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L'Ecole primaire, 15 décembre 1937

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CHAMPERY

L\1. IMichelet J ean-Jos,e,ph, in st:

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rBanqU~ Cantonale du Valai;' -----==~

SION

66 nte Année

No I~

aION, 16 Décembre 1937

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d ·édu~·atior2 L'ECOLE PRIMAIRE . ON 1\: ':: DIT PLUS

paraît 14 fois pendant le cours scolaire

"JE DÉSIRE

ABONNEMENT ANNUEL: Fr. 6.-

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Les abonnements se règlent par chèque postal II c 56 Sion, ou à ce défaut contre rembourseme lt . . Tout ce qui concerne la publication doit être adressé directement à M. LOUIS DELALOYE, Secrétaire au Département de l'Instruction publique à Sion.

Les annonces Bont reçues ex'clusivement par PUBLICITAS. Société Anonyme Suisse de Publicité. Sion Aveonue de la Gare - Téléphone 2.36


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Quelques !/ouveautés : Dr FlIed. Blanchod - AU PARADIS DES GRANDS FAUVES . Voyage dans l'Est africain Un vol. in-Su d e 264 'p ages avec 49 1)hot. et 3 Ica'r tes, bu' ..6.50, r e~, 9.Infrutia.able et ardent v oyag eur, l'auteur, dans les plames- afrIcaines du Ser en gh etti, s'est approché - ,s~ns arInes - d es fauv es dont il a fi xé d'impressionnantes nuages dan s leur habita t naturel. J.-E. Chable LA ROSE DES VENTS 3.Un volum e in-16 broché ' . ... " ' ,: Le lac, 'l a vigne: des paysages E.~premt.s d u~1e ~oesie infinie, dE'AS hommes et des Jemm·es qm lutrient, qUI pement, ai!rTIlent et haïSisent. Un roman poignant dans Bon âpreté. Mlme M. Gagnebin-Maurer - LE . DESSUS DU PANIER ,P oèmes pour les Jeunes Un vol. in-16 ll"eHé pl ein papier, couverture impr!mée en ,coul: 3.Ce recuei.l de poés'ÏE's .s era le livre préféré ~e la Jeunesse, celUI auquel on revient. dans les heures ,gales ,co·m me daThSr les heurels tristes. Charles Gos VOYAGEURS ILLUSTRES EN SUISSE Un volume in-4° relié avec 25 dessins ,au lavi,s de F. Traffelet 12.25.Edition de luxe numérotée. . . . ',.' , . Ouvrage séduisant où l'on voit passel' en un deflle ~I'~tores<fUe quelques-uns des grands pèlerins de Il.a pensée qm IUustrent .le XIXme ,siècle littéraire: Hugo et Balzac, Byron, V\Taigner, Tolstoï etc. J. Petitpierre LE MARIAGE DE MENDELSSOHN 1837-1937 Un centenaire Un volume grand in-8° orné de 95 ill. dont 2 pl. en couleur,s et 20 12.hons-texte broché. . . . . . . . . En un élégaY{t volume .richement illust~>é, l'aute'!-F .~r~ente un Mendelssohn inconnu et plus humam dans 1 mtJlmIté de sa vie fa!mliliale. G. de REYNOLD CITÉS ET PAYS SUISSES 20.3 volumes in-16 broché·g 10.-, 3 volum€'s in-16 lI'Ieliés Toute la Sui,Sise 'r evit en ces trois )o11s yolumes comme en des fresques lumineuses, de ses Vllle~ ·a ,ses Ahamea~x, d~ Stes forêtls à ses vignes et ,à ,ses lacs: c est ,son ame qm ·s e Tevèle. G. de Reynold CONTES ET LÉGENDES DE LA SUISSE HÉROIQUE éddtion définittive .Un vol. in-16 av€'Co 21 illustrations d'Rd . Bille, relié plein paI?i~r 4.Ces légende-s font revivre av·e.c .beaucoup de ,couleur e't ~e poesle l'époque héroïque des orIgme.s narbonales et. sont Illustrées de vigoureux dessins d'Edo BIll~. EllEtS. consi~Ituept une œuvre intére.s sante du folklore sm,ss-e qm plaIra a chacun. O. Treyvaud LES DEUX ESPAGNE r: 1937 Carnets de route 3.50 Un volum.e in-16 broché, illus't ré . . .: . L'auteur a eu 'le privilège uni,q ue de parcourIr succeSSIvement lets -deux camps qui se disputent l'Rspagne e~ de .s'avanc'e r jusqu'aux ~remi~rE's li~·nes . Il en a r.apporte un ~.oLLli rrlOLUT-l'lID j,]n e et. nar.t~aL_ _ _ _ _ _ _ _~_ _ _ _ _ _ __ _ _ ·

SION, 15 Décembre 1937.

No . 13.

56me Année.

L'ÉCOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA SOCIËTË VALAISANNE D'ÉDUCATION SOMMAIRE: Et toi Bethléem .. , - PARTIE OFFICIE.LLE: Cir,cu}.aire· au P. E. .- Maîtres de gymna.stique du Valai,s, romand, - ChroniqU E' de l'Union. - PAHTIE THEORIQUE: Des courls com:plémentaires. -- La mis'sion d'une école normale. - Les fiches ecolai,r e,s. -- Manière.sele renelre la lecture ,p ers onnelle profitabl,e. - La p 81l'·· ,e onnalité de l'enf a nt. - Art national et charité. - En .g.lanant. -NOS PAGES. - Bibliographie. - L es fêtes ele ' décembre.

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Et toi, Bethléem...

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... Et toi Bethléem, pet,i t bourg de Juda, le plus petit des bourgs de Juda, le plus brillant des bourgs ,de Juda, tu brilleras éterneNement au-dessus de tous les bourgs de la chrétienté, éterneUelnent, ilnlfin~m.ent CCLz-dessus de tous nos bourgs obs'curs, 'de nos petirtes pCl,I'oisses chrétiennes. ... les plus gl'andes de vous - paI'oisses chrétiennes - les plus « saintes » pm1mi vous, les plus pleines, n'ont rien eu qui approchât, mênœ cl"infim1ment loi'n, ce qui a été donné cl ce pe.Nt bourg perdu... . Qu'est-ce que vous êtes, gl'Cmds ' diocèses, grandes vWes, grandes peu'oisses, qu'es t-ce que vous êtes eiLz-p rès de ce . petit bourg? . ... Vous n 'êtes rien, villes elu-Miennes, grandes viNes, résidences de chrétwnié, chaires, cathédrales, vous n'êtes l·ien. Cal' tout Cl été pris une fois pOUl' toutes et rien n'est plus à Pl·endre. ,Car je vous le dis en vérité, ce petit bourg perdu a tout pris, un jow', une fois dans le te1ln:ps: une fois clans réterni:fé, une fois POU'I' toutes, une fois pOUl' toutes les fois ...

...U a été donné aux plus grands pécheurs d'alo-rs et de là ce qui n':a pas été donné aux plus grands saints des plus grancls sièoles. Ce qui n'a paIS été donné depuis. Jamais. A personne .... Eux, ils ' l'ont vu. Tous ils .['ont vu, sans se déranger, ceux qui étaietntf là et ceux qui étclrÎent venus exprès et ceux qui n"étaient pas venus exprès: les bergel's, les ,m ages, et' l'âne et le bœuf qui soufflaient ,d essus pour Le l'échauffer. Il était à portée de la voix, Il était à la po.r tée de kl main, Il était à li a portée des yeux, du regeu-d des yeux, et cela ne reicolm .m 'encerQJ point. Une étable clans ce bourg perdu, une paz.zvl'e établie, dans ce pauvre petit bourg de Bethléerm, une étable a vu naître une


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1'oyau'fé qui ne pel'lra pas, une simple étab;le, une royau{é qui ne disparaî.tra point dans le.$ siècles des siècles,' jo!m'ais une étable Cl vu nalt1'e un l'ai qui 1'ègnel'a éternellement. . ...Une pal'ois'se s'étcnit levée de bonne hew'e. ENe s'était levée avant. tout le monde. Et elle avait produit le scciint qu'on ne l'etera pomt.,. Charles Péguy.

P-ARTIE OFFICIELLE

Circulaire au personnel enseignant Depuis l'oUfV,er,ture .du 'CoOUTS sco}airre, il est parvenu au 'Départ'en1'ent di.f,férel1'tes r equ:êtes Idle 'l11'aîtries 'e t de n1aîtr,es's<es, occupant um. nouveau post,e, teIl/da nt à obtenir l'un. des 1I11anuds ci-après: IMJéthode de d'es,s in - !M1éthDldle de ,c aku'l oral - IM'a nuel . de ,Ireçons de IChoses - Manuel de gyntnlals tique ~ IManuel d'.enseignement antialcoolique - L'E.colier poli - \Les 'F orêt.s. de 1110n Pays, ·e tc. Nous ne parlerons pa's des autres ouvrag.es qu~ n 'Dnt pas tfla~t ·dir·ectelnent à l'ens·e ignement, sDit les œuvr,es de IVIlMl, 1'11-

A~on,. Du~'uz, T,amin~, Glosuit, Grü'li's, BéTa'lid~, Jacquen1ret, .etc., dOlv'ent aussi fairr e paTtie de la bibliothèque sCDI'a ire. lA ce proipOS, nous rappelons' '1es cirrcullaliT,es qui ,ont été adTe~sées antér:ieur-en1,emit ram 1Personnelenseignant, ,l 'avisant que le~ l:uvres, lnanfuels, hrÛ'chm.·'es, cartes ·e t Ialutre s objets, ne lui ont pas été r·enus là titT,e personnel, m 1ais bien en faveur de la IB ibliothèque de Yéc:ole. A ra venir, à 'la fin de chaque 'cours sc 01Û'r,e , le PeTsonnel enseignant est prié de dresser l'inventair,e de tous ,Iles' livr,es et -opuscules. :appartenant à la bibliothèque et de le r€llnettTe où ~a Commission scoloaill"e, Protection de la nature : TTès· p rochain€lm·e nt il sera (aldlr essé au 'P ersonnel ,e ns'eiglnJa'n 't; outT,e l"Annuahie du ·D éparten1eni, une b~oc'?ur;e sur la tProtection de la Nature en VaJ.ais . ,M in qu'e les ~res InteT,ess·a'n tes données de 1Vr. le ID r IM'aTiétan ne deu1eurent pas Inconnues des élèv,es, n1aîkes ·e t InJaîtr:ess,es 's ont invités. à C'Œl1ln-enter les chapih'es les nüeux à la portée des écoliers. de leur 'r égion. qUI

lVLessieurs les 1nspecteUT:s .s'co1Ja:i res s'aSSUT'eI'ont, au cour'\! de leur 2()11Ie visif:.e, si cette orientation ,a: été réeHen1.ent d011lnée, IS ion, le -4 'dlé üembr,e 1937. Le Chef ·du Dépa1'lement de l'Instruction publique; IPITT,BDOUD ,

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J ournée des Maîtres de Gym n astique du Valais Romand vue par une participante 'C'est süus l' égide de St-jyI,artin que s'·e st rdlèrourlée là \M,a'l~tign y la 1re journée de l 'Associ,a tion des NI,a îtres de gyn1nasHque d'1l Va'lais romand. 35 J.l1elubres lavaient 'répondu à la ipTes'slante bnJvitation d u ConTi'bé. Nous 'a von s noté ave·c Ip laisir la pl~ésence de 11 insti'tuh·i:ces. (L'a s·éance .administrative S 'üuvI~e ·à 10 heures pa,r la lecture du pro'tocole, r ap'PT<Ybation lèUes con1ptes , l'e l'Iaipport p'résidentiel 's u.r o}',a,c tirvHé du group'eln.ent dUlf'ani 'l'Ian'l1lée scolaiT'e 1936-37, lVn011'Sli'elU" ·Bertr.and, notre dévoué pTésideni, n'Ü'us.apporte aussi 1 assuralnCe .de 'l a p 'r é ci-euse ,syn1.piath:Ïle -e t ,de l'encour'a.geante Cün1préhension de !M. le ConséHer d'Etat IPitteiloud. 1C',e st poor nous uue occasion de nous ré jouir et id!'augU'l~er b'ea!U'0oup d-es prochaines i;n~tia.f:iv'es de notre nDuv-eau ,Chef. Divers,es lpropDsitio'l1 s sDnt ,e nsuite ·exŒn1Înoos; j.e 're'tiens oeHe ayla:nt tpait aux journées Tégi'Üna-I'es d"étude, ,L ',as'S'o dation décide qu'en priill'cipe, un gr-oupelnent peut par -Iui-m:ême fix.er. le lieu e! la ·date d 'une journée uHéri:eure et d emander au IComIté de lUI procurer un di.r ecteur. 1~1ais le dou id!e ~la n1!artinée a été bien oe'rtainemeni lia ,l eçon donnée piaT ':\1. 'H uibert rà 'Un groupe d'élèves! de 9-10 'a ns. L eçon de gy111inasnq.ue? Non , pas seulien1ent, Inai:s une leQ?'l1 directe, si'mp'le, 'p rofonde, « une leçon n1.odèle » ,s anS' s'On corol,lal'l':e ·de banalité. Le princip'e d ',a'c tion, «-I,e f'ai'l'e 'agi.r » ne ln'a, pour ma paTt, ja'mai,s été aussi hriHan1,m ·enrt délnontré que pendant Icett.e brève den1Î-heure. Tout Il'e parti pédlagogique qu'un lTI1aître ·a drolt doit ther de La: gyI11InastÏrque, nous le lisions su.r 'les , :isages de ces élèves inc·onnus .a v·ec l,esquels, dès la l1üs,e en· train, '}oe prof.esseuT avait étarb'1~ Il,e conta,ct. « L']nltè~êt » , Ce fadeur rétif ,se révél'aÎ't do-cHe ' et la leç011, elIJe-n1ê111e -combien ·s'Îll1iple. Ve dîner, eXI()~l,lent , réunit 'l es particip'a n,ts à -l'Hôtel du Grd St-BernaT.ct. Je ;diois oConf.es,s er que la plus If:panche 'coT'di-a'lité sporHve l"assai's onna. ,COll1:J.ue rl'ex'PTÎ'Inait une de nos. ·c ha'l ïnantles collègues : C'était sylnpathil<}ue. IL 'a'Prè,s -midi était 'Col1's'a.cré au tna·vai.L C'est avec entrain, si'i nplidté et bonne volonté, que nous suivÎlnes chaque p!ar.f:ie dupl;ogI':auuue donnée stUlCoesis ivem.eurt par nos 'C'O lnpétents .ctiTecleurs, dont nous pûmes , pour nohle plus g-rand Ibi,e n, apprécier les Inéthodes. Nous les Tel1JoerciOll11S tout :particulièrement. 'C"est une réelle jouisSiance ·de se « N~lnettr'e ·en f.ol"l11'es » la journée du 11 no ven1hl~e nous en a fourni 'l''Ücoa'Sion ~ Et con11ne


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le faisait judicieus0lnent pessortir M . Bertranld!, dans la di'\cuS'sion qui 'a ·suivi, nous avons nl.ai:nbenant du Ip ain sur La ,p lanche, jusqu'aux 'p'r-oc'hai'l1'es journées d 'étuldJes . tA chacun de tir,e r par s{)i~ mêlue le nl.eilleur parti d'un enseignement Ï1uplecca'h'le et d"en fair,e profiter sa cla'sse.

Et lU aintenalntt , je ln'adT,e sse rà tous ces nonl.hr,e ux cû'Nègues si'l1cèrelnent acquis à la cause de l'.enseignem'e nt, soucieux de progrès et je leur dis: Pourquoi n 'ê·t es-vous p'a-s des nôh'es? I!l est impos's ible qu'étant d'es é ducateurs cOIuplets vous ne cherchiez pas à ,développer hannonieusenl.ient vos enf!ants de fiaçon là l,es renâ1l'e aptes à prendre activement part à 'l a YÏJe de leuT temps. 0 :1', vous ne pouvez ignorer 1'i'll.unense effort accO:lup'li partout aÎll.lteurs qu:e chez nous, dans .J'éducation physique. H ne s.'agit de rien de neuf, sa'Uif de T,e lneUre ,e n honneuT .Ile vieill adJag'e : Un esprit sain dans un COl'pS sain. Ne pensez-vous pas que l'équilÏlhre idéal contenu Idla ns oe cours pTogran1.1Ue 1l.l.érite un pJetit ,eff.ort et peut-'ê tr,e u:n court exa'm en de C'onsdenee professi.onnel'Le? Y. 'G.

flssociation des maîtres de g~mnastique

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B. Coup d'œil s'u r les c'Ours de nove.mbre

Les cours organisés -dans lie cour-ant id e nov,elnibTe au nOlnbre de 13 ont été suivis ave'c enthousi'aSll1'e par 77 insütutri<ces et 97 instituteurs. 'La nlüins jeune de ces danles avait 49 ans 'e t le plus âgé de ces. !~1eS'sieuTs 53 et ce ne sont .pas ceux-là qui ont mis lll.oi:ns de cœur là l'ouvrag,e. Qu'en! pensent l'es jeunes institut,e urs d e ,Siavièse ? C. Cours de skis

n sera org·a msedans le COUTant de .jan, ier 5 C OUTS d e skis dans les régions suivantes: Marécottes , Entremont, Hérens , Anniviers et IL ens. Lieux e t dates S'eront 'c om'l umüqués ultéri'eure11l'ent. Cotisations de 1938.

VieTsez votre cotisation au plus tôt au Compte de -c hèques ŒJostaux nc 838 à Sion , ou flai,tes bon a,c cueil au rel11lbo-U'rs qui VallS ç;'er'a envoyé cl partir du 20 d é-cenlbre. Le Co'm ité.

CHRONIQUE DE L'UNION

du Valais Romand

fI propos de notre chronique

A. Cours

Certains de nos lect eurs habituels p euvent ù juste titre pa raître surpris, cette année-c i. du retJ::rrd que nOU5 f-I.ppo-rton s :'t inaugurer cette chronique. Eh bien! de ce petard, nous n e 's ommes pas entièremt'nt respons:able . .on n ',écrit pas cornml'e O'n veut, ni quand on vernt d i-lllS notre jouTnaL Nous aVOllS jusqu'id ·e nvoyé deux articles pour leu r insertion dan s. les numéTos ,du 15 et du 30 n:ovlel1l.bre. Or, le pre mier ,a' subi une s-équestr·ation dans les dos's iers du 'Dépm'tement et le deuxième a pTovoqué une séance de conciHation devant le conl.ité de la S, V. E. , séanoe à laquelle on n'Ous a ipTié de cOHl.paraîtr'e . En fin .de c-aus'e, de notre plein g'r é il faut l'e r-ec.onll'aîtT,e, nous {ivons reti'r é l'un et l'autre. De tous ces dé111êlés', il en est résulté :une mÏ'sle 'au -point que nous croyons ,dléfinitivre et qu'il faut résumer ici. Tout d'abord, il n 'est pas question pour le mom,e nt -de nous priver des quelques pag,es luises là notre disposition dans « l'Ecole PrinlaiTe » . Le comHé de la S. V . E. invite ,s.on rédacteur à ne plus nl.odifier un 's eul ,a rticle sans ,enav~rtir l'auteuT et s"entendre avec lui - le fait s' ét'a ln t pToduit pOUl' le 'COl1l.lluu'lliqué du 15 ln.ai dernier. En cas ,de non conciliation, Iles nlla:nuscrits ne seront s'O'umis alors qu'à la seule censure du comité de Œa S. V. E. ou de son prés-ident.

a) POUl' institutrices : '~1,a rtigny- Villle, nouveHe luaison d'école, jeudi 2,3 décelubre, 13 h. 3'0. Dil'. : iVIaTce'l ,Hubert.

b) Institutl'l'ces et instituteurs 1. IVlernla:yaz, 1,8 décmuibre, 13 h. 30, nl.aison d 'école, lUir. tPignat. 2. V,é troz, 18 décembr,~, 13 h. 3-0, luaison d'école, Dir. !Hu'b ert. 3. IGrône, 21 décenlbre, 13 h. 30, ,m aison d',é üale, Di'r. Hubel'1t. ILes institutrices et instituteur's de chacune Idle ces. régions (non pas se'Ull enl.ent ceux de la commun\e), 's'Ont iillstaIument priés d',a ssister à ces 'c ours. Nous rappelons que le Département leur accorde le congé, i1 ne 1euT reste qu'à avÎ'sler 'l e P.résident de la CO:m1lnissi.on s<colJa:iTle. Dans c-ertaines régions, ûes cours sont suivis par la Ip r,e sque totaH-té du 'P,e r,s'Ollinel, 'ai1 1eurrs, c "esrt une indiff~~ence jnc'Ülupré~lensilble. A~tend-.on que ces COUTS soient abligat01T-eS pOlllr les SUIvre .ou se ]u,ge-t-OInl .as;s·e z If.oTt pour pouvoh' s"en ''Pu,s s,er ? ' 1

Les participants sont priés -de se luunir d'habits. ]leur ip enll.ettant .dle h'aVla:iUer, du nHtl1uel fédéral de ,gymnasHque ainsi que du « ValaiSians ,chantons » .


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384 '-

En somllle, Tten de ·chang.é .dans

aJ

t01.lte

,c ette règlelnentation

t::1. si l'on ne s'en é~ait pas dépaTti, i,l n'y aUl'lait probahle1l1ent pas

cu de conflit. De no~r-e ,e nté; nous avons été prié ,ct':a!b andonner aùtant que possible le ton ac-erhe de notT·e st)rle, Nous aurions ~vi, denunent m::m, a·ise grâce là ne pa's répondne favol"ablel11ent à ùn 1el ' .c~ési' r. Et nous ne doutons- pas que Tien ne !s·el"a négligé pour facIhter nos progrès dans c'e tte voie, A .J'av,enÎl': noh'·e pr·emièr-e revendÏtcation revêtira donc J'.en1.preinbe de !oa douceur ou de 'la ,d ocilité , la seconde de, ienclra plus ins'is,tlante tandis 'Clue nous ne . rÉpondons plus des sui, antes! ! Et c'est Iprécisémen;t à 'Cie st.ade àe la di!s l~ussion que nous attendons la l't'a ction de la cenSUT'e . Dans le f.ond de nous-même en ce l110lnent , nous lui faisons confiance. Nous T'e-eonnaiss·ons qu:ene doit s'exerceT en tout tenlps quand il s agit de bannir Les termes dis'c ourtois , 1 insulte , les vi'ol€nces irnll'tiles, les dénigTelnent'Y sys tématiques. \\lIais a101's nous insÎls tons viveJ.llent pour qu'elle ne nous dépossède pa 5 du dToit de c-ritique. 'L!es ,c ontroverses courtoises s-ont utiles toujoJUrs .et parf.ois indi-spens'3bles. EH es f.our ·, nissent aux uns roc-oasion de redres·s'er des opinions err-onées ·et aux autres elles rt'ldlonnent lia confi'a nce let l'apai'sel11m1Ï nécessaires. C'es{ dans ce but que .n ous :lvions .ayant tout Tédamé et oh~ te:>IlU notre ,e hroniqne, Dè-s l'instfll1t où eUe ne Tépondrrait -pIns au but que nou~ venons de détt'nninel' , lelle n-ous deviendrait en pnrtie i-nutile et il faudrait alO'l's cré-er lBle feuine indépend·ant'e 8 notre usage. Nous d'j'SOllS bien une feuille ~l notre usage ,c ar rIOUS voulons reta.r der ù tout rp rix un étalag'p Idle nos ,quereLles dans les journaux du canton. Aussi bien les aTücles pa'l'u dans le Nouvelliste durant ces dernières semaines 11 'ont pa.s servi 'beaucoup notr-e caUSe et nous n '·avons été 1l1'êJ.é ni de pr~s ni de loin 'à ces polèniques . T'Üubeo:y les dis'c ussions .qui concernel1t le 'c orps ,enSJeigna-nt senlblent bie-n dépaysées dans un journal ét'l"anger là !ta profession et ne peuvent Ï'nrté,resser le gr:and public. Si par ha,s a'l'Id\ quelque lecteur y pliêt,e 'a ttention: 'c 'est surtout ·sans hienvei-H ance ,et pour intervenir sottelnent dans Je débat. Nous -coJll'Pr,e nons -c ep-endant fort bien l'hésirt'ati-on des, ,c or respondants 'à envoyer des cOllununiqués 'c rihques là J'-E cole prilnail'le IOl"sqiUe le rédadeuJ.· assume en 111.ênl·e tmnps les fonctions de chef de servj,ce là l'Instruction publique. (M'ais nous sonnnes en mes'u re aujourd'hui Id"-affinner que M. DelaIo) e ne voi-t aucun inCOIn élüent à .abandonner ses fonctions de réda'c teur. Dans ces conditions le 'c01l1ité de kt ~. V. E. 's!el'ait bi,e n inspi-ré en lui trou-. vant un r.enl.plaçant choisi en dehoTS du 'Départennent. Nous exprimons ici une opinion hien personnel.le ,:= 'a ns en\'isager en aucune Jl1'a nièr,e , ni mettr,e en. doute les qualités du , n;da-c-beur actuel. lllais Idlans le seul but de fI:l,c iliter unL' ,c ollabora-

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üon qUI ,lUSqUI'Cl , au point de vue corporatif, n'a pas été bien acti,ve de la pa'r t du corps enSJeignant, Si les ,critiques qui paTlaissent dan'!Y la pr·es·se ét-ai'e nt le dünlaine exclusif 'de notre organe, s'On développement en d.eviendrait du coup plus intéressant, les txpEeations plus ;aisées et Iplus libres; et c'est avec inl-paüence mêlne que les m·embres ·d'u corps enseignant attendraient s>a parution. M ... Note de la rédaction. 1\1f. CVlonnier. 1e dévoué correspondant de l'Union, nie doit ni exagérer, ni généTa1isle-r. Si une f-ois ou 1 autre, nous avons cru devoir remplacer l'un ou flauh'e tenne qui nous par'a is,sla it un peu vi'Olent, nous avon':1 fird'èlement inséré ses cOIT·espondances toujours irntéresS'antes et si souvent lnarquées au -coin de l'-à -propros. En ce qui concerne les deux cOlnnlJUrn,j.cation~ auxquelles il est {lait allusion plus haut, nous tenons .à PTécis·er que cel,le qu'il avait de,s tinée au No du 30 avril, nous ,e st parvle1niu e un .peu après la date prévue; d'autre !part, nous ne pouvions lïnsérer dans sa forme, certaines lappr,éciation'!Y étant YT,a im.ent h:op a'c erbes là l'endroit :dle '}'.ancien i(~hetf du Dépa-rtelneIllt et Slllll'tout qu'·eUes d.evaient p3.'l'aître le jour 'm êm.e où il aband'Onnait ses fonctions. Quant à la s'e,c onde, nous avons exposé au !Comité pour quelles 1'I3isons eHe a été 'l1101nentanément retenue. Nous ne veITions lll.ainrtena1n!t aucun inconvénient là l'i-nsérer, mais M. 1\10nnier a préféré la reti'l'er. Pour ,ce qui regard,e la rédaction de « l'\Ecole ' Prlml1ire \) que nous aSSllimon~ depuis 13 ans, nous rappelons qu'en 19,3.0 déjà nous avons demandé au ,C01nité de la S. V. E. de nous relnpla'c er, cela au vu de nos nombreuses et la'bsoTbantesl oücupations. Nous avons au reste r0Œouvelé cette demandle au cours de la dernièr.e séan"e du dit Comité,

PARTIE THËORIQUE

Des Gours complémentaires Les -c ours cOInplémentaires, qu'O'Il la1ppeJle encore couram, lll-ent COUTS de répétition, ont pour hut de fouTniT à ceux qui n'ont pu que .fréquenter récolle primaire Ipropi·e1n:enrt dite, les. moyens de perfectionner et d 'étendr,e !oeur-s connaissances. Ils sont la conti .. TIuation et loe compléll1ent de récole du jour. ID 'institution rép-aratricè ~ ces 'COUTS se sont peu à peu transfor.nl-'5~s\ en COUTS dè p.etf,ec~ionnem,ent. · Et c'est h\ leur rôle définiHf. Il s·'agi-t dcmc

Il


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pal' l'iln'tél"êt et la variété des leçons Idle Tendre s·ervice à des jeunes g'e ns qui veulent ,e ncare lalppT:endr,e, en I~aison llrêm.e de ' -ce qu'ils ont appr1s. IMais il n'y 'a ura de chance de Téu~Slite ,séTÏ'euse qu "autant que 1'0'1.1 ,évite d'éparpiller son temps et s'e s for,ces 'a u gl"é du ,c apric.e ou de la fantai's ie; du l~est.e, ce dJa'nger n'est rpas à crai'lld:re puisque 'l e pragl~anllme ét'a bli par l \ rut'Ûrité 'co111pétente préva1t ce qu'H faut ens.eigner. Quant à la réunion dans un m ·êlue ,c ours de ,foroes sen-s,ible.:m ,ent différentes , il y a tout awuüag,e de grouper les ·élèv·es s'elon leurs foroes en divis'Îo'l1's , trois au plus: élémentai'fe, moyenne, ·s upérieure. Gert'aines nlaüères , l'histoi.re, l,a g,éogl"aplüe, la civilq ue, les caus eries a grÏ<Co les ou industrielles, pour lesquelles les élèves n ont qu'là écouter e t à voir, is,e prêtent {palif'a1te.ment là un e l:e çon d "en selnble qui si,nlpHfie Jla' tâche ·et plaît toujour's , quand ,eUe ,est hien fal't e. A la class·e du jour, le ,maître a pour l:l'uxiliaires les livres; aux cours conlplé'l11,entaires, il ,est le seul livre. Il ne p.eut que COll1-pter SUT s'a parole pour ,e nseigner; qu il parle. donc , qu'il 's'enhardisse 'Ù 'affrünter san ,aud'Î:t'oil~e, là parler à tous , à la fois , et non ,à l'oreille d 'un chacun. Hien ne pl'aH à un g.roupe die jeUlnle s gens plus ou Inohl's nOlnbTeux , 001111ue une 'PaTü'l e anün'ée et anücal,e. Il cOIl!Vile llt, i]Jar cons'équenr\:, de l'appTocher très sünplenlent, ·s·ans Ip rétention. l,es leçons. des 'caUTS Id:e perfectionnem ·enrt de cette fonne ,agr·éable d 'enseignement qu 'on appelle les conférences. l'YflalÎ:s il est de toute nécessité que ICe.SI causeries s-oient lwéa].ablem·e nt préparées s-ous le rapp.ort -du If ond et d ie la fonn e; que trè~ peu de chos·e soit laissé à ·1'improvisa1ion , S1.rrtout quand le .n laîtr·e ·est enCOl',e inexpérimenté. . ILes jeunes gens, mêJ.ne très peu 'l eth'és , Is e montren!t 'aussi .f ort sensibl,es aux channes d'une lectur'e :jlntelligente et eX'Pl~es­ siv,e. Il n e 'f aut pas négliger oe l110yen 'fadle d 'intéres\s er ,et d e procurer Id,es clients à la bibliothèque Is,colaire au paroi'ssiaJe s ïl ,en existe une au lieu où !s,e trauve le COUTS. D'une nlanièr-e générale, i'l ,est un peu diffidte d'observeT toujours une l11'arche r·égulière et précise dans J.asuite des leçans. On ,p eut toujours, pal' de fr équentes l~evisions, ,l es rattJalCll'C r 1 une à l'autre, pour que l'intél~êt Is e soutienne, glisser ISlUr 'Les .pal"ties se.c-ondaÎir ,e s .ou arides, :appuye-r sur les faits dont lia C011naissalDice inlport'e le plus ,et s"appliquer à donner à ,cet ,enseig~ne­ Inent le caTactère, la S·h llp li:ci té , l'utilÎ,t é pratique qui lui ,convient et que recherchent ava'l1t tout les auditeurs auxque1s, on s'adl'ess,e. S-al1S aucun Id:Oute, les ,c ours comp1énl,el1'taires, 's'Ont un gl~and surcroît de travail 'pour les In-aîtres qui ont déjà l'école du jour. D 'l a\utre paTt, l'indelnnÏ'té qu 'i:Js touchent (nous parlons de -celle des lnaîtres qui -ont ües c-ours avec la d 'a SlS'e ordinah~e) n '~st pas

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fon.n idable, Ip our nous servir d 'un teTlne. c ourant. ICependant, il y a là tant de bien à faire, du côté Idle l'éduc-ation InorlalJ.,e ,e t civique plus encare Ip eut-être qu'GU point de vue de l 'ill1lstrUICtio:tl proprelnent dite, que les bons Inaîtres n 'hésitent pas à donner ce témoignage de leur zèle et de leur inaltérable dévouenlent. Ap rès l 'énoncé de ces quelques considérations généT'a lles, nous BOUS pennettons d 'exprnn er ,encal~e notre senti'm ent SUT ceTtains points :de détlai.l , <:i i détail il y a en nlatière d 'éducation, SUTtOllt au nloment où le jeune hom'lne se trouve ,à un tOU'l~n 'al1't ,diécisi:f de s'a vie. ·Pour la tenue de ,c es 'c ours, nous IS'0'll1\n l·e s d 'avis de ne l es oonfier aul'a nt que po:ssible qu à d es i'l1'stituteur's bien qualilfiés , c',est-à-diT,e qui pos-sèdent de l' exp ér i ence~ du ta'c t, un gTand ascendant 'Par leur Idlignité de vie, leur instruction et leur situlaüon snc.Ïale 1) . ,Ce n'est pas slans déplaisir que ' nous voyons as's ez souv,ent des débutants, ou où peu près, dans l' enseign em ent, être cha-rgés d e COUTS .q ue fréquentent .des adoles'c ents guèr,e moins âgés qu'eux. Il es,! 1nê'l ne an'iv é que tel instituteuT r etrouv ait I3.'U cours de répétition des élèves qui, quelques années aupar-av,a nt , avaient été s,es 'c ondis'd ples . Il 'e n ,est r ésulté IpaTifois une fanlj}iariié nuisible au prestig,e du nllalître. En ce m 'O luent d ie pléthore, il nous semble qu 'il ne s'eTait pas difficile die t'r ouveT pour les cour s 'COtll1plém,e ntaires un peTS'OUIl'el ens'e ignant :à la hauteur ·de la tâche. IPuis , C011l1neilt veut-on ave'c succès, m·en er de frant des occupations nlll'ltiples? 'C}tasse du jour, cour s du soir , etc ., etc. De deux choses 1 une, -ou l'an nline sa s'a nté, ou l'on ,n1églige so n tl'la vail. ILes üours ·c OlllpJé'lnentaü'es devant être, 'CO'111I111° nous le di sions plus haut, des espèces ,dé cau seri es ou de 'c onférences sur des thèlnes de la vie pratique, de la vic so-ciale 'e n paTti-culier, nous nous demandons si un j eun e instituteur pos1sède l,a fonnàtion n écessaire; l 'expériellc·e r equi ~.e pour réu s~ Î'r dans (',e genT,e d e ,ll: a·· vail. Il faut, à -ce t effet, une dncUJ.n entation abondante, v?Tiée . un e sÜTet é d e jugel11elü ' et ,c1"appr éôation peu ordil1'aÎTe. Sans doute que c h ez quelques suj ets, la valeur 'll'Ia'ttend pas le nombre d es annéE"s. :~1Iais cOlllbien en rencontre-t-on? A-t-on teçu une forluation das<:iÎque, donc longu e, pour avoir l es 'q ualités -requises d '8.ssinlilation e~ d 'adaptation que donne un e 'c ultur e ganér'a'le soignée? Nous avons sou s les ) eu x le pl'ogramul.e d es -cours 'c ompJé·nlentaires. Eh bien 1 nons 'a vouons 'q ue ,pOUT l'-expliCla'tion e t surtout le développenlC'nt d 'un bon n-0111.b re de questions c oncerllant les institutions , l'économi'e, les. T·e lations snciales, 'etc., nous ne voud'r ions plalS nous p rrésenter devant des élèves 'Slans une assez sérieuse pl',é paration, préparation éloignée et pTépaTation imJ11édi'a1e. Il n 'y a qu e -ceux qui n e se doutent de rien qui sont ,c'aJpa ble~ de faire les -choses au pied levé.


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Nous revenons ici ,à une idée que nous' a vi,ons. déjù exprim.ée en son t.em:p 'S , ll11a1is dont la -réalisation 's,e heurt,er-ait ù plusi,e~ll's obs'~a-cles , In:ota'l1l1lnent ,c elui de la dépense. Ce ser-ait .cl -organiser pour les 'c ours de rép étition que l'on pourrai,t grouper 'à oûet ef.fet , des 'conrfér,ences fait-es pa r d es spéciaHs,tes. Le 110'mbr-e annuel de 'c es -conférences serait tel qu'a'p rès un -cy-cle de qUlatTe ans, les 'prinôp'al,es questions t;\ traiter auraient ét-é vues,. Si -ce llloyen paraît peu prati'que , on pourrait fair,e donn et" ces 'c onfépences aux instituteurs 'c hargés des écol,es ü01uplém,eniai're~ . .on les a déjà f ait. bénéCder une fois ,o u l'autr,e de dil',ectives générales; mais nous. v.oudrionsl qu'on tl"aitât avec eux. d 'une faç-on <complète les .diverses parties Ï1uportantes d 'une m.<ê.lll,e branche du prog'l'aullue, spécialeill'ent 'c e qui regl1!l~de l' éducation nationla'l e, l'agriculture, l'hygiène, la 's'Û'ciologie, qu-oique üette dernière ne fi'gll'r·e pas au progl"alnnle. P.our l'agri'c ll'ltur,e, les 'lle çons ne peuvent qu 'être théoriques, puisqu',e lles 'Sie donnent en hiver. Mah ne pouTrait-on pas .organiser des cours itinérants pen ~ dant l,a bonne saiso11, au printe111pS ,e t en 'aut.o:m ne, ,e n -réservant quelques heures pour ces deux 'S'aisions üÙ se pTatiquent 1a t,aiUe de l'a vigne et Idies arhres fruitiers , les soins aux jardins, ·ek., 'et-c. Puis , pour l'ens-eignen1ent de l'hygiène; où il est questi'o n du ,c orps -de l'homlne ~ de ses organes, des c-ertaines ln a l1adies' .ou a'cdd:en1s , .etc., pourquoi ne f01Unil"ait-on pas les -cou.rs de tahh:~a!ux intuHifs? lIen existe ' au:joU1'-d ' hu~ d 'ex·c,e Hents et dont rachat ne ruinerait pas le'Y bours'es 'COIHl11.Ulllanes ou 1a caisse de l',Etat. Si -on veut la fi1n', 'il faut les 111oyens. ILes progr-all1'111eS, en général sont f.ort 1)eaux, -fort prarques'; ,m 'ais il s'agit de les appliquer. Et en Inatière d 'hygiène, il en ,e st une dite « morale » sur laqueUe le prograJl1m·e -est pTesque 'l nuet; n-ous dis'Ons pr·esque, oar on y f'a it bien -figurer la religion, qm ens-e1gne les règles ill1orales. NéJamll1oins, nous estÎluŒlS qu'il lf aud:raii énumér·e r d'une façon 'aJs,s ez ,p récise -certaines questions très importantes de :nos Jours, tell-es iq ue l'-akoolisule, les abus sportifs, 'les lll'aladies yénériennes, ,etc. Que d ignorance et 'de -préjugés- dans. ces -dom'a ines! Et pourtant, le mal est innnemse, universel , et c'est un devoir pour Les éducJateurs de travailler à l'enrayer dans la ,m esur·e du pos-sible. Les cours conlplélnell't'a ires p,e uvent rendre d 'inappréciables servi'ces , à l,a condiHon qu'ils- soient bien donnés . ,c'es't le nlO111ent où l-es jeunes gens s,e fOl'i111ellt défi'llitiv·en1,ellt, où leur 111aturité intel10ctuel1e re'çoit les leçons 'a v,e,c ;plus de rprofit. IMais pour oela , il est nécessaire ,d'avoir un personnel enseignant bien préparé. VoilJà pour'q uoi nous estiluons néc,es's'aires, lalu nloi'n:s uHles , d-es cours -de perfectionneUl,ent donnés ass'cz fTéquemment aux l11'a Îtres qui désîTent tenir des écoles· con1plémen-

taires. Pourquoi n'exigerait-on 'pas de leur part un cer tif icat d'aptitude Ù oes fonctions , c-e rtificat qu 'on leur déliv r,e r ait après cru 'iJ.~ ·auraient suivi un ,c ycle de leçon s de penfecti-onnenlent et fouTni un s Uage de pratique? Le traÏ1enl ent Id:es CO UTS COll1plém en taiTes (400 francs par cours d e cent ù. cent vingt heures) est assez ,e ncouragea nt pour 'e xciter l'éll11.11ation ,et. exiger -certain es cowHtions de s'Uc-cè,s . Nous livTo'lls Cres li gnes à ]a r éüex.ion de l'autorité o0111p étente, sans la llloindl"e Iprétention de nou s ériger en consle iHer. N OlI'S IgJVo n ~ si'lnpjelllent laissé trotter la i)1ll1ne, la bride 'sur le 'c ou. . 1) D-u reste, l'all'ticle 62 cle 1:1 loi in-clique c1éjit que clans les COlllmunes qui. ont plu, i.eurs éco les, le s co u rs comp lémenta il' es ~'ont tenus de préférence p2ol' un maître spécial. Ma.is ce m,titre s:pécial a · L- j] to ujour, les qua] ités requ i ::f6 ? Voilà h vraie Iuestion pour no n ' .

La mission ()'u,ne Ecole llormale A l' occasion d e lcc célébration du centenaire de sa fondation , l'Ecol e normale de Porrentruy ({ publié sous la plume' de son din~ cteLl], actuel, 'M onsieur V irgile Moine) un rapport fort intéressant dont nous extr({yons les lignes sllivantes: « Qu'exige l' E tat de l' Ecole 1l0Tlnal(' ? ». Qu'elle lui fonrni,;se des- tedllniiden s de l'éducation ct de l'instruction , s ' e n:gagel~mt :1 travailler au déveloP'Pclluent des enfa nts qui -leur , sont -2o nfiés. Et que désirent nos populations? De9 instit uteur,s zélés. d ,"'vo u ,~s: ainlant l'enfIHlnce,' considér'ant leurs fondioi1s C0'l11111'e un sa,èer d'o ce, à l'é-cole et hors de l'é-cole. E lles n'ont 'c ure de savants a lgébri's tes, de doctes 'botanist~s, de pS'Y,chana'lys.tes ou de s-tatisticien s; eUes préfèrent 'un « n1laltre }) qui les C01l.1prenne ,et qui laisse un sjllnn spiTi1uel après lui. ICertai'n r~ Etats, eentralisés à l'extr'ê m e, peuv'e nt "traiter 1 in'sltitllteur ·e n fonctionnaire qu 'on p el"l11'llt'e au gré des -capTices, d'ouest en est et du nord lalU sud. Trad~tionna1ist€~ le peu:pl'e b ernois, qui ,cO'llsildlère la 'Conlnlune connue une l"épuhlique quasi aut.onOlue, veut des r ég,e nts de son choix. Il iUlporte que 1 e nseignelnent, service pru'blic, les ,l ui f ourni'Sis'e et ceUe 1111 Ssion lllcolll:be' à 1 Ec01·e nOT1uale. IL es exigenc'es Id1e Il 'Etat et ,des C0ll1.mUneS ne s'exduent 'Pa~ ; r em'uter d'une part un p er sonnel enseig'l1'a nt d'-éHte 'e t v·eiH el~ d ' autre part, que vines 'et calnpagnes; r égions prot ~s'tant es et Tégions ca·tholiques , aient ·toujours des instÎltutmÜ's d e. ]Jeur -choix. Il s'.ensuit IdlO'llC que l'adnüs's ion à l'Ecole 110Tll11Wle :do-it s'insipjrer de 'c es deux 'c onsrt'a ntes et fonctionner cOlHme ' un td r égtilateur ~llor s que le gyJnnase; paT ' dMinit~O'n, ,doH r,eclevoÎ1' tout ,'é'lè,re su s,. ceptjh'le de pou'l'suivr'e d e" hautes ' études. :La tâch ë' est iâ:isée -mi" jourcl'hlli: -l'af flux '-y'ers ·l' Ecole nOr'll1!ale p erm-et ·üYl.·e·· sél\e·c.titni


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éneTgique, qui satisfait l'Etat. i~1ais les diversles- r,égions dlU p3ys n 'en sont pas moins représentées: sur 29 élèves! que cOlnpte l'Ecole ,e n 1937 , 5 seulellloent ,viennent d 'la gglolJ.llé'rartions là ,c ara'c tère UTbain, 'ayant l)lus de 5000 habitants; 8 de villages ayant ,l noins de 400 habitants; les ,autres sont domilCi1iés dans des' b'O"urgs ou des viHag,es d 'iil11portance n1à} enne. En sera-t-il toujour,s ainsi? Il le ,faut, si l'gcole normlaJle veut l'est,e r fidèle à sa 111ission. Des cantons ur'bains , 'COlnn1e Bâle et IGenèvre, peuvent prétendre forcruel' le ,corps enseignant au gyn1l1'aSe ,e t là l'univel'lsité. Une 'c ontrée, groupant 'à la fois de g'ros hOUT-gS industri'els', Idles vilLages agdcoles, des ham-e aux -p erdus, I1Je pourrait le tenter, salnls 'l'is1quer a "enT0gislt rer de ,c uisants échecs. iL e déInontr'e r senarit oiseux. Aussi r ,e xis-bence nlême de l"Ecole nOTlll ale, insHtution chaTgéedie .former le ,corps ens'e ignant primaire, est-'e1'1e peu dli sputée 'e t dis'c utée, surbout d1ez ]Ies instituteur,s,. Un pToblèlne subsiste et qui vaut d'Iêtre édaird au seuil d 'un deuxiènle siède d',a'c tivité : quelle fonue donner ù l'gcole et queUes tendances doivlent la pénéh"er ? IL gcole nOl111a,l e ne ~eut être un 'é tabli,s s'e ment littéraire et sdentifique, au 'Siens que d aucun9 donlnent à ües ,é tiquettes,; .ell-e ne peut ,ê tre 'q u'bu'm 'aine ,e t doit ,cher'c her 'à donneT là ,ceux qui la fI~équentent une éducatio'n intégrale, 'c est-à-dire physique, inteHe'chwllie, sÛ'ciale et ,m ü'rale tout ~t la fois. On ,fut parfois t'e nt,é de l'oublier. Le XIX.l.ue siè,d e s'est oalractéri's,é pal' un inrtel1ectuaüsul'e extl'ênl'e, qui n 'a pas ,épa'l'.gné les écoles nOl~l11a~eSI ; on a voulu que le r-ég,e nt-luarguillier devînt un « hOllnne Ic ultivé » ; on en a )f,ait un magister. Un -s'e ul ll1usde, l,e üerveau, a -é té J'.olbjet -d'éduoa:tion, c0l11lme si .J'êh·,e ,e ntier eût été luépdsable. Une ré ad ionl s'est dessinée de l'éducation nouvel'1e -doit s'ép'anouilr surtout là 'l'E,c ol,e norInale. Une culture hUlmlaine - ,qUii vaut la 'cultuT,e « hUJ11Ia:niste » - puisant son 'esls ence là la fois -dans l'éÛUld!e de l'hon1me, là travers s,es 'œuvres in13.uortelles, et ,dans ceHe ,de la nature, là tmrvers ,s!es phénülllènes les plus typiques -doit pénétrer to~t 1'enseign~­ TIlJeIllt. Et connue r'EcoLe nOTlnale ,e st une .fin en SOI - contralr,e n1ent la u O·ynlIl1'as·e qui pl~épal~e là l'Univet'sirt-é - il ill11porte qu'eHe donne ava~t tout des techniques de traVla'Îl -et qU'leUe 'éveHle et mainti:enne des intérêts chez les élèv,es', Ipour que ceux-d, livrés 'à eux-luêlues, dans la solitude du village, puisls'e nt, là leuTs heures Plel~dues, retrouv'eI' ces ü01upagnons i'l n'mortds que sont :Les gra:rud's ~classiques .ou dev,enir des hi;ytoriogl'aphes, des géographes, des' lbotanisltes ;et ,dies linguistes -végionaux ou 'l.ocaux, là moins' qu'i'l s ~e pl~éfèrelnJt, plrllosophes aux chanups, l'anl0Uil" des lfile'tl'rs, ,dies f'l'ults et des abeiLles. Et pOUT qUJe l'œuvTe éducative soit cOluplète, l'homme étant un être 's ociable, l"EcoI.e nOTll1Ja:le doit . Ibénéficier d'un imIternat. Nous savons, oectes, combien ce système, honni Ipar ~es uns, vanté par 1es autres, 8'8't Id"une app'lication -délieate. Bi,en ICOll1!pTis, l

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et qu'on pense aux « IP ubHos -S,chools » .des IAnglo-,S,a xons - i,l es.t Îndénimlb1enlent le u1.oyen le 111,eiUeu'l' de for1uer l'-ado les'c·ent , s'Ous la c-ondition qu -on y ,cultiv,e l'esprit d'équipe, le sens cO'llectif, Salnls y étoulffer -les individus' dans une 'alt nwsp'hèr,e daus~r:ale. 'Chacun d-oit se 'senti'!' l:Lbl~e en r,e spectant lia iiibeTté du vmSIn; ,e t ·des l'ègl,es comU1unes, ,d!i's,c utées, adrulisles par tous, doiv,ent préplaTer le nonnaüen à la vie sociale idéa'l,e, qui exige un ,code) des ,c01.11JU:mes une constitution. T~ravaux iIJ.1idividue1,s ,e t tTiavaux ooHectifs d'Oivent a~terneT.Les ,s ports, le ,c hant, la 'l11'usique (dis,ciplines so'CÎales 'a u plus haut c1egTé), raIt du bri'Coleur ,e t du relieuT, les Inenus tra,yaux quotidiens .la u1arche Tégwlièr.e -de !J'.établis'sJe'Inenrf: à laquelle tous part kil;,e nt , constitueilt lèLe8 ,éMllnents' éduoatifs qu'une saine pédagogie, qui vis-e à former des' individus intégraux, ne Sans internat, la « République nonnali,enne » , Etat I)eut néo'liO'er. o 0 . ' s" s'e raI't 111inus'c ule où cha,c un s,ert ·en a}nant ses drOlts ,e t 'el ,evoIT' impossible. »

Les fiches scolaires La 'Pédagogie luoderne paTle de fi,c hes de récUJpération. Qu'en est-il ? L'-e xposé qui esrf: If ait à 'Ce sujet dJalns les I nal1'uels 11'e nous ay1ant pas convaincu) nous 'avOln)s tenu ,à assi,s ter, à l'o:ücasion, ~, une 1·eç-on-type donnée palJ." inQ'ÎTe ,a nli, IMi. DoUr en s, dwecteur ,d '~cole à IGenève, qui -a é-c rit une trè,s intéresSla'11'te .étude sur recntu:r~ script. ,Tout d ' abord, l'enseigneluent par .fi:ches ne doit paS! ê~re, con: sidéré COlU111'e une 'l1'loéthode nl'ais bien conuue un PTocede q1m fixe la n1atièr'e -a ppris,e dans ,l e TIlla'nuel, la Ifkhe vi,ent au s·ec-ours de l'élève qui a oublié telle règle d"aecollet. Dans Yexpos'é qui va suivre, nous ne ferons qu'effLeuTer lia {Iue8ition des cm'tes-fiches utilis-ées laissez 'SOIUvent au mom,en~ des répétitions. Nous ne nous arrêterons p,a s non (plus sur les (ft.ch~s c011ltena.11't des indicatio'l1:ssu:r ,le com'P'ortem'ent deS! élèv;es, renselgnemlents par;tilcuHers sur la disc~p'line~ l'app~lication, la te~ue, ek. ICes fiches peuvent T,endre de SIgnales serVIces dans, les v~lles où très ·souv'e nt parents ,c t -é'lèv,es sont étrange1"!s pOUl' le lulaItre. C0111Jm;e 'l ':éducateur doit oonnaître l'élèv,e, ,SIÎ possibLe s'a famille: les fiches lui seront d'un puissant concours. -Deux mots s.eul'e m,e nt sur Jes fiches-l~é.pétÏltion sy~èIne 'cartes .ae calcul - utilisées au mom·ent des r-épétitions du progfia.mme. Lies -a yant ,expérimen~ées, nO'1l'S ~e pOll'von'Y q.u'e~, recommander 1"e1I1[>ll oi Ces cartes-fIches conVIennent pall'bcuherffil1e~.t aux cours supéri\eurs, iles élèves y 'sont mieux à ~même d'aooO!Inphr avec f~it un travaill !Jloersonnel. ILa matière qu'elles peuvent conte-


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niT s'étend 'S ur l'ense:mb}e Idlu programa11e d,e'!Y dilfférent'es bTanches. .cet ,e nsem.'h le est réip·œrti .s ur 30 à 40 fiches , généra,l,enl'ent en autant de oartes que lI a cLasse conti.en1 d'élèves . Voici le contenu d'une Icarrte portant S UT l'histoire, la géographie let l'inst,r uction civique. 1) ILe cl1nlat du V'a lais . rPoU'l:quoi le canton est-H mal arrosé? C1Ültur'es !s"adaptarnt :\ ce clirm at. 2) Indiquez 'Les produits que la .suis·s·e impo-rte et dites d où ih vi€nnent? - 3) BecheT<chez les résultats deS' guerres de .souabe. Qu'entenIdez-vous par indépendance et neutl"alit,é de la SuistS'e ? 4) 'D e queNes nlanièr,es un citoyen p eut-i!l p-erdTe ses droits civiques '? Une autre séTie (p eut ,cOll1p'rendT e gra'mflll'aire, clalkul, 'c atéchi sil11e. ~lai~ ,tel n 'es t pas l'objet pTinôpal de notre 'c Qmn1unication . Hevenons au sujet qu e nous nous s>ommes proposé ·d"es-quisser.

Des ·enquêtes auxquelles des pédagogues se s'Ont livrés, il r ésulte que teUes fraut·es sont fm11Îlières à teJ.s élèves. 1l0ut nlaÎtrc qui a tenu là suivre le développen1eI1t d es écolier!s a pu fair,e ,ceUe cûniStatation . . . POUT eorriger :cette habitu.de, on a imagin-é les fi.ches de récup-é -ra tion. L'applioation de <ce IprocéJclié a donné ' d"exoellents l"ésultats. C'est l' écol,e active l)fônée da'ns Ic el'tains lll'ilieux. En quoi ' consistent ces ficheS ? LVl~térieJ: U~l 'carton de la' grandeur ,e t d e lta· force d 'une 'c arte postale. Chaque fiche porte un No d 'ordr·e. ' . .. Comme il peut y avoir aurtant de s·é ries qu 'il) 'a d e bliarnches d '.enseignenlélt, la s,érie porte, outr'e le No td:'O'rdlre, la dés~gnatiol1 de la branche. Exemple: Série: IGraulnlla ire 'N o 5. Série: ü akul No 23, ,e k. Voici oe que porte Li ' fiche No i Idle la Série 'Granu11ai'l'e,' en usage dans les ,c1ass·es du Mlail ~ Genève, plaeées; s'Ûus la su)'yeillaù'ce ·de · T''éülÏnent pédagogue 'q u'est LVr.. üottTens. . Série Grammaire --

Fiche No 1

Pluriel des nOl11>S composés, 1. Dan':Y ·}.es plates-bandes d e n'as j~rd,ins on. voit des r eines marguerites, des dahlias, .etc. ·2. IL es porte-uw'l1teaux du eorridor (ver'be .et n'Ü111) les g,a tdefous ·.

3. Des arcs-en-eLel. D es 'tête-rà-ttêtJe. Des lailTièl'e-IU1agasins . Série Grammaire -

Fiche No 17

.ces, ,s es, 'c 'est, s'est 1. Ces élèves soignent leur,;; oahiers .( ceux-l1à ). 2. Cet enlfiant a ses ohjets en désol1dir·e (1es ·si'e ns). 3. iMan voisin s'est ca,s sé un hras (le 'si,en, à lui). 4. C',e st Iuon frère qui arriv·e (cella ·est) . 4'0 fiches suffisent pour l'ense111bl,e des principales ifègles de gramil11air·e. Classement des fiches. - ,Chaque ,s-érie de filChes est ,classée ·dans des en."eloP'Pes de eoul,euT difi~érente. EUes sont toujours placées dans lordre ,elle nunlérotation, M'in de permettre 'a ux ·élèves de les retrouver rapidmnent ,e n cas d ie y,e cherehe. Dans certaines classes·, l'élève possède lui-m'ê m,e 'oes fiches. Un tableau affiché pl'ès du t1a bleau noir ind~que Le contenu de "la série. ExeI11pl,e, 'série: Grc~mnljail'e. - (Liste .des· fiches. 1. Pluriel.des noms compos-és. 2. ,Pluriel rdJes n0111S 'PlxYI)}~es-. 3. Genre et nomlbrede: 'a nlour, délioe, orgue, gens, deI, etc.

*** Emploi des fiches 'a près la correction d'une dictée. La dictée a eu lieu suivant La ,m 'é thod'e r,eCOi11Ull'andée. La correction faite, chaque élèv,e entr·e ,e n posses1s ion de son ca'hi'e r ·et corTig·e Les .IllotS Iual orthographiés. Si l'élève éprouve de.~ tdloutes, il consuHe l:al fiche 'Correspondant,e au nlot mal ,é<:.'r it. Il Tlaio.sionne, cO'l11pa:r e corrig,e. Si I.e luaître r exige, il devra trouv-e r ,des phrases du ge~re die oeHes fi.gurant sur lia' fiche. Résultats. -:- lM. DoUrens nous 'a aff;j.nné qlUe de sédeux pro:grès ont été ·réalis·és dans le.~ classes 'ayant introduit ce procédé, qu'il 'c her,c he ·eneor·e à launéliO'l'eT. Ob}ections. - On nous -di'r a: ,Ce ' IprocéJdlé -doit tf.ai:r e perdre du temps et ooc'a sionner de l'indisdpline chez Les élèv·es, au 1110111ent où ils s·e rendent près du pupitre poU!r consullt er la fiche. Pa~ ·du tout. Nous avons 'a ss,i sté là une leçon complète, tout s'est passé dans l'ordre le plus parfait. ki com:m e aTlleurs, l,e suc·c ès dépend ,du maître. Si nous avons entretenu nos },e<cteurs ode ce q-ui précède, ·C€ n'est pas pour les ,e ngageT à tenter un essai, 1111ais parce que nous ,estÎtmons utHe de les tenir au courant de ce qui se pl'laJtique .ailleurs a·ve'c ,s uccès. L. D.


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manières de rendre la lecture personnelle profitable De nos jours, plus que j,a m_a is, la lecture, som"ce abondante de connai5'Slanc.es scientitfique-s et pl'latiques, joue un rôle important dans la société littérair,e 'et dans. les da-ss-es populaiTes où eUe e-ntr-e tient un niveau inte}l]-e duel r éjouis's ant iL ':en1ployé , l'a1'tis,a n, le bourgeois cmnm'e l'émivlai'l1 et l'n.l'tiste y puisent -les notions néceslsla ires à leuT profes's ion et à leur condition s'Û'ciale . Chacun y consaCTe ':îles llQisÏ1's, hooreux üelui :à qui la f.o.rtune p ermet de s'adonner à oe kavail intellectuel qui réjouit le cœ ur et d éveloppe -l es If a1cultés en le s dirigeant vers 1e hie n , le benu -e t l'idéal. C'est Ulnle 'noble pas-s i,o n qu 'il s',a git d',exdter, car , Idli rigéc par la raison, elle crée les ân1esl fortes et fonne les 'héTos . Pour tirer d e la 'lectuT'e tou s c es- av'a ntages intellectuels et morâux, H faut , comIne conditi'ons tpl"é:alabl,es , Inettre nos f a'c ul .. tés d an s 'l,es dispositions n écess,ailJ.'·es pour les rendre aptes ù rec ueiUir et là conserv,er tous les- fTl.lÎ'tS d 'une lecture instruc6ve. lVlafgr é les quantités innoInhrables d 'œuvl'es liUél"ai-r-es, produites ce dernier siècle, malgré leur vari-été, leur unité et leur p,erfection , tant au point Idle vue du fond qu e de la fonne, on a 'c onstaté un re-cul angoiss ant d an s l'a rt épi'stol<aill'e, dans la composition et surtout dan s- la ,c ol"rection du style. A part l'a .catégorie des gens lettr és let des écrivains, la :plupart des p er sonnes de la dasse nloyenne n églig,ent les r ègles -indi-sp en sla bles à une bonne diction e t à un style con veml'hle, sÏ1nple ,et 'c orrect. « IL e s tyle, ,à dit Buffon , n 'es t que l'cmdl]: e et ,le mOUV,ell11ent qu e l'on lnet' dans ses pensées . Les idées s'Cules en fonn ent -le fond , l'haTl11-onie n 'en est qne l'acc ess-oire et n e d ép end que de la sensibilité des oTganes . » C'est pr écisément l a p énil:ri e des idées qui entr ave p aThculièr eme nt b bo'n ne 'cOInposiüon et lui enlè-ve la 'f or'c e, J,a chaleur et le ,c harme. Or , lia grand.e sOlir,c e de nos ,c onnaissances , n'est-ce pas la ledure? N'est- elle pas la ,c ondition sine qua non d'une bonne composition. Si la langue · subit actueHeI11<ent une cr-Î's e regrettable, il faut ·l'attribuer à l'illcomp ét ehce de plusieurs qui n e savent, pas tir,er profit de la lecture, par'ce qu on ne leur ;a jal11ai,s' appris à liTe d 'un e façon intelligent'e et r aisonnée. . La pren1Ïère condition d une bonne l,ectur-e est la r éflexion. La 'r éflexion présuppose le h 'la vail de nos fa'c uItés , surtout de l'intelligence ; rI le intervient avantageus e:ment -dans toutes nos connaissances: La lechule la p erfectionne et assure à n0'S facultés- le maximum d e r endeInent. -L ire avec r éfl.exilQn , c ', e s~ , par conséquent, .g'ass in1Îlle'r fac ü ement les l1Q1tioD's , les IfHü'le lD'ôtres' et lesemployer utilel1l.ent d1ans nos tr,a vaux ultérieurs-. Notre esprit sera ainsi enri,c hi d 'idées fondamental es et s bables qui servirünt de matériaux dans nos ·constructions futures. Pour que la ledure produise s'e s fruits, eUe requiert deux qualités. n éc.essaires: l'atLenti-on et la lenteur qui aücompag n e l1Iatur eltlenlf nL la r éfle xioll,

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La premièr e fix e notre esprit, circonscrit l'obj<et à connaître, dé limite exacten1ent et réduit le chanlop d.e notr,e activité n1entale; la deux ième aide la InémoiTe dans l'la:cquisitiO'I~ des eonnaiss;ailces. Ces raisons suffisent à expliquer l'heur-e use mJluence de l atten · tion et de la lenteur dans la lecture sur l a'c quisition ·et la conservation de nos connaissances. _ Cette condition es-s enÜelle étant rempEe, il .faut encore faire un choix judideux des livres et donner. ~ chacun 1~n1por-~~llc e qu 'il m érite. il e5 t évident que lon one chOIsI'r a que des 11 vr,es '~ ~lne parf:lite moralité, respectant la r.eligion et l 'ho?neur du -chretIen. P:uml ceux -ci, on donner-a la préféTence aux lIvr-e-s a~nant un car a ctèr e instructif, oapabl,es d élaT,gir notre horizon intelle-ctuel _e~ de form er le c œur e t la volonté. On aur-a soin de :regarder le cote p r atique 'a fin de tir,er de la lectur e le plus de fI,,?its pos1silble. gnfin 1111C des ,conditions acees-s oires, mais non à TeJeter , 'est de mettre d e la r égularit é dan s la lectur e ,et de l'ordre da~(;j, les idé es. Ainsi ,entendue la lecture sera l)our nüu:s, outr-e un délassem ent un e oüca siol~ unique d 'enrichir et de d éveloppe r nns fa culté~ . Peu à p eu eHe m e-ttTa en nous }oe gOÎlt Ide l' é~u:le, .fortifi el'ia nos co nnaiss'a nces et s,era pour nous une sour·ce ll1.e pUl5 able de joies et d e bonheur . Nous nous attadl erons tà ,elle comme lc ]j err e au tronc de l'arbre ; elle agr l:'m entera avantag,eu senl ent .nos loisirs et im ettra dans notr e ,c œ ur altéTé, les douce50 'con solatIOns qu'elle r éser ve à ceu x, qui cons!a,cr ent l e~r, ~en1~ s à c,: tte besogne éloigna nt de nous trOIS grands Inaux : l oISIvete, le "l'Ce et l~ par esse. Ce se r a runique Ino~ en de nous form,er à la la ngue fran ça ise, la plu50 b elle d e toutes les la ngu es . M . G. l

ùa personnalité de · l'enfant On f a it des effort.s pour installer l'intuition en maîtres1sle ~ 1 école : on ne voit plus guèr e de -cJ.asse auJouTd'hui , la u village con1111e en \ ille, qui n ',a it son Inatériel di:d\a,c tique ,c ony en~hle . C: om!ll1'ent s-e f ait-il, c-ependiamt, que l'intuition fonctionne SIuon n1al du n10ins 111édiocr en1ent? ,C01111nent se fait-il qu e, de l'a,yis gén éral, ,elle ne produise pas tous les, ,effets qu '-o n croyait pouvoir en attendre ? C est l)ar,c e que l'intuition .sugg ér ée aTti'ficiel'len1 €'Ilt ,e~ltre quatre murs r estel ,a toujours inférieure à üel1e que 'fera nalh~e·, sur place, r adnliTation naïve ou 'r aisonnée de ,lia grande œl.~V1 e divine : la b elle oTdonnance ,({l' un p'aySl~ge; les lIgnes, halllnnl1'IeUs es d es collinels en guiTlande aux côtés de la route; la courl?e fuyante de l'horizon; la fraî'c heur et la Iplali x rep0'sante des, 1b0;S ; le ,c hant délicieux d 'une grive musidenne ou d'une fauv,eHe la tete


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l,lOÏ1~e; le fri selis lumineux des feuilles ou l'a grâce souri'a nte des fLeurs; l,~ s arbres 'louTldis de fruits où vibrent des vols d 'abeilles : le vantaiil .des nl'a isons cha'm pêtr,e-; que l'été .baigne de S'a lUt1.11ièr~ heureuse, >oent autr·es spectacles inlrpr-essi.onnants, humbles oH gf,~nd~oses , Iuais que l'école ne feTla bi'e n comp'r endre ou sentir ·qu fin dehors de '3on local: « 'e xtra nluros »

, , .~ ' é~'ole a , jusqu"aujourd'hui , trop glalvé, trop p eu enseign ~ 1 uhl~sahon de la nOUITiture cérébrale. ,Pourquoi d.onc, :à la ,p la,c e des hvres ,e t, des d~lhiel~s habi~uels , n 'ouvr,e-t-'elœe pas , un peu plus .souv,ent ~ le lIvre vivant ,et frlaIs de la natur·e ? . Instruire et édiuquer l'enfant, ce n ',eSlt pas '),eul,e luent lui in'c,ulquer de~ ~mas de 1110ts, de phras'es , de sentences, d.e descripbons r,o cueühs dans les a'Ut,e urs de val,e uf paTfoiçy douteuse ,c 'est l'U~ o.~v1'iT l'·entendem:ent par l'IaJspect, la conl'pT,é hension et l'adnlll"ahon des nobles ,et pures réalit,és. La curiosité bien oonnue ,d'es petits eSit un penchant inné qui va conl'nle au-devant m lème de l'instruction: le nlaître ne doit jal~'ai~ ~11'an~q~ler ,d e~ p!'ofiter. 'l\~ais c 'est en plein air que ,c ette CUrIOsIte pl"eCIeUse s 'e veInel~a tOUjours avec le plus de vivacité et d' Olp/p ortun ité. A la vue, par exenlp'le, d 'un nloulin, les enfants voudront connaîtr,e s a r'a ison d"être... Eh bi'e n, le mlaitre devra leur expliqu~r 'Û01U;j,llent avec le blé m.Îlri dal1s la oa-'mp'agne ~ ·on ·o'bHent la fann.e dont boulang,e r 'fia'Ït 'd\u pain, 'Devant l,es' lalbour,e urs les ' sem'e urs, l'es ilUOlçyS0 llItœU'f'S , il f'a udra ,aus si leur l110ntrer 'C' 0111m ,e nt On confie là la t·err,e nourricière 'I·e grain de seigle ou de from.~n~ , et COIum ·en=t ce menu grain ,o b S'CUl- -g.e nn:e, .g-r a ndit, es·t ~e~ue]lh , coml11ent il ,est s épaT·é de 'Sion épi, et 'c e que devient üet

epI. Il importe que j'aJ1lJais le maître ne s'e considèr,e C01111ne im portuné 'P'a r les denl'a ndes, 111êl11e nTultiphées, des jeune,:; élèves: c~, sont des ouv'~rtur es que lui f.ont les drconstances pour lui f'a·'c Ihter la plus VIvante et l'a plus .fructll'eus'e ,dies leçons , ,e n l1liême tem'p~ que l'e ,c hoix le plus judideux des sujets de r édaction ù Î111poser 'e ns1uite.

Et surtout, dan s c e que pévéJ.elia alors , et dans Ce qu 'eXip-rhnem l'-enf'alll't , 1e nlaîtr,e ne devra cesser d'avoir le souci ' de pes-pecter s-~ru'Pul:usenl.ent 'Ce . que .,c-~t enfant ac-cus·era d 'original, quand bl~n .111leu~l,e 'Cette ongluahte et cette exubél'ance n e s·e présentera1oe.r:t pOInt ')ous une for,m e ahs'Olument C01T,ede. Certes , il 'e st du deVOIr du l11'aître d"enseigneT à s·es élèves une langue 'c onfol'ln e iaux règles de la gramlmah-,e; 11Tais, pour atteindre 'ce but, le 1l1:aître dev:pa re,courÎ'r à -des l11oye11'S qui agi'ss·ent, si j 'ose ainsi lu'ex-pri.111er, « du dedans au deh01~s- » : qu'il flas'ie pas's'er dan s l'âm e d e

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r en fant

la m ani èr e de sentir du poèt e, et le Sltyle Id!e r en fant 'p rendra tout naturell elnent , 'peu Ù 'Peu , l,a fon.l1 e l,ittéraire ... :L a vi e est, d 'la,iUeuts, un instrU111ent sur lequel , 'à! de très rares exceptions p rès , -on c onllJ.n en ce p al' j-ouer m al: l'important esrt d e n e point jouer faux , Un e im age n eu ve, ,trouvée p al' r enrf.a nt , quand bien ,m êm e elle serait ex.p rÎlllée en t erm es' imrpar f,a'i t'i': doit être toujours bien accueillie et en couragée.

Art national et charité C'est une œUVl' e vérilable c1' éd\ucatiÜ'll na tion a le q ue pOLlrsuit .P r o Juventut.e d epuis 25 an s, en édit,:1rü des ·cartes· posta les en cou.t·eur d e toiles de nos artis,tes cont empor·a ins ou du p as'ié suisse, avec u ne notic e hiogr aphrq u e 'en trois lan gu es , ainsi que ses joli es üartes de V'ŒUX de nos lneil'leur <; gTaveurs. lyloyenl)JJant deu x ou tr oi:s leçons des m aîtres d e classe ou Idle dessin des E'c n· les p rim1a'Ïres et se'c ondaire':i , cct apport artist:qu e aider a la « d 6· fel}S,e de notre patTimoine spirituel national », tant au p ays suisse qu 'à l'étran ger pour la « IVln.e Suiss,e » , e 'es·t-à -dir e nos ·cQIl1pa triüt es diSiS'Érminés dan.ç;, le 'Blonde. Voillà u1ne b en e inspiration d ' é,c:uc-abon ,c ivique, puisqu eUe sert aux d eux -fin s : kl~ eultil'r e a rtî süqu e et l'-aide à l"enfance n é·cessit:euse ! IL es Il1'ignonnes 'c artes d e vœux tirées ·des lithogra'phies du p eintre b·ernoi':l F ranz- Nikl aus Konig (17,6 5-1 83,2) , représenten t d'h eureu x paysans d e l'Ob erland. Il nou s souvient qu e l .artist e fut u n des initia teurs des « Fêtes des ·b er g,er s » qu~ ell'r·ent li eu à UnbeTS'een , où -il tTla'V'a il1ait alors e01111ne peintr e, en .1805 ,e t 18-08 , ,dont l'une 'a ét é Id!écrite v a r (~l1m e de .Stael (Chr e·stonl atie Vinet , 15m e édition r evue par Rambert) . Tous les aInis du f01klare goCtter·Qlnt ce'1 cinq vign ettes aux détails r éalis tes, dont l'insp ira tion est toute p oésie et rOll1!antisl11'e. L a sérénl3.d.e d e musiô ens amhtilants aux notab les du vil1age; la fermièr e qU! conte une h i's toir e aux enfants, en 'fais:ant de k t' ·coutur e; la 'p'a};Sanlle qui bat le .b euTre à la bara'He, ses l11a1'111ot5 jouant près d 'elle sont aut.a nt de ,charmlmlt tableautin'i', conl1ne ,c elui IclIu r epas 'du so ir , sous l'a tonnelle ou le r etour du .p ê·cheul'. 'Üan s le 10 inl'a i11 , on reconn aît le lac de Thoune, la silhouette du Niesen ou ·du Be:at enber g. Cette a'li'née , les bén éfirc·es . d e la vente des· cartes et des tilllb l"es d E: Pro Juvel1'tute sont destinés la'Va nt t out aux 02uvl:es dt! l'âge pl:és,colair e (pouponnièr es et crè'c hes, préventorÎ'a :dle b ébés, goutt es de lait, la) ettes , . ,c onsultations maternelles , etc .) . a insi ciu'aux œUVl'es d 'assista nce .' en · faveur des Inèr e.s (a s·s urance-nlla't ernité, va,c anees d e BI èr es fa tigu ée's , éducati on de'), jeunes.. 111a-


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ma.ns ou fiancées en vue de leur Tôl'e 'f utur d ',é leveuse et d'é druoa'trkes d ·enfants, grDupeluents ,elle mères , ,etc.) Et les heureuses bénéfi.daires d e cette aide inattendue devraient être rendues attentiv·es au fait que c'est indirectel11.'e nt à l'-art national qu'elles en sont redevables et qu ',elles le feront ainler en retau'!' de leurs .enfants. 1\1. E.

Trouble) gâchis, tablea1u de ce Inonde actuel Ayant perdu le sens du vrai: du naturel. L' hOrriln1e s'est fait Dieu pour v'a incre sa n1isère, Se croyant InaUre seul, il croit tout pouvoir faire. Pour lui Dieu est devenu l' EtJ'(~ inutile et vain, Cal' Dieu c'est le progrès, c'est le savotr hUlm ain. L' 11OiIll~ne gonflé d'orgueil dU,' Dieu c'est la machine, Appo,r tant du travail aux ouvrie,r s Id}e l'usine,' Et il ajoute encore, Dieu c'est aussi l'argent Qui taxe les ob jets et qui taxe les gens Leur donnant la valleur, le but à poursuivre,' Oui, vivre pour gagner et non gagner pOUl' vivre. Avec ce dieu ["argent, on fit fusNs, canons; Les hommes exaltés devzl111'ent des d~mo.ns. Ce fut le grand confli't, la guerre mondiale, La haine triomphante et une pClJix partiale. Fausse et troublante paix, l'éveillant les ran'c.œurs, Capables d'mnener de nouveaux grands maJlheurs . A ujourd' hui de l'argent, on a g'oâté l'ivresse Er le monde affolé hurle dans la détresse, L'univers désaxé, tourne, mais à l'envers; Le désordre est 'pourtant et tout vo de trœvers. Pi/us de gain, plus de pain, mais toujours plus ,de l'age, Abondance de biens, misère, stocks, chôm'age, Le désarroi cotrnplet! Au m.flieu de richards Afeurent les malheureux dans un jeu de milUm'ds. Le DlOnde est vraime,n t fou, cal' il court à sa ruine Lui-même s'enfonçant sa couronne d'épines. L'écrasé de ce jour a cherché son malheur Prétendant ignorer Son Souverain Créateur. Il râle et il se tord dans l'atroce agonie

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NJdrmt plus que le jouet de son ignOJmù~ie. L'égoïsnle l'a conduit à l'affreux désespoir; Il ne croit plus à rien et il voit tout en nOlr. Et pendant qu'il supplie, en train de se débattre, Les vautours en rôd'ant, SUI' lui vont s'abattre. Ces potentats de l'or n'ont pas de ,ch(U'ifé CClII' ils veulent régner po.!r la rapadté .

Le sileln'ce se fait, au loin tinte une cloche Et dou ze coups sonnent à l'é glise plus proche. Noël! N oël! lVlinuit chrétien, Il est né 't on Sauveur. Là dans une crèche est le (Pivin Réde,m 'pteur. Bergers accourez tous et offrez vos hOlm mages A ce Jésus, Christ-Roi qu'adoreront les 1\1ages. Si pOUl' tous Il est né, pOUl' tous expirera ]Yi ais 11On1D1e, souviens-toi, Dieu seul honoreras. Oui peuples à genoux, dépouillés de la haine Acldrez l'Enfant qui fera tomber la chaîne De tous ces prisonniers cl' hOl1I1J.mes divinisés Ayant faU de chrétiens de vrais. pagaI!isés. L'univers insensé va-it-il donc ,c'hsparaztre ? ·N.on! Cal]' la loi suffit pour le faire renaître. Peuples r~linés, debout! pour cet alc te die foi. Qui seul vous sauvera, 1110is non.l'h~l'l11aine loi. En l'achetés fêtons cette grande vlctolre SUI' le Malin défait. " A Dieu honneur et glaire! Peuples tendez la 111ain, en signe ·d'union , Que soit scellée enfin la récondli~~~i~n '1 Pal' paix vérUable, condœm.nant .[ l11Justl(~e Paix d'écrasement pOUl' la haine destl'uctl'lce,' Paix entre les nations, paix dans la véâté, Paix de l'omoul' en Dieu, paix de sécurité. M,a is guerre à la guerre et DnJhl1maine et sauvage PeU' le droit Ic~es peuples instaurant .f'Cll·:bitl'age. Noël! Chrétien à genoux dev(mt "ton Rédempteu.r, Sois en tout et pm"taut son dévoué serviteur. Et vous cloches sonnez le pardon du coupable " vers son Dieu couché dcms une eta , bl e. Qui vient Noël! C'est le J'epentir pOUl' le plus grand pécheur Cal' l'Enfant-Dieu lui dit.' Viens .ie t'ollvre .m on cœur!

Paul de Sury d'IAspremon1:.


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Tristesse des choses

L'Auloinne Les fl'uÎts d'ans les vergeI~s ont de Fol' SUl' leurs branches; Et d'autres ont reçu des baÎsers c~e carmin; Pommes, poires et noix font ployer bien des branches; Tout chante l'abondance en un parler divin. C"est bien joli de vOÜ' ces trésors de l'automne, ,serNs dans l'énlerclLldé auprès de nos hmneal..zx, Rubis étincelants, déli,ces de Pa.znone, Suspendus sans nlesur1e aux festons des l'ClII neWlx; Et c'est joli d'entendre à travers les feuillages, CO'm~me un essaim vibrant les voix d'heureux entcmts, Qui bénissent le Ciel pal' (]l'ardents babirllages En jetant vers les fruits des regards trio'Inphants. Là.-bas sur le coteau, les vendanges 'sont prêtes; Les grappes se sont Inis des tons d' or ou de jais. L e vigneron joyeux ne craint plus les terrLlpêtes; Le soleil de sepfe'Inbre ci béni ses projets. Déjà le vin nOllveau coule dans les fl..l'tw/Iles)· On l'entend bOl..z.i Nonner; ce sont ses chants lnoqueurs; Mats lorsqu'il sortira de leurs sOInbres etfl'trailles, Ce sera ROUI' jeter du soleil dons les cœurs.

La piel're était tJ'.zste, en songeant au chê.ne Qui libI'e et puiss-ant croît au grCl'nd soleil, Du haut des rochers re1gCl'I'de l'Cl plaine, Et frissonne et rit quand l'ail' est vez~meil/. Le chêne était triste, en songeant aux bêtes Qu' il voyaz1t COUTU' sous .f'o.mbre Jes b·ois, Aux cerfs bondissants et dressant leurs têtes, Et jetant ou ciel de's éclats de voix. La bête était tl'iste, en songeant Clil..lx ailes De l'aigle qui monte à travers le bleu, BoÏl'e la ll..l'm'ière à pleines pruav.ell es .... Et l' hOii llme était triste, en songeant à Dieu.

Henri ,CaZifdis.

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.A=G=E=§=O~~

~O==N=O=§=JP=D COURRIER DES INSTITUTRICES

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A hl oui rCf-ut~, ~n~ 'es~' "beau~ Jusqu' aux ,e"uilles jauni~s Qui joncheront bientôt le sol de leu.l's tombeau x; . Jusql..z"aux souffles du nord) sinistres agonies Qui dispersent dans Fair les gl'Cmds vols d'é.foUl'neclLlx.

SOMMAIRE: Chantons Noël. - Rap-pa.l"ts d'affection. d'éducation. - Cadeau de Noël.

J usqU"·'à · ces c~el'niers bruits que la nature exilai e Dans les prés, dans les bois,. dans le fond des vallons, Et qu' enlporte à .famais CO,m fIlle un im!Dlense râle, A trav ers les brouzll'Clrds ['({Ne des aqz-lÎ'lons. René ·JAIQ UE)~1ET.

'1i1i1i1i1i1i1i1i1i1i1i1li1i11I1I1IInlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll1111

lia mort des oiseaux L e soir~ au coin clii felJ., Fai pensé bien des fois A la ,I nort d'un ois.eclLl) .quelque part) dCU1s les bois. Pendant ' l~s tristes .fopi·s d è Fhiver nlOnotone, . Les pauvres I1l'ds déseÙs, les zû'ds qu' on aba11'c1Qnne~ Se bala/ncent Cil..( vent sul' le ' ciel gr.is de fer .. Oh 1 co'm lm e les oisecll..lx doivent '1J11ou'r ù' l"htver! Pourtant, .'l orsque ' viendra le ' temps des violettes, Nous :I1'e fI'Ol..werons pas ICl..zis délicats squelettes Dans le gaz on d'avrN) où nous ,i rons courir. Est-ce qize les oiseaux se cochent poUl' Dl0l..l1·Ù'? Franç-ois C opp ée.

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(3/f'anlofid

Questions

XëI'

La neige, sul' 10 tene indigne, Etend une nappe d'autel, Pal' lu pllreté de leurs lignes Les hOl'lzons chantent 'N·oël !

Dans lln rosaire de lum'ières Les vitraux jettent vers le ciel LelLrs pins éclatantes prières. Les èUlises chantent Noël!

Voici qu!~ la crèche touchemte Rayonne un amour éternel. Sur notre humanité soul{l'Clntc, Les cœurs émus chan,fent Noël 1 Léa Coulon.


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Rapports d'affection Nos rapports avec ceux qui nous sont chers n'ont pa·s ht douce sér~nité ,dont ils senlblent qu'ils devraient être elup'reints. Nous accusol1'S f,a'c üenl'e nt paTents et amis de nous eauseT des déceptions, de ne pas tentr leurs engageluents et de nous t'r aiter avec une déconcertante désinvolture; nous les aücusons, lnais nüus négligeons lc1e convenir que, nous aus'Si, nous sümm,es, très souv'e nt, coupabLes 'e nvers ,eux. Cependant, c"est surtout sur nO'S propres tOTtS 'q u'il convient de nous appesa1n1tiT Cial' c ',e st seu'J.ell1ent de notre 'c ôté que nous pouvons a:ppoTter un rel11ède effÏ!caee aux dis'S,ensions que nous déplorons. Nos relations a:ffectueuses sont troublées. par des orages, des quereHes que n'Ous a VOl1'S l'inlopTudence de .provoquer ou de l'ais's er s'enveniul,e r; nou's nous lHOll'h'ons injustes av'ec laudaüe, par'ce que, cOlllptant sur une t,enid1re indulgence de nos, proches, nouS estünons 'pouvoir 'ê tr,e nléchants 's ans do.nllluag e; nous jouons coe' jeu avelc une inconcev,a ble témérité: COnl'lne si, ;va'ss,és. du lnerveillleux trés'O'r que repr'é sente une 'alnÏté, nous prenions plaisir à l'-e ntalner, à ,l a m'e ttre ,en péril. Au s,orür de ·ces l110uvements violents, nous lavO'll'S ,coll's,c ience d 'avoir été odieux, d 'av,oiT peiné eeux que nous devions" luénager entre tous, et nous somnl,es saisis de 'r egrets; ln ais, notTe Tepentir répar,e difficilenl'e nt 'l,e Hlal 'COnl'I11i's ,e t ne renoue que p'aTtiellement les li'ens brisés. Dès que nous, avons r.ecouvré l'totre sangfr-oid, nous> nl-eSUrOll'S lia gTavité Ide notre If aute et nous prm1Û'ns la résolution d 'éviter 'les heurts qui risquenrt 'd'ébranler les ten dr-esses que nous .pos'sédons; s'o uvent, avec J'ag,e, nous arrivons ;' 1 nous amendeT sur ce poi'l1t. Inuüle d 'y ins'Î's ter longuenlent. Pal' contre, il y a lieu de signaler avec pTécisi'o n un au tre genTe d 'éclipse s, enthlnenta~le, g,e-nre sournois qu'un ol]).s ervateur superfi,cielJ ,a rrive mal à r,elnarqueT: il arrive de tenlps à autre que, sans l'aisün :apparente, sa'n s nlotif p'Cl"c'elptible à notre obs,erv a:tiron , ll',a ff.ection que nous podoln1s à des 'êtres chers üesse d'être attendrie; nous reg'a rdons les 'p er sonnes que nous aÎlnons avec une ~oUld'ai,ne s,é vérité, une froideur inaücolltulnée; on dirait que, brusquel11ent. nous nous éloignons d',eNes pour 'les cOl1'sidéTer, les jugel', J.es blâuler, COlume si ·elles nous étal'ent indi'f,fére1ntes et J11êIne antipathiques. Est-'ce l'a ssitude? est-ce capriüe? est-ce le Téflexe produit pal' une vague lin1!pr,e>S'si'On désagréable que nous n'lavons 111ème pas diS'c'e rnée? On ne sait. 1

A ce 11l.0nlenrt, sans colèr,e, sans agit'a tion intérieure, a vee un calme cruel, nous tr'a'Î'tons parents ,et anlÎs ,e n étrangers, ils cessent d 'ê tre des objet's de notre tendre paTtialité, nou's .les relé-

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guons au rang üOln~nun, nous ne faisal1!s plus de :dÛ!f:f.ére~ce -erit.r'e eux et ceux qui ne nous üennent pas au cœUT; -la surpnse qU'lIs en r ess,e ntent s'aücoo1l.pagne d'une ;peine 'lwofonde et, souv-e nt aussi, d'une bien légitlllle -indignation. Certaines d ',e ntre nous cToient peu1~êtr,e l'e j'a.m'ais s êtr,e rendues coupables de üette vHaine faute ·contre 'l'al1l.itié; ,c'est sans dout.e p.aroe qu'-eUes n'ont (pas su s'en r·endre üOlnprt-e, car, en fouil.1ant 'a vec nünutie nos souvenirs, toutes nous trouv,e rons certai'D'el11ent ·de ües heur'e s [l1.'a uvaises où nous' oon:s~dél"ons un 'p ère, une 111ère, une al11ie sans tenid~'es-se, -froidel11:ent av·ec une 'rigueur étI"ange, llOU'S détachant 'en quelque SO'l'te d'eux poU'r 1es. lui,eux toiser et }es mieux ,c ritiquer. Cette 'attitude 'Cl"eU'sie entr-e eux et "n'Ous un foss,é beaucoup plus profond que nos ipir'es violel1loes n'·au'l'aient l?u 1ie f-aÏl',e; nous avons réaHsé, al'bitrair,enlent et sans aucune pal's on v a'J.able , un état de ruptu~"e sel1'tim,e ntal,e; nous nous 'SOTIU11eS désolidaTisés dü passé t'elldre, nous avons pT1s 'Postur~ d·,ennenl~. 11 semb~,e l11~m: 'q ue dans ,e,e tte vériode notre 111::dveIl:lance soIt proportwnnee il la ~haleu:r Id~ es li,e ns qui, en t.enlps no1"n1al, nOUS unissent ceux. que nous jug,eons. ICOlll'lnel1't ne nous ,e n youdraient-Hs pa's.? N'estil pas natul"e1l qu'i'ls nous l'paiümt à leur tour avec ofrmdeur et presque avec aversion? Nous devons de tout notr.e vouloir ,es'S'ayer d'éviter ces deu ,'( faute'i ,c ontre l'anütié: l'édat bruylant ,e t l,a f.roideur s,c.eptique. Nous ,l e devons d "abO'rd parüe que nos amis on1 dToit à un traiteIll'ent privil'égié; ~l une gratitude Idlénlonstrative et tà une per111'anente tendresse, Nous 'I,e d.evo'lls ausls i paTeB que de teHes fautes risquent de nous priver du bien le plus précieux aücordé à un hUll1,a in : la tendress'e. Si nous ne pouvons nous défendre de 1110uv,e ments de ·c olère ou de périodes d 'amnésie du ,c œur, 'a u müins ·effoTço'ns-ln'o us de les 'c a,c her ,a:ux intéressés Bt -de conserver extéri,eurement une gpande douceur, une afifeotion souriall\te, en 'att,emlant ,}le Tetour Idlc rnotre état normat

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Questions d' éducation Poar natur·e, les .en'fants sont optüuistes; ills ne connaissent, :\ l'aube de leur vie ni laideurs ni dang,eJ,''S et il f.aut les leur o3cher aussi longtemps qU'OH peut, S1ans ·c ependant l,es leuT laisser ig)n~­ rer cO'ffiplètement. C'est précisém-e nt }la tâche des paren1s. de, 'saVOIr les guider ,avec assez id:e sollicitude inteUigente pOUl' en faIre des être~ ,:irils.


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L 'enfant sain est vivant, exubérant; il ,l ui flaut de l'espacE' pour s"ébattre, se dépenser, crier , s'a utel', développer ses m_usdes , 's'a voix, son esrpri:t cl'initiativ,e et d " entr·,a·~d,e. C'est urne erreur grossière d'enlpêcher l'enflant de s'extérioriser avec bruit, de l'ohliger à jouer doucelnent, à ne pas dérang,e r les granJd\e's pers'Ünnes , à ne pa~ lui pennettre un peu de désord-re., ù. ne v ,a s excuser Œn aüc-roc au tablier ou au pantalon, une énalHure au -coude, au nez ou au genou, ou l,e bTis d 'une tas's'e ou d'une vitre. Sans p'ÜŒsser oes théories à l'extr:ême, Ï'l faut con'lpr'e ndTe assez la jeunesse pour lui pardonner ces petits laücidents qui t-éInoignent -d'une beHe ·e t vigoureuse santé. Si l'on a à grondef, à f,efus·er une Is ortie, un jouet, un plaisilf , qu'-on Ile fas·s.e g,e nt.iment, sans brnta-Hs-er Il 'âme 's i délic-3Ite d'un 'e nlf ant, slans la b1-eS's:er pour la vi.e entière. Puisque l'-éducation d'un ,e nflant se fait dans sa fmniHe , les parents qui ont -là une tâche n'lerveiUeuse à -re1npli-r, doiv'e nt la concevoir oon1:n1e un 'privilège. En effet, est -il ri·en de pllus he-au aprè~ 'lui avoiT donné la vie et une belle slanié -du -corps , que de. forger une beHe ân'l,e -d'hOl11-me ou id,e fenllne , une â1ne comprenaJnlt Les beaU!tés -de la vi,e, une âilllie tre:n'lp'ée, -douée de di,s cipline Ilno'l~alle? QueUe erreur de tOUjOUTS ·considérer les enfants comm,e trop petits pour aocomplir telle ou teUe a-ctiom' qu'ils brÎll-en t d'ac-cm.nplir; de les délklatiser, -Ile s effém.iner au point que chaque ,c amou du -chen'lin les bl,es·s,e, que ·c haqu.e 'c'a hot ·l,es abat et les rend incapables. ,du n'loindre cffopt. L 'optÎlnisl1'le ju,;·énile est un capital d 'Iavenir peru1ettan-t à l'-enfant -de faÎl~e avec aSSUTanoe s-on chenlÎln, de sunn-onteT allè grem'e nt 3,' ohsrtade, de s'y mesurer -l-e II l1usde as-s-oupli; les nerfs treI'l'lip,és. ,Fo1llrniss'e z ·à votre HIs, à vOIT,e filNe Idle bautes « pot-en tilaÜ'tés » de quoi ,en f.aire un êfr'e d'élite. De tels ,e nfants se renconh'ent paTtout, chez les pauvr,es COnl1'l'le 'chez les riches , mais davantag,e encor·e ,chez 'c eux qui .ont souffert de l'a vie ... :La V'ail eur -de ,c ha'cUlH ·d ',e ux Idépendde sa oapacit,é d e faire faüe S'ans ,e ffort et rapide1u·ent à ·des situations différentes par s'e s r'éflex,e s. L 'enJfant -est capable d 'a·c,cun'luler en lui de va'sltes trésors -de réiflex,es utilles. On peut l'entr,a îner à -courir s·a ns .f.atigue~ à tOlllber connne un chat , à grü'l'l'per, nag·er, à se tenir ,et à 11'1'archer ,de !façon blru1"Inoni,euSle, là observ,er, à 'Ste l"éV'eiU'eI' vite et con'lplètement, à parler plusi-eur's llang-ues , à obéiT, à att:aquer .et à s·e défendre, là s'e serv-ir adToit·em·ent de ses 1uains, etc . Les habitudes mO'rales se -cTéent de façon identique. L honnê teté , la fr'a nchis'e, le ,c-ouTta ge, doiv'e nt êtr-e -développés .et le milieu famiJ-ial s·eul peut n'laTqu'e r s'On -enlpr'eilnte dUTable sur 1'01'ganilslme ,et la 1nentalité de -l'enf'a nt. C'est la ux édu'cateuTs et aux parents que revient l 'honneur et la lourde tâche Idle créer l'élite d e n-otre soci-été.

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CADEAU DE NOËL Voici le jou,r où Noël passe, Sans bruit, dans toutes .les maisons , Déposcm.[ sa lourde besace J)cms nos sou1iers et nos chaussons! j\1ois i1 IJCll'Clît Que les petits Aussi, je veux POUl' qu' il me

qu' il ne visite souli ers d ' enfClnts; rest1cr petile gâte bien lolngtemps.

Di>s que l' on est grande personne, L ' on n'a plus bonbons, ni joujou x; Papa chéri, 'D1Clm,a n si bonne, fe le regrette bien pour VOl.lS. Mais, pour consoler votre peine, .Je remplirCli ruos grands souliers EH y clé pos'ant pour étrennes M es vœux, mon CœLll' et mes b-aisers.

BIBLIOGRAPHIE LE DESSUS DU P ANIER l Poèmes pour les' j.e unes

Un recueil de poési e est ·souv ent le· livre préféré qu 'on aime -il ieuillet erda n s 1e,s momentiS de loi,sir et auquel on revient com'illie a Uiprès d'un am i, ela,ns l es h eur es gaiets, comme ctans les heures grises. Sous un e couv ertUl'e originale, l e « DeS/sUiS du Panier » contient près de 200 pE·tits poème's- emptr'unt és aux aut eurs fr a nç a ils et romands d'aut.refois et ·d 'a ujourd 'hui, s oigneusement choi·sis dans le but ,de pr bsrenter tou tes l es form es cle la poéSie fr a n ç.a i,se, cherchant là dé, elapp er l'ima-gina·tion pal' l es vi,sions de b eauté, cl e~s mu.siqu es et d es ]'y-thmes; il ·contiel1't des joyaux de la po ésie fr ançai,s-e. J.,'éducation ,de not.re im agin ati on en VUE' d e nou s ,p rocurer de' joui,sls·anc es. ·sans nouiS entlliaîner -à de,s erreur,s fàcheuse-s, ,s e fait avant tout 'p ar 'Ie,s a.rts, et la po ésie y cont-ribrle prüs-s'a mment. Les l)eaux vers, les fabl es, les poèmes qu 'on m émorise au cours d~ l'e.n-


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fa.nce, alors qu'on n'en comprend pa.s tOUijours la valeur arti,s tique, cultivent l'esprit et font ü'availler l'imagination d'une manière hE'Ureus'e. ,L es écoles, les pen:sionnat,s, les familles Ul'io uveront dans' ce volume une ,source abondante de beaux vers qui feront leuT joie sans aucun doute et qui leur seront une resisource précieuse. 1) Gagnebin-iMau.rer (Mn18 ,M.) - LE' Dessus du Panier. Un volum e in-16 cartonné Fr. 3.- , ['iblmir.ie Payot.

Les fêtes ()e Oécem bre Décembre 'est 'le mois folklorique par ,excellence. 'L a nature se repose; le cuHivateur a des 1oisi'r s; ceTtains industriels 'slont condauluées à r inaction pa'r le froid ·et par ,La: ~)Tièveté des jours. Aus.si 'l·e paysan et -l'ouvrier r,e cher·chem\t-üs }les occ:a sions de s'anlus'e r ,e t idle faire ri'Paine .en 'c:e 'Illois où la g,elée invite à ... tuer le cochon! Noëel est 'la del'l1'ièr,e fève d'li Inois; l11ais, faU point de vue l'eligi'e ux, eUe üent, 'a vec Pâques, la prenlière p,l ac:e ,d ans -l'année. Elle est précédée d 'un cortèg'e iml])OSlallt de s'a ints et de saintes qUie ,chaque gToupem,e nt fête ,a vec ,entrain. Dès .l'e 1er, void Saint Elloi. ,Ce célèbr'e évêque de Tournai et de Noyon fut d abord or.fèvr,e et ministre :diu roi Dagobert . .on voit sa srtatuette dans pr,e sque toutes tes églises 'ruT,a les, où il s'e 'reconnaît grâce au Iuarteau qu Î'l tient en n1.ain. Tl est 1,e iPatlJ.~on de tous c-eux qui 's'e s'e rvent du marteau: nlaré,c haux-ferrla,nfbs, forgerons , menui'Siers, poëliers, chaudronniers, étainiers ou potiJers d"étain, orfèvres, armuriers, horlogers, ferblanti,ers·, s,e rruriers, charrons. 1C',e st aussi ,l a fête des fern1.iers ,e t de leurs dOluestiques. Ne 1all laÎ't-i,1 pas ferrier les chevaux, 'a:i guis!er !le soc des. charrues? Aut.refois, dans Il es .tennes ÎlnpÜ'liantes, on .v oyait une piè'ce destinée à servir de forg·e. 'Sainte Barbe est 'rêtéie ·le 4 décemlbr·e .par les aliH~'eurs, 'les ,mineU'rs, les cal"riers, les l1laçOlnlS et ,J,es char'Pentiel"s, les sapeurs:p-Olll.p'iŒ'S. EUe 'e st invoquée cO'llltre la mort sulbile et contre ,l e to'11nen',e. E'l,~e fut enifernl·ée dans une tour parce .qu',eUe s'était convertie au christianis·m ·e. Son pèr<e voUllurt: la Inettre llÜ-lll'êlne à la mort. ':Mais voiciqU'e, ,dlans !le ciel 1Se1~ein, éclate un coup ·de tonnerre formidable. ,La foudre tOiJ.nbe et pulvérisle, avec Sainte -Barbe, ,s on père dénaturé. ICe fait s'e rpassa en ' 265, à Nicodèmie (As,~'e-

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Mineure). C 'est IJOurquoi nous voyons, dans Ib·eaucoup ld"églis·es , une statue de .IH sHinte t'elnnnt une tour s'Ur son Ibras droit. Saint Nicolas, évêque de .M yr,e au IVIne 'sièol'e, ,est If~êté 'le 6 déceIn1br,e. C'est le saint ,le plus popu.I,a ire CŒTIlm·e Iprot'e cteur ·et correcteur ·des enfants. Il en ressU'sdta trois" qu'un boucher a ,v ait tués et nlis au saloiT . .Et C0'l11Ul,e on s'at't ache volontiers là ceux à qui nous ont renldiu -servj,ce, il ,est -devenu Il 'Ia mi ·et le 'bi,enfia:iteur de tous 'les el1'fants. 'D es i'I11'ages naïv,es te l1lontrent, la rpentant 'Les. toits couverts de nei-g'e, jetant dans Jes chelninées, jouets ·et bonbons, dont un ân.e qui l'e suit oahirn-caha porl~e Idles !paniers 'bondés, o.n écrirait .des volumes sur Noël ,e n reproduisant tout ce qui a déjà été publié .s ur ceUe fête '(nous n'en dirons rien Q)'Ô'Ur cette foils.). Le 26 est ·consla cré là ,Saint-Etienne, qui furt lapidé. Le saint est invoqué contre toutes Les dOUl}eUlrs de tête ,e t 'l'on ,p lace une cour,onne de fer sur la tête du suppliant.

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ILe jour ,dies lnnoc·ents est une t1ête "instituée, .Je 28, en souveniT des petib enfants que le roi HéTüde fH égorger. E'He donnait lieu tà des ,cérémonies burlesques .dans les églises let, drunJs ,l es, 'lnaisons, là des Ip]lai':i'al1'teries où ,t es rôles étaient 'r ,e nvle rsés, I,es -enfants teTIlant .ceux de le'u rs parents , l'es servantes 'c eux de leul's lnaÎtresses. ,Ces us'ages , qui étai-ent prébext,es ~l ,p rés,e nts et douceurs, doi-. v,ent avoir d ;ispi3.'l'u.

· •

l'eux pour ~es ol'g'(lnes respil'atoi11es. Toux, maux de

. :

IL'e pape ,sa'Înt Sy,lv,estr,e, qui baptisa i(,.onsl bantin-I,e-'Grantc1:, n 'est plus guère .connu que 'PaT la ,c élébl1ation de :sa fêt'e, le :31 déceulhT'e dernier jour de l'-au'l1'ée :

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gorge et enrouements

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Du pr,enüer Janvier là la ,saint-Sylvestre » est une expression coupante pour dire «( toute rannée :'.' . «

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L'Ecole primaire, 15 décembre 1937 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu