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L'Ecole primaire, 31 décembre 1933

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:\1IChel ~-I-

CHAMPERY

-J-'an -.Joseph, . . InSt.

52 me Année

Champ éq

No .3

3. Décembre 1933

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L'ECOLE PRIMAI E ABO

NEMENT ANNUEL: Fr. 6.-

Les ab0l111elncllts se règlent par chèque postal II c 56 Sion) ou à ce défaut contre remboursenlent. Tout ce qui concerne la pUblication doit être adressé directement à M. LOUIS DELALOYE, Secrétaire au Département de l'Instruction publique à Sion . Les annonces sont reçues eX'clusivement nar PUBLICITAS, Société Anonyme Suisse de Publicité, Sion Rue de Laus.anne 4 - Téléphone 2.36


No 13.

52me Année.

Seul l' enfant en bonne santé vient cl bout du travail intellectuel qu'on exige de lui cl l'école. 01', au début de l'hiver, lorsque l'enfant ceSSl' de jouer en plein air et qu'il ne bénéficie plus de l'action vivifiante et fortifiante du soleil, sa santé doit fail'e l'objet de soins pal'ticuliers. Le JEMALT contribue puissamment à fOl·tifiel· nos enfants et à leul' donneur le goût du travail. Nous le constatons à tout bout de ,c hamp en lisant les nombreuses lettres que nous écrivent les instituteurs qui ont lait des essais objectifs avec ce produit. Le J emalt est une poudl'e granulée à base d'extrait de malt Wander et de 30 % d'huile de foie de mOl'ue norvégienne, débarJ'assée de son goût .désagréable et de sa forme oléagineuse. Il est bien supporté et il est efficace. Le Jemalt contient, comme l'huile de foie de morue, la vitamine de croissance A et la vitamine antirachitique D ; c'est, d'ailleurs, à cause de sa teneur en vitamines que l'on donne l'huile de foie de morue aux enfants chétifs et arl'iérés. Echantillons et littératul'e pal'

.Dr A. Wander S.A. ~

BERNE

~IX.ITI:D:J:I:II' <:il

31 Décembre 1933.

L'ÉCOLE PRIMAIRE ORGANE

DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE ~'ÉDUCATION

SOMMAliR.E: De.s punitions. - L 'oll'Ï-entation de 1'.el1S'eig1.1e'menrt ,p rim,air,e. - Un ;))on ,p lace'm ent. - Pas de pe&s:1mis,m e ! - [)rü1t à lI a franchise .p osta,le. - IL e ,dessin ,aux Ic our,s ,complémentaiT,es. - iI /ens eignement du d'e'ss-in à 'l 'école :pri'm aire. - Partie Ip rat1que. En g.la.n ant. - L'h~ng'iène d es ;repas. - NOS PAG ElS. - Vari,étés.

ba 'R.édacfjon de J'Eco le Prilz2aire jJ1'ésènle

à ses collaborateurs et à ses lectell1's s es 'l:œux les meilleurs pow' 1934 !

Des punitions En .règle générale, il faut proscrire dans .l'éducation. publique des enfants toute puniHon corporelle et toute rpeine phy's ique ou morale contraÏ'l'e au senthnent de loa dignité personnelle de l'élève. Les coups avec lI a In-ain ou qudque l lnlstrument, de quelqUE façon ,et sur quelque parti,e du ,c orps qu'ils 'se donnent, 'Sont Ides ilTIoyens di,s dplinaiTes auxquels un instituteur qui Is'e respec1te et respecte ses é lèves 's'e fait un strict devoir Ide ne janlais Tecourir. On n 'élève pas les enfanbs cornnle on dress'e tles chevaux ou les chiens. ':Montaigne s'élevait av,ec ,f orce contre l,es punitioIlls cor'p ol'elles en usage de son telllips dan:s [es éco.l'es publiques : « Venez contmnpJer, s' écrioait-il, parents et c'Ünducteurs du rpeupl,e, 'COlnnlent on ins'r ruit vos enfants <dans les é coles! Vous ne v'Üyez pall·tout que des maîtr,es rouges de colè-re, se ,l ai's sant aBer sans r ,etenlUe au nl'Üuvelnel1t de leur humeur. Vous ne cessez d 'entendre Iles cris des enfants que le Inaîh'e a fr-appés de 's.a ,férule. E'st-'c e rpwr ce l}1{)yen qu ' O'l1 espèT,e inspirer aux !enf'ail1ts le goùt de ['étude, et' n 'est-il pas Q)os'siiJ:>le de les conduire autrelnent 'q ue la main arlllé e d'une verge ? Ces procédés Is ünt déraisonnables et inhumains. »


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?:~; , r~p'~m:lte q'l~:UI~ j~ur

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un, éducateur se p.I'aigna'Ït là 'Son ,c hef

l:~el ~.f'~Iq~le qU,lI Ifalilut con~ll1uellen1ent ,frappeiJ: 'les ,e nfants pour

Ie ·e tudIel, « ·Que devIennent V'ÛS écoHers quand ils sont gran'ds ? den1alJ1tda le h f St 'd . B 11 " , . ce, 'u1ln es COn1Jne des hrutes . _ e e ebducl~hO'11 'qUI ,chang'e les houllnes en b'ê tes! Que v'Üul'ez ft' , vous 0 ' tenIr d · t, l es en ~·n s SI vous ne !leur 111Jspi,r ez Ique ila crainte e n la vez pour eux 11'1 honrûé ni ,i ndulgence! » ,

~e ca'f1di'na'l Jeune

'\iV ol's·ey, ministre de Henri VŒU écril'\rait en' 1'52,8 ' d" . ag·e ne ' 'Ült JamaIS 'e tre üOllduit avec des 'c oups et des r Inenaces. Ca: avec Ul~ ~ra,itenleJ1lt aussi pernicieux, 'On détruit ou t?ut ~u, nlOlns O!l afifmbht toute la'c tivité d esprit. » \iVillianl ,Céc~l, 111ll1'Is'bre d'Ehsla1beth, blâI11'ait a vec ,f or-ce leJs luaîtres « qui punlS's~nt Ile tempérall1efllt de l'élève, et :lui liont prendre en aversion re~ h~Tes -et J.' étude », et nous ajouteroll!S : et 1'inls tituteur. 'Locke lU-I~eme, ,quI ad~net J'usag'e de lia verge ,p our r'é/pri'l1l.er Il e :111en~onge halb ltu:I, dIt qu' « on ne doÏ't pas faire ,é tudier les enfants a coups de ~balton, 'c ar cela les dégoùte du travail 'les Tend lâches fi~ _I~~'~l~~~a~lts ». ILia p,édagogie 111'o derne repousse' aussi les puni0l1i~ c.oliporelles . Daguet .les cOndaU1'l1oe par-ce que '« 'ces 'l)eines s'Ont contraIres ' t'10'11 mora,l'e que doit se proposeT, 1l1iênle ' .' a'1' a~nél!ora en punrSls~nt, l"l'11's tItuteur ». Daligaut dit que « les punitions corp~r~lles ,degr-avent l'honl!ll:e 'e ? l'assiuliliss'a nt ·en quelque 'S'orte à lJ.a blllt,e: ,et s-ont :bout aUSSI 'IndIgnes du maître qui les Îl11lpose que de 1 eleve qui les :subit », « 'L e

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'. Di?'o ns ~nfin Iq u ià 11'0t'1'e -conn/ai'sls ance aUCUn règ<l-ement 'Scolau e n a~t?l'lse ce genre de punition ,c hez nous , et que souvent le~ aut?Pltes s<coloair-es nl'e ttent 'lm insltituteurs 'e n garde 'c-ontre les desag~'_e-Inent.s 'a uxquels üs Is "eXjposent en fr,a ppunt leurs élèves. En eff et, des 111'a îtres ·h nprudents ont ainsi -e xc'i té C011't're eux les pa~ents 'et les autorités, ~)rov'ÛlCJué des dénol1lcia,tiol1s, des enq~I1~t~s, se Is'Ünt lattir·é des blânles; parlf'ÛÏ's <des condamnations iudI'c lalres. ' La mise à genoux, ,la mise deihout les bras éte-n dus ou levés. sont au 'll1iênle titre que J·es coups, ,des punit:~ons antihyg'iéJllIi~ues et antipédagogiques. Nous en dirol1ls autant de .la séquestra:tIon av'ec -ou sans privtations de nourriture, -e t des retenues habitue11es rfJr-o,p prol'Üngées. IDes enf,a nts 'Ûublié':l le 'S'Üir ,à ,1 -école ou 0l~fennés de jour dans des réduits -obslc urs, 'Ûnt IcO'ntralcté, p~r 'l e f,aIt de la 'séquestrati'Ün, à Ic ause du froid 'Ou de la If r-a yeur, le germe de nlaladies 'q ui leur ont été funestes. 'N'Ous n e panIons pas du « bon,net d'âne. » .ni des ém'iteaux ign0111ini,e ux s ous Il esquels O'n pl,a çaIt autr,e fms iles <coupables, l110yens qui n e sont pJus d e mO'de aujoulKl'hui ; luai:s il ,e n est d'autres que nous ne 'voulons pas '11l0n1n1er ici, . lC'est cOlntprendre aussi étrallgenlent le l'me ,de l'éducateur que d'exposer, slans nécessité et 's'a'ns Ill'otif IOTave Ull enfant aux '11 ' b , raz enes de ses condisciples, que de divuJgu0r ses d éfaut s en

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vue de 1'hul11ilier, ou de ~U'i donner des sobriquets . 'Le n'1aître qlÜ agit de ,l a sorte Inauque de charité 'e t de ,sav'Üir-vivre, et s'expose au juste ,r essentin'1ent des ,enfalnts ,e t des parents. C'est égalenl,e nt un abus que d''Ûhliger les oé'lèv·es à Ir ·ester en fa'ctiol1 Idans le vesti'hule .de .J'école, 'Ou là se terrir .longtemps debout dans :tUl coin de Ja classe le dos tourné vers Il e 'll1aître, car les é!lèv-es 'a insi pl-a'cés ne profHent au<cunement des leçons , C',e st -e ncore un abus que d'hllposer üomnle punition là un 'e nfant ce qu'on vle ut lui f,a ire ain1er, que de l'astreindre là conjuguer lTIlachil'1'alelnent v-e rbe sur verbe" là Ic'Üpier pag.e sur pag.e, là étudier par o,œur c-e qu'il ne >CO'll1prend pas, pall'ce que :toutes ces punitions, loin de ~)poduir- e d'heureux effetls, ,finissent par Il aiss'e r les élèves blldifférents 'Ou par leur 'faire prendre Il 'école ·en a'v ersion. E1les blessent ffie bon sens, i1a rais'Ün, ,l a l1l'Ür,a le et les principes pédagogiques ; un 'i nstituteur vrain-;w nt digne de Ice 1l10n1 .les bannit de son 'école, « 'Mais, noUiS d ira-t-on, queHes punitions ·e mployer, puisque les punitions s'Ont nécessaires ? »

11 y 'e n a d'autres , répondrons-nous, de plus e:fficaces et surtout de nloins ridi'c ules 'o u abjectes . En Iv oid quelques -unes qu'on peut utiliser dans ,l a répTession des l'1'1'anquelnents ordinaires, COUI~ants ,de l'a vie -é colière, calI' pour Jes fautes graves Il e règ.len1ent prév'o it ce qui ,e st là faire ,

a) 'Soustra'ctioon de notes ou de bons poi'nts, C'est un l1loy.en qui réussit Jll'êlne avec les plus grands élèves, ;à oondition que le maltTe ait réussi à donner de la valeur aux notes. b) Tâches écrites 'suipiplérneutaires à f.aire e n dehors des heur·es de daS's'e ,e t consistant ,e n : opérati'Ûns sur nOll1hres abstraits (additions, soustrccctions, n1ultiplications et surtout divisions) dont le nl'Uître possède Iles :r éponses dans querque r,ecueil. Ici le ~tableau de c'aJ.culs Rheinhccrclt avec sa brüchure de ,r,éponrs'es r,e nd d'ex,cellents servi'ces, - problèllles fadles 'que l'é[ève sait faire !Sans ex·p lications 111ais qui ont .des opérations assez liomlb reuses ou longues, - un certain nO'lnhre de !lignes de ~canigraphie , (l~ttres isolées ou 1110tS) - <copie très soignée au pOlut de vueecnture; d'un texte de quelques liglnes, une vingtaine au p~UlS pour les élèves les paus 'a vancés - rel,evé de :listes de n10ts de teI,le ou teHe nature (noms, ad jectifs, ])rOnOI11s, verbes ou mots invariables), pr1s dans un texte du Hvre de lectur,e , - exerdce facile de .gramm'a ire. ,seulelnent pour <ces travaux ,é crits, il rf,aut être ,extrên'1·elllent exigeant 's'üus le raJPiport .de Ilia 'q ualité. Ainsi on n'y t,~lérera aucune erreur, aucunle négligence; on fera rechercher Il es err~urs par les élèves eux4nêln:es ; on donner'a à : ,e.co:?uuencer toute copie, toute Hgne. d'écriture, t'Oute lettr,e Ina.l ,e xecutee. Nous 'a vons


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vu des élè,y es elnployer ,dix, quinze, ving't 11linutes ù trouver rune ' ou l'autre faute qui leur avaient échappé dans une copie de dix à vingt lignes. IP la rfois il préféraient reconllnencer leur ,copie. Pour les opérations de caltcul fausses, on procédera de la nTême lll'anière. c) Tâches oraIes, cün1n1·e un petit texte de prose ou de poésie fI ,éttudier par 'o œur; telles ou telles règles de gl~alll1naire ;à repalSs·e r et :à réciter sains 'l uanquer un 1110,t, quelq.ues lignes du ilivre de lectm:,e à -lire 's ans la Œuoindre f'aute, etc. Noussavo'l1is par ex~)érience que Ic essürtes de })unitions sont à Ja .fois très utiles et surtout très effi,ca'ces. Quand Un éilève en a ,subi .l'une ou l"autre, jl ne tient plus à se Iuettre souvent 'e l1J défla ut. Qu'on en fasse il. 'essai et on pourra en juger.

L'orientation de l'enseignement primaire lAutrefois, géluit-on de toutes parts, l' école prim·aire for111ait des élèves qui ,a vaient de J'.orthographe et qui savaient ,calculer ; à ,c eux d'aujourd'hui, deluandez une n1ultiplication de n011lbres décimaux, den1andez la conjugaision d 'un verbe usuel - rire, par exenl!ple, - vous rirez certes, de la fantai:l e arithnlétique et gra'l ulllatkale qui 'vous sera offerte. Et l'on ,ajoute: « IC'est p arce que l'école primaire devient une petite univer sité qui donne des clartés de tout, 'ce qui ell1pêche d 'approfondir les ,choses essentielles » . Voilù un point de vue. « I"NIais , r épliquent nOlllbre de pédagogues, cette if ormation que vous souhaitez ,s erait, là notre é poque, bien insuffisan te. Jadis , l'honlll1€ du peuple pouvait, à.la Tigueur, ignorer tout de l'histoir-e> de la géographie, -des s<CÏences naturelles. Mais aujourd'hui .! D'autre papt, c 'est précisènent parce que r école primaire est la seule école .des neuf -dixièn1es de la population qu'il faut y enseigner un peu de tout. :S'il ne s'agissait Iq ue d es enfant,s destinés aux ,études, ce serait légitime, peut-'ê tre, de leur d ire : « B âtissons sur le roc. Dit français, ,du Ic alcul. Vous serez arm és pour affrünter les humanités. Le reste viendra en son t e1l1lp S » . Ces deux points de vue paraissent irréductibles. lE t cependant, sont-ils, l'un -e t .J'.autre, exempts de vérité ? Dès lors , ils n e sont peut-'ê tre pas inconciliable:l : la vérité ne 's'oppos e pas là ·elleluênle. ,Cerltes , la conciliation est possible. oN ous ajouterons: elle est absoluI11ent nécessaire. ,S ans parler de la fonnation religieuSe - de loin la plus iUlporta'nte, - il faut que l'école prÎll1aire apprenne à rédiger 'c orrecten1ent, à écrire -à peu près sain s faute, là jouer avec üe Iq u'on appelait jadis « les quatre règles » ; il faut en outre, 'à notre ,époque, qu'elle 111ett-e dans les jeunes esprits une vue panoranlique de l'histüire et de la géogl"aphi,e et qu'elle initie,

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ne disons pa's aux sciences naturelles, l'expression est trop prétentieuse, n1'a is à l' « histoire na'turelle ». Pour concilier les deux points de vue indiqués plus ' haut, il faut considérer qu' « enseigner, c'est choisir ». Il faut aocent~ler le caractère 'é ducatif de l'enseignement, c'est-'à-dire, notanl111ent fortifier 'l es f'a'c ultés par J.'exer<CÏce. Non point par un exercice « là vide », puisqu"à 'B otre ,é poque il 'faut des « <Clartés de tout » : il faut donc que la 'lUéll10ire et le raisonnement, par exenlple, cessent de s'exeficer ,s ur des ,c hoses vaines. A quoi hon l'étude par c œur de la règle à 's uivre pour luultiplier un n0l11lbre de plusieurs chiffres par un nOlnbre de plusieurs chiffres, puisq~e les élè~es savent effe,c tuer cette opération? A quoi sert la ,s olutIon des Inllle .ou deux m.ille problèules de tel recueil - nous ln /en visons aucun spéc.ialelnent -. Ip roblè'111e.s le plus souvent -~n de~~ors I~e toute Téahté? A cultIver le r'a lsonnenlent? A affIner Ilntelhgence? Nous ne 'l e nions pas. :Mais ce résultat ne serait-il pas atteint si nous raisonnions fan1ilièrenlent, par exemple, les simplifications que 'n ous apportons là telle opérati?n , si, nous d~veloppi:ms. le ,coup d''a~il de l'enfant, de fa çon qu en presenc·e d une operatIon à effectuer il J.a !prenne par le bon bout, la résolve de la façon la plus simple et la .plus rapide? ICar il n'est point rare que des élèves se retrüuvent dans le labyriinthe des problèlnes les plus chinois - nous devrions dire les 'Pluségyti~ns , là cause -du labyrinthe - et se perdent dans les allées pourtant rectilignes ,d es -quatre opérations. L e cours de ,granl'nlaire, COlun1ent avparaît-il trop souvent 'encore, sinon 'con1nle un -échafaudage inquiétant de règles dont J'équilibre est ,s ans cesse lnenacé, telleluent on y accroc'h~ d'·e xceptions et de 's ous-exceptions? IMais apprend-on assez H « parler et écrire 'correeten1ell't » suivant.la bonne vieille définition de la Grmnmaire ? Apprend-oIl Ù ,c onstruire une phras~ bien d'apl?lllb , à ,c onjuguer sans broncher, à tous .les tell1lpS, lnte111e ~u s~lbJonc­ tif tous les verbes usuelos ? IN e Illet-on pas dans les Il1enlOlres des , . d e l' entextes fades , plats, ,é cœurants? Songe-t-on 'que l' esprIt fant est, selon lF énelon , un vase exigu et qu'il ·n'y f'a ut verser qu.'une liqueur excellente? Y verse-t-o~l, ,à petites ,doses, bien en't endu, 'COm'l11e un lait riche et un IUlel pur, quelques vers, les pIns simples et les plus heaux, des grands écrivains? Hahitue-t-on l es enfants à reproduire de n1éluoire tous ces textes, sans faU'te d 'orthogra'P he ? Voilà un llloyen de Ic oncilier l'éducation ,des lllasses ~l la préparation de l"élite aux études. Et J'histoire, que devient-elle 's ouvent dans ~a maniè~'e des élèves? Une salade d e noms et de dates. 'P ourquOI ne pas ecarter cent faits s·econdaires afin de Illettre 'en relief les faits principaux de projeter sur 'c eux-ci la lumière et de les situer dans une alllbiance qui qes ressll's'CÎte? Ainsi , l'enfant des -classes n10destes


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saura l'essentiel et l'élève destiné aux hUIllanités y sera mieux préparé. Qui ne se rappelle tel ancien cours de g'é ographie qui n'était qu'une enfilade de llOlns propres: il s'agissait d'énunlérer, sans accroc, les caps, les îles, les presqu'îles, les golfes, les détroits, 'l es canaux, les lignes de chelnin de fer. lLa réaction a donné dans un autre un travers: parce qu'autrefois on perdait un ten11Ps précieux à un traeé ,n linutieux de Ic artes scrupuieuselnent 'exactes d'aucuns ont supprin1é tout tr3.!cé pour faire de la géographie dal;s les nuages, et les connaissances"" nurugeuses ainsi inculquées ont été ~~'la~ées p~r le 1?ren1Ïer souffle du tenlps. Farce que Ic ertains ,ne faISaIent nen raIsonner 'e n géographie, d'autres 'Ünt voulu tout. raisonner, ne rien confier à la nlénloire. IH ésultat: verbiage et oubli total. 'Cependant, le bon sens et rexpérience ne s'wc,c ordent-ils pas à dire qu'une caI~te sOilnnlaire 'e st indispensable pour préciser les connaissances, que l'observation de la 'c arte et un ,r 'a isonnem.ent falnilier. feront très fadlenlent retenir le diInat d'une région, ses productIOns caractéristiques, son industrie, nlais qu'aucun raisonnelnent ne fera trouver que la ,Seine arrose ;P.aris. Enfin, cOInbien d'heures perdues dans un nlorne ennui à l'occasi'Ün de luaintes leçons de « sôences » ! Oh ! ces tableaux synoptiques d'une allure .faus,s enlent 'S'c ientifique, et qui n'intéressent pas, et qui n'apprennent rien! Et ces croquis d'appareils digestifs 'e t eü',c ulatoires ! 'M ais fait-on de l'histoir·e naturelle bien entendue en 'c OInparant, par 'e x'e nlple, après observation, le vol de 'l'~irondelle. et celui de la pie, le vol du hanneton et ,c elui du p-aPlllon? V0I1à un nloyen de ,f air e servir l'enseignelllent des scÏ'Cences à -la culture ,générale, par l'observa'tion, et à l'enseignement de la rédaction, en mnassant des nlaMriaux qui pennettront ù. l'élève de ne plus se contenter de généralités et de souvenirs livr esques. En résumé donc, Ip our alnéliorer 'l'enseigIl1lelnen't, pour concilier d 'autre part le ,s ouci de la fonnation g1él1lérale des ::tnasses et la préparation de l'élite aux études, il inlporte de nlieux choisir la matière, d'en sÎlnplifier et vivifier lia présentation. Il importe de ne pas abandonner, parce qu'anciennes, d 'exlc ellentes tradilions; Inais il ,faut aussi, -curieux de toute innovation, retenir ,c elles qui constituel1't un véritable progrès. A. F.

Un bon placement

Les rapports que les Médecins scolaires viennent d'aclres sel' au Départenlent ensuite des 'Visites effectuées se plaisent ù re . , connaître une sensible amélioration -de l'état sanitaire. Cette anlélioration est due

SUl tout

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a) à une aliIllentation plus rationelle, b) là une meilleure hygiène, ,c) au séjour des enfants délicats dans les colonies de vacan .. ces, d) à des exercices de gymnastique. Void ce que dit là ce sujet un l"apiport : « AfIn d'améliorer J.'.état généra'l des élèves, j 'estinle que dans les programules s'c olaires, une pla'ce plus importante devrait être .faite à la gynlnastique. -Et par la gyIllnastique j'entends surtout la gymnastique et les exercices respiratoires (8 à 10 exel"ôces exécutés devant une fenêtre ouverte ruprès ,c haque heure de c'Üurs). » Le Déiparten1ent fait siennes les remarques du praticien. Quelques nlinutes consa'crées après une leçon '1 l'exécution d'un ,c hant ou ft des €xerCÏlces respiratoires sont une heureuse et salutaire transition; ils reposent l'esprit et préparent l'élève à la leçon qui va suivre. Le tenlps ,c onsacré à cet intermède est un 'c3.!pit.al qui rend du 100 %. On vous engage vivement rà faire un placement aussi 'profitable.

Pas de pessimisme! Aucun sentÎlnent n 'est plus douloureux que celui, justifié ou non, d 'être au-dessous d'une 'tâche librement entreprise. Aussi y a-t-il quelque ,c hose de tragique dans certaines « confessions }) r eçues par ,~1 . Lusser, chargé de faire une enquête auprès du Personnel enseignant de :Ia Suisse allemande. On y voit des nlaÎtres, torturés par ce que les Allemands 'a ppellent le lv/inclel'wel'tigkeitsgefiihl) battr,e leur coulpe et s'aücuser d'é,checs visiblement imputables aux circonstances ou oÙ l'infir-m ité essentielle de l'humaine nature, plutôt qU'là leur propre insuffisance. ICe sont des ânles consdendeuses et tinl0l"ées qui avaient rêvé de perfection et que d-é courage la l1lédiocrité -des résultats obtenus. 1« Le plus dur, écrit une institutrke, est ,d'en arriver à douter de sa vocation ... » - « J 'éprouve, dit un InaHr,e, cette double infortune: insuocè's da:ns l'ense'Ïg'l1elnent, insuccès dans l'éducation. Et le plus terrible, ,c'est 'q ue j'en suis en grande partie r es ponsable... lEt pourquoi? IPar,c e 'q ue je ne me « donne » pas assez. Je Inar-c hande toujours avec le devoir, par ,é goïsnle ... » « ,Ce qui nl'es-t le plus ,dif.fidle, nous ,c onfie un quatrième, d'Ünt la lettre est un lllodèle de sincérité et de -clairvoyance, - c'est de Ille renouveler de jour en jour, afin de satisfaire chaque 'matin ces yeux enfantj,ns qui -se posent sur 1110i pleins d 'attente. Quoi de plus -désespérant que de n'avoir rien >ù_ leur donner! ... Et la faute n 'en est janlais à l'horaire des leçons , aux élèves mal dis-


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posés, elle est au Inaître, elle est là lnoi, qui l11anque d 'alnour, de l'élan intérieur qui fait donner sans cOl11rpter le n1.eilleur de soimème. » \Ces maîtres si scrupuleux doivent prendre garde de tomber dans le pessi,misn1.e, aussi dangereux qu'un ·optin1.is'll1.e inconsi.léré. Il ne faut p~s trop demander à l'école, de ln:ên1.e qu'il ne .faut pas trop attendre de la ,vie. IL'hO'l11n1.e est imparfait et ,ce n'est sans doute que par l'aspiration à l'idéal 'q u'il 'p eut s'élever audessus de lui-lnêl11e. M,a is cet idéa1 ne doit pas rê tre plaüé trop haut, car dès qu'il est perçu 'con1.n1.e absolument inaücessible, il cesse de fouetter les énergies. Il les paralyse. Le péga1gogue ne doit donc pas se laisser écraser par .l 'énormité de Is a tâ'c he, lnais garder la confianlce. S'il a con1Jpris que la « réfoNne de l'enseignement » dont on parle t·a nt ne sera, luêI11e en n1.ettant 'l es choses au mieux, qu'un l110deste pas en avant et que, du reste, elle ne pourra consister qu'en une réforme de l"esprit, il ,e n sentira la relativité. Il apprendra par là à Inesurer ses a>l11bitions, là ne pas dédaigner les petits progrès et à ne pas jeter a\l l110indre échec le lnanche après la cog·née. Si le l11aître se donne la peine d'étudier chacun des enfants. confiés à ses soins et ne néglige, pour 'a rriver là le cOlnprendre, aucune des dén1.ar'c hes nécessaires: visite aux pa l' enrts, enquête sur les conditions l11.atérielles ·e t n1.orales du nülieu fal11ilial; si par suite, il lui applique, dans la nlesure du l)Oss~ble , Je traitement individuel qui 'c onvient là son cara,ctère, - ~'il cherche à découvrir et parvient à « utiliser » et à développer les 'a ptitudes. m!è me des plus il110destes de ses élèves les plus faib'les, - s'il estime plus conf.orme aux ,f ins de l'·éducation d'inspir·e r là l'écoliel la confiance en soi et en ses propres fa'cuHés, en 1J.llIêl11e temps que l e désir d'exercer ces capadtés, plutôt que d'en d'aire un acrobate en ,c alcul 'l11ental, - s'il 'l ui paraît 'p lus urg'e nt d'·a pprendre aux enfants à vivre en bonne harm.onie les uns avec les autres, par Yentr'aide et le sUlpport nlutuels, que de leur enseigner les dernières subtilités de la gran1.1naire ou de l'histoire, - si, enfin, il respecte toujours l'honllue dans ~"écolier et n e croit pas déchoir en se màntranl aussi poli envers ses élèves qu'envers des adultes, - s'il fait tout cela ou 'lnêl11e 's 'il ne fait qu'en approcher, selon ses forces, sa dass e 'luéritera vraiment le non1. d'école nouvelle.

Droit à la franchise postale Dans le but d 'éviter des difficultés 'c oncernant le droit à la franchise de port en lnatière d 'instruc tion publique, nouS' croy{)ns devoir rappeler les principes qui sont déternlÎnants dans

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cette question pour les comlnissions scolaires locales et les 'l1.1.elllbres du corps enseignant: Les instituteurs et institutrices n 'ont aucun droit, conU11e tels, à la ,f ranchise postale. Les com:J.11issions scolaires sont autorisées , en vertu du rèo'.lelnent d'application de la loi postale, à r'en1.ettre aux instituteurs des ·enveloppes portant la nlention ll11primée « IOffidel », l'indication :« 's tatistique scolaire » et l11unies, ·e n outre, de l'adresse imprimée de l'autorité ou de l'of.fke destinataire, par exelnple: ICon1.mission s,c olair·e, Inspectorat des écoles. Toute autre l'enlise d"envelopp es officielles à des instituteurs est forl11ellen1ent interdite. IL es lnembres du corps enseignant n 'ont l e droit de se servir des enveloppes qui leur 's ont rel11ises dans les conditions précisées ci-dessus que pour l'envoi de leurs rarppor-ts statistiques aux autorités ·s colaires dont Hs dépendent. .Les instituteurs et institutrkes ne doivent pas détenir, pour en faire un usage régulier, le sceau de la ·commission scolaire ou de l'inspectorat des 'é coles. Toute infraction aux a:ègles qui précèdent sera rpunie COlllme abus de la franchise de port.

Le dessin aux cours complémentaires:

Deux oui et un point d'i nterrogation En 193:1, le lDépartemel1't de l'Instruction publique -a organisé une série de conférences pour la fOTl11ation spédale des :J.naîtres des cours C0111plélnentaires. [,e sujet 'Proposé pour l'une de 'ces conf.érences concernait le dessin. On peut se demander si cet enseignelnent ne Ic onstitue pas un hors d ~œuvre ou s'il fait partie intégrante d'un progranllne oi'·ganique. tConsidérons le 'c as le plus pra'tique et le plus intéressant, celui d'une école nOTlnale. La réponse 'à la 'q uestion posée n'offre pas de difficulté si l'on envi,s ag·e les trois sous-questions suivantes: 1 Le Jeune agriculteur a-t-il besoin du dessin? 2. Peut-il s'y intéresser? :3. Avons-nous le telnps de l'enseigner? Feuilletez un ~manuel élénlentaire d'agrkulture tel qu'un jeune ·c ampagnard intelligent doit pouvoir !l ire ; ouvrez le .~urnal ou le ])ulletin agricole; suivez votre ·é lève dans la vie pratIque avec ses . .exÎ cr el1ces multiples et maintes fois plus 'compliquées que celles d'l1~l artisan. Vous verrez qu'il doit savoir lire èeUe écriture en


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partie ,c onventionnelle qu'est le dessin; :de plus, ,c 'est pour lui un avantage incontes'talble de pouv'Üir expriuler ses projets de construction, de transfonnation en quelques traits au crayon pour rendre sa pensée plus précise, plus daire. Hier, le jeune call1lpagnard s'est intéressé là un nouveau 1110dèle de partiteur d'eau que le président du consortage a proposé à l'assemblée annuelle.

je solidelnent rivé 'à l~ routine d~3 leçons stéréotypées depuis quelques -lustres et dont Il me suffIt en ca's de besoin de chasser la po~ssière, de l'oubli? C'est si conl'm ode, ce ..systèm.e de tout repos qUI ne d etonne nullenlent dans TIl on ahllos1 phère! rOu bien ai-j e .le r egard 'a ssez daivoyant et l'ânle assez haute pour renouvel~r Inon enseignenlent et entrer résolement dans la voie des lecons . . vivantes, a/ctives , adaiptées ?

Aujourd'hui il exmnine une ruche là ,cadre mobile dOl1't le croquis a lp~ru ~ans la re:ue agdcole, 'e t il cher'c he 'à le comparer avec le systenle a cadres fIxes de son père.

lC'est là le nœ ud de Ia question du dessin aux c ours 'COInplémell't-aire-s. Go'

Il y a ci.nq moi's, la comnlune a 'l uis en sOU1nission les plans de constructIon d 'une nouvelle maison d 'éc'Üle, ,e t void que les travaux du concours vont ·ê tre exposés da.ns la grande saUe. Sous peu, l'assemblée primaire, donc aussi notre jeune citoyen, aura a s,e prononcer en 'c onnaissance de ·cause sur le projet qui ,m érite la preference.

De l'enseignement du dessin

Souvent le futur agrircuHeur propriétaire devra vérifier con-

tr~l~r des .pl~n.s d~ tr-av,a ux 'COInlnandés pour son propre lc ;nlpte, saISIr -la sIg-nl'hcatlOn de g raphiques qui s'étalent dans les revues l~s e,xr~ositions et In1êIn.e les C01nptes rendus de .gesti'Ün. Quand J. IngenIeUr agronome VIendra proposer un plan de rel11aniement parcellaire, il .faudra bien 'q ue les intéressés 'V'Üiel1't dair dans les échanges proposés. .

Il est inutile de <Citer d 'autres arguments "en faveur des avantages. dl~ ' ~es~in agricole. 'Mais l'élève du 'c ours cOInplémentaire peut-Il s · ~ Int.eresser.? Je ne ,c rois pas qu'il 's 'é'c hauffera fort pour des ;xercl'ces .abstralts dont H n e saisira ni la signifi-cation ni la portee. Il en sera tout autrelnent quand il se trouvera en ,f ace de figu~es qui touchent à sa vie professionnelle (lc ar l',a griculture est a~ssl une profes~ion, souvent plus exigeante que l'artisanat) ; il n aura pas de peme à trouver la nouveauté i-ntér,e ssante, utile ; il Y pren,d ra goût ,e t sacrifiera s'a ns regret des rép étitions fastidieuses à l'acquisition de connaissances plus vivantes. Aux cours d e des~in p~o:fes~~'Ün,n:1 d?nn~s à de futurs ar~is·ans , j'ai constaté nlalntes fOlS l'Interet tres vlf que des apprentIs venus de la ' campag~e 'a pportent au des'sin qui jaillit e n quelque sorte des né~es~l'tés du nlétier ; 'ces jeunes gens intelligents, lu/è me sans initIatIon préal~ble, parvenaient à eIn'b oîter assez rapidelnent le pa.~ de camarades plus entr,a înés au début. Est-il télnér!lire de 'penser gue la partie -la plus intelligente, !a plus sYI~lpathIque, la plus a,ctIve et la plus pr'Ügressiste de nos .leun~s agrIculteurs ,s 'intéressera aux leeçons de dessin inter-calées à propos dans les c'Üurs complé1nentaires ? !Reste là s!lvoir où pla~er c~ dessin. 1C"est bien plus une question de bon voulOIr et de saVOIr faIre que de telnpset d'horaire. Suis-

a l'école

primaire

L'un des llleilleures Inoyens pour cOl1Jnaître, puis développ er la personnalité de Œ"enfantest -le dessin. IMais la 'l1léthode dé dessin doit suivr e le déveloPPelJ.nent naturel ,d e ,j'âme enfR'nil:ine. « Quand renfant dessine, 'c e n'est pas pour re produire la .réaHté visible, lllais pour ex:pTÎiner les r epr ésentations des idées qui lui passent par la tête. Aussi, -le n10indre signe -lui !paraît-il suffisant, dès qu'il réussit à évoquer 1'idée voulue. iL 'enfant dessine ce qu'il p ense, non ce qu'il voit. ne l'âge de deux ans à -celui de n euf ans, une fillette :'J, qui J'on m'Üntra là de longs Îlntervalles une Îl11age du Forunl de Home, y vit succeSSi'Vell1lent '« un ·chenlin de fer », « un joujOU » « des hâtons », « une ,l ocalité qu'elle 'c 'Ünnaissait », « une nlaison », « un château dénlo1i », 'etc. Une image n '·est pas ce 'q u'elle es t, lnaïs 'ce qu'on y voit. » (Stern). Autr·efoi/s 'On obligeait renfant à copier des plâtr.es, dont il n e cOl11prenai,t ni la fornle ni le sens. On Is e nlO'qllait de lui quand il dessinait ISpont'anélnent a'v ec son imagination' ,e t son clœur, car l,es choses éta'Ï-ent g,r,o ssièrem·ent représentées. On d essi,nrait l11'agnifiquement au tableau noir, des pays·ruges, des 'll1aisons, des arbres, des fruits, des aninlaux, qui n 'arvaient pas de vie ,e t ne correspondaient ,p as a,,\Tec la vision de ,l 'enfant ; ou bien on lui donnait Ù co.pi ~r des nnages qui Il'ennuyai ~ nt. Bref, il'enfant était aücablé par son iinpuissal1'ce devant d es nlo,dèles pitoyables. Le dessin était aloflS une ,leç-on p énible et détestable, 'sains 'a ucun profit pour lui In i pour le maître. Il en est 'a utrenl,e nt aujourd'hui. Nous savons qu 'en laissant une certaine liber,té .à 'l'enfant, cehü-üi déploie une adivité et une productivité remarquables. C'e.st ,c étte ili\b erté qui Il ui perm-et de s'occuper non seuleluent de ~a forme, luais surrtout des impressions qui s'acculTIulent en lui et qu'il désire doorire 111üyen du <crayon et de1s couleurs, car l'enfant airm e là .dessiner non pas ce qu'ü voit, [lnais 'c e .qu'jl s'aÎ1 et üe qu'il pense. ,I l 'comln~nce en général par -dessiner une composHion (diso:ns une chose vecue ou vue) s'a ns s'oocuper spéciaJemellt de la. fOI~me. ~yons un peu d e respect ' p'Our le dessilll,. 'En rl'examil1lant at,t enhvemen't, noUs


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v, e~rons que .la force d~ l ex,pression l'enuporteT'a et non la forme . C~-l , }a f~cture du. ~, e~'~In n'a -aucune valeur, aussi 'bel!le 's üit-elle;. SI e.l1e n es't p'a~ Vl:VI~l'e,e par l'âlne du créateur. L'enfant est créa-

teu~ et, une ~OlS .llhere du f<atras super.fi.cieil et 'c onventionnel i,l

arnv.e a des~,Iner d'~ne l1l:anière tout là fait sUI~prenante. On auraIt ~ort a voulOIr s'aTliêter à une 'e xagération ou l~êln e Ù une, f0l1~le fausse ou gauche, Ic ar c'est là l'expression du dessin tout, enher que I?ou~ a~tacherons une va'},eur supérieur,e. L 'â111 e de,:1 ,e nfant est la; IlIa étalée devant nous, il nous 'a dit ce qu Il a vu ou vécu. IL es oOlnpositiolliS lihres faites par .J'enfant ont une v'Meur plus grande 'que Il es dessins exé cutés au tableau par le I:naître et recopiés servilement par l'·élève. IA bandonnol1s ces CÛpI~S, ca~' el!es Is ont :Ja Inort. de .l'-exrpr·e ssion ·et de la vie. Les dessIns d apre'S nature ne ·dolvent pas être exolus du pro· gra'l mne. Us sont un eX'cellent ilnoyen pour l,a lnise à l'épreuve c~e_ J._'o~Jservation de l'élè've. Nous prétendons aussi que toutes les IhlJertes sont permises là l'enfa'n t qui dessine, là 'c ondition de 1)1'0voqu'e r J.'exrpression ou le lyrilslne. IC'est au Inaître de savoir si l'.enfant reste dans Ic ette vo·ie. Ava.nlt tout, suggérons--lui que dessln,er : ,c'e~'t s'e~priIner. L'aÎ'ssons-!l e d~erc.her les 1110yens ; l'enfant qu~ ve~t s ·exrprlln.er troulYera 'Ceux qUI lUI sont propres . ILe lnaître qlU. SUIvra c~tte 111anière d'·enseigner le des,s in, trouvera falCÏ,lement les sUjets favorables pour le dévelorppem'e nt de l'enfant. Void des sujets à préparer: 1. Votre 111ère au travail dans la 'c uisine. 2. Votr-e jeu :favori. 3. Aimez-vous:le tl"avaH ? Quel lJ.uétier 'aimeriez-vous? Avezvous vu des ouvriers au travail? Dess-i:nez ce que IVOUS avez vu ou ;ce qui vous a im'p ressionné. 4. «Le 'Christ portant 'sa ICroix ».

Nous nous .arrêterons là en ajoutant que cette f'a çon d'enseigner .Je dessin ne Iiéjouira ,e t ne Hbérepa IIlIGn pas seulelnent la jeunesse, 'lnais ouvriTa au lnaître .des vues 'sur la mentalité -de chaque enfant et un contaüt entre .Je l11'a ître et l'·é lèv,e s'établira.

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parfoi's un gros sanglieI'. iE1l1ployer des gr,a vures à .l"afl)pui de la causerie. t DescI'iption: 1. du c.hasseuI' : H porte voilontiel'ls un habi,t de cha"s.se vert, brun o~ gns Ir Gur passer presque inaperçu dans la ~Ol'e[ ou dans. la pl~zne: ,iSor~ chapeau es,t garni d'une plume. I:l epal..lle un fu~zl, S':,l gzbeczere, 1,1 porte de grosses bottes, parce qu-e la chasse entralne Cl travas champs. 2. du chien: Il a le poi'l l'as, des oreilles larges ·e t Inolles des jmnbes hautes et fines. Quel1les quaHtés doit-il posséder? Un' bon chien de chasse doit 's avoir ,courir et poursuivre la bête, flairer Jes t~' a~es, attraper et rappo.l'ter Œ 'e ,g ibier. ILe 'c hien est le compagnon frdele du chasseur. ra lUI rend de Ig-rands services. La ~hasse. Attitude du chasseur: Il se cache derrièr,e un huis'S'o n pour guetter un .lièvre, en train de ronger une f.euille de chou. Bien qu'il évite de faire du ihruit, le lièvre sent S'a présence, il dresse ses oreilles, remue S'On nez, flaire l'air, ,puis il honditen avant pour se sauver, luais ,l e 'chasseur a anis son fusil en joue, il vise, iiJ'e : le coup part, on ape.rçoit un éclair, de la fumée. \L a balle a t0uché la fourrure du lièvre, il ,e st blessé) .j} tombe en ·culbutant, le chien 'Court pour le l'apporter. EXEHCICE DE ,L ANGAGE

La chasse à Ja perdrix. Eln~)loy,er les m 'ê mes n10ts. Description du lièvre: Ses oreilles 'longues, pointues, n10biles, la ~è'Te ,s upérieure fendue, s,es Iuoustaches, ses pattes longues et agiles, sa petite queue amusante. ILe lièvr·e est un rong·e ur, il s',a ttaque aux légumes, aux caTottes, il est nuis-i hle. (Faire voir, si possibl,e sur un J.apin, 'ses dents pointues qui poussent par tl'a base pendant qu'el'les s'usent au SOlulnet, le joli ll1.0UVen1ent de ses 'lèvr'e s :p endant qu'il ronge.) ,L e Hèvre est un ,a nhual craintif pal"ce qu'il ,e st toujours chassé et traqué. Il a beaucoup de petits qu'il éllève ,dans un chaud nid de .

pans.

Partie pratique Cours préparatoire La chasse; le gibier.

A la calnrpagne nos petits .élèves peuvent vnir passer :Je chasseur avec ses chiens. En viJ;l·e les étalages des magasins nous rappellent que Ja chasse est ouverte en automne . .on y expose des. lièvres) '~es perdrix) des faisans) souvent un ou deux chevreuils,.

L'Ecureuil. - Le chasseur Jui fait la chasse à cause de sa . belle fourrure. ,C'est un hahile grhnpeur ,e t un 'r ongeur. ER autOlnne cette bête souple et ,g racieuse se fait des réserves de noix, de glands ou de noisettes. ,EUe 'c onstruit son nid dans les aTbres. Faire voir sa queue touffue, sa petite tête rusée, ses oreHles surmontées d'tille petite toufife de poiils. La grande chasse t'a ite allX chevreuils, aux c1~Cl1nois, etc. Plusieurs cha1sseurs se mettent -enselnble a'ocoIIllPagnle s des traqueurs ert d'une Ineu-te de chiens; faire voir (gravure) l"atrtitude haJetante de la hête, :p rête à tomber.


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DesCl'iptioI1 du chmnois : !Son ,c ürps Isouple et agile, ses janlbes hautes et nlusclée'S, s'a fête fière dont l'eX'pr,e ssion est douce, s'e s cornes recourbées en fODnle 'c rosse.

de

Cours élémentaire EXERCICD DE LANGAGE

Pm'tir des faits observés: Un jour de brouiUard, un jour de vent, un jour de pluie. ,Ce qu'on voit, ce qu'on entend, ce qu'on sent.

Dans 'q uel Iu'Üis somrm es-'nous? Dans queUe Is ais'o n? Quel temps fait-il ,généralenlent en janvier? Que voyez-vous souyeut au ciel? Par le rl11auvais temps, 'C0l11nlent sont les 'l1uag,es ? Alprès une journée de rg rand vent, :q ue v'Üyez-vous p'a r terre, sous les arbres? 'ConlIuent souffLe le vent? ,Comment fait sa v'Üix. (H'Üu, hou, hou 1) Que fait-il aux aI'bres ? S'ous Œes portes? dans les cheluinées ? sur les toits ? dans la rue, aux coiffures des passants ? Et parfois aux par-a pluies ? Aimez-vous ou non le vent? Aimez-vous .au non Œa neige ? VOCABULAIRE

a) Les nOlns. - Le temps, le vent, 'l a pluie, la goutte, la gouttelette, la bruIue, le brouillard, le nuage, la neige, la giboulée, la bourrasque, la tOlwmente, :la temp'ê te, -l'ouragan, la g'Üuttièr,e, le paraJpluie, le nlunuure, la plainte, le sifflelnent du vent; un' coup de vent. b) Les adjectifs. - Le han teIl1pS , le n'lauv,a is telups; un temps pluvieux; les nuages floconneux, épai-s, bas, sOlubres ; le ciel couver,t ; les cheIuins houeux, impraticables ; un vent plaintif, iIl).p'étueux, furieux ~ violent, dévast'a teur ; une neige légère, forte, rpiquante, violente, 'continueJrle, persistante, gladale, rbiel1i~aisante , fertilisante. IL e brouillard ;froid, gladal, éjpais, opaque, nlalsain ; les vitres hÙluides , br'Üuillées, ruis's elantes, gelées . c) Les verbes. Il fait humide, il fait ,fI',a is, fr.oid ; [a neige tOlllbe eri tourbillon; l,a rpluie nlouille jusqu'aux os, trenlpe, tranSipel~ce les vêtem'e nts, hat Il e Isol, !frappe Il es vitr,es, Tui:ss,eHe ; le vent s'élève, siffle, souffle, s.ous les portes, gémit, hurle, enlève les tuiles, fait grincer .la girouette, déracine .Iles 'a rbr-es, fait rage daln s les chenuns ; les toits TuisseUenrf: ; .Ja pluie fouette, cingle le visarg,e, -r avine les c'henüns, J'-e au clarpote, r-ebonidit, en cl'Üchettes. Le ciel s'ass'Ü111brit, s'obs,c urcit. Les -nuages s'aul'OnceUent, s'accumulent, roulent, se dépla·c€nt, crèvent, iSe dissipent.

d) La phrase. ~ Faire -c onstruire de peHtes phrases en se noms) des adjectifs et des verbes 'Ci-dessus.

ser~ant d~s

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Diotée : Pluie ~'automne.

La pluie froide ,e t tl"anquHle, qui tonlbe lentenlent du ciel D'ris frappe lues vitres à petits coups, COlume pour m 'appeler. EU~ n~ fait qu'un bruit léger et, pourtant, la chute de chaque goutte retentit tristem'e nt dans Iuon cœur. Tandis 'q u'a,S'sis au foyer, les pieds sur les chenets, Je sèche là un feu s'a rmen1s la boue du 'c henlin et du sill'Ün, 'la phüe nlon'Ütone retien:t aua pensée Idans une rêverie méJlancolique et je 's'Ünge. , Arn atole France. Questions. - 1. Expliquer: Jes chenets, un tieu de .sarments. - 2. Mettez une croix sous les venbes de la première phrase. - 3. Conjuguez le dernier de ces verbes au présent de J'indÏüa1if (s'appeler), en 'I.e faisa'nt suivre du nonl qui convient.

Ex. : Je Iu'appelle Robert, tu ... Dictée: Le vent dans la forêt.

Le vent souffl'a it furieuseluent et :de gros nuages r.oulaient S'Ous la lune. En entrant dans ,l a forêt, il nle semblait que Je v,e ntétait encor,e rplus vi.olent. :Il Isoufflait ,par rafales, et les ar!bres, :q ui se heurtaient 'a vec force , fais'a ient entendre :des rpl'a intes en se penchant très bas. \Marguerite Audoux. Questions. - 1. A quel telurp'S sont les 'v er1b es du texte? -Ecrir'e c.e texte en 1l11ettant 'les verbes au présent de ['indica1iif. - 2. IP ourquoi semlble-t-H là MarguerHe Audaux 'q ue le vent erst plus vi'Olent quand ,e lle entre dans la forêt. - 3. Adjeütifs dérivés de vent) nuage, forêt, pl'a inte. REDACTION

Il pleut, il vente . .on confie à .Paul un papapluie tout neuf pour faire une cOlunlission. 'Le parapluie se retourne. Racontez. ,C'est aujourd'hui dinlanrche, il neige. IL a pr01l1enade que V.ous vouliez faire doit ê1re l'enlise. Vous y'üus c'Ünsolez en !pensant aux avantages de rI a neige. DEVELOPPEMENT

1. ,C'est 'a ujourd'hui dimanche. N'Üus deviol1'saUer nous proilnener cet après-Illidi. . 2. Le ciel, lJ.uenaçant. depuis ce Iuatin , s'est assŒnbri, et void que la neige comnlence à tOluber. '3. Il va falloir rester à la 111aison. Adieu donc pour -a ujourd'hui, les parties de plaisir en plein air! 4. ,Cependant ne Illaugr1éons pas trqp.- lLa nei,g e èst néc~s­ saire à .la vie des plantes comme à la vie de l'h.Olllme. Les gr~ms . de hlé que vient de confier, à la terre, le cuJrtIvateur, gèleraIent


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sans cette neige bienfaisante. Et puis, il faut que les sour'c es soient alilllentées pour que les cours d'eau continuent à répandre la vie, la fraîcheur dans les vaUées. . ~. Pour,vu que ce nlauvaÎ's tenlp.s ne persiste 'Pas et que nous pUIssIOns f.aIre notre pr'O lnenade jeudi prochain!

Cours moyen et supér'eur ORTHOG,R APHE

Dictée: Les nuages 'qui passent.

.christophe se cOll'chaÏ't sur le dos ·et regardait 'c ourir .les nuages. ,Hs avaient ,l 'air de ,JJ!œufs, de géants, de 'ehrupeaux, de vieiUes dames, d'iInnlenses paysages. Il causait tout bas ·avec ,e ux; il s 'intéres's ait au petit nuage que le gros al1ait dév'Ûrer ; il avait peur de 'c eux qui étaient très noirs, presque bleus, 'Ou qui couraient trop 'vHe. Il 'lui sernJb lait qu'Hs tenaient une !place énorIne dans la vie ; et il était surpris que son grand-père ni ,sa Inèl',e n'y fissent pas attention. ' C'étaient de terribles êtr,es, 's'ils vou1ai,e nt faire du mal Heureuselnent, ils passaient, bonasses, un 'Peu gr'Ûtesques, et ils ne s'arrêtaient pas. ROD1ain Rolland.

Questions. - 1. Décomposer la première phrase ·e n :ses propositions et indiquer leur nature. - 2. Helevezles détails du texte qui nlontrent que, pour le petit garçon, les nuag,es 'é t'a ient des êtres anilll'és. - 3. IR eInplacez par des expressions de l1lême !sens les termes suivants du texte: se couchait (s'allongeait) ; il 'a vait peur (ilcredoutait) ; une pla1ce énorme (trè's grande, considérable) ; surpris (étonné). Dictée: Le vent.

J 'ai toujours pensé que le vent était un génie mal.icieux et terrible ... n [ait t'Ûmber les cheminées, il -renverse les pots de fleurs posés sur le rehord des f.enêtres ; il vous fenne les portes au nez. C'est dans ~es m'a isons et au coin des rues que Il e vent siffle et chante pour vous apeurer. Il gémit dans les cimetières et dans les cordages des navires, il pr'ête sa voix 1ugUibr,e aux grands ,a rbres de 'l a ['Orêt. Mais dans la lande et sur la 'lner, dès qu'iJ. croit que nous ne l'écoutons plus, il rit, il chante à plein gosier. J'-a Îlne !le vent. André Savignon.

Questions. 1. Nature des proposi'tions de 1a prelnière phras.e. - 2. IE xpliquer : apeurer, sa voix lugubre, la lande. - 3. Donner les noms dérivés de fleur, porte, maisons, rLle.

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COMPOSITION.

Sl.ljets proposés: 1. C',e st jeudi. A trav,e r1s la vitre, vous regardez la pluie qui tOlll'be sans 'a rrêt. Dites vos pensées. 2. Vous V?US rend:z ·en: classe sous 'la pluie. ,Décrivez l'aspect de l,a rue et dItes les reflexlons que vous suggère la vue des personnes, des ·a'ninlauxet des 'c hoses. 3. 'P endant une telnpête, un violent coup de vent eUllp orte le chapeau d'un vieillard qui fait des efforts inutiles pour le rattraper. Un enfant s"él'a ne,e, le ranlasse et le lui rend. tRa,c ontez la scène et appréciez la conduite de l'enfant. Un jow' de grand vent.

IL 'attitude des per1s onnes, des animaux; les .arbres. Aspect ,d u -ciel. ILa rue; incidents que provoque 'c e Ilnauvais telnps. - DEVELOPPE·M ENT

1. J eudi derniel~, il faisait un telnp's ,ép'Ouvant'able. 'C'était jour de grand vent, d'un vent partioeulièrelnent vi'Ûlent qui a soufflé toute la jourrniée et ne s'est apaisé que ,le soir. 2. Il faUait voir les perS'O'lilleS InaI~cher en rasant les I~lurs, la tête 'bai's sée s'Ûus 'la rafale, renonçant à tendre leur poaraIpluie pour se protéger de la 'p luie. IL es chevaux, la crinière au vent, Ju'ltaient courageuselnent conh'e la temp'ê te ; les poules IJ.nontraient leurs plumes ébouriffées. !Les al br-es sur -l'a pJa-ce publique, se tordaient S'Ous .Je souffle du vent ou agitaient frénétiqueIfllent leurs branches ·en fai1sant entendre de lugubres gémissements. 3. ·L e ciel lc ouvert de nuages épais et noir,s, ga10pant sans arrêt, pl"ésen;f:ait un aspec1t tourmenté. -4. 'L a rue seule apportait parf.ois unie note ü01nique: tantôt -c'était un papapluie qui, ,s ubitement, se retournait, au désespoir de :son propri'é taire ; Itantôt -c'létait un chapeau qui s'envolait brU'squement, roulant sur le sol, jusqu'au ruisseau où 'On allait Je cueillir, tout mouillé et tout sali. Et chacun de déplorer oe telnps exéc-r'a ble.

EN CLANANT :~

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Ru vin! . ~'Î&

Bienheureux confident de nos mélancolies, Tentateur opportun qui calme nos douleurs, Nectar que 'nos _coteaux, comme des bons .génies Ont l'échauffé longtemps dans leurs robustes cœurs;


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Les bl'ises de Le l'eflet des Les rires, les Les vibrantes

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Fété, les grâces de l'automne, matins, la tl'istesse des soirs chœnsons, la flamIne qui fI'tssonne ardeurs, les calmes nonchalloirs, '

En attendant, SZU' Ines genoux, Beau général, endormez-vous. NIais non, Inon fils, ta n1èl'e en ses alarmes Craindrait pOUl' toi le jeu sanglant des armes; Coule plutôt tes jours dans le saint lieu, Loin des plaisirs, sous le regard de Dieu! Sois cette lampe, à l'autel allumée, De la prière haleine parfumée; Sois cet encens qu'offre le séraphin. A l'Eternel avec 1'11ymne sans fin, En attendant, SurInes genoux, Mon beau lévite, endonnez-vous.

~u contiens tout cela dans ton sein qui rayonne, Et lorsqu'en sa douleur quelque déshérité Va delnander l'oubli que ton grand cœur lui donne Sa voix 'clame à loisir ta générosité! '

Dans les toneaux étroits où ton âme vaillante Semble se recueillir en un rêve infini S'éveille lentelnent l'Cl clarté frémiss~nte D'un soleil Inenaçcmt, furtif et assoupi,

Pardon, Inon Dieu! .clans. l11a folle tendresse J'ai de vos lois Ill éconnu la sagesse. Si l'ai péché, n'en punissez que moi: J'ai seule, en vous, Seigneur, l11cmqué de foi. Près d'un berceau, le rêve d'une 111ère Devrait. toujours n'être qu'une prière. Daignez, Illon Dieu, choisir pour mon enfant; Vous voyez mieux, et vous ['aimez autant! Et toi, mon ange, aux yeux si doux, Repose en paix SZU' nIes genoux. A. Nettement.

L'électeur indécis puise en toi la lumière Et le vieillard pesant, courbé pal' les trava~x, Retrouve son courage et son ardeur premièI'e Lorsqu'il écoute en lui chanter tes feux nouveaux. Tes flammes sont. l'effort de notre bonne terre, Les labeurs incessants des n1idis surchauffés Et ton pouvoü' profond contient le noir mystJI'e Des nuits et ·des parfums de nos puissants étés. Sierre, décembre 1933.

~

La vocation

F. D ..

~~

L'hygiène des repas

COlnme un pêcheuJ', quand l'aube est pJ'ès d'éclore Court épier le l'éveil de l'aurore Pour lire au ciel l'espoir d'un jour serein, Ta mère, enfant, rêve à ton beau destin, Ange des cieux, que seras-tu SUI' tel'l'e: Homme de paix, ou bien homme de guerre Prêtre à l'autel, beau cavalier au bal ' BriNant poète, orateur, génél'Ctl? ' En attendant, sur mes genoux, Ange aux yeux bleus, endonnez-vous. Son œil -le dit: il -' est né pOUl' la gueI're; De ses lauriers comme je serai fière! Il est soldat, le voilà général! Il court, il vole, il devient maréchal! Le voyez-vous au sein de la bataille? Le front l'adieux, traverser l'a mUrai/Il e? J./eIl.JI1Jemi fuit, tout cède à sa valeur: Sonnez, clairons, CClI' mon fils est vatnqueur,

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. i

En tenant cOIl11Jpte des pr-opr~étés hygiéniques de t-ous les aIl ll1ents , d'une part et, d'autre part, des besoins de Il 'écononlie, 011 arrive à conclure que la l11eilJ.ure f,a çon de conserver :sa santé est d'avoir une nourriture Ivariée, 'COluposée à lia fois d '.allinlentls plastiques, Tépar.a'teurs, az-otés~ complets et rd'aüments re'sipi,r atoir·es ou quaterll'ai~.. es et rf:,e rilnaires. ~Les pr·emieDs contiennent .le gluten du Ib1.é, la fibrine du sang, la chair des ·a nimaux, la caséine du lait, ~'\album'ine des œufs , etc., rpUIIS des substances minéra,l es , le -sel, 'les phosphates contenus dans certaines 'l égumineuses. ILes seconds contiennenif: les corps gras, f.écules. li! résulte de cela que la cOlJ.llposition habituelle des repas et ~'ordre dans lequel tles aliments ,se ·s uivent Isont ,a bsolUlllent logiques et en -rapport avec l'h~/lgièn.e,de la digestion. -Des potages, peu nourrissants en .g énéral, invitent à un prenlier fonctionll1enlent digestif. L'excitation digestive se trouve ·encore amplifiée Ip ar Iles hors d'iœ uvres, üondhnents vinaigrés, salés, le ·s el favorisant sur>tout dans l'est0111ac une production d',a dde chlorhy-


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drique qui arrhr,e ù point rpour digérer Jes viandes. qu'on sept après les hors-d~œuvr·es, C'Olum.e entrées, rôtis, etc. Ce :s ont ,là, avec ~es légumes qui -les a'0compa.gnent ou qui les suivent, les alilnents principaux réparateurs d·es !forces pral' ex,ceUence, qu'il importe de· bien. digérer; i:ls 'a rrivent dans il"est0111a,C en pleine activité dio'estive. Viennent ensuHe les Œégumes Iv erts, s,a lades, fruits dont ;19ac tion laxative mécanique entraîne les déchets de la dige~tion.· Quelle qua'llHté d'a.liments :faut-il albsorbel' ? On ne peut ,étahlir de règles fixes à ce sujet; ['âge, le sexe, ;les saisons, Je t€ll11péralnent, l1a sÏ'tuatiolll 'Sociale ont bien des influences div·e rses et contraires pour l'or-ganis'lne. Il "faut un peu être l'esclave de ·s on appétit et l'appétit dépend beaucoup des dépenses physiques. L'ouv,r ier, comme les individus qui pT'a tiquent les sports, a un gros appétit; un bureaucrate, un éc-rivain assis toute J'a journée 'd evant une table, n'a pas une 1« ['aim de ,l oup » ! ILes premiers ront donc des T'e pas plus fréquents et rplus copieux IParee qu'i1s ont besoin de réparer des pertes :plus considéra'bJes de lI eur organisme. Un indi'vid'll bien portant, ad Ullte , de hon appétit Inoyen et pesant d e 70 à 80 kilos, devr·a prendre enviTon dans la journée: un repas) léger luais nourrissant, le Ill'atin au r-éveH (\œufls, lait, chocolat, pain, beurr·e ou fromage) ., -un ,r epa·s ,c opieux vers midi , où il absorbera surtout des alilJ11ents azotés ou quartenaires (œufs, viandes, poissons) , enlv iron 200 -gr . .et des al'ÏIn-entJs r, esph~atoires ou ternaires. Vers les quatre heures, un petit repas ou goùter. ILe cUnel', vers sept heur·es, sera 'cOipieux 'COlnm·e celui de IJni-di. QueHe quantité ,de Jiquide? Unverre de vin pur; deux verres de bière, l1 Die tasse de ,c afé, 1/2Htre de thé, 1/2 litre d'eau Ininérale, selon les goûts particuliers. La régul'a'r ité des heures Id es repas es't un point hnportant dansl'hygiène de J'aliInentation. IL '·e stomac prend l'habitude de digérer fadlement et de r,éclatIner son contingent de nourri,t ure tous les jours aux llllêmes heures, et \l'heure pa,ssée, si 'On Je fait trop artt.enche, il. n e fonctionne plus nonnalenîent ni 'faci-lelnent. A propos de variétés Uauteur des .« V·ariétés)} :p.a l'ues dans le No 11 de .« l'Ecole Pr,i maire)} nous 'p rie de Ic'aJrner ,l es ,g,crupul.es de la « très chatouil-leu·s·e· corres-pondaJnte de N'OS IF AIGEIS, qui a trouvé d·e ,l 'Ï'mm'ollall ilt é ob.! le .gros mot! - wà où il n 'y ,avait efre,ct-ive'll1'eni qu'un s·imp>}e badinage. )} Nous SOlnme-s aussi de ·son ,avis et nous ... fer,mOfir9 la .parentJhès-e r

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"LAINE OBWA"

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NOS PAGES COURRIER DES INSTITUTRICES

O!===========================O SüMMAIHE: La meiHeure année . p ette e~; ... Ipeti-t ,chausson_

V'ers l'idéa'l (suHe). -

Hou-

Nos 177ei//eurs vœuf{ pour la nouvelle année!

La meilleure année « Encore quelques tours de .l'aiguille sur le 'c adran de la. et elle sera finie, cette a:nnée, que j'ai passée presque tout entIère dans les souffranc·es, où j'ai vu la nl0rt de 'si près, et au bout de laquelle je Ille trouve dans un ·é tat d'infériorité physique qui nl'·annonce l'arrivée définitive de la vieillesse. Oui, elle I?e fut cruelle, cette ·a nnée. N'est-eUe pas, je nle le· demande, la pIre de toute ma vie? . Non pas, ô mon Dieu. IC'est la i1îeilleure. ICar un de vos pI~êtres est venu, il ln'a sÎll1lplement nlontré· votre croix, il m'.a rappelé votre sublime enseignenlent: que la douleur est inéluctable; que, s'il faut la soulager chez autrui, de tout son pouvoir, on doit l'accepter sans 'Plai,n te pour soi-'m ênîe ; et ,~epuis l~rs, fortifié par votre grâlce et par votreexelnple, j'ai SUbI nla peIne, non seulenîent avec ,courage, mais avec je ne sais. quelle satisfaction intinle, Ille rappelant que j'avais -été ce qu'on ap~elle un 'heureux, -que j'avais beaucoup plus joui et beaucoup InOlns souffert que tant d'autres , trouvant ·équitable 'q ue l'équilibre pût se rétahlir, et, - lorsque tout danger imlnédiat etH étéécarté, - vous reluer-cÏant de m'accorder ce délai, Inais résigné d'avance là tous les Iuaux qui nle sont réservés, heureux de· ne il?lus offrir bientôt, dans Ina 'personne, un téInoirgnage de .l'injustIce de la nature et de l'inégale répartHion des choses -de ce 1110nde, et nourrissant enfin l'·e spoir de n'arriver à la Inor:t qu'après avoir eu toute ma part -de malheur. (VoiLà des sentiments -qui feront sans doute hausser les épaules à beaucoup de Ines contemporains; car .le n'entends que des:, voix qui daInent vers le bonheur. p e~dule,


- 414 Loin de inoi la pensée -de décourager les €fforts de ceux qui 'veulent r'e·n dr,e les -c onditions de .r existence tolérables pour :tous et qui rêvent de dhninuer, sinon de détruire, la 1l11isère et l'igno.rance. Mais peut-on prononcer de bonne foi ce Inot, qui selnble une ironie à quiconque n'€st plus un ·enfant, « la joie de vivre? » :Dans la vie - dur,e pour Ib eaucoup, n1.édiocre pour la plupart et pour quelques privilégiés seulenlent, se111lée de quelques beaux jours - jl n'y a vrai'l nent qu'un bonheur 'e t qu'une joie: ,aÏlner. Mais telle est l'infirmité de la nature 11lunaine que nous n'aimons, c'est-à-dir€ que nous ne faisons .à autrui Je don de nous-l11'êmes qu'avec le désir d 'un don réciproque. Or, rien n'est plus rare qu'un sentinlent tout là fait partagé, et tel qui ainle jusqu'au dévoueUlent, jusqu'au sacrifice ne rencontre souvent que l'indiffér eI,l,ce, et parfois .l'ingratitude et la trahison, de sorte que le sentÎ1nent qui ·nous inspire nos 1J.11eiHeurs espoirs est aussi, presque toujours, la SOlwce de nos pires déceptions et de nos plus a111ers chagrins. Qu'y faire? Ici encore - conlnle pour la souffrance - le IChristianislne a trouvé la solution . ICertes, il nous ordonne d'aim,er. Que dis-je? n est la plus g'r ande école de fraternité 'q ue le monde ait connue, puisqu'i.l veut qU€ 110US aimions notre prochain 'COntlne nousl11'êmes. Vous entendez bien, comme nous-lnêmes. - Mais il prétend que nous aimions sans ·e xiger de retour, ave,c un enti'e r désïntér,e ssenlent, enfin - conlm·e dit [e peuple en son langage naïf -et profond - que nous aimions pour l'amour de !Dieu. Savoir souffrir! savoir aimer! Voilà le précieux ' secret que j'ai découvert dans l'IE vangile pendant Ina lnaladie; ,e t voilà pourquoi, dans ,c ette veillée de d técel11'bre, disant adieu là l'année qui s'en va 'e t 'qui : m e laisse encore bien faible et condanll1é :à des soins pénihles, je proclame hautelnent Iq ue, plus que ·toutes les autres années de Ina vie, elle 111e fut propi,ce ·et bienfaisante. Ah ! si les Inalheureux savaient mieux souffrir ·e t si les heul'eux savaient nlieux aimer, quelle aurore de 'paix et de bonté se lèv€rait sur le inonde 1 IJ e ·considèr,e avec tristesse nlon ânle en lanl'beaux, ayant -vergogne d'offrir :à Dieu un si l11.Îsérable présent. IMais je prends ·confiance en 'cette pensée que .s a Inisérkorde ·est pa'rei.ne là l'ingé11ieuse charité de ses admirables servantes, .les 'P etites ISJœurs des Pauvres, qui, ave·c Iq uelques 'haillons et l'e r,e but des cuisines, ha'billent et nourrissent des vieillards indig,e nts. Qu'elle soit ·donc bénie, l'année qui s'enfuit; car ·elle fut /pour lnoi l'année de la g'r âce, où j'ai pu recueillir les ruines de :mon "c'œ ur, et où j'ai rallu111é, da:p s ce vase faH de débris, le grain (d'encens de la prière " » François Coppée.

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415

Causerie sur l'idéal (iS uite et fin) Que dire des saints? Plus l'idéa'l :s':l i:s-it toute l'l1me, ,p lus 11 est puis,s ant, .plus aus,s i il forüf.ie, 'ent'l~aîne. -Or l '·teMa,l, ,l,es s,ai'l1ts l'aimaient, Hs en 'Vivai'ent, ·c'était Di·eu même; ,c'·était Il'e IChrist. Et, -po.ur imiter 'ce .m odèle par-fait, -ils so nt all.lés jusqu'au Ib out de l,eurs-for,ces. Us n'ont l'eculé devant .aucun obsta'cle: 1,i sez leur vie et vous' se'l',ez confondus de 'c e que l'enthous,iaSiffi.e 'p our leur idé'a.1 lI eur a failt faire! Le -chapitre Velu livr,e HI de l'Imitation 'exprime admiœablem·ent leur ardeur conquérante « qui ,s.e ,crüit tout IPossi,btle et tout permis »._ Et ·a ve,c 'l a for,ce d'alaer ·d·e l'avant, Il'idé,al, 1e n ,able idéal donne' clu bonh6<Ul·. Pil us nos ,f,alcul1tès ,i ntelle-ctueHes s 'ex,e-rcent, ,p lus el1lre5' sont ,s atisf.aites 'et Jeur activité donne J,a joi'e. Les vies les !mieuX' re'm plies, les 'p lus ,dèvouée,s sont lumineuses et hienf,ais·al1lte.s. « Ne 'p as ipens,e r tà soi, 11e Ip as ,pa'rile,r de so-i, ne .pas se ·croir,e l'axe du .m onde, a écrit Yvonne Sarcey, 'c'es1t 'le 'cih'emin du' bonheur.» Et Hené Ha:àÏn, av·ec un ,r are bonheurcl"exlpTe,s,sion, résume' sa ,t héorie : La vie est bonne, quand elle n'est \];,aint à soi. M,a is qu e' votre idtéal attei,gne -cett·e hauteur de sentiments ou qu'.il se borne à parfake un ' olbjedif ·p lus personnel, v·ous ,aurez ,à s·oU'ftrir pal' lui 8.(\- · l:ement. ,On n'atteint pa~ son idéall, et, si on ,l ',atte,i-gnaiit, il ne serait ,plus' lïcléa:l. Les saült.s ont-i,l,s été Icontents td'eux..,mêmes dans leur ,as,ceusion. vers le deil ? Non. Quand i:J.s ont gravi un ·s ommet, ils en .ont entrevu d'autres .plus Il ointains ·et 'p lus escarp.és·. La voix int.érieure Iq,u i les la appelés les leur a dé·s ignés .... et ils ont monté toujour,s ,p lus haut. Un artiste eSlt-11 satis.f.a·i t .de son trava.i,l? un ,écrivain, de 'S·OTt. livre? un. s'cullp:t'eul' de .sa sta-tue ? Il n 'y ,a que ,le,s médiocres qui .soient ,satisfaits d'eux-'m ,êmes ·et de }eurs œjuvres. Allphonse Daudet ~,,:a-conte queillq ue !part 'que, r,evenu' d'Afrique, tout ·exprès pour .als sister à la repl~ésentation de s,on Arlé· · sienne, il avait ·brÛlJ.é les ,éta!pes, ItOUt à ,l a j.oi.e et à 1'enivl>,ement du succès qu 'on .lui avrait ,annoncé. .Il 'alTiv·e incognito, Is e ,cache dans une :loge ·et é·coute son œuvtl'·fr' chère. ({ Le·s artistes se sUl~p.assaiel1!t, Il e ·pubJ.ic a pplaudissait, .dit-il, et müi, .l'auteur, j "aurais vou1u me Ica,Clher 'et j·e müurais de honte' cl~ voir mon idéal ainsi empaillé!» Qui ·n'a. Ip aiS ,connu -c·ette ·SOuf-h~Mlce .de ne pouvoir être aussi bon: que son cœur, oa.ussi 'pur ·q ue 8>on désir, aussi Jellme {lue sa volon~, é'! 'On .a de 'la bea,uté 'p1'ein ' l'âme, on 'v üudnait la 'tl~adui;re ,pOUl" faire du bien et on aboutit à si ·peu !


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rQuand je vous. Il iv1re mon poème, ·Mon ICŒur ne le reconnaît .plus ; ILe 'm eüleur de'm eure ·en 'moi-mlêm·e, ,Me's vra.is vers ne seront .paO' üus.. Sully Prudhomme. Nos rêves Itene's tres, 110,S :projets od'·a'V'elJ.ü1' l~éa!lisés ne nous donnent 'p as plus. .de oontentemenrt. ün ,a1.'riv,e au but, Il,a j'e une fUIe ·dirige s'a o1.ass'e, Il e soldat IpOW',suit lSa ·carrière, et, au [)out ·de qu8ol<CIues mois, J'un et 1'.aut1'e soupir,ent: « Je m'·a,t tend,ai& à ,m ieux, Ice n'-est 'q ue c·e'}e, la !g110ire, ,080 n'est que ,cela .l,a vüc,atÏ<on Iq ue j'ai rtant désirée? .oui, !l10S 1lendemai:ns d',étape sont souvent déçus. La l',éaHté se charge d'e ,s-ouifleT sur nos enrthousjas·m e·s. \l\t[ai,s -a101'8, faut-il -pel~d-re Ip ied ·et, au .lieu .de ,continuel' lIa ICOUTs'e ,s ur .la « haute· Toute», rede.g,cendredécourag.és dans lI a gr:i s,aoilile de :l a .ploaine? ,N on 'et 'c'est ici que, d'une ffi·a in 'ÏeT'me, i:1 Ifaut 'b randir que,nd même son ,dlJ.'alpelau d'idéal, d ,onneœ ,SŒl ·c œur e't appliquer son es:prit à .la réalité. Ces deux -co'm pagnoills d:e notre 'Vie ne sont pas a'ppeloés à se ni même à ,s'1g'noreT, mais à s'Ulnir. 'L e ,t out ·est de trouver le j oin t. Essay,ons. Qu'est-ce que la rérrulité? Ce qui est, ,ce qu'il .f aut ·armer, &uibir et souUrir. Pour vOUSo, enfants, .la r-éa'loité Ip r é-g,Em te, Ic'·es't 1'e devoir de vous :form'eT à votre vo,cati-on ·de f-emme, et ;toute voc-a tion ode ,f elnme ·est une vocaoti,on de dévou8Iment. ~h.aïr

La 'P'ri<ére, 'l 'étude, Ja

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416 -

récl~éati,on,

Un missionnail',e du Hault -Canada étaiir~ )l\ont:ré très Is·oufir_ant,.. d.ans ,s on 'p ays, 'aJprès dix ,ans d'un dll'l' :a-posrtolat. rA 'peine rElimis, i,I se dis'pois e à 'p artir de noüuve,au. Un ,am,i J',aocco'mpagne à la ,gareet, le v,oyant soucieux, lui de·m an.de: « 'Mai,s Ip ourquoi êtes-vous si a.ba ttu? Il y a dix ans, vous ,p artiez av'e·c un .si JJe,l ·enthousiasme et maintenant ... - -M,aintenant, ',Ïoe :sai,8' où je vais! » Et 'J.e llllissionlJ.l,aiiJ.'e, dans une ,r-apide vision, revoit Iles huttes. de neige, les 'courses- sur la glace Ip ar le fl'oid, Il es s-a uvages , les· ·p rivations, 1a m ·ort qui :180 19ue'ttaient. Il soupire. « .iVI'ai,s, r8lprel1'd Is on ·ami, v-ous pourriez res,t er? Et lui :.

PaTce que .le ,M·aître le veut! .parce que ,c'est Il,e devoir!

L'i,déal de sa ,j eunes's e av,aoilt pâli, sa vie de mis,s i-onnaÎtre avait été ,plus -rude ,qu'il ne :1'tavait rêvée et 'p our ·continuer son 'calvaire, i,l ,évoquaj,t ,c elui du IOhrist, ,s on Dieu, son idéal duc1év.ouementà se,s· frères. Et, par de'1à IR. croix, le ciel s 'ouvr-a it à SŒl espoir. Qu',H 'ferait ibon 'l à-haut ·et qu'il y serait heureux, J.orsque, brisé -tout ià fait, iJT appo,r te'r ait sa ,m oisson d'â:mes à s on Maître! Oui, le deI n'aura ,p lus de lend·emain d'éçus; Il 'I'déal, nous .J e' toucherons, nous en vivrons- nous Is er-ons en Lui là jamais, ·car l'Idéa..l c'est Di·eu ! L.

vo,i,l à Il e ,champ de votre aoctivité.

A,l ors, votre O:lon ang,e vous -p arle .du devoOir ·et du mérite à .acquérir et vo't re 'CŒur vous .fait dire amen. Savez-vous ,ce Ique vous faites en l~é.a!l-ité? Un pas V8-! 'S ~'id-éa:l. Not-r,e <1me s'e JOl~me tous le-s jours ,au ,contta.C't; ,de nos idées, viv-ez donc de vo·trl'e idé·al et réali-sez1e dans ,}oe de'v oi-r ,pl'lésell't. Vous pendez voü~e âme :plus -bel,le, vous 1'a:ciheminez ve:r s sa -p8lrf.eoCtiŒl. IL e deI, ,c'·est l'idéal ·conqui,s ! Votre vêtement de :g~10ire ,est tis's·é ·de vos l'en onc'e m en t1S', de rvos ,s ouffl"lances·, de vos mérites, H ·e&t donc juste de dir·e ,qu'ac'q uérir ,l e !InéJrite·, ,c'·es-t art:teindre ,l'idéal; ·et :l-e mérite, où es.t-il, sinon dans Il e d,evÛtÎ'r i,mpos-é Ip ar ,D ieu? Ühe-l'ch,er le bonh-eUi):' hors ·de· ·cett81 voül,onté est vain: IÎJl Ifaut T·es-ter dans 'le plan divin :pour ,être ,aogréahl'e là iDie-u. lE t Ile ·devoir, IC"es;t l,a rréaUté d.e tous les j,ours, FlaSsons clO'110 de notre d-evoir 'l'idéal 'réa.1is-é, -caœ :rien n',est plus beau. H ffi'e revient là. Ja mémoire lUl -wait d 'h-éroïsme qui vous 'plaÜ'a. .aussi, chères 'leotJrirces, et -q ui .coID'p1éter.a ·m a pensée.

»

Et il s'èla.nce dans le train.

Houpette et... petit chausson

'Or, la 'p rière ·ennuie ,quel'quef01s, !l',étude fatigue, J,a ré'créaUon n'est

-pas toujours 'c-e,Ue que vous d'é siriez. :Mais Il-e odevoiT ,est JJà et ·du!' parfois. Comme ron voudrailt -franchir Il es murO' et Is 'en ,al.ler 1à-haut, 'Sous les sapins de nos 8J1pe-s" respirer un ,aoir ,p lus -p ur!

417-

trè~.

J'anive de X . .où je suis allé -chercher doo petites slp lendeurs, hon mar·ohé, 'p our ma Vente. Fatigué, sur.me:n é, Ij'arrj,v'e jus'te à ote'lnps Ip our saut,!O!J:' .clans IH'

h ',ain de Paris .

Tou t seul, e,t dans un wla gon IClL,auffé !... Je ,m 'insla:lll e dans un .c.oin,e,t, hal,ancé ·au n "th:me I]).erceur -de s· loul'd·es 'boggies·, je m'enc1Ol's, doucement, dans 'l'atmosphère moit e_ .. o volupté de vivre! Une s~.ation ... LaqueHe ... ? Je ne s,ais pais. lvbis void 'q ue montent deux voyag,euses ... Plus Je :filon! ,La 'p l'emière, affairé e.... très .aff.ah',ée ... Paquets à dlroHe... iPruquets à g.auohe... Paque·t s Ip artout! EMe r,isi([iue un 0011 dla ns mon ,compartiment .. , Inquisition ... Inc1é-· cision ... ? Un cur-é! ... Elle l'e·cule ...


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418 -

Enfin, eUe se dédd-e et rs e 'm et dev-ant moi. ENte ,aime mieux !ça C[uede risquer d'ê:tre ,as,s als's inée ·d'ans 'un eom'p al'timent (lése,r t. -c'est ,curi'eux 'co'mme on ra confirance en nous! LIa, se,c-oncle vOy3ig-euse a :suivi Il,a première. Discrète et 'p acifique, 'e,}lle n ',a Im,al~quB aucune hésitation. EEe ,p r'end 180 ,coin cu,s'p ontble et, tral1'quiHe;me:n:t, y install e s-a ,petite personne mt8nue.

:;: * *1 IMla voyaJg euJs-e SODt d,e,s j.oul'naux ,et des journaux .. , Que de .iour·l laux !.. . derp uis Ric-Rac jus'qu 'là ... ,ex,ce'p té la Croix. EUe en d,érpùie un... Candide ... iPui,s un ,autre" Gringoîre ... Ell e ,chercihe ,d'abord !l'e,s imarges ... Tout à ,cloup, ·l.a voici Iq u·i ,s ',arrêt e .. , 'iVI'arde'll1,oisellile a œarngé ·cl'id·ée_ Elle ouvre ,son ·s a,c, 'peau ·de rs'erppent, s'e re,g arde dans la gl,a ce .. , de -fac-e ... à dl'oi:te'... à g,a:uche .. , ,s e frotte :le ne1z a:ve'c de ~,a Ipouclre,., se met du Toug,e .. . se me,t ,du blanc ... s e met du Ibleu.:, tou'te ,s a ~cuisine en pl·ein .air. Bien 'que pei,ntpe, et ami de rl,a ,couleur, ,ïes time qu'eUe exagère .. , De·tte .petite dame n'·a ip as le s'entime.n t ,des «valleUol~s», ·Ca-l-mée, bien S011S 'l,es arm,e1s, e,1:1e re,p rend ,s on jourua 1. pras 'p our l.ollg~t,elffips ... ,M,aintenant, ,c',e,st son ,chia/peau ,qui l 'inqiète .. ,! Oh ... ,c.e 'ohrupeau!. .. <Si on 'p eut a'p pe'l,er « ,chape-au» l'e,s.pèce cl'asSliette là ,des's ert ,qu"ellIl'e, por:te, 'en. léqUl:iJli:b.r-e' ins'bab1e, :sur rI el IcôM 'Ouest d·e sa ,tête .aur,éoJ.ée de ciheveux ,d'or. Une 'orehl:le, -doit rcrert.a,j,n elm nt étou.Heœ ·et Il' a utre .cI.a'q.u er -d e's .clents ... si Ij 'ose m',e'XIprilmer ,a insi. ' , M:ème entre -les oreillerS, I} ':ég'alité n 'est qu 'un « va. in , mot» !,.', Icom·m·e dirrlait ,B rutus. Nouveau ,coup de ,g.lace. Il y a. évid,emment que'}'que rch.ase qui :s',obstine ,à ne 'p as a,11e.r. Ah! que ·c're st relonc .cl.ifücHe de détermin.er Il 'a,n@l.e eX8Jct qu e Je peüt chapeau cloilt faire ,av-e,c ,1',épau1'e! 90 degrés, ,c'est trop ... 85 ... ,p as a'ssez ... Tous .les rrnal'is devœa,ient s'Ül'tir de ICentr,al'e 'o u de Poly-te.(~Jlmique .pOUl' aider le,url' Jemme à l',ésouclre ,ceprob:lème, . A ,ce moment Tête, ,et me .fix,e.

intuition

,la. ,p etite clam e veTt ,b illard s'ar-

Mon ,aiT quekonq,u e et rhrrarv,e ho'm me Il,a 'l'assure. 'Eviclem.ment 'ce Icuré-,lrà :11-e voH rien ... Il doi·t réciter des patemôtl',e's e:t, s,e d,eman,de'r comment il v.a vendre SŒ1 'mie1, et se débr.olü1le'l' tout rà l'h eure ,dans le :Métro_

Un bond ,p our atteindre lI a valise 'qui m 'inquiète, EUe en tire' une hoî,te -d e « Vichy-,m enthe »,et .s"en 'o Ur'e deux pastille,s. ,Moi, rien ... j'Vron sUbcons'cient, vex\é, abandonne l'examen .. ,

.A Il 'exotrémité de l,a 'b anquette, Il',autre jeune fiLle es't ,t out rà -fait chez ,cUe. Figure fine et s'eneus'e ... 'p roül de médaille .. , toi) ette \bleu m,arine, class·Î'CIue, dis,t inguée>... il.1lsltaoHatioh rationnellile.

E-lle ne lit Ip as. Elle trico!te ... IBoHe tricote, ,c omme trÎtCotait ,m a vieille malman ... .le 'petit d,oigt en In air, avec une longue ai,g uille sur un ·b âti 'ca,r ré de Iquatl~e airguilliles, E'lŒe trÎtCo,te lentement, :a,·i s,ément ... _ Un sourÏ'l'e, répondant à une :pelJ.1sé e ,i ntime, v,ollit ige ·parfois au' coin de ,s es .lèvr-e's. EUe tTicote un Ip etit ·chausson ,d'enfant. ILa il'aine, blanche et' s'p ongieuse, ,p asse r.égulière'menIt ·entre ,s es' doig.ts ouv·erts ... Et, Ip eu rà 'p eu, l,ie voi,s nfcdt'r e, Je ,chaus's on ... In 'p rend >s.a forme ,.. _ s'arrondit s:ans 'coutUl're ... d,evient 'p etit chausson et Ip eti,t ha's. Elle le r·eg,a ,r de à 'distance, ,a ve!c ,amour ... Moi .aussi. .. J.e songe au 'm inus,clüe pied, si déUcatemen:t sculpté, {IU'i va IS'il1s·él'e'r dans ,cette douce ,chose. Ce n"est ,p as pour un enfMlt rà eHe . .F,as d'a,l 1ianc'e... ,S eulement une b>ague de .p èl'eri!nrage ,a u doig t ,a vec un 'cœur 1)l',eton . A.lors .. , pOUl' qui? Peu t-ètre :pour ,m oi. .. ? ,p our ma fam'euss ven.1te de n1a.rcli ,pr{)~ chain ... ? 'p our m '.ai-del' à rtœouver mon rmHrUon: deux ,cent mi,l-le ' francs-.. ,? Voilà qui sm' ait ge,nrtil! .. . Etpour,quoi ,p as ... ?

* * :~. lBi.ng! Hing! Boum ·et 'p ata traJs !.. .. Ghoc -formidable !... bl'ui,t f,erraiHeux d,es ta,m pons. qui IS'élCl"laSent les lli.1& 'contre les tautre>,> . - Nous dré'rai.Jilons! ... ·crie, c'l'a:me 'l,a 'p etite « vert bi-lHard» e11. ,s'e,' ,dress,an:t, a,Holée, ·au ,m iUeu de >son paquertage, ,l equell d-égTingole de, tous les cot'és -à àa foi,s. Ma·i s non ... on ne déTia Hle :pas, 'C'est le mécani,ciern, 'Îila,IlrCoB Ip'Do)),arbTeme:nt , et ,p ar clistr.action, 'q ui' qui a ij)'l oqué s,e,s f,r eins un Ip eu vite là Il '-approohe, de la og,a,.l'e. L',autl',e jeune .fiIlrle n'a 'p as bougé, EMe rang,e SŒl 'CI!1.rausson tCliansun Ipa:piel' de 'Soie-; et ,l e s,a,c ,entr'ouverrt me :lra,is,s,e l!1/p el'üev,oir .c}'.aurtres: petit,':l ba.s·, des 'p elotes de laine ...


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420

321 -

Et, moi, je pense: si vl'aime'l1ton ,a v,ait dérai;Ué .. ? ,s i ces deux jeunes rumes avai,ent été 'p rojetée,s ensemblle, sUbitem·ent, ,au 't'l'ibuna'l de Dieu ! ... Je vois la ,p eüte « vert lbilHaTd» offrant, toute tre!fi1blante, l"em,p loi de sa dernière heure·... sa :houpe·tJte ... son bâton ,de roug'e ... Il 'équilibre de son oa,lot ... ;La, viande creuse de Sles Ilelctures ... Et 'l 'autr,e ... l,a hleu mar,i ne, n',ay,a nt pas ;perdu une minute du temps archi-:précieux, tendant, :les yeux bai,ss'és., le dernier chauss'on b'lanc, tr1coM 'p our un de ,ces 'enfants dont 'le IChrist a dit: Ce que vous faites à l'un de ces petits, c'est à moi que vous le faites ... Sur la ba.l18il1'Ce 'auguste, hou:pette et bâton de rouge, comme vous ,p èseriez 'p e-u !

Un :pa.ni'el' ,de fil de f.er, Ir empli ·de matièr.es enflammées, ,était su.spendu .au-desI3·ouS de l'üri'f,i ce 'et entretenait 'l a ,ohaleur inté.r,i eure. En se-ptemJn'·e de lI a même .ann.ée, le ,p hys,ici-en ICh:a1~lles utLlis·a IPOU1' ~a première f,ois de l '! h.ydrogène rp our gonHer un ha.Mon. Le 19 s,eptemhre, un a'éTostat gonflé d'hydrogène 'p rit ,l-e dép81,t, emporta.n t dans ·s a na-ce.lle un ·co'q, un Inouton et ,u n Ic:anaird. T,o us 'troi,s revinrent sains et s.auf,s. Ce ,que voyant, l,e's hommes d.écirdèr'el1t a'l,ors d.e cour,i,r 18lur ,chance. Le gouv,ernement 'Îl',ançais v·ouI,aH, .il est vrai, 'que les .deux premiers pass.agers fussent des ,condamnés là ômort. « F1oUlîquoi 'ceux-ICi dev-raienti'l,s être Il es ip remie·r s ! » s',écTia Pi·lâtre ,cle Œ\'Ü'zier, et, le 21 novelffilwe, i1 ,:,:.'elJ."DJbar'qua·it a:ve·c .l'e marquis ü'ArIIR.ndes. Hs tinr·ent l 'air .pendant 25 minutes. ILe r,êve müIénaire étaH devenu rréa.lité: l'homme av'a ilt vaincu les airs.

,Mais, ,toi, .m inus'cul,e 'ohau&son de ,laine blanche, pèserais Il ourd!

,Ce n'·était '}là qu'un début. ,S ans t-ard8tl', 0011 entreJprit .de reche.rcher pal' queLs ,m oy'eus on Ip ourrait ,arriver rà dir1ger les aér,osta1ts, de faç-on à en .faire .un véritllible moyen de Itrans,p ort. Les ,propo.sHion-s les plus variée's ,Sie ,s uccédèr,e:nt, mais ,leur l'ésull tat pratique .était nul Ce fut ,au XXme s iècle sell'l·ement 'que l'e ,comite Ze'ppe.lin, utiilisant l,a f.oTce motrice ,p our 'p r,opll'Lser Is on .aéro,s,talt, fit du 'baHon un « dirigealble ». Raplp e'lons toutefoi,s .que, ,durant le siège de IPaœis., les ])aHons l,ibres r·e'l1.Clirel1t des ISle rvi,ces ,8)pprécia,brl·e's. rD u 23 ,s,eptembre 1870 au 28 janviel' 187'1, ,6,6 .b aillons ,p ri'l'oot le départ, emportanJt 164 rpa.s.s,ag,ers, 381 pigeons destinés ,au !trans.port d,es Il e;ttre.s, ,cinq 'chieins et 10,675 ki,l os de cor.respondance. 58 haIll ons 'p upent :fTa'nchil' la z·one inves,tie, cinq ful'ent .pris Ipar l'e.nne,m j, un prit feu ·et deux it'Ümbèrent ',à Il'oe'a.u,

·comme

tu

:;-: * *.

P,auvre « vert billard» ! Si je s,avais \Son .adre.sse, j,e lui 'enverrais Icette 'm éditaMoll qu 'elle m'a, inspÎl~ée, ·et 'q u'eHe ne ,connaîtra 'peut-être jamais, .. Et .pourtant, H faudrailt hi·enqu'eUe s,ac'he.... Pierre l'Ermite.

Variétés la navigation aé"ienne Il y a eu, l"été dell 'lüer, 25 anS' que 'I·e premier di-ri;geable du 'co'm te Ze'p pe'lin ,effectua ,S'on 'premi'6'r vol au Ilong 'COUDS, - d,ans Ila régi<Ol1. de Luoerne. TOlut le :mol1de étaitt 'aux 'f,enêtres rp our II.e vok passer, et ohacun ,criailj; au ,mir,ade! AUljourd'hui, - un quart de sièc1e :plus ta-rd, - lia 'p,l upart des gens ne 'tournent 'm ème plus ,l,a Mte ,à l',ouïe du vrom'b:is,sement annonçanrt; l',approche .du « Ze'P P», t.ant il 'est vr,ai ,qu'on -s'habitue ave·c une :r,apidiM déc'o nce,r tante à ·considéreT 'co'm me -ohos,e toute natur-eUe Ice .qui nous s'e mJ)lait au 'p remier 'ai>ord ID1 'prodige·. La navigat,ion laérienne a fêté en 1933 SŒ1 l'5 0me ,annive·m.aire. Sous ·cette fOT'ime, Il'.e,xlp ression est 'P'eut-,être un ,p eu exlag1érée ·carr s'ill eSlt ,exa·ct que .l'a'l1.cêtre du dirigeable', la montgoMièr,e, ,a ·effectué 'S'a ip remièl~e 'lliS,c·oos-ion ,en juin n.83, il ·a néanmoins f,ahlu attendre 125 ,a n,",) encore ,p our 'que l'aér.ostat dévienne un v'érital]),l.e moyen de Itraflls'p ort, au sens ,US'll8Ù ·du Iter;rne-. On l"aconte ,s'ouvent que 'c'est ,l a vue ,d'une jupe mise à sécher ·au-dessus d'un .feu, e't ,qui ,avaàt été süu}.e~ée 'p ar lia ,chaleur, qui ,a. donné l'idéJe ,aux .frèr·es 'lVIontg.olfi.e'r de Iconstru'll'e 'l eur premier .a,'ér,olsltat... Ainsi rJ.e veut lIa ,légende. Quoi 'qu'il ·en soit, ,c"es,t Il e 6 juin 1783 ·que .Ie,s ifrèr8ls ·M ontgoHier firent 1'eur 'p remière 'expériel1Jce puhU,que. Leur ballon s'phérique, qui ,cubait 800 ,m ètres, goni,lé au,dessus d'u.n feu d.e bois. ,s"élleva ·as's·e,z rapkl,elme'l1it à ,p rès de 5DO mètres.

,Penda,n t 'c,e terrnps, les ·partis·ans du !plus !loUil'·d 'q ue l'·air Ico.ntinuai.ent leurs recherche,s. On sait que, de,p uis ])ien longtemps, ·de nombre.ux Ïnv8lnteurs étai'ent hantés Ip ar le désir d'-ÏmH·er 'le v'Ûll de .l'oise·a u, et qu 'ils ont 'cons,t rui,t là 'üe't 'ef!fet des la·ppareHs v.a.lrant,s ,de tout.e ·81spèce. Ce fut Il 'Alil eman,d Lilienhllla,l quJ. inv.enrta, vers 1895, ,l e 'p remier ,des -grands ~planeurs, .après -avoir observé minutieu's ,ement !le vol de,s< 'Cigognes. Il avait construit une Ip etite tour, du ·na.ut d e, llliquello ~l 'effectuait de.::; « :gl,i.ss'a,de·s» aériennes assez iréus,s,i es .... jUSi(lu'au jour où il ,se tua au couroS d 'une expérience .(1,896). M,a-is Illà ·encore, i,l 11e s',agis,s aiôt que de vols planés, ·ex'é·cutés d'un point ,que1col1Jque à un autre situé à une hauteur inf'érieure. Autre,me'n t dit, avec 'ces R.ppa:reÎ'J.s, il était impo.s's ib'le de s'élever dRUS ,les air,s . lL'industrie de l'auto:m.ahile 'a rendu, Is ans le 'V,ouloir, un sesrvic.e ines'tÏ'mable à ,J,a, inavigation a.érie.nne. ,Ce fut ·en ,eHet ,la ,création du mot'eu!' a.é-ge!r là ex'p los,i on qui 'p ermH là l',aviation ,d'entre'r dans la voi,e des réahs'llitioTls 'p r,at,i'ques. ,L e 17 'dé,cemibre 1903, a'es .frères \V-right, -ayant monté un de 'ces mot,ee-urs Is ur leur ])iplan, l~éussirent à « décol1er» ,et à tenÏ'l' 'l'air :penclant douze s·eüondels . nésor:mais, !l',avi'ation al1ai,t Ip Togres's er ,à ,p as de g,éants. En 1907, Far,m an parcourt 771 tmètl'e,s sans ,touohe·r te'l're, - Ice qui était ,à l'époqu8i une Iper.f.ormanc.e remarqu.a,h le! IL e 25 juin 1907, .B)J.ériot tr'avers'ait la ·Manche.... et ceux' 'qui ont eu l'occasion de voir, ·au Conserva t.oir,e ,c1e,s arts ·e,t TI1é-tiers de


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322 -

Paris, l 'appa,r eil 'Cle's Ip lus 'p rimitifs sur .lequel B1ériot ·a a c-compli son voyage, de1meurent oém-erveillés de ,ce't te Ip rouesse-. En 1911, IOhavez survo'le 'le Sim'p lon, -et deux ans 'p lus taTd, notre inoUibha-bl-e Bider eHectue s on f,a'm eux r,aid Hern e.MHan. Dé1j 1à ,l'on v,oy,aH le ipa.rti -que l'on pourr.ait tirer de Il 'avion ' -comme . moyen de transport ·c omme'J.'ocia1.. . aODs'que ,l,a -g .uerre vint réduire à n éant toute's [,es -e.slp ér-a nce's. Et pe,ndtant 'qua-t re ,ans, l'avi,ation, 'au lieu de 1'-fuppr-01Cih'e-r ,le'8' :peuples, [ut un -~g-e'l1It ele destru ct-ion des _p lus 'a ctifs. Il va s-ans dire, d'autre part, 'que Ik t gU0rre fit ·f.ai·r e des Iprogrès immens-es là 'la tech11Ïlque de 'l'-a v-i ation. La guer,r-e ,t ermi.née, .011 -p ut 0nfi.n s'Ûnge'l' là -créer une aviation -colmmer<CÎ'al,e. ,Ce'l le-ci ·ex'Îs't e Ichez nous depuis 18'22. La -p remière -année, le nombre <des ,p ass-agers fut exaotement de 22, et ,p our ef.f.eduer ,l e tra'jet Genève-Zurich, il faillait ,p ayer la baga teUe ele 110 -francs. 'Dix ans Iplus tard, l'avi,a tion su,i ss e tr-aTIsport.ait déijà 'p lus de 25,.000 pass,a;gers, et -a ctueUe,ment, pour aHer de B~l e à A,msterdoa!m, i'J n'eu coûte Ip lus que 10'4 urancs. En 1922, -liOO 'a,ppa1'ei:1s .à <Cinq -p l,a,ce,s étaient encore très l'ares. En 192-6, l' « Ad Astr:a» -p os,s-édait déjà des alppareils à ,dix 'p laces et l' « ,I n:l.Jpe-rilaa Ail"way ICO» ava-i t en .s-ervi-ce des appa-r,ei.ls là 14 pl.a-ces. Et c'est trois -a,ns plus tard qu 0<11 a -c'Ûnstruit ,1e-s -machi'l18Js g,éa,n tes DoX (70 ·places) -et G-3S 1(35 'p1,ace,s). De-p uis }.o1"8·, on n'est pas a;lü& ,p lus

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323-

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L'Ecole primaire, 31 décembre 1933 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu