~
M. "fte'h~!d
~~Ea~
.tda-Jo.epla. ia1l
Champéty
66ème Année.
SION, 31 Décembre 1946.
Répel·toil"e des Bonnes Adresses
er6Eisenh t KüSNACHT .Zch.
Engins de Gymnastique, ~ de Sport et de Jeux.' directe de la fabrique au client.
de 300 à 1500 fI'. sont accordés de suite aux membres du corps ensei~nant et à t\!lute personne solvable, à des conditious intérc8~a)]tes . Petits rem boursl'Illents m ensuels . Etablisselll ent sérieux et contrôlé, COllsultez-uous sans engag't:ll1ent ni frais. Disci'étion ab5~lue ~arantie. Référen ces dl' 1er ordre dans le Cantoll (lu Valais , Timbreréponse. Banque Solay 8) Cie, Paix 4, Lausanne.
aisse d'E
1
CRÉDIT SIERROIS Dépôts et prêt aux meilleures conditions·
rgne du Valais SION
Société Mutuelle 20 agences dans le canton.
Contl'ôle officiel permanent.
Toutes opérations de banque aux 'conditions les plus favorables.
L'habillement le plus chic Au prix le plus bas chez
.A.SI ERRE RA C Bâtiment des Postes
Sou hebdomadaire: L'action la plus urgente, L'action la plus belle, L'action de notre jeunesse, Le don de chacun.
Croix-Rouge Suisse
. PARAI~SANT . 14 FOIS PENDANT LE COURS . SC10LAIRE 1
1"
- ,
ORGANE DE LA SOC1~TE: VALAISANNE o ~ EDUCATION . ,c, ~ .
Secours aux enfants. 1
.A BON
N E ME'N TAN NUE L:
Fr. 7. SO
Les abonnements se règlent par chèque postal 11 c 56 Siori. ou à ce défaut contre remboursement Tout ce qui concerne la publication doit être adressé directement à M. CI. BËRARD, Instituteur, Sierre - - Les annonces sont reçues exclusivement par - - -
PUBLICITAS, Société Anonyme Suisse de Publicité, SION Avenue de la Gare
Téléohone
2 12 36
SION, 31 Décembre 1946.
Répertoire des Bonnes Adresses reurniture
d'école et de bureau
Matériel d'enseignement Tableaux n"ire; .
KAISER & CIe, s.A., Berne Rue du marché 19-.1-1
Institut~urs,
No 6.
66ème An.née.
L'ÉCOLE PRIMAIRE
Les grands magasins
ORGANE DE LA SOCI~~ VALAISANNE D'ËDUCATION
Louis Tonossi-Zufferey
SOMMAIRE: COMlMUNICATIONS DIVERSES: Souhaits de Nouvel An. - Gr,aUfication d':,w tomne. - Abonnem ent. - Avis. - As-s emblée ,g énérale des ,m aîtres de gymnas,tiquE' du Valais romand à Fully. - PARTIE PEDAGOGIQUE :. La cu,lture du 'b eau -à l'Ecole.. _ Branche,s ou parti e de . branches d 'en-seignem ent au point d e vue pratiqu e. - En ,p assant'. - ,PARTIE PRATIQUE: Thème d examen Ip roposé aux re·cru es, aux casernes de Sion en .iuillet 1946. -- Textes d'orthogra!p·h e. - PromE'nade 1\ tr.avers _la langue française. - li i.ches scolaires. - Variétés. - BIBLIOGRAPHIE.
SIERRE vous offrent toujours de la qualité
Institutrices!
Notre matériel de réforme scolaire vous enthousiasme. vous et vos élèves!
Demandez notre catalogue gratuit du matériel pour:
le calcul l'éccle active le travail manuel FRANZ SCHUBIGER - WINTERTHUR anciennement Schweizer & Schubiger
L'instituteur, 81près le c)ur labeur de la journée sel'a heureux de jouir des plaisirs de la f:amille et de se délasser dans des meu-
bles de Ja
Maison A. GERTSCHEN, Fils, Bri Repr6lentant: . . OTTO GBR'.r8CRBN -
Essayer
les bonnes pâtes
SAVERMA c'est les adopter. MAISON de CONFECTION pour Dames et Messieurs
L'Ecole Primaire présente
à ses abonnés et collaborateurs
ses meilleurs vœu! /Jour la nouvelle année
BIERRB.
Ex.igez dia vos fournisseurs les cafés torréfiés
PElliSSIER & Cie S A. dont les diver's,eg quaLités toujours soigneusement préparées (peuvent sartJi,sd',aiI el tous les goû.ts. LIBRAIRIE
A. MONTFORT
DUCREY FRÈRES
. MARTIGNY-VILLE
MARTIGNY
Toutes Fournitures pour Ecoles.
Tél. 6 11 19
Souhaits de flouvel fin (1947) A tout régent Bonjour) bon an! Très longue vie) 111arche hardie Dans le chemin D'un beau destin. Que pour ['enfance Sa bienveillance) Toujours) toujours) Suive son COUf·S . Que sa semence) En abondance Et sans bruit Ait bon fl'uit: Joies temporelles) Joies éternelles.
J.
~c.~""
. '~
t C9JMIlMl:UWICATIOWSS.~.V.R DIVERSES ~ ! l:!!lRTlEMlENT
Cêl
S.V.lE.
©
UNION
ê)
GRATIFICATION D'AUTOMNE
Le per.s onne! enseignant aura pris >connaissance .avec plaisir de Œa C?nI!mUnL?ation ofncielle qui ,a paru en bonne place dans le dernIer nUI.nero de l'Ecole primaire. Mais il aura surtout reçu a~~c Ir e-connaIss·ance J~s ~llocationsann~oncées. Ce n'est pas 'le Pe~ou ~,ans doute; 1naiS IC est tout de Inmne une aide opportune q~I ,ar~'~ve ·au ,m Olnent de J'année où les· dépenses se multiplient .~ InqUIetante façon. Vu la 1110dicité de nos traitements 'c es ,gratifIcatIOns .s ont spécialement :alPprédées. ' . C'est :pouI~quoi le personnel enseignant ,alClT:esse ses re.Inerc.Ie1nents !es ,p lus s~ncèr.es au ,Chef du Dé.parte/nIent de .l'Instruct~Qn ,~ubhqu.e ,p.our la :so~lici~ude .avec laquelle 11 s'occupe de la sItuatIon ?nate:Ielle. d~s !nshtuteurs, et au Conseil d'Etat pour sa .comprehensIOn VIs -'a-VIS de ses e~ployés. Et maintenant ,p our quand les nouvelles aŒlocations annoncées ? Serait-ee pour Pâ'q ues ? Nous le souhaitons. Merci. AVEZ-VOUS PAYE VOTRE ABONNErM ENT?
, Les .abonnés qui ne .pratiquent pas l'enseignenlent durant le present cours scolaire nous rendraient un .s ignalé se:rvirce en versant au plus tôt le Iuontant de fr. 7.50 à notre 'c Olnpte de chèques H·c 56, à Sion. Dès le 10 janvier, ce ,m ontant sera pris en reanboll'rseInent augmenté des fr.ais. R. AVIS
Par suite de nornIbreux ,a rticles 'dont la ·composition typo-
gr~phique était déjà f.aite depuis .lO'ngten1ps,' nous avons dû sup,p nmer l~ 'c~ntre :d'intérêt de ce numérO' et renvoyer plusieurs
-conlmunlcatIons. AVIS
Les réclaInations concernant l'eX!pédition du journal et les demandes d.e changement d'.adresse dO'ivent être communiquées directement ,à l'imprimerie Beeg.e r, à Sion.
flssemblée Générale des maîtres de G~mnastique du \7alais Romand, à rull~ Salnedi 7 décembre 1946, 9 heures, Martigny-Gare: une joyeusle anim:a tion règne .sur la .pIace où s'échangent de vigoureuses poignées de .Inain, d'aimables saluts, où se font de rapides présentations. Deux cars surgissent tout à coup qui prennent en cha}~ge , tout ce monde et le dirigent vers Frully, lieu choisi pour aes aSlS;Îses de :l'AssocÎoation des M.aîrt:res de ,g ymnastique du Valais Romand. Septante instituteurs et institutrices, Inembtres de cette As·s ociation, se pressent maintenant sur la place de l'école, à Ver~ l'ElgIrise où se déroulera une partie du rprogranlme de la journée; et non la ,m oins intéressante: travail prrartique. Ce sont .crabord des leçoIlJs pratiques avec deux .c lasses du village. M. M,a rcel Can'on et MUle Augustine Bender, chaI'gés de 'c es leçons s'en tirent fort bien et ,m éritent U,argenIen t les applaudissements des .Jnaîtres et les con1lpliments de M. Gabriel Bérard, président de l'AssoCiation. CeLui-.ci Ir elève adroitement qu'avec un minimum de moyens, on peut tout de ,m ême 'faire de la bonne gymnastique. M. Paul Curdy, inspecteur canronal, secondé par MUe IVlabi11ard, Messieurs Pignat et Vuignier, prend ensuitt~ la direction .des parti·c ipants. Il delnande à tolUS les ·m aîtres de ne pas rester spectateurs, mais de :prendre part à la leçon. Mise en train et exer:c ices à mains li'bTes, Is'c andés piaT des chants appTopriés, s'exécutent alors avec un ensemble réjouissant sous son habile et dyna.m ique rc omulandelnent. Les instituteurs et institutrices s'en donne!Ilt à CŒtU' joie; la leçon rs'e poursuit avec entrain et s'aohève sur la note ga ie par deux ohants d'enselnble. Le dîner réunit tous J.es participants dans la sane spacieuse et aecueillante de !l'Eocole ménagère. A la table d'honneur ,p rennent place, outre le 'c omiM, IVI. le conseiller national CaTI'on, M. le rc onseiUer 'd'Etat Pitte,l oud, M. le Rd 'c uré Bonvin, M . .le PTéfet Thonlas, IVI. Jacques, délégué de .J'assooiart:lon vaudoise des m·aîtres de gymnastique, M. Gratien Curdy, président de la S. V. E. ·Ces messi'e lus nous ont d'aillleurs honorés de leur présence dès le matin. Le dî!Iler est excellemment préparé et servi par les bonnes Sœurls de l'école ·m énagère. Au desserr t, notre président Bérard OU'VTe la série des ·9,iscours. Avec la verve et l'à-'propos qu'on lui connaît, il salu13 et }'emerde chacun, puis passe la pal'ole à 'M. le consseill·e r nationall Carron qui, au nom de la commlme de Fully qu'iî préside, nous souhaite la plus cordiale des bienvenues. M. Pitteloud, Chef du Département de l'Ins1.ruction publique, profite de l'occasion pour nous entretenÏT d'e la nouvelle Uoi ,s ur l'enseignement primaire, qui lrui tient particulièrem.e nt à cœur. Avec obje:ctivité, jprécision et darrté, il expose ,ce qui a été fait, les obstacles ,q ui ont dû être écartés a'Vant d'arriver à la faire voter par le Grand Conseil. Telle que présentée, la loi i
~
172-
ouvre là l'ens'e ignelnent 'PrÎlnaire des horizons plus larges, et mérirte ,q u'on lui fas's e ·c onfiance. M. le ,C hef est chaleureusement applaudi et TeIllercié. M. J'3Joques nous apporte à son tour le salut de. nos anlis vaudo.is; il dit sa joie d'être des nôtres aujourd'hui 'et Ic hante un couplet flatteur à l'.adres's e de notTe Va1ais. . La partie oratoire est dose, et 111aintenant il s'.a,git de .consacrer quelques instants à la ipal~tie adlllin1sflraHv·e. -Ce sel'la vite fait; l'Associat,ion est en bonne voie et 111aI~qu.e Ides prog',r ès ap_ iPI~éd' ables. L'a caisse afih1llle un léger boni. Le cais:sier, M. Marcel H uJJert, toujours retenu loin de nous a droit là notre Teconnais's ance; nous .la lui eXprLl110nS par télégiJ.'alnnle. Des cour:s de skis ·et de ip erfectionnement auront de nouveau lieu pendant l'hi'Vle r. Tous les nlemJbres du conlité sont 'COnfirIllés dans ' .}eUl'S fonctions, à l'eXoce:ption . de ,deux dénlÏssionnaiTes, 'qui sont remplacés par ,M. Paul Pignat et Mlle Gay-Crosier: I.l est 15 helli'es 30, quand le ,président annonce offidelleanent la fin de rra réunion en souhaitant là tous un au revoir à l'année prochaine et un bon ,r etour chez ·e ux. En résumé, belle et réconfortante journée.
