~y1.
Liddes
Darbellay René, inst.
No 8.
SION, 31 Janvier 1947.
66ème Année.
~
Répertoire des Bonnes Adresses LIBRAIRIE
feurniture
d'école et de bureau
A.MARTIGNY-VILLE MONTFORT
Matériel d'enseignement Tableaux neir'i
KAISER &
Cie,
Tél. 6 11 19
S.A., Berne
Rue du marché 19-40.
Toutes FournitUl'es pOUl' Ecoles. 1
Instituteurs, Institutrices! Noh'e matériel de réforme scolaire vous enthousiasme, vous et vos élèves 1 D emand ez notre catalog'ue gratuit du matériel pour:
le calcul l'école active le travail manuel FRANZ SCHUBIGER - WINTERTHUR anciennement Schweizer & Schubiger
L'instituteur, éùprès le .QUT laJbeur de la journée ser'a heureux de jouir d,es p.l,aisirs de la f:amille et de se délasser dans des m'e'u bles de tl,a
Maison A. GERTSCHEN, Fils, Brigue Représentant: M. OTTO GERTSCHEN -
'Essayer les bonnes pâtes
SAVERMA ['est les adopter.
SIERRE.
Erigez de vos fournisse.urs les cafés tOJ'll'iMiés
PElUSSIER & Cie S. A. d.ont les divers'es qualités toujours soi,g neu·se·ment pr,élP'arées Q}eu'Ve.n.t saVi,slfaire tous les goûts,
PARAISSANT 14 FOIS PENDANT LE COURS SCOLAIRE ORGANE DE LA 50Cl~T~ VALAISANNE
D' EDUCATION 4
_
....
".
•
-
I~.-:
-:: . .: _.
, '}
,
- '.
r
"
AB 0 N N E MEN TAN NUE L: Fr. 7.50 Les abonnements se règlent par chèque postal Il c 56 Sion. ou à ce défaut contre remboursement Tout ce qui concerne la publication doit être adressé directement à M. CI. BÉRARD. Instituteur, Sierra - - Les annonces sont reçues
exclusivement par - -
PUBLICITAS, Société Anonyme Suisse de Publicité, SION Avenue de la Gare Téléphone 2 12 36
SION, 31 Janvier 1947.
CD Engins de 6ymnastique, de Sport et de Jeux.
Vente directe de la fabrique au client.
PRÊTS
de aoo à 1500 fr. sont accordés de suite aux membres du corps ensei~nant et à toute personne solvable, à des conditions intéres~antes , Petits remboursements mensuels. Etablissement sérieux et contrôlé. Consultez-nous sans engagement ni frais. Discrttion ablielu~ .aranti~. Références dl' 1er ordre dans le Canton tin Valais, Timbreréponse. Banque Gelay & Cie, Pa.ix 4, Lausanne.
66ème Al11lé· ~.
L'ÉCOLE PRIMAIRE
Répertoire des Bonnes Adresses
Alde~~~!~!_~~ut
No 8.
ORGANE DE LA SOCIËTI! VALAISANNE D'~DUCATION 'SOIMliVtAIRiE : CÜlMl.lvrUN IGATIONS DIV/ElHSES : A V'Îs. - Cours dE' ski de l'A,M:GY'R. - P,ARTIE PEDA,GOGIQUE: De J'inter:rogation à l'é("ole. - iVUallnall avp.'Ü .le s our,i re ,Mama.n av ec énergie . - L'âme du travaiJ journalier. - Une beU,e ,poag1e. - PAHTIE PRATIQUE: Centr.e d'jntélrêt.. - Textt ea ,d'orthogralPhe. - Les ac,eords de iWlfl,sc'hington. '- Promenade à tr.avers la langue JfrançaiBe. De la prononoiation de certains tel~me,s. - Vari'é tés. - FLChEtS scol.ai,r e's . - Histoire. - ,B ihlio,g ra{phtie.
Uil .ued. ,eer~..in Toua . aMu'r' ,p ar un. &DIl'on,•• daDI L'ËCOLE PRIMAIRE R6«i. d.. .anOBe.. :
PVBLICITAS, SIC)N
Caisse d'Epargne du Valais Seciété Mutuelle
SION
20 agences dans le canton.
AVIS '
Par suite de 'l'abondance des matières, nous avons dû composer ce numéro à 40 pages et renvoyer quelques article~; leurs nuteurs voudront bien nous ex,c user. Réd.
Contrôle officiel perlDBnent.
Toutes opérations de banque aux conditions les plus favorables.
Cours de ski de l' flmG\7R à Haute .. nendaz Gaieté et entrain, travai,l .et effort: tel est en ré·s umé' l'espiit par [es 14 partic1pants au 'COUDS de ski de Il'AMGVR; organisé à Haute-Nendaz les 28 et 29 décem'bre. ~lpporté
M. ' ,Clwdy nous a Inontré .ses talents de chef d'organisation et nous a inculqué la Ip édagogie du ski dans nos écoles va~a:isan nes. M. Pont, instructeur de ski a été c~arg'é de il a partie t.echni- , que; hl s'est dépensé sans compter pour démontrer, 'corriger et en.courager les parÎÏlcipants. Aussi un excellent travail a été àccOln'pli et tous snnt r,e ntrés contents de ces deux a,gréahles jour- ' nées. Merci à l'AMJGVR. ,d'avÜ'ir or:ganisé Ic e .cours. Merci , ·spécialement à MM . Pont .e t Curdy pour tout leur dévouement. Merd égailelnent à notre c011èg~le iL . Pittetloud pour ['accueil favorable et bienveillant qu'il nous a réservé da,ns sa. nouvelJ.e pension, ' à Haute-Nendaz. Mt. Ls.
-
j
P AR1'][E PEDAGOG][QUn
'~~dre~~~~~~~~~~~~~~~~
De l'interrogation à l'école L 'interrog.ation f'a ite dans les c()ln,diüons voulues joue un rôle [l'ès importanrt dans l'eJ1lseilg nenlent prianake. Aussi nous sem:ble-t-i~ utile d'y Ir evenir lors mênle que lVEM. les Instituteurs ont reçu 'ù :1'éc01e no 'male des, directives à 'ce 'sujet et ont eu l'ocea~ion de les nlettre !plus ou ,m oins en pratique à l'écoJe d'ruppJï.cation déjà, puis p[us tard dans }.euI~s d 'a sses ou écoles. IJ est des cho6'es qu'on ne doit pas se ]/asls er ·de répeter ou d'entendre 'redire. On. a, par exempLe, entendu clire plus d'une fois que 'tant vaut . la prép,a ration im'médiarte des leçons, tant vallent -c es leçons. Or, nous savons _qu'iij faudI~aÎot 'r é.p éter et reréip'éter ù .plus d 'un Ila nécessité de ,c ette préparation sous pC'i ne de faire 'Une -classe Inédio:c re ou nlauvaise, donc de causer un préjudice auxéllèves ·et de manquer à un devoir :de justice. Examinons r,3 jpidement l'utilité de J'interrogation, ses différentf:es sortes et les qualités qu'eme doit avoir pour être r,éehlemenrt profitable. A l'écolle primaire, l'interrogation es,t certainem·e nt Ile procédé d'ensei.gnemenrt Je Ip lus intéressant et ITe plus sûr. Quelle différence entre une école où 1'0'11 interroge et une école où l'on n'interroge pas ou du ·m oins très r,a remenrt l Dans la p,remière, ù condition évidem:ment que Je maîtTe sache interr,oger, ce qui est tout un art, règnent l'enkain, Œ'aoctivité,JJa vi'e. Les ~lèves y sont tout yeux et tout oreiJiles; leur front se .plisse d'abord sous l'effor/t de la réflexion, puis brusquement 1 a figure s'iUumine et la réponse jaillit, pa)~fois même des battements .de mains se font entendre. Dans la seconde, au contraire, ,les .phy,~üononlÎes sont mornes, ~; omnolentes; il Y règn e une atmosphère de tranquille et insoudanté passivité. Les écoliers ont des yeux, mais ne voient point; des oreil:les, mais n'entenrlent .point; une bouche, nl!ais ne parlent pas. Leurs ,penslées, leur imagination erre:nIt ai:Nenf's; jusqu'à ce que Je s-ignal de ]a fin d'une l.èçon leur ralppeJ/le qu'ils sont en class€. Hs deviennent ainsi la proie de l'ennui et se 1aissent envahir par 1e dégoût d e l'école, fatigués d'être de petits forçats dans la ,geôle scü:laire. Les deux atmosphère que nous venons d'asquisser exercent aussi lenT' infùuence sur ,l 'institut.eur. Il 'Se plaît da,n s un miJieu animé, Blais trouve ,le temps .long dans une sahle silencieuse, quasi morte. L'école doit être la continuation de la vie de fa,m ille. Or, quel tableau offrirait une famine où les tpail'enrts seuJs ,p ourraient par-
--
-
-
-
,
\
'Jer et où les enfall1ts n'auraient qu ~\ s,e taire? N'est-ce pas bien plus intéressant, plus utile de 'Voir entre tous [es ,m embres cie la Inaisonnée :Ies questions ·et Il es ,ré:pol1ses se croiser, les rires ~)ar,fois fuser, la joie et 'l 'enthousiasme que1quefois tressaUlir sur .. ftourt.parmi les bam!hins et I.es ·b ambines. De ,ces rap!pOllts naissen t :inévita'blemenIt la syimpathie, la confiance, donc une meiiHeu re volonté pOLI r faire le bien et éviter le m.ad. L 'interrogation bien conduite est unex-cel,lent 'moyen ll'édncation, de culture de's facultés: l'attention, .]'eslprirt d 'observation, Ile jugenumt, le . paisonnelnen1, l'im.agination, la s'ensibilit{" la volonté à persévérer dans l'effort qu 'exige ,l a recherche de 'ln vérité . C'est auss'i par el'l-e que la maître a'Pp'rend à connaître ses éJèvcs, leurs dispositions intérieures , feur caractère, leur dose de jugement ou de bon sens. Puis Il'il1'teI'ro.gation initie les enfnnts ù l'a'rt de p'a rler, d'exprimer leurs idées en 'Phr'a ses sÎlnples, lU'a is ·cO'rreotes. C'est par 11'exer,CÎ!ce 'qu'on apprend :'l parler,. bien pIus que 'Par l'étude des règles gr·all umaticaJes. Dans cerülÎtnes famillles le.'j enfants s'expriment très correutelnent avant (l'avoir eu lI'ne .grammaiTe en mains. Combien ~listinglle- t-on ,de sOl'les d 'interrogations? Il y en a deux: l'interrogation .de contrôle et ·l'interrogaolion d'invention. ' La prelnière, lia plus fa'c ile et l'a plus fI,équente, consiste il .voir de .q:ueUe 'manière le 'l11la îtr·e a été -con1!p'l'is, si les -élèves ont retenu Iles expili.c~litions données; 's 'i,Js ont étudié les leçons i.m posées. Ce genre d 'interrogation est un excellent exercice de répétition ù haute voix, propre à graver plus profo'n délll'ent les conIlaissances dans la mémoire. L'interro.gation d'invent,i on ou socratique est autremen.t clif· Ocile. C'esrt: tout un ,arlt, ,q ui exig.e du 'l naître des ,c onnaissances 110111breuses et variées, un sens :psy,chologique affiné, la connaissance' assez exacte du caractère des enfants, de l.eur nüHeu, de leurs besoins actuels et futurs. Il v faut el1'CQJ'e une dose peu COlllim·une ,de jugemenrt ou de sens .p~ratique Ip our graduer lés difficuJtés, Iles adapter à la for,c inteHeotueille des en.f'a nts, pour éviter la préCJ~pi,tation quLne :laissera'Î t pas le temps nécessaire :'l la réf,l exion, Ja lenteur qui engendrerait ,l a monotonie et l'ennui. En général, les questions doivent être posées à toute üne section ou division, ,afin que tous les élèves aient .l'occasion de s'exercer à réf,léchJr pour trouver des réponses. Celiles-ICÎ ne seront données ou 'aocC!ptées qu'individueHeIneut, .a.fin de se prêter plus f;adlement à 'l a correction s'il y a lieu et ,d e provoquer :l'émulation, ,d onc l'intérê1. Il est recolll:111 andé à ce sujet d'user surtout d'encoUl~agell1ents; la ra~llerIe, IH moquerie à propos de 'c erlt aines r,é ponses fausses ou m.a la-droites sont à proSicrire, si on ne veut pas décourager et réduire au si-
-
lence systém.atù'q ue. P.our être un interroga<teur goûté, le maître doit en ,plus de -ce que nous avons déjà recooumandé, avoir la pa.role faci1.e,é1égante Inême, 'a u nloins au degré supérieur, être d'un tempérwment plutôt ·gai et expansif, d'une activité sage et modérée. Enfin il a besoin de préparer .soigneusenl-eIlIt ses interJ'ogation ,de bien ,o hoisir le thème ou sujet, d'en fixer d'avance un plan so-m'maire, de faire les recherches néces's'a ires concernant certains détails. Dans les interrogations d'invention qu'on utilise surtout les leçons de choses, les réd'actio1).s, l'iu'l.pro'V'Îsation est souvent traîtresse, fait quel1q uefois affiDl11er des inexa<CJtitudes ou reSiter coi ae maître qui a eu trop de confiance en lui-même.
'maman avec le sourire maman uvec énergie Deux navissantes ,petites brochur,é's* que J'on voudrait voir entre les IIIJains de toutes les mamans et de toutes les inSltitutrices, car. si toute feinme n"est pas destinée à être Ina111an au sens strict du mot «,c hacune cependant - ,s'ClIon il a belle expres·sion de Monse1gneur Dévaud - est aplpellée à réaiHser une œuvre éminente de vie». Dans queUe vo.cation 1a réJalisera-lt -ellemieux que dans la vocationd'institutrice? Cha,c une d'entre nous a .donc un l'Me de Inaman à rempHr. Nous le sàvons bien. Nous pouvons donc .faire notre profit .des ex.cellentes «Recettes du jour» que MarieFrance a écrites pour les nlanllanS de son pays. Si, par une protectrion toute s.péCÎ'aile de lIa Providence divine qui nous a é.par1gné J·es horreUirs ,de lIa guerre 'e t ses suites douloureuses, cela va peut-être 1110ins Ina:! ,c hez nous que ' ,c hez notre grande vois,i ne, nous sentons néannl0ins :le Ib esoin de [utter contre le -courant du plaisir, .du .laisser-alle.r ,q ui nous entraîne. Cette nécessité .de réagir se fait sentir chez nous et hors de .c hez nous; tout le I110nde en parle et J'on avance si Ipeu! Ne serait-ce pas surtout :paI~ce que ,o halcun por·t e son souci de rMorme sur le vois,in et non sur IU~-Inême? Void ce que l\1a.rÏe-France dit à ce sujet -dans «Mm.naill» avec énergie: «Voyez-vous, '1110n aIÎ:lJie, je ne suis ni p[us inteliligente, ni {. m~i:1leuTe que les autres et je n"ai aucun titre spécia[ à donner <\ des conseils à qui que -ce soit. .« Pourtant, j'ai découvert une ,c hose si importante que je «serai,s une ütm,eus-e égoïste si je Qa ga'l"dais pour 1110,i seule. La voici: Pour que quelque chose ,ch:ange autour de vous, dans c-e «pauvr~ monde ll1arqué pour des années et des années par l'atroce • 'Eclitéeschez
~M.
Dodenman, h1'1primeur , ,8 rue Viller'oy Ly01l'.
«.et gigantesque gueTTe -m ondiale, > c'est EN NOUS qu'il faut opérer <:loyaiemeni, vaillamment, la l'évolution. «A quoi bon pass>er notTe temips en pilaintp',s stérirles. POUTl'ions-nous quelque chose sur lamalJ.'che du nl0nde, même :sri on (Inous mettait, à nous femme, entre les lnains un buHetin de vote? <! Non! Le plus sûr .filoyen pour 'q ue le m.onde devienne ilneilleur, <,c'est que chacune d'entre noZIS s'efforce de le devenir elle-même. «Trop de gens disent en .soupirant: Ça ne va pas, il faut que «ç.a change! A·près quoi Ï'ls font l'exa'men de ·cons.ciel1'ce de ,l eurs bvo.isins. Et ça continue ,d'ailer très maJ. «Eh '! bien Ilnoi, quand quel'q ue chose ne va pas, j'ai pris d 'ha1b itude -de cherchel' ·m es torts à moi, 'lnes erreurs, à moi, ça «n'est pas toujours amusant. Mais je . m'en trouve fi'lla~e,ment si «bi,e n que j'ai la certitude d'avoir découve-rt un Igrandsecret avec «lequel vous et ITIoi - et des centaines de ,mililiers de mamans «nous pouvons en quellques années, 'S'ans guerre, sans. conférences «diplm.uatiques, sans intrigues politiques, 's ans nouveaux inlpôts, «sans nOll'veJlles. lois, changer le sort du Illonde et Jui rendre un «peu ,de bonheur. «Trop de gens ne veulent pa's avouer ,l eurs défauts. Soyons «plus inteil ligents qu'eux. Reconnaissons l.es nôtres, essayons vaildanlTIlent de nous en ,c orriger. Il n'est pas ,possible que nos enfants «:ne devriennent pas ~lors nleüleurs. Et ce sont eux qui dans ql.lel«ques années mènel'ont lé monde. «C'est pourquoi nous a'hl ons opérer en nous d"abord, en eux «en suite, de grands changements. » Ces grands ·,c hangem.ents à opéreT, .M arie- France nous les suggère en nous ralcolltant de jolies histoires d'en,fants terribles et de leurs pauvres maluans qui ont bien du nlail à les éJevel'. Ah! les 'enfants d'aujolwd'hui! Hs sont i,m polis, indépendants, -désobéissants, nerveux, çl:ésordonnés, etc., etc .... Est-'c e bien sür. qu'ils soient plus mauvais que ceux d'autrefois, ceux que nous étions, il y a vingt ou trente ans? Nous n'oserons peut-être pas l'affirm·err trop haut; et si cela était, ne ser.aitce pas pour nous une raison -de pilus de nous efforcer de devenir d'exceillentes éducatriCes? Queilles institutrices Ino-dèlles nous deyons être pour réussir avec de tels enfants! Pour nous y aider l\1arie-France propo's e chaque jour une nouvelle recette. Toutes sont exceJlentes. Qlli les a essayées loyaJenlent, en suivant bien le nlode d'einpiloi, - ceffa est très important, - les trouve merveiUeusement efficaces, doublement ef·· fi,caces, car el!les forment à la fois la' ·m ère et l'enfa.nt, tout comm 'e le systèule préventif si cher à Saint Jean Bosco. Rien d:étonnant à -cette rencontre, le saint éducateur piémontais comme la -douce maman avec le 's ourire, nous proposent au fond ]a même
~
008-
lnéthode·. I10US oonna"ItI'e .Dt " ,-, . nOlIS l'e'f'ormel' llous-memes pour mieux aider nos ,e nfants. . Que cette .perspective .,ct'exalfllen de conscience ne ' nous effI~aye pas .. 1.1 .nous. est pr:ésenté chaque jour -d'une façon s·i dl'S'crète, 'S I Jahe, SI salutaIre aussi. COlubien facHeUlent nous nous reconnaîtrons dans ,ces bonnes 111-amans toutes dévouées mais parfois ,m aladroites : on est si nerveux en notre XX1ne siè~ cIe! Nous avouerons nos · torts et adopterons avec confiance la « Recette -du jour». Cet exam·e n de '-Conscience nous -donnera ,c onfian,c e aussi ca~' nous · aur-ons ' cel'tai~en~ent. la joie -de nous reconnaître par~ f~l,S dans la man:an qUI, reus·Slt, .dans lIa 'll1aIThan ferule ·qui sait .~lll ,e non au caI?l'lce de ,1 enfant,. ou dans la mam'an patiente qui so~ffr.e sa~s laIsser vou S'a 'p ellle, ou ,dans 'la nlaInan d éJlicale qUI aIme a faire plaisir. Et tout ,c~la va l!0us aider à vouloir toujours plus efficace~e~t .,Ile '-~el'~table ])Ien -de n~s enfants.; .à les ai'i uer toujours mIeux, (. les aImer avec le sounre de Œa JOIe; nous somines heureuses ~e, tra~ailJler pour elles; .a'vec le sourire -de :l a bienveülance et de 1 affectIOn. Maman avec le sourire, 'manian avec éneraie nous aspirel'on? à devenir aussi maman avec tendres's,e. M:rie-France nous ~. al?el'~ par ~n h'oisième petit livre qu'eLle nous prOlnet et par IlnvltatlOn qu e'llle p.ous a faH ' à regarder v-ers lI a « Mère du bel amour, nntre modèle ». S. A.
Constantes péda!!o[!iQfU'S chrétiennes
Il âme du travail journalier Que /Sont nos élèves? L'immense ,majo;rité sont des enfants ~e pays~ans, d'ouvTiers, d'artisans, d'employés. Les aurf:' re~, j'S,s us ,de faJmll'l.es de oommerçanrts, d'avocats, .de nlédecins, -etc., vivent IaUS,SI du trav'ail de leurs parents. Que Seront lc es élèvelS dans ,peu ,d'années? -des tra vaUleurs il a IPJupart des 'l uanuels. :L 'outil Iles attend au ·s ortir de l'éco~e: S~ nous déJ?is,t-on~ ,dans l1a daJSse iUn 'S·a boteur du tr'a vaiJ, un de ces ?ISeaUX qUI manlfe.srf:e le penchant de faire irruption -dans un nid €,h'anger -et -de se faire -engrais'ser par autrui, nous reconnaiIssons la un futur exploiteur la u petit pied ou de grand'route. Cha,clID doit nllang:e,r lSon Ip.ain, Il e !pain gagné à la sueur de ,s on front. -
du
, Les quelque 30,000 enfants pays fOl'ment une armée d'apprentis travailleul's. Id, point d'iLlusion. Le réaliSlue paysan
~
239 -
a devancé Ja théorie. Qu'on l'este fidèle à l'écoil e t1J'aditionnelle où ,le mot de tnalv'ail est la: note fOlldamentrule de Ja mélndie scolaire ou qu'on 'c hm',c he à lSaUipoudrer de \sucre en farine le pain :)uhstantiel .au goût franc, on n'enseigne à tl'({vailler qu'en faisant tJ'availler, c'est-à-dire en obtenant une activité ordonnée, dirigée, persévérante, qui aboutit il un résultat visé. Appren.dre à iTavaiUer exige l'effort. Le tl'avail dont nous parlons cliHère essentiellleInent du tl'ava~l ,p hysique -d'une luachine et aus'si du travail ,musculaire Je ,l'anÎilnal. Les procédés, techniques, routines et babItudes phy ~ialogiques ne sont que le corrps du tr·a vail et s ' ~'Pprennent ans l'initiation spontanée du petit rural et dans .1es fOTmes muJb!ples rie 'Ja prép,a l'ation .professionneille. La tàche qui nous inC?Dlbe, c'est (Je vivifier ce corps en lui insufflant une âme luzmame et thrétienne. « Ora et labora )) exprime encore aujourd'hui la myslique de tout tra,\7uillellr. De même que l,a prière est laborieuse, le- laheur doüt adolp ter 'l'attitude intérieure de l'oTaÎson,
:I
Le « il wbora .)) est la pMe de :la vie tenestre à laquelle il faut mêler le ,l evain de l' « ora )) qui anime ,la ·luatière gémissant snus l'effort. Est-ce que cette phi,losophie po,pulaiil'e - du travail ,e st utopique? Elle. s'impose à qui pen,se ~:z chl'ét.ien .. Nous a~?~s connl~ des génératIOns dont le travaIl s e,p -anouIssaIt en pnel e. Lors <-lue t'ég!\ise est le cœur de l'agglo~ér, ation et que Je .cJO'cher ganle ~'a fondion d'indi:cateur vers le CIel, lorsque J·e paysan salue en mni ]a croix du chenlÎn et que sa femnle ent'a me la InÎlche av~c le signe sa.cré, lÛ'l"squ'Oll accepte a.vec .r~connais'sance de il a ,mam de Dieu les joies et les ,peine:s, -le travaI1 convelrge spontanem.ent vers S011 hut spirituel. . La rupture de la tradition (( aussi tari maintes sources l'~li !lieuses qui ré\pandaient '~eurls eaux vivifiantes dans le dO~aI.ne du travail journalier. A force .de 'parler '~e r~ndeInent, de labonalisation, de réglementation, de revend:lcatJOns dont no~s. ne nions pais ]e bien fondé, on finit p.ar oubh~r Il'es vale~rs ch:'et~en. nes non cO'lnptabJes. Quand Il e ,paySian qUItte sa ma~sol1 a -1 aurore, ,c hemine seUJI dans Il e ,c a1llm e 'InatinaI, entend le tl~lteme11t ?e l'Anaelus peut s.uivre au loin -le draIne de l'autel, VOlt sa InOlSson ~nl'n'i~' et assiste à ,}'as,c ension de l'alouette, il lui est plus facile de se recueiUÎl" qu'à l'ouvrier encadré d'une é-q~lÎpe que\lconque, entraîné par Il e l'y~hm~ in~pitoya.ble ,de'S ma:chlnes sa,~'s entr~illes qui couvre Ja VOIX dIs'CTete du il110nde surnaturel. L ~n?-us trie fmod erne ne s'est pais ·souciée de meUre les sYilnboles relIgIeux ft leu!' place. . ' , L'a,ctivité industrieHe crée souvent des conditions inhumaines .et immorailelS qui tuent ,l es â·mes rpar hécatombe~. ~'es.t à -cette immense misère que Pie XI fait · allusion quand Il eCrIt: « La
-
~40-
matière sort ennoblie de l'atelier, tand'is que les hommes s'y COl'ro,mpent et s'y dégradent. » (Encyalique Quandra,ges!Ïmo anno) Là ou des, en~ants et des jeunes gens, garçons et fiH~s, tr.availlent av~c des e~ulpes quelconques dans les vignes, ' dans de1s exploitatIons agncoles, i,ls sont eXtposés à des dangers .an3l10gues. Un excitant .plus violent encore a troublé la vie des ' travail1eurs I?~nueiL~ c~)'Inme cel.le des autres; 'C"est la recherche avide' du plCllSll' qUI defoTme .Jes esprits et avilit les cœurs. On .trÎ111era pe~dant quelques jours pour pouvoir faire 1.a noce le dj,m anche, regrettant d~ ne P,3'S trouver aut:en;ter:tt Ile « poignon » indispensabl,e, le l~eIf de 1 amuselllent. AInsI une semaine de corvée détestee deVIent la rançon sordide des heures de licence. . "L~ ta,!sse mystique communiste a poussé l'aberration jusqU? dLV~mse.l·. le travail, pseudo-idéal à 'c ertains égards austère, malS qUI avIlIt 'l a pel'sonne hunlaine au-dessous de la .m atière brute.
contre les pouss-ées rebelles de leurs instinctsexpérÏIllentent l'âpreté de ,ce tra.'v ail sur leurs personnes. N'y a-t-il pais tlà une source de joies authentiques ? . 4. Chrétiens, nous devons insister sur ,l'as!pect expiatoire du travail L'homme 1110derne, imbu de son autonÜ'mie, se c.abre dans son orgueil contre ,l e devoir de la pénitence, et ses enfa.n ts n'aoceptent que trop fa,c ilement des ,leçons qui fJattent leur vanité. La classe aisée a un besoin plus urgent d'être formée au porte. 111ent de Ja croix. . 5. H faut travailller pour gagner s!a vie, le pain de chaque jour et, si possible, queLque chose d'agréable Ipar-dessl1s. Inutile de s'y arrêtér. . . 6. Enfin le travail est un 'service socia;l ; à ce titre il s'impose au riche comme au nécessiteux. Héritiers d'une génération individuaJiste, nous graverons .Je caractère social du travail au tréfonds des jeunes â-me s. La philosophie chrétienne du travail joul'naliel' peut s'ap~ pliquel' imlllédiatell1ent et conCl'ètelnent à la vie de l'enfant. Elle se réalis e dans l'intention pure d'accomplir le devoir du moIllent par a mour pour Dieu. Un regard sur Jésus ouvrier, sur Marie, la 'Sainte 111énagère et sur le chanpel1tier J Ü'seph présente à nos jeunes travailleurs des exenlp.les éloquents. La foi et l'expérience nous font toucher du doigt ,l 'inanité spiritueLle et ·chrétienne de l'activité fiév,r euse qui agite le monde actuel. Le travail sans fume ,produit des œuvres mortes et soustrait le plus vaste dOlllaine au Créateur. La bombe atomique qui ,pulvérise ces œuv,res n'est que la confir.m ation tragique du néant intérieur. Il faut qu'une ânle chrétienne vivifie le travail journalier I{)our ·qu'au delà ·du r~sultat palpable et ;J.natérietl persiste la valeur Slpirituelle iUlpérissable. C. G.
r Valait-il. la peine d.e s'arrêter ·aux ,c onceptions 1110dernes en ,ogue au sUjet du trav,ml ? Certainement. Par les 'm.ÎLle réflexions entend~es -et l~s e~eInples vus, les j~unes adoptent sans critique une attItude ?egah'~~, ou e~Tonée en, face de ,ce qui s'impose sous P~~l et, peut-etre deJ'a maIntenant a leur vOilonté. l,ls entendent due tres, cour,amID'ent qu'on ne trava1Ue' que pour avoir de quoi se mettre sou~ la dent ou dans le Iporte-'m onnaie. Tant mieux pour ceux qUI savent se débrouiUer .autrement 1 Tant pis pour les aut.res! Seule une petite minorité pense et a,ait chrétienne~ ment. 5
NO~IS l~el~do~lS-~OUS conl;pte que nous sommes ici en face de la. dec~l'lstLanlsatLOn progressive de toute la vie? Notre époque tra~allle enor~l1éln.ent et süuvent avec une technique admirable. ~aI~ pour qUI ,Au 's ervice des faux dieux: J·a fatalité du besoin , l,argent, .Je p ,l alsu', le progrès, un · rêve insensé de bonheur matérIel. Tout cela es1 en. mê,m e temps inhumain. " L'édu~aieur chrétien, jalnais abattu tpar la difficulté de -la tac~e, c~rlt~ve:a l'attitude affirmative à l'égard du travail jour-, nalzer .en 1 a~lmant, ~u souffle relig~eux. Est-ce trop demander? La p~lllo~ophle chretIenne du travaI:I se réduit à quelques idées tout a faIt à la portée .des jeunes cœur.s. 1. Nous trav'aiJloIlts pour poursuivre et achever en quelque s?rte l'œuvre oréah·ice. Le fils i'm ite s'On père dont il continue la tache. Nous agissons 'aiIllsi vis-à-vis de Dieu. Nos petits ruraux c?~p.rendront cela sans peine; ils peuvent s'en glorifier et s'en r~ouIT. .
?
,2. Us ,c omprendront aussi que, 's 'il faut travailtler pour per-
~ectIonner.la matière, il est nécessaire de foU/rnir des efforts pour
se p~rfechor:ner eux-lllêmes. Nos spor.tifs débutants, nos élèves aUeles aux taches scolaires et nO's jeunes qui doivent déjà ,lutter
UNE BELLE PAGE
{ \
Voici une fort be1le pruge de lll. de Pontmal'tin que nous tr,a nscrivons 'p our 'c eux qui s'Ü'ocupent de l'éducation ·de l"enfance . . « li y a tout.e une classe d'êtres, de ,créatures du bon Dieu, si innocente et si 'c harmant'e, que les muses les p l us érotiques et les plus paÏeImes ont invoqué pour ellle :l es lois de la pudeur et du respect; 'si düll'ce aux regards et aux cœurs, qu'i'l ,l ui suffit de se ,m ontrer pour dérider' les fronts, apaiser ~es haines, guérir les blessures, .ramener Ile sourire sur les lI èvres les plus 1110roses; si profondément·. enrn.CÎnée dans les plus vivaces affe,c tions de l'ânle humaine, que de grossiers dramaturges sOllIt sûrs de désal'mer et d'ém-ouvoir Jeur publie s'tÏJls 'la font intervenir aU 'll1ilieu
- ·2413 -
- I~-
de lI eurs inventions insensées. Ces êtres ne diffèrent des anges dont on leur donne souvent ,le n 0111 , que ,parce qu'on :les voit et qu'ills n'ont pas d'ailes: leur présence est un baume; ils sont la conscience de ceux qui n'ont plus de scru.pules, l'honneur de ceux qui se famHiarisent 'a vec .la honte; ill s réconchliient les ennelni~ les pius ulcérés; Hs font pardonner les plus graves offenses, même ceNe qui ne se paDdonne pas, et on en a vu faire tai.re le cri et reto'lnber le bras de l'époux outragé. Leurs fautes 's ont des -s al écis'lnes, Jeurs péchés des pâtés d'encre, leurs criInes des mor,c eaux de sucre mangés en cachette ; ils n'ont .fait de ,ma~l à personne, ils n'èn ont pas eu ije t61l1JPS ! La seule ombre de tristesse, d'appréhension ou de blâ,m e qui soit pertllüse en ,l es regard:ànt, c'est de songer qu'iLs seront un jouT des hommes ! » (C. F. Nouveaux sa:medis, 4e Sél'Îe, 1867, p. 280).
A la suite de cette page, on peut pIacer les beaux vers de V. Hugo: Seigneur! préservez-moi, préservez ceux que j 'aime, F,rères, parents, amis et mes ennemis mfflne, Dans ~e ilna:l triomphants, De janlais voir, Sej.gneur~ !l'été sans fleurs vel'l11ieil3es, La cage sans oiseaux, la TU'che sans abeillles, La. maison s'a ns enfants! (Feuililes d'autmnne XIX.)
PARTIE JPRATJ[QUE LANGUE fRANÇAISE Centre d'intérêt: FETES FORAINES
LA FOIRE
1. RECITATION
Les chevaux de bois
Tournez, Tournez Tournez Tourlllez,
tournez, bons chevaux de bois, cent tours, tournez 'IlliHe tours, souvent et tournez 1oujqurs, tournez au son des hautbois.
1
Tournez au son de Il'aocOI~déon, Du violon, du trom.bone fous, Chev:;l.ux plus doux que des moutons, doux Comule un peuple en révolution. Tournez, -dadas, sans qu'i~ Is oit besoin D'user jamais de nuJs éperons Pour ,c Olnnlander à vos galops ronds : Tournez, tournez, sans espoir de foin. Tournez, tournez_! Le ciel, en veJlouI's, D'astres en or se vêt [enteInent. L'église tinte un glas toristeJluent; Tournez au son joyeux des taIilbours !
P. Verlaine. Joujoux 1
A l'heure où s'ouvrent les écoles Oubliant Iles pensullls, les colles Et les :leçons En riant, en jetant des hi,Iles, On voit se bousculer les filles Et 'les garçons. Avant ·de ga,gner leurs -dCllneures Ils reg,al,dent, pendant -des heures , Les beaux joujoux. C'est leur 'p laisir, à ,c es ·mioches Qui n'ont pas au fond -de .leurs ,p oches Des 'Petits ·s ous. Ils regardent, les !pauvres gosses, Le P Ü'li-chinellle il. -deux -bosses Qui coûte cher, Les poupons en ,chaussons ,de laine Les bébés -dont 'l a porceŒaine Paraît en ·chair. IlScOlllptent Il es baLlons, les baHes, Pal' un clown jouant des cymbales Très étonnés Et 'ce sont des heures d'extase Devant -cette vitre où s'écrase Leur petit nez !
E. Rostand. L'allgent ,qu'on 'p o·ssèd-e est l'instrument de la lib.erté, ,celui 'qu'Ol1 \pourohas·se est ,celui de l·a sE'rvitude. J. J . .Rousseau.
-
:?44 -
-
Il. VOCABULAIRE
NOMS, - Trois parties bien distil1iCtes . dans l'étude du vocabulaire: le lnarché, .la .fû-ire, !la fête ...
r.
Le marché,
tln~lr>chand,
vendeur, Ipayslan, paysanne, 'even-
d en!", internlédiaire, éta,lage. planche, tréteau, panier, cOr'beill'le
caisse; beurre, œuf, fromage, Il égume (en DOlTIlner), fruit, viande, volailile, poisson! étoffe, dentelUe, chausson, ba'S, etc.
II. La foire, 11loaqui'g non, feI11uier, vacher, bestiaux. bétail, veau, va.che, hœuf, mouton, bre'bis, agneau, cheval, poulain, por,c, 'c hèvre, ·c hevreau, achat~ vente, di'scl1ssion, cri, bruit, grognement, beuglement, g,l oussement, etc. III. La fête foraine, forain, nomade, sa1l tinl·b anque, loterie, cirque, paliade, lnénagerie, haraque, tir, manège, balançoire, confiserie, Ip âtisserie, chevaux de bois, ciném.atographe, badaud. spectateur, musicien, prOllleneur, dOlnpteur, lutteur, cllown, etc. Une as s·eunh1ée, une l"éunion , une k eTInes'se. Des badauds, des 'spectateurs, un ;public. Des attra:et.ions: manège, cinémal'e-présentatiol1; un 'S'pectao1 e : séance de cirque, concert. Des artistes: cllown, équilibriste, acrobate, pre·s tidigitateur. Un saut, un bond, une c::ùbriolle, une 'Pirouette, une culbute. Une nuneur, un vacarnle, un tapage, une tumulte, un brouhaha, un tintamarre, un charivari, une cacophonie, un tohu-bohu.
1
245-
VEHBES. - A.cheter, choisiT, .payer, nuuchander, vendre, revendre, étailer, arranger, ranger, gaTnir, odébaUer,couper, peser, enveloPiper; aluener (le bétail) ; tirer ( la :corde) ; conduire (le troupean); discuter. .débattre (les prix); heug'ler, grogner,. hennir, bêler, <crier, se débattre; regal~der ('les ba'l'aques) ; admIrer (les elowns) . Ins.taHer, préparer, organiser une ,fête. Décorer, Hlumine~:, enguirlander. Etonner, exciter, ·caJptiver. Faire la parade, débIter un boniment. Acbnirer, ,ap.p!laud,ir, hiss er, siffler, huer, faire une ovation. Quelqlles e.1pressiol1s: Un coup de théâtre; être tout yeux el tont oreilles: une saUe cOlll1'b1e; rester bonche bée. III. ORTHOGRAPHE
Préparation: s'en référer au numéro du 15 octohre. Le cirque
.le suis allé à .la viLle. Les murs ·disparaisséLÏcnts sous les affiches: 'un cirque s'installait devant :la gare, sur la .pl.ace. La tente se -dressait dans ~le ciel; des hOTIUlleS th'aient sur des corcles. Les acrobates. 'répétaient leur numéro. Le clown faisait des griJnac~s aux enfants. Le soir, j'assistai oà la représentation. Fête foraine
ADJECTIFS . - Après l'étude ·des non1S , taire h'ollv'e r pour chacun quelques adjectifs èOD venahles; exen1ple: le marehé hruyant, animé, a'c halandé, fréquenté; Les mar,c hands ai mabll es , e!J.11ipressés, nm.nbreux. L étalage attrayant, agréabae, ,p ropre, odorant. Le panier plein, vide, garni , débordant. Le heurre frais, doré, jaune, UtPpétissant. Les achetoors nÜ'lubreux, elTIipressés, iInpatients. La foire renommée hruyante, intéressante. Le bétail soigné, do.cile, encombrant. Les cris discordants, . ahurissants, assOllTdissants. Les dis'cussions nO[l1breuses, ,inter~TIinatbtles. La fête foraine joyeuse, anir n1ée. La loterie amusante, variée, avantageuse. Le cirque joyeux, curieux; lIa parade 1J1louvementée, grotèsque, bruyante. La ménagerie superbe, .grandiose, étonnante. Le dom,pteur brave, ,c ourageux, hardi. Le clown réjouissant, soup!le adroit. Le manège 110uyeau, brillant, fréquenté. Un jour férié, une fête locale, patronale, nationale, solenneil'le, bri'lIlante, bruyante. Des 's:pectateurs admiratifs, Téjouis. Un spectaCJle anÎlné,: émouvant, a'ffiusarut), jlmlp 'ress~onnant, varié, triomphal, féérique, captivant, 111agnifique. Un tapage épouvantab:le, assourdissant, confus,discol'dant, :b luyant, intolérable, joyeux.
Un faiseuT de tours jouait du da,i ron' l'orgue de bal'harie des chevaux ,de bois égrenait ·dans l'air ses notes :p'l eurardes et sautiJIlantes; ta roue ·d es 1 0tcries .grinçait .comme les étoffes qu'on déchire, .les coups ,de car.abine claquaient de seconde en seconde. Et la fou'l.e. lente !passait 1110lUen1·ent ,d evant 1es baTaques, ù la façon d'une pâte qui coule avec des rem.ous de troupeau, des lnalaclresses -de hêtes 'p esantes sorties pHr hasard. n. de jlI. Fête foraine SUl' lIa ,pla-ce, .tes ül::ùraques s'aligna.ient, touchant le JOUI' des
d'en face. Les f.orains sortaient leurs hiIllheloteries des vo-itu1'es. Dans ,l es brancards, des rosses étiques rongeaient 1e foin étalé devant e·lles. Les chevaux de bois clormai~nt enco:' p sons kur t'Jlveloppe ·de toile grisè que les ganlins soulevai ~ r(t au pa sSâ~( Les drôles -de S~~(lane sembaient -s'être -donné renc1eh-\'OUS Les Inain~ dans les :poch es, les pouoecs dans le nez , la casquette ~ar r oreiille lenr's .b!Ollses serrées ù hl taille Ipar l1n ~ œintllre de .cuir IPOUl' ne ,pas satir .l'habit du ,dimanche, il~ écarquillai:-nt l~~ yeut ,devant 1es lTlaI'lchands de hel41.ingots, les tIrs, ~es lotene.s de.~ cor.ées d'oriflaul'l11cs, le parquet sous lequel ronfJaIent le SOlI' les ie:ùes et -les cornemuses. 111 rLlSOnS
---:-' 24'7 .-
L'entrain ne commença guère 'q ue vers troIS heures de l'aLa chaleur était accablante et l'on s'attardait à table, hlen calé sur sa 'c haise, en bras de chenl,i se, le col ouvert, savoura~t la daube et le boufili, dégustant les boissons qui rafraîchissaIent dans les seaux.
devant une ,c;laire flam'bée le tournebroche où rôtissaient des carrés de porc frais, en com~pagnie de canetons bardés de lard.
}J~'ès-.midi.
Que d'admirables choses voit un ·enfant à lI a fête foraine! A 'c haque pas, c'est un spectacle nouveau. Id ce sont des llaHi'Inbanques qui donnent la. parade. Blus loin, un singe attroupe des enfants par ses gnm.aces. Plus loin encore. c'est un chameau pelé qui r egar,de, dédaigneux, par-dessus la foule. Un ~e~T?q.uet interpelle des badauds qui lui répondent. C'est un défIle InInterrompu de s,c ènes joyeuses. Bouche bée, notre ba1Illhin s'an'ache avec peine d'un spectacle, pour. allIer ,p lus loin en 'Voir un autre q. ui l'attire et qui lui faI't OUui.tler 1.....1 le précédent. , A. L ichtenberger. Les Bohémiens au village Hs . arrivent un soir a'vec leur maison, l'arrêtent au bord de la Toute et deviennent pour un jour des voisins. Trop serrés dans la roulotte, ils se répandent en :p1ein air. Leur marmite bout sous 'les arbres. Les foo1111es se lavent dehors comme si elles se trouvaient. derrière un.e Inl~raiUe sous un t.oit. Les gosses jouent avEl.c les chiens. Ceux-el re'Vetus de leuTs Ip'Ühls collume ceux-là de kurs nippes. Les hommes s'habillent cornlme tout \le monde en plus sale ave·c un grand luxe de trous et de déchirures. Ils travaillent de .p réfé.rence à ne Tien faire. L es femmes sont plus actives.
André Baillon. Préparatifs da fête au village D~ns OI~dlnaIre .
j
. Exel'cicesd'ap.plication: S'en référer au nUInéro du 15 octobre. IV. COMPOSITION FRANÇAISE
Les forains
la grand'rue, nous l~eunarquâmes une animation pell Sur le pas des ,p ortes, les femmes étaient affairées à plumer des ,c anards; dans l'intérieur des maisons, d'autres ména· gères, debout, il es m.anches r etroussées devant la lnaie, pétrissaient la p âte ou bien garnissaient de ce'l'ises de larg.es tartes aux bond~ j auni~ à l'œuf, tandis que) IP31T ~es vitres du fo urnH, on voyait les vItres flamboyer. Ce. spectacle augmentait encore ' les tirail-J.enlents de notre estomac délabré. Ce fut bien ,p is quand nous arri'Vâm.e s devant l'auberge. Une demi-douzaine de poulets .égorgés .p endaient aux barreaux des fenêh·es. D es 'canards se sauvaient vers le ruisseau, emportant au bec des entraiJ.1es de volai.lJles vidées, tandis que, sur les marches, ur: gros ~.atou jaune ,grondait sourdement en se gavant de débns de geslers. Par la 'p orte large ouveIie, on apercevait .
A. Theul'iet.
La phrase -
Le paragraphe -
La rédaction
1. Construlre ·cles phrases avec les Inots du vocabulaire. 2. corijuguel' .l es verbes du vocabulaire. 3. Etude -du 'paragraphe. 4. Rédaction. 1. Vous êtes devant le manège de chevaux de bois qui tourne. Décrivez. Le lnanège tourne lente·ment d 'abord (les enfants sur les chevaux de bois, leur joie, leurs attitudes, la musique). - Le mouveùnent s'accéllère (la joie de certains se fait p'l us bruyante' d ' autres ont un peu peur). - Le .m anège -ra;lentit sa course et s' arrête (il faut desüennre; Il es regrets). Il. 'ous êtes all-é à la foire avec vos parents pour vendre ou acheter un :uümal; racontez. . UI. Décrivez ·la foire: les gens, les bêtes, 'les bruits.
Textes d'orthographe rorme interrogati\7e Ma chère sœur,
N'y a-t-il pas trois scmaines demain, que tu nous as quittés? Trois selnaines an cours desquelles aucune lettre de toi ne nous ('st pa.rvenuc? N' avons-nolis pas des 1110tifs d 'être inquiets de ton silence? Qu' attends-tu pour nous entretenir .de ton arrivée ·à LausaI\ne? 'L'es' l1o·uvelles occupations te plaisent-eLles? Ton lnaître et ta l1wîlresse sont-ils bons pour toi? Ont-ils de 1a conlpréhension pour une 01nployée novice? La ,pension est-ellIe suffisante? T'a<>corc1e-t-on d-es .congés? ~ra santé n'a-t-el1e pas été ébranlée? As-tn besoin de linge, de vêtem.ents? Te laisses-tu gagner par l ennui? Les {,listractions de la viNe te Jont-elles oublie.r le vieux vHlage natal? Nous renseigneras-tu au ,p lus tôt et apaisera-tu ,les craintes de tes -chers paren.ts ? Pour toute .l a fanliHe : Ton f-rère Ulysse.
-
,248 -
-
L'âne
germer la semence. Bientôt ~es frêles ti,g es du blé recouvriront 'le sol. E.Illes passeront l'hiver ,sous un lourd ,m anteau de neige, puis, dès les ,premiers beaux jours d'avril, ellies s'a1longeront jus.qu'.à hauteur d'hotlllme pour se couronner d'un épi où mûriront Jes grains de la récdlte prochaine. En août, on aura la moisson, puis le battage; le 'm eunier livrera ensuite 'la farine <blanche avec .Iaquelle sont faits Jes pains si appétissants.
Grison, Illon aIlli, j'éprouve le besoin de te ténloigner ma chaude syIllpathie, car tu es la victime d'une stupide injustice et ,m~i, Je, n'aim~ pas Jes. vilenies. Tu ~st le dédaigné, le négligé, le ,m epnse parmI les anlUlaux dOlnestIques. On jette des quoHbets sur ton passage parce que tes oreilles sont 1égèrem,e nt longues, ta Inarche dandinante, ton pelage un .peu terne et gris. Et cependant tu rends une foule de services 's ans Illaugréer, sans exiger en retour une tiède reconnaissance. Tu th'es la charrette avec persévérance sur ,les ,c hemins raboteux. tu transportes des fardeaux avec une bonhomie touchante. ,Comme nourl'Hure, tu te contentes d'un foin grossier; -cornlme couche, un plancher rugueux. d'écurie te suffit. On dit que ta physionomie l'eflète l 'imbéci1lité. Je conviendrais plutôt que bien des gens pourraient s'instruire à ton école.
Dictées ohligea,m Inent communiquées !par un cotUègue. Réd.
ùes accords de Washington 'l'b ~me
,
1
Le paiD
. La bonne terre n 'a ,pas [e droit de somJInei/l ler. Le grain de la dernière moisson n'est pas enc ore converti en farine que déjà les laboureurs sont à l'ouvrage. La charrue tirée soit par des chevaux, soit par des bœufs, ou même par un trac.teur puissant, trace inlassqhlement les silJ.ons parallèles, é~ouiss~nt du Inênle coup l'éteule, les herbes folles, les engrais qu on Y Jette. . Voici maintenant les seIllailles. Le fI ornent et Ile sei'g le répandUs avec . adresse et régularité vont entrer en contact avec l'humus après le passage de ,la herse. Les plus fécondantes feront
d'examen donné aux casernes de Sio-n. le 2,5 juillet 1946
CIVISME
Le champ de blé
QueJ super,b e tableau qu'un chalm,p de b~é au Inois de jùiHet ~ Les tiges sont mûres. Elles ont pris ,cette teinte jaune d'or si fascinante et si belle. Les épis chargés de grains s'inclinent légèrement et se balancent au · souffle de la bise. Il se forme des ondulations harmonieuses semblab1les à -c·elJJ.es que Je vent soulève à la surface des étangs. Au travers de cette nler végétale, on distingue toute une floraison aux ,c ouleurs variées. Voici les cOQuelicots rouge sang, les bluets ciel clair, Iles vesces bariolées. Quand le soleil est haut sur l'horizon, la musique se fait entendre à son tour. L'alouette s'éJève comm'e une flèche v'e rs l'azur en chantant sa joie, de vivre, elNe se laisse choir nonchaJamm.ent sur la plaine attiédie. ' lLa perdrix en quête de bestioles, pl'O'Inène sa .fallnille sous les arceaux de cette forêt miniature qui 'est devenue le champ de céréalles:
249-
r 1
C'est à la detlllande -des Alliés que la Confédération a envoyé tille délégation ,à Washington. Quelle est l'autorité fédérale qui a envoyé ,c ette délégation aux Etats-Unis? - Le Conseil ·tédéral. Le Conseil fédéral ne siège pas dans une très grande salle. Pourquoi? - Il · cOlnprend 7 menl'bres seuleuuent. La note des ALliés a été remise à Berne par le délégué des Etats- Unis. Quel est le 'c onseiller fédéral .qui a reçu cette note? - M. Petitpierre. Pour'q uoi M. Petitpierre ? - C'est le chef du Département politique ou des affaires étrangères. C'est donc M. Petitp~elTe qui a e~posé à ses ,c ollègues que les Alliés r éclalllaient 500,000,000 en or à notre pays. Quel conseiller fédéral s'est certainement opposé im·m édiateIllent à de telles prétentions ? - M. Nobs. Pourquoi M. Nobs ? - C'est le Chef du Dépal'tement des Finances . ,Le ConseH fédéral 'a désigné tille ,d élégation [)lI'ésidée 'Par IvL Stucld pour se r endre aux Etats-Unis et tâ,c her de réduire les prétentions des Alliés. A,p rès de longues discussions, les accords ont abouti et i.1s ont été signés par les ·chefs des diverses déllégations. Mais en Suisse on est plus démocrate qu'ailleurs ·e t notre délégation n'a ,p as eu les pouvoirs voulus pour engager le pays. Quelle est donc l'autorité fédérale ,q ui a dù ratifier les accords de Washington ? - Les Charnbres .fédérales. C'es-t-à-tdke ? - Le Conseil national et 1e' Conseil des Etats.
< -
- 251:-
,:j50 -
LaqueUt de ces deux Chamhres a le .p-lus dt' députés? - Le Conseil national. En effet, au Conseil nationâl le tntité H été accepté pHI' 142 oui, contre 2H n o n. Sa-chant qu'il y a 194 dépu tés èlU Conseil national , combien n'ont pas voté? -
23.
Au Conseil des Etats il y Cl cu 24 OUI contre 11 non ; COlllbien se sont abstenus ? - 9. ComInent cela? ~ . Deux députés pal' ·canton soit 44 en tout. Sur !l es conseillers aux Etats qui ont voté, comhien pour 'cent 3:pprOxinlativelnent ont refusé l'aoc{)Dd ? - Vs, soit 33 113 %. . A.u Conseil national ln votation a e"u lieu le' 16 jLtin, e t au Conseil. des. Etats .le 18 juin; pourquoi pas le ,m ême jour è! Pour pel'1nettre aH Conseil ,des Etats de prendre connaissance des idées émises :par le Conseil natiolthl , Pour réparer des erreurs éve~ltùelIes cOlTllnises par ce Conseil; Pal'ce que les cOllsei'1lers fédéraux Petitpiel"l"c et Nobs ne pouvaient :pas se trouver aux deux endroits à la fois. COlnn1e on le voit, cette convention n'a pas ctJllLenté touL le monde, puisque au Conseil des Etats à peu Iprès le Jh cles Hlembres qui se sont prononcés ont voté cOllÎtre la cOllveutioll ; on sait d'autre part que beaucoup d'acceptants ont votè "ailS eonvic·t ion. Il est ctWendant heureux que 110S avoh:s puissent être débloqués et que les listes noires soient supprimées. Com:ment auriez-vous voté, vous. (Discussion .) On peut dire qu'-en Suisse, indirectement, e es\" le peuple. qui a ratifié la ,c onvention. CO'lll1n-ent le peuple? C'est lui qui nomme le Consei'l national (, t le Conseil des Etats. Histoüe
Ce n'est pas la première fois que la Suisse envoie une délé gation à 'iVashington. En effet, en 1847 déjà M. le conseiller fédél'al Druey est allé étudÏJer sur 'place la COlTstitution de ce pays· eHe a servi de base à notre Constitution de 1848 (fUi nons régit encore u1aintenant. Cette Constitution d·e 1848 et ses modifications successives ont placé l'aI~mée entr,e Il es lnainsde la Confédération. Pourquoi est-ce bien qu'il en ·s oit ainsi? Nécessité d'avoir un . C01l1'lnandement unique ; de défendre de la même façon toutes les parties dt:!
. 1
pays; . d'avoir une armée où toutes les armes soient logiquement représentées; ÎlmlPossibilité aux cantons pauvres de se procurer certaines arm,e s: canons, tanks, avions, etc. impossibilité à de g,rands cantons frontières comme les Grisons et le Valais de défendre seuls , leur territoire. De grands événmnents historiques ,se sont déroulés en Suis'-\e 50 ans avant l'élaboration de la Constitution fédéra'le de 1848 ~ c'est-à-dire en quelle année? - En. 1798. Quels sont 'ces événements qui ont montré l'impérieuse nécessité d'avoir une armée fédérale? - Invasion f,r ançaise par les ar'IDées de la Révolution. Connaissez-vous des ,pays suiss·es .qui n'étaient pas encore 'c antons souverains à ce mo.ment-1à ? ~ Vaud, Argovie, etc . Lequel a appelé les Français en Suisse? Vaud . Pourquoi les Vaudois ont-ils fait appel 'à Ja France? - Parce qlùls étaient sujets des Beniois ; ils voulaiept abtenir leur indépendance. Quelles idées, qui nous paraissent indiscutables aujourd' hui, les armées révolutionnaires .françaises répandaient-elles à. travers l'Europe? - Liberté, égalité, fraternité . Les Français entrèr ent. donc en Su.isse. Où se battit-on? Neuenegg, Frauenbrunnen, Grauholz, Morgarten, Stans, Finges, etc. Ainsi Berne, Nidwald, Jes petits cantons, le Valais luttèrent contre les Français, mais nulle part on ne vit une armée fédérale. A ,ce TIloment-là la Suisse était divisée. Pourquoi? Dissenssions entre: catholiques et protestants; dta,clins et campagnal'ds; 'c antons souverains et pays sujets; aristÛ'crates et démocrates. On dit aussi que les Français sont venus .en Suisse pOUT ~'ffiI1parer du tl'ésor de Berne. C'est vrai, mais on doit reconnaître qu'il y a une raison plus plausible encore si l_'on pense q~'à ce moment-là les armées .françaises fai.saient la guerre en Itabe, en A.llemagne et en Autriche. Quelle raison ? - Question stratégique: iPossession des cols des Alpe5. Ainsi la Suisse, à cause de ses cols, avait une grande importance stratégique à cette époque. P,r ouvez 'q u'elle a ·gardé son importance. -Pendant la dernière guelTe les cols des Alpes ont tenté les pays de l'Axe et les Alliés.
-
-
'252 -
Qu'a fait notre pays en 1870; de 1914 à 1918; de 1939 it 194 5 pour faire respecter son ter-rHoire ? Elle a gardé jalouselnent ses frontières en nlObilisant s on arnl"ée. Corument avons-nous ,pu garder notre neutralité p endant ·c es troi s périodes, alors ,que la Suisse a été envahie en 1798 ? - ' Aujolwd'hui 1a Suisse n'est pas divisée; elle a une armée fédérale, un cOil11nlandement unique. Quelle leçon devons-nous tirer de ·c~ s événements? - Rester unis. (Devise n a tionale.) Géogr aphie et éconGmie nationale
Au point d e vue du droit strid on peut discuter de .l'opportunité des accord s de 'vVashington; mais pour notre écononüe nationale, il est clair que le déblocage de nos avoirs et la suppression des lis tes noires auront d'heureux effets. Quelles diverses bra nches d e notre industrie figuraient sur les listes noires? - Machines, - Moteurs, ---' Can1ÎollS, - horlogerie, ~ Fabriques de munitions, etc. Il faut reconnaître que pendant la guerre nos indust.ries se· trouvaient dans une situation difficile. Comment cela? Le pays était entouré par l'Axe; l'Allel11agne et l'Italie pouvaient couper notre ravi taiUement et nous affanler. Les Alliés nous Teprochent nos livl}'aisons à l'Allerüagne; que serait-il arrivé à nos ouvriers si nous avions -refusé les C01nman-· des de l'Axe? - Chônul!ge. Les autres industries auraient aussi été atteintes. COllunent. cela? ~ 'Ll11possi,b ilité d'avoir du fer, de 'la houl'Lle et d'autres. Inatières premières. Monsieur Stucki a donc 1110ntré à ses 'P3Jrtenaires que sans. nos livraisons à l'A.llemagne, 'la Suiss·e n'aurait pu subsister pendant la guerre . Vous auriez dû vous oe·cuper uniquement d'agri .. >culture et abandonner l'il1dus tri e lui a-t-on dit. Qu'a répondu à cela M. Stucki ? lm'p ossibilité à plus ,de 4,000,000 d'individus enserr és dans un petit pays surpeuplé, de vivre sans in-· dus trie. "', - Régions qu'on ne peut :cultiver : lacs, I nontagnes, pâ-· turages, forêts, etc. Il faut aussi du fer pour l'agri,culture qui a besoin de machines, d'outils. n faut.
.1
~5'3-
produire dans le·s ·f abriqu es .les insecticid es pour le traitenlellt des plantes . Il. f au t .des habits , d es mé.ctica nlents que n e ,p e ut produire l'a griculture. L e d é légué du Canada , M. Mackenzie a dit à M. Stucki : l\1a b COmlTI·ent f aites -v ou s pour 'ConcUl~l'enCer nos industries alo rs que vous n 'avez ni h o uille, ni fer , ni autres matières prem ières, n i déb ouchés ù b m e r, ni cOilon,ies. Qu 'a r épondu M. Stucki ? - Par la qualité d e uns produits. Et COHnnent obten ez- volis cett e qualité ? . - Pal' .la fonnatio n d es cadres, c'est-8. -dire des chef s, dans les écoles d ~ ingénieurs , d a n s les technicnms, ,dans les écoles sup érieure s, etc. ; . par la formation d es apprentis préparés d 'abord dans n os exceUe nte.~; écoles primaires, continuée dans nos écoles secondaires, puis .professionneHes; par le perfectionnement continuel de l'outillage; .par une excellente spécialisation et une longue tra,dition; par une conCUl~r e nce qui f avori se l'énlulation entre l es diverses fabriques. Et .pourquoi vous spéciali sez-vous dans les industries telles que l'horlogerie, la bro deri e et les machines d e précision? Parce que d ans ces industries les matières premières que nous devons ilmporter sont de peu d 'ilnpol'tau-ce : c'est la nlain-d 'œuvre qui compte ; parc-e que les frais d e port sont peu élevés . M. 'S tucki a dit encore : « Dans une petite nlontre en or , vendue 250 fI'. l'or n' entre que pour le 8 % seulement de la valeur. Quelle est donc la val-eur de l'or d'un e telle montre? - 20 F r. Que représente le reste ? - Main-d'œu'Vre. Ce -qui fait quelle va leur '7
-
230 Fr.
Le délégué sui~se a été fiel' de pouvoir montrer que nos exportations ,s e font dan s les 5 continents. Qui sait quels sont les ~. continents : - Europe, Asie ... Qui sait les montrer sur ln carte? ;Montrez. Il n 1 y a pas un pays d 'Anlérique où nous n ' ayons pas de.s
.-
comptoirs pour la vente des montres. Qui sait nommer 4 pays en Amérique du Sud ? Montrez-les. M. Stucki a égalem ent posé une question au délégué des E tats- Uni s. P ourquoi, hù a-t-il dit, vos grandes villes sont-elles situées. sur l'Atlantique, non sur le Pacifiq u e ? - Partie habitée d'abord; r égion en regar d de l'Europe avec qui les Eta ts-Unis ont été surtout en relations; légion possédant à profusion houille, fer, pétrole nécessaires à l'industrie et au commerce. Quels sont les pays avec lesquels nos délégu és ont discuté à ,\1 a shington ? F rance, Angleter re, Etats-Unis. Qui 'sait montrer ces payiS sur la 'c art'e ?
-=-
Maintenant nos industriels 'peuvent f acilemen t ex,portcr 12 lu's prod u its ; pourquoi? ' Suppr ession des listes n oi'res' frontières ouvertes; pays r avagés à remettre en état ; u sin es concurr entes détruites dans bien des pay~ r Pou rquoi devons-nous quan d m ême nou s effor cer de ,p roduire tou jours la qualité ? Pou r conserver la clientèle; Pour la réputation et l'honneur du pays .
Cl. Bérard .
Prornenade à travers la langue française Le célèbre Père Porée, signalait de son temps (XVIIlme .s.) tous les r a vages que le roman n e ·cesse d'aocumuler dans le~ mœurs publiques . De nos jours, ,ces r avages son t les m ê·mes : t: QueUe est, je vous prie, dit-il, cette éloquen ce d ont les romans fournissent .des sources si fécondes? » Ce sont, dites-vous, ces n a rrations a isées et 'c oulantes dont la m arch e est toujours égale et iranquille. Dites plutôt ces narra tions, vagues pour la p lupar,t, qui coulent à la vérité, mais comm·e des ruisseau x qui s'é.g aren t en serpen tant, qui .s 'atta.chent à tout ce qu 'ils rencontrent, et ne vont se p erdre qu'avec u ne len teur extr êrrne. « Ce sont ces des'Ûr ip tions agréables, ces peintures brillantr",s de lieux en ch a n tés. Dit es plutôt ces descrip.tÎons frivoles, qui brillent p ar l'éclat de l eur s c ouleurs et qui, ·comm e des tableall x san s ombre, éblouissent par trop de lurn,i ère.
055 -
« Ce s()nt .ces discours brillants et animés qui affectent l'â m e cl' pH~s siollS douces, et y répand ent une agréable sérénité. Dite&
pl utôl ces di scours ianguissants et d'une fadeur que l'on a peine' :'t supporter. « Cc sont ces conversations enjouées, élégantes et assaisonnées d e gl'â'c e ·et d'urbanité. Dites Ip 'l utôt ces conversations vides et inutiles, ,q ui sont si grossières par l'af.fectation qu'on y r emarque, et qui dégénèrent souvent en pédantisme. « Ce sont ces profusion s de ,n eurs odorantes et pleines d ' un mie l ,doux et parfumé. Dites plutôt ces 'petites fleurs fanées dont le s uc expri.mé, bien loin d e donner le miel délkieux de l'Attique, ne produira j Uluais qu ' un mi el >du Pont: n1,Ïèl empoisonné, et m o rl e l ft la sain e élocution, comme on ne l'a que trolp éprouvé. » Et l'auteur ajoute avec non moins de bon sens: « On peut COITOIlll:pre les mœurs en deux manières'. On p e ut y m êler d e 111auvaηs es -choses, ou Jeur ôter ,c e qu'elles ont de bon. Double désordre des ronlans. Ils jettent dans rân1.e la SeIuence de plusieurs vices ; ils y étouffent le .gernle -de p~u s ieurs vertus ... Je découvre trois vi-ces principaux auxquels les rOluans donnent éntrée ·dans le cœur des hOm111eS et dans celui des jeunes gens en particulier. Ils les rendent téméraires, paresseux; ils corrompent le ur cœ ur e t leur apprennent Ù corron~pre Ic elui des alÜres . )} Ne convien d l'ait-.il pas, a ujourd'hui où tant de jeunes gens, garçons et fill es, raffolent de la ~ecture de toutes sortes de romans et souvent de rOrlllanS extrênlement pernicieux, de mettre ·cette jeunesse en garde de te1lltps en teillips ,c onke un danger très .:.gl'ave qui mena-ce leur innocence et les bonnes Œnœurs ? Il nous selnble que les éducateurs, parents et personnel en-seignant, ne peuvent pas, sans mamIner :à Jeul' devoir, se désintéresser ,d ' une ,q uestion aussi im.portante. Nous dirons la 'm ênle chose des cinémas qui reproduisent fl'équell:uuent des scènes l'-Olnanes'q ues. A ce ,s ujet, nous avons rencontré il n 'y a pas longtelnps une statistique ·effrayante des. ~~ ol1séquences de ,c hoses vues ft l'écran. J.
De la prononciation de certains termes 'l'out un chapitre serait ù écrire SUl' la prosodie, les règles ,d e la prononciation . Il intéress erait peut-être certain,s orateurs , ·"des acteurs de théâtre ou d es professeurs de diction. Pour les ·l ecteurs de l' « Eeo]e P.rhnail'e )}, c'es't -à-dire ISUrtOUt pour le per,sonnel enseignant, nous nous contenterons d'indiquer Ja pronon'd 'a tion régleluentaire de quelques Inots d'un us,a ge aSiSez courant, .q ue des gens mêane cultivés prononcent souvent d'une manière ' i ncorrecte. Nous Les dOnnOll.'S autant que possihle par opdpe aLphabétique {'l en olonne en indiquant en reg,ard 'La façon de ij·e s prononoer.
F
-&57 -
- &56-
Termes adéquat anis a oût aoûter automne automnal arctique aigui,s,er bacille bayer burnous bœuf
c·i ller olown clulb co.baye coût ,chre's tomathie cU.stiller district dono
équestre épizootie exact frétiller fouet gageure hennir inex,pugnab1e jadis Jaguar jungle
junte Is,l~aël
UquéJier
Prononciation Termes ·acLékou.at ani 'ou a-ou-ter autonne au-tomm-na.l ark-tique gi ou gui bacile
lis
Prononciation
1is8 (li en terme de blason) loqu·a ce lo-kouac,@ lunch Jeun'-tch' myrtille myrti-le mOE'Ue moalle .n1Œur~ mœui- ou mœurC-8 oJms obuz'e os>ci'l ler os,ci1-}.er bâ-yE'l' punr.h ponch' burnous.s quadrag,énaire 'koudragénaire tbeuife au sin,g. ;pa,chyder,m e pakyderme ou Ib eu au lP.luriel ipachy,derme et dans bœuf , persil persi gras quadrature koua,drature cier in-'quarto in-kouarto cloun quaSôier kouassiel' club _ quelque- quiet kuiet fois deub 'quinquag,énaüe k uiniqu'a génaire r.obaï quintuple kuintuple sanguinaire cou sanginaire lS·anguinolent dlrestoma.cie s~mgui.nolent sanguin dilStil-le-r sa.n,g"uin 8cille distri.k scil-le sculpter 'donk au corn. ISculteir ,d'une p~l1'M'. ~ et second segoncl (~('vant une sille sile voyelle Biller BiE'l' éku-elstre scintiller SlCÎntiler ou éipizoo-ti ou ,scintiier ou épizoo-si ·Sjpech S!pitc-h' exakt signet. . Bi.n et fréti-ier titiller titil-le:r J',ouè et non foi transgreSB1eŒ' tranzlg resser gajure (préfixe trans han-nir se 'p rononce ine~puknable tranz u..b1quité jadi,slS ubikuité umble j'a gouM' omble jongle v ruüi Uer vaci1-ler ou jonte vaci··ier Issraël (devant vertidUe verticile ù:ne consonne votatille v.olati-ie yu.cca 1'1'3 est dur) y'Ûli-cca 1i-kué.,fier tramway tramouè, ou tout 00urt tra,m
Nous avons !laissé de côté no.mbre de mots d'Ü'ri.gine étrangère, .qui son.t peu employés ou qui ne Je sont que pour quelques catégories de IpeTSOThIles. C'est ,l e oas, en particulier, des tennes de spo,pt. Nous n'avoJlJS Ipas fait Inention non plus de ~ots où 11 s'agit ou non de tenir ,con1jJ)te du redoublelneni de conso.nnes. Nous ne VOUlIons pourtant ,pas ;pousser les gens au ,purisme; ..l'essentiel c'est que la prononc1ation ne soit pas choquante et se conforme à l'us.a.ge générale·m ent reçu. L'i'I nportant pOUl' nous, ,e'e1Sft 'q u'elJe soit a.vant tout distinote. 11 es't bon d'avo>Ïr recours à un bon d~ctrlonnaire, celui qu'on ,a vait à l'Eco1e no.nmale. J.
VARIËTËS LE RANZ 1) Oh! Ranz, du Sui's se nohle chant! Avec ' quel'le joie on t'entend Sur l'aLpe richement fleurie Evoquer sa ·chère ,patrie! 2) Tu lui parles de ses grands !Inonts,
Des eaux qui descendent pa·r bonds, De ses veJ,doyantJs pâturages, Egayés de Inil1le rama.ges, 3) D'oiseaux sé:rniJ11ants et ·chanteurs, . Mêlés aux iodels des fpasteŒJ:s;' De ces ·s oirées douces, ,s ereines, A,gré~entées de chansons saines . 4) Tu résonnes dans les forêts,
SUl' les rocs, dorés de genêts . Tes aocents suivent lI a génisse Qui longe lentemen~ },e bisse.
5) Touchant symbotle du pays, Tu r6pands un parfum de 1,1s; Nul patriote ne t'oublie, 'Même loin de S'on Helvétie. 6) C'est toi qui faisais ,déserter Le Inercenaire, à l'étranger, Envahi pal.' la nostalgie De sa te:r:re· toujours chérie. 7) Chant ,pastoTlwl, chant de mon cœur, Jusqu'à Inort, fais mon bonheur. Echo des âmes vraiment libres, Qu'à jalm ais, en Suisse, tu vihres. Sion, Je 24. 2. 45.
J. A..
-
- QW-
2·5H-
FICHE DE VOCABULAIRE
FICHE DE VOCABULAIRE
A la Ferme (suite)
.A l'étable et la laiterie (suite)
XXI. A l'étable et à la laiterie
17/b) Les mots dans le tex te. Pénétrons maintenant dans l'éL\1)10 où, atta'Chéès à :leur chaîne numinent une ·dizaine de vaches: ([uelques veaux avancent vers nOllS leur muf.le brun, tandis qu'tm taureau, à l.a puissante encoluTc, meugle il notre approche e t 110US regarde l'œil uléchant. Assis sur un petit .es'Cabeall, il e vacher procède à 'l a traite. Du :pis gonflé so,rt ft chaque pression de la 111ain un min-ce fil de lait ,qui giole dans le seau en fO'vmant une lllousse b'lanchâtre . .- \pporté à 1.a .laiterie, tenu soigQeus-ementau frais -dans des jatte-s disposées sur des claires-voies, il se Tecouvrira bientôt d'un e épais's e cou.che de crêlne fllppétissante. Agitée dans des barattes, elle se 1ransfOl'lmera en ce beurre appéüssant que nous apprécions à noIre petit déjeuner. Le fr01nager chauffe ensuite le lait dans Ull chaudron de cuivl;e, puis il Il 'additionne -de présure pour le faire cailler; après diverses luanipulations, i'l en obtient un pàte h0ll10~ène qui, p:la.cée dans les moules et salée à ,point, donnera ,l e fro;llage avec lequel on fera de d·élicieuses fondues ou d'onctueuses raclettes. Des soU's-lProduits on retirera le sér'a.c le babeurre, le petit-lait. C'est ainsi que la grande famille .des hovidés, en lui donnant son lait, sa .chair ,e t sa peau, rend de précieux servi-ces Ù l'hOlllme. Aussi les paysans s'effOl~cent -de développer ileuf :cheptel, ,d e séloctionner et d'u;lnéliorer :l es ,r aces. EXEBCICE D'ElLOCUTION
178) Qu 'est-ce qu'une ,é table et qu'est-ce qu'une é~urie? Cherche la définition des 'mots suivants: un berger, un pasteur, un pâtre, un bouvier, un vaICher, un maquignon. Qu'entend-on par les bovidés? par le menu hétaill ? pal' le gros bétai!! ? Qu'est.ce que lI a race bovine, .la ra.ce ovine, la race IPnrdne, :la rnce chevaline? Cite quelques rUJlninants. Que sais-tu de l'estOlllaC de.'.> nnninants? COlnbien CIe trayons <conlpren-d le 'Pis de ·la vache? -celle de la chèvre? Coal/ment et avee 'q uoi ,f abrique-t·-on Je beurre? PaI'lle du fro-mage gras; du fro-mag·e luaigre. Quetle diff('ren.ce y a-t-il entre la 'l'a'olette et la ,f ondu e? Qu'entend-on p:.H le cheptel? QueLles sont le s différentes races de bétai,l élevée·s ('n Suisse? Cite .q uelques variétés de frOlnages. Quelles sont les particu:larités :de la race d'Hérens ? En Valais, Je bétail es t transhumant, qu'est-.ce à dire? Les transa,otions, ventes et aehat-s, se font sur la ,place de foire; 1'a'c heteur donne des arrhes; Il e ht~ tai! a quelquefois un vice rédhibitoire, qui rend la vente nulle. Cherche dans ton dictionnaire: arrhes rédhibitoire.
179) Remplace la créche ruminent beug,lement beurre fromager bétail ,l 'étable
lBS
No '3
'Points par un des -term·es suivants:
de la ·crème Ile !pis Inenu bétail fromage p résu r e .cherptel étrHlez
trayons lïJJminant baratte .a rrhes r3>ce fumier
mugit laiterie malaxer vice rédhibitoire pasteurisé
Les vaches 's.ont attachées à fl a ... , elles ". paisiblement; elles poussent de 'l ongs ... ; le taureau ". Le ... gorufilé ,de :] ait comprend 4 ... Les chèvres, Iles moutons 'c onstituent ~le ... ; ce sont des ... On appo-rte le ,lait à la ... ; on en tire du ". et -du ... Tourne lIa .. , si tn veux avoir du beurre que tu '" ensuite .pour en exh'a ire toute l'eau. Le ... ajoute de la '" dans le lI ait, afin de le faire .. . Lorsqu'on a -donné des ... lB nl arché est .conclu; on 'Ile peut plus se dédire. Le '" 'Va1aÎ's,an 'co'l11Jprend quelque 50,000 pièces de .... la ... d'Hél'ens domine. On doi,t toujours déclarer à l'alc he,t eur un " ', s' non Œe marché peut être annuLé. Mettez de la litière dans l' .. . afin que 1e bé.tail Teste pro.pre, puis ." les vaches et brossezles bien. Sortez tous J'e s soirs le ... A J'école on nous sert du lait '" Les ,gournna'llrl'S se délectent de !l a ... fouettée. 180) Donne des qualificatifs -aux noms suivants et fais-"l e'!\ t:utrer dans de courtes phrases: lait, beurre, crème, fondue, raclette, f.roulage, muf[e, encolure, mamelle, vke, .cheptel, vache, bœuf, veau, étahle, pâtre, bétail, des animaux à pieds "" race '" 181) DonnB des ooznpléments déterminatifs aux noms suivants et fais -les entrer dans -de ' .courtes phrases: motte de ... , -fromage de ' '' , l'ace de ... , bœuf de ... , bétail de "', mar chand -de .,. 182) D onne des compléJnents à ces verbes et fais-les entrer dans ·des 'p hrases simples: ruminer, mugir, rt~aire, beugler. nchetel', déclareT, conolure, sor tir, se délercter, affourager, écrèmer. 183) Indique quel est le petit de ces animaux : La Jurne·n t (-t son ... , la vache et son "', la chèvre et son ... , la porùe et ses .. . , la .cane et son ... , l a ·chielmes et S'es ... , le la.pin et ses .. ., i'âness-e et son "', la brebis et son ... , ,l a laie et ses ... 184) Donne les mots de la famille de lait. 185) Contraires : du beurTe rance "', du fromage gras 186) Quels sont les synonymes de ces mots: fromageri~, mmllelle. 187) Indique les homony mes de ces mots: seau, mousse, pi~, lait.
-
FICHE DE VOCABULAIRE
xxii.
-
260-
No
261-
No
FICHE DE VOCABULAIRE
~U
45~
A la basse-cour (suite) A la basse!"cour
190) Remplace -les points ,p ar Il es -m ots suivants:
188) Les mots dan's le texte: C'est ~la partie anhnée de l'exploitation : on y chante, on y 'c rie, on s'y bat, on y g.rouille, on y pullule. Les coqs au pilumage luisant et à la crête écarlate s'égosillent à qui ,m ieux .m ieux en de pui's sants cocoricos. Les dindons :lancent :dans l'air -leurs gloussements stupides. Les oies cacardent et poussent des cris féroces et dérobent aux lapins calmes et ·doux des trognons de choux qu'on leur avait jetés. Un paon urgue1Ueux s'e pavane, se rengOl'ge et fait la tI"oue. Le pigeon~ au vol lourd et régulier, roucoule sur le toit.
cocorico gtlousser fTaÎS coquille couveuse lait de poule gésier
Mais lor.sque la fenmière d.istribue le grain aux volailles. les poules cessent de caqueter, les poulets, les dindons accourent de toute la vitesse de leurs pattes .pour pi,eorer l'orge et 'l'avoine, Les -c anards et Jes oies, qui plongeaient et b~r'botaient dans la mare, arrivent aussi en boîtant ou en se dandinant. Le coq a fini ·de claii·onner. Seule la mère-poule qui 'Couve ses œufs et la pondeuse dans son nid restent insensibles à J'appel de la 111-énaaère. Le devoir avant tout. Lorsqu'un épervier reste suspendu ÏIn~lobile ou tournoie au-dessus de la basse-,cour, paraissant choisir sa proie, tout ce 'monde disparaît dans un tUIuulte aS's ouI,dissant; mais quand lVlinet s'égare au nlilieu de toute -cette gent ailée, il tst accueilli par un beau tapage; aussi juge-t-il prudent de baUre ,en retraite.
De ses ." le coq éparrpiUe le fumier; il l.ance un · .pui's sant ., ._ La poul'e "', le 'c a.n ard ''', la mère-puule ... , Je canard ... dans: la ffi,a re, Je paon fait .,. Bois cet œuf ... il a été '" ce matirt. Les Chinois, dit-on, raifo:1ent -des œufs '" Le petit ." caS'Sie [a '.,. et sort de l'œuf. La p'Oule saute de son ... ; elle .,. le soJ et ". l,es grains qu'eLle a déteIT'és. Dans les ... il faut maintenir une teIupér,ature constante, sinon les œufs 11' ". pas. La poule abrite sa ". 'Sous ses ... Ce n1Jal,a de est bien faible; donnez-Jui -du ... de poulle, 'cela lui fera du bien. En hiver, .~e ... rôde souvent autour du poulailler. Un .,. a mis :la basse-cour en émoi; s'e ul !le lapin placide n'a pas, quitté sa place. Cette poule est une ex.cel~ell'te ,." La poule ,a vale les grains; ils sont broyés dans le .,. La po-qUe fait partie de la fanülle des .,. et .Il e canard est un ....
EXERCICE D'EiLOCUTION
189) Quels sont les ani,m aux ·de la basse-rour? Quel est le cri de la ;poule ? :de la mère-poule a'cco<mpagnée de ses poussins ? du 'c anard? de 'l'oie? Qualifie .Ia crête et le plUIllage du coq. Que font les canards dans la mare? note leur dénlarche. Que ,fait le paon? A quoi sert le jabot? le gésier de la poule? Qu'estce qu'une ~ouveuse artificielle? Indique la s:eène qui indique a) l'arrivée de [a fermière; b) Je pas.sage de l'épervier; ,cl . l'irruption du chat dans 'la bas·s e-cour. Queme différence y a-t-il entre la volaille et unvo,laÜlê ? Pourquoi le canard et l'oie ont-ils des pattes palmées? Qu'est-ce qu'un po~let, une poulaI,de, un chapo.n ? Que 'signifient tles verbes gaver, VIder, plum_e~', f,lamber une Ole Distingue ces patI"ties de 'l'œuf: le h~~nc, le .Jaune, la (')ha~hre ~~ air, l'ernhryon, le gepme. Quand IIncubatlOn est .achevee~ 1er;;· œufs éclosent et le poussin sort de sa coquille.,
?
Qu'est-ce que -du lait -de ,p oule?
eTgots barboter pous,s in gratte éoloTe épervier palmipède
caqueter la roue pourri peDchoir ai,l es renard
cauüaner pondu poussin picore couvée pondeuse
g- al~inacée
191) Donne un qualificatif aux noms suiv,a nts: la crête , les pJumes du ·c oq, les pieds du canapd, sa démar.che, une couveuse, une pondeuse, une dinde, un 'Coq, un paon. 192) Fais entrer les vei'bes suiv,a nts dans de courtes phrases: caqueter, glousser, picorer, cancaner, Toucouler, gratter, bar~ boter, c.acaTder, se pavaner, faire ~a roue, ga'Ver, cas.ser. 193) Donne un com,plén1ent déterminatif à chacun -de ces n()tffis : un branc "', un œuf de "', une poule de ... , .}.a démar.che du ... , une coquiJUe .. " le roucoulement du ... , I.e glous's .ement du 194) Donne des 'mo1:-s de la famille de plume. 195) Donne un hOlnonyme du mot crête; du mot plulne. 196) Express.ions à ' connaître: Quand ,les poules aUTont .des dents. On ne f.ait pas à'omele:ttes sans casser des œufs. L'œuf de Colomb.
.\
-
- 282 FICHE DE VOCABULAIRE
FICHE DE VOCABULAIRE
No 46
199) Remplace les po.ints 'p ar des mOrts suivants:
197) Les mots dans le texte.' après avoir p.assé un Il ong hiver
à l'étable, le bétail est monté à l'aLpage aux ppenùers he,a ux jours de rété. Il y r,e stera durant 3 ,Inois, broutant Je fin gazon, l'herbe panfuInée et .c31piteuse des hauts ,pâturages. Le jour de l'ina'l pe, les vaches ,s e 's'Ont affrontées dans de redoutables -cou11Jbats, ,aprèYi quoi on a prodllamé ;l a reine du troupeau. Durant 3 mois, k 's l'D'chers répercuteront les gais -ca'l'ill.ons des son11-aÎllles, et récho renverr,a Ire s ühants des armaiLlis. Troupeaux et bergers coucheront le ip lus souvent à la be1le étoile, Ic ar ,l e ,c halet n'abrite que Ir fromager et ses aides. Dans les flancs de ,l,a ,g rande chaudièr-e de ,c uivlre suspendue sur le foyer rustique, Je « maître » ;prr éjpare le from:agre. D.es touristes, des ,a lpinistes, des a'n1ateurs ,de la helle n3lt.ui'e rendront rparfois visite aux pâtres. LIs boh'ont dans -des écueLtes de bois ,ce lait ,c rémeux dont ils feront leurs déliices. Mais aux premiers f'r oids de septembre, ole bétail redesrcel1Jcka 'au vnrlagf , la reine f1.eUJrie 'etcnrubannée en tête du troupeau.
brou,peau inalpage ou in all,p e fenil enclume combat canaux fourrage
198) Quand le bétail lnonte-t-il à l'·alpage? Quand re des·cend.:il? Pendant ,cOlIubien de terilJps y 'reste-t-iJ '? Quelles qualités donne-t-on .dans [e texte à ['herbe des hauts pâturagesCcmnnent appelle-t-on en VaLais 1re jour .de ,la m.ontée -à !l'alpage? le jour de la descente? Qu'entend-on ipar lI a treine du troupeau '? Qu'est-ce que cela veut dire: -coucher ,à la belle étoile? Quelle est la nourrÎ'tUJre principale des .pâtres;? Qui rend parfois visite aux armai'Llis? Quelles sont les a.ctions du f.au,c heur ? du faneur? Qu'est-ce qu'un andain? Pourquoi retourne-t-on l'herbe? Cite quelques inseotes qui :puillu'lent dans Iles pres. Pouvquoi arrose-t-on les l)rés ? COlTIIment 's'appeUent les canaux qui serv.ent à l'irrigation des pres ?
écueIJe irrigation bel:le étoih> andain « désa1pe » faneur aiguiser
produit faux alpage g'l ange reine produits
a ['mai1~i
coffin bisse laitage chéneaux aspersion foin
. C'est aujound 'hui rre jour de l' ... ; le Ib étail 1110nte à l' ... ; on ' tà des ... paLpitants; puis on p.rO'c.J3.iluera :la ". du troupeau. Les ... cOUi~heront à ,l a ." ma1g.ré Jes intemlPéries. Ils se n.ourriront principalement de ... ; Les ,pâtr.es boivent le Jait dans des .. , de bois. Le jour de la ... les proipTiétaire:s viennent reconnaître leur bétaill; ils se partagent aussi les ... de la saison: beurre, fro- · mage, sér:ac . En Vt3[ais, on prO'cède à l' ... des prés. L'eau est amernée dans des ... 3!ppelés ... ; on utilise ,par fois des ." .de bois. Les faucheurs battent la ... sur un :petit ... d'acierr ; i,l,s l' ... à 'l'aide de Ja meule plalcée dans un ... L'hel,be ,c oup'é e s'a!monceilJe en ... Les ... l'étendent SUT le pré , et lorsque Il e ... sena sec on ile rateill era en ta'S -et on · ramènera au '" où ft la ... ; il constituera UtIl e:x:c-eJll ent .. _ pour le" bétâi:1. L' ... d-es prés et des vignes -s e fairt Iparr1'oi'S p 'a r '" Hssister~
W
EXEBCICE D 'EILOCUTM)iN
- No "
A l'alpage et sur le. pré (suite)
XXIiI. A l'alpage et sur le pré
Au 'Son de l'Angélus, les faucheuI's ICo.lIlunencent Jeur trav:ü!. La faux décrit un demi-·cerde rapide sur le p.ré, puis .l'herbe cou .. .pée al:! ras .d u sol se ,coll'che en andains -ré.guliers. De temps en teIIljps, J'hom·m e s'aflrêt-e, essuie sa lam,e avec une poignée d'herbe' ,pui,s .retire du -c offin 'frocro-ché à sa fceintUJre !la pierre à aiguiser qu'il !p3'sse rapidelnent 's ur la Jame polie; ensuite le travaiJ reprend au 'l11'êlne rythIne régulier et ,cadencé. Louison apporte le déjeuner à son ;père; puis, avec la fourche, e1le étend l'herbe qui s'offre .aux -caresses du soleil. Elle tOUJrne, ·puis ratem-e le foin embaumé qui servira de f.ourrage au bétail
263-
200) Verbes.' donne un -con1p~ément aux. verbes suivants el ' cIIlJploie-,les dans de courtes phrases: faucher, fan-eII', irrigueT, aiauiser, «. inaJ:per » , coucher, rentrer, j"a'teler, brouter. désalper. 201) Qualificatifs.' Qua!lifie par 'p lusieurs adjectifs si pos- · sible les noms suivants : la faux. ,l'heI"be, J'es prés, les faucheurs , les his.ses, 'l 'eau, une prairie, une faucheuse, du foin.
202) Compléments détenninatifs.' CO'I_TIlPlète ,l es no.ms sui- vants et fais-les entrer dans de 'c omtes phrases: Un troupeau de ... ; ~e carillon des ... ; la reine du ... ; ,les -chalets de ... ; ~a nourriture des ... ; J'herbe deS ... ; la chaudière de ... ; des écuelles de ... 203) Remarque le genre: le garde du ,b isse, et la garde des , troupeaux; un ohéneau. 204) 'Cite quel-q ues Beurs des prés. CI. Bérar.d.
-
264 --
HISTOIRE
ues histoires de grand-père POUR MIEUX CONNAITRE L'HISTOIRE Les druides -
La cueillette du gui
Mais pourquoi, grand-'Père, ~e druide s'est-il arrêté sur le p 'l ateau de Vérossaz pa:rce qu'à cet endroit i~ y avait une forêt de ·chênes? P:al'ce que les druides reconnais's aient ,l e gui qui croît sur le ,c hêne, comme une pŒante 's a,crée ,c apable de guérir tous les maux. COID'lne tu le sais, on trouve des quantités de gui sur Je pin (la daille) , mais îlest assez Dare qu'on en rencontre sur :le chêne , ,ctont :l'écoDce plus dure ne permet pas à lI a ,graîne de gel'llner. Le !lendem'a in du jour où 'l''On avait tail1lé la pierre, le .druide prit avec Il ui le jeune TOTliTec qu'i'] initia.it aux rites sacrés, et tous Il es deux explorèrent la . forêt. n f.a11lait en effet repérer les chênes .pol"'teurs de -ces belles touffes vertes -dans lesqueliles 1es baies hlaI1Ches bri'1lent cnmUle des .perles de nacre. IQs exanlinèrent pendant longtemps tous les arbres de la forêt. Dép01iil1és de leurs feuiUes par Ile froid de J'hiver qui venait de com,mencer, les chênes laissaient fad:lement aper-cevoir la précieuse plante. Aus,s i TorHrec tomha-t-~l bientôt en arrêt devant un chêne ,m agnifique 'e ntre les branches duquel on apercevait plusieurs sUiperbes touffes de gui. - Grand · prêtre! grand prêtre, s'écria-t-ill, j'ai découvert ,la plante salc rée. · Le druide accoU1'Ut. - C'est magn1fique, s'écria-t-iŒ, et nous ferons ki une abondante réco.lte. Nous void vraiment dans un pays protégé 'Par les dieux. 'Veux-tu, gr.and prêtre, que je nlonte 's ur l'arbre et que je détache 'le gui pour to.i ? - Garde-t'en bien enfant, tu serais maudit des dieux. Ne cueille jamais le gu'i que sur l'ordre du grand prêtre. Le sixième jour de 'la ,lune, toute la tribu .se réunira sous ce chêne. J'endosserai ma tunique blanche et nous étendrons sous l'arbre· un granct drap im·m aculé. Comme je suis trop vieux pour monter sur ce -chêne au tronc .m ajestueux, je te donner'a i ,m a fauGiilile d'or et c'est toi qui couperas Iles touffes sacrées. -->---.
-
265 ,-
- Oh ! mer.ci 1 grand prêtre; quell bonheur 1 - Ce sera . en effet un .grand bonheur pour toi de pou voir p.rendre part à ·cette -cérémonie. Les chefs de chacune des 8 fami~les recevront une touffe de gui qu'ils eluporteront chez eux, et Ils la conserveront avec soin. Ainsi les esprits malfaisants s'écarteront et nous vivrons en paix sur ce plateau, ·a u mi~ieu de ces hautes Illl0ntagnes. Tu verras petit,com.m·e la fête sera belle. Nous ,i'Julnolerons aussi deux ' victimes pour honorer le dieu de la tribu. - Q"!leHes vi ctinl,es, grand prêtre? - Si nous étions phlS rirches, nous ÏrnlJmolerions deux tau- ' l'eaux blancs sur l'autel que nous venons de préparer. Mais [es dieux ne denlandent pas ,}'impossib[e. Nos ,chasseurs se mett~ont eu quête de gibier. Ils prendront vivants dans la forêt des cerf~ de~ l?iches, ~es ,faons, ·des daÎlns, peu importe, pourvu que c~ SOIent des ammaux purs, et nous ],es offflÎrons en sacrifice. Tous les assistants boiront .Je sang des victinles. De la sorte les dieux seront contents et Ile gui portera bonheuT à chacun. Puis nous fe- . l'ons un grand festin. - Comme je m'e -réjouis d'assister à -cette cérénl0nie, grand prêtre! - Tu as de 'la chance, en effet. Je ferai de toi nlOn successeur, Plus tard. tu béniras les naissances. Il es mariages, les funéraiiIes, les guerriers. Tu chasseras les 'mauvais esprits et tu rendras la jusHce. Si quelqu'un refuse de se soumettre ,à tes 'Ordres tu lui interdiras de prendre part aux ·cérémonies religieuses et' tout ,le monde' s'écartera de lui. . Tu profiteras aussi de ton autorité pour eunpêcher les O'uer·l'es .entre les famiilles ·et entre les tribus, et si tu ne peux ybparvenIr, tu donneras aux guerries de ton clan les insignes protecteurs qui rendent Œes dieux' favorables. Tu seras juste et bon et chacun te respectera. - Merci, grand prêtre 1 Oh merci de la fa'veur dont tu m'honores . .Te ferai cmUlue tu Ille l'ordonne et je suivrai ton exemple. Cl. Bél'al'd. N'Ota, - . Les peuplades ·du Valais' connurent Je bronze et le fer .probablement . travaillés dans Ile pays, car certains objets portent une orneUlentation dite valaisanne fOfrmée de cer{~les centrés. L'âge du fer comprend deux périodes: la première celle de j-lalstatt, la se.conùe 'c elle de la Tène. La première est peu représentée chez nous; celle de lI a Tène par -contre nous a fourni des objets trouvés à Confuey, à St-Léonal'd, à Sembrancher, à Bramois à Leytron, à SaUlon, à .Frully, à Zeneggen; princ~palement des b~'a .oelets, des épées, des vases élancés, décor.és, .etc.
-
266 -
Pour illustrer une paqe d'histoire du Valais à
Lettre de P. J. Chastonay, greffier au Tribunal cantonal, Mathias Tabin, représentant au Grand Conseil helvétique, â Lucerne.
â
Lettre de P. J . Chastonày, greffier au Tribunal cantonal, Mathi as T.a bin', l,'e prfésentant au Grand. Conseil helvétique, à L ucerne.
Sierre en Valais ce 9me janvier 1799.
Egalité
Citoyen Représentant,
Sion en Valais ce 1el" 9bl'e 1798 Citoyen Représentant! J'ai t'honneur d'a,c quitter les prmnesses bien agréables pour moi que j'ai eu le plaisir de vous faire, lorsque j'ai eû celui de vous enlbrasser le jour de votre départ.. J'attendais depuis, le nloment de quelques nouvelles intéressantes de notre Patrie pour vous les conlIDuniquer, et quoique je n'aye rien de nouveau ~ vous transmettre je n'ai pu tarder davantage de vous Gdresser la ,p résente pour vous convaincre du f,a it de mon e·m .press'e ment ù remplir mes engagemle nts; .tÜ'ut est Dieu 11lerci i'rai1quil1e d(;\ns c.e pays; le Tribunal de ,ce 'c anton a repris ses travaux depuis le 22 d'octobre c.1ôtuTe statutaire des féries Viqdemiaires, parmi les diverses occupations crin1Ïnelles dont il est entouré, il y a ' le citoyen Jean Nicolas Barruschet, qui s'est présenté delnandant d'être ad\Inis ù se justifier au sujet d p la procédure qu'il a subi e durant l'anci'e n' régjme. Ii y a ici une runleur vague que bientôt il sera or.donné par ' les autorités supérieures que tous les fonctionnaires portent constamment leur costume penda.nt qu'ils sont 'e n fonction , de là je présulne qu'il pourra arriver que J.es greffiers des cantons et les accusateurs pubHcs seront aussi astreints à un costulne, ce que d'une .p art Je désirerai par raison écononlique qui n'est pas à négliger de la part d'U'll pitre comme m.oi, si par le lnoyen d'un cÜ'stUll1e peu coûteux, je serai d'autant plus libre et autorisé ù porter des habits quelconque. Je désire bien sincèrement ·q ue -la .présente vous trouve en p1eine et parfaite santé, ainsi que tous vos icoillègues VaUaisans en vous priant de faire agréer m·es honlm-ages à tous et à votre commensal le cher cousin Preux en particulier. Veuil~ez me conserver votre- ·chère arrnitié et bienveillance et vous persuader qu e je chercl;lerai toujours à les ,c ultiver avec la franchise d e Ja loyauté que vous me connaissez. Salut ,e t respect, P. J. Chastonay.
Note. Chaque ic anton avait' 8 députés au Grand Conseil; celuici siégeait tantôt à Aarau, tantôt à Lucerne, tantôt à Berne, selon les événements. Les députés du VaŒais étaient: Pierr·e A. Preux Joseph de Bons - François Perrig - Léopold de ' Nucé - L.l Coste - Jacquier de Savièse - Tabin iM athias-A'l exandre.
12e7 -
Cher a.lui,
. J ~ vou s !l,:~is a nnoncé .dans nIes précédentes que la troupe rrançalse a r nvee p ar Conche à Brigue avait en partie disparu par la dés'e rtion et qu e :l'o n ignorait si -elle avait eu un ordre supérieur et légiti'm e d'entrer en Valais. J 'ai d epuis été l11ieux informé et je Ble hâte de révoquer cette nnneur destituée de fondement que des gens avaient TaInaJsée sur la . ru e ~t I?'avait débit~ CŒ~'1me ils . l'avaient appris, il flne conste aUJourd hUI par des aVIS tres ,certams que lIa nouvelle de la ~rétendU'e dé sertion était fausse et ,c ontrouvée, et qu'il n 'y a enVIron que 5 hommes qui doivent avoir échappé ,p 'a r la Gemmi ; encor e n 'en suis-je pas très sûr, mais il est certain qu:e cette troupe de 950 h0ll11111eS à peu prés est arrivée par Conche sans y donner lieu ft aucune plainte, qu'elle a 'passé à MoreIl sans s'y arrêter -et qu' elle vit à Bri.gue très honnêtement et paisiblement; dès son entrée ·à Bdgue elle 'a été reçue poliment par les autorités et ron n 'apprend aucune plainte sur leur séjour, ils ont été nlis en quartier, ·en partie à Brigue, Glis, Naters, en partie dans 1a Briguebur.g, et personne n 'a douté à Brigue de leur mission ,légale. Nous ~'~yOl1 S depuis le dernier de décembre de rtelnps en par IICI des transports de Recrues qui se rendent à Brigue ~t à Loèche, dans ce dernier district on les cantonne pareillement, li y a à Sarquene, à Varonne, à Albinen, à Tourtemagne et dans I.e chef lieu. Je n'ai pas encore appris qu'il y en ait aux Bains et dans la vatlée de LœtSlchen, leur passage par id a été tranquille, j'en .ai :log~, nloi-même qui étaient très honnêtes, jusqu'id ils ont payé réguherement tout ce qu'ils ont demandé. tem~ps
J 'ai co mmwliqué votre chère dernière à l'ami Delavina secrétaire du Préfet national; il 'm'a dit ,q u'il ·croyait qu'il n'y 'aUTa des dépôts qu'à Sion, Loèche et Brigue, c~pendant il y en a qui a?,gurent que nous .en aurons dans le district de Sierre, puisqu~, SI Qeur 'l1<?'l nbre devlent considérable ,l es autres distrkts ne pourl'ont suffire .dans la détresse et pénurie actue'He de tout Je HautValais. Je n'ai q~pendant aucun doute que notre te stimable Préfet nartiO'l1al ne soit satisfait de la conduite du dish'ict de Sierre où tout le 'm onde est très paisihle, s'il y en a qui soient en retard dans le p,a yement de ,l 'imp.ô t, j'ose espérer que 'c e n'est pas par mauvaise v01onté, lnais uniquem~nt par défaut des moyens dans
- 269-
l'épuise.m ent auquel nous S0111UleS Téduits. Veuilllez continuer ù être le Bienfaiteur du distri'c t .de Si'e ne en g.énéral et le Imien en. particulier dans les occasions qui se prés-entent journellement auprès des autorités supédeures ..J'aimerais à .pùblier vos bienfaisances et il nle sera doux de vous avoir des obligations en tau t genre et spécialenlent quand vous vous intéresserez pour la vérité, pour la justice et l'innocence. Persuadez-vous que je ne serai jaInais en n1.esure de vous demander vos aJlnHiés et bienveillance que pour ~a bonne cause et que je ne recommenderai jamais à votre protection ni Hlon endroit natal, ni llloi-mêlne que pour des sujets qui en soient dignes. J'attens de vos chères nourenes en vous !priant de recevoir Ines sentiments de considération et d'anlitié et de présenter ,mes salutations e'lnpressées à ceux 'd e vos ,collègues Vallaisaills qui voudront bien pense,r à l1lDi, et en particulier au citoyen Re,prés·entanrt Preux auquel j'ai l'avant-a ge d'appartenir par les liens du sang et de l'amitié qu'il a bien VOUhl m'accorder en m'adlnettant à sa pension au IIllDis de Mars prochpas'sé. J'aurais p[usieurs fois été tenté de lui écrire, si j'avais pù prévoir que Ina ,c or.respondance n e hIi serait ,p as désagréable. \1al~di prochain, 'l e Tribunall du Canton reprendra se·s fonctions; trois ou quatre de ces malheureux qui ont eu quelque part à la scène .de Brigue ont été traduits ù Sion pour y être jugés après les féries. J'aurai l'honneur de vous donner part de leur procédure, l'affaire du cidevant famillier ZUl'kirchen qui ne vous sera pas inconnu, sera aussi ulÎs en juge1l1ent bientôt. J'apprends que la paye du Gieffiel' a été fixée par le Grand 'C onseil à 80 Louis outre le logement et 1es frais de Bureau. J'ai cepend.ant l'honneur de vous assurer que .le ne suis 'Pas seu1emelTl du douhle, Blais du décup'l e Vlus occupé que les Juges même. si je déduis la !pension chère qu'il me faut payer à Sion, et ce que je néglLge dans nles propres affaires, il résulte que je n'ai guère de profit en servant la Patrie dans l'emploi de Greffier. Vous savez d'ailleurs que je suis' sans alnbition pour les places, et il y a que1que tel1l1ps que j'ai médité l'idée d'entrepr,e ndre quelque petite fabrique .C01unle ceil.'e de cite à 'Uaquelle en m'exerçant nlOi Im ême, j'appliquerai en 111ênle tem,ps mon prenlier né, mais il me manque encore malheureuselllent l'essentiel qui est l'argent, l'avocatie n'est pas une ressource de.puis que nous ,s ommes tous clans la l11isère les procès civi'Is sont si rares, qu'il ne s'est encore présenté ,a ucun 'Pardevlant le Tribunal du -Canton. Ce qui .m e fait 'l e plus de plaisir dans mon .office a-c tuel, c'est que je suis en mênle temps le défenseur officieux des Délinquants qui n'ont Tien et ne ,c onnaiss·e nt personrl-e, quoique je n'en perçois aucun 'é nl0lument, j'ai néanl110ins une satisfaction Ib ien sens,i ble de leur confairer mes faibles accens, et je pense souvent au .texte de Virgile Non ignara mali l11iseris fruenerere dipso. l
Pardonnez mon Ilol1Jg entretien qui vous ahsorbe peutêtre un l110111'ent dédié au Bien de la Patrie, Œe l11:otif est pur, c'est celui de l'anütié, le plaisir de se C0111!lnuniquer entre des frères qui s'estiment mutuellleInent et dans la chose I11êlne. Salut et respect. Gratitude, fraterni,t é
P. J. C/wstonay.
BIBLIOGRAPHIE
Des livres à lire Pall11i l'abondante production de J'année écoulée dans le domaine du livre, quelques ouvrages llléri1ent une. mention toute :-.péciale. Avant tout, il convient de signa'ler: « A la découverte du Va!lais », de :Walter Sclunid, que pubHe la Li'brai'l ie Payot dans une adaptation française de A. JaquelTha11 d. Encore un livre sur le Valais? M,a is pourquoi pas! Le sujet est bie'11.1oin d'être épuisé. Et puis, 'Valter Schmid est un guide qui ne ,c raint pa's de 'Sortir des -chenüns battus, qui sait ,c Üllnprendre et f.aire co.mprendre, qui aime et f.ait ahner. Grand alpiniste, iil s'ar-rête, ,m algré cela, avant tout aux houlines qui depuis toujours 1utlent ,c ontre cette montagne qui ne cessera jamais de .J'attirer ·chez nous. Il 'se pen·· ehe sur ce peuple, en devine la grandeur obs'c ure et les misères de tous les j'Ours, ·c orrige beaucoup de fausses iInages que II'0n se fait du Valais. Il faut lui avoir ,gré d'avoir COl1'sa'oré ces pages à 110tre pays, et 'ce ne sont certainelnent pas les moindres, ni les moins objectives, que ,l e Valais ait jn~lPirées. Un volmne d'une présentation ',parfaite, agrémenté d'une ,centaine de photographies de l'auteur et qui ne devrait 'l nanqueT dans aucune bibliothèque sco,l aire. Tous ·ceux qui le liront, lnênle les Valails.ans, Inar'c hel'ont vraiment, par -Je tex,te et 'p ar l'ilm,a ge, « à lIa découverte du Valais"». . ' Une autre 'publication .(le la Librairie Payot et qui, dans sa 'majeure partie, se rapporte au Valais. n s'agit de la réédition du livre magistral de Charles Gos «Tragédies aLpestres». Nous apprécions beaucoup ll11üÎns Charles Gos quand fi nous dépeind la vie d'-un village valaisan ..Mais qu'i1 nous emmène à la suite de tous ces intrépi.des pionniers de l'alpinisli ne et a.I01s nous ne connaissons de répit que la dernière li.gne achevée. L'auteur, qui ne doit pas ,c raindre de fouiller ,t outes :les ,ar.chives de :l'aLpinis1hle, possède avant tout ·c ette compréhension fr,a ternelle qui le rapproche de ,c es héros de l'Allpe qu'i'l fait revivre, et une grande ai-
-
sance dans {art du récit. Un volume qui .f era -les déli-ces de tous les amateul"S de haute montagne et... des autres. . Les Editions .du Milieu du Monde ont pu.blié dernièreuwnl un n11jposant rO'111an de J a,c ques de LacreteLle: « Le Pour et le So~1tre }) . ~n tableau brossé d'une 'lllain .de ·m aître, de la vie paliSlenne d entTe les deux guer.res. Que dIre de ·ces deux forts voI.LUues ~ans. le ca?re de ' .ces, quelques lignes, sinon que le grand 1. Oluancler françaIs a écnt la une de ses Iueilleures œu vres ? Les 111êmes éditions ont publié « Bagarre cl' Arv111ard» dt' T,hyde Mon~lier. q'est l'histoire de la ,c onstruction d'un barrage d accunlll'lahon, avec tOll~ .Jes obstacles ,Illa,t ériel's et psycho,logi.· q~es au~quels .se heurte ,f atail ement une telle entreprise. Une histOIre qUI auraIt beaucoup gagné, ,à notre sens, à être -raccourcie. Quand ?n. ·c.onnaH la ' sensibili-té très féminine de -l'auteur' on a~ cepte dlff~cLleI11ent ,c ertaines scènes d'un réalis'm e poussé très 10.111. Ce hvre, ~m'algré beaucoup de 'pages d'une évidente luaÎtnse, nous a fait ,regretter « Nans :le Berger}), du Inême auteur. La presse a déjà g-randenlent signalé le très intéressant ou~rage de R.ené l\~os'Su « Les 'secrets d'une Frontièrê» (mêmes éditIons). Il faut lIre 'ces pa'g es pour conllprendre tous les sacrifi. ces des -résistants de la Savoie, t.oute l'aide apportée par la Suisse ~ ses voisin,s;. pour s~ fanù!iariser a,:ec une des ,p lus pures figules de ~a Reslst,ance françaIse, avec 1 un de ses héros les plus incontestes: le Pere Favre que les Genevois ont bien connu ayant enseigné au Co-Uège Florinlont.. ' U~l .fort beau livre de vulgarisation scit~ntifiqùe que pubÜent les EdItIOns du Cheval Ailé. Il s'agit des « Problèmes de la Vie» rl'EtI11He GUyBnot, professeur à l'Unhrersité de Genève. Les heu resconsacpées à de tetles lectures ne peuvent être que p,rofitahIes pour tout le ll1onde. Un livre d'une telle enveligure ne se résume pas en ·q uelques -lignes, il ne se résume 111ême pas du tout, étant déjà lui-Inênle un IUlllineux résumé. Ceux qui s'intéressent à .la vie mystérieuse cie l'Inde pourron~. se procurer aux éditions Attinger « ViLlage hi.ndou », de MukerJl, ·dans une bonne traduction de Ga!brieUe Godët. Un excellent lTIoyen de faire un beau voyage très instrudif, tout en -resLant dans s'On ..fauteuiL... J. F. CONTES DE GRIMM 1)
On aime -à l'evenil' aux vieux contea classiques qui ont dé<jà fait le Ip l.aisi.r de tant. de .générations. Il en est, tE'ls ,que ceux de Grimm qui savent charmel' tout en moralisant gentiment. Pour le re,cueil qui vient. de paraître, les ,éditeurs .ont visiblelment retenu de l'abondante ,p rodu.ctio,n des~ auteUl~S les récits les ,plu's ,prorpres à faire aux e.nfants. Le.s personnlliges, 011 le'9 connaît; CE'. sont c·es ge,ns .du commun, ,p etits artis:ans, tailleurs, p'êcheUl~s, hfl,cheI:ons ou .m euniers
'2(71 --
qui t'antàt e·xe.rc·ent. !paisilile.ment !leur luétier, tantàt s'en vont à tJ'U\Ol\C: 10 monde en quête ,d'on ne sait quoi. (Mais une -rencontre, un événe,ment surviennent qui mettent leur ,caractère là l'éprE.uve, et les voilà aux prises avec de·s êtJ"e-s étrangoo qùi ne paraistSent d'ailleurs. pas les étonne]' beaucoup; i.l y a les inévitalb les rois et ,p rincesses, les ,g nomes et les fées, le,s animaux parl.alnts qui ne sont souvent' -que des 110111,meS E11sorce.lés, voire 1-e,s otb-jetB ma.giques. Et ,ces épreuves ·sont. jamais vaine·s; les b-0ù1,s .se voient langement réC'ompensés, tand-i,s ,q ue le's méchants reçoivent une solennelle le'ç on et 'Parfoü:; un châtiment qui les ,p oursuivra toute leur vie.
ne
1) J, & G. Grimm. - Contes - Un volUlme in-8 carré, avec- 8 hors texte et couverture foD C'ouleuns de J,-J. Mennet, l'elié Fr. 5.5'0, Librairie Payot, Lausanne. LE TROUBADOUR DU COiMTE PIERRE
La .gE·ntil1e héroïne de ·ce livre, r.'e,s t Jacoib-ette, une jeune fille que le · comte de Savoie em.m ène ave,c d 'autres ' eŒ1J Angleterre pour la marier. Ello ne peut s'y ré.soudre et le désir de rentrer au pays lui fait trouver un -strata,gème. Elle se déguise en ,g,açon et devient Ja.cot, un t.rouba1(lour si IP,l aisant -que lE' :comte l'adolPte. Ainsi elle accompagnera ,s on escorte {lui, au retour, tr,averse la Fr,ance. Il Jà aventul'('s et fêtes se succèdent et Ja:cot se taille maint succès; rdais, quand 1'epara~t le .sol natal, son cœur bat plus fort, d'amtant !plus qu'avec l'e,s corte chemine un !beau seigneur qui. ne lui est !pHS indi.ff.érent. Encore un incident. et J'histoire s·€' termine rà tChülon où se réaHse un rêve ·· de bonhE'ur .. . Pages entraînantes et ,gaie·s qui reportent la Jeunesse au temlps -merveilleux ,des chevaliers. Huguette Chausson - -Le troulbadour du comte IPiel're. - Un volume in-8 carré, dessins de J. Ga.gnehin d,ans le texte, relié avec couverture en couleurs. Fr. 5.-. Labrairie Payot, Lausanne. NOS LOCOMOTIVES 1)
La Direction générale de\s CFF. a inauguré ,]00 « Cahiers de·s CFF.}) -dont le premier, consacré aux locomotives, vientd'tre traduit en franç~:üs. L'auteur entre tout de suite -claM Je vif du sujet en faisant parler d'.abord le 'm ·ééani.cien lui,mê.me qui introduit le lecteur dans la slphère ,de sa vie pl'o:f,essiollinelle et .a e son activité j6ùrnaHère. Puis il ,pa·s-se aux mar.bines, Eln ,f ait .la ,(:,lassification, en examine la puis's ance et ,l a vitesse. Il jette encore un regard s·ur les locomotives à v arre'U) , -qui disf!)araissent .de .p lus en pJus chez nous et s'étend par contre longu.ement sm' les véhicules moteurs électriques, en dé.crit l.es rp,artiEI3, l'éJq:uilpemerit, les dif.férents types mLs en service jusqu'à aujourd'hui, QueLques ,considérations .sur
-
272 -
les automo trices r a,p~des , les tr.ad eurB, .les yéJl1i.cules mot eurs thermique·s tel'minent cette Ipetite étude 'fort "bien ,pré·s entée et dont l'a dapt.ation franç a ise a ét é établi e minuti€'us em e.nt ,p ar un ingéni em' de la. Ipartie. LA
. 1) ,M ar c H a ul'l - Nos Locomotives. Cahiel' des CFF. 1. - Un volulll:e in-i6, av ec 4J1 ,p hotos .])Ql~S t exte, ·couv e:rtu,r e illus tr ée, bro C'h é FI'. 2:70. Librail'i e :Pa y ont, La usann e.
Banque Cantonale du Valais Téléphone 2 1712
~
21713 -
Compte de chèques 2 c 81
ÉTABLISSEltlE NT OFFICIEL GARANTI PAR L'ÉTAT
Capital et Réserves :
BANO ET OlllET MA TIGNY Exécution rapide, discrète et soignée de toutes opérations bancaires aux meilleurs taux du jour.
1 Bagnes
1
Orsières 1 Salvan-Finhaut 1 Leytron-Saxon 1 DEPUIS 27 ANS Tamé enseigne: en 2 moils une iLangue . en 3 m-ois une l,angue (avec diplôme) en 40u 6 mois le r.O!illill1.eI'lCe (avec dilp,l ôme) Prolongation sans augrn·e ntation d,e p'I'ix. Prolslpectus et référe:noes, Ecoll es TAME, N€,uchâtell, Concert 6, Lucelr ne', Bellinzo·n e et Zuri,e:h. P1375Lz
Pour votre publicité adl'essez~vous
en toute confiance à
Publicitas, Sion MANUFACTURE DE PAPIERS
met ses
servic ~ s
Fr. 12,970,000.--
à votre dispositio n pour
t",ut~s
"'pérati",ns - Prêts de t",us ~enres Dépêts et gérances d~ fonds à des
CONDITIONS FAVO RABLES ET STA BLES avec garantie absolue de SÉCURITÉ ET DISCRÉTION Pour renseignements et études, consultez la Direction, les Agences, Comptoirs et Représentan ts.
oo·~",,,,--~,,,,,,,,,,,,,--------------,,,,,, 00