Skip to main content

L'Ecole primaire, 15 mars 1944

Page 1

OHAMP!:.1' :1\1. Michelet Jean-Joseph, inst.

Répertoire des Bonnes ______________________

136•• Au'" .

Chanapéry

Adresses

~----------------------I

Les grands magasins

feurniture

d'école et de bureau

Matériel d'en5ei~nement Tableaux neir"»

KAISE

&Cie, S.A., Berne

Louis Tonossi-Zufferey SIERRE vous offrent toujours de la qualité

Rue du marché 19-40 ----------_-!-_----------1

Vous trouverez~ dans notre nouveau catalogue N° XI

c~nt nQuO~II~s iat~s pour l' ~colt actlot Demandez Ze nous

& S[HUBIGER WINTERTHUR -----::.;;..;.;;;~~----------------

L'instituteur, après le dur labeur de la journée sera heureux de jouir des plaisin de la famille et de se dél8l8ser dans des meubles de la

Maison A. GERTSCHEN, Fils, Brigue R.pri••Dt••t: JI. OTTO GER'J.'SCBEK -

Essayer

les bonnes pâtes

SAVERMA ['est· ~es adopter. MAISON de CONFECTION pour Dames et Messieurs

nUCHEY FRÈRES MARTIGNY

BIERRE.

Hz".caf_

de .01 fourni ...ure , k)rr6f'6a

1..

PELUSSIER & Cie S. 1. dont

1..

~ujoun

par'ea

"II

PARAISSANT 14 FOIS PENDANT SCOLAIRE

diveraee quali lolgneu ••ment pr'peu~ent ..tisfaire

LE COURS

tOUI 1.. 80'tUa.

ORCANE DE LA SOC1~T~ VALAISANNE

LIBRAIRIE:

D' EDUCATION

A. MONTFORT MARTIGNY -VILLE Tél. 6 11 19

Toutes Fournitures pour Ecoles.

ABONNEMENT ANNUEL: Fr. 7.50 tes obo"nements se règlent par chèque postal Il c 56 Sion. ou à ce défaut cont~e remboursemel'" Tout ce qui con

~ la publication doit être adressé directement -

à M. CI. BËRARD. Instituteur, Sier

Les annonces sont reçues exclUSivement par - -

UBLICITAS, Société Anonyme Suisse de Publicité, SION lOI". de la Gare Téléohone 2 12 36


,

Banque Cantonale du Valais

1

ÉTABLISSEIUENT OFFICIEL GA KANTI PAR L'ÉTAT

Capital et Réserves: Fr. 12,908,500.-Prêts de tous

~enres

- Conditions favorables et stables.

Dépôts et gérances de fonds - Discrétion et sécurité absolues.

Siège Central à Sion AGENCES à Brigue, Martigny, Monthey, St~Maurice, Sierre, Viège. COUPTOIRS à Champéry, Montana, Salvan.: REPRÉSENTA..NTS' : Ardon: Mr Lampert Marius' Ayent: Mr

Chabbey Casimir; Bagnes: Mr Vaudan~Carron Aifred; Bouveret : Ml' Clerc Germain; Chalais: Ml' Martin Camille' Chamos,on: Mr Biollaz ~lber.t; Conthey: Mr Papilloud Albert; Evolene : Ml' AnzévUl MarIUs; Fui y : Mr Dorsaz Henri; Cr!misuat: Mr Balet Alphonse; Crône : Mr Gillioz Alfred' Hérémence: Mr Bourdin Emile; Lens: Mr Lamon Pierre; L ~ytron: Mr Gaudard Joseph; Liddes: Mr Lattion Ephyse; Nendal:: Mr Glassey Marcellin; Orsières: Ml' Pouget René; Riddes: Ml' Delaloye Gustave; S~vièse : Ml' Va.rone Cyprien; Saxon: Mr Vernay Albert; St-Martin: Mr Beytl'lson Joseph; Troistorrents: Mr Rossier Eugène; Val d'litiez: Ml' Défago Adolphe; Vernayal:: Ml' Coquoz Jean; Vétroz : Mr Coudray Elie; Vex : Ml' Pitteloud David; Vissole : Ml' Solioz Denis; Vouvry : Mr CUl'dy Gratien.

~ ' ~~"'~""""'''~''''''~'''''"''"",,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,~,,,,,,,,,,",,.......... f!l

.63ème innée.

o 11.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

c

ORGANE DE LA SOCIËTË VALAISANNE D'ÉDUCATION SO'\f!:.\ 1 IRE: "CO':\I MiUlNItCAT,lO-:'\;S' DilViEJHSEiS: 33èmo Cours ,nO'l \ma l ll""nallX manliciis et d'écolc ac tive . ,COUl';-; de 'Ry-m:nasSom enir cl'cs . 'I,arécoHe '. - Congé (le Piques. - PAIRTll~ IJEDAGUGIQU'E: 'l'vlu clle's I(l'a'cie'l" <.\111C.' ,c! ,ei'l'e, \ pl'OIPOS clcs notes scoll,RÎJ'Cs. - L'cl1 s,ei,gnc'lllelll cles val,eu!" ElpilJ'itue,lles. - 'POUl' ap!1}1"cncll'e ';'1 Ilil"ü aux :p'etH,~. - LA. '. l'ai e .c1iscÎ'lJli.n e. rPARTIE PR \. TIQUE: Lang uo fr,A.,n çai sc, ccntrc, (l'intérêt. - Fi.c!l-C S ,'colail'cs, La ,cathédra l c au moyen-ê:l.gc. Siciclùces. L TFOR[VIi \'1'10::\ 8 PEDAGOG1QUE-S : Tl'ailcmcnt.'. B1BIL 10-

:'lÜS,'O {le ÜQ11 C', -

Cl{r\ PI ITF. .

~~<. ' -

ti CO ~fi[~!UNJICÂTJ[OJl\1fS DÉPp\']RTIEJylEl\iT ©

§',V,JE"

@

l

~~

JJ)]IVEJRS]ES ~ ,LV,R, UNI

))\T '2)

