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SlON" 50 /I,oventùre 1 ~37.
No 12.
56,m e Année .
L'ÉCOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA SpCIËTË VALAISANNE D'ÉDUCATION SOMMAIRE: La yie chrétienne. - PARTIE OFFICIEtL'L E: A'&s'Ociatian rh~,s maîtres de gy,malastique. PARTIE THEORIQUE: Constata't ions Gt sugges'tions. - Ne faire ,apprendre Iq ue ce lJui mérite d'être n·tenu. - Chez no,s voi sins.- PA'B TIE PRA TIQl..JE: 'Centre d'intérêt. - « NOS PAGES ». - Annuaire de l'In,s,t ruction ,p ublique. - Bibliographië.
La vie ' chr'étienne Sa manifestation dans l'âme chrétienne « COlm rment POLlVOI.lS-nou~ fail'e, se. demande le' Père Sel'tillanges, pOUl' ne pas rencontl'el' Dieu, alol's qu ~en vérité, nol.lS ne pensons qu'à Lui, ne parlons que de Lui, ne marchons que verS Lui, ne poussons ql.le dans SOn sens, que nous le voulions ou non, tous les ob jets de notre aJctivité ? Nous le nom'nlons pal' ses attl'ibuts qui s' égl'ènlent dans nos adjectifs, et s'animent dans no's verbes, et le 'N,olm au-dessl.ls de tous les noms IfIlOUS demeure étl'angel'. Dieu éclate dans la nature: il y fleurit, il y fru'ctifie, il y résonne, il s'y déploie en for1m es eol en cou'lel.lrs, en harnlOnies et en pl'oportions diverses, en .1nOl.ZVe'lnents et en l'ythmës. Il éclate en ârrl'es, en pensées et en images, en volontés et ,en actions, en rejets et en ŒIl.Ol.l1'S. Il éclate en forces et en c01m binaisons ,col/lectives. Il éclate en sainteté, en grâces qui croissent et se cOIm\m!l.lniquent, en constellations de S'ainteté pl'oclamée ou secrète, qui briUent ou rayonnent obscurément au ciel spil'itu'el. Il a 'écldJté surtoul dans son 'Christ et se déploie avec lui .dans le Christ collectif., l'Eglise». Oui, tOl.lt est pPein de Diel.l, la natUl'e et la SUl'nature. Tout l'edit sa gloil'e. Poul'tant ll.li-même, en 'son ECl'Nul'e, 's"appelle un Dieu calc hé. Avec certitl.lde, il se l'évèle dans l'unive·r s et en nous~mêmels mais la certitude n'est pas nécessairerrœnt la clarté. Les œuvres de Dieu témoignClnt de lui et le l'eflète:n t; elles ne pel.lvent l' exprimel': leul' opacité est tl'Op forte et nol1'ie esprit /t rop débile. Et nouS voilà au rouet, à l'antinomie, à la contl'aldiction appal'ente. En nos faiblesses, en nos épreuves surtout, nous voudrions un Dieu secourable, pl'ésent, palpable, à portée du cœur et de la main. Et Dieu serrL'bfe se dél'ober.
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Comlnlent rendre présent un Dteu qui paraît absent COll11jme le 111ystèl'e et mcmifesté cOim \me l'occU'lte ? Nous avons signalé déjà le recours à l'Evangile cl l'histoire du Dieu incarné, l"appel à l"exenlple concret des sai~ts, Ne peut-on chercher plus près encore dans le cœur nlême de l'homme. Ne peut-on, aux jeunes chrétiens, faire constater en eux 1"existe~lce présente, agissante de la vie sUl·naiture.Jle: n"est-il pas possible de la leur rendre comme palpable? « Le sènUment .ae' la présence de Dieu, dit encore le Père SeJ'Ullanges, a été co'm paré cl une 1c~mJpe mystique a-dessus de notre têfe, éclairant en avant et traçant notre chemin COUThlT..e une étoile. des Mages. C'est une belle svnlilitude, Jl1lalis que nous devons trouver trop extériezire. L'enfant qui joue sur la plage et se laisse imbibb' 'de soleil n,ous fournit une image un peu plus exacte, en Ce que l'astre intél'leur, pal' son action, par ses radiations COlIllCOlut à tl'CmSf~I1mel' 1~ vze . I?elme. ~ L' atmosphère, pOUl" nous ' tous, n'est-eille pas inté~'leure a nos corps, n'agN-elle pas avec nos corps, et n'en fOI'1nft-elle pas pour cninsi dire un organe? » Plus intimement encore Dieu est en nous. , , Caus'e constante de notre nature, il lui demeure intéJ'Î'eur el penetrant. Donnant sa grâce, z1l se donne lui-m'ême en intiITL'e et -amoureuse possession, et c'çst un don qui nous enrichit infiniment plus que ne ferait un monde. Quand la Trinité sainte est en nous le Verbe à tout instant y jaillit" CLUec ~'Esprit qui le joint au PèI:e, et nou; so'm !m es joint; l1?US-memes a ,t ous ceux qui sont wJ1Iis au Fils et cm Père. Quelle vze! COlm lm ent la rendre sensible à la pensée, cm 'cœur de nos enfants? Essayons un ' procédé. D'autres vaudraient peut-être mieux. Entraînons les âme's à l'habitude de l'adlm iration devant les merveilles cIe la nature, devant les montées de , la vie, Void, en bas, .dIes choses inertes avec leIlr utilit{, leurs lignes et leurs cçJUlel!-rs: C'est toujours une eau nouvelile Qui coule C(IU lit des ruisS!eaux: Le 1TlêIl1e bruit la révèle. Elle fait les mêmes sauts. Mais l'eau n'est jam'ais la Inême Qui coule au lit des ruisseaux, Un vieil aù SUI' un vieux thème Avec les mêmes frissons, ' Mais l'eau ln 'est jamais la même. Haracourt, Le ruisseau.
Voici les étonnantes réussites des plantes: « SUl' les coteaux penchés, SUl' ,les plaines tmmenses, Cou,r onnés de fruits mûrs ou grouillant de ~emendes, " Baisés pal' le so,zeil ou fouettés pal' les vents, Ils s'étendent les chcnmps féconds et magnifiques, Les bons c1wmps paternels dont les flancs pacifiques Nourrissent les troupeaux affcrrmés des vivants. J. n 'anl,e au, Le,s ChCCIl1pS. Mais passons il l' hom\Ine, petit il bien des égcll'ds mQJis ,si grand à bien des titres, mé1nle naturellement. S'H sY.estvmaf.tdavantage sous le regcwcl de Dieu, oublierait-il si souvent sa dignité? COlllJillle le ,cons/eille Pcnscal, ' « que l'hd1TlJm'e contemple la nature entière clans sa haute et pleine majesté, qu'il éloigne sa vue des ob jets bas qui l'envi,r onnent; qu'il regatcle cette éclatante lUInière mis'e ,co~mlme une lalm pe éter,n eNe pour éclairer l'univers; que la ItelJ.'re lui pcu'aisse colmlme un point, au pl"ix âlu vaste tour, que cet astre décrit; et qu'il s'étonne de ce que ce vaste tourlui-:Dlême n'est qu'un point très délicat cl l'égClJrcl clle celui que les astres qui roulent dan1s le fil"mwnent enlbrccsse ... Que l' lwmlme consiclère ce qu~il est au prix cle ce qu,i est; qu'il se regcwde comme égaré daJns ce canton dMourné cle la nature; et que, de ce petit cachot où II se trouve logé, j'entends l'univers, il apprenne à esf.lJm 'er la terre, les royaulmes, les villes et SOi-illlBnle au juste prix. Oui qu'ill s'estime soi-mêlm e au juste prix:' Salls méconnaître les droits Ide Dieu, il verra que « tous les corps, le fir111aJnent, les étoUes, la terre et ses rOY'(tfllmes, ne va~ent pas le moinclre des 0Sprits; CClJr vi connaît tout cella, et soi; ei' les corps, rien. Tous les c.orps ense.mble, et tous les espdts ensenlble, et toutes leurs productions, ne valBllt pas le moindre mOUVClmlent cie charité: cela est cl' ulTl! ordre infinzim'ent plus élevé. De tous les corps ens C'mJb le, on ne saurait réussi,r une p'etite pensée: cela est impossible, et d'un autre oI~dre. De tous les corps et esprits, on He saurait tirer un mOUVBnlent de vraie charité: cela esi' impossible, et d'un autre ordre, surnaturell '». l\/'ais nous void, avec nos enfants, devant une â.me en était de grâce, devant lcul' âIne à ad,mù'eJ'. Sans doute, on ne sCrLzrait que dire cle la grâce, s'il s'agissait vI'czvment de la définir de façon bien concrète. Ses effets appw'aissent mieux que sa nature. Examinons donc seS effets au ,d1edans dans les faits de conscience. « La présence de Dieu n"est sans clou··' te jalmais mieux ressentie que clans l'acte de la prière. Ce n"est pas sans raison qu'une prière CQJnlmUne commence pal' ces mots: « MiCttons-nous en la présence de Dieu ». AscelIlsion de l'âlm e vers Dieu, dès le premier élan, la prière donne un sentinlent de pré-. sence I(livine.
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Et c'est aill1!si pour nous dans nos prières couturmz'èrC's un enl'ichissBment étonnant. . « Je crois en Dieu, dit l'âme chrétienne, le Père tout-puz'ssant créateur du ciel et de la terre ... Je crois fa sainte Eglise catholi~ que,. la c01m lmunion des sainfs, la l'émission des péchés, la résur1'ectzon de la chair, la vie éternelle.' ,., Non seulem,enrt je cro~~s:; mal1s l'espère, j'ailmiC, je possède deJCl. « La vie éternelle, a dit le Christ, est qu'Ns te connaissent, ô rr.on Père, et celui que tH as envoyé» . Le chrétien qui connait Dieu, d'une cOinnaissance cordiale et efficc~oe, est entré âla ns la vie éternelle. Il en gravit les degrés. Beaucoup de ceux-ci, dès ici-bas, peuvent être franchis. La présence de Dieu, sa connaisscmce son amour, incertali ns d'ab01'd COIlTI"uue UT/je aube naissante vont' vers l~ flein midi. Certaines avances requière/n t il est vra/:le pas décIsIf de la n1Ort, et c'est à cause de ce passage sOl1Jdla in de ce changelnent rCDdical que ,fa mort nous introduit disons-no~s dans la vie éternelle . Mais dès ici-bas, la vie de la grâce nous r~lmlplit de pel11'sées, de sentilm ents, d'armoUl's étonnants et tout âz'vins auprès de quoi le l'este est paille et fumée. ' Heureux les éducateurs chrétiens, heureux leurs' discilples s' ils savent estvn1el' et fa'Ïre esUm'Cl' le don de Dieu, présent en eux. « Je vous salue, Marie, dit l'âme chrétienne .. : Priez pour nous et à l'heure de n.otre modo » Et voici que surgissent les douceurs de l'amour cie Marie les m ,e rveilles que saint Bernard a chantées. Nos intb11'ités fami~ hales sont déjà si belles . « Lorsque !'-on est encore peNt et que vient .[" heure Où le jour n'est plus' là. sans qu'il falSse encore nuit Quelle joie! Au dehors, c'est l'hiver, le vent pleure,' Au ,dedans, le feu clair danse et flambe à grand bruit. » J, Aicard, Intérieu.r . Qu'est-il besoin de poursuivre, d'indiquer les divers tréso.l's de la vie chrétiernne, la prière, les sacrements, trésoJ'S pour la pensée, l,e cœur, les gestes de l'existence? Terminons pal' une CQilnparCllSon, Dans le mystè1'e des alhzvions, sous une gcmgue parfo,is épaisse, les pierres précieuses dérobent leur éclat. Elles attendent pour briller les délicatesses de la taille et les jeux de la lwmière. « Le royaU'me des cieux, lit-on en saint J\!lathieu XIII 4. est semblable à un mCIIl'chcm'Cl qui cherche de bonnes ~edes ~ , Ayant trouvé une perle de grand prix, il va vendre fout ce qu'il possède et l'achète ». Si l'éducateur chrétien estime la perle de la vie chrétienne, s'il a une âme d'apôtre, il saurai faire l"ayonner devant ses élèves leur trésor singulier, le rendre infiniment estimable et aimable,
J. ·H.
Leç"l1 de
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~ynlnastiquc
- 1er
de~ré
On s·e rappeller1a que dans une l,eç-on de gyrnmastique, on -doit VOiT surtout 'ChI lTt·ouvement, de la vie, de la joie. 1. .Les ·enlf ants sont 's ur une ligne Cdans un pré, SUT une route, n 'importe où) . T-ous courent jusqu'à un arbr·e (ou la prochaine l11lais-on, ou une pieTre) 'e t r:eviennent vers l'e maître. IM::\riche:r en coloTI!n1e par un, ll1arquer le Tythlne en -claquant des nl.a'Îns (aussi pal' l,es ,enfants). Courir, g'a lop,e r, lnar'c her 'a,c eroupi: ll11aTcher en extension sur la pointe des pieds, br'as tendus au-dessus de la tête. Répéber en -changeant. 2. Jeu: Ath'ape. - Les enfants -courent, un élève ,e st désign(~ pOUf conl..1nencer. Dès qu'il aupa réUislsi à toucher un call1.'arade, il s'I assoit ou s'a,c croupit à l'-endroü où il l'a tou,c hé, l"al,lh',e continue, et ainsi jusqu'à 'c-e que tous soient ass~s. IL e dernie-r reCOlnJnenc'e.
3. (Chaque élève cherche une place où 1,1 pouTra s'e m-ouvoir gêner s,es oamar-ades). Claquer 'les Inains aU-ldiessus de la tête ,e t deVlant le 'c orps. IMouv.e'lnent du piston de la loconl.otive , a\ ,ec UIT bras , puis avec les deux. Reg'ardeT par dessus une hai'e, se üa'cher, puis s'en aller furtiv-elnell.'t, ,e t couriT très vite. En 'cerd..; (ou sur une ligne, ou n'inl.porte comlnent) r,eg-aTder le deI SIOUS les j alub es , puis en s,e redress,a nt. En ceTde ou ,e n ligne, nUllnérotcr par 2. Tous les nUnl.éTüS 2 'COUl'ent 'a utOllr du -cerde, puis l,es nul1l.éTOS 1. Répéter. En st'ation -ouv'eTt,e (jmnbes écartées). :R in,c er la lessive danS1Ul. ·grand bassin. (On sa'Î'sH le linge 'a v,ec les deux ll.l.'a ins et on lui donne dans l'eau UlD' violent 1110UVenlent de gau che à dToile). :Charger du 'bois dans une hotte, ~wendTle I.e bois sur le sol à -gauche, et lue nl.:ett.r'e d!a'l1~s la hotte 'e n haut, à dr-oite. Ensuit,e -changer (veiUer , ,d ans oes nl.OUVelnents que J.es élèves· ne -changent pas la 'position ,die leur pied). Ell.'5Iuite porter ce bois ·e n haut d'un ·es'c'a lier (lever les genoux très haut, lentenl,ell.lt d 'ahord , puis -rapidement). 4. Av,ec une ,c orde ou une l-ongue baguette: !En colonne par 1. PlaJsser pal' dessus (envlrüll: 40 'cnl.. de haut'e ur pour comanell.'CeT). Ensuite 'P'ass,e r -dessous, sans toucher. Sauter par dessus un ruiss,eau, sans élan, puis av,ec un élan. RépéteT plusieurs foi,s. ~ans
5. Jeu. Le c-oq et le renard . (Voir manuel fédéTa 1, rpage 178, No 8). Durée de cette 1eçon environ une delHi-heure, Tép!a'rtie conl.lll.·e suit: 1. 2 à 3 Œl.l.inuTes\ - 2. 4 nl'inutes - 3. 16 'm inutes - 4. 10 nl.inntes - 5. 8 nl.inutes : Total 30 minutes.
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PARTIE OFFICI-ELLE
-Association des ltIaîtres de GYlllnastique du 'Talais Le 11 novelnbT,e, notre a'ss-ociation tenait s-es assises dans lia c'Üquette et aücueiUante petite viUe de fMaTti-gny. IMal,g r'é l.e rte'lnps gris -e t une bise froide qui nous transperçait, 11l'alg-ré les f1Ü'cons de neige qui se jouaient -dans l'air gla,cé, la ,partidp-atiol1 {ut rh'ès réjouiss'a nte. Institutrices et instituteurs accoururent -des vil'lag-es les plus reculés du V'a'l ais romand. A 10 'heuil'es, notr,e dévoué président, MOl1sieur ,Charles BeTtrand -ouvre la séanc.e devant un auditoire attentif ,e t plein d -enthousi-aslue. Il a une aUention t'Üute parfticulière pOUl' IM-esdanl'es l,es .institutrices. IAPTès lavoiT salué 'cordi'a lelll-ent tous seSI c-oUahorateuTs, ilexcUise 'l 'absence de IMonsieur le c-ons-eil-}ier -d'JEtat ,P itteloud qui, ,à son grand T-e gr'e t s'est vu dans l'h11!possibiHté de répondT,e là noh"e invitation iluais qui ,est avec nous de ·clœur. IM'Ünsieur le ,Préfet Thonlas, le dévoué et très c01npét,e nt IP résident dje la S-odété Val'a isanne d'IEduCiation, retenu à Sion pa,r 1a session du Gran-d 'Conseil , nous souhaite plein sUJocès ,e t nous' assur'e de s'On dévouem,e nt à n-otre caus'e. Que oes deux (MIes-s ieurs, nos Chefs, trouv,ent ici le tél1l'ÜigJfilage de notre reconnaissance ,e t de notr,e entJ.eT dévouenlent. La par-ole -e st à noh'-e -s-ecréuaoir'e-'c aissier, [M. M\a.rcel Hubert, qui ,dlonne lectur-e du protocoLe -e t des ,cOlnptes qui s-ont -approuvés-. La situati'Ün de notr-e caisse n '-est certes pa,s bTHlante, lJ.uais, confiant en -s'On ét-oile, notre trés-orÏ-er envisag-e l"avenir avec 'Clahne et sérénité. Sincères féHcitati-ons là notT'e 'a mi -H ubert pour son exûel1ent travail, puisse-t-il nous tl1anslJ.1l-eHr-e un peu du zèle ardent avec lequel il h'avaiUe slans relâche au dév'e loppelnent de 'l,a gynlna.s1ique ,e n Valais. Monsieur le Président retrace brièvelnent le chenlÎ-n parcouru depuis notre deTnière aSIs-e nl_iblé-e ,g énérale du 19 avril 193-6 et IC' est avec satistflaction qu'il 'peut affimner que notre ass'Üciation dé.ploie une activité toujours croissante. Nous. ne r,e viendrons pas sur les cour,g ,d ont nous avons parlé Idlans un p.réc.édent 'a.rticle. De.s applaudissem-ent n-ourris soulignent Ce rappart -e t trraduisent toute la symp-a thie que n'Üus avons pour notre président ,e t toute la -recofill1'aiss'ance que nous lui témoignons pal' son infatigable dévouem-e nt. Lia dhcusts ion -e st ouverte et nous r-e levons avec plaisir la defnande de \:vtJle Addy qui invite le -Coonité à organiser un COUTS pOUl' ins1itu1rioes ,à !Martigny. Il sera satisfait là -S'On légithlle désir. M. 'BUittet dés'Ï-r,e rait qu'à l'oücasion de leuT-s visites, Mtesls'Ïeurs les
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Inspedeurs s'occupent aussi de ceUe branche du progra111:nle. -M. HUlbert lui répond qu'il continue ses inS'pedion5' qui ont p~:mr but de se rendpe 'compte si la gy1l1lnastllque ,est ,e nseignée -e t d ,encour1ager -le personnel -e nseignant là le faisre Tégulièr-elu.ent et non pas s-e ul'eUlcnt par les beaux jours de printen1ips. A son 'avis, beaucoup d'instituteurs. n'ens'e ignent pas la gynluastique parce qu'ils ne savent pas s'y prendre; les cours de notre aS'sodati'Ün ont jl1SteiJ.11ent 'pour but de les insh'uire et de les conViaincre que c'-est l!à chose facHe. (Les questions -ald!minish'ative5' liquidées dans une a'hu.osiphère de saine collaboration et d 'intellig-e nte .compréhen'Sion, nous -a vons le plaisir d'assister à une -leçon modèle donnée à une classe de l?\1artigny pla-r notre 'a'l11Î Hubert. Nous avons admiré l'ais'a nce avec laquelle il s'est a'c quitté de sa tâche et l"ex'cellent-e -e t si'l1lple nléthode suivie. Il nous 'prouva nett-ell1ent que l'on peut enseigner la gy:mna!stique s-a ns enlplaüe111ent spécial, sans lll'atériel, s-e ulelll'ent lave'c de la bOlme volonté et le désir ardent Idie :f air-e de nos petits écoliers de futurs dtoyel1's vig-o ur-e ux, ca;pa,b'les de livl"eT vi.c. torieusenlent ,cÛ'111bat à toutes les .inévHables di.f6cultés de la v J.oe , C'est midi tous se rendent à l'Hôtel du Grand tSt-IH ernard où les attellid un ~ül1ple 111iais ex'c eUent r -e pas qui fait honneur à la nlais-on et contribue à étendre sla réputation qui n-,e st d 'aiUeuTs plus tà faire. S-ous la dil"eütion de Gabdel, la pa.rtie r écréative se déroule allègrement -et joyeus'en1.ent. I-Hstoires anllls'antes-, -c hansons patriotiques et 's-enti'lllentales , tout contribue à dérider l,es plus nloroses et nous lavons constaté que l'atInosphère des a%enlblées n1ixtes du peTsonnel enseig'nant avait un d1ann.e qui n 'ét'rut pas à dédaigner. Nous vous 'a vouons en toute sincérité que nous n 'auTions pas trouvé le tenlps d 'écouter les tradtitionnels toasts des confér-e nces d instituteurs. Quatorze heuTes ;slOnnent, sur un or-dr-e indiscuU1hle du -m ajor de tab}.e , tous -s 'e -r-endent là -la COUT de l'école non plus pour suivr e des -le çons en s'p-e ctateurss plus -ou moins atten ifs, lllais pour travailler. iM'. Vernay nous fit 'e xécuter une série d'ex,eT,ckes d' entraÎnelnent -et nous avons aldltniré l',énergie de s-on com~nan dô11ent. Monsieur l,e Profess'eur I-Iubert s'occu,'Pla des ipréliminaiT-es et nous enseigna une foule d ',e xer'CÎ>ces si'll1ples tenant inte~ lig-enlnlent ,cOlllpte du dévelo'Ppem-e nt physique de l'enfant. La dire'c tion des -exerd-ces populaires était 'c onfiée à lM. Gabriel Delaloy.e qui nous initia à la pr-épaTation du slaut, de la üOUl~Sle, du lever et -du jet. Nous nous penllettons d'insi's ter SUT 1 Î1nporta11'ce de -ces exeT,CÎ>c-es qui doh"'e nt plus. dir,ectement pl"éparer nos jeunes Qens à l'exmnen physique du re-c rutement. Cette série -de l,eço'l1's ~e termina par un jeu -d irigé par M. Gro"Sls , qui S'aü(IlliUa de s!a tâche avec beaucoup de ta,c t et d'énergie. C0ll11nent.ées par :\1. Bertl"a-nd, ces Il eçons donnèTent lieu à un intér-e ssant échange de vue qui permit ,H. -cha'c un ,rle profiter de l'expérience de s'es -col-
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lègue~ ,et de se renseigner lauprès de nos C0ll1'pétents directeurs de 'CDUTS. L,a dernière heul"e de la journée fut c-onsacrée à une r-épétHion de ,c hant dkigée par I~. 'BuUet. Il ,e st dix-:s'ept heures, IYI. l'e P.résidenrt clôt 'c ette journée ,en souhaitant à tous un bon r,e tour ,e t les enc-ourageant à persévél'el' dans la voie qu'ils se s-ont h·'a cées. Ce petit üO'l11!pte rendu perm_dtra à Mes,dlallles les Institutrices ,e t à I.Mes:sieurs les Insti1uteurs de ,c onstater que notre Association vit) qu'-e lle tl"availle et n-ous ,a vons la fenne oonvidion que dans un a venir rapproché, tous Sie fel'ont un devoir d'en f'a ire par-tie et que nos as'S-el11'blèes géné11ales seront de véritables « Landsgenleinde » du Personnel .ens'eignant. G. B .
flssociation des maîtres de
g~mnastique
du \lalais romand
Cotisations 1938 Nou~ prions nos luenlbres, ainsi 'q ue toutes les institutri'ces et instituteurs sÏntél'essant à n-otre nlouvelnent de bien v-ouloir verser au cais's ier, 1~( IH ubert là Siun, le ,m ontant de fr . '5 .- d 'ici tau 15 septelnbre. Nous 'c onlpt-ons heaucoup sur votre ,encOUl"agelnent .et votre cO'llahOl'ation. Que 'cha'cun lfla-s's e un 'Petit ,e ffort, l,es jeunes surtout d-oivent répondre à cet lappel. ,Cette ,c,o tis'a tion vou,; donne droit à l'abonueInent de l'Education physique, organe IInensuel. ,Les nlembres qui n'aur-ont p3!S a,cquitté leur ,cotisation pour cette date recevront un renl'boul's. Le Comité.
PARTIE THËORIQUE
Constatations et suggestions Dans le~ 'exalnens où nous 'a vons, ,a u couriS ,d e 'cette année, fonctionné C01nme ,exanlinateur, nous avons rel,evé un ceTtain n-omlbre d'observations que nous désiTons cmnnluniquerau personnel ,e nseignant ,en y ,a joutant l'une ou l'autre sugg,e stion, avec resipoir qu'on ,e n retir,el'a 'peut-être quelque pl'ofit. En gén1éral, l'oTthographe ,d'u'5ag-e }aiss,e Ib eaucoup plus à désirer que l'orthographe .de règle. Heaucoup de üandidats (nous parlons ici des candidats desdteux sexes) ignoTen1 l'oTrf:hogr,a phe de 1110tS tout ol'ld~llltaiT,es, .donc .d'un 'Usag,e h'èg. fréquent. En ce qui conüerne la gTallllm-a ire, nou~ croyons que l"enseignem,e nt n'en 'e st pas !Sufifisauuuent nléthodi1que ni 'a ssez Tation-
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nel. On néglige peut-être trop l'art de lia g'é néralis'a tion 'e t le groupem,e nt des Tègles ~ui se r 'e ssenllb l,e nt; o'n ne recourt 'p as assez souvent aux procédés de 'simplifkahon en distinguant nettem-e nt l'essentiel de J"access-oire. Pui~, dans l'ensel1lble des nlatièr'es, les répons,es ,111anquent de précision; les dé1finitions, en paTticu:Ji,e r, S'ont d 'un v'agll'e, d'une impTécisi-on déconc-ertante .
Enfin, on n ',ex,ef'ce non plus d'une manièr-e suffisante l'attention ,e t la réflexion des élèves. !L,a logique n'est pas leur fait; le ,pourquoi de<;j clloses ne -l'es inquiète nuHmnent. Faut-il enc-ore signaler la difficulté qu'on éppouve à saisir ce qu 'Hs disent. Bi'e n souvent 'l eurs pm:as,es 'r estent inaehevées, sont infonnes, incorrectes; les IIll0h ne viennent qu 'à l1loirtié articulés. !Pass-ons l11_aintenant là quelques sugg,e stions pOUl' l'a'c quisiti-o'll ,ct:e l'orthographe d 'usag,e. Selon nous, il n'y 'a qlÙlTI l1loy.en d 'appr.endr,e d 'une façon '),érieuse ,e t stahle l'orthographe -des nl-o ts: c'est r.étude systènabque et suivie d 'un vocabulaire. ,Ce vocabulaire s'e c0111pose autant que poslsitb1e de tenues ,e xtraits des m'a nuels de 'c lass'e, du livT-e de lecture surtout. Le livr,e de lectuTe renfenne, en ,e ffet, des text1és -où l'on trouve quantité de nl0ts intéres-s ants , utiles à eonnaHre dans la vie pratique. iPour la ,définition , il n'est pas néc-essaire que l,es élèves ai'e11t un di-ctionnaire. ,Chaque jouT, le m'aîtTe relève au tableau, lpour chaque division , quelques ternles que les écolie:r,s tl"anseTivent ,dlalTiis un cahier ou -carnet s'Pécial en le'Y f.aisant s uivT,e d 'une définition très 'courte donnée par le nl'aÎ"tr,e. A pro.p os de dictionnaire, nous ,e sümons qu 'il sel"ait c ertainel11.ent utile que les élèves ,de la division supéTieuTe ,en eus's ent un. D',ahord ils pourraient cherd1er -eux-il11\êlll,e~ la signi'f ication des 111.0ts , s-oit pendant que l'instituteuT es t Ü'ccupé avec une autr,e S'fiCtion, s-oit à la 'l11'aison 'COn1.1ll,e tâehe écrite. IDu res te, de nos jours où on lit b eaucoup , on ne peut guèTe .se paslseT ldi'un didionnaü·,e . IC'-e st donc un livre qui d evTaÎ't 's,e tr'o uver dans presque tourtes les fan1Ïl1es. ,L a dépens'e ;pour s',en pTOClu'eT un ne doit pas ,effrayer . Il en est -de petits, de très s-in1.p'les , d 'un 'Prix 'parfaitelllent aboTdahle aux houTs'e s lllodestes. ,E t puis, n 'y aupait-il pas possibilité d 'en avoir quelques eX,e lllplaires à l'usag'e ,die la c1ass,e ? Ils seTaient achet,és par la comm_uneet r'e steraient pr'Ûlpri-ét.éde l'école ISOUS la surveillance du rég,e nt ou de la Tég'elJt.e.
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Ces 'lis~es sünt ensuite ù étudià suus le ràpport de l''Ürthographe et du s,en<s\. De tem-ps ·en temps, ün les -donne "en -di-c tées de -contrôle. On p'eu~ auS\s'Î s'-e n seTvir pour 'COl1ltpos'e:r IdJ'-a uü',es nlots là l'aide des pl'Ï'l1Icipaux pl'éfix-es. lEst-il néces's aire de répét-e r que l'or-thgraphe ne s"a:ppr,e nd guère par l:a didée; 'c ene-'ci ,e st <surtout .u n ·n lüyen de 'c ontrôle. Nous ne dis,o ns pas qu'-eUe n "exer-ce jusqu';à un certain Q)'Üint l'attentÎün, la ré,tlexion, -q uaNtés néoessaires là la réussit'e de n'impoTte quel travaIl, -Seulem:ent, .pour l'orthogl'a'phe d'usl~g,e, eUe denl'ande une prépal atiün, -s ans oela les élèves -é crivent certains nlots au hasard, plutôt nlai que bi-en; et si -l,a IpTemièr,e fOlT111,e est incorrecte, ,e lle .risque de 's e fix,er dans lia m é moÎ1"e. . -Pour ,c ette préparation, rien ne vaut les textes, déjà lus dans le lIvre de lecture. ID 'une pierre on fait deux 'coUJps : l'ü11 5',exeT,ce .ft la 'l ecture ,et l'ün s',e x,e rlc·e là l'orthog-ra-phe. Le s-ens des 1110tS se saisit aussi plus fa'cHenl,el1't là ,cause du -context,e. Voilà pourquoi nous I3.V011S tOlljour:s üOl1lslitdléré le lÏ'vr,e de lectur'e CQIlllll11'e le l1leilleur recueil de didées. Nou5< n "avons jm11'ais aHadlé d 'illnpoTtanüe là ces t-e xtes que donnent génér1eus'e lnent üertaines revues pédagog ~ques. On nous übj etC'tera peut-ê.tre que les text,es -du livr-e de lectur'e sont ar,c hi,connus des élèv,e s. Quel 1l1.'a l y a-t-il là ,c ela? Essl~ ye z de les donner 'e n dÎlctée et V'OU3- verr'ez s'i on s'ait les éCTire là peu près -s'a ns fautes . ;Quand .nos élèves écrirons 'corr ect,e ment n "i'nlp'Ü'rt.e quelle pa.g-e ou paTtJ:e d e page -de l,eUT livre de loctuTe, ils .seronrt -c ertainenlellt très fort s en or th og11fl.phe , 'c e qui, ,c r,oyons-noUis, n 'est pas encor-e le -c as. Puis , le vooabulair-e ,c omp05é de mots du livpe de lectur,e pr·§sentel'a une üertai!n e un i!for:nùté et If adHteTa s'Ïngulièr-e'lnent le tl"avail d 'un Inaîtr e qui aura, pour une rlaison ou une autre, à p-rendr·e la ,d as's'e 'Ou l',école d'un 'c ollègue . .ce sera pour lui du traVlaÎ1 d éjà 'fait. On peut ,dlonc se r,e ndre servi,ce là peu de fr-ai,s-. Je ser1alJS Inêln.e d 'avis Iqu'à la fin d e l'ann-ée ;slc-olair-e , MlVI. le's Inspecteurs p.riss'e nt pour tex~e~ d e dictée dans Iles diflf~ éT-ents d egr és un pas'S'ag,e du livr-e -de 'l,ectur,e . Ils pourraient ainsi se rendre c-omQ)te -d\u profit r,etiré d es loeç-ol1is de le.ctul"e pour l'üoquisition d e l'orthog raphe. Le livre de lecture doit 'ê tre le livre de ,c hev,e t de l 'ens,eignem.' ent de la langue -ll1'at-eTneHe. Il peut srvir là la 'l ectur-e, 'Ù la 'composition, à lia ré cibatio'l1 de nl-orÜeaux 'c hoisis , à l'appfi,oation des r ègl,es granl'n l,a ücal,es , là l'orthographe d 'u sag,e, aux .},e çons de cl ' choses. VOi1~l pourquoi il doit ê'lr e très bi,en ·conçu.
Ne faire apprendre que ce qui mérite d'être retenu -L 'entretien que je viens d ' avoir avec un père de falnille In' a d -écriTe les lignes qui suiv,e nt, là l'in1etn'tion de c.eux qui s'occupent de l'instTuction. A la veine de l'ouverture des clas<ses, 'l a -dis'c ussion a néces sairement roulé 's ur l'école, les 'll1éthodes, les résultats, 'etc. « Four nous, parents. nle dit-il, le tenlps des dass-e~- n'est pas une sinécur,e, si l'on veut suivre les enfants dans 'l,eUT ,d!éveloppeluentet les aider dans leurs 1à-che'S-. Souvent l,a besogne est difficile. Le oh'ait suivant vous le prouvera. « L 'année del~nière, 1110n fils àgé de 8 ans pO'UTtant, assez; bien doué, était fréquenllnent 'p uni pOUT leçons 110n sues. Un soir, tenant à tü'el' la dlos'e au clair, je lui -denlal1ldai quelile l,eç-on, il Idle vait étudier pOUl' le lendemain. Il avait à apprendr,e 'Par 'c œur C.e qui ,e n granullaÏ're se T'a pporbe à r 'a Ttide. Pendant une dem.i·· heur'e, il ,SK~ plongea résohUlnent dans son livr,e. Après quoi, je voulus Ic ontrôler ce qu'il aVlait appris; l'élision, la conh-açtion se ,bTouiHai,e nt dans ce jeune üerveau. Il <se r-e mit à 'l 'œuvr'e. ({ Voyant qu 'il n'arrivait pas' à çaser les choses dans la tête, je tenta'i de lui v-enir ,e11 -aide, luai'Y je nl'apeTçus que les 's ubtiEtés qu ~ il9 devai,e nt -c omprendre .et r-eteniT s'em.! brouillaient aussi chez n10i. Je cOlnpris la raisün des -ret'e nues. Je renvoyai 'a u :liit .et j,e nIe pris ù réfléchir non 'Pas ,slur l'objet de l,a l'e çon nlais SUT .J'a nécessité qu:il y a pour un 'm aître d 'école de s.avüiT O)ien choisir ce qu'il doit 'e xiger de <ses élèves. Il y a des choses que les spéciali's'bes d e la langue doivent c-onnaîtr-e , m'a is -conTl1l,e nos enf'a nts doivent surtout aiptp'l"el1ldll'e là causer -e t là écrir,e, ,q u 'on leuT fa'S,sle ,e ffectuer des ,e xercices appr'Üpriés qui les -c onduis·ent rapide11lent et sltre111ent au but. » J e suis aussi un 'P eu d e l'avis de Ulon interlocuteur. Sou s prétexte que les écoliers doivent apprendre 'le français, nombre de 111'aîtr-es tTOp routin'Ï.er s pensent quîl n 'y a Tien de 'n üeux là f'a ire que !dIe les astr,e indr,e là apprendr-e toutes les, règles , toutes les d élfinjtion5-, toutes les -ex-c epHons de la premièr'e à la dernière page du manuel de .granllmaiTe. Il y a tant d e points SUl' ]eliquc!s il faut 'p::lsser , surtout au Ctmrs 11l0yen et là plus forte r-a ison au degré élélnentaire. Quelques p ôctagogues, et non les 'lnoindre.'i, e3tünent que 1'-on n e devpait pas Hl-e Ure de gra'l11'lllaire dans les 111ains des petits. MÊ.'me au cour'S supérieur de nos ckl's,<s·es l'lll''Ules de 6 mois , pens-ez-vous que les écolier5< pui,ss,ent s'assimiler toutes les règles d- a-c cord du participe, les Tègl'es d ',el1lplüi td~es t enIps ,et des modes , -e tc., etc. Savoir choisir et -e xiger le peu qui ,est denlanc1é. ~nggéré
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Il y a encore ~Iant dem:anières -de perdre le teIllps à 1'écüle. Le Départernent ,s'e!;)t élevé ave-c raisün contr.e la Ill,a nie qu'ont encür-e quelques nlaÎ'tres Idle faiT-e ,c haque jour de longues di'c tées, on diTait que J.eur seul souci ,consiste à connaÎtr,e le n'Ümbre de faut,es d'Olihogr-a'phe faites par ,chaque écülier. Les dictées p'réparée~ -e t l"ais'Onnées, la ,conn3.issance du vocabulair-e ne les préoccupent guèr-e. Faut-il s'ét()ll1ner arpTès oC-ela si, régulièrement, le cri d'alaTm-e retentit: faibles!s'e ,en français dans }es éCüle!;)-, ou en<core no.s jeunes ne savent p.asécri'l'e une petite 'C0111position sans fla1Ïre quantité de fautes. Nous ne diTons rien 'Pour oC-ette fois de la pauvreté des idées élllises dans le.;;. üonlposHions. Et le 11l'aîtr'e de se l~écr.ie1' ,et de dire: j'ai 'ac-conl,pli luon devoir, ,chaque jour .ou presque, j'ai 'fait ,(Les di,d ées aux élève-s. -Sü1'tons donc de ,cett,c -sainte routine e t i'l1ispiron!;)-nous d es conclusions an'êtées lors des <Cünfér,e nces l"égional,es de l'anné13 dernièr,e SUT 1'ünpüTtant !;)ujet l' « E.cole pour la Vie }) . L . D.
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4. Introduction d'une cinqUleme année d'études. - Le co· n1Ï<té, d'aücord avec 1'assembl'ée Id!es délégués, tielnt f.ennelllent 8 l'introduction de la cinquième 'a nnée d'-é tudes aux écol,es nOT'luales d'instituteurls prÏ:mla1iI1es_, pourvu que des bOUT-s es, suffisantes soient aocoTdées aux candidats ,p eu fOliunéSJ. 5. Mise i'm !médiate à la retraite , - ,A,f in d'apporter une :détente Î111l11édiate, l,e conlité propos,e que des <l11eSUl'es financièr-es soient prises pour perm,e ttre aux l11iath'es ,e t 111'aîtress'es d'école de quitter -v o]ontair,elnent l',e ns,eigne'lnent dès l"âg,e, ,de 6.0 lans' 'pOUl' l,e\;j institut'eurs et 55 ,a ns Ipour les instiTutrkes. ,p.oŒr ·c'e la, :l a 'Caisse d 'asslllTance des iIllstitut'e urs devT'a it bénéfi.der d'un v'Crsenlelnt annuel supplénl-entaire ,de 50,000 fI'. qu'une :1~éptarltition nouveUe de -la 's ubvention fédérale à l' 0cüle prhll'ai<r-e pourrait hû faire.
PARTIE PRATIQUE Chez nos \7oisins Nous lisüns dans l'Educateur: BlElRlNlE. - COlu tlie la pléthol'e des insiNuleul's. IA prb avoir Id'e nlandé 'l 'avis -des S'ecrt:ions ,e t :pris connaiss-ance de~ ra.pports de plusi,e urs gToupeluents intéressés , le ,Comité -c entral de la Société des instituteurs bernoi'":Y la amnis les 'c onclusions suivantes , qui Teprés,entent un progr'a nnne d'activité pour l,es années pro,c haines; 'e lles pourront toutefois être l1lodi:fi.ées 'sielon les oCÎr-cons tances : l. Adaptation de l'offre à hl delllcmde. ,si la Société -des instÏluteuTS re!;),be fidèlej là Ge princip e qu',eHe .a toujours ,dJéf.endu, il oC-011vi.ent toutef.ois que son appli,c ation ne soit plas trop absolue: ioute personne -cheT'(~hant à obtenir le br,e vet d'instituteur n'a tpas', de üe fait, néce ssail"enl-ent ,droit là une pla'ce de luaître d'école publique, 2. Adaptation ClLl nouvel état de choses. D -éjà lavant leuT entrée à 1'E.cole nOrInale, il ,convient de rendT1e l es candidats attentifs aux ,diÏ'fficultés qu 'ils, trouveront à se 'caser plus taTd et d 'en av,e1'tir égalem,e nt les p!ar ents. Les aspirants doiv,e nt sav,oir qu 'il leur se'l'a, pOUl' le l1l0lJ1lent, diffid1e d 'êtl"e n0'l1111lés aux -écol,es publiques. 11 faut donc -les prépareT à 'l',e ns'e i,gnenlent aux éJc-oJoes privées du pays 'e t de l'étrlanger, au servke de pTécepteuT ,et au dlan-gem,e nt éventuel d e profession , Les autorités s'c o'laiTC."'s sont invi,t ées à 'PT,endr-e en ,c onsildlérution toute teni-a tive en vue de ,cette spé cialisation Iprofes,~ionnene. 3. Suppression de classes. Le üOilllité ts 'élèv,e ,c onh',e la tendan<c,e à supprinler, par raison d '-éoonomies , les p ,n stes dev'e nus via· -cants,
Centre d'intérêts L'automne
A
lil~e
et cl faire irrviter.
A lll,eS'llre que no'Y -cit,és subissent les innovations, de plus en plus nOlllbreuses , du 'P rogrès , ,e lles connaissent de moins ,e n Inoi'1119, les, ,c hannes de 'l'autonllflle. Dans l,es lartèTtC'Si auxque1'les .on a enc.or,e Œ ia issé le rustique déc.or ,die leUl'IS 'a lbres, la phl!p art de 'ceux--ci sont depuis l,a fin septenl'br,e, déjà, plus .ou 'l1loins défeuillés, des''3'é ch-és. ~C.om'm- ent v.oudriez-vous, d'ailleurs, qu'i1sl puissent viVTe nopmalen.ll.f:nt, le front p:a'l'nli les poteaux ,e t les ,c âbles : le pi'e d paTllli les caniveaux et les substTU-Ct:iO'l1'S de tout'es sortes? Quant -à ,c eux qui végètent dans les, jar.dins, Ï'ls .ont tôt fait de ip,eTl d~re leur parure d 'élll-e r'a ude, entr,e les l11uTuiUes qui <;'élèvent autour de leur hiatbitat, et ,e n f.ont une s'Orte de puits' .où l'air et la luulièrc leur :s ont raréfiés , chaque j.our davantag,e.
*** Tant qu e nous possédons ,e ncor,e .des bois, ,c 'est vers ,e ux quîl nous faut 'alLer là la r,enconh~e de l"automne. IAvec ISleptelllbTe, les hois raulènent -la période de leur!;), plu'3 d éEdeux enchia'11lt'e m'ents. Toutes les florais.ons de l' été s'y attardent dans la p é nOlllbr-e. Les silènes blanches y enf'1 ent leurs oalic-es qui senl:blent tr.o11 lourds à Ja tig,e élarnoée; la 'll1aUVe .ouvre ses -corol,les sup'erp.osé es
entre ses f.euiH~s -graeieus'e ment découpées.; l'épenière fiait sdnÜJl.er, au bord des sentiers, ses dernières étoiles d'or; le réséda sauv'a g-e ' _allonge, dJa:l ls les fourrés, la :pO'inbe de 's'es thyrses jaunâh'es; les m.enthes. alllies -des bas-fonds et des ornières hunüdes, -e n arOilll.a'tisent ·l'Ia'll.l.biance de leurs haleines pur,e s; et les cokhique~, les éclairent des ,petHes flamanes mauves de leurs veilleuses. Dans la ftakheur des hautes futaies ,et la tiédeur des clairièr·es 'lun1Îneuses, toutes les vla'riétés de ,chanl.pignons poussent et grla ndis,s ent poarmi les p0111TI1,eS d ie pin"i', les fougères, les genlêts, l,es bruyères ,et les touffes d'herbes: coulenlelles, 'Oronges, souchettes, la'c taü'es, bol,e ts Taboteux, helveHes, coprins, mOUS"i'erons. nlorilleset chantereHes chang,e nt le sol en une sorte de pal'ette, aux couleurs m-e rveilleuses. Au pied des chênes et des hêtres, les ,gland"i', d'un veli glauque, et les faines, d'un brun luisant, tombent et tombent, avec un bru1t -S'ec, et se l'mu'assent ,en nl.'e:nus tais. 'Les ,p runelles, -d'un bleu poudré,et les ·cornouiHes , all'Ûng-ée~ et vel"meilles abondent dans les hallieTS. Les pOllllll.l.iers sauvages étalent l,e urs fruits âpresl 'a u mili,e u de l'e urs ,feuilles rê,c hes, qui s'-e mpourprent lentenlent. ILes merises -en trochet5-, l0's_,ceneHes et les sorbes 'e n p'lappes -achèvent de l11ürir. Les nèfles attendent les ppenlières nuits froides pour êtTe à point. C'est le rt-enlps béni des sansonnets goufl11'ands et des merl-es pillards, -e t denlain, de'i' grives passagèr-es.
Oui, 'c ',e st vers le bois qu'il faut aller, Idlè-s la mi-o-ctübre, à la rencontre de l'amtomne. La saisün d'émeraude jette ses deTnieTs éclats; üelle des dorures éteinteos. et de la rouille va naîtrle ... IDe l'aube qui s'laHarde au crépuscule qui se hâte, une brU1ne légère anlollit la surfa'ce Id'es choses, en a111enuise les angles, ,e n estompe l,es -contours ... Le~j
corbeilles de selltembre
Après le~ fpais'es de juin, les groseille's et 'les ,ceTise-s de juiUet, les pèches et les prunes d'août, voici que les poires et ks pO'mtmes de septelll.bTe 'Üonl!lUenc-ent à nou'S< com:bler de l,euTs Ifa veurs TUStique;. ,La natur,e s'e-m ble, ,e n vieillissant, nOU5 -devenir encor,e i)lus m 1a1erneHe. L 'or et la rpourpr,e des beaux fTuits 'm ûrs alourdissent, à présent, les aTbTes des \; ergers -e t resplendi's's'e nt aux murailles des j-ardin"i-. Bon 'Chré+i,e n, beuné Hm'd:y, déhc-e d 'Hardenpont, soldat laboureur, ,conseilleT à la ,Cour, duchesse -d 'Angoulèm,e, Joséphine de ::Vf.alines, pas,s,e-,Crassane, -doyenné de COll1üce, ber.gaInotc, /Louise-bonne vont choir, là l'enfV-i, de la pleine ,corne d'abondance que üe mois gé'l1éT,eUX va vider pour nous; -e t, Id!u Icôt·é des tp omnl. es , la reinette du ,Cana-da , la 'cla'l ville, la belle fleuT, la Ta111-
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bourg et le franc-roseau, pour n'en point cit'er d 'au-vr,es, 'aH~nden~, à leur tour, no,; ,c orheilles, sous 'les branches que leur pmds f.aIt plier.
*' * * ILia' récülte, -dans les vieux jar-dins de famine surtout, dispense des heupes ,exquis-es. On g.rÎll.1lp.e à l'échelle, on étend! Süus ,chaque arlbre de -g r·ands dra,ps blancs, on secoue l,es branches _'à COUp"i. de gaule, -et les fruits -de 't01u'ber en averse! Les lueiHeurssont savourés sur place, ,et sont trouvés -de :bi'en '}11'eilleuT goût qu'à tabl'e. P1a'rfoi's, dan os. une 'P'yranüde ou dans un -espaHeT qui ·c-onl.nl.,enc,ent à s'édairdT, voici qu'on décOllvr,e un -nid, pT-e sque à la portée Idle la nl.ain. ,Emotion. IP etits cris de surprise. 'P.ersonne ne s'en ,é tait -douté. C'est incroyable! On -é tait passé l,à -dix füis, vingt f.ois, sans den Tenl.a.}~quer. Ah! si l'on 'avlaH su! On l'enlève prudenl.1nel1t,en éc-artanrt avec précau1ion 'l e" branchettes ,e nh':e lesquelles il 'e st délicatelnententrela'cé. S'il était plein d'oisdets, la'llX larges becs ouverts ... Mais, non, il est vide. Seul, un gros bourdO'n~ qui y sŒl11ueillait, s'-e n échappe,entre deux TO'nfl.eI1l.<ents sonores. E,t, dans Le l1l.enU l1l.atela,s' de l1l.ousse ,e t -d 'herbettes desséchées ,dont le fond ,a Trondi est fm'nl.é, s'enroule un brin de laine rose que la SiœUT -aînée -f-e connaît pour avoir été enlm;ée à son sac ,à ouvrlaige.
*' * *' Une 'Üor1beille de chœmpignonsest, d'a'u tre paTt, un présent que g,epteIu'br,e nl.et là la pOTtée de tüU'i< ! ;L'a cueillette .de ces ÜO'l11estibles , d'une rare suavité, constitue Un des 'a ttraits les plus ,channlanrts du nlois que nous traversons; -outr,e le 'c oté uüldtaiT-é qu'di·e ,présent,e, ,eUe -e st rfèconde en ,exer-cices -d'hygiène, Idle 'iüllplesse et en intérêts div·e rs. Les rayons du soleil, qu'adou·c it, -déjà, le début de r arrièTesaison, baignent la ca!ll.l.pialg'l1le .de J.eur 111'l11ÏèT.e tiède et dorée. L'eau "Vive -des sour,c es jaillit av·e.c un bruit frais et Chal'lll1ant. -L'air -e st sUTchargé d'la rolues car,a déristiques, que dégage la totalité Idu véo étal, y <C-Olllpris la l'a,cine -de 1'·écoTüe. On ,entend de nlystérieus,es ~ies palpiter sous J.es pr,e lllièrles feuilles, qui eOlunlencent à ,é pai,s5ir leul"s jonchées sur le sol hu.m ide. .ah! la joi,e de sauter S'UT les giroUeos. qui Tess,em~)l'ent à .de petites cr<êtes -de üoq énl.eTg.eantde l'heThe, là de petirtes cT:êtes de coq qui ser'a ient jaunes lau Heu d '·êtT,e rouges! Et 'C·e plajsir de pouvoir pa'm as:ser, là pleins paniers , les davah'es, qui ,r essemblent a -des toulH,es de 'COTaux, les helvelles qui se parent 'C-D'l1l.m,e d'une nütre -d' évêqu-e, les lactaÏ1'es dorés, dont les fines Ila'l1l.elles l'ai,,-s'e nt tr-ansS'uder une liqueur 'llaulb ré-e, les golul.,elles, avee 'l eur :bague ·et Jeur parasol les psalliotes, qu'on dirait des boules, -de neige, -et les 1
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J. heure qu 'iles1, ,c'o mme, Id"ailleurs, en toute autre période de l'année, bien des pages, aussi dl'arma'ntes qu'utiles, à ip'arcouriT. Il peTnTettrait, notJa'lllm·ent, de lier connaissance ave-c le peuple si intér,ess'a nt -de'Y champignons, de se familiaris'er ave-c ses bons sujets, d'·arriver :à les dis'c erner, en loute süreté, des suspects, et de ' bénéficieT 'a insi de leurs faveurs aussi précieuses, que gr'atuites.
hydnes)' au pied excenltrique, Ù l'odeur d'iabricot, au chapeau jaune chalnoics·, g'a rni -en-dessous de centaines d'aiguilles v.erticalesl! Aucun repas, c01~s,é de ,champignons chèrement achetés chez le trait'e ur, ne vaudrlfr janlais, l'on peut l1l··e n 'croire, ,c elui qu'agrénlente, gratuiteln-ent, un plat pJalltureux de nlouss,e rons blancs à dessous rose, que l'.on a cueiUis ,s oi-.m ênl,e, et dont le fUlllet r.épand sur la table COI11'lne un souvenir üdo:r ant de lia' prairie où ils cnt !poussé, ,e n quelques heures, entre le soleil et la rosée.
Evide'l1lllnent dans la ,cueillette ,des chalnpignons, il yale danger de l,a confusion des hallS av,ec ,l es l111auvais; et il .faut bien avouer qu'il n 'y a point, dans le 'l1londe végétal, de groupe offrant, d'une 'PaTt, une diversité de types aus'3,i grla'l11dle, et d"autre pari, une différ·ence de types, parfois ausisi imper,ceptibl,e, que Icenes qui se présentent parmi le peuple innOln'brable des chal1lpignons. Il suffit de feuilleter un Ina'l1uel illustré pour constater que presque' chaque genre possède , à ,c ôté de types. 'c-om·esühles, des types vénéneux, hien diflf iciles à ,dl:stinguer, en toute certitude, les uns des lautres.
:(. * * En n1'êlne tea.nps que les chanlpigllons, toutes sortes de fruits sauvages peup}.ent, en s.eptelubre, les champs et les bois, la futaie et les tla-illis ainsi que les talu cs'. . IL e long des allées ·e t des s·el1'ti,e rs, les hêtres laissent tonlher leurs faînes ·e t les coudriers leurs nois·eUes. ILes prunelles hleuissent parmi les halliers. Les nèfles, d'un vert ,pâle. s'étalent au milieu de leur feuillage rougissant. Les, (b aies de,s .c omouillers, 5· elll;blable~ Ù de lnenues dattes,:erméHes, pendent en trochets luis8.nts. Mais la corheille rustique ,de ces hU'lnbles fruits, sept.embr.e la g::l.Tnit surtout à l'int.ention des é'c uTeuüs, -des grives et des 'm erles, en'c ore que les petits village-oi'Y y trouvent lagréaib lenlent leur conlpt'e. Et je ne puis voir revenir la douce fêt'e de la Nativité de la VieTge, SŒn's songer, avec la plus douce énlotion, là mes vagabondJ3-ges d'écolier ,e n va'c ances - car s,e ptembre ét'aÏ1 alon 1e plein ~10is des va'c ances - à tr~vers le -gl"and fruitier ,d'e ' la nat'ure que nous nlettions au pillag,e, et qui noucs, prodiguait des délices dont les autr·es , que j'lai pu goûter depuis, ne nl'ont jaulais l'·end u la sa v·eur. . Favorisés par un tenlrps là souhait, les champignons, abondent, depU'is quelques selnaines, dan"Y nos bois, nos Chia'lllpS et nos prairies, .ouvrant, cha'q ue l11'atin, aux baisers tièd1es -du soleil levant, leurs ulyriades d'onlbrelles de toutes fonnes ,e t de toutes nUiances. Conl'm-e 'c elle du lichen et comillle cene des algues, la fanliUe de'Y 'c hanlpignons est singulière, et l'on a érnis, à son pTOpO) , une foule de théories curieuses, paTfois contrüdictoiT,es. Il ·en est résulté, no tamllTIlem.t , une telle lllultiplitcirté de te:rm'es que 'c ertaines clas's·es de -ces éh"la'llg,es végétaux portent un rtas 1{1J'avpellations diUérent.es, dans le'Y -ouvTages qui leur sont consa,crés. Les savants eux-nlèr11-es, ne s'y r-etrouV'ant pas toujour's, jugez Cünllllle il doit être !facile, lau COlllllllUn des lllorte1s, d'y voir un peu dair 1 Nos 'écoles, deva'nt consa'c r,e r trop de temps :à ·enseigner, ·entre qu·atre 111 urs , des -chocses inutiles, n 'en ,peuvent tr-ouveT là suffis'a nce pour aller -ouvrir, en plein air, aux yeux ,et au cœur de leur jeunes élèves, le livr,e de la l1IattlT·e. ,Ce 'l ivre aurait, pourtant, }\
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'A ussi, par 'Prudence, convient-il de s'en tenir, lor~squ ' on nlanque de' comp'étence spéciale, à deux ou trois ·espèces, tout à fait 'caractéristiques, qui se ,p euvent ais'ément rec-onnaÎtr,e à pr,e mière vue et cons0111nl·er ",e n toute sécurité: le m-ouss-e ron, la chanterelle ou gir.olle ,et le cèpe,notl3.'nl/I nent, qui s'e r·enc·Qlfiltrent en abondanc·e dans tous les -coins de notre pays , -e t avec lesquels -on arriv,e très rapidement à se fall11ÎHariser. Petits films d"arrière-saison
Septembre nous dicspense Id,es jours- d 'un charnle tout parüculieT. :L'a gràce déli'c atem,enl voilée de ses matins bleutés de brU'm,es, la 111lagnifi.cence édatante de s,es s,airs de Ip ourpre et d 'or sont d 'une incomparable séduction. L 'haleine des dernièr,es florais-on9 et des pr,enlÎères feuille ~ Hl Ol"tes, d es fruÏ'ts 111ftrs, des l1l0USSes roussies , des é-c or·c es désagrég ées et de la terr'e, elle-nl'êl11e , donne ù. l air que nous respirons , ù présent, une saveur iJJals'a'l11Îque S'Pédale, très cHffér'e nt,e de celle que nous goûtons ,en été. IOn 's'e nt qu'une transition '(lst en h1ain de s'-op-éT·er dans l,a nature 'C0l11i111·e, d'ailleurs , dans la ve, Quelque -chose finit, quelque cl~os' e id 'autre ,com111,e nce. Ce qui finit , -c',est la ~)el1e csaison , ,ce s.ont les vacances , la libeTté, les villégila tures; -ce qUI 'C0111'l11enCe, ,c 'eslt l'automne, 'ce sont les retours chez s-oi, }Ja vi,e 111 énag èT,e , l,es da'ss'es. Les écoli'eTs n'ont plus. leur visage d 'hier; les l11aîtres non plus. Aux reposantes flâneT,ies illirnitées su-c'c èdent les fatigantes a,e tivités quotidiennes. Sont-c e ,ces départs, ües cséparati-ol1s , 'c es adieux et 'ces regrets qui ·ont fait à Isepten1'bre sla répurtation -de mélancolie, malgré les déliôeus·es s,éductions qui lui s-ont pr-opres ?
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/P.OUT -ceux qui aÎ1nent }a tn ature, la iSIeconde 'q uinzaine de septemhr.e ne ramène point seule'luent une période pTopke au l"ecueilleunent et à la lnéJdlHatioTI; ,elle ·fixe aussi un telups d'étudeo;; et d'dbservations précieuses. On peut, dès luaintenlan1, en plein air, .s 'intéresser à l11.iUe c.hoses que -c élaient les végét'a tions luxuri'a nt'es de juillet -e t d 'août. A ,m ,esure ' que les jOUl"S- s·e suc-cèdent on ,comn1.enCe à entrevoir d.es spectacles que ne permettait point d '-ailln-irer l'épais-s eur des feuillées . Des rivièr-es découvrent l'argent dair de leuTs ·eaux que l,es lourldies }',e tmnbées des larbres em:pêchaient de T,etf'l éter la lun1.ièl"e. u'es 'n:d'S, vides 'apparaiS's-e nt aux foul~ches des branches peu à p.eu éclairdes. Des sentiers et des haies, longteTI1.ps dissÏ'l11.ulés , se r,é vèlent, qui ,conduis,ent vers des décors ,d 'une rustf:i'cHé inta'cte -ou des per"pectives inc-onnues. Il en est ainsi de eertains Ip ersonnages, qui font 1)1'euve, Id'ans l'intimité, de qualités précieuses que la tenue ,et le décormn de leur vie publique ne pen11ettent pas de soupçOImer.
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un peu. Aujour·d'hui, -ce sont le-s hirondeUe':i- des Ifen'êtres -e t les hir-o ndel,les de rivage qui s'e pr-épar·ent à nous quitteT. n' ~I11.'ain, ce seront les hirondeUes des écuries, qui s--e n vont les, ,de~·n~ères . . 'Ün :pouna ,d'i r,e, alors , que 'la bene -saison e':i't tepn1.1~ee. ICar! , SI une seuLe hirondelle ne fait pas le pTintelups, ,comlme llassur~ 1 ada.g.e populaire, il est certain aussi que « plus une s·e ule hIrondeUe Il témoigne de la .fin de l'été.
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NOS PAGJES COURRIER DES INSTITUTRICES
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SOMMAIRE: Excel,siolI'. ~ Pullover ou tricot.
L'éducation. -
De l'éducation réprEts'slve_
*** En vjJle, les feuilles, dont la chute est phI:) hàtive qu ':\ la cmnp:a:gne, jonchent, chaque heuT,e davantag.e, le soI des. parcs, des squaT·es, des boulevalid!s -e t des avenues. ,Certains arbTes 'Sont, déjà, à peu près dépouillés. ·Quand j'ai quitté luon village, il y dix jOUTS, le vieil onne, qui Is 'élève clm;ant TI1'a fenêtre, l11.oe semlbliait frissonner av,ec TI1.élancolie , Le plus. beau des sol:ei1s le -car-e ssait, ,c ependant, de tous s'es aTdents rayons. Ullie mésange -égayait sa If Tondaison d'én1-er'a ude .cIe son tin-tin dai'l'. Ù1hil il fTis;s'onnaH, 1e vi'eil onne, lnalgTé la IrlJ.l:mièT-e chaude et dOTée, et le' ,c hant joyeux. .cet après-nüdi, ,e n r·entrant, je ren1.,arquai que le vieil tOnne était ,c on1plHement défeuiHé. Si nous étions plus perspicaees, noue;;. deviner-i ons, parfois, 111.algré eeTbaines appaTences heureuses, 'c-e ux qui doivent bientôt nous quitter: il y a , dans leur chaTme Ip ensif, -dans leur sourire un peu tristB, Idans leuT lpoignée de main où 'court un tremhl'elnent Îll1pereeptible, e0'l11.111.'e la douceur myo;;,térieuse d'un adieu ... li: :::
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En ln'a,c helninant veTS lia ,p etite égHse du viUage, au tÏ'ntelnent de la ,d oc he qu~ sOl1ma1t la -m ess-e, j'ai 3ssisté, üe n'latin ·a u pr-e lnier rassemblell1ent des hil"o'ndelles, et ·aux exer·ckes . prépiaT'a toires de leur départ. ICeux-,ci vont dur'er une selnaine, un peu plus, peutêh'e, si le tel11'Ps s.e r,e luet au beau. Déjà, les InaT'tinets ont ,disparu , cal', se tenant en des sphèr e ' très élev-ées, les insectes leur 111.'anquent, dès que l'laiT se refroidit
EXCELSIOR! Je ne vous verrai plus, grâce exquise des fleurs, Ni ton visage cdmé, ni ton sourire, ô Mère. Cal' une 111ain fatale en fermé In.a paupière 'N-e me laiss'CLnt, hélas! les yeux que pour les pleurs. Et je souris pourtcmt, et je -crois cm bonheur! Dans la nuit qui ffi' entoure a jailli la: hmnière, Le .cl1oux, le saint flambeau qui naît de la Prière . Je ne regreUe plus vos multiples splendeurs, Nature qui pClllait à l'âo111e sans détour, . Beautés que l'art Ilmpri'111e à la glaise ou la tode, CCU' '1110n cœur s'est ouvert enz SouveraÏJn eC1110Ul'. POUl' les yeux de mon âune, il \n'y a plus de ~oiles, C'est un regard nouv-e au qui, décl'a igneux du Jour, Vous rejoint, ô 1110n Dieu, pal' delà les étoi,l es! Paillot (aveugle).
L'éducation Le bon sens, éclai.r~é piaT la vertu, suffit pour, donner une -exceHente éducation. Ce qui nous tr·oll1p e sur ,ce pomt, ,c est que nou._~. 'c onfond·ons deux éducations ahs'olum-e nt dif,fé~'entes: l'édu'c ation morale et l'éducation sci,e ntifique. ;La rpTeI:1.1èTe seule est nécessair'e ·e t 'ceUe-1à doit êtl"e 'a isée . On in e peut luer, sans dout.~, J.'i111ipoTtanoe se-condlair·e ·et ·1es diffkul~és -de, l'a ~eüo'l1ide,; n1.:1s lorsque le décorateur entr,e dans, un hotel, l 'a r,chlted'e s est 1 etiré.
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L'homme Inoral est fonné plus tôt qu'on ne pense et que ',f~ut-~ p~)uT le fonner? El.oigner l'.enf.ant des lnauv'a is e~emples , ·c est-a-dlTe du gnand nlonde; ra'm ener douc-elnent sa vol.onté 101'';';qu ',elle IS' écarte du pôLe et surt.ollt bien 'a gir devant lui. . 'C'est pour .avoir voulu tTansposer 'cet ordT-e, que de faux instItutell'rs ont faIt tant de mal à ra génération' présent.e. Au lieu dl,'; lais's er nlÎlrir le oaTadèr,e sous le toit tpa,terne:J, au 'lieu de le 'COHl" 'prÎ'lneT dans la solitude pour lui donner du roess.ort, ils ont répandu l'enfanoe au dehors: ils ont voulu fah'·e des sav'a nts aVlant de If aire des hO'ln.n l;es. Ils omt tout fa'Ït 'Pour r}'orgueil 'e t rien pOUl' -na v-e-rtu; ils .ont présenté la lnor'a l'e -c-omlme une thèse, et r~- ~n cO~1l11e ur: ~ode; ils -~nt ~ait m:épTis-eT la shnplidM 'a ntique et 1 educatI-on T-e hgreuse. Quest-Il arnvé? Vous le voyez. J. de Maistre.
De l'éducation répressive ,. . Il !l'Y a pas de s-e ntim-e nt qui :soit ~)lus -odieux ,à l'enlfant, que 11'll]Ush-ce, qUJand elle :J'atteint personnellement. Nous ne ~ savons rien d'aussi désastr-e llx quant à la formation de l,a üOl1'soCÏenc.e m-0Tale, que les gr-anderies et puni,t ions, in1l1l'éritées ou disiproportionnées à la flaute. ,I~es -éduoatell'rs d;eVl'aient touj-aUT-5 distinguer soigneus'e'lnen t 'Ce qUI, dans la 'c-ons-eience des enfants, est ,contraü~e là lIa uloTla~le et ce qui est contr'a ir·e à la p-alitess'e, 'a u Ib on oTdr'e laux ,conv-e ntions -sociaLes. ' , Un. enfant :ze doit pas pos'e r à un vis'Ïtoeur d e questions i'lldis -c~'etes, I~l ne clozt pas n-an 'p lus v.oLer de fdandis-es; ril ,n e d'oit pas slf.fler, I1 ne doit pas lnentir; mais -s 'il ,enfT,eint ces -ardr·es -e st-il ~haque foÏJs également 'c-ourpabl-e ? ' EvidenTnl'e nt non ! . Et oependant que de praTents et que de 11l'aîtres rtT-Op s-ouvent l'oublient.. . Il ,e?:t de rIa pl~'S haute importance de rpr-oportionner toujours la sanchon represslve, non pas tant à ~a gravité -lntérielle de l,a fa'Ute qu 'à la culpabilité Vl'aie de iJ'en!fiant. ,r . Nier l'ünporrtance de l'éducation Tépressive s'e rait cOllÎtes-ter l eVldence. . Aux yeux Idles par'ents, tout l'm't de l"éducation ~s-e réSUlJ1l-e en u:ois nl-ats: « savoir punir éne.rgiquement » . LeUT sdence ne va pas- plus loin, nlais lelle est 'ÏnfaiHible et n 'ad1l1èl ni teT-g h-ersations, ni frûiblesses. ' Il faut, sur Le -cha'm p, répTÎ.ln-er tout écart, ,c hâtieT tourt-e faute et fa~re r,a-chet~r , plar une expiation :souv'e11't quelconque, toutle 1nf l"a'c hon ft la regle ... ou plus :s 'Ouventau eapri'ce.
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L ' absolutistllle de ·ce princÏJpe -e st naÏvelnent rant'Ï-éducatif. Il n 'admet n:ulle -ci:r,constanüe atténual1't-e ,e t par delà la 1l11atJœrÏ-aliÏté d)e l,a ;faute ne -cherche luêln:e pas là dis'ceTner la -culpalbilité réeHe. C'est la brutalité érigée à l,a hauteur d 'un systènle d'éducati-OIT. La I1adicale eneur en laqueHe tmnihent ainsi beauc-0up Ide p-aT-e uts Tepose SUT un fond de vérité.
* * *) Quand éclosent les prenlÎel'ts g-eTln-es de la vi'e 'lllorale, ,c'est sur la cl1ainte surtout que s-e hrus'e, daus la conoeption des tout petits, lia notion -du :bien et ·du Ina!. ,Seul le -châti'ln-ent qui suit la faute :p eut -gl"aVeT ,e n 'e ux le souvenir des a,c tes l"épr œhensibles. ,Cie n'est point la raison qui ,a u nl-Oln-ent -où tout,es les flalculot-és sont encore plongées Idans le vague de l'év-eil, peut êh'.e dir-ecteInent et p'r-emièrmn-ent é'bTanlée ,c hez l',enfant. La l~ais-on ne se dév.eloP'Pe que lenten1-e nt: ,e ',est , au d,§lbut. la sensibilité et l'i-magination qui prédominent ·et 'avant que la raison soit une fm'ce qui le s-outienne ,e t un ,guide qui I.e nlène, l'enfant n'est ·capa1ble que de eette si'luple rema:rque : « Celta est llliall, puisque je suis pu:ni; oc-eJ.a e'S,t bien, puisque je ne suis pas -châtié o'U ·qu'on ime récompens,e. » 'C'est donc l'heu'l'-e, -aLors, de tl"aoer, d'une nla'Ïn f.eTl1l'e , la ligne de démarcation ·enhe le hien ,e t l,e Ina!. IP ourtan:t, cei>te vérité n'est que relative. A IJa longue, -on rils quepait -d'alUiell'er J'enfant à Se Idire : « Cela est Illl'al pClrce que je suiS' ipuni » -et à croire que 'l e bi,e n est basé 'Sur l'intél'lêt. La notion du bien et du nla'l doit .êtlr e assÎls'e sur une bas-e plus staJ)'l e ·et plus forte. 'lI -faut grav,e r -a u plus 'profond des jeunes üonsdence:s', -cetrte ,e onvktion que le llllall reste le 1nal, quand bien nllê Iue le 'c hâtTInent ne le suit pas'; sinon, -dès 'q ue l"enfant laUT'a la üertitude -d'échapper là 'ce 'c hâtiul-e nt, il f.era le 'lllal sans reulords, ,et plus tard', -élllanoCÏpé de toute tut,eRe, voguerla CO'ln'lll-e une ép'a ve nlorale 'a u gré de ses passimlls 1l1auvaisles. La punition ne doilt .pas êt:re aill'si un obstacle à la fonnation de la oCon·s,c ience :m-ü'pal,e. Son but n '- est plalS; uniqueJIuent };a répl"essi-on -d'un 111anque1l1ent; 'c '-e st bien ]à plutôt son rôle s-ec.ondaireLia -Daison pr,e llliè'pe 'e st la fonnat'Ïon du cara,e tèr-e. ;Si l,a punition ISle sou'vient -du pla's sé dans un-e 'P-e nsée de réparation, eHe ,d,oit être davantag,e une 'préparation là l'ave'n'i r; -e n d "autr-es t'e nnes. ,e ne doit 'être 'l110ins une -e xp-i'a tion qu 'un prindp'e cl'aUlende'lll'ent -futur. J
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Ün ne s'Ünge pas 'a ss'ez à lJtl! nature lll'olb ile de ren/fant, à sa mèn-oire Juga'ce, et l'on exige de lui beauc'OUlp tr'Op. En généraI, on punit trop, trop vite et trop dgour-e uselllent. On v,eut qu'il atteigne d'emhlée à la perfe,c tion. Au lieu de lui tendr-e la 111ain, on I.e traque et on l'aigrit. J. Herbé.
PuIIo\ler au tricot pou-r jeunes filles, avec écharpe et bonnet.
FOllrnitures nécessoires.· Laine «-Crocus » St-Ja,c ques Art. :')20,11-5 gr. blanc et 115 gr. r'Üuge. Aiguines Inox No 2 V2 et 5 1/3. On tric'Ote rtous les piè-ccs sèparém,ent suiv'a nt le Ip atr-o n. On 'Commence d'abord le dev'a nt et l,e dos 'e n blanc, cha'c un au bor-d intérieur, avec des aiguiHes No 2 1/2 en 1110'ntant des n1aiHes- suivant l,es mesures du patron . Noh'e ·m odèle a 106 nl.ailles à chacune des 2 piè'ces. 'P uis 'On tric'Ote leJJ.l rangs en allant et en revenant dans un dessin cl rayures: alternativ-elln.ent 1 maiUe à l'endr'Üit Ic rüi'sée et ~ lnaille à l'enveros. Suivent: 10 rangs blanc, puJ.-;, 2 fois alt'ernlat'IVe'lnent 4 r'a ngs rouge 'e t 4 rangs O)].anc et à leur suit'e enc'Üre -! rangs rouge et () rang's blanc. Puis on ·contÎln'lle .en blanc ave-c
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les aiguiUes No '5 1/3 dans le dessin-'pateinte (VOiT aus'si réchantillon d utl'avail là g-a uche de -cette page) üon11ne suit: 1er rang: (en aHant) tri·coter ensen1ble une n1aiUe là l'env-e rs pmo;. 1 I11aiHe Ù l'endrüit. 2lne rla ng: tricoter alternativoCInent 1 InaiHe là l',e nvers, rpui,s glisser une l11'aiUe à l'-e ndroita·v,e,c 1 j,eM. 3e II3.ng: glisser lia 'm aille à l'envers avec 1 jeté 'et tricüter à .y,el1ldlI~oit la rnaiHe glissée avec 1 jeté. (vüÎ'!' la flèche dans ;l 'échantiUon de travail). 4'e l'Iang : -on tricot~ Cül1'l'IUe au 3e rang, .seuleluemt -les 1J.1laiHes aVle,c ~e jeté s'Ont tri'cotés -e11'sffi11ble ,à l'-enver9. IÛn pépète 'col1ltinuellffillent et aIterl1lativeu1·ent les :rangs 3 et 4. On obtient La forn1e des rpièces Is uivant l,e patron. ,Au dos, il /f aut 111énageT la fente. On ÜOIll!l11enc.e les l11'anches au ij)ord in1férieur -e n blJanc 'a v,ec 'l es aiguJÏUes No 5 1/2 ·en 1110ntant des 111ailles sur tourte J'a 'laTg,e ur de la manche. Nütre u10dèle 'C-onlp01i'e 70 :n1ailles au c'Ü'n1'l11-enc-eU1·ent. Puis 'On tri'c ote daJl1'~ le dessin-paolen-te Ic'Onllue il 'a été exrpHqué p'lus haut. .Qin trkote d'aboT,dl 4 'r angs blanc ,e t ensuite Ico'l1'tinuellenlent et alteTnalt iveluent 2 rangs r.oug.e ,et 2 rang;s blanc. lPour o'bte nÏ'l" l'arrondi inférieur, .on 'r épartit des diu1inutions sur toute l,a largeur. Après avoir -ternlÎné les n1anches, on 'coud tout,es les pièües à l'-e nvers enselubl,e, au poi'nt de chaînette, suivant notre gravure. 'P uis on rep}',e nd les n1:aiHes au ,bOl'd inféTieuT des n1anches ·et aV'€Jc les ai'gui1.'l-es No 2 1/2, Oln' tricote ,e n hlanc un tour à J.'-e ndroirt ,e n di:nün:uant en ll1èn1;e tea11ps, pOUl' ·obtenir l'aIupleur ,cLe la bordur,e. IPuis on tri,c ote, .dans le dessin là IiayŒ1:es: attentivenl.ent une luail1e à l'endroit cToisée et 1 l11'aille là l"envers. ISuivent: 5 itours .r.oug,e, ·5 t'Ours bI.anc 'p'U'is rouge jusqu'là Jla fin. A la suit-e, on ·cro:chè1e au Ibord gauche de la fente dlU dos 1 rang et au bor-d droit de la fente 2 r1angs de 'l11'ailleo;. rfeTlJ11-eS le n blanc. Au 2lne l'ang on Iuénage 4 boutonnières en sautaIJ.1!t ,chaque fois 3 l11aiUes feT:l.11'es av-e c 3 luaitle9 ,e n l"aÏ'l'. Au Ibon]: g'auchC! de la >fenle, on 'l)os·e ,e n fa,c-e des lboutonl1ièreo;. 4 'petits boutons de naC'I.',e blanc. Au boÏ'd de l'encOlUT€On 'c rochète d'aboTd 1 rang de ,111'ailles ferInes dans 'les ,c ouleurs 'a ppl'opTiées, rpuis 1 r,a ng de nl'aiHes fennes en rouge. 'Pour la houde au bord surpérieuT de la fente on tri,c ote, dans 1,e dessin-rpatente, av,e c les ,aigu.iUes No 5 1/2 une bandle de 4 'C:Ul'. de largeur et de 40 cnl.. de 10ngueuT. Avec ,cette bande, ·~n forl11e un nœud que l'ün 'Coud dans le Ib ord droit ,d~e la fente. On 00l1l.1nenCe l'échal1pe large de 25 'Cll1. 'e t Longue d'un 'lu1êh'e, à l'url des 'côtés 'c ourts ,e n ,m -ontant des luailles en rouge .sur l,es- aiguilles No 5 1/2 (Ile nlüdèle là 35 l111ailles). IP uis on tricote dans le Idle ssinpatente à 2 ·c'Ouleurs ü01111111e aux -111'anches. Le t6cot de l'écharpe tel'il11iné, on 'c rüchète 1 rang de InaTIles feTll1·es en r:ougè aux 2 Ic ôtés étr'OHs. On CüIll'l1l.·ence le Ib onnet au n1iHeu supérieuT 'avec 8 'll1aille~ en :r ouge et av,ec les aiguilles No 2 1/2. ,Avlant le 'C01111uence111ent du h',a vail , on as'se1l1.b le l,es ,8 ·IHor,c eaux dÎ1l1inués du ~)·atr·(jn. 'P uis on tri'cot.e en tours là l'.e'l1ldrüit. On obti,e nt la fonne voulue par des aug.Il1entations r-é parties régulière111ent toujours aux l11'ênw,s en-
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droits. Après lavoir atteint la plus If orte 'a mp}eur, on dilll1inue Idle nouveau suivant le patron. A..yant atteint la ligne 'm arquée sur de patron , on tri'cote le bord dépa's sant ,e n 'r angs en aMarut et en rev-e nant, J.'.endToit dessus. tA la fin on crochète au hord du honnet 2 loups de IUraiUes fennes en roug,e, en: piquant toujours dans la lnaille ,entière. On pose COll1111e 'Ornenlent sur le SOInlnet Idlu bonnet un n;.:--eud comme il a été ,e xpliqué au pull-over.
Echantillon de travail du -tricot· patentc:' pour la cravate du pull· ove1'.
Rapport extrait de
l' flnnuaire de l'Instruction Publique 1)
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Nous donnons ci-apTès, in-ex~enso, le rappOTt que 111. le Dr J\lfcmgisch a puhlié dans l'Annuaire de tlnstnlction publique de 1937. Nous sonllnes convaincu qu'on le lil"a avec le plus-rgTand plaisir; d'abord :à cause des renseignenl,é nts i'ntéTesSiantsl 'e t des suggestions qu'il renfel~ll1e; ,ensu'Ît'e -e n raison du tact, de la déli'catesse ave,c laquelle l'auteur 'sla it honorer les personnes ll1éritan1es. ~M,. le Dr LVlangi's,c h étant depuis bientôt un quart de siècle, Insrpe-c teur -s'colaiTe du distri'c t de Sion, -e t depuis plusieurs années aussi l11enlibre de 'l a IConl11ll,s's ion üantonale d',enseigneIl11ent prilnaire, notr,e or,g ane s'e fait un devoir, 'à l occasion des 25 'a ns de s'On pTofess'Orat à l'Ecole Industriel'1e supérieure Idie :Sion et de s'On diredorat de la mênle école, de lui présenteT le,s félidtations- les plus viv-es pour 'c e travai·l déjà 'a üconlpli , ainsi que les vlœ ux les plus aTdents pour la continuation la plus langue !possible de 'c ette a·c tivité bi'e nfaisante. Depui le départ de INI. Burgener en 1925, quatre conseillerrs d 'Etat se -s ont. sl!ccéclé ,à le"\" direction de l'Instruction publique: MM. "\Valpen, tragiquement décédé; E,scher, chef ,éphémère m'ai,s inoubliable; le Dl" Lorébn et Pitteloud entré en fonctions le 1E'r mai 1937. Cette inslaloilité ministérielle contraste avec la continuité 'r'elmarquable qui règ:ne à l'Intérieur présIdé par l\t[ Trol1et pendant bientôt vin~t cinq ans. Il est tcmp,sJ certes, qu'à l 'Instruction publique 3'instiwe Ull'~ Ctrtall1€ fixité de. directicn, -s ans laquelle on ne POU1T ;:'\. j8.m?L:; r~ali· SE'r de pl'og1rès cluTables et sérieux. On a dit ou écrit, quelcft.lE' p-1rt,
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que le DépartE'ment de l'Ins tir'Uction p'ublique portait malheur à ·ses titulaires'; nous espérons, cette foils -ci, cfue, lels Tôles étant renversés, c·(·st le nl)uveau t.itulaire qui portera bonh'~'lr ft son départem.fl1t Il n 'en ,s.alu8.it être ,autrement ptlUl' qlli cannait ~'()pt!ILli s'me souriant cie· l\t[, ,Pitteloucl. sa; joir (nl travail, se,::; éminente>"3 qualItés d'homme ·~t de magi.stpa t. La re·connaissance du pay.s e\s t acquise à l\t[, le Dr R Lorét?11 pGur le Itravail accompli, ~n dépit des diffICUltés crois'santes, au cour,'; de la périOde 1933-37. Son nom demeure attaché au couronnemellt de l'Ecole normé.üe qu'il R réalisé pal' l'adjonction d'un cours pn~ paratoire, ouvert, la première fois·, à Pâque's 1937. Avec un cycle bien ('l'donné de quatTe année-s d'études, la forillr:1.tion de,s maître,s, dE'venu e moins hâtive, gagnera en profondeur et en harl"monie. En permet .. tant une> fréquentation globale su ffisf'\.nt à l'ex.ploi'tation de l'internat, l'effectif de chllique classe pourra se réduire ,au minimum lm, po,sé par la reclou1:able pléthore du personne,l enseignant; pléthore génératrice d'âpll"e,S compétitions, de rivalités e't d'intrignes déplora· blelS, de divi'sions, de conflit,s de toute nature avec l'imminence d'un grave ,danger social. Les premiers acte3 du nouveau chef témoignent d'une volonté irréductible d 'asséner à la pléthore le coup fat.al. Une décision du 1er juin 1937 réserVE' aux Ecoles normales officielle,s de Brigue et de Siün la fOIl''ll1ation cle-s candidats à l'enseignement dans le·s école':3 r,rimaires du canton. Au terme de la .période transitoire, expirant l ~~ 15 mal'S 1940, s'euls le.s candidats dels Ecoleog normale-s cantonale.::; rSérontad:mris aux examens prévus pour les brevets d'enseignement. On ne verra plus venir, de pE·nsionnat,s ou d'instHut,s pirivés ou étrangus au canton, des candidats et, surtout, des candidates en nombre pre's que égal à celui des ,aspirants officiels.; véritable anomalie qui rrend illu,s'Oire, ineffkace, ridicule et injuste la réducotion dEI:; adn1irs.sion8 aux Ecoles normales ofîi.cielles; anomalie à laquelle nous avions déjà fait allusion danlS une de nos précédentes chroniques. De plus, selon les considéll'!all'ts .m êmes de la décision, les candidats à l'enseignement recevront une formation unique et conforme au programme 'o fficiel; ilrs auront, dès le début de leurs étude-s, un contact étroit avec les autorités scolaire·s et leurs futurs collègues ; ils .seron1, pour tout dire, fOll"més dans un véritable esprit cantonal et animés du même· désir de ,collaborer au bien du pay's. Au problème de la; pléthor.e -s e .greffe celui des. institutrices maYiées. Voudr-ait-on les exclure de de l'enseignement? ,L a loi actue,lle ne le permettrait pas, car, en ,autorisant le Département de l'Instll"uction publique à fixer le·s conditions spéciales dE' leur engagement, elle leur reconnaît, par le f·ait Inême, le droit d'être engagée,s. A notre humble avis, il faudrait donc reviser la loi pOUll' interdire l'enseignement aux institutrices mariées. Et ,a lors, ne devrait-on pas tenir compte de certaines situations, .plus fréquentels pE'ut-être qu'on ne le pense, où l'ns-titutrice mariée est soutien de famille, par suite du
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chàmage ou de nnvalidité de son conjoint? D'autre paJI't, comment concilier avec la morale et la liberté individuelle l'alternative qu'on imposerait à une jeune per.sonnE·, de choisir entre le célibat ou 1:1 suppre,s·sion de son activi té professionnelle? Et de quel droi,t érigerait-on en principe et en dogme que l'institutrice maJl"iée fait Inoins hien sa classe que la célibataire; que celle-ci est moins ,sollicitée par. les ,préoccupations du dehoTs: diverU,sselill:eIltts, s'p orts, œuvres mê,mE' qu'une épouse ou une mère, .par le ,souci de son ménage ou de 's'a fa mille? Mais n'insistons pas .sur ce problème complexe et délicat, entre tous, de l'interdiction de l'enseignem·ent aux ins'tituill"ices mariées, dans un pays fidèle, comme le nôtre, à l'idéal cl1l.'étiE'n, et ,.;;oucieux de défendre l('s institutions familiale3. Il est .déjoà bien difficile de régler et de restreindre le's conditions cl'engagement des ins,t itutrice·s m .a riées. Ainsi, une déci·sion dépa'l't.ementale du 7 avril 1937 dispose ,à son article premier que l'institutrice dont le mari touche un traitement annue,l globalcl'au moins 2000 franc,s (principal et acces's>oire's) ne pourra .p lus diriger de cl.as·s~ 8. l'avenir. Comme la: notion de traitement est limitative, toute institutrice pOUfTa continuer à enseigner si son mal'i exerce, dans· le commE'l'ce Olt l'industre, cbns les métiel's ou les profes's ions libérales, une activité lucrative indépendante lui rapport ant même plus, de deux mil.le francs! Il n 'en sera pas .autrement de celle qui possède, une jolie fortune. Et, d'ailleurs, ces 2000 franc·s constHu ent-ils un mini , mum d·exist·ence suffi,sant POUII' le chef de famille établi en ville où il ,doit paye.r un loyer et acheter tout fort cher? La ,q u€'3tion ,g,elf1a, flans doute, 08 0U111.is-e ÈI un nouvel examen durant la ·p ériode tr.ansitaire ordonnée par cl'culail'e de M. le conseiller cl'Etat Pitteloud. La: disposition que nous ~T enon' cL'analy,s ell ' tend, de façon mani fe,st e, 'à 's upprimer le cumul de traitements entre conjoints. Cela e.st fort. louable et, clans le mêmE' ,ordre d 'idées, nous s,a luons la mesure qu.i interdit à tout instituteur de diriger plus de troi,s cours complémentaires. Elle coupe net :\ de,s Rbus qui ,avaient soulevé cl'-a-s.sez vives p.rote,stations. Luttel' contre le cUl11.ul, restreindre les pos's ibilités cl 'engagement cLeB institutTice·s mariées, limiter les entré ~'8 à l 'EcolE' normale et les conditions d'admision aux examens d'Etat, partant, le·s autorisations d'ens·eigner, tout cela els t fort bien mais ne cons'titue qu'un aspect du problème, le plu·s impQll't ant, ,s'a ns cloute: la restriction de la production, ,si rOll veut nou.s pas,sel' cette expre9sion tirée de l'Economie. Mais il est un ,second aSpE'ct à. envis'ager: l'ouverture de nouveaux débouchés. A cet égard, un développe:m.ent de l'Ecole normale de~ institutrices offrirait d'intéressante,g perspective,s. Il ,g'agilr'ait d'y organiser la formation de nos institntrices dans l'enseignement frœbelien et dans le,s branches ménagère,s, auprès deos familles, comme gouve1pnantes, etc.' Ce,st une s'llggesotion toute personnelle crue nous donnons ·pour ce qu'elle vaut : elle a, ::;emble-t-il, éveillé quelque intérêt au sem clu ,Comité de la S. 1. V. R.
- .373 Une modification éventuelle de.s programme·s de l'Ecole normale, en VUE' d'une orientation plus co:rn.merciale, ne nous paraît pas oppor-tune. Nous .avons déjà ,S'E'pt écoles de comme'l'c·e là BTigue, ,à ,siene, à Sion, là 1VLal'tigny, à St-fwI.aurice, qui déveJT'sent .annuellement sur le m,a.rché du travail un fort contingent de diplômés qu'il f,aut bien se garder d'·accroître; ,s-inon, en voulant résorber une pléthore, 0011 en . créerait ou ag'gu'laverait une autre. ICo.m me nous le li's'Ons danS! un grand lournal v.alais,a n, au moment mêmE' où nouS! écrivons ces ligneJs, il y ·a d·ans notre canton trop d'agricul,teurs, trop d'ouvriers, trop de médecins, tTap d',avocans, trop d'ingénieulr's : il y a pléthore en tout! En Suisse, quelque troi,s luille jeunes eim1Jloyés de comn1.erce 's e 'tr.auvent encore Is ans travail, bien que la demand·e, de maind'œuvre ait aug-!ill,enté clans toute,s lels régions ·du pays. D"ailleurs, l'EcolE' normale doit re·ster une Ecole normale : elle doit mainte11Îlt' son enseigi1ement général corre,spondant ·au degré moyen ou primaire 's upérieur, 's ous réserve de donner, à la place de la pédagogie, plus d 'impoilltance à la deuxième langu·e nationale, s,i jamais on décidait d'y ·a dmettre une catégorie d 'élèves qui ne se deostineraient pas à l enseignemE'l1t: Dans notre siècle d'airain, s euls les énergies peuvent affronter la vie avec quelque chance de ,succès. C'es·t fort ,àl,propos que l'autorité compétente ·a choi,si comme suje't pour le,s' Conférences régionales' deS instituteurs: « L'ECole pour la vie H . Comment vous y prenez-vous pOUl' rendrE' l'enseignement pratique au point de vue social et économique? A cet effet, quelles !illIodifications propos'ez-vous d'·apporter au plan d'étude,s?» Comme otOUjOUl~S, les travaux présentés abondaient en idées excellentes; comme 't oujours, i],s valurent à leurs 'auteur,s d'unanimes' félicitations. Telle qu'on l'avait .posée, la que,s tion oUVll"ait toutes grande·s le,s portes ·au concret, a ce qui avait été vu, vécu et E'xpérimenté. Aussi peut-on regretter le caractère un peu théorique ou livresque de ,quelques compositions. . Le devoir social, a-t-on dit, comporte ,l e dévouement, l'esprit d'apo,s,tolat et de cha.rité. Le petit monde de l'école favorise l'app'l"E'l1tÎ1ssage de,s vertus, de·s qualités lS'odales. L'opinion ét.ant, en partie' di:.. rigée par ,l a parole publique, il faut habituer 110S' élève,s à ,S"en iS,e'r vir, pal' une lecture intelligente- d'abord, puis, par .la présenta'iion de :r:écit,s, de comptes rendus et,au degré supériE'ur, de cOUl~te·s, improvi·sations devant l.a clas.se. Cultivons aussi l'e's prit de tolél'ance indi,spensable à la. paix S'ociale et qui ca.dre Isi bien avec notre idéal hel.vétique. Efforçons-nous. de toute notre âme, d'a,totacher no's jeunes pay1sans à la terre valais.anne, si belle, 's i riche en produits de choix : légum·es, fruitts E·t vins prestigieux. Dans cet ordre d'idée's la Commission cantonale pour la protection de la nature a publié, dans (' l'Ecole primaire », une ,s érie de leçons aidant les :miaîtres à faire connaÎtlI1e, aimer et protéger leos joyaux de notre pay·s: t-eJ.s les articles
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sur la protection des petits pa1ssereaux, la plr'Otection de'5 forêts, les maison du Valais, les villages valai,sans, ·etc. RE'ndons au.sls,i un sdn. cère hommage au mérite de M. Louis Delaloye, chef de ,service à l'enseignement primaire, pour le beau livre qu'il vient de publieT ISlur I"Evolution du Vieux Pays, pays des frui'ts d'or, terl1'le de c.ontr,als tes, . terre de foi. Cet ouvrage, dE'S plus ins,tructifs, rendra de ,s.ignalés sie'r vices à l'homme d'école, par les multi.ples renseignements qu'il contient ·sur l'Economie valaisanne et les progrès magnifiques qu"elle a R'éalisés. Un maître avisé .saura tirer parti d'une telle documenta't ion pous rendre plu,s vivantes, plus concrètels, pluS' praüque1s S'E'S' leçons de géographie et d'histoir e, particulièrement dans les . cours complémentaires. En ce qui concerne la culture du sens économique, II ,s"agit, avant tout, de convaincre l'homme de demain de la' néce'sisité 'absolue du travail et de l'effort pell:s·onnel, de former ,sa consciE'nce profe,ssoionne11e et un certain sens critique qui nous porte là ex'a miner le pour et le c.ontre des procédés de travail, des moyens et de,s solutions. qui se présentent clans la vie pratique. L'école doit développer lels conditions ·physiques, intE'llectuelles, morales ·d'une Isaine ,activité éco·nomique, pal' tous les moyens dont elle cUspo,se, notamment par les règles de l'hygiène, la culture physique, ,l 'exercice d'e l'acuité ,s ens'orielle, le goût du travail et de l'épargne, les diverose·s 'branche,SJ de connai s'sances-, les travaux InanueJ.s, ·etc. Pas plus que pour la culture du SC'JUi' moral, il n'e,s,t besoin ici de modifier les progu'lamme's : il ne' ,s 'agit point de m'atières nouvell es - heureuse:ment - mais d 'une tendance, d'une orientation, d 'un Is ens éducatif qui trouve ·son ·s upport naturel clans le plan d'études .a ctuel. L e,ç' instituteurs s·aisirent av ec empressement ,l 'occasion que leu r en donnaient l'une ou l'autre conféll"'encE' pour rendre hommage à la belle carrière de M. Julier, profe'8s'eur là l'Ecole nor.male, .qui vient d 'achever Isa cinquantième année d' enseignement, sans rien perdre de· son étonnante veTCleur phy·sique et intellectuellE' ni de ,son enthousiasme pour les nobles causes. C'es't son sear'et, et le prodige de sa riche expérience, de communiquer aux élèves-institu,t eur·s" en troi·S". brèvels années d 'études, une ,solide connails,s,ance de la langUE' française, tant au point de vue technique que dans le domaine littéraire. Mai,s là ne ,s,e borne pointsün dévouement, car ,celui qui 'a été le m·aîtrede nos maîtr8Js, entend demeuTe'T', ,t out le long de leur carrière, leur guide' et leur conseiller, leur ami et leur défenseur. Que d'artide,g fortement pensés; que d'avis pensonnels, .paternels, -s ûrs et judicieux; que d'interventions énergique's et de discouDs éloquents (M, Juliel" n 'a-t-il pas prodigués pour le 's uccès des intérêtlS' !illiOpaUX 'et matétiels du personnel enseignant! ,sa: participation fidèle, ,active, vibr~n te de cordialité aux conférences pédagogiques', principalE'ment à celles de Sion, rempht de joie tou's les a,ssistants, et il n'e5't j,amai,g d 'invité ni d'orateulP plus chaleureusement acclamé que le vénéré
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jubilah'e. « 'Continuez, lui dirons-nous ,a vec M. l'instituteur V. Pitteloud, continuez donc votre noble tâche! Continuez à ,préparer nos. futurs collègue-s par le vivant ensE-ignement de votre vie toute de devoil' et d'abnégation! -Continuez -d'·entretenir le foyer 'éUl"de'l1t où le ValaÎls puis'e ,ses forces de rési.stance contre les vague,s du ma,téTialisme qui montent soans ces's eautour de nous! NoulS vous dirons les espoiTs du 'payls pour demain, et l 'élan de reconnais's ance qui jaillH du fond du cœur de tout instituteur velns vous, pour vous adres,s€'r un éternel merci! » ,L 'Ecole primaire adresse également un éternel merci à Mgr Delaloyequi a cru devoir donner ,s a démiSision, combien regre't table et conlbien ll"egrettée, de vice-prés'i dent de la Com:mi,s's ion cantonale de l'E'ns-eignement prim,aire dont il faisait partie depuils .s.a création en 1907. « Comme inspecteur 's colaire du dis trict de ,Monthey de 1903 à 1920, il a été le guide e't, on ·p eut dire, le père de la famille pédagogique de ,cet a'r rondi·s,s·ement. Président de la Société valais'anne d 'éducation de 1903 à 19Z0, il a activement contribué aux ·améliorations prog1r'e's s'ive,s des traitements du persoltnel E'nseignant. On peut dire 's'ans froisser la models'iie de ,M gr Delaloye que le personnel ens'eignant lui e's t redevable de ta Caisse de retraite fondée en 1906 . .président de la ICommi,Slsli on du début à ce jour, il .a fait apporter à cettE' insütution de prévoy.ance le's ·améliorations que ,l 'on Is ait: rentes ·des, veuve-S' et des olf 'phelins, rente-invalidité, etc_ Il a été le c~llabora' teur actif et intelligent de,s -chefs qui s·e- :s'Ûnt s uccédé -au Département de l'Instruction publique. La loi de 1907 's ur l 'ense'ignemE'nt pTimaire els't en partie son œuvre; il -s 'est particulièrement .a.ppliqué à rendre 's on règlement d'application clair et complet.» De leur côté, le·s insütutric es du Valai,s fl'omand sont extrêmement reconnaislsantes à M. le chanoine Dr Dévaud de s'ètre évadé un jour de ,ses absorbante's occupations de Recteur magnifiqUE' -de l'Unive-rsité de Fribourg, pour .aJssurer, pal' S'a pr'és'ence et la clarté de ,s·e·s el1iseignements, le succès de leur assemblée généra.Je, tenue à Sion, le leT 'avril 1937. 'Ce n 'e,s,t point ,s eulement l'Ecole pour la ViE' qu'il faut réalis'er, c'est, préci,s e l'éminent pédagogue, l'Ecole un liaison étJr'o ite ·a vec le milieu où vit l'enfant, où il devra gagner 's on -p ain et ·accomplir son humaine de-s tinée. 'L e milieu, point de départ, est aus,si un point d'arrivée: il faut partir de la vie vécue par l'enfant pOUl~ le ·conduire aux connai.g'sancE·3, aux. tâche·s, aux adaptations requises pal' le milieu qu'il Ih abHe. L 'étude du milieu, qui inspire manifelslt ement nos li\Tol'eIS de lecture, s'a:m:plifie à la lum,ière de·s nouveaux programl11c',s pour les écoles primaiTe.s be'l ges: programme officiel décrété par le MiniS'tère de l'instruction publique, le 13 mai 1936, et programme pour les école-s catho.Jique5' édité par le ·ConsE'il central de l'Enseignement primailf'e catholique, dont la première parties-eulement a paru en
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décembre dernier. [Pasisant à l'enseignem.ent ·de la langu e m~tern e ll,e, M. Dév,a ud nous f.ait parcourir le,s exigence,s belges', aux 'trotS' degres . primaire,s, pour la lE'cture, où e.lle's coïn~ident avec ce qu'il a lutmême demandé dans « Lire, P ,aJriler, Rédiger »; ,p our l'élocution e.t pour lœ rédaction. Il ·souligne magnifiquemJlent la portée -de la langue maternelle: « On n'apprend pas ,seulement, à ,l 'école, la langue pour comprendre et Is'e faire compreridre, l11..8.!i,s pour pouvoirparticipell' à 11l1C vie plus haute , la vie proprement civilis'ée, pour pouvoir se cu!tivel' Is'Oi-mêm.E', pour acquérir d'GlS idées, ,se nOUI'Il'Ü' l'intelligence e't le cœur, non pa-s i's 'Ûlément, mais d3..l1s cet en~emble ,s ocial qui elst le mi.Ji.eu -d'abord, la civil:iJs,a;tion -d 'une race exprimée -par une l,a ngue' en:::uite, et, par elle, au delà, avec l'humanité entière, car, dml'S' ~o moindre de n05 village/s, c'est au monde entier, à l'humanHé entière que' l'on ,s'intérels'se ,a ujoUird 'hui et dont on vit réGllem.ent la vie. » M. Dévaud venait pour la troisièm.e fois ém milieu des institutrice,s véVla:i,sannes, et, chaque fois, elles dé,sirent plus ardeml11ent qu'il r6vienne et réalise ainsi, ·d·ans s,a sympr,thique per-sonnalité, le trait d'union entre l'Université de Fribourg et l'Ecale primai'[le valais'a nne!
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On v t}[louvera ensuHe les traditionnels jE'UX et les enigme's, enfin arti~.les les plus dive'r s ·s'u r la vie dets homme,s ,autrefois, et aujourd'hui, sur les merve·ille,s de la nature: lune, m-arées e't volcans, sur la vie des bêtes qui ne noUiS ont pais livré tous leur·s 's ecrets, sur les dangers de la neige E'n m.ol1'tagne, .enfin ,s ur le,s découvel[ltes techniques du plus ,actuel intérêt. I.l contient aussi de,s cons'eUs pI'aotiques. et de,s ,sta.ti:stiques mi'ses à jour et auxquelles· on ,a Is'Cuvent recours. L'Almanach Pe,s talozzi B-s t cons'i déré Ft jus-te tiotre comme le vade. lnecum ,SFLns rival des. écolieDs et dels écolières, de notre pay's, auxquels il offrE\ sous une forme aimable, une variété inépui,s'able de faits et d'idées. Il leulrl fait aimer ce qui e·st beau et leur donne le goût de [j 'i m;ltruire. 1818
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Son contenu : La réforme de l'enseigne,m ent du dessin par R. Berger. L'éducation estJhétiqué de l'adolescent: L Buzzini. La radio à l'école: Brielmann. L'é~ole ,et les problèmes de la circulation: Atzenwiler. La press'e pédagogique suisse romande: Ch. Grec. L.'école tessinoise: Ch. Wyler. Chronniques scolaires des ca nt. romands et allemands. Bibliographies.
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