Skip to main content

No 12 l'Ecole primaire, 15 Novembre 1904

Page 1

1904:

X XUJe année LE FOYER et les CHAMPS

'l'ravaux féminins RoseUc au crochet Aujourd'hui, les corsagei-, les blouses même les jupes des robes sont garnies cl'applicatiorn, blanches, ivoires, crême, bises, qui donn ent au plus simple costume un aspect h abillé. Mais ces garnitures sont touj onrs ch èreR et elles s' effiloch ent facilement. Voici une rosette au crnchet, facile à faire , qui r emplace facilement les rosettes en guipures et a le mérite de se laver sans se gâter . L e modèle n'a pas besoin d'exp lication, on y peut compter les mailles. E n coton fin , sai1s trop serr er ce tTavail, ces r osette~, a jou tées les unes aux autrns, fo rment nno fort joli e garniture de robe.

Cuisin e

R e1:1ettez dans celui-ci les pieds et de petites pommes de terre entières bien épluchées. L aissez cuire encore le temps voulu pour los pommes do tene ot servez le tout ensemble, los pieds au milieu les pommes de terre autour et la sanee par dessus. C' est excellent et pas trop cher.

Epaule d'agneau farcie , Désosse~ l} pa~l.e, salez, et :poivr~z 16gerement a 1 mten eur ; etalez-y egaloment une cot1ch e de farce composée d'un peu de chair à saucisse, de fines herbes échalottes, ails, jaune d' amf et mie d~ pain trempée dans de la crème, un p eu de sol ; le mélange fai t, garnissez votre épaule que vous rou lerez et ficellerez avant de la mettre au four a vec un peu d'eau ch aude. Arrosez pendant la cuisson servez chaud. L a sauce doit êtr e trèR courte. Crême au sucl'c lmilé Faites fondre le sucre, 125 gr. environ, dans une casserole jaune, lais:;ei le brnnir, sans m us alarmer de l'apparence granulen~e qu'il prendra, chauffez le lait danil une autre casserole et versez le sur le sucre quand celui-ci a pris la teinte voulue.

DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE D'EDUCATION

L':EtoJe primaire donne <le 15 à 18 h raisons de 16 pages b acune, non comp1is la couver ture, et autant de suppléments de 8 à 1 li pages pendant l' année ordinaire de 12 mois.

p,.ix d'abonnement : Union Jlosta)e fr. !J

Suisse ft·. 2.50

T.:- ut cc qui c.:- r .;;cmc la publica tion d.:-it être a:lrcssé :lircctcmcnt

:i N. l' . I·IGN ...'\.T, 1er sccrcta!r c à l'lnstru-.ti.:-n fUbl .:iu.-:, ~ Sie n.

CrJme au vin blanc Soupe â la semoule Jetez on pluie, dans de l'eau bouil lante salée, et en to urnant avec la cuillère de bois, qnelques poignéot- de semoule, selon la quantité do liquide, laissez cuire doucement pendan t vingt minutes. Versez dans la soupière 1:1m croûton::i frits, avec, au moment de ser vir, une petite tasse de crème. Ragoùt de pieds de porc Les quatre pieds d'un jeune porc seront lar gement suffisants pour quatre personnes. Bien n ettoyés, coupez los pieds en quatre, cuisez-les comme un pot-au-feu relevé, mais juste avec la quantité d'eau nécessaire pe:ir le roux du ragoût. Lorsqu'ils sont à pen prè!:! cuits, ôtez les principaux os, passez le bouillon, a joutez-y un demi-verre de vin blanc, cela vou8 servira à mouiller votre roux.

Au lieu do lait, vous mettez sut· le feu 1/ 2 litrn de vin blanc, avec 125 grammes de sucre fro tt6 sur un citr on.

Poésie La feuille fl étrie Po11rqu,,i tomber ,léi'.1., fe1ülle janne et flétrie ? .J'aim<tis ton doux aspect, tliins ce triste vallon . Un prin tem ps, un été, furent tonte ta vie ; E t tu vas sommeiller sur le pil.le gazon. Pauvre feuille ! il n'est plns le temps où ta verdure Ombrngeait le r ,,meau dépouillé main tenant. Si fraîch e an mois de mai ! Fa nt-il qu e la froidur e Te l~isse à peine encore un incertain moment. L'h iver , saison des nn its, s'uv,mce et décolore Ce qui ser vait d 'asi le aux habita1üs des cieux; T n meurs, un vent du scir vient t'embr asser encore Mai.~ ses baisers glacés pour toi sont des adieux!

\

,. Les cur~s sont absolument nécessaires à la bonne et complète surveillance des écoies. L'autorité religieuse doit être r eprésentée d'offlc& dans l'éducation de la jeunesse,. tout comme l'autorité civile ! ....... ., .r . ··· - - -,: ... _ ,,J,..,..

,lt,tT .._("' _ _ _ __ _ ,


2

Sonamab·e do N° 12 de l'Ecole. * ~01eié'té s uisse d'Eld uic a ti,on( rp1·01(:è s-

* Héinwe à l'éJeol e no1mrnlc.

Yet1lw l) . -

- * Ensei gn,ern ':11t dr la .g,·a(lllnuai n •. " Le goù t de la leietme e t l a 'bi:bili ortfüè-

q u c 81CO,] ail'e. - * ri! ipe u ,fl' Ji :r,gièn e. * Co,11)1111e111. o,n p eut ,a rb us.c1· ide 11w m éano.it·,e ,Ùt>S enf,t:ut,s ,da n s n os éeo'les. L'éld'mx, ition ,p h y sfa1 we à l 'école. - Ce que r él<:ol e 1,rimnfoe ·doit ruJllpr•eud t e n n x enfan ts. - C,n peu ,d e ·m o1·ale : ll'P ll X q u i co·n s olent. * 1"l'a,g1n1e:ut,s p fJldag ogiques. - * Les cnisses d't51pa.r,g,n e s1col a 1res. - ,u , le<;on d'é·r r itm i,e. - ~\.,ri•préc·rn tions hâti ,·es . - Le ealrcnl ,a ux 1d,('fü11tau ts. - Un ·<·ompteut natm•pl. - V a l'iété::;: Cl}le scèn P td'éeol e. P ens·6l'S.

_ ,,__

Somma ire d u SoJ)pl é m . N ° 12

La lfauni l1]:e et l'étole. - D a1r1it a l et frarnil. - K os veriger-s . - 'Gn· sa n t·n t o,nLl ié. - L a casse ides Yins. - 1~n 1r iè sP (s u ite et fi 11). 1·iéi1p:s : 'Cn e t,,;ic:èn e d'éc oil<•. - Pe]llsées . Val'ié tés. 0<· 1>llT1P lémen l com p l r I li paiges. [L<' dillnaneh e clitP'tien. -

Le Foyer et Jes Champs 1

lina~son d'octobre.)

-o-

Brevets défini tifs A la :rni•i e •d' ex am e ns .sa li S1fa is:1.nt s s uibis idernièreruf-ln t, )HL l es Ins ti t uteun, d -nipr è s 11om•m é1:1 o nt t e \·n le brPv,e t 1d~fi,nitilf: A11idPlll111attem Deur-d. , 111P ,~a.as, CBcrtiho·d ,Joisc~ph, ,a ·o1·siè1e,f;, Bel'thold Jea n, .de \' L' l'll'<lllllJ(,gc•, Hérit i er Geim a:in. de ~a,r i?•f'c , J oris )fa n,r.ice, d'Orsi èref!, \11.fa t·cla y E/doua1·d, d e ~'r uistonents, 'Uie,h clo,d Pie:nr-,Jol>., <le Ba1p:n1es. -0-

Ecol e pri maire. (Dès maintena'J1ot j n:-q n'~L fin a n irr c ette ,pt11Dlilcatio u pa1·aitnl n 'i,g111liète1Jll,e1nt le 1e r ,ert ·le 1fi de cliai(] 11 e 1rnois . - 0 --

Carte murale de la Suisse. A l'o•cca,sion de la r e n t r ée d~s classes, il est r app êl é l es dis posilions s uivante·s de l'arrêté id u C onseil fé/déra1

d u U <lécvw btc l!JUl e c, n eerna n l rla dis-

t 1·il.J'u t1iou_ g wtui le (Je la ua,r te 111 urale tl e la b 11isse i:t ùe.~ éta blii,;s e111e11 ts dïm, tr u etion. ~\l't. le t . L a ,e ,ut e mur ale ,sieol a.irl.! de la 1Bu1ss e, éidilée v at l a C owfédél'ati o11, se t a w nü se, g·ra Lu itelllent et aux cond i rioui.,; ,énu 'l.llérées ehk ::;som,, aux é<t:uleis :,;1Ün tin l es: é•coleis pri111wires, illOJ'elln es et co1111Jlé111en ta it ei:i, éeolL•s no r ma•lt·.s, nui n ~rsités et écvle p ol J'teclJ11iq ue, 'é,col es wilitait es el é e o1er, l<:L:ÙUHJLLt·s et p toife8sionneHes. L<ël ca l'te n e sent ,p as t e.mi::;e g·nt tnite111L· 11 l · a ux é taJblisi,;eme11ti; ~nst'itu é:; d a n s un bu t lueratif. ,A.1't. :!. L e8 écoles on les c;lasse:,; da n s lesquelles la 1géog rapllie rde la ~ uifoise foeme une b rand .ie tégulièt e ù'étnùc ont s e id c·s dl'oil à la t em i::;e g nH ui te de la. ,ea d e. I.;e,s dusses où l'enseig1œnrnnt de l a g é o:;ra1iliie u ati v,nale est limité à un e 16g ion ou ù u n can t on n'ont p as droit ù la. g1·a t ui té. •.\. tt. :J. Le n o1Jlllbte û 'l'Xl'mrplaire s ù t·emd ü e p owt l es écoles d' n ue même 110<:ali té ,sel'a fixé d' a1itè:; le now br,e des BalLes ù 'él u·ù.e où se p1·a1iq ue l' en :,;L'i,g n em e:ul d e la géogra1p1ti" ,mi::;se. A r l. 4. Les earl e ,; l'P11od·ues i nu tili.-abll.'s ]Jal' u11 long us a ge ::.enillt reill11lacée8 gra lui teillent p,N' la Conféidérntio11, à lli ullls toutefois q.u e les Ù \llll· fJ.ll aig-e8 s ubis ne su; •ni le t ésulta t d e la .négiliigene <; . H a ns et~ ,del"llie1· eas, les ca rtes sernnt t·< mplad:es au prix otdiuafre ùe yen t,•. .\ r t. 3. L e:;; a uL01·ilt>~ seol aitcs d ésit a nt obte nit· dL n uu rel k•s livraiso11s d e ,cartes, ,soi t 1rn m· de s d asses n on re'llem e1it créé es, soil e u 1emp1aee\J.llt•nt <le8 cartes d e Yen ues rn u lil isables, t· n ëLd r ess en t la dmnand e lllo lin'.!e ù 'le ur ca nton. Cel ui-ei t rans111e t la dema:nide, a prèi;; exa men , a u lJfpa t teillent MJ.é ra,l ·d e l' Intél'ie u•r, q u i d édid e. ·A rt. ü. To ut e lfr r :.üsau ù e •ca r te s scola ires est faite pat· la C onfé dé rat ion a ux .oa nton s . Ce tlx -,ei veille nt :à ee que les •cartes soi ent remi ses Tég nli èr~m eut à le u r destinata ire. 1Les wd mirristraüon s com111w1iaks. q ui ont tdé jù r es; n •dans le ,courrunt de 1902

X.XIIIme année

S10N, J6 Novembre 1904:

L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCAT'ION

1

0

Société suisse d'Education 1. J sS('IIIIJléc cll's cWéyués dans la sallte <111 G rand CJ011seil, à Sion, le 12 8 cp. DJ0.1, de 8 à 9 h. <lu ma,tin. l. La s{:,rnce 'fn t onsp1·te à 8 ,h . ·pirécis«·s, pa1· ~1. le Pré:;i'de,nL eentl'al Tre111p. Ln Jeclure du rappott sur la. marche t1t· l,l So,crété pe!llldaüt l'année 1903-1904 l'ni faite par ~I. Trem]J. On a pu conshtl(•L' que la 80,ciété a mi t , ·comme .penihl'll t h•s a imées 1>1·-00éldentes, traivai1lé à la 1·é'al isa tion de son j.Jl'Ogt:annme: l'éJdut,t Li<m et l'instruieii ou 1vopulaire ,dans 1"1 ·1,.prii lfü· notre ,ste ,)1ère l'·~glise catholi,qnl'. - L"étoa.t rde la. ,caa~se 1pie,ut ,•tre tl ua lilfié ide saüsfaisa.nt, ipm_squie les 1·0.1111p!l's ·bouclent 11,ll' un l!)o•rn d.e rfr. .1:-1,!HI. Le rnpport du Pll'és1ident -ce:ntr~l <'t· le:,; eornptes fu rt nl a1pprouv~s ensm((' saus dis·cussi on. :!. M. J<.> l'l'ésident f,ait ensuite paT.t :1 l'a:,;,wmhlt>e des déurnn1~11es qu'il a fa1tef; auprè:; ,de:; 8ociétés Yalaisanmes et frihr,urgeoi:,;e ù',?dunttiuu, eu vue d'obt,·11ir l e ur afd'iliation i\ la gra·n,dc So~·i.(· h; l'.llÎSS(" d'Edtwation. Ces idlé mal'dH·S, ajoutP·l-il, ont été ,eouronuées d~ su~11:è:,;, et l i>i,; négociations out abouti. J,a pa1·0-lP es t •donl]ée tL ~1. Greiber, ittNJJ. s,colaiee et Présildent._ide la 1Sodélt~ friüo11t•geoise id'E)duca1hon: :,f. Gl'c/J('I', :t1ans son dh:1co1urs, rcmer,,·it' :1n nom ,de la S0.eiré·ié dont il es t le l't·{,:,;itlPut , p on-r l'ltonnPul' qui lui est l'ait. J;af filiati-011 , dit-il, ])l'Ut ê tre eonsi•tlié'1·él' l'011111me 11,11 fait ;rLTOillllpli, et il ,::;u uhaile ·lllll' u' so i I un1 e 1·,h,>s1• llnrnbll'. 1

De n,o,m\breuses ùitf.ficult-és, ajoute- t il, semblaient · s'O!pposer l'aiifiliation de la 1Sociétré fdbourgemse d',Edu1eatio n à' la So'Ciété suisse. Cep,e n'damt, oTfüce ià la bienveiHa•nJce et à la CO'lll'· toisic .du Comii:ié 1central, tous Ies obstacles ont été l e vés : La .Sociétlé fribouir.o·eoise o-a1)d,e son o•rga:ne, et n'a aUtCuo o C . n e obligation vis-là-vis Ide la , a1-sse cen· trale. Na tu reUement, 'l'assentiment de l'assem:bllée ,e'st l"éserv.é. En terminant :M. Greber se 'Pe'l'met d'émettre deux Yœux. Il rdésirerait que 1es réldaictions du ,,BuUetinl'' et des ..l'ü1dago.gi,sche Blii Uer", fissent l''é•challioe ùes deux or,ganes, et que ces O Jdeux p u,blicati ons se re1com;marndent mutuellement à leurs abonnés. M. le Prési d·ent 'fr-emp met au voix les pro,positi ons d-e }f. Gerfüe,r. Elles i;;ont wdo,ptées à l'unanimiM. ,)f. Greber est ensuite nommé ·m emb re id u Go1mi1.•é central ide la Sociét {> suisse d ' E1duc:,atiO'I1, et re1présente Fribourg !dans le Ooa..uité restreint. 3. Ll' ;){' oüjet à l'mdre .du j,our appelle la qnesti Oiil de l'atffiliation ides ld e nx so,ciéti>s valaisann 1l S d'·E lduication. 11. Delo loye, Iu:;,p. scol. et 1Président' de la t<ISo,eiété rn'laisanne ld'·Eiduicationn ptenld la 1parol e, et déclare que le Comit•é, t é uni a vee un 'bon norn'bre de membres aictifs, a diéei,d1é en prindpeld'-ac-ceptet l'affiliat.ion . .fl 1dédave oe!Penldwnt •q1ue le c,rJmité s,eul est in·cOllllq)étent ipour décider nue affiliation t<léfinitiove. L'ornteLur. an no•m dn {' oanité de fa Saeiété, a<:<·Ppt<, l'n-ffiliatiuu lt•m1iot·ai1·e, el h)J·s dt• l'asst"m\bl6·l' 1pJ,(,niè1·t•, il ue ,Llo utc ·.p as

à:

1

0


151

i50 que cette affiliatiom ne devienne rdéfinit iTe. Les cm11ditions .s ont les mêmes que 1pour la « 1Sorci.été friboutgeoi se d'E,du·cation ii. Ces 1_)roposiüons sou.mises au YO te de l' assemblée sont admises sans o,piposi tio·n . rL,a même déclarnüon fut faite par J1. Amhe1,dt , Chanoine et P1,éside,nt ,de la SO'ciété ,cPEld.ucation:i 1du Haiut-Valais. Les id eux sections y,a laisannes ayant drroi t à ê tre reip'l·ésentées au Oo1!llité centrn 1, l'assembl ée, sur ,lu pr-o,position de M. 11· l'l'C>sident, dési•g 'ne ).IJM. AiIIlhe11dt Pt Delaloye oeo1m1me membres du P,T:llli(l C'Omité, c·t MJ1f. le Doy,e n Bl'inJdlv11 pt· Girond f urent a1v1pdh3 à. fa.ire ,Jlill'tiP ltl u Co wilé rPslreiut. -1. ,\ la fi:n 1dp la séanet>, }I. le Dr F. l}p ( ~ornt·ü-'n, lnspeielem· S(:·Olain•, ùon.ua un cotnt aperçu sut l'activité et le but de la .::\orc iété i:;uisse •d'füd,u ll:ation. OL>tl:· l·e soeiété ,l fon1dt et s0:utient l ' Eco,le nonmnle ,clP. ~ou!g, destiméf' à fonner ~péll:ialenwn t ides maîtres <d 'éeol e ,c at·ho htp1 Ps pou"L· les ·cantons ,p rotestants. E Ile s ' O•t:c-urp e de faite ,donner ,des exerdees sviritu els aux institutem·s et institu tri,ees . .:,,ou co:roité <p1rblie , a.vec la collahoraiion de pé,dagognes éminents, l<>s ,.P~i1da,gogi:,;dw Blü.tter", u,ne excel lt>n te 1-ey ue vr1ùagogiq ue, qui y,oit le uonlib1·e dl' SP·H alb ouué,; auglllienter de jour e u jm1r. Eu HlO:.{, l'lle l'll. c·omplait près ide 1400. r8ou i:; pe·11, on .µ trbliiPrn, sous les auiiopi1·ps iüe la Soc·iélé, un •tntH logne dt> liv1·es Pl OUVl'ageH l)Olll' la jPUlll'SS(·, en iu:lli:qnruut ù, c:ô t é de .chaquP ouVl'a,ge l'ttge ,ùei:; end'a nts auxq ueh; ou 1Jeut en re,commau,qe1· la leeture. E,n lkn 1i<:'1· lien , son·s 1P 1patr<o·11,aige dl' la ·Sodélé d 'Edn'l'ation, ont été f.oncléP,::; l.~l 8uii:;1:;e, IPs lliffé,rE'ntt•s iwc:Ho:ns de l';\i:;so:t:iation ldP::; mèn•s t:ih 1·fl it·nnes don t le Pl'éi:;ideu t t·Pntral pou•1· l;1 ~nissc~ l'S l .:~I. Tre1rnp. 'L'oi·a t e u.1· 1nmine en ,,·i t:rnt lt'H vnl'Ol ei:; de '8. S . l'ie X en 1·épouse au té 1

légr.amme em'oyé en 1903 au nou,veau l>aipe, et il souhaite que roes en•co uragements ,1e·n11s ,de si haut eX'eitent le zèle des sodét ai res, et que fa bénéidiidi-on du Po n tife les a:iJde à travailler axec nr· d em et cou'l'age a.n ldévelopperuent de l'inst'ruction e t ,de l'éldurc ation populai1·es, dam, l',esµrit ide n-0tre 1Sainl·e :Mère l'E,glise C'n tlloliq ue et roll.llaine. ( A suivre,)

* Séance à récole norlllale le 11 Septembre 190-', Tm~diatrnnent apr-ès qne se fut termhiéc la grn1J1djo::;e maui·festation de Va lè1·e, le Comité de la 1So1ciGté basvalai::;all'ne d'.E<du•cation Sf' réunissait idün8 l a saHe d'éit ulde ·de l'E:c:01J,e normaJ e. G ra.c i eu i:;emen t iu:vi t é::; pa1· -:\1. Delal oye, environ 50 iu8titn leurs - demeun.'.és à <Sion après le ;départ ùes trains - prire,n t J)U'l.'t à cette séanee. Disons que cette derniè"re fut :pré'céldée var une d ·e ce8 aJl:tenti001s, toutes ld f' cœur, dont M. le ldiredeur ~u:ra est 'l:Out umi eT -e t qui nous yal u t ide Yider ide 'I l'ombteuses bouteilles du ün le plns 1géné1-eux. ml. lJelaloye, président, ouvre les fenx f'n avi8ant pl'.éala:ble:ment le:s partü:irp :rnts quP, l\18st•.m1bléc n'étant •p1.u, pl é· nièr,,, ks ,·otes qui :,;m·out éYen tnelll'· nrnnt hmi8 ne pomT·ont. µai:; •êlre con:,;idéiiés co1mme dédsions défini(·i'yes et u e sant·aie1it liE'r le 0oimité, mrnis ,serv irnut i'i e1e lai1,t'1· et 1gujder ce de11·niel'. 1. Le premier olbjet ù l'orrdre du jo111· csl la qnl,stiou ,du dra[>eau. rüelui-d n'a vas enr:orf' .été payé, ,car la eaisst• ch> la Société e8t à moiti é vide; la 1demiè1·e réunion a lourdement 9Jcsé sur noh'e ·U1oldf'8te hrncl,g et. 1JL füns'J)l~ctem Gi i-oukl JH'OUYl' de ht fa\on la plu8 il'rC-fu table que si l'assemblée ide •S t-'Manril'.P ·11' eut mal!heu·t'Pnse·nwnt lieu q n' a.11 ruoii:; H(• •! \lai, t·e fo1 m<.1lg1' é le Co-mi lé Pl à l:1 Hnile tlP ·c·i1,co,n::;lanl'es 1<111 'il lui ·fut im possib le de p l'é 1·oir ou id'éearter. M. le 1

1

1

,·atiera :--Plon les années d'en seign e· .Présid1ent, faisa'Dlt reimai1qu e1r que Ja 'lliL'nt l~1" s'effectnera d'ap·rès tme éc.helSo:eiété ·est é(n1i.nem1mC'nt nationale et lp .il étudier ; l'Etat, co-n\fo·rmé.ment à la to~üe :dévouPe au pays, le ()omité est lo i rdéjà y,otée, aura ,sa part rcle déipe_ni.ndté ù 1,olli'éiteT de l'Etat un subside ses. Les i nsti tu tc urs présents reconna1s exl-rnoTid ina.ire. T ro1s confrérences sO"nt sen t l'ntilitié d'une eo:mmission sp6ciapriées de ,fail'e ·parvenir san8 rPtard Jc pou!Yant se idéiplarcer facilement et leR t·otisations <1n'elles n' ont pas f'llsans frais .pom· la Soc:i.é.t:é. Voici l es 1·0·1·c trans1misPs. rnoms des me;mbres choi sis rpar le Co2. Prooha inc as8cm,bléc génénûc. - La mité et ac·damés pa r l'assemblée: l\DL rnaJorité ,dps instituteurs présents les Inspcicte1yr.s scolaires Delaloye et lH'éaTise ipom ,q uP l a ipro•chaine asseunGirou1d, )1:. le Directeur .MU'ra, MîM. hlfr g-ènérale 1·t>stP fixéP a u printemps les Instituteurs Valentin Fal·quet et HIOG; la ,pres,q ue unanimité exiprime le Alexanidre Favre. yœu qu,<" les a·rrom1dissemen!ts ld'Hérens !Les délbats Ide .cette séance - qui se et 1<1c• !'·Entremont rél).}on'd'ent affirmati- te·n mina à 7 heures - ont été très a:ni,-c,nient ü ln derntwde qne leur fera le més, raipiidcs et pa·rfaitemen.t ,courtois; <'o:mi1.P de ·uon·s rp,cevoit' ida·n s la locali- nombreux ont été ceux qui ont pris 1,P la ,plus nrpµro chée ùPs districts sus'J)art à la dis0ussiorn; citons :MiM. les clits; l' nnanimité ~moins tme abstcn- lnsipecteurs Delaloye, rGir•ou:d, rde Coue1i.on) re]JIOUSSP l'éventua'lit.é de la su<pten Dubui s et l\hl'L les Instituteur,s R. 1p1·t1i:;sion lle l'office diYin, surpip:ressio·n BOlchatay, ' . V. Far,quet, Boner, M. F'ar<111i, ,en 1dét,hargPant l<> programme, qne l·, Vannay, etc. 1101m pPTll1Pttntit ppu t -{>ti-e de nous ren11l1·p d~1ns nnP loca,lité ide J,a mo·nta.gne. :r. _lffilio t ion de la Société. - Cett e * Enseignement q1wstion soulèYe ·une ocliscussi()IU trèsi.nde la grammaire !érl's•santt> ü lJ suite de laquelle il est l'!'iconnu ·qu<>, ])M' l'a<ffiliatiou ,dont il I. PR~LBf[NAJ·R ,ES. H';1git, 110! n, Soeiét é, tout en s'assurant UN R"KRETliNEl-:\ilEi.:N't' A R,E,"80-NDRE ile Yél'itables e l nom'brenx .: xvanta,ges, IDf'\JHlis q uel,que 25 a n s, le mouve11<' pe11drn pns une par.c·f'lle de ·son autonmnie ou dP son ca rm:tère essent ieI- me1it dPs idée,; rn01dPl'lll'S 1pé11 Nl'l' prolPmPnt valnisau; pl]e ne s'imposera a.u- ifonlcltimen t •l 'e n::;ei,g m•mPnit, qui viYa it c,1111P efo11·gp nOUYPHe, ,g:-11,fü~ra son jour- iout ent<il'r 1du rpas,-é: un ,g rau,d travail p(>lda,goig-iq 1H' SP fait , l<'S 'lnéthordt>s s<• n:1 I Pl <·,on•si>1'Y<'ra ROil Crnnité irndépe'll· TPll'(nlYPlll'llt cA , jns.qn'an ,fonl<l id l' JJ OS d :1:ut . .\ l'nnanirnité Omoin,; ~ absten1ious) l'asse mblée arppeonve la p rOlpO· ~(·o ies de l'i ll ..1gt->s, on retroirn' nn ée·ho Hition i:;11Ï'l':11Üf' ,dp )L l e Pr€sident: 'lÎPS Üt'll'Oll Yert(•8 <.:O BltPnl/J)Ol':lÏlll',S. :X 01lS BP p,nln1rn lHlH sPulem Pn1 {k:-- s<"ien,ep·s « Rous rés<'n'l' de l'n·ppro•batio,n ,par la 111·0<·:liainP ·1·énnion général e ,dps jnstitu- q)h'ysi<pll'S d natnrt' llCR, l'('S nOUYPllP8 tic1u·1·R, .Ja Soci été bas-valaisanne d',Edu- YE'nn1-',; ,qui n'ont pas connu l',élpo,q m• c·n liou i:;'a;f,filie à la féù é rntio'll des S.o- idl's ·1·i1•11x cnernen l-s; t o n les les -brauc·irliés catholi,qnes suisses d'·Edu•cationn. e hes dt> J'puspig11t•mf'nt l'epl'ennl'n t un t> -!. Cclissc dr retrnitc. - Après avoir nouvellP Yie, depuis l'épellatiou qui ('JÜ<'nÜn les PXJrli<'atiorni <lP ~L Dela- '[11'01('.('ldP II)[1'1' syl labl'S ;1·11 li('Ll d<e l)J'Q·1·élo n•. ,l'assrnubl·éP nn:1n i·111e n >1co nnaî1 l<ler .par lt>tl.n,s, jusq n "à l'Msloi1·e 1q ui , ,1 ir<·. en 0 11t1·P tlPs tntis;11"iom, aunnel- l'éiùui ll' nuter•f oiH :1 la c ln ouo logit· ile •,; lf'H, uu 1·,·rseuwut init ia l 1cloi l Mt·l· -fnit ~lyn:1,;I i<>,- vt d('S lwtailles, .nw l .i u,Jourafin ù'étahlil- un fonds , yerse·ment qni 1d'hui <1 U ·p,rermie·r ,p lan l'él111d..e ·d,es 1

1


153

152 ,tnœurs e1t des institutions; ju,squ'à la géograipihie qu i, appuyée sur l'histoire et la géologie, fait one si large :pla,ce à .Ja vie économique, et surtout jusqu'aux la,ngues Yivantes dont l'ensieri.g,nement rajeunit co;IDJµlèten.nent pat· l'etmlJ)loi de la mérthoide 'di recte. IS,eu,l, l'ensei,gnemen t ld•e la. langue maternelle, ma!,g ré quelques te•ntatives ,p artielles, r este la citaidelle dies vieillea méhhoiùes routinièr es. ,L a gra;llll01aire 1·égente en1c,ol'e plus ou moins ldans nos éco1es awe.c la tyra,nnie tatillonne et bornée ,d'un rna'ître d'lécole de 1850. Elle a bien entenldu pal'ler d·es idécouverles 1·,élr.e ntei:; de J.a philologie, elle s'est mt'>111e un peu engouée d 'histoil·e; mais PJ.le n' a pas su fondl-e ,ces notions nouvell es dans l'ense1g•nement aneien; ell e s'est contentée ide juxtarr>0sel' ices ré'l'ités neuves a.ux vieiJJes erreurs. Dans l'enseigue·ment iP,timaire, on ensieigne toujours qu'il y a quatre conj 1rgaisons, qu',on présente comme égales et qu'on ldistin,gue p ar l'infinitif; ty.pes: ai mer, finir, recevoir, rom. pre j que l'a1·ti.cle dét ermine le nom; q ue le ve11be e:qwirm.1e l'état ou l'.adion; q ne le ipaT ti cipc 1coll'stitu,e une pal'liie du discours; q,ue da ns << tLes lettt-es que j' a i ~c.rites », ai écrites est u.n passé inldédïni au féminin pluriel, etc., etc. l'uis, si CP8 é lèves ipoust;1en,t jusq n',à. l'enseignement swpérieur, ide idéwuTertes en ,d écouvertes, ils tro·u ,·ent qu'il leur faut déHa1p1rn·,erndt··e ce qu'ils avaient aaJpris avt:>e tant. de ,peine Pt si 1wn lùe profit ~1ou,1· a ~1 oir un e iûée iùe la v1·aic 0O't·am. 11m111·e française. Ei:;t,t,e qu'il n'y aurait pas mieux à faire que ,cl'.apprendre a,v('lc Pnnui des <~h<IBrs fa nsscs et des {,ltoses in utiles, ~,lns lllWfi eil es ld'ailil,eu·rs qne les nolion:;; justes et utiles'? Qu'i l est µé·nibl<> ùe <:onst.,atel' que bien des g-ens, p1•évosés mAme ù la bo·une 111 a 11('],,p ùc UOR écol r-H, ;l'('l('lJ'Se1ll' pa l',foiA no.s 1·~g-Pnts l(]p J;é'Clla utisrnP, !{la 1we q111t• lenr eui:;Piguement 1g,1·am111atical ne ré-

pond ipas r1-c-a-r1,c au semipit,erruel refrain: « Le li vne ùit co11ume ~a, don c l'élèJ,·e doit r&ponldi-e ·comme ~a.» Le l ine, yoilà pour eux le granid maîtte ! Er,rem·! tL'inst.ituleur doit se sel':,ü ùu li.\'l'e en maître, c'est-à-dire icamme d' un a uxiliu Ïl'e u ti1e; mais i l ga11d(:ra pour lui-même la p latce ,q ui lui revient, la 1première: ù lui, Ide contrôler, tde corriger, d'expli,q ucr le livre; ù lui, de le renJdre. vivant en y mettant la vérité et la 'Vie, son intelligen1ce et son cœ111·. Jamais J;e ma:îtl'e ne d'Oit être l'esl'lavc du livre. :B y a donrc lieu de eécfamcr pou r nos enfants '<les écoles JPL'imaires nn enscig11'tlrnent grammatkal qui s 'atdresse 'à leur int e'lligewce, et nou pl IIH se.ulement ià leor méunoire, et qui soit au ·Courant de nos conniaissanices a•1·tu e-lles au lieu de 1•ettw:ler de qoeh1ue ôlJJq uante ans. Scpp.

* Le goût de la lectu1·e et la bibliothèque scolaire Il faut que l'elllfiant sache 1lire, pour 'lLU'on puisse lui ensei,gner 1es di ve1·ses matières du ,programme. Sa v,ofr lire, c'es~ l e point d e départ ,de l'enseignement; ,C"c.!st la pn,"Dlière pierre d' un édifice dont les 1proport.ions sonrt inconnues alo1·1::; qu'on le •commenee. -Don· nO"ns doue bous nos soins à la le!Clure qui cons litoe la base de la forma ti on du style et. 'de la fücüon, qui mûrit l'intel1li,geu1ee e t q ui, Id e toutes k ,s pussions, est fa. plus no'b'le. !Mais on se tromperait fort de crnfre que, loœqu·on a conduit l'enfa:nt à la lecture cournnte, même à la lecture ex:pr·,essire, on ait a,cbevé sa tâJcbe. Cela s uffi..t ,peut-être poul' les besoins dl' l'en i,;eigne'Tncnt; maJs, ,à !"école pri1lllail'P, le maîlre doit soll!ger à. l'a venir. Nos éllèvei:; 1quitte-nt l',& ol,e à quinz1• anH ; T) r cs<J ue tou:, s'a n ê ten I Jti'1; q ue l qul'8 p riy il€1gié:, <,;e uh; co u ti1111ent leu,ra

* Un peu d'hygiène Mntlf'R danf.l id es classrH f.ltupf<rit•111·es. A u ,d,E:\h ut td'u·n nOll'VC'a'n CO IJ.l'S RCO· Lenrs 1·a1TYH1ra:dei-, l•e:;; idrHh éritéH de la fort.nne, :les ,plns i n téressant,,., vu isqn' la ire llP HP rait-il pas d'ael nalil,é de rap il:,; i,;ont les plus ll'Olllbtcux, que vont- peLe1- l{.'('l' tain PS mesnre>s n'éCCRS'ai,res il s ,füwenir? Les nns r est,e,ront n,ux ifJOur 1tonHc1wet· une bonne !hygiène <·ltaiwps, ln, autrrs 1pat~tiront ponr ~a dans l'Ptolc. Cedes, "'est mw quesdHt' où le:,; a türe l'alJ')lpâ.t 'd'·nn garn tion q ni n'ei:;t i~norée Ide l)_)C t·fionne, p,l 1 n:; ,ékvlé,, l'illusiO'n d'une contdition mais (Jllel11 uc pcn relég oœ dans il e dopl 11 Ribl'illante ou plus douee. l')oul' tous, rnaiwe rdP l'irndi.f\férerncc. Le l aiHSCNtlq 11 e ld e.-ieDJdra le minloe bagaige empor- ler l P nal urd, qui rtoujour.s arrive •au t<-,. de l'école? li iva s'afüüblissant ton· g,alo,p, .font u1,1e méthode bien 1-éussic jo11rs, j11sq11'à dii;ipa,raîtrr 1comp·lè1te- et tonjotrns fort a,gréa:ble. Ceipenld ant, nwu t: la stMüüiqne impitoyatl>le cons- <CeH u(\g]j,g-en.ces sont so n vent .les <:anses ta t1• ~mi-fois .que des jeunes gens fiortis premi~1·rs id e 1.)e-a11'co·u'P Id e malaidies q ui th• 1l'f1cole, nve,c lt' cer tiifh·at d'éiman~·i- O'C'l'ill'eul chPz les end'.a'Ilts, ou les ,cau1,a l ion, i,;out fo 1·,rfl.c; de se dé1r:larrt· 11· ieH p1·P,miè1·es d1' ('erta ines dtélfec·t.nosi tés let l rts lo1·s dies ex1am ens s<le rC!Crnes. pb_rsiqfü•H. Il i1I11pol'te !donc qnf' le ~aitn' d'~colP a(ppŒ·le toute l'altent10u ~ 'eJ,a s·esl va, et t"est µ0111· remé'dier à 11u (o,tat de f"ll'OS('S aussi gmv,e que l'o.n possible pour q ne ri en nr laisse à dési1·t·1·01111urnn<de aux maîtres, com1me l'un rr t· sons le n1,pport bygiéniq uc. Pi·o;pn·té rp,er.sonnf'Jle. Voilà l!'nP ebo· clp:,; moye:n s les plus efücaices, d'inspiret· i\. lelll',s <:>lèvef! Je goùt de la lecture. i,;e qni 1p]ait, nu l' :ebose qui rc1bansse k1 Lin• 1ùp ,b ons livres, voiJ.à. pour l'a.do- 11w1·sonue i\ to ni- 't\~ard,i., et K]lli n'f'st ~)()urtanl q ue l'c-m,ploi ,d'une goutte ftosl'('ll t la nwi lleu t'1' manière, non senlt-'111'1'11 I d1• eonser,vc t· les notions a,c- ,cl\:au. Les c•rnfanls doivent la c-0nnaîq uii,:t'H, mais enro1·e de les étendre et tn· l'i :-;·v habituer. Cltaq 11e malin, ils n niYPro~t il l'éscole, •tollllme l'enseig,ne ~11- l l's ·approfondir. E:;t-el' tout '! Non. N 011s 1ùwons envi- r« Ami de l'enfanee n, les <>he•ve nx ,peis.igl• la 1unestiou qu'an Renl point. ide gn~s, la figure et les mains ·ïH'O,pres. ,,11· in l,c•,lle<etnel; mai,s elle a a nssi son L<·s I.tabiti:;, s i mo'd1cstes qu'ils soient ; i11111portan11:e au point ide Y tie moraJ et ne .doiYent ·p oint porter 'de taches ou déi;.oeinl. Qne fer.a le jeune ,rultivatcm', le (·bi rnres. L'Hude 'et le progrès en géniéj e1 m e ouv1·ier dans ses moments de n, 1 ,n 'y perd:ron t ·d en. Les é lèves, tout l·oisfr. S'i,l a le goût :de la leicture, il en ayant une attitude p,lus correcte, se1n·rn1dea nu liHe, cet ami toujours prêt 1·onrt plus disJ;>os~s à iconser,er le maté:'t u ous entl'etNÜl'. Dans le cas contrai- riel sco,laire en bon or,dve. On verra n', il vagabon.dera par les rtH!S, se lais- moins de ldouiblu rcs a1bî1Jn'ées ou ,cJ:Jiffonse1·a ewt,raînrr an ,ca;barel, jouera, fu- n'ées. De jpl us, les e-nifa nts, rat.fraîchis HH'ra, d~,i)ensera son argent, n1 inera :sa .par l'ablution matinale, .seront doubl~s i,;nulé Pt twp sonvrut brii:;t•rn son a,e- 1l'tme Yol,o nM forme et d'une momoire nfr. La l'ile et la pi"nte, voil'i'l les gra nds 'faic·ilP rpour awrendte leurs le~ons. Les PnnPmis ide l'adolescent. Combat tons- plus ipetits C'ontes, lt•s a llégories les ip,lus JL,i,; p,H' ln ·bibliothèque [lO~rnlnire. Si sim1ples cruc'hent des ,leç-ons utiles: ainsi uoni,; aYou~ sn, dès l't><cole, inspirer à on po urra, par des cxemp,les, s1timuler n oH p)è\'rs le goM Ides lectures sél'iieu· :\ la ip1·opreté ice iJ.)etit mon'd c, q ua lité s1•,s, 1a tfrc lie sera faic:ile. q,11i rpeut l ui êtt-e fort prod'ita(blc dans ( .11 suivre.) l' aivenir. ,Jetons maintenant un regai,d sur les banici- d,e l'étcole, sur les parois, et YO·

....


155

154;voni- si tout res,pirf' la prQlpretC,. Les a1N1ig,n (>e:-:, to11,jo11J"s 1prorùi:gt1l'l'l ,(lp le111· tnuru,i l , 1w nous ont elles lJOint JaisKé qu,pl1que::; t·oil<~s ù e ulever. Exa111.iuous si ùe8 1co·11 tlws lù1e 1H111ssièn• 11e He pn~Lt8:senl pas daus ,qnelcJti e coiu. Visitons lou,t el faisu,u::; tont di~parnîtrl': 1daus l·el 1<~ [H>11ssil•1·1:'. <dan:-; l'e •("OÎu i,g·noré, c-·xi:-;tp.ut iJJl''ll{-êl n~ cll,s ·Ul in,d,bp,; q 11' 11u IC>:ger rournui pent aippo1·k1· dans le r1:qJ:; d'u11P versonue et y iusin1uer uue ma.Ja,diP plus ,g T,Hl' 11u'ou uc le 'l'l'Oit. Pa1tfoii,; ,d,puiandons ,1111e la diamùre soit 1:.nét>, Jt>s Gl Pves Kl' 1m:•bp1Jt rnlunlie1·s à rc travail , el alorn qu'on balaie, q u'11u fa::::,;e anoser ru u ,·p11a:bll'nwn L po111· q111• t1 iiw11ssi1°1-c li!-' s ' (ili>,·p pas ,,n 1ourbillous cow:we le salJ.Jc dans le dés!~tL Le, b011 a i1· iuJJue e JllrOn-' t·onsi,!l·<'rn· bl 1:.• 111<:·11l snr la sauh'.-j am,si Ja11l-il ,-arui1· d vo 11'luir 1•11 'J>1·o·fi1 (-'J·, t:·u ayaut soin d'on 1'l'i r Jp" .l't-•uc:ln·s a1pn'.s ('lia que l'iassP el rn«:·u1,s: qJ1•11K.lanr l,1 ic la:,;st·, là. 1

uù il 1·xis[,, !(le:,; rn~dstas an ·dl'Si"'IIS d (' l:1 pod(-t' .(!p:,; fsli::•y(':,;. ,. oi lù q1H•,J11 11 f't, r('· 111 :i,i<qnes bien si,111qdc-,; \'I bku 1,tl,~airl--'i-, mais qni out 111u ,côté i 1ro1lUJ"ta11t, si l'on \'l'II t bil'n Il'::; rneltre e,11 pt.a ticp1e.

t· lat11rr pins on moius ,considérable d<> t PL'lllPS l]lli lll' ]eiw domwnt atlll'IIUP i-dée. Voilà ldonc 11u .pwmi<'l" aùus ù 'Lt l'i (er. !\"ous lt~ ponronK en ne rfa.isaul ajp· 'lll"l-'llJfü'.e HUX enrfa11 j S .qne 1dl'S uro{s qu 'il:,; ,rn1111prP11nent t>l savent ltlt-'ifinir soit par 1m Hyuonyme soit 1pat u11e 1petit-e plirafil' .

Uu st•(:oml a:b11x qni fur{:(, la lllC-,1110.irl' t•t ln fa Lig-ul' fortemeu-t, rt·'est l'obligation d'aiJJ'lll"l'-llidr.c pur cœn 1· un tl'xtl' ÎUl'Xiplin11é. Teil 1111 :pdit enfant qui Ji( des o n vrages sdPJ.lfi:üqul'" sa n x v r iPll et,m:preu:d~t-'; tel l'li'COl'P lm P·lèn~ fol't·<~ 1 cLq1pren1d'l't· uni: fa.ùl,r , nu suje t qu'il llt-' t·ompl'euJd pas c( dont il ue pe ul [Hl 1· cons0q11l'11t r Pullht' (·O'lllJJ(e. Loin <h• la L·e111tlt·p fa("j-]p, 'jll"O,lllj\h•

l'[

L.1 1u(•m,oil'P e::;I la fot;t1lté ide se i-arpJWll--'t· le:,; idé('s l't le8 ima1ge::; a1llél'i,L'H· rc•ment :1'l"cJ n iS l'S. Bien qu t• k d:(>ll'l'lO/p· ']!Cillent de cettt., fa'culté soit h è:,; im· ,porta.ut e,u édn:catio.n,, il faut ,cepen· tluu t {>'.ritl'r d 'en albust•r et ,de ,fa ti,guer ('Xt('SS1YC!l1Cllt l'ewfant. tl>i:Ofé:1·p11tes anornalirs 1da11,; l'e11•s<'η g'Uement peuy,e·ut a1bou t ir ù 1t;rt iul·onYénie11t. Véi ude exelnsire ides mots est la 111·L·mièl-e ch> ct•s inégularités. Trt>s utilt~, lornqu 'el Il' mnt>ne ù la !distirudio11 dt>s objl'tR, ,c,t>tte ft ude de1·ien t désarnntag-ensP, lon,qu 'e']]p ·men bJe, RCUlelllCUt l'esprit d·es enfants d'une nomen-

(·(•,;

l.l peut ::-<' lron,\'l'l" 'l'<:'·dains iuslit11 tc•nrs qui :i,l.JnsL'JJt d'1111P a11lre lll,111ic'·1l' ltle la mhnoi re ,fie leni-s 'dist·i·ples: i!t-- ou r l'lta bi f ul(lp - t--OllS p101e:s:tl' di:: tlPIUil 11dn beann>11't1 pour ob(L'ni 1· moius d'exi gr1· la r<<·citaliou •roN·c,de dt• 11·· <: nus p,11· tn~p éleurlnes. L PR (•nfaul:-s. l'X·r·il(,s par Jp dt~sir ùe plaiL1t' a n mai(H·, Y a1ppo1·te111' 1outr lC'm· bou11e volouté. On les \'Oit l'ont esprit ('( tout l"ll'lll' , 'Pl'n rht"s s in letns ·livres d a'J),[H·t•trnul IP111·s lt•<;ous ; mais ·lit~,Jas ! leurR fOJ'l'es, l:l'111· atlen ti nu R1wco mibe nt s,ous ln lonµ;11t"'lll' dn d rnpiüc ù (>ludil· r·. Q1~Pl ,peut Hre h• rhulta1 d ' 11.u, lJareiJ ('llSl'lg-llPllH'll j '! 1'11e fatignc l'Xl"l'SSin• 'pour ks enfa nts ,et, peu à peu, le ,t1c,. l'O nra.frt'.mcn t :üdau t, les 'JJL"O,g"•ti>s sou t ini;;~gnifian ts, n1 q uc lei;; éli>YPR n e sou t JJJ 1~s Pn (-ta t ide suinr ]t, maître. :N ou~ powt dP smmwnn<gt> pour les c,rnfan l s 1 da1>:s l'rl'lJl'iPign<·meut; cxig-Pons pe11, rnms q11t• ,t·P lYl'll :,;oit hit•n sn: à la fi u dn •(· onTs sc-olain•, nous seron:,; rplus an111f'és que c:eux iqui ont sm·menf J,enrR <--1ère::: 1Je111dant l'ann'ée. 1

1

* Co1ume11t on peut abuser de la mémoh·e des enfants dans nos écoles

[t'llèl:l·1t•,

ru(-moi·re len [l', f11 . g-a:t"l' H iugr-.1_f<'. E.x!pli'qno n s ~loue to11jo 111·s pn\1 lalbll,mt•n,t tou tt'PXh' qni <.lui J i'·h,;. ,1~11pL"is pa1· co:nr, afiu Ide pan•1· ù ·<Tt Ïlll("()ll\"('lJÏ(>ut_ eX<-'t·,1:i~·l's n·mcleul la

fnt u r. )lais tonk é.d111c~1tion. pour ètre Prenons maintenant 1m exemiplP r,1t ionuellP e l forte, doi.t s' i11s11ürer dt• pOll<l' m ·i1P IIX faire l't'SHOL'l.ir l'inieo,~,~6- •l··l'tll' 'JJC'll.S~e du plliloso1pbt·: « ,J}homme IIÎPUL qu'il y a. à déve101p1per f!xdusrw· p:::t 111w iutelli,geneP s<>rdP 1par des 01·· uwn1t la mPimofre. Les élève::: a.1µpren- gall'es. i> E ·t ·c'e.R1. ec qu'on aurait iulé· 1wn l l'.histoire de Jpur vays. Le ma:itrP rt·t sa us doute, it raij)ll_)ekr fréquema t--oin ld1e vPiller tt ee qu'ils la sachent ment il !'l's,pril 1d,e l'enfant. pal· cœur ('t iuxp·e1·tuL'h'abQe'lUent. 'J'o,nt Vinitil'r. J'in~éresser au 1üévelo,p ('ela est kL·S bien, l es enfants mit bon- ;pt'llll'1Jt :pb·ysiqu<~ ,dt... s-on 1"!tre, ro;muwc 1w i.u(;moi L"L' et ils retiennent faicilcim,ent 'a ux (•l'los iou s pr0;µ;1<essiye1-; de son esl'bistoirP. ~lais rposez-lene maintenant vtit, ,·oilà, <·e ~emlbk, - 1rn111· un mai11lil' q1uesliou géinéra.le, demandez-1,cur h·e - la tù:die intelligente et éle·vée ,m résnrn,é oral d ' un ·c.ha1piüe. Ils sont de su mii-si.on (>!d1vca tric{'. Ji1 , r{id11i!s a qnia,. Essa:yc>z ide les aider l,('s ,som·e11 irs de 'Spatle ·et d' Alllè~iar- ,quel,qne antre question; ·c'en est rn's. l'Mm·ation vfri,l<t' dr 1ec., peuple enrait tont ,est ronct:nsion dans l e m· es- ù nr.1 11 t et foi-t, doll'UC'l'.liC',nt à. l'erufl.ml pl'Ît et vous ll'obl·eu<>z a1H·1111e bo":ne - a n"t' le 1,1•estiµ;P d' n ne hiRtoi l'e glo1·éponst' .. I l est insnffisa:n t ,fle ,fan'P rienS(' - l'hnul:-.tion dPs exercices pb;v· .1pprcndrc le mol' à mot; il impol't(· aus- siq111t·1s, lt> d0si1· fcnnP 1d'èl n• nn homme :-;i q11(• )Ps ernfau1s sachent lùistingue,i· dans ln viP. li nous so.uYil•nl - 1d ans lt' 8 ildé·es prinlf'.ipales des i,dées a 0ces- 11011,e j,e1111l' flW' - d'ayoi1·, m111-i·q11P e-n ,-oin•s, <.·t 11u'ils IH' ,so,ienl va:,; entre- tt·tl', 11ur:11d(, :iYt•c orgueil, ma1·qn0 le pri,- ,pour rèsnm1Pr leurH ileçons. pas c]m1s l P •ùata.i l,lon d<· J'(oleolt', joné an E,yi l on" don•<,. ·re·s a1bus si fn U<'stes i;;olidat t·ufiu, fie1·s q1w non,s ·01 iollis d'11 " u rd,(,·v,p,lopvern<' nl ]l,a,rm 0 1u,iq ne IÙ'<.'S fanC' ~·,lllit<S sü~l'il0 et mine. l'\oi,; rêye:,; t· nltés 1 ckt-- (>,Jè.vf'R. l)on1e r1oin t de no- tP11idai·1-•11t H'l'" l.1 r:;~d11etiou ide[,; aven111f'nlf'la t11 r(' d<' mols s,:ms ildéles, pas .dl' tures ltiinbl ineR, Yf''l'S k mir:q~e t·l'OID1· lN.;ons inl'x:pliqufrt-- ~ ,1,p1p•rrud1·e d sur- pP111· (lr J'uui1f·o1·m1' . . . nos jrunes ror1pi,; tnu t puiul de s11rn1ena.g-e ini elle1cluel. n'<'n {,.ta it>11l ipa.s .plus vigoureux, l'b:oan· Ainsi uous avaut:l'l'ODS RÙl'f'!rneut vers ,Ill'\' ph,r·:,;i1qnl' Na it mal ,scni e u Hous. uolr<' bn t (l'é,d111ealeurs, et l<'t-- bous l'é· .D i1·i gc1· l'r,sprit ldP l'enifa111t vers le ::;uHats n111rouuerout nos 'ipeiuPS et nos n '- e,J ri Je sol i,d,r de Fexisi·ruiee, vers soi ns . U<fri,sarcl, inst. iout ,r(• qui mettra e,n lni 1111 &lément 1

1

1

).'éducation physique à l'école {lu pJfod sé,rienx es t ;fai.t n11jou1·d' lt11i , ton't·,J ianl h--'s 1111ei11leun··s m~tbo,des d't'111 8l'iJ~m·rnt•n l. is,n·it l' ..E,1ucntion Jlhlf· ~iq·uc''. · l,a routine inr,étfr~e seule n•ssonJTt' (h•s l'S{Jl'itR rnié1dio.vrC's et ti..111i1clr,s - ci'>lrk l e !ebann1J à des iu110Yatiom, plnR ha l'dies, à idl'8 PX[lérie.uices Wro ufü,.s, loi constank de,s ,pro:grès de l'b11111auiü". On ne /dit :.plus ù. l'ernf:mt •< :lluyi1,tcr di.rit ll , mai i;;: « Vo(vl'z ... 1à ('Sl ·l e vn1i, lù est le bien, l:à est le beau. CP n 'Pst q1n'il ,c ettP eo-n!dition, d'aille1n s, q n'on préparera ,e•n 1ui l'homme

11011 ,·eau ,de srnc:CC.'R et de ifoI'lt:l', flans les Jnltes prO'cbaines d e la vi,e, c'est vraiJll:Pnt J'é:levcr, l'éidurqner •po ur son bonbrm fntur Pl la .prospéri lé nation0.le. Un rlaugPr téc'l menaee le maître tl:111:,; sou m uv1•c d'1(oldneation su}_)l('lric u-

r<>. L<· ,(lpvelo1p1pc:ment physique Ide l'enfant"? . .. c't>st affaire aux,par('u(·s et à la n:1tnn•. Le seul résultat ta,r ngible, ·probant pour l ni, c'est une instruction dos,é.e. corntrôlée par les programmes et les d,i:plômes. Dèis lm·s, que I ni importe Lm'émie q)r{o11na tn1•é.L~, la n e.vrose fntul'l' ,qu'il ,pr~pare clans son él ève? 11 ,en fait un « phénix >l, tout e.st dit! Ceux ,p ourtant - et eest le gra11d


157

156 nomibre - 'llle g nid e nt la vorati on et ramo1n· (1 11 (( ·métier n san•ul {·onl' ilif't' lt>s exi,gf'111tp:,; lJU' irn1v ose la ::;ndl 111tlc d0s prog-1·a1JI1nnp:,; av0<: le sl;uti •d' nu jenue .torpR qui s'ou 1v re et s'é'panuuit. Loin de ,s,e eom1ba ttl'e, ee;; deux IÙt:Yoir s, 1bicn t<Jlllpris, s·e s enen l rPICÏl>l'Oq ll e'lllf'IÜ. L1• nwillenr 1;,lè r e e::; t gé'nérnkllll'llt le ·nHÜHeu1· « jou e m· », r é l'ibé eou::;htnte P U éiùu'l:a tion. .Fa yo1·i,::;,er, e nto u1·age r l'lmmme 1p'hiys ique, e'e·st !donc tea·va illcr au pel'fr,ct ionnl'mt>nt de l'bo~ll!nw inlP llel'l nel el moral. Il v a t oujours, d'nill e m1:,;, vo1u· l' bornllll1l; d e ÙPvuir, la :,;afo, fa1dion <la twe et éle rf,e ù'u11e u.'U ,·re, ob's,rnl'e ·padoi::;, maü; solidl• et 1"t"ell P. :J•t(·om[>"lÏI" Pn faveur de l"t: rnfnn l 111ti sera J'bOllll'We IÙP d·l'DJa iD . T..,es 81>0l't:; qui 11' 6laie11t bier d.1e;,, 1Jo11s qu' nne ha n liesse ùotr l1•u.se, rnir•c' JU('nH? l!Il{' CX(·t>ntridtl\ ·enfrpn( ] Jl'llrensemt•nj· ,aans l e dolllni111e il (· nos 1llœu1·:,; l't to ntrnuw s. l'n•sq11f' hmt le 1J1ouJde a njot!l1d'ltui fait de la gymuastiqu e, de l'es,cl'i1111 e, ,dp la lntf"il', e 1·,c. l i :r a lirn de s' en l'éij,ouir. C'es t nnr voi e 011 H'i'tL· il deR r,ésnltn tts brurenx pour le pe11fl•l'ti onu ( me11 t 1fü, l' inlùh.iJdn -el r·ava11 ta,6e de to n,s. Ceux qui élèrent la jeunesse ont le de,·oü· !d'initier de bo11n e llenrè l'enfan t ~l ees délassennents sa ins et util es que le co r1ps 1·é'clame et <JIN' l es e~prits les plus &clair'és 1rup1n·o uvr1it ,et em::onragent. Le prPmier ellamp onvf r t ·à son ac-ti,·it é (·e sont lrs je ux à l '&cole. Il faut fa. ,,oriser ce,s jeux, et 1·.écompense1· l es erf-forts d e •]'·e nfant à s\t.füirmer n1 inqu rur dans ces tournois du co1•ps ,comme da.us cenx de l'i•n tellig enc,e. Et il est bon de p1~érer 1p:rnmi les jeux !du jeune âge, 1·e nx qui demandent J.e plus d e mo n vf'm ents, 1d' exerdces ide musrcles, aux jeux de ,calicul , ,d' ~mmobilité, 1qui ne :,ont pas de leur âge. •OoncurrPmment, ee serait un rôle inte lligen t qne d ' inté'ee,ss•er l' enfant a u t·ydisme, ù. la lutte, à la boxe, au cano1

1

1

0

0

lage , an m<1nie,m ent 1deR poilds, tom~ exc 1't i eeH s i 1prorpr(•:,; à a·mc11e1· le d(>n ·l (lippe.nwu( u onna l Ide ::;e:-; Ol' ganeR d a ,dfrÏ!ger l'arcloll'S'l'l'lll b ientôt ·,·e t·s des r éL·1•é1a tions wora l e1s t-'t ntil,es . •\..im-,i l e mail',·<' a11rni t J' éa,lh,(; le didon a.1il i,q uP, .plein d'nue eX!pL",Pssiu-n 1profo11,d1': «,men s Rana in C-·Ol'Jl'Ol'e sano )) ' el fai l œun·c d'é'd nitation s11Jpérieu1·l· l'11 pt0· pa rnn t ;1 la pia t l'iP, it Ja .fam i11 e, ,d<·s hom11w1; i11klligt>11ts 1>t f or ts. P. V. 1

~-----·--·-----

co1ID'me l e:;; m nyens de g ag ner 1rn jour c·c, "'1.1â,pE·a u. 'l'o,n l es 1;es ,cx p1l'l'Îl U:Cl'S d'école dol 1' t'.1tt lui t•n:,;1,igul'1· C·Pl te le çon : 1i,u'il n e ,<l1>i. t confü· 1· ù 11111 autn, qn 'ù !ni-même la '('lta'l'l,?;l' 11 k ses in tér0ts Ide q ue.Jq ue na( n1·e (ln' ils so,icml , et (ln 'il drvient l a riwl ime d la d n1w le jonr ,o ù il laisse uu au(1·1• l'Ollll'battl'e 1p o:ur ,;es droits: t·nfh1 il ,1wnt a~,pt,enidt'f', 1m~rne je une, •111 t· ;1-' L"e,f1rne r à 1pa yc"r sn 1c;o,ult·~ln1tion 1·11.1'1'1':-- la o(·ommnn:1 11bt> ('St un 1enme el\r 1·e 1·s l11i-nH~m1•, 1111 'd<' f'e ux ,q n'il pourra lt-' pl 11-s üi.f'fi,c ih•ruent ra,cJ1et.cr. 11 Pst imipo rtau t fllH' l\•1.1.fan't em1porie t1e JY,rol(', 11011 ,;,p,n'll'·JUe II(· de8 o,p i 11in11 R., mais :-;11l'to11t 'tle:c; ronYi.eti.ons. L<•,; opini o n :; on( leu1· nd<'1ll' , mais cc ,-on t les tom· idiou:-: qui ont fo.it e t ferou ( k m1lrnde. R,an R convi1dions fer111Ps. :--a bomH' foi ponnn êlTP éga.r,ée on :-; n11p1·i s<" vn.1· lPs d~ll~lalllations des l'n u s 11·11 dPs 1d 111K•urs. Ll':-. u1aîl'rP:; <loirPnt N1·e co n,aincus q 11 P 1;1 •me1rn,ct> l(]"a 11 jo11r'd' Jrni n ' rst pas 'fla,11:,,; l'ignora llll'<', m a i s 'lla,nt:- l'a,bse n·f'e dt' to n ( eontrôll' mo l'aJ , q n{; nous ne l HH l J'l' ()ll:-. \' Îl'l'l' 'C'Olllll11' prnplt• s i JlOUR nll'I ton H la sei<' lN't' ù pln R liant prix ,q ne la ,-(•1· tn. L ' lh·m·t• ef-t n'1111e r,ù nnns 1(l1•r o ns nou s di>g,ng;Pr d ('S Pxi,grnrres des p1·ngT·am111Ps, cl onn Pt' moinR 'de iemps :111 rn1>itnl Pt i'l. l'h i:;t oirc , n1t",c,01·1df't' plns ,d 'nt! t•ution aiix ,pri1n·i!p es fondmnenta nx de ln. rnora lP. Forme·r des volontés, Yni h) (l ni est plns rn~cef-s,üre qnt> ,d'inf11sp1· aux f'nifants toute la s'èie·nf'e ides 0

1

Ce •1ne l'école p1•imaire doit app1·endre aux ent·ants Son:,; l'C I ih-e, M. W. Sit,elsou , cli1·e,c 1ou tP::; l ei'- 0(·oles -d11 l\l:aine (A.lll<Pl'ique), •publie ·un nrti1de dont 11011s t ,·.aldnisons ](;,:,; ,pass,age::; :,; ui vaiit:;: u Nul le C>eole n'L'st idig1w Ide cc 11,0111 . :,ü l'p,11,fa11I n'y a,c.quiert ie spn :,; de :;a 1·i>~1vonsa,b ilité1pel'sonuelh~ da11 s kt t'om mnnautl{> el dans la natiou. ll fa:ut .faire ~-o,lll']ll'l'lliÙn' à J'.enfant qne I o nte riula· t i un :cle:,; 1·?>;,dcs et des l ois, lout we!e 'ÙC <le:,d nrl' tio,n una ,Jil:iense de la •pro1>riété df's a.ut'l·eH, tonte rnarq ll'l' d 'ilTes1p L•1·l, <l'im 1p 1tdente p( d ' irn,olt>ucL' enH'·ts qui q u<· ·1·e soit, on quoi que 1f'e soit, 1·e11:ù 11os:,;ibl P Pn lui IP d~1·elo1p1pe1ment tl'111!. nu.11·itl1ü;te ou Ille J\'iyol 11 tion t1"111n assa::;:,;in. L'enfant d oit a1p-µn·1~d t·L' à r <:"to le que le sa lut de notn• I)ays ne lll,c1pen d pas (lie ,(·Pnx ,11ui le 1g-011YPl'Ut 1it, qu'il est enh·t> lPs mains ide tou s, (}HL' uoln• pai.)'i:i lll' SiHU,l il- t>l1'1• llll ']Jay:,; SÙ l', nu pa;rs H,liu, uu ,g-n.rwd ·pa;v-s, {J'l!C si t ous ~-011ijp1·en u ent que la Y·raie ,g,ra,nde ul' rés i1de dans la s imipücité, la d·o1!1ceur, la loya n~t', 11a fi-délité<, l'a,eco1Illpl issemcut pa1· l'hacun <de s a t:î.cbc inld i,i1due lle ù la 1ph, ce où il est mis. C'est à l'é'co,l e qul' l' cufant .d-oit apprt•111d1·P à lfre (d a,n s If' s-en s lang-P du m ot), à pensl' r, ù Yo tel' ; il do it êt 1·p 1·ésoln à ,c om ptr t pou1· un , et à eom.pte1· pont' nn fùt-il seul 1deibo ut ; il doit Wl·qnfrir li! léig itime or,g,uei l de <c ma rrcl1er s ous son prq:>re •eltapea u n tl'm' id<"

0

1

1

1

lin-es. l>

H. R.

le il. Or~olé ve 1it 'dire désoleillé, prjyé ,de i,;oleil , 1l)lo11gé d a111i.- les ténèbr,es et la n:u it. Désolation : ne v oyez-vo11s rpas une im1Jroe.ns e ·contrée, sons un ciel somb t·e e t morne'? Df's roc,b es dénudées y lèv,ent l e urs ,cimes noires, et tout se mettd, faute ù'un rayon Ide soleil. •Consoler veut idire: rame·ncr le 80· Jeil. Remettre d e la lumière sur Les sentic1·s e t les c:ollines, faire sourire, ranimer, ress rnsdtcr ,à la viie. Il n'y a !Clone rien d e ' s i beau qne ide consoler ,e t savoil' consoler. Qnelques-uus, ,da ns leues p e ines, vous !diront, « Je n~ veux -pas <'-tr,e couso,lé >>. M'ais il faut bien k lii tomprem:he. Ils r especten~ Jeu1·. d,onlenr e t ne 1désirent pas 1qu'1l .Y soit a~l1podé un e d iversion su:~erf1ei~lle o_u 1ég-ère. Je leur Klonne 01111:t; ifms raison. Q ui donc: a l e !droit d'aller déralliger la doul e ur 1:-ainte on ,le souvenit' que .11 ous ·to nSCl"\'OUS, par ex., à ,nos •c hel'S m o rts . Vouldriez-vous q u e, 1pom nous faüe passer la. p eine 1q1u e le:ur mort a ,c,rnsée, on éiloig-ne leur portrait de notre> ldemenre })Our ·su s:penidre ü la ruêm,e JJlaic c nne belle ,ne, un€' ima,gc ca!Pable ,die nous •distrai re'! Ce serait un, manque id e resveict e t ,de tact. •Rieu n 'est plns tris t e l't p lus r·ontre nature que eertaim's façons de rnnloir 1con s ol e r les gens. O u n<-' fait qu'au,g,mEmter l e u r ·peine. SonYf'Jlt aussi , lorsqu'on dé1c:Ja,re qu' on n e dt>sire pas êt'l"f' 1consolé, on a po1ur but senlPrncnt d'éloigner les fàcbe ux et l es 1barnuds. Car il y a de;;; g ens tL qui tonte o,crasion de pa1•ler ,e,st bonne, et dont les disc,out·s insipides sont horriblemen t fati,gant s pour une ~)e,i1,on u e 'lJ!UÎ souiffre. On l e ur déclare donc qu' on ne YPut pas être · l'onsolé, <:e qui les •en~age à porter ailleurs l eur é lo1q ueoce. Il u ·est sŒ1:e d 'ine'P 'tic qui n'ait tro.uvé ~a ph.11ce 1darns l es r éflexions aid,ressées ù ,r·l'nx (lui souffrent ,p ar cenx qui m· soucfif1'P nt 1pas. ..:\lors les maJ1beu1·cux que la doul eur a fra1pJPés 1disent a.-e,c rnmei-tu1me: << Non seu,l,ement nous so,m m es fr appés , mais nous so1ID.mes obli1

1

Un peu de morale CE UX QUI CO~SO,LEN'l' 11..,es mots son,t tantôt Ides histoires L·o nidensées, tnntôt des signes musi•l 'aux, fantôt de·s tabl,eau x. VO)'C'Z ,ce mot : consoler. Que contient-il? 11 co.nt i en t de la lu mière, il r enferm e du so-


159

158 1p1°Lmf' autre fumrr, s n rtout unP â,me ayant pasisiP pal' Je,,; m(•mPK 1dilf.fic11ltés. La •con1fn1tl'rnili_ ; ideK pPincK esl la pl11 s pure so11n·p de (·011.so,htt- ion. l~nP toLTL' i llil11it('l' ,c]p t·{•L"onfort moral a ,('té mise ,dan::, lP cœm· de l'hom1m'e •p our ser-l'ir son ft+n· ::..on,f1f1·.ml, '1'01tt-L·s le,s l~elle.::formnlt'K f]II(' 1·0111:, ])Olll'l't' Z 'Pl'OllOllll:N' weut. beau1coup'! •(:'est étrange. Ne •ne 1·c11l e nt ,paK 111w lal'rn e dl· vrnir· s.rm rous trnmp!:'l'ÎL'Z·'\'011S pas, 1peut-être"? :patbie. Dan::, l'l'tk> lat,nH' s<.· ro1t <·0ut1·(· C:ar, uons \'OUS assU L'OllS, llOlllS nie sell· t(·e (l'!l' ,·011:- a ,·ic'z bC'Kl•i11 <k sa·,·oi·l'. ElIons ri!:'•Jl dn to,nl. >> A.ill'si, q1mD'd un 1<, 1-',s t tow1L(,p 1pout \'Pnil' \'Oils le 1dire. rna.lbc11n' 11 X se tord darns -nue l'l'ise id<~ << RC,ûàui~sez-Yo11:- ;t'.\'('·1· eL'llX q11i sont llllanx rdf' idf'uts, le perroquet, installé dans dn joie, plè11rez rnvee cenx q11i près de l ui sur• son ,µercboir, le reg,ndP, 1)lenrPllt n, :e'e,s t 1111(' l'iei ll (' Pl nn·o1fo111<le Pl 1e-onti1111,c à lla l'ler à torl et à ü'a- 1rk\'ise :de K,Vllrnpa l,hiP b111nrniu1l'. 1 1 fant aroÏl' été liien ,,na J.beu 1·c•nx po II t· m <'•:- 11re1·s. ret· l'<'-te]ll(lne de •L·1>r-; 1pa n i le,; d a \'Oil' u\'lai:,; toute:,; lPK llltaUVUiSL'S l'OllsOl.1· l'O'ID IWiR ',('(' (]Il(' 11(\8 ~1·111:tllables J)'l'll'l'l'lll. lionr,; el tous l e:,; mauvais CO'nsola.1e111·s n'e1111pl',.c1]1e1"0ut pai:; que la douleur as- JHHH' nous q11a111d i!K pt11·tagc11t rrai111cnt. 1pfrt' au KOula,gPmPnt, et quP la p1·c>rniè- Ca1· •t,c n'PRt ,que' idL· 1·rl:1 q11'il <.·Kt qnPK· w ,qtwstiou ù se posc'1·, e n d'a1t:e id'uue (io11 il'i . Parta,g-vr nai111.Pnt ; 111a.n,gel' ·néalur·l' :-ouif.fra·ule, est (·elle-r:i: (Juc ,l\'f'l' 110111s h> pain (lp 1]\•xi-l, l{]l(•s lannes puis-je f'ufrr puu r elle'.' La t:Olll80ht tion Ct ÙII (h• n il ; ']).td:l~er J'01~1)1'0:lJJ·(' 1t]nut a ni Y<' ù 1M18 e,..,pri !s par les moyeus nu ns <·hal'~l' J'iuju,::-IL· j11,g-l·\1H'llt de la iu l ~~1rie II rK. Eli 1• a git' s 111· J' ùm('. ~~ nssi foule: Yu ilù 1J11i R':tp~wlle plf'IM'l'I' n 1·(•·t· ue J'a11t-il jamais dil'P qu'il n'y a 1·ien ·Cl'llX qui ph•111·(•111. ,\lorR ilR lf·nm1p1·euà ,l'ait·L·. On <'!Kt !·e,uté de ·pericl,r,, eourage rn•n( qu'il,; :,::.0111 ai111C,:,;, qu'ils Ill' Ro11t· (.~ sui 1TC'.) dans ('('l'taiu(•::, situations 1pal'Li'twlièH'· ll<IK seuls. nw nt diLfkil<.·s et ,qn' ou u e sanrnit mo1dHie1·. Alo11s, <lall'K If' ,i:;enli111{•n! qn 'on * Fragments pédagogiques llf' ::-aurait n·ssnsdter les morts, 1·1en·ck<~ il n11 ·homm(' J'cufaul qu'il a pe11dn on le 1me,ml.J1·1p ,qu'il u\1 plus, on se cl'oit Lc8 yn11,11·rs d,111s l't'1t8l'iy11emc11t dl' lu Elles idonneut i,u1•1111il'-sa11t-. C.onsok1· ue signi1fi(' pas 11·cl11rl' élé111c11f11irr. ,:l1nngP1· lllH' situation, •rnai,s tl'OUY•el' à des ild(,c:,; ndJe.:,;; cll,pi,; corncTMis•r11'· un ra ire en ,·isnger a utrPrnP11.t ·c elle s itua- t'HSc>igïH'lll<'nl fro,p ,11bsfra it eu so i. De tont1• la gyrnuai:;ti•q1w i111t,elle1:i.ion. Vo111:, 1pouyez êtl'P r:e soit dans la J11{•rnp i:;it 1rntion 'l_lllE' <"L' !llatin et ·t:Ppient 1H·l•lP il laqneJJt, on r:om·ip lt>·S (,Jèn.•s ,11·u11t, pendont Pt après la lPçon de lel'· tla·n l ton t i-:;PmblP rr:ba ngé. 11•onli{J noi '? ( 'p ma tiu, vous étiez odécouu.1,gé; maiutur<', e'ei:;t l 'm1 alysr dr la yrni;111·c qni knau!, Yous -;i,vc•z 1·e•p 1·is ·rourwge. VojonP l,p 1·üle primol'idial l't If' p,lus i.JU'· pol'tant µar l'exP1·eii<.·e fJU' P1lk ·s us'l'ilt'. tl'P Ùlll'L' est r ,éK·ornfortée. Vous a1w'z rel<·s <] 11Pstions ic1ivrrscs q 1Ù' lle so n l È",·c. fait une 1prnYision rd<' foric·e et de luJpi,; i,;ailli Ps qn',rl],p provoque•, les 1'Ei· m iè1·e, et l''Pst l'essentiel. Il est ldl•.:,; jours où uil.l' :,;pmJ,e µeusée 'flexiom, qn'elle a,µvelle, •les motK tli,ll'1t'~i]l~!'Hllll'P Pst plns rpréic:ieuKP à, l 'f11·pr:,; qu ' P'l le a.mènP er fait -pronon•cer ·t·o1·1·l•t,t"-emrnt. l e mo'll!de d'idées q n'elle lllf' ,que tous les tt~éso1's. Mais rien n'est trnssi puissant, pour c:ons-ole-r une fume, fait sur·gir, l'entrai n joyeux ,qu'elle jethés encorP de non:;: entenldre patiemm c n t dire deK insani LéK pa-t· des iwdiff(>. renh; qui u·out a·ucu·ue id<5,e d<.' notre w'al. )J Une fou le de cousofatem·s nons douueut nettement cette illlipt·es,sion, qn'ils soul très étrangers ft notre cas. Le' seus dc le111·,s :pa,t·-olcs 1po1irt·-ait ainsi KP r,éstN11P1·: << Vons son:flfrez !donc v·rai0

1

1

1

1

1

te ,dans l::i L·lasRr rt l'Pxeit;.i (ion i ntel Je<·l11Plle -q11 '.e,Jl,p <·,111·,;e. 1

,\J.1is 1po nr a,tleirndt'l' ,cr l'f::-nltat m1tltiple, 011 ul' d<iit ·pas se (·ontent·et de :c;il1101H"ttl'K '<l' obj,<,ts; il faut knr 1pr<ér(>n0t· ks &l'PllPt.tC:'S. Un at·l'osoir, quelqne par,failL ment d1·s1:-im,; qu'il puir,;se l'.\he. <.'st 11n obj,e!. ina nirnC,; pla11·é daus 1'l'i,; ~,wiuR d'un pet il oran·011 qui arru:-e K!:''S flt'11rs, cet ini,;1";11u;é,11t l'it, Sf' 'llil'llt. il nl.!!:it; il pot'· tP la ,y it, ù ü'antr,~s C:trns, il iubércsse l,1•R ernfa nt s. Fd.·q11c11tatiu11 seoloi1·c. - « 11 ne faut pai:; q Ill' l'<'llifau t riPTIJ1'C' it J'{>,<·olc> 1p;ll'.l:C 1q11'il .Y 1•st olblig-L\ mai·s 'lJ,ll' t'!:' qu'il Y v,-.;t a .t t il''l'. l)nnnonK Jill en:,;.ei~nf'mPnt ,1 I tn1y;111.t. to11jourK :'t la podL't' cle nos j ,·111H'K a11idit(•ur,s; qnc' cenx-,ci se s~ntenrt: ·,1a 11K 1rn !i(>n où s'{11anoni:,;:,;ell)t a nssi lilH'L' lllL'llt qtw poRsiblP le'ur a.1etivité J1'1,Ysiq11P <' l leur aidiYil1.~ iutcll,~dlwl!P; q11ÏIR ]ll'l'llllent ph1isir i'\ S,[' ijll'Ollllellf'I', i't jo1H'J' dam, h1 <· 0111·, q1ll' lt•1nK rP1g-:rnds p11ÏSSl'll( Rl' 1'1'1101'-Pl' Ka(isfai!s ,f; lll' ÙP~ ,·:il'l<·K. ·,ki:; ta.l.Jlt>:rnx, des ~1·,av11rrs 1>, dit ll' .. ~l.1it 11<' pea.tiq1H'".-No11s nt· cnBÜ'<'· 1l i1·-ons pas notr ,• f·o n:fr~1·e; nons ajontf'rorn, qu'il l'St ufres:;ain· qnl' J'institu\1• 111· mo1J[1·(• •111'il tient ù obi'L·nit nue fn',iq 1ll'11 ta ti ou rég- 11,l ière (o bs<'r·va tions ~H't'RS'a 11 (·ps, invitations ré,i l-é1v,es, avis a nx 11:nf'1Jti,;, i ustriptiou an table a 11 11'1..ton nen t· • .i f'fic:hagc Pll clai:;sc> des 1)rés,•111<·es Pt olÎ<'s abseuees d<' cha:q ne éJève, d·l' .... ) HP tout 1f·e qui p1·(;cè!dP, uonK 1><mrous d•édnin' fJlW l'instit1ltP111· fuit la fréq1wui,ation de sa f'la,sse, qu'il a la fr{'q11entation qn'il ,eu!. Ajoutons que l'ernwig-nPment aipvro1pl'ié a nx lwi;;,oins i111'D1t%liats et fotnrs ides é<li'>YCR at1ndw -r·pux--c:i à l' élco·] e. Clram111airr. Tl'ois 1eonsPi J:.,: 1° HolllJH''l' les (,,lèw,s a vee le::; exe11cfa·ps lie t:onjngaison; qne toutP l Pçon dP g-ra-mmairP, sanR c>xr·'f•ption, \·om1~)rcnne un <'X<'l'<·if·e df' ,ce ~cnrP, si court q1n'il s oit. 2° Outl'P quelques exel"t:ic:cs rde con0

1

ju,gais-on ~,cri te , faire b eancoup •de co njn,~ aiso n oea le. . . 30 Obli~er leR enfants à ue .1amarn {,crfr.e 1111 v,•1•be à un 1mo1a·c~ ,personnd 1:,a•rn:,; l'll d1Pt1dl'er le suj,et. . Les al'doiscs. - PéL'isseut l Bs n1•do18e::.;, si elle:,; ldoivent ê tre une o,cea,siou ùc mal pl.'ovreté, ,c·o11nme 1r'c•st son,v('Ut le cas: ernf.a:rnts qui c1·ach-l..Dt s11 t· J.curs ardoisl'8 -et les c ssnic-nt avec la •maiu on .la mall'cbc. Mai:,; il est si s impl e q11e les pu,(anl-::.; aient, aivec l'at~doise, unl' (•pon~,e et un ,petit cbi1J\fon. 0

•• * Le11 caisses tl'é1•ar~ue scolaires

li esl nti lt' de s'ha!LiLuPr de bo·une hent·l, il J'(,p:.11-gnl', el !pi:; caissPs d'r 1parg ll~S RC·O htiH·S [Wl!Yl'lll ·t' ll ,ce (:;l,:,; l'(füÙ:l'e deK seni1L·es. l,'p·nifant <pli a,ppode à l'in:-titnl<>nr quelques sons, dont il -Ha.it tPuté lflp disiposf'l' 1ponr a1<·1bcter uu 01bjcl s 1111wrlfl 11 , s'0xPl'l'l' ü. ré.sislf'r aux tc·11tation:- <le •d<'owuise; L·Pla pent Je prép,11·p1· il Hre 11at· ln :;;nite économe et rai.sonna ble. .}fais il 11e fa 11t 1lc1R ou'l>li1•r lllll' si l'(:. <·01H11DiP est u·n,c• l'Xl'elknte cl.JosP, dignl' d'Hrc· (•Uil'Olll'ag'1Pl', (']lp esl Sl1Rl'P ptibk dt• d,ég,t>lll'l'l'I' èll a,'\'Ul'i·l'P, r:'f'St-ù-:d ire dt> ,den,nir nu ,··C,l'itahJ.r de:e, Pt le pl11K 1.ti1d -ÙL' (ouK ·11 wnt-êhe. L'.av.U' Ï't:t' est d10~prn1HL· ù tons les :îgl'R; elle l'est ,t1·,1111e fat;on :pl 11,s podir11lièrP em·ol'P cln-n s la je11ues,sP. On c•1:,t étmugpment s11rp 1·is lor1:,q ne, 'l''hPz 11u pn.fant, dH'Z 1rn jt'illll' hommP ou unL· jelln<' fill'f', qne l'on :,;'a i.kndait ;1 trom·e1· ton l clébor'dant cl<· g-én·(>rosil",t>. o·n ,dlé1(·0 11Yn' nn fil'· t il êtr·P rntol'ni ,qni 1l"aknl e, ·q ui tllésaul'ÏS(', 11,ui aime l'argent. Qm• le.s enofauts s'a1c·1l'oni.11·lll'L'11t <1011L· .'t l'·{ipargn<', !'it'll de 111i e nx. rnn i ::.; fp1ïlK .1])1p1·c'unl'nt PD .mt1m(· tt?<rups et RtHtout ù estime1· tonl•t' cbose ù s,1 vale n·r. L'éparg-nP P,st nn moyen, non nn but; ell e sera le garant de leur inid>é1pcn'dance 1

1


161

160 da•ns leu r viP de travaiUeun:;. Mais s' ils cont r,rc t aiP n t, eu éipangnant, l,e goî1l <l"<•nla,~ser qui to.urmeute l'a ,·ar(', ils n 'êr ha l~<' niien t à. la ser·vi buidc de la misèrP ,qn e pour tolll'bcr dans un csclava,gp cen t fois pin'. L'arg,eut et-t nu bon senite u r et un ma uvais •maître.

••• La leçon d'écriture

besoin de l e8 Pxdter-, ils voient venir 111 ùe Joiu l' t !ni ù-onne 111 to11t,r 1P11r al·(e ntion. T1·.ois Jig11es i,;ou l én·ilt>s, cl.ta ugeu us vile Je 111 odr-h·; lt's end"a,utx se 1ù~h1,::;i,;c1lt l'11 nou s regu11<lan( J',én·ite: « .\imoux 11 0s <·anrn 1·aidc::;.» Ct>lte fo is il y a d·~nx m! - 'l'.in t mienx! semble11t no11.s dire tous les yeux, c:'est 1u1nrnsant de fait-(· id es m. \01.tangvous ein t.:ore le w,oidè.Jl' pJuHieurs·foi R tlt> suil,e, en prena n1 soin de le 1·c~n ire prog-·r essin-'IDP11t: amitié ami - et l'llfin: 111, ·m. A til.ta1q ue fois l'-é<lè'\'e SL' l'C!JlOst• 1111 }Jen et sou a Ue n(ion toujout·s ,rn <l reiil. mais d'antan! .p J11s fa.(ign,é,p qne la leç-011 s'av1:1111ct>, ni pnfin s'exe1·1<"et· l'Xelu siveme nt s ur la l l'ttJ·p in ,qna nrd la main am·a dil5-j~'\. a ,<·quix nut• ·t,:--r (aine h abilelé q ni diwirn1ern d'au tiant l'effort. Yoi]ù. t!ll 1H·o1r·0Jrl1(, •qui ll<H"a1t bi,1an·t· an 1premiP1· eornp d'œi l, ,patl<'P qu' il •1 n·t•nd le conf n pil>td d1> l'usa~t> con ta n 1. mais uu fond il es{ bearneon11J ,pJu,s Jogi·qu e x1ue ,t··elui t}tti ,('onsiste à inet trt> J'élève ton t de s nih• en p 1·('t.'.;·t>nre tdt• la plus g-r·and<-> '<iiffü·nlté de .Ja Je~on, it lui faire éJc t it-P 'Cl'abo1·ld ld,c•s 111, puis des mols rnrnfl'rma-nt !'et tP ll-'ttte. 1

JJ u·es l p as bien fa1ci le de ,foiL'P uue

honue le~·ou 1d 'éniture. Sou rl-"nt ou se hot"ut' à fait·e nn modè·Jc an talbl,ea u uoir t>I à paR set" ensnite dans l es tahks, la ·plnme e l· l'em:re rouge à la main. Quelq ues coi·rection s de lettres, de 1e1mrs e-n lrmps une o,bserva.tion général!', (' t t.:'est tont .•-\.vec <'<'la., songez <p1 <· l'ou n 'a au~n u s on'(·i de g-ratl.ue1· les ,,xei•th:es ld' 1rne m €>me leçon, ni de les va 1·i<•t·, que g•éi11éraŒie'illent l't>nlftmt est mis to nte ù t• s n ii"e en JH'-ésencc Ù(• la pJns g1·osiw •d i,f.f i,<:nl t(\ •cell e ,q ui consistP ~ reprO'dnil",e l a leftne ét uldiée, et '\",0 11 R rnnvit•n1drez qu'une telle ,Jeçon ne peut H1·P ni bien profitable ni surtout bi<·11 i11té11cssa nte. l·I est- e(>ff)eD'dant possible de ·t eruche la le Ç'on d 'éleriture à kl fois vivante, iut<"rcssu n te e t p-rofitalhlic. Pou r mieux le ,montrer, prenons un cxelllipile. Xo ns vo ul on1s étu1diei- J,a letirP ·m. FaiAppt•éciations hâtives i-on,s 1·a1pi.'<lement nn iJ)remier ,modèl<• (L·e nifennant autalllt que possilbIP des On d·ena it é,vHe1· ,de fo 1·111 u let· hâktti·<'s ,ctt"jà 1ét uldifrs). « ;\hnez vo s pat i n•u1ent 1111e a1ppnS.eiation ,sur la. valeui· rcutix >,. _,\tthon s l'attention d<>s élèves intt>il ]cdnl'·ll e ou monlle d'tm é lève, le s nr la l ettre 111, disons eomnnent il faut jugPnient fût- il g,a11dip J)OUl' soi-m ême. la faire, et - r orrcirtion 1m~ventiYe Qne de pl"'t'.\visions démenti'Ps, ·que ,d',er1·0111me11t il n e faut pas la flaire. P ui s, rPnrs l'OllU'lll i ses rnlt~ri pm·ement et dues l'lll'Wllible, IP·s élèYes ~pel,lent très Jenù r.rp~)1-é/eiatio,n i émfra.fr.e d'une :11:1tn 1·e 1em0nt, f.o1if!1ant les lettres ià mesu re ,d '<'ll!fa n t! .\n .prenüer moment tout t•onlJn 'ilR nomment. üi,lHH· ù. ind nü e en erreur l'o,bSC'l'va·. \ d.11:cu1ue tfois, a,1)pe'1on,s l'ntten tion teur rut1rne le plu s pe11Spi•ca,re: J'&hrcax111· m au llloment où 1Ps oél è,·es vont tion tt>~·.tw dirns la fanüHe fait juge.r un fafrp teHP lettre; ijJiq·uons-les, même, i'lllbA:ile et l t> dérfaut d'éklm:ation fiait l'n Je nr disant que J'm va arrirver sa,ns IJ.lai·.aît l'e ld'inrtellig·enice obtuse un élhe qu'ils ]'1at,teDJdent. Ils prennent goût à vrai nient bien 1<J.011té. Dt> plus, il s unicnrt ~e jeu et bientôt nous n'avons plus entre 11 -et 14 ans une s i p roJ"oJllde mo1

1

difi.ca1ion de l'être tout- ent:ic e qu~ bi en ·sou ,.-ent à ret âge leR Pnf~nlt8 (Jlll ~-o1md( ajpnt le .plus ld eneomcnt _es << .frni ts sN·s », tallldi s 1 q1ue d'aufres, J~"éR inc•rupialbh>s ,de RU'C-1<:ès o,u Ide sPn~1~wnts élec,.és, font a lot'S preinne des dl~vosi t ions l t>s p ins lw nt~ uses au _tra:nul irnte l'l t•dnel ou i:t la h a ute mon1tlité. Tenons-nous (Jour en g ai1de contr e l es •p~·éj ugl"s, les µré',·isi ons on les fa_veur.s Jlljrn,t i·fi:frs. En prin:tipc, :mM1ons-n~us dPR te s njtd s lwilla'll'I 8 »: 1ls sont souw,nt illi(;~paib.lcs de conse1•ver longt(•mip i;; leur éclat.

---------------

1,e calcul aux débutants Les éilè,P'S sont e u ,cerde_; 1~ maitre t>st assis an milie u td'·Pux; il ti ent ~ur xcs genoux un e ·sotte de granld,•d·rum~er sur la pl a n c:hette duiq1Uel on n, 8: pornt t.rm:·é ide •cases. Dans les '? ollllpartwnent~ lat érn ux se voient des pi ons ide 1 ?enhmèt'l·e d'·épaiS1S,e'l1r et ide 2 ,éle diamètn• ; vuis d es bâ.to11nets cyliru~ri~ ues ,d,e rn€-rne d iamètre et ,d e 10 ?eutnnctres d~ l ong, idid,sés en 10 IJJa rhes ég,\le~ par d Ps traitR it J' eUtcr,e; e nd'in, no·n lorn 'de l'i nsti tu te ur, est •pla1cé un ?à.ton d un mNre de long, é,galt.>fJ.llen_t '.<1-~nsé e u 10 .partic>s éga Je,s, a n,c suhdrns1on en ce1;1i t imi:•f,n'f; d'nnP des ·p arties ,ex trêmes; i est natnn~llt>.me.n t ,ùe m.ftnw •gl'osseur qnP les bfdonnets. 'La l e~on ,c;o mme•n1ce; on ~tmdi~ le n01ubl'e 3. Le maîti-e, ayant iµns 5 pwna ,d':1111s Ra mn,i n, les p l·wce un ù un, en lign t' , s ur la :p,la111C'l1ette e t , Pn même tt>1111vs, !,es enfo ntis tCOmpt(•nt tous ensnnlble : 1, ~, 3, 4, 5; Id e l a. ~ême ma11i~t·P, il,; reiwmptent ces p1ous ,p lusie1ns /fois, ta.rudis que le ma!r1·c les tou<"lll' d u doilO"t un ·à u n; puis chaque é lèVt' t·épète ;euJ, jusqu'à ,ce q n' il _ne se trOllllJW p l m;. E.n.sn i t-e , le maHn~ d1sipo1,e lf',S pi OUR RUi \":l n i .<.]pi,; _fi_K·l l<l"P.S i(lanx Jp ~t'lll'C ,ll' ('pl] ps 1J lll' .VO ICI :

O ()

0

00 0 0 00 O 0 000 000 0 000 0 00 0 00 0 00 000

0

et il fa i t aidlùitionnie r les ,diverse8 1·:-t Il· "'Pl-'S. Pui s eneo1·P, il fa it eom1pte l' à. r<'-

,., r: 4 , 3, -, •) 1 , o' en etl1lernn,t suc(·u 1ons.. ,J, fe c-Pss.i n'ment tba1que pion d'une rang . ldE' 5· ernfin , il termhlle 1:-t lt·Ç'OD p~·i· <t~<. ' sonstnîl(' t·1ons:_o--' ~ 1 ·, ,5__,.,. pefites ~' o-3 . ' 5-4. iLe to ut est ifait ,nec. bPJ tl)(Olllp 1cl'l'nt1·ai11. (l uanlù l es é,Jè;ves sont r e to urnés ~ le iws p l a'.tes, où ils f .o.n,t s'exc1~er'. .st~L 1,1:' urs .:11•doises, à éicnre ·l e ~h 1.ff1e o, l'insti tu te,u r ·lll''Pxplill u e s u,c1t.:m1c te.me nt tout ru,rn.ntage ,qu ' il ti r e de son néwl'si-a it-{! aritlnnéüqu e. et Les pions, idit-il, sont iplu_s ,f a·,·ot·ables qu e les boules d' un bouhet' <·o wpt e ur: j,e n'en montre, à cha•que ! eçon , qu'une ,q u antité.limitée; je les ù1 spo~e en rnah1ü•s mamères l es uns i.\. côté _des autl"es ou les uns s ur Je.s autres, JUS· qu 'là ce ·q ue l,es e nfa n,ts aient·. bie-n C"O~Ç' U l e no1mlbre que nous étU1d1on s; yn1i,; j e donne ù ,t:lrn.q u e élève, po ur q1n'1l HC répète à loi-mêm~ c:h:c11que leç~n! a~: ta·u l de ipions qu'il lm P'n faut' il g\ro n,pe de lui-même sur sa t8'.ble, d ;_\:boiid sou,._ ~na ùirl•etion, f'n~uitP à s a fania i sie 0t .s'Pxe1•oe st> nl ~• l <."S rom1pi er. te \"on s avez a.ssisté à une l eç,o n ~l'.L' nn n ombre imip a i,r où n ous n' a.Yon.s_ fa1 _t (J u 'c1ldidilionner et ,sousi rnil-,e; maii-;, '." la. IJH'o:ch a.in,e lei;on, a-ve-<: l e nom:bn; b, nous q)ratiq n erons les q~a!_t'P ~p't'ra: tions; ni.rn,j, ,pour la urnlf11pfh.cat10n l'_t I>onr la di·visio n, nous •cnmpterons s ut:ces.si rernent: 3X2 et 6:2; 2X3 et ü:3; GXl et 6:6. « Dès ,q ue Les nombres out ~ t·é é tn dit>,s jus,qu'ù. 10 e t que les é lèves sa ve u.t Jcs oc-i·ir,f', le-s bâton n ets ,q nt> T ou s n·~' P7. ,us ent1·ent e n jeu. rom· 1plus de s1mplit:ité idnus lP langage, nous :L~J)l:' l OllK lex pi·ons, Jps «petits)) Pt l rs b'.tto nn <· I~, '1l•f4 t<g 1·0-s ». ,Dix ,petit-:-; p11111p1lés a n 1-

1,ts


HiS ren t ù la même bau be u l' 1!] 11 'lln grns, 11ne uous ,a1ppe l.lel'Ons plus taml idizal1w. (Po ur l'aj"Ustagc ·pa11fait des pions, il m'a snfüi ·de Jps 1fr0Het snr dn pa,pie,1· ide verre.) A lors, pou.1· représenter le nomb1·1e 10, un g1;os surt'fit; ponl' 11. il fant un gros et un :Petit, etc.; ù 20, 1 grns Pt 10 petits, que non,s i-empiln<:ons par nu se:con<d bâtonne!·, soit 2 gros et 0 'petit. c< En laissant ensuite ,mani[Pu1e1· :\ l' Pnifant ipions et bâtonnets, il arrive Yitf' ù. ,sas,o ir 1colll!pte,r et écrire les nom. htf's; pou1· GO, 1par exeim1ple, il sait que li •gro8 suffisent; ·que pour 70, c'est 7; pour no, 9 ,et non 8. Q uand nous ar-rivoni; ù 100, J,es 10 gros Qdixaine,s) s'é lèYent ù hl hauteu1· du ,bâton (centaine). « Pout toutc,s les opératious d'arithmétique, ·nous tk,ons parti de notre nén'i;:,aire. S'agit-il td'aidlditfonnel' 4G et li~, le 1e.r nombre eist COIID/posé de 4 gros ,et 6 petits; le 2e, ,de U ,g.ros et 8 petits; nous mettons les petits avec les vetits et nous trouvons 14, qui nons .font nu gros et 4 petits; ·ce gros (ou une ,lizaine), nous le rme,ttons an~c 1e gro,s. La retell'ue est a i11si r-endu·e p lus se·nsibl e pour l'enfant. S'a,git-il de soustrait<' H ,de 21, dans le plus granld nombre, il n'y a pas assez -de petits :pour poumir en enle r er id 'alborld 4; mais remqlla<;ons un des ,g ros Ide 21 par 10 petits; a lors nons ponnons oJ>'érL'r la. soustrac1iou. Ce g-ros est eu •moins d'ans l,e plns gTaulll nolllib1·e, où il n'en reste plus q·u'11n, •t:e .q ui Pst suffisant pour aid..1e\'(01· l'o pération. Ce pro:céJdé nous 1wr11wlfrait même ,d'étrublir la règl e de la i-;ons.tt-adion par emprunt (la s;e nle suiriP 'n ntl'ed'oi,s) <11ue l' c•nifa,ut saü:üt bien ,mit,,11x <JUP la règle :de la so nstra d iou ·pa 1· l'Ompensation ... << Ajoutons qu,e, ponr le ,calcul menlal , ;µ011r fll[lllH'eu1che, pat· exemple, anx Plè,·c·s ù eo1H1ptl>1· :par 2, par :~, p:n 4, l'i'<· .. .. , 1·ien ,de pins r()lll1'JIH)!l1C' que nos pioni,;. Ou ,[wu t y·;uin lps PXP!',t·i,ces à l'irnfini ; ruai8 il ne fatl-t 'JJllS ,en abuser, 1

et il est pruident , 'dès que les enfants ont bien cumpris, ,de rem1p la1c:er tes expr,cices con'crets !pat ,d es exer.ek,eK aibstraits. « 00 qu'i importe, c'f'st ,que les cnfauts con\,'Oi,ent nettement les 100 :pn·mi ens nom,bres et qu'i·ls se l'e/[H'ésentent ,c·Ia ü e:ment, sni,rant le cas, lecur compositiou ou lenr détco'lD'.position; oe qu'il faut éviter, "C'est qu'ils en a11~rennenl. de mémoire 1,t sans id(Se précise, h•s ,combinï:li sons les plus u:meUes et 11'11'ils aient l'aü de savoir comrptet alors qu ' ils ne le .s-uw~nt rµas. '}(ais dh, {ln' ils t:onmaissen t biPn les no:mibePi:; j usq n'il 100, won nC-ces;;airP aritl11n1étiqn<· l(·m· del'ient inutile. « 11 Y,l d,e soi qne la :f.01·llll', li:' nombre et h·s ,diuwn.sions des pi ons s<.mt tout ~ fait :wbitrai1'f',S et qu'o11 pourrait les construire tout dWfé1·e111mPu I. Rit·n u·em1pt1c·herait, 'J)al' exompll-, üe idé"cowpe1· ides d i8q1ws 1d:1ns itlP r i<•11 x 'bowC'hons de liège ... » E,n voiltà. .a&8·ez ·pom· que ll:' l(·ell'u1· H<' 1·e11ide bil:'n t.;0'11lUJÜ' d'tHl .pn,:\',éidé qni 111' a pan1 anssi frm·t ut'nx 1qu'int<"1·P1,;s.111 t.

~-----

--·----·

...·-·...

U11 com1lteur naturel .\.,Y;tll( (JU'UllL• t·OUl;Popl ÏOII 'lle g·,(~11il' ait fa i I dé,·ou:ni1· les fü,mbrei-; er !(•s hiis

Ill<' ll'nl' l'J~d.1.aîn·L•nwnl 11os\, pi:·1·cs nn l l' P/l'Olll'ÏJ· ,l )('Ut'S <Joi.~t::; ipOUI' fiXl'l' l'illh5C' d'u11t• q11,J:11tité dt5t<·1•1ni11,é1• ,ù.O'lij(·Ü;. LP-;; dix 1doig--ts ·tle la ma in 0 11 I· '<·ousl.itn,(S nnP so1•1e 1<1(, <·01111p le11r 11,1111l'el dout l'iuHneu10P f:;'t'sl· 1WHKJllét· d,lJJi-; l'•aklo1ptiun lllt· notl'<' :,,ysU1 u1l' tWd1mul <lt' n n mé t';Üi ou. .\. -l'exeui.pJ.p dt•:, 1µ 1·p1rniel'S ho111,111Ps, les jeunes écoliel'S nseut lar·gp·nwn:t d 11 1rn;rne '(·rnui,p rpm· lou1ou r1s ù le in· L)0 1t(,,(•· 1·1 s Pu a,p1n·<'1111<·11,1· l'us,a1 gp ,eom11M' 11lï11,,..;-' tinr1:,t d l'on LH' imm·ail mi<•nx IOll('t', ~wm1blt'-t-i l, un :l'Jl'JJ1·euti 1t·.a1l1<"11 l<'tll·111· 1 l]li'l'n Ùrr<"J ;11·aut tjll ' j] sa.ir 1'01111'J)ie 1· Ir SIi/' tc!û

le boui <l11

cloigt

)>.

font sep,t, c:irnq et trois, huit, Comptf'-1· snr les doigts ne constitue ,(•iruq f't <:inq, dix. !point '(_·{'1Je111dnnt un [n·oeéidié exenl'pt La conna issance des nombres de un ,d'in,conYén1enrt:s. Si ron n'y prend giar- à dix é.ta<nt bien acquise par les éJP1ùe lï'Cl·t5e ,cln nomlbre qui r,e11n·,é sente yes les .doigts ne ,s'o,u.vriront J)lus ,q ue an1nt ' tout un growpement, se tronYe ipo1;e ,com1ptel' J)JcW 1dizaines_ :-t cela ,d'un if.anssP(', •drs l'origine, dans l'e:,:1prit des .ges-te qui deril·n't exipr Pss1f q,u a 111d ks <'llif,a nts a1vp1·e11nnt it. it:o'lll~Jtn ipar ce 1doigt'S sont ·vigonreusement détaiC'·h és 1, rot·éd<:>. . 1de la paume de la. main. Tolérer ~} llP iL01·s,qu'un ,débutant lèYe SlWCe.ss1ve- les pnfan ts se ·serwnt de lem,s fl,01gts m01nt l·es doi1gts en même temips qu'il 'POU'l' trouY•f 'r ,combif'n fo11t_ihnit d six l'ODl'pt,e un, ,deux, tr,o is . . . , 'dix, on peut ou tlix-seipt ,e,t ·ne·uif, ce serait aller vets êtt·e t·e1,tain que, ·p our lui, cilJ.a1q ne nom- l'étl'lleil. 1qm• nous a:vons signalé. hte énm11c,é se r<a.'Jlfporte it. l'un seulement Oes rp1m,a.1·1ques no,us sont r eye nneR ,rlPs ,doigts montr,és. Le nomlb_re qu,atre, à la m('lruoil'P Pu lisan t ·n u a r til.'le d'm1 ptll' Pxeornple, ne rarp~wlle po~nt un_ ennumé1·0 rdn ,,1fanuel gé·n~1·al" 1 ). Nous :-wrn!ble dl· qna.trl' ùoigts l"é1um,. mais le sonh,1,i lon,s (Ju'elles provo,qlwnt .lei:; r,éi'il~rnl doigt k\' é 'H\l nrnrn<·rnt où ce no~flt·xions des mnît1·es 1c:bargés de l'f'n bte était éu,o,u cé. Ce mot quatre a pns sei.g-nc,,nwn t ,û_n ct1,l cu l a nx ,d·élbu t1a•n t,i;;. I<' i-;c•11s ,rrnn adjeet1f c;11diua·l sams en C. Portejoic. 1·pvt'li1· la forme aiecoulumée; il s'apip'liqul' u11i'que111(•nt a·u ,quatrième do.ïg•t. La notion 1du n1ng a 1fkva,nc·é ce.Uc du Une scène d'école 2 ) uom'h1·(· ,dolll" elle tloit lo1giquemcnt dénrn le1·. C'P'Hi. nne conEnsion g·t'av·e qu'il Dans notr,c clrusse, !e feu ronfle comme eu i nuporte d'él'i1 er. hiv,e r; nous sommes eu mai cependant; sur Ü'antl'e :pal't, tl',ou\·,a.ut co11nwo:dc de mon pupjtre, un étalage de ·c asseroles, beur1·ompfrr œr ("l' ll'ans doig I s, ks enif:a,n ts rièr,e, su crier, ·u-=once qu',uuc chose extra. <·n u1it•1·ldent lon,o·t·l•IIL]JS l'li.albi tuide. Ils 01\dinairc ya ·s,e passer. Les einrfants attendent, ils sont joyeux et i-;'.pp~rguerlt ,lim0 tout etîfo1,t; 1Uais par t,o u l re i ls sP 1nivf'1Ü ide tonte aisanice ,sag.es. Un 11a·s se fait entendre: cc Ma dalllle, voi'là d:1 us k m,hll iemen t llles n o•m b'1'Ps et ils :\iadame, dit une voix fJQtée. :\ialdalille, c·e~t H<' l 1·0 11YP111l <J.é;m11up,n('s qna111él il<s out 11otl"e <liit·.e ctriee: eu paueiH'e s ,circous1J:.10ees, i't t'<l'if('l" l ll'l'·J· dPs <.:,ÜC'u,l s m· se bornant son arrivée uo,u,s U"llllon•ce bien ,cln p laisir. De fait, :\Ia:da me entre, tenrnrut en mains. pl 11s it de fatiles ,a;ùiùitinns. Fn u1 -il ùont: 1·ei.Nmce1· il r-e compteur les :petits yeux inquisiteurs l'ont tout de snite Jtat111'<>l toujou,rs prf.t à Jom:tionner, reconnu, n.n.e •boîte c1e cllocolat. - A b ! ah! ah! s'exdame-t-Oill. i,;ans 1ùh'allg(·111('tlt poss ible? Cornlll't' en que, pour cet a.près-1.1.1idl, uo:tre cl'asse loul f' eùi)St', il y a ,d'i<C'i u11t' queslion ide n'.C'est e st plus U!Ile classe, s,eml>le-t-iil; ou va Y '( 'hoix l'l de meS"m·e. faire ides oora.mel,s! :S'il .fa 11 l éYitee ide foire mon1trer Immédiatement, fa •boite est ouverte, le Kt1(:(;<:'·i-;sin'1mf'nt les 1do~gt·s 1)en1dant que cltocol'at c1i<sttiibué à chaque enfilut, coupé en l',on éatŒllt·e la sui-tP 'lk·R nombres, il est morceaux: et mis cla,us la casserole; 1111ü, on loii-;iblP IÙt' ra i1·e le1·e1· 1deux, l 1·ois, cinq Yerse l'e lait. - Oh ! le •bon .Jait, s'(,crie une ,petite; c'!.'18t tloigti-; po111· 1·t•1p1·,é::;e1ü<·1· un grou:pc <d'ublanc .Le .lait. nités 'tl\' 111?-nH· ntleur, mais :'t lia coniditillu Lk y.oi1· lPR <10,igt::; s'onv rie 'ltnC ') « Les fünnif·l't>S <1,e eom~il1•1· )>. Num/iro dt1 ~<' ufr f()i8 i-;1·1011 lt· nom'bt·c i·U1Lliqu,é. Les " .i nillet HlO~. ' I Ex lnlil .-le l',.l•Mnration fami'1ili le". Jnln t!oigti-; ,t1L,,, ,on t s'o1l\"ri1· ég,alt"m(•n I fou .~ e,1se1111Jlt' pou1· 1mn11que1· iJ·Lle t:inq el ,deux 1904. 1

1

-------------1


164 - C'est la vach·e qui le .clouue, dit une a utœ. t · ·è - Voilà du bemwe j aU"ne, dit une t·o1s1 nie; on J:e :me t sul" J,a tartine. Et ,Jii.-dc ssus, nous entounons un 11etit C'ltomt qu'lils sa vent bien: La vach e nous cloJJne du ,lait; Av.ee du lait, on fait ùu beurre, Etc. Pour mettre fi n à 1.a mélo'di-e, "M:aùame a~nouee q11<! le chocolat va fondre , e.t 1;o~s. ( s sont h uit) d 'arriver ,au,prôs de la. cms1n1~re. Et le chocola t fond, et a,près ,Ju i ~e lleune, Je miel .Je 1b on miel d es p etites aibcnlle~ de la 1·wche 'comme ils ùisen l ; J,e sucre se ù1soout, l a •pàte est mise ùa ns le m o,u1e et les cal'am els .se forment. Quelle excellente le!:Olll de choses! Les enfantts ont senti, gotltê ,chaque s~·bstance; ils ont ,agi, ils ont ip:u:J.é; ils on t meme 1, 11 écrit a u tablea,u 'le nom itlcs 1rlirverses matiè,res employ'ées; et, s'Hs n e save<nt pas . 1e Hre du moins l' image est-elle 'Pl11s ou moins ent{·ée 'd ans leur 'J)etite tête. . Bien vivace, nou.s en somm es certarns, Jeur l't>sl'cr a Ie sou,ve-nir de cette .le!:on: elle l es a to 11chés de près. ,) fais ... que vont dire les giiaves pédagogues? . , Une cu isinière dans un e •claisse de petits. Des cara mels au chocolat à l'•êcole! Est-ce . . . . . . à ,poss ibl,e ?. . . Oui, nous avons une cms imi'lre , elle ser t_ cui1•e uos Jégmmes, notre riz, de bons petits pains, ù faire notr e sou:pe, e t 'bi~o. d'au tres choses encore ! Quj nous cuis i:nons le plus souven t p ossi~·l e ~vec res bambins; ou i, n ou s deur montrons bea:ucoup, p:1,r ce que, si l'on veut q~.e l' espTit logique sP fo11me cbez ~'e?fruut, _q,u nit u u·e uotiou ·exa,c te de ce q11.u [ en~our e, si l'on vt>u t ,qiue ses ,con'l!ais&ll1lces .so1en1. de.s f'nits e t non des ,mob::1, i'l fau t qu' il v oie, qu'.11 fle ren:ù•c ·compte d'·nrn·e transforma t ion depuis le ù,ébut j usque ·1a. f irn. Oui, nous fa ison·s cles carmn els a u chocola t ù l' éc"()Jc, pa i·ce que, par ce moyen, ·n~us don1l0'IlS i L l'enfant une fouU e <de conrnrussa.u'?es lltiles: e t l'on aura 'bea'U <dire e t ·b~1:1 f~ire, a·l·lllfant aùme les bonboll!s; et ,e c qu 11 a ime l'i nlléressera b ien mieux. Kous n e i'<aisons 'Pas iles -s110re ries, <ln 1·este. Et Ja di.sci1il i,u,e? dira-t-on cll'core.. . 1'1n arwpnren.ce, je 1'.Lvo ue, ou Kl11:a1~ que llons J':11·nus un peu rnêglig~e. ,E n r ea'1 1tê,. Il lll' ~u es t rien ; (•ar u os t>u,f:.t1uts, ,1,u p 1·1>w1PT

mot , se seraient remis s iloo cieusmnent en place. Notre but n'est ,pas ù'•avoir une écdle Où l'on n'ose pas r ire, mais bien ù',av oi,r une g,t1ande fa:mi·~ e. O~·, da'US une vraie farui'Jlle, l'enfa n t est libre; 11 veut donc l'ê trn cbez ,n ou s: il pe1ü ·ailler, venir :dil'e ,ce qu' il pen:sc; e t. comme le but p ri~,cip.al e!ll éd ucation, ,c'est d'amener l'~nfau t il se sP1·,i1· ·utilement ll e ses f,a,cultes, ùe 1-eur donner le l)lus de fo r,ce, le plus de cha.m,p possirllle, il faut emp loyer tl e ~eu! moyeu poul' y arri,ver. Ce moyen coos1ste ton t sim1ple rrren t il fail'e agir e t palfler ·c onstam.ru<·n t J'cufallt, à. éduquer en tl) rMI1ie1· li Pu ~es s ens à ouvrir son es1>rit aiu m001~lc ·d es f aits, ùe f~çou que les sen,sations (l,u peti t dev iennent, a.,·ec ·Je temps, les idées <le '1 'ho~ e fait. A;v,eic l'étude ains i comrpr ise, <le l'a n· vur et tfrais ù. profusion. (lu •soleil, :des fle1.11·s s ur les tables et le.s fen êtres, a 1·ec tl e lleaux t a l:llea ux sm· lesqu els l'enf ant l'êj ouit son regmxl, a vec (lp Œa gy,umast ique, des ch ants e~, surtout -avec nue institukice qm scrrut <( nue grande sœu r >J , on am·a it trouvé 1'6cole de bonhew·. Et c'est 1'1éalisable, et c'est rêa•l isé. J'ornblia is de dir e que la classe s' éta it termin ée par un rég.al joyeux. J. D ., Institu t d'e u.seigneme nt i:;pfif· i:1.I.

1

1!

Pensées * L n coupe où l'on boit l' fip1·pu,P a des !J011ÙS rumers; ,mais au lieu tle 1,1 repo nsser. videz-la. ,conragens ement : 1e mi.el est :111 follid.

L .Ve11i llot.

* J:01'rlrP a.Hrancbit

fa penséP.

T.

* Il est t riRte de se dire que, d.1ns ,h1 YiP, il n'y a que ceux qu'on ai mP qu i penv~1H vra,i mE'"nt vous .faire sou.ffl'ir. L a I?rril'.

* Qnelle différPuce y ,a -t-il eut L'C 1e s a,, :int et •!'.ignor,fln t? L'iguoTnnt croit ,·qlontiers q u'i•l ~ait tout ; ,Je i:;a;va u1: •ayou e qu'i l ,11.e sait rien. L'ignor::J.11t n'hésit e pas à tout 111L'r ; I_e sava n t a le droit et le courn,ge cle ton t cro ir e .. . Kou, la scknce co111lll~11ce et ne Sl' termin,e p as snr 1.:1 tene. J.-B. 0 11111a~. * C'est IP proJ)l't' cl'u uc> na tnrt' ilro ite et 1Joyaie de ,':'a 1·oir Telld,rc :1,ux a utre,; {·e <llil lem· est dü, sein s t·it>u pcrdi·P 11(' ,;,a d.ignit~ ~~ ~~

- ---.......--~·----\

~

la carte lllunt.le ùe la ~uisse JJOUr leur s éco'les sou t sp6daleimen t r<.:.n.dues atten li ,·es a.ux: dispositions ides att. 4, 3 et U de l'arrêté 1wécilé. En ·con séquence leurs iùeman,des ércn t uelles d e ,no un:lles ca t les d oivent ê tte bie11 préd.sées et m oti véc.s, wfin q:ue le D~pat temcnt cautonal de l'fos l1·u1cti0u ,p ublique cba tgé ide les t rnusmettre à r wulorité fédérale, p uisse 1-niéwü ser su·1· "leurs req uêtcs, leisq ue Nes ,ùoi\"en t 1ui ,pa rveJ1ir au ·pl us tand jus q u'.au ~5 coumu t. ( Communiqué,) -0-

Glossaire des patois de la Suisse r@mand-e. 1Dans lem· r,é u,nion du 2U ,s~_ytembre der nier, otga•n isée par les soins Ut n oire D épa rtem eut cau tonal d e :l'l ni;truclion pu bliq ue, :.\fül. les Ub eis des D6JJarle1.Ue11t de 1'111s t r uctiou ùe ,la. ~uisse 1·olllauùe se ·SGn t 11otaU1m cnt occ upés d e l'intéressan te q uestion d u (< G lossafre » de ,n os JJal ois. H s 011it eu la satisfaction ùe coni;ta te 1· la march e tég ulière d es tra vaux du Ulossaite. On a.rait estimé à une dizaine d'anuées le ternps n écessai re p ou r t ecueillir ,s ys tém a Uq ue1.Uent le rocabu lah-e ·p a:l ois a ctue 1, po ut rnett1·e su,r fiches les t r a. Yaux lexicologiq ue.s assez •11ornbr eux faits aulérie urernen l, el pour d épo uillet la l i Ltétat ure d ia lecti q ue imp l'imée o u manuscri t e. ~ elon toute prévi sion, to us ce-s lra,aux pounont êtr e te rminés 1Jenù a11t 1el:! 4 o u 5 •.urnéel:! fu t ures (on a com1.U0ncé en 1899). L a putfü. ca tio,n du U lossaiee sera pl'écéd ée d e celle d' uu (( . U b.s liug uis tiq uc d e la S uis::;<! l'Oillande », q ui sel' Vil'a d'intrnd uction a u Ulossai l'e, en inslrnisa n t les ledeu1·s d'une fa~o n lrès délaillfr s u r toutes les val"ian tes de p r ononciation des m O'ts patois; il r end r a ùes ,ser· ,·ices dan s la discussion d el:! problèm es [ ingui•stiq uei; et aidera .'.t déb r ouiller ma in te ques ti on d 'bistoi'l'e 1:rnisse. L es p r e111ièl'e::; l ivraisons d e l' (< A ttlas i> ipa taîtl•ont en 1906. L'enquête sur ce terrain est 6n ol'mérnent facili tée p,a·r le concours d' en viron 80 correspondan t s q ui répondent .rég ulièr em en t à d es q uel:! tionna ires. Ln

gtaud 11uwl>1·e ùe ces ntillanL» cullalwrat eurs t ra ,·a illeut ùepuis lSUU. Celle anuée, la Réùacti uu a cl~jtl 1·e1:11 ::iï U carn ets d 'à pe u pl'èl:! TU 111uts. Uu ,·iellt de Ja ncel' ile 10oe qu estionna.ite et l'vil peut se demander s i jamais pareille e11tr0pl'Ïse a été contiuuée l:!i lougtemp.s avec: un tel succès et ùérnu c· ment. 'foule.fois, l>eaucoup de pa nil' s de la l:fo i•s se toma.nd e 11e sont pas encol'e ::;uffisarnmen t l'eptésen lées, suit parce que l el:! JJaloisau ts y sou t ll'up ta t es, soit q u'on n'ait pas réussi à ùéco unir parm i ·les instituteuts, pa st eun,, cutés ou juge!:! de la conlrée, Jl,s petsoun t;S d isp osées à prêter leur avv ui à l'œ un e p atl'iotiq ue et scien lifi.q,ue. Ces bonnes \'Olontés existent, un ,n e pe ut en d outer, et elle,s s'offril'Uut tût ou ta1·d. On a dé j à fait q uelt1 ues très bownes tecl' ues pendant ces de1·niè res .au uées . .Mais les conespoudau ts manqueu t encote dans lel:! régions sui, an tes: .Berne: m onla gue de D iesse, .\..joie; Ne uchfttel: to ut le can tou; F n bo u rg : \ ' uill y, B l"Oye; Yaud: Oue,;t, dis l l"Ïct,s d' Ï Yer,don, d' Or be; Yalahi: rn,l d'Jlél'en s, plaine du Rbô,ne, ml d'Eutrcmon l ; G enève: tout le canton . 11 exis te a ussi des essais de ,·ocabu lail"es plus ou morns complets thez dvs pa rti culier s, teu talire échouée d e (llll' 1l(} UP a nc-êlr c. ('e.,; lJap iel's qui onl peu de prix a ux ye ux des p1·0JJrié tait-el:!, p oULTa ien l r e=ndre d e gnrnds l:!ervices à la R édaction ù u Ul os::;aire. Un serait he ur eux de .les conmûlre a nmt lia fin ù e l'enq uête S'Ul· le len aiu. ) 1 . ..\la tt<·t·l'<•nin, d e Payer ue, 1·ient d e faire tlon d'un COll11Jlet di ctionmaire frarn;ai:<pa. toi's. U 'a ut i-e.s on t (}nvoyé des cltilnl:!Onl:! iJa toisei;, d os collections de JH'll· rerbel:!, des n oms pato is de plantes; .U. Gros j ean, an cie,n p réfe t, de l'la,gue, a colllposé 8 gros cahi er s <le textes pal ois. 11 est lrès désirable que leur eXL'lllple soit bie nt ôt ,s uivi de toui,; ceux q ui p ossèdcn t en cor e ùes docullleut:, en patois ou s u t le p rut ois . •De leu r éô té, k·s l'éda ctL"urs fout act ue llem ent des séjours dians les ca uton s r omaud s, afin d' établir des tUlll· parais ous, p. t'X., entre le JJaloi~ dt· 8 P om·g;s, eu F rance, l-'t tt·lui de la Ci"ilt··


a 11:x-Fé, ", de ret:hen:hl-'t le:,; lot:u tions }I. ,)l illioud, aide-art:l.til·isle ~l Lausau,., \J1·111 etbes, de t:Olllpù.set des glossai- nl', a mis sa collectiou très iluµo1·tauto 1·1 · i,; c1,mplets de pa tt it"S inex plorél's, .'t la ùii,;position du Glossaire. Une ,asle enquête a ~té ou verte so u,s comUH' la l'laiue du Hllûne (Vaud), lf Ptmance l (-i-t::uèl"eJ. Plusieurs bons ht dit-ct:tiou de ·M. E. )furet, professeul." l'Ullna iss1~ u1·s ûe patois les l).ideu.t daus à l'Uuirersité de G-euère, sur les uo1m1 )Pui· difficile besogne: ) 1. Louis Coue- de lieu et d'e fa.mil.le de la Suislle rotlliou, rédacteut, qui t:ompose un glos· m1ande. Elle ewbrasse non seulemeut :,,nire d11 \'1a,l de Bagues; 11\1. "\..rtliur les eudtoits habilés mai,s tous les noms Ilussat, B[de, arec son glossaire de jm;qu·aux lieux-dits. Si les moyens fiJ>erelie1:; )l. .\..uguste l'iguet, Le Sen- nancie1·s ne fout µa.s défaut, on espèi·e ti ,•t. qui fail des recherches da.us la pouvoir réa:liser un très beau e1. utile ,,1llée de J o_ux; )l.\I. l'iene Bovet. ~a- pi'Ojct, eeilui de réunir to us <.:es matéh•s, l'l F. Frideh111et', l'on-enlruy, qui riaux qa,n s un « Didionnaire historiptC-,!Jiateut dt·s oun-ages sui· les dia,lec- que des •nollls de litu de J1a. Suisse rot,,s de la Bas.,;e-U1·u_yètt' et de L\..joie. mande.>>. La partie historique du G-lossaiee .\iu si uos pa. tois 1·olllauds, a ni,u L de Il•· 1·1·,L t omptt>udi·e les fouues des mots s·éteindl'e, font ,ua1ti-e uue séi-ie d'oua.duels el Jt,s aueiens mGts qui figu- nagcs destinés à en perpétuer le sou1·cnt dans les documcuts d'archives. , 1cnir et :t faire p1·ogressL·1·, par leurs l'cttP partie du tia,nil l'esll'11a nécesdoJ11nées sl:ientifiques exat:tes, ks fusairl'1uvnt très ineomplète. On a ap- tu1,es études historique~ de l:a. Suisse pt·i~ arPt la \Jiu:,; rin· :sati s fa(' lion q ue l'Omil ude.

Libra irie PAVOT & Cie, Lausanne

Ouvrages de M. ROSIER. professeur Enseignement

de. la Géographie

Géographie générale illustrée. Europe. Mannei et livre de lecture illustré de :W3 gravures ainsi que d'une carte en couleur et de 118 cartes, plans et ta.hleaux graphiq oes. Troisième édition, in-4° cart. 3 fr. 7 5 - Asif>, Afrique, \ mérique, Océanie. Ouvrage illustl'3 de 316 gravures, cartes phns et ,ableaux graphiques in-4° cart. 4 fr.-- Gé•lgraphie illustrée de la Snisse. Ouvrage illustré <le 71 figures et d'une cart1 eu couleur ùe la Suis:se m-4° cart. 1 fr. 50 - Manuel-atlas destiné au degrc moyen des écoles primaires vaudoises. Cant ,,11 de Vaud. par H. SCHARDT. Suisse. Premières notions sur les cinq partùs du il{o1tdl'· 218 figures, dont 57 cartes en couleurs. Deuxième édition. In-4° cart. 2 fr. 2f> - Le même, avec un chapitre spécial concernant Je Canton de Neuchâtel. 216 2 fr. 25 figures, dont 60 cartes en couleurs. Cart. - Le mh1ic, avec un chapitre spécial concernant le Canton de Gen~ve. 210 figures dont 58 cartes en couleurs. Cart. 2 fr. 25- Suisse et premières notions sur les cinq parties du mondE. Manuel-atlas destiné au degré mo_yc11 primaire. 12 D figures, dont 46 cartes en couleurs. In-4° c:11 t. 2 fr. llannel-atlas destiné au degré supùtmr des écoles primaires. Notio1ts sur la Terre et sw la üct11re des cartes. Géograpltie des cinq parties du monde. La Suisse. Ouvrage contenant de nombreuses gravures ainsi que 65 cartes en couleurs dans le texte et 2 cartes de la Suisse hors texte, au 1/ 700 000 In-4° cart. 3 fr. Carte de 111 Suisse pa111 les écoles au 1/ïoo 000 sur papier, 0 fr. 50 0 fr. 70, > > > sur toilP, _ _-_ Carte muette de la. Suisse, au 1/ 700 000 pour les écoles 0 fr. 20

t..

Supplément au 3-1° 12 de f ,,&cole" (1901t) Le dimanche chrétien C'est surtout, à p1·opos du d.i~ancbe, que l'état ,actuel de la _soc.tété Nous in'Vite à répéter cette vive exhol.'tation de l'apôtre -S. P:a.ul: « Annoncez la pa·role de Dieu; insistez ·à temps et à contre-temps; r~pr-enez, ·suppliez, menacez en toute patience et doctrine. >> Il s'agit d'un côté, dn .repos du dimanche et, de l'autre, de la ·s,anctificatiO'Il du saint jour. Si dans notre pays, le repos dominical ~,st généralement assu1'é à l'immense ma:jorité de la population, il y a encore trop de personnes, hélas ! iq•ui, n e jouissaJD.t pas d'une po,sition in1dépenda:nte, se le voient refuser totalement ou en partie, ·:!ans une absolue nécessité. Que dire également de ces cows de perfectionnement et de tant d',a~tres ·qui, trop facilement fixés au di.manch-e sont préjudiciables •s oit à la ' au bien moral de la Jeunes. santé ·soit se? Puissent to us les amis des intérêts du peuple et du christianisme unir leurs efforts pour pr-0cur-er dans U'Ile mesure toujours plus large à tous les citoyens et à tous l es chrétiens le bienfait ·du repos d-0minical ! Quelque uéc,essaire que soit ce r,e. pos au corps et à l'âme de l'homme, lill ne sera cependa.ut un vérita:ble bienfait que pour ceux qui en feront un. bon u,sage. Le joug du travail qui :nou·S courbe vers la tei-,re ne doit être déposé, le dimanche, que .pour n-0u,s permettre d'élever IIlOÜ'e cœur vers le Oréateur de toutes choses, afin ,de lui ') Extr,aits de l' « Exhortation de NN. SS. les Evêques de la Suisse aux fidèles dQ leurs diocèses », lue dans nos éilises 1• 18 2ept. à l'occasion du iJ"e'Qne fédéral.

offrir le culte d'amour et de reconnaissance auquel il a dr-0it. Le dtma!IlJclle, l'homme fait trêve à ses soi-n,s temporels à ses sollicitudes terrestres, pour .s '-0c~u.per des besoins de son â,me et d.es affafres de l'éternité. Si l'on veut que le ,repos du dimanche •soit vraimen,t un 1réconfort pour l'à.me et pour le ,corps, il faut que ce temps de ,r epo,s serv,e à la gloire de Dieu et au ,salut des· _âmes. Au repos d u dimanche -e st donc hée ide la mani,ère la plus étroite -la sanctificatiou du .diman·c he. Aussi 'la lutte qui, depuis l'origine, se renouvelle et se poursuit ,s ans cesse entre la. chair et l' espr:it, et de laquelle dépend notre ·salut éternel, s'estelle plus spéda1ument portét et com· me concentrée sur le dimanche. La puissance du mal et 'la puissance du bien ,se disputent le dimanche; elles ,s e livrent l'une à -l'autre, ce jour-1:à, des combats a,char-n és; ,c 'est à qui des deux rempo-rtera la victoire ou s·u bita la ,défait-e. No us pouvons appliquer à cet ardent combat engagé, le dimanche, entre la chair et 'l'esprit ces paroles de l'apôtre S. Paul: «Ceux qui sont ·s elon la chair g-ofl.tent les choses de la chair; ma~s ceux qui so-nt selon l'·e sprit ont le sentiment Ides c}ro,ses de l'esprit. Or, la prude,11:ce de la chair es•t mort; mais -Ja prudence de l'esprit est vie et paix.» Non, i•l ne peut pas exis ter porur nous .chrétiens u.ne dignité plus haute ni une fonction plus sain.te ,que celle de célébrer le 'dimanche avec J ,é sus-Ohrist et ,sOJl Eglise, que celle de nous associer ià. la grande voix de l'Eglise sur ,l a terre et .d es élus dans ,l e ciel, pour glorifier, selon nos forces, le Dieu Très· Haut. . 1./ Elles -ne sont certes pas moins abondantes, les bénédi-ction-s ,qui découlent 1

1

••


210 de la maison de Dien s ul' les fidèles, 1 Q_ue, chaque dii_nanclte, du p.aut de 1~ lol',s que le dimanche se pa:sse dans les l'h~ure, le,s_ enseignements de la . foi Pxercices de la piété chrétienne. D'a- ~01eut r~~ms :sous les 3'.eux du chrét~en, bord, o~ entend p-rêcher •la parole de il Y a d·~Jlà là })Olll' :lut, on en ~onv1enDieu. Héla,s ! combien •d'hommes, du- d·r·a, un immense avantage. Grace à ce ran.t t oute la semaine sont ,sans cesse secours, 'les mille pr,é occupaüons de la i 11clinés ,vers la ten~ et le soin des vie matérielle, les traraux et les .fatichoses matérielles et ne s0'11gent guère gues de cha•que jour n' arrêtero.n t pas à éle·ver plus haut leur cœu.r et leurs les vues plus haut0s du monde .surnapensées! Or, le sermon ûu di.manche turel et de la vie chrétienne. La foi les a n-a-che au moins pour un qua'l't ne s' assoµpim pas ui ne ·s'éteindra dans d'heure à dette atmosphère toute te,r- l'â,me de· ce chréti,fn qui restera ain,si rest-re ~t les fait monter vers le monde capable de 'pc,n ser ,e.t d'agir, non -comde la foi; il leur t'appe:lle le ,souvenir me. une créature pure~ent terres~re, de D ieu et ,de leur éte1·nelle destinée; mais comme un futur cltoyen du ciel. il les force à s'occuper, au moins penUe n'est pas assez que le dimanche dant que:l ques instants, de la seule soit un jour d'édification ; il faut encochose néce-ssa-ire. Bien que, suivant la rc qu'il soit un jour ,de grâces. La prièpa,rabole de l'Evangi.Le, un 1q;uart seu- L'e, le sacrifice de la Messe et les Sacrelement de la semence .répa>Udue par ments sont comme les canaux par lesle père ide famille tomba sur un sol fa- quels, en ce .sa~nt jour, la force et la ,orable et que, même là, elle ne pro- ,ie ,doivent affluer du cep, qui est le ùui1s it pas des .épi·s également beaux, i-1 Christ, aux rameaux, ·qui so·n t les fidèreste vrai que '1a prédication et l'audi- les. L'âme qui recourt dignement à ces tion d·e la parole de Dieu ont une im- moyens de salut va, remplie de ·noumense importance, tant pour chaque velles fot·ces, a·u devant des luttes et âme en particulier que pour le peuple des tentations de la semaine; a;u milieu ,entie,r . .Sans doute, nul n'est en mesu- des ,faiblesses qu'elle porte en elle-mêr e de déterminer tout -le bien .que cha- me et des atta-ques du dehors, elle s' insque par.c elle de la parole divine peut pirera des pensées de la foi et s'appli· u_péret dains les âmes, pas plus qu'on quera à rechercher avant tout ce qui ·ne saurait préciser exactement l',in- est selo:n l'esprit. Et si tous les memflueJ11ce exercée sur un champ pa r cha- bres de la famille sanctifient ainsi le que goutte de rosée ou chaque rayon j our du Seigneur, celle-là ne ma,D1quera de soieil. ·Comme les g.r ains de blé se pas d'avoir la vie et la paix en partaca0hent dans le sillon, ainsi les ·parole• ge: 'Le Seigneur, qu'elle aura invoqué, que nous avons entendues à l'église pé- habitera auprès d'·elle et répandra sur nètrent dans notre mémoire. Les >div,er- elle ses bénédictions, pour le temps et ses circonstances de l.a vie les rappel- pour l'éternité. Plus un peuple met de kut successivement, pour nous four- soin à passer dignement la journée du ni,r tantôt une consolation dans l'é- dimanche, plus ce jour devieut pour p1·,euve, tantôt Ll·ne lumière dans nos lui un jour de bénédictions, durant lel'mbarr.as, tantôt une force au moment quel le sentiment religieux est ravivé, de ila tentation et du danger. Oui, ,san.s la pratique des vertus est développée que le chrétien en ait même ·l e plus ,sou- et .fortifiée, les grâces et les bénédic,cnt conscience, la parole de 'Dieu le tions d'en haut sont départies avec dirige, le soutient, l'édifie, et c'est ainsi a bonda;nce 'à tous les cœurs prêts à les que K otre--Sei g neur le récompense d'ê· recevoir. he allié l'énoute,r. La :prudence de l'esprit est vie et 1

rnonoa~nes, aux plai§irs défendus et paix. Si cela peut se dire en toute véri· a ux dissipations ruineuses. Pour_ eux, té dn dimanche passé chrétiennement, les i11fluences et les effets du d1II1:ain· la seconde partie du texte de l' Apôtre c;he n' ont point leur source_~ l'église, ne mérite pas moins de fixer no!re at· mais dans les lieux ·d e perdition et au tention: << La prudence de la chair co~- sein des mauvaises compagnies. . duit à. la mo1·t. » Oui, rien ùe plus vrai: Et ,ces conséquences funestes du_ 'dl· Et ce que l'homme charnel néglige et mancihe passé dans l'oubli d~ Dieu, ce qu'il fait, le dimanche, pr.o duit ~es ,quelles s,ont-elles '? Po1:il.' combien, héfruits de mo.rt. D'une pa.rt, il néghge las! se vérifie, en :ce JO'Ul' profatD.é et d'entendre la parole de Dieu, et ainsi mal einployé, la pa,role de l' .Apôtre: ses convictions chrétieuues ne reçoi· <• La prŒd·ence ide la ·chair con1dm~ à la vent plus l'aliment qui devait les en- mol"'I: ! i> Les u•n s se servent d:u dimantretenir· sa foi s'assoupit et s'endort, che, ·CO,mlile d 'une porte maudite, po.U,l: et si ell~ ne meurt pas tout à f.ait, du ,ani·ver .à un maa:iage malheu,r eux sm D moins elle est étouffée par les pensées d•e toutes ses tristes 1couséquences. Les et les préoccupations terrestres et mon- autres se ·plongent, avec une légèr~té daines; dès lors, elle n:exerce, pour sans tD.om, dans une vie de ,d issip,ation ainsi dire, plus aucune rnfluence sur et de ldésor-drcs, ql\li ne peu·t les c;o.n· la vie religieuse et mo:rale. Il faut en ,ct.uir·e \qJU' au ,déshonneU\r et à la misère; dire auta:nt de tout le reste. L'-âme ,(le ils s•e font un ,jeu, dans lem· aveuglece chrétien relâché ressemble à u·n ment d'atD.éantir tout cc qui pour,ra.it champ sur lequel ne descend plus ,n i fa.ri,re,' un jo,nr, leu-r bonheur ici-ba~. Un aucune goutte de pluie, ni aucune ,gou.t• vlus graùld nombre eD1core, le 1d1~aùl· te de rosée. 'fous les germes d' une vie che, ,perident inse.nsiblem:ent La samte plus élevée et meilleure y périssent oca- liberté ,des enfants d1e D_1eu e t se ren· talemeut. Rien .d'étonnant, ·rien même den:1J-pour leur malheur et celui ide leui· de plus ,natu.rel que de voir peu à peu famille les eS'claves dé nntempéran· . ceux iq1ui ne fréquentent pas l'église, le ce e t de' la boissoiil. Perso11ne tI1'1gno. re dimanche, adopter les sentiments et la ,que ces déplorables abus se pr,0dJuis~n.t conduite de ceux qui n' ont pas le bon- ,suirtout le dima,nche. P lus les co·nvo1tiheur de connaître Jésus-Christ. Ils se ses de lai .c hair prennent 1d'empire sur privent _par fa d-e cette force et de ~es les âmes, le dimanche, plus la sobl"iété, conso-latious q ne l'âme croyante puise la simp.hcité les bonnes ruœurs et le dans sa foi. Ces consolations surnatu. d' a tt e1ll· . bien-être du 'peuple reçmvent relles et célestes sont pour ces cœurs mortelles. inclinés 1du côté d'en bas comme un so- tes.Nous aimons à le 'l'épéter, le ,dirnauleil éteint ou voilé d'épais ,nuages. :c-lre est u,n jou.r ide comba.t entre la iLa prudence de la chair, le dimanchair et l'esprit, et c'est l'issue de ce che. est donc la mort de 1a vie religieu· combat qui en •f:ait, poul' chaq,ue Mm· se. Mais ce ,n 'est pas tout. La pente est me e,n particulier comme pour tout le là et entraîne nécessairement plus loin. ,peu·p le, un jom de salu.t ou un jour Ide Si les besoins r·e11gieux du ,cœur hn· -perdition. L'0i1~d,re vrai et logiq.u e d e ce main ne s,ont pas satisfaits, le vide qu' saint jour exige d',abord qu'on d,onne ils laissent ,devra êtr,e ,comblé d'-une à Dieu ce q,ui revient à Dieu, qu'on autre manière. Dès lors, la -chair se s'-oocu1pe a·v a,nt tout d,es intérêts ,d·e son jettera avec une violence redoublée sur à.me et q u'oosuite on s'ruccot~de -u.ne les jouissances sensibles. Ceux ,qui dérhonnête récréatiotll, conforme aux lois sertent le chemin de l'église courent de la raison ,e t ide la conscience. 11 n' ea Yec d'autant plus d'ardeu,r aux .fêtes 1


xiste pas, pour a1s1su rer 1,1 sau ctifi0ation ,du dünauthe, une règle mcilleu,r e que ce lle,ci : << Che1'.c'h'ez en premier lieu le rovaume ,d e Dien et sa justice, et le test~ vous sera donné par surcroH. >> Effo1"cez-vous do,nc, le dimanche, d'attirer sur vous les bénéfüctiorns d u eiel, d'a.fformir da·ns vo1're àme la paix de Dieu, de fortifier ·e n elle cette confia,nce en D i·eu et te8 espéra,ll'(;es ch rétiennes, qui l'élèvent bien a u-'dessus de t outPs les joies d de toutes les .épreuns de ceUe vie passagère. Abstenezvous de ,ces ·p lai sirs e t rde ces div,e rtissements q·ui rem plissent le •cœur d'amertume et qu',on reg1·ett<e si vivement le 1un'di; habituez-vous, vous et les vôtTes, à ces délassements sim:p les, biernfaisa•nts, honnêtes et sans danger que pe,rmettent les lois de l"Eglise, et le dimanche ser a, pour voke âme et pour Yotre corps, un j•our ,d e réparation et ,de renouvellement.

tenda nce presque invindble, on a d,e nos jours une co:nception difforenle lle lcll'l'S 1•elatio.n s rédproques. Twp ,s•ouYent les parents se désintéresse.n,t de l'instruction ert de 'J'.éducatï,on de la jeunesse, üs ont bien de ,l a •peine à témoigner encom•age ment et soutien à ceux qui ont la mission d'êti,e non •leura suppléants,, mats leurs aides éclai11és et dévo ués. ·L 'au t,orité pater,nelle ·ne ,s 'exerce même parfiois que pour ~o ustraire l'enfant :à la classe. Il nous semble ,que le co.n· traire dev rai t être. :)fais cette indifférence h eureusement restreinte s,e faisait déjà s,e ntir bien a vant ,n otre ,époque. Il faut en chercher les causes dans les difficultés de la luHe pom· 1',e xi,stence ,qui devient to uJours plus âpre, ,et dan1s les idées qui corrompent si facilement l'esprit public au contact de la mauv.ad.se Jittérature. On préte1nd \(]JUe, da ns Ia :Suiss·e ·aUemande, 1'a famille a une ,ba,se plus forte, q ue le respect de l'autorité paternelle y est -plus profondément enraciné ,dans l'âme de la jeunesse. L'indiff,éren,ce dont 1nous veno,n:s, de parler n'a pas s·eulement pou.r effet de nuire à l'école, mais e1'le affaiblit Ie rôle qui incombe à la famille, savoir la ,surveillance des enfa,nts en dehors de la classe. Le vagrubondage nocturn·e et ses tristes conséquences, l'usage précoce du tabac ou des lique ur,s a:1-cooliques, la licence du langage, démor a·lisent les élèves de l'écol,e et cet état a son influence sur la jeunesse tout entière de 15 à 25 ans. Dans beauC'Oup de villages, les pa.rents :aimernt à se décha rger sur finstituteur de la const,atation •qui est faite que l e plus souvent ce sont nos jeunes gens, ceux qui fré/quentent enco,re l'écO'le, q1uii ,s,on.t le• ma'itres de nos rues et des places pubhques; c'est ici l'abdication :dé rl'autoriM légitime. T·o ut ce qui encourage l'oubli de la responsabilité est funeste. Le relâchement de,s h ens de la fa.

Capital et travail

1

1

1

La famille et l'école A cette époque de •l'an,née, qui voit .s ' eJ'fectue,r la rentrée pour une partie dP .no.s class,es, quelq1ues réflexions ·s·ou~ CP t it re ont leur place ma·rquéP id . On se plai1nt souven,t que la famille et l'école ne remplissent plus le rMe que 'l'on attend d'elles, rno,s en,f ant•s ,savent tout, compr ennent beaucoup, mais il tfaut cons tater que la génération a,ctnelle n'est ni meilleure, •ni plus probe grue sa devancière. H fa ut le dire, si les examens de re· crues nous ont forcé de reconnaitr,e u.n certain déf:icit au ,sein de nos jeuoos gens, c'e.st à nos yeux parce que l'on n'a pas su faire appel à l'entente de la famil1e ,et de l'école, ces deux facte ur,s du pro.grès scol aire. A l'·o rigine, l'école était destinée à ,i;e,cünder la famille et ne son.geairt: nurllement à s' y subsh tuer. E,n yertu d'une

mille a une influence négathc. Ce so,nt ces end'ant s a1bando1nnés qui deviennent Il y a des ·mots daus la larngue u sueldes jeunes g,ens vicieux, bruya:nts, tale ,dont on se sert souvent et qu'on ne pageurs et p•lius bard les p arent s aocusent l'école de manquer à. sa t ftche. De 1définit jamais. On s'enfla~me po_ur ou Hl , aux propos malve.i'llants, irres\Pec- c:ontre ·0es mots sans avou· ,examiné ce tueux t enu,s trop ,souv€nt en présence qu'ils ve ulent diT'e a u ju~te: . tel est le cles ;nfants, il ·n'y a qu'un pas v~t~ mot « capitial )) ou << ,capitaliste ll, par franchi. Alors ,c ommence cette hos,tJh- o>.ffi>OSition a:u mot <<travail>> ou « traté sourde, concentrée qui paralyse tous vaillenr >>. Qu'un navfre fasse naufrage auto,u r les efforts et prodniits lPs plus maud'un,e île ,déserte ,du P.adfi,q ue et ,qu'uvais résultats. ne •dizlJ.ine dP ses passagers abo.r·dent Où chel'cher lP rPmède à un tel ét at? dans l'île sa•ns avoi r pu sauver autr·e - 11 appartient avant tomt ià noa chose ClJUe leurs personn~s: il y a là un j·eunes gens et •à nos jeunes filles de mécanicien, nn cor<lionmer, un m.aç,orn, rebaus•se.r la vie de 'la famill e en s'ap· un menuisier, un horloger, ils re,prépli,quant à rester a u foyer , ,à se gr,~u- sent ent une puis1.ance considérable: le pe1· près cle la table commun e. Qu'ils <c travail>> . Ils tâ,cbe,r-0nt rde vivre s'ils exerc,e,n:t sur le-s frère·s et sœu rs cadet,s trouYent des fruits à ,c ueillir, quelques une influt~n ce bienfaisa'llte, Pn incul- .ani.nta nx à capturer, mais lem état s-eCJuant chez ,chacun d'eux_'le sentin7ent ra ,pré.caire, surtout parce qu'il lel\11' du dP,oil'. Il farut revemr aux sames manque des ,ol1tils, des m~tériaux, un: trafütion,s de nos a,n cêtres, redonne,r à install ation, .autrement dit: le !~ca;p1· la fami'lle la •placP à laque'l) e elle a tal >>. Mais d' une ile voisine s' en vient d1·olt· il faut vivifier l' esprit de piété, nn bat ea,n cha,11gé ,d' outils et de matédP fdi et dP ,devoir ,à cha cun de cPux riaux de t,outes sol'tPs; les nand'·r ~gés ,q,ui eo,1uposent la famille. pourront alors exercer le~crs ~étJe.rs, QuP ];1 viP et la .conduite dP nos jeu- pnisqu'ilR sont en pos~esswn ·d o~t~ls. nes o·ens aînés soil?nt pour les plus Ces outils et ces matérrnux, les ,Œsrns jeu·n;., un pxe,mple de ,r espect fami'~ial, les leur prêtel'Ont à une condition, c'est d~ordl'e dans les 1·nei:1, dans la soc1été qu'une pa rti P des récoltes .o,u des proet partout où leur présenc·e peut pr,o- duits de leim' i D1dnstrie leur revienvoq uer qnel()ne jugement et quelque dra . Cett e .p artie .du pro,duit du travail aidé p,ar le ,capital, c'est tout sim· appréciation. Le relèvement d<.' la famille est nne ple~ent ce qn' on appPlle ccl' intérêt>> grande et belle tfLcbe , à 'laquelle tons dn capital. ,Dan s nos villes civilisées ,e t o,rga,nidoi,,ent contribuer. Il faut que tous pour le tr:nail, les choses ne s e sécs ceux qui en ont compris l'importance, réunissent .Jenrs forces pour lutter in- passent pas a utrement; il fa.nt touj,o urs divid uellem ent <'t col10ct ivem cnt con- i'I un ouvrier, si adroit soit-il, d0t1x chotre t ont ee qni porte atteinte à la fa- St' S: des matél'iaux Pt des ,outils. Par mille. Cc fais., rnt, chacun anra t,ravaillé consélquent, arncnn obje t ·n 'est le ,pro·pour notre jeunesse, pour la famiHe de d uit d u traYail seu l, •1nais icelui ,du t radem:ün Pt [)onr le bien ,de 1'a sociiéM vail s'·e>xer<;-nnt S tll' rln bois, dL· l'acier, etc., grâce à des out ils, e",esb1-dire grfl1·01lt (' entière. ,ce à un ca pital. Un. o,n vrie r qui tra,yaillP i'1 ·n ne aciP1

l

1


216 rie et qui gaig·ne 5 à 6 fr. par jour :ne pense ·pas q 11e si l'usin,e a ,commencé à fo·nicüonner, si les ouVTiers ont .pu faire un travail prordurctif, ,c 'est parce qu' on a mis à leur dis,position :des machines faites par d'a utr-es ,e t un im,mense attirail qu'ils n?avaient pas créés. Cette pièce de fer qu'ils viennent de fondre n'est :pas due seulement à leur travail, ·ni au travail des inigénieurs, elle est due en partie à quelque chose •qui a précédé le travail actuel et sans lequel tout ce travail n'eût servi de rien. Ct:> ,quelque ,chose, c'est ce qu'on ap,pelle le capital. Le capital d'aujourd'l}ui est donc le tra.vail d~ hier. Ce •c apital JÙl pas poussé •c01mme des champig,nons; ce n'est 'J)as cyuelque chose comme l'air, J.e soleil, l'eau de l'Océan; ·c'est le :produit d'un travail antérieur. Le moinidre capital, le moindre o,util est toujours le produit rd'un travail. Dans la pratique, celui qui ,possèùe cet outil, le capital, ·ne le prête pas ordinai:r-eiment en •nature, mais en. a:rgent; il ne fournit p~s l'outil, mais l'argent nécessaire po•ur l'acheter; qu'il p1·ête l'outil ou l'argent avec lequel on l'a•cJ:iète, le résultat est le même, ,par·ce ,q ue l'utilité pour l'ouvrier est la même. Le prêteur d'argent a rd-0nc le même .droit d'être rémunéré. Le travail peut être physique, intelleduel ou mor.a l. Aujour•d'hui, le travail in.tellectuel s'est s ubstitué au labeur •physiqu-e de plus en plus et tend à le .r emplacer. Chaque machine nouvelle exi,g,e, potlr être ma'Iliée, plus d'int•elligence et moins ide ,peine. Chaque pro.grès de la scioen•ce dt:>manide à l'esprit une plus grande attention et à la main un moin,dre effo1•t; donc, le travail qui met en valeur le capital est très souvent un travflil intellectuel: le comptable qui va à son bu.reau de 9 h. ,du ,m. à 6 h. du soir, le méumioieu qui passe la joui•-

née à pousser ides boutons électriques, à surveilJer ila ma re1he -d e S·on dynamo, le télégrnphh,te, l'employé des postes, le commis de magasin, tous ces travailleurs ne rdo·nnen<t a ncun effort musculaire; seraient-ils pour cela des o-isifs? ,1\fais ,cet homme •noir -de poussière, brisé de fatigue, qui vient de faire en quelques heures 150 kil. ~ur U'ne automobile, 1dont les bras sont raidis, les reins endoloris par l'ef,f ort physi1q,u e intense- qu'il vient ide donner, est-ce un travailleur? Non, · c'est un archi-millio;nnaire qui se livre à ce labeur pour son 'Plaisir. Au con.t•l'aire, tous les travaill eurs que nous v-enons de nommer, bien que four•nissa'Ilt moins d'•ed'forts physiqnes, davantage ,d'efforts intellectuels, imnt bien des travaiUeurs. · 1Dans une usine ou un grand mrugasin, il y a rà la fois travail physique et travail intellect-ne!. Le premier se voit, l'autre est moins visible; il se passe dans le cerveau, mais il ·n'est pas moins utile. San.s lui, il n'y aurait jamais eu 1d'induskie et il 'Il'Y aurait plus dP progrès. E,n effet, to,us les gra:nds progrès utiles à l'humanité moderne so,nt ·dus au la beur intellectuel. Le moindre mineur qui fore un puits ,a semblé faire befl,ucoup plus de besogne qne le 1chimiste t:>nrf Prmé dams soin labo,rart:oire. Ce n'en serait ·p as moins un,e grosse erreur rde réserver le mot de travail au seul effort physique, et le titre de travailleur au seul ouvrier gui s e sert •de ses mains. 1

Nos vergers Que de fois, cette a nnée, nou,s avo,n:,1 entendu ici ·et là nos bon campagua,1ids se plainldre qu'ils ne trouvent pas à vend.r e leurs fruits et que les marchands fon;f: les .füfficiles. D'un autr1i rMé, il n'est p.as rare id'entend-re les lllal'l:hands reproL:ber a,ux ·aigl'icnJ 1·eu t·s 1

de ne pas leur appor,t.er de bons et de beaux fruits .recherchés dMlS le corn· merce. Pour ma pa,rt, je pense que les uns et les autres ont pleinemernt rai, son et qu'il suffirait aux cultivateuœs d'u~ peu de bonne volonté et ·d'intelligence pour cihalllger le mal en bien. Eu eiffet, ,dans la ma,jeure partie des cas, que voyOJ1s-nous, .surtout dans nO·S co · teaux? Autour des maisons on des vil· !ages se trouve un terirain plus ou moins bien tenu •où l'on voit disséminés, quelques arbres frnitiers étiques, au tronc moussu, tord,us, ,courbés el a·ux bm:n.ches 1mal dirigées. Sous lem· écorce détachée se cachent des miHie,ri~ d'insectes de toute sorte qui, au réveil de la végétation, •quittent leur ret raite pour ,envahir l'arbre tout entier et pou.r en dévorer les feuilles, les fleu.r s ou les fruits. Ce n'est pas étonna,nt qu' on ne trouve pas à vendre les pr,o'Cluits d'un arbre couvert de chenilles ou t~ipuisé par le gui qu'on a .n égligé d'enlever. Si l'a.griculteur avait en soin -de nettoyer ses arbres fr.uitiers à la fin de l'hiver, ,d'en badig,eonner la tige avec du lait de chaux et de détruire llis nids de chenilles, ses fruits seraient recherchés par les rnarchanidR et vayés à un prix .rémunérateur. Et maint<>:na·n.t, ,comuwnt beaucoup de nos ca,mpa.g nards se procurent-ils les jeunes arbres, comment les élèventils et comment les •plœuteni"-ils? Ils trouvent dans les buiRsonR gne1q1ues petits cerisiers, 1)oirierR ou pommiers ensemt:>ncés je ne sais tro,p ,c mnment. Ils a tTfldwn(- ces pet·its plant,; et les tr:rnspo-rtent dans nn coin d<' leu r jardin. Là, ils pcn1sse,nt Pt vép.;ètent t rnnt bien que mal, sans aucun soin. Quand ils ,;01it a,1Tivés à une cei-ta ine hau t0ur, ils les gl'effent et, à leur reprise, ila les plantent da,n,s une haie, an milieu des buissonR on ,dans un mauvais terrn.iu q,n clconguc. Le pJ.us souvent, les ,g,reffon s ·p roviennent d'a.r bres du voisinage, do•n t les va·r iétés sülllt i,no-on-

nues ou ti't'S peu e,s Umées d,ans 1e commerce. Il est certain que les produits de ces ·greffes sero nt sans saveur, vérenx, •cban,cr,eux et dédaignés par les ma rd1a•ruds. Et encore 1ce n'est pas touj ours qu e le campagnat~d g,red',fe ses sujets. CombiPn d'a:rbres antou,r de nos hamea.ux qni ne 1donnent que des fruits bâtar,ds, hons t out an plus à faire une mauvais·e 'Piquette. Dans bien des localités, la p,la:ntation est faite sa,n s soin et sa,ns principe. Un trou l,arge et profond d'un pied, dans une terre neuve, n'ayant jamais été remuée •ni fnmée, un malheureux s ujet planté dans ce trou, et voilà l'o·pération ecflfectuée. Si l'arbre vit, les chèvres ne se gêner.ont pas pour le pincer et le failler à leur mü'd,e ; les yaches et autres quadrupèdes viendront se frott er contre la tige non protégée par des épines, ils la tordront et la déformerorit pou11· toujours. Ces petits arbres sans tuteurs seront agités par les vents e (· prendront une attitude cadu1

que. Brrr!!! rquel ,s.ombre table.au, me di.ria

le lecteur. Et pourtant n'-est-ce pas ce q ni a lieu da,ns certains endroits ,de la Su·i sse où la To;utine rr·gne encore en maitresse malgré les gé,néreux efforts que l'on fait pour la détrôner? C'est nue g-ra,nde insouciarncc de ses pr.oprPs intérêts q ne de néglige1· l'arbori<:nltnre alors que le climat est si :fayornble à la eulture id(·s fruits les plns recherchés dans le eommevce. Les produits dn verger, .ajoutés .à ceux de l'étable, de la ,igne et du ja r,din co;nstitueraicnt un excellent et solide revenn. Sur les marchés des antres pays · n os frtl(its Re payieln t tou(Ïours bien, parce que leur réputation_est faite, ,grftce aux diverses expositions où ils ont obtenu les premiers prix. Voyons mainteurmt comment un culti vate,ur intclligen t id oit prncédCJ' s'il vent .rerndl'-e son domni•np Rnssi productif et ,a,gréable que posf'lible. Pour


-ttT

216 cela, il faut d'abord ·commencer pa~ renoncer à planter des sauvageons qm ne proviennent pas d'un semis fait en pépinière. Le moyen le plus sû.r d'avoir de bea ux arbres, c'est ide les ruchete.r tout gremfés et 1Couronlllés chez un pépiniériste consciencieuœ qui procurera des sujets sains, de bonne ven•u e et de variétés recherchées ·dans le commerce. Mais surtout, il faut bien se ,g ar.der d'a1cheter des arbres sur les foires, car là on ne vend guère tq1Ue le rebut des '])épinières, et alors se trouvera juste le dicton: que h~ bon marché est toujours cber. Agricola.

•• Un savant oublié En examinant, pour une étude historique ,de M. Max de Diesbach, le dossier des cor,respo,ndances de M. ·Isaac de Riva:r., mis obligeamment à ma diisposition par M. le juge de ;Sion, .<J:hli de Rivaz, j'ai été frappé de 'la fe.rtihté de,s res·sources intellectuel1les de notre savant ·com'patriote, qui l,ui permettaient de résoudre avec un. égal bonheur les problèmes les plus di'Vers. Il a laissé dans ses notes, dans .ses lettres, quantité de projets plus inté,r essants •l es uns que ies autres, prouvant combien cet ho1Il1Ile était doué, et combie:n il possédait .Pespr,it d'initiative et de per.sév,éra1Dce. Je ne crain-s pas de fat iguer les lecteuirs par que},ques courts artkles "Sur Isaac de Rivaz, car je sais qu'ils poursuivront avec plaisir le récit des inventions si dive,rses de notre compatriote, qui méritait mieux que d'être voué à l'oubli. Prenons l)OU'r commencer la principale préoccupation de ,sa vie, '1a construction d'une voiture marchant seule sur route, par des ,explosions •de gaz. - En u.n mot, nous ,errons l'embryon de l'automobile, de l'abominable et assou·rdissa,nt te uf-teu:f, que de Riva2 toutefois était loin de rêver tel quel,

puisqu'il se cQliltentait d'une vitesse honnête. 'D ans un projet non daté, d'avant 1814, ~f. de Ri vaz ,émet dans 82 a!rticles ses idées, ses espéra,n ces, ses calcu1ls fina·nciers. Son but es·seutiel est d'attirer l'at.t ention d'un consortium, décidé •à prendre •en maill'S son iruventi,o·n, et à faire les frais des premières voitures ,d'es·s ais, « car il n'y a là que de 'Petites so,Jll'lile.s à ,peI'dre, et de 1gr-and,es à gagner». IL'in'Venteur admettaH que sa maohine ét·a it capable de conduire 2 personnes de Sioo à St-Maurice, et qiue, comme voiture, elle pouvait faciil,e ment être revendue ce qu',elle avait coûté, soit 60 louis. , M. Isaac de Rîvaz, appuyé ,sur des ca1cuils iprécios, admettait que sa voiture pouvait fonctionner une lieue, ,s ans avoir ·b esoin de cha<rbon, et qu'elle pouv.aH transporter 2 pe,r,sonue·s pendant 6 lieues·, avec une dépense maxima de 24 batz, tandis qg.e 'l e voyage, ,par les moyens de locomotion jusqu'alors connus, exigeait 75 batz ,p our ce même trajet. ,Plus loin, M. Isaac de 'Rivaz exposait comment il était indispensable de prendre un 'brevet français qui coûtait 75 louis d'or, sans pa'l"ler des frao.,s de voyage pour aller 1à Chambéry l'obtenir. 1Le principal objectif de l'inventeu:r était de s'assurer ,le ·service de la diligence des postes du Val,a is, alors afformé aux Fische·r; 2. d'obte:nir ,I,e trrun,s port des lettres; 3. de iprendre le monopole du transport des se"ls depuis Genève à Suna, Piémont; 4. de demander le pr'.ivîlège d·u transport des ma,rchandis,es dans tout le pays du Valais. Puis, son imagination d'inve:nteur .Jui fuit a,perceYoir d'autres applications de sa machine à ·e xplosion, que nous vetronR Pn son temps. Voi(;i, en c;e q1ti cop.c·eene la diU~eu-

"

ce, comment M. de Rivaz calculait les frais et 'bénéfices du transport des voyageurs de Genève -à ,)filan. La comparaison, a•u moment où le •Siml)'lon va s'oun,ir, ne peut manquer d'actualité: Une voiture de 3 personnes, toujoul's occn1Pée, faisant 2 cou,rses pat· semaine, coûterait: a) 3 conducteurs ,à 2 batz ,pour 2 jour,s de repos et p-0ur ·remetbutz tre les machines en bon état: 150 b} 2 cond1ucteurs pou r 4 jours de ,v oyage ·à 25 batz chruque homme: 300 c) combustible pour 77 lieues à 7 batz l)ar lieue 540 d) intérêt du prix des machines pour 6 jours 8Q e) frais de réparations et remisa,g'e, par course 130 Total des dépenses par coUl'se 1200 RJEOETTES 3 pe11sonnes à 6 batz ,p our 77 lieues 1380 Bénéfice net pa·r course de Genève à 1:Milan 180 batz. En comptant 160 voyaiges :pa:r année, l'on aurait 180 louis de bénéfice net. Ce 'bénéfice est minimum, ca,t' l'on a caloulé •les dépenses au plus haut, tel 2 j•om·s de ·r epos au lieu d'un qui suffirait, et 25 'batz par homme au lieu de 20. En économisant, on réaliserait mn bénéfi(;e s·upplémentake d·e ·560 écus isur les jours de repos, et de 225 écus s u,r 1e sn laire. )> La seconde ma.nière '<l'utiliser son char mécanique, di.sait M. Is. de Ri,az, était d'assumer le tranS1pot't des lettres pour le Valais, à raison de 2 batz par lettre. Le trafic posta1 était estimé a1lor,s à. 150 'lettres par com•rier, et pour 200 courrieT.s par année, à 60,000 batz, clüf.fre rond, soit 3000 écus, ou 375 louis. Depuis lors, ce chiffre -de 20 miHe lettl'es par année a bien décuplé, voir<> cPutnplé! En défalquant 200 louis ,p our le lrui1

tement des ernp'loyés de poste, ajoutait notre inventeur, il •restait '175 'l ouis de bénéfice net, aninue"l, en sus d"u tran~port des voyageut,s et sans coftter au~ cuns frai,s, le poids de 150 lettres étant imperceptible, dans une diligence. Troisième ressource: Transport exclusif des marchandiÏses, de Geuè\'e à Domodosso.Ja. à rya.iSOiD de 45 batz ,par quintal. Un char de 30 quintaux aurait rapporté 1350 batz, et coûté 750 ba,tz par voyage, •ce qui faisait, à raison ide 36 voyages par an.n ée, un bénéfice net de 140 louis par ehar, intérêbs déduits. Quatrième ressource : Contrat avec le Va-lais pour 'l e transport exclusirf des sels de 1Ja République, du Bouveret à Sion, forma'Ilt un bénéfice de 75 batz 1>ar char, qui aurait produit 500 écus :pour le sel f.ran~ais, et 1200 pour le sel venant d'Italie. Bén~ce total sur le tra nsport des seils 300 louis par année. Le plus ori,ginal, mais •l e moins utile ~es a:p'J)Hcation.s idu char mécanique de Rivaz était de la « promener en curiosité» dans les prinrcipale,s 'vil'les de France et d' Italie, -par •Paoris, Lyon, T·urin, Milan, Bologne, Rome, Napl•e·s, en la montrant «ponr de l',a•r,ge.nt H. De Rivaz croyait reürer de cette façon plus de 1500 loui•s. 1Si le char mécanijq,ue prenait faveur })ou·r le char.roi et ,le transport, ,l'irugénie ur yafaisan espérait, :a,SJsocié aivec les frères Ramus, de Ohâ.lons s/'8aone, créN nne fabriqu e de ces engins, vendables à, 40 Jouis et revenant à 34 d'où gain net de 6 louis par pièce. De Rivaz estimaH ,endre 4000 1cba·rs en France faisant 24.000 louis, et 800 en A1llemagne et en Italie . . IL'inventeu·r ne ,do,utait pas :q ue le p,ublic ne se précipitfl.t su'l' son 'Ohar méC'a.niqnr, ·n e demanidant ni che,aux, ni avoill'e, ni foin, pour l'-ac'he'ter Pt su:pplantl•r ·Jp voi1ïn'n·g-f' 01·d.i naire. 1Déit nn üaité 6tail ,c;ondu a,c-c M. 1


pui~qu'il se content ait -d'une vitesse honnête. 'D ans un projet non daté, d'a:ant 1814, M. de Rivaz émet dans 82 airbcles ses idées, ses espéra,nces, s·es calcuils fina,nders. •Son but essentiel est d'attirer l'attention d'un ·co,nsortium, décidé à prend,r e ,eu ma.ins son inrventiO"n, et à faire les frai,s des premiè\'es voitures ~' essais, (< car- il n'y a là que de ·petites somme.s :1à .Pet'dre, et de 1gr,andes à gagner». • . . [}invent eur admettait que sa ma0h1ne était capable de conduire 2 pers001nes de Siou à St-Maurice, et qiue, comme voiture, elle pouvait fa:,iil ement être .revell'due ce qu',e.lle avait coûté, soit 60 louis. , M. Isaa,c de Rivaz, appuyé ,s ur des En examh1ant, pour une étude histori'quie de )f . Max de Diesbach, le do,s- calcu1ls 1préci,s, admettait que sa voitusier des correspo,n dances de M. ·I saac r e pouvait fonctio.nner une lieue, ,sans de Rivaz, mi,s obligeamment à ma dJis- avoir ·besoin de cha'.rbon, ,et qu'elle pouposiUon pa:r M. le juge de 1Sion, _C'.hi vait fra.ns·port,er 2 pe,r,sonnes pendant ,de Rivaz, j'ai -été frappé de la ferl1hté 6 Heues·, avec une dépense maxima de d·e,s res·sowrces intellectueUes de notre 24 batz, tandis q1ile 'le voyage, ,par les savant ·compatriote, qui lui pe•rmet- moyens de locomotion jus,qu'a lors contaient de résoudre ,a vec un égal bon- nus, exigeait 75 batz ,p our ce même heur les problèmes les plus di'Vers. trajet. . ,P l us la.in, M. Isaac de Rivaz exposmt 11 a laissé dans ses ,n otes, druns ses lettres, quantité de projet:s plus inté- comment il était ind~spensable de ,ressants ·l es uns que ies autres, prou- prendre un 'brevet français qui coûtait vant combien cet homme était ·doué, et 75 louis d'or, sans pail"ler de·s fraiis de combien il po,ssédait '1'espr,it d'initiati- voyage pour a,ller 1à Chambéry l'obteve et de per,sévéramce. Je ne crains pas nir. Le principal objectif de l'inventeuT de fatiguer les lecteU'rs par ,quelique.s courts articles sur Isaac de Rivaz, car étaJt de s'assurer ,le ,service de la dilije sa,is qu'ils •p oursuivront avec plaisir .gemce des postes du Val,a is, alors afle récit des invention.s si dive,rses de fermé aux Fischer; 2. d'obtenir ,l1e notre compatriote, qui méritait mieux trrunsport 'des lettres; 3. de 1prendre le mono1>ole du transport des sels depuis que d'"être voué ià l 'oubli. Prenons 'Pour commencer la princi- Genève à Suna, Piémont; 4. de demanpale préo,c cupation de ·sa vie, '1a cons- der le pr!ivilège d·u transpo.rt des ma,rtruction d'une voiture marchant seule chandis·es dans tout le pays du Vala i,s. suT route, par des ,ex'plo,s ions ·de gaz. Puis, son imagin.ation d'inventeur <lui - En un mot, nous verrons l' embryon fait a,perceToir d'autres applications de l'automobile, de l'abominable et as- de sa machine à explo,sion, que •n ous soul"dissa,n t teu,f-teu:f, que de Rivaz vel'l'o,ns en son tem<ps. Voici, en cc qnj coµc erne la qi\iientontefois était loin de rêver tel qnel,

cela, il faut d'abord 0ommencer pa: renoncer ià plante.r des sauva~eon~ qm ,ue proviennent pas d'un sem1s f~it e_n pépinière. Le moyen le plus sûr d av01r de beaux arbres, c'est ,d e les a,chete_r tout O'refrfés et 1courornnés chez un 'Pépiniériste consciencieuœ qui ·procurera des s ujets sains, de bonne ven,u e et de variétés •r echerchées •d ans le commer,ce. Mais surtout, i1 faut bien se ,g arder d'a'C!heter des arbres sur les foires, car là on 'Ile vend guèr·e 1q1ue le rebut ·des péprnières, et alors se trouvera juste le dicton: que le bon marché e~t toujours cher. Agricola.

1

Un savant oublié

ce, comment M. de Rivaz calculait les frais et bénéfices du transport des voyage urs de Genève à Milan. La compa· raison, a1u ·moment où le 1Simplon va s'oun,ir, ne peut manquer d'actualité: Une voiture de 3 personnes, tonjour:s occurpée, faisant 2 co,urse,s pa.r semaine, coüterait: a) 3 conducteur.s à 2 batz pour 2 jour,s de repos et pcmr remetbatz tl'e les machine,s en bon ·état: 150 b) 2 conducteurs pour 4 jours de ,voyage à 25 batz chruque hom- . me: 300 o) combusti ble pour 77 lieues à 7 batz ·par lieue 540 d) intérèt du prix des maclünes pour 6 jours 80 e) frais de réparations et remisage, par cou:rse 130 'l'otal des dépenses par course 1200 RiE!CE'rTES 3 per,sonnes à 6 :batz pour 77 lieues J380 Bénéfice net par course de Genève à ,Milan 180 batz. En COilllPtant 160 voyages :par an.née, l'on aurait 180 louis de Mnéf.ice net. Ce 'bénéfice est minimum, cat· l'on a cahmlé •les dépenses au plus haut, tel 2 j•om·s de •repos au lieu d' nn qui sufüirait, et 25 batz pa:r bomme au lieu de 20. En économisant, on réaliserait rnn bénéfice supplémentai:ee de •5 60 écns ,snr les jours de repos, et d e 225 écue sn,r le salaire.» •L a seconde manière 1d'utiliser son char mécanique, disait M. Is. de R ivaz, é tait d'assumer le transipot't des lettres pour le Valai,s, à rais,on de 2 batz par lettre. Le trafic postal était estimé a1lor,s à 150 'lettres par courrier, et pour 200 courrie1~s par année, à 60,000 batz, c,hi<l'.fre rond, ·soit 3000 écus, ou 375 louis. Depuis lol"s, ce chiffre de 2,0 mHle lettres pa'r année a bien décuplé, voire centuplé! Eu défalquant 200 louis 'lH>ur le lrai-

tement des emp'l oyés ·de poste, ajoutait notre inventeur, il •r estait ·175 'loui~ de bénéfice net , aninuel, en sus du tran~port des voyageu11s et ·sans coûter au~ cuns frais, le poids de 150 lettres étant imper-ceptible, dans une di1igence. Troisième .ressource : Transpo rt exclusif ,des marohand~ses, de Genè ve à Domodosso.Ja à raison de 45 batz par quintal. Un char de 30 qni.ntau:x; aurait ra;pporté 1350 batz, et coûté 750 bartz ' par voyage, 'c e ,qui faisait, à raison ide 36 voyages par année, un bénéfice net 1de 140 louis par char, intérêts déduits. Quatrième ressource: Conh'at avec le Valais ·p our 'le transl)ort exc1'usi•f des sels de 11a République, du Bo•nvet'et à Sion, forma'Ilt un bénéfice de 75 batz ,p ar 1cbar, qui aurait ·p roduit 500 écus :pour le sel fran(,'ais, et 1200 pour le sel venant d'Italie. Béné'fice total sur le transport des ,sellè 300 louis pa:r année. Le plus ori,gi,n al, mais •l e moi:ns utile 1des a:pl)'lications du char :mécanique de Rivaz était de la « promener e.n ,curiosité» dans les pri:n'Cipa] e.s vil'les de Fran,ce et d'Italie, ·par •P a,r,i,s , Lyon, T•u· l'in, Milan, Bofognie, Rome, Naples, en la montramt «pour de l'a-t·,gent)). De Riyaz croyait reti'rer de cette façon plus de 1500 lou1s. 1Si le char méca,n~q,ue prenait faveur pour le cha.r,ro-i et ,le tra·nsport, ,l 'ingé· nieur va:lai,sa.n e.'3'pér.ait, asisocié aweo les frères Ramus, de Châlons sjiS.aone, c1,éer· une ·f abr ique ,de ces engins, vendables à 40 louis et reve.nant à 34 d'où gain .net de 6 1ouis pair pièce. De Rivaz estima,it vendre 4000 1cha1rs en Frrunoe faisan1: 24.000 louis, et 800 en A11lemagne et en Italie. 'L ' inventeur ne doutait pas ,que le ]_}U· Mie ne se précipitât su1r son •cihar méca.niq ue, 'IlC demandant ni cheYaux, ni avoi:n•e , ni foin, ponr l'acheter rt s·u:p·p lanter Jp voitnen,g·p ordinaire. 1Déij1à uin tmité ·é tait co:Hclu avec M. 1


219

La casse des vins

Pas:cl.1.oud de Vevey, lequel se pro:i:iosait d'utiliser le ,char en F1rance et promettait à l'inventeur ·1e douzième de J_J,altération d es vins, d ésignée vultoutes ·s es re cette,s , sans aucuns frais gairemen t- SO'U S Je nOlm de ,eassur·e, c.aspouir lui. Cette senle convention aurait sag,e 0 11 cas,se, se manifeste pa,r ,u,r1, valu à de Rivaz, selon ses pré,isions tr'Oublc plus ou moü1s rapide da·ns la 2 ü 3000 louis par année. mas,s e du vin lorsque celui-ci e,st expoS'adressant à ,l a sio.ciété savante sé à l'influence de l'ai,r. ·d' e,ncouragement :p our l' industrie uaP our ree:onnaitre ·si un vi•n es.t ,sujet ticm,ale, M. d e Riv·az relevait 1enc,o,re à la cass,e, il sufü'it d'·em tirer un verre l'application de sa machine pour proon un ·demi-v·e rre et de le laisser déoouj eter de l'eau dans les salles de s:petc- w rt pendhint 24 ou 48 heur·es. ,S'il s·e tacles, en cas d'incendie, comme aussi maintient llrnpid.e -et clair, o,n n'a l'ien po ur prévenir le naufrage des vai,sà craindre. Dans le ca.s ciontraire, N faut seanx, pour faire mouvoil' les bateaux, chercher à s' opposer a u dével,opp em ent à moins de frais que la vapenr, et pon•r de la mala die. Pour cela , il sulffit d'alabourel' la ter l'e. j,outer a u vin un peu d'acidf' tartrique, l'r·é ren ir le na ufrage des vaissca ux ? pui,s de le coller et de le souürer. )lais oui eu pompant l'ea u qui se seUn es~ai pN~alable peemettra d'être rait inh-o'duite dans le corps du bâtifixé sur la qua ntité ,nécessaire. :'.\1. Dement. 11 est vraiment merveilleux de voir gl'ully, distingué pr ofesseur de ùiontl't:>sprit commercial de notre concito- pe llier, conseille d'opérer ai:nsi: On prend un litre de vin ; on y ·a joute yen qui, après avoir fait sa découve,rte, d' abord un gramme d'acide tartrique s'ingéniait à lui trouver les applkaque l'on trouve dans toutes les pharti ons les plus différentes, a.fin d'assul'f'l' un reudemen t à ceux qui entre- macies; •on ajoute encor,e la villlgtième prendraient l'exploitation du système. pa rtie d' nn blanc d'œuf ; on agite et •on Hélas, !',i nventeur se heurta au scep- - laisse ,r eposer jusqu':a u len&eimain. On décante alor,s , avec précaution, tidsme de s es contemporains. V.éponu quart de litre de vin limpide, et on que était défaTorable aux chercheurs, 1 cat· on s'intéressait ,p lus aux a•rmées ,Je s·o umet de .nou vea·u à l'épreuve d,e l'exposition à l'air. On aum pr,es,que qn' aux science,s et à ses appli cations. touj,ours le p1ai, s ir de consfater ·q ue le Il est sûr, en tnus ca,s, que le oha,r mé· canique de )L Isaac de Ri-va z ,ne sortit vî,n ,n e casse ;pl us. 1S'il ,cas,sait elllcore, on ren ouvellerait jalillajs du domaine expérimental, et l'essai sur un .auh'e lit.te en ajoutant qu'il exécuta à peine quelq ues cours,es, où les imperfections du système fürent cétte fois deux grammes d' a1cide tar·.oublier se,s réels ava,ntages. ·Les ca-pi- trique. Il es t très exeeptionnel, enco1·,~ talistes, les associés sur les;quel.s il une foi,s, q u'·un vin Ille reste plu·s sb>an1.it fondé de si grandes esrpé ran'ces ble ià la suite de ce üaitement. 1Si :l 'opératio,n a J_· éussi, il lll'Y a plus pour une exploitation fructueuse et grundiose de son in •:en tian , firent 1a qu' à l'appliquer en gr.and. Pour cel a, soul'de oreille. Il ne vit point, ooimme on fait fondre dans une petite quantiM dans ses rêves, les chat·s s•a,ns chevaux d'eau houilla,nte, eu ay,alllt soin de .ue pas ·emvloyer de récipients ein f er, 100 siHonner les routes de Frnll'ce, d' Italie g rammes d'acide tart,rique par chaque et d' NHemagnc. (A suivre) lw rtolitre dr viin à traiter; o,n mélan ge eu fou et tant , on colle ensuite soit, p.ar 1

1

1

1

1

Les lemmes, échelonnée~ deux h d,eux, ,leur livre de messe ,et le chapelet à la ·main, stationnent sur le cimetière, toutes vêtues de même, fidèles à leur costume national des jours d,e fête, qu'elles ont le 'bon sens ,de cons·erver sans ombre de changement. Avec cela qu'elles font preuve de goût. Il est tout à la fois solide, joli et sêia,nt. Cha'I)eau noir à fond plat et à larges ai'les, sous lequel s',a brite un serre-tête en soie brochée, garni de belles dentelles noires. Une robe de mê· ,me couleur eu robuste drap du pays dont la jupe aux cent plis, massive et coua-t~, tombe sur des bas de 'laine 'blanche, artistement travaillés, que de petits souliers plats nident à. rryittre en 1·elief, et iJOUr compléter la toi'lette,· un fi ch u e t un tablier de ·Soie assortis, de préférence noir.s ou violets. 'Pas autre chose, mais avec cette simplicité Jes SaYiêzanues arrivent à être bien mises, et les teintes sévères de leur ajustement ne se.rveut qu'à mieux faire ressortir ~',éclat du t,eint, qu'elles ont en géné1'.a l ·fort beau. Contrnirement à ce que l'on voit dans l a plaine, la mode et ses hideurs n' ont ,r ien à faire ici. Les femmes ont raison de s'en tenir a u costume des temps anciens. Rien ne ,saurait le rempla;cer. li leur donne un air de bonne tenue et de distinction ca:mpagnarde, qui, dès ·l 'abord, prévient en leur faveur. Mais les 13nges, J,e g:t·oul)t! le plus caractéristique du défi.Jé? Qui n'a ipas vu les anges n'a rien vu! Des trouvailles comme celles-ci sont une conquête. Et là-dessus, qu'on n' aille pas s.e représenter -des ,c hérubins MJ.X aUes de carton fri&és et gourmés·, mi-ingénus, mi-gro•es: ( Suite et fin) ques, comme on en voit encore de l'autre . Pou~~ bien voi'l', nous nous poston,s irnr le côté des Alpes. c1met1ere, et nous n'en bougeons pas. Le. type ici est puroonent local, sans son A que~qu~s ~a,s devant nous se dr,ess,e, pareil nulle part ailleu'l'S, ,produit du teradossé 1église, un des r•eposorirs, celui dont le :·11lruge d'Or-moua a flaJt les frais. Il roir, il faut le croire; et en tout ca,s d'une est en for~e de grotte, tout encapuchonné ancienneté qui ,se perd dans la nuit dies ~·~r:ousselme :J:Jlanche, enguirlan'dé de ver- temps. On n',e n connaît pas l'origine. Cha· . ' orné d.e trub.le aux et de t1eur.s artifi- que génération transmet ses ang.es il. celle qui vient après. Mais d'oü i.Js ,s ortent pourcielles dont . les dœ·ui·es sc1··n"'ll . · 'Ll en t sous 1~ ' i:ustiques d~·aperies de cette voû.te tranispa- q•uoi ils viennent, nul ne le sait. Que no,us importe après tout, puisque tels 1:u~e. De J a·utt•e côté de la 11ue, uu vieux batu_nent, 'la ~~son communale, déploie sui· qu'ils sont, nous n 'avons pas assez de nos ~a. fa~de . gr1satre deux drapeaux dêcolo- yeux pouJ· les voir! Ne comprenez-vous pas 1és, h_1stor11ues tous deux, et de glorieuse d'ailleurs que ces ·vieilleries et ce mythe O'!I mémoire. L uu porte llan,s ,s es replis la Ion ce mystère, comme il vous pJ,aira d,e l'appegue épée traditionnelle armoirie dP S .è· ler, c'est ce qui fait notre bonheur? ~e: .C'est cel u1· qui. a fi,g.uré ' ~ av1 · en 14ï5 à la baLes ,a nges. J'essaierai de ·les fair e passer tao11e ,fu t d onné jadis devant vous. . l de· la PlantJa · L'autre ' pat .,a v1ille d.e Sion aux Slll,v,rnza,ns en r êcomQu'on ·s e figur e, si l'on peuti, douze il. peu~c cle Ieu l.' va.J eur. quinze jeunes filles, disons Heurs et des

hectolitre, a,ec deux bla-n.cs d'œuf,s bien battus, ,soit avec dix o·.rnmmes de gélatine que l'o.n fera fondl; dams .J'eau ti_ède - pas trop ch:aude; ün mêle au vm, ou .agite vivement, puis on :l aisse reposer CÏ'rnq à six j-ours, jusqu'à ce que la colle soit tombée; enfin, on s-ontire dans de nouvelles :futa illes bien rincées. . TJemploi de ,l'aci.de tartriq ue ne d-onue cependa•n t 1pa,s toujours ·u:n résul t at complet, et .afors, sans attendre que la maladie s' accentue, i:l faut procéder d'une autre façon. · 1Le •r e mède le plus efficace c-ons1ste dans un méchage énei· g;i,qn:e suivi de P:aste~risatiûn. Cette dernière opérati,o.n s ef~ec:,ue en ·Chauffa.nt le vin au bam-ma,r 1e Jns qu'à une tempél'atùre de 60°. On le retire alors du feu poul' le tran~v3:ser ~ans des fûts bien proprel!I. :\_ms1 traités, les vins ne sont plus s .u Jets à la ca,sse. La décoloratioin par~wlle produite paT le. méc•h age dispal ~'ît ~eu à peu, et le vm redevient a uss1 brl'lfant qu'a11ipamva,n t. E. Dnpré. 1

1

1.1.Wlill

a


1

221

220

,plus belles, avec toutes les fratches couleur• de leur .printemps, •seize ans tout au plus. Des anges, moins les ailes, et le charme n'y perd rien. · Décl·ire le·ur costume, n'est ,pas chose fa· cile; nuances hardies, bario'lages audacieux, un assaut de couleurs à dé!ler la paLette du coloriste Je plus emporté; quelque chose de frai,s, de propret et de pimpant, eo.mme une gerbe de boutons-d'or où l'on aurait mêlé à foison l.es bluets ,et les coquelicots. Voilà pour le coup d'œil. Passons aux détails. D'abo1·d la coiffure. Nimbe et diadème tout ensemble, un étincelant fouillis de do1·ures et de brillants, haut porté s·ur le front, et qui tient également de l'auréole des vier.ges byzantines et de la couronne des caciques. Le Pérou ou l'Orient en ont-ils peutêtre foui·,ni le modèle ? La pensée demeure indécise devant ce problème. De ce diadème fantaisiste se dégagent en guise de voile ou de manteau, couvrant le dos et les épaules, et t(lm'bant ju&qu'à mico1,p-s, de riches 1•ubans d'égale largeUl' et de coulew.·s variées, violets. rouges, noirs et verts, a lignés à la s uite les uns des autres, toujoms dans le même ordre, de faç:on à former un ensemble chamarre qui n 'est pas dépourvu de goût. Comme un ,p lastron cons, tellé de brillants sur le devant du corsage, se -hérisse une parure de fausses fleurs au fe uillage doré, toute .s emblable au diadème. La robe en drap noir, est garnie d,ans sa partie inférieure de bandes tl\ansversales de couleurs assorties à la coiffure. Les jllllnùes sont emprisonnées dans d'élégant~ bas noirs; - Jes Savi-ézanes, chacun le ~alt, eont habiles tricoteuses; - ces b,a•s, irréprochables avec Jeurs coins brodés de laine aux diverses nuances, donnent la mesure de 1cu.r savoir-taire; et Je coquet soulier plat, orné ,de rosettes pour la circonstance, ne perd 11ien à être vu de près. ·Plus fratches que des roses de .mai, et très blondes, ce qui n'est pas étonna.nt da ns ce coin de pays où la race est blonde, et où ies femmes ont une renommée ,de beauté, ces ·belles filles ainsi paJ·ées, fiê.res, sérieuses, ont tout de même grand air sous cette mirobolante exhibition de c:Iinquant. E!Jes ne ·s 'avancent pas seules. Un jeune homme les précède, << le tzambi ». D'une main il porte en manière de houlette, un long b.iton surmonté d'un l>ouq·uet de flenrs. de l'autre il conduit un ange aussi, une pPtLte fille, la plus jeune du groupe, s,a, prM~rée, celle .CJU'il est en droit de choisir.

Il a le cosh1,me et la conscience de son rôle. La tête couverte d'un feutre aux: bords

évasés, que décore une guirlande multicolore, revêtu ,de la tuniq ue ti·adiüonne<lle aux galons d'-or, il ouvre gravement la marche avec sa petite compagne. Les anges le suivent deux à deux. E t tous, march;ant cornine drs rois, calmes, impassibles, ayant l'a,ir de ne r ien voir, ils s'avancent ,au milieu dea villageois, qui s'écartent, et 1des curieux, pour la plupa rt étrangers à la localité, qui se pressent autour d'eux: pour mieux: les ollserver. Mais pour bien comprendre fa gr✠s~1ieuse de cé groupe <l',a.utrefois, il faut le voir comme je l'ai vu, sous un ciel bleu et nn plein air de soleil ,dans ce pays de verdure qui est Savièze, ou bien :1 'l'ombre des piliers, sous la yoûte séculail'e de l'égJi.sc toute plei: ue encore d-es fumées de -l'encens. Ailleurs peut-être il se.rait dépaysé; ici il est ù. sa place et bien dhez lui. C'est le trait piriuant du tableau. Le col'ps de la pl'ocession s'avoisinait. Bientôt nous Je vîmes déboucher d'un petit chemin encaissé ctaus les arbres·. Les noyers 1Jrès hauts tonnaient a u dessus comme une voûte épaisse, et des profondeurs <.le ce vert intense, ou voyait venir, magnifiques clans leurs ha.bits écarlates et leurs bonnets à poil, les greNl'cliei·s fa~sant escorte au snint sacrement, et. puis la troupe dans s.a tent1e d'o1-clonnance, beaux hommes, air rrrn rtial; la croix, les bannières, qe dais :>r· ·né, un mélange de surpli~ et d'habits ~ombres, de dorures et cl' étoffes soyeuses, de couleurs vives, un cortège immense qui envahissait peu il peu la place et le cimetière où, devant le reposoir, Je cmé cb;antait le clernie1· êvaugile. Rehaussé par son grancl fond de verdure et ce radienx temps de juin, ce déploiement cle fête arnit des teintes clrn:udes. C'étarit queLque chose de gai qui riait aux yeux, en même teml])s que dans l'âme on sentait comme une sor te cle trioanpbe ,se mêler a11 senüment du respect. · Et tont antour, ,souriantes et euguirJ.anclées de rMDeaux verts et de branches de <:ytise en fleurs, de très 'l'ieilLes maisollls, sous leurs vieux toits noirs qui brillaient au soleil, ,s emblaient regarder tout ce mouvement et tout cet app:irilt, avec de bons yeux 1l'ï1i:eules, ibwbituées à voir chaque printe.rn;ps leur ra.mener J,a belle fête et 1',a,ntique ferveur. 11 y avnit lii rlnn~ ,<:a fraîcheur printallliêre et son alilégresse sans ,ctis, un de.c eslableaux

comme nos montagnes seules, avec la Œumière (JUU.lld ,elle · s·eu lllêle, ,p eu veut 1Jous ùonne1·. Et comme on sait gré à ce coin cle pa:ys d'avoir gardé son ,oa,ra.ctôre et ses couleut·s! La il)rocessiou une fois débandée, 'le village s'e fait déseut. Egrenés ou l[lar bandes les œens des environs m ettent d'au.tant -p lus de hâte à partir, que dans 1',a,près midi il leUl' faudra de nouveau venir :1 Saint-Germain pour les vêu)r es. Quelques-uns de leurs villa.ges d'ailleurs sont éloignés; et puis les femmes de . Sav,ièze, ,s oigneuses cle .leurs habits, - ,vadez-moi des endroit,s où elles ont conservé ,c ette rare et précieuse qualiité, - sont pressées d 'échanger l eur tenue d'habillé contre un .a utre !Plus modeste. Aussitôt arrivées chez elles, Je ficthu et Je tablier de soie qui constituent ~a p lus grande rictbesse de leur costUJme et l'ornement des ,g rands jour s, seront prestement enlevés et mis en ,i·éserve pour la prochaine solennité. Un fichu ,simp1e et un tabLieT de t-oile en tiendront Ji.eu et place pour le reste de Ja journée. Suivant l'usage, le jour de la Fête-Dieu, les neuf villages qui com1Posent la paroisse prennent deux var deux, et à tour de rôle, la ,e ha1•ge .des honneur,s de la procession, celle des a nges et du conting.ent militaire de rigueu1r. (Jette fois, Rouma et Or:morua, Jes deux villages les !Plus ra:pprochés de SaintGemn.ain, en avaient fai1t les frai,s, et je vous l'ai dit, à leur gloire. Rien n 'y ,ma,n quait, ni la be11e 01,donn,ance, ni Jes grenfüJjers l'OU· ges, ni Les beaux .a nges, ni .Je nombue, tous gen s bien plantés et de bonne mine. L'a1,rivée comme le départ, ta,nt q;,our la mess.e q.uc pour les vêpnes, a toujours lieu en cortège, fièrement, g-ravem.ent, au son des taimbour,s. Si J'on y met du sérieux, cela n'exclut pas la crânerie. Dan s un pays eoa.n·me celui-ci, où tout est feurnage et verd.ure, ce défilé ressemble à Ia, fête du printemps. A l'issue des vi';pres, la ph alange aussitôt se refomne, et en un demi-.tour vient se ranger devant Je presbytère (lUi présente sa façrude dêco1·,é e de bra,rrchages. '.route l'assl• tarnce, enh·amée ,par ce mouvement, s'entasse ,pat· derrière et se presse sur le ci!metière. Chacun veut voir, et encore plus entenodre. Le curé ·pa11a.ît. C'est à lui qu'on en veut . Au nom de la paroisse Je porte0 clrarpeau s'avance pour le complimenter. P,as si faJCiŒe qu'on Je croit, de parler en pUJblii·c un jour comme celui-là, qua,nd il s'agit cl'a,fifronter les feux eroisé.s rd e qu_ruques centaines d'yeux et que toutes les oreilles 1

0

·•

•

sont tenclues. Mais l'on s'en tire comme ot1 peut, et même si, ·b rusquant k1, fin de !:IN. pflrorai,soll .l'orateur laisse quelques-uns éoo.his qu'o~ pui.sse faire un di-scours en si peu de pa,rol.es, il n '-est ;personne qui ,s onge i\. le prendre en mauvaise part. N'est pas Dêmo.sthène qui veut. Une allocution que le curé est tenu de fai11e en réponse à cette \lw.rangue, tei,mine la partie oflficielle de Ja fête. C'est le sig,nail du dêpa rt. Le ,r assemblement se 1c:Us.per.se, et t-Ous œs gens qui étaient accourus en ,mrasse dans Jeurs •b eaux lJa,bits, épa'lipillés b ientôt; semoo sur tous les chemins, se ;perdent dans l'épaisseur de .ia feuillée, comme un tableau <mouvant ~ur lequel on viendirait ·de tii<er le rideau . Par contre, il n'en est pas d'e même des sociétés de citaidin.s et de citadines, bandes joyeuses et a.utres, venus après !eUl' dî· ner en manière de ,d,essei·t ou de partie de plaisi!r, pour assister au défilé du cortège à sa sortie .des vêu)res. Arrivés a u der· nier m()(Jllent, l'habit ou le -châle sur le bras, Je visage coloré, échauffés par la marche en p'leln soleil, ceux"ci s'attardent volontiers à Saint-Germain et cùan,s. ses entours, retenus par na beauté des ombr ages, et plus enco'l:e, s'il fa,ut en croiœ les mauvai-ses langues, par la saveur du llilUscat de Savièze, dans ,tequcl, en fins cOOlllaisseuM, lis ne dédal·· gnent pas cle treII11per leurs lèvres, vin gé· nêre,ux ,n,vec une sort e de tra.îtri-se cachée au fond, qui fait qu'en Je buvant Je •temp.s dure [l)eU. Plus d'un, assu1·e-t-on, après s'en être ,d,é·lecté, a senti tom·ner sa tête, a,u point de crofa'e qu'eL!e fai,s ait des cabrioles. Vrai ou non, que l'on s'en prem:ne au muscat ou à a utre chose, 1e pay:s est un de ee.ux auXJquels on ne tourne Je do,s q·u'à regret. Au retour, et pour varier nos :plaisil·s, nous prîlmes un autre ch emin que celui du ma.tin, joli aus,si, et ombragé comme id tous les chemins. H s'allongeait paresseusement entre deux haies vertes au milieu des vergers, tout en a.yant l'air d'a1Jer se perdlie on ne sait où. Une [l)e.rspecti-ve d'ar,bres, des noyers ,très hauts, de quelques côtés que a'on· portflt les yeux, nous dissi:muJaient la vue des lointains; et 'l'on marchait sans rien voil· al1 de'là de 'leur dôme ,pommelé qui festonnait l 'az.ur. ·)fais après quelq·ues minutes, une maison se dl'essa. au bol.'d du chemin, ,puis une se<:oude, et d'autres encor.a, êparpillées çù et lù, un peu à la façon de!> a.rb1,e11 ,Jeun


223 voisws, quî croîsseut où b<>u leur semble. Elles n e sont pa,s toutes jolies, ni neuves, ee.s maisons; les u11es borgues, les autres grise.s et lé~a rdées ; et ri y ·eu a q.ui sont t rès anciennes, mais e1les ne sentent p as du t out la m iisêre. E n,cadl'.ées comme elles son t daus :I.e désoi,dre d'un e vet'<loyante t·a:mée, elles ont au contraire la physionomie lleu1:euse des clloses qui occupent une bonne pla<!e a u soleil. Dans ce vil'lage, car c'en est un, Rou1JDa, un n om doux à 1'01-eme, vous chercheriez en vain t race de pa.vé. Pour t out e 1·ue, il n '·a que l e (füemin qui le travevse, s illonné d'ornières, creusé et déformé en tous s eu.s p iu· l e passage· du béta il, et reau qui s'lêchappe des fon taines, toutes Jes habitat ions à la déb andade, J.Jlantée.s des deux côtés. Quelques pas vous J-e font voir d'un bout à ·l'autre. C'est tout, et si vou s voulez, ce n'est rien. l\!Iiais si j'éta is peintr e, je me prend·rais d'amour pour ce.s vieilles masures et le ur p ittoresque nid de fe.uillage. A. pei'Dle dépassé, ie villa:ge disparait com me H nous était ll'ppa1·u, bru,Squement envefo;ppé p ar Les noyers q ui -s 'élargissen t tout autour, et ,si bien blo.tti, qu'on p ourrait p asser à quelques ,pas sans soupçonner son existence. Nous sommesen ,ple ine campag ne. Tout est magnifiquement vert. c·.e st la couleur d u p ays, un vert énergique, v,elouté, d'une seu le teinte, portant en IU!i les traîchetws pru·fumées qui montent d es terres producü ves. Le n oyer, l'arbre du sol, se dresse i<!i rpartout. La terre lui a:p·pru·tient. li ve11doie si fe rme, a v.ec 'Cle tels élans de vigueur, ,d e telles aud a,ces d'alt itude, q•ue la contrée l ui doit son <!'ha11rue ,et sa beauté. Les c hênes, les ormeaux, tous les 'autres a t,bres, Jle sont là que pom· former sa cour. Pour n ous, que les séclle1,esses de la plain e n'ont point blasés, ces arbres d e forte v enue et tous les emportements tl' une végétation qui se dilate à sa guise, .nous m ettent ,Je cœ u-r a. l'aise. .A mesure q u·e l'on descen d, ce rideaJU de feu i'llage se fait ,plu s tranrs,p-aren t, les arbr elil s'éclaircissent. Il s'y frait des trouées par où, en y r egardant bien, ou \Peut apercevoir ,sur la !droite, allon gées au f lan c du coteau les ma.i.sonnet tes de Gr anois, 11'un des hameaux de la .pa•rnisse, ~t au loin s w· la montagne les m urailles blanch es des mayens ~cha lets) <le Conthey, disséminés à l a façon d'un troupeau 'de c hèvres dans les pâtut·ages. Tout eJ1 mus ant, nous a1Tivons à Ot·m ona. Comme Rourma il sort des arbres, ,et lui 1·es~ ble par un ~l air de famiUe que, s i ce

u'était qu'il est plus grnud, et se tou rne résolumeot vers le soJ.eil, on Je:s pourra it aisémen t pren d·re l'un pour l'autr e. G1·is et !aida au :p remier abord, ces vHlages ,prennent un tout autre aspect dès qu'on y est entr-é. U u air d'ot"dre e t d'aisance, ,une s orte de bon homie antique da ns les déta ils, les accommodent bien vite à ·VOS yeux. Avec ,cela que la sa:nté se voit épa,nouie sur . toutes les figures; joues r oses et pleiues, v isages intelligents, l'œil éveillé et fier: tout ce mon.de est leste et bien découpll\, avec une e~ression ,d'lhonnê te franchise qui gagne la sympa tllie. Sm, ce bon coteau de Savdêze, le même air qui faft les a:rbres si for ts, f a it a ussi le.s hommes sains et robustes. Gens et plantes y ont de la race. En tenue de fête, 01·m ona n ous p ré.sentait deux rangées parallèles de mai,sons toutes également parées de b1·an chages et d e grappes de cytise, ce qui •donnait à Jeurs faça des grises quelque cho~ de joyeux et de naïf t out en sem ble. Un village avenant, sans com·pter que de là, quand le ciel est clair, on n 'a qu'il leve.r l n. tête pour saluer l e m on t Cet'Vin que l'on vo.it , pareil à un toit d 'rurdoises, noir et luisant, se idresser à côté de la Dent Blanche au-dess us des neiges de la va llée d'H ér ens. P endan t que notre chemin qui se r emet à courir s ous les noyers, nous emporte r apidement vers la plaine, n os yeux s'ru·rêtent au passage s ur des ruin es 'h istoriques, que Jai fe uillée en s'entr'ouvr ant met â découvert: le château d e la Soie, assis à l'éoart sur la crête d' un t·ocller qui ,semble ne faire qu' uu b!oc avec lui. Son profil blême se h érisse, ,sordide et mélancolique sous l'irradiation de la lumière, dans un encadt·emen t de jeunes vetd ure.s. Mais le soleil a 'beau °'lot verser ses clœrtés, et la terre s ourire tout ·alentour, ,u ne tache lui J.'este, sinistre et sanglante. Un meurtre le souii'la ; il en gaQ·de sinon la trace du moins l'horr.eur. J adis résiden<!e d'été des évêques ,d e Sion, il était aussi Jeur dernlet• r efuge <dan s -les temps de troubles où le séjour de '1a ·Capita le ne pouvait plus leur offrir de ,sécurité, et ce fut ici qu'apr ès tuente-trois aus -d'un épiscopat orageux, Guich ard de Tavelli trouva une mort violen te. « Le 8 aoOt 1374, n ous dit l'Wstoire, les partisa:ns d' A.ntoiue d e la '.l'our, assi'st&s de quelqoues hommes de Contili-ey, ayant réussi à p én étrer par ·s uupr1se .dfills le châtea u de la Soie, saisiren t 'Clans uu peiit jar din att1mani aux r emp a rts, l'évêque e t ,son cbapelain coonme ils récitaient ~nsem.ble Jes heures ca.no-

uîal.es, et les jetèrent tous denx p nr une feuêtr-e dans le fouù ùn préc.:ipic-e." Pl us ta.1·d , sous Guilla ume V Lle H.aroguc, les 1>atriofos ne nmlant plus tolérer <1u·aucun membr e de la famille de n ru·ogue occupât quelq ue emploi ou possédât quelque aeigneurLe en Valais, vinrent d M1s ce but mettt•e le siège devAut la Soie où l'évêque s'était retiré avec les d ébris de sa parenté. Au mois cle septem bre 1417 la place dut se rendre. Les assiégés obtinrnnt la vie s:mve à la condition de prencke le ciliemin de rexil, et le .manoir livré aux flammes fut 1miné pour toujO'Urs. TeI q ue nous 1~ voyons ,a ujoUTd'hul il n'a plus que le sombre prestige des lieu; qui on t v u s'accomplir des choses t ragiques. A peine entrevu, aussitôt disparu. Nou s le laissons donc où il est. H s'efface derrière les a1•bres, et nous, lui tom,nan t Je dos, quelques p as p lus 3/Vant nous pol"tous nos rega1,ds sur Montorge, un vieux château, autre spech·e aussi et sou contemporain. A l'un com me à l'autr e l'incend ie n'a laissé que ce qu'il ne pouvait ,pas leur ôter des '315,. sises à l'abri du ,feu. Le tempos a fa{t le reste. Campé sur sorn rocher, un e sorte de promontoire é1evé q ui vient finir au milieu de~ vignes, Mon torge, plus encore que Ja Sooe, ne montre autre chose que des :lambeaux de murs écomés et noiœis, qui couronnent le front chenu de Ja colline avec une cer taine façon menaçante ode r egarder le ciel. Contraste étrang,e et charmant. Au-dessous d~s _ruines se trouve un petit lac, miToir en mm1ature tombé com me l!)ar tniracle en ce coin .perd u, . et dont les eaux ,profondes, s'il raut en croJre l a 'légenùe, recèlent une ville en c101,mie depuis des siêdes. Quelques-un s v~nt plus loin et "Oseut aMil,mer qu'à certa1,ns moments de l'an-née on peut en apercevoh· 'les IlllUrailles. .Avec Mon targe, on passe sans ,t rn.n,s ition des ombr a,ges au vignoble. Adieu les noyiers et 'les beaux cllênes. Rien n 'arrête plus le rega1'<l. Il tombe d'aplomb sur la ville assise en amphithéâtre au pied de ses deux collines. Sous le soleil q u i d6clinie et lui jette la ;pourpre de ses feux les 'ligues sont nettes et har'd.ies, les tel-ntes ;ives et caressan.tes. Châteaux toul's é,.,.lises t oits et pignons, tout s'e,nlêve d'un"' cou; ~'œil. La vi,e q'llÎ déborde, la lumière qui Joue, leur font comme une gloire. La cité des évêques, comlJlle tout ce qui porte cles ruines, V·eut êh·e 'vue ainsi.

-l r

MARIO.

Les Pierres des Morts (LEGEND E D E SA.LENFE) .d. 1110n am'i Kavhaëi B-. à S.

Si :::lu,leu.fc offre a ux touristes et aux ama. teurs de la belle nature tan t de sites • · cllanteurs, tant de lieux pleins cle d~kes et de ,ruystè1·es, elle rappeHe aussi .aux chercheur s d'antiques cr oyauces 1!)1us d' un trait tOU'Chant et digue (l'être 1•aipporté. Qu'on me ,vermette donc de ra<!onter ici le drame poign,ant qui, au dir e de la Jégen'd.e, s'y serait déroulé il y a quelque cent ans, c 'est-à-dire à l'éfpoque des rivalités entre les 'différents propriétai1res de cette belle m on tagne. L01·.s d' un~ des de1,nières excursions, ·q ue j'y ai f.aite, me ,p,romenant sur ce gracieux \Pl&• teau, je fu,s t rès surpris d'y trou-ver cleux clalles L'O u~hées l'une à <!ôté de l'auh'e, sui· ae sol, en forme de totnbe, et -sui' cha cune d'et• les était gravée uue <!roix. Tl'èS intrigué par cette découvert e, je me promis bien de prencll'e des info1,mations sw· sou 01·!gine. Absor,bé dans cett e p ensée, je revenais sur rnes pa.s, lru·sque je rencontre un bon vieux 11âtre q u<I, depuis ,plus de 40 années vient 1·hlll(lue été exercer son métier sur cfrt ,a,1pa~e. Je lui fis immédiatement pait de ce qui rne préoccupait, et voici ce qn' il me raconta, 1out en a<!co,mvagnant son rl!<!it de gestes Pxpressifs et de 1··ega1'<ls, tantôt CO'Urroucés, 1au iô t a ttendl·is: « J eune homme, dit-il, je suis heureux de J•ouvoir vous satis.faire en vous transmettant c·e_ que m·~ r~conté mon grand'iPère qui ~uirneme a aippr1s de témoins O<!ulaires la scèHe désolante qui s'est passée ici. IDn ce 1emps.,Jà, la civilisation n'avait point encore J1éné:'l·é profondément daus nos vallées. Les 11ass1o~s de la haine et de la vengeance ar;;t •lorm~1ent quasi libre cai·r ière et (l)orta.ieht parfois les humains à commettre des actes 11'une sauvage c-r uauté. Les rivalités entre les populations des vi.Jlages voisin s .a'bouh_ssaient parfois à des rixes plus ou moins vwlentes, surtou t brsque la possession de •.1uelque misé.l'able Jopin ùe te:rre était en ;ieu, ~t c'est préci,sément ce qui a eu lieu ici, PJus1eurs communautés - dont le nom imV?r te :1>eu pour !'Intelligen ce du récit - se .11spu tJaient la possession de cette ,m ontagne. Un ,pr ocès était engagé entre les ,pal't1es et les esprits étaien t fortement montes mrtout parmi les rpâtras. De vioJ.entes dispu~ tes, qui aboutissen t presque toujours à des luttes, taisaient joumellement retentir les échos cles mO'.Jltagnes qui n ous environnent· e'éta.it un bien triste temps. ·


01• un Jour, <leux robustes gars se renùaieint bols, chaCWl ayant sa hache sur !'6paule. I:ls se Q'encontrè1·ent en ce lieu-ci. A ipeine se ,s on t-ils r econnus, qu'il!l se jettent des rega1'08 farouches tout en faisant entendre d '·hori·ibles vociférations. füs 1·estent un instant campés en faœ l'un de l'autJ:.e. 'l'out à coup un trissou de rage secou.e tous leurs membres, Les hadhes se lèvent et s'abattent: les deu x malheureux tombent. Leurs crânes entr'ouverts laissent échlld)per {les flots d'un sa·ng génér,eux qui va rougir le .v ert gazon, tandis que le·s dernières con vulsi.ons de l'agonie .agitent -les co11)S des conl'battants. La vue de cet événement tr.a gique .r·elll(Plit d'~pouvante Jes bergers présents. Silencieux et mornes, ils 1·evinrent sur ileurs pas ,a nnoncer à -leurs compagnons ce qui venait de ·s·e ipasser. Tous se rendent sur le lieu du drame. Après quelques minutesùe silence, l' un des ru1ciens prenant la parole, :leur démontra toute la laiùeur de leurs dissensions et les maux ,a;ffreux qui en !résultaient. LI leur conseilla donc de if-aire 1a paix: tous levèrent la main ivers le ci~l et jUl'èrent de viv·re déso1•mais en a.mis et en f.rè.res. D'un commun accord, il fut décidé que les deux pâtres, qui avaient donné un te1 exemp le de haine féroce, seraient enterrés sur le lieu même du crime. On y fit deux fosses, et, après y a voir déipos{l 1'a dépouille des malheureux, on les recouvl'it chacun d 'une dalle su.r la,queMe était g1,avée une croix. Ensuite dh11JCun se ,rendit chez Jui en méditant triste.m ent sur ce qui s'était II)assé pendant cette lugubre journée. Voilà, jeune homme, ,c e que me ,r acontait mon grand'1Père, tout en essuy.ant une larme: je ne puis vous en dire davantage.» Telles furent les paroles du vieillard à mes rêflexions. Après tout, me dis-je, autant vaut cette explication qu'une auti·e, peut-être plus savante, mais à cou,p .sO.r moins émouv,a nt e. Et je m'éiloignais à mon tour. Si :par hasard, ce simple i·écit tombe sous les yeux de quelque es,prit sceptique, qu'i,l hausse 'les épaules à son aise: c'est son af. tai[·e. Toujours est-il que, si ja,mais il va à Sale:nfe, il ,pourra vêrifi,er lui-même l'ex:iste.n.ce du monument mentionné et en r~cherAl. OOUTAZ. inst. eher l'origine. 18.U

••••• Variétés

* UNE BONNE HISTOIRE. - Les rédaciteu1·s des ,,Basler Nachrichten" sont des rens ha.liituenement hès .sérieux. Ceipenda-nt,

le 1er n,,ril de eha.que anuée, ils se pet•mettent quelque bonne fumis terie ù'allure scientifique, à ln~1uelle se ·l aissent prendre parfois les savants eux-mêmes. Celle ,du 1er ayril 1904, en ·particulier, a en un s uccès fou, qui dure en core. Voici ce que racontaient nos fa10étieux confirères: (c Un marchand hollandai-s, M. Bew.en, s'était égaré dans une f or êt vierge de Java. Surpris ;ri-ai· la nuit, il coucha sons un arbre. Tout à coup, il fut r éveillé en sursaut par une voix' Qt\i disait: cc Kourikomi ». Quand le ,matin parut, le ,ma.rchand vit entre les b1,a;nohes de s on arbre un ni.d gigantesque, dont l'ouverture ,seule mesurait 50 c. 'de diamèti·e. P.a1· cette ouverture paraiissait une tête ,a,vec -des cheveux bruns. Enfin, un être singulier sortit avec précaution .et dévaia de branche en branche. Le Hollandais s'en alla; mais, hanté par le souvenir de ce specta1cle, il ,revin t avec le docteur Verdehouse, leq.u el étudia pendant plusieurs senn,adnes les mœurs du .mystérieux p ersonnage. Il crnt reconn-a îtr e le cc pithecantlhropus erectu.s » de Haeckel. Les indigènes y voient plus exact01Dent un singe, qu'ils nomment cc asclh perrizl )J. Oe singe a un Jangage, d'ailleurs fort simple; il connaît 'Le feu et le vénère, mruis il ne sa it pas 1'allumer .. . )) Pour un poisson d'avril, ce singe-homme était ;poli, avouez-le. Les ,,B. N." voulaient sa,ns doute ridicul iser les théories darwiniennes. Mais ·l e journal! bMois était foin de sup'I)oser que sa plaisanterie sera:it prise au sérieux. On vit aussitôt d·ans ce singe parlant l'ancêtr e en chair et en ,os du ~enre humain. Bearucou,p de gens qui croient à aa descenda,n ce s i•miesque de l'ho.m,me s·e jetèrent avec ,enthou siasme sur la découverte du Hollandais fabriquée, un jom de 1er avril, dans les bureaux de la rédaction. Et voici que, plus d'un an a'I)rès le r écit f unlllIDlbulesq ue .de la feu ille b[loise, un grand j om,nal de Bruxelles, le ,,Sou·", publie cette histou·e cOllllme u.ne trouvaille scientifique, sous le titre (c Les pithécanthropes Ide Java»! Ce poisson récha.uffé a passé einsuite jus(Jue dans, le grave ,,Journal des Dêba,ts", qui trouve, toutefois, les décl"<l!1iations du docteur V. peu dignes de foi. Pru· c001tre, divers journaux suisses r epraduisent sans soui,ciHer l'article cc scientifique» du ,,Soir". C'est à mourir de ri.l'e, écriven t les ,,Basler Naic-hricbten". Et n y a de q uoi.

•••

b I!.

Foyer

et les

Champs

Histoire - ~ouvellea -:- Mœ:tra - Sciences -lnventio,1s "--7 Daco:ivartas - Voyage!! Ed~c~t1on - Politesse - Economie dome3tique - Hygiène - Médecine Cu111ne -- Recettes - Procédés - Travaux féminins - Variétés, etc.

f

Publications recommandées

~

Le Sillon Romand La Revue Populaire <i,771'

M. H. DING, éditeur Es1nrayrr-lo-f,ac

envoie gratuitement

-=============~~:=~:==========~==N~O=s~p;é;c;i~m;;e;n==

Manœu vres militaires en France en 1904

Le colonel NOLET de Malvoue, emporté par sa monture au cours d'une charge est atteint par une baïonnette (Dessin de Damblans)


LE FOYER et les CHAMPS LE FOVER et les CHAMPS

rnx grandes manœuvres françaises Un colonel blessé Chaque année, au cours des manœu-res militafres, des accidents plus d~u noins graves sont malheureusement à c1lorer. Pendant les r écentes manœuvrcs de 'Est, un c~lonel a été blessé. à la tête le son réofoient dans les Circonstanccs ~ . d iuivantes. L e 8° chasseur, venait e lharger contre une division de marche, iomposée de zouaves, de chasseurs et de marsoins qui avaient mis baïonnette au }anon pour recevoir le choc. Le cheval iu colonel Nolet de Malvoue, qui avait mené la char ge, s'emballa et pénétra à traver s les lignes d'un bataillon de zoua ves. En voyant arriver sur lui l' animal furieux un homme instinctivement r eleva son ar~e et la baïonnette atteignit l'officier au flanc. Il fut transporté tout d'abord chez le curé de Vievigne, commune voisine du terrain de combat, où le général Brugére, directeur des manœuvres, vint le visiter; puis, de là on le conduis!t à P ?ix, où il fut confié aux soins des mfüm10rs militaires.

--

Guerre russo-japonaise

--

Audacieuse tentative Cllnlre la lloUc de Port-Arthur Par tous leA moyens possibles les J aponais tentent, ch aque jow·, de pénétrer dans Port-Arthur, et les assauti furieux livrés depuis quelque temps ayant tous échoué, ils emploient la ruse pour s'emparer de la place que défend si vaillament le général Stœssel. Passés maîtres en stratagèmes, on peut ~'attendre aux plus curieuses extr avagances, aux entreprises les plus extraordinaires. La flotte japonaise n'osant plus fo rcer la passe dangereuse du port, voici qu'un

' 1

Auda<·ieusc tcotatin coutre h

flotic de

l'.. ,t.

Arthur

lieutenant nippon a eAsayé d'y introduire une torpille qu'il remorquait en nageant. Par une nuit obscnre il parvint à l'entrée de Port-Arthur, traînant derrière lui sou engin de destruction. Avec mille peines il put se hisser sur l'estacade, tout près defi navir e1-1 russe~, et il se pr6parait à lancer sa torpille sur un cuir a,;sé, quand un projecteur électrique vint, pat· hasard, fL--cer seH rayons sur lui. Les forts ouvrirent au-sitôt le feu ; une grêle de projectiles 8'abattit s ur l'estacade et fit éclater la torpille, qui réd1,1isit en mietteA l'audacieux officier. ~~

La Bataille de Tolbiac ( 496 ap. J.-C.) Clovis, roi des Francs, r emarqua pendant la bataille que les Allemanes allaient remporter la victoire gdce à leur nombre. Il fend soudain la foul e du camp, porté sur un fier coursier; on le voit bondir devant les nobleR, devant le gros de l'armée. Il lève au ciel ses deux mains pour le serment; et d'une voix de fer qui reten tit à travers les rangs:

«Dieu que mon épouse adore, si tu es le Dieu des combats, accorde-moi la victoire et je te proclamerai mon Dieu, et j'enseignerai aux nobles ]hancs à n'adorer que toi. Il dit et du sein des nues jaillit le soleil tout rayonnant de feux, qui centuple le courage et ·la for ce de la petite t roupe. Clovis saisit lui- même la bannière; il la porte dans les rangs ennemis et les Francs r emplis d'ardeur s'y précipitent à sa suite en poussant des cris farouches. L'effroi s'empare des bataillons all emands : ils tournent le dos et fuient en désordre. •route leur gloire guerrière s'est éclips6e; c'en est fait de leur puissance et de leur liberté ! Le roi Clovis se fit baptiser ainsi qne ·son noble peuple, et l'empire des Ft·ancs domin a désormais sur toutes les tribus allemandes.

Aie 1e courage Aie le courage de prendre contre le persécuteur le parti de celui qui est injustement persécuté. Aie le courage de ne pas faire sentir aux autres le poids de ta mau vaise humeur. Aie le courage de toujours dire la vérité, même si cela devait entraîner pour toi un châtiment ou des moqueries. Aie le courage, si tu es pauvre, d'avouer ta pauvreté: tu lui enlèveras ainsi son aigui llon. Aie le courage cle ne jamais sacrifier ton idéal, sans pour cela chercher à dissimuler tes faiblesses. Aie le courage d'agir de la Rorto .. . . et tu seras un héro ou une héroïne.

A.B.

-

Tempérance et économie U n homme qui ne sait pas épargner à

mesure qu'il gagne, mourr a sans avoir un sou, après avoir eu toute sa vie le nez collé sur son ouvrage. Plus la cuisine est grassse, plus le testament est maigre. Bien des fortunes se dis~ipent en môme temps qu'on les gagne, depuis que les femmes ont négligé le rouet et le kicot pour la table à thé, et que les hommes ont quitté pour le punch la hache et le mar teau. Si vous voulez être riche, n'apprenez pas seulement à gagner, apprenez aussi à ménager. L es Indes n'ont pas enrichi les Espagnols, parce que leurs dépenses ont été plus fortes que leurs revenus. R enoncez donc à vos folies dispendieuses, et vous aurez moins à vous plaindre de l'ingratitude des temps, de la pesanteur des impôts et deA charges clu ménage ; car le vin et les femmes, le jeu et la mauvaise foi font petites les richesses, et grands les besoins. Vous vous imaginez peut-être qu'un peu de thé, quelques tasses de punch, des plats un peu plus recherchés, des habits un peu plus brillants, de petites parties de plaisir, ne peuvent être de gran de conséquence; mais souvenez-vous de ceci: Un peu répété fait beaucoup. - Il ne faut qu' une petite fente I pour faire couler un grand navire. - La friandise conduit à la mendicité. - L es fous don. nent les festins et les sages les mangent.

Persévérance et Soins ~-

Indépcndamment de l'amour du travail, il faut encore avoir do la constance, de l'orru:e et du soin. Il faut voir ses affaires avec ses propres yeux, e~ ne pas trop s'en rapporter aux autres. Je n'ai jamais vu venir à bien arbr e ou famille souvent changés do places; trois déménagements sont pfrcs qu'un incendie; - Garde ta boutique, et ta boutique te gardera. Si vous voulez que vos affaires se fassent, allez-y vous-même. Si vous voulez qu'el!P.s:ne soient faites, envoyez-y les autr es. L 'œil du maître fait


LE FOYER et les CHAMPS

)lus d'ouvrage que ses deux mains, et ce .ui qui par la charrue veut s'enrichir, de ms mains cloit la tenir. - Le défaut de ioin et de surveillance fait plus de tort 1ue le défaut de f!avoir. - Ne pas surveiller vos ouvriers, c'est laisser votre bourse à hur discrétion. L o trop de confiance danH les autres est la ruine de bien dos gens; ca.r , dans les affaires de ce monde, cc n'est pa8 par la foi qu'on se sauve, c'est par le do11tc. Les 3oinK qu'on prend soi-même sont les plus profitables : le savoir c'3t pour l'homme Htudieux, leR richesl-\CS pom· l'homme vi~ gilant, la puissance poli' la bravoure, et le ciel pour la vertu. Si vous voulez avoir un serviteur fidèle et q uc vous ai· rnez, servez-vous vous-même. La circonspection et le soin sont recommandés par rapport aux objetR même de la plus petite importance, parce que grand malheur naît parfois de petite né gligencc ; - Frmte d'un clou, le fer d'un cheval ~e perd; faute d'un fer on perd le cheval, et faute cl'uù cheval, le cavali er lui-même est perdu, parce que son ennemi l'atteint et le tue. ~

Du jugement de la femme de. ménage -~

Il n'est pa!:! rare de voir des pcr,;onnes sourire des petites choses, des éléments un peu prosaïques qui composent un mé.nage; il n'cRt pas mre de les entendre professer cette opinion dédaigneuse qu'il suffit à une femme de ~nnaîtt-e en masse ses devoirs domeiltiqucs et qu'elle n'a pa.s besoin d'êtudir.r lrs détails de la science du ménage. Ne vom, figurez pas que toutes ces chose3 se devinent on s'apprennent tout naturellement par l'expérience. Rien n'e~t plus positif que le m énage; rien ne prête moins aux illusions romanesques et n 'exige une science plus pratique. C'c;;t la position de la vie où doit triomr le jugement; et le jugement ne dé-

LE FOYER et les CHAMPS

daigne aucun moyen d'apprhier la réalité à sa jw1te valeur . ~l'ouh3s les qualité; que nous demandorn1 à une bonne ménagère, aboutissent au jugement. C'est !ni qui donne l'esprit d'ordre, qui le maintient invariable et le fait servir au bien de la maison. C'est lui qui in~pire l'exactitude et en fait sentir le prix, sans en permettre l'abus. ll fait comprendre à la maitresse de mai~on que, sau;; une pro preté raisonnable, son intérieur sera déplaisirnt. et paraîtra privé des reRsourc es rn êmys qu'il possède. Il s'unit à la mémoire et en fait une arme puissante pour le ma.intien de l'ordre et la surveillance domestique. La présence d'esprit n'est autre chose qu'un exercice rapide et habituel du jugement, appliqué aux circonstances délicates. C'est le jugement qui conseille le travail et en perpétue l'amour . malgré les réclamation~ de la pareBse naturelle. Il veut que l'humeur reste égale, lorn même que la patience est tentée par d'assez rudes attaq ucs, et il peŒnade à la femme que son influence est tout entière dans l'esprit de conciliation, compatible avec une juste fermeté. E nfin, il lni prêche avec succès une simplicité noble, une économi e i.ntellig·entc une tenue de maison digne et approuvée de tous les gens sensés.

Histoire naturelle

-

1,oissons ma lins

La lamproie remonte souvent les fleuves, mais les étroiteR nageoires de son corps effilé ne peu vent toujom11 lutter conti·c 1c8 courants tl'op rapides, En ce cas, la lamproie attend le passage d'une alose, se précipi te, colle Ra bouche en vontùusc sur le flanc de l'alose et, béatement, se fait remorquer avec tenacité jusqu'à des eaux plus calmes, chose fa-

cilc, mais peut-être peu agréable à l'alose munie de puissantes nageoires.

Pohson volant Comme l'océan, les rivières possèdent des poissons volants. On vient de les remarquer dans les fl ou vos de l'Afrique occidentale. Cette espèce, baptisé Pantodon n'a que huit centimètres de longueur, s'élance dans l'air, g rtice à de lar ges nageoires, et redescend en se servant de ses appendices comme d'un parachute.

obstinément se déplace en suivant le cadran avec la docilité et la régularité d'une aiguille d'horloge. Voilà pour extérieur du «cygne horloger,,. Voyons en quoi consiste le mécanisme.

r

. Une 11lanl.e lumineuse L'oropé, c'est ainsi que la nomment les indigènes, est une plante peu connue encore, et qui jouit cle propriétés curieuses. On la rencontre au Brésil, dam le voisinage de Sao-Joaquim, état de Sao-Paulo. La nuit, elle émet, des rayons lumineux. qui. donnent, assure-t-on, assez de clarté pour permettre la lecture d'un journal ; son pou voir éclairant dure encore plusieurs jours a.près qu' elle a été cueillie. D'après le Dia1·io de R;beiro Prelo. des colonnes duquel nous extrayons cette nouvelle, la plante en question serait de la famille des cryptogames. bien qu'elle ne ressemble en rien au champignon. Quelques exemplaires ont été réunis à Sao-Paulo pour yêtre étudiés.

Une pendule originale Les pendules ordinair es sont deve;.rnes banales. Il y en a partout, et depuis si longtemps! Les horloges électriques ont, il est vrai, fait leUl' apparition, et c'est une nouveauté. Mais elle est un peu compliquée, en ce sens qu'il faut du courant électrique, et que se mettre au courant n'est pas toujours chose facile. En tout cas, voici. une seconde nouveauté; la pendule à aimantation de M. Passerat. Sur un socle quadrangulaire en bois on voit une assiette en étain portant, sur les rebords, les indications d'un cadran. Dans cette assiette, il y a de l'eau, et sur cette eau nage un petit cygne dont le bec

Une pendule originale

A l' intérieur de la boîte, un momcmcnt d'horlogerie soigneusement d i:i-imulé actionne un pivot vertical sur lcq •lCl ei;.t fixée une branche horizontale équilibrée portant à son extrémité un bon petit aimant. La branche en ques tion, qui fait fonction d'aiguille intérieure et in visible, est réglée de façon à faire le tour complet en douze heures. . D'autre part, le bec du cygne porte un morceau de fer doux. L'étain constitutif de l'assiette n'étant pas aimantable, l'action de l'itimant s'exerce à travers cette substance et attire le morceau de fer doux q11i est dam le bec du cygne. Il en r ésulte q uc ce dernier ,mit exactement cle son bec toutes les division-, du caclnrn et marque l'heur e impeccablement. Sa promenade aquatique sur le bord du cadran est le fait de l'aimant intérieur, leqn cl, nous l'avons dit, fait un tour complet en douze h "m es. Voilà., n'est-cc pas, un véritable si!Jne indicateur du temps t

Le pompier pneumaliquc La hauteur des maisons de certaines villes, en Amérique, oblige les municipalités à songer aux appareils de sauvetage capables d'atteindre d'un e fa~on rapide et cer taine les étages su péricmes où penvent se trouver des pcrRonnes en péril, A Pittsbourg, on vient d'es~n.yer d'un immense tube pneumatique porté sur un chariot et destiné à lancer en l'air un


LE FOYFR et les CHAMPS LE FOYER et les CHAMPS

pompier solidemment attaché au bout d'un échelle dont la partie inférieure est fixée au plateau glissant du pneumatique. Quand le pompier s'est saisi d'un sinistré, le plateau glisse à nouveau et ramène sa cueillette humaine. Les essais ont très bien réussi. ~

Hygiène L'usage du vin Un de nos confrères a eu l'idée de poser à 80 médecins de la Suisse française la question suivante : <• Un litre de vin par jour est-il favorable à la santé? - est-il sans action sur la santé? - est-il nuisible à la ~anté? De toutes les réponses reçues, celle de M. le Dr Ducotterd à Estavayer, est la plus juste, la plus complète et la plus raisonnable; c'est celle qui. résume le mieux l'expression générale du verdict médical; dans l'intérêt de nos lecteurs, nous la transcrivorni ici : , Le vin, à la dose d'un litre par jour, est une moyenne trop forte; si cette dose ne produit pas toujours l'ivresse chez des individus résistants ou entraînés, elle provoque toujours à la longue les troubles organiques du foie, des organes digestifs du cœur, du rein ou du système nerveux. Dan~ notre pays fribourgeois, l'al-

coolismo est fréquent et produit surtout par des alcools de qualité inférieure, par des liqueurs dont la liste est interminable. Il est moins fréquent dans les pays de vignoble, parce que les gens y boivent du cr(L Ici les vins sont rarement livrés à la consommation à l' état de pureté satisfaisante: on les falsifie, on les surcharge d'alcools autres que l'alcool éthylique, on les plâtre, on lelll' donne un bouquet artificiel : toutes choses qui. augmentent la nocuité du ·vi11. A mon avis, l'abstinence ne sera jamais possible comme mesure généra]i>. Veillons à la tempérance et pour cela faisons ce qui dépend de nous pour empêcher l'abus et même l'usage des liqueurs, exigeons un contrôle sérieux dos vins qu'on nous sert, luttons contre lrs débits clandestins; demandons plus de sévérité contre les bouillems do crû, mais après cela gardons nos vignes sur nos coteaux. Tant que l'homme sera homme il boira. Tant que l'ouvrier n'aura qu'un chez soi misérable, il ira chercher l'oubli dans les cabarets: qu'il y trouve au moins le vin qui console, au lieu dos liqueurs qui mènent aux pires désespoirs. Pour moi, le vin est un mal nécessaire, tant qu'on aura pas réformé tout ce qui pousse à la boisson médicalement. J'ai pu, malgré mon inexpérience de jeune, constater que le vin fait peu d'alcooliques en regard du nombre immense des esclaves du petit verre. Aussi c'est avec conviction que je conclus que l'usage du vin est bon pour tous, il est utile dans bien des cas de maladie: mais pour que cette action soit bienfaisante, vignerons, soyez des fournisseurs conscencicux et luttons tous ensemble contre les empoisonneurs.~ Estavayer-le-lac or DUCOTTERD

Rester maître de soi, grand moyen de devenir maître des autres.

Les ouvrages manuels et l'économie dome~tique à la cour de OharlemagnP -

l

1

i 1

-~ : - -

L'économie domes tique était en grande faveur à la cour de Charlenrngnc. L'impératrice et ses filles entretenaient elles-mêmes leurs vêtemcntH, qui étaient d'une si.rnplicité extrême; elles s'6ccupai ent. d11 linge et des meubles avec autant de soin et d'économie que do simples bourgeoitics . C'étaient li'R princesses qui payaient les g,:ges des officiers du palais, réglaient les dépenses de la nourriture, faisaient à temps les provisions nécessaires. Sur l'ordre de l'empereur, elles envoyaient vendre au profit des pauvre~, le~ fruits et los légumes des jardifü environnant le palais, qui ne pouvai<'nt être. consommés aux tablei! impériales. Charlemagne faisait apprendre à ses filles lD travail manuel. C'est, disait-il à quelqu'un qui lui on demandait la raison, pour leur faire éviter l'oisiveté ; puis, rien ne pouvant nous garantir contre les coups du sort, elles auraient un moyen de subvenir à leurs nécessité~, si jamais elles éprouvaient les rigueurs de la fortune. Dans les temps anciens, chez les peuples los plus civilisés les femmes, les princesses même, s'occupaient aux travaux manuels. Alexandre -le-Grand portait et montrait avec plaisir les habits que ses sœurs lui avaient confectionnés elles-mêmes. Auguste, emperem romain, portait d'ordinaire dos tuniques confectionnées par sa femme, sa soeur et ses filles. Les dames romaines faisaient tous les vête monts de la famille; leur occupation journalière consistait à fabriquer des étoffes sm le métier, et les plus grandes dames se livraient à ces travaux. La reine Marie Stuart, qui avait été exercée très jeune dans tous les travaux à l'aiguille, y était très habile; ils lui furent d'un bon secours et d'une grande distraction aux heures douloureuses de sa longue captivité.

Marie-Antoinette et Madame Elisabeth furent obligées de raccommoder ellesmêmes leur::1 vêtements dans la prii'Jon du 'f eruplc. Elles dtm~nt être bien heureuSC'i'l d'avoir appris nn travail qui leur devenait si néccs~aÎL'l~ ! La reine Berthe ne croyait pas non plus s'abaisser en se li\Tl'ant aux travaux du ménage et en maniant le fuseau. =G

..~

IC

irravaux féminins Joli petit ridicule Vous regardez, j'en suis certaine, avec un peu do curiosité, le ridicule dont vow, trnuvez ici la gravure ; le dessin vo11~ en paraît étrange et vous vous demamlcz de quelle étoffe il est fait. Voici encore du nou rean ! E li ! bien il L':lt tout :simp l, 'ment confectionné avec des chiffons de soie, de formes et do couleurs rnriée:<, qui sont cousus ensemble, en empiétant les uns sur les antres, par un joli point d'épine d'une nuance vive. On fait ainsi

une bande d'environ 20 cm. de largo sur 50 cm. de long·. On replie cette bande d on la coud dos deux côtés. Puie avec uue satinette claire, on fait un 11ac ayant les mêmes dimensions et qui sonira de doublûre. A 4 ou 5 cm: du bord supérieur du ridicule et au moyen de deux piqûre~ un peu éloignées l'une de l'autre on fait un courant dans lequel on passe un joli ruban assorti à la doublure.


XXIII0 année

1904

LE F OYE!l e t les CHAMPS

I.a postp, au Siant

Cuisine Omelette au rhum Prcncll'c des œufo bien frais et les battre longtemps. 'Fair e votre omel ette d ans du bon b e urre. La verRcr repliée en deux e t ln, couvrir de su cre en pnudre. Jeter dcs~us un d emi- verre de rhum et faire brftl cr sur h tabl e.

Vermicelle au lait Pour de11x li tre s d e lait b ouillant, 125 p;ran nn cs de vl:r mi cclle que vouK jeter ez clecl:1m; en tournant, un peu de sl'l et ,-ucrc :\ volonté ; aye7, !:>Oin d e n e pas lais ~<) l' s'atfa eh er. Une demi-heure de cuiKsn11 ., utfit. L f g er et n ourrissant.

Lait de poule A la suite d'an rhum per~ist:rnt, d 'une rn:1 lndie de poih·i1:c, d'une con valescencc mal terminée, d'une cause quelconque d' épuisement enfin , quand on éprouve l e besoin d' un réconfortan t de digestion facile. Mettr e dans un bol deux jaunes d 'œuf:s bien frais ; sur ces jaunes verser une petite cuillerée d'eau froide,

avec la quelle on les d élaye, en fouettant . D \ wtre pnr t, faire ch auffer l 'eau en qn :mtité co nc,q,oncbn t à la cont en:rnce d u b ol, e t dan ~ l aqu ell e vous amer., préalablemen t, mis cinq cui llerées à b ouch e d e Hn cre pilé ou ci nq gros morc eal:X d e ~nrrc ordinaire. 1\ n mt que cette eau soit bouillante, l:t jete r lc n tc'm c1, t sur les jaunes d'œufs ba ttu~, en ny aut suin de tourner lo mélange ~:rn~ intcwrupt ion. Aj m1tci·, c;nfin une cuill erée d e bonne eau-d e-vi e, en continuant d'agiter, et boire tout chaud. Prendre régulièrement cc lait d e ppul c le soir 'lU couch er et le matin avant l e lever. On peu t aussi, au lieu d' eau, p r endre du lai t, mai,; en i:rnpprimant l' eau-de-vie c'est encore plm, udoucis8ant .

Varieté Le canon aulomo!,i!c C'est une voiture automobi le ~oignensem en t bliml éc et munie. ü'1:n urno11 Maxim du type lc'plus réc ent. Sur l' avant prennent pl ace un sou s- officier chef J e pièce et un canonnier; à l'arr ièr e :;e trouve l o magasin aux projectiles. L e sous-officier commande la pièce ot dirige la voitmc; le canonni er de l'avant pointe le canon et fait feu . U n deuxième canonnif' r r·st as:;is :'1. l 'arrii•re: il fait les fonction,; de scrvnnt et pa~,;c l es projectilci:i au canonnier de l'avant au fur et ù rnc sut·e J e.; lrn1:;oms. La vite,ise ordi na ire de ln Yt1Ît\ll'e e.,t ,le 30 ki lom~1r es :\ l'l1cllr,', rn. ,is ,·l k peu t aller jrnn1u'ù 40. La pièce 11' :iill,•ur~ est cli~po:,ée de telle sorte qu'ell e p e ut faire fou mémo rprnm1 la YUitmc e:-<t lancée à t out<: vite~sr. Edouard Vll :1 astii:;t6 lui-même i\ l' essai de co nouvel ongin. li en :1 été très satisfait et il a adressé de:; félicitations aux officiers inventeurs.

DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE D ' EDUCATION

L'Ecole primaire donne de l o à 18 livraisons de 1 6 pa~es ~hacune, non compris la couverture, et autant de Sllppléments de 8 a 16 pages pendant l'année ordinaire de 1 2 mois. P rix d' abonneme1tt : Suisse fi', 2.50 Union 1,ostale fr. 3 T c ut c c qui ccnccmc la p1blici:ttic11 doit êtr e o:drcssé :lircctcmcnt

;..~ M . P . P I Ci:NAT, 1e,· s ccrétciirc èt l'l nstruc ticn publique, èt Sien.

L 'habileté d'un maîti·e consiste à j et el' de J'ao'l'ément dnus l'étude e t à y f qfre t rouver de la douc e 111•. R o LLIN.


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
No 12 l'Ecole primaire, 15 Novembre 1904 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu