avoir un calcul sur difféd’Oléron. Il s’agit d’un audit qui évalue rents indicateurs environnementaux, et l’impact des établissements hôteliers de mesurer l’impact sur le changement sur l’environnement, ainsi que leurs climatique, la consommation d’eau, la différentes factures énergétiques, afin quantité de déchets, la consommation de les aider à réaliser des économies. d’énergies non renouvelables, et l’utiliSont donc étudiés la consommation sation de produits bio et éco-labellisés d’électricité et d’eau, la gestion des », explique le cabinet Evea Tourisme, à déchets, mais aussi l’approvisionl’origine du dispositif. nement des produits pour les petits Cet audit réalisé, il donnera un portrait déjeuners, ou encore les produits de l’établissement, en indiquant les d’entretien utilisés. pistes d’économies et de réduction de

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LA GRANDE ROUE

Fête foraine tous les soirs durant l’été

Place brochard 17390 Ronce les bains M Ø À L A H U N E | É D I T I O N D U 1 8 J U I L L E T 2 0 1 6  | N °  2

l’empreinte environnementale. « On s’appuie dessus pour mettre en place des actions, car on voit les postes les plus gourmands en énergie et les plus coûteux », poursuit le cabinet Evea Tourisme. Mais l’audit n’est qu’indicatif, rien n’oblige dans les faits l’établissement à appliquer les propositions du cabinet. « On ne dit pas non plus qu’il faut changer la totalité des équipements. Mais on essaie de s’appuyer sur l’existant, de l’optimiser pour ne pas générer d’investissements trop importants, ce qui empêcherait les hôtels de s’engager ». Et parmi les moyens proposés, on retrouve des réducteurs de débit d’eau, des produits éco-labellisés ou encore des éclairages à LED… A la clé donc, des économies sur les différentes factures mais aussi un

V É L O S

meilleur respect de l’environnement. Et par ricochet, un gain d’image sur une île qui mise déjà à fond sur l’écotourisme. D’ailleurs, l’étiquette n’est valable que deux ans, avant un nouvel audit. Une manière d’assurer les clients de l’engagement de leur établissement. Sur Oléron, deux établissements de tailles différentes (13 et 40 chambres) ont été choisis pour mener une première expérience, afin de voir les impacts des mesures proposées, tant au niveau économique qu’environnemental. Le bilan, tiré en octobre, décidera de la suite à donner pour l’ensemble de l’île. Julien Bonnet

É L E C T R I Q U E S

Cycle Elec, la caverne des vélos électriques !

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ur un marché en plein développement, Cycle Elec constitue depuis dix ans une valeur sûre, qui attire des cyclistes de toute la région. L’évolution technologique permet désormais de bénéficier de vélos électriques légers, fiables et ayant une autonomie pouvant aller jusqu’à 200 km ! Premier diffuseur de PoitouCharentes, Cycle Elec a su miser sur une gamme de qualité, alliant fiabilité, performance et confort et propose sur 300 m2 d’exposition plus de cent modèles, en VTT, vélos de ville, de randonnée et VTC. Parmi les nombreuses marques représentées figurent Kalkhoff, Gazelle, Focus, Haibike, et aussi BH, Gitane et les tricycles Veirmeiren entre autres. Les vélos sont disponibles en plusieurs tailles, ce qui permet d’emblée de choisir un vélo très proche du bon réglage ; l’équipe adapte et personnalise ensuite chaque vélo en fonction de la morphologie du cycliste. Evidemment le service après-vente est assuré. Cycle Elec propose également tous les accessoires de sécurité, vêtements, casques, antivols, etc. Côté enfants, l’Enseigne propose les vélos de la marque Puky, très qualitatifs. Construits avec des composants de même qualité que ceux des vélos pour adultes, ils sont particulièrement appréciés des parents connaisseurs… et de leurs enfants.

Cerise sur le gâteau, Cycle Elec vous permet tout au long de la croissance de vos enfants de renouveler leurs vélos Puky à moindre coût, puisque sous réserve de leur état, il vous rachète dans les deux ans chaque vélo enfant 60 % de son prix d’achat neuf. Vous pouvez aussi leur acheter des Puky d’occasion. La philosophie de Jacky Vernoux et de son équipe est centrée sur la satisfaction des clients, et le bouche à oreille est leur meilleur outil de communication, avec une clientèle de fidèles qui recommande Cycle Elec dans son entourage. Ce n’est pas un hasard si beaucoup des clients et prescripteurs de Cycle Elec sont des professionnels de santé, le vélo électrique permettant d’entretenir forme et santé sans effort disproportionné … et de découvrir les magnifiques paysages de notre région, à des dizaines de kilomètres de chez soi.

Cycle Elec : 5/7 route de Royan 17600 Le Gua - Tél : 05 46 22 59 38 Mail : compta@cycle-elec.fr www.cycle-elec.fr

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TERROIR M U S É E

O S T R É I C O L E

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D ’ O L É R O N

La passion de l’ostréiculture selon Jacques Mérignant

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itué au Griffaut, à 300 mètres du rond point de Petit Village et de la Chevalerie, en direction du viaduc par le chemin ostréicole, le musée est facilement repérable. Gants plastifiés et bouts de tissus multicolores emmanchés ou emmaillotés sur des piquets de balises, bouées de filets peintes en masques souriants, bois flottés détournés en bestiaire, totems et épouvantails, vélos rouillés par dizaine recouverts d’huitres, pyramides de pieux d’ardoises savamment empilés, centaines de milliers de coquilles d’huitres assemblées en forme de cœur et du sigle IO sur fond de claire, chemin recouvert de coquilles de bigorneaux faisant office de gravier, et au bout une jolie cabane au volet bleu estampillée le Marginal, prolongée d’un ponton transformée en terrasse accueillante, font du site une merveille de capharnaüm entièrement dédié à l’ostréiculture, sa raison d’être. « Lorsque mon père m’a amené à l’âge de 8 ans chez Mr Saquette à Saint-Trojan, j’ai tout de suite aimé ça. J’adorais aller dans les parcs ramasser les étoiles de mer » s’enthousiasme encore le retraité. A 14 ans, il commence

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©Antoine Violette

Les outils ostreicoles deviennent des personnages sympathiques.

Au fond d’une claire, des coquilles d’huitres dessinent le sigle IO.

sa vie d’ostréiculteur au Château, travaille durant 30 ans chez un patron, avant de lui racheter sa concession. A la retraite depuis une dizaine d’années, il n’a pas pu ni voulu décrocher.

de se mettre à l’écart des cancanages sur les uns et les autres qu’il exècre.

Grande et petites histoires d’une profession « Je me suis retrouvé sans rien à faire, sauf aller à ma cabane dont je ne peux pas me passer. J’ai commencé à bricoler en pensant à une sorte de musée qui représenterait le métier d’ostréiculteur depuis l’origine, avec l’envie de faire découvrir et partager cette tradition » relate le créateur à la nature joyeuse et heureuse, qui a laissé libre cours à sa spontanéité et son instinct, pour réaliser une œuvre originale et divertissante, de l’art brut pur, libre et inspiré. Pierres, tuiles, chapelets de coquilles d’huitres, ardoises, vieux fers, tuyaux, lamelles et coupelles de plastique, la palette complète des collecteurs de larves d’huitres, du milieu du 19ème à nos jours, est exposée au gré de l’imagination fantaisiste du Marginal. Ce surnom, qu’il arbore fièrement sur le fronton de sa cabane, il le doit à ses collègues par sa façon

En dix ans, Jacques a reconstitué la mémoire de son métier et continue de l’enrichir, inlassablement. Qu’il soit là ou pas, le lieu d’accès gratuit est ouvert en Tous les types de collecteurs longent le chemin permanence pour qui mène à la cabane et une pyramide de pieux qui veut le visid’ardoise utilisés dans les années 5 ter, s’y détendre qu’on m’en laisse la liberté. Je contiet pourquoi pas pique-niquer sur son ponton équipé d’une table et nue le métier d’ostréiculteur en plaide chaises, en observant la faune sancier » ironise Jacques le Marginal, du marais et le monde ostréicole qui, vers le 14 juillet, ira relever les s’activer. Toujours souriant, Jacques vieux vélos immergés il y a un an, accueille chaleureusement les visidésormais recouverts d’huitres, qui teurs auxquels il n’a de cesse de trouveront place dans le merveilleux raconter la grande et les petites hismusée, dont la richesse première est toires d’une profession qui peu à peu la profonde humanité et générosité disparaît du paysage, faute de comde son créateur. battants. « Je vais continuer à faire vivre ce lieu pour mon plaisir, tant Antoine Violette

©Antoine Violette

Jacques sur le chemin des collecteurs.

©Antoine Violette

©Antoine Violette

Au bord du canal d’Ors, Jacques Mérignant, dit le Marginal, a installé un musée ostréicole très personnel. Entre histoire et art brut, sa cabane et ses claires sont un hommage au métier qu’il aime passionnément depuis son enfance.

B O U R C E F R A N C - L E - C H A P U S

Oui aux produits locaux !

A Bourcefranc-le-Chapus, chaque vendredi, les habitants peuvent se régaler de bons produits fermiers locaux, avec La Ruche qui dit Oui !.

A Bourcefranc, 600 membres depuis six mois Ainsi depuis le mois de février, tous les vendredis de 18h à 19h30, Stéphanie Laurent, créatrice de la Ruche de Bourcefranc, accueille tous les gourmands au lycée de la mer pour les distributions. « Membre de la ruche de

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Royan depuis presque 2 ans, fervente consommatrice de produits locaux, j’ai eu très vite envie de monter ma proche ruche sur le pays Marennes Oléron », explique-t-elle. Plusieurs producteurs de la région se sont inscrits pour fournir la Ruche de Bourcefranc où l’on trouve les fruits et légume, la viande de boeu, les fromage, les volailles, le miel, les pains et pâtisseries, les vins, pineaux et cognacs, les bières, le cake salé et pain d’épices. Aujourd’hui, six mois après le lancement la Ruche de Bourcefranc regroupe plus de 600 membres et 60 commandes environ sont passées chaque semaine.

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Se reconnecter à la terre ! Reconnue Entreprise Sociale et Solidaire par l’Etat français, La Ruche qui dit Oui ! propose un modèle juste et équitable pour soutenir l’agriculture locale. Elle offre à la fois traçabilité, convivialité et liberté.Elle resserre les liens entre ceux qui mangent et ceux qui produisent et reconnecte les membres à la terre. Les inscriptions sont gratuites et sans engagement. On commande ce que l’on veut, à la fréquence souhaitée. N’hésitez pas à venir les rencontrer, échanger et goûter. La Ruche qui dit Oui ! CP

©Thomas Louapre

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e concept favorise les échanges directs entre producteurs locaux et communautés de consommateurs qui se retrouvent régulièrement lors de marchés éphémères après avoir pré-commandé les produits en ligne. 700 Ruches fonctionnent déjà en France.

Contacts : Web : https://laruchequiditoui.fr/fr/assemblies/7512. Adresse : Lycée de la mer et du littoral, Rue William Bertrand, 17560 Bourcefrancle-Chapus. Stéphanie Laurent : laurentstef@yahoo.fr, 06 86 98 42 93


S AV E U R S À L A H U N E A C T I V I T É

P R I M A I R E

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D ’ O L É R O N

Le Saint-Turjan, un patrimoine agricole en plein essor L’association « l’Oignon le Saint-Turjan » a remis au goût du jour le bulbe Saint-Trojanais. Cultivé et commercialisé exclusivement par des maraîchers oléronais, c’est un produit d’avenir. L’association espère obtenir un jour l’Appellation d’Origine Certifiée. saint-trojanais. Il fait des recherches et finit par trouver un particulier qui conserve des graines pour sa production personnelle. Cette découverte marque le début d’une grande aventure entre sauvegarde du patrimoine agricole local, gastronomie et développement économique. ©Antoine Violette

Un certificat d’authenticité « En créant l’association en 2009, notre but était de relancer cet oignon, de Benoit Simon vend sa production sous les halles l’inscrire dans la vie de Saint-Trojan. et le temps. On est epuis début juillet, le Saintdans la démarche d’une agriculture Turjan est disponible sur les durable en Oléron » affirme Bernard marchés oléronais. De forme Frelin qui consacre sa retraite au oblongue, rose vif, long en bouche développement du Saint-Turjan. sans être fort, goûteux, sucré sans Année après année, les graines excès, cet oignon 100% oléronais produites à Saint-Trojan font l’objet est un parfait équilibre entre doud’une sélection rigoureuse pour en ceur, saveur et puissance, lui valant stabiliser le patrimoine génétique la réputation d’oignon doux qui et harmoniser la forme et la couleur n’arrache pas la goule, pas même du produit. «Il faut deux ans pour celle des enfants qui eux aussi s’en le produire. La première année on délectent. En salade, avec du frosème, puis on sélectionne les plus mage frais, en omelette, en moubeaux bulbes de la récolte qu’on clade, cru ou cuit, avec lui toutes replante l’année suivante pour les recettes se bonifient. refaire des graines, dont les plus belles sont mises en terre pour obteIl a pourtant failli disparaître de la nir le produit final» explique Benoit circulation, si quelques passionnés Simon, vice-président responsable ne s’y étaient intéressés. A la fin du du pôle technique, mais aussi un 19ème siècle, la production de Saintdes huit maraîchers insulaires autoTurjan dépassait les 5000 tonnes et risés à le cultiver et le commercialis’écoulait de Nantes à Bordeaux. ser, en affichant ostensiblement le Avec l’avènement de l’ostréiculcertificat d’authenticité. Depuis six ture et de la pêche, sa culture fut ans, la production annuelle s’écheabandonnée, sauf par quelques jarlonne de deux à six tonnes, selon les diniers qui se passaient les graines conditions météo, et s’écoule unide génération en génération. Il y a quement sur les marchés oléronais. une dizaine d’années, Bernard Frelin, L’association produit environ 500 président de l’association, entend kilos qui lui servent à promouvoir parler de cet oignon typiquement

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le produit tout au long de l’année, où selon l’époque le Saint-Turjan est proposé en graines, en plants, en vert, en bulbe, mais aussi en tartes flambées, en beignets et en kouglofs pour en faire découvrir toutes les subtilités gustatives. Une véritable activité économique Plusieurs artisans-transformateurs du département ont reçu l’agrément pour développer des recettes à base de Saint-Turjan. Terrine de lapin, Rillettes, confit et bientôt moutarde ont fait l’objet de la signature d’une charte garantissant l’origine du produit. Reconnu par des chefs-cuisiniers locaux renommés, regroupés sous l’appellation Assiette Saveur Marennes Oléron (ASMO), le fameux bulbe devrait prochainement être mis à l’honneur par la création de recettes dédiées dans leurs restaurants. Pour autant, la vigilance est de mise à tous niveaux. Certains indélicats se sont servis du nom en utilisant d’autres oignons, et récemment un site de vente en ligne proposait des graines de SaintTurjan dont personne ne sait d’où elles venaient. L’intervention d’un

avocat a été nécessaire pour stopper l’hémorragie frauduleuse, car au delà de la simple sauvegarde d’un produit local, c’est aussi une économie qui est en jeu. Grâce au soutien de la Communauté de Communes de l’île, de la mairie de Saint-Trojan et de ses fonds propres générés par la vente directe, l’association poursuit le développement du produit avec des objectifs précis. « Obtenir le label Appellation d’Origine Certifiée (AOC) pérenniserait définitivement le Saint-Turjan. Il faut dix ans pour obtenir une variété. Il y a encore un travail considérable de sélection pour le stabiliser et de comparaison à d’autres oignons, pour qu’on puisse prouver un jour qu’il ne ressemble à aucun autre » argumente Bernard Frelin dont la foi est inébranlable. A terme, la culture du bulbe saint-trojanais permettrait de créer une véritable activité économique et des emplois en Oléron. Antoine Violette

Contacts : saint-turjan@laposte.net

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S AV E U R S À L A H U N E R E S T A U R A N T S

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D ’ O L É R O N

Trois lieux atypiques et décalés pour bien manger Le Lézard au Château, le Soul Marin à Saint-Pierre, A l’Ouest à Domino proposent une cuisine basée sur les produits locaux, dans des sites magnifiques ou inattendus. Avec en prime un accueil chaleureux et des soirées musicales ponctuelles qui ravissent la clientèle. Le plus gastronomique, Le Soul Marin

Le plus somptueux, A l’Ouest

Archi Deep & the Monkeyshakers sont passés au Lézard.

Entre le plan d’eau et la plage de la Phibie, avec vue sur les remparts de la Citadelle et l’Estran, le Lézard a été créé l’an passé par Marie et Jean-Mi, qui ont voulu donner un air de guinguette à leur établissement. La cabane en bois, qui abrite la cuisine, est longée par une terrasse où l’on se désaltère accoudé à un comptoir face à la mer. Autour, en léger contrebas, un salon accueillant à l’abri du vent, tables et chaises disséminées sur le pré et une scène posée sous un grand arbre, donnent un cachet impressionniste à l’ensemble. Tout concoure à la détente et au bien-être, qu’on soit seul, en couple, entre amis ou en famille, la proximité de l’aire de jeu étant une aubaine pour les parents comme pour les enfants. Ouvert midi et soir tous les jours de juillet et août, Marie prépare plats variés et tapas en cuisine, et Jean-Mi, sous un arbre, crustacés, poissons et viandes à la plancha. Tous les produits sont oléronais. De 5 à 13€, le choix est large et toujours savoureux. Chaque mercredi et samedi soir, dès 19h, des groupes locaux animent les soirées, où un plat unique est proposé en plus des tapas. Jazz, Reggae, Rock ou DJ, tous les styles s’expriment. On chante et on danse, on rencontre et on découvre, on s’amuse et on rit, la vie est belle et joyeuse au Lézard.

Infos et réservation 06 09 76 91 03 et Facebook.com/le lézard oléron.

©Antoine Violette

©Antoine Violette

©Antoine Violette

Le plus divertissant, le Lézard

Musique et tapas tous les dimanches soirs au Soul Marin.

Face à l’océan, la terrasse peut accueillir une trentaine de personnes.

Nicolas a été formé à la cuisine française par les chefs du France. Un parcours atypique lui a donné l’envie de créer un lieu sans équivalent. Le Soul Marin, installé sur l’aérodrome de Saint-Pierre, est une construction légère originale. Une bâche fixée sur des arceaux de serre fait office de restaurant. Dessous, 35 personnes peuvent y manger confortablement. Surélevée, la cuisine intégrée dans l’espace est un camion Citroën des années 60, un HY, sa remorque lui faisant face servant de bar. Selon la météo, la bâche peut être totalement relevée, ouvrant sur une cour intérieure close avec parquet coloré et scène d’un côté, et la campagne de l’autre. En extérieur, des tables accueillent également les convives. Nicolas propose de la cuisine française traditionnelle en utilisant lui aussi les circuits courts. Ragoût de seiche au Pineau, filet de bœuf en croûte, déclinaison d’huitres, joues de bœuf braisé, tête de veau, bisque d’écrevisses, c’est un vrai chef qui s’exprime aux fourneaux. Chaque plat est à 10€, les entrées, fromages et desserts à 5€, et le menu à 15€. Uniquement le dimanche soir, la scène est ouverte à tous les musiciens de 19h à 2h. Seuls tapas salés à 7€ et tapas sucrés à 5€ sont proposés. Et le jeudi, ce sont les soirées Jeux d’IO (échecs, backgamon, dames, belote, tarot, scrabble…) à partir de 19h qui enchantent la clientèle. L’ambiance est toujours bon enfant, la structure du lieu étant propice à la « benézitude ».

Le lieu existe depuis une trentaine d’années. Il y a trois ans, Laurence l’a repris et nommé A l’Ouest. Sur la grande plage de sable blanc de Domino, face à l’océan et l’horizon lointain, le lieu est paradisiaque. Une jolie petite cabane en bois fait office de cuisine. A côté, s’étend une superbe terrasse ombragée par des parasols blancs, accueillant des fauteuils en tissu écru et des tables basses en bois. C’est un vrai privilège de s’y installer, tant la magnificence du lieu est éblouissante, pour déguster les plats maison de Laurence, toujours souriante et détendue quelque soit l’affluence. On passe commande à la cuisine en donnant son prénom, on s’installe et on contemple le divin spectacle en attendant d’être appelé pour venir la récupérer. Tout est frais et à 80% local, dont la viande gouteuse en provenance du boucher de Dolus. Rillettes de merlu ou de poulet à 5,50€, croque monsieur avec chèvre et miel d’Oléron à 6,50€, burger frites à 14,50€ ou 15,50€ avec miel et chèvre, et crêpes à partir de 2,50€ sont servis en continu de 12h30 au coucher du soleil. Tous les vendredis, Julien, guitariste de jazz manouche et chanteur, vient animer la terrasse de 19h à la fermeture. Inutile de dire qu’il faut réserver, une participation de 5€ étant perçue en sus pour le musicien. A l’Ouest est un véritable paradis de beauté et de quiétude qui n’est pas sans évoquer les latitudes lointaines, inaccessibles pour la plupart d’entre nous. Le rêve est une réalité sur la plage de Domino.

Ouvert tous les jours du 15 juillet au 15 août (fermé le lundi hors saison). Service de 11h à 14h et de 19h à 22h. Réservation conseillée au 06 40 95 97 02 et www.soulmarin.com

Ouvert du 1er avril au 30 septembre de 12h30 au coucher du soleil en continu. Infos et réservation au 06 22 200 300 et www.leschambresdoleron.com Antoine Violette

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D ’ O L É R O N

Les Incroyables Comestibles s’implantent au Château d’Oléron Né il y a 8 ans, le mouvement pour l’abondance partagée essaime ses jardins sur les cinq continents. Au Château d’Oléron, Philippe Guirlet en est l’initiateur.

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éduite, la municipalité a offert aux Incroyables Comestibles Oléronais d’occuper le parking du cimetière pour implanter son jardin.

Bientôt un verger partagé

Philippe Guirlet, l’initiateur d’Incroyables Comestibles en Oléron.

Privilégier la permaculture Arrivé en France en 2012, le mouvement s’est depuis étendu à des dizaines de villes, certaines comme Albi s’engageant dans une démarche visant l’autosuffisance alimentaire grâce à une agriculture urbaine, biologique ou en permaculture. Philippe Guirlet, précurseur des Incroyables Comestibles sur Oléron, a commencé par installer un bac devant chez lui au printemps 2015. La nouvelle s’est répandue et à l’automne, la municipalité du Château, enthousiasmée par le projet, a mis à disposition une partie du parking du cimetière. « Les premières jardinières ont été installées en

©Philippe Gui

©Antoine Violette

En 2008, un citoyen de Todmorden, petite ville du nord-ouest de l’Angleterre, a l’idée d’installer un bac sur le trottoir et d’y faire pousser des légumes, avec le désir de partager la récolte avec ses voisins. L’idée fait mouche, et dans les mois qui suivent des dizaines de bacs fleurissent sur les trottoirs et les places publiques de la ville. Les Incroyables Comestibles venaient de naitre. Aujourd’hui, Todmorden est autosuffisante à 80 % en légumes et le mouvement est devenu planétaire, le documentaire Demain participant grandement à sa notoriété. L’expérience communautaire consiste en la mise à disposition gratuite, dans de petits potagers disséminés dans les villes et les campagnes, de légumes cultivés par les volontaires participant au mouvement. Nouvel art de vivre au bénéfice du bonheur citoyen, il s’agit ici de faire preuve d’autonomie face aux contraintes économiques, et de valoriser les espaces cultivables inutilisés pour le bien commun.

chacun pouvant venir se servir dès que les plants commencent à donner des fruits, des légumes ou des aromates.

Le collectif réuni le 29 mai pour la fête de l’abondance partagée.

mars et maintenant il y a un potager exubérant avec beaucoup de légumes. La permaculture est privilégiée par l’utilisation de broyats de végétaux, du paillage et de notre propre compost » raconte Philippe qui s’extasie de l’abondance produite. Cinq bacs et une lasagne, bande de terre en forme de butte, constituent le jardin où tomates, courges, potirons, haricots, pommes de terre, carottes, navets, salades ou fleurs de toutes variétés poussent allégrement. Au fur et à mesure de l’intérêt et de l’investissement des personnes, jardinières et lasagnes s’ajouteront. Des panneaux indiquent « nourriture à partager »,

« Cela n’est pas une association, mais un collectif d’une vingtaine de citoyens qui a décidé de faire un jardin partagé libre et gratuit, accessible à tous. Nous nous retrouvons les 1ers et 3èmes dimanche de chaque mois, pour planter, arroser et rencontrer les passants et le voisinage pour expliquer notre démarche » s’enthousiasme Philippe, d’autres jardins devant bientôt voir le jour sur le territoire. Au Château, en accord avec la mairie, un verger partagé sera créé à l’automne dans les douves du phare, à proximité de la Citadelle, où framboises, cassis et groseilles deviendront tartes, confitures ou sorbets, qui se dégusteront par exemple lors de la prochaine fête de l’abondance partagée au printemps 2017. La première, le 29 mai dernier, avait réuni trente convives qui se sont régalés de leur travail commun. Antoine Violette

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SOCIAL À LA HUNE A S S O C I A T I O N

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M A R E N N E S - O L É R O N

Clés des Savoirs Citoyens, nouveau crédo de l’ATELEC Créée en 1994 à Saint-Pierre d’Oléron, l’ATELEC Marennes-Oléron lutte contre l’illettrisme par l’acquisition des savoirs de base pour permettre à chacun une insertion scolaire, sociale et professionnelle dans le respect de l’égalité des chances pour tous.

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©Antoine Violette

epuis ses débuts, l’association a dispensé près de 150 000 heures de cours pour les adultes et plus de 40 000 pour les scolaires. Sa directrice-coordinatrice, Eloïse Le Saux, répond à nos questions. MØ à la Hune : Comment fonctionne l’ATELEC ?

Eloïse Le Saux : L’ATELEC est une association, avec un bureau et un conseil d’administration, qui emploie cinq salariées. Il y a trois formatrices, une pour le scolaire et deux pour les adultes, une secrétaire-comptable et une directrice-coordinatrice. Chaque formatrice intervient avec deux ou trois bénévoles sur chaque groupe, ce qui permet d’individualiser les formations et d’être au plus près des besoins de chacun. C’est grâce à ces 25 bénévoles, souvent des professeurs retraités, que l’on peut proposer un travail de qualité. On en recrute toute l’année pour faire face à la demande croissante, surtout depuis octobre 2015 avec le nouveau dispositif, Clés des Savoirs Citoyens.

C O N T R A T

L O C A L

La directrice-coordinatrice de l’ATELEC, Eloïse Le Saux.

En quoi consiste-t-il ? Il s’adresse aux adultes. Nous intervenons sur trois parcours différents. Le parcours savoir citoyen qui consiste en une mise à niveau en mathématiques et en français pour les personnes n’ayant quasiment aucune base, un parcours numérique avec une initiation à l’informatique et la bureautique pour débutants, et un parcours langues étrangères où nous n’intervenons qu’en anglais. Avec ce nouveau dispositif, nous devons accueillir tous les publics, alors qu’avant il fallait que

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S A N T É

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les personnes soient inscrites à Pôle Emploi. Aujourd’hui, quiconque frappe à notre porte pour apprendre à lire, écrire et compter n’est pas tenu d’être inscrit comme demandeur d’emploi, ce qui nous permet de ne laisser personne de côté. On propose aussi un atelier français langue étrangère pour les non francophones, qui concerne les étrangers, réfugiés ou pas, qui viennent s’installer en France et qui veulent apprendre la langue.

Comment s’inscrire pour suivre les formations ? Les personnes peuvent passer par un de nos prescripteurs comme Pôle Emploi, les missions locales, CAP emploi, le CIDFF et les conseillers insertion du département qui proposent nos formations aux demandeurs d’emploi. Pour les personnes qui n’ont pas de prescription, uniquement sur les savoirs de base, c’est à dire le français et les maths, les personnes peuvent venir d’elles-mêmes, nous avons la possibilité de faire des prescriptions avec l’accord de la Région, notre financeur en compagnie du Fonds de Soutien Européen.

Nous intervenons pour les adultes dans les locaux de la Maison des Services et des Initiatives de Marennes et dans nos locaux à Saint-Pierre d’Oléron, Grand-Village-Plage et Bourcefrancle-Chapus. Pour les scolaires, il existe le contrat local d’accompagnement à la scolarité (CLAS) qui concerne six classes, pour lequel nous travaillons en liaison avec l’Inspection Académique et la CAF qui finance ces actions. Ces deux organismes valident le contenu de nos propositions pour chaque classe, et les Communautés de Communes les proposent aux établissements du Pays Marennes-Oléron où nous intervenons, ainsi que dans nos locaux le mercredi après-midi pour les écoles élémentaires. Les formations sont totalement gratuites pour les adultes et pour les scolaires nous demandons une adhésion à l’association de 10 euros aux familles par an. Propos recueillis par Antoine Violette

Infos : www.atelec.asso.fr et 05 46 75 14 41

M A R E N N E S

La CdC veut améliorer son réseau d’offres de soins

Pour faire face à un maillage lacunaire en matière de soins, la Communauté de Communes du bassin de Marennes compte mettre en œuvre un contrat local de santé. Ce dispositif rendra l’offre plus visible pour les patients du territoire. mieux sur les différents services disponibles et en comblant les besoins. Dans les faits, l’étude préconise de s’appuyer sur le CLIC d’Oléron, afin de proposer des solutions de soins à domicile autres que les soins infirmiers, déjà surchargés. Également, des moyens seront demandés au Département pour soutenir les CLIC dans leurs missions. Enfin, le contrat local de santé permettra de mettre les médecins et autres professionnels de la santé autour d’une table, pour lancer des projets concrets.

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’offre de santé est assez dense sur le territoire de Marennes, mais insuffisamment exploitée. C’est en somme les conclusions d’une étude menée par le cabinet Ingénierie Santé Social, qui a présenté son diagnostic aux élus communautaires fin juin. Il ressort donc que le territoire est peu performant en ce qui concerne le parcours de soins. Le cabinet constate en effet que l’offre de soins est largement sous-utilisée, ce qui est principalement dû au manque de lien entre les différents services. En clair : certains services ne sont pas assez utilisés, comme les CLIC (centres locaux d’information et de coordination), alors que d’autres sont sous pression, comme les services de soins infirmiers à domicile. De plus, les professionnels

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n’orientent pas toujours les patients vers les structures dont ils auraient besoin. « Tout le monde travaille bien, mais il faut travailler ensemble », résume Mickaël Vallet, président de la CdC. Quelles solutions ? C’est donc pour coordonner tous ces acteurs et ces services que la piste d’un contrat local de santé a été votée par le conseil communautaire, fin juin. Ce contrat doit améliorer les relations entre les professionnels et donner une meilleure information sur tous les dispositifs qui existent sur le territoire, afin de mieux orienter le patient selon ses besoins. Cofinancé par l’Agence régionale de santé (ARS) et la Région, ce contrat doit donc mieux coordonner le réseau de santé en communiquant

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Parmi ces projets, l’étude relaye une demande des professionnels paramédicaux de créer une structure commune pour mieux accueillir les patients et répondre au problème de mise en conformité des cabinets. Une demande déjà relayée auprès des élus plusieurs fois, et qui pose des problèmes en cas de cession puisque les cabinets doivent subir des travaux de mise aux normes. C’est d’ailleurs cette demande initiale qui a motivé le lancement de cette étude. Mais Mickaël Vallet a écarté l’hypothèse de la création d’une maison de santé. « Les professionnels ne sont pas tous en demande de mutualisation, comme les médecins généralistes, nous ne voulons pas non plus aspirer les professionnels des communes voisines à Marennes », a-t-il justifié. Reste donc à voir ce que les professionnels voudront initier à leur tour, lors des prochaines réunions du

contrat local de santé. Mais au moins ce contrat permettra aux patients d’avoir une vraie visibilité sur leur parcours de soins. Julien Bonnet


ZAP’ARTS F E S T I V A L

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M A R E N N E S

Rendez-Vous Au Theâtre de Verdure

Adrien Moignard.

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eff d’Argy nous reçoit dans son atelier niché au pied de l’église Saint-Pierre de Sales à Marennes. Comment définir l’homme ? Musicien ? Auteur ? Peintre ? Sculpteur ? Un peu tout cela en fait. Pour l’heure, il est surtout occupé à promouvoir le Festival de tout l’été avec son association Les Artisans baladins. La municipalité a sauvé la manifestation qui aura bien lieu cette année, tous les mardis jusqu’au 9 août. Le principe est de proposer des concerts de différents styles musicaux gratuits au cœur du théâtre de verdure dans le jardin public.

a accompagné les plus grands noms comme Didier Lockwood ou Biréli Lagrène. A Marennes, il sera accompagné par ses compagnons de toujours : Mathieu Chatelain à la guitare rythmique et Jérémie Arranger à la contrebasse. 26 juillet à 21 h : Pierre Dumousseau, Rémy Ribot et Benjamin Ribot pour leur nouvelle création : Libertins, libertines. Les trois compères mettent en musique les contes libertins de Jean de La Fontaine. Pas de vulgarité dans la démarche mais le répertoire n’est pas à mettre entre toutes les oreilles. 2 août à 21 h : Les ZoiZeaux, trio rochefortais qui propose un jazz musclé et inventif. Les standards sont revisités mais les compositions originales ne sont pas oubliées. Thierry Bouyer est à la guitare, Jean-Hugues Billmann est à la basse et Bruno Caillas à la batterie.

Cette année au programme 12 juillet à 21 h : La Quinte présente son nouveau tour de chant : déboires et maux d’amour. A la fois chanteuses et instrumentistes, les trois jeunes femmes plongent le spectateur dans un monde où tout ou presque tourne autour de la femme et de l’amour...Les textes sont signés Jean Yanne, Francis Blanche, Anne Sylvestre. Le tout est servi par une orchestration autour de l’alto, la flûte et la guitare.

9 août à 21 h : Thierry Bouyer, guitariste éclectique rochefortais sera de nouveau présent au Théâtre de verdure. Cette année il sera accompagné par son ami Daniel Givone et Catherine Girard au washboard et au chant.

Amener les artistes à se côtoyer

19 juillet à 21 h : Adrien Moignard Trio. Le guitariste Adrien Moignard est guidé par le jazz et par Django Reinhardt. Il

M A N I F E S T A T I O N

Le deuxième volet du festival s’appelle Tous arts confondus. L’événement

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La Ville de Marennes avec la complicité de Jeff d’Argy offre des concerts tous les mardis soirs jusqu’au 9 août au Théâtre de verdure. C’est le Festival de tout l’été qui sera suivi du 12 au 15 août de la manifestation Tous arts confondus. Ça va swinguer !

Jeff d’Argy.

qui a 21 ans rassemble 65 créateurs venus d’horizons différents. « Ca a commencé à l’atelier, à côté de l’église, rappelle Jeff d’Argy. Nous avons décidé de l’installer au Théâtre de verdure qui est plus sécurisé pour les enfants. » Traditionnellement, il se tient le 15 août qui est également le jour de la brocante sur la place Chasseloup-Laubat. « L’idée est de réunir des artistes qui œuvrent dans des disciplines différentes, reprend Jeff d’Argy. Je me suis toujours demandé pourquoi il y avait si peu d’échanges entre les artistes. Ici, les comédiens ou les costumiers côtoient les sculpteurs, les auteurs ou les artisans d’art. » Les visiteurs, qui sont tous les ans au nombre de 2000, auront aussi leur rôle à jouer en votant pour le stand qui les a le mieux accueillis. « Les cinq stands qui recueilleront le plus de suffrages recevront des prix en argent, ajoute l’organisateur. Je connais la précarité dans laquelle sont parfois les artistes. C’est important de pouvoir s’acheter des pinceaux ou des cordes de guitare quand on en a besoin. » Un concours du meilleur sculpteur sera également organisé avec le concours de Sébastien Dieu, une pointure dans le domaine.

La Quinte.

Programme de Tous arts confondus Du 12 au 15 août : Symposium sur la sculpture sur bois. Pendant la journée du 15 août, le public sera accueilli de 10 h à 19 h avec une scène ouverte tout l’après-midi. A 17 h, concert de Virna Nova, guitariste aux multiples influences soul, world music, power pop et latin jazz qui sera suivi de la remise des prix. Contact : 05 46 85 02 46 Nathalie Daury-Pain

Les jeudis de Jeff Cet été, Jeff d’Argy chante dans son atelier d’arts. Jeudi 28 juillet et 4, 11 et 18 août à 20 h 45. Vous pouvez venir avec un coup à boire à partager, c’est Jeff qui fournit les verres et qui fait la vaisselle ! Le prix d’entrée est libre (à la sortie) Réservations indispensables au 05 46 85 02 46.

M A R E N N E S

Un « Jardin Artistique » ouvert à tous 20 - 30 JUILLET 2016

Jardin

4e É DITION - E NTR ÉE LIBR E

Artistique ET AUTRES CRÉATIONS 10 H-13H / 1 H-20 H

ATELI ERS PERFORMANCE PARTAGE PROGRAMME DÉTAILLÉ AU VERSO

12 ARTISTES EXPOS ENT À

la petite galerie 29 RUE RÉGNIER 17320 MARENNES 06 19 13 6 06

Nathalie Blancaneaux - Jean-Luc Bonduau - Karine Chable LaudaSS - Christophe Médard - Christine Paquereau Carine Picotin - Emmanuelle Prissette - Hervé Robin - Elsa Selig Sylvia Trouvé - Magali Zehnder présentent leurs créations.

Ne pas jeter sur la voie publique, svp. Merci.

PEI NTURES SCULPTURES

Du 20 au 30 juillet, douze artistes de la région exposent peintures, sculptures et autres créations dans le jardin et l’espace-galerie de l’atelier de Christine. Ateliers et performance sont au programme de cette 4ème édition. Ainsi mercredi 20 juillet, Blandine Vernier, auteure, propose deux séances de son atelier d’écriture : de 15h à 17h pour les enfants de 10 à 13 ans (10 €) et de 18h à 20h30 pour les adultes et plus de 13 ans (15 €). Infos & inscriptions : 06 07 58 75 67. Mercredi 27 juillet, Jeff d’Argy, lemarin-qui-chante-écrit-peint, vient jouer son répertoire accompagné de ses instruments favoris. Rendez-vous est donné à 18h pétante. Tout public & prix libre.

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Jeudi 28 juillet, ce sera la « route à croquer » avec Sylvia Trouvé, artiste peintre, qui animera une rando-dessin le long du chenal de La Cayenne de 9h30 à 18h (45€). Infos & inscriptions : 06 86 57 23 86. Des « bonus » vous attendent : Un mot pour le dire avec Elsa, Farandole de tissus avec Magali, Peinture végétale avec Christine, sans oublier le bar à jus, le HangDrum, le coin livre… Si possible, apporter un fruit ou un légume (bio ou raisonné), pour ravitailler le bar à jus, des bouts de tissus, dentelle, vieux vêtement, ruban, laine

ou boutons pour la création Farandole de tissus, et votre sourire... !

Les artistes Nathalie Blancaneaux - Jean-Luc Bonduau - Karine Chable LaudaSS - Christophe Médard - Christine Paquereau Carine Picotin - Emmanuelle Prissette - Hervé Robin - Elsa Selig Sylvia Trouvé - Magali Zehnder présentent leurs créations Contact La Petite Galerie - 29 rue Régnier à Marennes - 06 19 13 68 06

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ZAP’ARTS F E S T I V A L

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C H A R E N T E - M A R I T I M E

Sites en Scènes lève le rideau de la rue, de la piste, pyrotechnie, son et lumière et d’insister sur la valorisation du territoire, de son formidable patrimoine historique et de la forte attractivité que « Sites en Scènes » entraîne. Une enveloppe de 460 000 euros y est allouée. Tout le territoire charentais-maritime est impliqué, Saint Agnant, Les-Mathes-La-Palmyre et Port d’Envaux se sont ajoutés à cette nouvelle programmation. L’île de Ré fidèle à cette dernière, assure son 29 ème festival « Musique en Ré » depuis le 14 et jusqu’au 28 juillet avec quinze concerts prévus dans des églises ou en plein air dont sept sont gratuits. De la musique classique, de grandes œuvres symphoniques ou de l’opéra comme chaque année à Saint Martin-de-Ré. La Flotte-en-Ré fera revivre « La Belle Epoque » le temps d’une exposition de véhicules d’Antan, de spectacles et de danses, le tout, clôturé par un feu d’artifice pyromélodique. Bois-Plage a prévu un concert spécial jeune public.

C

réés, soutenus et labellisés par le département depuis 1994, Sylvie Marcilly, vice-présidente, s’enthousiasme de l’éventail très large de choix et de qualité qu’offre à nouveau cet événement où seront mêlés, théâtre, danse, musique, arts

L I V R E

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Arts du cirque, musique, théâtre, danse et rire À Saint-Georges-de-Didonne, du 5 au 23 juillet, la 31ème édition du

P H O T O G R A P H I E S

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23ème levé de rideau sur le programme 2016 de Sites en Scènes. Du 19 juin au 11 septembre, pas moins de 70 spectacles sur 23 sites offriront un été festif aux habitants et aux touristes de Charente-Maritime. festival « Humour et Eau Salée » a pour objectif de faire découvrir des artistes professionnels reconnus ou émergents des arts du cirque, de la musique, du théâtre, de la danse et du rire ! Du 16 au 17 juillet, à Saint-Palais-sur-Mer, des spectacles gratuits ont été proposés avec de la musique, les Arts de la rue, du cinéma et de la pyrotechnie. A Royan, les 23, 26 et 29 juillet, plage de La Grande Conche « Un violon sur le sable » vous entraînera cette année encore, dans son festival de musique classique et lyrique. Le 7 août à La Palmyre-Les Mathes, un spectacle son et lumière « À la croisée des phares » mêlera Histoire, musique et architecture, entre les phares de Cordouan et celui de La Courbe. Les 8 et 9 août, le festival « Jazz en Feux » s’installera dans le kiosque musical place de la République au Château-d’Oléron, le 11 août, les Haricots Rouges, ambassadeurs du Jazz New-Orléans à la française viendront animer une soirée festive, suivis par un spectacle de pyrotechnique à 360° dans le site exceptionnel de la Citadelle au Château-d’Oléron.

« Soir de Bal à… » Le Département de CharenteMaritime soutien le tissu associatif et encourage de nouveaux projets. Il s’est lancé le défi de rester dans le top 3 des départements les plus attractifs, la dynamique « Sites en Scènes » n’est pas le seul atout de cette animation estivale, une grande nouveauté hors Sites en Scènes vient s’ajouter cette année, appelée « Soir de Bal à... » : quatre dates pour faire vibrer, petits et grands dans les villages de Mortagne-sur-Gironde, Taillebourg, Courçon d’Aunis et Clion-sur-Seugne. Musette, buvette et produits locaux sont les cartes choisies pour rassembler. Une animation populaire bienvenue dans le contexte anxiogène et contestataire récemment connu, déclarait Sylvie Marcilly. « Sites en Scènes » évolue, l’année prochaine son nom changera, mais le Département promet qu’émotions et partages seront toujours au rendez-vous. Sur le site officiel de Charente-Maritime, informations, programmes et réservations vous attendent. Valérie Lambert

D ’ O L É R O N

Oléron années 1950, un paradis perdu

Bilout a publié chez Geste éditions un recueil de photographies commentées, consacré aux années 50 en Oléron. L’ouvrage riche d’informations, passionnant, tendre et joyeux, est un hommage à un mode de vie révolu, où l’insouciance et la joie de vivre régnaient.

L’auteur de Oleron annees 1950, Bilout

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x-ostréiculteur devenu comédien et auteur, Bilout, alias Philippe Couteau, est transi d’amour pour son île natale, ses habitants et son patrimoine. L’an passé, il a publié chez le même éditeur un ouvrage sur Oléron de la fin du 19ème à la moitié du 20ème siècle, à base de cartes postales anciennes. Cette année, pour poursuivre ce voyage dans le temps oléronais, il a eu l’idée d’utiliser des photographies provenant des archives de particuliers. Ces tirages uniques sont des instantanés de vie, témoignages des traditions et des pratiques insulaires à l’heure du boom économique d’après

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« C’est un patrimoine en danger. Avant que ça file au néant, j’ai voulu sauvegarder ces documents pour les offrir au public par l’intermédiaire de ce livre » explique Bilout. Pour y parvenir, il a collecté près d’un millier de photographies chez les uns et les autres, grâce au bouche à oreille, pour au final en retenir 340, illustrant diverses thématiques qui racontent l’existence d’un monde disparu. « Il y a bien sûr de la nostalgie. Ces images ramènent à ce qu’était l’insularité avant le pont. On est à une époque où Oléron est une île à part entière, reliée au continent par le bac depuis 1949. C’est un monde à part » révèle l’auteur à l’œil acéré, qui a su dénicher dans chaque photo choisie le détail qui fait l’Histoire et les histoires.

Une vraie et grande valeur patrimoniale Du 1er anniversaire de la libération de l’île, le 30 avril 1946, au début des années 60, la vie oléronaise se déroule au fil de chapitres consacrés à la construction de nouvelles infrastructures, à l’ostréiculture et aux marais salants, à l’agriculture et la viticulture, aux petits commerces et à la pêche, au

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sport et aux fêtes, aux vacanciers et aux plages, aux colonies de vacances et à une enfance de rêve. Chaque cliché porte une information qui révèle une tradition obsolète comme le port de la coiffe et de la blouse (sarrau), témoigne de commerces ou de personnes qui ont existé, de la vétusté des habitats, la bassine en zinc faisant office de salle de bain et un cabanon en bois au fond du jardin de toilettes, de l’archaïsme des outils de travail, l’animal n’a pas encore été remplacé par le tracteur, mais aussi de l’évolution de la mode et des mœurs, avec l’arrivée du bikini et du slip de bain Tarzan, ou de la modernisation en marche avec l’avènement de l’automobile. Avec en constante l’illumination des visages, où la bonhomie et les sourires attestent d’une période heureuse où l’avenir n’est que promesses de bonheurs prochains. «Je ramène les lecteurs à une époque où il y avait du boulot partout et pour tous, où les gens étaient insouciants. C’est une parenthèse dans l’histoire. J’ai eu beaucoup de plaisir à le ressentir» relate Bilout qui a su trouver les mots pour faire partager ses émotions. Chaque photo est prétexte à un commentaire qui souligne le détail qui fait la différence entre un simple

cliché souvenir et une page d’Histoire. D’une plume légère et enjouée, l’auteur agrémente son propos d’informations, d’anecdotes et de citations glanées au fil de sa quête, achevant de donner à son récit une authenticité qui confère à son œuvre une vraie et grande valeur patrimoniale. A lire et contempler sans modération, qu’on soit seul, entre en amis ou en famille. Antoine Violette

©Geste editions

©Antoine Violette

guerre et de la naissance du tourisme de masse.

La couverture du livre de Bilout. En librairie, en grandes surfaces et sur internet chez Geste éditions. 30 euros.


ZAP’ARTS V I S I O N S

D ’ A R T I S T E S

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I L E

D ’ O L É R O N

AMERS, la biennale Art et Nature qui ouvre l’horizon et l’esprit MØ à la Hune : Comment êtesvous arrivé sur ce projet ?

Comment avez-vous sélectionné les artistes ?

Michaël Liborio : J’habite depuis six ans à Oléron. Je suis muséographe. J’ai longtemps travaillé à la Corderie Royale et aux musées Pierre Loti et Hèbre de SaintClément à Rochefort, ainsi qu’au musée de Bretagne à Rennes. J’ai répondu à un appel d’offre lancé par le Collectif d’Animation du Village d’Inspiration des Peintres (CAVIP), basé à Saint-Trojan-lesBains, et j’ai été choisi. Avec Yves Muller, créateur du CAVIP et de la biennale, on a commencé à réfléchir fin 2014.

Pour la première édition, l’idée générale était de croiser des artistes qui aient des pratiques très différentes, certains plus traditionnels, d’autres plus radicaux dans leurs choix. Je voulais des artistes environnementaux qui conçoivent leurs œuvres en fonction du lieu, et des artistes actuels du monde de l’art contemporain qui offrent des regards nouveaux. On était très court en temps, j’ai donc invité des artistes à y participer, certains reconnus à l’échelle internationale et nationale, avec un budget d’environ 45 000 euros, dont 30 000 pour l’artistique. Si le budget n’est pas encore bouclé, tous les artistes ont été payés.

J’ai écrit un pré-projet en mai 2015 qu’on a présenté aux élus de Saint-Trojan, et on s’est vite aperçu qu’il fallait développer le parcours sur l’ensemble de l’espace insulaire. Les maires des communes et la CdC nous ont suivis.

Pourquoi avoir choisi le thème du refuge? Pour cette biennale Art et Nature, Yves Muller m’a demandé de proposer une thématique. Je lui ai proposé celle du refuge en regard de quatre autres qui seront développées lors des quatre prochaines éditions, signal, rivages, le chemin et terra incognita, visions du chemin de l’homme dans sa vie, avec ses projections mentales. Le terme refuge parle à tout le monde, c’est le lieu où on s’abrite, où on se protège, où on s’isole. C’est un concept lié à l’évasion et au nécessaire équilibre de l’individu. Sa représentation occupe autant l’espace que la conscience.

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F O R Ê T

Le même projet aurait pu se faire n’importe où ? Tel qu’il est ici, il ne pouvait se faire qu’à Oléron. J’ai beaucoup travaillé sur les propositions de lieux, sur la diversité des sites et des paysages, la découverte du territoire oléronais et de ses endroits cachés. Voir l’ile sous différents aspects, avec l’aide de la médiation et de la création artistiques, c’est ce qui m’intéressait. Je suis très satisfait du résultat, parce qu’il y a un vrai engagement et une vraie qualité. Il y a des œuvres qui seront les stars et d’autres qui seront moins bien comprises, mais qui ne sont pas moins fortes pour autant. Propos recueillis par Antoine Violette

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Le polar dans la peau

© Antoine Violette

Implantée sur huit sites de l’île d’Oléron, les douze œuvres éphémères sont visibles jusqu’au 18 septembre. AMERS propose de conjuguer le temps d’un été, découverte de paysages singuliers et visions d’artistes autour du thème du refuge. Michaël Liborio, commissaire de l’exposition, répond à nos questions.

Les artistes lors de l’inauguration le 1er juillet à Saint-Trojan.

8 SITES ET 12 ŒUVRES Le grand-Village-Plage Bd de la plage dans la pinède à 700m du centre : The Haven de Stuart Ian Frost. Dolus d’Oléron Route forestière de Rouchoux à Vert-Bois : Déréglement Industriel de Michel Blazy Le Château d’Oléron La citadelle devant la salle de l’arsenal : Potajix de Patrick Martinez Saint-Georges d’Oléron Boyardville, 50 avenue de la plage : (((Basile))) de Maison-Système Saint-Pierre d’Oléron Parc du château de Bonemie : Le Revenir de Maurice Chauveaux

Saint-Trojan-les-Bains Plage de Gatseau, à proximité de la gare du p’tit train : Sphère Maritime de Philippe Ardy et Entre de Yushin U Chang. Marais perdu, boulevard de la plage face au centre de secours : Potager de Laure Tixier, Flûtes entomologiques de François Fréchet et Oyster Igloo de Magali Chourlin. La Brée-les-Bains Marais salant, route de l’île : Cercle Carré de David Vanorbeek Saint-Denis d’Oléron Côte ouest, falaises de Chassiron : CAPS d’Anaïs Lelièvre Infos : www.amers-oléron.fr et www.facebook.com/amers.oléron

C O U B R E

Jacques-Edmond Machefert vient de sortir son nouvel opus qui met en scène, une fois de plus son enquêteur fétiche : Marc Vermeuil. C’est la forêt de la Coubre qui sert de théâtre à cette énigme haletante. Portrait.

L

es anges de la Coubre aux éditions du Croît Vif est le dernier ouvrage du Breuilleton Jacques-Edmond Machefert. Le huitième exactement. Entre recueils de nouvelles, livres historiques et œuvres de fiction, Jacques a toujours écrit. Depuis le temps du collège où il éditait à la ronéotypeuse ses premières nouvelles illustrées par un copain pour les échanger contre des chocolatines ! « J’étais fan de Conan Doyle et j’inventais des aventures de Sherlock Holmes, se souvient l’auteur. Je racontais Londres, où je n’avais jamais mis les pieds, je connaissais Baker Street par cœur dans ma tête ! ». Plus tard, la carrière professionnelle de Jacques, chargé de communication au Crédit Agricole, l’amène à écrire… le journal de l’entreprise. Depuis qu’il est à la retraite, il s’en donne à cœur joie « L’écriture, c’est comme le sport, il ne faut jamais s’arrêter, quand je suis entre deux romans, je continue quand même et je m’impose une discipline, c’est toujours le matin entre 9 h et midi. »

Des figures imposées Les romans policiers signés JacquesEdmond Machefert s’appuient toujours sur du réel. Est-ce à dire que son personnage récurrent Marc Vermeuil est son double ? « Non, je n’aime pas trop les auteurs qui mettent beaucoup d’eux dans leurs héros. » Et d’ajouter, malicieux : « Moi, je serais plutôt son copain qui habite à Breuillet, son faire-valoir. » A la manière de Georges Perec, il s’impose des difficultés dans chaque ouvrage. Pour Les anges de la Coubre, il fallait qu’il y ait dix chapitres, que le premier se passe à une autre époque et que le septième se déroule en Afrique, souvenir d’un voyage à Cotonou où Jacques avait accompagné une étape du Mondial Billes en tant que réalisateur. Dans Les anges de la Coubre, Marc Vermeuil est sollicité par un historien local handicapé pour enquêter à Buze, le village enseveli sous le sable. Sur fond de disparitions d’enfants, l’énigme se dirige vers la forêt, le

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phare, le sémaphore, les anciennes maisons forestières… De fait, c’est la forêt, la véritable héroïne du livre. « J’ai des origines familiales à la Coubre, explique Jacques-Edmond Machefert. Un grand-oncle a été gardien du phare et par conséquent, mon oncle allait à l’école qui était installée près de La Bouverie. » Avec ses zones sombres, ses maisons abandonnées et le sémaphore, la forêt de La Coubre se prête à merveille à une intrigue policière. « Je surfe sur la vague du nature writing exploitée par de nombreux auteurs de polars aujourd’hui, précise l’écrivain. Nous vivons une époque passionnante pour ce qui est de la littérature policière. Qu’elle soit nordique ou américaine, il y a énormément d’auteurs de talent en ce moment. » Un fondu de jazz De Jacques, on peut dire qu’il a eu plusieurs vies tant ses passions sont nombreuses. La photo et le jazz ont jalonné son existence comme autant de vies parallèles qui arrivent toujours

à se confondre. Son précédent polar, Royan Garden Blues, se déroulait sur fond de jazz qu’il connait sur le bout des doigts tant il l’a programmée sur les ondes de Royan Fréquence pendant plus de quinze ans. Et ne le lancez pas sur Miles Davis, il est intarissable. Pour l’heure, Jacques-Edmond Machefert est occupé à promouvoir Les anges de La Coubre à travers les librairies et les salons de la région. Il a d’ailleurs reçu le prix du jury en juin à Pontaillac. Et puis, il est évidemment en train de réfléchir à sa prochaine énigme… Nathalie Daury

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HISTOIRE M A R E N N E S

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T R E M B L A D E

Passage de la Seudre : mer agitée !

@ coll. Moreau

©MOREAU0053

A l’embouchure de la Seudre, deux villes se font face. Marennes sur la rive droite, La Tremblade sur la rive gauche. Ces deux communes ont, de tout temps cherché à se rejoindre et les choses n’ont pas toujours été aussi simples qu’aujourd’hui. Petite chronologie de l’histoire du passage de la Seudre.

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La peniche de debarquement en 1946.

epuis toujours, il faut bien que les habitants, les voyageurs et les marchandises passent le bras de mer qu’est la Seudre. On peut imaginer que dans les temps les plus reculés, les pêcheurs et les sauniers se chargent de cette tâche. Bénévolement ou contre rétribution, les choses ne sont pas organisées. Il faut attendre le XVIIe siècle pour que l’Etat s’en mêle et que la notion de péage soit institutionnalisée. En 1629, le 12 mai, Jean Hilayreau, le représentant de Richelieu à Brouage accorde le droit de passage sur la Seudre à Jeanne Devaux, veuve d’un chirurgien de La Tremblade. Ces droits étaient le plus souvent accordés à des femmes. « A charge à elle de fournir bateaux et matelots en nombre suffisant pour le service public de ce passage et de verser annuellement 36 livres au Cardinal à cause de sa baronnie d’Arvert et seigneurie en dépendant » (1). On apprend que ces « passeuses » sont rudes ! « A la vérité, elles nagent aussi bien que les meilleurs matelots et si elles sont bien du genre féminin de nature, elles sont des plus rustaudes », souligne l’ingénieur du Roi, Claude Masse. Leur réputation s’étend aux deux provinces de l’Aunis et de la Saintonge « Quand on veut exprimer une méchante femme, l’on dit « Tête de La Rochelle et gueule de La Tremblade » (2) ». Pour autant, même si leur caractère est difficile, leur courage est mis en avant par Jean-Marie Gauthier qui relate qu’ « en 1829, un bateau

La peniche de debarquement en 1946

ayant chaviré et les passagers étant sur le point de périr, deux femmes courageuses et dévouées, malgré la nuit et le mauvais temps sont parvenues à sauver les naufragés. » A partir de 1838, le sous-préfet de Marennes accorde le droit de passage depuis La Cayenne à La Tremblade à un particulier, Pierre-Zacharie Robineau. Celui-ci doit fournir deux canots pour les personnes ainsi qu’un bac de 10 m pour les chevaux et les charrettes. Si elles sont mâtées pour naviguer à la voile, les embarcations sont également manœuvrées à la rame. Il faut trois hommes pour les conduire. A la fin du XIXème siècle, un nouveau type de bateau de service, le bac à voile, fait son apparition à Arcachon. Construit en pin maritime, il rencontre le succès avec sa vaste plate-forme pouvant accueillir nombre de passagers et un chargement important. Le bac à voile est adopté pour traverser la Seudre. Un problème se pose malgré tout et ce, depuis longtemps : l’absence de quai et de cale d’embarquement sur les rives de la Seudre. A cause de ce problème de taille, le passage au bac vapeur comme c’est déjà le cas pour se rendre dans l’île d’Oléron se fait dans de mauvaises conditions. Des pétitions s’organisent pour la non-réalisation des embarcadères, des plaintes sont déposées pour des horaires non respectés. Quand finalement, les travaux commencent, ils sont interrompus par la guerre de 1870. Au XXème siècle, un projet de ferryboat n’étant pas retenu, c’est un bac

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Le bac dans les années 50.

à chaînes qui est choisi pour traverser la Seudre. Le lancement a lieu à la grande marée du 4 juin 1914. Quelques mois plus tard, on signale son mauvais fonctionnement avec 117 arrêts. Le député, M. Voyer demande la mise au point de cet engin ! Finalement en 1931, l’Allemagne livre au titre des dommages de guerre, un bac automoteur. La Deuxième Guerre mondiale perturbe de nouveau le passage de la Seudre, les occupants réquisitionnant l’essence. C’est finalement le bac à chaines qui reprend du service…avant d’être coulé par l’ennemi avec des explosifs. Une péniche de débarquement assure la liaison.

Le passage à La Cayenne.

Dans les années 50, le « Soubise » prend le service qui connaitra bien des déboires lui aussi. En 1957, suite à une forte tempête, il casse ses chaînes et va s’échouer dans les premiers rangs de claires à l’entrée du chenal de Luzac. En 1972, Alain Poher, président du Sénat inaugure le pont entre La Tremblade et Marennes. D’une longueur de 1024 mètres, son coût de 3,55 millions d’euros est supporté par le Département. Soumis à péage, il devient gratuit pour tous en 1988.

Le bac à chaines .

La première demande de construction d’un pont avait été adressée en 1908 au Conseil général. Il aura fallu 64 ans pour en voir la concrétisation. N.D.P Article réalisé grâce aux recherches d’Henri Moreau et Jacques Daury (1) E.J Vigé : Brouage ville d’histoire (2) Lételié

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