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L'Ecole primaire, 31 octobre 1933

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CHAMP ER y ~·d . ~'li c lll' Jl'I .Je <ln -J oseph. ins l.

--Rél)ertoire

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No 9

82me Année

31 Octobre 1933

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seignant sans poste. - « Tout ,pOur 1108 élèves )), _ VeUle c1-e J'entrée. - Chronique de l'UnIon. - NOS iPAlGES. _ Les ye ux des 6colieJ's. - Nécl·o.J.ogie.

Envoi au P. E. Dans le but de <!üninuer les accidcnts (le la cil"culaLion et d' écla irer les usagers de la route s ur Je code de la circulation , les Départements de -l'InstruclÏon publique de la Suisse romand e onL édit é Ulle brochure intitulée: c Dans la Rue » . Cet intéressant opuscul e indique (l 'abord les p dn cipales r ègles de la ci rculation, donne de judicieux con seil s aux piétons, -aux cyclis tes, rail connaitre la signifi.cation (les potea ux d e signalisation, cie., etc.

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Comme il n 'a pas été possihle de la l'cm eUre là tout Je IP. E ., les maÎües qui 'l 'ont reç.uc voudront bi en la comm uniqu er à leurs collèg ues de la localité qui en seraienl dépourvus.

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31 Octobre 1933.

Cette brochure doit faire pa,·tie de la Bibliothèque scolaire. Le maUre 'la rem e ttra a ux élèves lors des ex'p lic ations qu 'il est prié d e donn er.

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Programme des leçons de travaux manuels dans les Ecoles prImaIres Le nouveau Programme d es Travaux TIlanucls entrera cn vigueur avec le co urs scolaire 1933-34. Il a été adressé, courant juillet. ft i\1esdanles 'l es Institutrices et aux maîtresses de b'uvaux manuels. Les maîtresses qui ne l'aur aient p as r eçu peuvent 'l e r éclamer au Secrétariat du Département d e l'Ins truction publique. Manuels scolaires obligatoires

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'Le Département ra'ppelle au P. E . les divers es cil'Culaircs relatives aux. manuels scola ires, Il lui a ,été r emis un e liste de manuels obligatoires, 'liste qui doit être affichée dans les salles de classe. Le P. E. est prié de s'y conform er . Il lui es t interdit d 'intro. duire des manuels autres que ccux indiqués, sans l'autorisation du Département.


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250_

Journal de classe et Registre des notes

L?s lHegistres officiels: c Journal de classe et Cahier de noies _ on,l, étc adressés aux ,Commissions scolaires, auxquelles le p, E. est prIe de les demander s 'ils ne leur ont l)US encore été rem is.

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exactes 111anqucnt, 'Iuais la différence invoquée justifie cette luise au point dont ceux et celles qui ont lu la 'b rochure en question voudront bien prendre 'note, en considérant ces deux chiffres comme un minimum et un nlaximum.

Pour la Nature et la Patrie

Dépôt du Matériel scolaire Invitation pressante

Dans 1; but d 'éviter <les difficultés a il p, E" de faciliter ln ~a?he du 'Gerant. 11. es't rappelé que toute commande qui n'est pas falle sur le Illulletlll ad hoc n e sera pas prise en considérati on. D 'autre part, il devra être bien indiqué si hl factur e sera payée ![Jar la COlllllUIIlC ou pal' l'ins tituteur.

,Le DépaTtenlent de l'Instruction publique se fait un devoir d 'encou rager Jes efforts de 'la Ligue suisse pour la Protection de la nature dOTl t il publie ci·dessous l'Appc:J au ICorps enseignilnt. No us vous prions de ·b ien vouloir colla'b orer avec cette Institution dans la mesure de vos nloyCIlS el .des condiüons lo:cales. Veuillez delUandcl' sans r elard la doculll entation utile a u Secrétariat de la Ligue suisse, ObeJ'alpslrasse 11 J cl Bâle.

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A propos du Concours ,,l'Electricité dans la Maison" Le Secrétariat général de la c Semai ne 'S uisse _, fAssociation de propagande pOLIr l'enlr'aide économique nationale, nous prie de bien vouloir rectifier, ensuite de nouvelles statisLiqucs, l'un des chiffres publiés dans la bro~ hliïe « r Elcetricité dans ]a maison ) , -euvoyée l'automne dernier ù tous les membres du COI"pS cn5ci· gnant, pOUl' la préparation au traditionnel Concours scola'i re de com'posiHon de Ja Semaine Suisse. 11 y était dit que l'on 'C ompte, e11 Suisse, plus de 150,000 ménages où l'on cuit exclusivement ù l'électricilé. Or, selon les données plus récentes, cetle évaluation sera it exagérée ct le ,n ombre !probable de ces ménages a fin 1932 devrait ê tre l'amené Ù 85 ,000 environ . Ce sont nàl ùvidemlnent des chiffres d'évaluation, sujets à discussion 'Car les statistiques

Au Corps enseignant suisse,

Les maîtres et les ma'itresscs suisses n 'ignorent 'p as que la joyeuse offrande faiole par la population -le 1er août sera employée pour une bonne parl Ù un bul excel'Ient et 1)rofitera <à notre jeun esse scolaire. La Ligue pour la protection de la naLure a décidé d 'employer dans sa totalité: la ,p art qui lui reviendra ù son lœ uvre <Je propaga nde p édagogique. Elle 'croit pouvoir eOJTI1)t er que les éducateurs de la jeunes5c collaboreront activement à l'exécution de notre «(' uvre de diffusion ·s'Colai're. Au plus tard au début du semestre d'<hiver, nous nous ferons un plaisir d e 'l eur transmettrc lc maléri el gratuit destiné à leurs élévcs. Nous nous effor'cerons d 'être en 'l11eS Ul'e de fournir à tous les d egrés scolaires des ,publications répondant à toutes les exi· gences d e l'enseignenlcnt. Pour le degré inférieur, nous éditerons d es Feuilles illustrées, ~IVec un court lexte instruclif; aux élèves des 5me là Sme années, nous destinon s nos Feuilles suisses d e la .Jeunesse et les 'brochures de notre Bibliotllèque de la jeunesse pour la protection de la nature. Parmi ces d ernières , nous vo udrions avant tout donner ,l a plus grande expa nsion ù nou'e numéro-progrmume : Le jeune Protecl eu/' d e la nature, car cette publication a été, là la demande du Conseil féd éral , exmninée par 'l a conférence d es tDirecteurs cantonaux de l' Ins truction ~)ubli<Iue, et a été trouvée propre il 'être mise en usage dans l'enseignement. Nous serions pal'ticulièrCll1ent reconnaissants au COl'PS ensei'filant -de vouloir 'bien organi ser une Journée de la Protection de Natul'e, institution introduite déjà avec Igrand succès dans ,p lusieurs é·coles, Nous ne InanquCl'ons de soutenir Ues efforts et les

la


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travaux accoIll~)li s ce jo ur-Jù ou en ,d'auLres occasions 'pour notre bonne 'c ause. Parmi les diverses activités possibles, n ous c itons: la fa1bl'ication et la pose d e nicho irs e t d e mangeoires ,p ow' les oiseaux , 'l a planta·tia n d e h aies vives ct de 'bosqutes où les oisea ux trouveront asile, la c réation c t le d éveloppement de p etites réserves, les soins do nn és au x fleurs, Je nettoyage et l'cmbelJissem ent d e points de vue, l'enlèvem ent d es p ierres d 'un a'lpagc ou d 'un pâtura ge, la c ons truction de c hclllin s f orestiers, de bancs, d 'indicateurs et d'écriteaux signalant un d anger, la recherche ct 'l a protection de monuments naturels, elc. Nous ouvrirons aussi d es conco urs Ù primes 'Pour s timuler les élèves oà pratiqu er activem ent la pro lectio n d e la nalure. Na lurellem clü, tous ces 'rés u1tats n c peuvent @tre atteints qu'avec la bienveiHante -collabora tion du corps enseignant. C'es t lui qui tient dans ses luaÎns les 11loyens d 'exercer sur l'âme juvé nile un e influ ence asscz pénétrante po ur que la protcetio n de la na ture ct de Ja patrie devienne une pujssa nce deva nt laquclle s'inclinent partout 'les us et coutumes. IS' ils participcnt ù cettc œuvrc, les m altres et ma'ih·esses peuvent êlre assurés non seulement de n otre reconnaissancc, nla is de ceBe d e tous les amis d e la jeun cs se et de la nature, plus en<:orc, de la gratitude d e '11otre p euple entier .

La Direction d e la Ligue suisse pOUl"

[Cf

prot ection de la nature.

A propos de la fermeture de classes Quoique la s iLua tion fi·nancière d u c anton soi t djrf:fiôl e Cil cc mo m ent, le Dé.partem ent d e 1'1. P . n 'entend nuIJem ent faire des économies qui sera ient d e 'Ilature à entraver les progrès ré.jouissants d e 'l 'enseignem ent primaire. Le Départem ent entend suivre un programme b asé s ur la jus tice dis tributive. IC'es t .pourquo i il a cru tout d'abord utile de f aeiliter la tâ<dhe du luaUre en d édoublant les classes s urchargées et en réunissant d 'autres lCom'Prenan t un effectif par trop r&luit. Sa ns .cloute, il llourrait s'en tcnir à la leUre d e L'article 8 dc la Loi sur l'lE . IP . de 1907 , qui !prévoit que toutes 'les classes c om prena nt plus de 50 élèves peuvent ê tre d é<louIYlées. Au moment où le budge t canton al boucle p a:r des d éficits alarmants, une inlcr,p rétation littérale de cette dispositio n sc. jus ti fierait. Mais il est d es norm es que l'on ne peut dé.passer au flsqu e dc fair e du 111auvais travail, d e sacrifier l'avenir intellectuel d u Pays. Le Départem ent chcrche ù raIllener l'effectif des c , lasses à un niveau aussi llllifoJ"Dl e qu e possible, tâc he difficile mais non irréalisable.

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Il n 'es t d"on<: nullem ent d a ns l'intention d e ?f. le Ch ef du Département d e f aire d es écono mies au d é trim ent d e l'instruction , de fermer d es classes si ce n'est pas absolum ent indiqué. E n 191 2-13 , il y ava it en Valais 618 classes avec une m oyenne de 34 élèves. Pen da nt le cours scola ire 193 2-33, 23,388 élèves ont f réquenté nos 752 classes 'prima ires, ce qui d onne une moyenne de 3 1 élèves. E n 20 ans, il y a eu une a ugm entation d e 134 classes dans le m êm e temps que la fréquentati on m oyenne des classes a d iminué de 3 unités. Si

l1 0 U S

com paro ns la m oyenne des classes prim aires du Va-

lais avec celles de quelques c anto ns, on -cons La tera 'Uvee pl ais ir qu e nous ne somm es !pas en m auvaise pos ture.

Neu ch ,llel Vaud Soleure Thtll'govie Lucern e oSt- Gail

33 34 4-1 42 48 49

Si en Vala is on p eut dédo uhler les classes dépassant 50 élèves, l'effectif légal m ax iullllll sera là ce mom ent de 70 i1 Zurich , Berne cl 'Lucerne, de 65 Q Soleure, Argovie ct Thur·g ovie, de 32 à 44 à Bâle-Ville, d e 35 à 45 da n s le ca nton de Va ud selon que l a classe comporte un ou p lusieurs degrés. La disp osition ·Iégale de Vaud et d e ·Bâle-Ville m érHe d'être re tenue. On sa it qu'tille dasse de 25 -élèvcs cOluprenant ,tous Iles degrés est plus d iffic ile" dirige r que -telle a utre d e 35 à 'la écoli ers d u m êm e d egré. Il es t dès lors difficile .d e se tenir -il la -le ttre d u texte légal. Nous c royons in téresser les m embres du 'P. ·E . en d?llllallt Je tableau de la .fréqu entation -des classes p our 'le dCl·m er cours .$colaire. 6 Cldsses d e 7 à la élèves 71 20 10 • • • 166 • • 25 • 30 • 168 20 • • • 25 184 • • 80 • 35 9(1 • 35 • 40 15 40 • • Hl 41 • • 7 • • • 42 4 44 • • () • • • 45

• •

46 48

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Les classes qui ont 45 élèves el plus devront 'ê tre dédoublées da ns un avenir prochain. Il y a lieu de noter que ces classes sont pOl11' la plupart mixtes et comprennent lous les degrés, De plu; , po,!r la ,ma jeu.l'e partie d'entre el les, on nous signale une 'a ugil1cnta hon d effectifs ces années 'Procha in es. Mais d édoubler ces classes suppose n écessa ircment une a ugmentation de dépenses .pOUl' l'E-Ia't, cal' il fa llt dire que les COI11mun es intéressées paient déjà le 1 0/00 du sommaire imposabl e prévu à l'arl. 18 de la Loi de 1930, Les frais d écoulant de l'ouverture de ces c1.asscs incombent entièrClncnt au Canton. Le mom ent est mal venu d ' au gnlcnter les dépenses ' nul n 'ignore que les comptes des années 1931 et 1932 ont bOllclé par d 'importants dMicils; ceux de 1933 fà 1934 seront encore plus élevés, Comme 011 ra dit plus haut, il faut a uta nt (fue possible uniformi ser l'effectif de nos é<:oles, Celles qui ont moins d e 20 élèves sont s iLuées dans d es hamGaux trop d is tan ts <1\ln cenlre, ('jles n e peuvent être touchées. Pal' conlr e, 1101nbre d e localités ont ,plusieurs classes dont la Inoyenne oscille entre 24 et 28 élèves. ' ans difficlùté a ucune, sans ,p ortcr atteinte :\ l'instrud ion des enfants, on p eut s upprimer une classe lorsque la m oyenne n e tombe pas en suite tTOp haut. Il es t des con sidérations de locaux, d 'h yg iène, dont le Départ em ent ne manque pas dc t enir conlpte. Les s uppressions obt.enues de ce fait perlD ettent d 'ouvrir pal' ailleurs des c lasses surchargées . 'Ce progl'atume, qui a été appliqué en 1933 a été a1pprouvé pal' la ,COlum ission ca nlona1e de l'E. P. Si une dizai ne de classes (Hlt ét é s uppriJnées, -il 's'en cs t ouver t pal' contre 11 autres dont l'effectif atteignait 4'8 -5 0 écolie1'3, Il faul préciser et répondre à une objection, 'Le Dépar tement de l'Instruction public!ue n 'a pas procédé il la s uppression de ces classes -s a ns en av iser assez tôt les .Adminis tratians coonTIunales intéressées. Il t enait ' ~l 'l eur p erm ettre de 'p rocéder à la tra nsition , de ,p rendre 'les mes ures voulues en temps uLile (excep té !là où une solut ion devait intervenir inllll édia'tcm ent). C'est ainsi qu'en juillet 1932, déjà les autorités communalc" ont été -avisées <.le ce qui devait se produire.

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Depuis quelques années, la situa tion est à 'peu près la m ême; au début du cours scolaire H)32-33, le nombre des llla itres et maÎtresscs disponiblcs était le mêmc à une () u deux unités près. li s'est trouvé qu'cn février-mars, lou te la ge nl pédagogique éta it occupée. En Valais, on ne peut 1)as encore dire qu 'i} y a réel1em ent pl éthore de 'lnaîtres d 'école. Quelqu es SUl'llUllléraircs sont nécessa ires VOUl' les r elllplacem cnts. CcUe situation c ritique n'a pas la issé le Département indifférent. Voici deux des IneSUl'es qu 'il a cru devoir prendre : 1. Res treindre les admissions ~l 'l 'Ecole Normalc: En mars 1933, S Ul' 53 cu ndidats inscrits (se ulcm ent pour la partie française) 13 seul em.cnt ont été adm is; 18 éga'lem ent ell 1933. Qu e s'est-il produit ? Quelques-uns d' entre eux suivent rEcole Nor male d a ns un autre callton . 2. Suggérer aux maîtres a nciens de se m ettre a u b én éfice de ln retraite. Dans le courant d e ,l 'été 1932, le Dépar tem ent a tenlé des démarch cs da n s ce sens auprès dc certa ins des membres du P. E. qui arrivaient à l'âge prévu par '1"al'l. 22 du Hèglement d e la C. dc n. (qu elques m enlhl'cs a nciens n e font partie d 'aucune ca isse). Tous sans cxception ont demandé à 'Pouvoir continucr , leurs forces leur pel'lnettant encore de se d l..~e n sel' pour le bien de la jeunesse. D'ent ent e avec la S, V, E" Je Département poursuit l'étude de la ques tion. Diverses mesures ont Mé envisagées; quoique leur applica tion sc r évèle difficile, il fa udra pourtant agir.

"Tout pour nos élèves" Un jour (l'exc ursion , n ous entrion s sur le soir dallS un petit h ô tel de mo n tagne , afin (l' y p aSSèl' }:1 nuit . Nous y fûm es l'obje L(['attentions délieates de la part d e rhôle, cl comme nOus l'en r em erciions, il n ous l'épandit d'un t 011 COnv~inca n t: c Ici, Oll fait tout fJOU I' les louri~/ es » .

Voilà aussi le m ot qu'au début de la n ouvelle ann ée seola ire, que n ous souha itons ex'CcJJ entc à tous n os c ollègues, nous voucirions livrer à leurs r éflé'xions en le modifiant quelque p eu, c'esth--d ire en r emplaçant le m o t touJ'istes pal' celui d'élèves.

Personnel enseignant sans poste

Tout pOUl' nos élèves, tclle es t la devise qui devrait se lire au frontispic e de taule m aison d 'école.

Ac tuellem ent, 21 ins tituteurs 'ft un nombre ;approchant d'institutrices se trouvent sans poste. Quelques-uns d'entre eux auront la dircction de l'un ou l'autre cours cOlnplémenlaire; d 'autres seront appelés à remplacer des collègues malades ou astreints au service militajre.

Il cst fort possib'lc .. certain mêm e, que nlôte c i-dessus n e pratiquait pas le désintéressem ent, le dévouement, aussi pa rfaitement qu'il en avai t. 'l 'air ; qu' en travailla nt pOUl' les t o uri s t c~, il travaillait aussi ct surtout pour lui. Il en avai'l le droit et nous ne nous lui r ll faisolls aucun gri ef.


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n 'approuverio ns g uère les ,m aîtr-es et les.

d e l(~ur parl appli·cation volont aire, .':w umiss;o n joyeuse el .émula .: lion féconde, » IMais l'amour des enfan ts pour 1e maUre naît de l'amour d u maître pour ses élèves.

L'éducalion est un e œ l1vr{~ d'abnégation ,e t de dévouelllent qui ne s 'évalue pas ·à 'p rix ,d 'a r,gent; c'es t pour ·cela qu e "éduca'teul' a droit, en plus d e son traitemenl, au resp('!'ct ,c t ·à la r f'oConnaissance ·du ,p ublic et de ses 'é lèves.

Sa ns doule} il y a so uv enl de quoi étouffer cet amou\'. lL'écorce es t rud c, 6paisse; on sc h eurl e ù d es épin es; mais il ya Pâm e so us celle env elopp e grossière , â m e ,g én éralcment 'b onne, aimante, ae'cessible aux bo ns se ntim ents. ISeulem cllt, i'l faut arrive.r jusq u 'il elle ct If' c h emin qui .Y m èn e ,c 'es l l'amour a'c,compag né de bonté ct de dé-. vouem ent.

Par ,c ontre,

nOLIs

l11'aî'tre' s~es qttÎ 'ne considéreraient leurs fonctions qu e comm e un

m étier, un gagn e-pain.

L '6d uca tion est autre c hose qu ' un exer·c ice sportif qu 'on peu ! faciliter et encoura ger VOUI' Je plus grand a) j en d e ceux qui s'y adonnent. tee sont d es âm es >il rf onn er , ~l élever ; 'c l c'es t de cetle éducati on que dépendra très 's o uvent l'avenir h eureux ou m a lh ciu cux de mHlicrs ,d 'ex istences . Aussi, quelle respon sabilité pour les éd llca'lelll'S, 1)arcnts .ou institu1el1l's l « Tou t pOUl' nos élèves » ! Qu'est-ee ~t dire, sinon qu e n Olis leur devons nos fOl'·ces co rpor elles , n o tre temps, noire intelligence, n o tr e cœur et notre volonté?

DJnbord notre forc e physiqu e, 11 esl cCl'tain q ue la Lenu e d'un e école, surtout si elle est n ombreu se et COlllplc ,plusieurs di-vis ions, es t un travail fatigant, éner vant, qui u se p lus r ap idement qu'une occupation nf3nuelle m odérée ct non d anger eu se. Qit'on y ajou le un e almosphère ha'bitucllem ent viciée, chargée de poussièr e ct d'élllanations insalllbrl:s, ai ns i qu e le danger 1)erman ent de contracter un e m a lad ie c ontagieuse Ù ca use des germ es que plus d'un enfant 'a pparie en classe, et l'on 'constatera <Iu ' i~ faut il l'i nsti luteur une vigueur .co rporelle l)e11. o rdinair e p our exereer sa profl'ssion pendant v ingt, tr ente ans et 'Plus; mai;; cette vigueur décline assez r apid em ent ct r a r es 's o nt les maUres qui 'p euv ent encore faire dasse au d elitl ·d 'un certain âge, soixante ans a u plus.

Ensuite notre temps : Lmnps pour se pr·ép ar er ù lI a ·ca rrièr e de l'cnseignclnent, temps p our ·] a tenue de la classe durant six h eures pm' jo ur, temps 1)our la prépar ation immédiate de celte classe ct pour la correction d es devoirs, 'temps aussi pour continuer ses étud es .p er sonnelles afin de c on server les lCon naissances acquises et d'en a,c quérir de n ouv elles; car dans -ce domaine, si On n 'avan ce pas, on l'ecule, ct on cesse tbientôt d 'lêlre t: à la 'page ». Puis noire intelligence, pour cOlllprendrc n03 élèves, étudier lcurs caractères si div er s, leurs goûts, leurs a spira tions, [eurs besoins 'présents et futurs ; pour choisir les lneilleures :m éthodes d'enseig nem ent et ju ger ,des r ésultats obtenus. Puis encore notre cœur, car c'est un princip e ardüconnu en p éda gogie qu e sa ns affection et sans co nfiance Tèciproquc de ;}a part du maÎh'e et des élèves, l'é<:Iucation morale est ,c o ndamnée à 'la stérilité. « Faites que les enfants vous aiment, disait un éduca teur célèbre, et vous .ferez d'eux ce que vous voudrez. Vous aurez

Enfin notre volonté. Il s'agi t, en effet, d 'un e én er g ie inlassa'ble pour conduire l'e nfa nt au bien , pour 'l ui a id er dl ~ravir l~ rude senli er d e la vertu fpo ur Je détourner ,d e ses 'lllaUValses h ~.lI)ltLLdcs , pour lutter contre' ses pen chanl s pervers, scs Ipassiol1s naissantes, Et cette lutte doit se poursuivre ,e haque jo ur, 'C haq ue h eure, chaq.ue in stant, penda nt des s emain es , d es mois , des ann ées 1 QueUe ténacité de ln. 'part du maHre pour ne pas se la~s.s,er · ~ é~ co u rager 'p ar l'inutilité apparen te de ses effor ts o u la 111?dlOCrI.te des résultats, qu'il avait pourtant es·co mptés plus ou mOlllS 'bnl Jan Is ! « \1ais, nOLIs objeclera-t-on, no us ne somm es p as obligés de cün sacrpr où n Os élèves IOll te no tre force phys iqu e, t.out notre lem1)s ct tou'les nos fac ult és inLellectuclles ·ou m or ales, Nous n OLIs deva.us aussi ù nous-mêmes, à n otre famille , href, ù nos a utres devou's ' d 'état; nous po u vons bien aussi d onll er quel.que ·chose de nou sm êm es à des (f'!llvr eS d'agrélllenl , c ha nt , mUSiqu e, S'pori , etc. » NOlIS n'en ·d is·convenon s pas, Cc qui n 'emp êch e nuIJemcnt , cIa n s Ices occ upa ti ons extras colaires, ,de lrava iller 'pou r l'École d ' lII~c Inanière a u I110ins i nd ir ecle, inco n s'cient c lnême. E st- ce qu: le In31Ire qui s'occup e avec honn'êl.eté , et ·diligenc e d e I.a co nS~rva h?~ ~et d e l'a ugm entation de sa modest? 10rlune n e ,tr ~vall1 e, pas I~.OU~ ~ t:.col~, d'abord par J.'.exem'ple, ensuJle 1)ar la 'c~'eatio n d un e sItuatIon ou il sera plus IÙ l'a'bri du h.esoin , de, SOUCIS cl'arg~n~, ,de yré~,cçu pa­ l'ion s trop har,enlanl es qm con tra1'lcnt la IranqlllUJl.e <Ci espllt, 1 ath'ntion et l'entrain , s i favorables à la bonne marche des leçons?

En ·cuHi va nt l'intelligence, le sen s pratique en dehor~ .de. ~,'école par ·l a lec ture, l'étude, la 'participaLion ù odes ,œ uvres sCIenti fi qu es: socia les, es l-ce quc l'éducateur , ne ·sera pas 1)I~s ca pa~le d~ dAonncl. :\ ses élèves des conseils prahqucs, de leur m ac ulcl le ~ou t des sociétés et des œ uvres uli'les; snn~ COl~lP.t:r qu e les ~'clat~01~ s qu~. ~et lc adivité exlrascola lre Ifaciliteront et lencllont plus l UI, Cl,"a eel '" ~ . , ï' 't amènes les ra1Jports qu 'il aura avec 'Cett e 1)ehte SOCle (~ qu es l'école? Pu is , un e vic lll ora1e digne, yaffecLio~l d ont 011 ~ntoure ~ ~~ Hl clnbr es de sa fa mill e, l'aocomplIssem cnL ll1y.Jg r~J d e ,s es d ev~ns en ver s Dieu , le 1)ro ch ain , tout ·cela donne à 1 enseIgnement lll0lal ,.


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258 -

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à ,récolel une autQrité el une, efficacité. considérables L 'exemple ù"estln 'pas 'le' J;l:eillcur d~s prédica,teurs ? '

Comme Qn le voit,' on peut, même en dehors de J'école, m eUre ,l a devise : Tout pour les élèves,

CIl ~pratique

. . : Il nous scmb!c, cn fini ssant, qu'il est inutile d 'cl\'pliqucr iI .des mstItuteurs chrétiens conlluent cette dev ise ·p eut être entendue ~lan~ un sens surnaturel; qu'en rapportant tout à cette œ uvre si b.~llc et -si , nlél~itoire de l'éducation chrétienne, on travaille en défir)itive pOUl' Dieu puisqu"on lui suscite par ,là des servit'curs dé. VOI.l~S et fidèles ; que, de plus, on travaill e au sa lut de sa pl'oprc Û).ne;, cru:, estril dit,. celui qui anr-a sauvé l'âme d c son frère, s'auX:.~l~~· la sienne.

C'est sur "cctte .pensée corisolantc que ,nous aaissolls le lect'cur et · 'q u e nous ,p rions Dieu de répandre ses plus a1bondanles bén.~ ­ dlë:tions .g UI' tous ceux 'qlJi, cette ann ée, trava illeront au bien de ilotre e'h ère jeunesse val a isalllle.

' Veille de rentrée . , C'üS,t Jo 4el:ni~1' so.ir où l'on s'appartient o..'Ll' d-ernnin .o Olène 1'011vc;l'tu r e dœ cla.s' es et p endant 10u ms lœ longues soirées d 'hiv er, il faud'1'3 - ,tâche quelquef'Üis bi.en_.!).'St'l'~jgnanLe _ pl'éparel' l-es '1'cçon8 d,ü '~en(i,~ ma:in ~,t 'con:j.gel' des Interminables ,p iles ,d e cahiers bl cus qui s'amonoclollenl SUl' vo tr.e 1oaJ)lo doC trn.v aB ot dont la vue sc ule es t, je vou's' as.su'l'e, tl' ès ·r.ad.ioal e, pour 'onI'cvel' t'0ll'6oo id ées folichonnes. '. , En . c,etrte· v'eillp de ;r en:tJ:tSe, on ' ~ort un instant d'u 1-ourbillon de la vi,o {fui vous emporte ma.}.g1'6 s oi, 'ct l'on s'·m'l'M·Q }}Ü'U1' l'·evivl'e le pass(' (:"t sond,el', l'av,enil',

Le passé! 'Ûn, se il'a.pp elle 80n 'pl'em iCl' JOUT do Il,!m pitl''Ell), Qu c-l enth.ou s iasme, queL!oe ,confi.a.nce -en so i-mêm e ! On ig n ol'.a it -a,101'S le.s cl iff ieuILés ou ~plU't6t 'O n ne voulait pas l es admc-~tJ' o, Si un l'e5'peotablc maître d'éco.l-e s'av isailt <.10 vous traire entrevoir los ohSlt.ocl-es de la carrière, pal' politessc, 011 l'écout·airf, mais -(Ia.ns son for intérieur on s'Ouh..nitait qu 'hl fùt .a ussi ·bTef que' poss.iblc, cal' oes m::p6ricnces 'm alheul'e'usœ me sœ'll:Ïoot évid-emm'e'nt pas .notre pal'tage, cela n 'étoait .pas compris qlftU&<OOÜ'.(J ! pr(}gl'amm~! Puis... l a~ ,promière déce'])tioll Mait venu-e, Légère, pè'u{-êti'e, m(ful'loriè r e quând '.mêmô: on n o t}'ait.en.4fli~ PAS,· on, ~ )a' . v.()lLI~it pas et clio, j.Wllnl'-Pll'te du cocIe du s!'I.'voh' yjiVn~, s'imposaH, p 'a1.1ta-es ·J'avai ent suivira é m o u~a n t na'r.deur <lu déQ4k IJ'!.3ts . ~o mpe n mUon :h eu~'eu.se, . f.aisant '8,PPl' éciol' dRVal1lt.9s'e s les j Oi-ef;J' q~.1~ lll'ot.css ion, .1 ,' JjeB 'années ,s'étaient ëcoulées, san s ,com,pter, on se d~pcn&l.H pOUl' lino ,cause Indbl e, ,i:l est vl1ai, maiS- où 1',e:fIOl'b n 'avai.i pas tOUjOUi~ ' connu l'auréol o ciu s uccès ni l.a Idouccur do (kt 'l'O'oonnaiSS'fiI1Ce, Et (le'R,~!n"I . H; ts~'~.~iJ)J9'~ ,.'~;vpopJ'f!!eno,~ ~" CetJL~ nouv,O'IJe annéo s colnire qui

.:'Ry,a.nçe, , nÜ", I " ,~nt'911e . "~I)& soo, m:~iq~ ' f~l' l)1é·.,.? '.fT" ,1 < ;\ f " j , J I III...,' " ,\ " . ( . , .'

qçs

saU,,'actions?

Ge l' t..'li n mn ent. Des ' tmnui~ '! , Tn c·V'i\~bl èill·én:i. J?'e~ ' Wt'çe~$l ;p'~Hl'i.iJ'~: Tou t cela est e~lcOJ·e 'Plus' ou" m iriis' 'm ys.îèl'e, bc (I ~IQ :CcbLe ~n'l1~ liou~ pré5C1~te viogibLement., 1-0 .mot d'o1'dl'o p.a'~ d-equel elle' 110US .abol'd'e est crl ui...ci: « F.ais, to:n d'Ovoir ID ovoil' !.Peti t" mot, · mais presque'.';tou! jours maitl'c exiKeant (lu i impose d c-s rel1,Gn cem CI,1.s,. blesse ,l'amoU1'pl'opl'e, a n éantit 'l es ,projets les mi euxt éJàl?orés" ' : _. : ' .. ' , l)' .

POU1\bant, iL n'y '3, pas- là l'tSgi,m hcl', ce rna.itrc veut êbIle SBI;vl'!,m cc He ser vÎ Lud-o ISm~a düuce si ·on la 'Co mprend, Avotr do.s <enfoanLs 'sous. sn dirc otion, f ormer - l~ur cm'ac:tère, ouv.r k leur lntelllgerra6, é-h~V'èr leu'!' ârne Ve1'S le JJic-ll, ]e he..1.u, ù,es f.aiJ.'<6 'lloSpÏ1l el' à un; idéal, y a Jt-il dQ"l1c nu ITlonde une 'lA,ch e plUS ·B'llblim.c· et p 0Ul' .eUo· rno l ptmssel'-aH.~bn tlas le sacl'ifkc )US{fU \à 1'I6xt·r êm'e Hmi,t.e? A noUrS ,autres·; édrucitu'iëéa, incombe ce d evoil' et il f,a'llt 10 Temp1ir, Ces peotits, C0S .gl.'ands qu'6n n ous confi.e, ont ohacun ·LeUl' pel'sOnn aÙi( ,1Cl-P' car actère' - Ip as ·tOl)~ joU'l'S artic l-c d e' .premier .choix - mais qu\m.POl'té"" ,p uisque nou!)· ~PIl1-­ mc.s ià POU'I' sc ulpter la s-hat.u-e, à ;nous d. ~,. l-a '~, ah'c belole, Parmi .çqs élèves composa nt noire claooe, s-c t l'ouv ent ta ules sortes d'éléments, Quelques-uns, favorisés du sar i, (mt liexis t.en ce f.a.cile, d'autrcs, peut.é.1rc, ont cI6jà goûté à ù 'a.mCl'~m-e -de ,la. vic, fraisons en sorte', qu'oarl'ivés à J'école, tous ces cnf,an1fS l'e&SëmteÎlt ,la joie ode vivre, il.rpprécieni 10 'bi o.nfa ii de J'instru ction et ne so upiNmt pas, dès la premmière heuro de classe, .après les voacances pl'ocha in es! Pui'sque ·c'est d'emain ... -et qu'à dœnain oSuccéd-eroll't six mois sc.mbl·a b.1 es, e n .ce dernier rSo Î!' où J'on rs'aoppal'tient, .Quo' relu plus i'ntim·e .<le notro êll'e, joaillisse 'Vwl'arute -et !belle Ja 1'ésolutioll ' de S6 ~c()ns.aër, er entiè'l'.e rncnt là la t âche, af'in 'q u,e l>lu,s otaTd, 'l'eViV08.Jlt ·en ilC'llsée- l'année scoLaire 1933-34, eUe ne soit pus cie cc-Ile.s qlti in g.pü~01lt {lu, dégoùt à l'fi.mc, mais que "So n souv enir soit un e l)!:\ge .bcureus'c pat'oe qu 'on I\U I1fi. accompl~ son dev,o h' du prcmiel' jQul' au d ernier, ,et q.uè ' seule, cet:t-e snti.sf,action est celle qui 'tl'OUV-e un tend-ornain ici-bas, 'J, B,

Ohronique de l'Union Baisse des

trait~ments

" "

l

"

,

'1

La loi sur les conditions d 'engagement 'db P.' E, ; cette loi dbrlt le s uccès ·nous a'v ait coûté tan't d e peines ' et causé tant ·,J'espoirs ~, t déJà battue e n 'brèche, On se propose d e la modifier"temiJO' rail'ement. Unl)rojeL existe, n est d éjà te\ l'étude au se"Îil d 'urie com'mission du Grand C 0l,1sci.1 ct prévoit une baisse de ·'nos ·lraHemenls de 6 % après exonération de 500 francs et diminU'tion ,d'% % par enrant Cêlte ·nouvelle 's ans doute, causera une bÏen 'désagréa1?le: seh'~ sation à tous les l;lembre~ dit C61~pS ' eh'scUgna!iit, p1ou'i,I!Horls; 1 ÏIBiis


-

- e60sO,m llles' L"d.Œurés de con~latel' avec qu e l,le l)arcÎmonie, en Valais , 011 nous cOII,eèd c Ulle siLuation en T,a·pport uvee lé3 devoirs de l)lus élémentaire justic('. Voyez plutôt 1 Près de trois ql,Jurts de siècle 1JOur ' aboutir Ù un e situation donl se -contènle nl à peine les d6churgcurs ' de fourrage à la gare, 1nlÏs après deux ans de Ir-anquille jouissa nce, l'on nOLI S dit: c Ralle 1 ICcla suffit, vous devez faire des sacri1ïces ! :t 'C'es t scandaleux , ni plus, ni UlOÏJ1S,

ra

~-

. Il 'va saps dire que nOlis ne nous somm es pas ralliés 'a u projet

en question, pas plus d'ailleurs que lec{)m ilé de la S. V. E.

Nous préte ndons, tous cnsem1ble, que l)OUl' 4 ans, notre loi cs.'t intangible'·et nOliS avo"ns rai so n . On n e liendra probabl em ent aucult compte de -celte opinion et l'on passera outre. IL'an ·p rochain, avec les impôts s uf·fis31nmen t ,é levés d é jà, nos 'pauvres 'b ougres de r.é'g-enls devr on t prélever' encore sur leurs maigres salaires Ulle moyenne d e 100 à J 20 rr. e n faveur de la ca iss e de IIE'lat. Ce.,1 insig'lrifiant, ·dira -t-on 1 Eh! oui, q)our des situations d e huit ù quinze nüllc, mâis ·lorsqu' il ,fuut IlQucr les deux 'bouts av ec deux m.ille francs en moyenn e, la queslion c han ge et les 100 fI'. o nt leur inlp Ol' tance. La discussion du 1)rojet dont nous parlons deva it a rriver au ICon seil lors 'de la "C55]on ,de mai déjà. Une -délégation de hl S. V. E~ et de ,l'U ni,on envoyée au Dépnrlcmcnt 1:\ temps voulu r éussit à. parer -ce premi er coup el obtint Il! l'envoi d e la dis·cus~ ion pOUl' un e étude Iplus approfondie de la question. lCependant le projet n'a pas M(, enterré pour aulan!. Il y a quelques jours, le Dépa rtement a convoqué l'Cs rprésidenl s .tIes diverses associations du Coi'ps enseignant là lille confére n ce ,à laqu el.lc n-o us avons cu l'honneur d.e rp~rti cjper. A cett e oecasion , le. ICo n seÏJI d ' Elal, pal' l'organe des IChofs de l' Tnstruetion publique et des Finances nous B signH'ié qu 'il mainlenait so n id,é e de r éduction de n os traitements. Tous les matlres présent s à la séan-ce on t protes té. avec un e touc hante unanilnité conh'e un e telle d (-cision 1 Gran~

Nous basant s ur -l'art. 3 1 de la C.onstitution e t les précédents créés a u Grand Conseil, n OlLS avolls sout enu ferme la thèse qu e notre loi n 'es t pa~ èn' VigUCÛl: -depuis' 4- nns pt ne peut en con séquencl~ êlre rnodiIi ée. L'entente n 'a pu s 'établir :\ cetl e occasÎ.m , En d t!finili\' c. :1 a été d ècic16 de m ettre-la COl11ll1is~ion du Grand Con ~cil 'e hargée de rapp o rter sur les r édu ctions de trai'temclIts du PCl'~or.llel (lnseignant au courant d e la slLuation et de laisser à la Haule A.5se-mhléc le soin d'interpréter l'art. 3 1 de ]a Constitution. 1

Toutefois, poui- le ,c as où le Grand 'Conseil ne 'partag'e rait pas notre mani(>l'c de voir S U l' lïnterprétation ù donner 1:1 celte dispo · ~ilion , nou s avons demand é que le minimum d 'exon t~ration soit porM de cinq ,ccnts à -mille francs. Le Conseil d "Etat a é té <J 'accord avec. cette- d emand e. T êllc es t la s itu ulion là ce jour.

2Gl _

No us nous proposons mainte nant, c h er s lecte urs , de vous exposer pal' le menu noh'e manièr e d e voir et vous invitons là suivrc les débuts <lu Grand Con seil su r ,lu matière ,à la session d e nove mbre 'p UlI!' yotre doc um en ta tion personn elle! 1L;' ul'ticle d e la f:onstitution doni nous nous préva·l on s es t ainsi libe llé:

, Art. 31. -

Exercice des droits populaires.

c Le peupl e 1)ellt, pal' voie d'init iative: c a) Demander l'éla'boratiol1 d'une ,loi nouvelle, l'abl'ogtion ou la llloùifica ti on d'u n e loi déjà entrée en vigu euI' depuis quatre

an s au 1l1Oins . •

Comme vous pouvez le constater, -cct article ne r cga rde qu e l'exercice {lcs droits populaires; 01' no tr e -loi n 'a rpas été le fruit d ' une initiativc populaire; -c'~s t d 'ailleurs 'Cc que l'on nous rétorque consta mme nt ,à cc propos. Dc sorte que si n o us -n 'avoin s, pour (-layer notre th èse, 'q ue l'article en qu estion , nous a urion s mauvaise grâce à in sister e t nou s ne ·pourrions évidemlnent nous retran cher qu e derrière une qu es tion de jus ti-ce. Ainsi nus traitem en ts sont Illalgré toul encor e to u" en bas de l'éch elle. Hs ne soutienn ent ~tu cu n e -comparai son , ni avec la situation faite ù nos coUègues ·des eun lons voisins, ni -avec celle des employés de ·l'EtaL Ils so nt en o utrc ada'Pt.és, trop 'bien ada1)tés à la situa tioll nouvelle puisqu 'ils ont ét6 établis en 1931 , au monlent Oll l'indice <le la vic Mait à 130 déjà. Mais , toute question d 'équité mise ,il. part, nous pouvons fort h eu r eusement invoquer l'usage. Nous c royons pouvoir é tablir qu e jarn a is chez nou s un e loi n 'a été modifiée avwü l'ex1)iration des qualre ans. Voici d 'ailleurs, ù l'appui , l'exemple d ' un précédent -cr éé, exemple d e la plus haute importance -p our n o tre cause. La loi s ur L'assurance c hô mage est en tout l)oint identique il la nôtre, elle ne rel ève pas nOll plus de l'initiative Ip opulaü:e. Or, en 1930, dans la session de novemlh re, le député DrJlberg Dva iL déposé un e moLion demandant la r e vision de ·l a dite loi. ,.~1. TroiLlel lui a r épondu: page 488 du BuNetin des séances du Grand C.onseil :

c D'autre 1)art, Ja IConslÎlution valaisanne prévoit que la 1110difica'tion de ]a loi 'par voie d'initiative n e peut ê tr e demandée qu'au hout de 4 an s d ~s le 1ll00nc.nt où la loi en tre en vigüeul' ...

" Il se n '!vèlc qu'en l'occ urre nce le d-élai ~éga l n 'est pas ,é co u·l é pour p ermettre un e r évision ùe lu loi sur le chômage. Je viens <J.p le d émonll'cr, cett e m es ure n 'esL pas possible en cc I110111c nt. » Et la motion fut r cnvoyée. Gc n'étuit pourtant pas J.'initiativc populaire. Qu' il 'Sc trouve un Con seiller d'Etat pOlir traire la m-ême


-

J'éponse, :\ l'occasion de rentrée laissera tranquill es 1

~n

203 -

m a tière de notre loi , et 1"011 nou s .

Èn 1932, la mê m e loi est de nouveau présentée Ù · Ja session de mai par le ùéputé " ' allher. Voici la réponse du goun~rn em e nt : La première question il sc poser est celle "<le savoi r si J'interpellation de :11. "ValUler anive ,\ son h eure . .J e cons tale que M. Wat Ih er n' a pas p erdu son temps. En ver lu de la législatioll , on n e peul demander la modifica tion d' u ne loi que quatre ans après sa mise en vigueur. La loi sur le chômage a été pl'oll1,ulguée le 2U m a i Hl28, .:\f. \Valther pouvait donc aujourd'hui cn demander ]a l'cvision. ~ c

Que faul-il d e plus. (Ces Lextes sont aussi clairs que l'eau de roche.. 11 es t. impqss iblc qu'en présence de problèm(~s identiqul!S, le r:ra ncl Conseil adople des altitudes différentes. Gardons donc malgré tout un vague, très vague espoi r de succès 1 Ind épendamment du souci de votre documell'taLion, nou~ avons en outre t enu :\ vous dresser un tableau 'aussi duir qu e possible de ,la silualion en vue d 'un subtil travail de propagande. 'Faites donc paTl au d éputé de votre 3rronclissenlcl1l de volre opi)lion da ns cette question, n 'ayez c l'uinl c .de lui soumettre le précédent élabli el de le frur e valoir. Cette manœ uvre ne peut 'lue n' ,(ls -s en'il'. E lle '' DUS donn era par là mêm e Foccasj(1]l de dé\"("· lapper t'll sa présence de multiJ:»es arguments que VO ll S Sc:'1vez et que nOLIs ju geo ns inutile de vous ressasser encore I}l celte occasion. M.

Note d e la Réda ction. - 'D epuis .ja 'Co nférence clu 2H septem bre, le ,Conseil d'Etal s'est oocupé du ,Projel d e ILoi ..Muisanl les traitem ents. Le minimmll d 'ex.on éra tion a été porté <le 500 ~\ 1000 fran cs, de sor te que la l'éduction annuelle et m oyenne ne se monlerait qu ~à Fr. ()O.-

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262-

pal' ins tituteur;

Fr. 44-.- par institutrice. Le doss ier aücomp-agné d 'un luessage a é l~~ rem is ~1 la Com· miss ion du Budget, qui verra l'interpréta lion qu'il convient de donner il l'art. M de la Cons titution .

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"LAINE OI;lWA"

SO .\1M ~'\l+l~E: Rentréo des

classes. - ;Retraite des I ns t.i'tuLrice.s. _ COUI'S d e chanl. - Aux Ins4.itutrices. - E ohos de la Conférence du dis trict (l'ElItl'emcnt e,L d 'Hé l'ons.

Rentrée des classes Amies 'lectrices, nous voici au seuil d'une nouvelle année seo · laire, Dans quelques jours, nous serons entourées d e tout un essa im de têtes blondes ou ~brunes de visages frais el ricurs 1 Pendant H, 7 ou 8 mois, ces enfants vont faire partie de notre vie. lis form eron t notre petite famille. Soyons avec 'eux bonn es, simvlcs ct souria ntes, (:e qui n 'exdut I}Jas la fermeté. Que l'on res'pire « oh ez nous . , Ull e ahnosphèl'c de confiance e l de sympathi e 1 IL 'œuvre de l'édu ca tion en sera ,f adliLéc ct celle d e l'instruction en h énéfi,ciera, !La for,m ation morale qu e ,nous aurons imprim ée à nos élè ves aura sa répercussion dans leur vie entière, ' ne l'oublions 'pas. E L ,p uisque 'la voie de « -l"Enseignement est un aposto/al • efforçons-nous d 'ê tre ode vraies apôtres el pa r la parole et par l'exemple. A nous toutes, Amies lectrices, bon courage, ct que Dieu Ilé· !lisse n oLro travail ! 10 oclobro lf)33. Chrusole.

Retraite des Institutrices Le 8 ,epteuIDre s'est clôturée ù l'iEcole No rmate des filles, la retraite prê<:hée par le IRd 'P ère Carp en tier. :Soix a nte In sliLutriccs, heureuses de refairc leurs forces spiI'i· tucHcs dans l'abnosphère vivifiante d ' une retraite, prirent 1H\1't ~I ces sa in ts exerdces. ILe IJl'éùica Leur nous recommanda surtout de sanctifier 'notre vic : 1. pal' .J 'offrande qllolidienne de nos pensées, paroles ct actions p our la rédemption du monde, en un ion avec la sainre mcssc. Dans quelque situ a tion que v'ous soyez, dit-il, vous êtes les temples dc Dieu, si vous êles 'e n éta l de grâee, et Loutes les actions que vous lui offrez , vous va udronL des m él'ites immcnses pour l'ét:ernité; , 2. Par qa fuite du ,péché, Loin ,de Di eu, l'fl'ln e ne lpeut goûter aucun repos. lLa in édir3tion d e la croix nous apprend' l'horreur du p éché et la pitié <les pécjlelll'S;,


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3. Par l'ha'bitude des orais-ons jaculatoires. La ,Prière doit faire l'objet de notre règlement de vie. Tous, dl~, N. <5. IP . le (Pape, peuvent et doivent exepcer 'l 'apostola-t de la prJ~re, par.ce 'q ue tous 'Peuvent prier. 'E t ,c 'est l'apostolat le plus effl'ca'ce pal"ce que sans 'Dieu nous ne pouvons faire aucun bien. Vient ensuite l',a postolat de ra,ction. Il faut agir par le rayonnenlent de sa pers-onne. . . Que nO'tre personne donne donc à tous l'exemple d 'un 'caraetère sérieux et ,c hrétien, solidement aUadlé aux devoir,s de son état. Z.

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Cours de chant Du 7 au 10' septeullbre, les ins-titutrices du Valais r.omand se trouvaient réunies à PEcole NOrJnale, répondant avec enthousiasme à l'invitation qui leur était .faite de suivre un 'c ours de ,c hant de trois Jours. !Ces leçons, dont on espère tant de fruits ont été s~üvie~ avec ardeur; 'COlllment ne l'auraient-eUes pas été: s-ous la dJrectlOn de notre inoubliable professeur IMnle Delacoste. Unc bonue partie de notre théorie muskale a été revue avec les rcmarques ,combien judid·euses pour S'OB application dans nos das~;es prim·aires. ICe fut une répétition d es V1us utiles, pour ,c elles qui connaissaient déjà la partie et un travail nécessaire, pour les institutrï.c·es' qui n'ont pas été favor~sées de -leç'Ûns de 'c hant l11éthodigue set obligatoires pendant -leurs études. Aussi sonlmes-nous persuadées que le Tésultat de ce cours , t.uivi avec tant d'intéT,êt, s'e ra des plus heureux, -car la tâ'c he dans ce domaine, pour 'b eaucoup d'entre nous, aura été fa'cilitée ct guidée. Il faut donc remerder chaleureusenlent le Ué'Partem·e nt de nous avoiT fourni l'oc-casioll de nous ,cOll1pléter sous ce rapport. A notre vrofesseur aus·si toute notre reconnaissance, oCar la noble ,c ause du ohant et son endroit, celle des institutrkes en particu'lier ont toute sa solHcitude intelligente ,e t ·empressée. Mer'Ci encore au ,COlllité des Institutrices pour sa persévérance à réclaIller ce cours qu'il jugeait av-e'c tant de raison nécessaire . NIer'ci ·enfin ·ù toutes les 'collègu~s qui 's.ont venues le 'Suivre avec tant d'enl,pressement et de docilité. Nous terminons en d'armant un vœu qu'un tel cours se renouvelle et quiil trouve 'son ,cOlnplément dans l'édition de nouveaux tableaux pour l'ens'e ignement du solfège dans -les écoles primaires . . J. G.

flux Institutrices 'Pour l~épondre au désir de nos 'collègues qui ont partidpé aux démonstrations de Monthey et -de Sion sur ,l 'emploi du .Juatériel frœbelienet -des jeux éducatifs, une séance de travail sera

organisée, jeudi le 23 110v:emrbre, ' à 'l 'école' d'rceihe-liehne 'de :M onthey. Les .p articipantes auront la possibilité de ,copier des nTodèles de 'travaux: de nlodelage, de pliage, de piquage; ainsi qu~ d~~ . jeux éducatifs .. Prière de s'ins,crir:e pour le 10 n'Ûvem1bre, auprès ~de .M lle CalT'a ux, inst., à Monthey.

Echo de la Conférence du 16 février à Sem brancher . Dans le rim1t Icthe-f-Heu, déjà -dès ,l e 'ma,tin EIU'es vi,enl1le'l1t 'en .1'lombi'c .e t du haut .cl,els vlarr,lées, Oubliant l,a dista,nc-e ·elt même lels anné·e6'. C'·est -du ,corp6 e'l'ls,eignmlt l'élément f é mi!Ili~1. Ptüs ,à:ans 'l a gr,a-nd-e Is'aUe aux ,mur,s bien lCÙécorés Ce sont odes mlots ,c.harmal11ts, ,des .paroles aimabloes, La joie éc1tate, Î'l1anche, en notelS ,agréables: Un r,ayon itra;ce :au sol d.e ,l'ongis Tefl.ets doré,s. En ·t e'rln.es f011t ,cou:rtois', on nous -dit le IJ.l:ai,si-r Que res's·ent il e vieux bourg ,et ·ce't te cir·C'onstanc-e: A'v oü' été ·choisi pour ,n oire ,confél'ence, La 'p re'm ièr,e, 'en eff-e,t : 1e'3 l-a'UTiàs vont fle'u rir ... Lors'q'ue l', appel est If ait, .on ~lomme un comité. Et des -nombreux .rapportsân entend lia 'l,e,cture, Puis vient .la di,sc'Us-sion ,s'Ur Il e sujet « .couture.». Lü progra,mme ,e,s t a,10rs IOl1:gueme'n t discuté. ,Chemis-et3, pantalons, ·chaus's'eUe's, bas de sport, ,Humhle's 'm,e-nus tI'lav-aux, vous êtes à l'honneur. Une lyTe valu s ,chante ·en un hymne vainqueur ·B t ,p lus d'une Œ\UVT-8 d',art ·envie votre .sapt! 'M,a:~s voi·ci qu'au Buffle;t 'c:hac:un ,e st . ·convié, Le s'o:l,eilet ;l.a joie entT-ent 'p ar l,a ,f enêtre, Le süence ,sie fiait le't l '.on voH a,ppa-raîrtre Un menu 'que Via tel ,al.iI'la~t app-réc·i é . .

Le süen.ce, ,ai-j·e doit? !Le 'SÎtl'enc,e, ,a h! vr;a'i menlt! 'Mais 'que ven.ait-il f,ai1~e en :lta do'cte ,a's:s emblée ? E'ta'it-il bien d ·e mi.s'e av ,~·ein de l'é.lys·ée ,Cet hôte ,peu ·connu par le sex'e charmant? D-es é,clairs fugi-tif-s bri;H,ent dans :t.au,s les y,eux ;l'e vin ·mOlusseux .r emplit ~es ,coupes fines, Les ,e,s'prÏts sont plus vifls, pl,us l'iante6 les mines,· On ,8'e sent , plus à l'aise ,elt l'on cli's cute :mi,eux; " ..

:LOl~s'C1Ue

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Ce S'ont .cU.S.COUTS, chansons, ,apologues et 'Vers. .champ.agne vanté, nous rendl~ais ..ltu Joqu,Clice.s ? 'P 'aDl'erions'-nous mieux 's ous te's effets fugace.s? Tout ·comme 'les -Mesls'~e'urs, ,aurioI1S nous 'ce travers?

a

Non! plus ,que le m'ouss'e,ux, ·c'est le ve'l'be imagé , D'un major en ·s outane, ,aimant fort la ré.p:lique, Qui d:ol?-n-e ici .le ton, un ton pal'fois ,c.austique Et 'que son vis-à-vis n'a guère ménagé. -M,ais trèv,e de ,discours et trève de bons mots, ,Ca:I' ,sur a'e vie'u x 'Oa:dran, tout ·comme un troubl.e-fête A vm'1ce oSa 1118 'p itié une .a-igtülle ,indiog'crète, Qui me't fin Ih rusquement 'aux aimabl·es !propors. Liddoe,s, 19 février 1933.

Compte rendu de la Conférence régionale du district d'Hérens*) Jeudi, 30 mars, ,l,e ,cOtCIUe,t villa.g e de Vex, placé en sent'inelle à l' entrée ·du val d'Hérens dont il commande l',accès, ,avait ·p ris un air (le fête pou:r laccue1 i llir .l8lS in:sütutrices .clou distri,ct .qui ,s 'y réunissaient pour la première confére'l1c'e régionale. Toute·s ,avaient .joyeusement répondu là .l ',appel d'e leur cher Inspe,cteur et, accour.ant ,des villages les :p,l u1s perc1us de leur sauvage vallée, étaient venue's retreml)er l'eur enthoU'sia.Slme au f-oyer d,e 'l'amitié et ,du Isouve~ür. Dès le premier coup d'œil, nous voyons 'que nous nous 'Ü'OUVOI1S ici !au pays des vieilles traditions : les ,costumes Tégionaux y sont en majorHé, les coquets ·chapeaux de IS avi€s'e font .b on voisina:geavec ceux .cl'Evolène ; ceux d'Hé-réme'nco frôleut ceux .cle N enclaz, l,e JoaDge ,ohape,au d'Ayent fraternise ,av,ec ,celui de St-iM artin . . Au mi.l'ieu de tou.s ,ces ,costumes sérieux et désuets" l.a ro'b e noire des Ursulin e,s de l'Ecole ménagère d'Ayent ne s'embloe pa6' ,trop ·dé,paysée ... Après une cordiale réception ,chez IYI. le IPrés·klent de Ve·x, nous assistons ,à la mess,e oÏfe-rte pour notre Tegrettée collègue, ,M me Rosalie Favre-Bovie'l', enlev ée l'automne d,ernier ,à l',affection ,de sa jeune ct be,He familfe . Hans ·cette église où ceHe admira,b le institutrice a si souvent prié et où eUe a dû 'p uis,eT cette force de carEùc-tère e't ·ces beUe08qua.lités ·qui ·l a ;faisa.ient aimer 'de ,tous ce·ux ,qui ,eurent 1.e bon11 eur de -la conna~tre, nous éle·v·ons là Dieu nos 0œurs en une fenr.eol1te prière. Le Saint ,sa,crific-e achevé, nous nous rendons .à la !belle maison d'école, nouveU'eme·nt Te8ltaurée , et ,qui, gr,a.cieus-eme·l11t décorée 'p our la 'Circonstance, .av,aH l'air on ne peut 'p lusa.ccueiUant. Notr.e modeste assemblée 'f:tlt rehaussée ,p al' la préisence de 'M. -le cons·eiller d'Etat *) 'Ce c'ÛllI1pte ·r endu 0s't ·p arvenu trop Ibard pour Je de'l'nie-r rnuméro de l' « Ecolle primaire ».

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EoSchel', notre ohef aimé et vénéré, d:e M. le dOY'en -RouiUer Rd curé cie V~x, ,e·t Id,e M. Rudaz, président. Que coo IM.es,sieurs r.e\çOivel~.t ici l'expresls.wn do notre reconnaiss'ance et l'hommao'e ,de 1108 ",lnceres ,co' , . . b re~erclements poura VOIr JJlen voulu s'arr.acher à Ileul'iS nombreux .et Importa~lts travaux pOUl' venir nous honorer et nous encourager d.e leu!' presenc,e ! Après avoil' souhaité ,à tous et.à toutes la ·b i·enve,nue, M . F:itteloud InspedeUl' scolaire, nous r.appelle en un -lang.age ému le souvenir d~ notre regre,tté,e cOiHègue, ,M'm e Bovier, et nouls r·etrace }a vie toute de dévoue,m ent, de ce modèle d 'éducat1'ice, de chrétienne et de ~ère de famine . L'a.sls ernblée se lève ,e n si.gne ,de deuil. Ensuite, la séance e's't ,déclarée ouverte, et, .a prè.s avoir -p rocédé à l'appel nominal et ,constaté avec ,p],aisir que, à .l'ex.ception ,d'une

seul,e, re'tenue ,p al' ,la maladi.e, les maîtresse,s du 'Clistri-ctse oÜ'ouvaient là au complet, IVI. l'Inspecteur nous donne lecture d'u règlement dels conférence's régionales de 'Mess,i eur,s .les ins'toituteurs .du dis,trict, élaboré à Vex, en 1928, duquel nous dit-il, nous pourrions nouos inspirer pOUl' élaborel' l'e nôtre. Nous passons ensuite à 'l,a nomina·tion du ·comité, ce qui donna lieu ,à une vive 'discus's-ion au ,cours de l·aquelle toutes ces dames firimt preuvo -do la ·p lus ,t ouchante moclre,süe·. On finit 'ce'p endmlt ,pa,!' 'constituel' le c-omité ,composé de Mme Céline tFavl' e-G.la6Isey, vice-président·e e'~ d,o 12 secrétaire. Huit institutrices, désignées par le sort, furent appelées succ,~s­ sivement à lire leurs trav,a ux' sur 'l es sujets mis à l'étude: Rev.ision du programme d,eoS ouvrages manuels; relations de c'ette branche avec la. tenue ,rlu ména.geet l'hygiène; les travaux manue~,s comme c ,~n­ Tres d'i·n térêt. Ces exposés, ·toue différents, firent naître de nombreusr.s questions ,auxque.11es IMme ,de Quay, notre d.évoué'e Ins'pectl';,.'c, rcqJondHavec la bonne grâce qui lui e:st coutumière e·t un bon sens se,condé par de nombreus'e,s 'années d expérience. Il serait tro,p long cie ~'3ier.:.c1re .ici SUl' 'les particularités d,e cha;que exposé; ceux de 1\1 l:"S Pavre et Ballay retinr.ent ,p articulièrement l'attention par leurs< ingénieuses suggestions. Le~: débats a cb.6'vé,s, nous entendons M. l,e Doyen RouÏEet cr.l: nvP'c l'é!()(l1ience 'qu'on -lui connaît, nous ·entretint de l'Apostolat Q'~ 1'1nstitutric'e. ISi nous n'tavions 'p as été convainc·uelS déljà d's la, noble's'Sie de notre- mission, la parole vibrante de notre ,éminent conférencier ,aura it 6'uffi. ,2. '1101108 ·conv.aincre. Aprè-s la nourriture de l '. esprit, cene du corps! A midi et demie, nous nous rendons au ,f l,e6taurant Rudaz où nous a'ttend,ait un excellent dîner for,t grac-ioeuse,m e,nt se-rvi. Un vin généreux eut tôt fait de ,délie'l' les -langues e,t de ';m-eHre de l'entrain et d 'e 1.a ,b onne 'humeur autour des taJb:ces ·décorées de verdur'e et des pre'rh-ières Heurs ,p rintanières. 'MUe oS. Favre, IJrOmue au grade de maljor -de taible - encore une ,conquête du féminisme ~ - fit ma'r chei- rondement ,son petit bataillon ,qui, d'ailleurs, ne se montre ,p as trop récalocitrant; al,te·rnant ave'c l,es 'p roductions ,de quelques 'sol.istes -et des ,chant:s cl'·ens'emble,


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les discour3 se s·uccèden t, variés, intéress,an ts: ,Conseils prati,ques 'e t encouragements de noü"e .ohef r·espec'té, .M. le conseüler {}'Eta t Es·cheT qui nous 'p rouv.a, ·oe jour,là, tout }'jrn térêt .qu'il ,p orte. à la caus,e ·de l'enseignement; parol,es é.loquentes de ·NI. Roui.ller, .qui nous ·pa-rlre du rôle de l'institutrice da,ns les œuvre's 'p os,t.scolaires ; paroles ai.mables de ·M. ·.R u claz, .président ,de Vex. ,Puis 'MUe IFa'Vre, a;près nous avoir ,a.pporté le ,salut ,et les vœux de Mlrl'e üarraux, retenue ,ce jour-.là par une démol1'stl"ation SUT l',e mploi d'u matéri,el frœb élien, reü'é\ice .l'histori,que de :notre ISo.ciété dont chacune de nous a' pu a,pprécier l 'a-ctivité ·et -les bienfaisants eHets. Dans ceH'e 'atmo,s phèTede gaîté et de douce .intimité, le temps vole ... et il faut songer ,au re,t our. A .quatre ,hreure's et de'm ie, la ,séance est lev ée, et nous reprrenOl1JS le chemins de nos vinages, emportant (le cette réunion un ,courage reü',empé et le mei'lleur s·ouV'enir de V'exl et de s,a, cordia;1e réception. B.

Hygiène ACTUALITÉS MÉDICALES Les yeux des écoliers L 'appareil de .la vision, 'l1l·e rveilleuseluent .com.pliqué et délicat, a été comparé ave·c beaucoup d 'ingéniosité et assez d 'exaditude à un appareil photogr,a phique. La rétine correspond là la plaque sensible, les m-embranes externes (<choroïde et s,c Mrotique) aux parois de la 'c hanl'bre noire, les n1ilieux réfringents (,c ornée, humeur aqueus-e, ic ristallin, hUlneur vitrée) à -l'objectif. On trouve ·e ncore une analogie frappante entr-e 'l'iris et le diaphragnle photographique, entre les paupières ·et l'obturateur. La différence essentielle réside dans .la nlise au point; celle-ci, conlnle ,c ha,c un sait, se ,r·éalise le plus 's'Ouvant par Inüdifkation des dimensions de la chambre photographique permettant d'éloigner l'objectif de la plaque 's ensible. Dans l')œil, conlme dans c.ertains appareils indélf ornlables, la ilnise au foyer se fait par oaugl1lel1'tation de :la puissance réfring·e nte des nlilieux transparents et 'surt'Out du ,c-ristallin; ·c'est farc·e onlnlodation. De plus, et ici aucune ,c onlparaison n'est possible, nos yeux, pour la vision là distanc.e l'approchée, font 'c ünverger leurs ax'e s optiques en tournant l'un vers iJ.'autre leur ouverture pupil,laire sous l'influence de la 'contradion des Illusdes droits internes. Dans ce ln ouvenlent , les .m usdes droits externes se tendent et viennent ceinturer le globe de l'œil ·e n le cOlnprimant légèreIllent, ,c-e qui a pour effet de redresser la rcourbure de ses rparois, donc de rallonger en concourant au Ill'êllle but que l'acconunodation. Les efforts visuels d'accommodation ·et de eonver.gence nécessités par la vision rapprochée deviennent. fréquents et prolongés à l'âge s,c olaire : de ,5 à 15 ans . C'est aussi là "ce :m üment de la vie

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qu'on constate ,c hez un grand nOlnbre d 'enfants l'existence d'anomalies visuelles .appelées vices de réfradion ou anlétropies . T'ra ntôt il s'agit de jeunes sujets qui se plaignent ,de Inaux de tête dans la région f.rontale, partÎlculièrenlent les .s oirs de jours de classe. Quoique '~i~n doués, ils ont peu de g'Oût pour }'.étude qu'on sent pour eux ,f atIgante et pénible. ' Ce sont des hypernl'é tropes (yeux trop courts) ou .des ·astigmates (yeux arplatis). IL e port de verres convexes (hypernlétropie) ou cyclindriques (astio'matislne) pendant les exer,c i'ces s,c'Olaires soulage ces enfants et le~u' perinet d'étudier ·s ans fatigue. :f.out autrenlent, en général, se présentent les enfants nlyopes. StudIeux, la plupart du temps, la le,cture ne les fatigue pas 'Puisque leurs yeux trüp -longs ne dem·andent pour .la vision r,a pprochée qu 'une a,c comnloda-tion plus facile. C'est, le plus ·s ouvent, le nlaître ou la nlaîtresse d'école qui constate leur difficulté à suivr,e }'.en,seignement ,donné aux tableaux muraux 'Ou au tableau noir. D'autres fois les parents relnarquent qu'ils font effort et fennent à den1Ï les yeux pour lire une enseigne, r,e garder l'heure à une horloge éloignée, etc ... fLa myopie, souvent mais non néc.essairement héréditaire, ne se guérit pas; suivant ,l a comparaison inlagée ·d'un oculiste Œyonnais, <c'est un esüaUer là sens unique où rl'on ne peut que m'Onter vers une Illyopie plus forte. '. Les nlyüpies légères ou moyennes, les seules dont nous avons à nous occuper ici, appar,a issent entr·e 5 et 10 ans et augmentent pendant la période de 'c roissanee. Comnl.ent enrayer, si possible, cette progression ,:6â,c heuse ? Trois Illoyens sont à eIllployer sinuIltanélllent : 1. Un bon éclairage 'à la lun1Ïère diffuse du jour et le Inoins possilble de travail là .la lumiè-r'e artifirCielle. 2. Une bonne attitude, droite et non 'Pen<chée ou surtout couchée sur ,l e bureau, de l11anière que l.es yeux se trouvent au nloins ~ 33 ·c nl. de celui-do 3. Des lunettes là verres conc·aves réta~)lissant la vue nOTnlale el obligeant l'enfant là s'aüconlmoder. ,I l ne faut pas craindre, conuue certaines personnes, l'e'll1ploi. de verres « trQP .forts ». ,Ce n'est pas, en effet, l'ac.cOlnmodation toujours facile .(trop facile) chez renfant qui a'c'centue ,l a Inyopie, c"est la convergence; on s'en persuadera en Hs'a nt attentiveIll'€l1't notre 'p réambule. Le nléde.cÏn pres,cl'it des verres nloins pour pennettre à l'enfant de voir de loin que pour l'eInpêcher ,d e regarde'r de trop près. Myopes ou ·non, les yeux des enfants S'ont sujet, davantage encore que ceux des adultes, aux affections inflamnlatoires. Les yeux rouges (conjonctivites), les paupières 'e nflamnlées ou ·collées (blépharHes) néces·sitent ordinairenlent un traitenlent nlédicallocal et général. Il en est de 111'êIne de l''Orgelet sorte de petit furoncle du hord ciliaire, très féquent et déplorablelnent récidivant.


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t NÉCROLOGIE

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Madame Carron-Bender Francelline, ' de Fully

Après 3 ans d'enseignement seulement, Madalne ICarron-'B encler s'en est allée vers un nl0nde IneiHeur. Malgré une carrière très courte, la regrettée Inaîtresse avait déjà fait ses preuves et donné toute la nlesure de savoir-'f~aire d 'une intelligence ,v ive et d'un entier dévouelnent. ' Une délégation du Départelnent et de nombreuses calnarades de l'Ecole NOrlnale ont tenu là -apporter une dernière Inarque de synlpathie à celle que l'on pleure.

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Mlle Rouge Marie-Thérèse, d'Epinassey, St-Maurice

'Le 2'9 juillet dernier, la paroisse de \St-Maurke a -rendu les derniers honneurs là MUe !Rouge M. -Thérèse. ' Née le 30 juin 1903, elle obtenait l'A. d'E. en 1923. Depuis ce nlonlent et jusqu 'là la fin du cours 1931-32, elle 'a ·enseigné là Epinassey. Que dire de lI a bonne Inaîtresse qui nous a quittés, 's i c-e n 'est qu'elle a passé en faisant le bien, en donnant tout pour ses chères élèves. Que 'Dieu la récompense dans son Paradis!

liBanque Ca~tonale du Vala~

Rda Sœur Bruno Exquis

,La ,Congrégation des ,sœurs de St-J oserph vient de perdre une' des plus nl-érit.a ntes de ses .fil.les, Siœur :B runo. Née à Lidd-es ·en 1&66, la défunte a ·enseigné suc,cessivenlent il Val d'IlIiez, Sion, Ayent puis encore à Riddes au cours scalaire 1932-33. Elle fut pendant plus de 40 ans une Inaîtresse .s'e lon le c.œur de Dieu.

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Moulin Edouard

·Le 4 septenlbre, une foule de par·el1'ts et d 1amis a'c co-mpagnait la dépouille 'mor-telle de M. Moulin Ed., au ·chanlp de repos. Le défunt, originaire de Vollèges, a débuté dans l'enseignement en 1917 -dans sa CO'llllllune, puis il a suc-cessivelllent enseigné à Nax, Mal'tigny-Bourg et St-Luc. Pendant le dernier cour sco'!aire, il a été appelé à relnplacer M. Pellissier Th., décédé en janvier; en avril, il a dû là son tour abandonner la classe, une Inaladie qui ne pardonne pas le Ininait. Une prière pour le repos de son âUle !

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L'Ecole primaire, 31 octobre 1933 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu