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Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne, avril 2015

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Résonances M E N S U E L D E L’ E C O L E V A L A I S A N N E

Ecole et Société

N° 7 • Avril 2015


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ÉDITO

Les frontières entre école et société Il est des thématiques si vastes qu’il est impossible de les traiter en quelques pages, en quelques lignes, en quelques mots. C’est le cas du dossier du mois, abordant les relations entre école et société. Dans ce cas, plutôt que d’abandonner le projet, on peut le traiter sous forme de petites touches impressionnistes, sachant que l’on ne résoudra pas le paradoxe de la poule et de l’œuf, dans sa version qui de la société ou de l’école doit être au service de l’autre. Toutefois, même si le principe de réciprocité prédomine, n’y a-t-il point une priorité qui définit un choix des citoyens en un temps et un lieu donnés? Tout un programme.

«L'éducation est le logiciel de l'ordinateur central qui programme l'avenir des sociétés.» Joseph Ki Zerbo

Pour parler d’école et de société, il faudrait interroger les concepts sous l’angle historique, philosophique, sociologique, économique, en respectant la complexité des notions emmêlées qui interagissent… Dans le cas contraire, il est délicat de savoir s’il faut évoquer un grand écart ou un rapprochement entre les attentes de l’une et de l’autre par rapport à d’autres époques et lesquelles en particulier. Du point de vue de la société, c’est l’école qui est en crise et vice-versa, ce qui n’aide en rien à la réparation des rouages qui dysfonctionnent. Un autre problème réside dans le fait que chaque citoyen croit connaître l’école pour l’avoir fréquentée en tant qu’élève et certains supposent qu’elle est encore ce qu’elle a été. Comment leur dire que le passé n’est pas le présent? En raison de l’impossibilité de notre mission, nous avons choisi de vous proposer deux points de vue engagés en ouverture de dossier et celui d’un des membres du Conseil de rédaction en conclusion, espérant que cela vous incitera au questionnement, à défaut d’ouvrir le débat. Evidemment, nous vous livrons des pistes avec des citations extraites d’ouvrages abordant plus en profondeur les idées-forces sous-jacentes à cette relation proche et lointaine à la fois entre école et société. Estimant qu’il était impossible de s’intéresser aux liens entre école et société en omettant le rôle central des décisions politiques sur le monde scolaire, nous avons interrogé quatre politiciens. Là encore, tout est avant tout dans le filigrane, mais en lisant bien, on perçoit néanmoins les modèles défendus et les différences de visions. Et à l’intérieur de l’école, il nous semblait essentiel de savoir ce qu’en pensent les principaux intéressés, pourtant souvent les oubliés de la réflexion, à savoir les élèves. Nous avons rencontré des jeunes en formation post-obligatoire en raison de la complexité de la thématique. Leurs propos sont fort intéressants et bousculent certaines idées reçues.

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Les frontières entre école et société ne sont pas imperméables et il est une zone tampon qui est particulièrement intéressante à mieux connaître, à savoir le chemin de l’école. Les six pages consacrées à ce sujet (pp. 12-17) auraient pu en toute logique être intégrées au dossier, d’autant que symboliquement elles indiquent le passage d’un univers à l’autre.

Nadia

Bonne lecture.

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Sommaire ÉDITO

DOSSIER

Les frontières entre école et société

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N. Revaz

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Ecole et société

RUBRIQUES Du côté de la HEP-VS Projets d’écoles Sciences Echo de la rédactrice Vie des classes Métiers de l’école Education musicale Fil rouge de l’orientation Livres Autour de la lecture Doc. pédagogique Ecole-culture Carte blanche AC&M Version courte Secondaire II général Images & sons du Valais Corps et mouvement MITIC Exposition Idées de projets Revue de presse CPVAL Mémento pédagogique

12 Le chemin de l’école: enquête dans une commune valaisanne – Z. Moody et al. 15 Le chemin de l’école à Collombey-Muraz – Groupe communication / N. Revaz 18 Les MER en géographie: une révolution? – A. Soliard & S. Fierz 19 Harmonie – N. Revaz 20 Immersion en 2H, dans la classe de Valérie Franc, à Martigny – N. Revaz 22 Valérie Franc ou le bonheur d’enseigner en enfantine – N. Revaz 24 Ecouter de tout son corps et de toute son âme – J.-M. Delasoie & B. Oberholzer 25 Gwenaëlle Joris, élève au CO de Troistorrents – N. Revaz 26 La sélection du mois – Résonances 27 Jury valaisan du prix RTS Littérature Ados – N. Revaz 29 DVD-R documentaires: la séléction du mois – MV Valais – St-Maurice / M.-F. Moulin 30 La musique à l’école: regards croisés – N. Revaz 32 La culture francophone à l’honneur – L. Dumoulin 34 Séquence AC&M au cycle 1 – D. Salamin Muller 35 Au fil de l’actualité – Résonances 36 L’exposition Mattmark au Lycée-Collège des Creusets à Sion – N. Revaz 37 Film et atelier Valais Passions – N. Revaz 38 L’alimentation, au-delà des clichés! – D. Buchard 40 Etre à la page en matière de MITIC – N. Revaz 41 Exposition «Valais Composé» à la Médiathèque Valais – Martigny – A. Rey 43 La Bataille des Livres en terre valaisanne – N. Revaz 44 D’un numéro à l’autre – Résonances 46 CPVAL en 2014 – P. Vernier 47 A vos agendas – Résonances

INFOS Infos SE Infos / visages du SE Les dossiers

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L’actualité de l’école vue par Jean-Marie Cleusix – N. Revaz David, stagiaire, et Elodie, apprentie au Service de l’enseignement – N. Revaz Les dossiers de Résonances

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Ecole et Société Si l’école est incluse dans la société, elle est plus ou moins perméable à ses influences. Ce dossier propose une approche fragmentée de cette thématique, de façon à inviter aux prolongements, sous forme de réflexion, de lecture ou de discussion.

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Détricoter un peu les certitudes pour refonder l’école J.-D. Nordmann

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Changer l’image de l’école de l’intérieur F. Pellaud

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Regard de la société sur l’école D. Moret

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Regards d’étudiants sur les liens entre école et société N. Revaz

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La bibliographie de la Documentation pédagogique E. Nicollerat

Regards de politiciens sur les liens entre école et société N. Revaz

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Détricoter un peu les certitudes pour refonder l’école J.-D. Nordmann

MOTS-CLÉS : CULTURE • SAVOIRS • SILENCE • INTÉRIORITÉ

Au royaume des lieux communs, l’école est reine. On y ressasse de molles opinions comme autant de dogmes ne souffrant nulle contradiction. Qui s’avise à en contester l’évidence se voit accusé d’hérésie et flambé vif sur les bûchers de l’opinion, cette «sottise atmosphérique», écrivait Lucien Jerphagnon. Ainsi l’élève devrait-il être placé au centre de l’action pédagogique. Il lui faudrait construire lui-même ses savoirs. Qu’on ouvre l’école au monde! Qu’on la dote d’écrans informatiques! Qu’elle égalise les chances! Qu'elle constitue un ascenseur social! Qu'elle s'ébaudisse dans l'harmonie! Et surtout qu’elle favorise l’intégration! Tant de certitudes qu’il serait amusant – et utile sans doute – de détricoter un peu. On admettrait donc que l’école dût favoriser l’intégration sociale. Etrange faveur en vérité!

En mathématiques, l’intégration est l’opposé de la dérivation. A l’école, c’est en s’obsédant à intégrer qu’on finit par dériver. Commettre l'école à l'intégration sociale, la vouloir «harmos-niser», y instaurer une égalité des chances comme injonction à «mêmiser» les enfants, modeler la pensée sur l’opinion, c’est instrumentaliser l’enseignement et produire à la chaîne des cerveaux d’utilité publique, des cerveaux conformes mais sans forme. L’école a pour mission unique - une belle mission! - de promouvoir la personne humaine et non de l’intégrer à quelque magma collectif qui ne signifie et ne vaut rien hors les singularités qui le constituent. Que faire? Refonder l’école, qui offrirait à chaque enfant, considéré dans sa singularité, le loisir – et l’exigence que cela requiert – de se frotter aux auteurs, à l’histoire, aux sciences et aux arts; qui forgerait des têtes bien faites et qui pour être bien faites seraient aussi bien pleines puisqu’on ne fait rien de bien avec du vide, n’en déplaise à Montaigne; qui en appellerait à la volonté et enseignerait les outils qui la peuvent mettre en œuvre.

« Il faut une école fermée comme un lieu de retraite, où l’enfant apprend à se nourrir de culture. »

L’école, les Anciens la nommaient scholè lorsqu’ils s’exprimaient dans la langue que croit ressusciter le concept HarmoS. En latin, on aimait à parler de ludus. Le mot se peut traduire par loisir. Rien à voir pourtant avec la civilisation des loisirs. A l’école, l’élève se voit offrir le loisir – la chance, l’occasion – de se dégager des préoccupations subalternes qui engraissent la vie et un jour alourdiront la sienne. Rien d’autre à faire que se confronter à la connaissance et, par la connaissance, s’élever jusqu’à sa pleine humanité. Il est un élève en ce qu’il s’élève au subtil plutôt qu’à l’utile. Foin donc d’une école ouverte au monde et à ses courants d’air qui n’engendrent que des rhumes de cerveau! Il faut une école fermée comme un lieu de retraite, où l’enfant apprend à se nourrir de culture, où, pas à pas, il apprivoise son intelligence et se délecte des joies de connaître. Il y faut du silence plus que des échos du monde, de la solitude plus que des écrans.

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Silence, solitude et intériorité, car acquérir des savoirs, en constituer le sens qui fait la connaissance, oui, cela exige qu’on prenne quelque distance avec les agitations communes!

Bref, une école de la personne irréductible à un collectif sans substance.

L'AUTEUR Jean-Daniel Nordmann enseignant retraité, fondateur de l’Ecole la Garanderie à Lausanne www.bratzlav.ch www.jardoulens.ch

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DOSSIER

Trois questions à…

Dominique Gros, directeur adjoint du Service de la recherche en éducation (SRED) à Genève et auteur du rapport intitulé «Regards sur l’école suisse» dans le cadre du PNR33 Percevez-vous un décalage croissant entre école et société? Tout dépend de ce qu’on entend par école et société. On a sans doute une école qui n’est pas toujours dans tous les domaines en phase avec les attentes de la société. C’est le débat entre savoirs et compétences. Le décalage vient de l’incompréhension de l’introduction des nouveautés dans les programmes, comme si cela se faisait au détriment des apprentissages fondamentaux qui ont du reste toujours évolué. Et on travaillait déjà certaines compétences transversales, mais sans les nommer. L’école d’aujourd’hui n’aurait-elle pas tendance à être trop perméable aux attentes de la société? En effet, je pense qu’il y a une évolution de ce type, liée au changement de fonction de l’école. La question a commencé lorsqu’on a donné à l’école la mission de compenser les inégalités sociales. C’est un changement de paradigme assez important, puisqu’à partir de là elle ne doit pas assurer le bagage de base, mais aussi répondre au manque de personnel qualifié. Il y a bien une pression économique, sociale et politique sur l’école. Et les pressions ne vont pas toutes dans le même sens… Ce qui est complexe, c’est précisément cette tension entre résistance au changement et volonté d’évoluer vers de nouvelles compétences. La question de l’orientation est devenue centrale, puisqu’on veut à la fois des jeunes performants et qui coûtent le moins possible. L’élément inquiétant pour la formation, c’est la suppression des postes à faible niveau de qualification. Propos recueillis par Nadia Revaz

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Changer l’image de l’école de l’intérieur F. Pellaud

MOTS-CLÉS : MICHEL DEVELAY • EDGAR MORIN • PER • ACCOMPAGNATEUR

la compétition, c’est un challenge de taille. Et pourtant, l’adage «on est toujours plus intelligents à plusieurs» est valable tant au niveau économique que technologique ou même social.

«L’école enseigne des savoirs démontés sans donner Le quatrième est plus intime: l’école doit offrir à les clés qui permettent de les remonter selon des lol’élève la possibilité de se découvrir, d’analyser ses giques autres que disciplinaires. […] S’obliger à l’inressentis afin de clarifier ses propres valeurs. Ce n’est terdisciplinarité autour de questions d’actualité forque dans un tel contexte qu’il parviendra à prendre cément complexes est un défi que le système scolaire ses responsabilités et à user d’esprit critique sans se doit relever s’il ne veut pas enseigner des savoirs qui faire manipuler. apparaîtront de plus en plus désuets.» Cette citation de L’atteinte de ces objectifs nécessite l’apprentissage de Michel Develay (1996) est celle qui guide toute la réconnaissances, base de toute curiosité, de toute capaflexion que nous menons à la HEP de Fribourg lorsque nous parlons d’éducation en vue d’un développement cité à innover, de toute compréhension du monde. Mais durable. Car derrière ces propos se pose la question de quelles connaissances? C’est peut-être là que le bât de la société que nous souhaitons voir se développer. de l’école blesse le plus. Et pourtant… Avec le PER, les enseignants ont un outil qui les autorise, et même qui Comme le rappelle Edgar Morin (1990) lorsqu’il décrit le principe de récursivité, «la société produit les les incite, à s’appuyer sur ces «questions d’actualité forindividus qui produisent la société». Ce cément complexes» telles que les définit principe montre la place fondamentale Develay. Grâce à la formation générale « Ce qu’il faut que l’école occupe face à l’évolution de (FG) et aux objectifs liés à une éducala société. changer, c’est avant tion en vue d’un développement durable qui fonde le PER et ce «développement tout l’image que Mais avant de se demander ce qu’il fauglobal de l’enfant» qu’il vise, les enseiles enseignants drait changer, il est nécessaire de définir gnants ont tout loisir de proposer des les objectifs que l’école devrait proposer approches interdisciplinaires porteuses de ont de l’école et aux élèves. Ces objectifs sont multiples et sens aux élèves. J’aurais donc tendance de leur métier. » d’ordres parfois bien différents. à dire que, ce qu’il faut changer, c’est avant tout l’image que les enseignants Le premier est certainement d’offrir aux élèves des esont de l’école et de leur métier. Tant qu’ils se définiront d’abord «transmetteurs de connaissances» avant paces créatifs qui leur permettent de nourrir et d’agrandir leur curiosité. Sans curiosité, aucune connaissance d’être «accompagnateurs dans l’acte d’apprendre», les n’est intéressante et ne peut avoir de sens, même au élèves vivront leur scolarité dans une vision du métier sein d’un projet interdisciplinaire censé le lui donner. d’élève qui se résume à «aie une bonne mémoire et réponds ce que le maître veut entendre». Le second est de développer le plaisir d’apprendre. Cela ne veut nullement dire que tout doit être jeu. Si celui-ci a sa place à l’école, il ne doit pas tenter de remplacer la fierté que l’on peut éprouver à réaliser L'AUTEURE soi-même une production. Ni la fierté de l’effort que cette production a nécessité. Francine Pellaud, Le troisième est le nécessaire apprentissage de la collaboration. Dans une société individualiste, axée sur

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Dr. en sciences de l’éducation, HEP de Fribourg

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DOSSIER

Regards d’étudiants sur les liens entre école et société Nadia Revaz

MOTS-CLÉS : COLLÈGE • CULTURE GÉNÉRALE

Les étudiants estiment-ils que l’école est en phase avec les attentes et les besoins de la société? Discussion avec Fanny, Léa, Martin et Thomas, quatre jeunes en 3e année au Lycée-Collège des Creusets de Sion pour savoir s’ils perçoivent un décalage entre ces deux mondes. Pour les quatre collégiens, il est logique que l’école obligatoire et les formations du secondaire II général soient en partie distantes d’une certaine réalité de la société. «A l’école, on étudie des branches pour se construire une culture générale, aussi un certain décalage avec les attentes de la société est normal», précise Thomas. Plus nuancée, Léa précise: «Il y a quand même des liens indirects, invisibles pour nous, car autrement on ne pourrait pas s’intégrer ensuite dans le monde du travail.» Pour sa part, Martin perçoit des distinctions: «D’un côté il y a l’école et de l’autre la famille et la société et ces espaces doivent être en partie séparés.» Et Fanny d’ajouter: «Les jeunes qui choisissent la voie de l’apprentissage seront plus vite confrontés aux exigences de la société, ce qui est bien, car nos formations sont complémentaires.» Très clairement, ils trouvent le programme de l’école obligatoire et du collège bien adapté, même lorsqu’ils avouent ne pas forcément comprendre pourquoi ils doivent apprendre les vecteurs en maths. Assurément, ils ne voudraient pas d’une formation plus pratique et davantage liée aux attentes de la société, estimant qu’avec les outils de pensée qu’ils se construisent via leur formation actuelle, ils pourront tout à fait s’adapter. Ils sont par exemple conscients qu’ils ne sauront pas remplir leur déclaration d’impôts au sortir du collège, mais sont persuadés qu’ils apprendront facilement lorsqu’ils auront à le faire. A leurs yeux, l’école ne doit pas se disperser. Les étudiants expliquent par ailleurs que le collège offre tout de même des liens avec la société hors du programme, dans le cadre des nombreuses conférences qui leur sont proposées. Et ils citent les occasions de

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Martin, Léa, Fanny et Thomas

se familiariser notamment avec le monde politique et leur rôle de futur citoyen. «Si la société intervenait dans l’école, il serait difficile de se forger sa propre opinion politique ou religieuse, car ce sera à nous plus tard de former la société et non à la société de nous former», commente Thomas, associant formation au collège et construction d’une pensée libre. Tous les quatre insistent sur la curiosité d’apprendre et sur l’importance d’avoir des repères historiques pour construire le futur rôle de citoyen, dans une société à la fois globalisée et régionale. Pour eux, c’est à cela que sert l’école.

LE DOSSIER EN CITATIONS

Inverser les intérêts sociaux «L'Ecole continue tout le long d'une vie. Une culture bloquée sur un temps scolaire est la négation même de la culture scientifique. Il n'y a de science que par une Ecole permanente. C'est cette école que la science doit fonder. Alors les intérêts sociaux seront définitivement inversés: la Société sera faite pour l'Ecole et non pas l'Ecole pour la Société. Gaston Bachelard in La formation de l’esprit scientifique

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Regards de politiciens sur les liens entre école et société MOTS-CLÉS : DIALOGUE • ÉLÈVE • THÉMATIQUES Comment les politiciens perçoivent-ils les relations entre école et société? Vous me direz que les mieux placés pour évoquer cette thématique, ce sont les enseignantspoliticiens. Assurément, mais Résonances leur donne parfois la parole, même si la politique n’est pas le sujet premier, aussi nous voulions avoir le point de vue de politiciens évoluant hors de l’enceinte scolaire, sachant qu’ils prennent des décisions qui impactent sur l’avenir de l’école. Merci aux quatre politiciens valaisans qui ont accepté de répondre à nos questions simples et complexes à la fois.

Gaël Bourgeois, député au Grand Conseil (Alliance de gauche – AdG)

Quelle formulation vous semble la plus adaptée: «Une société au service de l’école» ou «Une école au service de la société». Et pourquoi? Cela me semble assez logique de choisir «Une société au service de l’école», car la société doit mettre les moyens à disposition de l’école afin qu’elle ait les outils nécessaires au développement des élèves. Avez-vous l’impression que ces dernières années l’écart entre les attentes de la société et l’école a augmenté, a diminué ou est resté à peu près identique? C’est difficile à dire, car les attentes des uns et des autres sont variables, mais je pense que globalement l’école est aujourd’hui plus adaptée aux réalités du monde qu’il y a cinquante ans. L’école actuelle accompagne davantage l’enfant et elle est plus intégrative. A plus court terme, je suis néanmoins inquiet, car je crains qu’on s’achemine vers une école qui mette en avant la concurrence. La politique, lorsqu’elle aborde les questions de formation, se préoccupe-t-elle suffisamment de l’élève? L’enfant est hélas souvent oublié et l’idéologie prime parfois lorsqu’on débat de thématiques scolaires. Dès lors, on parle trop fréquemment d’aspects qui pour moi ne sont pas du tout prioritaires, comme la question du voile à l’école.

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Serait-il souhaitable que les milieux politiques connaissent mieux l’école actuelle? Si oui, quelles seraient les solutions pour favoriser ce dialogue? Un très bon exemple pour favoriser ce dialogue, c’est la Balade des Savoirs, mais je ne sais pas si le taux de fréquentation des politiciens était élevé. Reste que cette initiative aura de toute façon permis à la population dans son ensemble de voir l’évolution de l’école.

Laurence Casays, conseillère municipale (Parti libéral radical – PLR) à Sion

Quelle formulation vous semble la plus adaptée: «Une société au service de l’école» ou «Une école au service de la société». Et pourquoi? Il y a interdépendance. L’école doit former des gens qui s’intègrent dans une société existante et évolutive. Dans le même temps, la société doit faire en sorte que l’école ait les meilleurs atouts possibles. Avez-vous l’impression que ces dernières années l’écart entre les attentes de la société et l’école a augmenté, a diminué ou est resté à peu près identique? Entre les formations dispensées et les besoins de la société, je dirais que l’adéquation est plus grande qu’il y a vingt ans. En revanche, sur le plan de la gestion du stress et de la frustration personnelle, j’ai l’impression que l’écart est plus grand, probablement en raison des différences entre l’éducation en famille et la pédagogie à l’école. La politique, lorsqu’elle aborde les questions de formation, se préoccupe-t-elle suffisamment de l’élève? Il y a indéniablement une certaine déconnexion: on parle en effet trop souvent d’un élève lambda reproductible à l’infini, sans se préoccuper des personnalités et des besoins spécifiques et sans prendre en compte les problématiques connexes à la formation. Serait-il souhaitable que les milieux politiques connaissent mieux l’école actuelle? Si oui, quelles seraient les solutions pour favoriser ce dialogue? A mon sens, il faudrait simplement renforcer les liens existants, en allant voir ce qui se fait dans les écoles, pour que l’on ait une perception plus concrète de ce

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DOSSIER qui s’y passe. Dans mon travail, j’accueille parfois des élèves du CO pour des stages de quelques jours et j’observe le fossé qui me sépare de ces ados.

Marylène Moos, députée-suppléante au Grand Conseil (Union démocratique du centre – UDC) et membre de la Commission thématique de l’Education, de la Formation, de la Culture et des Sports Quelle formulation vous semble la plus adaptée: «Une société au service de l’école» ou «Une école au service de la société». Et pourquoi? «Une école au service de la société» pour pouvoir former des jeunes capables d’avoir une activité utile pour la société. Avez-vous l’impression que ces dernières années l’écart entre les attentes de la société et l’école a augmenté, a diminué ou est resté à peu près identique? L’écart entre les attentes de la société et l’école a augmenté car les élèves apprennent moins de choses essentielles et pratiques pour leurs vies futures. La politique, lorsqu’elle aborde les questions de formation, se préoccupe-t-elle suffisamment de l’élève? Non, la politique se préoccupe en premier des enseignants sous le couvert qu’elle le fait pour les élèves. Oui, elle devrait davantage s’occuper des élèves, mais elle ne peut le faire spontanément sans une représentativité des parents, des employeurs voire des élèves eux-mêmes (selon leur âge). Et pourquoi ne pas faire un sondage auprès d’eux comme cela a été fait pour les enseignants?

Cependant, dans un deuxième temps, l’école est aussi là pour faire évoluer la société. Avez-vous l’impression que ces dernières années l’écart entre les attentes de la société et l’école a augmenté, a diminué ou est resté à peu près identique? Ce qui me frappe, c’est l’image relativement négative que la société projette sur l’école. Je trouve important de casser les clichés, d’autant qu’en Valais les enseignants sont de vrais professionnels qui font un excellent travail. La politique, lorsqu’elle aborde les questions de formation, se préoccupe-t-elle suffisamment de l’élève? Je suis parfaitement conscient qu’en politique on parle trop des lois en termes d’incidences financières. Toutefois, ce n’est pas toujours facile de trouver le juste milieu entre l’idéal et le politiquement réalisable au sens financier. Dès lors, je trouve important d’avoir des enseignants-politiciens qui nous mettent la puce à l’oreille pour recentrer les débats sur l’élève. Serait-il souhaitable que les milieux politiques connaissent mieux l’école actuelle? Si oui, quelles seraient les solutions pour favoriser ce dialogue? Les enseignants devraient essayer de faire un peu plus de relations publiques, pour qu’on ait une meilleure image de leur travail. Je n’ai pas pu participer à la Balade des Savoirs, mais l’initiative de l’école d’organiser des événements au cœur de la ville est excellente. Propos recueillis par Nadia Revaz

Serait-il souhaitable que les milieux politiques connaissent mieux l’école actuelle? Si oui, quelles seraient les solutions pour favoriser ce dialogue? Oui, c’est souhaitable et je pense que les politiques devraient plus aller à la rencontre des élèves sur leurs lieux d’étude. Et ça serait intéressant de mettre sur pied des tests de culture générale et d’aptitude chaque fin d’année, sachant que cela pourrait éclairer les politiques sur les niveaux de formation de la jeunesse.

Joachim Rausis, député au Grand Conseil

(Parti démocrate chrétien – PDC) et président de la Commission thématique de l’Education, de la Formation, de la Culture et des Sports

Quelle formulation vous semble la plus adaptée: «Une société au service de l’école» ou «Une école au service de la société». Et pourquoi? Je choisirais «Une école au service de la société», sachant que l’école est une émanation de la société.

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Regard de la société sur l’école D. Moret

La spécificité du regard de la société sur l’école est que chacun a, en principe, été à l’école, en a gardé un plus ou moins bon souvenir et possède son opinion sur le sujet. Si les critiques existent, chaque personne considère comme important le rôle de l’école.

Le contenu des programmes et le niveau des élèves sont évidemment les sujets le plus débattus. Adaptées à une société moderne où, par exemple, la communication, internet ou la protection des données semblent plus utiles que le subjonctif imparfait, l’évolution des programmes n’est pas au goût de tous.

Aucun parti politique ne remettrait en cause un enseignement de qualité. La plupart des décisions concernant l’école sont prises par les politiques sur un mode consensuel et la population adhère en principe à ces objets. La Suisse n’a pas la culture du conflit. Le consensus reste la norme.

La vision du niveau atteint par les élèves en fin de scolarité reste biaisée. La jeunesse de 2015 n’a certes plus la mentalité productiviste de l’aprèsguerre, mais de là à imaginer une génération d’amibes connectées constamment à internet et provoquant le déclin inéluctable de notre société…

MOTS-CLÉS : SOUVENIRS • DÉBATS

Mais la critique de l’école est un thème de discussion présent, puisque, comme nous l’avons dit, chacun a la possibilité de ressortir ses souvenirs, ses perceptions de l’école. Cette connaissance partielle pousse la population à interférer dans la sphère de l’école, comme les patients qui arrivent avec un diagnostic tout prêt chez leur généraliste. De même, lorsque le peuple se prononce sur un sujet lié à l’école, les dissensions apparaissent fortement. Les débats concernant HarmoS ou l’enseignement d’une seconde langue nationale, montrent que la population réagit avec vigueur lorsqu’une thématique scolaire était abordée.

L'AUTEUR David Moret enseignant de culture générale à l’EPASC (Ecole professionnelle artisanale et service communautaire) de Martigny et représentant de l’AVEP (Association valaisanne de l’enseignement professionnel) au sein du Conseil de rédaction de Résonances

Trois questions à…

Sophie Bétrisey, membre de l’Association des parents d’élèves de Sion Quelle formulation vous semble la plus adaptée: «Une société au service de l’école» ou «Une école au service de la société». Et pourquoi? Je dirais plutôt «Une société au service de l’école», car l’école doit former des gens utiles à la société. Estimez-vous que le dialogue école-famille est facile aujourd’hui? Non, car j’ai l’impression que beaucoup de parents surprotègent leur enfant. Avant, les enseignants étaient presque tout-puissants, alors qu’actuellement ils sont vite critiqués. Les associations de parents ont justement à cœur de renforcer ce lien entre école et famille. Nous avons par exemple participé à la réalisation de l’agenda scolaire ou à l’organisation de la fête de l’école. Souhaiteriez-vous que les parents puissent davantage aller dans les classes? A Sion, les parents sont invités à passer une demi-journée lorsque les élèves commencent l’école enfantine. Je ne pense pas nécessaire d’ouvrir les classes des plus grands degrés, car c’est l’espace de l’élève et non celui des familles. Propos recueillis par Nadia Revaz

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DOSSIER

La bibliographie de la Documentation pédagogique Le secteur documentation pédagogique de la Médiathèque Valais Saint-Maurice livre quelques suggestions de lecture pour aller plus loin dans ce dossier. Tous les documents proposés sont bien sûr disponibles à la Médiathèque Valais - Saint-Maurice (cf. cotes indiquées) et pour certains à Sion également. 40 idées pour l’éducation de demain: à l’occasion du quarantième anniversaire de l’Institut de recherche et de documentation pédagogique, Neuchâtel, IRDP, 2009

(Le Locle: Gasser) Cote: 37.011(494) QUAR

BRUNO, I., La grande mutation: néolibéralisme et éducation en Europe, Paris, Syllepse, 2010 Cote: 37.014(44) BRUN CHAZALMARTIN, M. Autour de nos vieux bancs d’école: journal d’une institutrice débutante en milieu rural dans les années 40, Paris, L’Harmattan, 2008 Cote: 373(44)(091) CHAZ

Le retour à l’école de grand-papa? [Enregistrement vidéo] / présentation Esther Mamarbachi; réal. Romain Guélat, [S.l.], TSR [prod.], 2010 Cote: 37.014.3(494) RETO MERGNAC, M.O. Les écoliers d’hier et leurs instituteurs, Paris, Archives & culture, 2008 Cote: 373.3(091) MERG

Ecole d’hier, école d’aujourd’hui: de la plume sergent-major au déclic de la souris, Lyon, J. André, 2007 Cote: 373(44)(091) ECOL GAVILLET-MENTHA, F. Un métier désenchanté: parcours d’enseignants secondaires, 1970-2010, Lausanne, Ed. Antipodes, 2011 Cote: 373.4(494) GAVI

Pour aller plus loin Pearltree Résonances en lien avec le dossier du mois http://goo.gl/rVBsjy

LE DOSSIER EN CITATIONS

Pas d’enthousiasme excessif pour l’école suisse

Projet de société et projet éducatif

«Globalement, l’opinion publique suisse jette un regard désabusé sur son système d’enseignement et de formation. Pas de remise en question fondamentale, mais nulle trace d’enthousiasme excessif.» Dominique Gros in Regards sur l’école suisse (août 2009 pour la version électronique http://icp.ge.ch/dip/sred/IMG/ pdf/regards_sur_l_ecole_suisse.pdf)

«Qu’elle l’explicite ou non, toute société dispose d’un projet éducatif. Et, à travers ce projet, elle se donne une représentation de son avenir. Sans projet éducatif, pas d’avenir, pas de vision d’un futur possible, pas d’espérance, pas de mobilisation collective non plus. […] Ainsi, les rapports entre le projet d’une société et son projet éducatif ont longtemps été, si ce n’est toujours été, au cœur des débats politiques et idéologiques. Quelle Ecole et, au-delà, quelle éducation pour quelle société? Quelle éducation pour le développement de la personne aussi bien en tant qu’individu qu’en tant qu’être social.» Philippe Meirieu et Pierre Frackowiak in L’éducation peut-elle être encore au cœur d’un projet de société? (L’aube, 2008)

Les apprentissages scolaires «Lire, écrire, compter, bien sûr… mais est-ce là l’essentiel, comme on l’entend de plus en plus souvent? Et tout le reste, ce qui paraît indispensable pour vivre en société et devenir un futur citoyen autonome et responsable, les programmes doivent-ils le prendre en compte ou l’Ecole doit-elle le laisser à la famille… et à la société.» Gérard de Vecchi in Ecole: sens commun ou bon sens? (Delagrave, 2007)

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> DU CÔTÉ DE LA HEP-VS

Le chemin de l’école: enquête dans une commune valaisanne MOTS-CLÉS : ÉCOLE • FAMILLE • SOCIÉTÉ • DROITS DE L’ENFANT En 2014, la Haute Ecole pédagogique du Valais et le Centre interfacultaire en Droits de l’enfant (CIDE) de l’Université de Genève (anciennement Institut universitaire Kurt Bösch) ont mené une enquête sur le chemin de l’école à Ayent, commune valaisanne. Cette enquête s’ancre dans un projet de recherche intercantonal impliquant le Valais, le Tessin et les Grisons “Via Scola: Un espace-temps entre responsabilité familiale et scolaire”. Ce projet s’intéresse aux parcours plus ou moins organisés des enfants, de leur domicile à leur école et inversement. En dépit du nombre considérable d’acteurs concernés par le chemin de l’école (enfants, parents, enseignants, directions, autorités, sociétés de transport, etc.), peu de recherches ont été menées sur le sujet. Le projet Via Scola se donne comme objectif de décrire la diversité de ces parcours. Il vise à comprendre comment les différentes formes de mobilité, ainsi que les régimes légaux et organisationnels influencent l’expérience qu’en font les élèves. Partant du point de vue de l’enfant, l’accent est mis sur sa perception et sa façon de gérer le fait d’aller à l’école de manière autonome.

L’enquête valaisanne En Valais, quatre dimensions centrales ont été retenues pour explorer cette problématique de manière qualitative: (a) santé (physique et mentale); (b) compétences

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Dessins d’un enfant ayant participé à la recherche dans son Livre projet.

développées (spatiales; cognitives; organisationnelles, etc.); (c) sociabilité (interactions avec d’autres enfants; d’autres individus); (d) émotions (sentiment de sécurité ou d’insécurité). Le poids respectif de chacune de ces dimensions dans les expériences individuelles et les organisations familiales est analysé. Le terrain d’enquête choisi comprend une variété représentative des modes de déplacement (pied, bus, vélo, etc.) et des durées de trajets très différentes. La population enquêtée est constituée d’enfants de 4-12 ans qui se rendent à l’école sans être accompagnés par leurs parents.

Le dispositif de recherche est fondé sur une mixité des méthodes permettant l’exploration des quatre dimensions mentionnées plus haut à chaque étape. Il comprend une Interview mobile, durant laquelle l’enquêteur fait le chemin de l’école avec l’enfant et le questionne. Ensuite, l’enfant réalise un Livre projet, qu’il remplit d’informations concernant le chemin de l’école (gommettes, textes, dessins, collages, photographies, etc.). Finalement, un entretien approfondi est mené avec l’enfant autour du livre, que les parents sont également invités à commenter. Une étudiante de la HEP-VS a complété ce dispositif dans le cadre de son mémoire de fin

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RUBRIQUES d’études, en questionnant des élèves de 4e HarmoS au sujet de leurs peurs sur le chemin de l’école. Elle a travaillé avec des méthodes visuelles.

Un moment de régulation Sur le plan mental et physique, le chemin de l’école a un impact positif en qualité d’espace de liberté (de penser, de «parler fort»1, de choisir). Ce sas de décompression permet de se défouler, de partager, de jouer, de rire. Il permet aussi de profiter du plein air et de s’investir dans des interactions significatives, tant avec des individus, des animaux: «des fois je m’arrête pour regarder les chevaux et je me sens mieux». Les enfants apprécient de profiter de leur environnement: «voir le soleil se lever». Seuls des éléments tels que la fatigue, le bruit, l’attente, la durée du trajet et les conditions climatiques adverses sont perçus négativement par les enfants.

décompression, le chemin de l’école donne l’opportunité aux enfants de régler leurs différends. Cette possibilité diminue toutefois lorsque les élèves se déplacent en bus. Le trajet contraint sur lequel ils n’ont que peu de marge d’action et durant lequel ils sont surveillés (par le chauffeur, les grands, etc.) rend la gestion des conflits plus difficile. Les élèves sérieusement harcelés sont d’ailleurs prisonniers de cet espacetemps et n’ont pas de moyen de s’en échapper.

Des apprentissages cruciaux

Les apprentissages réalisés sur le chemin de l’école sont nombreux, en particulier lorsque les enfants se déplacent de manière autonome. Aller seul à l’école est une expérience propice pour l’apprentissage de la gestion de l’espace et du temps (élément relevé par les parents également). L’enfant “habite” littéralement cet espaceLe chemin de l’école « Peu de recherches temps, il se l’approprie est un espace de soet le transforme paront été menées ciabilité qui rend posfois: il trouve des «racsur le sujet. » sibles les interactions courcis», part plus tôt entre pairs et avec les ou change de cheadultes. Il s’agit d’un lieu propice à min selon le temps à disposition, la découverte de la diversité au niles contraintes environnementales veau du genre et de l’âge, qui est (chemin boueux) ou l’envie de «voir plus marquée que dans la cour de réun chat» par exemple. La mobilité création. Les cercles sociaux varient autonome permet à l’enfant de quotidiennement, bien que certains prendre le temps; prendre le temps rituels permettent aux enfants de de discuter, d’échanger, de penser et définir avec qui ils font le chemin de d’imaginer. Elle lui permet d’être un l’école (ils choisissent avant l’arrivée véritable acteur de son trajet. L’endu bus à côté de qui ils veulent être fant ne se contente pas de passer ou à l’inverse s’asseyent systématid’un endroit à l’autre, au contraire, quement à côté de la même peril “fait avec”, indépendamment des sonne); ce qui leur permet de rester adultes qui réglementent le chemin dans leur zone de confort. de l’école.3 Le chemin de l’école est un endroit à risque en matière de harcèlement entre élèves. 2 Néanmoins, cette recherche met en évidence qu’une grande partie des conflits entre pairs (souvent entamés à l’école ou sur les réseaux sociaux) sont résolus durant cet espace-temps. En plus de permettre la détente et la

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Cette expérience permet l’intégration de normes de conduite, tout en sachant pertinemment que les règles valables à la maison et/ou à l’école se rejouent en partie dans cet espace de liberté (les enfants notent «les bêtises» des autres mais ne «rapportent» pas). Elle est aussi particulièrement favorable à l’ins-

tauration de routines4 et de jeux symboliques: «Oui on joue aussi à la maison, mais quand on joue aux pouvoirs magiques à la maison on joue avec des Playmobils tandis que sur le chemin de l’école on a vraiment des pouvoirs magiques, nous». L’absence de supports et d’occupation favorise la créativité et l’imagination des enfants. Les enfants affirment aimer leur chemin de l’école et ne pas vouloir le modifier. Ils s’adaptent à leur chemin et n’ont que peu de craintes car ils ont appris à les gérer: «C’est dangereux mais on a l’habitude». La perception du danger est différente entre les enfants et les adultes.5 Bien que se rendre à l’école en solitaire implique la gestion de certains dangers, cette prise de risque est cruciale pour le développement de l’enfant et l’acquisition de compétences en la matière. En conclusion, le chemin de l’école est une expérience de vie nodale pour l’enfant. Il s’agit d’un espacetemps de détente, de plaisir, de socialisation autonome et d’apprentissages, quatre dimensions essentielles à son développement harmonieux. Dès lors, il ne devrait pas être appréhendé uniquement sous l’angle d’un moyen permettant d’atteindre un

EN RACCOURCI Olympiades suisse

Valaisans médaillés Deux Valaisans, Nicolas Muzzetto et Laurène Tribolet (Collège de l'Abbaye de St-Maurice, VS), gagnent grâce à leurs excellentes dissertations des médailles d'argent aux Olympiades Suisses de Philosophie. Et Yann Guggisberg (Lycée-Collège de la Planta, VS) obtient une médaille de bronze aux Olympiades Suisses de Physique. www.olympiads.ch

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lieu défini en un temps donné. Il doit être considéré comme un espacetemps qui a des répercussions significatives sur le quotidien des enfants. Il s’agit d’un vecteur important entre l’école et la maison et témoigne de la perméabilité de ces espaces. En ce qui concerne la mobilité autonome, celle-ci permet à l’enfant de s’approprier l’espace et le temps, tout en faisant ses propres choix. Cette liberté est fondamentale pour le développement de son autonomie. Etant donné que l’espace public reste largement dominé par les adultes, au nom de la protection de l’enfant et des dangers à éliminer, le chemin de l’école est un espace-temps privilégié pour que l’enfant y fasse l’apprentissage de l’autonomie. En se déplaçant seul, il apprend à gérer la prise de risque et développe de véritables compétences, tout en vivant un “droit à l’aventure”. De facteur de risque, le chemin de l’école négocié de manière autonome par l’enfant peut devenir un facteur protecteur.

Interview de Coraline Hirschi Dans le cadre de la recherche Via Scola, Coraline Hirschi, assistante doctorante au CIDE, s’est intéressée tout particulièrement aux questions légales et organisationnelles. Un sujet encore plus passionnant qu’elle ne l’imaginait et totalement relié à la thématique des Droits de l’enfant. Quels sont les principaux constats de l’enquête Via Scola en matière d’influence des régimes légaux et organisationnels en lien avec l’expérience de l’élève sur le chemin de l’école? Sous l’angle des normes, nous avons pu remarquer que le chemin de l’école était, comme nous le supposions, une zone grise, un espacetemps indéfini au croisement de plusieurs responsabilités.

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Existe-t-il une règle de base? Très clairement le chemin de l’école est sous la responsabilité des parents, sauf si la commune ou l’école organise le transport. Dès lors, on perçoit bien toute la perméabilité au niveau des exceptions. Les règlements scolaires tentent de régler certains points imprécis, au niveau juridique et organisationnel, et ces dispositions varient surtout en fonction de la disposition territoriale de la commune. Y a-t-il le risque de vouloir trop réglementer, au détriment du bon sens? Absolument. Ce bon sens, on le voit dans les bonnes pratiques qui se fondent sur la communication et la coopération entre les différents acteurs plutôt que dans la réglementation excessive, sachant que les tensions entre sécurité et liberté ne pourront pas être toutes résolues. L’organisation de pédibus, la présence de patrouilleurs aux endroits où la dangerosité est avérée, la mise à disposition de plans du chemin de l’école sont des pistes intéressantes pour limiter le flou, sans vouloir tout réglementer pour autant. C’est un espace public qui implique des comportements citoyens, avec des responsabilités partagées.

Sur le chemin de l’école, l’enfant apprend aussi à se responsabiliser… Le chemin de l’école ne permet pas seulement d’aller d’un point A à B, mais c’est aussi un espace de vie. A l’évidence, c’est une thématique importante qui mérite d’être discutée entre acteurs et partenaires de l’école, mais en incluant l’enfant, car c’est lui qui connaît le mieux le chemin qu’il parcourt au quotidien. Propos recueillis par Nadia Revaz

Notes Les citations directes signalées par des guillemets français «…» sont des extraits d’interviews.

1

2

Jaffé, Ph.D., Moody, Z. & Piguet, C. (2012). Résultats de l’enquête IUKB & HEP-VS. Résonances, 2, 8-9.

3

Groupe Palomar (2010). Les enfants comme acteurs urbains. In de Biase, A & Coralli, M. Espaces en commun. Nouvelles formes de penser et d’habiter la ville. Paris: L’Harmattan.

4

Arleo, A. & Delalande, J. (2011). Cultures enfantines: Universalité et diversité. Rennes: Presses Universitaires.

5

Backett-Milburn, K. & Harden, J. (2004). How children and their families construct and negotiate risk, safety and danger. Childhood, 11, 429-447.

LES AUTEURS Zoe Moody, Coraline Hirschi, Edmund Steiner & Philip Jaffé Zoe Moody, professeure à la Haute Ecole pédagogique du Valais et collaboratrice scientifique au Centre Interfacultaire en Droits de l’enfant de l’Université de Genève Coraline Hirschi, assistante doctorante au Centre Interfacultaire en Droits de l’enfant de l’Université de Genève Edmund Steiner, professeur à la Haute ecole pédagogique du Valais Philip D. Jaffé, directeur et professeur au Centre Interfacultaire en Droits de l’enfant de l’Université de Genève

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RUBRIQUES > PROJETS D’ÉCOLES

Le chemin de l’école à Collombey-Muraz MOTS-CLÉS : ÉCOLE • FAMILLE • ENFANTS • PRIMAIRE • CO • HEP Dans le cadre de notre formation à l’enseignement préscolaire et primaire à la Haute Ecole Pédagogique du Valais (site de St-Maurice), nous avons eu la chance de traiter des thèmes de l’interdisciplinarité et de l’école en tant qu’organisation apprenante 1. En articulant les apports théoriques et la pratique et en collaboration avec les écoles de Collombey-Muraz, nous avons mis en place un projet d’établissement qui s’intitule «Bien vivre ensemble sur le chemin de l’école». Afin de mener à bien ce projet, les étudiants en dernière année de formation à la HEP-VS se sont divisés en plusieurs groupes ayant des fonctions spécifiques: Pilotage, relations avec les enseignants, relations avec les enfants, relations avec les parents, Edition et Communication externe.

Durant l’automne 2013, une première volée d’étudiants (2011-2014) a récolté des données auprès des différents partenaires du projet (élèves, enseignants, parents, police, transports publics). Des faits de violence entre pairs et de déprédation de matériel sur le chemin de l’école ont été rapportés. Dans l’optique d’établir un climat scolaire harmonieux et de garantir des conditions de vie et d’apprentissage optimales, les étudiants de la volée 2012-2015 ont fait le choix d’axer le projet sur la prévention de la violence auprès des élèves de 8 à 14 ans. Les étudiants ont préparé trois séries d’interventions interdisciplinaires et transversales qu’ils ont dispensées dans les classes concernées des écoles de Collombey-Muraz (voir tableau p. 17). Ils ont également produit et réuni du matériel pédagogique et du matériel pour la campagne de sensibilisation (affiches). Dans le courant de l’année 2015, de nouvelles interventions dans les classes sont prévues (volée 2013-2016). L’année a été et sera par ailleurs marquée par des évènements phares: conférence pour les parents sur le harcèlement scolaire (23.02.2015), Théâtre forum (Silex et Association 1,2,3 Soleil), vernissage organisé par les élèves. L’ensemble des partenaires se réjouit de cette opportunité de collaboration et souligne la bonne coordination au bénéfice des élèves de Collombey-Muraz. Le groupe Communication externe

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Interviews Rencontre avec quelques-uns des acteurs de ce projet initié par Zoe Moody et Marie-Anne Broyon, professeures à la HEP-VS. Tous évoquent une expérience enrichissante.

Morgane Gay et Claudio Morganella

Groupe de pilotage Etiez-vous volontaires ou vous a-ton imposé de faire partie du groupe de pilotage? Claudio Morganella: Chacun a pu choisir le groupe auquel il souhaitait participer, mais celui du pilotage intéressait moins a priori. On m’a donc demandé d’en faire partie, estimant que j’en avais les compétences, puisque j’étais déjà impliqué dans l’Association des étudiants de la HEP-VS. Morgane Gay: Pour ma part, c’était un choix personnel, car les autres groupes m’inspiraient moins. J’avais l’impression qu’en participant au groupe de pilotage, j’allais toucher à des aspects de la profession peu abordés dans la formation, notamment le contact avec une direction scolaire. Comment êtes-vous entrés dans le projet. Un peu à reculons ou avec enthousiasme?

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Claudio Morganella: Nous avons repris le projet après les résultats d’une recherche, dès lors, même si on nous a imposé le thème général, nous avons eu une palette infinie de choix possibles. Au final, je pense que nous nous sommes tous investis avec enthousiasme dans le projet. Nous avons choisi de nous focaliser sur le harcèlement, en étant davantage un groupe de coordination que de pilotage. Morgane Gay: Nous aurions pu mener le projet dans une tout autre direction. A chaque étape, il fallait trier parmi de multiples pistes, en regardant celles qui étaient réalisables et qui étaient susceptibles d’avoir un impact sur les enfants et les ados. Que vous a apporté la collaboration avec le directeur? Morgane Gay: Beaucoup de choses, mais pas forcément ce que j’imaginais au départ. Voir que le directeur était ouvert à nos idées, motivé par notre projet, ça m’a réconfortée. Claudio Morganella: Le était très pré« Bien vivre directeur sent, car il voulait absoensemble lument que ce projet sur le chemin soit une réussite. Pour nous, cette collaborade l’école. » tion était essentielle. Quels ont été les principaux enrichissements de ce projet? Claudio Morganella: Je dirais que c’est d’avoir dû construire des séquences interdisciplinaires à tiroirs et adaptables aux différents degrés. Intervenir au CO était vraiment différent dans la manière de prévoir les objectifs, de gérer la classe, etc. La pédagogie autour de ce projet m’a plu. Morgane Gay: C’était différent de ce qu’on voit habituellement dans les cours HEP. Pour ma part, j’ai apprécié de pouvoir porter ce projet, qui au départ était assez abstrait, jusqu’à le concrétiser pour des classes, de la 5H à la 11H. Grâce à cette expérience, j’ai également appris que j’étais capable de collaborer, en faisant des compromis.

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ans, mais c’est frustrant de ne pas pouvoir tout voir du début à la fin.

Béatrice Chambovey et Virginie Membrez

Groupe «relations avec les parents» Quelle a été votre première impression en découvrant le projet? Béatrice Chambovey: La thématique était porteuse et j’étais curieuse d’en savoir plus sur la mise en place d’un projet d’établissement. A mes yeux, entrer en contact avec les parents ou le directeur constituait une chance. Par contre, je trouvais assez difficile d’entrer dans un projet initié par d’autres. Virginie Membrez: C’est vrai qu’au départ il n’était pas évident de savoir comment on allait continuer le projet. Notre souhait a très vite été d’associer le plus possible les parents pour qu’ils se sentent impliqués. N’est-ce pas aussi difficile de passer le flambeau à une 3e volée? Béatrice Chambovey: Au départ, on supposait qu’on mènerait le projet jusqu’au vernissage. Virginie Membrez: En théorie, on sait que l’implantation d’un projet d’établissement dure au minimum trois

Que retenez-vous des moments d’échange avec les parents? Virginie Membrez: Le premier point encourageant, c’est le taux de participation des parents. La salle était pleine, ce qui démontrait la pertinence de la thématique liée au harcèlement entre pairs. Certains sont venus parce qu’ils ne savaient pas comment aider leur enfant, sans trop se mêler. Béatrice Chambovey: On sentait bien que les parents étaient à la recherche de solutions concrètes et on espère que les discussions leur ont permis d’en obtenir quelques-unes. Ils étaient très ouverts et participatifs lors de la conférence, ce qui était rassurant, car souvent on imagine que les relations école-parents sont tendues. Virginie Membrez: En stage, on n’a pas vraiment l’occasion de rencontrer les parents, aussi c’était une vraie opportunité d’avoir ce contact. Que retirez-vous de ce projet? Béatrice Chambovey: Nous avons découvert que nous étions capables de mener un projet à bien, en organisant notamment une conférence, et cette compétence pourra assurément nous être utile professionnellement. Virginie Membrez: Nous avons appris à coopérer, ce qui est aussi essentiel pour exercer le métier d’enseignant aujourd’hui.

Bertrand Copt, directeur des écoles à Collombey-Muraz «Lors de la première présentation, la thématique m’est apparue intéressante et variée. En tant que nouveau directeur des écoles de la commune, je considérais qu’il était important d’avoir un projet pour le CO et pour le primaire. J’ai apprécié la collaboration avec les étudiants des deux premières volées, celle qui a initié le projet et celle qui lui a permis de prendre de l’ampleur. Leur enthousiasme et leur implication vont au-delà de mes espérances. La 3e volée reprendra le flambeau pour terminer le projet, avec le vernissage, en guise d’apothéose.»

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RUBRIQUES Semestre automne 2013

Récolte des données par la volée 2011-2015 auprès des différents partenaires du projet (élèves, enseignants, parents, police, transports publics). Demande de fonds auprès de la fondation éducation21 (financement des activités de prévention de la violence à l’école, sous forme de théâtre interactif).

Semestre printemps 2014

Intervention de la volée 2012-2015 dans certaines classes: travail autour de la thématique des droits de l’enfant, préparation au film «Sur le chemin de l’école».

Octobre et décembre 2014

Production et rassemblement du matériel pédagogique et du matériel pour la campagne de sensibilisation (séquences interdisciplinaires, mallette pédagogique, affiches, etc.).

11 décembre 2014

Intervention des étudiants de la HEP-VS dans les classes de 1re CO; travail autour de la médiation entre pairs (mémoire de Karim Trabelsi).

17 janvier 2015

Intervention des étudiants dans les classes: introduction des séquences interdisciplinaires préparées sur la thématique de «Bien vivre ensemble sur le chemin de l’école».

23 février 2015

Conférences pour les parents sur le harcèlement entre pairs à l’école par Zoe Moody (HEP-VS) et Romaine Schnyder (CDTEA) et présentation du projet d’établissement par les étudiants de la HEP-VS.

Avril 2015

Théâtres interactifs (1, 2, 3 Soleil pour les degrés 5H à 7H / Silex pour les 8H à 11H) – thèmes: émotions, conflits; avec le soutien financier de la fondation éducation21.

Mars 2015

Intervention de la volée 2013-2016 dans les classes n’ayant pas encore travaillé autour de la thématique des droits à l’éducation pour les préparer au visionnement du film «Sur le chemin de l’école».

Septembre et octobre 2015

Interventions des étudiants de la HEP-VS dans les classes (travail autour des séquences interdisciplinaires).

Novembre et décembre 2015

Vernissage d’une exposition des productions finales réalisées par les élèves dans le cadre des séquences interdisciplinaires.

J’ai toujours été sensible à la problématique de la violence, Karim, quand et pourquoi cherchant depuis mon avoir choisi cette thémaenfance à trouver le consensus pour régler tique pour votre mémoire? les conflits autour de Dès la 2e année, j’avais enmoi. Je voulais transvisagé de m’intéresser à la mettre cette chance communication non vioKarim Tra belsi, membre d reçue de par mon édulente selon Rosenberg, u groupe «commun pour réfléchir aux stracation. Toutefois, je penication externe» tégies afin de responsasais que la violence toubiliser davantage les élèves. chait surtout les milieux Lors de mes premières recherches, sociaux défavorisés. C’est en découvrant les résultats d’une étude, à laje m’étais orienté vers le NCBI, assoquelle Mme Moody a collaboré avec ciation organisatrice du programme Peacemaker à Charrat. Ma directrice l’IUKB, que j’ai réalisé que les chiffres de mémoire, Mme Broyon, m’a envalaisans du harcèlement entre pairs suite proposé d’intégrer mon travail étaient relativement élevés, même de fin d’études au projet d’établiss’il ne faut pas non plus peindre le diable sur la muraille. A partir de là, sement de Collombey-Muraz, ce qui mon but a été de réfléchir aux pistes a décuplé ma motivation. J’ai eu la grande chance de pouvoir tester sur de prévention, sachant qu’un bon clile terrain les concepts théoriques. mat a clairement une influence sur les apprentissages. J’ai pu découvrir ce qui était déjà mis en place par les Vous auriez toutefois pu choisir une tout autre thématique… médiateurs à Collombey-Muraz et je

Auteur d’un mémoire sur la médiation entre pairs

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suis ensuite intervenu dans des classes de 1re CO pour présenter aux élèves des concepts et des outils pour faire face aux conflits ou éviter d’y entrer. Comment vous projetez-vous dans l’enseignement? Envisagez-vous d’endosser le rôle de médiateur? Clairement et je me suis déjà renseigné sur les possibilités au primaire, parce qu’il y a un vrai besoin de médiateurs et j’ai l’impression que les autorités en ont conscience et font au mieux. J’ai aussi regardé les possibilités de formation complémentaire au niveau des droits de l’enfant. Evidemment il me faudrait préalablement acquérir l’expérience du terrain, pour prendre conscience de la réalité et de sa complexité, en enseignant pendant quelques années. Propos recueillis par Nadia Revaz

Note Thèmes 2.1 et 6.1

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> SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES

Les MER en géographie: une révolution? MOTS-CLÉS : 5H-6H • NOUVEAUX MOYENS Après un bilan dressé en février pour l’histoire, c’est le tour de la géographie 5H-6H (3P-4P). Un peu par provocation, mais surtout pour piquer votre curiosité, nous renonçons à mettre en avant «l’originalité, la qualité et la simplicité» de ces nouveaux moyens, mais partirons de… «tout ce qui ne va pas». En effet, l’introduction de nouveaux moyens a toujours provoqué des réactions, car une nouvelle approche et le questionnement qui l’accompagne peuvent «mettre à mal» nos certitudes.

Ce n’est plus de la géographie! Disons qu’elle est un peu… différente! Le PER nous demande de ne plus seulement «décrire» notre espace et son organisation, mais aussi d’être capable de les «comprendre».

Aux traditionnelles questions du type «Que vois-tu?» – «Où estce?» – «Comment est-ce?» s’ajoute le fameux… «Pourquoi?». Un mot de plus et tout change car l’élève passe du rôle d’observateur à celui d’acteur qui doit raisonner, imaginer, proposer… Attention, cela ne

Rubrique carte blanche Pour rappel, la carte blanche est une rubrique libre qui vous est ouverte, à vous enseignants de tous les degrés de la scolarité, pour que vous puissiez vous exprimer sur un sujet en lien avec l’actualité pédagogique, faire une annonce, ouvrir un débat, parler d’une activité enthousiasmante que vous avez menée en classe ou laisser la parole, la plume ou le crayon à vos élèves. A vous de modeler la rubrique à votre guise, sous la forme d’un coup de cœur ou d’un coup de gueule, en lien avec l’école. Les seules contraintes sont liées à la longueur des textes envoyés (3200 caractères espaces compris maximum). Si vous souhaitez réserver cet espace pour un prochain numéro, contactez la rédaction (tél. 079 429 07 01, nadia.revaz@admin.vs.ch).

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veut pas dire que l’on «faisait faux avant»! Les objectifs de la géographie ont simplement été élargis. L’espace cantonal et l’espace suisse évoluent et se transforment de plus en plus rapidement. L’élève doit être capable de les comprendre progressivement, notamment en s’interrogeant sur l’évolution de nos manières de vivre.

On ne fait que se poser des questions et à la fin, on ne sait pas trop ce qu’ils ont appris! Pousser les élèves à «se poser des questions» devrait leur permettre d’être «acteurs» dans le travail. Rester en éveil aiguise l’intelligence, la curiosité et la motivation. Cette étape a aussi pour fonction de démarrer ou de relancer une enquête. Mais il est évident qu’après cette phase de questionnement vient celle de la recherche et du travail sur document, de loin la plus longue. L’institutionnalisation fixe ensuite ce que l’élève

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RUBRIQUES doit retenir et être capable de faire (5H voir guide didactique romand 6H voir complément cantonal = propositions à modifier et à adapter).

Mais vont-ils apprendre à lire une carte? Oui, bien entendu! L’utilisation de la carte, d’un plan, d’un schéma; l’observation du terrain, de photos ou de dessin; la réalisation d’un graphique ou d’un tableau… sont des capacités qu’un élève doit être en mesure de maîtriser à la fin de sa scolarité (comme l’addition, la conjugaison du verbe être ou la capacité de tracer un axe de symétrie…). Tous ces outils sont d’ailleurs répertoriés dans le Mémento de géographie. Chaque enseignant amène sa contribution à la maîtrise de ces outils. L’expérience reste certainement le meilleur moyen pour savoir jusqu’où on peut aller en fonction de l’âge de ses élèves.

tant de modules? Simplement, parce que ces ouvrages sont romands. Ils doivent permettre à chaque enseignant d’y trouver son compte en fonction de sa réalité locale et cantonale, de son intérêt et de celui de ses élèves. L’animation est à votre disposition pour vous apporter son aide!

Trop de textes pour les 5H! Où est-il noté que tous les documents doivent être lus par les élèves? Les documents proposés sont très variés, certains simples et à la portée de chacun, d’autres… plus complexes. Les titres ou légendes seront alors assumés par les élèves tandis que l’enseignant leur lira le corps du texte avant d’en saisir le sens avec eux.

Mais comment évaluer tout ça!

Un ancien professeur de l’Ecole normale avait l’habitude de dire: «C’est quand un enseignant est capable de rédiger une évaluation qu’il ose Et les repères géographiques? mettre à disposition de ses collègues, qu’on sait qu’il maîtrise enfin Si vous jetez un coup d’œil dans le une nouvelle méthodologie!» Pour Mémento, vous constaterez que vous aider à réaliser ce dix pages permettent «rêve», n’oubliez pas de fixer des repères. Ils «Les objectifs que l’animation vous ont donc toujours toute de la géographie propose des «banques leur importance, mais à la condition de sélecont simplement d’idées» dans lesquelles tionner ceux qui ont du vous pouvez choisir des été élargis.» exercices d’évaluation. sens pour l’élève. En 5H, Actuellement sont déil est logique que l’élève posées sur le site animation.hepvs. connaisse ce qu’il voit depuis sa comch/sciences-humaines 6 propositions mune; en 6H, il devrait pouvoir maîavec les corrigés pour les 5H et 13 triser les grandes villes du Valais et d’autres repères selon ce qui a été propositions avec les corrigés pour travaillé. Tout est une question de les 6H. Vous pouvez également sans quantité et, il faut bien l’avouer, de hésiter nous soumettre vos évaluabon sens. tions. Si nécessaire, nous vous proposons des modifications ou des exercices complémentaires.

Tout faire? Impossible!

Parfaitement! C’est impossible et il faut faire des choix. N’oubliez pas que le guide vous donne des pistes en 5H (scénarios, p. 22) et qu’un document ad hoc pour les 6H vous a été remis lors de la formation obligatoire. Alors pourquoi proposer au-

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Alexandre Solliard Samuel Fierz

http://animation.hepvs.ch/ sciences-humaines

Echo de la rédactrice Harmonie Si l’école vise à davantage de différenciation, n’estelle point parfois normative sur certains plans? Un ado me confiait récemment, sur un ton un peu désabusé, en me parlant de l’un de ses enseignants: «J’ai l’impression qu’il voudrait tous nous cloner, sur le modèle de l’élève sage et appliqué!» Peut-être que l’enseignant n’avait pas ce dessein intentionnel, et peut-être n’était-ce qu’une interprétation exagérée d’un élève râleur. Certes, mais l’école ne préfère-t-elle pas les modèles qui ne dépassent pas du moule? Et du reste n’en a-t-il pas toujours été ainsi? L’école semble mieux correspondre aux élèves répondant à la norme, ou à tout le moins à ceux sachant jouer de l’adaptation illusoire, prêts à répondre aux attentes d’un enseignant le temps d’un cours. Aujourd’hui, l’école s’intéresse énormément aux pistes pour améliorer le climat scolaire et c’est une excellente intention pour favoriser le mieux vivre ensemble. Cependant, au nom de l’harmonie, n’oublie-t-elle pas parfois que certains «bougeaillons» ont besoin de mouvement, que d’autres à tendance rebelle doivent pouvoir exprimer leur colère, ou que d’autres encore ont une imagination débordante à libérer? S’il est bien d’apprendre à canaliser son trop-plein d’énergie, il ne faudrait pas oublier de préserver des espaces pour la vivacité, pour l’originalité, etc. Selon le mouvement du balancier, on est souvent dans le trop ou le pas assez. A l’école et ailleurs.

Nadia Revaz

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> VIE DES CLASSES

Immersion en 2H, dans la classe de Valérie Franc, à Martigny MOTS-CLÉS : ÉCOLE ENFANTINE • ALPHABET Valérie Franc enseigne dans une 1H-2H à Martigny-Ville. Lors de notre venue, en ce lundi à 15 h, il n’y avait que les 2H. Au programme, la suite de la construction de la Planète des Alphas. Après la récréation, Valérie Franc indique aux élèves qu’ils doivent se mettre en rond autour du tapis violet. Le calme revient progressivement et la classe chante à voix douce: «1, 2, 3, les jambes en croix […] 10, 11, 12, plus rien ne bouge». L’enseignante leur avait parlé de l’intruse du jour et me présente.

Les élèves comptent le nombre de lettres.

Valérie Franc suit l’avancement des Des petites mains travaux avec son carnet de bord. appliquées.

La Planète des Alphas Début de l’activité, Valérie Franc demande aux élèves de m’expliquer ce qui était prévu pour cette deuxième partie d’après-midi. Lorenzo répond: «La Planète des Alphas». Oui, mais comme je suis ignorante, alors j’ai le droit à davantage de détails: «Les Alphas sont des lettres qui sont des humains ou des animaux. Par exemple, il y a le S.» Un élève va chercher le livre pour me montrer l’alphabet des Alphas. Pendant ce temps, on entend une petite voix: «Mais non Emmanuel, tu dois ouvrir le livre pour lui montrer la page avec tous les Alphas.» Réponse de l’intéressé, qui me donne un cours: «Les Alphas, ils sont 26.» Les enfants se mettent ensuite à compter les lettres sur la page de résumé qui contient tous les Alphas, mais certains ronchonnent, parce qu’ils sont trop éloignés pour

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Construction des routes de la Planète des Alphas.

Les Alphas créés par les élèves.

parvenir à les voir. Oups, il y en a 27. Logique puisqu’aux 26 lettres de l’alphabet s’ajoute le ch de «chat». «Et qu’est-ce qu’on fait avec ce livre?», interroge l’enseignante. «Il parle des lettres.» Et Valérie Franc poursuit: «On va prendre notre cahier pour voir ce qu’il y a d’écrit, afin de sa-

Moment d’explication.

voir ce qu’on doit faire aujourd’hui.» Mission du jour, créer tous les Alphas, même les plus difficiles à dessiner et améliorer les routes ainsi que le parking de la Planète des Alphas. Un élève relève que, si on est mal parqué, on peut avoir une amende, ajoutant que ce n’est pas

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RUBRIQUES une amande pour manger, mais une amende à payer. Léger brouhaha lié aux digressions des uns et des autres, aussi l’enseignante lance, avec calme mais clarté, un «Stop, on arrête là». La classe se déplace vers la construction des routes jaunes et violettes conduisant au parking. Pendant ce transfert d’une tâche à l’autre, un élève vient vers moi pour me dire qu’il y a aussi les Bêtas, ces monstres qui veulent voler les secrets des Alphas. L’enseignante demande aux élèves de mentionner les problèmes qui doivent encore être résolus pour que les voitures puissent avancer sur ces routes qui se croisent. Discussion autour d’une erreur des ingénieurs en herbe. «A vous de trouver la solution pour qu’on puisse passer sur la route jaune et la route violette…» Plusieurs élèves font part de leurs propositions pour signaler une route qui s’interrompt brutalement. «Faut-il mettre seulement un panneau Stop?» Pas de réponse. Certains tentent de contourner l’obstacle en voulant prolonger la route, mais l’enseignante insiste un peu, toutefois sans succès. Alors Valérie Franc rappelle les diverses activités à réaliser, dont la fabrication des Alphas.

Concepteurs des Alphas ou constructeurs de routes Tout le matériel pour les activités à réaliser, en lien avec la route ou la fabrication des Alphas, est prêt, disposé en plusieurs espaces dans la classe. Certains élèves s’organisent en groupe, d’autres préfèrent fonctionner en solo. L’intruse en profite pour s’infiltrer en posant des questions aux uns et aux autres. «J’adore les Alphas», me lance un élève. Cassandre, me regarde, la mine boudeuse, des petits trémolos dans la voix. «Ben moi, je suis fatiguée l’après-midi». Je pense que c’est juste cet après-midi, mais non, elle précise sa revendication: «Je suis fatiguée tous les aprèsmidi, même si je suis en 2e enfantine.» Une élève agite une cloche, afin d’obtenir l’attention de tous:

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«Est-ce que quelqu’un fait le kangourou?», sous-entendu est-ce qu’un autre élève a déjà dessiné le K, avec le kangourou, qui sera ensuite collé sur un bouchon. La cloche retentit encore: «Qui fait le cornichon?», «Qui fait le V de Valérie?», «Est-ce qu’elle est déjà faite Madame I?». Tamara et d’autres vérifient avant de réaliser une nouvelle lettre pour ne pas faire le travail à double. Leur application m’épate. Certains s’entraident, en se corrigeant: «Regarde ta lettre, elle est pas vraiment comme ça.» D’autres s’attellent au dessin des lignes blanches pointillées sur les routes. Soudain, l’enseignante vérifie si tout le monde a du travail. Une élève s’exclame: «Moi j’ai plus rien à faire.» Valérie Franc semble voler d’un groupe à l’autre, et glisse par exemple: «Tu vois la différence entre ces deux lettres?» ou «Mathieu, tu dessines quelle lettre?» Toutes ne sont pas faciles à copier. La preuve, Noah soupire: «C’est trop dur cette lettre.» Et la maîtresse de lui répondre: «Il faut t’entraîner.» Valérie Franc interrompt l’activité: «Vous pouvez laisser votre travail, car on doit avoir une petite discussion autour de la Planète des Alphas.» Organisation d’une réunion de chantier pour observer et discuter des changements apportés et vérifier que les voitures peuvent circuler sur les nouveaux tronçons. Pour l’enseignante, c’est l’occasion de redire que la plupart du temps il y a plusieurs solutions pour résoudre un même problème. Tamara signale un petit souci: en effet, une partie de route doit être surélevée entre deux ponts. Mathieu revient avec la question non résolue de la route qui s’arrête. Eloïse suggère l’ajout d’une barrière. Eh oui, avec une petite planche, les voitures ne pourront plus passer. «Maintenant qu’on a trouvé ces solutions à réaliser, on peut continuer le travail», commente l’enseignante. Les élèves reprennent la tâche en cours. L’heure avance et une élève demande s’il ne faudrait pas lancer le minuteur. La suggestion est approuvée par l’en-

seignante qui rappelle qu’il ne reste plus que quelques minutes avant de faire un bilan du travail réalisé. Le brouhaha devient plus perceptible, même pour les élèves. «Tamara, Emmanuel, Harish, j’ai sonné la cloche», lance une voix qui tente de se faire entendre. Dans le même temps, l’enseignante dit à Iris qu’il ne faut pas déjà commencer à ranger. Quelques élèves chantent l’alphabet, d’autres dessinent, d’autres encore fixent les lettres sur les bouchons pour qu’elles tiennent debout. Un élève a réalisé un X sans le découper, et l’enseignante l’incite à comparer avec le modèle. Après avoir rangé les feuilles, l’activité se termine autour du chantier. Valérie Franc amorce la même comptine qu’au début de l’heure. Silence absolu durant quelques secondes, puis l’enseignante invite les élèves à regarder et à commenter ce qui a changé dans la Planète des Alphas qui n’est pas pour autant terminée. La cloche de l’école sonne, mais la classe continue pendant quelques minutes. Les élèves étaient curieux et motivés, grâce à une enseignante énergique et apaisante à la fois. Pris par l’activité, ils étaient plutôt calmes. Evidemment, il y a eu des petits instants de baisse d’attention pour certains, surtout en fin de période. Après l’immersion place à la discussion (cf. pp. 22-23). Valérie Franc évoque le contexte global du fragment de vie de classe observé. Elle explique leur avoir d’abord lu le livre intitulé «La Planète des Alphas», histoire qui les a passionnés et qui a ensuite servi de prétexte pour amener des activités autour des lettres. En fonction d’une des pages, ils doivent imaginer leur Planète des Alphas. Pour l’enseignante, cette séquence avait pour visée de permettre aux élèves de se familiariser avec l’espace, de découvrir les lettres, d’observer, de se questionner, de chercher des solutions, etc. Nadia Revaz

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> MÉTIERS DE L’ÉCOLE

Valérie Franc ou le bonheur d’enseigner en enfantine Des moments magiques certes, mais il en faut de l’énergie pour enseigner aux tout petits, non? C’est vrai qu’enseigner en enfantine, c’est épuisant et suivant les volées cela peut même être très épuisant, car il s’agit constamment de recentrer les plus agités. Néanmoins on voit de tels progrès dans leurs apprentissages, surtout quand on les suit pendant deux ans, qu’on en oublie la fatigue.

MOTS-CLÉS : ÉCOLE ENFANTINE • MARTIGNY • MADAGASCAR La séquence de vie de classe (cf. pp. 20-21) donne envie d’en savoir plus sur Valérie Franc, enseignante en 1H-2H à Martigny-Ville. Comment est-elle dans son métier? Quelles sont ses valeurs? Bref, quel est le lien entre sa pratique et son discours. Valérie Franc, avez-vous toujours voulu enseigner, et en enfantine de surcroît? Oui, même si au tout début, je voulais devenir prof de sport. Cependant, très vite je me suis dit que si j’avais un souci physique, ce serait compliqué de bifurquer vers une autre activité professionnelle qui me plairait. Enseigner en classe enfantine est alors devenu une évidence. Dans le cadre de ma formation à la HEP-VS, j’ai fait des stages chez les grands, mais aussi chez les plus petits, et j’ai pu vérifier que c’était vraiment le degré qui me convenait le mieux, parce que je perçois l’école comme un grand projet, avec des objectifs mêlant les différentes branches, sans devoir dire «maintenant on fait du français, maintenant on fait des maths». Enseigner en enfantine, c’est très riche, car les enfants apprennent tout le temps. Je trouvais aussi qu’il y avait une plus grande liberté dans la manière d’enseigner, ce qui à mes yeux est essentiel. Je peux dévier de ma planification lorsque les enfants ont un intérêt sur lequel on peut ancrer des apprentissages. Ces moments-là sont juste magiques.

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Après avoir acquis un peu d’expérience dans l’enseignement, vous êtes partie une année à Madagascar. Quelle était votre motivation? J’avais envie d’aller voir ce qui se faisait ailleurs et de vivre une expérience dans l’humanitaire, aussi j’ai saisi cette opportunité grâce à une copine qui était partie là-bas. J’ai surtout fait du coaching d’enseignantes pour les maternelles et j’ai eu la chance de pouvoir instaurer des ateliers pour leur donner l’occasion de découvrir d’autres manières d’enseigner.

Valérie Franc

J’imagine que les méthodes sont très différentes… Oui, l’école à Madagascar est assez militaire. Les élèves récitent tout par cœur, mais à six ans, ils ne savent pas bien lire pour autant, étant donné qu’ils ne parviennent pas à donner du sens aux apprentissages. A quoi cela sert-il de connaître une liste, sans être capable de l’utiliser en contexte. C’est tellement plus facile de mémoriser une fois qu’on en comprend l’intérêt et les stratégies. Evidemment il y avait aussi des choses que l’on pourrait importer ici.

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RUBRIQUES Qu’avez-vous retiré de cette expérience? J’ai longuement réfléchi sur ma manière d’enseigner et sur ce que je pouvais apporter aux élèves. Sans leur imposer mon style d’enseignement, il fallait que je sois au clair sur mon approche, de façon à pouvoir partager mon expérience avec les enseignantes de Madagascar. En revenant, j’avais l’impression de mieux savoir ce que je voulais instaurer dans ma classe et pourquoi. Quelles sont à vos yeux les trois qualités pour enseigner en enfantine? Il faut surtout de la créativité, de la souplesse et de la curiosité. En tant qu’enseignante, quels sont vos objectifs prioritaires? Mon but est d’apprendre aux élèves à observer, à se poser des questions et à trouver des solutions, en communiquant et en collaborant pour apprendre ensemble. J’essaie de mettre en place un projet commun, tout en respectant les aptitudes et les rythmes de chacun. Je leur dis que nous sommes tous différents et que nous avons tous des compétences qui s’additionnent. Chaque enfant peut devenir une ressource dans un domaine ou un autre. A quoi attribuez-vous le calme de votre classe? Je pense que cela vient du fait qu’ils connaissent bien l’organisation de l’école et leur rôle d’élève. Je leur répète souvent «c’est votre classe», ce qui simplifie l’instauration de certaines règles. Le matin, avec les deux degrés, il y a parfois trop de bruit et il arrive que certains élèves sonnent la cloche pour demander un peu de silence, du fait qu’ils n’arrivent pas à se concentrer. J’ai l’impression qu’en les incluant dans la gestion de classe, ils osent exprimer ce qui les dérange, ce qui permet de chercher ensemble des solutions, de façon à améliorer les conditions d’apprentissage. Les enfants à l’entrée en enfantine sont-ils si peu adaptés aux règles

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de vie scolaire comme on l’entend parfois? On les prend forcément avec leur vécu familial et ce sont des enfants à qui on doit apprendre le métier d’élève. Toutefois, même si l’éducation est différente aujourd’hui, ils n’en sont pas moins capables d’intégrer les règles de l’école. Evidemment il y a des jours où ça fonctionne mieux que d’autres, tout comme pour nous. Les enfants ont une capacité d’adaptation énorme et leurs comportements ne sont pas toujours les mêmes à la maison et à l’école. N’ayant que quelques années d’expérience, je n’ai peut-être pas assez de recul pour savoir comment c’était avant, mais je ne me sens pas dépassée par leurs comportements.

Dans ma classe, non. Je suis parfois un peu agacée par l’image de la maîtresse enfantine qui se contente de faire jouer les enfants, mais dans le même temps je sais ce que je fais en classe et la valeur que ça a, donc ce n’est pas si grave. J’estime aussi qu’il y a un peu trop de paperasse à remplir, mais ce qui me dérange vraiment c’est de devoir faire les minutes d’activités supplémentaires à mon horaire, en comblant des heures dans d’autres classes. J’aimerais tant pouvoir consacrer le mercredi matin à mes élèves de 1re enfantine, sans les 2e année, de façon à ce que je puisse leur accorder un moment d’attention rien que pour eux. Ils auraient ainsi une demijournée plus au calme, avec la classe et la maîtresse rien que pour eux.

Enseigner en enfantine, diriez-vous que c’est le bonheur? J’adore mon métier. En plus, ici à Martigny, j’ai une équipe de collègues qui sont formidables. Nous échangeons et je considère que c’est capital de pouvoir avoir un autre regard sur sa pratique pour se construire une identité professionnelle.

En imaginant que je vous laisse une baguette magique, auriez-vous un autre souhait? A part ce temps à apporter aux élèves de 1re année, non. La direction que prend l’école enfantine me plaît, car j’estime que tout devient plus cohérent. On tient mieux compte de la motivation des enfants et de la façon dont ils apprennent.

Y a-t-il quand même des choses qui vous dérangent?

Propos recueillis par Nadia Revaz

Formation

Nourrir le monde, préserver la planète Valais Solidaire organise trois journées de formation sur l’agro-écologie et la permaculture. Une formation continue qui peut intéresser les enseignants de sciences du secondaire 1 et 2... ou tout enseignant jardinier à ses heures. Date: Jeudi 28, vendredi 29 et samedi 30 mai 2015 Lieu: A l’école cantonale d’agriculture de Châteauneuf / Sion Conférences plénières, ateliers, visites d’un centre de recherche, visite d’une exploitation, rencontres avec des praticiens Pour les associations membres des fédérations cantonales de coopération (FEDERESO), pour les enseignants, pour les étudiants en agriculture, pour les membres d’ONG de développement Afin d’acquérir des connaissances théoriques et pratiques en matière d’agriculture familiale durable Frais: CHF 300.– pour l’ensemble de la formation (possibilité de s’inscrire par journée) Inscriptions: Formulaire sur http://valaissolidaire.ch

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> ÉDUCATION MUSICALE

Ecouter de tout son corps et de toute son âme 1 MOTS-CLÉS : SONS • ÉMOTIONS Dans ses actions de pédagogie musicale concernant l’expression vocale, dans la plupart des cas, l’enseignant propose un modèle et les élèves le reproduisent. Il en est ainsi pour l’apprentissage des chants ou pour les exercices de pose de la voix, par exemple.

(premières chansons, premières écoutes…). A partir de là, chacun va se souvenir de ses propres émotions 2 qui peuvent être autant joyeuses que douloureuses et qui peuvent être localisées dans l’imaginaire mais aussi dans la tête, dans les oreilles ou dans une autre partie quelconque de notre corps.

Et si nous nous plongions dans la qualité de l’écoute (par l’élève) en tentant de la développer dans le but d’améliorer les productions vocales en général et la justesse d’intonation en particulier. Car notre corps est une caisse de résonance comme tout instrument de musique.

Vibration Apprenons à nos élèves et à toutes personnes pratiquant le chant, comment on écoute, comment on ressent les sons que nous entendons? Il convient, avant de transmettre quelque chose à autrui, avant de transmettre des émotions à un public, de communiquer avec soimême. Que le corps vibre de bas en haut et de haut en bas et pas seulement autour des cordes vocales.

Notre rapport avec la musique Nous avons tous un lien affectif voire amoureux avec la musique à quelqu’âge que ce fût. On pourra donc poser la question aux élèves de se remémorer leurs premières expériences musicales. On pourra constater la diversité des réponses

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Chacun a un lien affectif avec la musique.

Propositions (pour soi-même, pour l’école…) A partir de ses prérequis, on peut réaliser ce qui suit avec la voix la plus ronde et la plus douce possible permettant une réception la meilleure possible et la libération des tensions:

S’il s’agit d’un groupe plus entraîné, on peut imaginer des exercices avec des quintes, des quartes ou d’autres intervalles.

De l’écoute à l’expression Tous ces exercices d’intériorisation ont donc pour but de faire vibrer tout notre corps. Chacun devrait ainsi atteindre la fusion intérieure, notre corps étant une magnifique caisse de résonance comme un violon ou tout autre instrument de musique. A partir de là, l’élève ou l’adulte est en pleine capacité d’entendre des mélodies et de les reproduire dans les meilleures conditions possibles. Nul doute alors que la justesse d’intonation s’en trouvera améliorée. Et que les propos qui nous sont réguliers «faites-moi chanter ces gamins» prendront un sens beaucoup plus global car il s’agira vraiment de la vibration totale des corps de nos chères têtes blondes. Et chacun (chanteur et auditeur) y trouvera, in fine, l’émotion dans le sens le plus fort du terme. Jean-Maurice Delasoie Bernard Oberholzer

Lire des phrases (parlées) en tenant sa main sur la nuque pour sentir les vibrations.

Chanter bouche fermée des sons

Notes Inspiré de Françoise Lombard, pédagogue de l’écoute et de la voix, Journal de l’Institut Jaques-Dalcroze et «Chanter», revue québécoise du chant choral.

1

de diverses hauteurs pour vérifier où la voix résonne.

Faire les mêmes exercices avec quelqu’un d’autre en tentant une fusion maximale.

2

On parle d’«intelligence émotionnelle», titre du livre de Daniel Goleman, psychologue, publié récemment chez Laffont.

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RUBRIQUES > FIL ROUGE DE L’ORIENTATION

Gwenaëlle Joris, élève au CO de Troistorrents L’orientation, ce n’est pas que l’affaire de l’école. En discutes-tu avec ta famille ou tes amis? J’en parle beaucoup en famille et plus rarement avec mes amis. Mes parents, ne voulant pas m’influencer, me conseillent de me documenter et d’effectuer plusieurs stages.

MOTS-CLÉS : CO • STAGE • ECCG Morginoise, Gwenaëlle Joris, élève en 2e année au CO de Troistorrents, a effectué un stage de 5 jours auprès de Résonances, dans le cadre de son processus d’orientation. Après ce premier lieu de stage choisi par ses parents enseignants, elle envisage d’en effectuer d’autres pour affiner ses domaines d’intérêt… Une fois son CO terminé, elle pense prendre le chemin de l’Ecole de culture générale. Une chose est sûre, si elle a un joli brin de plume et une excellente orthographe, elle a aussi de nombreux autres talents. Gwenaëlle, quels sont les divers métiers auxquels tu as déjà songé? Petite, je voulais devenir vétérinaire, puis dessinatrice. Un instant j’ai imaginé être enseignante, mais j’ai très vite changé d’idée. Ensuite, pendant longtemps je disais vouloir devenir cuisinière. Aujourd’hui, j’hésite entre plusieurs métiers très différents: journaliste, photographe ou cuisinière. A l’école, apprécies-tu les cours de projets personnels? Oui, mais je suis d’avis qu’il ne faudrait pas se limiter au portfolio. Ce serait intéressant de pouvoir davantage échanger nos idées et d’inviter des professionnels à venir nous parler de leur métier. Un peu comme au Salon des métiers? Le Salon des métiers, c’est très bien, car cela nous permet de découvrir différentes professions, mais certaines personnes ne s’impliquent

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Gwenaëlle Jo

ris

pas vraiment, se contentant de distribuer des feuilles. Je préférerais qu’il y ait plus de jeunes en formation, car je crois qu’ils répondraient plus franchement à nos questions. Avais-tu participé à la journée «Osez tous les métiers»? J’avais testé menuisière, puisqu’il fallait essayer un métier plutôt masculin pour les filles. Le problème, c’est que tous les élèves ne veulent pas faire un métier habituellement féminin ou masculin.

Si tu devais me donner trois compétences pour te définir, que choisirais-tu? Imaginative, débrouillarde et avec une grande capacité d’adaptation. Quel message adresserais-tu aux enseignants en matière d’orientation? Je leur dirais de moins nous stresser. D’ici la fin de l’année, on doit retenir deux projets professionnels et c’est bien qu’ils nous le répètent régulièrement, mais ce serait mieux qu’ils n’oublient pas que ce n’est pas si évident. Peut-être qu’en se remémorant leur propre parcours d’orientation, ils sauraient comment nous motiver, sans nous mettre trop de pression… Propos recueillis par Nadia Revaz

Le point de vue d’une stagiaire «Pour moi, faire un stage de quelques jours n’est pas de refus. Je trouve que c’est une idée intelligente d’amener les élèves à découvrir les métiers qui leur trottent dans la tête. C’est essentiel de s’intéresser, demander, obtenir des informations pour mieux voir où on en est au niveau de notre orientation. Pour ma part, j’ai essayé le métier de rédactrice de Résonances et je n’en suis pas mécontente. Tout au long de mon stage, j’ai petit à petit pris conscience que ce n’était pas exactement pareil à ce que j’imaginais. J’ignorais l’existence de certaines tâches dans ce métier et c’est pour ça que je le trouve encore plus fascinant: le rédacteur ne consacre pas ses journées entières à rédiger des textes, contrairement à mes croyances précédant le stage.» Gwenaëlle

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> LIVRES

La sélection du mois Médias & Informations Une initiation concrète à l’usage critique des différents médias! Qu'est-ce qu'un média? Qu'est-ce que l'information? Comment éduquer les élèves à distinguer une information fiable d’une information peu fiable? Julien Lecomte et ACMJ. Médias & Informations. 40 activités pédagogiques pour le secondaire. Bruxelles: de boeck, 2014. Citation extraite de l’ouvrage «De manière générale, l’éducation aux médias s’inscrit dans la formation de citoyens responsables, actifs, critiques et solidaires (“CRACS”).»

Bernard Fripiat. Au commencement était le verbe… Ensuite vint l’orthographe. Paris: Vuibert, 2015. Citation extraite de l’ouvrage «Au passage, rassurons ceux qui craignent que l’informatique ne les empêche de connaître l’orthographe d’usage! Au contraire! Si la machine nous dit à trois reprises que le mot “acompte“ ne prend qu’un c, nous finirons par le retenir. Moralité, l’informatique va faciliter l’écriture de la plus difficile orthographe du monde.»

Imagine-toi dans la caverne de Platon… La méditation est un outil extraordinaire. Elle permet de se déconnecter, de gérer le stress des examens, d’améliorer sa concentration, de développer sa confiance en soi et l’ouverture aux autres. Elle aide à se construire et à s’épanouir, à donner un sens à sa vie. Passionné et convaincu de ses bienfaits, Jacques de Coulon, ancien recteur du collège Saint-Michel à Fribourg,

Et toi, où habites-tu?

Au commencement était le verbe… L’orthographe, ses règles obscures et ses exceptions vous font souffrir? Rassurezvous, c’est voulu! Comment pourrait-il en être autrement dans un pays à l’histoire si tumultueuse? Comme la France, notre orthographe a traversé les siècles en empruntant des voies détournées, sans craindre détours ni autres pirouettes. Il fallait un Belge tel que

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l’a mise en pratique pendant trente ans avec ses élèves grâce à des exercices de yoga simples et ludiques. C’est cette expérience unique et une méthode ayant fait ses preuves qu’il a voulu transmettre dans ce livre accessible, à l’attention des adolescents, des parents et des enseignants.

Bernard Fripiat pour raconter cette histoire avec un humour et une irrévérence qui déculpabiliseront les pires cancres. En une centaine de questions-réponses, il explique l’origine de chaque difficulté et raconte la folle épopée d’une orthographe que le monde entier nous envie…

La suggestion du mois de Daphnée Constantin Raposo, enseignante

Ce grand album nous propose un voyage autour du monde. Il traverse des villes mythiques en nous présentant brièvement un pan de la vie de leurs habitants. En une ou deux phrases, on déguste des plats typiques et on découvre les activités traditionnelles des différents pays parcourus. Grâce aux clichés utilisés, on reconnaît facilement l’endroit que l’on traverse. Les dessins inspirés de la réalité, ressemblent à d’anciennes photos jaunies. C’est finalement une agréable leçon de géographie pour les tout petits, une mine de renseignements à exploiter et une belle brochette de questions à se poser...

Jacques de Coulon (préface de Frédéric Lenoir). Imagine-toi dans la caverne de Platon… Exercices de méditation à faire au lycée et à la maison. Paris: Payot, 2015. Avec un CD de 10 méditations pour se laisser guider. Citation extraite de l’ouvrage «La méditation se définit d’abord comme une libération de nos chaînes, comme un déconditionnement pour ensuite mieux revenir dans le monde (la caverne), plus lucide et plus critique. Méditer, c’est sortir de la caverne en s’affranchissant des chaînes qui nous maintiennent en état de servitude. Nous voici loin de l’image du méditant assis en lotus et planant dans un univers éthéré, totalement coupé du concret.»

Gaia Stella. Et toi, où habites-tu? Genève: La Joie de Lire, 2014. Album à partir de 5 ans.

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RUBRIQUES > AUTOUR DE LA LECTURE

Jury valaisan du prix RTS Littérature Ados Nadia Revaz MOTS-CLÉS : BIBLIOTHÈQUE • ÉCOLE • 13-16 ANS Le prix RTS littérature ados, qui concerne les 13-16 ans, se déroule en plusieurs étapes. En ce mercredi après-midi de février, le jury valaisan a été réuni à la Médiathèque Valais à St-Maurice pour désigner trois titres pour la finale. Nicole Grieve, déléguée à la promotion de la lecture au Service de la culture, a été invitée pour mener les débats. Plusieurs bibliothèques-médiathèques du canton ont participé à ce projet en mettant sur pied un comité de lecture d’établissement composé de jeunes. Nouveauté de cette édition, c’est l’association Jeunesse et Médias AROLE (www.jm-arole.ch) qui a été chargée de la coordination des opérations sur le plan romand. Quant à la Médiathèque Valais, elle a servi de relais cantonal. Cyril, Jean-Jacques, Léon, Lydia, Maxime, Sara, Thibault et Thierry, qui représentent la bibliothèque de Savièse, la médiathèque de Monthey, la bibliothèque d’Orsières et la bibliothèque de lecture publique pour ados et adultes de Sion, sont venus discuter des sept livres en lice pour le prix RTS Littérature Ados, sélectionnés par un comité composé de bibliothécaires et libraires spécialisés jeunesse et par l’équipe de production de «Lire délire». Chaque bibliothèque s’est ensuite organisée à sa manière. Orsières a opté pour une étroite collaboration avec l’ERVEO (école régionale de la vallée d'Entremont et Orsières), via l’enseignant de liaison entre la bibliothèque et

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l’école, d’où une plus large participation que dans les autres communes inscrites. Si les bibliothécaires se sont lancées avec enthousiasme dans ce projet, le seul bémol émis par certaines d’entre elles concerne la sélection, jugeant quelques-unes des thématiques assez sombres et décalées, tout particulièrement pour les premiers degrés du CO.

Clip Lire Délire de la classe de Savièse Visionnez le clip de la classe de Savièse et, si vous le souhaitez, vous pouvez voter pour eux jusqu’au 26 avril (cf. article paru dans l’édition de mars). http://goo.gl/XC7Wfw Lire Délire www.liredelire.ch

Les élèves délibèrent Tous nos lecteurs du jury cantonal sont au CO, sauf Jean-Jacques qui est apprenti. Avant de lancer la discussion autour des sept livres lus, Nicole Grieve commence par demander aux jeunes lecteurs ce qu’ils aiment lire et pourquoi. Les réponses sont multiples. Et déjà on voit ceux qui veulent apprendre et comprendre et ceux qui ont besoin de s’évader par l’imagination. Après le premier tour de table pour évoquer leur livre «coup de cœur», force est de constater qu’il y aura de quoi débattre, tant les avis sont partagés. Les élèves s’adonnent

avec enthousiasme à la critique littéraire, en évoquant les forces et faiblesses des intrigues, les éléments de suspense ou d’originalité, et en abordant aussi certains aspects formels qui leur ont plu ou déplu. Le jury s’est par ailleurs interrogé sur la notion de «prix jeunesse», estimant qu’il était peut-être préférable de primer un livre ne contenant pas trop de langage familier ou de second degré. Après deux heures de délibérations, les livres retenus sont: «L’homme qui dessine», «Ma réputation» et «Coup de Meltem». Les élèves voulaient

Chaque membre du jury défend ses livres préférés.

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surtout proposer une sélection variée, n’incluant pas que des histoires policières. Bref, la liste était légèrement différente une minute plus tôt et l’aurait aussi été une minute plus tard. Et pour les représenter dans le jury final qui se réunira fin mars à Genève pour désigner le lauréat du prix RTS Littérature Ados, les élèves ont choisi ceux qui savaient le mieux intégrer les avis des autres.

Discussion avec les membres du jury Comment les membres du jury ontils découvert le plaisir de la lecture? «Comme je ne comprenais pas pourquoi beaucoup préféraient le livre Harry Potter au film, je l’ai lu, ce qui m’a donné envie de lire d’autres livres, surtout des policiers», explique Léon. Pour Maxime, l’histoire est légèrement différente: «A l’école j’ai commencé par lire de tout petits livres, et progressivement je me suis mis à lire des romans, des séries…» Jean-Jacques se souvient qu’en 2P, il devait faire des petites présentations de livres et que c’est à partir de ce moment qu’il a attrapé le virus de la lecture. Quant à Sara, elle pense que ce sont les histoires racontées dans sa petite enfance qui ont servi de déclencheur, parce qu’elle était intriguée par le mélange des lettres aux côtés des images. Thierry hésite entre l’influence familiale ou scolaire, évoquant l’importance de la bibliothèque dans son désir de lectures.

Sélection prix RTS Littérature Ados 2015 Après la vague, Orianne Charpentier, Editions Gallimard Coup de Meltem, Sigrid Baffert, Editions La Joie de Lire Là où naissent les nuages, Annelise Heurtier, Editions Casterman Ma réputation, Gaël Aymon, Editions Actes Sud Junior L’homme-qui-dessine, Benoît Séverac, Editions Syros Dossier Océan, Claudine Aubrun, Editions du Rouergue 20 pieds sous terre, Charlotte Erlih, Editions Actes Sud Junior

Qu’est-ce qui les a motivés à participer à un jury de lecteurs? Cyril aime commenter ce qu’il lit, aussi il s’est dit que participer à ce jury pouvait être intéressant. Pour Sara, sa participation était d’abord liée à la sélection: «J’étais curieuse de devoir lire sept livres imposés, sachant qu’habituellement je choisis mes lectures.» Quelques-uns sont venus avec l’objectif de conseiller leurs camarades moins motivés et les aider à choisir le livre susceptible de leur correspondre. Argumenter et échanger avec d’autres lecteurs sont des motivations qui reviennent à plusieurs reprises. Qu’est-ce qui pourrait être entrepris à l’école pour promouvoir la lecture? Certains pensent qu’il faut proposer des passages de livres avec études de textes, car pour eux cela a marché, tandis que d’autres estiment

que c’est une bonne solution, mais seulement pour ceux qui aiment déjà lire. Une autre piste semble faire l’unanimité, à savoir commencer par de tout petits livres, car le nombre de pages peut vite décourager. Plusieurs sont d’avis que la complexité dans le choix des textes doit être progressive. Les thématiques en correspondance avec les intérêts des enfants ou des adolescents sont aussi mises en avant. A propos de la notion de lecture, deux élèves relèvent le rôle de conseil des bibliothécaires, puisque, comme le dit Thierry, chacun peut trouver un livre qui lui plaira. Et peut-être faudrait-il solliciter ces jeunes ambassadeurs de la lecture pour en faire la promotion auprès de leurs camarades… Sara semble déjà jouer ce rôle auprès de ses amis.

Interview de Frédérique Böhi, chargée de la promotion de la lecture à Arole

Le jury débat avec Nicole Grieve, sous l’œil des bibliothécaires.

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Frédérique Böhi, est-ce la première fois que Jeunesse et Médias AROLE coordonne ce prix? En effet, c’est une première. Il y a toujours les sept classes qui participent à Lire Délire et pour le prix Littérature Ados la RTS souhaitait que davantage d’élèves participent, d’où notre rôle de coordination.

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RUBRIQUES Le jury était composé de bons lecteurs. Ne faudrait-il pas que ce genre d’initiative parvienne aussi à intégrer des lecteurs moins motivés? C’est notre objectif pour les futures éditions, mais avant les jurys cantonaux, il y a les comités de lecture, avec davantage de lecteurs. Reste que je trouve aussi très important de permettre aux bons lecteurs de pouvoir échanger entre eux. En allant dans les divers jurys cantonaux, j’ai pu observer que cela leur faisait du bien de pouvoir parler avec d’autres jeunes passionnés de lecture. Cela pourrait leur permettre de créer une sorte de réseau. Qu’avez-vous pensé du jury valaisan? Habituée à un public plus jeune dans mes activités Arole, je suis impressionnée par leur niveau d’analyse. Certains lisent déjà des romans d’adultes. Pour exemple, l’un d’eux a dit qu’il aimait les héros qui les élèvent et pas forcément ceux des livres de la sélection. C’est toute la difficulté de trouver des livres pour cette tranche d’âge.

Commentaires des bibliothécaires Danielle Pignat (bibliothèque communale et scolaire d’Orsières): «J’ai été époustouflée par la richesse de l’argumentation des jeunes et leur capacité à défendre leurs livres préférés.» Marie-Noëlle Zuchuat (bibliothèque communale et scolaire de Savièse): «Je suis épatée, car je ne pensais pas que les jeunes s’investiraient autant dans les discussions.» Laurence Bornet (bibliothèque municipale de Sion): «C’est vraiment une expérience très intéressante, à renouveler.» Laurette Cachat (médiathèque de Monthey): «L’info reçue était tardive, aussi je n’ai eu qu’un seul lecteur intéressé, mais il était toutefois heureux de pouvoir participer au jury cantonal.»

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> DOC. PÉDAGOGIQUE

DVD-R documentaires: la sélection du mois

L’Abbaye de Saint-Maurice, le plus ancien monastère d’Occident.

Les DVD-R sont à disposition des enseignants et des étudiants et sont déposés dans le site de St-Maurice. Par le biais du catalogue online de la Médiathèque Valais (RERO-Valais), ceux-ci peuvent être réservés et retirés dans l’un des 3 autres sites de la Médiathèque Valais moyennant un délai d’au minimum 72 heures (jours ouvrables). Leur emprunt est strictement réservé à des fins pédagogiques, pour une durée de 14 jours, avec possibilité de 5 prolongations tant que le document n’est pas réservé par un autre lecteur. Les enseignants peuvent exprimer leurs souhaits d’enregistrement pour le jeudi midi précédant la semaine de diffusion de l’émission à l’adresse suivante: documentation. pedagogique@mediatheque.ch

L’Abbaye de Saint-Maurice, 1500 ans d’histoire Emission Histoire vivante, Diffusé le 21.12.2014 sur RTS 2, 55’ Cote 27-788 ABBA C’est le plus ancien monastère d’Occident toujours en activité... et il se trouve en Valais. Son rayonnement

culturel a marqué l’histoire européenne. L’Abbaye de Saint-Maurice d’Agaune fêtera en 2015 les 1500 ans de sa fondation. A quelques jours de la messe de minuit diffusée en direct et en Eurovision de Saint-Maurice, ce documentaire retrace le parcours exceptionnel de l’Abbaye. (RTS)

Vocation chanoine Emission Dieu sait quoi, Diffusé le 21.12.2014 sur RTS 1, 51’ Cote 27-788 VOCA L’Abbaye de Saint-Maurice est le plus ancien monastère d’Occident toujours en activité. Il fête son jubilé. Pour l’occasion, ce documentaire s’immerge dans la communauté des chanoines qui pratique la louange perpétuelle depuis 1500 ans. (RTS)

Des Dominicains au cœur de l’islam Emission Dieu sait quoi, Diffusé le 26.10.2014 sur RTS 1, 51’ Cote 28 DES A la fois sentinelle et phare, l’Institut dominicain d’études orientales du Caire bâtit des passerelles entre islam et christianisme. (RTS)

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> ÉCOLE-CULTURE

La musique à l’école: regards croisés MOTS-CLÉS : 6-12 ANS • HAUTE ÉCOLE DE MUSIQUE • INSTRUMENTS À CORDES Rencontre avec Jan Dobrzelewski, musicien (violoniste et chef d’orchestre) de renom et directeur du site de Sion de la Haute Ecole de Musique de Lausanne (HEMU), et Carine Tripet Lièvre, musicienne (chant) et formatrice à la HEP-VS à St-Maurice et à l’HEMU, afin d’évoquer le bénéfice des liens qui peuvent se tisser entre culture et école. Occasion aussi de parler d’un module de présentation des instruments à cordes de l’HEMU. En Valais, avec la trace laissée par Tibor Varga, cette familiarisation semble une évidence. L’HEMU propose une double option dans son orientation master, à savoir la pédagogie ou l’interprétation. Carine Tripet Lièvre y donne les cours de pédagogie, ce qui crée des synergies avec son activité à la HEP-VS. Pour elle, enseigner un instrument intègre une dimension supplémentaire, absente dans les

sicienne, Carine Tripet, mu P-VS enseigne à la HE U. EM et à l’H

autres disciplines scolaires, liée à l’affect. Pour Jan Dobrzelewski, l’enseignement de la musique est une équation à inconnues multiples, soulignant la richesse de toutes les dimensions qui interviennent, de la composition à l’interprétation d’un morceau. Et à cette option pédagogique de l’HEMU vient se greffer la médiation. Quels sont à vos yeux les bénéfices de l’intégration ponctuelle des professionnels de la culture dans l’école obligatoire?

Jan Dobrz elewski, m usicien, dirige le si te de Sion de l’HEM U.

Carine Tripet Lièvre: Selon moi, l’immense avantage est de montrer aux élèves que les professions artistiques sont de vrais métiers. En cela, je trouve que les exigences d’Etincelles de culture à l’école sont précieuses, avec sa liste d’intervenants dont je fais partie, pour que les enfants puissent être en contact avec des professionnels issus de divers domaines, dans une perspective interdisciplinaire. Jan Dobrzelewski: Les professionnels ont l’avantage de ne pas ânonner la musique mais de la maîtriser.

Pour aller plus loin

Formations à l’HEMU

Concert didactique de sensibilisation aux instruments à cordes, donné par un quatuor à cordes d’étudiants HEMU dirigés par Jan Dobrzelewski et, pour les degrés primaire, secondaire I et II général, Valais romand. Avec le soutien du dispositif Etincelles de culture. www.etincellesdeculture.ch

Les plans d’études proposés par l’HEMU permettent aux étudiants d’obtenir les deux principaux titres de l’enseignement supérieur que sont le bachelor et le master. En complément à ces cursus menant à une carrière professionnelle, l’HEMU propose plusieurs formations continues avancées. Le nombre et la diversité des formations offertes contribuent à ouvrir de vastes horizons professionnels aux étudiants diplômés: concert, orchestre, soliste, direction d’orchestre ou d’ensemble d’instruments à vent, composition jazz, enseignement de la musique. L’HEMU, site de Sion propose également des conférences. www.hemu.ch/Conferences-site-de-Sion.124.0.html

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RUBRIQUES EN RACCOURCI Etudiants dans les hautes écoles suisses

Niveau d’activité rémunéré

Concert dirigé par Jan Dobrzelewski.

Carine Tripet Lièvre: Pour les enfants, c’est magique d’avoir les musiciens qui jouent tout près d’eux. Cette proximité renforce la qualité d’écoute et contribue à démystifier la salle de concert. Jan Dobrzelewski: Les parents craignent souvent que leurs enfants aient une forme de rejet face à la musique classique, alors qu’ils n’ont pas d’a priori. Ils peuvent vous dire avec spontanéité qu’ils n’aiment pas un morceau de Beethoven, mais tout aussi bien s’enthousiasmer pour une pièce de Chostakovitch. Avec les professionnels, il me semble que la virtuosité permet la transmission du plaisir de jouer d’un instrument… Carine Tripet Lièvre: Oui et j’estime important de donner accès aux élèves à cette facette du plaisir musical qui exige une expertise. Jan Dobrzelewski: Le professionnel se remet en question à chaque fois qu’il émet un son. L’amateur peut aussi transmettre le plaisir musical, mais sans forcément être capable de rebondir face à la salle. Le son en direct a un impact émotionnel énorme et pour un instant le temps se suspend, aussi il s’agit d’offrir le meilleur aux enfants. Le dispositif Etincelles de culture à l’école insiste sur les trois temps du projet, l’avant, le pendant et l’après. Ces étapes sont-elles vraiment essentielles? Carine Tripet Lièvre: Absolument, car faire intervenir un professionnel en

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classe, ce n’est pas une animation. Jan Dobrzelewski: En effet, il doit y avoir une démarche. Dans ce que j’ai fait, ici, en Asie, en Amérique, au Moyen-Orient, j’ai toujours privilégié la possibilité d’une préparation avec un dossier pédagogique. Le plus important pour moi est de pouvoir travailler avec des petits groupes, soit deux classes au maximum, et dans l’idéal avec des enfants entre 6 et 12 ans, car à cet âge ils osent encore exprimer leurs sentiments à l’écoute de la musique classique. Ce qui me semble aussi fondamental, c’est de proposer une démarche progressive sur une période de 45 minutes. Au départ, il s’agit de leur faire écouter de la musique avec des pistes sensibles. Suite à cela, j’espère que les enseignants repartent de ce moment musical pour faire de l’histoire, de la géographie… Après la Moldau de Smetana, on peut parler de tout. Jan Dobrzelewski vous proposez depuis quelques années des concerts de sensibilisation aux instruments à cordes dans des classes du canton… Jan Dobrzelewski: Nous sommes allés à Conthey, à Riddes… et nous irons bientôt à Vissoie. J’interviens avec un quatuor à cordes parmi les quatorze de la maison et je présente aux élèves le violon, l’alto et le violoncelle. J’essaie de leur faire comprendre que les notes ne sont pas une vision de l’esprit, via la notion de quinte par exemple. Souvent je commence par une fugue de Bach. Les musiciens jouent le

Trois quarts des étudiant-e-s exercent une activité rémunérée parallèlement à leurs études. Les revenus que cette activité leur procure représentent en moyenne près de 40% de leurs ressources. En 2013, les étudiante-s disposaient d’un revenu médian de 2000 francs par mois. La même année, les coûts de leurs études s’élevaient en moyenne à 1321 francs par semestre. Plus de la moitié des étudiant-e-s qui ont accompli un séjour d’études à l’étranger l’ont fait dans le cadre d’un programme de l’UE, tel que Erasmus. Ces résultats proviennent de l’enquête 2013 sur la situation sociale et économique des étudiant-e-s, réalisée pour la troisième fois par l’Office fédéral de la statistique (OFS) après les enquêtes de 2005 et 2009. http://www.bfs.admin.ch > Thèmes > 15 - Education, science

thème et le contre-sujet, avant de passer à une phase d’identification et de discussion. Après je parle de la structure harmonique avec deux mouvements d’un petit quatuor d’enfance de Mozart. Je leur fais aussi découvrir un rondo, la musique moderne en terminant en général avec un morceau plus romantique. Tout peut toutefois être modifié, car suivant les questions des élèves, je modifie le programme et le quatuor s’adapte. A la fin, je leur demande quel morceau ils ont préféré. Et c’est systématiquement Mozart qui l’emporte. Et contrairement à une idée reçue, c’est à chaque fois le mouvement lent qui décroche la palme. Propos recueillis par Nadia Revaz

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> CARTE BLANCHE

La culture francophone à l’honneur MOTS-CLÉS : ATELIERS • HAUT-VALAIS Durant la journée du 16 janvier 2015, dans le cadre d’un échange avec l’Oberwalliser Mittelschule St. Ursula (OMS) de Brigue, 40 étudiants et étudiantes en dernière année de la formation initiale au sein de la Haute Ecole Pédagogique du Valais (HEP-VS), se sont vu confier la tâche d’organiser une journée d’ateliers avec pour thème principal: la culture francophone.

L’atelier «Gagne ta place au Louvre! Deviens un artiste français».

Une large gamme d’ateliers Pour ce faire, ces apprentis enseignants ont dû mettre la main à la pâte afin de concocter des activités intéressantes et ludiques. En effet, pas moins de 170 étudiants haut-valaisans ont participé à cette journée et ont eu le choix entre une vingtaine d’ateliers pour se familiariser avec une culture qui influence considérablement leurs voisins bas-valaisans, et bien d’autres pays à travers le monde. Les étudiants de la HEP-VS n’ont pas manqué d’imagination et de moyens pour la création de leurs ateliers. C’est effectivement au travers de la danse, de la cuisine, d’émissions télévisées, du dessin ou même de la pétanque que ceux-ci ont tenté de faire connaître leur culture.

Une expérience positive Cette journée s’est avérée très positive pour les deux écoles. Les étudiants de l’OMS nous ont confié avoir découvert des aspects totalement inconnus de la culture fran-

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L’atelier «Der Challenge der französischen Küche».

çaise et canadienne. Chacun semble sorti de cette expérience avec de nouvelles connaissances tant au niveau culturel que linguistique. De leur côté, les futurs enseignants ont reconnu qu’ils ont tiré beaucoup de bénéfices de cette expérience tant sur le plan personnel, comme la collaboration et l’organisation entre pairs, la préparation dans une langue étrangère et l’approfondissement de

la connaissance d’une culture, que sur le plan professionnel. En effet, il est ressorti des divers témoignages que ces ateliers leur ont permis d’élargir leur vision de la complexité du métier d’enseignant, notamment avec la barrière de la langue, avec la confrontation à des jeunes plus âgés que les degrés pour lesquels ils sont en formation et à travers la collaboration avec une institution scolaire de niveau secondaire II de la région.

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RUBRIQUES

Cette collaboration entre les deux institutions n’aurait jamais pu voir le jour sans le travail et le soutien de M. Bernhard Schnidrig, enseignant à la Pädagogischen Hochschule Wallis, et de M. Olivier Mermod, directeur de l’Oberwalliser Mittelschule St. Ursula. Ceux-ci ont été secondés par un groupe formé de quatre étudiantes haut-valaisannes chargées d’établir le lien entre les deux écoles et de coordonner le déroulement de la journée. Ces étudiantes ont su relever avec brio la tâche qui leur a été confiée et ont fait de cette journée une très belle réussite.

Association Saèk Thmey – Cambodge Au Cambodge, la formation professionnelle dans le domaine du tourisme est encore pratiquement inexistante. Les enfants issus de milieux défavorisés n’y ont pratiquement pas accès. Ouverte le 4 novembre 2014 à Siem Reap, l’école, fondée par l’Association Saèk Thmey, dispense des cours gratuits sur 3 ans à de jeunes Cambodgiens et Cambodgiennes issus de milieux défavorisés. Mike Julen en est le cofondateur. Christophe Pfammatter qui a longtemps été enseignant et animateur d’allemand, est la personne de contact au niveau suisse pour ce projet. Pour soutenir l’Ecole ou vous engager dans ce projet, avec vos compétences d’enseignant: cpfammatter@yahoo.fr www.saekthmey.com

Les perspectives d’avenir Nous espérons que ce projet d’échange puisse perdurer dans la formation initiale et, peut-être qu’avec le temps, une expérience de ce type puisse se mettre en place sur le site bas-valaisan de la Haute Ecole Pédagogique. Alors peut-être… un prochain rendez-vous dans le monde impressionnant de la langue germanophone! Lionel Dumoulin, classe 50A/E de la HEP-VS

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> AC&M

Séquence AC&M au cycle 1 MOTS-CLÉS : SHS • DÉCOUVRIR • EXPÉRIMENTER

Voilà une séquence d’AC&M qui permet clairement d’établir des liens avec les sciences humaines et sociales, «relation Homme-espace».

Perception Objectif spécifique: découvrir les constructions et l’aménagement d’une agglomération, d’une ville, d’un village, d’une vallée Progression des apprentissages: découverte sensorielle de notre environnement urbain

Fabrication du véhicule

Circuit

Lister les diverses sortes d’habitation, commerce, zone de détente, de sport, de culture… Lister tout ce qui compose le réseau routier (panneaux, ponts, tunnel…)

Technique Objectif spécifique: expérimenter le volume et l’espace pour intégrer des notions spatiales (devant/derrière, dessus/dessous, dehors/dedans, à travers, au centre) Progression des apprentissages: rechercher des solutions techniques pour représenter une zone d’habitation en utilisant les matériaux disponibles en classe (papier, carton, petits éléments en bois, matériaux de récup… cubes en bois, mousse

http://animation.hepvs.ch/acm

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Observation

Plan

gomme), ou ramassés dans la nature (branchettes, pierres, mousses…)

Progression des apprentissages: Dessiner le plan du quartier, de la vallée…

Comment fabriquer un tunnel, un arbre, un terrain de foot, un panneau de circulation, un garage… (Expérimentation en petits groupes puis mise en commun)

Expression et représentation Objectif spécifique: appréhender l’espace en plan et en volume pour représenter un lieu de vie (quartier, ville, village, vallée) imaginaire ou réel et son réseau routier

Pour ce projet mes élèves ont tout d’abord dessiné le réseau routier, en commençant par un rond-point dans une ville imaginaire Le rond-point abrite une sculpture, la ville un monument historique Puis place à l’originalité et à l’innovation mais aussi au soin et à la précision pour réaliser leur ville en volume

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RUBRIQUES Matériel: Base en carton (grande pour un travail collectif, couvercle de boîte de feuilles transparentes pour réalisation individuelle) et tous les matériaux possibles et imaginables

> VERSION COURTE

Au fil de l’actualité

Culture Objectif spécifique: approche d’un élément architectural ou d’un objet artistique du patrimoine culturel de l’environnement local Progression des apprentissages: choisir dans son environnement proche un élément culturel à observer (bâtiment, sculpture, œuvre ornant un rond-point…) et parler du genre, de la technique, des matériaux, du sujet, de la période

Expression et représentation Reste à fabriquer un véhicule... Tout petit et tout léger avec un élément métallique (punaise, trombone…) fixé au-dessous si on veut le déplacer avec un aimant Plus grand, avec un système de roulement pour un travail collectif Vous retrouverez cette séquence davantage illustrée sur le site de l’animation.

MOTS-CLÉS : CITOYENNETÉ • CO

La Jeunesse Débat: écho de l’édition 2015 Jeunesse Débat consiste en une méthodologie précise qui facilite la mise en place de débats structurés dans les classes. Deux élèves du CO Ste-Jeanne-Antide de Martigny (Mehdi Peci et Loïc Roth, respectivement participant et remplaçant) étaient à Berne lors de la finale 2015, qui a eu lieu en mars dernier. Afin de vous inciter à faire participer vos élèves à la prochaine édition, voici le témoignage de leur enseignante, Florence Couchepin.

Témoignage «Jeunesse Débat est un outil très performant pour aborder la séquence de l’argumentation à l’oral. Il permet d’engager les élèves dans un travail en autonomie et d’aborder des sujets d’actualité en lien avec SHS. Il offre de surcroît la possibilité d’instaurer une dynamique différente dans la classe.

des élèves lors des échanges, soit le respect de la position de l’autre, la prise en compte de ses arguments, la gestion de son temps de parole, autant de compétences sociales que les jeunes sont aussi amenés à acquérir durant leur cursus scolaire. Concernant la finale à Berne, ce fut une expérience particulièrement enrichissante pour les élèves. La visite du Palais fédéral, la rencontre avec des parlementaires et un bref échange personnel avec la présidente de la Confédération ont suscité chez eux beaucoup d’intérêt et une vague de questions en lien avec le civisme. Sans oublier l’exercice délicat de la communication qui les a sensibilisés à la nécessité des langues dans un pays pluriculturel...» Florence Couchepin

Danielle Salamin Muller PUB Cahiers de préparation • A le cahier de préparation éprouvé et apprécié par les enseignants de tous les niveaux. • B Cahier de préparation pour maîtresses et maîtres de travaux manuels • C Cahier de préparation pour jardinières d'enfants SH

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Nouveau en 2015 ZH

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Édition spéciale Ad5g AR

La couverture a été réalisée par Mena Schnider de l’Ecole de culture générale et de commerce (Fach- und Wirtschaftsmittelschulzentrum FMZ) de Lucerne, option graphisme. SZ

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Le cahier correspond à l’Edition Ad5/semaine de 5 jours.

VERLAG FÜR UNTERRICHTSMITTEL DES CLEVS 6145 Fischbach, 04¥ 9¥7 30 30, Fax ¶4¥ 9¥7 00 ¥4 info@unterrichtsheft.ch www.unterrichtsheft.ch

L’exercice est formateur car l’élève ignore jusqu’à la toute fin la position qu’il défendra durant le débat. Il doit donc mettre de côté ses certitudes, sa première impression, pour faire émerger toutes les valeurs engagées dans la problématique. A lui de développer les arguments et de chercher des exemples pour chacune des positions. Souvent, il réalise alors avec un certain désarroi qu’il n’y a pas de réponse univoque à la question posée… Jeunesse Débat insiste aussi beaucoup sur la capacité de dialogue

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Mehdi Peci (à droite), lors du discours de la présidente de la Confédération.

www.lajeunessedebat.ch

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> SECONDAIRE II GÉNÉRAL

L’exposition Mattmark au Lycée-Collège des Creusets à Sion Nadia Revaz MOTS-CLÉS : TOUS LES DEGRÉS • HISTOIRE • VALAIS En premières mondiales, une exposition commémorative sur la tragédie au Mattmark a été organisée à Rome, au Sénat, et à Sion, au collège des Creusets (LCC). Il est déjà prévu que cette exposition fasse halte dans différents lieux (Monthey, Bruxelles), dont des écoles (ECCG de Martigny, HES-SO de Sierre), de façon à permettre aux élèves de notre canton de se rappeler du tragique destin de ces 88 travailleurs de diverses nationalités, dont 56 Italiens, qui périrent le 30 août 1965 et de percevoir, via la polémique et le procès, la dimension historique, sociale, économique et culturelle de cet événement.

www.mattmark.ch www.fondation-fellini.ch

L’Association ItalieValais, présidée par Domenico Mesiano, dévoile une soixantaine de photographies, accompagnées d’un film incluant des témoignages, d’un catalogue et d’un texte de Carlo Capozzi publié dans les Annales valaisannes, pour raconter cette catastrophe sur le chantier de construction du barrage, dans la vallée de Saas, qui avait fait la Une de la presse internationale. Pour réaliser ce vaste projet, l’Association a pu bénéficier de la collaboration de la Fondation Fellini qui a apporté son savoir-faire culturel et technique dans la production de l’exposition et dans l’édition. Pour Benjamin Roduit, recteur du LCC, offrir aux étudiants de telles occasions de culture et de mémoire est essentiel. Stéphane Marti, professeur au LCC, président de la Fondation Fellini et responsable exécutif du Comité ad hoc Mattmark/ItaliaVallese, rappelle les conditions de travail dif-

Bilan de la matinée portes ouvertes au LCC Le 31 janvier dernier, les Collèges de Sion se sont présentés au Lycée-Collège des Creusets (LCC), de façon à réagir contre la baisse des effectifs de cette filière. «Le bilan de cette manifestation, à laquelle un public nombreux et intéressé a participé, est largement positif, avec un impact direct sur les effectifs», souligne Benjamin Roduit, recteur du LCC. Les différents modules de cette matinée ont montré une image dynamique de l’enseignement dans les collèges aujourd’hui. Une 2e édition qui aura lieu au Lycée-Collège de la Planta (LCP) est d’ores et déjà envisagée. www.creusets.net www.lcplanta.ch

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Oskar Freysinger, chef du DFS, et Benjamin Roduit, recteur du LCC © M. Siggen

Des étudiants lors de l’exposition commémorative © Stéphane Marti

ficiles des immigrés italiens et insiste sur la dimension de l’italianité du Valais, élément retenu dans le cadre du projet de sauvegarde du patrimoine immatériel auprès de l’UNESCO. Les étudiants rencontrés ont été d’autant plus touchés par cette exposition qu’ils l’ont visitée en compagnie d’Illario Bagnariol, qui travaillait sur le chantier et a échappé de peu à la mort ce jour-là, et de Frédéric Gollut, chef d’un détachement militaire qui a participé aux recherches. «En cette année de bicentenaire, c’est une chance de voir cette exposition, de façon à ne pas oublier que le Valais, ce n’est pas qu’une belle histoire», souligne l’un des étudiants. Une autre ajoute: «Je trouve important de connaître l’histoire du Valais et c’est quand même dommage de devoir attendre d’être au collège pour étudier les événements qui nous concernent géographiquement.» Autant dire qu’ils recommandent aux écoles de la scolarité obligatoire et du secondaire II d’accueillir cette exposition dans leurs murs.

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RUBRIQUES > IMAGES & SONS DU VALAIS

Film et atelier Valais Passions Nadia Revaz MOTS-CLÉS : VALAIS • PORTRAITS • ENTREPRISES Au cours de cette année de célébration du 200e anniversaire de l’entrée du Valais dans la Confédération, le film Valais Passions de François Perraudin propose une intéressante réflexion sur l’identité contemporaine du canton. Sur mandat du service de promotion économique, François Perraudin a d’abord photographié pendant deux ans 150 entreprises du canton afin de constituer la banque d’images http:// images.valais.ch. Ces visites l’ont motivé à mieux connaître la réalité économique, sociale et environnementale de ce canton. A l’occasion d’un

www.valaisapassions.ch www.etincellesdeculture.ch

Déclinaisons de Résonances N’oubliez pas que Résonances, c’est une version papier, un site compagnon et une App. Si vous souhaitez profiter de l’App Résonances pour iPad / iPhone et Android, qui est réservée aux abonnés à la revue, envoyez un message à nadia.revaz@admin. vs.ch afin de recevoir un identifiant / mot de passe temporaire. www.resonances-vs.ch

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périple de six semaines, de Gletsch à St-Gingolph, le guide et photographe est allé à la rencontre de ce «Valais novateur et qui sait saisir les opportunités» pour en faire un livre et un film. Des portraits d’entreprises, d’institutions ou de personnalités valaisannes construisent une image riche et diversifiée du canton en 2015. Quel est ce Valais, qui englobe aussi bien la Fromathèque que PhytoArk, le robot Nao à l’Idiap ou l’Abbaye de St-Maurice qui fête ses 1500 ans d’histoire? «Savoir d’où l’on vient pour déterminer ensemble où l’on va», suggère François Perraudin en conclusion du film. Après avoir visionné le film, le titre devient une évidence, tant le mot Passion est fréquemment prononcé par celles et ceux qui font le Valais. L’atelier proposé par François Perraudin et soutenu par le dispositif Etincelles de culture se déroule en trois temps: une période pour faire un bref retour sur l’histoire récente du canton et s’interroger avec l’animateur sur la manière dont le canton est perçu, la projection du film (environ 30 minutes) et une seconde période en classe pour affiner l’image construite. Pour la préparation, un dossier pédagogique est à disposition des enseignants. Sur le site internet www.valaispassions.ch, des extraits de textes, photographies et portraits filmés, classés par domaine (construction, industrie, agriculture, environnement, tourisme, nouvelles technologies, culture et société, viticulture), peuvent être consultés. De quoi déclencher l’envie de découvrir la démarche dans son intégralité: livre, film et atelier.

Témoignage

Eddy Beney, directeur de l’ECCG de Sierre Eddy Beney, directeur de l’Ecole de commerce et de culture générale de Sierre, a organisé la projection du film de François Perraudin pour l’ensemble des élèves, qui a été prolongé par le visionnage de trois portraits individuels en bonus (Novelis, une entreprise du Haut-Valais et les empaillés d’Evolène). «J’ai eu la sensation que ce film était à l’image de nos filières bilingues à Sierre ou l’inverse, parce que le film mêle le français et le dialecte sous-titré. Ce qui est magique, c’est d’avoir réussi à mettre en avant tout à la fois le Valais traditionnel et moderne. Cette radiographie contemporaine permet de mesurer la diversité technologique et entrepreneuriale de ce canton, aussi bien dans le domaine du vin, de l’agriculture, du tourisme, de l’économie, de la technique ou de l’industrie. François Perraudin, grand passionné, a présenté le déroulement de son projet, expliquant sa marche d’un bout à l’autre du canton pour collecter des images et des témoignages, ce qui n’a pas manqué d’interpeller les jeunes. Pédagogiquement, cet éloge de la lenteur constitue un message fort. Bilan des courses, l’expérience était très positive. Une occasion qui comporte un sens tout particulier en cette année de bicentenaire.»

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> CORPS ET MOUVEMENT

L’alimentation, au-delà des clichés! MOTS-CLÉS : SENSO5 • SHS Voilà des phrases que l’on entend souvent: «On ne sait plus manger!» «Tout est malbouffe!» Ce sentiment de culpabilité d’avoir trop mangé ou mal mangé nous a tous habités une fois ou l’autre. Cela dépend de notre état d’esprit du moment, également de nos habitudes alimentaires. Si bien que, lors du colloque Senso5 en novembre 2014 à Sierre, le message de Meriem Guetat 1, sociologue à l’université de Strasbourg, m’a interpellée tout particulièrement.

Un message qui allait au-delà des clichés, au-delà des préjugés et qui, en fait est un prolongement évident des activités Senso5 menées dans nos classes valaisannes. La formation des enseignants faite depuis quelques années permet de sensibiliser les enseignants à l’impact, auprès de nos élèves, des messages reçus, des messages vécus et personnels liés à l’alimentation. Notre rôle étant de faire vivre la découverte alimentaire à nos élèves pour justement aller à l’encontre du «J’aime» «J’aime pas» ou encore «C’est bon» ou «Ce n’est pas bon». Meriem Guetat est donc partie à la rencontre des ados dans les rues de

Paris pour essayer de comprendre leur mode de fonctionnement dans les pratiques alimentaires. Peut-être surprenant, mais les ados ont aussi leurs critères pour faire leurs choix alimentaires. Ils sont sensibles à l’odeur, à l’aspect et à la texture des aliments. Une assiette belle à regarder avec des aliments croquants et qui sentent bon est particulièrement appréciée. Un écho évident avec les programmes Senso5 du cycle 1 où l’on porte une attention toute particulière à développer les 5 sens dans la dégustation d’aliments variés afin que les enfants aiguisent leurs perceptions sensorielles.

Perceptions sensorielles

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RUBRIQUES

Les ados revendiquent autant l’importance du repas familial que le hamburger avec les copains tout en avouant que le repas reste parfois conflictuel. Mais un conflit plutôt lié au fait de vouloir se distancer, de se différencier des choix et des habitudes alimentaires de leurs parents. Ils restent toutefois attachés aux traditions et à la transmission familiale. C’est pourquoi, selon elle, il existe donc une «gastronomie adolescente» avec des aliments «navette» tels que les bonbons gomme, le lait ou les biscuits dinosaures qui leur rappellent leur enfance ou encore des aliments «marqueurs de passage» comme le café et les sauces qui indiquent le changement de statut entre l’enfance et l’âge adulte. Tout au long du cursus scolaire, les moyens Senso5 permettent également ce dialogue sur l’importance du repas familial, la convivialité et le plaisir à partager. Durant le cycle 2, les activités proposées permettent au futur adolescent d’être sensibilisé puis d’analyser les équilibres alimentaires au sein d’un même groupe. Tout le travail sur le corps humain en SHS favorise également la perception de l’importance des aliments pour notre corps avec le hamburger comme point de départ de la démarche afin entre autres de désacraliser ce mets tant convoité par les ados et tant décrié par les adultes. Mais si ce plaisir et cette convivialité ne sont pas toujours au rendez-vous familial, où se cachent-ils? Eh bien, dans le simple fait de manger en marchant, de manger en parlant avec ses camarades, de manger et d’utiliser son portable en même temps, de manger sans se salir et sans perdre de temps afin de profiter de chaque instant avec le groupe auquel l’ado appartient, ce que Meriem Guetat appelle le «Bodywork». Et alors, pourquoi pas?

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Témoignages

Deux témoignages en guise de mise en bouche Johan Epiney, classe de 5P (7H) à Riddes «Lors des cours de dégustation Senso5, j’ai surtout été surpris des connaissances lacunaires des élèves pour décrire ce qu’ils dégustaient. D’une part, la plupart d’entre eux connaissaient les quatre saveurs de base (salé, sucré, acide, amer), mais avaient de la peine à les associer aux différents aliments. D’autre part, il a été difficile pour certains de décrire leurs ressentis en lien avec les 5 sens. Bien souvent, ils avaient tendance, dans un premier temps, à s’arrêter sur des jugements subjectifs sans grande valeur: «c’est bon», «c’est mauvais», «j’aime» ou «je n’aime pas». Je suis donc persuadé que cette sensibilisation à l’éducation nutritionnelle peut aider les enfants à apprendre à découvrir et apprécier les aliments qu’ils mangent au quotidien. A un autre niveau, j’ai relevé le grand plaisir qu’avaient les élèves à participer à des dégustations. J’estime que ces activités sont ainsi réellement intéressantes car elles sortent de l’ordinaire - les élèves étant actifs et travaillant dans le concret en testant les aliments - tout en conservant clairement un but pédagogique précis. Néanmoins, ils demandent un investissement de la part de l’enseignant avec une préparation non-négligeable des aliments à déguster, mais pour un résultat qui en vaut la peine. Les élèves ont eu beaucoup de plaisir: c’était un nouveau cours pour eux. Et en plus, une personne venait donner le cours.»

Danielle Tapparel, classe 6P (8H) à Montana-Village «Les élèves ont appris à goûter et ensuite donner leurs sensations, leurs impressions. Etonnamment ils ont utilisé un vocabulaire bien approprié et riche. Les réponses ont fusé de toute part; tout le monde a participé. La majorité de la classe a eu du plaisir à déguster. Un élève a été réticent et sceptique devant tous les aliments (madeleine, café, citron et Tuc) – une grimace se lisait sur son visage à chaque fois. Lors du 2e cours, les élèves ont encore mieux vécu l’expérience.»

Ce qui est sûr c’est que les moyens Senso5 permettent d’expérimenter, de découvrir et d’oser des nouveautés alimentaires, d’être à l’écoute de ses perceptions pour construire un des aspects de la personnalité de nos futurs ados et qui sait? Seront-ils, peut-être, voire sûrement des ados heureux, bien dans leur peau, libres de leurs choix alimentaires.

Ce qui paraît être le cas des ados parisiens! Doris Buchard, animatrice en éducation nutritionnelle Note Meriem Guetat est sociologue, chercheur AlimAdos au sein du laboratoire Cultures et sociétés en Europe (CNRS Université de Strasbourg).

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> MITIC

Etre à la page en matière de MITIC MOTS-CLÉS : ÉDUCATION AUX MÉDIAS • IMAGE INTERACTIVE • CC ICT-VS Vous souhaitez suivre l’actualité matière de MITIC (Médias, Images et Technologies de l’information et de la communication), alors n’hésitez plus et partez à la découverte des nouveautés du site du Centre cantonal ICT-VS. Et même si vous n’êtes pas accro aux nouvelles technologies, vous trouverez aussi des pistes d’intégration qui pourraient vous être utiles, peu importe votre branche ou votre degré d’enseignement.

Les nouveautés du site ICT-VS Ce mois, signalons quelques infos en lien avec l'Education aux médias. Si vous voulez en savoir plus sur la boîte à outils «Ch@rte Internet», si vous souhaitez explorer avec vos élèves la lecture d’images ou si vous envisagez d’analyser un film en classe, vous trouverez des documents intéressants pour vous aider sur le site du CC ICT-VS.

Image interactive sur www.ictvs.ch

A signaler aussi que deux cours de formation continue destinés aux enseignants et intitulés «Lectures d’images» et «Education aux médias» seront prochainement proposés dans le catalogue FCE 2015-2016 de la HEP-VS. Ouvrez l'œil. www.ictvs.ch www.hepvs.ch Autre proposition susceptible d’intéresser les enseignants, un article présenté dans les Idées d’intégration pour créer une image interactive. «L'image interactive ci-dessus a

C’était écrit dans l’Ami des Régens en 1856 «Nous croyons donc que l’Ami des Régens peut influer considérablement sur la bonne tenue de nos écoles et sur le développement de l’instruction. Ce petit journal est nécessaire aussi aux régens qui sont abandonnés à eux-mêmes et qui luttent contre les embarras d’une position précaire et beaucoup trop peu récompensée. […] Espérons que le Grand Conseil se pénétrera de ces vérités et qu’il nous permettra de continuer la publication dont le premier volume est maintenant achevé. Il n’y a rien de plus important que l’éducation du peuple.» L’Ami des Régens, journal pédagogique pour les écoles françaises du Valais, 15 mars 1856

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été réalisée en cours de SHS par un groupe d'élèves de 9H. Au clic sur une zone active, un texte explicatif se dévoile sur la droite. En cliquant une deuxième fois, le détail s'agrandit à l'écran. Tous ces effets sont bien évidemment gérés par le logiciel et ne nécessitent aucune connaissance technique particulière.» Naturellement, pour découvrir l’interactivité de cette image, il vous faut la tester en ligne. www.ictvs.ch > Enseigner > Les Mitic en classe > Idées d’intégration Pour ceux qui utilisent les réseaux sociaux, rappelons que vous pouvez aussi suivre le CC ICT-VS via Facebook ou Twitter. Et surtout n’oubliez pas que vous êtes invités à alimenter la veille techno-pédagogique, de façon à l’enrichir. www.ictvs.ch Quelques autres adresses pour se tenir à jour: www.e-media.ch www.scoop.it/t/ veille-technologique-tice http://www.scoop.it/t/ competences-tic-lycee www.pearltrees.com/coraluna6

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RUBRIQUES > EXPOSITION

Exposition «Valais Composé» à la Médiathèque Valais – Martigny MOTS-CLÉS : BICENTENAIRE • SHS Il y a deux cents ans, le Valais devenait suisse. Cet évènement marque un tournant dans l’histoire valaisanne: le Valais inscrit une nouvelle filiation sur sa carte d’identité.

Commentaire de Jérôme Bel, animateur SHS «L’histoire locale s’affirme comme un des objectifs prioritaires du PER et l’événement du bicentenaire de l’entrée du Valais dans la Confédération se révèle opportun pour aborder cet aspect. Aussi, la collaboration entre la Médiathèque et l’animation pédagogique SHS s’est effectuée naturellement. De cette entente ont été réalisés un dossier pédagogique comprenant des activités pour les classes des Cycles 1 et 2 (1re H à 8e H) qui souhaiteraient visiter l’exposition et un dossier d’activités (en classe, puis sur place) pour les classes du Cycle 3 (9e H à 11e H) désirant consacrer une demi-journée (3 fois 45 minutes) à la visite de l’exposition et l’étude du sujet. C’est pour nos élèves l’occasion de se plonger dans l’observation et l’analyse de documents historiques afin de mieux comprendre le Valais et les Valaisan-e-s et se glisser dans la peau d’historien-ne-s!»

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Comment l’identité du canton s’est-elle construite depuis ce 4 août 1815? A travers une sélection de thématiques richement illustrées, l’exposition revient sur quelques grandes étapes qui ont modelé le canton. Elle présente un canton qui a dû composer avec les défis de la démocratie et de la modernité, de grands travaux à entreprendre, une économie à faire fructifier, une mobilité accrue. Ce parcours dans le Valais d’hier jusqu’à aujourd’hui dévoile un canton aux facettes multiples, entre

particularités cantonales et influences suisses. Il souligne la diversité des regards portés sur le canton. Sans cesse en mouvement, sans cesse recomposée, l’identité valaisanne, reflet d’une époque, d’un évènement ou d’un lieu ne se laisse pas aisément définir. Entre les lignes, l’exposition invite le visiteur à questionner «son Valais»… et, s’il le souhaite, déposer son témoignage en fin de visite afin de construire ensemble la mémoire de ce «Valais Composé». Alexia Rey

Informations pratiques

L’exposition Valais Composé Du 25 avril 23 décembre 2015, tous les jours, 13 h-18 h. Pour tous renseignements: www.mediatheque.ch Deux possibilités de visites: visite accompagnée par une médiatrice les matins dès 9 h. visite autonome les après-midi. Un carnet de jeux est à disposition pour les élèves des degrés primaires. Les visites ont lieu de préférence en matinée, hors des horaires d’ouverture au public, afin d’assurer le confort de chacun. Un dossier de présentation des différentes activités adaptées à chaque âge est disponible sur le site de la Médiathèque Valais (www.mediatheque.ch), dans l’Agenda – exposition Valais Composé. Pour tous renseignements: mv-martigny-mediation@admin.vs.ch, 027 607 15 46 (Alexia Rey) ou 027 607 15 40 (secrétariat)

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Des courses d’école palpitantes et sensées Par des activités ludiques et interactives dans un cadre naturel unique, le Parc naturel Pfyn-Finges vous propose de sensibiliser vos élèves à diverses thématiques actuelles de l’éducation au développement durable.

Au programme, en 2015 (liste non exhaustive) La gravière ludique : une salle de classe de 600 m2 en plein air, des expériences concrètes (dès la 1P)

Chasse au trésor : des histoires de brigands, des énigmes épineuses et des missions cocasses, avec des jumelles, une loupe et un compas (dès la 1P) Excursion castors : le milieu, le comportement et la morphologie du castor par une approche ludique (dès la 3P) Objectif eau : un concept pédagogique pour sensibiliser vos élèves à la valeur de « l’eau » : kit pédagogique pour la classe en amont, puis excursion en VTT sur le terrain (dès la 5P)

Action ! Paysage … : des « chantiers » d’aménagement du paysage sur les-

quels vos élèves par leurs actions concrètes approfondissent leur connaissance de la biodiversité en devenant acteur (CO)

Et bien plus encore …

Renseignements et contact: Parc naturel Pfyn-Finges, Case postale 65, 3970 Salquenen + 41 (0)27 452 60 60, admin@pfyn-finges.ch, www.pfyn-finges.ch

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RUBRIQUES > IDÉES DE PROJETS

La Bataille des Livres en terre valaisanne MOTS-CLÉS : DAVIDE CALI • 5H-8H • LITTÉRATURE JEUNESSE La Bataille des Livres propose des activités de promotion de la littérature jeunesse (livre mystère, livre voyageur, atelier d’écriture, ...) aux classes romandes (5H-8H). L’aventure BdL démarre avec une soirée cantonale de lancement. En novembre dernier, Yves Nadon, enseignant au primaire pendant 35 ans, directeur d’une collection littéraire Davide Cali dans la classe Des élèves heureuses de la dédicace. jeunesse, auteur de plusieurs oude Laure Varone à Sion. vrages didactiques et conférencier, raient Davide Cali, auteur italien né était venu parler de lecture et d’écriCali a montré quelques vidéos de ture à la HEP de St-Maurice. Chaque en Suisse. Traduit en de nombreuses présentation de ses albums, BD et langues, adepte des listes et de l’huédition valaisanne de la BdL se terromans et donné un avant-goût de mour, il a notamment écrit «Je n’ai mine par une fête, organisée en mai son prochain livre. Il a invité la classe pas fait mes devoirs parce que…» à Sion, au cours de laquelle les classes à jouer: il s’agissait de deviner les et «Je suis en retard à l’école parce se rencontrent et participent à des formes dessinées qui se cachaient que…». Dans la classe de Laure Vaactivités autour des livres. Entre ces derrière des taches noires ou en courone, les élèves et l’enseignante se deux temps forts, le premier prévu leur. L’heure et demie de rencontre font des lectures en guise cadeau, pour les enseignants, le deuxième s’est terminée par la séance de dédilisent en petits groupes ou indivipour les élèves, la BdL organise un cace, un moment qui laissera assuréduellement, selon événement suscepment des traces dans les mémoires. leur envie, afin de tible de rester gravé « Pour cette BdL, la notion dans la mémoire des Ainsi que le relève Laure Varone, c’est 33 classes valaisannes respecter de lecture-plaisir. petites têtes blondes, «une chance incroyable que de pouont choisi d’accueillir C’est donc natu- voir rencontrer un auteur en chair et à savoir la tournée des auteurs dans les un auteur en classe. » rellement que les en os» et ses élèves ont apprécié cette élèves ont lu pluclasses. Parmi la quaoccasion à sa juste valeur. Avec la BdL, sieurs albums de Davide Cali, puis rantaine de classes valaisannes qui le livre n’est plus perçu comme «pouseffectué des recherches sur internet ont participé cette année à la BdL, siéreux», mais ancré dans l’actualité. pour préparer les questions à poser. 33 ont choisi d’accueillir un auteur (Marion Achard, Kidi Bebey, Le jour J, Davide Cali est accompagné Les inscriptions pour la nouvelle édipar Zita Bitschnau, enseignante reDavide Cali, Anne de Preux, Christine tion ont lieu en mai, alors si l’aventure vous tente, n’hésitez pas… traitée qui coordonne la tournée au Naumann-Villemin et Jo Witek). niveau valaisan. Après que l’auteur se soit présenté, place aux questionsA l’école protestante de Sion, Laure Nadia Revaz Varone, enseignante en 5H-6H, exréponses qui permettent aux élèves de mieux comprendre le monde de plique que ses élèves étaient heuhttp://bataille-des-livres.ch l’édition jeunesse. Ensuite, Davide reux dès qu’ils ont su qu’ils accueille-

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> REVUE DE PRESSE

D’un numéro à l’autre Tendance

Massive open online course: Mooc L’école rime avec livres, devoirs et salles de classe. Toutefois, le rapide développement des Mooc est en train de changer la donne. Un succès. Premièrement, la qualité des cours est excellente, tout comme leur diversité: de la nutrition des enfants à l’astrophysique en passant par le grec. Ensuite, l’étudiant peut regarder les vidéos plusieurs fois, depuis n’importe où, en tout temps. Les devoirs peuvent se faire en groupe par le biais de la messagerie instantanée ou de forums. Les spécialistes en éducation parient sur un système hybride dans lequel les étudiants suivent les cours chez eux et rejoignent l’école pour les devoirs et les parties pratiques. L’Express-L’Impartial (21.02)

qu’ils baignent dans notre culture et nos valeurs sociales et qu’ils gardent un lien avec leur pays d’origine», explique l’ambassadeur de Suisse à Singapour. Le deuxième objectif est de promouvoir les valeurs suisses dans les pays hôtes, comme la démocratie, la bonne gouvernance, le respect des minorités. Le Temps (27.02)

Ecole française

Langues étrangères à surveiller L’école française doit reprendre en main l’enseignement des langues étrangères! C’est la conclusion sans appel de la dernière étude du Haut Conseil à l’intégration (HCI). Ce rapport confidentiel remet en cause l’enseignement des langues et cultures d’origine dispensé en primaire. Certains cours s’apparenteraient à des «catéchismes islamiques». Ces cours de langue et de culture étrangères sont dispensés aux enfants dont l’un des deux parents au moins est né dans le pays d’origine. Dans la grande majorité des cas, cet apprentissage s’effectue en dehors du temps scolaire mais à l’intérieur de l’école et sous son contrôle. Il est confié à des ressortissants étrangers placés sous l’autorité de l’académie mais payés et formés par leurs ambassades. Le Journal du Dimanche (01.03)

Enseignement du français au Québec Formation

La Suisse finance 17 écoles autour du monde La Suisse soutient des écoles privées à l’étranger. Le but? Permettre aux jeunes Suisses de rester en lien avec leur culture et promouvoir les valeurs helvétiques. Malgré la forte présence helvétique en Asie, seules deux écoles existent sur ce continent, les autres couvrant l’Italie, l’Espagne et surtout l’Amérique latine. Au total, 7500 élèves sont éduqués à l’étranger sur des bancs d’école portant le label helvétique. Parmi eux, 1800 sont d’origine suisse. «Le rôle premier de ces écoles est de soutenir les jeunes Suisses expatriés, pour qu’ils puissent recevoir une éducation dans leur langue,

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Les ratés Le Québec doit se pencher sérieusement sur l’enseignement du français, a affirmé le premier ministre Philippe Couillard. «Il est clair qu'il y a quelque chose qu'on ne fait pas comme il faut dans notre système d'éducation pour arriver à des résultats tels que ceux qu'on voit à l'entrée au cégep, ou encore, de façon plus marquée, pour les futurs enseignants qui veulent enseigner le français, a jugé le premier ministre. On voit que les résultats sont décevants. Je veux savoir pourquoi». La Presse.ca (5.03)

Echanges linguistiques

Un clone du Cesel L’an dernier Pierre Bickel, fondateur de l’Association romande pour les échanges linguistiques, a tout tenté pour sauver le Centre (Cesel) de Genève, dont il s’est occupé durant sept ans. Ce centre a fermé en juillet 2014 sur décision du Conseil d’Etat genevois, pour des raisons budgétaires. Avec le soutien de plusieurs collègues, Pierre Bickel a alors créé en automne dernier, par ses propres moyens, un clone du Cesel qui permet de fournir pratiquement les mêmes prestations que l’ancien centre genevois. L’Hebdo (5.03)

New York

Congés scolaires pour les fêtes musulmanes Le 24 septembre prochain, les écoles publiques newyorkaises seront fermées pour l’Aïd el-Kébir la fête du sacrifice. Et à partir de l’été 2016, elles fermeront aussi pour l’Aïd el-Fitr, la fête qui marque la fin du jeûne du ramadan, a précisé le maire, Bill de Blasio. Les écoles new-yorkaises ferment déjà pour plusieurs fêtes juives et chrétiennes. Les enfants musulmans représentent un peu moins de 10% des élèves des écoles publiques, selon les autorités. Mais New York n’est pas pionnière en la matière. Certaines écoles des Etats du Vermont, Massachusetts et New Jersey ferment déjà pour les fêtes musulmanes. L’Express.fr (5.03)

Ressources éducatives

Le CNRS propose une nouvelle offre «Mathématiques» L’offre du CNRS sur le portail Eduthèque s’enrichit, avec de nouvelles ressources éducatives autour des mathématiques. Des vidéos, des textes ou des images permettent à l’enseignant d’aborder cette discipline sous tous ses angles. Selon Eduthèque, l’offre «Mathématiques» du CNRS devrait s’enrichir progressivement, autour de deux sections (maths appliquées, maths et arts), avec de nouvelles ressources concernant notamment l’histoire des mathématiques, les liens de cette discipline avec les jeux, les systèmes aléatoires, le calcul et la géométrie. vousnousils (9.03)

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RUBRIQUES Langue étrangère au primaire

Le français toujours enseigné à Nidwald Les citoyens ont clairement refusé (à 61,72 %) une initiative de l’UDC exigeant l’enseignement d’une seule langue étrangère à l’école primaire. Mais la partie n’est pas encore gagnée partout. Des initiatives ont abouti dans les cantons de Lucerne et des Grisons. Avec ce non, Nidwald conserve le modèle 3/5. Comme Lucerne, Schwyz, Obwald, Zoug, St-Gall, Appenzell RhodesExtérieures, Schaffhouse et Glaris. Le Nouvelliste (9.03)

Liban

Grille des salaires Le ministre libanais de l’Education, Elias Bou Saab, s’est voulu rassurant face aux demandes des enseignants lors d’une cérémonie au Palais de l’Unesco à l’occasion de la fête des professeurs. La (loi sur la) grille (des salaires) sera incontestablement votée. Déplorant l’état actuel du secteur éducatif, M. Bou Saab a constaté que «les écoles se vident d’enseignants qui partent à la retraite. Il y aura donc une session de recrutement d’enseignants, et ceux-ci seront intégrés au cadre de manière rapide». L’Orient Le Jour (9.03)

Méditation à l’école

L’attention ça marche Aux Pays-Bas, son pays d’origine, Eline Snel est célèbre depuis qu’elle a réussi à convaincre son gouvernement d’enseigner la méditation à l’école. Grâce à elle, tous les professeurs des établissements primaires de ce pays bénéficient aujourd’hui d’une formation gratuite à la méditation des enfants, financée par l’Etat. Au cours de sa carrière paramédicale, elle a entrepris d’étudier les travaux de Jon Kabat-Zinn, fondateur du Centre pour la pleine conscience de l’université du Massachusetts et grand spécialiste de la

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méditation, qu’elle décide d’adapter à l’hôpital puis à l’école. Kaizen magazine (10.03)

Education

A la médiathèque de Sion on dîne au milieu des livres Depuis son lancement, en octobre dernier, l’idée qui consiste à amener plus de vie dans la bibliothèque en y introduisant un restaurant cartonne auprès des Valaisans. Unique en Suisse ce concept étonnant a été imaginé dans le cadre d’un vaste chantier visant à regrouper sous le même toit plusieurs services et institutions liés à la culture. Et le bruit? Toutes les personnes interrogées, qu’elles dégustent leur repas ou dévorent un livre à quelques mètres de là, ont la même réaction: «C’est étonnant. On n’entend presque rien». L’Echo magazine (12.03)

Philosophie

Transmettre le goût de l’effort L’exercice est délicat : éduquer son enfant à l’effort vise à lui donner la force de dépasser ses envies passagères, sans l’enfermer dans un schéma de performances obligatoires. Cela paraît souvent difficile dans un contexte de «zapping» permanent, et nécessite une exigence ferme vis-à-vis de l’enfant – qu’il ne faut pas confondre avec l’exigence de la seule réussite scolaire. L’ère de l’immédiateté, du «je veux, je clique, j’ai» ne facilite pas cette inscription dans la durée. La quête d’un plaisir immédiat est plus naturelle chez le jeune enfant, mais se doit d’être dépassée au fil de l’éducation. La Croix (12.03)

Langue française

Une langue difficile Le français, une langue compliquée? Oui, s’exclament près de trois quarts des Français qui, s’ils s’estiment bons en orthographe, butent sur quelques difficultés comme le pluriel des noms composés. 73% des personnes interrogées considèrent le français comme une langue difficile, indique une enquête de Mediaprism pour Le Point, à l’occasion de la sortie d’un hors-série. Ce sont surtout la conjugaison (36%) et la grammaire (37%) qui posent

L’école du futur? Enseignement

Des après-midi «cousues main» Il suffit de regarder l’emploi du temps des élèves pour voir que le collège Louis-Pasteur de Mantes-la-Jolie (Yvelines) n’est pas un établissement comme les autres. Ici, personne n’a les mêmes journées de classe. A chacun son dosage de français, de sciences ou de langues. Si les matinées sont consacrées à un «tronc commun» d’enseignement en classe entière, correspondant aux deux tiers du temps scolaire, les après-midi sont davantage «cousues main». Chaque jour, le créneau 14 heures – 15 h 30 est consacré à des «enseignements modulaires», mêlant une ou plusieurs disciplines, aux intitulés insolites: «Tous en scène», «Heroes et superheroes», «Abécédaire de la poésie», «Voyage au cours de l’histoire»… Les élèves sont répartis dans les groupes en fonction de leurs compétences et leurs affinités. Le Monde (11.03)

problème. Mais si trois Français sur quatre se disent bons en orthographe, près d’un Français sur deux (47%) avoue commettre tout le temps les mêmes fautes. Et quand il s’agit d’écrire au pluriel les noms composés, les Français ont des sueurs froides... 63% rencontrent alors des difficultés. Le Nouvel Observateur (12.03)

Médias scolaires

Journée de la presse En France, la ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem a souhaité que chaque établissement crée un média scolaire dans le cadre de sa «grande mobilisation de l’École pour les valeurs de la République». «La liberté d’expression, ça s’apprend !», tel est le thème retenu pour la 26e Semaine de la presse et des médias dans l’Ecole, du 23 au 28 mars. 15 500 établissements scolaires se sont inscrits, ce qui représente 3,5 millions d’élèves et 210 000 enseignants. Y participent 1945 médias, via un accès gratuit aux publications, des interventions, ateliers, visites de médias… Le dessin de presse est mis à l’honneur, avec deux expositions itinérantes très prisées, de «Cartooning for Peace» et de Presstalis, ainsi qu’une rubrique «Je suis Charlie» sur le site du Clemi. La Croix (13.03)

Réforme en Finlande

Place aux cours transversaux La Finlande, considérée comme un des pays où l'enseignement est le meilleur, est sur le point de réformer son système scolaire. Elle veut remplacer les traditionnelles matières enseignées aux élèves (math, sciences, histoire…) par des cours plus transversaux. La manière d'enseigner va elle aussi changer. Le système finlandais veut mettre les élèves à contribution, en instaurant une approche plus collaborative. Marjo Kyllonen, directrice de l'éducation d'Helsinki, présentera son plan de changement au conseil à la fin du mois, souligne The Independent, espérant qu’il sera mis en place dans toutes les écoles du pays d'ici 2020. LeVif.be (23.03)

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> CPVAL

CPVAL en 2014 Patrice Vernier sormais clairement identifiés et comparables à ceux des autres Caisses de pensions suisses et d’autre part de ses votes en tant qu’actionnaire de sociétés suisses cotées. Ces informations sont lisibles sur le site de la Caisse sous la rubrique «Exercice des droits de vote».

MOTS-CLÉS : ORGANISATION • RÉSULTATS • TRANSPARENCE Pour la troisième année consécutive, CPVAL a réussi à dégager un résultat au-delà de 6 % sur sa fortune et ceci dans un contexte de très forte volatilité surtout lors du dernier trimestre de l’année. A cette bonne performance sont encore venues s’ajouter d’autres nouvelles positives pour la Caisse, comme un cash-flow de prévoyance excédentaire, une inflation proche de zéro et des hypothèses de croissance d’effectifs parfaitement tenues. Les conditions étaient donc remplies pour que le Comité décide lors de sa dernière séance de l’année d’attribuer sur les comptes épargne des assurés actifs un intérêt de 3% pour l’année 2014. Pour les bénéficiaires de rente également, le Comité a voulu les faire participer aux

www.cpval.ch

bons résultats de la Caisse en décidant en 2013 déjà de leur attribuer une allocation unique correspondant à 2,6 % de leur rente. Ce très bon résultat va notamment également permettre d’augmenter la sécurité de la Caisse en renforçant les réserves de fluctuation de valeurs. D’un point de vue transparence, CPVAL a poursuivi son effort dans la communication d’une part des frais de gestion de fortune, qui sont dé-

EN RACCOURCI Sciences humaines

La motivation L’édition de mars 2015 de la revue Sciences humaines aborde la thématique avec notamment des articles de Fabien Fenouillet, d’Alain Lieury et de Philippe Meirieu. Hors dossier, 12 pages spéciales visent à comprendre pourquoi le jihad séduit des jeunes Français. www.scienceshumaines.com Les champignons

Dépliant pédagogique Un nouveau dépliant de l’Union suisse des sociétés de mycologie (USSM) vient de paraître. Qu’est-ce qu’un champignon? Quelles sont les différentes sortes de champignons? Ce document, qui aborde également la thématique sous l’angle de la protection de l’environnement, peut être commandé gratuitement auprès de: Daniel Schlegel, Sytenweg 5, 8867 Nierurnen (joindre une enveloppe affranchie avec adresse pour la réponse). www.vsvp.com/fra/fra.html

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Un défi important D’un point de vue stratégique, le Comité de CPVAL a longuement analysé la problématique du taux technique de la Caisse (actuellement à 3,5 %) et de son éventuel abaissement. Les directives des experts incitent clairement les Caisses à le diminuer à 3 %. Les représentants de « CPVAL a poursuivi l’employeur partagent cet avis et son effort dans la sont partisans de communication. » le faire déjà en 2014, ce d’autant plus que d’un point de vue financier, tout est mis en place pour le faire. Les représentants des assurés sont plutôt d’avis qu’il n’y a pas d’urgence à le faire, l’envisagent toutefois pour au plus tard fin 2016 mais souhaitent analyser l’ensemble des mesures à prendre avant de suivre la recommandation de l’expert. Décision a finalement été prise par le biais d’un arbitre pour l’abaisser à 3 % en 2014. Le Comité CPVAL entend bien poursuivre, avec la même diligence, le travail nécessaire à une bonne gouvernance et au maintien de l’équilibre financier permettant de remplir les objectifs fixés de droit à la retraite. Il s’engage à cette fin, conscient que l’environnement de la prévoyance professionnelle, sans cesse en mouvement, présente toujours de nouveaux défis.

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RUBRIQUES D’un point de vue prévoyance, les cotisations encaissées se sont montées à environ CHF 200 millions pour quelque 11 000 assurés actifs et les prestations payées ont atteint environ CHF 179 mios pour 5000 pensionnés. Le cash-flow de prévoyance (cotisations et apports de libre passage moins les prestations et les versements de libre passage) reste encore positif (env. 6 %) mais évoluera négativement à moyen/long terme compte tenu de la pyramide des âges de la caisse.

Une bonne organisation Au niveau fonctionnel, le Comité de CPVAL a siégé à 10 reprises, les Commissions de placement et immobilière à 11 reprises. 2014 a également vu la fin du mandat de Mme Helga Koppenburg Emery en tant que présidente de la Caisse. Les membres du Comité ainsi que la Direction l’ont remerciée pour tout le travail accompli durant ces 8 années ainsi que pour son engagement exemplaire et avisé. Le Conseil d’Etat a nommé M. Werner Hertzog comme nouveau représentant de l’employeur et le Comité a désigné M. David Théoduloz, représentant de l’employeur, comme nouveau président de CPVAL. Pour conclure, CPVAL recommande de consulter régulièrement son site internet www.cpval.ch qui offre en permanence les dernières informations relatives à la prévoyance, à la gestion de fortune ou encore à son parc immobilier et qui permet également de procéder à des simulations après achat et versements anticipés sur les prestations de retraite. Celui-ci sera toutefois revu et modernisé dans le courant de l’année 2015. Je ne pourrais terminer ce rapport sans remercier les collaborateurs de la Caisse pour leur travail et leur engagement vis-à-vis de nos assurés et me réjouis déjà de traverser cette nouvelle année avec vous en mettant tout en œuvre pour continuer de vous offrir les meilleures conditions possibles pour une retraite sans souci.

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> MÉMENTO PÉDAGOGIQUE

A vos agendas 04.04.2015 - 01.11.2015, Exposition «T’es où?» à la Maison de la nature, Sion – Montorge, Exposition www.maisondelanature.ch 08.04.2015 - 10.04.2015, De l’intégration à l’inclusion scolaire, Lausanne, Semaine thématique www.hepl.ch

26.08.2015, Colloque TIC et formation du CTIE 2015, Berne, Journée thématique http://ctie.educa.ch/fr/colloque2015 20.11.2015, Journée d’économie politique, Lausanne, Journée thématique www.iconomix.ch

20.04.2015 - 24.04.2015, Festival Vision du Réel, Lausanne, Cinéma www.visionsdureel.ch/ecoles/ projections-scolaires

Jusqu’au 24.04.2015, Exposition des élèves de Monthey autour du vent au Crochetan, Monthey, Exposition www.crochetan.ch/mediation-autoursdes-spectacles/les-ecoles-primaires

07.05.2015 - 08.05.2015, L’enfant en Valais de 1815 à 2015, Sion - Bramois, Journée-s thématique-s www.childsrights.org

Jusqu’au 15.05.2015, Corinna Bille: entre rêve et réalité, St-Maurice, Exposition http://www.mediatheque.ch/valais/ corinna-bille-entre-reve-realite-3868.html

12.05.2015, Conférence sur Corinna Bille, St-Maurice, Conférence www.mediatheque.ch/valais/corinnabille-entre-reve-realite-3868.html

Pour en savoir plus sur ces événements et / ou découvrir le mémento pédagogique actualisé: www.resonances-vs.ch > Agenda pédagogique

Symposium Lirekit: l’école et les défis technologiques Date: 29 avril 2015 / Lieu: Sierre, Techno-Pôle Conférence et ateliers thématiques Inscriptions jusqu’au 10 avril 2015: marlene.linderlovis@lirekit.ch 9 h 30 à 10 h: temps d’accueil / 10 h à 11 h 15: conférence sur le thème L’école et les défis technologiques Intervenant: Dominique Savioz (Pédagogue – Fondateur de startups technologiques – Conseiller en développement organisationnel) 12 h: repas / 13 h 30 -16 h: ateliers de réflexion A. Le matériel technologique dans la classe Quelles technologies pour quels degrés? / usages en classe / combien et / ou quels appareils en classe? B. La technologie et la créativité Indépendance / éthique / formatage culturel? C. L’apport de la technologie dans la pédagogie Points positifs, points négatifs / quelle place et quel sens donner à la technologie à l’école? / rapport qualité pédagogique et investissement. Ces réflexions feront l’objet d’une mise en commun dont le résumé sera envoyé par courrier. 16 h à 17 h: synthèse www.lirekit.ch

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L’actualité de l’école vue par Jean-Marie Cleusix Dans sa séance du 11 février dernier, le Conseil d’Etat a adopté l’ordonnance concernant la loi sur l’enseignement primaire et a décidé du temps d’enseignement imparti aux différentes disciplines des classes primaires des deux régions linguistiques. La grille horaire 2015/16 pour les cycles 1 et 2 subit quelques aménagements. Jean-Marie Cleusix, s’il fallait retenir trois points forts en lien avec l’ordonnance concernant la LEP, que mentionneriez-vous? Les trois points forts de l’ordonnance concernent le titulariat, rémunéré à hauteur d’un montant correspondant à une demipériode semaine, l’introduction de la médiation scolaire dès 2016/17 ainsi que les études dirigées proposées aux élèves du cycle 2. Et au niveau de l’organisation scolaire, quelles sont les nouveautés? Il y a tout d’abord le passage de 33 à 32 périodes, ce qui permet d’avoir des grilles unifiées de la 5H à la fin du secondaire II général et d’offrir une meilleure répartition des cours sur la journée, avec 4 heures d’école les matins et 3 les aprèsmidi. Par ricochet, cela permet aux directions de simplifier l’organisation des transports, des repas, etc. Conformément à la LEP, les grilles horaires ne sont par ailleurs plus calculées en minutes, mais en périodes, ce qui améliore la clarté et la lisibilité sur l’ensemble de la scolarité, tant du côté de l’école que du côté organisationnel, tout en laissant une certaine souplesse sur le terrain.

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penser les minutes perdues à la grille, les directeurs décideront de leur attribuer ou non le même nombre d’heures que les années précédentes. Je comprends leur inquiétude, cependant comme ces allocations complémentaires n’ont pas été attribuées, attendons de voir ce que les directions proposent. Le Service n’interviendra qu’en connaissance de cause et si cela est indispensable.

Jean-Marie Cl

eusix

Les échos liés à cette nouvelle organisation semblent positifs… La presse parle même de quasi-unanimité… Le commentaire des directeurs varie de «content» à «très content», avec évidemment encore quelques points minimes à clarifier. Il faudra, comme lors de toute nouvelle introduction, un peu de temps pour les réglages fins. Même si la baisse de temps en AC&M peut être compensée par l’allocation complémentaire pour le soutien et le développement d’activités artistiques au sein du centre scolaire, les enseignants de cette branche se disent insatisfaites. Que leur répondez-vous? Une partie des enseignants AC&M n’ont pas la possibilité, du fait de leur formation trop exclusive, d’enseigner d’autres branches. Avec l’allocation complémentaire pour com-

A la lecture de la nouvelle grille horaire, force est de constater que le français voit son temps d’enseignement très légèrement diminué aux cycles 1 et 2. Cette situation n’estelle point paradoxale, sachant que le Département paraissait vouloir un recentrage de l’école sur les apprentissages fondamentaux? Sur l’ensemble des 3 cycles de la scolarité, nous avons maintenu les exigences en langue 1. Pour le Valais romand, il y avait jusqu’à présent 74,4 périodes allouées et avec la nouvelle grille, il y a 73 périodes, donc la baisse, due aux arrondis, est insignifiante. Cette perte de quelques minutes sur 11 ans de scolarité obligatoire n’affectera pas la qualité de la formation en français. Et si l’on regarde les grilles d’un peu plus près, on peut constater que l’on a même légèrement augmenté la dotation du français en 5H et 6H, c’est-à-dire au moment où la faculté d’apprentissage est excellente. A noter encore que, dans le HautValais, le temps consacré à la langue 1 sur l’ensemble de la scolarité n’est que de 63 périodes, alors que culturellement l’allemand n’est pas la première langue.

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i NFOS SE Au niveau des SHS, l’enseignement de l’histoire, de la citoyenneté et de la géographie gagne du temps sur les 3 cycles, alors que l’enseignement de l’éthique et culture religieuse diminue, même si introduit dès la 1H. Pourquoi ce choix? Nous trouvions la hausse des exigences du Plan d’études romand pour l’histoire, la citoyenneté et la géographie pertinente, aussi il fallait quelque peu augmenter le temps d’enseignement de ces branches, mais nous n’avons pas touché aux disciplines fondamentales. Il est à noter que si l’on regarde les cycles 1 et 2, l’augmentation est toutefois minime. Concernant l’enseignement de l’éthique et de la culture religieuse, il faut dire très clairement les choses: actuellement, dans les cycles 1 et 2, deux heures étaient inscrites au programme dès la 3H, mais n’étaient pas toujours valorisées. Avec le chef du Département, nous avons rencontré Monseigneur l’Evêque de Sion et les responsables de l’enseignement religieux et avons décidé tous ensemble que la perte d’heures serait compensée par l’augmentation des fenêtres catéchétiques qui sont très appréciées, car elles permettent de cibler l’enseignement religieux sur des événements ou des thématiques importantes. Sait-on déjà quels seront les contenus d’enseignement en 1H-2H en la matière? Le groupe mandaté par le chef du Département en discutera prochainement. Il s’agira de définir les grandes lignes des cours d’éthique et de culture religieuse, en lien avec l’introduction des moyens Agora qui remplacent Enbiro, et de préciser le contenu des fenêtres catéchétiques.

Documents officiels SE www.vs.ch/enseignement

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Quels sont les grands dossiers du SE pour ces prochains mois? Au-delà de l’importante liste (ndlr: cf. encadré), un des moments-clés sera assurément la rentrée scolaire avec la mise en place des changements liés à l’ordonnance de la LEP et à la nouvelle grille horaire pour

les cycles 1 et 2. Pour la suite, avec le chef du Département, nous avons la volonté de laisser les directeurs et les enseignants se consacrer à l’enseignement, sans proposer d’importantes nouveautés organisationnelles ou pédagogiques.

Les dossiers en cours Ecole primaire finalisation de l’organisation 2015/16 pour la scolarité obligatoire – fin: juin 2015 mise en œuvre de 32 périodes – semaine (au lieu de 33) mise en œuvre des nouvelles grilles horaires Haut – Bas mise en œuvre des apports de l’ordonnance sur l’école primaire (médiateurs, titulaires, études dirigées) nouveau cahier des charges des titulaires du primaire ordonnance sur l’évaluation, en cours de rédaction Sec I cahier des charges révisé des titulaires du sec I inventaire des forces et faiblesses du nouveau CO Sec II général organisation année scolaire prochaine du secondaire II – fin: juin 2015 développement et mise en œuvre des premières mesures de revalorisation des gymnases développement du bilinguisme dans les collèges analyse des filières ECG (forces-faiblesses) statut du collège de l’Abbaye – St Maurice avenir du bâtiment de la piscine de Brigue HEP statut du personnel de la HEP: finalisation du dossier dossier avenir de la HEP: organisation et liens avec le SE et les écoles valaisannes réflexion sur l’animation pédagogique: un groupe de travail commence ses travaux Tous stratégie de financement des constructions scolaires cahier des charges des enseignants de tous degrés: lancement des travaux de réforme préparation du budget 2016: premières esquisses entrée en fonction de personnel: nouvel inspecteur, nomination du / de la nouveau / nouvelle responsable du secondaire II, mises au concours, etc. mise en route d’un groupe de travail concernant l’enseignement religieux dans les écoles grand projet sur le bilinguisme dans le canton

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David, stagiaire, et Elodie, apprentie au Service de l’enseignement Pour ce premier volet d’une nouvelle série sur les collaborateurs du Service de l’enseignement, nous avons rencontré David Almeida et Elodie Bétrisey, qui sont respectivement stagiaire MPC (année de stage en entreprise au terme de l’école de commerce) et apprentie employée de commerce, en 1re année. Pascal Mabillard, collaborateur scientifique en charge des aspects financiers, est le répondant de l’entreprise de David, tandis que Joëlle Emery, collaboratrice administrative, est la formatrice d’Elodie. Comment devient-on stagiaire ou apprenti au SE? Elodie: J’ai envoyé ma candidature à l’Etat du Valais et, après une première sélection, on a dû faire un casting. On pouvait cocher dans quel domaine on voulait travailler et moi j’ai mis des croix partout. David: J’avais déjà une place plus ou moins acquise, mais comme une amie avait effectué son stage de maturité au SE, elle m’a informé de cette possibilité et j’ai postulé. Au final, j’ai préféré le SE, parce que c’était en lien avec les écoles. Tout en étant apprentie et stagiaire, vous avez la particularité de conserver un lien avec l’univers scolaire… Elodie: Je trouve vraiment cool de découvrir comment l’école fonctionne. David: C’est vrai. Par exemple, quand un enseignant doit être remplacé, on voit toutes les procédures à effectuer. Imaginiez-vous toutes ces procédures avant de travailler au SE? Elodie: Non, pas du tout. Je pensais qu’il suffisait de contacter un rem-

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La complémentarité théoriepratique est-elle motivante? David: Dans le monde du travail, on apprend beaucoup, car on est en contact avec des personnes plus âgées que nous. Elodie: C’est vrai, en travaillant avec des adultes, on gagne vite en maturité.

Elodie Bétrise

y et David Alm

eida

plaçant, sans qu’il y ait derrière tout un système. David: Je l’imaginais un peu, mais pas totalement. Parfois même les enseignants ou les directeurs d’école se sentent perdus. Qu’est-ce qui vous a le plus surpris à votre arrivée dans le monde professionnel? David: Etre stagiaire ou apprenti, c’est vraiment différent qu’être élève ou étudiant. On a davantage de responsabilités dans le monde du travail. Elodie: Mélanger le travail avec les cours, c’est totalement autre chose que d’être toute la journée assise en classe. Pourquoi avoir opté pour cette voie de formation plutôt qu’une autre? David: J’ai choisi l’école de commerce, parce que c’est la voie qui me semblait la mieux adaptée pour que je puisse continuer le football. Elodie: Comme mes deux parents ont fait un apprentissage, ils m’ont plutôt poussée dans cette voie. Pour ma part, je trouvais bien de pouvoir allier théorie et pratique. En plus, quand on est apprenti, on gagne déjà un salaire.

A vous entendre, vous appréciez donc de travailler au SE… Elodie: Déjà au service il y a une très bonne ambiance. Ensuite, les tâches sont intéressantes. Au début, c’est difficile, parce qu’on n’est pas très indépendant. Avec le temps, on comprend mieux l’ensemble des processus et on devient plus autonome. David: C’est très varié. Il n’y a pas que du classement à effectuer, même si ce dernier est indispensable pour se retrouver parmi les nombreux dossiers que le SE gère. Quelles sont vos tâches quotidiennes? David: Je fais par exemple des contrôles de subvention, et Mme Joëlle Emery vérifie. Comme j’envisage de poursuivre ma formation à la HES, en informatique, dès qu’il y a du travail en rapport avec des statistiques ou des fichiers Excel, M. Pascal Mabillard me laisse d’abord me débrouiller, tout en étant toujours à ma disposition pour m’apporter les explications nécessaires. J’ai aussi pu apporter mon aide à l’organisation des soirées pour les parents, dans le cadre du projet «Deux langues, ein Ziel», coordonné par le Bureau des Echanges Linguistiques.

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i NFOS/VISAGES DU SE Elodie: Avec David, on gère ensemble le classement, on s’occupe aussi bien des feuilles de remplacement, des engagements, des congés, des décisions, des démissions, des départs à la retraite, etc. On a chacun nos arrondissements. Comme les inspecteurs… David: C’est à peu près ça. Elodie: Oui, comme eux, on se répartit les tâches géographiquement. Apparemment la collaboration entre vous deux se passe bien… Elodie: Comme on nous donne souvent des tâches semblables à effectuer, on travaille régulièrement ensemble. Quand on a un doute, on s’entraide, et si c’est compliqué on demande aux adultes. Dans certains domaines, David en sait plus que moi, étant donné qu’il a déjà fait l’école de commerce. David: On s’entend bien et il n’y a jamais de tension entre nous. Je ne suis vraiment pas mal tombé. Qu’avez-vous appris en quelques mois? David: J’ai un contact plus facile avec les gens et je suis plus à l’aise au téléphone, tout en sachant mieux prendre des notes. Elodie: Au début, on n’ose pas répondre au téléphone.

Répondez-vous aussi en allemand? Elodie: J’ai déjà eu deux ou trois téléphones en allemand et j’ai réussi à me faire comprendre. Enfin, de mon point de vue. David: Même en français, ce n’est pas évident, car il faut savoir à qui transmettre les appels. Cela nécessite une bonne connaissance du SE et des écoles… David: Absolument, il faut connaître les inspecteurs ainsi que les différentes personnes du Service et leur domaine d’activité. Elodie: Il s’agit aussi de savoir à qui on doit adresser certains courriers, si c’est aux communes, aux directions d’école, etc. De votre point de vue, pourrait-on simplifier certaines tâches? David: C’est vrai que cela devient logique pour nous, mais les enseignants ne savent par exemple pas forcément qu’ils doivent faire signer certains documents par leur direction avant de les transmettre au Service. Elodie: Pour l’instant, je ne vois pas encore trop comment simplifier. Quels sont vos projets, après votre formation au SE? David: Je pense faire la HES, en informatique.

Elodie: Dans deux ans, après mon CFC, j'envisage de compléter ma formation par l'année de maturité professionnelle commerciale à plein temps. Propos recueillis par Nadia Revaz

EN RACCOURCI SprachenBar

Aussi pour les enseignants Envie de rafraîchir vos connaissances linguistiques sans perdre de temps? Alors, bienvenue au SprachenBar! Autour d’un verre, vous avez l’occasion de pratiquer la langue de votre choix et d’y faire de nouvelles rencontres. A chaque table, un animateur propose un sujet de conversation: à vous de vous lancer et de vous exprimer... Les SprachenBar à Sion sont organisés les 2e lundis du mois de 19 h 30 à 21 h , à la Brasserie Les Divins Brasseurs. Corinne Barras, responsable du Bureau des Echanges Linguistiques (BEL), a testé le concept et le recommande. Une occasion de rafraîchir ses connaissances linguistiques avec un rafraîchissement. www.sprachenbar.ch

Soirée sciences: venez nombreux! La 4e soirée annuelle de rencontre des enseignants de sciences des CO du Valais romand aura lieu le mardi 21 avril 2015 à 17 h 30 à la HEP de Saint-Maurice. Venez découvrir la conférence présentée par le Dr Richard-Emmanuel Eastes (HEP BEJUNE): «L’expérience contre-intuitive: un outil spectaculaire pour apprendre les sciences» ainsi que les stands d’activité proposés par des enseignants valaisans, sans oublier le stand invité!

Conférence de RichardEmmanuel Eastes

Pourquoi les expériences contre-intuitives? «Parmi les expériences spectaculaires utilisées aussi bien en vulgarisation que dans l’enseignement des sciences, l’expérience contre-intuitive présente un intérêt pédagogique formidable car elle permet à la fois d’émerveiller, de perturber les conceptions de l’élève et de le motiver à en savoir davantage. Pourtant, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des espérances que l’on peut y placer.» (Richard-Emmanuel Eastes)

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« Pour bien lire ce qu'on a écr it ant, il faut, en le lis le repenser. » Jules Renard

EN RACCOURC I

LES DOSSIERS 2010 / 2011 N° 1 septembre N° 2 octobre N° 3 novembre N° 4 décembre N° 5 février N° 6 mars N° 7 avril N° 8 mai N° 9 juin

Infos 2010 - 2011 Quantité et / ou qualité Sciences, techniques, technologies Eveil / réveil de la curiosité Comprendre le monde environnant Dyslexie, dysorthographie... Les 10 ans de la HEP-VS Réussite scolaire et… norme L’image de l’enseignant

2011 / 2012 Bachelor HES-SO 2015

Brochure de présentation La HES-SO publie une brochure présentant l’offre des filières dispensées dans ses différents domaines de formation (design et arts visuels, économie et services, ingénierie et architecture, musique et arts de la scène, santé, travail social). Un outil précieux pour découvrir les 46 filières possibles. www.hes-so.ch

N° 1 septembre N° 2 octobre N° 3 novembre N° 4 décembre N° 5 février N° 6 mars N° 7 avril N° 8 mai N° 9 juin

Eclairage 2011 - 2012 Métier d’élève Les intelligences multiples en classe Le début du cycle 1 L’école entre tradition et modernité Les utopies pédagogiques La robotique en classe Capacités transversales Approche concrète de l’EDD

2012 / 2013 Grands dossiers Sciences humaines

Innovation et créativité Innovation technologique, innovation sociale, innovation culturelle, médicale, sociale… Partout, l’on entend chanter ses louanges. Hors innovation, point de salut. Ce dossier se propose d’entrer dans les méandres de la pensée créatrice et de décrypter les conditions propices à l’innovation. Avec un article sur l’innovation à l’école. www.scienceshumaines.com Cerveau et psycho

Les 8 intelligences La dernière édition de la revue Cerveau & Psycho propose un dossier sur les intelligences multiples (les 8 intelligences selon Howard Gardner), en lien avec les découvertes récentes des neurosciences. L’un des articles, signé par Véronique Garas et Claudine Chevalier, s’intéresse aux établissements scolaires qui mettent en pratique les intelligences multiples. www.cerveauetpsycho.fr

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N° 1 septembre N° 2 octobre N° 3 novembre N° 4 décembre N° 5 février N° 6 mars N° 7 avril N° 8 mai N° 9 juin

Eclairage 2012 - 2013 Harcèlement entre pairs Lectures en partage Astuces, ruses, stratégies Outils pour gérer les projets Apprendre... à apprendre Cap de l’école à l’horizon 2020 Du Secondaire I au Secondaire II L’élève au singulier

2013 / 2014 N° 1 septembre N° 2 octobre N° 3 novembre N° 4 décembre N° 5 février N° 6 mars N° 7 avril N° 8 mai N° 9 juin

Triche et plagiat à l’école Le français connecté La mixité à l’école Histoire suisse et patrimoine culturel Prévenir et gérer le stress scolaire Le PER sur le terrain Ecole d'ici et d'ailleurs La fantaisie à l'école Apprendre dans et hors l'école

2014 / 2015 N° 1 septembre N° 2 octobre N° 3 novembre N° 4 décembre N° 5 février N° 6 mars

Enseignant: magicien? Complexité vs simplexité Ecole, lieu de vie Du silence à l'attention en classe Le mal-être de certains élèves Les savoirs et leur transmission

Résonances •  Avril 2015 Mensuel de l’Ecole valaisanne


IMPRESSUM

Résonances M E N S U E L D E L’ E C O L E V A L A I S A N N E

fait parler de vous ! Pour vos annonces :

Résonances La revue Résonances, qui fait suite à L’Ecole valaisanne parue de 1956 à 1988, à L’Ecole primaire publiée de 1881 à 1956 ainsi qu’à L’Ami des Régens dont le premier numéro date de 1854, est éditée par le Département de la formation et de la sécurité (DFS), via le Service de l’enseignement (SE). Edition, administration, rédaction DFS / SE – Résonances – Place de la Planta 1 Case postale 478 – 1951 Sion – Tél. 027 606 42 18 www.resonances-vs.ch Rédaction Nadia Revaz – nadia.revaz@admin.vs.ch – Tél. 079 429 07 01 Photographe Jacques Dussez

Technopôle – 3960 Sierre kim@schoechli.com Tél. 027 452 25 25

RESTER CONNECTÉ Site Résonances Sur www.resonances-vs.ch vous avez aussi la possibilité de consulter les archives de la revue ou de commander un numéro à l’unité via le magasin en ligne. Application Résonances

Conseil de rédaction Alexandra Zwahlen, AVECO – www.aveco.ch Daphnée Constantin Raposo, SPVAL – www.spval.ch David Moret, AVEP – http://avep-wvbu.ch Elodie Lovey, CDTEA – www.vs.ch/scj Jean-Maurice Delasoie, HEP-VS – www.hepvs.ch Nathalie Bollin, Ass. Parents – www.frapev.ch Stéphanie Mottier Fontannaz, AVPES – www.avpes.ch Parution Le 1er de chaque mois, sauf janvier, juillet et août. Délai de remise des textes Délai pour les textes: le 5 du mois précédant la parution. Abonnements Cf. encadré séparé ISSN 2235-0918

Phase test: pour avoir accès à l’application, demandez votre code personnel à nadia.revaz@admin.vs.ch.

S’ABONNER Abonnement annuel (9 numéros) Tarif contractuel: Fr. 30.– Tarif annuel: Fr. 40.– Prix au numéro: Fr. 6.– Vous pouvez vous abonner et effectuer vos changements d’adresse en passant directement par les formulaires en ligne sur www.resonances-vs.ch. Cela peut aussi se faire par courriel (resonances@admin.vs.ch) ou par courrier: DFS / SE, Réso­nances, Place de la Planta 1, case postale 478, 1951 Sion.

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Données techniques Surface de composition: 170 x 245 mm Format de la revue: 210 x 280 mm Impression en offset en noir et une teinte vive, photolithos fournies ou frais de reproduction facturés séparément pour les documents fournis prêts à la reproduction. Délai de remise des annonces Délai pour les annonces: 15 du mois précédant la parution. Régie des annonces Schoechli impression & communication SA – Technopôle 3960 Sierre – Tél. 027 452 25 25 – kim@schoechli.com Impression – Expédition Schoechli impression & communication SA – Technopôle 3960 Sierre – Tél. 027 452 25 25 – info@schoechli.com


Lorsqu’il était enfant, Gilles Renaud rêvait devant les images de son arrière-grand-père... Cet ouvrage fera l’objet d’un reportage dans l’émission « Passe-moi les jumelles » du 24 avril 2015.

Dans la bibliothèque des parents de Gilles Renaud, il y avait ces deux albums de photos prises par son arrière-grand-père, passionné d’alpinisme. 95 ans plus tard, Gilles et ses amis refont le même parcours. De magnifiques dessins réalisés par l’auteur, complètent cet ouvrage. Ce dernier sera édité également en allemand.

Sur les traces DE MON ARRIÈRE-GRAND-PÈRE Objectif Mont-Rose 1918 – 2014 Gilles Renaud

Descente du Gornergrat,

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