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SOMMAIRE: COMMUNICATIONS DIVERSES: Rapport de gestion de la caisse de retraite. - PARTIE PEDAGOGIQUE: Le texte libre. - Une proposition. - Culture du sens social. - Les dernières heures.. . les plus précieuses. Pâques. PARTIE PRATIQUE: Centre d'intérêt. Fiches scolaires. Leçons de choses. - Orthographe.
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Rapport de gestion de la cai~se de retraite du personnel enseignant pour l'exercice 1948 A la dernièl"e asselnblée génél'al e, l,a cÜ'm'm,~ssi'On a annoncé que 's a première tâ,o he consistffi'ait à ré;unir tous les éléments né'ceslSaires pour J'étude du bilan technique de l.a caiÏsse. Selon ~e règlement, cette étud-e doit intervenir, 'en 'e ffet, t'Ous les 10 ans et la dernière a eu 1ieu 'en 1941. ' Dans sa séance du 28 octobre 1948, ta commission a pris la décision de p.rincipe de pr'Océder à ,l a revision de la caisse. Acette foin, eHe ,a arrêté J'es dispositions :suivantes : 1. Le bUTeau est 'chalJ'.gé d 'entrepr:endre les démarches utiles pour f.aire des prop'Ositions à la cOffilJ.niSiSion en vue du choix d'un nouvel expert. 2. La revision ,c omprendra- non seulement .t'établissern.ent du bilan technique, mais la modification du règl,e ment. 3. Les associati'Ons d'instituteurs ser'Ont ilIlIvHées à examinel' le p'roblèlne pui,s 'à faire des pr'OpO'SiÎtions à ·1a corn'm ission. 4. Les T,a pports présentés seront mi's en oircul.ation là la comunislS!ion pour ,ê tre di1s'c utés ensuite. Pour choisir l'expert, le bureau s"est mi,s en rapport avec l'office fédéral des a's's ur.ances sociales, .a'Vec I,e secrétariat des actuaires suisses, avec le bureau fédéra'l des' la>S'Slu rances, aV'8C l'ass'Ociation intercantonale pour l.a prévoy.ance en f.aveur du personnel. Il a pris contaot av'e c divers actuaires et, à ~a \Séance du 20 janvier, il était en mesure de faire des P.I:opos,i tions à ,l a cOlIIlmÎssion. Cette dernière a fixé son 'cho~x sur M·. le Dr Aider, professeur à l'Université de Berne. M. le Dr ALder vient d 'informer la commission qu'il accepte cette fonotion en Icol}Hlb oration aV'eC M. le Dr H,ans StreÎt, actuaire au bUI'eau fédéral des assur.ances.
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386-
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Les propositions 'PTésentées jusqu'à. ,oe jour -cornm~ 'c elles qui sortiront encore des assemblées du -c orps ensei'g nant s'e ront exanlinées par la ,oOlnm~s's,ion puis translmi..ses à Il 'expert avec mission de 'les étudier dans :le cadi'e de la revision projetée. La princiJpale innovation que l'on aim,eraJ.t voir introduire dans le 'r èglement consiste à remp,laûer le traitement moyen paT le traitement f~nal pOUl' ~e ,ca'1cul de la pension. 1.1 is 'agit lJà évidemment d'une question très importante; ,c haque membre de la comn1Ïs sion, -c haque -m aître d'éco~le en 's ouhaite la réalisaHon. Aussi, devl'la-t-eHe êtl'e ·étudiée aV'lec tO'1.lt ;te .s érieux qu'elle exige. C:est une des tâches prés1e ntes de 1a co'r nm,Î'SlSion. Comme jusqU'à Inaintenant, la .com'm ission 's "efforce die prog.urer au per.s'Oflnel1 enseignant, par le :m oyen de la revision le maximum d'avantages que 'l a cais-s e est en 'm esure de 'Supporter. Au 'moment de prendre ,c ongé de M. le Dr Bays, nous ne voulons pas .terminer ce nlodeste l'apport 'sans le l~mercier de sa fl~alltche 'e t 'l oy,a l'e ,c oll.aboration et du tr'a vaH consciencieux qu'il a fourni pour la caisse. Sion, a Vl'hl. 1949. l
La Comlnission.
Caisse de retraite du Personnel enseignant Exercice 1948 COMPTE DE GESTION a. PRODUITS Contributions des membres Contributions des employeurs. Intérêts Total des produits b . CHARGES Pensions aux retraités Pensions aux veuves et aux orphelins Pensions aux invalides . Pensions aux enfants d'invaHdes Pensions aux orphelins Remboursement de cotisations Remboursement d'intérêts Prélèvement au fonds de prévoyance Frais de gestion Frais de banque Frais d'expertises médi<Cales Total des charges
60,465.95 13,531.50 11,305.20 2,494.65 5,711.95 18,551.95 344.98 400.5,971.80 434.55 186.119,398.53
206,428.45 206,867 .95 150,465.83 563,762.23
387-
BALANCE Total èes produits Total des charges
563,762.23 119,398.53
Excédent
444,363.70
Répartition de l'excédent A l'avoir des membres: solde des cotisations Au fonds de prévoyance: intérêts Au compte capital: solde
187,876.50 428.256,059.20
total
444,363.70
Bilan (l'entrée an 1er janvier 1948 ACTIF 1,745,000.Titres et bons de dépôt . 3,020,54;9.Banque cantonale: cOl'npte à ter-m e 14,881.70 Adm. fédérale des contri.butions 1.Mobilier A voir des membres Fonds de 'prévoyance Créancier: Etat du Valais Capital: solde Totaux
PASSIF
1,404,703.13 11,032.30 51,419.53 .3,31~,276. 74 4,780,431.70
4,780,431.70
Bilan de sortie au 31 décembre 1948 ACTIF 2,326,000 .Titres et bons de dépôt 2,886,494.35 Banque cantonale: compte à terme 14,405.95 Admistr. fédérale des contributions 1.~ Mobilier Avoir des membres Fonds de prévoyance Créancier: Etat du Valais Capital: Solde Totaux
PASSIF
1,564,921.48 11,060.30 53,525.43 3,597,394.09 5,226,901.30
5,226,901.30
Mouvement de fortune en 1948 Fortune au 1er janvier 1948 selon bilan 4,780,431. 70 d'entrée 51,419.53 sous déduction de l'avance de l'Eta,t
=
444,363.70
Excédent du compte de gestion . Fortune au 31 décembre 1948 selon bilan de sortie 5,226,901.30 sous déduction de l'avance de l'Etat . ' 53,525.43
4,729,012.17
=
5,173,375.87
-
388-
389-
Statistique générale Membres cotisants
Ordre du jour: 1. Procès-verbal de la dernière -a ssemblée.
336 institutrices 420 instituteurs
total
2. 3. 4. 5. 6.
756
Membres pensionnés 29 46 8 3
31 5 46 45
institu.trices retraitées instituteurs retraités institutrices invalides instituteurs invalides veuves d'instituteurs décédés veufs d'institutrices décédées enfants mineurs d'invalides orphèlins
Rapport .présidentiel. Comptes de l'exereice 1948. Nominations réglementaires. Revision de la caisse. D1'Vers. La Commission.
j
P ARTlIE PEDAGOGlIQUE
1
213
Rapport des réviseurs des comptes Mesdames, Messieul's, ~es sDus'Signés, vérifi'c ateurs des compt'es de la caisse de
retDaIte du Personnel enseignant, ont l'honneur de vous présenter leur rapport de vécifiûation pour l'année 1948. ~ ',eIlJ~b~le des postes. des ~ff~r~nts. comptes de la gestion <?nt ete pOIntes aVIeC les ,pIèces JushfIoabves correspondantes et ont été trou,vés 'c011Jfomles. Le 's olde en ~es pour l'année 1948 se monte a Fr. 444,363.70, comp,t e tênu d'un versement de Fr. 400.- fait par J,e fonds -de prévoyance. Le.s éléments du Bi1an ont éga.lement été 'coniTôlés Hs concD1'dent avec Iles relevés des comptes de la Banque cant~na,le. . ~a fortune nette de la cai!&se :pas:s e de Fr. 4,729,(}12.17 au 1er JanVIer 1948 à FT. 5,173,375.87 au 31 décembre 1948. Les comptes tels que .présentés donnent ·La oertitude d'être exacts, l'assemblée es{ priée de vouloÏT bien les approuver. Les Réviseurs : sig. BOuL'dz'n Enlz·le.
. g,}.g.
P L'aplan Mw'cel.
Assemblée générale ~'3JS\Sen1blée générale annueJ.le des memhI~s de la c3!Ïsse de
~·etraIte du corps enseignant v,a laisau a-m a lieu le 28 avril 1949
a 14.15 heures, à l'Ecole normale des instituteul's) à Sion.
ue
texte libre
Application pratique (suite)
Nous avons dit que 'c 'est l'a narration qui obti'ent les ,p référenoes de nos élèves; ils se -plaisent 'Surto-ut à raeonter des faits vécus et 'c ',e st naturel. Mais ils ne négligent pas pom: autant les sujets d'hna.gination, cela dépend des tempéraments. Que1lques-uns laissent volontiers v.agabondeT IJa faIlle du logis; et Hs se ·m ontrent pa'rfois fort habiles à composer de petits l'Om.a ns ayant une fraîcheur et une originalité remarquahles. L'expérience tentée cette année nous eonfiJ'lffie dans une opinion basée d'ailleU!l~s SUT des observ-a tions personnelles faifes il y -a longtemps déjà. Voilà pourquoi nous ne partageons pais les idées de coUègues qui soutiennent que I}'enfant ne sait pa's invènter, qu'il se borne tout au plus à résumer ses ·l ectures, en y apportant peutêtre quelques modifkations de détait Il n'y -a qu'à suivre durant quelques instants les jeux de fillettes du premier âge pour voÎT avec queUe habiQeté eNes improvis·e nt une tralne et bTodent une hilst.oire. Les psychanalystes n'ignorent pas ,l a tendaniCe à ,l a fabulation de ,certaiIlls enfants ,e t ils l tirent de ces récits spontanés, d'inté'r.eslSantes déduetions. Mais c'est là une question qui wrt du üadre de notre. sujet. Dans tous les ·cas, nous pos'Slédons une jolie ,c ollection de petits T'écits odiginaux; nous laimerions publier l'histoire de « Croque Noisette l'écureuil», véritable ,d1~a:lne qui s{' joue dans la f01'êt; .ou bien « La dlésobé~s-sance d'une étoile» où l',a uteur explique l'origine de ;}'ed,eJlweilss; et mieux eIl!Core: « V<üyage danls
E!
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390-
l'étoile Cristalline ». Mais cha,c un de ces sujets néces's it,eTait 3 ou 4 pages 'a u moins de notr,e journal. Si nous avons de la place disponible, nous pubHerons .l'une d'elles dans le derni,e r numéro du cours ,s col aifle. . Nous nous bornerons à citer aujourd'hui ce petit conte non dépourvu de 'Charme. LES DEUX ABEILLES· INSOUCIANTES Par une belle matinée d'été les deux petites abeilles Minouche et Badouche partent dès l'aube pour aller butiner dans une clairière assez éloignée. Bzzz! bzzz! EI,l es sont heureuses nos deux petites amies! Insouciantes, curieuses et gourmandes elles volent d'une fleur à l'autre sans penser au pollen qu'elles doivent apporter à la ruche. « Bah! se disent-elles, jusctu'au ,coucher du ~oleil nous avons bien le temps d'accomplir notre besogne». Pauvres petites! elles ne voient pas J'orage qui se ,p répare. En effet, de gros nua,ges noirs obscurrCissent bientôt le ciel. Minouche et Badouche effrayées .p ar le tonnerre acceptent l'hospitalité d'une large feuille d'oseille, sans laquelle elles auraient été noyée9. Au déclin du jour, l'orage s'étant calmé, nos deux amies quittent leur abri de fortune pour regagner la ruche. Elles pensaient à ce qu'allaient dire les autres abeilles en les voyant revenir bredouilles et penaudes, lorsque les dernier:s rayons de solen' firent briller, tel un joyau, une magnifique rose épanouie. Aussitôt les deux petites étourdies se querellent pour savoir à qui la fleur appartiendra. Tout à coup une voix rauque s'élève et dit: « Cette rose est à moi )}. Elles venaient d'être interpellées par -une vilaine chenille ver,t e qui logeait dans ce féerique palais qu'est la corolle d'une fleur. Je n'ai p-as besoin de vous dépeindre le dépit des deux abeilles qui maintenant regagnent leur domicile sans apporter le butin escompté; elles devront subir les reproches mérités de leurs compagnes plus travailleuses et plus sages. Que de gens se disputent des objets brillants mais sans valeur, car les apparences sont souvent trompeuges. Michel MOl'iel'.
Et m:a1ntenant TeVeJlltOns à nos 1110utons. Les élèves savent-ils Ichoish' à bon e sôent 1·a COllllipOsitiOill qui nl.érite de fig.urel' sur le cahieT d'honneuT? P.aI~faitement. Sur une -c entaine de Tédactions di.fférèntes qui n'Ous ont été présentées, noUiS auriO'll.s rarement' pu ~ nfirmer le ,c hoix. Et .Je 'c oup ·de pouce de lIa ma'll1an, du :gl'and frère .ou de la grande sœur, dü~ez-vous? En générall l,es élèves ne ,s 'y lais,s ent pas p_l~endre et ri'lls sentent mi~eux que nous la copie ou l'aide d'autrui. « Ce n'est pas -lui » disent -ils dès les premières lignes.
391 -
L'une ou l'.autre f.ois, >RU début 'Surtout, de tels travaux ont été nettement écarté.s de s.orte que rares s'Ont 'c eux qm ont 'r écidivé. Se faire dénonceT comme tricheur .par ~e m'aître, ce n'est ;pas gTave; mais c'est autre chose quand 1Ja sentenœ est portée par toute 1a claSiSle. D'ailleuT-s Il es rédactions _s ont choisies après qu'QIIl en a entendu 'la 'lJe:ctUl~ 's euLement. L'orthographe n'entre donc p -a s en ligne de compte. C',e st pou.rqu.oi, si 'l,e s fautes ont été corrigées à la mais:o n, -oela n'a ·guèrce d'imp01'tance. Mai,s, -a llez-vous vOU'S écrier, ce -sont toujours qui figurent sur Ile cahier d'honneur.
~es
m 'ê me5
Non. Notez bien que noUlS avons 5 groupes tous difféTents, 'ce qui fait d'One ,q ue la premièw~ sem-a ine déjà nous aVO'IlIS les -c ompo,s-itions de 5 élèves ins·crities .gur ce cahier. Si nous jetons un coup d'œil sur notre coHetion de rédactions, nous ,c onstatons qu'après 'l a 50ème t'Üus les élèves ont eu leur ·tour. Les ·enfants se rendent com1p te eux-mêmes qu'.j.tl lest équitable de ne pas -é carter ,s ystém'atiqumnent -oetfainscamar.ades faibles; et i~ leur arriv-e souvent de dire: Monsieur, X n'a encore jam-a is été choisi A10rs l'intéresls é 's 'aperçoit qu'on veut l'aider et la s.emaine sui'Vantle il f.ait ·un effort sincère, et ses c'Ündisciples s.e monh~ent indulgents. Si fel n'était ·p.as 'Je cas il appartiendrait au maître d'intervenir afin de donner ,confianoe aux élèves retardés. D'-autre part, si p'lusieur,s travaux du groupe sont vraiment bons il n'est Ipas nécessai.r'e de se borner à en faÎl'e re1-ever un seul. Voilà en -b ref ce que nous -a vions à dire à propos de certains aspects des éco1es nouvelles et des 'p Tooédés qu'eHes appliquent. On ne ,c ourt ,a ucun danger d'essayer ces formul'es si on le faH avec 'p 'rudenœ .. Gar il est lc1aiT ,q ue des éducateul's conscients de Jeur rôle ne peuv-e nt se fi,ger dans l'im~mobi1.is.me et 'Sous prétexte de res'ter fidèle à l,a tradition, ignorer des ilUOU vements pédagogiques qui dans l'espace ,de quelques années ont p'r is une g'l'ande extension dans 'le mond-e entier, entbousi,asmant des Inilliers d'éducateurs. P.our 'o onclm'e noU!S dirons .avec M. ' le ohanoine Marcel Michelet, professeur lau tOOllège Sf-Charles,' à :Porrentruy: « Il est oertain que devant Il,es nouveaux problèlnes que pose le bouleverSiement du monde actuel, 'thll.e rnadition con·œ mporaine de la Renai'Ss,a nce :doit être r-eV'i's ée; mais il importe éminemlnent de ne 'p as prendre pour la grand'route un chemin de traver-s e qui ne mène nu~[e part. » Cl. Bérard.
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il nê proposition Depuis quelque.s années, les cours de perfecti'Ünnement 0'1'gan~sés pal' Ü~ Dépa,r temenf de J'Instruction publique pendant les vacances, ont conquis Je personnel enseignant. De 'l ouables efforts ont été .faits pour .panrchie ver La fOr'rnation pédagogique des 'I naÎtres" ou pour les ,m ainteniT en 'c'Üntact avec les idées nouveUes en tlnatière d'instruction et d'éducation. n me selnble cependant qu'une lacune suhsiste : on ne pense pas aux maîtres des cours 'COIIlJpLélnentaires. Nous 's avons que 'La Téadaptation du progrl3.mme des cours 'cOIIlllp lémenta:Ï'res est à l'étude; nous a'VOU's même entendu dke que l'on songeait à augm,e nter l'a durée des COUTIS post-sco'l aires. Ce serait, ·m a foi, fort bien. l\1,a is il ne suffit pas d'avoir un programme bien étahlIi" sutffisam,m ent élastique, pour 'réus's ir. Il faut, ,a vant t:O'tlt, des maîtres spécialisés" ayant une formation adaptée à ces courls, et disposant d'un mat'ériel qui: permette d'augmenter, si je puis m'exprimer 'a insi, le rendement des cours c.omplémef11ftJaires. J'ai débuté, comm,e maîtTie de ces cours, après huit années d'ensei'g nement pl"i,m'aire, et je ne pUlÎ,s que dire ma gaucherie lorsque Je me suis trQlUvé à la tête d'un cours cOlnplémentaire. Nous n'avons pas la fOrInation nécessaire, au sortir de l'Ecole NOl'llIl'a1e, pour tenir ~es COU!l'S avec un maximum de pro- . fit pour les élèves, et ce n'est qu',après des anil1ées d'expérience, de recherches, de documentatiO'll, que nous nous sentons 'c apables de ·dirig.er un COUT'S conlplémentaire a've;c quelques chanoes de suocès. . Il Y aur.ait lieu aussi, avant d'enh'e:prendre la réforme dont je parlais plus haut, d'entendre un peu l'avi's des ,maîtres compétents, qui ont 'e u l'occasion d'eIJ1Jseigner un peu dans tous les milieux de notTe population. C'est pourquoi je ·m e permets de formuler à nouveau la .p 'r oposition que j'ai faite lors de la conférenc.e du p.ersonnel enseignant du mstrkt de Sierre, et qU,i, étant donné ,le moment où e.lle a été fa;ite, risquer.ait fqrt d'être oubldée. Voici de quoi il s'agit: Je demande - 'e t, en .Je faisant, je fOTInule le désü- de plusieurs collègue.s - que le Département de Il 'Instruction publique organise, en même temps que les 'a utres cours de ,perfectionne:filent, un' COUTS spécial pour les maîtres des Cours complémentaires. Ce cours serait ,basé sur l'étude de 1a tranèhe du programme de l',a nnée en COUTS. La parti,c ipation à qu'a tre de ces cours serait O'b~igat()iTe pOUT tous les maîtres des cours compléluentaiTes. De ,c ette façon, Hs étudieraient à fond ebaque tf'iallche du progralnme. Je ne parle pas de 113. durée de 'oos cours de perfectionnement, mais i.l 'm'e semble qu'rI y a as's ez de pain sur la planche pour une sem·aine de tTavaii.
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J'émets cette pro,position en t'Üute simplicité, bien certain que la pLupart de ,m es collègues des C. R. m'appuieront, du moins quant 'au prinoirpe. Ce ,s erait aussi pour nous l'occa's ion d'examiner d'un. ,peu plus pTès notre :situation qui ne cOIfT'espond de loin pas il celle des ,c ollègues ayant une place fi~e. Et puis ne dit-on pas que « du choc des idées jail1lit la lumière » ? Alors', vive.m,e nt la rencontre, ,e t que jaillisse la lumière. Que tous ceux qui auraient des propo.sitions à faiil'e dans cet ordre d'idées se servent de notre joul~nal, ou, é ventu eale ment, qu'ils se mettent en rapport avec le souss'i,gné. . Je 'lne permets égalenlent de formu!ler le vœu que le Départelnent de l'Instruction examine la pos's ihill ité d'ürganiser ces C01U~S cette année · déjà. II f.aut que notre école prog11ess'e. On parle beaucoup die l'école pour la vie. Les cou.rs post-scolaires sont une étape importante de c.ette « école pour ,l,a vie ». Il convient donc que les jeune.s 'g'e ns puisSlent en tirer le ,maxünum de profif. E. Emel'y.
Culture du sens social L 'ho Il1Im,e ,a été ,cl~é pour La :sociéM, et H lui ,sera'Î,t iiJ.npossible de wVIle isolé. Mais p.oUT que ,c ette société soit viable, 'q ue ,J'ordre et l'haT,monj.~ y 'règnent, Dieu lui a donné des 'l ois, qui constituent la ,l oi natupeille ou te Décal'Ügue,. Parmi ,c es ,lois, il en est qui regal'dent p:l us part'Ï cuHèrenl,enrt 'les rappo-rts des h'Ümllues entre eux. ' Le prelnier ,d e .c.es ,c ommandemen't s qu'on ,pO'UrraH appeler Il es c01niInandements ,sOtci,aux c"est :l e 4'm e du Déca1logue : Père et mère honoreras, ,e t,c : 'q ui ;règle :l es devmrs r.écipToques des sllpérieu.rset des inféri.elH's, donc 'l'Ü'l~ganj,satiOl1 de toute société. Si -c.e comlnandement n'existait [l·a s 'Ou s'H était violé d'une manière générale et p:rofonde, ce serait l',a naTchie, le désO'rdre dans le nlonode. Sans dou·t e ~e:s com:m·a ndements qui font suite au 4,m e obligent d'observer la justice, 'l a 'loyauté, la ·charité, vertus essenti'e .llement sociales. 1
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Comrment peut-on maintenant ·cultirver le sens social, c'està -dire développer loes qualités néces·saires ·au bonheur de 1.a sodété, qu.eLle qu',eUe soit quant au nombre dé 'Ses membres? P.our y répondre nous étahlirons une divi's ion dans la so,d été hum'a ine; nous .partirons de .la famille, société primordia[e et fondanl.entale, pour ·continuerpar l'école, famille .agrandie, par ~a 'C Olnnlune et enfin par rEtat, sous quelque forme qu'il se présente. 1) La famille. Dans la f'a!IIl'ÎilJle les devoirs des par..ents ·et ceux des enfants sont réciproques; ·car ID. où il y .a des devoirs, il y a .aaussi des dl'oits. Les enfants doivent aux auteurs de leurs jours l'amour, :Je r ·espect, l'obéils sance ,et dès qu'ils le peuvent l'assistance ou l'aide. Les ·p ères et mères, de lI eur 'Côté, ont à entretenir 'leurs enf,ants physiquement ·et 'Illora'l ement, à eXle rcer sur eux une autorité juste, à les aimer ·e t à l,e s re~p:ecter en tant qu'êtr es raiSonnables, 'c réés à .l'image de Dieu. Quand >ces vertus sont praH'q uées de .part et d'autr.e, l a famille est dans 1'01~dre ,et la p 'a ix et ordinairem·ent par voie de conséquence dans une certaine prospérité matérieHe, car tous les membres contribuent au bien généraL Le ·cont.entemle nt, la confiance réciproque constituent lm dim.at où .u fait hon vivre. L'honneur de cette famiUe est pour chacun de ses membres un trésor que .l'on g·ard.e jalousement, que l'on évitera de ternir. On est fier de tout ce qui arrive d'avantageux ou d'honorable à l'Wl qUê1collique des menlbres. C'est un .anlour-propre légitime, c,omecHf. La :maison fanliliale est un 'l ieu béni où ron désÎtre rester tOUjO'llTS et mOlUrir, à laquelle on revient ,avec .amour ·q'uand on .a été ob1ig-é de s'·e n éloigne.r. Qui n'a .lu la ,charmante et touch'a nte poésie de Lamartine, composée ~ !l a 'suite -de la visite qu'il fit un jour de ·son Miilly . a'l ors qUe la pTolpriété ,a'V,aÎ't passé à d'autres maÏ'nJs ? 2) L'école. L'école est une famille agrandie et une iJnage déjà plus exacte -de la société humaine. Là 'les devohs sont à peu près les mêmes que ceux d'une .fa·m ille; les maîtres et maître.sses y relnpla·cent les parents, et les ~lèv·es, quelque nomhreux qu'i l s soient; -doivent S'e ·considérer .et se 't l.'aiter comlne frères et sœurs , el: non pas s· ~ ,comporter comme des êtres juxtaposés, éh,angers les uns 'a ux .autres.. Si Ille s vertus familiales dont nous avons Iparlé plus haut y sont en honneuT, l'é.cole ,s era, e1i1e ·aussi, un Heu aimé, où les enfants travai,n ,eront avec joie et zèle, 'Où ils aUTont m 'a intes occasions de pratiquer 'les 'Vertus 'SOCiales: ,l'a c.harité, l'entr'aide, la solidarité, lia justice, 'le support réciproque. On évitera autant que pos&i(ble t01.lt œ- qui ;peut porter atteinte au oon reIlom de 1'éco1e; on respectera mêm·e ,le Imobi:lier, les décorations de la salJe de
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cl a's S'e , dont ·chacun se ' cO'llsidérera un ·peu comlne 'le propl\iétail'e, ct c'est, ·en eff'e t, une propriété ·coHective.
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InutÏ'le de ,dire que Joa t:1~anslÎtio'l1 entre l'école et Ja con~mune 8era facile et qu'on n"aura /pas Ide peine à intéres·s·eT ·e nsulte lie s élèves,au tllloins les plus grands à l'organisation et à la (prospérité COlnm unales. De 'l à à ,l'Etat et à la S'odété hUlll1.a'ille tout ,e ntièrie, il n'y a plus qu'un p .as. Que ~e personnel enS'ei.gnant ,profite donc de toutes les occasions pour Icullfi.ver chez .les élèves le sens Isocial, ,l eur parler de la beauté ·e t ·de la nécessité -de lI a ,charité et de la justice; Jeur montrer surtout ,p aIr d'e s exmnp'les !lle s .désordres qu'anlènent l'orgueil, .J'ambition, bI~ef l'égoï-sln.e. Ah ! que le .m onde Iser.ait pil us heureux s'il pl"ati.quait ·I.e comlnandenl·e nt du divin Maître: « Faites aux .autres ce que 'Vous voudri,ez qu'on vou's fît; ne faites lp as, ·e tc. »' Aussi le prés-i1dent TTuman avait-ill raison de ~ire, Ï'l n'y a pïl's longtmnps, que pour réful'lner l'e 'l nonde au point de 'Vue politique, éconOlnique et 1110ral il f!aut hù leJlsei.gner et lui faiJ'1e pratiquer 'l e sermon sur lI a n~ontagne. Or, en bi1en des pays', surtout en Europe, on s'élo1gne aujourd'hui de .p lus ·en plus de la montagne des béatitudes ·et on ne 's 'y ·contente pas d'ignol~er la re1iCli'Ü'n on.la cmnbat .avec astuce et vio.1ence; on s'y eff01~ce ainsi de ~ap: e~ l'e:s .fondements de l'éd1fice sO'CÎlal qui finira peut-être un jour par 'l'ef.fondrem.ent et l'accumulation de ruines incal1cu~ables.
J.
ùes dernières heures .... Jes plus précieuses Nous ·conna1ssons tous l'.ahnosphère de fin d'année scoll aire. L ' ilJ.nag1nati'On des enf,ants de'Vla noo le cours du t.emps. Lorsqu'arrive la :mi-a,nril , ·eHe vit déjà daiIlls ;les vacances il. vernI'. L'li'l1!Sjpectlo'll .e~t pas·sée, 'l'a promenade Is colaire en perspec.t:iv~. A lia Inaisün, on s'entr·eüern{ .activ.e·m ,e nt des m .a yens. En faut-Il da'vantag·e pour lnet.tt'e les jeunes cerveHes ·e n l'aÏ'r? Grande est pour le personnel eIl'seilg nan.t la tentation de se· laisser ·atll·e r au fil de l'eau et de 'l àcheT la bride de 'la vie acti'Ve et disdpl,i née. POln'quoi lutter ,contre ~e courant et Tefenir dans le rang 'lks ,espI,its juvénNés .golli'c ités pal' tant d'appâts? DansaUicune 'e xploitation sérieus.e, on ne tolérerait une quinzaine de lla isseT-aller. On a,ccorde aux ouvriers des congés Téglem entaÏl1Cs; muis pendant la durée des sem.aines de travait, on (Jonn" à chacun ' une o.ccupation utHe.
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Il est vra'i que l'é-cole est 'a ut:e c?ose qu'un a!e1ie~ industriel. M,ai'S l'œuvre qu'on y a-ccomp'ht n ,e st rpa.s IDOlnfoj 1ŒIllPortante; elle l'est même davantage. Le ,t emps de renf,a nt a sa valeur propre, une valeur de forIuation. Ni les pa:rents soucieux de l 'éducation ?e. lle'UTis ~nfants, ni 'Surtouf CeLui de qui nous tenons notre rrllS'SIon 'soOlale ne sont d'a'c.co!r d avec !le demi-,g aspil1age des jours et des heur'es. Puis il y ,a 'l 'habitude de la fidélité jusqu'au bout. V~Y'ez .le paysan qui l.abouve son {·;h.a'm p ,: q~Jand il~. a tr.aJCé. le dernIer s11'Ion, i'1 ne qu:ÏJtte ,s on tnavall qu apresavolT eXHlIllné encore une foi,s Ja terre reiournée, ,a justé les lignes limitrophes ~t. mis au ~et les deux ,b outs jusqu',a ux angles. Notre labeur spITItuel méI"lte, {',ertes ~e ulême 'sodn métictrl:eux. Enfin les deITIlfe rs jours et les dernièfles heures nous 'Offrent surtout J'dc-ca:sion de combler -des ,l.acunes observées, de récapitule:r des 'lnatières en des vues d'ensemble et aussi de profiter de la s,a li:son printanière pour ,f.aiTe observer la nature. C'esf justement 'l orsqu'on est allégé des soucis d'examens que le tIiavail de l1a synthèse .peut 's e faire ,a vec plus de cailme. Lorsqu'ill ~'.ag.it des en~ants qui von.t quitter l'é~ole prim.a ire .pour entrer, ,CO'ffilue .on dIt, d,a ns Ja VIe, ~es de;rnlers, ]OUTS ~e cla:s's e offrent aux .m ,a îtres 'et maîtresses loccRSlJ.on d entretenIr lLes grands de 'quel,q ues questions vitales que l'ens'e ignement' d'après un prÛ'gr.all nme .dressé ,e n vue d'un exalm en pas>se généralement sous sHel1lOe. La prÛ'men·ade sco[aire peut d~venk un petit événem:ent dans la 'vie d'un enfla nt. A -c e Ip ropos, l~ faut regretter que la SI,m p]jcité et la modestie .'aient s~uv~ent f~t place . à. il'insaHabjHté. Quand on mène les petIts ,a u lOIn JUsqu aux extrémités du '~anton, il est difficile de t!I'ouver pour les 'grands des buts d'excursIon satisfaisants. Aus's i convient-hl de graduer 'l es buts, si possibl,e, po-UT que les c1as'se.s supérieures 'a ient ~ncore quelque chose à VOiT. Une -autre consridél'ation non négligeable, c'est lIa situation des famHles modestes .qui ont plusieurs enJfants en âg:e scolaÏTe. Si les dépenses de promenade ~nt trop , élev~es, ~n impoS{' à ces fa.mines des .fr.ais qui les mettent dans une sltuatlOn désagréable, ou bien on éM;m.:Ïne -a utÛ'matiquelnent Iles enfants en question, ce qui ne serait paiS équitable. . D'aHil.etn~s cha'q ue 'per,s onne enseignante peut se convaincre sans :de longues enquêtes qu'e 1a jeunesse -connaît s'Ûuvent fort peu la région où :se passent ses jouJ'ls. Les écoles qui vienœnt -à Sion ,p euvent de nouveau visiter ID mu.sée 'd'hi's toire naturelle où el~es ont l'occasion de voir autre c,hose que le falneux ,l oup. Va'lère reste toujours un rendez-vous
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reco.mmandable aux ocol'es en eXICUl~ion. 'C'est bien dommage que Ile pré-1et soit dépourvu de quelques -m odestes instalkrtions pour que les enfants puis'sent y prendre com,modément leur pique-nique. Une .fontaine y sie rait ,c ertainement bien p~aoée. Il est -désirabl'e ,q ue la promenade scolaire ne .gœt pas 'le deTll~-er ·ac.te de J'année Isco1ai.re paflce qu'il es.t ,aloTos plus facile de l'int:égl"er dans l'œuvre é:duc.at.ive ,e t -de maintenir parmi la troupe des petits .ex'Coul'sio'l1nistes l'Û'lidre indispensable à tout groupement -d'enf,anbs. La tenue -d'une .écÛ'1e pendant 'le's heures de détente Jette une lumièr:e aSlsez juste sur l'esprit de J'éco.Je et ipaTfoils de ·l a CO'lnmune. QueLle que ' soit la -clôture des six, huit ou pres-q ue dix mois de das'se, on doit souhait'e r de tout CœuT que La fin COUTOiIhlle l'œuvre. C. G.
PAQU]ES La nature, Le Inonde entier est en jubhl:ation ! QueN,e bonne pensée qu'à ·cette oc.oalSion 'l e n1aître fia sse pr.ésenter aux pal"ents de ses élèves un petit ühef-d'œuvre SÔTti des mains habiles de leurs enfants, dè ces enfants qu'ils inondent tout le long de l'année de leurs bienfaits -s ans nombre. Une belùe petite carte de vœux, -u n panier de fleurs, un l:;>oruquet, un v·a:se ga,r ni de f~eurons ,d u jar<l~n de leur f.ant~i sie! Il f,aut :s i peu püU'r expnmer sa TeCOnnaIlSSanœ, pour faITe pla:isir ! La carte iUustrée 'e st un des thèmes que 1es oofants ailUtent le pllt~s. Et 'c ombien ladroits sont œrtains d'entre eux pour trouver le décor nécessaire, une fois les expHoatioIltS du maître données.
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IPour faciliter .ees expHcations et pennettre un choix des plus " ~iches en sujets et interprétations, U'~e ada.p tation /aux gOÎlts Iles plus divers et aux vœux ,des pet1t~ et d:e~ grands, void 'q ue l'Ecole Pl'l111ail'c vous 'll10ntr.e une Bche sene de sujets de ca:rtes de Pâques. Le n1aÎtre COn1'll1enCe p.ar dessiner un croquis au tableau pour IlHontrer CO'llliluent il fau.t. lnettre en ~l.9.l ce le ~, essin. ~n généra!l, on tra'ce un ,a xe au mlheu de la femlle; enSUl'te on dlSpûrs1e symétriqueluent les br.anches, ,l es fleurons, -les boutons, les feuiH·es. La .f.antul:s'ie inspirera ,1es ·con1Jbinaisons l,e~ 'p lus hareUes .et les plus enjouées, décor sym'étri,q ue ou asymétri'q ue. QU3:nd il s'agit de symétrie, le dessin d'un côté de J'.axe est dé·calqué ·de l' auh'-e Icôté du même .a x·e. n est évident que le maîtr·e n'est nuUelnent obligé ·de s'en teni.r aux suJets présentés 51H' -les feui,Uets . Qu'i'l cOtIn!bine, qu'il val'ie les exercices, qu'il retranche, ûlnplifie, dive·r sifie il S011 gré. Pourvu quep'o ur de'5 raisons ,s ociales, il encourage et aide ses enfants ft mieux ûmer leurs pal'ents et ft resserrer les :liens de la famille.
JPARTJIE PRATKQUE 'LANGUE fRANÇAISE Centre ' d'intérêt: LE BLÉ - MOISSON J. RECITATION Le champ de blé
Le .matin, dans -le ·chanlp de blé, ' On entend 'con1.me un air de fête: Tirli! Tirli! Soleil levé , C'est le réveH de l'alouette Au chalup de blé, Lariré! Au ·chan1p de blé. Les oiseaux n'y chanteront plus Car, bientôt, les faux , l,es fanciUes
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Vont mettre ,l e soJ tout à nu Et ,c hasser les 'Voix si gen tiHes . Du ,c hamp de blé ! Lariré! pu ·c hamp de blé ! Moisson
Gais n10issonneurs, S'Ous Le soleil, Br.an:dis'Sons l'acier c1air ,des lames; En un ge's te toujours pareiL, Gais müis,s onne:uris SDUS le S'Û'lei'l, Fais'Ons au 'cOOl]r du 'b lé veTlIlleil Bri~'ler nos faux comIne des flamm1 es ! Gais ,moissO'llneu:r:s, sous le sOileil, Bl~andissorils l'a,d eT clair des lames. Moissonneuses, tendoLIlis nos bflas Sous leurs .crépi,t antes jonchées; D'un geste alerte <et jauliai's las, MoiSisonneuses, tendons nos bras, Suivons 'a llègrement 'leuTs pas, Sans cesse SUT le ,s ol penchées; Moissonneus'es, tendolns IIlJOS hflas Sous leurs crépitantJes jonchées. Panni Les champs nous semblerons FaiTe des bouquets d'étincel1l'e s; T.ant d'aube luira 'SUT no,s fronts Que dans l,es ,champs noUlS IsembleroiI1s Port.er des gerbes de l~ayons .. Avec l'or blond des javelJes. PaTIni 'Les champs nous semblerons Faire des bouqùets d'étinœHes. II. VOCABULAIRE
NOMS: 'l,a faux, la fauJCÏ'Lle ; ILa moissonneuse-'1ieuse, ~1eiS· râteaux, le tablier; un andain, une j'aveHe, une gerbe, une moyette, une meule, I.a grange; la 11101,5.S'0111, lia récOIlrt<e, le bé, un épi, des gr,aiu,s de blé, :des gerbes, un -champ de blé, une faux, une faucille, une rourçhe. ADJECTIFS: les tig'es s'Oupie s, fr,a gBes; les épis dorés, blonds, roux, dTus, lourds; une moisson ,a bondante, riche; un mouvenlent cadencé, un cliquetis régulier; une m,âigre récolte, des épis bi€n remplis, de gros gpains, des gel~bes dorees, un superbe Cha1.11p de hlé, une faux ·c oupante, une faucilt1e rouHlée, une four·· ch€ pointue.
Sixième Année, No 2. -
Avril 1949.
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VERBES: .les ,m oissons jaunis1s,e nt, sie dorent, mürissent; les 111<oi's,s onneurs fauchent, abattent, l ient, ,e nta:ssent, engr,a ngent; 'l e 'soLeil brilll'e, ·luit, hâle, altèr,e ; fa:ire lIa moisson, 'l'écooHer l,e b.lé, luoissonner le blé, couper ,Les tiges, :l'es 'l'ass,eulhler en gerbes, her 'l es gerbes; ba1tre le blé, le lnettre en 'S'a,c. III. ORTHOGRAPHE
a) Prépa·r ation: s'en réféper au numéro 1. Promenades champêtres Cécile .apprenait ù Ja,c k à distinguer les épis pl,eins .du blé
des épis harhelé!s de l'orge, les grappes f'1.ottantes des aVOlnes, le ' rose des 's ainfoins, le violet des luz·ernes, Il e jaune d'or des champs d' œ'iHletJs , 10us ces tarpis Ha'l és ,s ur l,es pr.és, oes Té,oo'},tes en herbe qui, l'autOl11<ne venu, s',a'll10nc.ellel1.t :en IUleu1es iSJolées ,pa:nni toute la ,c anùpagne ag·r andi'e. A. Daudet.
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Le moulin de Fuston
J.muaÏ's, -de mémo:iT,e -d'hàul'lue, Le uloulin de Fuston n'avait lllarché; on l'encontre, c'Ü-mnle oela, pas mal de nl0ulins en haute ProvenCie. L'écluse, la grande l'oue donnai'e nt inuti},es; inutilies aussi ,dornlaient 'les pièces d·e 'l 'aluénagement intérieur: 11l'e ules frais taillées, blutoirs à la soi'e jaune toute neuve, poche. de toile t'Ûlmlbant du ,p lafonId par où -le blé descend ,c01rune une ,a verse , de grains d 'OT, tiroirs énorm,e au fond desquels s'alnasse l'a fine farine tanlÎsée. Les moulins
Quand loes enfants ,a vaient assez de 'ces grandes piècees blan-ehes .où 'la pouss,ière de 1a .f,a rine 'luonte ,continueU1elnent dans la 111épidation du pLail1,c her et des muraiUes, Hs p.assai~nt des heures à .r:ega'rder les pall'e ttes ba:ttant l',e a'u et les bouiUonnem'e nts de l'éclus'e. A. Daudet. Les battages
Les 111achines bourdonnent, et comn1:e d'habitude on s'enlpliesse de les servÎT, Iles uns po.r1al1t Les ,s eaux ou t~nant les draps . 'Où fume .la baUe du bLé, les 'a utres déliant les gerbes et ,les jetant dans la Inâ-choire qui trépide. Ls sacs \pendus aux ,guichets frémis'sent. On les pèse et on les enlève; 'l es gars robustes les a's surent sur J'.épanle. Ch. Silvestre. Le battag"e du blé
Il n'y .av,a it p.a s de temps à .p erdre. La vanneuse av'a it ses six nüUe gerbes à ' avaler dans :la journée; et, bi'e n qu'eUe fût une gros's e lllangeusk, il ne faUaJt point 's "arrêtel: si l'on vouloait en finir avec la nuit.. Les eng~enelu's, debout sur ~€'s planchettes a,ccrOlohées sur S'es flancs, lui ,ponsS'ailent la paine de 'l oin, par geste., prudents. ,Pal'-
J. RELIGION -
RELIGION -
PHILOSOPHIE - PEDAGOGIE PHILOSOPHIE PADAGOGIK
AMBORD, Beat. Begegnung mit Chri's tus. - Auf dem Weg durch das Kirchenjahr. Olten, O. Walter, (1947); 8°, 413 S. Taf. TA 7646 Kleines ABC des Gloaubens. Basel, Verl. Nazareth, 1942; 8°, 128 S. TA 7679 BALLY, Charles. Qu'est-ce qu'un signe? Extr. de: Journal de psycholo,g ie normale et pathologique. 1939, avril-juin, pp. 162-174. PA 3377 BAYER, F. J. Das Papstbuch. Hr,g. und eingeleitet von F'J'B'. München, Drei Masken Verl., (1925); 4°, XLIII+132 S. Abb. Taf. Karte, Portr. . TB 820 CHASTONA Y, Paul de. Introibo. Ein Priesterbuch: Lesungen und Erwagung·e n über das. Missale. Einsiedell n-Koln, Benziger, (1941); 8°, 174 S. TA 7645 DELOGNE, Hugues. Précis des apparitions de la Très Sainte Vierge à BeauI'iaing, d'après le R. P. [Gaston] Maes. St. Maurice, Impr. St-Augustin, 1947; 8 u, 126 p. pl. plan. TA 7755 GIGON, Olof. Sokrates. - Sein Bild in Dichtung und Geschichte. Bern, A. Franke, (cop. 1947); 8°, 319 S. (Sammlung Dalp. Bd. 41.) . TA 7867 LOEFFLER-DELACHAUX, Marguerite. Le mécanisme de l'intelligence, vu par l'e~périence graphologique. - Essai de pédagogie pratique. Neuchâtel, Paris, V. Attinger, (1931); 8°, 181 p. fig. fac-sim. TA 7539
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MALEGUE, J[oseph]. Augustin, ou Le rpaître est là. Paris,' Ed. Spes, (1947); 8°, 2 vol.
70e mille. TA 7760
MARITAIN, Jacques. Antimoderne. (10e éd.) Paris, Ed. de la Revue des Jeunes, (1922); 8°, 247 p. TA 7533 Raison et raisons. - Essais détachés. Paris, Egloff, (1948); 8°, TA 7688 358 p. . et Raïssa Maritain. De la vie d'oraison. Nouv:~ éd. Paris, Art Catholique, (1947); 8°, 101 p. PA 3202 NADLER, JOEleph. Der geistige Aufbau der deutschen Schwejz. (179~1848). Frauenfeld und Le.ipzig, Huber, (1924); 8(1, 100 S. (DIe Schweiz im deutschen Geistesleben. Bdchen 29.) PA 1964 RAPPARD, William E[mmanuel]. Perspectives d'avenir .. Conférence prononcée ... le 27 février 1944. Glaris, TschudI, 1944; 8°, 31 p. PA 3370 STROBEL, Ferdinand. Zur Jesuitenfrage in der Schweiz. Tat's achen und Ueberlegungen. Zürich, NZN-Verl., 1948; 8°, 191 S. TA 8037 SZILASI Wilhelm. Macht und Ohnmacht des Geistes. - Interpretatio~en zu Platon: Philebos und Staat VI; Aristoteles: Nikomamische' Ethik, Metaphysik IX und XII, U eber die Seele III, Ueber die Interpretationen c 1-5. Bern, A. Francke, (cop. 1946) ; 8 u, 305 S. (Sammlung Ueberlieferung und Auftrag, Schriften. Bd. 2.) TA 7870 THIBON, Gustave. Nietzsche ou le déclin de l'esprit. (Lyon) " Lardanchet, 1948; 8 ù , XI + 321 p. TA 7944 VOLKEN, Lorenz. Der Glaube bei Emil Brunner. Freiburg, Paulusver ag, 1947; 8 u, XVIII+223 S . (Studia Friburgensia. NF., Heft 1.) TA 7644
II. DROIT RECHT -
ECONOMIE POLITIQUE -
VOLI{SWIRTSCHAFT -
SCIENCES
NATURWISSENSCHAFTEN
BAUDIN Lou1s. Les Incas du Pérou. Paris, Libr. de Médicis, (1947); 8°, 1'88 p. cartes (Essais sur le socialisme, 1. - Ed. politiques, écon. et sociales.) TA 7742 BIRNIE, A. Histoire économique de l'Europe (1760-1932). Ed. franç. par Pierre Coste. Paris, Payot, 1932; 8°, 390 p. (Bibliothèque historique.) TA 7577 BRAUNSCHWEIG, Max. Célèbres procès criminels suisses des quatre derniers siècles. - Tl'Iad. par Ja.cqueline Des Gouttes. Neuchâtel, Paris, Delachaux & Niestlé, (1944); 8°, 237 p. fig. TA 7600
203-
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.J
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HALM, Friedrich. F'Halms ausgewahlte Werke in 4 Banden. - Hrg. von Anton Schlassar. Leipzig, IVI. He,sse, [ca. 1903]; 8 0 , 4 T. in 1 Bd. Abb. Taf. Portr. TA 7703 HAUPTMANN, Gerhart. Gesammelte Werke. Bd:. 6: (Grie.chischer Frühling - Atlanüs.) Bedin, S. Fischer, 1922; 8 0 , 465 S. (Jubilaumsausgabe.) TA 8068/6 Gesammelte Werke. Bd. 7: (Peter Brauer - Festspiel in deut'schen Reimen - Der Bogen des Odysseus - WinterbalIade Der Ketzer von Soana.) Berlin, S. Fi.scher, [1922]; 8 0 , 481 S. (Jubilaumsausgabe.) TA 8068/7 Gesamm·e lte Werke. Bd. 8: (Der weisse HeHand - Indiphodi - Anna.) Berlin, S. Fischer, [1922]; 8 0 , 421 S. (Jubilaumsausgabe.) TA 8068/8 JOST, Franz. Heimatrast. - Neue Gedichte. Brig, Fr. Imhof, 1934; 8°, 83 S. PA 3281 LEMAITRE, Jules. En marge des vieux livres. Contes. P.aris, TA 1851 Soc. franç. d'impr. et de librairie, 1906; 8 0 , 284 p. Chateaubriand. (15e éd.) Paris, Calmann-Lévy, (cap. 1912); 8°, 346 p. TA 7534 LUDWIG, Otto: Otto Ludwigs Werke in sechs Banden. - Hrg. von Adolf Bar.tels. Leipzig, M. Hesse, [ca. 1900]; 8 u , 6 T. in 2 Bden, Portr. Fak~im. TA 7702 LUKACS, Georg. Goethe und. seine Zeit. Bern, A. Francke, (cop. 1947); 8 0 , 207 S. TA 7873 L UETHI, Max. Das eurotPaische Volksmarchen. - Form und Wesen. Eine literaturwissenschaftliche Darstellung. Bern, A. Francke, 1947; 8°, 127 S. TA 7871 MARCUS, Carl David. Knut Hamsun. (l.-3. Taus. ) Berlin-Grünewald, Horen-Verl., 1926; 80 , 242 S . Taf. Portr. TA 7701 MEYER, Conrad Ferdinand. Samtliche Vverke in sechs Teilen. Hrg ... von Walther Linden. Berlin, Leipzig, Bong, (1929); 8°, 3 Bde, Portr. Front. (Bongs goldene Klassikerbibliothek.) TA 7733 PAPINI, G[iovanni] e P. Pancrazi. Poeti d'oggi . (1900-1920) . Antologia... con notizie biografiche e bibliogr;:>.fjche. Firenze, Vallecchi, (1920); 8 0 , 543+IV p. TA 7540 ROULET, Claude. Eléments de poétique lVIallarméenne. - D'après le poème: Un coup de dés jamais n'abolira le hasard. Neuchâtel, Ed. du Griffon, (1947); 8°, 163 p. (Thèse, Lettres, Genève.) TA 7658 SCHAUFFLER, Th. Althochdeutsche Literatur. - Grammatik, Texte mit Uebersetzung, Erlauterungen. 3.* Aufl. Neudruck. Leip-· zig, G. J. Gaschen, 1906; 8 0 , 160 S. (Sammlung Gaschen, 28.) TA 7777
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206 Les grands procès de l'histoire. (Série 2:) La marquise de Brinvilliers - L'affaire du collier - Charlotte Corday - Ma.dame Roland - L'affaire Lafarge. Pari.s, Payot, 1930; 8°, 248 p . fig. por,t r. fa.c-sim. TA 7594.'2
SCHAUKAL, Richard von. E(rnst) T(heodor) A(madeus) Hoffmann. Sein Werk aus seiriem Leben dargestellt. Zürich, Leipzig, Wien, Amalthea-Verl., (1923); 8°, 309 S. Taf. Portr. Faksim. TA 7694 STAIGER, Emil. Grundbegriffe der Poetik. Zürich, Atlantis Verl., (1946); 8°, 246 S. TA 7690 THEYTAZ, Aloys. La chanson du Rhône. Jeu s.cénique en deux parties de 12 tableaux. (Sierre, I,m pr. E. & W. Schœchli, 1948).; 8° ~ 51 p. portr. (XIImes Fêtes du Rhône, Sierre.) PA 3366 IV. HISTOIRE GESCHICHTE -
BIOGRAPHIES BIOGRAPHIEN
BERTRAND, Louis. Ludwig der Vierzehnte. Aus dem Franz. übertragen von Gertrude Aretz. Dresden, P. Aretz, (1927); 8°, 344 S. Taf. Portr. TA 7700 CARLYLE, Thomas. Die franzosische Revolution. Geschichtsbilè·. Neue Ausg. Bd. 1: Uebers. von L. Daufalik, (Bd. 2: von Franz Kwest) . Halle a. S., O. Hendel, (1898); 8°, 2 Bde., Portr. (Bibliothek der Gesamtliteratur. No. 1204-1209+1221-1226.) TA 7544 CHAMBERLAIN, Houston Stewart. Die Grundlagen de.s neunzehnten Jahrhunderts. JubiHiums-Ausg'abe der 25. Aufl. München, F. Bruckmann, (i940); 8°, 2 Bde = XVI+1246 S. TA 8080 . FORRER, Robert. Die helvetischen und helveto-romischen Votivbeilchen der Schweiz. Basel, Verl. d., Institute,s für Ur- u. Frühge.schichte der Schweiz, 1948; .8°, 76 S. Abb. 15 Taf. Karte. (Schriften des Institutes für Ur- und Frühgeschichte der Schweiz. 5.) N 170.'5 FUNCK, Ferdinand von. lm Banne Napoleons. - Hrg. von Arthur Brabant. Dresè.en, P. Aretz, 1928; 8°, 416 S. Taf. Portr. TA 7695 Die G e m e i n d e w a IP pen des Kantons St. Gallen. Bearbeitet von der Gemeindewappenkommission des Kantons St. GalIen. Mit 12 farbigen Wappentafeln. Gezeichnet von Willy Baus. St. Gallen, Fehr, (1947), 4°; 28 S. 12 Taf. TB 755 JOST, Franz. Pfarrer Peter Joseph Kampfen (1827-1873). Lebensbild und Zeitbild. Brig, Tscherrig & Trondle, 1935; 8°, 205 S. Portl'. TA 7983 LA GORCE, Pierre de. Au temps du Second Empire. Paris, Plon, (1935); 8°, IV +245 p. port. TA 7565 HENRI-ROBERT. Les grands procès de l'histoire. (Série 1:) Marie Stuart L'affaire Cinq-Mars Nicolas Foucquet Voltaire, défenseur de Calas-Camille Desmoulins. (8e tirage.) Paris, Payot, 1931; 8°, XIV +270 p. fig. port. fac-sim . TA 7594/1
HOMO, Léon. L'Italie primitive et les débuts .de l'impérialisme romain. Paris, La Renaissance du Livre, 1925; 8'\ XIII+436 p. cartes. (L'évolution de l'humanité, Synthèse collective. 16.) N 373/16 IMESCH, D (ionys). Die Osterlammsbruderschaft in Brig. Geschichtliche N otizen und Mitgliederverzeichnis. [N eu hrg. von] Rudolf Riggenbach und Fidelis SChnyder. (Brig, Tscherrig & Trondle,) 1948; 8°, 31 S. ' PA 3278 JUNOD, Marcel. Le troisième combattant. - De l'ypérite en Abyssinie à la bombe atomique d'Hiroshima. Lausanne, Payot, 1947; 80, 263 p. pl. TA 7769 LENOTRE, G[eorges]. Le Tribunal Révolutionnaire . 1793-1795. Paris, Perrin, 1908; 8°, III+370 p. Pl. portr. (Mémoires et souvenirs sur la Révolution et l'Empire.) TA 7599 LUDWIG, Emil. (Otto von) Bismark: Geschichte eines Kampfers. (Ungekürzte Sonderausg.) Berlin, Wien, LeÏJpzig, P. Zsolnay, (1932); 8°, 558 S. Taf. Faksim. TA 7705 IVIARANON, Gregorio. (Gaspar de Guzman, Graf und Herzog von) Olivare.s. - Der Niedergang S:p aniens aIs Weltmacht. Uebersetzt und eingeleitet von Ludwi,g Pfandl. München, G . Gallwey, (1939); 8°, 423 S. Taf. Portr. TA 7717 PIRENNE, Henri. Sozial- und Wirtschaftsges.chichte Europas'i.ilTI Mittelalter. (Uebersetzt von Marcel Beek.) Bern, A. Francke, [1946]; 8 u, 255 S. (SammJ.ung Dalp. Bd. 25.) 'l'A 7864
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musique. - Essai sur la L. Geneux, 1948; 8°, 219 TA 761'4 Eine Darstellung für E. A. Seemanh, 1914; 4°, TB 824
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lois, Hs lui jetaient des g'e rbes entières qu'eHe happait .a vec un aboie,ment joyeux; une ,s'econlde a1l'Ü'rs, ene fais_a it e tendre au fond de sa longue gueule nOiÎre UTI râle de satisf-a1ction inouïe, et puis, tout de suite, eUe l'ecOllllmençait à gronder, -à jurer, à rugir. E. Pél'ochon. Moulins de Provence
Noh'e pays, m'o n hon M'Üns<Ïeur, n'a pais toujour.s été un endroit 'm'Ürt et s'a ns 'l'Olnan comme il est aujourd'hui. Autre telups, il s'y !faisait un grand Icomm'el'ce ,d e meu.n erie, et, dix Heues à la ronde, les gens des mas nous .apportaient leur blé àmoudTe. Tout autour du vi,nage, l.es collines étaient couvertes de moulins à vent. De draite et de gauche on ne voyait que des ail-es qui vir,a~ent au luist!)al, .par-dessus les pins, des TihamheU<es de petits ânes chargés die saos montant et dévalant 1e long des chelnins; et, toute la s enl aine, ,c 'était pl,aisir d'entendve !sur <la haurtem' le bruit des fouets, ,l'e craqueJ.11<ent de la toi!l e et le dia hue :des ·aides-meuniers. Le dim.a nche, nous 'al:li'O~s aux moulins paT bandes. Làhaut, les meuniers' ,payaient le 'm uscat. Les nleunières étaient belles COl1'1me des reines 'a vec 'l'eurs fichus de dentelles ·e t leur croix d'or. Moi, j'apportais mon üfre, et, jusqu'à la noire nuit, on dan·· ..sait des farandoles. Ces nloullns-'l à, 'Voyez-vous, faisaient ,l a joie et la r1chess·e de notre pays. b) Exercices ' d'app'liocation: S'en référer au numéro 1. VI. COMPOSITION FRANÇAISE
La phrase -
Le paragraphe -
La rédaction
1. Cnmpose des phrases avec les mots du vocabulaire. 2. Conjugu,e ~es y.erbes du vocabu1aill~e. 3. En un pa'l'agraphe d~cris un champ de blé qui ondule sous la brise. 4. Rédaction: a) Le travaÎ'l des moissonneurs. - b) Nous devons respecter le pain. M-cmtTe ·c e qu'il ,c oûte à produire. c) ObseT'V'e ;le boulanger; d1s ·ce qu'il f'a it; .m olltre-Ie dans ses .d i verses 'a1.titudes; l~eln.arqli:e son eos-tun"1e.
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FICHE DE VOCABULAffiE 25. Le bain
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No 51
Lecture
Poil de Carotte ap_prend à nager. Poil de Carütte se déshabille à l'écart. H ôte ses vête,m ents un à un et oies plUe avec soin SUT l'herbe. Il dénoue ses ,cOl~dons de 'Souliers ave'c une Joenteur désespérante. Il met son 'oal.eç'On, enlève sa chemise, et, comme il transphe, il attend ,e ncore un ,p eu. Déjà, gTand frère Félix a pris possession de la rivière et il la saccage en maîtr<e. II ,La bat il tOUT de bras, Ja frappe du talon, la fait éculner, et, terfiible, ,c ha'ss'e vers les bords le troupeau des Yagues 'c ourroucées. Enfin, Poil de ICarotte se décide; Ï'l ,s 'assied par terre et tâte l'eau d'un orteiL En mème temps i'l se frotte l'estoma'c qui, peut-êtl~e, n'a pas fini de digérer. Puis il se laisse glissocr le Ik )ng des r:a'CÎnes. Quand il a de l'eau ju·s qu'au ventre, il va remonter et se sauver. Mais, la lInotte où il s'appuie ,c ède, et Poil de Carotte to'm he, disparaît, barbote et se redresse, toussant, ·crachant, suffoqué, aveuglé, étourdi,. D'après JU'les Renard. Préparation à la rédaction Que voulait faire ce jour-là Poil de Carotte? Où se déshabille-t-il? M'Ontre que PoH de Carotte n'est pas pTessé pour entrer dans 'l'a rivière. Pourquoi ne se presse-t-il pas? Par contr'c que fait 's on grand frère? Qu'est-ce que 'c ela prrouve? MontTe que ,Poil de Carotte a Ip eur. Pourquoi se tâte-t-i1 l'estOlnac ? POUl'quoi Poil de Carotte oc's t il finalement obligé d'entrer dans la rivière? Que penses-tu de P'Oil de Carotte? Ql1e-UE:S précautions faut-il prendre quand 'On va se baigner? Vocabulah'e
Faisons la chasse aux mots. Emploi:e ,l,es m'Ots suivants dans de courtes phrases. Le bain, la nage, la natation, la cabine, la plage, 1a piscine, les nageurs, un costume de hain, des caleçons de bain, une 'c ra'm pe, une congestion, une noyad:e, Œn noyé, un s·auveteur, un sauvetage, un ,c anot de sauvetage, une 'C!einture de natation faire quelques ?rasses, un p'l on geon, une eap profonde, froide,' tiède, une ternperature agréah1<e, nager, se noyer, ,s e débaUre, barboter. plonger, s'enfoncer, disparaître SOuiS les ,f,]'Ots, l'e'gagner la rive. Orthographe. F se redouble.
Copie ],es 1110ts suivants et empIŒ'e -les dans des phrase.'S : griffe g-reffer difficile office suffisant griffer greffe différent officiel suffrage griffonner greffage difforme offrande suffoquer 20 degrés différence offertoire suffire
FICHE DE VOCABULAIRE Le bain (suite)
No 52
Re111'place 'les points Ipar les mots suivants: lac nai ation lliOyer cabine linge fl'oide nageurs bras's es caieçon baigner plage plongeon nager cle,grés congestion vogue . Il f,ait un temlP s 's uperbe; aussi Je prends m'On ... , n10n '" de tuHette et je 1111le pends au ... afin de me ... De nom]weux ... 's tationnent déjù sur la .... qU'el<ques-uns s'Or,t ent des ,.. En voici un qui fait un lnagnifique ." D'autres fendent Iles eaux 'e t en quelques '" atteignent 'l e rivage. Une harque légèl'e ... sur les flots limpides du lac. Je nlle déshabiUe à mon ,t our et conlIne je ne sais pas bien '" j·e p:rends une ceinhue de ". ·et Je Im 'engage dans l'eau; eltle lue paraît '" et pourtant elle a '" Un nageur a failli se ... ; ,j,} a eu une ... ; il venait de dîner; qU'eHe imprudence! Conjug'aison Révision
Conjugue (ll.l futur le pr'enüer paragraphe de la lecture. Ecris: Poil de Carotte se désh'abiHe·r a .... . puis au conditionnel.' S'il aH.ait se baigner, Poil de Carotte .se déshabilerait .... puis à l'iInpa'rfait: Hier, quand .le l'ai vu , Poil de Carotte ~'i (; c1éshabiUait ... Conjugue au sLlb}onctif présent.' Il faut que Poil de Carotte chepcher ses habits, qu'il enfi'ler s,es ca1locçons, qu'il entrer dans l'e~m, qu'il nager et qu'il ressiOrhr propTe cOilume un écu neuf. Grammaire
ilion - lV/'ont Fa~s .},a distinction entre mon adjectif possessif et m'ont verbe. ". allni et .. . frère ... 'ac.coilup.a.gné dans ,c ette excuI~sion; ils ... aidé dans les pas·s ages diffidll es et 'Hs ne ·... jamais abandonné. As-tu vu ... père ,e t ... onde; Hs .. , dit des attendre ioi; ,c ornme ils lle ... pas 'e ncore rejoint, je suppose qu'un .ac:c.ident leur est arrivé. 9uand ." ~Ini voisin sont venus, ils ... appOlié '" album que Je 'l eur avalS :prete. Ces objets ne ". pas ·c oüté cher, c'est ". parrain qui .m e les a vendus. Complément du nOl11. Le non1 peut aussi auoir un COll1plén1ent Donne donc le ,cmnp'lé1nent qui convient aux nOl1l:s suivants. Ecris: une .~eintul'e de natation; un chenlÏn de ... ; une gerbe de ... ; lUl panl de ... ; une écorce de ... , un Hvre de ... , un canot de ... ; -les sports d' ... ; les oiseaux de ... ; les fleurs des ... ; ,les ,a niITlaUX de la, etc.
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4. Vous 's avez qu',a vec 1a farine on f.ait le pain, ,l es gât~aux ,. pâtes alimentaires. Peut-être connaisSIez-vous d'au~es fal"ln~:: maïs, orge, seigle,' riz, qui servent aussi à f.aiTe du paIn, des gateaux . des bouillies.
Leçcns de cbcsas
léS
1. LA FARINE
lvlutériel. pâte. Jm'a ges.
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II. LE PAIN
Farine, cau, anlidon, flûtes de gluten, colle de
1. Voioi un e ,p oudre extrême lnent f,i ne, dÜ'uce au toucher, d'un hlanc In.at : de la .fa-rine d e blé. Vous l'avez roconnue immédi.ateme nt, vous ne ia confondez pas avec d 'autres poudres blanches: sel, sucre aux grains plus grO's , plus b:r:iH>ants, pŒus rugueux au t-o-uchel'" ni avec d '·autres farin es : maïs (jaune), orge (grisâtre) , etc. Ces grains s'j fins sont aussi très légers; soufHez sur une pincée de farine, pos'e z-Ia SUT l'eau . Sentez-la: elle a une .odeur appétirssante : où , qu.and , l'avez-v.ous déjà sentie? Goûtez la : bi'e n hume ctée de sal,i ve el1le ,p-rend un goût sucre. 2. Dans un crist.alilisoir, veTsons de la farine, puis de l'eau. Heg,a rdons et ,disons ce que nous voyons: l'eau s'ét.a'1e d'abord s'ur la farine, on dÎ'r,a it qu 'elle ne va pas 1a pénéb'er. Aid.ons-la avec ]Ia Inain. 11 faut un t enllPs assez long pour que toute la farine s.oit m.ouiU·é e (ouvTons cette petite boule, l'intérieur est resté sec) > pour qu'elle fo.rme avec l'eau une pate moUe, jaunâtre qui coUe' ~lUX do,j.gt's. Ajoutons un peu de f arine à la Vâte, cOlltinuoIliS à l.a pétrir; elle ne coUe plus aux doigts, elle ,devient élastique (montrons-le) e t nous pouvons la modeler (faisons·.le).
3. Netto yons n otre cristalrli'soir, emplis,sons-le d"eau claiTe et laissons couler l'eau du robinet en ,m ince filet. JPétr1ssons dans nos doigts -a u-dessous de ce filet 'd'eau une petite boulette de pâte. faHe de farine et ·d'eau. a. Nous verrons bientôt -s e dépose]' dn.ns le fond du cristalli -. soilJ.' une pous,s ière 'b1anche et fine qui 'Sort de notre bÛ'ule de ,p âte .. Cette poudi'~ blanche s"appeHe ramidon. _ Si nous vidons une gr,a nde p.artie de l',e au, et que nous laisSl'Ûll1S évaporer l.e rest e, nous pourrons recueiUir eet' amidon. Vous. avez vu vas 'lnoon·a ns Is e servir d'aln<iJdon ,p our empeser des ools des ,p oignets de chemise ... Avec l'ta luidon, on fait .aussi de coll; de pâte pOUf coHer le palpier SUT les murs (affiches, papiers, peints). .
la
b. J'ai continué de pétrir ,l a .:petite houle S.ous le filet d'eau .. J 'ai Inaintenant dans les doi,gts une petite -m asse gris-beige, élas -tique et moUe ('la montrer) : Je gluten. C'est le gluten qui est la partie nourri's<sanoo de 1a farine, celle aus·s i qui rend -l e pain léger .. Vous avez peut-être vu des flûtes de régi'm e an gluten, nourris ~antes et plus 1égères que le pain.
J.l1atériel. p'ains de différentes tf.o'nnles, pain frais, pain l'assis, 'e au, levain. Images: le boulanger au travail}, un pétrin nl ooanique. 1. Notrre ·c lasse e·s t bien parfumée aujourtd'~ui: l'odeuT du p ain fr-a is est l'une des plus a.P'Pétis~santes qui SOIent. . 2. Rega:rdoIl's fa ,c roûte. Elle est d'un jo'l,Î' jaune doré, un peu brune par endroits dure ·c raquante sonnre (nHYIltrorrs-le). Assez' mince (comme quoi ?), .eÙe recouvre' la mie <blanche,. ~:û'lŒe, é1as? que, 'crl-blée de nombreux tr.ou·s, plus gT,a nds au milIeu du 'p am que près de la croûte; si Je la plonge clans l'eau, eHe gonfle -c omme une éponge, on dit qu'eUe est spongieuse. Ce pain es,t sorti d"!1 f.oUT ce 'l natin :,c'est du pain frais. Celui-ci est cuit depuis deux ou trois jo?rs. La 'Û:oûte est moins ·cra'q nante, sa mi.e ,e st plus serrée, ·mOIns , Sp.o11JgI€U~~ (1a montrer). Pourquoi votre maman vous fait-,eHe pTe~que. toujours m.anger du pain qui a un jour au moins? PourrquOl faIt-on tou jours la soupe avec du- p.ain rassis? 2. C'est le ,b oulanger qui f,aH 1e pain. - a. Il prépare -1a pâtenvec de l'eau de La farine du sel du lev·ain (pâte de la verlle : sentons-la). Autrefois, les boulang~rs pétri ssalent cet:te pâte à I.a l'Hain, da:ls un grand coffre de bois, le pétrin. C'~~aIt ~n tr~v~IJ trè~ pénible. Aujourd'hui, le pétrissage 'se fai.t à l'aIde d un petTln m-é-canique. b. Quand la pâte est bien pétrie, H la part~ge en pAtons, qll ' i, ~ pIaoe dans des paniers ,d'osier doublés de tOIle saupoudree dof farine (pourquoi?). -co Les pâtons tenus au chaud dans le fournil, la pâte lève . Le levain fait produire -à lia farine des bulles qui voudraient s:échapper de la ,p âte, 1a soulèvent et fomneront les trous de la mIe. cl. Avec une peUe de bois à long manche (pourquoi?) , le boulanger enfourne les p ,âtoll's, e'est-à-dire il~s ,in:~-odUl~ ?,ans l e four chauffé soit au b.ois, soit au ·m azout, so'lt a 1 electnclté. e. Tout à l'heure il :retirera de la même façon 'l es pains dorés dont l'odeuT empwa 'la boutique et viendra jusque ,s ur le trottoir (~veineT l'<3Jppétit des passants. 3. Comme le boulanger, n.ous pouvons fahrjqu~r un petit pain avec ... Fabriqu.ons url pain avec -levain, un paIn sans levain. ·Comparons. 1
1
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ORTHOGRAPHE Mon cher ami,
:M011 pèse se v'1la int aUlèren'lent ,ces jours; ci de la foire de Sion . VoHà un 11'l0'ÏS qu'il vient d'acheter uue valChe 'SUl' des déclaTations intéresS'antes concernant le vêlage, 'les quaŒités la,i tières et il'état .de santé de J'anhnal. Il s'Ulperçoit Il1uintenant qu'il a été trOlnpé dans une Il arge Ulesure. La n'lise-·b as n 'aura pas Heu ,\ la date indiquée. De p:lus, la bête 'r évèle à la tétine des l ignes d 'une Inalladie ancienne. Nous n'aurons donc pas de lait pour ja famille, ni en novelubre, ni en décembre; et p.eut-êt<re seronsnous contraints de revendre cette vache avec une perte 'c ons,i dél'able. Est-il donc Ipos·s ihle que des gens puissent ainsi tromper ''Scielnment [etH 'pro·chain? Se rendent-ills con'l.pte du ,t ort qu'ms font subir à une famine peu aisée? COlll'lnent répareront-ils le (IolTunage .causé ? Mon père a entreprÏ>s des démarches en vue .d'une juste in-clemnisation. Je te dirai p'lus tard si on lui a donn~ satisf<l'ction. Maurice. Bien à toi, Mon cher Maurice,
Il est bien vrai- qu'au \lendeluain des ,foires on peut tirer des conclusions très .peu intéressantes sur la droiture de bien -des individus. Afin d'obtenir un maigire gain, on trou1tpe sans scrupules, on cause ·d es torts considérables Inêlne à de pauvres fan'lille,s et on tente par des ·m ensonges encore d'échapper au devoir de ]a réparation. Vous avez été sUl~pris dans votre bonne foi. Mais con'lbien de fois votre lcas ne s'est-ill pas pTésenté dans Il e cours du derIlier automne? Je 'connais pour nlon ·con11Pte un propriétaire qui a été t r'oll1Jpé Ù deux reprises durant la présente année. Il ne se rpré~ J)ntera plus dans les foires qu'avec une confiance liu'litée en-' ,. ers les vendeurs .. C'est grave. m faudpait, ce me selllble, que ['Etat 's'intéresse ù la chose ..1.1 vec sa poUce et que l·es tri'c heurs ,professionnels, ::'l'111:ltCllTS de
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bénétfices injustes, gardent un souvenir lo uisant de JeuTS fraudu leuses opérations. l!l n'y a pas que les vices rédhibitoires des animaux à f,aÏI'e entrer en ligne de Ico.mpte. Mon cher ami, tu vois que j'abon.de pleinenlent dans tes réflexions. Crois tOUjOllI'S à la ~incère af-· fection que j'ai pour toi. Eugène. Bien chère tante,
Je reviens à l'instant ,même d'un enterr.e ment, et Inon âme est encore agitée par toutes les émotions de la matinée. Vous désirez ,peut-être savoir quel parent, ami ou ·connaissance, est décédé dans notre 'Vi'U.age. Je vous dirai donc que j'ai a,cco'I npagné une jeune luaman à sa dernière demeure. Elise Sauthier, dont vous avez si bien .c onnu le père et la mèr,e, s'en est allée vers un Inonde Iueillleur aJPrès une longue lll'aladie a.dmir ab leme nt supportée, Il aiss·a nt dans la désolation lUl mari .inconsolable et deux petits enfaTIJbs, qui ne 'c omprennent pa's encore la perte qu'ils viennent de subir. Le ·cortège funèbre était d'une tristesse poignante. Des sang.lots déchirants se sont égrenés tout le .Jong de lIa' route. Au cimetière i'l y eut une s·c ène profondément émouvante. La SŒur de la défunte dut être em'm enée, tant elle s'adonnait à la doulenr. Bien chèrE' tante, s'il vous est possi,b le de soulager, ne scrait-ce que dans une modeste mesure, Oes chagrins des parents éprouvés) associez-vous à leur deuil et faiteS-lIeur parve- · nit' un mot de consoJation. Agrécz , chère tante, .l'assurance de m·a plus tendre a.ffec11on. Les travaux du printemps
Les travaux que l'hiver a suspendus reprennent comme par enchantenlent. Les anhnaux lnêmes sont à l'ouvrage. Voici Iesoiseaux qui r-ebâtis·s ent leurs nids. Reg.ardez les abeilles qui bu- · tinent sur les fleurs. Partout il y a de l'animation. Les vignerons -s'occupent de l.a taille, du fossoyage et organisent les premiers cO'mhats contre les parasites. Dan.1s les ja.I,dins on ouvre la terre et on jette 'la semence. L'arboriculteur nettoi·e ses vergers. Sur les prairies qui vont' re\ erdil', l'éJ.eveur attentif épand les engrais à lourdes poignées. Ni les viHag·es, ni les viHes ne sommeillent. Des chantiers nom -. breux, ici des m'aÎ'sons en construction, là des routes nouvelles, . retentissent de tous les bruits d'un travaH fécond et joyeux. Saluons le printemps qui est ·l a saison beHe, enthousiasteet fervente.
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Bien chel' ami,
Je suis dans l'obligation aujolU'd'hui .de t'exposer un car;; 'e mbarrass.ant. Tu .me permettras de recourir à ton obHgeance. Dans les mo,m ents difficiles, il est certainement ,p ermis de compter sur ses Mnis. Voici de quoi il s'agit. La ré1>al'artïon de ma mai!son a exigé des dépenses très ilourdes.. Mon budget a été largement dépassé. Cela me vaut quel, qu~s ennuis. Pour payer mes fournlÎ.ss,e urs et ouvriers, il me Ilnanque un lllontant ,assez .considérab~e: trois nüNe francs. Je me suis adressé à une banque 1e Crédit national - qui m,e ,fouTn~,ra volontiel"s cette S01nme tout en exigeant une bonne 'c aution. J'.ai songé immédiatement à toi. Oserai,s- je te deJ.n.ander de m',a1ccompagner un jour de la prochaine semaine ,a u bur,e au de Il'établissenl'e llt ,e n question pour signer à mes ,c ôtés l'acte cl'elnp,r unt ? J ',a ttends ta rép0l1's·e et te prie d'agréer toutes ,m es ex,cuses. Ton ami "M ichel. Textes communiqués par un collègue.
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