Un participant. ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~,~
i
PARTIE PEDAGOGIQUE
~
ùa culture du beau à l'école On s 'i'l11agine trop facilement que l'école ·a pour but principal l'acquisition de connaissances néoessaires à la vie pratique, alors qu'elle doit avant tout 'Viser à la formation d'~o.mmes aussi -COffi,p [ets .que possible, par la culture physique, intellectuelle .et surtout [morale. Or, dans l'éducation 1110rale l'entre le développement du goût du beau ou de l'esthéHque. 11 est entendu ·q ue la culture de 1'esthétique peut avoir lieu à 'l'école primaire sans ,c ours spéciaux, 111 ais d'une Illanière occasi.onnelle pendant l'enseigl1enlenrf: des ,diverses branches du pro.gramlne. Il suffit, au Illl-onlent vouJlu, de faire ajppel au sentÏIllent du beau inné dans tout l'hom·m e, sauf de rares ex'c eptions. Les sauvages eux-'I llêIues sont sensibles à la l11usique, à un beau paysage, aux belles ,c ouleurs, et ils i'echer-chent souvent avec avidité 'la paTure sous toutes ses formes. La ·c ultu.re du beau à l'école dépend heaUJcoup du maître, .de ses qualiif:.és d'intelligence et de cœur. S'il est un homme de goût, s'il a Teçu une éduoation un
17G-
peu cOlnpaète et · soignée, il lui sera f~cile de cÜll11lnluniquer s.on goût :à ses élèves, ·et les oocasions ne ·m anqueront pas. Il verra, il ressenfÏira des ,choses auxquelles beaucoup ne {ont nulle attention. Un artiste remarquera dans une statue ou dans un t'a bleau des beautés, des détails délicats qui passent inaperçus du vuLgaire. Il s'agit donc pOUl' le Illaître de sc fornler lui-Illêlue au gofl,t du beau, car on ne d onne pas ce qu "on n a pas. Nous disions tout à l'heure que toutes les branches d'enseignenlent peuvent se prêter à la cu1lture l'esthétique.
de
La' r elicrion fournlil'le ·de traits â-dmirabJes tirés de l'Evangile ou de la ,r. i~ des sain1ts; sa .doctrine, ses 'cérémonies, sa liturgie, ses temples avec leur aTchitecture et Jeu!' oll'nenlentation" , s·~s Ic hants les harmonies de s·es organes, etc., enohantent la vue, Ioule et sus~itent dans l'ân1.e d es sentinlents' nobles qui détachent de la terre et é[èvent jusqu'là Dieu. Mais il faut qu 'on y ren~e sensibles les enfants, ,q u'on les invite à y TéJf.léchir; qu~lquefOls un l110t, une réflexion du Inaître suffit. La langue nlaternelle, elle aussi, surtout la poésie, e~t ,riche 'de beautés, qui restent ;ignorées du grand nQllnbr~. General,e111ent, les livres de lecture renfennent .des tt'xtes sÜ'lgneus~l11ent ch01sis et tirés ·des 111eillleu!'s écrivains. Que d e pages qUI renfenlle~t des nlodèles de slyle, des expressions piUoresques, des sentiments délicatenlent expri'l nés! A-t-on toujours Ile souci .de Illettre Icela en relief, d 'y joind~e une appil'éciation élogieuse? La lecture n'est-elle pas trop ,s ouvent une pl'omen~de nl0no.to.ne et froide à travers les lignes d'une page, un ll1écanlsllle routInIer de prononciation, d'où l'âule selnble absente? Et l'histoire? N'est-elle pas une v.aste galeri'e de tab~eaux 'merveiÜeux: actes héroïques ,d'amour patriotique, dévouements sublim·es, abnégation cÜl1.11jplète. De ,même la géographie nous Illet en face des l11erve.illes . .de la cI~éation, de leUlr hannoni,e. Ne nOlus fa~t-elle. pas VOIr Y,lm.nlense variété ,de for'l ues, de .couleurs, de dllllenslOns des regnes végétal et anJ,inl-a'l ? '. Les sciences naturellès révèlel1Jt le génie ,d'invention et .l'habileté l11anueUe de l'hom'll1e dans d'innombrahles découvertes. Est-ce que la vue de toutes c~.g .chose~ .adlllirabl~s ne p~rtent pas au respect de tout Cie que DIeu a mIS. au. s:,rvlce de. 1 hOlllllle ? Détruire inutilement, ll1utiler par capnce: nleme un. Insecte, , une petite plante, c'est profanet un .don de DIeu, nn petIt chef-.d œuvre du Créateur. Nous pourrions également montrer ,que [e ·chan.t~ la nlusiÎque, le dessin, la gymnastique, bref chacune des l11ah.ere~ du progràmllle peut contribuer à la cultu~e d~ beau et lndl~'ecten~ent du bien. La S'cience .du beau, en effet, n est 'Pas une S'Clence ISO-
-
174-
lée qu'on étudie à certaines heur,es; elle ·se mêle à tout l"ensei.gnement, l'éclaire de sa IUInière et Je complète, de Inême que la 'b eauté 'e nrichit de sa hunière l'univers enmer. Si ~a ,s ensibilité de l' enfant n'est pas tournée vers ce qui est beau, elle se ravalera vers les jouiss.ances grossières. C'est parce que beaucoup de gens n'ont pas le goût du beau que les belles excursions, .les beautés de l,a nature ne les attirent pas et qu'ils préfèl'ent passer leurs moments libres dans les vapeurs du vin, la fumée de tabac d'un ,cabaret ou dans un cinéma dont :les exhibitions sont souvent . bien terre à terre, pour ne pas dire plus. La culture .du beau purif.ie 1e cœur; mais il réclame une âme ,q ui ne soit pas souillée et un reg,a rd qui aH gardé sa Jucidité. 'On a déjà remarqué plus d'une fois que teUe pensée élevée, telle belle page de J.ecture, telle description pittoresque exerce peu d'effet sur certains élèves. QueliquefoÎls ces élève·s manquent de senslibilité; Inais ill arrive pJus fréquemment Iq u'ils sont 'b lasés et ,que ,c hez eux la .lumière de la beauté s'alnortit dans les vapeurs de :la ,c orruption. C'est p-ar,ce ·que .les arts furent pQpulaires rc hez les Grecs 'qu'ils y acquirent ce haut degré de perfection que nous ad,m iTons. Depuis ·q uelque tenlps surtout, on s'efforce par des conférences, des articles de journaux, d'intéresser la population valai~ sanne à l'esthétique. Que le Iuaître COtIrr ab Ol'e , dans son école, à cette œuvre émineInluent utile. Quand il ,s 'agit d'une habitude à donneT, d'une vertu à acquérlir, d'un vi-ce à conlbattre, il faut commencer par le jeune âge. On donne une belle forme aux ,a rbres quand ils sont 'e ncore jeunes, p.lus tard c'est peine perdue. J.
Branche~ OU
parties de branches d' enseig~ nement au point de \lue pratique 1
Il n'·est nullelnent. dans notre intention de critiquer le plan d'études actuel de nos écoles pri,mair~s, de le trouver, par exemple, incOlnplet ou sur1chargé. Nous désirons simplenlent attirer l'attention du personnel enseignant sur les branches qui, en raison des servkes qu'elles rendent dans la vie pratique, demandent un soin tout spécial et sur lesquelles il ne faut pas empiéter 'a u profit d'autres matières de Inoindre importance, surtout dans les écoles de six à sept mois, où le temps est si strÎ-ctem.e nt liInité. .
Voici quelle ser~it, à notre .avis, la classification des branches d'enseignelnent au point de vue de leur utilité pratique dans les conditions de vie où se trouvent pour le nloinç: les neuf dixièInes de la population valaisanne; .car que reste-t-il si l'on compte les agriculteurs, les artisans, les .gens d'affaires ou de bureaux?
1) Les matières d'absolue nécessité; 2) les matières de nécessité· . relative ou d'utilité. Dans la preInière catégorie, nous rangeons ,e n tout pl~elnier lieu la religion. Tous les jours, en effet, nous avons à conforilner notre conduite, nos décisions aux lois de la 'I norale; à nous de~ mander si telle ,c hose est licite ou non; à prendre les Inoyens d'atteindre notre fin dernière. En deuxième lieu, nous y Iuettons la langue n1aternelle) d'un usage également journalier, continuel, pour comnluni;q uer d'une Inanière intellLgible nos pensées, nos idées, régler nos affah'es avec nos selnblables, savoiT rédiger convenablement une lettre, un l'apport et y éviter des fautes qui occasionneraient des erreurs, des fraudes, des équivoques, etc., parfois des procès. En troisième lieu, nous nOlnluons l'arithmétique où nous apprenons à résoudre par écrit ou Inentalelnent les problèlnes de la vie courante, y cOlnpris les iluesurages de surfaces et de volulnes. Ici nous ferons relnarquer · que certains exercices, tels que les problèmes sur les alliages, les nlélanges, les annuités, etc., peuvent parfaitelnent être laissés de 'c ôté dans une école prinlaire. Mentionnons aussi la géographie, qui, de nos jours, joue un rôle - considérable dans les relations économiques, les voyages touristiques ou d'affaires, le service Inilitaire, etc. 'En ce qui concerne l'étude de la partie physique et politique, nous esti~ mons que .ce qui Ïlnporte le plus. ,c 'est la lecture rapide et intelligente des' cartes. _ Enfin, il est absolulllent nécessaire à notre époque de _délnocratie presque pure, d'avoir des connaissances suffisantes en ce qui .concerne les divisions adnlinishiatives et les ,a ttributions des diverses autorités, les droits et les devoirs des citoyens, si souvent appelés à éIneth'e leurs opinions et à faire choix de leurs magistrats. Si à cela nous ajoutons pour féducation physiqùe l'ense1.g/nernent des plus ÏInportantes règles d'hygiène, nous mettons nos élèves dans la possibilité de se tirer plus' tard d'affaire dans la plupart des cas sans avoir TeCOUTS aux bons offices d'autrui, offices qu'il faut parfois payer hien cher. Que devons-nous penser Inaintenant des autres branches du programnl·e, telles que l'histoire, le dessin, le chant, la gymnastique? Sans doute, elles oilt leur utilité et contribuent à .J'éducation génér,ale, au développement des facultés, à la culture du goût, du beau, à l'affinement des sens,. Mais elles ne sont nécessaires qu'à ceTtaines ,c atégories de personnes. Nous faisons ici exception
~
pour les travaux des écoles ménagèl'es auxquels nous concédons un caractère de nécessité journalière. Si lnal.gré l'insistance avec Il aqueUe on recommande aujourd'hui la ,gylnnastique, on encourage le sport sous toutes ses formes, nous ne mettons pas cette forme de gymnastique parmi les matières abs.olument nécessaires. L'imlnense majorité de notre jeunesse, celle de la canlpagne, a suffisamment l'.occasion de se l~vrer aux exer,c kes corporels dans "les travaux qui lui sont imposés pendant cinq, six mois de bonne saison. La gymnastique pourra être très nécessaire dans les 111ilieux citadins, industriels ou ouvriers d 'atelier, d'usine, où les enfants ne se livrent pas à des travaux au grand air. Si donc l'école prÏIllaire enseLgne sérieuselnent rIes branches que nous ,a ppelons nécessaires, tl'ès nécessaïl'es, sans négliger bien entendu, celles qui sont ,s implement utiles, elle remplit son rôle; de plus elle établit des bases solides sur lesquelles on pourra bâtir plus grand dans les établissements d'instruction secondaire, dans les écoles professionnelles, etc. Souvent .des jeunes gens se trouvent plus ou moins arrêtés dans leurs études ultérieures, parce qu'ils ne sont pas suffisam,l nent en possession .de ,c onnaissances élémentaires. ,Com,m ent, par exemple, avancer dans certaines langues étrangères, ulOrtes ou vivantes, si on ignore la grammaire et l'analyse françaises? Co'm nlent réussir dans un travail de comptabilité, d'al,grèbre, etc. , si on n'est pas sûr de faire exactement et rapiden1ent les quatre .opérations, si .l'attention n'a pas été cultivée avez assez de soin? Nous n',a vons rien dit des sciences natul"èUes. Elles ne figurent pas conln1e branche spéciale au plan d'études; mais .on peut y faire de nonlbreux emprunts Ip our les leçons de choses, les réda'c tions. Pour finir nous dirons que de nos jOlll~S on a un peu partout la tendance à char'g er l'école .de tout enseigner et on y introduit plus d'une TI1:atière parasitaire, dont l'utilité, quoique réelle, ne 'c onlpense pas toujours Je temps 'q u'on y consacre et qu'on enlève à des branches plus iInportantes. 'C'est un peu ,c omlme dans la concurrence industrielle, la quantité l'emporte sur la qualité. « Peu, lnClis bien » tel était l'avis de :M ontaigne et c'est aussi le nôtre. J. 1
En passant Un adolescent capable de Inanier le pic et la pelle et qui vient à peine de terminer son éc.ole prinlaire gagne au moins dixsept fIiancs par jour. Il travairlle cinquante-dnq heures par semaine. Il 'e st aisé de calculer le ,r evenu mensuel de cet ouvrier. En plus de ceLa, il jouît encore du congé payé dont la durée est en l'apport avec celle de son travail.
177-
Notez que c'est un adolescent. Seize, dix-sept ans. H n'a rien :dépensé Dour son apprentissage. Le travail ne 111lanque pas. Son 'revenu Inensuel dépasse grandement ,celui d 'un instituteur débutant. Est-'ce justice? Essayer de démontrer l'énonnité des conséquences sociales de cet état de choses équivaudrait ,à prêeher dans le dés'e rt. Il serait cependant intéressant de faire une cOlnparaison entre .les responsabilités n1.01~ales d'un instituteur et cel'l es d'un manœuvre. (On dit: Educateur, . c'est une vocation. Très bien et très beau, tout 'c ela. Mais la falnille d'un instituteur ne se 'n ourrit pas plus f,acHel11ent que celle ,d'un ouvrier. Le ;pain quotidien ne lui to-mbe pas du ciel. Aucun eOlll1llerçant ne lui fait 'des rabais ,s'p éciaux parce qu'il ,~slt instituteur, que je sache. Et c'est ce côté du prohlèrrie qu'i'i faut aussi eXaIllineT.) Ce déséquilibre existe 111alheureusement Ghez nous,et il convient de jeter un 'c ri d'a,lanne. Où aLlons-nous ? Où ya notre 'jeunesse? Dans un villa,ge d 'environ un n1illier d'habitants, où il y cl deux cafés et deux épiceries, il se dépense èH1nueU elllent , dans un seul caf.é, plusieurs Inilliers de francs pour tabac, cigares , ·cigarettes . Des mères ,d e fan1Ïlle, dont plusieurs ,e nfants sont o.ccupés sur les 'c hantieTs, .doivenrt acheter à crédit leurs provisions n1.énagères. L'Etat encourage les ap;prentiss~ages . et les subventionne. Mais l'Etat ,p ermet la ussi que des jeunes geus de 16-17 ans gagnent environ quatre cents francs par nl0is sur les chantiers. Faut-il s'étonner alors qu'il y ait peu qui consalc rent leur temps ù ,a pprendre lUI métier? Où aNons-nous? Ces trois faits pTis n.u hasard panni d·es centaines d'autTes nous font frémir. On nOH5 confie des enfants avec l'ordre d'en faire des hOlllmes. L'éducateur qui n'y parvient pas, en quoi est-il responsable après ce qu'on vient de lire? D'ailleurs, 'c ombien de pla rents ,se soucient Vrairlllent de leurs en:f ants, de leur avenir envisagé sous cette fOl'lne? POUTVU qu'ils 'se débrouillent, 'COlnnle on dit, Ipourvu qu ~ ils nppO'rtent à .la mai'son la moitié, le tiers ou le qualil - ou rien du tout! - de leur paie, et cela ,suffit pour que ce soi,e nt des fils 'll1odèles. Le reste de · cet argent, ·qu'ils l'utilisent 'p our leurs besoins personnels - 1esquels? - Il faut bien que jeunesse se pas'se ... Dans bien des ,.cas, ne conviendrait-.il pas de Teprendre la verge pOUl' secouer ;la cri'l ninelle inertie des parents . Que seront devenus ·ces jeunes gens ft vingt, à trente ans? 'Que deviendront-ils le jour où l'ouv-r'aJge se fera rar,e ? Quand leur aura-t-on appris ~ Inieux respecter le revenu de leur travail ?
- · 179 -
Où va la santé mOTale et physique de notre jeunesse? La cigarette au bec à .quinze ans - il ·est fâcheux de constater c.om})ien la police fait peu -s on devoir dans ce domaine - la fré:quent~tion ~busive des -c afés encore une déficience de la pollce! a quOI servent donc les arrêtés cantonaux et locaux? les fréquentations louches, et combien d'autTes choses à la pensée desquelles notre 'c œur se seri'e ! ' Et delllain? Qu'on ne s'étonne pa's. On aura préparé un lnagnifiq.ue chemin ,p our les révoltés, Œes repris de justice, les CO'lllnlunlstes. Il s-e rait peut-être bon que -c eux qui tiennent en mains 1',a venir du pays, que tous ' ceux -q ui acceptent ·sans diS'cernenlent toutes les revendications ouvrières, que tous ceux-là qui sont nos chefs y pensent. Que les père:s de faluille gagnent de quoi élever leur progéniture n 'est ·que justice. I.l s'est fait un énorme ,p rogrès social 'dans ce sens. Jil faut en félidter les initiateurs. Mais les autres, 'c eux qui font ,a ugmenter le chiffre d'affaires 'des cafetiers dans des proportions effrayantes, ,c eux-là, il serait hon qu'on leur apprenne une bonne fois, et dans leur intérêt, le vrai sens de la vie. J. F.
PARTIE PRATlIQUE
1
~
Thème d'examen proposé aux recrues, aux casernes de Sion en iuillet 1946 Conc~ssion
des eaux de la Dranse de Mauvoisin l
Géogr.aphie
/ Le 7 août 1945, le conseil -col11lffiunal de Bagnes a accordé la concession des eaux de la Dranse de Mauvoisin à M. Maret, ingénieur ,a ux usines Brown ' et Boveri, à Baden. iLa nouvelle usine 's e construira dans la plaine, pJ;'ès de Saxon. Qui 's ait montrer sur la ·carte le val de Bagnes, les Dranses, Saxon, Baden? Montrez. Cette constru9tion, nous dit M. Maret, éviterait de sacrifier .'. ~es populations dit Rheinwa1d et d'Urseren. Qui sait montrer le Rheinw.ald ? Urseren ?
Quelques ,c itoyens de Bagnes ..seulement ont Dlanifesté leur opposition au barrage. Pourquoi l'o.pposition n'a-t-,eIle pas été aussi forte 'q ue dans les vaHées d'Urseren et du Rheinwald? Heg.al,dez la 'c arte. - Région inhabitée. - Régi{)n peu productive; ,a lpages. Mais la Dixence qui se propose d',a mener les eaux de la Dranse dans ·s on .lac des Dix, dans le vall d'Hérens, n'est pas favorable au projet, Qui sait 1110ntrer le val Id'Hérens ? le lac des Dix? Il faut pourtant créer de nouveaux hassins ,d'accumulation, car .la Suisse n'a pas encol~e assez d'électricité, en hiver surtout. Pourquoi la Sui~se n ' a-t-elle pas as-s ez d'é.lectricité · en hiver? - Production 'll1oindre. - Besoins plus grand. COIlument expliquez-vous cette production ip lus grande -d'électricité en été ? - Fonte des neiges sur ~es hauteurs. - Les glade-rs fondent aussi. Il exist-e ' beaucoup d'autres bassins d'accmuulation en Suisse; par exenlple ·à Barberine, à Montsalens, à Ritonl, au Waggital, etc. Qui sait m.ontrer sur la carte Barberine, Riton1... D'autres pays sont ég,a leluellt riches en é.lectricité en particulier la Norvège et le Canada. Qui sait nlOIltr.er la Norvège? le Canada? Montrez. Pourquoi la Norvège est-elle riche en électricité? M{)ntagl1es élevées. - Glaciers. - Chutes impo~~I ~ ntes. Et .le Canada ? - Grands lacs; chute du Niagara. Les usines Brown et Bov,e ri viennent d 'ex,pédier des dynanlos en Yougoslavie. Qui sait 111ont'r er la YougoslavIe? Montr,ez. '1
II Economie nationale
La construotion du has-s in d'accumulation qui se fera en deux -ou trois étapes de 8 ans - cha.cune suffira pour couVTir les nouveaux besoins de la Suisse pendant 15 ans. Elle donnera du travail ·à de nOlnbreux ouvriers de la région .
~
180-
Lesquels par exemple? . Terrassie.rs. - Mineurs. - Maçons. Chauffeûl's, camionneurs. Charretiers. Charpentiers. Surveillants, etc. Ces travaux fourniront encore :du travail à beaucoup d'industries du pays. Lesquelles? - Fabriques de :machines électriques. de tuyaux. de 'Ciment. » d'explosif. ' » de ,c âbles. Ateliers mécaniques, etc. . Mais ' .l a 'corn'lnune elle-même se .p rocurera de nouvelles ressources. Lesquel1es? - Redevances. - Impôts ... Grâce à la construction du bassin -d',a oculIIlulation, 'l es eaux de la Dranse seront mieux utilisées que Ip ar les usines qui existent déjà dans la vallée. Comnlent cela ? - Toute l'eau mise en rés,e rve en été; donc pas de perte. - Possi'bilité d'utiHser l'eau au ImÛ'Inent où l'on a le plus besoin d'électricité, ,c'est.:.à-dire en hiver. Il est regrettable qu'un tel bassin d'aoculIIlulation capable de fournir entre 350,000 et 825,000 kW, donc plus que l'usine du Dni~plroipetrowsk qui en fournit 660,000, n'ait pas été ,e n charge durant ce,s dernières années. PouI'quoi est-,ce regrettable? - Besoin plus grand d'électricité pour l'industrie et le ,c hauffâge, par suite du manque de charbon. Dernièrement, en Yougoslavie, un directeur demanda à un technicien russe des machines électriques pour équjper son usine. « Adressez-vous aux Suisses, lui fut-il :répondu, ce sont des ·s pécialistes pour les moteurs et les dyna.m Qs.» Que prouve cette réponse? - Qualité ,des Ina chines suisses. COlllf1Jlent nos industriels obtiennent-ms ,c ette qualité? Sévérité dans le recrutement des apprentis. Connaissances scolaires ~xigées. Fomnation professionnelle sérieuse. Où? ComInent?' Fomnation ,des techniciens. Où ? - Formation des ingénieurs. Où?
~
181-
Perfectionnem'e nt de J'outilla,ge. Nécessité de :produire la qualité pour pouvoir exporter. Concurrence entre ,m aisons suis,s es.
III Civisme
Monsieur Maret a adressé sa demande à l'autorité COlnmunale de Bagnes. Quelle est 'c ette ,a utorité? - 'Conseil communal. Le Conseil 'c Olnmunal ·s e co.mpose à Bagnes' de 15 Inembres; ailleurs, de 13, de 11, de 9, de 7, de 5. Pourquoi 'p as 14, 12, 10, ·etc. ? Pour qu'il n'y ait pas égalité lors .des dédsions à prendre . Si vous aviez été à la plaoe de M. M·aret, 'c omment auriezvous rédigé l'adresse sur l'envelop.pe ? - Au Conseil communal de Bagnes. Qui donc aura pris connaissance de la demande en premier Heu? - Le président (éventueHem·ent le secrétaire). Il Y a eu discussion au sein du 'C onseil; tous les 'c onseiillers n'ont pas voulu accorder .la ,c oncession. Quellles raisons · ont fait valoir les o.pposants 'c ontre la création d'un lac de 287 à 484 nlillions de m3 dont les eaux sont .1'e1tenues par un mur de 180 à 290 mètres de hauteur? - Danger d'inondation. - DiIllinution de la 's urface des alpages. - Influence des tra'Vaux au poinrt de vue moral, au sein de la jeunesse. Et vous, si vous aviez été consehller, conunent auriez-vous voté? - ? (Discussion). La concession .a ccordée par Je Conseil communal a dû être ratifiée par les citoyens. Co.rn'm ent s'~ppelle l'assembléedes ·c itoyens d'une conllnune? - Assemblée primaire. En date du 21 octobre. 1945, l'assemblée p'r illuaire a accordé elle aussi la ,c oncession 'p ar 750 oui vontre 78 non. Combien cela .fait-il de votants? - 828. Combien fallait-~l d'acceptants pour que la ·conceSSIOn fût accordée? 415.
183 -
Qui a pu voter ? - 'Les citoyens actifs. Qui n'a pas pu voter? Les étrangers. - Les mineur.s. - Les interdits. - Ceux ·q ui ont été condanlnésà des .p eines infamantes. - Les femllnes. Ainsi les fenl1nes n'ont pas voté. Que pensez-vous de la :privation du droit de vote ,des felnmes ? - ? (Discussion.) M~is il est ,c ertainescolnlnissions où les femlnes seraient aussi cOlnpétentes, si ce n'est plus, que les honl'm es. Quelles COlll~missions par exemple ? rCmnmis-sion scolaire. - Assistance. - Hygiène, etc. La 'c oncession a été accordée en vertu de la loi cantonàle du 28 mai 1898 concernant les forces hydrauliques. Qui a élaboré cette Il oi ,c antonale? - Le Grand Conseil. Elle n'est :Cepel1dant pas entrée en vigueur imlnédiatement après la décision du Gr'a nd Conseil. Qui a encore dû .l'accepter ? - Les -citoyens. Pourquoi les citoyens ? - A cause du referenJduln obHgatoire. Il exisrte encore une loi fédérale du 22 décelnbre 1916 sur l'utilisation des forces hydrauliques. Qui .a éla·b oré cette loi fédéraIe? Les Chambres fédérales. C'est-à-dire? - Conseil national et Conseill des Etats. La concession a été accordée par la commune de Bagnes où se fel'a le barrage, mais lescom'l nunes de Vollèges, de Sembrancher, de Bovernier situées en aval, devront aussi se prononce~'. Pourquoi, puisque le batlT:age se fait à Bagnes? - Elles seraient privées des eaux de la Dranse qu'elles utilisent en ce mOlnent. . - Enfin, le Conseil d'Etat pourrait encore refuser le projet si l'intérêt s>upérieuT l'exigeait. Connaissez-vous 2 conseillel's d'Etat originaires de Bagnes? - MM. Troilletet Gard. Et les autres ·conseiUers d'Etait?
IV Histoire
. Ainsi, la Dranse fournit aujoul~d'hui aux populations du district d'Entremont d'iInportantes ressources. Autrefois le's gens de cette vallée tiraient profit d'une route; laquelle? - Celle du Grand-St-,Bernard. COlnlnent la route du Grand-St-Bernard était-elle une source de gain pour les gens du district d'Entremonrt: ? - Translp ort des 'l narchandis·es et des voyageurs. - Auber.ges édifiées le long de la route. - Péages. - Ouvriers occu.p és à l'entretien de la route. La construction du tunnel du Siulplon et ,de la ligne du M. O. ainsi ,q ue l'autOlnobilisme ont ruiné cette source de revenus. Comment -c ela ? - Une !partie du trafic détourné par le Simplon. - Les voyageurs 'p assent r,a pidement sans s'arrêter. - SUPlp ression du transit pour les marchandises. Il y a 1000 ans on ,a -construit un hospice au somme-t du col pour venir en aide aux passa,g er,s. Quels passagers? . Voyageurs. Pèlerins. Marchand·s. Colons. - Soldats, etc. Ainsi des marchands passaient Je -col. Qu'est-ce que l'on échangeait? Maïs. Etoffes. Vin. Troupeaux. Pâtes. - Fruits, etc. Des amnées, cene de Napoléon en particulier, qui a battu les Autrichiens à Marengo, ont !p assé le Grand St-Bernard. Pourquoi les Suisses n'ont-ils pas arrêté les. ar·m ées de Napoléon? La Suisse n'avait pas d'année fédérale. Elle venait d'être envahie. Elle était divisée entre fédéralistes et unitaires. - Chaque canton se défendait seul. Lors du :passage du tGrand-St-Bernard, Napoléon a demandé aux gens de la région de .transporter ses canons contre forte récompense. Mais le soir les hom'm es avaient presque tous
disparu. Ils ne vO'ulaient pas cO'llabO'rer avec l'ennemi. Que pensez-vO'us de ceux qui cO'llabO'rent avec l'ennemi? - Ce sO'nt des traîtres. Les hOlnlnes, avO'ns-nO'us dit, ont presque tO'us disparu. On dirait aujO'urd'hui qu'ils O'nt ,p ris le .m aquis. Que pensez-vO'us de ces gens? Ce sO'nt des patriO'tes. Durant ,c ette guerre de nombreuses trO'upes suisses O'nt statiO'nné le lO'ng de ' la rO'ute du Gr,a nd St-Bernal,d. PO'urquO'i? - PO'ur enlpêcher les AHelnands de l'utiliser pO'ur le ,p assage .de leurs trO'upes, nO'ta111.me11't lO'rs du débarquelnent des Alliés en Italie. PO'ur elnpêcher les Italiens de passer en Suisse lO'rs . de la débâcle.
"
"
. ',' .
"
"
" •
. ' ~ " ~ !.',
~.'
i
En 1800, I,es Suisses n'O'nt pas pu s'O'ppO'ser au passage des
. . '.1,
PO'urquO'i la défense de la ·rO'ute du Grand St-Bernard étaitelle relativement facile? - Couverte pa.r les fO'rtifkatiO'ns de St-Maudce . . - Défilés nOlnbreux. - Ponts sur les gO'rges. FO'rtiificatiO'ns établies d'avance, etc.
En ca·s d'invasiO'n, de guerre, O'U siI1llP~eInent de InO'bilisatiO'n, la rO'utè du Grand-St-Bernard serait défendue d'abO'rd par les . gens de la régiO'n. Que pensez-vO'us de nO'tre systènle d~ cO'uverture d.es frO'ntières ? - Les sO'ldat sO'nt inllnédiatenlent sur place. - Ils cO'nnaissent .le pays~ - Ils défendent plus directement ce qui leur appartient: famiHes, maisO'ns, prO'priétés.
'
.....
Ni les Allem.ands, ni les Italiens n'O'nt attaqué la Suisse, ni au St-Bernard, ni aHleurs. Qu'est-Ice que cela prouve? - Que le pays était en Inesure de résister. PO'urquO'i? Aril1ée bien entraînée. Annement ,de valeur. FO'rtificatiO'ns sO'igneusmnent préparées. Ex'cellent ICOlnlnandement.
Le cO'lO'nel GirO'ud, char.gé de la défense du passage, aurait dit au ,général Guisan: « Les ro:chers de .L iddes :sO'nt mO'n Gibraltar }). Que vO'ulait-il dire par là ? - ImpO'rtance du passage. - Facilité de le défendre. - Nécessité de le fO'rtifier.
..
.,'
.' ~.
..
' .'~"
.
路 r.,
' ;' .
........... . ....
-
18'5 -
arInées françaises p·arce qu'ils étaient divisés. Quelle leçon pouvons-nous tirer de ce fait? ~ Nous devons rester unis : Nota. Le ,t hème ci-dessus est évidemment trop long pour être traité durant les 35 'l ninutes officiellement prévues pour un tel examen., Mais il est facile d'en réduire le développement dans cha-c une de :ses parties. Cl. Bérard.
Textes d'orthographe La peur
•
I~ .
La ~'enlaine dernière un Pllysan de Nendaz, M. F. était occute à abattre du bois dans sa forêt. Que1:le me fut pas sa surprise, d'.apercevoir tout à coup, en face de lui, un ,animal sauvage d'assez forte taille qui le fixait étrali.geIuent? Etait-ce l'un des 'lnonstres, lynx ou ;p anthères, ,q ui depuis qu.elque temps nlettent à mal des troupeaux de Inoutons ou .de chèv.res et sans nul doute également le gibier de la Inontagne : chaulois, lièvres, luarnlottes. A ,c ette pensée la hache lui tOlllba des filains. L'héroïque büchel'on, perdant la tête, s'enfuit à toutes j3.llnbes pendant que .l'animal étonné, g'riInpait sur un mélèze, peut-êtr~ pour mieux le voir déguerpir. En arrivanl chez lui, tout ,e ssoufflé, il alarma la population. Quelques ,c hasseurs se nlirent en campagne, mais le terrible ,félin court -e ncore ... Tout le Inonde pense qu'un paysan ,a nné d'une hache devrait se montrer plus brave, 111ême s'il ·a affaire à un fauve d'une redoutable espèce. Histoire rocambolesque
Un chef d'équipe à .l'usine de Viège aperçut l'autre semaine, animal étrange qui ~e faufilait dans les bUIssons, non loin de sa demeure. A l',a ide de ses jUl11elles il 'c rut ,distinguer un des 'l110nstres qui depuis quelque tenlps sèl11ent la p.anique dans les 111ontagnes de la rive ,gauche du Rhône. Inllnédiatelnent il s'allma d'un fusil, s'approcha discrèteI11ent des taillis et finit par reconnaître l',a n Înl al , probablement un pUlna, lequel n'avait pas l~air de trop redouter l'approche de l'hoffil11e. Au prelnier coup de feu, la bête qui ne fut que blessée, disparut dan~ les fourrés, laissant des traces de sang sur son p~ssage. Des chasseurs, avisés de l'inquiétante apparition d'un Tedoutable félin, ·se 111il'ent tout de suite en ca'mpagne et finirent par découvrir le lUI
-
186-
montre sans vie au sein de la forêt. C'était un chat de la localité, inoffensif, un ,peu m.araudeur, en gros am.ateur de souris qu'il était. Légende de Noël
Lorsque nous étions petits, nos palfents nous ra,c ontaieilf de délicieuses histoires ·de Noël. Us nous disaient que l'Enfant Jésus, en souvenir de sa naissance ,alLait à travers bourgs et vil[ages, aocompagné d'un petit âne gris, et distri,buait des jouets et des sucreries aux enfants >sages. Il s'agissait, bien entendu, de réserver un ex'c ellent ,a ccueil au voyageur divin ~t à son hmubJ.e compagnon de route lorsqu'ils passeraient sous les fenêtres de la Iluaison. C'est dans ,c ette intention que l'on prépar,a it un peu de foin et une poignée de sel sur .l es maI~ches de l'es'c alier et une tasse de café chaud >sur le fourneau potager. Mais l'enfant Jésus n'arriv-a it que pendant que l'on dornlait. Au .réveil, .le lendemain matin, .c'était une surprise enchanteresse. Sur la tablette de la fenêtre, il y .avait, soit des joujoux, soit des livres d'histoires, soit des bonbons. Chez le médecin
J'étais >souffrant. Depuis quelques jours nlon appétit était tombé. Une fièvre ,s ournoise me tenait acoablé. Mes parents, inquiets, décidèrent de consulter un médecin. Un jour du mois dernier, accompagné de ma mère, je partis pour Sion. Nous nous rendîmes chez le docteur G., ,-q ui ·est l'un des 'meilleurs pTatilCÎens de la ville. Une infirnlière nous introduisit dans le lncal d'attente. Il y avait là .quatre ou cinq personnes qui ·s mnJblaient toutes plus malades que moi. Quand vint Illl0n tour, j'entrai dans le cabinet de -c onsultations. Le dooteur Ille reçut avec un gentil petit sourire. Il m'ausculta avec Je plus .grand soin. Quand il eut découvert ,l e mal dont je souffrais, il écrivit une O'1:donnance que ma nlère et Iuoi apportâmes au pharmacien.
Promenade à travers la langue française Nous donnons Ic i-après un Ic ertain nOlnbre de remarques d'orthographe usuelle qui pourront servir à MM. les Instituteurs :q ui J.es ignoreraient, ou ,q ui les ayant notées et étudiées à l'Ecole nOliIna'le .les auraient o u'blié es ou égarées. 1) Tous les IllOts commençant 1Jar af prennent deux f, ex-cepté -afin, afioume, Afrique et ses dérivés. 2) Les seuls tennes .finli·ssant par assion sont passion et COlllpassion. 3) Les mots com-m ençant par agg sont: agglonlérer, agglutiner, ag,graver, ,a ggrédir et leurs dérivés.
~
187
~
4) Les vel~bes ,e n iner ne prennent qu'un n. 5) Les seuLs verbes en oner, avec un n, sont: assoner, détoner (en parJant du hruit d 'une anne à f€u) , ·dissoner, époum-oner, rallloner, téléphoner. 6) Les verbes en anner, avec deux n, sont: enrubanner, tanner, vanner. Les autres ne prennent qu'un n. Ex. faner. . 7.) Les .seuls nlots en âble; ,a vec un accent -cÏlrconflexe sur l'a, sont câble et râble. 8) Un seul IllOt ·COn1!1TlenCe par ain : ainsi. 9) Un selù Inot a la finale sSÏ'al: p.aroissial. 10) Deux verbes .seulel11ent finissent en andre, avec un :l: épandre et répandre. 11) Deux verbes seulelllent finissent en anser, ,a vec a : dan·ser et panser. t .....J.. 12) Deux 11110tS ont 1aerh...,lnalson enc he , a,re'c e : pervenche ~ t penche (verbe). . 13) Deux IllOts en empe, avec e : tenlpe et treillpe (nOlll ou verbe) . 14) Seuls verbes en if e1', avec un seul f : attirer et tarifer. 15) Seul verbe en azeJ': gaz·e r. 16) Seuls Inots en fme) a~rec un accent cir-c onflexe sur le i : abînle et dîme. 17) Tous les verbes en attre prennent 2 t. 18) 'Un seul n0111 l11.,asculin finit par alle : interval1e. 19) Seuls n0111S féminins en oi : foi! loi, paroi. 20) Mots ·en auelle : débauche, ébauche, gauche. 21) Seul un 1110t en oq : Ic oq. 22) S.euLs félninins en eure : del11eure-, heure, _g.ag~ure, '111angeure, vel~geure (-ces trois derniers se pronoll'pent g.aJure, Inanjure, verjure). 23) Seuls 1110tsen aix : faix, paix, portefaix. 24) Seuls 1110tS en aupe : gaupe, tawpe. 25) Les verhes -e n iter prennent un seul t, excepté quitter et acquiHer~ . . . 26) Dans les 'nl0ts qui finissent par enslOn, entlOn, .~nslOn, le 'Phonème en p:rend toujours un e, ex-cepté dans expans,lOn. 27) Les verbes en iser pr-ennent un seul n, . excepte tyrannlÎsel'. 28) Un SeUlll1.ot -finit .par uppe, .avec deux p : huppe. 29) Bellot, Ib oul1üt,pâlot, sol, vieillot sont les seuls qui, au félninin, doublent le t. 30) Seuls yedJ<es en auger : jauger, patauger.
-
31) Seul mot en og : grog. 32) Seul n10t en auf : sauf. 33) Seul mot en olte : étoffe. 34) Seul mot en autre: gaufre. 35) Seul 'm ot en of : lof. 36) Seuls mots en auque : ,g lauque, rauque. 37) Les Imot,s 'c om;m ençant par ab prennent un ' seul b, excepté abbé et ses dérivés. 38) Les mots en. anier ne prennent qu'un n, excepté vannier. 39) Les mots en ope prennent un seul p, excepté écho:ppe et enveloppe. 40) Les 1l110ts en oupe prennent un seul p, ex,c epté houppe. 41) Les mots en if ne prennent :pas d'e final. 42) Les verbes en eindre) aindre prennent un e, ex'c epté contraindre et p[,a indre. 43) Les verbes en imer pr.ennent un seul ,m. 44) Les verbes en oir s'éor1ivent sans e ,f inal, excepté boire, ' croire et leurs ,c omposés. . 45) Les noms féminins terminés par ~e' son ai prennerut un e muet ·à la fin , ex,c epté paix. N. B. Les reilnarques ·ci-dessus n'ont p,a s été extraite~; du livre intitulé: Cours d'orthographe par J. Humbert, paru en 1944 aux Ed;itions .co'm té, Bulle. Nous avions oette ,collection depuis un certain Il!01ubre d'années déjà. Il existe enCOire d'autres remruques, mais nous pensons que la liste que nou:s donnons est suffismnment longue.
<
L'ECOLE PRIMAIRE VALAISANNE
Tout ;instituteur et toute instituvrice .devl~ aient connaître Id'unel manière ,a ssez üomjplète l'histoire générale de la 'p édagogie. Malheureusement, dans notre ,canton, où .le iP,ersonnel enseignant ne veut Ip as se voue,r ,excliusivement là l'école en r,aisoJl de multiples .a.ccupation.s extras,co.lai.res et de la tr@ ,courte durée de J'année ,s colaire, il lui est IPreeque imposs-ible de se livr'e r à une telle étude ou de s'y ,perf.ectionner. . Néanmoins, il nous semhle qu'il devrait au moins savoir ce qui . s'est ùJassé de phlS im-poTtant ,chez n.ous en matièr.e d'école. . C'est 'p ourquoi nous l'engageons vivement à lirE' l'ouvr,age inÜttulé: L'Ecole pdmaire valaisanne à la fin du XVIIIme sièole et son :JU.s,toire de 1798 à· 1830. Thoo'E' de doctorat .de M. Bouca,r d, direlcteur 8JCtuel de l'gcole normale de Sion. (Volume ,de 400' (p,ruges ·à fr. 8.-), chez l'auteur -ou là: la librairie St-Augustin, à St.,Mauri.ce. . Cet ouvrage iPeut êtrf' recommandé Ip our diveTses hihliothèque-s.
1~9-
FICHE ' DE VOCABULAIRE
xv.
No 30
Fêtes: · Noël et Nouvel-An
119) Attendue depuis longtemps par les enfants, la fête de Noël est enfin arrivée. Sur le .sapin illuminé, des bou~es d'argent, des fils d'or, des bonbons, des oranges, des joujoux, brillent éclairés par une multitude de bougies. Au-dessous, sur la table, a;p!paraissent dans les ,c artons entr'ouverts, les étrennes si j,m partiem.m ent attendues. Aussi quelles ·exclamations de joie lorsque la porte de Œa chambre s'ouvre et ,q ue les enfants font irruption dans la pièce inondée de -lumière. Cha,c un voit ses dési'r s réalisés: poupée, tambouT, mé·cano, trottinette, kompette, album, tricycle, ren1!pliront :de joie leurs heureux possesseurs qui, 'ce soir, feront .de beaux rêves. ' M,a is les grands 's 'en vont à 1a messe de minuit qui rappelle la naissance de Jésus à Bethléem, il y a bientôt 2000 ans. C'est poul'quoi, sur un des autels latéraux, on représente la -crèche avec cr·e nouveau-né couché sur la 'Paille. Marie, Joseph, les bergers, les rois Mages, avec leurs chameaux et leurs présents entourent l'enfant, tandis qu'au-dessus de l'étable brille l'étoile miraculeuse. Malgré le vent qui souffle au dehors et la neige qui s'amoncelle, Il es fidèles assistent recueillis à cette ,c érémonie solennelle. EX:ERlCICE D'EfLOCUTION 120) Que nous rappelle la messe ·de minuit? Que sais-tu Ides rois Mages? Que r~présente l'étoile 'q ui figure sur l'étable? IChez quel roi les Mages se sont-ils présentés à Jérusalem ~ CornIment se fait-Îl que Jésus ·soit né à Béthléem et non à Nazareth, 'Où habitaient Joseph et Marie? Pourquoi Jésus est-il venu sur la terre?
Qu'est-ce qui iNumine le sapin? Qu'eslt-ce qui brille aux branches de l'arbre? Et que voit-on sur la table? Quelles étrennes as-tu reçues ,p our Noë-l? Dans ,c ertains pays on place ce jour~là -les sabots dans la cheminée; pourquoi ,c ela? et pourquoi pas Ic hez nous? A Noël les enfants reçoivent des frui,ts hnlPortés, oJeS'que}s? Quel1es friandises leur donne-t-on ce jour-là? Le jour de Noël no~s ,devons ,p ens'e r à la signification chré· tienne de cette .f ête; qu'est-ce que ·oela veut dire? et àux mallheureux qui ne reçoivent pas de Icadeaux.
-
FICHE DE VOCABULAIRE
191-
No 31
•
FICHE DE VOCABULAIRE
No 32
Fêtes: Noël et Nouvel-An (suite)
LE PAIN 121) Relnplace les points ère souhait Jérusalem arbre présents
adorer cadeau étrennes étoile
pHI'
les lUOtS suivants:
réveillon Hérode crêche
vœux Orient gr.a tifkation Mages
Le jour de la Saint-Sylvestre, on fait le ... ; et le premier de l'an on prés-e nte ses ... et ses ". à ses parents, à ses aluis et à ses connaissances; on leur offre des ... , des ... Ce jour-là, les patrons accordent une ... à 1eurs em.p loyés. La nuit de Noël l'emplit d'espoir Œe cœur des enfants; ils sont en ,e xtase devant l' ... illuminé; iLs sautent de joie ·en recewut leurs .'. D.ans la '" on représente Jésus couché sur la paille; les .,. aux habits éclatant:s lui offrent leurs ... ; une ... miraculeuse les a Ic onduits d' ... jusqu'ù ... Là ... leur a dit : AUez chercher l'enfant et ,q uand vous l'aurez trouvé, venez me le dire lafin que j'aille lnoi aussi l' ... L' '" 'c hrétienne ·c omiluence à cmnpter les années depuis la naissance du Christ. 122) Qualificatifs: donne des qual1ficatifs ,aux nOlns suival1ts : une veillée, des jouets, un s·a.rpin, -d es jeux, la bise, la neige, une nuit, une année. 123) Verbes: donne un COllllplément , direct aux verbes SUIvants: garnir, sucer, alltlilner, of.fliir, :présenter, 's ouhaiter, distribuer; fais-les le ntrer dans de coud·es phrases.
124) Compléments d,é terminatifs: Donne des 'c Olupfénlents aux noms suivants et fi3.is entrer ces expressions dans de courLes phrases: Lia ,m esse de ... , la veillée de- ''', les préparatifs de ... , l'adoration des ''', des ,cris de ... 125) Synonymes: Donne .des synonylues aux mots suivants: vœux, cadeaux, natitvité, ,gratifications.
126) Famille de mots: Elnploie les , Illats suivants de la famille an ,an et fais-1es entrer dans de courtes phrases: an, année, annuellement, annuel, bisannuel, anniversaire, annuaire biennal, annuité. 127) Homonymes: Donne les homonylnes des Ino1ts suivants et fais-les entrer dans ,de courtes phrases: don, autel, ère.
XVI. Labour et semailles
128) Les mots dans le texte: ·Ce matin d'octobre, ils lia bouraient le chalup de la Seiglière. Un ,c oup de fouet fit plier les - reins à la jum-e nt, qui tendit les jarrets. Michel appuya sur Jes mancherons, et Je snc avec un bruit de faux qu'on aiguise s'enfonça; le coutre trancha La terr,e qui s'ouvrit brune, form'a nt, un haut remblai ,q ui se bris!ait, 'r ,e jeté de Ic ôté ,p ar le versoir, et croulait comnl,e les eaux divisées paT l'.étrave d'un navire; ,l a terre retombait sur les débris de la précédente récolte qu'elle engloutissait. Lia , jum,e nt ana~t droit et ,s,a gement. Bientôt les sillons s'allongèrent par,allÈtles et la bonne glèbe cruit au soleil. Des oiseaux s'abattir,e nt sur le ,c hamp, épiant les vers et les larves parmi . les mottes. L',a ttelage est maintenant ,a u SOllliluet de ,l a pièce. Marcel dételle :1a jument, ,p uis il ,p rend un ,s ac de toile blanche, qu'il noue 'SlU ,s a poitrine; il y lp longe la 'lnain, et d'un ,geste ,c irculaire et régulier il répand dans les sillons ouverts des poignées de grains de blé qui s'éparpillent dans lia ,t erre en rendant un son métalli,que. Après quoi il pals sera cra herse pour briser les InoUes, égali'sel' le terrain et enfouir les ,grains. Puis le bon Dieu fera le reste. EXEHCIC E D'ELO CUTION
129) Dessine une charrue; indique SUlr ton dessin le soc, les ,m ancherons, .l'â1ge, le versaiT, Je coutre; Uitilise ,p our ,c ela ton -dictionnaire. Indique quel .est le rôle de ,c hacune de ces parties. Quelles sont Ile s deux 'sla isons de J'.année où .l'on pratique les labours? Quelle est l'utilité des labours? Par quoi ,l a charrue 'p eut-elle être tirée? Pourquoi pas,s e-t-on la her.se? Les grains sont-iJ·s toujours Jetés à la volée ? Pourquoi le g.este du semeur doit-il être régulier? Pourquoi les oiseaux s'abattent-Hs Is ur le champ ap'r ès le Jabourage ? Quels ",e rs font de gr.ands l'lavages dans noscham;ps? ,Connais-tu quel'ques pays gr,a nds producteurs de blé? ""1
Qu'entend-on palr des troupeaux transhumants? Qu'est-ce qu'une terre arahle? Qu'est-ce que l'étrave d'un navire? Que penses-tu de la 'c omparaison: «.la terre s'ouvrit brune formant ,un ,h aut remib1ai qui se blisait, rejeté de côté par le versoir et 'c roulait sur lui-m,ême ,c omme les eaux diViÏsées pal' l'étrave d'un navire. »
-
FICHE DE VOCABULAIRE
glèbe chan'ue sillon féconde m,ode
No 34
LE PAINXVIII. La mc!isson
130) Rm11iplace les points par un des ternles -suivants:
soc versoir grain lU ott e engrais
~
FICHE DE VOCABULAIRE
-No 33
Labour et semailles (suite)
mancherons coutre tracteur germera école d' agri culture
11)3
laboureur semeur nerse nloÏ'sson assoleluents
Le ... 3ippuie sur ,les ... ; le s'enfonce dans la ... , les ... rejettent lIa terre de ,côt-é. La .. , est quelquefoi's tirée par lil ... Le .. , répand ,les grains dal1s l,es ... ; rpuis la ." brise ,les ... Bientôt le blé '" dans la terre féconde et le paysan ,se réjouira des !prochaines ... Ce fermier a fréquenté une ... ; c'est /pourquoi il se rend con1{Pte des ." ,q u'il faut donner à ,ses terres et il connaît ,à fond les divers ... de cullture; il pratique les ... Aussi son dOluaine estil un des n1Ïeux tenus de ,l a 'r égion. seluence, enSelllenCer, semer, semailles, ' semeuse, un seluÎs; labeur, Labourer, laboureur, labourable, labourage, élaborer, ·collabm:atewr, Icollaborer, laboIi-eux. Fais entrer Il es mots -ci-dessus ,des -deux {·a mBles semer et laboul', dans de cOluies phr.ases. 131) Famille de 1110tS:
132) Trouve 7 nonl.S -a yant ta ternünaÎ's on culture et donnesen le sens. Ex. : a.gricullture, ,culture des champs. 133) Dérivés et composés: Cher,0he Jous les dérivés et tous les ,cOllllPosés du '1110t terre; tâche d'en ,c onnaître le sens.
134) Contl'aires: donne le contraire des eXipressions suivantes: un labour SUIP erf1C1iel , un labour ... ; un terrain en friche, un ten~ain ., .. ; des sillons inréguliers ... ; une terre maigre ... ; une charrue luo:derne ... ; un attelage faHgué ... Qu'est-ce ,q ue Il'humus? Donne le sens des deux c01nposés de 'ce üiot : exhuluer, inhUCJ.uer. 135) Synonymes: Donne un synony,l ues du IUOt glèbe.
136) Les _m ots dans le texte: L"aldent soleiJ de juiUet a fait nlûrir .les épi.s d'or dans 'lesquels les ,g rains se sont ,g onflés et durcis; aussi les ,c haumes ondulent-i1s sous les cares'ses de la -b rise. 'C'est l'époque de la moisson. Dès Je matin, moissonneurs et moissonneuses armés de f.aux et de ,fauc~lles ,se luetten au tra'V,a il SUlr Je champ mouvant. Sous l',a der tfianchant, les beaux épis tomlb ent sur la terre -durClÎ'e. Les .femmes et les enfants qui suivent les faucheurs en fonlt des javelles, ,d es nl.oyette,s, des ge:nbes et ·des meules. La sueur -ruisselle ,s ur ' tous les fronts, ·c ar le solen 'e st IluoIllté au zénith. Les glaneuses T'aIUaSsent 'les épis laissés. Dans trois jours, on Tenrtrer:a les ,gerbes .dans les granges, et durant l'hiver ~es hatteurs ar,m és d,e leur.s fléaux frapperont les épi,s sur l'aire. ILes g'r ains jaiJliront de toute part, et le van ou l,a tarwre les séparer,a de lia balle Jégère. :Mise en gerbes, la paille servira de litière au béta~l. -
A,c tuellement, :dans les gT'a nds domaines surtout, on utilise la moissonneuse-lieuse ert: on amène ensuite ,le blé à la batteus:e, a·ctionnée par une lourde lncomobile ou par un nl.oteur Inû à l'électricité ou à l'essence. EXE,RlCIICE D'ELOCUTION
137) -Dans ,q uel mois ,f,a it-on leJs moissons? Qu'est-,ce qui fait onduler les cha,u rnes? Ave1c quoi cOUlPe-t-on le blé? Cite Ique1ques céréales qui servent à .l'alimentation de l'homme? à la nourriture des animaux? A quoi serv,e nt le van, la tarare, la batteuse? la ...:moissonneuse-lieuse? Par quoi la batteuse es,t -elle 'généTa1,enl.-ent !aotionnée? .comment nomlIlllel-l~on .le plancher 'SUT lequel les batteurs en gr.ange battent Je blé? Cherche dans ton -dictionnaire ,l e sens des '1110tS javelle, moyette, meule, gerbe, hdse, zénith.
Pourquoi la sueur Tuisseme-t-elle sur tous les fronts des :moissonneurs ? .oHe 'que1ques utilisations .de la paille. Pourquoi Je travail des moissonneurs est-il fatigant? Que font les glaneuses? . OheI~che
d~ns
-ton di1ctionnaire les mots Cérès, messidor.
...... -
1'94 -
FICHE DE VOCABULArRE
VARIËTËS
La moisson (suite) 138) Relnplace les points ,p ar un des IllOts suivants:
chaume faucille fléau coquelicot
grain faux aire bluet
195-
No 35
\
ùes trêves t~pographiques
luoissonneur é.pi lu01ssonlleuse- paille lieuse v,a n grange tal~are égrener
Il est entendu qu'on va à .l'école pour apprendre à lire. Apprendre à lire, Ic 'est s'initier à la représentation graphique des sons, aux syllabe,s, aux lettres, aux mots et aux phrases; c'est passel' du déehiffrage hésitant à l'aisance. Mais c'est encore, un peu plus tard, adapter l'intonation aux exigences particulières de chaque texte, r.endre sensibles, par la 11lanière dont on les lit, les intentions qu'un écrivain a voulu ,e xprÎluer par ces petits caractères, qui signifient plus qu'iils ne disent. Apprendre à lire, c'est enfin se rendre capable de réagir inteUectueNement à ses lectures, d'exercer sa pensée personnelle, son pouvoir de critique et de doute, sur le papier im:pri'm é.
Au SOlTIlIUet des ... les '" d'or se b.alancent reul,plis de ... Pour faire la luoisson, les ... utilisent la .. , et la ... Aujourd'hui dans les grands 'd omaines on se serft de rprMérence de la ." Les batteurs en gl~aIlJge battent les épis avec leurtS '" pour détacher le grain de lIa ... et le bruit ,c ade ncé résonne sur l' .. , de la '" A l'aide du ... ou de la ." on sépare le ". de la balle ... ce lnais, puis ,faites griller les grains au fOUir, vous les iluanger,e z av,e:c plaisir. et 1Je-s "', vous riqueriez d'arracher aussi Il es épis sacrés.
1
Ainsi la lecture est non seulem,e nt l'instrUiment de la plupart des autres connaissances, luais encore le principal moyen qu'utilise iJ'école pour la formation de l'esprit. Notre enseignement, dès la sortie de 'l'école luaternelle, est pre8que constamment servi pal' la typographie.
N'allez pair courir dans les ,c ha1mps de blé pour ,c ueillir les 139) Qualifie 1e soleil (5 quali,ncatifs); les Inoissonneurs, 4 quaI.; épjs, 3 quaI.; ,leS g-rains , 3 quaI. ; Œa faux, 3 quaI.; un repos, 3 quaI.; un 'c ha'r, 3 quai.
140) Donne un complément détenninatif aux llOfllS suivants et fais-les entrer dans de courtes phrases: un chalup de ... ;; un épi de ... ; un g,r ainde ... ; un soleil de ... , une fleur de ... ; une gerbe de -... 141) Donne un cOlnpléfllent à ces verbes: glaner, faucher, eng-ranger, battre, vanner, moissonner, et fais-les entrer dans de 'Courtes phrases. 142) Famille de fllOtS: Donne des mots de la famille de grain ,e t - fais-les entrer dans de courtes phrases. Ils ont 'COlUn1:e racine: grain, gran, gren. 143) Homonymes: Donne Les homonY,lues des IllOtS: van,
halle, -m eule, f.léau. 144) Synonylnes: ,chaU!lll-e. _ 145) Céréales: Distingue le froment, 1e seigle, l'orge, l'avoine et indique de laquelle de Ic es céréales on tire le pain blanc? le porrid!ge, 1a se-m oule.
.
Mais prenons gal,d-e de ne pas la laisser devenir un de ces serviteurs qui, en vérité, nous asservissent. Il .est facille de faire le procès de l'imprimerie, et de dénoncer, entre autres, les méfaits propre:Inent intelle ctuels de cette invention. Toutefois ces luéfaits ne lui sont pas inhérents: nos abus seuls les engendrent, et c'est nons qui Tendons Gutenberg, sinon grand malfaiteur, du moins bienrfaHeur discutable de l'humanité. C'est nous, spécialistes, qui, par un emploi intelnpéTant de la ty pographie, tendons à un lang.ag.e où le signe finit par ne plus se ~oucier de rra 'Chose signifiée, comme ce langage par initiales qui pro1ifère dans toutes les adinünistT·ations. C'est nous, intellectuels, qui prenons l'habitude d'interposer l'écran du texte imprimé devant la connaissance directe ou l'imagination vivante des choses. C'est nous, adultes, qui SOIDlues responsables de cette déformation qu'on observe assez souvent dans . l'esprit du « bon élève » : la défonuation typographique. Et c'est justeulent à nous, éducat'e urs, à nous qui sommes -p armi les grands usagers de la typographie, de réagir contre ces excès, ,de n~ pas laisser croire que il 'esprit ne puisse s'enrichir et progresser que par la voie tYIP og'r aphique. POUl' cela, le premier devoir consiste à respecter les trêves ty.phographiques sagem'e nt instituées par les pTogranl1nes et :les instructions, sans y réintroduÏ're par de subtils détours la chose
-
- -196 -
imprim_ée. Les trêves typographiques, ce sont 'c es tranches de la . journée s'c olaire où l'activité -de l'esprit s'exerce sans ,a voir recours au livre, au 'càhier, au tableau noir. Certaines figU'rent explicitement à l'ell1pJoi du temps: gyunnastique, 'chant, dessin. Encore faut-il que c'ette figuration ne soit pas eUe-même purement typographique, noir sur la case blanche' d'un tableau régleulentaJÏre, Inais prenne efféctiveinent place dans la durée réelle, ,e t pendant tout le temps prévu. Encore faut-il que le dessin ne consiste pas en une copie de 'm odèle préalableinent tracé à l'encre ou à la -craie; que l'étude du chant se fasse pal' ,a udition, et qu'en particu1ier le comuientaire -et l'acquisition des paro~es soient .du travail vraiUlent oral, différent dans sa technique d'une lecture expliquée. ' .
~1ais les ,a utres d,is'Ciplines doivent aussi connaître ' ces périodes de relâche typographique, qui ne sont à aucun degré :de relâchelnellt. intellectuel. Si l'étude de r arithm.étique, dans son ensemblle, a sans cesse recours à lI a lecture et l'écriturre, l' enseignement du 'système m.étrique, du Inoins, pla,c e directement l'esprit en face -d'objets l'éelos, dont la connaissance ~'acquiert en les manipulant, en les utilisant pour des Iuesures. Quant ,a u calcul mental, dont on ne (c ontestera Ip as l'Ïluportance -intellectueIae généralle, son caractère propre, quand ill est bien enseigné et correctelnent pratioqué, n'est-il pas ,l 'affranchiss-eluent de t.oute tuteIll e typographique, luê·m e ilnaginée? Et les leçons de choses, prolongeluent des exerdces d'observation de la période prétypographique qui se déroule à ['école ulat-ernelle, n'ont rien à demander non plus au papier imprimé.
Du côté « littéraire )), les progrml1llues pres'c rivellt des exercices préparatoires à lI a ·com.p osition française, parmi Il esqueJs ceux d'élocution doivent ,avoi1r une place de choix. Il va sans dire que ces exercices d'élocution sont purem·ent oraux; ils nous rappeHent heureuseinent -ceTtaines vérités que le contact penuanent des livres ferait peut-être oublier: que ,la langue est d'abord U!l systè-m.e de sons, qu'elle se parle av.ant de s'écriTe, que le Inouvelnent et l'harmonie du style sont des qualités d'ordre 'essentiedlenlent phonétique. Apprenons à lire; faisons aimer ,l a lecture, et aussi les -livres, et mêmeÏ' la typographie, qui en est bien digne. M,a is pTéservonsnous, et préservons nos élèves, de l'intoxication livresque, en nous soumettant à ces trêves salutaires, au -cours desquelles nous nous donnons de plus grandes chances de faiTe saisir directement la nature des choses. André Ferré. Le ·malheur qu'on redoute et le .bonheuT Iqu'on 6-SjpèTe sont .dans des Iconditioills égalles: l'un ,n'arrive lP·as ,plus souv.e,n t que :l 'autre.
197-
BIBLIOGRAPHIE UNE
BROCHURE
A REO.oM';MANDER
Un certain 110nlhre d'adolescents, surtout des cours cOlnplé,m entaires, se font un plaisir de griller de temps à ·autre une .cigarette, ,q uelquef.ois un cigar,e et Il1êIll'e d'-em,pŒoyer la pipe. Pour lutter plus e.fficacenlent contre un usag·e qui risque de se ,c hanger ,e n peu de temps en une habitude dangereuse pour la santé, nous voudrions recàulluander _ à M.:t\1\. les instituteurs l'achat d'une petite Ibroohure (une cinquailtaine- de pages) intitulée: Fumel'as-tu? écrite par un évêque hongrois, Mgr Tilw- _ mel' Toth et traduite en français par 1'abbé illw'cel Gl'andeloudon. (.Editions Castenuan, Paris VIe, 66 Rue Bonaparte ou Editions Salvator, Mulhouse (Haut Rhin) Porte du Miroir.) ILs y trouveront une foule de renseignBn1.ents intéress·a nts et utiles sur la nocivité du tabac, ainsi que des argmuents solides COlltre son usage. . C'est un ·ex'c ellent service à rendre à la jeunesse de notre pays que de la présever de deux habitudes très néfastes: fwner et boire . Les deux nuisent gr'a v,e Iuent à la santé, et la seconde porte encore atteinte à la santé morale. Nous ne 'connaissons ,p as ,l e prix de ladite brochure, mais il ne doit 'c ertaine'll1ent pas être bien élevé. J. A. LE PRINCE ET LE PAUVRE 1)
L'œuvre Idu ,g rand humoriste Mark Tw a'in est déi.ilà bien co.n nue chez nous; les livre.s qu il écrivit. entre autres ,pOUl' la jeunesse, Tom . Sawyer et Huoklerry Finn, ont ac'q uis une renommée universeJ,lE·. Le IplvbUc 'rue ,lanJgue ,française n'a,ocueUler.a sn,ns doute ,p as 'moins favOJîablement « iLe :prince et Ile (p auvre ) dont la traduction vient de paraître. ,cette histoir'e met ,en s,cène -le jeunE' prince Edouar,d et un Ipetit 'I pauvre de la cité londonienne, Tom ,Canly, lesquels se ressemlblemt là s'y .m éprendre et en arrivent !pal' une suite .de ICiDc,onsta.ncoo, à échanger ·leuriS 'costumes et leuT genrE' d'existence. Le ,pauvre, -introlduit au :p.alais, ;passe pour .le ,p rince, mais .sep. a·Llures .font c'r oire il son entourage qu'il a ,pe'relu ,m omentanément ,l,a raison. ,L e vrai ,p rince, ilui, erre là l'aventure ,dm1.s .le.s rues et ne tarde '}Jas à y être lualtraité !par tous; ulcéré pal' ce qu'lil voit, 11 tente en vain de se faire reconnaître et ne doit ,s on salut Iqu 'au Jévouement d'un brave cOlffiiP,agnon de route. On voit Ile Iparti ,que TVv' ain :peut tirer des Iq ui.proquos ,q ui résultent de 'oette Isituation. ,En l,~ur ouvrant les ,p ortes :d'un .mond~ qui leur était inC'onnu, ,les eXjpé-rienc,es du :p rince, 'colmme ,oell€'S du 'pa.uvre, les amènent tous deux là mieux IcomlPrendre
199 -
198-
léUl'B ,g·embl,anJes et là désirer voir l'égnel' l'ellt-ente entre ,l es classes et ,la justice dans les lois. ,Cette note optimi.st0 domine le récit aux imbl'ogliœ et aux SCÈmEtS 'pittoresque's . du.quel :ieunes et grands tP ren Iclront un égal plaisir.
/
1) IMam\. T\vain - « Le Prince ,et le Pa u \'L'e». Adwpté de l'ang.lais Ipar ·W. tWla ldvogel. Un vo.lume in-8 ·calTé ,de 200 ~a.g·es, iJlustJrations de A. IM atthey dans ,l e texte, reli.é p.IE'in ipaplc-:'l' sous ·couverture en couleurs. Fr. 6.-. Librairie .payot, LausaJ1nü.
.B OUSSOLE ET CARTE 1)
QU.'est-ce que ,l a bous30le et com'ment s'en Gervir? ·C'est à quoi répond l'.ouvrage de Charles T.hœn b. · Il ex,p lique tout le maniemen~ de ·ce iprécieux instl ument en liaison avec la carte. La boussole pel" fe tionnée, E'n efâet, 'l1ese bOl'ne [llus à montrer le Nord, œ ·qui e.3t ÜJ,suffisant pour obteni.r une direction ·p récise; elle Ipermet au touriste -d'oriE,ni-er .la carte d'après 1e Ipay,sa:ge et surtout de retrou\'er, lPar la .m esure. de ,l'angle ,de .direction, n'importe quel l';lüint s ..1' la carte ou .dans -la nature. L'auteur donne des indications sur la manière d 'avan,cer sur le te.rrain, de tourner un .OtbstaCile sans .perdre ,d·e vue le but, -d'éta.b li!' un· croquis d'orientation ou un « ,p anorama» pour faciliter .le repérage; il signale enfin quelq1.:.es trucs qui aident il l'.a:ppl'éciation des di·stances et rà l'orientation d"a\près .Ie's a'stres. On voit quels services pourra rendre c'e petit livre à tous les eXCL1l',sionnistes, en .plaine ou en 'm ontagne. L'ouvrage de ThomE' est illustré de 50 . ,f igures cüi.irement .dessinées et tir.ées en deux rouleurs . Son .format de poche [permet de l'emlPorter ave·c soi ·et de l'utiliser sur le terrain. 1) Char.les Thome -
Boussol e et Carte. Princiipes d oriE'ntatioD Collecte des Petits atlas de Ipo·che Payot. Un v·olume in-lB, a \ cc 50 dessins. Relié' demi-toile, Fr. 3.20. Li,b rairie Payot, Lausanne. LA CAVERNE MYSTERIEUSE 1)
Il n 'est ,p .as donné à tous desavoil' ·conter et jngtruire E'n IITlêm 2 . tcmlps, surtout lorsqu'on ·s 'adre.sse à des jeunes. M. Rinderkne.cht Ll pourtant réalisé exc-ellemment dans son livre: La caverne mystérieuse .. L'auteur IPrenant 'e nom de « Oncle FrédéIic », 'a imaginé d'emmener a'\ec ·lui :sa .fille, ,s on neVE'U et un ami de .celui-,d dans le buL à(\ retrouver une vieiLle ·chroni{fue -de famille lais.sée par ·son frère d.ans une gr.otte. La 'p etite troupe descend la V,allée du Rhône asSi,stEt là des jeux .équestre clans ,l es arènes d'Arles, visite Nîmes, 'puis s'envole vers les ,PYJ'lénées à travel s les solitudes des Cévenn' s; là, eHe atteint la fameuse grotte de l'Aven Arm'a nd q-.i oHre aux yeux une variété extraordinaire -de .p ébifications gigantElSques. Les quatr e voyageurs arrivent enfin dans l'immense caverne où l'oilde Frédér~c
rpeut enfin. mettl e la main sur . es iprécieux documents qu'il ~ eehel'.chait. Une incursion dans une grotte ,p réhistorique et la visite d'un ohâteau my.stprieux, témoin vétuste de , l'histoirE' des Albigeois clot le livl e. « La ,caverne mystérie lse» der Karl Rinderknecht se' présente ·dans le ,f .ormat ,call'écles ouvrages lpour la Jeunesse et 'contient plusieurs photo·s documentaires qui prouvent la réalité de ces di verses aventures. 1) Karl Rinderknecht - La Icaverne mystérieuse. Aventures vécues clans dE!ls régions Ipeu connuc,,'3 d'u Midi de 1a France avec 16 plan ChEE> hors-texte. Fr, 6.-. Librairie Payot, Lausanne. '
PLIAGE, DECOUPAGE, TISSAGE
La Société suisse du travail manuel et ·de Réforme sC'olaire vient n.ous aldr~,&ser lia 2:ème é.dition du livre .de lM. Perre.let: ,p liage, 'clecoupage, tIssa,g e: trava:ux en Ip.apier et en ,carton ,pour enfants de () là 112 ans. ' Cet ouvrage est conçu sur le modèle de la IrE' édition; il s'est enri~hi de quel~ués nouveaux modèles et il ipeut Tendre d·e grands serVI·ces aux maItres et même aux jparents qui .désirent procurer aux enfants une oClcupation éducative. Il constitue une excellE'nte initiation aux travaux 111al1uels dans nos classes. , Les m ~îtres et maîtres·s·es des 'degrés inférieurs et moyens aIP'pré'Cleront ,ce ,guide capable ·de leur rendre .de gr.ands servic'es. gn vente a:uiprès de la ,Société .suiSSE' des Travaux manuels et de Réforme sco,laire. d~
LE MYSTERE DES DIAMANTS NOIRS 1)
C'est lE' /l'écit d'une en.quête ,poliCière olne11ée ,par un as détective ·a u tr.avel'S de di.f.ficultés et de ;périls sans nombre. Nous sommes à lVfarseÎ'11e où Hob vient d':être ,c-ambrio'l é eta,]~pelle à son aide son ami Rique,t ,p our découvrir les n1oa,UaitJeul's_ .Bien ~ntendu, ce de·r.niel' se.n1hle échouer dan.s son entrelprise et fait mine dE' renoncer à rpoursui'il'e, J'n ais ,c'est pour 'm i,eux .donne:r le 'change; en réalité, il suirt une .yiste très sû-re en /passant .par Id es mé-tamOI~phoses oSurlprenantes. Il y eXlpo.s.e mainte·s ,fois sa vie, ,C'al' il ·a bE'l et bien alHaire 'à une b-ande dangereuse. On le voit s'introduir-e S'ans être vu dans I·e retPake des mauvais -garçons, o:pérel' des lf ilature.s, se (pencher sur ·des messaO'es ~;hi,fifrés, puis , disl~aJ'aître u·n jour da:n.s 'un précipice ' après uné â~re mtte. On .le 'crOIt il11.0rt, ,m ais ile,s t évid€'llt .qu'i.l re;pail'aît. Sous quel'le fOl'me? Personne ne .s'y attendrait. Laissons-'en .la sUl)prise au le·ct-eul'. D'ex>ceJ11ents .dessins de PizzotJti animent encore ,ce texte. 1) Juste Pithon - Le Miysitè-re des düumants noirs. Un vo-Iume· in-8 ,carJ'é, dE's,s1ns ,de E. IPizzotti -dans le ,texte, l'eliéave'c .couverture en couleurs. FI'. '5.60. IL ibrairie Payot, Lausanne.
1.
~
200-
BANQUE TROILLET MARTIGNY Exécution rapide, discrète et soignée de toutes opérations bancaires aux meilleurs taux du jour.
1
Bagnes 1 Orsièresl Salvan-Finhaut 1 Leytron-Saxon 1 LA
Banque Cantonale du Valais DEPUIS 27 M~S Tamé enseigne : en 2 moils un,e !Langue en 3 mois une l,angue (av6tc tClipllômoe) en 4 <)li 6 mois le rO!ITlme.I'Ice (av6tc diIP1Iôm·e) Prolongation sans augiJll,e ntation de ;PTix. ProlS[pectus et référe:noes, Eooles TAME, NE'uohâtell, Conceirt 6, LUJcelI'ne, Betllinzo{ne et Zuri'clh . . P1375iLz Un succès ,ce~tain vous est
a,s suré ,p ar une annonce dans L'ÉCOLE PRIMAIRE
Régie des a,nnonces:
MANUFACTURE DE PAPIERS
Instituteurs, institl.ltl'ices, soutenez votre journal!
Les annonceurs soutiennent votre journal A votre tour, soutenez-les! Les qU3Jlités de l'e,slPrit !font cle,s joalloux, celJ.l.es du ,cœur font
des amis.
IMtme de Gen1is.
Téléphone 2 1712 - 217 13 -
Compte de chèques 2 c 81
ÉTABLISSEltlENT OFFICIEL GARANTI PAR L'ÉTAT
Capital et Réserves:
Fr. 12,970,000.--
met ses services à votre disposition pour
toutes epératicns - Prêts de tous ~enres Dépêts et gérances de fends à des
CONDITIONS FAVORABLES ET STABLES avec garantie a bsolue de SÉCURITÉ ET DISCRÉTION Pour renseignements e t études, consultez la Direction, les Agences, Comptoirs et Représentants.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~