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Jdp 136 bd

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Nouvelle-Aquitaine Nord - Vendée

Charente Charente-Maritime Corrèze Creuse Gironde Deux-Sèvres Vendée Vienne Haute-Vienne

OCTOBRE / NOVEMBRE 2017

MARCHÉ PORTEUR LE GREEN BUSINESS

G R AT U I T

136

Focus Région Numérique - Croissance verte - Economie sociale et solidaire - Réseaux et clubs d’entreprises en région

Dossier Manager

14 Choisir l'artisanat

Solutions Business

20 Transmission & reprise d'entreprise

Les entreprises qui bougent

16 Revue de presse


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N°136 Retrouvez tous les articles et dossiers sur www.journaldesprofessionnels.fr

sommaire  Focus Région

Croissance verte .................................3 Réseaux et clubs d’entreprises............4 Économie sociale et solidaire .............4 Numérique ..........................................5

 Master dossier : Green Business

Pour un nouveau modèle de prospérité avec l’économie circulaire .................6 Les défis de l’entreprise durable ........7 L'habitat intelligent ............................8 Les cleantech & bio-technologies ......8 La révolution de l’automobile et de la mobilité ..................................9

 Territoire

Nouvelle-Aquitaine ..........................10 Limousin ..........................................10 Charente ..........................................10 Charente-Maritime ..........................11 Creuse ..............................................12 Gironde ............................................12 Deux-Sèvres ....................................12 Vienne .............................................12 Haute-Vienne ...................................13 Vendée ............................................12

 Dossier Manager : Choisir l'artisanat

Les bonnes raisons de s’orienter vers l’artisanat ..................................14 L’artisanat du futur ............................15 Les partenaires pour se lancer .........15 L'artisanat en nouvelle aquitaine .....15

 Les entreprises qui bougent

Charente ..........................................16 Charente-Maritime ..........................16 Gironde ............................................17 Deux-Sèvres ....................................18 Vienne .............................................18 Haute-Vienne ...................................18 Vendée ............................................19

 Solutions Business : Transmission & reprise d'entreprise

Les 3 étapes de la transmission ........20 Les 3 étapes de la reprise .................20

 Entrepreneur à l’honneur

David Cottereau ...............................22

Focus région CROISSANCE VERTE SENSIBILISER LES ARTISANS/ COMMERÇANTS AUX BONS GESTES « Notre objectif est de valoriser les entreprises artisanales qui ont adopté de bonnes pratiques que ce soit en matière d’environnement, d’accessibilité, de gestion des déchets ou d’énergie, de transport… » En Charente, la quatrième édition de l’opération des Eco-défis a démarré en juillet. Cette année, la chambre de métiers et de l’artisanat a choisi le territoire du Grand Angoulême et la communauté de commune (CdC) La Rochefoucauld Porte du Périgord. « Nous avons défini une liste préalable de défis avec ces collectivités. Angoulême va mettre en avant son programme Territoire à énergie positive (TEPos) et la CdC son partenariat avec l’entreprise Calitom pour la gestion des déchets », commentent Fantine Alibeu et Monique Bernard, les deux responsables du projet Eco-défis au sein de la chambre de métiers. Pendant environ trois mois, ces dernières ont prospecté les 2 600 entreprises artisanales que comptent les territoires avec l’ambition d’en labelliser au moins 80. « En fonction des défis réalisés, deux niveaux de labellisation seront possibles, standard ou excellente. Les sociétés devront ensuite s’engager pendant au moins un an. Pour les aider, nous leur distribuerons un kit de communication spécifique », poursuivent les responsables qui profiteront de cette nouvelle saison pour renouveler les labellisations de l’édition « Angoulême 2013 ». Depuis la création de cette opération, 132 entreprises charentaises ont ainsi été couronnées. Et l’objectif reste le même : arriver à couvrir à terme l’ensemble du département.

FINANCEMENT PARTICIPATIF POUR LE PHOTOVOLTAÏQUE

La ville de Buxerolles (Vienne) a décidé d’équiper deux de ses bâtiments publics de panneaux photovoltaïques. Le premier chantier vise à doter

Croissance verte - Réseaux et clubs d’entreprises Économie sociale et solidaire - Numérique

les toits de l’école maternelle du Planty avec 263 m2 de panneaux, le second prévoit d’installer 395 m2 de photovoltaïque sur la toiture du centre technique municipal. Pour mener à bien ces deux projets qui vont demander un investissement global de plus de 130 000 euros, la municipalité a décidé de faire appel au financement participatif et a mandaté l’association Collecticity, plateforme de crowdfunding dédiée aux collectivités territoriales, pour conduire ce dossier. La campagne est ouverte jusqu’au 21 octobre prochain. Les citoyens pourront investir entre 50 et 2 000 euros pour une durée de 5 ans. La rémunération s’élève à 1,80 % brut par an.

PERRENOT MISE SUR LE GNL L'agence poitevine du transporteur Jacky Perrenot s'engage dans la transition énergétique. Le groupe dispose sur Migné-Auxances d'une vingtaine de véhicules roulant au GNL (gaz naturel liquide). L'objectif est de passer à 30 % de la flotte relativement rapidement. Philippe Raguideau, directeur régional Ouest de Perrenot précise : « L'utilisation du GNL offre plusieurs avantages. Nous avons une autonomie plus large, 1 400 km en double réservoir. D'autre part, nous diminuons de 20 % les émissions de carbone par rapport au diesel et nous divisons la pollution sonore par 2. » Afin de poursuivre cette politique, le transporteur peut désormais s’appuyer sur la présence à quelques mètres de son agence d’une station-service GNL. En effet, le gazier espagnol Gas Natural Fenosa a récemment ouvert sa deuxième station équipée en GNL et GNC en France. Deux nouvelles stations seront mises en service avant la fin de l'année. Quatre autres verront le jour en 2018. La station poitevine est équipée d'une cuve de stockage de 80 m3 pour le GNL et de deux tours pour l'utilisation du gaz sous forme comprimé. « Pour être un peu schématique, on pourrait dire que le GNC (gaz comprimé) est utilisé pour les courts trajets alors que le GNL (gaz liquide) est plutôt réservé aux longues distances » explique Laurent Maalen,

directeur commercial GNL/GNV France. Le gaz arrive sous forme liquide dans des camions citernes. Il est stocké dans la cuve avant de servir au plein des réservoirs des camions. Sur Migné-Auxances, le transporteur compte 200 moteurs et emploie 300 personnes pour une flotte nationale de 3 500 véhicules et 4 500 collaborateurs.

LE PÔLE ÉCO-INDUSTRIES FAIT DES RECHERCHES SUR LA VALORISATION DES DÉCHETS DES ACTIVITÉS MARITIMES ET DU LITTORAL Interface à l’équilibre précaire, tiraillé entre les éléments naturels qui le composent et les activités humaines qui ne cessent de s’intensifier, le littoral est aujourd’hui sujet à une artificialisation croissante. Celle-ci résulte de pressions économiques et démographiques toujours plus importantes. Parmi les enjeux du littoral, la gestion des déchets devient une préoccupation majeure. En Nouvelle-Aquitaine, 720 kilomètres de façade maritime sont exposés à cette problématique. Alors que la Région a engagé un important travail de consultation pour la construction de son Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets, plusieurs acteurs issus du monde maritime ont interpellé le Pôle Éco-Industries sur le manque de connaissance des voies de valorisation de certains déchets particulièrement présents sur le littoral : poches à huîtres, combinaisons néoprène, voiles... En réponse à ces sollicitations, le Pôle a initié un premier travail de recherche sur les filières de valorisation existantes et sur l’identification des acteurs mobilisés sur ces sujets en Nouvelle-Aquitaine. Ainsi, dans le cadre de ses missions, les travaux engagés seront poursuivis pendant toute l’année 2018. Une communauté permettant de recenser les besoins et compiler de l’information sera créée et ouverte à tout acteur intéressé. Si vous êtes concerné par cette problématique, vous pouvez entrer en contact avec M. Florian Weber : 05 49 44 96 44 - f.weber@pole-ecoindustries.fr.

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4 RéSEAUX & CLUBS D’ENTREPRISEs KARINE DESROSES DÉVOILE SA STRATÉGIE POUR LES PETITES ENTREPRISES Présidente de la chambre de métiers et de l’artisanat de la Vienne, Karine Desroses, a été élue à la présidence de la Siagi, société de caution mutuelle pour les petites entreprises, en mars. Le 25 juillet, à l’occasion d’une visite chez Frédéric Devautour, artisan poissonnier garanti par la Siagi, elle a présenté une partie de son plan stratégique. « Pour que les entreprises puissent se créer, se développer et se transmettre dans de bonnes conditions, il faut qu’elles investissent. De plus en plus l’investissement s’accompagne de besoins immatériels qu’il s’agisse de dépenses en recherche et développement, de charges liés à la transition numérique ou à la prospection de nouveaux marchés ». Or ajoute la présidente : « il n’est pas toujours aisé de trouver de tels financements, notamment lorsqu’ils sont de petite taille. En donnant sa garantie, la Siagi intervient auprès des banques pour débloquer les lignes de crédit ». Ce plan stratégique fera de l’artisanat une cible prioritaire avec une gamme de garanties d’une amplitude élargie en termes de montant minimal, de secteurs d’activité et de financements. « Pour cela, nous continuerons de mutualiser nos opérations avec les autres secteurs de l’économie de proximité. Le modèle de la Siagi sera adapté afin de rendre la mise en place des garanties plus souple, plus rapide et appropriée à la situation de chaque entreprise » a poursuivi la présidente avant de citer en exemple la nouvelle garantie dénommée 5/50 applicable à des crédits de petite taille, entre 5 000 et 50 000 euros, et qui sera testée sur les territoires très prochainement.

INITIATIVE CHARENTE-MARITIME : 45 DOSSIERS SOUTENUS POUR 716 000 € ENGAGÉS EN 2016 Depuis plus de 20 ans, Initiative Charente-Maritime facilite la mise en œuvre de projets de création, de reprise ou de développement d’entreprises sur le territoire. Le 6 juin dernier, lors de l’assemblée générale, le président de l’association, Martin Lepoutre, a dressé le bilan de l’année 2016. « Tous les indicateurs sont en hausse », s’est-il félicité. En effet, le comité d’agrément de la structure a étudié 50 nouveaux dossiers, soit 38 % de plus qu’en 2015. « C’est finalement 45 entreprises qui ont été soutenues pour un montant total d’engagement de 716 000 €. L’impact social est réel puisque l’association participe à la création et au maintien de 199 emplois sur le territoire », a détaillé le président qui a également rappelé les trois axes d’intervention de l’association : assistance des porteurs de projet dans la finalisation de leur dossier ; aide financière par l’octroi de prêts d’honneur à taux zéro pouvant aller jusqu’à 40 000 euros ; suivi et parrainage via un compagnonnage qui conforte et rassure les entrepreneurs accompagnés. Concernant les entreprises soutenues l’an dernier, 62 % étaient des reprises. La moitié des financements a été octroyée à des commerces. Viennent ensuite les hôtels, cafés, restaurants ; la construction et le BTP. Enfin, 56 % des porteurs de projet étaient des demandeurs d’emploi de moins d’un an et 17 % des chômeurs de plus d’un an. À signaler également qu’après avoir élargi son soutien aux SCOP en 2015, Initiative CharenteMaritime accompagne aujourd’hui les entrepreneurs qui veulent s’installer en EI ou en EIRL.

IN BUSINESS FAVORISE L’ÉCHANGE ET L’ENTRAIDE Il y a un peu plus de deux mois, Cyrille Salvert-Colas, Corinne Cottin et Pascale Patignier ont inauguré devant quelque 140 personnes, In Business. Ce nouveau club d’entreprises a pour ambition d’apporter quelque chose de nouveau aux entrepreneurs et responsables économiques du châtelleraudais. Les trois créatrices se sont rencontrées, il y a environ un an et demi. À l’époque, elles faisaient le même constat : « Nous ne nous retrouvions pas dans les structures existantes. Nous avons donc eu l’idée de créer notre propre club avec l’objectif d’offrir une structure à certaines catégories professionnelles qui n’ont pas accès à un réseau, comme les artisans ou les artistes… C’est une démarche importante qui doit également permettre de rompre l’isolement auquel sont confrontés très souvent les chefs d’entreprise », expliquent les trois fondatrices. Et afin de ne pas laisser les nouveaux membres s’isoler au sein même de la structure, un système de parrains pourrait voir le jour. Ces derniers auront pour mission d’accompagner les nouveaux membres. « Ils seront également présents à leurs côtés pour les aider dans leurs démarches de créations ou de reprises d’entreprise », poursuivent les responsables du club. Des échanges qui mènent aux affaires Aujourd’hui, le club compte déjà une dizaine de membres. Un chiffre qui pourrait doubler d’ici fin septembre. « Le mélange que nous souhaitions se traduit par la présence de corps de métiers très différents. Nous avons aussi bien des cuisinistes que des garagistes, des professionnels du bienêtre ou des experts-comptables », se félicitent les créatrices de l’association.

Et, si In Business se veut un lieu d’échange et d’entraide, la structure doit également permettre aux chefs d’entreprise de réaliser des affaires. Dans ce cadre, des Business Dating seront régulièrement organisés. « Ils permettront également aux membres de mieux se connaître. Parallèlement, nous programmerons des tables rondes. La prochaine se déroulera le 30 octobre à partir de 18 h 30. Elle aura pour thème les ressources humaines. À chaque fois nous aborderons une problématique qui impacte les responsables économiques ». Renseignements : 06 31 62 86 51 ou 06 67 47 11 98

LES EXPERTS-COMPTABLES RÉUNIS À LA ROCHELLE Les experts-comptables du Poitou-Charentes et de Vendée ont organisé leur Université d’été, le vendredi 1er septembre à La Rochelle. Après avoir balayé l’actualité fiscale et notamment les questions de prélèvements à la source ou de révision des valeurs locatives, les participants ont accueilli l’auteur Laurent Gounelle qui est intervenu sur le thème « L’expert en quête de sens ». Spécialiste du développement personnel, l’auteur connaît actuellement un grand succès. Ses romans « psychologie grand public » se sont écoulés à plus de 675 000 exemplaires l’an dernier. Actuellement, le Conseil régional de l’Ordre des experts-comptables Poitou-CharentesVendée regroupe 550 experts-comptables et 75 experts-comptables stagiaires. Ils évoluent au sein de 670 cabinets qui emploient au total plus de 4 200 salariés pour quelque 50 000 entreprises clientes.

éCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE ADAPEI CHARENTE : 1,8 M€ POUR LES SALARIÉS DE L’ESAT D’YVIERS

ANGOULÊME : UN CONCEPT INNOVANT POUR UNE « DRÔLE D’ÉPICERIE »

En juin dernier, l’Adapei de Charente a achevé la construction et la restauration de deux bâtiments situés sur le site de l’Établissement et service d’aide par le travail (Esat) d’Yviers, installé dans un ancien manoir du XVIIIe siècle. Au total, rappelle le directeur général de l’association, Guillaume Préveraud, un atelier neuf de 1 800 m2 a été construit et une longère entièrement réhabilitée. Cette dernière abrite désormais les bureaux administratifs du centre ainsi que les salles d’activités. L’investissement est important puisqu’il s’élève à 1,8 million d’euros. « Les locaux de production et les bureaux étaient dispersés sur le site. Les travaux visent notamment à offrir de meilleures conditions de travail à nos salariés tout en permettent de rationaliser la production », se félicite le directeur qui précise : « Nous avons également pu relocaliser une ferronnerie qui était installée jusqu’à présent en dehors de nos murs ».

D’ici quelques semaines, Pauline et Raphaël Guerreiro-Boissière feront revivre l’ancien site de la biscuiterie Lolmede, place du Palet à Angoulême. C’est en effet dans ce bâtiment de 277 m2 que les deux jeunes créateurs vont installer La Drôle d’Épicerie, un tiers-lieux qui associera espace de coworking, épicerie et café familial. Autant de concepts différents les uns des autres mais qui partent tous d’un constat de manque. « Il est impossible de dénicher sur la ville une épicerie de produits locaux et bio. Dans le même temps, nous avons remarqué que les jeunes parents ont dû mal à trouver un café dans lequel les enfants peuvent s’occuper. Enfin, nous manquons également de locaux qui peuvent accueillir des associations ou professionnels qui ont besoin d’un espace de travail », détaillent les porteurs de ce projet qui a été lauréat du second appel à projet ESS du GrandAngoulême.

Le centre compte 118 travailleurs handicapés avec l’objectif de leur permettre « d’accéder à une vie sociale et professionnelle ». L’établissement intervient dans six secteurs d’activités, blanchisserie, maçonnerie, conditionnement, emballage, ferronnerie, espaces verts et sous-traitance industrielle. Les clients sont à la fois des professionnels ainsi que les particuliers notamment sur le secteur des espaces verts. Sur l’ensemble du département, l’Association départementale des amis et parents d’enfants inadaptés compte une trentaine de sites dont cinq Esat.

Un dossier à 100 000 euros La Drôle d’épicerie va donc s’attacher à combler ces vides. En effet, une partie des locaux sera aménagée en épicerie zéro déchet. Elle proposera des produits biologiques et locaux, disponibles en vrac ou en consigne. Une seconde partie permettra la création d’un café avec espace de jeux, de loisirs et ateliers pour les enfants. « L’espace coworking, lui, sera indépendant du reste et accessible 24h/24 par les usagers. Il sera composé de bureaux en open space, de

salles de réunion. Enfin, au sous-sol, nous envisageons la création d’un studio de musique pour les groupes qui souhaitent répéter ou enregistrer », poursuivent Pauline et Raphaël Guerreiro-Boissière. Pour monter ce dossier, une quarantaine de coopérateurs ont été séduits et ont décidé d’accompagner le projet qui débouchera sur la création d’une société coopérative d’intérêt collectif. « Au total, nous allons devoir investir quelque 100 000 euros. Heureusement, nous bénéficierons d’un soutien financier de la part d’Insertion Poitou-Charentes Active ». Affiliée au réseau France Active, IPCA accompagne notamment le développement économique de structures d’utilité sociale. En attendant, les travaux de rénovation du bâtiment ont démarré. L’ouverture est attendue en novembre prochain.

INITIATIVE CATERING : LA CONSERVERIE MOBILE TOUJOURS SOUS PRESSION Le conseil régional Nouvel Aquitaine a récemment apporté son soutien au projet de conserverie mobile imaginé par l’association rochelaise Initiative Catering. « Entre 2015 et 2016, nous avons mené une expérimentation auprès des épiceries solidaires de Surgères et de Rochefort dans le but d’imaginer de nouveaux modes d’approvisionnement pour l’aide alimentaire dans un contexte de lutte contre le gaspillage », rappelle Camille Ruiz, chargée de développement au sein de l’association. « Dans ce cadre, nous avons mis à profit notre expérience à la conser-

verie de Coulon pour envisager de transformer les surplus des distributions. Malheureusement, nous nous sommes vite heurtées aux impératifs sanitaires et à l’obligation de mettre aux normes ces espaces pour pouvoir y faire de la transformation en vue de redistribuer les produits ». À la recherche de partenaires financiers De là est née l’idée d’une conserverie mobile. Installé dans un camion itinérant rayonnant sur la Charente-Maritime, l’outil permettra de transformer et de valoriser les surplus alimentaires directement auprès des grandes surfaces et des exploitants agricoles. En ce qui concerne la production, une partie des bocaux sera dédiée aux épiceries sociales et l’autre partie vendue au grand public. « Dans ce cadre, nous avons prospecté de potentiels débouchés auprès d’associations de producteurs qui proposeront ces produits dans leurs paniers », explique Camille Ruiz. Mais, le projet à un coût : 125 000 euros. Malgré une aide de l’Ademe et un apport de la Région à hauteur de plus de 20 000 euros, l’association est aujourd’hui à la recherche d’investisseurs et de partenaires pour finaliser son dossier. Actuellement, l’association travaille toujours à créer de nouvelles recettes et attend le retour des épiceries solidaires qui font tester à leurs clients les premiers plats concoctés par Initiative Catering. L’autoclave ambulant ne devrait pas voir le jour avant 2018. Cet outil a été imaginé pour fabriquer quelque 70 000 bocaux par an, soit la transformation de 20 tonnes de denrées alimentaires.


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5 numérique DÉMODAY : RENCONTRE TREMPLIN ENTRE STARTUPPEURS ET INVESTISSEURS Le 6 septembre a eu lieu la deuxième édition du Démoday à Niort. L’événement clôture le programme Start’innov créé par le SPN (réseau de professionnels du numérique de l’ex PoitouCharentes).

Bérenger Billenot (de la MAIF) et Fabien Audat (du SPN) Parmi 44 dossiers, 8 start-ups ont été sélectionnées afin d’avoir la chance de pouvoir séduire les investisseurs régionaux. Pour se préparer à cette rencontre, les équipes ont participé à de nombreux workshops pendant plusieurs mois, coachées intensivement par un cluster de PME qui veillait à la validation de leur marché et de leur business plan, allant jusqu’à employer parfois des méthodologies issues de la Silicon Valley. Les porteurs de projet étaient mis en situation pratique sur leur produit ou service afin d’être plus crédibles et convaincants le jour J. Par exemple, un serious game baptisé Future factory place le joueur dans la peau d’un dirigeant d’entreprise qu’il faut tenter d’amener au top de la performance.

Le jury portera son choix en priorité sur les startups en rapport avec l’éducation ou le divertissement tout en tenant compte de l’économie colla-

borative. A la clé pour les heureux élus : une levée de fonds ou la constitution d’un portefeuille partenaires, indispensable à tout lancement de société et donc décisif pour la continuité de leur aventure.

LES PARTENAIRES DE LA MAISON MARTELL RÉUNIS SUR UNE MÊME PLATEFORME INTERNET Martell, filiale du groupe Pernod-Ricard située à Cognac, a lancé son site extranet « MMPJ (Martell Mumm Perrier-Jouët) et moi » afin de renforcer les liens avec ses 1 200 partenaires. L’équipe responsable du projet est partie sur trois axes : un espace personnel pour faciliter le quotidien (factures, stocks, échantillons, météo…), un espace d’infos et d’actualités sur le groupe (marché, réglementation, technique…) et un espace d’échanges avec témoignages et forums (petites annonces, réseau, conseils pour les vendanges…). Ce site collaboratif où l’information ira dans les deux sens permettra à la maison de négoce de communiquer plus rapidement et plus efficacement avec les viticulteurs en leur simplifiant leurs démarches administratives. L’objectif principal étant de créer une communauté et donc d’avoir une vraie place dans leur quotidien. 800 viticulteurs vont être reçus sur le site de Gâtebourse en septembre et octobre afin d’assister à la présentation de cette plateforme et d’être formés à son utilisation. Ce nouvel outil est également disponible sous forme d’application pour mobiles et tablettes.

LE E-FARMING, AVENIR DE L’AGRICULTURE Aquanide, association créée en 2013, a pour vocation de défendre et promouvoir l’irrigation et de représenter les irrigants de Poitou-Charentes. Elle a organisé son salon thématique régional

le 14 septembre dernier à Echiré dans les DeuxSèvres en réunissant les professionnels de plusieurs départements. Mise à part la découverte de nouvelles technologies, l’objectif de cet événement était de permettre aux agriculteurs de gérer au mieux leur exploitation tout en satisfaisant à une exigence du gouvernement. Dans le contexte actuel de sécheresse, les outils d’aide à la décision comme le pluviomètre permettent de mieux piloter l’irrigation et d’optimiser la gestion de la ressource en eau. Nous pouvons rappeler qu’en France nous consommons 1 800 m3 d’eau à l’hectare pour une moyenne mondiale de 7 700 m3. Nous sommes donc bien en-dessous certains pays : nous arrosons nos cultures par aspersion alors que d’autres les inondent, ce qui engendre d’importantes économies. Mais nous pouvons être encore plus responsables. 65% des agriculteurs comptent s’équiper d’objets connectés dans les prochaines années et presque la moitié d’entre eux pensent que le numérique est l’avenir de leur métier. Il apportera de nombreux avantages : gain de temps, simplicité du travail, augmentation des revenus, bénéfices pour l’environnement voire un plus grand intérêt du grand public pour les métiers de la terre.

LA START-UP 88JOBS SOUHAITE CONQUÉRIR LA CHINE Créée en 2015 par Laurent Clémentz, 88Jobs est une plateforme innovante de recrutement spécialisée dans les emplois bilingues chinois. Cette start-up rochelaise qui emploie douze personnes est devenue en deux ans un acteur incontournable sur son secteur. En effet, la jeune société compte dans son fichier plus de deux cents clients dont de grandes enseignes françaises comme Decathlon, Lagardère ou Kenzo, à la recherche de leurs futurs managers. 88Jobs, vrai chasseur de talents, a la chance de pouvoir proposer un large éventail de candidats avec 40 000 profils qualifiés.

QUALITE DE VIE AU TRAVAIL : Parole d’experts ! QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL : Parole d’experts ! Pas de fatalisme avec l’absentéisme !

Entreprises, faites la différence entre engagement motivation ! par an et paretsalarié, c’est du ce salarié que

16,6 jours représenterait l’absentéisme en France chaque A la rentrée, pour bon nombre d’entreprises, c’est la période des séminaires et autres année selon Consulting. Ce chiffre nous place team building quiAlma ont vocation à (re)dynamiser, voire à (re)motiver les collaborateurs. dans les mauvais élèves européens, et pourtant, la Mais de quoi parle-t-on réellement ? La motivation est un phénomène utilitaire qui réalité estsesouvent veut qu’on donne lescomplexe. moyens d’atteindre un objectif pour en avoir les bénéfices associés. En somme, il s’agit de la « carotte au bout du bâton ». Et la plupart des études

confirment l’effet strictement temporaire, voire L’absentéisme est davantage quecontreproductif, l’absence des des« récompenses » accordées aux salariés en contrepartie d’objectifs. Evidemment qu’il faut rémunérer à sa salariés, c’est plutôt la manifestation de juste hauteur un collaborateur efficace, et que les avantages sociaux sont des éléments dysfonctionnements plus profonds. Et, la première qui favorisent la reconnaissance au travail, mais ce qui génère un réel investissement dans le travail, c’estchercher l’engagement. étape est de à comprendre avant d’agir pour éviter soit de stigmatiser des attitudes S’engager, c’est donner de soi. Ce que les individuelles, soit de critiquer de façon collaborateurs ne univoque peuvent faire qu’en accord avec donc leurs valeurs. Il est une davantage question l’organisation du travail. Il faut engager de sens que de « sous ». Là où la motivation démarche diagnostic sur la nature, pondération, est superfila cielle, l’engagement est profond. et les motifs éventuels d’absentéisme Le de l’entreprise Il renvoie àrencontrés. une conception avec une éthique de liberté, de responsabilité succès de cette phase nécessite le concours de l’ensemble des acteurs de l’entreprise pour individuelle et collective. produire du consensus autour d’analyses et d’hypothèses. Autrement dit, l’engagement c’est ce qui dépasse du contrat, c’est ce que l’on donne.

Puis on examine lesà conditions de de travail, Alors comment permettre ses collaborateurs donner lesquelles, ? Eh bien, très lorsqu’elles certainement ne sont pas satisfaisantes, produisent des troubles de d’une santé. Et, sociale on élabore etprend déploie un plan d’actions qui en donnant soi-même. C’est tout l’enjeu politique proactive qui en compte les aspirations des collaborateurs à trouver un équilibre entre vie privée et vie responsabilise à la fois la direction et les salariés. La performance de l’organisation est professionnelle, respect de l’environnement et projet de société. Cela s’incarne dans aujourd’hui enjeu collectif L’assistant social interentreprises une démarche deun Qualité de Vie au Travail.! Nos intervenants ergonomes, psychologues peut vous accompagner du travail et assistants sociaux du travail vous accompagnent au quotidien sur la bonne dans cette démarche. voie. Venez rencontrer nos responsables d’agences près de chez vous :

Déjà implantée au Royaume-Uni, la plateforme ambitionne de se développer en Chine pour 2018. Elle vient d’ailleurs d’être retenue pour le prochain French Tech Tour China qui aura lieu en décembre cette année. Ce programme d’immersion, organisé par Business France et Bpifrance, aura pour objectif de valider les opportunités commerciales et les chances de se développer en Chine. Les douze start-ups sélectionnées dont fait partie 88Jobs passeront deux semaines au cœur des quatre centres chinois de la Tech (Hong-Kong, Shenzhen, Shanghaï et Pékin). Afin d’optimiser cette immersion, deux jours de préparation à Paris ont été nécessaires début septembre. Laurent Clémentz, le fondateur, compte bien profiter de cette opportunité pour valider son implantation, multiplier les contacts sur place et surtout anticiper sa prospection. Même s’il connaît bien la culture du pays et qu’il en maîtrise la langue, s’implanter à l’étranger et surtout en Asie reste complexe. Le programme du French Tech Tour China lui permettra de bien appréhender le marché : ressources humaines, technologies, concurrence, partenariat... Les investisseurs parient tous sur une croissance à trois chiffres d’ici trois ans.

Enfin, pour les situations individuelles qui persistent, son action est efficace car l’assistant socialFOCSIE du Travail habilité à entrer enFOCSIE relation avec un salarié en arrêt maladie. Il Le Mans Poitiersest le seulFOCSIE La Roche-sur-Yon peut organiser une visite à domicile, résoudre les difficultés personnelles qui font obstacle à la 48, rue de Wagram 6, avenue Clément Ader 14, rue Claude Chappe reprise d’activité, assurer le lien avec l’entreprise, et contribuer à un retour à l’activité rapide 72000 Le Mans 86961 Le Futuroscope 85000 La Roche-sur-Yon et durable du salarié. FOCSIE s’inscrit dans une démarche 07 68 03 90 88 05 32 09 12 21 02 51 36 18 06active de prévention et adresse a.carneiro@focsie.fr p.chiron@focsie.fr p.jamonneau@focsie.fr des courriers de mise à disposition auprès des collaborateurs de ses entreprises clientes. Ainsi en 2016, les assistants sociaux du travail FOCSIE ont réalisé près de 700 visites à domiciles auprès de salariés en arrêt maladie.

L'équipe de 88JOBS s'envolera bientôt pour la Chine


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Master DOSSIER

prospérité avec l’économie circulaire

 Les défis de l’entreprise durable

GREEN BUSINESS

 L’habitat intelligent

Depuis quelques décennies, le modèle économique mondial produit trop, plus que ses ressources, il gaspille, pollue et concourt au réchauffement climatique, il génère un coût sanitaire et social élevé, il renforce les inégalités entre les individus mais aussi entre les zones géographiques. Et si l’économie circulaire était la solution salvatrice ? Et si l’économie de la fonctionnalité était une issue salutaire ? Avec les services connectés et l’économie collaborative, le paradigme de la consommation basé sur l’achat et le déchet est peut-être en train de disparaître.

 Les cleantech & bio-technologies  La révolution de l’automobile et de la mobilité

POUR UN NOUVEAU MODÈLE DE PROSPÉRITÉ AVEC L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE Le modèle de développement, de production et de consommation qui domine depuis plus d’un siècle repose sur des ressources naturelles quasi infinies et un processus linéaire : matières premières extraites > production > consommation > déchets. Soit épuisement des ressources naturelles + pollution + utilisation éphémère + accumulation des déchets. Aujourd’hui, ce modèle se heurte à des défis environnementaux, alimentaire et démographique aigus. Depuis quelques années déjà, nos prélèvements sur les ressources naturelles dépassent largement la biocapacité de la terre, c’est-à-dire sa capacité à régénérer les ressources renouvelables et à absorber les déchets et les gaz à effets de serre. Concrètement, en 2017, l’humanité a consommé la totalité des ressources naturelles que la Terre peut produire dans l’année dès le 2 août (fin septembre en 1997). Du coup, nous surexploitons et compromettons la régénération et le renouvellement des ressources… malgré la prise de conscience collective et les diverses politiques de réduction des impacts environnementaux.

 Diminuer notre empreinte (emprunte)

écologique grâce à l’économie circulaire Puisque les politiques de réduction des impacts environnementaux ne suffissent pas, il faut passer à un modèle de création de valeurs positives sur un plan social, économique et environnemental. C’est ce qu’ambitionne l’économie circulaire dont l’objectif est de découpler la croissance économique de l'épuisement des ressources naturelles par la création de produits conçus différemment, de modèles d’affaire plus respectueux et de mode de consommation plus collaboratif. Depuis 2015, la notion d’économie circulaire est formalisée en France dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte : "Lutter contre le gaspillage et promouvoir l'économie circulaire : de la conception des produits à leur recyclage".

QU’EST-CE QUE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE ? Pour l’Institut de l’Économie circulaire « Ce nouveau modèle repose sur la création de boucles de valeur positives à chaque utilisation ou réutilisation de la matière ou du produit avant destruction finale. Il met notamment l'accent sur de nouveaux modes de conception, de production et de consommation, le prolongement de la durée d’usage des produits, l’usage plutôt que la possession de bien, la réparation, la réutilisation et le recyclage des composants ». Cela passe aussi par une écoconception pensée en amont, sans toxique ni obsolescence programmée.

 Repenser le cycle de vie des objets via

des boucles de valorisation positives Dans l’économie circulaire, les produits sont appréhendés en tant que flux de matière et d’énergie qui sont réinjectés dans des “boucles vertueuses” successives, organiques ou

• Economie de la fonctionnalité ou économie collaborative qui privilégie l’usage à la possession et tend ainsi à vendre des services liés aux produits plutôt que les produits eux-mêmes. • Consommation responsable : consommation raisonnée et orientation de ses choix de produits en fonction de critères sociaux et écologiques. • Allongement de la durée d’usage par le recours au réemploi, à la réparation et à la réutilisation. • Recyclage : traitement et valorisation des déchets collectés.

 Les équipements informatiques : un

gisement inexploité pour l’économie circulaire

© Nicolas Herrbach

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 Pour un nouveau modèle de

techniques. Autrement dit, ce qui est destiné à être un déchet dans l’économie linéaire peut avoir plusieurs vies dans l’économie circulaire. Cette approche écosystémique permet d’optimiser la création de valeur générée par la matière, l’énergie mais aussi par le travail. • Eco-concevoir, c’est anticiper la vie du produit et de ses composants La durabilité du produit est au coeur de l’éco-conception. L’objet doit être conçu pour être déconstruit et pouvoir ainsi être réparé, démonté, réutilisé et recyclé facilement. « Ainsi, au fur et à mesure des boucles, l’objet et les matières qui le composent seront utilisés de manière optimale en fonction de leur usure » conclue l’Institut de l’Economie Circulaire (IEC). On est à l’opposé de l’obsolescence programmée qui, aujourd’hui encore, constitue la base de la production de valeur. • Eco-concevoir, c’est réparer, réutiliser, puis recycler Face à l’usure d’un produit, l’éco-conception prône d’abord la réparation (pourvoyeur d’emplois de proximité), puis le remanufacturing qui prévoit d’extraire les composants en état de fonctionner pour les réintégrer au cycle productif, et enfin le recyclage des déchets qui n’aboutissent pas nécessairement au sein du même secteur. Si la matière est trop dégradée pour être réintroduite dans la boucle, elle est valorisée énergétiquement ou utilisée en méthanisation ou en compostage.

 L’économie circulaire comme amorce

d’une nouvelle dynamique économique et social. Aujourd’hui, pour les plus jeunes générations, la valeur d’un produit réside avant tout dans sa fonction. Ce qui entraîne l’émergence de nouvelles formes de consommation comme le prêt ou la mutualisation. De la possession à l’usage… Vendre l’usage d’une voiture (autolib, blablacar) ou d’une photocopieuse plutôt que le produit luimême revient à utiliser et à immobiliser moins de ressources naturelles pour le même service rendu. Cette nouvelle approche de la consommation collaborative permet ainsi de découpler le service fourni de la quantité de produits distribués.

 L’économie circulaire comme source de

redynamisation des territoires L’incitation au recyclage des déchets (eaux grises, chutes, récupération thermique…) associée à une recherche de synergie des acteurs locaux permettent de mutualiser l’usage des ressources à l’échelle d’un territoire… et de créer ainsi des emplois non délocalisables. Pour que les déchets des uns constituent les ressources des autres, il suffit d’identifier les flux de matières et de déchets sur une zone d’activités ou un département et de créer une structure idoine pour mettre en relation les acteurs potentiels.

 L’économie circulaire comme source de

valeur économique et sociétale Selon le cabinet McKinsey, l’économie circulaire permettrait de réaliser une économie nette d’au moins 380 milliards de dollars par an en matières premières en Europe. « A cette exploitation des ressources évitée s’ajoute la création de valeur positive, fondée sur la consommation relocalisée, le soutien à une activité industrielle et agricole sur les territoires et le développement de nouvelles filières dédiées à la réparation, au réemploi et au recyclage » confirme l’IEC. En résumé Pour l’Agence nationale de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), l’économie circulaire englobe de très nombreux secteurs d’activités et peut se décliner à travers 7 logiques de production et de consommation qui, combinées entre elles, se renforcent mutuellement : • Approvisionnement durable avec la mise en œuvre d’une politique d’achats responsables : sélection des fournisseurs sur des critères environnementaux, accompagnement de ceux-ci dans l’amélioration de leurs pratiques. • Ecoconception : démarche qui consiste à diminuer, dès sa phase de conception mais aussi tout au long de son cycle de vie, les impacts environnementaux d’un produit ou d’un service. • Ecologie industrielle et territoriale avec la recherche de synergies éco-industrielles à l’échelle d’une zone d’activités : les déchets d’une entreprise pouvant devenir les ressources d’une autre.

Selon le site e-RSE.net, un ordinateur représente en moyenne 473kg de CO2 émis dans l’atmosphère, 3.500 litres d’eau utilisés, 1 kg de plastique et 1,5 kg de minerais extraits de la nature. Une barrette de mémoire de 2g nécessite l’utilisation de près de 32kg de matières premières. Or, les ordinateurs sont remplacés en moyenne tous les 4 ans. Résultat : en 2014, 74,9 millions d’équipements ont été vendus en France aux professionnels, soit +18 % par rapport à 2013. En conséquence, les déchets d’équipements électriques et électroniques (EEE) ont explosé : 30.000 tonnes en 2014, soit 23% de plus qu’en 2013. Selon l’Ademe, 74% de ces EEE sont aujourd’hui recyclés, 13% sont envoyés en préparation pour réemploi, 7% sont détruits, 5% sont utilisés pour faire de la valorisation énergétique… et un pourcentage indéterminé terminent leur vie en Afrique où ils sont démantelés à bas prix. Il existe, en France, une filière de réemploi et de réutilisation (ex. : EcoLogic) qui se charge de récupérer ces EEE dans les entreprises afin de les reconditionner et de les redistribuer à d’autres acteurs. Pour Clément Fournier, responsable éditorial & veille du site e-RSE.net, « Avec une meilleure information des parties prenantes et un peu de volonté de la part de tous les acteurs (notamment les entreprises) il serait possible de structurer durablement une telle filière pour transformer ce gisement inexploité en véritable ressource pour l’économie circulaire ».

QU’EST-CE QUE L’ÉCONOMIE DE LA FONCTIONNALITÉ ? Le concept est simple : il consiste à vendre des services plutôt que des produits. Dans les années 90, Xérox a sans doute été le premier à mettre en œuvre cette pratique à grande échelle : l’entreprise américaine cherchait moins à vendre ses photocopieuses qu’à vendre un service d’impression. Du coup, le client n’achetait plus l’imprimante en tant que telle mais le nombre de pages réellement imprimées, selon un prix/page préalablement négocié. Quatre conséquences vertueuses : • Xérox prend en charge l’entretien et la réparation de ses propres imprimantes et a tout intérêt à ce que leur cycle de vie soit le plus long possible. L’obsolescence programmée n’a donc plus aucun intérêt pour elle. Sans compter que, sur le plan financier, ce nouveau modèle économique s’est avéré très profitable pour le Groupe américain,


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L’obsolescence programmée : info ou intox ? Clément Fournier (e-RSE.net), définit l’obsolescence programmée comme : « une stratégie de business qui consiste à planifier l’obsolescence, c’est à dire le processus qui rend un produit obsolète et inutilisable, d’un produit dès sa conception ». Autrement dit, les entreprises concevraient des produits suffisamment datés (design, ergonomie, performance…) ou programmés pour durer pendant une période limitée pour obliger le consommateur à racheter un nouveau modèle. Or, demande artificielle = gaspillage + déchets.

 Les 8 types d’obsolescence programmée L’obsolescence liée au positionnement prix du produit : une entreprise décide d’utiliser tel ou tel matériau ou tel ou tel composant en fonction du positionnement prix souhaité (entrée de gamme, moyenne gamme, haut de gamme, premium). « En ce sens, lorsqu’elle conçoit un produit, l’entreprise planifie effectivement son niveau d’obsolescence en choisissant ses matériaux et son prix de vente. Mais cette planification résulte d’un arbitrage coût-avantage normal dans la vie d’une entreprise » conclue Clément Fournier. Et le consommateur averti ne saurait être dupe de cet arbitrage lié au positionnement qualité/prix. • L’obsolescence liée à l’innovation ou au design : les entreprises qui évoluent dans le secteur du high tech ou des multimédias (smartphone, objets connectés, drônes…), ou de la mode, sont obligés de proposer régulièrement de nouveaux modèles plus performants ou plus esthétiques, pour rester dans la course. • L’obsolescence “systémique” par exemple dans le domaine de l’informatique qui consiste à multiplier les nouveaux modèles et les nouvelles configurations qui rendent obsolètes les anciens logiciels. • L’obsolescence volontaire qui consiste à introduire dans un produit une pièce ou un composant inutilement fragile, afin que le matériel devienne inutilisable plus rapidement. Exemples : une puce électronique qui bloque une imprimante après un certain nombre de copies, le Cartel de Phoebius, des fabricants d’ampoules, qui se mettent d’accord pendant des décennies sur le nombre d’heures de fonctionnement d’une ampoule électrique : 1.000h au maximum. Non seulement cette pratique intentionnelle constitue aujourd’hui un délit mais elle est surtout très contreproductive pour la notoriété de la marque jugée « peu fiable ». En tout cas très loin de l’approche « Qualité » promue aujourd’hui par les entreprises qui travaillent sur le long terme. Sur ce point, la Loi de Transition Énergétique votée en 2015 prévoit que l’obsolescence programmée devient un délit passible de 300.000€ d’amende et de prison. •

• Le

client paye pour le « juste » service et non pour la propriété, • Le recyclage est géré par Xérox qui réutilise certaines pièces, • Des emplois de proximité ont été créés pour entretenir les imprimantes. L’économie de la fonctionnalité : un modèle qui a débuté en BtoB mais qui s’invite en BtoC Si les entreprises ont vite compris l’intérêt de la location/achat de services, les consommateurs ont encore du mal à renoncer à la propriété de leurs objets. Pour autant, les mentalités évoluent et les jeunes générations préfèrent l’usage et

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liée à l’évolution des normes : Un changement de normes par ci, un principe de précaution par là et tout le monde doit repasser à la caisse. Pour information, la France est le pays le plus réglementé au monde avec 400.000 normes. • Des pièces détachées + main d’oeuvre plus chères que l'appareil : lorsqu'elles existent encore, les pièces de rechange coûtent souvent très chères. À quoi sert de remplacer la carte graphique si celle-ci coûte presque le prix d'un ordinateur neuf ? • Une date de péremption exagérément avancée : sous prétexte de précaution pour la santé de leurs clients, certains industriels du secteur alimentaire avancent la date limite de consommation de leurs produits de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, afin d'accélérer la rotation des rayons. • Une obsolescence liée à l'incompatibilité des matériels : des câbles et des prises non compatibles entre les marques, des jeux vidéo non compatibles avec un modèle de même marque mais de génération différente…

7

• L’obsolescence

 Qui de nous deux est le plus responsable ? Pour Clément Fournier, si « l’obsolescence programmée existe bel et bien dans le monde de l’entreprise, ce terme regroupe une réalité diverse : l’obsolescence programmée, basée sur l’innovation ou l’esthétisme par exemple, est autant le fait du producteur que du consommateur qui décide de racheter un modèle “plus à la mode” alors que son ancien modèle fonctionne encore. Par ailleurs, lorsqu’un consommateur choisit un produit à bas prix plutôt qu’un produit plus cher, il fait aussi, bien souvent, le jeu de l’obsolescence programmée ».  Les chiffres de l’obsolescence et du jetable • 17

à 23 kg par an de déchets électriques et électroniques par Français, dont seulement un quart est collecté par une filière spécialisée, • 1,8 million de tonnes de déchets électroniques par an, aux USA, • Entre 2004 et 2013, la part des appareils ménagers défectueux remplacés dans les 5 premières années a presque doublé, pour atteindre 13%, • La durée de vie moyenne d’un téléphone avant d’être remplacé est de moins de 2 ans, • « 90% des déchets électriques dans le monde ne sont pas traités par les filières adéquates, et sont revendus illégalement pour terminer leur vie dans les décharges des pays en développement ou dans des réseaux du marché noir » selon Clément Fournier.

« l’expérience » que la propriété. Selon Clément Fournier du site e-RSE.net : « 85% des milleniums préfèrent utiliser leur argent pour vivre des expériences de vie plutôt que d’acheter une voiture ou un ordinateur. Les nouvelles générations vivent de plus en plus selon le crédo “ NOwnership, No Problem ” ("nowner" est la contraction de no et owner, propriétaire en anglais). Le « Cassandra report » d’Intelligent Group confirme que 35% des Milleniums préfèrent payer des frais d'accès à un objet quand ils en ont réellement besoin plutôt que le posséder. Ce qui explique le développement exponentiel des services proposés par AirBnB, Blablacar et autres entreprises de l’économie du partage.

LES DÉFIS DE L’ENTREPRISE DURABLE La RSE (Responsabilité Sociale ou Sociétale des Entreprises) constitue aujourd’hui un challenge pour nombre d’établissements, petits ou grands. Pour faire court, elle regroupe l’ensemble des pratiques volontaristes mises en place par l’entreprise dans les domaines du développement durable, de l’éthique vis-à-vis de ses partenaires, de son attention auprès des salariés et de son impact positif sur la société.

10 BONNES PRATIQUES POUR DÉMARRER UNE DÉMARCHE RSE 1 Nommer un responsable RSE pour avoir un référent identifiable. Il devra lancer la démarche, proposer les stratégies, soumettre une charte éthique avec des objectifs, informer et motiver les salariés, mettre en place des indicateurs de progrès… 2 Faire une analyse stratégique pour préciser les enjeux et l’intérêt de la démarche pour l’entreprise, identifier les domaines et les postes à améliorer en priorité… sans révolutionner la structure de l’entreprise, notifier le niveau d’implication des collaborateurs. 3 Proposer une formation à l’ensemble des salariés, en priorité les managers, pour qu’ils puissent adhérer et participer plus efficacement à la démarche. 4 Relier RSE et profitabilité en démontrant les gains et les opportunités de la démarche. 5 S’inspirer des bonnes pratiques dans le secteur d’activité concerné par l’entreprise. 6 Mettre en place des actions avec une politique de « petits pas », en commençant par des initiatives qui auraient le plus rapide et le plus fort retour sur investissement. Exemples : • Bonnes pratiques de consommation : énergies, eau, papier… • Réduction et recyclage des déchets, • Plan de déplacement des collaborateurs : covoiturage, optimisation des tournées… 7 Choisir des fournisseurs « responsables » en s’appuyant sur une charte éthique, 8 Sélectionner plutôt des partenaires locaux pour favoriser les circuits courts et l’emploi local, 9 Se rapprocher des acteurs publics locaux (DREAL) pour s’intégrer dans les politiques publiques et bénéficier de leur expertise, 10 Communiquer pour valoriser l’engagement et les actions de l’entreprise auprès des institutionnels, des clients, des salariés, des fournisseurs.

COMMENT MESURER L’IMPACT DE SA DÉMARCHE RSE ? Que ce soit en termes d’image, d’économie d’énergie, d’engagement des salariés ou de stratégie commerciale, s’impliquer dans une démarche RSE et de développement durable est clairement indispensable aujourd’hui pour les entreprises. Oui mais, dans quelle mesure ces démarches sont-elles bénéfiques pour l’entreprise, en termes financier ou d’image ?

21/08/2017 17:16


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8 TOP 10 des villes les plus écologiques

© Romolo Tavani

Selon la dernière étude annuelle d’Arcadis, leader international en conception et conseil de l'environnement, les grandes villes les plus vertes et écologiques sont :

Peu de mesures concrètes mises en place pour évaluer leur RSE Selon un récent sondage mené par Ethical Corporations auprès de 2500 professionnels : • Seulement 54% des entreprises sont capables d’affirmer que leur stratégie RSE participe à créer du revenu, 21% affirment qu’ils ne peuvent pas identifier de lien entre leur RSE et leurs revenus, et 25% sont incapables de répondre. • 65% confirment que leur politique RSE leur a permis de faire des économies (énergie, papier…), 19% ne savent pas et 16% répondent « non », • 55% avouent ne pas avoir mis en place un système de mesure crédible de ses indicateurs RSE, de leurs progrès et de leur retour sur investissements. Ces chiffres tendent à montrer qu’une majorité d’entreprises considèrent encore la RSE : • Au pire, comme une pratique cosmétique destinée à satisfaire certains partenaires et à respecter les obligations légales, • Au mieux, comme une stratégie de réduction des coûts, • Mais peu comme une politique capable d’ouvrir de nouveaux marchés. Pourtant, toutes les études se rejoignent : de plus en plus de consommateurs attendent que leurs marques soient « responsables ». Du coup, comment justifier et valoriser le « business model » de sa démarche RSE ? Comment le responsable RSE peut-il justifier son nouveau budget annuel ? Comme le souligne Clément Fournier sur le site e-rse.net : « Que ce soit les dirigeants, les actionnaires, les managers et les salariés : tous veulent savoir ce que vont rapporter les efforts qu’ils consentent à faire pour mettre en place des démarches RSE. Or, si ces démarches sont mises en place mais que leurs résultats concrets ne sont jamais mesurés, cela décrédibilise le projet. Mais plus encore, cela décrédibilise toute démarche RSE ultérieure ! » Aussi, il est urgent que les entreprises mettent en place des outils de mesure et des indicateurs de progression en termes de business, d’image ou de satisfaction de leurs clients. Conseil : Voir « RSE et PME : un Tableau de Bord pour Institutionnaliser la Démarche » sur le site e-RSE.net.

POIDS DES ÉMISSIONS DE CO2 PAR SECTEURS 1) Les Transports : 13% dont 10,5% pour le seul transport routier 2) La déforestation, surtout causée par l’agriculture : 10,9% 3) La consommation énergétique des bâtiments résidentiels : 10,2% 4) Les industries manufacturières : 7% 5) Les industries du pétrole et du gaz : 6,4% 6) La consommation énergétique des bâtiments tertiaires : 6,3% 7) L’élevage : 6% 8) La gestion des sols agricoles et production agricole : 5,2% 9) La production de ciment : 5% 10) La production de produits chimiques : 4,1% L’élevage en question Si l’élevage est directement responsable de 6% des émissions de CO2 (méthane), ce secteur est indirectement plus néfaste pour la planète car la production de bétail nécessite beaucoup de ressources alimentaires, explique 35% de la déforestation mondiale (70% pour la seule région amazonienne) et nécessite de nombreux transports. Pour autant, ce sont les villes qui sont responsables de près de 70% des gaz à effet de serre dans le monde. Source : e-RSE.net

L’HABITAT INTELLIGENT Si la maison du futur sera ultra-connectée et hyper-sécurisée, elle sera d’abord écologique, à énergie positive et bas carbone, comme l’imposera en France, dès 2020, la future réglementation thermique et environnementale des bâtiments. Concrètement, les nouvelles constructions devront produire plus d’énergie qu’elles n’en consommeront.

VERS UNE ARCHITECTURE BIOCLIMATIQUE Dans un récent article paru sur urbanews.fr, Bruno Legrand explique que l’habitat de demain sera bâti selon une architecture bioclimatique pour tirer profit au maximum de l’énergie naturelle et gratuite du soleil. « Elle sera également équipée

1 - Zurich, riche en espaces verts, est dotée d’un système de gestion des déchets efficients et surtout d’une politique de sobriété énergétique efficace : 4200 watts par habitant contre plus de 6000 w. pour la moyenne européenne, 2 - Stockholm est la capitale des cyclistes et limite notamment les émissions de CO2 en imposant un péage aux automobilistes, 3 - Genève bénéficie d’une énergie relativement propre grâce à l’hydraulique... et des transports en commun efficaces, 4 - Vienne est une des capitales mondiales labellisée « Smart Cities » (villes « intelligentes »), qui utilisent les technologies du numérique pour optimiser leur fonctionnement et réduire les gaspillages. De grands espaces verts, beaucoup de vélos et des transports en commun largement développés complètent la panoplie. 5 - Francfort dispose d’une zone “basses émissions” où les véhicules polluants ne sont pas autorisés. 52% de la ville est occupé par des espaces naturels. 6 - Wellington : la capitale néo-zélandaise est la ville disposant du plus bas taux d’émissions de CO2 par habitant de toute l’Océanie (-2% depuis 2000 alors que la population a augmenté de 21%). 7 - Rome est encore très dépendante de la voiture et des énergies fossiles mais elle compense par des besoins faibles en énergie, grâce notamment à la structure de ses bâtiments historiques, et par une forte proportion d’espaces verts. 8 - Sydney dispose d’une qualité de l’air et de l’eau exemplaire, ainsi que de nombreux espaces verts. 9 - Londres est reconnu pour sa politique volontariste, notamment pour ses transports bas carbone, son traitement des eaux et sa stratégie d’amélioration de la qualité de l’air. 10 - Hambourg s’affiche comme une des grandes puissances éoliennes mondiales. La ville développe également un immense réseau de parcs, de pistes cyclables et de zones piétonnes donnant la priorité aux transports non polluants. Paris s’affiche en 32e position, derrière Prague, Sao Paulo, Munich, Madrid ou Hong-Kong. La capitale française est pénalisée par la faible ampleur de ses espaces verts, le fort usage de la voiture et son score relativement faible en matière de qualité de l’air. Source : e-RSE.net

de systèmes permettant de réguler les apports solaires passifs (brise-soleil, volets roulants intelligents) et bénéficiera d’une isolation renforcée, d’équipements thermiques et électriques performants et d’une ventilation efficace. Mais pour basculer dans l’énergie positive, la maison devra produire elle-même de l’énergie renouvelable ». Parmi les solutions à venir : • Des procédés constructifs plus performants basés sur l’assemblage de panneaux composites : ciment + bois + mousse polyuréthane (meilleur isolant actuel), • Des cellules photovoltaïques intégrées dans les fenêtres et les baies vitrées pour produire de l’électricité, • Des capteurs et des logiciels intelligents capables de gérer l’équilibre entre les besoins et la production d’énergie, • Des machines learning, intégré dans les objets, permettront à ceux-ci de s'autoréguler, • Un système de récupération des eaux pluviales sur le toit qui alimentera les toilettes et le lavelinge, • Un brumisateur haute-performance dans la douche pour économiser 70% de l’eau utilisée…

LES CLEANTECH & BIO-TECHNOLOGIES Souvent portées par des startups, les « cleantech » proposent de nouvelles technologies et de nouveaux modèles économiques pour améliorer la productivité des entreprises tout en apportant une valeur ajoutée environnementale. Ce qui passe par de l’innovation énergétique couplée à une ubérisation des technologies traditionnelles via des plateformes digitales ou collaboratives. Les évolutions en cours sont si importantes que les cleantech sont en train de disrupter le marché.

 Exemple d’innovations en cours de développement Les Smart grids ou réseaux intelligents, sont capables d’ajuster en temps réel les flux d’électricité entre le producteur et le consommateur, grâce à des technologies informatiques. Menés par les plus grands acteurs de l’énergie en France dont Enedis, Engie et Schneider Electric, les tests s’appuient sur l’utilisation de Linky, le compteur communiquant d’Enedis, ainsi que sur des applications domotiques reliées à des routeurs internet. La gestion énergétique via la blockchain : Associée à l’utilisation des Smart grids, la blockchain (technologie de stockage d’informations sécurisée, sans organe de contrôle) pourra sécuriser les échanges d’énergie entre consommateurs et rendre superflus les fournisseurs d’énergie au niveau local. Les Smart Cities désignent les villes qui utilisent des technologies numériques pour développer de nouveaux services publics tout en réduisant les coûts de fonctionnement des municipalités, ou pour améliorer la qualité de vie des citoyens tout en permettant un développement plus durable des villes. Pour exemple, Chartres a développé un système d’éclairage public s’appuyant sur des capteurs qui s’adaptent en temps réel à la luminosité. Résultat annoncé : une économie d’énergie de 65%. La mutualisation d’énergie entre bâtiments : La startup Openergy propose une analyse énergétique des bâtiments grâce à un système de modélisation virtuelle qui, entre autres, permettra la mutualisation d’énergie au niveau d’un îlot de bâtiments.


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9 Les batteries propres : la cleantech française Kemwatt propose un prototype de batterie à flux organique non toxique de 10kW. I-Ten propose une génération de micro-batteries céramiques rechargeables stockant dix fois plus d’énergie que les batteries issues des technologies traditionnelles. Le Biocarburant : Ergosup développe un générateur d’hydrogène à haute pression, rechargeable électriquement et pressurisé. Ce système est destiné à fournir en énergie les véhicules zéro émission dans les stations à hydrogène.

L’optimisation de la performance des centrales photovoltaïques : Optimum Tracker utilise des logiciels de prédictions météorologiques pour améliorer les performances des capteurs solaires (+30%). L’utilisation des microprocesseurs comme source de chaleur : La consommation énergétique des data center augmente de 5% par an. Or, jusqu’à présent, la chaleur produite par ces centres de données représentait une perte, tempérée par des refroidisseurs gourmands en énergie. Aujourd’hui, la startup Qarnot a développé une solution qui aujourd’hui permet de chauffer des logements sociaux à Paris grâce aux data centers de Free.

© billionphotos.com

La lignine, un bois translucide et imputrescible : Woodoo, lauréat du Cleantech Open France 2016 et du prix runner-up du Cleantech Open de San Francisco, a mis au point un bois translucide et imputrescible : la lignine. Cette innovation permettrait de faire passer les constructions en bois de 12 à 30 étages, tout en donnant une seconde vie à des essences de bois nonnobles.

LA RÉVOLUTION DE L’AUTOMOBILE ET DE LA MOBILITÉ LA RÉVOLUTION PAR LES NOUVEAUX MODES DE CONSOMMATION Dans un article paru sur Les Echos.fr, Charles Berkovits, directeur commercial en Banque & Assurance, s’enflamme : « La propriété est morte, vive l'usage ! Le Français n'est plus capitaliste, il est devenu consommateur. Il n'est plus égoïste, il est soucieux de l'environnement et du développement durable ». Les chiffres lui donnent raison :

aujourd’hui, seulement 40% des foyers parisiens détiennent un véhicule contre 60% à 65% en petite couronne, et 80% en moyenne nationale. Une tendance qui se confirme dans toutes les métropoles françaises, largement encouragée par les institutions locales : AutoLib, Vélib, multiplication des pistes cyclables ou dédiés aux bus/ tramways… et par les initiatives personnelles : covoiturage, partage de véhicule, time sharing… Si bien que « l'achat de voitures neuves par les particuliers se raréfie et que la moitié des VN est aujourd'hui commercialisée auprès d'entreprises, de loueurs et d'administrations ». Charles Berkovits pointe les conséquences probables si les acteurs concernés ne s'adaptent pas

Les banquiers qui n'apprendront pas à louer risquent de perdre des parts de marché sur le financement automobile,

•

• Les

assureurs auront à faire face à une réduction de la masse assurable,

• Les concessionnaires automobiles devront raboter leurs marges avec la montée en puissance des loueurs et des mandataires, et la multiplication des achats sur internet.

Sources : L’Institut de l’économie circulaire, Ademe, Avise.org, urbanews.fr, Les Echos.fr, Entreprise-durable.fr, defense-du-consommateur. ooreka.fr, paris.numa.co, E-rse.net

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Parce qu’une entreprise sur trois ne survit pas à la disparition de son dirigeant* le Crédit Agricole a créé le contrat d’assurance Valeur Prévoyance Multipartenaire «Homme Clé». Charente-Maritime Deux-Sèvres : ca-cmds.fr

PLUS D’INFORMATIONS SUR : Charente et Dordogne : ca-charente-perigord.fr

Touraine-Poitou : ca-tourainepoitou.fr

* Le contrat «Valeur Prévoyance Multipartenaire» est un contrat d’assurance décés de groupe souscrit par l’ADECAM auprès de Predica, compagnie d’Assurances de personnes, filiale de Crédit Agricole Assurance Entreprise, régie par le Code des Assurances. S.A. au capital entièrement libéré de 997 087 050€. Siège social : 50-56 rue de la Procession 75015 Paris. 334 028 123 RCS Paris. Les dispositions complètes du contrat figurent dans la notice d’information. Vous disposez d’un délai légal de rétractation de 30 jours calendaires à compter de la conclusion de votre adhésion conformément à l’article L.132-5-1 du Code des Assurances. Voir conditions en agence. Édité par Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Charente-Périgord, société coopérative à capital variable, agréée en tant qu’établissement qu’établissement de crédit. Siège social : 28-30 rue d’Epagnac, Soyaux (Charente) – RCS ANGOULEME 775 569 726 - Société de courtage d’assurances immatriculée ORIAS N° 07 008 428 Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel de Charente-Maritime Deux-Sèvres. Société coopérative à capital variable, agréée en tant qu’établissement de crédit. Siège social : 14 rue Louis Tardy 17140 LAGORD - 399 354 810 RCS LA ROCHELLE. Société de Courtage d’Assurance Immatriculée au Registre des Intermédiaires en Assurance sous le n° 07 023 464. Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de la Touraine et du Poitou, Société coopérative à capital variable, agréée en tant qu’établissement de crédit, dont le siège social est 18, rue Salvador Allende BP 307 – 86008 POITIERS CEDEX – Siège administratif : Boulevard Winston Churchill 37041 TOURS CEDEX – 399 780 097 RCS POITIERS – Société de courtage d’assurance immatriculée au Registre des Intermédiaires en Assurance sous le n°07 023 896 © Crédit photo : iStock


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Territoire Nouvelle-Aquitaine La Région pilote l’intermodalité dans le transport C’est la Région qui est désormais en charge du pilotage et du développement de nouvelles solutions de mobilité des voyageurs. Selon le rapport du CESER (Conseil Economique, social et environnemental régional), elle doit organiser une nouvelle politique de la mobilité privilégiant des modes de transports alternatifs et durables mais aussi être attractifs et accessibles à tous. Alors que 65% des voyages dans un rayon de 80 km autour du domicile se font encore en voiture individuelle, l’enjeu est de proposer une alternative au voyageur en lui donnant la possibilité d’emprunter différents modes de transports au cours d’un même déplacement : du co-voiturage au vélo en passant par le train ou le bus. Cette alternative nouvelle doit intégrer les nouveaux moyens de transport : vélos en libre-service, auto partage, voitures électriques… Au plus près de la réalité, les propositions du CESER intègrent les évolutions des modes de vie et de la société : vieillissement de la population, développement des déplacements de loisirs, évolution et morcellement des rythmes et jours de travail… Premier objectif : développer une offre de transport collectif de qualité sur les territoires en améliorant le maillage, la ponctualité, la tarification et l’accessibilité physique. Ensuite pour faciliter le passage d’un transport à l’autre, la Région devra prévoir un maillage de pôles d’échanges mieux aménagés pour que les conditions d’accès, d’attente et de sécurité soient attractives pour les voyageurs et leur permettent de changer de mode de transport dans de bonnes conditions. Ce maillage ne peut se concevoir qu’en lien avec les différentes collectivités pour prendre en compte au mieux les différents bassins de mobilités. Point clé : la généralisation d’un titre de transport unique à l’échelle de la Région pour une libre circulation entre les différents modes de transports publics. S’il revient à la Région de piloter ce dispositif à travers la Schéma Régional d’Aménagement, du Développement durable et d’Egalité des Territoires, il sera nécessaire d’associer l’ensemble des acteurs tant les différents échelons (départements, intercommunalités…), que les opérateurs (SNCF, régie de transports…) au sein d’un syndicat mixte des transports. Un véritable enjeu pour aller dans le sens de déplacements plus harmonieux et respectueux de l’environnement. Le rapport sur l’intermodalité en Nouvelle Aquitaine est disponible sur le site internet du CESER et a été présenté le 21 septembre à Poitiers.

Clôture des inscriptions au Concours Talents des Cités En Nouvelle Aquitaine, les candidats de Talents des Cités ont eu jusqu’au 20 septembre pour s’inscrire au concours qui, depuis quinze ans, révèle et récompense les jeunes créateurs d'entreprise ou d'association des quartiers prioritaires de la ville ou zone franche urbaine. Ce concours lancé au niveau national par le ministère de la Ville en 2002 a récompensé six cents lauréats dont 75% sont toujours en activité et représentent près de quatre mille créations d’emplois dans les quartiers prioritaires. Les critères de sélection reposent sur le parcours du créateur, son profil entrepreneurial et sa motivation. Est prise en compte la viabilité économique et financière, l’impact de l’activité sur le quartier en matière d’emploi mais aussi de lien social. Le candi-

dat est un « ambassadeur des quartiers » dont le projet permet aussi de changer l’image des quartiers et d’aider d’autres jeunes à entreprendre. La Région Nouvelle Aquitaine décline le projet dans les quartiers : la sélection par le jury régional s’achèvera en octobre et les prix seront remis au mois de novembre. Les lauréats bénéficient ainsi d’un coup de pouce et d’une visibilité qui donne du sens à leur engagement.

Etude INSEE : 4% de l’emploi en Nouvelle Aquitaine lié au tourisme Selon l’étude INSEE parue le 7 juillet 2017, le tourisme représentait 4% de l’emploi en 2013 en progression de 5.6% par rapport à 2009. 104 000 emplois sont directement reliés à ce secteur dont 86 000 pour l’hébergement et la restauration. L’activité touristique se concentre particulière-

ment sur la façade littorale, les Pyrénées et le Périgord. Le tourisme d’affaires lui se concentre sur les quatre principales agglomérations (23.5% de l’emploi touristique régional). L’activité touristique est fortement marquée par la saisonnalité estivale mais les ailes de saison sur les mois de mai, juin et septembre sont en forte progression. Avec 2.77 milliards de richesse générée, la Nouvelle Aquitaine se classe au 5e rang des régions de France métropolitaine. Les zones côtières se taillent la part du lion avec 36% des emplois régionaux. L’emploi touristique pèse plus de 6 % de l’emploi total dans les départements littoraux de Charente-Maritime et des Landes. Dans les Pyrénées-Atlantiques, qui bénéficient à la fois de l’océan et de la montagne, cette part est également élevée (5,3 %). En Dordogne, elle s’élève à près de 5 %, grâce aux richesses de ses sites naturels et de son patrimoine historique. Cette étude met en lumière l’importance du tourisme dans l’économie régionale.

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot et la ministre chargée des Transports Elisabeth Borne, aux côtés d'Alain Juppé et Alain Rousset, lors de l'arrivée du TGV inaugural à Bordeaux.

LGV SEA : le chantier qui valait 8 milliards

Le 1er juillet dernier, la France a vécu à l’heure des lignes à grande vitesse. Ce jour-là deux nouvelles LGV étaient ouvertes : Paris-Rennes et Paris-Bordeaux. Emmanuel Macron, à bord du TGV inaugural en direction de la Bretagne, a laissé le soin au ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot et à Élisabeth Borne, ministre des Transports, d’accompagner le second. Avec la mise en service de la ligne Sud Europe Atlantique, c’est un chantier de cinq ans qui prend fin. Un investissement de près de 8 milliards d’euros, dont 50 % apportés par des fonds publics, qui rapprochent les deux capitales. Désormais, le trajet entre Paris et Bordeaux s’effectue en 2 h 04 contre plus de 3 h 15 auparavant. Entre Tours et Bordeaux, ce temps sera de 1 h 30 au lieu de 2 h 30, entre Poitiers et Bordeaux d’une heure au lieu d’1 h 49. Chaque année, près de 20 millions de passagers sont attendus sur cette ligne.

Un partenariat public-privé Pour la construction de cette ligne, l’État a choisi de miser sur un partenariat innovant, via un contrat de concession de 50 ans. Ce procédé était une première en France dans le cadre de la réalisation d’une ligne à grande vitesse. L’appel d’offres a été remporté par Lisea dont les actionnaires sont Vinci Concessions (33,4 %), la Caisse des Dépôts et Consignations (25,4 %), Meridiam (22 %) et Ardian (19,2 %). Le concessionnaire a confié la conception et la construction de la ligne au groupement d’entreprises Cosea, piloté par Vinci Construction. Enfin, une troisième entité, Mesea, est chargée d’assurer l’exploitation et la maintenance de la LGV depuis des bases techniques implantées à Clérac (Charente-Maritime), Villognon (Charente), Poitiers (Vienne) et Nouâtre-Maillé (Indre-et-Loire). « Mesea a pour mission d’entretenir la ligne pendant 44 ans afin de garantir la circulation des trains à 320 km/h », explique le concessionnaire. En contrepartie, l’exploitant percevra directement les redevances provenant des opérateurs ferroviaires qui emprunteront la ligne.

500 ouvrages d’art Pour permettre la pose des 340 km de voies, le constructeur a dû réaliser quelque 500 ouvrages d’art ainsi que dix raccordements aux lignes ferroviaires existantes, en moins de cinq ans. Ainsi, sur le parcours, on retrouve des viaducs, des ponts-rail, des ponts-route, des estacades, des sauts-de-mouton (ouvrage permettant à une voie ferrée d’en croiser une autre en passant par-dessus ou par dessous), des tranchées couvertes, des passages de grande faune, des dalots (canaux de petite taille)… Ces ouvrages d’art s’étendent de quelques mètres à plus d’un kilomètre. C’est le cas avec le viaduc de la Dordogne qui a représenté le plus grand défi pour les équipes de Cosea. Avec ses 1 319 mètres, il est le plus long viaduc du tracé. Dix grues et 200 personnes étaient en action pour effectuer les différentes opérations. Au total, 45 000 m2 de béton ont été nécessaires pour arriver à construire cet édifice. Pour terminer avec les chiffres, signalons que 1 400 km de longs rails ont été soudés, lesquels sont supportés par 1 100 000 traverses en béton qui reposent sur 3 millions de tonnes de ballast…

© Bordeaux Métropole

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limousin Le triangle d’or du cuir Alors que le maroquinier de luxe Hermès vient d’inaugurer son nouvel atelier de maroquinerie et ganterie à Saint Junien (87), ce sont 120 emplois à terme qui sont pérennisés. La filière Cuir – Luxe - Textile et Métiers d’arts est l’une des douze filières prioritaires de la Région. Grâce à la création du cluster Reso Cuir et à la constitution d’un pôle d’excellence Cuir et Luxe à Thiviers, la filière peut désormais proposer aux entreprises du secteur un plateau technique à la pointe des progrès techniques pour la formation professionnelle ainsi qu’un réseau à même de porter des projets innovants. Ces démarches ont été mises en valeur lors de la 5e édition des Portes du Cui à Nontron du 29 septembre. La filière qui représente près de 4000 emplois se structure autour du triangle Saint Junien (87) Nontron (24) - Thiviers Montbron où sont présents de grands noms du luxe. Ce territoire grâce à l’élevage des bovins et ovins fournit des peaux de qualité aux métiers du cuir. Et des entreprises locales assurent sur place leur transformation au service des métiers d’art et d’artisanat. Ce réseau d’entreprises recouvre les activités de tannerie, mégisserie, maroquinerie, sellerie, chaussures, ganterie et ameublement. Ce qui signifie le maintien d’emplois qualifiés peu délocalisables dans des zones rurales et le maintien d’une tradition de savoir-faire et de qualité.

16 charente Le Pinel du GrandAngoulême prolongé en 2017 « Nous nous sommes battus avec les constructeurs locaux pour être éligible au Pinel. Un enjeu fondamental pour redensifier nos centres-villes, éviter la fermeture des commerces de proximité, reconquérir nos logements vacants et indignes, et redonner de l’activité à nos professionnels du bâtiment ». Jean-François Dauré, président du GrandAngoulême (Charente), s’est félicité, le 21 juin dernier, que ce dispositif soit reconduit sur le territoire jusqu’à la fin de l’année 2017. Il faut dire que la mesure a rencontré un franc succès avec 175 dossiers validés en l’espace d’un an et 175 autres logements remis sur le marché. En effet, dans le cadre de sa « charte Pinel » et afin de coller à son plan local de l’habitat (PLH), le territoire s’est engagé à ce qu’un logement ancien soit réhabilité pour chaque habitation neuve construite en défiscalisation. Plusieurs critères doivent néanmoins être respectés concernant les rénovations : encadrement des loyers, performance thermique ou encore obligation de réaliser de grands logements individuels. Pour les élus, si cette mesure doit favoriser le réinvestissement dans l’ancien, elle va permettre également de répondre à la carence d’offres en logements familiaux, d’éviter la fuite des investisseurs locaux et de favoriser les circuits courts. Par ailleurs, la communauté d’agglomération a annoncé le lancement de « Coup de pouce à la sortie de la vacance ». Ce nouveau dispositif incitatif de réinvestissement dans le parc ancien s’inscrit dans le PLH communautaire. Ainsi, la collectivité et ses partenaires proposent de financer jusqu’à 80 % l’acquisition d’un immeuble, daté d’avant 1948 et vacant depuis longtemps. Pour être éligible, le programme devra comporter une partie rénovation de logements et une seconde relative au ravalement de la façade.


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11 Un nouveau quartier sur le site de la DCNS Début juillet, la commune de Ruelle-sur-Touvre, aux portes d’Angoulême, a entériné le projet de construction d’un nouveau quartier sur des terrains qui appartenaient auparavant à la DCNS. La future ZAC des Seguins et Ribéreaux s’étend sur quelque 11 hectares. L’aménagement a été confié à la Société Anonyme d'Économie Mixte Locale (SAEML) Territoires Charente. Cette dernière qui a déjà procédé à la démolition et au désamiantage de certains bâtiments a aussitôt démarré la viabilisation (déblai remblai, réseaux) du site ainsi que la commercialisation des parcelles. « Le cadre naturel est l’atout maître de ce projet qui se répartira en habitat à caractère familial, en activités à faible nuisance dont certaines existent déjà et en équipements, voirie, espaces verts. Ce dossier a donné lieu à des études environnementales longues et complexes, notamment pour déterminer la gestion de la pollution », explique Marie-Lyne Chamard, chargée d’opérations à la SAEML. Au total, quelque 38 000 m2 de surface de plancher sortiront de terre. Les logements, environ 250, occuperont plus de 20 000 m2. Le reste sera affecté aux activités économiques. Les premières constructions préfigurant la création de ce nouveau quartier devraient démarrer dans le courant de l’année prochaine pour une fin de chantier annoncée en 2020. L’enveloppe financière globale est estimée à 9 millions d’euros, dont 4 millions pour les travaux.

La Charente s'engage pour l'emploi de proximité « Même si l’emploi ne relève pas de la compétence du département, il est une préoccupation et un enjeu majeur pour notre territoire ». Fort

de cette réalité, François Bonneau, président du Conseil départemental, a annoncé début juillet l'adhésion du Département de la Charente à la plateforme Internet MyfairJob*. Spécialiste du recrutement en ligne par les compétences, le site se veut une plateforme de recrutement responsable. Pour Thierry Recanzone, président de la société bordelaise, « il s'agit de rendre plus fluide et spontanée la mise en relation entre candidats et employeurs afin d'apporter une réelle sérénité aux deux parties ». Gratuite pour les candidats et les entreprises, le site permet aux chercheurs d'emploi d'envoyer leur CV en candidature spontanée aux employeurs du territoire. « Côté entreprises, le site leur offre la possibilité de filtrer et d'affiner la recherche selon les compétences et les critères qu'elles ont prédéterminés. Les 3 000 entreprises recensées à ce jour peuvent également définir des profils standards enregistrables. La qualité du recrutement est ainsi optimisée et le gain de temps de recherche avéré », a poursuivi François Bonneau lors de la présentation du programme. Le département de la Charente n’est pas la seule collectivité de l’ancienne région Poitou-Charentes à avoir adopté ce système. En effet, la communauté d’agglomération de Grand Cognac ou les villes de Saintes et Angoulême ont déjà lancé leur plateforme MyFairJob. Adresse : emploi16.lacharente.fr

 Assises du Commerce et Connect Street : une journée proposée par la CCI Charente pour construire ensemble un équilibre commercial durable et le Commerce de demain, rendez-vous le 20 novembre 2017 (Espace Carat-parc des Expositions du Grand Angoulême)

e

e Nord - Vendé Nouvelle-Aquitain

Trophées de l’Entreprise Emergence 2018 : c’est parti ! Depuis 2011, Emergence a mis à l’honneur trente chefs d’entreprises de Charente-Maritime, qui innovent, investissent, embauchent, gagnent des parts de marché à l’international, contribuent au développement économique de leur territoire… Sur le thème de l’ « Envie d’entreprendre », la 7e édition des Trophées Emergence est ouverte depuis le 25 septembre et les dossiers de candidatures pourront être envoyés jusqu’au 24 novembre 2017. Les trophées sont ouverts à toute Entreprise de Charente-Maritime, de toutes tailles et tous secteurs d’activité. Ils seront au nombre de quatre : - Le Prix de l’entreprise de l’année honore une entreprise et son dirigeant réalisant plus de 8 M€ de chiffre d’affaires et qui a connu une progression sur ses trois derniers exercices. - Le Prix du commerce de l’année récompense un commerce, café, hôtel, restaurant, ayant bâti une stratégie de développement via une politique marketing multi canal, une démarche de diversification, qualité ou des actions particulièrement innovantes pour fidéliser la clientèle. - Le Prix de la jeune entreprise (créée après le 1er janvier 2014), concerne celles qui affichent des résultats économiques encourageants ou dont le développement s’appuie sur un projet innovant. - Le Prix Graine d'entrepreneur, Off du concours, valorise un ou des étudiants pour un projet de création d’entreprise. Le vainqueur bénéficiera d’un accompagnement personnalisé par les services de la CCI La Rochelle. Les entreprises candidates bénéficieront d’une communication via le support de la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Rochelle, les sélectionnées seront dans un supplément de Sud-Ouest. Le pré-jury désignera trois nominés dans chaque catégorie, à la mi-décembre. Le jury désigne les lauréats lors de la cérémonie de remise des prix qui se déroulera le 8 février 2018 à l’Espace Encan de La Rochelle à partir de 18h30. Pour candidater : emergence.larochelle.cci.fr

le depuis 2016

Charente Charente-Maritime Corrèze Creuse Gironde Deux-Sèvres Vendée Vienne Haute-Vienne

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OCTOBRE / NOVEMBRE 2017

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Dossier Manager

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Solutions Business ission 20 Transm & reprise d'entreprise

Les entreprises qui

16 Revue de presse

bougent

auprès des Professionnels de Nouvelle-Aquitaine nord et de Vendée

PRINT • 30 000 exemplaires • 80 000 lecteurs par numéro, • Distribué auprès de 2 000 sites professionnels.

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charente maritime

La Rochelle veut retrouver ses pierres blanches Le secteur du vieux port à La Rochelle est en pleine transformation. Récemment, la ville a livré le square Valin, transformé en parc de jeux pour enfants avec espace détente, manège, vente de confiseries pour un montant global de 2,4 millions d’euros. Dans la lignée de cet aménagement, la municipalité va entamer le chantier de réhabilitation de ses quais le long et derrière le vieux port. L’objectif est de redonner à la « ville blanche » sa couleur d’antan et de refaire du vieux port un lieu de contemplation maritime pour les touristes et les piétons. Ainsi, après avoir éradiqué, il y a un an, la circulation automobile de ce secteur, le maire souhaite désormais effacer toute trace, au sol, de la voiture. « Le bitume sera remplacé par des dalles de calcaire. Ces dernières ne perturbent pas le déplacement des vélos, des bus ou des personnes à mobilité réduite », se félicite Jean-François Fountaine, maire de La Rochelle. Dans le même temps, des emmarchements seront créés le long des quais afin de permettre aux piétons de s’asseoir et de contempler l’espace maritime ou les deux tours qui marquent l’entrée du vieux port. Ces travaux confiés à l’agence d’architectes rochelaise Sophie Blanchet se feront par tranche et vont concerner quatre secteurs : les quais Valin, Maubec, L. Durand ainsi que la rue Léonce Viljeux. Ils débuteront en fin d’année voire début 2018 pour une livraison de l’ensemble d’ici à 2020. L’investissement total s’élève à quelque 12 millions d’euros.  Grand Pavois de La Rochelle : les entreprises nautiques vont bientôt recruter suite à la belle reprise du marché

23 creuse Immobilier : la location tire le marché Le marché de la location tire un marché immobilier par ailleurs en repli au niveau des prix. Le dynamisme de la demande, particulièrement autour de Guéret, est soutenu par la présence des étudiants et des fonctionnaires. Ce qui se traduit particulièrement pour la présence estudiantine par la croissance de la demande sur les meublés. Concernant plus généralement le marché immobilier, l’heure est aux bonnes affaires pour les acheteurs. Car s’il y a toujours des ventes, celles-ci se font sur la base de prix bas et avec des délais plus longs ainsi qu’en témoignent les agents immobiliers creusois. Le niveau des prix est celui du marché en 2001, 2002 et 2003. L’offre étant plus importante que la demande, en raison de facteurs démographiques mais aussi parfois du manque d’attractivité et de débouchés professionnels, les biens en vente se négocient à la baisse. Ce qui cumulé avec le niveau bas des taux d’intérêt peut s’avérer une aubaine pour de jeunes ménages et/ou des primo-accédants. La demande, là encore, se centre plutôt et aux abords de Guéret mais aussi dans les communes proches de la RN 145 comme la Souterraine. Sans surprise, le marché de la résidence secondaire, florissant il y a dix ans, s’est totalement replié. La demande anglo-saxonne s’étant tarie, ce marché qui représentait jusqu’à 60% du chiffre d’affaires de certaines agences, est revenu à un rythme de croisière aux alentours de 10% et sur des prix bas. A noter cependant que le marché, malgré les prix bas, se maintient et que la demande est bien présente.

La fédération du bâtiment de la Creuse change de tête Bruno Trullen succède à Bernard Bouillot à la présidence de la fédération départementale du bâtiment. Celui-ci laisse sa place à l’issue de six années à la tête de l’instance représentative, le mandat de trois ans n’étant renouvelable qu’une fois. La nouvelle présidence s’inscrit dans la ligne fixée jusqu’alors avec une main tendue vers les scolaires « pour donner envie aux jeunes de se remettre dans le bâtiment ». Des actions sont prévues dans les collèges en particulier sur les métiers tournés vers les nouvelles technologies. La formation aux nouvelles technologies est au cœur des priorités avec notamment avec la formation Builing Information Modeling. La maîtrise de cet outil informatique permet de représenter les bâtiments en quatre dimensions, ce qui minimise pour l’artisan les risques d’erreurs. Ainsi les différents corps de métiers peuvent mieux visualiser et coordonner leurs interventions. Une dynamique qui devrait accompagner la légère reprise du secteur.

33 GIRONDE Une école de l’innovation à l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Métiers de Bordeaux L’ENSAM lance un projet atypique, sous la houlette de de Philippe Viot (directeur de l’ENSAM Bordeaux) : l’école de l’innovation et de l’entreprenariat. L’école fait le pari du numérique pour ouvrir ses enseignements et expertises aux étudiants-entrepreneurs. Le cursus (1420 heures dont 120 heures de séminaires et 600 heures consacrées au projet personnel) leur ouvre différents modules : robotique, réalité virtuelle, chaîne numérique… Il est suivi à distance par les étudiants leur évitant les coûts liés à un déménagement généralement indispensable pour suivre ce type de cursus. Ainsi les douze étudiants basés à Bordeaux mais aussi Angers, Paris ou Cluny, bénéficient de l’enseignement de onze experts des différents campus de l’ENSAM et de l’appui de cinq coachs. Ils se retrouvent toutes les six semaines en séminaires virtuels pour apprendre à gérer leur business, leur plan de communication… Ils travaillent le reste du temps sur leur projet d’entreprise en pépinière (Bordeaux UNITEC et Cap Sciences). Cette école 4.0, sans locaux, est soutenue par le Centre de Formation d’Apprentis de la Région, la Région et l’UIMM. Laurent Adam, directeur du Pôle Formation de L’UIMM souligne l’intérêt de cette « école qui met l’accent sur une pédagogie très axée sur le travail collaboratif de plus en plus recherchée dans l’entreprise ». Les jeunes entrepreneurs peuvent ainsi pleinement se consacrer à leur projet d’entreprise tout en menant un cursus « grande école ».

Manque de candidats à l’apprentissage Le CFA de Blanquefort, spécialisé dans les métiers du BTP, déplore le manque de candidats à ces formations en alternance alors que 150 entreprises partenaires de l’établissement cherchent encore un apprenti. Même constat à Lormont (CFA Domotique, électroménager, installation de fibres optique). Alors qu’il existe une vraie demande de la part de ces entreprises et que l’offre de formation en alternance se développe, la voie professionnelle garde une image souvent peu valorisante. Offrant de meilleures conditions désormais, ces filières offrent de réels débouchés avec un taux d’insertion

professionnelle de 70% à 85% à l’issue des formations. Brevet professionnel, CAP en alternance ouvrent aujourd’hui des opportunités ainsi que de vrais développement de carrières. Ces formations sont particulièrement attractives pour les entreprises. Ayant la possibilité de former un futur salarié selon leurs exigences, elles, grands groupes comme TPE de l’artisanat, bénéficient d’aides à l’embauche de l’Etat et de la Région avec une exonération de charges patronales et salariales. Le salaire brut versé par l’employeur correspond au salaire net touché par l’apprenti. Celui-ci, étant formé directement dans l’Entreprise, bénéficie automatiquement d’un privilège à l’embauche lorsque les deux parties sont satisfaites de leur collaboration ce qui explique les taux élevés d’entrée directe dans le monde du travail, véritable preuve de l’efficacité et de la qualité de ces cursus. Il ne reste plus qu’à convaincre les jeunes et leurs parents...

86 vienne La Vienne atteindra son objectif de 1 000 logements aidés

Lancé au printemps dernier, le schéma départemental de l’habitat de la Vienne fixe les opérations et actions du Département en faveur de l’habitat pour la période 2017-2022. Ce schéma doit permettre de soutenir la construction dans un département où le secteur du bâtiment a dû mal à redécoller même après la crise. Ce programme a aussi pour vocation d’améliorer l’habitat ancien via la rénovation ainsi que de restructurer les centres bourgs et valoriser l’accession à la propriété.

Sortie réussie pour le fond d’amorçage et d’accélération Techno’Start AirInt’Service est la première start-up à sortir du fond d’amorçage et d’accélération bordelais, Techno’Start. Fondé il y a cinq ans, ce fond a accompagné douze jeunes entreprises de la technopole Bordeaux Technowest. Techno’start a ainsi engagé 877 000€ dans les starts-up soutenues, contribuant à créer 80 emplois et à lever 8,5 millions d’euros auprès des investisseurs (Caisse des dépôts et Consignations, Airbus développement, CIC, Suez Eau France, Crédit Agricole, Bordeaux Technowest et une quinzaine d’investisseurs privés). Ciblant les entreprises innovantes sur les quatre sites et thématiques que pilote Bordeaux Technowest, Techno’Start intervient dans la phase de pré-amorçage avec des investisseurs qui connaissent bien les projets. Cette première sortie réussie, qui s’accompagne pour AirInt Service (500 000€ de chiffres d’affaires et six salariés) d’une nouvelle levée de fonds augure bien de la suite. Une autre entreprise devrait sortir elle aussi du fond d’amorçage et d’accélération d’ici la fin de l’année.

79 deux-sèvres Le futur pôle sportif de Niort se dévoile Le projet d’aménagement du complexe sportif de la Venise Verte à Niort a été dévoilé début juillet par Jérôme Baloge, président de la communauté d’agglomération du Niortais. Cette présentation fait suite aux résultats de l’étude de faisabilité confiée en février dernier par la ville et l’agglomération au cabinet Ekiden Concept de Montévrain (Seine-etMarne) et spécialisé dans les programmes sportifs. « C’est par une volonté politique et sportive que le projet de mutation du site a pu être envisagé et sera concrètement engagé. L’objectif est qu’à l’intérieur de ce pôle, tous les clubs présents puissent se développer et que de nouvelles activités économiques voient le jour, comme un pôle sport santé », a rappelé en préambule Jérôme Baloge. Le site de 12 hectares qui abrite déjà le stade René Gaillard sera réaménagé afin de permettre la création d’un nouveau stade de football à destination exclusivement des joueurs professionnels. Doté de 8 500 places avec possibilité d’évolution à 10 000, cet équipement sera le fer de lance de ce complexe. Il verra le jour à l’emplacement de l’actuel terrain d’entraînement. Un second stade sera aménagé qui recevra, lui, les épreuves d’athlétismes. Il sera en capacité d’accueillir les championnats de France de la discipline. Enfin, le centre de formation des Chamois Niortais sera reconstruit sur un nouveau site qui reste à définir. La livraison de cet ensemble qui va demander un investissement de plus de 20 millions d’euros est attendue pour 2022.

Bruno Belin Le 11 septembre, lors d’un point d’étape, Bruno Belin, président du conseil départemental, a révélé que la mesure concernait actuellement près de 900 logements. « En fin d’année, nous pourrons atteindre notre objectif de 1 000 logements aidés », s’est-il réjoui. Le montant des réalisations engagées a plus que doublé entre 2016 et 2017, passant de 1,19 million d’euros à 2,4 millions cette année. Sur l’ensemble de la période, le document fixe un cap de 6 000 logements aidés dont 5 000 réhabilités et 1 000 constructions. Le budget sur les six ans s’élève à 13,31 millions. Par ailleurs, 6 millions seront alloués aux appels à projets « restructuration de centres bourgs » et « patrimoine ». À signaler que dans la lignée de ce programme, le Département a décidé d’aider les jeunes de moins de 26 ans désireux d’accéder à la propriété. Sous réserve de respecter le plafond de ressources du PTZ, ils pourront bénéficier d’une aide de 5 000 euros pour l’achat d’un logement neuf ou ancien à rénover en milieu rural.

Les collectivités s’investissent pour leurs entreprises

Lors de sa commission permanente du 10 juillet dernier, le conseil régional de Nouvelle Aquitaine a décidé d’octroyer une aide de 400 000 euros à Mecafi, spécialisée notamment dans l’usinage haute précision. Cette somme est destinée à soutenir le programme de recherchedéveloppement et d’innovation de l’entreprise châtelleraudaise. Dans le même temps, la société Nextalim de Poitiers, spécialiste de la valorisation industrielle des biodéchets par l’insecte, va bénéficier d’une aide régionale de 750 000 euros afin de favoriser la mise en place d’une unité industrielle de traitement des déchets.

Une SEM pour le développement économique

Suite à ce vote, Bruno Belin, président du conseil départemental de la Vienne, s’est félicité que la Région Nouvelle Aquitaine accompagne deux entreprises de la Vienne. « Je m’en réjouis d’autant que je suis depuis longtemps cette dynamique remarquable à travers le formidable outil de partenariat public/privé qu’est la SEM Patrimoniale de la Vienne que j’ai l’honneur de présider ». En effet, la société d’économique mixte a permis la création en 2015 d’un nouveau bâtiment, Eolia, pour Mecafi. La SEM a ainsi apporté 7,5 millions d’euros dans ce dossier qui a favorisé la création de plus de deux cents emplois. « Pour Nextalim, a expliqué Bruno Belin, nous sommes en cours de création d’une SCI avec le Groupe Tanguy Investissement, afin d’acquérir un bâtiment existant à


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13 rénover, zone de la République, pour un montant de 1,260 million d’euros. Le soutien à ce projet permettra à la jeune société de développer un projet collaboratif de 9,6 millions ». Dans son communiqué, le président de la Vienne a également insisté sur la « nocivité de la loi NOTRe qui nuit à la santé de nos territoires. Sans la création de la SEM Patrimoniale de la Vienne en 2010 par le Département à l’occasion de la cession d’une partie de ses parts dans la SA du Futuroscope, nous ne pourrions disposer d’un outil dynamique de proximité avec un tel effet de levier ».

Poitiers accentue son engagement dans la transition énergétique

L’agglomération de Poitiers vient d’annoncer récemment différentes mesures qui vont compléter sa politique en faveur de la transition énergétique. Ainsi, dès octobre, 2 000 candélabres situés sur trois quartiers de Poitiers (Couronneries, Beaulieu et Sapinière) vont être remplacés par un éclairage LED. Ce matériel moins énergivore sera complété par l’installation de détecteurs de présence qui permettront de moduler l’intensité lumineuse. Ces travaux devraient permettre de réaliser 60 % d’économie d’énergies. Pour ce chantier, la ville a fait appel à un partenariat public-privé. Le groupement SPIE/Ancelin et In’Energies sera chargé de la construction, de l’exploitation et de la maintenance des équipements. Grand Poitiers versera un loyer annuel pendant 15 ans pour un montant total de 6,8 M€. Ces loyers seront financés grâce aux économies d’énergie annuelle, estimées à 460 000 euros. Dans le même temps, l’agglomération va construire de nouvelles ombrières photovoltaïques sur deux sites. Celles situées sur le parc des expositions de Poitiers s’étendront sur 3 200 m2. Elles produiront 560 000 kWh, soit l’équivalent de 200 foyers. Plus petites, les ombrières du gymnase Saint-Eloi couvriront 114 places de

stationnement pour une surface de 1 600 m2. La production atteindra 280 000 kWh, l’équivalent de 100 foyers. L’investissement de ces deux installations va s’élever à 1,3 M€ Le marché a été attribué à l’entreprise Technique Solaire de Migné-Auxances, aux portes de Poitiers. Les travaux ont démarré en juillet pour une livraison prévue en octobre prochain. La chasse aux fuites Les économies énergétiques passent également par la chasse aux gaspillages. Depuis 2013, l’agglomération de Poitiers est partie en guerre contre les fuites d’eau sur son réseau. Et les chiffres montrent que l’effort n’est pas vain. En effet, il y a encore quatre ans, « un quart de l’eau du réseau était perdu », a souligné Alain Claeys, président de Grand Poitiers. Depuis, le rendement est passé de 74,4 % à près de 88 %. Grâce à la présence de quelque 600 capteurs installés sur les 1 100 km de réseau, de nombreuses fuites ont été trouvées et réparées. « 950 000 m3 d’eau ont été économisés à la source l’an dernier », s’est félicité Alain Claeys qui a précisé que l’effort se poursuivra dans les prochaines années.

 Une aide à l’assainissement Début juillet, le conseil départemental de la Vienne a lancé un nouveau dispositif d’aide aux particuliers pour l’équipement d’une installation d’assainissement non collectif. Elle concerne les résidences principales existantes n’ayant aucun système de traitement et diagnostiquées non conformes. Le montant maximum de la subvention pour les études préalables et les travaux s’élève à 3 000 euros.

Sources : Communiqués de presse, Actuflux, Charente Libre, Sud Ouest, Nouvelle République, Courrier de l’Ouest, Centre-Presse, Le Populaire, Ouest-France, France 3, Le Figaro

Projet de loi de finances pour 2018 : que retenir ? Le premier budget du nouveau quinquennat est empreint de promesses issues de la campagne présidentielle. Il traduit une volonté s’agissant de la fiscalité des entreprises, de rendre notre économie plus compétitive, et s’agissant de la fiscalité des particuliers, d’orienter l’épargne en direction de l’économie productive. FISCALITÉ DES ENTREPRISES La baisse progressive de l’Impôt sur les sociétés annoncée est mise en œuvre : le taux d’IS atteindrait les 25% face aux 33,1/3% actuels pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2022. Pour les exercices clos en 2018, un taux de 28% serait applicable aux 500 000 premiers euros de bénéfices quelle que soit la taille de l’entreprise. Les PME continueront de bénéficier du taux réduit de 15% pour les premiers 38 120 € de bénéfices. Ensuite, le taux du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) passerait à 6% en 2018, contre 7% actuellement puis disparaitrait en 2019. Il se verrait finalement substituer une baisse des cotisations patronales pour les salaires les plus bas. La contribution additionnelle de 3% sur les dividendes distribués créée en 2012 et dont la conformité au droit communautaire notamment fait débat, disparaitrait définitivement pour les distributions effectuées à compter de 2018. La hausse des tarifs des taxes énergétiques, recouvrées notamment sur les factures d’électricité, est poursuivie. Il est prévu un

doublement progressif dudit tarif sur la durée du quinquennat. Toutefois, la plupart des entreprises industrielles (notamment les entreprises qualifiées « d’électro-intensives ») sont préservées de cette hausse de tarif sous réserve qu’elles aient entrepris les démarches nécessaires auprès de l’administration des douanes pour en obtenir la limitation. Enfin, une mesure inattendue d’alourdissement de la fiscalité locale semble difficilement compatible avec l’objectif de compétitivité économique affiché. Il est ainsi proposé de réformer le calcul du taux de Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) lorsque l’entreprise appartient à un groupe. Jusqu’à présent le taux de cette cotisation, assise sur la valeur ajoutée produite par l’entreprise, varie en fonction du chiffre d’affaires réalisé par celle-ci. Dorénavant, le taux de CVAE serait désormais calculé en tenant compte du chiffre d’affaires cumulé de l’ensemble des sociétés membres du groupe. Toutes les sociétés qui pourraient être intégrées fiscalement, qu’elles le soient effectivement ou non, seraient à prendre en compte. Cette proposition de modification du calcul fait suite à la censure du Conseil constitutionnel, interdisant de prendre en compte l’appartenance effective à une intégration fiscale.

87 haute-vienne La commission du contentieux du stationnement payant s’installe à Limoges C’est début 2018 que l’ancienne caserne Beaublanc accueillera les deux chambres et six magistrats administratifs ou judiciaires de la commission de contentieux du stationnement payant. Cette nouvelle juridiction est issue de la décentralisation du stationnement payant en 2014 et de sa dépénalisation. Nouveau dispositif donc nouvelle procédure de contestation et nouvelle juridiction. En 2015, Limoges est choisie pour siège de la nouvelle commission qui s’installera en 2018.

Selon le préfet, Stéphane Rouvet qui conduit le projet, près d’une centaine de postes devrait être pourvue, essentiellement des postes d’agents de greffe mais ce nombre pourra évoluer. En effet, sur la première année, 100 000 requêtes devraient pouvoir être examinées mais une montée en charge jusqu’à 500 000 est d’ores et déjà prévue qui amènera un redimensionnement des effectifs. C’est le cabinet d’étude limougeaud BEG ESOP qui a été choisi en tant que maître d’œuvre des travaux prévus d’ici à fin 2017 : soit 3000m² de bureaux sur quatre étages, une salle d’audience, un parking de 46000 m² pour un budget de 1.4 M€ A savoir : en 2016, 10,7 millions d’infractions au stationnement payant ont été dénombrées dans 840 communes. 5% d’entre elles donnent lieu à contestation. Depuis 2014, la dépénalisation de l’infraction de stationnement a conduit au remplacement de l’amende par un forfait de post stationnement. Le montant de cette redevance est fixé par la commune.

85 vendée Deux PME en pleine accélération Deux entreprises vendéennes, PROCHIMIR et MG TECH, sont inscrites dans la démarche lancée par BPI France et la Région Pays de la Loire « Pays de la Loire accélérateur ». Elles sont sélectionnées en raison de leur potentiel de croissance. L’objectif est de les mettre en situation de changer d’échelle. Entreprises indépendantes avec un chiffre d’affaires de plus de cinq millions d’euros, elles seront soumises à un diagnostic 360° analysant le positionnement de l’entreprise (stratégie, international, croissance externe, développement commercial, stratégie digitale, organisation RH…).

sur les revenus du capital au taux de 30% et d’autre part, le remplacement dès 2018 de l’ISF par l’IFI, l’impôt sur la fortune immobilière, cette dernière étant par nature moins susceptible de délocalisation. Il est toutefois prévu que l’IFI frapperait, outre les actifs immobiliers non affectés à l’activité professionnelle de leur propriétaire dont la valeur nette excède 1 300 000 euros, tous les droits immobiliers. Seraient ainsi concernés les parts de SCI à hauteur de la valeur représentative des immeubles et les parts des véhicules d’investissement spécialisés (« pierre papier »), y compris lorsqu’ils sont détenus via un contrat d’assurance-vie. L’abattement de 30 % sur la valeur de la résidence principale serait conservé. Le barème de l’impôt serait identique au barème actuel de l’ISF et la réduction ISFdons serait maintenue (contrairement à la réduction ISF-PME supprimée), de même qu’un plafonnement à 75 % des revenus de la somme de l’IFI et des impositions sur le revenu.

FISCALITÉ DES PARTICULIERS

Concernant le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital au taux de 30%, il se décompose en un taux forfaitaire d’Impôt sur le revenu de 12,8%, et des prélèvements sociaux au taux global de 17,2%. Ce taux unique concernerait principalement l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers (intérêts, revenus distribués et revenus assimilés), les produits des contrats d’assurance vie afférents aux versements effectués à compter du 27 septembre 2017, les gains de cession de valeurs mobilières et droits sociaux et autres revenus et gains assimilés ainsi que certaines plus-values et créances entrant dans le champ d’application du dispositif d’ « Exit tax ».

En matière de fiscalité patrimoniale, les deux principales mesures du projet de loi de finances concernent d’une part, la mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique

Néanmoins, les contribuables les plus modestes conserveront la possibilité d’opter pour la soumission de leurs revenus mobiliers au barème de l’IR auquel cas l’abattement de

En fonction des résultats de ce diagnostic, des actions de conseils puis de formation seront menées avec les dirigeants. Cette expérimentation menée sur quinze entreprises dans les Pays de la Loire repose sur un nouveau métier de BPI France : l’accompagnement. BPI met en œuvre des expertises dans le conseil, la formation et la mise en réseau. L’accélérateur PME BPI a de beaux résultats à faire valoir sur sa première promotion d’entreprises suivies. Elles enregistrent +22 % de CA et + 29% sur le CA export, avec une croissance des effectifs de 20%. 85% d’entre elles ont ouvert de nouveaux marchés à l’étranger. Une belle opportunité pour les deux entreprises vendéennes sélectionnées…

40% demeurera applicable aux dividendes. La réforme prévoit également des modifications concernant la taxation des plus-values de cession de droits sociaux. Les abattements pour durée de détention seraient supprimés, sauf pour les cessions de titres de PME de moins de dix ans en faveur des contribuables qui ont acquis ou souscrit leurs titres avant le 1er janvier 2018 et qui optent pour une imposition au barème de l’IR pour l’ensemble de leurs revenus du capital. Le régime applicable aux dirigeants partant à la retraite est supprimé à compter du 1er janvier 2018. Toutefois, un dispositif d’abattement spécifique serait mis en place. En effet, la plusvalue de cession réalisée par un dirigeant de PME à compter du 1er janvier 2018 et jusqu’au 31 décembre 2022 pourrait bénéficier, sous conditions, d’un abattement fixe de 500 000 €. Cet abattement serait applicable quelque soit le mode de taxation de ladite plus-value, peu importe qu’il ait opté ou non pour l’application du barème. Les avocats du cabinet FIDAL se tiennent à votre disposition pour identifier les possibilités d’actions à mettre en œuvre.

Maxime Mornet Avocat Département Droit Fiscal maxime.mornet@fidal.com 05 46 50 21 96

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DOSSIER Manager

s’orienter vers l’artisanat

 L’artisanat du futur  Les partenaires pour se lancer

CHOISIR L’ARTISANAT

 L’artisanat

Qu’il s’agisse de vocation ou de reconversion, de plus en plus d’actifs se tournent vers les métiers de l’artisanat, un secteur longtemps tabou dans un pays où les longues études et les Bac+5 sont presque une obligation culturelle. Aujourd’hui, les jeunes actifs, moins sensibles à l’élitisme, sont surtout en quête de sens, d’indépendance, de partage, de proximité et d’éco-responsabilité. C’est tant mieux pour le secteur de l’artisanat et pertinent pour cette jeune génération.

LES BONNES RAISONS DE S’ORIENTER VERS L’ARTISANAT A l’image de la société et de l’économie, l’artisanat évolue. De nouveaux métiers apparaissent et des métiers plus anciens se renouvellent en s’enrichissant. De nouveaux secteurs d’activités participent ainsi au renouvellement du tissu artisanal : rénovation énergétique, silver économie, truck food, infographie, transports, activité de réparation, dépannage 24H/24, impression 3D, drive de produits locaux…. Par ailleurs, un nouvel écosystème apparaît, lié à la fourniture de nouveaux services et à la notion de service de proximité ou du « dernier mètre », que ce soit à domicile, en mode itinérant ou dans des tiers lieux.

TROIS EXEMPLES D’OPPORTUNITÉS : 1) Dans le domaine du commerce alimentaire : le rebond des circuits de proximité Aujourd’hui, un nombre croissant de ménages recherche la praticité : gain de temps dans les cour ses et la préparation des repas, intérêt pour les « petits paniers » et les produits frais locaux, possibilité de consommer sur place et large amplitude horaire, convivialité… Cela se traduit aussi par l’essor du snacking et de la consommation nomade qui convient aux nouveaux modes de vie des Jeunes. L’artisanat est le mieux placé pour répondre à ces tendances. 2) Dans le secteur de la Silver Economie : de multiples offres de service Les besoins des personnes âgées constituent un fort levier de développement économique à condition de faire évoluer l’offre de services des prestataires. Aujourd’hui, pour être un acteur de la Silver Economie, un artisan doit innover dans ses pratiques organisationnelles, commerciales et techniques. Il doit aussi apprendre à se regrouper avec d’autres artisans et à composer avec d’autres partenaires. Par exemple, pour la réalisation de travaux d’adaptation, un plombier ou un électricien devra intégrer un cahier de préconisations d’ergothérapeute et respecter le processus administratif et financier des collectivités territoriales qui apportent des soutiens financiers. Les quatre principaux secteurs d’activité concernés par la Silver Economie, de par leur ancrage local : • Le Bâtiment avec la mise en place d’équipements ergonomiques dans le mobilier et l’habitat, pour la sécurité et le confort des personnes âgées, • L’Alimentation avec la livraison de plats cuisinés à domicile ou la préparation de menus adaptés aux besoins nutritionnels des seniors, • Les Services à la personne : coiffeur ou soins esthétiques à domicile, taxi, ambulancier…, • La Fabrication pour la réalisation de matériel domotique pour le maintien à domicile, ou d’appareils pour les orthoprothésistes, podo-orthésistes… 3) Dans le domaine du numérique : l’artisan 3.0 Qui assurera l'installation, la connexion, l'entretien, le paramétrage, la gestion des données…

en nouvelle aquitaine

de tout cet environnement numérique qui, déjà aujourd’hui, fait notre quotidien ? Réponse : l’artisan 3.0 du futur, rapide et réactif. Chacun perçoit bien que le numérique rend les consommateurs plus exigeants : en cas de panne, ils réclament une réparation immédiate, là où ils se trouvent. C'est dans cette optique de services rapides et itinérants que beaucoup de marques (auto, bricolage, domotique, sécurité, santé, informatique/bureautique…) commencent à développer des services de diagnostic, d’installation, d'assistance et de réparation en formant leur propre écosystème d’artisans prestataires de proximité.

Focus sur l’artisanat en France

Le baromètre annuel de l’artisanat MAAF-ISM (Institut Supérieur des Métiers) mesure les grandes tendances du secteur de l’artisanat dans ses différentes composantes économiques, sociales, sectorielles et territoriales. Extraits de la publication du 3 mai 2017 :

 Hausse du nombre d’entreprises artisanales Celles-ci ont augmenté de moitié depuis 2004, passant de 800.000 à 1.326.000 en 2015. Le ressort de cette dynamique s’explique en grande partie par le régime du micro-entrepreneur. Sur la seule année 2015, 155.300 entreprises artisanales ont été créées (+8,4%), dont près de 60.000 avec le statut de micro-entrepreneur. 54% d'entreprises individuelles En 2015, plus de la moitié des entreprises artisanales sont des entreprises individuelles. 0 salarié : 865.294 6 à 10 sal. : 71.451 1 salarié : 125.156 11 à 15 sal. : 21.647 2 à 5 sal. : 218.501 16 sal. ou plus : 24.256 Baisse des défaillances L’année 2016 a enregistré 22.167 défaillances d’entreprises artisanales (hors micro-entrepreneurs), soit 11% de moins qu’en 2015. La tendance se confirme dans toutes les régions à l’exception de la Corse (+33%). En revanche, le Centre Val-de-Loire (-24%), la Bretagne (-17%), les Pays de la Loire (-17%) et la Normandie (-17%) sont les régions où les défaillances reculent le plus. Globalement, le taux de pérennité moyen des entreprises artisanales est comparable à celui de l’ensemble des entreprises, soit 71%. Stabilisation de l’emploi salarié Avec près de 2,2 millions de salariés et 790.000 non-salariés, l’artisanat représente 12% de la population active française. Après 7 années consécutives de destruction d’emplois (-140.000 au total), l’année 2016 a marqué une stabilisation. Cette consolidation se confirme dans le secteur du BTP (+0,1%), de l’alimentation (+0,4%) et surtout des services (+1,4%). En revanche, le secteur de la fabrication poursuit sa baisse entamée depuis 2000 (-1,6% en 2016). Artisanat et sources de financement Plus d’1 artisan sur 4 a sollicité un prêt bancaire en 2016. 18% d’entre eux ont été recalés : 30,60% de refus pour des prêts de trésorerie et 4,8% pour des crédits d’investissement. L’accroissement du nombre d’entreprises artisanales sollicitant un emprunt pour des problèmes de trésorerie se confirme : 30% avaient des difficultés de trésorerie en 2016, contre 21,3% en 2013. Poids économique des entreprises artisanales La densité moyenne des entreprises artisanales est passée de 132 entreprises pour 10.000 habitants en 2000 à près de 200 en 2015. Pour autant, de fortes disparités existent et les régions du sud de la France se démarquent par une densité supérieure à la moyenne : 376 entreprises pour 10.000 hab. en Corse contre 138 dans les Hauts de France. Selon Catherine Elie, directrice des études et du développement économique de l’ISM (Institut Supérieur des Métiers) : « La plus forte densité artisanale dans les régions du Sud de la France s’explique notamment par la culture économique méditerranéenne, une appétence plus importante pour la création d’entreprise et l’intérêt pour le travail indépendant. A l’inverse,

© Dzhafarov Eduard

14

 Les bonnes raisons de

le tissu de l’artisanat est moins développé dans les régions du Nord et de l’Est, au passé plus industriel. Mais on observe un phénomène de rattrapage dans ces régions, par nécessité. » Retour au statut juridique classique Le régime « micro-entrepreneur » qui a attiré plus de 700.000 porteurs de projets dans l’artisanat depuis 2009 (2% des 20 à 65 ans) recule pour la deuxième année consécutive. En 2016, les entrepreneurs ont été plus nombreux à opter pour une forme juridique classique : entreprise individuelle, Sarl, Eurl.

 Les dynamiques sectorielles en 2016 L’artisanat des services : les créations sont en hausse de 4% portées principalement par les VTC (10.000 créations en 2016 contre 7.600 en 2015, alimentées par les plateformes numériques et un fort turn-over), mais aussi par le secteur des travaux de nettoyage : 10.200 créations. L’alimentation progresse de 5%, boostée par la fabrication de plats à emporter (7.700 création en 2016). Créateur d’entreprise : quel profil ? On s’installe à tout âge dans l’artisanat, même si l’âge moyen se situe autour de 40 ans. Les moins de 30 ans représentent 1 créateur sur 5, idem pour les seniors-entrepreneurs de plus de 50 ans. • 25% n’ont pas de diplôme, 50% sont diplômés de l’enseignement secondaire et 25% de l’enseignement supérieur. • Les trois quarts ont une expérience de plus de 3 ans dans leur métier, 43% ont même plus de 10 ans de pratique dans l’activité. • 11% étaient inactifs avant leur création, 33% étaient demandeurs d’emploi, 34% étaient auparavant cadre ou profession intermédiaire, 22% étaient déjà un entrepreneur et ont investi dans une nouvelle affaire.

 Des formats d’entreprise de moindre envergure Si le nombre de créations d’entreprise a évolué ces dernières années, les formats diminuent et les « petits projets » progressent. En 2014, 30% des installations ont nécessité moins de 2.000€ d’investissements, contre 17% pour la génération précédente. Cette tendance s’explique en partie par le développement des activités de services et se traduit par la baisse du nombre d’entreprises créées avec des salariés. Les coûts d’installation restent plus élevés dans l’artisanat de l’alimentation : plus de 16.000€ pour 55% des projets. L’artisanat au féminin 1 entreprise artisanale sur 4 est dirigée par une femme. La moitié des dirigeantes pilotent une entreprise de coiffure, de soins de beauté ou de fleuristerie et 32% évoluent dans l'artisanat de fabrication. Elles sont plus diplômées que leurs homologues masculins : 50% ont au moins un niveau BAC contre 1/3 des hommes. Un poids plus important dans les zones rurales Le poids de l’artisanat est beaucoup plus élevé dans les territoires ruraux avec des records en Creuse (46% d’entreprises artisanales), Haute-Saône (45%), Lot et Corrèze (44%) que dans les départements urbains ou en région parisienne (12% à Paris, 16% dans les Hauts-de-Seine ou 27% dans les Bouches-du-Rhône),


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QU’EST-CE QU’UNE COOPÉRATIVE ARTISANALE ? Une coopérative artisanale est un groupement d’artisans qui permet de prendre des marchés auxquels seuls ils n’auraient pas accès (taille, complexité). Si chaque artisan coopérateur conserve son indépendance, il bénéficie de beaucoup d'avantages : mutualisation des achats, développement de clientèle via des parrainages réciproques, mutualisation des investissements en site, en outils de production, en espace de vente ou en tertiaire d’entreprise. Chaque artisan associé, quel que soit son CA, participe selon le principe d’ « 1 homme = 1 voix ».

L’ARTISANAT DU FUTUR Aujourd’hui, l’image traditionnelle de l’artisanat opère un virage majeur de par la transformation digitale, l’évolution technologique, les nouvelles habitudes de consommation ou les tensions du marché de l’emploi.

 L’artisan 3.0 Equipé de sa tablette, de son smartphone et d’une batterie d’applications, l’artisan du futur (et déjà du présent) est un travailleur nomade et connecté, qui a complètement intégré le numérique dans son activité. Ce qui lui permet : • D’accroître sa visibilité : sites Web, référencement, présence sur les réseaux sociaux, • De maximiser les contacts avec les prospects et les clients, • D’animer la relation commerciale de manière ciblée : newsletter, campagne d’e-mails ou SMS de fidélisation, envoi de devis…

simplifier ses obligations administratives et comptables inhérentes à la gestion, • De libérer ainsi du temps pour exercer son cœur de métier et servir ses clients, et au final, de développer son chiffre d’affaires. Adieu les stéréotypes ! Avec ce nouveau profil d’artisan 3.0, les stéréotypes concernant les filières de formation dans l’artisanat devraient s’estomper… et même disparaître puisque, aujourd’hui, la demande de formation dépasse l’offre. Les Chambres de Métiers ont bien compris la tendance et se sont données comme priorité de faciliter l’intégration des solutions numériques dans le quotidien des entreprises artisanales. Exemples de formations délivrées par les Chambres de Métiers et de l’Artisanat • Créer son site Internet • S’équiper d’une signature numérique • Sécuriser ses équipements informatiques • S’équiper d’un terminal de paiement électronique • Constituer son fichier clients • Participer aux appels d’offres dématérialisés • S’ouvrir aux outils de mobilité • Réaliser des newsletters et campagnes SMS • Profiter des réseaux sociaux • Réussir sa E-réputation et sa veille stratégique • Examiner les applications pour smartphone • Découvrir le financement participatif

LES PARTENAIRES POUR SE LANCER Les Chambres de Métiers et de l'Artisanat (CMA) assurent une large palette de prestations au service des artisans en place ou en devenir :

Le JDP, résolument WEB

REPRENDRE UNE ENTREPRISE ARTISANALE Où trouver des conseils ? Des conseillers des CMA, spécialisés en reprise d'entreprises, aident à analyser les projets : • Recherche d'entreprises à reprendre, • Accompagnement à la réalisation du dossier et à la recherche de financements, orientation vers des dispositifs de soutien régionaux, • Réalisation du Business Plan, • Suivi individuel,

 Appui au montage de projet Etude du marché et de faisabilité, stratégie de commercialisation, choix de la forme juridique & fiscale, compte de résultat prévisionnel. Puis aide à la décision quant à la poursuite ou non du projet. • Réalisation du dossier économique, • Elaboration du plan d'actions, • Stage de Préparation à l’Installation (SPI) de 35H ou SPI en ligne dans certains départements. Suivi d’activité Un conseiller CMA propose plusieurs rendez-vous réguliers pour faire le point et même un contrat de suivi comprenant un coaching sur tous les aspects de l’entreprise : RH, commercial, développement durable, fiscalité… •

L’ARTISANAT EN NOUVELLE AQUITAINE

• Ecole des Repreneurs dédiée à tous les publics

: salariés, demandeurs d’emploi, ayant déjà ou non le projet de reprendre. Trouver une entreprise à reprendre : • transentreprises.com : réseau des CMA/CCI • bnoa.net : Bourse nationale d'opportunités artisanales • Arter : Artisanat, Transmission et Reprise d'Entreprises (pour les départements 19, 23 et 87)

• 16.470 immatriculations enregistrées en 2015 pour 11.640 radiations • 32% des créations d’entreprise de la région, • 350.000 actifs dont 200.240 salariés, soit 14% du secteur privé, • 4,3 salariés par établissement employeur, • 7% de la valeur ajoutée régionale, • 78% produisent des biens ou services qui répondent aux besoins des populations locales, résidentes ou touristiques, contre 58% pour l’ensemble de l’économie régionale, • 22% relèvent donc de la sphère productive : produits exportés du territoire et activités de services aux entreprises, • 82% des 3.500 établissements de soustraitance industrielles de la Nouvelle-Aquitaine exercent une activité artisanale, • 16 campus des métiers et 10.656 apprentis dans les 11 CFA du réseau.

 En chiffres • 126.000 entreprises, soit 4e région de province en nombre d’entreprises artisanales,

Sources : Maaf, Institut Supérieur des Métiers, Insee, Les Echos.fr, entreprises.gouv.fr

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Les Entreprises Qui bougent 16 charente Une agriculture raisonnée au hameau de la Brousse

et permet de faire évoluer les gammes de produits plus rapidement et de doper le réseau. L’ancienneté des boutiques étant limitée, il est difficile d’en tirer des conclusions mais le premier concessionnaire implanté en région parisienne se montre plutôt satisfait du résultat car sur le point de doubler son chiffre d’affaires annuel. Lippi envisage l’ouverture de sept boutiques supplémentaires d’ici à la fin de l’année.

© Anne Kerjean

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Aurélien, Romain et Antoine des Tistous Trois ingénieurs de 27 ans, qui ont étudié à Strasbourg, viennent de s’installer au hameau de la Brousse à Sers où ils louent deux hectares pour leur activité de maraîchage. Ils ont chacun leur domaine de prédilection. Antoine, Charentais et boulanger de formation, fabrique son pain bio dans un four à bois. Romain, écolo de nature et proche de la terre, est expérimenté dans le travail à la ferme. Aurélien, issu d’une famille d’agriculteurs, a toujours voulu monter son affaire. Ils ont débuté leur activité en mars avec un petit budget de 3 000€ et ambitionnent de se développer ensuite près de Périgueux où Alexandre les rejoindra peut-être en tant que chévrier. Leur petite entreprise se nomme judicieusement Les Tistous, du nom du personnage de conte pour enfants qui a le pouvoir de faire pousser les fleurs n’importe où. Pour cette première année test, ils ont choisi ce lieu qui bénéficie d’un environnement propice pour utiliser des engrais totalement naturels. Leurs légumes et leur pain sont proposés à la vente directement auprès des particuliers sur place du mardi au vendredi. Ces jeunes chefs d’entreprise ont également le projet de vivre en collectivité tout en conservant des espaces partagés. Au hameau, nous pouvons également trouver la culture unique en Charente du couple Dann et Fabienne, qui est spécialisé dans le mesclun bio, un mélange varié de jeunes pousses. Sur leur 3 800 m2 de terrain, les débuts n’ont pas toujours été faciles avec l’intrusion de prédateurs comme les sangliers ou les insectes mais la première récolte qui était prévue pour août a bien été commercialisée en vrac et en prêt à l’emploi dans des sachets. Vous pourrez bientôt retrouver leurs produits dans les épiceries bio, les restaurants et cantines scolaires.

Lippi a ouvert sa première boutique en Charente Fabricant de clôtures qui figure parmi les six leaders du marché dans l’hexagone, Lippi n’a pas été épargné par la crise ni par la concurrence étrangère et reconnait avoir perdu 35% d’activité en quelques années. La PME aux 200 salariés rebondit en misant sur son réseau de concessions, véritable relais de croissance aux yeux de son directeur général, Julien Lippi. Les ambitions de l’entreprise ont forcément été revues à la baisse mais elle compte bien continuer à se développer grâce à son nouveau concept de boutiques lancé en 2014. A la fois showroom, labo et point de vente, il s’agit d’une vitrine permanente qui plonge les clients dans l’expérience grâce au rêve. Le but est de mettre en avant le produit phare du moment pour donner envie d’avoir le même à la maison. La treizième boutique en France et la première en Charente a été ouverte en juillet cette année au sein du siège de la société à Mouthiers. Cette nouveauté résume l’esprit libre cher à la marque

Un nouveau patron à la tête de Crousti’ Charente Voici un bel exemple de reprise d’entreprise : Pierre Mounier, juste retraité, a choisi Richard Moreau, 24 ans, parmi les quatre propositions que lui a faites la Chambre de Commerce pour lui succéder. Ce jeune candidat, diplômé d’un BTS et bientôt d’un DCG (comptabilité générale), avait des « ambitions très sérieuses » et les journées à rallonge ne lui font pas peur. Il aide même son employé un jour sur deux à la fabrication. Son âge n’aura pas été un atout selon Richard car il a rencontré beaucoup de difficultés pour trouver une banque qui lui fasse confiance afin d’obtenir un prêt. Mais sa ténacité a fini par payer. Créée en 2001 à Anais, Crousti’ Charente est spécialisé dans la conception de viennoiseries et sandwichs à destination de l’industrie. Ce fabricant qui a employé jusqu’à douze salariés a réalisé 229 000 euros de chiffre d’affaires l’an passé. Il propose des produits frais, garnis à la main et du pain conçu sur place à partir de pâte crue surgelée. Ils sont vendus essentiellement dans les distributeurs automatiques.

l’aéronautique) et détruit la totalité de l’outil de production. Quinze jours plus tard, les salariés reprennent le travail. Les commandes des clients sont traitées par ordre de priorité et les délais prolongés. Un élan de solidarité se met alors en place et des locaux sont généreusement prêtés à la société en attendant que tout rentre dans l’ordre. Depuis août dernier, toute l’équipe a pu enfin intégrer les locaux flambant neufs de 3 400 m2 reconstruits sur le site d’origine à Genté. Marie-Thérèse Maurin, PDG de l’entreprise, voit le bout du tunnel après toutes ces épreuves et en ressort encore plus ambitieuse. La société n’a perdu aucun client ni fournisseur, le chiffre d’affaires prévu sera atteint et des primes seront même versées aux salariés. BAC Bobinage en a aussi profité pour repenser les postes de travail qui sont maintenant plus ergonomiques et adaptés : lumière, température, machines neuves, écrans pour les ouvrières, convoyeur… Les salariés y ont gagné au change, leurs conditions de travail sont beaucoup plus confortables et agréables qu’avant. Ce nouvel équipement permettra d’améliorer la productivité et la qualité des produits finis. L’avenir est donc prometteur pour cette entreprise qui revient de loin. Elle lance déjà un nouveau produit, de nouveaux marchés se profilent et elle a même prévu d’embaucher plusieurs personnes avant la fin de l’année. Le nouvel atelier compte 80 postes pour 46 salariés, ce n’est donc pas la place qui manque !

4 millions d’euros levés par le groupe Océalia Né en 2015 à Cognac, le groupe Océalia provient de la fusion entre les deux coopératives agricoles Charentes Alliance et Corea. Son chiffre d’affaires s’élève à 634 millions d’euros et son effectif à 910 salariés. La Sodevat, une de ses filialess spécialisée dans des activités d’aval et de distribution, est composée d’Unicognac (Jonzac), AE Dor (Jarnac), du réseau Gamm Vert et des pop-corn Movies. Afin de développer cette filiale, le géant lève quatre millions d’euros. Les investisseurs, Unigrains et IDIA Capital (Crédit Agricole), sont heureux d’appuyer un leader régional aussi rentable et performant qu’Océalia. Leur entrée au capital du groupe permettra de renforcer la présence des jardineries au niveau régional, de commercialiser du pop-corn en Europe et de vendre du cognac en Asie.

charente 17 maritime Pierre Mounier et Richard Moreau de Crousti' Charente Richard, qui a pris les reines de sa société depuis le 2 août dernier, souhaite poursuivre l’activité tout en démarchant de nouveaux clients comme les particuliers ou les associations. Sur ce marché assez complexe des concurrents, comme les boulangeries traditionnelles, font leur apparition. Il est donc nécessaire de se renouveler. Avant de prendre des chemins différents, Pierre et Richard ont réuni leurs talents en mettant au point deux nouvelles recettes de wraps. Souhaitons-leur un grand succès !

De nouveaux locaux pour BAC Bobinage Rappel des faits : le 28 mars 2016, un incendie dévaste l’atelier de BAC Bobinage (fabricant de transformateurs et bobines pour le ferroviaire et

Livraison réussie de la deuxième pièce du BelugaXL par Stelia Aerospace Stelia Aerospace conçoit et produit les fuselages avant pour l’ensemble de la famille Airbus. Avec un chiffre d’affaires de 2.1 milliards d’euros et 6 600 employés dans le monde, dont 4 500 en France, il est l’un des leaders mondiaux dans le domaine des aérostructures. Le BelugaXL, successeur du BelugaST conçu afin de répondre aux besoins accrus de capacité de transport Airbus, est un appareil de dernière génération. Depuis 2015, les équipes des trois sites de Stelia travaillent ensemble sur le work package. Cette partie du nouvel avion dérivé de l’Airbus A330, composée en deux morceaux (fuselage supérieur avant et porte cargo), possède des mécanismes complexes à régler. Les pièces élémentaires ont été fabriquées en partie sur le site de Rochefort avant l’assemblage et les essais sur place.

Après trente mois de travail intense, Cédric Gautier, président de Stelia Aerospace, se félicite de respecter les délais de livraison de l’appareil pour son prestigieux client. La première partie avant de fuselage du BelugaXL fut livrée le 30 mai dernier. Début juillet, la seconde section était acheminée de l’usine jusqu’au port de Rochefort par voie routière et de nuit à 5km/heure seulement. Le chargement présentant des caractéristiques hors normes (presque 10m de haut et de large), un convoi exceptionnel a été mis en place avec l’intervention des forces de l’ordre et des services de la commune. Ce personnel était indispensable pour franchir les différents obstacles du parcours avec parfois un passage au centimètre près. Les arbres ont dû être élagués, les lignes électriques enfouies et les panneaux de signalisation retirés spécialement pour l’occasion. 60 000 euros auront été nécessaires pour effectuer les travaux dans la ville. Cette section sera acheminée dans un second temps par voie maritime et fluviale jusqu’à Toulouse. D’autres pièces seront assemblées à raison d’un BelugaXL par an afin de pouvoir mettre en service cinq appareils à partir de 2019.

Aalborg Portland inaugure son premier terminal de ciment en France Filiale du groupe italien Cementir et premier producteur mondial de ciment blanc, le groupe Aalborg Portland a choisi le port de commerce de Rochefort pour implanter son premier terminal d’importation de ciment blanc en France. Le cimentier danois comptait déjà des unités de production au niveau international comme aux Etats-Unis ou en Chine mais pas encore sur notre territoire. Il a choisi ce port pour la souplesse de ses équipements et le sur-mesure de ses prestations. En effet, le port de commerce de Rochefort, bassin à flot accessible par un sas, peut accueillir près de 250 escales et les employés de la CCI Rochefort et Saintonge, concessionnaire du port, assurent le déchargement de plus de 650 000 tonnes de marchandises (engrais, bois, ferrailles…) par an. Deux immenses silos métalliques d’une capacité totale de 5 000 tonnes composent le nouveau terminal et permettent le stockage et l’expédition en vrac du ciment. La société BCE (Béton Contrôle de l’Estuaire), située à proximité du chantier, a réalisé la dalle de béton où sont fixés les silos grâce au ciment d’Aalborg.

ONXEO choisit l’outil de gestion intégré de CEREALOG pour sa croissance CEREALOG, présent à La Rochelle, délivre les projets et assiste dans la durée les utilisateurs des systèmes d’informations grâce à son équipe certifiée sur les technologies de pointe. Savoir-faire, détermination, rapidité sont autant d’avantages pour les clients de cette société d’ingénierie. Avec un chiffre d’affaires de 4.42 millions d’euros et un effectif de 60 collaborateurs, son client ONXEO est la biotech de référence pour le traitement des maladies orphelines. Afin de mettre en place un ERP adapté au contexte spécifique de son secteur et d’aborder en toute sérénité les prochaines étapes de son développement, celle-ci a opté pour l’ERP Cloud SAP Business ByDesign de CEREALOG. ONXEO, qui vise une croissance externe, avait besoin de SAP afin d’obtenir une meilleure couverture fonctionnelle de son marché et de contrôler son budget. L’ERP est un outil flexible et évolutif qui permet de gérer les comptabilités de plusieurs sociétés à l’international. Performant, robuste et pérenne, le produit de CEREALOG est donc tout à fait adapté aux besoins de son client et offrira de multiples potentialités d’évolution pour les prochaines années.


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Le nouveau concept Anticafé s’installe à Bordeaux Etienne et Simon, pour qui les valeurs de partage et de générosité sont très importantes, se lancent dans l’aventure. Leur objectif est de proposer une nouvelle manière de vivre et de travailler aux Bordelais. Tout est conçu pour créer une ambiance cosy et studieuse au lieu : décor aux tons naturels, quelques touches colorées, des plantes suspendues, du bois brut… Les actifs sans bureau fixe auront désormais leur adresse branchée pour travailler dans de bonnes conditions. Des services complémentaires seront même à leur disposition comme du matériel professionnel (imprimante, vidéo-projecteur, paper board). Sur place, les clients pourront grignoter tout en travaillant et boire un bon café de la fameuse marque Kees Van der Western. Café gourmand, capuccino, latte ou american coffee, la carte offre un large choix de produits. Ce qui leur permettra de rester toujours opérationnels. Le concept, déjà présent dans trois grandes villes de l’hexagone, arrive dans le quartier Pey Berland de Bordeaux. Ouvert tous les jours, ce lieu a eu la bonne idée de facturer plutôt les workers au temps passé en leur proposant un tarif de 5€ de l’heure ou un abonnement mensuel de 240€ Alors courez tous plancher au 11 rue Duffour Dubergier !

En 2013, Capex a investi 3.5 millions d’euros dans un terrain de 15 000 m2 et un bâtiment de 2 400 m2 afin de pouvoir proposer des prestations logistiques à ses clients. Grâce à cet entrepôt et surtout à sa plate-forme sur la zone de fret de Bruges, la société rentabilise sa surface au sol. La centrale d’achat girondine, qui distribue déjà plus de mille références auprès des grandes surfaces, grossistes et collectivités, dispose de sa propre marque depuis 2012. On peut retrouver ses produits dans tous les rayons sous le nom de Alba : alimentation (pâtes, conserves, boissons, chips, lait), produits d’entretien, matériel de cuisine, mobilier, bricolage… Julien Navarri, le gérant, reconnait que ces gammes lui permettent de se démarquer de la concurrence et de mieux contrôler sa chaîne d’approvisionnement. En effet, 90% d’entre elles sont réalisés en Europe. Les produits Capex sont commercialisés exclusivement à l’export (Afrique et Pacifique) et les ventes réalisées auprès de 50 clients réguliers sans aucun intermédiaire. La société souhaite maintenant investir dans une chambre froide de 1 500 m3 afin de pouvoir entreposer ses produits surgelés et proposer rapidement 50% de références supplémentaires.

Acquisition de PMV Industrie par JVgroup Jean-Michel Ramirez, alors technicien chez Stelia (ex Composites Aquitaine), quitte sa société en 2002 pour créer la sienne. Spécialisé dans la fabrication, l’assemblage et la maintenance d’éléments de cabines d’avion, le groupe JVgroup voit le jour.

© Manuel Clauzier

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Une exportation en pleine croissance pour la centrale d’achat Capex

Résidence de vacances Nemea Après une levée de fonds de 4 millions d’euros dans une opération de financement privée en 2016, le patron du groupe girondin souhaitait continuer sa stratégie de développement par une croissance externe. L’objectif étant de fournir un service complet de sous-traitance industrielle en aéronautique-spatial-défense à ses clients. Avec PMV Industrie, petit groupe implanté en Tarn et Garonne, JVgroup va encore accroître son offre globale. Il compte désormais trois cents salariés sur cinq sites différents et un chiffre d’affaires consolidé de 30 millions d’euros qu’il compte presque doubler d’ici 2023.

Le groupe Nemea va doubler ses effectifs d’ici 2020 Implanté à Mérignac depuis 1994, Nemea est un des principaux acteurs des résidences de services. Il gère plus de 70 établissements sous différentes enseignes : Nemea Résidences Vacances (tourisme), Nemea Appart’hotel (hotels de centre-ville) et Nemea Appart’Etud (logements pour étudiants). Il exploite également Nemea Vacances, une agence de voyages qui commercialise ses rési-

dences de vacances. Le groupe girondin, détenu en majorité par son créateur et sa famille mais aussi par le Crédit Agricole depuis 2013, vise une importante croissance de ses activités. Ainsi, il a pour ambition de créer un nouveau concept de résidences séniors, des auberges de jeunesse proposant plusieurs types de services et d’évoluer au niveau qualitatif avec des résidences de vacances 4 étoiles. Nemea souhaite également mettre en place une stratégie forte de développement dans le secteur des résidences étudiantes. Les besoins sont très importants, sept nouvelles structures Nemea Appart’Etud ouvriront chaque année dans les principales villes universitaires de France jusqu’en 2020. Grâce à tous ces programmes immobiliers en cours, le chiffre d’affaires du groupe devrait atteindre 46 millions d’euros, soit une augmentation de 20%. Ses effectifs doubleront certainement aussi pour atteindre 400 salariés. La réussite de Nemea repose sur la garantie de rentabilité apportée à ses investisseurs. La société étudie ses projets toujours très en amont et gère totalement le fonctionnement des ses logements. Elle se projette maintenant en Europe avec des implantations à Bruxelles ou Barcelone pour commencer.

Pourquoi signer un accord de confidentialité ? Idées reçues et bonnes pratiques.

Lorsqu’une entreprise ou un porteur de projet travaille sur une nouvelle idée, un nouveau concept, il peut être amené à devoir s’en ouvrir à des tiers. A ce stade, le projet n’est pas encore matérialisé, pas encore définitivement arrêté et les prises de contact avec des financiers, des industriels ou de futurs associés peuvent s’avérer incontournables pour avancer. La crainte récurrente est alors que cette idée ne soit détournée par un partenaire potentiel indélicat. L’article 1112-2 du Code civil, applicable depuis le 1er octobre 2016 prévoit que “Celui qui utilise ou divulgue sans autorisation une information confidentielle obtenue à l’occasion des négociations engage sa responsabilité dans les conditions du droit commun”. Cette règle s’applique même en l’absence de signature d’accord de confidentialité : il s’agit d’une obligation légale de confidentialité. Néanmoins pour agir contre la partie qui l’aurait violée, il faudra parvenir à prouver le lien de causalité entre le préjudice et la divulgation de l’information confidentielle : pas toujours bien simple ! C’est pourquoi il est recommandé de signer un accord de confidentialité en bonne et due forme (ou de prévoir une clause de confidentialité dans un accord plus global). Cet accord, comme son nom l’indique, permet à celui qui le propose de se prémunir contre le détournement des informations confidentielles qu’il aura pu communiquer, par exemple à l’occasion de pourparlers. Naturellement, toutes les informations échangées ne sont pas concernées (informations déjà connues, données publiques…) et seules les données d’importance répertoriées « confidentielles » pourront entrer dans le champ de l’accord. Une annexe répertoriant ces données ou encore une mention « confidentiel » portée sur des documents peuvent être des moyens simples de déterminer ce qui est confidentiel et ce qui ne l’est pas. Attention : tout document échangé et non marqué « confidentiel » ne sera pas supposé l’être. Un accord de confidentialité va donc présenter l’avantage de permettre à ses signataires de pouvoir échanger des informations dans un cadre sécurisé et indépendamment de la conclusion, ou non, d’un accord futur plus large.

Cette sécurité va pouvoir notamment passer par le fait que l’accord de confidentialité peut prévoir des sanctions en cas de non-respect de ses dispositions. L’obligation contractée dans le cadre d’un accord de confidentialité étant juridiquement qualifiée de résultat de ne pas faire (le débiteur de l’obligation est tenu de ne pas diffuser les informations confidentielles définies au sein de l’accord), le simple constat de la divulgation de l’information confidentielle suffit à engager la responsabilité contractuelle de son auteur. La rédaction d’une clause pénale prévoyant une indemnité forfaitaire en cas de constat de la violation de la confidentialité produira un effet dissuasif certain sur un partenaire peu scrupuleux. Dès le stade de l’accord de confidentialité, il peut également être prévu que, si des titres de propriété industrielle viennent ultérieurement à être déposés, ils le seront nécessairement au nom de l’initiateur de l’information. Il est toujours plus difficile de négocier ce point une fois le développement du projet engagé, chacun étant alors persuadé d’avoir été décisif à sa concrétisation. Attention toutefois, certaines professions sont tenues à la confidentialité même en l’absence de tout accord : c’est le cas des conseillers d’entreprises des CCI, des banquiers et naturellement des Conseils en propriété industrielle. La confidentialité ne doit jamais être une option mais bien au contraire, toujours un préalable, même avec le meilleur et le plus ancien de vos partenaires d’affaires. L’expérience nous apprend que celui qui refuse de signer ce type d’accord doit éveiller votre méfiance ! N’hésitez pas à nous consulter pour toute question se rapportant à la gestion de la confidentialité de vos données et de leur transmission. Depuis quinze ans, nous conseillons des PME, ETI et startup locales pour créer ensemble une stratégie adaptée à leurs budgets et à leurs développements. Le Conseil en propriété industrielle appartient à une profession réglementée, gage de son sérieux et de son implication. Etre ancré dans un territoire permet d’avoir une meilleure vision de ce qui se passe ici et de mieux appréhender ce qui se passe ailleurs.

Au fil des numéros du JDP, nous aborderons des thèmes récurrents dans les demandes de nos interlocuteurs afin de vous sensibiliser, et peut être aussi de vous intéresser, aux bonnes pratiques à retenir. Suite au prochain numéro !

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18 79 deux-sèvres L’agence BiiG lance le concours d’idées digitales « Start-up toi-même » Créée en 2013 à Niort, l’entreprise BiiG qui réalise 4.5 millions d’euros de chiffre d’affaires, est en pleine croissance. L’agence niortaise accompagne les entreprises dans leur transformation digitale. Son équipe est composée de cinquante collaborateurs dont 20% d’étudiants en alternance. Selon BiiG, les jeunes représentent l’avenir et sont au cœur du monde digital, il est donc indispensable d’être présent auprès d’eux. Le concours Start-up toi-même, ouvert aux adolescents niortais, s’inscrit tout à fait dans cette volonté. La première édition qui a été initié par l’agence et par la CAN (Communauté d’Agglomération du Niortais) a eu lieu en mai dernier. Les dix candidats sélectionnés ont eu l’opportunité de continuer l’aventure lors d’un week-end dédié où ils ont bénéficié d’outils et de l’aide des salariés de BiiG pour développer leur projet. Accompagné par un tuteur, chaque apprenti entrepreneur a ainsi participé à des ateliers pour ensuite se mesurer avec les autres lors d’un pitch final devant un jury. Pour évaluer les projets des lauréats, celui-ci a attaché une grande importance à certains critères comme l’implication personnelle, la portabilité du projet, la qualité du discours et l’originalité de l’idée. A l’issue de ces deux jours, trois premiers prix ont été décernés. Le premier (un iPhone 7) fut remis à Mathis Weber, 15 ans, pour son idée Olyco, une application permettant aux collégiens et lycéens d’accéder à des offres de stage pré-bac. Il a ainsi eu la chance de passer une semaine d’immersion chez BiiG pendant l’été où il a pu être guidé par toute une équipe de développeurs et managers afin de repartir avec un prototype de son projet. Cette expérience a été un vecteur d’ambitions pour Mathis qui compte bien trouver rapidement des investisseurs pour développer son idée. La qualité des projets et l’enthousiasme des jeunes entrepreneurs qui ont accompagné cette première édition ont convaincu le Président de BiiG, Emmanuel Cadiou, qui s’est rendu compte de l’immense potentiel et de la créativité de la nouvelle génération. Il tient donc à en organiser une seconde en 2018 ouverte cette fois à tous les Français de 13 à 17 ans.

La MAIF a soutenu la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024

formance. Accompagner un événement autour du thème du sport et du handicap correspond tout à fait à sa stratégie d’entreprise. Le ticket d’entrée pour devenir partenaire des JO 2024 s’élevait à dix millions d’euros. Le groupe en versera seulement deux, il ne sera donc pas sponsor mais aura soutenu la candidature de Paris pendant deux ans. C’est une parfaite adéquation entre son sens de l’engagement mutualiste et un événement sportif planétaire. En attendant impatiemment le 13 septembre, date à laquelle le Comité International Olympique annoncera la ville sélectionnée, la MAIF a organisé des animations sportives ouvertes au grand public pendant une semaine au sein de son siège à Niort. Différents ateliers comme le show down (tennis de table pour aveugles) étaient proposés ainsi qu’une soirée de clôture réunissant 120 personnes dont des sportifs locaux ayant déjà participé aux JO et de jeunes espoirs dont le niveau actuel permet de penser qu’ils pourraient prétendre à participer à cette manifestation. Le verdict tombe, le challenge est remporté, Paris sera bien la ville qui accueillera les JO 2024. Grâce à sa participation, la MAIF a développé des contacts fructueux. Partenaire de longue date de l’UNSS et de plusieurs fédérations nationales (aviron et golf), elle s’est récemment rapprochée de celles de boxe, canoë-kayak, athlétisme et basket. Elle assure également le Comité National Olympique. C’est donc un bon retour sur investissement. La société d’assurance a saisi l’occasion pour mettre en place une aide à la reconversion pour les sportifs de haut niveau et envisage la création d’une plateforme de bénévoles dans le domaine du sport.

86 vienne Les Transports Dechaume s’installent à Ingrandes et prévoient de créer des emplois Laurent Lemond, à la tête de 2L Logistics, un groupe spécialisé dans le transport de véhicules pour le compte de constructeurs notamment, a racheté Dechaume (alias DVTA) fin 2016. L’entreprise familiale qui connaît une croissance positive depuis plusieurs années envisage de développer son activité et plus précisément la logistique véhicules pour les professionnels du secteur. Pour se faire, elle avait besoin de plus d’espace. Présente depuis cinquante ans à Oyré, DVTA s’installera bientôt sur un site plus grand et mieux adapté à Ingrandes-sur-Vienne. L’agglomération lui aurait cédé le terrain à des conditions très favorables. Un bâtiment industriel de 1 000 m2 et

La nouvelle unité de conditionnement des madeleines Bijou Depuis 1991, la MAIF porte des valeurs de partage comme l’insertion sociale ou la solidarité. Des liens forts associent depuis longtemps la mutuelle niortaise et le sport scolaire mais elle souhaite maintenant relancer une politique de partenariats sportifs davantage tournée vers la santé et la per-

une zone de stockage pouvant accueillir jusqu’à 2 500 véhicules en attente de transport pourront alors être construits sur le site de 7 ha, l’emménagement étant prévu pour le second semestre 2018. L’investissement s’élève à deux millions d’euros.

Le chef d’entreprise nourrit également beaucoup d’ambition en matière d’emploi. La PME qui possède actuellement un effectif de cinquante cinq salariés a pour objectif d’atteindre les cents cinquante d’ici 2021, la conjoncture étant plutôt bonne. La Coop Atlantique qui se trouve à proximité de son futur siège, a quant à elle prévu de licencier tout son personnel en raison de sa proche fermeture. Laurent Lemond se dit plutôt favorable à l’embauche de cette équipe, à condition de mettre en place des mesures d’accompagnement.

faisant en GMS, sur internet et dans les quatre magasins de la société. Le dernier point de vente a été ouvert en septembre 2016 à Bordeaux et d’autres le seront bientôt dans de grandes villes. Le fabricant propose ses produits uniquement en France mais envisage peut-être un jour de les exporter à l’étranger.

Entrepreneurs : la deuxième édition du concours Duo Création est ouverte

Spécialiste de la distribution de produits du bâtiment, Partedis est composé de deux divisions : une dédiée au marché du chauffage, du sanitaire et de la climatisation et l’autre au marché du bois, des panneaux, de la couverture et des produits de second œuvre. C’est l’un des premiers réseaux indépendants de distribution dans ses deux activités. L’entreprise a récemment réuni l’ensemble de son réseau constitué de douze enseignes (dont Moity et Money dans le Limousin) et compte désormais 103 agences implantées en France sous le nom de Partedis. La division Chauffage-Sanitaire représente à elle seule 173 millions d’euros de chiffre d’affaires. Ce qui permet au groupe de figurer au deuxième rang des acteurs français pour les pièces détachées. Frédéric Colly, Directeur Général de la société, développe depuis plusieurs années son offre et ses services en fonction de la tendance actuelle pour la réparation des équipements plutôt qu’à son renouvellement. Forte de 35 ans d’expérience, l’entreprise Partedis peut répondre rapidement et précisément aux besoins de ses clients. Toutes ses équipes sont à même de renseigner et d’apporter leurs connaissances techniques sur les 15 000 références de pièces proposées au catalogue. La nouvelle agence Partedis Chauffage-Sanitaire qui vient d’ouvrir à côté de Partedis Bois-Matériaux à Limoges recrutera prochainement pour accompagner le développement de son activité. Trois nouveaux points de vente de ce type verront le jour avant la fin de l’année dans l’Ouest de la France.

DUO Solutions, un des leaders régionaux dans le domaine de l’expertise comptable basé à St Benoit, est à la tête d’un réseau de onze cabinets dans la Vienne, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime. Avec ses trois filiales, il compte maintenant 160 collaborateurs. Depuis sa création, le groupe n’a cessé de se développer et souhaite s’inscrire comme moteur des projets professionnels. En 2016, la société lance le concours DUO Création. Celui-ci a pour but de soutenir et de récompenser les projets de création ou de reprise d’entreprise dans le Poitou-Charentes. L’édition 2017 invite les créateurs repreneurs inscrits depuis janvier ainsi que les porteurs de projet à participer. Ils ont jusqu’au 11 novembre pour déposer leur dossier directement sur le site dédié au concours. Chaque candidat devra le compléter en ligne en expliquant en détails son projet, son marché, son mode de financement et bien sûr sa motivation. Le jury effectuera sa sélection en fonction de plusieurs critères : respect des conditions, qualité de la présentation, adéquation avec les valeurs du groupe (humain, sécurisant, adapté, dynamisant, ouvert), viabilité économique et cohérence du projet. Une fois les résultats annoncés le 27 novembre, les candidats viendront défendre leur projet le 8 décembre avec 2 000 euros de récompense pour les trois gagnants de la finale. Alors tentez vite votre chance en vous inscrivant sur www.duo-creation.fr !

Une nouvelle agence ChauffageSanitaire pour Partedis à Limoges

ET AUSSI... 16

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haute-vienne

Le fabricant de madeleines Bijou se dote d’une nouvelle installation pour optimiser sa logistique Fondée en 1845, l’entreprise familiale continue sa croissance pour atteindre un chiffre d’affaires de 32 millions d’euros en 2016. Bijou, qui est installée à Saint Yrieix la Perche, souhaite se maintenir sur le marché fermé de la pâtisserie industrielle où la concurrence est rude. Son activité nécessite des installations modernisées en permanence. C’est la raison pour laquelle Jean-Philippe Dubois, PDG de la société indépendante, a souhaité investir dans une nouvelle unité de conditionnement à 6.5 millions d’euros. Une année de mise au point et l’aménagement d’un bâtiment de 1 200 m2 auront été indispensables avant l’arrivée de ce nouvel équipement de la marque néerlandaise E-collector. Grâce à ce système innovant, les boîtes sont automatiquement montées par ascenseur sur un convoyeur et conditionnées en colis. Le taux d’erreur est donc désormais nul. Cet investissement permet également d’optimiser le stockage, de faciliter la préparation des commandes et d’améliorer les délais de livraison (24 heures seulement pour une commande passée avant 15h). Des postes pénibles seront ainsi supprimés tout en conservant le même effectif de 154 personnes. Bijou réalise 70% de ses ventes auprès des comités d’entreprises, le reste de la distribution se

L’association Les Amis de la Giraudière recherche des partenaires pour son projet Yerrf qui aide les jeunes entrepreneurs

17 Jonzac : La Tonnellerie Radoux a fêté ses 70 ans en juin. St Martial de Mirambeau : de nouveaux locaux depuis juillet pour EquipAgri 17 à la place de Lidl.

33 Le château Phélan Ségur, en AOC Saint-Estèphe au cœur du Médoc, devrait changer de main début 2018. Beychac-et-Cailleau : Michel-Edouard Leclerc a inauguré la nouvelle plateforme logistique de la Scaso en septembre. Depuis dix ans, les fondateurs de MaxiCoffee, une entreprise du bassin d’Arcachon, misent avec succès sur la torréfaction de café en grain. La Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes veut séduire les clients premium et pro.

87 Première édition des Trophées des entreprises : sur les quinze candidats sélectionnés, cinq d’entre eux seront désignés le 4 décembre prochain Sources : Communiqués de presse, Actuflux, Sud Ouest, Charente Libre, Nouvelle République, Courrier de l’Ouest, Le Populaire, Ouest-France, Journal des Entreprises, Les Echos


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19 85 vendée a connu un accroissement des tonnages export de 50% sur plusieurs années. L’importation connaît également un fort développement, les flux de marchandises en provenance du réseau européen représentant 40% des volumes distribués.

L’entreprise familiale créée en 1884 et numéro deux mondial de la plaisance affiche des résultats impressionnants. Endettement inexistant, belle performance à l’export, hausse des ventes et augmentation du cours de Bourse Hervé Gastinel, PDG de Bénéteau de 53% en un an : « tous les segments du marché sont positifs » annonce fièrement Hervé veaux modèles seront donc bientôt proposés, avec Gastinel, le PDG du groupe depuis 2015. Le chiffre un effort particulier pour les petits produits avec d’affaires de la société implantée à St Gilles Croix moteur et les très grands. de vie devrait atteindre un milliard d’euros cette Bénéteau envisage maintenant de mettre en place année, soit une progression de 11%. des partenariats entre les dix marques du nauLes bateaux neufs ont majoritairement plus de tisme et de créer des plateformes communes. Il va succès que ceux d’occasion. Grâce à cette conjonc- bientôt également diversifier son offre en propoture exceptionnelle, l’entreprise ambitionne d’aller sant de nouveaux services aux utilisateurs tels que deux fois plus vite que le marché en doublant son l’hivernage, les places de port ou la revente sous résultat opérationnel d’ici 2020. Bénéteau, et son forme d’un grand portail en ligne qui sera lancé en effectif de 7 000 salariés répartis dans le monde, décembre. prévoit de recruter de nouveaux talents issus de l’automobile et de l’aéronautique avec son plan « Transform to Perform ». Depuis sa création, le groupe se situe à la pointe de l’innovation. Les prix proposés par le fabricant vont de 10 000 à plus de 10 millions d’euros et la répartition de ses ventes se fait à 60% moteurs et Comptant 27 450 collaborateurs dans le monde dont 3 000 en France, Dascher a réalisé un chiffre 40% voile. e Lors du 40 salon nautique Cannes Yachting Festi- d’affaires de 5.71 milliards d’euros en 2016. Cette val qui a eu lieu le 12 septembre dernier, la marque entreprise allemande est un prestataire internatioa annoncé le montant de ses investissements pour nal de solutions de transport et logistique. 2017-2018, soit 47 millions d’euros dédiés à ses Parmi ses 69 sites dans l’hexagone, celui de La gammes. Cela paraît important mais c’est en ré- Verrie reste le plus historique. Connecté quotialité deux fois moins que l’an dernier où les dé- diennement aux 363 agences réparties dans 24 penses, orientées davantage sur le segment voile pays européens, il est le leader régional dans son et les unités de production, avaient coûté 90 mil- domaine. Avec 500 tonnes de marchandises achelions d'euros au groupe. Au moins trente huit nou- minées chaque jour, La Verrie et ses 180 salariés

Dascher : un site plus grand et plus moderne pour La Verrie

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salon l’entreprise 18

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octobre

Pour accompagner cette croissance de l’activité transport, l’entreprise a investi 1.6 M€. Il était nécessaire de rénover, de reconfigurer les installations existantes et de construire de nouvelles infrastructures. Depuis avril dernier, le site de la région Ouest dispose désormais de 18 600 m2 dont une agence de 7 800 m2 aux couleurs de la société. Une large partie du budget a été consacré à la modernisation des outils de production, ce qui a permis d’optimiser les conditions de travail. Les équipes de Dachser peuvent maintenant répondre pleinement aux exigences de qualité de leurs clients sous un délai de 24 à 96 heures. L’agrandissement des bureaux et locaux sociaux permet d’accueillir douze collaborateurs supplémentaires. Prochainement, le groupe poursuivra le développement de son activité avec une stratégie encore plus orientée à l’export et proposera de nouvelles solutions pour les marchandises fragiles comme les produits alimentaires.

Vendée Up, première plateforme de crowfunding du département Le crowdfunding, appelé aussi « financement participatif », est un mode de collecte de fonds, réalisé via une plateforme internet, permettant à un grand nombre de contributeurs, de choisir collectivement, de financer directement et de manière traçable des projets identifiés. En 2016, 234 millions d’euros de fonds ont été collectés en France sous forme de dons ou prêts, soit une augmentation de 40%. Deux millions de financeurs ont apporté leur contribution pour soutenir plus de 21 000 projets.

Emmanuel Guibert est comptable de formation et cogérant du cabinet de courtage et de gestion de patrimoine DP6 basé aux Essarts. Ses clients lui ont souvent fait part de leur souhait d’investir sur le territoire vendéen mais ne possédaient pas toujours suffisamment de fonds propres. Par ailleurs, avec la crise économique, les banquiers sont plus regardants avant d’accorder un crédit aux PME. L’idée de créer Vendée Up lui est alors apparue comme une évidence. Il s’agit de la première et unique plateforme locale de crowdfunding à destination des entreprises et associations vendéennes. Le rôle de Vendée Up est de faciliter la mise en relation entre des investisseurs et des créateurs sur leur territoire et de les accompagner vers la réussite dans les meilleurs délais. En échange d’une participation, Vendée Up apporte également un suivi personnalisé de qualité pour les former à la levée de fonds, à la communication et à la prévente de leurs idées. Ce nouvel outil sera lancé fin 2017. Une première rencontre avec de potentiels porteurs de projets a eu lieu le 12 septembre et d’autres séries sont prévues jusqu’en octobre dans différentes communes du département. Emmanuel Guibert ambitionne d’atteindre le million d’euros de collecte pour 2018. A terme, le dirigeant pourrait élargir sa palette de services et pourquoi pas rechercher des associés.  La Mini-Transat La Boulangère fête ses 40 ans : la course a démarré le 1er octobre.  La Roche-sur-Yon : un nouveau magasin bio La Vie Claire a ouvert ses portes en septembre  Cocktail Vision, fabricant de panneaux publicitaires écrans, vient de racheter la régie publicitaire Pixity.

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Solutions business

de la transmission

 Les 3 étapes

de la reprise

 Les organismes

d'accompagnement à la création-reprise

TRANSMISSION & REPRISE D’ENTREPRISE De nombreuses questions se posent quand il s’agit de préparer la cession ou la reprise d’une entreprise : quand, pourquoi, pour faire quoi ensuite, à qui, comment, à quel prix... ? Le JDP rappelle les grandes phases qui visent à répondre à ces interrogations.

LA TRANSMISSION D’ENTREPRISE EN CHIFFRES

© Olivier Le Moal

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LES 3 ÉTAPES DE LA TRANSMISSION 1) SOUMETTRE SON ENTREPRISE A UN BILAN DE SANTÉ Préparer son entreprise à une transmission nécessite de poser un diagnostic 4 à 5 ans en amont. Objectif : réaliser une série d'ajustements pour toiletter son entreprise à l'échéance de la cession, tant sur les moyens productifs, financiers, humains que sur le respect des normes environnementales ou de la réglementation sociale. Il s’agit d’identifier tout ce qui pourrait bloquer ou dévaloriser la transmission de l’entreprise.

2) FAIRE ÉVALUER SON ENTREPRISE Un expert-comptable ou un agent immobilier spécialisé en cession transmission d’entreprise devra réaliser une évaluation de l’entreprise au moins 6 mois à 1 an avant l'échéance fixée pour la mise en vente. Il devra souvent combiner plusieurs méthodes pour obtenir une fourchette de valorisation pertinente.

 Les 3 grandes méthodes d'évaluation d'une entreprise

• La méthode patrimoniale vise à évaluer les actifs de l'entreprise et à en soustraire ses dettes pour obtenir l’actif net. • La méthode comparative se base sur des transactions antérieures relatives à des entreprises présentant un profil proche de celle à céder. Cette méthode est adaptée à des cessions de commerce et à certains métiers d’artisanat pour lesquels il existe une cote officielle ou des statistiques. • La méthode de rendement estime la capacité de l'entreprise à dégager un niveau de rentabilité future après remboursement des emprunts nécessaires à la transaction.

3) SE PLACER EN ÉTAT DE VEILLE POUR TROUVER UN REPRENEUR

Cette étape consiste à faire une veille du marché via différentes sources : • Les bases de repreneurs sur le web qui offrent aussi la possibilité de lancer des alertes pour être informé de l'arrivée d'un "bon" profil, • Les bourses d'entreprise à reprendre, • Les agences et cabinets spécialisés en cession transmission, • L'approche directe avec des partenaires, des fournisseurs, des concurrents… à gérer avec subtilité. Attention : obligation d'information des salariés Un chef d’entreprise doit désormais informer ses salariés du projet de cession au plus tard deux mois avant la conclusion d’un contrat de vente, afin de leur permettre de présenter une offre d'acquisition.

Selon l'Observatoire BPCE : • Environ 75.000 entreprises sont mises chaque année sur le marché dont 60.000 TPE, et 15.000 PME et ETI, • 90% ont moins de 50 salariés, • 70% sont motivées par le départ à la retraite du dirigeant, • Seuls 16,7% des dirigeants de TPE ayant l'intention de céder leur entreprise y parviennent, • En revanche, 68,8% des dirigeants de moins de 40 ans concrétisent leur cession, • 58% des TPE/PME cédées ont plus de 20 ans d’ancienneté, • 18% des transmissions de PME/ETI s’effectuent au sein d’une même famille, • La majorité des cessions se font en Ile de France, Rhône-Alpes, Paca, Aquitaine et Bretagne, • 83% des TPE et 67% des PME/ETI cédées le sont avant les 60 ans du dirigeant, • 1,2 millions d'emplois sont en jeu : 143.000 pour les TPE et 1,1 million pour les 15.000 PME-ETI.

LES 3 ÉTAPES DE LA REPRISE 1) DÉFINIR SON PROJET PERSONNEL Il s’agit en l’occurrence : • De s’interroger sur la solidité de ses motivations, • D’identifier ses atouts mais aussi ses contraintes personnelles, • D’évaluer ses compétences et d’envisager, le cas échéant, une formation, • De déterminer les moyens financiers personnels à mobiliser, • De mesurer les probables changements familiaux à venir, et de s’assurer du soutien de ses proches, • De se renseigner sur le statut de repreneur, ainsi que sur les droits et obligations découlant de la situation antérieure (chômage, salariat, retraite…).

2) TROUVER UNE ENTREPRISE A REPRENDRE  Les 4 principales méthodes pour prospecter : 1) Faire jouer ses réseaux professionnels, ses relations familiales et amicales, 2) Identifier les intermédiaires…qui varient selon le type et la taille de l’entreprise recherchée : Les repreneurs de TPE contacteront en priorité les : • CCI ou Chambres de Métiers et de l’Artisanat, • Fédérations professionnelles, • Agences et intermédiaires en fonds de commerce, • Experts-comptables ou notaires, • Réseaux de reprises d’entreprise : boutique de gestion, plates-formes d’initiatives locales… Les repreneurs d’entreprises moyennes s’adresseront plutôt aux : • Clubs de repreneurs,

 Les 3 étapes

• Cabinets de conseil en fusion acquisition, nationaux, régionaux ou sectoriels, • Banques, • Experts-comptables, avocat d’affaires, cabinet d’audit… 3) Consulter les bourses d’opportunité sur les sites web spécialisés. Les offres sont généralement classées par rubriques : • Cession/reprise, • Brevets/licences, • Partenariats industriels et commerciaux, • Offres et demandes de participation. 4) Approcher personnellement des entreprises potentielles ou via un intermédiaire spécialisé.

3) FINANCER L’OPERATION DE REPRISE 2O à 35% de fonds propres nécessaires Sans fonds propres (capital personnel + prêts aidés accordés par certains réseaux) compris entre 20 et 35% du prix de vente, il est compliqué de mobiliser un financement extérieur complémentaire : banques ou BPI (Banque Publique d’Investissement). Les garanties L'emprunt se fait généralement sur une durée de 7 ans et les garanties se font sur les biens financés : une hypothèque s'il y a des murs, un nantissement sur le fonds de commerce, un nantissement des parts sociales ou des actions… avec, éventuellement en plus, une ou plusieurs cautions personnelles.

LES ORGANISMES D’ACCOMPAGNEMENT A LA CRÉATION-REPRISE EN RÉGION EN POITOU-CHARENTES ADIE 16, 17, 79, 86 : finance et accompagne les créateurs d’entreprise, plus particulièrement les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires des minima sociaux. AGEFIPH : finance, garantie et accompagne l’insertion professionnelle des personnes handicapées. BGE 16, 17, 79, 86 : ce Réseau mobilise les ressources nécessaires pour assurer conseil et formation (financements publics et privés, fondations…) BPIfrance Poitou-Charentes accompagne les entreprises de l’amorçage jusqu’à la cotation en bourse, du crédit jusqu’à la consolidation de fonds propres, en passant par les garanties. CCI Angoulême, Cognac, La Rochelle, Niort, Poitiers, Rochefort pour les formalités de création, les conseils et les solutions d’hébergement (commerce, services et industrie). CDA 16, 17, 79, 86 : les Communautés d’Agglomération ou de Communes conseillent et proposent des Zones d’Activités, des pépinières et hôtels d’entreprises. CERFRANCE est le 1er réseau de conseil et d’expertise comptable en France. CHAMBRE DES MÉTIERS ET DE L’ARTISANAT 16, 17, 79, 86. pour les formalités de création, les conseils, les solutions d’hébergement dédiés aux artisans. CONSEIL RÉGIONAL : aides, accompagnement, subventions.


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Rappel : La plupart de ces entités se retrouvent sur l’ensemble des autres régions ou départements français.

EN LIMOUSIN AGIR ABCD est une ONG regroupant des retraités qui apportent leurs compétences en faveur de l’insertion sociale et économique. La Boîte à Business propose Pépinière et Hôtel d’entreprises avec domiciliation commerciale CRESS : la Chambre Régionale de l’Economie Sociale & Solidaire accompagne les initiatives dans ce secteur d’activités. Limousin Business Angels a accompagné le démarrage et le développement d’une cinquantaine d’entreprises pour 8 M€. La Région a mis en place un portail internet dédié à la création, reprise & transmission : creezenlimousin.fr

EN VENDÉE La Chambre de Commerce et d’Industrie est devenue un business angel à la vendéenne avec Vendée Croissance qui dispose d’un fonds doté de 6 M€.

EN GIRONDE La Région a mis en place deux accès internet dédié à la création, reprise & transmission : • aquitaine.fr/actions/innovation-et-emploi/économie/mon-projet-economique/je-cree • transmission-reprise.aquitaine.fr CRESS : la Chambre Régionale de l’Economie Sociale & Solidaire accompagne les initiatives dans ce secteur d’activités. COOP & BAT, coop’Alpha, Couveuse Anabase sont des coopératives qui permettent de tester son concept en grandeur réelle. FINAQUI est une association de Business Angels qui intervient dans le grand sud-ouest. RAPPEL : Vous pouvez aussi consulter la liste des incubateurs en Région dans le JDP N° 128 ou sur journaldesprofessionnels.fr.

© Vadim Guzhva

COUVEUSE D’ENTREPRISE 17 : Une couveuse est un lieu d’accueil au sein duquel le créateur peut tester son concept en situation réelle et valider la faisabilité de son projet. DIRECTION RÉGIONALE DES ENTREPRISES, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi : Informations, financement, aides sociales. ECTI : association de 3.000 bénévoles retraités en France, anciens cadres ou anciens chefs d’entreprises, qui interviennent pour conseiller et accompagner les entreprises et les créateurs. EGEE Poitou-Charentes : association nationale de bénévolat économique composée d’anciens cadres ou dirigeants proposant conseils et accompagnements pour les jeunes, les créateurs, les PME/TPE. EXPERT COMPTABLE : il est le conseiller de proximité du chef d’entreprise et accompagne les créateurs/repreneurs à chaque étape de leur parcours. INITIATIVE France (16, 17, 79, 86) : 1er réseau associatif de financement et d’accompagnement des créateurs d’entreprise avec 231 plateformes locales en France. IPCA : membre du réseau France Active, Insertion Poitou Charentes Active accompagne notamment les structures d’utilité sociale. RÉSEAU ENTREPRENDRE Poitou-Charentes : Association majeure pour l’accompagnement à la création/reprise (prêt d’honneur) RSI : le Régime social des Indépendants dispose d’une agence d’accueil à Angoulême, La Rochelle, Niort et Poitiers. URSCOP Poitou-Charentes : Conseil et appui aux coopératives et aux Scop, aide à la création ex nihilo ou à la reprise d’entreprises par les salariés. Voir aussi Aceascop à Poitiers, Chatellerault et Niort.

Avantages et inconvénients de la reprise d’entreprise  Les avantages

• La page n'est pas vierge : l’entreprise dispose d’un savoir-faire, d’une clientèle, d’une notoriété, d’une équipe de collaborateurs, d’un outil productif, d’un réseau de fournisseurs et de prestataires. Le repreneur peut se concentrer sur ses nouvelles tâches : mobiliser les équipes et développer l'activité. • Une rémunération plus immédiate : alors qu'il s'écoule parfois plusieurs mois avant qu'un créateur d'entreprise puisse se rémunérer, le chiffre d'affaires d'une entreprise transmise permet généralement au repreneur de se rémunérer plus rapidement et souvent même immédiatement. • Plus coûteux... mais plus facile à financer Les banques financent plus volontiers une reprise d’entreprise, projet pour lequel elles disposent d'éléments tangibles : bilans et comptes de résultat. En revanche, l’apport personnel à prévoir est plus important.

 Les inconvénients • Trouver la « bonne affaire » prend du temps et il y a une forte concurrence de repreneurs sur les « belles » PME/PMI. • Fédérer les salariés autour d'un nouveau projet, de nouvelles méthodes et d'une nouvelle culture… peut s’avérer complexe. • Fidéliser les clients qui ont des habitudes avec l'ancien « patron », surtout en B to B, constitue un vrai challenge qu’il est nécessaire de bien anticiper.

Sources : Agence France Entepreneur, Capital.fr

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ENtrepreneur à l’honneur David COTTEREAU

QUELQUES CHIFFRES Enviro Développement compte aujourd’hui une douzaine de salariés. Grâce notamment à ses solutions d’économie d’eau, le chiffre d’affaires de l’entreprise est passé en l’espace de deux ans de 1,7 à 3,8 millions d’euros.

Directeur de Enviro Développement MAÎTRISE DE L'EAU

La sécheresse de ces derniers mois apporte de l’eau au moulin de David Cottereau. Depuis 20 ans, le fondateur d’Enviro Développement à Châtellerault innove en faveur de la maîtrise de l’eau.

Ce processus a été un vrai succès.

Quels sont désormais les projets de Oui, puisque d’ici à la fin de l’année, nous votre entreprise ?

Comment vous est venue l’idée de créer une entreprise orientée sur la maîtrise de l’eau ?

En 2006, vous êtes engouffrés dans les CEE pour inciter les professionnels à faire des économies d’eau ? Enviro Développement est née d’une inven- Expliquez-nous.

Les certificats d’économies d’énergie (CEE) sont nés du protocole de Kyoto et du Grenelle de l’environnement. Sur le principe « pollueur-payeur », les énergéticiens ont obligation de soutenir des opérations de réduction d’énergie. Nous avons donc noué des partenariats étroits avec des fournisseurs d’énergie et nous leur avons proposé de satisfaire à leurs obligations légales en finançant l’installation de pommes de douche et de mousseurs économiseurs d’eau chez des acteurs du tourisme, de l’hôtellerie, de l’hébergement d’étudiants ou de personnes âgées.

tion. Tout juste diplômé de Sup de Co Poitiers, j’ai eu l’idée de concevoir et de faire breveter des éco-plaquettes permettant de réduire jusqu’à 40 % le volume d’eau utilisé dans les WC. En 1998, nous avons développé une seconde activité orientée, elle, sur les diagnostics réseaux. Et nous sommes devenus, au début des années 2000, spécialistes dans la réalisation de diagnostics et des traitements préventifs et curatifs anti-légionellose. Dans le même temps, nous avons mis au point Héliote, un dispositif qui s’installe sur les robinets et permet de limiter le débit tout en contrôlant la température. Aujourd’hui, profitant des nouvelles technologies et des objets connectés, nous souhaitons mettre en œuvre des outils de détection de fuites et de consommation d’eau en temps réel. JOURNAL DES PROFESSIONNELS - JdP RHEA MARKETING Sarl 19 avenue Philippsburg - 17410 St-Martin-de-Ré N°ISSN 1156-8801 - N° Dépôt légal : 367 RCS La Rochelle 397 764 358 Tél. 05 46 00 09 19 Fax. 05 46 00 09 55 e-mail : webmaster@journaldesprofessionnels.fr

aurons distribué gratuitement plus de 420 000 dispositifs d’économie d’eau aux quatre coins de la France. En 2015, trois groupes de tourisme nationaux ont ainsi pu remplacer gratuitement l’intégralité de leurs équipements, soit plus de 51 000 douchettes et quelque 100 000 mousseurs. L’an dernier, plus de 250 000 logements sociaux ont à leur tour été équipés. Cette année, nous installerons nos produits dans plus de 120 000 chambres d’hôtel. Et, les résultats sont bénéfiques. Un de nos partenaires qui nous accompagne depuis le début, un acteur majeur du tourisme en France, a économisé 12 % d’eau en un an grâce à ces produits. Ça représente environ 460 000 euros en moins sur sa facture d’eau.

Votre politique en faveur de l’eau a également été récompensé à plusieurs reprises. Nous avons reçu par deux fois, en 1998 et en 2002, le prix Écoproduit mention spéciale du ministère de l’Écologie. Aujourd’hui, nous disposons de trois brevets français et d’une innovation brevetée en Europe et aux États-Unis.

« L’eau, une ressource à préserver »

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Ils sont nombreux notamment dans le secteur de l’éclairage. En effet, nous souhaitons apporter des solutions de pilotage d’éclairage LED, intérieures et extérieures, et développer également le LED solaire. L’objectif est de dépasser les 15 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022. Pour accompagner ce développement, nous misons sur la création de bureaux décentralisés ; un premier verra prochainement le jour sur Paris. Marié depuis 15 ans et père de 3 enfants (Jean-Baptiste 14 ans, Angélique 12 ans et Caroline 8 ans), David Cottereau aime passer du temps avec ses enfants pour les accompagner dans leurs activités extrascolaires, bricoler… Il est également engagé dans le milieu associatif comme vice-président de l’association des Amis de l’Historial aux côtés de son ami Lucien Jugé. « Je suis très présent dans les réseaux économiques de la Vienne : président créateur du Radec à la pépinière René Monory de Châtellerault, membre du club APM Poitiers depuis 8 ans, et élu à la chambre de commerce depuis 15 ans ». Pour s’évader, le chef d’entreprise rejoint sa résidence en Haute Garonne ou il se complaît à admirer « le spectacle permanent de la chaîne des Pyrénées et le bruit de l’écoulement de la Garonne » … sorte de retour aux sources pour ce défenseur de l’eau.

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Directrice de Publication : Nathalie Vauchez Rédaction : Nathalie Michel - Yves Guérin Jean-Sébastien Thomas - Emilie Hillairet Webmaster : Emilie Hillairet

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Charte graphique : 1, 2, 3 Simone Mise en page : RCE Aytré 05 46 44 74 41 Imprimerie : Roto Champagne - Tirage : 30.000 ex. Crédit photos : Fotolia - DR JdP et Journal des Professionnels sont des marques déposées. Les reproductions d’articles sont autorisées en partie ou en totalité, avec la mention JdP et l’indication éventuelle des sources.

Prochaine parution JdP : 6 décembre 2017 - Réservation de vos espaces publicitaires avant le 27 novembre 2017 - Tél. 05 46 00 09 19 - 06 71 42 87 88

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