on entre dans la cuisine ..... les pas se rapprochent..... on frappe.. .. Trop épeurée, la pauvre fille n'ose dire: Entrez. Lentement la porte tourne sur ses gonds, et s'ouvre toute grande. Un homme de haute stature, pâle, maigre, apparalt sur le seuil. Il s'anête, et promène un regard interrogateur sur le lit vidP, sur toute la chambre. -Toute seule?... fait-il d'une voix vibrante en regardant Catherine, Celle-ci ne remue pas.... un nuage passe devant ses yeux, et obscurcit sa vue. - Toute seule, Catherine?... reprend le visiteur. Pas de réponsE'. Il s'avance vers elle, et lui prend la main. - Ah ça 1 - est-ce que tu ne me reconnaltrais pas?... Valentin ... parblt>u 1 - Va-len-tin?. ... c'est-il possible?.... - Quand je te dis que c'est moi 1•••• me prends-tu pour un mort? Catherine croit sortir d'un songe. Ses lèvre~:< balbutient : - - Il y a trois semaines.... la mère.... de la main elle indique sa place vide, et porte son tablier à ses yeux. -- MortP.... et le père aussi.... reprend Valentm avec un tremblement dans la voix. Et moi, qui voulais les faire nches, et leur causer cette surpnse.... Je reviens trop tard.... c'est mon châtiment. A son tour, les sanglots lui coupent la voix. D'un élan, Catherine se suspend à son cou : - Valentin .... c'est donc vrai que tu n'es pas mort?... et P-lie pleure en co re plus fort. Lui, la regarde : - Pauvre sœur, tu ne seras plus seule. A l'avt>nir j'aurai soin dfl toi. Mario»••
VINS DE RAISINS SECS
:~x:!stfï~:e~u:~:::er!
Tout le monde peut fabriquer du -win, du cidre, de la bière, de l'eau-de-Wie. Du Vin rouge et blanc; soit avec des rai!"ins secs ou du sucre, soit avec du blé ou du seigle, de l'Ot·ge, du maïd, dn I'iz, etc. Le Vin obtenu avec l'un ou l'autre de ces produits est aussi bon que le vin naturel, meilleur même que les vins de plusieurs vignobles, comme force alcoolique, comme couleur et cornme goût, et revient à 0 Cr. 1.2 Je litre. fabrication très facile. Du Cidre imitant les mtülleurs cidres de Normandie à 0 fr. 0'7 c. le litr<:~ . De la Bière excellente à 0 fr. J 0 c. le litre. Par de nouveaux procédés, Brevetés S. G. D . G., 3 Médail·
Immense avantage de fabriquer du vin ou de l'eau-de-vie avec du blé, du seigle, orge, etc .• attendu qu'après avoil· retiré le vin ou l'eau.-de-vJe, les résidus ont encore autant et même plus de valeur pour la nourriture des bestiaux (procédé tout récent). Pour recevoir toutes ces ruéthodes Cranco à domicile, envoyer 2 Cr. 90 c. Arl timbres ou mandat- poste à J. Poire&, tllJ, rue Paris. Sur demande, il sera joint à l'envoi, sans augmentation de prix, les con:litions de représentation pour être seul concessionnaire du droit de vente dans un ou plusieurs cantons, arrondissement ou département, pendant la durée du brevet.
et de GRAI~S CIDRES et le de 1889. BIERES Vins et Eaux-de-Vie de Grains
c.
Meslay,
X"'•
ANNEE 11° 1
SION J 0 .Novembre 1 ti90
L'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAJSANNE D'EDUC1lTJON // L-'É-CO-LE PRIMA'm4araît chaque quinzaine, de Novembre à Avril 1 inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d 'abonnement pour la 8uisl!le, 2 fr. 50. Union postale 3 .fr. .i\.nuoncel!il, pri:x, 20 cent. la lisne ou son espace.
1:ou.t ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura drOJt a une annone<' ou à un CO'"llpte-rendu, s'il y a lieu.
SOMMAIRE : Les méthodes et les procédés. - Encore de la lecture. L'histoire naturelle à l'école primaire. - Conseils d'un vieil instituteur. Partie pratique. (Questions graduees de connaissances civiq~tes.) - Variétés. Les docltes de 1/loll ·village, par JJ!ario.
Tout ce qui concerne la publication doit être adressé
à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion. ·
=======~
AGENDA DU VA[AIS pou.r 1891 Cet agenda, actuellement à l'Impression, continuera à paraître aux mêmes conditions que du passé. La nouvelle édition contiendra, en plus que la précédente, un tableau indiquant le poids net du bétail j'après la mesure de celui-ci. En raison de l'extension toujours croissante que prend cet agenda, il se prête avantageusement pour la publicité. Auf;si continuera-t-il à r~cevoir des annonces aux prix suivants : Une page entière 20 fr. Demi page 12 fr. Quart de page 7 fr. Quant à l'Agenda lui-même, on pourra Sfl le procurer : Bt·oché fr. 1. 50. Rehé toile fr• 2. c cuit· avec élastique 3 fr. c forme portefeuille 3 fr. 50. Dès que l'Agenda aura paru, il en sera ot·ganisé et précisé des dépôts. Aux souscripteurs il sera envoyé contre remboursement et franco, aussitôt qu'il pourra être mis en vente. Souscriptions et annonces continueront à être reçues jusqu'au 20 novembre au plus ta.rd à l'
Imprimerie Kleindienst & Schmid à Sion. lWD . - En souscrivant, indiquer le genre de reliure que l'on désire, et en envoyant la texte d'une annonce préciser l'espace tJUi devra lui êtt·e réservé.
Livres d'école. - Le personnel enseignant de nos écoles primaires apprendt·a sans doutA avec plaisir que la nouvelle édition de notre Abrégé d'histoire de la Suisse paraîtra dans quelques jours. Avant d'être de nouveau livré à l'impression, cet ouvrage a toutefois été revu de près. Les correclious qui y ont été faites portent tant sur le tond que sur la forme. Certains cha· pitres ont été écourtés et des passages complétés ou rendus plus clairs, sans que pour cela l'ouvrage ait été augmenté. Au contraire, la nouvelle édiliou sera plus abrégée encore que l'ancienne , Une amélioration sensible a été également réalisée par t'addition de plusieurs cartes et tableaux synoptiques, embrassant les diverses phases de notre histoirA et nous montrant successivement 1. L'anctenne Helvétie. 2. La Confédération suisse
1 ~
-
***
L'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AU SPICES DE LA
SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION :1.990-:1.99:1.
L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à An'il inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d'abonnement pour la 8uis11e, 2 J'r. 50. Union postale 3 Cr.
Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.
TABLE DES MATIÈRES contenues dans l'annee I 890-9I de l'Ecole primaire Les articles marqués tl'un * émanent tle la rédaction on tle ses collaborateurs et correspondants spéciaux.
~
._______'!.; '
.. o
.
~-:?----~
Imprimerie -
Lithographie
Kleindienst & Schmid Atelier tle relime
Sion
"' Les méthotles et les procédés, par A. Charron * De la lecture, par Divers . . . . 3, 22, 102, * L'histoire naturelle à l'école primaire, par Victorien Darbellay, * Conseils d'un vieil institutem·, par E . Vauclair, institutem· à Epiquerez, (Jura-Bernois) . L 'Educateur . . . . . . . . . * Devoirs écrits, corrections, exer cices divers, par A. Charron * Un mot sm· l 'écriture . . . . . . . . 24, 65, * Noted sur l'histoire tle l'enseignement, par Alfred Charron 43 56, 72, 86, 104, 115, * Les absences et quelques municipalités, par Victorien Darbellay, * Placement des instituteurs dans le Valais . . . 34,· * De l'emploi des moniteurs dans les écoles de diverses catégories 36, * Discrétion de l'Institutem·, par V. Darbellay . . * Questionnaire d'histoire de la Suisse, par O. W. 59, 75, 91, 108, 122, 156, 175, 192, * Prudence de l'instituteur par J.-B. St. . * Joies et peines de l'inst itutrice, par A. Mariaux * Réformes orthographiques de la langue française, par ·1\1. ilfar~ 71, 83, 137, . chaud, inst. 76, 93, 100, Coms de dictées . . . . * De l'obéissance des enfants, par l\1:. H. 84, 98, 117, Souvenirs d'une institutrice . . . . * La fréquentation des écoles, par J.-B. St. . * Caisse de secours entre institutem·s, par E. Gabioud * Nos commençant s, par A. R.-1\1. . . 105, 139, * 1\fémorial d'un instituteur, par J.-B. St. * 1\fonument de Tell (cÏJ:culaire) . . . 110, * Une réception de régent, par A. R. 1\f. . 115, * Encore des absences, par 111. H . . Un instituteur en 1761 . • Echos des conférences . . . . . . * De l'enseignement du calcul, par A. Charron Abeilles et maîtr es d'école . . * La mission du maîtrer par J .-B. St. * Emilie Sider, par 1\Iario . . . . . . 126, 145, * Réunion de la Société valaisanne d'Education Influence des bibliothèques scolaires . . . . . 146, 169, * De l'usage des fables dans l'enseignement, par A. Charron . * Nécessité de l'étude de la t•eligion, par J.-B. St. Bibliographie . . . . . . . . . * Examens des recrues . . . . . . . De l'éducation dans ses rapports avec l'instruction . * La langue française à l'école primaire, par .A. Charron .
1 173 ti
39 17 20
154 26 119
28 54 49 52 193 66 69
148 109 82 134 87 90 97 155 113 120 129
125 127 131 132 135 141 177 184 151 152 159 163
165 167
SION, 10 Novembre * Avant de· nous quitter, par J .-B. St. . * Les Essais de Jlfontaigne, par A. Charron Travail manuel dans les écoles .
.
.
* Examens et Compositions, par JII. Charron * Monsieur Télémaque, par Jlfario .
181 188 190 193 196 107 196
. . . . . Partie pratique . . 12, 31, 45, 62, 79, Variétés . . . . . . • . . 16, 33, 48, 58, 79, 96, Annexes: Les visites d'école, par JIL l'abbé Horner. Tableau du personnel ensei~~~~~n (1890-91). Au sujet de la table qui précède, nous avons omis l'indication précise· des variétés, chroniques, avis officiels et privés, annonces diverses, etc. mentionnés dans la couverture de la publication. A la présente table est encore joint le titre. A ce sujet, nous continuons à engager ceux de nos abonnés qlù auraient la collection complète de l'Ecole pt'irnaire et voudraient la faire relier, de conserver avec le corps <le la publication les suppléments et la couverture de celle-ci, lesquels peuvent, en raison de leur contenu, être consultés à l'occasion avec utilit~. __ _ ,.._,0>--<oC>---
Ch..ron.ique et ~""Vis'1 scolaires Notre pu.blica.tion. - Ceux de nos lecteurs auxquels il manquerait l'une ou l'autre livraison de la présente année scolaire, pour avoir une collection complète, peuvent la recevoir gratuitement pom· autant que les exemplaires restants le permettront. J?la.ce:rn.ent du. personnel enseigna.nt. - Le personnel non placé ou qui désire changer de poste, est engagé à prévenir toujours le plus vite possible le Secrétariat <lu Département, afin que celui-ci puisse pourvoir à temps aux places qui deviendraient vacantes. C'est d'ailleurs agir coutre son intérêt bien entendu que de ne s'annoncer comme disponible qu'au dernier moment, car outre que l'on s'expose à. avoir les moindres postes, on risque encore tle n'être pas placé du tout. Ne pas manquer d'observer les formalités voulues et si souvent rappelées en matière de franchise postale officielle, dans les rapports avec le Département ou son Secrétariat. :Rapport d.e gestion. - Nos abonnés du Valais trouveront, joint à ce numéro, un extrait du rapport du Département de l'Instruction publique sm· sa gestion en 1890. :Registres :rn.a.tricu.J.es. - Le personnel enseignant est invité à remplu· bien exactement ce formulau·e et à l'adresser sans manquer à. M. l'Inspecteur scolaire dans la huitaine après la cloture des écoles. Le retard que mettent certains institutem·s à s'acquitter de cette obligation, contraint parfois Mllf. les Inspecteurs à la lem· rappeler, .:es fonctionnaires devant de leur côté transmettre leurs rapports au Département dans le plus bref délai possible après l'année scolaire. Co;;~.rs d.e répétition.- Le cours de répétition pour instituteurs, ouvert le 4 mai dernier, est actuellement fréquenté par lUI. Canon Frédéric, Coquoz Jl!aurice, Fournier Maurice, Guigoz Jlfaurice, Germanier Louis, Marquis Pierre, ~faytain Symphorien, Jl!étrailler Jean, Micbaud Et.Louis, Pralong Pierre, Quaroz Louis.
~"'Vis à nos a bon.n.és Ce_ux de nos lecteurs qui n'ont pas encore réglé leur abollllement à l'ECOLE PRIM.AIRE pour 1890·91 sont l)riés de réserver un bon accueil aux cartes de remboursement qui y ont être mises en circulation. Pour ceux qui devraient en outre des fournitures scolaires, le mon· tant de ces dernières sera cumulé sur la même carte.
1890-91
L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA
SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION ~TTE~TJ:O~-
'l'outes les personnes qui receVl'ont les Nos 1 et 2 de l'ECOLE PRIMAffiE, sans les avoir refusés dans le délai <le 10 jours après leur t•éception, seront censées abonnées. La. signature <le celles qui refusent est nécessaire pour constater <lûment le renvoi de la publication.
L'Editeur. LES MÉTHODES ET LES PROCÉDÉS
La mét~ode est l'ensemble. des moyens généraux employés pour ensmgner chaque par he du programme d'enseignement, c'est la marche et la voie suivies, la disposition des matières dans l'ordre le plus conforme à la raison et le plus propre à faciliter l'enseignement, suivant le mode choisi par l'institnteut·. C'est aussi le résultat de l'étude que fait le maître de ses propres moyens et des ressources que lui offrent son extérieur, ses forces son caractère et ' celui des enfants. _Les pro.cédés sont des moyens particuliers d'appliquer la methode, 1ls en font partie et set·vent à son développement. Il faut 11urtout qu'ils intéres~ent les enfants. Il y a des procédés de lecture, d'écriture, de calcul, etc. L'analyse, ou méthode d'induction, consi~te à inférer d'un fait comme d'autres faits non connus, par le raisonnement; on l'appelle encore méthode naturelle. L'enseignement par les yeux, par l'aspect, les leçons de choses la méthode Frœbel, la méthode socratique se rattachent' à la méthode analytique. Pestalozzi en a fait la base de sa méthode intuitive. La méthode socratique consiste en questions posées de _manière à ce que l'élève donne la réponse que l'on désire, sans que cet-te réponse ait été préalablement étudiée.
.... 2 La synthèse, ou méthode de déduction, c_onsiste à lirer des conséquences d'un fait connu, ~ar. le r~1sonne~enr.. La méthode socratique peut servir a preparer le:s exercices d'invention, de rédaction, de composition; elle, hab~· tue les enfants à la méditation des sujets qu'Ils ont a tra.tter, et les empêche d'écrire ex abrupto, sans ~ucune pr~ paration, ce qui rend naturellement le style diffus et nutt à l'ordre dans les idées. Pour l'enseignement du calcul, on ne peut emplorer la méthode socratique que pour la résolution des pr_oblemes; pour celui du système métrique, la méthode socratique peut encore être mise en usage. Dans l'enseignement de l'histoire, on peut, comme da~s celui de l'instruetion morale et civique, employer la . methode sot~ratique pour faire découvrir aux élèves e~x.-memes les causes et les résultats des événements, la. sm te naturelle des f,üts. Bien entendu, on ne pourra f~I~e les questions socratiques qu'après les leçons ou les rctj]ts. Cependant, avant une leçon, on peut demander .~nx élèves qu?~s vont être led résultats des événements qu Ils v1ennent d ~ tudier. Ce sera un moyen d'exercer la sagacité de l'espnt chez les enfants. . . Dans l'enseignement de la géographie, qm se fait surtout par intuition, àl l'aide des globes, des ?artes,, des promenades scolaires, etc., il n'est guère possible d employ~r la méthode socratique, à moins que ce ne soit pour e~ph quer la cause des mœurs, des climats et des productiOns de chaque pays. , . Pour les sciences physiques et naturelles, l empltn d~ la méthode socratique peut avoir lieu très souv~nt, _car c est là surtout qu'il s'agit d'observation; pour_ 1ens61~nen;tent de l'agriculture on veut agir de même._ Mais, en g~ometne et en arpentage, cette méthode peut diffici_Ie~ent el~e employée, car ce sont des sciences exactes ou l111ductwn est de peu d'usage. .. La méthode .~ocratique peut être usitee, no_n seulement dans les écoles primaires, mais aussi dans les ecoles enfantines et dans les écoles maternelles. Envoyé à l'Ecole primaire par ALFRED CHARRON, Professeur à l'Ecole professionnelle de Montargis (France).
3 -ËNCORE DE LA LECTURE!
Une nouvell•~ année scolaire va commencer pour l'instituteur, et avec elle les fatigues, les ennuis, les travaux comma les joies et les succès qui en sont les suites. Jusqu'à présent, le Valais n'a guère brillé dans les j?utes pédagogiques; le 24• rang est sa plar.e moyenne depuis 1875; trop souvent déjà il a figuré au 25•, et cela, par notre propre ~aute, avouons-le. La principale, et diso~s-le ha,utement, 1 unique cause de cette place SI peu enviable, c est, sans contredit, la faiblesse de nos recrues bOus le rapport de la lecture, car, remarquons-le bien, depuis l'origine de ces examens, nous avons toujours présenté les sujets les plus faibles dans cette branche. Ce n'est qu'en 1889 que nous avons fait un effort sérieux, diminué le nombre des illettrés et devanc~ pour la première fois en lecture un des cantons suisses. Ce premier petit succès dans cet art élémentaire nous a tout de suite valu une place plus honorable, et nous a mis au 22• rang des Etats confédérés. Ce seul fait nous prouve toute l'importance gee le personnel enseignant devra dorénavant attacher à l'enseignement de la lecture, surtout si nous considfirons combien, sous ce rapport, nous sommes encore en retard sur l'ensemble des cantons. Car, ne' nous faisons pas illusion, nous n'avons jusqu'à présent que 45 recrues Ofo avec 1•• et 2m• note, tandis que la moyenne générale de la Suisse e8t de 75 Ofo; par wnti·e, nous comptons encore 17 Ofo avec 4'"• et 5m• note, sujets regardés comme illettrés, alors que, dans le reste de la Suisse, on n'en trouve plus que 6 Ofo. Nous voyons, par là, le travail qui nous attend, si nous ne voulons pas toujours fermer la marche des cantons. Ce qui est de nature à nous encourager quelq ue peu, c'est le progrès réalisé de 1888 à i889. En effet, en 1888 nous n'avons eu qutl 32 Ofo avec t'" et 2"" note, tandis que l'année deruière nous sommes arrivés à 45 °/0 • Si, pendant deux ou trois années consécutives, le même progrès se fait seutir, nous tinirons par occuper la place à laquelle notre canton alpestre peut aspirer. Le désir d'attirer spéciale· ment l'attention sur l'enseignement de la lecture, nous a
-
4 -
ùéterminé à écrire cet article. Pourquoi, en effet, ne cultiverions-nous pas cette branche d'une manière sérieuse et suivie dès le commencement de l'année scolaire? Il nous semble que chaque instituteur devrait se dire: « Je ferai tout mon possible pour que nous ne soyons plus les demiers, je me dévouerai à mes élèves plus que jamais, eL je veillerai qu'ils aient tous une !eclore facile, courante, agrédble, exempte de défauts, espérant par là leur être utile et sauver l'honneur du canton. » Avec une semblable résolution prise par tout le personnel enseignant et mise en pt·atique, non seulement dans l~s. écoles primai~·es, mais surtout dans les cours de répétihon, nous aurwns bientôt, croyons-le, à enregistrer un résultat réjouissant. Dans ce but, nou:; vous conseillons de relire attentivement l'intéressant article sur la lecture, paru dans les numéros 6 et 7, 1890, de l'Ecole primaire, afin d'être rendus attentifs aux. principaux défauts qui s'y produisent. Qu'on veuille alot·s, dans cha.qne classe, les combattre avec énergie et perl\évérance et chercher à les déraciner, et nous sommes persuadé, que dans peu de temps des progrès réels et très satisfaisants se feror.t remarquer 'dans la plupart de nos écoles. Pourquoi, avec de l'attention, du travail et du dévouement, n'arriverions-nous pas au même point que d'autres cantons? Essayons nos moyens d'action, faisons preuve de patriotisme et de zèle, soyons unis; que chacun fasse ce qui est en son pouvoir, eL nous verrons combien la bonne prononciation g1gnera dans nos écoles. Rappelons-nous l'intéressante circulaire de 1888 de M. le Président. dn Département de l'Instmction publique, et employons les bons moyens qu'il nous y indique, c'est-à-dire, servons-nous de la sy~labisation avec leg commençants; qu'il ne soit jamais questiOn de lecture courante avec les deux premières années; employons beaucoup la lecture en chœur, jusqu'à ce que les enfants soient sùrs de la prononciation et de la bonne articulation; de la sorte nous snrmouterons peu à peu les nombreuses difficu ltés qui se présentent, et nous arriverons à des résultats qui nous dédommageront de nos peines.
-
5 -
Rappelons-nous aussi les directions réitérées et ~ûres qu'on nous donne chaque année dans les conférences pédagogiques, les nombreux articles de journaux é.;rits wr ce sujet, ainsi que les bonnes et solides recommandations faites à cet égard à l'Ecole normale, et nous finirons par nous convaincre de l'utilité et de l'importance de cettp, branche d'enseignement. D'ailleurs, il est fort étonnant qu'il faille t·evenir si souvent sur cette matière, et que chaque instituteur ne voie pas, dès son entrée dans la belle carrière de l'éducation chrétienne, que la lecture est la clnf de toutes les connaissances et le principe de toute autl'e instruction. Que vent-on, que peut-ou communiquer à un élève tant qu'il ne sail pas lire? Quelles études peut-il fa\re, tant qu'il n'a pas surmonté les difficultés de la lecture? Mais nous demandons qu'il lise Lien, qu'on l'ait déshabitué de toute prononciation vicieuse, que tous ces défauls locaux, si nombreux en Valais, aient disparu, qu'il sache Jit·e un alinéa saus heurter, sans se tromper, alors seulement l'élève ser::J. en état de bien profiter de l'enseignement des autres bran~hes. Formé de la sorte, il prend goût à la langue et s'instruit en grande partie lui-même. Combien de célébrité.:! n'ayant appris à l'école primaire que la lecture courante, se sont formées dans la suite et ont brillé dans le monde savant? Sans lecture, à quoi seraient-ils arrivés? Disons-nous donc, une fois pour toutes : a La bonne l~cture est uti le, importante et nécessaire, sinon ceux qui sont à la tête de l'instruction dans le canton, et qui s'efforcent de la répandre jusque dans les moindres hameaux, ne nous en parleraient pas si souvent. ]) Du reste, nous sommes en reta1·d sous ce rapport, puisqu'il nous faut tant de temps pour amver au point que nous devrions avoir alteint depuis plusieurs années. Pour nous convaincre encora davantage de la nécessitè d'.une bonne lel.ture et de not.re infériorité à cet égard, latssez-nons en1:ore vous dire combien il nous reste de chemin à parcourir pour êtt·e au niveau des autres cantons :misses. Le district de Martigny, qui a le plus de recrues
-
6 -
-
avec 1•• et 2me note pour la lecttire, en a 60 °j0 , . tandis
q~e, dans le cant.o.n. des Grisons, aussi montagneux que le
notre, le plus arnere des districts en compte pour la même branche 67 °/0 avec 1•• et 2m• note. Il en est ainsi du dernier district du eanton de Vaud ; celui du canton de Sr.hwytz a aussi 6f recrues avec 1•• et 2m• note tandis que le dernier district du Valais, celui de Rarogne ' n'arrive qu'à 28 Ofo. Jugeons des efforts nécessaires pour' acquérir un rang plus honorable ! Tant que no:.Is aurons des districts comme ceux de Br!gu~ et ~'Hérens, avec 42 et 43 %' de recrues à peu pres Illettrees ayant 4m• et 5m• note nous devons nous se.ntir ~umiliés à côté des Fribourgeois: dont le dernier distnct na que i3 °/0 • On nous sicrnale le côté faible de . notre enseignement, portons-y une sérieuse attention et sortons une bonne fois de l'ornière de la routine; ne capitulons pl~s deva~t les nombreux défauts de prononciation de. nos éleves, fa1sons-leur une gueïre à outrance, et nous fimrons bien par voir que, non seulement les autr·es branches n'y perdent rien, mais que c'est le seul moyen d'occuper une meilleure place dans l'échelle fédérale. ~
L'histoire naturelle à l'école primaire. Si notre pr?gramme n'était déjà trop chargé en raison ~u. pe~ de duree de nos cours scolaires, je dirais : Ajou tons-y 1~1st~Ire natur~lle, étant presque certain que bon nombre d mstituteurs reserveraient bon accueil à cette innovation. Que d'utiles connaissances et d'aimables distractions cette lecture attrayante ne procurerait-elle pas d'ailleurs à nos enfants, tout en dèveloppant leur jugement et rectifiant les idées erronées qu'ils se forment souvent sur les choses et les spectacles naturels même les plus ordinaires. Les premières notions de physiologie leur apprendraient, par ex~mple, à connaîtrl3 le nom des diverses parties du corps, a se rendre quelque compte du fonctionnement des organes, et à se prémunir ainsi eontre certaines malad1es · la zoologie, les prine.ipaux animaux qui peup lent le ciei: la. terre et les eaux, l'ut.ilité que l'homme peut en retirer, suivant les espèces, taut pour l'industrie, le commerce et
7 -
l'alimentation que pour divers . travaux qui nécessitent l'emploi de quelques-uns; la botanique, le-s plantes les plus ut.iles, comme celles qui servent à la noUI'riture de l'homme et des animaux, à l'ornementation, celles qui entrent dans Je commerce et l'indus trie, telles que les plan tes tex tiles, tinctoriales, quelques plantes médicinales, etc.; la minéralogie, quelques notions sur la pi'Ovenance, l'extraetion, l'utilité et la valeur relative des métaux les plus connus, et des produits des carrières. Au sujet des plantes, quelques renseignements sur les ve1·tus et le mode de culture de certaines espèces pourraient faire, à la fois, l'objet de leçons d'agriculture et de botaniaufl. N'ignorons pas non plus que bien des accidents pourraient êtres évités si nos enfants avaient occasion d'apprendre, pendant qu'ils sont à l'école, à connaître le petit nombre de pl:tu te8 vénéneuses qui cr·oissent dans nos campagnes. Il va san s dire qu'en écrivant ~es ligne~. je ne veux pas demander qu'on fasse de nos enfants des naturalistes; telle n'est pas mon idée, mais il y a loiJJ du tout à la par tie. Po u1· les élèves de nos écoles, un petit traité sur la matière, renfermant les notions les plus élémentaires, serait plus que suffisant, et le coût n'en serait, je crois, pas très élevé. Comme on ne saurait songer, ainsi que je l'ai déjà fait observer, à étendre encore notr·e programme par l'c~.ddition d'une nouvelle branche, on pourrait, sans préjudice pour les autres matières, se servir de ce classique comme livre de lecture pour la division supérieure, en alt.ernant avec la Bible illustrée, et ce serait., à mon avis, le plus riche recueil de leçons de choses pour les élilves de ce cours. Je :mis persuadé, du reste, que les enfant.:; aimeraient bien cette lecture et en profileraient beaucoup, car chacun a pu se convaincre de la manière dont on peut captiver leur attention par les seuls récits ayant trait à la vie et aux instincts de certains animaux, aux. vertus des plantes, ou à quelques phénomènes terrestres. Pour faciliter sa tache et rendre ses leçons plus intelligibles et plus à la portée des enfants, le maitre ferait bien de se procurer, pour l'enseignement de eette branche, une
-
8 -
petite collection d'objets faciles à étudier; tels seraient, par e~empla, quelqu~s échantillons de la flore du pays, des pierres et des metaux les plus utiles, et divers insectes. A propos. de !.elle. ou tell~ le~on, lorsque l'occasion s'en présenterait, l mstltuteur etudierait avec ses élève.s chacun de ces objets, ~n montrerait les différentes parties, établirait des comparaisons, les grouperait, et aniverait ainsi sans trop de peine, à meubler l'esprit des enfants d'une' foule de notions. utiles. J'ai essayé cette méthode et je n'ai pu que me féhc1ter de ses résultats. Tous ceux qui en ont voulu faire l'expérience ont d'ailleurs acquis la preuve que l'enseignement qui s'adresse à la vue est le plus fructueux et celui qui reste le mieux gravé. Uu exemple entre tous: Parlons, je suppose, d'une fleur à nos èlèvPs; combien ne nous faudra-t-il pas de temps pour leur donner une idée nette de ce qu'on .appelle étamines, corolles, pétales etc. Prenons, au con traire, la fleur en main, m0n trons en les différentes parties et les élèves comprendront tous bien vite. Un autre moyen d'obtenir de bons résultats dans ce domaine, cons~sterai~ dans les avantages à tirer des promenades. Que d or.caswns dans une excursion à tra. vers la cam~agne ou dans un bois ne se présentent-elles pas ponr expliquer telle ou telle chose? Une carrière, une fleur, un arbre, une pierre même, peuvent faire l'objet d'autant de leçons di~érentes pour le maît!'e intelligent qui sait profiter des occasiOns et intéresser son petit auditoire pat· l'attt·ait de son enseignement. La secon~e partie de mon sujet dépassera peut-être le cadre que Je m'étais proposé en commençant, mais elle n'est pas hors de propos, parce qu'il n'y a pas besoin d'attendre, pour faire de l'hi::~toire naturelle, que cette branche figure d.a~s notre programme, et que chaque élève ait fait l'acquiSition du manuel en question, dont on pourrait encore à la rigueur se passer. En mettant bien en pratique les deux moyens que je viens d'indiquer, ne pourrait-on pas, en attendant, obtenir de bons résultats sans manuel? J'ajouterai qu'en étudiant la nature et ce qu'elle renferme, avec l'ordre et l'harmonie qui y règnent, l'enfant sera amené peu à peu à admirer et à louer la sagesse de Dieu,
-
9 -
créateur de toutes choses: un sentiment irré.sistible de reconnaissance le poussera à élever le~ yeux vers le ciel, et à bénir cet.te main généreuse et birnfaitrice qui s'est plu à répandre, dans les cieux. et sut· la terre, tant de chose., qui n'ont été créée.s que pour servir à l'homme, et J'aider à faire plus facilement son salut. VICTORIEN DARBELLAY. Conseils d'un vieil instituteur à un de ses anciens élèves, qui vient d'être charg.é de la. direc: tian d'une école dans une commune rurale, f!pres avo~r s'l!'b~ avec succès son examen en obtention dtt dtpl6me pnmatre.
Un instituteur du Jura bernois, l'un de no.s plus dévoués collaborateurs, nous adre.,se le travail suivant sur le thème qui était à l'ordre du jour des c·.onférence3 de l'année dernièt·e. JI n'a d'ailleurs pas la prétention d'avoir fait mieux que maints de ses collègues valaisans, et il nous communique son mémoire, fruit de ses loisirs, sans élever aucune prétention à une supériorité quelconque. Cher ancien élève et ami, C'est avec infiniment de joie et de plaisi.r que j'~i ~ppris I.e résultat définitif de vos examens en obtention du dtplome prtmaire d'mstituteur. Ainsi le rêve que vous avez toujours caressé avec tant d'amour est enfin entré daus le domaine de de la réalité. Vous voilà dev~nu instituteur, vous voilà devenu mon collègue après avoir subi .~e ~rill~nts examens. Souffrez que votre vieux maitre se reJOUisse avant tout d.u bonheur inespéré et sans mélange ~ue yous deve~ ressenhr à l'beure qu'il est, et permettez qu tl smt le premte~ à v~us féliciter pour les brillants succès que vous venez d obten.tr. Vous m'avez toujours témoigné ta~t de respe~t et d'affecttoo alors que j'étais votre maitre, q?e Je, ne. s!lurat que vo~s conset·ver les Peotiments les plus VIfs d amitié et de gratitude. J'ai hâte de dire que vou~ aviez tout pour réussii' : belle intelligence activité laborieuse, amour de l'étude, aimable caractè..e q~i ont dû vous concilier l.'e~ti~e et l'a!fection ~e tous vos maîtres. Bref. c'est avec une JOie vtve et bien sentie, c'est même avt>c bonheur que je vois aujour~'hui. le succès couronnt>r brillamment vos efforts. Je vous sutvrat de cœur, avec le plus vif intérêt, dans la noble ca~rière que vous ~.vAz embt·assée, et chaque fois que vous gravirez uo échelon J ap. . . . plaudirai à vos succès. Maintenant que vous voilà devenu msbtuteur, Je su1s heureux, je suis même un peu fier en me rappelant que vous
-
10
avez été un de mes bons élèves. C'est aux chers souvenirs de votre vie d'écolier que je veux avoir recours pour vous prier d'accepter. à l'occasion ~e votre nomination à l'école com~unale de X .. . , quelques conseils qui vous seront d'un préCJeux usage dans la longue et pénible carrière de l'enseignement primaire. . ~ous avez ~mbrassé une profeflsion dont la dignité est motivee par . ~~~ mcalculabl~s services qu'elle est appelée à rendre à la soCJeté toute entière. Certes toutes les carrières diLes libérales, qui concourent au bien-être social, sont belles et nobles dans leur ensemble et dans IPur exercice, mais d'illustres penseurs ont recnnnu que la modeste fonction d'institu.te~r. de proff\sseur d:idéal, ainsi que l'a ~urnommée un grand mtmstre de la République fran çaise, était une des plus nobles de toutes. Pas n'est besoin de s'occuper de science transc~nd~nte, ni d'être parvenu au plus haut degré de savoir, de ~élebr1té et de fortune, pour faire le bien. Un grand pPète a d1t que le premier fondement de l'Etat est le mai're d'éc,ole. La pe.nsée du grand homme n'est certes pas exagérée, si 1 on considere la g1·andeur et l'étendue de la tâche qui inco!Dbe. aux ho!Dmes modestes qui sont chargés de la bonne et sa1!1e mstrucl!on de la jeunesse . Et cette lâche, on sait ce qn elle est. Prendre un enfant à sa naissance pour en faire un homme et éclairer son âme de toutes les lueurR sereines de la raison; former l'homme pour lui-même, en vue de son bonhe~r terrestre et ~~ son bonheur futur; le formar pour la fam1l~~· pour l_a soc1et~, pour la patrie et pour l'humanité tout, enhere, est-tl une tache plus belle et qui laisQe derrière elle une plus douce sali~faction t Vous ne le pensez pas . Or1 a cru lrop longtemps que la mission dévolue à l'instituteur constslait seulement à d_onnar à ses élèves un plus ou moins grand. nombre de connaissances, et trop l9ugtemps 11ussi l'éducation a été sacrifiée à l'instruction. Vous ne confondrez donc pa~ l'instruction avec .l'éducation qui est de beaucoup la plus tmportante . L'éducalton, par un travail opiniâtre. tirs des t.résors de _la. nature même de l'enfant, trésors que l'inRtructJon - q!11 n ~sL ~u res~e qu'un vernis - lais~:~e parfai~ement "'".foui~ e~ multles; L Pnfant ne s'élève pas tout seul, 11 faut qu on 1 éleva, ~t c est un ouvrage qui demande, avec ru temps et de la patience, une suite d'efforts accumulés de la part du maîlr~ et de_ l'élève qui est appelé à collaborer à sa ~ropre éducatwn. L'mstruction s'acquiert plus facilement. • Sc1e.nc~ sans conscience n'est que ruine de l'âme .• Souvenezvo~s .ouJours d~ cette pensée sublime, et que la bonne éducatlo~ mo1·ale de vos élèves soit votre plus constante préoccupation. Car le but principal de toute éducation est, je le répète, de formt~r des hommes dont toute la vie soit un hom-
-
tl
-
mage rendu au devoir, à l'honne~r et à la vertu. Cette, tê.che a été ainsi comprise par les plus 1\lustres penseurs dont s honorent la Suisse et l'humanité tout entière. Là où d'autres mettront beaccoup de science, vous mettrez beaucoup de cœur et vous réussirez sûrement. Les années de noviciat et de début surtout sont pénibles . Quelque robuste que vous soyez, vous devez v~.us atte~dre à beaucoup de fatigues. Vous ent~ez dans la camera. de l ~n seigoement plein d'illusions , d'1déal et de force JllVémle. Hélas 1 mon cher ami, tout n'est p!as ros~s dans notre profession 1 Vous l'apprendrez bientôt à vos depens. Vous sortPz de l'école normale avec une quantité suffisante de connaissances scientifiques, mais 1~ brusque passage _de la théorie à la pratique est des plus péntbles. A.dole~ce~t me~ périmonté bien des élmeils vous attendent. - L artu~~n fatt son tou 1• de compagn-on à l'étranger où il vi.site les meilleurs atel;ers; le médecin pratique d'abo~d comme mt~rne ou comme assistant sous la direction des prmces de la sc~ence; le futur avocat et Je futur notaire font leurs aunêes do stage dans lAs bureaux des praticiens les plus renommés de . la. contrée ; le futur curé fonctionne provisoirement comme v1ca1re, e~c . •. · Seul l' instituteur entre sans tt·ansitio'l dans sa vocation et • dans la vie pratique . Dans quelques, pays . on a cepen~ant compris que le jeune régent, avant d être m1s à la têt~ dune école, doit ètt·e placé sous la direction d'un maitre hab1l~ pour y faire, en qualité d'adjoint. ou de ~ous-m.aitr~, l'apprentissage de sa profe~sion Elt pour lnt aplamr le d1~c1le. passage de la théorie à la pratique. Combien peu, p~rm1 les Jeunes, ont e_u la bonne fortune de faire leurs prem1ères armes sous la .dlreclion d'un collègue bienveillant, amoureux de sa vocatiOn et bien au courant des choses de l'enseignement et d~ l'éc?le? Combien d'autres, qui nourrissaient les meilleur~s mtentwns et les EISpérances les plus hardies, se sont ret1rés . sous a tente déëouragés par les obstacles, abattus par les dtfficultes inhé;entes et communes à tous les débuts 1 Combie? d'autres enfin, plus vaillants, plus téméraires ou plu~ Ol'guctlleu~ ont compromis leur position en voulant tout sacr~fier à leurs 1dées préconçues, à leur trop grande ~onfiance dans le~rs prop~es forces, jeunes présomptueux qm o_ut. dù ~onfier a un~ au _re carrière un avenir aussi douteux qu'mcertam 1 Cher am1, pmsque vous êtes jl3une, suiv.ez les _bons exempl.es dans. leurs détails; étudiez, par la frequen~at1o~ de vos v1eux collegues, les procédés et les méthodes d ense1gnem~nt par .les~uels ,vos prédécesseurs, toujours vos maîtres dans 1 art s1 d1ffic1le d ~n seigner sont parvenus à surmonter les obstacles et à vamcre les' difficultés de leur profossion! ayez toujour~ les yeux fixés sur Je but à atteindre, poursUivez-le avec 1 énerg1e de
!
13 -
-
12
la jeunesse et vous réussirez. Nombrt3 d'écueils, je le répète, vous attendent au seu il de votre pénible carrière; ne vous rebutez pas, car les plus douces récompenses et lea plus nobles jouissances vous sont aussi réservées dans le sanctuaire. Vous aurez toutes les qualités qui font le bon maître. Vou8 aimerez votre profession, j'en suir sûr, non de cet amour indigne, purem~nt vénal, qui ne prép:ue qu'amères décep tions mais de cet amour sacré et divin qu~ le Christ avait pour les petits. Pour qui n'aime pas son état, le travail e~:~t une galère. Si la vocation d'i nstituteur nous déplaît, l'école est un enfer et les eofant.s sont de petits diables. Si, au contra ire, le maître aime sa profession, il passo uoe vie paisible au au mi lieu de son petit monde; enseigner, pour l ui. est un jeu, et les jolies têtes b londes qui l'entouretJt et qui l'écoutent avec toute l'attention du jeune âge, aiment cette école où l'on se r~nd chaque jour pour recevoir le pain de l'âme, l'iu~:~tructio n. ~~ (A suivre.}
b) Nommez les principaux combats des guerres de Baur-
2 a) Fr~~fi~:~s fleuves, vallées principales du canton des · G risons'· langues parlées dans ce canton. b B tailles n'vrées dans la guerre de Sou~be. . . 1 ~ L~calités historiques du canton du Tessm; evenement!'! · qui s'y rattachent. . h' b Ex li nez la différen<le entre république et monarc le. P qque Ile partie de la Suisse se trouve le canton d u IV. 4. a)) D ans Tessin? t ~ b Où . . le gouvernement de votre can on ' ) Slege 1 cantons qui touchent à l'Allemagne? 3. a) QuP.ls son~ e~antons s'occupe-t-on principalement de a) Dans quE> s · . ? b) l'éleva~e dfies ~~s~lpar~!sion. frontiéres naturelles d'un 2. a) Que s1gn1 o · pa;:s?
b) Depms quan 1 . a)
Q~~n~u~~i~ed~pendance
PARTIE PRATIQUE. I. 4. a) Nommez les localités les plus rappr0chées de votre domicile. b) Quels S<mt les bommes qui ont prêté serment au Grütli? 3. a) Quelle est la chaine de montagnes qui sépare la Suisse de la France à l'Qu.,st ? · b) Dites quelque chose d'Arnold de Wmkelried. 2. a) Cit ez quelques localités considérables d'ou partent plusieurOJ lignes de chemins de fer. 1. b) Voyage de Sion à Coire. b) Quels sont, dans votre canton, les impôts indirects les plus importants? Il. 4. a) Quelle villa est située à l'endroit ou le RhOna sort du lac Léman? b) Qnels sont les cantons primitifs? 3. a) Quels sont les cantons don t le territoire Pst compris dans la région des Alp3s? b) Nommez les premiers combats livrés pour l'indépendance de la Suisse. 2. a ) D'où vien t la Birse; décrivez-en ls co urs. b) Nommez les hommes qui ont introduit le christianisme dans notre pat rie 1. a) Quelles ont été pour notre pays les conséquences de l'invasion françai&t~ en 1798? b) Quels sont les 3 pouvoirs suprêmes de la Confédé· ration; nommez les autorités qui exercent ces pouvoirs. III 4. a) Nommez les plus petits cantons de la S:tisse. b) Citez une ville situéù sur l'Aar. 3. a) Quels sont les chefs-lieux de cantons qui sont situés s ur le Rhin?
de la Suisse fut-elle reconnu e
par l'Alletmlag~~:positions de la Constitution fédérale . . es · ? relatives aux confes~>ions re 1Jgteuses . a Nommez quelques montagnes de. la S~Js~e. V. 4. b)) Q el était l'ennemi des Smsses a MOJgar ten? u 'lons que t raverse le Jura? 1 3. ~u~i~ ~o::lle~s gc:;,;Tes Soleure et Fribourg entrèrent-ils ) pd s la Confédération? 2. a) Le ~~nton de Frib_o~rg; dites. ce que vous en savez. b) Les guerres de rehgwn en Su~s~~ S uisse vera 1840 et 1. a) Quela événements se pass~len d s les années qm smvnent? . an t 1a Confédération arrive-t-elle à couvru ses b) Commen dépenses ? . VI 4 a) Quelles sont les grandes villes dft la S~l:se? . . b) Dans quels cantons parle ·t-on a eman 1 nton la Reuss a-t-elle ses sources ? 3. a) Dans que. ca battirent les Bernois à Laupen? . b) Co.ntr.e qUl cffioments de l'Aar. d'ou viennent-ils; decnvez. 2 a) Pnnc1paux a u •? en sommairement le cours f' d. t' ? · b) Quels étaient les sujets de t'ancienne u~onlPeS e~~a~t~s 1. a) Que savez-vous concernant es an~~a , . . lt' . s et les mméraux Je la Smsse? b) A~~or~~éese supérieures de la Confédération; comment . t par qui sont-elles nommées? VII 4. a) Su~· quel l:>c et sur quelle rivière est située la ville de · Il' Gr "tli? Lucerne? b) Quels sont les cantons q ui. ont fa!l a lance ~~ é u x 3. a) Enu mérl'z les canSto~s qUl ne sont pas Sl u s au frontiéres de la 01sse. . . t 'Jèb b) N ez un lieu historique partlcullèremen ce re d~~anton de Lucerne et dit'!s en peu de mots ce qui s'y est passé. b) Quelles son
(Questions graduées de connaissances civiq-ues.)
d la ville de Berne est-elle la capitale de
b)
14 2.
a) Citez des passages alpestres qui mènent du canton de
Berne dans d'autres cantons. b) Dites ce que vous savez de la bataille de Noofels. 1. a) Quels Etats formèrent la Confédération des treize cantons? b) Citez quelques altributiont~ de l'assemblée fédérale. VIII. 4-. a) Quels sont les cantons situés sur le lac des QuatreCantons? b) Dans quelle ville siège le Conseil fédéral ? 3. a) Quels cantons sont au centre de la Suisse ? b) Nommez les principaux chefs des guerres de Bourgogne. 2. a) Nommez les chefs-lieux des cantons d'Argovie, de Thurgovie t!l des Grisons. b) Quelle est l'autorité qui fait les lois dans votre canton? 1. a) Comparez les deux vallées du Rhin t:t du RhOne. b) Quels changements la Constitution de 184B a-t-tlle apportés? IX 4. a) Indiquez les plus grands cantons de la Suisse. b) Sur quel lac est situé 16 Grütli? 3. a) Indiquez les principales vallèP.s de la Suisse et dites par quelles rivièrPs elles sont arrosées. b) Dites ce q•1e vous savez de la bataille de Sempach. 2. a) Principales villes de l'Helvétie romaine. b) Citez quelques-unes de nos lignes de cherLins de fer. 1. a) Quelles furent les principales conséquences des guerres de Souabe? b) Quel est le premier tribunal de la Suisse? Dites, en quelques mots, de quoi il s'occupe. X 4. a) Quel est le plus grand tleuve de la Suisse? bJ Quelle ville porte le nom de ville fédérale ? 3. a) Nommez la plus grande rivière du canton de Glaris et dites dans quel lac elle se jette. b) Où Charles-le-Tèmérair., a-t-il combattu les Suisses? 2. a) Citez quelques passages des Alpes. b) Nommez quelques cantons où la densité du la population est trés grande, d'autres ou elle est trés faible. 1. a) Quelles furent pour la Suisse les principales conséquences de la Révolution française? b) Qu'entend-on par gouvernement aristocratique? XI 4. a) Nommez lPs plus grands lacs de la Suiase. b) De combien de cantons la Suisse se compose-t-tllle; citez-en quelques-uns. 3. a) Quel passage conduit d'Uri dans le TPssin ? b) Dites qudques mots de Nicolas de Flüe. 2. a) Comparez en quelques traits les cantons d'Unterwald et de Genève. b) Quels furent les plus grands réformateurs de la Suisse? 1. a) Dites quelque chose sur la dissolution de la Confédération des 13 cantons et dites quelle forme de gouvernement l'a remplacée. b) Qu'entend-on par neutralité de la Suisse?
-- 15 XII 4. a) Indiquez les principales localités de votre canton. b) Où fut conclue la première alliance suisse et par quels cantons? 3. a) Quels pays limitent la SuissA? . b l Qubls cantons f01·maü·nt la Confèdératior. des 8 anciens cantons? ' 2. a) Quels cantons s'occupent d'horlogerie .et dans quelle contrée prospère la sculpture sur bo1s? b) Que savez-vous de l'assemblée fédérale ? 1. a) Dans quelles guerres é. l'étranger les Suisses se sontils fait remarquer ? b Quelles Ront les ressources de la Confédération ? XIII 4. a) Indiquez quelques cantons m ontagneux. b) Citez quelques champs de bataille en Su1sse. 3. a) Quels cantons sont à la fron tière de la . Fra~ce? b) Ou luttèrent les Glaronnais pour leur liberte et contre qui? 2. a) Comparaison sommaire entre les Alpes et le Jura. b) QJel est le premier tribunal de V1:.tre canton? 1. a) Expliquez en peu de mots les causes de la guerre dtls paysans. . _ . . . b) Indiquez quelques atlnbut.wns du Conse1l federal. XIV 4. a) Quelle E:.st la rivière prinClpa~e ?u cant~~ de Berne? b) Quel fut le premkr combat h vre pour lmdépendance de la Suisse et qm fu t le vamqueur? 3. a) Quèls sont les plus grands affiuents d.u Rhin ? . b) Dans quelles batailles _les ,Suisses avaient-Ils les Autnchiens pour adversaires? 2. a) Dites quelque chose du canton du T essin. . . bj Quelles sont les parties de notre pays que VISitent surtout le:; étrangers; qu'est-ce qui les . y ~ttue ? 1.. a) Les plus importants moyen_s de c.o~mumcat~on. . b) Quels droits les cantons ont-1ls cédes a la Confedérahon? XV 4. a) Quels cantons et quel lac le Rh6ne traverse-t-il? . . b) Qnels furent les trois car:tons fondateurs de la Confederation 1' 3. a) Quels sont les chefs-lieux des cantona d'Unterwald, d'Uri de Vaud et dt!S Gnsons? b) Qui les' Suisses o~t-ils battu à Grandson? 2. a) Quelle rivière se jette dans le Rhm près de Bâle? par quels événements historiques est-elle connue ? b) Quelles part1es de la Suisse étaient autrefois pays sujets du canton de B n·ne ? 1. a) Dans quelo rapports était Neuchàtel ~vec 1~ Prusse, et à quelle oo..:casion ces rapports cesserent-1ls? b) A quoi servent les imp6ts communaux et cantonaux? XVI 4. a) Nommez les canto1~s qui limitent la Suisse à. l'Ouest. b) Quelle est la prinCipale occupatwn des habitants de votre canton? 3. a) Quels cantons l'Aar traverse-t-elle? b) Quels étaient les personnages les plus connus dans les Waldstatten, lors de la fondation de la Confédération?
J--']: -'"
2 · a)
16 -
D~c~~~e!itl:é:~~~r ~~ ~~~~e~t
ll.e-
forrne jusqu'à la Révolution française de 1789. II., nommez les villes qui
b) Quelle fut la cause de l'entrée de Zurich dans la ConÇe'd.
ration? ,, e1. a) Indiqudez les ca~ses de la division du canton de Bâle en eux demi-cantons. b) E~r~ les mains rie qui est l'organisation militaire en XVII Uiase et pourquoi ? 4 ~~c~~ez un reuve qui coule à la frontièr<3 de la Suisse · . ez qu~ !JUe chose de Guillaume 'l'el!. 3 ) · ~) ~u1 quelle IWiére se trou v~ la ville de Fribourg? ue s sont les cantons les plus peuplés? 2 . ~) DJtes quelque c~os~ sur le cours de Ja Limmat. dommatwn étaient autrefois les Appeuzellois ) Souts 1 a) Le d -~~s quels_combats luttèrent-ils pour leur liberté? . t>~'acJh:fteé~tes Industries de la Suisse et leurs centres
· g]
1
:relie
b) Qu'entend-on par démocratie pure? ~
VABIBI!RlalS
LES C_~OCHES DE MON VILLAGE
Dédie à l'Ecole p1·immre pa1· MARio~** Cloches de mon VIllage d . mou cœur bat en v , sœurs e mes Jeunes ans, combit~n 1 d'autrefois vous m'a;~~r~~~u\~~t ~e toutes les pieuses voix lage. ccen • - c1oches de mon vilVous êtes pour moi J'· h d .. qui était ur sim 1 ec o es JOies perdues, de tout ce argentinef porte!t eh:~tb~n. Vos tmtements clairs, vos notes lages. , es cœurs, - cloches de mon vil-
de~~~!a~~s ef~~:a~~rsts e~~olées
vous emportez la plainte plus légère vers les cieu~ ~r hvos datles la prière monte ·-- oc es e mon village . Q Ul. mieux que vous chaqu t' 1 nos lèvt'es les ar e ma tn. et e soir, mettrait sur répétet· à genofx ~oies, cl~~~ todut pettts _on nous apprenait à as e mon VIllage Qui mieux que votre cant' 1 . '. vres gens ? Quand Il 1 •que par eraJt d amour aux paudouce, toujout·s tend~e eesf :~t~e s:grre~t~s hcampag:nes, toujours de mon village. armome, - cloches Vous survivez à tout vo· d .• vous entendrfl je retr~uveiX e 1a pnere; et moi, rien qu'à en pa•·tant, -'cloches de m~; ~~l~g~~ la ferveur que j'avais
Et ie me remets 2 balbu•ier 1 h disait. mon vieux père, le f~ontq~:c~~~e~t o~e chantiez, - cloches de mon VI'Jlag '
e.
.,
de Bourgogne Jusqu'à la Réforme. Enfin ·l ve ta
~~
ce lat!n, que eure ou vous MARro*=:o*
correspondeJ.Jt ainsi à la nouvtille division de l'ouvrage. C9s tableaux et cartes. très bien dessinés par M. Fr. Bonvin, maitre de l'écolfl française supérieure des garçons dô Sion, ont été habilement exécutés par M. Gessler. lithographe, et ajouteront beaucoup de; valeur et d<:~ relief à l'ouvt·age De son côté, l'imprimerie Kleindienst & Scbmid a bien soigné l'impression du livre, qui réalisera dès lors à tous égat·ds un progrès considérable sur la précédente édition. L'on s'atte!ld à ce que cet ouvrage sera avantageusement complété l'annèP prochaine par l'adjonction d'un Résumé d'histoire du Valais. Il s'en élabore actuellement un qui, l'on n'eu doute pas, sera le bienvenu et comblera une ré~>tle lacune. U oe nouvelle édition dA no~ Eléments d'arithmétique va également sorti•· de presse, après avoir été minutieusement revisée et s'être enrichie, avec la bienveillante autorisation du Département militaire fédéral, d'un certain nombre de sujets de calculs donnés dans les examens de recrues, Cet appendice sera ce1·tainement goûté, et rendra surtout service dans les cours de répétition et lors de la préparation des jeunes gens aux épt·euves pédagogiques du recrutement. Malgré les amélioration~ évidentes et notables que l'on remarquera dans la nouvelle édition des classiques plus haut mentionnés, leur prix ne sera pas augmenté et continuera ainsi à être infét·ieur an coût de la plupa1·t des ouvrages similaires en usage dans les autrus cantons. NB. La nouvelle édition dAs deux ouvra~res ci-dessus mentionnés sera en vente dès )A 15 novembre.
,
,
ELEDE~T8
,
D'ARITHDETIQ,UE
à l'usage des écoles primaires. Ouvrage adopté à titre obligatoire pa•· le Département de l'Instruction publique du Valais. 2me édition cart. (Remis"' du 10 au 15 o;o au corps enseignant et aux détaillants, suivant l'importance des commandes. Cet ouvrage comprend deux parties, la ll'e théot·ique et or~ée de figures, la 2me pratique qui compte plus d~ 2000 exercices. La nouvelle édition contient, en effet, en plus que la précédente, un ce1·tain nombre de problèmes donnés lors des examens de recrues. Cette amélioration sera certainement saluée avec plaisir par le personnel enseignant. Voici sur ce cl&ssique. actuellement connu bien en dehors du Valais, entr'autres appréciations, celles émises par deux inspecteurs scolail·es étrangers au Valais. "J'ai, dit l'un, exammé l'ouvrage avec attention, et, sans en R\oir analysé tous les déta1ls, je puis dire qu'il mértte l'attention des autorités scolaires. Il a de réels avantages sur le traité de F. P. B. Les définitions
, _ ,.-..- ......... -o ,.,...... p• ,,..,b. ~ uumeranon y esL D1en enseignée.. . J 'ai remarqué dans l'ouvrage d' h ,~ure u ses innovations, telles que: les tables des j opérations, un t;;bleau des ronver~ions des poids et rncsufl's, des pièces de monnaiea en usage en Suisse ainsi qu'un grand nombre de problèmes géornétri41Ues sur les su, laces et les volumes, etc. D'autre part, on a éliminé du manuel, avec raison a mon avis, tout ce qui ne rentre pas dans le programme prima re. Les problèmes ~ont variés, en nombre surtisant, et réellement pratiques. L'ouvra11e a en outre le mérite du bon marché, la reliure est d'un bon j!OÛI et l' impression plait par ses jolis caractères. " Voici maintenant l'autre jugement qui concorde. ave c ce lui ci-haut. ,Aul< hommes d'école tres nombreux qui repro1,haient aux cahiers Zahringrr l'a iJsence complète de théorie, l'ouvrage offre un exposé théor1que clair, sobre et suffisamment complet, et nlHiisant en bonne partie, par le:: hoix drs problèmes, le déstr de ceux qui réclamaient un plus grand nombre de données relatives aux matières agricoles et aux opérations juurnalièrrs du ména~e champêtre Sans t:ntrer 1ci dar.s la discussion de la méthode, je ~:arde d'un examen atlentif du manuel la conviction sinrère <Ju'il rcuJ'erm" un excellent cours d'arithmétique. J'ap11récie surtout J., grand nombre et la progression bien ~raduèe des probl.èmes." Les SOtUTJONS RAISONNEES de J'ouvra~e coûten t t J'r. 50. Pour prévenir 1..s abus qui pourraient être faits du li'Dre d~t maill'e J'éditeur restrcmdra lo vente des Solutions au Corps enseian;ont et J raison d'une exemplaire seulement par personne. On ne pn~• ra se les procurer que chez lui, attendu qu'il n'en sera pas rem.s aux libraires. Q ...
Les acquéreurs des Solutions sont bien prié:, de nous signaler les errPurs que pourrait contenir l'ouvrage, afin que nous puissions les corriger dao::~ les exemplaires restants, auxquels, au besoin, sera intercalée une liste d'errota. Si les coquilles sont très rar·e!:l, comme nous l'es pérons, e~ les seront redressées à lrt plume. On conçoit sans peioequ'un livre bourré de chiffres et d'une exécution typographique longue et difficile puisse, en première édition surtout, contenir quelques fautPs
L& FIJTIJDE MÉNAGÈRE Lectures et leçonF: sur l'économie domestique, la scienee du ménage. l'hygiène et les connaissances nécessaJt'e<;~ à une maîtresse de maison, pat· Mlle Ernestine WIRTH, 3me édition, car tonné. 480 pages. Division des parties et chapitres. Ire. PARTIR. - Notions p,.elimmai,.es. 1. La famille et lt: foyer domestique. 2. La femme de ménage. 3. De l'esprit de famille. 4. De l'èconomie domestique. lime PARTIB. - 01·ganisation mo1·ale de la maison et qualités d'uue bonne ménagère. 1. la prévenance. 2. Les fêtts ct réunions de famille, 3. Devoirs du voisinage 4. La lecture et la bibliothèque du la mai tresse de maison. 5. Du rôle de la femme dans l'éducation des enfAnts. III me . .PAR TIB. - Orga'!isation matérielle ~~ admim~tration économique de la mauon. 1. Appreottssag-e de l'econom1e domest1que. 2. De~ qualité& de la bonne ménagère. 3. De l'économie. 4. Emploi de la journée d'une ma1tresse de maison. 5. Installation d'un ménage. 6. Distribution intérieure de la maison. 7. CUisine, offlce, boulangerie, ustc.nsiles el accessoires de cuisine. 8. Des domestiques. 9. Blanchissage et entretien du linge. 10. Entretien t't conservation des aliments. tt. Des travaux à J'aiguille . Des provisions. 13. :\lanière d'ordonner un dioer. 14. De J'np prentissage dP. la cuidne . 15. Notions élèmentaius de cuisin e. 16. La ferme el la fermière. 17. Le jardin polaj!er. 18, Chauffage et éclairage. 19. Recettes et connaissances utiles. 20. De la comptabilité . 21. Conseils d'hygiène.
Au prix réduit de 1 fr. 50 au lieu de 1 fr. ~0 qu'il coûte en librairie.
ANNEE
l
i
SION 1er Déeemltre HJ90
l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LE!,; AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION Il
L'ÉCOLE PRIIAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Avrll . inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d'aboaaemeat pour la 8ole•e, 2 fr. 30 . lJaioa postale 3 fr. 1\.oaoaees, pd.L 20 ce11t. la ligne on son espace. 'l'out ouvrage dont l'Ecole p1·imaire 1ect>vra deux exemplaues aura droit à une annonC4' ou à un compte· rendu, s'il y a lieu.
SOMMAIRE: L'éducateur. - Devoirs écrits, corrections, exercices divers. - Quelques principes de lecture. - Un mot sur l'écriture. - Notes sur l'Histoire de l'Enseignement. (L'En· st'ignement sous flos Ga11lois, les Romains ct les Fr ancs j usqu'à C!tarù mag ne.) - Les absences et quelques municipalités. - Partie pratique. ( Questions g raduees de connai ssanCt's à viqut·s.) Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.
Il ·
Il
=====~