SION, 16 Mai .935
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PARTIE OFFICIELLE Société Suisse des MaÎtres de Cymnastique Liste des cours de gymnastique
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Aux maÎtres qui s'intéressent à la Radio-seo ... 'aire ,La seconde sen des Éunissions -radios-,s colaires est terminée. ,La rCannnissian ramande ' va se réunir il1'cetssan1ment 'pOll r eXU'll1Îner les rapports et cTitiques sur les séances qui ont étc données en faveur des dasses. Au !Cours de Cel~te réunion, elle t laborera aussi le programn1e de -la prochaine année 's'colaj re. Vous nous renJclriez service ·en nous CDUlllulluüquant sans retard les l'CInarques 's ur les Emüssions (lu cours 19:3f ··3G pt vos suggestions pour ,l e prochain ·cours. Notre représentant au sein du C0111ité. romand ne manquera 'pas de les présenter et d'obtenir Je 'maximum. Nous savons que le P. E. n 'aim·e pas établir des l apporh, nous JE' prions cependant de faire eXlception il y nl de lïntérèt de l'é'c ole. Nous Ile répétons , vos remal'qne":i nous son t nécessal:l'es. Le Département de l'l, P.
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A propos d'annonces Quancl les annonces ne fon l pas vivre un journal ou une reH.le, elles Juâ pennettent certainement de vivre avec moins dr "Ctififkult" s d'o'!',dre financier, et sans !Inettre trop fréquea:nment Cil question le coùl de l'ahonnenlent. Nous avons reçu de Publid'las le nlontant de F,l'. 885,35, pour les annoncC's parues ,d ans les numéros de l'année écoulée. Il est ~ ür que 'cc düffre sera 'plus 61e\ é encore quand cha·c un aura fai l lout cn badinant, son Ipos's ible dans 'e e but. Sans vouloir encenser la maison, il faut rl'connaîtrc qUt' le personnel enseirg nan t constitue une ·clientèle sérieuse pour nombre de C0l11.111CTçants qu 'on n'a jatl11ais invités il insérer la 1l110indrc rérclame dans l'Ecole Prhnail'e. Et pourtant 'ce q) etil geste est ;:1 la port,é.e de tous, Inême de ceux qui désirent voir notre revue prendre une autre alhll're paDce que la question n'est pa's épuisée, ct que ·ce 11 est pas gentil de botl'der. Et aus·si , par,ce que 'c ette 'f ois par extraor·clinaire, on ne del11.-ande pas un centime, mais rien qu'un rpeu de bonne volonté. En !marche vers les 1000 francs. p. o. le Caissier.
Une bonne nouvelle N os lecteurs apprendront certaineinent ave·c un vitt plaisir qu'il existe, ù Berne, tout près de la ·c apitale une lnaison de retraite pour le personnel enseignant des deux sexes :\. quel~u(' canton qu'il apparr tienne. 'M oyennant un versement unrque, Inférieur ù mille francs, les pédalg ogues peu aisés y sont entretenus jusqu'à ,l eur .n10~'t, dans d'excel~ente.s '~onditions. Ils X,jol~iss~I~t d'une vie Lranqullie et sans SOUCIS, aInsI que dun e entIel e lIber te. La maison , située dans un grand jardin , en plcjne rcal1:pagne , l:st propre ·ct trè>s ,confol'!tab1e (-chauffage -centra,l , saUle de :ball1, 'eJbc.) Les pensionnaires, an nOl111'bre d e 17 , Dut tchn.'curr ,l eur chaanbre dans laquelle ils peuvent amener leurs propres meubles et s'ar'l'ang1ffi: um joU « chez soi » à leur ~oùt. . , . .,~ Pour être arunis dans ce h0111.e SI hospItalIer, Il suftfJt ct, ~tre tîgé de 55 ans au minünlun, d'avoir enseigné 2-0 ans en SUIsse et de .fournir de bonnes références. Le contingent 'e st toujours au 'Complet. Ce n est qu ù la :1.10rl d'un des pensionnaires quc s 'eHectue un cha?g.eme~t. AUSSI " v,u le nombrc Ic onsidérable de d emandes d 'ardnlisslOn , Jl est preferable ·de sc Failr·e ins'crilJ.'e :lU plus tôt, rmênle si on ne 'co/mipte ip1as entrcl: de suite dans l'établisselllent. En ce 1110n1en t, deux, pl,a,ces viennent d'être va'c antes '8, la slüte du dé'cès ,de deux octogenall'es' l,es intéressés doivent en pr-ofiter. . ,. ILes veuves -cl instituteur ayant 20 ans de servIce. y ~ont egalemen t achnises sans qu 'elles aient elles-n1Iêlne~ ,enseIgne. Pour tous rens'eignen1ents , 'ardress'e r au iPresIdent dt' la rComjnission: Fonda,t ion Berset-Muller, IMuriJBerne,
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PARTIE THÉORIQUE 'l'art de se faÎre obéir Dan s J' œ uw'e de l 'éduca tion, il ,faut If onner l' enfa nt à l'obéis.. ance dès le pre'll1ier éveil de la r a is.on. E t la form a tion doit ê tre ft van t tout persév érante. L 'autorité patern elle ou matenwlle 111' do it jamais se r eMcher , ,Ce 'q ui ne ,'cut pas, d i,r e qu'il faille garde;' (,ol1s·~amme.nt Ul1 ~ 'Phys iol1Oll1ie de .Jupiter Olympien ; la sévéri té outr ee, l' mffectatlOn d 'une pOS'e sévèr e .sont en leur O'enr e des obs tad es ~, J. ' ~b~iss ance., :presque au tant que l'allure tr~p j oviale ou la famlhante m,al d lngée. '~!fais il faut :qu e l'enfan t sen te b ien qu e la tendresse qu 'on lui t énloigne n'im,pliqu e pas le relâ,cheI~le~t de l' a:ltor~té., UI; .ordr e est donné, une l11'es ur e es!' prise : 5. 1 J. en fa~t ~',euss 1t 'a declder ses parents , ,à f or,c e d e câlineri es, [1 elnder am SI 'c e qui avait été décidé, on peut têtr e tout à fai t slÎ r qu'il fa u dr a r épéter l'ordre 's uivant p lusieurs fois et p eut-êtr e san s .'Suc'cès. !l n e. faut j~l1na is In cm queZ' de parole ClLl X enfants. Ne pro me ttez JamaIS de r econ1.pen se que vous ne p ou vez p as -donner , n e mena-c.ez p as d e 'Pu nitions q u e vous n '.oseri ez il1lfliger. BIen des paœents se de'l11andent pou rquoi leurs enfan ts très ~lüdles avec des éi ranger s, chérubins à l'école, sont d émOl~s a u foy~r ,et n e les écoulen t jmnais . tout simiplenlent paree qu' ils ont habItué leurs enlfan ts .à n e pas fa ire fo nd sur 'ce qu 'ils disent. 'P ol~r se fai re ohé1r, il .faut ensuil'e ne d emander qlle des ch o;. es p osszbles . Aücalbler un en,f ant d'.ordres, de conseils simu ltanés lui 1111'pos€Jr des ,c hoses tro:p 'conrtTab:es à son t·eJ11péra'lnent ou à sOl~ .c~ r :1'ctè~· e e.s~ a ~.~ er au-devant d'u n échec. E xiger , p ar 'e xem ple, ct un tres VIii q u Il r est'e longten1p sans bouger et sans tradu ire ses pen s'ées es t ,de l'incolllséqu cmce. ,GertaÏJnls édUic'a t eurs s·e 'cr.oien~ u n beau talent p ar'c e qu'ils Inultiplient les avis et les -conseils. Il fau t d1riger l ~i'11 iti mti ve de l',e nfanit. 11 ne .f a'ut ni l'annih ile r n i la swhn1lerg€Jr ,sou s l'l'Op de préoepbes . Ou b ien on larri ve là 'ce beau rps lùrtait : fair e des in di's'eipilIÎJ1és ou .des aipathi qu es . ,Chez 'c er tain es n atures p lus r ich es, tr.op de r.i gu eur a m ène de la résistance, éveille l'a ttrait d u fruit d élf'e ndu. Chez les natur es faib les, le ,ln lê:m e procéd é elnp'ê,che le 'C alr ad èr e de se .former . Ne ·c~1er,c hez p a s votre 'l?la,isir à ü01l11nander ou là défend re, Inais plu lo t <Clans la spon taneIte de vos enf ants. IDes or dres t r op fr équ ents so~t plutôt c.alcu lés ?ans l'i ntér,ê t des par ents qu e dans Icelui des E'.nfanL ,. a ,dIt un ~pedag o gue, et il avait 'r aiso n. Pou r régler ses ordres, Il ~al~t en VIsager à la fois « le bien de l'enfan t et ,ce qu 'il peu t 'e n reah ser }) . Eviter a ussi la ,c o ntra diction : per me ttre une ch ose a u.i~ ur~ct' hlli et. la ;t~!fen(~re den1,a in , s'extasier un jour deva nt UlH::' rephqu e qUI l1F'rrtermt un blâm 'e et ri1) ~s t er le len demain a LI
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même trait d 'esprit par une Inaîtresse gi'fl e, tolére r ce 'q ue la m' , ,~.i! d u ou re~Iproquement. ' , ele a .d't:len ' Eviter de donner des ordres obscurs, mais définis. Il .faut commander avec clalfté et précisi.on. nire ,à un enliant : «O-ccupetoi, travaille, fai s n 'importe quoi, mais ne reste pas sans rien faire » ~st ~n bel exemp~e d'o,rdre mal expriIn,é et dangereux, presque Inutüe, Il faut bIen dlr·e t.outes les fOlS qu 'on commande' sans savoil!" se faire obéir .on diminue son autorité. '. Ne pas défendre ou cODlmander des ch.oses injustifiées. L'enfant a ,l e sens de la justi'ce. Lui d éfendre de s'amuser à des jeux pennis à d'autres enfants de 's on â,g·e, lui interdir·e ce qu'il 'voit faire à ses petits camarades , est le Inettre en garde contre l'autorité, Si les ordf'es doivent être rais.onnables et clairs , ils doivent aussi être absolu s. Discuter quand on CQ.IIlllnanlde, c'est s'expos'er à n 'être pas obéi. Il faut donc aussi f aire attention à ne pas être obligé d e r evenir ,sur c e qu'on a com111andé, retirer un ordre est toujours grave pour la f orce de l'autorité. fBeaucoup de palr ents croient bien rfaire ,e n eXipliquant pourquoi ils c.oIDlnandent telle chose, ils se trompent et ne réussissent qu 'là énerver leur autorité. Tout ,cela peut se résumer e n quelques préceptes très clairs : pour se ,f aire obéi r , n e jamais 'Commander s.ous le coup d 'une impression (colère, etc.) , 'ê tre r églùier dans s a n1a nière d 'a gir, n e demander que des c hos·es possi:bles , énonüer les o rdres avec. préc ision et clarté,éviter les décisions contradictoires, i111!pos·e r ses ordres, n e jamais les discuteZ' ou les expliquer. <Conunander toujours, en r egarda nt l' enf ant bien en -face et av ec la 'Persuasion intim e qu 'on s'era obéi.
L'esprit d'observation II
E Xlprimons en qud ques 'P'l'O'position s les idées 'c ourantes sur ce qu 'on appelle « l 'esprit d 'observation ». L'enfant observa ,lU al et n 'observe guère. Ses dessins , ses descTiptions, ses réponses ·e n font foi, Dans la vie, il iInporte èependant de savoir observer. ,Multiplions par 'conséquen1 les exercices spéciaux qui lui feront acquérir c et « esprit d'observabion », Reprenons une à une les thèses ainsi prQPosées de Inanière à jeter sur tout cela - si c ',e st possible - un peu de clarrté. L 'enfant o'bserve 111al. Personne n'y contredira. Les adultes observe nt lual. Qui observ·e bien '? Si vous appelez observateur celui qui sait tout regarder, celui qui ne laisse rien en dehors de s es pflises, où le brouverez -vous '? :\Iais, sans dou't e, ce n'est tpas cela que vous voulez dire.
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'MadaJme a tout de suite remarqué que son anlÏe .avait acheté un nouveau chapeau; mais Monsieur qui assi~tait à l'entrevue n'a Tien vu. Madame dira-t-elle que son 'm ari ne 's ait pas obseryer? .\tI'o nsieur, revenant d'une Viisite, sait quel journal le facteur dépose chaque lnatin à cette adresse; nladame a vu .les tentures du salon. (YIonsieur lui fera-t-il la tl'éplique ? Le lnédecin qui rencontr-e des personnes dans un salon ne peut s'elnpêcher de relJ.nal~quer des sylnptômes de maladie h'ès apparents, mais qui n'avaient 'pas retenu notre a'ttention. Le même ilnédecin, ",i'sitant une classe en ICQm:pagnie de l'inspecteur n'apercevra pas ces nlille petits 'r iens qui sont autant d'indices pour l'honllne d'enseignement. Il est bien inutile de l1lultiplier les ,exemples. Les adultes ~ COl1ltllle les enfants d'ailleurs - oh's er,v ent ce qui les intéresse. Si l'écolier de .dix ans désüe 'q ue ses parents lui achètent une bicyclette, il épiera les lnouvemenbs de son ,frère occupé à réparer une 'chaU1lbre à air. Direz-vous 'q ue subitément l'esprit d 'observation s"est fait jour? Il regarde tout bonnement ce qui, pour le lIn onn en't , l'iI].téresse prodigieuselnent. ILui delnander après cela, si son ,f rère portait une cravate 'bleue ou une cravate brune, c'est 's e nloquer de lui. ICe 'détail fort probable1nent ne l'intéresse pas . De mêrne, il semble bien que l'enfant ruppelé là dessiner à l'école ne C01nprenne qu'là un âge as'sez avancé ce que le maître attend de lui. :Le ·dessin ·e st une m.anière de s'eXlpri'lner et la ·s eule chose qui con1Jpte pourr lui, c'est que le dessin parle. IP ourvu que le schéma comporte une tête, un tronc, quatre ~jatte'S et une queue, il repr,é sente un cheval (puisqu'on ·a demandé un cheval). Il ne comprend pas la tâche et par conséquent n'observe pas. N'allez pas dire qu'il y a ioi une di.fificulté techni'q ue dans l'exécution du dessin, ce serait une rpl'a isanterie. Une ligne un peu plus longue ou une un peu plus ,c ourte, un ang'le plus aigu , une courbe nloins prononcée, tout cela n'est pas !plus di,fificile ù trwcer que ce que renfant vous p-résente. ILorsqu'il sera au point de cool1prendre ce que l'adul'te demande de lui, il ne sera .plus satisifR'it de ses dessins. Et i,l quitteTa Œ':éco"le. IEn aUendant, il auna été rum'en é III essayeT des contours précis qui ne l'intéressaient pas. Si ces des'cdptions sont pauvres, et si l'enfant ne rélpète que des banalité's, à qui la faute? Trop petit, :il ne saisit pas le IProblème; ap-rès il ne s'y intéresse pas. L'hodoge de la das's e l'intéresse dans la Inesure -où ,e lle nlarche et indique que la récréation est proche; mais il se nloque Ib ien de la forme des Ichi,flfres. y a -t-il ;en tout ceci un grand :mal ? L'inaptitude de l'enfant là observer {elset tels objets sur lesquels vous vous 'Cscrimez 1110ntre plutôt que vous avez fait faus's e route en les lui présentant et que votre logique d'adulte a
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pris le ' pa~ ~ encore une. fois - sur sa Ip-sycholrogie à lui. Que la nature lnter·e s's e les peht-s et Ique leur dbservation 'Se révèle si pauvre sont deux affirunations incol11lpratibles . ICe qui l'intéresse dans la nature, ,c'est la vie, mais non la vie desséchée av-ec les nomenclatures des bouquins et .les descriptions . Vous direz encore que les bambins de l"oc-ole enfantine 'exeTcés il -observer des couleurs, des fomnes, des distances comparées acquièrent une 11laîh'ise étonnante. C'est vrai Mais l'enfant joue. .I! faut aVOUèr dans le mênle ordre d'idées Ique l'écolier 'q ui retient les noms des coureurs cyclistes et des artistes d-e cinélna se retrouve incapable - .m ême après une étude - de vous :répéter corre·c lement une liste de héros. Affaire d'intérêt. Si v-ous lui donnez comm·e tâche d'observer les vêtements, les ~mais'Ül1:s du \'illage, il sera piqué au jeu et vous rupportera de bonnes l'éponses . ~1 ais que prouvera ,cette pel~forman1Ce ? Tl. ne spmble 'pas exa·ct que l'habitude :de l'Qbservation telle CClI'on la conçoit d'ordinair·e à récole 's oit d'un granrd seC'OUTS ,dans la vie. Vous avez exercé l'enfant à regarJder les a-rbres, les maisons, les an ÏIll'aux , les fmeubles. Il se peut que l'intérêt soit né de ce jeu-là et qu'il vous ait enfin ·donné satis'faction. Plus tard, s'il yeux réfléchir, méditer, coneentrer sa pensée, il devra bTider sa perception , la limiter, lui imposer une règlf' aussi Tl regn.rdera ·ce qui importe, ce qui l'intéres'Sera alors (-cc IlE' seront pas les fOlrê:ts ni les façades) éCaI'ltanlt v-ÜllonltailJ.~C1ment son attention de tout Je reste. Il 'Ble poum~a Ipas tout 'l~egal der , ce qui faisai,t l'objet des exerd'ces à l'éco'le. ,La perception est avant tout moyen d'rudaprtaltion . IEne noUis 111feten état de Ic onnaître mieux l'objel sensible auquel nous nous an"'ê tonls. lC'est le Ipoint Ide vue de l'·o'b sel'vation. Ellt' nous -Illet. encore en présence du mèm·e 'Ühjet, demandan t un minimum d 'atlention. Dans 'u ne ' ville connue, vous retrouveL san,; el'fort d'observation votre chmnin. Ce serait une erreur ·de s'arr~ter il contempler. Somme toute, nous pouvons prendre en fa'c e de la nature , deux. aUituoes . Ou bien nous la contem'plons, nous nous imprégnons ·àf· sa 'Poésie, de sa beauté et nous ·exprim:ons da,n s une description ,ou dans un dessin 'ce que nous ·avons perçu. IC'est une aHitude que Il'enfant ne pTendra que bien Ita11d et qu 'il n'adoptell'a que bi<:'l1 rarelllent. C'est donc une err·e ur de vouloir p 'a rtir de 18. o.u bien. nous saisissons dans la nature ,ce 'q ui nous inté-resse, ou mieux 'ce 'qui intéresse notre action. Nous regardons pour agir. Nou., suivons des jeux de phys:ono:mie pour y retrouver une pensé-e que n'Üus cher-c hans en vlain dans le discours, ·m ais les détaHs de chevelure nous écharplpent. Eduquer l'esprit .d'obseTvation paraH donc bien un faux pr'Üblème. C'·est ,a l'étude .des intérêbs qu'il faut le ranlener. 'nout revient id à développer chez IE's en-
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fants les intérêts sains de .leur â,ge. ,C'est dé.rà une .tâche énorme. Qua.nt à l'~ser~atio~l ~e" la fii~ture, de nouveau elle apparait nOClv,e. Est-Il d un mteTet 'pUIssant !pour .l'enfant d e s'arrêter tà bien regarder la nature sensible? 'Ou faut-il orienter 'Ses intérêts vers une vie plus haute? Nous en :r'e viendrons toujours là. L. F: A
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PARTIE PRATIQUE Chez les petits Les fleurs Leçon de choses
Matériel d'enseignement: giroflées, maTguerites , e tc. ln vIter les élèves à apporter des ,fleurs; le maître 's e 'Contentt'ra d'.in cliquer leurs IlO'ms et demandera aux élèves où ils les ont cuei'llies. A que}l}e époque de Il 'année y a-t-il beaucoup de fleurs? Quelles .fleurs 'connaissez-vous? ILe 'm aÎ'tre distribue une girofl,~('· (fleur simple qu'on peut se procurer facilenlent) là 'c ha'c un de ses élèves. Quel est le 'nOim de 'cette fleur? ('c'est une girofl.ée). Où la Irouve-t-on? (dans Jes ja'r dins). En avez-vous dans votre jardin? QueHe est la couleur? (jaune .foncé). , Nom.nlez 'les fleurs des jardins (la giroflée, le géranium , l:::t. pensée, la pivoine, la rose, 'l ',œillet, etc.), 'l es fleurs des chQ1nps, des prairies '(la renoncule ou bouton d'or, !l a pâquerette, \la violette, la marguerite, la véronique, le Im yosotis, etc.), -les fleur s dc,) 'Jois, des hoies (Je ,m ugu'e!t, .J'anémone, la pervenche, l'églantin e. et.c.) Aimlez-vous les fleurs? ,Pourquoi? (eJ.lles ornent nos jardins et nos challl1ps par leurs 'c ouleurs variées, eUes réjouissen1t nos yeux et nous chamnent par leur parfum). Y a-t-il des fleurs utiles? (Beaucoup de f:leurs, après avoir été séchées, 's ont utilisées en 'l nédecine, eJlles' servent à faire de's tisanes.) :E n lCo'l1naissez vons? (.la viollette, Œa bourrache, la menthe, le ItH'leul). VOCABULAIRE
a) Les nd,ms. ,La fleur. ILes fleurs ·p laisent par leurs forme s; leurs couleurs, leurs parfun1S. On en If ait des bouquets) des gerbes , des couronnes. ILes fleurs sauvages poussent Idans les bois 'cO'lnme la jonquille, l'anémone, le Inuguet; dans Iles chamlp s com'me Il e coquelicot, le bleuet; dans les prairies 'Comlme le bouton d'ol', la pâquerette) Ja mw'guel'ite, la pl'imevèl'e, le myosotis; d'autres au bord des haies ou dans Iles haies COm'l11e lI a violette, la véronique, le liseron, l'aubépine, l'églantine. Il y a des fleurs cultivées comlne la gil'oflée, la .tulipe, lIa pensée, le gél'ani1N11, {l'œillet, la l'ose, En hiver, on place les fleul's, les plantes dans des senes. Les Heufs sont vendues par les fleuristes.
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b) Les adjectifs. La ,flleur précoce) hâtive, tardive' une fileur l1l,ag ni fi.que, .Ï?/ie, commune, od~l'ante; une fleur sau~age, cultivee, pl'ln~cen,zere; des 'Couleurs VLVes, variées. Un 'parnull1 suave; exqms penetrant. Les fleurs peuvent être .en bouton ouvertes épanouies, fraîches, flé..bries, fanées. ILe Inuguet blanc, la rmaTgue~ l'Ite blClllclLe, le 'c oquehcot l'ouge) l'égîlalJ1ltine l'ose, le hleuet bleu, ](' genêt jaune. c) Les verbes. Les fleurs 's 'ouvrent, 's' épanouissent au chaud soleil; eUes parent les Ic amipagnes; eUes ornent les fenêtres ou les baùcons; eLles embell,issent la maison; elles égayent les somb~es demeures; elles attirent 'nos 'regards; elles parfument 'l',air; elles énwillent les prairies; elles e.mbaument 'les bois; clJles exhalent leur suave odeur; elles' se fanentJ.· eUes se flétrissent et tombent. On cuez'Ne des fleurs, on en ff\it Ides bouquets, des gerhes que J'on nffre; nn effeuille · une ll1arguerite. ORTHOGRAPHE La violette
Au printenl:ps, quand les doux rayons du soleil l'animent la nature, on sent d.ans les buissons, au bord des chemil1!S, une odeur SlWY-C qui embaunœ l'air; il f:aut regarder de près 'Pour découvrir l'humble ,f leur, .la modeste violette que son parfullll seul fait ,d(~cei el'. La v;oleUe est 1'iflnage de ,l'hom\I11e modeSîœ .que ses qua'lités 's eules font rffinarquer. Questions . - 1. ,Expliquer: nmiInent la nalture, embaument l'air. - 2. IP ourquoi Ja violette est-elle J''jlmage de fhomme 'lnodeste? - 3. Conjuguer: celler cueillil' des fleurs au futur. Fleurs printanières
Le sol léger des futaies se couvrait de pervenches; dans Il es fonds, ·l à où la terre noire s'enrichissait des alluvions du ruisseau déhordé, il y avait un foisonnement de plantes fleuries'. Un parfœm agréahle se dégageait des 'mille clochefites 'lailteuses des muguets. André . Theul'iet. Questions. ~ 1. 'Expliquer: futaies) foisonnement. 2. Pourquoi dit-on les lC'lochetJtes laiteuses du muguet. 3. Copier ~a di'ctée en 'mettant ,les verbes au futur. .'Dans les prés fleuris
Catherine et Jean s'en vont. par Iles prés fleuris. Catherine .e n cheminant, fa.i t lJ.n hOU(Iuet: -Elle ceuiUe des bleuets, des coquelicofs) dës coucous et des houtons ·d 'or. 'Elle cueiJle encore de ces joJies f.leurs violettes qui croissent au bord -' Ides hlés ... ,Catherine arme les fileurs ,pa1'ce que les fleurs LSont œlles; eLle les aitme ausSti parce qu'eUes sorut ,des parures, Questions. - 1. Quel est Il e verbe de la première phrase, ,le conjuguer au futur. - 2. Explique·r : en cheminant, qui Cl"otssent. -- :3. Quelles fleu~s peut-on cueillir dans 'les prés au mois de 'mai?
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REDACTION Enmuération d'a'otions : Je cueille des fleurs .... Je maI::che dans l:s.prés. Je 'm'arrête 'pour regarder ,les fleurs. Je ,les ~dIrrHre. Je ChOl'SIS ceNes ' ·q ue j'aim'e le 'Plus. Je lne haïsse. .J e ~ueI'l~e les f~eurs uI?,e ~ une. Je -les assemlble en :b ouquet. .le reVIens la lI a maIson et .1 o:Hre 'Ines fleurs ,à 'Ina·man. Un bouquet pour maman
V~us avez. fait un bouquet. Dites dans quelles cil'constances ~ou: l avez faIt, quell~s fleu~'s vO,us y avez Imises. A qui offrez'ou~ ce bouquet ? Qu~nes precautIOns prenez-vous? Qu'arrive-it-i'I au bout de quelques Jours?
DEVELOPPEMENT 1. Dimanche dernier je suis allé Ilne Iprom.ener en C0l111)Hanie de Bles p~l:rell'ts et de 1110n grand frère 'Robert. · 0 , 2. Il fa~sailt,u.~.'bf'au ~ol;i'l de pTi~tenlps; nous avons longé les :hamps, des, ~~ a.lIles hOldees de hales et nous SOTIllllleS arrivés a la for,e t ou .J al en~endu 'ponr lI a 'première fois, cette année, le ('hant du coucou. « lCel~ 'porte bonhelu' » dit IPapa, elt nous rions t.ous. . . 3. En ch~min, j'ai fait un bouquet de f,leurs. J 'ai 111is. au mI'lleu, des ·m arguerite·s ù cœur d'or et à Icol'lle rette !blanche et 'Lout aut~ur, des églantines roses. J'ai lié Ima Ig erbe avec un' brin de Jonc. , ,4 .. Je !Ille suis empr;ssé . .d'()flfri~' '1110n bouquet à t\1allllan; eUe ~ et..,e bIen contente et 111 a dIt en m 'embrassant: « IM·e rei, mon pet~t '~~arles , que tu es donc gentil! tu cherches 'toujoUl~s là :me faire plal'SU". » 5. ,Rentré ·à la Inaison, j'ai 'fllis ,le bouquet dans un vase COlltenant de l'eau; je renouvelle oette eau tousles jours, afin de 'con~ servel' 'IQngtemps les f'l eurs. 6. :~1alg~~ tou,s 'm es ~oill's, les églantines se fanen1t; 'lnais je lne consaole; .le saIS que dnnanche prochain, nous irons encore C'n prOluenade; je cueillerai des fleurs, je ferai un 110uveau bouquet que j'offrirai encore il 'lnaman. A
Cours moyen et supéri'e ur Les fleurs
, Nota. ~ Inviter 1es élèves ,à cueillir et ,à apporter diverses de peu~'s, ou Iiüeux, conduire les élèves en promenade scolaIre 'et etudIer les f.leur;s 's ur pla,ce. espè~es
Etude .d 'une fleur: La giroflée
. Le Inaître distribue à chacun de ses -élèves une giTof,lée (\t 1eur SImple qu'on peut se ' procurer f~-éilem~ll't dans nos jardins).
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Quel ·e st le ,nOln dece-tte fleur? où ila troll've-t-on ? En avezVOllS dans votre jardin ? Queille est sa couleur? D.étàchons les ~épales un à un , fo~mant 'le calice qui eSlt veTt. GOlnblen y en a-t-Il? (quatre, en croIX). IL e caolice et la corol'le sont des orgml'e s ip~'otlecteurs, ~ls p~'otègent les éta.mines et le pistil 9ue I~OUS a.Jl?TI''i VOIr. iColn'Ptez Il~~mt:nanrt ces petits filets appelés etaml11es qUI portent une pous~üere Jaune, l'e pollen. COillibien v en a-t-H (soix). Enlevons lets étamines, ce qui reste à J'intérieur -de la fleur, 'c'est le pistil. Les élta111ines et 'l e pistÎll donneront nai's,sance au fruilt, ce sont les organes l'eproducteurs. (IFaire répéter cet exercice par plusieurs élèves; écrire au tableau noir 'l es 'mots sO~llig'nés) .
ORTHOGRAPHE Fleurs de mai
Aill nez-vous les fleurs, les hUJmbles ,f1leurs des champs et des bois, si Inodestes 'e t pourtant si riches de forme, de cowleuret de parfulfi'1 ? ,Les voici dans toute -leur spl,enldeur. ILes plus hâtives ont 'Peut-être 'disparu: 'l a viole:tte, 'la primevère, nnais le mois de mai en jette d'autres à profusion dans les 'prés, le long des haies et dans aes bois . Il n'·e st pa's une herbe: il n 'est 'pas une branche: il n ' est pas un coin somhr·e du 'bois où 'ne -luise une petite étoiJe . Questions. - 1. Pourquoi faut-il deux t là jette? Quelle remarque fait-on sur les vertbes en eter et en elel' com'm e jeter et appeler. - 2. Donnez ,l es synony mes -de h~mbles fleuTs ('modestes), fleurs hâtives ('précoces). -- 3. EX'Pliquer : à profusion, une pl!itite étoile. La cueillette du muguet
Av ec l' bC'lO'sioll de s muguets , .la forêt s ' an~me. Des h'oupes de fŒll111eS et d'enfants s'éparpillel1't dans la If utaie et, a'ccroupÏ's sous les arbres, nloissonnemt en hâte ces grappes -de fleurettes odorantes pour en faire des bouquets qu'elles iTont vendre au m·arché ... Dès l'aube, ,fe'lnlmes et filles, ayant rle vêtu leurs plus nUluvaises jupes, rô.dent -à travers les fourrés 'p our réco'lter Je mugu~t. EUes se lmetltent le's pieds et les. l l1ains en Is'a ng à 'travers -les ronCiers; 'le soleil leur brûle la nuque et Il e dos; par'foi's, une ·s ou; daine giboulée les trelnpe jusqu'là la peau. 'Mais elles vont · toujours, acharnées là leur cueÏ'1!lette. AndJ'é Theuriet. Questions. - 1. Helev'eT les vei'bes du tex'te et 'les cla's·ser par groupe. (Conjugaison). - 2. Expliquer: la futaie (lfor-êtt à gral1'ds arbres, le contraire ·eSit taillis)., l'aube, elles rôdent (e.J'les vont ça el Jà en cherchant). - 3. ,Cherc'h ez 'l es détaHs qui montr'e nt que le t'favail de ües femmes est fatigant. Fleurs des champs
Personne ne les sènle et personne ne les cueille; 'l'hounme les foule aux pieds. Cependant, il r(y a 'pas longtenlrps, elles repré-
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sentaient seuJes la joie de lIa nature. 11 y à quelque cenlt ans, avant que leurs parentes oolatantes et friteuses fuss'e nt venues des îles, des Indes, du Japon, eUes seules édairaient la p'o rte des chaur.mières et le perron des châteaux. ,Mais ces temps -ne sont plus; les hUlmb'les fleurs sont détrônées. Elles n'onlt conservé de aeur bonheur passé que les n01ns qu \el'les reçurent quanld elles étaient aim,ées. D'après M. Maeterlinck.
Questions. - 1. Nature et fOll'otion des propositions de la dernière phrase de lIa dilCt'ée. - 2. EXlp'liquer : parentes éclatantes et frileuses venues des lles ('les Antilles). - 3. 'E xpliquer l'orthographe ;d'accord du participe 'Passé aimées. - 4. 'Relever l,es verbes que contient le tex'te; à quel tmnps chacun eglt-Î'l ~mployé ? CJasser- 'ces verbes suivant le groupe auquel iJs appartiennent.
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3. - Le père ne peut que sourire quand, renih"ant du Ilabeur il voit s\~panouir sur la tab1e une 'g erbe ,de f1eUJrs. ' 4. - PleurtS des cham_ps ou du japdin, nous ai'mons là vous associer à nos joies ·conTnl·e oÙ nos deuils. Avec quelle tendresse élnue m'accueille le ,maître quand je ,Iùi apporte un modeste bou'quet de violettes, de roSieS, de 'pivoines ou d'œinets ! 5. - a fleurs! ·nous vous off.rons -de tout nOitr'e cœur à nos parents, à nos 'a mis pour lieuT fête, pour oJeur anniversaire; vous nous incitez à rendre un 'Pieux hOnl\m age là nos chers disparus. C'e's t pour nIai un devoir filial d'orner, grâce ,à 'Vous, au d'l11etière, la tOlnbe de ~mes ,grands-Ipar-e nts qui m'ahnaient tant et qui m'ont tanlt gâté dès ma plus tel1'dT·e enfance.
COMPOSITION FRANÇAISE
1. Vous êtes allé, en compagnie dè vos' parents, 'c ueillir du muguet dans un bois. Faites-nous part des incidents qui ont .lnarqué ;cette petite partie de p'l aisir. _ 2. Un b,eClLl bouquet. ~ Vous courez à travers cham:p ù la recherche de fleurs; dites 'Voh'e -joie d'en trouver de belles et de confectionner un bouquet que vous offrez à votre 'm ère. Sujet tràité.
On aiIne l,es Neurs _pour -leur aspect, pour leuT couleur, pour leur parfutrn. Ebles sonlt. le charme de la 'nature, surtout au !printelnp's. Elles sont une gracieuse 'parure de 'la maison Jes jours de fête. E1les sont enfin un dis-cret homnnage aux vivants et aux ]norts. DEVELOPPEMENT
1. - Fleurs modestes des 'champs, des prés et des bois, fleurs si jolies, :3i parfulmées des jardins que vous égayez de vos belles couleurs, on vous aime toutes: perce-neige et pTimevères qui viennent nous -dire .: « Réjouiss'Cz-vous, il'hivel' touche- là sa fin! » humble vidlettf:e 'a u parfum -si suave ,e t qui,. modeste, se 'cache timidement sous ses petites feuil'les ronldes ; luarguerite à la 'Collerette .blanche ; ég,l antine dont le -Tose tendre décore si gracieuse-: nIent la haie du sen1tier ; renoncule qui pullule au rever~ des fossés ; muguet de mai aux mignonnes clochettes d'un si doux parfum; Imyos'<?itis, f.leur délilC~te du souvenir" coquelicot 'pourpTe parmi l'or des _blés 'murs ; et toi ,rose là l'odeur enivrante, remè i~co'l1'teS'tée -aux coloris si ,T ari~s , Ù qui on iJ.~éserv,e ,la plus bene pila,cü dans tous les jal,dins. 2. - Et puis, n 'est-ce pas une joie 'pour les yeux que de voir la -maison ·fleurie? Dans la ,c hambre close, 'le bouquet de Heurs e"est ,e n quelque sorte une vision Ide la cartnpaglle; on revoÎlt!p:aJf la pen'-s ée le site agreste où l'on la 'clteUli Jes fjeurs qwi le ,c ounposent.
L'enseignement du système métrique Faites cette expérience: demandez aux élèves de traduire au moyen de chiffres un nombre dessiné, tel le nombre représenté par le groupe suivant: un rectangle de 1 m : sur 1 dm. et deux carrés -de 1 cm. de côté; priez-les également d'exprimer, par le croquis, un nombre, par ex. : 0,013 m 2 ; s'ils sortent honora:blement de l'épreuve, c'est que l'enseignement a été bien donné; les enfants voient dans le nombre écrit, non pas une simple juxtaposition de chiffres, 'm ais le signe d'une chose bien précise. Un nombre qui n e peut être interprêté c'est le pendant d 'un mot incompris, c'est un corps .sans âme. Faire vivre, animer les représentations chiHrées, tel doit être l'ob.iectif. Comment y arriver? L'enseignement du point spéc.ial servant de démonstra tion conlporte: A) la connaissance des mesures allant du cm~ au m 2 ; B ) des exercices SUl" les nom'bres exprimant d es s urfaces. A. - Connaissance des mesures. - Il est à cons eiller d e débuter p ar le cm:! et de progresser ' vers l e m 2 •
Raisons. - 1. On suit l'ordre de la fOI~ mlltion des nombres tel 'qu'il a été enseigné au premier degré. 2. - On supprime certaines difficultés de la lecture; le nombre -Z,7 m 2 s'énoncera 2 m:! 7 diz. de dm 2 , ce qui appelle tout naturellement :2 m 2 70 dm 2 • Il n'en est plus de même si l'on dit 2 m 2 7 dixi'èmes de 'm ~ ; l'expression 7 dixièmes de m 2 ne peut pas facilement se transfor_mer en celle de 70 dm 2 • Procédés à employer. -
Le matérie-l intuitif ·il créer - comporte
J1 carrés de 1 cm. de · càté, 11 bande-s de 1 dm. X 1 cm., 11 (lm!!, 11 _ban-d es de 1 m. sur 1 dm., 1 m 2 • . Notre objectif immédiat est de donner ull e connai ssallce bien _n ette du cm:!, de la dizaine du crn~., ." du m~.
-- ;no -
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Dans ce but, nous analysons le cm 2 • Cette analyse conduit à une définition qui est en même temps une description: le cm:! est a) un carré, b)qui a 1 cm. de coté. Ce cm 2 reste isolé. Un peu plus loin, à gauche, juxtaposons 10 cm 2 que nous remplaçons ensui,te pal' une bande de 10 cm. X 1 cm. L'analyse de cette bande a'b outit à une formule analogue à celle qui précède: la dizaine d0 cm 2 est a) un Tectangle, b) qui a 10 cm. de long et 1 cm. de la:rge. A gauche de la bandelette, qui elle aussi reste isolée, on met côte ft côte 10 petits rectangles qu'on Templace par le dm 2 • L'analyse du
nouvel élément conduit elle aussi à. une
définition~deSlcription.
Et l'on continue de la sorte jusqu'au dm 2 • Toutes ces formes restent affichées dans l'ordre (cm 2 à. gauche, m 2 ft droite) et une grosse virgule séparera le m 2 de la dizaine de dm 2 • Il s'agit maintenant d'associer la chose, son nom, sa définition ou description, de telle sorte qu'un de ces trois éléments étant proposé, il évoque immédiatement les autres dans l'esprit. On partira clonc tantôt de la chose, tantôt du nom, tantôt de la ·définition pour aller vers les deux autres éléments.
Exemples. - Chose', nom, définition. 'Le maître montre la dizaine de em 2 , l'élève en donne le nom, puis la définition. Chose, définition, nom. - Le maître dit: venez montrer la dizaine de dm~\ décrivez. Nom, description, chose. Que voyez-vous clans votre esprit quand on dit une dizaine de cm2 ? Montrez. Etc ... Grâce à ,ces exercices, l'étude des formes aura été effectuée à fond et une image bien nette aura été formée dans les esprits. B. - Exercices sur les nombres. - Leur 'but est d'amener l'élève à donner un sens à la représentation des nombres. Il faut que, voyant
écrit ce groupe 2,7403 m 2 , l'enfant puisse dire: le nombre représenté comprend: 2 carrés de 1 'm . de côté, 7 .b andes de 1 m. sur 1 m., It carrés cle 1 dm. de côté et 3 carrés de 1 cm. de côté. Le matériel intuitH indispensable comprendra toute une série de boîtes contenant la 1re 9 cm 2 . la 2e 9 diz'aines de cm 2 , le 3e 9 dm 2 , la 4e 9 dizaines de ' d~11:!, on aUTa en outre quelques m 2 • On trouvera neuf éléments dans chaque boîte et non pas dix, parce qu'il n'existe que 9 chiffres significatifs. Procédé. -
MontTons 1 cm2 • Combien est-ce de m 2 ? o. Combien
lIe dizaines de clm2 ? o. Combien de c1m2 ? o. Combien de dizaines de cm 2 ? o. Combien de cm 2 ? 1. On arrive · ainsi à la représentation de
0,0001 ·m 2 • Même travail SUl' 2 cm:!, 3 cm 2 ... Nous nous trouvons de nouveau en présence ·de trois éléments:
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1;1, chose, son nom, sa représentation écrite. Partons tantôt de l'un,. tant.ôt de rautre de ces éléments pour aller vers les deux autres. Exemples. - Chose, nom, représentation. - 'M ontrer 4 cm 2 faire. énoncer, puis représenter au moyen de chiffres. ' Représentation, chose, nom. - Ecrire 0,0008 m 2 , faire réaliser, puis. éJi.oncel'. Etc .... Le passage d'un nombre si.mple ·de cm 2 ;) un nombre composé de· dizaines et d'unités est toujours intéressant. Demandons d'emblée de montrer 12 cm 2 • Il est probable ·q ue l'enfant va commencer à compter les cm~ séparés; mais le voilà arrêté, il n'yen aura que 9 dans la boUe. Que faire? On cherche ... et un élève plus perspicace trouve qu'on doit prendre une ;b andelette de 10 cm. X 1 cm. et 2 petits carrés de 1 cm. La difficulté est vaincue et la représentation chiffrée devient un jeu. Des exercices nom1breux seront effectués. On en variera le point de départ. Pour bien connaître le chemin entre deux localités, il ne faut pas toujours aller de A à B, mais encore de B à A, les -points de vue différent. On écrira 0,0132 cm-2 , on demandera de tracer sur rardoise le· croquis correspondant puis de lire le nombre. Ou bien encore en dessinera sur le tableau 2 bandes de 1 .m. X 1 èlm., 4 carrés d'un cm. de côté et on demandera de représenter le groupe au moyen de chiffres, puis de lire le nombre. Et les exercices se continueront variés, 'intéressants et animés. Les nombres écrits ne seront plus des énigmes, tout se raisonnera facilement pa.rce ,q ue les différents f'tspects de la connaissance ont ét.ébien saisis et bien associés. La. marche progressive (du cm 2 au m 2 ) ayant produit tous seseffets, on pourra alors ahorder la. mar,che régressive (du m 2 au cm 2 et montrer comment, d'une autre manière, on obtient les mesures. .
Histoire L'origine de la fête nationale La fète nationale fut célébrée pOUl' la première fois lors du 600mc anniversaire de la Confédération, le 1er août 1891, par une· sonnerie de cloches qui se fit à 8 heures du soir dans toutes les églises de la ·Suïsse. Sept ans plus tard, feu Rodolphe Munger, peintre E;t héraldiste, adresse au Conseil général de la ville de Berne une motion demandant que les cloches fussent sonnées dans tout lé pays à 'chaque retour de ranniversaire. Les autorités municipales de 'Bèrne transmirent la motion au gouvernement cantonal, en l'appuyant et te dernier s'adressa au Conseil fédéral. Le Conseil fédéral, à '~on
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tour, soumit cette sugges tion a ux cantons. Dix-huit d'entre eux s e prononcèrent d'emblée favorablement, mais les autres finirent par y adhérer également. Le 22 juillet 1899, le Conseil fédéral adressa aux cantons un e -circulaire les invitant à donner les instructions nécessaires .pour qu e, dorénavant, le 1er a oût de chaque année les cloches fussent sonnées 'dans toutes les communes de 8 h. 30 à: 8 h. 45 du soir. Enfin, le 11 juillet 1924, une circulaire fédérale pria les gouvernements de fixer uniformément la sonnerie des cloches d e 8 à 8 h. 15, en expri'mant le vœu qu e l'on célébrât aussi la fête en ornant d e drap eaux les principaux édifices publics. Depuis 1911, en outre, les .b urea ux de l'administration 'fédérale fermaient leurs portes l e 1er août à. ':) heures de l'après-midi. Cette fe r m eture a eu li eu à 4 h eur es d epui s 1923. En 1916, une pétition appuyée par plus d e 87,000 personnes ,de- _ 'lnanda aux autorités fédérales de déclarer le 1er août jour férié . Le Conseil fédéral la soumit aux Chambres, en exposant les rai.sons 'qui, à son avis, devaient la 'fair e rejeter. Il lui paraissait qu 'un e solennelle sonnerie de cloches et un m_oment de paisibl e r e cu eillement à .la fin d 'une journée laborieuse était une bien plus b elle et plus dign e ,façon de fêter notre patri e et notre liberté que d es iestivités et divertissements quelconques. Le Conseil des Etats et le 'Conseil national, reprenant les arguments du Conseil fédér a l, r epoussèrent tous ,deux la demande.
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troi s ins tituteurs :s ucc essifs, dont chacun éta it d'ailleurs parfaitem ent respectable, ont réu ssi, en un e qU 8.rantaine d'année, à vider' complètement l'ég lis e de tou s ceux qui la fréquentaient. Sur environ GOO h abitants, il n'y a p as un seul p aysan qui m ette jamais les pieds, dans ce m a gnifique édifice, qu e l'on croirait construit pour une race aujourd 'hui di sp aru e. Qu elques enfants vont encore a u catéchisme" mai s l' a dmir able ,p rêtr e d e P a ri s, qui s'est volonta irement dévoué" corps et âme, d epui s sept a n s, a u rel èvement de cette paroisse, n'a !J [,LS en core r éu ssi à obtenir d 'ün se ul garçon ou d'une seule fUlc' qu 'ils p er s évèr ent a près l' anné e d e l eur première communion. Pas un e am e d e paysa n françai s touch ée en sept ans; 'p as une première' communion d'enfant franç a is qui n e .soit la d ernièr e, voilà le bila n ci e cet effor t h éroïqu e. Le trav ail de ces instituteurs est vraiment
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La coutume d'allumer des feux sur les hauteurs le 1er a oût -n'a jamais été prise en vertu d'un'e décision des -a utoÏ'ités. Ell e c,o nstitue l'élément populaire de la fête. Elle provient de l'usage existant jusque là dans les cantons d'allumer des feux en souvenir d e certains événements historiques. Cette coutum e est devenu e p etit il petit un élément caractéristique et constant de la fête nation a le 'suisse. Enfin, depuis 1910, des coJlectes sont effectuées le jou)' de la fêt e nationale et leur produit est affecté à des œuvr es d 'utilit é publique.
c'est planter un clou dans la roue de la Fortune.
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Loterie garantie par la Commune de Sion, autorisée 'par le Conseil d'Etat du canton du Valais
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On ne lira pas SClns un profond seJ'l'ement de cœ ur et sans ,effroi cette page d'un ouvrage d'Etienne Gilson: « POUl' Ull Ol'~ 'rhe Catholique ». Rien de plus formidable que ce docllmellt qw :montre la puissance de l'instUuteur mauvais dans l'œuvre de dé,da'istirmisatioll des ûmes, en dépit de toutes les rél1ctions du prêtl'e:
Lots de Fr. 500.- à Fr. 100,000.Lots de Fr. 10.- ou Fr. 20. -payables de suite Prix du billet: Fr. 5.Billets en vente partout. Bureau de la loterie « PRO-SION », Avenue de la Gare, Sion Compte de chèques II c. 1392 ou contre remboursement majoré de Fr. 0.45.
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du tl'avail Jd t'Cl fait. Car ce sont eux qui l'ont fait. Il suffit de leur demander pour qu'ils le disent; et ils le disent, comme Hs l'ont fait, sans méchanceté, avec la conscience qui remplit un devoir. La religion est fausse, pourquoi n'en détourneraient-ils pas leurs enfants? L'Eglise a joué et joue encore un l'ole néfaste clans le monde, n'est-ce pas l'objet même de l'histoire que -de dégager de telles leçons et d'en tirer les conséquences qu'elles comportent? Ces maîtres ont entre les mains des .enfants qui ne recevront jamais cl'autre enseignem ent que le leur, ·comment ces enfants mettraient-Hs en doute la parole de leurs maîtres; et comment ces maîtres hésiteraient-ils à les « libér er », un e fois ponrt toutes, des vieilles erreurs cléricales qui traînent encore <l utour d 'eaux ? Vous pourriez insta ll er Pasteur, Calmette, Roux clans {~e village, ce ne sont sont pas eux, c'est encore l'instituteur qui représenterait ln naison et la Science aux veux de ceux qui l'habitent; . leur exemple ne c.:oncluirait pas un se ul pay.san à l'église, l'Athéi:,)1L1e pt 1:1 lutine de Dieu, enseignés comme une vérité rationnelle à l'école, l'emporteront tou .iours sur un catholicisme qui n'a plus que l' église où s'enseigner.
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cement des vacances si impatiemment attendues 'p ar la gent écolière. En maints endroits, pour ne pas dire presque partout, le dernier a.cte se traduit généralement par une course ou promenade due à l'initiative de la Commission scolaire ou des instituteul',s. Ces SOTties sont toujours très goûtées des élèves, car elles leur permettent ch' mieux connaître le pays, en visitant tantôt un endroit important, tantôt un s ite que dame Nature a particulièrement favorisé. Parmi ce~ derniers il en est un dont le ·cachet agreste autant que romantique, n'a certainement, dan.s nos Alpes, pa.s son pareil: c'est Tanay. Des po êtes, des écrivains et des arüstes de renon), tels que le cLoven Bridel, Ph. Godet, Rambert, Emile Gaidan, Albert Gros, etc., ont clelJUis 10ngten1ps vanté son charme et célébré son cachet. Dans le manuel atlas, édition de 193/l, c'est un pédagogue valaisan qui, à son tour, apporte un hommage mérité autant qu'éloquent, et dont on ne peut que recommander la lecture. Di,sons qu e Tanay 11 un hotel-pension très confor.table et d'~~cel l ente réputation. Pour les soc iétés et écoles il y est faIt ~es c~ncht:.ans spécia.les et un accueil cles plus familiers leur est reserve. (S Il1Snoncer à l'avance, s.v.p.)
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a u ssi par.ce qu e Tanay es t resté vierge de tout cela, qu'i l tend dp plus en plus à devenir le but de promenade préféré de tO\l~ ceux ([llÏ son t les vra is a dmirateurs d e la natur e. On ne s~wl'a it non plus oubli er que Tanay po 'sède une flor e dp ~ plu s rich e et des plus variée. On y trouv e le beau chardon bleu, pni s au -dessus cles cha l ets (le T R11 0Y et s m' l es pentes sUl1érielll'eS d u Grammont, le joli p avot a!pill. L es pentes qui domin ent le ln c p1 le col de n -Iaut foi sonnent des 11) us bel les fl eur .' alp eS ll'8s : [l n émoll es ~ou frées, an co li es nux urnes m élanco liqu es, . gcn ti::l.llC' .· aux fcuill f:':' charnues, r enoncul os éclatant es, troll es sembl ables à cl es loui .' d'a]', orchis au parfum délicat, andro saces élégantes, rhododendrons clon1 1es épai::; massifs empourpr ent les l' OCIl er s d e tou te la vallée, le clélicieux m yosoti s a.lp estr e, bijOll perdu dans la mousse, et les grands ftc oni ü.:, a u pana cl1 e d'un bleu foncé . Vers la fin jUill, la vallée pr ésent e un sp ectacl e d 'une inCOlTlparable beauté, taUle ten lu e de ten l.Üres fleuri es où flirt ent l es sp ollons bigarrés et chantent les ab eilles d'or. L a gare cle Vouvry d esser t le sit e d e Ta nay et une voitur e po stal e relie Vouvry à Vill en euv e. De Vou vry on monte au lnc situé à 1420 mètres d altitude, à pied, CIl deux h eure s et demie. L'Hôtel du Lac est le seul de la station: il comprend 35 chambres avec magnifique vérandàh. Une a utre route construite il n 'y a pas si longtem'p s relie la vallée de Tanay au Bouveret, d'où l'on peut, ü son choix, prendr e l e tra.in C.F. F. ou le bateau de la Compa gnie de na\ igation. Monter pal' Vouvry et de scendre s ur Bouveret ou vice-versa, e~' t généralement 18. solution qu'adoptent gr and nm11bre de visiteurs. Enseigner c'est apprendre deux fois. » (Joub ert.) Pou r devenir un saint quand on est chargé d e l'éducation de la Jeune sse, j} suffit ·d e n' être p a.s un hypocrite, un menteur; il s uffit de fa ire ce qu'on dit et de suivr e ses propr Bs conseils. » ~/IgJ' Borderies. « «
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