~

~~~~~~~

53me Gours normal suisse de tra\7aux manuels et d'école active, à Soleure 1944 La SociNé suisse de tra va il 11l<l11lL<:,l cl de réformc scolaire organise son 53ème COUl'S normal dc travai l manue l et d'école aCliyc dt! 10 juillet au 5 aoftl 1944 à Soleurc. L<.; cours est plflc(" so u s Je patronage (lu Département de l'Instruction pu] Ecruc du can lon cle Soleure . La Confédératio n lui a ssure son appui financ ier. Le comité ain<;i enco ll ragé a c1l'c.iclé l'o l';>"anisation des cours :-,n.i,

~11l1 s

:

A. Cours techniques:

1. Cours préparatoire: 1 n .' :\ -l-e ~ll1nl'l'S sco hlirl's, ;,1 senulin es, du 17 .iuillet au 5 a()lH~ 2. Cè.l1' tOl1nage : ~l nH: è\ ()\11e all!H~eS scolaires , -! semaincs, du 1.0 juillet au 5 aoüt: , :i . Tra,,:li l s ur bois: Inle à 9 me années scolaires, -! semaincs, çlu 10 juille l au 5 aoûl: -1. Trè.lvaU sur Inétaux : 7me Ù 9111C années sco laires, -! se111a ines , du 10 juill et HU 5 noüt; 5. ,M odè les récluÏ ls ; 7me ù S)me annl'cs scol è.li res, ch I 27 au 5 aoùt .


-

32.3 -

B. Cours didactiques :

6. Eeole• active, degré inférieur : ] J'r ~. 'f Jm'". - c:'lnl)€,"tS "" seo llllrcs ' , • • ~) se maInes, du 17 .JUll1e t al! 5 août. ' Û . 7. Ecole active, degré moyen: 4Ine .:,l 6'n1 ;;nmées scolaires. ') s:emaines, du 17 (jumet au 5 aoüt . . ;) 8. Ecole active degré supéri eur' 7 · ' ,\ 9 ' C " ' me Lt lue ::U1nees scolaires a ) ,~ntre~ d 'Intérêt, du 19 juillet au 5 aoüi' '" ~ ., b) BlOI~gle, du 19 au 2'],... juillet ; , ., c) Ph) slque-chimie, du 27 jUÏllJet au 5 aoüt. 9. Culture d e la ,m usique populaire: du 10 ao 15 .iuillel. 10. Dessin technique à J'école primaire el p " .. ' ' du 10 au 18 juillet ; .< , llmall c supeneUl'e : 11. Dessin au tableau noir: dll 10 all 15 juilleL " t!?{)U~' obten~r le progralnme complet ainsi que ~a feuille cl'i1l5Cllp ~on rl y a heu de s'adresser au Départelnent de 1'1 t' f ~~lb~9Iue de son c,a~1ton, ou bien à l'une des exposition;~~~;~i~~~ " a e, B~rn~, I~ nJ?ourg, Lausanne, Locarno, Neuchâtel et Zu] ~~h ou enfIn a Ja dlrection du Cours (Monsieur V\" G' ,' . . D'. CI ecole, Soleure). . lSlgel, 11 .

, "Les inscriptions P?ur Je c?urs -doivent être envoyées nu Dépmtenlent de l. InstructIon pulbhque de son -C::lnton J)OUl~ 1 17 "1 1944 au, plu s' t arc. 1 L e cl'lre-c t C UI' du Cour's ' el ' . aV1'1'1 • ce fel'U d ct ' ] un p alS11' ouner a c laCllll les rense igl1ements dont il pourrait ~n oir h esoi n.. "Cl'

•

L

.Association des maîtres de GNrnnastique du \Jalais romand TOtl.':i l es membres du corps -ell.':ieignant SOIlt in ·,t ' . . de gyn 't' l'A' , \ 1 es au~. cour.'" 1nas lque que ssoclafIon organis e 'lUX dates e t l' .,' vants : ' . . " Ieux SUlVouvry: di!'. Roux, 1er avril. à 13 h eures :-30. li ~l'~l,ClY({:: : ~dir. VuignieI', 1 el' avril, à 1:-~ h, 30. ~1 ~leJ'es : ~1I1'. D,arJ~ellay Panl 25 mars , Ù 13 h. :'H) . Chable: cil]'. Vll1 gl1l el', 25 Inar5, à 14 il F.ully : di!'. Curdy, 25 mars, à 8 h. 30 .. .),(~XOll : di]'. Curd)', 25 mars , à 1.'3 h, 80. li etl'o:: : dir. Blanc, 25 mars , Ù 13 h. 30 lJ~nc}((z : dil', Blanc, 29 111ar5, à 14 h. . J,!e.l'el:1ence : dir Pralong, 25 mars, à 14 h. (~ n,..nllSl1Cl~: di!'. Pralong 1er avril , à 14 h. (~l'one ': du'. 13ru,ttin, 25 Inars à 13 h. 30. C hel'mlgnon : chI', Brllchez , 25 mars, Ù 13 h' , ~)O. é> Les particîpailts se p'résenteront avec 'des habits de Inn al 1.

Le Comité,

Souvenir des ,marécottes C'est ~à-haut, dans le calme hivernal , au sein d ' une nature l11ls tèl'e et primitive qu'eut li eu le -dernier cours de ski, organisé pa ri ' Association d es Maîtres de gymnastique" sur l 'initiatiye d.u Départem ent rIe l'Instruction pub'l ique. n e vingtain e cl instituteurs e t d'institutrices, le soir du 2 mars, s trouvai ent réunis à l'Hôtel d e l'Avenir, aux Marécottes , où la gén ér eu se hospitalité du proprié taire l eur fit oublier que 'l e C~1l1011 grond e }l 'l a frontière et que partout en S uisse, on n e pa rl e que d e restrictions , So us iL'habile et très sYlnpathique direction de deu~ instrucl HI S : M. Louis Yallclan, d e Vel'bier et M, R. Blanc,cl'Ayent, les débul.allts èt l es « as » vo'J.ü évo'l uer jo)'eUSelueùt sui- ceÙe ll eig merveilleuse qu un soleil déjà printanier couvre de mille feux. Trois jours d e travail, 111ais ' aussi trois jours de gaîté, de franch e ,cmnai-aderie p enda nt lesquels chacun fit un e anlple provision 'CIe honn hum eur tont en s'évertuant à réaliser avec toutes 1 5 règles de l'art les gracieux. virages et les spl endid es des-cente.':i. Une partie récréative était pr,é vu e au pl:ogramme. Ell~ 1\)t " 1l1enée de 111a in de Inaître 'par notre ami PaulPignat. A cette oc'casjon , NI. Jacqui er. v ice-président de Sah ra n " souhaita la h ienvenu e au p er sonnel-sk ieur et offrit le verre de l'amitié a vec autant de largesse que d e cordialité . E pour que ri en n e manquât ù cetLe atmosphère famili ale 'NI. 'l e chanoine Boitzi, Hd curé de la paroisse a bi en voulu venir, - hti-nlême. céléb rer la Inesse mu:: Marécottes et adresser aux ins titu Leu r s le niol de fin de ee cours. Qu'il en soit r emericé ~ Mais le temps de la séparation es t. là et la 1110des te phalange .-e disp erse à r egret, tout en ca ressrmt l' espoir de se re[or1uer ~ li X lVJ" nrécottes l. an prochain. M. T

Congé de Pâques DenUUlC!ez, e l l'on vou s ac.cord e ra ... Toujours, la prière :l un 'charme sp ~cja 1. l1lu .is plus encor' pendant ce t en1pS d e Carême, où le 1-1aitre d e tou s 'les maîtres de ta te rre, a su donn er ft la souffrance sa va1leur infinie, pour mieux relever tous les fronLs co urbés vers la tâche quotidi enn e, et leur fa ire chanter n tous. dan s un e bie nfaisante détente, l'Alleluia de la Résurrection. Je p ense il vous, petits ré gents d es ham,eaux .de nos Inontagnes, qui aimeriez tant, comme 111Oi , b é n éfici er de la loi 'quasi-universelle du congé du lundi cie Pâques, pOUl' reprenIre, avec plus d'ardeur ' 'l e derni e r effort, afin de te rmin e r dignement le COlll'S scolaire, .Te crois ê tre l'inte rprète d e vous tOll S,


-

pour présenter à toutes nos au toriLés : COl1l mi ssions scola i l'es cl 'a bord, à l'honorable Chef dn Département, ainsi qu 'à SOIl dévouC> s€ crétaire, ensuite, nos vœux respectueux d e joyeus es Pâques , e n le~ pria.nt bien hUlnble lll ~nt ~e réaliser l e désir exp rimé , ic imeme, tl y a lin an , pal' 1un d entre nous dont 'la mod estie n'il d'égal qu e le mérite : celui cie nous li bétel' cie ln cluss e / e lu nd i

d e Pâques. . Le prestige. d e la gr ande fête, le zèle d e tout Je personnel ense ignant des h a Llt es vè.l lIées, n 'en seraient qu 'a u g.men lés, e t le ..., progrès d e no s c hères , écules n' e ll seraient, certes, p~l S dimillués. 11 r égent du hnl1l c~1U. nis . S .. .

La vitalité

de

l'école pOjJu l aire.

mUSClèS

d'acier, âmes de cire

Nous assistolls Ù ,lIl1 e . extens ion .cle la ullure ph ys iqu e. Ll . nécessités cie la défen se Il :ltion~l'le cl Je> clé've loppenw nt dl' la " ilu eur corporel le sOlll en C3use.

La hié rarchi e des. \ ale urs clel11<111d e (lue lu culLure 1l10/'U/ C nWJ'che) non pas cie pair, mais en tête. IL " a auss i clans Cl' do maine d es exercices de r edressement.. Crass(~u pl issemen t, Crl'l1lr~lî ­ Il'ment-. La guer r e des armcs passE" le combat s pirilue l demeure. No us conn a issons les graves so uc is des ch e rs cru i Sl' save nl responsables d e l'a ven ir chrétien. Ces so ucis ont dicté' ù Pie Xl s(( lettre paternelle SUI' l ' édllcati on chréti enne c t i ns /Jité Pie XII

dons ses

'l lOmbl' eliS eS

-

:3'21· -

ullocutions (Iu.t .ieunes nU/J'iés.

Q u ell es son t les perspecli"es 'ac luelles de la culture 11 101'<lll' e t re]igieus e? La parabole ' du seme ur nous r enseigne ù Cl' ~ uj l' I . Le~ ames des ê:H lo lescen ts pré scntc nL des type s des clin'J's tPIï't.lill~ ([lH ]' ç'o ivent ou s ubiss en L la semence divin e. La façon c ultura le peut d'ai lleurs modifi er II:' so !. Les CO I1 cps sions 'de la j'uibl esse 1 abandonnent aux ronces cl allx hrollss:Jilles . Arr osées d e plaisir, les j eun es èl mes perdent les é lé'nl('J)L...., f ertilisants et devi ennen t pierreuses, pml\ l'e s. Avant cette gue rre, l e Chrl110ine J. (;oJ'dynJ1 ) l'on<.!all' ul' de 1:1 « .Jeun esse o u vr iè re chrétienne », a étucli(> les l1l0ln'emcnts de j e u nes se de dive rs pa) s. Il a consta té qne les je1llles ·a uxque ls O ll 'LI i t miroiter un id éal lerrestr e accusent sotlvcnl Ull e trempe et un l''iprit ' d e s~lcr ifir e qu'on cherche rait vainemenl (hms ln plup:lI'l d e

:325 -

nos o rgan i.sations. /J'où vi ent ce IHrtnqu e déplol'((bl e de uynwnis-

D' une éducation tJ'op molle, trop j'aible, trop assai- ( son 1lée dl' plfli sil's factic es . C est le cas d e rapp eJer que « les fils me mOJ'al l

du s iècle sont plus pruocllls entre eux qu e les filsi 'Cl e la lumière. »

On dil: « Que vo ul ez- vous? C'est J e prit du Le mp s . C est· l év ollltion actu ell e! Ce sont les conditions modern es d e l'ex istenc\' . }) Explication lrop co rn 'm ode et trop égoïste . La 'l ogiqu e des fai1 s Il 'est pas aussi cOlnplaisante que les illusions d e ce modernismt' pécla~ogique. Les âmes, COl11'me les muscles, se tl' emp enl rlans l'e[[o rl , l' effort p é nibl e, 'l a gêne le r n on cemcnt Je s acrifice, ' duns ce qlle {e /rlllyng c chrétien tl'uditionnPl o!Jpe/;e lfl mor-

tificrlfion. Par la 1';lllte d pare llt s trop fai bles c l d 'éducate urs qlli n e vc ulent pas s' gêner, le terrain ,des j eunes [unes r etourne à l état s~lll v3ge . « C11eil1e-t-on d es r3i sin s Sl1r les épin es, OH dc s figues sur cl es rOllc es ? » En théo ri on ll1ainti e llt la n écessité ci e :la JllOrtificatioIl. L Evan gil e cst trop explicite :'t cet égard. L a pratique est guidée pal' le nalur a li sme pédagogiqu e . Pie Xl dit de l'acti on ci e ces é(llicalc urs félihl es s ur l'enfant: « Ils :lc r endent bien /i/utât es-

d e son o rf}ll eil et d e ses ]Hl ss ioIlS rlérérflées. » L ' nhhé L. FOllJ'n eml c"-plique la f açon clOlyt }n d éch éance .sc p rod uil : « Les o/Ilions (Ill otidien n es pl'ennent /0 /ol:mc (l ' nCCOllll1wr!('lJ1 cn{s loci/ es) prolJiso ires, S((11S Im po rtun ee. Petit Li lJctit) le qliss em cn t s'opère. C' est le /ond qui se lu isse (LI /c l' en preniiel' lie u: 1([ vie chréti enne se vid e en f/lle [(lll e sorte d e su subst(UlCe, mois so 11 pisf/(fc n ' ({ !)(fi) C hrtn(fé. »)

cloue

L'éclucation d ' il ~' a Ircnl e èln s s lliv~lil cllL'z nous un rcglll1c p lut t>t éH lstèl'e clont I.'i nsp iralion et l' es prit ..l\ ..li e nt finj par n'êlru plus suflï sammP lü comp ri s. Au lieu de sèlcl'ifiel" le corps (le 1:1 discip lin e sco la ire, il l'a Il ail eH rev iv i fier l'üme.

Il y fi (/lL j' ond de mufti pIes c{(pitl.llotioJ1.'i un IlWIHJLl e d e (;017Jïu/1c(, dOTls / e rfssort mor((! des .ielllles CS /Jl' il .'i . Au licu cie co mp tc'l' avanl lO llt ~llr le: otlseils dl' lIa sagessc c hrétien ne cl dl' hl grDcc· di v in e, on es pè rc oh lE'l.1il· le su ccès p~\r les inven ti ()ns de sa propre Închlstrie. Il l'<lut re s l~llIl'E'r c1~111 S J' écluc a lion morale et reli g ieuse le sen .' du s(riell. ' dl' 1<1 v ic, l'csprit de sac rifice e l 1(:' gc ùt de ,l'a lt ilude alhlt't i([ lll'. , lfl Lu clisci/J!inc fJi en /nis({ll tc du silenc e n 'a pas cessé d'êt re ll éccss~lÎrl' . IJollrquoi l'Il priver la génération m o ntante? QuclqueslIl1S IWl1sent que les méthod es d'éco le activ e peuvent dégéné re r (' Il Jwvê.lrfh!ge ; c 'est un e naïvelé ridic.lIk. Si vraiment, Il e trava il apli vc les .i eunes ouvriers, ceux-ci en a rri veront e ux.-mêm es à .. I1ti1' le ])esoin de fa ire taire leur houch('> et cene d es , o isins. Au sen l titr e de la mnîlrise de so i l e silence ê:\ lIrl e g ra nd e vfll e ur p é-


-

dago.gique. Le lll,aître qui go.uverne sa. pI:opre langu e obtient plw~, faCilement -cette discipli1ie salutaire. ". 2° .Co.mme tant pe 'mères, des gens d'école se plaignent de ' ce que les enfants sont. si difficiles à dOlniner. Pie XII do.nne à ces mères une répo.nse qui peut servir aux maîtres e t aux maîtresses: «A 12 ou 15 ans ) nombre d'adolescents et de filles se montrent intraitables. 111ai8 pourquoi ? Pal'ce que, à l'âge de deu x ou trois ans) tout leul' fu~ accordé) tout le,:r fut permis., tout fut accepté de leul' part. » Ces paro.les s'ap pliquent aux ·co.mmo.dités et a H sans-gêne qu e le laisse r-aller to.lère So.us prétexte ·d e larCieur de vue. Est-ce CJue la Yo.ie éducative étro.ite, ramifi catio.n d e cell e do.nt parle L'E vangile ~Math. 7 14) a été r emplacée pa r des a utostrades ? . " 3u:La- sagess~ éducative 'Chrétienne, ins truite (les. dange rs d e ln pl'eco.cl~é sexuelle et des ruses du dé mo.n d e la vo.:l upté, sava it se servll' discr èt ement de la discipline scolaire pOUl' atténuer les excitation de la chail'. Sans igno.rer ·que les sens d e l'ho.mme so.nt enclins au mal dès sa jeunesse, elle se préoccupait d e la sa uvegarde d e la chaste té. No.lIS devrions relire et ,suivre ses co.nsei'ls aujo.urd'hui qu e cette tAche éducativ e est plus difficil e 'et plus délicate . .Te lisais dans un e bro.chure sur J'hygiène : « Un bonbon refusé Ct trois uns, c'est une tentrtiion vain cue 20 ans . » C'est UIH\ faço.n co.ncrète d 'interpréter ce qu e la préface du carê~l1e dit du jeûne « qui afflige no.s co.rps po.ur do.mpte r n o.s 'passio.ns vicieuses, po.ur élever no.s âmes, po.ur nOLLS donner la fo.rc e cie Co.nlhattre ici-bas. » Ce sont surtout 'les narcotiques quc lu sa(Je:sse éducative élimine le plus possible. « Luxurio.sa l'es vinllJl1 » , dit l' Anci en Testalnent, e t saint Jérôm e qui a r enco.ntré ce passage clan s la traductio.n de la Vulgate, adresse aux parents i'o.bjurgation suivante: « Quelle folic nous comnzettons en donn({nt 'tlu vin à nos enfants! Ils portent déjà en eux le leu de leur concupiscence . Qu'avons-nous besoin cl' embroser le feu de leul' concupiscen ce en leur donnant ri boire du vin ? » Quant au talJac, il es t 1111 moyen énergique de détendre le resso.rt de 1 âm e et d e pré;p<lre r la capitulatio.n. Ce qui surexcite les n eufs ruine la maîtrise de soi.

«

~isse

d' pargne du alais

Société Mutuelle

,SION

20 agences dans le canton.

Contrôle officiel permanent.

Toutes opérations de banque aux conditiong les plus favorables.

·;12', -

4 11 La messe quotidienne est le CŒLlJ' ·d e ICI journée dans un e . éc ole chl'étienne. Sans en faire une obligation stricte, il faut entretenir cette so.urce de bénédjction, Le maître pnldent 'arrive à a~sure]' une bo.nne fr'équentatio.n de la Inesse san.s exercer une pressio.n indiscrète. Une mère chargée d'une famille très nombreusB disait so.uvent à ses jeunes enfants 'en les envo.yant à la messe o.u au chapelet: « Allez, Vo.us , les petits , à l'église. No.us avons tant à faire. Allez prier à notre place. » Cette lnère co.mplait sur les 'l o.isirs de la vieillesse pour faire ce que ses occupations ne lui pennettaient pas alo.rs. En maintenant la messe quotidienne, no.us répo.ndons à un. vœu des familles chrétiennes. Un chef cl établissement qui avait cédé So.us CP rappo.rt au ,'Courant mo.derne regretta sa co.ncessio.n. Des membres agiles? Oui. Des 11lusc1es d 'acier ? Aussi . M,ais surto.ut des ânles viriles trempées .p ar une culture fo.rte et co.nstante et ,p rêtes aux sacrifices. Une bonne culture physique. loin de gêner la fo.nnatio.n 111o.rale et religieuse, lui est favo.rable l11ais ne s'y substitue pas. , Fête d e St. Tho.nlas d 'Aquin, patron des écoles 'chrétiennes. C. (T.

fI propos des notes scolaires Enco.urager l'élèv E', stimuler son zèle lUl (lo.nn el' ci e bo.nn h e ure une haute id ée ci e la justice, tel paraît ê tre le but VIse par l'attributio.n ·d es no.les sCo.laires, lesquell es, servant en quelque so.rte d e trait d 'union entre l'éco.le et la famille , renseignent en m êm e temps les parents sur la bonne volont<\ le travail et les aptitudes .cl e chaque enf ant. , COlnnle to.ut évo.lue et progresse el qu e no.ll'e syste1ue actuel es L vieux ·cl 'un celiain nombre d e décades 'il est p ermis, semblE'-t-il, d e se demand er si, au vu (les r és ultats. il n 'y a pas lieu d 'envisager sino.n la suppressio.n pure et sÏ1npl e (les l1?tes (co.mme des yédagogues d e valellr le préco.n.isent) , du 1no.111S qu elques a n1e l JO ra-. lio.ns qui pourraient être dlSCU tees dans les conférences ou pal l'intermédiaire d e .1'Ecole prinTaiJ'e . . \ o.ici qllE'lqu es r~f:lexiolls que nous IlOUS p e rm ettons d 'émrtlrc : ce sujet: . " , D'abo.rd le cadre ado.pté J -4) nOliS paraît tro.p eh'Olt. ~~nnl les « très bien » par exem-ple, il n 'y a peut-être tpas deux ele~es ègalen'lent méritants. No.us sa lu e rio.ns. avec plaisir l, intro.ductIOn des « dixièInes » co.mm e cela se pratIque dans les eCo.l~s .seco.~­ (laires . Prenons Co.n'lme eXE'mple la « dictée ». L 'élève qUI n auraIt pas fait d e fautes dans les exercices de la semain e aurait 113 no.te .1 ~ pour une faute o.n do.nnerait 1,1: po.ur deux. fautes 1,2 , etc. Il pourra it en être d e même po.ur le calcul et l~ pl.upar~ des aut.res hranches, el .c hacun aurait ,exactement cc qll1 lm revlcn1.


-

3',28 -

Quant ù la cOlnposition françai se, ne sommes-nous pas ex posés trop ,s ouvent il 1::1 classer cl une façon .plutôt légèr e, Sans des données sufJisamment précises. [J ous serait-ilpenuis, (lU risque de faire sourire quelques collègu es, d' ex poser succinctement un e manière de faire :\ 1a queUe nous ont conduit Cfu e1qlles tfttonnelnents : Sur un chiffre tota l adopté en rapport avec ]a fore e moyenn e des élèves de notre classe n ous comptons le GO % des points pour Je nomhl'e et la valeur dps idées (cmnpter les propo sitions pleines ou e lliptiques en considérnnt 'leu]' justesse et b Ina nière dont e lles sont présentées) ~ 30 % vont ù l'orthog]'[lph e cl après le nombre des fautes faites par 2, 3, 5 Il ignes p ar exem pIe: 10 % récompensent Ja présentation calligraphique, propreté, di'po sition des paragraphes, etc. Cela prend lin pe u cie teml s, mais l'élève a l'impression que 1a not e ocL}'()~Tée sur ces ha se~ est hi c 1 celle qu'i] Cl lnéritée. , Mais ce qui nous a surtout frapp é et nOLlS p~HaÎt être le poin t névralgi qu e du suj et qui nous occupe, es t le J'ait qu e pour nous en tenir :1ll systenle actuel, nous devons récompenser et encoura ger le talent I(qui vient de Dieu) plus qu e hl' bonne volonté ct l' effort qui sont le fait de l'élève. Il nous est venu un j Ollr J'j((('e d'annoncer à la classe, (fu c' serait classé prenlie r celui dont le nombre de fauies aurait le plus c1inlÎnüé SUI' la sem ain e précéd.en te. Le l'tslIltat fut surpren ant : d'un ,c oup, les de rniers devinrent les premi er.:.i, sans que Il es a nciens, souriants et fiers de leur supériorité fu.'se llt o ffu sq ués le llloins du monde. Il fnllait entendre nvec qnelle joie chacu n annonçait le résultat de l'épre uve. Cette p e ill e expérience nou s in cite ù élnettre l'opinion qu e l'on gagnera it:l :1 ceelltllrr ln Ilote « progrès » Hll clétrimen t de 18 nol'e « force ». i\ , illSt.

L'enseignement des valeurs spirituelles II è m o A RTI,CLE

'Mes cOllo1u sions sont a LI nonlbre de 4. Les voici: 1. Les écoles :q u i, chez nous , donnent actuell eme llt des co ur ' spéciaux de psychologie) de lnol'ale} de reliUioll ) mériten t très cert a inement notre approbation et tout l articulièreme nt notre Ino ' fond e gratitude. Qu'elles cherchent constamment ù nméliorel' ccl enseignem' nt, c'est le réSllnlé de llles sOlLh:l its . En entendant Ines, œux, vous n 'en tirerez j),l S la conclu sion, qui serait contraire:\ ma pen sée, q ne j 'enga g - ' les écoles ù créer ces cours spéciaux, s'i elles n e ILes ont pas en co re prtvu.' Ù lcur progranune. J'estinle que chaque commission ([ 'l'cole, chaque direction d 'école, 'chaque école, doivent savoir Leni r comp le c1e~ conditions particulières da ns lesq uell es eùles se trOll ven t.

:PD-

2. J 'ai foi en l'influence bienfaisante, constructiv e, éducative surtout du directeur d'~cole, mais j e..ntends bien. du directeur d'école d 'élite . - A ce sujet, souffrez que je vous rappeHe ce qu'est le directeur. Il est le chef , l'exemple , l'allim,ateur, le conseiller, le juge, nlais il est aussi le bon père de fanülle, 'compréhensif et cOlnpatissant. Leur rôle, à nos Idirecteurs, n'est pas seulenlent purenlent administratif; de plus, ils n 'ont Ipas seulement ;\ b~âllller et à punir. Ils doivent aussi diriger >les nlaîtres, c'est-àdüe les guider, les conseiller, les rendre attentifs , sévèrement cela va de soi, anx fautes et aux O1nissions , mais aussi les épauler, les encourager e t savoir leur adresser à l'occasion, des relnercieluents , voire Inênle cl es f élicitations si elles sont lnéritées, cela non seuieillent chlns les grand es manifestations où de te:ls discours sont de cOll1lnande nlélÏs dans l'intim,i té du bureau directorial. - Vis-il-vis des m aîtr es, mais aussi vis-il-vis des élèves , les directeurs incarnent et 11laintiennent l'esprit de maison qui est fait de tradition, d e f,i délité, de sérieu x, de travail, de joie également, Hlais aussi de rayonnelnent, de r eno uvell ement e t surtoüt c1'attachelnellt aux vérités spirituelles . Les devoirs qui inconlbent ainsi ~l tout directeur d'école sont donc d'une telle inlportance que ['on n e saurait être suffis amlnent circonspect lorsqu 'on procède à la nomination .de ces chefs. Si l'on attend ,du directeur qu'il ait un e influ ence quant à l'entralnelnent spirituel des élèves, il faut s'assurer avant de l'appeler au poste de command e, de sa valeur en tant que chrétien , en tant qu 'hornnle, en tant que conducteu~' .ct hOffilnes .. Ce qu: sont ses convictions son idéal, sa conceptlOl1 de la Vie, est a prendre en considér~tion avant de p eser 's a valeur scien tifjq~e et son crédit. En cherchant bien, en ch erchant Il ongtelnps, on decouvrira la directeur d 'élite, dont l'influence s'Ur ses collaboraleurs et sur ses élèves sera ,incolnmensurabl e. Et si, contre toute attente, quelque déficit se révélait par la suite, au 'c ours ~e l',activité du directeur il suffirait d'une r elnarque, d'un consell, cl un siO'ne du président ou d'un autre Inelnbre de la ICom:nli ssion d'école pour r elueHre toutes choses au point. Le ~irecteur ne se blessera pas; il sait que nous SOHunes Lon s 'p erfect.lbles . 3. iai foi en l' ac tion efficace du maître d'école clans le ~lo111ainede l'entraînelnent s'p irituel des élèves. Vous entendez Iblel~ -que je dis avoir foi en l'a,ction effica.ee du prof~ss eur, de, Cel\ll qui est un « lnaître », titre des plus t laUeu rs qUI, ll1alheurenselllellt n 'est pas toujours lllérité . Ce qu'es t le vrai maître .ct école? L~ vrai nlaÎtre c es~ , c~lui qui s'est senti appelé à exercer sa profes~lOn COIn,m e une nl~ ss lOr: , autrelnent dit celui qui a reçu lI a vocat~oll, .. . . car, d~ns 1. ensel~ 'crnenlent 'ce n 'est pas le bel orateur, nI le faIseur cl espnt, qu~ ;éussit, ~lais bien au contraire celui qui, !->ien dou~, ~.ent en lm la passion de se donner, de se dévouer auX. Jeunes qlll 'l m sont COl1-


-

fiés et l{lui possède la force de réaliser ,c et idéal de vie. Le ulaÎtre digne d~ ce nOln, c'est celui qui aüne ses élèves, c'est celui qui aime sa profession, c'est celui que sa tâche quotidienne peut enthousiasmer. Et cette tâche quotidienne, difficile il est vrai, ardue bien souvent, épuisante toujours, ,devient facile et porte en clIe un stinlltla~lt heureux et un élélnent réparateur lorsque le Inaître a l'inébranlable ei réconfortante conviction qu'il jouit d'un privilège, puisqu'il :lui est pennis de contribuer à élev'e r le niveau intellectuel et moral des jeunes générations, leur préparant ainsi un avenir meilleur. Le vrai maître, lC'est celui excusez ces détails, qui prépare chacune de ses ~eçons, '" qui se recueille avant d 'entrer en -classe (on n'entre pas en classe comme on entre dans lll1 café) ... ~~e vrai maître, c'est celui qui fait tout son ' devoir lorsqu'il dOlUle sa leçon" leçon vivante, Ipn~nanle. conduite avec. entrain, avec allant, avec enthousiasme, Jeçon qui tient les élèves en haleine constante, leçon qui se ter;mine, pOlU le maître, chaque fois , par un examen de consdence : « N'CllJJ'C/i-ie pas pH /ail'e mieux? l; , question à laquelle jl a à ré,ponclre ll oyaiement ! Une fois les leçons données, le vrai :maître continue de Jaire tout son devoir en ,corrigeant, à la, maison, les travaux écrits de ses élèves. - En faisant tout cela consciendeuSClnent, méticuleusement, il pratl que .l'honnêteté professionnelle Ja plus élémentaire, et rielld' plus. Mais de lui, on est en'core en -droit- d 'attendœ davantage: Qu'il soit, C0111me nous 1 avons -déjà dit, '1'exenlple, Je guide, i·e conseil1er spirituel. Alors on pourra dire que' ce bon maître: es~ pris rpar sa mission jusqu ' aux entrailles! Pour que chaque classe ait devant elle une te11e persol1naljt( , i.1 faut que nos autorités revisent leur jugement. Il s' agit pour enes de dépjster longtenlps, très 10ngtelupS :l l'avance, les force ' en ,d evenir, Qu'elles fOl'lffient ensuite ees 'candidats, !Cherchant ~ développer leur bon naturel el les arman t pOUl' leur tâche future. Qu'elles ne sanctionnent' une nomination qu'en se dégageant de toute influence non objective. Et si, malgré toutes c.es s'aines pré'c autions, le maître, uae fois nOlnlné ne donne pas entière satis-

Il ...,,.....''''''......... ~......,..~. . . . . '''''. . . ''''~OO'

Banqu~!~~~!~~~~i!~S &Cie! tlltes Ipérati~ns .e banque aux .eUleures conditioDs

~ OO ........""".....,,.....................................""".......... ,,~, •• 00

331 -

faction , tle re:mède est il portée de la main. La nonlÎnation a été faite 'pour ,llne durée.... seulelnenL Il 'e st eil effet 'entBndu une f6i's pour'loutes que la nomülation cesse de d6p'loyer Salis autre ses cHets à la fin de la première année, à nloins qu une nomination définitive n'intervienne 3 mois avant la fin ' de l'année d'essai. Ainsi donc, de deux choses rune: Ou bien le maître a réellement donnée satisfaction? Neuf mois après son entrée en fonctions , il est lnis au bénéfice d'une nomination pour une durée de 4 , 5 ou 6 années ou d'une nomination définitive. Ou bien · alors, le maître n 'a pas donné entièrement satisfaction? Neuf n~ois' après son entrée en fonctions, il ne reçoit aucun avis de l"autor'ité compétente. Il sait qu'~l devra cesser ses fonctions fi. l'école et se consacrer à ,d 'autres oceupations. ' ., , 4. Dans l'éeole idéale que j'ai en vue, le directeur et ses collruborateurs œuvrent, jour a1p rès jour, avec joie, avec conviction, avec allant, sur le ,p lan scolaire professionnel et éducatif. J'aimerais voir leur action soutenue, renforcée par une organisation quelque peu particulière, qui fonctionnerait de la manière sui'vante: Un certain lnardi, à 10 heures /par exemple, après une réci'éation, ' a/l ors que les 'élèves se préparent fi. rejoindre leurs salles d'éco'le ordinaires, selon l'horaire habituel, une annonee au lab,l eau d'affkhag,e générale leur apprend' qu;ils sont tous convoqués à l'instant nlê,i ne dans le grand auditoire, à l'aula de leu!' école. Ils s 'y rendent, j trouvent le maître qui devait leur donner 'rra -l eçon pi:év.ue. Ils se groupent 'autour de lui et Inaîtres et élèves, convoqués il y a quelques lninutes seulement, entendent leur directeur lI eur exposer ceÎ'taines questions intéressant l'école entière. Le directeur a donc devant lui tous -les élèves de l'école et presque tous ses collaborateurs. Je dis bien collaborateurs: excluant les faux frères qui, par une attitude peu digne, par un sourire désabusé, ou nloqueur, ou de suprême suffisance, ou par un siInple haussenlent d'épaules pourraient rompre l'esprit de sérieux qui préside à la Inanifestation projetée. Après quelques I1nots d'introduction, et peut-être lnême après un chant d'ensemble (Ile professeur de chant est au piano, des textes sont 'l'elnis aux participants), le .. directeur présente le con,férencier du jour: un pasteur, par exemple, ami des jeunes, up é~thou'siaste, un 'entraîneur !d'honinîes, · qui l'parle "du ' -eœùi"; ,ep. vu'c d'atteindre le point sensible de chaque participant. Un nouveau chant d?enselnble, une prière, teru1inent la manifestation. Trois semaines après, un autre jour, à une autre heure, par exemple un jeudi à 16 heures, une convocation appelle les ~lèves ià l'aula. Ils y trouvent lIeurs professeurs ·groupés cette 'fOlS autour de leur directeur et. entendent les mêmes vérités éternelles

. .ORSATt vins du

V~àis,

vins deso~en :~t' ete

santé.


-. :3"02 -

dites avec un e profond e conviction pa r un prêtre, lin co ndllcteur spirituel aussi tol é rant que le premi er , aussi anil1l'é qu e lui d ' un saint zèle. ' , Un n10js après , un sa m edi ù 9 h eures par exempl e, 1 école groupée au préau , dasse par classe, voit venir il e ll e llll cie nos officiers supérieurs en uniforme, :-1) ant lin sOlls-officier et un ,so'ldat ù ses ,côtés, Le directeur ,c ommande: « Garde Ù VOllS tJjxe » ~I~uis :, « R e pos». L'officier, ?a~1S lin langa ge bref, incisif, ];rése nl~ l arm ee Slll sse ... Le sO Lls~ofhc1 er pfI)'l e, ensuite, ,cle l' esprit d e camaraderie qui règne dans l'année suisse .. . Le soldat dit enfin , la haute e t s~ nlbolique significa tion -du dnîpeèlu suis se ... . ~t 'c 'es t ê'lillSi, clans celte atlnosphèrc cie sé ri eux, ci e COlllipr(~ ­ h ellS lOl1 e t d e conf'ümce réciproques, que parlera UIl P aUln-' fois une 111ère cIe famille, puis un cl es· professel ll's d e l école ou un éducateur d ' une autre institution, ou a lors LIll re'lwéscn tan t de J'autorité c ivile ou encor e un cbef (l'entr vrise, llll conllner ça nt , un ïnduslrie~ un banquier, un clire.ctelll' d ' une cOlnpagn ie d 'assuran ces, Ull fondé .d e procuration d 'une mai son cle tr anspo rls , un chef de ra yon d ' un gran d ll1aga sin , lin p eintre, Uil lllusicien. De t ell es séances, organ isées méLhocliqul'm e n L selo n llll p 1(\11 d 'ensem.ble prévoyant Ho e sllite cl entr etiens qlli st' coo'l'donlwJlI , groupent l'enselnble ,des élèves, 011 quelquefois seu le m en t certai nes classes, cn vue de créer et d 'entreteni r l' e"prit de maison , c1'al lna mater: on est ,de l'école cle C0ll1'1nel'Ce de X; cn v ue cle c r rer pt (l'entr e lenir l' espri t de l'équip e : on es l cle ,la 3(-' A 1942-4::3. Or, ce sen timent d e 'm ai so n , ce sentiment ,cl équip e, c'es Lla p ennanence cl II sentiIn enl de t'am ill e, créeron t et renfol' ,ceront l'amonr pour la .cité, 'le 'canton , le ,p a ys . J 'ai lerminé m o n exposé . 1\10n distingué préopinalll VOLIS ~I -dit ce qu il pensa'Ît de la question ~l l'ordre du jour. Tout :l I·h eure, Jors de discussion générale, l\llollsieul' h' prr sicl t'nl vous clonnera .l'occasion de vous prononcer VOliS aussi. ~l-clire

Mais ,1 essentiel , je pense que 1l0ll~ sommes tous d'accord ce point, est de savo ir ce qu e cl1OCl.ln de Tlou:) , ,pris isolém ent', fera, à !l'avenir, e t ce qu'il obtiendra paru!) 1'<l\'onnem en t ]HOr:1 1 se dégageant de Lou te sa personnalité. . Quelques- un s parmi nous sont satisfaHs d'eux-n'lêmes . .Je n ' ai rien à leur dire! D'autres se r endent compte qu ils pourraient, ,à l 'avenir, faire plus et mi eux qu e pal' le pa ssé . C'est à .eux. que j adresse le mot d e ]a fin: La 'q uestion ,de la formation des jeunes s ur le plan des V:-l.le urs spiritueliles est un des 0] je ts les plus importants du probJ è~ne que nous nvons 'Ù résoudre chaque 'jOlJr. .. Or, ce proh!lème, ,dans sa simplicité et sa réelle grandeur, se prés\nle comme suit : Le père de cha c un de nos élèves. (' li a mer l' d e . chncnnde ~ ur

JlOS él~ves,

se sont approchés cle nou s, en p ensée, et nous ont confil' lelll' enfant, ce qu 'ils ont de plus précieux au monde! A ce 11101nent, nous pouvions nous d é robe r; en e·t~f e t , p er~"'onne Il e nous a obligés ~l r ester en fonction. 1\11 a is, en notre qualité d e directeurs, et d e professe urs , nous avons accepté, du père et d e 1ft 111ère, IJe dépôt, l e d épôt sacré, qu 'ils nou s faisaient ,l'insigne honneur d e nous confier . Nous avons donc accepté le mand at un nUlndat d 'essence s upéri eure, si j 'ose m 'exprim er ainsi .. . Que, plus tard , on exige cle nous d e r endre compte d e notre gestion, et que Il 'on soit sévère, très sévère, dans J'appréciation d e la valcur de notre contrihution , ,cela es l natur el, cela es t juste. N'Ollhlions c1ünc pas, 'I nes ch e rs collègu es, que nous avons end osst\ devant Dieu e t ,d eva nt 1es hommes, une r espon sab ilité des plu s lO\lrd es .... des p'l u s be'lles, des phl s édifiantes, je In'em.pressc d e J'ajouter. Sach ons donc noblesse o'b1ige - nOLI s montrcr ' dignes cie Ja cOllfiflllce Cjue les pftrenis ont hi en voulu m ettre en nous. Et si, par moments , \ 01 r e tùche, votre miss ion d e\'rais-.i e dire, \ ous paraît éc rasa nte, r egard ez av ec d es lunettes nouvelles le plus fa ibl e, le pl111 S déshérité '>cIe vos é lèves; r egardez-'le bien dans Il es yeux: , ou s y lirez un tel se ntime nt cl'admiration , de respect. ch' r eco llllai ssance, enver s VO li S, qlle vous en aurez chaud ft lL cœur. El cnlbou siasm és, ~'t IlOll\'e aU, Ipar la r éco llfo rtante beautt' ,de votre nlission , vous comprendrez tou.iours mi e ux l'appe l dll pays. pui s aussi l appel ci e l'hllmanitl" e n \ li e de POLIS donna toujours plus cOlnplètement à l'œuvre d e formation des généraliolls montan tes, s nI' le plan intell 1ectue l, SUl' le ])lHn professionnel lî1<lis aussi sur le p1lan d e lIa s piritualité. Pourquoi ce la ? Parce qu e, èlu-dessus de tout, .dominent et r ègn e nt dans ce mondl" .indisc ulahl e m ent e t h eureu sem ent, les seules valeurs indestru ctihl es qu e sont l es valeurs spirituelles.

Pour apprendre à lire aux petits (Suite et fin)

Les exercices individuels de lecture Nou s venons de dire: les -leçons collectives de 'l e'c ture devienn ent de Inoins en 1noin s fréquentes, cédant le pas ft la lecture personn ell e. C est que, gr[\ce à cette luéthode essentiell eluent acti ve e t intéressante, l'enfant devient très vite 'c apable de lire seul , Ù condition toutefois qu'on lui pr·opose des TIlots adaptés ù so n de gré d,'avmlceulent.


-

3'34 -

D'autre part, sitôt qu 'il se sent üapable d ~ d~chiffrer un mot on uri ·tèxte, 'l'enfant 'Cf '" soif 'de- lité. ··· .... ' , Afin d 'étancher cette soit', . 110US avons' établi une série de jeux, tous Semblables par leur présentation, Inais différent · quant à leur teneur. Cette série se présente sous fonne de lotos. Ces lotos de lecture sont connus depuis lontemps.; ils ont rpénétré dans les écoles :maternelles de tous les pays . Ce qui es t nouveau, ,c'est le plan sur lequel ils ont été 1110ntés. Après avoir rassemblé, toutes .l es difficultés qu e reucontre un · .ent:ant clans l'apprentjssage de la lecture, nous" avons j'anaé· ce,' diffièultés dans Il 'ordre qui nous ·a paru 'le plus jlld.iciellx~ ]lOU, basant SUl' :des expériences fait es depuis dellx ans . Nos lotos se pTésentent sous la form e que vo ici . Le carton oe base mesure 30/22 ·cm. Il est ;partagé en 9 cases de 7 cm. decôté. Au bas ·c1e chaque case, un petit espace destiné A recevoir un billet de 2!ô,5 càl., portant le non1 de l'objet repù~senté dans ,l n case correspondante. Les billets cl un même j eu se trouvent dan s , une petite enveloppe ,collée au revers du canton, Nou s' avons préparé ainsi 85 lotos comprenant 765 iInages ou d essins, avec le. 765 noms correspondants , tous difféFellts. Dans !l es « plaquettes illustrées ») le 1not et la chose se p]' é ~ se!ltaient toujours a ssociées; dans ces nouveaux ' jeux, te lllOt- est 'éparé de ·la 'c hose; le tl'avaÏ'l d e l'élève consiste justenlent à nl!p-' procher le biUet-nlot de 'l'image 'c orrespondante; cet exercice Hlel ' en activité la perception s) ncrétique propre ù l'enfant: la percep tion globale des Inots. Comznent utiliser ces ieux lors ([June leçon d e lecture individuelle) dans Ufze classe de 40 élèves? Chaque enfant a sa fiche d 'auto-contrôle , sur laquelle so"n[' inscrits les 85 numéros des 85 jeux' il réalise les jeux en suivant l'ordre des nuinéros, ceux-ci étant gradués, des nlots les plus simptl es aux 1110ts ~es ip-lus difficiles; lorsqu 'il a terminé un jeli , il le soumet au contrôle du maître, et s'il 'e st juste, il fait le poin t SUl' sa fiche, avec un sourire de satisfaction, puis il prend 'avec une nouveHe ardeur Je jeù suivant. Pour faciliter le rapprochement ICl-es nUllJ.éI'os, les jeux ·:-;on( classés par ·groupe. de. 10 ,dans. diverses. 'boîte,s ·en;.cartpn :.. dans ht 1ère boîte, 'les jeux n'ayant qu'un 'c hiffre, 1 à 9 - dans la 2èune ies jeux dont Je nombre C0ffi111enCe par 1, JO à 19 -- .dans [a 3ème: les jeux dont le nUllléro tCOlnlnence par un 2, 20 à 29, etc.; -de cettè' façon 'l'enfant n'est pas arrêté par les nombres qu'il ne connaît 'p as encore, COlllme 54, 78... , . La sJz'ie des 85 jeux est lue deux fois. Lors d~ la prenüère lecture, l'attention de l'enfant est" surtout "coI1centrée ' sur le 1110f qu'il a ,p eut-être {le la .peine à dé~hi,ffrer ; la deuxième l.e cture est

(

plus Trupide; l'attention se porte davantage sur Il e voeahulaire, ,c'est-à-dire sur la cOlnpréhension des mots~ Les résultats obtenus cette année dans notre classe sont e11,c our,ageants : à Noël, 31 élèves avaient term.Îné la série des 85 jeux ; 7 d 'entre eux les avaient revus une deuxièm e fois. Les H. derniers n'ont pu terminer pour canse de maladie ou par insuffis::m ce intellectuelle. Les lofos achevés , les élèves passent aux « dominos de mots ». 'Ces n.ouvell~s .série~ sont destinées aux élèves qui ont vaincu déJà foutes 1es dlfflcultes de la lecture; elles ne servent plus à l'initiation, nUlis ,à l'apprentissage de 1a lecture courante. N OliS avons dressé le plan de dix séries de dOlninos se rapportant aux choses lcs plus connues ou les plus suscüptihles d'intér esser ~es enfants; ils sont donc groupés en petits centres d ' in-, térêt. Ce sont: les rtnilllC/u x, les jouets, les fruits , les légumes , le s fieu]'s les vêtements ) les métiers , les ustensiles . les formes et les couleuJ's. On peut en créer, évic1emlnent. un grand nombre d'autres . Chaque jeu cOlnprend 10 dOlninos: il y a 50 jeu x) présentant d onc 500 mots avec leurs images cOI'respondantes . Chaqnc clO1nino est un redangle de cart.on de 5/ 10 om., partagé en deux cases ; celle de gauche porte un e irilage ou un d.essin; celle de droite, un mot isolé, en caractères manuscrits, ·co!''l'espondant à la case gauche d'un autre dOlnino. Le travail d' l'enfant consiste à mettre en bon ordre Jes dominos , c 'e..~t-à-di]' e à trouver successivelnent le donùno dont l'iulage va correspon dre au 1110t du dOlnino posé précédemment. C'est un exer·cice d ' attention visuelle portant sur tes :1l10ts 1: sur 'l eur signification. C'est, bien entendu , un exercice de Œec'turc. C'est aussi, on le voit, un ex'cellent exercice de. vocabulaire. Ces deux jeux tel'nlinés ~ lotos et dominos - l'enfant 3Ul'Gl lu et associé ù leur image respective environ 1000 Im ots. Quelle richesse de vocaJ)112laire et queHe bienfaisante préparation ft 1'01't:tlOgraphe 1 Et voici , sOlnmairem.ent expliqués , les différents jeux qu e n ous utilisons encore dans notre dasse, et. qui sont tous destinés à palfaire 'l'apprentissage de la. 'lecture. A. J-eux . portant sur la compréhension des m,o ts: Jeu 3. Sur un carton on a dessiné une maison, un jardin, une école. L'enfant reçoit une boîte qui contient des billets portant chacun le nOln d'une personne, d 'un animal ou d'une chose -ayant un rapport avec 'l'un des 'c entres d'idées évoquées 'p ar 'les dessins; il doit lire les biLlets et les déposer en trois rangées devant lui, d'après 'l 'association de l'idée arec la gray ure..

--------------------------------------------.---

Vins du Valais ORSAT bonnes bouteilles·.


-

J.:3G -

Jeu 4- . Dans une envelop pe se tro uvent qLwlques ,cartons portant chacu n l'ilnage d' Ull objet con nu , avec le non1 ,de l'obj el ' Ù ces caftons sont joints des billets su r lesquels sont écrits des non1S p ouvant servi r de compléments .dét erm ina tifs a ux noms des ob jets. Ex. : Le suc .. . de f(/ rine; le ké pi.. d u so ldat, etc . ;L·enfant. doit lire les b illets, les rapprocher des gravures co r respondantes, puis copier l'expression . Jeu 5. Une image groupant 7 ou 8 ob jeh ou persollnages a isé:J.uent reconnaissables est 'co'llée sur un carton, ic haque obje L ét ant n1arqué d'un llU111éro . A droite d e l'image,' les chiffres 'c orr esp ondants sont inscrits les u ns au-dessous des autres, en face desquels l'élève aura à placer des étiquettes 111.obiles portal) t les n0111_S des oh jets LlUlllérotés. Puisque :l'enfant COITllllenCe :l ~crir(' de petites phrases, il faudra peu de choses pOUl' que le jeu donne lieu. à une coude rédaction . Ex. : les meubles de lCl clHlmbre il cOLlcher sont : le lit, [(/ t([ble de nuit, les ch aises, etc. B. Jeux

p~rtant

sur la cOlll!préhension d,e s phrases

.leu 6,. Dans une boîte d ' allumettes ou un e enveloppe se [rouvent, sür bi'Llets isolés, des mots qui réunis logiquement 'col1stituent une phrase. L'exercice 'c onsiste -à lire les hil'lels, à les rap'procher de Inanière Ù construire la phrase, puis à la copier. Jeu 7. Dans une même enveloppe se trouvent deux séries dc 'c artons; chaque carton porte un mClnbre de phrase; 'l'exerc~ce 'c.ollsiste :l rapprocher ,l es deux cartons qui se cOlnplè l nt et à écrire les phrases ainsi formées . Jeu 8. Les ordres. Pour habituel' les élèves ù comprendre ·de petites phrases, nous indiquons sur des billets des orches ou des actions à exécuter; ils lisent mentalement le billet et accOluplis sent l'action pres·c rite; l exactitude ,dans l'action prouve C[U ils ont compris ce qu ils out lu. Jeu 9 . On présente à l'élève deux séries de cartons: une série cOlnprend des phrases-questions, l'autre des ph rClses-répol1se:<; ,il doit lire 111'e ntaleUlelü la phrase-question et chercher la phl'aseréponse correspondante. Jeu 10. L'étude., des heures p.enl1et aussi ,de nOlnbreux exercices de lè'c ture. La Maison d'éc1itioI1s scolaIres Schweizer et Schubigel', à lyVinterthur, édite des cantons de 20/25 cm., divisés en 10 cases, com.portant chacune un cadran. Nous préparons dix hHlets sur lesquels sont ,i n:scrites en toutes lettres les heures correspopdantes; à l'enfant de rp1acer les textes en bonne place. C. Exel'cices d'initiation à la composition

EXel-cice 1. Sous u ne gr avl_lre représentant une scèn e enfan-

tin sont inscri tes que lques pet ites phrases relalives :\ cette scène . Dans chaque phrase un Blot ,est ol11.is et remplacé par un tiretLes nl0 ts Olnis figurent . au bas ou au reve rs du carton, pêt e-Inêle et a'c conlpagnés de lIuelques nlo ts .' upplémen ta ires. L'enfant 'lit le texte, et par l'eXé'llnell de la gravure ch erche e t tro u ve le mot ma n quan t· avant de Il 'écri re, il s'assure ,de la ju stesse et de l'orthographe du 1110t en jetant 11n coup d'œil au bas 'rlu 'c art on . Exercice 2. Trois ou quatre ,phrases écrites isolément sur (les bandes rI carton constituent, 'par leur l'a,p'p roehelnent logique un petit récit. L'enfan t doit les lire, les placer clans la succession que denumc1ent les idées exprinlées. Cet exercice est cl la fois u n jeu · de lec tu re portant sm' .18 _compréhension des phrases ct un e initiation ~l la composition. Conclusion

La p'] llpart des exercices proposés ,d emandent l'em,ploL cl llll malérieJ. concret que 'l es jeunes ' lèves pourront n1.anipuler et qui leur rendra la lecture plus ,f acile et plus attrayante. L 'éducateur ne peut être partout à la fois, il a hesoin ,d e 1110);enS lllatériels qLl i servent de trucheIl1ent entre lui et ses élè,es: cet i nterulédiaire indispensable, c'est le n1Cltériel d'ense ignenIent, dont le caractère le plus désirahle, mais non toujours réahsable, est d'être auto-édncal ur, auto-correcteur, simplifiant ainsi la trtche très 10urclelllent accrue du maître qui ne peut p'lus espérer déverser sa science il heure rfixe et un ifonnément dans le cervaau de ses jeunes auditeurs . POll1' heauc.oup, le mot « J1wtériel d'enseignement » est un érollVantail dont la crainte est faite cl éléments divers: _ fatigue de la recherche et de l' exéc ution qui dévorent ]c<.; heures; ...- difficultés de l'utilisation dans les classes nomb reuses d même clans cel'les qui le _sont l11oins, pu isque trente élèves ne constituent ,p as ce qu'on est convenu cl appeler une classe n0111-b reuse - et cependant, chaque unité conserv,a nt sa va leur au ,l ieu de se fondre dans la luasse, c'est déjà une lourde tâche qll e de diriger dans leur formation trente petites personnalités' _ difficulté de conservation du nu1tériel, si précieux pa r le tenlps et les ressources pécuniaires et intellectuelles qu'il a coüté; _ trouble apporté dans la disôpline qu'on voudrait baser SUI' le silence absolu et l'in1.n10bi'l ité totale, disc ipline qui soulage le InaÎtl'e, n'lais fait grand tort ft l'enfant; _ destruction rapide de l'hOlnogénéité d'une classe si péniblement obtenue déjà ft la rentrée par lln classe men t raisonné des élèves.

. Vins du Valais ORSAT dissipent la tristesse.


Expliquons-n01;ls S'ur ce derni er point. La classe lwm_o~lène~ ·dont: nous avons tous rêvé, où 'l'enseignement donné ù tous COllvienclTait à tous au même n10ment, est un mythe qu'il faut abandonner. En effet, en adluettant même qu 'on ait réussi à rass elUbIer, au début de 1'année, dans une nl'ênle class e, des enfants d e mêlne force , il faut bien avouer qu 'ils ne reste ront d e même for~e que si , 'p ar suite d e nUlUvaises lnétllOdes, on sacrifi e l'élite ù la moyenne. Deux coureurs d'aptitudes inéga les rp euvent, à un Jnoment -donné, pour des raisons variées, se trouver cote ù côte : -mais leur Inarche parallèle ne peut être qu'un état passage r ; ~l'instant suivant verra le 'plus rapi-de dépasse r l'alltl'f' : ainsi en 'est-il dans une classe, 111êm e hOlnogènc ù ses {lébuls. L e maté rÎe1 gradué fournit à chacun ce dont il a bpsoÎn , d e sorte qu e chacun p eut donner sa mesure. conserver son <!lIure propre ~ les é lèvc:-.. -s 'échelonnent vite selon l eurs capacités. Dans les classes intérieures ) le maté riel a Ln anla gc d e four njr ft l'éduc ateur d es l'ens eignem ents exacts sllr l e ni veau inte l l ectll el d es enfants ; la sdence 'a ccessible aux p etits p e ut se réduire ù très p e u de chose qu 'il serait bi en aisé d e leur apprendre 'd'une manièr e verbale ; ulais si , pOUl' apprécier la valeur ci e le urs conna iss ances, nous n'avions pas d 'autres pro·céd és que lïnte r 'r ogation qu ell es erreurs d e jugement n e pourrions -nOli s pas com -_ Illettre l Avec le matériel, .J'enfa nt doit. non seul em ent dire, maj ~ agir ; -dès lors nou s sont révélées tOllt-eS les ineompréhensions du pe lil honhom_m e qui récitait si bien , ei nOli s S[l vons avec préci sio n {.{uelles la~unes il faut combler, L e matériel, nous le Tépéton. est un in strum ent indisp en sa ble aux. éducateurs des tout-petits. l\ilalgTé les diffi.cultés d e tOl1 -tes sortes, j,l y a une so'l ution au problème du matériel , el cette so 'Jution n 'est pas apportée seulemenl par les é diteurs; certes, eH nous offrant un matériel tout fait et .sélection.né. ils -contribuent pour un e ·l arge part 3 r.ésoudre un certain n0111bl'e d e difficulté.5· lnais il en est d 'autres qu il appartient aux éducateurs e ux-lnêm c~ de vaincre. grâce à un e organisa1ion rationnen c du travail J' . ('" .

Isa vraie discipline Les dasses bien tenues sont aujourd 'hüi presque silenci euses. Dans l'école accueillante ne s'élèye aucun éclat de voix, pas de cris. Parfois seulement, les réponses simultanées de tout Ull groupe d'écoliers attent~fs aniInent "la ,classe. L~ voix .p.l us grave -du nlaître dépasse à pelne celle des .é1eves, domme faIblem ent l(~ débat. le dirige et fournit les explications nécessaires. Et c'e~"t fort bien ainsi. Cal' parle r haut, c ri cr en ('.lasse, c'est

un nlOyen d e se 'faire entendre sans doute, l11ai.s non d.e se, fair e é'c oütel,; -ce qui Il'-est })as du tout la nlêm e chose. Il faut b ien se lnettre- dan s la t êt e d 'ai'1leurs que l'enfant s' a'ccoutume à tous le diapasons. L es cris auxqnel's il n 'est pas habitué l'effrayent d 'abor d , le font taire au début ; puis, s'ils se r épètent un p eu tr<?"p fr équelU'm ent, l' étourdi ssent et l'énervent à la fin. Lorsqu 'il s' est f ait au x éc:Jats d e voix du luaître, l'élève n e s en émeut plu s . Il l'imite e t d evient bru yant. Dan s la classe c'est alors un bourdon-· n em ent continuel. Quel est le r elnède il appliqu er en ,présence d 'une t cll e situa tion,._ là ()ù la disdplin e fait a insi -défaut, où l'attention nlanquè tota - leillent ? Eri prelnier -lieù il faut avoir le cOUI~ag e d e rechercher la cau se d e cette ina ttention de cette indiscipline générale. Il est forl possible qu e ·l a f aute ,p rovienn e moins ,d es élèves qu e du rnaÎ,trC'lui-m ênlc. L a leçon of.f re -t- ell e tout l'intérêt désirable? Si t e'] 11 est pas l e cas, i:l n e f ant pas s'étonne r si l'attention d es élèves est totale-lnent a bsente. Cc ne~c.i n e s' impo se pa s. Alo rs l' esprit n 'est plus occupé a u x choses de l' école e t il va gabond e lib rem ent. Par 'Contrc, l'atten tion r ésulte du charnle, d e l'intér êt des leçons. Les pu nitions n e r éussjssent pas à la fix er . Résluu ons donc 'Ce point: l'indisciplin e prm ient tout d 'abord du m anqu e d 'intérêt des leçons . Il y a une a utre cau se encore d 'inattention: c'es t la f ati gue des élèves . Il fa u t m éna ger les f or ces d e l'enfant. On comprend qu e les 'm ll scl es f atigués par une course, l Ül travail corporel, ai e)~ f, b esoin de r epos , Le 'C er veau n 'est pas c1iffér el11iln ent conçu. ToU s les m.éde-cÏns savent d' ailleurs, et b eaucoup d e ,j)atients aussi, qu e ' l'a ctivité .céréb rale est a ccompagnée de p hénom ènes p h ysico-chirniqucs qui en sont p eut- être 1a Inesure. Certain es- sécrétions ou excrétions faites en abondance ou avec une certain e p erver sion sont en quelque Inanière .d es troubles produits par l' excès de tra-vail intellectuel. La journée ouvrièr e a été réduite avec raison fi 8 heures et la semaine à 48 heures', afin de p errnettre au travailleur d-e se reposer pendant un temps suffisamment long pour qu 'il puisse refaire ses forces. Il est reconnu que le travail intellectuel demande le mêule effort que le t.ravail physique. Or, si le travail de l'ouvrier, donc de l'homme adulte a été réduit, à plus forte raison est-il nécessaire d e r éduire fc eluide .fenfant ,en · pleine croissance, de ce jeune être qui n'offre pas encore la m 'ê me résistance qu e l'homule en pleine force. n est clair que nous ne pouvons pas astreindre nos élèves à . un travail continu pendant un temps relativelnent long. D'-où la nécessité de couper nos leçons par des pauses,. ou du moins d e changer assez fréquemment d'bpcupation, ce qQi amèn~ . aussL;. une détente. N.'ex igeQns .- donc pa~ d~ n<)s é'l~ves: un Jaheur .. -in:ees-: - :.


-

sant. sans paix ni. trève et (~ont le n~oh:dre incon ~é n:i ent serai~ de faire ,prendre l'instructIon en degout et 'l e nUlltre en averSlOn.

~eur

En introduisant une demi-heure journalière d' exe rcices physiques, le nouvea u progrmnn~ e fédéral c~ e gy.mnn stiqu e, :Hll'a contribué pOlir un e bonn e part a r eposer l espnt cle nos 'e leves, s u 1',tout si cet en sei O'n em ent est donné non au comm encem ent ou <l la fin d e la c1 as~e, mais entre delLx leçons consécutives . Il serait hon .cl ailleurs d e fair e exécuter ass ez fréquemm ent des 11l0UVelnents r es piratoires soit dans r éco'le, soit hors de l'écol e, car l' esprit se r e.pose lnieux si :le ,cor~ s est actif ; r~tte ntion r ecl.e'Vien :t viv e et séri eu se et J'e nfnnt es t.a l1H:'me d e pro(ll1lre lin Ir:1yatl v nUl11ent a c tif- et fécond. Ce sont 1<'1 d es con s id é rations gén érales dont il es t b-ol1 d e leni r . compte si l'on vellt fair e ~ l" re util e. e l. s i. l'on ~î ],in ~e nli ~ n (1'..11 tendre des él èves du tra vail c L d e la dl sc lpllll e. Cl. 13el'ord.

0-4.1 -

La cathédrale

Oh ! r egarde ... Sa voûte d 'azur, a ux senli s d 'or, Du large écart des bas-côtés jaillit, s' ai gui se COllune une aile tendu e incurve son essor. Null e colonne, aH pi ed robuste , n e divis e La p erspective e t n e souti ent Il Înl1nen se arceau Qui d ' un e seul e courbe elnplit toute 1'église. ' Ses n ervures, par branche eSlpaçant leur fai sceau , Ont r éservé chaque surfac.e domica'ie A la rich e e t ferv ente ivresse du :pincean. S ur un fond d'outrenlel' f'l::unboi e e t s'jrlte rcale La Iner ve illell se hi stoire appri se au x Livres Saints, Où. r ègn e e t resplendit la Victim e pas ca 1('. E t. la fresqu e innonllnable altern e ses dess in s D ' a canth es, de h1la sons autour de "OS ,' isa ges, Pntriareh es . ~1[ a rt~T l'S Doc teurs, Vier ges e l Saint s! P hili fJIJ C DII1'OIll' .

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~§>

II. VOCABULAIRE

PAR TIJE PRATKQUJF,

L es NOùvl S. - Egli se, ca th édral e, sanctuaire, cbap el}!le, c'loc her , tour, f lèch e clo c he, dôme, p.ortail , parvi s, n ef , ch œ u);, ch a ire, au1.el, croix , vitra il , sta tu e, h énitiel', sta ll e, h oise ri e, sc ulpture, p i'lier , ch a piteau , voûte, cr yrp te.. .. Couve nt, m on as tèr e, abb aye cloît re, ar,ce~Ill ... Ch â teall , d onjo n cita de lle, r empart, toure'll e, c r l~- . nea u, pa n l-l v i ', fossé, esc<l'}i er , p la le-fo rnî e, -e tc. MOllum ent , co lo nn e statu e équ es tre, vic toire, sou venir, sy mibol e, reco nna issan ce, homm age; pi err e, grani l, marbre, IJronze, plaqu e, i n sc ription~ ~e l'h <.', co uron ne, etc. Les ADJECTIFS. - Parmi les adj ectifs, choi sir ccux, qUi 1Ilcliquent plu s s pécia lem ent 1<-1 form e, l'asp ect, les d é tai'l.~ du 1110 l1um,e nt (·tudié . Exelnpl es : U ne égli se : haute, va ste, mod este, an c ienll e, n e uve, s C ll~pt é(', ornée. l n e cathéc1rdl e : gothi<'lll e, rOlllèlll e, imposant e, c uri eus e, aJltiqll l', r elnarquahl e. Un e ch a p el'l e : c uri euse, inté ressunle, vé né rée, célèbre'. Un Clocher: éJan c.é, a jouré, fin, sC1Üpl é ellri eux. La t our: crén elée, élevée, 'l arge, üllposanlc. L a fl èche : élancée, minoe, droite, Îlnm.ense. L e dôm e : sculpté, curi eux, élevé, arrondi. L e portail: an cien , arti stiqu e, Ipeint, r estauré. Ln voûte : ,p einte, dorée, haute . L e monas lèr e : important, vaste, abandonné ... L 'ahb aye : intér essa nte, historique. L es areea ux: gothiques, conservés, ruin és .. . Le chàt eau : fortifi é, dém.a ntelé, abandonn é .. , L e mOlllL111 elÜ : impos ant, t o uch ant orné, ,g1o ri ellx , etc .

1

~

.~a ·~~~~~~~~~~~~~~

LANGUE FRANCAISE t

Centre d'intérêt : MONUMENTS - ÉGLISES J. RE CITATION Le cloch,e r du village

P etit cloch er rl' ardoi ses du vi'JJ:.l gt~ Où je sui s n é; On dirait qu e tu veux L'élancer JU SqU ' HUX aslres ; Et ton vi eux coq , p a r tous les vents m a lm n ~ , Se hau sse, t ém.ér a ire, :lu-dess us d es feuilI ag(·s .. . P etit clO'cher d ' ardoi ses du village, Ta cloch e à plein cœ u r a sonné Bien d es baptêlnes, bien des m orts Et bien d es Inariages . Et, par les soirs illUlninés De r efl ets d'incendi e, ' ,q ua nd Il e feu prend Il essor Au creux .d es granges ou des lneul es, E tl e a clamé J' a ppel sinistre a ux gen s du peu ple. Philéo,'i L cbcsyuc.


~

Les -VERBES. -

342-

Observer un m.onument . détailler la faça-

de, .. 'le portail; ' décrire une église;··:un· 11101111ment ;. visiter un ·châ.-

leau historique' conteulpler un tab1e:Hl. Ill. ORTHOGRAPHE

Préparation: S en référer au numéro du 15 octobre. Une petite chapelle

Il y avait, au 'Midi une chapelle dédiée ;\ Notre-Dame du Relnède, avec un porc.he à la façade. De grosses touffes de lien-e en .recouvraient les lTIUrS et,. à l'intérieur, elle' était toute revêtue' fle boiseries dorées qui encadraient -des tab'l eaux.C'est là, que le matin, à cinq heures l'été ft six 'heures l'hivei-:' on nous 111enait à la lnesse... F. Mistral. La cathédrale

La cathédra1e est entourée d'amis fidèles et puissants qu i la ..ol.ltiennent dans son attitude de prière, COlnme les Hébreux soutenaient les bras de Moïse tendus vers Dieu. Ces anlÎs sont le contreforts. Géants de seize nlètres, blonds dans 'le bas, de plus en plus noirs, à mesure qu'ils se rapprochent de lI a toiture. Leur présence, leur assistance contribuent singulièrement à l'effet gé,n éral de force lnéditante que donn e tout le monument. Et des hases de ces ,c ontreforts, des assis es du clocher célèbre s'élancent des filets, qui s'enflen.t, comme se ramassant snr euxmêmes, et prennent leur é'l an pour s'élever p'lus . haut ; et c'est bientôt toute une floraison. Con'u ne les contreforts de 1a n ef , en escalier de vaissea li , sont pllissants et trapus, par opposition avec ceux du c1ocher '! RuineS!

Sous nos pas , dè s blocs inul1enses de granit rouge ou gris, cl pOl~phyre sanguin, de mal.,b re blanc, de pierre jaune aussi éclatante que le maflbre de' Paros, tronçons de colonne, chapiteaux ciselés, architraves, volutes, corniches, entablements, !piédestaux, luembres épars et qui ' semblent palpitants, des statues tombé~ 'l a face contre terre, tout ·c ela confus, groupé en lIlOl'Ceaux, dissélniné en luille fragments et ruisselant de toutes parts comme les ijaves d'un volcan qui vomirait les débris d'un grand empire! ». . Lwncirtine. Réflexions à propos des églises de villages

N'est-ce pas p1utôt leur pudeur qui ravit? Car, avec leur clocher bas, aeur toit qui se ca.che sous les arbres, e'lles semblent se faire petites et s'humilier sous le grand ciel de ' Dieu. ICe n'est point, en effet, une pensée d'orgueil qui les a hâties, ni la fantaisie pieuse de quelque grand de la: terre en agonie. On sent, au contraire, ·que· ·c'est l'expression sÎI1'iple,'· d-~un 'bes-oin, -le 'Cri haïr d'un

appétit et 'COllln1.e 'le lit d é feui'l'les sèches du pâtre, la hutte qu.e l'âme s'est faite pour s 'y étendre à l'aise ù. ses heures de !fatigue, G. Flaubert. Les temples de Louqsor

Ce sont rles tenlp1es titaniques, des plafonds surélevés; des colonnades , au premier abord Inontrueuses conviennent à U11e eivilisation grandiose -q ui fnt la première et ia mère de toutes les antres. J'erre sur les daiUes rompues de Karnak. Que1 en'CornJ)l'e-' lnent ! D'énonnes piliers se serrent les uns contre les autres une ,'P~rtie .~u ciel b1eu est bouchée par un pylône. Des statues 19'é~ntes , lOIn d 'etre présentées en évidence, sont entassées dans un coin, Les obélisques se dégagent ~\ peine d 'un fouÎ'l lis de construction . L 'œil esl partout arrêté, les perspectives n e se développent pas . . 1110nte~ sm:lll] tertre pour em.b rasser l'ensemble et l'on ne jparYlent ptlS a d eIneler ce tte profusion de beautés en ruines C'est que Karnak n 'es t pas un temple mais une s~lccess ion de temples enchevêtrés, agrandis, reconstruits durant trois milk ans pnr 'l es Pharaons avides de gloire. Robert de Tl'G z .

<?n

Exercices d'appJJication

S'en référ e r

Ull

numéro du 15 octobre.

IV. COI1iPOSITION FRANÇAISE ' La phrase - Le paragraphe - La rédaction

Faites d es phrases avec les mots du vocabulaire. Conjuguez Jes verbes du vocabul~irè .

_ Szz,;ets proposés. - Dans, os promenades scolaires ou ~) el'SOU ­ n-dle.s vous avez admiré et mêJne visité lin vieux château ou tou l autre l11.onument. Décrivez. Pl'épal'a~ioll. - a. Entrée en nlatière. - (Quelques lignes,) h. PremIer paragraphe. - Le cadre. c. DeuxièJne paragraphe. - Aspect général. . .d. Troisi~L?e. paragraphe. -- Les . détails: Ne noter qu k.~ detulls ~ar~~terIsti<:~ues et qui pourront faire éprouver aux ~ect.eul·s du devoll' llmpresslOn que vons avez ressentie. e. Conclusion. EUe sera 'le l'éslIlllé de l'ünpression géné-

ra:1e.

II. Décrivez la faça.d.e de votre égJlse; Le clocher de votre église. Les vitraux de votre église. Un ·château de la région que vous habitez. Un monument représenté sur ,votre livre d 'histoire, etc. .~e, 'm~l111ment omnlémoratif de l'entrée du . Valais dans 1 ConféderatlOl1. a Le monument ,d u soldat (il Sion). ' . Dé~rivez u.n-e image religieuse d,e votre livre de lecture ou (l~ votre Inble.


-

3H-

SERIE .. .

Fiche 1\0 .. .

-

345 -

Suppression de la p.r oposition subordonnée

Relllplace la proposition écrits ri. la lin de l'exercice.

subordonnée

par

un des nOIn.';.

Les Confédérés se sont pal~tagé ce qu'ils avaient pris à Charles-le- Téluérairc. Faut-il vous dire ce que je pense? Cet orateur nous a rappelé ce (lue son paTti se fJl'ofJo se de

f ({ire.

Donnez-nlOi 50 l'r. et gardcz ce que vous avez en fJ!LlS. Jugez lin hmlTme d'après ce qu'il fuit et non d'après: ,ce qu'il dit.

A la bataille ,de Sempach est tOlnbé ce qu'il y (Lvuit de mieux dans la noblesse autrichienne. Il <. dmmé aux pauvres tout ce qu'il avait de trop. Ce grand poète nous a ir écité ce qu'il (( composé dans sa jeune.'sc. Je VOllS ai expliqué ce qui Cl occasionné les guerres. de Souahe. VOLlS In'avez vendu ce .que vous avez de plus nwuvois daI~s vos Inarchandises Je VOllS répète ce que j'(li dit (lll com,mencement de mon disconr .. Tu Ju'expliqueras tout ce qui concerne la fahrication des 111011tres. 'I!fots à. choisir: lu cuuse, lc secret de la, les œuvres, le rebut,

le superflu, la fleur, l'excédent, le début, le programme, le blltiIl) mon opinion, d'apr ès ses ([ctes ei non d'([près ses pm'oles. SERIE ...

Fiche No ...

Suppression de la subordonnée

SuppriJ1le lu f"'OfJosition sllbordonnée; emploie fJOlll' cela l(l f orme impérative, Exelnple: Quand VOllS lui aure: présenté des excuses, il VOLlS pardonnera. Pl'éseâte:-lui des exc uses, il VOl..lS pardonnera. Lorsque vous aurez fait ce travail, vous pourrez vous reposer. Faites ... Je pense que nous ne devons pas conlpter sur nos mnis sinon nous risquons d'être déçus. Ne COlllptons ... Quand tu aura~ écrit ,cette lettre, tu la 111ettras à la poste. Si nous accom.plissons loyalement notre tâche, nous , auro~s la. 'c ollscience tran quille. Il faut que tu aies une bonne conduIte SI tu veu~ que. tes parents soient contents -de toi. Je tiens à ce que vos Id evoHs '~Olent 111ieux soignés . Vos .devoirs ... Je veux que tu partes, ce SOlI'. J.e crois que nous ne 1)ouvons plus COlnpter sur ce~ ,et!'anger, Il pourrait nous trahir. Ne ... L~I~sque nou~ auron~ redlge ~ette let ~ tre nous sortirons prendre l ml', Il est a souhaiter que les pays sul;jugués se soulèvent. et sc libèrent de 'l a servitude étrangère.

SERIE ...

Fiche

]\,0 ...

Suppression de la proposition subordonnée

Rem/Jlace ]a proposition sLlbordonnée p({r un des udjectifs écrits à. la fin de l'e:rel'cice. Cette pOl1llne qlli ([ un bon gozit est un Canaela. Cette JJ]essure qu i n'est qu'à la sLlrface guérira vite. B faut fortifier les régions qui sont situées (Ill-dessu s. On n·a pns encore trOll\ é le mouvement qui l1(' doit f({]}wis s'ol'rêtcl'. \\ L'Echo Illustré » est UllP revue qLli !H1FaÎt Ch({({LlC s.enwine. Le « NOllvel1 is te v.alaisan » est Ull journal (/ui IH/Fuît choque ]OUI' . Cet C'nfant cle hllit ans est llll voleur qui commence tôt. L:I « Tribune de La usanne )} nous donne les nouyelles fjui vi ennent cl' arriver. Avant: la guerH:, l es grandes puissances avaienL des ~\rlll('cs

qui étaient toujOUI'S SUI' pied. Voilà au 1110ins llllC construction qui est de notre époque. Il y a des insectes qui ne vivent qu'un four. VOllS ll1ë racontez un événcmenl ' qLli est Sl.Zrvenu ((IJrès l'rlLltre. CetLe personne" a été frappée 'par des ni.alhel1l:S (lui sont sur-

venus les uns après les autres. On a construit lIll porL qui ne restenl (ju'en uUenc!rtl1/". . Mots il choisir: Provisoire, postériellr, succeSSifs, savo ureuse, éphémères, J11Oderne , pel'I1Wllentes, quotidien , hebclo1J1ml({irl') !l'fllches) perpétuel, IJrécocc ) SUfJéric[ll'es sllfJerficiellr's. SERIE ... Re171l'lflce le verb e se trouve OLl il ~' a f){IF

1117

Fiché \'0 ... ([utr e I/Jlus IJré-

cis placé Ct la fin de l'e:l:el'cice. Dans 'l a marmite, il y a la soupe du dînC'r. En hiver, (b11S les logis f~rmés, il y Cl de pau\ l'CS m~tlhellr(,lIx. Sur les püturages des Alpes, il ~' a de nomhrell ." troupeaux. Su r la liste des candida ts il y a votre 11 0111. Le long de ses . joues, il ) a ~lll torren t de bl·mes. Maman apporte la soupière dans laqu elle Î'l y ,1 la SOlllH', Dans cel te mare, jl y a un C' eau p sl i1rnti el 1('. Sons 1a cendre il yale 1'C'1I. Dans ce fumier , ii y a 11l1C multituc1e de vers. Sur ce fort, il yale 'drapeilll bbnc. - l'..ntre CC'S deux pierres, il :Y a ulle SOllr 'C. . Sur -la poitrine de cette j un fille, il y ~I li Ill' C!"OIX (roI'. Le soi l' du 1 el' aoûl' su r la montagne il y a u 11 gr~111c1 rell. Dans Jïnnnensilé du ciel, il y Cl des t toi les. ,)tf ot~ il choisi l ' : /1 oUe r, jfli II il', l)f'i II er ) 1" (t 111 he,., c fOUlii l" ,

cOllle]', fumer !i(Jurer couver r;rou ille f; l)(/Ur e, flFeloUer ) cuire, scintille]'.


-

;3~6

"-

-

SERIE ...

Ret,mplace le verbc faire pal' un verbe plus précis que tu fI'oaveras à la fin de cet el~ercice.

Quand j'étais petit je fai's ais des cris perçants la nuit. Pour faire ce sillon ce laboureur appuyait sur ]a charrue. Le tailleur et J'apprenti .faisaient Ull ha~bjt pour 111.0n voisin <llland je suis entré. Quand vous .faisiez ces étoff~s les veillées d hiver "ous paraissaient moins longues. Si tu faisais une nlaison, tu saurais où t 'ab liter. Ce Inaréchal faisait une barre de fer. Les' ateliers rd'Oerlikon font de puissantes Inachines. Si tu lnontes sur ce glacier tu feras de. Inal'ches dans la

glaee. Quand les députés siègent à Sion, ils font les lois. Quand je fais un discours je suis toujours un peu inquiet. Si je fais une injustice,' je suis disposé à la réparer. Si l'on lne fait nne recolll111andation .le tâcherai de la lnettre en pratique. Si je fais bien, jacquiers l' estüne ,des honnêtes gens. Mots à c1zoisir.' adresse]', conduil'e, pousser, trClcer, confectionner. bfttil') tisser tnillef constl'uite ) lOl'ge]' ) prononcer) com.mettl'C

SERIE ...

Fiche No ...

Remplacc le l,verbe il )' a par un outre plus IJrécis que hl trollveras èL lCl j'in de l'e:tcrcice.

Sur ce champ de bnlaille il y a mainlenant un sommeil cl mort. Au, pied de la montagne, il y a une vaste plaine. Dans ces cabinets, il y a une odeur -cl'anl1110niac. Au sonnnet de l'Eglise de VaJèrf', il ~r a l'égUse cie 1 J ot]'e-DanH~. SUI' le .lac il y a un coin cl LI ciel. Tout au lojn , il y <1 une chaîne de 1110J1tagne. Dans les pa~r s rm agés par la gllerr \ il 'y a la F'mn ine. Sur son beau visage, il y a la joie. Dans ses yeux il y a de la gaîté el du bonhell r. Sur les joues de cet enfant, i1 y a la santé, Dans l rnne de cet homme, il y a une intense colère. Dans ce pays opprimé, ifl y a la -révolte. AllX flancs escarpés cie cette colline, i 1 ~ a tlne caverne. nlots cl choisir.' Régner) resplendir) bJ'i lie 1') rf/yonner ) sévir,. bOl.lilionnel') fermenter, se mirer) se cléployeI',s'ou/JJ'il') se dres-

set) se .dégager) s)étendre.

347 -

Fiche No ...

La cathédrale au . mosen ,âge Au moyen âge, la -cathédrale est le centre de 'l a vie de ' ta' cité. Hien n'est tro.p beau pOUl' la parer. Des générations successives ont travaillé à , sa construction. 1. Sa signification. - Ses hautes voùtes , ses flèches lancées vers le ciel, ses tours puissantes donnent une impression de ·force et de tranquillité. On ,dirait un ,immense navire constr'Lut pour ~ éternité. Tonte la vill le peut s'elllbarquer dans ses flancs. Approchons-nous. Sur Il e porche, une r eprésentation du Christ ou de Dieu le Père. Autour de lui, l'histoire du ll10nde telle que -1a Bible l'enseigne . ., oi·ci ,MIOÏse qui reçut de 1 Eternel la Loi, nouvelle et 'les douze apôtres qui se 'pr~ssellt autour de .T ésus. En ces temps, c est par les scu~ptures .de la cathédrall e que Iles pretrés vell lent in~ti'uiré les fidèles des choses de la religion. ' :Ces sculrptures rappellent encore au fidèle qu'il doit lutter contre ses défauts pour 111ériter 1a récompense céleste. Eliles nous montrent des lI égions de clénl0ns guettant le pécheur, mais aussi des anges ai'lés qui viennent à son secours. a1'1n's du glaive ou de 1a foudre. , . En réalité, une ,.grande catbédraleest un m:onclf'. , Ell e a son ahnosphère, sa hunière, ses parfums, ses forêts de candélabres, ses ombres discrètes. 'Sa grande rosace (vitrail) , derrière laquelle Ile soleil se couche selnble être, aux heures du soir, le sollei'l lui-mêmt:' prêt à disparaître à 'l a lisière d ' lllle forêt 11lerveilleuse. A.ucun bruit profane n 'entre sous ses voùtes. Les h0111n1es oublient lelll's S01·1 ds leurs affaires, ,l eurs querelles pour se recueillir. Le culte était un spectacle magnifique. On d é p'l~)yait d es tapisseries splendides. La 111usique religieuse pénétrait l'âm~ <les foules. En certaines occasions , l'église se transformai t en un théfltl'e où 1 on jouai t des épisodes de 'ln, vi e de Jésus. La cathédrale avait été construite par l'enthousiasme de tous, Le peuple offrit ce qu' il avait: ses bras robustes. l.1 s'attela aux chars, porta les pierres SUl' ses épaules. Le bourgeois donna son arg,e nt ; ITe baron sa terre: l'artiste son génie. Les vivants continuètent pieusement 1 œuvre des morts. E . .lla/e.

II. Eglises l'011l0]1f'S et gothil{ues (préscn1er cles gravures: ,l'xt'culer des croquis: voùte en herceau, croisée d'ogives, etc.) Au IXe et au Xe siècle, quand Je ch;sordr ' produit par les incasions harhares commence à s'apaiser des moines construisent nos premières grandes églïses. l'ls en tracent la plan suivant 'u ne croix. On ne veut plus des couvertures en charpente; on bâtit des voùtes. Les unes ont la forme de demi-cylindres (voùtes en herceau) ou de demi-sphères (coupoles). Elles sont tl'ès tlourdes. Pour l,es soutenir, il faut -construire des murs épdis percés cIe fenêtres étroites et peu nomhreuses (eHr toute ouyerture affaibljt le mur).


-

- - :34 :1 -

On renforce Inêmt' ces lllUJ'S par des contreforts ,extérieurs qui ré sistent à 'la poussée de la voûte. C est pourqllOi ces premières égl ises, dites romanes, donnent une impression de lourdeur ma.iestuens e . L'église cie St-Pierre des Clages e st en sty le roman. Plus tard, on inventa un systèlne de voùte beaucoup plus 1('Her: des ogives de maçonneri e, croisées deux ù d e ux, soutin l'en t toiture . 1'1 fut alors possible d ' alléger 1(-'5 murs , d'ouvrir d e hallles fenêtr es où brillent Jes beaux vitraux. C'est le sty le ogival ou gothique . A . G.

la

SCI E NCES

La construction de la Cathédrale Une jolie \ ill(> a c1é c id é ci e construire une grand e et b ell e cathédral e qui pOllrr~1 rece v oi r \e s hahitants ci e la vil'le e t d es e nvirons . On a ],~1I\la ss (' dl' g ro sse s somm es d ' ar ge nt , lolis ont donnéselon 1 urs moy e n s: les ri ches h e au coup d ' or, l es pauvres lin p e u d' argen t . On a fait venir d e s avants archite cles qui oni dressé lp s plan s (le l'en se mbl e, d es maçons , des sculpte urs , des " eTri e rs. on a c h ois i l' enlpla c m ent. ILe tr av ail qui v a c omm e n ce r SE' pour s ui v ra p enclant cl C's annl' es et d es années , .h ea u co up sp ronl morts <lV,lllt qu'il n e soil ! (' rmin ~; qn' jmport e, ils onl dl! cOllra ge pnrcl' qu.'ils co n s h'lli sC' l1t « 1:1 111 8 iS0I1 cl t: Di e u »,

:3 4·!) -

leur pla 'e dans J' ense mble. L es verriers , donL J'œu\ l' e est si déli c ule eL si di.fficile, trav:ül'lent à part: ils d essinent, ils découpent le vcrre, il s préparent pour le colorer e t ces bleus et ces rouges mer vei lIeux qu on 11 ' a jamais pu retrOll\ el' exactement ,depuis. Les 'jculpte ul's préparent les statues, les chapiteaux (les colonnes, ils (sculplent les feuilles 'des plantes qui poussè nt autour d' eux: 'la vigne, ,le persil, le chou, le chardon lb sClIlptenL aussi tous les p el'; sonnnges don 1. il est parlé dans la Bibl e et dans les ~ va ngiles , et mêm.e d es scè nes tout entières , comme 'la scène clu « Jugemelll dfl'lll e r » . Tou s ce s 011"\' 1'1erS sont nourris par le:) habitants d e la vill e : 011 le ur apporLe ] ~ vin, 'l 'huil e, le pain, les s e ign eurs donn ent le bll' pal' pJeins c hariots , et :'l l'l'poqUE' d e la ré colte, les pavsan s ne sont pas les moins géuére ux. . Tou s c eux ICJui donnai ent, tous ceux q1li tr~vai'llai e nt avaient autant d 'arcl e ur et d e foi qu'autrefois le ~ c roisé s qui pnrtai e nt COIlquérir le l'omlb eau du Ch ri st.

Le résultat. (Montre r un e gnn ure). (Cathé dral e de LuusHnn e.) Nous pouvOJ;s enco re co ntelnpl er ces iœu v res l11 e l'v e illeuses' qll i {)nt d emancle tant cl e sacrifices, hult d' eHorts, tant cie foi . Ess a y ~n s de n~us r e présenter 'le nomhre d 'h e ures de travail 'qu 'elle ' ont d emande: aucun mOnllll1en~ mod ern e n 'en a coÎlté autant. Le pl'llpl e pOll va Ü êt r e fi ér d e la 'be lle c,lth é drë11 c qu 'il <Iyait con st rllit e pOUl' Il' prése nt et 1';11 e nil'.

Le /n wnil . - Sou s la dir ec tion d ('s ar c hit e ctes, le p e up le e n ti l'l" Ira va ill e. Les UIl S p e in ent d 8 n s les en rri èl'cs pUlir :l rt' <lch l' I' d e gros hl ocs de pierre . D'<llIlrl's 'les traînen.L ~1\'ec c\es cordes C)UHlld ils s nt e:xJraits ' il n 'est pas l'ar c d e vOIr LI es nohl es , d es ri ches s' aL Le le r a v ec l es p anvres qui n e p e u vent oHrir l\)Q ur la ca ll1L~ drak q u e le Ira\ ail cl e le urs hr;l s. Q uand 011 a anH:' lll' les pi vrres .Î u squ'ù l'e l1lpl<I CC ll1 l'IÜ choi s i on \c s la i li E', ,on les sc ulpL e e l elles pn'll llen t

• La

1

seul e lII achine Crai /ll el1t p01'!aùle

FI'. ISO.-

A ulr es' modèles depuis } ''l'. 285.-

Agence pl' le Valais:

OFFICES. MODERNE i~ l' .

l.

E. Olivier, dir. SI~N Tél. 21 733

1

Traitements

L" m in imum du In litem enl anl1ll e l <l es lH em hr ps du p e rso ll [w l e n sl'ig l1<l n l valldois es l le s Ulyanl : fn s liLutcu l' prim:lire lwncl a nt le' s ta ge (2 ail s) f n s lilu Lri e primaire pe ndan t le stage \{a dresse (r éco le m é n agè r e ou de classe d e développem e nt p e n d ant le s tage lV[a Hr esse cl ' éc o'le s e mi-c il l'antin e

F I'. 4000. -

:-17 50.--; ~5 00 . -

;-3 250.:1900 .3650. :270Ü.-

plLl ~

le logem e nl


;.s5O ')i .' .,» 2500:--':':' . pendant ,le stage;, .' 2400~' ' , :l \Iaîtresse (récole E:'nfantlne 2200,- ' pendant le stage Les maîtresses de ü:lvau x . ù l'aiguille ont droit 3 Ull ln'l item ent de Fr. 100.- l'heure hebdo111adairE:', pOUl' toutes choses, Les institutrices primaires, maîtresses décale semi-enfantinc ou enfantine, lnaîtresses ménagères. ou ,de class e de développc111 en t, non mariées) ont droit au logem ent ou il L indemn,ité de ~o­ o'emE:'nt minimUlll. de Fr. 400.-. Pour les instituteurs: Fr. ÔOO.--,.. t' Le personnel enseignant est tenu d 'habiter l ~' terriloire de 1<1 COlnmune où il exerce son activité. ,Il doit occuper lui-1nême le logement C[ lI i l ui est fourn i , Ce ..d..~rni~r n p.e ut rire loué sans :111tol'isn1ioll expresse de la muni cipalité.

B I BL I OGRAPHIE LA CARRIERE D'ANDRE CARNEGIE 1)

ma.is '1'1 pl e ill ('S 'or itH]u stl"ie.l; e ll e ~' é\ OqllO J<l l'apkl Jr1onf.ée en grade .du ,pef,it, porteu], de dét)Jêches ci o PittsboLl1\g, sonotl'ée dan.s , Jo 'm olJcle des atffa.ü'es.El1û montre comment aJJrès avoir lPa.ssé dan k~, Com3J •il g ni e ries chèmin::; de f er de PCllsy.lvani e, 'il e ut j'intuition du 1"010 imm en se que {.levait .ioucr ,dans l 'avenÏ1' lc fel' et smtout l'aci er comment i.l se ,fit const,l'U, teU. l' ,d E" pont s, comment e lvfi11 ,sa lia1i:ion li ' ,cc Bossomer, et. J11alheul' e l.l ·eJ.} leut aussi la guene, 1ui permi l'l':nl, (l.anulSS (; j· 1..outes SeA richesses. IMais Ca,l'n ~g i e ;'ut en ,faü'e un han n~Rgl'. 'Cet hom,me dou é cI'une volonté et d'une amibition inlassables, rposi:iéclail, ri es rlolls qui lui \rn:lurent la syn1JJathie d e tous' il uh~rcha t.oujours, m('m e HU mili e u cloo préoccupations que. lui fI~n ­ nalent. ses énorm.E's e nhepJ'ÏBe, it cultive!' s on eSJlriL Il avait un e gl'ancle sensibi,lit.é, l a 3-Oüt. ,cl e ' bel l es choses el, cette &ort e ,d'a.1tl'uif:lme (~t cl 'i ,clé~li H me clui eommcnçaii. ,à fleul'ir cla n s s a seconde patl'ie. ,L es œuvres qu 'il ,s outint, les 'fondations qu 'il laissa cront de lui un des premiers philRntl1l'O,p es . On lira, avec Ifruit ce livr e qui non . euJement l'etrae e un e p,age tl 'hi s t.oil' e l1 e u ,c'Ollnuc', mais rlépeint un cles noble. cal'actères que Lt\.lnérique ai t p.roduits. 1) J . d e .~Vr e: fl'a 1 Combl'c.JllonL « La cal'l'ière .cL nclré COl'Hé gio », Un volume in-), : ,oU ' com:el'tureillustrée, broch é Fr. 5.-, La,h l'airie P ayot, Lausanne..

L e talent -(lu bioOTClphe do ,:Mucl emo i sr li o (l e ,\!(f'stl'a l C OIrÙlI' r mO))L est déjà comlU; on \Sa.it .quelle intelhgenrp e t. qu el1(' ferveur t' He alp:porte Ü esqui sser un :portait, ülntàt fouill a nt. l'ê-l me profollde cl 'un penseur, tantôt révélant. l es inép uj r;,a bl es reSSOUITes rI'un CePUI' dl' femme. D a ns son dernier ouvl'a.ge c' st un o é n erg ip qu ' r,]] m ot e ll lumi èr e ' l'homme qU'011 e nous pré 'ent.e n'e,::;1. ,p~' l1n e figure ci e pl'E.~­ ;miol' ,p len, mai s sa carrièr e61. si ,]Jj'o cli~ücuso cru -O lt Il' p c ul :-;.' eTn,Jl(' eber d e voir li!, un destin ]10 1'8 séric, Un eonte rl0 ,fées! Cc.' so us - titl' C' l'oU dit. dé.,j,à .long . A s uivre les élu,p es de· I ~L \'i ~ ,(lu l'oi <le J'llci (' I', ou dem e ur e s tupéfait cru - l e fiL- cI'un IY-HlUVl'ü 1is 'ül'Hnd écossa is .'oit 111't'iv é h. FlIT1RSBer un e fOI' t.un o a,u ss i fa.b u]eu, ·c, Sél n s douf c fut-il se r\' i ,P,:\l' de ' cil'con st ances CXof:C'l l t.ionll ellc s. Alldl'é C.èll'né,~-"ie pa l'tit très tôt pOU l' l'A.mél'iqllB et. c est là qu'il clrvHjf l' éa lis C' r' ce l1lita,cl ' . L \a u teu}' 110U:" fa it, Uil t·8.hle a ll f o l'til1t él' es.."5 (\llf cl p cc' p fly _", ('II CO r e n e ut ,

EN 4 MOIS SEULEMENT vous apprendrez très bien l'alle-

mand ou l'italien , En outre, la comptabilité, le calcul, la sténographie, la dactylographie, etc. Diplômes. Succès garanti. Classes de 5 élèves. Des centaines de références. Tous les 15 jours nouveaux cours. Adres-

sez-vous en toute confiance aux ÉCOL EST AM É, Llfcel'Ile 50, Heuehâtel 60 et Zurich, Limma1quai 30.

Un 8UCCè$ ,ce-rtain vous est &S&u'r é ' ,p ar une annonce dans L'ÉCOLE PR I MA I RE

ANOUE TROlL E MARllG Y Exécution rapide, discrète et soignée de toutes opérations bancaires aux meilleurs taux du jour.

.1

Bagnes 1 Orsières 1Salvan-Finhallt 1 Leytron-Saxon 1

R~ie

des a ,D U on ces :

PVBLICITAS, SIC>N MANUFACTURE DE PAPIERS


s

'-lé '- r"

Répertoire des Bonnes Adresses

I:'e~~~!~~.~~ut

Bi en (lIl-d essus ci e lu J'iunt e 1I l(/;11 e) Le téléfériqu e nou s emmèn e . Et les petils sous ) sons sOllf'cillcr, cèd e) L u bO /1rse qui soit èT qui vu son (fic/ e.

Engins de Gymnastique, de Sport et de Jeux.

Vente directe "de la fabrique au client.

ts, éc air urs, i nies

So(é eS, é es, corps e de tan(es~

Pour un chic complet

Les sociétés , Eco1le', corp s de cadets, éclairelll's, colonies de Vclcan ces , d'a u l1loins 10 parh cip an ts son t tran spor tés sel III le lal'if sui, an t, à conditi on de s'êtr e an noncés au m oins 2-l: h eu r es ~\ l'av nnce au ·chef d'ex ploitation.

adressez·vous à la Maison

CRÉDIT SIERROIS

Ulysse Giroud

Dépôts et prêts

Confection - MARTIGNY-VILLE

aux meilleures conditions

Sociétés des districts de artigny, Entremont, Contbey : Rlid~ e s-Isœ r ables

Monté:e

ou vice versa:

10 à 30 partici·pants 31 ;\ GO p articip an ts p lll s d e ()O p arti cipan ls

Descenl'l:e

Aller ei rel.

.l~ 1'.

1. -

l~

1.1.-

2 .1.80 1 .50

Descente

Aller et l'el:.

1.50 r. 1.30

Fr. 1. 10

Sociétés en dehors de ces districts : - Montée

] {) il 30 p art icip a nts 31 il 60 par t icip ants P lu s (le (-l0 p a rti cipant s

E~oles

Fr.2 .F r. 1.80

F l'. 1. 50

1. ~

2.50

1.1.-

2 .;·W :2 .-

des districts de Martigny, Entremont, Contbey: Montée

.T ll SqU '~

15 ans d e pins (le' 15 "ms

Ù

lS a ns

F r. O. I:W 1"1'. 1.-

DesCiente

Aller et rel.

0.50

1.-

0.80

1.~6

,TusQU\ l 15 :lIl S cl pIn s d e 1 (lIl S ~\ 18 ans

F r . 1.F r. 1. '.20

Desc,e nte

0.80 1.-

~artigny

- Si erre .. Brigue

Toutes opérations de banque aux meilleures conditions

L'habillement le plus chic ~u prix le plus bas chez

Autres écoles, corps de cadets, éclaireurs,. colonies de vacances: Montée

Banque Suisse d'Ep.argne et de Crédit

AUer et ret. 1.25

1 .t-50

H. A. RAUCH SI ERRE

Bâtiment des P()stes

::J?rê"ts de Fr. 300.- à Fr, 1500.-, rem· boursables en 12 à 18 mensua· lités, très discrets, sont ac· cordés de suite aux membres du corps enseignant et à t()ute personne solvable, Références en Valais. Timbre-réponse. BANQUE GOLAY ~ Cie Paix 4, LAUSANNE '


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
L'Ecole primaire, 15 mars 1944 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu