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No 05 Ecole primaire, 15 mars 1913

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SION, Décrivez un étang gelé, ou une rivière g_e-

lée. 1. La glace: son aspect, sa couleur. 2. Les rives: joncs, plantes aquatiques prises dans la couche de glace. - 3. Que font les enfants pour s'assurer de la solidité de la glace? - 4. Que font-ils 10.1sque la glace est solide?

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Situation de votre maison, sa physiollo: mie, ce qui vous y plaît le plus, pourquot vous l'aimez. :~

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Il ne faut pas, a dit la Fontaine, juger les gens sur l'apparence. Qu'entend-on par là.? Pourquoi ne faut-il pas juger ainsi? Faut-il ne tenir aucun compte de l'apparence des gens?

***

Jules dépose à la maison de commune un pOlie-monnaie qu'il a trouvé. Jacques partage son repas avec U11 camarade pauvre. Racontez rapidement leurs actions. Dite8 quelle est la plus méritoire et pourquoi. ::<

•*

S'instr uit-on seulement paf' les livres? S'il y a d'autres sources œinstruction que les livres, dites lesquelles.

Racontez l'histoire de votre derl11ère maladie. Où l'avez-vous contractée? la visite du docteur les soins, la convalescence, réHexions. Citel quelques imprudences graves qu'il ne faut pas commettre si on veut éviter des maladies. >:,

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Quel est votre jeu ou votre passe-temps préféré? Dites pour quelle. raisons il v,?u.s plaît et rappelez-vous une Clrconstance ou Il vous a procuré un très vif plaisir.

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Vous ferez un dialogue entre deux amis (ou amies) dont l'un est prodigue et dépense sans ;réflexion l'argent dont il dispose tandis que l'autre est économe. lit ~:

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Indiquer les devoirs que nous avons à remplir enver s nos voisins et l~s raisons qui doivent nous porter à remplIr ces devoi rs.

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Mars 1913

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Peut-on arriver à se perfectionl1~r s oimême? Montrez, par des exemples pns dans votre vie d'écolier, ce qu'un en.fant de vo~re âge peut faire pour son perfechonnemen.t 111tellectuel et moral.

Un de vos amis (amiés pour les. filles) a dû quitter votre commune. V?US lm envoy:z un petit souvenir. Lequel? Ddes votre choIx et pourquoi.

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Le J euno Catholique !ournal illustré po.ur TWS .~,!fants .paraissant Ch4QUe mOlS et publœ avec haute approbation ecclésia'Stiqwe. - AboD-

nement 1.50 par an pour la Suisse (2 fr. pour l'Etranger).

Sommaire de la livraison de février : Grand'mère à l'école. - L'hiver. -;Le petit Tambour de la Grande Armee (suite), - ·La fête du soleil.,,---: L'enfant sage. - Le pain. - L elephant. - Pensées. - Rayons et ombres. Travaux manuels pour jeunes filles. , Concours et récréations. - Anecdotes. - Partie de traîneau. Ce numéro compte 9 illltS~rations., Pour s'abonner ou receVOIr nUI?er.o spécimen s'adresser simplement amSI:

!eune Cat/Wlique, Sion. '

Le règlement des abon~ements, ?evra être intégralement effectue ;U,SQU au 10 mars faute de quoi l'envoi du iournal cesse~a à partir' du présent numéro,' à moins qu'un délai n'ait été demande et obtenu pour différer le paiement à un peu plus tard. . Encore une fois, nous engage,ons le· personnel enseignant à provoquer a~­ tant que possible, des abonnemeu}s dIrects qui, bien qu'un neu plus onereux, ont par compensation le grand avantage de permettre au petit journal d'~r­ river sans intermédiaire ni retard, nUlSque re·mis aux intéressés par la poste elle-même.

L'EC LE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIETE VALAISABliJI D'EDUCATIOli Educateurs et Edncœtlon

celle de saint Ignace: « Commencez par agir comme si tout dépen.dait de vou s~ Et maintenant observons en témoins même, et puis r emettez-vous à Dieu impartiaux les faits à notre portée. Tels comme si tout déperidait de lui ». L)exmaîtres s 'imaginent que le développe- tension du règne de Jésus par Marie ment théorique du texte littéral soit du Immaculée ne réussit donc oue l)ar le catéchisme, . soit de l'histoire sacrée, zèle. San.s cela, le dessein providentiel constitue, e~l fait .de religion, tout leut est frustré. Comme l'insinue saint Paul ministère; ils ne vont guère au-delà. dans ,ce texte connu: « J 'ai planté,. ApolTels autres font une si large part aux lon a ·arro'Sé. Dieu a fait 'croître ». à l'al~ pratiques. extérieures et aux dévotions, pôtre il revient de semer ou de planter, qu'elles absorbent et compensent t')res- de cultiver et d'arroser; - la croissance que tout le reste. Quant à l'esprit, qui est la part de Dieu. de l'âme débordante du maître doit se Dès lors, c'est bien à chacun de lt ous déverser dans le cœur des élèves, si la d'examiner s'il s'intéresse comme. il ·est source est à sec, hélas! 'comment pour- iuste à l'âme de ses élèves. de chercher iusqu'à quel noint il se préoccupe adîra-t-elle aHmenter le bassin? - Mais, Dbiedera-t-o.n, vous raisorJ1- vement de stimuler et d'ancrer:· à fond . nez comme. si la formation d'un ieune les bons dans la vertu, et non moins. de chrétien était tout uniment notre affai- ramener sur la voie droite ceux qui, re, ~!)ns que nul autre élément doive y poussés par les pàssions naissantes ou participer. Ne faites-vous ]Jas abstrac- fi1al influencés, ·commencent faire des tion de l'action divine, qui tient ici au écarts. Car il ne nous sied l)aS d'être moins la l)rédominance et qui, rigoureu- exclusifs dans notre sollicitude, et notre sement suffit à assurer la sanctificatiOn dévouement appartient à tous sans. resdes âmes, entreprise de tout point sur- triction. Par un sentiment bien intennaturelle? - Il est hors de conteste que tionné, il nous plairait que notre classe Dieu tient le premier rôle dès qu'il s'a- ou notre école ne contînt que des engît de christianiser les · âmeS': il est la fants irréprochables et que tout élément cause prod?ctrice de ~a grâce, c'est e!l- ., ma:}1vais ou ~i!lll)len:t~nt suspect fût éloitendu. MalS la queshon n'est pas la: gne de 'ce mIl1eu tne sur ·le volet, comvous ne .pouvez nier qùe, par une disposi- me on dit. Aussi cherchons-nous d'ins~ tion de 's a Providence ordinaire, Dieu a tinet à nous. débarrasser de 'c ertains casubordonné son opération propre à l'ac- racières diffki1es, et nous. ·ne manquons. complissement de certaines conditions, pas d'habileté pour invoquer raisons ou Danni lesquelles il faut rantrer en pre- prétextes à l'appui de nos prétentions. mière ligne l'action apostolique. En' Ce faisan.t, nous paraissons d'ahord oud'a~tres termes, son plan ·est de nOUs. as- blier qu'il v a là des âmes en détresse; SOCler en toute 'confiance -.à 'Son œuvre, nous perdons . de vue qu'il faut prier d'en attacher le succès aux initiatives pour 'ces égarés, offrir à leur. intention de notre zèle. La règ-le à suivre est donc nos fatigues, nos peines de ch_a:que iour, (Suite.)

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66 des principes de liberté, ,d'égalité, de bienveillance, en un mot de la morale publique; elles seront utiles, si elles tendent à assurer, à faciliter, à féconder les rapports que les citoyens doivent avoir entre eux, ainsi que les rapports des citoyens et de l'Etat. En d'autres termes, pour être bonne) une loi doit tendre à procurer à la société en général et à ' chacun de ses membres en particulier la plus szrande somme de bonheur possible, tout en exüyeant le moins de sacrifices. Elle doit être trénérale, c'est-à-,dire s'adresser sans distindion à tous les dtoyens. , Elle ne peut ni ne doit être rétroactive ou s'a'po1iquer à des faits accomplis avant qu'elle exis;tât. Elle ·,doit de plus être aücom.paszné d'unie sanction ' . oU' (La fin a1t l)rf)chOJtn No.) motif qui engage les citoyens à l'observer; ,c'est 'le plus souvent la peine prononcée par la loi contre ceux qui la vip'· lent. Pr'cll d'Inst..uctlon civique Enfin, une bonne loi, tout comme un (Suite.) bon gouvernement, doit ten,dre à établir DES LOIS ET DE LEUR NECESSITE ou à maintenir dan.s le navs le règne Il est évidemment nécessaire que les - des bonnes mœurs. Il ne faut pas )'oubases et les conditions essentielles de la blier que plus il vade moralité chez un . société politique soient connues de c.eux peuple, moins il a beSOin de lois et mieux Qui en font partie; chacun a besoin de elles sont observées; c'est l'inverse chez savoir quelle place il v tient, ce qu'elle un peuple vicieu~ et corrompu. demande de lu.i, ce Qu'elle lui défend, COMMENT SE FONT LES LOIS, quels avanta~es il retire de son activité et de sa soumission, quelle peine il enPour établir une loi, il faut d'abord courrait en nég-ligeant ses devoir~ ou qu'elle soit proposée, puis discutée et en violant les droits d'autrui. décrétée, et enfin promuf'guée. Le souverain s'exprimant par l'orp'aLes proiets de lois ou de décrets sont, ne du léQ:islateur donne tous ,ces en'sei- dans la règle, présentés par le pouvoir s;!nements dÇlns les paroles solennelles exécutif, avec un message ou exposé des et sacrées de la loi. motifs à l'aDPui de chaque proiet. Dans La loi n'e.st donc autre chose que l'ex~ divers narlements, l'Exécutif a "seul le' pression d'une volonté souveraine à la- droit de présenter ces projets; c'est ,ce quelle tous sont tenus d'obéir. qu'on aopelle le droit d'initiative. . Dans les .Etats fondés sur le principe Les députés peuvent, dans notre p·ays, de la liberté, le peuple a l'avantage de formuler des motions ou invitations à n'obéir qu'à des lois qu'il a directement l'Exécutif de préparer un nro'iet de loi ou indirect~ment établies. ou de . décret et fixer le terme pour la Quel que soit le législateur, son de- présentation du proiet demandé. voir est de faire des lois iustes et utiles. En 'Valais, le neuple iouit du droit Elles seront iustes, s'il les fait découler d'initiative, c'est-à-dire qu'il peüt denous imposer même quelques sacrifices spontanés. A l'heure de la tempête, que ne tente Pas le capitaine pour lutter à l'encontre et sauver le navire? De même, en ces aU;g'oisses où nous jette une âme: malade, nous devons recueillir tou.tes. nos forces, tenir tête à l'orage, redoubler envers le récalcitrant de oatience, de IonQ:anim.ité, l'entourer de soins intelligents et épuiser toutes nos resso.urces. Oui~ ·certes·, il est bien vrai Que nous nous ferons une p,lus haute idée de no~ tre vocation et que nous aurons de nlus justes égards envers la ;eunesse qui nous est confiée, le ;our où nous serons absolument convaincus que notre action doit s'exercer d'abord sur I,es: âmes. et qu'en cela nous sommes les instruments, les coopérateurs de Dieu. i

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mander Pélaboration d'une loi nouveHe, l'abrogation ou la modification d'une loi déià -~àtrée en vigueur depuis .4 ans au mOIns, et même présênter un projet de loi rédüré de toutes pièèes. Dans l' un ou 'll' autre cas, la demande doit être appuyée n·a r la; siQ;nature de 4000 -citoyens iouissarnt de leur droit de vote. Tout proief de loi ou, de décret est renvoyé à l'examen d'une commission nommée par l'assemblée elle-même nu. nar son bureau, et qui doit faire rapport et présenter, le cas échéant, les modifications qu'elle p'fopose au projet primi~ tif A la suite de ce rapport, une discus~ !Sion générale est ouverte à laquelle, nOn seulement les députés, mais les membres de l'exécutif ont le droït de prendre part, Puis, si 1'entrée en matière est votée, on passe à la discussion des 8rtic1es du projet. Chaque député a le droit de proposer des amendements. ou des sousamendements; où appelle ainsi les mo ~ dificaiions a,ppo'rtées ou proposées à la rédaction primitive de 1'article nu. aux amendements eux-mêmes. Les propositions sont mises aux voix et ,celles qui i'éunissent la moitié plus un des votants sont déclarées adoptées. Lorsque le débat sur Ies articles du proiet est terminé, on procède encore' à un vote d'ensemble ou vote final, qui permet à tous ceux que la discussion générale ou nar articles n'a nas s~üisfaits, de manifester leur onnosition à ia loi en la reooussant au vote final. Si la maiorité accepte la loi, elle est aiournée à un second débat et soumise ensuite à la votation populaire en vertu du droit de referendum. Lorsque la loi est adoptée ou décrétée, le pouvàir exécutif est chargé de la promulguer, c'est-à-dire de la publier dans tout le pays. Tout dtoyen est dès lors censé la connaître et doit s'v soumettre. -

corps politique régulièrement organisé est celle qui détermine la- forme et pose les règles, principa:les du gouvernement, ainsi que les droits et les devoirs des citoyens. Le souverain, par lui-même, ou par l'organe d'un pouvoir qu'il E. reconnu) déclare .ses princines sociaux, pose les conséquences de ces principes, escJuisse "les institutions qui en découlent et éta.. blit ainsi uri' point de dél)art pour le de~ veloppement de toutes les lois. . Si la ·société politique dont il s'agit, étant en pleine possession d'elle-t,tême, affirme sa propre souveraineté, c'est le peuple qui déclare comment il entend être Q:ouverné et qui fixe au gouverne~ ment par lui institué les. conditions d'e son mandat. Si le souverain est un prince, monarQue absolu, le monarque dédalre de lai même manière comment il entend Q:ouverner ses suiets. Lorsque la souverpineté est encore partagée, il se fait entre le prince et le peuple sur les mêmes ob~ iets, une espèce de 'compromis,. Dans to.us les ,cas, le souverain crée une loi fondamentale qu'on appelle le 1 t·t t' ie,~asc~~.venJ cons l'U Ion, et aussi char1 d' 1 v a or ina.trement deux points essentiels dans une ·constitution: les. droits, qu'elle garantit et ceux qu'elle établit. Il est des droits qu'une constitution ne peut exprimer que nour les reconnaî~ tre et qui n'existeraient pas nwins pour chaque individu de l'espèce humaine, s'ils étaient .attaqués ou même niés par une loi ·quelconque. Ce sont les droits inhérents à la nature de l'homme. On appelle ces droÙs primitifs, innés; ils peuvent tous être comnris en principe dans celui-ci: La faculté de vivre de sa vie physique, intellectuelle et morale. Il serait difficile d'énumérer exactement tous ces droits; des philosophes LA CONSTITUTION l'ont essayé dan.s leurs ouvrages, et des, La loi là plus importante dans un . législateurs dans leurs· constitutions.


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69 En voici quelques formules: « Les hommes naissent libres; ils sont tous éjlaux. Ces qualités sont jnaliénables. Tout le monde a le droit d'acquérir, de posséder, de 'contra.cter. Tout homme doit iouir de la liberté penser et de communiquer sa pensée par la parole et par la presse. Tout homme doit iouir de la liberté de conscience et de culte, de sa dignité, de l'honneur. . La vie de l'homme est sacrée. » La: partie importante d'une constitution est celle qui établit les droits poIi~ tiques proprement dits.

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QUESTIONN AIRE Indiquez des droits de l'homme pris individuellement. Quels droits a-t-il sur les animaux? Que faut-il entendre par la souveqlineté? Qui est souverain en Suisse? Quels sont les trois devoirs principaux du sou verain? De quel n0111 l'appelle-t-on suivant le pouvoir qu'il exerce? Enumérez quelques attributions de chaque pouvoir. Que comprend la justice civile? et la justice pénale? QueUes différences entre une contravention, un délit et un crime? Qu'est-ce que Je jury? Com 1llent est-il constitué? Quelles sont les questions posées au jury? Comment délibère-t.. il? Quelle réponse doit-il donner? Quand le prévenu est-il acquitté? Qu'est-ce que la loi? Quelles qualités doit-elle avoir? Qu'est-ce à dire que la loi ne doit pas être rétroactive.? Comment se font les lois? Qui peut présenter des projets de lois? Comment sont-ils mis en discussion? Qu?est-ce que le droit d'initiative? Qu'est-ce qu'un amendement, un sous-amendement? Pourquoi procède-t-on au vote d'ensemble de la loi? QueUe est l'utilité du second débat? Qu'est-ce que la Constitution? Qu'appelle-t-on droits innés? Nommez-en quelques-uns.

V. - LE CITOYEN Un citoyen est un membre actif de la commune ou de l'Etat iouissant de tous ses droits civils et politiques. Tout citoyen suisse est ressortissant d'une commune et d'un ,canton, et réciproquement tout citoyen d'une commune est citoyen suisse. Il n'y a plus d'heimat~ losen (mot alleman,d qui veut dire sans patrie),

L'étranger qui veut se faire naturali· ser dans un canton, c'est-à-dire acqué.. rir tous les droits de citoyen de ce canton et de citoyen suisse, doit préalable.. ment en demander l'autorisation au Conseil fédéral et obtenir d'une commu.. ne la promesse de lui vendre le droit de bour~eoisie. Comme les ,communes possèdent ordinairement des biens qui 'Sont la propriété .de la hour~eoisie, le prix de ce droit est plus ou moins élevé suivant leur richesse. Muni de 'cette pro-. messe de vente, il doit la transmettre au Conseil d'Etat qui ne la soumet ·· au Grand Conseil que si le demandeur est d'une probité reconnue et d'une ·conduite irréprochable. Gouvernants et gouvernés s'appellent également des citoyens; ,ceux d'un même Etat s'appellent entre eux des concitoyens; ceux d'une même commune, des combourgeois. Sont citoyens adifs, ·c'est-à-dire· habiles à voter en matière cantonale et C0111munale: . 10 Tous les Valaisans: a) Qui ont vingt ans accomplis; . b) Qui ont leur domicile del)uis trois mois au moins dans le canton' c) Qui iouissent de leurs dro/its civils et politiques. 20 Tous les Suisses domiciliés et établis dans le canton depuis au moins trois mois. Ne 'Sont pas citoyens actifs: a) Ceux qui sont flétris ou privés de leurs droits. civils et politiq ues par iugement; b) Les insolvables; , . ·c) Les interdits dvilement; d) Ceux qui sont depuis plus d'un . an à la charge de l'assistance pu. blique: " . e) Ceux auxquels la fréquentahon des auberges est interdite: . f) Ceux qui sont notoirement privés de leurs facultés individuelles.

DROITS CIVILS Les prinçipaux droits. civils sont le droit de pro}JTiété, celui d'acheter, de vendre, d'échanger, de donner ou de recevoir, d'hériter ou de transmettre par succession, de faire partie d'un conseil de famille, d'être tuteur ou ,curateur. Les personnes qui ont des ascendants ou des des'cendants ne peuvent disposer pa.r don ou par testament que d'une partie de leur avoir, dite quotité disponible. Le Code civil suisse prescrit .les formes qui doivent être observées, pour les testaments, les successions, les dona~ tions, les ventes.

se 'pas touiours ga2"ner de la:. même manière. Pour ga~ner la 'confiance des ieunes enfants, il faut presque leur donner l'impression d'une sorte d'infaillibilité qu' ils respectent, en lacompar.ant à leur maladresse; de plus, il faut savoir se " mettre à leur portée et 10'11" donner souvent des conseils pratiques, . simples, presque enfantins, dont ils a,pprécient la .valeur. Quand ils sentent qu'on leur veut du bien, qu'on agit avec eux .simplement et loyalement et que, tout en leur étant supérieur, on sait oublier quelquefois 'cette su.périorité pour redescendre iusqu'à leur enfance, alors leur confiance est ga~née. La valeur personnelle est DROITS POLITIQUES ,ce qui attire le plus la confiance d'enLes droits politiques sont ceux .Qui fants plus âgés,; mais ils veulent se sen~ font partidper les citoyens à la .puissan~ tir aimés, mais aussi respectés. ce publique au gouvernement. La confiance d'enfants simples et Tels sont le droit d'être électeur, élüri- naîfs va. à ~eux qui savent les émerveilble, iuré dans les cours d'assises, té- ler et se meHre facilement à leur niveau: moin dans les actes notariés et devant les enfants d'un patronage aiment ceux les tribunaux, admissible aux fondions qui .prennent part à leurs, ieux d'enfants publiques. et v font preuve d'une adresse inconnue La dél!radation civique entraîne la parmi eux; les apprentis d'un atelier perte de tous les droits politiq ues. s'attachent à un ouvrier cap·able et tons(A 8uiv·'I'e.) ciencieux qui leur apprend leur. métier avec intel1i~ence. Pourtant, malgré cette Icomplexité et La eonfianee chez l'enfant cette variété des qualités propres à fÛt~ner la confiance, nous pOuvons tenter, = une énumération des dispositions qui Comment gagner la ·confiance de l'en- nous semblent requises dans tous les fant? cas, quels q.u'ils, soient.' Il est impossible de donner une règle En premier lieu, une supériorité teehde conduite de conseiller un plan d'a<:- nique adaptée au milieu est absolument tion qui l}uisse réussir dans toutes les nécess,a ire; c'~st une qualité facilement cir.constances: car la confiance est un mise en évidence, de facon indiscutable, . sentiment très complexe form.é de nom- . que l'enfant reconnaît bien vite et qu'il breux éléments dont l'ordre, ou du moins exi~e pour consentir à obéir. Cette sules proportions réciproques, varient .sui- périorité technique serait d'ailleurs invant les cas Le milieu social auquel ap- suffisante si elle n'était aocompaQ'née partient Penfant, sün éducation antécé- d'une supériorité morale; sans ·ce soudente, le fait qu'on s'adresse à lui indi- tien, son prestige ne serait tJas de lonviduellement 'ou 'com'Pris dans un grou- gue durée; sa valeur a besoin d'être sou .. pement, autant de « variables» qui font tenue et garantie par une élévation mode la confiance un :sentiment particulier rale que l'enfant découvre 121us lenteet personnel qu'il semble Qu'on ne puis-- ment peut-être que la p.remière, mais t

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70 qui le gagne bien plus complètement. De 1Jlus, l'enfant a besoin de sentir une sincérité totale et persévérante de la pa:tt de celui qui veut l'édtlql1er. Il pourrait peut-etre, admettre, bien que difficil~~e~t, qu'on puisse se tromper; mais s Il Vient seulement à soupçonner qu'on le trompe, que les conseils ou' les ordres reçus ne sont pas en harmonie avec 'l a conduite de celui qui les donne, alors toute confiance est définitivement perdue,- iamais il 'ne la donnera. ' Supériorité teèhnique, supériorité morale sincérité, telles sont donc les qualités indispensables pour gagner la confiance d'e l'enfant. A ceUes'-ci il faut encore aiouter. le discernement des âmes, qui permet d'adapter un système d'éducatlofi. au cas viv,a nt et réel dont il s'ap'it et r.ui fait deviner quelle façon d'agir est à employer avec tel ou tel suiet. Il fô.ut aussi posséder une grande aptitude à faire agir ~ afin' que Finn uenc'e exer,cée ne soit pas stérile; .or, ceci suppose une forte volonté personnelle, en même temps qu'une volonté communicative. Enfin, et p'a r-dess.us tout! pour gagner la confiance, il faut aimer et se donner généreusement; l'amour et l'amour dans le 'don de soi, telle est la plus belle et la plus indispensable des qualités de l'é 'd'ucateur et de l'éducatrice. ' a

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Comment on perd do temps On perd du temps en classe: 1. Quand le maître n'a nas établi un emploi ' du temps déterminé; Cltl.'=md il ne prépare p·a s sérieusement ses leçons: quand il n'a pas sous la main les obiets, les gravures, livres dont il aura besoin dans le ,cours de la séance de classe. 2. Quand les enfants. né sont nas soumis à une bonne discipline. Dans ce cas, le maître doit gronder souvent pour tenir du silence, du travail, et il perd un temps précieux. 3. Lorsque les enfants ne S'ont pas classés d'après leur force, leur ,développement intellectuel: le maître doit répé~

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ter les mêmés leçons et il n'avance p,as. 4. Si le maître ne sait pas interr.oger, s'il ne pose pas de questions claires et nettes, il doit répéter plusieurs fois pout se faire comprendre des enfants; si, .au cours des l~cons, il se laisse aller à des digressions inutiles. 6. Le maître perd aussi du temns, quand, dans une classe à plusieurs cours, il ne rend pas communes' à toutes les divisions certaines leçons. 7. Quand, suivant l'attrait qu'il pour une branche du programme, il en exagère l'importance au détriment d'une autre plus importante peut-être.

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De la discipline à l'école La discipline en général a pu être définie: «Là règle qui communique la rectitude à l'activité -humaine. » Quelle que soit sa cçmdition, l'homme est soumis à une .discipline en rapport avec le but à atteindre. 1. POUf arriver à sa véritable fin il est soumis à la disciDline divine. 2. Vivant en société, il doit subir ' la discipline légale. 3. Partageant" les manières de voir d'un parti politique, ' il est obligé" sous peine d'exclusion d'en Çl:ocepter et défendre les. théo.ries. 4. S'il v~ut propager une idée et la faire triompher, il e~t obligé de disc1pli, ner sa pensée. 5. ~nfin, s 'il veut eflseigner à un groupe d'enfants" il doit les. soumettre à une exacte et rigoureu~e discipline; sous peine de manquer son but. ,L'école doit avoir sa dis cip,ïii) e. Malgré les théories de -certains sociologues, la discipline n'es.t pas attentatoire à la liberté, elle n'empêche pas l'initiative, n'étouffe ni le génie, ni le talent. . Qlle comprend la discipline scolaire? -- a) La loi ou la direction, ,c'est-à-dire le secours à la volonté; b) .La sanction ou le ç.orrectif de l'infraction. . Ladisdpline est d'absolue nécessité

pour l'école~ le maître, l'élève: Pour l'é- Comment f ormer le caractère cole elle règle et précise le local et le à l'école 'matériel, mÇl:rque les iours, et les heures. == de travail, et de vacation, de repos, les A l'é<:ole notre tâche est conçue <:om· allées et venues, les programmes. Elle me éducative autan~ qu'ins·tructive. «On demande au maître de la dignité dans n'est pas quitte si O!lli n'31 fa1f pour lei sa tenue, et dans sa conduite, de l'exac- caractère atttant que pour l'intelligen, titude, du dévouement, une soumission ce. » Pourquoi? La période scolaire est absolue à la: Direction. Elle exige de l'élève le respect, l'exadituqe et le travail. préparation à la vie. C'est tout l'homme Conséquence d'une bon.ne discipline. qui est à former, ,c œur et cerveau. Qui donnerait aux enfants cette for- 1. D'ordre immédiat: respect de la parole du ma:ître: « Le maître l'a dit », mation? Nous nrOus considérons comme ardeur au travail, bonne tenue de l'en- des auxiliaires nécessaires de l'Eglise fant, non seulement à l'école, mais dans et nous remplaçons les. familles, trop sou. la rue, dans la famille; rapports faciles vent en dessous de leur tâche dans cer~ de maître à élèves et de èamarades à ta!ins milieux. Influence et importance de l'école camarades. la vie de l'enfant, surtout qu'a nd le 2. D'ordre éloürné: l'homme se rap- dans aU' prestige de la science, aioute maître, pellera plus tard, avec bonheuif son sétout le poids, d' une autorité respectée et iour d.ans une école bien disciplinée, Ce aimée. On objecte bien qu'en fait l'éc.olui sera pr_Qbablement un secours pour le s'adresse à une vie purement intelle<:· l'accomplissement de son devoir. tuelle, que le ,cerveau de l'enfant est son Comment établir une b.Qnne discivli- seul objectif, et que sôn rôle est conçu ne? - 1. Par des moyens préventifs.: trop souvent comme se bornant à ap surveillance active, 'calme, pas. tracas- prendre à lire, éCliÎre, compter. Miliew sière ni sourpç'onneuse; l'enfant a be~ artificiel, dirart\..on, où tout l'intérêt se soin d'être soutenu par la présence cons;- concentre sur des pr ogrammes, d'études, tante et hienveillante du maître. des accord$ de participe ou des cOlnbi2. Les sanctions: malg:ré son activité, naisons. de ,chiffres. le maître doit compter avec les infracConcep.tion fâcheuse que le système tions. actuel de récompenses, trop intellectuel, Les sanctions doivent être ra.isonna- pourrait iu'Stifier. MaiS! ne Das trop s'arrêter f.t ce rebles, modérées, plutôt au-dessous .de la faute qu'auadessus, infli~ées à bon es- .proche, qui tend à être touiours moins cient, iamais au hasard ni en bloc; mérité. Voir la part Importante de l'ensei~ne· quelle que soit.la faute commise par un groupe, il v a touiours des non coupa:- ment moral - dans les programmes et se rappeler que, dans une école chrétienne bles ou des culpabilités atténuées. L'infraction sera touiours réprimée surtout, il est bien avéré que «science avec calme sous forme de conclusion' il sans ·conscience n'est que ruine de l'â· est bon de remarquer, que pour la b~n­ me». Nous v répondrons en- m.ontrant me ma~che d'une école, il faut un règle- comment nous entendons la form'ation ment bIen établi, étudié d'avance avec d'un caractère à l'école. Un caractère avec ses éléments donsoin et suiyi après, touiours avec la nés (tenlpérament n,a turel) et 'Ses élémeme exadltude. ' ments acquis (milieu, éducation, réac~ -. tion~ personnelles) c'est en somme la série organisée de nos habitudes.

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72 Ces habitudes dépendent: 1. ~< de la quantité d'idées que nous avons» et ceci, c'est une étude à faire des ~otions morales don~é~s à l'école, de l'enseignement des pnnclpes de ,conduite; 2. «de la facop dont nos idées s'associent avec notre adion et inaction» et id il nous faut examiner la pratique' de ces habitudes, de quelle façon se fait à .l'école «l'apprentissage effectif de la vie mo~ raIe ». 1. L'ENSEIGNEMENT DE LA MORALE. Nous n'avons pas l'optimisme de Socrate, mais nous, reconnaissons la néces. sîté de cet enseignement. Il faut une action sur l'intelligence pour faciliter ét pour appuyer celle du cœur et de la volonté. Dans la vie, d'a.illeurs, un carac~ tère ce sera; l'homme qui aura élu un principe ,comme guide de sa vie . . ,Matière de cet enseignement; devoirs envers. la famill{\ la patrie, nos semblables, nous même et Dieu. D'ailleurs pour nous, la. matière des Commandements et du Catéchisme Méthode: exemples" récits, précép,tes, maximes, et,c. Mais cçt enseignement ne sera pas donné comme les ,autres. Il exige un accent particulier, plus intime, qui veut produire l'émotion. Aussi plus. de soin à v apporter. Nous en faisons la p.réparation méditée, et par un effoà cordial nous cher.chons une flléthode personnelle .pour mettre à la portée de l'enfant les, devoirs enseignés. . Grand rôle des exemples, dans cet enseignement qui vise à 1'action plus qu'à ' .la . connaissance: les choisir «praticables ». . Ex.: On se défiera de ,certaines morales en · actions, de vies d'hommes illustres (ex.: le petit Rousseau v-oulait se brûler la ' main comme Scévola. mais il ne savait résister ni au vol, ni au m~n­ songe). Adapter cet enseignement aU' milieu de l'enfant. Introduire dans le Cours supérieur, .

avec précaution des notions, Qui prépareront l'enfant à la vie, à ses devoirs sociaux, apprécier les tendances de son temps, montrer le parti à .prendre. Cet enseignement ne se fera pas seulement au ·cours de morale, mais il sera compris, dans tout l'ensemble. Il se re~ trouvera dans le choix des Lectures et -Récitations, (il v faut allier les points de vue art et moralité). Sous forme d'indications brèves, de réflexions, de conclusions sortant des faits, on le retrouvera: dans les lecons de ,choses (admirer le travail persévérant, la solidarité, remonter à l'Auteur de la nature); en Iréographie, en histoire (leçons de courage et de travail, f1é~ trir actes cruels et làches, exalter le rôle d'honneur de la patrie, montrer les sanctions que la p'aresse ou l'énergie comportent}. Malis nous n'aurions encore rien fait si nous nous bornions à cet enseignement de principes,. L'éducation morale n'a pas pour but de faire savoir. mais de faire vouloir. C'est même par la p.r:atique qu'il faut commencer. II. FORM.ATION INDIVIDUE LLE DE L'ENFANT Il faut d'abord connaître son. ,caractère, ses tendances et ses aptitudes. L'enfant aime à être suivi, préfère être blamé que n'être pas connu. Cherchez, pour les utiliser, les ressorts qui sont les plu.s puissants en lui: la crainte changée en respect, l'imitation et l'émulation, l'hon~ neur, la sympathie. Et cela pour amener l'effort volontaire qui lui fera réprimer les mauvaises tendal).lces, créer l'attachement au bien. L'action sur la volonté est constanté eh éducation·; on 1'exercera utilement de nombreuses façons, par l'encouragement et par tous, les moyens propres, non pas à s.ubstituer la volonté du maître à célle de l'enfant en tuant celle-ci, mais à amener l'enfant à se plier à la loi supérieure du devoir.

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,II:

Aperçu de quelques points sur lesQuels nos efforts devront plus particulièrement se porter: l'éveil de la conscience (amener l'enfant à peser le bien et le mal), de plus en plu.s délicatement en lui, et en ses camarades, à saisir le rapport entre la faute et la punition, à éprouver .des remords ou de la. satisfaction morale; le développell1ent de la sincérité, condition de prolrrès et de relèvement; le courage moral (romp're avec les défauis, avoir de la persévérance, savoir <t.Q'ir ,contre la souffrance et le plaisir, savoir s'accuser et maintenir la vérité mêm~ aux dépens du respect humain); l'abnégation, poursuivre l'égo-ïsme, faire comprendre et apprécier le renoncement pour un but de vie su:pé~ rieur. Occasions de la pratique morale. Nous les trouvons dans le travail intellectuel lui-même. Il n'va qu'à réfléchir ' sur ce que l'étude véritable comporte d'abnélration et de courage (dans. l'effort d~attention, par exemple), d'amour de la vérité et en un sens, de recherche de la perfection. , Nous les trouvons encore d'ans les, mille. incidents d'une journée scolaire; noulS en provoquons au besoin. Ex.: signaler une misère à soulager, ou un acte .discret de charité et d'abnégation, ou ménalrer (avec tact) un~ petite humiliation salutaire. L'école peut encore donner touie une formation sociale à l'enfant. C'est la vie commune dans un monde en raccouvci où il v a des passions, des conflits d'intérêt, des forts et des faibles, où mille occasions s'offrent de support, de charité, de tolérance. Cette formation ,peut se faire en partïculier dans les Jeux, où l'activité de l'enfant est toute spontanée. Penser à tout ce que les ieux peuvent enseigner en fait de loyauté, d'égalité d'âme, de courage, de .patience ou de d.évouement, et à ,cette petite pré.:..exoénence de la vie qu'ils donnent à nosl

bambins: savoir porter d'un cœur éQ:al succès ou mauvaise fortune.

•••• Des contes 'et hl.tolre8 pour le. tout petltl (8ulte) "-

A côté de ces avantages communs, il ~n est de propres à chaque g~nre différent d'histoires. Comme l'on ne peut manquer de s'v attendre, ni les effets éducateurs, ni par Iconséquent les règles, ne sauraient se présenter tout à fait les mêmes suivant qu'il s'agit de contes drôlatiques ou de fictions gracieuses; de récits qui mélangent le réel et l'imaD'i~ naire, ou ,d'histoires entièrement conformes à la vérité~ . (L'orateur examine à part, dans le corps de l'article, ce ' qui ,concerne chaque espèce d'histoires. Après avoir parlé d'abord des récits burlesques, il insiste sur les contes de fées et montre 0 u' ils ne S'ont inutiles ni à la formation morale ni à l'éducation esthéfique de l'en- . fant. Il s'attache ensuite aux histoires et aux leçons qUi se .peuvent tirer des réalités qui ·nou.s environnent: animaux, plantes, phénomènes de la nature et vie commune de nos semblables. De ces ré dts fictifs à base de réalité il passe aux récits vrais de 1'histoire proprement dite, profane et religieuse. C'est par cette dernière qu'il termine) . L'Histoire sainte ne peut guère plus que la profane, pour ,des enfants si ieunes, se passer des images·. La destinée du grand-prêtre H.éli, ni le sort des lUges d'Israël ne les intéressent encore; mais si nous leur montrons une belle gravure de Reynolds, avec le petit Samuel, du même âge qu'eux, éveillé, à genoux sur son. lit, attentif, dans le silence de la nuit à la voix céle~te et disant, selon le ·conseil du grand-prêtre: « Parlez, Seigneur, votre' serviteur écou- , te », le sens religieux se trouve ému en même temps que le sens esthétique, et le 'germe peut-être se dépose déià au fond Q


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de l'âme, de ce que c'est que répondre

commentaires. Mais à table, comme son père lui demandait le sujet de notre enl'Evangile, si doucement que la pensée tretien, voilà qu'à sa manière, sans réeldu Maître S'y approche de nous en com- le inexactitude nourtant, il raconte l'hispa~aisons familières, dépassent encoù, toire du pauvre enfant «qui n'était pas pour, la plupart, l'intelligence des petits gentil, qui avait quitté son p·a pa, qui enfants; et, par exem,ple, l'enseignement avait ,dépensé tous ses sous·, qui gardait du levain ou celui de la drachme per- les pourceaux, qui n'avait plus de auoi ~u~ restera pour eux lettre morté, s'il se manger et qui était très malheureux-... » lImIte aux paroles du texte. Mais a10u- C'en était tropl pour notre sensible ami. tez-y le commentaire artistique d'un Sans pouvoir aller plus loin, il fondit en Burnand: aussitôt ils s'intéresseront à larmes, incao·a ble d'achever SOI1 repas·; cette femme du peuple qui, triomphante, et nous eûmes beaucoup de peine à le montre aux voisines, par la fenêtre sa consoler en lui répétant que le petit garpièce de monnaie retrouvée; ils reg.ar- ÇOn était revenu à la maison, qu'il y deront avec ·c omplaisance cette maman! avait été très bien reçu, que son pap'al prête à faire du pain et sa petite fille lui pa.rdonné et avait fêté 'son requi lui apporte le levain demandé. Les touravait par un grand festin. explications '~eront écoutées, et quelque Pas besoin d'images non olus, - enno~ion déià entrera dans le~ ieunes es- core qu'elles ne puissent oas nuire, _ pnts, de la parole divine qui renouvelle pour qu'un enfant s'atta~he à certains les cœurs, de la ioie que donne au Père récits de l'Ancien Testament, et, par céleste, comme aux parents de la terre, exemple, à ·celui de Moïse sauvé des la conversion d'une âme perdue. 1) eaux. Dès l'abord, les jeunes auditeurs Telle est cependant la simplicité, ' la s"émeuvent de l'ordre 'qu'a donné le p!ofondeur, l'efficacité de la parole di- chant roi de tuer -tous les petits garçons vme .q ue, même réduites au seul texte, qui naîtront aux Hébreux. Leur intérêt certal11es pages de l'Evangile peuvent grandit quand Hs voient la mère de Moïencore être comprises des enfants les, se le cacher pendant trois mois, le metplus ieunes, toucher leurs cœurs purs, tre ensuite dans une corbeille d'osier enenchanter leur naïve imagination. Te ne duite de bitume et le déposer (fans les m'étais pas servi d'images pour racon- ioncs du fleuve. Avec la ieune sœur ils ter, l'année dernière, à un petit ami de attendent anxieusement ce qui advien4 ans, Louis R, la parabole de l'Enfant dra. Quand la fille du Pharaon annroprodigue, un soir qu'il était venu, avant che du Nil pour S'y baigner, ifs ne. nerle dîner, faire un bout de causerie avec dent pas un de ses mouvements; ils rel'hôte de ses parents Assis en silence tiennent leur souffle quand elle aperçoit près du feu, sur un tabouret, tandis que le fragile berceau. Ils l'écGutent avec inle vent d'automne faisait rage dans les térêt dire à sa servante d'aller le lui bois autour du manoir, il m'avait fixé chercher; ils l'aiment de s'attendrir sur avec attention, de ses grands yeux le gentil bébé, bien qu'elle y d~vine un br~ns, tout le temps que ie parlais. Con. des .petits Hébreux que déteste son père. ~ralrement à son habitude, i1lle m'avait Et quelle ioie lorsqu'eUe décide de le mterromou d'aucune interrogation' et sauver, lorsqu'elle accepte l'idée que l'ai la cloche du dîner ayant sonné comme suvaère la sœur, d'aller chercher tout ie finissais, il n'avait pu entamer" de de suite une nourrice! Mais le grand succès de l'histoire, c'est que ïustement 1) « Les Paraboles», illustrées par Eug. la nourri'ce -choisie se trouve être -la mèBurnand, avec un avant-propos du vicomte re du petit Moïse et que même la prinE.-M. de Vogué. cesse la paye, sans la connaître, pour.

à l'appel de Dieu. Les ParaboÏes de

mé.

nourrir , son propre enfant. On m'a dit que les jeunes Anglais s'amusent beaucOUP de ce tr~it final. , . Il faut plal11dre l~s educateu~s 9U1 , so.u,s le coup .d'étrOItes ou cra1l1tIyes préoccupations, . se priver~ient, pnv~.­ raient leurs pUPilles des tresors de po~­ sie et de moralité que recèlent, hum,alnement même, nos Ecritures saintes. Il faut plaindre les enfants pour q,ui ~oël serait réduit à la fête du solstIce d'h1V~r,. J'invite les Çlmis de l'enfance, quand Ils èntendront le refr,a in: Il est né le divin enfant, Chantons to·us son avènement!

à réfléchir un peu sur ce que le. christianisme a .fait pour les tout nehts ~e­ puis que son fondateur a posé les malI~s, sur leur tête, les a donnés comme modeles au mo:nde, a maudit quiconque les scandaliserait, a déclaré prendre p'Ûur lui-même tout ce qu'on tenterait Dour ou contre eux. Si, el1l notre XX e siècle, ?n peut parler des enfants com~e de petIts rois, c'est parce qu'à un certa1l1 moment, dans l'histoire, un 'enfant a par':!', . qU' auiourd'hui même trois cents mllhons d'hommes, ët de l'humanité la p;lus avancée, adorent comme le fils de DIeu.

Félix Klein.

Partie pratique lIn brin de morale LA VIE: UNE LUTTE Dites-moi ce qui attire le plus vivement votre attention.. N'est-ce pas le spectacle d'une bataille? Des bêtes qU~ combattent, des for'ces qui s·e mesurent? Avez-vous iamais vu sur mer, r.ar une. nuit d'orage, le falot d'un naVIre vaCIller, disDaraître, surllir de nouveau? Comme elle vous prenait tout entier cette lutte de la lumière tremblante 'c ontre tant de puissances déchaînées! l'ou!quoi cela? Parce que, sans le savotr

peut-être, cette lumière vous était un symbole de la vie ,des hommes. Notre vie est une lutte qui recommence tous les iours·. Nous luttons pour la santé contre la nialadie, pour le bien contre le mal. Notre existence, quelque faible et ballottée qu.'elle nous ap-p·a raisse, n'en a pas moins ,cette beauté passionnante "des combats où sont engag:és les plus grands intérêts, les trésors les pl~s ~ré­ cieux: la liberté, l'honneur, la JustIce, et où rien n'est indifférent, parce que tout en définitive, augmente les chances ou ies diminue, hâte la victoire ou la compromet. Nommez-moi tin être vivant quelconque. - Une hirondelle. Soit, p.reno~s' l'hirondelle comme exemple que la VIe est une lutte. Chaque bête, chien, bœuf, guêpe, souris, lutte avec des moy~ns ' différents. Par quel moyen peut, bIen lutter une hirondelle? Que possede-telle de plus remarquable? - Ses ~iles et s-a vitesse. - Admettons-le, qUOlqu.e les yeux de l'hirondelle, SQIl sens a ,dmtl'able de la direction qui fait qu'elle ne se perd iam,ais, et enfin son système res~ piratoire qui fait q11:.e iam~is ~l1e s'essouffle, soient des choses, IUOUles ~omw me perfection. Av~zwvous vu des luron-, delles lutter de vites-se? Le soir, q~and! ils se poursuivent dans l'air. mart1l1ets et hirondelles sont comme une bande d'écoliers lâchés par la prairi~, ~t qui ~e poursuivent avec des cris de 101e. MalS ce qui est p:lus impressionnant, c'est de voir cette petite hirondelle se ~esur~r avec de gros oiseaux de prote, De& qu.'eUe voit un ,épervier ou un milan. ene pousse un ,cri d'alarme. appelle ses c~­ marades et toute cette troupe se met a' harceler l'ennemi. Elles fondent sur hli du haut des airs, poussent des cris qui signifient sûrement: « A~ voleur! à l'assassin!» Ainsi, elles ~elouent ses. proiets, quoique plus petItes gue !U1. ~.e gros bri~and les mangeraIt bIen S Il oouvait· mais elles lui échappent par leur prèstesse. L'hirondelle lutte au~re­ ment encore. Sa nourriture, ce sont ,les


71 76 l's peuvent en conclure qu'on ne les mouthes. Elle les poursuit et les exter111al · a e nas as. sez l~ur leur. faire de l'one m mine par milliers. En cela, elle mène te pour entretenir la vie. Si la respir une lutte utile aux hommes. tion cessait) le san~ seraH vite PoSLitaio1nu'tte, la b01}ne lutte loyale e, t fr. ausonné et la vie cesserait du même t f bl notre Lorsque ' les fro,ids arrivent, l'hironL'éducation est une lutte aussi. che est nécessaire e avora e a l' delle s'envole vers les pays chauds. enfants luttent entre eux, ,cela se développement. Elle exer-ce, forh 1~, Alors, il lui fau.t lutter contre le vent et tous les l' ours. Leurs. for,ces s'essa trempe notre caradère. Il faut en .prl;nla distance, bravement, .pendant des heucl l'habitude ' de bonne heure. SIon res. Presque toujours, elle arrive: hélas! et se mesurent, En luttant, ils, èlul~IueU-1 ;e est pas fait, elle nous étonne et n~us n y. Q " est effrayé est vamla tempête, le froid, la faim, l'exténuent tent leur adresse et leur a~i1ité. Et quelquefois et la tuent. Pour entrete- leur fait un si Irrand f}laisir! Pendant effrd~e, u~coÏ(~~rd son sang-froid ~t nir leur vie, tours les êtres luttent ainsi. que les uns luttent, les autres quelque- cu avanc Ct résistance Donc entra!cercle et les regardent. C'est ses m{)~en~, , eu ).porter d~s atta:ques,- à L'homme aussi lutte, se défend, protège fois t , font . t'eressan.t a 11. f't '1 ' res ln al des, vœux t an.. nez-vous da sfatigues à rencontrer d eSt sa vie tous les iours. En mangeant, VOUg, luttez ,contre la faim. C'est un combat tôt po~r l'un, tantôt pour l'autre. Si endurer. es, " ten'ir bon devant les que plusieurs livrent avec plaisir. Le un petIt lutte contre up, grand, tous les contradlctsu~sh a résister a.ux douleurs terrain de lutte qu'ils préfèrent, c'est la vœux sont P?ur le petIt. Natu~el1ement, men~c~~s e~cm~~.aies,- vous ramasser si b reprendre courage s1 vou~' tabl~. Devant les plats à vider, ils sont ces· lut,te~ ~Olvent re~ter courtÇ}Is~s, et ne phys pas degenerer en fIxes et en dIsputes. yous om ez~ . sachez résister aUSSI des héros. C'est p'arlait, mais à une con- A ~et~e , c ondition,. ell~s. sont très ~onnes, etes a~attus\. m, a ~s ~ séductions, aux tendition, c'est qu.'ils se tiennènt aussi bien au travail qu'au repas! - Quand vous: malS Il faut saVOIr reslster.J.. se defendre, au-~ pro~ess~~, :S~ la vraie lutte dan.fYevous lavez, vous luttez ,contre la saleté; se ?ervir de tous les m.oyens pour sou- tah~~sët ;t~in~ de surprises. Un enfant peur d'un chien, ni d'un quand vous balayez vous luttez contre tenIr une attaque. SaVOIr se defendre et r~u'd" est une des choses les plus deci e~· adpas b,lessure Mais souvent 'la poussière. Dans certains. pays, l'h0111- combattre ' . coup, nt un e ", . , . f ·t 1 f t les meilleurs ne savent p·as tresister a me lutte pour la terre. On voit 'Souvent necL~s,satrlest·· emu a IOn, qUI al que es en an s 1 appétits Nous attirer e nous cordans les .contrées montagneuses desl hommes, des femmes même, ravporter lut~ent entre ~ux à l'école à ,qui fera le r~'::;~re par des paroles f1~tteuses, des romesses, des. plaisirs, de 1 argent, cel~ sur leur dos, dans des hottes, ]a terre meIlleur deVOIr, saura le mIeu~ sa leque la' l}luie avait emportée. Quelle lutte çon, est une bonne chose aUSS1 quand P, sit quelquefois là où n'a ,pas aboutI POur maintenir ces lopins de champs. elle est m'aintenue en des limites cordia- f!~iolence. P.renons garde. à .nous! La vie est une lutte pour le maIntIen de nocontre les avalanches et les torrents! Au les et loyales. n ya lutte aussi entre lest ehfants et tre liberté et du bien en nous. Comme bord des fleuves et de la mer·on est .0bIisré d'employer toutes sortes de moyens. les maîtres Un maître peut dire~ «Voi- la petite lumière, la nuit. sur la !fler, pourr empêcher les, vagues de ronger et d trois mois. que ie lutte contre l'entête- continue à émerger, à brûler, à bnIler, d'emporter le sol. C'est une lutte pied à ment de cet écolier. Il a de belles quali- malgré les vagues et les ténè~res, nouS' pied. tés, mais il est tellement volontaire qu'il avons à nous garder de ce qUI peut teret sourd __ quand" il est en nir notre dignité d'hommes. _ . . semble aveugle Notre corps ~lui-même est un champ Dans toutes les luttes, il v a des valnclos où des ' for.ces adverses se livrent proie à sQn obstination. ». cus. Que fait-on à leur ég-f:1r~? Ç)n les Parents et enfants sont en lutte forbataille. Il y a en nous de bons et de ramasse et les soigne . . AInsI . devo~smauvais microbes. Ils se mesurent en- cément et tous. les iours. Si les parents nous faire pour les vatnc~s de l~ v~e, semble. Si les mauvais l'emportent, ,c'est ne luttent pas, cO~1tre les enfants, l'ordre ne peut régner dan~ .la tp.aison .. A tous les écrél;S~S, les blesses, les ~!1.f1rla maladie; si les bons triomphent, ,c'est m,es, les mutIles du -corps et ~e 1 ame. la santé. Vous savez ce que ·c'est que le -chaque instant l'un ou l'autre enfremt la règle du · Io~is; A la, fin, chatun tirePitié pour les vaincus, qu'ils s,olent tomsan~. Il -circule dans nos veines. Tour bés d;'l11s le malheur ou tombes .dands 1 et nuit, le cœur bat et met le sanQ' en rait à soi et tout le monde serait gêné. faute! Voilà un bien grave sUl~t on · mouvement. Dans les poumons, même Si les parents maintiennent la loi et nous vous parlerons une autre fOlS. pendant notre sommeil, l'air se met en l'ordre dans la maison, ils rendent le ~rand -service ,aux enfants·. De sorte Charles Wagner. contact ave.c le sang pour le purifier, plus que /lutter contre les f!ens est QUJelque••• 'Respiration, mouvements du cœur, pu- fois le meilleur moyen de leur être utile. rification du sang-, tout 'cela est une lut- çeuxauxqq.els personne . ne résiste ia" tJ

i

1

.

Devoir. de l'é::~:: lol-mêm8 _ . )

(Leçon au Cours élémentaire.

ASSIDUITE. - EXACTITUDE, TRAVAIL. C'est à l'afide d'une image repréSel}tant la dasse' et l~ écoliers a~' ,trava~l que le maître exphquera aux elev~s de , l'ecole' ce cours que, sans 1,{/!Ss id·t Ut ~~ ~. ils n'apprendront que très ~tf!:ctlem~nt et très tard à lire, à écnre, a s lnstrU1re, en un mot. t 'r 1 Les enfants qui ne manquen .1 amai~ l'école ou très r~rement du moms et pour ,de bonnes ~aIsons, font de rapides p1'{)Q'rès, tandIS que leurs camarades moins assidus" parce que peutêtre I C~ sont des enfants {l'idés, restent ,~t arrière et oublient même l~ peu qu 1 S ont déià ap'pris. Ils sont bien . honteux quand, arrivés à l'âge de s~pt ans..on leur demande s'ils savent l~e .... , b~e~ -confus aussi quand on, ~es '1?ne ?e re~l­ ter un mor.ceau de p'oesle! Ils n ~n ~n~t retenu aucun! Leurs petIts amIS, lU, eux, sOnt venus régulièrem~nt à .1'ec.oIe, lisent couramment de iohes hlst01.r~~ qui les intéressent, et font ~rand plats1:.! à leurs parents, en leur dI~apt un~ f.able, en leur raconta!lt un: reçlt. de 1 hiStoire du pays. et mel1!e, en etant canahIes d'écrire une petIte lettre, s~us la dictée de leu1.1 père ou de leur !lle~e. Conclusion: On n'ap.prend ~ lIre et on n'apprend ensuite à ~s'instrulre qu'en .. , venant assidûment à l'ecole. 2: Après avoir insisté sur l'as~ldU1te, on en vienc;1ra à reco~mander lllsta!llment l'exactitude, qu'Il est plt1s, !a~l1e d'obtenir des élèves du Cours elementaire que des ieunes enfants de l'a classe enfantine. . . , 1" L'exactitwde consiste à arnver a eco.le quelques instants, avant le commencement de la classe, afin de ne vas entrer, dans la salle qUélll1d une lecon est ;:ommen,cée, ce qui est llne cause de derangement pour le matfre, en meme temps A


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qu'une sorte de ma11lque d'éllards envers lui; une occasion de distraction, touiours, et de dis'sipation, souvent, POUf, les camarades. Enfin, l'enfant inexact perd une partie de la Jeron commencée, la plus importante peut=être; car il ne lui est 'Pas touiours possible de comprendre la suite, que le ·commencement lui eût expliquée. 3. Insister sur l'exactitude et, d'au~ tant p,lus, que c'est le plus ordinairement par leur faute et non par celle de leurs mères, que les enfants arrivent en retard à l'école. Les enfants sont souvent paresseux pour se lever, lents pour se mettre en route; ils s'arrêtent et s.'amusent en chemin. Dès leur ieune âQ'e, nous devons les mettre en gait-de contre la perte du temps,alors 'surtout que le devoir, quj est déià devoir d'état pour eux, (devoir, devoir d'état, mots pleins de sens à leur faire comprendre aussitôt que l'on peut s'adresser à leur raison) les oblige à obéir au rèltlement de l'école, qui veut aJJ'à t~l1e heure fixe tous les élèves entrent en classe. Et ici, ne serait-il pas le cas de citer en: exemp,Ie à nos élèves des ,centres, si inexacts souvent, alors qu'i1leur en coûte si peu de faire le chemin de la maison à l'école, bon. nombre d'enfants de la campagne, qu.i ont tant de mérite à venir en classe l'hiver à travers la neige, la glace, la boue, en suivant de mauvais chemins, des routes montagneuses, en 'c otoyant parfois même, des précipices) et, cel~, pendant une _demi-heure, une heure peut-être de marche. Ces obstacles, sans doute, nuisent bien, forëément, à l'a:ssiduité; mais il est des régions où nos petits gaŒ'cons, de races plus vaillantes, les surmontent courageusement et arrivent ainsi à être d'excellents élèves, faisant ensuite admirablement leur chemin dans la vie. 4. Le travail, devoir non moins indispensable de l'écolier envers lui-même. Nous l'avons déià mis en ~arde contre la paresse en lui recommandant l'attention et l'application. Insistons sur ces

deux points. et ne craürn.ons D,as d'expliquer à ·ces enfants de 6 à 8 ans ce gue l'on entend par l'effort, la bonne volonté, la violence qu'il est de leur devoir de se faire à eux-mêmes pour écouter, en dasse, pour étudier leurs leçons} pour écrire leurs. petits devoirs eI1 essayant de le faire de leur mieu~, 'Sans se hâter plu.s qu'il ne faut -pour aller iouer plus vite, s.ans se distraire en faisant ces deux choses à la fois: travailler et s'amuser. 5. L'enfant arrivera sans peine à fai~ re ce qu'on lui demande s'il est ·a vant tout docile. s'il se laisse guider P'q 'f ses m.aîtres, s'il fait, sans raisonner, sans murmurer tout ce que le bon '. ordre de l'école exü!e de lui. L'élève nésûigent, indifférent, pa.resseux, insQumis est, mal. $lré tout, un mauvais écolier. Or, il V a un proverbe qui dit: .« Tant vaut l'écolier, tant vaut 1'homme.» LECTURE A EXPLIQUER ET A COMMENTER. L'assiduité. - Si l'on veut savoir quelque chose, il faut travailler avec suite à l'â~e où la mémoire retient facilement ce qu'on lui c9nfie. Une 'iournée perdue ne représente oas "seulement une perte de temps matérielle. ta valeur même du travail de l'écolier s:en res· sent. Il est plus difficile de reprendre sa tâche ~nrès l'avoir interrompue. Il fal\.t un nouvel effort pour se remettre train. On e:aspille ainsi de~ forces q on aurait ménagées si on en avait fa un emploi régulier. Rien ne fatigue ,o lus les chevaux telés que les arrêts fréquents. L' de l'enfant est comme un ieunech qui a besoin d'être tenu en haleine u.n exercice quotidien et de ne se ser qu'à des intervalles fixes. Sa lui paraîtra olu.s léQ'ère s'il l'a roro f'l,.-n ,l"\'l,. au. iour le ' lour, lentement, rég,u ment, avec exactitude, par une sorte progrès continu et 'constant dont il ' sent pas la fatigue. Il est par 'conséquenJ plus intér

Que personne à suivre assidûment les leçons de son maître. Il auca beaucoup pIl1'S de peine à rattraper, le temps perdu qu'il n'en aura.it à ne pas se laisser attarder. Qui sait, d'ailleurs, s'il rattraperait iamais ceux de ses camarades, qui auraient pris les devants. Il pourrait 'se repentir toute sa vie d'avoir été insouciant o,u né~ligent pendant ces heures fécondes de l'enfance qu'il ne retrouvera J)1t1~ Ce qu'il n'aura lJoinrl: appris, alors, il risque de ne t'apprendre iamais, llésn'mé. - L'assiduité atlsure les progrès et le succès du travail de l'école. Un travail interrompU, capricieux ne produit aucun fruit. L'exactitude fait contracter à l'enfant des ha~ bitudes d'ordre, de régularité qui lui seront très précieuses dans la vie. Les heures gaqpillées. quoi qu'on fasse. ne se retrouvent plus. Travaillons pour plaire à Dieu, pour être aimés de nos parents et de 110S maîtres) pour devenir plus tard, des hommes de V<.1lelll' utiles et bienfaisants pour nos semblables. L'application à l'école est l'apprelltissaRe dL! travail de la vie.

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L'emploi do temps Qu'est-ce qu'un emploi du temps? -- Qui doit l'établir? - Quand doit-il être établi? Sur quelles données? I. La nécessité d'un emploi du temps s'impose pour les raisons suivantes: a) Il fait gagner du temps. - Le temps étant mesuré à la minute pour que les heures de classe suffisent à tout, on ne saurait trop prévoir la meilleure manière de l'employer. Comment peut-on gagner du temps? En sachant nettement: 1. ce que doit apprendre l'enfant; 2. ce qu'il peut faire; 3. 'à quel moment pour que l'effort soit le plus- profitable. b) Il habitue les enfants à l'ordre ei à l'exactItude. . Comment? 1. En imposant uné rèo'le invanabI~. à la ~uccession des exercices ~ (leçons, devon s, entrees, sorties, etc.), 2. En familiarisa~.t les enfa~ts avec la prévoyance si bien ~u Ils en a~nvent à devancer plutôt qu'à atendre le Signal pour chaque mouvement de la ~!asse, 3. En faisant entrer dans la vie journahere le jloût de la méthode et de la pone-

tua lité qui les' a séduits dans la vie scolaire. c) Il préserve les enfants de l'oisiveté ·et par conséquent favorise la discipline, 1. L'imprévu est toujours une cause de désordre; 2. pendant la seconde d'hésitation que l'enfant observe dans notre attitude, il se dissipe, c'est-à-dire que son esprit n'étant plus attentif, cherche à se distraire et aussitôt c'est le bavardage, le bruit, la mauvaise tenue. II. Quelles conditions doit réaJiser l'emploi du temps pour répondre à tout ce qu'on at~ (end de lui? a) Il doit encadrer tous les exercices règlementaires pendant le temps qui leur est accordé. . b) Ces exercices doivent se succéder dans un ordre étudié et voulu, d'après les conditions du règlement) l'âge des enfants, l'il1té~ rét des matières et 1'effort que l'étude demande pour chaque enseignement. . 'c) L'emploi du te111!)S doit être éprouvé, Il ne devient définitif que lorsqu'il a été expérimenté et bien souvent modifié. Lorsqu'il est définitif, il doit être scrupuleusement respecté. Oonclus,ion. - On pourrait signaler ici: 1. Les bonnes dispositions dans lesquelles sout les enfants pour se mettre au travail, s'ils sont habitués à être toujours occupés, suivant la même réglementation, et sans à coups de surprises et de précipitatio,n. 2. Les avantages multiples qui doivent ré· sulter pour eux, dans la vie, de la pratique éclairée et régulière d'un horaire qui leur fait sentir .« la valeur du temps» ~=-lilillI

ExercIce d'orthographe et de récitation L'ABEILLE ET LA MOUCHE Un jour une abeille aperçut une mouche auprès de sa ruche. « Que- viens-tu fa ire ici? lui dit~elle d'ul1 ton furieux. Vraiment, c'est bien à toi, vilain ' animal, à te mêler avec les reines de l'air!» - « Tu as raison, répondit froidement la mouche; on a toujours tort de s'approcher d'une nation aussi fougueuse que la vôtre.» - « Rien n'est plus sage que nous, dit l'abeille; nou's seules avons des lois et une république bien policée; nous ne broutons que des fleurs odoriférantes; nous ne faisons que du miel' délicieux qui , égale le nectar. Ote-toi de ma présence, vilaine mouche importune, qui ne fais que bourdonner et chercher la vie sur des ordures.» - « Nous vi-


80 vons comme nous pouvons, répondit la mouche: la pauvreté n'est pas un vice; mais la colère en est un grand. Vous faites du miel <luï est doux; mais votre cœur est toujours amer; vous êtes' sages dans vos lois, mais emportées dans votre conduite.. Voire colère, qui pique vos ennemis, vous donne la mort, et votre folle cruauté vous fait plus de mal qu'à personne. Il vaut mieux avoir des qualités moins éclatantes avec plus de modération. " FENELON (Félbles).

SION, 0 Avril 1913 distrairont dans son obscure retraite. Racont~z la scène et ajoutez vos réflexions.

XXX Il faut se rendre utile. Dites ce qile vous faites à la maison ou ce que VOLIS pourriez faire pour rendre service à vos parents, à vos frères et à vos sœurs.

XXX Votre mère est malade. Vous lui faites du bouillon. Dites comment vous vous y prenez depuis le moment où vous allez acheter la viande et les légumes, jusqu'au moment olt vous lui en présentez une fasse.

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L'EOOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIETE VA'L AISAlfllE D'IDUCATIO!I Educateur. et E4ucatioD

et en musdes de notre esp,rit, si .l'on peut ainsi parler. (Suite et fin) Le texte ci-dessus pourra servir à la fois L'obligation de nous. perfectionner pour la dictée, la lecture expliquée et la réciA toot prendre,. pou.r un éducateur grandit en 'Outre . avec les .développe.' tation. XXX chrétien, en sus de l'aptitude pédagogt- m·ents incessants du savoir. humain. De Pour la dictée, il sera utilisé avec profit « Prenez garde aux petites dépenses, une que laborieusement éllcqUJise, du dévoue- ce chef il résulte effectivement que la· 'pour une revision de l'adjectif qualificatif; ' petite voie d'eau submerge un grand navire. science est la première qualité aué le' relever ceux du texte, les analyser, indiquer Donnez votre opinion sur cette pensée et ap. ment, tenace iusqu'à l'héroïsme, envers les âmes, il v a encore à souh'a iter l'a- . m·onde exige ,d'un maître, quel ·.Qu'il s-oit, le féminin de ceux qui sont au masculin et puyez-la de quelques exemples. vice versa; composer de petites phrases dans mour du savoir. religieux out non. «Avant. tout, dit u.n' XXX lesquelles entreront ces adjedifs~ changer Nous ne sommes plus au temps oit, auteur ' an~lais, -le maHre d'Oit être un· Pourquoi faut-il épargner? Quelles sont ainsi de genre. avec quelques, rudiments d'instrùction, savant, et aucune partie de sa t'Ormales dépenses particulièrement inutiles et pourPour la lecture expliquée, l'intelligence du une certaine dose de dévouement et d'en. tion professionnel1e ne doit être pOuSsée quoi? sens à faire trouver par les enfants, donnera on s'improvisait maître d'école. aux dépens de son instruction propre-durance, XXX facilement lieu à d'utiles -conclusions morales: En fait, les études sérieuses, prolongées, ment dite.» Un ' autre écrit ceci: - « Le Aimez-vous la lecture et pourquoi't Quand (' la pauvteté n'est pas un vice; mais la cC?préparent les futurs éducateurs à leuTs vrai maître ne croit iamais son înstruc- . lisez-vous et que . lisez-vous? Quels ouvrages 1ère en est un grand '». - « Il vaut mieux vous ont le plus intéressé? avoir des qualités moins éclatantes avec plus fondions. Mah!ré ·cette institution, bien tion achevée, mais cherche touiours -à de modération »)) sont des maximes à dévemince est encore le bagage de connats- aiouter à ses counaissa[1'ces., Dès Qu'il XXX lopper et à faire retenir. Les mots et les exsances dont est pourvu un. débutant: en cesse d'étudier sérieusement, " il cesse Développez cette maxime: « L'ordre a bepressions à expliquer seront: « répondit froi .. outre, le manque d'expérience l'empê-. d'enseigner avec fruit.» soin de trois serviteurs: la volonté, l'attention, dement »; . « une nation aussi fougueuse» ; che de tirer bon' parti de ce qu'il' a apl'adresse.}) On pourra supposer une converD'ailleurs il est éllÎsé de coniprendre « république policée »; « nectar »; « mouche sation entre trois amis ou amiçs qui, à la pris. Et c'est ce que l'or~ani'8ation la Qu'un institutewr Qui n'étudie plus, s'ex- , importune ») j « bourdonner»; « cœur amer ». plus parfaite ne saurait emDêcher__Aus- pose à ne plus payer sa dette envers ses Pour la récitation, ce morceau de prose, suite d'une leçon de morale sur l'ordre, ayant pris d'un commun accord la résolution de se appris par cœur, devra être récité sans précisi, aux ieunes qui débutent reste-t-il à élèves: on ne donne point ce qU'on n'al cacher de leur désordre, se font part mutuel· pitation, sans chanter, avec le ton de la cond'Onner cette double 'consigne: néceSSI- pas,. De plus, l'enseignement, qui est lement des diffiC!lltés qu'ils éprouvent à y versation; mais, quoique simplement dit, en té du trayail personnel, onrani·sation in- avant towt l'art d'éveiller les esprits, être fidèles. prenant alternativement l'inflexioi1 de voix telligente de ·ces. études continuées. d'exciter leur initiative, exige du maître XXX animée, violente, orgueilleuse de l'abeille et En effet, il existe. unt moyen, m'ais un un .esprit vivant et actif; üue intelligencelle plus douce, posée, humble, mais digne Racontez une histoire vraie, -autant que pos· de la mouche. - La dernière phrase, bien dé- sible, où il soit question d'un enfant qui déso· seul, de &uppléer à 1,'insufHsance du dé- ce qui, faute d'exercice, s'alourdit de tachée, plus lente, sera martelée sans affectabéit à ses parents et est puni par les consé· but; c'est d'ajouter constamment p'a r iour en iour, ne peut éveiller autour tion, mais: d'un ton plus sententieux que le quences de son désobéissance. l'effort inteUeoiuel aux provisions déià d'elle la vie. La décadence est très " ra~ reste de la Fable. faites, en se conformant à ces deux lois 1 pide ,chez Qui cesse de faire effort; les. . XXX , Un fermier se lamente, ses ,chevaux sont dominatrices de tout développement du devoirs mêmes d ta fonction, qui sopt. fréquemment malades, ses bœùfs s'engrai savoir: premièrement noulS ne savons en faciles à ac.complir pour le travailleuT., Soj et. de rédaction mal; s.a basse-cour lui donne de maigres toute vérité que ce que nous avons, réé- pèsent de pl1us en plus lourdement sur fits Un professeur d'agriculture, consulté, tudié fréquemmen.t; l'oubli emp'Orle tOlut le paresseux. La chose ne taTde pas à site la ferme: il y trouve des écuries, des Vous connaissez la fable: « LA CIGALE le reste, un pe1ll plus tôt, UJl1 peU' plus percer extérieuTement, d& sorte · qu'un ET LA FOURMI». Vous supposerez que la bles basses, obscures et malpropres Il tard, mais inéluctablement D'aùtre maître routinier peut en venir à fourcigale a rencontré une fourmi charitable. Cel- les conseils qu'il juge nécessaires. Reprodui part, H en est de nos acquisÜions intel- nir lui-même un exemple de la déchéalt;.visi les plaintes du cultivateur. Raconter la le-ci, au lieu de réprimander durement la tect~eHes comme de nos aliments: cel- ce honteUJse de qui se laisse aJlerau du professeur et dire ses conseils. chanteuse, lui fait bon accueil. Elle lui dele.s-l,a ,seules s'Ont nôtres, que nous avons désœuvrement intellectuel. En vérité, mande, en échange · quelques chants qui la • • '8' • • dl~erees, assimilées, converties' en sani! voulons-nous obtenir que nos él~ves. JI

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No 05 Ecole primaire, 15 mars 1913 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu