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L'Ecole primaire, 31 décembre 1937

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La vie chrétienne . Présentation de sa valeur de vie Au regaTd, de la tr.adition catholique, l"anlom' de Dieu i,m plique I:e détacha 11€<nt .du .tcpéé. On ne peut S'ans dOffilll'age spiri~ tu,el éluder 'le pr·écepte évangé lique: « Si qulequ 'un veut venir après 111oi, qu'il se renonce, qu'H p-renne sa croix et qu 'il ·rt:l e suiVie ... » N e s:el~ait-ce pas llà rune doctrine de Inort ? , Certains catholiques, raTes peut-êtTe, -ont bien l'air de .Je penser. « MoilJls on touche la ux chose.s! de ce nlonde, di s,e nt-ils , plus o n es't parfait ». IA ppuyés à ce principe, ,alf:fectant Wl .h eau désinlér es-scm,ent, ils se dérolbent 'a ux tâches soCÏJalles. JL 'univers présent est -éphémère, Inl'est-il pas vpal' ? lI a 'catégorie Id~l (~ rte1npOTe!l . », oomme disait IP éguy, doit c éder d evant '1!a catégorie de l' « éter -:


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nel » , Pour s'aHa-cher à 1 une, ne ,[oaut-il pas 111 épriser .J'autre? lisse détache'I}t donc et tota'lèTlllent, ,C'est 1e ceux-là ·'(IllEt le H1,è me Péguy disait en ses formule" l.'eclurp'liüatives : . « Parce qu'ils n'ont pas -l'a for,ce d',être de:la nature, ils" croient qu'ils sont ,d!e ·La grâ-ce: 'Par,c'e qu'Hs n 'D'nt p-as ,l,e courage tempoT-eI, ' ·-ils croient qu'ils sont entr·és . d.an", :la pénét'l~atioh de l'éternel. ,Parce qu'i'ls n'ont pas le >oouTag·e -d'être du l1londe; ils croient qu'Hs sont de' 'Dieu. ,pa'l~ce qu'as ne S'ont Ipas de .J'h0111tm e, Us c'roienlt qu:ils sont' 'd e 'Dieu. Parce qu'Hs n'ai'lnent per~op-ne , ils croient qu'ils ·aiment Dieu . .» ,A 'e ux aussi ·s 'a·dr·esSJa1t ,l e rep'r oéhe de 'Guéhenno : 'À>

En f'a is'a n1t 'c omlne ·S'i 'le monde ne lelu' suffisai,t pas, mai,,;·, en réalité, parce qu'ils en ont peur et 'n'osent pas -répondre: présent, 1<:1 l'événement, ils Î111aginent on ne s'a it quels pathétiques lal"rière-monld1es .. , Incapables de vivre id-bas, ih· inventent un , autre monde 'C1,.all1iS 1eque'l, ·du m·oins, selon rI eur .espoir, ils COn1'lnenCeront d'exister .. , -Etrang.es chl~éHens dont la foi ne contente janmis .-l'orguei'l -et qui, loin ' d'espérer pla r elle :rejoindr·e et servir 'La con11n'~u­ 'nauté -des â1nes, · 'n e lui ·demandent que de Iles< séparer de ce ':troupeau i-m111·a nldle. Et,pang-es zéla,t,eurs d 'un Di'e u dont ·i e plus ;grand deS'sein, et ,l a plus gl'all'de adresse peut-êh'e, fut de se f'a ire chah': afin de mieux ·connaître ,c eux q'll' Ï'l devait sauver .. : » . _ La vie ICh1~éti-enne, la vie surna·t-ure1Ie, étr'an-gère ou obstacle à l'èssor de 1'h01ulIÛe : .cette 'pensée est peut-être 'c e .qui -déti'Ült :Jf' m,ieux ·et le plus 's ouvent ,les -clési'r s de spi'l'itualité des jeu'l1es . ·Cétte pensée, -cette ·doctrine .est ôHicielle en ·cerbains pays; q)arf6ut, .l nervei-Ueusement, par tous les< lu'o yens Idle la p'lihlici,t é , les advers'aipes -de 'l 'Eglise 'lIa; répandent; en"t-r·e haptis'és, enh'e ,pl"anquants, pour 'S,e donner 1e ton et de la liberté, on la 'c huchote avec quelque 'l'étÏüenlC'e et quelque gêne: dan.s les débats de l,a CO'llSdence, lia passiou loppose 'a llx a.ffinnlatiuns de la Taison et d e la . :foi. !Quoi d 'étonnant; si la blJ.'.ée p-énétrante ,en.v.eJopp·e nOs . eefa nts <chréüens , pénètre en leur èsprit ? ,e est ,:lJà une atmosphère redoutable que les ' él d~u-ca-teurs doivent- il tout prix -dissiper. Il ·f.aut qu'taux regards , ·de. nos ·enrf-ants, la vie ;chrétienne ·èdate C0l1l'nle une s'Our'Ce de vie tataIe, ü0111111e un dynanlisme, puiss.ant. Oui, la vie chrétienne es t source ·de vie pour ce temps ,mê-m E' e:t, lp o.u'Ç l'éternj.té'. i~1:tênle, en ses: ,e xigences de, 1Jriv.ations, de .mortificatIons, eLLe provoque un épano-uiss·en1·ent; à -plus If orte raison agrf,ludit-eHe piaT ce qu'elle d~nne. . ' . , 'Cel,a peut s'étàhlir de J~ ien Id·es Inanières ! Incllquons uile m ,6-thode.

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'D '·abord par des analogies ': êdairons la t-riste figll'r,e de la . mortification. . '- Lês' retl"l~rù:Chèments '- -so'Ji.,t nécessa'ït~s ;part~lit il l'ex:î:~t~nçe (h~ bien, iL e n1aÏ'ntien de la santé "eiige q{ù~ ~oit élhninée ioute çaus'e de:' ~pertnrhat-iOl~" iLa ' Clarté, ··la vigueul' d~' .l'int,ell!geü<ce s~:W0.?~,-. 111'Ü'de maI de 1 erreur. Le oœur s·e fane s Il ne reJette "les . an1'Ûurs v,.Lfl~gai'l:"te.s ·, . tes !'.désirs raviliss'ants. IPour -que s-oit possibie ' ':ét If-<?rte et joyeuse- la.- .vie . en société, on. écarte ' les lCl'inJ-ÏoIi.els,les ~ voleurS;:,.: le~ Idti-f.fam.ateurs,: ·..tous' 'ceux i qui~ ' t e.l lU1 ·çhancl'e; ' ·m-bl'dellt';'a l~:, ch,air . vi;ye d ~s .- bonnes T·e la.t ions. " '.. ' - . . . ..

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Un l)loc de I1lal,bre était si ]j ~au _ QÜ\ln s,t atuai-re -en fit t}'emplète. 'Qù'en ferla, dit-H, 'mon ciseaU!'? ' ISer,a~t.-il Dieu, ta:bI.e -au cuvette' ? Il sera Dieu. :, 'IP artout, vie s'oppose à la 1J.1l-0rt,. la vertu '~~1 -vi~cè, ,la " 1~1m:ière ' aux ténèbres . .Le tri'Ûulrphè 'ditl bien ne ' s''Ûbtierit, . ne . s~ In·~üi1it.ié-nt \ qu"~:h " Tett' ancbal1t, qu',e n i110TltiJf~lail1;f: ilié anal C'est ~n ~ loi ,de l"être; ' ,elile s'applique nat'llTeHem·e nt et. ll'éc'es,sl~i,T'elnent ' ~ll jeù die la' vie chl~éüen'l1e. -

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: . Pa~ 'ce qu'eÙ\~ 'd-onne, et c'~st s'a tâche principale, la vie chré:. tienne ne IP,a:de qure de ,gr'a ndeur. Voyons- plutôt: .. )L"ade, de foi 'J11et en .notr'c intelligence, en toute not~·e â'me, :les n1y s:tèr~'~. ;de la .'I ?i,driité mystè'l',~s de vie, .Ide vie ip,firii·e, in én~'lTa­ bIc . . ID~'s p~: éceptes du ' Décalogue, les trois premiers 9rdonn-e,nt l'e respect, l'an-io~l~' de Di'e ll, Etre suprême ', et SOU1'\~~ . des exis.t,e.n ces. . ·.'Au.. qU:atri èn1t~ , nous voyons presŒ'its le -res-p ect , -l'.anlO'llIJ.', la vénér-ation -des auteurs lI1111l'éd iats cle nos jours. . . '. ·:Le cinquiènie pn)~& g-e lia vic 'personnelle , ,ceNe ,des autres h0111111 es. .: Contre les ifla iblesses et :l es dérèglements, les- tS'ixièn1e et neù ~ vièm·e 'Établissent une barrière qui. sa uv eg-a'l"de 1'intég-Tité id~s g l >néTations, - .'. ~ A1Ü01.n" d·e laproptiété, afi.n qu e; denlem:e indolé 'Ce moyen d'entn"tenir la vie. les, .septième ·e t dixièm·e multipli-ent .l,es précautions. ' , .. ',,;{ 1 . • Notre r ép uta'tion , cette di.J.akltiol1 de ·llO'us-mêm ·es·, est ·c hose 'prédens-e; le huitième p-r'écep-te y veille: >: l'.,e.s··· loÏs de'·l'Eglise, "etJ 'célà' re6r est' ésseiiti-el ' fa ussi, ' arp'peller'll :\'. là ' gr:üideur. . , . " · ;. 1 : .. . · . ' . ~ -, . 1

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Voici les prières, les d-évotioùs dont 'c ertains j)ài',fois sourient. ( ( •

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'C'est le culte d'un Dieu naissant, soufrfl'ant, ulouŒUlt, eucha ris'tique, qui réunit en lui toutes les heautés Ide la Divinité ,e t de l'humml1Ïté, toutes les perf,ections et tous les dévouelnents.

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IC'est ,l e culte de :la Vierge IM:ère, toute belle, toute pure, toute vivante. . IC'est l,e cuHe de quelque saint, dont rEglise -décla'r e en u'n e forn1.ule lmi,que ,et toujours vraie que personne ne 'l"a égla:lé. Un acte J.nol'al 'ÛU T·e ligieux quelconque in1.plique :le respect de l'ol~dTe ,e t des lois Ide la vie, il ,e st donc ·es'S·e ntieHenlent bienfaisa,nt.

Aux jeunes ·esprits, -a ssoiffés -de lumières et d"mnples hod10ns, 'les choses de la religion et de la morale sont-elles touJours présentées de cette manièl~e ?

Os'Ûns, ·Sla:chons Inon1:r,e r 'cl nos enfal1'ts qu'unade chrétien, au lnOlnent m ,ême où il est pos<é, !3.l11éHore notre être, notre corps et notre ân1.e, n'Ûtre intelligence, Inotre 'o.œUT, notr·e volont'é, qu'il fait Je j)onhell'r des famUIes, de '}Ia société, de Dieu n1.ê1ne. 'Toujours 'cr'Ûiss·a nt en valeur, le chrétien ,est un homlne qui i["alnasse ,e n sa pensée et ,e n son alnour rf:out .J'univers pour le présenter à Dieu. . IBos:suet l'a expliqué lTlignifiqumnent 'e n s'Ûn S.ermon pour l'AnnonCÎlati'Ûn : « J.e v'Ûudrais vous représenter, 1~1essieur.s, que Dieu, pour n ;lppeler toute chose la u lnystèl~e de 'S'on unité, a ·ét.abli ,1 'hOlmne le Inédilateur de t'Ûute la nature visihle, et J.ésus-Christ, Dieu~Hon1.1ne, seul 'l uédiateur de toute na't'll'r'e htllnaine... Toute 1a 11Iattu'€ veut honorer 'Dieu et aldlcYr'e r s'Ûn Principe aut.ant qU"eUe ·en es-t. capable. fLa créature ill'sensibl,e, la créa'ture privée de 'raison, n'a point de c:œur pour .l'aimer ni d'inteHi.g·ence Ipour le connaître. Aussi, ne rpouv:ant connaîtr.e, tout ce qu'el,l e peut, dit s.aint :Augustin, c ·.est de se présent'eT ,el'le-111.lême à nous pour êtr·e du n10i'11s connue et nous faire 'connaître son divin Auteur. ,Elle ne peut voir, eJU:! 'i€ montre; eUe ne peut aim.er, elle nous y presse; ·et ce Dieu qu'elle n'entend pas, elle ne nous pennet pas de l'ignarer. IC'·est ainsi qu'à sa .m anière et in1parfaitement, eUe glorifi,e le Père ·c éleste. lMais afin qu'eUe ·consomnle son adoration, l'hO'l11n1.e doit .être son 11102diateur. C'est ù lui 'd:e pliêter une voix, une intelligence un 0n:'ur il toute la natur,e visibl'e » . ,Cependant, m·etll'·e ainsi en un vif relief .I.e profil vital de :la vie chr:étienne, n 'est-ce point utilitaris'l ne, hédonisllne, oubli du -dévouement? Il ne sem~)l,e pas. ,Chercher d'n'b ord son propre honheur, puis celui des 'a ut l'es , puis la g;1oi'reet la volonté de niell s:eraÏ:t luesquin, égoïste, il11InoI'al ou anioral. Aspir.e r à l'honneur de Di'e u, ,a u bien du pro.: chain, à son pr'Ûpre intépêt est llais1onna.hl,e , vertueux, chrétien. La question est ldle met'tre l',acc'e ut où il doit êbre, d'élever tout doucement l'idéa'l des ,enf.ants vers les buts les plus no'ble~ , sans inéconrualtr·e pOUl' autant les exigences- de 'leur nature.

Bref, tout 'a ·c te vertueux, religieux -établit Ïln'luédiJatelnent. ' et nunc, un aücroissement -de v'a leur, de vie; chez 'le ,chrétien fidèle, il achemine à -la grande récOlupense de rau-derkt. ICes p-€nsée 'Y bien burinées IdJans une âme , la 'r endT·aient intlJ.~ép'Ïde dans JJa p~·atique du hi,en.

Trop souvent, peut-êtr.e, la nlorti,fication rédalnée à juste litre, les pra tiques Ipi,eus-es a'ppanaj's s'e nt 'COlnlne des f.aits de quelque ,e xistence f.adlce) sans üen ·avec notre âm·e prof'Ûude. Sans doute, on parle du prix lnérité par lia v,e rtu, mais il n'en sel"a perçu qu'en l'ia'llt-re lnonldie et cela paraît aSls ez ~théré ct lointain. Aussi .S'e cI~e chez nos, enfant'Y un fâcheux état: Hs ne voient pas les r,appO'lis ceT tains , nécessaires de la dodrine chrétienne et de l.eurs Ib'BSoins pl~ésenls. 'De ,l à, fréquenTment, dès que cela devient cOlumode, .J'albandon de pTlatÎ'que~ dont la va:l eul' de vie n'est pas senHe; qui apparaissent 'COnl111.e une gêne adueJ:1.e, 'COlnlnte une promesse de biens sans .gTIanJde consista'l1ce. « IL es enfant.s des ténèbres sont plus habiles en leurs -affaÏrie s que les enfanls de lumièr,e » , a di,t le Maître. Les ,a dversaÏ'res de l'Eglise pTümeltent aux hom,I nes une réponse à leurs s?uci9 temporels: Hs trouvent ainsri J,aci'l€1nent 3.Uidi,e nce; cela explique, du moins en p ~l'die, -le suocès des doctrines non ,c hr·é tiennes.

Si les éducateurs chrétiens veulent que del1H:,.urent .fidèles à la chrétienne les â'm·es de leuTs' di,s'ciples) il J'a ut que cenes~ci So1,e nt ,cDl1vaincues que de ,leur fidélité dépend leur pleine va,l eur, 'leur t.ota'!. rendement, leur bonheur vrai, profond, durable Idlès ce Inonde; que ·c ette fidélit·é se -couronnera ·ensuite de la gl~l1'de f éJiICÏt-é du 'Dieu 111'ême. do.c~rine

Trop souv,ent, ·en nos nlilieux ,c hr.étiens,· le divar,ce panlît accepté Bntre la vie éternelle et 'l a vie teullporelle. Il doit êlrL' entendu ,que 'la vertu, les pl"atiques pieus·es ,s'ai'nes sont hO~'lles, non seulement pOUT l'étel~nÏ't'é, ulais pour la 'c ulture Idle SOI pOUl' le 'S'1l'Ûcès vl-.ai dans les a Hta'Ïres, pOUl' le bonheur -des fanülles, lé progrè-s .social, ,l'a gloiTe de Die-ll. Il ,f aut que le !bonheur éteTnel apparaisse siulp'l,e ment -vOlume 1(:; magnifique achèvelnent d'une vie déjà grande, her1le, triompllla.nte. Alor~, sans d'Ûute, avec un C'T ur plus légeT, 1:out so'Ulevé de joi.e et d'espél'\ance, nos erufants ironl plus ais ément à Uieu. . J. H . .


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(h:~gféf · l'éservéau.xi'Jl's.titutri'Ces . · ," .: .; , ' . îLe 'Cours 'é tait ~dirigé var (Vr. Hubert; pr.otfess'eœr à Bion et NIe~.:. · J'

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demois,elles Héguin et HUT'l1i,- respectivementprlvf,esse'ur·s, Ù " N'oir',aigu.e :et N~uchât.e1. A ·deux reprises il fut. inspecté par ::\1!.\J, Aug-. Fr~i, . .pr~sident. de~, l a ·C. F . G. S. ,~t 'F. VogeIi. . . .. ; . .41. institut'r iees ' y prÏ!l·,ent . p-art, gracieuS'e'lll,e nlt a,c cueHlies par les )Révérendes. S,œlu's de Ste {~roix, qui mirent Leur , spacieux local ,et .el11pla'ce~went à la lœisp.o sition , du 'c ours. Qu'elles trouvent içll':;l;ssuran,'ce ;de . noh'e vive gnatitude. . '-iVenues d\ül .p.eu paTtout) · Blais ' spéciaù'elnentde Frihourg- et du 'Yal-ais, -j'ose affi'r nler tranquiUenlent pour Ües( -dernières· qu'elles firent à Bulle la découverte ·de· .J[-l gymnastique. Nos dire cteur s · ?e ~ours' rpeuyel).,t être assurés de notre reeonnai,ssallce pour . leur 1~1;laslS,~lble patience, . leur tad ,et leur . s'Plend~dle .. Hl'aît'l'ise .profes-. ~nonneHe qui réussirent à opérer d'humhl,es lnirades. J'inai nl~lne jusqu"à -di'f'e que 'nos -d'Îl',ercteurs_ 'Sie . sont fait une sorte de ll1ystique!! de la gylllin:astique et qu'i,l s ,O'nt pleinement réussi I~\ lui faire de nouvel'l es adeptes. . . . Nous avons pris à -Bulle les···éléInents· ·de la .gymnastique, car pour êtr.e profitahle tout,e connaissance s'appuie sur des bases s-0rieuses. A Bulle ces &léii1-entS 'Con:siitèrent ,en :u n patient travai'I d )qsso'llplis's ement. . . . . )-t~ r oùi: ;~10US r~, connaissons s,ans Jaus~e h·ont.e qu.e nOl~s, en '\VIC?'llS. ,he~-oiI.1, : ,et que si les rés:uHats i1n~nédiats seù'VajeIi.t leur') co~u:bahl'l"t;S, la fil) 'd'n cou.rs ,et .J'a période suivant,e ont 'bén·é fi,cÜ; d 'une détente 'Ph~ sique merveilleusement tonifiante. IChèr:es coilègues, je ne .saurais trop vous le recom'lnlander ! 'Un certain jeu du « ·,Coq . ·et . du renard ' i) ·est Œ)'a ssé en .p,i~ov.erbe ,· 'Connile in éga'la·hIe partie de rire et d ent'fain, dans Il e OOu'TS. -de Bil'He de 19~7. Cest en ,touant nous-J.uênl·es éomrine d ès e.h.fâlits) que nous, àVOlls COll'lP'rlS toute la valeur èducàtiv,e ' du jeu! Est-:ee que dans nos leçons de gymnastique nous ne prétéritol1s · pas un peu celui-'-Ci qui en est cependant l'alboutisselnent normal et s'Pontallù~.. Nos profes.seurs de BuHe niOus ont. r:ééduquécs sous ce T·a pport. Je voudrais qU1'l s 's-a-Ghent c-G111ibi,en. leurs ef.fO'rts r'ayol1.nent, nlainten::mt jusque dans -de~ da·ss·es de monta gue, .isolées, -où nous tâ·chons S><?uyel1't, .avec des ., :~noy~ns de fortune, de donner ee que ~OllS avons reçu . , . été de nous àpprendre et . les . Car '.à Bull,e ' Il e hut d;u cou;:s (~i~ln· ents -de 'li\ -gyllllnas.tique, .:e t ~a didaçti'Cflle. : ,les · pJrties d\m.l,

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les exercices ù choi'Yir pour faiTe travaiUeT tou's les lllUScks. La façon de ·c om·mander. Tout ceLa: nous ' a été démontr·~ el HO~ l'avons expérimenté' av,oo gr-ande honn'e volonté . Une demi-journée If ut consacr·é e à une prolnenade dan :J les BIlLY irons . La gynlI1J3.sLique n'y perdit rien, ,c a'r aU-ldiesls us dfll paisible village du Pâquier une 'COUTse d',eS'talfette~ nl.Quv,emenfée m-ït aux prises le camp « laïque » et le camp' (, r,e ligieux » que 'ne rebutèrent ni les fondrières, ni mtême les barhelés. Urt.e soirée f.ort joyeus.e parta à son comble la ' bonne hUnlClIl' de ·chacun. Nous pùmes y apprécier les Nrlents très divers- dt" quelques p'a rticipantes. Puis vint le sam·ecli ,et la dôture du cour" . C'est dommage, lnaill'tenant qu'on 'e st bien ·en trarn, ,elüendaÎl-fHl. M. Vogeli a hiPn voulu nous faire l'honneur Idle T:ebar-der W11 dé.paTt jusqu'à la dôhlroe. Les 'a dieux fur,en t touchants : que~q-ue~ chants bien choisis, lnais .surt'Üut un baHet dont les « ,c ava'h ers " 'IlOUS - 011t littél,alenl·ent « stupéfiées ) ; nos -directeurs eurent l'i'nd1.ügen'ce de d·èclm'·er cet essai fOTt bon . En terminant le chroniqueur formule I.e vœu , le nl'êm-e 'qac $UT le quai de la gare de Bune sons le plein soleH de midi: A l'an~ née 'PTo-chaine ! . . Y. G. .

1eç::Ol1 ,

Comité de l'Union Extrait du protocole

Prolongc/tion âle la seo/cu·ité. -

IL e c·omi.t 2 d e l lUnion ) cOIls t.[).-

t.9~nt l'hnpuissance aduelle de notre Eocole IP rÎ1naire en face de';j' exigenc.es de la vie moderne, d écide d'entl'epr·endre dès qUE'

possihle une ,Rct:on de propagande en ·faveur de :l'augmentation la s><:oJarité. . A caUSB -de ,l a situl3tion L,collonlÎ'que -diffiocil'e .Ide p'o tre ,cant.on, -cette :pT'Ü'j1Iaiga!lde . p çmssera il l'organisa.t ion d·u ne s colarité proJong-ée ,pOUl~ ' les toutes jeunes dasses d'rabor-d. 'l'oules .les associations p édagogiques du can10n seTont inv~- , lôe-s ,:,ls"as-so..cier -à une tel,l e entreprise 'Pour la.quelle :} 'assentirnent e t Fappui du lÛ'épartem,e nt sont d·oreset ·déjà assurés . A notre Id,emande, :!I::t question . sera déjà d ébattue ù .la tout(> pl'Odla'Ïne assemblée de la Fr·esse ,cantonale, s.on c()nCOU1~S étant en effet de pTelnière importance. Baisse du 6 %: - 'L"auglnentaüoll du ' coût de la ' vie souli.gne .d e jour en jour lÏ-l1QPport'u'llibé de lia h3.isse du 6 %. IL"Unioii ad·l~e~­ SCTa ,à l'Etat une nouvelle requête pOLl1~ le Tetour ,tlès 1-e ' prochal~l ex-è~.cice · ait traitelnent tel :que tlétenniné dàns ' la loi sur les ' coh(litions d'engage:ment.

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Assu]"oiJ1ce accidents. L ' Union s'e propose l'étude .cr'llH contrat avec une .compagnie d'assurance en vue d 'obtenir pour ses nlembres le 'bénéfice ;d'un tarif ·de .faveur. Les bases de discussion prévoyant un :mini'm um. d 'a<S'suTés _ cent au nloins. - ,l es instituteurs qui désirent ,c ontracter une rasslwamce-aücidents seront priés de .s'ins;cri-re au secTéttarÏat -dès que l'es tadfs seront établis. Pléthore. - Le cOlnité de -l'Union r eprend pour ' 19~8 l'enquête sur ,l e nOlnhre d'instituteurs et dlnsütutrkes sans elnploi. Cette enquête est prévue pour le mois de janvier. Réductz'ons sur les chermins de fer privés. - ID e nCYUvetles diéInarches seront tentées auprès des ,compagnies. !p rivées. -de cheluin -de fer pour l'obtention de tarifs de faveur au hénéfi·c€ des ,m elnbres -du ûorps 'e ns'e ignant vaLaisan. Polémiques de pl:esseo - 'Les instituteur.s et Ï-ll'stitutT1c-es sont invités une fois -de plus à ne recourir aux organes -de pTesse du canton pour 1'expos'é de questions qui concernent ,l e COTlpS enseignant qu 'en 'cas. Id'absolue nécessité. iLa chronique de l'Union est à la -dis<position de ,t ous ses m,e mbres 'p-our ce genr'e -de discussion. Le con1Ïté de :l a S. V. E. 'e st prié de !favoriser ces échanges de vues en gardant à ·son organe .Je 'c aractère -d'une tribune 11brie. « Caran d'Ache ». 'Dans le but de s.outenir l'irndus-frie ldiu pays, l·es 'membres du corps ·e nseignant sont vivement priés d 'utiliser et de flaire uti-liser dans leur dass<e les crayons de marqu e sui-'5~e « Caran d 'Ache ». NI.

Vacallces et

s(~oIarité

Nota. - Une p-roposition ay.ant été faite au sein du CO'luité de 113. '5. V. E. -de tenter' -des. IdëInarc'hes en vue de l'augrtnent'ation de la sc-olarité, l'article d-des-sous puhlié le 15 latVTiJ 19.28, :souc; « IChronique de l'Union », est de nouveau Id!'ac-tualit<é. Nrull;e part en Suisse .J'a scolarité n'est aussi réduite qu 'en V<all3.is. La durée nloyenne des c'lass'es n'·a tteint pa'5 7 moilS. Pendant cette courte période, l'instituteur ldioit donner à ses élèves des connai'ssanc-es étendues, car nos pr·ogralnnles sont aussi c-hargés que ceux -des cantons à sco]'ariof:é annueHe. ·AloTs qu'arriv,e -t-il ? . Ou bien le m la ître néglige certaines paliies ,d u pT.ogranlme,et ce sant souvent ,le5 plus intér-es·s'a ntes 'P OUT la ~orma.fi.on générale qui sont ainsi sacrifiées, ou bien il -les passe toutes -rapi-dem·e nt en r-evue et l'école devient ~~lors un véritable b.ourrage n'·aYant aucune ·d,es qualités de -r,école active. En ,a ucune façon, -dans l-es -cÎ'rcons-'

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tances actuelle'~ il n 'est à nlêluede -donner à ses élèves un-e édu · .c ation profonde, une connaissance complète des disciplines &COlair,es. .on pouri'a rclater 'a ussi bien qu'on voudra ,les ,p rogrès réjouisS'ants. et in.déniables 'acc~mlPlis par J-e ~ a1ai~ . ~I~ns le .dOlnai!le scolahoe; üs sont trop tangilbles pour qu un crItIque l'mpartial puis,s.e se refuser à les reconnaître. Mais nous devon~ faire 'm ieux encore, c-ar qu'on ne s'y tronlpe pas, c-ette instruction est S'auvent plus appa'r ente que réelle, elle est 'sup-epfide1le, le It elnps' ayant m·a nqué pour faire -d-e'Y répétitiOll s :surfifisantes .ou pour aJPp-rofondir les matières . En général, nos élèves acquièrent Ide bonnes connaiS5,anC€ç; -en mathématiques; car, le hon sens pl'atique, la justesse du rais onnenl·e nt, l'esprit p'Ositif sont des qualités innées chez I-e ValaiSian. IEnfin, ils con1lJa'Î'Ssenït :a ssez Ibi'e n l'orthographe, -l'histoire et la géographie. Vo:1à pourquoi beaucoup se laissent ,p -rendr,e par les résultats d'un examen -superHciel et, jugeant 'Sur ces apparen'Ces faUa'cieuses, ils déclar·ent: « A quoi bon augnlenter la scolarité ? les élèves -des classes de six moie;. ont ,d 'aussi b01lnes note~ {lue les autres » . ~~1ais est ~ce là tout ,l e savoir? !.A.-t--on appris à 'l'enfant il lire dans le Ii"re de la nature? ,L'eSiprit d'ohservation a-t-il été éveillé? A-t-on fait état id:e la cUr1o'S-ité native chez renfant, qualitf: si précieuse pourtant ·entre le's nlains du Inaître attentif? Non , malgré la meilleur,e volonté des éduoateurs, cela ·est impossible : il faut du temps pour Téalis·er une synthèse, une inductïoll. Voib pourqu-oi aussi, linstii'pteur qui a été nourri des excellentes m éthudes m-odf'rnes d'enseignelnent, excellentes si l'on n 'en abu<;e pas , 'p eut d.;Hir~lem ent les appliquer, faute de temps.

*** 'Nul n 'ig11oTe 'c Olubien les longues va.canc·es sont néfastes ù l'instruction et là l'éùucation de l'enfant. Pendant .s ix IllOis , l'écoJier oubEe ses livres, ne fournit plus ,l e .m oindre efrfort intelloctud. A la réollvf 'rture -des classes, il faut recomm·enCè~· à -lui donut"l' des <connaÎss·ances qu'on avait Téussi à as<S'eoir dallss~m espr it, apn~s milk. peines. QueUe perte pOUl' l'intelligf:nce et le s avoir des élè.ycs. Et aU}Joint de vue Inoral ? Que dpvicnnent {'es enfants 'a insi lIvrés àeux-mêm.e~ pen:. dant dE' longues journées? Quelle aberration de vouloir lai~~-<;r \1;lga}).onder aillsi dans les rues et ailleurs, sans surveiUance, Ct.s êtres dont h Yüli-,nté est -encore à l'état emb:l)'CYll'naiT'e! Il suffit a.lurs d'un n; auvai<:: compagnon pour 'COITO'ID-pre tout un groupe d'cnfallt~. Et "Oil}~1 c.ml1promis·e. pour ne pas di't ~~ Jét'rUl:p, toute l 'œu;v;re d'éducation p·é niblelnent -édifiée ù l'école. Que cha-cun

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consulte ses 'S'Üu venirs et j,l pourra se convaincre que les vaoa.nces ont été dèfa\'or.abJes ~:u point de.. vue Inoral L~s entants qlli échlalD'p'e nt alors à l'influence du lU'aître 'Hlbissent inéludablf'111ent l1né.~ autre influence ld'J aste celle-là, influence d'dn nL'l. uvais ·ràrnarudeGui leur of'rre îaltnut du mai, attrait ~nystéril~ llx parce qu ;inconr~u, auquel ils ',' ésistent diffjcilel11'ent. jp .our· ,enleve-r l'enuant au danger de la Tue, pour lui donner les con.naissanees générales si nécessaires et pour , pel:mettre ral~­ f)lication rationnelle de~ Inéthoid:es moden~,e~ (~' ensel'gnelTtel~t, 1] n'y a qu'une 's olution: augmenter lia scolante. 1üus ceux qUI ont :\ cœur d'anacher l'enpant aux influences perni,c ieuses, d.e d 6 velop'Per SOIl éducation et son instruclion , d'Üivent ,S'E' faire . les ap{ltres de cette idée et comprendre que c 'est ~à un d eVOIr .moral qui leur inconllbe. , I~r{'ais id nos braves canlpl1gnardo; vont se réerier: « Nous ne pouvons nDUS passer de nos enfant,s ,» , Idisent-ils . Pourtant, rpOlll" réalise-r cette 'œuvre, nous comptons sur leur hon sen~ et su r r espIit de sacri.fke qui doit les animer ,envers ieurs el~fanis; !l faut que ,l e bien de 'ces dernieTs pas's e aVla!nt le leu~, le b~en g~'2 ~ ra.! avant le bie n parti,c ulier. Il le faut pOUl~ l'avemr de la süclo.éic qui s'e ra demàin ce que r é,c ole la fait aujourd'hui. Jusqu'là l'âge de 10 ans, les enfants ne peuvent apponler qu'un secours illus'oi'l'e à leurs par,enis. ün COlll'lnenCe d'ailleurs tà le -c(Huprendre, puisqu'il ,exi's te déjà Idlans le canton pIus de 4~ œoles d'été, aus's.i bien à la montagne qu'en pLaine. Le canton d'Uri, pl'a cé dans ,des 'conditions plus défavor~JJles, que le Valais, a introduit depuis 10ngtel11lp.s' déj~~ ;la stC'()l'a rité l~l­ n'llelle obligatoire pour les enfants des elas'ses inrférieure~,. On pourrait aussi astreinlcIre ,c hez nous les enfants de 7, ,8, 9 ,e t] {} ans ù kil ;fréquenbation des dasses' d 'été. Inutile de dh'e qu e Vaüd et Fribourg ont la scolarité annuelle. , Enfin , la fréquentation anneLle de l'école s'erait-eUe rt;'~U~­ Juent une i,mpossi'bHiM pour les grands élèves? LeUT seTaIt-Il absolument impossible de suivre la da's se 3 heures par jour le ml ~l'tin paT ,e xen1ple, ,d e 6 heures à 9 heures? Les résultats en seraient -considérables; le :maître cons'e rverait le contact avec ses él(we~, sÜ'n influence morail e sel'l3.it grandi,e. De la sDrte, il POUTl'ail: oonsacr,er tout son tenlps à 1'~''11's'eig'l1'eInent, il serait l:féellen1ent édutCla.teu'l". ,, INous .espérons que, îlo1's lete la 1'evision de la loi. s:c.ô1,a h':e, on étudiera 'en toute .objectivité ,l a question de la s'colaTlM ann~,ene. !Sur les hase~ '<f1:le nous venons d'énoncer;. il y ~urait 'possibilité de 'TendT'e obligatoire. Sinüù.', on rpournait tout . ~u moins laisser aux parents la If aculté de denlander l'Quv'e!tuTe.·,d es clas<ses d\~té aVec obligation de tes éleer si une tparHcipation ·de 10 à . 2'0; 'él-ève.s: -,êS:t lassUrée.· ,:: '

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w ilt évolue iCi-bas. IL G V'a1ais' 's'est id:év, ~ lop!pé d 'Ul1t~' façon cxtraotdü1air,e durant :èes' 20 dernières' années. IL:'éc'Û'le 'ne doit pas 'êtrB 1mJlnualble' i1'o n pJüs; élle d'oi( four:nir l~s pionr,lieTs Îl:d~s­ p éils'a bles au pfJ.''Ûgrès. Voilù pourquoi révolutIOn ' dOIt , se fal'l'e d 3.'llS son sein d'alboTd, afin qu'eUe s,e fasse par 'eUe dan.s! tous les cLùmaines !cl:e l'.adivité hun1ain'e . Cl. B .

PARTIE THÉORIQUE

De certaines nO,uveautés

. pédagogiq~es

Dir e qu';:l ~l ' Y a Tien .d'e nouveau sous le soleil) c ',es't énonc E'" TIn e· vérité vieille 'COllll1l e le monde 'e t que l'on peut consuSlter ton :) J~ s jours. L es événem ents se suivent üOlnm e s'ils tou'ruaient dans un -c C\rde.. , ,Après une période plus. ou 111'oilI1:s longue, les 111'êl1F'S faits se re.produi~ent. ,On a 'l? eau af,fiTln~T que l hOl11~ne n e revien t l'as. en :1'lTièTe. (Les , dr,c onstances sont souy,e nt plus IfOl'tes qUç lui. L 'histoire n'eS't-'d le 'p as un éternel recomluencelnent ? Qlll~md rlGLlS 'e ntend'Ûns. d es vieux d ire en ~)arlant des j,e unes: « ne notr e t elnps 'on n ',il'bait pas 'c eel. ,o n ' n' 2tait 'Pas 'c'ela ».' on p eut lem'. r ép anldr e que dans ,cinquant.e, sbixlSln rte, quatr,e -vJngts ans , ün tlendr::t' le m êm'e langage. , . . , P.r,e~lo'ns exemple , sur les form es ide gouvernemen t qui se ., s~nt "i10e éd é da l1's notr·e yi,eiUe Europe. Le Tégiim e des. nlonar-chles abs'olues a fait pll1üe là celui des nlo11'arehies cons titu ti-onnel:les ; ceHes-'ci ont ,c édé devant la pouss'ée des dènocraf.es ou d~~ r épubliques. Et aujour.d 'hui , queJ.ques'-lll~es. de ces d émücraties ont l.'volué ,T,ers la Id ~id'atuTe ou le tia'Scis::m e, 'c 'est-ù-dire qu'eUes sont -r,et~~-i'né~s l'absolutis111e. 11'0111 seul a donc ,c hangé. En 'JiÙératl,ue ('nÜ'us parl~ns ioci de la française) , il y la eu une longue période de fonnation, d'essais, de tâtol1llliemen'ts, Enfin ~n est arri'vé. ~u dassioc:sme qui la' ,.·eng,el1'dr,é d'incül11parables ..'Ûhef~­ d'-œ,\nrrc" puis es,t venue une époque de dédin, de !dléca-dence, SUIvie d'un relève111eIlt. 'Le romantis'lne du X(IXll1e siède a ·eu plusi,elus éCQles ,do~ü 1,~s 'llI).'eo; n '.étaient que ,1~a réa'Ction .,contre d'a~l­ t:r-es ", j\1jais si -ces nouveaut'és n'ont pas réussi à ,créer des chefsd\e~v'r~ ·c6~Ti'Para!lj'l~s ,à, :ceux du siècle de LOllis. ;XlV, ,c 'est qu on - avà:i(· i'erion.'c~ là l)p1it~:tilo:n Id:e~ :anci:el!~" ,qui .'~-X~.iept P?,sé les . règles .' $li1?rêI:n~'s . de :l'a.rt.' , ," " . , . ' L~ peinl~i~,e" '15aT:cpitectu,re ,cqD~lllr~nt) .el~es .. auss,i, ,rl:e~. tr.aonsfo~m,aÜon:s, des ' évoiu:tion5 'q ui aboutiH~nt à l'af~r,eux .. ~u1,?.l~n1.e. ,.l!?'9~ de.rne. En pédagogie, il ne pouvait 'e n être autreuwl1't; eNe aUSSl devait évol'ller. ne fait , on y la ,essayé de div'e rs systèmes d',enl

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s·cjgnem'ent : nl'Ode individuel 'Ou prooeptorat, préconisé par lr-ousseau; Il10de mutuel, 'e n honneur -dans la première In'Oitié du XIXe siècle; enfin le mode S Îln u'lt an é. dû à. ,St-Jea l1:- Baptiste de 'lIa ' SaHe, et encore ,e n vigueur dans la presque totalité des léc-a1es d'aujDurd'hui. Des 'Ouvrages nOlnbreux dus à la p1U111-e de példlagogues }'·eInarquahles de Frla!J1ic·e, de Belgique, de Suisse, pOUl' ne citer que les .pay" français, r,enfeT'Inent des directives qui, appliquées à bon 'e sclent, ont donné et donnentencor,e des rcésultats 111erve.hlleux; tém'Oin les travaux s'collaires excellents qui 'Ont fi.guré dans maint,es expositi'Ons européennes, tènoin les légi'On~ d.e :savan'ls , . fdJe technicietr1JS, d'artistes, .d'jndustrieJ.s, d',aTtis'a ns, ,etc., fonnés av,e c ces Inéthodes que J'on traite trop 'flarci1ement de sll'rannées, d'anlipédagogiques. 'L'instruction s'est répandue si abondaomment qu~' dans plusieurs pays \d'Europe, on ne r,e ncontre presque pll us (lï·I lettr·és, ou .du 111'Oins, un pourcentage trè~ rédfllÎt. Ons'3.it laujOlud'hui lire et éCTir,e jusque dans 1es n10indres viHages. Des écoles spéciales .ou profes's ionneHes f'Orm.ent à tous l,es· ,e mplois. On peut llliêm,e affinner que de nos jours, il exis,t e tr'Op de gens i'llsü'uÏ1s ,. que pOUl' cette rais'On O'fi délaisse le travraiol de la t,erre et qu'on risque de v'Oir 's'Ous peu une p'léthOl~e d'inteUectuels telle qu'el'l€' 'c onstituer'a un vérit,ab'le prolétariat, avec tous s,es idlangeTs IpoU[f' <l'ordre· sücia,l. Si -dans tel,le ou tel,le région d'Eul'upe, 'l'inst'r uction ,est re~·­ en retard, la cause n'en est pas aux oJ11éthodes, mais à l'irrégu.larité de la fréquentation scolake, à .J'émancipati'On trop hâtive des élèves de 'l 'école, il 'l'incuri·e de certains Etats en matière éducative. ;~ée

IDu r·este, nous nous, de111andons pourquoi on pousse ,l es mas -· ses tellement aux ,é tudes, pourquoi On cha~g.e et on surcharg-e les progrmnmes . Que Ifiaut-il donc à. l'imn1ense maj.orité ~d:u peupl.e: lire, écrire, rédiger -de temps en temps une lettre, un petit . rapport, tenir un. c0111pte, résoudre les problè.m es de ~a ~ vie pratique, avoir quelques connaiss.ances. assez précises en l-eligion, en: histoir'e, en géogra'p'h ie et en civique, s,avaiT dessin.er un croquis, un 'Objet très ;slin1p1e, dc. Le reste -eS't l"alfifaire .des spéciaJri.stes,. d'une ,élite qui a eu l,e temps et l.e~ ressources de se procur~" 'Une instructi'On plus c0111.p'lète, plus spécia1isée. Et c'es.t p'Our i'éalise'l~ un rprogrannne si sÎ'm lpI.e qu''On pade aujourd'hui, d~ns certains, Ip ays, de la faJ:]l1ation universitaire des instituteurs? qu'en F-rance; en particulier, il est question d'exiger d'eux 1e haœalauréat?' Et ces lettrés auront à enseigner à des enfants de villageois l'a,l.· pha!bet, le :livret, à leuT faire faire des bâtons d'écriture. Pourquoi ne pas dem,ander que les maîtres o(rt les m,aJrtTesses aient passé pail' une école ·de médecine ~)our apprendre à lellT~ enfant", ~ selaver, à se 'Il1o'llcher et à Ille pas lnettre leurs doigts dans le n.ez 2'

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Et quels sont 'les traitelnents que ces pédagogues éruld:its et universeLs se permettront de demander, sous peine de la grève de~ .oMiS croisés? Vraiment, ün -e st tenté de hausser 'les épaules quand 'On -e ntend cerlains pédagogues luodellflies trouver TIllauvais, in' ationnd, ce qui a -été fait jusqu'à 'm'a intenant et propos'e r 'J.eurs élrucUJbrations comme une panacée c'OIüre les 'Prétendues erreurs péld;agogiques. En son1U1e, ils ne font qu '-appliquer avec exagération des prindpes déjà recom'l11landés par RaheJ.ais 'a u XVI siède, Rousseau au. XlVII IInl,e , ,q ui n1.ettaient 'l a bonbé naturelle ,à 'lü base de t'Out leur sy~tèm,e éducatif. ·A,Lnrm-e r -}la hanté de la nature, c',e st nier i'l1'dirocte:Iuent le péché .originel avec toutes ses suites. La nature étant toute bonne, « rtout .'é tant Ib ien qui SOTt des nlaim:s dru Oréateur » , il n'est plus besoin, ,e n éducation de règ'l es, ode cüntrainte; l'enif,a nt peut user Jargement de s·a liber,té; 1e Inaître ne le dirig,el"a que d'une manière très discrète, la natur,c se chargeant elle-m.ême de signaler les conséquences d 'une flaute ou d'une Ina1adresse. De là, cette fonnation libre, cette licence dans 113. discipline, ce self-governement dont s'enorguei'l Hssent certaines 'éoo1es modemlies. N'est-on pas allé, i,l y a quelque~' rannées, là inS'tituer dans tel 'e t t·el pays d 'Europe, des soviets s'c olaires, où Inaîtres ·e t élèv,es s'e mettait-nt sur un pied d'é@a1ité, où les sanctions étaient ·s'Oum·ises à la .dis,cu~ion et au vote des élèves? o,n ne s'a urait plus efficacement saper l'autorHé, en d-étrui'r e même le :sens· . NIlais plaç'Ons-nous surt.out sur le terrain de 'l'enseignement. Que SŒlt certaines de ces 'm,éthodes nouveLleS'? A notre avis, UlH' démocratisation, allant. jusqu'à l'anarchie Il1éthod'Ologique. On Yoeut, à l'éc.o.J.e, laisser l'enfant s'occuper de la branche qui lui plaît. Un tel désire dessiner, ,e h bi'e n ! qu'i,l dessine; tel autre .d el1lJ,;nde un livre de 1ectur·e, H en aur,a un, etc., etc. En ce qui regarde le dessin, par exen1p'le, chacun choisira le 'm otif de son goût et il travaillera là sa fanbaisie, s'a'ns règ,le, sans. 'conseil. C'est ainsi que nous lav.ons vu Id.es i.J.lusforations des l11'erveiHeuses productions sorties des Illaills de ces aTtistes ·de fantaisie: une vache la queue au 'l11ili-cu. du dos, llil1e patte partant du nülieu du ventre, un mUJfle qui semblait rire de La fOl~me bizarre de 113. bête. -En écriture, 'On tolèr,e dies caractères .absül'l1lnent inforn1.es ou plutôt diff'Onnes, qui n''Ont certes orien de caUigraphique. On nou<; objecteTa que cela ne se pais se que dans Jecy ocO'loes enfantines GU dans l,es deg·r és i'l1Iférieurs. Et pourquoi habituer ainsi les enf.ants à de~ horreurs? Est-ce le m.oyen de cultiver leur goût? Nous avons 'l u à quelque part qu'H ne faudrait les ,met.tTe que devant de belleS! choses. 11 nous semble qu'à l'école en,fatnltine, qui est ordinairement une s'Orte de @a:rid~rie, oOn peut donner à ces halubins d'au.l:rës occupatioOn.s qui ne leur défof'Ill:ent pas le goût.


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Et puis, la plupart des lllédecins et d es pédagogu es- trou-' que d e nos jours .' on envoie les enfants trOlp . tôt à récole, qu'on ne .d~vr~it p~s les :Y .1'e.c·evoir avant s,ept fans, vu que 'l eurs ' 11lU.'3 des, leurs forc es physiques ne leUT penl1ettellt pas ,·enCDre , d e s '.acC01l1lJ.l].oder à 'certaines pOS,es -ou atüturd:es et que leur lnanqu e de volo'l11!é les emp;êche de s'astreindre, m:êl11-e duralnlt une 'Ü'ourl e ·drn;ée, à un 'e xerdce 'qui ·e xi,ge un peu d attention. Avant cet âge, leur -pl:a-ce est à ,1â 111aison paterneHe ou au gr'a nd la ir. ,Plus ta rd , "lIs auront bientôt fait de rattrraper un tem.ps qui sem.ple perdu en uppa:rençe, et on n "auTa pas là entreprendTe avec eux la :lutte -conÙ'e dll~s habitudes nlauy,aises qui se seront peut-'ê tre déjà. enr8cin é l~s assez profondé·m ent. ' . " . ' 'V'oyez oe qUI s est pass é en Fran~ce vers loes années 80. Ùn . y vo, ·ait Ol:ganisés un peu partoui des bataiHons s'Ü'0,1ai'r es ,en vue cle h~ -prépoarati,o n ,de la jeuness'e au ~ervice 11lilï.tail"e. Eh b1en , les oÏf;ciers de l'ann ée -ont été les prcm.iers, oÙ en d enlandeT la surppre'i,;,i'.)lj en raisdri des- 111'auvais:es haibitudes que les j eunes ,g ens a-p6ort~i,el1t ù, leur ent~:ée encas' ~ rne . E.n quelques semaines .d'exPf,cic'es, les so.ldats :apprennent plus qu -on n e peut l,eur C:"n~elgnrr <1 1.' é:cole pe'n d{Ïn:t une année entière. " . Ce n 'es t pas ' seulement ~ l:<~cole enfantine que l'on a intro, (jju il des luéthodes que nous frouvons l)eU p édag-ogique'5 . . Nous fJOurrions ·e~·cursion·n é r ', aùss-i dans les degrés luoyens et sup:Srieurs d 'écoles prinül.Îres et ,c iter des exenlrples- typi,q ues. Nous nou s en D"ar·derons , de -cl'lainte de blesser i)eut-être des p édagogues é ml. nents que ll'OÜS'- 'connais's ons et qui sem:blent vojr 'ces nouveautés d 'un ,œ il as·s ez sylurpathique. N01.Ï,S' :aŒmettOins volonüers qüe bon nomhre de 'c es ex,e rdces qui 'pà'ra1ssen t' 'nouveaux, ,SlO'nt dès 1l10ye ns de développer l'espdt d'observation. Rouss eau ~es reCOl1lnlande dans son « Emile »; F énelon ,a fait 'voyager et obs,e rver T é lé maq~.e pour rinsti'uire. Donc -ce n'es't pas· si nouve1au. . .". Ce qui est 'c uri'e ux, ,c'es t qu 'avec 'tant -de p erfectionnelù-e nts proposés et 'e ssayés, -on ,eonstla'te 'a ujourd'hui un (p eu pa'd out ün certain fléchissenlent dans les études . Pour ne parler que d -e la 1aonguè français,e, on répète frèquenl'l11e.rut qu 'on ne s,ait pluS' l-a paTler, n.i l'écrive, "COll V enablcm eJlt. 'Ce qui nl'al1'que p:eu~:~,~r€. le plus' ,c'est l'effort persévérant. Nous nous rappelons la r efl eXlOll d'un vieux professeuT Id!isparu aujourd'hui. Il no.u s d~s,ait que le s'U'ocès ex-ig.e ,l e 2 % d'intellig·ence et le 98 % d'ef1fol'ts Oll de. v.olonté. n ,e nos jOUIrS, 'on v.eut insh'uire -e~1 Rmusant; on 'prétend 'former ..des caradèTe,'s sans i:Iuiposer des, ,contr-aiontes . . , Dall1;~' tous l,e,s dOTI1\a'Ïnes, littérai·r e, aliistique, .i'l1'du~iriel" -etc., on. n ~aT;rive à ,ide bons 'r ésultats ·qu 'en s'e 'soumettant "'à des ' discipli. mes sévères·, Id\es.,règles · eLdes . principes établis par les grands .lnaÎ"tre%; La tTOp 'gronde Illber~é -conduit: ~ à l.insùücès 1 ::COlume :au XVI sièc'le le lihrè examen ,a m€ué à l'tanarchie religieuse et à la multiplicité de-s sectes protest.antes. n~nt

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Nous SOl1llnes p-ersuadé que les nléthodes employées jusqu'id. sont excellentes, qu'·e lles ont été recomm,a ndé,es par des homules de bon sens ·e t ·d .'expérience. . Si nous n 'avons presque janl,a is -par.l é dans' notre revue de prétendues l'Monnes p éldlagogiqu es , c'est 'q ue 'lIOUS :les j-ugoons inapplioahles dan':t nos écoles valaisannes. On nous r épondra qu'il serait néanmoins intér,e:ssant pour des instituteurs d "apprendr'e ce qui se passe de nouveau en pédagogie, qu'on aimer,a it être l',e nseigné S'Ill!' certaines questions q:ui font parofoi':t l'objet de conversations entre pédagog'u'es de différ entes régions. Nous en convenons; 111'ais alors ces rens-eignem,è nts poun~aient . êtr,e Idionnés av,C'C -cap'a-cité paT des profes,s eurs de pédJagogi,e, ce qui n 'est 'Pas notre rôl:e. Nous riou~ pennettons pourtant llne remarque. ,Ceux qui, volontiers, parlent des nouveautés péédagogiques à l'ol',d r e du JOUT , sont quelquefois nloins Tenseigués qu'ils n ',en ' on1 l'aiT. Il y a une différence entre le nlot è t l,a chose. Nous nous souYel).on~ de quelqu'un qui, ~}.ors d'un exa111e11 , 'a vait là IDiOUS l'épondre ,à des questions de UHératuTe. 'Comme amIS lui demal1lc~ion s son auteür ,préféré, il favança le nmll de y. Hugo. Naturellement, nous voulùlnes s.avoir -ce que le oandidat entendait par lyrisnle. La ré ponse nous surp'r it .très désav-antag'e use1nent , et pourtmlt l'exia111iné s'étHit prépar·é dans une école supérieure d 'un de -ces cantons que les Al11e1J1.ands appellerai ent « Kulturkantone ') , 'C ~lInt-rms oÙ, civilis·ation plus ou :moillJ;S raffinée. n es t Jon probable qu e les nouveaux 'PrÛ'cédé~ feront leur temps et que dans vingt , h~ente 'll'n s {cl'ici, ' 'P'el~j t-'êtr,e :111oins, on les 1rouvefla ,aussi routiniers , suran;o.és, al1'tipéldlagogique.s; ,et 'a lors . on r-eviendra aux bonnes Iné thodes a ctueHe5', Voilà pourquoi nous c-ons,eiHolls d'être ,CÏ'r-conspe-ct en 111'atièTe d'innovation et de ,rue pas .s·e J'a isse·r entraîner ~)iar U11 ,e ngouem,e nt inco'Dsidér é. Et m-aintenal1.'t nous att-endons tranquille:m ent que qllelqu<; pé-dJagogue' progr.essiste réful,e not1'-e . m-odeste .a rt,ide, ,c ar nous. ne pr·étendons 'p as avoh' le 'm()n~pole des idées vrai:me~t, pl'latiques . .

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Pour faire aImer le ' ~i.sage de . l,a pat,rie ,« Un }oùr, rac.o}'l'te RenTy Bordeartx, mon g·r-an-d::..pèl~e; qui était plus riche ,en ':r êv,es qü',e n biens de ' ce IllDude, Ille oondùis.it, petit .garçon, au haut d 'rune Ul-onta-g ne ·de notre .pays 'd e 'Savoie, 'Où le ,r eg'ar-d em~Yliasse un-e va·s te étendue d-e forets, die vig'n es, de vaUées et de ' monts , avec, sdnti.J1ànt dans--s-a coup.:e verte, un ·t ac glorieux ', et doux. n 'Ille fit adolllirer le t reconnaÎ'ITe l-es bOfines 'l ointaines.de ce pays'a ge, au-dess-us duq-uel je del se ,peucha'Ït avec' ~~ sôurioos ·,de rayons . .iPuis ( après', ~ silence, tounu3,ll1rt · ,,~ers ID{)i s1a. , 1 ~

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tête chenrue, il n'le -dit av,€Jc un lalc cent généreux: « T(out cela, je te Ile danne ». J,e ne compris guèlfe aloTs 1'i mporta nœ de ce 'legs ' d 'un vi,eillta'rd a'llX yeux déjà tournés veTS l'au-drellà. !Mlais i1 'lU 'en sou:vient laujoU1~d'hui, ,e t feu r,e m,erüi.e le cher laïeul di~paru: Ï'l lu'a d:o nné une chose qui était vra'Ï1neJ1lt sienne, une chos.e qu'il a.vait possédée tO'lut'e sa vi,e et que nos arn,c êtres 's ' étlaient re!ligi'e useIn.en<t 'tl~a'ITSlUi'se, uTIle chos'e dont le prix Il ui paT'aiss.airt plus estÎ1U1a'ble là cette heure, où cependant de ;plus radieux ,e t vastes rnaysa O'es , • 1:' '0 étalent prêts là s'ou'Vrir dev'a nt lui: ill 111'a donné la vision de nm'r e beau pays nata>], » La vi·s ion de Hotr,e beau pays .natal! Voillà, ce qu'il VDUS apparti,e nt de dal1!ner, vous 'a ussi. « Savoir regardeT aut'OuT de s>oi et la percevoilr ce qui est, cela ,e st heauc'Oup plus Tarre qu'on ne lC'r'ùi't. » Voi'r est un don, mais on apprend laussi à voir. « Ü hOillllues de peu de If'Oi, s'écrie IR us·k in, quelque pauvres, quelque [as que vous soyez, quelque h'UJlu'ble que s'Ûit votre entourage, n'avez-vous pas toujours tau-des·s us de V'OS rtêtes· :l e ciel Vlaste ,e t sans limites où s.ont pei'nts p'Our v'Ous les plus splendides tableaux que vous puissiez voir, 's i s-e ulelnent v'Ous avez assez de cœur, assez d'âme pour lever 'les yeux et r,e ga'rder ? » n est toujours !b ea u p'Our qui sait vo:'r, Il,e v:Ï!s'age aimté de :la patrie. « Celui qui aÏ1ne vraiment ]al natu rre , reste en face ·du mrême horizon, pour rriver là fair,e .p artie des ,c hoses qu'ill a une fois ai'm :ée5'. Sa vie sera Là tout, ,e ntière: une branche d "a'l'lbre, un pli de ternain, Ufll champ contiendra tous ses souvenirs, tous ses r,e grets, toutes ' ses espérances-. Et .ramais le ,n1Jê.me chemin, parc'Ouru desmiHiers de fois, [)je fera ent-endre sous ses pied'Y le même craquem-ent -de ses CtaiUoux f'Oulés. n Ic'Onnaîtra 'les g'l'andes vues d'ensell1'b-l'e, il 'c onnaîtra chaque jO'Ur un nouveau détai'l de chaque partie. H ' Sia'u:r~a lIa couleur -des jours et la couleur -des .beurres: eeHes qui 'sont douces, celrles qui -<:;ont intenses, celles qui sont t'flagiques : ill aul'a. vu l'aUiage des 1DllS qui SIe nUalllic-eIlJt, les o.rs ,e t 1€\,S violet~- ; ]1 Sllllura que 'l'heuIle présente n'est pas semb1able à l'heure qui vient d·e finir, il saura que demain ne seI"a .pas sembllab:le à '3.1.rjO'trrd'hui, ,et il 'a'ttendra, l'œil fix-é sur .le rnêrne point d'horizon, l'arrivée des heul~es toUj'OU1'S nouv,eHes. Les âme~ ne 'SIe répètent ja1uais, -et wes, choses ont une âme; 'm ais p-our Il!es c'Onnaître, -il {Iault les aimer, et quand on ai:tlle, . on ne se sépare pas". V'Oillà ce qu'i'l faut donn,er par-,dessus t'Out :aux -enfants: l'Iamour du 'm ême c'Oi'n -de nature, Il 'intimité avec les . mlêm·es Ic hoses, la pénétration .de leur âille dans :l'â1li'e -de leur pay~'. IL'a poésie es't là oe prix, la douceur de vivre laussi; avec', ,a u wur, un· am-oU'r qui ne manque jalnais, l'al1'lOUr des choses l~vec lesqueLles an 'a échangé son âm,e. » Devant :1es sentiers de son pays, où bleuit l'la ne:o:lie, André _Theurit s'écrie : . « .. ,J,e redevi,e ns jeune et j'oublie «' lM.es cinquante lans quand je vous vois ! » 1

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rEt Verhaeren , si sincère, n1a1gré ses ,crudités> : « Oh! L~ hons souvenirs de lu'On enfance hlonde, ({ IColullue ils réchauffent encore ra vec '1eurs feux ! « Rires 'Ou deuiLs, joie ou crainte, qu'imp'Ûrte ! « Toute l,a vie est ~à sur -te s,euH d-eLa: port-e !"" Je" ous aÎIne, dit-il « ".Gars du 'Pays, beaux conducteurs « Des hennissants 'e t dairset pesarnts. att,eJ.ag,es; « Et v'Ous, bûcherons -r'Ou.x des bois· pleins de sent-eurs. « Et toi, !paysan fruste .et vi,eux -des bllan>cs viHages., « Qui n'ain1es que tes chan'lps et 1 eurs humibles chemins , « Et qui jettes la sem'enC€ d 'une lamp1e luain « D ' ab-Ol~d en l'air, droit devant toi, v,e rs lia '1unüèlie, « Pour qu'elLe ,en vive un peu, av·a'l1't de ch'Oir en terre! }) Educateurs, conduisez d'Onc Vü~ -petits 'P'oète.s, .à l'im,agina-tion s i vive se ra{T'aîchir le ,cœur à la source; faites,- leur les h'Onneurs du pays ~' atal, -de 'l'a viue ou du viJHa.ge où les maisons s 'é~a'l1)il1ent, puis se pr.ess;ent, puis se tassent autour du olocher pOIntant au ciel et « spiritualirsanrt )} lesaJ1entoursr; n1'Ontrez ,l a simplicité des vieilles coutuInes, les heaux et les grands rg-es1lesdes ouvriers· au travail; elup:lissez les jeunes c-erv,eaux « d'im'a g,es ·éternellement agissantes », .cares'SJez leurs yeux aux 'paysages bariolés; qu'ils s'élueuvent au contact de la poésie qui j-aillit de partout, quand -on ' reg-al'de, que l'on s'attarde, ,e t que .}'on pl'Ûnge dans les profond!&lrs des choses. U y a part'Ûut, dans le.s villages ou dans les villes, autour de nos dtés les plus touchées par l'industrire, des ,c oins 'p laisants et toujourrs neufs , des al~by;es gentills ou hardis, Idles peuplier':i lnraj-estueux comme des nefs de cathédrale, des v'Oûtes de feuil lage qui taluisent une jolie 'lu1uière et qui semblent des verrières peintes avec Il.e bleu du ciel; il y .a pa'l~t'Ûut de p,etitec;- 'c hapelles s{)lirtaires, des toits d'ard'Oises ou de tuHes, des eaux qui courent et de vieux senti,ers; i.l y a partout des paysages qui s'offrent C0-111me des coupes pleine'Y de poési.e. Faites aimer surtout vos villages, quand Inême c-e:ui que vous habitez serait un d-e ces c-oins 'Oubliés qu'aucun poète n 'a chanté, qui '&e1uble n"avoÎT rien que de très luince et ,de très proSla·i gue. Faites ·s a connaissance, vous d'ab'Ord, il vous at~~nd et VO'llS réserve bien :des surprises. Le voici tr,a nquille au pied de deux collines 11l0Hes, nourridères de fortes moissons; Iles· mai"iOIlS , la plupart sans étage, nichent dans des vergers affectùeüx; !.es toits replient -leurs ailes rouge~ sur des joies et des tristesses toujours di3Cretes, tandis qu' au-dessus :l.e "ent s'aU-anle il « tap-oter » dans les peupl-jers. Là, tous les sentier'i' acc()Urent, en trainant ,u n peu, vers 1'-ég1Iise, qui du seuil du village s'élance VE;r:-i le.') l,evers -de sole:! , comme UT1 pâtre devançant son troupeau. Vutl., y trou-


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~- ere~. ch·s _Ill i niatilre~ de forêts, de fleuves, de klCS, dps oiseaux fa~n l he~'s, nes fleu ~'S ~rès 1.nodestes, des ~nlages associée.':! à \'os pre-

lUlers dorme1uen1:s et qill vous aHen'<Î<nss,ent .encore; vous V h'ouverez des, vlsag-es qui rappeUent ceux des aïeux, des voîx qùi redisent l.es d'(>rnds saluts -de la sYlnpathie locale, des re6,,l'fd'i éterneHement le'Y mêllles, qUJand les mères s 'inclinent vt'rs leurs enfants; c~e~t là que l'on redevient petit g.arçon, et que l'Dn s-e nt, au contact. d: l~llC sunplicilé . hiell'faiSiante, ce je nesla Îs tIuOÎ d'apaisant qUI Jalt Le (': chez SOL », comlll1C si partout 'a i·H eurs c'ét.::üt l'exil. Chne Bondl'oit.

PARTI-E PRATIQUE Vocabulaire La nouvelle année, le temps

Les étrennes, les cadeaux, les présents, la surprise J'offran-de les s-ouhai1s de bonne f3nl1-ée, -les v'œ ux de santé -et de ~bonheuT l ~ 'c o-mplünent, le message, le 'c ourrier. la lettre, la carte de vis'ite l'en-tête, la fonnu'l,e. ' ,P~~ésenter, of·frir des vœux, s-ouJ:aiter, l'éci1:-er un com,p iment, r eceVOIr d es vœux, des ·é trennes. ,L e cOI~l~nenc,ement, le début, la fin de l'année, la rlapi,dité 'd'u h~rmps , la IfuIte du ;temps , 'la suoces's ion letes jours. . Les h eures, 'passent, s'écoulent, ~'enfuient , s'envolent , disparalssent. 'Des invités sati~faits, 'l'econnais's ants, heureux, contents; l'hôte prévenant , laünahle, plein de larges-ses. : Une fêt'e anlusante, joyeus'e, channante animée sol'e nnelle pleine _d 'entrain; une attra,c tion locale, foraine. " , , ["es teInps préhi~toriques, anciens, le 'm oyen-âge, J-es telnps nlodeTnes, un contemporain.

Répond1'e aux questions,' " , - 1) 'Citez ·5 Gctions fa1tes. par Un enlfant la veine du ,N'ÛuvelAn. - Quelque s autr8S1 effectuées le Inatin Idu joor de 1'IAri:. ' _ 2) IQuels souhait,s un enfant présente-t-il là ses pa'r ents ? -Que leur, :promet-il? 3) C0'l11pOSer un petit tCornrplÏ1nent d'un enfant là sa mlMIian. 4) Ind!que~ ,l es étrennes que vous avez :re-çu~, j'us.qu'id , cèues qu:e vous al1ne nez recevoir. ' - .-'. - -. ' ue1l.J.e s 'sont les co~turines ,p rartiquées :dans vntre :}oè'a lifé, . à loccas-l:011 ',de 1a nouvelle -a nriée ?,- , , . - , " -,

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Compté d'un com,merçant

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cOT'l'es'p ondiant d e lMiIl'a n :250 "%- kg. et 3:0 panier,s d ',qÏ'l peSall,t hrut 1210 kg .. à 215 lir'es 'les' _% ,kg. !La tare es-t de 2 kg. 5'00 pal' panier qui sont fa,chlT,és 5 lÎ'r,es -'Cha'C'lI'll. Il verse Ù SJon c01n111is-sÎon11laire une 'p Tovision de 8 %. ILe COUTS cl li change était ù <Ce ol110111ent-Iù de 24.50. IL e dl~Oit d 'entr,ée ' se 'l nont·e ,à 5 fr. paT 100 kg. (po:ds n et) et ·'}.e translport à 12 ' fI'. -par qùii-ltal (p-oids Ibl~Ut) (.ar,g,ent suis>5'e). A. l'arrivée , il 'e xpédie 'c-e Ue n1ai',c handise à tr'Ois 'clients, Je premier r eçoit 90 !p anier s cl'Dignons p esant Ib rut 32·00 k g. ·et 10 d'ai,} fl3i<sm1t 3120 kg . brut; \ le 2me reçoit 8,5 paniers d 'oignons p esant hrut :305'() kg. e t i. 2 '])an i·er s d'ail, pes1ant 420 kg. hTut; _,_ le 3_111 e- J.e r este. S ur le tout il y a ;3 % -de déch ~t. . L s paniers leur sont <comptés fr. 1.20 1 un , les oignons -if), d. l e k,g. et l'aH 78 ct. Quel bénéfke ,c e n1archaill(:t a-t-il r éaUsé, SI1.chant ·que ses frais g.éné11aux sc 'l11ontent au 8 % du prix dp revient de la 'l1~aT'chandÎ,s'e . S-O'11

pa~lÎC'l's cont.enant ,brut 8,7 80 ,k g:, d ''Oignons là 110 l ires l,es

Rendement d'une porcherie

Afin cl a'llg,m ent'er le rendem ent de so n ex'p loitl1tion agdcol-e . un voisin a construit une ipol~cherie qui lui a ooüté 3200 fI'. E n janvier', il a ,a cheté 8 pC)Tcelets,- âgés -de 2 1110is, à 30 f r. l'un , e t une truie portante là rais.on .(l'e ] 50 If r. , ',c ene-ô lui a donn '; 3 lnois a'p rès 8 pÜ'l~celets. L '-a lim_e ntation d e ces por'c elets lui a oocasionn·é le-s· d éJIJenSes '~uivantes . P.enldiant 45 jours il ra donné aux 8 porcelets une bouHlie 'coùtant 22 d. [p ar j'Our ,e t ,par hête. iPenda,n t 600 jO'tlTS , l es 10 , lui ont oc,c a,siol1né une .dépens-e Journalière de fr. 2.500; il '3. acheté 1000 . kg. de son _là 15 fI'. J·es 1-00 kg., .12000 de ,farine là 22 for. les ,, 100 kg. ; , pour _9-0 fI'. de beHer·a ves -e t ,de choux, ' les débris de 'c uisfne estünés 25 fI'. Les fliais g,é néraux s',élèvent à 10 %;-des d é pel)oSes 'précédel).tes (la v'aieur Id:u fumier compense en pa1iie la n-iain'--d-:œuvref. > .. Il a ve~, du ~'Ûrcs 'Pesant 850 kg. ,i "fr. 1.90 poids ' ,;if, 2 p~r­ c-elet~ ,ù 32 fI'. l'un; le popc, q,e stiné aJ1X b~ soins dJl rn-é nage a ét.,; évaJué 190 fl'. - Les por,cs qui lui :çestynt pour l'-engr'aiss~ment et lia r eproduotion s.ont taxé,s 95-0 .fr. ' - , Quel ·e st le résultat de l'exércice, s'a'c hant qu'il C0l111pte 10 :an'lortissements 's ur le bâtÎlnent ?

6


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manuel d' Rrithmétique

Hvgiène scolaire

Cours moyen et supérieur ('6 ème édition)

Le matériel scolaire (Banc-pupitre).

IL es iJ.1wnéros suivant,s ont des donnée':i qui varient de celles de l'éditionprécédenrt.e qui se trouve épui,s'ée. lLa r6ponse figure à la suite de chaque nouveau calcul de la 6me édition. Les nlenlbres -du personnel -e nseignant s'Ont priés Ide con~,eTv er ces réponses. N° 121 = '&5 N° 11{YO = 1517,90 N° 1929 = en lnm. 48 293 0,3-1 11'61 10 Ill, 3,6, 44 , 50 299 492,50 1179 = 6 -I D. 33 2120 201,30 :372 892,70 1192 = 97,20 2128 13 2/5 et ,395 7214,50 1218 = 5,043 16 3/5 410 58,2 1240 3'3 3,95 fT. 2179 45,23 799,2 m~ 444 267,75 22,58 4,14 576 47385 10 p. ex , 2259 = 0,52.3 587 4 ln. 62 a) 27, 34 2260 = 59,54 649 105,55 b) 41, 66 2261 = 8 8,2 ,e t 6&8 1214,60 1269 = 1,75 40,49 % 752 .g 1281 58 j. % 22&2 40,64 772 &6 1294 4274k.967 22&3 160 hl. 804 34,4'3 1298 870,87 2264 74 \kg. 824 271 1. Y2 1436 41 ° 15 ' 2265 1020 l. 833 6400 . 1502 ,= 45 Ij. 2262 2 l. à 0.45 2094,80 1510 = '3 7,80 ' ,e t l ,à 0.60 87,6 150 15,2 6 = 3'Û52kg. ~~ 2267 = 300 1. 879 501,5 1'&94 = 2 h. 55 2268 = 15'0 k'g. 888 8821,8'0 1595 = 3 h~ 56' 15 2273 = N°3) 875 g 898 374 1626 = 3127 '3/11 2281 200 :p. 904 167,6 195'Û 8.82 et 23'9 8 = 411 Ip.ex. 102,50 11699 2849,175 24'ÛO = 2,90 920 = 12500 da1. 5 fr. 26 1704 2410 =::l 120..12 125 mS 1713 2,07 nl. 241,1 = 19,50 et 125,000 17'5 0 = 22m 2 1841 14 ,m a 30 1080 1/42 2'8 In 2 26 245,3 = 4,'58 % 1081 2~/40 1805 = 559 d. 8 2481 = 1,20 = 1111 ~ 1D7.75 1900 = 113'62,-3.0 1 25-49 = 2 kg. 17.3 1115 = 22 fois 255'2 - 11,94 % 1

ROC:rrROQURMjENT. ... Ne cherchez pas le royaume de Dieu, et. le l'~te vous sera T€:tilré par ,surcroît. (Augustin Cochin.)

Bien des 'année.s se sont écoulées depuis ma SIXlelne latine;. l'éloignement et tant Idl'aut'ies circonstanoes ont fait que, depui-:;, longtemps, je n',a i plus y;evu Inon Icolllège en pays- rom'a nd. Cependant, je conseTve un souvenir très 'précis de 'la prelnière classe, de sa dis'p~ition géné'r'a le et de la plaüe que j'oücUlpais à « mon banc. » Ce banc était Ulll all"li que je relrouvah· très IwocueiHant -a près, un iJntterrog'a toire au tahleau noi'r ; un confident sur .Jequel, après, d 'autres, j aVlais gravé 'm es initiJa,l es; ,l e conservateur de mes 11chesses 8'colah~es: balles', toupies, fÏüe:lles et.. . autres « livres~» d e classe. Ami- confident, n"lusée, s'Oit, ll'lais le banc doit êt'r e av·ant tout _un stimulant Idlu tnRvaÏll. Il doit par sa form'e, sa conception, contrecarrer les poses vicieuses et TendT'e :Daciles, au contraire, les attihldes nécessitées 'Par ·l 'écriture ou ,l a lecture; ,e n un mot, il doit être l'adjuvant d ru maître dans l'éducation et non une ,embùche supplémentaire. IP our üe faire, 'de nombreuses qualités sont re· quises. Laissons le soin d 'tille énumél"atioln[ détaiNée aux n"laisons spécialisées qui s'occupent de ;m atériel scoI'a ire. Hornons-nous à insister sur cerrtains qualités ~rimor\(I:iales. 1. - Le banc-pupitre doit être ,adJalpté là la taiLle de .J'élève. C'es1 oà notre aviS! .la condi,t ion' qui If ai11e plus défi3.ub : bancs - trop petits où de gl~ands gaHlards s'o nt affal,és plutôt qu"assis" blancs trop hauts néc'essitalJ}t pour écrire, de la part de félève, tille gymnastique qui! est loin d'être suéldois'e. :L'âg,e des élèves n'est pas UIJ} 'c·r itère suffisant pOUl' déternliner le form-a:t des bancs là employer. Il faut ohserver en: outre la laiHe de oe grand garçon que l'âge et .Je retard intellœtue~ maintieI1lJ1ent au milieu de con"l'P'agnons plus Ipetits .et 'l ui .procurer un ,siège de ,b'laNam en rappOTt avec son dévelopfP,en"lenrt strU!Ct'llrel. · ,Rares sont aussi les cola:ss€S' où ,l .esélèves sont là peu près de lnême taiLle, Idl'où néces,s ité de posséder des hancs de grandeurs diff érentes. 2. - ,La largeur -de lia. table doit être ~u!ffi:sante; eNe doit per111,e ttre à rélève d'y reposer ' ses coudes et ses avant-bras. Trop petite, elle nécessHe une incUnaison exagérée du cahier d',é criture, oblige à une .m'a :lposition du tronc, à une él-évl3.t.ion de 'l 'épaule droite, à - une inclinaison !dIe 1.a tête sur l'épla.ule gauche . 3, - La di'Stl3.nce entre ,l e banc et 'lie pupitre doit êttre nulle; nTieux que toute ce xplioation, le schéma ci-contre ,montrera les


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:différell'c es entr e cÜS l.a-nc es 1P0~itiv-~s, nullés, n éga tiv es. (ID istàncc hori~ontale) . ' . IDistance ,Positive : l' écolier s'Iassied s·u r le bord du banc l e coPps p enché en avant" position dét'el~n1inant un e pHcatUl'e ' de l'ahdom en, r efo~le ment et oC-oll1Jl)'ression Idles organes 'a 'bdom.ina ux , lrüu'ble de -la ,dr'c u laüon génél"ale. Dis~ance _négmtive : non seulem·ent la liber,tédes lll-Ü'uvem ,ents test eJ?-travée, le tronc ,étant c-oincé ·entr·e le r eba r-d d e '.}a table e t le dossier du banc. nlais Id:e 'pluS ·c ette 'disposition peut entraîner des 'Cléfor111'ations tl}ora<CÏques. 4. ~,l/indinaison de la talb le doit rêtr e ·de 15 Ù 18 11 .a:fin d e f~'c~liter la ].:c~U're e t, r~crHU're, la t'êt.e n e devant 'ê tr e incliné-e que l eger enlent evrtant aillSI les IdiOS ronds, les épaul'es r·emontJa ntes'. 0. ~ Un dCl'ni'er po-int- qui méTit"e l 'a ttention, ,c ' es· ~ la distlarnce 'de la tablette au banc (distance verti,cale). IL 'élève étant ra ss is, ses 'c oude,9 M.gèrcm ent écart és ·du 'c orps· doivent r eposer sur la table. Une tla blette trop haut'e ent-r'aÎneli a une attitude vici,euse pour éc rir e : élévation ·d e l' épaule id!roit e, ,courbul;e de ·l a ~oolonne vert·~ ­ hrale (slco}i.o·se) . Une tabI'ctte trop bass·e : ·c our.bure ,d e la c olonne vertébrale dL a ns le sens ,antero-post·é·rieupe (lordose). Ces b'al1CS-Ipupitres, ù moins d 'êtr e n1.unis· d e tabl ettes ou de ,</ièges amoyj'b les so nt conçus pour l'IaittHud e assise, e n ,eons'équenc c :}.es i'llteü 'o gatoiNis d ehout Idloiv·ent se -faire dan s· le 'couloir lli. énag é entre les 'Pupitres que rc eux-d soient à une ou cl deux p laües . ILes habitudes de j eun esse d&t·enninent la lign.e ·d e l'âge ' ll1ftr. Aux bancs Inal appropriés s·ont -dus bien de.s' s'c-olioses, des :è:os voütés, ' des oll1opl'a t es ailées, des' ll1yopies . Il est juste ·de -leuT lat-lribuer 1. impOliance qu 'il's Inéritent. dans -l'hygiène des clas,s'es : bien cün çus, bien ada'ptés 'Î'ls facilit eront le travail et feront évit er ,d'es disrgrâ-ces ·p hysiques. !L'a lutte pour la vie exige des hOlllln eS forts ; faii' e ' mJ.~r:t"'cher d e paiT le -développem ent intellectuel et le d évelop.peInent ,p hysique, tel doit ê~re le but d e l'éduoat-euT. . . L'athlète -dont les fonCtion5 physiques sont seules .clévelop:pées 'es1t uh d elni-1110nstre d e mênle que 'ces prenüers 'd e classe Gt1 d-os voüté s.coHotiques, r ésultats d 'une 'éducation par ' trop' tini,]atéral~, . Nüus 'c il,ons une plma:s-e habituelle d e no-t-re ,confrère D'lls,cotte: Un f lèv.e assis 'ù son 'banc doit a voir :la tê te dl'Oite les épaules ,à ,m-ême hauteur, la c-olonne ver·t-ébrale nonnalem ent ' dispo~ée, i-l .d9Ït r eposeT svr deux .fesses. . '.. ., ....: ..Pr-o~criY.ez don.:c tolüeS, le,s. attitude'iY videuses, el,les SOl~t lé gion : ~'asseoir sur unf' jambe ·r epliée (sous 'Soi), s'afifo.Le r· le tronc déporté d'un ,c ôt-é , une 111ain soutenant la tête, etc., etc.

Sur de,s bancs-pupitres r éalisant. les condihons ô-dessus ra.ppel-é-es, faites prendre :'l vos élèves une attitude -énergique: vou'gd évelopperez e11 eux la 11ll3îtrise de s.ol, res})Tit Idle volonté, qua-· lités priInordiales clans la vie. Dl' Stépb.cm,

- l"t~tGnc.e

néqdtiVf-

pOS!fi"

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1

Essais]d'examens de recrues en 1937 (Extnütdu l'al)pOJ~t a u Sc"['viel.' d e l'infant.er ie) L~

.. ~l'\- ic(' de l'inf::l llterit:' aVél it proposé H.U Département mili · féd énd de pO'J.rsui\ re en 1937 SUT une plus l ~.rge base l es (-"s'sa i: ·l·cxamens pédagogique.s de l'ecn~elS félitS en .automne 193B. Ces eXë). mens devaient ·avoir de nouveau li eu clans de:s éco les' de r eCrLle' , ll.1.:lis" cette foh , a ussi d ans des école,s de. troupes légères (cava ler ie c:' cyc listc,s) et de l'artillerie. En dato d u 30 décembre 1936, l e Dépal'tement. militail'e . fédéral dé" c.:icla· de pouns uivre en 1937 les cxamens pédagog iqu es des recrue ..; sur la ml"Tl 'c b ase qu 'en 1936 dans trois éco l e.s de lJ 'eCl' u e,'", d'inf:-I.D-· ter io t a.u moins une éco le des troupe3' légères ct un e d e l'art.ill e l'ie, ce qui fut fait à Lausanne, Berne, St-Gall, Am'.élu, WVint erthul' et l'·rauenfelcL. .Le r èglement d 'examen, élaboré en 1936, fut l'epris cette a.nn ée;· av e·c quelques petites modifications. 'L e pil"Ogramme écrit fut augmenté cl 'uno courtE' lettre, en plus de la compo,sition proprement dite. , Les instructions aux experts furent quelque p eu complétées dans,le ,.: ens des expérienc es faites l'an derniel', spécialement en ce qui' .. <;ùJ.1G·ei'ne l es ,aptitudes requi.ses des experts, Le.s directivE's a ux experts avaient donné saiiosfac ti on , .aussi ont-ell es pu · être maintenu'es pour ainsi dire ,s ans modification, Les expetts. - Quatre experts ont été nommés sur chacune des: 6 places ·d'armes. A Lausanne, Berne et St-Gall', on fi-t appel aux ll1 êmès èxperts que l'an dernier, \s-oit des ins pe-cteürs sC91aïres' et dEr;; ins-1.itùteül-s . . L a ':i101111rlatiCil1 rl es ' nôü,:eaux ·e u t Héu ~':l'lll~ ' pTopositJon~ t~ ir e

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-du chef d "arme de l'infantelr'ie et après quo l'expert en chef eût pris de sérieux r~ns- eignements et un contact personnE·l. Examens é~·rits. - Pour la première fois ceHe année; la compo-s ition propremen.t dilte a été précédée de la rédaction d'une courte lettre avec le,s formes de politesse d'usage . Cet essai a été tenté en raison du fai.t que ,la lE·Lure es't la :seule forme de rédaction écrite qui ose prés'ente pour la majeur.e partie des recrues, au moment de l'e xamen comme -aussi ultérieurement. · Presque tous les experts partagent l'avis qu'à l'avenir ·ces deux genres de travaux écrits devraient être maintenus. L'appréciation des travaux coïncide :senS'Ï]Jlement avec ,celle de l'an dernie-r : bon ou ·as'sez bon comTr.le fond , insuffi's ant quant à la manière de -s'exprimer, l'orthographe et l'écriture. On a plai-sü' à constater que, d'une manière générale, '105 -1ra"aux ont été accomplis avec zèle et que peu s'eulemE'nt durent êtl'~ Irefusés parce qu 'illisibles. Si donc la moyenne constatée n'est pa s -s aüsfais-ante,c'est. {rue 'b eaucoup de recrues n'ont plus ('U l'occasion ,de faire de's tr.avaux écrits depuis leur sortie de l'école, soit qu'ils Tl.'aient paIS Isuivi les courfl comp1émentaires, ,s oit ,qu 'Hs n 'y aient l'Hl,") travaillé ,avec J'applic3.tion voulue. La COlTElspond-a nce demande un ·exercice cons{ant. Il ne devrait pas arriver qu'on oublie I.a' date ou -que l'en-tête et la fin de la lettre ne soient pas en harmonie avee le .sujet tr.aité. Quelques exp81'ts ont r8gl'e.tté qu 'avec deux travaux

éCl'it~,

on

·ait. trop peu de tE'mps pour rédiger une lettlf'e. Il n'en s era rien si l'on 's 'en tient it ce qui est prels crit, c" est~à-dire Is i l'on ne demand e

'qu'une lettre de quelques lignes -seulement. Mais ,s i l'on donne un 5ujet ·c omme « donnez des nouv elles de la maitSOn», il va sans dire '([ U€' le te-illips ne Isuffira: pas. A diverse's reprises, on a fait la proposition de dem.ander d'abo'rel l.a composition et -de rédiger la lettre en deuxième lieu . Sur une des placetS d'armes, le choix en a été lais-sé aux ll'ecrues. Quelqu ~3 -une8' seulement ont commencé pal' 'l a composition. Cela ,se comprE·nd f()lrt bien. Une leHre est une .tâche nettement délimitée, tandis que l.a: longueu l' ·de la composition pourra être ,adaptée ,a u temps di s ponible. Il e'8t naturel que le candidat ,se débarrasse d'abord du t.ravail le plus court, afin d e ne plus devoir y penSEtf', et voue le re,ste De s'On .temps .au travail' de plus longue haleine. En revoyant les travaux, j'ai été frappé par l'indulgence excessive ·de certains expeI'ts. De nombreux travaux auraient dü être 'refaits parce que trop mal écrits ou faits trop là la: légère. !V es'timation des travaux a créécer,t ainœ difficultés'. Lü1rls de hl, ·conférence, Dn ,s'était mi,s d'accord d'E·stÏimer ,séparément la le:ttr·e 'et la composition et de prendre la moyenne. Il :s'emmivit que deux tra-vaux souvent fort différents de la même recrue furent taxés 2 parce {flle 1 aurait été trop bien et 3 trop mal. Peut-être y aur·aÏ't-i·l lieu de ne plus considérer que le tout et de ne plu..s donner qu'une note pour

r

435 -

l'ensemble. En cas d'indécision, la composition prévaudrait, comm e' .tlr~v~il le plus impç>rtant. ,En général, les experts ,gont d'avis qu 'une h eur e et quart s uffi -· se nt pour l'examen écrit. L 'expérience nous. a: prouvé que donner le thème du travail et le.s explications nécessairE's, de même qu'exercer la -s urveillance, doi vent êUr'e l'affaire des experts et non des officiers. Sujets de travaux écrits. Lettres. - Demande de faire I~mivre un livret de service. Communica'tion a u patron . de l'ad-resse :illIilitaire. Communication au président d'une ,société de l'instance à InquE'll'3' doit être. adr0ss·ée une dem.f\n cle de congé en vue cIe participe'I' ft unefête. Commande d'un chansonnier militaire .à une librairie. Réclamation d'une montre-bracelet à l'échéance du délai prévll' pour !Sa réparation. Dem,ande d'un ce:!:tificat de bonne mœuflsà Ull€' autorité communale pour s'annoncer pour le service de couverture frontière. Demande d es lsta;tuts d'une société de tir (ou de mus.iqùe) en vuc' d'une adhésion éventuelle. Demande d'établi,ssement d'un acte d'Ol'igine au conseil com.munal d8 sa commune d'origine. Demande à

ur~

's yndicat agricole au ,sujet de foul'!.l'age ou d'engrais ...

Accusé de réception et réclamation pour marchandi se ne conve-nant pas. LettTe aux CFF. au .sujet d'un objet perdu. Demal1r]e d'un catalogue de bicycl ettes et des conditions de re-· prise d'une machine usagée en cas d'achat cl\ll1C' machin e n euve . Composition. - Mon meilleur ami. L els be a.ux mom ents de l'écok d E; reCrUE'J3. Comment occuper 's es 10i,sÎIr'E. Le,s be,aux côtés de m a pl'O f es.sion. Ce que jo fE'rai a,1 Jrès -m on école de recrues. L'entrée on sel'vice. L'ordre du jour. La déconsignation. La remiso d e l'équipem en t peflsonnel. Ma p[lQfession. Le village où j'ai pa'S6é m a jeun0sse. L e' premier dimanche de l'école dE' recrues. Le recrutem ent. La m-aj ,s on paternelle. Mon « Bund» (cheval) . iMon meilleur camarade. Hier cu1tivateur, aujourd'hui soldat. Un homme auquel je voudrai·s lf'eStsemIller. A -la cantine. Mon ·s port préféré. I:a bicyclett.e, mon meiJleur' a,mi. MDn premier jouI' de s-ervice milita.ire. Examen oral. - Ce nouveau 's ylS'tèmE' d'examen est la. conséquence de méthodoo ·d'enseignement ayant fait leulrts preuveS'. Le fait que' c8Ttains exper-ts, -s urtout au début, ont de la pein e :'t s'ada.pter à une·


436 -méthode que, théoriquem ent, j t.s ont. pourtant reCDnnu ju ste, prou \T C' quel point nos écoles sont engagé€'3 dans un mode d'en.:ie ignenlenî et d'examen SDlIvent faux,

,il,

C e·s t donc av ec satisfaction que nous avons constat é le s uccès clc' certains experts qui, l'an dernier encore, prétendaient no pou vow réusS'ir. Rappelons

'S UI:

quoi doit essentiellement portel' l'exarnen:

1. Ne pas demander de définitions. C'est avant tout il l'examell

connai's sances du pays qu'on eS't tenté de le fair e, Ne demandoH.:i donc pas: qu'est-ce que la 'C onstitution fédérale? le Grand Consei l '! lelle ou telle loi? e:tc. De telles questions peuv ent m.ettrc' dans l'cil1 · barr·as même lc>s Il1mribre,s du corps enseignant ou du Parlement. Elles relèvent d'tm sy6'tème ·d'ens-eignement thé()ll'ique reconnu faux depuis longtemps et consist.ant à analy,ser dE'!:; expres.s ions toutes fait.es. Sont préférables, bien qu'un peu difficiles pour la majeure parti c ,des jeunes gens, des que;stions comme celles-ci: quell e est la diffé rence entre le Conseil national et le Con-seil des Etats? Comment un e loi e3t-ellEl créée ? Quelles sont les tâches de la Confédération? Quell&s sont les autorités fédérales. Quel,s sont les droits du citoyen s ui sge? Comment est organisée l'administJl"atioll fédérale? Qu'entend-on pa.r un traité de conunerce? De telles cfuestions peuvent être posé e~ à. L1ne groupe de jeunes gens instruH,s, par exemple' fl cl e',s étudiants, <-q ui, de.s généralités, 'p ourront pas,ser peu à peu cl de s qu c>s tions d e détail , expUqucl' certaines expressions et donn er des exe mpl es, c'està-dilf'e fail'e emploi de 1eUl~s connaiss'ances ab s traiotf's. De toutes fH <;ons, avec un -tel gl'oup e de l'ecrues, l'expert doit traiter un sujet <correspondant au niveau de leur ' instructfol1 et d e leur éduc·ation et les lai sser .cau,'er. Il n e ùoit pas, bi en entendu, leur de::nHnclH ([es choses Ifelevant cie leun étude.5, maj,s des cho·s es important es et cie portée gé!lérèllc. ' cl(>",o

L o jeune homm e plu.s mod es tem ent doué vit au milieu d e cllo~,e:-; plus concrètes. Une qu estion comme pal' exemple: « Que fRit. 'la COllfédérrdion pOUl' la 's a nt é du .peuple ?» est trop d emand er d e lui. Ellp l'oblige à '0 -r eport er du COllcret ft l'Rbstrait. Pourquoi ue p .éliS · 1\ fair e· pEn'lf'r d'un fnit,cl e qu elqu e cho'3e dc vivant, comnle paT ,exempIe: (' La. fièvr e sca r'latin e a éclaté au v~llag e . » Il n e })OLllT-a rien répondre quï l li i t. appris pHI' cœur, mais pourra; montrer s 'il , SHi t en .déduire quelque chose .sUil' l'activité des autorité comlY1lll1alescl,an::> ce domaine, sur cc qui sc pa.ssel'ait dans d'autres canton.' \lan:' ull e . 'ituation analogue, s'a ns cloute parce qu e les autoritéS' cantonale·g agis.sept. selon d es in . . 'tructions fédéral es. Transporter la recrue d€' façoll iti."attendue dans une situation nouvelle, tmais sim,pIe, ' c'cst le b011 moyen d'examiner ~Dn aptitud e il. réfl échir, cau" ell e n e Ijolir:ra: pH S .réponc\re par quelqu~ chose d 'aPPI'is, par un cliché -tout prê.t.

437

~

'i , d e ce1ie façon . on fait compl'el1che aly'tl'aitcmcnt ce que ja' commun e, le' canton et 'l a ,Confédél'Fltion fon t pOUl' la , 'a llt é etu peuple ; on pOUlTrl, pail' 'le' nième : iTib)~ei1; l'6rsqu'on aUl'a:' a:Haire à "uil groupé.. cl'a;ghcèùt cLi 1"3, l s' a';11Em'eï' t't ':pal'lel' d e (::e qui se' '{ait i"),ll' 'analo~àe pb~l' les animaux clomestiques . Dè'9 qu 'on constétf que ia l:eCl'U'e ' dééèle: I" ench;:tlnernent de, chose ' concrètes, op peut alors exa 111inel'. .si · 01k. 88ft èn' fa·iT' \.' application, c'e,st-à -djl' C .iùsq u·ù qù~l point ~ li.e .. S'~j t. ,pa<s­ ::(':' lu clomaine d e la 'généralité FlU ca,' concret'. Bien ent endu , cc>s .principed n e conc ern ent pa ,' ~Illiquement l'e xamen, mai·s bien plus encor e l'organi s.ation d e l' enseig'n ement. A l'oc· casion du congrès riédag:ogiqu e Bui sc::e cl e ce~te : an~1.ée, . Mon 'ieur . 1(' conseiller aux Etat,s 'VE-ttstein a dit entr e . a utres: « Un e seul e 'll!'é, tl10cle .est r ccommanda bl e pour 1 e n se ig11(Ù11~nt d'e, 1 instruction civique efa n s Je'3 éco le.s moyennes et . les , c~)Urs compiémentail:Û's : s aisir co qu e 'l 'éfève perçoit ou décèle ~t ' dédu'ilf'e des évén,ements l eul' ,~i-", gnification. Do m ême ql,le la: pédagogi ç' ,ll1odcrne cl1orche~, al~1encr l' élève à trouver par lui-même ~e juste 'enchaînement ,de,g choses et à exercer s on observation, le ,sens politique ,n e doit pas lui être inclll([ué. Tout cc qu'il voit, qu'il lit et qu',il vit , heureusement .complété et éommenté , par l e maître, doit iui donn er un e i:'Q'lIage -to'ujour.s pl{l'S VrécisE" de l'a société et d e l'humanité. Il doit créer en lui 1'image d el'Et'é\ot et alors ,seul em.ent co derni er prendra vic pour .lui . ' Ce fut poUl' moi un e grand e ,s.atisfaction (Ju e les exame n s 1l0U-' v eau'x,- déjfl, en vigùeur, s oient ba 'é' SUl' l'elùe ign emeilt sy nthétiqu 6. C~tte forme désarme le.s 'adversaires d e l'anci en système' d'exam.en s qui pi'étentlaient, non s ans raisons, que son influence SUit' l e développement cl eo cours complém.entaires ava.it été défavol'a,hle ce dernièr es ann~es, » 2. Vexer'men des connaissances du pays elo,it , ainsi qu'il :e-~ t ,pr0-8s'ételldre à tous les .domaines clan-' un ordl'e' quo.lconque: gé-o -.; gl'aphie, économie, instruction civique . et 11istoire. Cc princip e n e.' so ufflr'o pa s d ·ex ception. Il n'est pa·s pCl~ mi (10 ,s e 11 el'dre dans les r18tails cie J'un de ces domaines et de néglig el' les autl' c.' . Il est pal' exemple ê11'l'ivé qUE', p endant l'exam en d'un groupe, on n'ait touché ni 'n. la. cad e d û la Suisse, ni à ceHe d 'E urop e, ni au glob e ou · au pl alüsphère. ·Si l' expert .sait traiter dans ses grands trait s un suj et im- , portant tout en J'est,ant ,da,us l'élémentaÎ'r'e simplicité. il en arriv er a sanG autres à util i'Ser tout le matériel d' en se ign em ent prescrit. Seull5' ceux qui pnrtagent encore l'avis qu'il t'st plus import.ant de connaître un col· de deuxième ou ~n ê ni e de troi,sième importance en Sui:sse que d e sa vOIr é nul1l(~l' C I' ' l e<; cinq continent s, pa'l"'tagel'ontéga:lement 1'0-pinion qu'il suffit ù ' un élève d es écoles pl'imaiTes (le connaître qu elque peu la' c::trt e d e ln SuisBe . ~ l'Ît,

3. S; i.i o·st. pl'e,':ic]'it (1\111C' part. qu e l' exam eri doit pOl·ter· sur tous ie.,'rloi11<'liI1C 3 dJ,' co nnai ssa nces du pays, il' s'ensuit cl'Rutre part ' qüe


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438-

'quelques questions seulement de chaque domaine peuvent être abor-dées. On .fI commis bien des fautes à ce sujet. Par conséquent, le temp~ Hl3!nqua. pOUl' réfléchil' tranquillement et faire des déductions COl1 crètf'::; d , la di,scLù5sion dégénéra en une énumération de noms ct .d~~ chiffnlS. J..e~ sujets -d'examen donnés com,me exemple·s on t .i ustc ment pour but de montrer qu'il faut touoher il. tou\e; les clomaü1('~. mais, Llans chacun, à quelques cal') concrets seulement.

·4: L'examen ne doit jamais dégénérer en une conversation sur des choses insignifiantes. On part d'une question intérE'esant de près le,:,; célndiclats pOUl' pas-s cr bientôt après a des choses impol'tante8 cru e tout citoyen ,doit connaître. Il faut re's tel' dans les granc1 es lign es et traiter hriève!ment los questions ,s econdaires qui. ·s e ·p r ésente nt ~I:J 'coutJ'S dt: l'examen.

·L es Sujets d'examen oral présE'ntent une image d e::; plus vr.ll'ié('. ;Plusif'lll'S ne donnent que le point de départ et ne permettent pa.s (l e connaître 's ans autTe comment l'ex,a men doit toucher ]c>s domaüLc s des connaissances du pays. Traité de commel'ceavec la France (cl'un al'ticle de pres,sE'). Ln Foire d'échantillons de Bâle. L'exportation augmente. Un jeune di plomate qui a bien gagné ses quelques semaines de vacanC 0S (con 'seilletr de légation de Madrid; (d'un article de presse) . La réfection de la: routE' du col cIes ,NloS6es. L'exposition internationale de Pari s. Le port du Rhin à Bà:le. La commune de Lungern accorde une subvention à tses ressortissants voulant 's 'expatrier (d'un article de presse) . AugmC'ntation du prix du lait. Quiconque fum e des cigaJ'eUes « Tunnac » favorise l'expo'l'tation en Bulgarie d e 5 locomotiv es de fabrication ·suisse (d'un article de pre,s se) . La quatrièmE' langue nationale. Votations et élections. Le prix des porcs fléchit. L'A,.s.sem blée fédérale siège ,à Berne. Relief de Véla: .L a viotime du travail (imag.e). '[Le prix de,s céréales a été f.ixé . .Les' corrections du Rhàn e en Val·a is. Les forêts valai sannes et leur f.aune. L'utilisa tion du boi.s en Valais. COUl'S d'alpüüsmE' en Valais. La plaine de la Linth sera. livrée à la culture. La moisi&sure a attaqué la chaTtre fédéral e il Schwyz. Sur quelle rive du lac de Wallenstadt cOlllsur'uil'a-t-oll un e route? 'L a vaccination (il l'école de recrues). De quelles manièr es en'tI''Ûns-llous en cont,act avec l'Etat? Sous quelles form es et pOUl''quoi interdit-on l'import.a-tion de bétail? Hitler vient de garantir ]1-1 neutralité 's ui·sse. Dunant et l'insignE' cIe la Croix-Rouge. La l1l3.!/ '·que Arbalète». L'obscurcis,sement. Le débaiement des combles. Lêl Landsgemeinde de GlR.ris. Notre compagnie de ,couverture frontièn'. Les écuslsons 'suisse,s. Nos timbres pos,tes. La foire· au bétail {le Thusi6. Une exposition de bétail. La viande d'une pièce de bétail abattu e :>S ur' l'ordrE' d'une ·société mutuelle d'a·& surance doit êtlr'e achetée. L 'é· migl\:'1.tion (d'après une image de Pietro ' Chiesa). Dan. e;. le canton c!0 .Zurich, l'octroi du per~mi.s de chasse fa.it l'objet. d'une votation. [ .,'al] . ' C(

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439-

niverE·aire -de Nicola's de Flü<'. La construction ,de routes alpestl'cs: Le pain populaire. La IPoute clu Susten. Le gli,s eement de terrain de Court. 500,000 francs pour l'approvisionnement des FranchE·~-Mont~l­ gnes en cau potable. Des vign0s ,s'écroulent vers le lac (Douane). Du fer pour un siècle dans le sol helvétique. La .sucrerie d'Aarberg. La guerre civile ·espagnole. La votation berr'noi-se du 11 avril 1937. Pourquoi noLùS ne somme'8 pas .p artis,ans de l'émigration? (Petit,s pay,san:s va·laisans). La dévaluation (pour étudiants). (L'aide aux populations montagnardes. Une mi·s e dE' chevaux -de cavalerie. Le trafic du port du Rhin bat un record. Une mise de bois. Le <:hômeur. Une bonne récolte de fruits en perspective. Rencontre de -douaniers et de contrebandiers (d'un article de presse). L'exportation horlogère du premie'l' trimestre de 1937: Le prix -du pain. (L'écu de l'em·prunt na.tional. La: cai's se d'entr'aide des paysans. L'instruction préparatoire. Le ministre Stucki négocie un traité de ,commerce avec un pay's voisin. Les engagés volontaire·s d'Espagne d.ev.ant nos' tribunaux. On décharge du charbon à la gare. ,v.alter MHtelholzcr Est m()!['t. ST ATISTIQUE Places d'arme.s Lausanne Berne Aarau Wintel'thul' Fll'auenfeld St-Gall

Examen écrit Nombre Note de recrues moyenne 423 1,8 1,9 413 1,9 226 1,6 201 307 1,8 512 1,7 2082

Connaiss.ance du payls Nombre Note n10yenne de recrues 1,7 374 1,7 358 1,7 219 1,5 215 1,7 293 1,7 468 1927

Ces chiffres donnent lieu aux l'elnarques suivantes : La concordance de ces résultats à un dixième de point 0::;1 un trompe l'œil. POUl' les deux examens, 'Vinterthour est en têtE'. On y a examiné d es cy'clits tes, donc en luajeure partie des :fr.anœuvres, d e;:; mécaniciens, des chauffeulr1s, tous jeunes gens ayant subi les cour·s complémenta i l'es. IL es notes obtenues ,Sur 108 ·auür>0s places d'al'me's prouvent tout au moins qUE' l'estimation des tr,a vaux a partout été .sensiblement la m,ême. Un coup d'œil ,sur les trav.aux écrits mont re toutefois que certains experts ,se s-ont écartés de manière apPl'éciü:ble des ,a uures experts de la mêm e placed'arme·s. ·Ceci n'œt urrivé qu e lorsque, avant cIe p3Jsser ·à la correction de s ·tJ'avaux, on n'en ' a pa,' lu et taxé quelques-uns en commun. C'est ~à une dispo&i.t.ioh qu 'j] faucll'll: !3trictement observer '" l'avenir. CetJte récapitulation n e doit nulle.m.ent être considéré e comme le premi er pas en vue cI e la l'éintroduction des fLm e-S le,-; ·tatï.stiques


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440 -

(1 u te mp s d es eXan1e11-::=. de s l' ec rues !d e ]' :1ncien réginle, ay ~. 'C cla S6em ent des . commun es, di strict,s ct cantons. En l'occuTence, aucun cI.a-s-s ement ne p eut avoir ' li eu puisque, ·I.s ur · la m ême !'lIa,ce {l'al~àic6, on é\, exa ii'l i.·né ' d es hommes de différents canton-s. -

' . L e congrèspéda:gogique 'Clll 30 mai: ~1. Luc èrné ' ~)T.anf .a pp·l'oLivé à l-a quas,i ·lJll.a .nimHé 'les r-i1l'incipcs (h~'3 nOUVéa:tlx exa m81n's- C105 !l"8G-i'ües, ; oü p c ut }Jense r maillt ei1ant ù. le·" introdüite ·· défiititivement. :i'

-

-céder il ,c etl 8 ,c ritique fructueuse '? sj.gl~al'erau's!si

.

.-\Cet exercice se r,e cŒl1[luande sp·éci-alem.entij)ouT -,l es leçons d e lee;tul:e, l es leçons de choses (le, plus s'ouvent.. à base I conlp~r~tiyc draIn s le':t prenlÏèr,es années) , l'histoire, 1a g~ogr(tphie, l~s $cience . . · nrttuI'c!ics , l'agricultul'e, l'llllgiène et l'économie dO!l nestiqu e. Que!ques TeluaTques : Pour les tout preluiers essais. on ·s '·en tiendra utilenl€nt aux lE:ç,ons dont les t extes sont ,suivis d'tin hon questibnnaire da'li s' h.· .manuel ou dans le cahi~r .

:Le docteur questi{)nne : Quand 'l'accident ,e st-il laTrivé? CDnuuent est-il ·a rrivé '? - Avez-vous lavé la plaie? Avec quoi '? Pourqu-oi avez-vous pri~ de l'eau oxygénée? Vous ne l'avez pas· eIIl!pll()yée pure, n ',est-üe pas. ? Quelles ,s-ont les q)roportÎons ·eIllployées' '? - De quelle .façon avez vous ensuite 'l:1l31ndé la plaie? Vous n'avez pas trop serré le banda'g e? - POlll~qllOi avez-vous Ïlnmobi1isé le menlJbre? ... (La l11aHresse intervient à son tOUT: 'Léonie doit-·elle rè5·ter longtemps Ï'mnlo'bilis ée '? COlll1n-ent devrons-nous 'prücéd e r pour 'la transpoTt-er s'a ns la f,aü'e Is·.o ulf frir '? .. . Disons enfin que le procédé .,des intel"rogations-ré pétittions par les élèy1es eux-1l11.'ên1e" ·est à rec'01l1:1nand er ég'a leluent pour les r écapitulations hebdomadaires, ·m ensueUes .. ). '

Dans l' infinie VQll' iété des questions que f.ormule lïnstituteuT , Il y en a deux qui doivent prédominer: 'c "est « C011111ment ? » et « ?ourql.zoi ? » Elles ,d onnent plus de .p rofondeur ù l'enseign·eluent et aiguisent les facuI.tés de l"inteUigence.

:.Vlais lalu lieu ·de continuer lÙ 11le Tépét,e r, j'épingLe ici quel· passages signiHcatifs d'·auteurs qui réclament, ,e t ù tous l e .; degrés, des « entretiens véritables », où les é:lèves- eux-mènl,e.'i s.ont adlnis, sont excités à questionner.

. ·.Poùr ]~ r:es te, les élèves arrjveront plus vite que d 'aucuns pourraient le croire 'à jnterroger « :\ l,a l11Rnièr·e du 'maître \). So~'ons d-onic de « bons modèles ').

que,~ .

D'autre part, les élèv,es bien ,entraÎné':t finiront souvent par vous étonner d e leurs « trollvaiHes }) .

De H. maire » .'

Tl est h.ien entendu que, le que.s tionnellr ayant Hni s·a tâche, sous votre ,directipn discTè,t e, IwocédeTont t01.,l ,jour.s à la critique de s'a façon dïnterr{)ger. condi~,ciples,

:Pauel-il vous rappeler qu ' el~ d 'm rgea'nf ,à l'occa 'S ion tel élève cl'interrogèr SUl~ la premièl;·e parti,e de la leçon , et tel -autre s'Ur detixièTIle' parti·e , '"ous founiirez aux « juges }) l'occasion de pro-

•

.

lets leçons-r€jpéHtions qUli

Supposition: ILéonie ,est tonlbée dans le cour ,e t s'est hle5sée assez grièveluent. \L~ docteur appelé se f·ait rel1Jd~~e conlpte de tDut 'ce qui s'est passé. \L ouise joue .au -docteur.

Un 'e xen::ke extrêulenlent fn.lctue-ux pour halbituer Jes· élèves :'t Ip'ens-er en padant, à suivr:e l'enchaînenl€nt d~s' idées, c'~st de les amen.er .à interr-og'e r. ,e ux -l11/fu:n es leurs condtisdples · St'lÙ' la « 'leçon il r-Pciter » . Cet ,e xercice, l11alheureusel11ent, est trop raTeluent pratiqu é .

la

toujours si j'ntéTessalJlrte et si

Sl..ljei·.: .soin.s à donner ,e n ,c as d'accide nt.

L'école active

Sl;"S

COll1Jp~tl'ative

que dans certaines ·écoles, on fait pmfoi~ I~'y prêtent. Voici, l~pl'O- , duit tel quel,. 1,1Ue exelllple fourni par une école. A

dl'Ctùnatisel'

K: Bü'r ki, expe'r t cn chef.

.

441-

\

j

~. i111011,

dans 'sa

«

Méthodologie de l'e nseignement · pri-

« A l éco'le prÏ'I11Ia'Ïre, notre j-eulw auditoire ne doit loger rjen [ort peu de -chos,e ·par « ~ÎJ11ple 'autorité et là c r.édH }) . . Il 'con:: vient qn il intervienne, qu 'il 'soit l11isen caus'e, qu 'il participe' -diT,octement ~u labeur" qu'il d écouv,re, qu 'il rt'onnuLe. Objections , dOlltes, embal'l'as ne doivent point ITI'Ol..ll'il' sn!' ses , h.>Vl'es :.' . U1H:' leçon est le plus souvent lIn échange continu de pm'pIes f!t .:d'i . dées; c'e'it il ce compte qu'eUe Pl'Ovoflue l inté r'êt , L\1'tte ntion l-e développement i'l1telle·ctuel et mor'a l )) .

{}U


« ... Tout aut~'em:ent inspir-é, vous 'c onviez vos -élèves ,à obser-· ver la gravure et vous engagez un entretien ... au Cours duquel voS' interlocuteurs répondent, ,m ais ne Inanquent pas non phllS de fol'm ,ulel' des questions que vous chél'issez par-dessus tout! »

« 'Les IllOlnents de Lai vie s,coloaiTe qui l'aiSISent l'enfant \S'a ns un sentiment ou une ' idée à traduire, ne s'e conlp.rennent guère: tout peut y êtTe prétexte il parleT, à s'entretenir. Parn1Î les oœa'Yions l,es plus propices nous citerons: 1. les leçO!l1JS de choses (lll cours desquelles les élèves inteno.gent plus souvent que le maUre ». D 'AdoOlphe Hardy Id/ans l'article Le Livre de la ncnture et la peil'sonnalité de l'auteur: « Il importe qùe jamais le maître ne se consklèl'e comlme Î.mPQl'tuné pal' les de:n landes, InBme ml.lltipliées, des jeunes élèves..ce sont des ouvertuTes qui lui foOnt les circonstances pour lui fâ.'ciJiter la plus vivante ,e t la fructueuse des leçons, 'e n m \êrrne telnps que le choix l'e plus judicieuoc des o;;ujets de rédaction là iTIlpOSel" ensuite ».

Ad. Ferrière paTle dans le 'l11'êlne sens dans l'école » : «

«

Transformons

Et: les pOUl'quoi de l'oenfalnt, s'i pleins de oandeuT, si IpTes-

sant9, si nonlhr'e ux vont s'éteignant au contact de la Tègle froide et Tigide de r école. EUe n'y répond p:xs, nlais multiplie lies explications qu 'ü ne d elnande pas et étoOuffe I~insi dans l'œuf ISla curiosité na ti v.e » .

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L'Ecole primaire, 31 décembre 1937 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu