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Le Réseau immobilier N°1 sur l’île de Ré vous dans sesa1ccueille 0 agences

L e j o u r n a l d ’ i n f o r m a t i o n g r a t u i t d e l’ Î l e d e R é

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Une île surpressurisée ?

île de Ré est soumise à de trop nombreuses pressions, difficiles à combattre, qui hypothèquent la qualité de vie pour ses habitants. De plus édition du en plus de voix s’élèvent 13 février 2018 contre sa surfréquentation à certaines périodes et son « artificialisation » en extérieur de centresbourg. Très regrettables, certaines tentatives émanant de particuliers ou de professionnels qui, avec de surprenantes complicités - passives ou actives - souvent venues d’outrepont, visent à s’approprier des espaces naturels sensibles à des fins lucratives ou de loisirs corporatistes. Vigilantes, la CdC et Ré Nature Environnement doivent parfois se battre contre des raisons... que la raison ignore totalement, en toute discrétion.

Dans un registre plus positif, saluons cette très belle initiative de douze associations solidaires rétaises qui se sont fédérées en un espace de vie social, afin de mutualiser compétences et moyens, pour optimiser in fine leurs services aux populations démunies ou fragilisées. Déjà des premières actions concrètes ont vu le jour. Retrouvez dans ce nouveau numéro de Ré à la Hune un condensé d’une île qui bouge, toute l’année ! Nathalie Vauchez

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La migration dans le froid A l’heure actuelle ils sont des milliers d’oiseaux en migration. L’île de Ré pour eux est une halte importante, car non seulement elle offre toute la nourriture nécessaire pour reprendre des forces mais encore et surtout elle est l’une des rares régions où la neige et le froid sont atténués. Cette halte permet d’admirer ces oiseaux voyageurs... quelques exemples de beauté. Spatules blanches, courlis cendré, huitriers pie, ibis sacré, hérons cendrés. François Blanchard

@ François Blanchard

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actualité I n i t i a t i v e

Douze associations solidaires se fédèrent en un « espace de vie social » Sur l’idée de Ré-Clé-Ré, une douzaine d’associations rétaises* œuvrant toutes dans le domaine de la solidarité auprès de personnes démunies ou fragilisées, ont décidé de se fédérer, de façon informelle, afin de mutualiser connaissances, moyens et compétences. Une très belle initiative.

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ssociation de formation et d’accompagnement social bien connue sur l’île, Ré-Clé-Ré joue le rôle de chef d’orchestre auprès des associations qui ont répondu présentes : après trois réunions d’échanges entre elles depuis le mois de mars dernier, ce « collectif » a organisé jeudi 8 février, une soirée conviviale à laquelle étaient invités élus, institutionnels (CdC, CCAS, CAF, CARSAT, Mission Locale, etc.) ainsi que les journaux locaux, afin que soit médiatisée auprès de tous les Rétais leur initiative, ainsi que la palette de services solidaires proposée sur l’île.

Un engagement bénévole exigeant Bernard Bordier et Jean-Claude Bonnin ont expliqué que si toutes ces associations se côtoyaient, par exemple lors de la fête des Associations, et se connaissaient plus ou moins, elles n’avaient pas jusqu’ici pris le temps d’approfondir leurs relations. Voilà chose faite. Bien sûr la dimension conviviale voire amicale est essentielle, dans un milieu associatif essentiellement animé par des bénévoles - ces douze associations en représenteraient près d’un millier - bien que certaines d’entre elles emploient plusieurs salariés. Responsable du Secours Catholique sur l’île de Ré, Jean-Claude Brochard a rappelé combien le rôle de bénévole constitue un engagement exigeant, estimant aussi qu’il permet à ceux que la vie a parfois bien gâtés de rendre à la société un peu de la chance qu’ils ont eue, une fois l’heure de la retraite sonnée. Cet engagement social et solidaire apporte en retour beaucoup de satisfaction humaine. Mais l’objet de ces rencontres est aussi largement de partager moyens, compétences, connaissances afin d’optimiser les services rendus à la population, en les rendant plus performants.

Diversité, complémentarité, ouverture Responsables et bénévoles des associations partagent dans cet espace de vie leurs diversités, mais aussi des solutions communes et constatent déjà les bénéfices que leur procure cette ouverture de leur « pré-carré » sur l’extérieur. Ces partages débouchent aussi sur des solutions très concrètes et tangibles. Jean-Claude Bonnin a ainsi pris pour exemples ces ateliers que les associations ne parviennent pas toujours à remplir toutes seules. Citons aussi l’Opération annuelle « Tulipes contre le Cancer » pour laquelle le

d’organismes tels la CAF, représentée par Patricia Friou, ainsi que le rôle des CCAS, qui s’interrogent beaucoup sur les cas difficiles au niveau des communes. Sébastien Arzalier, Attaché parlementaire d’Olivier Falorni, a témoigné de l’intérêt particulier que le député porte à cette fédération et confirmé son œil bienveillant : il aimerait que les associations rochelaises s’en inspirent et il sera attentif à la réussite des actions conjointes.

Les présidents des douze associations solidaires rétaises, qui se sont fédérées au sein d’un « Espace de vie social ».

Lions Club a de plus en plus de mal à trouver suffisamment de bénévoles : Ré-Clé-Ré et le Secours Catholique ont ainsi mis à disposition des bénévoles pour la dernière campagne. De même, pour la vente des tulipes, chaque association assumera un jour de vente Leclerc. Autre exemple : l’Embellie aurait besoin de plus de bénévoles, les associations y ont été sensibilisées. Le Secours Catholique et les Restos du Cœur ont aussi noué un partenariat, les deux associations étant complémentaires. Les Restos du Cœur assurent un accompagnement alimentaire pérenne, tandis que le Secours Catholique gère une petite épicerie pour répondre à du dépannage d’urgence. Quand ses stocks sont trop importants, le Secours Catholique donne ses surplus aux Restos.

et entend continuer de soutenir financièrement et apporter son concours aux associations de solidarité. La CdC envisage de lancer une étude afin d’établir avec finesse le panorama de l’isolement et de l’exclusion sur l’île, afin d’aller plus loin dans l’accompagnement des populations concernées. Il a souligné l’investissement

La commune de Saint-Clément-des-Baleines propose à location un local commercial avec logement situé sur la place de l’Eglise.

Complémentaires, les associations sont ainsi à la recherche de toutes les synergies possibles entre elles, par exemple au plan des expertises administratives, juridiques, associatives.

Elle recherche des candidats désireux d’offrir un service de qualité et tendant à diversifier l’offre commerciale et artisanale du centre village.

Des élus très attentifs

Le dossier de candidature est téléchargeable sur le site de la commune à l’adresse :

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Nathalie Vauchez *Ré-Clé-Ré, ADMR, Les Restos du Cœur, Lions Club, Le Secours Catholique, La Verdinière, TerreMerCulture, Demain en mains, L’Embellie, Habitat et Humanisme, Simon de Cyrène, Le Rotary...

appel à candidature

Un autre échange intéressant est né de ces rencontres : La Verdinière a embauché en contrat d’insertion deux personnes que lui ont présentées les Restos du Cœur. Et toutes les associations réfléchissent collectivement à une nouvelle formule pour le repas de fin d’année des personnes démunies. On le sait, en 2017 ce repas a été annulé... Il s’agit donc de s’unir pour maintenir une tradition forte au plan humain et solidaire.

Jean-Pierre Gaillard, vice-président de la CdC, délégué aux affaires sociales, a estimé que l’Espace de vie social s’inscrit dans une démarche très intéressante, porteuse de grands espoirs, que la Collectivité soutient pleinement. Celle-ci est attentive au développement d’initiatives nouvelles

L’histoire ne dit pas (encore) si l’espace de vie social pourrait aller plus loin encore dans la mutualisation, et créer par exemple un Portail Web commun de solidarité, un « guichet » d’accueil unique, etc, mais l’essentiel est dans l’état d’esprit, suffisamment rare pour être salué avec enthousiasme.

ou au format papier à l’accueil de la mairie aux jours et heures d’ouverture. Les candidatures devront être déposées

avant le vendredi 9 mars 2018 – 12 h 00 Le Maire, Gilles DUVAL Contact : Mairie de Saint-Clément des Baleines Tél : 05 46 29 42 02

www.mairie-stclementdesbaleines.com – rubrique Actualités

Ouverture de la mairie : du lundi au jeudi de 9h à 12h, le vendredi de 9h à 17h. Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

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actualité S é c u r i t é

r o u t i è r e

Le préfet promet « des heures bleues » sur la Charente-Maritime @ Préfecture 17

Un an après avoir érigé la prévention routière comme grande cause de l’année 201 7, la préfecture de Charente-Maritime dresse un bilan mi-figue mi-raisin. Conséquences : des contrôles renforcés pour 2018. associations de prévention. Et l’état des lieux est un peu morose, malgré des points d’optimisme. Une bonne nouvelle : le nombre de morts sur les routes a bel et bien baissé, passant de 59 tués en 2016 à 40 en 2017. Un chiffre en baisse constante depuis 2012, qui affichait alors 63 morts sur les routes en une seule année. Pas de quoi se réjouir pour autant, selon Fabrice RigouletRoze pour qui « chaque mort représente une famille brisée ». Et il a bien d’autres Répartition des accidents motels sur le territoire en 2017. motifs d’insatisfaction : si le bjectif : moins de 30 morts nombre de tués a baissé, le nombre par an sur les routes, d’ici d’accidents a lui augmenté de 14% 2020. Tel était le pari du entre 2016 et 2017, remontant préfet Eric Jalon, lancé en janvier près du triste « record » de 2012 2017. L’instigateur étant parti et ses 772 accidents. Le nombre sous d’autres cieux, c’est à son de blessés a également augmenté, successeur Fabrice Rigoulet-Roze en particulier les blessés graves qu’est revenu de faire le bilan de (+31%). Les populations les plus l’année 2017, lors d’un congrès à touchées : les jeunes de 15/24 ans, Saintes début février, en présence les séniors, les deux-roues et les de tous les acteurs de la sécurité piétons. routière, des forces de l’ordre aux

O

A m e n d e m e n t

Alors, comment expliquer un tel paradoxe au niveau des chiffres ?

D’un côté, la préfecture a augmenté le nombre de contrôles routiers l’an dernier : 5000 par mois, dont plus de 157 000 dépistages d’alcool ou de stupéfiants en douze mois. Les boîtes de nuits, festivals (comme le Summer Sound, les Francos, Les Fous Cavés…) et les Communautés de Communes organisatrices d’évènements festifs ont été nombreuses à jouer le jeu de la prévention, en organisant des campagnes de sensibilisation sur place, des incitations à désigner des « Sam » (ces conducteurs d’une soirée qui ne boivent pas) ou l’organisation de navettes pour ramener les fêtards à bon port. Associations (type Croix-Rouge, Prévention Routière), collectivités et forces de l’ordre ont également organisé des journées de sensibilisation. De l’autre, forces de l’ordre et justice constatent une augmentation significative des incivilités ordinaires au volant, à l’origine d’accidents graves. Les petits délits type refus de priorité (12%), dépassement dangereux (10%), imprudences (5%) sont la deuxième cause d’accidents mortels, entre la vitesse (15%) et les conduites sous l’emprise de l’alcool et/ou des stupéfiants (45%). Phénomène inquiétant : si le nombre de conducteurs alcoolisés n’augmente pas, les récidives ont fait un bond, selon le TGI de Saintes,

avec des taux record d’alcool dans le sang à 2,85 gr. Les conduites sous l’emprise de stupéfiants, voire sous cocktail alcool/stupéfiants ont également augmenté (+27% dans le cas d’accidents mortels), avec de plus en plus de quadragénaires parmi les contrevenants, alors que le phénomène semblait cantonné aux jeunes de moins de 30 ans. Les refus d’obtempérer et les délits de fuite sont également à la hausse, avec souvent des mises en danger des agents. Alors, pour 2018, Fabrice RigouletRoze n’entend pas baisser la garde et promet « des heures bleues » aux usagers des routes de CharenteMaritime. Traduction : il compte augmenter encore le nombre de contrôles routiers, sur terre ou en l’air, fixe ou mobile, voire en voitures banalisées. Ils se feront de façon thématique selon les heures de la journée : alcool, drogue, vitesse, incivilités… Et usage du téléphone au volant. Le portable est en effet le nouveau fléau à la hausse sur la route, car source de comportements dangereux par inattention. L’an dernier, les gendarmes ont dressé pas moins de 4400 contraventions pour usage du téléphone. Le ministère de l’Intérieur ne s’y est d’ailleurs pas trompé, en annonçant ces dernières semaines une nouvelle mesure : tout conducteur surpris en train de commettre une entorse au code de la route, téléphone à la main, se verra suspendre illico son permis. Anne-Lise Durif

l é g i s l a t i f

La saliculture bientôt reconnue comme activité agricole ? Après avoir rédigé une proposition de loi visant à reconnaître la saliculture comme activité agricole en novembre 2017, le député Olivier Falorni déposera un amendement à la future loi agricole dénommée loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable.

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ous les indicateurs sont au vert pour que la saliculture soit enfin reconnue comme une activité agricole » indique Olivier Falorni dans un communiqué de presse. « Mon amendement qui devrait être débattu en juin prochain, reprendra les dispositions de ma proposition de loi afin que soit pleinement reconnue la saliculture qui contribue au maintien de notre patrimoine, à la préservation de notre environnement et au développement économique de notre territoire. Je ne doute pas que mon amendement sera adopté compte tenu des retours très positifs du ministère et des sauniers qui attendent cette évolution législative depuis trop longtemps » conclut le député.

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Petite explication de texte

Bien que la saliculture ait toujours été considérée comme étant une activité agricole dans son lien à la nature, à l’environnement et à la biodiversité, elle n’est pas Lors de l’AG du 5 mai 2017, le député Falorni avait assuré les encore consacrée sauniers qu’il continuerait de défendre avec énergie ce dossier, auprès du ministère de l’Agriculture. par le code rural sel marin qui supportent toutes les et de la pêche maritime. Sa lecture solidarités avec le monde agricole, restrictive, toujours aujourd’hui en contribuant au statut social des dominante, définit la production agriculteurs, sans être reconnus agricole par son caractère végétal comme faisant partie de ce monde ou animal, entraînant une discrimiprofessionnel. Cette incertitude fait nation à l’égard des producteurs de

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peser des craintes sur les nombreux producteurs, et notamment ceux de l’Ile de Ré, de l’Ile d’Oléron, de l’Ile de Noirmoutier et de Guérande, qui s’interrogent sur les aides à l’installation, la reconnaissance des organisations de producteurs, le régime des calamités agricoles, l’exonération de la taxe foncière sur les bâtiments agricoles, entre autres. Puisque les saliculteurs sont assimilés à des agriculteurs par le régime social dont ils dépendent et par le régime fiscal dont ils relèvent, il conviendrait de mettre en cohérence leur statut et leur activité en reconnaissant la saliculture comme activité agricole. CP

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actualité SCA

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Un développement agricole optimisé, des partenariats qualitatifs Dans le contexte des États Généraux de l’Alimentation*, la coopérative rétaise Uniré s’investit dans une réflexion en profondeur sur sa stratégie de développement, ses méthodes de production et son rôle coopératif. Pineau, vers une production de plus en plus qualitative

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Une très bonne récolte lors des vendanges 2017.

n parfaite osmose avec la ligne agricole gouvernementale, les producteurs adhérents d’Uniré, maraîchers et vignerons, se projettent dans l’agriculture de demain : renouvellement des variétés en fonction de la demande, réduction des produits phytosanitaires, respect des producteurs, nouveaux partenariats, protection des prix, transmissions des exploitations à l’âge de la retraite, communication. Un défi pour les années à venir que le président Jean-Jacques Enet a résumé en ces termes : « Unissons nos forces pour optimiser ». Viticulture : Une production stable

Pour la production viticole qui concerne la vendange 2016, les températures très élevées du mois d’août et la moyenne pluviométrique faible ont engendré une récolte idéale, à pleine maturité. Sur les 521 hectares que comporte le territoire, la production, tous cépages confondus, a été de 34 014 hectolitres et témoigne d’une bonne stabilité productive par rapport aux années précédentes. Signalons à ce sujet que J.J Enet a dès à présent qualifié de « très belle récolte » la vendange 2017 avec 48 000 hl récoltés. Une stabilité qui permettra de reconstituer les stocks de vin de pays rouge alors qu’en blanc, la récolte (-12,8%) suffit à peine à la demande.En cognac les 2009 hectolitres d’alcool pur (HAP) ont été obtenus grâce aux degrés élevés, une production équivalente à l’année précédente (2027 HAP en 2015).

En ce qui concerne les pineaux, la production ainsi que les stocks dépassent trois fois les besoins commerciaux. La coopérative favorisera donc des rotations plus lentes afin de se rapprocher de l’élevage de qualité que représente l’appellation Pineau des Charentes. Une demande commune est en cours. Les pineaux Ilrhéa et Le Soleil d’Oléron sont des noms en référence aux localités, ensemble, ils font l’objet d’une récente demande de Dénomination Géographique Supplémentaire (DGS) en vertu de la particularité de notre climat et de nos sols et de l’ancienneté de notre savoir-faire. Maraîchage : l’AOP

Les bonnes conditions climatiques de la saison 2017 ont permis une récolte précoce de la pomme de terre, en baisse de 14,3 % par rapport à 2016. Mais le volume commercialisé reste trop important par rapport aux ventes. 1618 tonnes ont été commercialisées au prix moyen d’1.75€/kg. Le conseil d’administration a opté pour l’intégration de la Léontine dans sa production 2018, une variété nouvellement inscrite au cahier des charges de l’AOP. Sur la totalité des plants on plantera 1/4 de Léontine, 2/4 d’Alcmaria et 1/4 de Charlotte. Partenariat avec Noirmoutier

Une page est tournée chez les producteurs de pommes de terre, elle marque la fin des querelles ancestrales avec Noirmoutier. « Il y a une volonté forte de travailler ensemble » a exprimé JJ. Enet qui a rencontré son homologue de de la coopérative de Noirmoutier, Nicolas Paille. Ils souhaitent s’unir face à la grande distribution pour valoriser leurs produits, maintenir les prix et présager d’un avenir meilleur. Le label Noirmoutrin et l’AOP rétaise sont des gageures de qualité a dit JJ.Enet avant de souhaiter aux producteurs une belle campagne 2018. Grogne des maraîchers

Plusieurs producteurs ont alors pris la parole pour exprimer leur mécontentement au regard du contingentement des variétés. Ils souhaitent voir d’autres variétés, par exemple

la Carrera ou la Pompadour, commercialisées à la coopérative, ils réclament la liberté des volumes et des achats de plants. Mais le conseil d’administration a réaffirmé la priorité donnée à l’Alcmaria.

« Produire des vins et des pommes de terre de qualité en respect des hommes et des femmes qui vivent de leur métiers » Parallèlement, une commission s’est mise en place parmi les adhérents pour réfléchir et se donner des objectifs à cinq ans. Ce collectif de stratégie édite une première brochure intitulée : Uniré, notre culture, nos projets, qui résume les grandes lignes de la coopérative. Composée de 110 viticulteurs, 19 maraîchers et 28 salariés, Uniré est une énorme structure aux enjeux multiples et notamment humains. Dans la brochure distribuée aux adhérents, le comité stratégie, composé de JJ.Enet, C.Barthère, E. Mounier, O. Bouyer, J. Henry, D.Turbé, C. Cailleau et C. Pardell rappelle les valeurs et les engagements des agriculteurs et définit des stratégies pour les années à venir. Partenariat avec la maison Camus

Le maître de chai et directeur des cognacs Camus, Patrick Léger, est venu à l’A.G pour communiquer sur treize ans de collaboration entre Uniré et la maison Camus. Il a présenté la création d’un nouveau produit** et la mise en avant d’une image, celle du cognac insulaire, une première mondiale qu’il entend faire apprécier dans le monde des

Irrigation et Label territoire bio engagé

À l’issue de l’A.G. Gisèle Vergnon a exprimé son total engagement pour la remise en culture de terres agricoles, rappelant qu’un potentiel de 440 ha serait disponible dont 37 % sur le seul territoire de Sainte-Marie. Au sujet de l’irrigation, « même si les études de faisabilité paraissent longues », elle s’est engagée « à accompagner les agriculteurs pour avoir de l’eau ». Déplorant ensuite l’absence de producteurs rétais à l’appel à candidatures pour la cantine bio de Sainte-Marie, Mme la maire a réitéré son appel : « Je compte sur vous l’année prochaine pour représenter le Label Territoire Bio Engagé ». Souhaitons donc aux producteurs, pour les années à venir, plus de surfaces agricoles et de l’eau en abondance. Véronique Hugerot * États Généraux de l’Alimentation est une stratégie annoncée par le président de la République en juin dernier, elle vise à privilégier une alimentation sûre, permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail dignement, transformer les modèles de production pour répondre aux attentes. **La nouvelle ligne des cognacs île de Ré de chez Camus se décline comme des Pur Malt : Fine Island, Double Matured et Cliffside Cellar.

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amateurs de scotch. « Le cognac de l’île de Ré est un des plus beaux outils de vinification de la coop » a dit le maître de chai.

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actualité T r a n s p o r t

HOP ! La Rochelle-Île de Ré vers Paris !

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élène Abraham, directrice commerciale, marketing et produits au sein de la compagnie aérienne Hop ! Air France est venue annoncer officiellement et avec jubilation le 23 janvier dernier dans les locaux de l’aéroport rochelais, l’ouverture de cette nouvelle ligne. À partir de 49 euros l’aller simple, la compagnie aérienne va ainsi assurer une liaison quotidienne du lundi au samedi vers la capitale en s’adressant à tous, locaux, touristes, chefs d’entreprises… Faire face à une forte demande et à la concurrence de la LGV

Depuis 2014 la ligne aérienne Paris/ La Rochelle n’était plus desservie mais devant la forte demande, incessante, des voyageurs et compte tenu des résultats de croissance sur l’aéroport La Rochelle/ Île de Ré, soit par exemple pour cette année 14% d’augmentation

© Valérie Lambert

Hop ! C’est reparti, la compagnie du groupe Air France ouvre à nouveau une ligne régulière reliant l’aéroport de La Rochelle-Île de Ré à celui de Paris-Orly dès le 13 avril prochain.

Hélène Abraham (HOP !) et Sylvie Marcilly (Conseil départemental).

du trafic La Rochelle/Lyon ; la motivation de HOP ! est très forte. Et peut-être plus encore pour faire face à la concurrence de la SNCF avec son offre LGV Bordeaux à deux heures de Paris depuis juillet dernier. C’est donc en 1h15 de vol

qu’il sera possible de rallier ParisOrly tout en pouvant profiter des connexions avec l’offre intercontinentale qui affiche des destinations de « bout en bout » avec des correspondances vers l’Europe, les Antilles, les États-Unis…

Les réservations sont ouvertes dès à présent, le premier vol Paris/La Rochelle aura lieu le 13 avril 2018 et le dernier sera pour le 27 octobre prochain. Présente pour s’informer, Sylvie Marcilly, vice-présidente du Conseil départemental de CharenteMaritime, présidente de l’association Horizon International créée en juin dernier et en charge du développement économique, s’est réjouie de cette annonce. Hélène Abraham a souligné : « HOP ! Air France veut faciliter la mobilité des personnes, des prix sont proposés aux jeunes, aux seniors, aux familles sur l’ensemble du réseau ». Thomas Juin, directeur de l’aéroport La Rochelle/île de Ré déclarait : « L’avion est un vrai service mais nous travaillons aussi sur les navettes pour que l’aéroport soit mieux relié avec l’île de Ré, un travail complémentaire à faire ». Valérie Lambert

E m p l o i

Temps réel pour recrutement saisonnier Le 6 février, c’est sous la neige que s’est déroulé au Bois-Plage, le 5ème Forum du Recrutement saisonnier. Une météo qui n’a découragé ni les entreprises ni les candidats, arrivés seulement un peu plus tard.

Une opportunité de mise en relation directe. Près de 80 entreprises ont reçu plusieurs centaines de candidats.

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unis de leurs Curriculum Vitae, les jeunes (et moins jeunes) n’avaient qu’à déambuler dans les allées pour bénéficier d’un entretien et repartir, pourquoi pas, avec un contrat de travail sous le bras. Fonctionnel et efficient, le Forum du Recrutement Saisonnier a fait ses preuves, devenant un rendez-vous attendu par tous.

entre 600 et 700 visiteurs attendus et 80 employeurs présents, soit une augmentation constante depuis sa création. Lionel Quillet le rappelle, l’enjeu de cette matinée est important pour les entreprises rhétaises, en pleine préparation de la saison à venir et dont les besoins, au fil des ans, ne cessent d’augmenter.

Des acteurs publics impliqués

Des saisons allongées

Les équipes de Pôle Emploi, Lionel Quillet, Gisèle Vergnon, mais aussi messieurs Gaillard, Olivier, Auclair et Déchelette étaient au rendez-vous dès 8h30 pour en présenter rapidement les grandes lignes : cinq années d’existence,

Il est loin le temps où les emplois saisonniers couvraient deux à trois mois. Notoriété du territoire mais aussi nouvelles manières de vivre les vacances ont modifié le profil des saisons touristiques et pour peu que la météo soit de la

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partie, certains ponts de mai ressemblent désormais au 15 août. Voilà qui change les besoins des entreprises locales en matière de recrutement et offre autant d’opportunités aux salariés saisonniers d’ici mais aussi du continent, les ressources locales n’étant pas suffisantes pour répondre à la totalité de la demande. Car de l’hôtellerie traditionnelle et de plein air à la restauration en passant par commerce, services ou transports, les besoins sont évidemment nombreux pour satisfaire aux exigences d’une période qui représente, rappelons-le, environ 80% de l’économie du territoire. Et un recrutement de plus en plus difficile

Besoins croissants et parallèlement, difficultés croissantes elles aussi, à trouver des salariés. Cette situation paradoxale ne facilite pas toujours la vie des entreprises et elle ne s’explique pas toujours par les problèmes de logement. Ainsi, ce restaurateur réputé qui explique qu’aujourd’hui « la notion de mérite et d’effort se perdent ». Intensité du rythme, horaires à rallonges, l’équation n’est pas toujours simple à résoudre pour les métiers de la restauration alors que le secteur est très demandeur.

Un engagement total de Pôle Emploi

Ce Forum de Recrutement est un rendez-vous préparé très en amont avec de nombreux mails envoyés pour l’annoncer à tous les inscrits dans les métiers correspondants, mais aussi des réunions donnant aux candidats toutes les chances de réussite, avec comme thème la rédaction d’un CV efficace ou l’entretien d’embauche. Véronique Letournel, Directrice Pôle emploi La Rochelle Lagord, souligne un engagement réel et au plus près du territoire, qui, quand cela fait écho, produit des résultats. Ainsi, le Forum débouche-t-il sur environ 30% d’embauches effectuées sur place, sachant qu’il favorise également la mise en relation et les prises de contacts dont une partie débouchera, elle aussi, sur des contrats, finalisés un peu plus tard. Signe des temps, Véronique Letournel précise qu’avec des saisons de plus en plus longues et compte tenu de la densité des mois de haute saison, certains employeurs hésitent moins à s’engager dans des CDI plutôt que des CDD, considérant qu’une fois lissée la totalité de l’année, ils ne seront pas perdants. Une situation qui, si elle n’est bien sûr pas encore la norme, reflète néanmoins une tendance significative, à suivre de près. Pauline Leriche Rouard

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actualité E n t r e p r i s e s

La fibre optique tisse sa toile sur l’île de Ré Une réunion d’information s’est tenue, jeudi 1er février, au sein de l’espace « Cowork en Ré » à Loix.

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athalie Wiederkehr, fondatrice de l’espace, avait convié deux acteurs très présents sur le territoire rétais. Tout d’abord, Emmanuel Moréno est intervenu pour présenter la société CESO (Communication d’Entreprises du Sud-Ouest). La société a été créée en 1989. C’était, au départ, une entreprise rochelaise qui s’est étendue sur la région. Sa vocation était de développer la téléphonie chez les professionnels. Après s’être agrandie et avoir monté en compétences, elle est devenue aujourd’hui, une entreprise de service numérique. La CESO dispose d’un panel d’activités très copieux : téléphonie, vidéo-protection, câblage, informatique et réseaux (infrastructures, hébergement, wifi), enfin, l’installation de la fibre optique, fixe et mobile. C’est sur ce dernier point que l’intervenant s’est exprimé. Dès 2007, le Département a cofinancé tout un réseau « fibre optique » sur l’ensemble de la Charente-Maritime et le but fixé était de l’étendre sur tout son territoire. Par le biais de cette initiative,

aujourd’hui, le haut et très haut débit vont être à la disposition des entreprises rétaises. De l’aide publique : le « Tremplin Numérique »

beaucoup plus accessible. Les subventions octroyées peuvent s’élever jusqu’à 15 000 euros par cas traité, ce qui minimise les coûts de raccordements pour les entreprises, dont la participation se situe aux alentours de 500 euros, dans la majorité des cas, sous réserve d’éligibilité avec un engagement de trois ans. Ces deux dernières années, plus de 200 dossiers ont été traités.

La CESO intervient sous la responsabilité de « 17.Numérique », une délégation de service public dont Alexandre Bontemps est l’un des responsables commerciaux. Celui-ci a pris la En fait, la CESO, charparole pour expliquer gée de la mise en que la société qu’il La fibre optique tisse sa représente a signé un toile sur l’île de Ré. place du réseau, est à contrat de concession, la fois un client et un sur vingt ans, avec le Département partenaire de « 17.Numérique ». qui subventionne, financièrement, Elle permet d’apporter une fibre les opérations d’installation. Le dédiée et non mutualisée. Du dispositif « Tremplin Numérique » cœur du réseau jusqu’à l’entremis en place par « 17.Numérique », prise, la relation est unique et s’adresse aux chefs d’entreprises, directe, personne d’autre ne peut leur proposant une fibre optique se raccorder.

Actuellement, toutes les communes rétaises reçoivent la fibre(1). De tous les villages, Loix est le dernier à en avoir été équipé. Sur l’île de Ré, 40 établissements professionnels (sur les 700 que compte le département), notamment les hôtels et les campings, sont dotés de ce moyen technique des plus modernes. Une discussion a suivi les deux exposés, tous les participants (une quinzaine de personnes), particulièrement attentifs, se sont exprimés sur le sujet. Chacun a fait part de ses besoins et de ses attentes. Les deux intervenants n’ont pas caché leur satisfaction à l’issue de cet échange. Jacques Buisson (1) Pour les communes d’Ars, de SaintClément et des Portes, il s’agit d’une fibre hertzienne, moins efficace. Des études de génie civil sont en cours pour être en mesure d’augmenter le débit.

Coordonnées : contact@cowork-en-re.com emoreno@ceso-gto.com www.17-numerique.fr

M é d i a

Ré-télé poursuit son émancipation Reportages, émissions, actualités, communication évènementielle : notre web-télévision est sur tous les fronts.

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a chaîne de télé locale créée en 2010 par Yves Morin pour promouvoir l’île de Ré s’impose petit à petit comme un média de référence. En 2013, l’acquisition du matériel nécessaire à la retransmission en live (parabole, caméras, régie) ouvrait la voie de l’actualité à l’équipe de tournage. Dans la foulée naissait l’émission animée par Catherine Salez, « Le studio ». Un rendez-vous hebdomadaire filmé dans les conditions du direct, qui permet à des personnalités de la vie culturelle, sportive, associative, économique ou politique d’exprimer leur point de vue durant une vingtaine de minutes. En quatre ans, plus de 250 invités, figures locales ou attachées à l’île, ont profité de l’alcôve à fond vert pour partager leurs passion ou aspirations. Parmi eux, Catherine se souvient avec émotion de Gisèle Casadesus, de l’humour de Jérôme Bonaldi, de Patrick Chesnais (son pire souvenir tant « il était bougon et peu loquace ») ou encore du journaliste et ancien directeur de LCI, Éric Revel, saluant le professionnalisme de Ré-télé. Avec le temps, les nombreux évènements couverts et les reportages archivés ont permis de constituer

une bibliothèque audiovisuelle unique qui contribue largement à accroître la visibilité du site.

extraits. Je confirme : pas question de se prendre au sérieux avec cette nouvelle « comirubrique » qui tord le cou aux clichés touristiques !

Grâce à une stratégie de développement maîtrisée Ré-télé a aujourd’hui suffisamment de recul pour mesurer son évolution et asseoir sa légitimité. En charge de la communication d’Astragale-Prod, (la société chapeaute la chaîne et l’activité évènementielle au service des entreprises), Catherine Bréjat souligne « Les indicateurs issus des dernières statistiques sont significatifs. Les internautes de plus en plus nombreux et fidèles reviennent régulièrement sur le site piocher de l’information en plus de visionner les interviews et reportages ». Humour potache avec un nouveau flash info et film documentaire en tournage

Tremble Canal+… Ré-télé lance son journal satirique Le petit Rheta à regarder sans modération tous les 1er et 15 de chaque mois à compter de mi-mars ! Le principe de ce format court (environ 3 minutes) et résolument burlesque consiste à couvrir et relater d’une manière

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Yves Morin, fondateur de la web-chaîne Ré-télé.

décalée et détournée l’actualité de l’île de Ré, dans des sujets réalisés par les équipes de l’émission. Sur le plateau c’est Raphaël Le Mauve le présentateur (aidé de Baptiste, son correspondant sur le terrain et d’Élodie Laberlu, facétieuse actrice) qui malmènera le quotidien de la vie rétaise. Le comédien et auteur prolifique, (il est membre entre autres du collectif d’artistes « L’Horizon » à La Rochelle) pratique l’ironie et manie le second degré avec une agilité réjouissante ! Les tout premiers « Petit Rheta » sont dans la boîte. Au studio, Yves Morin forcément déjà fan de ce regard croche-patte sur notre solennelle « spécificité insulaire », n’a pas pu résister à l’envie de me montrer quelques

L’autre grand pari de l’année tient dans la préparation d’un film documentaire de 50 minutes, là encore loin de l’esprit « papier glacé » redondant à la saison estivale. Le tournage, qui vient de débuter, mettra à l’honneur ces jeunes qui font bouger les lignes en misant sur les possibilités naturelles et environnementales de l’île comme leviers de vie permanente. Les caméras sont déjà pointées sur des noms tenus secrets pour l’heure mais en tous cas représentatifs de l’île de Ré version dynamo. Destiné aux chaînes de télévision françaises, ce film permettra de découvrir une image différente et plus réelle de l’île de Ré. Marie-Victoire Vergnaud

re-tele.fr et le-petit-rheta.fr - Première diffusion du journal « Le petit rhéta » jeudi 15 mars dès l’aube, histoire de bien commencer la journée ! - É mission « Le studio », mise en ligne tous les jeudis à 18 heures.

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tourisme A m é n a g e m e n t

Une résidence de tourisme 4* pour Rivedoux En mai prochain, la commune de Rivedoux verra l’ouverture d’une résidence de tourisme. Une réalisation menée par un institutionnel privé dont l’issue résulte d’un long parcours. Genèse d’un projet économique et touristique.

Vue de la résidence, depuis la rue des Acacias.

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êve d’Ile ». C’est le nom (prometteur) de la Résidence de Tourisme qui ouvrira ses portes au second trimestre de cette année sur le site de quelques 9 000m² situé entre les rues des Acacias et du Défends, et accueillera selon toute vraisemblance ses premiers vacanciers. De la Résidence Seniors initialement prévue par la commune à cette réalisation privée, il y a loin. Qu’est-ce qui a donc changé la donne ?

Le projet en quelques dates

Le projet de Résidence de Tourisme en lieu et place de celui d’une Résidence Séniors a été validé suite à délibération du Conseil Municipal de Rivedoux en octobre 2013, il est vrai par une faible majorité. S’ensuivront ensuite deux autres décisions municipales au mois de novembre 2013, l’une concernant le prix de vente du terrain et l’autre la sélection de l’investisseur. De l’aveu même de Marc Chaigne, 3ème adjoint, qui a porté et suivi le dossier de bout en bout, la décision n’a pas été facile, d’autant qu’elle a conduit à vendre un terrain communal, ce qui ne réjouit pas vraiment ce Rhétais évidemment très attaché au patrimoine. Il est vrai que sur une île de Ré dont la population est inexorablement vieillissante, la création d’une Résidence Séniors n’avait rien d’incohérent. Au contraire. Mais la difficile mission des élus consiste à agir aussi avec des réalités très matérielles. Une fois les dés jetés, les procédures suivirent leurs cours. Suite à obtention du Permis de Construire en novembre 2015, et après l’ensemble des délais en vigueur (dont

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celui des éventuels recours) et des réunions publiques menées in situ, le début de construction de la future résidence pouvait commencer en octobre 2016. Un enchaînement complexe

Pour bien comprendre la genèse de cette réalisation, il faut remonter presque jusqu’en 1997, période à laquelle la commune valide la création d’une ZAD pour la valorisation et le développement du Quartier du Château, ce qui suppose alors l’achat de nombreuses parcelles pour un montant d’environ 3 millions d’euros. Quelques années plus tard, l’idée germe de déplacer dans ce secteur, qui doit voir la réalisation d’équipements publics et de logements sociaux, les terrains de tennis qui se situent alors entre les rues du Défends et des Acacias, libérant de fait un vaste terrain communal. Le projet de Résidence Séniors est alors dans tous les esprits mais intervient une contrainte de taille : le SCOT, qui encadre strictement le résiduel constructible. Or les logements inhérents à une Résidence Séniors jouent sur le résiduel constructible car considérés comme résidences principales amenant une taxe d’habitation. D’autre part, LE PADD de 2013 affirme la volonté d’une politique orientée sur le maintien de la capacité touristique et l’attractivité économique lié au tourisme. Or celle de Rivedoux, inférieure à 7%, et donc la plus faible par rapport aux autres communes de l’Ile se voyait diminuée par la réduction des places de campings au Platin (68) et la fermeture du camping des Tamaris (80

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emplacements), le tout représentant environ quatre cents personnes. Au global, dans le cadre de la construction d’une Résidence Séniors, la commune de Rivedoux se trouvait à la fois impactée sur son résiduel constructible et sur sa capacité touristique. Ce double enjeu prit le dessus, et personne ne savait alors que deux ans plus tard, le SCOT serait annulé.

Enfin, de manière très pragmatique, la vente du terrain concerné (pour 3 millions d’euros) apportait une ressource financière indispensable aux nombreux projets de la commune. Un projet très encadré

Une fois actée la décision de céder le terrain à un institutionnel, pas question pour autant de faire n’importe quoi. Patrice Raffarin, Marc

intégration harmonieuse dans le paysage et bien sûr respect de l’architecture rhétaise étaient à l’ordre du jour d’un cahier des charges serré et précis. Et une réalisation sous surveillance

Marc Chaigne le dit en toute simplicité : depuis le début des travaux, il va régulièrement faire un tour sur le terrain afin de veiller sur l’étape réalisation. D’ailleurs il a vu d’un très bon œil la réduction du nombre d’appartements initialement prévus à 100, pour lui un signe de bonne compréhension des enjeux. Attractivité touristique et donc économique

« Rêve d’Ile » sera une résidence de tourisme sur le concept dit Appart-Hôtel, soit un hébergement touristique sous forme d’appartement en un lieu proposant également des services tels accueil, salle de petit déjeuner, piscine extérieure chauffée ou encore espace sauna, salle de fitness et même une salle de séminaires, une opportunité de développement du tourisme

Rue centrale piétonne et architecture rhétaise.

Chaigne et l’ensemble du Conseil Municipal y ont veillé lors de la sélection du porteur de projet de la résidence de tourisme. Et ce toujours dans le cadre du respect du PADD, qui ambitionne le renforcement de l’attractivité touristique certes, mais dans la qualité. Les candidats ont du montrer patte blanche concernant la réalisation de cet ensemble situé dans un quartier rural aux maisons agrémentées de jardins. Petits bâtiments,

d’affaires favorable aux ailes de saison. Cette réalisation 4 étoiles compensera les pertes en capacité touristique intervenues suite aux autres projets communaux et jouera bien sûr un rôle dans la vie économique de Rivedoux-Plage, amenant de nouveaux clients dans les rues d’un village en pleine mutation. Pauline Leriche Rouard

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s av e u r s à l a h u n e R e s t a u r a n t

Jean-Baptiste Gautron, chef d’excellence pour l’incontournable Baleine Bleue C’est subtil mais réel : en silence, la terre prépare le printemps. Et l’Ile de Ré la saison à venir. Hasard ou rendez-vous, l’arrivée d’un nouveau chef au restaurant La Baleine Bleue est en harmonie avec la nature. Il faut donc à cette exigence une équipe au diapason. Même si JeanBaptiste le déclare sans ambages : il préfère encore former quelqu’un qui a envie que recadrer de mauvaises habitudes. L’envie, un maîtremot dans la conversation. Ainsi accompagné, il pourra satisfaire à sa volonté de diversité, changer, pourquoi pas, un plat par semaine ou le menu du jour, créer, revisiter des classiques, inventer des variations et surtout, surtout, ne pas rester sur ses acquis. Unité de temps et de lieu pour saveurs sublimées Jean-Baptiste Gautron vient d’arriver et a fort à faire !

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l est réservé mais accessible et parfaitement talentueux sans suffisance. Le chef Jean-Baptiste Gautron a pris possession de la cuisine de La Baleine Bleue il y a deux semaines. Autrement dit, il cumule pragmatisme et réflexion. Car il assure la bonne marche de la cuisine d’hiver, mais lui incombe aussi la précieuse mission de préparer la nouvelle carte, choisir la nouvelle équipe bref, mettre le célèbre restaurant martinais à l’heure du renouveau. Rencontre informelle et authentique. Une expérience multiple et deux mentors

Jean-Baptiste a bien sûr une expérience à la mesure de sa fonction. De la Dordogne à la Suisse en passant par la Belgique et Londres, le Pays Basque, Eze ou Reims, les adresses gastronomiques ne manquent pas à son CV et notons que souvent, là où il est passé, une étoile Michelin est arrivée !

Une équipe comme un orchestre

Il le dit et le répète : « une cuisine c’est une équipe ». Dont il est le chef d’orchestre. Mais impossible de diriger une symphonie sans musiciens. Le recrutement est donc une étape cruciale. D’autant que le Chef a une vision affirmée et assumée de son métier. Naturellement celle de l’excellence. De la rigueur en toute chose, un élan constant vers la perfection, la maîtrise des produits autant que du dressage. Gastronomie oblige.

Document à caractère publicitaire.

MAAF VIE, Société Anonyme au capital de 69 230 896 euros entièrement versé - RCS NIORT 337 804 819 Code APE 6511 Z - Entreprise régie par le Code des Assurances - N°TVA intracommunautaire FR 82 337 804 819 Siège social : Chaban 79180 CHAURAY - Adresse postale : 79087 NIORT Cedex 09 - 03/17

Importantes aussi sont les rencontres, dans un monde restreint

où la transmission n’est pas un détail. Mûrissant son talent aux côtés de grands de la gastronomie, Jean-Baptiste en revendique deux essentielles : Jean Sevegnes et Arnaud Bignon, l’un étant aujourd’hui Chef des cuisines chez Ladurée et l’autre Chef du restaurant The Green House à Londres. Inutile de commenter.

Parlons maintenant philosophie. De cuisine bien sûr, mais pas que. Le chef Gautron a le goût du vrai et le respect de la saisonnalité. Il n’envisage pas de dénaturer un produit et ses sourcils se froncent à l’idée de servir des framboises en hiver. Ce qu’il souhaite c’est privilégier

différence entre séduction et élégance, politesse et obséquiosité… On pourrait en écrire des pages sur cette alchimie de l’équilibre qui nécessite la pleine conscience de fondamentaux appris, compris et digérés. Après seulement vient le temps de la liberté créative. Là où en est Jean-Baptiste, qui souhaite « raconter des histoires dans ses plats », relier le client aux origines, donner du sens. Alors pas question pour lui de se restreindre au seul périmètre de sa cuisine : infatigable, il part à la rencontre des producteurs, cherche, explore, teste, réfléchit. Philosophie vous disais-je. Celle d’une époque soucieuse de vérité, travaillée par l’impérieux besoin de retrouver des valeurs essentielles. Jean-Baptiste est un chef en accord avec son temps, portant une idée de la cuisine qui va bien au territoire réthais. Tout cela augure de belles surprises, comme ce carpaccio d’ananas et son sorbet qui ravissent nos papilles comme quelques vers d’un grand poème nos oreilles. Originalité, simplicité, fraîcheur exquise, voilà un dessert qui nous parle de ciel bleu et de chaleur, de parfums sucrés et d’îles envoûtantes… Et oui, nous raconte une histoire qui nous emmène loin par une froide soirée d’hiver !

la Baleine bleue prépare le printemps.

les circuits courts et respecter les cycles naturels : « L’orange et la carotte en hiver, ce n’est pas pour rien. Elles vont bien ensemble ». A y réfléchir, c’est évident. Pas question non plus de s’adonner aux excès : « Une épice, un aromate doivent magnifier les saveurs et non envahir la bouche ». C’est toute la

Pauline Leriche Rouard

La Baleine bleue 4, quai Launay-Razilly à Saint-Martin 05 46 09 03 30 Ouvert du mercredi au dimanche en hiver, tous les jours sauf les mardis au printemps et 7 jours sur 7 en juillet et août.

LA RECETTE BIEN DOSÉE POUR DIVERSIFIER VOS PLACEMENTS* * Les montants investis sur les supports en unités de compte ne sont pas garantis mais sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers. Cet investissement peut entraîner un risque de perte en capital supporté par l’adhérent.

LA RÉFÉRENCE QUALITÉ PRIX

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éco à la hune E n t r e p r i s e

Marlette ou l’histoire d’une belle réussite entrepreneuriale née sur l’Ile de Ré Scarlette et Margot, Rétaises d’origine, se sont associées à peine sorties de leurs études supérieures pour créer en 2010 une entreprise qui leur ressemble, Marlette, d’une simple contraction de leurs prénoms.

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eur idée : élaborer une gamme de préparations bio pour pains, gâteaux, pâtisseries et apéritifs à faire chez soi en toute simplicité. Très facile à cuisiner, il suffit d’ajouter au contenu du sachet, le beurre, le lait et les œufs pour faire en quelques instants un fondant au chocolat, un financier, des crêpes, des cookies, un pain d’épices et bien d’autres merveilles.

Scarlette et Margot créatrices de Marlette.

Gourmandes et têtes bien faites En direct de leur île de Ré natale ces deux sœurs gourmandes ont voulu mettre en avant et valoriser les productions agricoles bio locales. Elles ne se sont pas engagées dans cette aventure sur un coup de tête. Margot est ingénieure diplômée d’AgroSup et gère aujourd’hui la recherche et le développement, la production, une partie du commercial et la distribution depuis le siège social situé à l’Houmeau. Quant à Scarlette, diplômée en management en hôtellerie international à Vatel Bordeaux, elle s’occupe du marketing, de la communication, du commercial grands comptes, des cafés Marlette et de la direction artistique depuis Paris. Une idée bien précise de ce qu’elles voulaient mettre en place, le soutien de leur famille (tout a démarré dans la cuisine puis le garage de

leurs parents) : Marlette a vu le jour en 2010 et a connu très vite un succès grandissant auprès des grandes enseignes comme les Galeries Lafayette, la Grande Epicerie du Bon Marché… Le plus : une sélection de matières premières locales et éthiques. Les farines proviennent de la région, le sel, des sauniers de l’Ile de Ré, pour tous les autres ingrédients ne pouvant être produits localement (épices, chocolat, sucre…), elles ont opté pour des produits issus du commerce équitable. Bio et engagé donc sans aucun compromis sur le goût !

Marlette sont situés rue des Martyrs, rue du Faubourg Poissonnière dans le 9 ème arrondissement et au BHV Marais. L’équipe des cafés Marlette propose de déguster les gâteaux réalisés à partir des préparations Marlette et les recettes salées de brunch et de déjeuner, le tout préparé par une cuisinière devant les yeux des clients. Il reste à choiLe Café Marlette. sir de s’installer sur place ou de commander à emporter ! Le industriel du thé français Orientis tout dans une ambiance chaleugourmet. L’autre très belle réussite reuse et décontractée inspirée de de ces deux sœurs ce sont les cafés l’Ile de Ré ! Les délicieuses odeurs Marlette. des gâteaux sortis du four embauPour faire connaître leurs recettes, ment la pièce, impossible de ne pas Scarlette et Margot ont ouvert craquer pour une pâtisserie. quatre cafés à Paris le dernier étant celui situé dans le centre commerProjets 2018 cial de Parly 2 au Chesnay en région Parmi les préparations prêtes à l’emparisienne. Suite au Grand Prix des ploi, environ cinq nouveautés par an jeunes créateurs du commerce sont proposées en édition limitée : à qu’elles ont remporté, elles ont pu découvrir un coffret spécial goûter, bénéficier d’un emplacement mis à un coffret spécial brunch… disposition par Unibail-Rodamco, Les deux sœurs ont un rêve secret : le leader européen en immobilier ouvrir un café boutique sur l’Ile… commercial pour un montant de en attendant de concrétiser un 750 000 euros dans un centre de jour peut être cette envie, elles trashopping majeur. Les autres cafés vaillent à un concept de franchise pour les grandes villes nationales.

Les cafés Marlette Aujourd’hui Marlette ce sont : quarante salariés, trois cents revendeurs constitués d’un réseau de grandes enseignes dites premium et d’épiceries fines. Un réseau de revendeurs à l’étranger (Grande Bretagne, Espagne, Italie, Hong Kong…). Un site web www.marlette.fr avec un e-shop, une présence sur de grands salons internationaux comme prochainement le SIAL (Salon International de l’Alimentation) à Paris Nord Villepinte. Ce duo toujours actionnaire majoritaire de Marlette à 60% a ouvert son capital à hauteur de 40% à un business angel Biscuits, madeleines, cakes, crêpes… leurs recettes favorites à faire et un groupe « comme à la maison ».

Si vos enfants vous réclament souvent des gâteaux ou diverses pâtisseries, avec les préparations Marlette dans votre placard vous pourrez satisfaire illico leur gourmandise facilement sans avoir à chercher des ingrédients compliqués ou aller au supermarché du coin. Alors pourquoi ne pas craquer sur une des préparations pour pains et pâtisseries Marlette ? Florence Sabourin

j e un e s à la h un e E d u c a t i o n

Opération « Devoirs Faits » au Collège de Saint-Martin Le temps d’étude accompagné recommandé par le ministère de l’Education est mis en place depuis la rentrée de janvier au Collège Les Salières.

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’opération Devoirs Faits sensibilise les collégiens à l’importance du travail personnel, considéré comme un facteur de réussite. Mais, combien d’élèves, une fois rentrés à la maison, éprouvent de la difficulté à travailler seuls ? 112 élèves, sur les 507 scolarisés aux Salières, sont éligibles à l’opération mise en place par le gouvernement. Il revient à chaque collège d’en fixer les modalités.

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Depuis la rentrée de janvier, et sur la base du volontariat, sept professeurs et deux éducateurs du Collège sont volontaires pour encadrer le soutien aux devoirs, chaque collégien éligible s’y rend une heure par semaine en fonction de son emploi du temps. Il est encore trop tôt pour en faire un bilan, comme le confirme le principal adjoint Jean-Yves Sanchez. Véronique Hugerot

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Le travail personnel : un facteur de réussite au Collège des Salières.

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d é b at à l a h u n e A m é n a g e m e n t

e t

f r é q u e n t a t i o n

t o u r i s t i q u e

L’attractivité de l’île de Ré menacée par les multiples pressions qu’elle subit ? Soumise à de fortes pressions urbanistiques, l’île de Ré l’est aussi à d’autres types de pressions, avec des « complicités actives ou passives » parfois surprenantes. Malgré la vigilance des élus et de certaines associations, l’inquiétude grandit auprès des habitants, pour lesquels la vie sur l’île n’est plus du tout « paradisiaque » à certaines périodes. Ré à la Hune a échangé avec Dominique Chevillon, président de Ré Nature Environnement.

Une qualité de vie rare, mais une saturation humaine inquiétante Bénéficiant d’une qualité de vie rare en France, l’île est confrontée aujourd’hui à de vrais paradoxes, le premier d’entre eux étant que ce sont les principaux éléments de son attractivité qui sont menacés. Parmi la population permanente, les résidents dits « secondaires », les amoureux depuis très longtemps de l’île, mais aussi les élus, nombreux sont désormais ceux qui partagent un vrai sentiment d’inquiétude sur l’avenir de l’île, victime de son succès. Le niveau de services, d’infrastructures y est très élevé, pour le confort et le plaisir certes des habitants et touristes, mais avec aussi les inconvénients des grandes villes : encombrement des routes, files d’attente dans les commerces, impraticabilité des pistes cyclables, saturation des plages, des parkings, etc. Lors des longs week-ends de mai 2016 et 2017 et des mois estivaux sursaturés, les « signaux faibles » se sont multipliés, dont la convergence confirme la saturation de l’occupation humaine à ces périodes. Nombre de familles, de seniors, par exemple, n’empruntent plus les pistes cyclables, voire ne prennent plus leur vélo, pour des raisons de sécurité et d’encombrement.

Les habitats sédentaires ont remplacé les tentes estivales Tous les phénomènes de saturation et de pression humaine sont, pour Dominique Chevillon, liés à cette densité humaine, quels que soient les efforts des élus, qui n’entendent pas étendre les zones constructibles (principe des 80 % / 20 %), ou encore en matière de mobilité et pour fluidifier la circulation automobile. Le responsable associatif pointe du doigt, entre autres, l’occupation des campings, qui en 25 ans sont passés d’emplacements pour tentes, présentes seulement quelques semaines dans l’année, à un habitat sédentaire avec les mobil home, qui restent à l’année, défigurent pour lui les paysages en sites classés, et entraînent des concentrations de populations de plus en plus fortes. « Il pourrait au moins y avoir des efforts d’intégration paysagère avec plantation de haies d’arbres, dès l’entrée de l’île de Ré on tombe désormais sur des rangées de mobil home... », fulmine Dominique Chevillon. « Avonsnous la capacité d’absorber de telles populations dont d’ailleurs l’impact économique sur l’île est très discutable, s’agissant de « villes » quasi autonomes qui proposent tout sur place ? » La réponse est évidemment négative pour lui. « D’autant que les communes cèdent une à une leurs terrains de campings à de grands groupes internationaux, avec le risque majeur de ne plus rien maîtriser ».

Contraste entre la beauté des centres de village et l’artificialisation des extérieurs

Dominique Chevillon s’est livré à la comparaison des densités humaines. Ainsi, selon lui, l’île de Ré est déjà très peuplée depuis 250 ans, avec ses 18 000 habitants sur 85 km2 (et en fait sur 20 % seulement de ces 85 km2), soit une densité de 212 habitants au km2, la plaçant en tête des îles les plus peuplés de France. La densité globale en France est de 98 habitants au km2, et par exemple de 73 hab/km2 en Europe... Lors des grandes périodes de migration touristique, l’île reçoit environ 145 000 habitants, soit 1705 habitants au km2 !

« Alors que les centres de villages sont magnifiques, avec un habitat typique et une architecture à la rétaise, on assiste à une très forte croissance de l’artificialisation de l’île de Ré, des extérieurs de villages. Sans oublier les plastiques sur les bords de routes, les serres non utilisées qui restent en place, les dépôts sauvages de toutes natures... Que l’on densifie les centres de village est une bonne chose si cette densification se fait en verticalité, mais l’on assiste trop souvent à la construction sur des jardins, à la minéralisation, à des bandes de construction très longues sur des terrains, qui tous dénaturent les équilibres des villages ».

Si l’on considère que seulement 30 % de l’île est fréquentée (zones urbanisées et plages), on atteint 5700 habitants au km2 ! A comparer à la ville qui connaît la plus grande densité d’Europe, Paris, avec 21 000 habitants au km2, qui aurait une densité seulement trois fois plus importante !

« On a dépassé le seuil d’alerte, là où on avait une forme de tourisme qualitative et « extensive » on est passé à un tourisme de plus en plus quantitatif, avec des zones très intensives, malgré les efforts des élus. De plus, en figeant le Nord de l’île, le PPRL a entraîné une intensification

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devant être la propriété d’un œnologue bordelais supporté par des réseaux d’influence... sur quelques ares, juste pour exploiter la « photo » Ré. Au risque en plus de détruire des espèces végétales protégées aux plans régional et national ».

© Pauline Rouard

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’île de Ré avait déjà beaucoup changé depuis l’ouverture du Pont en 1988, dont elle fêtera les 30 ans cette année, son évolution a connu une accélération très forte depuis la tempête Xynthia. Entre choc traumatique, enlaidissement provisoire de l’île et effets boomerang des cartes d’aléas, qui ont conduit à accroître encore la pression urbanistique sur le Sud de l’île et les disparités Nord/Sud.

Ayant entraîné une levée de boucliers de « nouveaux agriculteurs » et étant immédiatement dénoncé auprès de qui de droit par la CdC et Ré Nature Environnement, ce projet a fait long feu... Et a donné lieu en réaction à la création par la CdC d’une « Commission d’attribution des parcelles du Conservatoire du Littoral et du Département », faisant d’un mal, un bien. L’île de Ré, joyau de l’Atlantique, est soumise à des pressions incessantes.

urbanistique du Sud, sans oublier une artificialisation des terres depuis 25 ans. Paradoxalement, alors que les communes, en sites inscrits, s’embellissent, on assiste à une détérioration des aspects paysagers aux abords des centres-bourg. Certaines zones péri-urbaines sont totalement disproportionnées par rapport à la taille des communes et les dénaturent. Certains sites du Département sont en décalage par rapport à la protection de l’île de Ré. »

Des pressions « particulières » Au-delà de ces aspects collectifs, l’île subit trop souvent des pressions émanant de quelques individus, avec des « complicités » parfois surprenantes venant d’outre-Pont, qu’il n’est pas de bon ton de dévoiler, d’où cette formulation très vague que nous employons, visant juste à préciser qu’elles n’émanent le plus souvent pas de responsables îliens... Outre les dépôts sauvages de matériaux utilisés par certaines Entreprises, ou autres déchets de particuliers, les plantations hasardeuses voire les abattages d’arbres, les pressions sur le foncier à bâtir depuis les années 1960, la valorisation foncière de l’île donne lieu à de plus en plus d’appétits sur les Espaces Naturels Sensibles, parfois assez éloignés d’une agriculture locale. Il s’agit souvent d’utiliser l’image de l’île de Ré, à des fins commerciales.

Des « scandales » évités grâce à la vigilance locale « Ainsi a-t-on échappé de justesse à l’acquisition d’un Espace Naturel classé et « public » au Défend..., « Passé au travers de la vigilance institutionnelle » - façon soft de dire les choses – labouré par un cultivateur du continent, planté par un Cognacais,

On a aussi en tête cette vive polémique liée au « rallye aérien en hélicoptère » au-dessus des marais de Loix et de La Couarde, dans un périmètre de Réserve Naturelle, organisé il y a deux ans par le traditionnel Rallye d’une marque automobile, avec l’autorisation de la Direction de l’Aviation Civile... Là encore, CdC et associations ont fait stopper ces survols en hélicoptères. « Nous serons très vigilants cette année - le rallye étant organisé tous les deux ans - que cela ne se reproduise pas ». Les exemples ne manquent pas, souvent restés secrets, comme cette demande d’une société vendéenne pour faire du Banc du Bûcheron – site classé en pleine mer, sur le Domaine Public Maritime - la base des exercices d’envols d’une école d’ULM, non refusée par le Préfet Maritime, qui a soumis la décision aux communes concernées. Les Maires des Portes en Ré et d’Ars en Ré, soutenus par les Associations, se sont soulevés contre un tel projet. « La pression pour l’utilisation des Espaces Naturels est de plus en plus forte, quasi autant que celle sur le bâti, et elle ne date pas d’hier, on a tous en mémoire l’épisode des Evières. On peut y ajouter les pillages en tous genres de végétaux et produits, sur des parcelles privées et publiques de l’île de Ré, qui dépassent de très loin le glanage autorisé à des fins de consommation familiale et deviennent une vraie tendance : pignons de pin, immortelles des dunes, criste marine, etc... Ou encore la coupe pour bois de chauffage...Associations et CdC y sont attentives ». Soumise à de multiples pressions, sursaturée à certaines périodes, l’île de Ré pourrait perdre de son attractivité, malgré la grande vigilance de certaines associations comme Ré Nature Environnement, de la CdC, et d’acteurs locaux, qui doivent parfois se battre contre des raisons... que la raison ignore totalement. Propos recueillis par Nathalie Vauchez

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histoire P e r s o n n a g e s

h i s t o r i q u e s

Les Rétais et l’aventure maritime

À

compter du milieu du XVIIe siècle, on assiste au départ de Rétais, tentés par l’aventure maritime et l’espoir de faire fortune, vers des horizons éloignés. Les Antilles sont un pôle d’attraction important, plus que le Canada au rude climat. L’Amérique est une

autre destination favorite de ces aventuriers. Certains reviennent, d’autres au contraire s’installent dans le pays d’accueil où leur descendance jouera parfois un rôle de premier plan. Autant de personnages passionnants dont Ré à la Hune a choisi de vous entretenir.

Ce mois-ci, et pour faire écho à la conférence donnée le 31 janvier par Jacques Boucard au Musée Ernest Cognacq sur le personnage, il s’agira de Nicolas Herpin et de son mémorial ou journal qui nous donne une idée précise de la vie quotidienne dans l’île de Ré au

tournant du XVIIe siècle. Une vie plutôt difficile qui peut expliquer pourquoi les jeunes Rétais étaient tentés par l’aventure maritime et l’envie d’aller voir ailleurs. Catherine Bréjat

Po r t r a i t

Nicolas Herpin : un précurseur de la géopolitique Grâce à Jacques Boucard qui a publié le mémorial de Nicolas Herpin, notaire des seigneuries d’Ars, de Loix et des Portes, accompagné de ses commentaires dans la revue les Archives historiques de l’Aunis et de la Saintonge(1), le grand public a accès en toute compréhension à ce document couvrant la période 1 5 81 à début 160 4 . Ce mémorial fourmille d’informations d’autant plus importantes que les archives de cette époque n’ont pas résisté aux guerres de religion et se font rares.

L’île du vin

n’échappe à la vigilance de notre notaire.

Un géopoliticien avant l’heure

É

crit à la fin des guerres de religion, ce document trace un tableau assez précis de ce que coûteront aux catholiques, comme aux protestants, les différentes opérations militaires destinées à prendre ou reprendre le contrôle de l’île. Il évoque également les dégâts collatéraux qu’engendre le conflit entre l’Angleterre d’Élisabeth 1ère et la très catholique Espagne de Philippe II pour la maîtrise des mers, si bien que les Rétais dont l’île est une véritable tête de pont sur la côte atlantique, vivent dans l’angoisse permanente d’une attaque de leurs armées navales ou de celle des pirates. En 1598, l’édit de Nantes met un terme provisoire aux guerres ravageant le royaume. Mais il existe d’autres maux frappant l’île et, parmi ceux-ci, Nicolas Herpin met l’accent sur la vulnérabilité de la population face à la maladie. Il s’attarde sur l’épidémie de 1583 durant laquelle 4 000 Rétais décèderont en moins d’une année, soit pratiquement la moitié de la population de l’île !

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Les variations climatiques sont un autre souci majeur affectant la vigne et la saliculture. Les bonnes années pour le sel ne sont pas forcément favorables à la vigne. La chaleur et la sécheresse excessives de 1597 lui seront néfastes, alors que la production de sel explosera. Année après année, Nicolas Herpin étudie l’impact du climat, des tempêtes et vimers (24 février 1591, 4 octobre 1591 et la très grosse tempête assimilable à un vimer du 31 décembre 1598) sur ces deux productions vitales pour l’île de Ré. Les gelées spectaculaires de 1590, de l’hiver 1594-1595 ou de 1603 lorsque la mer avait gelé dans le port de Saint-Martin empêchant le départ des navires, seront tout aussi funestes à l’agriculture et entraineront une grande pauvreté.

Mais ce qui frappe chez Nicolas Herpin, c’est sa manière de faire de la géopolitique avant l’heure. Il suit attentivement ce qui se passe à l’est, au nord et au sud et en particulier « les différends entre l’Espagne et l’Angleterre qui est menace pour la souveraineté de l’Espagne sur les territoires des Pays-Bas » (1). Il raconte comment en octobre 1603, 3 000 juifs sont chassés de Lisbonne et vont prendre la direction de Bordeaux, de La Rochelle et de Saint-Martin de Ré. Diaspora qui viendra compléter celle issue du décret de l’Alhambra pris par l’Espagne le 31 mars 1492. Le choix est simple : la conversion ou l’exil. On en tuera quelques uns à l’occasion. Nombreux sont ceux qui se convertissent et prennent le temps de régler

leurs affaires avant de partir, beaucoup s’enfuient et c’est ainsi que le commerce mondial se déplace à la fin du XVIe siècle vers le nord de l’Europe, la communauté juive fournissant à la Hollande les capitaux permettant d’enlever au Portugal, allié de l’Espagne, le commerce des Indes ! On ne sait ce qu’est devenu Nicolas Herpin, qui a si bien restitué l’atmosphère et les mentalités de son époque, car il s’intéressait véritablement aux gens. Il aurait écrit une suite à ce premier ouvrage dont personne à ce jour n’a retrouvé la trace. Catherine Bréjat (1) Archives Historiques de la Saintonge et de l’Aunis – Tome LXVII – 25 €. En vente à la boutique du Musée Ernest Cognacq à Saint-Martin de Ré.

Devant le succès de la première soirée, le Musée Ernest Cognacq propose une nouvelle date de conférence de Jacques Boucard sur le même thème le 22 mars à 18h.

L’île du sel

Les tremblements de terre de 1591 et 1593, la découverte des bancs de Terre-Neuve, les fraudes sur les contenances des futailles… rien

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A S S O C I AT I O N S à l a h u n e I n i t i a t i v e s

En 2018, l’Association d’Information Arsaise crée l’événement Lors de son A.G. du 2 février, le conseil d’administration de l’AIA a confirmé trois grands projets pour l’année en cours : parade des OFNI, exposition, commémoration de la Grande Guerre.

Logo du label de la Mission du Centenaire.

patrimoine de la Communauté de Communes sera en tournée par la suite dans plusieurs villages de l’île.

« Il était un petit OFNI » - Parade de juillet 2017.

Parade des OFNI, le 29 juillet 2018 à partir de 18 h 30

14-18 Mémoire d’un village rétais

Après le franc succès de la parade d’OFNI de juillet dernier, l’événement sera reconduit cet été. En partenariat avec l’AUPAR, le CNAR et les Amis de la plage, l’AIA appelle tous les aventuriers de la mer à se mobiliser dès aujourd’hui pour construire leur embarcation.

L’AIA se prépare à commémorer la Grande Guerre, du 10 au 18 novembre 2018. La Mission du Centenaire, qui accompagne les projets de commémoration du centenaire de la Grande Guerre a créé un label. Les dossiers sont étudiés par une commission interministérielle qui l’accorde aux projets les plus innovants et structurants pour les territoires. Le projet commémoratif de l’AIA a été retenu et figurera au programme national officiel des commémorations du centenaire, il aura par conséquent une portée nationale.

La parade nautique, programmée sur environ 500 mètres, se déroulera sur le chenal du Fier, des animations annexes sont prévues à terre et en mer entre le port et l’école de voile. Rappelons que pour participer, les OFNI devront respecter certaines règles de base : flotter, faire moins de 2,50 m de long, être de fabrication artisanale et ne pas servir de support publicitaire. Renseignements et inscriptions auprès de Bertrand Dupic : 06 74 35 31 72 ou par mail : bertranddupic@orange.fr Le village s’expose en peinture A l’occasion des Journées du patrimoine, les 14, 15 et 16 septembre 2018, l’AIA invitera la population à admirer Ars en peinture : plus de soixante-dix tableaux ont été retenus sur ce thème. L’exposition est rendue possible grâce à la contribution des habitants et des collectionneurs privés qui mettront leurs œuvres d’art à disposition le temps de l’exposition. Celle-ci se tiendra dans la salle des mariages de la mairie qui est sécurisée.

papier, ce sera également le prétexte pour l’association de mettre en place son site web. L’exposition, en partenariat avec le musée Ernest Cognacq et le service

L’implication intrinsèque de l’AIA pour le village d’Ars n’est plus à démontrer depuis sa création il y a 37 ans, mais saluons ici l’esprit d’initiative et l’engagement de ses actuels adhérents qui vont propulser cet automne la commune sur le devant de la scène nationale. Véronique Hugerot

Site officiel : centenaire.org « Mission Centenaire 14-18 »

Avec 14-18 Mémoire d’un village rétais, Ars est le seul site labellisé du département (sur neuf demandes). L’association a collecté auprès de la population une documentation extrêmement riche faite de correspondances de poilus avec leurs familles, de cartes postales et de photographies, de journaux intimes des soldats, de bulletins municipaux et d’objets liés à la guerre. L’exposition commémorative témoignera non seulement de la vie des trois cents poilus d’Ars sur le front et de celle de leurs familles restées au village mais aussi de l’implication des autorités militaires, notamment dans le maintien de l’acheminement postal. Des concerts de musiques de l’époque et des lectures viendront étoffer encore l’abondance et la diversité des documents. 14-18 Mémoire d’un village rétais fera ensuite l’objet d’une édition de livre

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zap’arts Co n c e r t s

Un piano, deux concertos : Musique en Ré défie février @ J-B Millot 29.07

Il a fêté sa 3 0ème saison en 201 7, et la 31ème est déjà bouclée. S’il est encore un peu tôt pour évoquer l’opus estival de Musique en Ré, quel plaisir en revanche d’annoncer les deux concerts qui viendront réchauffer nos âmes alanguies par l’hiver !

Le pianiste Romain Descharmes dirigera lui-même l’orchestre.

Tout pour la musique Furtif hommage à France Gall, ce titre définit bien Kamiar Kian, fondateur de l’un des grands rendez-vous culturels rhétais, comptant parmi les (très rares) festivals à se produire

avec un orchestre symphonique sur toute sa durée. C ’est simple, ils sont trois en tout, un en Suisse et deux en France, dont Musique en Ré. Excusez du peu, mais notre territoire peut s’enorgueillir d’une telle référence. Et son créateur avec.

Magnifique est le parcours d’un évènement tout entier tourné vers l’excellence : grands solistes, grands chefs d’orchestre, grandes œuvres, auxquels il faut ajouter les meilleurs élèves des conservatoires, sélectionnés

pour participer gratuitement à cette « académie d’orchestre », formidable aventure humaine et musicale chaque année renouvelée. D’ailleurs, l’émotion de Kamiar Kian est à peine voilée lorsqu’il confie que certains stagiaires d’il y a neuf ou dix ans reviendront cette année… En tant que solistes !

évènements de la scène classique. Romain Descharmes est aussi professeur de piano au Conservatoire de Paris. Outre le respect et l’admiration, un tel parcours nous permet de mesurer la chance que nous aurons de l’avoir le temps de deux concertos : le N°23, tout simplement universel pour la beauté pure d’une mélodie qui transcende les émotions, et le N°9 « Jeunehomme », premier grand concerto d’un Mozart âgé de 21 ans qui exprime une maturité naissante et la pleine maîtrise de la composition.

Passion, transmission, partage, voilà les vibrations qui donnent le LA au festival depuis sa création.

Petite musique d’hiver à Saint-Martin Autre clin d’œil, à Mozart cette fois, invité d’honneur des deux concerts de la fin février. L’initiative de concerts d’hiver date de trois ans déjà et c’est à la CdC qu’on la doit. Il s’agissait d’insuffler quelque beauté culturelle à notre vie hivernale, qui telle la cigale se trouve fort dépourvue une fois la bise revenue. Et Kamiar Kian joue le jeu, plutôt la partition, même lorsqu’elle est sans subvention.

Fidèle à ses valeurs, Kamiar Kian choisit donc toujours le meilleur. Ce qui ne l’empêche par ailleurs pas de faire un effort particulier pour ces soirées « dédiées aux Rétais », avec des prix très accessibles. Un concert à destination des pensionnaires de l’EHPAD de Saint-Martin sera donné le 22 février au matin. Une démarche d’excellence à applaudir dès maintenant avant le grand festival d’été, qui amènera cette année encore à Saint-Martin un opéra et non des moindres, La Traviata !

Mais foin de rimes sans raison. Si les deux sessions précédentes ont eu lieu à La Maline, celle-ci se tiendra dans la salle Vauban à SaintMartin. Une mise à l’honneur de Mozart et du piano, accompagné d’un orchestre de chambre composé d’instruments à vents et à cordes réunissant entre onze et quinze musiciens, évidemment de grand talent, aux côtés d’un pianiste exceptionnel, Romain Descharmes.

Pauline Leriche Rouard

Musique en Ré 2018 Concerts d’hiver 22 et 23 février salle Vauban à Saint-Martin Jeudi 22 février : Mozart, Concerto pour piano et orchestre N°9 – Britten : Fantasy Quartet – Poulenc : Sextuor. Vendredi 23 février : Mozart, Concerto pour piano et orchestre N°23 – Nielsen : Quintette à vents – Schumann : Quintette avec piano. Plein tarif : 15 € ½ tarif pour les lycéens, étudiants et demandeurs d’emploi Gratuit pour les moins de 14 ans Billetterie sur place

Lauréat du Premier Grand Prix du Concours International de Dublin en 2006, ce virtuose éclectique a depuis été reçu dans les plus grandes salles du monde, du Carnegie Hall de New York au Tsuda Hall à Tokyo en passant par le Canada, l’Angleterre, la Chine et l’Italie. Invité deux fois par l’Orchestre de Paris, il participe également à de nombreux festivals comme Piano aux Jacobins, la Roque d’Anthéron et d’autres prestigieux

Cibles : résidents permanents, résidents secondaires, vacanciers francophones et anglophones, professionnels

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162 E

Entre dynamisme et inquiétude ntre conseil communautaire, colère des surveillants de la Centrale de Saint-Martin, vie des associations et évènements culturels vous trouverez dans cette édition un riche tour d’horizon de l’actualité d’ici !

La compétence GEMAPI qui revient aux édition du collectivités locales à partir du 1er janvier 18 OCTOBRE 2017 2018 entraîne un bouleversement majeur. La nouvelle taxe afférente, que la plupart des conseils communautaires votent, ne saurait couvrir l’ensemble des chantiers Digues à venir. La Charente-Maritime et ses départements voisins devraient créer un Syndicat Mixte commun ; le président

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À la Découverte

10 villages -10

Dominique Bussereau œuvre dans ce sens depuis de nombreux mois.

portraits

de l’île

Déco

La plupart des maires de France ne cachent pas leur inquiétude sur le devenir à court terme des communes : entre transferts de compétences et baisse de leurs ressources (DGF et taxe d’habitation) le mouvement s’accélère inéluctablement. Ou comment priver notre pays de l’énorme travail (quasi bénévole) que fournissent ces élus de proximité et de leur connaissance de terrain... Nathalie Vauchez

Les saveurs

de l’ancien chai

Patrimoine

Les passeurs

d’héritage

À table

Recettes des

chefs rétais

Made in Ré

La savonnerie

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les gens d’ici H u m a n i t a i r e

Harmony Dardeau, une Rétaise engagée au-delà de nos frontières Tout le monde connaît son mari Geoffrey, commerçant fromager sur le marché de la Flotte et président de l’UCAF, à la gouaille légendaire. Harmony, son épouse et maman de leurs cinq enfants, plus discrète, mais tout aussi active, consacre dès qu’elle le peut du temps aux autres. C’est ainsi qu’elle part en mission humanitaire ce 20 février pour trois semaines, à Madagascar, avec l’ONG Ar Mada en collaboration avec l’Association Marins sans frontières. par jour. Les villageois les attendent dès 4 heures du matin, certains ayant parcouru jusqu’à 90 km à pied. Douze heures de consultation par jour. C’est une organisation militaire sur place. Ils font avec les moyens du bord qui sont extrêmement limités. C’est une médecine de brousse. L’organisation de ces missions humanitaires (8 par an) est rendue possible grâce à la présence de 50 à 70 professionnels

distribution de médicaments et mettent en œuvre traitements et conseils. Ils sont aidés par l’Association Marins sans Frontières. Créée en 1984, cette association de solidarité internationale a pour vocation de porter assistance et secours aux populations isolées par la mer. A Madagascar, elle intervient avec 3 bateaux et 3 vedettes qu’elle met à la disposition de l’ONG Ar Mada pour la logistique des missions

Harmony dans l’un des villages entourés des enfants qui ont bénéficié de soins.

M

adagascar est l’un des dix plus beaux pays au monde mais aussi l’un des plus pauvres. Dans cette île de l’océan indien sous-développée des médecins français bénévoles et d’anciens officiers de marine offrent leur savoir-faire pour sauver une population privée de tout. Les commandos du cœur

Partie pour la première fois l’année dernière, Harmony n’avait qu’une idée en tête dès son retour : repartir. Mais cette immersion au sein d’une équipe humanitaire engendre une participation financière pour les bénévoles. Elle a ainsi dû économiser environ 2000 euros pour pouvoir rejoindre la mission. Ce n’est rien à côté de tout ce qu’elle reçoit en retour. Sa seule motivation : le sourire d’un enfant, d’un parent et se sentir utile. C’est un peu une sorte de perfusion d’instant présent, le soignant soigné…

villages qui bordent le canal des Pangalanes rythment cette aventure humaine. C’est une sorte de Samu itinérant. Ou comment des médecins, dentistes, pharmaciens, infirmiers, dermatos et autres bénévoles se retrouvent embarqués dans une histoire personnelle qui devient collective avec la perte progressive des repères occidentaux. L’équipe passe un à deux jours dans chaque village pour effectuer environ 500 consultations

Navigation, bivouacs et consultations dans les R é à l a h u n e | é d i t i o n d u 1 3 f é v r i e r 2 0 1 8  | N °   1 6 6

Une équipe humanitaire motivée.

de santé bénévoles en moyenne par mission. Ils prodiguent soins,

médicales. Une fabuleuse chaîne de bienveillance dans cette jungle impitoyable. A noter que très prochainement un bateau de la SNSM de La Rochelle, réformé, partira pour Madagascar en passant par la Réunion d’où il sera convoyé par Gérard d’Aboville jusqu’à l’Ile Sainte Marie sa destination finale. Ce bateau servira comme les autres à des missions d’assistance médicale et d’évacuation sanitaire. Florence Sabourin

Si vous disposez de pansements, médicaments, ancien matériel médical, blouse, merci de vous adresser au journal realahune@rheamarketing.fr qui fera suivre vos coordonnées à Harmony Dardeau. www.ar-mada.fr et www. marins-sans-frontieres.org Les villageois venus pour consulter.

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zap’arts Co n c e r t s

Le festival des Saisons musicales se sent pousser des ailes ! L’année s’annonce aérienne avec un concert par saison dédié à un oiseau emblématique de l’île.

I

ls sont nombreux les compositeurs dont les œuvres louent la beauté de la nature et vantent le charme de ces « gais bohémiens du vent » que sont les oiseaux. Siegfried séduit par leur chant tente de dialoguer avec eux dans la partition de Wagner, Ravel et son Lever du jour qu’ils saluent d’une symphonie joyeuse, tout comme lorsqu’il s’agit d’annoncer le Printemps de Vivaldi. Avec Fauré ou Debussy c’est au Clair de lune qu’ils jouent la mélodie inspirée du poème de Verlaine… Le programme concocté par Bernard Dorin (président de l’association Les saisons musicales en Ré) en l’honneur des oiseaux dont il dit qu’ils symbolisent « la paix, la liberté, la fragilité, la gaité » promet donc des mouvements gracieux à la faveur d’une légèreté céleste.

Il est aussi l’occasion de sceller de nouveaux partenariats locaux avec la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) et Ré Nature Environnement, deux associations majeures sur l’île qui viendront en appui à la démarche résolument pédagogique des Saisons musicales. Ainsi les projets avec les écoles et la philharmonie vont-ils s’intensifier autour de ce thème. Au Bois-Plage par exemple, un concours de dessin « Les oiseaux et la musique » est en cours d’organisation. L’année sera donc rythmée de surprises volatiles et

devrait se clôturer à l’automne par un concert « bestiaire » avec une sélection de compositions consacrées aux animaux. Concert au Bois mercredi 21 février : la Bernache visite l’Espagne ! Chaque hiver elles sont environ 10 000 à quitter la Sibérie pour séjourner jusque fin mars dans le Fier d’Ars ou dans la Fosse de Loix, leur deuxième spot de migration après le bassin d’Arcachon… Épuisées lorsqu’elles arrivent, les vaillantes bernaches Cravant n’ont jamais poussé le chemin jusqu’à la péninsule ibérique. L’argument n’est cependant pas de nature à désorienter Bernard Dorin qui garde son cap « la découverte avant tout » et a décidé de consacrer cette soirée d’hiver aux accents espagnols du quatuor Opus 133. Cette formation de jeunes musiciens talentueux est l’une des très rares à jouer du Saxhorn, instrument créé par Adolphe Sax en 1844, sur la base d’un cor (Horn en allemand) agrémenté d’une coulisse mobile à ressort permettant d’exécuter des sons glissés. Couronnés de plusieurs prix (dont un master de musique de chambre en 2014) le groupe s’est lancé il y a dix ans dans une aventure audacieuse : légitimer un répertoire pour ce cuivre d’exception aujourd’hui supplanté par le tuba et contribuer au développement

Viannet Desplantes, Jean Daufresnes, Patrick Wibart et Corentin Morvan forment le fameux quatuor Opus 333.

et à l’amélioration de sa facture. De leur passion commune et leur enthousiasme insouciant sont nés des œuvres de Mendelssohn, Dvoràk, Debussy retranscrites par eux-mêmes pour quatuor, des créations inédites de compositeurs amis mais aussi un modèle saxhorn nouvelle génération, le « Willsax » conçu en partenariat avec le fabricant suisse Willson. Voici donc une proposition d’hiver réjouissante : prendre de la hauteur avec la voyageuse bernache, célébrer la douceur espagnole avec Massenet, Albeniz ou son

ami Enrique Granados (avec qui il impulsa le renouveau de la tradition classique dans la péninsule) et découvrir comment un instrument moderne peut pénétrer le romantisme du XIXème. Marie-Victoire Vergnaud

Église du Bois-Plage, mercredi 21 février à 18h30. Billetterie sur place ou réservation au 06 30 10 58 39 ou par mail : contact@ar4s.fr Tarifs : 20€ (15€ adhérents, 35€ pour les couples et gratuit pour les moins de 15 ans).

PROGRAMMATION

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Les collégiens de 3ème aux Salières ont échangé avec les professionnels au Carrefour des Métiers.

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amedi 27 janvier le Carrefour des Métiers a enregistré une participation maximale, sur 129 élèves de troisième, on ne déplorait que 16 absents pour la plupart excusés. Et pour cause, la présence était obligatoire et le Collège avait prévu, outre un buffet pour le petit déjeuner, un service de navettes exceptionnelles pour s’y rendre. Près de cinquante professionnels présents pour faire connaître leurs métiers Répartis par salle en cinq secteurs économiques : métiers de la mer, enseignement et éducation, artisanat, commerces et services et enfin armée/ juridique/numérique, les professionnels étaient venus nombreux donner un peu de leur temps pour faire naître les passions. Les jeunes avaient trois intervenants au choix à rencontrer, un quatrième leur était imposé, ils devaient renseigner une fiche technique sur chaque métier.

Certains avaient consulté une coiffeuse et un directeur de camping alors qu’ils avouaient se préparer aux métiers de l’informatique. « Ils viennent me consulter parce qu’ils ont trois métiers à découvrir ce matin mais en réalité ils ne savent pas ce qu’ils voudront faire », constatait la monitrice d’équitation. D’autres avaient mieux ciblé leurs choix pour trouver l’inspiration « Ça ouvre des perspectives, expliquait une élève qui souhaite faire carrière dans l’enseignement, les professionnels nous précisent les caractéristiques de leur métier, les études à envisager, le matériel ou les locaux nécessaires, ce genre de choses dont on n’avait pas idée ». À l’issu de la matinée, il restera aux collégiens encore bien des incertitudes sur leurs futures carrières mais au lycée, ils auront d’autres rendez-vous avec les métiers lors du salon Passerelle.

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jeunes à la hune I n i t i a t i v e

École Collège Savio : quand l’enseignement et l’éducation ne font qu’un En pleine campagne poitevine, dans une ancienne et grande bâtisse au milieu des vaches et des rivières, des enfants évincés du système scolaire retrouvent confiance en eux et reprennent goût à la vie. précédés d’un petit moment de méditation matinale. Au cœur de l’enseignement : l’art et la culture. La journée du mercredi leur est d’ailleurs consacrée et débute rituellement par un atelier philosophie très apprécié des jeunes. Mais attention, qu’on n’aille pas s’imaginer que Savio est une grande cours de récré où tout est permis ! La rigueur est bien présente et les règles strictes appliquées car elles contribuent à responsabiliser chacun au sein d’un dispositif dont la solidarité est le fondement. Dortoirs et salles de vie ont fait peau neuve cet été.

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e sont bien plus que de simples professeurs que l’on rencontre au collège Savio devenu aussi école depuis que des élèves de CM1, CM2 y ont été accueillis à la rentrée 2015. Cela fait plus de vingt ans que Christophe Labrousse développe une pédagogie propre à donner du sens à l’enseignement, à prodiguer les savoirs comme matrice d’un esprit vif et structuré. Dans l’établissement privé qu’il a créé en 1996 avec pour seules armes la motivation et le soutien des parents et de la commune, des jeunes perdus par les repères qui leur sont proposés aussi bien en famille qu’à l’école réintègrent les rangs de l’Éducation Nationale au sens noble du terme. Apprendre à devenir un individu doué de sens critique car riche de connaissances, respecté car respectueux d’un environnement dont l’exemplarité est le pilier : telle est la méthode éprouvée, plébiscitée par des parents qui mesurent en quelques semaines les bienfaits d’intégrer la singularité dans des cursus modélisés d’ordinaire pour conjuguer une « moyenne » sensée représentée la norme. La plupart arrivent cassés par une fracture « détonateur à retardement » ou déjà dégoupillée. En peu de temps, des règles simples mais élémentaires de bien vivre ensemble les pénètrent tout comme l’envie d’étudier pour se réapproprier leur parcours.

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Tricoter envie et rigueur pour transmettre autrement « L’objectif premier est de redonner aux enfants une certaine appétence de la vie et d’en faire des adultes libres, capables de réfléchir ». Et les résultats sont spectaculaires : « Pratiquement tous nos élèves ont pu réintégrer le cursus traditionnel de l’Éducation nationale après la classe de 3 e et ont réussi à mener les études auxquelles ils avaient décidé de se consacrer » ajoute Christophe Labrousse.

Donner du sens à l’école d’aujourd’hui

Ainsi s’intitule le dernier ouvrage de Christophe Labrousse paru en décembre 2017. Par ce livre témoignage, il espère sensibiliser corps enseignant et parents à l’impérieuse nécessité de repenser le système scolaire au regard de l’évolution de la société.

Le secret ? L’écoute et l’absence de jugement manifestées par l’équipe pédagogique, attentive à l’évoluChristophe Labrousse a fondé Savio en 1996. tion de chacun des Saviotins. D’abord d’intérêt local, la renommée de l’école Chaque année les élèves ont à lui vaut d’accueillir aujourd’hui une cœur de rédiger un texte relatant majorité de pensionnaires issus de leur expérience et les étapes frantous les milieux bien qu’ayant en chies. Parmi ceux compilés dans commun une souffrance devenue l’essai, Tess de Sainte-Marie a ingérable pour eux et les familles. rejoint Savio en 2014 à l’âge de Parmi les 36 élèves de la promo12 ans alors qu’elle avait bloqué tion 2017 seuls quelques uns sont toute communication avec ses externes. parents. Elle raconte : « En arrivant, je rigolais nerveusement avec Ensemble ils participent à la vie une colère qui était toujours bien quotidienne de la maison, se parlà : l’allure de cette école me faitagent les tâches, choisissent les sait bien rire, et je me demandais loisirs ou le programme de l’unique alors si ce n’était pas une grosse soirée télé hebdomadaire qui la blague… Une relation de confiance plupart du temps donne lieu à un s’est très vite instaurée avec toute échange-débat avec les éducateurs. l’équipe. Ils me recadrent, et finalement j’aime bien ». Elle poursuit Dans des classes homogènes et désormais brillamment son chemin à effectifs réduits, les cours n’exà Dautey… cèdent jamais 45 minutes et sont

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Julien, petit fils d’Yves Morin (Ré-télé) confie lui aussi avoir trouvé un environnement sécurisant qui lui a permis de lâcher pas mal de stress aux portes de l’école et d’envisager enfin un avenir plus serein. Marie-Victoire Vergnaud

« Donner du sens à l’école d’aujourd’hui » de Christophe Labrousse. Éditions du Panthéon. Livre disponible à l’achat sur : ecolesavio.fr. Signature le samedi 24 février de 10h à 18h à l’Espace Culturel Leclerc - centre commercial le Fief Rose - Lagord

Le collège Savio vu par un adolescent de l’île de Ré (En troisième à Fénelon, Nathan a effectué son stage d’observation avec l’équipe du journal).

Une école particulière L’école Savio est un collège ou le système scolaire est réadapté pour les enfants en difficulté. L’internat situé à Saint-Léger-de-la-Martinière accueille tous les niveaux entre le primaire et la troisième. Christophe Labrousse, fondateur de cette école, est un ancien enseignant du public. Il a crée cette institution pour venir en aide aux élèves en difficulté qui n’arrivent pas à suivre le système scolaire. Son but est que les enfants se sentent mieux et qu’ils puissent apprendre dans de meilleures conditions. La méthode mise en place par Christophe Labrousse est très efficace, et en fin de troisième les élèves qui au départ avaient beaucoup de mal sont capables de passer leur brevet avec un taux de réussite d’environ 60% à l’épreuve. Je trouve cette école très intéressante car le mode de fonctionnement est vraiment différent d’un collège classique, les élèves peuvent choisir les activités de leur choix, ils font beaucoup de sport et des travaux pratiques comme des pièces de théâtre ou des petits films. Ils reçoivent aussi beaucoup d’intervenants comme des comédiens, des scientifiques ou même des juges. Je trouve que c’est très bien d’aider les enfants en difficulté car grâce à cette école ils seront vite remis dans le système scolaire « normal ». J’espère que dans l’avenir les collèges s’inspireront des méthodes de Christophe Labrousse. Nathan Laraignou

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ils bougent ! P r e m i e r S a l o n i n t e r n a t i o n a l d u l i v r e d e f e m m e s

Mes artisans

Faire la promotion des femmes par la culture, s’ouvrir à d’autres cultures

© A di Crollalanza

A l’occasion de la Journée internationale des Femmes du 8 mars 2018, et dans le cadre des manifestations « Des Elles », l’Association Femmes Pro Solidaires organise, avec le soutien de la Mairie et du Collectif « Actions solidaires », le premier Salon international du livre de Femmes les 3 et 4 mars*.

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Maryse Wolinski sera l’une des deux invitées d’honneur.

i cole Jeanneton-Marino, Commissaire du Salon, explique : « Faire la promotion des femmes par la culture constitue l’un des objectifs de l’association « Femmes Pro Solidaires ». En outre, les femmes peinent à se faire publier à compte d’éditeur, si elles ne sont pas connues. C’est pourquoi, à côté d’écrivaines reconnues, le salon accueillera aussi des auteures autoéditées venant de notre région, de Paris, de toute la France et de l’étranger ». Après le succès des « Salons du livre féminin » des sept années précédentes, le Salon s’ouvre ainsi à l’International : une cinquantaine d’auteures francophones de romans, de nouvelles, de poésie, venues de toute la France seront rejointes par des auteures francophones étrangères et des traductrices de romans étrangers : Brésil, Maroc, Afrique, Suède, Syrie, entre autres.

Animations et invitées d’honneur Samedi 3 et dimanche 4 mars, à 14h, le chœur « Agua de Coco » dirigé par Teca Calazans proposera des chants populaires brésiliens. L’inauguration du salon est prévue samedi à 14h30. Deux écrivaines féministes de talent Maryse Wolinski et Nora Bouazzouni

en seront les invitées d’honneur. Un Concours littéraire (roman, nouvelles, essai, témoignage) est ouvert aux auteures participant au Salon. Fanny Levy, écrivaine, proposera un Atelier d’écriture, le samedi 3 mars, de 15h à 17h, Salle Amos Barbot (entrée par l’Oratoire). Participation gratuite, places limitées à 12, inscription obligatoire sur femprosolidaires@outlook.fr Lydia Chauvin, auteure de pièces de théâtre, animera un atelier théâtre pour enfants de 8 à 12 ans, le dimanche 4 mars, de 15h à 17h, Salle Amos Barbot. Participation gratuite, places limitées à 16. Inscriptions obligatoires sur femprosolidaires@outlook.fr L’artiste invitée est la peintre roumaine Madalina Dina qui exposera plusieurs œuvres sur les thèmes de « La Femme et l’Enfant » ainsi que « La Femme et la Bête », sur l’estrade de l’Oratoire.

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CP *Samedi 3 mars, de 14h à 18h, et dimanche 4 mars, de 10h à 12h, et de 13h à 18h, salle de l’Oratoire, 6 bis rue Albert 1er à La Rochelle.

Contacts : Nicole Jeanneton-Marino, Présidente (06 03 28 20 47) femprosolidaires@outlook.fr www.salonlivrefeminin.wordpress.com

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