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L'Ecole primaire, 31 mars 1933

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CHAMPERY

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Marcel (JOESEAUX, Saxon; Maurice PARVEX, (Jollombey

Le sujet nlis à l'étude: « L"E'Cole et la Tuber,culos-e }) est d'uné importance capi,t ale pour notre canton. Aussi le ,colnité se fait-il un devoir d'inviter à ces ,a ssises pédag-ogiques tous üeux qu'intéresse l'avenir de notre jeunessè: magistrats , luédecins, inspecteurs s'Colaires, anciens 'm aîtres. Leur présence sera pour nous un prédeux encouragelllent, et d'avance nous les renlercions de l'intérêt qu'ils nous auront ténloigné en répondant là notre appel.

Le Comité. PrograIllnie : 10.00 Rasselnblenlent des ,c ongressistes sur la place de la gare; office divin à l'églis'e paroissiale. 10.30 Séance selon .ordre du jour spécial. 12.30 Banquet à l'Hôtel Ternlinus . a) b) c) d) e) f)

Ordre du jour : IR apport présidentiel. Affaires administratives. Rapport sur.1 « l'-E üole et la Tuberculose ». 'D iscussion des conclusions du ,r apport. IR enouvellelllent du COlllité. Divers.

Cornlne la prunelle de nos yeux On ne reproohera pas .à nos écoLes ,de se d~sil1'téresser du savoir. -C',est pour apprendre là ·l ir,e, là écrire et ,quel'ques autres choses encore que .les enfants quittent le f.oyer paternel. A défaut (le ,m otifs supérieurs, il yale contrôle des visitese·t odes inspe,c tions·. Que valent ces connaissances si pénibLement -a·c-quis,es, le ,p lus souv'ent utiltes et en 'p ar-


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t i e::; inelispe'l1sa bles clans l a. vie moderne? ILes p :ntisa n' les plus sympathÎ>Clu es cl 0 notre ,système 'co laire nïgnorent pas l a. valeur l'elative, ,'o u vent éphémèro d e l'instruction, outil à deux tranchants. La ::;,~U)té, .l'habileté o~]e 'av oir-faire ,s ont d 'au tant mieux côtés pal' lm, cri t iqu es .clc r école traditionnelle qu e le· cult,e clu verb a li sme est en baisse . Mais tous les gens vigoureux, adroits et débrouillards s ont-ils cl e.s mem] l'·es honnêto ' lu corps social, sontgils des éléments sains? Dieu merci, n ou::; pOUVOll,' non seulement inculqu.er q u elques notion, util e ' eL oxercer Cfuelqu s techn iques élémenta ir es; ·nous d ev·ons au 'si culti VO l' chez no s élèves [les valeurs absolues, de,' dispositions et cle~ (JlHtl it('s dont nul abus n' est à crainclre. Je cile ici av.ant tout la pureté cl ans le sens r,osL'l 'eint d chasteté. Pourquoi la pureté d'abord? E 't-co que l' éducation no v ise quo c tt vortu? Co seraH là ùn idéaJ trop éi l'oi L Il Y a aussi hl s iricérité, la. bonté, 1.a p iété, et aussi dos h.abitu·des activos, tell es {lu e le co u r,ago, lïnitiath ·e et autre '. ,Certes, il faut cultive l' ces be,lles quali l6s clans le cmUl' de -l'enfant. . ~I[ai::; dan~ ]e m a r éc-age où s'est fl étl'i le .lis, cl'FlUtres fI em \s cl'e nos j arclin s n - t,ardent pa,' .de ::;'éHol el', \ otl'O oxpérience de la jeunes 'e peu v·o u,' fO,ul'nil' R cet éga rd cl es docum ents éloque ntl-i. ,En voici troi . 1. Il arrive queloquefois qu'un enf.an t rangé, t;o umis ei respectueux passo en peu {le temps clans la calégorie cles élèv es c1HfÎlCile,s, voire gros::;iers, imp ertinent .'. On accuse l'âge ÎngT·a t. IC tt e exp.lication est ,'uJ)erficie ll e. C'est plus Id 'une fois nné cl'ise de pureté . .Lels tr.aits jadis s i régulier:' et alm,es se Lirent ; le sa n g -fuit l es vaisseaux extérieurs, Le jeune naufl'agé veut donner l e ollang.e, .ct ,à cléfaut do l'tattitude a i sée et ingélJue d'antan, il afficl1e l'as 'Ul'ance artificieHo {lu type bla·sé'. 2. Un ,8 utr e r ov ient d es vacances tout Ll\ansformé. Ana l ysez ses tr,aiLs: il y a liuel e' ues moh:i Ù peine, ,ses yeux 'ranes ct clail'~ n e . ml laient cache!' a ucun .'e·cret. _\. la place de la simplicit é, c·e·t mainien.nnt le regard fUY'8'n t et louche. Quelles ima,ges veu.t-i-l sou. traire à l',attention S'crutatl' ico rl e son maitl'e ? 3. J'.ai été cluelquefois 'u rpri,' de la baisse al'101'male dan, l s étu des .cl certa in s él èves, clo f.autes pél'iodkIues incompatibl os avec l e. I:;ucc è,' pl" céclents; nulle trace de m .a laclie ou cle surm nago . M·ais te cervea.u avait gardé le souvenir actif ,de paroles ordurièr,es cl e- scènes lU))l'j ques, dïmage' obscènes. Les \<;·onsation s ch:'\1'ne11e' ont él Nln.lé l es ce ntres nerv·eux ,ot tl'oublé, en partie clétl'aqué )e men eilleux' '10nctionll ment. du ;~ys tèm e ·ensoriel. L'imagination obsédée ne prête aux études qu'une attention fugitive. La blessure la pius profonde atteint le cœui' et la volonté. L 'attituclo cl e l' enfant, du 'j eune bomme ·à l'ég,a rd du plaisir sensue·l décide l e plus souvent, non pas cle sa. carrièr'e profane et monclaine, mais de son avenir s pirituel, de son bonheuL' intim e ·eL du s-a lut de son âme.

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TouL éc1ucaiew' chrétien déplor e ,l es cat 8stl'ophe,<; (l,e la pUTeté. En face cle CCf'UI'S flétri" et de corps \So uill?>' , il s e lemanc1 e Itl v·ec angoisse: « A quoi sert toute mon activité ~ ces .âmès léthargi,ques où l "essentiel ost mOl't '? » Il est vl'ai qu'il y èl poss ibilité ele résun ection. Tous n'envjsagent pas l problème cIe la. chasteté 8vec le mêm e sentiment d 'une grave res pon sRbilito. Le monrle frivole des gens adonnés au culte du lu cre, c1e l,a gloriol e et (lu plaisir n'a qu'un sourire niais et complice pour ]e ' faiblesses des enfants et les fredaines d e. jeunes gen,' ; SR, délicatesse Is.'al'rête aù porte-monnaie, au poü1t d 'honneur ridicule r.t aux sen ation,' qui flattent. La litt(>)',ature pé cla-g'ogi Cf110 neutr·e ou re,l igieuse feint le plus souvent d'ig1101'el' ces question\' ,ou en est embarr·a ssée. La plupart des parents oll))hen~ qu'ils ont 't' elv-mè'mes j eunes et en butte aux sollicitation .. ,dangereuses, et ils se soucient peu de la chasteté de leurs enfants, pourvu que les éclaboussures ne Tejaillissent pas \SLU' l a famille. Les spectacles de la 'l'ue, l'étalcure des Ubr.a iries, le choix cles fi,lms et maintes manifestations c1 e IR vie citadine et rural,e oilt bien plus cure cles règl,ements de police lIu c1e l,a. pucleur, gardi enne des âmes innocente ~ et clroite:::;, Lïnstituteur se trouve -ici n faee (l'lm tâche lourde et délicate dont il ne peut pas se décha l'ger pal' la boula,do mercenaire: « Assez à. fairo aiJ,lcul's! S uis-je le garc1ien .... ? L'obligation d 'org,anisel' la. vie collective d ' une classe en vue de préserver et de cultiver la chasteté st cl'autant plu' grave que la vie ,colaire mème s uscite des danger::.; llouveaux qui n e,' istent pas au fo, el' f.amilial. Ce n -est qu 'avec appréhension que certains parents, soucieux de llntégrité mor::\le {le 'l eurs enfants, les voient exposés à la promiscuiLé cles jeux et des courses, parfois mème de la da8se. Si nous ne nou s considérons pas seulement comm,e cles salariés, mais comme ayant charge cl'âme,':), nous ommes persuadés que le succès de notre œuvre ,est .étroitement lié ,à cette tâche primordiale de l' éducation qui doit nous être chère comme la prunelle de nos yeux. 0l'OUS ne sommos ni les ]1 1'emi81's ni les ~e uls gardiens de' la pureté c1es enfants. ~\Iails nous .clev.ons, pOUl' notre part, .aider à préserv·er l'innocence, à. développe'1' le se ns do l'-RJllO Ur d e l a ohasteté, apprencll"e à. nos élèves ft se défendre et relever c ux qui ont failli. Les principes généraux de la p édagogie ne suffisent pas là l 'acco mplissement de cette bes ogne spéciale·. Chaque éduca.teur vouera une attention particulière à la culiure de la chasteté pOUl' se former des idées ,i ustes et nettes, connaître les· ,obligations cl'a ns ce doma in e souvent envaJli pal' des prèjugés-, étudier des industrie s ,de la tradition chrétiennes et examiner comment il peut agir dans l,e mi,l ieu où se .déploie son zèle. S18 n' ceite prépal'aiion on ris·que .cle· f.aire des faux pas . G.


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Ohronique de l'Union Appel à la charité No.us no.US so.uveno.ns clu succès d'une so.us'c riptio.n o.uverte il y a 'Cinq ans enviro.n clans les co.lonnes de ce jo.urnal en faveur d'un insti.tuteur dans la gène. Aujo.urd'hui un cas en to.us po.ints semblables so.llicite à no.uveau la charité des maîtres d'éco.le. .L 'un de no.S co.llègues nlo.rt il y a une année ·enviro.n a laiss·é clans le dénuement le plus co.mplet une famille de huit enfants, do.nt le cadet est âgé de quelques ll1o.is seulen1ent. La lualheureuse nlère s'e tro.uve sans resso.urces ·en ce nlOluent .p our faire fac·e là J'entretien de ses enfants et aux obligatio.ns ,i mpo.rtantes co.ntractées par le défunt. So.n courage e t so.n dévo.ueulent luttent en vain co.ntre la Inisère. Et po.ur cOIuble. de malheur la Iualadie so.uvent visite 'c ette pauvre fanlille qui depuis la ll1o.rt du père passe une existence lamentable to.ute faite de ,c hagrin et de privatio.ns. 'Cette situaüo.ll a ému ·à juste titr,e 'quelques instituteurs an'Ciens ,co.llègues du défunt. A l'asselnblée du discriüt de Sierre, une pro.po.sitio.n d'entr'aide a ·été so.ulevé e et acceptée. Le co.mité can{to.nal saisi de la questio.n a décidé l'o.uverture d'une so.uscriptio.n dans « L'Eoco.le .primaire » . Vo.ihà le but du présent appel. No.us ne do.uto.ns pas que no.S co.llègues l'entendro.nt. ·L es versenlents peuvent s'opérer au co.mpte de chèques de l'Union II c 906 avec la Iuentio.n au verso. « so.uscription » . IL es ,co.mptes sero.nt so.umis au co.mité canto.nal. Au no.m de la falnille , merci d 'avance. .M.

Matières p()ur eXanlenS Dictée -

Le Facteur rural

On était en juin, le Imo.is vert et fleuri. 'L'hOlnme v.êtu de so.n vesto.n gris et co.iffé de sa casquette bl'eu-lnarin à passe-po.il ro.uge, traversait , par des sentiers ,étro.its , les champ de co.lza , d'avo.ine o.U de blé. Il était 'e nseveli jusqu'aux épaules dans les l"éco.ltes, et sa tête, passant au-dessus des épis, semblait flo.tter SUT une 111er calme et Yel~do.yante qu'une brise légère faisait mo.lleluent o.nduler. Il entrait dans les fermes par des barrières de bo.is qu'o.nlbrageaient deux rangées de hêtres, tendait so.n jo.uTnal au fermier et, sans se reto.urner, -repar.tait ·e n allo.ngeant ses grandes jambes. Questions. - 1. COIument peut-o.n dir,e que la tête du facteur selnblait flo.tter sur une mer? (On peut dire que la tête du fadeur selublait flo.tter sur une nler pal~ce qu'elle se déplaçait :à la surface des épis', COlunle un o.bjet flo.Uant sur les vagues). 2. Tro.uver tro.is 1Uo.tS et un verbe de la fanlille de « o.nduler » . (Trois mo.ts de cette ·falnille : 'Ûnde, o.ndée, endo.yant. Un verbe: inonder.)

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3. Analys·er les nlo.' ~S suivants: « ho.mlue, ban'ière qu' I(qu'o.mbrageaient deux' rangées de hêtr,es) » . 4. Déc'Ûnlpo.ser en pro.po.sitio.ns la dernière phrase du texte. CALCUL 1. Un o.uvrier 'q ui fait des jo.uTnées d,e 18 heures , auxquelles

's' ajo.utent par'f.o.'is des heures supplénlentau',es, ., a reyu 869 fl:- 25 po.~ll' 9'6 jo.urnées de lÎl'avail. IL es heur'es 'Ûrdmalresetant paye~s .1 fI'. et les supplélnentair,es 1 fI'. 2,5, ·cal,c uler le l1.Olnbre de celles-cl. 2. Sa'c hant que 100 kg. de blé do.nnen~ 80 kg. de farine, ,et que 100 kg. -de farnie en do.nnent 130 de paIn, .calcu!er cOlnblen o.~l po.urra faire de pains de 1 kg. '5 avec 8 hl. de ble, pesant 75 kg. ,chacun. Solution. - ·Les 8 hl. de b1é pèsent 8 fo.is 75 kg. 75 kg. X 8 = 600 kg. .chaque quintal de blé do.nnant 80 kg. de farine , ces 6 quintaux en donnero.nt 6 fo.is 80 kg. 80 kg. X ,6 = 480 kg. Mais 100 kg. de farine do.nnant 1,3 0 kg. de pain, 1 kg. de faTine ne do.nne que 1 kg. 30 de pain; 480 kg. de farine en do.nnero.nt 480 fo.is 1 kg. 30. 1 kg. 30 X 480 = 624 kg. Cela fait autant de pains de 1 kg 5 que ce po.ids est ·co.n:tenu ·d e fo.is dans le po.ids to.tal , so.it : 624 kg. : 1 kg. ;) = 416 pains. Dictée -

La mer

A l'extrélllité du pays, sur une so.rte de pre,squ 'île caiHouteuse battue de tro.is côtés par les lanles, il y avaIt un ph~reen­ to.uré d 'ull petit jardin. IL'ho.rizo.n cireulaire g:u'o.n ,e nlbrassalt de ce po.int culm'Ïnant offrait un spectacle grandIOse. , Ull jo.ur, no.us lllo.ntâmes au ~o.,l?Ul).e: du phar'e. La 111aree hasse laissait aper,cevo.ir, entre la bSlere eC,UIueus,e ' ~'es rflo.t~ et le dernier échelon de la falaise, le lllo.rne ht de lÜcean 'pave ,~e ro.ches et tapissé de végétatio.ns no.irâtres,. Les flaq~es d eau ffilr·o.itaient au lo.in, panni les varechs, et deux o.U ,trOIS 'ch~r, cheurs de crabes, si petits qu'o.n les eût pri.s po.ur d~s OIseaux pecheur?, se pro.nlenaient au bo.rd des vases, lluperc.epbbl~s dans la prodlaieusc étendue des lagunes. Au de]à, 'c o.mnlençaIt la grande nler frémissante et grise do.nt l'extrénlité s'e perdait dans· les 'brUInes. Questions. - 1. Do.nner ~e sens ' ~e~, Ino.,ts suivan~s : ,c~hr:~­ nant, n1ÏToitaient ; des expreSSIOns: « hSlere ·ecul11,e use .' luel fr<€missaJ1lte et grise ». 2. Indiquez la fo.nctio.n des tenues suivants: Qu' (qu:o.n embrassait de ce po.int culnlinant), chereheurs (deux ou tro.IS cher·cheurs de crabes).


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3. A quel telllps sont les verbes: lnontânles (nous nlontâInes) ; eüt pris (qu'on les eùt pris) . .Montâlnes : passé simple, nlOde indicatif; - eût pris: passé du conditionnel, deuxiènle fOl'lne. 4. Nature et fontion des p ropositions de la 2e phrase. COMPOSITION FRANÇAISE'

Il vous est arrivé de voir une autOlnobile en panne. Décrivez la scène et nlonrrez-nous les divers personnages: Îe chauffeur, les curieux. CALCUL Un Jût r elnpli d'eau pèse 259 kg. ; il ne pèse vide· que 3i kg. Quel serait,. là 2 fI'. 15 le kilogramlne, le prix de l'huile qui le renlplirait, la densité de cette huile étant 0,920 ? • 2. Un ouvrier fait le 113 d'un ouvrage en 8 h. un autre fait la 113 'e n 10 h. COll1bien faudra-t -il de tenlps là ces 2 ouvriers :trayaillant ensemble pour faire l'ouvrage? Dictée -

La traite (des nègres

COlnptez les dévastations, les incendies, les pillages auxquels il a fallu livrer la côte d'Afrique pour 'e n tirer le petit nOlnbre de noirs qui survivent à la capture. ICOlnptez aussi ceux qui, durant la traversée, se donnent la nlort dans des révoltes du désespoir. Figurez-vous ce qu'est 'c atte traver sée de deux ou trois Inille lieues. Voyez le navire chargé de ces infortunés, entassés les uns sur les autres, étouffés par les entreponts 1 Ne pouvant se tenir debout, nlênle assis, ils courbent la tête; ils ne peuvent nlouvoir leurs nlelnbres étroitelnent garottés . Le vaisseau qui roule les nleul';trit, les brise l'un contre l'autre. Ecoutez leurs hurlelnents ; suivez ce navire ou p lutât cette longue bière flottante, traversant les Iners qui sépar·ent les deux nlondes. Arrivés à rterre, ces Inalheureux seront .traités comme des animaux, comlne des bêtes de somnle. Questions. - 1. 'E xpliquer le sens de : la traite, - survivre, la crcpture, .... le navire l'oule, - une bière, - une bête de somme. 2. HOlnonymes de : com pter, - lieu e, - Inort. 3. Conjugueur: survivre (plus-que-parfait de l'indicatif) sc donner la mort (passé du 'conditionnel) , aux trois personnes du pluriel. COMPOSITION FRANÇAISE

Expliquez cette maxinle ·de La Fontaine : « Il se faut entr' (lider , c'est la loi de la nature » . Montrez quelles applkations elle peut rec.evoir dans la vie de falnille et dans la vie scolaire, et signalez le cas où elle d'oit ·cesser d'être une r ègle pour les écoliers. PROBLEMES TYPES

1. Les cl eux tonneau x . 2 tonneaux pleins contiennent 375 litres de vin . Si l'on tire 15 l , du 1er et 108 1. du 2lne, il reste la lnêlne quanMté dans les 2 tonneaux.. Quelle est la ,capac:ité de chacun d 'eux?

S ohztion. On r etire 15 1. 108 1. = 123 1. Il reste 'Pour 2 tonneaux d'égale ,contenance 375 1. - 123 1. = 252 1. e t pour l'un 252 : 2 = 126. Contenance du 1er 126 15 ~ 141 Contenance du 2Ine 126 108 = 234

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Pr euve : 2. Le lévrier. Un lévrier poursuit un r enard qui a 108 ln, d 'avance. L e chien fai t 2 sauts de 1 111. 50 chacun pendant ,que le .r enard en fait 3 de o 111. 70. ·COlnbien le chien do~t-il faire de sauts, et quel chem.in avant d 'atteindre le r enard ? Sollltion. Le chi'en fai,t en 2 sauLs 1 m. 50 X 2 = 3 111. Le r enard, en 3 sauts 0 m. 70 X 3 = 2 nl. 10. ,Le lévrier en 2 sauts gag ne sur le renard 3 111 . - 2 nl. 10 = 0 Ill. 90. ~ Olnbre de sauts que le chien devra fair e 2 X 108 = 240 0,90 Chelnin parcouru 1 nl. 50 X 240 = 360 m. 3. Pl'ob lèlnes dits d e fauss e position. a) Un e bourse contient 47 pièces de 2 fr. et de 0 fI'. 50 fonnant la SOl11nlC de 49 fr. Quel est le nOlnbre de pièces de chaque espèce? Réponse: 17 p. de 2 fr. et 30 p. de fI'. 0.5 0. b) Un Ina r,c hand peut exp édier des bougies dans des caisse,s pouva.nt en contenir chacc une 25 . S'il les ex'pédie dans des caisses con,tenan t chac-une 30 bougies, il lui en faut une caisse de nloins. Quel est le nOlnbre de bougies à expédier ? Réponse: 150. d) Chaqu e fois qu'un élève est pr·elui er en composition, son pèr r.> lui donne 5 t'r., Inais, toutes les fois qu'il a U~l autre rang il doit rendre 2 fI'. à son père. Au bout de 21 compositions, l'élève ù· 70 fI'. ,COlnhien de Jois a -t-il été premier ? Héponse : 16 fois le premier. .1. Partag es en ]Jal'ts inégales. Un pêcheur a pris 4: brochets d\~n poids Lotal de 2 kg. G. Les 2 premiers pèsent le lnênle poids. Le 3me pèse 0 kg. 300 de plus que chacun des deux prenlÎer s. Le 4nle pèse autant que le prem.ier e,t troisièlne réunis. Quel es't le poids de chaque poisson ? R éponses: les· deux prenlÎers pès·e nt cha'c un 400 gr., le 2nlC pèse 700 gralnmes et le 3me pèse 1100 gr.


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5. Partages en parts égales. . Tro~s chasseurs eonviennent de se partager égalem.ent le gibIer qu'Ils tueront. A la fin de la journée, ils n'ont tué qu'un ~~rdreau et un lièvre. Le 1er pr·end le 'p erdreau; le second prend le hevre et donne 6 fI'. au 1er et 18 fI'. au ·3 nle. De 'ceHe façon les. parts sont égales. A quel prix sont ,e stinlés le perdreau et le lièvre. Solution abrégée. ,Chacun doit avoir une part évalué là 18 fI'. Puisque le 1er a le perdreau plus 6 fr., c'est 'q ue le perdr,e au vaut 18 - 6 = 12 fI". et le lièvre vaut 18 fI'. 18 fr.et 6 = 42 fI'. 6. Règle de trois cOlnposée. 25 ouvriers travaillant 10 heures par jour pendant 17 jours ont creusé un fossé de 238 nl. de longueur . .on denlande 'c ombien il a fallu d'ouvriers pour creuser un fossé de 0 IHn. 686 de long en 25 jours de 7 heures. Réponse: 70 ouvriers. 7. Chaîne d'arpenteur. Un aTpenteur nlesure un terrain rectangula'i re ; il trouve ,60 nl. pour la longueur et 18 m. pour la largeur. Il vérifie sa chaîne (ce qu'il aurait dû faire tout d'abord) et trouve qu'elle ,e st trop courte de 0 ,l n. 10. Calculer la surface de ce chaInp. IL a ,c haîne a été portée de fois dans la longueur 60 : 10 = 6 f. La longueur r'éeHe du chanlp es't donc 9,90 X 6 = 5'9.40. Elle a été portée dans la largeur 18 : 10 = 1,8. ,La largeur réelle est 9,90 X 1,,8 = 17 m. 82. La surface du terrain est 59 'ln. 40 X 17 ln. 82 = 1058 nl. 250 ..

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Civisme La S. d. N. à l'Ecole COlnment, parlant ,à de jeunes enfants de l ,l , 12, 13 et 14 ans ,. enseigner la Société des Nations? Il faut évidenunent s'en tenii' au principal, qui est nloins de décrire des institUltions que de faire ress'e ntir à quels besoins pofonds elles répondent. . Besoin de paix, au sortir de la guerre! Besoin de ,compréhensIOn. mutuelle des peuples, s'interrogeant avidelnent, et sentiment dO~lInant de la solidarité int'e rnationale, là une époque de ' civilisatIon où la vie tend de toute manièr-e vers des fonnes inrternationales dans un Inonde rapetissé. fA ce sujet, voici quelques passag·es d'une remarquable étude' de 'M. Max Héber,t, directeur de l'éeole normale de Saint-Brieuc (IF rance). . 1. On se rappellera d'abor.d les pertes e'ffroyables en vies humames, en sans distinction de nationalité, au cours de la dernière'

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guerre. On en 'aura reproduit au tableau noir la statistique, pays par pays. On comptera ensemble ,cOlnbien de villes et de villages, C0I11J)ien de départements ou de provinees, quelle partie de la population ces ,c hiffres représentent, pour donner aux enfants une impression de quelque chose d'anonnal, d'incroyable, d'extraordinaire. . Tant de nlorts ! Tant d'hom.nles tués par la guerre! ,La Inême souffrance partout! Une nl'ême dOU}.ouI:'e use pitié nlontera au cœur des élèves. .on donnera une pensée là ces nlorts . .on attirera l'attention sur ce que serait une nouvelle guerre, d 'avions et de gaz.

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2. COlnm.ent Inettre, dans la vie de tous les jours, la guerre « hors la loi » ? tC'est Illettre la guerre hors la loi que de s'en rapporter , sur le terrain de jeux, à la décision de l'arbitre. .c'est IneU:re la guerre hors la loi que de ne pas se batt,re, entre ,écoliers d'écoles différentes. C'est Inettre la guerre hors la loi ,q ue de Inettre la l'nain dans .s a poche au lieu de donner une gifle ou un coup de poing. C'est n'lettre la guerr-e hors la loi que de pl'endr'e la l11ain qu'on vous tend , en signe de réconciliation ou de bonne volonté. Un chien aboie et n'lord, Inais c'est un anÎlnal. Un ,être hunlain vraÎlnent hunlain réfléchit et parvient 'à se dominer. Il est à lui-mênle son gardien de la paix. On fan1iliarisera les élèves avec cette idée que toute Inanifestation de viol-ence ·et de haine, en paroles, en gestes, en écrits, est un fern'lent de guerr,e. Les disputes « pour rire » dégénèrent souvent en batailles « pour de bon ». Prendre plaisir à voir souffrir, InêIne un aninlal (un papillon, lUl oiseau, une Inouche), c'est une lnauvaise habitude de pensée et de conduirte. 3. Il s'agit d'ouvrir quelques fenêtr·es sur le large, sur la vie 'inTernationale qui caradérise de plus 'e n plus le monde d'auJourd'hui. A quels besoins r'épond la .Société des Nations? On partira, par exemple, de la lutte internationale contre la tuberculose, contre le cancer, 'c ontre les épidén1ies (grippe, typhus, J;>este) . On rappellera que Pas't eur n 'a pas gardé pour lui s'Cs découvertes, ni davantage les autres savants du monde. On fera com}Jl'endre pourquoi, on fera savoir aussi qu'il se tient roéguIièrelHent des (',ongrès internationaux de Illédecins, de chirurgiens.


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Et d e dirè alors aux enfa nts qu 'à Gen ève, ù la Société~ des Nali on s,' i~ existe toute une vaste organisation d e l'hygiène inter nationale. El de faire connaîtr e la b elle œ uvre humanitaire de Nall"jcll. haut comnl issaire :\ la Société des Nations , le rapatriement d es prisouniers de guerre, les secour s aux réfugiés, aux victinles de b fa]l t j Il e . C'est par ce biais que nous abordon s l'étilde de la Soci éb~ cles Nations. Pourquoi? Parce que ces problèmes-là parlent luieux au "C ilS pralique, utilitaire des enfants de cet üge, qui ne peuvent s'i1118re 5S ('1' ~lUX problèll1es politiques. Par un e antr e voie, on amènera les élèves 'ù comprendre en quoi le ,chôm age, les tra n sports , la production d es nUlrchandises , l f~ s conditions de sécuri té du travail dans les usines , la durée de la journée de travail sont des questions qui intéressent tout le nlond e. Tous les pays sont solidaires, écon01niquell1elll (nourriture, ve~' cments, outils , etc.). Et ,conçoit-on qu'un pays riche en blé laisse affan1<:~ un pays voisin? On expliquera pourquoi la loi de huit h eur es es t d 'ordre international. gt de dire alors qu ,à Genève où la Sociét é des Nation s , il ~7 a un e vaste organisation 'éconOlllique international e, d es réunions intern a tionales , un IBur eau international du Travail (B. 1. T.) . C'est que, dans un e sociét é civilisée, il doit y avoir ù tr availl er et ù manger pour tout le lllonde, n 'est-'ce pas? Qu els intérêts conlnluns peut-il ,doI).c y avoir encor e en·tr e ces hOll1meS autrefois ennenlis? Ylais d 'abord, crier tous ensemble que la paix va ut mieux qu e la guerr e, qu e les soldats de la guerre veulent êtr e les solda ts de la paix et qu'il faut pour vivre en paix, se connaître, se ·COlllprendre,' réfléchir et agir en senlble, tous ens e111'ble. ILes anciens 'COlllbattants , pour éviter la guerre, demandent l'arbitrage obligatoire pour tous les conflits inteniationaux (l'expliquer, en parlant du rôle de l'arbitre sur le terrain du foot-ban) . Ils d enlandent aussi d e r éduire les anilenlents, petit à petit, au fur et à nlesure qu'on assure autr elllent la paix, la s'écurité générale. « Eh bien! ~1es enfants, dira 'alors le nlaître, c'est de tout cela, précis énl ellt , qu'on s'occupe à 'Genève, !à la Société des Nations : d 'ar.bitrage, d 'aoccords, de sécurité, de désarnlelllerlfl:. ,De la paix, vous dis-je! ,COlllprenez-vous maintenant tout ce· dont s'occupe la Société des Nations ? »

SAG E S COURRIER DES INSTITUTRICES

0===========================0 S O:VL\1AIIRJE : L 'A pos tola't 'e t l'Ins trltutrice.

Con férences r égiona,l es.

li flpostoIat et l'Institutrice Conférence donnée aux Institutrices du Valais romand , à l'assemblée annuelle du 31 mars 1932 Dans ,l ' a po s tolat mod ern e, ,l,a femme cloit continuer s a magnifiqu e mis:::; ion apostohqu e; elle a ' R place, la porte lui. est ,l argement ouver le . lÜan s cotte JouHe gig.ante·,slq u e contro 10 paganisme. tenace qui clomhl e encor,o ,Joes pa ys immel1, es de l' Asi e, d e l'Afdqu e et de l '. océani e, cont r e l e néopaga nism e qu'un civilis,a lion üorl'ompue ch erche à r essu s citor dans notr e vi etlle Europ e, l' Egliso mobilis e tout es s es forces. Le P ap e ,a ppelle à -l'a ction, non seul em ent l es r eligie.ux.! et les r eh g ie'Uses qui s ont les mili c,es organisé·es, et Jes cac1r,es de la grande arm ée ,c a ~ hoüquo , m ais tous ses enfa nts. tou s les fll èles, on qui ])1'1110 la foi, en qui bl"ùle ,l 'au10ur cl é J é,su s-ChrHI. L e F'a pG a jet é lm cri d'a1a1'1110. L 'heure es t gr,ave ; le danger d'evi ont l)len açan t pOUl' nOB vieux pCly::; chrétions ; ,l a route est ouverto tOll to large, la moisson s'éLendà lïnfini clans les pays païens. E n de tell es h eur es il n 'est p a . ·p ermis à p er s onn e d e se r eposer; ,t ous doivent à Düm et à l'E-gh s e d e donn'er l eur pl oin off art, pour la vi,ctoÎre. de.la ca mw Is acrée. B fut ,au moy en-àge un e ,h oure. inquiètanto comme ceHe Clu e nous vivonl':; ,aujourcl'hui. Les 'M ohométan s menaçaient la clll'éb enn eté. L'Eglis'e s"ach' esB'a, à ::;e·5 enfant.s d'uno frontière là l'autre, cl e ,l',E urop e un cri re,tentH: Dieu le v eut. Des arm ées innomhrables s 'ébra nl èrent pour défendre les lieux sajnt s et arrètor l e péril mus ulman. Aujourd 'hui, ,l e Pape ,a sonn é -1 0 l'a lJi ement de toutes les bonnes volontés. La croisade nouveHe 'est urgente. t!\lIes da'm es, Dieu ,l e v,eut; comme les femme s .cl'a u tr e'foi s, vous s erez debo ut, vous serez les a,pôtres les temp s nouve,aux. :vlais vous êtes des institutrice s. Votre vocation vous sort du rang clans lequ el servent ,l es ,a u tres femmes ch1'ébennes. Vous -êtes des i-nstit u tric·es, et C0'111me te n e,s vou. particjpez ,en quel-que 's orte ,au ministère en seigilantdans l' égb 'e de Dieu. Votre profe. ',s ion vous impos,e comme ·a u x prêtres, comme aux religieux l'honneur ,et la charge d 'être apôtres. Cell es q1-1Î ·clans 'l' exercic e de leur profession n e se s'o uci ent Ip oint cl'.a'posto]lat, cell e,s qui ,e,s tim en t l eur tâche acco mpli e 10r,s qu 'eHes ont mis clians l"esprit de l eurs él èves un p eu de Q;1'ammai1'o, un peu d ',arithmétique, un peu de ,géographi e, d 'histo ir e, ceUes-là s e trompent grossière'm ent. E ll es trahi 'sent Dieu ot l'Eglise, Jes familles 'et ,l e pays.


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Voici ce 'Que dit le Pape Léon XIII clans son ',enü)l1cHque. ,« MiHtantis EcC:les·ia:e}) du 1er ,août 1897. « loI est indis.pensahle que non seulement là certaines .heur.eus la religion soit enseig.l10e aux Ij,eunes ge'n s, mais que ;tout le reste' de la. formatioi1 soit imprégné de piété chrétienne. IS ans 'cela, si I-e soulff,le sacr.é ne ·p énètl'·e pas et l'Pe ,r èchauff e pas .l'esprit des malt1'6's et des disciples, la science 'quelle qu'·eMe soit, iSera de bien peu de profit; ·souvent m'ê me· i.l n'en 'r ésullt er,a ·que des dommages sérieux. }) Et Pie XII dans son ency.clique .sur l'Education ,c hrétienne dit auss i: «L'éc,ol,e doit positiv,ement s'harmoniser ·avec ,l es deux autres ' mi'l ieux, de façon là constituer avec la .famille ,et ,l',E glise, un sanctuaire' cons.8Jcré là l'éducation chrétienne. Faute ·de quoi, le,1<1·e manquera sa fin, pOUl' ,s·e trans'forme,r au contraire en ,œuv,r e de d'estruction.» Et plus loin le P,ape ,a1joute : «.c'est moins la bonne organisation que les bon:. maîtres .q ui font .les bonnes écol,es. Que ,ceux'-ci parfaitement préparès, et instruits chacun d,ans la pa.r ti e 'qu 'H doit enseigne.r , .orn0s de toutes quahtés inte1lectuelles 'et morales ·que récla ment leurs si importantes fonctions, soient enf'l .ammés d'un amour 'p ur et ,s urnaturel pour les Jeunes gens qui loe·ur sont üonfiés, les ,aimant par ,amour po'u r J.ésusChrist et pour l'Eglise, ,d'ont .ils S0l1t les HIs privRégiés et ayant pour ce,l a même sincèrement là cœur le bien véritable des familles e.t. de la patrie. Et c'est bien ce qui remplit l'âme de ,cons'Ülation ,et de Teconn~issance ,envers la bonté ,divine de voir là côté ·des religieux enseignants, un aussi gr,and nombre de ,b ons maHr·es ,et de bonnes maîtresses. Unis eux aussi ,dans de.s associations Is péôales ,q.ui les aiden t à mi.eux cultivel' 1eul' ,es'pTit eif, qui méritent ,à ' ·ce titre cl"êtl~e louées et ,e ncour.agé·es, comme de trè\s nobles 'et 'puissantes œuvres ,auxiliaires de l'Action c·a tholilque. Ils s 'adonnent ·avec désintèr.ess'ement, zèl e et constanüe à ce que s,aint Gr.ég,oire de Naziance ,a,p peHe « l'art .cle.s arts, et :l a s-cienc·e des sc~ences, à 'la {lire·ction ·et à la formation de la jeunesse. }) Mesda:mes, ,les familles qui ,c'onfient ,l eurs enf,ants ,à .l'écoJ,e ·v eulent aussi que l'é~oloe les instruise ·dans la ,reli:gion et la morale cathoHqueEUes veulent qu'e'Me fass'e œuvre d'.éduc.ation et d'duoation ·catholique," qu'·eMe complète la formation ,r eçue cLans la famiHe et ,s ouvent Iq u 'elle' .supplée à une éduc.ation 'que l,es parents n 'ont pas eu le cour.age de d·onner. Nous avons toujours re,m .ar,qué même -dans nos pal'oisses de pl,aine trav,aillées par des ferments ·d.ivers, que .les maîtresses 'les ,p lus. zélées, ;l,es plus apostoliques sont aussi ,les ,p lus aÏ'mée,s, les plus Tespectées par Il es 'p8Jrents ,et l.a popuJ.a.tion 'entière. Le pays, il ui aussi, aHend .de nos écol·es primaires et d·e nos coHèg,es, autre chos-e "qu 'une ar.m é'e de Jeunes .gens ,et de j,eunes fiUes qui réussissent conven.ablement d,es ,eXlamens d'émancipation et de ·m aturité. Il veut des intellig,ences éclairées, des consciencesd'r oites, des caractères disciplinés. 'Maintenant plus que jamais, devant l '.assaut des d'oc-il'ines néra.s tes qui "menacent l'existe.nce de l'ordre social, d'e la patrie ·e.ll.e-même"

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le Ipays exige que l'école forme les génér.ations montantes- à une forte discipline r.eligieus'e ·et 'm orale, base de la vie f.amiliale, sociale 'et patriotique. Ah ! Mesdames, tâchons de ré.aliser 1e 'tr.agique de .l'b.'eure pJ.'ésent~~ Nous sommes à 'une époque où 1'hurnanité est comme une caravane dése!I Dparée' qui a .per.d.u ·s on guide et son ,chemin, 'et cher·che dévorée' ,d'.angoisse Isa ·r ,o ute et son 's a,lut. Notre payS' ·paS's,e-t-i,l indemne au miüeu ·de J.a tOUirmente, ·c'Ü.mlm e les' Ij!e1unee g'81ns· dans Ilia if.oqrnais,e,. Hélas, non! Il s',est fait de'p uis de ,l ongues années un trav,ail acharné, 'p our clés·agréger ,loes convic.tions religieuse·s 'et les vertus mor8Jl'es ·de notre peupl,e. IC'ette œuvre de ruine progresse il en tem·ent, ins'ens,i hle·m ent. Les cadres ex,t érieurs sont saufs, ils sont intacts; il,a faç,ade est ,encore !l'espectée, mai's nos ,i nstitutions .se vident de leur 'es'prit ·chrétien. Une, mentalité nouve.l'l e se ,f orme, cha:que ,jour plus 'étrangère là l'·eS'prit chrétien. Le m.al ,est plus grave et plus l:,e.d'Üuta'b le ,qu 'il n'apparaît tout d'abord. n y ,a plus qu',on croit, une large désafif.ection d·e -la masse ·du peuple pour Il es principes clairs et lumineux de notre sainte religion, une indiff érence trop générale envers .l,a mürale. Dans no's grandes' paroisses d'e plaine cela. éclate. 0.11. :ne compte plus ceux qui ont oublié, le chemin de l'Eg,l ise. Dans la. montagne c'· est plus ,s ain; mais .combien sou vent dans ca,tte ofi.délité il y a ,de routine. La 'tradition, Les habitudes prises font IfaiTe de·s gestes r·eligieux :l ,ongemps 'a près que Il 'indifférence et 'I.e doute ont l'on.g.é .toutes croy,anees. N'avons-nous pa·s pour nous avertir d'êtr e vigilants, l,e redouta'b le exe'm pl,e de 1',Espagne Iq ui nous offrait, iol y ,a que,llques mois ,encore' !l'image d'une nation l'e.Jigieuse et ,catholiiq ue. La, faç'ade étaH inta·c.te, mais l'édifice n'avait plus ,d'fume. 8es· organisations. ,n',avaient pluS' qu'un vernis ·de religiosité. L 'on assiste avec une doulour'euse ·s tupéfaction, là 1',expJ.osion d'une h aineuse impiété là l 'écroulement inséparable d,es institutions séculai,r ,es et vénérables qui se'm blai,ent du 'p ays lui-mêm'e. Quand on voH un arbTe d3Jns .la for:êt tombe'!' sous une raf,a,le de v·ent, on sait qu'il était ·dél.ilà atta-qué ,et nliné depui,s longtem:ps. <C'est pourquoi, réf'l échiss'ez et comprenez: l'a.postolat est une parhe int0grante -de votre tâche professiünne11e. Il en ,est l'â:me et ,l,e cœur. Les institutrices qui ne s',en soucieil1't point, réusskaient-eHes à ins,truire leurs élè,y es pOlIr l,eUT faire 's ubir ave·c Isuc.cèe l,es exame'l1s, . ne s'ont pas là ,la hauteur de .leur tâche; eUes· n'·ont ilms ·compris la plénitud,e de .leur ,m ission. Votre devoir est de faire 'Œuvre d'apôtre, de former une jeunesse croY18Jl1.te ,et v·ertueus·e, seule capahle· dans }'av,enir d·e conserver le·s helil es tr.aditions ·et de bâtir des œuvre-s Inouv'elIl es sul' le pla:n ,ch:rétieon et ,p atriotique·. 1

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Conférence des Institutrices du district de

Gonthe~

tLe 15 mars, sous l es doux rayons cl' un ,s'Ül eil 'p rintanier, l es institutrices du distri ct .de ,Conthey se ,r é uni ·,g.aient, pour l eur 'p r,emière conf érence régionale, à Chamos on. Dans sa graridiose ég,l ise, un e messe est célébTée à notre intention. A 9 heur·es 30, dans une coquette pièce de. ,l 'éc'Üle ménagère, l a séance, commence. ~ Tous retrouvons ,avec plaisir r,évérende Mère IO'nace directrice de l 'Ecole Tormale; Mll e Canaux, notre clévou ée pré~iden~ te ; IVIl:le F.rossard, inspectrice .des tr,avaux manuels. ,L es au tor ités scolaires et communales, NI. Talmann, R év . curé de St, Séverin, nous enco u rag.ent pal' leur prés'enc,e dan s notte mission parfois bi,en dure. .SUl' r ordre de M. l'Ins,p ecteur, nous constituons d'abol~d ,l e comité. ~\tr. Lattion, inspecteur et Rév . cu ré cl'Erde, es't président· Mm,e Delaloye, institutrice, à Ardon, e·s t vice-présidente et secrét~ire. P.lusieurs d'entre nous sont appelées à lire lelu' travai,l : Tevision d:1 l)l~o gr,C1mme cl'ouvr,a ge manuel et 1eR ceni.res d'intérêt. Sujet cons~ l eiJ.1CleUsement traiié 'paT chacune qui méTile les éloges ,de notre ll1specteul'. Mlle Fross,ard lit le nouveau pro gramm·e cl'ou vra.g e manuel. ,Celuici suscite que'lques r emarques. Tout est noté et on nouS 'a ss ure d'en tenir compte ,l ors de l 'élaboration définitive du programme. En termes vigoureux et convainquants M. l'inspect ur nous l'appelle nos devoirs cl'éc1ucEltrice., la nécess ité pour nous d'ètre de ferventes chrétiennes. Il est midi et demi. Nous nou s rendon s au restaurant bien connu cl'es MM. Carrupt. Dans une spacieu se s811e à manger, gracieu sement 'Ornée de bruyère, on nous se:rt un délicieux lîner arros,é de « malvoisie» oHe,r te pal' l.a 'm aison IC81TUpt 'et par l a commune. :LvI. Bonvin, révérend curé de Chamoson ,et M. Burrin , pré 'id ent, nous exrn'iment ,l a fi81'té qu 'ils éprouvent de r,ecevoir les institutrices du district. Il nous exhortent là ne rien négliger .clans l'en seignemen t ,a fin de faire d'e 'l10~ jeune\'3 fille s des fe.m me's à la hautelu' de l e,u r tâche. F'LlÎs, par s on dIscours fort spirituel, M. Talman captive notr e attention. ,M:Me IGarrauX1 nous 1')a 1'1 e de l a;bstinence. ICaus'erie qui nous a vivemen t intéressées, puisque l' alcoolisme est choz nous un fl é·au red·outahl e. Un « Hymne au Valais» clôture notr e réunion, et c'ost av-ec une nouve lle ard eur que l es institutrices rentrent dans ,l eur foy/el'.

L'enseignement par le croquis rapide Après av oir établi la valleur psycho-pédagogique ,du cro;quis rapide ,a.u t~bleau noir, nous a von' essa) é d 'en dire en quelqù es mots la réah satlOn tJechnique. , Peut-être ' s~r,ait-il uti e, ,p our être complet, d,e montrer le profit qu on peut len br er da:Il:s .la plupart des leçons. Nous 'estimons, en effet,

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qll e toute.' le-' branche" enseignées à l' écol,e prima ir e et à l'école moyenne offr\::mt, comme on va l e voir, de multipl es occasions oé l e croquis rapide remllit son rôl e cl e fa ctleUl' de compréhension.

Au. cours de religion S'il y ~ un en se ignement qu'il faut s'cf'forerer de rendre concret, c'est bien celui-là. Or, quelque' coups d e craie évoqu erai ern'1 d façon ,s u gge.'tiv e tout le clr·ame du Go lgotha, l' assodat ion diu' 'a int sacrH1ce d e la m esse à celui du ca lvaire. Un croquis ·elIe confessionnal cr éerait l 'a mbian ce ct Gmènerait l' atte ntion spontan ée cles enfant,s au moment. ci e p arler du saC]1emellt cle pén it enc e. ,P our introc1uiT e une l eço n 'ur l'Extr êm 8l-0nction, voici le c1 es'.-·in d'un e t al)l e pré,p.aré:e pour 1'admiiüstration de ce ~acl' emenL Qualltité cl e p etits croqui ' peuve,n t auss i éclail' Ü'1' .ct enchaîn e r des n otion abstl'aites et 1'aciViter ,d 'autant l' étud e de la reUgion. Aux leçons de langue nlaternelle ILe programme fait un e place jmportante à l' étud e .(l e la l,ang u materrllell e. Il incliqu e mème la hi éra rchie cl es ex.'e L' cices, portant lIU \'ommet l' élücuion, la réclaction et la lectur e. Voyon~ le ràle didactique qu e le croquis peut .iou er en chacun cl ces exel'c ic s. Exercices d'élocution: Il importe pal' dessus d'a pPTtendre aux enf.ants rà s'exprimer avec 8isanc e ct corredjon. L'es exerc,ice.s d 'élocutio n se donnent SO LloS form e d'/entr etien s simpl es .sur la vie enf antin e, S Ul' l es p ersonnes et l es cl10ses d e l' éco l e, d e la maison paternelle, de la campagne, d e l a '\ ill e. ,Commenoez par exempl par l e d e s in au i.abl,e'a u cl'un pel'sonnag e, c'est d e suit e l 'évejl de l 'activité : les enfants ch erch ent là nommer ce per.'Œlnage, là dir e ce qu'il J,ait, comment il est habillé, ce qu'il tient en main so u Ile bras; et aÜ1 si, 'p etit à. p et it, ils xpl'iment d eI:; op jnions, des jcléles, qu'il ,'uflfiil ;-tu maître - 'a n s flot .de par01e' - de redr esl:>er ou cl' amp Hlf ier . A ce premier p er so nn age s'a .ioutent d ·autr e.' form es a ppropriées; cl e p eti.tes 'cèn es ,empruntées ft ,].<=1 vie écolière 'e constituellt ·s ous l·es yeux des enf ant.s, ,'SOU\ Cllt su gO'éTées pal' l eurs propres r épon 'es. D e teUes l eçons - nous p8rlons ·cl' exp éri enc e - sont viv,ante ', act ive s al/ertes, s'pontanée::; ; la dis ciplin e des bras croisé ', certes, n 'y e,·t pas observée, m,ais c'est pour le triomphe d e la vivacité let de l 'intér êt les expos és. Toul' .à tour 1es plaril:;i l\'3 d e l'hiver: la neige, la place, l es glissoires, les bonshommes d e neige, et l es ima ge,,,! d e .l 'été, l e fau ch eur , l.es b eu se,s, l es gerhes lié es 'et mises 0n tGS, et l es vues familières: la maison patern ell e dans son cadre, ,etc., clevi,e\l.lnel1t thèmes d'e'x ercic es agréabl,es et formateurs, là cent .lieues d e ces mornes l eçon s ·d'élocution, où l 'insti'tut eur lui-même cHt tout ce qu e l e' '81nfants r épètent en suit e, parfois en choeur, et s ur quel insupportable ton! Tounes l es l eçon s d" élocution, étant concen.trées autour de croqui s, le rôl.e du m-aîtr e consiste ,à g1.1i.cl'e r les enfants dans l eurs recherches fructueu se,s . Résultat inattendu: l,es a pplica.tions directes clonn é.es s ous form'e cl e devoir sont aimées à r éga l cles récomp en ses ; car les enfants


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'peuVlent capier dans Il e ,p etit carnet de craqu'is au slu:r l'ardaisle, leoS desslins du tableau. Et il 'arrive Iq ue certains elJ.1fants 'ca,m plètent .les craquis de l,eur pra'p rle initiaJtiv1e, par un trav,ail ,qui 'est ,u ne rée,l Ie répétitian mentale. La rédaction est cans,i dérée cam:me ,La s œur de l'élacu1:!i an. En e·f fet, savaiI' bien dire, aide à bien écrire,. Trap généTal.emel1.t, l'instituteur simplifie l,a questian de la rédaciian en la réduisant là li1 lexer:cd.ce de 'p hr,a,s,éalagie. n'ésull tat fata.! : toutes les phrases s'e, valent, l"enf,ant fait un p'Ur :ex'er.cic'e d 'imitatJian, .Ile travail de réfl.exian ·étanlt nul; ,b ref, c'est la négation même de la rédactian. Au cantraire, les le xercJces -d'élocutian daivent canstituer la 'b ase d,es exerc,ices .dIe rédaction. Les deux genres d'ex,ercices se 'tiennent ûntimement, et sauvent la r édaction ,e st un mayen ,die ca:ntrôLe immédiat des leçans d'élacutian, Dans les dasSies inférieures aussi bien qu'.avec les -degrés plus avanc.és 0:11 peut aisément 'animer les exercices derédactian 'p ar des craquis. Ainsi la descripti,an de la maison 'p aternelle au de .l',agglamératian natale peut ,être précédée de dessins. Une série de 'q uestJians sur ces craquis appeUerant les natians ,assaciéles, qui seran t exprimées dans une far,m e pragressiv,ement ,améliarée. Et les rédactians iHustrées? Encare faut-ü habituier l 'enfant à s '·exprimer au mayen ,des farmes graphi.ques. IL ïnstituteur ,qui ne des,grime jamais .lui-même ,au tableau, ne dait pas siétanner que ses e.nfants ne ùe 'fassent pas nan plus. Un exce.Ment jeune ,i nstituteur ,qui laiss.ait les élèves ill.ustI'Ier leurs rédactian,'3 ne ,l 'encan trait 'qu e clé!baires 'p ar,c e qu 'il n'illustr,ait jama i,s lui-m,ême ses leçans. Une rédactian ilIustré'e n'est clanc nullement ,cene aù l' en'fant, après ,avair écrit sa rédactian, ~'jaute par surcraît un croquis 'au des sin ,q uelcanque à s an trav,ail. Général,e ment et lagi,quement, le c.raquis dait pré,céd'er afin ,de fixer les idées,de cancréter les ,sensaJtians. Au reste, 'qui ne sai t que cette manlièl~e d:e travailler est ,sauvent oelle ,des écriv,ains, des dramaturges e.t des mette:Uil's en ,s,cène?

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La lecture dait canstituer l e caurannement des exercices cFélacurtian et de réda'ctian. Il existe actuell ement plusieurs ,m éthades .cle, lecture ; lI a 'plupart d'entre elles se bas'e nt sur la graphi'q ue des choses. Qu'an sait au nan partisan de la séparatian de l a ledure, et de' ,s a représentatian arthagraphi,que, dans l,ès de'u x ,cas, l 'instiobuteur qui sait 'm an'Ïe'r la craie util'ise,r ,a fréquemment le craquis. ,surtaut ,Œans les premièries cla~ses primaiorels, ·.le craquis permettra une intuitian canstante et rendra .l'enseignement de .la lectur,e attrayante ,et f,acile . .D'ailleurs - rée,l pragrès ! - an dispose à prés:entd'un chaix die mMhades de !lJectures illustrées ai))anclam.n1~l1.t, et il y aur.ait lieu {'Le félioHer les Maisans d 'éditian paul' le sain qu 'eUes pr;ennent à ,am,élia,r er la présentatian ,des man'uels :scalair.els. Tautefais.la 'm eilileure ililustratian, la. plus vivante, la plus dir·ecte, sera taUtja'u rs celle qui naît là ,p,oint namm é saus l·es y1eux des élève's . n n'est plus .questian die la lec:ture mécal1iique; l'enfant dait camprendre ce qu'il Ht ; mais seul le .graplüque au ta.blleau le sauti1endra,

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en a;.;sacia nt lïm age et l e mot, lui p eTn1ettra d e lire d 'une fa:çan intelUgent e cl è·s le ,d ébut. Dans le ' cl as 'es lu p éri eur,es' égalJement, il est à conseiJ1.m ' fort em ent (l e préparer l es lexercices d e lecture ,au moyen de croqui s r.apitl em ent enl evés, ép argn a.n t des explicaffions aiseuse·s au cùé~ trim en t du temps con 'acré à .la lecture. Que p en se·r d e la dicté2 sau s form e de d essin ? Naus naus y s amm es empla yé r éguli èr em en t au gr an d plaisü' ,d e na. élève·s. La farme étant cr aqu ée ,a u La])liea u, tau te l a class e au cha qu e élèv.e individuellement pranonce l e mot, l e dess ine, lit, écrit taut lui-mêm e. L e m aître stimule, excite, can trôl e, m a is n e fai t pas l a bes agn e, d e 'l'enfant. Bien entendu, il s' ag it. taujaur,s d e farmes précéc1lemment étudiées puis'q ue la dictée es t avan t taut un ex ercic e de cantrôJ.e ct de r épétitian. Naus propason s éga l m en t au x enfa nt ·, d e {less in e!' d es fa r m es et cry ajouter le n am, vien t en sui te lectur à h a u te voix, in dividu ell em ent. L 'enf ant est tr ès intér es 'é p ar ce tra v~lÎl de 11ech er cll'e,', a u qu el il dann e un cach et 1 e1'so11nel, cepen chmt cfu e l'ins ti tut eur surv eill e, fa it le taur de la cla,'se, qu esti onn e, ca1'ri g:e, cam pl èt e, s oulig ne. On sa it. l'ï mp orl a n oe d es exer cices l e vocabulaire; ils enr ichi,ssent, on i e pr éc isa n t, lc petit tr és or elle mat·s des élèv,e . . Souvie nt un ensembl e d e cl' oqui,,-, perm et do m ém al'i·ser q u an tité .d' adj ec tifs , de nams, d e v·er11 o.s. Il est p ass ibl e d e ll'o vaqu er C:Le s associa tian s d e mats a utaur d e craquis 'e l'vant de p ivo i, ·de cent re d'intér êt. ~'I a in tes fai s, naus ava ns pu ca nsta ter qu o le r ap pel Cl'lU1 croquis a,u tabl eRu était ·un m'oy en , ' LU' pa u,r fair e ,s urg ir dan -' lie ·o u velli.r d es ma ts au dies expr~s­ sians m émorisés p a l' ,c1e·s cl' oqui s de la m a.isQn patern ell e, d e l a. n eIge en hivr l', du fa u ch eur p al: oxempl e. Cert a in es r ègl,es ,de la gramm ai~e pe uv en t sau ven t êtr e sch ' m ati ées et mém orisé os gr âoe à d es cra qu 1 ,qui l e ,~ r ésu me n t : pa l' o'x empl la r ègl'e cùe.· plur~ ie l s ..~lles nom,s, et cell e d e la farm a i.icm du fôminin d es ma ts et des a cù.l e,ctlf s. Il n 'en va. p as a utr em en t p ou r ]'·en 'eign em en t d 'une langue étrangère. Qu e d e f ois le praf esseur (l' a ll em and, ~nta li e n , d:ang lais, .~ e r ~ ­ co urt-i,1 p as à la tradu ctian, alars qu'un S'impI e oT,a phlque sus CIt.er.alt dir ecü2 m cn t l,e ma t d an s la l an gu e eu seis'n ée? H élas , les partIs ans de la m éthad e dir ecte sant trop sau ven t in cap ables d e d essiner l'abj et au la cha se dan t ils p ar le n l. Et c·eUe in cap a cité l es force à pa ss er pa l' la tr a clu ctian. E nse'i gn er la lan gu e pa l< la ia n gn c est paurtant Joe may en cl 'alTiv er à ,d es ]~ é~· ult a ts . Tout ,l e 1'e ·t è est' illo gis m e, détour et p eTte d e tem ps. ' Car, q,ee p en ser ·de ces l eç ans cl e lai1 O'u e étr a ngère aù l'é\èv,e R'oxpl'im e d an . sa l an gu e m a t e-rn ell e? F.au~-il s'é t,ann er cr~e peu ? ' e~­ iants sach ent retenir un e p etit e canver satIan ,' m em e' a p:' es plulS lems 1nées d'étud e? Naus estimans qu e l'in tuition gr a phique ser,a.it un preal e;' élém ent d e p erf ection d an s la. nléthad e. T r a d uc t'lans, d'lC t'es mi e , l e'ctures, au tant .d'exercices fa ciles ; mais par}eiJ.' la l,angue, vailà taut à la fais le m érite ,et l a difficulté. Enseignons à ,can: ~rser ,au ma)~ en die croquis. S'a g it-il par e;x,empl e -de fair e parler a propos dune usme et d e ses a lentaur' , que de chos e ' 'à nommer 'dir ec tement; que d·e nams


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œ ad,jectifs, de verbes à. donner limrpédiat,ement sans ,a voir à. ,p asser par la tra duct.ion parce qu e l'enfant veri'a des formes .au t.abl eau! Ces :sujets ·de conversation seront multiples. On écrira le-s mots s oit ,en all~mand, soit en italien, en anglais, en franç,a is en regard des -fonnes d essin ées. On composera de p eUtes scè n es au t abl eau ,qui -seron t pré~exte à dialog u es et occasion d'enrichi,ss'em ent du vocabulaire. Pareilles .leço n s ne traîneront guère, et l'en.fant s 'y intéressera ]Jlus ,qu 'à l'ense,ig n em ent de la la n g u e au mo ye n du livre, proc~dé trop employé e'll COI\e et do nt on abuse. Avec un prof.esseur ca'p able, le livre 'e st accessoire; il es t un moy'en de répétition let de contr.ôLe . .Le véritable en seign em ent se fa it ,a u t.ableau noir; l e prof,esseur des.s in e tout en "nommant, en fa isan t répétei' le nom prononcé, l'inscrit, le fait co pi er ·et rép éter et a.insi arrive à la forma tian de petites phrases, à la préIJar a tion ,de simp les rédaction s. Pendant toute la l!eçon, l a lang u e dil'ecte 'est le véhi cul e de l' ense ign em ent, ct les élèv,es progressent r,ap iclem ent. Seulement, pOUl' l'éus,s ir, le m aître doit faire effort , préparer so i-gneus e:m ent ses croquis, classer les mots et \exlpressions à enseig n e'!', ]Josséder un e connaissance ,approfondi,e de la l'ang ue et enfin payer d e .s3, personn e ,au cours de la 1.eJ~ on. C'est là. ;la véritablte m é,thod c activ e, la méthod e psychologique p ar excell ence, l a se ul e m éthod e dire'cte, v rai e et utüe. Oui, quand ,donc les professeurs de lan g ues apprend rontHs ,à dessiner? Et pourquoi n 'ajouterio n s-nolis pas: quand s ongera-t-on à organiser un enseignement. sér ieux des arts graph iques dan s nos collèges, 110S établis'SJem entxs d'instruction mo y;e nn e, cù l'on sembl e oubli e'r que nombr e d'élèves en r etireraient grand proft pour leur carrière d 'ing'énie.ur, d'e médecin, de c.himiste, de techn ici en, ·d·a rc h éo lo g ie ou de professeur' ? Prof. A.

BIBLIOCRAPHIE CHEZ NOUS (1) 'Ch ez nous » a terminé le premier cycle de son existence. Quand il parut, il y a quelques années , il fut accueilli uvee joie. Il n'a pas déçu. 'L 'esprit qui l'anime, les ann-ées qu'il éveille, les réflexions qu'il fait .naître, de luêm.e qu e les notions pratiques qu'il donne libéralement en ont fait tout de suite la clef de voüte de l'enseignement ménager dans les écoles, le Inanue~ préféré de nos jeunes filles et l'ami auquel on garde toujours une place dans la bibliothèque familial e. . «

(1) F.-M. Grand - « Chez nous ». Un volume in-Hi cartonné, illus tr é 3 fr. LahDairie P a.yot, Lausann e-Ge nèv e.

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La seconde édition vient de sortir de presse. Elle ne diffèl~e guère de la première. Cependant plusieurs -chapitres ont été remaniés , les uns allégés, d'autres cOI?plétés ; il a fallu modifier certaines données justes en 19'2,5 malS devenues ,c aduques en 1933. L'auteur et ses ,c ollaborateurs ont accueilli avec une grande bienveillance les sugges,tions qui leur ont été faites en vue de l'amélioration de ce livre qui doit rester un guide vivant 'e t sûr. Des illustrations ont été ajoutées, des lectures; de même que deux chapitres '« Nos rapports avec la loi » et « Ménages de campagne » qui donnent un intérêt nouveau là « Chez nous » et comblent un e la,c une signalée en son telups. Cette seconde édition ainsi enrichie ne cède donc en rien à la première; elle >connaîtra 'c ertaineluent le lTIl~me ' suocès et apporlera la n1 êm e joi'e dans nos écoles et nos fmuIlles.

L'Ecole et la Tuberculose Rapport présenté cl l' Assemblée gé~érale de, la. Société valaisanne . d' Education, le 6 avnl 1933, a Szerre. PLAN: 1. Considérations générales: Fréquence de la tuberculose . Bacilles. Lutte. Vaocinations par B. C. Ü. - 2, L'Ecole, cause cie tuberculose P - 3. L ' Ecole, et la lutte préventive directe. - 5. La lutte pal' l'enseignement. - ,6. Conclusions pratiques.

l.

~énérales

Considérations

De toutes les n~aladies qui atteignent l'espèce humaine, la Tu., berculose est certaineluent celle qui exerce le plus de ravages, celle à laquelle l'hun~anité paye le plus lourd tribut. Mortalité pal' Tbc. (pOUl' 10,000 hab. d es principales nations d'Europe (HJ08). 24,4 Norvège Portugal 11 ,8 Allemagne 17,8 25,8 lr;lande Belgi'q ue 13 Espagne 18,5 30,, 4 Autrkhe Angleterre , 15,9 Ecosse 19,6 37 Hongrie Hollande 16,2 France 22,'6 H,a lie 16,6 Suis.s·e 24,8 L'es villes, surtout les grandes c'a pitales , fournissent une n~or­ talité plus grande que les campagnes: A-c~uellement, il y a te~?~nce oÙ un certain équilibre, 'les villes ayant prIS des' n1eSUI'.es plu~ s,everes qu e les districts ruraux, pour la lutte contre ce Iternble fleau. Pour les diverses formes de tuber'c ulose, ,c'est la tuberculose pulmon,a ire qui enttaÎne le plus grand nOlllbre de décès (65 :à 87 % selon les pays). 1


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Depuis un e dizain.e d 'années, un e baisse notable a 'été constat~e pour la tuberculose, . dans la, plupart des nations .d 'Europe, partout où l'on a entrepris la lutte sérieusen'lent, par la création de ç"Hspensaires offrant aux classes pauvres . particlilièrem ent atteintes des soins et un contrôle gratuits. Après 1"Europe, qui tient le haut de r échelle c 'est l'Asie qlÜ est le plus frappée par la tuberculose. En Chine principalement, la phtisie s'observe avec une certaine fréquence. Le fatalisme et l'inS?\l~~ance ~es Chinois, et les l~l~'lentables conditions hygiéniques et aluuentalres dans lesquenes vIt la population indigè.ne du céleste empiré, réalisent les conditions idéales pour la propagation de la luhel culose. AtTique. La tuberculose es t surtout fréquente en Egypte et dans les villes du littoral n'léditerranéen (Alger, Tunis), qui accusent une l1'l?rtalité par tbc. à peu près égale 'à celle des grandes vines françmses (Marseille, Bor-deaux). Plus on s'éloigne du littoral et des ecnlres en contact avec les Européens, plus l'infection tuberculeuse devient rare; Inais chez les peuplades représentant un terrain. relative1:nent vierge de toute contagion tuberculeuse, le mal prend voJontIers une allure suraiguë rapiden'lent lu.ortelle.

Amérique. En An'lél'ique du Sud, la tuberculose a été allmnée par les colons (e3pagnoJs surtout). La nlol'talité tuberculeuse dans les villes e~~t d. peu près égale à cene des grandes villes d'Europe (Berlin, Paris)'. Accusant un chiffre r elativenlent faible au Mexique. la tuJwrculose est fréquente aux Etats-Unis (plus forte qu'en Allerilagne) . Inconnue chez le~ Indiens de l'Amérique du Nord, avalltl'apport de la civilis9t;0.ii européenne, elle représe''lte aujourd'hui Je facteur le plus importan i de réUléalltl(·,~emellt de ] ~ !'8.ce, en ae-.::n .. sant plus de 60 9'; des décès.

Aotuellenlent, aucune race hum.aine ne paraît échapper ù la tuherculose. Quoique les opinions les plus contradictoires aient ét~ én'lises à ce sujet, l'influence du c1inlat n'est pas prouvée. iLa tuberculose existe avec la nlênle fréquence chez les Esquilua.Ux. des régions polaires que chez les nègres de l'Afrique équatonale. ,L a tuber·culose a-t-elle existé :de tous temps? , Très .p i'obablement, le virus d e la tuberculose a comnlencé à ef'ercer s~s lnéfaits aux Itemps . les . plus .lointains' où les hommes commencèrent là vivre. en g~'oup~l}1ellts, . à cOIistr~l.Ïr~ ·des · agglû'rnérations.

Des savants étudiant les InOlnies d '.Egypte ont pu 'c on.stater 'q ue la tuber-culose avait exer,cé s'es ravages sur les peuples du teinps des Pharaons . .Les écrits d'Hippocrate, le plus grand lnédecin de l'antiquité fournlillel~t d 'observations relatives là la phtisie. NIais ce n 'est que vers la fin du 18e siècle qu on comlnença à s'occuper des tubercules du poumon. Bayle et Laennec ont apporté des contributions in'lportantes pour préciser et éclairer les problèn'les de la tuberculose. C'est Robert Koch, m édecin à Berlin, qui, appliquant les Inéthodes ba,c tériologiquescréées par Pasteur, découvrit en 1882 le badIle agent de la tuberculose. . « Désorn'lais, concluait Koch, nous n'avons plus affaire, dans la lutte contre la Tuberculos'e, 'à quelque chose de vague et l'ind éterminé ; nous sonunes en prés·e nce d'un parasite visible et tangible, dont nous connaissons déjrÙ en part'ie les conditions d 'exis'2' tence , conditions que nous pourrons ·encore 0tudier de plus près. Nous savons que 'ce parasite ne trouve ses conditions d'existence que dans le corps de l'hOlnme et des animaux, et qu'il ne peut se d évelopper, comm€ le bacille du -charbon, en dehors de l'-é,conomie anin'lale. 'C'est l!à une donnée très -consolante au point de vue de la lutte contre la tuberculose. Il en r ésulte qu 'il faut s'atta'c her avant tout à tarir les sources d'où dérive l'infection. Une de ces sour·ces, et la principale, c'est l'expectoration des phtisiques, qu'il .faut s'appliquer là désinfecter et rendre inoffensives. Ainsi, on supprimera la plus grande partie du 'c ontact tuberculeux. »

Bacille. Le bacille de la tuber·c ulose se présente sous la fonne de bâtonnets fins, n'linces, granulés, de la grandeur de quelques millièmes de lnillinlètres. Ils se ,c aractérisent pal' la formation de nodules tuberculeux dont la n'lasse 'Centrale tend à dégélléresüence. Les ha·c illes se trouvent dans toutes les lésions et dans' tous leurs produits, lnais ils ne peuvent pas toujours être lnis en évidence. Ils agissent par eux-lll'êlneS, en détruisant les tissus, 'e t par la mise en liherté de substances toxiques.

La lutte 'c ontre la tuber'cu10se doit se faire de deux façons: 1. Lutte 'Co.ntre l'agent infectieux; 2. Lutte contre les causes préclisposantes. La lutte contre l'agent infectieux 'e st surtout' 'importante, et, bien dirigée, 'peut donner de bons résultats. Il ·e st très Ïlllportant de dépist.e r le pl:us vite possible les ,c as de tubereulo"se ouverte, sen1.eui's de ba,c illes redoutables pour leur-entourage.


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Chez les enfants, su-rtout de 7 à 10 ans, la réaction par la ponunade Moro à la tuberculine, donne d'utiles renseignements p~ur ~e dépistage des cas de tuberculose fennée, latenJe et ganghona'lfe, assez fréquente chez le jeune écolier, ,tandis que les cas de tuber,c ulose ouverte sont heureusement plutôt rares. La déclaration de la Tuberculos,e est devenue obligatoire en Suisse par l'application récente de la Loi SUl' la Tuberculose,

Le traitement peut ,ê tre fait, soit là la maison, soit mieux dans les hôpitaux régionaux, en créan.t des pavinons spéciaux COlnlne· cela s'·est fait dernièrement là IMartigny. Le traitement dans les sanatoria, extrêmement cotHeux entre peu en ligne de cOlnpte pour l'ensemble de nos populati~ns à faible revenu. '

. Il es,! ~écessaire de se pr·émunir contre les dangers de contagIOn, en eVltant les crachats des tuberculeux en désinfectant avant d'y ,habiter, les logem.ents suspects, en pl:enant toutes les précautIOns nécessaires vis -là-vis du lait ou de la viande provenant d'animaux tuberculeux.

La lutte -c ontre les causes prédisposantes se fera par l'amélioration de l'hygiène et par 'l'éducation du public en particuler de l'enfance, , . L'alinlentation joue un grand rôle. Si la T uberculose fait des ,en Valais , il ne -faut pas s'en 'é tonner; beaucoup de famIlles d ouvriers et d'agriculteurs sont sous-alinlentées et offrent un terrain favorable pour le développelnent de ,c ette a1f.fection . ra~ages

. A côté de ceux ·q ui ne nlangent pas assez, il y a ceux , non In0111S nonlbreux , qui boivent trop. L'alcoolisme est certainement avec l'alinlentation insuffisante, le principal fa·c teur d 'affaibli sse~ lllent de l'organisme et de prédisposition ,à la Tuber-culose. L 'établiss'e lllent, dans nos principales villes du Valais de ~o~pes scolair'es, la distribution d'hiver, aux écoliers, d 'huil~ de ~Ol~ de morue par les ill'firn1Ïères visiteuses, le développelnellt réJouIssant de l'hygiène scolaire, les ,c olonies de vacances sont autant d~ fac~~urs qui pennettent de lutter effica-c ement co~.tre les prédIsposItIOns à contracter cette terrible 111aladie. Il faut aussi viser ;~ é~uquer le public, ù l'instruire par des conférences, des pro- . JectIons, des brochures. L'éducation des enfants par les parents, par les autorités et par le personnel enseignant joue 'c ertainement un rôle très utile' dans la lutte contre la tuberculos.e. .

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Vaccination par B. C. G. La souche B. C. G. (Bacille Calmette--Guérin) qui a servi au docteur CahneUe et là ses collaborateurs pour leurs expériences. sur des animaux de labora,~oire, et utilisée ensuite pour la vacciJlatiol1 des jeunes bovidès et des nourrissons, est issue d·e 230 cultures suc-cessives, faites en l'espace de 13 ans, d'un ba-cille tuberculex virulent d'origine bovine. Au 230e réenselnencelnent, ce bacille, devenu avirulent, avait perdu toute aptitude là former des. tuberrcules. C'est en juillet 1924 que ,ce nouveau vacdn fut nlis à la disposition des 111édecins -français qui désiraient l'elnployer, surtout pour les nourrissons nés de mères tuberculeuses ou vivant dans Ull milieu. familial contaminé. A partir de 1927 , cette méthode s'est rapidement répandue, non sculelnent en France, mais dans la plupart des pays d'Europe où la lutte antituberculeuse est organisée, et possède des laboLaires outillés pour la pr éparation des vaccins. ,Les renseignements fournis par les nlédecins , les sages -femnles et les infirmières-yisiteuses, sur les nourrissons vacdnés et élevés dans un milieu contagieux, mit permis de se rendre ·compte d e l'inocuité de 'la vacdnation préventive, et de ses bons effets vis-à-vis de la 'Contagion . [anlÎliale. Le recul du t enlps pennettra de 'Constater si cet1te vaccination:. mainti'e nt longtemps son action prév e nti,~ e'Contre la Tuberculose. Dans J'affirmative, elle ,constituera le Inoyen le plus simple, le moins coüteux et le plus efficace dans la lutte coni~re cette. terrible affec tion. 2.

L'Ec\:)le, cause de Tuberculose?

L 'Ecole ,n.e saurait êtr e considérée COlllll1e une cause directe de: Tuberculose. La ,contagion n 'y est guère possible, puisque, aux term es de la Loi fédérale sur la Tuberculose, les enfants qui présentent des manifestations supectes doivent ê,tre mis en observation , ct ceux qui sont atteints de tuberculose avérée et dangereuse pour autrui, éloignés de l' école. :Mais c-ette dernière n 'en demeure pas moin s une cause incLrede de Tuberculose, une cause prédisposante si l'on veut. . Quelqu'un n 'a -t-il pas dit qu'il était criminel cl' CnfeJ'111Cr les enfants sous prétex te de leur apprendre à lire ? Les 111aUyaises conditions dans lesqueUes 'se trouvent les élèves, dans beau>coup d 'écoles de la Inontagne, rà l heure actuelle encore, l'air vi·ci{, la poussière, la lnauvaise tenue, sont autant de f~cteurs qui travaillent ac-tivement au serv;ce de la Tuberculose, et qui ouvrent à 'Cette dernière une voie fa ·:::ile et crrtaine.


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1. .L'Ecole, mom e nt f avorable pour la lutte con tre la Tuberculose L'enfance, a dit un docteur d 'enfants, et surtout l 'enfance ·des milieux pauvr.es, ·es t le véritable champ de bataille pour la lutte conh:e la Tuberculose. . C'est pendant 1 enfance, en effet, que l'infection il lieu. Si la ~n~ladie éclate chez un adulte, ce n 'est presque jamais un début; 11 faut r elnonter jusque dans le jeune âge pour retrouver l'infection prenlière. Le 95 % d es enfants ont été contam-Înés par le bacille ù l'âge de la puberté. Ils ne sont pas tous tuberculeu x pour autant: seul le n?UlTisson es t privé de m.oyen s de d éfen se ·contr e le bacille ; à par tIr d 'une an née, le <corps est bien arm é pour r ésister a ux a ttaques d e la T uberculose. A 12 ans, nous disent les statistiques, le 80 % des enfants ouvriers ont ét é contaminés , et le 40 % seulem ent de -ceux qui h a bitent la camp agn e ou qui sont placés dans de bonnes cond1tions h ygiéniques. C'est pendant la p ériode scolair e que nOlnbre d 'enf ants r eçoivent la prenl ièr e visite du b a cille. Or, le nlonlent où l'enfant s infecte pour la prelnièr e fois es t très Ïlnportan t, et c'es t de la façon do.nt l'individu a résisté à cette premièr e infection que d ép end, en quelque sorte, t oute son exist ence. Si ·cette prenl ièr e r ésistance s'est effectuée dans de bonnes conditions, 1 enfant n 'en ~ubit aucun .dommage, et d e plus, il es t Ïlnmunisé pour le r este de ses jours -contre le ba·cille. Si cette r ésistan ce s'est faite da ns de nl auvaises conditions , n'a pas été suffisante, l'enfant, sans devenir n écessair'em ent mala de, va se trouver dans un état d 'équilibre ins table, jusqu'au monlent où , sous 1 influence des fati gues , inhér entes à l'âge d e plein e for ce, à l' âge adulte, le b acille pourra p r endre le d essu s, la ,p htisie se d éclarera . L a gravité d e l'infection d épend donc en grande p arti'e de J. 'âge 'et de l'état du sujet infecté . . Ch ez l'enfant , le bacille, introduit ordil1airenlent par la bouch e, est bien vite an'êté dans d e petits ·gan glions disséulinés le l~ng de la .tra-cllée et des hron,ch es . Ces ganglion s sont, p'our ains'i dIre, la sauvegarde ·de l'organislne, Pllisqu 'ils ernprisonnent le bacille, le à étruisent ou tout au lnoil1s le r endtmt inoffensif. L es ·bacilles peuvent a insi res ter emprisonnés dans les gan glion s sans exer,c er de ravages , p endant .des années et d es années, toute la vie lnêm e de 1 individu. On en a ·r etrouvé ,chez des vieillar ds de 80 a ns qui ·.d e leur vie n 'avaient ét é 111alades ., Avec le telUps, 1ft virulence din~inue .et, .,d 'autre part, le corps uugr~lente d 'ann ée en ann ée sa r ésistance contre la maladie, ce qui explIque pOU't'quoi la Tuberculose des Jeun es (20 ~2 5 mis) es t grave, et la Tuber'c ulose de·s vi~illards , b énigne·. '

, L es enfants qui possèdent un D bonne h ér édLté, une bonne -c"ons titution , ou qui vivent da ns d e bonnes conditions matérielles, gag n ent d 'embl ée la premièr e bataille; le bacille est détruit et l' or ganism e s'est va-cciné par lui-lnêlne. D' autres enfants, san s avoir pu vain,cre et anéantir le bacille, l'on t simplem ent empri sonn é d an s leurs gaglions, et l b il s'es t tiss'é un e coqu e plus ou m oins épaisse. Le nlÎ'C roh e a 'nsi paralysé r este in actif , tant que l' enfant se trou ve d a ns d e bonnes conditions ph~T s iqu es .

\ 1ais qu'un incident vi·enne affaiblir l'organisnle (une 111aladie par exem ple) et les bacilles , devenus plus forts, s'Ürtiront des grl.llglion s, produ isant à l' endroi t où ils vont se fixer , une phtisie, un e m éningite ou une péritonite .. . Il exislt.e ·en core un,e ca tégorie d 'enfants, qui intér essent spécialem ent l'école. ' Ce sont ceux qui n 'ont pas r éussi ·1à par alyser complètem ent le bacille de Koch , soit par,ce qu e l'in.f~ctiOl~ a .é ~é t r op forte, trop p r écoce, soit p ar ce que leurs · -condItIOn s mdlvlduelles étaient 111au vaises . Les bacilles conser ven t san s ,cesse, ou repren nent par interll1itten ce, un peu. cl'adivité; ils fa briquen t des substan ces toxiques qui. passent dans le sang et in flu en t sur le d éveloppenlent de l'enf ant, su r son p oids, sur sa taille, sur son ap p étit, son teint, et s ur~ tout il s r epr" sentent pour l' enfant une perp ' tueHe nlen ac Ces in d ; ~j dus sont quali fiés de gringale~s' , de ch étifs , d 'anémiqu es : ce son t des Tub erculisés . I ls n e sont pas m alades; beaucoup reprennen t le dessu s. D'autres r estent en santé a pp ar ente durant toute leur enfance jusqu'à l' âge a dulte. Mais ·cet âge ,est p our e.u x l'~g.e des soucis, du travail, d es fa tigues, de l' a1cool, du ser Vl'ce mlhtaire, etc. Le b a cille p eut devenir le plus fort, il travailler a en sile nce, et lor sque le m alade se p r ésentera au m édecin , ce ser a tr op larel. Le vr ai nlom·ent où l'on aurait pu agir d 'une nlanièr e cer t aine, c'es t lors de la pr enlièr e infec tion d·e l'en fa n ce. Les enfan ts tuberculisés so nt très n onlbr·eu x dans les d asses ; la vr aie lutte offen sive doit être faite ch ez eüx ; ·ch ez les ad ultes, ce n 'est q u e la r elève d écourageante d es blessés ap~'ès la bataille. ,Un m éd ecin Sl-J é·c ialist e' pour enfants, disait, il y ' a quelques 10 a ns : « J 'estinle qu 'il y a , 'à Lausanne', dans les é coles, 300 à 400 enfants que l'on pourrait -chaque ahnée préser ver contre les dangers d 'édosion d 'une ,tuber<culose tardive. » p

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L'Ecole et la Lutte p réventive contre la Tuberculose l

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La lutte· contre la :Tuberculose n 'est pas ..sÎlnplem.ent une .lutte curative : on ne do it pas attendre, 'pOUl~ lui livr-e r la guerre , que


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le, bacill e al't d onné les preuves d ' msme; la lutte la l fI e ,son eXIstence dans un orga-· fortifier le plus p~s~1le llcace. CO;lslste là, 1?révenir ses méfaits, à , e es agentS de reslstance. On dIstingue d'abord l l . corr: s là corps av'e,c le bacUl:' iutt~ (~.Irecte, c'est-à-dire la lutte attemt de tuber'c ulose, ' 1 s ahlt de sauver un organisme , Nous avons pour cela une loi " '. ration des cas de Tubercul d qUI 1 end oblIgatoIre la . déda]ance d es cas déclarés l'hos 'Ose't rangereuse '~. ' qu'l e't a bl'lt 1a surveilsinfection de leurs log~ments~l a ISRJ.lOn des contagieux et la dé.

L'école n'a pas à s'enD'ager d ' " . ' l ~n e mal1lere ad1Ve dans 'c ette des cas de Tuberculose éclate~~sene~c:~~~yens d'Ü~1t e~Ie dispose. Si sera le dénonciateur' j} 'éloiD'ne' dl" e, le medecm scohdre en ten.t un daI1lzer réel' de cOl1t'>ta l.a t~ ' ecole les ,é lèves qui présenmIna IOn e ~ 1 f '1 1lls tratlOns , les œ uvres sp".sc' I f ' ' '- es amI les, les admi_ v la es el ont le r este. Une autre lutte plus long l d'l' lutte de tous les in'stants d' ~tle, p u s e I,cate, mais plus sùre unc' engager 'c ontr ea l T] , c ,eS'~ ~, l a lutte indirecte la, l OlS H u Jerculose : r ' J" l ' ' u e contIe les causes prédisposantes. Cl, . eco e lou e un l'l'lIe pré d' , . « C'est à l'école et pal' l" 1 pan elant, dIsons le rôl e principal. 1 c eco e que no ' ose » , a dit un m,éde'c in L" 'l _ us VaIl1'CrOns la Tubereuper!11,et de dépister là tè1l11;s toe~~ fese~~J~b~ tous les enfants; ell e cnlIses. 'Ch ez l'adult ~ . u eI'c uleux, tous les Tubern'est jamais possible e 'ant1te l!lel avec la déelaration obligatoire il em{ r-e t'Üus les malad 1 ', " connalt leur é,~at que s 'ils l t J. ,c es : e m ·2decln ne la s'c olarité par cont' vetu en ,Jl'e~~ se presente. r ù lui. L 'flfJ'e cle , ·t 1 e, ·es parhcullerement f JI;:' pIS er, pour soigner 1)our fOl,tl'f' l' f' avora) c pour dp't ~ d' " 1er en ant l)a r c . VI C, ne epend encore ni sa prop' ,' . ' . e que d e son adll ' , I l e eXIstence, 11l celle des sien s , ( eco e n'a pas seulement pou J t d" " ' lUI servira 1 instru'c tion dans la ::,~u "lms~rUlre l enf~nt. A ,quoi l,noderne a un bu.t bienfaisant au Ji ' SIn a .la, sank? L 'e': ole fant où la 1'o:s la santé et l" t tl , us haut degre : donner ,il l'en'1 Ins ruc lOn Par l'écol creer ces g.énéra tions saines et fort es. . e, nous pourrOllS lutte, dont la portée dépass~

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La lutte s'y engagera de deux façons: 1. ,~/utte préventive dirigée contre les cl la Tuberculose, causes prédisposantes 2. Lutte svstéma tique, pal' l ' ,elgnement. '. ens' u

La lutte préventive n est autre l' , de J'hy.Q'iène et leur ap l' .t ' que observatIOn des préceptes 'P Ica lOn 'c onstante 'à l" l T nous Pouvons dire au sujet d H " e c o 'e . out ce que la Pédagogie nous la rép' 't' e ce ,e apphca,hon est d10se connue' J'Ecole N~nnale lllais 1'1 e te ~ux Jo?rs plus ou n10ins lointains d~ i ' f' ' , es ne'c essau'e de 'le l' , (e Iillr notre lutte, et.la rendre complète. rappe el' lCI, pour bien. .

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A. BâlÏtllcnls et locaux scolaires On n e saurait demander là l',e nfant l'hygiène de sa personne" si le n1Îlieu dans lequel il est appelé à vivre, c'est-à-dire l'école, ne ' répond lui-même à toutes les exigences sous ce rapport. De nos j'Ours sans doute, les 'lois de l'hygiène sont de plus, en plus observées en ar'c hitecture,et les constructions nouvelles s'en inspirent d'une façon générale. Mais il est ·m.alheureusement, dans nOlnbre de nos con1munes de m.ontagne, des loeaux qu'on qualifie ' de scolaires, Inais qui paraissent .destinés là un us·age tout autre, IOn a trop souvent égard à des questions secondaires d'argenlt ou de convenance, et on néglige la question primordiale de salubrité publique. Disons hardilnent 'q ue la question d'argent est ici secondaire, puisqu'elle ne sa:u rait primer l,es qutres facteurs avec lesquels on la Inet en opposition. Songeons que l'école est destinée à tout le n10nde, et qu'en nloyenne chacun y passe 8 ans, des années les plus délicates et les plus décisives de sa vie au point de vue de la santé. ,La parcimonie do.nt on fait preuve en n1aint endroit. pour ce~i sorte.s d' établisselnents, est donc bien coupable, et la générosité qui se déploie pour des œ uvres, plus éclatantes peut-être, lnais d'une ÏInportance bien inférieure, laiss e beaucoup de gens s'Üngeurs, en fa'c e des statis,t iques de mortalité par Tuberculose. On fera volontiers des sacrifices financiers ,c onsidérables pour créer des routes, end iguer des torrents, toutes -choses très utiles sans doute, mais on laissera de même les enfants, la génération Inontcmte conllne on J'appelle parfois dans les m.Olnents de poésie, s 'étioler dans des locaux mal ,c onditionn és, sans songer que l'e bien qu 'on néglige de la sorte, c'est la santé, élément essentiel de bon- . heur pour l'humanité. L'école, nous dit la Pédagogie, doit être pla'c ée dans un endroit sec, aéré, ensoleillé, à l'abri de toute émanation délétère, Autant que possible, on l'-éloignera des aggloméraJions, toujours malsaines, Chaque école doit poss éder une cour, où s'e ront donnés les exercices de gyInnastique pendant la bonne saison, et où les enfants pourront s'ébattre en toute liberté, sans avoir recours à l'a grand.'route, toujours douteuse. Une partie de la 'c our devrait être couv erte, offrant ainsi un abri aux écoliers, les jours de mauvais t emp ~; .

Dans un grand nombre d'écoles de montagne, les leçons de gymnastique et Iuê,m ,e les r écréations deviennent impossibles à certaines époques de l'année, faute d 'un emplacement convenable. En hiver, la boue et la neige se donnent rendez-vous .dans les abords de J'école, ell1'pêchant ainsi les ébats -de la gent écolière, Pendant la belle saison, alors que les prés offrent un but tout indiqué pour les j·e ux et les récréations , les prop'r iétaires soucieux se chargent de calmer les élans d 'une jeunesse en Inal de liberté,


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De lù' des privati.o ns que les enfants doiven.t subir , bon gré mal gré, aù p éri~ , souvent; de leur bien-être immédiat et futur. Salles cle classe . . Nos ancêtres avaient horreur de la lumière du jour, paraH-il; si nous considérons les habitations qu'ils nous ont laissées, nous voyons que les ouvertures en étaient réduites au strict nlinimUln, et ce nlinimunl es t bien souvent insuffisant. IL es fenêtpes n' étaient que d 'étroites lucarnes, garnies elles-lll'êmes de barreaux, si bien que l'air et le soleil devaient vraiment faire preuve de bonne volonté pour pén étrer dans les logis. Nos aï-eux 'consid-C.raient d'ailleurs ces grands facteurs de santé conlnle un luxe a ssez négligeable; et ce luxe devait se payer, puisqu'il exisltait l'impôt SUl' les fenêtres. :\1ais les idées de nos ancêtres en la nlatière ne sont plus les n ôtres, et nous brûlons volontiers 'ce qu'ils ont ad-oré. Les pré'c eptes de l'hygiène moderne nous ,c onseillent de donn er à nos locaux de l'air , de l'espace, et du soleil. Les salles de -classe, où les enfants r estent confinés des heures entières , ont un besoin padiculier de c es éléments r égén é'rateurs, D'après le règ}.ement 'c antonal ·des écoles prünaires , t'Ûutes les classes se trouveront au nlidi, et leurs fenêtres seront munies d 'Înlpostes ouvrantes, ceci dans le but d 'assurer au local une aération continue. ,Le mobilier s,c olaire répondra , lui aussi, aux données de l'hygiène. Parmi les différentes pièces qui C'Ûlllposent ce mobilier, le banc S'colaire doit retenir toute notre attention, car, Inal conform6, il. peut être la cause éloignée -de d ésordres graves chez l'·élève qui l'occupe. On aura donc soin de ·c hoisir un banc bien conditionné, et répondant aux exigences physiologiques des écoliers. L e bClnc vClIClisan en est un modèle. Entretien, Balayage . Il ' ne suffi t pas de ' posséder un bâtÏlnent scolaire en harm-onie avec les préceptes de l'hygiène; il faut l'entretenir dans un état de propreté convenable et ,constant. ,Ces soins s'appliquent -égalenlent aux abords de l' école, et., par extension, au village tout entier. Si tous les ,c hemins doivent être bien entret'e nus, ceux qui avoisinent directelnent l'école et qui y conduisent doivent être l'?bjet d 'un soin tout spécial. Cette mesure fa'cilitera grandement la propreté des locaux eux-mênles. La boue dans laquelle, bon gré mal gré, les enfants prennent l,e urs ébats, (et la boue n'est pas toujours seule), pénétrera en dasse avec eux et sera bientôt transfornl·ée en poussière. IL es paillassons, malgré leur bonne volonté, ll'arr~ter.C?nt pas ces i~pontations douteus~s ; 'e st-il besoin -d'ajou~er qu~ ces prétend~~. paillassons ' sont ,s alivent inexistants, quand

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ils ne sc ~'éciuis ent 'pas là ' U:~e 'sin~ple branche de · sapin, . innocente et inofifensive. La cour de l'école devrait être ·goudronnée, ou ù d éfaut , r ec·ouverte d 'une couche de' gravier fin et arrosée de telUps. en t emps. L arrosage des chemins voisins de l"école, par les temps secs et venteux~ serait égal·eulent souhaitable. Qu'on se souvienne que la poussière est le véhicule de toutes sortes d 'impuretés , et spécialement, de bacilles de la Tuberculose. Lutter contre la poussière, c'est donc lutter contre une contalnination toujours possible, et m énager les organes r espiratoires de l'enfant, lieu d accès le plu s commun du bacille. Balayage. - Le Règlelllent des Ecoles prÎlllaires nous dit , art. 171, que les salles de classe doivent 'être balayées tous les jours et r·écurées au nloÎns deux fois l'an aux frais d e la conlnlune. Sous aucun prétexte, on n e p eut avoir r ecours aux élèves pour procéder au balayage. Si la poussière n 'a aucun effet nuisible sur l'organisn"le d 'un adulte b ien conditionné, elle peut avoir de fun estes conséquences chez 1 enfant, quelles que soient les précautions prises pour rexècution de ce balayage. Da ns beaucoup d'écoles , les ,é lèves pro cèdent eux -111lêm es au x soins de propreti.. de la dasse, et l'allocation qu'ils touc-hent pour ce travail a pour but d'augmenter le fonds de prOl11enade de Jin d 'année. lC'est 1:\ un très lnauvais calcul. La sortie de fin d 'année doit être une r écOlllpense pour 'l'élève. Or, ainsi entendue; elle n 'es t plus un·o récompense, puisqu'elle est l'équiva lent cl une into x ic ~tio n lente, sûre et funeste 'à la longue. Venons-en à la manière d'exécuter le balayage. Révolue la pratique du balayage là sec, où chaque grain de poussière n e fait que changer d e place, après avoir évolué plus ou l110ins 10ngtel11ps., dans la salle. Ce mode. de fair e es t heureusement abandonné .de nos jours; il doit être cOlllbattu jusqu e dans ses derniers r etranchements. L 'idéa] serait que chaque classe eût ù sa disposi,tion un as pirateur à poussièr e, qui offre la plus gr an de assurance au point de vue de l'h ygiène. (.NIais ce moyen, trop coûteux p eut-'être pour la 111ajorité de nos classes, p eu t être remplacé par l'emploi de la sciur e de bois hunlide. Les planc hés cirés, huüQs ou recou verts de linoleu111S, sont 'p référables aux planchers nus; la poùssièl'e y adhère nlieux et risque nloins, ainsi, d"être absorbée par les élèves. 'Pour l'époussetage on se coufonnera aux 111êilles règles: le chiffon humide es t de rigueur. Les personTies chargées (les soins. de propreté dans les écol.es sero,nt l'obj et d'lm cblitrôle inédical .; seules .les p e rsonpe~ exelnptes de tou~ e: infection contagieuse pourront .être appelées à .renlplir cet officë. .' . •

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Aé·l'atiol1. Est-il l~, é cess.air~ ',cie ' rappel~r qu'el liaÎl~ ' e$ t un ahment pour notrè COl'})S, et que l'oxygène de llaü: ' e~ t indisl)ensable .&' Id lampe


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, B." Hygiène des Elèves "

'humaine? 'On n'insistera jamais assez sur ce sujet, d'une .très grande banalité, 'm ais encore si ·peu mis en pratique. On a dit et répété que l'air déjà respiré est un poison, et que respirer un air -confiné, c'est boire l'eau .dans laquelle on s'est lavé . .Il en résulte qu'il est indispensable d'aérer les locaux où nous VIvons, ,de les bien aérer et de les aérer souvent.

Rôle du médecin scolaire. Le nl,é decin a non seulement le droit, mais le devoir de 5 immis-cer là l'école, puisque c'est par elle seule que la vraie prophylaxie sociale peut s'exercer, puisque c'est par elle seule ,que l'intervention, faite au lllOment voulu, empê'c hera d'innombrables enfants d'tê tre fauchés par la Tuberculose, à peine entrés dans la vie active.

Si l'on calcule qu'en llloyenne chaque n13 d'air expiré compte 40 1. de gaz toxiques, et que les 450 l, d'air. ,e xpiré en 1 heure 'par une seùle personne -contiennent 18 1. d'acide 'c ar.bonique, .qu'en sera-t-il d'une ·classe de 20, 30, 40 personnes?

Pour que son rôle soit vraiment efficace, le lnédecin doit pouvoir travailler lihrement. Si Son activité se heurte à l'incompréhensioil des parents, des autorités; s'il n'est soutenu dans sa tâche par ceux qui -o nt le devoir de protéger l'enfant, sa lnission ne pourra porter ,tous les ' fruits qu 'on 'p ourrait en aUendre: Que le public com,prenne le rôle de l'intervention nlédicale dans les classes: <Rendre les enfants sains et robustes, et, sans entraver leur programme scolaire, les protég-e r pour l'avenir contre la Tuber-culose.

Aux modi'fications de l'air respiré, ajoutons l'humidité, l'éléovation de la température, et nous comprendrons là quel point l'air d'une classe peut -être nuisible :à l'organisme, s'il n'est renouvelé fréquemment. Les funestes cons,é quences de 'c ette intoxkation se ' manifesteront d'ailleurs sans tarder: 'les élèves seront dans un état de somnolence perpétuel, leur esprit se paralysera et leur rcorps deviendra ,c hétif ,e t affaibli.

A cet -e ffet, le contrôle régulier de chaque élève au 11loyen ,d e la fiche sanitaire, est indispensable. Les réadiolls là la tuberculine sont, avec la fiche -de co.ntrôle, le fil qui" -dirigera les ,activités vers les organismes en péril.

Ne refusons pas aux enfants l'air auquel ils ont droit; il y en ' a en suffisanoe, pourquoi le leur mesurer avec par,c imonie ? L'air est un aliment, et il ne coüte rien! 'Apprenons aux en-fants ,à respirer et à bien respirer; qu'ils se rendent compte par ,eux-l11lêmes des inconvénients d'un air insalubre; désignons , dans chaque classe un élève -c hargé d'ouvrir 'les fenêtres là intervalles réguliers, ,e t que tous soient ,c onvaincus qu'un bon air est le premier agent de la santé.

Tenue des élèves. Rôle des exercices physiques clans la lutte contre la Tuberculose. Les enfants adoptent volontiers en classe une tenue peu régieinentaire. Ils y sont pontés plus ou llloins par l'imlnobilité à laquelle ils sont contraints, par la tiédeur ambiante qui les pousse t\ l'engourdiss'ement, par les positions enfin que les leçons d'écriture leur font adopter.

Qu',o n laisse le soleil pénétrer dans les dasses 'e t accOlnplir so.n !Œuvre badéricide! Ayons des égards pour lui, puisqu'il nouS veut du bien; ne oourons pas aux stores dès 'q ue sa lumièr,e caresse nos fenêtres: sa bienfaisance vaut bien les quelques incon'vénients qu'il nous ,f ait supporter!

Précautions spéciales' -

·Cette lnauvaise tenue sera augnlentée, si le local est insuffisant ou si le nlobilier n'est pas confornle aux exigences physiologiques des ,é lèves.

Désinfection.

Lorsqu'un cas du ' tuber-c ulose dangereuse se présente en ,classe, il ne suffit pas d'éloigner de l'école l'enfant atteint: il convient aussi de supprimer tous les agents de contamina-tion que le malade peut avoir laissés. La désinfection de la dasse et du matériel dont la tuber,c uleux a usé, est aussi nécessair'e que la désinfection du milieu falnilial lui-même. Il est encore un fait sur lequel il est utile d'insister. Dans certaines communes, le Inatériel s,c olaire est lnis g-ratuitement, ,à titre de prêt, 'e ntre les Inains des -e nfants. Or, ce matériel est exposé, dans les familles des é,c oliers, là des contacts parfois dangereux; Il peut devenir, à l'occasion, un véhicule de gernles de Tuber'culose. On aura ,donc soin de désinfecter ce matériel avant de le mettre enh',e .de nouvelles Inains.

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Elle sera plus fr équente également, si l'aération fait d,Cfaut, si la leçon manque d'intérêt, et enfin si la ,surveillance n',e st pas exercée d'une façon continue. ,F aisons -disparaître ces causes, dans la nlesure du possible, et rendons nos élèves attentifs aux dangers d'une mauvaise tenue, qui com,prime les poumOlis et fait subir à l'organisffi-e une lente asphyxie. '

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L 'habitude des ' bras croisés produit la 'c ompression du thorax, nous disent les règles vigilantes ,de l'hygiène; que' les écoliers posent plutôt leurs bras sur la table lorsqu'ils sont assis, et qu'ils tiennent leurs mains derrière le dos lorsqu'ils sont debout. La :surveillance prlndpale doit s'exer,c er ,pendant les leçons d'écriture, puisque ,' ces dernières prédisposent spécialemen t les élèves au dos rond. Les exer,cices physiques, la gymnastique respiratoire,


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les leçons de ,c hant, . sont d es n1.oyens correctifs excellents qui serviron.t à contrecarrer les effets fun estes d 'une tenue d éfectueuse. On considère volontiers le chant COlllme un art d 'agrénlelü, et souvent, Ol~ lui ref~s e, dans certaines écoles , la place qu'il est en droit d 'occup er. Sans aller trop loin dans çe dOlnaine, disons hardÎlnent que le chant, bien compris · et bien enseigné, es t un élélnent qu'on .ne doit pas n égliger , dans la lutte contre la T ubercul'Ûse, et l' école doi,t s en souvenir. Lu gynuwstiquc res pirutoire cl l' Eco le. -L a gynlnastique, à l' école, n 'est pas destinée à préparer de futurs acrobates, des athlètes, ni des sportifs au sens inutile du tern1e. La gyn1.nastique a un but plus noble et plus hUlnanitaire : Rendre le corps plus r ésis,tan t, afin que, nlalgré les fatigues et les ·travaux, la maladie n'ait aucun e prise sur . lui. -La partie fond am en tale et n écessaire d'une bonne éducation physique, c.'est la gyn1nastique r espiratoir e. Sans doute, ne doit-elle pas Ure la seule en vigueur: l'a'c te respiratoire ne peut suppléer à l'aotivité corporelle totale, indispensable là l'entretien de la vigueur et de la santé.· La plupart des gens n e savent pas respirer, et l ~s enfants ont le plus grand intérêt à s initier tà une bonne tech nique de cet acte physiologique fondamental. Dans la lutte contre la Tuberculose, on a cru long,ten1ps à Ja ver tu d 'un ' air chargé d 'élnana tions spéciales: on a d 'aüord préconisé l'air des sapins, puis on a trouvé qlùl suffisait q u ' l'air [üt pur ct l , Ill d. dVOI'lSé la vie au grand ai'r . Einfin, on a r-econnu que 'n lieux valait enc·ore prévenir la 111aladie en fortifiant l'enfant par une large introduction de cet air pur dans son organislne, introduc,t ion qu'il fa lla i~ appr endre, cha'c un ne sachant pas le fair e. Cette gymnas tique r espiratoire n 'a pas pour bu t de fonner des thorax plus gra hds, ce qui ne signifie rien, n1ais d'obtenir que les poul11.ons puissent inhaler et expulser le plus d 'air possible, c es t- cl-dire de form er une plus grande an1p litude thoracique. P.our 'être efficace, la r espiration doit se faire par le llez : tous les spécialis-tes d 'éducation physique SOllt d 'a,ccord sur cc point. ':Vlais il faut savoir ol..lvrir le n ez, car le prelnier effet de rapp el d 'air es t d 'accoler les narines contre la cloison. Par les narines ainsi béantes, l'air ·doit pénétrer r égulièr elnent, tant que les poumons en p euvent tenir. Pendant ce tte pénétration, le suje t élève et fait tomber en avant son ,thorax. 11 est inutile, affirInent certai,l1s spécialistes, d'élever les bras et de rainen er les épaules en arrière; tous ces mouvem ents accessoires, dont on fait abus dan s la plupart ,des lnéthodes , ont pour seul effet de din1inuer plus ou nloins la quantité d 'air qui peut pénétrer dans les poun1.ons. La durée to,tale d e l'iln spiration peut aller de .5· là 20 secondes; 10 seco ndes est une fort bonne n10yenne.

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L 'expira-tion doit !être nasale , assur-e -t-on, parce que le nez est fait pour respirer ,comlne la houche pour lnanger. NIais n1.algré sa s ilnp licité , cette fonnule est fausse. La bouche es,t faite aussi pour parler, chanter, crier. -Et l'expiration -e st l'aete physiologique qui pern1-e t ces diverses fOHctionsde la 'bouche. Il est donc Îlnportant de savoir régler s'On expiration buccale. En gylnnastique respiratoire, rtout n 'est pas tenniné 10rsqù'on a enllnagasiné la plus grande quantité d 'air possible: il faut savoir chasser cet air, lente111ent, régulièrem·e nt, tout en laissant les 'l11usdes revenir progressivelnent là leur position de repos . I\1ais il faut apprendre aussi IÙ vider le thorax rapidement. Cela -es)t nécessaire en cas d 'échanges respiratoires intenses, pendant les exereices violents , l'-essoufflen1ellt. En -r ésulné: Fenner la bouche; ouvrir le nez ; inspirer là fond -e n b01l1bant le thorax; expirer par la bouche en réglant le débit d'air, et contra-c ter la paroi abdon1.inale pour tenniner l'expiration. VoHà ce que chaque lnaître doit apprendre là ses é lèv,es, et voilà ce que ces derniers doivent -s avoir, pour bien repirer. NIais il est indispensable, dès que l'on sait respir-er, de den1ander à l'ex-e r,cÏce physique, au véritable travail n1us'c ulaire, l'utilisatio.n. d'un appareil puln10naire ainsi n1Ïs en bon état d e fonctÎ-onnelnent. Récréations. S'il est pern1Îs de ne pas partager dans toute sa l~igueur -l'avis d 'un n1édecin qui trouvait « criminel d'enfennel' les enfants sous prétexte de leur apprendre à lire ») nous devons convenir 'qu'il serait au n1.oins coupable, pour -en1ployer un tenne un peu lnoins tragique, de refuser là ces enfants les n10111ents de délasseluent réglen1entaires, indispensables à leur organisme.

Le -r èglen1ellt cantonal prévoit ~ d'heure de récr-é atipn pour chaque den1Ï-journée de classe. Il est ,cependant des écoles, :à . l'heure actuelle encore, où 'ces récréations n'ont pas lieu, ou ne peuvent pas avoir lieu, faute, peut--ê tre, d 'un en1pla-c ement convenable. Voillà un état de ,c hoses qui ne m·anquera pas d'avoir des c'Ûnséquences funestes, sur la santé de l'élève d'abord, et par 'c ontrecoup sur ses capacités de travail. Il est non seulement antipédagogique, lnais inhumain,_ d'exiger des enfants -e n règle générale, une tension d'-e sprit ininterrOlnpue d'aussi longue durée. Les délasselnents fréquents sont les auxiliaires du pédagogue, et les Técréations en plein air sont aussi -c eux du 11.1.édecin. Soupes scolaires. -

Fortifiants.

L 'air 'e1t le ~oleil ne suffisent p~s au Icor,ps hlunain ; .celui-ci a ])csoin pour s·e développer, 'e t pour se défendre eontre la 'l naladie, d'une alÎlnentation rationnelle. -L.'enfant, qui est en période .de

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formation, et qui doit lutter contre les incursions du bacille de la ~uber,culose, a spècialement besoin d'une nourriture saine ejt sufflsa~l~e. L~exl~~rience nous dit qu il ne trouve pas toujours dans ~Ol~ Illlheu famIlIal , l alinlentation nécessaire. Il appartient donc a l ecole de ,c ombler cette lacune e t ode fournir à l'or o'anisnle de ses J?roté~és ce dont ü peut avoir besoin. Sans doute, t">l'école estelle 11l1p~llSSa!1te par eUe-I11'ênle Ù renlplir 'cet offke : elle n e peut que serVIr d'mtermédiaire entr e les enfants et les institutions disp~nsa~rices. L'école est en effet une occasion rtoute trouvée pour le deplOleUlent de 'ces œ uvr es hienfaisantes. La tâche y est facilitée par le groupement naturel des enfants, e t les fiches ' Illédical es s?nt un critère certain qui permettra de porter secours aux princ~pau x bless és. ~'œu~'re des soupes scolaires est destinée , sp'cIalement, aux n e·c essIteux ; cette œuvre exerce son activité dans l~n grand nombre de nos 'COIllnlUneS valaisannes. Les ,dis tribuh~ons de lait, d'huile de foie de morue, jouent 'é galement un grand l'ole odans rIa. lutte antit~lber,culeuse. ,Nous n e voulons pas entrer dans le det~Il .en ~e ~UI '~oncerne ces distributions; il est cepend~nt ~ln pnncIpe 'H eiabhr: Dans tOUites les classes où ces distrI~)llt!Ons ont lieu, .re personnel désig,né pour reIllplir cet office dOIt etI"e reconnu mdemn e ,de toute affection tuber,c uleuse' il H'C colllplira son travail en observant avec intéO'rité les lois de l'il"" l E l . ' gl~ne. ,e Inédecin scolaire fournira lui-ll1ênle les données néce's..,a Ires 'p our que 'c es distributions soient vratinent efficaces et il en aura la haute surveillance. ' r

S ?uhait~ns que dans cha'q ue COllUllUne, les administrations eclal~·ees. et. Intelligentes , les ligues anti.tuberculeuses ou les aul/es .InstItut~on~ de J?ieI~f~isance , s'unissent pour apporter à l'enian~. les pnncIpes fortIfIants que des conditions faIniliales insuffIsantes ne peuvent lui procurer à la Inaison. r

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Ces d~st~'ibutions sont sans doute un travail délicat: il faut ~v~te,r .de . frOIsser les gens fI,ui , parfois , sont très susceptibles; ils r

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Iefuselont tout secours qln prendra le cara'c tère d 'une aunlônc , e~ pourtant la Tuber,culose est par excellence la maladie de la nusère. Il .faut· donc que les organes désiO'nés à cet effe t opèrent avec beaucoup d'intelligence, beaucoup d~ ,charité et peu d~, façade. Elle 'e st belle cette lœuvre qui consiste à ·conjuo'uer ses efforts 'PO~ll' 'c onlbattre ,c hez s?n prochain , et souvent l;lalgré lui, le .Inal qUI le Inenace, en restrtuant à son organisllle des llloyells de lutte dont la nature l'a peuit-ètre privé. Classes en plein ail'.

Il. J a ~ln denlÎ-siècle seuleInent que la pratique del"éducation en pleIn aIr, pourtant connue au nloyen-âge, fut l'enlise Ù l'honneur. Le lllouvenlent parUt sllnultanéIllent de France et d'Allen~agne. ~Iais ces ins~itut~ons étaient" au fond, de simples c.olomes de vacances, pmsqu aucun enselgnelnent véritable n 'y .était

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organisé. Ce n'est. qu'en 1904 que s'ouvrit près de lB erlin la preInièreécole intégrale de plein air. ICelle-ci était réservée aux anéJlliques, aux sous-aliInentés, aux débilités pour une cause quelconque, br·ef, à lious les enfants dont la santé ·exigeait un changeillent de Inilieu, scolaire ou .fan1Ïlial. Helnarquons que les tuberculeux n'y étaient pas adnlÎs: il existait pour ces derniers des nloyens spéciaux d'hospitalisation. IDe Berlin, le lllouvenlent s ',étendit aux principales villes allenlandes et gagna ·égalenlent les pays voisins . En !France, le docLeur Grancher, de Paris, fut le grand initiateur des écoles de plein air. A la suite d'enquêtes médicales approfondies, au cours desquelles il constata que le 15 % des écoliers de Paris étaient atteints par une forme débutante de Tuberculose, il précotlÏsa la création de sanatoria-écoles où les enfants trouvaient à la fois l'enseign:eluent et les soins Inédicaux nécessaires à leur état. Les résultats de ce systèIne [urent très concluants: la cure d 'air et de soleil parvint à sauver des sujets très gravenlent atteints, et, au point de vue de l'instruction Inênle, les progrès réalisés furent sensiblelnent supérieurs ù 'c eux obtenus dans les écoles ordinaires de bonne ITIoyenne. En 1931 eut lieu ù Bruxelles le Congrès international des Ecoles en plein air. 20 gouverneln~nts y furent représentés. ParnlÎ les résolutions adoptées par l',a sselnblée, voici les points les plus intéressants: ' . « Les écoles de plein air sont des institutions scolaires destinées ù recevoir des enfants sélectionnés avec soin par l'i.nspec'lion médicale. On n'y adme,ura pas ' les tuberculeux, les 'cardiaques, les anonnaux et les arriérés nlentaux. Ces établissements ne doivent pas êtr e confondus avec les ,colonies scolaires 'e t les préventoria, qui sont des institutions de cure destinés là recevoir des enfants atteints de Inaladies latentes nécessitant une surveillance et un traitem:ent parti,c uliers. »

D'autre part le ICongrès, estünant que, d 'une façon genel'ale, toute école devrait être une école de plein air, ènet le vœu que les nouvelles écoles à créer soient reportées à la périphérie des localités , principalement des villes, et que, dans toutes les écoles , on -donne la plus grande extension possible aux leçons et exercices en 'Plein air. La France conlpte aujourd'hui 'Plus de 500 écoles de plein air reconnues officielleluent. -L a Suisse en possède dans les principaux centr'es, et le n0111bre en progressera certainenlent chaque année. Le Valais, ù son tour, éprouve-t-il la nécessité de réaliser des .institutions -de 'c e genre?


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Le Valais et les écoles de plein ail'.

La première catégorie d'enfants sur lesquels portent toutes les activités, ce sont les vrais Inalades. Sans doute, l'état de ces derniers appelle une lutte inlInédiate et obligatoire. 'Mais que taiton pour ceux-là, si nOlnbreux, 'q u'on appelle les Tuberculisés et pal'lni lesquels se recruteront les tuber'c uleux de demai;n de l'il O'e adulte? .on. fait bien peu de choses, hélas! Ils ne sont pa; Inalad~s encore, BlaIS ·ce s'o nt les grands Inenaüés , ne l'oublions pas! Il y a bien pour eux les

·co~onies

de vacances, Inais le ·s éjour ·

y est trop court pour être vrallnent efficac'e : il est utile 'l1lai>5

non .s uffisant. D'autre part, üonlbien d'enfants dans notrecanton, .profitent de l'œuvre grandiose que sont ces colonies? lE t ceux qui en profitent, sont-ce précisélnent les plus Inenacés, sontce toujours les tuber,c ulisés ? . ~ue ferons-nous. pour ces enfants? Nous savons qu'il suffIt d un peu de soleIl pour les remettre 'en selle. Et du soleil il n'en ulanque pas chez nous. 'C'est un remède gratuit dont cha~ cun peut profiter. Les dasses riches ont cOlnpris la valeur bienfaisante du soleil. Elles envoient leurs enfants délicats en Inontagne, dans des, écoles privées, où ils font aInple provision d'air et de soleil. ,Mais tout le Inonde n',e st pas en l11:eSUre, ,c hez nous, d'user de tels ln~yens. ~o~s voulons pourtant que tous nos petits tuberculisés pu}ssent JOUIr des ver,tus préventives du soleil. Ne pourrait-on pas creer . chez nous une ou plusieurs dasses solaires lnobiles réservées, bien entendu, aux ·e nfants spécialenlent nl·e nacés de Tuberculose ? Les fiches sanitair·es de toutes les écoles du canton serviraient de critère dans le ,choix des enfants à envoyer. Ces écoles 'c omprendraient des .elnplacelnents pour 'c ur,es solaires: lorsque le t~mps serait favorable, les enfants désignés pour cette classe prendraIent quelques leçons par jour en plein air . .on y ferait également beaucoup de gynlnastique, les -récr.éations y seraient plus nombreuses que dans les autres ·écoles, et le programme d'ét~de,. l?eut-être, nloins chargé. N'oublions pas qu'il n'est queshon ICI 'que d'une catégorie d',e nfants, ,q ui ordinairement, In e suivent que péniblenlent les classes ordinaires et y perdent peutêtre, ce qui leur reste de santé. Le systènle proconisé n 'est pas trop coüteux: on peut envoyer là tour de rôle dans -la 'luême dasse, plusieurs fournées d'élèves lnena,c és, et ,ceci, sans interronlpre les -études de ces derniers. 'P ar ce nloyen, les Tuberculisés d'aujourd'hui ne seraient pas. les tl!be~,cu~eux de ' denlain, et leur état ne delnanderait pas une hospItalIsatIOn, non seulement coûteuse et pénible, pour notre canton surt-out, lnais parfois aussi,. hélas, impuissante et tardive.

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Colonies de vacances.

La ,S uisse peut s'enorgueillir à juste titre d 'avoir été le b erceau de cette œuvre éminenl1nent philanthropique. Déjà en 1876 le pas'Ïeur Bion, de Zurich, eut l'idée d'envoyer quelques écolier~. faibles et lualingres passer leurs vacances dans l'Appenzell. De-· puis cette é'p oque, l'idée gagna suc·cessivenlent d'autres cantons , et en 1913, lors de l'Assemblée de la Société Suisse d'Hygiène, la Suisse romande cOlnptait une vingtaine de sociétés environ , qui pouvaient procurer là plus de 2000 ·e nfants les bienfaits d'une villégiature en nlontagne. 'C'est lors de ceHe ass·elnblée que fut prise la résolution de développer oette œuvre, de 'c réer une Fédération suisse de ,c olonies de vacances, et surtout d'y faire collaborer ' dans une plus grande nlesure M·essieurs les médecins. .La guerre a nlalheureuselnent. ralenti la lnarche de cette · belle institution. A l'heure actuel1e, la Suisse est en nl'esure de grouper près de 30,000 pensionnaires , répartis en 300 colonies environ. Un grand nombre de ces 'œ uvres sont elles-m'êmes propriétaires et font elles-lnêlnes leur propre ménage. D'autres ont des inspirations .différentes ·e t dépendent d'Iœ uvres philanthropiques quekonques. Quels Iq u'en s-oient l'-origine et le lnode d'action , ces œuvres Inédtent d'être développées, soutenues et conseillées , pour le plus grand bien de l'enfance. Toutes ces colonies ne S-011lt pas destinées à la 111èlllecatégorie d'enfants. 'L es unes reçoivent les sujets spécialenlent 111enacés de Tubel"culose, et dont l'état est déjà suspect; d'autres ne veulent que des enfants sains, bien que faibles et chétifs. Il importe surtout que ces dif.férentes ,c atégories soient bien distinc- · tes, et que les enfants d'une 11l,ê me ·colonie se trouvent dans le Inênle état de santé. On ne réunira pas, par exenlple, des sujets sains et des sujets présentant un danger de ·c ontagion tuberculeus'e, provoqué par une brusque -évolution de -leur mal. Pourcela, il ,e st nécessaire que, lors de leur recrutenlent, les petits col0I?-s soient soumis là un examen 111édical, et qu'ils ·s oient répartis , SUIvant leur état de santé, dans les différentes catégories 'créées à cet effet. Seul le lnédecin est en Inesure de déclarer sans pré- · vention quels sont les enfants ayant bes-oin d'une cure. On croit 'c onllnunément que, 'dans les communes de nlonta- · gne, les enfants vivent assez au grand air, et que par conséquent,. il ·e st inutile de créer pour ,e ux -des ·c olonies de vacances. C'est là une grave erreur. D'abord, les enfants que l'on fait bénéfider des cures de ce genre sont chétifs et 111enac-és directelnent par le bacille de la tuber,c ulose: ils ont donc 'besoin d'un 1rai,t ement ,p réventif approprié, qu'ils ne pourront trouver que très rar-elnent dans leur famille. 'Enfin, il fa~t avouer 'q ue ces enfants vivent très souvent dans des lnilieux où les conditions de santé ,s ont très nlauvaises.


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et les précep,tes de l'hygiène bien peu respectés. Une cure de vacances leur procurera les élénl-ents don t ils ont besoin, et, si c 'es t nécessaire, les traitements lnédicaux dont ils sont privés à la maison. Nous possédons en Valais 4 colonies de vacances: >celle de Zeneggen, pour Viège; celle d'es -:\1ayens de Sion, de Full) et de Saxon. Les administrations con1n1unales, l'Etat, les œuvres philanthropiques et panni ces dernières, les Ligues antituber,c uleuses pârticulièren1ent, s'efforceront de développer ces institutions et de les rendre aecessibles au plus grand nOlnbre d'enfants possible. Il serait ù souhaiter que chacune' de ces ,colonies possédât son Inédecin et ses infinnières-hygiénistes, 'e t que tous les enfants adlnis aient leur fiche de contrôle et soient soumis à des visites nlédicales régulières . (La ville de Bordeaux dépense chaque année plus de 4:20,000 francs pour les ,Colonies de va'c ances).

5. Lutt~ par l'Enseignement Si l'école ne peut lutter d'une façon directe con tre toutes les causes de Tuber,culose, elle doit suppléer là cette impuissance par un enseignenlEmt systélnatique dans lequel elle poursuivra pour ainsi dire, la 11laladie jusqu'en ses repaires les plus cachés . Dans le progran11ne d'étude des écoles primaires, il est prévu pour chaque semaine une leçon d'hygiène. Que la lI:uberculose y soit traitée d 'une façon spéciale, puisqu 'elle est le plus 111eurtrier de nlaux dont nous souffrons. Il existe dans l'enseignel11ent de toutes les branches des n10yens intuitifs excellents qui rendent les leçons profitables, même aux plus jeunes enfants. Pourquoi n'en 'e xisterait-il pas pour l'enseignement antituberculeux? Les images, les tableaux, les exelnples, le. cinéma, les projections, sont autant de fervents auxiliaires du nlaltre. Pour ,combattre efficacelnent, il faut -c onnaître l'ennemi, ses positions, sa fOl"ce, ' ses lnoyens d'action, son n10de de travail. On ne lutte pas coni\:re des éléments invisibles ou n1al connus: les for·ces s'épuisent en d'inutiles efforts . Faisons donc connaître aux enfants cet ennenli juré, non pas légendaire nlais bien vivant, qu'on appelle la Tuber culose . Quelques tableaux suggestifs où les chiffres sont remplacés par des figures colorées ,à souhait, leur donneront une idée de l'Ïl11portance du péril et tiendront en éveil leur alttention. Il y a ·d'abord à conlbattre les préjugés ciui courent. encore la ,canlpagne au sujet de la Tuberculose. 'Ces préjugés datent de l'époque, pas très lointaine, où la nlaladie, encore lnéconnue, r épandait une ép ouvante nlystérieuse panni les populations. On voyait les malades dépérir et slwconlber sans qu'aucun r·elnède

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püt les guérir; on voyait la conlagion exercer ses ravag es, et, parce qu'on ne connaissait pas les agents de cette contagion, on ne savait pas l'empêcher. Les nlédecins indiquaient bien des annes de cOlnbat contre le fléau: les cures d 'air -et de soleil, le repos et la bonne alünentation ... ; mais Tes Inalades s'y prenaient souvent trop tard, alors que tout espoir humain d e guérison était perdu pour eux, et ces nloyens, restant impuissants parce qu'appliqués .trop tard , étaient considérés COlnm e inefficaces. La conclusion gé n&ralement admise était celle-ci: la Tuberculose n 'est pas curable!

n y avait bien l'hygiène qu'on indiquait aussi COlnme arme préventive : Inais les mo:) ens préventifs sont bien ennuyeux, puisqu'ils doivent être suivis la vie durant; d'autre par t, quelques-uns d'entre eux sont en perpétuelle discorde avec d es habiludes peutètr e fort anciennes, avec lesquelles on ne veut pas rompre. Beau coup de préjugés exis:tent de nos jours encore. On persiste ù croire, par lexen1ple, que la Tuberculose est héréditaire, parce qu 'on voit les enfants de par ents tuberculeux ,c ontracter plus volontiers que d 'a utres la Inaladie. Cette infection s'explique cependant par la faiblesse naturelle de ces enfants et par la contagion qu'ils trouvent (LIJ1C:i un nlilieu fanlÎlial atteint. Il est du devoir de l'école d'éclairer réellement l'enfant sur les causes de la Tubel',culose e t d e lui donner les 111.oyens de s'en pl émunir .

Devoirs du Tuberculéux Puisque le bacille de la Tuberculose ne trouve ses conditions d'existence que dans le corps du tuberculeux , ce dernier est en quelque sorte responsable de leur propagation; il contracte vis-ùvis de ses semblables des obligations auxquelles il ,[1·e peut se soustraire sans lnanquer à son devoir social. L e Tuberculeux qui observe 111inutieusenlent les précautions voulu es n 'est pas dangereux ; celui 'qui ne les observe pas est dangereux . .La loi sur la Tu berculose exige la déclaration obligatoire des cas suspecls. 'Cette prescription rend d 'énlinents services et pennet aux pouvoirs 'p ublics d 'enrayer dans une grande Inesure la propaga\tion des terrih1es bacilles . ~1a is cela ne suffit pas: le Inalade doi,t être lui-ln ême suHisanunent éduqué au point de vue social pour atténuer autant que possible les SOllJ'lCeS funestes qu 'il porte en lui. Il doit se conformer rigour eu selu ent aux règles de l'hygiène et rendre ainsi inoffensif le contact avec les personnes de son entourag e. Que ces dernières n e soient pas contraintes de rappeler le Tuberculeux à ses devoirs, l11es ur e toujours désagréable, que la simple délicatesse leur emp'êch era so uvent de prendre. Les expectorations du tub erculeu x, en cas de phtisie, sont l'agent le plus ordinaire d e propagation du bacille. iCelui-'CÎ se Inêle à la poussièr e d e la route, des locaux , et d ès lors , il lui -e st bien facile de pénétrer dans un terrain propice et de s'y établir.


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Craeher par terre, c'est ,c racher dans la bouche de son voisin», dirt un proverbe. oRi'e n n'est plus juste, et rien n'est plus facile à éviter. Le lnalade qui a ,c onscience de son ,é tat doit cracher de m.anière à rendre inoffensifs les gennes que contiennent ses expectorations. Il fera usage d'un crachoir contenant une solution antiseptique et le contenu sera versé loin de tout danger d'infection. Le Tuberculeux s'inspirera beaucoup plus facileinent de ses devoirs, dans son enfance déjà, c'est-à-dire lors de son éducation ,prE:.mièl e, il a Teçu des notions précises à ce sujet. ,. '~iorsque nous pa~'lons de Tuberculose en classe, ayons soin d InsIster sur les devOIrs du Tuberculeux. Ce sera pour 'n os élèves une belle leçon de savoir-vivre, d'hygiène et de charité fraternelle. «

Enseignel11ent de la Propreté.

La Propreté est à la fois un ornem-e nt et une nécessité. Elle ,donne à celui qui l'observe un charIne particulier et de plus, elle .est une des grands ,facteurs d'une bonne santé. Propreté corporelle.

La peau qui recouvre notre -corps est une véritable écul11.oire à la surface de laquelle viennent se déverser, ,conduits par des canaux nlinuscules, les poisons et les' déchets de notre organisine. ICes In a tÏ-èl"es , si elles ne sont emportées par des lavages fréquents, fonneront une couche plus ou n'loins épaisse; les pores en seront obstruées et des troubles en r·ésulteront. Aussi l'Hygiène nous rpcon'linande-t-elle les bains fréquents. Pour que ees derniers soient salutaires, il ne suffit pas d'évoluer avec plus ou n'loins <l'élégance; les bains que la Propreté nous conseille ne sont pas destinés à channel' nos loisirs, ni à calmer nos nerfs a'gités. Pour un lavage ~érieux, le savon est de -rigueur, et la brosse n'est pas à redouter surtout si le lavage précédent prend de plus en plus place dan s la catégorie des souvenirs lointains. Il est un fait sur lequel il -est nécessaire d'insister beaucoup , chez le~ enfants en particulier: c'est la propreté des n'lains . .Cellesci S?~1t en effet le véhicule ordinaire d'un grand non'lbre de gennes nocIfs , ct Jeur contact avec la bouche favorise l'introduction des bacilles dans l'organisn'le. Les visites de propr·e té au conunenceJnent .de chaque dasse seront l'application directe des leçons don· nées ft 'c e ~iUjet. D'autre part, surveillons et cOInibattons chez les écoli~rs les petites habitudes Inauvaises, qui parfois deviennent de" tIcs et, (F~i peuvent avoir des suites graves. Beaucoup d'enfants sont portes 8. ronger leurs ongles, par ·e xelnple, ou à sonder de leurs doigts les Îlnprévus de leur nez; beaucoup d'enfants sueent leur pou.~(', nu que~que autre doigt. Faisons-leur cOInprendre que ces nUUlleres, tout Innocentes qu'elles paraissent en soi, n'en sout pas l1~oins ?-es ~abitudes fâcheuses, et que leurs effets pourraient etfe bH'n desagreables.

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Le lavage fl l'cau ordinaire ne suffit pas: le savon est un désinfectant auquel on doit avoir recours pour les soins de propreb\ _ c'est le plus eonllnun et le n'loins ·c her des antiseptiques, et son Clction est ~:r)Uvent fort n'léconnue. L'écol,~ lleut jouer un grand rôle au point d e vue de la pro preté. Si nou s faisons avec soin nos visites quotidiennes~ si nou~ exigel)1lS de nl:s élèves une netteté absolue du 'c orps, des vetenlents, d,~s .c haussures, ils finiront par en prendre l'habitude, et ce _Iera une gran h victoire pour l'hygiène. Ne Inallquon s aucune occasion de faire l'éloge de cette vertu, facte U' (;1' santé P.t charn'le de l'existence. Pour convaincre notre a~ldit()ir: ' disons , aux garçons, que la propreté peut, là beaucoup cl'égr l'<1s . remplacer la richesse, et aux ,f illes, qu'il vaut nüeux être propres que d'être belles. Pi'opl'eté du milieu. La propreté personnelle est impuissante 'à produire ses effets,et d'abord elle est impossible, si la propreté du Inilieu ne règne elle aussi. Disons Iq ue la 'propreté du nlÎlieu est la 'c ondition d'unebonne hygiène individuelle. Allez ptê'c her la propreté personnelle à des gens qui habitent des taudis, ou 'q ui ,v ivent dans une proIniscuité telle que l'observation des préceptes de l'hygiène devient ÏIllpossible. Ces gens contracteront l'habitude de la saleté, pour employer un ternle expressif, et il sera diffidle de les 'e n tirer. On a fait chez nous de grands progrès sous ce rapport. Les adn'linistrations, poussées par l'amour-propre ou par le goüt réel de l'hygiène, qui est baucoup plus louable, ont fait un peu partout le ·p remier pas. Disons ,q ue ce pren'lier pas leur revient de droit, et qu 'il est à la fois un -exen"lple et un n'loyen d'éducation publique. IMalheureusen'lent, il est encore b eaucoup de nos villages valaisans pour qui les lois de l'hygiène n 'ont pas -é té jugées d'utilité publique. Quelques Inilieux ont Inêlne acquis à ce sujet une réputation légendaire: il paraît qu'il ne faut pas s'y ébaUre à certaines. époques de J'année. 11 est nécessaire de reInédier à ces choses: la propreté et fhygièn e publiques d'abord: celles des rues, des places, des' abords des habitations. Ensuite seulen'lent on pourra demander ,c elles desbâtin'lents eux-ln1ên'l-e s, et celles des logelnents particuliers. \ Il est nécessaire d'insister aussi, chez nous, sùr l'hygiène des. étables. ICes dernières ,sont, en effet, en contact étroit avec les habitations, et l'influence de ce cont.a,c t se fera sentir inévitahlement. D'autre part, le bétail a hesoin , lui aussi, d'une bonne hygiène. Les animaux domestiques, vivant dans des conditions de santé défectueuses, peuvent contracter la Tuberculose, et devenir ainsi, par l'intennédiaire de leurs produits, des agents de contagion à redouter.


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Nombre de nos étables valaisann es sont de véritables souterTains d 'où .l'air et la hllnière sont bannis sans pitié. Et l'état 'de propret é y est souvent plus que douteux. On dte volontiers le cas d.',un vé térinaire , visitant rune étable, pendant une période de fIevl~e aphteuse, et ch erchant en vain dans lobscurité, le complé!llent de deux oreilles qu'il voit surnager d 'un bourbier infect. De tels. cas sont sans doute une exception, Inais il n 'en delneur.e pas nlOIDS avéré qu 'un grand effort es t n écess aire chez nous , sous Je rapport de l'hygiène et de la propreté. L '-é-cole ne peut agir directelnent dans ce dOlnaine. Son rôle es t d.'é?uquer les f uturs citoyens, les futur s propriétaires, les futur s ad1111nlstrateurs, en leur nlQntrant le côté essentiellem ent ln.unanitair e et social d e ces efforts failt s en vue d 'augn1.enter la santé et l'hygiène publiques. L es subsides en f aveur de l'amélioration d es .logem ents CaI1.1.ljagnards et ouvri er s, l'entretien et l'assainisselnent d es routes et abords .~~ n os villes e t de nOS villages sont la r éali sa tion prat'Ïql1e de ces efforts.

A l hnentati on e t a ] coolis~l1e On s éton ne à j uste titre, en voya nt la r ançon élevée que notre canto n paye ch aque année là la T uberculose. Ce tte Inaladie, pourtant, es t le propre d es villes, où les a gglom ér ations vicient d 'air, arrêtent la lumièr e bienfais ante du soleil où les org anism es s'é tio~ent en des b ureaux, des u sines ou des ateliers. 'Con1.lnent se p eut Il que notre can ton , où l'air se purifie au contact -des nlonta O'nes et de~s glaciers, -où les gen s ont une vie et des m(œu rs simpl es~ où chacun peut, de par son tr avail , fair e aInple provision d'air et de soleil, con1.ln ent se peut-il que notre canton, à qui des étra ngers dem.andent la santé, n e soit p as en Inesure d'arrê ter les progr ès du m al p anni ses propres enfants? Beaucoup 's e le sont dem andé; on y .~ r épondu de :façons diver ses : On a dit que les lnala des app or,t aIent du dehors le germe de leur Inal, cette r aison n 'en est pas une, puisqu e le ~)acill e de la Tub erculose se trouve dan s tous les lieux habHés et qu e chacun en r eçoit la visite. La gr ande cause d u su ccès de la T uberculose dans n otre c anto n e~ t san s auc un doute le nlanque d 'h ygièn e, en 11.1.a tièr e ct" alüne l1ta tion p rin cipalem ent. . L es Valaisans tra vaillent beaucoup et leurs travaux sont pé nIbles; ce.tte dép ense d 'én er gie doit être cOln p ensée par une alim entation adéquate. Or , ce n 'es t p as toujours le cas . ,n'autre part, notre pays, ·en plus de son soleil génér eux , connaît un autr·e 's oleil, caché innocenlln ent dans les pilules dor ées de son fendant ou de son nluscat, u n soleil prOl1.1.etteur Inais souvent fun este et coup able d e bien d es Inisèr es. C'est 1 alcoolislue "qui ouvre chez nous , de con cert avec le manque d 'h ygièn e et l'insuffisance d 'alimentat ion, le plus gra-n d nOlnbre de p ortes ù la

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T uberculose. C'est lui d'ailleurs qui occasionne bien souvent ce Inanque d'hygiène en installant dans nonlbre 'de foyers, la nlisère, cette ardente auxiliaire de la Inaladie. Lé' vin est considéré chez nous comnle un alÎlnent indispensable; il fait partie du nécessaire. Il noue les an1Îtiés, il entretient les bons rappor ts, il éclaire les opinions défaillan tes de l'électeur, il accompagne le travailleur dans sa tâche , il vient li bout des dernières hésitations de l'homme dont on cherche ù tirer profit; bref , c'est l'anli, le conseiller le soutien. Une 'fête, une nlanifestâüon sont des occasions de boire; le vin l'ait partie intégrante des joies et des peines du IV alaisan. ': Lais , si l'alcool enlplit les cabarets, il en1pHt aussi les hôpitaux, nous dit un proverbe; ajoutons qu'il emplit surtout les s.anatoria. La lutte contre l'alcoolis111e est une œuvre de régénér escence, longue , patiente, mais énlinen11nent nécessaire. Il faut convaincre les gens que l'akool n'es t pas indispensable à la vie et qu'il ne joue pas le rô le d'un alinlent, COnl111e on le cr oit généralelnent chez nous. ,Lorsqu 'u n athlè te, un sportif se prépare à fournir un ·effort qui exige une dépense considérable d'éner gie, il bannit -de son nlenu tous les excitants, en preluier lieu, l'alcool. Les movens directs: la limitation des débits de boissons, la prohibilion, ':n e sont pa.'s des reulèdes sérieux; ils n'ont pas p roduit les effets désir·és dans les Inilieux qui les ont appliqués. On ne saurait empêcher les gens de boire: les travailleurs penchés sur leur ouvrage dans les terribles journées de juille t et d'aoüt ont besoin de cahl1er leur soif d 'une façon quelconque personne ne peu t se passer de boisson. 1.1 reste à bien choisir ·ces boissons; il en e"'iste de bienfaisantes : le vin pris l1lodérénlent, nous disons le vin mais non pas les' liqueurs for les ou les produits distillés, n'est que salutaire aux. grandes personnes. Les enfants par contre doivent s'en abstenir conlplètement, et pourtant, il est des parents qui croient faire de leurs fils des hOlnnles en leu r faisant avaler dès leur jeune âge ce qui n 'es t pOUl' ·ces enfan ts qu'un p oison. VoiLà des par ents qui préparent aÜlsi dans leur fam ille ou dans leu r descendan ce de futurs tuber,cnleux. Lorsqu'on adn1.Ïre les p r airies, les pâturages, qui r ecouvr ent notre Valais el qui en .font un pays agricole par excellence, lorsqu'on entend louer au loin nos produits laitiers, on s'imagine a ssez volontiers que les Valaisans sont u n peuple de b erger s et que leurs repas se COlllposellt exclusivement de lait et de fr omage. Il n 'en est rien, hélas ! On préfère 'conllner cialiser -ces aliInents par excellence et se nourrir de produits imp ortés, café, thé, qui sont d 'une valeur alimentaire bien inférieur e, et dont quelques -uns s·ont nlênle nuisible là l'or ganislne. . Cette fausse théorie de l'alinlentation provient de préjugés, de coutumes déplor ables ou d'ignorance tenace. Pour lutter avec


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-succès , il faut éduquer les populations , et c'est l'école qui y parviendra. Apprenons aux enfants que pour se bi,en 1J.10urrir, il n 'est pas nécessaire de rec-ourir aux pr-oduits étrangers: notre sol est en mesure de nous fournir les alim.ents dont 'l10tre 'C01'PS a besoin. En'c ourageons les écoliers là fair-e partie de ligues antialcooliques: ces ·dernières groupent 'a ussi les enfants; elles sont appelées 'à former une élite de jeunes gens que les dégradations de l'alcool ne pourr-ont pas atteindre. La première des ligues antialcooliques est l'école ; qu'eUe le 's oit vraiment, car le péril prend ,chez nous le caractère de fléau national et, ce qui augmente ses dangers, c'est que la plupart des -gens ·ne veulent en voir aucun.

Vie au grand air - soleil - ntodération en toutes choses Tout le m.onde est :convaincu de nos jours , des bienfaits de la vie au grand air. -L es villégiatures à la -c ampagne, les courses d e lnontagne , les cur,es d'altitude s-ont le pêve d~ tout h01~llne sou'cieux de sa petite santé. Dans les centres urbams eUX-JT)./e nles, des jardins publi,cs ensoleillés, de larges avenues, pennettent aux classes pauvres , aux gens affairés, de jouir, sans se déplacer , ~les ·charmes d'une vie ·à l'air libre. -Chacun saü que la plante hlU11alne 'a besoin pour développer d'air , d' espace et de soleil. « IVà où le soleil n'entre pas , entre le m'é decin », dit à juste litre le proverbe. Sans vouloir considérer le Inéd~cin. conU11e .u~ jndésirable, ce qui ne serait guère flatteur pour celuI qUI est destIne 2, soulager les Inisères de l'humanité souffrante, il c-onvient de ·célébrer hautement les vertus curatives du soleil. !L'antiquité, et l'antiquité païenne en particulier , lui a d'ailleurs apporté le tribut de sa vénération . Les grands médecins de ces époques lointaines connaissaient déjà ~on rôle bactéricide ~t fortifiant: Hippocrate disait « qu'il est ulIle d 'exposer au soleIl les gens qui ont besoin de se restaurer » et Celse conseillait « l'expositi-on au soleil des varties tmnéfiées » . Ces connaissances n'·ont pas toujours été appliquées à travers les âges, puisque le ,c élèbre Tronchin, appelé à soigner une des filles de Louis XV, dut d 'abord -ouvrir la fenêtre de sa chambre, -qui n'avait pas été aérée depuis plusieurs semaines. De pareilsexelnples sont peut-!être assez rares; nous savons néal1l11oins que le s-oleil ne p'é nétrait pas tous les jours dans les -d elneures de nos pères . On célébrait assez v-olontiers ses vertus; 'on le chantait .de toutes façons. Baudelaire nous parle avec admiTati on de : Ce père nourricier , ennel11i des ,c hloroses ... qui.. . rajeunit les porteurs de béquilles . Et qui les rend gais et doux 'c omme des jeunes filles ... 111ais on n'en gardait pas moins les fenêtres closes. Les fenêtT es

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ouvertes el le culte du soleil sont une conquête de l'hygiène n10derne. Mais les tel11p s anciens avaient d'autres fadeurs de bienêtr e quand nous ne connaissons plus aujourd'hui: la vie sage et réglée, et le goût de la Inodération. Notre -époque est l'·é poque par excellence de l'adivité extrême: « La vie 1110derne est un tourbillon qui entraîne les h0111m es comme dans un engrenage », a dit un -a uteur. Le 111 Olne nit es t bien venu d e prêcher le retour aux m.' œurs patriarcales. « La nlodération en tout et partout » nous dit l'Hygièn e: modération dans le travail, qui engendre les soucis et le surmena ge; nlodération dans les plaisirs, qui énloussent nos facultés. Dans notre canton, il est deux catégories de gens qui souffrent particulièrenlent des suites d'un travail excessif: ce sont les -e nfants en général, qui doivent souvent fournir des efforts au-dessus de leur âge, et les jeunes filles en service. (Ces excès sont d 'au.tant plus nuisibles qu'ils s' abattent chez l'enfant et chez la jeune fille, là un moment tout à fait critique: chez l'enfant, c'est l'-é poque de l'infection premièr e par le bacille de la Tubel"culose, et, chez la jeune fille, c'est le nlonlellt de la reprise d'a'c tivité de ce I11èl11e bacille. Sans doute il est peut-être impossible de lutter ici d 'une Il1ani èr e directe. Les excès de travail s-ont liés, dans la plupart des cas , !Ù des causes qu'il est diffidle d'atteindre. Mais on peut atténuer les conséquences funestes de ces excès en C01l1pensant, par une alimentation appropriée, par une hygiène rigoureuse, par . l'usage de fortifiants , naturels ou artificiels, les pertes d'.énel:gie qu'ils occasionnent. L'ex,cès dans les plaisirs est beaucoup plus r edoutable ; la lutte y es t lnalaisée, longue, délica!te. Une bonne éducation lnorale et religieuse a seule la pouvoir de refréner les appétits sensuels, d 'en modérer la satisfaction, et de confon11ercelle-'ci aux -r ègles établies. Disons que l'é ducation Inorale, seule, est impuissante , dans la plupart des cas , à produire cet 'effet. La. cr.a inte, ,de la .1l1alad~e n 'est pas, elle "non plus , un barrage suffIsant: 1 educatIon relIgieus e est la base nécessaire, la pierre d'angle qui soutiendra. }'édifice, 'e t ,I nettra au service de la défense des arn1.es appropnees. Par l'éducation religieuse des populations, par un appel à la vie sage, r-églée, confornle à l'hygiène, nous aurons raison du spectre de la Tuber-c ulose, ,e t de la sorte, nous aurons -fait œuvre éminemlnellt utile et Iué6toire.

Conclusions 1. La Tuber,c ulose ,e xer'ce chez nous .d'iInportants ravages; nous devons conjuguer tous nos efforts pour la combattre. 2. L'école est un champ tout indiqué pour le déploiement de ces eff-orts. Selon l'avis du Inéde-cin : « 'C'est à récole et par l'école que nous vaincrons la Tuberculose ».


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10. L 'en seig n em ; l1t a ntituberculeux ins is tera sur les ,dev oirs du ~n ~ la de, sur le l'ole d u gr a nd air e t du soleH, et sur la n écessIl"c d e la p ropreté. . 11. ~ ne ali.mel:-ta ti on saine e t suffisante, l'absence d e to ut excItant, ~n partIcuher d e l'akool, la 11lodér atÏon en toutes choses, so nt d es f ad eurs d e santé et des e nnenlis d e la T u ber culose. , 12 .. L'é~luc a tion morale e t r eligieu se d e l'individ u es t la base llccessa lre d un bon en seign em ent a ntituber cul eu x . 1~ . L' instit.u teur r ecevr a à l' E cole N or-male un e f on na ti cin ~o nlplete a,u p Olnt '~ ~, vu e de l'hygièn e. Les leçons y r ela ti ves seIon t do nn ees d e prefer en ce par u n m édecin.

3. Pour atteindr e son b ut, l'école observer a et fera obser ver rigoureusement les règles de l'hygiène. 4:. La réfection des bâtiments scol air es, partout où le besoin s'en fait sentir, leur entretien et leur adaptation aux exigen,ces de l'hygiène 1110derne, voilà le point fondalnental de la luHe antituber culeuse à récole. ' 5. Une grande place sera donnée, à l'école, aux exercices physiques, aux jeux, aux récréations. IChaque jour, quelques n1Ïnutes devraient être consacrées '~l la gynlnastique respir atoire. G. Un certain nOlnbre ,d'enfants (le 2 % environ) ont besoin d'un régilne solaire spécial parce qu'ils sont faibles et particulièrement visés par la Tuberculose. 'L es écoles de p lein air sont, pour ces écoliers, la fornuüe qui s'ünpose, e t la cr éation en 'est à souhaiter dans notre 'canton. 7. IL es colonies de vacances, Inalgré l eur s bienfaits incontestables. ne renlpla'c ent pas les écoles de plein air. Néanlnoins elles sont d'une grande valeur préventive. Les pouvoirs publics , les institutions spéciales, feront leur possible pour les développer de plus en plus daus notre canton. 8. Les soupes scolaires, les distr ibutions de lait, de reconstituants , suppléent là l'insuffisance alÎlllentaire des enfants. Ces œuvres soùt à soutenir. 9. L'enseignenlent scolaire ~st un grand 11l0yen de lulte conlre l a Tuberculose. C t enseignement ,c omportera, outre les leçon s d'hygiène préventive, un progralll1ne de lutte sysléluatique contre la Tuberculose. Ce prograllllne sera établi par les bons soins du Départelnent de l'Instruction publique.

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L'Ecole primaire, 31 mars 1933 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu