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No 10 l'Ecole primaire, 30 Octobre 1909

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LE FOYER et les CHAMPS

vent atteindre les représentants les -plus qualifiés de la gent d'eau douce. Le record de la vitesse appartient sans conteste à la truite qui peut faire du 35 à l'heure sur une centaine de mètres tout au moins. Le brochet ne dépasse pas 27 à l'heure sur 100 m. mais par contre, il fait couramment 23 km. en une heure, avec une parfaiite régularité de marche. Après lui ~e classe le barbillon avec du 18 à l'heure, le gardon avec du 16 à l'heure, enfin l'angu.ille, la tanche et la carpe qui fond couramment du 12 à l'hem·e ce qui constitue, pour ~beaucoup de cyclistes, une vitesse extrêmement respectable.

Un fruit curieux Pa.rmi les nombreuses merveilles de la végétation de l'île de Zanzibar il existe une sorte de poire, connue également dans le Sud et danii le centre de l'Afrique à laquelle les indigènes ont donné le nom de c poire piquante ». Le consul d'Amérique à Zanzibar déclare dans son rapport annuel que l'on peut faire au moyen dE'! ce fruit du eon, de l'alcool, dee boissons fermentée~, de la no uriture pour bétail, de la vaisselle incassable, du linoléum, du sucre, du cuir et du papier. Seulement, le rapport ajoute que l'on se demande actuellement s'il ne vaudrait pas mieux exterminer complàtement la plante plutôt que de la cultiver, tant à cause des douleurs atroces causées par see piquants vénéneux qu'à cause de la rapidité avec laquelle elle ee multiplie, rendant en certaine en· droite tout paesage·impoesible aux animaux comme aux hommes.

Longévité des

a.nima.ux

Voici, à titre de curiosité, une liste presque complète de la longévité des divers animaux : L'abeille vit de six mois à quatre ans; le roitelet, de deux à trois ans; l'écureuil et le lapin, aept années; le lièvre, huit ; les grives, de huit à quatorze ans; le le mouton, les poules et les pigeons, dix ans: le .rouge-gorge, de dix à douze; le

lama, Ia linotte, de quatorze à vingt le rossignol, quinze; les singes et 1 babouines meurent également entre aei et dix-huit ane. Il est rart: que vingt années. Le daim, le loup, le rhinocéros 1vaohe et le pinson ne voient que rarem'eat plus de vingt printemps. Le léopard, le jaguar, l'hyène lt chamois et le porc atteignent quelquefois vingt <'inq ans; Le cerf, le cheval, Pâne, le bœuf la gme, l'épervier et le brochet, quarante· Le pélican et le castor, cinquante· renard, le saumon et le tigre, soixa~te. Le lion, l'anguille, le crocodile et l'élé. phant, un siècle. Les cygnes, les perroquets et les corbeaux, deux cents ans. Quant à la baleine, c'est elle qui détient le record, de la longévité avec dix &ièclee.

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- La !Uperficie des propriétés appartenant su Tzar représente à peu prèa celle de la France tout entière. - C'e&t sur les monuments remont11nt à Osiris, souverain égyptien qui vécut, il y a 3,500 ans, qu'on remarque les pro, miere dessins figu.:ant des trompettes. - L'an dernier, dans le voisinage de Market Drayson (Angleterre), dea fer· miers ont fait leur moisson par un beau clair de lune, pour éviter la chaleur. Da ont d'ailleurs complètement réussi. - L'épaisseur moyenne du sable d1 Sahara est de 10 à 15 mètres, ce qui rend impossible toute irrigation du désert, saul dans les oasis où les puits sont protégée. Maie le vent peut former de, vagues de sable dont la hauteur atteint jnsqu'à 50 mètres. - On est maître d'un secret gardé; mai• une fois confié il est maître de •noue : la parole ne .retm::rn r pas à la bouche.

©J~{ij~l~Jl DE LA

· Soeiéfè valai~a1)t]€ d ·édu~-ation ('-/'-

Moniteur du Musée industriel et pédagogique

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L'Ecolo primaire donne de 14 à 16 livraisons de 8-1G pages chacune, non compris. la couverture, et autant de suppléments de 8-16 pages pendant l'année orùinaii e (soit du 1er Janvier au 31 Décembre). Chaque mois il est en outre apporté un supplémeu: illustré de 8 pages intitulé : Le Foyer et les Champs.

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Annonces : 20 cent. la ligne sur toute la largeur Tout ce qui concerne . la publication doit être adressé directement à son gérant, l':[. P. PIQNAT, 1er secrêtciire a.u Département de !'Instruction publique, èt Sion.

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~="---====-==-=-~-~=======_,,,,~~ L'école a une m1ss1on morale et, de ce fait, elle doit prendre parti Docteur He1·cod. contre l'alcoolisme.


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Sommaire ,,de la pNae nte livraison La nouvelle loi valaisanne su r les t raitem ents. - S'expr imer correctem ent. - ,Comment -adapter l 'enseignement à la ,c al)acité intellectuel. 1t! de l 'élève. - Oommoot donner a ux mfants le goût de la lem.ur e. - H istoire générale d-e l 'oo.ucati on et de l 'en seig.nement (.suite ). - Variétés.

·o-nrent ·Sl<lns i'lltérr.êt a:Uf'un pou1:

L'Ecole pri,naire repar aîtr a de nouv«~·au dans <litions ordiniaireis ,à partir cl<:> 1a llfi. s ente livJ.'la isoTI, :soit à cha:q\1e guiti. zaine pe~dant 'le cours s~o'la1.~e (~o. vembre a }[,a1). A ·c~tte occa1S1-on, que le peooonnel -enseignan.t vala i veuiHe bien s 'intér es1ser s p éciale. ment à :son orga111.,e en l;u1i assura11t mJ e co,llaboration un peu p lus a.cti-.. que dans eettie dernière année.

fl j y;Jai;':>, mai•s qui pou1,ront être cer -

;iurroen t remplacées par ,d'autres à A vis ra11x iD1stitut eurn. - Lectui::itre convenance lor'Sque l '~uvrHge ï('S m oralC's - littéraires - géogrn.. Téimpri,mcr:a. En :ef(et, s'il ne se phiques. - InstrU1ction civique. -

;uhiî,e P!1S pour i.e_ :Yc.ùais un ma~u~l

pa.rt, 1~ 1sera fa1t une do:nbl-e rd1~ tion du livre de l~ch:~·e au]'o'ur,d ~m adrni-:-;, l 'unc par.t1~ul 1er<'m~nt ,a 1 nsUA't' de8 ·éeo~tes f nbo:1-rg-001-ses, 1 'a~tre s'ada~tfillt c.xcl11srv-ement aux . ceolcs valal'sirnnes. ~ atten'dant , notrP J?ersonncl ense1_g~oo-t,_ sa:luera XXX xxX a.~surcrncnt ,av,e.'3 pkusir 1 mtrotlucS.mmalre da aupplément N ° 10 tion d-11 nonv•E'la'll livr.c de lœtu-re tlont ( 2 suppléments de li6 p ages <:lh aoun) . Uvre de l eetare. i: ü1·era. s1~,n:s aucun doute ~n b_on La, vi.site -au bon Dieu . - L'éducaLe Dépaœ-tement de l 'l nstructiou 1>?1:ti ~l} 1;~1'saint les pages d un rntion d a!Ils 'la famille. - ,L 'instruc. , 1 · l · 1 •· f lt'ret ge.neral cl en passant s ur celpubl 1que nous aisse ~ :som c 1? 0 ~· 1 . 1' -n cachet J'lutôt 1-o.cal. L 'oution r eligieu se -dia:n.s l:a fam ille. rneile pel'Sonnel ense1gil'ant pnma1. t's ~ ~~ . . 1 . . ., •· ·, Une le'ttr e 1à la Vierg e. - P ou r une r ~ du canton qu 'i'l a provi,soil'e,ment rr~g-e, d . pairt cel~1, .:st b ien ~rnpun~e, fou rnée de pain. - >Le.s bisses du adopté pour no::; écol-es l 'ouvrao·e ci. ,o!Jcl~me?t .<·artonne et g-entime11t rlVal ais. - Les j owma.ux. - L e di- a~rès: '"' iu~tre, re.al.Jsant en sornn:e . un 1?rom aioohe et 1'alcool . - Le pâté d e lièLiV1·e de lecturn pou:r les école, ( I'~~ ~u:r ce que non~ posséd10ns JUSv~. - A tr.avier.s les Alpes va.la1sa.n- primaires du· canton de Fribour_q: 11n ici. . . . . . nes en ballon . - E xamens des r eD eg.ré m oy en . ·1 fr. Pour fannl 1~1-.1.sar nM:m~enan t le crues 1908 ( r eproœuction d'articles Deg.r é -supérieur. . . . 2 fr._ 1,ersonnel ern,e1~iantt vak1wsan . avoo par.us en septembre dans les jou rÜTI peut s.e p rocur er le nou vl•au Il· niouveau, cla'ss1quc, nous dirons naux v allari.sains) . - iL 'ins titJuteur d es manuel ,au Dépôt cles livres d'école 1111e 1€ de_qre nw11en a sa pla'ce marcampagnes. - Charles-Quint et le û Sion. um>c de pi éiéren,0e, dans l es écoles nov ic e. - La valeur des fruit s. ·· ,Cet ouvrage est intrddu,it comme de 6 mors ·-et, de '}3; ~a,mpagne, tandis La l ettr.e. - L oue ta femm e. - L e livre de lectiire en aitt ein<lant nu 'un 11ue lr de_qre s1iperw11.-r pour ra conjeu. - Un hO'lllme. - L '-épiscopat classiq u e ~pécial ait pu être adopté n·nir plutôt .aiux iécol.e,s d~ centres -sui•sse et le jeûne f,éidkr al. - Varié- .p our le Vafais. L a 1,éalisation dr <' ,·m!t un~e :plus l01:11g,ue duree_. tés. d ernier prajet comportant um• dé- C1-·a pres le ·co,ntcnu SU('('JD:Ct de Autres annexe'S: L E FOYER ET p e1n se reliativement coll!siclér.a1b le et haeun des ouvrages en question: LES CHA1MPS. ne P?uvant aboutir immédiaiemon~ Deqré nwwn XXX l~ Departement n ',a pas voulu que · · . . . pour un e a'Illilée ,ou deux encor'e, no- Il comprend l es 3 pa.rt1-es smv•an~ Le Personnel enseignant tr,e p ersonnel e-wsei~·nant fut "Qrivé l~s: est infor.mé qu'à l 'oc<:lasio n die la ren- d'un ouvr age dont la nécessité se I. L ectures moral-es. - H . Lcctutrée des c'la:s1s,e s il ~e'J'evra du Dépar- fait depui s si ]ongtemps :-1entir. frs _qéo_qraph/iques et historiques. t em'ent, dan1s l:es premiers jour.s d-e Aussi, apres mûr examen, s 'e'St-il IJl. Lectures d'histoire nafnrell(': a ) Novembre, J.e registre mat ri•cule ·a in- a rrêté a u ch oix d'un ma,n u:el avan- Lr règnr animal. - b) L e règ:ne si que œ lui dies .ab sences et des con- iag,e usement utilisé dan s Je can- ré!?,'éta1 . - c:) L e 11èg-ne nlÎ'D!éral. gés. L'on a p r ofi:té <l e fa 118Cessité d e ton de 1Frib o1J1rg et déjà int roduit du !V. Lettres. - A ppendice _qrarnmar éimprimer ce dernier p ou.'r y intr o- re::;te dans maint!es éco'le.s val,aisan- tical de 10 va_qes. duire de n ouvelleis modifiCJationis· ·et n e:S· Oc olasisiqu e, 1ne r é.pon9- toute· Uc livre a 316 pages, dont u ne cin~m éliorations s ugg,érrées p ar }'expé- fo1s p~c:;,_ tel quel, là Tio:s besoms dan~ nanta ine inté1•eissant spé-ci,a:lement r ience. O n espère igue da ns sa nou- s1m :editiou 1c1Jctu elle, avant tout dC's-- eanton de Fribouro-. 0 v elle forme ,il atteindra. mi eux lie but tinéc .aux écoles du canton do F ripropos,é. bourg. Ainsi de nornbl'cuses pa-gell Îl

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De,q·ré supérieur. En voici 'l e contenu:

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I1ectures scientifiques - Hy,gièn~ Connaissances usuc'lles - Appeiild ice gr.ammati~l - Vocabulaire. Oe u1a.ssi0 ue compte 6:56 piagcs doui une vi np:ta.in e serulement consacr ée.:; ~pécialement a u ,~anton die· Fribourg·. -- Le Valais y figure avec un Pl'tit 1>rfois de g&og-raphie de 5 p . et de nomhreux airtid~s l 'inté.rcssa nt particulièrement. A oe titre il a un eachet moins looal que le de.qré

XXX Livres e t matériel d'école Année scolaire 1909-10 Le D épartement de l '·I'1JS.t ruction publique ,r ,apperle ci-après 1,a liste ,et. le prix des classiques •en: usag.e- Hans les fooles primaiTe'S et die répétition et en v,ente au Dêoôt camton a1 du m atériel scola irn .à Sion. .RIDillG I ON ,Ga téiehi,o;we dlu diOICèse ..BibJle iJil1 u,stroo Bo,uirq1un1rd1

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LANGU E ?IIA.TERN1IDu.LE )Iéthoùe cl:e lecture S . M . . . . . .'uu i -d'<> J'E-nf a'Dce, 1er livre . . . L i n .e de lectlllre 11o't11t· ics êcoies prlwail,es d:u •Canton, de FrilJ:)ooun1g: ,1 » -Degré moyeu » » De.gré ~1~ri~tllr L:ui rn et Jl'l('Ull"Y, Gœmma ire prêp. l> » 1re ·-alll!Dée >> » 2me ·ait11JJ(I~ . • • :) fHhod(' ima.l. tfo Style 1>a'r F . .P. (di·

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HIS'I'OT}RE fEIT ŒIDOG RA.PRIE Ei éwen,ts ful géo~ra'[)hi-e . . . . 0. 30 Ahré'gée d'h i:.~.toir e d~ J.a 1Swi~ prur K H. W. . . . .. . 0 . 00

C:~rte elle la S'lllsse sm toile ,Oi1•rte 900lauie du Va:liais . .

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SION, 30 Octobre 1909 G t1 l'te rn1uette de l a

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Su.il!lse par Ra1n-

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ARITHlV{1F,TIQ'U l<) A ri bllrnéitique 'd~s ·é c ol1e,.-; 11Tim a h·cs: . . O.GO et SUiJ.) GrJ.e nr O. 50

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l\1lA"DE RJJEJL J ).lVER:S ,Omrbes .m1u1r ai1cs die ia ,S'uis,f10, chi l'Enrnpc•. t'a d es mlaippcmOJ1dles ,et g,l·o'lJC'R t0rr.e;;t·r es. li\ rrts soo1a1h·es, rnoy,eJJJs ,l 'émn1l1atiŒ1. i;éri0~ li•' talJ)] OOJUX ,die lectJu~·(> Cfl l'tO~lJlêR. t:1'hl!t">l l1:\. 1

ll-11 ,>'Y·R t·(,m e m é ti'i·(l·rne t~t (1,es ·oi s<-•a,,n 11,til c~. <:a h'ic r s sou,s -ma,in à û f r.· l e <.:e ut clc., ete.

•• Les Examen s des R ecrues et le Personne.1 Enseia:;n ant p rimaire Le gérant de r .. 11:ko,lc 1wi 1u1a·in'l'" ,rep.roc1nit c·i-:1p r i"•s V:vrtide qui'n n n.111,·<'~tsé ,, to,n,s 1~ orµ::1UJ l',s ,d~i J,a press e .,•nia i~::i.mw. ii la Yc.illC' d11, hL vvl':rt io:111 Llin 2G ,s<•[lt. C-ronil(•. I.l l'e fa1h. ,,; 11 in e cùn , ·ill.)l)·:u ü :lIJlJe,t p,u,l!H(, ll~ so111 côté JJar l'« U:u.io,n ,0 111vriè1,e va,l a isa11l1l1e >l,

L'étude publiée ces j ours derni.cn, dans la -µr r.sse valai.smrnc, à propos des ·examem, p &dagogi(lues des rel' m es, revêt une actualité ton te rm rt icuiJière à ]a vei lle de 1a votation popu'laire du 26 cle cr mois . En effet, après avoir signalé avec la plus légitime satisfaetion irs prog rès considérables réalisés par le Valais dans r,es demi èrcs ai mées, en mat.irre rl 'instrnctiou primaire, il convient cle r endr1e i-ci hommage, pour la. par t reur en revenant, à. nos modestes ,et dévoués instituteurs, auxiJiaires 1de 1l 'autorité et de 'l a fam ille cluns la nobl e maiis déh oat e tâche d'éduquer et de former 'l 'enfance et la _ic,uncssie. Du r est e, ces humbl es collaborateurs n'ont v as l a nrét entio11 d(~ s 'attribuer tout le méri te cle l'av:m cement constaté sous rr r;cipport , car ils saV'ent très bien que ce n 'r,st

2sme annêe

11as fa leur œnvre exclusive. E u f Pt, si notr e canton occupe prése1 ment une pla,oe si honorable cl,a.11s statiistique fédérale, il ,1,e doit ORGANE DE LA tamrnent à tout un ensembl e ":1-e<;nrPs. ~rgislativPs Cet a -l rriui st, SOCIETE VALAISANlm D'EDUCATION h ves }.H 'l SC'S par les Jmu ts ponvoi -.· 11bli r-s, vaillamment secondés d, J(lur initiative et. l.eur action pa r l\[ 1 Les Tn:,qJPcteurs am si (]Ue ·p ar la La nouvelle loi valaisanne sur les traitements > 1~6rnli t.é des adm inistrations corn m le ont saiisi Ml vol toutes les occasions 'La date du 26 .septembre 1909 1,es- fdvorables pour éclairer et nO'llS gauales et des co mmissions srolai1 L'&,iol0 11ormale, de son côté l tera justement gravêe dans la mémoi- p;ner 1'.opinion. J)a,TuS la dernière .s~1'cx,('e]lente formation de notr~ pc re du personnel enseignant pTima.ire maine surtout, soit à l'heure déc1s1sonnel cnse ig;nant, n'y est pas n valaisan. Ce jour-là, en effet, Je, peu- v-e, cette campagne a été si vigvurcup l us reRtrc étnmgè1·c. )fais pan ple a narnchevé 1'œuvre du Conseil s,eme1J11J et habileimoent mené:e dams f".CS 6lé11H1llÜ, fle succès nous' ne sa d'Etat et du Grand .Gonsieil en ooncles hautes regions, qu'on lui doit cerri_0ns prèt~~·iter i~i no~ braves 11i1 ti,onnant la loi du 19 mai dernier tainement le suei~ès obtenu, car i'l est rncrs <le 1 cd ucation :11up nlnire. ~\u qui aimélior.e les tr:aitements des ins- bien possible que sans ,c e concoun, sJ cst- i!. <le la 11lus _,élé~nenta irc ju t.it,1teurs et clcs institutrices du can- inlassa:ble et autorisé de tous les ef · tl<'c qu (1 leur en soit te'llloignr cle ton. Ce vote, il n'est pal' besoin de forit::S, notre ohère loi eût subi un gra~ re>r.onna1ss1111ce. L'occas ion clr Je 1,épéter ici, a été accueilli avec ve écblec. EJe a triomphé néanmoins, len r pro11v,rr ,s 'offre tout spéC' ial hmheu:r nar tous les maitres ,e t maî- et. la victoiœ, sans être brilkmte, ment di rnaucl1 e procha in 'C'n vota h·~::;es cl 'reolc dont il co.mbl\è les nous ,s emble aujourd'hui d'autant ~E 1~ l~i _rlu rn lllai ~{)()9 acl opt' vœmc légitimes. exaucés dians la p1us belle qu'elle nous a rparu TI? r1. l ·Hna 11i.1111 I e ou a II mo ms sans a mesure compatible .avec les re5s,o ur- moment incertaine, siru:m tout à fait -cnne opposition par le 011nnd Co .·cs de,s communes et de l 'Etat. ·Aux compromise. Nos sentiments de resci1. bénéficiaires maintenant de se mon- connaissance à 1'égiard de tous ceux Le pouvoir légis,lntif, c•n dé<'i1la11 tr,er plus di.gnes aue jamais de la qui de près ou die loin, ont oontriibué 1 cl ':unélio,rer la t:iitnaiion prrr,1 i1·t' d r(JI.Ilfianlce Pt de la :sympathie des :pou- à, 'C~ triomphe n '.en d)oivent dès lors voirs publics -et des popuLatî,ons, en êti,e que plus profonds et notre atne.rsc:n1;ne1 enseignant primain,, fo,t 1r1 1)renvt' de bonne et 8ai11c' a,I rcdonblant de zèl,e et d',ardeur pour tacheiment inailtfü,able. La ,s uite monrni11istration. L'éf'llC'Jlc de•:,; h:i itr· s'acquitter aussi coll!sciencieusement trera, nous l 'espérons, qu ',e n comrne11 t8, qneloul' peu rnajor:r1•, aur, que possiible de leurs devoirs prof es- battant pour no-us, nos amis et protecteurs officiels et officieu.-x: n'ont nonr hrnrcnx pffrt Llr· retenir ,1:111 sionmils. la <'·lll'rièr1~ hC'mtroup tlc• nwîtn•s c]i, La µ;ratitude du corps enseignant pas servi seul,ement les int.èriêts mayou(.s: rnp,1blPs rt cx11(.ri 111c1it0s. qn' va {'ncore et partieuEèrement au Dé- tériels du personnel ,enseignant, ln, <l~llttrnt 111 0matu 1·0mrnt anjour- r,a rtern ent de l 'I.nstruction publique, mais ceux plus élevés de lia cause de c1 lm1, parce qne trop ilwratc i\. ton, à son honorable Directeur et ·à son l ',édiucation et de l'instruction, mêépanl,,;, Au 8l1rnlus, 1a l~i 11;111 ve1k rhef d~ service, à plusieurs orateurs me du pays tout ·enti,er, oomme l'aen clwrgcant l'Etat ponr a l1 6'~t>r de l'Exposii.tion ca1ntona]e qui tous venir se ,chargma sans doute Je Je d 'a11tm1t ]ps rommtmeE-, 11e fera <'l'i' ont élevé la voix pour nous, notam- d€montr~r. tr~ pas de:c; C:rfons flr 110s rég·pnt~ ment et pour commencer M'. De1a- 1 Un instituteu,r, au nom du phis (J11i, _malgré 1'aup:me,nfatiou rn ·11Cr~- loye, notr-e cher P1~sident de la Soc. grand nombre sinon ,de l'uncinretivr, restf'ront parmi les rnoin~ valaisanne d 'Education, 1enfin là tous nimité de ses collègues et ,.;omrrtribu:é•s de Jc,ms .coJlègur~ de la nos journaux sans distincüon de pagnes. ~uisse, ninf.;i qu'en foit 'roi un e sla· nuance, qui ont patrollJilé chaleureu1) Le t:exte d~ œtte loi a ,paru dia1ns t' ,,lll· tii':ti(fnf' (fllf' n ous avons son s le sc,ment l 'acceptatio:n de la loi. Les uns yeux. Dès lors, nous avons ,plein ipar la plume, les autreis par la paro- oole rprlmanire" <Jiu 15 juiHilet.

L'ECOLE .PRIMAIRE

1onr


138

13\i

S'exprimer correctement T. De la 1téce::osilé d 'arprcndre rttt.i;

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. a' s ' c:x;pnrner correcfc'lll.cu/.

J. Seul, rmrrn i to ns les êfo'cs l 'lrnmme pos.sèclc la puissance d'ex~ p1·i lllC'l' sa pe:nsé,e pa.r la 1pa.role. Getü facu lté qni lui pcrmf't d'cnfrrr en eomrnunirn:tion intime ave,-; ~es ;scmblabh'.s est bien pr6.cicm;,e; mais, comme 1ous le1S attributs clr l 'homrne, l'llP ,l besoin cl',être cufüvé~ nvec so ill, saw, quoi, le plus "·onvcnt cl ic :'l'ster.üt défeduensE' .et nous 1i'rive1·ait par lù môme r1'unc imrtic d,.• ::; s Tviccs q 11'elle peut nons fonrn i_i. -J. Chacun s-e plaît :à rcconnait.rc Je,-; ,;,t.v:anfog-es qu•e p,roetl'l'e une paro le corrcetc rt fori.Je. On a<lmirL' <llJ è,,•o,ute a.v<·c ·plaisir celui ciui p;rle 1Ji(·11. S i, tout d'abord, ·sa ma:nièr\' de voir e;:;t opposée à ceîh~ clic SC'1:, au<litcun,, il ne tœrdera pm; à vninerP l'nbst,aell' ; il sait pr,éscutcr ses ir10es :-o-n;; n11r• fol'mc si attr ayante, il pni::i(' rlan~ nu bon français des r·essourec.s q111 viennent si puissamment à ~on aide que, peu ,à peu, les oppositiP11s tomb0nt et il voit rn pa.rnlc rt ,.;;i IJ<'Dsiée triom pheJJ: et 1~ estcr maîtn·sscs. na11.s un r,é gimc dérnoc1·,a.ticine est nnic plu s que jamais la. ~mro'l e d 'Rt;n JlC' et le suffrage universel proe]11rn e lui-même ciue "la lang·ue e.-;1 :'1 1a fois ln meilleme et la pire drt' drnsc;.; ». Pu isque la p.a.role joue un 1-ôlie si im portant dans la imci éité ,elle m,frite clnns l'éducati on une attention m inutieuse. 3. L'enfant n 'a pas ·e ncore entrevu la nécessité matérielle de bien s 'exnrimer dans la vie. -Et ce.pendant, nlns tard ,~ 'est à chaque instant qu'il .auint besom dans sa pro.fession et dans s es .relations dr savoir pré-srnte:r ses idées sous u ne forme ·:.lair-e 0t intelligible. Celui qui s'Axprime mal i:;e sent gêné vi,s-à-vis dei:; au-

1n's; il reconnaît ci u ' il y a là

~orle d 'illfériorité de ,sa part et n ·iit. p en ,, pn.rc0 qu'il a, peu- v:1, peu se pa·s di r<' cc qu'i l pense ,po n·r ru 111rc1uc, peu .obsr1·ve. 11 n .1 qne point m onir-c r sa foihlei:;sP. de:{ idée:5. fort s ,rn plrs, preS1.{ 3-1~~ c~1'.~\u 11oi nt de vue stric·t cmcut ~n·o1Jnn11rs et. i l il t11.f,1~ 11 lt0 cl .<::xtériel, cr-ttc n écessité est plus gT pr1nlE'"l' re cin'1l .~onçoit 1Jnpnrfa1tcd1C' C'11('0l'e. 1wnt. Tout po.stulant à un emploi puhh .J. . .)oignon:-; ·à .i;rs can ses la timicli<loi t ::,ubir un ex,a men, nu r'.oucou 1; naturell e <le l 'enfant, ,,;()n i~w:-.:où il lui f.nu t répondre à des qu 1;h ienee de la rmrolc en public qu i tions ornle::, . .;\lême clau s ,ies ernnlo ui fa it reclouter 1mc tel_le é·p l'e~:"r; ,,. i\'és un 'Patron, nu eonHnc ù:;i .m ala,dl'esse cle certnrns rnr11 t l'l':-l drnmc>ront toujours la prrférrnrl' 11ni intenog·ent trop .peu ou mal, on edni qui s'·cxprirne avœ une facili neor,e permettent ù l ' élève clc ré,rcnede et qui JJeut au lw::,oiu 1 111drc ::rnti'einent q ue p m· nne pbrn:-inpplécr auprès des clients. hi211 consti:uit e, ou enfin naillrnt lf. Obstacle::; qui s'o11poscnt, a 11 ]aÜ,sC'11t ra.iller l 'él ève qut a m;d 11oi11t de vue scolaire, à l'cxprcssi répmiclu. c(lrrcctc de la pensée. - l. Oe so t< ,11t d 'ahord lc,s rli.a'.]ectc,-:;, le:,; pa toi .si. uomlircux dan.s ri-oü0 pay1s et clont Comment adapter l ' influPn ce est si profonde et s i t(I, l'enseignement rnwe. Sans parlier des antres rliffi à la capacité intellectuelle r11ltés crnc le patois susv:ite ù. l'insti de l'élève tutc>ur, nous ne retiendl'ons ici q hs traces qu'il imprime au frnn('.ai& , ,. Crs tnwes ronsistent sm:tout en <les Tous \es pesla~ogues .[w1mettent lllüh défip;urés, mal prononcés et d om rn 0. reg-le ge?'e,ra.l.e cette re~l!mconjugaison s faussées . .C('s d'éfonn i;~ndn_;t\m\ mi~tn·. de c-e. que. l ',rlevr tions s011t d'au tant plus difficiJ.es ·at rle-Ja. r~us p1,oposent d~ i attnC'o rnbattre qu'elles sont souvent d n c~· les n?tions nouvelles a celles ù drs influences atavinues, que.lqm 1~'il _posserle ,e~ de vh1s ,d~ les foi·:-; même à des causes ·e11c01·-e ,H~·j<:. tll fan~e acq1uenr par expenc1we, :;nntc>s: l'emploi pre sque ex:,dusi f du 'est-à-~lire. ,au m;oy,en de :c e qu'on eut ·~u1 faire v~1r,. ton5"l~er, entenpatois à la m aison paternelle. 2. L'institutrur des villes, lui, a rr: ~ê-écell ent pn~mpe ev1demrne11~t. lnttf'r contre l 'nni;ot rt 1a lntte n 'f' ai~, pour J 'ap,phq,u~I', ,q31e d!c rerias moins vive. Les n éologismes, I C'X:10'.1, que, d'm'gemos 1tc, qu'el~e frivinlités pittoresques sont plein nn~1ssance ·&t~ndue del 'rnfant doit ·li '·attraits pour nos enfants - voi nsse.cler le maitre! Ge n '1est pas asez qu 'il sache à fond les matières à rnême 11011r nous, hélas! - et cc n' qu'au prix des plus grands efforts nsrigner, q~'il domine n~1ffis~.mqne nous parvenons à leur en &vi ter .en~ son. suJ~t, ~our P?uvoir s'elcery h1 s1mphc1te. Il lm faut encore ] 'usage. 3. A côté cle ces causes maté.riellea ff1vre la v ie de l '.enfant, {'om1)renPt rxté rienres, il en est c] 'antres qui re et parl~r son laflii:rnge·, réapnrensr,nt inhérentes au manque cle dé- re aver 1m et ]}'our lm. YcJ.oppemcot des facultés cle l 'rnfant F,t d 'a.bord se p,os-e cette question: et à son ignorance. Jeune encore: il Qn'est-cc ciue l 'en.faut sait déij';'1? n (\,Jn dép rnc1 nn1urc>llement de son 1

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,ùge et de la cult nre qu'il a reçue;

111,ai::;, e11 général, on peut ,a ffirmer que son instrudi-on est p,eu profonde car elle réside bien plus dans J.rs mots (] Ule dm1s les choses. Comnrnnt déterminer cc qu'il saiU Par interrogaüon ou par présomption? C 'est le dernier ,moy,cn .q u e l 'on 0111ploi,e le p'l us ,souvent: l '-enfant CJ.:it dans t ell e classe, on peut clone lui apprendre c,eci ,e t cela. H ien d 'étonnant si cc que l 'on bâtit ainsi repose orclirnairem ent su r Hill te.1Tai11 1)Cu solide. O n ne peut se dispen;;er d ·' une interrogation indi vidu e11 e avant ln. leçon pour savoir com111e1ü la lcçmt devra êti1e :ra ite, car elle v,ari era de l 'un à l '1a utre cais. Et s'il s'agit de début ants, d ira-ton, c'est-à-d ire d'·enfants qui sont ccrn,és ne rien sav,oir, comment 1·elicr ce qu'on veut v. p:p1~en.dre ù ce qn 'ils siavent déjà'? Problème difficile; il n'e;;t pourtant point insoluble. D'abord il n'est pas complètement vr.n.i que J.e cerveau de l '·enfont qui fTé:quente rpour la pr·emièxc fois J 'é.r•o,le soit -yide. ll .p os.;èdi:>, à l 'état plus ou ,moms vague, une foule .cle notions snr Je moncl,o extérieur, C]Ui, pour ne pas êtrn scolairns, n'en son t pas moins précieuses. ,c '1est sur ces notions, .s1u ee,s rerp1~ése:ntations a.pproxim~tives, que l 'ens,eigne.men t s'appu iera pour les pré!ciser, pou r J.e,: ,'.3omipléter, pour les redresser. i::'\lais tout cela doit se foire suiv,a,n t l 'âp:r et le degré de développement de l 'einfant Pnenons · pour exemple lia le,çon sur l '01·ientation, que ],es ph rn petites !{éographies prévoient dè<; la première page. ,S i ce sont cl.es dé.butants nous nous lJCmrerons là préparer lo~r esprit il comprendre une ],eçon sur l 'orienfation qui v ien dra p lus tard: nious leur parl,erm1•s des divers moy,e,ns (]n'ils 0mploient pour se dirigier dans l e

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village, l:a v1lle ou ses environs. L'o- vation des aist:r:es, etc. On voit Par rientation, les points caœdinaux les cette esquisse de combien de degr€fl lraisseraient indifférents, c.ar leur et de combien de nuances sucoessi. horizon est fort J'Ïimité; ils n'ont ja- ves est susceptible la même leçon de mais éprouvé lie bes1oin de s'orienter géographie et comme il serait ahsur. et par consiéquent ,i ls ne verraient de de la donner identique rà tours les pas l'utilité de l 'or:ientation, ·ne la âges et à tous les ,degrés de savoir, comp1iendraient pas. Au dern.eurant, l'orientation n'est nécessaire qu'aux armées 1en marche, aux ,ex:p,lorateurs, aux navigateurs, aux g&ographes, et Comment donner aux enfanta le goût de la leetare encore n,e sn:ffit-ëlle dans iaucun cas. Ce n'est qu 'ave~ des élèves capaBfü-tout on se plaint de ,ce que les bles de réflexion qu'on fera comprendre la nécessité die l 'iorientation pou:r enfants ne lisent pas assez, qu'une se dirig,er dans des pays inconnus fois sortis de l 'éco'l1e la plupart ne li. ( s 'illlS'pirer de 1 'e:x;emple :de ~ous- smt plu•s; mais on néglige de recher. seau égarant son iélèv:e dans ,la forêt 1'.)her les caUJses de ·ce mal et les mo. de •Montmor,ency) , qu'on montrera yens de l'enrayer. les hommes cherchant un point de Nos élèves se désirrtériessent de la compamison et le trouvant dans le 1ectur,e pour µlusieurs raisons: soleil; il ,apparaît au levamt, dispa1. Ils ne sa·vent pas lire, c '.est-à. raît au couchant, 18!près aV<oir fran- dire oomprendre, et isentir tout ce chi à mi-·chemin l'axe qui ·a pour pôqui, dans une œuvre, est ià leur por. les 'l e midi 1et le nord. D'où les points tée. ,D a pensée de l '.auteur se dérobe cardinaux ou di:rootions prilll~ipales, pour eux: fat1gués que disqu'on .p eut aussi trouver iau moyen traits, 1ls ûerunent leplutôt Jivre aiprès en de l'étoile polair,e et dJe la boussole. avoir 'lu quelques pag·es; ou bien, Avec des élèves plus âg,és, mais s'ils poursuivent jusqu'au ,b out, ils avec C'elUx-là seu1eirnent, on reimar- 11sent trop vite, 1es passag,es les plus quna que l,e nombr,e des directions beaux souvent ceux qu 'üs laisest infini; que celles qui sont équi- sent deét.ant côté. Ils sont in('apa:blcs d 'Rdistantes des directions principales n:alyser, même sormmiairement, ] 'oucorrespondent aux points coJla.té- vrage qu'ils viennent de parcourir, raux; que l'ensemble de Cles diTecl 'eff.ort qu'ils ont fait reste à peu tions, figuré par des lignes, consti- et pr,ès inutiJe. tue la rose des vents, ic 'est-à-dire un Il faut donc que nous wppreniorni 1lessin tout conventionne,}, qui pernos élèves l'art de lire avec prnfit, met de tr-ouver da1I1s quel sens le àque nous les amenfons à ,comprenvent souffle. dre, à réfléchir, à juger, à observer Enfin, si l'on a dev.ant sioi des élè- ,et ,à sentir. ,Nous atteindrons ee but ves déj'à familiarisés avec les no- par des exemices bien choisi1s <lie lections de,s s0ieuees ,élémentaires, on ture .expliqu:ée: étude des mots, anapourra leur par:ler des procédés qui lyse ,e.t commentaire ,des idées, re permettent de ,'.)OI"robor,er et de ren- cherche des qualités du ,style. Il faut dre plus précis le,s renserignements que nous les habituions 'à lir,e lentefournis pa•r l '.or~en.tati10n: détermi- m ent, avec l'intention bien ,arrêtée nation de la longitude et de J.à liatitu- <l'approfondir le texte, de s 'intériesdi:- par l 'usa:ge du sextant 1et l 'obser- se:r à.ux personnages, de déterminer

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les caius~s et 1~~, conséquence~ de leurs .ai~t10n.s et d eprou;v,er des ,emotions ,semblables - quoique moins fortes - à eeU~s ~·1:e 1::op. ~essentirait deViant l1a :rieahbé meme. 2. Le prêt des livres est fait au haçard : on établit le plus souvent une ~orte de roulement entre l•es ,élèves, ou b1en OlJl leur donne le premi,er volume ,dispouible qui tom:be ,sous. ~a ma.in. Il fout, au contrawe, choisir ce volume en ten:ant compte de l 'âge du c'aractèrie, du goût, de l 'intelJigeD1ce, des :aptitudes de l 'enf:ant. et même du milieu dans I,eguel il vit; c'est là une êhos,e plus déli'cate et plus. complexe qu'on ~e le croit ordîinai~ement. iOe ,clioix est surtout important pour les jeunes, élèves auxquels il faut donner le goût de la lecture ·,et ne conf ie.r quie des ouvrages bien écrits, swsceptib1es de leur plair,e et de les intéresser. On oomm~ncera. ,par ,allécher l 'esp,rit del ',enfan.t en lui off.:ro.nt des lég,end,es, des nouv,elles, des T,écits historiques ,accompagnés d 'i'Llustr.ations•; puis, progressivement on arrivera aux petits romanis littériair,es, aux r&cits de voyiages, ,aux ouvrag,es de vulg,a:risation scientifique, ,en s ',eifforçant toujours de réserver une tr~s 1a:rg·e part aux œuvr,es qm font :eprouv,e:r de saines &motiüns, inspirent des icliée,c; !{énér euses ,et dé'velO(ppent l,e goût dll bea'll. 3. La lecture individuelle n'est ni contrôlée ni siif fisamment encouraqée. L 'in'stituteur paraît se désinté·resser du trav,ail personnel de l 'élève; peut.Jêtre aussi cra int-il le surcroît de besogne que lui imposerait cette v.é rification, ou la considèrie-til comme inrutile. 1E lle est cependant indispensabfo, pour lia le0tur,e aussi bien que pour tout 1autrie exsm-cioe. Comment f,er.a-t-on ce contrô],e 1 On exig,era de l'élève un compte rendu sommair,e soit die l'ouvrage en1

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tier, soit d'un chaipitre, soit seulement de deux ou trois pages; on lui demandeira ,d'éeriTe quelques réflexions sur la conduite de tel ou tPl personnagB, de ,sigm,aler les descriptions intéressantes, les passages .le~ .,plus beaiux, l,es plus impriessionnants, etc. On l,e récompensera, s'il y a lieu, pour ,'.)e travail; ,a u besoin, on l 'invitera à 1ue à haute voix, devant ses camarades, lies ,extraits qu'il .aura choisis: flatté de oet honneur, il s'·cfforcera de r,oohercher avec soin ceux qui produiront Je meillemr ·effet . De la sorte, on limitera. œr,tainement l es lectures : mai1s l 'essentiel n'est pas que l 'éeoJ.ieir lise beaUJ<;oup, c'est surtout qu'il lise bien. Il faut ,enfiilJ que }'instituteur s 'efforne de fairie niaît~e J.e désir et 1 'arnonr de lia 1,ectuve. ·A cet effet, il ré,servera, dans son .e mploi du temps, une dcmi-heur.e paT sem,a.ine, pour lire lui-même à ses élèv;es quelque,; pag-es choisies d1e l 'œuvre d'un gmnd écriv,ain et 'les ,en,eourag,eira ,ainsi ?-t connaître l 'ouvmg'e en entiier. Ce prnoédé bien ,'Jonnu, mais auquel on a tort de ne paJS accorder toute l 'importanrce <lJésiria.ble, ,est oertainem®t l'un des ,plus ,efficaces nour donner ·aux 1enfants)e ,g oût de 1~1 lecture et les détourner à jamais, des productions littér.aires de basse ,q ualité, si perni:cieuse:s pour l ',esprit et lr cœur de la jeunesse.

•••• Hl1tolre générale de l'édncatlon et de l'enselKnement (Suite)

,LES ROM1AINS Le pays. - La 1Situ:ation de Rome, au centre de ,l 'ltalie et à <peu de distancie d•e l:a ,ineT eonnue des anci,ens, procurai,t · maints avantag.ets, mais aussi beaucoup de dlé:savantages. Un 1


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territoire ·s ',étendant :au Join clans la mer et possédant ,eu conséq u,ence cle tous côtés des voi,es maritimes un climat sain 1et tempéré un sol 'fertile, tout était disposé pour tour;; l_'esprit du peup'J.e vers J.a vie pratique. Les .sciences ,et les ,arts n'étaient donc pas cultivés :pour eux-mêmes. Les colons étaient d'origines diffé11entes; mais grâce à 1'énero·ie de ln, l'aJ!:lè latine, ils se :fondit~;t e,n un peuple qui devait devenir ,le maîfr; du monde.

prés~n~ai·ent les i11téTêü, cle la quotid1c:nne. C'étaient Jes d ivüJit protectrices de la natu,re, :de l ':Et de la demeure et de l,a :fa.mi.He do ]~, c,ulte ne_p?uvai~ provoquec un r J~vemenrt 1dea,l, m pour l'indi vidu, m ;pour la masse; mais ,qui pouvait provo9uer 1:a cmmte et dont ou in. , ,oqnait le secourn en ca s de né:ressj t e. Aux temps a.m::i,ens, r,égnait à Ro. me comm~ en, G~·ècc la vie patrim. ca~e: Jr per~ et~1t J~ ehcf ,de la fa. m1l1e,/ ~n ,t èlfnoignait heauco up de Caractère du peuple. - Le Ro- respec~ 'a la femme, c ',e st 1à. elle qn 'in. m~~n était ,s ur un cha:mp dJe bataille c~n~'bmt le soin d'e l 'in~é'l'ieu~·- F,Jl cree par Ia nature; aussi la v,aül.an- ù1 OJt, 1 homme ne pouvait .a vou· qu' ce? 1'a~tivité et le courage se présen- ~m~ femme. :La c.hastet.é de la femm~ taient-ils :c omme les qualités gloll'ieu - ,et~Jt. ten u.e en h:mt,e estime, on !ni ses dre son caractère. A cette ca paci- fa isait sa part dans Je culte (Je,,3 Vr • 8 té virile se joignirent un iamom· en- tales( )folheuteusement, survint thousiasme ,du foyer domestiqu , . l)lentot une époque de décadence rfo de 1,a liberté, le patriotisme le plus 1.:>~rte que,. pJus faTcl, pour combat fr~ enfl~mmé, la fidéfüJé ,à aJ'.Jeomplir le h~n~nomlit.e, on dut ,édi.~ter cleis loi~ devoir, un inflexible sentiment du specrn.les pour le mariage. droit, la modération dans toutes 1€s ~e sort des escLaves ehez les isituations de l;a vie et ,u ne conscien- marns était ~nisérable. Poue 8 e rin~ ce sévère vis-à-vis de J ',ami comme cl~e leur~ m~itres plus fiavo1r,nhl,rs, il.~ de l 'ennemi. a v?O~plrnsment tous kuws clé-sir:smv~1E:_nt tous lems c.a,pri ce.,, et i!: La Société. - L~Etat romain était 1 fondé sur la violence ,et 1:a conquête, coop,ereren~ p~r Jà. essentiellement ,1 la ,..d~moral_rnatw~ du peuple romnin. et non sur une hase morale· mai,s lë ü. _Pair~1 fas citoy,e_ns roma:rns, Jc 1Romain créa, pour la situation nouv~lJ~, ,c~es lo~s ,qu'il mainti~t par une Pn:tnmens et _les iagnculte,u,rs .ioui.~d_1sciplme severe ,dans la vie dom-es- ~m ent ~eu1s de la eonsidéiration. Lé's rnclustn;e~ et les métiers fm~e11 t pl n., hqu~ e~ d:ans, la vie publique. Ams1 se deve,l opperent dès le dé- tard sp,ecia.lemcmt méprisés. Ce" ,"i ,but, d'un~ façon dominante, 1,a. wüen. constances fm:ent cause que ln éiiss~, moyenne dispanlt peu à. peu 011 _ ce du, droit ·et l'art de l,a gue,rr,e. P~r l~s guenes, Rome ,étendit sa t'.e~eme.nt et q!le }a Jig-ne de r16mardommat10n, et par des lois nolitiques Cc.thon fut t~U.J()urs pl us giian de en-ell ~ s 'assimi.la les territoires ,c:on- tre les P~Ss·edé!-nt~ e,t 1,es non-noss(~ams, de sorte ,q,ue les vaincus se con- d,~nts. iQ est a11;1s1 que s 'expliq11e1!t tnansforn~a~10ns po1itiques dn11, fo1;tdircnt en un s·eul peupl,e avec J.e s }r.s 1 v:a.mq uieurs. e cours de 1 histoire du peupl e ro. L~ refüôon des Rornains, elle aus- rn.ain. ,J?,ans l'histoire de } ',éducation rnsi, rep~ndait ,au trait fondame111tal de leur ex1stenoe. !Les dieux roma ins re- 11.1ame, on peut di,stingne·r rlcnx p1~n oclJe,s. ··

no-

D. - 1re période (-époque de la r épnbliq ue). '.L'éducation revêt 11111 cnr:idère nat10nal. J. - Le pè.re avait choit de vir et llr• wort sur l_es nonv-en.ux-n~::;, 1'.rnf;rnt clPmem\:'Ut rk1.ns la farn t.Jl.c .1 ns,iu 'ù 1:,\~·c de ~ a,~s~ .La _d iscipline Jt;1it s2ven• et vum1t a 'la (' l l'i'2ont::1>C('t:n.n, à. lia justice, à la. :mocl1e1st.ic,.Jt la ~in1plicité et à rnnc noble tenue; Oll tu1,ait tout s pée;i.akm1cut m1 respc,ct J · la vieiUesse. :~. - A l ~âge die 7 ans on comm rnrait 1'('n'seignrment proprement rlit; (;t, n \,st q ne dans 'la suite que ] '<m fourkt c1es écoks. 1L ivi ns les mentionlll' ,·ers l'an -!49 wv. ,T.-rO., c'étaient ,ll\~ fr,ol0s privées qui s-e t0naie,n t sur 1,, mm·,roh é, cfons drt-; -ér.hoppes 011 en nlcin r rue (ln 1'riviis (1), c'est-àdire n.11 c,H·r0four) et s',appc}aient {1:ili (jr1nx). On nommait les maîtrrs /Ndi 'IJIO_qister, c'est-à-.di·rc maîtrc,s d ':\·ole. L 'ens,eignement dépassait r,n·C'mcnt fa. lecture né.cess,üre ·r t l 'ée:·itt1r0, il. ,quoi :,;c .r,a.ttachèrent peu à pe11 la lecture ,et 'l 'exp,h catio!ll rl,es 0rriv11irn, plns ancieru, 1'étude des Joitï de:s donzc tables et des sent.elJ:t1')es e:-.~en t ie 11 es. :3. - Quand Je jeune homme avait 1:i ans on lui coupait les c]1ev,enx, i1 1wrvait la toge blanche des hommes d , du r.ant une ,année d 'épTeuve, pen1bnt ,laqnelle il se livrait. à des ex,err,irrs corporel s violents, il se pré:pa,rnit, na.r l 'ohéissa.nce, au comm,'lnclement, au commerne ,avec J.es l10m111es rt a1U service militaire. 4. Les jeunes filles grandis~airnt tout à fait sous la garde des fc.nmws et spébialeiment sous eelk 1lr Ja mèrf>, elles étaient éle'Vées ·d1ans la chast eté et les vertus dom estiques. Dans le,s f.amil1 eis aisées on s ''Occu1

(1) De là plus ta'l'd le nom. via:Jes ».

(<

cl'êooLcs tri-

pait aussi de formation litté.raire ~t mu~ ical,e.

5. - La vieille ·R ome était riche én jouets pour enfants (Hochets, s~atuettes d'animaux et d'hommes, sifflets ma:sq u,es ménages d'enfants et ' . aux membr,es, ' . l',es ) . poupées .a~ticu Quand les gairçons etaient pl~1s ag·,és, ils s'adonnaient à d 'au~·res Jeu_x: il::; construisaient des ma2sons, !ls chevaucù1aient sur des batons,. ils conduisaient des v,oitures, n1onta~ent sur <les ,é,ohasses, fa.isai,e nt des ncodiets ,sur l'eau, poussaient des cc,rccaux jouaient aux osse1ets :et aux dés; d'autres j,ouaiE:nt ,iaux _hngands, à la. guerre, aux rois, a pair ou non paü, on bien à la moria.. A

E. -

Deuxième période (l'empire)

Avec l'empereur Auguste commence une époque où Jes ,s ciences et les .arts fl.euriren t, mais où s 'a~entua la cl&cadence intérieur~. ,J/1mrn orialité et l 'inoré.clulité élargirent touj,ours leurs. cercles et a,gir:ent d 'une façon nms1ble sur les ad;11tes. Les maîtres g110!:ls ,afflue:rent e:n masse à Ro:me, ,e t ave:c eux l 'espnt gwc pénétra dans 'l es -établis:sement~ c1 ' instruction à Rome. .C'est alors que FiEtat s 'occ?pa des écoles. Oel1es-ci se parba,g,eaient de la façon :s uivante:. . l.iar deio-rés ,.., •a ) Les écoles des ludi mag_i;:,dri (1écoles éLémenta.ires). 'Les maberes d 'enscio:nement étai1ent lia 1ectur€, 1'écritu~e et le c,alcul ; dès 'l 'âge de 7 ans l'enfant fréquentait ·l 'ébole. On enseignait cl 'après la m~thod,e de syllabi1sation. On employait des objets: des stylets de f~r, des tablettes d e cire, d es planches a œ lcuk\'r ( abacns), dies pierrns (~alculi). La situation soma.le de s maitres, ~ Rome, n '-é tait pas bril!ante au début ..Juvénal dit: « Les dieux font un maître ,de celui qu 'il,s détestent. » G~ fut seu:lement le prfoe.pteUJr grec qm A

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donna plus ·de con sidéra.tion à ce poste et il reçut souvent die brill:ants honoraimes.

<:use pou,r l' abseu,ce de la ,·eilJe. E lle ê~ .si;.née üe la mère de Tom m~· et formu'ta

IB'. - Critiques. - Avantages 1° Edwcation pour la vie pmtique. 2° Développement du 1pat6otism?. 3° .Sévère discipline .familiale. Inconv:éni1e.nts. - 1. Absence de tout ,él.an idéal. Q. T,rop g,rand amo ur de } ',étranger (Grec) .

« Honoré M-0nsi~u1· l 'iustituteu,r! '.l'ommy .a JIHllllqUé .ruer l'école par in.sot, ci,1'11<.~; /JIUlffl je <lrois qu'H n•'est ,pas néce. 1saire de le [(ll'UJUÏJ', caQ•, à mou :uvis, il etU a ~lt s nHisa.uHuent pullli. En p1-emier li~u1, iJ ·a 6ua tt u pa1.· le ca.ma,racdtl arvec le,qrue1 il ai fa~ l'-éco1c l)ruiSS(Y.[)'I1lère ; .i.rnis il a ,r eçu des C-OUIJt d'uin ruousie ur a1uqruoel il avait I;rncé q11oel1111t d.1ose cklllls :l'œil aivec sia of1"011de. Là-d.esa,i l a été gi,ff'.é r~a,r llllll oocher , pour s'être ae, sis sur l'a'l.·rièlse de sa voihu'!'. A la, maisoa. son père l'a baittu pall'Ce ,qu'il ayait 111m1qut l'é<:olc et à la filn1 je l',ai 811,core ·f0iu:eLlé mo~ :mêrue p,a,i·ce qu'il ,s 'est montré imJ)er tine111 en appren.run,t qœ j'a,vaJI!! Tapporté rempJ c!P. sa j<ro1m<ée à son père. l ! a aj,nsi été bat tu c1nq f<ois II)O'Ua· ,ruvoir malllqué l'école u1 jour.

Dans l'enseignement du calcul 11 une triple amélioration est nécessaire

-

Il fa urt df.a1l>otrtl rendr,e la métfüotlc plu.b rigouretnse, .ue pas oublier grue les otJoêr ation,s doivent ébre faites d.:111~ uni OQ'(]re tl<:teo.·miJ1é et Logiq.ue oet qu,e les problèmœ doi vont être cJ a.~sés. 'l'rnp 001~v:e11it orn .s' P1n ti<1u,t ;\ tlRis lJl'<>c('<lês ernl)iTiq:UJes. O.i1 IJJ"·a tta.cbe 1ms truc .1mport,a111,ce nissez g.raJ.td('. à \t rH~positio,n 11,atê:ie11e, à l' exactitu.d:e cros cal,c u,1tc;. S'il est l•o11 qn,e l'e1ifamt soit fami,J,tari:sé, a,vec la " nH1u·ch e à su.iivre ». i.l est 00111, ,moi•ns 'l.1ti'!e ponr l1ui, qru' ip ,atl'qtnièrf' J.e sem~ ci:e la précision et l~ so.u1Ci ,11c 1'exa,c tit,u>dle. ,La 11ecÜ'l.1rlc ll m (>1io,rrut.ion dfésiraible Pt vo1s~ible est q:ue eet €'11Seigneruent rloJln,e à u-0s ,él{•vies dc1:, r.·on/Jl•mii-sancel'! prntiqu~s d 'im~ ,utilité jom·J1!l'li{•1·e, q·11i les mettront de bonne heua·e en Nat d'('offec:turer rapid,enlent et a.v.ee S0t'<'t(, IA,: f'ompte,s d'un aunier, d'mue, mful.agère, rrtm r:om1oer<::w t. 11 y n, liC'u Olllfin cl.'n11,~nw11tor la. part t'é«C't'Yée au ealcu.1 mt> o lal, rl<' fH.ire .connaître et pratiquer ,p~1tont s es p10cC-rllc'>8 sp(\ciaiux.

Anecdotes ..scolaires~

~

fine rnaiwalÎse journée. - Un j,o,urnal de Loncl1res t'aoon.te ·l 'épisode sulh'>a.nt de la vie du petit T.omm~: 'l'ommy avant fuit l ' école :bu,issou11ière la ve i'le; m~ltis, rut1tioiu11·d'hui, il est veuu en c la sse fi l ~b em·e exacte, a-,·ec 'U'll air repeu'lau t. Eu pa:esalllt ,de vrunt le P,U1Pitre clu ,maît1•e. il .v d é pose un lbmet em •b aissa-nt les yeux. Il

gagne rapideme11t ,sa ,p],ace et .s'abso1•be :iw~s itôt da111s 11es liV'res et <:a1hi,e.1·s. 'Le papier ùkposé

siu,1· Ie

µuiplvr e, ~ta,:t l·;i. le<ttro

cl'fi~-

et1 ees te1·mes:

Votre dévouée, Jérémilna Atlüns.

,i.

--0-

,,nnfinn ce <i u,c lP pen,pl<:' 8ouvc1·ai11 , suivm1t e11 rcl,a le louabl<· et g&né;.rnx cxern pJc do1mé par ses / cpré~c·nt:111t:;, rati.fiera leur vote en mlopÎ,u1t ù une irn mcnse maj ori 1Jé. 1a Ioi ~n 11 nüse à ::,a sanction ..F,n k faisant, ;: pan1chèver,a! une œuvre ll '•éq nité L'i de gratitude qui honorent l<' pays tnnt ('ntier C'll lui méritant, ,après l e ~iilcndidc :,;u,ceès de notr·e F,xpos iti on (,111tonale, 'l 'approbat ie-11 de l'opinion 1n1b lique en S u isse, crni 8e convain1,ra ,p,1r li'i. q ue le Val.ait;, nnC' fois de p lus, 8'est n1<.n1üé un ami du vrai prngTè.s. L)ouc ton::; ü l 'urnc le :26 S,eplembr<', pour y déposer un OV.I P. P.

XXX Pour la votation dtt 26 sep-

Oo1n11osition <l1i petit POJJOl s111· le sctt:011. Le :;a vo1ru e..,t 'Ullle esrièce die ·pâte cl me. 111011. tembre . léc I"])· jolil'! petits gâtea'Uix, mats ,qllli a mau. La Férlérnl imt onvrière ·ualaisauv.ais goüt. ,C'c~t s11rt-01ut <J,um1cl on en a d11na 11,·, 11c1 r l 'org;ane ·de 1,es dé-légués réul'œil ,q1ttoe le sa.von Se'JJ't ma'l1,y,a.'s. Papa dlr nis ii ~ion, le :29 n.oût dea1ier, s'.es t que les ,11a1t11vaoges ne con:nai &":Sent ,pas re sa dli<'larél' tonle favornble à la loi su r ,·011; je ·vOiuclrais bien i'tre un sa·u,·.aige.

J 'm1grnentation dm; traitements tlu JH'nwnnel em;eignant p rimaire. ~ Üll r eprocbe .à. urn pet lt pa~san <le nt ] 1~11 <' SC' fait même un devoir tle 1>as se laver le.s Œ'ei1les. - Olh ! .répooic]. il, J• iiilis 1:J'eiu h eua·euix qu'a:11 soient comme 1:a: n:,rnifr,;ter p ubliqurment ses sympaJ," régout les trouve ~ales ~t alors il u'os, tl:Îl'~ pour ces nobles travaill eu rs p 1l s rue les tirer. qni se Youent à l'instrnction et à l'é-od1 Kation des enfants. • ~lcmsie11r, :\I<a<lame et bé.bé se ,prnmêfi~JJ.c le cle,Yait, ne fùt-ce que ,par 1 nC'nt. Il commeu•ce il. P ouvoh·. :,()li,darit1é: 1'union seule peut JlOU8 - M a man, dit B é bé, v'h\ qu'il pleut, ouvre donc ton .pépin! reudrc forts, ouvri ers ll<' la .pensée', - :\Con sie-rnr Bébé, je vous défeoos d·eru 11u,Tiers de l 'atclier, ouw·i0rs cl cs

-0-

,p,!o~,er des mots cl'ar,g ot; O/Jl <lit 1rn1•n,ph1il'. i:lintn])S. - Bie111, mama.n·. Tl y a pl us: le travailleur écla iré On rentre à la ma.ison. Pnpa fait réciter1 a, me. l'homme (]U i mesure ses forces sa leçon A Bébé. l'i répand ses sueurs à ses côtés. Le p,a:pa. - Quel f ut le 1Père d:e Charre1 Î[

magne?

Bébé. -

Pam;pluie,le-Bret, ,pa1p a! --0-

D e ux m~cl,eci111,s .a'tl bor,cl ,de l,a mer cou· templent Je so·1 eil C-O'Udba1Dt: - Le so,!ei.l est ·bien bas! dit 1'Ulll. Alors, l ' au,t re, m.aehi11alemem:: -- Q'Ui ! Il :p.e i;>assera ,pa,s ·Jar n1uit, • , , ~

C\'::;t un briavc•; ' e · nrt trempe son , d ·1 f ·t ,·.aracte re; et, quan L ai une œu v1·e sain e, il s'ennoblit et contribu e an bien-être de ses frères. ~fous aimons donc l'instituteur et ! 'institutüce qui donnent le meilleur de leur intelli~;enoe et de leur cœur

ù 1'enfont, 1'a).'cleur de leur jenncsse l'L li ·s fruits cl 'or d e leur cxpérieu<:~ l't c1c leur savoir . Et nous nvom; la conviction qnc tc,ut not re peuple les a ime; nous l ui {'mma issons assez de délicatesse et ci e g·énérosi té. I l ira dimanch e aux urnrs nvPc r,:.irr IJel entrnin q ui Je di sting-ur, lorsq n 'i1 y va de son honneur et de 1::,011 patriotis me. Il comprend que t oute la Sn issc i1 les ye ux snr lui. Il dira ù toute la S uisse que ~on cœur est nrn,si rjc1w qu e son sol est pau'Vrc. li drcidern que ses instituteurs et Hl'!; inst itut rices auront clé:,ormai::; 1rnc ;-;i tu ntion moins p r écaire, qui réJJ(Jll(1e mi eu x à lC'ur zèl.c et ~t l eur d,§_ vonement. P <'11pl e l'(Ûaisan, l 'n,ug·mcutation dt•s 1rait e uient s qu'on te dernm1dr do rn ti lïcr par ton votr s'irnposr à tout li Pmnw q ui connaît le bnclget de notrl' personnel enseip;mmt. 'l'n d is to11s les .iom s que la vir est chère s'il faut aehctPr, plus chère encore s'il faut 1,1 ·2lllh e ))e-nsion. F,t s 'il fau t impporter en outre dl'~ frni s cle <l.·éJ)larellll'Ht'1 Ef ,; 'i 1 fout tm1 i r nu rnug, q uelqul:' tlllltll'sle:; uue soie11t c1 'o r clinair·e les •édurnte1rn:; cll' k:, fil8 et de tes fill<'s ~ I'l'IIJ)l C l'rtlaisan, tu s:ti8 (lll l' h •» :llaîtrrs et tes Maiti-essrs ne me:;nn, ut JHl S klll' Cl0YOU('ll18l1t Ù knr :-:aJnin•. Tn nP Ü' trompes pa:,;; tu pc•ux c:t, r f irr, tu ('ounais fr:,; h(>ll1111c•:-:. "\ln::-:, <le grâre, 110 leur mnr<·lian1ll> 1111::: un tL,nitrrnent si J116rit·6, ·p111sqn' ils te donnrnt sans com1 >ter. 'l'u enreg·istrrs des prng;rè:,; réÎ<'11 i:,;;,;m1b-i à l 'école prima i re et tl';, JPm10s g·pns fi2,·nrrnt avrr. honne ur à c·ôté de leurs frères ccnf&lér&:-:. A qni le dois-tu 1 ,\ Dieu cl 'abord, mRis aussi uu J)L·u n Px h ommes. I'c11ple valaisan, aime tou'S cQux f!U Ï 1 rnvaillent pour t a p1·osp2rité et


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ton bonheur! ..Aime surtout les éduc·ateun; de t,e:,; enfants! . So i_~ l'iclèle i't tes tra<litiüns. Tu es rnt_ell1gcnt et généreux, fais ton <le1·011·, vote «OUI» le 26 septembre. Ln Jf'édémtion ou·urièrc valaisanne.

XXX

LcM 111,tltudeM t•ltyidq ues dt's rccrue!'I en 1907.

Ou ,c onnaît b note moyernnc de ! 'aptitude physique des recrues 1Jom· ch aque <.'.a[lton. Voici le rang et la note de chacun d'eux: ~ Bâle-Ville Zurich Bâle-Campagne Genève Glaris Schaffhouse Thurgovie · Zoug Neuchâtel Appeuzell-Ext. Soleure Argovie Berne

6.084 6.581 6.777 6.722 ti.911 !1.914 6.917 6.935 7.03\l 7.188 7.252 7.215 7.365

Vaud St-Gall Grisons Obwald Tessin Nidwald Schwytz Fribourg Lucerne Uri Valais Appenzell-Int.

7.439 7.612 7.852 7.853 7.912 7.992 8.169 8.275 8.299 8.825 9,281 9.49~

« Ainsi, constatation déconcertante, écrit la Liberté, e/Jl Suisse, ,cc seraient les recrues des 1cantons agrieol e,s qui auraient le moins d 'aptitud0 physique :pour le servi,ce 1miitaire; l.a. pal me 'Üe 1Ja force et de l 'endnranc,c appartient aux citadins! Ce a:èsuifü.tt dciS examens physiq ucs de1s recrues est évidemment illusoire. Pour en avoir la signification vraie, il farut dire que les examens O[lt fourni la note ·.ac l 'aptitu(lp et de ll'entraînemeint gymnastiq ll-l', mais non pas celle <le la vigueur nhysiquc et de l.a résistance 1à. la fatigue musculaire ». Nous sousorivons plein ement à l 'obscrvation de la Liberté, estimant c:omme elle qu'en l'espèce les termes d 'apf'itndes vhysiq·ues sont employés à tort. Ce que l'on peut détermi,ner de façon a.vprnxirnative clans l 'examen gymuastiqur (]Ue l'on fait actuellern,ent subir aux Tecrues, c'est leur degr,é cl 'ag-i,lité ou de sou-

plesse; tandis que mi1litairement p lant l'aptitude physique <li 'un sol concf,rne principalement son end Ja 1116thode intuit~v,e_ dans l 'oo?ei- sin et tables-chevalet ont été expéri. tt enient de l.a descriptive, supprime mentés depuis cinq années à. l 'Etcole rnnce. Le tablc,~u.·c1-d~ssius est <lès lo ~e foule d'e...;:plications, l'.esp_rit é- normale cùes instituteurs, ù Sion, et de natu_re 'a mduire en er~em· qui ~nt p:·mciµaleme :t. r ens_eigne par sont f.abriqu,és sur commande aux conq,ue i,gnore quelle:-. _d?nnecs, quel ;'Ulvue et fait gagnn ainsi un ~-emps Ateliers de constructions rné,raniqncs Au moment où nos éta.blissemcnts les epreu vcs ont servi a le dresser .n sidérable qu'on est bien aise de cl 'i nstrnctiou rouvrent leurs portes, Il apparaît en ,effet ~rès ceri~1ne. r~~sacrer ensuite. au; exercices du la petite notice qu'on vient de lire meut aux yeux d'll; pubhc, d'apres ce craoé et aux apphcat10ns pra tiques. rang, que 1le Va}~i~ -eist .avœ .A:ppen \joutons, au risque de blesser son nc1us a paru toute cl 'actual itt,. zel_l (Rho~c.-s·-Inteneures) le ·~anto11. ~xtrêm'e modestie, que ce tableau .est qu i fourmt les soldats les moms vi 1;œuvre de M. Friedmann, vrofesVariétés goureu:s:, les moins endurants, phy 5l'Ur à l 'E'cole normal·e de Sion. siqneme,nt l,es plus faibles. Tout à côté de ce tableau ,ét ait exLE RHU;\1:E DE CERVEAU Or, nom; n~ ,sachions_ pas que _1 osé un mobilier non moins intéresLl' lieu,tem.:1.11t ang!,ais Sbackleto,n, l"expl,otroL1pes valmsanne:s ment parc11l ~,nt. je veux parler des taMei:;-che- rnte1ur <l'u pô.lie SU(], a f:l it J."in11Ttl."P ,ic}rnr ii r,épntation. Au •contra!rc ! Qn ne no ,·a.let. La table-chevalet, C<?mtpe son l'ht,pital de }Iiddlesex l' int~ressa,nte tlfc'·:ltaxera pas de ,c hauvms 'SI nous af noJH ) 'indique, est coustituec par ra tion q'l~e voici: - On ,s 'est bea:uooup .é,tmmf. n-t-i,1 cl'it. fipnons que peu de tn~upes CO?,fü:: nue table mobile, montée _sur un cher~es ont,,dans des ·concl!trnns chma valet en fer ressemblant a un sheva- que n.orns n'·a1yo1n,s ja,m,ais :1ttnnpé 1111 t'hnml' 1a:m; les région.s pol,n ires. Les membres rl l' n,c1nes ücfavorables, fait ·pr,e uve d'u. let de peintre. Cette table presentc <raon ex.1}(.'"<iitiorn n'ont pa,~ e u c1e i"bu me j1rnuc a1~ssi belrle f'ndurance en mard1e, k g-rand av,antage d~ pouvoi~ s 'a- ,11ù1u rnomeut où <i.' s mw1·iL·p·nt ·rn1 ,ballot rlP en brvouac, en manccuvre, que le. dapter à toutes les tailles, et ~e:pond vêtP.m()'IltS q ui a:v.a it été fel'mé en A,n,g'.eterrolmstes monta.gnar.ds de nos batail- par un mécanisme des plus s unples re. « A Pe momerut tourt !P mo·nde ,atir:1,pa k. Ions valaisans. . à tontes le~ co~d~tions exi~é~s pour Ne. padons. clo_nc pas d'aptitude Jp dessin ~;eometnque aussi bien qn~ ·rl;·111me. Ceu.x q1ui [}a>rth-e:nt imméd,i,a1*"rnent nhys1que, m.ais simplement ide notes pnnr le dessin à. vue. Un tabouret a clm11S la nu,it hiver:n al,e furPnit guPrii:; insOeux qui restèi·ent dans !a .hutde gymnastique, pour le tableau qui ,·is en fer est le meilleur siège qui tta.nt:mément. :' c:011.servèroo.t ]1eucr rhwme pen cla,n.t rlP11x nous occupe. puisse lui convenir. Il y avait qua- ou. trois jours. ii tre de ces tables, chacune da ns une CPs .C:J :éclarations d.u li<"lltl'ma111rt ~h·:!Cli:lPTab)eau de dessin et table- Ms positions typiques qu'on peut 1on 0onr-ord,e11t a,vec [('8 C'X:p(•1,ii'11Ces ,p,ré<'f>· chevalet. Jpur donner: l 'une était disposée rl n11it0s rfüi:; ex;plornte.111rs p!}l,a,i r Ps. Pn p,u'tiOn a pu voir au grou.T)<' scolaire romme un pupitre à écrire, pour le cu' i er ,ù'tt dlocteu,r N~1il1Se~1. et eHes ·é ôakf'nt rl'"um jouir nou,veaiu J"origi1ne fl,ps rhu,m e.<:;. Ce de l 'Bxposition cantonaJe va:laisannc dessin de croquis; une autre était ,11{cst pas Je froid, e'D ,effet, ,qui ca:use l" haussée sur ses pieds à ,coulisses, à Sion dieux obj,e ts qui ont mérité la moins du m®·de leis rhum,Ps (',t won,,. ponpl ns h aute clistincüon de la part du pour '1e travail debout au dJessin géo- vol\J.~ s.::1'lls cliallllger vivre l ' h i ve,r l~<: fr:nHr<'S jury. C'est d'abord un tableau de métriq~e; uni troisième se pr~sen- 011,ver les comme en été. LP.S <·"O,ryzns .>'Olllt dessin qui, avec ses accessoires, cons- t:üt comme un chevalet de pemtre ra,11,s.eis par de~ microcoiq,11:es ri:ui se cl,(~~r,elop· titue un matériel aussi simple que nortant son tableau, pour le dessin p~ut surtotrt dans J;es villl's et les e.mlil"oits pmtique, pour la résolution grnnhi- à vue: e;nfin la quatrième se trou- ha.bités. Un nouveau remède sm1TPt'a,in ('ont1'l' le quc des principaux problèmes des- vait pliée occupant ainsi. une place ,i·lrnme. d'.9.près 2,c liontena11t ~llnc•ldeton1 i'>Ü très rr.streinte. côptifs et perspectifs. C'est un vrai cl",ll,Uer ,mu pôJ.e s,u1cl1 011 !"air !'St ,aihf:olnm,!'11t La table~chevalet n'·est pas seule- 1111' vulgarisateur des méthodes projac1" die tout rn1ierolbe, m,a.if: eul"()l"P in<' [m1it-i' ment une table idé.ale pour une salle tives utilisées en ·dessin. Aussi se- de <lessin, elle est aussi d'une utili: J)R!'I, comme l111i, em.'I)orter de~ ballots 11,e vt>ti'ments qui con.tiC'll!D,e'l.llt les h :idll'f< .-t 'e·s rait-il à désirer que toute éco1'e où le dessin est en honrn·ur, ~es Ecoles t[• incontestabl e dans tout bureau ou ·b:i ct{-ries de notre 01vilisati on. professionnelles surtout, possède ce h. vie .sédentaire entraîne tant d'inn:n.P l)er son,n,e d ' l'xr·pl',f'ntl' famil Un simple tour de main, le·, ''[illPC'est tableau muni du matériel de projec· fonvénients. et pPti1l'-fil1e (1,e µ;(•nêrn,\1,X.,. Pt voi,Ht un pupitrie tout dr:essé 11011r Al:cn·s. je 0ompreu d s ,qu' i'< 'J,e ;.colt fi/'1"(' tions. ,L '·emploi de ce tableau facilile travail debout. clP ,:a (( 11:énérrul,ogie i,. Disons enfin que tableau c'..e des1

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Supplément au 3f' 10 de ,,f &cote" (1909) _ ~

facilem:enitl ,des SOIU,fl, et iruvlaient s.oovent pour .lui ,u n mof afi'ectueux oru un joli so·u.1•ire. Justement il se trouv,a it -devant }\église .- Achetez, Mesdames, les dolis pa,niers, Sai!llte Clotilde,; il mo1Dta ~'ésol'llment les mm·,ches, poussa .la porte et entm, bien dlépas chers et ·bien jolis les panieTs, ,achetez , ~h~ ... ·t cidé à faire la. ,commission de l·a dame. et Et l'exclamation de l'enfant _s a;"'Y~J même à glisser un mot pour Jui. si l'o,cea esque dans 'll'll sanglot; il f.aisa1t si !froid, si,0<11 s'oo h'ouvait. ;Mais comment ~·econ,n-atP~ 1es sous ét,aient si ra,res. Les passa.nui ee tre 1-e bon D ieu, au mUi,eu, .d'e tout <:e inonde. :ritnient ·$ans e.utenà!re J-a ,,oix suppliante. car il y avait foru,le ce jom·-là. ,t Sajnteèependant une voitrure 1Venait de s' all'l'ête,r L'au tel dispaa·aissa.it soos les fleurs Clotilde. li. tout près Je 1001g du trottoi,r; 'lllle jolie et les tmn ii'..res, la musi,q'Ue rempliss1:1it l'air e femme en descendit les bN1s char~ d '· une ha·rmoni"e cé.Leste, des jeullles fnles· voL ~ .quets, et une fois encore 'le ~}etit van· 3 lées de b~a,nc se promenaient lentement, ~es uter hasarda sa 1,,b-ra se: v('ux baissés, pn.ùs, derr.ière elles, sous· un _ Achetez, ,M,ad,nme, les jo!Js pauiers. pas ·a,ais d e satin 'lm bea,u 1Vieillarc.t couvert ll'·baGé?g_rap1:1-ie générale illustrée, Europe, chers et bien jolis les paniers. bits d 'or s'a,va'llçaJt, tenant dans ses mains c~ét~s 8Ul86es de Géographie, illustré de 334 Oirvra .. Et il ajouta bjffi bas.: ~ms1 que d'une carte en couleur. Troisième fci~ayures, c!:t publie soue les auspices de_s Soun soleil. Notre petit ga·rçon n'en vit 1111.l'l _ Ob! je vous en prie, a.chetez-moi quelGeograpltie générale illustrée Asie A.f tion. Un v 1s, pla.ns et tableaux graph1quea, que chose, je n'ni i·ien ven,œu .a,ujoiurd'hui, et davantn"'e c·ar une ma.in. de fem.me venait se ,posen~ ~ur · son épa111e ,et il entendiit uue publié sous les auspices des Sociétés suis~es d:iq~e . ./\:r:o.~ ~me m-4°, cartonné 3 fr. 76 JI' vais être battu ce sojr. . plans et tableaux graphiques. Deuxième édition G-eographi:ri.que, ?céa.nie. Ouvrage yoix q,ni disait: ;La jeooe femme C'Ut :Ulll tnste et .d~x · Un Volu ' i;lustre de 316 gravures, cartea, Géographie générale illustrée Manu 1 - B aisse la. tête, petit, .c'eRt le bon Di.eu ur:i1·e en voyant œtte .p,œu·v,re petite f!giu80 & E. Chaix. Ouvrage cont. 386 autotypies fi:u _d.e gëog me in-4°, cartonné 4 fr. n· MlX yeux -s'l\'}}pLiants, elle tira une p1~e qui passe. Suisse et premières notions sur les ' ci tes, Plans efa.phie .Physique par ·w. Roaie1 de c~t sous de son pOII'temonn-aie, &, ,p(>· Docile, }'enfant bai.ssa la tête, il était degré moY_en primaire. Ouvrage illustré d/~\Patties du cartes, in-4°, cartonné 3 fr. 50 lllllt a.ffect·ne11sement la main sur la tête de t,r anquille majnten-ant, \1 savait où t1•ouve'l' par Maunce Borel. Troisième édition. Un voi! figures . d:onde. Manuel atlas destiné 111 l'enfimt: le ,born 1D ieu, il ne s'.agissa.it ;plus que rl'a!Jer Manuel Atlas destiné au degré su.,érieur d me in.40 cntt 46 cartes en couleur dessinée, lui ,dlema'Illler 11i guérison de Oha•r les. ·M,JllS V-a p:rier, petit, va prier le ,bûn Dieu r es écot • ar onné l,l fr avec tous ces ·chants H n'.e ntend.rait rie,n pour mo,n petit Cha1des qui est si mal,ade. ?rme, se~ mouvements et sur la lecture des ca es pr i , ·ficinq parties du monde. Revision de la Suisse rtes. Les 1~ires.. - Notions sur la Terre, sa Reviens me voit· dema in, je tâ-cl1er.a i df' t e bien silr, il fallait aJl'river tont prês de l•ui. l'Instruction publique des Cantons de Vaud N- Ouv:fu ienomene~ terrestres. Géographie du Et v,oil:à notre petit ;vannier se glissant le ,fnir en aide. ses gravures, en particulier 65 cartes en co'ul euchâtel efe ad~pte par les Départements de long des bas-côtés, se ,r,a,p1wo<:ha'llt de !'·au- Oh! madame, prnnez ma grandie rortexte, dessinées par M. Maurice Borel 2m• édit'eui- dans 1 Gencve, et contenant de nombreu- beille, c'est .moi ,q,ui r ai fa ite, ,c'e st de la tel malgré l,eir: coups d'œil d·e s ,dévotes. Il Y Premi ères leçons de géogra.phi~ dest. . ion. Un voÎ text~ et 2 cartes de la Suisse hon !)elle ouv:11age, ajouta l"enfa·nt .,wec 1uu 01·a ,là dans le .chœur un ga·and mionsieur hiaforme, ses mouvements. Lecture des carte~neD à l 'ens . ume m -4°, cartonné 3 fr. bi'Ué en général. une halleba:rde à la ma.iln. i neil naïf. · ea.1tonné · n Volu;ig~ement secondaire. La Terre, sa qui lui fait ·nue pe'llr atroce: .il .attend q~1'il Jamais le peti1 vanmier n 'a,vait entendu Histoire illustrée de le. Suisse à l'us O' e in-8°, illustrée. Troisième édition. parler s i doucement, et comme ~es coot sous ait ie ,dos tournê, pt1is d'run b01ul, il VLelJil: tomber ·aux pieds au· rprêtre qui v,a donner Départements de !'Instruction publique d:;eC des écoles . . 2 fr.2& 1~ mett>aie'llt ce jour là ft l',abri des coups, 11 de 273 gravnres et de 8 cartes en couleur U antons de ,/nmanes. Ouvrage adopté par lea resoh1t de s',acqu1tter fot1t de suite de la 1,i Salut : - O mon l[)ieitl, je vous en p-rie, guérisO~rte de la Suisse pour les éc.oles. Echell n Volume in~!!• Neuchâ~el et Genève, illustré eommi-s sion de J,a jolie .drame. 1Mais là commença,it la clif,ficulté, jama.is 011 ne J,ui avait sez le .petit iChM'les, -e t ;puisque vous écou3 fr. èlèves),. sur papier fort, fr. 0.50 ; sur papier.{o. 1 : 700,000 ' cartonne te~ les enfants, d-onnez-moi 'ltne maman Carte muette de la Suisse pour les é lle (carte en couleur à l'usage dei par~é dl\J bOJl ,Dieu, et il fal,J1ait aller le tron.1, pont· m·,a,imer, car je ne r,e çois q'lle des ge des élèves) co1es. Echell fr. - . 70 1·er pm.n· hti p,m·lei· ,dru ,petit Charl es, il p·ri1: ea 1 : 700,000 (carte d'exercice à l'usa· BOD con1•ag,0 .l deux mains et, avisa111t un eo11ps, et :je suis torujours bien triste. L e lwu !J}1'~tn.·e relev,a le pa.uv1-.et et lui dit fr. -.20 ll'rgent ·d e ville à l'a.i r 'bon enfant : - J>ar.dorr1, excuse, ,U-0nsieur. je voudraiR Jou cemeut: W. Rosier & M. Borel. Planiglobe en d 1avok ,o ù j P ùiois m'ad~esser pour p~,·~er a11 - va m' attendre à an sa·cris tie, petit, et Echelle 1 : 13,500,000. Chaque carte mesurant 1 eux: héni · leaux, vendue séparément Ill 55 8 isphères. Edition p hysique-politiqut. bon -Dieu.. 1t'aie pas peur, le bon Dieu aura piti-é de 1 Les deux cartes vendues ensemble ur m 60, mon tée sur toile avec ron· - Tu sais. Jeune daimpln., faut p.as se mo- toi. il -é oonte toiujou,rs la. pri~e des -enfants . quer des anciens, 011 n'est pas au 1er avril, _Ces deux cartes sont recommandées ou ado t. 24 fr, Il des0e'lld-it plein de joie les marohes du à ton âge tu n'ignores 1>a s q11e le bO!Il Dieu blique des. Cantons de Berne, Genève, NeuchâÎeeea Par les . 4~ fr, d1œur; mals il aiv,a it ,oomvté sans le SI\J,isse W. Rosier & E . Grebler. Nouvelle carte l, Vaud et ?ep~rtements de l'Instruct1on pu- est dans les égJJses. qui re prit rudement ·pall' .Je bras et le comch_e lle: 1: 3.200,000. 183 sur 164 cm. Recomm:1"u!a.le d 8 al~is. Ce •tint un triait de Jum.iêre pour 1e ;petit duisit jusqu' it la porte de l'église en grombhque du Canton de Vaud. Montée sur toile avndee P&.r 1 l _:Europe, Edition physique. E- ,annie1\ s'il me connaissait pas le bO'Il ,D!eu, ec roule e D epartement de l'I nstruction pu· melant: - Veux-tu bien te sauver, petit scélérat, a ux 25 fr,- 11 conmaissait très bien les, ,églises, .et iJ. ,a va.lt 1111\me .remarqué que le ,ùiJDanche m:aün les petit va.g,abond ! Fa'l1t-il que tu sois effront4 Aimes qui ,en s ol'taient lui donnaient plus

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ne• iiMPII

La visite au bon Dieu

L1bra1ne Payot t Cie, Lausanne

1

1, Rue de Bour 1 -~g,

1

1

Publications de M. W. ROSI ER, professeur

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Cartes :ru:ur ales


90 punr troubler ainsi nue cé.rémouiP. a"l'PC tes t1,11tiL' I s :;,u~· k. 11:os Nwore! L P lL•1Hkm:1.in, l'enf.ant· alla so,1111cr ,1 Ja port,• ,l e la j(>liL' d :rn1e. Ln fe111111e de ,-ll,1m· ])]'(• Yint ounir, 1c·t lui offrit nn JllOJ'CPau clc 11n in 1· t ,rlcux sous. - - .1,, rn• viP·11;:; 11as pour 1lem:1ntler !'Ml· m,111P. je yipns l'(~mlre l:i ,rh1011s·e (1'11 ,]lo,n lJic•n. I,n (P!lllUC 1l'P f'hnmb,1·e s e mit :l rin' et n !l:1 tro·n YCl' s :1 maîtresse. -- ,ladauH\ il y n dM1s ,ln ruisi11e un drô1.,. (k pPtil boJ1llomme qui 11it qu'il vient 1·.,,n,lr,• l:1 1·é·pons, , 1111 hon ,T)icu. Le 1wt.it 0,]la,rlPs tro1wa crttc iLliée si nmns ,111\e 11nïl s•e so11.levn s m· scR orpil!rrs et tk 111-.1 nd:1: - Oh! 111nrn:u1, fais c n t rN· l e pPtit .~nT· (:on qni yient l1e 1.;:i pn:rt dn1 1,on Diru. je yomlrnh tant le v,oir ! DP[tlli8 1m g.r.anll m o is qne (}]ln·rlf'R ét nit an J.it. c'étnit la 11rcmit>,l'P f.oiR (tn ïl mamf<· s tnit fül 1lfsir. 011 Iit entrf'l' ll' 11.etit" vnn11\1•1·. 1011t intl'l'(lit ck se trouver <1c1n :,; 1111e si lwlle f'11:1mb1·e. - ComJl\e nt t ' a·ppPHrs-tm. pet it? rlem:1:11,-i.i J,a .Llame. - L onis Deshnyes, l\IrulanlE', i'<uu.,- ,·011~ >'el'Yil'. - Et quel î1ge ns-tn? - ·P011 t-f•tr,' ùien <lix nm:; .ïsn.is 11ns nu .in~IP; ynu:s ~w nH' reronn:1iss<'z ])'f'Ut-N1'f' p:1~. :\J:1rb me; :ïsnis lr p,l' tit mnnfün1111 (le panit'l's (l'·h ier, j ' ni ·ét<' trm1Yc1· le hou l)ie·n. il n. ét(, lJiPU ,ninrnblr <'t il nù1 üit (l' 0\t'P tranquille . ,q.ur ln pi·if>1't' tlC'l'< pu(nuls t'· l:1i l tnn;jonrR éc·o·nt<'e, alo1·s j'ni 11e ni"é rom11,l' 1::1 qnL' Chn.rles gnPrirnit. Pl je su is ,•cnu WHlS le tHl'C. - 11aii-, d i~-moi. Louis, th'maudn le pe· tit m a l:1dc. tu t'es 1rŒnp(•: ,c:clni (]•11.i t:n l':ll'l'l'.· ltie r c•cst ,mns <1011tf' un prGre. il i·e1,ré·~r111e lr• lion Di,cn su r 1:1 t c1wc, m:1i,a cc 11 ·e ~l. pn s Je bon Dieu. - .rs :1,i s pas. ,1 romdem·. j':1 i pe.rrl'll mn rnè· n· qn:1.1111 .ïélais tout p e tit, les gens ,qui m'ont u:•r-nf' illi ne m ' app.re•n•11cnt rr·i,e•n. ils m0 ,rl,on1,,·nl ,1<>;, Pon[)R rtnnncl .ïrG.ppnrl(• JHlS assez c]p f'OllR. On yit tlnns n,nc •WJUIOttf' li'i -bfl fl p r i:·s 1l,:1s fortifiC"ntion s <le Vnngir:in1 rt on ,i1e C"o.n-11;1tt 11ai, le \)Oin Dieu. 0 11:1.rl<'s s e mit :1. plenrrr. - O maman , s11ppliG-t-il, je ne yeux p,:1s •111e l<' pd il. ~nrrï;On. i:,o.il s i m:1lhen.rru x:. l:1is" <'·le .yrn)it· me voir t ouR Jps ,jo,nrs. je scnll l, ;en ~,1g;P, jP prcnclr'.li les mé,Hcaments Si1J1S faire la g.rima,ce.

- Vois-t.n, ·Louis , je t ' a.ppreuclrni ton~ lêt hi><mP, tu 001rna ît:rns le hou .f,0sns q no•n;;; ,, lime brut, qui 1nons veut tons llet1.l'<'<l!1, Pt fllli :nons 1reeeY1l'a. un jour daus sou l11>a, p,1r;1rl,i~ si ï101-1s somme,; bien sage;;; snr 1 tPl'l'C. :Lo•ni;,; ne ,oomprenait 1Jns grnnd .c,llose 1 lont 0eJn, il se 11e~·s'lrndait c onf•usément qllt Charles ·avait c1fl être p 1,ocligieusemeut sagt ponr :J.YOi.L' 1m si beau petit lit et smto111 uue mama·n à l'air si l)-0,u. ,rmc Ga·nthiel', lfr mèn·e de• .OJ,arles. he11, l'l'l)Se de yoir son petit rnak1de sïntél'l·~i,er :'1 qnelr:ruc chose, se ,rendit te jo,u1· lllêlJlt d,,111R ln pnuvr0 roulotte. Ene s'npcrçnt \Jien vitl' qn c l'enfrnut nva,it éM c,ouiié il des n g,, honc\s s ans moralil'l'.i et sans ·priuc·.ipe11, En }enr n himclouuamt une petite sommt (l'argPnt elle les cléciclla sa ns pi:,irne i'i leur r-étlct· T,ouis. Dès le soir même . 1-e petit van. niL'l' s'installa cllez les ,concierges ùe ,Mm, Gnnthi,e.r, f-ort bra-ves gcus q·ui aimn.!ent lwn•neo,up les eu f,auts et ·flll i 1n ·en a va.ient j:1mais e n . ,To,u.s les jours Lou.is montait f"lle:r. Olrn rles et e' ét.ait ·un clou:s: spect a:c.Je dP \'Oin- ln couviC"tioo·n et la piétié (\,u 1wtit mal&· clr ·rnf'ontnn t :1. son élèv,P la vie rle Notrefleigne·u r , lui expliquant ,c ombien 11011s 'ill' yonR être bons et patients '])Olll' plai,rp 110 1liyi11 i\I::iftre qui a tant sonff.ert pour nou~. LG convalescence mnrclrnit a pas rle g(•rmt~ . Clta·rles étnut rlPv,en u d ' une clori· litf• meevrilleuse. Dès le 15 décembre. lt'~ 11 enx-pet.its gnrc:ons pll'!'ent .s~livrr les c·at~ c·hiRmN, de Sa i,nte-01-otilrlil'. Ils uc tnrtl,'l't'nl p,,1i:, ,1 f·tre pin cés i't lG tJi'tP ,Jr~ mi r.n·s l'U· f'nnts , c a1· TIOll se11,l ement ils snvnicnt t on· Jon rs leurs leçons, maiR enc,ore ils s'effnr. r:ai P-nl d'êl1sc bons, g;ais. n ima.bles 1Jou r 1enn <'nmnracles, uréparant ainsi ln ve.1rue clu rllYill ,Sa,\llvenr ,qu'ils ,aimnieut clc tout .leur rœ1w. Olla'rles y.o,ulut qu'on les lrnb ilLflt rlP m0rnt' ll' jmll' (le lcnr prcmiiWP romm1111ion. L ,1 4 mai qunnrl Lo'llis. nprès s'êt r e Hl)' p1·ocll1' 1k ln Tnble Sn intP. rl eRCP11l1[1it :l\'et ,rn1:11'1P~ leR ürg1•(•i:, Ile S.nintp-1Q.lotildP. il ~e pPnf'll n (lonec ment y.ers ,;on n mi. - .T'ni t·o.i1t de même fini par l•rnnYel' le h o11 D iP.u . <'t iJ m 'a L11onné pins qnc je n<' lui :1 " " i" 1kma11d•é.

t~-0 11 .est un,qnem e,nt l'œm"re .cle la m~re. ,ni'rr ; ,<léji\ a11 bercea·u, elle prélur1e .à. ses EllP _ füCOUl h(• •fil1t nn t ·l'1 vl,us ;1,11 pi'1'e qn ",1 1·1 , pren1ii'rPS lec;onR. De Hon:11<1 llil (J·n·enc comllWI'~· ~,o•r~qn'C'll 18ïR. Noliiling qni n\'n.it nt· nWHf'C ùès que fllomme (•st eu Gtat de voir. ~t'Ute a J.:1, :1r üc l'l'llll)en·nr U,nil\anme tc.r . Il a.jouL1it: « L'llornmc ,n 'est susceptible cré~·tn,.l: t.1·:1ù111t (l,eyanl 1C'R. l,rihnn,rnx ,,t jug(•. ,1nr:1,Uon ,1111 0 dans le pr,e,m icr i\g{l, paTce 11 ~l1"._a1t n~,ant rl e ~no1i:1·11:: «•C',•RI mou pi're qu'il ,n'y a tl'habibncl.e;; et dP sent,menrs qni. :1. vrai cl1Te, mer1lerr11t kt mort. S'il m-n· 1 ra1>lrs que les hnbitmles et lps s entimei1ts :rn it llJ iNl X ·élevé, je ,ne sP.l'H i!'- .p:u; ,l eveuu 1 11 iJtH' l'on contr::wtc dans le premi er ilge. » cr que j,e stüs. » ,I"T Co:=wndey, üe s ninte mémoire di s ait: Prrrents rhrétiens, por<'S de f nmiJ..\P,, 11emère cleY'mit üéjii, 'étudier le cai·actescz donr 1'imp ortm1 cc tlc ce (l e YO\r de n •r<' ,l e son cufant pe,nda ut ,q.nï\ rst ,au be.r<lnC'ntion r1' !,O,'f'Z-Y firl(']PN : é'ey e z rles en · l'rn 11. LÎ\ déJù, par 1cs sig,nes ,e t le langage fa1nts non pour l'ée•llafnn.~ ou pou r l'~uf.c r , in1,1g,1P elle èl~vlrnit porter ,c e t,out jeu ne mni\ ,potw 'nic n el '!)0·\11' le C iel. r<l'lll' vers l'amour · àu \Jleu. » -- --- - - - o . ,----· Il pe ut se faire que, mnlgré tous les soins. rpHfn,ut s· ég:lll'e .q'llclque temps en grandis· 11,nnt. Cepend a.t1t, il .fa;ut ,obser veT. nvec .Jo~rph d:c i\I::t ist,r,e q,nr, s.i ,ce jimne homme a n-;:u da~1s son r11fauce, ]'emp1·ciute (livi~l<' La religion est la granl1e n(•c r.s8ité. lè su1lr l''éll11c,~ tion ch rétienne. il df•c rira 1wn il p rême besoin rle tont homme et ùc toul,• RO· prn. np,rès son ég.n1remen L mon1entané, 1rnc -ciété. .Nou!:l co.m~ta to,us f"0,Jl<'U<lnut 1111'<'J11• est 1·t1urhc rPutt·m1 le .qui le 1·nID~neNt a~1 cbe· .p roronrl.émcut. uons .pouT,rions ,p.1·e sq ne dire rniu rl-tt devo.ir. Cc\.n am·a .Ji.en s,N·tout si l'é· ,universellement ignorée. Tout le rnon,lc e n t1uc:1tion a élé bien comprise, s i J".on a ap,paL·' e. p res que pN,10111w ne k1 . .r onn : iît. JJ l'St pris ii, l'~nf.aut il ngi.r non pris n:ntom·atiq nenwnt eommc 1me mn,chi11e, mais p:H r.ouvicclunr uéC'essaire 1k ['é•pa,111lt'e JïnNtl'lltliO'n ti0n. [lll r iJ 1'i'l1 ci])l'S, en vertu d e ],a cousc ieu· ,·el igie11se. r·r rln ,1,·yoir. << Que faisons-nO,uR ,clnns l'œ11I \'l'l' cle J'·éd'ncntiou? rlemanc1ait un jour le Qui fera cel,a? Qni répnfülm:1. 'l' iustrnf'tlon 1 P. ûlivai.n :\ son jeune n,uflitl()i t'C. Non::; têi· religie11s,e? Le prêtre? 011i. s ans donl:c, c··es t 1'11ons r1P yo,us npp1·ooclr,e fi ;vo.nloir. >> O·ui, la mis sion d,n p1·être ile -c:li'échiRt'l' J'pn.f:rn ce , ~oulo.ir. vouloir fortrme nt v·oilù ce ,q·u 1.1 t~ut ln j,Punesse, ! ' fige mût·. ·, r,a i·s u11' N,t r c qm• np111·rnrl r e ù l'en fa.nt; v,o nloir {,uergiqu c mcnt le JJ.rêtre ,peut faire s ans ln f11111illr. ~:1u s 1P~ l:1 p1·,:i tiqn0 •rlt1 bien, vouloir sincè'rement ln. pnTellt!,? Rien on iwe-Rqur. 1·ie n . ·Si 10< fnnüt[uitl- du mal; voul o.ii' [)ien, v·o~1loh· J.e ,mr1 , lPR ne sont pas ave r \ni 011 Ri e llf'S sont ron· Yf'l 11loi1· le ;:;nl,ut clc son 1inw! trc lui , si elles eoutrPClflI~1·cnt son n r·tinn p:1;,Oh! qn'\l Pst important c e {leyoï_r de l'éto,1,n,1,0 ou si senlement elles s'p·n .clf•s.int(·.n •R;;('n,t. to,ns SPS eff.otts d'é'v.angélisntio.1, son1t rh1, ·ntio.11 (]Hi ,incombe a.nx maîtr es cll1•étiens, impnis~irnts on n ' abon.tis Reut -<J1te pn r li ,•ll<'· 111:iis aux p :n•ents e n tout premieT liE'ln, nn ment. IDn géné rnl, l' é ducat ion chrétien11e pst p,,1·c• nussi lJien qu'il ln mèl'e! ·En ce clevoi·r ~c rés ument J)OUl' ,niousi d ire toutes leuTs 1lounér trop en rh·hor.s cle 1,a fllmiLIP: :i 1',:1 ,s ile, il ,]'école, au c ol:ioge. ,1 n r n l,écl1i::;1nr. ·i't l'(· · -0\11 iga.t ions à l'·égat'd cles enfants. C'est à H1x personnellement que Dieu clit pa•r la glif;P . .C'est ,1. .Jn ma·is on <•t <li:·s I<' t)l'C'Jll il'l' ho11 c·hc tle saint 1Pn ul: ParC'll ts c11rétiens, 1igr f\·lle doit ~e ,clonllC'l.' l'i'n>< bnwtinn n•li~;p,11 a~·ez ,;·oin de bien •é leve,r ,vos enfants, en les SP ·Jlal' Je ministilTe cln pi' r e r t (lt:" ·1:1 m,,re co1Tig c aq\t el en les instnüsa!llt selon 1e Sei;;,1wto11t. :::nP11 r . I ls s ont ·clone investis ile IJfü' Dien II rl'1mr,, :Tntorité sp·écialc potn· fzynuer et édn· La fam il'le ·vraiment cll·1·éti~n ne r s t <( le r}uN l<'urs élesce11cla,nts. F·n,illir à f'e ,(levoir temple >i de l'icl,éf' religieuRe. J .ii. ,d ev nnt le:s ,-:,:,si m:rn(]HP.1' il l'obligation la plus r igouyl'ux tl'e tous. n,ppar.aissent rle.s· «objets,, qn·i 1 r,rn~P et ).n plus g,rave. Il e st don c bi,en mapnr-lPnt cl,c ln :r eligion, qui .Pn rapp0l rnt IP nifpsrc q•ne l'éducation est une œuvr.e d ' auf:Oll.\'Pni1·. (!ni ln r emlc'nt f,,1mi1 ii:'1't' Pt Ct'noti· torit,! et clc ~·cligion . llicm1cm<Y1lt pr0s enre: Je ,C"ruc i[i x . l r 1,n i'< f>:rns le pnss,ngc cles E cl'it,u1111s c.ité plus hp,n•il'. l'<'fln ,b (•nite. lï.mag·P rlc' J.:1 V i,e rge. le ·L'01l:nc;1Uon Pst ehosc si importaute qu· h:111t, saint rnul s' a ll,rrsse mêmE' spéciale· c ll:1pe]0t. lrs ,rfl l>liets <l'L' Bnplt·nw ,rt 1lP Pre<'!le do,it commencer nvec ,ln v ie. Ell e tle· ment :1t1x pèrPs 1k fn.milleo1. c· .. st.. dès lol's. m ière Commn11ion, etc. Là, so·ns la ,main cte Ynnce même les s ouri.res de ]',enfant à sa une gra ve e r.re ur que de croire qu€ J'·éditlca-

;, La

L'instruction religieuse dans la fam illo

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L'éducation clans la famille

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100 tous sont des livreR dont on peut se servrr à ,cba,que minute et qui contien;nent les no·

tious é lémentaires, Jes l)'l'atlques courantes, les ,prières :u,s,u.elJ-es, les éléments .pri'llclpaux de fa vie ebl'êtlenne: l'Evangile, le Catéchisme, Le ,Livre de messe. l'I,mita t io,n de ,lêsusChrist. 'le Combat s;pi1·1tn:vel. Ile 1Mm1uel de piété, la Vie des saiuts, etc. Là, entre les membres de ,lia. famiJ.le .se tiennent des conversations qui n'O'llt >t1ien de d~odla dique et qui n'en sont .µ as moins ·i nstl'u:ctives. qui n'ont rien ,de solennel et ,q ui n'en• sont q11e :plu,s salulJai·res et plus pénétr.am.tes. On pal' 1e des choses rellgi,euses avec inteHigence et TeR· ,peet, on pa:rle des ,c hoses, prof'ane.s avec u111 .aecent ·ührétien. IJil, enfin, a11 sanctuaire domest:que, on a dœ babiitudes familiales qui font entrer la ·religion Illon seulement d::ins l'esprit. mais dams le cœull' et dans la •vie de ehacun. On prie en ,e ommun le matin. suTtout ·le soir. Ens~mble on s,a,nictifie le dim~nehe, on célèbre les solennités de l'Eg1ise. Oill s',a;pp,roche aes sacrements, on Pst très fiidêle aru.x gr.ainds anniv·ersa.i<res de l'amtlle: 1es dléf,rnnts Ille sont pas oubli~. on entend la messe à Ieu:r intention, et-c. -Dllllls lia famil'le vraiment chrêtien'lle, les enfauts .reçoivent de très b01111e 1beure t'instr11cti0tn 1·e-Jigie'111Se. Beaucoup de pa1·ents s'imaginent qu'on peut attendœe la sSeptiême :rn.n.ée !P()UJ' dollJller ,a ux enfant,; .que'ques Jdiées re1ig ieuses. Us se trom:pent. C'est <lêR la seconde o,u J,a troi,s ième atIJnêe, JO'rsqu(• l'enftant se corun4lît à ,peine, qu'il faut semer dans :son Il.me vierge les ,germes ,du. sa!u't. « L'•bomme est fait ·11. trois ,ans» , a dit de ~Iai,stre. Il est certai.n,, en eMet, que plu.s l'enfant est jeune, ,p lus il est. tendre et susoeptible de recevoi,r les illlfluences <lu deho1is. Tout petit et tout Jnconsdent qu',il est, il fait attention a. 11:el geste, à telle pll'l'o 1e, à tel a cte; il ex,amine, il entend, il retient. Dieu 00111c n'anive jiamats trop tôt à cette •ra-.i ·u:ui. saute. Bientôt ce j€'1Jlll,e enfant sera mis en r,apport avec les min,i stres die ia religion cha,rgês de ·l'instruire, de le ,ca·Mch1,ser; mais, d.e même que Le temple a !lin vestibule, ·Je prêtre doit avoir Ulll pl'êcurseur,. et c'est 1,a mère de 118.mille qrui est ce préciUJl'seur. ElJle fait prononcer a. ses j,e unes enfa.nts les noms de JAsu:s, de Marie et de .Joseph; elle 'leur apprend ,a. tracer s11r erux le signe d,e J,a croix; e1le leur fait TOO! ter les 'belles :prières << Notre Père>> et « J,e vous s,a lue, :~arie »: elle Jeu;r donn·e les ;premières notions d,e ,J,a science ,religieuse; elle fait .pênétrer :peu ll ~eu les liumlères de la. fol d,a.n.s ,c es ,petits

esprits par J,eu rs sens ê,yeiHés et leur c sensible. IV Et ,qu,a nd l'enfarut a gJ·andi, ·q uand il de sept à douze ans, !es ;parents bien ·:1\"i, ~ eont\nueut de tr.a v.ail!er ,11 vec· ,p'.us de RO e nC"01·e tà ~ll formation m-0m le et reli~ieuRe, lis le mettent le plus itôt possible en rap,po a voc J,e p1·être, pour q•u'il reçoive de ,J,ui lt oom~ment des leçons' de !a. f'amme. Les en seijgnlem€fllts dJu (.1ll~chisrue !ll.e so,ut que 1·exten,si0111 dies ensei,gn-ements de lia fami'le, où ils tro nvent d'aifleurs leu:r écho fidèle ~, leur énergique Nmfirmation. A l',a-ctio1u, 4' catécfüisme vient se j.oindll'e l',acti,on dt l'éeo!e chréti-eonne. M.ais si le père et J•a mère se font aider, ils ne se font pas •ren1:p'a. œr pa.1· le prêtre et l'institrntenT. Le cat~ <"11·isme et l'éco!e chrétienne ne sont ,q ue 141 ,continuation et la pl'Olom.g ation de J.a. ,famil, le. La fülllliBe reste .le s.a.notuaive p1-.!mil't et la prinqp,ale école primatre où se .forment les oonscie<nces. ,Lli. on ·ré,pête et 011 commente dev·1rnt les enfan.ts les belles vêrité.s et les fortes maximes ente,nd1ues il l'église et à -l'êcol-e; là on les habitue à fai re Jernr exame<n de co~ie<I1ce et à se ·bien c011fesser; lit on leur fait étudier la lettre du caltGceJ1isme et on leur en donne l'exip,lieation; l,à on leur p,a11le son.veut de la premiê· ,re eomm:runion. Qu.and œ .grn,n,d j011[· ap,p.roc he, on l'edOllllule d'atte,n,fion Pt de zè'e pour ·Jes ,bien préparer; et, quand ce grand• jour est .a1'l·lv,é, que ne fla,it-on '])as pour douf!ler ,'l cet aicte essffil.tiel et tonte sa splenden r et tot,tf' sn fécondité? V

·Enfin. d,ans la famille ch,rêtiernne, .,es parents p1'0dig,uen,t à l'a>dlolescence et Il la jeu. 11esse des soins religieux e<ncore pius !ntellig,ents et pl.us eIIlJI)lressés,. Us ue se oonten· trnt •p as de l'e'specter 'a foi de lenrs enf.antA et <le les envoyer a11oc œuvres de pel'sêvê· rance. lis f,açorun-ent, il's •a:l'f.ermis-soot, ils dé· Vf'loppent l'ins,tmu.etion religieuse ,et la ;p!ét9 non seul01Dent de ·len,l\g tilles. mais de len.1'8 gall'ço1ns. .ns entrent a ve.c eux daus des eu· tretiens intimes rê;poillid'ant à leurs difficu!t~s. red,res-sant les tenda,n,ces qui penchent vers l'er;rieur, êcJ.air-c!•s s.ant les douœs, dis&!· pant les prêj'Ugés, réfutant les fausses .maxlme>s, prêvenant les tentations c()Jn.tre l'a fo t, élevant ainsi la ,c ,onversatio.n trop souve,nt frivole à la .dignité <l"u.n gr.and ministère. I!1 é:vit€'I11t so.i~neusement de .laisser eroor suileur ta·ble cette fe1.1!Ue ,pUJbllq,ue qu! ~istllle cba..q,UJe m1atln ~es mau.v,als prl11oipes, ,ee 11·

I·fide d 'où suintent le doute et l'im"re "'" 'étépecette revue malsaine qUI· uegage tine P\rt~l1e s,aveur et qui e mpoiso~ne d~ _m êID e co'llP J'e~~rit et le cœnr. Ils bannissent ~ itoyablement les .lectures .oonëereusei;. 1~'1\ nt naitre dans l'iime du .1eune ·bomma J,s ;, la jeune fille Je go,ît d~ lectures sé· 1 e~ ~;.,,es et peu à. .peu, à, me&ure qu'i1's g,ranrdi_e nnt·' ces J·euues ,g ens hien guidés dêcou· ,ss~· · , t" l' . t 1a· convenance. 1 ordre. la bea.u "• envren . 1· · qu'ils tJa,tnement des véntês •re 1g1euses · 'a · c ·ent Arnes d1'abord s,al!ls les compreru·d,re et t 'té re,eues d,am; 1'cu:r bas ilge par voie ·d' au or1 .

, f ·U"e la soupe! - C'est pour avoir de quoi a ._

~ Avance! poo:r dix lignes et une dem1 ft<uille, on n'en sera pas plus pauvre.

.Tean. ob~ft; Je père Bouin ,aq,raugea son papier, tl-empa sa plume dans l'encre, et traça d'une belle ~c:riture -de fourrier ,tu'.1\ avait: « .Paris Je 17 j,a·nvier 18 ... » .puis au-dessous, à la, ligne: A ·Monsieull'. .. . _ Comment s'appelle-t-il le Monsieur? Ce n'est pas um ,:VIonsieur. A·h! llab'I . .. 'Une dame a.lors! Oui . . . non ... ,c'est-à-dh,e. , -, Ab ça! s'écria le père Bo,111~, tm ne sais pais même à qui tu v-as écrire. . - Oh! si! fit l'entant. (l'est à la Samte Vierge que je ,veux envo,yer une leUre. Jean av-ail: six •ams, un p,a.nbalon, tll'ouê Le père Bouin ne irit pas. _ Je pl'{·suppose, dit-i.1 sévèrement. 1ue aux ·d eux gf'noux, des cheveux bl,on<Ts· bou: h t n'as pas l'ilntention de œ mO(lruer du~ clés, une p·aire de grand~ yeux :ble,1:1s, qUJ ssayaielnt pa,rfois de sour:1re, q•uo1qu ils e'US· ancien. Par file 11. ga,uC'be, :va voi:r dehors si !('nt déjà tant pleuré, une petite veste êlsê· j'y suis. .... gamme.nt <.,o,upêe, miüs tomba111t ipa.r la~Le petit Jean obéit et tou:na les talons, bea•ux. tel -était son exté.ri-eur; il a.va1t fro1~ je ·dis ses deux l)ied,s . .. P'?1sq.ue ses souet faim - ea,r c'était un so~,r. d'hiver, et il .tiers n'en 11 va.ient plus. ·Mais en le voyant ·ennait depuis la ve.ille à m1d,1 - q'llan? la , doux , le père Bouin se ,ravisa U.'IHl secon· SI , ~~sée 1ui ,vi•n t d'~crire 'U'Ile l-ettr,e . . . a la de fois et le regarda ID.1le'UX, . _ i:V!ille canons, g;rommela-t-11; li Y a bonne Vierge. . Reste à vous dire com1me.nt Je pe~it Jea~, tout de même de ]a misère ôans cc Paris: qui ne s,avait .pas :Plus écrire q'lle ]1re, écr1Comment t'ap.pelles-t:'11? ,it sa lettre. ·11 - Jeian. • b s dans le q;uaa:tier d'll• Gros-Ca1 ou, - .Jean qui? tI ,a- a. ' ·t ~op non Joim de l'·Espla,nade. il Y a.v·a.1 une ,. - Rien que Jean. . ~ct".lV·llln pe de " rédacteur» , .c'œt}-à-dire ,Le pa,pa Bouln sentit ses yeux q·ui Je pipublic qui pour quelques sous, rédigeait les. quaient, mais il !haussa l~s ~paule~. .. lettres d'e~ gens salJls inst.l'll.ction. ,Le •rêd·~c_ Et que veux-tu lui dire là. l1L Samte tcur ·é tait un vieux soldat de foTt maiu.vm1,e Yierge? d h•nmeur. pas 1,icbe, et qui avait le malheur 'l'et1x 1'ui dire que maman dort e- 'Je, ' 11 l'é· de n'être pas as,s ez ·écloJre po.ur obten ir son [)uis hier soir qu,aure beu.res, et qiu e e. . admission à J'bôtel d•e s Invalides. veille, si c'est .u n effet de sa bonté; moi, Je Jean le vit à tra.vers les carrea'.'JX, t~ne peux pas. maint sa pipe en att<'ndant Ja. vrat1que; il La poitrillle du ,vieu.x sol.dat se serra, car <>n tra et dit: . .· i! avait peur de cotn!P1'end'r e. Il demand·a . - Bonjour. Mom,ienr; je v1en~ :J:>OUJ' 'ÔCU · pourtaŒl t en,core: , , l"' nne lettre. _ Que parlais-tu de sou.pe tout à 1 h,euil'r: · _ ·C'est dlx sou~. répondit Bouin. Jean, - Eh bien! répondit l'enfant, c'est qo, tl q·ui n'avait pa.s de casquette, ne put rr'ôteT en faut. Avant de s'endormir, maroa~ m R· wais il dit poùi.menit:. Ya it donné le dei·nier morceau ~c pain. - Alors excu.iez. _ Et eJJe, qu'avait-elle roaingé" . . Et ,il ouvrit ]a .porte pou~· s·en .allel'; mais - li y avait deux jours qu'eille dis.ait: ]P pè'l·e !Bouin Je trou,v,a .gentil et lui .demam,, .Jr n'ai pas faim.» da: _ Gomment as-tu fait, qua'tld t,u as voulu . _ ,Es-tu fils de militai,re? ! · é'l'eiller? - Non, répondit Je vetit .Jean, j ,e suis le E)b "bien! comme toujours, je l'ai em· fi l~ ii maman. . brassée. - Bon! fit Je rédaicteur; et tu n',a~ pas <1·1x - Respiil"ajt-elle? wus? Ta: mère non plus? Ça se voit.

.-a, · '·

Une lettre à la Vierge

un


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malheur, !Ile fut point ressuscirêe sur 1 - Je ne sais pas, ~·êpomlit-il: est-ce qu' Ü'l'l'e .. Qui ,était-elle? Je 'Il<' sais pas. .a ou ne 1·cspire pas to11'.io·111·s? I\la1~ i.l y a ,c1nelquc pa•1·t rh1ns Paris, un T,c pi're .Bouiu tonrna la t-Ne parC'C' qt1c '.k g.ro,1ws lan11cs lui coulai,eut suer filCS ill ou1me, Jcu11e encore, qui est <t rfcl::wteu.r >, 11011 :i1~i,nt c11 échoppe ·C'O-mmc le p itre Boui ' J (• llo?f;, Il JJe r(•plif]Ufl l)OiHl ;\ kt f1Llf'Rtiou L lC 11 réchgc d'ùloqucnles chosL'S et von,; sav~ l'enfa nt, il (lil Ll'imc voix qui tremblait 11 n 1.ous ~ou nom. Appelons-le Jean tout court r,1·11 : co11111Jc n utrefois. - Qu·nJJtl tu J'.a:; cml>rass(•P, h1 H'as rien ,r,,, père Bouiu est w:üntcna•nt uu l'ieilrrrn,1nrur·'? Janl , h?u~:c'l1x, 1_01;1·}01\U':; '11-ouuêlc l101nme et -- Mais ,;i. El le c,tnil .ï.roilk Il [ait ,;t ,le :11.u:s bon C'IIH·ct.10n. .11 ;i·ouit cle J..1 ,!.\'loi·1·c du [rtthl. t•~M:'Z llü\18. << [ltè~,t 'l, :c:0111me 11 appelle paTCoi~ son ilclns. ·E t elle greloltnit. u'psl·-t·L' 1rns? l r'.' !11:; 11 acl1uption, r-l il <lil·, c·ar C°c'st lui qui - O ll: non ... rn-llc (•bl il; llcllP. l>elle! :,(•.,; 111 n raco11~é 1·ettc ,!Jistoi r r- flans co1nn1t'nct·d1-i1_:..:_ nw111s (Jlli ne ho·ugeniC'nt tia;,, fl-:1iC'J1t rnput '111 l '.Jt: Je ,llC .Sfl iS 1H1S l]llCl e,;t le ("l'OlSt':" sur R:l po,ilri.ne, el si LJla·m·hes! Sn t.ie_tcm· q.u1 11orlc ees lC'llrr-s-l.\. 111:iis eil pij 1• t·(' d,11l lout -il hl .renycnw, rlcrriè,rc l t' a11n1·{'ut il lem· aclres.sc cb.n8 le ci~!. t1':tYf'l'~i11 presque. rk sorte ,que [):11' la fe.nte l'. ]P, d,, N('"' yeux fermés, c•lle rivait !',ait· cle reg :utl('J' t,e ciel . Lt' p,\rc Boui 11 11e11sait: .J'ai envi.(, les r icJw,;, moi (lUi mange bien, Jnoi (]Ui ol>Oii'\ 1~11.'1J · • • l•Ju vü.ilà nue qui es·t morte tl<' la 1m! ... Lle f.aim! (LégC'ude lrngn.a,rrk) Il ·,1p1wla l'enfant (]:11i vint ,1 lu i; il J.c mit _C'N:i it en j:mvicr; U'llC J.(,gère co•uc lle LI~ 1,11r sPS ~c110'11X et rlit ·hie11 (].ourement· ll<'1.~e ro nvrn it .ln. vallée et la hlm1C'li<' s il- PPUt. 1a lettre rst écrite. et en v~y{•e. lto11e!te d n mont Ple111ren1· se <les,:inait Rlll' · d n><:Hr. :ifène-moi chez ta mère. 11n ciel gris rl':ndoise. L es vieux ,q ni i-e chauf- .Tc Je veux bien. mais pourqnoi plrufaient ~rès du poële en frictioun:rnt knr~ n·;r.-1·ous: Llema:nda -Tean étonné. rh1unat1.smeR disaient ,q11 ' il tomberait birll .! <' ur vleurc pas, 1réponclit .le v ienx solc1wore quelques toises d,e l'épaisse f011r,rn1·t· 1l;it l]Ui l'rrnlw-assait à l"étm1ffcr, eu l 'inonsous Jaq uelk, peu à peu tout se nivelait au 1l.t11I fü, ;<CS h\nnes: est-c:e q•ue les homtn2S fond de la yallée. L'hiver é t:iit dur; phrn enp,'n1t·c,11 t ? ... ,C'est toi_ qui va.s pleurrr, petit corCJ pour k btlcl1eron Christophe qui c1h/\.1 (':1'11. pal\lvl'·e chéri! Tu sais CJ'Ue je t'aime rnait. et qui :I.Jou,rt:rnt avait autom· de lui ,·n11miP .111011 fil,~ .. . ::\Ioi j'a,-ais 1rne mère 'll11C' c~ouz.aine de bouches bien endentées 11 :: nf's i. il .Y a longtemps, c·e~t sür! v-oilà que no~11T1r. :i:,a huche peu à ,peu se Yida it, et ].('~ .I" l:l rPl'O lS. i'i. travCl'f'l toi , Slll' Son lit OÙ elle uon·s rnngés sut· 'U'lle tablette voyaient n1 P <l it Pn pa,rt,rnt: ,< Bouin. sois honnête ci e.1a leurs rangs s'écl,airci,r. h o111mP. Pt l>on chrétien.,, T.a Vierge pen)l'on loin d.e la masur-e de Cbristo,1J,llc, 11111 <1,1it an-tlrssns clu lit, 1rne image de deux :•rnforta b!e .,rha1et élevait. fièrement son pisou:; Lllli smn·iait, qoue j'aimais et qui vient ": ~1011 sen IJt<· et ses galencs ajonré0R. Dau~ LlP n~e .rentrer da;ns le cœnr. Oa r j'ai été ] .;table . plu,:,ieurs vaClbes ,rnminaie11t .paisill o1111ete homme, c'est vrai ; mais pour bo11 h .r-ment. rt clans 1111e oba.rn-bre 1b iem cb::lllrle cllr-élie11. clame! J oseph, le propriétaire et .TeannP. sa femm<'. 11 Re lcl'a, tcna·ut touJours l'enfant dans se eo1!lia1eot la Yie <loure au milieu de .J' a · ~PR l.Jrns, et il le .pressa conhe sa poitdne honù:rnrE'. Pll. aj,out~11t, ,(:Olllme SÏI eüt parlé ft que]TT,np cllo~c tro1.rblait la qnlétuclt> <k ,To(J'll un qn 011 ne voyait pas. ~c·pl~: Lorsqne. à la St-Mirllel ~es tronpe:inx - Voih't. yiei1le mère! Voilà. sois conteua-1·aurnt quitt6 Je chalet de Lo11'1"l·r, nu-c1estc . Lt·~ amis se moqueront de moi s'iJ.s· vcuSl1R de Fiorn1ay, il arnit oubl'è d,ans le gre1,,1ü. Où ~u CR, je y,eux nller. et je t ' mène- 11ier t;rois 011.i e t s q11i lui faisaient grand ·1wrn '. lP 11et1t. pauvre ange, q11i jamais ne me so111. une fa t.nire (moule ponr les ,prtits fro· q111ttet·a, v,1•1·ce que i;a coc1uiue de lettre (JUi mag-es). ,me (,c11m-o-il'e à séré, et ,un frann:a vas ·été é crite, a po111'tamt fait coup clou!l':oi:· (bitton lhériRR~ cle bag,uettes servant n b,c: elle a cloonné à 1,ui 1111 père et à moi uu .p.f'l.nr le 1:iit 0a.illé). Il aurait pu. au besoin. CC(' lll'. s Pn ,p1·ocurcr a·ant•res, rnais il ten:iit i1 ses C'est tout. La pauvre femme morte ile

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Pour une fournée de pain

Jl·:'.:18

babitu,des . D"a'l.1tre part, o~ aiss·urait que ralpe üe LQ'\1,ic était 11ia11t(,c rlani; ln rn:rnrni~P ,aisO'n p::ir les so·r ciNt- et ]{'s N,,pritR i; 1 i11~. il ne se so1.1ci.ait guè.re cl'::iHN les 11 1 :iffrontc l'. i:·p11 (,,t tuul IL, village snt (JUC .Toscph off?·;1it -trne fo1urnée de 11ain à celui qui serait :1~~··1, au(lal'kUX ]JOUl' HUCI' (Jllél'il' ]CS ul>jets ,, i,li(,s ,lP ni,nuièrc il se trouver il minuit 11 , 111, l<'fl lieux. · llhri,tophr J',nt le ~rn1 Llu vil'.age (rui osât t,,Jti •'l' ,J'a\'e'lltn1·c; il Hnit ·ùon -pèr1' et très a11'l'l't', ne fiallait-il pas 11011rrir Res clou11e en, 11 f;11Jt~? Tl 11.1,rl it 1lonc, y(-tn .r1,,1rn costume ~1,is où ro11 aurait pu rcrnarl1ner d·e 110111.breuses pi,,,în'i>,

-- r,nva, oü y·::i s-tu? Llcmaudèreut les en-

f:111l:~ illt!'lli CtS. - - 0!1e1•t'l.1er L11u .pain, fit le .père. et coura~t'1t,l'Dtc11t il :;e mit <"ll route cl.tus l'.(,.pabsc ni, i p;l.~-

Ur u'éktit pas cl,rûle, et plus ü"unc fois \lhri~lo,J:,he 11ut tenté cle rehrousser ch emin ; 1 1,, <·i·el où pointaient cle ra1·es étoi es se1111tl:1 i t s·,1 s,;om hri1· ·rncore a u-Llcssus de Fion· 11,;1,1· ... Aninrnit-il au but? 'l'out-/i.-('011,p il s<'mbl·:i l'C"])l'P.n,clre oourage; il n,·nit RO'll.t;",f' qnc lil-lla·ut.su·r Ja tMe t'Le 1,':o,1111a~· dont il nprrccvalt le" noirs sripins ,·011.vf'.rts clc neige. Pierre-rles-Tf•te,:, le s·a int ,,rn ,i(f' , lll'Hit sn rlemenre. A c·ettr 11en,:(,e i\ s.• trouva moi-ns seuil au milieu Llu désert cle ~!arr. Il ennit c . q11'on cli~riit centemi·ire ou ii. 11r11 près, était clans sa :hutte cl1ont J'iutéri1•111· to-ut tapissé de pe:n1x Lle c:hamols, ,1'1111 rs. llc reJ1arc1s et cle marmottes of,frait 1111 asile irrq}énétral>le {1 ll froid. L 'ermite lui· 1111'11ie ('ta.it v·ftn de pea11x, et ii. la ]'ue'lH' ü'u111' tor,·he cle •l'ésim•, ]'appinition {!ta.it fan· ta~ti.q:uc. Lorsq11.e •CJ!l'istoi1Jlle E>llt exJwsé son cas :Ill sni11t vieillarrl , celui-ci hli ,remit une ser[JPlte, une .lanterne ,et 1me hachette. Qnc ferai-je cle tout cela? demauda. Je 1i:tn\"l'e homme. ~o dhercille ;pas ii. Je savoir. ,r,ôpondoit Pierre d es-Têtes. et surto~1 t ne t'arrête :pas ,pour rt'g-anler e11 a1,rière. Christop,he reprit sa ,courn·e av.entnrcuse 811 milieu de::: neiges. s~iivit U/lle étr-oite corniche 011i longeait le p récipic!', 'la Inn terne fü, ;' ermite le présellv·a rle plus rl'•nu cla·ngc-t· pnrmi l'effroyable c'haos œe rtYrs et de racine~ encl!evêtrêes. A.11.1 bout cl'u11e heur·c, ha-

l<'t:int r.t h:ir·ai<isÎ' . il touehait al\1 ohalet cle Lmll'iC'.

Lorn.•.1u<>. pnr .la ,]1<».:'tiuu 11,,,- MolkR, 1\ Jn(lll ,1. tlen1it l'tl'(' mi•ll\1.it. il rit 1111 (, rrort t1nnr ,·aunrrc ~a l<'rt'<'nr Pt !J1lrnclnbil Pll t\'C'JJ1hl:111t l.:i ckf ,lmw \a RC'J'1'lll'P. T,fl porle ;::rinr;:i. ::<1H' ~C'S ;::on(h. 0t <lf.i:'i , 1 'a (;tihk lt1 C'Hl' rl e la lanterne. i1 nJwr0eynit \a f:llnir<' .pns(·e sm· le tnhlat ((·t~,;::i'rP c·e11trnl•E" tour11ant sm· son pivot). :\lais lors,1u'il voulut s' c11 saisir. le \.nhiat se mit >\ to1wncr sur sou 11ivot ayr•c u11t· rn11;,l't(, vertiginense et, n.u mêm{) inst:1111', la c:ha•tN1ière clc cuivre du chalPt s e Jllit i°l :c;o11nN comme 1rnc c1 och 11 les 12 cot11Js rl=n sr11J~1' a

L1at ùe minuit. Christophe. résoh1mcut p1:i,nl:i 1:t srqwltc c1r !"ermite clans le tablat clonl il parvi11t il rn lrnür 1~ mou.verne nt, et se saisir t1c la .ratnirr. 'lV[nis. an dünzii'mP ·<'011[) rle 1ni11t1il. Jp bruit d't1,ne claJJf'e {'·elwvr'fe clrs·1·c1Hli l clC' la son1w11tP et 11armi l:i faran<loh! des c1(·111ous 1NH'

-

-yoix :i.i.~në cri:,:

A,pil'e-hou! Apil'le-hou! (Attra1>c.. 1t;! .\.t-

trape-le!) - Y.o poné JJas! Yo 1wné ,pas! (.Je W ! 1wux pas! Je ne JJC'llX pas!) A.ver· le {'Ol!l'a~c .fln clé>'<'R!loir. C.hrif'to i1llH' tlét·t'O('h.t clt1 lllll'l' l'.fw1m1oir et l.:1 rrn u.:.;:<,uire . pnis il se 1Jl'écipit:i ,11ors clll C'hn1rt r11 friisaq1t tou r noyer a11-dessns cle sa ti't c la hadrnttc cle l' ermite. Cc fnt. rnnl;;rê ln nrige qui 11a,tHlysait SP.S JIIOUVements. •\lJJ(~ ro•nl'S() "'rtip:in,e't1se. Vinii;t fois il faJl'lit s e 1·ompre h cou ell ir1 :1.ssaut cla·ns les sombres d(~l'ilés dt's ·: Jout ées et c1 n 'Dassier. ;\[ai,; il a llait, il all:iit toujtmrs. lamlis riu'an foml (hl précipice la Drn11Re r.:ronrl,nit. dans ,;on lit rocheux. ·que ,le veut si.f:fiflit clans lt'S R-apins et (llle. tk toules part,;. ·'<·s 1,,. gi,0•11s des din,blats (!'ni s'étaient J11is à sa 11011nmite cr'.nic.nt dPS inalédi<:tious que .rf,p0taient !es ·échos; eu batit. sur les r,o,t·l1er,; l'll 1has tl1ans l' abîmP, les yoix parlai-e ut: - Apillce-llon! A.pille-ho u ! - Y.o ,poué pas! Yo voué pn,,..! Mais Ch11i.stophe 11e se ret,o nrn,l .pas; H bo11,tlissn.it, cotH'ait, ic front i<ui,-:s-el:rnt rnnl· g;ré ·'.c froitl. F,n,fo1, au moment où il ·alln it 11wttre le 11icdi ,Jwrs ck .la limite (], ~ LUpe. ln t1N11ibrc srntiuelle, 1.m :i.ff1'Qll'X 1rtit <l é1uo11 rrn i nJl::1,it ra rrêkr an 1mssa,ge. })O nsBa nn hurlc~ment de ·rxige: - Yo .pon6 11as! Panlié! ost tot cns.u de fils (1' Agnict,a ! .Te ne pe·tu: paf>! Panlié! il est tüut co n-


105 su de flls de Ste-ÂJg\11,the! Que'l,q,u.es instants a!l)rès, Christophe aririv,ait ohez l'er.mite, pâle mais r<uisselant de SUem" matg;ré ]es 15 degrés de froid et la mâclhoi:re ser<r:ée comme Uill' étau. ' On ~·a devinoê; avamt die parti;r, Om-istop•he awa:it eu soin de passer dans ses vêtements des fils entrecroisés, <bénits ,l e 5 fév,rie1·, :Je jorur de la ,ste-Agafüe. Ces fils ,ainsi que Ja serpette, la, lamterne et la. ,!rnohette de l'ermite aiv.aient eu: le ,pouvoir die mettre le :pruuvœ-e Ot111istophe hors d·e l'atteinte des démons. Il avait .ga,gmié sa fou,rn &e de ,p ain. >Mais on prétend que J,osepb ,ne tira pas gr~ind . ,profit de sa miéohimceté. ·Les objets qm. lui fu~ent lf!IJJl!Portés pa,r Christop1he sem. blaient. ~.u1 ;p_orter malibeur. Aucun fromage ne sortit entier de La ltlatufre, ou :biein il ren•vers,ait ,s,on laJt, Ja. f.ran,g eoire, récalcitrante r~l'usait de p6trir ,Je ·la it c,ai,llê, et chose :plu~ g 1.a,ve, ~es va{!hes déo t:rissaient lentemen.t. I , Hé suivant, ·lrt. plus bel1e du troupeau tom. ba d,ans _les précipices qui avoisinent l'A,TII)e oe ùoU1V1e. et par u ne nuit d'orage, Ja t1o11 . dre tomb~ Fur le dha let et foudroya Jos1;ph, ta:nd.1:, que su,r .JM hauts roclh,e rs cte si:rpstr~s ric anements se faisaient entendre phaT~I les ex<C'la-mations: Apille-hou! ApiHeou. Qu,amt à OhristolI)he, il ne 'Vou~ut plus· j,amais metke un pied sur l'Mpe de Louvie. E. V.

Les Bisses du Valais Le bot.triste !I)aircourant .~.:, Va'1ais remarque sur le flanc des montagnes des lignes horizon t ailes, souiven.t supellp()sées et reco.nnaissa bles à leur •vlégêtation exubérante: ce SO[lt d,es canaux d'irrigation conn.us dans le ,pa.ys sous le m-0m de <<bisses>> (Wasserfu0:1ren, dams la pa1tie allema,nde). L 'existen1::e de bien des villages v,alaisans devieD,<kait imp~ssjble sans elles. 'L e terrain morainique. dépot d'a1n.ciens ,glaciers qui jadis O!Ilt rempli •les valilêes, ,couvert d ' une mince œucbe ·de terre végétale, coinstit.ue le ·seul terrain capable de 1·ecevofr ·une cuiltu~·e à cond'ition .d"être ·~rrosê. Mais 1'eau du ~lei manque; le Val ais, sous Je ~·a1Pport du oliimat, et de la ipl,uje en paœ·ticulier, constitue un tlot e>n Suisse. Les Al!I)es, cette 1mmense chaîne de mon1

ta.gnes, pareille à uDJ.e ê;pÎ'l1e dorsale trave,. sant Je centre de l'Europe, reçoi,v ent, seioa Elis.M .Reclus, le quart de la pluie et de la rnei.ge ,q ui tombènt sur ,n-0tre continent. Dt IJ)rofonde~ va.l'lées y oint -été creusées par dea torrents .impétueux . .De Valais oonstitue llQ de ces sillons, à nombreuses ra,mificatlo111, entouré de tous côtés ipar les !hautes mOOJ.ta. gnes d:e l\Europe; ~m huitième de sa1 surr1. ce est couvert oe glaciers et de 'neiges ~ter. nelOes. i()ette barrière es,t d1ffici!ement flra11• clhie ,par les nuages de pluie. •E n effet, 81 nous :onsultons ~a carte pluviométrique ~ la ,Smsse nous con1,tatons q.ue le maximu111 de la· pluie tombe sur 1e massif dlu! .Goth~ et son ,voisina.ge, plus de 2000 milnimèf:ret .par an, et le minimum - 600 à 700 millimèt res - sur la va>llée du Rhône et les Yallfee latérales. Dans ·c ertaines ann'é es, œ chiffre est ~oiu d'être atteint. en 1894 on ~ recui>illl à Sion 357 mm., à. •Sierre 311 mm., à .Loèche. Ville 387 mm . et à Zermatt 443 mm. te hauteur d'eau mesut'ée d'ans la même année 1894 est de 1032 mm. à Lausa•nne et de 1424 mm. aux <Avants. situés à 1000 m. d'altitul:le dans Jes Alpes vau,doises. ,En même ti>mps que la piuie ma,n que. la tem:~ature, da[ls le :fono, 'des va,JJêes, est très élevée. Cette ,pénurie &eau pluviale a obll~ l'ibabitant o,u Valais à irriguer ses cultures· il arrose non se11Tezn,ent ses pr,ês, mai15 se~ champs de blé et ses -vignes. ,Pour se iprooorer l'eau nécessaire à ces -irrigations. le Valaisan est ob1i.gé de Oa <!hercher au fond des va.])êes, souvent à sa sortie d' un -$lacier, et •de 'la COillŒUire d,a·ns d'es ca•naux 1e long des escarp·ements ides montagnes. L,es bisses. <lO'Dt quelques-uns ont plu~ Ile 20 kilomètrl'A de long, sont ·g 'ênéralement conia:truits en bolA, sanR parues m-étaUiques. ,Leur -diamètre varie de 40 œntimêtres à 1 ,Ul. 20 de largeur sur 30 cenümêtres à l mètre de 1bauteu1·. ,L a pl,upart oes ancien~ 'bisses d'.ébitent 100 litres d'eau à la seconde. q.ueLques-uins. comme ,ceu."I: de Savièze. d'H~ rémeuce. de la Lienne, 300 à 400 ,l itres. Auoun ingênieUT ne iPl":éside à l'étaiblisse· ment des can.aux d'irrigation ; le bisse est oonsfruit ein entier pa;r le ,paysan et pu ses rpro:p,res moyens. /La bar:diesse du tracé et la ténacité id.ans rexéc11tion fra~i()ent de respect. Qui dira toutes nes :peines. tout Je labeur, même tout l"·b,êroïsme que comporte J"ex,écution d •';un tmvail de ce gernre? Le bis· se, touljours t'O'llstruit en ·bols. est souvent suS[Jendu aux pa'I\Qis de rochers, i•l fa ut l'en· castrer 'dans le ,roc, l'étayer, creuser .des tun·

nels, le gara•n tlr contre 'les avalanches et le gllissememt des terraill's. Sou,ve_nt détruit, il faut Je refaire; il faut le surve1Her constam!Xlent, le 'Vider en ,a:ut011Dne, ~e nettoyer et le remplir au printemps. I)orsque le ,rocher est en sm'J)lomb, on ne peut descendre un homme comme ce!-a se praüque ,g ên,êralement pour 'l'éta•blissement d',un bisse 1ongeant une paroi d'e rocher. Voici la descriptio.n (JUe fait ,M. A. Fran· zoni de la construction du bisse de Savièoo le long ,d es roclhers de -Brenlire : Ullle s,i mple ,pl8'n<:lhe awuiyée sur la ,première console, est fortemelnt dhar.gée d '·un côté afin d'e faire contre,poids à !'.individu qui d•o-it avarncer sur Ja partie ,ba/Uante pour ll)ercer Je trou id'une nouvelle CO!llSOle. 8uSrPendu dla:ns le 'Vide, à obev.al sur sa planche, l'ouvrier travaille et avance rpetit à petit, ·établissant ses niveaux e-0mme ·il peut, ,pour rejoi'11dre d'es poi.nts de repère qui lui sont fixés depuis rautre côté de ·,1a va,!Iêe. Une fois la ,console établie et bien caJiée. il pose ,J a planche dessus, !fixe df' ,la même manière la cornso•l e s,u•p-érieure qui sera reliée à l'autre, et ainsi de suit.e. Sur la iPa,rtie de la ,c onsole infêrieUTe qui dépasse ,Je conduit se trouve une rplan~he oe· vaint servir de !Pa·ssage au surveillant et aux ouvriers du bisse. ,Le ·bisse de Saviè~. un des plus ha.rdis du Valais, est faJcile à visiter. .Verntl"ée se trouve à une petite iheure au·deSS'Us de Savièze d'ans uin, .b ois de iPins qui abrite 1,a pit· tores~ue chapelle de ,Sainte,Ma1·gu,erite. Un sentier longe le bisse sur un ,parcours d'une demi-heure enviro;n, Le canal, dont les eaux sortent ,du glacier ·a e Zanfleuro1n, longe la va1ifée de la Morge qui desœnd du ,Sanetscb. Un premier .pefit tunnel es{ facile à co~tournel\ mais bientôt O'n arrive à. ·l a partie r,ommée le ,Brenlire, où le ,bisise est susperndu dans Je -vide. li fa11t non seulement un .i arret solide. mais une tête ,Jibre de tout ·ve·rtige fJO.ur tra.vers,er le passa,ge; on contempile d'ici 1es salpins tpar le sommet. rGrâce à ·un trav·ail de I.M. Rauohenstei!Il << Die Bewiisserun,gskanale im K·anton Wa!Jfü; >>, Zeitscbrift tür Schweiz. ,Statlstik. 1907 - ingénieur à Sion, nous S-Ommes il. même <le nous ,rend,re compte de l'impoi-ta'llce ·des bisses IPOUl" le canton rd'u Valais. Tl est probable q.ue les Romains êta,blis rtans le pay·s avaient d·éjà construit des canaux d-'irrigation. Le nom de « Heidenleitl:•ng » (ca.nail des payens) et des vestiges <l'·anciens tra·v,a;ux donnent que1que cl'êan<!e à ·cette tradition. On a irrig.uê dans les en-

virons de Bra,mols au onzième siècle et te bisse de ,Olavoz est mentionné au treizième s iècle. U1n des pli1s anciens documents par1aŒJ.t des bisses est le testament de rêvêque 'l'a·velli du 11 décembre 1366, fa,i t aUJ château de lai ,Soie, ,près Sion, en faveur d'An· toine et de P,ierre de ta Tour. Le village ,d"Ausse11berg, en face de Viège, garde un document <le l'annêe 1311. mentionrna.nt uu 'bisse dêri'V'ê du ruisseau de Bitsc;b; lors de sa construotion, d~uze hommes doivent y avoir trouvé Ja mort Je même jour. •M . Rà,u.eohenstein cite plusienr.s an-ciens bisses: un condruisant •l es eaux du· glacier de Fiesob da,ns Je villa.ge d,u même nom; le :\füblibadh à ,ETnen, les bisses d,e Varen et de '(::;!a-vû'i1; datant tous des d 1ouzième et treizième siècles. Ma.is la maj~ure partie de ees conduites d'eau ont pris iuaissance a·u moyen-.â ge. ll y en q, de date récente, nés cl"hier comme le bisse <fls,i ère, ,construit en 1904, celui ,le la Lic·nne, à. Sion, en 1901, d'e Nieder-Brigue, e.n 1902. Quelques bisses, ce· ·1ui du Mont-Orge. de 1895, celui de Fo'llta.• nett. de 1904. et ùe Lentine, servent uniquem<ent. à, l'irrigntio•i dl'"' vignes. Le plus 10,;; 1)1:,,Re rst ('elui d'e Saxon, qui mène nes eaux de la Prinze sur UJI:!. [Parcours de 26 kilomêtres. . •L e bisse de,s A11d:a1nne11. à. A·yent. ,a ume longueur de 22 1/2 km,, celui de Levron 21 km et ,le Zinansbacib 20 km. Les quatre ,b isses dJ ViS(Perterminen, audessus de Viège, out e:nfemble une longueur d·e ip1u.s de 80 km. dont ,près de 4 km. en tunnels. Le Gebü,n denkan al. sur ume ,lon , gueur totale de 7150 mètres a 2.540 mètres en ,galerine souterraine. La ,plu[Part des bisses l()rennent l'eau des torrents, par •les rrocédés les plus ê!émenta·i res, entre 1200 et 1800 mètres d'altitude. D 'a.utres s=t plus haut et puisent l'eau _au sortir du glacier: ;e Heidencanal au g)ac1er de 1Ga:usen à 2500 mètres, la ,Berge1·1·n (li Goms) à 2400 mètres, au pied du ,g lacier de Wanni. le canal de Cbervals, 'à la mtme a·lt itu.die au ,Gra..nd-Désert et ·le canal Roh. à Lens, m-0nte :à 2700 mNref< au ,glacier de Plaine-lM•o rte. •La longueur totale des 20ï bisses mommês par IM. Rauobenstein est ia·e 1400 km., leH canaux diêriivés non eompris. ·Le coot de 11'"êtrublissement, surtout des ,anciens bisses. to'Us faits en c-0rv•êes par les ba:bitants inté·ressés, est dl1ficile à êbblir. Actuellement le ,p rix de· revient d'un bisse ne illêcessitant ,p as


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trop de trava'llx de mines, varie t!Dtre 4 et 6 f!'an"s ,Jp mètre couraut.

Quand le ,bisse a beaucoup d'ean, la l)artitiou se: fait à v ue d'wil; au cas cou L'eau ·antenée JJ,ll' les -canaux ùïni,:;·a tiou H d es tJnalit(,H 11ni vat·ie11t s11i·vaut Jp tPnain rt•, la :,orlic lle l'<'au se f::t it très s trictellll!Qt g,;01ogi,1 11e <l'oii s·ol'tP11t les 1,our(-es. Les terp.il' tk.~ ti"o11s t:,nTés qui iicnvcnt être fer. 111î·s ù. vol,onté. ra iuK à l'Oches UJl'imitives (grauit, g•nctss, s<·!J i1,tps t·i·ista'liins) fou rn iss('u t une eau ril,es sommes co•11si ll:{•ra i.JleK a,ff',·t l('c,s l'II e'lH· c•11 Ra I.Jles coutt.mant cles [Jihosipliates nl\'n,a '.,; :iux ùi1,ses - le biss(• rle Saxo11. <·ona. calius, qui est -tm ex,ceU!!'llt engrais, ta,nd'ls iruit nu mL!ien du siècle pa·ss<\. a ,coOt<\ ~ lJLJC !01, A.l11e:s ,c aleaires donuent une eau qui min'e foa.11cs; Je nouveau bisse, le GebUdeii, ue 'JIOSsède pas cette q1w.lité. :) Visperterminen, a été ùe\'isé i1 100 lllille l'i e~t lf.iffi cilc de dire quelle ·est la s ur· fra·11cs - montrent suEJ'isammeut l'ini:Por. fac.:c de::; Ntltures iniguées pnr les ùisses; tante 11ue l'agricnlture y .1ttn c ù c. Un0 :.:-ran )1. Itau1.·lhe11stei11 J'estime au totM à 200 kidt> partie <les eultnrcs devraif'11t é'tre alJan. lowc:-t11es ear11és, on 100 hectares eu moyendo11n,fr~ le jour où lf's his~es 11<-' 11011rrai1•u1 ue par bisse. 1/us fonctio:nn{)r. 1La partie 0xt(-ri0urn clu Y;l'lais, de l\ia,i·üguy a!1 J,1-c L-éwa11, étant Les bisses a.!lflrnrtien11e11t géu,6ral0ment it s111'lïsmume11t an·os·é<' tiar les 1[)h1ics . 11c con_ th·s col'JJoratio11s. ·Les règles ·(Jui régissent naît ,pm; les ,bisses. En clcliors tl II Valais, il l'Plllploi cles eaux cI'IrrigaUon sont aussi a un·y a Ill!(' la Y:lllée d'.Aost.• qui prés t•nl.<' d('B tit1u.cs tJlll' leur origine. A la tête de c.:haquc (·a1·a e ll·rf's m éLéorolo1;;-iq ues itl011tiqt1'<.'R; 0~1 y 1.•ut1"011rise se trouve un « métrai ll, nommé .p,11· 1·:1;;:;cmWéc ùes con sorts, ainsi ,1u'1n1 pr;i ti tJ ll(' C,g:1 le1ueut l'i1:ri;:rntio11 dc•s r·11.ft111·rM an nwyen <Cle canaux dlêrivés -cles tol"renta adijoi11t -0u ;;cc11était·c. Les « ,p rocnrenrs J> et cl(! ·111011tag·11e. G. BUltltl!).K Je~ (< arzieux ll JH'ésidrn1t et ùirigent la répartition de l'eau:. L'cutr.eticn du bis'se exige un i:ravail ,v resq 11.e continuel, surtout en tenl/ps cl'ora.ge uü toutes sortes d'ac,cide-nts peuvent surve()'c><t ('n rn:JJ <lll<' '1'héo1r:1llr;1~te HPnnutlot. 11 :r. li s'a•git alors üe 1·éparer sans délai le~ 1n0,1,Pci·n des plus ,1 istingut•s cfo ~OIJ <''llOfllle. vc•1tes ù'eau. Pour -quel,ques bisses, les a<:fl,ntln k prernit'r .io·urn·a! ùc so11 ,pa_,,:-;.: c'ë,. t:if!enls sont assez fréque-nts püm· exiger la taH 1a "Ga;o;('tfc ·cle l<'rn11ce 1J ; l<' .io11rna1 11apré:;encc continuelle d'un sut•veillant. C'est raît cnco,re et il Pli est il. ~a 2ï 8e an 11(•e le c:as chi bisse de Riccanl. dont ·le gardien <1'rxisteuce. l1al,ite tout l' été une •hutte abritée par une Or. cle,1H1;,s Itf'naurlot. Jp,s ju11.1·n:111x 11'n11t .!.;'l'u tl0 flaus J.es gorg·es cle ,Ja Nœvizau,ce. Le fnit Qllf' crnftr<' Pt multiJ1li<'t' 01' l'ai'lllal1lr l·o u1·ant d'eau clu. ùisse fait tout'ller une 1roue lc•'ctc111· qui lit t:e,; ligues est loiu 'fle Sl? 'tl<1u· t111i, ù, 1,on tour commande un marteau frapter du nombrn i111uo-1u10e11sm"n,hle t1c fo uilks .p t1 11t s m · une planche. Le marteau cesse de qui ~e 1rnb.licnt ù, l'l1eure a c tuel'P! frapr,er dès que ,l'e1n1 ,du canal ba.isse; Je ilurveilln nt P:st aius-i averti ,qu'une voie d'eau Le journal a cuva.h i le mo1Hlf', H ·u·est ,;'c;.;I. ,clfü,larée s ur le pa r,c011rs. ,Dans tl'auv as de village, tant miutrse'uie soit- il. 1111i IH' trp~ (t1droits, le marteau est r em1p 1aeé uar l'(:c;o ive llill<'. deux on trois .fois par .~e1na i1 11JJ<' clocfüe clo'Llt le son s'eute11d de ,Join Pl ne 10 g1 anà ,jouL"na'I de Pari·s 011 la .' ~nzeltc lor·a lrJ et ,qui ue soit :iu 0011rant des {ait~ t't qui, a,a 1· son s:i.lence, avertit les intéressés ,f;'PStC',; (le lJOR hOIUilll('S 1lu jour, (Î(',; :l"l'.1 t:ll',; (Ju·11n a·ccide11t est survcnn quelque [Ja.rt. rle te!le on t{)!le prin0i!sse de .ln Tnmpe ou 'Ln réJJartiti,on, de .l'eau du ·bis,;e se fait cl'u11 a,ssa.sRinal « r1i l)rimo cart-e.llo l> per:iu iwo1',lta t.lu nombre des actions . Au biss,e 1it·tr(, t.k l'nutr0 c<itrh d0s merR! <Îl' isnvièze, la j,ouissance ·de l'eau est r~partit• ~llr 830 ll<'tions. Oha,que nction. d'une vaEt cPJ.a ~c· (·On.(·oit: fort 11nt1wel'P1npnl. .. 1,.11r <l't"n,viron 35 fran cs, donne dr,oit à. trois lr Journnl c~t le clessert <lu riche et ln ~ou11<' fÎll ]1'1Hl;Y.I'('. llt•ur<',; d'irl'i-gatio,n. Le canal est di-visé eu ,;ix quartiers ou sorti0s d 'eau. neux « .comA Pa ri.~. ,e u l'n 1J cle .:::Til C'" mon. il R<' pu JJUtisi<'s" sont c,!Jargéi, ,du. contrôle de la Mi<' 3ï!l1 jo11r11:n1x: il en exist0 !'ilS!l rlnns Jouissance de l'eau. L'eau ne peut être l<'s rléir,art<'mcnh, <>t 320 rlau,s les coloni0s nbfoéc !Jors cl.es li mites, de la commune. ifr.1fü;aisPs; soit. at1: total. !)30() ~:1;,:el t.P~! r;ea11 du ibii,se d·p Riccarcl. i\ Cbala,is, est Ces .io11rnanx. Yariant clr quatre ,/i soix11 111 dh-i><C•e eIJ 18 « bumetins >J par 24 heures. ti> .r n1::-es. Sf' 1·ép:utis .~ent .111 point rl0 vn0 clf' la ,pfriodieit(, en:

Les journanx

uotidiens, l4H trl-lhebclomncla ir0s. 9 348 qt dom.1claires, 1372 rnrns11el~. 592 1 1)1- 11e 1 . -Gn l 1,r·""1111·ers , 1s, . LU trime,s lnels, 1 · ,., .... ,,, • -Jllen,;ue q.j a \Ill ucls.

Or on ne tient pas, en France, le record ch>,; j~ur1w nx; et c'est l' Amérique (]Ui, na· 1tll'f'liPlllf'llt. (] (,tient ~(' '.'('C'Orrl . Dans 'del~: .\111ôrit1ues, il se 11ulilie 14,917 reu_,1 es 1J . IJllquc~, c1011t ,la plrnpnrt sont q111ol1(11enue:, 1,; oll lrh1L1oti,<liP11nc.; et flont <Jll<'l<JUl'H-n~ir!l 0111 JS 1r:1n·rs de .c: rnntl for111al , ,1 ('UlllllOSJllUll <•0111pa,<'k:"' le (f Dni-ly nll(1 New-Yo1·k Press." a r.o pngr;.; et w1raît deu x ,f'oi.~ [1-at' Jom· · · · tl eotîle nn sol! ,. TonlC1i:oi,;, m, 11umé•ro <lu « ,TOut'11 :1J 1: c: icl n ti<'nt <'n France IP r <'ro1,1 ,Tc• tom; IC's i<nirHnux; <·'t·,;t Cl'lui clnns '. e qnel a ,p:n·u <'Il. ·1 !>on la Hsle rl0s rôr·o,n,'JH·nst•,s aeC"orrl(,~s ;;ux <'xposanls; il a.valt 1300 11a·g<'s,. _'Jli>irn;~ .j k"'. 143 ~T:11lll1JPR ... C't SC Vf'lllÜfllt. Û ,Û,). :voicl:; cln 1iapier, P'é· t~it ·u n v/lr1tahl_e 1p'·1C('IIIPllt (Î <' p(\1'(' de fn111j,)lc,. C':'\r !P.S /lp:f•Ô~•t,; rlu, eoin i<' lJ.1.Yaicnt'. ù rniso11 ,rJr, trois <ou,; h 'I V)'(' la SO llllïl(• (l(' 2:, ~Ol!S! ·- r,: 11 •F;·~n,.:•. ]P ]ll'l~ fÎCF f<'lllll<'S p\lijJliqup,; ,,,t rP1;1 ti\·c,111t'l't (•ic,·(· . .. il varie rlP. 1m ~ou ù r]!•ux fi·:111 <·~ 1<' n11111( r.n. J<)n ,\ 1nt.,l'HlLH'. on ., <'"l'i njn~ ~'l'~i;,l~ .iorn·r..1nx nu prix <JP 1111 " _ ., ' • n '0

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Le Dimanche et l'Alcool


108 109 time et son rôle nécessaire dans le dévelop,pemeut ode la vie. 1Le dimanche bien em· 'I)loyé est le -boulevard de la moralité publique. Il sauvegarde l'ordre. il protège Ja fami11e, il favorise l'épanouissement de ce q u'il y a en nous de vérita·blement noble et ùivin. :Les moralistes. Jes législateurs et les 1118.· va nts sont to,us d"-accord snr ce :point. Les dimanches, •bien observés et sa nctifiés, sont nécessaires à la santé et a. la conservation de nos forces, ils .prolongent la v ie de l'homme. •Le ilocteur Mussey est arrivé à la certitude q1J'.l1m jour de NllJOS !l)a·r semaine augmente de sept a nnées ],a durêe d'une vie de cinqu an.te ans. Une ·foule d'a utres produisent ln même affirmation. Un travail continu. sa ns arrêt, l'ait néces. salrement descendre le •n ivca u de nos for. ces. tandis que la nourriture et u n bon nir r c'èvent ce niveau . Sans doute le sommeil de la nuit répa,re une partie des pertes que nous avons faites pencla.nt la journée. m3Js il DP suffit pas oomplètemeut à. oomlbler le tl éfieit q.uoi s'est prodnit pendant les rb eures <IL• tra mil. Il résulte q11e notre aip,tltude de tr:ivan ne se trouv" pas, le matin. exactement à la m~me ha utr ur que 24 •hPnres a,uparavant. Le nive:iu de nos forces ,b aisse de jour en jouT. Pt cettP :baisse est d'auta,nt plus prono.n cée que ,le travail est ip!,us ;pén\. b!e. Je 1·el))os de la muit ,moin s long. la. nourriture moins substantielle. l'air qup nou s respirOTI !! de m1it . m-OiDR PUJ', Pt<'. [e dim :incbe a r.riov,e ft pl'opos po,ur tout t•emettre au ,p oint et les 36 hPures de repos flu samedi soir au ltmdi matin l'am ènent toutes choses ii. leur état normal et nous fon t regagmer les forces q11e nous avons pe1'<1,ueR pendant les six jours de travail. )fais il e:sl évident que si nous détoll'rnons IP, jour de .repos ,d e sa vraie rlestination . en IP consacrant. soit au travail. soit aux ex· <'i'>s du ,Plaisi r. les ,pertes d es jours p ré<'é· <lents ne peuvent être l'é,pm·~s. et l'o;n deR· ,·enrl ai n,:i :J)eu i'i. pen j11sq11·,1. l'é,puisement coll!l)let. c'est-à-dire j,11sqn'à 1:1 mort. 1J:1benre actuelle est sér!Puse et solennel· le: d'une part, la lutte pour l'existence de· vient de plus en plus intense, les rap.ports rconomi·q ues somt rendu:;: toujours ,plus difficiles et. d'a11trP part. les con sden.ces suhissent un affaissement mol'al q,1i sem1blP s 'accentuer de 1)1UR PD plus. A n travail de l·a semaine qui épuise. suoeède souvent Ja j ouissance sensuelle qui s'emip<i.l'e trOJ) sou-

veut de la jeunesse et même de l'ih . e bOn•bem· dans aucune sociétê. se dêvelop- l>ie1· poul' réussir ,l e piltê de lièvre. fait. li y a de nos jours comme une Et di1·e que je ne pourrais ;pas Y golltei, sée irré:sistiible vers le plaisir et les joui ct se fortif ie. E n effet, le patron est, d:tns [D.aison de Dieu. au même rang que ses 11. ce pâté, avant trots moTtels jou1·s! Nous ces sensuelles; ils séduisent, fascinent étions eu eHet ::I ll vendt·edi matin, et il va ·er·s· le maitre u'a pas 'UDe (Plaee plus conduisent aux actions les plus 1blàma >1ans djre que le précepte d,i l'Eglise qu.i dé· urrt ' · t e,·êe .que ses domestiques. Tous reço1ven La dêballChe et l'alcoo!isme, ces deux fend l'usage <l'alimeuts glui:;, le ven<11·edJ et 1 uiëme doctrine, doivent rem1llir les ml'res jumeaux . semblent choisir le diman !" s au1ed i, êta it ri goureusement · o.bserv;, es devoirs et se lllOU'l'l'ir ·il la même table !1) joui' divin et p ro:fita.ble entre tous dans Ja maison. Il f aUa.it une ordoon.an<:e dours d,e la .famille. !()Our en faire Je jour lote. Avec quelle ;force, toutes ees choseR tln rné.deein et une 1le1·rn!ssion de l\lme t a uons rnppetlent-elles 1>as que uous somle11Ts victime:;. Ab! si ce joui· sac-ré ra sup6rieure ponr que ces jours-lll. uu ~r.a11 e~ êgausX <levant .Dien et q11e nous devons tait son histoire. que cle récitR tristes et rut servi, même aux malades. ous aimer les uns les autres! .Te montai ,a u dortotr, ma tea:r!JUe à la clal eux nous :iurions sous les yeux! Ma'il1enTeusement. tous CPS biens innpQuand on s'occupe de la question al ma·bn et je la m l.s d•a ns un coin de m a malle que j'e us soin de fermer il. do11ble tour. J e liqne et qu'on l'étll'diP sérieusement, il rêria•bles que nous ll?roc-urf' le dima~~e. nt eoulJ)romls. détrmts ebez ceux qui s aune r·ibosP qni contriste lp cœnr cbréùes.cemlis eusuite rejoindre mes .compagnes <''<'st qnte presque toujou;rs on oh onuent il l'intemptérnnce et qui se consti· clans la cour. Qu' il me parut insipide, Je dé· ent les es<'la-ves de l' ivrognerie. jenJJJer d·e ce vendredi! Le d,t'ner !l'ut pi~e, le cl imancbe, le jour le plus saint, .le s ' il est possi·ble. Les œufs n 'êta i,ent. ,pas ,frais: uwblc de la sema ine pour se livrer à. !'in je touc·hai à 'Peine aux soles a.u gratin que pl-rance et aux exeè13 b!IJ('Jh\ques. S'il re :ïai'lllais 1pourbant bea.ueou,p d'or.din1aire. Je un doute à ce sudet, on n'aurait qu'à con ne songeais qu'!I. mon pAté. Pendant la. 1·é· ter les statistiq11es offidelles les mieux création de mM·i et demie à d·eux 1beures, je _ vous au.rJez de 113. pei,ne à vo·us imiablies. demandai :1a permission de monter a u doroer mes enfants. nous dit Mme Del,leDaos ;notre pays, beureusemen-t la loi tège la sanctification du dimanch e et au.t.' l-O.mbien j'.ai êté gourmia.nde 'l. usqu' Ü\il', sous pr~texte d'a'11er c'herche r ....,.. mou· choir· e u réalité pour voi.r ma terr.lne, t.a. ,Labita:JJts sont parmi ceux où J'o.n s'a ux env i·ro.ns ùe la treizième iannêe. Une tou~her et l,a flaü'!er . Par exemple je n'osa·\ me, un pot de mirabelles, un uougat, u~e tient le mieux des œuvres serviles, su l'ouv·r ir. Je me connaissais et la tentatioll. rbeille de petits fou,r s. un pllté de .foie di>.ns les campa,g nes. 1Mais hélas! d'un e11 t été trop forte. . t'llS, un Jle11llreau ·rôti me sem blaient, ou tre côté, en ce jour saoré ,l a loi n' a pas Le samed i matin, je n'r tins pins. A ,peisez d'efificadfé, ou i{Jlutôt ceux qui a u s·en fia11t. le sotw.-r,ai.n bonlhC'\Jr. Une ne eus-je à la main le morcea,1 de pai·n qui c'bar.g(i,S de l' applique r. pas assez d'éner ,·enture <111e Je vais v01.1s rR(l()nter. (-Omnous servait d·e d·êjeu,n,:,1·. je u10ntaJ , sa.us euc:a ma <'onve1·sion. pc,ur réprimer les excès de l'ivrogDerie, permission cette fois, a,u dortoir, j:011vr1s la J 'ét ais en ,pension, J an.<; n:n couvent de est une aberration de l'esprit et sur laqu mal'le, j'ou;w·is la. te t,ri'De , et oubtra nt tou~, a.wes U 1·suLi nes. Une amie de ma mère, la !l>Olice ne sait pas agir. <.'édant à mon •h onteux :pen,cl1a.nt, je me mi s D:\ns les campagnes suisses, où l'agri (11Dmê e ma'd.a.me 1':111.>ier, ~trunt venue me à ,dévorer ;plusiem·s tranc-l1es de pâté. LeR me 1'it présent d"nne • petite terri ne Lle oir. ture occupe le pl•us grallld no1I11bre de •br ,d ames déJeunnient au réfectoire; mes ·COm· ~té cle lièvre. lt> dimanohe est touoours Je ibienven,u, p pa"nes prenaient le-u.rs 'ébats d:ans la. cour, - Tu e.u ma,ngenas 'll!lle tr.an.cbe, me dit· qu'il dom:11' it ceti milliers de bras ,f at! en .. mf\n•geant lem· 1>,a in sec. Je ne risquais Ile, avec ton pain, an d. ê (ieuner et nu gonl 'occasion de se reposer et de se refa do.n.c pas. pensnis-jè, d'être sn:rpr Lse et idê· Aussi, c 'est un plaisir, l e dimanche ma r. rangée. dP ,"Qir nos ,pays$s 'bien d~barbouilil « .Te 1·rois bien, pensaj.je à. p.art moi , que Le bon Dieu eonlfond·i t <'es od,iPnx oal· proprement et souvent même élégamml' en mangera i u.ne tra.n.che et même <'leux. )> eu~. f habilll'.\s. se diriger en tro11pes ,paisibles Ou •no11s permettait de 1•ecevoh· de oos Je faillis m'évanouir de peur et de oon U· rPct1eillies vers la. maison de Dieu. Là. re'lltS et de nos OOl'l'eSiIJO.lldants toutes sion, lorsqu'en levant Ja tête, .l'aper ~us de· sont ibeureux d'entendre les C'hants de r iortes de ,provisions de bouche, e n s'en rap· va.nt moi. •la ,s œur 83jnt-Rooh, ma propre .. •1nt u· ~lO'llS cle l'u.SM!e à en f·aire. L'es· l glisl', qni ram~.nent une donce allé,g1·es1<e " •· .maîtresse de ()}·asse. Il me selllbla qu.e je deun calme r('conifortnnt. dan ~ tont leur êt rit de l•n mJtison ~tait ~ 1.>on et s i chré· va is être rouge comme un ,h omard .cuit. La Li1. t'ln <>ntendant l:i. lect111·e de l''Evanaile · n. qu'il 'D'y a va.it j8'.1D 8 1s eu ,d'a!J.~. C'-é· i;œ.m·, elle, ava,it le -visage de la. b1anchenr 0 • • ra·t ol avec ma vHa1111e "'Ou.rmanorllse, qui 1 son ex>pl1cat1on. ils sente nt J.es ,pensées êlf. m , de sa ,g uimpe. Elle ~1e m'ad·ressn aucui11 re· vées envahi r leur !\me; ils se ra1p,pellent d'ol 'la it commenŒr. être bon • ce pàtê de. m1vre.1 :PJ·ocbe· elle me p1·it seulement la. terrine et 1 dev"it •• . ils viennent. où ils vont. et surtout. ils IJI' Q u··1 me dQt: av.a.nt de 1'em'I)O.rter et de s'en, ailler: · · e •1' a ter1·i•ne de o.rrès noir QUI le. 'COD· prennf't à connaitre les moyens d'arr1·,er 01qn - vous co,njlllgu.erez cinq fois ,les ve1,bes a,· but .final de toute existence Et alnll. na,lt fat ber,inétiquement fermée, 11 me « .Te me damne» et « je me suis damnée». · · bl lt J' :ipproobnnt de mes narines, Ma. faute. oêt8JIJ,t '1lJl cas d'expu.lslon et de pen'Cla:nt que le COliPS se repose et reprf!lld m, , a · . enort;,. des eiffluves odor.a,n tes. ilrf' forees. l'll me s'é'ève et se nourrit. sen11-t 8 • bi de fois d'all)eurs n'avms-je p as J'envoi, je .c rus en être q uitte à boo marché, P end•ant ce saint do·ur d·e repos. de la m en , • . • en ne il'ecevnnt qu'un pensum. Ce f ut en joie •réel.le, la charité. sans laquelle il m'y I teDJd.u dm~ à m.am.a·n. . - n n'y a ·Que l a culsmlère de Mme Au• m 'en acquittant que j'en. .compri s la. sé-vêrl·

----· Le de lièvre pâté

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110 té. Il me fallut éc1,ire: « .ie me d,amne, je 111c rl:1muc1is, .iC me ctnmTuai, .i<' mP ,J.n mner:1: >>, etc., etc.... « Je me Rnis ch1.u.10ée. je 1111, sen1,i tkt.mnéc », etc .. . ::ueR larmes cou'aient pressées et hrûla n,t<',: snrr J.e ,papier oü .(écrh·:i is cPs effroy:ihl l's 1rnroles. · Le règlement ·n e nous obligPa.it qu,i Ja <'On fe;;sion m en s u.elle: mn.:;; c•hrtq·m• sn nww. llC'IHl nnt l'étude dn soir, ce!les d'Embre no11s qui fo <lésina i-eut pouva.ient sP rendre drtl.l.S ln chnpcl,Ie où ·M. J'-a.umôuicr se tenait. .rnll::ii me confesser. A'u moment où je sorta iR (ln -c o,nfcssion11n,I, sœnr Saint-Roch y entrait. ·Elle .me sourit clon<'emPnt et il me semb l::i (Jnc CP bon ~011,i·ir<' c·onfinnnit Jp 1rnrclon q11c .ï ,1vai,1 rPc;n Al<' Dieu et du l}rêbre. Rr:a:tnit il remcttrP le pP.nsnm :) !.'I. sœnr. Le <1.iJnn nche m.aHn , n.prês ln messe. je rn,1SPlllhlni tont mQn conrage et je me r pn /lis rt vt•c ·mo.n r011l<.'::tu icle p,apier ü :rns .la. 0eHule rlt' ·l n l'Cligiens,e. El.Je prit le roul():lll , '. c jptn nn fPn snuR le l ire et rnP rlit ensn ite. Pn 11lP mon1r:rnt kt terrin~ ill:H·/'.'e RUr u,n.P ,peti t,• Hn_g-f'<rc: - Vo11.~ ,pouvez ·reprenfü'>e vos p rovisions. - i\Lf'rri, dis-j,e . .. ,Merci . .. DispOf;er.-ea ... mn sœur. - .T'.:i<:re.vte. il ln co11<Htio,11 qnP ,nous ,al' ion,: porl·c.r e.ns Pm1>lt> la terrine ii. ln fil,le de ·l,1 r0116Ng-e qui est conv,n.1e:a:ceutp et /1 1a'(Jllt'll10 le mérl ec in. a 01·<10-.1111> mi e noua-riture R·nlrntn·ntielle. .Tc ,1:1nt:1 i nu con d,e 1:1 sœur S,ünt-Roe•h. 1"0mhr:lsRan t comm,c• j '(';nlYr:1 s,:3 is ma m èrr. Non,: •pn1·hi.mes <'l'tt<' 111:1-lhc\ll'l"Pll~'P 1.PJTin r i\. 1:1 Yii>i'le conri1VJ'g<' qn.i vit hieu qne ('{'tte fri:1 ncliR<.' yenon it <lr moi Pt me 1'<'111<'1'.cin b<>nnJ-c:111 H R .-\ N OE. cnn.p, he:1 1tPonp t ro11.

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ni• ... c•o h1,llon.

L'nn rlr:-1 1x1ssn,ger,._ qui aecomp·1!l·n:1ie nt lr .rnpi1.ainc S rwltcrini , fürns •,::i t rn t:1tiYe de 1rnvcrséc du Montl ;l:m r. "\f. Fnrntz-Reich0l, donne ,l:nrn IP Vioaro les rlétails suivants snr l 'n~eension: « .. . Q u e!R instnnfa inoublia hlPs! cc Tli<'h<.'7. tnu.t ,, n c<Hnmnod(• 8 peltp.riui! et lr Si· ri118, imp:it;Pn t, ,:·(,Jnncr. mo11tP. ,;r t1ilnte n·n i111· et :l m rsurr. Re h:ïte. et, tnnrlis q n:tt 111o ute, s'envole vers le oiel, yotci que se ré-

vêlent il. nous, comme en uor, récom. unique, les &p'cmlettrs prodigieu,~es et dl ncs qu·eufnn.ta la t<wre e u fureur nu~ 1 clcs ùcs tenibles chaos. Il ne uons semb 11as rruc nous bougeons; oa rroirnit. no traire, que ee sont les massifs et IPnt·s e t leurs gla ciers, et ·l es gorges les pluR ra. rouches, et les val1ées les plus profoncles ft les pl us riantes qui se ·haussent. Et nous do. minous toutes oes immensités! Entre le clll et ln terre, il n 'y a que nous, nous quntre d.ans la na~lle d'osier que le Sirius rmport., nllilgrem cnt, Pscorté de nné0s blnncl1es q11 se heurtent, s'accrochent, se cléchiquetteot aux ci mes. Et ce sont h1 d'Hrangcs, ém111, vm1ts instn'llts qu e ceux ofl l'on se sent une épave dians l'esp aoe. Le S iri1<s franchit la .:',Ier d e G!acP, ton11 ne !"aiguille du D ru, s'c11ga,ge da.as le ~Ja. cier de l' Argentière. et oonûit :l quatre lltlllf mètres, par-dessns le Tour-Noir. Le S!ll'cta. ck est prodigieux. Il dépasse l'imaginatJoa, il défie l'e~pression . Eln face Lle nous. 11 m asse sou,vern i•ne du, Mont-Blan,c, avec natour c1 ·e11e, toute s::1. co11r de pics et d'aiguilcs, les ll'llS drapés d'hermine, les antres dP g risni'lles. Sur notre gauche, l' aclmirab'e ln. fini clcs Alpes vala isa nnes oil nos yenx 11Ecouvrent, dominées par le Cervin, des cimea rr,me sp,!endeu r incompa ra ble qui se profileut toutes blanches dans l'nr.ur _infiniweut b~en. Del'l'ière nous, un cirque g:ga ntes,1ue de mn ssifs, cl'c rocs et <le gh1cP: ln Deut-1ln:rnc1i. les Diab'erets et , <lans le lointain . t~ lointain s, le Wildstrubel et le grouve énor me Pt éléga nt de ln Jn.ngfpt u. T'h1tre tona res athlètes ~erpentent de vertes vallées, lea unrs ·étroites, les autres spacieuses et rnvlasnutes. Xous montons c1u:ore, nou s moutons tou jours; t·ien n 'est plus ihaut qtte 'llOus mnln· t0nnnt: le S-irius nnviguc ii. 51100 mètre~. clê· fi'e d ev ant le Zinakothorn, ~uu te le Wel!IS· horn, plane atr-rlessus de ln mervei"llen~ Ynllét' <le Zermatt. Eu fnre de no·us, le 01•r· Yin se dresse dnn s sa fière et cxceptWnDPI· le henttté. Du Cervin j-e reconna is les crêtea l'i,i'h res: c•e)·le cle Zermatt par lnq nP.lle ""yhmpcr, le p rrmicr. conquit Je mont tPr· l'il,Jp ; celJP n11ssi qui co lltn Jn vie :) lor<l Don g-l:1R. I'n rête d e Zmntt e t celle, eufin. ,le D'nrggen nver son cffraynnt Slll"[}lomh..J"nl tnn t rPln (l Pv.nnt m oi et sous moi. C'P~I Pxn·11 n nt. ru V'(oritl'. ~ra'R !<' f-ah't·nu pst clPY1•nn tNri f in11t: eu· tre la terre et nous. tamlis <.JUe uuus pas·

111

Di,ru e et ses 43:it 111H1·cs. Des n nées jl)}(Jl"lllrS se sont glissées; nous n'apercevons phi~ la tcne qu 'à travers Jeurs déclllrnres; l'ile uons pal'aît pluR loin, infiniment loin , n•rti~i11C'l.1Rement loi n. Le s1)ectacle est tra,rtqn<'. Il eRt à la fois magnifique et angois, ~:,nt. et c'est une chose formidabl e que cct1<' ,iRiou chontiqne de murailles, d'al.Jîrues. ,h' pr(,c·ipi<'<'R et (le g.',acie,·s (lui dég.i.g cnt l'é· p,,u rnntP et clont le vent nom; é 1oignc leutt•uH'llt. J,"borizon ia;·cst, d errière nous, cmhruni tlc nu:iges noirs. '.l'andis que sur noir•' .!\"nnichc ln Jungfrau et le g.igantesqne rlnriN 11' .\.lC'tsch se drnpent de m1écs blanrh<'~ Pt disJ}nraissent :l nos yeux harassés d,• 111Pr,eil1 Ps, devant nous surgi,sPnt l'Italit> et, rn,0 0re très loilltn ins,- les la cs et J.es ,~inrfl clc la Lombar(] io. Lr so'ril se couche. Dê.iil. la nuit vient et ~rcllNi lli songe -tristement qu'il v:i falloir mtrrompre J'imlescriptible voyage et reYen1r :l trrrc. )fai s où? Infex ib lc, le Yent nou s (,rnrtP üc ln .p'ainc, nous .i-ette hors cl e la lnr.!\"•' ,ai!ée d e Domodossola, nous laisse nud~flflllfl drs montagnes. Sous le Sil"ius, ce ne 1Wnt qn P tles murailles :1 pic, que gorges Hroitc8; i1 n ·y a plus il. bord que cinq sacs ,lr les t ; la nuit est proche; l'orage me:n nce mnintcnrtnt. PoUJrsnivre la route serait, dét"nrc Spclterini UJlC fo' lc tentative. s'rnga~rr fln nR défense clan.s un dédale d'nhîmes. ll r:rnt atterrir cofitc que coO.te. L e vent nous ponsse s u r le Pizzo di RnsC'a<'la qui se en mhr,• :1 2000 mètres, en deux murailles ,,crti,:i11euRcnu·11t <lroitrs. su r les vaHées para lli'!Ps <l<• ln ?ICclezza et clc ronsernone. Un rn: Hroit qu i porte son uom le rel ie :1 la rhnîne. Il y :i a tt-ele]:1, pa rm i Jt,s éboulis, nn i-ou p<:ou de plateforme. Si ou la ma·n<1nr, not1s irous vers l'iuconnn. mars, merv,•i'le11s<'meu.t maître de son ballon, le cnpit,1inc ri'gle nvec t ranqui ll ité et autorité rnu,lnciPnsc mn.nœu v 1·e, ,·isP la place et y vi,,nt altcnir <1011,('emeut, juste an bord de J'nhîmc. s m1 s ua co111J <le soupape! Nous 1'nppk1ucli~sons potu· cPt exploit. Nrn1i'I sommes :i. JSOO m èt res d 'nltittulc. PrrsonnP pom· nous aid r r. Et pom'ta ut la montnp;ne s'nn irne. En effet, des ,p:ltl'C'R nons nnt !lJlPr<;11; ils jctt.c>ut lenr cri: Tt. .. o ... nni t ! .No11~ len.r 1·(•pondou s. I1s nc0<rnreut. Mi~il'lscnt 'n cord e ch1 Siriu8, le halPnt p rès dr, !C"11 1·s m isérnhles cahanes. Ln. nnit est vPnne. L'orage nu loin éclnlP. Il f!l nt Rf' h ii.tPr et. rpnon<.;nn t :l prendre Jp lend pm ain rn1 nouvN111 rlê11nrt, Spclter;oi d égonfle son admirable ballon , notre !lllllS !1•

cher ballon. La traversée des aiipes pnr le )Iont-Blnn.c éait achevée. >l

M. Ji'rnntz-H.ciehe1 raconte ensuite la nuit passée a11 col de Rusca. l:1 , pnis le t ran sport du bnllon à la pla:n_e, i'1 cl os d 'hommes. 11 termine ninsi : « Le Sil'ius ayant ét(I charg·é s ur 11N; ohars pl'imitifs, nons q uittions, it 8 ht'll'l'C~ ,ln soi t·, l'étroi te, faron ch r et l) ittorci:;que gorge ù-e )!Plez~i:1. ,pour 'Locnrn.o. S UL; Je ,la c ..:\ l:1· jeur; C't c'est fa qu e uo 11 ~ fllisous no lrP 1•ntl'('.oe :'i une heu re cla mntin, h n rass('.o~. m:iis r-avis cle ln mnguif iol'C• tra vcrséP d'u ~Jont:r.1a11·c et fü•s Alpes vnl::i:sa11 11c1,, clont Spelt crini n ,pris d'i1t1,omllrab 1es vu es qui set·ont les t C•1i1 oins ,Hîn::irn J,IPH (lp rettc expêlli t io n nn:,quL' rlnu~ !.,,s .1 nu:,lcs <le l' nliros tntiou.

----·Di vers

· - -------

CHIBZ füDT SO::S: Un ré.rl,art cu1· dn ,,Corricre clell n Rl'l'rn·• <'8t alJ,é voir .Efüsou cl-nn R ses ,lteliPl'R d' O-

range, près New-Yodc L e mait,,c ra entretrnn dP ses üP111ières d écouvertes. I l nRrmre qnïl n enfin tron·vé cc l"aecn,mnJafetn· léger» récl amé par •l'a utomobilisme élcctl'i qu e l10nt l't•sso r est depui s si lon g temàlS a 1·.1·,Hé par l" éuorrne ,poids ·d·es électrodes dE' plomb. D<>· puis quelques semai~1 es, il en a arrêté ln. fol"me défin itive ; il est prêt Ù. Je [abl'i (]Her e n grand; p.lu$ien rs marques new-yo1·JrnisP,1 ront essayé et s'en déclaren t cutièrorneut R:1 t isfa ite.s. Edison s'o ccupe fluj-0rn'C1 'h u i a·uue affai1·e nouvelle il. ~a.q11ellc- i,I nttnche une importance soei-ale, ln m a isoo1 en ciment. ,Cette maison se construit à, l'aiùe ùe formP ;:: eu fer fa ciles à monter et il d é monter qni s<.' tra11sportent aisément il l'endroit oil ,·on 1'cnt ùfttir. Ou dresse ces for mes, on les :lfl· semlr!e et, druns l'interva lle des 1>ar-01s, on roule un cim ent <!ont la coîn11J.ositio11 n ·oo nl('I il l ï11veu teu r .ac lm1gs mois de rec,llm·,, lie~. La forme, Ott si l'on vent le moule ,l' une mn i, ROil. ni e rpèse .p a,i plus d e que1Q,ncs ton ne;:. Dix ou <lo uze travai}]eurs la montent en peu tl <.' journées. Il faut üeu x ou troi R ,iou1•;:: llour c-on1cr le ciment, une se.m:1-i ue 1pom· quïl si·che. lDu moins de vi n gt jom·s I::i m:1 ison est fi nie et on peu t J'.11n,bitcr. Av.:.c. Rix c·h:1111111·e;:: :t c-omfüer, pl.Je 11e e-0fitP tl:l)'J 11!us d'unP , l.izninP cle mille f1·n,n,rs. U ne Sociét é s 'est déjà [ll"ésenfée pom· acheter Je brevet


112 et le mettre en eI1Ploitation. \Mais ,M. Edi· son ·qui poursuit en ceci un ,but philanthxo· pique, ·n-'enterud ilui -ooncéder son prtvllêge que si elle s'em,g age :l se -contenter d'un 1)1. nêfice net ode 15 %- La maison en oiment est en effet destinée ·aux classes ou:v,riêres et l'inventew· veut 1leu,r donner, d'ans ,des conditions aussi avaintageuses que possible. Ji- aogement à bon marché. Si 'les deœc der· nlères dêeouvertes d'•EcHson :ré!Jl,ondent à son espoh·, il aura mieux mêriM de f·human itê q11'en in'Ventant le iphooogr8iIJihe.

XXX BATTRE SOIN PLEIJN Il Y a q'Ulelque temlI)s un OON'espond'ant

de la ,,Gazette œ Lausanne" dœ:1nait une 1le(;on d;e fra.nçais ·A u.n reporter qui s'était permis de ,parler de fêtes battlllllt lem· plein. C'est son plein, qll"il ifa ut dire. affirmaJt-il, car son n'est pas i,ci •adjectif ;possessif; l'expression dérive du son de la eloc-be, donc: !'Ion •plein. Or ,c ette leçon n'était pas méritée. On êc,rit en effet au même jour.niai : :Est-il bien vrai que dans l'eX'pression ,, battre .son p lei-n » il y ait ,une alllusio.n au son de la· cloclhe et que le mot son y soit un suibstantif, üomme on l'a d it d1llllls la ,.Gazette'' du vendred·i 23 juillet?' .Te lis dans Je d ictionnaire de II.ittn, au mot 11lein, substaJ1tif, 18: « Battre son ,plein, se d it de la .marée qui, arrivée ·à son plus haut voint, reste stationnaire quelque temps avarnt de descend1·e. » Et <Jans 1e dictionnaire Hatzfeld, Da1·mesterter et Thomas, au .mi>t plein, substa.ntif: « Etat de ice ,qui est plein. La mer bat son ,p1ein. 'La lune est dans son plein.» Enfin ,c1runs une des scènes et c,oméd'ies d'Octave Feuillet, « 'Le Che.veu •blanc», où il n'y a ,que d,eux :personn.ag,es. Je mari et ~a fe mme, celni-hl dit à. e-e.' le-.ci « Vous êtes d'ans l'épanouissement complet de votre grnœ, de votre esp1·it ,et de .votre beauté. J amais ~e pe vous ai vue :p1uis acc,omplie. Tous voR mérites ont :atteint leur perfection. ·En un mot, << vous battez votre [Plein. l> Tout œ l a montre que le mot « p,lein >) est un su,bstantil dans l'expression « battre son p'ein », et que le mot « son » u'•y est qu'un a.d:jectif possessif. Tout cela dlscul[Pe œ1ui q ui s'est ,permis d'écrire: << Les fêt es !battent leur p lem. ,, - Il était dans son droit.

XXX

113

M;JLLIARiD.AlRE>S Un journal new-yorkais a établi ·l a 11111 des multimmionlllalres am'ê rlcaina. Ils 80llt exactement 3828, qui possèdent ensemble 19 mITliar.ds de doll11Jrs ou 80 mHliarde de francs, c'est-à-oire la cinquième partie de la fortune nationale. An point de vue de la population, il y 1 une prop ortion de un mHJtonnaire par 20,000 habitants environ. II y a quel,que vin,g t ans, il n'y avait aux Etats-Unis que six million naires, clont deux seulement. Jo·hn et .Ta.c ob Astor, de New, York et ,Stepha,n Gira,10. de Phil adel. pf1le, :possê.da ient chaeun tro it1 million.'! de ,do·J1ar.s. ,C'est ce qui explique que de tous les mut. t imillionna ires américains actuels. 88 %, ont acquis en personne leur immense fortune, tandis que 12 % seulement le tien nent pa, bêritage.

XXX UNE INVEN'füON. :!,es directeuirs de J'()p.êra de Ùi. ca,1>ltlille !Pl'USSlenne, !POUi!' ,faiclltœ;II' la ;COIDIPMht1nSI011 de ~e'l}rs IJ)'ièœs aux II)ersounes qui onrt ·1a nie courte et l'oure drure, on·t îma,gmlê ce q111 s·uit: Au mQyen d'un '!IW)llrell à iprajiootion,, tiea mots de 1a 1Plêce ,que a•on clllllilte s-0nt reip,ro.l'.llults, eu 1"e11tres ldlsti.nctes, au~diessus de 1'a Sl(:êne. ·Le texte appa,rait [iognie paq· lig,ne, au for eit à meS'll<r'e qu'on, ~e chante, et cela se ~odUJlt de la rfa~O!D. la. !l)luis simple. Le soul'lf,leur, qud Ut 1a IPRrtition rp1arcêie sur dea rO'Ulleaiux, n!•a ,q u 'Ill pl10Ssie,r un •bOOtton ll)Olll' ifajr,e WV:lllDJcer, sur le trublewu létu ,h•aut, 1ea lig.n·es d'u,ne a uitire :Pa<i·tition io1eutlk}lH', ma.li 1écr1te en très gros caira:ctêres. L'i-ruventi001 est, d~t-on, iP'e u cotlteuse, tad ;lie I'.\, llllrun ie1·, et l·erod ·1es iptu,s g'lland-s 81!1' 1•1,c,es lpOIU,r les représ>ent,a.tlons en il'alllguee ttMngères. -

0 -

• Mrud.ame, à sa jeune ,s01·v.a nte foratcllement -venue d>u· v:il:la,ge ,natwl: - Ma fi lle, c'est dé;ploralble. . . . Quud vous i,r.ez obez le ,pibanmaiclen, -vo,urs i:u.i demanderez un kHo de mémoire. (.luelques jou~s ruprês, Ia bon~ reutl'llDt df' c:ow·.s e: - Mardiame, Œe p,harma,cdern a dU qu'iJ n'B· va it plus ùie m~-0ire, malis qu'11 avait en· core 100 kilos de patlen<'e, et IJ ,a recommandé qu'P- je V'O'U,s Je dlse! -~"tltheDt!qll],e,

Examens des recrues 1908 A l'approche du .recrutement, .croyons opportun de rappeler Ja note et le rang de nos districts Pour les 2 années écoulées.

110 u'S

1907

Conches 9ion 9t-!{a.urice Conthey )[artigny

J[outhey Viège Jatremont J,oèche B1rogne H6rens Sierre Brigue Moyenne

5.90 6.86 7.7.05 7.38 7.90 8.8,27 8.30 8.32 8.35 8.86 9.22 7.79

1908 8ion Conthey E ntremont Martigny Conches St-Maurice Sierre Hérens Monthey Rarogne Viège L oèche Brigue

5.92 5.96 6.60 6.67 6.70 6.74 7.7.03 7.07 7.60 7.62 8. 70 8.77

Moyenne 7.07

En comparant la moy,e nne de 1907 'à celle de 1908, l'on peut voir que le Valais a fait un nouveau pas en avant dans le domaine de l 'instruction ,po-pulaire. ,Mais, en constatant oe fait r,é jouissant, nous ignorons 1encore le rang qu 'occupera le Val.ais dans '!',échelle des ,cantons d'après les -examens pé~ dagogiques de l'automne dernier. En effet, le tableau f édéral n'a pas encore paru pour nous renseigner à cet éo-ard. En attendant qu'il sorte de p;esse - cela ne doit 'Plus guère tarder - nous dirons qu 'il est ià ·pr-éeumer, (la moyenne .ci-dessus étant la meilleure obtenue jusqu'ici) qu~ notre ,canton poUJrra figurer iparm1 les 10 premiers des ,E tats .coruféd,( rés. Nous en avons même la quas.I certitude et espérons que 1 ',év,éinement ne viendra -pas nous démentir. ·M aintenant, nous donnerons ,ci-aiprès pour les d istricts de langue française, fa note des communes d'après les eXJarnens de Jeurs recrues en 1908. 'Ün se souvient que le meil1eur total est 4 = très bien; 8 = bien, etc.

,D ISTRICT .DE SIERRE ( ,M. 7.- ) Ohaud·olin 5 - G~a.nges 5.33 - St-Luc 6 - Gha.Laiis 6.30 - M<Oilltan.a 6. 40 - Ventho11e 6. 50 - Miêge 6. 67 - Sierre 6. 77 - Ayer, Chermig,non,, lcog.ne et St-Ikoni:ird, 7 - Lens 7.30 - Go:ône 7.50 - Mollens 7.67 - Veyras 8 - Vissoie 9 - - Ranoo-g ne 9.G7. D1STRI0'l' D'HERENS (M. 7.03) <EvoiLène 4 - Agettes et Hê!'lémence 5 Vex 6.75 - Ve!l'namiège 7 - Niax 'i./l7 - St · Martin 7. 55 - Ayent 8 . 05 - ~fose 8. 67. P .-S. - La ClOinID1l!De œEVOLEiNE s'est parttcm:Hèrement .fü.sünguée a•a,n rdernier en fouTn issant 6 recl'ues qui ont eUJ J1a. note 1 pouir toutes les 'bl1ancbes, soit un tJotail de 4 ,points .chacume. Il est ra,l•e qu,''\lJile commune, à'e kt mont ag,ne sm1:QIJ1t, présente un aussi fort ·c ontingent ,d e recrues des mieux notêes. DISTRICT DE SION (5.92) Bramois 5.20 - Gr,imisu,at 5.62 - .Sion 5.79 - Salin s 6.25 - Saviêse 6.36 - Arbaz et Veysornn.az 7. ·P .·S. - SION, qu,o,ique venan t en 3e ~1ang, s'est bien montro en a,yalllt 21 recrues su r 42 (soit le 50 %) •qui ement 1,a note 1 su:r torute l·a ligne. 1DISTRICT DE GONTHEY /M. 5 .96) Cllamos,o n 5.55 - Ardon 5. 70 - Vét1'()Z 5.87 - Nend.a.z 6.07 - Conthey G.37. P.-S. - A ARDON 12 recrues s ur 13 et à CHAMOSON 17 sw 20 on t pru être ])'Ubliées a•u ,.Bulletûn officiel", lernr liv,r et d:e ser vice 11-e renfermant aucune not P 3. DISTRICT DE MARTIGNY (M. 6 .67) Charrat 4.55 - Ma;rti.gny-VH'lc 4.70 Riddes 5 . 20 - Martigny,Oombes 5. 75 l\fartigny-Bml'Iig 5.8G - SaiHoo, {l - Saxo111 G. 59 - L eyt ro[l 7 . 09 - Bovemter 8. 6G - · Isêt•aohles 8. 73 - F'uJly 9 - La Bât iaz 10.33. P.-S. - Les 10 rnc1m es de RIDDIDS et les 17 de ,MARTIGNY-V. ont pu. être pu bliées au ..Bwlletin offici,el", ayant obteDJU 1 ou 2 ,powr toutes ·les branohes. - Martig,ny-Ville ,s'est encore dis,Ung,ué eu ayant 4.41 ,p on:r moy<'nne de q',ex,amen de;1 ca,p,acrtés jphysi· ,q11es. DISTRICT D'IDNTREM,ONT (M. 6.60) Bou,rg-,St-Pierre 4 - VoHêges 5.28 - Ba· gnes 6.43 - L iddes 6 . 45 - Orsières 7.27 Semb1•auch eir 7. 55. DI.STRICT DE ST,MA.URI,CE (M 6.74) Collonges 5 - Ev1oomaz 5. 33 - Dorénaz 6.2 - Sit-Ma,ua:ice 6.42 - F i.m,haut s G.50 Salv,an 6. 69 - Vêr-0s,s az 7.60.


114 DISrrm,riOT DE MONTHEY (M. Chami)éry 5.83 - Oollombey 6 G.22 - Vio.nnaz 6.25 - MoD,they 'l'roûstorr.ent,s 7. 06 - St-Gmg,o,!ph Port-V,a;la.is 8.33 - V,al1d,'Illiez 8.43.

7 . 07)

Vouvry 6.50 7. 66

*** H

Ceis .COil!S1idérations étant émi1ses, nous aborderons <Ce sujet sous un autre aspect, celui de la capacité :Physique de no.s jeunes gens. ûn sait, en ,e ffet, que depuis deux ou tr.ois a:ns, tous 1es -conscrits ,s uisses sont soumis 'à des ,épr,euv;es ,spéciales supulémentaires au nombre de trois, qui sont : 1 ° le saut en 1Jongueur; 2° le lever d'un haltèire ; 3° la course de vitesse. Pour mieux appréci•er ces épr,euves, voici l 'échelle ,d e.s notes corr,espondantes: Note Saut en longueur

1 2 3 4 5

3m50 et plus 3m à 3m45 2m5oà2m95 2 01 à 2m45 moins de 2m

Lever d'hullère

8 fois 6 OU 7 fois 4 ou 5 , 2ou3 • O ou 1 >

Course de vitcs,o.

moius de 12 s. 12,0 à 13,0 • 13,2 à ll'i,O • 15,2 à 17,0 • plus de 17 >

Le meilleur total ,est ainsi de 3 points, J1e plus faible de 15 points. !Ces bases étant connues, voici un petit tableau où nous verirons 1a note et le .rang de nos districts ,pour chaicuTIJe et rpour l'ensemble dJes br.anches comprenant l'examen des capaci téls physiques: Saut en longiœur Monthey St-Maurice Ma1tigny Brigue Viège Sierre Rarogne Loèche Sion Hérens Conches

2,72 2,73 '2,77 2,78 2,85 2,85 2,92 2,93 2,98 3,03 3,23

Lever d'mi haltère St-Maurice 1,89 Brigue 2,02 Loèche 2,03 Monthey 2,17 Conthey 2,18 Martigny 2,22 Sion 2,28 Viège 2,32 Rarogne 2,42 Conches 2,66 Sierre 2,79

Saut en longueur Conthey 3,27 Entremont 3,62

115

sous ce rapport, comme il y est déjà parvenu elll. occupant à œtte heure ue sans -pousser trop lom les eX1- poUir les examens pédagogiques un CANTON l:l,9 ·, ~es, ii no11is reste ~n ceci ~u c!le- rang des plus honorables ·parmi les CANTON~ in à faire ·e t que 1:ecole 1PrIII,1~He, cantons. A l 'a'J)pu.i, voici un nouveau Course de vitesse Total des 3 branches ni déveJ.oppe, cl!-lt1vie et .a_me110re petit tableau éminemment suggestif 'esprit par l'enseignement mtellec- en ce qu'il rappeUe_ à propos le :r:ang Viège 2,45 St-Maurice 7,17 el et moral, néglige souvent le et la note du Valarn pour les vmgt St-Maurice 2,55 Brigue 7,40 Brigue 2,60 Viège 7,68 eorps en ne vouant ,pas_ à l 'é~u_cation dernières années, d '.après la statistiysiqllle toute l 'attJenti_on des1r.a~le. que fédérale : Sierre 2,72 Martigny 7,88 t cependant, -pour avoir une nati~n Année Note Rang Année Note Rang Conthey ~,75 Monthey 7,97 orte, nous devons d 'abor4 f ourmr 1888 12,02 25 1898 8,49 16 Entremont 2,76 Loèche 8,11 es hommes au <lOrps y1gou,reu~. 1889 11,09 23 1899 8,31 13 Martigny 2,89 Conthey 8,20 1890 10,58 22 1900 8,21 13 ans nos écoles, l'enfant ,e tant soll~Sion 3,02 Sion 8,28 1891 10,05 22 1901 8,45 20 ité par tant d'enseignements d1Monthey 3,08 Sierre 8,36 1892 9,50 20 1902 8,36 20 Rarogne 3,09 Rarogne 8,45 fets .et contraint s~us ~an~ ~e, for16 1893 9,69 22 1903 8,25 nies dans son besom d acti vite, les Loèche 3,15 Entremont 9,18 1894 9,69 20 1904 8,07 16 1895 9,11 19 1905 7,92 18 Conches 3,32 Conches 9,21 exercices physiques sont le. c~ntre1896 8,78 15 1906 7,48 10 Hérens 3,35 Hérens 9,27 poids nécessaire d'un travail mtellectuel et soutenu, 1~n même ter_nps ] 81)7 8,78 15 1907 7,79 20 CANTON 2,90 CANTON 8,24 que la ,bai~,e la ,plu~ ~'Ure de toute eduAinsi qu'il a été dit, 1e bureau f éPar les chiffres ci-dessus, on peut ration same et v1nle. L'exempl~ de déra.1 de statistique n'a pa:s encore remarquer que, dans le lever d'un 1'Allemag111e et surtout de 1~ Sue?e, livré à la publicité 1a classification haltère, nos recrues ont uwe .avance régénérée par une gymnasti9-ue m- d0s c.antons d'après ,les examens pésensible ,suir les deux autiies eyrn]l- telligente, ·est typique à cet eg,ard. d,agogiques de 1908. ·M ais la belle ves. Dans celle.s-ci, par •contre, elles moyenne de 7.07 obtenue par le VaSi 1 'enseümement de La gymnastisont de force à peu près égale, c',est- que prépar~oire au service militai- lai s pour la dite année nous auto~ià--dire que le saut en longueur ·et la re est ,encore trop çpeu ·en honneur ,en se à es.compter un rang plutot me1!coitrse de vitesse ne leur sont ·encore Valais, ce n'est d 'ai'lleurs 'Pas que le leur que celrui qui nous ,3: été attrique médiocrement familie.rs. Département <lantonal _de l,'·~ns~rnc- bué en 1906. ,Nous ne serions meme ·Pour 1907, la moyenne du Valais tion pUiblique s '.en so1t desmter,es- pas SUiI"l)rÏs d'arriver gme ,s inon ,3me. était ici de 9,28. ·E lle s'est donc amé- sé, bien au contraire. En ef~et, r~- Notre légitime curios~!é ne t~r1e:ra liorée d'un bon point en 1908. Espé- eom maindations verbales ou cucu]m- sn.ns doute pas trop d etre satisfaite rons que, lor,s des opérations du re- res spéciales ont .été adressée_s cha- suT ce 1,.1oint. En attendant, q_u'autocrutement de oet automne, il y ,aura que année au personnel en~e1g:nant l'ités, instituteurs et jeunes gens fasencor.e un pas en avant dans cette ou à 11JM. Les Inspecteurs reums en sent tout 1Jeur possib1e pour conservoie, surtout qu 'iil s'en faut, et <le con.f é1,ence, poUJr msister sur ce ver au canton la place si enviable beaucoup, que nos jeunes concito- point. ,Si ces efforts n'ont pas obt~- qu'il occupe aujourd'hui. Comme yens fassent aussi bonne figure dans nu jusqu'ici tout 1,e résultat souhai- noblesse, honneur oblige. l,es épreuves de c.aipacité cphysique té et attendu, nous n'es'Pé.rons pas (,Communiqué par iS. n. I. P.) que dans l ',examen pédagogique pro- moins enregistrer désormais d~s prement dit. En effet, un tableau ré- progrès plus sensibles à cet 1oodroit, cemment •paru et ,se rapportant aux e-râce à la publicité donnée aux notes opé'rations de 1907, nous montre ici des recrues et des districts quant aux L'instituteur des Campagnes l,e ~alais et Appenzell-Int. to.ut au eapacités physiques. Avec l ',émulabas de 1 'éche1le des cantons. [L'on en tion .e t le concours de toutes les bonNous estimons que l'instituteur ,doit conclure forcément que 1'ensei- nes vo~ontés le Valais ne tard'era campagnard char~é de faire l ',~ducag-nement de -la g-ymnastique est en- guère à sortir de l'état d 'inférioTit~ tion et l'instruction de nos fils de core trop 'Iliégligé •chez nous, nonobs- où il se trouve ,encore aujourd 'hm paysans, devrait imprimer à son enLever d'un haltère Entremont 2,80 HérenH 2,9l

t le progrès ,constaté ·plus haut à

t :égard. Il faut dès lor~ conve111:r

1

1

A


116

117

omain~. de cultures, d :,éta!:>hsseents de fromagerie, de _lruter1e, des ,~

seignement un caractère Quelque peu l 'ordre, .pour l'activité salutaire professionnel. tous les jours, toutes ces choses,

L'école primaire a '}:>Our mission ses en relief ,par le maître, font i de donner ! 'instruction -,élémentaire, pression sur ! 'esprit et sur l'âme de former! 'esprit et le cœur de l'en- .ieune hommei. Il aimera lui aussi fant, de lui inculquer le rSentiment travail des champs, les traditions du devoir envers Ia patrie, la socié!é, la famille, la vie du Tl'!ysan et il la f ooiille, de Iui démon trcr ] 'obliga- l<J.s sacrifiera ,p as au mirage tro 1

ti on du travail pour tous, en un mot peur de la ville,. . . . _ dc le Dllénarer au grand rôle d 'homJ, 'homme mstnu t am.si no b!eme me, de citoyen faisant usage avec sa.. n 'abandonnera P.as Je sillon cham . gœse de ses droits et pr.éro.~rativ,es et l' tre, · source· de1 vie, collaborant à l 'œuvre général c du b pour d, le ·trotto t

travail. L'instituteur est pour l 'enfant un maître. Son influence morale est ,grande .p arce qu'il parle vérité et sa.gesse, parce que l'enfant sent en lui ! 'autorité et la Bienne. Et au fu r et à mesur,e que se dévoilent à lleur esprit les choses incomprises ·usoue 1·a, dans le doma1·ne ..,.a:·r1'e' des • · · v, · ! 'enfant ,e t l'adolescent cherétudes, chent davanta,ge à ,s e rapprocher du maître, à s'identifier à Iui. Imita-

leurs par nature, ils aiment dans le ood.re de leurs '•é tudes ce ~n'aime

l'institute,ur; ils admirent ou ré-

uro~vcnt ce Q~e ~e dernier admire et reprouve lm-meme.

O ucalion professrnnnelle agricole d_evite le conseüler des. ag n •ulteurs pratiqu~ts de son VIiiage. 1 .p ourrnrit orj?;amser, eux a~st pour d s

,j end rait

usme noir:e, e ouge · ,epr1man i, des confér~nces_e ·e~ cause1ne tuant des villes. ont chacun twerait profit. Et si 1'on peut dire quelque par En agissant ~insi_, l '~nsti}uteur de '' la terre se meurt », 'Ce n '·e st pas l ampagne se creer,ait b1entot un cer-

qui sera 1'artisan de cette œuvre

cle d'amis dévoués, .dont , la pccon-

mort l iDans une récente conférence à p · M 11~-1· · · · t. ns, . .du .1v1.1iep arti 111e, agraire ancien m1n1s re leader Franc 8111 faisait ressortir avec b<,1ucoup d,

naissaince ne pourrait qu arnrel!orer a propre situation. 1 deviendrait un ·sonnaœe indispensable dans la e1 ' ;-, et 11 . am.~it, · en etffet, tous commune droits à sa reconnaiss~ncc. .

propos cette tâche de prosélytism Ré&m:noIIB-nous en mSisi,mt pourt utile qui devrait être dévolue à ! 'in one le progra=e d 'ensmgnemen tituteur françaia. En France, com de nos écoles normales. surnses soit me chez nous, la dépopulation d dirigé autant que poss1bl,e ve1s les ca"!Pagnes est considérée comme un itudes agricoles et en recommandant source do misère nationale. 'E lle sé ,e même ensc1onement dans ~outes vit là aussi malgré la beauté du pai les classes superieures de nos e:coles et maJlgré la générosité de la terr de carrnpa.irne. !Mais pour que l'instituteur ch~z (Pw11san s1tisse). nous puisse ·remplir ,ce grand rôle

Or, comme l 'écoJe doit p11é,parer J.G citoyan au travail qui l'attend, le lui f~ire, ai:me:r à l 'av.anc~, lui appremr.e a adm1~er la vocatio~ p~ter; nelle, _11 e_s t log1,q,ue et tout md1que utile que nous :ne faisons, gu'é'bauque l'rnshtuteur a la cam:p~gne co~h ·i ,.!! t ,. ·t . l ·_ Q • t t l N "110 duise ] 'enfant vers 1a vocation agT1- ? l 'l,8JU gu l 1 ai reçu :1,ll mffille, Charles- Illll 0 0 OVlv cole. Son enseignement peut avoir a ,l .,ecole n.9~male, un enseignement une influence oonsid!érab1ei sur la a~ncole spec1al. !Nous n~ -parlons.pas mentalité de l'adolescent au moment ~,lll} cours 1omplet,. mais de _not10ns L'eill,l}ereur Oharles:Quin t, eta.nt de p~soù il va choisir sa carrière. :S'il lui ge~erales d agrolo~e, de ,chimie a- sage à Fiore]]ce, entend:it p·arle :· d"'lltll ,novice a montré la haute utilité de la mis- gncole, de zootechme. de l'·or'dre des · dominicains qui'., dŒ!l'S l'â~e sion du paysan, sa grande indépen/Combinées avec des ex,cursions et le pJ,us ten'Cl're {il n'a:vait q1~e vm:~ nns). ~~­ dance, l'influence heureuse de son conférences, ,ces données générales solv,ait fos qu,etio.ns iles phis sulbble·s de la travail sur sa santé, les sourees in- iointes aux connaissances déjà acqui- philosopthiie et die la théologie. scien ce de ce je<U1De ,homme étai~ ·d'.aucomparables de jouisances qu'il peui ses par le prog.ramme ordinaire de tantIL ap!us ,rnerrvei:Ueuse qu\:il'le semblait m strouver dans l'étude des secrets de }'école noDmale, ,seraient suffisantes Pirée et ·110I11 ae<q'Uise. ,Q11e pou:vaJt. ew effet, la nature, son amour inné pour la pa- Pour former 1 'instituteur avec le .avoir appris Pietrone qui avnit ,ga1id_é le~ trie pour le sol, pour le domaine pa- concours des élèves. Puis, l'enseigne- troUJpeaux ô,us·q,u 'à seize ans et nlava1t êt~ ter~el, son amour 'POUr la paix, pour ment comporterait aussi l 'examen de initié ,qu'ap~·ès cet ,âge aux lettfles humai-

I

er:

Q1uoi,qu'il en soit, le grand ,e wp.ereur se

reud1it aL] couvent des d1om1m · ·ca1 , ·ns , ,m,amd,a âturages, etc. Il y aurait en cc~ ex- , Pietrone et ,!ni posa t rois q·uestions. ursions des ,é léments d 'apprecia- · Qud <•s t, h1i d'it-il cl'·aoorcl, ,Ja chose ·l a ion d'une grande portée utile pour ,plus ad,mirable q ue Dieu a~t faite dans un 'œlwre de r,etour à la terre que nous 11ctit es1noe. avons tous nécessaire. _ c\,st , u·(il)oœdit le novice . le ,visa~e ~e D 'autrc part, ] 'institutaur , ace,;,':· 'l'lliommc. Il r1' y a. pas eu, en effot, et il n. '! an! et dév Iop pant ce grand FOI e d e- a1u1ra jamaris ia:eux visa.ges bumai,us 1J~·rf.a1-

A

nes?

temen t idel]tiqu,es et ·SemblabieSJ. . Qu, elles soit·ut b•!' :es ou qu'elJ.cs soim1t Ja1_c1e~. deux ll'hy,siornomics sont touJ·O'lH'~ d1'ff.erentcs~ Q-11,et a-utre que Di-eu 11mwa1t, ·av,cc deux oreilles,, 'U'il front, id eu x yet~x. llll 111ez et 'lllJ; meutoll]t, 'c omposer des tr.a1is bu,malns qt'.1 ue s,0nt jamais les ,mômes? Les plus ,g i~.nds artiste8 s e répètent et s e copie.nt. S·eu,J. 1 Autc-ur ·cle l'a natl1'1:e .a· S'tr mettre d,am; ses ouvrage !'étonna,nte va1,iété que no•us Y .admi:roos. 1L'em[)e re11r co<111vint ,que ·P~etro,u,e a·v ait très ,bie1] ré(pon·dLt ,e t ,passa a ,la seconde q·ues~iou. - Quel ,est, dit-il, l'end_rort 'dru ciel. où! l~ ter.re s e trO'ulv,e plus ·élevee ,q,ue .Je CJ·el ur même et le domine. - ,C',es t répon dit le nov ice, J'eudroi! du ciel où se trornvc Not l'e,Seigiueur Jesusmri~ . La répon,s e .ne satis.fit pa,s l 'em,pereur qm de m anda des exp,J icatfons. Pietrone ne les fit pas attendl'C. - Votre .Majesté impériale et roya.Ic sa it , tlit-il, que le :Oh r ist a empor~é et ga1,c1e d,a~,s Je ciel l'huma,nité ,qu'il a pa:ise d:a:ns le sem de fa, Vie:rg,e ù'tfia:rie, sa mère. Or, e~-ce q~= le :rwerni,er homme ni'·a. pas <!té pétr.1 ruvec Jtimou cle la terre? Là do·nc où se tro:uvc ·l'll'ummJ.ité aiu: Christ se trnuive la te~"l-e' et eo mme le ,Christ haJbite a vec. son iier,e au :Plus b!l)Ut ·cltes cim1x, i l s'c<O!lŒt qUJe tout Je ciel est dominé par la terre. _ Merveme1isement .ré,pon du, dit l'em11ereur. ;;\fa,i1J1tenant, di:s-moi quell:e est 1a dlsta.n cc qui existe entre ,Je ciel e t la terre. . . _ v,oik\. 1,(,pû,nclit PietT"Uuc, 'fll1.•1: ·~'11-estio:n fi ,Ja,q uelle J.e diable s,eul ,pouirr,ait repo<ndte exactement. _ Et :pom1q'Uoi? - P a,rce que le dia'ble ayant été ,p11éci.v,ité du plm,~ haut ,ctu ciel! ai11 plu s profo_rnd _d e l'enfer. jJ a p u mes·Ul'<'r la dista·nce q~1 ex1~te entr,e ces dettt points. N'.aya.Il!t Ja.ma1s .fait (par bonheur !PO'Ur moi) un, semblable


118 voy,a ge, V()llJS ne trm11v,erez pas m,auval$ que je n',en s•acche ,pas la loingucur et Ja diu.l'ée. L'empereur, ravi d'admiration, tira de son d:oigt 1u,n annea·u d'or et le pa,ssa. à l'an.nu1aire -de Pietrone, en ,e,n:ga,gea,nt le J1ovirc i1 croîtl'e en s-cience et en vertu. En lisant ces chose1:1 dans m1 très vienx livre. je me &uis d1t q u.e l'ignona,n ce <l'e TIOs pèJ1es 'Valait ·Men notre scien.co ,moc~erne. :\fieux vaut être snùtil q,ue grossi-cr. Si quel•Jtte .-mrer~ur en voyage interrogeait m1 die •nos jeu,nes Jaïcs , il J1u,i ·cl,e man,de'l-.ait p<11oba,b'ern~n:t de 'hû •expliquer comrn~t l'U1omm e descend d1u -sin,ge. .Je doute <JU,e le j,eune laie !ni -don.nât des ·l'é'p•onses a,ussii intéressantes et ,aussi satisfadsante,; ,q ue celles qiu,c l'•em.per,etw reçut d!n jeu,ne clerc. Cha.que siècle a s·es cur,iosit(,s,. Ceh1i de Cha1;les,Quint se perdait pent-être élaqi.s l<'s n l!'es de .Ja rnétaJ)lhy,si,que, •le 1rrô1.1:e se vautre cl'ans !ru bo-ue cltu rnatéri,a1Jisme <et rtle r.m.1imnlisme. Soyons modestes: il TI'est 'v ns démontré •d u toot que notr·e p,rogrès et nos Jumii'res soient '<'lie (Premijèr-e qu,a lité. J:ean GRANGE.

La valeur des fruits Le ftruit complète très heureusement l'a· limentati01n ,d e J''homme, et il rep11ésente, p :rnr les ,ca,mpag,nands, une so-t11i.ice de proci'uit im!])ortante. -Il sern intéressaM d''examine1· .quelle est ,la valeur des fruits m1 po.int de vuie de ,l'hygiène. N()tus les classerons, tout d?a,bo1,a, en de11x catégories: les fruits secs et les fruits sucrés. Les prilnc-ipaux frrnits se•cs sont les noix, les noisettes, I-es amandes et les c:l.ltti:aignes (marrons). A l'état frais , ,ces ,premiers ont ·1me puùrpe relativeme:nt mo,Ile et sont pius d!igestifs ,qti"·à l 'état sec: en sé'cùra111t, Hs de~1ienn'ent 1hu'ileoucx ,et sont souvent irritants pour les ,rn:uiqu.et~ses d'e la 11.}o.u,Clbe et de 111. Iain,gue. Œ,es ,marrons ou ,châtaignes sont plus fécuJiell'ts: ils rue rcon/vi,ennent ni œuix dyspei]'.lüques (qui ont la di,gestio•n difficile), ni :rn:x •diabétiques. ni 1aux ,olbèses. :Ern résttmé, cette olasse 111'offlre pa,s gl'.aJrd intérêt, et son u sage est plutôt inidififélrent. lies fl"1Ji,1Js s1ucrés se consomment s•é,ü hés .a,n f.ou1·, au so[eil ou tà J'.afr ou à I'-état ,frais, et c,uits. .Séchés 1a;u !foor, ile,:; :perdle nt, ,a;vec leurs ,é léments ·lli(l'Ueu.x, la J)ilus ,g1,ande p-artie oe lonœ principes sucrés. ils O!llt •aJ.ors peu de

sa,v-eur et sont i.ndi,gestes, p,ar1œ ,q.ue la Iu!o,se ·àésby,éLratée est d iffi.cilemetnt 11 quée pa,r le st1c gastrique. Cuits là l'eau, coll'stitueut un aliment p.lus d-igestif et sez siain, parce ,qtm il,a .cellulose s'imbibe subit P'ar le fait de Ia cuisson 11ne dléso nis a.tion ,qui la rend! [)lru,s digestive et assimiJ.alble. BeaucotlJ) de ·médec,ins rc 111a,n,d.erut l'usa,ge 1cxclusi.f de·s fruits et dét'en.1d·e nt ù certainis c,Iients l''lls•age fruits ,crus. Les ,f.r:u.its frais entrent J)our u.ne gna part cla'lls l'alimentation. On en dit 1bei .cou1> d'e !bien et 'b.ea~1·cowp irte mal: l,a 'Vé est prolJ)a,IY]emeu.t entre les ,deux. II ne f pas 18'buser des fruits , -c'est certain: qu ii ln mesure dont on dloit ,eiu .u,seir, c'est fair<' cln fam!Jlframent d'e la [Pel',SOill'lle rega ed des propriétés paQ·ticulières de c ·qne ll'ruit. L e m elon est un des fuits les plus disr tés. 011 l'accruse ,cl"être inidigeste: peut~ e st-ce à to1,t. n renferme 11n prinlcipe la tif et même ,pu11gatif: il peut don,c provoq 1,f!J 1clfanihée ,par son. a b111s, ·sttr,torut 1c1Jans état 1de ,ma,t urité trop avancée ou insu saute. Il a le ·d éfaut de se COl'l'Omp,re vite et 1rar ·cornsé.quent d'e perdre beaucou de s·es <}'ualités; 1rnr le transv,o,it, il s~1hi cles transformations desquo1Jei:: se gent ceetan~1s principes irritants ,pom· ih'e digestif. Il y a idoil'c lie,11 d'en être sdbre s11 rtou.t par les· temps de gr,a:nde ,c,b.ru1eur qo 00ïncid<'n:t ,avec son a:p,pa,r ition. Be.aucoup de personnes ,ont l'habitude 1cl,e le consom mer av.ec !lu sncr-c: c'·est uai to1,t, c•ar le is11eu fnv.ol'ise sa fe1·mentation, et iŒ est ,bcaur-ou, p1us hy,giéniiq,ue 'd·e le man,ger ,wvec dru se' et dlu poi•v,re; ·c es deitJX condiments agissent fa-vo ralbleme11t 'Sur l'irutes ti11 et sur le melon lu1-même en retal'dml/t s,a déico,mp,o1'lit101n. T/rubricot et J.a. :p,rnne sont !!)hrs iu:d11gestei. leur trnme ,ce,lh1lei11se {\tant ,plus ·dens•e: da 1n·11:ne, en partioulier, re11.ferme 1un agent füa.stiq\ie assez ·é ne1•giique donit 'l'efif.et s'a· :fo11te •ii. l'efl/'et i:rritant mêcaniiqlùe de s1a trnme -celiuleuse. 1IJa ceri,se est h·ès digestiv•e et ai)é.ritive. Les ,h iganea·ux ,s ont moins.; dli1gestes. de mf• me q u~ to11tcs les cerises là dia!ir ferme Pt •peu aq'll.euse. La poire e8t 1m ,très bon fruit, 'à con1fütion <Vêtre 1bien mûr€.. mais certaines espèces ~on.t cré·t:a,c ées et cl'u.res: celles-J.à. r,Jutôt ln· d'igestcs. ne conivi,ennent p,a,s à tout le mon· de. Ttt·op sucrée, elle peut occ'a.sionner de 1ft d'ispewsie et :provoquer ida111s l'estoma,c des

119 i.t'fcn,t d'un mouvamt v·an·aenta,ti<>ns organ1ü.ques q11i dêlterminent ùes fermes se co ·u_e:lu munn,u~·e: ferJD31. "'. t'S et des pyrosis. lfü<> de fumée. Le rh0Dl'.t 't partout. '.rou.s de~ "~::rne aussi est exl'ellente, àigesti- 1 - c·es t la t:1011,pc qui cu.i La 1,·.a(i"',\ÎAlüssa·nte ; c 11e est tr•~~s hy,"1é111c:e:s ;;;ens ,·ont mang-er. ·1· ù,e ,l··· . "' = ta.·"·le " · cJ,e e tt 1 ' t 011 fa Et il ...-,oil m1 ,beau mt -1en .. ·c ,·tlue et. JJOsse , 'de pr0ibalblewe,1t u1u:e ,ac 1 , no,·=1· ll1a,os·1·,,, c et r·elt1i,;a, n te, l.a sonp1eT f . Le J··u.s de la •po,m,me 1 ~''" "' t' Uc exee'âent -oie ' ,a111tiseiptiiq,ue gastron,;,true q·ui attl:'rnll les 1Doisso11,ue·nirs ,,a, rvora,bl·e snr ,n fraîdi_e est u ·t d même do l'oran,ge; ·e t gniés. 1 . t tmal. ,n en es e ., . 't Lui, vo-il·i troh; ci-o urs qu'il se n.01'.1rrit ·l'e ui es 1e l'a<titre de ,ces •dtn s rnsa,"-e de l'un ou ,c ' J cas de ft·u.i ts ·verts, de lôgu,nws ·vo•lés la n~1t dans : .l~it êtr·e ,cond1amn1ê ·q ue d'll:ll~ e . ota"·Cl'S et dévo,r'és cm1s. rue re,ga·I que ~~.s~e,p,s,ie ,acide. M·êtne o'b.serv1at1~· ;pour 1,a 1es p '" l·"t tutie b.onne •as siette de Soupe b!eU l Ul SCl« 'c'he s'Ul'tout la. pêche dite d'e v.igm.e. .pe • • . h . sait ,cela. l'haml~! . • , à. (l,éfat1t de . f ._ U11 mo,r e~a:n (l.e ~J,11 u n1eIDe . L e raisin est .laxatif,. c a,cun ·t . ai o·este. ' Il a clti,iâ qu,arante-llnit •heures ,qu'il . fr ais·e est ~)luto m ' " · el].]e . r.en er SOU• ] .)C. Y ·' v a "t déLa 't1ne e~sence irritante qni 11ro,vo:que chez 1àévoré sai ldern.ière 'Cll'KJOte, lon,, e~~ me . t·ica., re ·, on ,a . ··· de· pcrsonJ1,es cle ,.,·qu, a . -"· '= "'~ so.n· ,b iss,a,c! .A.11,ra· dirugI11ée ,a-u "LO,nUJ t 1dt-11 cru ·:r bean<.:on.p · · · tte mais sans . . ,' rceau icle pain p.û , ' 'even1 . ts so11 11.s-ag·e contre .1a ,g·ou ' • jmna,1s qu,u.IJJ ~o. ". lble aussi i·11di•speq1savian e . L framboise est plutot la1111r\ ,(')10se aus si env1,ai ' pt•eu1ve aucune. a , ·t La fi.!!'Ue . tLv·e mais se col'l·ompt tres vu, c. b ble!Ainsi pourtal)).t se ,ré~,· xa.• h ' est 11 n fnnt · ·ra f.1,a1c , h'1ssant• ciomme ·t à la Jettre, le . i:ll,l 1sai • ·t ,fw1c e . . t e,. la. 11an,ane et qnantt]';uimia,s, 1a ,roa,ngous c;hittiment d~nt frop son.vo~t s~. 'rnère a va1 , ·é ou illom·a,ble farnea.ntisc. té •cl' a•utres f 1,uits ex,ot1q ues. . menac s pa~·esse 'llJ' a - P1·erncls ,g,a,rde, .Ta0q ues, , ' Certains .f,ni.its die ,nos [Ja,ys, Le~-t~m:~~'. . .. . i h omme. Pl, u s •qu en au,C'l11n . ~fies les sorbes. ont des prnpr1e. ,is. j.1.m• a .1s nou1 ,11 son . t ême 11n morl<"~ ,ne ' • . , t . ·1, son,t .a.ssez 1,ndnges- . . il fait dur VJv re, e ,rn tement -const1J),an es. 1.s . . t 'é- tem1is . . . "' o·ne à la s,ueut· d1i .Jlront. , ·1 sont Ti<.:hes -err tanlilm e l'C::tu ,d e ,pa.m se ,,a,., . 1·1 a;v,ait to1JijO'U1rs ,e ntes . p,m1·0e q,n 1s · . . . ·"' fü"eS-"· l'ot'"'Wlll'SIDe J·es lüqmues "' . Un morcea1u d-e J)'aJl4 tt i. puisent <.,ans "' odestc ,a1s,a•n,ce, ce e •a tifs et arutres. . . l'un tencl~1 par h\u~~rn~nt. ,Clauidc ,Lalûu son :Pèi·ix · de sa sm1té, T oiles ,s ont le s iJ.11"01)riét~~ cles ;~:~~:1\ue snuce {JUC pt ci . , re ,l ui ruv,a it a•m assee au ~ , us a,O'e ,f -rerq 1wnt · on :reu.t . dne en ,,,e !hommes fin·a'l•ement .è\e s•a vie. t 'lltlle :pour ,,es " t lb lem• 1.1,s•age es 01~ e ; , ·al ces 'fruits sont r , de chtn"ct· ,q,u"à so n ·tm~r Ja,cques Lar n il)onn•e sa11t6. En gener, ' . "et·.· Leur a,s . " , n aW'it d'(ro'nisemen,t! Au " rmes 011 ·elle ba enes. 1 Jou, sou .fils,. se '. ' ênw ces ten,es q,ie d{,J)Oll'l'·VUs ce ., ,e · ·1a·e ,par les 'lle·u de t11a ,,a11ler lui-m . de sa envelo1)[le seule Jl'e'llt êtrects·cote1~ c!rtai~ mi,·. , '>re 3'vait tallit a,r ros1ees · . 1 tions Ou Je con1,ta, · · · son , 1eux pe_ · .. des tâ,clherons. Encore, ma,1111rn/ ~ snit ,q'll.'il faut Jes .i,aver soigneU!s ueur, il avait pt'.s. ·M ais pendant ce lteux, c 'Ot .,, l mia no·er O'll les l)'eler ·11 8 'il les e.ût s111-ve1Hé,s. - . sement a,,ant •tre es . '"' ' ·,t 'amns·er tt ~a 'V1 e. c1J 1, . chose e,st poss11ble. . temps hl n 'aurai 'Plli. s · , ' . étt1ait ,aHée cornq·ua n a · <Y • J s fruits à [!Omt: Et !,a petite p,r,o pnété s e~ . ' .. n <'St urgent de ,man,,,er. e " . 1',g estes olle ·!'<',était formée, ~op1111 par lopm .. ·.:. t ·op mtti·s ils SO'l!Jc mr 1 • m<' ,. . . ., )lus 'Vite. Le rh•agrm tl'OP vertst ,01~:êl~~ diev,c~lr toxi:ques (•p·oiso,n,) . seulem,e:nt. ·bea uoou,p 1 t le leudeet peu'Ven · avait tué la ,mè·re du paress:ux:, ~d~ Joi met· ft 1rn oerta in de.gré. . 'de l'enterrement, iles .,.,ens . ma1,u · · à ort e die lia rna1- -~--~ ti1.i ent .Ja-ciques Lalon • 1,a 'P ' ·

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La Lettre

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Les j,a,mbes 1.,ou,rcles, ~e v~n.tre ,crc_ux, . 1s ux cle n•am.uio ec c-..1eI Lalo11, p8'1es._e . lans ragonie <ht créneau [J,a•r état, aohe;-e, ,c ' ' , •o· ~p11.·f,s la 1 l a tra-v,e rsee clu, bo111,._. • 1rns,c•11· e, , · .. . rancls pJ,a ta,nes t lrnlenr torride ICl:u Jour, Jes g ' . . . la tiède la Toute frémi ssent 'd m1cement sou,s airtout D,e clc ('a.l'·e"se ('e ' Ja, brise, nocturne. .. , P . .· - l'ocleur des :b'l'e s fnais coupes. l an n e , " rdUJs ,dJans )a meT ondu ·e use E spa.ce ... pe . . , s toits .ea;pricieux et clŒ·é·e des mo1ss1ons, 1e

L!LH'·s

sou _,pate1mel~'~· t ~coulés. 'La vi,e c1iu T. · e mois se so,n <> Q ~1z ur 11.lll' fa'Ïlll'éan.t surto,ut, -:c-hemmean.] - ll)O t l'été mais l 'h 1l es bons ·momen s . . .. a q.ne .q11 uis il'.lllême l'êté.. . kt l))t'eU,v~. ver! .. · ,Et P . ' . ~ O'JlJ ,estomac af' t ·qu'en l)l.eme ,can1cu e s cf,n,m{i es so,u,pn'e . ·è e assiettée de soupe a[H s 1'.n < moirceaiu ·d'e ,pam tout s-ec. on ;wu • t à cette satson, men- ·A •v·otre age e . e de bl'aS ue le pay•s mrunqu 1 ·dier!. . . ·a or.s q . 1 Pourq>Uoi ne trav'ailpou,r lever J,a moisson . lez-v,o,us ivas?

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n av,adt ,~ondu partout rp,ar le même et ·qu'on est lbien mieux 'à dot1tniT 'llU mens01I1;ge: - Je .ne conin.ais ,r ien ,arutx tra1v311.LX ,de la d'un fos,s é!. . . Ah! vous wvez faim. J11éant . .. tant mieuix..Il y e. diu pa,in' C>Hn(P'll/gn,e. t001,t le mond·e sur terre, mais il faut se !Dans 1queiques instants la. 1U1Uit sera- tout ner la peine de le .gagn-er. Aàlez voir dalJII â. f,ait torm,bêe. Où fra!),per ,encore~ où vous iwez dormi tantôt si ·voua D'un regard de détresse iet id e co}ère il fossé tro,u,ve.rez ! fouiJ!e Je cr,épuscuile. A l'exti,éunité ditl! villae visa,ge déçu de Jacques Lalon se l(!h ge cette ma,ison[l'ette auix mrn·s ta[Pissés de gc 'Lde colère. vigne. -· P1ienez ga1•de, Je vieux. c'est !()as Le voici dans 'J,a cour •bien propre. La porte de la mélt-airie est ,ouverte; seule est injm-es ,q ue je suis v-en,u -cher,eher ici .. . - Prendre garde!. . . Des menaces, ,po,usSée cette barrière ,qfUJi airri.rve à hauteur ··•• ode poitine d'homme et jntel'dit à la bande a,ttends :ulll peu, mauvais fü·ôle! :Miais le 'POitron ,qru,'est le ohemmeau i'1J1d1iscrète des pouJes et des oie.s l'a,ccès du ga,1,ae bien d'attendil'e. Le ,geste diu pay logis. Le chemineau s'y a,ppuJe. tend:u1t les bras vers ,Je ,fusil a,ccrochê - .Ayez rpitié de moi, j'ai lf,aoim. 1Lui ,q,ui n ',a pas le com·aige de tra:v.amer mur de Ia cb:e,mi,111ée [,ui suffit. Il lbat en O'llDS la ruuit, se contentant de g-l'OQi ,:t l'hu1 milliamte 'hall.'\diiesse de mendier. En par- trai,te meJer : lal])t, H a, fai,t l'inspection des hôtes de la - C'est ,b on, le vieux, je te retrouverai, demem•e, et un [Hm d'espoir J,uj est venu. ·I ls sOlllt l'à i<l'eux vieux, approdh.aint de la * * * soï'x,a.n.t aiue, le mairi ass,is ,il, J,a fable et pa,Mirnuit. ,La; petite métai,rie ,aUJX murs ta,. .rais,sant 1born1e1· en face d'une ,al])!pétissante ipissés d'e vigne dort ,d,ans' ,UJ11· cliai,r de «u111 omellette ~ la pomme 'die terl'e; la: femme, ,s i me1,veiLleux, si transpa;re.nt ,qu'on 'IMJ\lUI. ,les 1coU1des ià la fen'être, le visage raV1agé par rait ,comi[)ter les g1'awes ide rra.is,Îllll caehéea iruconsola,ole chagrin.. s ons les '])ampres. Franchls,s,ant l'encloe 1111 .A. fa viue dl:! Jacq•nes 'La1ou,, elle a IJ:Jlan,côté ,Oi[)poisé à la ·cour, â oanse d'tll <lhien., 11111 C'hi comme un suairre. homme s'·av,a,u,ce vers la fenêtre, où se te- ,Mœ:i Dieu! ,a-t-eiJle dit, en faisant de- nait rà Ja nuit tomlbante, la vieille au, visage •Vlant ses yeux ruvec •s es m'ains, le geste qu'on si triste. fuit J)Olll/1.' ,ohiasser 1u111e vis,io"U d'ou1oureuse. C'est Jiacques Lalon ,qui 1'lépète: Puis elle s'est levée, a pris Ie hol de sou- 'l11li vas p,ayer ,cherr, vieiux pingre, Je pe ,qu1 ,refro]d[SSait sur la fenêtre, à côté bol de soupe ,q:u.e ta. femme me tendait et d'elle. E.lle ;v,a vers le -chemineau, dis,ant: que tu m',a.s refusé. - Vous a-vez /bien fait de vous adresser La. ma.in ,se glisse ent1,e les voleœ Pollf ici. Oette sourpe, al\ll moi,n,s, ne sera pa,s per, ipouss,eir le cl'oc1het. Oh! vei!lle, Œes volets sont 1:hœ ..• cl!IJr, !l)'Our o.noi, je n',ai vmimeut pas simplement tirés; la !lllofüé -Oe .la be80lgD..e est faim. ,faite. Un sflex pour c011[)e.r, à hauteu.r de IJ'homme seni,bl·e colllsentir, et déjà J,ac- l'es])a,g nolctte le miI1Jce caorreiaUJ de vel're . .• .q ues Lalon a vianic e une main imipatiente, uu peu ,de glaise pour rl' ameuer 1l !IOi. .. quand, soudain, rde son ibras tendru, ae ma:ri Le ehemineau ,v,oleu;r. . . assiassin ·bientôt barre '!)<aSsiage à SJa femme. 1L11,i aussi s'est !I)eut-être. .. v111 se mettre à l"œruvre q,uaDIS levé; d'uru, !bref regard! san,s •bienvelfüu1ce, il :une seconde su:riPrise l'a.rrête. ,a jaruigé le mend.,igot. C'est, ul!le ,fois die p~us, Ul])e enveloppe swr [a. pier1-e, entre la fela même question: :n:être et Je voiet. . . une en,vefoll)l)e loul'de et - A votre âge, à œtte -saison;, vous men- ,qui, remuée, rendi Ulll son méta11-iqrue. Est-ce diez! Vou,s n ' a,vez '])a.s trourv~ un fenmierr q,ui ~1,n -c onte de mille et U!llJe nuits?. . J1acq:ae1 ·vous ai offert de :vous em'bauc.her? C'est Laa-ou déchire le '])a!)J,ier. . . des pièces blan·bien exh•aordinake . .. dhes ,gilissen,t dans ,ses mail])S. Il y a cillJ(luan- !C'est que, bal'b utie J,acques 1LaJQ111, je te ift·,ruucs pil'l.l's ru,n e lettre. n'enteruds rien à l'oUJV'l'a,ge ides ,chamrps, .... . Voy,on,s cette Iettre. Quelle SU111(l'l'ise no111 La voix d,111 vierux édate, sarca:stirql.11e: rés,erve-t-el~e? - .Â'h! Ah! la ,bclle excuse, et œmme iil l]\,f,o,n ,c her enlfrunt, y a 'V,raiment 'besoilll id'u:n arppre.ntissage « Voi,ci aes ,cmquante francs ,que tu m'ai iPOlllr liaiVev odes 1ave~es. Dites dO!Ilc ;plutôt qu'i!l fait trop c,ha<ttd ,à midi ·lm plein ,chamJJ.) diemandés Siamed1 d-ermier. Tu penses bien ,que j'ai d(l empl'Uuter une gra·nde partie de 1

=

1

anme aux uns et aux ,a.utres. Com-

e so ~ !'in f ·ai-je pour rendt'e ce t argen,t "' ·. "

(!J}t ':~ ipèt-e! R'il se d'au.tait! .S'il savait! tdece que J'e dois diêj,ài' Uui, qui :mourrait à faün iP1'tttôt que de dema,nder un sou , ,meHLeu-r ami! . Est-ce V'l'a.1. au mo,ius . que tu travmlles, 1 . « erufiln trouvé à 1a 'Vil:le cet eJlll.P' o1 ~-:l~' b ué et peu .fat1g;ant que tu eher1 t,leD c;ep:u.is si Jongtemps! D"ernte~rre ~Olll e]les r@éter tamt de fois ,q ue tu n es qu, un père ux tourner,a '11181, je ![)asse mes ..aresse ,, ,qui .· ,-ornées et ,mes nuits ,à ple111rer. 40 « Ne ri,s pa,s; mes craintes ne sont p,a:s dé_ s de tout rfonc1emc!I1t. ,si tu savai~ Œ o~la pa.resse ,peut faire d'·un 'bom_me. Tiens, que , . tat·d que ce soiil', ,à la nmt tombmn· '88 ï>·u:arçon -de too ii,ge est v~nu à Il'otrc te.rt~u,nrnn-d,ier 00 morcea-t1' d e pai-~. Un g!rpO de ton â.ge, oompremis-t11; . ·bien, ·vahd'e Coll · à cette saison, préHi~·a1t terudi-e l_a etait\1utôt ,que d,e traJva.iHer. J~ v?11J1ais ~. 91 doI1J11er mon bol de soupe ,que Je n ava;s le courage de manger. T,on . père 1 a ~~ , Si tu ia1v,ais v:u q1uel ma1U1va:l!S re~a~·d .,....~ ie,. h tueU nous a la1n,cé en pa;rtant! Cet ?m~e rait cette n'llit pour manger que Je n eu serais pais su,r prise. »

eue

~ou.gtemps, J a-oq u:es Lalo,u est resté imbile 1,a llettr,e à la main. Gom11De cet~e :~toir~ était ~a sienne et ,com!bieu, de fois 111 mère à lui ,a-t-e~le passé ses j<rnrnées et ... i't ,pleurei· sur sa paresse! IE'S ,nmcs ' · les ,rpiè, P.uis machin:alement, tl· a remis eee ,bl,a~clhes dians l'en,ve'loppe. Enfin,, ay.an,t tiré de sa ;poche u,n mo-rcea'UJ d'e ora.yon, Il a griffonné au bas de l'écriture de [a pa111Vre ,teille maan1an : ~ on- iEJ,coute s'il est e,u,oore temp~, es c i aei's de ta mère. Crois-en U 'Ili famé.ant qu a if,a,illi devenJr un asisassin. Jea,n VWLIA.

Loue ta femme C'était le ,soir. Après 1Une jo,m'!lllée laborieusement iremplie, 'fatig,u~ et_ l'•humeur cha. A ,dJI'{i Lelhner regag.na1t s·ofll' modeste grme, n ù ·i trouvia, sa tppar,temenit ,situlé 'r,u e X· · · 0 1 femme 'I)aretUemem,t aib'attue et °:1,arua,sade. ·t· Boudeull' il s'assit dl8iDls <U[ù coilll/ et ,se di · bea-11 -d'avoir_ '11.lle ,femme 1 Comme c~ serait 1 joyeuse et un, ,a.ima'hle c·he7. mo•t, i>

Mais tout cela ~tait mornotone et Mme :~,eh. a~t . -so111 owv,-a'""' tnste, 111,e r fa1s, , ,~, Je visa,ge · comme si elle ac-co.mplissa it U'lle Jvuroe ta.che. Qu1a,nd la tabl,e tut mi-se, ,s 'acl:ress~,nt à son mari, elle Iui dit 1'a·coniq1U.e10emit: « Vie;rns i> d'un ton si ntde et si peu engia,geant ,qu Anar~ iiut sur lie [)oi,rut die -répon,d1se rnll'te.ment. :11 se m,aitri-sw cependa1r1t et ,s·a,s,sit à table 'SillIB Je morudire plaisir. Le ·repa'S 'é tait .solgrué sous tous les ra:]),ports et Anid1ré J'efi,t t1•01uvé cxC'elJ1ent ,st S1l femme Jrui arvait ma,i1,ifesté ,}a, plus légère satisfacUon de le 'rervoir. N'avait-il pas· é.t<\ albsenit tou,t Ie jou:r? Il remarqu,a cep,end,aut qu'elle ill.e mairngea,i t ri~. f.it-H s11n· le (( N ' es-u"u "'"·" '-'lem, LI• 1 'Ma,rie », poi.nt die h1i d-ire, man,s l'exrp1ressfon ~e -so'? ,"'isa,ge ,é tait si pelli encol\ll1agea nte . qu'il c-~a;1"llait de i•eccV'oir ,U/Ile ,i'é,pouse d:ês,agreah e il '<'l 'i ma mie= se taLre. Ainsi ,s e passa, le souper s.a'Ds qu'un seul mot se .ffit ê,C'han?é cuh-e les dieux é.polllX. Mme Lehner desserv.1t. . .la ta,ble d ,un t ,a[)tR · v e,rt ' y ...,/,aiça ' 'a rcco1,v1•1t ~, . 1 lampe et abaindonua, SO!ll' mari à s,es tristes méditations. cc C'est à n'y pLuJs tenir» s·e dls,a lt le paru.· Yre homme, ipendia,rut q<Ue, ],a tHe pen,c'bée,' Ics mai.ns da;rns les poches, -il a,r pe.ntait Je sol d~ la chambre: « C'est ici a'[ls,si gai que da1ns 'tme p1'i.son. >> rt Un insta.nt après il s!1asstt à ta,ble. sor_ i un jom':DJlll de sa poche et co~meu~~ de !1re pou.r S'e dJ,stJ.iai-re 'llll1 peu. Mais vo1c1 ,q,ue pl'cmier article où ,soD rega,rd tomba éta t i,Jrtit1üé: « Loue ta iiemme. >> • • "Tierus je vo'll1dra,i s •bien .savo,i· pourquorn, ,.,.t·-·1 'et' son visruge se ,rembr,un•it encore. S·e wl \. ', é. '} Ponr1:a:nt ,sa, cm·io,sité iétnit ,a,1g1~s e, _1 vou. -ce qu,,,on 'PO,uv'at't lait savŒr . •bien dire • . •sU1r , um pareH srujet; .au,g.;,i repll'rt-n son JOU[oal et }ut 0e q:uri ,suit : . . rc Loue ta. femme, ne ·sem1t-ce que pa~ compassion. En,00111111aige,l,a, 111UJ ve11.; q,uol qu 1·1 eu, soit ceia, ne te ,n mra pa,S. )l •.11· ,0' u;i wut cela est bel et ,bien, peus~ Cl 0 ,, , • •, qU'tl Lehner. J':a,imera.i,s pcruirtaD:t ,sa,vo11 ·;e . , c . ·t à louer chez la, mi·en111:e. Son v1s'<l.g y am.ai , ftuic.He :boudernr s,o,n air maiussa.de, .sa P61:i' ' . f t de ma ma1sO[!J :u111 ma111v,aise h1111meur on • , • • vrai pu[;gatoire. >> AJprès ces .11éljou1s,sa,ntes ,cons1derat1on,s, t1 ,lut plu:s loi.n.: irElle tient ta maison- en ord1re, te P~ cc' 'f' t t ve1!J!l 01·t di''llllle ŒJ,ourrrituir:e ~,rb irun, e e v·l ce que rien ne te mmrnquie. L o1s • 'même q111e ~e~ choses ne para~tl'aierut ~ériter ai1:1cune lo<ua:nge, Joue-là pa,r compa1ss100, 1oue-1'a pa,r .t_J-...&J>.>

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122 pitié. ]]li e ne s'y attend JJ<as· mai · n· , . 1 ' < S SOIS-en st i , ces qu,0. ques pru11ol0.s d~ s a.ti sf,a,cti.oru lui feron t fl 'LJ, ,lJien et tn y .g.:tg;nrera.s . » , To:ut c_ela pa.r,ut tri\s· ,d tcî'e .'i A,n,:J.ré; po•t1['ta ,n_t il ùtu sembla ,q•uc C"os li,>:rncs a vaicn:t été écl'I tes exprnss'ément J'.J'O•ur J;u,i et, le fro~t d:1rn; J_e.s maius, i1 s,e prit il ['éfl'f,cllir. Il r . CO'IJ.Uli!IS~a i~ qit:_'il ,a.v,a,it été i:uduste envers sea femm e, -orrn meme très drur, et il en -avait d , remords. es

Sa r··o,nsc ien ce é,v>cWée ·lui di sait: « Ne t ·,a-.t-e'llc rpas to'l160-uit\s sNvi II<lèle~ent_: ;'T>a-t-el}e :p~s ·êbé ·puur toi 1a co1JJ.1p,a,,ne "',d,,e et d·evo11.11ce ,q,ue tu ,r-êva•is j,adis? Et t oi,_ 1 as-t u j,ama i,s remcrciélC, Jui a,s-ttn jarn:Hs t édl!O'i·g u,é q,u,clt:i;ntes marq,ues de l'C·COill.· 1na1s&a.uoe, de gira,titudc ? Non , jamnis uill,e sy.1'1-a:bc d ' eJJC<OJllll'a gement n'est sortje de t a bo'll.che. )) Pe[ldant q,nïl éta it ainsi p lo,DJgé d,amoi ses ~erns•écs, ,: Mme Lehnrer ll'€nrtra, 111I1,e -co1"bel l,le ,t, OL1vn1 ge à .J.a main, s'a,ssi,t à table et bien -

tot A'.r11cl:t:6 la. vit faitie m o1u;v.01r rpres,tement sou ,:ugm'lle. D ' n111 coup rt1'œi1 II comprit ,qu' el,Je lui c-ous•a it 11:n,e •c hem ise. . -:-- Co mme ce q11.e tu f.ais est joli , Marie. fltt-JJ ,:-m ~out d'utl ins ta,nt à, br1lle-pm1ir(Point. Pas ,cle 1t'fll)o,n,se, pais même ~m tout petit Œieg~rd . Po1~1:ta,~t, il ~l,u:i sem,bl ait qu'une J.égè r c cl~ tPnte s 1eta.1t opere,e dia,DJs .l'exipres13 ioil!J dn v1sa:ge de s-a, femme ,et, p l us harcl!. il contin,u-a: - D e tom; Jres empJ.o.yés a-u brnrea1u c'c-st torrnjo·llllS moi q1.1.i ai les cillemises Je~ pliu s belles et les pl-ms ,blia,n.clles.

123

sm1· l'épaule d•e s o,n ma.ri et pleura si lencieu. se1up11,t. Ce f.n t ,u,n trait de l•umière p,ou:r Ani! Sa eltrL'C femme, à ,qu.i il n'avait jra.1nai.<! l'f. llress'é 1.m1,e 1rnn•olc de rem crcie m e11't po11.1~· le,; ~oi 11:'5 :qu.'·!'.Jle 111.li prodi g uait jo-nrneVement 11 rn 1t [un~ p ;i.r douter -d e :a:oill :i rnouJ· ot Pet suite, cl,o,u,lo,n,r•c sem o.nt sou /\ferc. ' . -:-- 'J,u _·r,s si bornne et si clêv,o·rnée. :1Ia.rle cl1t-1l. plem, die r cpe·ntir, je t'atme et ille fo '. me l1°·autJre,s sornh1aits ,q ue cel,ul d,e te savo~ hc•n,reus•e. Q:1,a,nd tu es gn,ic, uotr e maison e gt ·pour UHJ-1 11ui ,,1,ai rrn.radls. - _CD:11m e c··c st b ca,u -de t'entendre par. Jpr a 111s1, chcir ATiidtré, dtit-e11e, sonriaiu.t à trayrrs los la,rm es:. Tl me s•e.mh1e q11,e dlé s•o rm:ii.s, Je n e pour. nais jamai,s p1ns être tris.t<> . C ', est nimri qu'a:vec 11.1,n peu, cl,e pe ine Andr1·~, Lch1JJer . pa~·vi11t à. d,i"Ssiprr les· ·nuage, qui ass·ombnssaient le eiel de sa, mai son .

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Le Jeu ~Il c tiio1rnv a,u,t il y ,a q u,el,q'lles a!Uuée,s en

vil '1&gi.atu1re, da,n s 11,n petit castel d e 1.'3n. ci0nne M arche LimousLne. auj.ou1·d,' l1:t.1i le dlé. p artem c,ut de ,1a Cr e,ii:sc, m orn attelltio 11 fut attil'ôe ,par 1rnn tJa;b le:11u, à tl'-huik! a,s·s·ez modestcme111t en cadré, ·(]iUi •étaiit pla,cé a1n:-<d1essus ·c1'e la ·chcmi,méc de l,a d .1a,mlbre -où j:e couchais. Ce 111.·,ecst 1p,as •q ,ue •ce ta/bleruu fflt 110 rshe f-d'œrnv re, n i ·même urne œuw·e correcte. . . - Va·aiJUent? clema,nclrt ·: If.me L ehner eu A l!'ta-n t qiuc je m ·y co,1J11111.i•s, le d.essin et Ja f.:1 1s:_a n! touj~n.~·s 00,nriJ: sou rtig n:i,lie. La glato n !ern· ln is's a iem,t fo11: à rM,s lrer, le dessin c•~ e t:i·1t d,éc1<'11ement rnmpu:c e t 'lm petit raSllriiout. Q,n n '.a p as d es picd,s et c,es· mains y,om d>e ·s oleil lbriU:ait à tr,a ven, l es u u·a o-es c0mme cela. Ce q u i m 'i,ut rigsllJa,it, c'était le A n,d,ré die1v h1,t pl-us con,f ia,nt. " · S'l\j,et. .. :-- Sais-tu,, Ma:ric, clti t-tl, d'une voix d,o.uce, .'0utou r d! LJ!lle fo,b>J.c oouvoi:te d,'-rnn ta-pis J ~ 1 s,?11wen t cnfo11 c:l!rn .dfre: cA.nfü,é Lehner a Yc1·t et s111pp-0rtant dieux •b ou.gires encoQ·e .allu· a,ss u11èment 1ia1e bo,rnn,e femme. mées, nrn.is près de s'éteind1•e. famte de cire . Les yeux ;J:>riHa,nts, ruaJs J'cxpres,sion tou e t de mèche, de11x 1hommes t P.<nahmt des carJotws du1,e, :l'.Ime •Lehne r regarda, s on mari. tes e t pai,a1issaienit 1ab.s'û•r bés da,ns• Ieim· jeu. - ·Q'Ue11<:) qrne-s,tiou, ·Marie, -rêpon,di,t-il, en L'un ,cl'e11.1 x, -a,ss·ez îllé.gl[g,e mment vêtJn, et âgé se ,1 ,aipprochant, quelle ·q11e stio[l? cliunc q>œa,1,a:nt,aiioo dPairunées, a,viait ]',air d'un <( Et toi, dis-tu cela a1Ussi l>, in.te1rr ogea-te!Jc ·1 gC'nt ilhomm e campa,g,naJ·d ; f,amti,e, qui de· - Le clis-tu rnussi? ·1·épéta-t -e1le avec le vait a vofr pa:sis>é la ·Soi:or,a111.ta i,ne, imrtait un mênw tmu sec. ' ·C'OstJrnme cle '11a11.1,t maigi:srbm,t: ampile perrrnque, - i\Iais a,s,s1u1rément, ma chérie. d:it-H te.ntoque g·.alo·n:rnée d '·or, si,mai,re die sole rouge <lrem eilJ!:. Gomment peu-x-tu. me le de!Ilanà laii;ges ma'llldhes, e t 'b'ordlées cl'hermiil1es. Ce lfor? E t 'S'e ·p enciha,nt vers e.l'le, il l'e m 'b1,ass'a . ·:l e vait ~tre urw 000l1seiWie.r , sinoon rt.lJl pll'ésident . - Oh! Anfü'é si seu.l-emen,t tu vou lais me a mo,rt1er ·de ,q~1e1que p arlement. DMIS Je dire cela ·ie temps ell' temps, œ la m e femit fo.nd de la toile, •cliebourt s11r le seuil de ]'a,p· ta,nt ,d e 'bi eru. prartem10nt, eruc,o,11e je11me et j -oùie, v>êuue d 'un Et 1Mme Lehner se leva, app11.1~,a sa tête costume ,d'e ,v.o•ya,g e, 1me femme Jetait siu,r Jes

j ou-01.1,r s lllll reg,iuù, ·à J,a fois &urp,rle et m é• content. .Eu..'!: n ',a·v,aie.llt nJ vu, ni e.ntendn ,1a JJOu'veHc ,a,rri va:nroe, à em. j11ger tfüt moiDJs par r,attentio,ru cxclu1s ive qu'ils {1'o;u111aient à l-e'llr/5 ca,1tes. A u, bas d •e J.a toile s.alls sLg,nature , orn lisait e11 lettr,es p1-esques rnaaruscu,les, cc vel's: c< 'l'-el ,q u·i "Veut corri.ger se ,J,a:~sse· 11erverti-r l). - Oonuaissez-v,011.1,s , di s-je, le leudemn•in, !Ill n1aître clu caisrt:eil, ,r'o,r iginc et la s ignificatiŒ1i d11.1, ta])leau q,u,i se tro'uve dfü:tS J.a 0hambre q•ne '\'Ol11s ,m'a,vez clountse'/ - éLe tJail.Jlea,n des jo,u,eurs s·urp,ri-s par 1a d,a m e? - P 1,écisémoot. - Je les co-miai,s par une lr·a-dition die famille. De vieil]lanl costll!mé e,n -ma,gistra.t éta,it mou biJsaïeu1l, e t 1.1n conselllcr de m~ rite m1 pa,r1emE'illlt de Bm1e1'~a1nx. ~]a~,s •OO'TOm e,nt se fait-il, qoo v;o.trc perspica,dté ne devine pas ·le ,s·ujet (1re cette ["H'i,ntu,re ? - C'est q ue ma p ersp icacité :n'est pas atl'ssi gra;ncle que v=s TO'll.S la figu r ez. - A d ',a u.frcs! Vou s interp,ré.terez pa,r.faitememit s·rnns moi le ta'bloea u. - Je vous 3f>SUl'e que non. J'eus be•au essayer: J,a p c tntlt~·c ,resta ,pour moi .l:eth-e mwlie, et cependalllt qu,e1que chose me d,tsa.it q1u'il y avait 11.we leçon 0acbée sou·s le ta.b'eau, et s trrtout seyus J'i-nscription. A près a•vo•i,r plrnsi-omis jo1rn1·s .piqulé ma. cur iosité, ~L Des,lranètes se clécid,a il la ,s·a.tisfaire. - Le p!rt1s jeu1ne d.es joueu,11!<, me tl<i t-il. Mait, cl,e so;i1 vivamt, 'llll assez bon gen.ti11J.iomme marchois, nommé -de la -Sei!Je. D s'était ma l'ié a,yeo 11llle ·de-m-oisell'e clrt.1• voisina,ge, o,rn;éP, paraît .il. de touts J,es clron,s oo cœur, d'e l'esTH'it et du cŒ:ps. Tout a,lla ·bien , les· cinq o,t. six premièr,e s années .c11e ~ette 1mioJJ,; mrt>is ,] a ,pa,s.siotn dlu jeu à 'la,q~1ie]'·e M. d e la, SC''~e avait beau1coup ,sa,c•,rifiè, a r,a111t siou rn a•r iage, se 1•éveillai à la s'IJi,te d e -lta mort d'e son troisième enJJa:nt. A-pr ès ·arvotr j-o ué avec s:a femme et q-uelq'lles v oisims, ,p,0~1<r se dis·t r aire. il ·p r-é<texta les lbe&oin;s d''llID procès et ·se rendit à G uêret ert ·à Aubt11ss011J1, ,o ù il: l'aissa des -s ommes .asis ez ,l'OiDJdres à d·eS' -a 1grefiirns. On ·a,ppela"it alors dre cc ,nom 1es j,ouernrs peu <ùé'lieat s o•tt tt,ov hwbHes q~1re noulS inommO!ns ,a11•j,oru1rd'1hl\ll dies grecs. ,Mme êle 11a, ·Selle eut bea1.1 <>mploiyer toutes les re,s,so111rc>es que lui ~ ng,g,é,llaJ son cùésir de ooooe1·ver le patrimoine d e s•e s p-ères e t de ,ses e11:n1nts, rl·en, n'y fit. et ,s on, m'ari mté,rita et olbtint, à -vingt lieue,s à. J,a :ro111.1:Le, G.a, 1~pu,tation d''it'!l• jO'lle'l~r pas.sionnté· et ~lJlc,or,rigib~ . 0

Les cho.ses e:n étajem,t Ml ]ors q 1ue mon bisa ïeul, con sei'ù1er , jre vo'lls !',ai dit ·a,u, :i.1a,1'lcm e>u.t de Bol'cleamoc, viint pa~CrJ." lle>nx m ois cùarus une t erre qu·H ,a vait hérritée ot qui to1t1r ·cha,i t ·artl>X pr,OJ.M"rét'és ·de M. die la 1Se1,10. Des ~·elwtiorufl a1Jl1ncalles ,u,c ta,t,tJ-èrent (l}as ù se nm1:er ent1'e J,a f.amillte d1u gem,ti'lhomme ~ t cc,Uc ·lùt1 ·ma,gis.tmt. U:n. jo,u,r, ven,a,n.t cl'appr-ench·e lia nollive1ie d"1un,e g1,o,s1se p<x te d'argent .fa-it 'lJ'M' S01ll ma.ri , )!me de k1 ,S e!,le a.!Jt.1 ('Olll fi.er ses chagr.iil.1lS e t sei:; ln.qu,iiétucl-es a•u vénér,ail.J!'e ,OOùlseH1cr. Eùle ,l,e 13·urppl ia. c1:·11,se1· de son i:llJfll•ueruc-e po•uT cron•i.ger ,s·un ui;, r.i t1c sa fu:nesrbe pas•si.Olll. - LaiSl.~'e z-moi faire, dit mon bisaïeul!, j e w1 is chapitror de 1,a 1bonnve sorrbe :l'.Io,nsieu,r 1'Ü t~·c é ']J'OUX. Et il lui fiit. en effet , à la, p remière ocoas:011, u[Ile IJ'.llcr cuil'ia.le comp,a111a:ble al\L....: m eill cu,res ,q,rni em,ssen.t ét-é r:,ro:nou,cée,s• Ml pia.r,l ement d:e Boirdea:urx. - N'était-il ,p,a,s hOJilteux q•ne l'ré,pou.x a·11ue femme chanU'ante, qu~ , e p/\r.(' d 1e trois e nsfrunts phllS nim.abloes 1-es u,m,, q11.1,e ,l es aufres, q·ue le rej-eton drUIDe f;amnle a n,cie,nne et p.rcs(]'ue iJJ,u,sti,e, -c omp1·omit s 1a fo,rtunre av•e c dies ,a v ootUJl'-ier-s ? Q·u,ellle -Je,çon, q1rne'l exemprle dlcmrnait-ill? Q·nte feraient tes· in.fé· t·icllll.·~. les rnettré.s. si ce1u: qui têtalent à Ja t êt e (1,11 col'PrS soda,]?. . . Il po·uvait eu croi.re sa vieillie e ::s2p'é l'iooce, il\ avait vu 'P-!us d''ll:ne fois, ,c]a,ns sa ,c a,n.iè1-e de maglsti,at, des hommes ,riClhes et estimés , ,amon.és· pet]! à, peu, par Ja pa:s-s i·on dru je>l!, à J,a 1,uLne et a11.i, d1ésll o11neu1r. l"1. de Ja SC'l1e convi[lt éte ses torts et 1womi t ü c se cotTiger. ·Mon :bis aiieu,l c-onu,a issait tl.10-p 1e ·cœur hum::rin, lia force des ,prus,s ions e t celle clu jeu eu parliclüi-er, po,u r •e sp:érer qn'11n, am,endement amiait lieu ù'n, soir a ,u 1ell'dem'aoin. Il rnt'l'Os,a ·ckm c et cuilitiva so·igneusement e t patiemment la semonce qu'il' ava,lt mi-se en tc,n•e. Il p-01.1,s s·a fa. cond'esc-cnd0:n1oe j,usqu' à j,0>ucr avec ·M. de nia, Selle à cl1e petits .ielL" d e crtrtes in,nocents. Un prétexte ri ·cbiapit,res et ù men·c:rnr ia1es-. · Sm· ces ent1•c f,aites, Mme de la Sellle fttt app,el,ée 'à G<tllêret. a:u 0heve t du q,i t d'e ,Mme s a m ère dran,gerernsemernt m 1œliad e. - Alùez en pa,i x, 1111,i d,it m,Qltl' ,bisaïeul, en h1i bai sant lia; mai,n., ,a-n, moment ·die 6'0n. d-épa,rt; oru je me tl'<Ymipe .fort. o-u., à "Votre 1retonr , YO'\JJS ti,o,111Verez yotre ~pmu c-01r,ri,giê tl•é· fiuitiv,e me.nt de ,s ,a fn,n-este pa,ss~10,n. Et, ·oo effet, tO!U~ou1rs so'U,s le p1létlexte de j·ouer, !~ magistriat C'O[ltin1ua- s•eS· 1,emontran-


124 ces ·et ses exhortations 'à M. de ma Selle q,ui les a·cc<u.ei)l!it ,avec u:ue oattentlo,n et -une soumission exemplaii:res. ,Sa mèl.-e g,oorie. la femme dm ge,utilhomme mal'Clhois ,r evint à. son ea,steJ.. •Sa &lWpri se f,ut gra,nd,e en a:pe1-cevnn t à. tl'Ois helllres ct,u matin, d'e J,a lumière dams Je ,s,aJon de la noble demeu,re. Cette is•uirprùse ·a•rngmen,1Ja Jorsque~le trouva,, aib1,œfués .par le j,e'\JJ aw -point de ne pas l'aperœvo,ir, .l\f. de J.a Selle et '1.e co.nsei11er à •la oou.r de Bordlca 1.l!X. I ls étaieat 1.) depuis sep.t heiu1r•cs d,w soi~·. et il y a,viait près d'un mois qlll'ils amieJl!t :P'<l·ssé de J.a sorte to'llitcs 1les wuits, s,e co'll'ellant il ,!'aur-0,re, et lorsq•ue to'llt 1-e monde a•uitou.r d'eWt se révernait. La eonifu,sion, de mon, bisa,t eul f\llt s i " ·l'll.U· d,l' q•t1'il q uitta la contree •le 'lendemain ;t retourna à Bordearux étlllJd,ier ses orossiors et juger les pt•ocès. - C'est à merveille. dJis-je a1u ,n13iri1ateuQ·, mais il y ,a Ullll dr&taill important dans tle tal>'eau que ·votre explication 111'expliq1ue ipas. ()omme;rut se f.ait,il qrœ V'Otre bisaïeul soit assis à œtte ta!b·l e die jet11 en. grormdl œsrtulllle de magistrat? J 'im,agin,e que dans Jar vj,e pri1·ile il n 'était ,pas voêûu comme il ·l'était sur son siège de COOlsei1lier et dla,us I'exe.rcice die ses fonctions :i1udictaLres. - Votre o'bserviatio,n est ,i'Uste, 1répoonidit )[. Des·l.andes. J'o'\JJblia~,s de vous dlire qrue le tabiearu 'ÔIO'Ilt noos pa'L·lons a été peint p,a1· mou bisaïeu,J J.ui-m•ême. U ,a voulu immooiali.ser sa fai,blesse et tiappe'ei· à ,ses descendauts Je dlanger des passion•s et celud dl\lJ ieu en parti<!'ll!l.ier S'Uil' le.s ca1'.a·ctèl'es q•ui y s·~mblent le moi'llrs expos-és. C'est pQIUJr .cela, j'imagi1ne. qu'il ,a revêtu son •c ostume de magistrat. Ce -qru:e je v<m.s dns là, ajouta M. Deslandes, m'a été ,aprpr•is nion, seulemen,t p.a1r une tr,a,diti,on de fa-mfl.le, -mals ,fl'llSSn p-ar un clocume·nt éorit qui se trou'Ve di:l'.ns unie petite ·boite pl:acée sui· la chemin:ée d'e votrn clrnmbre, au-desous même du ta;blea.u. Vous pot11vez y ,L'egaTœr. Je me hâtai de profiter de la permiss ion. Dès que je rus Hbre. je gagnad ma chmnbre. j'(Jlll°Vi1'is •la boîte et je tl'O'Uv',an Ullle feuil'l'e j,aunie pair les .a11mées, mais lisible enoore. Voki oo ,que je ·1u,s: <( Nous poo'toos to:us les g,et·mes de tous '1es <l1Mauts et même die la p'tupart des vï· ces. Il ne .foa1Jt qu'une impi;ud,e,nce pour que res .gerrmes (lcll()senit et iporrtemt après des f!eu<t·s, des fmits empoisœmlés. Aya,n t 'VOUlu corri·iger un die mes voisins de cr.a :pass!O'lll du 1

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jeu, j'ai été sêdltùt et j',a•i pa.rtagê cette Pla, sion pend,a,ut p,lusieu,rs semaines. Il n'a tll, lu ri('Il moims q•u e l'oéloi.gnement, 1a réf.lexHII, l a Jlll'ièl'e et !,a ,gt·âce de Dieu p·o11.u· me f.alrt oublie,r les cartes.» Le fe,ui11et se torminait pa1· Je ve1•s q111 'était { tu bas o!UI taJbloo.u: << Tel q•ui ·veut 0œ·1·Jger s e Jaisse pervertir. 1 - Et ~I. de •l a Selle, dis-je le sot,r mêlllt ~1~ châtelai•n., q•ue devint-il? s~ coi·,rLgea-t-1~ -1~,? - La tlmdition est muf'tte s u,r œ •poin~ répondit-il; les docnmoots écrits ma,nq•UJelll (•galerne-nt, cru: on 'Ile peut considérer coin, me tels certains contrats tùe vente. tout 111 pl,us peuvC'.nt-j 1s preter à des co11JectUJrea, Des pa,piet's notariés qu<' je ,p ossède cornsta, tcn t (}'lte les terres de M. de la Selle fwreot ,·endues de so.n vivwnt. A .. eue ~poque Iee familles .no'bles n' aliénaient pas f,acilemeot J.eur patrimoi11Je. Il .n'est donc pas téméo.·a~re de penser qne .! a pa,ssion du malbeu.reux gentli-!Jomme 11J'a pas été éûra,ngère à. cette n11te. - Je crois q,ue vous avez Q'aison, répondis j('.

~os con1ectu>1-es -étaient en effet fo.n.dées. Plusirurt\S !\ithll,()es p!Juis tard, le basa.rd me fit cMcowvrir un testament ém•it et sigillé par .Tcau-Lonis de la Sel,le, é·cuye.i·, setgi1em· de ~nra.ncle, Bosvjen, La Roclhe et a'lltœs Jjeu.x. Le testateur deum.ndiait pa,rdolll :\ ses <l'eux fil.s P.t à. ses trois fiNes de ne ieu:r J:ien la.isser, J!hoJ_lllleUl' l'ayrunt ob.ligé à vendt"C toue ses 'biens pom· ac.quitter des dettes die jieu. Jea'll GRANGE.

-------·---Un homme

Com1bien cl 'enfaru,ts? demau.:lla'i-je un jomr de l'été dernie r, ,au cours d''U.ne ecmv!'rs-atio111 rnv·ec 'llil1 cha11m1ruut homme, négociant sérieux et adif, d1ant je faisais ,Ja c onnais, sance. J •amais je n1'oublie1\ll,i l'éc'iaÎll' de joyeuse et trallJq'U:iJLle fiel'té qui ,brilla dans les yeux de œt homme q,ua:nd, il me fit cette réponse: - .Do=c enf,ants, ,Moru,.ieu1r. Et sur mon exc·J,am,ation étonnée, pe111t-être même i.nrvoilonta,it·ement OOJI1patissante, il ajo.uûa vivement: - A·h! ,ne ine pl,aignez p-as. Oe1'11:es, ce n·~st p,as ·llllle [letite tâ,che q't1e cl.l'élev,er u.ne pareiHe t'ami.l<le. Et œpen.dant ma, femme et moi y ,a,v ons tr()luV'é tout ce q,w'il es,t ipossibie de moisso,runer odle vraie joie sUJr terre ...

M·oD1 interilocmteur était sur J•a voie des confidences. Je le J,aissai ,aller. _ LJ'aburdi, quancll on :lrTiY,' :'1 11.1 1 cert.aiu eJiif-fre, 'Ull ,au <leru.x de plu.'! n'ajoutent r:en nux c!Jan·geR. Lis font ma,s11e ,a.vec des •a utres, voilà. tout. Mais, tels ,qu'ils sont, il n'en est pas u111 do1nt la ven:u,e n'.ait ajouté 11. notrl" .bontbeur, et nous te.nous à .l,a vie de chaouu comme s'il était se111I. C'est q.ue, MonsJ.eur, à ,ch•aque ruais-sa.net'. nHI femme et moi sentiollls se faire 'J)tl'lls êtroits et :plus dOUJx ,les liens 1.LUiss•anrt nos deux exiixstern,ces. La fusion cles cœ,urs, la roufi,a.nce m~1;bu1elle, ·1ra !lêcmitê tùe l'affection "r:md~ssent il. -cha-cume d,e .c-es ,c.ru:wma,ntes ;c!osiorns qrni ,se sUJccèdent ruu foyer. Po11t'q'1.10i trun,t de ména,g es qui bientôt s'nssorobrissent? Pourquoi J'elllllui se glisse-til nu jour <l!ans 1'intimité dru tête-à.-tête? PO'll'l'· quoi .Les liens des ,cœu'l\S commem,cent-iils li. se àénowei· Ientemerut? Pourq•uoi -c ette <Msaffection grJIDdissante, p'Uis œ ·besoin de rechercher des àistva,ctiilllls aitl diehOJ.\S, chacu.n de wn côté? P.u•s ces s001pçons, ces dlêfilalll· Cl'~. ces ·c1•aintes de trahison, et fltn•aleanent res climmes intimes .q'Ud 'l'OIIDpen,t à jamais t'•11:nW} d'll; f<l'.Yer? C'est qu'iJ n'y .a !I){IS ou qufdl ,nfy a pas assez ·die ces chers petits êtres ,où oha.cun met •l e meilleiur de soi :po'tlr en ,fa,ire Je trésor c<ommUIIl; c'est q'lle les ,cœu,rs, 'bientôt !as, se r,erplienit égoïstemernt su,r e'UrX-<!Ilêmes n'll !i,eu <le s'extér ioriser et de se fonder oo des es,Poirs, des S()lucill, d·es tendresses et des SOlllll'Îll'es, où ils se -rejoâ.g.nent constaanmerut; c'est qrue les fronts ne se 11en,collltrent pal! ou '!)as ,assez sourvemt pench'és S'llll.' un herc<era u; c'est, eu ,un mot, qu,'U y m~ue, souvent volœ:uta,irement. a'e'llf.amt ,q ui s 'empare des <llepoc !J)eDSées, èLes deuoc cœurs, <Les dt"l.~x rêves, p,our ni e:n. fa-ire ,qu/,u.ue setile pensoo, ,u111 seoul cœu,r, 'IJI!) seud rêv,e vécu à lll'UX. AssUJrtément 'Une faroi:Jùie J1,oonlbreu.se :ne va !)OS S'UJl ,S ellllllll!is; m1a.is ~·e1m111i, œ illl8JUIV•ais conseiJler, ,cet ennemi meurtrier de l'am<mr, n'y tmuve ipas de pùace. On, y a il.ies fatigues, jamais <1e lassitude. - Elt cepe1nclialllt avec urn O'UI deu.x: enflrunts, la p'IIJIP!lrt dei!! pa:rents .son.t d,êj'à excédês, (}ne d,oit,ce être arvec 'Ille d,olurz;ai:n•e, moême une 'Clemi-douz.ruine? - &vez-v<mS, me rép.ou.d.it cet homme, q1\'i1 y .a phis d'e ,di,ffi,cu,ltês et miil.le fois plus de tr.a.oas à ·élever 'll!Il 0111 deux erni:ants qu'une dlemri-dlouzaiine, oomme voUJS dites? Un ou d:eu.x emrt',alll.ttS sont toujou.rs à vo·

trc charge. Qœn<1 i:ls sont -q•urat 1,e, cin,q, ou six, O'Ui da,van.tage, une hiêra1·chie s'ètaiblit r>armi eux. Les •a înés Ille ta,roon,t pas à. sentir ,et à s,aivoir qu'i.Is o,nt des devo,Lrs à l'l\g;:irr<l cles plius jeltnes. InstinictÏ1vement, ils se pénètrent de ,l'i.mp.ortmnce de letl!I.' rôle; illl 1.11ieniue!llt pl•ace, petit à petit, ;) côté -Ou pêre et cle la mère; ils les ,a ident; l'~t~u,oatio.n mutue:,l e fait son œurVl'e. Les -caractères se forment., en se üieurtrunt - parfois 'Uil peu v ivement, mais a,vec des réconciliratloillS si promptes et si clboarma.ntes! - Le!! a1ngles s'1arrondisse11t, le sEmtiment dès respO!U,Sirbilités se fait jmu·, l'esprit dl'i.nitiative a.ppanaU, bes (mergi,es moml•es n,aJssent s,Cl'Us .Pimpulsi,on ci..~ J'érn,nù,atiorn et dlu bon exero[)le. Oel'tes, H y f.a'll:t tO'lljo,urs iLa v.iigilra:uce et la dil-ectioo des parents; ro.ajs quel charme touj o,urs nouveau, IPO'll!l' ceux-ci, d'assister à 'la. m·oissa-n,ce et '31\ ,développoroernt -c.ontinu de ,ces entités morales, de voi:r ,ces petits hommes devenir des ·hommes. c.es filld trs r,reuclre ·a'l1 sérieux !eo1rr rôle <le petites marna'Ds et fiaü-e mu foye1· 1'a:pp1-entissa,ge de la Yil'.

- Mais :e<; fotudes'r -- Eh bien! ,iachoant que toru.t ·l e bien, que je pounais ,!e11,r lai~::iC'r ser.ait peu de C'hose pom· rhucu,n rl"eu~. j':i l te'll'lb il. les dlOter 1.m1s. f;Jle~ et g,arr:ons. 'l1'1rne iustru,ction sériea;;e. Pendant vin~ ans pe'tt ou :prou j'•ai C.té r(-pétiteiu.r, suvi~il1ant les ct:e,voir!'I et faisant 1h,1ter les lc,.01 •1>. J'y tr01Uv.ais p.!us d'a. g:·émeDt qu'il pa,~ser mes soil·ées au. café. A r cvoi r a :nsi lllC<' Y Îf.'1·~. ,a uteu,:s je i1u,is touio;_:n; , f.E. té je•.,,-·, ,•. Et 1,a vie, l'entraim, l'animation, 1,a gaîté - parfois ,u n peu bruy,ante - du foyer ne m'ont jama.is excédé ipat•ce q't1.e l'ordre et 1,a d'if,c:ipline y 1-égn1aiont. ,CoHège et -00-u,veint ne m 'ont guère 1ajssé faire cle.s écouO'IIlies. !\fais to'tls anes enfo ntl'l sornt bons chrêti'Mls, tous ont O'U :rnr ont un bon bag.a.ge d'instruotion. Chiaoo11 s era ,armé p,o'l11r la vie. - :Mais Ct()IIUmenit les éta•b1,i r? - ûh! J,e n',aJ p,as llOillgé à en, fah-e dies fonct ionnail'es. L'aîn.{l est e11 Amérique. ll a ,eomumucé 1II1odiesterD1ent, et il a ,a,u(iourd'h uJ_ !l.1Jlle très 'bonnie 1a:ff.aJre e.n mai.n,, Le seconc1 •le rejoind i•a llan procbai,n . u,n troisièm1t peut-être. - Avec ,queùs capiila'lllX '! - li existe en,001·e, ,g-râ-ce i\ Dieu,, dies e,.,. pitalistes assez clairvoyant!! pCl'U.r résister ,a-ux ,sédrulotions d'tu!Il paurvre placement sru1· fonds èfEltJaJt ou, d',un prospectus leurr· pro-


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mettant lu % s'llr des .mines pmblém:a,tiques. .Ainsi me :pa,da ,cet hüinw:ne. S,a v-0ix s'ê. Ge:'! ,ho,m.m'e<S ,d)'·affüiQ'·es saveint qu'•utn, je'Ulle tait atten,d,rie, et sou œi] s'éta it légèrement hoinme instrujt, dJêbrn•uiJJ.LaréL, œu,ne iH"Obité moui,l'lé à ,ces dierniers mots. ir11épt·o,cl~a,b'e, est liui-mfime un ,capimJ. Et, Et, <depuJs, je sui:;s •t11UJ de ses nom breut YO'llS J.e sa v·ez, les ca!])ita ux, eo1Jllme Ies rirulllllirateurs. Di,eu dornoe à J.a F,r&.n{;e beau. vières vont ,arurx flernves. CYR. ,Co·u;p <le ses '.Pl!l.reils! V.oHà donc mes ,allnês Jœn,cés; ,](}s ,autres s u.iw·oJlt: à La grâce de Di!e,u. .J',ai ,t oujours compté sur la P1'0viden.ce. - l\,fai:s vos fiUes? - i\fes fiHes, on sait ,comme eJ.Jes ont êté é'.evées. On J.es sait instruites et f€!llmes cl' i·ntêrie1JJr, ,q'l11i ont ,aid1é leu,r mè11e dams l'édueation d!es plu,s je>u,n,es, surve1Hô le méNN. SS. les évêques de la :Su isse, nage, fait Je marché et IIIl.Îs 1a ma l!ll Il. foutes dans 1eur exhortation, à il 'occasion J.es besognes ·de .',a maison. Ot11 sait q•ue leur de la fête fédérale d'actions de grâca!'actè1•e s'est formé, assou:pli et virilisé au ces de dimanche, 19 septembre, traiPonta,ct fa11J1iliia'1. illt rtorut ceJ.a -a,ussi est UJn tent de la beauté et de La dignité de capital, 'llllle dot. la vie chrétienne des familles ainsi ,Et il pa.raît bien que ce'La est apprécié p·u.isq11'el,les se case.nt. que des dangers qui les mena:cent à Oui, il y a encore des Jeu,n,es gens qui notre époque: l 'incr,édulité et 1'imsn v.ent calcuJ.er. Ils sa v,ent q111e 100,000 fr. de moralité. Voici ce que disent nos c1ot U·e ·f ont qu"lllll •revenu de 3.000 fr. pa1· le chefs spirituels sur ,ces deux derniers tm1x qu.ü ,comi, et ,quie 3,000 .fr. suffis,eint à points: peine anx frais somptuaires d'•une jeune femUn danger très grave, et qui ,c roît m,p élevée daJis l'rum.our du .Juxce et ,dies plai, sh·s mon.diai.ns. dans des proportions effrayantes, c'.est l 'incrédulité, le doute sur tout A ee coût•eux « ·o bjet d'art>>, ils :[Wéfèrent uue jeune .filJ.e ,qui, tout en ten.3ll!t S'OllJ raing ce que les sens ne peuvent saisir, sur socia·l avec distin,ctio:n, se1,a ,une maîtresse tout ce qui est surnaturel. 1La foi ce(10 ma'sou ·a ccomplie, ,s'.ocC'llpant a,ctiv·e1m~nt pendant est la base, non seulement et inte!Jig,eIDJment •cùe son intérim11r. de tla justification, mais encore de illt il se ,trouve que si iles j eu1nes gens .nstoute la vie chrétienne. Celui qui a sez sensés po1J.Lr ['.aisonn.er ainsi sont d·es dit: « Le ciel et la terre passeront, exce.ptio,n s, m es filles aînées ont trou'Vé des maris exceptionnels. mais mes paroles ne ipasseront pas », r;'lme cl',e'!.cs ,a ti•ouv,é mie·ux encore: e1le a prononcé aussi ce mot qu'on ne est dev,errn1e épmt~e d u Christ et serv,a'l],te des saurait .assez méditer: « Celui qui ne r.,::i uvres. croit pas est déjà condamné»; c'est C'est la :imrt à Dieu. dire que ! 'irrémédiable sentence de Le srucrifiœ no,us fut cllur, ,ciar cel'le-Hi. êtaJt la :riéprobation éternelle est déjà ln plus gai,e , a.a J)lus aimante et J.a ,plus ,aiportée sur l'incrédule, à moins qu'il ,m éf', r-vu!l:aut qu'il ·est possii.Jle cl'em aimer p ··rns ,q,ue les autJ.,es. ne revienne humblement à la foi. Et ::vrais .nous avons pens(> ,que Dieu, nous c'est pourquoi ce n'est pas seulement n.,·ait .a s,s ez combMl pour q.ue nm1.s Jui ,a,ccoraux ·p articuiliers, mais .aussi aux fa1lions g,ênéresemeut ,J,a d.îme de notre bonmililes que s'applique ·c ette terrible heur. ,I1Jt kt chère enf.amt nO'l1s a quJttés, aUant parole: cc Quand la foi est perdue, tout est perdu. " Pour échélll)per à ce chûrc·iher la « meilleure p,a,rt" et em~)Ortant nnssi "la mei11eur,c p.art du cœur de son malheur sans nom, efforcez-vous ,de ,vieux pè11e, ctcmt eL!e éta it diéj'à presq'tlie « J.a maintenir et d'affermir la foi dans sœ u·r », taut n,o,us nous ,aomp1·eruoin.i. vos âmes; assistez assiduement au M:·aiThteD!ant, si Dien veut aiussi Ull de mes sermon et au ,catéchisme, car, dit be·nja,mins p"D•ur l'auteJ, qu'il 1',appeHe, et oo saint-Paul, « Ja foi vient de ce qu'on le hli do,rme1,a ...

---------· · --L'Episcopat suisse

et le Jeû.n.e fédéral

entend ». Procurez-vous, au besoin,

ouvraO'e où soit traitée à fond la ~ictrine ;atholique, et faites-en l 'obde vos lectu,res. Fer~ez, au con1·aire comme a des brigands de la ·'·e ~spèce les portes de votre d~pl~ure à to~s les écrits, à tous _les h: ~!:.es ennemis de la foi. Travaille~ a ·vre selon les ex:ügences de la foi et "!ors conformément à la paroie du a,, uveur, ' vous en acquerrez, pour· ~ns1· dire le sens pratique, vos conai·ctions religieuses ' · · d ev1en · d ron t t ou~~urs plus fermes et vous s~rez J rêts, comme l'étaient les pre~iers Phrétiens, à faire ,pour votre foL tous es sacr~fices.!. et à pe:rdre pour elle, au besom, meme la vie. ' Il nous reste à vous parler de cet autre danger de~ ,temps . modernes ui est l 'immorail1te. En _bien des endroits, hélas! l 'immorahté 3:ugmente en d'effroyables proportions, et malgré les phrases c~euses parlant de culture et de p~ogr~s, e_ll~ ·est ur1:e conséquence de l 'mcreduhte. ,Ce v~ce à ]a suite d uquel tout~ l'human~té' fut anéantie, à l 'except10n de hmt personnes et à cause duquel les habitants d~ Sodome et _de Gomorrhe périrent sous un~ pJu~e de feu; ·~e vice auque'l est reserve, selon l,e te-. moio-na()'ge cle l 'Apocalypse, un etang de ;oufre, ce vice ~or~ de 11;,lus en plus des ténèbres ·ou, Jusqu a ,cette heure, il ,é tait confiné, P?ur s '.etn1er à des milliers d'âmes, rumer ie b~n; hPur des familles, avilir l 'huI?-amte et la replonger dan:3 J.a corruption du paganisme. ·C ombien augmente l_e nombre de ces hommes pervers, qm, par la •parole, par 1'image et par l:s brochures se font les :i;>ropagateu1;_s rle péchés qui ne devraient va,s. meme ,être nommés parmi les chr,ebens. E-coutez comment l'apôtre ~ude les raractérise et les condamne aans son épître catholique: " Ce sont des gens io·uobles ... vagues furieuses :de la ~er rejetant l 'écume de leurs 11;1puret•és, astres errants, auxquels 1 hor-

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reur des ténèbres est réservée pour , l'éternité. » j Qu 'une foi vivante là Ja _parole de D ieu soit donc votre boucher contre les traits mortels de.s ·e rreurs ·et des scandales du jour. Gardez-vous de l 'esprit d'orgueil, d'une vie _sens1:e~le et efféminée, car cc l 'or~·ueil pr~cede la chute », chasse la gra,ee de pie1;1, et alors l 'homme perd toute secunté même en présence des abîmes les pi'us profonds· une vie orgueille~se et. sensuelle est au:3si voisi~~ de J 'mcrédulité et de l '1mmorahte que le crépuscule l 'est de fa nuit. 0 'est pourquoi, parents _chr,étiens, habituez vos enfants, depuis la plus tendre enfance, à la pudeur et ~u respect d'eux-même~; que l eurs vetements soient touJours ,c<?nformes aux lois de la décence ,chreben11:e; ne vous inquiétez pas de modes qm portent la mort aux âmes et donnez vousmêmes le bon exemple à vos enfa~ts; et c'est ainsi que la pudeur que Dieu a mise dans le cœur de chaqu~ enfant comme gardienne de son mnocence, se développera et sera ·p lus tard ,à l'heure du danger, une digue puissante contre les ég~rements des sens. Priez surtout, priez a~ec vos enfants, dans le but d'obtemr pon,r eux ce don céleste, si beau ~t si necessaire à la fois, d'une vie pure; les assauts que livrent à cette vertu l'enfer le monde et notre p_ropre f.a ibles~e sont si puissants qu';ls, ne 11r 1ivent, surtout pou'l· une g·ener~tion excitée et nerveuse comme 111a notr·e êtr,e contenus et dominés san s un sec~urs spécial de Dieu.

Variétés LA. vrr.mssE DU VOL L'aviation nous ré-serv,e des smwri se~. C'est un problème quJ sera -certainement soh1 un jour; l'homme parcourra les atrs

:·e-


supplément gratuit

128 tout comme les ,oise1a11'x: lui sera-t-il peirmis re ,prenid u111e petite tass,e 1de café. Il dine l'6. d'attemd.r,e J.a ·vitesse de J.eur vol'/ guŒièrement à 'll!lle heuire. Le service est !att La plus .gra n<le v,itesse qui ait été oons- pair u111 seul servifouir_ Les reipa:s du Pa11e tatée est <:elle du martinet, qui, d'après Spal- so•UJt très frug,aro;x:: 'lliil ;peu Ide cc mLne11tra lanzan1i, parcourt 89 mètres en mue secon:de; 1l!n !Plat de viaUJd'e ,bOUJiHie_ Le SOU[>er, q,u.f 1~ J"t1iJrondeHe vient ensuite av,ec G7 mèt.; cela lien à u,eu:f ,hem,es, est en,oo,re p lus mO{l,este conesa.1ond à 320 kilomètres à l'heure ,pour que le diLner. •run peu die légumes, <UUJ mor,ceau l'un et 'à 240 kilomètrès ;pour l'.au,tr.e. Oes die viaill<d'e et rien d'arutres, :11Ji cc minestra » vit!esse,s, il est vraJ, ne sont ,réalisées que -ni sou!I),e. ·EJn hiver, Je Pape jprend1 voJ.ontle~ pendant la dlurée de l'observatiO'll, qui f)ré• une cc .mi!11estra » a1UJX ijégumes et ,]a :polenta, sein.te pas ma.! 'Cle diiffic'lllltés, et par suite, ,que son ouisi:nder hJJi [PTépaTe ,c01mme on Je des ca.uses d'k1certi,tude. mamge à Venis-e et .qu'il a,coom,pa,gne d~ polaAve(' Je;; pigeons voyageurs, la: mesure son de Civitil Vecchia 011 soru1Yent ide Ven1. a.es vitesses s:emble moj1rns üiflkUe, Eli~ :peut se. embrn~s·er un ,Jong parcours dont le comLe cuisinier a l'hoo1neur de voir 1e ,Pape mc11,,,mw1Jt et la fin sont fa.ciles à noter. Il tt,ois fois pa:t· •an: 1'e jour de sa fête, à Pllsemble ·dionc qu'on, peut a;volr là des chiffres ,qq1es et à Noël. cx,acts; ee uùist pais tout à fait vrai, cepenUNE •M ARTYRE dant, ·ca·r les distanees ne ·p euvent être meVoici 'UUC run:ecdote dies massacre dt' Adasurées ,qu'à vol d'oisearu, c'est-à-dire en, [ï. na, que nou:s court:em.t les c< Missions icathogne dlroite, t.a1Udis .qiue leà pigeons suiJ'vent gêll,êr.a!-ement une Ugne con1·be, ou ll'lle ligne Hques »: Les 'DnTc.s disent à tme :pau!Vre femme bl'iséc deyendant de fa {Nrection du ven,t c!JaMJéemine cafüoMqrue: contre lequel Hs ont à lutter. ·Il est doue à - Ne cralns rien: .nous voul<>m1 te sa:uver peu près imposstbJ.e d'-obtenir exactement fa >kt vie et te r endre heureuse, mais ,faâs-tol vitesse de lm1,t· vol. Quoi ,q,u'il en, soit, d'a· p1rès les meilleures observatioUJs, on, admet musulma111e. •ID!,le a1Œs.sitôt de r~o111dre: que la vitesse ha.bitueJile a::rs pigeons voya- Je suis chrétienne! Chrétienne je resgeurs est ,de 17 -à 20 mères p.a.r seconde, terai tOuliO!Ull's. c'est-à-dire de 60 à 70 kilomètre& â l'heure. - Tu refuIBes? •Eh ,bien! nOUB te ,brOleEl·'e J)eut dépasser not!liblement ces chiffres: on a des exelll[Pl;;:s où, par un temps .claÏJI:, rons. - BrO.lez-mol. avec 'l111 ,·ent très ~·éger, soit dans des conLe.s baJnJdi.ts imbibent ·die pêtro.le ses vêtediti.ons atmosp.héri.ques très favorables, les vitesses •d es •p,ige0011s ,v-oya1geurs o.nt atteint m;>nts et y mettent le feu. - Au nom !du Père, et dru, Ftl[s, et du et même dépa.ssé 28 mètres par s·e·cond•e, ou Saint-Esprit! m=ure alors, en se signiant, 100 kilomêbres à l'heut-e. it'hêroïq'll!e m•a:rtyre. IDlle eroiee les lbras et L.e vo-1 d'e ~·a,igle va jusqu'là 31 mètres pa1• Recoude; celui du fa·ucon, 28 mètres. La deimettre silencieuse, droite, impassible. - T e voi11à :d'ains •les fLaimmes, et tu ne ea'ille. d'après A. d,e Brévans, 'Vie.nt ens-uJte, cries !I)as. Ne sens-tu pas Je feu? nve·c 18 mètres ; puis le pélican et ,J.e va.u" - Non! tour. dout le vo1l ùo'll;rd 'Varie •d~ 6 à 1G mè- Ah! tu ne 1!1ens rien,? '.Elt bien! avec nos tres par seooude. armes lllO'US irons pl'll.B vite en ·beso.gne. La: mouche, d'après IJ?,etti,grew, fournit Et ils 1'·111Clhevèrent à eoups ·die cimeterre. nue vitesse ordinaire de 7 à 8 mètres par -()seco.n,de, m.ais elle peut atteindre 50 mètres. Les paipi!Jon,s ne diéipassent pas 1 à 2 mè· * Deux ,amis enrtrent ,cJian1!1 un resta111rant; tres. ils ,eontinuent une ,conv,e11sation ,commooœe, ,qu,i sem,b1e les intéresser 'beauc0<u1P; le garLES RIDPAS DE PIEJ X çon s'a,pproche et d!emamie ,oe ,qu'il faut Jeux Le eruisinier dlu Paa:i,e, 'lln l:Yrave •v:é'n-ltien servir: que Pie X a amené avec lui à ·Rome, est au- ·Mon Dieu, dit l'u:n d'eux, doo,nez-ruYUs jourd'hui en vacan,ces 1da.ns sa vme natale. lllll peu ,de répit. » · Les j,ourn.rulistes yo11it !'-interviewer comme Le ,garçon s'élo{gne, et, revenal!lt pres· u.n homme célèbre, murieu.x :de sa.voir ee que que a 11Ssitôt, répond sans ,sour<:iNer: ma·nge .Je Pa(Pe et à queJ.1es heures i,! maŒ1ge. '.Messieurs, dru. c< répit», il 1I1len reste Après fa messe, ra,eo.ute-t-H, J.e ,S111inlt,Pèplus.

Foyer

ôctobre 1909 ---------

à l'Ecole primaire

et les

Champs

Histoire, Nouvelles, Mœurs, Sciences, lnven~ions, Déc_ouvertes Voyages, Educati<:rn, PoU.tt:sse, Economie do~esttque Hygiène, Médecine, Cu1sme, Recettes, Procedés, T rnvaux féminins. Variétés, etc. Numéros spécimen

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H. J . DING

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JÉSUS AU MILIEU DES DOCTEURS

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LE ,OTElt et les CHAllPS LE FOYER et les CHAMPS

Île jour du $eigneu~ Un paysan se moquait de son voitin parce que celui-ci ne voulait pas comme lui, passer de temps en t emps le dimanche à trava.Hler aux champs, mais cherchait au contraire, à sanctifier le jour du Seigneur en assistant au culte de la paroisse. - Suppose, lui dit le voisin dans l'intention de l'éclairer, suppose que j'ai sept loui1 en poche et que, rencontrant un homme sur le chemin, je lui en donne six. Que dirais tu de cela ? -Je te trouver ais généreux. et je te dirais que l'hoJnme qui t'aurait rencontré en si bonne disposition te devrait de la reconnaissance. - Fort bien ! Mais si, au lieu de m'en savoir gré, il me volait le dernier louis que je me serais réservé, que diraistu alors P - Le misérable, il faudrait le pendre. Ce ne serait pas trop 1 - Ami, c'est pourtant là ton histoire. Dieu t'a a~cordé six jours pour travailler et gagner ton pain ; il ne s'est réservé que le septième, et il noue a recommandé da le sanctifier. Et toi, au lieu d'être reconnaissant de ses dons et de r,especter sa volonté, tu lui vole@ le septième jour Le cas n'est-il pas le même ? Que t'en semble? Le pa,Jean en convint, fit réflexion sur lui -même et s'amenda. Il avait reçu une bonne éducation première.

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Testament d'un avare M. de N ébonne était ei avare, qu'il frissonnait en entendant prononcer le mot donner. Calculant longtemps avant de mourir à combien lui reviendrait son enterrement, il s'avisa d'écrire pour cela au commissaire.« Imaginez-vous lui écri vait-il, que je suie mort, et venez, je

voue prie, régler"avec moi le prix de mes funérailles.» Rendu officieûsement à cette sing11Iière invitation, M. le commissaire énuméra, article par article, le compte dont il s'agissait. a:Mon ami, dit-il à M. de Nébonne, le tout se montera à 100 fr. - Juste ciel! s'écria M. de Nébonne le cœur tout serré ... Ah ! monRieur vou~ ' n ,y pensez pas ; un pauvre diable comme moi; eh! c'est en vérité écorcher vifs les gens après leur mort. - Il est impostible de vous enterrer à moins. - Mais songez don_c, cent francs! c'est une forte somme . C'est le prix. le plus modique pour un homme tel que vous. - Cent francs! cent francs ! » répétait, en faisant de grands soup'rs, M. de Nébonne. Le commissaire ne voulant pas rabattre une obole de cette somme, notre avare se sentit tout à coup saisi d'une fièvrn mortelle, et fut obligé de se mettre RU m. Dans ce pressant danger, on le détermina, non sans peine, à faire venir un no taire. Celui-ci étant arrivé, il demanda au moribond qui il voulait faire son héritier. « Quoi I répondit il en suffoquant, et les larmes aux yeux, je me dépouillerais ainsi avant ma mort ! Non, jamais, non, non ! - Faites donc attention, lui fit observer le notaire, que celui à qui vous léguerez vos biens n'en jouira qu'après votre décès. - Oh ! n'importe, reprit l'avare à demi mort. - Songez donc, que vous fassiez un testi.ment ou non, que vos héritiers directs auront des droits incontestables. Il en est que vous pouvez en conscience favoriser. - Incontestàbles ! incontestables ! reprit douloureusement notre avare. Eh bien ! puisqu'il faut absolument instituer un héritier, c'est moimême que j'institue.» Il n'en voulut pas démordre, et mourut en prononçant à voix. basse : « Incontestables ! . . . incor,testables !. .. »

.La Rancune La rancune est la plus exécrable des formes de la co!ère. La colère est une arme à la détente trop facile; elle éclate souvent dans les mains de celui qui l'emploie. La rancune est un fueil à vent qui tire sans faire de bruit, et qui a attendu pour cela que la paix. ait eu l'air d'être faite; c'est la vengeance oblique et rusée qui marche dans les ténèbres, suit la victime à pas lents et ne s'arrête pas. L'homme que la colère fait bondir a l'air formidable, il ne l'est pas ; c'est un bouledogue, qu'avec un peu de courage et de sang-froid on finit toujours par domp· ter. Le rancunhr e,t un serpent. Défiez. vous de l'âme misérable dont les replis peuvent cacher la rancune ; cette âme est évidemment petite et basse. Défiez-vous du rancunier, son pardon même ne vaut rien, ce n'est jamais l'oubli ; son sourire est une embûche, son baiser est celui de Judas.

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Education ••• L'amour du travail Un des devoirs les plus importants de la mère de famille est de donner à ses enfants le goût, l'amour, l'habitude du travail. Pour cela, elle doit commencer de bonne heure à marquer à chacun de ses en fants, garçons et filles, une part des travaux du ménage, proportionnellement à leur âge et à leur intelligence. Elle doit leur assigner le soin de telle partie de la maison, le soin de tel travail à faire, le soin de tels animaux, de tel petit coin du jardin, si on est à la campagne, etc. L'enfant, si jeune soit-il, sera fier du rôle qu'on lui confie, et ce travail sera pour lui plutôt une joie, un plaisir, une récréation qu'une peine. Il aura à cœur d'accomplir sa tâche le mieux. possible et sera content de se 11entir utile et d'avoir

la responsabilité d'un devoir à remplir. Pour l'encourager, la mèrene se montrera pa!, pour ces travaux, trop exigeante dans les débuts. Elle lui donnera plus d'éloges que de reproches. Elle lui en· rnignera avec patience comment il faut faire le travail, mais elle l'habituera peu à peu à le faire toujours mieux. Ainsi, elle obtiendra que le travail soit fait parfaitement et très régulièrement. Une mère qui agit ainsi rend le ser• vice le plus importantà ses enfants, puisqu'elle les forme insensiblement au travail bien fait et régulier, à la sollicitude de toutes choses; à l'initiative, à la responsabilité, etc., en même temps qu'elle leur fait aimer chaque jour davantage la maison paternelle. Il y a des mères qui aiment mieux. tout faire elles-mêmes, que de voir quoi quti ce soit mal fait par les autres. Quel tort elles causent à Jeun enfants en ne les habituant pas au travail !

Nécessité •u travail Avez-vous jamais rtimarqué que la plupart des centenaires wnt comparativement des personne8 pauvres qui ont beaucoup travaillé. C'est un fait qu'il vaut la peine de rappeler. Bien des personnes aiment à entrevoir le moment où elles pourroJt se retirer des affaires afin de pouvoir se reposer ; mais ce repos est souvent désastreux. pour le corps. Le travail - mental et physique - est ce qui · prolonge le plus la vie. ~

F'et]sées

e,..,

La pratique de ' la cordialité empêche le cœur de notre prochain de se geler à notre approche. * * * Ne souille pas le ruisseau qui t'a désaltéré.

*

*

Q11and la vache a perdu sa queue, elle connaît à quoi elle était utile.


LE FOYER et les CHAMPS

LE FOYER et les CHAMPS

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d"ens il s'empara d'un éléphant de 1 err; dont l'action avait été si redou· gu A. table qu'il le surnomma Jax. . Alexandre fit hommage au Sole.il de t animal. Estimant que la servitude ce 'tait indigne d'une b'ete aussi. va1eureuse, f1 la fit lâcher en liberté dans ,l'une des plus megnifi.ques forêts de ses etatF, A~paravant il avait voulu que l'on gravat ' sur un annea 1 d'or p l ace' a' 808 exploits l'une de ses déf,,nses.

L'Automne L'azur n'est plus éga1, comme un rideau sans pli, La feuille, à tout moment, tressaille, vole et tombe ; Au bois, dans les sentiers, où le taillis surplombe, Les taches du soleil, plus larges, ont pâli. Mais l'œuvre de la sève est partout accomplie : La grappe autour du cep se colore et se bombe, Dans le verger, la branche au poids des fruits succombe, Et l'été meurt, content de son devoir rempli .

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DI ns l'été de ta vie enrichis en l'automne, sois docile à l'exemple que donne, . Depuis des miliers d'ans, la terre au genre humain.

0 mortel I

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Vois: le front, lisse hier, n'est déjà plus sans rides, Et les cheveux épais seront rares demain ; Fui, la honte et l'horreur de vieil'ir les mains vides. SULLY PRUDHOMME

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Animaux préhistoria ues A une centaine de kilomètres du Nil, non loin des rives de la Méditerranée, dans le désert de Lybie se trouve ane vallée qui, bien que d'aspect tout ordinaire, a fourni un grand nombre d'ossements d'animaux préhistoriques. Il est probable qu'avant le déluge, cette vallée gui s'étend sur des centaines de kilomètres vers le centre de l'Afrique, était une vallée fertile, beaucoup plus fertile même que la vallée du Nil aujourd' hui. Un cataclysme étant survenu - le déluge ou tout autre - la vallée et les régions · avoisinantes avec leurs milliers d'animaux géants et de taille ordinaire, furent bouleversées, et leurs animaux ensevelis sous plusieurs mètres de sable, de pierre, etc. On y trouve aujourd'hui un si grand nombre de squelettes de ces animaux qu'on se demande si cette collection d'ossements est le résultat d'une immense inondation qui aurait emporté ces animaux et les aurait rassemblés en cet endroit, ou e.i ces bêtes gigantesques, guidées par un instinct divin, se sont rendues Jà pour y mourir. Les deux hypothèses sont vraisem blables, car les chasseurs nous disent qu'en certains endroits du centre de l'Afrique on trouve des ossements d'éléphants, et même leurs cadavres en dé-

composition, groupés dans cêrtaines régions, tandis que d'autres régions en sont totalement dépourvues. La gravure représente la tête de l'un de ces monstres. Elle est comme on le voit d'un genre tout nouveau, car elle porte d.eux cornes fronto-nasales, ces cornes etant non centrales comme celle du rhinocéros, ni épidermique comme celles du bœuf, mais des excroissances osseuses qui permettaient sans doute à l'animal de se défendre contre ses ennrmis, et de se frayer un. chemin daDs la brousse c,ù il vivait. Cette tête mesure 1mSO, de la mâchoire inférieure au bout des cornes, c'est à-dire plus que la taille d'un homme ordinaire. On se représente le sort d'un lion aux rprises avec un tel animal. •

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INVENTIONS

Le I' angoHn

l Le pangolin, type de la famille des manités est un fourmilier recouvert en dessus d'écailles imbriquées, depuis le museau jusqu'aux ongles et à la poi_nte de la queue, il est d'assez graude taille, allongé, et de mœurs no~turnes, court rapidement à terre, ou grimpe aux arbres, et vit d'insectes, principalement de fourmis. Le pangolin tire une langue ausi:i longuP que lui, pour y engluer les fou:mis dont-il est très friand . 11 est tres rép~ndu dans les régions tropicales de l'ancien monde.

Histoire naturelle

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Ce que vivent les bêtes Un savant berlinois, le professeur Ulrich Baumgarten, publie dans une revue scientifique d'Outre-Rhin les considérations suivantes sur l'âge que peuvent atteindre certains animaux. L'ours, le chien et le loup vivent rarement plus de viogt ans. Le renard vit de 14 à 16 ans, le chat environ 15 ans, l'écureuil de 7 à 8 ans. L'éléphant atteint parfois, dit-il, l'âge de quatre cents ans. Lor8qu' Alexandre le-Grand eut battu les Scythes et les ln·

Dernièrement1 un ingénieur du Nord offrait une escarol~ à ses invitée, e_n le~r demandant leur avis sur l'huile qui avait servi à l'assaisonner To.is là déclarèrent délicieuse. Or, elle était extraite du pé· trole. · , De l'huile au beurre, il n'y a guere qu'une question de densité; et je vous annonce qu'on nous servira bientôt du beurre auquel le lait de vache sera de· meuré complètement étranger: on l'aura extrait lui aussi, du pétrole lequel ne vie~t il pa@, il est vrài, des mamelles de la terre?

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---·---·--Sciences

COMMENT LES- RAPIDES EN ALLEMAGNE ÉCHANGENT LES SACS POSTAUX SANS S'ARRÊTER

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On extrait du beurre du pétrole Que n'a-t-on extrait, de ce liquide malodorant, qui jaillit dea entrailles de la terre? On remplirait aisément une colonne,

avec l'énumération de tout ce que l'on trouve dans le pétrole, à commencer par cette douce vaseline, qui a .à peu près remplacé l'antique cold cream.

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LE FOYER et les CHAMPS

LE FOYER et les CHAMPS

Industrie Déménagement d'une colline En Amérique, on déplace les gares, les églises, le! gratte-ciel avec une faciJ lité dérisoire. Lee Anglais tont peut-être mieux encore, puisqu'ils déplacent les collines. Dans le district minier de N orttamptonshire, un ingénieur, M. Grosemith, vient d'inventer un appareil qui enlève une colline par tranches et la réédifie à quelques mètres plus loin. Un filon de minerai ayant été découvert _soue une colline, les exploitants avaient attaqué le terrain au moyen d'un excavateur. Les terres provenant de ce travail étaient apportées au loin au moyen des brouettes par une légion d'ouvriers. La lenteur et la difficulté de ce travail frappèrent M. Grossmith qui se ptit la tête dans la main, rétléchit quelques instants et trouva le prinr,ipe d'un apparei.l fort ingénieux. Celui-ci ne peut mieux se comparer qu'à une immense roue de bicyclette, d'un diamètre de 30 m., placée horizontalement sur un pivot. Ce qui serait la jante de la roue de bicyqlette est ici une sorte de réservoir circulaire, capable de recevoir les terres provenant des emprises de l'excavateur. Qua,11d l'appareil est mis en marche, les terrAs, apportées par les godets de l'ex . cavateur, sont précipitées dans le réservoir et de là, conduites à l'extrémité de la roue. C'est ainsi que la colline fond d'un côté, tandis qu'un nouvel accident de terrain nait et grandit à peu de distance de là. ......... J

Connaissances utiles

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Recette utile à répéter pour s'assurer si les œufs sont frais On dissout 120 grammes de sel de cuisiae dans un litre d'eau, et on y jette les œufs.

L'amf du jour va au fond. Celui de la veille ne touche pas le fond. L'œuf de trois jours nage dan, le liquide. Celui qui a plus de trois jours vient à la surface, et il émerge d'autant plus qu'il est plus vieux. · Cette petite opération - est indispensa. ble lorsqu'on achète des œufs pour les hire couver ou pour les conserver.

Travaux féminins La. couture

La température que nous avons nous force à nous préoccuper pour nos fillettes, d'un vêtement ample, facile à mettre par-dessus les robes légères que • malgré tout, mamans et fillettes nous continuons de porter. ' Ce vêtement est très large: un pli placé sur chaque épaule, augmente en Conservation des fûts core son ampleur; ce pli ·peut être ou Lorsque le fût est- vide, le rincer soinon · recouvert gneusement à plusieurs eaux, jusqu'à ce d'un strap taillé que la dernière sorte claire. en biais dans le A ce moment, remplir le fût d'eau tissus; la couture chaude dans laquele on aura fait fondre du milieu du dos un kilo de sel par barrique. est aussi cachée Laisser séjourner cette eau salée d,i.ns un strap qui sous le fût pendant un jour, vider et laisser deYcend jusqu'au égoutter p~ndant vingt-quatre heures, de bas du vêtement. façon qu'il ne reste pas une goutte de Ce manteau liquide dans le tonneau. étanttaillé,assemMêcher et fermer hermétiquement blez les différentoutes les ouvertures. tes parties; plisDestruction des rats et des souris . · sez le tissus à chaA l'endroit fréquenté par ces rongeurs, que longue rangée de perforations on met dans une assiette, du plâtre fin saupoudré d'une légère couche de farine. traversaot l'épau1e et piquez chaque pli à quatre centimètres de sa cassure en Les petits animaux viennent s'en repaîtournant le pli vers l'emmanchure ; tre à grands coups de langue. Un peu en arrière, on place une seconde assiette, continuez de former le pli au-dessous de la piqûre jusqu'au bas du manteau. creuse, pleine, de bonne eau alléchante, Faites une ouverture de poche dans Nos gourmands, assoiffés par le plâtre, s'empressent de boire dans l'assiette tenle devant; placez sur le bord supérieur un parement que vous avez garni de tatrice de larges lampées ; tout aussitôt piqûres. le plâtre fait prise dans lear estomac et Froncez la manche en haut entre les leurs intestins, le blocus est complet, et crans et en bas; montez la au manteau vous voilà délivré de vos ennemis, que en plaçant la perforation double du pavous trouverez les pattes en l'air, gon· tron de la manche à la couture ae l'éfiés, moulés intérieurement, trépasaés. paule. Essayez et faites les rectifications. Pensées Doublez le col d'une toile raide tiite .--ca:,tailleur, faites une ou plusieurs piqûres La joie de ce monde :q'est qu'un tissu sur le bord et montez-le au vêtement. à jour bien frêle, et nos espérances ne Croisez les devants sous une double sont guère qu'un(parure qui se déchire. rangée de boutons. * * * Fixez le poignet à la manche, ornezBien perdu, bien connu.

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le de piqûres ou recouvrez-le d'un rever~ pareil au col. . ~;',i:il ~LPour une fillette de 10 ans, il faut 3~m. 20 de:ltissu~en HO de large et 50 centimètres de veiours po ur le col et les manchettes. E. ls4WWWM-

A.LI.MENT.A.TI ON Lei peuples les plus énergiques, les plus laborieux, les plus infatigables, sont ceux qui mangent le moins de viande; !'Ecossais qui se nourrit presque exclusivement de gruau d'avoine, !'Irlandais de pommes de terre, l'italien de po'enta, le Japonais de riz, le Turc de fèves sont plus solides et plus rési \tants à la fatigue que les grands mangeurs de viande. Ce que nous disons-là regarde les gens bien portante, les malades fo)lt bien de 1rnivre le régime qui leur est indiqué par l'hygiène médicale.

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Pommes de terre à la créma Faites dans une casserole une sauce avec un morceau de benne, une cuillerée de farine, persil et ciboule hachés, sel, poivre, muscade râpée et un bon verre de crème. Quand cette sauce est prête, vous y ajoutez vos pommes de terre préalablement bouillies et coupées en fines rondelles, Servez bien chaud.

Charlotte aux pommes Coupez de belles pommes aigres en tranches minces et remplissez en une tolll'tière, ou un plat à cuire, enduit de beurre et saupoudré de sucre; encore du beurre et du sucre sur les pommes et mettez au four. Quand les pommes sont tendres, battez deux œufs avec une tasse de crème ou du bon lait; versez des• sus, remettez au four et laissez jaunir, puis saupoudrez encore de sauce et de cannelle avant de servir.


16 Novembre 1909 LE FOYER et les CHAMPS

Variétés

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Un ma.uva.is ma.tela.s

fr. Un " coquassier J> de deuxième claaae fait encore mieux que lui. Avec une miee de fonds de 6,250 fr, et 1,880 volaillea, il s'est fait en 1907 un) revenu net de 11,750 fr., soit 6,25 fr. par poule.

On sait que certains hindous 8'infligent volonStatistique du cœur huma.in tairement des supplices Le cœur humain est, pratiquement, variés. Les uns s'assoient sur une planche garnie une pompe de 0,15 m., environ de haut de clous acérés ; d'autres sur 0,10 de large. Cette pompe fonctionne ferment les mains si bien 70 fois par mhute, 4200 fois par heure, que les ongles finissent 100,800 fois par jour, 36 792,000 foi, par traveraer les paumes et ressortent par année et,_ 2,575,440,000 fois en soi. au dehors. Enfin, en voici un qui vit xante -dix ans. A chacun de ceR battement., il lance près de Delhi, couché sur huit poteaux surmontés de poigaards aiguisés qui, peu en moyenne une centaine de grammes de à peu, pénètrent dans son corp~... Cette sang dans la circulation, 7 litres par mi nute, 420 litres par heure ou 10 tonnes gymnastique n'a rien d'attrayant. par jour. Une ville de poules Tout le sang, qui e1.t d'environ 28 Ji. tres passe toutes les deux ou trois minuA cinquante milles de San Francisco, s'élève la ville de Petaluma, capitale des tes à travers le cœur. Ce petit organe dép!oie chaque jour poules. Pendantjl'année)907, elle a, lancé sur le marché plus de dix millions de une force capable d'élever 46 tonnes à 1 douzaines d'amfs. Toutes · les anciennes mètre de hauteur. Pendant les soixante dix ans de la vie familles de cette ville nourricière s'adonnent de père en fils à l'élevage des d'un homme, cette merveilleuse petite poules, Elles se divisent en trois cla, ses : pompe, sans un sen! mo!llent de répit, les familles qui en élèven~ juste asFez ni joar ni nuit, débite l'énorme masse pour leur subsistance propre (cette petite de plus de 250,000 m. cub€s de sang. Que de puissance dans un petit organe, industrie occupe 70 @/0 ie la population); celles qui possèdent df 1000 à 2000 pon- et comme Dieu fait bien ce qu'il fait ! deuses ; enfin, celles qui exoloitent de I1l fériorité 3000 à 10000 et même jusqu'à 15,000 Il paraît que la force de l'éléphant gelinacées. Un Pétalumien de seconde vaut celle de 33 hommes ; le chameau classe a commencé, il y a quelques an- en vaut 19 ; le dromadaire 13 ; l, mulet nées, avec un petit nombre de poules (ô honte !), 9; le chéval, 6 ; le buffle, 5; sur un terrain de deux hectares ; il gou• le bœuf 4 ; l'âne (ô désespoir !), 3 ; le verne aujourd'hui 1,500 pensionnaires. renne, 2. Chacune de ces volailles ha.bite une pe • L'homme a une musculature relative· tite maison distribuée en deux pièces ment si faible dans l'échelle deP vertédans le sens horizontal ; l'une des deux brés que les naturalistes ont eu quelque lui sert d'habitation; l'autre, de pondoir peine à lui trouver µ.n égal. Le mouton, et de couveuse. A une extrémité du ter , la chèvre, le veau, le porc sont sensible rain, se trouve un moulin à vent qui ment plus forta que le roi de la création. pompe l'eau et l'envoie dans toutes les . . . Ces animaux inférieurs nous feraient directions pour répandre dans la colonie toucher les deux épaules sur le tapis du la propreté, l'hygiène, la fraîcheur. Un ring. des éleveurs les plus connus tire de 7 Oui, mais nous somme, le roseau penmille poules un bénéfice annuel de 80,000 1ant ...

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Moniteur du Musée industriel et pédagogique (. L'Ecole primaire donne de 14 à 16 livraisons de 8-16 ~-,__ chacune non compris la couverture et autant de pages , , d' · suppléments de 8-16 pages pendant 1année or maire (soit du 1er Janvier au 31 Décembre). Chaque mois il est en outre apporté un supplémeul illustré de 8 pages intitulé : Le Foyer et les Champs.

Suisse fr. 2.50

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Par an

Union postale fr. 3

Annonces : 20 cent. la ligne sur toute la largeur

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