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CHA MPERY
..\Il, I:\tfirchelet J
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SION, 16 Mai 1936
eau-Jose h jnst.
65 nte Année
No 9
Beaueou~ ~e ieunes lens savent éeonomiser mais la plupa rt d 'entre eux commencent par faire un placemen t financier mal choiai. Pareille mésaventure leur sora: évitée par la conclu sion d' un o ( l .:i ~ LI!'n n CC SUl'
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ORGANE DE LA SOCIËTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION SOMIVIAIRE : . PARTIE OFFICIELLE: Rapport sur rassemblée des délégués de la Caisse de retraite' du Corps enseignant. - Protection de la: flore. - PARTIE THEOHIQUE : Du brevet de.. capn.cité. - Du savoir-vivre. - Voici les vacances! De la .lecture pour les vacances. -' La Pentecôte È\, Rome. - PARTIE PRATIQ1JE-: Langue française. - Analy se' littéra,ire. - L~çon de choses. « NOS PAGES ». Documentation. - Glanures.
chutes d'Ifflgen (Lenk). M. O. B.
PARTIE OFFICIELLE apport s ur l'a s s e mbl~ e des délegués de' la Cai ss e d e R etraite . d u Corp s Enseignant S~ance du 2
avdl 1936
L'ass.em:blée annuel1e des I111em.br·es de la IGaisse de 'R etraite du Personnel enseignant, <convoqùée pour le 2 avril 193·6 siége:l dans .Li salle d'étude de l'éculE' normale, sous la p'résidence de' ll\1. le Gd . Vicaire Delaloye, président. Une vingtaine d'instituteurs et }a plupart des lu<€Jllbres de l,a 'COIImuission particip'aient à l,a séance ouverte 'à 14 heures. A l'ordre du jour ,figuraient leSt objets suivan1s : 1. Ledure du proto'cole de b. dernière asselu'blée. 2. ,CÜ111ptes, gestion et rapport des vérificateurs. 3. ·Diver.s !Et propositions individuelles. rCet ordTe du jbur est liquidé conuue suit: 1. Protocole.
Le protocole de la dernière aS's enlhlée e.s t lu et ,approuvé s·ans observation. 2. Comptes, gestion et rapport des vérificateurs.
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Le caissier ·e t le secrétaiDe donnent respectiveluent lectune des cOluptes -et du Tapporit des üenseurs. lM. Udry, de V!étroz, s'étonne de voir figurer au passif du bilan le 'lllontant de Fr. 2407.- dù à la Banque ICantonale du Valais. De p'lus, il désirerait être renseigné sur le poste de Fr. 39,315.45 pOlié ,a u pas<silf sous la rubrique ,cpte d'oTdre.
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M. IM'e ytain, notre syInpathique et souriant oais.sier, se charge de tirer ,au c}air ces -dleux-'q uestions. P.endant un tem.ps très c-ourt, notre cpte courant là la Banque Cantonale soLdait ,e n notre défaveur et c-e solde s'élevait là IF r. 2407 'au 311 décembre. ,Cette sitùation s'est produite ainsi: Durant le mois ,de tdéoeInhre, la ,Coinmission de notr,e IGaissle, cmnptant sur les reeettes régulières, fit confecti'Ûnner un titre de -Fr. 320,000.-. Par Souite de verseinents tardifs de l'Etat, les disponibilités se rf:rouvèrent insUJfdls,a ntes et la ICaisse, débitrice de l'a IB anque, tout .en possédant, d',a utr,e part, pour prè.s de deux lnillions_de tirf:res de ce dm'nieT établisse111le nt. Quant au f.ameux 'co.mpte d :ordre, objet d'interpellation à chllique as-smnblée, il' consiste ,en 'ceci: Ile lD:épartenlent de l'Instrucrf:ion publique opère lle's 'r ·e tenues sur les tftaiteillents chaque lnois. Ces retenues, auginenMes des prestations de l'Etat, s-ont versées, chaque Inois aussi, là notre ,Cais,s e et cOlnptabilisées dans un -C-oillpte spécial dénommé cpte d 'ordre. A 'La fin de l',a nnée scolair,e, Ile C'aissier solde le coonpte en attribuant son avoir ,a ux différenrf:s assur,és. ICette dernière opération s'·effedue donc s:EuleIuentaprès la fin juin, alors que toutes les classes ,s'Ont terminées. Par contre, au 31 décembre, date à l'aquelle s'établit le bilan ,annuel de notre institution, le ,c pte d'ordre poriJe là son a,ctif les c-otiS'ations des ·m ,e mbres pour 'les 1nois de 's eptembr,e, octobre, nov,e nlbr,e et déeembre, ainsi que la part de l'Etat ,atfférente 'à cette période. LVI. Défago, délégu'é du district de [Monthey, couvre de fleurs notre caissier, pour la bonne tenue de s,es cOlnptes, -et le cOIn ité , pour la présentation de son tTès i'ntér-ess,a nt 'l'apport Constatant la diminution toujours croissante du taux de nos pla,ce:Inents, il propose la nomination d'une com,m ission chargée d'étudier cette ques,t ion ,e t d'obtenir ainsi un l1lleilleur r,e ndeluent de nos capitaux. M. Défago paraît ignorer que le Tègleluent· de La 'Caisse nous oblige à placer nos .fonds à la 'Banque .oantonale ou 'e n titres de l'Etat du Val,a is. Aussi, M. le président .se ,charge de le . lui flaire rem,: Ùquer. . . M. 'G aspoz, de Sion, voudrait ne plus voir figurer !d'a ns les comptes l"allocation servi'e aux deux secrétaires du Département. Il fait reinarquer que le Tègleinenrf: des ~mployés de l'Etat interdit le cumul .des f.onctions et. nous donne ledur,e de l'article rel,a tif à eet objet. . lM . .Je président .déclare qille, dans le CRS présent, il y a CUlIIUI de traitements, !ffi·ais nOn cumul de fonctions. . M. M,e ytain nous certifie que Ja collabo.rarf:ion du népartem!ent de l'Instruction publique ,est d'une utilité incontes·t a'ble dans l'administration -de .l'a ICaisse. iI)éjà. -du temps de lM. Pignat, .le 'ca.issier lui v-ersaiVFr.50. ~par an, pour le tft3,vaH . fouftni.. ,C'est , cJ~ns le
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but de faciliter les reLations de notre institution avec le népartement que Le secrétaire de }ta Caisse 'a été choisi parmi le peTsonnel die ce dernier. lM. IBourdin, lIuenlibre die l'a commis.sion des finances du IGrand Conseil, expliquera en fin de séance que oe n'est pas ce .genre de cumul que vise 'l e règlement des ,e nlployés d"Etat. Vi,siblement énervé, le pl~ésident clôt la discussion. IL'es comptes et le rapport des vérific-ateurs sont a.doptés. 3. Divers et propositions individuelles. I~I. l e' pTésident nous informe que }ta ComJlnission de la ICaisse de IR etraite n"a pas pu intervenir :dans la question de la réduction du 1 % de la participation ·de l'Etat. Cette dinûnution ,a été décr1é1:é.e par le · Gr'a nd .conseil ,a u mois ,de février sans que les organes dirigeants de }ta 'Caisse aient été consultés.
Le délégué du district ,de tL oèche estÎlne ~et!,e dimi~ution . su~ portabl,e par le corps enseignant dont le patrlOhsm,e dOIt s!~' Imanl[,e ster par une particip'ation effective au redress·e ment des fInances publi'q ues. IP ar contre, il ne v-erl"ait pas d'un bon œil la sl!-ppr'ession de classes, mesure qui contribuerait à 1"augnl,e ntatlOn du no.mbre, déjà tr-op considérable des instituteurs ,s ans enlploi. lM. Ebener, die 'Sion, lui rétorque' que, jusqu'à présent, 'les instituteurs .ont plutôt été trop bons patriotes let qu'ils ont consenti, de ce If ait, à trop de sa,cri,fices. Il ,e st temps qu'on 'cess,e de, leur en denlander. M'. Ebener rend hOTI1TI1age oà }ta 'b onne volonte de M. Tho:IllaS dans son intervention ·en no.tre f.aveur. Il a toutefois l'iInpr,e ssion que nos défenseurs au sein du 'Grand IC~nS'eil sont ~o~ v ent insuffisamment outillés au point de vue chIffr,es et, aInSI, leurs ,a rgunl'e nts ont une portée 'amoindrie. 11 serait très utile .qu'à l'avenir , les orcranes représentant le per.sonnel enseignant s"effor" :s • , At oentde documenter les dépurf:és s'occupant de nos Intere s. '~f. \Bourdin intervient pour justifier son ,a ttitude et celle de la commission des finances et pour décocher quelques critiq:U,es. à '!"adresse de notre dévoué défenseur lM. Thomas. ICe !l'est pas l.a com'lniSosion, 'a Uirnl,e 'l e député d'Hérehs, mais bien le Cons·ell d'Etat, qui a soulevé la question '~e la din1Înu~ion, du 1 % :-ur. la part du canton en faveur de l,a :Calsse de IR etraIte. La c01n:nllSSlO~ Gels économies unanime s'est e:m.presS'éJe d'accepter oette proposIdans le but louable de faire collabor,e r toutes les classes- de 'l a popul,a tion là la compression ~es dépens,e,s. ~e, 'l ong , ~xposé ~e M. Bourdin, au verbe parlementalTe, 'a yant epuise le sUJet, la seance est levée v.er~. 1'6 heur·es. ' De l'examen des compte's, bien présentés, ' il r,e ssort · que la situation de la -'Caisse" est~ exoellente. ,P endant- l'exerdcè ' de' 19'3Ig, 1
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elle a encore ,a coentué son Inouvelnent de pTospérité ·en réalisant un bénéfice die Fr. 26,099.05, alors qu'en 1934, il ne s'éllBvaÏt pas Fr. 15,.049.-. ESp'éron~ que cette situation réjouissante n'incite pa's l'insaüahle vora,cité de l'Etat rà nous dépouiller , enCOl~e' de quelques dizaines de n~illiers de francs péniblelnent acquis. !Relevons ,e n terminant les décl'arations ,e nthousiastes de)1\1'. le Gd Vicaire en faveur de la cTéation d'un journal pédagogique rédigé en deux langu,es et utilisé par tout le personnel enseigl1'ant d'Il canton. Sien~e ,
le 20 avril 193,6.
SalaJIllin Fl'idolin.
Note du Département de PI. P. - Si réell ement lM. Bourdin a dit que c'est le ConsE·il d'Etat qui a lJroposé de réduire l es a llocations en faveur de la Caisse de retr aite, il a: fait erreur.
Nous référons, à cet effet, les lecteurs de l'organe de la S.V.E. à « Ecole Primaire» du 31 janvier 1936. ~a: no'te que nous avons insérée dans l'
r tection de
~a
flore
E n date du 3 avril 1936, le Conseil d'Etat du canton du Valais a porté l'arr êté suivant, sur lequel 'le P. E. voudra bien a t tirer l'attention des élèves: LE CONSEIL D'ETAT DU CANTON DU VALAIS,
Vu l'article 186 de la loi sur l'introduction du code civil suisse; Sur la proposition du Département forestier, arrête: Article premier. - Il est interdi t de mettre en vente, d'offrir et d'acquérir, ainsi que de cueillir en grande quantité, d'enlever avec leurs racines lE's plantea sauvages en général, et notamment les espèces suivantes: . El'yngium alpinum Chardon bleu Alp E'n-Ma nnstreu Cypripediul11 Calceolus Sabot de Venus Frauenschuh Nynphea: alba Nénuphar 'YVeisse Seerose Ophrys Ophrys (toutes esp .) Alle Ophrysarten Aquilegia alpina Ancolie des alpes Alpenakalei Lilium croceUll1 Lis bulbifère Feuerlilie Opuntia vulgaris Figue d'Inde Gemeiner Feigenkaktus Ruscus aculeatus Fragon piquant Stechender Mausedorn Ficus Figuier Feigenbaum Amygdalus Amandier ,Mandelbaum Adonis vernalis Adonis du printemps Frühlingsteufelsa uge Cyclamen europaeum Cyclamen d'Europe Zyklamen Leontopodium alpi-
nun~
E delweiss
253Edelwei ss
Artemisia GE·nipi & laxa Lychnis Flos J ovis Primula Auricula:
Génépi Walliser Edelraute Lychnis, fleur Jupiter Jupiters Lichtnelke Primevère auricule Felsaurikel, Fluhblümlein . Türkenbund Lilium Martagon Lis Martagon Keimblatt Steinbrech Saxifraga Cotyledon Saxifrage Cotyledon Mannertreu Nigritella angustifolia Orchis vanillé Meertraubchen Ephedra helve tica Ephedra Perückenbaum Rhus cotinus Perruquier Dans cette interdiction sont également cO'm pris les ,cihatons de Saules et les cônes d'Aroles. La présente interdiction ne se rapporte pas aux espèces trè '3 communes. Par cueillir en grande quantité l'on eniend, dans la règle, une quantité qui dépasse une dizaine de plantes. Art. 2. - Les interdictions statuées à l'article 1 s'appliquent également aux plantes sauvage s des espèce3 visées qui sont importées d'autres' cantons. Art. 3. - Le Département fore stier peut accorder des exceptions: a) pour récolter des plantes protégées dans un but scientifique; b) pour récolter des plantE's à des fins in,dustrielle3 ?U comm.e~ ciales, notamment des gentianes et d autres especes médICInales. Les permis seront restreints quant à la quantité et aux lieux de cueillette, de façon à aSEmreT la conservation de l'espèce. c) POUl' importer et utili ser en Valais des plantes protégéE's dans d'autres cantons. Le permis peut être retiré par le Département forestier quand les conditions fixées ne s ont pas observées. Le3 plantes cultivées peuvent être vendues librement. Pour les plantes sauvages importéE's d'autres cantons, un certificat d'origine devra être produit aux organes de contrôle. Art. 4. - Le Conseil d'Etat peut mettre à ban des régions déterminées et y interdire toute cueillette de plantes, soit en gén~ral, soit quant à certaines espèces seulement. L'Etat encourage la création et l'entretien de réserve3 dans les régions où la végétation est importante au point de vue scientifique. Des arbres spécialement beaux ou intéressants, des plantes rares et des types caractéristiques de végétation, dont la conservation est en danger sont à protéger comme monument3 de la: nature, selon article 702 du C. C. et art. 154-155 de la loi valaisannE' d'application. Art. 5. - Le présent arrêté ne touche en rien ,à l'amélioration et à l'exploitation des fonds ruraux et forestiers. Cependant les autorités (Département des Travaux Publics, Bureau du génie rural) appelés à subventionner une entreprise d'amélioration fonc!ère d~ quelque importance doivent, lors de la préparation du proJet, aVIser le Département forestier.
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Art. 6. - Les agents de la · police de l'Etat et des communea, le personnel forestier, les gardes-chasse et les gardes-champêtres ainsi que les guides de montagne sont. tenus de dénoncer d'officE< au Département forestier . les infractions au préaent arrêté. De plus, le Département 'forestier pourra conférer à des person· nes qualifiées (membres de sociétés de protection de la nature, de groupe.ments alpins, etc.) les compétences des organes cantonaux .de police et leur délivrer une carte de légitimation. Le Département forestier prendra, de concert avec les autre3 départements intéressés, les mesures qu'exige la protection de la nature (enseignement approprié dans les écoles, cours de guides et cours d'instruction des organes de police, contrôle des marchéa, publications, pose d'écriteaux d'interdiction aux bords des routes de montagne particulièrement fréquentées, établissement de tableaux de plantes protégées, constitution d'un fonds pour la protection de la nature, etc.). Art. 7. - Sans préjudice à la réparation du dommage' causé, les contraventions au préaent arrêté sont passibles d'une amende allant à fr. 200.- au maximum, transformable en emprisonnement en cas de non paiement. Les peines sont prononcées par le Département forestier, sous réserve de recours au Conseil d'Etat dans les 20 jours. ' Les plantes illicitE'ment acquise3 ou mises en vente seront confisquées. Si le délinquant est mineur, sont réputées responsables, les personnes qui n'auraient pas exercé avec le soin nécessaire la surveillance leur incombant. Art. 8. - Le présent arrêté entre immédiatement en vigueur et sera inséré au Bulle·tin officiel! publié et affiché dans toutes les comlmunes du cant.on ainsi que dans les gares, les bureaux de poste, les hôtels, les cabanes du Club alpin suisse et les établissements publics des atations alpestres. Il abroge celui dù 2 mars 1920. Donné en Conseil d'Etat, à Sion, le 3 avril 1936. Le Président du Conseil d'Etat: Dr R. Loretan Le Chancelie:r d'Etat: R. de Preux.
AVIS·I·
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Le présent ~uméro est le· dernier du cours scolaire. 1935-1936 ,
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" , ... .
PARTIE THÉORIQUE
D u brevet de capacité Dans la. prelnière quinzaine de juin se tiendra la session ordinaire des examens du brevet die capacité. Chaque année des candidats demandent là lêtre -renseignés sur le programaue de ces ,ex'a rnens. Souvent ils le :fO'nt là un ou deux mois, anêJne parfois à une quinzaine ·de jours die la date ,fixée. C'est là une preuve assle'z ,é vidente qu'ils ne s'y sont guère pré-' paré~, et pourtant ils .avaient cinq an~ devant ,e ux. 'Mais pas sons ... :Ces eX'alnens coonpoTtent des épreuves écrites et des -épreuves orales. IP our l'écrit, on Ï1npose une dictée de texte littéraire d'environ une page grand fonnat; une dis-seliation pédago-giqUle, la solution de deux ou t-rois problemes dans le cadre du progralnm'e de l'Ecolle normale. .A l'oT,a l appartiennent la leçon pratique, la langue Inaternelle (lecture, analyse, vocabulaire, à ['exclusion .d'~ la littél'atul'e), puis une branche tirée au sort parmi la religion, l'aritm.n-étique, les sciences, les connaissances civiques (histoire, géogl'aphie ët civique). :Et Hltainrtenant, posons-nous cette 'q uesHon : Pourquoi cet examen a-t-i1 é-té établi ? 'Nous avons attendu ·dire Iq ue c'était pour m leUTe le.,. jeunes instituteurs dans l'heureuse nécessité de c-ontinuer leurs 'é tudes après [a sortie de l'Ecole nornlale ou, au ,lnoin~, de conserv·e r c-e qu'ils y ont acquis. IMalbeureus·e nlent l'expérienc-e nous perm·e t d'affiruneT que le but vi'3-éest loin d'ètre atteint; que pendant dnq ans, on ne se met guère en pleine de compléter ou d'approfondir les notions enseignées durant les années de formation proprement -dite; qu'on se présente à l'exalnen du brev'et définitif au pied levé ou au petit bonheuT, ·e n se fiant là dame chance. Aussi voudrions-nous une modification à Clert état de choses. Nous ,revenons · là une idée que nous avon~ déjlà 'é misè devant l'autorité compétente. Void ce que nous proposons. ChaqUie année, pendant les ,trois ou cinq premières années -d'enseignement, les instituteurs ·e t les institutrices devraient, outre .les trav'a ux de conférence rédamés là tout le pers-onnel" ienc:i'eignant, "füur"niT, pa,r exem'ple, t,roÏs sujets écrits, sortes d'études sur ·des thèmes variés : pédagogie, langue Iln~terneHe ou litté"fatute,' sciences, Iconnaissanéés èiviques; 'Ieté: - '.--
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ICes travaux seraient, à la ,fin ,de l'année s,cülaire, remis à lV(. l'Inspecteur qui les translJ.n ettrait ,au f)épa·r.ten~ent pour contrôle et appréciation. Les notes consignées dans un registre 's eraient au bout de trois ,ou de cinq ans , cOlubinées avec c elles que l'instituteur aurait ohtenues de l'Inspecteur pour Ia tenue d e' son école ou de sa da sse. Et c'est -d'après ces Tésultats qu'aurait lieu la déliv,r ance du diplôlne de 'capa,cité. (Cette lnodification -den~anderait naturellen~ ent le changelnent d'un article de lüi, ce qui ne serait pas un cap hien dangereux à doubler. Autre idée ,' Ne pourrait-on pas aussi établir un progra,m me spécial, complémentail'e,divisé en cinq tranches corre~pon dant aux tCinq années de préparation, sur lequel porterait l'examen pour l'obtention d 'un diplôlne que nous 'a ppellerions seCQlfl'daire, .et qui donnerait aux possesseurs 'l'entrée au professorat dans les é-coles industrielles inlférieures, ainsi que dans les écolles moyennes?
L'·e ssentiel, s:e'l on nous, ·est que l'instituteur se perfecti'o nne, développe ses, connaissances et ·soit à m:ê lue ,d"oücuper une plalc e -d ans l'enseignel11!ent pri'n lail'e à quelque degTé que ce soit ,e t dans n ' in~porte quel genre -d'écoles. J
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La discrétion est une partie d'une qualité plus belle ,e ncore qu'ûn appelle le tact, qui est le respect de la personnalité de' s.on prochain. Con~lne la dis'crétion, le tact enseigne là se taire, ln ais non pas tant par désir de s'effacer que dans le 'but d'éviter de causer du déplaisir. De plus, ,celui qui la du tatct sent ce qu'il doit dire ou faire pour consoler, pour réjouir, et sait les 1not" qu'il faut choisir pour s',exprin~er sans risque de frois'ser. 1C"est le tact av:ec lequel on prononce un blâm.e qui le fe-ra accepter . .c'.est lui 'e ncore qui pous's e là éviter de parler die ce qui peut être un souvenir ou une allusion pénibles. lLe tact s'a'c quiert lnoin~ fa-cilelnrent que 1a politesse passive ou activ,e, parce qu'il est une qualité du oœur. Tel a du ta'ct, qui n"est guère poli parlC·e qu'il n'a pas appris les belles n~anièr,es. Mais on lui pardonne aisén~ent 's on défaut alors qu'on s'afflige quand un .ll1onsieur qui sait If aire des cOlnplünents blesse par ses plaisanteries déplacées. « Ün ne parle pas de ,c ürde dans la n~aisün d'un pendu», dit un proverbe. C',e st prédsén~ent fair,e preuve de tact.
La galanterie est une sorte de politess'e active qui s'adr,e sse aux daInes. Il faut être 'e ncore plus poli ,e nvers elles qu'à l'égard des hÜJnn~·es, ÜU il !faut l'être avec plus de soin 'e t de r·espect. IL a galanterie est un reste dIe la chevalerie, qui enseignait aux chevalier.s de défendr,e les faibles, là respe:cter et là protéger les f.emn~es. Au X:V IlIue siècle, la préciosité ·est née du resl)ect que les habituées des salons exigeaient qu'on eût pour ,e lles, pour lnettre fin à des IllJœUrS de corps de garde.
Beaucoup de gle ns 'c roient êti'e polis parce qu'ils savent dire )} quand on leur a Tendu 'Service. Ils n'ont qu'un vernis· de p'olitess,e; ce qu'on pourrait .appeler la politesse passive. !C'est déjà une forme de politesse, indispensaib le, n~ais c 'est peu. Il faut plus, il ,f aut avoir aussi la politesse active , celle qui ,f,a it p rendre des initiatives channantes : .offrir sa place là quelque daIne 'ou ,à un hOIume âgé, aider là n~ettre un par,dessus, offrir ses services à qui eSJ ,en~barr·assé. IP our la pratÏ'quer, il sufifit de regarder autour de soi avec b ienveillanoe, avec l'intention d'être agréable, 'e t l'on trouve tfacilem,e nt l'occasion d ie faiTe plaisir. « n~erci
Une fanne plus rare, parce qu'elle demande 'heaucoup de n10deslie, c 'est la dis:Cl'étiol1. Elle consisté là savoir s 'effaoeT, là ne prendre la parole que lorsqu'on a 'q uelque relnarque intéressante à faiT,e, là attir,e r l'attention sur soi juste autant qu'il est striden~,ent nécess·aire. ICelui qui impose là tout instant ses discours peut ne pécher en 'r ien contre 1a politessle .dont nous avons padé p'lus haut, mais il sera tout de mêmle désag.réa:b le, 'Voire insupportable, parce qu'il est indiscret.
« Eire .galant, disait un journaliste, c'es't ,r espe·c ter -dans la femn"lie ,celle-}là luêm·e qui nous a donné le jour. »
Nous oublions trop :süuvent, ,e n parlant aux daInes, que nous avons une luère et des slœurs. IL'élégance, tern~e qui vient d'un :mot latin signifiant choisir, COlnme lia distinction, est l'art de choisir ses ,exprec;;·sions, ses ges tes, ses attitudes. IL a vulgarité est au contrair,e la 111anière naturelle d'un être insuffisaJument éduqué ,e t 'qui ne fait nul effort pour s'affiner ..
Il faut toujours être poli, il lf aut l'ètre dans tous ,l es oas. Celui qui oublie de l'être parce qu'il a Un ennui, parlc e qu'il e~t d ie .:ma~ vaise hUlueur ·est tout particulièrement déoevant. QUOI, sa polItesse n 'est donc qu'une luince couche de vernis? dessous il n'y a qu'un grossier personnage? Et il paraît ;détestable, lui;'qui était aÏluaJble tout là l'heure. Rest,er ,civil malgré les dés agréll1tents , ou les contretemps qui vous ass<aiHent, c'est l"elnporter une 'v ictoire sur soi-lnême ·et [aiTe
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preuve de dignité; ~i est " résjstei~ aux coups du sort et c'est vajncre 13. fortune contraire. !Si vous ave~ une grosse contrariété, (~oll!fi.ez-vous à 'lirt artli, mais ,r ésistez 'à l'envie de rebuter votre entourage par des remarques chagrines.
Voici les vacances! Ecoliers joyeux chargé~ d'espérances, nous chantons heur,e ux! Oui, so)nez heureux, chers petits amis, jouissez du grand lair et de la lilberté, 111'ais jouissez-en sainement! IJ eunes oampagnards pour qui l'école a déjà fermlé ses portes- ou va 'les fernller, vous ·êtes .les favorisés. Vous p-renez part 'aux hnvaux de vos parents; la ,s aine fatigue du labeur chanlpêtre fortifie vos InenlbTes 'et vous préserve du tl1lal; le 's oleil brunit v'o tre teint; l'air pur et le parfnnl dle's fleurs fortifient vos poulnlons. Quand vous « recommenc-erez » à la Touss,a int, vous ,a urez emnlagasiné une :a111ple provision de sanrfé let .de forees pour « tenir 'le COUp » pendant six ou sept 'l11'0is, Mais le jeune crtadin? Il pâlit encore un peu plus sur ses livr·es pendant que vous travaillez au soleil. Et quand l'école sera fermée, n'aura-t-Îl pour ses éhats que la rue ou le j,a rdin public av,ec leurs pron1Îs'c uités .danger,e uses let leur at'mosphère peuplée de nlicrobes? Non, pas toujours, heureusement. Des ple-rsonne'Y généreuses, les ,a utorités locales elles-lnlêllles, ont organisé des colonie~ de vacances. Ici et là on ,a créé des sections d'/é claireurs Idront 'les «I()alnping » font les délioes des jeunes en lnême teJnps qu'ils complètent leur f01'l11'ation. ILes 111laîtres qui, 'se plaçant là ce doubIle point de vue de la santé phy.sique et l11orale, se tiennent au cou~ant du lnouvement scout, l"encouragent et le f,a vorisent, lnéritent de la Teconnai'Ysance car rBaden-IPowel, dont il lf audrait lire tous les ouvrages, surtout « Edaireurs » et « ILe livre des louveteaux » est un génial éduoateur. IMlênle s'ils ilIe: font pas partie d'une troupe, rJ1'les élèves .gagnent beaucoup là s'inspirer de l'tesprit scout: loyauté, bonne action quotidienne, etc., mais il faut que le nlaître puisse lui ,e n parler avec compétence. X., inst.
De la lecture pour les vacances Lorsque, après s'être délecté de quelque chef-d'œuvre de la littér,a ture classiqUJe ou ultra-moderne, 'On ouvre la IB ible on -a l'impr·ession de quitter une colline aux horizons bornés pour s'élever lau faîte d'une haute l110ntagne qui dominerait le monde.
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'S'il en ,e st ainsi au point de vue strictement littél~aire COtInlne le disent les connaisseurs les plus avisés dont nombre de ceux qui ne partagent pas nos croyances, qu'·en sera-t-il 'si 'o n considèrte la IBible au point de vue nloral let religieux? ILes bons livres ne se c01nptent plus llliais, la IBibie ,dépasse les nleilleurs de la distance qui s.épare notr·e pauvr,e raison hum,aine de l,a sagesse divine. P,endant les loisirs que nous laisse le telmps des vacances, lis-ons d'Ünc plus souvent et plus longuelnent la Bible, COlnlUle le d'ont d'ailleurs nos Ifrères ,s éparés, conllne semble aussi nous y inviter le besoin de rapprochenlent des IEgIises Ichrétiennes ,en fac-e du paganis'lue renais,sant.. S'il nous était pernlis d'énl·etire respe,c tueusement un v~œu, ce .s erait qu'une édition populairre de la ,B ible (la traduction de l'abbé ICrm.n pon par ,e xnl,e ple), se trouve 'a u dépôt 'd u Inatériel sco1aire là la dispositi'Ün ,du personnel enseignant ,e t de quiconque en ferait la de111'ande par son interm,é diaire. N., inst.
. Pour Pentecôte à Rome Le 311 nlai 19;3 6, le jour de: IP entecôte, IS a Sainteté le (P ape ,pie XI ,a ura atteint l'âde de 79 ans. De~ oatholiques de tous les pays sc rendront dans l'a Ville Eternelle pour s,e grouper autour du Grand Vieillard en 'cette journée doubleIllent chère à leurç;; ,cœurs de fidèles ,e t de fHs dévoués. Aussi les eatholiques 's uis'sles accourront nOlllbreux pour fêter le lP ape des IM issions. ,C'et ainsi une 'Üücasion unique pour visiter l'Exposition ~tlon diaLe de IP ress·e catholique au V,ati-can, .dans laquelle la ,Suiss·e est très bien 'r eprésentée et par la'q uelle les eathO'liques appr1endront à nüeux connaîtr-e, aÎlner ,et ,soutenir leurs journaux et leurs. périodiques. ·D ans le but de rendre possible là tout le monde la participation là cette frêle, IL ' Agence VœSA, là IF riibourg, organise un voyage acconlpagné à un prix lextrêll1e.ln!ent réduit. S'inscrire au plus tôt .est ,l a Iueilleure façon Idle s'assurer une pl'a,ce.
C lanures La supériorité du maître d'école moderne sur son frèr,e '~u vieux tem'p s consis,t e ,en c,e qu'il Ir end ,ses .élèv,es capables ' ~ll!,tot qùe savants; il ,e nricht leur ' caractère plutôt que leur cond1tIOn. . Et c'est bien, ·de nos joùrs, lee qu'il faut pout ·:réussir. l
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PARTIE PRATI'QUE Langue frarnçagse Les oiseaux EXERCICE DE LANGAGE AU COURS ÉLÉl\IENTAIRE
Matériel à préparer,' Un oiseau en cage, pOUl' pouvoir l'observer de prè's ; oiseaux e1npaillés, ou ilnieux dit, naturalisés, tableaux œprésentant différents types d'oiseaux. Un ,ancien nid. A. Où les oiseaux frileux vont-ils passer l'hiver? ,( dans les pays chauds, 'e n Afrique, on les appelle :des oiseaux 11ligrateurs). 'B. Connaissez-vous un oiseau Inigrateur (l'hirondelle). A quelle époque arrive-t-elle dans notre pays? ILes hirondelles sontelles revenues nlaintenant ? Où avez-vous vu des hirondelLes? Où étaient-elles en hiver? Pourquoi étaient-elles parties? Décrivez une hirondelle. De quoi se nourrit-elle? Est-ce un oiseau utile? Pourquoi? Que ferons-nous pour protéger les hirondelles? Où font-elles leur nid? 'E n quoi est-il? L'histoire d"un nid d'hirondélIe: la construction, les œufs, l,a 1nère -couve, les petits éclosent, le père et la nlère leur apportent la be,c quée; les voilù forts, ils s'Ienvolent. En route dans le~ che.rnins du ciel! Connaissez-vous d 'autres oiseaux? Lesquels? Quelques nlOts sur ,chacun ? VOCABULAIRE
a) Les noms. - La cigogne, les ailes , le plulnage, les pattes, des 'é chas'ses, un éohassier, un viaquelnent de bec. IL'hirondeUe, le gazouillen'lent, la hecquée. b) Les adjectifs. - rLe plu1lla.ge blanc de la cigogne; ses lailes bordées de noir; son IOIJ1JfJ cou, son bec l'ouge et conique, ses janlbes longues, frêles, maigres; sa n'larche lente, son aïr songeur, son vol élégant, son nid très élevé. C',e st un oiseau fl'icm d de poissons, de grenouilles; la cigogne est douce, confiante, sa chair n'est p.as comestible. L'hirondelle a une fOrIne élancée, des ailes fines et longu es, un be-c large, 'Une queue fourchue; elle nous 'e st fan1ilière; elle pousse des cris aigus,' rc'est un oiseau l11igrateur conUlle la cigogne. c) Les verbes. - La cigügne érn1igre, vole, plane claquèt,e. L 'hirondelle pW'aU au printenlps, niche, maçonne, pond, couve, gazouille; elle rase le sol rà l'approche de l'orage; elle happe les insectes en volant; en automne, elle se l'allie là s'es COlll'pagnes et s'enfuit là tir,e d'aile v;ers les pays chauds.
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ORTHOGRAPHE L'arrivée des cigognes
La grande joie des eIllfants de Inon village, c'est l'arriv.ée des ci~ogne.s, Tout d'~bor~, à la fin .d~,l ' hiver, c'est une vieille grand'
rnere cIgogne qUI arnve la prenuer,e ; 'e lle plane longtemps audessus du village; eUe ,s e pose quelques instants sur le nid ,die la maison d'é,cole, puis elle disparaît. Elle est partie rendre compte aux autres cigognes que son joli village 'e st ,toujours à la tl11ême place, que le nid est bien entretenu, 'e t que les petits enfants d'AIs,a ce attendent avec inlpatience les In1essagères du printe1nps. Questions. - 1. Expliquer l',e xpression: les l11e s sagèl'es du pl'intelYlps. - 2, Donner le ,contraire ,de l'arrivée (le départ), la fin de l'hiver (le conlIuencem,e nt...), ,elle disparaît (elle apparaît). -- 3. Conjuguer au passé cOlnposé : ,attendre avec ünpatience le l'retour des cigognes. Les hirondelles
U ne hirondelle ne fait pas Je printemps. Mais quand elles reviennent en troupes des pays ,d u soleil, quand on entend un Inatin d'avril leur gazouillelnent ,autour des nlaisons, on peut dire san~ crainte de se troI11per : cette If ois, les nlauvais jours sont finis, les hirondelles sont revenues, c 'est le printelups. Questions. 1. Donner le sens de cette phrase: une hil'ondelle ne fait pas le printem:ps. - 2. Donner les adjectifs dérivés des n0111S suivants: le printen1ps (printanier), le soleil (so laire) , le l11cdin (nlatinal, 111atineux), la crainte (craintif). - 3, Conjuguer le verhe faire ses devoirs à la 2Ine personne ,d u singu lier des cinq telups principaux . Faire 'conjuguer ces verbes rà toutes les personnes. EXERCICE DE FRANÇAIS
1, Ecrire les verbes suivcmts en les mettant au présent et cm futur 1re personne du singulier e't ajouter un complément. AiIner, lier, causer, finir, remplir, saisir, suspendre, finir, dlre, dép:e'ndre, lir,e. Exen'lple: J',a üne n'les parents; je' ne ,caus'e pas avec 1110n voisin. 2 . Mettez les verbes ci-dessous à la 21ue personne du singuliel' et du pluriel du présent, du passé cOlnposé, du futur simple de l'indicatif et du subjonctif présent. Pardonner, aider, lire, boire, courir, attraper. 3. Mettez au singulier les mots en italique 'dans les phrasessuiva.nte,s. Les oiseaux scltUtillent de branche en branche, ils pourchassent les insectes. - Nous a1'1'Clchions les carottes ,e t nous les lCl-
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vions à g-rande eau. - Pla-cez l'échelle contre l-e 1u-ur et montez. ~ Les vignerons tailleront la vign-e -e t ramasseront les Sarments.
-REDACTION Le M oineClu. - 1. Voyez-vons p,arlf ois des Juoineaux ;dans la d,e l'école? - 2. n ie quelle couleur ,est le nloineau ? - ,3. Que mange cet oi-seau ? ~ 4 . .où fait-il SOn nid? 5. IChante-t-il bien? 1. Ex-er-cÏce précédent en enrichissant l'e~ phrases. Exemple: Tous les jours, hiver C01nnle été, je voi~ de hardis moineaux 'becqueter avidem'e nt les n1Îettes -de pain tombées dans la cour -de l'école.
-COUT
2. Un nid. - Avez-vous vu un nid? Quand? lCÛtmnlent l'avez-vous découvert? .où s!e trouvait-il? Gonl1uentétait-il placé? -Gomnl,e nt était-il fait? Ce qu'il renf-ennaÏt. ,Ce que vou~ ,a vez vu dedans, auprès? IGe {que vous avez fait.
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toit hospitalier. - 3. Donner les h01uonylue~ de ,chant, chêne, ,cor €t les f~Ïl~e entrer ,dans ,de petites phr,a'ses. ~e "premier , v.0l. Les leçons sont curieuses. La nlèr'e se lève' sùr s,es ailes. ILe petit regarde aUentivenlentei se 's oulève un peu aussi. Puis VOJ,lS le voyez voleter; il regarde, agite se~ ailes ... Elle l'appelle, elle ,e ssaye de 1',atth4eT par l'appât ;q'un !Illoucheron. IL e petit hésite 'e ncore. Et luettez-vous à sa place. Il ne s'agit pas id de fair,e un pas dans une chambre, entre la nlèr,e et la nourrice, pour tOluber -sur -des coussins'. ICette hirondelle -d'église, qui profess:e au haut ,de sa tour sa prenlière l>eçon -de vol, a peine à 'e nhardir son fils, à s'enhardir peut-être elle-ll1'ê:me là ce nlonlent -décisif. Tous deux, j'en suis sûr, ,du regar,d, plus d'une liais, nlesurent l'abhlue et regardent le pavé. IP our nl'Ûi, je vous le déclare, le spoctcle est ,grand, ,é nl'o uvant. n faut ,qu'il croie sa 1uère, il faut qu'elle -s e fie à l'aile du petit si novice encore. Michelet. Questions. 1. Expliquer: 111 ettez-vous à sa place, mounent décisif. - 2. tRlelever les ,f onues iIupersonnelles(il ne s'agit pas; il faut) après il Iflaut, on -doit ,e nlployer le nlode subjonctif. - 3. Qu'est-ce qui fait la beauté de ce texte? ,(L',a uteur nous o'b lige là voir, ,à sentir '(nlettez-v-ous à sa place), à clctmirer; il est lui-nl'ê mefortement énlu, il le déclare et il le nlontre). -<
Vous lavez observé -de près une ,cigogne (ou une hirondell-e) décrivez-la (sa taille, son plunlage, ses ,ailes, ses pattes, 'etc . .où cet -ois-e au fait-il son nid? De quoi se nourrit-il? 'C'est l 'oiseau vénéré des Alsaciens.
DEVELOPPEMENT 1. ,Hier, j'ai vu une cigogne; ,e lle était perchée ,s ur le toit de la -l11taison ,d 'école. 2. ILa cig-ogne ,est un gr-os oiseau. Elle ,a le plU111ag'e blanc et noir, la Vête petite, le bec long ,e t -r ouge, les aUe:s grandies, les jall1bes longues. . 3. La -cigogne place son nid sur le toit des Iuaisons -é levées, des églises; elle le fia it avec ,des brindilles. 4. -C'est un -oiseau vorace; 'eUe se nOluTit de gr-e nouilles, de lézards, de souris; -elle est -aussi très ;f riande -de pois-s ons. 5. Elle arrive ,e n Alsace .en 111arS, et repart -e n septenlbre, dès les preI!-lières faîcheurs .
EXERCICES DE FRANÇAIS
ORTHOGRAPHE
1. M ettez C~ll pluriel les 1110tS en itClliqu'e. Je n'avais pas froid. - EM e -Clvai't pitié des ulalheur:eux. Cel élève ëut une ,r écompense. - As-tu eu des punitions? Je n'ai pas le tenlps. - J'aurai l'ocCiasion d'aller vous voir p ,r ochainenlent. - Elle eut tort de répondre 'a insi. --:- J'cnzrai s'Ûin de mes livr.es. - Cette petite fille n'a pas son livre. 2. Mettez au singulier -les phrases suivantes: ILles vents étaient froids. - Ne :s oyez pas distraits. - Soyez plus exa'cts. - EUes furent toutes honteus-es. - ICes petites fill~s n'avaient pas été prudentes. - ,seriez-vous peureux? - Des maIsons tout entières -o nt été incendiées.
Le chant des oiseaux
DEVELOPPEMENT
Le loriot siffle, l'hirondelle gazouille, le ran1Ïer géluit. [Le premier, perché sur la plu~ haute -branche d 'un onueau, défie le Iffile rle; la se\c onde, sous un toit hospitaHer, fait entendre son ramag,e confus; le troisième, caché :dans le feuillag-e d'un cblêne, prolonge ses roucoulements _selnblables aux s-ons onduleux d'un cor dans les bois. Chateaubriand. Qu-estions . ...:.- 1. Ecrire la premièr-e phr-a se de l.a -dictée au pluriel. - 2. -Expliquer: défie le merle, un ramage confus, un
1. L' hirondelle et le _m oineau. - A une hirond1elle qui revient au printemps, un nl'Ûineau .raconte conlIuent ila pas~é l'hiv'e-r, ;p endant qu'elle était ,a bsente. -Mettez-les en scène 'e t faItes-les parler. 2. Jules a réussi à capturer un pins-o n. iD'abord, tout heureux de sa tra uv,aille, -il a luis l'ois,eau -dans une !Cage -e t le r -e garde un mom,e nt 'D:écrivez l'attitude de l'oiseau dans sa cage et c,eHe -de Jule~ q~i a bon oœUT. Imaginez et dites ce que- fait c:elui-ci. Réflexions.
