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L'Ecole primaire, 31 mars 1949

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CHAMPERY

M. Michelet Jean-Joseph, inst.

Champéry

SION, 31 Mars 1949;

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SOMMAIRE: COMMUNICATIONS DIVERSES: Aux instituteurs. _ Assemblée annuelle du P. E. du district de Sierre. - PARTIE PEDAGOGIQUE: Le texte libre. - L'exemple. ---..lo Ce qui est nécessaire à l'ense.ignement de la géographie et de l'histoire locale. - Une semaine de vie chrétienne intense .. - PARTIE PRATIQUE: Centre d'intérêt. - Fiches scolaires. - Bibliographie.

Deux ouvrages d'enseignement secondaire qui seront pour tous d ' utiles instruments de travail :

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Histoire de la littérature française III. Du milieu du X / Xe siècl e cl nos jours, av ec une hi stoire d e la littél'CltUI:e rOlTwncl e Un volume de 258 pages, 16,5x22 ,5, avec 31 illu8trations hors texte, relié ., . . . . . Fr. 6.Avec ce volume s'achève cette H istoire d e l a littérature pn y trouvera , comme dans le~ tomes ,p recedents, l etude des e(poques, des écrivains avec l'anaLyse ,de leu~s œuvres principales, et une suite de portraits très r ep r esentatIfs.

flux Institutrices Chères collègues, Nous avo:IlIs le .plaisk de vous annO'll>cm' pour ,je jeudi de Qua-shnodo, ·à 14 heul'es·, à .l'Ecol,e Normale des Institutr1Î..ees, une conf.érence de MT [e Rd -Chanoine Vi'a tte de l'Abbaye de St-·M aurice, SUT Le petit Prince de St Exupéry. Je ne douf.e !pas 'q ue 1'.attr,a it d'une 'aÏlnab'le Tellconh e, agTémenté d'un régal littérair.e à :la Inanière du distingué conférelJ.1cl.e r, nous vaudra u1te no·m breuse prui.ici-pation. R. Rey. Au revoir,

prolongé~ ~usqu' à ;:os jours.

Assemblée annuelle du Personnel enseignant du District de Sierre

Rappel: Pierre KOHlER: Histoire de la littérature

française I. D e s origines à la fin du XVIIe s. , r elié . II. L e XVIIIe s. et la première moitié du X IX e

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élèvent maîtres et maîtresses du val ·et de la plaine, La Contrée nohle s"est l',e ndue d.ans 'ces .p etites 'startions formant eS'cal~ers


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le '10ng de l.a ligne t'errée. Et [e flot s'est déversé dans l'église paroissiale de Montana .a près av'Oi,r 'par,c ouru une partie de :la station s'Ous les banderoles, sYlnbnles de bi,e nvenue. M·ess'e pi'ofondément elIlpreinte d·e colla'b o,r ation, éclipsant ces assistances indifférentes et passiv1es. Nos corps SE' sont arrêtés à 1500 ln.; mais nos âmes nlontent, la contrition est profon.de, l'offran~de sincèr·e, l'adoration voudrait nous anéantiT. Le chant de l'union achève üe ·sacri.f.ice sub[ime que Mons,i eur le curé Oggier nous a aidés ,à mieux offrir. L'e s fauteui.ls de la vaste salle du 'Casino nous ouvrent lie urs bras tandis que Monsi,eur l'inspecteur Zuffel'ey con1.m'e n0e J,a partie .a dministrative: « Le telnps est précieux, ne Ile perdons pas», telle semble être la luaxime de la jouTnée. Aussi souhaits de bienvenue, salut à la station, nominations habitueiHe,s s'éooul,ent dans un temps recOI~d. Le .protnco.J.e de l'AiSs·enlblée précédente est lu par le viCie-président Bétrisey 'e n l'abs'e nce du secrétaire Lam'On. Les applaudiss·en1:en1:s nourris s'Ont le gage de ,l 'approbation et de i'admiration unanimes. Nos hom'm ages, Inaîtr,e Lamon! Le renouvellement du COill1rité se passe dans un calnle qu.asi religi,e ux. Seule «la gauche » fonuée presque ex,c lusivem,e nt d'éléll1ents féminins ,a gite un peu l'a's senlb[ée. IVlollisieur Lanlon Henri, instituteur à Lens, devient vice-président, Crettaz Jules. instituteur à Mission, ,est ll'0I11Imé secrétaire et les maîh'eS'ses R~h et Briguet sont appelées à faiI'e partie du COll1ité. La p.a:rOtle est au ·cont'éren0ier. Il nous pos·e la questio.n, à laquelle il va répondre: « Le progrès est-H unennelui de la sécurité? » Avant de nous pouTler ,des règl,e s de la circulation, su jet de sa conférence, il déclare que l,e s accidents sont à tendan0e croissante, ,mêll1'e en Valais ,et cela nlalgré les .meSUlies pTises : ,e xaulens. de conduite très sévères, ,e xpertis,es plus 111inutieru,s es, contraventions n11.11 tip lié es, etlc ., QueUes en sont ,l es raus'es ? L'intensité du trafk, les excès de vitesse et Ile ~11aU'va.js ·comportement ·de l'usager de la ,c haus'sé,e en sont Ile s plus impoliantes. L'inobservation de la prioTité, 1es dépass,ements, Jes défauts :J.lloécaniques, l'alcool ,e t .Le hal saJ~d font .aus,s i Ichaque année quell{ues centaines de victünes. COlunlen1 atténuer 'l es dégâts'? Voilà une question que beau coup d'Etats se sont posée. L'un des lneilleurs n10yens préconisés, c'est ,l'éducation de 'l'enfance par le 'm aître lui-lnême en utUisant l'·enseignement occasionnel ou en incorpoTant la branche « circulation» dans .le programm,e. Cette .c'Onfél~ence, vivement applaudie est suivie de la proj.ection .de quel.que~ vues 111onh~ant les caus'es de plusieurs ,aJoci:dents récents. Malgpé l'heur-e .r~vancée, la paIiie adnlinistrative avait encore -in.scrit un autre objet à son ordre du JOUI' : :l a rMOTI11e q..es 's tatuts

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de la Caiss'e de retr,aite du ,Personnel ens·eigna.nt .v~laisàn. L~s interventions Theytaz, Sieno et Crettaz sont lnclSlves et lOIn de manquer d' ÛlPPnrtunité. Après la ,m i s'e .au ,p oint .de MI~ E1vèquoz" Chef. de seT~' ~e du Département de l'I'l1~str'li'ct~o~ . puhhque, la resoluhon pubhee ddessous ,e st votée à .1 unanImIte. L 'hôtel Alpina et Savoy attend ses hôtes pour le b~nquet diane de la renO'ffi'l11èe de Montana. On y remarq~e la pres'e nce den M'Onsieur Pittèlnud, notre vén~ré. -Che!" du Dep~rtem' ~nt d~ l'Instruction publique, de som secretm,r e deJa nnmme, de .} ho.no l'able préf.et de "V'e rra, de Mle ssielus les inspecteurs sc.olan'es Bonvin et Zuf,feT.ey, du Révér·end dnyen lVI'a yor, d~ ~onslreur le curé Bender, du président "de :la grande B~ur.geOlsie ~e. Lens , des présidents des quatre cmnmunes de l~dIte BourgeOISIe, de~ nlembres des diHél'<entes Conl1nÎssions scolaIres et de ~om~:J"euses autres personnalités ,religi~uses .et ?ivHes. Sous la '?l,re.ct~o~ de -M onsieur le président Cllv.az, Inst1tuteUi~', proc1anl~ ·m aJOl. de table p a r arcclam,a tions, [,es dis,COlU'S se ,s~.llvent sans l1~telTup,tIOn. Au 111ag'nHique tour d'ho-rizon de M:onsIe'lH', le. rConseIlJ'eT ~d Et~t PiUeloud succèdent les fines et 'c austLques h~sto~l~e~ d~ nO~l e p~e­ fet toujours jeune. L'instituteur Deslarz~s ~a}t re~lechlil' .l~eme les plus insouciants par la profondeuT,. ]a Teahte et 1 adual~te de so~ sublin1re tô.ast: « L'Eglise, la Patne ». Les feux oratmres alteI nent ave.c qudques belles chansons exécutées par le. chœur ~e~ Bourgeois sous la baguette 'si distinguée du populaIre m .arestro D aretwy le,r. La jüurnée va bien tôt s' achev e~', l'on repart. v~rs .la plai~e vers le val , vers ·l es hanTe,a ux en ,s e dIsant au l'·eVOll' a Vls'sOIe, .1 an JllIC. . proclIaIn 1

RESOLUTION Le P. E. du distri,c t de Si,e rr e, réuni à Montana .le 23 m~rs , constate que 'la Caiss-e de l'etraite du per sonnel ensel~Il;ant ~ est plus a daptée aux besoins de il ',exÎ:Stenoe et aux conditIOns e,cono.m !i ques actuelles. -Les prestations que reçoivent les nQuv,e aux pensionnés de notre institution sont à peine as's ez élevées pOlU assul:er :leur loge111'e nt. La Caisse de Tletraite a donc l'obligation de nlettre Inaîtres, maîtresses et leurs ·enfants à l'abri des 'c ons,é quenüe.s matérielles résultant de \La maladie, des :i nfi;rmités et de ;l a vi.eillesse. En conséquence le Personnel ,e ns'e ignant a voté à l'unani~

mité la résolution suivante:


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1) Réorgan1sation totale ~,es statuts d,e la caiss·e de manière qu'elle soit réellement aux mams du P . E . 2) -Les retraités et pensj.o~~és a,ctue1s reçofvent im:nédiateInent une allocation de renchenslSement adaptee au cout de la vie. 3) Abandon du systèm,e du traitement moyen et son renlplaoement par celui du Idernier trait.mnent. 4) La caiS's'e de retraite doit être so,ciale. EHe doit favoriser dans une certaine mesure les instituteurs qui ont eu des traitelll'e nts très bas. 5) Le nO'lnnel ,e xpert nÜ'mnlé par le 'conlité de la Caiss'e de retraite devra é tudier toutes les popositiÜ'ns du pe·rso'llneJ enseignant 'c .oncernant l'a réfonme de la Caisse de ,r etrait.e et en rédiger un r.appooIi. Celui-ci :ser·a transnJÏ.s i'm nlédiat.ement au p.ersonne,J e'lls·eigîl·ant pour ·exan1.en et diS'cus·s ions.

Le texte libre Application pratique dans notre classe I.l est néc.essaiI·,e de bien s'-entendl~e au préailable : chez nous, le texte n '·est jall1l!M'S aussi !libre que .lIe -dônande F r einet. P a r cX'eIupl'e l'élève n'es't pas Hbl'e de présenter 'Ou non sa cnmposition. Il doit se plier à Wle discipline 'P'réétablite. . C'est :pouI~quoi il ne nous ·all'rive jal11aJÏs d'avoir une panne e t ,p as d'avantage d'.avoir üOIP -de rédactions à 'c orriger. Chaque élève rédige pO:U!l~tant Ille jour qu'i'l veut, quand vieut l'iinspiration, :le .s ujet ,q ui .l'intéreslS'e. P.ourvu que son travaiJ soit prêt au JOUir fix'é, peu nous imp.orte 'q u'ill l'ait T-édiigé une semaine ou même 15 jour!s à 'l'.avanc.e. . Et :maintenaJIlct, voki counnent nous ,pr'Ü-cédons. Notre -classe fonne une 's,e ule di'v,i sion Ic om·ptant 32 élèves répartts -en 5 équipes: féquipe du .lurncli, Icene du Inardi, celle du mer-credi, 'oetlle du Jeudi, celle dUVIendredi. S'il y a un jou.r de congé dans la sellllaline, nous travaiUons de façon identique le sam·e di. De la sorte 'l es élèves :s'a v,e nt lune fois pour toutes quand ils doivent présent,e r leur travatÏl ,et nous n'avons jamai,s plus à le ,lt€ur 'rap-pel'e r : il1s lSont toujours prêts au 'filOment voulu .

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Dans Iles écoles . qui appliquent la méthode. selon les in?ications strictes du novateur français, l,es élèV'~'S hsen~ .~eurs redactions le Hyalin dès la re.ntrée, avons-nous ~It. Or" 101 noUlS nous écartons franchem·ent de la ligne de 'c ondulte tracee. Chez nous, ;le ·cho~x du suJet s,e fait tOUjOU1~S la veiJI,~, au de~'. rt d'heure Les 6 élèVles du groupe 'v iennent l un apres Iuer qua ' d '1 l's t leurs l'.autre sur l'estrade où, face à [eurs 'c mnara es, 1· s t -e n . travaux. L'un d'eux ins·crit les titres au tabl,eau. .' Puis la .cLasse 'procèdie rapidement 'a u .c~o~x, du sUJ'et, Sil m. 1lev~e ' a'1: a InaJ onte relative. Tout ,p lement par votation .à m,a m . cela néoes'S'ite :au maXll1lUtIn 15 ml'nutes. Les ·c ahierls du groupé sont alors ramassé~s ..et corrigés par le maître :ap'rès la classe, selon Jta mét~Ü'de ~~aŒhonnelle .. On. v.oue une attention paliicul:ièr,e au texte elu. aful de pouv~'lr dIT1g~T avec l,e plus de profit possibl'e le travaIl de clas,s-e du [.e ndemaln matin. On cnrrige l'orthogra'phte, I,e styl'e, etc. . L'élève dont [a ,c omposition la été choisi,~ vient une demlheure avant .J'ouVierture de La classe" t~all'SŒ'Ilre ,~u t~b~eau ~'~ texte ,dans is a graphite intégraile, oC'est-a-d.il~e tel qu Il a ete re~l au I~aître. On n'en~egistTe ainsi .aucune perte de tle m·p s. On Insiste pour obt'el1'ir die s .lignes ·espa,cées et d es 'cara,c tèœs ~sg.~z gro~. 1

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Aussitôt .l,a ,das's e 'c mnmencée, ~ous nous nletton~ a l 'explOItaHon du texte. Chaque élève :a son cahierr de hroul11ün d'e vant :lui. L'auteur est .a u tab1eau. L'une a'Près l'autre ses phras'es pa'ssent aucrib1e. L'01:thogr:aphe d'abord. . "Il va de soi qu' on ne 'saurait to.léJ'ler de fautes, tout ?-O'lt e~.re corrigé. Mis ·en éveil, l'es é[èves ,Ile s re:ch~chent avec SOI? et ~s ne deI11andent pas Inieux que 'de pOUVOIr p:rend;e en de,faut le candidat aujourd'hui à l'honneur. Si une faule echappe a toute ]a CIlasse, ce qui est rare, le maître la signale. Il prof'Ïte aussi de .cet eXleroÏ-C'e 'pour rappeler Jes règles de crranlmaire violées. t') Cela fait ()In rechel'che ,1'empQü!i du m'Of propre : certai~ls ternI.es sont : av~ntageUisl ement remplacés. O~ étudie, ~ l:o-ccaslOn ~. es synonymes, les homonym·es, les ,co-mpo's-es, les deI'lves, l,a ,conJugaison de certains Vlerbes. . Ainsi lIa 'c orflection du style est d,é jà amorcée. Ici nous posons le principe que la p'ensé.e de i} '.enfant ~'e. sa;t'l'ait être défo'n:née ; son s-tyl,e sera Ic onservé -de même aUSSI 1ntegralelnent ~u~ possihl'e. Nous :supprimons ,l,es incoTfiections, rIes tow~nur,es Vl'ClellSies, les solécis'm es, Iles barbaflÏslll1es. Parfa.i il s'agit aussi de développer 'certaines idées embryonnaiœs qui .g·a gnerai-e nt à être mises en valeur. Toute la classe


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parhcipe à :ce travai! ,e t les élèves noient J.eu:rs trouvaiLles sur l,e ur -c ahier de hrolliililorn. Les idées les mieux 'a daptées au sujet sont retenues et pavfois h'anscrites au tableau. Mais, dans tout -Cie travail, le maître doit s'effaœr le plus possible. Il se borne à m ,e Ure les élèves SUT la voie des r.e'c herches, à les diriger, à iles ,conseilller; -c'est raremle nt qu'i~ impose son point de vue, s-e ulement quand il n'est pas p.arv-enu par la méthode euristique à faire trouver la forme juste. Craie -e n main, l'élève qui est au tabl,eau ·a pporte ,Les n1odif~­ ca,t ions proposées par la 'Class:e. A bien spècifieT encn:m une fois 'c,eC'Î: le style mis au net doit êtl'e le l'eflet fidèle de celui qui a été lu la veille par son auteur. On lui a fait une toiil ette qui n'en a ,p-a s luodif:ié ,l a physjonOluie. Lorsque tout oela est fia it; quand Icet .enfant autour duquel chacun s'est affairé :a été -a insi lavé, peigné habillé on l'incorpore défia.1itivement à ,l a grande famille ,scol~ire, To~s les éllèves copient alors -ce texte dans lIeur cahieT de rédaction et l'auieul' le transorit sur un ,c ahier spèci'a l puisque nous n'avons pais et que HOUS n':auro~'s jalJ.uais l'd-mprim:erie à l'école. Lemaître profite alors de ce travail à proprem-e nt parler machinall, pour faire réciter ,les leçons. A l,a TéCJréation tout .est terminé. L'ex,ploitation du texte a donc duré au grand m:aximum 1 heure -e t demi,e, récitation des leçons ,c omprises. Cela fa,i t 7 heures et de'm ie p.ar semaine. Est-oe trop ? ~ous flle J,e pensons pas ear on peut, par ,ce procédé, Tèduire le temps consacré à d'autres disd'plines: dictées, vncabulaire exel'CÏ'ces d-e gram-mair-e, 'etc. Nous l'avons dit .p lus haut, lÜ'rslq ue ·certains travaux présentent des défidence-s ·au point de vue du développem-e nt des idé.es, nous obligeons tous Iles élèves à compléter Ile texte et à consigner leurs observations sur le cahi,e r de brouillon. Voic.i par €xenlpŒle une réda'c tion qui demande à être complétée dans l'une ou l'-a utre de ses parties. UN SOUVENIR MEMORABLE

J'aime entendre mon père raconter ses souvenirs d'enfance. Voici le récit qui m'a le plus impressionné. C'était au moment de la fenaison. Mon père avait alors mon âge. Après le repas de midi, mon grand-père lui ordonna de se rendre à St-Jean. Malgré la crainte que lui inspirait mon aïeul, il refusa d'obéir. « Nous réglerons les comptes ce soir », dit ce dernier. Mais la nuit vient et le fils ne rentre pas à la maison. Après.

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une longue attente, parents et voisins se munissent de lanternes pour explorer les alentours. Mon père qui avait comme cachette uri vieux tronc creux, commence à trouver son logis peu confortable. La peur le saisit; il essaye de s'enfuir; mais voilà qu'il 'est prisonnier et ne peut sortir de son abri où il est coincé, Ses cris sont enfin entendus. Mais pour le tirer de sa fâcheuse position, il a fallu fendre le tronc en deux Iparties. Heureux de retrouver son enfant, le père lui pardonna sa Roger. désobéissance.

Voilà un devoir qui dénote peu d'imagination et une assez grande 'séchel'esse d'idées· Le récit oepend'a nt est natul'el, s-a ns fioriture. Malis ce n'est pas dra'rnatique. Et pourtant voilà un fait qui -a :dû P.l'ovoquer bien des angoisses à 'l a mèr-e de famille, au . père au s's.i , .sur qui pres,a it la res.pons'abiHté de ·ceUe fugue. Et aussi quel drame poignant a dû s,e jouer dans le cœur de cet enfant ·p erdu d'ans la nllit en pleine forêt. Là était le 'Chefd'œuvre que Roger aur:ait pu habiŒement développer s'il avait été un peu plus sentimental. La raison principale de -cette sécheressle ? L'élève ne 'r aconte pas une aventure arrivée à lui peTsonnel}l,eluent, l11ais à son père. Il n'a donc ressenti 'ces impl'essions que par :l'intermédiaire du narrateur, 'ce qui n'est pas du tout la lnême -c hose. Voilà pourquoi le Is ouffle manque, C'-e st donc laclaslS'e qlÙ sans H10diner en rien ile texte ol'iginal devra ,développer les idées elubryonnaires. Notre ami RÜ'ger 'a vait id deux beUes occasions de rédiger un très beau 'Sujet disons-nous à ses condi-s·c'iples. Malheureus'ement, ill 'l es a manquées. Qui sait trouver quels sont les deux points qu'il n':a ·p as 's u développer? L',à ngoisse des paTents. La peur de l'enfant. PremiÎ-e r point: Inquiétude de la n1ère. ,ce qu'elle fait suc-ce'Ssivement, c-e ·qu'eMe ,dit. La décision prise ·e n fa'lniUe. Deuxième point: La peur de l'enfant. La nuit vient· Il est seul dans la forêt. Ce qu'H voit? Ce qu'il entend? Le travail d'e 'so'n imagination. Les bêtes, les fantôm-es, les souvenir des anciennes histoires qu'on lui a racontées .au sujet des revenants, etc. Mis ainsi sur Œa pis-te, les élèves trouvent une foule d'idées qu'i,l s écriv-ent sur leur cahier de brouillon, On lit les meiHeurs travaux. Et final'e ment cette fugue est dramatisée comme elle le mérite ,réellem'ent. Voilà 'comment on peu't amener l,es -e nfants à reconnaître !les insuffi'Slanees de stytle et à y remédier -a u mieux. De la sorte la dasse s'intéresse, .elle est a,ctive, beauc-oup mieux que 'Si vous donnez ·a ux élèves une rédaction imposée. Cl. Bérard.


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[l'exemple Nous extrayons l'excellent article ci-après, signé V. VoiTon, Inspecteur de l'Enseignement primaire à Dijon, du journal pédayogique intitulé,' La CoUaboration péda.gogique (Paris II-57) Rue dp Richelieu.) Le nlaitre qui par -Lassitude, néghlgenœ, mauvaise volonté, ..,'évade des IprescTipti'Ons que lui impose s'On devoir, song-e-t-H <:1U mlal -qu'il cause, à l'iétendue de sa responsahiHté_? Le Inauvais ouvrier en sabotant son travail nuit à -s on patron, nuit à se-s s-e mblables, -m ais son .gest'e rveste isoM. L'instituteur, au rontrair-e, e"t le point de mire de tous ses di,scip1es; aucun de :s-es g,e stes, aucune de 'S'e s p'aroles ne snIllt perdus; s'iJl est hom-m e du devoir, honnête, ponctuel, ordonné, il créera 1'e bien :autour de lui; s'il !Taud-e, s'il se 'l,aiss:e a1ler, c'est toute une -c lass,e qu'il -c ontamine de s'On mauv.ais eX€iffip1.e et il 'e n ,s,e ra la pflemière v Ïrctinle. Comlment exiger de s'e s petits élèves lia bOfl[lie tenue, la propreté, l'or:me, le goût s'ill fait de sa -d als s,e un invraisem1hlahJ.e foui.Jlis de papiers 'e t d'objets .de toutes sorte-s, que recouvre ,la 1-'oussièDe et qu'ornent 'les toill es d'ar:aignées ? Le meiUeur m'Oyen de -créer 'e t de fortifier ces vertus m'Orales n'est-H pm.i de les pratiquer jOÜT par jour, et comment un instituteut p'Üurrait-il être suivi et respecté quand il paraît di:r:e : « F1aites ce que je vous dis, . nlais ne faites pas -oe que je fais.» CÛ'mment ,o ertains peuvent-ils pous's er ~'e m-a nque de logique j11squ'à exiger de l'a part de p -e tits enfants cette 'l'égularité et c~tte exactitude imlpeccablres dans .Ia tâche de -cb~que jour à a Gcom'p lir, quand eux-mêm,es se 'mettent en défaut, oublient ou es'c am'Otent :leur prépar,a tion -de classe, se débarrassent de certaines leçons, -c onigent Îl'il"éguldèrement leurs ,c ahi,e rs, prolongent les récréations, dOfl[l-e nt donc à lie urs élèves l'exemple navrant de leur manque de roonsienoe professionnelle. Mlême hors de l'école « Il e 'm-aître » reste un modèl'e non seul,e ment pour les .écoliers, mais -enco:re pOUir les grandes -p ersonne.s. · J'en ai connu un -q ui, en quelques -a nnées, avait changé non seule'lnent .J'hygiène, 'm ais la ment1alŒ-t é d'un vilLage, qui 'a vait habitué enfants et parents à Téflécl1irr avant d'agir, à se contrôler, à voir ela,i l' en eux-.m êmes. Il -e n est, hélas! que~ques :l',a res qui oublient -q u'ils sont encore des éduc.ateurs dans ,l,a rue, dans les familles, partout où ils sont en ,c onta'c t -a vec 1.e public. Quel ma,l peut faire dans une commune _un instituteur int,e mpér:ant, rune jeune institutrice -q ui donnerait à -c roire qu'aucun frein mnral ne doit exister pour -e lle? II y aurait des exremples pénibles à dtel' de gens qui, 'c onsciem-m 'enf. ou inconsdelnment, se croient assez forts pour trÛ'mper la colrlrlectivité qui ,les a inv-estis d'une mis's ion, tromper leurs ,chef.s, ,e t qui p,a rfois se trÛ'mpent eux-mêmes.

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La sottise d.e ,ces lnalhcul'eux f.ait 'autant de peine que ,Ire sort desenfant,s qui leur sO'nt confiés. La négligence de 'l eurs lnaîtres ne signifie d'aHleurs pas que la vie sc'Ülaive soit tOUjOUTS agréable pour ces 'p etits écoliers : tel maître qui orubHe rl'heure de rentrée punit r.enf'a nt inex-a'c t; tel autre ,q ui dédaigne de corriger les cahiers s-e rattrape parfois, barre et rature ave'c rage, accumule ,l{~s punitions pour des imperf,e ctions dont i;l est responsable. Ne faut-il pas par 'm om,ents, d'a ns un éclat de coièrè, tenter de re1lever la disCÏ'pline qui s'écroule, less'a yer de grecouer -c eUe indifférence qui s'empaTe des >élèves les nüeux disposés? Certains bambins seront effrayés pour que1ques minutes, nlJais les anciens qui 5-avent à qui ils ont af.faire ne 's'émeuvent pas. Il se trouve ainsi certains soi-disant « éducart,eurs» qui se crÛ'ient très fo-r ts, quiaf.f.ectent 'l e S1ceptidsnle ,e t l'espr.it d'indépendance, mais qui se conduis'e nt -e n réarlité cnm-m -e des écoirÎel'-s, qu'à l'occasion on pr,e nd en faute, cl qui ignorent surtout que le,:; enfants leI.; percent à jour. Ces m-a îh'es jgnorent-Hs l'a v<.lleur et -l a l'uis's ance de l'ex'emple « qui parti d"en haut d-es-cend dans toutes les da%es de -hl société -et y porte -Le bien ou le 111al ~, le mal surtout, plus :o onforme en c-e qu'ï'l y a en nous de prim!itif, d'instinctif, de -c apricieux et qui .ne demlande ni la réfll exion, ni le pouvoir .de ,o ontràle. Un Ipeup-1e ,gouverné pal' des f.ourbes et des intri~all'ts est bien vit,e gagné par l,a contagion du vioe, qui en pénétrant dans les classes imparfait'e ment éduquées se fait phlS grossie1', Imoins habHe, mais toujours aussi 'lualf.aisant. Cette eontagion du mal est encore beaucoup p il us rapide et plus dangel"eus'e -q uand il s'agit -de l'enf.ant, être ilmpl'es:g,i onnable, qui n'a pa.s encore d'individualité, qui m,anjfeste une -a ptitude rem aTquable à l'épéter cert'a ines paroles, -c ertains gestes, certains actes, surtout quand ils -c orrespondent à ses besoins d'é.mancipation, d'espièglerie, il sa tendance au moindre effort. Et quel suc-cès pour lui quand ceux qui devl"aient le conduire dans la bonne voie, façonner -s on caractèl~e, habitude par halbitude, démoLissent en un iuS'tant le tI~av.aill d'années d'éducafion, affectent de prendTe :'l 'l a légère ce qui constituait un devoiT sacré et dO'nnent euxmêm-es l'-exemple du mépris de la règle. Aus's i -combien devons-nous sentir que nous ne aè"ons jamais cesser de faire notr'e propre éducation tout en t'ravaiHant à celle de. renfant, ne jamais prononcer un m'Üt, esquisser lin g.este qui ne révèle la probité scrupuleus-e, l'amour de noh-e profession, la c.onviction de faÎ1:e œuvre d'apostolat, dans Ira sérénité et la honté. Qu'on n'oublie pas qu'il n'y a pas de cho'Se insignifiante, de relâchements légitimes ou pardonnabl,e s quand il s'-a git de_ ]a formation d'une :l'm-e. L'acte, surtout, est générateur d'hnages et par là d'actes semblables suggérés, irrémédi.ables; alùl's que nous [(vons 'c ru notre gest~ inaperçu ou que nous ,l'avons accompli sans


