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« L'art cie l'({conter des histoires ({LU' enj'({nts ct cles histoires ci. leur r((cont er )J . Edition.' Casterman-Tollrnai, 13 'l giqu e) . Pou)' ce ux e t celle. (I L~i ont ù passe r l' exam·en en 1948, te
t rav a il doit être tran s mi s à 11 n sp ef"teur scola,ire pour le 15 mai plus tard . N nus rapp elons , une fois d e pius, qu le hrevet de capaci té n sol cl ~livr" qu'aux cH'l1dicllats qui ont pré 'enl ~ leurs cinq travHUX
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A VIS
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lt ne occasion magnifique cl intéresser n~s é~èves à ,la pro, ' (1,e 1a 11atlll'e s'luveO'arde du PatrllnOlll" natIOnal, e'chon , . et ,\ 1'1 < ~ l:"I Cedaincs classes peuvent même a'Iler phi 10111 dans c~tL,' t' : et oro'aniser ]a vente cie ces médai'lle's clans leur loeallte, ~~~o~~èves s~nt tout h ureux de sc d 'vouer pour une œuvre dOlll )11 leur fait comprendr la grandeur. c La elo'cUlnentartion pour 1e cen t r'e CL'Hl,te' r c~t , et les médailles l'Il chncoJat destinées ù la vente, SOI~t f?urmes bien ,oloniers par ,otr collèguc Joseph G1aspoz, IJ1SbItllt~ll r, ù Sion,
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Les exa'mens d'admission des candidats et des candidates ~lllX Ecoles nonnales auront lieu pour les districts du centre) ù rEcol'e n011ma~e cl s Institlltrices et non ù ceBe des Jn.stitl1teur~,
fi propos des traitements A la veille cie l,a session du Grand Conseil, nOliS jugeons utile de puhl,jer la mise au point suivante:
Dans les propositions sOLl1ll1ises au Conseil d Etat pal' I:l Fédératioll du personnel enseignant au mois d'août dernier, on ne f~lisê:1jt pas de différence de traitelnent entre les ülstituteul's t 1 s institulri.ces, Cependant dès qu'il a eu en mains le proiet du Conseil d Etut) le Comité de la Fédération, à l unanimité, a décidé cie J'adop'ler sans 'Inodifï.cation, tel qu)il (/ été pl'ésfnté Ct lu rommissioll du Grand Conseil. Son aHltud à son égard 11 a pas varié, CUl'dy, président.
Pour le visage aimé de la Patrie Nous ainlons ,le v'bage de la Patrie: ses ,mOlüagnes, ses lac, hête~ , Nous voulons eonserver les témoins fidèloes du passé: éclifi(' s~ ' t œuvres d'art traditions populaires, costullles et chansons, NOlpe intérêt s'élend 'de même il toutes les créations nOllve'll<:'s lJlli peuvent enrichir notre vie et celle des générations ù v nir, Jeunes et vieux cita'Clins et caJllpagnards, tons nous clésiron,,:; ~;allvegarder les trésOlS de la nature et de notre patrimoine IW1;ona1. ct ses ruiss'e allx, ses forêts 'et s,es chanl'ps, ses plantes et ses
Une occasion nous est offelte de faire quelque chose ù la manière suisse, Des médaiMes en chocolat s'eront vendues les 5> et () l11ars p'l'ochains .(l'un bout à l',a utre du 'p ays, Un trésor de l'ilisieurs centaines cl mille francs est ainsi constitué chaque an née pjèce par pièce; il permet de soutenir un grand nombr (-l'initiatives intéressantes, Notre cher canton du Valais a déja hénéficié de 'Plusieurs subventions, Tous les acheteurs des Ecus cI'or sont ainsi asso'c iés ,à chacune des œuvres que leur geste a <ii'clé ù encourager, Pour nous, membres du personnel enseignant v,a laisan, nOt! ' <1'ons avec cette vente, un 'c entre d'intérêt tout trouvé pour notre
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PEDAGOGJ[QUE
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De la discipline libérale Dans certains luilieux pédagogiques, on parle !)ea~ICOup de puis quelques années, de l'activité libre ch~z ,le~ eco.h~l'.s: nOlllh re de pédagogues prônent de même la dlSCI plme ft b~~ nie, NO'u,s vOtldrions aujourd hui tralLer cie ,cet~ del:lllerC nOLl"cau té, ~i c'en est une car Oll dit SOU". nt qu'tl ~1'y Cl l'len ,~e, 1101~, " 1esolel'1 'ean sous . , Ell effet , Rabelals , MontaIgne Housseal1 . ' . 1"<: L d'autres encore ont déjà émis ou expérimenté des P]:Il1CI~)eS ( ',ducation libérale, d'éducation qui <;loit être,.l' apprentls 'a,g,e, de, 1<: liberté, On veut obtenir que les ,enfants ~)belssent 'OI01:l<.lll eIDU1, , la r'üson qu'ils accomplissent le deVOIr parce que c est le de~Ioi~' l~êlne quand personne n 'est là pOlir le leur ral?p~ler. A, l,a ('j'ainte qui ne fait que des hypocrites ou des esclave,s Il, faut Su~!,S tituer l'Ille discip.Jine plus large, plus. souple, pl~lS ele~Tee. On, ,s-, ~l, rlressera donc avant tout à la raIson et au sentllllent on pOl ~~1 <~ ies élèves il s attacher au bien en tout le~nps par de pll~'S 1110t!JS, , on les amènera ,à vouloir cl 'eux-mêm,es 1 orel,re, lE'~rav"lll , la poil," tesse tout ce qui falt partie d une bonne educatIOn;, leu r c?ns~ cienc' et leur honneur seront les lisières ou l~s garcle-t,olls qUI les protégeront contre les transgre 'sions c~~, .la regle: Brel, on, ~~~l~~ dOllnera une discipline que l'on qualIfIe' olonllers cie nl111 I.l 11 ( ou de monastique, , Nous croyons qu'en accordant tant de ~o,nfiance ê\ la h~)llLe t , e et au bon vouloir de 1 enfant on se fart grandement IlIulsage 'J t' l'lÎO'uille HaIV et ' qu au lieu de le conduire à ' s;on, une 1 Jer e on ~ b tout sinlp,leillent vers la licence. ' t d e lranscrire ici les pag(\.' Qu'on nous pennette, a, ce sU.1e,
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si sensées qu'un éducateur jésuite, le P. BLll'nichol1, a écrites {Ians son ouvrage: L'Etat el' ses riv{(ux dons l'enseignement secondaire. (Lib. Poussielgue, Rue Cassette, 15 Paris). « Jusqu'ici ,le genre hmnain paraît avoir pensé que le Inoyen <le préparer l'enfant ù l usage de l·a liberté, c'est de le faire obéir. C'est en obéissant, croyait-il que l'on apprend ù commander Ù soj-mênle d abord et aux autres par surcroît. Qui il est vrai, on a cru jusqu'ici que le jeune âge devait ('{re exercé ù la soumission, que la première vertu de -l'enfant èlait la docilité; on y voyait la condition mênle de toute culture. cl la langue des vieux Romains elle-ll1ême consacrait cette manière de voir: docilis, pour clocibilis) c est la disposHion II la \ o!onté 1a plasticlté d 1 âme qui la rend ca·p ablc ,de forma tian intellectuelle et 11,01'ale. C'était la doctrine comm'une, on peut dire hardiment la doct.rine du sens commun qu on appelle aussi hon sens. N ()u !~ sm ons cl ' auti'e part que c est celle de l'Esprit-Saint et qu'il a fU1'111111é ses 'leçons dans une langue singulièrement énergique. 1110ins énergique toutefois et moins éloquente que 1 exC'mpl e d u Divin Enfant. Aussi dans tous les âges chr'tions, 1 œuvre oc réclueation a-t-elle été considérée avant tout comme une () ' /wrf> rhmtol'ité. On fi. cru jusqu 'ici qu ' il fallait dresser l' nfant fl bi -'n f a ire. lI1.ènlle malgré lui, contrarier ses caprices , briser ses réslstanc s, le cnntrnindl'e en un nlOt, afin de lui faire contracter de bonnes ha])Î1udes, 'd t' l'accoutUll1er ft ce qui est just-e honnête, vertueux, ;:) f'in aussi d ' affaiblir ses inclination3 111 au vaises, qui en s a lrerm issan t, deviendraient plus tard un sélieux obstacle à l'exercice de sa Jil erté. Et l on ne croyait pas briser par là les ressorts de hl vo.]onté. On estimait, au contraire, que c'est par cette gymnas1iq ue CIl1 elle s'assouplit et se fortifie. Ici enCOTe, la langue a des expressions qui valent des argumlents. On dit: rOlIllpre la volonté : nui. nlais comme on dit: se rOlllpre ~l la fatigue, au travail, au métier. Cela veut-il dire que l'organe soit brisé ou invalide? Cest précisènent le côntraire. Ainsi on pensait qu'il fa l1ait l'oll1:pre la volonté de l'enfant, non certes pour la détruire, ou la dominer, mais pour lui donner pal' .l'exer·c ice pIns d'agilité et cl e -vigueur. C'est dans cette vue ' qu'on' le soumettait à l'obéissance. f:'/.:'st par 1 obéissance qu'on lui apprenait ft vouloir. Et cela est profondément philosophique, C est qu en effet le 'ou loir dont on a besoin dans la vie, celui que demandent l'honneur et la vertu , va d'ordinaiTe là l'encontTe des attraits et des répugnanc-es. Il y a un vouloir qui consiste ~l se porter rlu côté où vous entraîne un appétit ou une pas ion, Ce vouloir instinctif peut être très fort, Inênle très violent; mais cetie violence accuse la l'aiblesse de la volonté; les anciens a.ppel-aient cela impotentin,
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Le vrai vouloir, celui qu'il s agit de développer par la cullure doit au contraire, la plupali du tem_p s, dominer l'instinct et réagir (nlltre ries en traînements et des in11pulsions que la science r'prouve. Il ?upp<,>se un effort, une h~tte, une vic~oire Sl~r ~Oi-lnê1l1~: Or, pour devenu capable de vouloU' de cette façon, Il faut aV011 l'(l' hahitué de honnc heure à ne pas faire sa volonté. C'est que luire sa volon~é) - i.ci la langue il0US. tral,lit, -"c:~st ,pré~isé m nl le contf,a ue du lIbre et noble voulOIr, c est ohen a Imstinct, qUl l'st maître et qui conlmande. Et voÎlù pourquoi 1 enfan~, S11~' qlli l'instinct, l'in1:pressiol1, la sensation exercent un el",?pll'e a p li prè' irrésisLible, a hesoin d 'être refréné contenu, d1sons I~ Inol qui 'pollvHnte, contraint, sous peine d 'être ù jan1tais asserV1 hUX influences du dedans et du dehors dépendant .des autres et d[' ." s propres appétits, inhabile à vouloir librement. Et voilà pourquoi aussi parmi les instruments indispensables, c 's nliels, d e l'éducalion, il faut cOH1pter la discipline. La discipline, c est-:'I-dire une règle qui s'impose à .la volontl-, de l'enfant, qui l'oblige de fair e autre chose que ce qu 'il voudrait l':Jir ,, qui canalise, pour ainsi dire, son vonloir flottHl~t, et le fO,rce ;', . Il 1er droi t <lU' devoir mlalgré la paresse, malgre le capnce, malgré l'ennui, malgré l'exemple. La disciplin, a une vertu, éminemment éducatrice, })réC{isèment paree qu elle contrarJe la ~anlaisie. C' est Ile dit i'vlgr. Dupanloup , « qui r etient et 'mainli t lÜ' c'est elle qui fixe ces mobiles natures qui les accoutume ;'. l'eHort, qui les oblige ù s'observer, Ù se v,aincre, qui Je ur donn e cl " 'l'or:rl re, de la suite, de la contenance , de 1 aplomb, ,du sé-' ri llX ~' . Dans les grandes agglomérations d'enfants, la disciplil1 , est nécessaire pour d '·autres raisons nombreuses, lUaiS secondaIres fil! J'cO'nrd de celle-lù. Alors lnême qu 'il s agirait de l'éducation privl'~~ il } faudrait encore une règle et une disdpline, Si nous imposons le silel~ce, c-e n ' est pa~ seulelnent parce q~l~ le ,bon ~rdr' el 1e travail l eXJlgent, A ce pomt de vue, Il e·st de.1'U d un tgranrl prix ; mais il y a n"1iellX encore. Ne pas .parler quand la. laI:gue , nOllS délllan~:te , c'est s habituer à se COl11l11·a nder à SOl-meme. Pa rI el' quanclla règle le défend est une insignifiante peccadil,le, soit· mais c'est une grande chose de se cOlllbattre et de se va111cre soi-lnên~e. Et c est pourquoi le si.lehce scolaire est, ù sa façon , éducatif dans toute la force du ternl'e . Tout se tient dans fêtre ' moral. L ' enfant accoutumé à triÛ'lupher de lui-même dans ces petites luttes de t~ us les jours, sera pr~pal:é pour d'autres, \:0111llats , d'autres résistances et d'autres VIctOIres, La volonte sera (:xl'l'cée, et à l'occa's ion il pourra s'en servir; il aura appris 8 \ 01110i1', justement parce qu'il aUTa beaucoup obéi, ' à être 11laÎtre rîe 'oi, pal~ce qu'il aura été soum:is ... .-\.u fond de toutes l-es erreurs conteu'1poraines a dit Donoso
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Cortès, il ) la négation du péché originel. C'est vrai, et les erreurs pédagogiques ne font pas exception. II faut que l'enfant :dJéiss , an sens complet du mot, et non pas seulement quand il k veut bien. « Quiconque n'entend pas cela, dit IvIgr. Dupanloup, n entend rien au fond cl la natur humaine et au ministère de l'éducation... ' Les spécimens ne luanquent ·pas autour de nous de celte édu(~ ation d'où la contTainte a été bannie et dont la loi cl o'r:Jc ct (Canl0Ur fait tous les hais .... La plupart du tenlps, 1 enfal~t nI alldonné à s·a liberté, déjà dans sa fami.Il , devient une sorte de petit luonstre d 'égoïsme, de sottise et de violence, qui inspire la pitié, quelquefois la terreur. Si ce régime se prolonge ù travers ], s anIl:ées de l'adolescence, il est aisé de tirer l'horoscope (l'un etre qlll a eu le mailleur de 11 être jamais contrarié. » . J.
Parlons éducation ft {a suite des cieux (/J'ticles que nous ovons publiés (/al1s \\ La Patrie V o[ais((nne » SUl' ri es sujets concernant l'éducotion il donner cl nos enfants) ((l'ticles signés « 11entor », nous (wons J'è~' U la réponse suiv{fnte qlle nous publions bien volontiers, ét(/I1t donné qu'il s'agit là. rie questions extl'êmen1ent importantes et t rès discutée s d e nos jours, 'W' lesquelles il importe que les !)(lrent.'i soient exactement l'enseignés. (Réd.)
REPONSE A
~tIE N TOR
Dê1'ns l'un des derni,ers numéros d e la «Patrie Va.laisa-nlH:' » le m correspondant qui signe «M,e niop écrit POUR TOUS LES
PARENTS un arti·Cle jntitulé «Toute la vérité ». Je ne vous connais pas, Monsieur \I \1entof, je Sluis d autant .plus à l aise pÜLl r l':prendre quelques-unes de vos affirmations quelque peu lég.ere.s. Vous tranchez là, d 'autoll'ité, des questions qui ne sont pas ~l, ,sl.luples. ,Vio ns ::uI?pel.ez cel.a une petite dévotio)l de quelques ]JeI es et meres de fmnIl'le, de quelques prêtres zéMs d e viei'11e ' f il1:s a'us.si «qui ont ent-r epri.s voi'ci quelques années: toute une crms'acle pour que certaines vérités brutales qu 'on écartait sojgn:usenlent jusque-là des jeunes imaginations -l eur soient au COll. traIre présentées le -plus vite pos "ible clans les termes exacts e t convenab1es». . Il est ,Pos,s'i ble que vous ayez rencontré comme moi des pal'ents st~l'Pldes daus 'c es 'chÜ's·es com'me dans d'autres points de 1 Ed'l~cahon. Ce n'est p.a-s une Taison pour vilipender toute cette «( QrOlsade» pour la vérité conllIlle vous le d'ite!s. Un cert·a in monde appelle cela initiation sexuelle ; nOliS, nOlIS appdons ce,l a: éducation de la .pureté et nous S0'l1l.l11es dans
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l'Educatrion c-athÜ'1ique il égale distanc·e de ceux qui, comme ' -ous pi'éconisent encor,e la tactique du sHenc-e et de ceux qu i y ulent une initi.ation naturar ste scientifique parfois nlêm e daJ1S les pl"ograI1l!mes s-colaires. 1. La tactique du silenc-e. «Si vous l,es a'vez faits forts et vi · gOllrellx, laissez ,clonc au tenlps le soin de faire les toutes premières inÎtÎ'ations » dites-vous. Attention! For-ce et vi·gueur sont inclisp nsables pour une bonne inHiation, mais est-c-e suffisant pou r gm··antir l' nfal1't contre une mauvai's e iI1iÏtiat>ion de la part d'lm mauvais call nal'ade, par exmnple. J'en doute fort. !La tacliqu du saI nee était 'c ompréhensiüle lautn~.fois, quand la fa'mill e était sain et forte et qua.n d 1a rue, ·Les devantures des illustr ~s ll 'étala,ient pas encore tout l:e sexuel aux yeux de nos ac1oLesc·ents. \ujourd hui eHe est désas1·reus'e , paa'oe que, s·i - les parents n c1';·sent rien , 1 s cail1arad'es parlent et cer,t ainement autrement que le, ' p.arents. Lisez les résuoltats d une enqu ête fHiite pa'r NI. Ci ro.sl' e ~r , instituteur ù Genève, auprès de la Jeunesse rOluande et luhliée dans la revu d 'Hygiène SLüsse en 1930. Le·s concllls-i on ' en sont: 1. L 'initiation aux questions sexu elles remontent en fait à l' flg e de 5 ans. 2. A 1 üg de 10 ans, 71 96 connaissent I.e rôle du père et 53 % le rôle de la n1ère. 3. L 'ülitiati'On a été faite par des c,uua'l'ades dans 83 % des cas et dans 7 96 seul·em nt pal' des parents. 4. Ce ux qu1 ont été :initiés p ar des camarades déc1ar n1 qu ' elle leur a été nuisihl'e dans 90 % des ca-s. 5. Cellx qui l'ont été par le ' pa'l'ents leur gal'den t respe c t <'t recol1nai ·'s ance. G. Les jeunes 's e plaignent qu à partiT de 15 ans iLs 11'0111 pu <.; ouvriT à personne spécialement à leurs parents qui éludaient les questions et fais·a ient sentir qu 'ils l.es r,e doutali,e n . C est signif.i'catif. Sans aucun doute .j} faut parler. Le's au/to rités ecc1ési,astiques d'aill].eurs sont du ,mêm'e avis. Le Cardinal V'e rdjer dit: « Nous eroyons que les initiations cla'ires faites avec le tact voulu, doivent être regardées Co.nlme 'Une obligatio.n grave. »· (cf. Chall'm'Ot, Jeunesse 'e t pureté page 7.) L'ignorance n 'est pas vertu' vous devez r,e nseigner vos HIs et vos fi.Ues su'!' .l es choses qu'ils ont besoin de savoi.r et par conséquent le droH de ne pa.s ignoper (Nlglr Bes's on, Di-s,c ours et ILettres 1926, page 184) tt Mgr von St.reng n'a-t-il .p a·s fait un 'l ivre tout exprès pour c la .
1. Il faut donc parler, et Ft la fin de 'votre artide vous en COll"enez contredisant 'c e que vous disiez plus haut, ou mieux, ne faisant p'a.s -les distinctions l1'écess'a ires .aSSlez d ·aJir,e m·ent; .i'e sup]Jose en effet, que vous vous élevez seutement ·contre l'initiative
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a ugu1ente d'une unité. Tantôt, ·C est ~ll1 enfant de la ;,i \~ f' fourvoi e en quelqu so rte dans une ecole na ':\le; tantot 10 . ' l' . , d son so . 1 11 ata 1 plu. ' souvent, c ·est .u n ,p et~t Tura.~ qL~I, c erac.me e (. , l'st lrans planté dans une ecole citadIne . ] e nouvea u venu se trouve généraieinent dépaysé. Ses ca!u ,uacles le lai's sent abandonné Ù 111i-même; de plus, le nouve:1LI; ~ll rtolll s' j] vient de la canipagne ou ,de la 11ontagn.e, est gen" c t s u,ccl i:mat·e difhcileul1ent. Cette s ituation p eut devel1Il' la source cil' conflits PS) chologiques . E. 't-ce qu le lTl.aître o u la nuLÎtresse ne pour:'a~t pas s 'oc-. clIper du petit ab a ndonné et faire e~ s,urte que cehu-'ci entre .plu s <11sément en relation.s avec ses cOndl SCl-p'l es ? Un mo yen pl'a,h~lle , ,c e se r"ait par exemple de chaTg'e,I' un él~ve servi:able d ' ent~'~Il1P-r :l' notl\ ea u :.lU j eu , de lui xpliqu~r ' certam~s ~la.blhlc1es ~e l ecol e. C 'tlc entr' aide Im ettrait le petit étra nger a '1 c. Ise et lm permet· l i' ~l i t de 'IHencll'e ralCin e ... » Cette flll1e sociale ajoute: OUS serez bi-en aimable de 111 ll r . quelques 'm ots }à-dess·u dans \' Ecole primaire ».
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tout jeulles et c'pst lù-des,s üs précisément que nous ne somIueJS pas ,d 'accord. 'ous pr:'tendez qu on n e peut pas en ce ea:-, être exact et convenable . Vous vous ,sép1arez des «novatel1 r. " . quand « ils offen 'ent le respec't .pour servir la véI~ité ». Il ) ê.l bel et bien une façon noble e t r spectuense d e pa.rl e r· ùe ces 'chos.es (bi'en. des p'~wents ,et des adultes 011t tout Ù appn'l1c1re ,'LU' ce 'c hapitre) 'e t pour bien initier un enfant IiI faut seul ernent savoir s'y prendre. Il faut savoiT QUI ~loit p a rler QUAND et CO:lVllvf'ENT i'l faut pm',ler. Or lù , notre po.s ition dans le mOllvement des foy ers es1 cla ire. ] . Cet ,enseignem,ent doit être donné paT 1. s p'al'ents et à leur défaut seU'l'e m'ent par li1 éducateur aV'erti dign.e de I,es re mpl'a cpr. 2. Cette obligation est g'f'Rve . 3. Cet nseignement doit être strictement il1idividu-~'I, jamnis. coU c·bif. . 4. L'enseignemJent doit êt'r e donné en temps oppo'rtl111 se ll lem ent. Cam/m i'l y a des 'remèd es pTématl1rés, il "\ a des ini tiations stupides. . 5. Cet enseignelnent 's era progressif. Excès en cleçn : le m ensonge. Excès au-deIA: la pLeirne 'olarté avant le temps VOU111. 6. Cet e ns eignement d ooit êke ex posé s'eul eIuen t .oon ' l a lu mière d e la foi. Il faut proscrire a'bsO'lume nt des leçon s ql.l,i 's eraient exclus'i velnent NATURELLES. Vo.ilà pourquoi il faut st' défier d es livl'es édités à oet ,e ffet et de tendances très diverse.' . ( D"une façon généTale, dit ,l e R. P. Chml1l.ot, .les livres écri1·s par d es 111' decins sont extrêlnenlenf dangereux quand ces luéd ecins ne sont pas catholiques, » L'un des meilleurs ,l ivres est celui de Mg.r von Streng. Un grand lllystère à apprendre aux tout p tits: ou 1.a collection de l' A.M.C.: IVfam·an nOlIS clÏ'ra; la pO'c heHe de:-i n ères. Voi.}!à cher Monsi'e ur, ce qUle je vouLais vous dire en ajo·u 'tan t: ~vant d 'écrire !pour les parenrf:s, rensei'g'nez-vo'Us hien ~l fO}1l(l el n'appelez pas «Petite Dévotion » un problènle extrêmeUlent 1111 p orrt'a nt etcomplpxe dans .J'Education de nos enf'a nts. Elever des ·enfants, ,c'est donner des habitudes, c'est très vl'·ai, nIais c'eo;;t ::n~ssi l~ur donner à juste,s dÛ's'e s des ,expHca'Hons qU'i leur sont necessa lres p'Our prendre 1 'c onserver de honnes habitudes . .HIX
POUl' le Jl1ouvel11ent de.s foyers G. OGGIEH, 'c uré, .aumônier ctiocésain ,
Le nouveau venu Une â,m e sO'CÎale, ·grrande amie de .l'enfance, nous écnit : « Par suite du déplacerl1ent des parents de -l'hospih"\lisatioll d'enfants étrang.ers ou d'autres eiI'constances, 'l e 'c ontingent de' 1:1
. ' C' q II L S
«,
~ÀRT][E OX!.~
PRATKQUE
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LANGUE fRANÇAISE Centre d'intérêt: LA MER - LES MARINS J. RECITATION
1 Le flot vi nt, s enfuit, s'approche, Et bondit conuue une cloch Dans te clocher, P uis tOilub :> et bondit encore. La vague imm.ens'e et sonore Bat 1 rocheT. Les marins qui sont au large J e ttent tout ·ce qui les charge, Canons, hallo,ts, Mais le flot gronde et blasphèrne : « Ce que je veux, c'est vous-nlên1es, o 'l11atelots. » V. Hugo.
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266 -
II
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cO'lll!bie11 de m.arins cO'l1l'bien de capitaines Qui sont partis joyeux pour -d es com'ses lointaüles, Dans c morne horizon se sont évanouis! COlubien ont dils paru, dure et triste fO'l 'tune ! Dans Hue mer sans fond, par une nuit 's ans lune Sous l"aveug'le Océan à jan1ais enfouis ! Conlbien de partrons 111.0rts avec leuTS équipa ges ! L 'ouragan de leur vie a pris toutes les pages , E t d 'un souffle il .a tout di sper·sé 's ur les flots ! Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée; Chaque vague en paoSsant d'un butin ·s 'èst chargée : L 'un e a saisi l' es quif, 'l'autTe les -matelots! Nul ne sait votre sort, panv'res têtes perdues! "\ ous roulez à tra vers les 'S ombres étendues, R endant de vos fronts n1.o.rts d es écueils inconnus. Oh ! que d e vieux parents qui n'a'v aient plu s qu'un r ê, e Sont ,mo,r ts en attendant tous les jours SUT 'l a g,rève Ceux qui ne 's ont pas Tevenus ! Bi entôt d es yeu x d e tous votre Olnbre est disparue. L ' un n'a-t-Î'l p as sa ba·rqu e et l 'a utre sa charrue?
S uIes, dur ant 'c es nui,ts où lorag.e est vainqueur, Vos veuves aux fr on ts blan os, l a's's es de VOUIS .attendre, P a rlent encore ,de vou s en reU1.ua'l1 t la cendre De leur foyerr et de leur cœur! Où so nt-ils les m a rin s perd us dan ' les nuits n oir s ? not~, qu e vous savez de lugub res lüstoires ! F lots profon ds r edoutés des n1è res à gen ou x . Vo us vous les J'a co 11 z en 'm onta nt les Inarée ' E t ,c'est ce q ui vou fa 1i t ces voi x dése'sp érées " Q ue W Hl S a 'ez le ~;o ir CJua n d vo u·s 'en ez 'V e.rs nou s. 1 ictoJ' Hugo.
l~\ bale,in e, le phoque, le nl0'l"Se , le bOl1l'ard , la langous te , 1 c rabe, la crevette, l'huître la mou le, 1 é.crevisse les coquill a ge'i , ,' éponge, le 'corail , l'étoile de 1111er , l'oursin.
<,tccidents oéographiques: île, presqu'îl e, ca p, golfe, h aie, pointe, d é trnH, isthme, port, estuaire, embouchure, r écif, rO'cht'r, phare, pla ge, grève, fala'ise, clull , pins sabl'e, galet , marée, murais- sal a nts, parcs à b llÎtres . ADJECTIFS. La côte c\ écoupéE:, rocheus e, déchiqueté > ac ci d entée, dro.ite basse, sablonneus e, llTaréca,geuse, L a plage ll'équ·e ntée, d éserte, jolie, p etite i gnorée, -coquette, bruyante, mondaine, r etir ée ca,ch ée, blottie, L e port profond la rge, étendu , abrité, naturel, artificiel , mouvenl:enté, maritime, conl',m ercial JI1iJ.ihü rc. La Iner inunellse, vaste, profonde furi eu s'e , habitée, calme, houl euse, tranquill e, d o u'ce, . L e poisson frai s, s:a lé, sec, fum é, fr é tillant vivant, 11101't, a r genté, bleuté, écailleux , nageur (,ll.it, frit , vorace, avide m éfi a nt, peureux, gros, abondant, énorm'e, ,carnassier , vo yageur, 1 al' , L a p êche, bonne, heureu se, fru clu eus e, ll1iraculeu se, in attendu e, l1l3uv ai's e, diffi'cil e, pénible , infructu euse, a gréable . VE RB ES. - p êcher, nager flotter , conser ver , fumer , sa ler. J'rire, cuire -a ttirer, amorcer tir er, r ésister, ar'l'3Ich er , casser prendr e se bri ser , sortir, -des'cendre lallnen er se pench er, tendre, cll eil Jil', dé poser, éeailler, r a cler, vid er , essu ye r , rouLer , jeter, ,dor er , I"i,s'sol er , f.rétiller , sauter , lan cer , d écroch er , mordill er, emporle J' , se ferl"el', 's e défier, breu1.bl er, morch'e, -découp er , déchiqu eLp l' , fréqu enter retirer, calc h er blottir, creu ser , ahriter habiter: vivre, mour ir se m éfier , effray er , épo uv anter .
a
H. VOCABULAIRE
, NOMS . - La pêch e, le pêch t' lIr, l'a pêcheus , Je po,j 'so n , la lIgne l'hanle-:ol1, le ver, le flotteur' la boîte des aopp:lts co n tien t: des 1ll01lCh s des asticots, des vers de vase , des glr a ins de h l ' .cuil. Le fi l 1, 1 épervi r, la seine. L es poissons d'ea u <douce ; " ivier ~'I ang~ ~ac, rivière.. fl euve, 'casoQad~; tllu,te, ca rpe, sau m on, gou ~ Inn , epl.noche, val'l'on, ,a b lett , pO'lssons cl eau de nw)' : harent'>' :-.a r dme, mo ru e, thon , sole, l'eq n in . Au t r es ha:bita>n ts de la 111 l' :
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III. ORTHOGRAPHE
Préparation: S en réJ'ér er au numéro l, Le vent et la mer
L e vent est le m aître de la Iner. C est lui qlli la gonfle cl e colères subites e t inlplac1ables. Ecoutez-le ruer les lames sur nos cô tes. Il 'l es préci-pit-e aux falaises d e la M'anche, aux gr,a nits d e Bre tagne, aux plages méditerranéennes, partout où s oppose :1 ~: OIl effoTt le prOll1ontoi're, 1 anse ou le rivage, L 'écume jaillit, le p' ulet -route, le rocher r ési.srte, lia. vague déferle, C est le combat (-I ern el d e la terre et du flot.
QUlnl'porteïait si la m er était déserte, mais des milliers d e vai sse allx, de navires et de barques 's ubissent ses dangereux -ca pri'ce s. En vain les phalr es et les signaux 1l1ulrf:ipl~' ent leurs aver! issem ents. On n 'évite pas l'inévit,able. Le vent est plus fort qu e 1:1 pl'll dence d e l'homme. H. de Régnier. l
~
268-
Tempête
La mer démontée 111ugissait el secouait la côte pré ci pi la III s ur le rivage des vagues ; nol'l1les lentes et bave uses, qu,i s écrolliaient avec des détonations cl ',aptillerie. ENes s' 11 \ enait'l1t toul doucement, lune wprès . 1 autre, hautes com1m e d es JllOllLagnt's . (~parpiHant dans l ~air , sous les rafal es, l'éc um e bla·l1che dl' lt' lIrs lêtes. On avait ha]oé les barqu es de pêch e jusqu'au pays pH l' nra i nit> d e lia Iuer qui allait bala) e l' la plag<.: ù 'm arée pleine : et qU ElcpH:' 'i mat'elots , cachés derrière l'e venke rond d es eUlbarcations COII c.hées sur flanc , rega rda ie nt 'cette colère du deI et ,d e l'cali. U (lLl/)(/SS(( nt. Un naufrage « Enfants ! s e·crie le cnpitnin , il n'y a plus cl'espoir d e S<l lI " c r Je navire! aux embarca tions ! » la baleinière e t 1 g rand ca l10l son t enfin mü s ù 'l'eau. A peine tout le mond e) a-t-il pris placl' qu"un effro yarhl e coup de m er s abat sur le Calypso. ,L e malh e ur eux h'oi:s-·mflts plonge la têt e la première; il s"engouffre cOl]nme u n e masse de plomb, en traîna nt av c lui la mftture, sa vo.jjure E Il la,mbeaux et tout sa riche cargaison. J/rlyne- R l' id .
Un ouragan sur la côte norm.ande
La m e r cléll~o ntée 'lllug,j's sa i t et s"'co uai t la côte, précipi La lll <'lI'r le rivage de' vagu s 'norn~e s lent es t ba'v uses , qui S {t'rolll: lÎent ~n ec des détonations d'artill eri e. E lle ' s'en ve nai ent iolll doucement, rune a,p rès ra'L1t re haut "S conlmc des Illon la glll'.~ . é'parpi lla nrt dans l'air, sous l,es r a fa les 1 écume blan che de lt'u!'.· I-êtes ain si qu llne su eu r d monstre s. L'ouragan s'ell go uffrU'it cl ans le petit vall on d"'port (é p 1er)" ~ iffl ait e l gémissa it, an:a'chant les a rd oises d es toits , br isant les auvents, abattant les chen1inées lançant clans les rues de tell s 1\()ll'ss3es de venL qu'on n e pouvait 111al'cher qu'en ,s e te nant <lll X murs, et qu e les enfant · ('lissent été nlevés cOlmmc d es feu i1It's E.i j etés cla n ' les champs p a r-d essus les ,m aisons.
è1près l',aulre, e lles .. e d épêchent d 'accourir sur la grèV'e, de s y reposer une seconde et puis ? e ,s '·e n retourner. Toute la m e r e'i l en gaieté, e n joiè et n SOUrIre. L e deI aussi s'esL mis de la part.ie. Il a déplo yé so n grand m an l ~ctu bleu, avec sa belle d écoration qui brille, le solei'1. Lichtenbel'ger. Exe rcices '(L'application: S'en référer
HU
num é ro 1.
IV. COMP OSITION FRANÇAISE L.a phrase -
Le paragraphe -
La rédaction
1) Composer des ph rases .ave;:.. les motos -du \ ocabula'i'r e. 2) Conjuguez les verbes du vocabulaire. 3) R6da·ctions : 1. Imaginez un vOyH!ge en mer. 2. D 'après un tex te que vo u s avez lu hnagin'ez un e scèn e ·cl'adi'e ux avant le dppart du n avi re. 3. Composition /ron çaise. E n vous in sp ÎI~ant des t ex tes cités , décrire un navire qui sort d u port: le navire, la l11anœuvre d 'appareillage. - Les voyagenps et l,es scènes d ' adieu x. - Beauté d u Ha\ ire qui s éloigne vers la haute luer. Rbflexiolls su r les dan ge r s qu'jl affronte . Modèl e de clév loppelnent. Sur l quai que l'e paquebot domine la fo ul e s 'é pai·ssit. Des inconnu s, la tê~e r enversée, écha n crent les suprêmes p,a ro les a,ve.c 'c eux de là-:haut pauvres 111Dbs inllUles où l'on luet tou t so n cœur. Enfin , la cloche r etentit un dcr11 ière fois. les chaînes g rincent, la si'rène pousse un cri .. .- C tt e l'o is, c'est fini: nOliS lev~)ns l'ancre, tout Je 1110nde S'éCl"aSe .contr(' le bastingage . Le p aq u eJ ot gHs,s e lellteDlenl le lon g du ~u a J, co m - . m e ù regret. D es tê tes ù tous les sa.bords des 1110UChülTS a .tO ll ~ les hublots. « Id ! » a'ppellent les passager s perdus parmI les ~lllt.res; d es rem'm es s'égosillen t et pleurent, ,et dans ce tumulte ch acun ch e rch e les voix qui son t po ur lui. « Au revoir... au revoir .. .. » Coulhi n pensent: « Adi li » L. Dorgelès.
Guy de 1/f/Ul)(lS Sflnt.
Q
La mer
.. ~Iajs e lle a l'air ,de hien bonne hllln ur , la mer, è:tujourd' h u i. Il ) a ries tas de p e tites vagues gazo uill antes qu~ ,riennclll gantlbad er et s ~tendr sur le r,ivage . El1e :~ se poussent cl jou enl comme des petIts enfants . Elle's chantent cIe .. couplets joyeux pl fré li'llan ls et cahri01enL av'c c un p:restesse 'tonnante. É lics .. ont il angées de ,cols blancs comm,e Trott ép l r) l ui- même, et leur costU'llle est hleu 'comm~ le coshunc de 111arin de l'roH. L'un >
L
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Bagnes 1 Orsière 1 Salvan-Finhiiut 1 Leytron-Saxon 1
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-:no FICHE DE VOCABULAIRE
La mer (suite)
LXI. La mer
5+ 1) Hemplace les points par les I1lotS s u,i vants 11<:1 vires
île sombrer marée is thlne
La
EXEHCICE U 'E LOCUTIOl\
54-0) Quels sonl, clans le text , les ,adjo,n tifs qui qualifielll l e bateau , la mer? Qu 'est-cc qui rencl~it la position du bateall plus clan o'ereusp encore ? Que s ig na.laient les feux changean t~ du phare ? Qu 'est-ce qui r endait 1 "pec-tac1e effrayanl? QU1' dit-on de la IHJlit ? Sur quoi les .flots paraissa~ent-ils s urLoul s'acharnel'? Quel danger ~' avait-II pour les marins de r ester SUl' 1(' pont? N y a-t-il pas L1ne certain ' opposition ent.re la ~èm( vina s et la 7ème? Par quoi la furie de la houle étaiL-elle en .. core accrue? Combien, a-l'-i,1 cie marées? Qu el interval'Ie ..,'(,-coule entre la ·l11drée m'ontante et ln marée des'c enclante? QUl' d1ÏS-tu de 'l a mla,r ée? Ct ful une ehance pOLLr lp bateau dl' s 'échouer sUor les sables de la plage: pourquoi? Que pe\1~es-tll cie la vie des 11l':.ll"Îns? Lé\s grands transatlanliques sont-ils plu :; .ou mo,ins bal·lottés que les petites emba,rcations ? exp!iql1e, Que):.; .s ont les différents dangel's qui guett nt les marins? L es Océnll~ ,:'iont-ils tous ù la même a'Ititude? y a-t-il cependant des mers .qui ,sont Ù Ull niveau inférieur? Lesquel'les ? POllTquo.i ces mer: _"ont-elles plus salées que .l'Océan? Cite qu,elques grands canaux maritimes 'creusés par les hOlumes. Qn est-ce qu'un canal ù (cluses? Expliqu es-en le fonchÏonnem"'nt.
No 126
FICHE DE VOCABULAIRE
No 12$
5:1$») L es 717 0 Ls dflns lt te.de. ,L e bateau dé se mparé, 1>allol Il' sur la m er démontée risquait cl aller se briser sur les ré·. . jfs (Il.Le siUI1n[(/ienf 1 s fe ux challgeants du phare. Le speclacle t~!nit (·ffravant. nllH 'opaque pcsni( sur les eaux cO'm m e Ull mur. L~l llH,' 1' 11urluit monstrueu se. On 'n' di s ting-uni,t r ien que la nd'(' dl'S nob o' rou:i'l lant dan s le noi'r , 111011 tu nt ù ll 'a,ssHu t d es roc he rs, l>bran~nL la fal'n:se d e leurs coups de b'lier. Des iam cs d' t'a ll o.;aumfttre s'abattaient sur le pont , ] nIa! ant tout sur leur pa:~. ;,tg e. Des lu e urs phos·phorescent s ra1 m paienl ~ la cime d e~ \'agu s, fai's anl d e cette 'Lendue un imm en se .brasie r qu'un e main ·i nvisibl e aurait at~isé sans cesse . La fUJ"le cie la houl e: ('L,ait doublée par slliLe de La marée Jl1 !l11lante, qui ~\.i()lIl ( til sa force il celle ci e la telnpête déchaînée. Enfin lancée comme une baLl e légèr e, la f'l'êle flllbarcatioll s'échoua, sans trop d e lual pOlrrtant, sur les sahles de' la plagp, Lorsqu ils de scendaient d e 'leu r esquif les pècheurs avaienl dans l e~ veux l'horreur de la chose IllOn s trueu'} e C\vec laqu ell e ils s'étaie;l't co·l l "tés tout e la lluit sur l'Océ an ,imn1:ense, au soin dUCJu el jls en ajent failli être eng10ulis il toul jamais avec !l'ur 11 ace'lle,
971-
'j
naufrage dune mer réC'if,s algues
rivage coraux golfe iceberg épo'llge
coqui1l,ages tempête presqu'île huîtres cap
De 11000nb1' u\:. '" voguent sur rünmensité de la '" où de multiples dangers .les guettent. Lorsque la .. , fa,i l rage ils risqueB 1 e '" sur des 'H' de heurter dels .. " ces gla·ces flottantes qui dérivent lu Grœnland, Ce,rtaines .. , qui croiss·ent dans la 111er ont , dit-on , jusqu ü 300 mètres de 'l ongueur, Ap,r ès son ," Rohiilson Crusoé a abordé daJl1s une ", déserte, ILe vent qui souffle de la m r atl1!oncelle S'lIr le ,' , des co·B ines de Is ahle; ce sont les .. ' C est la '" 11lontante qui pepnet aux navires de remonter le cours de ,l a Seine jusqu 'à Rouen, Dans 'certa'ÏIle.s mer peu profo ndes, on trouv e des .. ' p.erJ.i è'r es , des .. " clels ' .. dont on fait des colliers appréciés , il y a aussi des '" aux fonnes graiC'ieuses, La 1err e qui s a,vance dans la im er est nn .. ,' ,l a mer qui s avance dans la te l'!' es t un .. ,' un e <:'-troite bande de t rre qui relie un e ' .. an continent est un ,., 542) NOIllS, Emploie les nom:s suivants comDle sujets: 18 mel' les vaJues, les algue. , les dunes , les 'l naTins , une tromb e, 11n eap ; COInll1e camp!. cliI'. : ].e ,s el, le navire, 1 épave, ,la bOllSS01C' , le naufr·age; comme camp!. indiI', ou cil'c, : île, falari.se , océan pÜl ge LIll hanc cle sahl e, la ma,r ée, les réoifs, le golfe, les d'igu s .
:14:3 ) ldjectifs, Forme d es phrases dans lesquell es ,tu fCl'a s \'n trer les adjectifs s ujva-nts : houleuse, clén1ontée, 111 ugi ssrI J) Le, a,hue, bleue, hautes, sal'e, S'Mée, saumâtpe marin m a l'itim c, perl.i èr e, côtière, sou s-lnarine, transatlantiqu e, 544 ) Ve rbes, Fonne des phrases avec les verb s suivanh nav io'uel', chavirer, sombrer gronder, hurler mugir, hala~' r, I>nlJotter, soulever, Conjugue le verbe peser au p'résent de ,1 in licatir. Quel est le s ujet clù verbe « s'ignalaie'll'l » , 545) H omonymes : Explique les homonymes sui, nnts e t rui ~ Je en trer clans des pluas s : m er, nlère, mail' : sel, sell e scell" ·l es selles , 54()) Re nwl'qn e orthqgl'aphique, On emploie a \ ec le mot presqneclans le s'e u l mot pi:esqu'fle,
l'~lp os Lr()ph t'
Promenade à travers la langue française Remarques dive,r ses
On ne fait pas la liaison entre la consonne qui suit un mol un, hui( on ze l3aree que les adjectif..; ll Ulnéraux com.rl11.ençant par une voyell ou une h muette son L trop p eu nombreux. el les adjectifs de nombr
*** Quand quatre est SUIVI du terme y ellx, on fail la liai so n ell pla çant au moins pOUl' la pronol1'ciatiol1 la lettre z en tr e le .. dt'llX mo ts. Ex. Se dire une chose entre les qLl ltre- z-yeu.T .
Certains orateurs COlnmencent leurs discours en disant Munsiéur le Président' et M'essiE:urs, en liant le t final de président ù eL. Cette liaison n'est guère à sa place; cal' devant la conjQllcti(lll et on fait plutôt un e très légère pause, puisqu e ordinairement cette conjonction lie deux propositions de même n atu re. DiraiL'L n, par exeIl1ple, les parents z' et leurs enfants ont des devoirs réci p roques ?
Pour les· quantités dont l'unité ne se lai sse pas di, isel' l'11 pa rti es . on ne peut dire, par exeIl1ple : de 2 Ù 3 foi s, de 5 il H, etc. _-\in si c'~st une faute de dire: rai menti de· 2 à. 3 fois nlais j'oi menti 2 ou 3 fois; un Inenson ge ne se laisse pas partager; il n'y ~ \ pas de fraction de Inen songe. Par contl'e on dira très correctement : eette marchandise coûte de 2 Ù 3 fr. le kg., parce qu e ll: f ranc se laisse fractionner.
Lees restrictions d' électricité (suite) II
et
HI
GEOGRAPHIE ET ECONO MIE NATIONALE
Ainsi , la Suisse Il a pas assez d'électl'icHé ; pourtant, cu 19-!5 ·.J.() no' u sine'· .ont produit 10 n1illiards 130 m illi ons de k \\' h. C'est b eau coup 10 milliards. Cela [ ait 'cO'mbi en de 111'i1110nS ? 10,000 m illions . - De cOlnlbien de 1{J :Vh un habHant de la Suh ·e pourrai t-i l d onc disposer avec ces 10 nülliards ? E ntre 2,000 et 2 500 k YVh .
_ Depuis 193~ , la production électrique a augmenté de 75û millions de kJ\~l h . C0l111nent expliquez-vous qu e m.algré cette augrnentation , nous n'ayons pas assez d'électricité? Les fabriques qui en consonlment beaucoup fonctionn ent à plein rendement. L'électrification des chem ins de f er est presqll e complète. Dans les nou vell es co nstructions, l'électricité a remplac" · le bois et le charbon pOUl' \.a cuisson des alÎlllients. P~lr suite de la pénurie de bois et de charbon , beauco up d'anciennes h a.bitations ont été équipées ù rélectri ci t l~. Le développement du progrès augmente la COnSmnlll(lti-on électrique. Bientôt tou s les instrumen ts et tout ('~ les machine · fonctionneront. à l'électricité, il la camp~l gne et ù la ville. - En quelle saison prodlLIsons-nous assez d 'é l ec trjci1:(~ ? En été. Pourquoi en été ? Hi vières et torr ents sont grossis par la fonte des n e i ge~, et des glaces. Pourquoi en hiver Il en produisons-noLls pas assez? Par suite du froid, la n eige et la glace n e fond ent pas. le débit des rivières es t très faible ; les pluies sont r a resAinsi, en été, nous avons trop d 'eau, et en hiver ' pa s ussez. Ce serait intéTessant de pouvoir mettre en réserve pou 1 l'hiver le surplus d 'eau de l'été. On le fait -d'ailleurs. Comlf ient cela ? Par les bassins d ' accumulation. En \ alais, par exemple, on a construit les lacs <te Barll erin e, de la Dixence et l'on a agrandi l'Illsee et le lac d e Full y . Qui sai t montrer sur la 'carte Bariberine? la Dixence? ?
? ? ?
M'ontrez.
? ? ? ? A Verbois, près de Genève, on a aussi construit nu!.:
j.!uiss·ante usine qui fouTnit le courant électrique à la ville. Quel fl euve alimente cette usine? Le Rhône. Qui sait montrer le Rhône à la sortie de la Suisse? Genève?
? ? ? ? Montrez Genève. Le Rhône.
? ? ? ? La ville de Lausanne construit également it Lavey prè.· de Saint-lVlaurice, Llne usine électrique qui lui coûtera 60 mi 1-
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lions. Qui sait montrer Lausanne ? Saint-~Vlallrice Lay y '? ? ? ? ? - NI\ontrez. ? ? ? ? L " · l'orccs motrices bernoises ont construit Ull grand J.c.lrrage au Grilnse l et cie puissantes u 'ines clans la yaUPl ciL! Hasli. Qui sait m'o ntrer Berne? Le Grimsel? Le Hasli ?
? ? ? ? l\'I!on trez. ? ? ? ? La construction le ce ' usines et de ces harrages pro Ll ·· renl du trayail aux habitants de la région. A quels tra, aill " Llr ~ pal' exempl ? Alix terrassiers' au," mineurs.' aux maçons' aux camionneurs' aux charpentiers' aux appareilleurs' aux scieurs etc. NIais elle donnera aussi du travail aux ouvriers ct·alltre:-. régions. A queJs ouvrierS pal' exemple? A ceux. qui travaiUent clans l industrie du cim.ent, du fer des r> â bles, d es x.plosifs , cles tuyaux, cl la -porcelaine, cl s moteurs des dynml1os, etc. - J)·autr e part e1l procurera au 'sj ,des ressources aux C ~ln tons ct aux communes. Conunent cela ? Par le paiell1ent de redevances, d'impôts etc. ?\lalgré la pénuri ct él clricité dont nous souffrons. notr ' pays est un ~rand producteur d e courant électdql1e. Il l' .' t Cl' pendant dépas sé par 1 Canada, la ~'~orv è ge, les Etats- Unb. I ~ I Rus sie. Qui sail montrer sur la "arte 1'" Canada? la on'ègp '! la Ru ssie? Les Etats-Unis?
? ? ? . Montrez. ? ? ? ? Po urquoi la Norvège produit-ell e b eaucoup cfélectri c ill' '!' ? ? ? ?
Pou l'quoi le Canada? ? ? ? ? CO!lll}1(' nous n'avons pas assez d élech'icité, on a voulu 'on tnlire des harrages clans 1 Rheinwald et la vallée cl Ul'SE..' ('11 '. Qui sait montrer 1 Bh einwald: la vallée d'Ul'seren ? ? ? ? ? :\Lo lltl'ez. ? ? ? ? Mais les h abitants du RheilH"ald e sont opposés ù la COl1strucilol1 du barrage; 's avez-vous pourquoi? On voulai t prend re leu 1'S terres et les forcer ù aller s établir aiHeurs. Que pensez-, oUs de l' attitude de ces gens qui ont rcrusé de quitter leur vallée? Cc sont des pat1'iot s . . Ce so n t des égoïstes (d iscussion libre). IY. HISTOIRE Ainsi, pnr leur bulletin de vote, les habitants du Rheillwald. ii y a quelques années, ont défendu leurs terres. Aujourd'hui ceux <le la vall"e d ' Urseren s'opposen aussi à ce qu'on inonde leur vaUé"'. Ce n est pas la pre mière fois que les rnontagard:) ctE' la SuL'se primiti, e rI 'fendent leur patrie. Connaissez-voli s des hataill es qu'ils ont livrées pour leur indépendance? :Vrorgart n. Sempach .... Contr quel enn mi ont-il s iutté dan ' ces batailles? Contre l Autriche. .-\ ~Iorgarten ils ont remporté une victoir-e assez facilc . puisqu'ils n'ont eu qu'un seul n101't, dit la tradition. PourclLloi l:L'lt e victoir facile? Ils défendaient leur t e rritoire ' ils ont attaqué par surprise; ils avaient l'avantage ci e la nlonta~ne' ils avaient un e excellente préparation militaire. P ourquoi n 'en fui -i'l pa s cl l1lême ù S mpach ? .\ h sen cp de montagn s; p t!" de s ur p r ise: il ., se h a Ue nt ho rs d es frontières de leurs canlon s; ils son t en terrain découvert. Grtlc ù quel h 'l'OS ont-ils été n éal1l110ins vainqueurs :1 Sempach '? Arnold d e Yinkelried. Qu e p en .~ Z - VOll S rlu ct "vo ueinent d \\Yinkell'ied ? Il s'C'~ l ( l h lié lui-lu ênl pou r n e p en se ql"à sa patri
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SCIENCES
Rôle géologique de la mer Les mOUl)ements de 10 mer. Hal'eLnent les Iners et surtout le-; océans sont i'l11mobiles (iueT cl huil-e). Les 'mouvements, souveu't très violents, qu~ les agit nt , sont dus aux vagues, aux nlarées ct ;nlX courants. 1. Les vogues sont des ondu'latÎ'ons venant du large ct se h"isant sur les côtes. El! s sef or;Juent SOli" le souffle de ,ents qu i nous paTa1Ss'e nt f1aihles par Da'p port à l'éne rg.ie qu 'elles lTIanif stent. Au -début, en eHet, une vague est une sin1.ple !'"ide qui se déplace et r eçoit alors du vent de nouve1les itnplùsions de mêlTI'p. .'en . EHe aorri've à s"él ver jus'qu'à des hauteurs de 15 ln. ) pou r 1a lnême raison que de h'ès faiJ)les poussées répt:"t ées longte mp s sur une balançoire lui donnent un gra'nc1 é1lan. 2. Les morées sont dues cl ['attl'iction combin oJ1 du soleil et rl e 1(( lune qui prod'uit lUl bourre'let d 'eau se d 'plaçant autour d e la ter!' à n1eSll're qu'.e'll e tourne. Le niveau cl la 111er en ·un point donné s'élève (mer hmlte) et s 'abajs:se (mer basse) deu ~r fois pal' 24 heures . Presque nulle part dans les mers fermées p en (-'lcllIclues . l 'aiJ.urplitude des n1larées, favorÎ'sé par la configuration des côtes, atteint une gJ'.and·e valeur clans les o-céans. (15 ?\ 20 m. d e hauteur) . Elle a son m'aximum quand 1 soleil et la lun e 'ont en li ~; ll droite avec ,l a terre et du ,m ême coté. Ice qui a li eu un fois tous les mois. 3. Les coutants sont dus à l'inégal éclwuffelnent des eaux. ';;ous les différen.tes 'latitudes. Les eaux chaudes, pqus légères, ga~:men t 1es -régions froides ('c oul'ants cbamis de 'SuTÜ\lce) 2t sou t rem'placées paT les eta ux froides po'l aÎl'es (cO'llTan\ts froitls pro·· fonds). Nous 'COlnpl"enOns que les eaux ma'r ines soumi's es ù ces 111011\rem.ents ,nari'és doivent avoir lill€ action lnéeanique considérable, plus g:r ande que "ceBe des eaux .dOUloes là 'cause de leur salure (2(j kg. au 'm 3) qui les rend plus lOlu-des. Toutefois , conune tous le ~ a gents géoij:ogiques, elles ont une douob'l'e 'a ction: 1. Destruction odes continents ·p ar él'osion; 2. FÜ'l'lUiation de nouveaux continents par sédimentation. L'érosion marine. - Les eaux de la mer agissent constamrnent sur 'l es rivages pour les transformer. SUI' 'les côtes basses, peu profondes .et g~él1'éralen~ent sableuses, 'leuT action est assez f'a ihIe. Les vagues froUent sur ~es fonds et 'l eur rpuissanee fUllortic pen ?\ pen ne dépla1ce que les ·S1abl-es. ~UI' les côtes rocheuses la
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111er est borelée de J'a[uises; Iles vagues ft marée houte) \ iennenl les hellrt r de plein fOller\' avec tou t·e leur énergie. Le b((s de la falais e .~· r creuse peu ù peu et le Jwut s'écroule, .fonuant un entassement d lYloos qu e d e nouveaux f'lot,s brisent en débris plus petH s. "eux-ci soulevés pal' les eaux viennent ensuite mitrailler la fala1 8 > qui r cul e ainsi lentement. Cette .avancée d e ,l a m er pTolongée prndê:-uTt ries siècles, ·a tf'a it dis!J((r((îtredes régions en;tières : C'est ai !l'si , par exemple, qu 'nux temps géologiques la mer n envahi ,. occllpé !J/usiel1rs fois [e b((ssin d e Poris. L ' usure d·es côtes varie beaucoup ave-c la nature des rocllf's . Les cô lc,,; l'ai,tes de ro ch es t endr es et homogèn es s'usent vite et cl l'n('oll n~g llli è J' e. E ll es sont Ifdor s r ec tilignes, S'ans îles et sans proIllon toi l'es: côles cray us es d e NOl mall'cti e côles sah l uses de hl Gironde il Bayonn . Si les roches sont inégnl e ment r ésistanl t'~ . It:. côte es l découpè·e en ca'ps Sll rIes ro'cll es dures en o'o lfes S UI' Ips 1'0,.. 11 es lendr .'i, c t au large sllbsi~tent cl nomhreuses îles: 'ôtes d e Bre ta g n e. Lamer, en a\ <1nçant,. lai 's en nrri' re un !)I({tenu sOlis-marill, I~l pln.t0f o rm e continen ta le, de profondeur Inéc1iocre (200 m. ";11 FiJ'on) Ali del:'\ de ce 'plateall reste le continent érodé le fond d t !~I mer s'abaisse brusquement, llw]'(]l.w nt (tinsi 1re !Jloc(' dll rivofl'!
!)rimiti/.
Ln sédimentation murine . - La Im er qui détruit les conti· n i.: 111 ' P "lI t au·s si ell créer de llouverlll.t'. Les l'o ch es :::édünellta.i res qui l'PCOll\' rent la maj e ure p a rtie de la France ont été dépos(-e~ d:II1S d'anci e nn es 111 'l' . . Les mêm es p!1énomènes con tinu,el .t dan'> j(·s me1's ae1'lI e ll è.'. Dépôts des rivuues . Lia ,cl 'S l'rll'ction d es falaises produit ma sse <-'norme cl déhris. L es fl eupes en n·m èn ent enCOl'e bi n dnvnntngc sou s fOl'l1i.e d e subles et de [im.ons ({l'ruch és cl toute lu .\ur/u('(' d es continents. Tou s ces matériaux subiss·ent l'ac tion cl s vagu es et ri es ccurants qui les eU'1portent au la rge, cl'ta'll ta nt plus loin qu'ils sont J lu s fins et p1L1s lége r s . Il s fi.ni's s·e nt .peU s d épose r ~; llr le fond de la m er dès que J'a gi,t ntion des aux dey·ient trop 1',1ibl pOli!' les maintenir n sll'spension. SUI' le ,rivage Inême s'a rrê tent hlo'cs el cail'loux arrondis (gulets ), formant 1es cordons litto raux , dé co u'verts ù mJarée hass : plus loin se d épo se nt les graviers pui s le .<;obles et enfin le .., .poses et les boues ({l'gileuses les plus fines . ll ll!:'
Il arriv e aussi parfois que d es courants ori entenl les d é pots bondes !)((J'{lllèles ù la côt . Ils f.inisseJ1t par émel'yer, isolant <'i11Si de hl m er d es laflunes qui s'évaporen1t Ol! se cOlnb1el1't d e sédiment·s apporl'é s par les fleuve·s. ainsi la 'l agune devi ent 1)eu à p eu terre ferm e (envi:rons d e Oette et d'Aigues-.M ortes; lagune':) 41 POlU 'J'ani e. ('11
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Dé!Jôts 1)J'ofonds, - Les explorations sous-marines ont m011tré que les dépôts liltoNllIx cl origine continenta'le ne s'étendelll guère au -d elù cIl" :WO km, des rivages, Plus loin, aux profondeur ' de 1000 ~ 5000 m., on 'trouve d es dépôts d'origine différente, Cl' sonl des vases d e couleurs val'iée ' pro venant de sels calcaires ('1 magnésiens dissous qui se sont précipités. Ces vases sont mélang~es d' innombr,a bles coquiHes ou cara'paces microscopiques de ll::l.Jture cal'c aire ou sili'c euse, qui tombent au fond des mers après b mo rt des anÎ1naux ou des pl'a ntes qu ell f~s protégeaient. Ce sont des formations analogues qui ont autrefois dmlné la cra'ie mélan~' e de calcaire ct origine chi,m ique et ,de 'c oqumes Juicl'oseopjques . Enfin, dans les grandes p:rofondeUl"s, compris, entre 500(J el 9000 m., on ne trouve plus qu ' une 'ülÎnrce cou;·n he rl'une argilp 1 ouge trè.~ fine qu'on attrilb ue aux poussières volcaniques qui ont pu atteindr 'ce,,; grands fonds sans se dissoudre. Par contre, l ('~ coquilles cJakaires et sili'c euses qu'on s'attendrait ù trouver mélangées ;l ces argi'les sont totalement absentes, Elles ont été dis ~, olLte s pendant leur long trajet pOllr aUeindl"e le fond de la mer, Gallaud,
BIBLIOGRAPHIE L'INSTRUCTION PUBLIQUE EN SUISSE ' ) Annuaire 1947 (: 0 \ olul11'e R'pportC' d es inform'atioil1iS ,s ur l e mouve1ment de s id é (' . p éocla,o-oJo'i'ques, ,Ul' les m ,afl1i-festatio'l1os et le' in'i,miatives {fui ont m 'al'quP' la vi0 S'colail"e sui,!:! se en 1946-47. Il Ipré.sente en outrE' des ét.udes dont "hl valeul' et l'adua~ité ,le,5 l'ec'omlma,ndent ,à l'aNe1l1tion du per60nne,1 c nlSed,g·nant. et ,d e quiconque sÏntéTes e a'llX Ipl'·ohlèImelS l'e,latifs R l'éducation de la jeUlnesse.
LE'S prindpoa.les sont l·es suivant'e,<.:: ,< Alexandre
Vinet, éduc.'ateur et philosophe de
,pal' 'L ouis Mley,l an, ,pl'ofees'e ur «
RechercJhes sur le caractère
oÙ
»
p'a l' ,;vf:r r ·wbbé Léon Barbey , 'IWofElS'SeUl' te
I(
f(
l~éducation»
l'Unive'l"sHé de Laul&anne; ,~\.
,Fr itho Ul'.g ;
Le français, comonlencement et fin des études » Il'Ne W ,M . ,Cami,l le Duclan , Dil',ecte'ur du cOll lège 'C11a's.,,·ique cant.una'l de L,au's anne' Le village de Pestalozzi de Trogen» ,paa' Ml' Eel, Bla 'el', ,pl'OIÎess'eul' à ZU'rich;
Expériences faites dans l'enseignement de la géographie » pn"
l.\Il\l'
P. Duhu,hs, 'profes,
C'li'l'
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L'Enseignement du vocabu.laire» pal' 'M.l' PH Ll'l Aubert, ins!pe,oteuJ' ,sco!l,ai l' e, ~'l La.usarnnl'; « Le service d'observation médic,o -pédagogique de Genève après dix. b.uit ans d'activité» l(
pal' MI' hd, Laravoil'e, elire'c t Ul' ode cett c' institution, L ed que st(i.o'lis trailée ' ,pal' la ,Confér,e-nce l'omancle des Chef ' cll ~ Dé'] Jal'temen t'5 (le l'Ins·tru cHon l ulJli que d,ans 'a s,éa nce Cl I1U UE'l'l e CI U! c' n 194·7, C'ut ,l i e u ,i) Genèv e . o·c-cll}Jent ainsi qUE'3.ques pages d,e rAnnu a ir e, Unc 'placl' impol'l'an1 e e,'t consH,cl 'ée aux Chroniques sCiOlaires de, ('a n10I1·s l'oJnan-cl.s el le lu. Lli. ·, 'e cI'llemanc1e, 8e11 0n l'h'lbituLle lI a partie biblio~raPhi~ue cluln n(' lïnrlicati-on -cl'ouv,l'oages, ét'udes et 'l'a:~JPOI'b tI ol',lIrt, pCIlnlg ogl,qu,e, IJsyellologique et cliclacüque allialy,s oo pal' i\tL (~. f.11 C' vnl ~,H Z. 10 (Ii ·tingué -clil'("c'tcUJ' cles E'cole,s n01'n ales rlu cantoll (/.2 Vaue!. Le \ 0,1u 111 (1 ,'· e t,el'min è, pal' la pré.s;entation c1\111'e U-st d'actes législatifg scolaÏI'es entr é ' el! vigueuJ' c1anls les ,ca,ntoTh ' 1'0 ma nels C'11 1946 e1 194·7,
1) L ·I'I!.'tl'u·ction !JHlhliqu e n ui,tS e , - AJ111Uair e 1947 IInuaiT ' IJl, llli'é ' ou ~. le,.' èHlsll..'Ï ce.s d'e la Confél'e'uüe l'omande ,des Cl~e'f cie I) épart m ent·tS c1C' s l'In s tI'Ll·ctiOl1 publique , ,pal' L'o'uilS .],a,c-c'a l''Cl. Ull vol 1lIi'1 C' in -) 1)J'ocllé de 17') '}J,a o·el.'; : fi' , ,-,- , Librail'ie Payot.
ROMIEO ET JULIETTE et AUTRES CONTES de SHAKESPEARE Un écrivain êllu!lai " :,\ Il a/'y .\ I,acléoct, n ~u tir e l' cles J} )l'incipaux clrallIe,.-: e't de qu€o~ qu e' comécloies de 8hak,e.spe'al'e ci el:) récits accf':;Nibl('!'3 C!, (fui (,oll\<:; (']'v e'li1, .ous le u]' fOl'me suivie, t.out e· le beauté t ].i L . Hveu.l: d e l'original. C'est c1 'abor,cl Roméo et. Ju'liette lié,' 'p arr le rlcf:;1,ir. 11.squ :-1. la mor·t, le noble Pl'o'SJ}}éro de la Tempète seconc1é rl'Ariel P~UI' l'e~l J'8o"S e-J' 1ï n,iustioce , 811y,101\ , le .Juif ·cupid,e et haineux, l.a Még '1' ('\ qUI (l 'om' e en.fin s ,on maître pui' ces fi,gul'e tendres Ol! vio~ pnte' qui ~l11e'r.gel1t d'un fond c1e légende ou de rêvf', d,aniS « :rH111n l' Li vou' pJalra » ou « 'L e Son 'e d'une nuit rl'été » , enfin ]e,-' il'a,giqucs : \lH,cb e t~L av ec se., mauv,ais O'onsei11el' et ses démons, et Othello If'! ~Vlore. epollx cle la douc!.'" Dre,scl émone, mais dans ,le cœUr clu.qllel l' perfi.d Jago ver ' 0 ,lentemen,t ]e filtre de la ja:1ous.je . L le teu]' .sCl' a fr,a'ppé cl voir A. quel 'point ce.s lüstoires \'isenL i, él e v'eJl' J'ÜllW, !l'uUe p.art le vrai et I.e bi,en triolTI1!phelnot mi'eux d'f!,s ma uvai,g <.lre e i.ns des ho,mme ct 'des puiBsanC'81 maléHques, Rel ilS on" Ip'S , elles ont si ITum,a in e..s. ,:Vf'al'Y '~"I,n cléo{1 : ROll eo et. Juliette ,et. Au'Üe's CO'l1'tes die 81 ake.spc-a'l'c ln VO.JUlllC' el e 900 'p, 14X19 avec 20 'bois ,de A. lVDatthey , 'J'eli e .:OUS C'OUvNtLlI' e en couleurs Fr, 5,5D, Libr·airie Fayot, Lausaflme.
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