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Sujet. - Des chardonnerets ont construit leur nid 'Sur un pOlnn'lier de votre jardin. Racontez ce que vous avez 'Observé: les progrès du nid et de la couvée, les lallées et venues du pène et de la Inère. Réflexions. COMPOSITION FRANÇAISE
1. Dans notre jardin, sur le g·r os ponnnier, ·entre deux petites branches, <s·e balance lllollenl·ent un nid de chardonnerets. 2. ,Sa construction J.ll'a vivelnent intéressé. D'abord le père et la 1nère apportèrent de petites radnes, qui f'Ürnlèrent lia fTagÏlie charpente de leur n'laison. ,Puis ils t.apis·s èrent l'intérieur 'd"une couche Inoelleuse 'et ,chaude de laine, de duvet, de crin, et ,r ecouvriTent l'extérieur d'une sorte de lichen selnblable à celui qui croît sur le tronc des arhres. ILl€' nid 'é tait tenniné. 3. Peu de temp~ après, la ,curiosité nle poussant, je Illontai 'Sur l'arbre en l'absence de la 111.ère, ·et vis, dans le lÜd', quatre œufs, légèreluent colorés et garnis de petits points roux. 4. Un beau 1uatin, j"entends de petits 'c ouic! couic! J'aperç.o is Iq uatre petits becs grands ouverts qui sortent du ni.d. ILes petit~ étaient éclos. Le père leur apporte la becquée pendant que la Inère protège 'S'ous ses chaudes plrunes ,l eurs petits ,c orps tout nus. Bientôt les oisillons se couvrent de légeT duv,et; pèr·e et luère partent en quête de nourriture ·et .font dies va-et-vient continuels. 5. IV[oucherons, 'chenilles, laTves, insectes, g,r aines de chènevis et de ehardon tOl11.hent dans le bec des petits affmnés. J'adInire l'activité infatigable et le dévouen'lent des parents. Je vois avec plaisir Ines oi<sellets de jour en jour. 6. Je craignais beaucoup pour ·ces pauvres petits. J.e n'avais qu'une den'li-confiance en n'lon grüs IM inet, qui n'en aurait f,ait qu'une bouchée, ·s 'ils étaient tOlubés sous sa grHfe. 7. Enfin, par une belle matinée, je vis üiseauxet oisillons sauter die branche en bTanche en jetant de petits cris Joyeux, et prendr·e ensuite leur le nvolée. JCe jour-là, j'eus ~e cœur soulagé et je n'le :dis: IMaintenant, nleS! ,c hardonner·ets 's ont s,aufs. 8. Je les ai vus quelquefois revenir au nid luaternel, puis prendre leurs ·é bats dans notre japdin. Ils faisaient retentir l'air de leurs r oulades mélodieuses, COln::m e s'ils vüulaient lUe rmuercier ,de les lav'Üir protégés. Gentil~ oiseaux, char:lll'e'z nos bocages, et r·ev'e nez au printenlps prüchain suspendTe dans notre jardin vos gracieux nids, que je protégerai toujours.
Pensée S'il fa lla it dress er d es a ut els à qu elqu e chose d'humain, j'a ime r ai s ' mieux a do r er .la ,p oussière du cœur que la poussière d u génie. (L a cordaire.)
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Notice SUI' l'auteul'. - Arma11d Silvestre est né à Paris en 1838, ct mort là Toulouse en 1901. On peut dire que pour une pér io de d'activité littéraire re lativement couTie, Silvestre S'E'st ré:vélé fécoln d. Il a publié des recueils de vers assez nombreux parmi lesquels on peut citer: « Chansons des heures, Ailes d 'or, Pays des Roses, ChemLn des EtoilEtS». Outre cela; il a laissé une grande quantité de contes et de nouvelles dont plusieurs sont Imalheureusement fort licencieux. On lui doit égal ement des pièces de théâtre parmi lesquelles il convient de signaler « Henri IV» qui sans doute, ne manque Ip as d'intérêt ni de verve, mais qui renferme bien des scènes sca'b reusE's. C'est la pirtie lyrique de son œuvre qui est surtout méritoire, bien que l'inspartie lyrique de son œuvre qui est surtout méritoire, bïen que l'ins-
Lecture expressive du mOl'ceau
Les grands chênes, pareils à de sombres mnants, Tendent dcms l'ail' leurs bras où pend leur chevelure. Et, ,d ebout sous le vent, ont la sinistre allure Des mornes désespoirs el' des accablements. Com1ne un prince très vieux dont la tête vacille Sous le poids des longs jours, le bouleau maigre et blanc, Haut et d'argent vêtu se cil'esse somnolent Dans une Dlajesté vaguelnent imbécile. Les peupliers ardus ont l'ail' d'âpres chercheurs Que sèche la pensée et qu'alanguit le rêve Qui, vers l'azur tendus, poursuivent sans trève Des nuages volants les mortelles fraîcheurs. Près des sources ou dort l'âme errante des fleuves QU'OInt bus les sables d'or .e t les soleils jaloux, Pleure, au front incliné .d'es saules à genoux L'im'm ortelle douleur des mères et des veuves. C'est qu'ils portent en eux, les arbres fraternels, Tous les débri s épars de l'humanité morte Qui fl otte dans leur sève et, de la terre, ap porte A leurs v ivants rameaux ses QSpects éternels. E t tandis qu' affranchis p al' les métŒm ol'phoses, L es corps bl'Ïsent enfin leur m oule passager, L'Esprit d em eure et semble à jamais se figer Dans l'immobilité sym bolique des choses . Impression dominante du morceau.
Il s'en d égag·e un vif et tendr,e amour pour les :arbres,. 'a mour qui, en l'occurenûe,marche ,d·e pail' avec une melancolle pres-
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qu~ . '~(ml~~reug.e.
Ces arbpe's. auxquels bien des indifférents n'accordent" par/fois pas rl1:ê Îne un regard, constituent dan':1 'l-a nature un prociet:tx élément de beauté ·et de variéte; leur rÔle est bieIlfaisant là plus d'un tihie, ils ont une 's ignification hautenlent symbolique 1). Moyens . d'obtenir cette . impression.
Fidèle ·a u principe: A tout seigneur tout honneur l',auteur commenoe par nous décrire le chêne. D"autres poètes insisten.t sur la m'ajesté, la puis5·ance, la grandeur de cet arbr,e, le prince des forêts; A~'l1land S~lvestre, lui, senlble particulièrf;nl.ent frappé par le car-actere du geant. Il le nlontre tendant ses bras vers le ciel dans un g·este de détresse, nlais de:m,e urant debout et rigide nl'a lgré le v'e nt qui le fouette. \Le bouleau, lui, 111oaigr,e et blanc, n 'est pas dépourvu non plus d'une certaine! l11ajesté. ILe 'p oète le conlpare à un prince âgé~ aux cheveux a'l'g.enté~, m'a is que "la vieilles.se ne courbe pas. Quant au peuplier là l,a taille ·élanoée, il ,a rail' de vouloir explorer le ciel ,e t sonder les les paces inconnus. iL/arbre qui ·est le mieux fait pour susciter ·e n nous des pensées de regr·et et pour J'aire jaillir ·n os la'l'l1leS, c 'est Ile; ,saule; ·c',e st lui qui, par s'on 'attitude ,aHai5·sée, 's ynlibolise l'athatlenlent; c'est pourquoi il s'élèv,e souvent au bord des tO:lTIlbeaux. Et les veuves et les 111 ères vont .s'y agenouiller. -Bref I(et c'est l'objet .des deux dernières strophes) tous nos sentinlent'Y, nos p ensées, nos désirs 'e t no.s regriets trouv·ent leur reflet ·et leur ,expression dans l'attitude des diIfférents arbres; on dirai,t qu'il y a en eux COll1l11oe une paTcelle de l'hul11oanité; on e~t tenté d"adnleHr·e qu'ils participent dans une c ertaine lllesure à la sensibilité des -êtres doués de raison. IOn 'Se 'l'app.elle, quand on lit ces V!e'TS, cette phrase d'Andr-é Theuriet, "le ,g rand adl11ir,a teur des oalllp.agnes et des forêts: « ·L',a rhr·e tout entier 'a je ne sais quoi d ·e tendre et d 'attirant: sa souple .écol'lce gri'S'e ·e t ·eJ1lbau111ée saigne à la 111 oindre blessure; en hiver, ses pousses sveltes s'enlpourprent Oonlllle le visage d 'une jeune ,fille a qui le froid fait 'll1onteT le sla ng 'a ux joue'S'; ·e n été, ses 'f euilles, en fo.rme de cœur, ont un SUSU'l'renlent doux CQ1Unle une caresse ». Unité.
P ,a rtout dans 'l a nature on voit là la gr,andeur et là la sél"énité s'allier la tristesse et la souffr'a nce. TeHe sel11ble lê tre l'idée dil'lec:t rioe du nlorceau. Et cette idée se poursuit à travers toutes les strophes' : le chêne naturellement fier, haurtJain l11ênl·e })a'flfois 1) Il n'y a ,p as lieu d'insister .sur le <Vocabulaire», tous les mots étant connus. IS eul le mot «amant» pourrait embarrasser; il désigne le jeune homme qui air'ne une jeune fille sans être payé de retour; il se sent. donc 'malheureux et son attitude est cEtlle d'une Iffiorne désolation.
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(on se souvieJ;lt de la .fable de La Fontaine: Le Chêne et le Roseau) ploie à certaines beUI:· e~ sous le fardeau d'un cruel abattement. ILe peuplier, lui ·qui, dirait-on, voudrait percer le~ nuages, a aussi '~'es crises dedépT,e ssions. n ie :m:ê m,e le bouleau. Qù~ · dire du saule natur-ellmuent hUlllble et .m éla'ncolique ? Versifica tion.
L.e poète se montl'!C fidèle enc-or·e à l'ancienne nonlle classi· que: l'hémistiche ou le r·e pos du nlilieuest assez strict,e illent ohservé et pourtant on trouve dans La cadence .du vers une agréa.ble variété, une souples'Se d'un heureux -effet. :Seule dans l'alexandrin qui teTmine la piè.ce, l'épithète symbolique est séparée "l l'hémistiche de son substantif: immobilité. Et le ncore, üette dérogation ~ si c'en est une? -- il 'l-a règle de -Boileau c01nmullique à ce vers quelque chose d'imprévu et de charnl:ant là la fois. Qualités du style.
