Skip to main content

_RALH n°326

Page 1

L E J O U R N A L D ’ I N F O R M A T I O N G R A T U I T D E L’ Î L E D E R É

L’été indien

A

édition du

17 SEPTEMBRE 2026

sont toujours plus nombreux à venir en vacances sur notre territoire. Une clientèle particulièrement appréciable pour les professionnels du tourisme et les commerçants, au regard de son pouvoir d’achat et parce qu’elle sait apprécier tout ce qu’offre l’île de Ré.

près une haute saison caniculaire, l’île de Ré vit un bel été indien. Doit-on s’en réjouir ? Oui, diront les uns, qui peuvent en profiter. Non, diront les autres, que le changement climatique inquiète fortement. L’aéroport a connu un été record, en termes de fréquentation. Sans surprise, les anglophones sont en tête des clientèles touristiques. Comme on a pu le constater partout sur l’île, durant tout l’été et encore en ce mois de septembre, les étrangers

Période de transition entre une haute saison surchargée et un automne calme, le mois de septembre est à savourer sans modération.

Nathalie Vauchez

s vez dè Réser t e n a n t

LE SÉNÉGAL

main

DU 21 AU 28 NOVEMBRE 2026 AU DÉPART DE BORDEAUX SUR VOL DIRECT 4 bis, rue Gustave Dechézeaux à La Flotte 8 jours / 7 nuits Tout inclus

à partir de

1167¤ TTC* par pers.

05 46 09 16 20

agence@revasion.com www.revasion.com

AGENCE IMMOBILIÈRE

DU FIER TRANSACTIONS IMMOBILIÈRES

2 place de la Liberté - LES PORTE EN RÉ - 05 46 29 52 17

ÎLE DE RÉ

www.agencedufier.fr


CT A CA TU AU L IATLÉI T É PRÉVENTION

-

SANTÉ

L’île de Ré aux couleurs d’Octobre Rose Voici les animations prévues pour Octobre Rose, connues à ce jour. Les autres évènements programmés lors de la seconde quinzaine du mois seront présentés dans notre édition de mi-octobre. À LA FLOTTE

AU BOIS-PLAGE

village santé et marche avec Rivedoux-Plage

événement sportif et familial !

En partenariat avec la mairie de La Flotte, plusieurs associations animent un village bien-être et santé sur le port de La Flotte, du jeudi 1er au dimanche 4 octobre. Les 1er et 2 octobre, Mon village A’Venir sera dédié à la prévention en matière de nutrition, d’activité physique et de sommeil, autant de paramètres déterminants pour un maintien en bonne forme. Jeudi 1er octobre, l’association Les Trémières proposera diverses activités de stimulation à destination des seniors, présentant ou non des troubles neuro-cognitifs Vendredi 2 octobre au matin, l’association Siel Bleu animera des séances d’activités physiques adaptées : équilibre, coordination, renforcement, marche... ainsi que des ateliers autour de la nutrition à destination des seniors. Le Chalet Octobre Rose présent sur le port les 2, 3 et 4 octobre informera sur la marche et la course solidaires et proposera à la vente des objets au profit de la Ligue contre le Cancer 17. La 7è édition de la marche solidaire « La Flotte en Rose » partira du port (office de tourisme) de La Flotte dimanche 4 octobre à 10h00, tandis que la course s’élancera à 10h30, pour rejoindre à l’abbaye des Châteliers les participants venus de RivedouxPlage. Une participation de 5 € sera demandée par participant. Sur le site de l’abbaye, une collation sera offerte aux participants. Ceux-ci pourront rentrer à pied ou prendre le minibus qui sera mise à disposition. Il est possible de participer aussi via des dons ou l’achat de produits dérivés, sur place. Tous les bénéfices seront reversés à la Ligue contre le Cancer 17.

2

Cette première édition de « Le Bois en rose » se déroulera dimanche 18 octobre 2026, de 9h30 à 13h30. Rendez-vous est donné au square de l’Ancienne École. Au programme : • Marche familiale (2 km) : un parcours accessible à tous. • Run Color solidaire (4,5 km) : une course colorée et engagée ! • Village d’animations sur place pour toute la famille (associations, commerçants). • Brunch à l’arrivée des épreuves sportives. Inscriptions à partir du 18 septembre sur www.leboisplage.fr. Tarifs : 10€ adulte, 5€ enfant. Tous les bénéfices sont reversés à la ligue contre le cancer. Retrouvez toutes les infos pratiques sur www.leboisplage.com

À SAINT-MARTIN DE RÉ mobilisée tout le mois La mairie de Saint-Martin, Le Club martinais, Saint-Martin en fête et plusieurs autres associations unissent leurs efforts

pour que la capitale de l’île de Ré se colore de rose tout le mois d’octobre. Le Club martinais mettra en place dès début octobre une Tombola du Cœur, dont l’intégralité des recettes sera reversée à la Ligue contre le cancer. De nombreux lots seront mis en jeu, grâce à la mobilisation et à la générosité des commerçants participants. Les 17 et/ ou 18 octobre constitueront un temps fort des animations proposées par le Club martinais avec notamment une voiture décorée aux couleurs d’Octobre Rose, positionnée sur le passage de l’îlot, afin de créer un bel effet visuel et d’attirer l’attention du public sur l’opération. L’association de commerçants et professionnels prépare aussi une communication collective, ainsi qu’un kit de décoration Octobre Rose pour les commerces, afin de créer une véritable unité visuelle dans le village. Pendant tout le mois d’octobre, Saint-Martin se parera de rose. Les lanternes seront équipées de films colorés, des parapluies suspendus dans le marché couvert et les rues de Sully, de Citeaux et Jean-Jaurès, ainsi que les quais du port, la place de la République, sans oublier l’avenue du Général de Gaulle, en extra-muros, seront décorés avec des fanions roses. Les portes des Campani et de Toiras seront éclairées en rose, comme à l’accoutumée. Une journée bien-être et prévention est organisée le samedi 10 octobre, à la salle Vauban à l’initiative de l’Institut Naomie Beleza, autour d’ateliers et de conférences. Différents acteurs économiques seront présents. À cette occasion, en partenariat avec l’association Pas d’Chichi, Maude, du salon Barn’s à Loix, viendra couper les cheveux des personnes souhaitant en faire don. Les mèches, naturelles ou colorées, devront mesurer au minimum 20 cm. Les rendez-vous peuvent être pris dès maintenant auprès de Barn’s, au 05 46 34 27 47. Une séance de yoga sera également proposée à 15 h par Erika Joy Yoga. Le Club martinais espère que d’autres intervenants, comme le pôle bien-être situé en extramuros, participent à cette journée. Les restaurateurs qui souhaiteraient s’y associer, par exemple en proposant une petite collation, sont également les bienvenus. Dimanche 11 octobre, une grande Marche rose est prévue, organisée par la mairie, avec un départ place de la République. D’autres animations sont encore en cours de préparation avec différentes associations, notamment la chorale des Hautes Raises, Un Bateau pour

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

Ré et le Cercle nautique martinais. Le musée participera également à cette mobilisation. L’ensemble des fonds recueillis à l’occasion de ces différentes animations sera reversé à la Ligue contre le cancer.

À SAINT-CLÉMENT DES BALEINES une pièce de théâtre

Les RéActeurs jouent pour Octobre Rose depuis maintenant trois ans. Cette fois-ci, ce sera le 17 octobre 2026 à 20h30 dans la Salle Albert Profilet (le Godinand) à Saint Clément des Baleines. L’entrée est libre et le produit de la recette ira intégralement à la Ligue contre le cancer. Faire rire pour un sujet sérieux : c’est le but de la troupe de théâtre. Ainsi, elle présentera Vernissage, pièce satirique et absurde de Vaclav Havel. Elle sera précédée d’une courte pièce très loufoque de Sébastien Thiéry : Le père empaillé.

AUX PORTES-EN-RÉ marche rose

L’association Les Portes en Fête organisera une marche pour octobre rose le dimanche 11 octobre. Informations recueillies par Nathalie Vauchez

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr


ACTUALITÉ F Ê T E

D E S

A S S O C I A T I O N S

Des Rétais très impliqués dans la vie associative...

D

d’activités, dans tous les domaines, pour les enfants, les actifs, les seniors, grâce à une implication exceptionnelle des bénévoles, même si ceux-ci se raréfient. Les élus ne s’y trompent pas, qui viennent chaque année par leur présence saluer cet engagement associatif particulièrement riche sur notre territoire. Retour en images. Nathalie Vauchez © Nathalie Vauchez

© Nathalie Vauchez

imanche 6 septembre, les Rétais sont venus très nombreux comme d’habitude à la découverte et/ou à la rencontre d’une centaine d’associations réunies par la Communauté de Communes de l’île de Ré au Bois-Plage. Des associations indispensables pour entretenir une vie sociale à l’année, qui proposent un nombre considérable

© Nathalie Vauchez

Les élus ont fait un tour de la fête des associations, entrecoupé d’une courte pause pour Ré à la Hune.

© Nathalie Vauchez

Les Rétais sont venus nombreux à la rencontre de la centaine d’associations présentes.

Deux jeunes enfants s’essaient à la boxe avec le Foyer du Bois-Plage.

F E S T I V A L

F L E U R

D E

Lionel Quillet, Anne Mémin et des élus martinais en plein échange avec la présidente du Rotary, Catherine Bouyer, et avec Didier Bouyer.

S E L

...Et très attachés à leurs produits du terroir

D

de découvrir la saliculture ou encore la biodiversité des marais, de faire son marché auprès de producteurs locaux, d’apprendre à cuisiner avec des chefs, de faire une pause gourmande et de

s’amuser en famille ou encore, pour les plus sportifs, de participer au Selathlon. Retour en images. Nathalie Vauchez © Nathalie Vauchez

la mairie des Portes, l’Association des producteurs de sel de l’île de Ré (APSIR) et l’Ecomusée du marais salant. L’occasion d’approfondir sa connaissance du produit et des acteurs du sel,

© Nathalie Vauchez

imanche 6 septembre, le nord de l’île accueillait la 4 e édition du Festival Fleur de Sel, organisé par le Département de la CharenteMaritime, en partenariat avec la CdC,

Les visiteurs du festival n’ont eu que l’embarras du choix parmi les nombreux foodtrucks.

Debrief de Benoît Poitevin, directeur de l’Ecomusée du Marais salant de Loix, avec les participants au Selathlon.

© Nathalie Vauchez

La Fleur de sel au centre du festival.

© Nathalie Vauchez

Inauguration du festival Fleur de sel par les élus et le Chef de l’Ecailler, Arthur Da Costa Adao, parrain 2026.

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

3


ACTUALITÉ LE BOIS-PLAGE EN RÉ

Ça bulle bien pour les baudets du Poitou Régis Léau a troqué les balades à dos d’âne en culotte contre une visite de son élevage et de la savonnerie, créée l’année dernière. A date, il a fabriqué et vendu quinze mille savons et accueilli des milliers de visiteurs.

Kiwi, l’as de la gâchette

J

eudi 3 septembre, 15h. Déjà cinq cyclistes et trois voitures sont garés le long des fils qui clôturent l’entrée de l’asinerie et de la savonnerie de Régis Léau, éleveur de baudets du Poitou au Bois-Plage. « C’est parti », glisse l’éleveur, qui s’attend à ce que « beaucoup » de monde défile jusqu’à 18h. Depuis un peu plus d’un an, il a troqué les balades à dos d’âne, bien connues des Rétais et des touristes, par une visite de sa ferme et de sa nouvelle savonnerie. « En 2024, les balades étaient devenues accidentogènes à cause des nouvelles animations organisées parc de la Barbette. Je n’avais plus que treize ânes sur vingt qui pouvaient travailler sans risque », se rappelle Régis Léau. Alors, il décide d’arrêter et de se former à la fabrication de savon. Diplôme et autorisations qui vont bien en poche, il lance la savonnerie des ânes en culotte en 2025. Il en profite pour ouvrir les portes de son élevage aux visiteurs. Qulottée, Qupidon et Quikolé de Ré La première visite ce jour-là est assurée par Rodolphe Del Borello, salarié de l’asinerie, « l’écurie des ânes », transcrit-il. Il démarre son tour par l’enclos où paissent les trois ânons nés cette saison. « Pour la première fois, aujourd’hui, nous les séparons de leur mère pendant six heures, car nous avons besoin de lait pour fabriquer des savons. » Les mamelles des mères, non tétées, vont alors se gorger de lait et Régis et Rodolphe pourront les traire tout en laissant de quoi manger aux ânons. « Les petits ont tous deux mois révolus », précise Rodolphe, car il n’est pas question de traire la mère avant que son ânon n’ait atteint cet âge. « A deux mois, les ânons ont une alimentation assez diversifiée pour être séparés de leur mère quelques heures. Jusqu’au sevrage, nous pouvons traire un litre par femelle et par jour. » Une fois les explications données, il

4

présente la femelle Qulottée de Ré et les deux mâles Qupidon de Ré et Quikolé de Ré. « Qupidon, qui paraît plus petit que Quikolé, est pourtant né avant lui, mais il était prématuré de trois semaines. Mais ce n’est pas grave. L’âne provient d’Afrique et à l’époque, les ânons qui avaient le plus de chance de survie face aux prédateurs étaient ceux qui avaient la plus longue gestation. » En milieu sécurisé, pas de risque donc pour le jeune prématuré. Culottes et rastas Suite de la visite, où quelques personnes sont venues grossir les rangs, dans l’enclos des mères : Inès, Hermione, Elfe, Olga, Agathe, Paola, Félicie, Una et Caline de Ré rappliquent autour des visiteurs. Toutes les ânesses - sauf Caline - présentent le poil caractéristique du baudet du Poitou. « Le poil est plus ou moins long et foncé selon les individus. Quand les animaux se roulent, le poil s’enroule et forme des cadenettes, qu’on appelle aussi rastas, qui finissent par tomber. C’est une barrière thermique contre le froid et la chaleur et une barrière à insectes. »

La recette des savonnettes

Régis Léau, dans sa savonnerie. Les savons derrière lui ont été produits avec les dernières traites, avant la naissance des ânons. Ils sont encore en phase de séchage.

Suite et fin de la visite à la savonnerie. « Nous produisons un savon 100 % au lait d’ânesse de l’île de Ré. Les savons sont un peu cireux voire gras, car la saponification à froid utilise toute la glycérine. » Rodolphe Del Borello donne la recette des savons des ânes en culotte : beurre de karité, huile de coco, d’olive, de tournesol et de ricin, que « des matières grasses produites

l’épaississement de l’ensemble, que l’on appelle la trace, on y intègre 10 % de notre lait d’ânesse bio. On verse le mélange dans les moules, où il est laissé pendant quarante-huit heures. C’est la phase de gel. Ensuite, les savons sont découpés à la guitare et laissés au minimum un mois, le temps de sécher et (Lire la suite page 5)

« Nous avons besoin de lait en continu » Cette année, trois ânesses ont ânonné. « Le temps de gestation est de 375 jours en moyenne. Avec la production de savons, j’ai un besoin récurrent de lait, donc je vais faire saillir les mères en avril et septembre. »

Le temps de prendre quelques photos - en faisant attention de ne pas se faire marcher sur le pied par la troupe amicale en demande de caresses -, et le groupe repart avec Caline, une ânesse du Cotentin, pour une séance d’essayage. Caline est habillée, sous les yeux des visiteurs toujours plus nombreux, des fameuses culottes. « Lorsque les ânes étaient utilisés par les sauniers pour sortir les sacs de sel des marais, le tissu servait à les protéger des piqûres d’insectes. Les ânes ont des muscles peauciers qui tressaillent lorsqu’on les touche, qui font partir les insectes. Mais ils n’en ont pas sur les jambes, alors ils lèvent la patte pour se dégager. Pour les protéger et éviter ce mouvement qui

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

© Julie Pertriaux

« L’âne est pragmatique, il cherche à comprendre les nouveautés et est moins craintif que les chevaux », décrit Rodolphe Del Borello.

Rodolphe Del Borello présente ensuite Kiwi, un mâle reproducteur, prêté à l’élevage. « C’est un as de la gâchette, un professionnel qui connaît son métier », insiste le guide, amusé. « Un vrai baudet, littéralement. Car baudet, en vieux français, signifie ardent. » Au sujet de la reproduction, Rodolphe Del Borello revient sur les origines de la race baudet du Poitou : « Avant, les éleveurs cherchaient des mules, des animaux polyvalents, résultats du croisement d’un mâle baudet du Poitou de 450 kg et d’une jument trait du Poitou de 850 kg. L’industrie mulassière connaît son apogée du XVIe au XIXe siècle, avec un pic de production de vingt mille mules par an. » Puis les tracteurs ont remplacé les mules. La race baudet du Poitou a été préservée grâce à la création de l’asinerie de Dampierre-surBoutonne (17) et à un plan de sauvegarde.

en agriculture biologique ». Et voilà le process : « On fait fondre le beurre de karité et l’huile de coco à basse température, on y intègre l’huile d’olive, l’huile de tournesol et l’huile de ricin sans les chauffer. On calcule notre lessive de soude caustique en fonction des indices de saponification des différents corps gras et on synchronise les températures, pour ne jamais travailler au-delà de 35 degrés. Une fois le mélange de la base et des corps gras effectué, on mixe. A l’obtention d e © Julie Pertriaux

© Julie Pertriaux

risque de faire tomber les sacs de sel, les sauniers leur ont mis des culottes. »

Qulottée, Qupidon et Quikolé de Ré. Après le sevrage, Régis Léau gardera la femelle. Les deux mâles seront vendus à d’autres élevages.

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr


ACTUALITÉ

« Je ne m’attendais pas à ça » « Cette année, nous avons fabriqué quinze mille savons, à ce jour », chiffre Régis Léau. « La dernière traite, avant aujourd’hui, remontait à fin mars. Nous avons congelé le lait, ce qui nous a permis de faire la soudure jusqu’à la reprise des traites début septembre. » A la boutique, tout a été écoulé. « Nous avons été dévalisés, je ne m’attendais pas à cela », conclut l’éleveur. Si le bilan de la saison est positif, Régis Léau se projette pour la suivante : « Nous n’étions pas préparés à une telle affluence. L’organisation se met doucement en place, notamment sur les flux de visiteurs. Nous avons beaucoup de choses en tête pour 2027 : une boutique extérieure, embaucher une personne à la boutique qui sera aussi à l’accueil pour

faire patienter les gens, installer une signalétique et des plaquettes traduites au moins en anglais. » Mais aussi « une expo photos, pour que les gens visualisent la mule, la jument poitevine et le baudet du Poitou, et raconter comment mon père a relancé les ânes en culotte. Moi, j’ai repris le train en route. »

Oldup de Ré, agréé étalon baudet du Poitou

© Régis Léau

que le pH se fixe. Pour un soin corporel, il doit être entre 8 et 10. Avec un litre de lait d’ânesse par préparation, nous produisons quatre-vingt savonnettes ».

Julie Pertriaux Lire aussi notre article : www.realahune.fr/ regis-leau-joue-la-survie-de-son-elevage/

Horaires et informations sur www.ane-en-culotte.com 1597 route de Saint-Martin, D201E3 - 17580 Le Bois-Plageen-Ré - 06 08 57 25 94 /anesdere A noter : L’asinerie sera exceptionnellement fermée du 13 au 28 septembre.

Oldup de Ré a été agréé reproducteur en race pure baudet du Poitou à l’asinerie nationale de Dampierre-sur-Boutonne.

Le 24 août, Oldup de Ré, mâle de 2 ans, fils de Diego de la Ribaude et de Pithye du Parc a été agréé étalon reproducteur baudet du Poitou. « Je l’avais inscrit, il a passé les tests : 1,40 m au garrot, 1,40 m de tour thoracique et 20 cm de canon, la partie la plus étroite du tibia. » Alors que deux demi-sœurs d’Oldup de Ré sont des femelles reproductrices de l’élevage de Régis Léau, Oldup part pour une saison en Belgique, en échange de l’arrivée de Kiwi.

A R S - E N - R É

Les référents compost recrutent!! L’installation d’un deuxième site de compostage collectif à Ars est en attente, faute de volontaires pour prêter main-forte aux référents de la commune. © Aurélie Bérard

Chastanet, l’une des quatre référents du site de compostage collectif installé sur le petit parking au bout de la rue de Graffaud. Des petits gestes Un site de compostage partagé ne peut fonctionner sans bénévoles. Ce sont eux qui gèrent et surFrançoise Lucas (à gauche) est venue aider Marie-Hélène veillent les bacs. Chastanet et Antoine Kandel sur le site du Graffaud. « Vous voyez, tous les outils nécessaires sont sur place », a mairie d’Ars a déjà lancé un appel à explique Marie-Hélène en se saisissant l’aide, sans succès. Les référents comd’un sécateur. « On commence par couper post ont donc décidé de prendre le les déchets un peu plus gros pour que ça relais. « Les petites annonces de la mairie se dégrade plus vite. Puis, avec cette vis n’ont rien donné. Alors maintenant, c’est sans fin, on remue. Cela permet d’accéà nous de nous mobiliser. Sinon, nous ne pourrons pas installer un deuxième site lérer la décomposition. Voyez, toutes les dans le village », explique Marie-Hélène petites bêtes qui apparaissent ! »

L

Ce site de compostage collectif a été installé en mai 2025 par le service déchets de la Communauté de Communes. Au départ, trois bacs avaient été mis en place « On s’est vite rendu compte que cela ne suffisait pas », se souvient Antoine Kandel, un autre référent. « Un bac se remplit en quatre mois, puis on le ferme et on attend six mois pour obtenir du compost ». Ce dernier est ensuite offert aux habitants. Deux distributions ont déjà eu lieu, et une troisième aura lieu en octobre. Bons pour la planète L’objectif est avant tout environnemental. « Il faut savoir que les poubelles vertes sont destinées à être enfouies ou incinérées. Tout ce qu’on ne trie pas part dans le sud de la Vienne, à environ deux cents kilomètres d’ici, par camion. Il faut donc diminuer le volume. » Marie-Hélène et ses trois collègues référents, Antoine, Marie-Noëlle et Claudie, militent donc pour l’utilisation des sites de compostage collectif par ceux qui n’en disposent

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

pas à domicile. « Des petits gestes réalisés par les habitants, bons pour la planète… », insistent-ils. Face au succès : un deuxième site devrait être installé au bout de la rue de la Mission, de l’autre côté du village. Françoise Lucas s’est déjà portée volontaire pour en devenir référente, mais elle ne pourra pas le gérer seule. « Il faut être quatre référents par site pour que ce ne soit pas trop lourd à porter », explique Antoine. « L’hiver on passe deux à trois fois par semaine, et l’été tous les jours. » « Vraiment, c’est très simple », insistent les bénévoles en chœur. « Ce n’est pas contraignant, ça prend dix minutes à chaque fois. Les outils sont sur place, on n’a pas à mettre les mains dedans, et surtout c’est utile pour la planète ! » Aurélie Bérard

Si vous êtes intéressé, contactez la mairie d’Ars-en-Ré ou les référents à l’adresse mail : mnmichet.ars@gmail.com

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

5


ACTUALITÉ D O U L E U R

A N I M A L E

CAP Douleur, créé sur l’île, fête ses dix ans Le vétérinaire rétais Thierry Poitte a lancé avec son confrère Luca Zilberstein, le 16 mai 2016, la structure CAP douleur (Change animal pain), basée à Montamer et qui rayonne désormais partout en France, dans plusieurs pays européens et au Québec. A l’occasion de cet anniversaire, un colloque ouvert au grand public est organisé à l’Aquarium le 23 octobre prochain, qui s’annonce passionnant. © CAP Douleur

de l’interaction entre des mécanismes biologiques, l’histoire de l’animal, son comportement, son environnement et sa relation avec son propriétaire.

explique Thierry Poitte. « Il y a la notion de contagion émotionnelle. On a trois acteurs : l’animal, son propriétaire et le vétérinaire, il faut que les trois soient en phase. » « CAP douleur a obtenu en 2015 un prix de l’Ordre vétérinaire venu récompenser sa démarche scientifique, éthique et de communication. CAP Douleur est reconnu comme une marque. »

« Il s’agit de sortir du dogmatisme, Accompagner les laboratoires car il y a de plus en Troisième activité, CAP Douleur Consulplus de consensus ting accompagne des laboratoires « en sans raisonnement toute indépendance scientifique ». « On clinique, face à a accompagné le développement des des clients de plus principaux antalgiques vétérinaires de en plus exigeants. ces dernières années, de certains dispoLes jeunes vétérisitifs de physiothérapie (laser) et nous naires veulent se sommes particulièrement impliqués protéger en applidans l’essor des biothérapies (anticorps Toute l’équipe de CAP Douleur autour de Thierry Poitte (chemise blanche) et Luca Zilberstein (chemise bleu ciel). quant le consensus, monoclonaux...). On forme le personnel iplôme de docteur en médecine avec Luca Zilberstein, spécialiste en anessans raisonnement. » et on conseille en communication, avec vétérinaire (Toulouse) en poche et thésie, analgésie et soins intensifs, ces un discours extrêmement scientifique. Cet organisme propose aussi une fordoté déjà de quatre années d’exregards croisés de différentes disciplines mation d’excellence, la « Consultation On travaille aussi sur les causes de périence, Thierry Poitte arrive en 1985 - physiologie, comportement, médecine douleur » étalée sur l’île de Ré et s’associe dès 1987 avec interne, orthopédie... - ont eu beaucoup sur dix mois, le Docteur Jacques Breuilh au sein de la de succès. Nous avons fait énormément destinée à des clinique vétérinaire rétaise, alors basée de recherches bibliographiques et réuni promotions à Saint-Martin de Ré. En 1987 Thierry les connaissances théoriques mais aussi de vétérinaires Poitte ouvre la première clinique de La de terrain. » déjà impliFlotte, et en 1997 le Docteur François qués dans la 800 cliniques et 2400 vétérinaires Dommanget s’associe à son tour au sein prise en charge de la SCP. En 2010 la nouvelle et vaste Ainsi le 16 mai 2016 les deux vétérinaires des douleurs clinique vétérinaire de La Flotte créée sur décident de fonder ensemble CAP douchroniques. 400 m2 ouvre ses portes et au 1er avril leur, dont Thierry Poitte est le directeur 2025, la clinique de Saint-Martin ferme général et Luca Zilberstein le directeur Un maillage définitivement. scientifique. La structure regroupe scientifique aujourd’hui 800 cliniques, cabinets ou Des formations à la prise en CAP Douleur est centres hospitaliers vétérinaires adhécharge de la douleur animale aussi un Réseau, rents, soit plus de 2400 vétérinaires offrant un mailAprès avoir suivi lui-même un DIU et 2100 assistants vétérinaires et s’est lage scientifique (diplôme inter-universitaire) dédié à la donné pour mission de changer le regard dédié à la prise douleur humaine à Rennes et avoir de et la prise en charge de la douleur anien charge de la pratique en la matière auprès des male multi-espèces : chiens, chats, noula douleur. Il a Le sculpteur Etienne a offert à son ami Thierry Poitte cette œuvre animaux, Thierry Poitte propose aux veaux animaux de compagnie (NAC) et spécifiquement réalisée pour CAP Douleur, symbolisant un chien créé des outils vétérinaires au début des années 2010 espèces équines rurales, ruminants tels et un chat. « Elle constitue le logo de l’entreprise et représente digitaux d’évades formations à la prise en charge de la les veaux et les vaches... un cadeau exceptionnel, dont je suis très fier et honoré. » douleur animale. « J’ai voulu transposer luation et a fait CAP Douleur a trois types d’activités : de mauvaise observance des traitements, au monde vétérinaire ce que j’ai appris. émerger en médecine vétérinaire la c’est d’abord un organisme de formation notion de « fardeau du propriétaire-aiLes confrères sont venus, très vite nous non pas pour que les labos vendent plus reconnu par l’Etat, et par le Comité de dant : « accompagner durablement avons dispensé trente à quarante jours de médicaments mais pour que les aniformation continue vétérinaire, certifié un animal malade ou douloureux peut de formation par an, à titre indépendant. maux soient mieux soignés. Une piste est Qualiopi. Il dispense plus de 80 journées entraîner fatigue, anxiété, contraintes fiLe cursus d’études vétérinaires de huit l’alliance thérapeutique, on doit considéou soirées conférences par an dédiées à ans comprend moins de vingt heures nancières, renoncements personnels et rer les médicaments, l’alimentation, les l’analgésie et l’anesthésie, en présentiel dédiées à la douleur animale ! » sentiment de culpabilité. Prendre soin de moyens non pharmacologiques comme ou en E-Learning. Les regards sont croil’animal implique donc aussi d’écouter et En 2016, il échange de façon approfonles promenades, les massages, l’aménasés, avec des thèmes tels « cancérologie de soutenir la personne qui s’en occupe die avec l’équipe de médecins spéciagement de la maison... On travaille avec et douleur », « gériatrie et douleur », ou quotidiennement. Ceci permet d’améliolisés de la Société française d’étude et encore « soins palliatifs et fin de vie ». (Lire la suite page 7) rer aussi l’application de l’ordonnance », de traitement de la douleur (SFETD) et décide de créer un réseau scientifique Une approche transdisciplinaire L’écho de l’autre - Le dialogue silencieux entre l’Homme et l’Animal afin de réunir une grande majorité de L’approche est transdisciplinaire, car la vétérinaires autour d’un patrimoine comPour ses dix ans, CAP Douleur organise un colloque vendredi 23 octobre douleur ne relève pas seulement de la mun de connaissance de la douleur. « On 2026, toute la journée, à l’Aquarium de La Rochelle (sur inscription payante). médecine vétérinaire. CAP Douleur croise avait besoin de savoir ce qu’il se passe Au programme dix conférences de personnalités scientifiques reconnues et l’algologie humaine, les neurosciences, dans les cliniques, c’était un vrai défi, un le médiatique Allain Bougrain-Dubourg, sur des thèmes très variés : L’animal la physiothérapie, la psychologie, les changement de paradigme car on propodouloureux en écho à l’homme douloureux : One pain One health ?; Le choix sciences humaines, etc. « Cette transsait à des vétérinaires indépendants de de son animal de compagnie est-il un hasard ? Dis-moi quel animal tu as, et versalité est portée par le concept « One se constituer en réseau et de travailler je te dirai qui tu es ; L’animal connecté : la technologie IA au service d’une pain, one health » : une seule douleur, ensemble. On a eu cette chance qu’ils nouvelle éthique du soin ; 2026 : l’heure de la réciprocité a-t-elle sonné une seule santé », qui fait en quelque adhèrent à CAP Douleur. La douleur était sorte converger les connaissances des pour que la recherche humaine rende enfin la monnaie de sa pièce au bienalors considérée juste comme un sympmédecines humaine et vétérinaire. être animal ?; ou encore : L’animal sentinelle : quand la douleur animale tôme et non une discipline, or elle est annonce et anticipe les drames humains. Et bien d’autres sujets. Par ailleurs, la douleur chronique est à la croisée des chemins de toutes les disciplines. Il a fallu changer le regard, envisagée comme phénomène biopsyPour en savoir plus et s’inscrire : victoria.cahouet@capdouleur.fr ou pour prendre en charge la douleur anichosocial, elle n’est pas réduite à une 06 78 99 09 18 - Nombre de place limité à 130 male. Nous avons fondé cela ensemble, lésion ou à un symptôme mais résulte

© CAP Douleur

D

6

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr


ACTUALITÉ 90 % des laboratoires vétérinaires et on a aujourd’hui 26 partenaires. » Les vétérinaires de l’île de Ré ont été les premiers en France à utiliser les anticorps monoclonaux, dont l’efficacité sur la douleur sont assez remarquables. Ainsi CAP Douleur défend une médecine rigoureuse mais non figée. Les recommandations scientifiques sont indispensables, mais elles doivent être confrontées à la singularité de chaque animal et aux données de « la vraie vie ». Enfin, Thierry Poitte s’intéresse particulièrement en ce moment à la médecine

narrative. En prenant le temps d’écouter attentivement le propriétaire de l’animal, l’idée est de poser un diagnostic plus précis et de mieux évaluer la faisabilité du projet thérapeutique. « Chaque microhistoire, chaque cas singulier, donne des indices. Savoir par exemple différencier une douleur aigue d’une douleur chronique. Il faut partir des cas très singuliers pour ensuite tirer des enseignements plus généraux. On sort du carcan idéologique. La douleur est tellement subjective. En plus il commence à y avoir un véritable mal-être

chez les vétérinaires, ils doivent prendre le temps dans un certain nombre de consultations, pour poser un diagnostic le plus juste et redonner du sens à leur métier et à leur pratique. » Au-delà de sa démarche très scientifique et de son appropriation des outils modernes de communication, Thierry Poitte est porté par la passion de sa démarche CAP Douleur, dont les facettes sont multiples et par sa mise en application concrète auprès des nombreux animaux rétais qui ont la chance d’en bénéficier. Nathalie Vauchez

Thierry Poitte et ses consultations douleur sur l’île de Ré Thierry Poitte annonce qu’il arrêtera son activité de vétérinaire généraliste fin 2026. Il continuera d’intervenir - désormais en indépendant - à la clinique vétérinaire de La Flotte pour des consultations et soins autour de la douleur animale. Lors de votre appel à la clinique, il faudra bien spécifier votre demande de « consultation douleur ».

BILAN DE SAISON

La Java, lieu de culture et troupe artistique Pour sa 9 è saison La Java des Baleines a poursuivi sa progression de fréquentation, attirant tous les profils. Surtout, l’essentiel réside dans l’évolution de son modèle économique et artistique, avec une vraie volonté de création interne. Jonathan Odet revient pour Ré à la Hune sur 66 jours d’ouverture et plus de 7 0 spectacles proposés. © La Java des Baleines

Ré à la Hune : Commençons par le bilan chiffré. Comment s’est passée cette saison ? Jonathan Odet : La fréquentation a continué d’évoluer comme depuis neuf ans, avec 55 000 personnes estimées sur 66 jours d’ouverture en juin, juillet et août, soit une augmentation autour de + 10 %, et la billetterie a suivi la même tendance. On a essayé de diversifier l’offre de restauration avec deux soirs par semaine des stands méchoui et cochon à la broche des Semi Croustillants et veillé à ce que nos visiteurs n’aient pas à faire trop la queue, c’est important. Mais la grande nouveauté, c’est que nous avons voulu forcer sur notre création propre, faire vibrer encore plus les gens, tout en maintenant le niveau de création externe. Avec 36 créations internes - on les a doublées - pour 35 prestations réalisées par des artistes venant de l’extérieur, La Java devient une compagnie, une troupe de spectacle. Nous avons proposé cinq représentations de notre création « Les contes du pipoteur », spectacle jeune public mêlant contes improvisés et théâtre d’ombre. Nos bals des pop-ups (treize en tout), nos cabarets quiz ou bingo, tout comme nos cabar’express de 15 mn mélangeant cirque, danse, théâtre, chant et musique, ont beaucoup plu, la fréquentation a été incroyable. Nous glissons en permanence des popups d’acrobatie, danse, théâtre, etc. au cours des soirées, qui donnent du rythme à La Java. Nous avons aussi travaillé un nouveau numéro de cabaret burlesque, contemporain avec une danseuse chorégraphe qui a réuni autour d’elle des personnes de l’équipe de La Java. Nous avons également créé des spectacles thématiques pour certains festivals comme celui des mammifères marins le 10 août avec les musiciens Matthieu Nauleau et Matthieu Desbordes, participé au spectacle Queer Bloom de la compagnie de danse Sine qua non art dans le cadre du festival Queer Codes ou encore créé en 2025 le spectacle Ode à l’envol, pour le festival du Nord « A vol d’oiseau », joué cette année aux écuries de Loix. Comment ont justement fonctionné cette année les festivals ? On a au fil des années gardé ceux qui rencontrent le plus leur public, en les

gros cuivres ou batteries... Tout ce qu’il est possible de le faire, nous le faisons. Le maire de Saint-Clément a évoqué lors de l’AG de l’APSSC un éventuel site envisageable pour implanter le chapiteau de La Java, vers le Gillieux. Qu’en pensez-vous ? Nous sommes ouverts à toute proposition. Il ne faut toutefois pas juste déplacer les problèmes. Quand la végétation du Moulin rouge poussera cela pourra faire baisser un peu la nuisance sonore.

« Les contes du pipoteur », spectacle jeune public, est une création interne à La Java des Baleines.

améliorant aussi. Pour le festival élaboré avec Ré nature environnement La Java des dauphins - et cette année des phoques - nous avons créé en interne un vrai spectacle et trouvé un bon équilibre, c’est un beau partenariat. Le festival Queer est fortement monté en puissance, il fait partie des évènements pour lesquels on draine un tourisme dédié, un tourisme de site, on avait une centaine de festivaliers au camping, l’engouement est énorme, parmi toutes les classes sociales et générations.

Le festival A vol d’oiseau, qui a rassemblé quinze structures locales sur quatre communes du nord de l’île - Les Portes, Saint-Clément, Ars et Loix - et se déroule donc en partie hors de La Java - est un peu plus compliqué, on a du mal à faire sortir les gens de La Java. Les concerts dans les marais par exemple ont attiré moins de monde. Mais on tient à ce festival et on va continuer de travailler son concept, pour le faire décoller.

Le festival de danse avec ContempoRé danse était magnifique, tout comme celui de cirque. Pour Summer of Love nous devons revoir un peu la programmation.

Oui on constate que les soirées payantes - pourtant à des tarifs modérés entre 3 et 8 € - attirent moins de monde, il y a une barrière psychologique. Si on veut que le nombre de soirées payantes diminue, nous devons ainsi développer la création interne, moins coûteuse au final. Malgré tous nos efforts pour diminuer les nuisances sonores - nos pics étaient à 93 décibels cette année conte 103 les précédentes années - on a encore une pression forte sur ce sujet. On a quelques marges de manœuvre comme le réglage des micros, la cadence des soirées... Même si Label Oyat - association qui assure la programmation de La Java. NDLR - a organisé la soirée disco dans la salle du Godinand, une belle réussite, il serait compliqué pour nous d’y délocaliser en été des spectacles, cela demanderait un travail énorme d’installation. Une autre marge de manœuvre réside dans la programmation, par exemple le rock n’est pas adapté chez nous, ni les

La boum des familles de 19h à 21h que nous avons organisée à deux reprises a rencontré un vrai succès. Les bals conceptuels du samedi ont fait carton plein, les gens ont vraiment envie de danser. Et nous agrémentons ces bals toutes les 20 minutes de micro saynètes de 3 minutes composées de danse burlesque, cirque aérien, etc. Les Clubby électro avec un DJ techno et plein de petits spectacles ont aussi rencontré un large public. Les jeunes de 18 à 25 ans ont désormais investi aussi La Java, ce qui n’était pas trop le cas avant. Et notre dizaine de partenariats avec des structures locales fonctionne très bien. Les frères Enhco, qui sont venus pour la deuxième fois à La Java, nous ont offert des moments extraordinaires.

Y-a-t-il eu d’autres points plus mitigés ?

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

Concernant l’esthétisme du site, on a fait aussi de vrais efforts, on a caché par exemple l’arrière des foodtrucks, et mis en place plein de petites choses qui mises bout à bout ont un impact visible sur l’aspect global extérieur, tout le monde a pu le constater. Pendant plusieurs années vous avez hésité à continuer, où en êtes-vous au plan financier ? Nous fonctionnons avec environ un tiers de bénévoles et deux tiers de staff, douze salariés au SMIC. Nous avons travaillé dans de meilleures conditions que l’an passé et tout le monde veut rempiler l’an prochain, même si c’est très dense pendant trois mois. Côté recettes nous avons dénombré 8815 entrées en billetterie sur 33 spectacles payants, sans compter les cinq cabarets cirque d’Ophidie et les cinq spectacles de Donin dont nous ne connaissons pas les chiffres. Les subventions de la CdC et du Département sont restées à l’identique, nous n’avons pas eu cette année le Fonds de Développement de la Vie Associative (Ministère) notre projet étant abouti. Avec cela et une gestion très rigoureuse on est à l’équilibre pour la deuxième année, après plusieurs années déficitaires. Il faudrait qu’on arrive à être bénéficiaire, pour payer nos dettes... Quid de La Baleine blanche, dans les Pyrénées ? Tout est rose et tout est noir à la fois. Le site et son concept fonctionnent très bien mais on a énormément de travaux de restauration des bâtiments à prévoir, à commencer par la toiture. Il y a plus de 700 K€ d’investissement à envisager... Propos recueillis par Nathalie Vauchez

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

7


ACTUALITÉ C R È C H E

D E

S A I N T E - M A R I E - D E - R É

Les Petits Drôles étayent leur bonne santé financière

La crèche associative parentale a tenu son assemblée générale lundi 7 septembre, à Sainte-Marie-deRé. Depuis janvier, elle a accueilli 26 enfants, dont 23 Maritais.

Sur le plan budgétaire, Estelle Nevière détaille les volumes de charges en 2025 : 73,8 % pour les salaires, 10,7 % pour les prestataires externes (cabinet comptable, intervenants, autres), 4,9 % pour les repas et 10,6 % de frais divers. Côté recettes, la CAF est la plus grosse contributrice avec 230 K€, suit la Communauté de Communes de l’île de Ré à hauteur de 138 K€, puis la participation des familles pour un montant de près de 70 K€.

qui laisse une certaine souplesse pour organiser sa participation en fonction de ses horaires de travail. Certains parents aménagent ponctuellement leurs horaires, posent une journée de congé ou utilisent des heures de récupération. Par ailleurs, toutes les missions ne nécessitent pas d’être réalisées pendant les heures d’accueil des enfants. Certaines tâches peuvent être effectuées lorsque la crèche est fermée, par exemple des tâches administratives, du jardinage, du ménage, du bricolage ou des petits travaux », explique la crèche. Au-delà de l’aide apportée, « l’investissement parental est créateur de lien social ».

La crèche associative à gestion parentale est la seule de l’île de Ré sous ce statut. Les familles adhèrent à l’association et participent à la vie de la structure, en donnant « entre trois et six heures par mois, selon les contrats », cadre Blandine Viollet. « Nous savons que concilier vie professionnelle et investissement parental peut parfois sembler compliqué. Pourtant, nous trouvons toujours une solution adaptée à chaque famille. La crèche est ouverte de 8h à 18h, ce

P O R T E S - E N - R É

La crèche organise tout au long de l’année des sorties avec l’Ecole buissonnière, les pompiers, la médiathèque ou encore au festival Les P’tits se réveillent avec La Maline. A cela s’ajoutent des ateliers réguliers sur la gestion des émotions, la psychomotricité, ou encore sur les thèmes de la pâtisserie, la cuisine gadoue, des massages et de la lecture. Pour 2026-2027, « pourquoi pas proposer des ateliers rugby, danse ou poney ? » interroge Blandine Viollet.

La crèche Les Petits Drôles a l’agrément pour 20 enfants, dans des locaux de 350 m² appartenant à la CdC.

125 heures d’investissement parental

L E S

De la danse et du rugby ?

© Les Petits Drôles

P

our la deuxième année consécutive, la crèche Les Petits Drôles affiche un bilan financier positif. De quoi réjouir Blandine Viollet, présidente, Aurore Thibaut, directrice, Estelle Nevière, trésorière et Nicolas Neveur, secrétaire de la crèche associative lors de l’assemblée générale, lundi 7 septembre. « Le résultat de + 22 600 € nous permet de commencer à combler les déficits successifs et à améliorer notre fonds de roulement », salue Estelle Nevière. Un résultat obtenu grâce à « un meilleur suivi des dépenses » et à une gestion rigoureuse. « L’objectif est de stabiliser ce résultat positif dans les années à venir. »

Il y a trois ans, une application a été mise en place pour « assurer un meilleur suivi de l’investissement parental et mieux répondre aux besoins ». Une liste de diffusion WhatsApp doit permettre « de poursuivre la mobilisation

-

des parents ». En 2025, le temps d’investissement parental a représenté « 125 heures mensuelles, soit presque un temps plein ». L’équipe pédagogique, composée de dix salariés spécialistes de la petite enfance, a accueilli 26 enfants dont 23 Maritais entre le 1er janvier et le 31 août 2026, pour un taux d’occupation de 73,6 %. Pour l’année 2025, la crèche a compté 48 enfants, pour 75,72 % de taux d’occupation.

L’année à venir verra aussi se consolider les temps d’échange au sein de l’équipe pédagogique. « On se réunit une fois par mois et nous avons trois journées pédagogiques avec des professionnels de la petite enfance autour d’une thématique. Ce sont des bouffées d’oxygène, où les échanges sont constructifs et renforcent la cohésion d’équipe », confirme Aurore Thibaut. Parmi les projets à l’étude, celui d’installer une pompe à chaleur air-air, « pour améliorer le confort des enfants. En juin, nous avons dû fermer tous les après-midis pendant une semaine à cause de la canicule ». Des films solaires ont par ailleurs été installés. Enfin, en 2027, la crèche associative fêtera ses 40 ans et les 10 ans de son installation dans ses locaux. Julie Pertriaux

Le CA et le bureau renouvelés Le conseil d’administration a été en partie renouvelé, en raison de l’entrée à l’école de certains enfants, dont ceux des trois membres du bureau. Ont été élus, à l’unanimité des personnes présentes : Lucile Dron, Andreia Leite Vieira, Elisa Buono, Marguerite Motte, Tifany Samoyault, Julie Wasselin, Alexandre Quilbe, Benoît Lefer, Perrine Vathaire, Emmanuelle Brochard, Sophie Robain et Blandine Viollet. Un nouveau bureau doit être constitué.

S A N T É

Un médecin de famille pour les Portingalais Aux Portes-en-Ré, Vincent Avez a reçu ses premiers patients le 1er septembre. Ce médecin venu des Hauts-de-France pratique une médecine de famille à l’écoute des patients. © Aurélie Bérard

plus précisément sur la commune de Ligny-en-Cambrésis dans le département du Nord. Pendant quarante-trois ans, il a couvert une quinzaine de villages et soigné plusieurs générations de Cambrésiens. « J’étais très heureux là-bas, » dit-il. « Mais quand j’ai su que la commune des Portes cherchait un médecin, je me suis dit que c’était l’occasion de changer d’air et de lever le pied. En Cambrésis, je recevais cinquante à soixante patients par jour. Ce ne sera plus le cas ici, j’aurai moins de patients, sauf peut-être l’été. » Vincent Avez a rapidement pris ses marques au sein du cabinet médical des Portes.

À

67 ans, Vincent Avez entend bien continuer à pratiquer encore longtemps. « Je suis en cumul emploi-retraite depuis deux ans déjà », explique-t-il. « J’aime mon boulot, tout simplement. Alors je fais du rab. Et je

8

n’ai pas l’intention d’arrêter, tant que mon état de santé me le permettra ! » Adepte des vacances sur l’île de Ré depuis plus de quarante ans, ce médecin généraliste officiait jusqu’ici en Hauts-de-France,

Accès direct Si la douceur de la vie sur l’île l’a amené jusqu’aux Portes-en-Ré, Vincent Avez compte bien continuer à exercer son métier comme il l’a toujours fait, en restant à la disposition de ses patients. « Je suis un médecin de famille », insistet-il. « Je travaille à l’ancienne. J’aime

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

échanger avec mes patients, alors ils ont mon téléphone portable pour me joindre directement. On peut m’appeler pour un conseil, et je prends les rendez-vous moimême. Pour moi c’est important d’avoir un accès direct à son médecin traitant. C’est ainsi que je conçois la médecine de famille. » Installé au sein du cabinet médical de la rue des Châtaigniers, Vincent Avez reçoit du lundi au jeudi en continu, sur rendez-vous, et préfère être appelé le matin entre 8h et 10h afin d’organiser la journée. « Pour les travailleurs je m’arrange toujours pour recevoir en fin de journée, ou entre midi et 14h puisque je ne fais pas de pause. » Il pourra également faire des visites à domicile pour les personnes âgées en incapacité de se déplacer. Aurélie Bérard

Contact : 06 87 50 58 24

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr


ACTUALITÉ S A I N T - M A R T I N

D E

R É

La Fête du Coquillage, c’est bientôt!! A vos agendas, samedi 26 septembre, le port de Saint-Martin sera en fête… du coquillage. d’un ton cette année avec une « battle » annoncée à 20h des trois groupes musicaux invités du jour. Pendant que les convives dégusteront leurs coquillages sur les longues tables disséminées sur le port, l’ambiance sera plus calme avec les chants marins des Gaillards des Pertuis mais ne vous y trompez pas, la fête reprendra de plus belle avec DJ Chris, transformant une partie du port en piste de danse ! Rien à faire, la Fête du Coquillage, on l’aime et on ne s’en lasse pas. Parce qu’elle rassemble dans le plaisir du partage et signe la personnalité d’une Ile de Ré accueillante et fière de ses valeurs maritimes. Pauline Leriche Rouard

© CNM

A

près avoir célébré en 2025 les quinze ans d’existence d’un évènement dont le succès ne se dément pas, la Fête du Coquillage 2026 sera cette année l’occasion d’un autre anniversaire, celui des trente ans du Cercle Nautique Martinais (CNM), association porteuse et organisatrice de ce joyeux rassemblement autour des produis de la mer. Ça commence dès midi… Si pendant des années, la Fête du Coquillage ne débutait qu’en fin de journée, voilà déjà quelques saisons que pour satisfaire à la demande d’un public allant s’élargissant et (aussi) pour éviter les embouteillages aux caisses où retirer les tickets de dégustation, elle sonne l’appel de la convivialité dès l’heure du déjeuner avec au menu huîtres, frites et dessert, en profitant par ailleurs pour lancer la traditionnelle tombola, dont les résultats seront connus dans la soirée, le tout se déroulant dans une ambiance déjà festive puisque accompagnée de jeux et de musique, dont une déambulation des Fifres & Tambours d’Aunis et de Saintonge. Pour apothéose en soirée Après une pause en début d’après-midi, la réouverture des caisses et la reprise des animations lance un début de soirée mettant le port de Saint-Martin en liesse. Et ça fera du bruit avec la Batucada

Incontournable des Fêtes du Coquillage, la Batucada rochelaise met toujours le feu sur le port.

Batala de La Rochelle toujours fidèle au rendez-vous, complétée de réjouissante

manière par les cornemuses du PipeBand de Bordeaux, pour hausser encore

Bon anniversaire au Cercle Nautique Martinais ! A l’origine baptisée UPSM (Usagers du Port de SaintMartin), l’association nautique est fondée en 1996 par Tonia de Turckheim, que personne n’a oubliée à SaintMartin. Cultivant déjà le sens du collectif et l’esprit de partage festif, elle connaît rapidement un succès qui ne fera que se renforcer au fil du temps, grâce au dynamisme de ses présidents successifs, dont Guy Mallet, figure martinaise incontournable qui, non seulement en amé-

Fête du Coquillage Samedi 26 septembre De 12h à minuit sur le port de Saint-Martin - Entrée libre

liore la structure mais aussi innove, la Fête du Coquillage devenant un véritable fleuron. Après une relève efficace prise par Philippe Carruel, c’est au tour de Gérard Roubinet aujourd’hui de diriger une association très appréciée et riche de son expérience, de ses adhérents et d’une équipe très active. Vous voulez leur faire un cadeau ? Passez donc à la boutique qui sera installée sur le port pour découvrir la ligne de produits dérivés que le CNM a lancé pour son trentième anniversaire !

S O L I D A R I T É

Honneur à la SNSM Année après année, la solidarité et l’amitié portées aux sauveteurs bénévoles de la SNSM-Ile de Ré ne se démentent pas (même lorsqu’il s’agit d’aller jusqu’au village des Portes). © PLR

« Être sauveteur en mer exige des qualités exceptionnelles », dira simplement Peggy Luton, évoquant sa lecture du livre de Denis Chatin Mer des Hommes. « Les élus parlent comme s’ils étaient à l’origine de tout alors qu’ils n’ont rien fait », sourit Jean Paul Héraudeau avec humour, remerciant particulièrement l’association Un Bateau pour Ré pour son engagement auprès des personnes en situation de handicap. Quant à Jean Bernard, représentant la députée excusée Sabine Gervais, il évoque la proposition de loi en cours d’examen et initiée suite au drame des Sables d’Olonne en 2021, une loi ayant entre autres pour objectif de renforcer la protection juridique des sauveteurs bénévoles.

Complicité et solidarité unissent la SNSM et les associations nautiques représentées sur la photo par leurs présidents respectifs.

N

aviguant volontairement de salle en salle (plutôt sur le sud de l’île reconnaissons-le), la soirée traditionnelle dédiée à la SNSM a réuni cent trente personnes le jeudi 3 septembre, et pour la première fois, dans la salle des Marais de la Prée à l’invitation de l’Union rétaise des clubs et associations nautiques (URCAN). Hommage des élus Le président de la CdC, Jean Paul Héraudeau, les conseillers départementaux Véronique Richez-Lerouge et Patrice Raffarin, le 1er adjoint des Portes, Patrick

Bouraine (représentant le maire Alain Pochon empêché), mais aussi la maire de La Couarde, Peggy Luton, et son conseiller délégué au littoral, Thierry Delavaud, avaient fait eux-aussi le déplacement. « Ce soir c’est la soirée à ne pas louper », affirme Patrice Raffarin prenant la parole en tant que maire de Rivedoux et heureux d’annoncer que le dossier du port de sa commune avance, avant de souligner que « c’est la SNSM qui relie les villages » et de demander que le volet maritime soit à l’ordre du jour de la révision du PLUi, proposition reçue très favorablement par le président de l’URCAN, Régis Baudonnière.

Un soutien financier important Si le chèque remis par Régis Baudonnière à Denis Chatin n’atteint pas cette année le record de 2025 (18 K€), il reste plus élevé que les années antérieures avec un montant de 16,5 K€, le président de l’URCAN précisant comme toujours qu’en sont exclus les dons individuels. Toujours

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

reconnaissant du soutien apporté à la station, Denis Chatin précisera peu après que cette somme contribuera au financement des formations de son équipe, dont le montant assez élevé est d’autant moins facile à assumer lorsque le prix de gasoil s’envole. Moins d’interventions C’est le constat de Denis Chatin, présentant comme le veut l’usage un rapide bilan de saison. « Il y a eu beaucoup moins d’activité sur les Pertuis », souligne-t-il, évoquant trente-quatre interventions à date, soit deux fois moins qu’en 2025. Une baisse qu’il explique par moins de vent, mettant souvent les plaisanciers en situation dangereuse, mais aussi tout simplement moins de navigation. Les canicules y sont-elles pour quelque chose ? Peut-être mais aussi le coût du carburant, incitant sans doute à moins d’échappées maritimes, et le travail de prévention finissant lui aussi par porter ses fruits. Rien de très grave et c’est tant mieux, même si Denis Chatin rappelle qu’il n’y a pas de « petit sauvetage », avant de saluer l’engagement de son équipe « formidable », dont il s’avoue très fier. Le reste de la soirée se déroulera comme toujours dans la bonne humeur et le plaisir d’un dîner partagé, Denis Chatin étant par ailleurs très sollicité pour dédicacer son livre, à recommander à tous ceux prenant ou souhaitant prendre la mer. Pauline Leriche Rouard

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

9


ACTUALITÉ C O N S E I L

M U N I C I PA L

-

S A I N T E - M A R I E - D E - R É

Les élus musclent leur politique du logement à l’année Création de deux commissions, surtaxation des logements vacants, taxe d’habitation, modifications des ressources humaines!: vendredi 11 septembre, le conseil municipal a déroulé un ordre du jour conséquent. © Julie Pertriaux

pourra intervenir ou bien la taxe est payée dans l’indifférence générale. » Elle représenterait une somme de « 154 K€ si tout le monde est taxé sans réagir » contre « 82 K€ perçus par l’Etat ». Voté à l’unanimité. Taxe d’habitation : une promesse de campagne

Alors que le quartier du Fougerou a été inauguré avant la saison estivale, la municipalité souhaite continuer à activer différents leviers en faveur du logement à l’année.

C

hacune des actions que l’on pourra aligner les unes après les autres seront de nature à ce que, sur la durée du mandat, on retrouve un peu d’air sur le logement à l’année », cadre Jean-Luc Castelein, 2 e adjoint chargé des finances, lors du conseil municipal de vendredi 11 septembre. A ce titre, le conseil municipal a voté plusieurs délibérations.

« Je me réjouis d’une commission logement » La première mesure consiste en la création d’une commission Habitat logement, pour répondre à « une priorité politique forte de notre mandat. » « Le développement du logement à l’année est une condition indispensable pour maintenir une commune vivante à l’année, accueillir des familles, permettre aux jeunes et aux actifs de rester sur notre territoire et assurer le fonctionnement durable de nos écoles, de nos commerces, de nos associations et de nos services publics ». « Je m’en réjouis », salue Jean-Luc Humbert, de la liste Ambition Sainte-Marie, alors qu’il avait, au printemps, demandé explicitement la création d’une commission dédiée au sujet. S’il rappelle que la question de l’habitat relève aussi de la Communauté de Communes, il souligne « un courage politique » sur « un sujet d’envergure ». En parallèle, il est proposé la création d’une commission Séniors afin « de porter une attention particulière au vieillissement de la population, au maintien à domicile, à la lutte contre l’isolement, l’accès aux services et à la qualité de vie des aînés ». La création de ces deux commissions s’intègre dans une seule et même

délibération, comprenant aussi la recomposition des commissions établies lors du conseil municipal du 28 avril et depuis lequel deux conseillères de la majorité ont démissionné. Voté à l’unanimité. Lutter contre les logements vacants La deuxième mesure concerne la taxe sur la vacance des locaux d’habitation. « La loi de finances pour 2026 transfère à la commune la taxe sur la vacance des locaux d’habitation. Sainte-Marie-de-Ré étant située en zone tendue, la taxe sur la vacance des locaux d’habitation s’appliquera de plein droit à compter des impositions établies de l’année 2027 », détaille le maire Franck Mussillier. « La loi prévoit un taux de 17 % pour la première année puis 34 % à partir la deuxième année. Néanmoins, elle permet aux communes qui le souhaitent de renforcer cette taxation et de porter ces taux et les porter à 30 % pour la première année et 60 % à partir de la deuxième année. » Ce que propose le maire. « Notre objectif est d’utiliser tous les leviers dont nous disposons pour favoriser le logement à l’année, inciter à la remise sur le marché des logements vacants et développer l’offre de résidence principale à Sainte-Marie-de-Ré. » Si Philippe Laulanet, du groupe Ambition Sainte-Marie, fait remarquer qu’il existe « très peu de logements vacants sur la commune », Jean-Luc Castelein estime, après examen de la liste fournie par la DGFIP, « entre quarante et cinquante adresses qui pourraient faire l’objet de ce genre de taxation ». « Les taux actuellement appliqués par l’Etat sont inopérants. Il faut créer un choc : ou bien le propriétaire réagit, s’identifie et dans ce cas la commission logement

La troisième mesure, au sujet de la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, se rapporte à « un engagement de campagne », rappelle le maire. En l’occurrence, le passage de 60 % à 50 % du taux de majoration. « Le dossier a été étudié lors de la commission finances du 31 août. » « Nous ne voulons pas entretenir une opposition entre résidents permanents et résidents secondaires. Nous devons travailler à développer le logement à l’année mais sans désigner une catégorie de propriétaires comme responsable à elle seule d’une situation qui découle de nombreux facteurs. » Concrètement, les recettes de la surtaxe pour la commune passeront « de 336 K€ à 280 K€ », chiffre Jean-Luc Castelein, 2e adjoint chargé des finances. Dans l’opposition, Philippe Laulanet exprime qu’il ne pourra « pas voter pour », souhaitant rester fidèle à son choix de 2023, quand l’ancienne équipe municipale avait acté une surtaxe de 60 %. De son côté, Didier Guyon, de la liste Autrement Sainte-Marie, regrette une mesure « insuffisante » et plaide pour abaisser le taux à « 30 % ou 40 %. Ce serait un geste plus important. Parmi les résidents secondaires, il n’y a pas que des gens fortunés. » « La politique du logement est fondée sur une distinction claire », reprend Franck Mussillier. « D’un côté, nous renforçons notre action contre la vacance durable et de l’autre, nous maintenons une contribution majorée sur les résidences secondaires. » La délibération a été approuvée moins deux votes contre. Le nouveau taux prendra effet à compter du 1er janvier 2027. Un nouvel interlocuteur pour les parents Plusieurs points à l’ordre du jour ont concerné les ressources humaines. D’abord, la création d’un poste d’électricien, dédié à l’entretien, la maintenance et la sécurité des bâtiments communaux.

Ensuite, la création d’un poste de directeur du pôle enfance jeunesse, en réponse à la demande de mise en disponibilité de la directrice ALSH (accueil de loisirs sans hébergement), dont le poste sera supprimé. « Nous souhaitons revoir l’organisation des services et des missions », conduisant à « une direction unique de l’ensemble des services municipaux qui interviennent auprès des enfants et des jeunes ». « Le futur directeur continuera à piloter l’ALSH et les activités périscolaires, et il assurera également la coordination de la restauration scolaire et l’encadrement des Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles). Il sera le premier interlocuteur des familles et des acteurs. » Voté à l’unanimité. Pour l’ensemble des délibérations RH, Didier Guyon met en garde sur le tableau des effectifs : si le maire garantit qu’il reste à 48 postes - création du poste d’électricien comprise -, l’élu d’opposition appelle à la vigilance dans les comptes, au regard des deux créations de postes déjà votées lors du conseil du 3 août et des effectifs antérieurs. « Nous ne voulons pas aller au-delà de 48 postes », conclut Franck Mussillier. Julie Pertriaux

Réouverture de la plage de la Salée L’information est tombée pendant le conseil municipal : la plage de la Salée est de nouveau accessible au public. Pour rappel, elle avait été fermée lundi 7 septembre, en raison de prélèvements non conformes à E. coli. « Nous avons des relevés hebdomadaires et ce n’est pas quelque chose de récurrent », rapporte Isabelle Chiarelli, 1 ère adjointe chargée de l’environnement. Selon l’élue, la cause pourrait venir « de déjections de la faune sauvage et d’animaux domestiques sur l’estran, qui remontent avec la marée ».

100 € pour la maladie de Charcot Le conseil a voté une subvention exceptionnelle de 100 € pour l’association Défi d’Elles et ainsi soutenir Aurélie Génin, Maritaise, dont le père est décédé de la maladie de Charcot, aussi appelée SLA. Elle participera, en janvier 2027, à un raid solidaire, destination Laponie. Ce défi sportif, au travers de Défi d’Elles, soutient l’ARSLA (association pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique).

Ré à la Hune est une publication gratuite éditée par Rhéa Marketing : 183 rue des Gros Peux 17940 Rivedoux-Plage / Tél. 05 46 00 09 19 / Mail : realahune@rheamarketing.fr. Ce journal vous est offert par les Annonceurs, nous les en remercions vivement. Il est mis à votre disposition par tous les commerçants et lieux qui le souhaitent, merci à eux. Directrice de la Publication : Nathalie Vauchez / Maquette : RC2C / Mise en page : Valérie Le Louer Rédaction, photos : Aurélie Bérard, Catherine Bréjat, Pauline Leriche Rouard, Julie Pertriaux, Eugénie Rambaud, Nathalie Vauchez, DR, sauf mention expresse / Dessin : Philippe Barussaud / Régie publicitaire : Rhéa Marketing : 05 46 00 09 19 - Frédéric Pallot-Dubois : 06 14 29 47 21 - Nathalie Vauchez : 06 71 42 87 88 rhea@rheamarketing.fr / Imprimeur : Imprimerie Rochelaise / N° ISSN : 2257-0721 - PEFC 10-31-1240

10

Dans une optique de dynamiser le village à l’année, Franck Mussillier anticipe de futures missions lors des manifestations organisées par la commune. Voté à l’unanimité.

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

Toute l’actualité de l’île de Ré sur www.realahune.fr Votre journal est imprimé sur du papier écologique sans chlore et issu de forêts gérées durablement, avec des encres végétales, les déchets sont recyclés. Le logo Imprim’Vert et la certification PEFC de notre imprimeur le garantissent. Écolo, le journal s’engage pour un avenir positif et durable sur notre île !

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr


ACTUALITÉ C É R É M O N I E

À

S A I N T E - M A R I E - D E - R É

Anciens sapeurs-pompiers de Paris : un réseau pour tous L’Amicale des Anciens Sapeurs-Pompiers de Paris de la Charente-Maritime a organisé une cérémonie d’hommage aux morts au feu, dimanche 1 3 septembre, à Sainte-Marie-de-Ré.

Prévenir les risques : « le devoir de tous » Au-delà du devoir de mémoire, Franck Mussillier, maire de la commune, rappelle : « Notre île est directement concernée par

C O O P É R A T I V E

les feux de forêt et de végétation ». Il plaide pour « une préparation collective », qui passe notamment par « le débroussaillement » afin que les chemins soient « praticables pour les secours ». « La prévention des risques est le devoir de tous », confirme Michel Siegler.

© Julie Pertriaux

M

ort au feu. » Vingt-huit noms de sapeurs-pompiers de Paris, « morts au feu » depuis la création de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) en 1967, sont égrenés, dimanche 13 septembre à la caserne de Sainte-Marie-de-Ré. Puis, les quatre noms des sapeurs-pompiers professionnels, civils, « morts en service commandé en 2026 », sont appelés. Un hommage organisé par l’Amicale des anciens sapeurs-pompiers de Paris de la Charente-Maritime, qui tenait sa 43e assemblée générale quelques heures auparavant. « C’est un moment solennel », cadre Michel Seigler, président de l’AASPP 17.

Lien intergénérationnel « L’Amicale est un réseau social et de solidarité dans le département, pour les anciens, les malades, les familles », poursuit Michel Siegler, qui compte une quarantaine d’adhérents en Charente-Maritime. Il valorise également un lien intergénérationnel avec les jeunes sapeurs-pompiers. « Avec Julien Manesse, président des JSP, nous sommes là pour transmettre les dossiers de ceux qui souhaitent intégrer la brigade. » Il poursuit : « Le corps de la BSPP, avec 8 500 effectifs, est le troisième au monde, derrière la Chine

U N I R É

A U

L’hommage rendu aux morts au feu, dimanche à Sainte-Marie, se déroule aussi « tous les lundis matin, dans les différents centres de secours de la brigade des sapeurs-pompiers », informe Michel Siegler.

(20 000) et New York (11 000) ». L’Amicale entretient aussi des liens avec l’Union départementale des sapeurs-pompiers de Charente-Maritime, pilotée par le commandant Jean Demailly, qui compte

« 3 400 adhérents » regroupant « les jeunes sapeurs-pompiers, les pompiers actifs civils professionnels et volontaires ainsi que les anciens ». Julie Pertriaux

B O I S - P L A G E - E N - R É

© Julie Pertriaux

Fête des vignes mitigée mais vendanges prometteuses

L

« Nous voulons garder un esprit familial pour la Fête des vignes », assurent les coopérateurs, qui réfléchissent à l’organisation de la 4e édition.

es vignerons de la coopérative Uniré ont organisé sa troisième édition de la Fête des vignes, samedi 12 août,

au Bois-Plage-en-Ré. Lancer de ceps, foodtrucks, jeux en bois pour enfants ou encore exposition de matériels récents

et anciens étaient proposés au public. Sans oublier la dégustation des vendanges de l’année, déclinées en jus de raisin, bourru et vin blanc ou rouge, selon le cépage. « Le bourru est du jus de raisin fermenté pendant cinq jours, puis on bloque le process avec du froid. Ensuite, il se conserve à 0°C. Cela donne un alcool à 3,5 degrés », détaille Anthony Cordon. « La dégustation a eu un peu de succès », apprécie-t-il. Mais, avec 150 à 200 visiteurs sur l’ensemble de la journée, les organisateurs déplorent un manque de fréquentation. « Nous avons communiqué trop tard et c’est le week-end des grandes marées », justifient-ils.

Bilan de vendanges : positif La Fête des vignes était l’occasion de faire le bilan des vendanges, qui se sont achevées mardi 8 septembre : « Nous sommes très contents du résultat aussi bien sur le plan de la qualité que de la quantité. », assure Etienne Blanchon, directeur technique à la coopérative. Et ce malgré la chaleur : « La vigne a été stressée jusqu’au bout, nous avions peur qu’elle se mette en arrêt. Mais la récolte est dense, solaire avec de la fraîcheur. C’est très prometteur. » Seuls les cépages de Cabernet franc et Cabernet sauvignon « traînent un peu la patte », mais « les quelques pluies fin août début septembre les ont fait repartir ». Julie Pertriaux

PUBLI-RÉDACTIONNEL

A

LE JARDIN DU CHABOT nciennement « Le chat botté », puis « La villa », cette institution rétaise bientôt centenaire rayonne à nouveau sous l’enseigne « Le jardin du Chabot ».

Aux commandes d’une cuisine gastronomique depuis le mois d’avril dernier, le nouveau chef Thierry Brenuchot vous propose une carte courte pensée autour de

produits frais, locaux et de saison. Un lieu agréable et élégant conçu pour vivre un instant gourmand au rythme de l’île.

T OUVNENRÉE À L’A

Restaurant Le Jardin du Chabot BAR À COCKTAILS

20 rue de la Mairie 17590 Saint-Clément-des-Baleines 05 46 09 56 04 Ouvert du mercredi au samedi, midi et soir, et uniquement le midi le dimanche.

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

11


ACTUALITÉ F E S T I V A L

Î L E

D E

R É

Voyage en mythologie avec L’Écume des Contes

2ème édition pour le Festival initié en 202 5 par le Collectif des Bibliothèques de l’île de Ré avec le soutien de la Communauté de Communes. humain est aussi prisonnier de ses propres contradictions. A-t-il changé ? Pas sûr puisque peur, désir, ambition, liberté, refus des limites, guerre, amour, pouvoir et quête du bonheur sont inhérents à sa condition. La mythologie a créé de grandes figures symboliques qui ont traversé les siècles à travers littérature, philosophie, art et jusqu’à notre vocabulaire, et si les dieux grecs sont depuis longtemps tombés de l’Olympe, les mythes et récits qui leur sont liés sont les premiers contes de l’humanité et le socle ancien de nos cultures.

La mythologie, une vieille histoire ? Dans notre monde arrivé à un haut niveau de technologie et de connaissance, la mythologie pourrait paraître largement dépassée. Et pourtant… En cherchant à répondre à ce qu’ils ne peuvent expliquer par l’intermédiaire d’un panthéon de dieux responsables des tempêtes, guerres et autres désordres, les Grecs créent une sorte de vocabulaire universel et éternel. Car les dieux de l’Olympe, certes immortels, sont habités de passions humaines, désirs, vengeance, amour, jalousie ou trahison. Des dieux imparfaits pour des hommes imparfaits, confrontés à leur destin. S’appropriant les dieux grecs qu’ils rebaptisent, les Romains les font évoluer pour répondre à leur propre récit, avec une connotation plus politique puisqu’il s’agit aussi de légitimer l’organisation sociale de la toute puissante Rome.

Spécialiste du domaine, l’enseignante et chercheuse Nathalie Dufayet nous fera voir comment les mythes ont survécu dans la littérature et la comédienne Solveig Maupu nous ramènera aux origines du monde avec poésie. Un pas de côté c’est permis et ce sera avec des Soeurcières, embarquant le public dans une balade contée en pleine nature (lire pages 18 et 19). Pour conclure enfin, des contes et encore des contes antiques avec Bruno Soulet de la Cie Coyote Minute.

DR

N

é de la volonté des bibliothèques de faire œuvre commune, avec l’accompagnement et le soutien de la Communauté de Communes, le Festival L’Écume des Contes a choisi cette année d’entraîner tous les publics (sans exception) dans l’univers éternel de la mythologie grecque et romaine, dont les récits se révèlent encore aujourd’hui d’une étonnante modernité.

La mythologie pour tous et partout Conformément à son ambition, le Festival L’Écume des Contes s’adresse à tous les publics. Il n’oubliera donc pas les élèves de nos écoles au fil de nombreuses séances de contes, mais se déploiera aussi sur tout le territoire, en spectacles portés par des artistes ayant trouvé dans la mythologie matière à leurs propres

créations, appropriation et transmission étant les valeurs cardinales de l’oralité. Frida Morrone, conteuse, comédienne et autrice nous entraînera dans les grands récits fondateurs de l’Iliade et l’Odyssée tandis que la conteuse Corinne Duchêne revisitera la mythologie avec humour.

Inépuisable par sa richesse, soulevant des questions fondamentales sans délivrer de morale tranchée entre bien et mal, la mythologie met en scène l’être humain tel qu’il est, créature complexe dans un monde qui ne l’est pas moins, responsable de sa destinée mais aussi livré à des forces qui le dépassent. Icare, Narcisse ou Prométhée sont encore parmi nous… Pauline Leriche Rouard

Festival L’Écume des Contes - Du 29 septembre au 3 octobre 2026 en littérature, conférence de Nathalie Dufayet - Adultes. Mardi 29 septembre à 18h30 à Rivedoux : Souhaite que long soit le chemin pour Ithaque par Frida Morrone Vendredi 2 octobre à 19h à La Couarde - Coup de lune, Tout public dès 8 ans. balade contée par les conteuses Justine Devin, Marie-Ange FreyMercredi 30 septembre à 10h30 à Sainte-Marie - La Mythe au Logis par Corinne Duchêne - Tout public dès 6 ans.

Mercredi 30 septembre à 16h30 à La Flotte - La pomme d’or et le cheval de bois, ou la guerre de Troie par Frida Morrone - Ados, Adultes.

Une mémoire de l’humanité Grecs et Romains partagent la même conviction : libre de ses choix, l’être

Jeudi 1er octobre à 19h à Saint-Martin - Les grands mythes

Laure Huselstein et Christine Merville - Tout public dès 10 ans.

Samedi 3 octobre à 10h30 à Loix - T’es Mytho ou quoi ? par Solveig Maupu - Tout public dès 6 ans. Samedi 3 octobre à 16h30 à Ars - Les Contes de Démosthène par Bruno Soulet de la Cie Coyote Minute - Tout public dès 6 ans.

A M É N A G E M E N T

D

ans le cadre des travaux du parking de la gare de péage du pont de Ré, depuis le 14 septembre, le stationnement est limité aux abords du bâtiment d’accueil de la gare, pour une période de cinq mois.

T2 T2 T2 T2

T2

T2

T2 T2 T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

Place Gare réservée de Péage

T2

T2 T2 T2 T2

Place Gare réservée de Péage

T2

T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2 T2

T2 T2

T2 T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2 T2

T2 T2

T2 T2 T2

T2 T2 T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2 T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2 T2 T2 T2

T2 T2 T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2 T2 T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

NS

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2 T2 T2 T2 T2

T2 T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

BARRIERE

T2

T2

T2

Place réservée +2m Véhicule de hauteur

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

Place réservée +2m Véhicule de hauteur

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

AISO LIVR

T2 T2 T2 T2 T2

Place réservée +2m Véhicule de hauteur

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2 T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

BARRIERE

T2

T2 T2 T2 T2 T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

Place réservée +2m Véhicule de hauteur

T2

T2

T2

T2

Place réservée +2m Véhicule de hauteur

T2

T2

Caméra

T2

T2

T2 T2 T2 T2 T2

T2

T2 T2

T2 T2 T2

T2

T2

Place réservée +2m Véhicule de hauteur

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

Caméra T2

Place réservée +2m Véhicule de hauteur

T2 T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2 T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

MOTOS

T2

T2 T2

T2 T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2 T2

T2 T2

T2 T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2 T2

T2 T2

T2

T2 T2

T2 T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2 T2

T2 T2 T2

T2

T2 T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2 T2 T2 T2

T2

T2

T2 T2 T2

T2 T2

T2

T2 T2 T2

T2 T2 T2

T2

T2 T2

T2 T2

T2

T2 T2

T2

T2 T2

T2 T2 T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

Caméra

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2 T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2 T2

T2 T2

T2 T2 T2

T2 T2 T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2

T2 T2 T2

T2 T2

T2 T2

T2 T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2 T2

T2

T2

T2

T2 T2

© 2026 Microsoft Corporation © Maxar ©CNES (2026) Distribution Airbus DS © 2026 TMAP MOBILITY Earthstar Geographics SIO © Mapbox

Jusqu’à la mi-février 2027, le stationnement sera limité aux abords de l’accueil de la gare de péage du pont de Ré.

C O L L É G I E N S

E T

En effet, ce sera la durée des travaux concernant les parkings situés du côté du bâtiment d’accueil du péage. Ceux-ci se font dans le cadre du réaménagement et de l’embellissement des

espaces situés de part et d’autre de la gare de péage du pont de Ré (troisième et dernière phase). Pendant cette période, seuls les usagers se rendant aux points de vente ou à l’accueil pourront stationner sur un parking dédié, dans la limite de 30 minutes. Le parking de covoiturage sera transféré sur le site du Parking + relais (bus et navette) du Belvédère. Pour rappel, un parking gratuit de 645 places a été entièrement réaménagé sur le site du Belvédère. CP

LY C É E N S

APPM

Journée découverte de l’aéronautique

12

l’aéroclub ; Jeu-concours avec vols découverte à gagner.

Au programme : Rencontres avec des professionnels de l’aéronautique (métiers, formations, opportunités) ; Découverte des activités aéronautiques proposées par

Une quinzaine de stands seront tenus par différents acteurs professionnels des secteurs aéronautiques : les 3 armées, la protection civile, les industriels rochefortais

L’objectif est de sensibiliser les jeunes aux nombreuses carrières possibles dans le secteur aéronautique et de leur permettre de rencontrer celles et ceux qui en sont les acteurs.

Aéronautique

Pourquoi Pas Moi

(peinture, sièges d’avions de ligne), pilotes de lignes ayant commencé à voler au sein de l’aéroclub, pompiers, etc., sans oublier celui de l’aéroclub pour le brevet d’initiation aéronautique et les licences de pilote privé. Les jeunes qui s’inscrivent sur le site du CRA (https://cra10.fr/les-jeunes ) se verront remettre un QCM pour participer au tirage au sort des vols découverte le matin et l’après-midi. CP

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

L’aéronautique vous fait gagner

un vol découverte !

3 Octobre 2026 www.cra10.fr/les-jeunes

JMT

L

’Aéroclub de La Rochelle, en partenariat avec le CRA 10 (Comité Régional Nouvelle-Aquitaine de la FFA – Fédération Française Aéronautique), organise le samedi 3 octobre 2026 la deuxième édition de la journée découverte de l’aéronautique, destinée aux collégiens et lycéens.

DR

© Département Charente-Maritime

Le parking de la gare de péage du Pont en travaux

JEUNES de 13 à 21ans, inscriptions à partir du 1er septembre

Rendez-vous à l’Aéroclub de La Rochelle 05 46 42 54 74

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr


ACTUALITÉ A É R O P O R T

D E

L A

R O C H E L L E - I L E

D E

R É

Un record de trafic estival pour l’aéroport

Avec 109 608 passagers accueillis en juillet et août 2026, l’aéroport de La Rochelle-Île de Ré enregistre une progression de + 7,6 % par rapport à l’été 202 5 et dépasse son précédent record estival, établi en 202 4 avec 10 5 6 33 passagers.

© Nathalie Vauchez

Comme tous les ans, une nouvelle enquête auprès des passagers est actuellement menée afin de mieux connaître leur profil, leur origine, leurs motivations de voyage et leurs retombées pour le territoire. L’étude précédente avait estimé à 48 millions d’euros les dépenses de séjour des visiteurs ayant voyagé via l’aéroport de La Rochelle - Île de Ré en 2025. Un trafic annuel qui devrait se rapprocher du record de 2025 À fin août 2026, l’aéroport a accueilli 222 785 passagers, soit une baisse de 2,1 % par rapport à la même période en 2025.

B

L’île de Ré bénéficie largement des retombées du trafic aérien de l’aéroport La Rochelle-Île de Ré. La fréquentation des anglophones a été très soutenue cet été.

ertrand Ayral, président du Syndicat mixte des aéroports de La Rochelle - Ile de Ré et Rochefort - CharenteMaritime, se réjouit de cette saison estivale : « Ce nouveau record de fréquentation estivale est une très bonne nouvelle pour l’aéroport et pour le territoire. Il confirme l’attractivité de La Rochelle et de la Charente-Maritime auprès d’une clientèle française et internationale, et la capacité des compagnies aériennes à développer leur offre lorsque la demande est au rendez-vous. L’aéroport joue ainsi pleinement son rôle de porte d’entrée du territoire, au bénéfice de son activité touristique et de son tissu économique. » Sur l’île de Ré la forte présence des étrangers entre juin et septembre a été remarquée par tous, d’autant plus qu’ils constituent souvent une clientèle intéressante pour les commerçants et professionnels du tourisme. Un fort taux de remplissage Avec 54 593 passagers en juillet (+10,2 %) et 55 017 en août (+5,2 %), l’aéroport de La Rochelle - Île de Ré réalise son meilleur été. Ce résultat est d’autant plus remarquable que les douze lignes proposées en 2026 étaient déjà au programme en 2025. Les

compagnies aériennes ont renforcé leur offre cet été et la demande a été au rendez-vous, avec un taux de remplissage moyen de 88,6 % sur les mois de juillet et août. Trois lignes se distinguent particulièrement avec des taux de remplissage supérieurs à 90 % : Marseille (95,0 %), Dublin (92,4 %) et Genève (91,4 %). Une clientèle largement internationale L’été 2026 confirme également la forte dimension internationale de l’aéroport. 81 % des passagers de juillet et août ont voyagé sur une liaison internationale. Le Royaume-Uni constitue le premier marché, avec 39,5 % du trafic estival, devant l’Irlande (17,3 %), la Belgique (8,3 %), le Portugal (5,6 %), la Suisse (5,3 %) et le Maroc (5,0 %). Les lignes intérieures représentent 18,1 % du trafic.

Cette évolution s’explique principalement par la réduction de la période d’exploitation de la ligne de Porto, qui n’est proposée que sur quatre mois en 2026 (juin à septembre), contre dix mois en 2025 (janvier à novembre). Cette réduction résulte d’une décision de Ryanair, qui avait annoncé la suppression de 750 000 sièges sur son réseau français pour l’hiver 20252026, dans un contexte de triplement de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA). L’aéroport de La Rochelle - Île de Ré a ainsi vu son offre réduite sur une ligne pourtant particulièrement appréciée de la clientèle. Grâce aux très bons résultats enregistrés cet été, l’aéroport devrait toutefois se rapprocher de son record de trafic établi en 2025 (303 669 passagers). Le trafic annuel devrait également rester nettement supérieur à celui de 2019, année de référence du secteur aérien avant la crise sanitaire. Une performance d’autant plus significative que, au niveau national, le trafic aérien devrait encore rester en 2026 inférieur à son niveau de 2019.

La forte fréquentation des lignes internationales témoigne de l’attractivité touristique de La Rochelle et de la Charente-Maritime auprès des clientèles étrangères. Cette fréquentation internationale contribue ainsi aux retombées économiques générées par l’activité touristique sur le territoire.

300 emplois en haute saison L’activité de l’aéroport représente également un enjeu important pour l’emploi local, avec une progression significative du nombre d’emplois sur le site ces dernières années. En haute saison, 300 personnes travaillent sur la plateforme, dont 115 dans les différents métiers liés au trafic commercial et à l’accueil des passagers (exploitation, sécurité, avitaillement, maintenance, assistance en escale, sûreté, commerces, propreté et contrôle aérien). De nouvelles perspectives pour 2027 Après un été record, l’aéroport prépare déjà la prochaine saison estivale. Comme Ré à la Hune l’annonçait au printemps dernier, deux nouvelles liaisons vers le Royaume-Uni seront proposées à partir de mai 2027 avec Jet2 : Birmingham et Manchester, venant renforcer la desserte britannique et l’offre internationale de l’aéroport. Le Syndicat Mixte poursuit par ailleurs ses prospections auprès des compagnies aériennes afin de développer de nouvelles liaisons intérieures et internationales. Pour la saison hiver 2026-2027, le programme prévisionnel reste proche de celui de l’hiver précédent, avec trois destinations desservies : Marseille (Ryanair) : 2 rotations par semaine ; Marrakech (Ryanair) : 2 rotations par semaine ; Lyon (easyJet) : 2 rotations par semaine, les lundis et vendredis, avec des vols supplémentaires les mercredis pendant les vacances scolaires CP et NV

Classement des lignes en nombre de passagers transportés Juillet - Août 2026 Londres-Gatwick ...16 927 passagers

Cork .................. 6 357 passagers

Londres-Stansted ..15 290 passagers

Porto ................. 6 098 passagers

Dublin ..................12 656 passagers

Manchester ....... 5 792 passagers

Marseille ..............12 206 passagers

Genève .............. 5 767 passagers

Bruxelles-Charleroi ..9 105 passagers

Marrakech ......... 5 441 passagers

Lyon .......................7 634 passagers

Bristol ................ 5 300 passagers

SOCIÉTÉ MULTI SERVICES

Asinerie-Savonnerie L’âne en culotte ® Venez découvrir notre élevage de Baudets du Poitou et la fabrication de notre savon artisanal, doux et naturel.

Photos : Pascal Richard

sur l’île de Ré DEPUIS 2019

www.ane-en-culotte.com 1597 route de Saint-Martin, D201E3 17580 Le Bois-Plage-en-Ré / 06 08 57 25 94 /anesdere

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

TOUS TRAVAUX

PORTES FENÊTRES BAIES VITRÉES VOLETS PORTAIL CLÔTURE TERRASSE ISOLATION PLOMBERIE ÉLECTRICITÉ PEINTURE CARRELAGE BÉTON VERNIS FAÏENCE

CONTACT

06 15 37 83 11

contactsms17590@gmail.com

assurance décennale travail soigné devis rapide gratuit visites réalisations

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

13


SPORTS À LA HUNE C O U R S E

À

P I E D

E T

N A T A T I O N

E N T R E

L O I X

E T

R I V E D O U X

Ré swim run, une épreuve sportive, ludique et familiale

Le Ré swim run a tenu ses promesses samedi 12 septembre. Sous le soleil, les 8 5 0 athlètes inscrits et les organisateurs tirent un bilan «!très positif!» de cette 8 e édition.

Des fidèles d’année en année Les 850 athlètes avaient le choix de s’inscrire entre trois épreuves de tailles différentes : le format L (25 km de course à pied, 5 km de natation) au départ de Loix, le M (13,5 km de course, 3,5 km de natation) au départ de Saint-Martin ou le S (6 km de course et 1,5 km de nage) au départ de La Flotte. Chaque format peut se courir en solo ou en duo mixte ou

non mixte. « Nous avons des concurrents de toute la France et même du Maroc et d’Irlande. » Cette année, « Fabien Besançon et Pierre Massonneau, deux athlètes qui viennent depuis sept éditions, remportent l’épreuve L. Ils finissent en tête quasiment à chaque fois », souligne encore Stéphanie Lelièvre. Ces deux vainqueurs, comme tous les « fidèles qui reviennent d’année en année », apprécient « le cadre magique qui les fait passer par la mer, la plage, les marais, la forêt et les villages rétais », note-t-elle.

© Image’in Perigny

N

otre baromètre, ce sont des athlètes heureux, avec le sourire et en bonne santé à l’issue de l’épreuve. L’édition est réussie », savoure Stéphanie Lelièvre, co-organisatrice du Ré swin run, dont la 8e édition s’est déroulée samedi 12 septembre, sous le soleil. Elle décrit une épreuve qui alterne course à pied et natation, à la fois « ludique, festive et familiale. L’arrivée, sur la plage de Rivedoux, est cocooning ».

Ne pas lésiner sur la sécurité L’organisation est adossée au club de triathlon de La Rochelle. « Nous avons une sécurité au max avec 70 personnes sur l’eau - bénévoles et professionnels confondus - et 150 signaleurs au sol. » L’épreuve mobilise « trois personnes à l’année, une équipe élargie de 25-30 personnes et, le jour J, un peu moins de 300 bénévoles ».

Fabien Besançon et Pierre Massonneau remportent l’épreuve L en duo, samedi 12 septembre.

Si chaque année la jauge d’inscrits « est atteinte de plus en plus vite », les organisateurs souhaitent garder un format à taille humaine. « Nous ne voulons pas devenir une grosse machine. » Stéphanie Lelièvre annonce d’ores et déjà « réfléchir

à la 9e édition, réserver les prestataires, etc. On m’a déjà demandé quand aura lieu la course l’an prochain ». Pour l’instant, la date n’est pas dévoilée. Julie Pertriaux

L E S - P O R T E S - E N - R É

Des activités physiques pour tous © Aurélie Bérard

Afin de développer l’offre sportive sur la commune, la mairie des Portes et le Tennis club du bout de l’île se sont alliés pour proposer des activités tout au long de l’année.

Ewan Fromentin encadrera toutes les activités, que ce soit le renforcement musculaire ou les sports de raquette.

L

e samedi 5 septembre, entre 10h et 13h, la salle des Marais de la Prée s’est transformée en club de sport. Le Tennis Club du Bout de l’île, plus connu sous le sigle de TCBI, organisait des portes-ouvertes afin de faire

C E V

B E A C H

V O L L E Y

connaître une nouvelle offre sportive qui sera dispensée à l’année, dans une salle des Marais de la Prée rénovée et pensée pour accueillir ce type d’activités avec notamment des marquages au sol pour les sports de raquette.

E U R O P E A N

C U P

Répondre à la demande

Un éducateur qualifié

A 11 heures, le vice-président du TCBI dénombrait déjà une quarantaine d’inscriptions, les futurs sportifs venant des Portes bien sûr, mais aussi de SaintClément-des-Baleines ou d’Ars-en-Ré. « Il y a une vraie demande », constate Etienne Rayton. « Il n’y a pas beaucoup d’associations sportives aux Portes, et la dynamisation du village passe par le sport aussi. Le maire nous a demandé un coup de pouce pour relancer certaines activités, comme le badminton qui existait auparavant dans le village. Nous allons donc proposer des activités sportives en complément du tennis et du paddle qui se déroulent au TCBI. » Pour cela, le club a obtenu une subvention de 10 K€ de la municipalité, nécessaire notamment pour l’acquisition de tout le matériel. Le TCBI s’est également assuré du concours d’Ewan Fromentin, éducateur sportif installé aux Portes.

Bien connu des Portingalais, le jeune homme est pompier volontaire mais aussi maître-nageur et a officié tout l’été sur la plage des enfants. Détenteur d’un diplôme d’étude universitaire en animation et gestion des activités physiques sportives ou culturelles, il va encadrer toutes ces nouvelles activités. « Je suis très heureux de pouvoir participer à ce projet », dit-il. « On a fait tout un travail en amont avec la mairie et le TCBI pour définir les activités sportives et les plages horaires afin de satisfaire le plus grand nombre. » Au programme donc, dès le 24 septembre : du baby gym pour les petits de 2 à 3 ans ; du badminton, du ping-pong et du pickleball pour les enfants ; et du renforcement musculaire et du cardio training step pour les adultes. Les cours se déroulent entre le mardi et le jeudi, dans la salle des Marais de la Prée. Aurélie Bérard

Plus d’infos et inscriptions auprès du TCBI au 05 46 29 60 38

2 0 2 6

Le Ré Beach Club accueille un tour qualificatif

D

équipes de l’Europe de l’Ouest s’affronteront sur l’île de Ré pour tenter de décrocher leur place pour les phases finales de cette Coupe d’Europe des Clubs.

Retenu en sa qualité de Champion d’Europe des Clubs 2025 (masculin) par la Confédération Européenne de Volleyball (CEV), le Ré Beach Club (Champion de France des Clubs double genre en 2026) organisera les tours qualificatifs de la poule A masculine et de la poule C féminine, dans lesquelles les deux collectifs du club sont engagés. Les meilleures

Les 12 matchs (6 matchs par poule) se tiendront samedi 26 et dimanche 27 septembre au Beach Stadium des Gollandières du Bois-Plage-en-Ré, à partir de 9h jusqu’à 18h. Les premiers de chaque poule seront qualifiés pour les phases finales de la compétition, ainsi que les meilleurs deuxièmes (du classement de l’année précédente). 8 clubs par genre accèderont ainsi aux phases finales de la CEV Beach Volley European Cup

ans le cadre Coupe d’Europe des Clubs de Beach Volley, le Ré Beach Club accueillera un tour qualificatif (féminin et masculin) sur l’île de Ré, les samedi 26 et dimanche 27 septembre.

14

2026, qui auront lieu à Alanya (Turquie) du 5 au 8 novembre prochain. Dans la poule C, l’équipe féminine du RBC rencontrera : Portrush Beach Volleyball Club (Ulster), Cardiff Beach Volleyball Club (Galles), CDV Braveheart Gran Canaria (Espagne). Dans la poule A, l’équipe masculine du RBC rencontrera : Fireball / Hybrid London Volleyball Club (Angleterre), Portrush Beach Volleyball Club (Ulster), Cardiff Beach Volleyball Club (Galles). Le collectif féminin du RBC sera composé de Faustine Blondeau, Joséphine

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

Candela, Saofé Duval, Marine Kinna, Marilu Pally, Ally Ozanne Pian, Romane Sobezalz et Pia Szewczyk. Le collectif masculin sera composé de Niels Philippe Daniel, Kéran Duval, Quentin Hypolyte, Jules M’Couela, Noubet Ngatoum, Timothée Platre, Pao Rigaud, Charly Samier et Enzo Tomietto. Au classement CEV, l’équipe masculine du Ré Beach Club est actuellement n°1, tandis que son équipe féminine est n°4. Le Beach Stadium et ses tribunes seront accessibles gratuitement au public durant ces deux jours. CP

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr


SPORTS À LA HUNE L O I X

E T

S A I N T E - M A R I E

D E

R É

Yoga de corps, de cœur et d’esprit Pour sa quatrième rentrée à Loix, Erika Joy poursuit son exploration exigeante d’un yoga qui s’adresse au corps et à l’esprit, en y mettant beaucoup de cœur. © Erika Joy

à de nouvelles formations et, ajoutet-elle, à l’assiduité de ses élèves « qui m’obligent à me dépasser pour évoluer ensemble », ses cours se sont enrichis progressivement de nouvelles propositions et d’une autre façon d’enseigner.

Elle reconnaît avoir été elle-même peu intéressée, au début, par la dimension « philosophique » du yoga. C’est en pratiquant la méditation une à deux heures par jour lors de sa formation initiale qu’elle découvre le lâcher-prise, et en perçoit tout le potentiel pour diminuer l’anxiété. La formation qu’elle suit en 2025 en yoga yin yang, associe par un travail sur les fascias relâchement physique et mental. Elle propose ainsi chaque samedi une heure de yoga yin, qui se caractérise par la lenteur et la tenue des postures sur de longues durées (jusqu’à cinq minutes). « En yin, on ne doit jamais forcer », aime-t-elle à répéter durant les séances. « On s’arrête juste avant sa limite, et on observe comment, par la respiration, on parvient à aller au-delà. C’est la détente qui fait le travail. »

« On ne s’autorise jamais à se poser. » En cette rentrée, Erika Joy reprend, à la suite de l’an passé, deux types de cours collectif : tout d’abord des séances En Yin Yoga, le travail de relâchement du corps est une hebdomadaires de “autorisation à se poser”. yoga vinyasa, tout en enue au yoga pour les besoins d’un mouvement, qu’elle encadre cependant corps blessé, que cette pratique d’exercices préalables de respiration et très complète a contribué à répad’une méditation finale, conçue comme rer, Erika s’est naturellement tournée, un moment d’intégration. « J’ai toujours beaucoup travaillé mes séances en dans son premier enseignement, vers un amont, et j’avais tendance à les rendre yoga physique consacré à la remise en très denses, à enchaîner les postures. J’ai forme. « J’ai eu envie de transmettre ce appris à prendre le temps. » que j’avais reçu », se souvient-elle. Grâce

La joie d’enseigner

V

O P E N

I N T E R N A T I O N A L

-

L A

Son public, mixte, « même si les hommes restent timides », va de 17 à 70 ans et plus. Certains sont présents toute

l’année, d’autres, résidents moins réguliers de l’île, profitent de leur séjour rétais pour s’offrir un temps pour eux. Le tarif, au trimestre ou à la séance, permet à chacun de s’y retrouver. Erika propose également des séances individuelles, adaptées à la personne, et des séances privées pour des groupes - amis, famille, entreprise. Enfin, formée au yoga « restore »1, elle accompagne aussi les personnes dans cette pratique très douce qui travaille en profondeur sur les blocages physiques et émotionnels. « C’est un immense plaisir d’enseigner », conclut-elle. « J’ai le sentiment d’avoir grandi avec mes élèves, et je leur en suis infiniment reconnaissante. » Les cours reprennent le 17 septembre au complexe sportif de Loix 2. Eugénie Rambaud 1 - En français, yoga restauratif ou réparateur. 2 - Erika Joy donne également des cours à Sainte-Marie de Ré, dans le cadre de l’association Les Chardons bleus.

Cours de yoga vinyasa le jeudi à 17h45 et le vendredi à 18h30. Cours de yin yoga le samedi à 10h. Séance individuelle à la demande. Pour plus de renseignements : 06 83 13 24 62 - www.erikajoy-yoga.com

C O U A R D E - S U R - M E R

«!Six tableaux du tournoi de paratennis complets!»

U

Place aux jeunes montants

Ji Zhenxu (CHN), vainqueur messieurs l’an passé et Luoyao Guo (CHN), vainqueure dames.

10 », apprécie Yann Maître.

avec son niveau. L’année dernière, une joueuse hollandaise l’a remporté pour son programme de développement du paratennis en Afrique et son marrainage de jeunes joueurs hollandais. Le prix est remis par Diane de Navacelle de Coubertin, descendante de Pierre de Coubertin. »

Le trophée de l’engagement revient en 2026 « avec notre partenaire Tilder, dont le dirigeant est un habitué de l’île de Ré. Le trophée récompense financièrement un joueur ou une joueuse pour son engagement dans la défense du paratennis. Cela n’a rien à voir

Comme chaque année, l’entrée est gratuite. « Les matches sont joués en continu, toute la journée. » Si « la fréquentation dépend des années », constate Yann Maître, il « espère qu’il y aura du monde pour venir soutenir des sportifs de haut niveau ». Julie Pertriaux

ÉDITION

LE JOU

MAG’

Le magazine annuel

ÎLE DE RÉ

Suivez toute l’actualité de l’île de Ré et communiquez dans :

2026

ÉDITION

2026

« Cette année, les joueurs du top 10 mondial ne seront pas présents car un tournoi de coupe du monde se déroule en ce moment aux Etats-Unis. C’est le hasard du calendrier. » Mais, point positif, « cela laisse de la place pour les jeunes qui se rapprochent du top

© DR - Toyota open international

ne vingtaine de nationalités ont rendez-vous sur les cours de tennis de La Couarde, du mardi 22 au samedi 26 septembre, pour le Toyota open international de l’île de Ré. Soit 24 messieurs, 16 dames, quel que soit le handicap, et 16 quads. « Cette dernière catégorie regroupe uniquement des sportifs tétraplégiques, dont très peu de femmes. Ce sont des formats prédéterminés par la fédération de tennis », rapporte Yann Maître, responsable de l’organisation du tournoi. En tout, six tableaux sont annoncés : trois tableaux simples (hommes, dames, quad) et trois tableaux mixtes (hommes, dames, quad).

© DR - Toyota open international

Le Toyota open international de l’île de Ré revient du 22 au 26 septembre, à La Couarde-sur-Mer. Il promet un plateau de sportifs de niveau mondial.

RNAL

RMATI

L’été indie

RÉTAISES

NATURE

ENTRE MARA UNE BALA IS ET FIER D’ARS , DE AU GRAN D AIR

Le journal d’information

D’INFO

A

PORTFOL IO

LUMIÈRES

PATRIMOI

NE

LA POINTE HAUT LIEU DES BALEINES, MARITIME DU PATRIMOINE RÉTAIS

VIVRE EN

17 SEPTE é d i t i o n d u MBRE 2026

RÉ

L’INSOLITE D’UN OUVR RÉVEIL AGE MILIT AIRE

LES GEN

LE SÉN

ÇA BUTIN

ON G R AT

AU DÉPAR

S D’ICI

UIT D E L’ Î

LE DE

Nathalie

T DE BORDE

RÉ

sont toujours plus nombreux vacances à sur notre territoire. venir en tèle particulièrem Une les professionn ent appréciable clienles commerçan els du tourismepour et pouvoir d’achat ts, au regard de son et parce apprécier tout ce qu’offre qu’elle sait Période de l’île de Ré. transition saison surchargée entre une haute le mois et un automne modération de septembre est à savourercalme, . sans

ÉGAL

DU 21 AU SUR VOL 28 NOVEMBRE 2026 DIRECT

AUX

05 46 00 09 19 rhea@rheamarketing.fr

- Le site - La newsletter

Vauchez

Réservez dès

maintenant

PLACE AUX VIGNERONSJEUNES 8 jours / 7 nuits Tout inclus à partir de

1167¤ TTC*

AGE IMMOBI NCE LIÈRE

TERROIR

SILENCE,

ART DE VIVR

n

près une haute saison Ré vit un caniculaire, bel été indien. l’île de Doit-on s’en les uns, qui réjouir ? les autres, peuvent en profiter. Oui, diront inquiète que le changemen Non, diront fortement. t climatique L’aéroport a connu un de fréquentati été record, phones sont on. Sans surprise, en termes en tête des les angloclientèles Comme on touristiques tout l’été a pu le constater . partout sur et encore en ce mois l’île, de septembre, durant les étrangers

E! 2 place de

E

4 bis, rue

Gustave Dechézeaux à La Flotte

05 46 09

16 20 agence@ revasion.c om www.reva sion.com

DU FIER

la Liberté

TRANSACT IONS IMMOBILIÈ - LES PORTE RES EN RÉ - 05

46 29 52

COULEURS NATURELLE ET LUMIÈRE S

par pers.

17

ÎLE DE RÉ

www.a gence

La page facebook

ReALaHune

@

ilederemag.fr

dufier.fr

GRATUIT 27/03/2026

10:03

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

15


L E S E S S E N T I E L L E S M A I S O N - V I V R E AU J A R D I N

A Ré Plomberie, une histoire de famille au service des projets de chacun

C

’est entourée de ses deux fils, Benjamin et Thibault, que Valérie fait vivre cette entreprise familiale, avec une envie simple : proposer à leurs clients un travail de qualité, mais surtout une relation de proximité et de confiance. Tous les trois interviennent dans différents domaines de l’habitat : plomberie, zinguerie, chauffage et climatisation. Mais leur rôle ne s’arrête pas là. Au fil des années, ils ont développé une véritable volonté d’accompagner leurs clients dans leurs projets de rénovation et d’aménagement. Car rénover une maison, transformer une salle de bains ou repenser un espace de vie peut vite devenir un projet important, avec de nombreuses questions et différents corps de métier à coordonner. C’est justement là que Valérie, Benjamin et Thibault souhaitent apporter leur expérience et leur aide.

Relation de proximité et de confiance avec Benjamin, Valérie et Thibault

De la réflexion autour du projet jusqu’à sa réalisation, ils peuvent accompagner leurs clients dans l’agencement et la rénovation de leur maison, notamment pour la création ou la transformation d’une salle de bains. Lorsque plusieurs artisans doivent intervenir, ils assurent également la coordination des travaux, afin de simplifier au maximum les

démarches et de permettre à leurs clients d’avancer sereinement. Ce qui leur tient particulièrement à cœur, c’est de prendre le temps d’écouter les envies, de comprendre les besoins et de conseiller au mieux, pour trouver des solutions adaptées à chaque maison et à chaque famille. Derrière l’entreprise, il y a donc trois personnes, mais surtout une équipe familiale soudée, qui partage les mêmes valeurs : le sérieux, le travail bien fait, la disponibilité et le respect du client. « Notre métier, ce n’est pas seulement d’installer, de réparer ou de rénover. C’est aussi d’être là pour nos clients, de les conseiller et de les accompagner pour que leur projet devienne réellement leur projet. » Avec Valérie, Benjamin et Thibault, les clients savent qu’ils peuvent compter sur une équipe à taille humaine, proche de ses clients et présente à chaque étape, pour faire de leurs idées une réalité.

Olivier Tradition, votre couvreur sur l’île de Ré

N

e vous trompez pas dans le choix de votre artisan. Faites confiance à un spécialiste implanté sur l’Île de Ré depuis plusieurs générations. Olivier Tradition met son savoir-faire au service de ses clients, aussi bien en neuf qu’en rénovation. Couverture, Zinguerie, Charpente et installation de fenêtres de toit Velux® : chaque chantier est réalisé dans le respect des règles de l’art et de l’architecture rétaise.

2 rue Gâte Grenier, 17590 Ars-en-Ré / 05 46 29 20 22 contact@olivier-tradition.fr / www.olivier-tradition.fr

16

une tuile, une couleur ou une finition mal choisie peut rompre l’harmonie d’une bâtisse. Leur priorité est donc de préserver l’identité architecturale de l’Île de Ré tout en répondant aux attentes actuelles de leurs clients.

Depuis le 1er janvier 2025, Nicolas Palvadeau et Jocelyn Guignard, neveux de Yannick Palvadeau, ont repris les rênes de l’entreprise familiale. L’ambition est claire : faire perdurer les traditions de la construction et de la rénovation rétaise, tout en apportant leur énergie et leur savoir-faire aux projets d’aujourd’hui. Ils poursuivent ainsi le travail engagé depuis plusieurs décennies, avec la même exigence de qualité et le même attachement au patrimoine de l’île.

Chez Olivier Tradition, l’accompagnement ne s’arrête pas au devis. De la première visite jusqu’à la réception des travaux, toutes les équipes restent à l’écoute de leurs clients, les conseillent à chaque étape et veillent au bon déroulement des chantiers. Cette proximité, cette disponibilité et cette exigence font partie de l’ADN de l’entreprise.

Comme avant eux, ils sélectionnent avec soin leurs matériaux auprès de fabricants reconnus afin de garantir leur qualité, leur durabilité et leur parfaite intégration aux constructions Rétaises. Chaque détail compte :

Notre meilleure publicité reste la satisfaction de nos clients, convaincus que la confiance se construit par la qualité du travail, le respect des engagements et la pérennité des réalisations.

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr


L E S E S S E N T I E L L E S M A I S O N - V I V R E AU J A R D I N G E S T I O N LO C AT I V E S U R M E S U R E • C O N CI E R G E R I E H ÔT E L I È R E

Propriétaires : valorisez votre villa avec Travel Paradise

S

contact@travelparadise.fr • +33 (0)1 87 20 29 50

pécialiste de la location saisonnière haut de gamme sur l’île de Ré, Travel Paradise accompagne les propriétaires qui souhaitent valoriser leur bien tout en s’affranchissant des contraintes liées à sa gestion. L’agence gère déjà plus de 30 propriétés. De l’accueil des voyageurs aux services de conciergerie, en passant par le linge et le ménage, chaque séjour bénéficie de prestations répondant aux standards de l’hôtellerie 5 étoiles. La force de Travel Paradise réside également

dans ses propres équipes techniques : jardiniers, piscinistes et techniciens multiservices interviennent directement pour assurer le suivi et l’entretien des propriétés. Une organisation qui permet réactivité et sérénité au moindre imprévu. Un accompagnement complet pour préserver votre villa, offrir une expérience irréprochable à vos locataires et optimiser vos revenus locatifs. Rejoignez la collection d’adresses exclusives Travel Paradise. 01 87 20 29 50 – www.travelparadise.fr

menuiserie charpente agencement CHARPENTE • MENUISERIE • ESCALIER CUISINE • DRESSING AGENCEMENT MOBILIER • TERRASSE • OSSATURES BOIS...

ZA. 30 route de la Prée 17590 ARS-EN-RÉ 05 46 29 46 51 www.latelierdumarais-iledere.com

SCIENCE

C O NF É R E N C E

Quand Nature et Science se rencontrent

A

ccueilli « avec grand plaisir » par le maire de Sainte-Marie, Franck Mussillier, et présenté - à titre personnel - par la conseillère départementale Véronique Richez-Lerouge, initiatrice de la conférence, Franck Zal, Docteur en biologie marine, a raconté le 25 août non pas une mais deux histoires : la sienne et celle d’un petit ver marin nommé arénicole. Il était une fois un ver marin Seuls de petits tortillons de sable, où il vit enfoui sur les plages de l’Atlantique, signalent sa présence. L’arénicole est un ver marin évoluant en conditions extrêmes puisque soumis au rythme incessant des marées, ce qui ne l’empêche pas d’atteindre l’âge canonique de quatre-cent-cinquante millions d’années ! Une petite merveille de la Nature, qui lui a donné une hémoglobine extracellulaire et donc dissoute dans son organisme, là où l’hémoglobine humaine est enfermée dans les globules rouges. Résultat : ce ver de quinze centimètres de long a la capacité de rester sans oxygène, en apnée, pendant plusieurs heures. C’est là que commence l’histoire de Franck Zal. Une aventure scientifique et entrepreneuriale Suivant sa passion de l’univers marin et

son admiration pour le Commandant Cousteau, Franck Zal devient Docteur en biologie marine, enseignant mais aussi chercheur au CNRS où il travaille sur les organismes marins vivant dans des conditions extrêmes. Et face à l’arénicole, il se pose une simple question : les étonnantes capacités de son hémoglobine extracellulaire ne pourraient-elles pas être utiles à l’Homme ? Récompensés par une médaille de bronze du CNRS en 2001, ses travaux le mènent néanmoins à quitter l’institution publique en 2007, pour fonder à Morlaix l’entreprise Hemarina, spécialisée dans le développement et la fabrication de substituts sanguins à partir du petit ver marin. Quelques années plus tard, il crée la première ferme aquacole d’élevage et de reproduction de l’arénicole à Noirmoutiers. Et n’en finit pas, depuis, de révolutionner la médecine. Des applications multiples « Il manque tous les ans cent millions de litres de sang, trois cent-cinquante mille personnes attendent d’être greffées et une amputation a lieu toutes les trente secondes », détaille Franck Zal, ajoutant à tous ces maux un dénominateur commun : l’oxygène. Et c’est là que sa technologie prend tout son sens. Par exemple et photos à l’appui, les organes à transplanter

peuvent être conservés plus longtemps avec l’utilisation d’hémoglobine en poudre, la cicatrisation suite à amputation ou lors de graves brûlures est accélérée et améliorée par un gel spécifique, d’autres applications étant en cours d’expérimentation.

© PLR

Un ver marin et une révolution médicale ont captivé le public de la conférence donnée par le biologiste Franck Zal.

Franck Zal (ici entouré de Véronique Richez-Lerouge et Alors bien sûr, de telles Franck Mussillier) a remporté en juillet à Berlin le Prix le titre découvertes n’entrent de l’Inventeur européen 2026. pas en application en quelques semaines dérange », explique-t-il sobrement avant et si Franck Zal développe aujourd’hui de souligner la nécessité de « changer de sa technologie dans plusieurs pays du disque dur », et faisant sienne la phrase monde, les choses ne vont pas forcédu grand Léonard de Vinci : “ Va prendre ment de soi, surtout en France où régletes leçons dans la nature, c’est là qu’est mentations et autorisations relèvent ton futur.” du parcours du combattant. « C’est Pauline Leriche Rouard une innovation de rupture alors on

Un livre pour tout comprendre Dans Un trésor sous le sable, publié en 2024 et co-écrit avec Elena Sender (biologiste et journaliste scientifique) et Robert Thibierge (réalisateur et producteur de documentaires), Franck Zal raconte l’histoire de l’arénicole et de ses fascinantes capacités mais également son parcours hors normes, parfois semé d’embûches. « Un livre accessible et passionnant qui se lit un peu comme un polar », souligne Véronique Richez-Lerouge.

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

17


ZAP’ARTS P R O G R A M M A T I O N

•

R É

D O M A I N E

C U L T U R E L

Une saison pour trouver « sa Maline de Proust » La Maline a présenté lundi 3 1 août sa programmation de spectacles pour la saison 2026-202 7 . Les équipes promettent une saison «!rythmée et percutante pour poursuivre l’élan de l’année dernière!». © Julie Pertriaux

« LE » grand moment des spectacles de cirque, prévient Alan Mollé, se joue avec la Cie Circus Baobab, qui représente Yongoyéli, samedi 12 décembre. Sur scène, 11 artistes assurent « un spectacle de cirque gigantesque », avec « beaucoup d’agrès », des parpaings, un mât chinois, ou encore une barre russe. La troupe guinéenne utilise toutes les dimensions de la scène et raconte « en musique permanente » la place des femmes dans la société ou comment leur force et leur courage les affranchissent de leurs obligations et mutilations.

A partir du mois de mai, tous les spectacles seront joués en extérieur, « car les gens n’ont pas envie d’être enfermés en salle », anticipe l’équipe de La Maline.

H

eureux » se disent Jean Paul Héraudeau et Pierre Bœuf, président et vice-président chargé de la culture à la Communauté de Communes de l’île de Ré. Lundi 31 août, avec l’équipe de La Maline, à La Couarde, l’heure était au bilan de la saison qui s’achève et à l’annonce de la programmation 2026-2027. « Dans l’ensemble, la saison qui se termine a été bonne : + 28 % d’entrées aux spectacles et + 41 % d’abonnements », félicite Jean Paul Héraudeau. « Nous comptons aussi + 31 % d’entrées au cinéma. Il a fait tellement beau que les gens sont venus profiter des salles climatisées. »

Nourrir un travail qui porte ses fruits

© Jean-François Soul

Cette nouvelle saison 2026-2027 s’intitule « La Maline de Proust », reprend Pierre Bœuf, en référence à la célèbre madeleine. L’idée : qu’un des spectacles de la programmation provoque une émotion chez les spectateurs, « quelque chose qui les marquera à vie, qui restera dans les mémoires comme un moment fort ». Pour atteindre son but, l’équipe de • Ré Domaine culturel annonce « trois résidences d’artistes ; 28 spectacles dont 11 à destination du jeune public ; 52 représentations dont 20 séances scolaires ; 11 spectacles hors les murs, dont un dans chaque commune de l’île ; 61 actions culturelles menées et 145 artistes accueillis sur le territoire », détaille Annabelle Bariteau, directrice. « Le nombre de spectacles est le même que les autres années. » D’un point de vue pratico-pratique, les spectacles de rue ainsi que les résidences et les représentations hors les murs facilitent « la conciliation de la double activité théâtre

et cinéma ». Une façon de « soutenir les créations sans rogner sur le cinéma ». Vu les chiffres, l’équipe est confortée dans sa ligne de conduite. « Nous sommes dans la continuité du travail que l’on mène, qui porte ses fruits et que l’on continue de nourrir », enchaîne Alan Mollé, responsable de la programmation. L’objectif de la scène « locale et rurale » est de « répondre à une commande publique et à toutes les appétences ». Alan Mollé promet de « surprendre sans brusquer » tout en allant « chercher la curiosité » du spectateur. La Maline annonce aussi insister cette saison sur les actions culturelles - « quasi systématiques » -, au cours desquelles un spectacle sera accompagné soit de la projection d’un film, d’un atelier d’échanges avec les équipes ou de tout autre moment qui permette de « poursuivre l’expérience ». Pour ne citer qu’une recette qui fonctionne et remise au goût de la saison, le partenariat avec le festival Ré Majeure. Cette année, Alan Mollé annonce le duo Lucienne Renaudin-Vary et Félicien Brut, à la trompette et l’accordéon, qui jouent vendredi 23 octobre The Perfect match. Un peu plus de cirque et d’arts de rue Cette saison, La Maline promet « un peu plus d’arts de rue » au programme. Pour preuve, le premier rendez-vous donné après l’étape de lancement de la saison est une balade spectaculaire samedi 19 septembre, à Rivedoux-Plage. Il combine une promenade « en tenue confortable » et deux spectacles : Stoïk, des arts de rue par la compagnie Les Güms, et 16, du théâtre de rue, par la compagnie Tétrofort.

Des coups de cœur et des têtes d’affiche Si Alan Mollé devait donner ses coups de cœur, le premier serait le spectacle de Jessé, intitulé Message personnel, jeudi 8 octobre. L’humoriste, découvert sur France Inter, y raconte son enfance, son rapport au géniteur ou encore son homosexualité. Côté théâtre, le programmateur penche pour L’Abolition des privilèges, joué salle des Paradis, à Sainte-Marie-de-Ré, vendredi 12 février, par la compagnie Le Royal Velours. Les spectateurs sont en cercle autour du comédien Maxime Pambet, qui plonge le public au cœur des Etats généraux de 1789. « Le jeu de circonstances questionne aussi sur notre époque et va au-delà des événements historiques de 1789 », promet Alan Mollé. Accolée à la représentation, La Maline organise une « soupe populaire » où « chacun apporte un légume, cuit pendant le spectacle et partagé à l’issue de la représentation ». « Il y aura aussi une représentation pour les 4e et 3e du collège de Saint-Martin. » En tête d’affiche musicale : Arthur H, mercredi 28 avril, « un monument de la chanson française. Nous avons la chance de le faire découvrir au public rétais dans une salle de 300 personnes, en comité

Pour le jeune public, un cap est franchi « Un cap est franchi pour le jeune public », assure Alan Mollé. Cette saison, pas moins de sept spectacles sont dédiés aux enfants. Au menu : du chant, des marionnettes, du mapping vidéo, du théâtre d’objets, du cirque, de la musique et des arts de rue. A cela s’ajoute le festival Les p’tits se réveillent, où « l’an dernier, nous avions accueilli 1 800 spectateurs », chiffre Mariana Le Goff, chargée de programmation jeune public. Cette saison, elle donne rendez-vous du samedi 6 au samedi 13 mars pour cinq spectacles qui font « fait la part belle à l’imaginaire » et à « un panel d’activités » qui placent l’enfant comme « artiste créateur ». « Mon coup de cœur va à Immobile et rebondi, par la compagnie Lamento », glisse le Alan Mollé, un spectacle mêlant danse et dessin, joué pendant le festival. Nouveauté : cinq parcours thématiques La salle culturelle couardaise propose cette saison cinq parcours thématiques, au sein desquels quatre ou cinq spectacles sont sélectionnés à un tarif préférentiel. Le principe : « faire confiance et se laisser guider », explique Annabelle Bariteau. Découverte en famille, dingue de théâtre, passion musique, humour et enfin dansez, cirquez sont les intitulés des différentes formules concoctées par les équipes de La Maline. Côté tarifs, La Maline prévient d’une « petite hausse » car certains prix « sont inchangés depuis 2019 et d’autres depuis 2022. Mais nous restons dans le cadre général de la région ». Julie Pertriaux

Contact et informations Pour connaître les actions culturelles associées aux spectacles, la programmation détaillée et réserver les billets, rendez-vous sur : www.lamaline.net ou au guichet de La Maline, 19 av. du Mail - 17670 La Couarde-sur-Mer 05 46 29 93 53 - Accueil public : tous les jours, de 14h à 22h

S P E C T A C L E

Un coup de Lune enchanté sur Ré Coup de Lune, un spectacle qui a déjà ravi des spectateurs puisque créé pour le 20 e anniversaire de l’association Conte Actes à La Rochelle en 202 5 , sera programmé pour la première fois cette année dans l’île de Ré à La Couarde, sur un terrain propice au merveilleux.

C 18

C’est également un spectacle de cirque qui clôture la saison. La compagnie La Contrebande présente Clan cabane, qui mêle cirque et trampoline à la plage de La Cible, à Saint-Martin-de-Ré, vendredi 25 juin. « Une proposition inédite. »

restreint ». Côté théâtre, Alan Mollé annonce, jeudi 1er avril, la pièce Du charbon dans les veines, de la compagnie Ki M’aime me suive, lauréate de cinq Molières en 2025. Elle aborde l’histoire des mineurs, la question des générations et de l’émancipation, le déterminisme social et un triangle amoureux sur fond d’orchestre municipal.

oup de Lune est une balade contée, theâtralisée jouée par quatre sorcières : Caramine,

Lily Ange, Mirobola et Jubilune qui se retrouvent pour préparer le grand rassemblement lunaire des soeurcières, car

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

il y a beaucoup de sororité dans cette (Lire la suite page 19)

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr


ZAP’ARTS affaire. La réunion est secrète, réservée à des initiés. Le spectacle a lieu à l’extérieur, en l’occurrence sur le sable des dunes de La Couarde. Les sorcières arrivent d’un peu partout atterrissant dans les arbres ou la mer voisine car il fait nuit et l’éclairage de la lune ne permet pas de garantir arrivée sécurisée. Chacune entraînera le spectateur dans son univers particulier. Lors du spectacle,

L A

M E R

le public découvrira les trésors portés par les sœurcières à travers leurs contes, tour à tour profonds, déjantés ou prosaïques, contemporains mais toujours connectés au mystère qui nous enveloppe. Un spectacle en déambulation qui révèle le milieu naturel. Une expérience nourrissante et jubilatoire, un coup de lune sur nos têtes enchantées ! Les sorcières, alias Marie-Ange Frey,

Christine Merville, Laure Huselstein et Justine Devin, viennent d’horizons différents mais éprouvent du plaisir à jouer ensemble de temps à autre. Durant cette soirée, telles les trois sorcières de Macbeth, elles feront cuire dans un grand chaudron

une soupe qui sera distribuée à tous les présents à la fin du spectacle et représentera symboliquement la signature du pacte entre le public et les sorcières. Catherine Bréjat

Elles vous attendront vendredi 2 octobre à 19h15 au parking Les Prises à La Couarde. Tout public à partir de 10 ans. Durée : 1h15. Cie Phœnixa : 07 44 77 31 04

É C R I T E

Théâtre!: la naissance d’un nouveau festival A travers le Festival Vagues Libres, La Mer écrite développe ses activités dans les communes du nord de l’île. © Frederic Lovino

Au final, ce festival dont Emmanuelle Béart est la marraine est basé sur des textes forts, des formes ultra-contemporaines comme les aime Marine de Missolz et qui, au travers des pièces présentées, aborde le mal-être contemporain et la solitude de l’individu. Toujours avec tendresse et autodérision.

M

Le couple de Blackout songs, succès du Festival d’Avignon 2026, en pleine bagarre alcoolisée.

arine de Missolz, qui cherche sans cesse à valoriser la création contemporaine et milite pour créer du lien et de l’échange entre les habitants, lance le week-end du 25 au 27 septembre un nouveau festival, qui couvrira Ars, Saint-Clément, Les Portes et La Couarde. Une dizaine de spectacles de théâtre... Le festival propose essentiellement du théâtre mais aussi, dans une moindre mesure, de la danse contemporaine. Une dizaine de spectacles est programmée parmi lesquels ceux qui suivent. Côté théâtre deux succès du Festival d’Avignon 2026 sont à l’affiche : Le projet Barthes, (metteur en scène Sylvain Maurice et l’acteur Vincent Dissez) dans lequel Roland Barthes, expliquant le processus d’écriture d’un roman, est amené à parler de lui-même et se dévoile avec fragilité et humour : une passionnante leçon de vie. Blackout songs, (metteur en scène Arnaud Anckaert) également plébiscité par Avignon, conte les ravages de l’alcool dans un couple encore amoureux. Humour, tendresse et violence dans une pièce qui traite de la difficulté de se séparer. I’m deranged, de Mina Kavani, fait également partie des spectacles phares de ce festival exigeant. Dans ce seul en scène bouleversant salué par les critiques, l’actrice iranienne contrainte à l’exil évoque la douleur du déracinement, la nostalgie d’une terre perdue et la nécessité de se réinventer. Une ode à la résilience et à l’espoir, un hymne à la vie et à la liberté affirmant la puissance de l’art face à l’oppression. Dans Scum manifesto, Laurent Sauvage visite avec humour le manifeste féministe radical de Valérie Solanas, écrit en 1967 aux Etats-Unis, qui proposait de renverser le gouvernement et de se débarrasser

Le pôle central du festival sera situé dans la salle des fêtes d’Ars ainsi que sur la placette Gisèle Casadesus à côté. Toutes les indications pratiques et les lieux où se jouera ce programme seront indiqués sur le site de la Mer écrite et à l’accueil du festival. Un parcours qui pourra se faire à vélo le long des pistes cyclables sera élaboré pour rejoindre les différents points de diffusion de ces pièces. Catherine Bréjat

Aller sur www.lamerecrite.com pour consulter la liste définitive des spectacles qui auront lieu durant le festival et pour les réservations de billets. La Mer écrite cherche des chambres dans le nord de l’île pour loger ses artistes. Contact : lamerécrite@gmail.com

définitivement du sexe masculin, considéré par l’autrice comme un accident biologique. Un combat qui la conduira quelques années plus tard en prison, après sa tentative d’assassinat d’Andy Warhol… Etre fou plutôt qu’à genoux : Gabriel Dufay, acteur, metteur en scène et grand lecteur de poésie se livre en compagnie d’un accordéoniste à une lecture des poèmes de Paul Valet. L’occasion de faire entendre ce médecin, résistant et poète dont la famille a été gazée à Auschwitz. La vie en rose (saumon) est un one-man show tragi-comique écrit à partir d’un fait divers. L’auteur Hervé Guilloteau s’empare du témoignage a la télévision d‘un homme, qui a tout perdu à la suite d’inondations pour en faire un portrait lucide, dont l’humour congédie la tentation de se résigner. Puis une lecture d’Ecce Homo, une biographie de Nietzsche à la fois humoristique et philosophique. ... mais aussi de danse contemporaine Concernant la danse, une conférencespectacle Je suis lent sera donnée par Loïc Touzé ancien danseur de la troupe de l’Opéra de Paris, issu de la danse classique mais s’en étant affranchi et désormais reconverti dans la danse contemporaine. La conférence sera agrémentée d’images d’archives, de passages dansés et d’anecdotes désopilantes. Salti, un spectacle de danse tout public créé à partir de la tarentelle, danse populaire de l’Italie du sud. C’est une danse qui soigne et que l’on prescrit aux malades. La contagion se montrera joyeuse et festive, nourrissant la création d’un conte drôle et fantastique. Deux soirées dansantes, la première à tendance techno-électro et la seconde dans un registre folk-rock clôtureront ce premier festival.

RÉ À LA HUNE | ÉDITION DU 17 SEPTEMBRE 2026 | N° 326

Suivez l’actualité de l’île de Ré sur realahune.fr

19


de c ien s s

is

is

n iers ré isés

Années d’expérience

RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE : ÉÉ ONO ONO I I EE URA URA EE ENT ENT I

:

V

V

T

I A

A

A

A

A

’

A

A

A

’ A

A

A

A

A


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
_RALH n°326 by RHEA MARKETING - Issuu