ÉLÉIDENT8 D'ARITDJJIÉTIQIJE à l'usage des écoles primaires. Ouvrage adopté à titre obligatoire par le Département de l'Instruction publique du Valais. 1re édition cart. 1 fr. :liS pag~s. (Remist~ du 10 au 15 o;o au corps enseignaot et aux détaillants, suivant l'importance des commandes. Cet ouvrage comprend deux parties. la lt·e théol'iqae et ornée de figures, la 2me pratique qui compte 2000 exercices et problèmes Voici sur ce cl&ssique (dont se 1rouve très bien le corps enseignant valaisan, entr'autres appréciatious, celles émises par deux inspecteurs scolaires) étrangers au Valais, eL dont l'éditeur de l'ouvrage avait demandé l'avis. ,J'ai, dit J'un, exammé l'ouvrage a\·ec attention, ef, sans en 8\ oir ar.alysé lous lee llétaals, je puas dire qu'il mér1te 1'attention dea autorités scolaires. Il a de réels avantages sur le traité de 1'. P. B. Les définitions théoriques sont plus simples el plus précises. La numération y est bien enseignée . .. J'ai remarqué dans l'ouvrage d'h•lUreuses innovations, telles que: les tables des -l opérations, un tableau des ronver$ions des poids el mcsurt·s des pièces de monnaies t>n usage en Suisse, ainsi qu'un grand nombre de problè'mes géométriques sur les surfaces et les volumes, etc. D'autre part, on a éliminé du manuel, nvec raison à mon RVis, tout ce qui ne rentre pas dans le programmu primaire. Les prol>lèmes _s<_mt variés, e n nombru suffis~nl, el ré~llement pratiques. L'ouvrage a en outre le meratt:: du bon marché, la rehure t::st dun bon goiU et l'impression pl ait par aes jolis caractères." Voici maintenant l'autre jugement qui concorde avec celui ci-haut. Aull: hommes d'école très nombreux qui reproc.haient aux cahiers Zii.hringer l'absence co"mplète de théorie, l'ouvrage offre un exposé théonque clair, sobre .e~ suffisammen~ eomplet, et ré" lisant en bonne partie, par loc boix d~s problèmes_,, Je des•~ de ceux qua réclamaient un plus grand nombre de données aelallves aux ma lieres agncoles et aux opérations journalières du ménajte champêtre. . Sans t::ntrer 1ci dans la disr.ussion de la méthode, je ~~:arde d'un examen at1ent1f du manuel la conviction sincère qu'il renfer111e un excellent cours d'arithmétique. J'apprécie surtout le grand nombre el la progression bien graduée des problèmes." L'ouvrage a également été accueilli avec fa\'eur dans diverses écoles d'autres cantona Les SOLUTIONS RAISONNÉES de l'ouvrage coûtent 1 fr. 50. l'our prévenir l~s abus qui pourraient être faits du lit~re du maître, l'é_d iteur restreindra la vente des Solutions au Corps enseiananl el a raison d'une excmplaare seulement par personne. On ne p!lurra se les procur~r que chez lui, attendu qu'il n'en sera pas remis aux hbraires ou détaillants.
Les acqué1·eurs des Solutions sont bien priés de nous signaler les erreurs que pourrait contenir l'ouvrage, afin que nous J?Uission~ les corriger dan8 les exemplaires restants, auxquels, au besom, sera mtercalée une liste d'errata. Si les coquilles sont très rares, comme nous l'espérons, elles seront redressées à la plume. On conçoit. sans peine qu'un livre bourré de chiffres et d'une exécution typographique longue et difficile puisse, en première édition surtout, contenir quelques fautes
Ouvrages de Il. le Prof. Reitzel. (F. Payot, éditeur, Lausanne.) Grammaire élémentaire de langue allemande, s• édition Grammaire allemande supérieure Premières lectures a llemandes, 3• édition Secondes lectures allemandes Exercices de conversat1011 allemande, nouv~lle édilwn Court! de langue allemande. Grammaire, thèmes, versions, lectures, exercices de conversation, vocabulaire, 1" parti 1 ~ 2'"' édition II• partie Clef des thèmes
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SION 20 Novembre 1889
L'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIIAIRE paratt chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prb d 'abonnement ponr la 8nisse, 2 .fr. 30. tJnlon po11tale 3 .fr. Annonee11, pri3. 20 ce111. la lig11e o" 1011 tspace. ~out ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura drott à une annoncP. ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.
Avis important.
SOMMAI RE: - t M. J. Taiclet.- Visites
ses faites par MM. les Instituteurs. primaire. -
Le style à l'école
La leçon orale (suite et fin). -
fixité dans l'enseignement. Solutions.
des clas-
Constance et
Partie pratique (Calcul écrit
et calcul oral). -
2 1 80 1 80 2 50 1 35
• 3 • 3 25• 2-
Tout ce qui concerne la publication doit être adressé
à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.
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.A.'Vi.& soo1a:lres.
ltlatérlel IIICOiaire. - A ce propos, nous croyons devoir rappeler la circulaire du Département, de J'année dernière, autorisant le personnel enseignant à procurer lui-même le nécessaire aux enfants dEC>s écoles, lorsque l~s admina'itrations tarderaif'lut ou négligeraient d'en pourvoir les élèves, notamment ceux qui t~ont au bénéfice de l'art. 25 de la loi scolaire, qui est ainsi conçu: c La commune fournira gratuitement aux enf11nts pauvrE\s y do• miciliés, les objets qui leur sont néeessaires pour l'école • • La mesure pri!!e à cet égard l'année dernière a produit d'excellents résul tals, surtout pour les écoles dont les mai tres et les maitresseR ont eu à cœur de contribuer, pour autant que faire se pouvait, à assurer l'exécution des ordres donnés. L'école, on le conçoit sans peine, ne peul proga·"lsser si les enfants n'ont pas le matériel nécessaire pour profiter de l'enseignement qui y est donné. Un autre avantage qui découle de la mesure dont i! s'agit est d'apporter touj ours plus d'uniformité. dans les classiques en usage, car le plus souvent la big:1rrure constatée à cet égaa·d Jans certaines écoles. provient de CA que des parents ou des enfants se pourvoient chez des négociants ou détaillants qui ne sont pas fournis du matériel prescrit par le Département. A ce propos, nous croyons opportun de rappelea· qu'il n'e~L pas permis au per~onnel enseignant d'adopter pour ses élèves des ouvrages, qui ne figurent pas dans la liste précédemment envoyée par le Département, ou qui ont été remplacés par d'autreR classiques. Entr'autres m11nuels mis hors de cours figurent l'Histoirè sainte d~ Scbuster et le livre de lecture de Renz, qui ont respectivement fait place à la Bible illustrée de Bourquaa·d et au livre de lecture de Guyau. Ces deux derniers ouvrages ont été préféré!! pour de bonnes raisons aux précédents par MM. les Inspecteut·s, sur quoi le Département les a prescrits à titre oblig!ltoire. LEC> personnel enseignant doit donc faire observer de son mieux les prescriptions des autorités ~Jcolaires supéa·ieures, à cet égard comme sous d'autres rapports. Au sujet de l'enseignement de la langue, nous rappellerons aussi que la Grammaire française à l'usage des écoles primaires, adoptée par le Département et coûtant 80 c. a rEC>m:>lacé la grande Gram-maire (c•mverture verte) ~e vendant fr. 1.10 jusqu'ici. Comme il ne reste plus de cet ouvrage qu'un nombre restreint d'exemplaires et qu'il ne sera pas réimprimé, ou en conserve le solde pour les élèves d'écoles supérieures. La nouvellu Grammaire (couverture bleue) ne coûle d'ailleurs que 80 cf'lot. comme l'ancien Abrégé de la grande grammaire. Elle forme un joli volume à la fois solidement et élégamment cartonné, bien imprimé, soigneusement revu et corrigé. A côté de cel ouvra~e. ou plutôt. pour lui sMvir d'introduction, le Département autorise l'emploi de la Grammaire préparatmre de Larive et Fleury~ mais non les manuels de 1re ou
SION, 20 Novembre
1889·90
L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA
SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION AVIS IMPORTANT Toutes les personnes qui recevront les N° 5 1 et 2 de l'Ecole primaire sans les avoir refusés dans le délai de 10 jours après la date qu'ils portent, seront censées abonnées. La signature de celles qui refusent est nécessaire pour constater dûment le renvoi de la publication. L'Editeur.
t M. J. TAICLET. C'est là un nom bien connu, non seulement des lecteurs de l'Ecole primaire, mais du monde de l'enseignement en général. En effet, celui qui pm·tait ce nom était un ami fidèle et dévoué de cette publication où, on se le rappelle, il donna si souvent des conseils et des directions marqués au coin d'une longue expérience et d'une indiscutable compétence. En particulier celui qui écrit ceci s'honorait de posséder son amitié depuis qnelq ues années, soit à partir de l'époque où il eut la bonne fortune de faire la connaissance de M. Taiclet. Un commerce épistolaire des plus agréable datait de nos premières relations qu'il fit naître, et se maintint constamment jusqu'à ce qu'il eût plu à Dieu de rappeler à Lui ce vétéran de l'enseignement chrétien. Car, comme cela arrivera un jour pour chacun de nous, ce vieil ami n'est plus. Il a quitté ce monde le mois dernier, ainsi qu'a bien voulu nous l'apprendre une sœur du regretté défunt. En exprimant à cette occasion à la famille de M. Taiclet, au nom de nos lecteurs et au nôtre personnel, nos plus sincères condoléances pour la perte sensible qu'elle a faite, qu'il nous soit permis de reproduire ci-après la notice nécrologique consacrée à M. Taiclet par le Vosgien. Elle résume, mieux que nous ne pourrions le faire, la
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d'entre ~ux une révélation de la vraie méthode ; leur bienfaiteur par les encouragements et les secours pécuniaires qu'il leur distribuait, à l'occasion, avec la kénérosité d'un grand cœur et le tact d'un homme délicat et bien élevé ; en· ftn leur bienfaiteur par l'ex.emple de sa foi toujours hautement pratiquée : M. Taiclet voulait n'être que l'mstituteur chrétien, mais il voulait être, dans tout le sens du mot, cette grande et noble chose. f Et ajoutons qu'il fut tel sous tous les régimes, et des régimes bien divers, et que jamais tl ne trouva, de la part de ses chefs hiérarchiques, que les encouragements, la confiance et le respect dont il était si parfaitement digne . c Telles sont les grandes lignes de ce caractère admirable d'instituteur. Nous bénissons Dieu d'avoir accordé à notre paroisse la grâce des dernières années de cette vie si édifiante et si pleine de bienfaits, et à notre cœur de prêtre, la consolation d'être connu, compris et encouragé par cette grande âme, et le bonheur de lui redire, jusqu'à son dernier soutlle, notre vénération, notre amour presque filial et nos profonds regrets •. Nous tArminons en complétant par quelques mots l'allocution de M. le Curé. M. Taiclet nous a souvent exprimé sa douleur, en voyant ce que sont devenues en France ses chères écolea primaires, ainsi que les autres établissements de l'enseignement officiel: c Est-il possible, s'écriait·il un jour dans sa douleur, est-il possible qu'en France, on en soit venu à méconnaître ce que le simple b'>n sens, même chez les païens, a toujours proclamé . à ignorer que l'éducation sans Dieu n'est qu'un essai r.himérique et criminel. Et pourtant, nous y voilà 1 Quel malheur pour nos enfants et pour notre France! , La mort de M. Taiclet a causé pat·mi nous des regrets unanimes. c Nous le pleurons, écrit un de ses nombreux obligés, comme nous avons pleuré notre père et notre mère. Pour nous, il était plus qu'un ami . Que je suis heureux d'avoir conservé toutes ses bonnes lettres 1 Quel trésor à garder 1, - (J'en dis autant. P. P.) M. Taiclet laisse une sœur, digne par son cœur, son esprit d'élite et sa charité, du frère auquel elle a fermé les yeux, au milie11 de~ larmes.
carrière si bien remplie à tous égards de celui que nous regt·ettons. Ces lignes et les nôtres seront quelques fleurs jetées par l'Ecole primaire sur la tombe de celui qui , fut. M. J. Tai clet, officier de l'instruction publique et chevalier de la Légion d'honneur, P. P. On lit donc dans le Vosgien, qui paraît à Bains (Vosges). Une longue existence, pleine de bonnes œuvres, entièrement dévouée à l'instruction solide at à l' éducation de l'enfance et de la jeunesse, vient de s'éteindre au milieu de nous : le mercredi 9 octobre, à six heures du soir, un vénérable instituteur, M. Joseph Taiclet, rendait sa belle âme à Dieu. Souvent, pendant qu'il était en activité, il venait demander à notre station thermale le repos nécessaire. Il s'en souvint lorsque sonna l'beure de la retraite, il se souvint surtout de l'esprit chrétien encore en honneur dans notre ville et de l'hospitalité si parfaite qu'il y avait toujoul'~ tr?uvée. Bains fixa donc les préférences de M. Tatclet pour les dernières années de sa vie si édifiante. M. le Curé, en le recommandant aux prières des fidèles, nous semble avoir résumé les traits principaux de cette grande figure. J'ai pu me procurer ces quelques lignes, dont la lecture a été écoutée avec émotion. Les voici : c Nous recommandons à vos prières l'âme du resp9ctable M. Taiclet, ancien instituteur à Metz, officier de l'Instruction publique, Chevalier de la Légion d'honneur, décédé mercredi, âgé de 81 ans. c Habitant cette paroisse depuis cinq ans, il ne vous a révélé ses grandes qualités que par les bienfaits de sa charité toujours humble et toujours généreuse. C'est d'ailleurs le earactèrA principal de cette noble existence: M. Taiclet voulait faire le bi~n; on J;le~t assuror q~e c~ fu_t la vraie passio~ d.e sa vie, qu'li en su1v1t toutes les msp1rat10ns et quelle eta1t l'unique mobile de son activité, de ses travaux. c Oui, M. Taiclet fut le bienfaiteur de tous ceux qu'il a connus dans la détresse, recherchant surtout CAS misèt'eR cachées, de beaucoup les plus respectables, celles·là qui n'osent se rév~ler. Dieu seul Rait de quelleR largesses il sut les combler. - Btenfaiteur de l'enfance des écoles, dont il s'est occupé si utilement durant sa longue carrière d'instituteur et pendant sa laborieuse retraite. - Bienfaiteur des maîLres, comme des élèves, par ses méthodes et modèles, universellement connus et longtemps seuls en usage en France, en Belgique, dans nos colonies et autres pays étrangers pourvus d'écoles françaises. - Bienfaiteur des maîtres aussi par sA.s savantes conférences pédagogtques, qui furent pour un grand nombre
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Visites des classes faites par MM. les Instituteurs.
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Quand un jeune artisan a achevé son apprentidsage, il quitte généralement son premier maitre et s'en va travailler chez d'autres, pendant plusieurs années cousécutives, et cela en vue de se pel'fectionner dans son état. Ordinaire·
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ment ··1 il rencontre de nouveaux procédés dans Jos " a.t e1·1ers qu J parcourt, ~t trouv~ ~insi moyen de cultiver les parties pour l~squelles ~l se senh~ait encore faible. De cette manière, Il d~vte~t, peu a peu habile dans son métier; c'est le moyen dA s attirer da~s la suite la confiance de sa c1ientèle. Voilà comment procede~t les bons ouvriers voulant devenir ?apables de soutemr la concurrence .qui grandit de jour en JOUr, , ~e même aussi, le commis de commerce et le garçon d hotel voy~gent pour s~ familiariser avec les usages des grandes ma~sons mdustr1elles et commerciales, comme aussi a~ec les exigences toujours plus nombreuse,; du public et VIsent, de la sorte, à. se mettre en état de diriger plus 'tard eu.x-m~mes ~eur~ affaires. C'est ainsi encore que Je jeune medecm a la .fin de ses de · arrivé .:~ . études ' visite des ho·p1·t aux, s m.a1so~s ue sante, ou assiste en qualité de surnuméraire un medecm de renom. L.e jeun.~. inst~tuteur seul, au sortir de l'école normale, serait-Il deJa n~a1tre accompli? lui seul n'aurait-il plus besoin d~ leçons prah.ques .et prétendrait-il, par hasard, être immédiatement a?~~H habile que d'anciens instituteurs enrichis par une expenenc.e de plusieurs années dans l'enseignement? .supposons ?e Jeune maître orné des plus belles con~aissa~ces, ,ammé de zèle et d'ardeur pour le succès, placé ~ la tete d ?ne classe nombreuse et difficile ; combien vite, Il heurtera a toute e~pèce de, difficultés, et comprendra au bo?t de qu~I9ues JOUrs, qu il est complètement novice dan~ l a~t. de dmg~r u~e classe pénible, et que la pratique et 1 expenence de 1enseignement lui font entièrement défaut ~alW~ les nombr~uses leçons pédagogiques auxquelles il ~ regulierement ass1sté. Ce jeune homme, pour se rendre ~o~pte de la ~on.ne marche d'une classe, a besoin de voir a 1 œuvre un I~shtuteur bien qualifié ; qui sache maintenir un o~dre p~rfa1t dans son école: même aux moments des exel'Cic~s. ~ ~s~ chez ce maître qu'il remarquera la clarté ~t la simplicite ~e.s. ense~gn'ements et des explications ; la J.u;;tesse et la PI'ecJsion SI désirables dans les réponses des ~leves; la propreté qui doit régner dans les cahiers les hvres. ~t ~ê~~ dans l~ salle de classe; l'émulation, 'cette conditwn Inevitable d une bonne école.
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On m'objectera que ces visites peuvent facilement donner lieu à des abus. Qui pourrait en douter ? Mais est-ce là une raison suffisante de les condamner ? Nous ne le pensons pas. C'est pou.rqnoi examinons .comm~nt elles peuvent se faire pour prodmre le~ bons fruits qu c~n est en ·droit d'en attendre. Quelles s01ent avant tout sérteuses, et se fassent sans ostentation et sans bruit, qu'elles n'occa:;ionnent nulle perte de temps, ni pour le maître ni pour les élèves et ne se répètent pas trop sou vent. Un maît.re qui visita une classe, doit y assister avec attention; observer tout ce qui s'y fait; se montrer calme, réservé sans prétention ; il peut néanmoins, s'il le juge à propos, examine~ les cahiers ~es élèves, contt·?ler .leur ti·avail, les queshonner sm· les diverses ~ranche~ d ensm~~e ment. Mais , sitôt qu'il cesse son travatl, celut qm dmge habituellement la. classe a soin de la continuer, afin qu'il n'y ait dans les exerci~es ~lassiques .aucune interruption propre à ow1.sionner smt desordre, smt ~erte de temps. Ces visites seront généralement peu frequentes pour ne pas entraver la. bonne marche des classes; d'ailleurs les maîtres ne di:.;posen~ que d:une après-dînée lib~e. par, semaine. Il va sans dtre aussi que, pendant la VlSlte d une classe, le maître ne s'attache pas exclusivement à faire brillet· quelques élèves; mais il poursuivra l'enseignement, le cours de ses leçons, comme il le fait journellement. Il y a même un certain a.vant.ag~ po~t· l'in.stituteur visite?.r à voir la classe, Jans sa physwnomte habituelle, pour qu Il puisse en constate1· les défectuosités comme les progrès par lesquels elle se distingue. Ces visites set·ont naturellement pin s profitables aux débutants dans l'enseignement qu'aux. maîtres expérimentés qui, cependant eux. aussi, peuvent tit·er avantage de la manière de faire d'un jeune homme zélé, instruit et doué, d'un caractère bien trempé. Parfois r.ertains maîtres profitent de ces visites, pour stimuler l'application de leurs élèves; ils établissent des parallèles entre la classe qu'ils visitent et la leur par le moyen de compositions qu'ils donnent. Les visites d'écoles faites dans de telles conditions, contribuent à la bonne formation du personnel enseignant, à
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l'émulation. des élèves, à l'e.xtension de l'éducation et sont beaucoup a conseiller aux Jeunes instituteurs. Un membre de commission scolaire. ~
LE STYLE A L'ÉCOLE PRI MAl RE
.si par~i les matières du programme de l'enseign~ment primaire, Il en ~s.t une, plus importante que les autres (nous ne par~?ns pas ICI de 1etude de la religion), c'est évidemment 1etude. de la lang.ue qui occupe le premier rang. . Elle constitue le. prmcipal enseignement d'une bonne e~ole, .absorbe le ~e1lleur temps, attire le plus l'attention, necessite le plus d efforts et de la part du maître et d cel!e de l'élè~e; néanmoins, c'est l'enseignement de la Jangu: qm, dan.:; bien. ~es écoles, manque le plus son bnt. Trop souvent quand Il est question de langue, on prend les m~yens pour la fin, et celle-ci n'est pas atteinte; parce qu on ne la soupçonne même pas, ou qu'on l:l suppose hors de la portée des élèves. Cependant c'est la lan~u~ qui est, en quelque sorte, le vêtement et ,comme le vehtcule de la pensée, une force supeneure d une remarquable puissance et le signe certain d'une bonne éducation. .L'enfant, en ~ranc~is.sant le,. seuil de l'école, apporte avec l?I quel_q~~s pe!Jtes .Idees, qu Il est le plus souvent dans 1Imp?ssJbihté d expnmer; de là la grande nécessité des exe.rCJces de !ang~ge. Dès les premiers jours, il faut s'entretenir avec , , lm, lm. placer . ' les mots sur les lèvres, l'encourag~r a sen serVIr, a s exprimer, le mettre en communi?atlon ~vec .l~s personnes et les objets qui l'entourent. Peu a ~eu, Il saJSJt les paroles, les leçons, les explications du mattre .; . le langage de .la classe lui devient compréhensible et. famther et, ce premier pas fait, il commence à s'exprimer. Alors le stimuler dans ses premier~ essais · l'habituer, dès. le début, à .une bonne prononc.iation; a~gmenter tous le.s JOU~s. son p~tt~ ré~ertoirA, c'est Je devoir pressant du maitre. zele. Celui-Ct dOit aussi mettre tout en œuvre pour caph~er l'att~ntion de l:élève, afin de multiplier le nombre tres restreint ~e ses Idées. Les exercices journalit~rs de langage, les questions nombreuses et familières les lectures fréquentes avec demande du compte-rendu or~l du
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sens des mots, et de la pensée de l'auteur, voilà autant de moyens de développer les idées Jes commençants. Il e~t certain, en effel, que l'en,seigneme?t de tou~es les b~anche.s du programme scolaire, s il est ~Jen. donne, cont~Ibue a multiplier les idées de l'enfant; a lm. donner, de JOUr ..en jour, plus de facilité pour les ~xpnm?r, .d une mamere agréable et compréhensible. Cette dtfficulte v~~ncue, .la langue exercera une grande puissance sur. ~oute l educatiOn. Que peut faire ur. maître tant que ses eleves ne le comprennent pas? Toutes ses explications, fusse.nt-elles données de la manière la plus claire, la plus lummeuse, seront rerdues, si les élèves, mal préparés, ne sont pas dans le cas d_' en profiter. Mais quan?,. p~r suite de nombreux exercices intuitifs ils sont armes a comprendre le professeur; quand ils possèdent assez de termes. pour s'exp~imer, l'ens~igne ment des matières les plus diverses se fait avec attrait et le succès sera assuré. Comment les élèves peuvent-ils profiter d'une leçon de catéchisme, d'arithmétique, d'histoire etc tant qu'ils ne comprennent ni le mot à mot du livre, ni 'tes développements qu'on s'efforce de leur en donner? De plus, quel ennui pour de je~n?s enfan~s relégués dans un coin de la r.lasse, abandonnes a eux-memes, une grande partie du temps, ou obligés d'écouter un langage qu'ils ne comprennent pas! Autre chose est l'enseignement qui procède avec méthode. Les enfants seront, dès leur arrivée en classe, initiés .au langage; car le maître habile ~~ D:Ianque aucune occasiOn pour les faire parler, les fam1hamer ave~ l~ langue et atteindre ainsi son but. Journellement Il s occupe des commençants; il tâche de les intéresser rJe son mieux, .et s'efforce de les mettre en état de profiter, le plus v1te possible, de l'enseignement des autres matières du programme. La langue bien travaillée, maniée habilement avec ~u reté d'accent, avec une articulation déliée, une prononCiation nette et irréprochable, prouve, règle générale, la bonne tenue d'une classe; elle atteste le travail du maitre, l'assiduité ainsi que la bonne applieation des élèves et prévient beaucoup en leur faveur. On juge le plus souvent du savoir et de l'éducation d'un homme, par une de ses lettres, souvent même par un simple entretien; c'est pourquoi, il
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impoi·te ,?'exercer les élèves aussi bien à la corn 't' o~ale qu. a la composition écrite; il est même bg~sl IOn dteemspise qde~utl, on condsacre à la première beaucoup plus q~! u a a secon e. (A . )
suzvre .
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LA L EÇON ORALE (suite et fin) Or, quelle sera pour cela la . . l . l' unique ressource des maîtres ~~~~Ipa e, ,pour ne pas dire orale. C'est dans ces entretien es _maltresses? La leçon avec une intelli . • s q~e, m•se en contact intime 1 se développera .g~~~e ~u hvee, la ~eu~e intelligence de l'enfant
nête, la jeune âme dev~~g~mumcatiOn avec une lime honpar ua jugement formé et sainhofn~te elle-même; que, guidé mati on se formera et deviend ' e .JU\ement en voie de forlonté se tournera vers le b' ra sam ,. so~ to~r; que la vosibihté se règleront que le'ef' que limagi_natwn _et la senmodifiera et s'épure'ra. angage grossier et mforme se
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Ce n'est pas tout. En dehors d . . comme instrument de culture int ~a lymssance éducative çon orale offre les plu é . e ec ue e et morale, la ledisciplinaire. s s neux avantages au point de vue
dis~i~~~n~st~t e~u e~~~alT ~~~~ 1~:~~ e~nNrpi
tde l'ordre,,. de _la la passi~ité, l~ silence auquel l'enf:nt y -cc:lila:n ~ ~neTrtJe, ceux qm ont eté à la tête d'un . l , e '. oua tenir sur · . e casse savent a quOI s'en plus effic~~e P~ID~.e E! y•e~, la ~eçon oral~ est le remède le nous la com a SI prolond et SI répandu. Comme fois sérieuse ~[e~ftns • elle est une conv~rsation tout à la égayée sans rayan e, susceptible meme d'être parfois C'est a~ maitre ~or.r l. cela t perdre son ca~actère instructif. de peur qu'elle ne s~é~~~~ :~ P~~ ~es que~~JO~s, à la diriger cherche ou plutôf qu' '! d .t q ~ e ne s elo1gne du but qu'il que ses' interlocut~urs ~ m~is ftv~~rurr~vu. doit P~~ler plus ~~r;ft s;en r contingent .d 'idées et de réfl~~io~s~c~tln ;~·~u:g~ la pméthodeesJ~na;:~t~E~tf~n rê;euJ: Il pose ses questions d'après mutant tout à la fois l'acÙvifé :~ol~ve.~tfle o~ sodcratique,_ sti1 e exwn auditoire. e son Jeune
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co~~~ srd~~y~~~~i qr~~os~~is~a~ ~~s~i!o:~a~~ v~~u ~=~e~srrdi
t tess, organes u corps Elle él .rr d l' . un excellent élé~ent de g~.,~-e l' one Q Annui et, par suite, est agit, ~~rit au tableau noir,!;\;'~.~~=· la '1gn~releoum~!~re pardle, ce qu 11 veut fai•·e co d 1mage e celui-ri, tantôt celui-lr;~enns r~dbl~~a~~s ilpl~~terr;~~~· et:nlt~:
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plus lourds ; quand il oblige, mais sans contrainte et par le seul intérêt qu'il sait exciter, par la curiosité qu'il réussit à aiguillonner, quand, dis-je, il oblige chacun de ses intet·locuteurs à coopérer à l'œuvre commune, qui donc aurait le temps de tourmenter soP voisin, son livre, son cahier, son pupitre ou même de rester inerte ~ L'auditoire, au contraire, est tout yeux, tout oreilles et comme suspendu aux lèvres du maître; le temps s'écoule très rapidement, et la classe ne se doute pas que l'heure de la sortie a sonné. Mais, dira-l-on, c'est là un idéal fait à ptah-ir et que nous ne pouvons aspirer à réaliser. Les enfants do nos écoles sont troo distraits dans les villes, trop lourds ou trop indifférents dans les c8mpagnes pour écouter avec une attention soutenu& mê:ne une leçon intéressante et bien faite, à plus forte raison pour y prendre la part ar.tive qu' on se pl ait à leur assigner. Erreur, répondrons-nous aux incrédules et aux contradicteurs. La réalisation du résultat que nous indiquons n'est point une chimère, No•1s avons assisté plus d'une fois à des leçons ainsi fai tes, et nous avons été témoin de l'intérêt qu'elles exci tent, des réponses qu'elles provoquent el des résultats excellents qu'elles produisent. Ailleurs, il est vrai, nous avons vu les mêmes leçons laisser l'auditoire indifférent et même ennuyé et tapageur: c'est qu'il y avait une différence dans la manière dont elles étaient faites. Toutefois, si la leçon orale bien entendue offre les avantages con::~idérab les que nous.. venons de faire connaître, elle peut aussi donner lieu à des abus qu'il importe de signaler. Faite à l'école primaire sous forme d'exposition non interrompue, devant un auditoire purement passif, quelles que soient d'ailleurs son attention et ses bonnes dispositions, la leçon orale ne serait guère qu'une perte de temps pour le maître et pour les élèves, et cela ost facile à comprendre . Qui vous dit, en effet, que l'enfant qui vous regarde, vous écou~e, et même que celui qui vous écoute ou semble vous écouter, vous comprend ~ Tandis que vous parlez, son esprit est peut-être ailleurs, car dès qu'il cesae de saisir ce que vous avez pour but de lui enseigner, il n'est plus avec vous. Le seul moyen donc de vous assurer de son attention, c'est de le faire parle1· et de l' entraîner avec vous, dans les découvertes qui sont le but de votre leçon. La leçon orale exige encore unP- autre conditiün, c'est qu'elle soit sérieusement préparée ; autrement, elle n' est qu'un flux de pat·oles sans limites où abondent les détails oiseux au détriment de la clarté, et les erreurs aux déper;s de la vérité. Mais en supposant même la leçon orale faite dans les meilleures conditions pos~ibles, elle serait plus nuisible qu'utile si, au lieu de provoquer le travail personnel de l'élève, elle avait pour résultat de le remplacer el de supprimer l'effort,
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L'enfant toujours conduit, toujours soutenu dans un chemin aplani tout exprès pour lui, ne sera jamais qu'u!l être faible et pusillanime, un homme incapable de combattre pour les nécessités de la vie, aussi bien pour celles de la vie matérielle que pour celles de la vie morale et intellectuelle. Qu'on lui facilite ses premiers pas, qu'on lui montre son chemin, qu'on le guide, qu'on revienne au besoin pour l'aider à gravir la côte escarpée, il le faut. Guidée par son instinct maternel, la mère procède ainsi pour habituer son jeune enfant à marcher. Mais qu'on l'abandonne aussi à lui-même, ne fût-ce que pour le mettre à même d'exercer Res propres forces, car il sera bien obligé de se passer un jour de celles des autres. En Cl)nseillant la leçon orale, nous sommes donc loin de demander la suppression du travail personnel de l'élève ; nous entendonfl seulement le lui faciliter, l'habituer à se diriger lui-même dans ses recherches. à se créer une méthode d'investigation pour les devoirs qu'il est d'usage de donner à la suite de chaque leçon, et dont la pratique doit être maintenue. De ces entretiens, les élèves doivent passer à des applications, à des exercices de réflexion dans lesquels ila mettent en œuvre les matériaux fournis par la leçon orale . Cette leçon, encore une fois, n'est point faitA pour las amollir; elle est, au contraire, une gymnastique préparatoire pour le travail qui va leur être demandé. Elle ne leu1· épargne pas même l'effort de la mém<,ire, car après avoir fait passer la leçon dans leur intelligenco, au ruoyen d'un entretien où chacun a apporté sa part, ils devront en apprendre par cœur au moins le résumé, soit littéralement, soit quand au sens seulement, suivant la nature de la leçon. Et c'est ainsi que l'on conciliera l'emploi du livre dont on a fait trop longtemps abus, avec l'enseignement donné de vive voix par le maitre, c'est-à-dire par la leçon orale. CH. VALCOURT. Constance et fixité dans l'enseignement. On se plaint généralement que notre instruction primaire est fugitive, qu'elle ne persiste pas et que, quelques années après la sortie de l'école, il n'en reste que des souvenirs vagues et confus, dépourvus de toute utilité pratique. Ainsi des milliers d'enfants et de maitres dépenseraient, sans grand profit, les uns les plus belles années de leur vie, les autres le plus r.lair et le meilleur de leurs forces ; ainsi l'Etat, les communes et les familles s'imposeraient à peu près en pure perte des Eacrifices qui pèsent pourtant si lourd à leur budget. Il n'est que trop vrai: à cinq ou six années de dit~ta~ce, quelquefois plus tôt, nous ne reconnaissons plus nos élèves. Leur langage est crib13 de barb:uismes et de tournures vicieuses ; leurs lettres sont hérissées de fautes grossières contre
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la lexicologie et la syntaxe. Je ne parle pas de l'histoire; il ne leur en reste que des bribes dans lesquelles les temps, les noms, les faits sont ridiculement confondus. La géographie, celle de la Suisse au moins, l'ai'ilhmétique et le système métrique dans leurs applications fondamentales, sans doute à cause des occasiood fréquentes que l'on a d'y revenir, sont un · peu moins oubliés. Ma1s, même pour ces matières, il n'a pas tardé à se faire dans les esprits des vides et des lacanès. Il en est de mème pour les sciences physiques et naturelles, l'hygiène, l'agriculture, l'industrie, etc., &te. A tant de braves gens qui ont passé par nos é~oles, redemandez _les notions qu'ils ont reçues sur ces parties du programme, 1ls vous regarderont avec des yeux ébahis; leur réponse, s'ils en font une, vous feront rlouter de l'école et de l'instruction qu'el le donne. Quelles sont les caus~s de cette sorte d'effacement. de cette oblitération si rapide d'un savoir qui nous a cependant tant coûté! C'est ce que je dois, il me semble, rechercher tout d'abord ; ces causes connues, il me sera évidemment plus facile d'indiquer quels remèdes je compte apporter _a u mal. ce que je ferai du reste au fur et à mesnro pour ne pomt m'attarder. Le Manuel général avait mis à l'étude, il y a quelque temps, la question sur laquelle on nous fait revenir au~our- • d'hui. D'après certains mémoires. les causes du mal sera1ent: l'indiflértlnce des parents, leur faiblesse croissante pour leurs enfants, le manque d'assiduité et d'exactitude qui en est la suite et qui raccourcit encore une période scolaire déjà insuffisante ; l'exagération des programmes qui éparpille outre mesure notre temps et nos forces; l'imperfection de notr~ outillage scolaire, l'emploi de méthodes défectueuses et de procédés routinie1·s; la pénurie des récompenses et des encouragements, aussi bien pour les maitres que pour les élèves, etc. Les 1·emèdes proposés étaient en conséquence. Celui-ci voulait qu'on appliquât rigoureusement la loi sur l'obligation, c~lUI·là qu'on proté~eât l'âge scolaire; un autre que l'on refondit les programmes, qu'on achevât promptement la restauration des locaux et la réfection Iles mobiliers. D'autres c'était le petit nombre - voyaient le salut dans l'adoption de meilleures méthodes, de procédés à la fois plus rationnels et plus reproductifs; ils proposaient en outre de mienx pré· parer les maîtres et maîtresll!es au point de vue du savoir professionnel. Je me range volontiers parmi ces derniers ou je me rapproche très fort de leurs idée~. La fréquentation, nous l'a~surons de notre mieux pa1· notr'l zèle et notre dévouement, par l'intérèt que nous oous efforçons de donner à nos leçons et à tous les exercices scolair~s ; le surplus regarde le législateur : à lui de voir s'il convient de ravivtlr une loi, Les locaux scolaires, les mobiliers, nos instru·
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ments de travail, !es récompenses, les encouragements, voire nos tt:aitements, sont ce qu'ils peuvent avec des budgets si courts et s1 chargés. Le~ programmes nous viennent de haut, et il ne dépend pas de nous de les mutiler on de les restreindre. Que nous reste·t·il qui soit vraiment nôtre, vraiment entre nos mains pour rendre plus ferme et plus durable l'instruction que nous sommes chargés de donner, pour mie11x fixer nos leçons dans la mémoire de nos élèves, après les avoir fait pénétrer dûment dans leurs esprits t Il nous reste l'application rationnelle et intelligente des programmes officiels, l'emploi de méthodes et de procédés plus capablea de nous conduire au but que nous nous proposons, et aussi une préparation éloignée et prochaine plus sérieuse à nos délicate~ fonctions . Quiconque prend nos programmes à la lettre et les conçoit avec toute l'extension dont ils sont susceptiblt>s, a bien raison de dire qu'ils sont pléthoriques et qu'ils nous font réaliser ce proverbe : • Qui trop embras~e, mal étreint •. Et c'est là notre défaut au sortir de l'école normale : nous développons nos prog1·ammes suivant la mesut·e de notre savoir, et Dieu sait si ce savoir est grand 1 Ne sommes-nous pas bourrés de ces connaisl!ances qu1 sont exi~ées pou1· le brevet supérieur t Dana notre premier élan, dans notre première ferveur de • néophytes, les programmea de l'~colo primaire nous paraissent maigres et étriqués; nous voulons leur donner plus de chair et plus de muscles, et oous faisons si bien que les cerveanx de nos pauvres enfants, vases têlés ou trop étroits, laissent échapper la liqueur que nous y versons si vite et si libéralement. Évitons ces excès et, pour cela, faisons d'abord une chose : rfllisons nos programmes, médilons·en la teneut· et consultons-en l'esprit. Nous verrons qu'il s'y agit non de connaissances adéquates à leur objet, mais, le plus souvent, de connaissances réduites à leur plus simple expression, débarrassées de tout ce qui sent la science, de ce qui ne pAut convenir qu'aux bommes de loisir, aux spécialistes ou aux professeurs. Pour bien exprimer son intention à cel égard, le législateur emploie plus d'une fo1s les mots de noti ons ou d'éléments. A nous de renchérir, s'il le faut, sur ce choix et sur cette mesure, pour que nos enseignements soient proportionnés aux besoins, surtout aux aptitudes à recevoir et à conserver. Pour ma part, je prends la résolutitm de le faire de mon mieux en tâchant de mettre en pratique cette maxime d'un vieil inspActeur d'autrefois : • peu et bien •, et encore cette pensée de M. Gréard: • L'objet de l'enseignement pt•imaire n'est pas d'embrasser, sur les diverses matières du programme auxquelles il touche, tout ce qu'il est possible de savoir, mais de bien apprendre dans chacune d'elles, ce qu'ii n'est pas permis d'ignorer •.
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Non seulement, la plupart du temps, notre enseigne~ent dépasse les justes limites, mais encore, le plus souyent, tl est trop direct trop abstrait, trop théorique pour pouv01r se fixer. Sans ces'se nous parlor.s ou nous faisons apprendre; nous ne laissons rien ou presque rien à chercher et à découvnr. Pourtant, ce que l'on garde le. mieux, c'est P.~ ~ropre conquête, ce qne l'on a ti'On"é ou acqms par so~ act1v1té perso,noelle. 11 en est ainsi pour tout Je monde, mats surto~~ pour 1 ~nfant. C'est en agissant qu'il apprend et surtout qu tl so fat~ des connaissances durables, non en écoutant A~ en ~~mphssar!t un rôle purement passif. Il suit,_de là. que l exposttJon cont•: nue du maître ou du livre ne lmstrmt que pour u~ mom.e~t, que, pour nous, la seule méthode efficace est l exp.ostho~ interrompue, celle qui autot·ise le ~attre à. parler mats qut, en même temps, oblige l'enfant à mtervemr, à payer d~ .sa personne, à agir et à faire de~ e~orts pour .trouver une Idee, une vérité, ou bien une combtoatson condmsa~t au ré~ultat cherché. D'ailleurs, c'est, chez l'enfant un b?SOID de votr.• . de toucher, d'expérimenter; il y a là, pour lut, une c.ond1t1on d'intelligence et de souvenir et, pour nou~. un aver~tsRement à ne poin~ lui imposer la science toute faite. Eh bten, dans notre empressemflnt à le pourvoir de connaissances, nous DEl Jui laissons paa plus le temps ~e voir, de . toucher,.d'observe~, d'expérimenter, que nous ne lm avons latssé ce lm de cher· cher et de découvrir. Pourtant, les ressour~es ~e nous manquent pas pour lui hire ~ne science qm sott .fo.n~ée sur J'observation et sur l'expértAnce .; nous avons 1eR J.al dms, les champs, les habitations, les usmes; les phénomenes de la nature nous entourent, nous enserrent de toutes parts. Au besoin le musée scolaire est là pour suppléer aux voyagef:l de long cours, aux excursions lointaines q~~ ne n?us permettent ni te temps, ni nos ressources. Il n Importe . on nous écoute, on nous comprend, du moins à . ce qua, nous nous croyons; nous marchons vite et nous amvons à 1heure, peutêtre même sommes-nous en avance sur nos pr?gramm~s e.t cela suffit. Oui, cela suffit pour le moment, mats d~mam~ tl ne restera plus rien de notre leçon ; . à tout le motos n en restera-t-il rien dans quelques annees. Prenons qu.elques exemples. {A suwre).
PARTIE PRATIQUE. CALCUL ÉCRIT.
Xl.
Une ro~te coûte 26845 fr. L'Etat paye pour sa part 9810 fr. Combien reste-t-il encore à payer ? . S. 5 kg de pâte donnent 4 kg de pain. Combien de kg de pam donneront 895 kg de pâte? 2. Un marchand achète 2750 kg de fromagtl à fr. 1.80 le kg 4,.
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'
ao Combien aura-t-il à payer, s'il lui est fait un escompte de 5%? 1. La poudre anglaise contient 79,7% de salpêtre, 12,48% de charbon et 7,82% dt> soufre. Combien de chacune de ces matières y aura-t-il dans ces 125 q? XII. 4. 1798+369-1864= ? 3. Un instituteur a un traitement annuel de fr. 1200 et gagne encore comme organiste fr. 180. Combien reçoit-il par mois? 2. Un entrepreneur se echarge d'asphalter un trottoir de 38 m de longueur et de 2% m de large à fr. 3. 75 le m 2. Quelle somme retirera-t-il? 1. Une route cotitant fr. 2800 est construite dans la commune de X, dont la fortune imposable est de fr. 350000. Que devra payer N pour sa part, s'il possède 90000 fr. soumis à l'impôt, et si les frais sont répartis d'après la fortune? XIII. 4. Une fromagerie reçoit le lundi 570 litres de lait, autant le mardi, et le mercredi 612 1. Combien en reçoit-elle pendant ces trois jours? 3. Unt! paysanne achète 12 mètres de drap, à fr. 2. 50 le m. Combien de kg de beurre, à fr. 2 le kg, a-t-elle dti donner en échange? 2. 567 ouvriers travaillant à la construction d'un chemin de fer pourraient complètemPnt achever leur travail en 5 1/2 mois; mais cette entreprise est déjà terminée au bout de 4 1f mois. Combien d'hommes de plus a-t-on dti employer à cet effet? 1. Un tas de foin a 6 m de longueur, 3,5 m de largeur et 7,4 de hauteur. Le stère pèst! 64 kg. Quelle est la valeur de ce foin, en comptant le q. à fr. 7.50? XIV . 4. Un paysan achète une vache pour 375 fr. et une autre pour 418 fr. Que gagne-t-il, s'il revend les deux e.1semble pour 820 fr ? 3. Un ouvrier gagne pendant 168 jours fr. 3.50 par jour, et pendant 112 jours fr. 4. 20 par jour. Que gagne-t-il en tout, et combien, en moyenne, par jour de travail l' 2. Une cuisine de 5,20 m de longueur et 4,50 m de largeur est carrelée avec des briques carrées de 0,20 m de cOté. Que cotitent ces briques, le mille valant 27 fr.? 1. Un marchand mêle 90 1 de vin à fr. 0,50 avec 38 1 à fr. 0,80 le 1 et vend le mélange fr. 86. 70. Combien gagne-til%? XV. 4. DanA une forêt, il y a 6780 sapins rouges et le double de sapins blancs. Combien de sapins en tout ? 3. Un champ rectangulaire a un circuit de 278 m. Sa longueur est de 98 m; quelle en est la largeur? 2. Une pile de bois de 4,5 m de longueur, 1 m de largeur et 2,4 m de hauteur est vendue fr. 14. 75 le stère. Quelle somme en retire-t-on? 1. Une maison, qui a collté fr. 52500, produit un loyer annuel de fr. 3700. Quel tau:r. représente cette dernière somme, si l'impôt d'assurance s'élève à 1 %o et si les autres dépenses, réparations, etc., sont chaque année de fr. 235?
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XVI. 4. Quelqu'un achète une maison pour fr. 6500 et un jardin pour fr. 650; mais il est obligé de les revendre tous deux pour fr. f\970. - . Combien perd-il? 3. J'achète 102 qtùntau:r. métriques de pommes de terre, et j'en remplis premièrement 60 sacs de 85 kg chacun. Combien de sacs de 75 kg ai-je encore à remplir? -2. Dans le canton de Berne, la subvention de l'Etat à la construction d'un bâtiment d'écolP se monte au 5% de la dépense totale. Combien a coûté la construction d'une école pour laquelle la part de l'Etat s'est élevée à fr. 15711? 1. Un négociant a une caisse de 1,20 rn de longueur, 0,45 rn de largeur et 0,60 m de profondeur. Combien de kg d'~sprit de vin contifmt-elle, sachant que l'hl pèse 79 kg ?
CALCUL ORAL. I. 4. J'achète 9 timbres-poste à 5 cent. pièce et je donne 1 fr. Combien me rendra-t-on? 3. Un paysan a reçu pour 2 pièces da bétail 39 pièces de 20 fr. plus 3 pièces de 5 fr. Qu'a-t-il reçu? 2. Combien de marches d'escalier conduisent à une hauteur de 7 m 20 cm, sachant que la hauteur de chaque marche est de 16 cm? 1. Un propriétaire recevait autrefoi~ fr. 250 pour une location; actuellement, il en retire 350 fr. Quel est le % de cette augmentation? II. 4. L'état civil d'une commune enregistrait l'an passé 81 naissances et 64 décès. Quelle est l'augmentation de population? 3. Le soldat reçoit pat· jour une solde de 80 CPnt. Combien recevra-t-il pendant un cours de répétition de 18 jours ? 2. Quelle est la surface d'un rectangle, ayant 18 Y2 rn de long et 15% m de large ? 1. En combien de mois un capital de 1650 fr., placé au 4 %, rapportera-t-il un intérêt de 44 fr.? III. 4. Quelqu'un paye à l'Etat un irup6t de 26 fr. et à sa commune un imp6t de 39 fr. Combien paye-t-il en tout? 3. Quelqu' un a économisé en 4 ans la somme de 1060 fr. Combien, en moyenne, par an ? 2. Un tonneau de vin de 1 1(2 hl coûte 96 fr. A combien revieut le litre? 1. Une ville a remboursé le 15 % d'un emprunt de 1200000 fr.; sachant que cette somme est placée au 4 % quelle est la diminution annuellP des intérêts à payer? ' IV. 4. QuPlqu' un se rend à unP fête avec fr. 60 et rapporte 26 fr. é. la maison. Qu'a-t-il dépensé? 3. Qua co1lte le plancher d'une chambre de 30 mètres carrés si 2 mètres carrés ne sont pas planchéiés, et si 1 mètr~ carré de plancher collte 7 fr. ? 2. Sur une facture valant 480 fr., on obtient un rabais de 5 °/0 Que doit-on payer? i. La quantité de pluie enregistrée en un jour étant de 40 mm, quel e&t, en litres, le volume d 'eau tombé sur une surface d'un m 7 ?
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SOLUTIONS /j
1
fr. 86.80
II fr. 478.75 fr. 87.60
III VI
fr. 97 v 524 ans VI fr. 922.25 VII 435 VIII
fr. 96.15
IX
1993 kg. fr. 8267 fr. 17,035
X
XI XII XIII XIV
303 t752 1. 27 fr.
Calcul écrit 3 2 fr. 165.75 fr. 28.351) fr. 28.382) fr. 364.50 58 cbAmises fr. 97.25 fr. 29467.46 fr. 4495.50 fr. 1.05 fr. 262.80 fr. 8.90 fr. 513 fr. 46.35 ft•. 202.50 1624.8 M. fr. 135.fr. 211 .20 A. 675 fr. B. 522 fr. fr. 484.95 2340 fr. 6875 6.25 m 716 kg. 4702.50
115 fr.
356.25 15 kg. 126 h. 3.78 h. fr. 15.80 41 m. fr. 159.30 68 sacs fr. 31,500 Calcul oral
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20MO s.
XVI
180 fr.
1 II III
VII
55 c. 17 p. fr. 65 fr. 34 fr. 7.50 fr. 102 19 ans
fr. 795 fr. 14.40 fr. 265 fr, 196 fr. 17.50 fr. 4.75 fr. 1080
VIII IX
52 a. fr. 39
fr. 32.50 fr. 105
/j
IV
v
VI
x
XI
XII XIII XIV
32 clous 4 fr. 47 ans 2.25 fr. 30 g.
3
2 45 de6t'és 68 t;!l m. 64 eent. fi'. 456 fr. 540 12 fois fr. 16.i5
1 fr. 45.62
2.25 OJo 1883.7 kg. fr. 16.875 fr. 344.52 fr. 5989.68
4
t;,
o;o
fr. 8.6 1719.9 m2 fr. a7,590 9962.ti kg. 1560 1 977.5 • 720 fr. 745.92
15 ojo 6.5 o;o 255.96
1
40 °/o 8 mois fr. 7200
40 1. · 20 O/o fr. 150 fr. 48000 Conféd. fr. 18000 Gantons fr, 54000 les autres 60 morceaux fr. 297 90 h. H25 kg. salpêtre
fr. 28.80
4 m. 18 jours 150 fr. 104 fr.
') Compté par mois ou 360 jours. -
0.72 fr. 25m. 20 h. 2.53 fr. 225 2)
180 • soufre 195 • charbon 7b et 100 fr.
20000 fr. 32 q. 6.60 fr. 10000 fr. 8 1/3 °/o Compté par 365 ojurs.
2mfl annéfl rle cet auteur. La grammairo actuelle a d'aillems été rédigée pour suffire à tous le<.~ degrés de l'enseignement, cela surtout par raison d'économie. Pout· la lecture il a été décidé, ;;ur le préavis et lors df' la dernière conférencA 'MM ies lospecteurs scolaires, dA recommlln<lPr de nouveau et d'une manièt·e toute · ~péciale l'ouvrage de Guyau pour lor. élèvAs des degrés supét'ieurs. Ce m:1nuel qui , on s'en souvient, remplace Renz, se prète avant~geusement ~u c~~p.te-rend.u. On se trouve très bien de s~m emploi pa.rto~t où tl a tlt~ mtrodutt, Pour l'année pt·ochaine, ce hvre Sl'ra enriChi, en ca qui cQncerne le Valais seulement, d'uu appendice .d:n.nA cinquantai.ne de pages qui contiendront le petit traité de Cwûité et de pohtesse, de M . Ferrier-Houmard. publié avec l'agrément dP l'auteur, dans 1'./!.,èole prima~re de 1888-H9. Cette augmen~ation . de la m~tière du liv1•e n'en fera d'ailleurs pas élever le prtx, qui restera fixé à 1.50. Quant à tn composition, on ne p('Ut que préconiser l'usage de la Méthode analytique de style du Frère P. annoncée. dans la couverture de cetl.e publication. On se trouve oo ne p~ut m1eux. de cet ouvrage adopté actuellement. l'lans nombre d'écoles de uotre canton. A propo5 des écoles de répétition, il esl. !oujours à ~ésirer de voir l'excellent petit guide A.ux recrues Swsses au::t mam~ de tous les jeunes gens asti·eints à suivre ces cours. Le prtx modtque de cet opuscull'l le rend d'ailleurs accessibl~ à toutes les bourses. Plus spécialement pour les futures recmes,. J?OUS ~éuniss<:m~ en ce moment en brocnure les sujet<; de composition déjà publiés ou .qui paraîtront encore dans l'Ecole primaire. On trouvera dans cet opuscule, qui paraîtra un peu plus tai:d, des morceaux de .lec.ture -et de composition, ainsi que des exercices de calcul oral e t ecrtt. Primes d'encoura~ement. - Sur la proposition du Dé· partemf'nl Je l'Instruction publique, le Grand·Conseil. a voté po~r 1~90 une augmentation de 1000 fr. sous cette rubrique, qUJ figurera amst ~11 budget pour 3500 fr. L'élévation du crédit ,por~é sous .ce post~ éta1t devenue nécessaire, pour tenir compte da 1 augmentatiOn de 1 effect if du personnel enseignant qui a régularisé sa position pour ètre mis au bénétice de la prime. Par contre, le Grand-Conseil a décidé que des poursui tes seraient dirigées contt·e les instituteurs et les instituti·ices qui n'ont pas pas r~mpli leur engagement auvers l'Etat, afin qu~1ls rembours~nt à celui-ci les subsid!'ls qu'ils en ont I'AÇU proportionnellement au temps pendant lequel ils n'ont pas enseigné. Ce n'est que justice.
Sujet de conférence. - Voici le sujet à traiter par MM. les Instituteurs dans les conférences de district pour l'année scolaire 1889-90. Conseils d'un institutAUr à un de ses anciens élèves qui vient d'être chargé de la direction d'une école dans une commune rurale . Ces conseils seront donnés sous forme de lettre : Ils porteront: lo
su 1• les devoirs du maître ; 2o sur le travail personnel q.ue lui im-. ose sa professiOn pour le perfectionnement de sun ense1gnemen t . ~0 sur lns 1·elations avec les familles et les autorités locales. . Notre ublication. - Ceux de nos lecteurs auxquels_il manquera.Jt l'une 0 ~ J'autre livraison de la dernière année scol~1re pour ~vo1r une collection complète, peuvent la reMvoir gratuitement SI les exemplaires restants le permettent.
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SION 5 Décembre 1889
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Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit à une annonce ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.
SOMMAI RE: Le style à l'école primaire. gique française. éducatif.
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Une conférence pédago-
Le sens de la vue au point de vue
Constance et fixité dans l'enseignement. -
Partie pratique (Calcul oral, suite. Respect dû aux autorités). -
Variétés (Réponses d'écoliers).
Tout ce qui concerne la publication doit être adressé ~~~_,....,.....~~~~
Kleindicn•t ct Scbmtd - swn
à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.
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