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Jbonnements se règ lent par chèque postal Il c 56 Sion, ou â ce défaut contre remboursement Tout ce qui concerne la publication doit être adressé directement â M. Cl. BÉRARD, Rédacteur, LEVRON Les on nonces sont reçues exclusivement por : AS, Société Anonyme Suisse de Publicité, SION, Avenue de la Gare. TéléphoM 212 36
l rSION, 31 Octobre 195'2.
No 2.
72ème Année.
L'ÉCOLE PRIMAIRE
J. SCHWAR
Au seuil de la vie active
ORGANE DE LA SOC18'E VALAISANNE D'ÊDUCATION
-!.ïO Un volume de 176 p ., (Wec 21 illustr(ltions, r~l. . Cette antholo,gie, destinée aux élèves qui arrtv·e nt au terme de 1eur tell'IllPs d'éco,1e et embrasseront des professions div erses, leur !Pr.ésente un choix de textes littéraires con.sacrés aux métiel"ls et aux principales activités humaines. Elle se ;prepose d'inspire:r .l'amour du tnav ail, tout en cultivant l'esprü. REIMPRESSIONS ET NOUVELLES EDITIONS : A. MARTIN : Ma grammaire Manuel à il'usa.ge des .classes du degr.é S'l.llpérieur e t des classes primaire.~ supérieures. Un volume de 360 p. , illustré, rel . 7.20
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SOMMAIRE : COMMUNICATIONS DIVERSES : Avis. Conférence du district d'Entremont. - Tableaux scolaires à vendre. _ Le coin de la gymnastique. -Le métier c'est ce qui unit. PARTIE PEDAGOGIQUE: D e certaines -punitions. - D'un défaut de pro nonciation très commun. - Le rôle de l'é.co.le po.pu.làe dans l'Etat. - Le mystère de la montagne. - PARTIE PRATIQUE : Centre d'intérêt. - Bibliographie.
fL'Êëo:rN
DE LA
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AVIS Tout ce qui concerne la •pub lica tion doit êtr·e ad ressé à .Mr O. BéraTd, r édacteur, Levron. A V 1 S
Pour toute réclamation concernant les abo nnemeots, s'adTes·er directement à l'lmprimPrie Beeger, ~~ Sion.
Conférence du district d'Entremont Le personnel enseicrnant du district d'Entremont est convoqué en confét'e<nce an~uellc le mardi l l novembre i.t Scmhranch er avec l'ordre du jour suivant : 9 h. Messe pour les défunts. 9 h . 45 Conférence. 12 h. Dîner. L ' Insp ecteur .•cofairP . Présence obligatoire .
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La SociiSté s uis..o;e des rrutîtrQs d~ •g)llnmasLiq uc organise, sous les mtspi,c es du Département mi·l ilairc l'édér.a l, les cl)urs suivants du 27 au 31 décembre 1052 pour l<e corps ensci,g nan t : a) Cou rs de ski : 1. MonLs..:Gh evreujJs 2. Morgins.
•Le cours loire pour le cours spécia l inscription. b) Cours
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de Jllon l-CheVTe uils comprendra une classe préparabrevet d 'instruct-eur de ski. Les collègues, que ce intéresser·a it, voudront bien le m ention ne r s ur leur
de patinage: Lausanne. Remarques : Ces cours de s ki e L de patinage sont destinés aux m-embres dtl COI'ps ènseignant en fonction, et qui enSICignent l·e ski ou le patinage, ou pa:rticipenL à la direction de camps de ski. Toute insc:ri•ption non aoCO'lllJPagnée ·d' une nttestation des autorités scolaires 'certi'fiunt 'les r ensei.gncmcnrls ci-dcss·us. ne srra pas prise ,e n ·Considération . Le.~ débutants ne ·sont pas admis aux cours de ski. Indemnités : A'llooation journali ère de fr. 8.50, alloca1ion de nujt d.e fr. 5.- , les frai., de voyage, trajet le plu~ courl du lieu où l''On enseigne, au 1ku du cours. Les inscriptions (sur format A 4) contiendront les renseignements suiVIants : nom, p rénom, profession, année dl' nai.ss•a'llce, Je degré de ila classe où 1'ou enseigne, l'adres•s c exacte, le nombre ·et le genre des cours d'été et d 'hi'Ver suivis dans la S. S. M. G. Les jnscdoption.s sont à eDJVoyeJ' jus-qu 'a u 15 novemb re a u plus t<ll'd au vice.;président de la C. T., l\1. H. Brandenhc1·ger, :\'lyrthenstra.sse 4, St-Gall. A·a rau , ~e 1e r octO'hTe 1952. 1Pour la C. T. de la S. S. M. G.: te président: E. Burger.
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JI
arrive au~si qu'on nous laisse carte blanche, résultat d'une
conf ~ance ex-ceSISrve dans ·les compétences du ma.ître.
C'est avec un bien grand plaisir et un espoir rwuveau que notre rubrique publie l'article suivant sur un sujet qui ne peut JIOu.\ laisser indifférentes. Ne sera-t-il fUis le début d'une controverse (lmicale et qui pourmit être si intére.~.wnte '!
Parents et maîtres, collaborons De l<~uL temps, le grand problème rte la coll::lhoration entrr parents el maltres ·a préoccupé -ceux qui aim.enl l'enfant, vidime ou •bénéficiaire, selon que ses édnc·aleurs rcfm-enl ou ·a cceptent Ic principe de la maiÎ'Il! franchement tendue. Pour lest vaincre, examinons d"abOI'd les obstacles qui se dressent sur notre roule. Du -côlé des parents, il y a souvent une jalousie plus ou moin s inconsciente qui brise les merlleurs élans. On n'accepte pas que Je maître, cet intruS>, occupe une pla-ce de choix, la meilleure après la nôtre, dans le cœur de notre fils, ·s ouvent notre unique rejeton. De plus, poml<Juoi le régenl, cc paresseux qui toul le jour eS't assis au chaud durant la morle sai on, gagne-t-il une paie de ministre, alors que le pauvr(' manœuvre doil .sc contenter de son maigre alaire horaire de fr. 2.50 ? P•a sse encore si le maître ne s'avisait pas de faire C111core de ln poHtique, du comrmer.ce ou des ass urances ! Ah ! si tous savaient ·combien •rl 'h eures ·compor·te la journée du Vl'fli rég-enL ! Pow-tant, hélas ! trop souvent notre attitude rig-ide, noire manque de respect pour le travail purement manu el ne sonl pas propres ù faciliter la compréhension clc -ceux qui nous venaient avec tant cie bonheur el de f'Îl'rlé nous pencher sur leu t•s ·pl-éoccupations, leurs difficulté-s. II nous serait facite alors de faire comprendre à ce pèl'e accablé par les souci'i d'argent que .son gr:md fils enfin émancipé e>st capable sûre.ment de lui apporter quelques jolis ous_, mais que la formation du jeun(' homme n'est pas f·inie à quinze' ans. Que de fois n'avons-nous pas soupiré. gtsmi elevant lïnsouciance <l<' tant de ·parents qu i. le.s yeu" ferm(•s, jettent ll'urs cnfanb ù la .gueule du loup. D::mgeTs de la rue, du cinéma. de la radio, des hal paPfois, .arrachent notre pauvre écolier ù son deYoir. Elevez volre voix, chers coll è~ues et Monsieur père aviné o u Madame mère en furie vo us eliront lc.s qnatrP vérités. HeuJ'eux -êtes-vous si La calor,nnie ne vous pours1.1 it pa~ de son venin mortel !
Les. ~erniePs obstacles enfin s 'élèvent du côté des maîtres. 9ue_ de fot~; _rendus pr~dents •par 'l'expérience, avons-nous manifeste u~e ~ef1anc_e secTete ou extériorisée, selon les oas, à L'égard c!e 'l_a fam~lle qLu ne comprend rien à l'éducation, qui donne ;i. 1 enfant des 1ares ·lou.r dcs ! Qui de nous n 'a jamais rien eu à -se r~proc~er IOJ·s de, s?n ~xamen d_e conscience .pédagogique ? D 'où vJcnt l é~h~ ? D ou, v1eilt la reussite ? L'un ou ·l'autre d~pen dra oc l attitude qu adopteront les oou-cateur.s. . D'ailleuJ·s, l'en.fa"ll't sent vite .] a mésentc.n~e •entt'e ceux qui s occ.upent de sa for.mation, il s'en ·c hoque d 'aho 1·d, J'exploite e'?~llltC, à son wa?d _dommage. Et ooci est -enc<>·re ph.rs nettement v1Stbl<l qra~d 11 s agit ·d e la collaJb oration enl:re les maîtres qui so,nt eu:--memes pères el mères ·de JamiHe. Nos collègue.s sont tres clmrvoyants quand il s'agit des enfan~ des auh·cs. Le sonti· ~ auta~1t quand ~ls éco_utent les leurs, pa~ toujours très doués, t~·es p~oces,. ma1s. tOUJOUJrs assez observateurs pour sentir la fme ;pomle qw se ghsse mêo:ne sous un si lence. Une. ~xplication. franche, cordiale, humble de part ct d' autre et v~1là le chenun ra·botcux .aplani, .m ême san..-; l'intervention d'un. samt Jean-Baptis'te qui pourraiL être ici la commission scola1re. . Les difficultés stugissant entre éducatcw·s nou,.; feront IDI?Urx COn;J>rendre les maladresses de certains autres parents qw, eux, n ont reçu ,. que des leçons de péda.o-o"'ie données par leur t>t> 1)On sens e tl eur ex·p enence. De tp1us, ·comme nous, üs vivent dans un temps où le monde dr~axé :echel'che sün éqnHilbre. Trompés .par une fausse m enlalJté tres moderne, nos pa-l'ents q u i n e veulent -en ri·en rélrogr~der, ont pour de f,atiguer, de faifle pleurer cc petit prince, qm .sy.mpath1se avec ·la loi du moindre effort Le p·etit r oi d'aujourd'hui ne Siera-t-il pas demain un dictateu~, un ·tyran? Nous savons, n<>us, les moins jeunes, que le -calice de 1~ ·souffrance ct de l'effort contient le vin qui fait les hommes de ·b ien Et cette vérHé univei'S-elle, nous arrivons à la fair-e accepter qL~and t~us n<?u~ aui'O~S en vue l'enfant. C'est ·l ui notre grand trait d ' umon, SI c est IUJ notre obstacle. ·· Le bon élève, celui qui réussit, est en général content de tout c~ de tous et :ses ;pa_rents 1le sont aussi: mais celui qui échoue malgre ses efforts, celm SUT lequel 'l e maîti'C .se penche avec le P~US d'af.fccliOtn, e t l'affection ·e xige beaucoup, voilà 'la difficulté. S1 ses rparcntg ct nous-m'êmes l'aimions vraiment, tout serai l surm?nta.ble, ct ensem!ble, en . chantant, nou inarcherions sur la meme route. · II esl bien -certain que pour continu er ~t perfectionner
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ïœuvrc de la ,fam.iJ.Je, nous saurons no us adapter ù l"enfant. ù son état de santé, à son mili-eu , :1 s'on avenir. Si le maître veut mener à hien sa t:îohe, il faut qu'il sache que -les parents ont été les tout premiers choisis par Dieu, c t que sa tâohe à lui n'est pa'S de le s s upp•lanter, mais de les aider. Pour cela il lui faut connaître la famille, ses tares, ses conditions de vie, 'l'éducation .première donnée :'t ·l'enfant. L'(•coli er n'est P'as un chou qu'on tran&p-lante selo111 le caprice, c 'est une_ âm e capa_hle d'aimer, partant de souffrir , c'est un ful'll r ch~l , un ouv:~•er tm artisan un maillon de la grande oh aîne umve rselLe. s ·11 n été réchauffé au brasier de l 'af fection de son entou rage, foi' gé 'lU marteau d 'une Mucation .à la fois douce ct ferme, il colJ.abore, lui aussi, b earu•coup plus joyeusement , totalement. l)' aHlem:s parents et UYdîtres, nous ·s erons responsables deva nt Djeu du' trésor inestimable qui n ous ·a étô confié, Et no us n 'avons .pas le choix d'abdiquer. Il est odes ·pays où ·l'enfant n 'e~1 qu'un numéro dans la collectivité. Qu'av.O'll•S-nous f.ait_ ?e plu~ ct de mieux poul" goûter ~~ cette libetié dont nous f:usons s t souvent un fa ux usage ? L'Eglise elle-même, notre sainte Mère, p~r la bouche de ses papes, insiste Slll' la néces-sité de la collahoralwn, l.UTtou t en matière éducative. Puisque cette collaboration s'avère indi!.-tprnsable, cherchons les moyens de l'étftblir. Chez l'enfant , i1 est une corde que tous nou s pouvons l'aire vibrer : œHe d-e -l'.affection. L'enfant aime les siens. A l'école. il est fadle de lrui faire trouver ce qu' il leu r doil : vêtement. nourriture, é ducation, patrimoine moral. Que sous notre dir~ tion :les enfants apprécient par comparaison leur ilonheur d'avou· un père et une mère qui -les aiment, les corrigent, les prépar en t ~~ la lutte pour un avenù· heureux, mal.gré les épreuves. A l'occasion des fêtes de famille : Noël, fête des mères, anniversaire n'ayons pas p eur de le ur faire perdre du temps pour préparer {m compliment agrémenté d'un dessin soigné, un petit oh_jet fabrjqué de leurs mains, pas toujours habiles. Sans déifier aes parents, arnons-les même de qualités ampl i· fiées. Les enfants rediront notre ao miration e t on voudra la mé riter. Enfin Oili s'efforcera de donner :t l'école un es-p rit familial Dans ' la vie de St-Jean Bosco, on voit combien ses ·petits d-ésœuvrés de la ;rue étaient heUTeux auprès de lem hon P ère et .de maman Mwg\Jerite. Ces enfants avalent trou~ auprès de l'homane de Dieu la chaude affection que des crreonst anoes leur avaient enlevée. Que n 'avons-nous l'intelli~ence et le ·cœu r du sa int Piémontais ?
Pourq uoi Je dimanche ne ser ait-il pas Je jour offi cie l du congL' tùlal !>ans lftches à domi·cile ? Pourquoi nolre règlement scol aire pn'·voit-il que l e~ maîtres accompa~nt leurs élèves aux offices paroissiaux aux fin~ de les :S'tl•r veiller ? Dans notre jeune iigc, nouJ.S avon~ associé les mots joje et dimanche •parce qut,_.·rla it le jour où nous• étions lous en semble pour la messe, lC' rep-as. la dis·tr.adion. Le bonheur serait-i l actuellemen t ùan-; l'évasion ? Nous avons encore à résoudre le problème des livrets Slcola ires avec le ur indigente oécheNc de notes si variable d'un maître à l'autre, ce pauVJ:e 1"13ng de ·mérite, source de tant d' intrigues, d e m en songes, de réprimandes, de mécontentements, de révoltés, eiiC. La nouveMe m•éthode de suppreSision to't alc des dev.o irs il donücile SllJppri1111e .J•cs .soucis des p arents. Raf.f ermit·a-t-elle ·les liens qw urussent les enfants aux responsalbles auteu rs de leurs jours ? L 'écolier est souve nt inconstiemment m ·enJleu r, il dérobe volon tiers Je •b eau crayon, la gomme de son ·c amarade, S'il sait que ses éduœleurs sont unis pollir 'l 'aider il entrera, lui aussi , dans Je jeu et :son éduca tion sera œuVTe d '•ha•Pmonie. Pour respecter cette entente tripaTtite, chacun, ·de part et d' autre, s'interdira toute .plainte non fondée, toute a llttsio n malveiUante.Les fêtes .s colaires, le ,hasard des r~ncont r.es (n 'ayez pas .peur du papa, chères collègues), favorisent -celle •p rise de contact néccss·ait•e à la conpréhension mutuelle. Grâce à notre savoi r-faire, ,] a i"amillC:' fera siens .Jes intérêts de l'écok Avant d 'éta'le r •leurs griefs dans les mnga.c;.iln'8, les -cafés, Je.., trains, les s•a·lons de -c o~ffure, les parents s'adre&scront d'aborcl au maître qui Tam ènera les faits A l-eurs ju·s t·es proportions et y apportera le remède approprié. Nous ne demandons pa,s, n o us, les maîtres, que les parents s'inclinent .servilement deva11t tous ·les faits el g-e stes, mais nous serions 1rès ·sensi·b les :\ celle sympathit! r1ui fait dire a u phi-losophe : « Quand mes amis s•onl borgnes, je les regarde de profi·l » . Et cette sympathie ne se ma,nifestera pas paT des cadeaux, des invit·a tions qu'il est aussi diff.i~ile d'accepter que de Tefu ser, mais par des acles : une courte visite après la quinz.aine d 'ouverture: ·u n petit billet où ser.a tra ité hien fra nchemcmt l'intét·êt d e l'enfant; une s urveil-lance activr des devoirs et des leçons. Mais pour êt:re ·e fficace, cette col'l.aboration loyale devra ê tre non seulement confiante, éclairée. inte'l l<igente, mais surtout suTnaturelle, tant il est vrai que nous bâtissons en v~in la cité •si le Seigneur '11' y jette son coup d'œil. · · ·· Aoceptons, le cœll'r joyeux les sacr.if~ces qt~·exige de no1,~s cette entière co•llaboration. Lç bQnheur pré.~·ent el ,futu~· d,es jeu',ri~ flmes ·de nos élève.s en vaut bien 1a peine. .,. .An,ne.,
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notre Cor.cours Poésie du voyage ...
Une leçon de 1!ectur,e ohez les petitS'. On étud ie l e vocabulaire. La moîtresse: Vous avez tons voyagé eu train. Savez-vous con1iiD~nl s'appeHe 1le monsi,etlf qll'i crie : • En voilure, 'l es Yoyagenrs ! ~ Une petite fille: Le chevalier de .h1 route ...
JP ARTXE JPEDAGOGIQ101E
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De certaines punitions Les punitions sont nécessaires pour obtenir 'l'observa tion des lois et des règtlemen:ts. Dieu a établi des s1anctions punitives, -mlème teJ'I'CSt1'e5', potur .ceux qui viO'lent s.es contmandemenls. Seulement, dans son infinie bonté, H avertit et patiente longtemps. Ainsi doit-H en être cl u .n"taître dans son école ou sa classe. Il s'efforce d'abord de prévenh· les fautes par une surveillanc-e activ.e, mais palerneHe; :par des •leçons soigneusement préparées, donc intéressantes et instntchves. Bl1isuite il ne recourra .aux châ-timents qu'il la dernière extrémité, quan:d tous }es autœs moyens auJ·ont échoué, ,ce qui arrive Tarement. Dans l'usage des punitions il y a un choix à faire, car il en esl d'inefficaces, même de nuisibles ·à la santé 'Soit corporelle soit mOl'ale des élèves. Parmi les sanctions à proscrire, nous mettons d 'a~JoTd ces interminables pensums ou copi•es, travail machinal et abrutissant qui n'apprend rien, sinon à griffonner et à rendre l" é<'riture indécbiffra'b te, sans .compter l'immobilité forcée el p rolnngée à laqueHe on cond.:l.Dlne des enfants qui ont un besoi 11 inné de .m.oUJvement. Ne vaudr.ait-il pas mieux n ' imposer qu' une ropie très courte, une dizaine de 'lÏign es a u p lus, mais é~r i les avec soin et corrootion ? Il nous sem'hle que si l'on obhge ie {'OUJpaible à cheroheT et à cotTi<ger ensuite lui-même ·les fautes orthographiques qu'i~ a faites ou à écrir; un cedain~ nombr.e d_e fois teHe ou teLle lettre mal fm,mée, on •1 occupera utilement et 1l _.,,e ·sentira sluf.fisamment puni.
Les copies peu.vent aussi se remplacer par des opération!> crarilthmétique : odes aclditi,ons, •des soustractionls surtout des ~m~tipli~cati~ns et des di':"isio.n s, ou encore de p.etils problème:,, facrles '<~ f~xe. .sans ex·phcatlonS'. Puis pom'quoi n'obüger•ait-on pns le ü mt1f 1a appr~nclre par ,c œur qu elques lignes d'un texte tic ~r?se _o u d~ poésre ? Mais n ' utili,s on s jamais le catéchisme o~ l ·hlstOt~·e smnt e colllill1e m aüère de punition, de •crainte d'insptrer de 1·aver.sion -pour ces choses. ~n.e autre pooi1ion à ·l aisser de 'c ôté, c'est le • piquet » . Cettè ~t atwn. ,deib.~u~ dans l' immobilité pendant un temps assez long est 'anbhygtemqu'C, elle aUISJS•i; -car si eUe a li·eu pendant 'l a récréa1ion, ,on p~ve l'enf:an:t d 'u.n délaJS'sement, d' un exercice physique dont I1 1a 'b esüm ,et auquel i l a droit de pa1· 'l e rè"lemcnt 0 scolairre. · En ,'c e qui ,coDJcerne les r etenues a:pTès l'a classe, n ous dirons ~ elJe.s oont .souven t ,nècess~res pour que les punis p uis~ent f.a1re -le trava~l sup.pl~ent~ue ou :pensum qui 'l eur a é té rmpos-é. En cl.fet, a •l·a mroson ils ne ,t rouvent pas toujours ·le temps ':ollllu _pour s'en acquitter; de plus ils y sont fréquem l.nent deranges par les .parents qui 'l es occupent d'une manière on d'une autre, par :l eurs petits frères ·o u sœurs, qui les déran gent p ar ~eurs &a·~s. creurs <cds, etc. "eulem~t 'Ces retenues ne doilVent 'Pas être t,r op longues; une dem1Jheu:re au 'PhkS doit .suffire. Autrement on provoque le mécontentement, les récriminations des 'p arents qui ont fréquemment besoin de -l eurs em·a nts après 'l es bewres de dasse. Nous ignorons si on a recours aux arrêts pour sévir contre des élèV'es de moins de .quinze ans. C'est un genre de punition condamnable; on se débarras:se du coupaible, mais on ne ~e il'éforme pas. PuJs, ,qu'arrive-t-H ou que veut-il arrilVer à un ~sse qui se trouve ,enfermé comme un galérien? Il ,c ourt bien d es risqu.es de se J,a tsser aHer à de mauv,a ises pensées, à des actes répréhens.ibl•es. Ne s'expose-t-il pas, si par exemple :la porte de la saHe de classe est fermée à clef, de vouloir s'échapper par une fenêtre, ,p ai'fois assez éloignée du .sol et de se blesser sé-rieu.sem.ent ? Le :priv.er d '.un repas; !l e meUre au pain sec n',est guèrè humain non plus ; pas moins ~nhumain q ue de donne; des cottps, tirer l es cheveux ou les oreHles, faire tenir les hTaS en croix avec dans ,chaque main une :pierre ou une boute de neicre faire agenou iLler :SUI' des ·b ûches de •b ois à ,arêtes ·P'l us ou motn ~ vives. Si .nolllS citons ces actes de barba:rre, c'est que nous en avons été témoin quand nous étions jeune et que nous al·l ions en class-e. Nous pensons .q u' aujourd',h ui ~es mœurs sont plu:; d\>UCes.
Oui, cloner des pun.itions· est une chose extrêmement délirate qui peu~ avoir des suites excellentes, mais aussi très funestes .
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'
d'
,
o ·ter une crrande p-ru-dence.
0 11 ·s' a.crit donc po ur le maltr.e Y app 1 . t. . o · s 1 abitude de pun1r ou JOurs Qq'il ne pr.e nne tpas ,Ja mauvat e 1 , , . . H. ·' . ' ·t . d' . dès ·qu'une .faute a ete commise. s <'x-
sur
l·~'1·~o~ip~ec ~~~;s::. l~~traîner
par l'indignation,
l'~mpalic~ce, .·la
po~.e~d q~i est mauvarse ·c onseaJère et par ·c ons·eqnenl ü"
l].<;-
cn el·e.t d dlmaslser les limites de ·l n justice. Or, les . cntm1ls queT-al ' •C v.-< • • tt t · lis son\ ont déjà un sentiment assez dével.oype d e_ ce ~- ver: 'ch~sc in~ comJne du ,peste tout le monde, . tr~s sensJbles a un . t t l la •pardonne lJit pas h ·c Jlement. Jus··e e J ·e < . . , où i.l est en . D·e tp·lus·, punir un élève au moment m~·me t et à aggraver défaut, peut l'exposer à mal accepter 1a sanc wn Ron •cas par la résistance ouverte. . . . p ·. ··t est bon qu e le maître s e mette a la phl~e du ·c ou. tus, 1 d ·t 't tr·uté Il Y :t , bi et s·e demande ·COI11'1nent i·l vou· rai . e r e , . . _. ·. ~a e . ircoustanccs utténuantes dont 11 faut temr compte, ~ouve~t des cl f t bi'en Cela demande donc un examen , parl e.s tribunaux · e on. · fois une enquête. . -. rapEnfin, ·en matièl'e d'édnoation s ur tout 11 est bon de ~e m iel . · Je. . u'on · 1) rend plus doe moud1es avec une gout~e ..~e 1 • lJe. r q . ., · de vina'i crre ou que doucen1 .f ait 'Pm rru· avec wn e, cu 111 er ee o ' J. qtie violence. ,.
D'un défaut de prononciation très commun ·· · · t b'·e des défauts· acDans l,a .p rononciation se, Tel~contrl:!n 1. n . . n ~ub;. . , ct . 'l hlésemènt . {alteratwn ·d e consonnes er) e .... cent reowna: '. t ·e· ex . "OJ'Oilel pour colonel), le chtunte. t · par une au 1 · · · ' ' · htuan.(uJne h · . rJour J·e' ~ais) l·e zézaien1'ent (ze :uze pour .~e 111en't c le ,c· ms ·,. . ' . . . t ·t de l' r) le be··· e) le grasseyement (a.rllcu·l atwn trop 01. ·e . . :) l' b · li .r~r~ ' :, ,' .'ftion saccadée de syHahes : ·e x. JC, Je lis ' e . a J U ga·lemcnt "~epe 1 . . . éfectueosè non des syUabes ou d es m qts. ti_e~~~~en.t .-~p·ro~~~~~·at~~nb~edou~llemenl ou altération .des . mots m...t·~ ,de.s ph~ . ) '·. -f 't . ou' l'omiss·ioà d e ·certames syllalbe'. .ütlr pro:lOncwtml~ 1~1\lplar ~l ~~ p · ouvans affirmer par l' expérience ex ternb' pour tenr 'e. o .. . l d'f "t l )lus ". b r,edouillement est ·certainement ·C e au e ! vé·cue que le ... ~ 1 titre .ci-dess•us l' indique, nous , aHons répœndu. Ali<SCS1.'. c~·mlm~ .~~·ent dans les lianes qu i vont suivre. uous en o·ccuper exc usn o . . . . .. : , . . , . . on à occàsion de r.ei.lcontrer bJ eu des pei son f.o us les JOUIs . à" compreJlflre 'faciLement q u~vnd eJl.es par· )1e·s qu'on a de la peme t , l voi:lt trop vite ou s'expriment 'lent par·c e qu'·eHes prononcen ma , l 1' , 1 leur h ire répéter .· d'UL~G v~ix ti~op f·aibJ.e. On est so uvent Ol) Joge ·c ·c ·. <·d ·· . t c'csl . . d't ··s·que de passer pour un som , , e ce q u'elleS' ont , 1 ' .au ~~ ~ . , t'l' llOI1C oü la p rononciation .• · 11eren1len t des·wre·Ible aul' e .epton .de voix ni trop b as Ill· .· p:ui:ICU 'o. · ·~ . t doit être' tr ès nette, cllstmc e. c un , ,·l1·op h aut.'
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Pour bien se faiTe comprend r e, il l'ani attacher un e grande import a nce à la pTononciation de toutes 1es syll abes ·d'Lm mot. même de ·celles qui sont dites muettes, su rtout en poésie o ù ces syllabes sont comptées; on ne d oH, sans d'On te, leur donner qu'une val·eu r très m inim e, un léger ·a d OcJôssem en1: ; ainsi c~ n'est guèœ agré::~~ble d'entendi'.e tccbl' (ou mieux enco r.e tab') au lieu de table; chu al pour cheval, l'al çon pour la leçon. Ce qu i importe beaucoup dans une bonne mi:i·~nln tion c'est la pron on cia · tion 'cor-recte e t distincte d es cons.onnes. En entendan t parler ·c ertaines g.en:s on ·c roi·ra-it que tous leu rs mots ne se com posent que de voyeHe.'l.
Il y a lieu aussi de faire a ttention à cel'tains r ed ouj) le· ments de consonnes, ·c onnne par exemple dans abbaye, aux deux r du futur et du conditionnel des verbes a.cr/uérir, courir, mourir et de leurs composés, accessoires, .e tc.; nous disons cer tains J·edou:hl,eanen.ts, c:a:r tous .ne s:e f ont .pas sentir ; ains·i dans accabler on prononce conun-e .s'il n'y a vait qu'un •C. Les défauts de prononciation doi,v eut se .corriger dès le jeune üge. ki comme en bien d ' autres choses, p révenir vaut mieux que guérir. Il est donc nécess·ai·re que 'les parents, à la mai so n, et les maîtres à 'l'école donnent d 'abord l'.ex·emple d'une prononciation .c onvenab l-e, qu'ensuite Hs surveiUent celLe :de leurs enfants ou .de 'l·eurs élèves pour en corriger les défauts. C'est l~ évidemment un travail de longue haleine .et de patience, mais sans efforts ipersevérants on n'ar.rive à rien. En classe l'in.stituteur exigera que les ·élèves parlent toujow·s lentement; d 'une voix suHisamment haute ; il luttera ·c ontre la précipitation dansla lecture; neuf fois sur dix o n lit . trop vite; on rouJ.e comme si on était en auto ou en vélo. On conseiUe au maître de iire d'abord lui-même à haute voix un texte ou un passage de tex.te pour seT>vir de modèl·e, de faire r~éter coHectivement par les élèves lIe pa:s~age <lu a.fin de modé rer 1les pressés et d'entraîner les traînards, puis de pll'Sser à la lecture individuelle. Nous recommandons auSJsi des exercices spéciaux et assez fréquemment oopétés de pronol!l!ciation de sylilabes• ou de mots qui oHrent ,c ertaines difficultés. Puis il y a Ji.eu de recowrir à 'la gymnastique des organes vocaux : la bouche, les dent:s, "les lèvres. La bouohe ne doit pas rester à demi f ermée, mais s uffisamment ouverte pour que les sons puissent en sortir d ai:rs et nets et non à moitié étouffés. Les den·ts, ·eUes a usSii doivent s 'écarter; 1au.x lèvres i~ faut pa:r des ·exer<c~ces· appropriés· donner de la souplesse ·e t de .la mobilité. Tl .en est du langa.ge comme du ehant. Ce qui plaît .encoœ dans ·l a prononciation .ce n'·e st pas seu!.ement 1a. :nett-eté, mais égalem ent l'éner.gie, l'assurance. Voilù pom,quoi il f aut .c ombattre ~hez certains enfants ·l a timidité ,
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la mollesse. On y arrive assez facilement_ p~r. 1es exeL>cices de ~ollective qui précèdent la lecture mdivJduelle. ec urQuant à modifier l'accent local, autr·e défaut ass·ez répandu dans tous les •pays, il faut, ·Croyons-nous, .Y reno~cer, comme on · peine de vouJoir blanch1r un negre. ne seUnmet pas en · l'on J)aTle bien peul ionrr SéJ"our da'Ills un autre •pays ou . ~ t "l le t> • • L !leu] ·le ·c hanger jusqu'à un ce~·t.aln pom , e1 encore y 1RU J.-1 c ),'attention, donc de la volonte. 1 t
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Le rôle de l'école populaire dans l'Etat (Suite) La densité en personne! en.seignant dans les écoles pr1ma1res
Bien que les élèves d'une classe qui en .a vingt-quatre seulement ai·ent plus de chances ode bien apprendre que ·c eux d'une claSJS'e qui en u soixante-quatre, on ne sam·ait tirer des conclusions •trop absolues de notre comparaison graphique. C'est ainsi que la Chine, selon l'A nnuaire de l'O. N. U., aurait un instituteur pom• 27 élèves, et pourtant -ce pay~ pos·s ède quatre-vingt-huit pow· cent d'i·l.lettrés pa.rmi ses Iraibitanls de plus de dix am. Ce paradoxe provient de œ qu'i·l y a peu d'écoles en Chine, mais que leurs class-es comportent re'lativ.emcnt peu d 'élèves . .-\yant laissé ce pays ·en dehors de notre ·c omparaison graphiqu.e, ·celleci donne néanmoin<s une in:dkation quant au niveau de l'instructinn p1rimaire. On rema.t'qUel~a qu'en AHemagne, en Italie et :w Japon, pays où de no.mbreuses écoles ont ét<': ciétruiles, les classes sont devenues plus deru<ses depuis Ja guerre. Cl·a rus.
NOMBRE I)'ELÈVEJ POI/1? 71NSTITVTEV,I:;
-1938
-1948
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Nous prendrons d'une manière crès sommaire l'étude du rôle de l'Etat dans d•ivers Etats qui nous parais·sent les plUS' typi·q ues et re'j)'résentaLif..s de deux tendances : a) tend::mce athée ct inte1·n.ationale, b) l·endanoe chrétienne 'Ct nationale. Par .souci d 'impartialité, nous nous bornerons à donner des rensej.gnements officiels teb qu'ils nous ont 'été fournis.
U.R.S.S. Cette .fédération de Té-publiques d'un rtype nouveau a fait taJble rase du pas:sé. De 1917 à 192'1, le nouvt-au régim~ n'.a pas 'l·e temps de s'occuper de l'Ecole. On se cont•enofie cJ,e supprimer les ·examens. Après une période d'h(.~itation, on crée ,les Ecoles de paysans et les Ecoles comrrnerei·a les. On veut supprimer l'analpha·b étisme. Mais en 1930, Je 60% des e nfants ne suit aucune <'lasse. Les maîtœs doivent •a dhérer à la doctr-ine communiste. La pédagogie et la mora~e prennent un ~n:S tout particulier : foin des lê:g~ndes d'.auh·efois l plus de morale éternelle. On -combattra ·!.es deux ennemi•es redoutables du régime : I'E.g.Jise et la FamBle. On CI'éer~a une nouvelle religion : ceUe des grands hommes de la nouveJ.Je Rus·sie. L'Ecole es.'t gratuite à 'tous les degrés. Chaq1.re classe a sàn soviet qu·i fixe Je pro.gr-ammP. Les élèves, dit-on, sont animés d'un mervei'lleux entJ1ousiame. Il faut, dit Lénine, que toute l'œ uvre de l'éducation , de l:.l formation et de l'instruction a:boutiSISe à ·l ùi incuJquer la «morale » communiste. Cette momlité cousis1e à détr'uiœ l'ancienne so-ciété exploiteuse. EUe doit servir à la lutte des éléments tJ·availleUTs rÉ'unis dans la nouyelJ.e société com:munjsrLe. La da·siSe ouvrière doit détruir'e ,].e monopole de la bouPg.eois'ie sur 'l 'éducation, c'està-dire prendre possession de l'école. L'enfant appmiie nrt a u Pm-ti et non 'P·Ius 'à sa famille. « Quand. les p<aœnts disenL « mon fils ~ ou « ma fille », ils ne donnent plus seulement à ce mot un sens fami'lial, il s igni·fie encoTe pour les parents le droit d'élev~r leurs
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enfants ù k~uT guise. Au point de vue -comlmunis\t·e, oe d roit n·est pas fondé. A ucun être ne s'app:;rtient ù -~ui-même, il appartient ù la société, au genre hum ai n "• en f ait au Parti conunnnistf'. Mime K-o.Uanbay, ,amrbrussadr9,ce Ide 'i' U.R.S.SI. , dtisail ceci : '(La .fumille telle qu 'eUe existe encor.e aujourd'hui est de p lus en p ins ·considér-é e comme u n olbS!truol•e au développement futur de l'humani té, dans le sens collectiviste. « La famille doit disparaîtr e. >> En -outre l'·éco,Je sovï:éüque doH être « la clwire centrale de l(l prédication de l'athéisme ». Notons que Bâle a le « privilèg-e >> de posséder le siège .de l'Internationa:le prolétarienne antiPeligieus1e (30 pays) dépendant directement d.es Komintern, •c'.est une ligue dans le genre du Secours rouge internat·ional -qui a son o rgane : La voix des libres 'penseurs prolétar iens (Proletarische Freid.enker Shmme) et de nombl'eux sous-organes dont •l a feuille mensuell-e : La lutte antireligieuse et •prolétar'ienne. Les d iverses sedions d'ami,s de U.R.S.S. dépend·ent des organisations citées -ci-dessus. 1Nous 1aurions. des quantités de dwsds ü · dire 'S'lU ·cette question, ·m-ais r.evenons it nos moutons, clans -l e cas particuHer aux Russes. Voyons ·t naintenant l'm<ganis-rrtion scolaire russe qui es1t admirabiJe ,s ur Ile ·p apier, mais jugez •plutôt.
UNION DES REPUBLIQUES SOCIALISTES S<?VIETIQUES Population: 99,512,981 habitants. (Ces chiffres soilt au_iourd'hui tort augmentés. R.) Enfants d'âge :s colaire : 10,961,394. 70 ?6 fréquentent les écoles . Scolarité obligatoire : 8- 15 ans. Ecoles enfantines A : Elles sont publiques et officielles et reçoivent les enfants il partir de 3 ems. Le.~ sujets enseignés sont : la vie SJociale et la nature, le trmwil manuel, le dess in, le modelarJe, l'élocution, la récitation, /es .teux, le chant et la musique. Ecoles primaires B : L'instruction générale, administrée par le commissariat Pédagogique Populaire de l'Union Fédérative dt's Républiques Soviétiques, est donnée ailx enfants de 8-17 uns, âonc pendant une période cle 9 années consécLZtives. L'ens·e~gnement ·socia.~ ·compren d rinstrudion générale qui va de 8-12 ans .et qui est suivie soit de l'inst:ru:ction .g~nérale d u 2me degré, qui ~comprend un cyde inférieur de 3 ans C, et un <Oycle s upérieur de 2 ans D, ·soit d 'un enseignen1<ent professiOnnel 1 et: J daJlJS l'une quekonque des écoles existantes, où les élèves suivent dies oours de 3 aoo. L'en:s;e1gnement l'•e ligieux es:t absolument interdit. La .coéducation existe d·ans toutes f·es écoles, 1e self government ·e st très d éveloppé.
lér· ~, fen"E'enigne~t1entt secondai re . . Le cycle C donn<' l'instruction c'ésm an du cycle C. ,. 15 . 1 ~s 1es e,_l'eves peuvent .chois ir l"ntli'"' 1 1 D <u .
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"' · e ·cyc e (2_ ans) q tu, "'à co'te· 'd cs branches ordinair es de J'' ·enseJgi_J-ement_ .peut comr?~endre une branche profess~onnelle (El) (peda•go~e, ·comptabülté _coopérative, agriculh~re, etc.) donl le but e~t de_f.m·mer les travall:leurs de q uaüfieation ~m~·mle et un des dablhss·ements appel'és teclmicwns (F) qui OLrtre l'en~eignemen · cment professionnel · . . t du ·cycle D • ·donn·en t un ens•e1gn Les leet1lm·cums • c mnp• r ennent 3 on 4 an ne'•es ù'c'tudes et 1 . b . t i' " . . · ' - euro· le c ;n~ran:er ·l es _Jeunes gens, qui possèdent un e instructi~n s c~n aiT~, _a un~. V1e de coopération s·odale, de tra vail 1)éda.o-oai5 qtH' , ad1mmstratrf -et d 'économ ie p!llblique. t:>
e.:
Ecoles de jeunes paysam ( J 1 J 2 ). · . Un type spécial d'écoles soviétiques c'est celui cl . • ol' , . en f ants de 12 a, 18 ans qui possèdent de ]etllles es ec cs , pow. 1es . . pW'JSans .· certzfzcat de lin cl'étud ·· · Ces ecoles • ' 1•e d. • es pnmwres. préparent un 1 e. de !~~~~~ans a_vances qui. pe~vent être en même temps les o.l"!ctz_onnau es pub!zcs et les wgenieqrs des villages.. La tfi.che pt ~nctpale de ce.~ ecoles est de donner au x jeunes pny~~n ~ une ~u ture agro,no_nnque. ra_tionnelle, cle leur faire connaître la ~oopé~ wt_w~ en general, azl"}Sl que la structure de l'administration écono,mque et commerczale de la république soviétiq.ue · En • l es d ·O nnent une mstructwn · .· . m.êm e temps , ces· eco génémle qw pezlu·m~t aux élèves d 'entrer dans les écoles supériemeç ou dan ~ un tee ncum. · . Il Y a 663 écoles cle jeun,es paysans a v ec 42,000 élèves. Presque toutes sont situées, à la campagne.
fa
Enseignement supérieur L. M. M. durent de 4 à 5 ans. Dans ~a~~~:~ eco·l es, J aœent ~st m)s sur La prèparatioq sociale. Les u ni',crsit_es ~ornprenn~nt } ens~mbl;e. des instituts supérieurs (L) où 1, pn r.eÇ?Jt un ·e?•Setgn~ment spec1ai : technique, industriel, ·SO·Cial econormque, pedago~I·que~ agricole, médi•cal, militaire, artistiqu~· _etc. Il ya u.ne univeTSJté communiste q ui prépare des experts politiques. , · ,
_Les~ cours ,de l'universi~é
L~s
Universités ouvrières. Les étudiants de ces universités doivent avoir truvaillé 2-3 c:n~. com,fl!e ouvrier~ 0~1 paysans, connaître les quatre règles de ~a~ ~thmetlqz:e, sav otr, ltre, ~xpriin~1: leurs idées owlement et par -.CI zt. et avo rr une, preparatiOn polzttque. Quelques-unes de ces faLUites ont des cours dans la journée, d'autres le soir. Les couts durent 3 ou 4 . ans •• • • . . Le· .ç e't u d.wn t.s qw· ont .<.w·tn· les cours avec sucees ont le drott cl'en,trer dans les _universités elites supérieures . Formation _des maîtres (E 1 FJ. La formation des maîtres pri1:n·aires, des maîtn:;s d' écoles
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enfantin es, des édu·caleu rs politiques, se fait soi t d;ms -1<: c:.·clc, E 1 d e lïns lruc tion génér<,Jr du ~mc degre.\ soi L dan -.. !:1. section péùagogicrue des te chnicums WX Pour être admis ~~ enseigner dans les écoles secondaires cl supérieures, il faut s uiH.: des cours d e pédagogie :'1 l'1miwrsitl·. Ecoles proj'essionnei/cs 1J. H . G. F .) Gf?..s écoles .admettcnl J.e.s élèves qui ont termi·n·é lïn ~ltruction générale du 1er degïé C. ou l'école de la jeunesse pays-:mne (.J ); el les doiven t enseigner le progranunc prévu par le cycle D clPs écoles s.e<:ondaires. La durée d es cours est de 3 ù 4 :ms. L ' enseignement prol'es.sionne·l est donn é principa·lement dan.s les éco les de commerce J., dans les é<:oles de fabriques, dans les éc.o les d'apprentissage G ·e t dans les t echni cmns F. L' instruction :. upériem'e est donnée clans les universités. On y admet lès élè· ves ayant t e rminé l'école primaire. Les cours du1'Cnt clp il ù 4 aas. Les écol·es de fabriques et les écoles d'appre ntissage (G) sont des écoles d'une espèce particuli ère qui form ent. pour les enlrepris·es res pectives, des ouvriers quati.fiés. Les cours durent de 3 :l 4 ans et l'instruction générale qui y est donnée équivaut au c:ycle J . G. des écoles secondaires. L ' üge d'ad mission est de 14 à 16 ans. L'·instruction dans oees écoles eS't en rapport étroit avec le tra vail des élèves dans les entreprises (durant la 1re et la 2c année, ils ne travai1lent pas plus de 4 heures par jour, pendant la :te et la 4e année. 6 h. pa r jour) . Un type intermédiaire d'écoles, entre les écoles de <:om~1~ree et le.s universités, c'e.s•t celui des technicums (F) pour les eleves de 15 ans et au~dessus avec des cours de 3 à 4 ans. Le programme doit être oelui du 2e cyocle secondaiœ. Les technicums forment les ouvrie rs de qual·ification moyenne pour les difféœntes bran~:hes de l'industrie. En résumé, voi'Ci le tableau ·des é-coles en U.R.S.S .. avec les effectifs : (Il est œrtain que dans un pays en complète évol~üo~. le<; chiffres varient beaucou1l d'une année à l'autre et <:eux-·Cl doive nt être dépassés aujourd'hui. R.) élèves 85,350 A. Ecoles enfantines 13. Ecoles primaires
{;, Ecoles secondaires, insh·uction générale avec cycle de 3 an:s, 2e degré D. idem avec cycle d e 2 ans, 2e degré E 1 E 2 E·co~es normales donnant droit :\ enseigner daru les écoles primaires et enfantines } \ F ~ Techni cums secondaires et professionnels à 1a fois
10,502,954
869,543
180,000
\J. Ecoles des fabriques et d'apprentissage H. Ecoles professionnelles 1, 1" Ecole. des jeunes paysans J. Ecole.s commerciales Ecoles s upérieures K Universités de travailleurs L . Ins tituts s upérieurs M. Universités
109,400 42,000 124.185
46,000 157,5H5 160,000 Un e campagne .de pl"Opayande explicative, atteignant toutt' la popula tion, portant sur l' importnnce de l'instruction publique et obliga toire, ·slll' l'établissem ent de la ·statis tique des enfan ts et des adolescents en â·ge d'étudier, 'S'ur .Ja lurttc contre l'a non-fréquentation des enfan ts employés à des travHux domestiques et <·hampêtres, s ur le ·contrôle organisé d e la prés·ence régulière d<~S .écoliers, s ur la pénétration des méthodes d'émulation socialiste et le « travail de •choc », telles sont les m esures entreprises pour répandre le sentiment de l'a néces·sité de l'instruction. Des campagnes sociales de masse sont organis·é es : journées cLe décades, campagnes <:ultureHes, revues sociales, etc. Des fonds spéciaux s·e r vent à primer le travail intensif de propagande en faveur de l'école.
Peine de mort. « A Moscou, le ·bureau du Comité central exécutif a décidé des mesures de -répression très sévères en matière de criminalité enfantine, pour endiguer les progrès de cette criminalité, dont •l es ·effets ont été r elatés à maintes reprises. A l'avenir, les mine urs, à partir de l'â.ge de 12 ans, seront passi·bles de Loutes .Jes sanctions prévu·e s pat· le code criminel (art. 8), y compris la peine de mort. FRANCE : Ecole laïque afficieHe. L'Etat n'a pas pu résister aux syndicats d'instituteurs marxistes et ceux-ci sont ·l·e s maîtres a!bsolus doe l'Ecole 'laïque. Le .Journal des ln~Stituteurs drome le.s reiliSeignements suivants : plus du 30% des instituteurs eSlt aocquis aux idoéeds bolcbévistes; le 40% se rattache aux !p'3rtis Illi'l:T xistes ; l 'autre 30% vit dans la craint-e. Au cours du congrès de b S. P . Romande en 1951 à Lausanne, les itl6tituteurs de notre ;pays <mt 'PU ouïr les grands lénors de l'éco·le laïque. L 'écriva:in français René Benjamin a largement décrit ce qui se p~e dans les congrès de s yndicats ·d'instihlteur.s ou dans les <:ongrès interna~ionaux. L es sodétés pédagogi·ques de Suisse font partie de la Société Inte rl1lationale -cl es lrustit uteurs . (FIAT, 600,000 :instituteurs, Teprés·e ntant 25 mimons d'enfants. «
Nous IÎISüns dans les journaux pédagogiques de France : L'Emancipation » dit « Tout mal"Chera quand nos écoles nor-
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· r · · Je m.aximum lfl' anar·chie cmnme en U .H.S.S.. . . d' c ·, 5 males auronl ren JSe . crt1 and tous Les « secrétaires pédagogiques», tous ...1es syn que _, 1· t 1, pro "'r a:.mllle sui ! ous le.<; instituteurs de France .app I·qu.ero_n ·~ o · vant : interpréter Jes faits d'a·près l~ « nohon ~ondm~e-l~tale ~a d~l m atérialisme d i-aJ.e.ctiq u:e, teJ!Le •que 1 ex·p osent h.arl Man., E~.C::els. P lekhanow et Boukharine; voir dans l'Etat, non pa'>_ ·Je repH~sen~ tant de l'intél'êt .général, mais « l'ex;pœss'ion. ~u pouvmr d es classes don1 inan:t•e s » , considérer Ja neutra li. té seo 1aue con:rme un « Inyth e tromP'ew· >> . . . • . •. . • Dans Je « nuHetin du syndi-cat natwn.aJ d~s mstltuteurs de France ,, : nous tisons : « La notion de laï<Cité dOJt •mener la cla:s:se · " · s' e' n· :nlc ·ne · l.I.il'•·eHectueUcll.nent de tous tes do.g-rr.ilatls .. ouvncre ~~ · 1 '<1' 1'tJ 1 " • · • é L mes etussi hi,en de c-elui de la patrie que de ·~·elm de p ropnet ... <.: droÙ des paT·ents sur leurs enfants, nous l·e nwns ,, . . . 'Jla,ge ,du nord s'1nd1"ne Un in:stitu<teur· no mme· d an.s un vl, . . . ,.t;f ·.. . nnl de Fre;,n et l' " Educateur», de V011' des CIU~l lX ans e Jour,""· ' " , · · bi , 1 d · · ·t t _ même ;usqu' à l'école - ·oe qUI ·e st un con). . e. un peu rpaa ou , · d · ntersco Üans I.e mhne journal à pr'o pos des cm'r~srp<_m ances 1. . . " · · · t :ra ·de ses co.Jleoues et proteste conlail'es une i.nstltutnoe 1ne .en h 1 · o : . . · ., t lre le fait ue des écoles de Bretagne, e~ parttcuher,' envo_len leurs ·photo2raphioes de premièr·es commuman1es ~t qu ~:ilels I ela~ t> • · le1lt des excursJOns .f'mtes avec 1a JOC en · compa-"nH~ ,., · de ,v - · . e cure ou de M. l'abbé. •· L'Ecole l~bératrice » dédare : . " Not.l'e ·en.seirgnement sera un·e direction . g~nér;ll.e et supe.· . d la vie indivi-d uelle .et ·c ollective (s,ans D1•eu), pi'ena_nt _ap1 Ietue e · · , ·· · t · our but l' accespui st~ 'réaüté contemporaine ·et .s as·SI•gnan- p . . . d .f ~ilm de l:ordl'e..so~ial aUX formul~S dè ~i11ert~, l~'~g.ahté et_/ . 1 · ·n·e sont pré:sentem·ent que des hctwns ... >> « ... a ~~ - · ·t• · t e1m e qru · h.l h. :par la s·can,· d l'es wit a p.adé plus fort qtliC 1a p l' osop J.e , ;,tOln e . I du Christ ·crucifié! Gest toujours l'homme qw da ·eus1e Image . .f.. t . les oenre'-' est Dieu, la religion de' l',e5p~i_t OS'e ·Sl'glll l:Cr que ous - ,., de ·pouvoj·r ·corrmnpent ,l,es:pnt. • . • L'Ecoie émancipée ·. considère .·comme une œuvre mer~: . . . de fa:voris•er ·1e progrès ·de la hame ·cl~s dass.es. ~~~ ~~.se !~me. f t d « m•rohlèmes -prolétanens ,, éla:bores pd u n tivra.~:smliS con l'en ' 'es Y . : · C) • • v ï.ci quelques i.ilstituteur .c orse pour •les ,enfaJ.11ts de 7 a . ans. o , t'·chantillons : · . · Ï . · · 70 beu1 D les 168 heures d'tine semame, un O'llSI· a passe . . . . . a~l't 35 hem'es à table, 5·6 heures· à la promenad~ et ·. at\t 1 es · au 1 , . . • 'l •) u 11 marchant " C ibien d' heure s a -t-1•1 travm.11e · - -· . theatre. om · · · · · . 95 'Il'ol)s ')4 'lnillions 26 mlld canons <~aane en 4 ans . ~ U11 I ' ') l' _e . ? ·mi1H~ns .Qomibien a-t-il ga,gnré en tout? etc. j -e nvcu Iw.ns, -5 . . . , I blèm·es sont destinés• à montre1: .au x meme du JOU-1 na1 , ces P. '0 . . · t "l. - : t exp lmtes ,, . enfants des écoJ.es primaires « a que1 poin J s s0 n . c~u· tel serait le rôle de .J'é.co1e.
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·L·e congrès de l'Un~ o n nationa le des m embres de l'E nseignement public (insrtituteur5 non contamin és par le m.arxi·s me) , par Jïntcrmédiairc du profcs·seur Sabatier a émis le vœu qu e l'on protège les é1èv.e s et les maîtres n ah onaux ·contre l'.in tolérancc des S:ans-DieJLL d e l'admi.n~str.ation s ool•ai r,e. Des m inistres tels que d e Monzié, Ma·Liarmé, Flandü1 ont essayé d' en r ay er celte évolution v·e rs le bo.Jchév.ûsm e . L e ministre J ean Zay, au contraire, s'écriait dans les ·congrès : « J.e drapeau. cett•e panos•s e, ce to r che-e... » a ex·e i'Cé une influence très néfaste 'ilH le co-rps enseignant de France. Un jmunal, à propos des instituteurs, déclare " ·cette .situation ne peut s e pro1onger, ,car, à ce tmin-là, il n 'y a plus d' Etat, plu.s de Cons titution, plus d'assemblées régulières. Seul, le congrès ·souv·erain, c'.est-ù-dire le Syndicat, a force de loi. L'autorité cle l'Etat est contestée par s·es fonctionna ires, par ceux-là même qui devraient montrer l'exemple de l'ordre et d e la dis-cipline. A quand donc 1es lois qui renforceront l'autorité de l'Etat ? qui m ettront un ft,ein aux tendances démagogiques et révolutionnaires des syndieats ? L ' « Ecole primaire » (Valais) du 31 octobre 1951, dans un article .sur « ·l'Ecole ·laïque >>, montre queLs sont les responsables de -oette lutte •contl'e :Dleu ·et ·c ontre l'ordre établi. Noms n'insist-erons donc pas. Nos lecteurs ·conna:iss.ent l'organis·a tion scolaire en France (durée de la s·co-larité 8 ans, entrée à l'école 6 ans). Remarquons encoœ que la France, cette fil1e aînée de l'Eglise, ne compte pJus que 7 millions de catholiques et 800,000 protestan_ts. Beaucoup d'enfants n'ont jamais entendu parler de Dieu -et beaucoup d 'entre eu x ne suivent aucun ènseignemerut religieux. ALLBMAGNE. Ce pays .a dueNement coupé en deux, comprend 60 millions d'habitants. L 'ens·emble du territoire .contient 9 % millions d '·enfants en âge d'a:Uer à l'école. La scolarité ob'li,gatoi•re est de 7 a 8 ans, loi du 15. 12. 1950. C'-es-t le Wurtembevg qui le premier a ins tau.ré l'école p ,r i maire obli.gatoü··e en 1649, (la Prusse en 1769).
L'Ecole primaire donne S'ous la rubrique : « Le mouvement -éducatif à tm-vers .le monde » des a-r tides très .appréciés provenant -du Bureau International d 'Education, qui traitent des question.<; d'm·ganisation :scolaire dans les divers pays. Comme .pour .la Franoe, nous nous abstiendrons donc de donner ces r.ens·e1gneme nts pour nous .anêter plus .spéci-alement à .divers problèmes d'ord1·e péda~gogique. Rappelons :seulement qu'il existe des Ecole.• enfantines (3 à 7 .ans) privées, c1a•s ses gar,dienrnes (petit déjeuner-repas de midi) . Associations :social·es ou religieuses.
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Ecoles primaires inférieures (Gnmds•chulen) , de là bifurcalion comme chez nous, les •uns vont dans les écoles pümaires supé1i•eu:res ou d·ants Iles ~col:es s'c•oondaires (15 .sections) et, dernière étape, écoles supérieures (mùversités, a-cadémies, hautes écoles, universités ·papu~aires). Formation des maîtres : Cel.le-ci n'est pas réglée unlfol'mémcnt, elle reste dans la compétence de chaque pays, •les maîtres sont formés dans les écoles normaJes, da·ns une école supérieure technique ou dans les ·académies péd.a·go.giques. Les études d.an:s les a·cadémies pédagogiques durent en général deux ans, il faut posséder le baccaJauréat ou 'le certificat de maturité. •Les maîtres n'y reçoivent plus de prép.ar.atron encyclopédique. On peut donc négti.ger leür cultm-e générale ;pouT porter tou·s les .e fforts 5'lll' leur culture p·e r.sonnelle et sur la ·s cience de l'éducation. Les études propr·ement dites compT·e nnent des cours fail!-> par Ies professeurs, des exercices prat:iques, des diSICussions de leçons faites ou entendU/es à l'é-cole d'application. L'enseignement de Ja pédagogie est à la base de toutes les études. Toutes les disciplines gravitent autour d'elle. On ne distribue pas les connaissances, on donne des méthodes. On n'apporte plus de recettes, on pose des problèmes. Les directives données par Ie:s Ininish'Cs du- régime n(ltional.~ocialiste ne sont pas toutes abandonnées. Nous pensons intéres!ier nos lecteurs en ~~levant quelques principes émis par Hitler. Celui-ci était ·convaincu que pour fonder un régime dura·b le il fallait s'assurer le loyalisme des nouveHes •générations, aussi comme '!>~n coJ!]_ègue Mussolini, apportait-il tous ses .soins à -l'enseignement. Enseignement : disons plutôt éducation, •ca1· i1 .s'agit non de ditStrmuer un savoir abS<trait, mais de former un Allemand intégral ayant au plus bau:l point et ne possédant qne le sens national. La femme doit se .préparer à • ·enfanter des mâles » . L'éducation physique et .J'hygiène sont au pTemier plan. Le jeune allemand entrera dans 'la vie avec denx diplômes : « ·Celui de e.itoyen l'autori·s ant à exercer une fonction et celui d e bonne santP. lui permettant de se marier • . Viennent ensuite l'éducation morale et enfin J'éducation intellectueHe par laquelle il s'agit moin~ de meubles la mémoi:r·e que d' ouvrir l'esprit. .\.u point de vue civique es idées maîtresses sont: gueT·re aux eommun+stes, aux socialo~démocrates, aux juifs ·qui s·ont leur.<; thé01·iôens . L'enseignem~nt profess;ionnel exa.Jtera. -l'a valeur du travail. lie tous les travaux, du travail manuel autant que de l'intellectuel. Il n'y aurn 'PlU\'> ·de luttes -de classes. On a créé les camp::. d.e rrava·il , le servi·ce ·civil, les échanges entre citadins et oeampa«nards des Eeoles :normales pTépareTont dos maîtres destinés il la eampa:gne. On in.stit:ue partout la pratique des sports, 1es exerci-ces militaires, le tir. l')
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. Un Füb;e:r de. la _je unesse (Baldm· von Schiraeh) ser:a respon-
sab~e de, l ~~?am~a'ti?n d; l.a jem~·esse (en dehors de J'école). Sa
devt~e d ont>me 1aseiste et•a'Jt « MH~ux vau'l vi vr·e un jour comme un hon que -cent ans comme un mouton » . · 0tage ù la campagne :
!Pru.· un décret du 1er avri.l 1934, o. n institue « -l'année à pas ser .<1 1a ·c am:Pa~e ». L ~s ·en f ant.s qu.1 .sont obligés d'y prendre par.t so~t dést·g nes p.aL'ffii les écolie rs qui ont achevé les 8 années ob!tgatmres de 'l'eOJSeignement p1·imai're. Les elllfants des villes ~01v~n~ .appren?re .à •connaître les ressouœes de ta eampagne et (:tre m~t1és .'~u Jai'<lma~e, au ·rravail de l-a campagne et aux jeux <,n. pl~m an. ~n ense1-gnement portant sur 1'-étud.e de la race, 1 ~li.Stmr.e, Ja HeliDl.ats.kunde, l'étude du folldOl'e complète hal'InO· llleusement c~ ~ava1I. 1:·es. enfants sont élevés dans un espl'it cle oamaradene et des ·discipline. . D.alliS tQIUtes ~es écoles •l e ohef de l'Etat a ·e.·dgé que 'l•a sélection -'>C fas•s e ~n tenant compt;, d:es, qua.Jités co~poreHes, des qualités de caradere et des qu·a htes d e.9prit. En conséquence, J'ordonm~nee exclut des écoles secondaires les enfants infirmes ou attemts de m~'Ladies héréditaires. Elle ·exdul les enfants qui refusent de. tenu •leur corps propre. EJ.I.e exdut égaLement ceux qui sont fa11bles en gymnastique, cette faibless~ étant l:a ·preuve d'un manque de volonté ou d'amollissement 'COrporel. Au point de vue du caractère, seront exdus tous. les enfants aya.nt tiDe mauvaise .conduite ou manquant d'esprit de camara?ene, de même les indisciplinés et les malhonnêtes. La sélection mtel,lectuelle •se fera non d'après ·l a mémoire, mais d'après ln maturité d'e,s.p.r it. (A ~ uivre) Sclwle.
Le msstère de 1~ montagne Le sentiment de la nature est une nobl·e'S'se de I'honmte 1 cs Jges de fer .ne l'ont pa:s conn u, non p lu:s que les âges d'or .. L~a mour des nchesses, comme le souei violent du pain quotidien, aveugl-ent l'homme sur la beauté qui l'entoure. Le sentiment de la ~a ture a presque. t~~Ij?urs quelque chose d-e religieux. La plaine Im~ens·e, ·J.a mer mfm1e et ·la mon~agne inaccessible, en un diinal <JUI n 'esL pas résolument matérialiste, invitent l'homme à réflé .. <'hir sur Ja ·c ondi·tion de ·son hahita•cle terr·e.'iti,e, :t·u i communiquent le frisson du mystère. . A travers la n-ature, les païens voyaient les dieux, les écl'innns sacrés voient ·le vrai Dieu. Chez les Grecs et les Romains, :h~q~e souro~, ehaque fleuve, chaque forêt, est h abitée par un lllVISible; Jupiter empli'L ·le ciel, Neptune l'emue la mer, Vu~caiu
-54s~:co uc les montagne~. ce qui les .frappe -es1: la puissance, ils ne connaissent guère d':,ILl'tre srntiment que la terreur. Beaucoup plus sensibles, plus mtanc(·s, plus sains surtout , les écrivains de la bihle entendent dans la nature Ie lang·age de Ui~u où retentit parfois la colère, plus souvent J'amour. Les merveilles de la montagne et de la me r confondent Job ct Lui t•nseignent à ne pas j uger Dieu . Le psalm.istc chante avec unt:' gratitude ém.ue le ciel étoilé, l'ouragan, le..c;; cèdres du Liban, le l'lux et le reflux d·e la mer, les sow'Ce.S, les fleuves, le:s oiseaux, il conclut toujours par un hymne d'actions de ·grûoes : " 0 Seigneu r, ô mon Dieu ! tou te la terre porte ton nom ! »
'~ * * Le sentiment de la nature est individuel comme la C01ntem pla1ion. Réuni en société el préoccupé de la dté terrestre, l'homme construit la tour de Bnbel -et ne regard-e plus la montagne, ce n'est point aux périodes d'intense 01~gani:sation politique, socia le, économique et c nltu.rel'le ·q ue nous trouy;ns tr.a,c es de la mt ttne dans •la littévaturc f1·ançaise, ni •dans 1aucun autre. Rons•ard doit à sa surdi·t é d'entendre 1e ·chant des sour-ces. Les écrivains classiques - à part quelques inéguliers, - canalisent les eaux, aménagent l•a -c ampagne -en jardms, domesti·quenl la mer odr.ainent toute la natw'C extérieure ·n l' u~age d ' une étude psychoiogiqne de l'homme. Le siècle su ivant, qu'on a appe~-é le siècle des lumières, ·étudie •la natUTe ·c t ne la sent pa:s n1 ne l'aime. Cependant on >S'Ouffre confusément de -son ahsencc et quand Jean-Jacques Rou s·seau la t•etrouve, on s'y p récipite comme en une fontaine de Jouvence.
* ·;: * L'âme de Jean-Jacques Rousseau enfant reçoit de la nature une impression de toute ·fraîcheur; devenu écrivain il est un homme de combat et ne -La voit plus qu'ù traver.s sa thèse des deux diseours -et de L'Emile : «Tout est bien en sortant des m a in.;; de l' Autem des choses, tou t dégénère entre l·es mains de l'homme> . Dommage! Ce prisme défovmant gâte ~es p lus helles p_a ges su·r la natu:re, où ·cependant, à maintes repnses, un pur lynsme snrna.ge la doctrine.
*** J ean-Jacques Rousseau est peut-être le premier auteur franc,·ais qui interroge la monta•gne. Pout· évHer l•es foudres du ·baron d'Etaoges dont il a im e la fille qui l'aime, Saint-Preux s'est •é loigné de Clar~ns et réfugié dans ·l e Valais. Ju1ie, qui n'a jamais vtt que de lom -les pente.-; couronnées de nei-<~e, Jui écrit : « J'·a ppl'ends avec • peine vos ·c ou•r::-> • ses dans les montagnes; non que vou·s n 'y frouvtez, a mon av1s. une a.gréa'bJ.e diversion, et que le détail de ce que vous au rez vu
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ne me soiL agnmble à moi~mêm e; 1nais je -craim pour vo tts de fatigl~·es que vous n'êtes guère •e n état de sup porter. D\ülleur-; la sa1son est avancé~; d'un jour à l'autre tout ·p eut se couvrir de n-eige; et je prévo·is que vous aur-ez encore p1us à souffrir du froid que de ·la fati-gue ... » Sail:tl-Preux lui répollJd ~>ar un vrai traité de sen timeilt de la montagne. Il s'agit, bi·en sûr, de la montagne hal>itée ct d e~ habi-tants eux-mêmes. A dater de celLe •lettre, la montagne sera, dans la vie -corrune dam la littérature, auh·e chose qu· « une agréable diversion ». EJ:Ie prend âme et vie désormais, elle entend, plus intime et plus profonde que le :pub'litc des salons, l es confidenees du poète, elle s'attriste ou se réjouit avec lui, elle entre en lui et lui fait r etrou\'er son propre cœur. P lus que toul a utre ]Jaysllge, celui de la monta.gne « est un état d 'âme » .
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S~ünt-·Preux y trouvera son ima-ge. « J 'éLais -p arti, trist.e de mes peines
el consolé de votre joie: ce qu i me tenait dans un certain état de J.anguteur qw n'est pas .'i an:s charmes pour un cœur sensibl-e » . 1'1 veut rêver el la montagne guide son rêve, lui donne une forme ·déterminée. Ce qui le distrait d 'ahoJ)d, •c'.e-st « urn. mélange étonnan t de la n ature ~au vage e1: de 1-a na:tun~ ·cu1tivée •, des maisoru à côté d'une caverne, ·( des pampTeS socs où l'on n '-e ût oh er.ché que des l'Onces, des vign~ dans des .len'es éboulées, ,d '·ex·c eUents f r uits sur des rocheTs. et des .champs dans de.s précipices » . A ce .p rem ier contraste s'ajoutent ceux que fou r qit la nature· d ie-même : Toutes l·es saii!S:OI1S, lous les clim a ts I'éun is· en . point de l'espace el du lemps. Et « les illusions de l'optique, -les pointes dt\<; monts différ'emment éclairées, Le daiT-obsrur du soleil el des ombr<-'s, et tous les accidents de lumière qui en résu-ltaient le malin et le soir... ~· Tout oeta offert comme en un théâtre : ~ oar la pe1·spective des monts étant ve 1·ticale frappe les yeux tout à la fo is et bien plus puissamment que celle des plaines, qui .p•e se YOit qu'obliquement, e11 fuyan:t, et dont cha•que objel vous en cache un au tre » . Le premiCT jouT Saint-PPeux attribue à ·cette vari ét é le ca'l mr quï l sent r·e n.aitœ en lui (oublie-t-il qu'en partant il n'était pas c:11 _proie :'t une grande passi•on ma·is à « tm état de lan,gLlle ur qui n'est p as sans -charm e pütu· un cœur semsitble » ?) L e lende main il monle plus haut (ap'par-emment dans la n~ gion des a l-p ages, car ou ne connaît •pas encot'e les véritables as censions) . Il lra'Verse des broui'llards e t se trouve en pleine sérénité, aJH~essus des nuag.es, « d'où ·l'on voit dans la s·a ison le tonnE> rre et l'ora-ge se fo-rmer au -dessous de soi, image trop vaine d{' l'li me du sage, donl l'ex<'mple n'exista jamais, ou n'existe qu· au x mêmes lieux d 'où l'on a tiré l'em hlêmc ». •
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Le démon de l'analy-s·e le r-eprend. La variété, toute seule. ne saurait a:paiser un cœu r en émoi. Il y a une autre \:ause et c'est la ... pureté de l'air. Le voil.à lancé dans une explication physiologique. « On se sent :plus de facihté dans la res.o iraüon, plus de légèreté dans le corps, plus de sérénité dans l'esprit; les plaisirs y sont moins ardents, l·es pass·ion.s plus modérées ,, . Tout cela est exact, mais c'·est doner une ·c ause très concrète ~~ des sentiments élevés. Rousseau ·éc;haprp.e d'instinct ù -ce nutlérialism,~ et soupçonne la v.al·e ur du symibole : « L•es méditations y pr.ennent je ne sai.s quel -caractère grand .et ·suibliane, p r oportionné aux sujets qui nous fnappent ... il s•emb1e qu'en s'élevant .au-de:s!Sus elu ·séjour des hommes on Y laisse tous .les .sentiments: bas •et terres·tres, et .qu'ù .m esure qu'on approche des région-s éthérées, l'âme ·contra•ct·e ;ru:el·qu~ dm~e. de l"ur inaltérable pUI'eté. On y est grave, sans melancohe, patsthle gans indolence, ·content d'être et de penser ,, . On voit qu'au moment où H aHait sortir de lui-même, SainlPTeux-Rousseau retombe sur sa différence (Spéclfirque. Ce-st luimême qu'il eher.c he à la montagne, un moi grandi et décanté, qui retrouve là-haut ce que BeaudéLaire demande à Dieu : A.<ccordez-moi, Seigneur, ·la force et ~e courage de Tegarder mon COl'lpS ·et mon ·cœur sans dégoût.
*** A •l a suite de Jearn-Jacques Rou:ss·e.au, l·e siècle ·p art à la I'L"cherche du paysage romantique, dont la montagne sy~ol.~se .. lC: nouvelles aspirations : •solitude, besoin de grandeur, smf d mflm. H est étormant de eonstater que 'le père du romantisme, Chateaubriand, qui orchestre dans René toutes •ces passions ?émest~ré:s. ne l·eur donne point comme théâtre la montagne mms les forêts du Nouv;e.au Mlonde. Chateaubri•and est comp•lètement réJraot:aire ·au paysage à trois· d~mJensions. Il est vrai. pour lui encove, qu' « un paysage est un état d'àme ». Quand Ch:lteaubdand .aocomplit un de ses rat-es voyages danlS _les Alpes, H a le cœur plein de tristesse. Il vÏJent de perdl'e son amie Mme de Beaumont -et de répondre à J'.exécution du duc d'Enghi,e n par sa démission de ministre dans 'l e Va:lais. Les Ahpes de Savoie fo n\ lt>s frais de iSa mauvaise hrnneur. Les Alpes ne :sont que de vulgaires edllil1es plus malaisées à g-r~vir. ~ ... Cette grandeur c~e:; montagnes dont OJ1 fa:it tant de brUit, n'est reelle que paT la fa tigue qu'eÙe vous donne. Quan~ a~ paysage, il n'est guère plus grand à ~'œH qu'un .paysage ord1.n.a!Te . ." , . . .Suit wne avalanche de récnmmahons. L arhste ne vott que disp.ropol'tions; tout est trop .petit da·rus un cadre trop . grand: il voudTait •SU:r les r:oohers des arbres géants et -des Niagaras. Aior.s ... ça vaudrait la peine ! Au ·c ontraire le -bétail, les arbres, les cours d'eau diminuent à meslll'e qu'on monte ! Comme Garo
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wus :Je chêne, Chateauhriand trou•v·e que Dieu ne fail pas bien ce qu'il fait, d u moins dans ·1es Al'Pes. Et les h a1bi·tant.s ! Ce ne .sont plus J,~s hmnmes '>a;;l's et heurcnx qu·e dé-couvrait Jean-Jaeques Rou:s.seau m.ais de pauvres aHiérés plus à plaindre que J.em:s bêtes. ' .« Enfin je .surs bien maJheureux, mais je n 'ai pu voir dan~ ces -fameux chalel•s enchantés par l'imagination de Jean-Jncques Ro us-seau que de méchantes ·c ahanes Templie:s du fumi·er des troup~aux , de l'-o~eur des fromage~ et du hüt fermenté; je n 'y ai trouve pour bGbJot•a nrts que de nus-érables montagnm'c!s, qui Sl' regandent comme -e n exil et aosp,irenl· à deSicendre dans la vallée... » Enfin ChateaubTi:and définit son Slentiment de la mon ta..,.ne : . ' ible : « Je ne puis. être hem'eux 1à où je t>vois un sent Iment pen· partout -les ·fatigues de l'homme et ses .travaux inouïs qu'une terre ill'gNI:te refu:se de payer » . Cel·te ·c omparaison part d'un bon ~atu:rel. - Mais Chat-eaubr.iand estime-t-il pltts heureux ~es travmlleurs des viiles, des plafnes et de la m -er ? Comment se fa it-i·l que le montagnard s'atta.c he ù son pays ? C'est qu'on aime les lieux où l'on a souffert, répond Chaleaubriand. Quant aux p ensées sub-limes que 1a monta-gne insopit~ail à Jean-.Jn•cques Rousseau, Chateaubriand ·s'en avoue 1ncapable. « Je doute ·qu 'ou puisse -rêver lors-que la promenade est une faligue, ·l orsque l'attention que vous êtes obligé de donner à vos pas oocup.e entièt'Cment votre e.sprit. L 'amateur de la srolitudc qu_i b~uerait aux chimères en gravissant le Montanvert pourral.t b1en: t?.m her dans quelque yuits ·comme l'Œslrologue ·q u i pretendait hre au-des!sus rde sa tête et ne pouvait voir cl ses pieds. » De Cha·t eauhriand ou Jean-Jacques Rou·s seau, qui a raison ? ~ous laissons déterminer au lecteur. Il en est probablement du sentiment de la• montagne comme d-es cou:leuTs et du t>o·oüt . On ' • • n ensetgne pas a aJ·m er la montagne et, pmn· la comprendre il faut déjà l'aimeT. ' 1
* x. :;-: Pas q uest ion ù 'alpinisme encor-e. C'est ver.s l ï86 que Saussure, conduit par 1e gtüde Balmat, fait connaître la splendeur de vision qu'offre. le sümrnct du Mont Blanc. Les s·e crèt·e joies du rocher et du tjlacier ne se dbcouvriront que plus tard et, d'une façon gén~rale, la littératur~ a fait la petite bouche devant un sport a u:Ss-t. peu spec:t·arcll'laire. Les poètes r O'm antiques onl ,continué de chanter ~es « laes, rochers muets, forêts, grottes obscures » jusqu'à un â·ge où, l'adion repTcnant s-es droits, ·o:n s.e noun-it de mouvements et de batai'lles. Alors que des centaines d'écrinli ns, -et de .g-rand nom, fon t un quart de cercle autour de la terre pour l'ilU"p:rendJ'e 1à ÜSJlo 'l'insll:ant de 1l'a victoiœ olympique, i·J en est peu qui connai·ssent .J'aventure i-noubliable .ct 'une aseension.
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Et c'est peut-être hien ainsi ! Les Jean Giono el l~ Ramuz ~ont ·entrés dans le mys•tère de la montagne plus lom .qu e JeanJacques Rousseau ; l'alpinisme les aurait pi:'Ut-être fatt ~ombrer dans 1a teclmique. f . Même vue d'en bas, comme l'océan vu de la nve, la mon tanne ne cesse d 'apporter son -message d'infini; il n 'est que d :y préparer son cœuT. Et le poète qui .a le mieu~ entendu 'S•a v~I,x n'est-il pas l'é·crivain sacré i'l qm D1eu, du sem de la nuée, l evele: c C'est moi, Je Seigneur, qui fai·s les montagnes, <!l •personne av.e c moi ». tl/oree/ Michelet.
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.J'ai pri,'> , au fond du bnffet, ~~a tas sr et mon gobelet.
Saule d'un pied ! Et j'ai bu, comme les hommes, Trois gourues de vin nouveau, Saule bien haut !
E. Péroclwn. Les Fruits
Range ·les fruits en odorantes· J>YI'amides Les 'Plats ·de faïence ~l fleurs : La poire hlondc t:>t le rais-in qui semMe humidt'. La pêche aux exquises pâleurs.
LANGVE fRANÇAISE Centre d'intérêt: FRUITS D'AUTOMNE 1. RECITATION
Le meilleur de la sève est dan.s leur chair ambr~t'. Ils sont faits ave.c du soleil Et <:'est de la lumière en bulles concentrée Condensée en joyaux ' 'et"'neils. ' L'auTore avec le soir, l'ombre, J'azur torride. En si lence ont wllaboré A gonfler, joUJr à jour, s-ans plissrll'r>Cs ni rides, Ces 1ballons s ucrés et dorés.
Les beaux fruits
Voici le ra:i<Sin noir el le raisin amuré, La pomme aux tons changeants, 1~ poire ·honne et belle, La douce Teine-Claude avec la nurabelle, La pêche rougissante cl ·l 'abri·cot doré. Leur pat'fum pénétrant remplit toute l ~ ~ban1:Jwe; Et, quand la .guêpe d'or qu'attirent les fru1~. d ambre Guette ~a prune blonde ou le m~cal. vermeil,_ Avec un linge blanc la boml!e menagere •Caohe .;1 la maraudeuse et défend du soleil Le ,lréSOT savoureux qui garnit l'étagère. Henri Clwntrwoine. Plaisirs d'automne
J'ai rpris, au fond du gr.enier, Ma serpette et mon panieT. Frappe du pied ! Le.s Vlelldangeu:ns m'Qint Jait ·signe ; Je suis all~e dans la. vigne Et j'ai coupé les rai~ns. Frappe des mams•!
Nous y boirons la <:farté douce el la rosée. Toute l'émouv.ante s-aison, Et nous aurons, endose en nous, l'âme rosée De l'a ll!he avec tou_~ ses frissons.
Emile Despreclzins. ll. VOCABULAIRE
. NOMS. - La vigne : le oep, sarment, pampre, grappe. vrille. ;!ram. Vendangeur : sevpette, couteau :sécateur ciseaux cuve fouloi1·, pressoir. Terroir, cru. Venger': enclos, plant. Arboricul~ leur, viticulteur, .:Orante, caissette. Le vet'ger, l'aJ•bori-culteu t·, ·ta taille; ·les h·aitements. La pomme, 'la poire. la noix; la chair, la pulpe, le <:œur, la pelure, les pépins, la bogue.
Citez les diverses variétés de pommes, de raisins de votre région. AOJBCTJFS. Le ccp est tordu, noueux. Les sarunents sont .soupJes, :flexibles .. Les pam:pl'es sont feuillus, lourds de grappes. Les .grams sont JUteux, serrés, charnus, les raisins succu·lents. Les fruits vermei.ls, ·s ucrés, acides, parfumés, rolol'ês , ~avouii'Cux, odorants.
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VlERBES. - L es vendangeurs .se dispersent, se dis•séminenl, s'agenouillent, s'accroupissent, se courbent, :se hâtent. On foul·l'. on pres•se le r.ais·in. L e moût fel'lncnle. On ·cueille les pommes. on ·gaul•e ·l es noix, •on coupe les Taisüts, an arrache les pommes de terre.
m. ·a) ,Pt'épaTalion: S'en
ORTHOGRAPHE réféw~r
•au numéro 1.
La récolte des pommes
Dans les prés VoJ··s m · s, le-s f.ermiers ré lt . c~les tom~aient, roulaient dans 1'herb : c?' ' atent ·lt-s pm~une!>: n y pouvment point suffire· 1.1 e. epal ss~. Les travaillcun; les embaaohaoit pour huit 'J.0 u _en Cvhenrut des v.1H~ges voi•sins; on . J.s. a d.es et mo f . nous anlUSlons pour en fai1'e to 1!1 • 1,. p •a r OIS, nou!, . . .. 1 ù part les fruits tombés d'e _n :cl cs •lan ts tat'di·f.s: on r écoltait · d ux-mem es trop rn~ écrases . ans .Ja haute heJ'be. ·' · urs, souvf:'nt talés,
L'automne au jardin .
Jamais mon jardin ne m'avait pm·u s.i b eau. Les espaliers, un .peu défeuiHés, étai•e nt lourds de pêches m.ù-res .e l de grappes dorées. Les gi'OiSeÏ>l'li•el"s s'ét-alaient en tourffes claires, srem·ées de quelq1.1es .points rouges, et d an s ·cc •s<ol·eil d 'automne qui fait mûrir toutes les baies, éclater •les .gousses, tomlber l·es graines, ·les moineaux ·s.e ·poursuivaient avec des vols inégaux, où l'on r econnaissait bien, à tr.avers la 'b ande, la r:ecrue des nou•veHes couvées. La chalet.u· douoe, où tout se meurt si tr.:mqui-llernent, donnait i't ce petit •co1n rustique un caJme extraordinaire. A. Drmdet.
La récolte des noix
Le .gaulag-e des noix comm . au long des chemins et su:· 1 b d :'ç.aJ.t. <;>n -entendait partout, es losS'es, des b a ttements précipités comme si 1;a e~rê'le ·"tel or " "' e , vent · a, tou,·menler Je f em"Il. age par saccades co . d .s·e 1 fussenl , .mls monrent c'ét>aient ]<>•s J'J'res d upf?es e ongs repl'ts s·ilencieux Par "" es · enunes qu1· · · la tête ou les cris d"'<· · receva1ent des noix .....; « JOUV<!<ruts » .rrni b . • -sur mass·er :plus vite les f ·t· ' l - se oustcu 1·m ent pour ra. s sous l'arbre Da Iwmn'l.es travai1l·aient snn uivant Uil h . ns 1es noyermes, les leur !laule à !lr,"'n·d s coups , ~ ryt me plus grave; ils lançaient regu Iers e t ch f . Jade sonol'e et drue répondait t l'l , aque , Ois tme d égringocée du ciel et rou·l ant à travc'· \ e ul ne poignee de ca illoux lan< , I s . es ' ) ranches. Yves Florence. u
On vendange
Des ho1ll1Jllles et des fenunes, a·ocroupis dans les vi.gncs, coupaient les g.raa>:pes de raisin, qu'i·l·s jetai.ent ensuite au fonrd de grands paniers ... Mon onde s' anêtail parfoi•s pou:r causer avec les p1us vieux des tra·v.aiJileurs. - Hé 1 père And'l."é, disait-iJ, I.e raisin est-i·l bien mûr ? Le vin sera-t-il bon eette année ? Et les paysans, levant 'leurs bras nus, montraient a u soleil de longues grappes d'un noir d',encr·e, dont l·es gr:>.ins pressés semblaient écla·t er d 'abondance et ·de foy.ce. - Voyez, mons.ireuT, ·cria ient-jls, cc sont J.à les petites. H y en a qui pèsent deux livres ! Voici elix ans que nous n 'avion:s pas eu parei.tle :besogne. E. Zoln. Plaisir de vendange
Enfin les mulets s'arrêtèrent, ·e t apparut la vi-gne que ·non<; .devions vendanger. Elle était immense. Chacun de nous, ~enant un lourd panier d'os·i er d'une main, de l'autre nne s·e:rpettc. franchit ·l a ha.ie et attaqua la bes ogne. Quei'le joie 1 Tout 'le monde r:hantajt, e•t moi avec tout le monde. Je n ' avais rj•en vu de p lu ~ beau. Il y avait d es Yaisins qu'une s-etùe main ne suffisait pas ù ramasseT. Hs étaient là, tout bril:J.ants de rosée, couchés conunf' endormis sous ~es feuill es épaisses. J,c .[es regaT'dais -longuement avant de les détacher du sat'me'llt. F. Fabre.
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Cueillette L:a •cueiHette des cb~ttaiœne:s ~rimpent alL~ avbres, s'~gri~· ~nt v~·cscon:~me~cer. Les pl~ls :agi·Jes [Ixent a ux •end'roi·ts co:llvenwbles D pie~s et des .mams el sc Ils secouent vjoJ.ernment les ·br.ai~ch:S l•eUJ s ?ras Jnen musclés, nes et V•ertes, et une 'frl·êle .s'abat . ' ~c~argees de bop-nes jaurefle t·s fauves. Ar.més de erch~ 'l'ecouvr:ant le .sol de frui ts aux rieus·ement ·l'extrémité d .P. ' ks- montagnards agitent futoujours dru. es l ameaux, et les châ~aignes tombent b) E · P. Leruy. xercJCes d 'application . S'en ·'f' . Ie erer au numéro 1. IV. COMPOSITION FRANÇAISE La phrase - Le paragraphe - La rédaction
1. Formez des phr.as·e s avec ·tes ·mot<> du '·oc~l> l . "' · <' u aue 2. C · OOl.Jugu ez dans des phTa Ses les v·erbes d~ voca<b:dairC' . ~·.Le pamgraphe : En un opar:agraophe d, . •1c raism; un arbre <en automne. ecnvez : une grappe . 4. La rédaction : 1. La 'c ueillette ·rl actwns s uccessives _ ') M . d' es pommes; racontez vo:. alli• vendan ger; ra~ont;~ · ~1 ,:13~ m en .aut•O<mne. - 3. Vom êtcl; une histoire sur ce tl:tèm~. o. es petits mara udeurs ; in vent ez
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Et qui me sauvera de moi-mê me et de 1 ui, ô Bie n-Aimé, si ce n'est Toi ? ''
BIBLIOGRAPHIE AGENDA DE P OCHE 1953. L'age nda de tPoche idéa·l , frança;is-a•Uem and , 66e année. 2 00 pages, 12xl6,3 om. Exécu.tion m-oder~ et ·soignée, couverture en cuir artificiel noir avec deux poches latérales ; carnet à SPirale, crayon. Prix : fr. 4.90. Imprimé et édité par l a maison Bi.ichler e t Cie , à Berne. Se trouve dans toutes les librairies et papeteries.
Enfin réconciliée avec .le Christ ve rs qui elle n'a jamais cessé de crier, même dans ses prires ég~arements, Madeleine ne tro.U\·c I'R•p aisement mna\1.. « Ferme mes yeux, ô Bien-AID1é, Au chant de la Fontaine Aux boucle s de .t a chain~ A ,l 'ombre des ,baJu.rniers , : ' l'C'est d' sur tces· mots que s'a•c hève ce b eau l 1vre que nous venons e ' rre une ra1~, ma.i.s que no us r e-lirons .page après pa e méditant cha,que p hrase et .c haq.ue JPensée. ·g '
d
MADELEINE par Marcel Michelet Lauréat de l'Académie frança~se L' « Ecole prima>ire , a annoncé en son temps que l'Académie française a couronné «Les deux amours », un des derniers livres du poète et !l'omancier Marcel Michelet dont •l e VaJais s'enorgueillit
D.ans Madeleine, •COmme dans Ruth la Moab· t les sentiers re·~run l .e.t .ccoml me dans . . de BrécéUa.nde . Marcel Michelet · audel avec qu1 I'l a de .p uissantes afiini·t és - Giono Ar d G d ' · sc tai.lle une belle !Place auprès d'.e~. ' man o oy et 11
à juste titre. Si la plus haute .au torité en matière de langue française a conféré à .c e talentueux auteur une si haute distinction, c'est que les œuva-es dues à la IPliume de M. Mioebele<t offrent une inconstestJarb le
Cl. Bérard.
valeur lilttéra·ire. P our s'en convaincre, il suffit de lire « Madeleine "• johe petite plaquette, grande par la .substance qu'elle contient. Ces dialogues l!ntre le Christ et la pécheresse de l'Evan,gHe atteignent par leur~ accents si \POignants et par la richesse du verbe qui les exprime, les plull hauts sommets de l'·ar:t . .c'est une .sorte de .p oème lyrique ou lïn:SIPiration ne fooblit à aucun moment. Made1eine, sol!lioitéE- ,par :l!a grâce et par ,1Ja tene crie v.e rs le Sauveur de toute .l•a for.ce .de .son âme violente et 1passionnée : « Je suis .1asse et j'ai .pel.llr de .celui qui m e dévore Et j'ai peU!l" de tout ce consentement qui est en moi, vers l'appel des hras de ohair et des invitatitons sonores
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