,Choix des épithètes. - Les grands chênes: ·C'est, 0n effet, là le qualificatif qui leur convi,e nt t'o ut n a turell enl ent, d'autant plus qu'il fait opposition avec l''ll,ffoaisselllent désolé de leur r.ttitude. Le spe.ctacle d'un hOlu111e de haute taille que la douleur a courbé nous iJupressionne plus fortmllent que ,celui d'un adoles,c ent ou d 'un enfant en proie ft la douleur. . SOlTt'bres amants. Pourquoi l'épithète sOlnbl'es? Par·ce que hOlnmes se 's·entent ID'a lheureux: la personne qu'ils aÎluent ne répond pas à leur affection. Leur douleur a quelque chosle de farouçhe. On .se ,r epr·é sente ici un Ores1e antique épris Id'une Herm.ione qui r·e ste insensible à lYa tendresse. Le malheureux est là, 1e':1 b'l'as tordus, la tête échevelée, en proie ·au plus profond abatteID:ent. Le bouleau est justelllent Iq uaUfié de D1aigl'e et blanc. Son attitude est un peu n-onchalante paroce qu'il ressenrt déjà :les atteinte's de l'âge. :L'épithète imbécile (qui signifie ordinairenl,e nt : ÎrûMe) accolée au Inot majesté paraît d',abor,d a'S·sez biz3.rre; au fond eUe fait un peu songer à l'aspoct de gravité gounnée et factice sous lequel on se r·eprésente d'habitude les rois fainéants, dernier.s surv~vants ,des glorieux i'NI:érovingiens. Les peupliers ardus. Cet adjectif ardu est pris id au sens étynlologique du latin: ardu us, élevé. Ce 1110t est dey,e nu aujourd'hui synonyme d~ : diffi·cile, épineux. Tâohe 'aTdue. . Les mortelles fraîcheurs des nuag·e s volants. PourquOI 1nortelles? L'épithète ·e st énergique C'est ,de ce~ froids nuages que jaillit }a foudre qui, 's-ouvent, est m-ortelle. .' . Les soleils jaloux. Le ~-oleil est jaloux de son rIval fIctIf ou appa'l'ent (un peu com'lllte le bef\u Narcisse fut jaloux ~.eS'a. propre hnag·e) 'que reflète l'onde transparente: dès '~~rs, Il absorbe celle qui fait vivr·e oe ,r ival, ce qui est une manler·e . de iÎuer le rival lui-J,l1lême.
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L'i.m flIwrtelle douleur est une dDuleur qui ne finit pas et que le temps ne dim.inue pas: telle est la douleur ,d'Androl1la'que, l'incDn~0Iab1e veuve d'Hector. Comparaisons. Le chêne évoqua'n t l'llllag'e' d'un 'a nlant nlalheureux, le bouleau cOlnparé à un prince âgé dont la tête vacille, le peuplier qui fait penser à un infatigable chercheur (un astronO:lne sans doute) désireux de sonder les 'm ystères des espaces infini,s, voilà, certes, des cDmpal"'aisonos. bien choisies, de nature là donneT .du relief aux ob}ets que le poète lnet sous no~ yeux. On aime à signaler égalelnent certaines inversions, D'argent vêtus . Il y a là aussi un InétaphDre pittor,e sque. ... Que sèche la pensée et qu'alanguit le rêve, le~, deux verbes précédent le sujet dDnnent une agréable ,s ynl'é trie à cet alexa'n drin. Vers l'azur tendus. Le conlpléInent circonstancie'! précède le participe (pro-c édé ass~e z affectionné par les poètes). Où dort l'âme errante des fleurs. ILe verbe ,e st encore placé en avant pour des rai5·ons d'euphonie ,e t derythule. Il y a une énergique répétition du sujet dans le vers: C'est qu'ils portent en eux, les arbres fl'Clternels. Helnarquons enfin une superhe personnifi.eoation .da'ns la phrase: Près deos. SDurces ... pleure au ,front incliné des .saules à genDux, l'immortelle douleur des mères et des veuves. Il y 'a là quelque chose de hardi et d 'intensélnent pathétique.
H. G. lLeCO fil d~ ch~ses '1
Les plantes. L.eu!' vie. Leul' classiiicaHon
J. La plante être vivant. - Happeler les principaux caT.adères distinctifs du végétal: être vivant, qui naît, grandit et lueurt, nlais qui n'.a pas la sien~.jbilité ni l,a faculté de se nlouvoir. Indiquer que certains végétaux produisent des phénOlnènes d'une certaine analogie avec ceux qui résultent de la ,s ensibilité et .au InouvelIloent vDlontaire (la sensitive, fleurs qui se fennent au cDucher du soleil, etc.). \Les tissus qui üon~titU'ent les plantes resselnblent beaucoup aux tissus anünaux. ,ConHne dans la chair, on y distingue au tlnicrDscope ,des cellules, des fibres, des vaisseaux. COln::me dans la chair, on y trou"e de~ liquides en 1nouvelnent. l\tlais l'Ianalyse .:faite par les chimistes n'y rencontrent que rarenlent l'azote; leur su'hstance est surtout IfDrnlée de cellulose: oxygène, hydrogène ,e t carbone. II. La plante se nourrit, la plante respire. - IP lacer une plante dans une cloche ou caisse ferulée, dDnt l',a ir ne Sie renDuvelle pas. Faire genuer des graines en lnilieu stérile (sable bien lavé ~
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brique pilée, verre pulvérisé ... ): la plante se développera, là condition qu'on lui fournisse de l'eau et des substances alilnentaires. Conllne l \aninlal, la plante -obéit aux lois de la nutrition; il lui faut de rail' à respirer; il lui faut des al1nlents pour 's on lentretjen et pour sa croissance. 'Conlnle un anin'lal, une plante privée d'air ou de nourriture ne tarde pas là périr. Ill. La plante se reproduit. - A des jours suücess~fs, placer -dans le trou d'un disque ,de liège, ,f loUant 's ur l'eau d'un verre, des haricots, des grains de InaÏs, des lentilles-... ·constater le gonflenlent, la poussée du genne, la naissance de la petite plante. Observer le végétal aux diverses phases de son déveloPPeInent. 1G001lpar,e r une plante sortant de la graine à un autre échantillon plus avancé en âge. C0l11nle l'.anÎlnal, l,a plante se reproduit et as~ure la perpétuité de l" espèüe. La graine est l'iŒuf de la plante. Le végétal que la graine ,contient en germe, en puissance, se développe lorsq~e se trouvent Téunies les condi tions nécessaires d 'aération, d'humIdité, de tenlpérature. IV . La diversité ei' la variété des espèces végétales. - Appeler l'attention sur les différences d'aspect, de ditIuensions, de structure entre les végétaux qui ,couvrent le globe, depuis le cèdre gigantesque -ou le chêne Inajestueux jusqu'au brin de nlousse oÙ peine visible. Faire trouver le~ analogies plus nlerveilleuses encore que les c1issenlblances. Faire -d'istinger les plantes ligneuses (arbres , larbustes~ arbrisseaux ), ,des plantes herbacées (herhes, mOUS5'es, etc.). . La nature végétale est d'une richesse et d'une pUIssance inouïes. Les ,e spèces végétales sont innOlnbrables; elles, vari~nt surtout en r,ajson du terrain et en r,aison du dinlat. La hOUIlle est fonnée de végétaux fossiles, antérieurs sur le globe là l'apparition des anilnaux. Il y a des plante~ cDlllplètes av'ec racines, tigie, feuilles, fleurs. Il y ,e n a qui n'ont pas de fleurs (fDugères); d'autres qui n'ont ni fleurs ni r,adnes (nlDusses); ,d'autres 'q ui n'ont ni fleurs, ni r acines, ni tiges, ni {euilles (chanlpignons). V. Observations diverses. - Dans les plantes que vous 'con- . naissez, quelles sont celles qu'on utilise pour l'alÏlnentation (dont on ln ange les racines, ou les feuines, ou les tig/es, ou les 'fleurs, ou les fruits) ? ~ Quelles. s,o nt celles qu'on utilise oCDntre les lll.alad'ies ? _ /Conuuent se nour,r issent les individus dits végétariens? _ Est-il vr,ai que la 'culture peut améliorer les végétaux ~t que les conditions dMavDrables peuvent les ,faire dégénérer ? Indl~ quer quelles obs'ervations ,;ous avez pu fairie oÙ ce sujet.
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- IExlan1Înez . la structure d'une tige de plante herbacée ,et le tronc scié d 'un arbre. ----: Préparez un cahier de feuilles ,de papier, ,( papier jaune de 'boucher), pour faire un petit herbier des pLantes des différentes familles qui seront étudiées pendant la bene saison. F. Broutet.
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NOS PAGES COURRIER DES INSTITUTRICES
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00 . ,OMlMAIRE: Au Père Damien. - Conférence des institutrices du district d'HéTens. - Aux institutrices.
Hu Père Damien, l'Apôtr:e des Lépreux
Quand je t'ai vu, là-bas, à l'autre bout du monde, Soulevell' en tes mains le lépl'eux abhol'l'é, Plongel' ton clail' l'egal'd au fond de l'être i-mtmonde : Je fl'éJnis d'épouvante, et mon cœul' a pleuré! Quand je t'ai vu, si seul à ton œUVl'e supl'êlme, Penchel' pour un instC1Jnt ton grand fl'ont accablé Co.mme sous le fardeau d'un tl'Op loul'd (JJlathème ; Je sentis ton angoisse, et '1non cœur a tretlnblé! Ql'anJ. je t'ai vu, l'ongé pal' l'horrible stig.Jnate, Traîner de seuil en seuil ton paUVl'e corps usé:. Evoquant ta jeunesse en sa fleul' délicate', Je compris ton martyre, et mon cœur s'est brisé! Quand je t'ai vu crouler sur tOll lit de misère, Pareil jusqu'en la mor.f", au Dieu cl'udfié: Devant mes yeux passa l'iIllage du calvaire, Je me mis à genoux, et mon cœur a prié! ... ~f\,!1 ais quand je vois la terre acclamer ta Inémoire, 111 arquer ton front du sceau de l'imln10rtalité, Et quand je vois le ciel couronner ta victoire: Je me di'esse debout, cal' mon cœur a chanté!
F. E.
Les Institutrices du district d'Hérens à Hérémence Le 23 avril, !printeulips gris, ciel nébuleux, par intermittence, nn pâ.le ,s oleil lutte contre les flocons neigeux qui tombent hal'diment. . Détails que tout cela. - La: rencontre réconfortante de notre ce.l'cle pédag'o gtque féminin jette sa note joyeusE' sur les visage des braves .régeli-tes héren'sar,des. .
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A · 10 heure8, nous déq,mbulons ,dans la jeune c.ité ·d lHérémence .. Elle nous accueille de son œil coquet, si légitimement . fier -de tout ce' qui fai' son -honneur. :. grand'rue Ipavée, vie,ux chalets valaisans endi,m anchés qui essayent de s'harmonis'er avec l,a pagodEt moderne; vi-· sages proprets et sym'pathi,q ues des augustes travailleurs de -la: terre. En rai,s on ,de .circonstances locales, .,particulières à ce jour, point d'office divin, Dans le~ belles sall~s de . l'écol~ ménagère, nous attend une réception (' qui trouve 'le cœur ». Nous prenons contact avec 1e,s hôtE'S de céans: Mesdames les Rdes S'œu~'s enseignantes, le distingué président d'Hérémence, ·M. l e député IB ourdin. Qui !p eut contenir son émerveillement dans cette école spacieuse, confortable, moderne e;n tous poinis, édifiée ,par les soins d'autorités clairvoyantes et dév·oùées·. il. la cause .de lia formation de la jeunesse féminine? Nous rendOI~s . honlmage à ces magis,trats ,p ratiquE's et généreux. La séance de travail s'ouvre dans une' 's alle du bâtiment ,p rimaire' toute parée pour la cir.constance. Tout s'y déroule suivmlt les rites: en usage. En termes éloquents et chaucLs, M. l'Inspecteur V. Pitteloud nous a-dresse l es souhaits de bienvenue. Depuis notre r·éunion de' Vex, nous n 'avons 'p as E'U de deuiLs à déplorer parmi les membres du conps enseignant fém.inin du district. Cependant, M. l'Inspecteur' rappelle à notre souvenir et surtout là nos prières l'é,poux .de notre' chère collègue, IM me Chevrier-Quinodoz, de St-,M artin, tué si tragiquement par l,a foudre le 23 juin dernier. En signe de deuil, l'assemblée' se lève et p.rie. Puis, dans un sty lE' musical et de longue haleine, Mme BoupdinGilloz, présidente d'Hérémence, nous donne lecture du compte-rendu de notre première conférence régionale de Vex, le 30 mars 1933. Toute' la gamme des heures de cette journée vibre à cet instant. Par de' bien vifs applaudissements, nous essayons dE' rendre l'app.robation abso lu e méritée var ce substantiel travail. La nomination du comité de nos conférences ne va 'p.as sans de sérieuses hésitations. Faut-il conserver l'ancienne manière de procéder ou élire des fonctionnaires permanentes? On o,pte entre ces deux idé es, puis c'pst la deuxième qui prévaut. IM me Bourdin-Gilloz ,p asse là la vice-présidence et la soussignée devient secrétaire. Evolène est désigné .pOUl' notre prochaine la ssemblée de 1939. Dans la discussion du règlement des Conférences régionales, Mesdwmes les Institutrices se révèlent peu habituées là ex€'rcer 'l eurs droits ·p olitiques. L'éniotivité est encore trop grande en présence de ' « votations ». Elles se rallient volontiers ·à la 'proposition de leur très cOffidJétent Inspecteur: adopter sans réserves le règlement - voté par' M'essiE'urs le.s instituteurs du district, Nous abor.dons le sujet mis à l'étude: L'enseignement de la lecture ,à "l'école ·p rimaire. Six lTIlaHresses ex,posent les précieuses :lumières de leur expérience pédagogique; ·six travaux extrêmement variés d'où s'affirment cependant des idéE'S communes. L'accord est unanime sur la longueur et la difficulté de l'enseignement de la lectu- ·
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re, s ur la nécessité du zèle patient, de la vigilante ténacité du maître pour obtenir les résultats les plus sûrs, la lectur e étant la base de toute étude et le véhicule dE'S connaiss ance,s les ,p lus diverses. Pour a ller vite et bien, point de méthode ,à .préconiser : la meill eu:Fe ne vaut que par celu i qui l'enllploie. Discernons les procédés qui amènent l'enfant à s'intéresser à la lectur e. Ingénions-nous à obtenir de lui une activHé joy euse et ,pE'r sonnelle provoquée non p ar sa curiosité 'natul'elle mais par la passion du savoir. N'hésitons pas ,à demander des efforts même aux plus petits. Encourageons-les 'par leur ,propre v icto ir e à vaincre l es -difficultés. F ormons des tempéraments viri ls. Après ces considéDations d'ordre général, répondons à la première question de notre ,suj et. Première qu estion: Quels sont les moyens pm.u' oblenh' une bonne lecture, co:mmeni ban nil' le "ion chautant, l'éa1is~n' la netteté dans l'articulation, lu.tter contre l'accent local? Les mauvaises habitudes comme les bonnes se ,p rennent surtout au degré inférieur. Le travail de déchiffr,age se fera sous la direction du n'laître, les moniteurs dirigeront les répétitions. On inculquera aux enfants de véritab les règles de diction, de li ais on. On évitera la Ip ,r écipitation. On corrigera les fautes de lecture comme celles d'orthographe, c'est-à-dire :\,ussi fréquemment qu 'ell es se produisent. La lE'Cture naturelle et nette par le maître impressionnera l'él ève. Ce dernier l'imitera puis dans la mes ure de la comiPréhension du tE'xte il exposera son naturel rà lui dans sa lecture. Le patois générateur de f,autes d'intonation et de prononciation reçoit les foudre s du P. E. F. Les fautes d'accent local ,se,r ont tolérées au maître à la condition qu'il n'E,stropie ,pas l es mots et ne viole pas le s règles qu'il enseigne. Deuxième question: ~valltages et inconvénients de la lecture collective Cette l ecture, nécessaire dans les classes nombreuses, ralppell€, à. l'activité les di straits, l es inactifs pendant une longue lecture individuelle; ell e supprime l'usage des moniteurs en faisant gagner ,du temps; elle se révèle excellente conune ,r écapitulation après la l ecture indiv iduelle. Cette lecture conduite sans discipline, dégénère en brouhaha ou en une lJsalmodie ennuyeuse. Les fautes de ,p onctuation, de li aison, échappent à lia correction. IL es enfants trop soucieux de rester à l'Ul1Îlsson lisent s up E'rfici ellement . La lecture expressive en l)Jâtit: comme dans un chœur, les nuances s 'obtiennent moins aisément que dans un solo. Troisième question. Le mécanisme de la lecture peut-il nuire à la compl"éhension du texte? La lecture à haute voix fait-elle tort à la lecture silencieuse? Tant que l'élève n'a pas ,acquis l'ha:bilité et 'l'habitude de la lecture, il est trop préoccupé de la corres,p ondance exacte des signes et m
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des sons pO'!..U' saisir l E' sens des mots. Dès que le,s obstacles, mécaniques et techniques sont surmontés, diction et comlp réihension se COlll.'p Iètent. 'L a l ecture à h a ute voix prépare la lecture silencieuse. Ell e fait entendre la n'lusique de,s phrases et facilite l eur in tuition. La le cture s ilenci E'use combat la l ecture machinale, force à " la réflexion, exerce la mémoire. ,C ette lecture étant celle de la vie, on l'exigera aLl au cours supéri eur 'primaire ,pou r la préparation de reproductions, etc. Quatrième question. La leçol1 de lecture considérée comme complément aux diverses branches du programme La leçon de lecture bien en rappo.rt avec le degré de culture de s élèves, ,p réparée avec. so in, dirigée ave c méthode, offre des resso urCE'S fécondes pour la formation génér.ale, pour le dévelop.pement simultané de l'intelligence et du cœ ur. Un texte ,suffisamment élucidé fournit les préce1ptes d'une bonne com'position, ,des exemples typiquE's d'ana lyses grammatica l es ou syntaxiques; il sert de base aux exercices de v ocab ulair e, d'orthographe, etc. Pourtant, il f,a ut se garder de fa ire de la confusion sous ,prétexte de concentration. En -nous inspirant dE'S dir ections qui précèdent, nou s ap,p rendrons à nos élèves à tirer de l eurs livres l'utilité et les jouissances possibles. Attirons leur attention SUl' les dangers des mauvaises lecture.s en leur insp irant l'horreur du mal. L'ordre du jour épuisé, nou s passons au banquet qui nous fait pal'p er les talents culinaires des Révérende.s Sœurs. Les rElprés entants du sexe fort ne sont pas légions, mais valeurs: (Monsieur l e Révérend doyen Rouiller de Vex, notre dévoué Inspecteur, ,M onsieur le PrésicLent Bourdin et deux membres du consE·il communal. l\IIademoi selle F. Ballays, chserte, enjouée, .dirige la Ip artie ,r écréative. Des lettres nous viennent de très nombr eux absents qui nous accom.pagnent de l eur s vœux et de l eurs sym,pathie. Après lecture, MonsiE'ur l 'Inspe cteur Pitteloud insi ste 'SUl' la nécesls ité de notre dévouement tota l à la cause de notre éco le, afin de conserver notre influence post-scolaire pour l e plus grand 'b ien tem.porel et éternel de nos chères élèves. 1l\1onsieur l e Rel Doyen d e VE'X, nous entretient cIe la co ll aboration féminine dans l'œuvre de la resü'l,uration catholique. M. Bourdin trouve des termes d'accueil chaleureux, puis il'magmifie le rôle de l'institu trice dans la formation des générations, d e dema in. Il émE't le désir Îlnpératif de nous v oir travai ll er effica cement ,à la conservation des traditions ancestrales. En terminant il nous apporte l e plus f.raternel salu t et les vœux de !M. Thomas, ;prési,dent de la S.V.E. Entre ces discours gr aves s' intercalent les productions humoristiqUE'S les ,p lus div erses. Toutes les braves _p articipantes ont merveilleusement tenu leur
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partie dans çe cn.œur on ne peut plus animé et désopilant. Nos féli~itat~on~ à toutes et à tous. La ' date du 23 avril 1935 restera liée au souvenü~ d'une journée belle et l~boriE'us.e et d~ la .p lus généreu.se réc0ption. S. F.
Aux Institutrices ILa Retraite annueHe aura 'lieu au début de sept.elllbre. ILa date ·e xacte sera annoncée par la voie des. journaux -e t par 'les ·convocations individuelles. L'A'Ss·e mblée génèralte' se tiendra égalelnent cet automne. n'id là, un au revoir nOlllhreux ·en septelllbre et bonnes vacanees à toutes nos chères collègues. Le Comité.
,D ocu mentation.
L'Enseignement primaire en France L'enseignement primaire f,r ançais cO'mprend: 1° L'€"nseignement matE'rnel; 2° l'enseignement 'primaire proprement dit; 3° les cours complémentaires; 4° l'enseignement 'p rimaire supérieur; 5° l'enseignement normal primaire. , L'enseignement maternel Cet enseignement se donne dans les écoles maternelles, aux jar· d ins d'enfants et dans les classes enfantines. Les classes maternelles .groupent des garçonnets et odes fillettes ,dE' 3 à 6 ans. ,L es maîtresses donnent surtout des jeux instructifs, un enseignement sensoriel, des leçons de choses. Il leur es't interdit d'aborder des matières proprement primaire, comme la ' lecture ou l'écriture. Dans lE's communes peu im'Portantes, qui ne peuvent sup'p orter les .frais d'une école maternelle, ODt peut créer une classe enfantine VOUl' garçonnets et fillettes. Si la maîtresse, ou le maître :pal'fois, le jugent à propos, jls Ipeuvent initi~r les enfants à la lectu.l'e et là l'écriture. Dans les class€'s maternelles annexées aux lycées, les (,1 jardinièl'es» doivent être «Sévriennes », c'est-à-dire avoir ,p assè l'Ecole Nor1nale de Sèvres, odont nous parlerons ,p lus loin. En dehors ode ce cas, l'enseignement maternel exige le même certificat que l'enseignement primaire, et est soumis aux mêmes au'torités. Les écoles maternelles sont 'Publi<ques ou 'p rivées; elles ne sont pas obligatoires, L'enseignement primaire proprem,e nt dit Il ~s.t obligatoire de 6 à 13 ans, et se termine par le certificat d'é. ·tude.s p.rimaires (C.E.P.). Un élève s,pécialement doué peut obteni;r ce ,cértificat avant lS ans; certaines. ·situations familiales 'pel"lmettront a l'e:q.fant dEil quitt.er l'école avant l'âge .normal. , '. ~es écoles primaires 's ont 'publiques ' ou privées. Les instituteur.'3
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'Publics sont nommés par le préfet du département, pratiquement par l'inspecteu.l' de l'Académie. Les écoles libres ne r€'çoivent aucun subside de l'Etat, mais elres ne sont pas soumises à l'ins.pection. L'i.ns-· :p ecteur vérifie seulement l'âge et 'l a nation'a lité du 'p rofesseur, ses, certificats de capacité et de moralité, l'installation ,de l'école E,t le registre de 'Présence des élèves. Cours complémentaires Ces cours, non obligatoires, annexés à beaucoup d'écoles 'primaires, et à tendanc€'ssoit ag:ricole, soit industrielle, $oit commerciale, conduisent 'au bout dE< tr'o is ans au brevet élémentaire (B. E.), qui donne droit d'enseignement dans les écoles prilmaires libre·s. Pour enseig:ner dans les cours COIUrplémentairE's déclarés tels, qu'ils soient officiel,s ou libres, le Brevet supérieur, dont nous allons' parler est requis. Enseignement primaire supérieure Les élèves n 'y ,s ont admis ,qu 'au concours (c'est-à-dire que le nombre maximum d'admis.sions est réglé d'avance). On se rp résente généiralement après le certificat d'études 'Pr~maires et une année de cours complémel1tair€'s, Cet enseignement dure trois ans et cO'ffilprend une· sectioru générale et des sections spéciales: agricole, industrielle ou commerciale. Il conduit au Brevet d'enseignement primaire supérieur (B. E. P. IS.). Comme ce 'brevet ne donne Ip as ·droit d'enseignement, le.s. élèves passent souvent le Brevet élémentaire (B. E.) : l'examen est Je même, sauf 'q u'il y a quelques questions supplélnentaia'es .p our le B. E. P. S. Ils 'p euvent ,p asser également l'examen d'entrée aux écoles. normales primaires, ou aux écoles d'arts et métiers, ou aux nombreuses écoles ,p rofessionnelles. Enseignement normal primaire Pour enseigner dans une classe ,p rimaire, l'école publique exige' le Brevet supérieur (B. S.). L'é cole libre, jusqu'à présent au moins, peut se contenter du Brevet élémentaire (B. E.), sauf ,p our l€'s cours. complénlentaires déclarés tels, Les Ecoles normales primaires rp ré'p arent directement au Brevet sU'Périeur. Elles comprennent trois années. On y entre à 16 ans, là la suite· d'un concours: rpaTfois, sur un grand norIDIbre de candi.dats, ,quelquesuns sont admis. Ainsi cette alnnée, dans le Nord, 4'5 admis sur 350. :La réussite au concours cO.n fère le Brevet élémerrt'a ire: les comtpositions: sont d'ailleurs les mêmes, bien ,que les candidats ,p our le Brevet et l'Ecole normale soient sé.parés. A la fin de chaque année normale,. il y a un examen; une épreuve finale donne le Brevet supérieur (B. S.). IM uni de ·ce diplôme, l'élève ~maître fait un stage d'un an a~ moins; après quoi il se 'p résente à l'examen ,du certificat ' d'aptit11~es pédagogiques (C: A. P.). Cette ~preuve . comportE! : ' 1° Une ,composition écrite de ipédagogie, ,passée au' ch~f-lieu du départe!Uent. ,2° Une deinijournée de clas~e, 'devant trois irispecteull's, 'da'n s la classe ou fonc-
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tionne le .stagiaire. S'il s'agit d'un instituteur libr e, il 'peut choisir sa classe ou u.n e classe publique. 30 Une épreuve oralE', portant sur son journal de classe, les cahiers de ses élèves, la législation sco laire et la pédagogie. Après réussite de cet examen, l'instituteu,r devient titulaire définitif; il est cel~' tain de conserver ou de recouvrer une Ip lace, parCE' que le nombre des admissions a été réglé sur les besoins probables. Par rap,p o;r t au traitement, le débutant est éùp.p elé instituteur de 5c classe. Automatiquement, a'p rès un certain nombre d'année.s ou aU'paravant sur la ,p roposition de l'inspecteur d'Académie, qui VE'Ut récompenser un su~et brillant et dévoué, .donc «Ipar ancienneté ou au choix» l'instituteur 'p asse dans l es classes 4e, 3e, 2e et 1re, dont les traite11'lents sont de plus en ,p lus élevés. A note.r que l'enseignement normal, dans un internat très généralement, était entièrement gratuit; l'élève a dû s'engager, en revanche, à rester pendant dix années au moins dans l 'enseignement public. Après trois années d'Ecole normale départementale, un ou deux des meilleu;rs élèves sont envoyés à l'Ecole normale régionalE', où ils se préparent, pendant une année, à l'Ecol e nOl"tmale supéri eure, de Saint-Clou pour les garçons, de Sèvres, Ipour les filles. A ces deux éco.les, on n 'est admis qu'au concours : elles ne reçoiven:t donc qu'une élite. L 'enseigneilllE'nt con'1porte deux années et se divise en sections: lettr es, langues, sciences . .L'examen final confère le certificat (J,lapti. Indes au pl'Ofessorat {lans les écoles normal,e s et les écoles primaires supérieures. Ces certificats .équivalent pratiquement <à de s licences, c'est-à-·dire aux ,p remiers g,rades univers itaires. Les licenciés lJ.::leuvent d'ailleurs entrer librem.ent en deuxième année, après examen. Faisons remarquer que l'E tat français a lE' monopole des certifica'ts et des diplômes. Les écoles officielles les donnent à l eurs élèves, après examen passé devant leurs 'p Tofesseurs et des inspecteur,s. Les élèves des écoles libres doivE'nt les chercher aux mêmes examens: donc devant des 'p rofesseurs et inspecteurs d 'Etat, assistés parfois d'un délégué de l'enseigne!ment .libre. Ainsi donc on peut préparer le 'b revet supérieur n'in'1po;r te où e'tl n 'importe cOlm ment, mais l'examen SE' passe devant des 'p rofesseurs officiels . •Malheureusement, beaucoup cl 'ü1stituteurs officiels sont socialistes voire cO'mmunistes. Les Ecoles Normales sont mauvaises au point ,de vue religieux: un jeune homme peut difficilement s'y conserver bon. E'0 comme elles fournissent les écoles officielles d'instituteurs, on voit l'importance ,particulière des éco l es libres en France.
Dimanche et sport En abordant le 'sport, Is'a chez donc d'abord ce que vous faites ,et à quelle pLace exacte il faut le rang·e r dans votre estime. -Vous n 'êtes pas de ceux qui pratiquent le sport pour lui-mènle
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:et pour ,l e plaisir 'de triOlupher d'un 'adversair,e ou de recueillir des applaudir.;,sements. . On est nlieux inspiré quand on dit que le sport ,e st un n1.oyen d'éducation physique. La force et la résist'ance du ,corps, l'équilibre ,et la 'r égulaTité de ses jf onctions sont des éléInents de sUücès et de bonheur da'n s ,l a vie. \M'a h il faut 'considér'e r tout de suite que ce corps ·est un corps hUInain, que -cette vie ,e st une vie huInaine, ·et que dès lors le sport ,e t l' éducation physique n'ont chan~ 'ce de bien défjnir 'leurs lin1Ïtes ,e t leurs J.11éthodes qu'en relation ~vec les besoins ,de l'âme et les hauter.;. l"e·sponsabilités qui font l'honneur et la dignité de l'ho111!l11e. Il résulte de ~à q~e vous pra'tiquer,ez d"autant nlieux le sport e,t ave-c plus de profI~ que vous saurez Inieux 'ce que c'est que l honune ,e t tout ce qUI ·est eng'agé dans sa destinée. Et il n'y a qu'un nl0yen de le savoir"c'est de r.;·e rés·erver le loisir du r·ecueilleInent 'e t de la prière. Au lieu d:e vous élever, l,e sport vous abaisserait s'il avait pour conséquence de vous arracher en quelque sorte là vous-nTêlues ·e t de vous livrer là une dépense d'énergie tout extérieure, sans aurtr,e profit qu'un bien-être purenl·e nt phyr.;iqu e ,e t l,a satisfa,c tion d'une 111·édio-cre et puérile yanité . . C'est votre grande· tentation, jeunes ,g.ens, que de vous livrer là l'adion sans avoir donné à la nl'éditation ,et là l'étude la part qu'·elles méritent. Vous risquez de faire du dinlanche sportif l'enne111i du dilnanche chrétien, alors que vos exerôces d',e ntraÎnelnent physique n 'ont leur véritable signification ,et l,eur pleine utilité que s'ils respectent 1er.;. haltes recueillies ·et silencieus'es où s'alimentent vos énergies spirituelles, Le sport au détriment de la 111esse donlink'ale, c 'est le sport faussé et découronné de sa fin .s uprênl,e, 'c'e"i't le corps déchu de sa plus haute.' dignité qui est de servir d'instru111ent aux vertus chrétiennes, de 'teluple à l'esprit divin. Mgl' Dutoit, évêque d'Arrets.
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