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réflexion, nous avons provoqué 'dans' eette âlne vie'l"ge de mal la pJ'€'mière fêlure, nous avons jeté à bas des illusions, détruit de ùonnes dispositions, et par la brèche que nous avüns causée .tout le courant de vice paS's'e ra. Aussi prenons garde de nous donner cette allure négligée et sceptique -qui détruit tout enthousiasme chez no.s élèves, prenons garde de nous mettre en fautle, nous qui constituons des modèles à le~ll'-s yeux, modèles qu'ils suivent d'autant plus volontiers que -s ont plus développés les liens de la sympathie. Songeons que par lü non seul_em~nt nous accnmpliss'Ûns, conscÏem-m -e nt ou incons<:iemment, la plus dangereuse et la plus vilaine de's besognes, mais que nous conlprOimettons la corp<;>ration entière: vous savez à quel point l'instituteur est épié des famines d'abord, mais aussi de tous les -citoyens, vous savez qu'il est un symbole, une force nlOrale. Raison de plu!;i pour qu'en toutes choses il rèste irréprochable et ne ' cesse de donner l'exemple de la m 'a îtris-e de soi de l'attachement à -tous ses devoirs, conditions indi,spensables de son autorité. Celui qui a jeté par paresse, par négligenc€, par étourdel'i'è :l e discrédit sur la grande fanliUe enseignante et provoqué de regrettables réactions, ne devrait-il jamais oublier, que non sèulement il s'est conduit comm'e un mauvais ouvrier, mais {'n,c ore comme un mauvais 'camarade.

V. Voiron, Inspecteur de l'Enseignement primaire à Dijon.

Ce qui , est nécessaire à l'enseignement , de la géographie et de l'histoire locales, ~ans l'el1'seignem-ent de la géogra!phie on débute p~r .hi gé()~ ' · graphl,e lücale : saN,e de dasse, ,m'a ison d'écO'le, ,commune, district',' pour pas-s er ensuite au ,c anton -et à la Suisse. C'est aU-er du connu à l'inconnu, de ce qui tomb,e fa-cjlem-e nt sous les sens pour .a n'ive:r ,e nsuite à 'ce qui ne peut être directement ,corntrô1é; C'€st donc sui~re. U:ne -m arche 'l:ogique, naturelle. C',e st aussi le moyen le plus faCI/le, Il e plus rapIde de donner la compTéhen:s1ün de~ cart,es géograph~ques.

Pour: l'~nseignement initial de lia géographie, un certain matériel ~st n~oess.aire. Nüus vou'lüus parLer spécialement de plans . . cartes. representant dans un ordre progres,sif La salle de classe, la maIson , d'école, la commune et s'On territo/ire, le district, car pour le .-cÇlnton et La Suiss,e, il. existe aujourd'hui des cartes très bien faites. Ces plans--c artes qu'on ne peut guère ou point du

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tout ra,chetm', peuvent êtI'e exécutés pail' l,e n:aîtl~e à · 1.rè~ peu de frais, Il lui suffit de se munir de quatre feulnes de papier ~ssez solide, papier d'emballage pal' exemple~ lnoais lis,se e~ . Ul1lI, de s-oix,ail1te à -s,eptante .cIn, - ~,e long sur Olnqua~te a, :SOlxa~üe d~ large, qu'on nl0nter,a -e nsuüe sur baguettes, afIn qu on !p~Isse l,es suspendre. A déf,a ut de crayüns de couileur, o~ eI?plOleT!a un (,rayon-.ordinaire un peu tendre ou de Ir -e ncre qu ~n ebendpa avec ' des plulTI-e s de ronde ou un petit pinceau, cal' les lIgnes: les noms, etc., doivent êh'-e lisiJ)J.es à distance. Ces pLans, légers et nlolbiles, of'frent l'avantage :de pouvoir (~tre pl'a cés horizontalenl-e nt pendant une ,leçon pOUl' ,e n rendre l'explication -p lus facile . On les tienJd.r~ d,e t-en,~. façon gue leur orientation -corresponde à ,celle des detaiis qu Ils rcpresentent. Sans -c e petit nlatéviel intuitif, que l'on peut à la Tigueur com plHer pal' des reliefs en ter:r.e gll aise ou terre à -m odeler, l,es pre,mjères leçons de géographie :r isquent d'êtr-e fort ennuyeus'es a cause de la difficulté qu'éprouvent ,l es élèves à compl'endTe les cartes ordinaires, ,e t pourtant ,c'-e st l'a 'l ectur,e inteUigente et ralp ide de ces CJartes qui import-e beaucoup dans la vie pr~,tique, sans parler du s oulagem-e nt qu'eLle procure à la mémoire. Dans l'-e nsei o'nement de l'hi.stoire, il -c onviendrait de comrnencer ,a uss,i part:) l'histoire locale pour pas's er ensuite à celle du district, du -c anton le t de '}oa Confédération. N'est-il 'p as ridicule de parler à des enfants du degl'é moyen de l'écoJ,e primaire, des lacustr-es, des Helvètes, des Burgondes, des Allén'1anes, etc. , etc. , alors qu 'on ne 'leur dit rien de leur 10ealité, 'des événem'ents impürtants qui s'y s'Ont passés, tels que cümbats ou hatailles incendies, inondatiùns ou autpes cataclysln es travaux utiles qui y ont été exécutés, services que lui ont , pendus -c ertains homnl-e s ou fla miUes rernarquab l·es. L' en f -a nt s ,.ln -_ tél-e sse -c ertainement davant'a ge à ces faits qu'à beaucoup de Deux dont il .est question dans ,l es nl,anue:Js d'histoire. Dans 1es j~ur­ naux ,n e recherche-t-on pas fréqumnment ayant tout ce qUI se l'appoTte à 'la localité qu'on habite? L'histoiT'e l'Ûcale est de plus un des moyens de rattacher d'une lnandère plus fOl'te à la teTTe natale. Ici 1a dncumentation -s 'avère un peu difficHe, c'est oeTtain, Mais U;l maître avisé, dévoué saUJ1a se renseigner -a uprès de pe-r - ' sonnes très âgées, -c onsulter ,l es archives s'i'l en existe et au he~ ­ soin Tecourir aux bons offioes de Mr ,l e curé, si la connaissance du lntin est néces-saire dans ces recherches. Les l"enseignements une fois réunis, il :les consignera clans un cahier, -afin de les 'a VOiT touj,o urs sous la 'm ain quand il VüU -' dra s'en servir. Nous somm,es peTsuadé _que ces petites leç,on -


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cu. 'c auseries d'histoire locale sont capables d'intéresser vivernent :les élèves. Seulel!uent, à pTOpO'S de ·ce que nous venons de cons,eil1er pour 'l a géographi,e et l'hist'Oire, plusieurs nou.s feront des obj,e ctions. Hs nous diront que quand ce matériel et cettp documentations seront prêts 'Ou qu'Hs auront servi pendant un temps assez , court, ils devi,e ndront inutiles par suite d'un changeInent de place, .où il faudra recomlnencer le même travail. C'est juste, n1ais en 1aissant le travail déjà fàit à s.on success'e ur n'aura-t-on pas le plaisir et 'l e mérite de rendre un servi'oe ? Et si, dès maintenant, tous les maîtres chargés de l'enseignement de la géographie et de l'histoire 'locales préparaient ce qui est nécessaire en fait de matériel, ,.I,e travail serait fait une fois pour tout,es; il suffirait de .te laisser en plaoe, ,à :récol'e pour laqueHe :il a été exécuté. n suffirait parfois de certaines modifications ou retouches à y apporter s,d on le goût .ou les besoins d'un chacun. Maintenant que les travaux Inanuels sont introduits à l'Ecole normale, que des ,c ours de perfectionnem,e nt pour le personnel enseignant sont destinés à promouvoi,r l'école active par :les méthod·es intuHives et exp.érimentales, nous espérons que les maîtres et les maîtresses cher'c heront à mettre à ,pl'ofit les connaissances nouvelles qu'ils .ont acquises. J.

Une semaine de via chrétienne intense On d it que la gent écoldère :paslse des jours sans soucis. Estc'e bien sûr? Les Jeunes auss,i 'c onnaissent les préoccupati.ons et les riv.alités, mênlt€ 'les rivaHtés des parents à leur suj1et. Il y a d'autr·es rivalités qui ,s edi·sput.ent dans l'intime des jeunes üonsd'~mes, ,o ene des influences et des impressions, et ce sont génél'alem,e nt lies plus fortes qui l'empÛ'rtent. A notr~ époque de vi,e intense avec ,s es interfépences ll1uHiples, l'avenir des enfants est plus problématique qu'aux temps plus calmes et plus s-im-ples. Dans Te Inonde gr.oui!i},ant où les exdtations se bousüulent, les valeurs spirituel:les, les ~onvi'ctions r,eligieus'es, les principes TIl0raUX et le' mystère de la grà'oe risquent de s'en.lis.er et d'être ,s ubm,e rgés. Il n'est pas di.f,ficHe de saisir le danger que court la formation chrétienne de la Jeuness'e . Dans la sphèr,e peTsonneUe de la vie iIitér1eur-e ,c omm,e dans ,les luttes idéologiques, il s'emble exister une l-oi: Pour une religion positive, Ile plus grave péril, c'est le plus grand enthousiasme et 'l a convi'ction~plus pr'Üfo'n de d'une autre 'c l'oyance.

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Quelle est, en face du -christianisme, cette autTe :c royance ? Ici, c'est l'argent, ,a i,ueur's, le plaisir, aiHellT's le ncore la volonté de puissance .ou 'q .uelque autre dieu di'ctatoria~, .oe que 'l e langage d.e l'Eglise (qu'il faut Téappr.endre et non pas échanger contne une fausse monnaie) .appelle la conC'upis'cenc'€ de la ch aiT, ,J,a cO'll'cupis'c ence des yeux ·e t l'orgueil de :la vie. La pédagogie prévoyante des éducateurs chrétienS' n'ignore pas que les jeunes â'mes, exposé,es à toutes SOTtes de soliUoitations de rencontre ,o nt besoin d'être ram,e nées à a'influence des ,c hos'es spirituelŒ-es ,et surnatU1~enes par .la présentati.on impressionnante des mystères du Christ. Les 'e nfants surtout, encÛ're comme noyés dans 'l a matière et le ·c oncret, Téc1am·ent 'l'expl'e'8sion dram.a tique des vél~ités religi.euses.

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Avec '- ou même av.ant les fêtes de Noël, la Semaine saintE' ,e st destinée à êtI'!e un point 'cuhillnant ode ,l 'année liturgi,q ue; tandis que l'apparition du Sauv,eUT s'est aocomplie au ·miHeu de la nuit ,s i.lencieuse et ,a u su de qu'€1ques témoins obs'c urs, la tragé(He de .J.a Passion s'est. déroulée en pleJÏn jour au centre du monde juif, et ~a résurrection de ,J.ésus .a mis en émoi tout l1l1 peuple'. Le moyen âge <avait ses jeux ou nùra,des qui' montraÎlent devant .les y.eux des fidèles la représ'€ll'tat;iondTamat~que de .la Passion. L'évolution du senti,m ent Teligieux n'agréerait peutf.tTie guèr'e :l e l~enouveJlle.ment des !mystères du 'qua:tO'rz'Ïème siècle. Il n',e n rest'e pas moins vrai que nos s ens superficiels et nos esprits oubrri,e ux ont besoin de convictions qui s,e l'éveiUent à la vue et à l'auditi.on du concret. Ne croyons pas que les enfants bénéfident automatiquement des gTâces de la 's em,aine salutaire entr:e toutes . Suivant le cours ordinaire des choses, Dieu ;attend le ,c oncours de ses coHabor ateur,s humains: parents et éducateurs,. Un ·cas: un Jeune' maître avait 'c ompr is qu'il ne doit pas -laisser pas.s,e r en vain la suocession des 'm ystères de notre Ré,demption. Il s'était iJ'endu compte égal,e n1ent qu'une sèche énuméTation ou même I.a récit circonstancié ne 'l'épondent pas à ce que ,l es à·m 'es sens-ib[es des 'e nfants sont. en droit d':a UendTe et de 1'E'cevoir. Ce maître acom,merncé

p~

lire les textes de l'Evangile.

Il a médité les mystères de 'l a Passion douloureuse du Sau veur. Ensuite, ü a enh~epris l'élaboration didactique de la ,m atière l'eligieus.e. S'étant mis à la p,l!ace des enfants, j,l s'est dem,a ndé queUes ,s'Cènes du grand dram,e sont les plus capables de produire sur -les jeunes cœurs une impress,i on s.alutaire.


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Il a classé ,e t noté ses re-lnarques et son plan. U s'est rendu ,co npte que la sle nle Se.m aine sainte ne suffit pas pour initier Iles end'ants :avec toute l'mupleur désir.abl'e aux mystères de ,l a Rédlemption; il s'y est pris une autre huitaine il l'av,a nce. En réalité, 'c onfol'mélnent à l'esprit de l'Eg.1itSe, c',e st pendant tout le carênle qu'il a cultivé dans les j'e unes cœurs « la cOlllpas,sj'o n », la vie ave,c 'le Christ souffrant et mourant pour 'Hous. Au lie'u de s'e contenter de sentim ents platoniques, B a fait nppel à la générosité enf.antine et obtenu maints sacrifices. Après une p~reHle préparation, l'ex~Hation pas,c ale devient une joie ,p l'ofünde qui clép,a ss,e la sentimentalité de toute la hauteur d"une chue élancée dans l'azur. Une Is em,aine sa,i nte ainsi vécue prépare les enfants à « la pratique pubil:ique et sincère d'un vrai christianisHl,e ». EUe dépose dans Il es fi'mes encore dociles des selnences Is urnaturelles q 'UI geflmerout au telnps marqué par 1'Auteur de -la grâce. C. G.

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Tu ,c hanges en éinail le verniJS de la oruche; Tu frus un étendard en séchant un torchon; . La meule :a, grâce à toi, -de l'or sur sa -capuche, Et de l'or SUT son capuchon 1 Je t'adore, SoiJeil ! Tu 'm ets dans l':air des l'oses, Des flammes dans lI a .source, un dieu dans le buisson ! Tu prends un arbre ohs'c ur et tu f apothéoses ! o Soleil 1 toi sans qui l,es chosle s Ne sera1ent que ce qu',e lles sont!

Edmond Rostand.

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lumineux matin!

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lumineux matin, j-euness.e des journées, Matin d'or, bourdonnant et vif 'c omme un frelon, Qui piques chaudement la nature, étonnée De te revoir :après un temps de nuit si long. M,atin, fête de l'herbe et des bonnes rosées, Rire du vent agile, œil du jour 'c urieux, Qui regardes Œ'es fleurs, par Il' ombre reposées, Dans l,es buissons luisants 's'ouvdr comme des yeux ...

Instant sa.lubre ,e t 'clai'!', ô fraîche renaissance, Gai -div-ertissem,e nt des guêpes sur les thyms, Tu éca'li-es la mort, les ombres, le silence, L'orage, 1a fatigue, lia peur, cher . matin.

Comtesse de Noailles-

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LANGUE j;'RANCAISE Centre d'intérêt: SOLEIL - ÉTÉ 1. RECITATION Hymne au soleil

Je t'adore , Soleil, ô toi dont la lumière , bénir chaque front 'e t mûrir chaque lniel, EontJrant dans ,c haque fleur 'e t -dans 'chaque chaum-ière Se -divise et demeure 'e ntière Ainls,i que :l'au1our lTliaternel ! POlU'

Tu fais tourner Jes toùrnesols du presbytère, Luh',e .Je frère d'or que j'ai 's ur Ile clocher, Et quand , pal' les tilleuls , tu viens avec mystère, Tu f.ais bouger des ronds par t,erre, Si. beaux qu'on n'os'e plus marcher!

u.

VOCABULAIRE

LES NOMS. - L'été, le soleil, l'azur du deI .la brise ~,es les fl.eurs; l'orage, la f~udre, le p'a ratonn'erre, la g~êle, la pilUle; .la mmsson, la fena~son, la récoUe des céréalles, les excursions, ,les baignades. LES ADJECTIFS. Un solei,l brûlant, une lumière très ~iv~; la ch,alle~r insuppo-rtabl~, a'c cabl!ante; une brise ' légère; les f~ulllages epals, les fleurs ,champêtres; un orage soudain, terr~le; une pluie battant~; une abondante récolte; de joyeuses baIgn.ades.

feuiUa~es,

LES VERBES. - Le soleN flamboie dans le ciel; la brise pousse les nua'ges et agite légèrement les feuillages; les fleurs s'é,panouissent, le tonnerre roule; ,l 'édair j.aiHit, la foudre tombe, lIa grêle hache les ti.ges et détruit Iles récoltes.

. ~ournées .?'été. - Noms: le soleil, l'aurÜ're, le crépuscule, la clarte, la lumIere, la chaleur, l'ombre, la sieste. - Adjectifs: les


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jours dongs; ,l es nuits oourtes ou brèv,e s; 'l e . soleill ardent; ,les rayons 'S'o:lai,:r:e·s ; !l' a'Îll' oemi])l~asé, ~a chaleur lou.rde, pesm:üe, ·a!C'c.ahl ante, )le temlp s .or,agleux. - Verbes: -lIe soleill réchauffe, pénètre, . 111Ûorit, dessèche, brÜle; l'es pLantes Is e fanent; ,les êtres transpirent, se désaltèrent, s·e rafr.akhissent. III. ORTHOGRAPHE

a) Préparation: s'en référer au nuolnéro 1. Beaux

jOUl'S

·d'été

Les vieux arhres, hauts et touffus, frissonnaient au soleil; des b.andes d'oiseaux chanta'Ïent; dès l'auibe, c'étalient l,es flûtes des menles, et puis le choTal tumultueux et' rythmé des moineaux; le soir, ~Ies ·cris délirUints des m.a rtinets qui fendaient l'ai'r lumineux et pat'i naient dans ,l'e ciel, et la nuit, sous, La lune, t'e lles les bulles d'air qui montent à la surface d'un étang, l-es notes perlées des crapauds. R,o main Rolland. Un matin d'été

Quand i'l faisait beau .ft l'heur·e IIl'a tinal'e où j'y arrivais, la Breure était nlagIillique. La rosée étinoelait aux rayons va,i nqueurs du soleil; eUe di!amantaÎ.t Il es grands glenêts dont la fdoraÎson vigoureuse nimbaü d'or la verdouTe sombre; eUe se susp'e ndait ,a ux fougères dentelées, aux touffes de pâquerettes blanches dédaig1nées des brebis; elle m.asquait d"une buée unifor'me l'herbe fine et 1.e s bruyères g,r.ises étoi.lées ,de fleurettes. Et, dans les haies du voisinage, ce n'étaient que trines, vocalises, pépienlents et roulements d'oiseaux: tout ole conoert ,e nchanteur des aurores d'été. E. Guillaumin. La chaleur cruelle

L'été 'v'e nu, quand Iles mal~a,is sont à sec ,e t que lIa vase blanche se creva'S's'e à 1a grande 'chaleur, la Calm'a rgue n'est v'r aiment pas habitable. Je il'ai vue une fois au ulois d'août, et je n'oublierai j.ama'Ïls .}':aspect triste et féroce de ce pays'a§1e emb-rasé. De place en 'Place, les étangs fumaitCut au 'Soleil com·m e d'i'm menses cuves, gardant tout au fond un re,s,t e de vie qui s'agite, un grouillement -de sahuuandres, d' a!,aignées, de mouches d'eau cherchant dès -cOlins humides. Il y a'Vait là une brUIne lourdem,e nt flottante, qu'époanotüsls alient encore d'innombrables tourbililons de moustiques. Chez le garde, tout 'Je Inonde grelottait de fièvre et c'éta~t pit,i é de voir les visage~ jaunes, ti'rés, les yeux cerclés de ces ulalheurelLx condamnés .e t se traÎ!neT, pendant tro'Î's lIllOis, sous ce soJleil inexorable. A. DaLldet.

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Joie d'été

Une chaude lu'mièr.e f.a~s'ait planer de blondes poussières de poHen sur les prés mùl,is:sla nts et ,l es s'eig1es ondu'leux; l'eau de ).a Bièvre jetait des éclairs à travers les saules; les cerises Tougissaient dans les' verg,eDs; du fond des blés encore v.erts, les alouettes à l'essor lTIOntaient av'e c de légers bencem·ents d'ailes et, tout là-haut, dans le deI bileu, chantaient invisibles.

A. T heul'ict. Thermidol'

En pleip. été, la natur,e, qui a terminé son effort annuel, dort {'oU'une aux sO'Inhl~es IUO'iS d'hiver; l'exl:rêIne ,ch.aud ,e t l'e~tl'êm'e froid ont souvent ,p areHs effets. Dans l'embrasement général, rien ne bouge, pas Inênle les feuillages si mobiJes des hauts peupliers qui ne font p.resque plus d'Q.mbl~e sur la route; la splendeur du jour 'e st si .cTuelll eque Iles .yeux ne p.euvent ,m onter jusqu'à lI eur oCÎnle -cis.elée dans l'azur t'fo.p éclatant. On voit vibrer l'a:ir a-dessus du sol que l:e sol'c:H torride grésiUe. Dans les .iardins, les grands touTnesols dressent vers · la lumière leur,s ostensoirs d'or. Eté

C'est . le vaste grenier d 'abondance de la terre. Toutes les ri('hesses enfermées se nlontrent une à tille· Les p1ante., parajss,e nt; . s épanouissent COlnnl'e d,es enfants joyeux, gr,andissenl vite et travai1l1ent. Voi,oi des fil eurs, bientôt des fruits. Les bestio~·es s',e nvolent ou cheminent. 'L'he.t'lbe est remuante d'inseotes,' et les feuiililages sont rempl,Îls d'.oisoeaux. L'hOlnm.e se réjouit et il lutte contl-e l'envahiss-em·e nt de la nature. Dès r auhe, sur son 'c hamp, le dos ·c ourbé, l,es muins actives, il aflia'Che ,1es mau'Vais'c<s herbes qui prennent l.a place de I}.a future Ino,i ssüu. Il 'Songe à sa TécoJ.t.e. Il a laissé s0'n f.usH accroch(~ ù ba ·c heminée, et son chien dort à l'ombre d.e la haie. Il n'a, pour défendre ses graines et S'es fruits à 'peine fonnés, que de vi.eux chapeaux et de vieilles 10 qu,es, dres's és SUT des piquets et qui s'agitent 'Parfois sous 'lia brise. • -Gustave Geffroy. b) Exel'dces d'a:pprricatiolfi : S'en réféœrl" au nmnéro 1. VI. COMPOSITION FRANÇAISE La phrase - Le parag'raphe - La rédaction

La phrase: construis,ez des phras'e,s avec 'l es lnots du 'Vocahulaire. Conjuguez les verbes du vÛ'cablüail'e.


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370 -

Le paTagraphe: En. un paragraphe, décrivez le village à midi, en été La rédaction: Vous a,v ez fait une promenade à ' la campagne par une ·chaleur aecablante. Racontez. Dites . vos impressions au ·cour.s de la promenade ·e t à votre arrivée chez vous· - Vous .avez participé à un travail d'été dans les champs. Racontez.

Aurore et crépuscule. - Il y a, en été, deux moments qui sont p:miiculièfiement 'a gréabŒes: l'aurore et le. crépuscule. Lequel des deux préférez-vous? Pourquoi? Un orage bienfaisant. - La terre est desséchée et tout le monde -réda'lne de l'ëau. Survient un orage bienfaisant. Décri-' v'ez la joie de .la nature et des hommes après la pluie. Sujets de composition française. - Il fait une chaleur accabLante. Les travailleurs sont aux ·cham,ps. Un orage s'annonce, grandit, éclate. Décrivez-le. - Après l'orag.e. a. La ·cha,1euT aocablanle. Les travailleurs aux champs. - Dès le matin, la chaleur s'e fait sentir· Le Isol,eil darde ses rayons . brûlants sur la ·campagne. Point de v'e nt. aucune fraî·cheur dans l'.air, aucun souff,le. Les travaillleurs sont .aux ·champl). Ils f'auchent le foin et la moiss.on s'annonce. Leur visage en 'sueur. Après ,l,e repas : ,la sieste. Où ?... Ils dorment écrasés par la ·c haleur et !la fatigue. h. Un orage s"annonce, ,grandit, édate. - A la f.in du jour: de sourds grondem,ents annoncent l'o:r:a!!e. L'e deI se couvre de nuages 'SOrnhI"eS. Hrus,q uem·ent, le vent se fait sentir. Dans I·e ~oin­ ta,in : un édair. La pluie commence à tomber; les grondements de tonner.re se rapprochent, les éclai,rs maintenant se. succèdent sans interruption. Hs al,lgm.entent d'intensité· Des rafa.les· de vent se succèdent, !agitant furieusement 'les branches des arbres. Il fait presque nuit. L'orage est sur le village. La grande voix du tonnerre fait vibrer l,es vitres de la fenêtre. Un .oraquement sindstre. Un éola:Îr brû,lant. La foudr.e est tombée, Pendant un quart d'heure ·enCOTe l'orage se déchaîne. Puis peu à peu il s'éloigne, le vent s'apaise; on entend ·encO['le au Iloin quelques ,sourds grondements. Bientôt l'.arc-,eifl!-del luit et la nature retrouve :Sa sérénité. ·c. Après l'ora.ge. - Mai's, hélas! l'orag.e a laissé des traces de son passage. Des a.r hres sont bdsés, des tuiles arrachées, des poteaux télégraphiques gisent sur ,la route, l,es .avoines et les blés sont versés, l,es fl.eurs des jardins Isont hroyées. Les dégâts sont considérables et les paysans déplofient ·o et orage.

371 -

Un jour d'orage (à faire développer Ora!leluent). ~- Som'm aire ' _. 1. Les signes pfiécUTseurs : l,a ,chaleur, l'état du :Ciel, le vent, I.',air. - 2. L'o'r age éclate: 'Iles écl.ai·r s, le' tonnerre; .la Tafa;l,e, aa pluie ou la g.r êle. - 3. Après J'orage: La campagne, les arbres, les récoltes. - 4. hnpressions ,e t s'entünents éprouvés. Ue soir ·d 'été. C'est la fin d'une chaude journée. Le soieil va se ,c oucher. L'air fraîchit . Que voyez-vous? Qu'entendezvous? Que Is·e nt,ez-vou·s ? _ . SuJet traité. - Depui,s quelques 's·eln:a~nes, le -cie.} re·ste sans nuages, tout le jour brriUe un s-oleil éclatant et .les après-l11idi s"Ünt torrides. J'affectionne pa'rticulièrement la fin de la journée; auprès de la nlaison, SUir ~'e banc rustique de ,l a tel'l'asse qui dl)mine une .petite V'allée, Je 'm'assieds .ailops e.n cOlllpagnie de ines parents. Le soleiJ se ·couche au loin, dans un féerique décor de pourpre et d'or, et j'.aime ft suivre les m.odifications succeslsiv·es d,es nuances du d .el; aux teintes claiÎl',es des jaunes et des roses succèd.ent peu à ,p eu ,cenes des "mauves et des violets, a l101'3 qu'apparaissent les prentièr,e s étoiles. De 'la vallée voisine nous arrive une hrise frakhequi fali t se ·c ourber !l égèr'e m·e nt l,es cimes des hauts peupliel~s. Le chant des grenouiUes d'une m 'al"e se Inêle 3U cri du griHon des ·chaun1es . .Le vol s~l.encieux et s'Üup'Le d ,e s chauvessouris dessli ne des ·courbes noir:es. Les vil1ageois prerment le frais aux portes des maisons; le.s enfants jouent sur le trottoir. Par·· fois un journalier, la démaTche lourde, l,e bâton de houx en Inain, rentr·e des champs et donne le bonsoir en pa'Ssant. Une charrette chal~gée de gerbes pa.sse sm' le ,c hemin; .l'.essioo cri,e, les chevaux tirent avec fOl'ce et jl'e :chail'l'letieT 'Les encourage de la voix. Puis le bruit s'éloigne, et ~'e ,s ilence g-r.andit à mesure que la nuit vient. De f.rais parfum!s nous aTrivent, où se nlêlent l'odelu' du frOlnent, cene des pre'l1ÜeI~S fruits 'l11ÛrS et :l,es haleines capiteuses des cléma.tites· en fleurs. C'est l'heul'·e agréabl'e et douoe 'Où ,c hacun s'e repose du la .. heur de la journée, 3'lo1'.s que l,e ·carrme ,et la paix du soir descendent sur toutes choses. --c-

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373

372 -

FICHE DE VOCABULAmE

FICHE DE VOCABULAIRE

No 47

Lecture

Préparation à la rédaction

Pourquoi les 's oldats font-Hs les g,r andes manœuvres? Qu'at-·on entendu pendant toùte ,l a journée? Les' combats 'a uxquels se sont livrés 'ces soldats sont-Hs meurtriers? Qu'est-ee qu'une 'c o'm pagnie? Nomme quelques officiers: le tielüenant, le ... Avec quoi les s'o Idats ' form,e nt-Hs les f.ais·ceaux? Qu'·e st-,c e qu'un autocuisieur? Pourquoi la sentinelle monte-,t-eUe J.a garde? Vnudrais-tu être soldat? Vocabulaire

Faisons la chasse aux mots, CompO'se de coulies phrases avec Iles mots suivants? Des soldats vaillants, courageux; les grandes manœuvres, la sentinelle monte la ga·rode, :la guer.re éclate, la paix ·e st Isignée, la Suiss'e gal'de la neutralité, les . causes de la guerre, des ennelnis irréconciliables, les armes, les -canons, rr,es fusHs, l,e s .m itrailleuses, le·s épées. ,l'es cartouches, les baïonnettes, des officiers, le général, le ,colonel, le major, Ile capitaine' les 'avions, ,Ire s bo n1·b es , le 'c asque, le képi, la tunique; les soldats font l'exercice, obéis's ent au 'c ommandement des ,c hefs; un coup de feu éolate, {la ulitraiUeuse ,c répite, J.e canon tonne, les balles sifflent. Orthographe, Les sons.

Copie les m.ots et empl'Oie-les -dans des phrases: épouvantélil soleil une abeiLle Batail1e détail réveil une corneiUe mitraille gouvernail éveil une merveille Inannaille bétail pareil l'oseiUe muraillE.

4~

Les soldats (suite)

23. Les soldats

Les soldats. - Les grandes manœuvres ont com:J.ne.ncé. ,Pendant toute la journée, on aell'tendu des ,coups de fusil et I,e crépitem.e nt des lnHrailleuses. Le canon lui-mêm,e a tonné; des avions ont survolé la 'c aInpagne avec un grand bruit de 'm oteur. Un cOilonel monté SUT un ,c heval TOUX ,a tra'VIersé le viUage h vive allure. Maintenant, l:es :c ombats ont ,o essé; malgré ,l,a fatigue des hommes, une compagnie 'co,m mandée par un officier a défilé fièrement dans les ,r ues, puils les soldats s'arrêtent dans les prés près du viJJage. Au IC0il1Tmanden1,e nt du ·chef, ils ont fnl'TI1·é les faisceaux, 10n1!pU 'l es rangs, et déposé ,l eur sa,c. Quelques uns se 'couchent par terre 'e n attendant le soupe-r qui mijote dans lels autocuiseurs. Une sentinelle monte la garde· Des enfants jouent à la guerre. Hs s·e ;réjouissent d'être soldats.

No

Rempla'ce les points par les mots suivants : paix canons :lI'imeS m-ÏtraiM,e'll's'es mouvements bOlnbes défendre soldats baïonnettes o,f fiders fu/sil avions F:'uerre ennelni ponts manœuvres Les ... 's'e pTépar;ent là la ... ; pOUl' ·cel'a ils font les -grandes ... ils sont commandés par des '" Pour la défense et pour l'attaque i/ls ont des ... ; le ",', .le '.', l'a .', Les ... sont tirés par des tracteurs . Des '" passent -dans le cie:!; ils observent les ." de }' ". et ib lancent -des .'. sur les routes, sur les 'v oies fen"ées et SUl' les .. , La gue-rre ,est terrible, mais on ,e st quelqU'moi's obligé de 1'3 faire pOUl' ,.. son pays. T'Out ,Le Inonde désire la 'Paix " . Conjugaison

Copie.' Le pi'ésent du subjonctif être

avoir

réciter

que j'aie un fusil, que je récite la l,e çon, Il faut: que je ,s ois soldat, que tu aies un fusil, que tu récites Ilia leçon qu'il récite ,l a },eçon, qu'il ait un fusil, que tu sois s'Ü'ldat, qu'il soit soklat, que nous .ayons un ... que nous réoitions la.. que vous récitÎlez la ... que nous soyons que vous ayez un' .. qu'ils 1'édtent la ... IsoJdats qu'ils aient un ". que vous soy;ez s ... qu'ils sÜJient s ... Conjugue.' n faut que je oesser :mon travail, qe j'ra voir Je temps de voir les soldats. Maman veut que je "8.01s poli avec 'Illon maître, et que je soigne 'm es devoirs. Conjugue aux trois personnes du pluriel du présent du subjonctif. C01111nenCe pa'r : Il faut que nous ain1.er nos p'a rents , que nous ilelu' obéir, que nous .avoir du respect pour eux . Grammaire Acoord du nom) du verbe et de l'adjectif (révi.sion) Fais .aocorder -g'i.! y a .Ji.eu : Les soldat.'. exercé .. et enh"aîné .. . se prépare ... à la guerre. Les oi'seau ... 'vif. .. et péttùant... vienne .. . nicher clans J.es branches... des arbres ... 'e t ils nous égay ... -d e ,l eurs ,c hant: .. Le portrait de Suzel. Alors une .petit..., fille blond... t'l rose ... fraîc ... 'c omaue un bouton d'églantine, iles yeux.'. bleu ... le petit nez droit:.. , aux narine ... déUcate ... les lèY;J;,es ... gradeusement arrondi..., ,en petit... jup,e de laine bIan .. , parut lSur I],e seuil, la tête baissée... toute honteu ...


s 375 -

374 FICHE DE

No 49

VOCA~ULAIRE

FICHE DE VOCABULAIRE

Il pleut (suite)

24. Il pleut

LectUl'e

Il pleut. Le nez contre la vitre, mécontent d'être erufeTlné, Paul fleO'arde t0ll11ber la pluie. Le ciel est couvert de nuages gris· Les arb~es sont secoués par le vent, et leurs dernières feuilles s' envol'e nt; l,es vO'lets claquent. Dans les chalnps, les gens ont quitté le travail et 'Hs rentrent en hâte à la lTla~S?n pour sécher leurs vêtements n1.ouillés. Des pas.sants, abrItes sous leur paraphüe, pres's ent le pas; par contre des enfants s'attardent sous l avers'.e 'e t pataugent dans la boue. Pierr.e, le ,petit pâtre, prend .la route qui monte à la fenne et il press,e son troupeau. Le bétail trotte vers l'étable chaude et hl paille sèche de sa litiè-re. p1l'éllaration à la rédaction

POLLrquO'i Paul est-il mécontent? Que fait-il? Que voit-il dans le deI ? dans 'les champs ? sur la route? Que font les gens qui travaillent aux chanlps? les pass:ants dans la rue? les ~a­ nùns? l,e troupeau? Pourquoi ne d'e vons-nous pas nous plal'lldre de la :plui.e? Regarde l'eau qui tombe du ciel; observe lesgouttes qui frappent les vitres. ceE,e s qui s'écrasent sur le sol. Regal~de l"eau qui ruis'seUe sur les chen1ins, dans les champs. Vocabulaire

Faisons la chasse uux mots. La pluie fine, serrée, torrentielle, les gouttes frappent les vit1',es; l'averse, J'eau ruisselle; des nuages; sombr,es, baiS, g·r'is, traÎnlent; un temps :mauS'sade; l,es passants se hâtent; ;1es plantes verdissent, les h ,avaiiUeurs des ,c hamps st' .mettent ·à -l'ahri, ,l es Tui,s s'e aux débordent, l'inondation ravage 1'3 campagne. U :pleut ,à v'ers'e, à tOTrent; ,l 'o'r age éclate, la foudre t0111tbe, :1e tonnerre retentit, Q'arc-:en.-ICÏ.e l ,bl~1ne. Orthographe. Les sons.

Co.pie ces mots; fais-en de petites phTa.ses : nlouille grenouHle oit1'ouiille nouille

Le ti:ll·e ul le filleUil l,e .oerfeuil l'éc'lueui:l

No 50

l'accueil le recueil l'.écueil

Diminutij's .' L,es mot,s gouttelettes, fillettes sont des diminutifs. Cherche des diminutifs s,e mhlabl,es ·e t introdU'is-;l es dans ·des phrases.

Remp'l ace 1es points par les motssuÎ'vants : gouttes tren1.pé Os ruiss.elle verse plantes nuages boue paraplui,e flaques averse cl'otté abri moumlé Il pleut à ... ; l'e s ... frappent les vitves; :l 'eau '" sur -la Tue; eUe fait des ... Des '" 's ombres obs'curciS'soot le ciel. Les passants s',abrite1l1[ sous de larges ... Les '" de Ulon jardin sont contentes; elles relèvent 'la tête. Des paysans rentrent des champs, ~es habits t'Out ... D'autres se mettent à l' ... 'Sous des arbres; ils .attendent la fin de.}' ... n y a de la ", dans .J.es ·c hemins; auss.i, le petit Paul rentre tout ... à la ·m aison; ill est ... jusqu'.a ux ... Conjugaison Copie et complète Prendre ,a u présent, au futur, ',au conditionnel, à l'impératif. Futur Conditionnel Demain, je ,prendrai il e livre, Je prendrai,s a'e li'Vl~e, si... tu prendrais :},e ,};j vre, 'Si .. . tu prendl'as le livre, il pr.endra le li Vire, il prendrait le livre, si .. . nous prendrons 'l e Evre. DOUS prendrions l,e livre, si ... Présent

Impératif prends le livre, prenons le l;jvre prenez ;Ie livre.

Maintenant, je prends ;l'e livire tu prends le liv;re il prend Ile livre nous pren'Ûn§ ,l e livre vous ·prenez U Evre ils prennent le Jivre Conjugue de 111êm'e à tous ces temp·s : attendre la fin de ..}'·aveI'se. Grammaire

La proposition. Quand on dit Ic e que fait une personne, un animal ou une chose on fait une proposition. Ex. : Paul regarde la pluie. D'habitude dans une 'p roposition ill y a au moins un sujet, un y.el,be et des ·c ompléments. Compose 5 phrases avec une proposition SUT ce ·m odèle : Les gouttes fralppent les vitres. Mets le chiffre 1 SUT le verbe, 2 sur le sujet let 3 sur les ,compléments. Compose 5 phrases ·a vec deux ,propositions comme ,celle-ci : J'étudi,e ma l,eçon et Je f'a is mon ,d evoir. M'e ts l,es ,chiffres 1, 2 et 3.


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376-

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LECTURE SILENCIEUSE Le voyage du petit tl'ain

Le petit train r'ÛuLe à t'Davers d'immenses challlps. Il y a des arbres, des bois de tle mps en temps, des prairies jaunels, des pr:aiTi,es vertes, des vignes. Voil~à le lalc! La voie la 'l'.air die s'y précipiter .. Il le l'Ong,e :sle ulement. Puis J'e petit train est avalé par la V'iJ.'aine bouche noire d'un tunnel. n fait nuit, seule1nent une petite lampe T'Ouge de temps en temps qui éclaire l'e rocher gris üÙ 'l'eau suinte !l'entement. Enfin aptpaJ.'aît l'ouverture :c1ah'e, on voit du vert, du b'leu, du ·sol'eil, une petite gare toute bnlue qui souTit au InHieu de ses géraniums de f.eu. On dit la voi'e -dru ... On dit -la 'Voix de ." Explique ,e n -l'e remplaçant par autre chos·e : la bouGhe noire du tunnel. ... l'eau suinte doucem'ent une petite .gare qui sourit des :géraniuffis de feu .;. Crois-tu qu'il 's'agit de notpe petit train rouge? QU"est-ce qui te le fait penser? Pourquoi ne serait-C'e pas lui? M. Y.

Je t'a mis ... la farine et je cas-s ... 'loes œufs. Toi, Monique, tu mélang ... le beurre à la farine, tu pès ... . le sucre, tu l'ajout ... à la lnasse. Notre .claude prépar ... le lTIoule et chauff... le four. Tous ensenl'ble nous surveil1... la cuisson , nous hum... le fumet qui 5'échappe du four. Nous dils ons à Mistoupet et P~mpon qui sont là attentifs mett ... ,bas -les pattes, ne touch ... à den, vous aur ... votre part. Papa et malllan se félidt.. .. d'avoir des enfants ingénieux, ils goût ... au gâteau et le déclar ... ex.ceUent. M. Y. FICHE DE VOCABULAIRE

Quels légu·m es peut-on mang.e r crus? Av'ec quell légUim'e f a~t-on la choucroute ? Connais-tu des légunl.·es qu'on fait sécher? Que[s 'lég'Ulnes lnet-on dans uri pot-.au-.feu ? On 'oons·e rve certains légumes dans du vinai'gl~e ... Il Y a des plantes «aromatiques» qui donnent du goût et qui p'arlfu'ment, il. y ,e n a dans Ile jardin potager, Ice sont: n y :a ,a us's'i des plantes aro'ID.a tiqtlés dans 'les pr és ep connais-tu? M. Y. FICHE DE DEVELOPPEMENT

PREPARATION A LA REDACTION Le petit train rouge

Ce qu'il db'ait de son parcours : QU!el'le magnifique Cls' C'a~,ade ". L'attaque de la nlontagne ". Le pierrier ... La forêt (sapins, mélèz,es, pins) Les cas-cades .. . Les tunnells .. . Les peti'tes étoHes jaunes ·de ,l a potentHle. Les talus tapissés des ,oLochettes de ,l a bruyère. Des gI"andes fougèr.es qui ondulent. Des petites fraises rouges. L"entré·e, l'arrêt dans la petite gare brul1e...

377-

M. Y:

CONJUGAISON

Ajoute ,les t,e rminaisons qui conviennent aux verbes sui"ants. Nous prép'a rons une surpi}-ise pour la fête de maman. Chacun de nous va luettre la n1.ain à la pâte:

. Les Inots suivants indiquent une partie d'tme chos,e, d 'un objet, tl'ouve J,esquel'S 'et noulIIue une aut re paliie du même objet. La carre'a u de Les touches du Le panneau de Les cordes du La poignée de L'abat-jour de L'e cadre .de Le ,cUldran de La .fixation des L'e moteUl' de Les ,c ommandes de La ·c haudière de La hampe du EX-C'lnp'le : Le dossier ... de ,b chaise, les pieds ... . M. Y. VOCUBULAIRE

Les qualités que l'on donne lal1X mlÎ'm·aux. On dit :


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378-

LES CHASSEURS DE GIRAFES :::)

com,m e un tigre un ,chien une oie un papillon un bœuf une pie un bison un loir un poisson dans ,r eau une tortue. On dit: agile brave rapide venimeux fièr mou rusé aveugle sale têtu peureux lourd

379 .-

Dans les chasseurs de girafes, Mayne Reid raconte les exploits de quatre jeunes Boërs du Cap qui entreprennent, secondés par deux serviteurs indigènes, une vaste expédition dans les régions baignées par le Zambèse et le Limpopo. Le but principal de cette expédition est de ramener un couple de girafes vivantes pour le compte du gouvernement hollandais. Mais le chef de la petite troupe est un enragé chasseur qui se met aussitôt à la poursuite ' des bêtes encore innombrables à cette époque dans les forêts et les savanes de la Rhodésie. On apprend aussi beaucoup de 'c hoses sur les peuplades cafres avec lesquelles les -chasseurs entrent en contact, grâce surtout à un chef MakoloJ.o qu'ils arrachent à la mort et dont la reconnaissance se manifeste ave,c. 'm agnanimité. Evidemment tout finit bien, et les jeunes gens ramènent triomphalement au Cap les deux girafes.

comme

"') Mayne Reid: Les chasseurs de girafes. - Un vohllme dé 238 pages, 14x20, avec Il illustrations de Hamme, relié sous couverture en couleurs. Fr. 6.50. Librairie Payot, Lausanne. L'APPEL DES NUAGES *)

»

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!',1. Y.

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nes. C'est pourquoi ils liront avec plaisir le très beau livre -qui fut écrit par un de nos grands pilote,s de ligne, Walter Ackermann de la Swissair, dont la mort a plongé toute l'aviation suisse dans le deuil. Ce livre, qui était épuisé, a été mis au point par le colonel Robert Ackermann, frère de l'auteur qui n'a pas touché au plan . général et n.' est intervenu que là où il s'agissait de remplacer du périmé par de l'actuel. Ainsi « L'appel des nuages» ne perd rien de sa valeur; il restera une vivante initiative à la pratique du vol, au pilotage, à la construction et au fonctionnement de l'avion, aux lois de l'aérodynamique, à la technique de la navigation arérienne. Il est

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380-

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HOMMES ET BETES D'AFRIQUE *)

Il y a un art d'écrire pour les enfants, de leur conter des histoires et surtout de savoir les instruire sans les ennuyer. Certains auteurs y excellent et c'est justement à quoi s'est appliqué Henry Vallotton, en publiant son dernier livre sur l'Afrique. Ayant fait lui-même cinq voyages à travers le Continent noir, il ét.ait particulièrement qualifié pour en évoquer les multiples aspects. L'auteur montre d'abord aux .enfants comment on prépare une expédition, dans quelles c~nditions furent entreprises les premières explorations, et c'~st une SUIte de récits, mêlés d'éléments dramatiques, héroïques ~t pittoresques. L'auteur a imaginé une mise en scène originale; Il donne la parole à un vieil original qui a couru le monde et réunit parfois ses six neveux pour leur narrer ses souvenirs; les el;fants boivent ses discours et posent des questions. La seconde partie du discours est c<;>nsa,c rée aux bêtes, petites et grandes, en présence desquelles l'homme peut se trouver. Gageons que les parents prendront à la lecture de ce livre autant de .plaisir que leurs enfants. :;') Henry Vallotton: Hommes et bêtés d'Afrique. - Un volume de 244 pages, 14x19, avec 25 dessins de F. de Nottbeck, relié som~ couverture en couleurs. Fr. 6.75. Librairie Payot, Lausanne. MARTIN -

DICTEES :,:)

Ces dictées sont destinées au degré supérieur. Comme celles du degré moyen, elles ont été choisies en application du programme de grammaire. L'ouvrage comprend aussi deux parties: La première renferme des textes faciles pouvant être abordés par tous les élèves. Ces textes sont précédés d'un vocabulaire mettant en vedette les mots les moins usuels sur lesquels le maître attirera l'attention; ils sont suivis d'une autre liste de mots, suggérés par l'un de ceux de la dictée et groupés par parenté orthographique. On en peut . faire un emploi très libre et en tirer des exercices variés. Dans la seconde partie, on trouvera des dictées plus savantes à l'usage des élèves bien doués; ce sont des extraits de bons écrivains agréab~e.9 à lire et pouvant servir de modèles pour la composition: A la fm, en vue de la récapitulation, on a rappelé les principales règles orthographiques avec leUl-s exceptions.

, *.> Adrien Besse - Dictées, degr~ supérieur et classeg primairessuperIeures. Un volume de 184 .pages, 14x21, relié Fr. 4.80. Librairie Payot, Lausanne.


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L'Ecole primaire, 31 mars 1949 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu