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No 10 l'Ecole primaire, 20 Novembre 1912

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Voici quelques conseils sur le nettoyage des appartements. La plupart sont bien connus des bonnes ménagèr es, chez lesquelles on trouve la pratique de l'hygiène et la réalisation de la santé. n n'est pas inutile, cependant, de se les remémorer. L'époussetage est un moyen très primi lif et tout à fait incapable d'enlever la :R_oussière. Tout au plus en déplacet-il u ne faihle partie. Il faut le r emplacer par un essuyage avec un linge. Celui-ci ne sera pas secoué par la fenêtre, pour envoyer la poussière ch ez le voisin ou sur la tête des passants. On le mdtr a. de côté pour le blanchissage. Pour le tapis, il convient de jeter à sa surface des feuilles de thé ayant servi à préparer des infusions et bien mouillées, a vant de le balayer avec u n bal ai de chiendent. On obtient ainsi un Lon nettoyage qui n e modifie pas les couleur s et qui ne soulève pas de poussières. Certaines personnes se servent aYec avantage de balais spéciaux, composés de roues porteuses qui actionnent par u n engrenage une autre roue garnie de crins, et d'un e caisse où s'accumulent les poussièr es, el que l'on vide dans la boîte aux ordures. Bien entendu, les secouer ou les battre à une fenêtre ou dan s une cou r, c'est offenser grossièrement les règles de l'hygièn e. Qu and un battage est n écessaire, il faut recourir à u n entrepreneur outillé pour ce travail, qui les passe à l'ét uve et qui les fait battre en espaces cloR au moyen d'appar eils mécaniques ad hoc. Les rideaux, ten tur es, couvertu rJE>s, matelas, etc., réclament les mêmes soin s que les linges ct ta pis.

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LE FOYER ET LES CHAMPS

bic, on obtient par distillation 7 à 8 litres d'excellente eau-de-vie d'un goût très agréable. J,es mûres sont donc un fruit qu'il faut savoir utiliser, lorsqu'on habite la campagne.

I 'OUer e .,

On me demande la formule sédative, dont il faut toujours un flacon dans son ménage. La Ammoniaque liquide ordinaire à 22 degrés Alcool camphré Sel marin Eau ordinaire On met en bouteille et moment de s 'en ser vir.

vtmatve

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* * •Ma lampe ne brille pas!» dire souvent, et cependant, il qu'une toute petite pr écaution à dre, simple affaire de nettoier a donc le réservoir de la avec une solution chaude de on de potasse additionnée de cela au moins une "fois par laissera ensuite sécher compl ' l'on remplira la lampe de Quant au hec, qu'il soft neuf ou ait servi - auquel cas il s'y toutes sortes d'impuretés - il. est comm a ndé de le laver de le laisser séche1·, de le tremper rlant une heure dans du vinaigre le laisser sécher à nouveau, puis veut l'emp loyer . Il est bon aussi nettoyer les burettes C:t pét role, il est dit plu s h aut pour les lampes.

T ante Marie de

PET I TES REeETTES L'o i g non absorb a.nt l e poiBoD

Si vous êtes mordu par un voici un remède simpl'e et f acile, et on affirme l'effica cité : Coupez gnon en deux, appliquez le côté ment ·c oupé sur la nlaie ; le poison absorbé par l'oignon qui, m ent, deviendra vert, puis jaune suite noir . De même pou r les res de ch at, de ch ien : l'applica à recommander.

(Q) it{{ ijJ\i ~J ~ DE. LA

Soeiêté valai~af)t]e d ·édu\!aticn

Pnnlication du MUSEE PEDAGOGIQUE L'Ecole primaire donne de 10 à 12 livraisons de 16 a ·es chacune, non compris la couvertu~e, et auta~t _de ~u~pléments de 8- 16 pages pendant l année ordma1re (soit du ter Janvier au 31 Décembre). Chaque mois il est en outre apporté un supplément illustré de 8 pages intitulé: Le Foyer et les Champs.

Suisse fr. 2.50

Par an: Union po•daiP fr. 3

Les abonnements se règlent par chèque postal II 56 ou à ce défaut contre remboursement. Annonces : 20 cent. la ligne sur toute la largeur Tout ce qui concerne le~ publlcCition doit être Cldre~sé directement èa son gér11nt, M. P . PICJNAT, Che~ d11. Ser\:'u:~e Cla Dépe~rtcment de l'Instruction publique, èa Sion.

~ ,._ ,.. .,..;.,..,.J.,+inn'n.arro:> nn'Plle est bonne et nOn DarCe QU'On J'a priSe


sommaire da p1'éwent No Les œuvres postscolaires. - L'enthousiasme chez l'éducateur. - Les qualités d'une bonne punition scolaire (suite) . - L'éducation antialcoolique de la jeunesse campagnarde. - Cultivons notre jardin (Des bords de la libre Sarine).). - La classe en action, oar un vieux magister franc-montao-nard. - Les sciences physiques et n~­ turelles à l'ecole primaire. - Du chant à deux parties. - Un peu de géographie actuelle (à propos de la guerre des Balkans). - Variété (Une dictée) . -- Calcul oral (Examens des recrues de 1912)..

1. Registre des absences (19] 2. Rapport d'inspection Les commissions scolaires ont tre reçu le reJZ:istre des enfants a à fréquenter l'école. Le personnel enseignant qui ou être prétérité involontairement l'envoi des formulaires et imprimés concernant et spécifiés ci-dessus qu'à les réclamer au Secrétariàt l'Instruction publique, à Sion.

-oFranehlse po11tale.

Nous devons rappeler, à ce suiet le personnel enseignant ne jouit ' -Qde l'officialité depuis J'entrée en gueur de la nouvelle loi sur les Sapplémeot N° 10 bis de l'Ecole postales. Ses envois doivent dès lors La famille au Cied. - Après c'est la lu- être affranchis tout comme ceux des mière, par ·Pierre J'Ermite. - Sans Mère. oarticuliers pour arriver sans encombre La Chambre réservée, par Henry Bordeaux. à destination. MM . les Inspecteurs et -Variétés: Le Thé. Le Téléphone des SOurds. les Commissions d'école, par contrt, muets. - Boutades. - Pensées. continuent à bénéficier de la franchise ,..-()de port pour affaires de service.

-o,&118 enablée générale de la •• Rentrée des classes (poésie).- Fleur elété v~lal•anne d'Edaeatloa.

Le Jeune Catholique. Sommaire du No li (Novembre)

d'Irlande. - Bello et Percy (avec gravure). - La tâche de l'instituteur. Ce que c'est qu'un livre. - Moissonneurs et pêcheurs (avec gravures). Aventures de Charlot le Mousse (suite). - Ça et là. - Concours et récréations. - Le vilain petit canard. - Tra. vaux manuels pour jeunes filles. Avec la 1re livraison de 1913 (Janvier), le Jeune Catlwlique commencera la publication d'un récit aussi émouvant que plein d'intérêt :

Le petit Tambour de la grande J.rm~e -o-

loformatlonw •eolalre•. Le personnel enseignant primaire a dû recevoir, au commencement de ce cours scolaire, directement ou par l'entremise des commissions d'école, les formulaires et imprimés ci-après:

une quittance duement signée remplaçants, lesquels peuvent 5 fr. par jour.

et c'es_t le résult_at de ses observations, ~e frmt de ses tntellig 't de qu' JI est venu nous . en1es e u s . salle de la Maiso d~~t, à. la grande -olangage éminemtn~ llOPU!~•re, dans un Poète, Soriac l'e~: llOehque: .(.48 ebant en 1912-IS. aimable Phvs· tout enher, da~s Dans Ja conférence générale <';ll1nuel- son me, aussi bien q~~ue d'élégant bohede MM. les Inspecteurs scolaires phrase, dans sa di ~ans son tour de Je 7 nov. à l'Hôtel du gouverne· te. Poète, artiste, C~ton, dans son ~es­ sous la présidence de M. le Chef écrit des poèmes, d ramaturge, qut a ~~~.~ ..... ~nt de l'Instruction publipièces de théâtre es monologues, des - il a été décidé que les morceaux qui dans ces genr des conférences, et chant obligatoires sont les suivants la forme et par le f es si différents par la partie française du canton : lé. Il sait faire rire0~d a ~ou jour& excelDe~ré inférieur pleurer encore mielt lUSqu aux larmes et 1. C'est là-bas, près du village (N" 18). Fervent am1. et aqx. . . 2. Les voici, les voici tous (N° 19). se 1·1 a consacré ,nnrateur de la Sm~1. Mon beau sapin (N" 42}. , de ses plus_ bell '' notre ch'e~e patne une , à la Suisse, qu'tl a es œuv~e.s . Poemes De~ré supérieur e 1. Sempach noble champ de gloire (N" 2). dédier à la Presse ~Il. la dehcat~sse d_ 2. je suis le petit pâtre (N° 34). ces et directeurs des Utsse? aux dtrectr~­ 3. La Suisse est belle (N• 41). lèges suisses. Ecou.te~SJOnnats et co 11 sera en outre répété les chœurs Gloire à l'Hel?6ti ·. voici.: Gloire à l& te~e ~ IIDlnortelle, 0 monts indépendants (N° t). Salut, glaciers sublimes (N' 12). C'est là-bas, près du village (N° 18).

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Où l& justice et 1, ebet.~té Fleurissent pour l'hbott.é. Gloire à l& Suiaae ~té, ' uère et bette t

Soriac est un llOète . . · e cisèle pas ses vers Po moraliste' 11 1~. ces de notre pauvre ur chanter les VI. ts s es,;,ce our exal~ , P . ter des senhmen · t · · .ltspects ou des mshnc s vJls, m po~r Jeter l' . et le désespoir dans l'arne ang~t.sse son œuvre est meilledes sensthfs. Non, bon apôtre, il apport~re; Soriac est un J;uge puissant et R:êt .dans son souffle dë o~ix et d'espoir, Jereux, des yaroles tantes II faut lire c es notes reconforNos écoles normales ont eu la bonne bées de sa plume ~s ~ries d'~r tom~ une d'avoir, le 17 novembre, la vi- le Noël des Jl1a~es etagtque, QUI sont. d'un poète français de grand talent, ~ers, le tendre Poènz le Noël des Be~­ est venu, on ne peut plus à propos, sère et Charité, Les des Fleu:s, Mt· il faut lire tout cel~ omme~ nat~s etc.~ s parler du bonheur. choses issues ' et bten d autre M. André Soriac est un enfant de et. de encore son ~sprit bide son bo!l cœur s, qui. à l'âge de 31 ans, a VI.\ beau- res.pirer, à cœur-ioie en trempe, pour de choses ; il a parcouru l'échelle ale de haut en bas, en amateur, en séduisant qui se dég ' tout le charme de cette natu~ur, en psychologue. Il connaît re si riche et si bon~ge e. la société, dans toutes ses couches, Sa conférence sur' le bonheur était en

Elle se tiendra à Sierre au printemps Dl•trlet de Conthey. prochain, et aura comme principal objet M. l'Inspecteur scolaire de Cocatrix à l'ordre du jour la question suivante: empêëhé, pour cause de santé, 9e Le$ lâches à domicile. lilT1 rt1onne' momentanément comme tel, Il n'v aura pas de conférences de dis- a été remplacé, à titre provisoire, par trict en Î912-13. le rév. curé Oerivaz, président de la -omissioo des écoles de Conthey. -()In•tltatears et sorvlee mDl·

taire. Nous venons rappeler, à l'occasion de différents cas sur lesquels le Départeme~t est souvent consulté, que MM. les Instituteurs qui font en temps scolaire leur service militaire touchent leur traitement en entier. L'instituteur rem,plaçant est indem· nisé pour les 3/ 4 par la Confédération et pour ie dernier 1;4 par la Commune. De retour du service, les intéressés doivent présen~er au Département mi-

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SION,

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Novembre

191~

3{me

année

'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIETE VALAISAllliE D"EDUCA.TIOll Le8 œavre8 po8tacolalre8

influence de l'éducation chrétienne? Ne pourr ait-on pas attacher plus d'importance à la formation « postscolaire » de la jeunesse? L. P., inst. L'enthoa81at~me

chez ••éducateur C'est le jour de la rentrée: Je cœur gros, les yeux humides, les mamans ont amené leurs enfants, puis les ont livrés à cette grosse machine qu'est l'école et qui est déià un peu l'image de la vie. « Livrés? » Non; mais confiés: car elles savent les mères, que l'enfant trouvera là un a.utre cœur pour l'accueillir et que Je vrai maître a, lui aussi l'âme maternelle C'est nour cela qu'elles s'en vont déià rassérénées. Mais l'enfant, lui, victime inconsciente de cet échange, et qui préférerait d'instinct la douce liberté du foyer, que voit-il dans tout cet appareil? La cour bourdonne-de voix inconnues; des camarades, les anciens, jouent et déià le bousculent; un Monsieur l'a accueilli, qui a le courage de sourire; il regarde, l'œil rêveur, et se sent tout meurtri Voici qu'une cloche sonne: on fait signe aux enfants de se ranger; des files se forment au hasard des tailles, et l'on pénètre, on s'engouffre dans une grande salle pleine de bancs et de tables: c'est la classe! Mon Dieu, comme tout cela est nouveau! Le local a beau être clair, par cette iourriée ensoleillée d'octobre; ce n'est plus la maison paternelle: est-ce qu'à la maison on reste obstinément


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tourné du même_ côté! est-ce qu'on est environn~ de tant de gens? est-ce qu'un Monsieur se tient élevé au-dessus de tous les autres et les fixe sans trêve? Soudain cet inconnu a fait croiser tes bra11 et demandé à tous de se recueillir; il leur a montré le crucifix qui est audessus de sa tête, et les a invités à faire un bon signe de croix. Puis, lentement, il commence: «Notre Père qui êtes aux cieux! ... » Ah! comme l'enfant les récite bien ces paroles sacrées! Ce sont tes mêmes que lui apprit sa mère: il est donc encore un peu chez lui et il éprouve, sans le comprendre, le bienfait d'une reli~ion qui fait qu'on est toujours «dans sa famille», Et, tous ·av"!nt pris place, le maître, ému_, dit à ses petits ce qu'ils sont venus faire ici Oui, il leur en a coûté de se séparer de papa et de maman, et de leurs petits frères; mais est-ce que leur papa ne PÇJ.rt pas tous les jours pour se rendre à son travail? et quand, le matin, il dépose sur leurs fronts le baiser de l'au revoir, il est peiné lui aussi; mais il accomplit «son devoir:., qui est de gagner le pain de sa famille. Et leurs grands frères, qu'ont-ils fait avant eux? Ils sont venus à l'école; peut-être travaillent-ils déià; ils remplissent «leur devoir». Eux-mêmes, ils l'entendront souvent, ce mot sévère: qu'ils apprennent d~s aujourçl'hui à l'aimer, parce qu'il n'v a rien de plus beau, pour les petits enfants ·comme pour les grandes personnes, que d'accomplir «son devoir ». Et il teur raconte une histoire, celle d'un petit enfant moins favorisé qu'eux, <fun petit orphelin, qui n'avait pas eu la chance de s'instruire de bonne heure et qui était obligé de rester à la maison pour rendre service à sa grand'mère impotente: il accomplissait « son devoir », mais un devoir pénible. Puis c'est une autre histoire, celle d'un soldat, à qui son chef a dit: « Reste là», tandis que la mitraille pleut autour de lui; il accomplit « son devoir ». Et une

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autre histoire encore, celle d'une fille qui, voilà bien longtemps, fut gracieuse, que Platon n'applirogée par un méchant em,pereur qu..i.,........ _.. pas au poète sans une certame demanda si elle était chrétienne· ••lll•it!lnl"· ell~ est beaucoup plus iuste, maichrétiens, appliquée à vous -mêmes répondit qu'elle l'était; alors lè chant homme la fit mener dans votre classe. (A suivre.) grand cirque, où se trouvaient des tes féroces; un lion se jeta sur elle et f,es qualité• tua d'un coup de dent: elle avait tuae boan~ pnultlon •e-.Jafrp. compli «son devoir» de chrétienne. (Suite.) Les enfants sont immobiles, les brillants et fixés sur le maître qui le: car, tout en parlant, le maître L'école est un milieu d'éducation corn animé, sa voix est devenue forte; il la famille. mais elle est aussi une oe aux choses qu'il dit; pour une heure société. Les punitions qui v sont les vit et sa conviction passe de -..au,,ll"'~" doivent donc participer du svsâme dans son langage; il trouve milial et du système social. Elles son métier le plus beau de la tendre en même temps à l'amences enfants qu'il ignore encore, il du délinquant et au maintien de aime déià. Il vient d'éprouver, C'est ce double caractère qui cette demi-heure de causerie et a ue la question des punitions sco· chez son jeune auditoire, cette chose Le délinquant est jeune: donc rien ne remplace dans l'action d'âme s'impose; mais les règle· âme: l'enthousiasme. scolaires ne doivent pas être vioMais oui, l'enthousiasme; et impunément: par suite il faut réprisourions pas. De nos jours, où le coupable et inspirer à ses contiers on se dit positif, où le goût et une crainte salutaire, - sans pndique des sciences ont tourné les entraver ni briser l'initiative l'élève Et cet équilibre. entre la chaprits à l'amour du fait, on sourit fois de ceux qui sont encore d'u_ne part et la répression de l'au· «s'emballer »: on les traite comme entre la miséricorde et la justice, n'est aisé à maintenir. débris dy vieux temps, une monnaie n'a plus de cours. Ces prétendus Ul} moven d'v atteindre serait d'ame· tés sont presque les seuls, au fond, [e délinquant à accepter sa nunition manière spontanée L'écolier se fassent quelque chose en ce monde. poètes, les orateurs, les conquér en défaut plutôt par faiblesse que surtout les apôtres, les saints, méchanceté. Si donc il est manifeste enthousiastes. L'enthousiasme! ses yeux qu'en vue de son amendement beau mot: il signifie Dieu en nous. use em~ers lui de miséricorde et de ton, dans un de ses dialogues, parle ~out en le punissant, nous poul'inspiration poétique, qu'il appelle bon droit attendre de lui qu'il thousiasme, c'est-à-dire inspiration lui-même spontanément à s'a. Ce résultat Qbtenu, ne serait-ce ne: il compare l'action de la sur le poète et, par lui, sur ses dans une faible mesure, nous pourn011s flatter d'avoir réalisé un teurs et . ses lecteurs à la « magnétique», à l'aimant qui bien. Et ceci n'est pas un idéal le fer et communique ses élevé qu'on doive désespérer à une longue série d'anneaux l'atteindre. Mais on ne saurait 'v aril forme une chaîne. Cette qu~avec des âmes d'élite.

Que faire avec ceux que nous ne pouvons amener à s'imposer volontairement la ounition fixée par nous? II faut viser du mojns à la leur faire accepter Et ceci encore n'est pas aussi simple qu'il semble de orime abord. Que la ounition soit acceptée matériellement, cela arrive d habitude c:::~ns difficulté: nous v veill?ns, du reste: mais qu'e11e soit accep~ tee mor;~lement c'est toute r1utre chrse. P0ttr élbnutir à ce résultat il faut q•te l'éducateur v mette du sien La conception qu'il se f<lit de la réTJrec:.sio, d ;_it être correcte. et ·sa conduite en harmonie avec ses nrincioes L'esorit de suite c:eul ~e suffit pas. Ils ont tort ceux qui soutiennent que tout S\'5tème de punitions est bon par lui-même pourvu qu'on y mette de la_ suite Par lui même, 1esprit de suite n'est ni une vertu, - car le premier malfaiteur venu peut être conséquent ÇJ.vec lui même, - ni un trait d~ sagesse, car un fou peut fort bten être constant dans sa folie. Notre système de répression doit donc être tout d'abord correct, puis appliqué avec constance Ces deux conditions réunies, il v a des chances oour que le délinquant s'v soumette Ce n'est pas que l'écolier soit établi iuge de notre mar ière de faire : il est trop jeune et trop iqnorant pour cela Mais le système s'imposera de lui même par sa tJropre valeur et son adaptation aux besoins de t'école.

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J'en viens maintenant à énumérer les qualités qui conviennent aux punitions scolaires Je ne comoterai nas ~ u n"m bre de ces qualités la justice. Dire que la punition doit être juste équivaudrait à demander que l'eau soit humide ou que le feu soit chaud Parler de onnition iniuste, c'est poser une contradiction dans tes termes; en réalité une punition qui ne serait pas juste ne serait olus une punition, dans le sens propre du mot. Il faudrait trouver pour la caractériser un autre terme, ou plus doux


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140 ou plus dur : c'est, suivant le cas, une erreur, une mise à l'épreuve, ou bien un acte de vengeance ou de brutalité. En supposant donc que toutes nos pu. nitions soient justes, elles doivent être en outre : 1° Certaines: inévitables et non simplement possibles ou probables;_ 2° Adéquates: appropriées et en rapport avec la gravité de la faute; 3° Promptes: administrées sans délai. 1o La punition doit être certaine. -

C'est la condition essentielle pour la réalisation de la fin même de la punition oui est de corriger, de réprimer, et de ~éparer l'infraction faite au règlement. Voyez quelle régularité inéluctable règne dans les lois de la nature: la gravitation est aujourd'hui ce qu'elle ~ toujours été et le feu n'a jama!s ce~se de consumer. Sans doute, cette mvanabilité n'est que le fait d'un instrument aveugle entre tes mains du Créateur, tandis que nous avons reçu en partage la raison, pour nous guider suivant les circonstances. Certes, ce noble privilège n'est pas à dédaigner. On pourrait en dire autant de l'affection, de la pitié, de ta tendresse, qui sont choses admirables en elles mêmes. Et cependant quand on voit des êtres réputés raisonnables agir d'une manière si variable dans des circonstances pareilles, tour à tour s'emporter et flatter, malmener aujourd'hui et caresser demain, tantôt affables et tantôt menaçants, on se prend à ·considérer moins dédaigneusement l'immutabilité quelque aveugle qu'elle soit, des lois de la nature. Bien plus, on se sent porté à leur emprunter quelque chose de leur stabilité. , Mais si la certitude est la qualité la plus importante, elle est aussi la plus difficile à réaliser dans nos punitions. Quand il s'agit des leçons et des devoirs, dont nous avons ou devrions avoir les notes sous les yeux, c'est encore cho-

4 Nous entendons ,par jeunesse tout térnps de la croissance, car c'est dans se relativement aisée, bien que cela dernière période de l'adolescence que astreigne à une sérieuse tenue de passion pour l'alcool peut naître et tes journalière. En matière de développe:r.c où l'on a souvent beaucoup de Le préiugé, encore très répandu dans prendre ~ur le fait. les infr populations agricoles, que le cidre tives au règlement, la réalisation )'on a préparé soi-même, que l'eaute aualité devient extrêmement distillée avec sa propre récolte et difficile. Elle réclame de no moins nuisibles que les boissons une vürilance incessante, de la achetées, ou même sont utide l'exactitude dans nos comptes, guérir les maladies ou pour persévérance, le tout servi par une ~lmnmortter un état de faiblesse doit être ne mémoire: bref, une constance comme une erreur funeste. que- pareille à celle de l'étoile p_opulations agricoles doivent (-! •uWre.J des garanties pour que la • ilnnt::s::.t: ne soit pas habituée à l'usage •••• J'alcool dans les internats des sémiL'éd•eatlon antlalcoollqae p.our instituteurs, des écoles d'a· de la je•nesse campagnarGltlfncui et d'autres établissements d'é-

gnement d~ns les écoles d'agriculture. C~t, enseignement doit fortifier chez les eleves la conviction· a) que les matières 'nutritives contenue~ dans les différentes boissons al· coohques, aus~i bien en ce qui concerne leu_r . valeur yenale que par l'influence nms1ble de l'alcool qui s'y trouve mêlé, n'e~trent pas sérieusement en considération; b) que l'influence, en annarence favora~le, de 1:a1c~ol sur la capacité de trava~l et .le b1en-etr~ général, repose sur une IllusiOn prodUite par l'action toxique de l'alcool sur le cerveau et que cette influe.çtce provoque un grand nombre des accidents qui se produisent dans les exploitations agricoles et augmente le nombre des maladies nerveuses; c) que l'usage immodéré de la viande et l'usage immodéré des boissons alcooliques se fraient la route et provoquent en commun un grand nombre de maladies, que l'usage en grande quantité du cidre, des boissons de seconde cuvée et d'autres boissons alcooliques poussent à l'usage de l'eàu-devie, sans compter que ces boissons mê· mes, par la Q:rande quanitité de li· quide qu'elles amènent dans l'estomac, nuisent à la santé; d) dans l'intérêt de la sobriété, la cuisine du paysan devrait recourir davantage au lait et aux produits dérivés et se composer pour une bonne part de mets au lait et à la farine, de fruits secs et frais, de conserves de fruits et de légumes; e) dans les cours de cuisine, à la campagne, les femmes et les jeunes filles doivent apprendre à faire une cuisine simple, savoureuse et saine dans laquelle la viande joue un rôle secondaire. Il faudrait joindre à ces cours un enseignement théorique sur les principes d'une alimentation raisonnable dans une famille de paysans; f) il ne suffit pas que les populations agricoles soient élevées dans la crainte


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du ba cille de la tuberculose. Elles doivent aussi se convaincre qué les agents de protection qui se trouvent dans le sang d'un homme en bonne santé sont le moyen Je plus sûr de s'opposer au dévelonoement du ba cille de la tuberculose et de quantité d'autres Jrermes de maladie et que ces agents de protection sont affZliblis par l'usage de l'alcool. 1O.· Dans les écoles primaires, à la campag-ne, on ne donnera pas un enseignement antia lcoolique systématique, mais, à d taque occasion, on rendra les écoliers g.ttentifs au danger de l'usage de l'alcool et on leur présentera l'abstinence comme la seule forme d'une vraie modération pour tes jeunes gens. On bannira des manuels de lecture tous les morceaux qui recommandent l'alcool. 11. La population a!!ricoie doit, par tous les movens possibles d'enseignement. être amenée à la conviction que ce n 'est pas l'argent que l'on encaisse qui est l'essentiel dans notre économie nationale, mais bien le vrai bonheur d'un nombre d'hommes aussi grand que possible et que toute production, toute culture qui va à l'encontre de ce but, nuit au public. (A 1utvre.)

Cnltlvon• notre jttrdln (Des bords de la libre Sarine.) « Ce n'est ni difficile ni pénible d'entretenir un iardin en bon état, me disait un voisiJJ. ia:t:dinier amateur, que je complimentai.s sur le bon ordre de ses plates bandes, la netteté de ses allées, la beauté de ses fleurs et l'ap,pétissant aspect de ses fruits Il suffit d'être actif, vigilant et persévérant. Si, pendant quelques iours, je me la issais a ller à la nonchalance ou à la néçrligence, si mon attention cessait d'être en éveil, les mau. vaises herbes auraient vite fa it de tout envahir. les branches g-ourmandes s'allongeraient au détriment des bourgeons

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à fruit, les insectes nuisibles (il v a de cela quelques années) raient leurs ravages et, faute tiré le plus g-rand profit des conge et de soins, fleurs et légumes pédaJ;rogiques. Un ou plusieurs raient sur pied. · pratiques étaient proposés, plu«11 faut de plus se renseigner, ....... "11u.,_.... ~. instituteurs ou institutrices le rer ses procédés, ne pas se par écrit et leur travail faisait et, à la conférence suivante, d'une dans la routine, mais mettre à profit ·on diriJ;rée par l'inspecteur dans conseils de iardiners expérimentés faut enfin, ajouta-t-il · chacun apportait ses vues paret le résultat de ses efforts. rester dans son jardin et ne pas loir cultiver celui du voisin. , Les avantages et les inconvénients de Ces provos d'un jardinier me procédé ou de telle méthode étaient en lumière pour le plus grand pronaient à l'esprit en lisant dans le port d'tm congrès scolaire des uns et des autres et nous pouvœux avant trait à la culture nous apercevoir, nous, les jeunes, que des instituteurs. 'âme d'un enfant est d'une simet en même temps d'une compleNous aussi, pensais-je, avons un jar. infinie et que pour pénétrer dans din à cultiver, et pour entretenir en état ce iardin, c'est-à-dire 1 âme, il fallait, en plus d'une réelet le cœur de l'enfant, il faut et sincère affection, aller demander philosophes, aux moralistes et aux montrer activité, vigilance et persM, ogues des conseils et des direcrance n v a pour nous aussi des mauvaises herbes à extirper, des branches gourmandes à supprimer, des soins L'essentiel est que de plus en plus constants et journaliers à donner. Pour instituteurs, jeunes ou vieux, domileur tâche et que les exercices seoréussir, il ne faut ni s'endormir sur \e iQurnaliers soient inspirés par mol oreiller de la routine, ni craindre de prendre conseil auprès de ceux qui connaissance étendue de la nature ont le savoir ou l'expérience, et quelle 'enfant et Qar une vue élevée du rôle est appelé à jouer dans la société. que soit la tentation d'aller cultiver lei plates bandes de M. le député de M. le conseiller, il faut avoir assez de for· La ela••e en action ce de caractère pour rester dans son jardin. Quand un jeune homme sort de l'école normale, il n'est pas encore un ina- Il en est des exercices scolaires comtituteur accompli et ce n'est lui des remèdes pharmaceutiques: les re injure ni déprécier 1 abl.issemtmt:J•us simples sont les meilleurs. A ce d'où il vient, que d'affirmer q de vue, la leçon de lecture me souvent embarassé par les avoir, en plus de sa valeur insproblèmes qui se posent à l' une singulière vertu éducatrice. dans l'exercice de ses fonctions . Ces est, chez moi, la cond'un songe. blêmes, d'autres avant lui ont eu résoudre: ils n'v sont peut-être pas re de la lecture était arrivée. venus au f!'ré de leurs mais ·et filles étaient venus, d'euxils aient réussi ou échoué, se ranger en cercle autour du de ces devanciers ne peut en où je restais muet. C'est si drôle, profitable à un débutant. rêve! je me rappelle pour mon compte Un actif, un turbulent, l'autoritaire

ou

Henri, prenant la parole, chargea René du soin de commencer la lecture du jour et se ~ubstitua entièrement à moi. René lisait, répondé!it aux interrogations d'Hem i, analysait, conjuguait; puis, tout à couo, estimant que sa tâche était suffisamment remplie, il pria Germaine de lui syccéder. Et la leçon continua. Chaque élève lisait vingt lignes environ, donnait ensuite la parole à un camarade, l'interrogeait sur le sens des mots, se livrait à tous les exercices oraux qui accompagnent une' leçon de lecture. Puis chacun de mes dix écoliers, ayant fait à tour de rôle le maître et l'élève, regagna sa place. « Mes enfants, dis-je alors touiours rêvant, vous m'avez donné un enseignement dont nous profiterons tous. A l'avenir, vous préparerez à l'avance les questions que vous vous proposez d'adresser à un camarade et, comme aujourd'hui, la leçon se fera sans moi, autant que possible. Je suivrai votre travail, je trancherai les difficultés s'il s'en présente et, décharJ;ré du soin de faire à chacun sa part, je verrai mieux dans quel sens vont vos pensées, vos questions; je me rendrai un compte plus net ~e ce que vous savez, de ce que vous. ignorez. De votre côté, vous apprendrez à vous passer de moi, à user de la liberté que je vous laisse. :. La note sentimentale manquait; c'est Marie qui la donna. « Comme cela, dit-elle, vous aurez tout le temps de nous observer: vous nous connaîtrez mieux et, peut-être, -vous nous aimerez davantage.:. je m'éveillai. - .J'ai expérimenté ce procédé qu'un songe m'avait révélé. je m'en trouve bien et les élèves en retirent un double profit, intellectuel et moral. Ils s'instruisent eux-mêmes, s'habituent à la parole, s'exercent à l'initiative, à la discipline personnelle. Essayez-en et vous m'en direz des nouvelles. Un vfett:» magi ster fr anc-montagnard.


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Le1 scleace11 phy1lque11 et aaturelleiiJ à l'école primaire

Ses avantages. - Cet enseignement, essentiellement concret, convient particulièrement aux enfants; il est d'ailleurs indispensable au point de vue de ses applications pratiques à la vie journalière et à rhvgiène. Il éveille chez l'enfant l'esprit d'observation, ouvre l'intelligence aux phénomènes scientifiques et fortifie le raisonnement. Il servira à combattre les erreurs et les préiugés si répandus encore à la campagne et à la ville. Ses limites à l'école primaire. - L'âge des élèves, l'obligation de ne pas négliger les autres enseignements mettent l'instituteur dans la nécessité de se borner aux éléments usuels, aux notions pratiqués, aux applications immédiates des sciences physiques et naturelles que l'enfant rencontrera dans la vie. Cet enseignement comprendra l'étude sommaire de l'histoire naturelle, des grandes lois de la physique, des notions très élémentaires de chimie et leurs applications à l'hygiène, à l'agriculture ou à l 'industrie. On ne devra pas oublier ces paroles de Oréard : « L'objet de l'enseignement primaire est de bien apprendre, dans chacune des matières auxquelles il touche, ce qu'il n'est pas permis d'ignorer. » Méthode et procédés. - La méthode à employer consiste dans l'observation directe et dans l'expérimentation, l'âge des enfants exigeant absolument un enseiRnement concret. Quand on ne pourra présenter aux élèves l'objet lui-même il faudra en montrer la représentation sur un tableau mural, une gravure, ou tout au moins en faire un large schema au tableau noir. De petites herborisations, des promenades à la campagne ou des visites d'usines compléteront très utilement les leçons faites en classe.

Les expériences seront ,,......J."'"· concluantes : il ne s'agit pas d' mais d'instruire, de faire observer faut faire l'expérience d'abord et · l'observation attentive on en fera ver aux élèves J'explication: on ne donnera soi-mê!lle que dans les cas les enfants ne pourraient la aet~nn•u.u• Pour cultiver chez tes é1èves d'observation, on pourra, de tempS autre, leur permettre de questionner maître sur les faits qu'ils ont qués: croissance d'une plante, effets la chaleur, etc.

Matériel d'enseirt.nement. -

Il

comprendre un certain nombre types: le musée scolaire rendra préciables services. Il n'est pas très ficile, avec la coopération des élèves de leurs parents, de se ptocurer les jets les Ôlus nécessaires aux leçons sciences: · de ceux qui caractérisent différentes espèces, tant anim<~ les végétales ou minérales et des prin produits de l'industrie de la région. Il existe aussi des collections de bleaux muraux, dont certaines sont honnes (avoir soin que l'enfant en touiours l'observation directe). De larges dessins tracés par te tre, à la craie de couleur, sur de des feuilles, seront également de mière utilité.

L'enseignement dans les cours. - Aux cours préparatoire et

merîtaire, le programme comporte premières connaissances usuelles. seront dormées par des entretiens liers sur des objets mis sous les dans les mains des élèves; on le procédé des 1eçons de choses. Au cours moyen, les leçons seront parties suivant un programme · et complet, bien que restreint dans cune de ses parties. Aux notions d taire naturelle s'ajouteront quelques tians très simples sur tes trois états corps, l'air, l'eau, la combustion. et plication des météores les plus

intera. Au cours supérieur, on ajoutera des éléments de physique et de chimie et on développera les leçons d'histoire naturelle en élargi~sant l'observatio~ a!l delà des phénomenes les plus ordmaires. Dès le cours moyen on fera, dans 1es campagnes, l'application à l'agriculture des notions scientifiques étudiées; et, d~ns tes écoles des bords d'un lac on fera quelques leçons spéciales appropriées à la profession du batelier et du oêcheur. La leçon de sciences. - Aux cours moven et supérieur, on commencera par quelques interrogations sur la leçon précédente.. puis on mettra sous les yeux des élèves l'objet étudié ou sa représentation. S'il v a une expérience à faire, elle aura toujours été préparée à l'avance. On fera trouver aux enfants les caractères principaux des objets étudiés ou des phénomènes constatés et on leur en laissera chercher l'explication. S'ils n'v réussissent pas, la leur donner en termes simples. Le maître en dégagera Je principe, s'il v a Ji eu, puis fera résumer oralement la leçon, d'une facon rapide. Il écrira ce résumé au tableau noir, dans le cas où il ne se trouverait pas dans le livre. La lecture, même commentée, d'un JDanuel pe peut jamais remplacer la lecon de sciences. Le livre. - L~ livre de science, indispensable aux cours moyen et supérieur~ doit avant tout être très clair; l'emploi des termes techniques inutiles v sera évité. II ne doit contenir que les principes essentiels et leurs applications pratiques. L'illustration, d'une importance capitale pou:( faciliter l'intelligence du texte, doit être abondante, claire et exacte. Les tableaux d'ensemble et tes gravures préciseront te texte, rappelleront à l'élève les Qbservations, tes expériences de

la classe, et contribueront à lui faire aimer et le livre de sciences et l'étude de cette branche.

Du chant à deux partie• On semble croire, en certaines écoles, • que le chant à deux parties doive être un but auquel il faut s'efforcer, quand même, d'atteindre. C'est une erreur. Des qualités de composition musicales à deux parties sont d'une pauvreté insigne, comme inspiration et comme technique; au contraire, nombre de mélodies à l'unisson ont une valeur qu'il se· rait fâcheux de négliger, sous le prétexte vain qu'un chant « en parties » serait olus artistique. Cette grosse erreur entraîne des conséquences regrettables, en plus de celle que je viens de signaler. Il faut en effet considérer la musique à l'école autant comme moyen d'éducation que comme objet de distraction. Le trop. de temps passé parfois à préparer des chants en parties nuit au rôle éducatif que la musique, en son ensemble, recherche: tes enfants s'v fatiguent bien inutilement. Un autre écueil est que, .Par suite de cette fatigue, les élèves se dégoûtent de la musique: cet écueil est grave, et il est parfois difficile de ramener chez eux l attention. Souvent ces divers effets proviennent de ce que les voix ne sont pas préparées. Certains maîtres croient remédier à celà en chargeant de la seconde partie les élèves les plus forts: c'est vouloir éviter un mal par un a~ttre, et, qui pis est, cette habitude, en plus de se~ mauvaises conséquences musicales, a aussi des conséquences physiologique::; pour le bon état de la gorge des enfants. Conséquences musicales mauvaises, parce que chacune des parties doit sonner avec un un « timbre », une « couleur » que seules telles ou telles voix peuvent


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donner. Conséquences physiologiques bre ne permettent de les classer. Ceux. plus déplorables encore, puisque cela là on peut les attribuer, au moins rno. impose à l'ensemble des organes vocaux mentanément, à l'une ou l'autre des Par. d'élèves non. préparés ou non doués une ties qui manquent de sujets. tension qui peut, par une mue précoce ou • * commencée en de mauvaises conditions, * annihiler chez eux à tout jamais l'aptiLes voix étant classées, les élèves sont tude au chant. placés suivant leur timbre, partie Par • * partie. Théoriquement, il importe peu * L'éducation du chant à deux parties, que telle partie soit placée ici plutôt pour naturél que ce chant paraisse à que là. Cependant, il est préférable, quelgues personnes, ne s'improvise donc si on le peut faire, de mettre une Parpas. C'est dès le début des classes de tie à droite de la classe, l'autre à gau. solfège, du moins du cours moyen, qu'il che. On évite ainsi les invonvénients Qui préparer. Le premier point, c'est se présentent, les confusions inévitables faut qui se produisent, quand Jes enfants de de choisir les voix. deux parties différentes sont placés les La chose est en 2énéral assez facile. En faisant chanter la gamme à chaque uns devant les autres. Toutefois, quand enfant, tour· à tour, on distinguera aisé- ils seront assez musiciens et suffisam. ment entraînés, leur place importera ment ceux qui montent ou qui descen- peu. dent sans effort plus haut ou plus bas Les premiers exercices auxquels on que les autres. D'ailleurs, l'habitude les soumettra seront très simples. En aide encore à faire cette distinction : les voici trois bien pratiques: voix les plu.s aiguës ont un timbre plus 1o Gamme, attaquée par la 1re parclair, plus critallin, dès les notes sol la si do· les voix les plus graves ont tie sur le sol d'en haut, et descendue une coule~r plus foncée, si on peut ainsi lentement i.tJsqu'au sol moyen (celui de parler : elles ont quelque chose de plus la clef). Sur ce sol, la 2e partie comsourd et souvent, en même temps, de mence, et continue de descendre jusqu' au sol grave. Elle remonte lentement nlus puissant. jusou'au sol moyen, la 1re partie con- Il peut arriver que l'incertitude empêche de se rendre compte à quel « re- tinue, et ainsi de suite plusieurs fois. ,On répète le même exercice en vocaligistre » ou partie on peut attribuer la sant (pose de voix, lentement, sur ô). voix de l'enfant. II est possible d'en sor2°0amme en tierces. - La 26 partie tir en faisant solfier les premières noprend le mi d'en haut, et descend lentes de la gamme en montant à partir tement. du do aif!U (do ré mi fa sol) pour la; Lorsque elle arrive sy.r do, la 1rs parpremière partie, et, au contraire, pour tie prend le mi et les 2 parties descen· ]a seconde partie, de faire donner les notes do si la sol en descendant à par- dent ainsi une octave en consonnances tir du do rzrave., En effet, les enfants de tierces. On descend ainsi jusqu'à ce dont la voix est naturellement aiguë ne qu'on arrive à do pour la 2e et mi pour peuvent donner ces notes graves, et peu- la tro; on remonte jusqu'au mi aigu vent donner les notes aiguës que j'indi- pour la 2e; et sol pour la 1re, on redes· que. Ou, s'ils donnent les premières, cend; et ainsi de suite plusieurs fois. 3° Arpèrzes à deux parties. - L'en· c'est avec un volume de son extrêmement semble des élèves ayant chanté un ar· faible. Il arrive aussi que certains enfants pège à l'unisson, par exemple do mi sol ont une voilç dont ni l'étendue, ni le tim- do mi sol sol mi do, on fait chanter, à la 1re partie seule, l'arpège mi sol do

s'v

14:7 sol mi do sol mi, puis on met les ensemble, la 2e commençant p;:1r la 1re en même temps par mi. jole même exercice est s~ccessivement et vocalisé comme ct-dessus.

• Charlemagne serbe •, trouvant insuffisant le titre de roi, l'échangeait contre celui ~e tsar, sa cour était brillante, son armée sohde, sa gloire européenne, il ne lui manquait plus, pour être le maître absolu des Balkans, que Constantinople; il marchait contre elle qua.nd il,. mourut subitement en route. Son emp1re aussitôt croula. l]n pen de tcéographle actuelle Avec les Serbes slaves, les Bulgares de race jaune avaient envahi l'empire au septième siè(A propos de la guerre des Balkans! cle et s'étaient installés au !md du Danube. •La guerre déclarée à la Turquie par Ils' étaient proches parents tles ~in.nois, des tes Etats des Balkans (Bulgarie, Serbie, Hongrois et des Turcs. les BasJleJs de By· contre eux des _luttes ~p~· Orèce et" Monténégro) a inspiré entr' zance etsoutinrent plus d'une fo is, les cavahers asJa!tautres articles, le suivant que les ab~n­ ques ques' in~ultèrent aux craint~s des défe~seurs nés de l'Ecole primaire pourront ltre des « Murs sacrés •. L'actuelle Bulgane, les avec intérêt. deux Roumélies furent leur lot. Ils reCOilJIU· De l'eau sur du marbre ciré, voilà ce qu'a rent la suzeraineté des • divins empereurs •, !lé l'invasion turque en Europe. Au . so_ufile leur fournirent les plus beaux soldats de leur 4es Polonais des Russes, des Autnch1ens, garde et se conv~rtirent. Ces jaunes païens cette • eau • 'a reiiué au sud-est, laiss~nt la devinrent assez vJ!e un peuple orthodoxe et slave. _ place nette et lisse comme si elle n'avall pa_s Dans la péninsule Otl vivaient, en freres ~journé. Je voudrais .essayer, dans les h· mes qui suivent, d'expnmer ce (( flux » et ce plus ou moins ennemis Grècs, Serbes et Bulgares, parut au quatorzième siècle, d?n~ à une . reflux • · . . La péninsule des Ball<ans, ~n le sa1t, état! date récente, un nouveau peuple as1ahque: le Turc. t'une des parties les plus prosperes et les plus civilisées de l'empire romain. En 395, à la la question de l'origine des _Tur~~ est ~~­ mort de Théodose, l'Empire ayant été parta· trêmement complexe. C'est au cmqu1eme -~~e­ gé en deux, les provinces. balkaniqu~s furent de que leur nom. ap_par aît_ P?~r. la prem1ere attribuées à l'Empire d'Onent. Jusqu en 1453, fois chez les Chmots qlll 1ecnv~nt • To~­ cel empire se maintint contre _le~ -:ttaques d~s kiouc »; c'est au sixième siècle qu'JI apparu t barbares qui cependant y penetrerent et s Y chez les Grecs qui les appellent Tourkm; d'a· inslallèr~nt, avec l'agrément du Basileus ou près les annales grecques, en l'a~ 569, l'empemalgré lui. reur romain de Byzance envoya1t u~e amb~s­ Les premiers envahisseurs furent des Slasade au roi des Tourkoi de!> cinq tnbus Ktp· l'tS. Les Romains redoutaient ces hommes tchak, Oïrour, Kankli, Kala~ch et Ka.rluk..t aux yeux clairs, à la haute taille, à la peau C'étaient de terribles cavahers, de ta_1lle m~· blanche aux cheveux châtains ou blonds qu' diocre couverts de peaux tannées, co1ffés de ils app~laient Sarmates. Tandis que leurs !rè- casque's pesan ts ou d'énormes bonnets fourres allaient occuper la Pologne et la Bohe1~1e rés. Ils traversaient les landes glacées, les actuelles au nord, les Slaves au sud. f_r_anch1s-_ mornes solitudes du • Pays des Sables • ,_ en saient le Danube occupaient la mo1!Je de la rêvant de vallées ombreuses, de grands patuHongrie, la Cro~tie, la Bo_snie, l'He~zégo­ rages de villes immenses o ù les hommes harine, le Monténégro, la Serb1e, 1~ sandJak de bitent' dans des tentes de pierres et mange_nt Novi-Bazar, la plus grande parh~ de la Ma- tous les jours. Ils avaient des dictons de pll· rédoine. Croates Dalmates, Tcheque~, Polo- lards ou de sabreur»: « Le Turc, à cheval, ne nais se converti~saient au catholi,cisme, to~s connaît plus son père. - Quand le T~ rc est les Slaves du Sud embrassaient 1 orthodox~e. · cheval il se croit devenu tm grand se1gneur. Au quatorzième siècle, un gr~n~ emptre ~ Si l'~n sabre ta ma ison de ton père, s~b~e serbe fut fondé dont la capitale etatt. Uskub · avec les compagnous. • La religion leur e~a1t aujourd'hui en Turquie et qui cou~ratt la pé- indifférente · ils colllmencèrent par adorer cmq ninsule de l'Adriatique à" la mer NOtre, du Da- éléments in~arnés en cinq personnes, la !erre nube à la mer Egée. Stéphane Douchan, le ou Empereur Jaune, au centre, le BOls ou


us Empereur Bleu, à l'Est, le Métal ou Empereur Rouge, au sud, le Feu ou Empereur Blanc, à l'ouest, l'Eau ou Empereur Noir au nord; puis leur indifférence s'accommoda du boudhisme, mais ils devinrent aisément mages ad~rateurs du feu, manichéens, chrétiens, nestouens, musulmans. Chez eux la reliaion était obéissance. Ils goûtaient pe~ la cor{troverse, et l'argument qu'ils préféraient dans la discussion était celui qur saint Louis recommandait contre les juifs: J'épée dans le ventre. Le christianisme pénétra chez eux dès le quatrième siècle. Dès 334, nous connaissons un évêque de Merv en Khorassan dont Je siège, en 420, est érigé en métropole. En 503, des évêchés sont fondés à Hérat et à Samarkand. En 718, Je patriarche Timothée convertit le khan turc de Karakoroum.. . Si l'invasion ar!be s'était produite un siècle plus tard, peut-être la question d'Orient ne se poseraitelle pas aujourd'hui, les Turcs eussent été hërétiques, mais chrétiens, et personne ne songerait à les expulser d'Europe. L'islamisme étant la simplicité même, convenait à leur esprit simplistr. Ceux qui n'étairnt ni chrétiens ni boudhistes, se firent musulmans et les autres les imitèrent. Ils entrèrent au service des khalifes comme mercenaires, et bientôt prirent la place de leurs maitres; l'empire arabe en pleine paix fut conquis par eux et le khalife de Bagdad regretta, mais trop tard, d'avoir appelé le peuple du chef Seldjjouk.

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Dès lors commença la Grande Marche vers l'Ouest et le Nord-Ouest. La conquête turque se fit en quatre étapes: Asie Mineure, Bal· kans, Constantinople, Europe centrale. La première vague au onzième siècle submergea 1'Asie Mineure. « le Roi de l'Est et de 1Ouest, commandeur des croyants •, AlpArslan, surnommé aussi « le Brave Lion • enleva l'Arménie; l'un de ses successeurs, Soliman, sultan d'lconium, conquit Nicée et par. vint au Bosphore. La Syrie succomba ; Antioclœ, Damas, Alep, Tripoli eurent des princes seldjoukides. L'empereur byzantin Michel, tumblanf pour sa capitale, demanda du secours au Pape Grégoire VII, en 1073. En 1078, Jérusalem fut occupé à son tour; les pèlerins, que les Arabes accueillaient bien, furent persécutés, torturés par les Turcs et la délivrance du tombeau du Christ fut la grande cause des croisades. L'empire des Seldjoukides se démembra.

Mais au quatorzième siècle, un chef 11 ,_ 9thman ou Osman, c'est-à-dire le Briseu~-~ Jambes, ·le reconstitua à son profit et ses de j~ts portèr~nt 1«:_ nom d'Ottomans o'u d'Osn: hs. Son ftls amé Ourkhan, vint s'étab)"1 ~rou:_se et confia Nicée à son propre ij,~ Soule1man. " So~l.eïman aimait à rêver parmi les ruillfl m~gn~hques de la presqu'île de Cyzique. •lh!e n~1t, 1! crut voir un point lumineux réunir le nvage d'Asie à celui de l'Europe et une flotte mystérieuse naviguer sous les eaux. Il résolut de tent~r une descente. Deux radeaux fu~ construlls avec des troncs d'arbres réunis a~ des lanières de peaux de bœuf. La nuit aw. vante Souleïman s'embarqua avec trente-net~ c.ompagnons seulement dont Evrénos-beg. ba cmglèren~ s~r Tsympé, près de Gallipoli, doat les _forhhcahons étaient en ruines et s'en parerent sans coup férir. A quelques te de là~ un trembl~rne~t de terre jeta bas~ mura1lles de Galhpoh et d'autres villes YOiatn~s. Quand l'empereur grec envoya l'un dea stens protester auprès d'Orkhan contre 1.... gression de son fils en 1356, et l'occupation q 1357 . des villes démantelées, Orkhan lui f6. p~nd1t: .« Le~ armes de mon fils n'ont riea fat!, mats D1eu lui-même, en ruinant vos remparts,__ vous . a mis à notre merci. • Pour 1a prem1ere fo1s, les Turcs mettaient le pied en Europe. quatre-~ingt-dix-sept ans plus tard, en 1453, tls alfatent prendre Constantinople. :!:

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De Galfipoli, leurs coureurs ravagèrent la

Th:ace. En 1360, Andrinople assiégée était S• levee aux Grecs et devenait capitale provisoire deR Ottomans; le pays des Bulgares fut at· taqu.é: Vardar, sur le fleuve du même no111, E:~k1-Zagra, _Yéni-Zagra, Philippopoli, succomhereut, on ht tant de prisonniers que le pril d'un esclave ton,ba à vingt francs. En Europe, Urbain V prêchait la croisa.» contre les musulmans. Vue ligue se !omm eAo Ire Louis d'Anjou, roi d'Hongrie Voukachiae et Ougliécha, princes de ia Serhie mèrldionale. ~vertlm de Bosnie, Sischman, tsar de Bulgane, Mircea, voïvode de Valachie· ils m. posaient de 60,000 hommes. Une bat;ille SIJo glante eut ];eu sur les bords de la Maritza; Voukachine et Qugliecha se noyèrent dans le fleuve, les chrétiens furent écrasés la rie, une partie de la Serbie fure~t (1371). Nisch était enlevé aux Serbes en Sofia aux _Bulgares, en 1382, Monastir Macédoine.

149 Les chrétiens firent alors une tentative dé_,pérée, Lazare, tsar de Sert>ie, Sischman, tsar de Bulgarie, appelèrent à eux, Bo:;niaques, Herzégoviniens, Albanais, Valaques, ils OJirent 200,000 hommes sur pied, tuèrent 15,000 Tur~s à :roplitz~ en Bosni~. Pour p1 é1!11ir leur Jonchon, Ah pacha se Jeta d 'abord sur les Bulgares avec toutes ses forces, en· Jeva Tirnovo, Choumla, assiégea Niw pclis, d Sischman dut venir, avec sa femme et ~es liJs, implorer le vizir, pieds nus, et couvert d'un linceul. Débarrassé des Bulgares, Mourad se tourIll vers les Serbes. Son année étai 1 t ..lrmidaWe, c si nombreuse, dit un contemporain, qu' en quinze jowrs un cavalier n'en eut pu joindre Je bout •. Des deux côtés, on sen tait que J'heure de la lutte décisive avait sonuée. Turcs d Serbes se battirent le 15 juin 1177 à Kossovo, avec un fol acharnement. Un noble serbe, Miloch, se lança au plus épais des Turcs, parvint jusqu'au Sultan et le poignarda; La· zare, le tsar serbe, périt ainsi que ~on beauptre, ses neuf beaux-frères, et les poètes chanlèrent la légende sanglante de la bataille rle Kossovo, la gloire de Miloch qui tua le sullin «et avec lui douze milliers de Turcs •, Il gloire de Lazare, • couronne d'or de la Serbie • qui sut grouper autour ùe sa personne les bataillons innombrables des Chrétiens des Balkans. Bayézid, fils de Mourad, continua la conquête. Il contraignit Olivéra, la liHc àe Ll1· ure, d'entrer dans son harem. La J Iongrie œacée, cria sa détresse à l'Europe; une am· bassade hongroise fut accueillie par le roi de France Charles VI; le comte d' Eu, connetable de France, le maréchal de Boucicaut, le comte de La Marche, Enguerrand de Coucy, Henri de Bar prirent les armes. Jean Sans-Peur, lils du duc de Bourgogne, était le chef de la Croisade: d' Allemagne, se joignirent à lui le comte palatin Robert, le burgrave de Nuremberg, de nombreux chevaliers; des Polonais, des Flamands, des Suisses, des Hongroi">, des Anglais, des Luxembourgeois, des Vénitiens le croisèrent; les chevaliers de Rhodes envoJèrent leur flotte; l'Occident entier se levait pour sauver la Hongrie et Byzance. Une bataille furieuse eut lieu pr~s ùe Nicopolis, Bayezid fut va inqueur, mais perdit 40,000 hommes· là où les frança is avo.ient combatu • pou~ ung crestien de ceux qui ttsaient ' sur les champs morts, il y avait trente Turcs ou plus aultres hommes de sa loy •·

De rage, le sultan ordonna Je massacre des prisonniers: toute la journée du 26 septembre 1396, on tua sans relâche. Quand la nouvelle du désastre parvint à Paris, les cloches sonnèrent le glas funèbre, et la foule se pressa aux oflices des morts. On dut expédier 200,000 florins pour racheter Jean-sans-Peur et ses compagnons. Les conséquences de Nicopolis turent dêcisives. La Hellade, la Morée furent envahies; Constantinople assiégée ne fu t sauvée que par l'invasion des Mongols. Un troisième assaut l'emporta. Dès le mois d'avril 1453, Mahommed II cernait la ville par terre avec 265,000 hommes. Une flotte de qua· tre cent vingt voiles bloquait Je Bosphore. Les Grecs ne disposaient que d'une dizaine de mille hommes, de vingt-trois navires et de s ix navires étrangers. De part et d'autre disent les historiens, l'exallation religieuse était à son comble. «Au début du siège, le cheikh Akchems-ed-Din, successeur en sainteté du grand cheikh Bokkari, avait vu en songe Eioub, le porte-éten· dard du prophète tué dans l'assaut que les Arabes donnèrent en 672 à Constantinople: le saint martyr indiqua au cheikh le lieu de sa sépulture sous les murs même de la ville. On fouilla, on trouva ses os... Des ulémas, des cheiks, des derviches suivaient le~ colonnes et à leur tête, affirme Saad-ed-Dm, marchaient des légions d'esprits purs, des légions venues d'un monde invisible. Les Grecs de leur côté avaient perdu confiance. Un bruit courait cependant que lorsque les Turcs auraient atteint la place du Taureau, un ange descendu du ciel reme_ttrait aux mains d'un homme du peuple, ass1s au pied de la colonne de C~:mstantin, un g~aive, et que l'homme se lèverait et repousserait tes barbares... jusqu'en Asie. Le siège dura cinquante-trois jours, du 6 avril au 29 mai. Dans la nuit du 27 mai, le camp turc s 'illumina; l'enthousiasme religieux, la violence guerrière animaient tous les cœurs, cheiks et derviches clamaient aux hom· mes la gloire immortelle et triomphante d'Allah; la ville enclose dans ses murs était sombre, muette, et tandis que les sentinelles attentives veillaient, on récitait dans les églises les prières des agonisants. Le 28, les Turcs préparèrent l'assaut; le 29, dès l'aurore, ils s'ébranlèrent en cinq colonnes. A midi, Mahomed faisait son entrée par la porte Saint-Romain; il traversa l~Hippo-


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drome, abattit de son cimeterre une des tênes ou grecques qu'il avait submergés 1• 2. tes du dragon qui décorait le trophée de Pla- lure, lentement se retire. ' ac pendant une semaine; les recettes d'un arté~s, entra dans Sainte-Sophie, l'admira et André FRIBOUJ«l. pna. tisan sont de 250 Ir, les dépenses de 110 fr. De combien les recettes dépassent-elles La vague turque alors déferla sur l'EuroP~· Hon~rie. méridionale, Croatie, Esclavoles dépenses? Si 2 litres de pétrole coOtent 30 c, que coûnte, Carmthte, Styrie, Carniole furent occutent 15 litres? pées. Belgrade fut prise le 29 aoC!t 1021. Rhoz. J.,es frais d'un travail d'impression se mondes le 21 décembre 1023. La Valachie la CriUNE DICTEE tent à fr 840. Le typographe veut rêaliser mé~, la ~ongrie furent conquises, 'la mer Aux amateurs de curiosités un bénéfice de 25 %. Que doit-il demander Notre devmt un lac turc, Vienne fut assi_égée, pour c~ travail? l~s coureurs ottomans parvinrent jusqu'à Ra· ques, on peut recommander l'exercice 3 . 1 hsbonne et presque jusqu'au Rhin. L'empire • Il Y a quelque. vingt ans, mon cher 1 dm d'eau pèse 1 kg. Trouver le poids de l'eau contenue dans un récipient de 2 m ~es O~manlis se maintint jusqu'au dix-sep- polyte, nous pagay10ns sur ce ruissea 11 de longueur, 1,5 m de largeur et 4 dm de• hème stècle ; la décadence ne commenca qu'au terr~néen, tandis que les scarabées ~rofondeur. bru1re leurs jolis élytres sur les la dix-h.~itième, le démembrement qu'àu dixneuvreme. thym et les lauriers sauce. d'où tombaientJea 3. Sur tout cet immense territoire les Turcs pétales amarante et fanés. Une foule de da. j'ai fourni pour 50 fr de bois à mon boun~ furent jamais que • campés •. Ce fut une mes patronnesses marmottaient et langer, mais je lui dois 20 fr de pain et 15 gtgantesque armée oubliée dar.s ses cantonne- a!-1 débarcadère, sous le patronage d'un pifit. fr de farine. Combien me doit-il encore? ments. n'a jamais compté e~1 Turquie, que s~er c~duc. Là croissaient nos acacias Que coûtent 5 mètres d'étoffe, si 2 mètres zmzohns fleur. de lis, nos chrysanthème~ ~ des • vamqueurs , et des • va meus • · t' amais , il n'y' v~és. Quatre:vlllgls buffles et trois cents pot. coutent 7 fr? •'1 ne s ,y est f ormé un • peuple •, jamais Le laux d'une dette de 9600 Ir a été porté ngues ballatent et brimbalaient dans Je : eut umté de langue, ni unité de législation. de 4 % à 4 1/2 o/o. Quelle est l'augmentaLes vainqueurs ou musulmans avaient tous ca~e, où étaient aussi parqués, quatre-viugt.. tion de l'intérêt annuel? les droits, qu'ils fussent Slav~s Grecs ou qumze chevaux rouans. On nous offrit J, Quel est le capital qui, placé à 4 % permetcouples d'œufs au'Hn ~ vrais fils d'Osman; les vaincus ~u chrétiens tlomelette, quelques . . , .CJQ• Irait une dépense journalière de fr 10? 1e nous a~a1t procurées en 1909. des entn. formaient le • raïa "• le troupeau • méprisé •. cô~e~ pourns, des sandwichs arrosés de Ma}. Ils payaient les impôts, la dîme sur leurs ré4. coltes, et devaient cent jours de corvée Dar VOtSJe par~umée. Enfin, nous revînmes à Chlan pour prix de la terre qu 'on leur laissâit; lon-sur-Saon.e, nous retrouvâmes nos cham- l Un citoyen paie 75 fr d'impôt communal el 16 fr 15 c à l'Etat. Quel est le total de il leur était interdit de monter à cheval sous bres aux phnthes .bleu de roi, 1105 béryls et ses impôts? nos agates: nos btbelots de tabletterie et de peine de mort, ou de posséder une arme. Que coûtera 1 kilogramme de fromage, si .A ces peuples méprisés, qu'ils avaient sup- ma_rquetten~. Il nous semblait être parfis Ife. l'on a payé 13,80 fr pour 6 kilogrammes? pnmés en tant que nations, les Turcs lais· pu1s l'an mille; malgré les praticiens homœ. Un champ de 80 111 de longueur sur 25 rn saient cependant leur langue et leur religion, pathes et .allopath~s, nous retrouvâmes (et 1 de largeur produit 5 1/ 2 q de pommes de l~ur .~lergé, leurs ~onastères, leurs lois par- quelle pénode) tot ton entérite et moi mon ' ' terre par are. Combien produit ce champ? hcuheres, leur anc1enne organisation munici- emphysème. • 1. Une ma ison qui avait coûté 75 000 fr a été pale, la liberté d'organiser eux-mêmes leurs adjugée aux enchères publiques pour la villages et leurs cantons. C'était là une mesomme de 63000 fr. De combien % le prix sure dangereuse: on persécutait les indivtdus, Calcul oral a·t-il diminué? on imposait au pays une sorte de barbarie (Examens des recrues le 1912.) économique, on supprimait les Etats mais on 3. 1. laissait subsister les peuples. ' Mon ami achète un livre du prix de 2,25 Ces peuples, conscients d'eux-mêmes vont 4. Dans un verger il y a 18 poiriers et 32 fr. Il donne en payement une pièce de 5 fr. pommiers. Combien y a-t·il d'arbres dans réagir contre leurs maîtres : l'excès des' soufce verger? Combien doit-on lui rendre? frances, l'affaiblissement des Turcs, la gran4 chaises coûtent 8 Ir. Que paie-t-on pour deur russe qui s'affirme au dix-huitième siè- 3. J 'ai p~yé 15 fr. pour 6 jours de pension. une douzaine de· chaises? Combten devrat-Je pour 4 jours? cle, et dont on espère assistance la RévoluPar la cuisson, la chair du bœuf subit une tion française, déterminent la révolte balka- 2. Une paroi mesura~! 5 m de longueur el diminution de poids de 20 o/o. D'après cela, 2,5 111 de hauteur dott être vernissée à l'huile nique; les vieilles nationalités disparues deque pèsera, après cuisson, un morceau de sur ses deux faces. Combien cela coûtera· puts Kossovo ou Nicopolis, renaissent, se t-il à 1,50 fr le mZ? 4,250 kg? dressent,. combattent, se vengent, et peu à peu, L Une commune compte 350 électeurs· 70 se 1. Combien faudra-t-il de dalles de 25 cm de comme tl est venu, par vagues successives longueur sur 16 ·cm de largeur pour re· sont a~s~en~s de voter. Trouver le' % de laissan_t réapparaître les îlots de terres lati: la parhc1pahon au scrutin. couvrir une cuisine de 22 m2 de superficie?

Variétés

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4. 3. 2.

l.

6. Une route est bordée d'arbres; d'un coté on en compte 28, de l'autre côté 25. Combien y en a-t-il en tout? Un ouvrier achète 6 chemises à 4,50 fr piè· ce et 6 paires de bas à 1,50 pièce. Quelle somme devra-t-il payer? Un épicier achète la soude à 9 ir le q. Il la revend en prélevant un bénéfice de 40 o/o. A quel prix vend-il 10 kg de cette marchandise? Tous frais compris, 1 hl de vin revient à 80 fr à un restaurateur. Combien % gagnet-il, s'il le revend 70 c les 5 dl?

7. 4. Charles achète 3 livres pour 7 fr. Le premier lui revient à 2,50 fr, le deuxième à 3 fr. Que coC!te le troisième? 3. On paie 10 fr pour 4 billets de chemin de !er. Que coûte 1 billet? 2. Un cultivateur achète un domaine pour le prix de 60 000 fr. Il en paie les 45 %· Combien doit-il encore? 1. Sur un plan, w1 terrain est représenté à l'é· chelle 1 : 200. Quelle est la superficie réelle de ce terrain, s'il mesure, sur le plan, 40 cm de longueur et 25 cm de largeur? 8. 4. Combien mon ami épargnera-t-il par année, s'il• économise 5 fr chaque mois? 3. Si l'on a payé 60 fr pour 100 kilogrammes de sucre, combien faudra-t-il payer pour 51 kilogrammes? 2. Une salle d'école a les dimensions suivantes: longueur 8 m; largeur 7 1/ 2 m; hauteur 4 m. Quel est son volume en ma? 1. Un capital destiné à des œuvres de bienfaisance est placé à 3 1/ 2 % et rapporte 2450 fr. Quel est le montant de ce capital? 9. Paul a acheté, le printemps dernier , un mouton de 25 ir et une chèvre de 20 fr ; il revend les deux pour le prix total de 60 fr. Combien a-t-il gagné? 3. Un patron a 200 fr en caisse; il prélève là· dessus le salaire de 30 journées de travail à 4,50 fr. Quelle est la somme qui reste en caisse? 2. Combien de kg de cerises à 30 c le kg une paysanne doit-elle vendre pour pouvoir acheter 12 rn de drap à 4,50 Ir le mètre? 1. Le revenu imposable d'une personne est de 4.


152 2400 Ir. En 1910, elle a dû payer le 6 % ct en 1911 le 6,75 % d'impôts. Quelle somme cela lait-il pour les deux années?

10. Berne est à 32 kilomètres de Fribourg e1. à 98 kilomètres de Lausanne. De combien de kilomètres la distance Berne-Lausanne dépasse-t-elle la première? 3. Le litre de lait se payant 25 c, pendant combien de jours la somme de 15 Ir sulfira-telle à une [amille consommant 3 litres par jour? 2. Avec le produit de la vente de 80 kg de fromage à 2,50 Ir le kg. on _paie l'i;!térêf annuel d'une dette de 2500 Ir à 4 %. Que reste-t-il encore de bon? 1. Un détachement de recrues 'compte 75 hommes. 45 sont déclarés aptes au service. Quel est le % des aptes? 4.

Il.

4. Un menuisier vend une table pour le pnx de 45 Ir. La valeur du bois est de 15 Ir et la main-d'œuvre de 20 lr. Quel est son gain? 3. Notre pièce de 5 centimes pèse 2 grammes, celle de 20 centimes pèse 4 grammes. Que pèsent ensemble 15 pièces de 5 centimes et 15 pièces de 20 centimes? 2. Un livre coûte en Allemagne 4 Mark ft Mark = 1,25 Ir). Que coûtera-t-il en Suisse, si le marchand entend gagner le 25 %? 1. Quel est le poids d'un bloc de molasse prismatique de 80 cm de longueur, 60 cm de larg-eur et 50 cm de hauteur, si 1 dma pèse 2 l/2 kg? 12. 4. Mon père avait 19 ans lorsqu'il s'est présenté au recrutement, il y a 28 ans de cela. Quel âge a-t-il maintenant? 3. Combien un ouvrier gagnera-t-il en 20 jours, s'il gagne 27 lr en 6 jours? 2. Quel est J'intérêt de 450 fr. placés à 4 % péndant 4 mois? 1. Quel loyer annuel un employé gagnant 250 fr par mois paye-t-il, si ce loyer est égal au 20 o;,. de son traitement?

13. 4. j'achète 7 timbres de 5 centimes et je donne en paiement une pièce de 50 centimes. Combien doit-on me rendre? 3. Un patron a deux ouvriers qu'il paye l'un

5 fr l'autre 4,50 fr par jour. QueUe total~ ce patron devra-t-i~ verser ~ ses ouvners pour une semame? 2. Trois frères ont à se partager une de 2400 fr. et les intérêts de dant 3 mois à 4 o/c· Quelle sera la chacun d'eux? 1. Une maisou rapporte 920 Ir l'an. Quel le prix d'achat si l'on veut que le rapporté 8 %?

Supplément 3-/o 10 de ,f &cole''

J'état actuel de la science, on serait mal venu à méconnaître la nécessité agricole; mais très peu d'ail faut bien le dire, le· comprenqu'il doit être donné. la plupart du temps, qu'on un parfait agriculteur en se conten14.. ller un arbre, tracer un sillon, faire 4. Un artisan paie 250 fr de location pour une batteuse, faucher un pré. coulogement et 350 fr pour sou atelier. céréales, cultiver la vigne, traire de.s bien cela lait-il en tout? récol1er du miel, etc., etc., toutes cho3. Un papetier consent à m'échanger tnte . confinent plus ou moins à la routine zaine de crayons à 20 centimes pièce ne sont en définitive, que l'application d'autres crayons à 8 centimes pièœ. et simple de la science agronomique bien en recevrai-je? d'ailleurs. 2. A combien reviendra la peinture d'une manière d'enseig"ner, eSsentiellement roi de 8 m de longueur sur 3 112 de ue et excellente pour former le plus or2 leur à 2,50 Ir le m ? praticien, c'est-à-dire un simple oul. Le produit net annuel d'un champ est agricole, peut constituer à la rigueur lué à 240 fr. A quel taux le capital premiers degrés de l'enseignement. présente est-il placé, si cc champ a On l'a transportée, sous une autre forme, 4800 lr? J'lcole primaire, et là, soit au n19yen d'iHS. soit au moyen de lectures .spéciales, 4. Un billet de chemin de !er Berne-Soleuft apprend à l'enfant ce que sont ces diverchoses en attendant de le faire passer èoùfe 2 30 fr. Que me rendra-t-on sur Ullt pièce de 10 fr? les écoles oi:t il le fera lui-même. Mais on 3. Un instituteur achète 30 livres à raison dt apprend sans lui expliquer le Pourquoi 85 ct la pièce. Combien doit-il payer? Comment, et ce qu'on est convenu d'ap2. 12 ouvriers ont travaillé pendant 35 l'enseignement primaire de l'agriculture à. l'exécution d'un travail. Combien aUl'lllo1. .1Sftl1Je en définitive l'application sans l'exil fallu de temps à 7 ouvriers pour on et sans le raisonnement. II se familiaplir le même travail? ~i mplement avec les opérations qui ne sel. Un détachement de recrues passe appréciées que plu.s tard, alors que muni notions précédentes, l'élève pourra les pédagogique. Le 35 -% obtiennent de notes, le 45 ·% des notes moyennes comprendre. notes de 12 recrues sont faibles. sont précisément ces données qui consde recrues y avait-il en tout? l'enseignement secondaire. Celui-ci établi dans les institutions et collè16. la même manière qu'y sont établis les 4. Un ouvrier gagne 30 lr en une enseignements de la physique, de la Combien pourra-t-il économiser s'il déiJello•lmte. de la mécanique, de la géologie, de sc 3 Ir. par jour? de l'astronomie et de toutes les 3. Si une demi-douzaine de mouchoirs en g-énéral. · 3,90 Ir, que coûteront 4 mouchoirs? apprend à l'élève la fabrication de l'a2. Une revendeuse a acheté 20 sulfurique, de la chaux. des bougies, de d'œufs à 90 ct la douzaine. Elle les sans mettre à sa disposition une 10 ct pièce. Quel est son gain? de plomb, un four à chaux, une fa1. On a placé 900 fr à 4 % et 600 fr. à 5 de bougies, un moulin à huile. Mais A quel taux unique faudrait-il placer explique tous les procédés, toutes les ions, on lui montre des images exactes deux sommes pour qu'elles rapportent, total, le même intérêt? au besoin on peut, si on en a le.s moyens,

lui faire vis i(er une usine. En outre, quelque-s expériences élémentaires de laboratoire (le 111atériel de l'école secondaire n'est pas toujours de première importance), complètent l'enseignement. Ainsi fait-on pour l'enseignement secondaire de l'agriculture. Des tableaux, des modèles r~duits. quelques expériences d'analyse somma1re. et quand c'est possible la visite d 'exploitations de diverses nature~ viennent s.'ajouter aux leçons orales et au~ explrcations. Sou~ ce rapport, l'enseignement agricole ne diffère pas des autres enseignements. On s'imagine souvent que l'enseignement a,R"ricole n'est pas donné avec fruit si l'élève ne peut pas, par lui-même, labourer, semer, tailler. traire, fa ucher, etc., etc., etc. C'est une l:rl'Osse erreur ; on peut très bien apprendre les cl10ses de l'agriculture sans opérer soimême, fout comme on apprend les détails et le fonctionnement d'une machine sans la construire de ses propres mains. Le rôle du constructeur est dévolu plus tard à des spécialistes qui se seront munis ~ l'école, des notions nécessaires, et qui seront dirigés utilement par ceux qui auront appris seulement, mais plus en détail, la théorie de la construction. Tou,telois. comme il est reconnu que celuilà qui a exercé un travail est mieux apte à diriR'er l'exécution par les autres', certaines écoles, appartenant surtout à l'enseiR'Jlement libre, ont jugé bon, avec raison, d'adjoindre à l'explication dans les classes le travail sur le terrain. Ceci leur donna une grande supériorité sur les lycées de l'Etat, où !!enseigne· ment secondaire ne dispose en général d'aucun de ces moyens,_ et où les maîtres eux-mêmes ne son t, pour la plupart du moins, au courant de r ien en ce qui concerne les appli· cations. · C'est dans cet ordre d'idées qu'elles ont annexé à l'école proprement dite des champs d'expérience qui, dans certains cas, atteignent l'importance de véritables domaines allant parfois même jusqu'à dépasser un peu le but. La partie pratique y domine tout, l'élève en sort avec une éducation trop incomplète, et l'enseignement ainsi donné est loin d'être suffisant. Que lui manque-t-il donc dans ce cas? Il lui manque la théorie et la connaissance des sciences qui doivent l'aider à cozn.


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No 10 l'Ecole primaire, 20 Novembre 1912 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu