52me A nnée
No 4
15 Février 1933
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No 4·.
52me Année.
L'ÉCOLE PRIMAIRE
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Les dangers de là contagion
ORGANE
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DE l.A
SOCIÉTÉ VALAISANNE o'ÉDUCATION
SOMMA IRE : Le langage de lïn stitul eur. - L'art de la lectur e. - L ~' c'une à combler. - Sou cle Géronc1e. - Chl'onjque de l'Unjon. La.ngue m ate l'l1 ell e. - Les pt'oblèmes à. l'école prjmnire. - L'ense ign ement, pal' l e cl'oqui s l'apide, II. - Scienc e. . - Service sanitai t' e. - Peti tes sugge,s tion s . - :.l'OS IPAGES.
en hiver
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15 Févl'ier 1933.
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Pendant les In ois d 'hiver, l'instituteur est ,plus que jamais exposé à la contagion. Nous connaissons un cas où un élève fortement refroidi, avait contalniné la nloi-
Le langage de l'instituteur
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tié de la classe, y compris le Inaître. Or, le Ineilleur ·p réservatif des nlaladies contagieuses
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est le
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Les pastilles de Formitrol, en fondant dans la bouche, dégagent de la Forlnaldéhyde ; celle-ci empêche les ba-
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cilles qui s'introduisent dans la cavité buccale de se développer ·e t soutient ainsi l'organisnle dans sa lutte
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contre la maladie. t
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Le For mit roI contient, comme substance active, 0,01 gr. de Fornlaldéhyde par pastille et constitue un
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excellent désinfectant interne. E'chantillons et littérature sur delnande par
Dr. A. WANDER S. A. BERNE t
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Il iInporte que l'instituteur parle assez haut, clairenlent et lentement, pour ,ê tre bien compris -des élèves. Le langage de l'instituteur doit aussi être pour eux un modèle là imiter; il faut par conséquent qu'il parle correctement et qu'il se conforme aux règles et -au génie de la langue; qu 'il prononce clairenlent et avec pureté ,c haque .s y Nabe des mots et chaque mot de la phrase; qu'il combatte avec vigilance les défauts de l'aücent particulier à la 10caHté ; qu'il distingue soigneusement les 1110tS houlonynles et qu'il évite s'c rupuleuseul·ent de faire entendre des intonations étrangères tà la :b onne prononciation. L 'instituteur ne doit point trop élever ni forcer la voix, attendu que, par là, d "une part, il provoque le bruit clans la classe et rend ainsi 'le maintien de l'ordre et de la dis'cipl1ne plus difficile. D'ailleurs, H lui serait de cette manière impossible de satisfaire à une règle importante, celle de faire ressortir par l'a,c centuation ce qui est logiquenlent le plus important clans les paroles prononcées. Cette dernière condition eSlt , selon nous, la ·p lus difficile là atteindre pour l'instituteur, parce que l'observation de cette règle n'est pas basée exclusivement sur des connaissances gralnmatiocales, ll1ais qu'elle suppose un eertain degré de culture intellectuelle. Mieux l'on est pénétré du sens d'une phrase ou -d 'un discours , plus on est à m'è me de distinguer entre l'aecessoire et -l'essentiel, entre ce qui es,t inlportant et ce qui :ne l'est pas; plus on est en état de prononcer et -d'ac'c entuer :c onvenablement, et enfin plus est sensible et durable l'ef,fet produit sur l'auditoire. IEn appuyant plus fortenlent sur -ce qui, dans une phrase ou un -discours , est logiquement le plus Ïlnportant" on indique à l'élève 'ce qui doit attir·e r son attention et ce 'q ui doit faire l'objet de ses réflexions spéciales. Si maintenant il est vrai, comme nous 'le disions plus haut, ,q ue l'accentuation bonne et juste exige un certain dévdoppeillent intellectuel, il suit que la recomlnandation r-ésunl·ée ioci en deux mots: accentuel' convenablement, renferme cet avis important: travailler là acquérir des 'c onnaiss'an-ces et une
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éd uca tion solide. ,~\u fur et à Illesure que l'esprit se développera cl qu e le ?œ ur ~e f?rnlera; non s.eulem.ent le langage se perfectionn era, m.aI s, ce, qLll est ble11 ~tile pour l 'ensejgn.en~en l pratique, on parvIendra 'R exposer un SUj et de telle sorte que, naturellement et sans prétentions , on fera r essortir l'important et dis tin auer facilement l'accessoire el l'essentiel. 0 Quant au fond du langage, jl ln érHe autant de soins que la f,orme, .peut- être pour 'l 'inS<tituteur c'est 'ce qui doit le plus fixt."r l 'attentIOn. Pour que 11:' lan gage du maitre soit intelligible au x enfants il es t indisp ensable qu'il choisisse des expressions en rapport avec leur développement intellectuel, qu 'il donn e ~ la c-on struction de ses phras es une tournure qui faci lite aux élèves la com préhen sion du sens de celles qui se succèd ent. Il s'en suit qu'il faut un tout autre langage avec des enfan ts de douze ans qu'avec des enfants de six ans. Le langage de l'instituteur -doit, pendan t la leçon s urtout avoir un cachet de gravité. Cette qualité n 'en exclul cependant point llne autre : la bienveillance, l'amabilité 'd u ton. Mais il faut bien se garder de parler d une manière légère et puérile, sinon l'instituteur p erdrait avec ses élèves l' as'cen dant de cetle autori/t é sans laquelle il es t impos"sible de s'acquitter avec bonheur de sa mission. Il 'convi ent comme r ègle généra le d'approprier 'l e langage au caractère de la matièr e oÙ traiter, d'Iê tre gai et aimabl' : grave et solennel selon le cas ou suivant la nature du sujet de la 'l eçon. Le langage -doit se distingu er en tou te 'Circonstance par lln e certaine dignité. .hunais des expressions vulgaires, des p aroles grossiè res et triviaks, n e doivent souiller les livres de l'instituteur. Conunen t serait -il possible qu'un ins'tituteur qui, dans ses conversations, ne garderait aucune r éser ve pût bien form er ses élèves, leur inculquer des principes ,de convenance, les captiver, l es r endre aHenlifs el exercer une influence salutaire sur leu r CZx.-' ur et leur caractère? Puisqu'il es l' d'une haute importance que le langage soil co nvenahle, il es t du d evoir de toutes les personnes qui s'occupent de r en seignement, 'de ne rien négliger ù .0(-> 1" égard.
L'art de la lecture ( V'après Ern est Legouvé ). L'art de la lec ture es t en train de passer rle l' étal d'art (l'agI' ,_ ment -à l'é ta l d'art util e. Pour devenir un arl" utile, u suel. Pour -devenir un art usuel, sur toutes les proses, mêule sur aulrement dit , La parole. Nous
il faut qu 'il devienne un art il faut qu'il p orte sur la prose,
'celle qu 'on fait sans le savoir, n 'admirons pas les AnH~ricains
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sans réserve, lnais sur la question qui nous occupe, ils sont nos maîtres et doivent être nos guides. L'avènement de la dénlocratie -dans les sociétés est l'avènement de la parole. Dans les 1110narchies, on écrit, et on se tait. Dans les r épubliques on écrit, et on parle. lL a voix humaine est devenue un des organ s du corps social. Toutes les grandes affaires, tous les grands intérêts, toutes les grandes opérations publiques se traitent par son intermédiaire; sa puissance égale presque cellf' de la presse. IL es Anl,é ricains l'ont cOIupris ; de là cette innovalt ion dans leur instruction primaire: leurs élèves sont obligés non seulelneut Ù lire, nlais cl parler' leur s -élèves s'exercent sans cesse à exprimer leur pensée tout haut, et, par une double action récipro·q ue, ils apprennen t ù lire en apprenant à parIer, et ils apprennent Ù parler en apprenant là lire. L'enseignelnent de la lecture n e portera tous ses fruits que quand il sera fondé sur la diction , quand il aura pour objet tout cequi se dit aussi bien que tout ce qui se lit. Que l'élève ne 'donne pas une explication, ne fasse pas une réponse sans appliquer les r ègles de l'art de la lecture, c'est-à-dire sans s'exprimer clairement' et distinctement. Ce 1110desle progrès accOIllpli entraînera successiveinent tous les autres. Seulemen t. ce début mêlne est très difficile et ce premier progrès rencontrera deux grands adv~I~saires: les ~aîtres: l<is élèves , auxquels il faut en ajouter un trOISIème, la l'outme, qUI produit. les deu,' autres. Cette routine est si forte que les élèves, non seulement lisent mal, nIais rougiraient de bien lire. Qu'un é·coHer, d 'après le conseil de son père, s'avise de bien débiter une leçon , tous ses camar ades éclatent de rire. Parfois n1'êl11.e le maître gronde. « On 1 e lit pas ainsi, c'est ridicule ) . Alors l'écolier rentre bien vite dans le ton. 'Or, le ton, c'est cette insupportable psallnodie qui est devenue, dans les écoles une sorte de 111usique sacrée, qui ,dure depuis qu'il y a un enseignement public, et qui se tranSll1et de génération en g~né ration, con1.'lne un vice héréditaire 1 Non seulement on n'enseIgne pas à bien lire aux enfants nlais on leur enseigne à lire mal. Il v a clans chaque enfant deux êtres différents: un enfant et ' un . écolier. 'Causez avec l'enfant, faites-le jaser, sa physionomie est. vive, son débit vrai, ses intonations variées; inter:rogez l'écolier, faites-lui lire trois lignes, l'œil s'éteint , la voix devient fausse, l'aücent est celui d'un -être qui ne cOInprend pas. IL'enfant est chanllant l'écolier a l'air stupide' ! L'art de la lecture rétablira le lien' entre 'ces deux êtres qui sont 's i charmants quand ils n'en font -qu'un. Leur intelligence n:en pT~ fitera pas luoins que 'l eur physionOIllie et que leur. VOIX . ;~~ aIs i.l faudrait avoir le courage de rOInpre avec la l'outme et des sa?er sérieusell1ent en commen çant avec les plus jeunes ·élèves. ·
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Lacune à combler Dans le de,rni~r ,No 'de l'Ecole Primaire, quelques instituteurs ont eu un 1110t e'logleux pour notre nouveau manuel d 'arithmétique des Cours mD y,en et sup,é rieur. , . Nous serait-il permis, à ce sujet, d 'exprimer le désir de voir ed.Iter le plus tôt possible et là l'usage exdusif du personnel ens~Ignant , un recu eIl de r épons,e s des exerdces et des problènles du dIt l11an uel ? . On pourrait, cl cet effet, s'adresser là 'q uelques instituteurs, à SIX au plus , par exemple, que l'on r épartirait ·en trois groupes d e deu~ ' cha, cu~l . Ch3'qu e groupe aurait ~l s'occup er de la solution du h e~rs enVlrŒl de l'ensemble des questions , et les deux homll1es du m em e group e eff ectueraient les m1ê,m es opérations , afin de leur donner une certaine garantie d '·exa'c titude. ' Quoi qu'il en soit, la manièr e d e procéder est chose secondaire ; l'important c'est que le travail se fa sse. Naturellel11ent que ce tr avail serait r émuner e. La vente du ,rec~leil p ern~ettra ~bi~n, d e se récupérer des dép enses 'faites. MaIntenanl, Il seraI,t mter essant de savoir si I.MINI. les Instituteurs préfèr,ent des solutions d étaillées et cDmplètes Ù la simple liste des reponses portant les num,éros correspondants des ex-ercÏces et des problèmes. I~l est é.vident .que dans le prem'Ïer cas, le prix , d e r evient du
r ~cueIl seraIt senSIblement plus élevé IÙ ,c ause d es frais d'impres-
SlOn et d es. é'c rÏ'tures qu e d evraient fournir ,c eux qui seront chargés des solutions. Bon ~lOmbre 'de manuels d 'arithmétique ont .s implement ,à leurs dernIères pages la liste des réponses finale s. INDUS ignorons si pour le Manuel de cOfl1ptabilité de M. L. Delaloye , . il existe un recueil de r épons es. Si ce n 'est pas le cas, on pourraIt s'en occuper par la Inè m e occasion , el fair e paraître dans le m!ê me recueil les solutions des questions d 'arithmétique et d e comptabilité. . Derni~re idée : le Inanu~l d e cakul oral en projet ,e t le recueIl de reponses dont on VIent de parler n e pourraient-Hs pas former le mêm e volume?
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C hronique de l'Union Responsabilité civile Nous avons , aujourd'hui , dans notre chronique, l'agréable mis sion d'annoncer là tous les membres de l'Uniorr du P. E . V. qu:ils sont couverts, dès le 1er février 1933 contre Il es risques de leur responsabilité ,civile professionnelle. iLe 'c ontrat a ,é té pass é avec (, La \Vinterthour » . ICette 'compagnie, tout en offrant les CDndition s les plus aViantageuses, présente, relativenlent là ses engagem ents, toutes les garanties désirables. Nous d evons à son représenta nt en Valais, ainsi qu';ir la direction générale, nos 1neilleurs Ten1 erciem ents. L es sociétés concurrentes , qui nous ont fait des offr es, ont droit elles aussi là notre r econnaissance. lLa 'c onfiance que toutes ont témoignée à notre corporation est en effet extrêmement f.lalteuse. Nous regrettons seulffinent de ne pouvoir leur témoigner notre sla tisfaction autrement que par de bonnes paroles. L e oontrat a été stipulé pour une durée de cinq ans. Il assure lous les adhérents de l'Union du IP. E. sans exception ainsi que d 'autres I11elnbres du corps enseignant qui sans faire padie d e l' Union adhéreraient c ependant là sa caisse de sècoul's, tels que: instituteurs , institutrices, 111aÎtresses d 'ouvl"age, 'll1oniteurs de gynînastique, 111aîtres des cours complémentaires, ainsi qlie professeurs. Le n1aximum ode garantie par personne blessée s"élève ;à 10,0'0'0 fr. , il nlonte à 30,000 fI'. pour un événelnent atteignant plus ieurs p ersonn es et 50000 fI'. pour des dégâts matériels . L es conditions particulières spécifient que sont 'c ouverts: tous les ,c a s de responsabilité civile qu'un instituteur peut encourir en vertu d e la l'égi's lation suisse dans Il 'exercice de ses fonctions professionnelles. IL 'lassurance s'étend 'également ,à l'action récursoire qu e l'Etat et la com'm une peuvent exercer contre l'instHuteur. 'Voici 'q uelques exenlples d e càs d e responsabilité civile que l'A ssurance 'c ouvre : a ) Lorsque par suite -de punitions d es élèves sont blessés ou leur santé counpromise.
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b) Lorsque, au cours d'expériences, de prOlnenades, d'c.'cur:sions ou d"exerdees ·cre gynlnastique : jeux, bains et natation, luge, skis, fêtes scolaires, de soirées, visites d'établissement, de r écr éalions , de retenues après l" École, des élèves sont vidimes d aücidpnts imputés à des cljspositions malheureuses, erronées ou in suffisantes de l'instituteur ou à un manque de surveil1ance ou de ,c ontrôle de. sa part.
e) Lorsque, quelles q~e SOi~I1t tes ,c irconstances, les élèves s sentant insuffisamment surveillés se font du Inal entre eux . se blessent eux-m'ê mes, ou blessent des tiers avec des pierres, des boules de neige, des plullles, des arnles, etc. Dès qu'une demande en indeIl1nité 'e st adressée ù un assur'é, le cas doit être soumis au plus tôt à la 'C0111pagnie qui tra itent el1e-même avec le plaignant. . . Les· membres de l'Union déjà assurés en responsabilité civile professionnelle par eux-Illèmes ou par la COnl111Une dans laquelle jls enseignent, peuven t être dispensés de l'obligation ,de lI a présente assul'Ià nce s'ils en font la demande écrite. 'L a prime se monte à fI'. 1.4,0 par nlcmbre. Elle sera compdse dans la cotisation de ;3 fI'. Notre eai's se aura donc à effectuer un versement global annuel de 350 fI'. Nous éprouverions certain<=,ment une sorte de frisson 18 cette pensée si nous n'avions l'espoir d'un rendement plus important des ressources de notre associalion. Que les ll1embres de l'U. IP. E. nous tendent la perche, c'est si. f,acile. Exigez dans vos classes les cahiers U. P. E . .A;menez-nous de nouveaux adhérents, et que Il es favorisés de la fortune contrihuent par des VerSeIllents volontaires ù la florissante santé c1'c nolre entreprise. N. B. IL'Assurance R. C. ne couvre pas cependant les demandes en indemnité inférieures ~l dix francs. ~I.
Langue maternelle Cours élémenta dre
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Les savants TEXTE A EXPLIQUER Pasteur guérit de la rage un :r,.etit Alsacien
~n jeune Alsacien de neuf ans : Joseph Meister, se rendait -à l école du village par un chenlin de traverse. Il fut assailli tout là coup par un chien furieux qui, se jetant.sur lui, le terrassa et lui fit de nOlubreuses et cruelles morsures. ln maçon qui travaillait à quelque di~ tance , aCCDUl'ut et , 'n matin ·de juillet 1885,
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frappant l'animal furieux avec une barre de fer, rohlig~~ à lâch.er prise. Il releva l'enfant cOl~vert <:le sang ~t .d e ~>a:Te. A 1 a~to~sIe , le chien fut reconnu enrage. Le Jeune MeI'Ste~' et~'lt menao~ ,d une mort- affreuse et presque inévitable. Un m~de~m du v01sInage, a yant entendu parler des expé.riences de vaccIn.atlOr: contre la ~age t~ntées sur des chiens par M. Pasteur, conseIlla fa ~me .M elster d'accompagner son iïls à Paris. - Quand Pasteur VI} cet enfa,n!, dont le corp' était couvert de blessures d '.u ne 'e xtreme gravIt~, '1rande fut son énlotion. Il n'osait tenter sur l'hOInnle les, expe~iences qui lui avaient donné de si bons r.ésultats :sur les a~llnaux. Ses disciples levèrent ses s'c rupules , D es 1l10culabons de VIrus fuTcnt pratiquées du 7 au 1() juin,et. PeJ?dant ~e .,temps , Pasteur était en proie aux plus vives angOIsses ;, I~ ;royaIt a,urant son s?mJueil .J oseph ~VIeister étouffant de rage, .egIte des ,CrIS~S convu~slves crune douloureuse agonie. l.Mais le traltelnent reussJt, et le Jeune vaccin é retourna en Alsace, guéri de ses blessures . A. Jacquemard. EXE'RCICE DE LANIGAGE
A. Qu'arriva -t-il au jeune Joseph Meister ? - Q~ü vi~t ~ son secours? - ' ID e quoi était-il nlenacé, puisque le c~llen 'etaI~ en.raO'~ '? _ . Qui conseilla là IMnle ~tfeister de conchure son fIls a Pa~'is ') - Pourquoi? - Qu'avait découvert le grand savant Pas,leur .! etc.
B. Fair e cau.s er les enfants sur les cOlulnodités que nous ~ apportées l'électricité. '~ompa,r~l' ?cla,i~'ag~ él.ectrique. à. l'é?lalrag~ au pétrole (Proprete, superIonte d eclalrage, multiplIc~tlOn. des lamp es dans tous les locaux d"ha~)it~tion). Le :mo~eu:r eleC~rIqu~_ plus rapide que la roue du n1.ouh~ ,a eau, touJO?~ s a la dISPOS~ tion, quelle que soit la saison. Le t.elegraphe, le teleph?~e , la T. S~ F., qui nous permettent d 'êtr e touJours comnle aux cotes de ceux que nous aÏlnons .
!
VOCkBULAIRE
a) Les naIns. - Le savant, . le lab.oratoire, les recherches , les expüiences , les décüuvertes , les ll1ven'hons, la vapeur. IL a Ioc0l!?'0 tive, l'autOll1ohile, l'avion , le télégrap'h e, le téléphone, la lumIeI~e électrique, le gaz d ',éclairage, le microscope la lunette as.tronomlque , le vaccin, les remèdes. b) Les adjectifs. - 'La locomotive ~norme}. Inzi~sar:t.e} trépidante ; l'autom.obile légère} élégante ; l'avlO~l rapleZ,c} zn~lslble parli les nua D'es' la lumière électrique blanche} eblomssante; le 11 b " f.} Sa,LiVez.,ll': U gaz d'éclairage asphy;~icmt. ILe va~cin pl'eventz . ~~ ob servation longue} patlente} attentlVe; un labO! ~tOIre sCI~nhfIque. bien outillé; une balance précise; un thenuometre senszble }: une loup e grossissante. Une découverte importante} étonnante} l.ltric,
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c) Les verbes. - ,Les savants étudient, observent les corps, font des expériences, découvrent les for-ces de la nature, s'illustrent par leurs découvertes. ,Ces découvertes permettent d'inventer des machines nouvelles, de fabl'iquer des produits utiles, de nous. préserver des maladies , de nous en guérir. ORTHOGRAPHE Dictée -
Past,e ur à l'école primaire
Questions. - 1. IMettez un e croix sous les verbes de la di,c tée. 2.' A quel temps est le verbe apprenait? ILe conjuguer au futur . 3. Ecrivez quatre lignes ,s ur Pasteur. Dictée -
Jean-Henri Fabre
Il était une fois un petit paysan, très pauvre, très courageux et très raisonnable, qui gardait les ,c anards quand il n'allait pas à l'école. Il passa ses prenlières années chez sa grand-1nère. A six ans, vêtu de sa petite robe de bure, il tombait en adlniration devant les scarabées. E. Maynial,
Questions. - 1. M,e ttez une croix sous les verbes . - 2. Citez des scarabées. Pourquoi Fabre adn1Ïre-t-illes 's carabées. - 3. Conjuguer aller cl. [',é cole au futur {delllain c'est vendredi, j'irai à l'école), au passé composé à la form e négative '(hier, c'était congé, je ne suis pas allé ,à l'école). Dictée -
L'im,p rimerie
Questions. - 1. Mettez une croix sous les verbes. - 2. Expliquez : manuscrit, parchelnin. - 3. Pourquoi n e lisait-on presque pas avant l'invention de l'impriInerie ? EXERCICE nD FRANÇAIS 1. Dites comment sont les aniJnaux suivants,'
La pie ... -ILe tigre ... - ·L 'âne ... Le chat... - L'abeille ...
2. Dites ce que font les personnes suivantes,' L'instituteur ... - ILe menuisier ... - L'écolier ... - L'avocat... - Le vigneron ... - Le lnalade ... - Le soldat... - lL 'officier ... Le navigateur ... - Le paress·e ux. '
3. Dites ce que font les animm.l x suivants,' Le serpent." - IL e porc... - ILe cheval... L'âne ... - La br·e bis ... - L'abeille.
,La poule... -
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,Mots à enlployer : siffle, hennit, brait, miaule, ·grogne, aboi e bourdonne, bêle, pépie, caquète.
4. Dites ce que font les animaux suivants,' ILa pie ... - Le corbeau ... - Le lion ... - Le renard ... pigeon ... - 'La grenouille ... - ILe ·b œuf... - ILa couveuse ... rossignol... - L 'hirondelle .. .
Le Le
Mots là employer: jacasse, glapit, beugle, croasse, coasse, rou,c o ule, chante, rugit, glousse, gazouille.
5. DUes ce que font les choses suivantes,' L 'eau ... - 'La plante ... chenlinée ... - La !Cloche ... terre ... - L 'aiguille ...
Le couteau ... - ,Le soleil ... .Le vin... La violette ... -
La La
'NIots là employer: coule, brille, pousse, tourne, coupe, pique , :so nn e, enivre, embaUlue fume.
Cours moyen et supérieur
'C'est une des plus grandes découvertes de l'hunlanité. Il fallait beaucoup de telnps pour écrire un manuscrit sur parchemin ou sur papier. Les livres étaient rares, et si chers que les riche·s seuls pouvaient s'en procurer; aussi, on ne lisait presque pas. Vers 14·50, -Gutenberg trouva le moyen de faire des livres très vite et en très grand nombre. Aussi un livre qui valait 500 francs ne coûta ~ientôt plüs que 3 francs. ,Ce fut un très grand progrès, car les lIvres se répandirent et chacun put s'instruire. E. Devinat.
IL e chien ... Le renar,d ... -
'Mots là elnployer: fidèle, hypocrite, bavarde, douce, sobre, cruel, laborieuse.
Müts à employer: instruit, plaide, étudie, rabote, vendange, navigue, cOlnmande , obéit, s'ennuie, souffre.
Pasteur apprenait 'à lire. Il avait même l'ambition, lui, le plus petit, de devenir moniteur. Il y parvint par son application et ne fut pas peu fier de ce titre. ,Ainsi, à cet âge déjà, il se distingua de ses calnarades. -
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La brebis ...
Le Progrès Bienfaiteurs de l'humanité
.J e voudrais pouvoir nommer ,t ous les bienfaiteurs de l'humanité, mais la liste e n serait trop longue. Il faudrait 'l10nlmer Gutenberg, l'inventeur de l'ünprimerie ql:li a chassé de la terre l'ignorance; 'Christophe ,Colonlb, qui révéla l'existence du Nouveau 1\10nde; Papin, Fulton et Stephenson, 'q ui ont nlis là notre service la for·c·e d e la vapeur; Franklin 'et Dav) , qui nous ont garantis de la foudr e et du grisou; 'Parmentier, sans qui nous ne mangerions peut-être pas encore de pommes de t erre; Jenner, qui arI,êta par la vaücine les ravages de la variole; DOlnbasle, qui a perfectionné la charrue; Fresnel, qui nous a donné les phares; Lebon, -à qui nous devons le gaz d'éclairage; ,Ja'c quard, qui inventa le Hl·étier à tisser ; Anlpère et Arago, dont les ,t ravaux ont pernlis d 'utiliser la force de l'électricité; iLavoisier et Berthelot,
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les fondateurs de la chan1ie; 'P asteur, qui a consacré sa VJ e à l'étude des lnicrobes ; le Ur Roux, qui a trouvé le vaccin cre la diphtérie; Branly, l'inventeul: de la T. S. F. ; et cOlllbien d'autres encore. . Faites trouver la biographie de : Gutenb erg (Allemand) 139ï à 1468. - Ch. Colomb ('Génois) , 1451-1506. Denis Papin (Francais), 1647-1714. - Fulton (Anléricain) , 17H5-1815. - Stephenson (,A nglais) " 1781-1848. - Franklin (Allléricain). 17Ü'() .1 1790. - Davy ('Anglais), 1778-1,829. - Parmentier ('FrançaisL: 1737 -1813. - Jenner (Anglais), 1749-1823. - Fresnel (.Français) .. 1788-1827. - Lebon (Français). 17'()9-1804. - Jacquard (Français) , 17f)2-1834. A111père (Français) , 1775-1836. Arago (Français), 178(1-1-853. - Lavoisir (Français) , 174:3-1794. - Berthelot (,Français), 1827 -1907. - Pasteur (França'is), 1822-1·895 . Roux (Français) 1853. - Branly (Français) , 1840. VOCABULAIRE
Les études ·de;; savants sur la vapeur , les gaz , l'électricité on l permis de créer des moyens rapides de conullunication entre le:) hon11nes : télégraphie, téléphonie, télégraphie sallS fil , llloyens rapides ,de locomotion (locomotives n10trices électriques, n10teurs 'Ù explosion pour l'automobile, l'avion). Les théories de Pasteur et de ses élèves sur les microbes ont permis de lnultiplier les vaccins et les sérums, de combaUre l'infectioll des plaies et , par suite, de pennettre aux chi rurgi ens de tenter des opérations 10 1lgues e t difficiles. ORTHOGRAPHE Dictée - Bernard Palissy
{Pendant des années, Palissy travaiIla sans réussir. Nuit et jour, il surveillai,t son four, ,s 'exposant là la chaleur et au froid et supportant sans rien dire les -railleries de ses compatriotes . Un jour que le bois lui lllanquait, il brüla les palissades -de son jardin, ses derniers lneubles et le parquet de la u1ais'Ün. Après vingt années d'efforts, il parvint à faire de magnifiques plats -éInaillés. Br euil.
Questions. - 1. Relever les pronoms du texte, indiquer leur' na'ture. 2. Donner des synonymes de l'ainerie (m.oquerie, quolibet). 3. Quelle différence faites-vous entre compatriote et concitouen. 4. D'après le texte, de quelles qualités Bernard Palissy fit-il preuve? EXERCICE DE FRANÇAIS 1. Ecrivez au pluriel les parties mises en italique dans lesphrClses suivantes et soulignez les pronolns.
Voici un pauvre, je lui ferai l'aumône. - Lui as-tu dit -tout ce que tH savais de cette affaire? - IC'est moi qui l'accOInpagner(Li .
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- Est-ce toi qui lui as écrit ? - L'égoïste ne pens.e qu'à soi ... ,Si un ,camarade te demande un service, rends-le lui avec plaisir. Prends ce livre et don.ne~le Inoi. - Il lui parlait tout bas. - De toutes ces in1ages, quelles est celle il laquelle tu donnes la préféTence? - On lui a rec01.l1n1ande d'arriver à l'heure. - Cet élève ' je ïe crois travailleur. - T ' a-t-il indiqué ce qui lu{ ,manquait 1 - Ta leçon, la sais-tu ? - Fois à autrui ce que tu voudrais bien ·qu·on te fit à toi-InêJne. COMPOSITION FRANÇAISE
Sujets proposés.
1. Quelle est l' invention récente qui vous intéresse le plus? Donnez les faisons de votre préférence.
Indication. - a) Quelques .inventions r écentes que vous connaissez: avion, autonlobile, téléphone, ra:dio--cliffusion, cinén1atographe applicatiolls diverses de l'électricité, découvertes médicales. e tc. La transfol'lllation rapide du n10nde llloderne.
b) ,Ce qui ln'intéresse le plus parmi toutes ·ces nouveautés. :M otifs de n1a pr·éférence. ·Charnle apporté dans r exiSotence, caractère 'lllerveilleux, im.portance pour la 'c arrière que j'ai choisie, etc. (Précisez le plus possible ces motifs.) c) Une journée qui a été décisive pour fixer cette préférence: "isite d un èhan1p d'aviation, d une usin e nloderne, soirée de T. S. F. , etc. (Donnez des précisions sur ce qui vous a plu ou émer'Veillé.) cl) Conclusion. La rapidit,~ du progrès: l'époque extraordinaire où nous vivons. 2. Pasteur.
Plan. 1. ISon ongme. - 2. Ses études. - 3. Pasteur professeur de l'Universi,té. - 4. Les recherches de Pasteur. - 5. Caractère de Pasteur. - 6. Sa mort. - 7. La postérité reconnaissante. S·ujet traité.
Essayez de définir l'expression « grand homme ». La Suisse -a-t-elle eu ses grands honlInes ? ,Citez les principaux. Pourquoi .devons-nous les honorer et conllnent pouvons-nous le faiTe?
Les problèmes à l'école pri.m aire La question des pro'b lème.s a été fréquemment débattue clans les conférenc·e s et ] es revues pédagogiques. Des opinions di'v erses se solit .affrontées à ce sUijet; les adversaires en présen'ce ont ,so ute.nu leur manière de voir à l'aide d'arguments des plus convaincants Ils ont tou:t efois fini par reconnaître que l es problèmes ne doivent pas être. cueil-
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lis au ha.sarcl clan s l e,s manuels, qu'ils doivent r ev:êtir certaines qualités et donner h eu là des exercices d 'invention et de tr.ansformation aux,quels -les élèves prendront une part très active, que leur résoluUon doit proscrire, autant que poss,i,ble, le méca,n is'm e et la routin e et ôtre conduite d 'une façon intelligente et raisonnée. E ssayon s là notr e 'tour d e projete,r ,quelqu e lumière SUl' ce point si impor ta nt du programme primaire. Les prOblèmes constituent l' a1:J plication cOin crète des l'È'gle\'::i d e calcul, cLont Hs font voir ~l'utilité incontes tabl e; ils montl' ent qu e la sci en ce (les nom\bres es,t intimement liée à nos j',ap ports cIe la vi e usuelle. []s d éveloppe.nt d'un e manière particulièremen t féconde :l es puissan ce,.., supérieures de 1ïntel1igence : le jugement, le .rai 'onnement et l'imagi na tion créatrice. Il s confirm ent certaines connaissances théorÏ!ques é\.CIquise,s clans l'étud e d e plusieurs branch es et pro curent a ux enfants une foule de rlÛlnnées u,W'es clans la vie; ils les préparent aux ré a lités de l'exils tence en le·s m ettant aux prises, dès le jeun e à:ge, avec les mill e difficulté s qu'ils pour,ront r encontrer plus tare1. N'a uront-ils, pns à trancher des difficultés. à dénou er d e,s situations délicates, là ch oisir un e carrière, là résoudr e c.les qu estions plus ou moins difficiles? ICe ,gont là d els 'pro'blèTnes autr'em ent import a ntl'3 Iqu e l es simpl e$ devoir ' scolaires. /\JjouLons enco.re que l es prob'lèm es p euv ent apporter un a ppui efficace rà l'éducation morale d e la jeun esse. Ri en il 'est s i ])rutal qu'un chiffre, a -t-on dit , mais ri en n'ouvre mi eux les J eux: 'SUI' los conséquences h eur e 'es d 'un e l~ onne h abitud e, s ur les :b ienfaits de l'épargne ct d e la prévoyance et J' emploi judicie'ux cl e's économi es réalisées,; l'i en n e fait ITI1i eux touoher du do ig t les s uites clésa,st l'e u ses de 1'intempérance, de la dissipation, de l'abus du tabac, de la satis.f.action des .besoins factices; rien n e démont.re mi'eux la dépréciation d'un a nimal victime de mauvais traitements, :l' a ugm entation les produits· chez celui qui est ei1tour é de so ins constants, le dommag e cau sé ·à l'a.g'l'iculture pal' la destruction d es p etits oisea ux et l eu rs nid s. N'oublions p as Iq u e l'aptitud e à résoudre les 'p robl èm es est sou vent considérée comme l'un des critériums essen ti els d 'une bonne instruction et qu e l es parents s Ïnté,re,ssent vivement à cette 'occup ation scolaire et se r éJjouisls e'nt d e la forc e et d es succ ès de leurs enfa nts dans Coe .g enre clE~ 't ravail. Mais pour produir e ces r ésultats pr eC leux , les problèmes doivent satis·fai.r e là certaine condition ' ,q u e nou s a1]ons pas 'el' rapidemen t en rev u e. Hs sont en rapport avec l'étud e d e l'arithmétique', ,qu'il s suivent pas à pas sans ja mais la dévancer; ils n e l' enf ermen t que des données numériJques et n 'e xigen t qu e d es combinaisons d·e nombres qui ont été enseignées. Ils sont là la portée de l' élève et choisis da,ns sa s'phère d'acüvité; ils se préoccupent des usages locaux, des calculs que les jeunes g ens devront effectuer plus tard. Mis en présence de ,questionsqu'jl voit
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surgir cl am; son entoura ge, l' enfant. t l'o uv,e plus cl'attl'a,it dans le tl'avaU proposé, il .Y prète un e attention plus soutenue et en retirer un plus grand profit. Au lieu d 'être prises au has al'd, l es données en sont 'r éelles, exactes ou du moins vr.aisemblables, en l'a pport avec le cours du ,jour, les c.hHf.res de production et de rendement. ,Les err'eur,s auraient pour résultat inévitable de faus ser -l'es'prit des enfants. Ceux-ci seront invités à prendre ,s ur ce point de,s informations auprès de leurs p arents, de leurs voisin s, des gens d e métier . .Nou s ne croyons pas toute'f ois lqu'il faille pousse]' l e scrupul e jus qu 'là modifi er ).es données des manuels qui dérogeraien t qu ekru e p eu rà cett e règle; il suf,fit de faire remarquer aux élèv esq u' cll e's n e ca drent pa s avec la réalité; ce qui importe surtout ici, c'est l' excr cice du rai sonne'm ent. Il convient d e r ejete l' les nombre;:; ex igea nt de trop lon g ues opéra.tions, .q ui constitu ent un e be.sogn e fastidieu se ct distraient l es en fants du travail esse nti el. L es 'pièces de, dl'ap de 130 m. de 'longu eur ne sont pas com mun es dans les fa:b.l'iques; un champ de 12 6 m. 52 d e longueur a vrai,s e ml)l.abl em ent ·été 'm esuré pa]' un ar'p ent'eul' scrupuleux ou un propriétaire terrien d'une avarice s ordid e. 1
ILes c10nn ées numériiqu e.s seron t souven t choisies, de mlEmière à se prête l' a u ca l cul m ental et 'à permettre l' emploi de procédés abr éviatifs et ru 'age des compléments ar ithmétiqu es. Il importe enCOl"e que les co mbinais ons dc nombres a'm èn ent, a utan t que possible, de.s ]' és ultat~· définitifs exact.'; le co n trair e déroute ordinairement les enfants. L es pro!b'lèm es seron t con çu s d e façon à pl'ovo,C[u e'l' la r éflexion et le r a isonn em e,n t. Tl'op facile s, ils dispen:'ent l'élèv e d e tout effort intellectuel ct le disposent rà l a 'p ar esse. S'jls sont trop difficil es, ils ne peuvent qu e le d éc ourager, l e fa ire clouter de lui -mêm e 'et peut-lêtl'e le dégoûter de l' étud e, Un e qualité importante des problèmes est la gra duation, qui s 'adapte à l' évolu tion lente et r éguli è.re ,d es facult és de l'esprit mises en jeu pal' la science du calcul. Hs portent en premier lieu SUl' des objets ,que l' enf an t p eut manier ou sur de's choses ,qui l'entourent, puis succe.s,sivement S Ul' des mati èr es de plu s en plus é:loign ées. Les ,p remiers problèmes so nt s,i mpIes, rà un e seule o'pération, puis ils de.vi enn ent co mplex es et la solut ion exig e d eu x! et plusieUl's opérations. On s'attach e à l es g roup eT, là l e' relier de manière à. sulbstituer auxl notions particulières de résolu tion des idé es générales, claires et 'olides, ,qui fortifien t les aptitudes et la confiance. Prenon s, pal' exe'mp'le, les applications à l' étud e des surfa ces. Nous faisons calcul e l' l'ét endu e d e div ers objets que les enfants ont sous la main: ardoise, feuille de papier, carreau de fel1lêtre, tableau noir, p1anchel' de la. ,g,alle. "Nous les invitons ensuite à évaluer' d es ·aires qui tombent sou' la vue: toitures, Jaçades de maison s, jardins; enfin nous leur soumettons des questions à données hypo th étiques. Après
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ces problèmes simples, nous en choisissons d'autres plus compliqués: a) recherche du prix d'un plancher, d 'un jardin, les dimensions et le prix unitaire étant connus; lb) détermination de la valeur d'une récolte d'avoine, d'.après le.s dimension.s du teJ.'rain, la production par Ha et le prix du quintal. Les problèmes sont encore, dans la mjesure du possible" saisonniers: c'est au printemps et en ,automne qu'Hs se ra.pportent ·aux engrais ,et aux semences ; la vente des produits de 1a culture fournit une mine à exploiter, surtout là l'arriè.re.s,aison; la' conservation de certaines provisions, œufs , beurre... donne la 'm atière d'exercices intéressants à résoudre lorsque ces denrées se 'Vendent au plus bas 'p rix. Qua-l1lt ,à 'la forme, l'énoncé sera cOJ.'rect clair et précis, ne renfermant ni équivoque ni termes nouveaux exigeant de longues explications; il ser,a concis, sa.ns détails inutiles, La proposition renfel~mant l'inconnue est formulée à la fin du tex!te, mais reste toujours "suffisamment nette et apparente. Au début, les données se présentent le plus souvent dans l'ordro des combinaisons qui mèneùL là la solution; dans la suite, leur di position s e prête là plus de variations. Faut-il réunir les problèmes en séries groupées d'après un type dont 1a solution modèle est donnée? Hippocrate eUt oui, ma.is Galien répond négativement, ILe premier estime que le procédé iso le et gradue les difficultés en facilitant le rôle de l'élève. il e second trouve ,que cette façon d'agir mécanise l 'enseignement en faisant de c'e travail un exercice de pure .m émoire plutôt ,qu'un appe l au rai,s onnement, POUl' notre part, nous sommes d'avis que la vé,r ité se -trouve entre ces deux extl'êmes. Un certain nombre de proJJlèmes simples du m-ême type sont nécessaires pour marquer vivement dans l'esprit des, élèv es quekIue·s vérités générales servant de base là :l a -so lution de la plupart 'des problèmes:
a) Parlage i negal el'Lm si ours personnes;
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somme, d 'un (ol'rain entre deux ou plu-
b) c1ou'b le hYPObhè 'e: quelqu'un a achet.é une premièro fois Hi m. de toile et 7 m. do dr.ap pour ... et une deuxiè'm e fois 8 m, de toile et 12 ffi. de drap pour ... ; prix de cha'que unité? c) Application de la méthode do réduction à l'unité aux objets :::luiv.ants : ,règle de trois, .gain el perte en p . C., intérêt escompte .. , Pour ces questions, nous ne nous h01'nons pas à cc seul 'procédé de résolution; nous aurons l'occasion (l'on signa l er l' aut r o,..; ph.!\') rapides et Russi efficaces, 11 importe que, cl an~' ce point, du pr'o'gmmme, l'élève 'oit mis en possession d'une bonne méthode cie Il'av,ail qui 10 dispose à réfléchil' et, là trouvel' J'apiden1]ent. FauLe de cet instrument, Hlit l'énoncé, le plus souv ent d'uno manière superficielle, effect u e des opérations qu'il ne larde pas à ]'üffer, pour en exécuter cl',autres qui subissent le mèmo ~o]'i. 11 lève les yeux au plafond, évoque ,s es souvenir pour se rappeler . tel 'problèmo ,à pou près semblable résolu antérie ur ement. Les élèves les p'l us intelli o'ents al'l'ivent péniblement au l'ésuitat, mais le plus 01'and nom'b1"e restent là mi-chemin ou n'alb outissent qu'à un o réponse rnexacte. Au dél Ht surtout, il faut donc aider l'enfant, le mettre SUl' la route à. ,s uivl'e. C'est J' anal yse qui lui fournit cette idée directrice. Analysel' un Il'oblèmo, c'est en distingue./' net tement les différentes partie' avec l'inconnue et rechercher le lien qui les unit ontre ell es; c'esL le cléc·omposel' e·n problèmes .simpl es en partant de l a réponse, à trouvel' et en ]'epl'enant les données de proche en proche, arrêter les diversos com,b inai,so ns qui fournissen t tous les élé,m ents d e la solution: l.a dernière combinai.son tro "uvée renfel'lTIie généralement. des données 11 um ériques , le }JL'oblème fmi\ ant. ,Calcul ez la valeul' de J'avoine récoltée champ rectangulaire c1e 2'5U m, de .longueur eL 64 m . de· large, que l'Ha produit 2000 k gs d e gra ines qu 'on peut '\ enclrc à Iquintal.
a) ILe 'p.rix de plusieurs unités égale le prix d'une unité multiplié pal' le nombre (abstrait) des unités , ~J) ,L e prix d'une unité égale l e prix total divisé 'p ar l e nombro d'unités.
Soit un sacha nt 15 fI'. I·e
c) Le prix de revient comprend le prix crachat, les taxes, les frais de transport, de manutention. +, le gain. d) Le prix de vente ·est égal au prix de revion t - la perte - le gain. e) Le prit de revient est égal au prix de vent.e +. la peJ.'te f) Le gain est égal au prix de vente - le prix~ de revient. g) La perte est égal e ·au prix de revient - le prix de v·ente. 11) Le économies d'une famille sont égal es aux res's ources - les dépenses, etc.
Une lecture len te et attentive de l'énoncé apprend a.ux élèves: a) ,que l'i,n connu o est. la valeur totale de la récolte; 'b) quo l'on conna.ît les dimensions du terrain, la production pal' Ha et le prixJ du quintal d'avoine, IDes questions bien enchaînées amènent ces réponses: la J'éco1te vaut autant de foi s le prix d un quintal (1-5 fr.) qu'eUe pès'e de quintaux. 'L e poid.s -de l'avoin e est autant de fois 20'Ü0 k g. ,que le champ mesure d 'Ha. Le nombre cl'Ha est déterminé par la superficie du ,champ qu'on abtient par le produit des deux ,di.mension ..
Il est d'ailleurs un certain nombre de 'problèmes ,qui ne se prêtent guère là la solution analytique et pour lesquels ont doit bien recourir au ffi-odèle-type.
(18n:-,;
Au tableau: Valeur r éco lt e: 15 fI', X nombre de Quintaux. Poids récolte: 2-000 kg. X nombre d 'Ha. Superficie champ: 250 m2 X 64 (à transformer en Ha).
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Nous sommje·s parti,s de la question essentielle résolue da,ns un e ,f ormule ,g énérale pour en dégagel' succes.sivement les autres incoJ.1nues là contbiner avec les données fournies par 'l 'énoncé et ,arriver là la première opération là effectuer au moyen de nombres connus, ·L a solution suit dans l'ordre inverse de l'analyse. Surface du ohamp : 1250 m2 X .64
=
16000 m2 ou 1 Ha 16,
Poids cle la. récolte: 200.0 kg, X 1,6 = 3200 k g, ou ·32 quinta.ux, V,aleur
»
15 fI'. X 32
=
480 .fI'.
On pourrai,t fair e formuler chacun des 3 problèmes s impl es .q u e comporte le travail complet.
2me exemple. - Un ouvrier a,justeur gagne 10 fl·.ancs .par jour de travail ·(300 dan.s l'année). IS on fils, employé dans les Ibureaux d e l'usine, r eç oi t 150 fI'. d'appointements mensuels, La famlil'le dépense en müy enn e '5 fI'. p ar jour pour sa ,no urriture , 70 fI'. pour le loyer de la. maison et 18 ,fI'. par semaine pour a utres frais. Com'bi'en peutelle économise]' a u bou t de l'année? Analyse . ,Les économies -de la famille sont ·éga.les là ses res·sources annuelles diminuées de ses dépenses. Les ressources comprennent le salaire du père + l e.s appointements du fil. Les. dé,p enses sont réparties en 3 ca tégo.r ies : appointements du fils 1r50 fI', X 12 .annuelle~ 1total.. s·a laire du père 10 fI', X 300
fRessources Economies
~ ID éPenses ann u ell es
l
pOUl' nourriture : ;) fI', X 36'5 pour loy er: 70 fI'. X 12 diverses : 1,8 fI'. X 5f.Z total...
L'analyse du problème peut lêtre disposée sous forme de tableau .synoptique ou de toute a utre manière. ICe détail nous par.aH -de minime importance: le lniod e de présentation dépend de la composition du problème et de l'enohaînement des opérations; on choisit celui qui s'adapte le mieux là la ,question et qui sembl e le plus s i ffil)le et le plus suggestif. POUl' certain ' problèmes, les élèves effectuent 1e·s opéra tions .séance tenante et, par application, on modifie l es données du mod èle proposé. Four d'a,utr,es, les calculs sont simplement indiqués et parfoi,s m-êm e on n 'écrit ,que les termes ·désignant le but de c'h aque combinaisün. L e plus ou 'm oins de détaj},s est la consélquence de divers .facteurs: but visé p.ar la leçon, forc e cles élèves temps dont on dispose, etc. D'aucuns trouveront peut-ètre cette m éthod e un peu longue au dé!but, mais e'll e gagne en ra:pidité au fur et à m;esur·e .q u'on la pratique. D'ailleur.s, le Lemps 'qu'e1le n écessite est du temps bien e'm ployé.
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Elle force l 'éJèv e à réfléchir, à raisonner; elle lui fournit un point de départ précie, lui épargne les tâtonnements et lui fait acquérü' une h apitud e précieuse, -d 'une utilité constante dans la vie. Il ·est bien entendu que nous n 'exigeons pas l'analyse détaillée écrite de tous l e8 pro!blèmes ; il faut laisser les .élèves aux prises avec l'effort et le,s exercer au travail personnel. ISi, pour le·5 questions' d'un nouveau genre, il convient de ,s uivre intégralement la voie que nous avons t-racée, on peut souvent ,s e contenter d'une rapide analyse orale ,ou bi en s 'arrêter parfois là mi-chemin dans ce travail. Mais tou:iours les élèves procèdent menta'lement là la décom'positibn du problème ou, du moins, ils' s'appliquent ià mettre en pleü)e lumièr e le nŒud de la ,q ues,tion. Ainsi, l 'ernrbarras qu'ils éprouvaient au d ébut disparaît progres,s ivement et on ne les voit plus, lorsqu'on l eu]' donne -les dimension8 d'un terrain, par exemple, en calculer invariable~ent la superficie, tandis ~qu'ils devraient parfois en dé.termineT unLque'ment le périmètre. Nous avons encore rencontré cette regrettable erreur aux derni8'l's examens d'ém,ancipation; des élèves .se sont fourvoyés en cherchant la surface d'un j ardin, .alors qu'ils ava ient à trouver le coût du rejointage des murs de clôture, IL 'essentiel est ,que les élèves ne marchent pas là l'aventure et qu 'ils connai,ssent le but à atteindr e et la route ·à s uivre pour y arriver. Mais toujours 'on exi!gera au moins la résolution synthétique de la question et l'in:c1ica tion du point initia.l de l 'analyse. ,Exemple, - Un négociant a acheté 60 'm ètres' de toile à '4 fI'. -0 l e mètre; il a payé 2% de taxe de trar}smiss-ion et5 fI', 60 pour frais cl e port et ·a ut res , Il en a revendu les 2/" ,à 7. 75 le m. et le ;re·ste là 8 fI'. 25. ,Calculez son ·b énéfi ce. ,Solution. Point initial de l'analyse: le :bénéfice est égal au prix cele vent·e - le prix de revient. Le prix d 'achat des ,60 m. est 4 fI'. 6'0 X '6- = ,270 fI'. Le montant cIe la taxe es.t 2 .fr. X 2,7 = 5 fI'. 40 . Le prix tota'l de revient est 270 fI'. + '5 fI'. 40 + 5 fI'. '60 = 1'81 fI'. La 1rc vente comporte les 2/f> de :60 m. = 24 et la 2e l e reste ou 316 m. Lc prix (le vente des 2:4 m, est 7' fI'. 7" X 2·4 = 186 fI'. Le prix de vente des 3:0 m. est 8 fI'. 2i5 X 3'ô = 297 fr. L·e prix de vente total est 1'80 fI'. + 2,97 fI'. = 4'83 fI', .L ebénéfice réalisé e·s t 4.083 fl'. - 270 fI'. = 213 fI'. Il sera ~ème utile, s urtout dans l es premières années d'études, de ifa ire produire pal' les élèves des raisonnements complets; tant de· per,s·onne.' se contenten t de jugements tout faits et répètent souvent des affirmations dont ell es n'aperçoivent pas l'e manqu " de justesse et qui ,n'aboutissent ,qu'à des conclusiol1f; erron ées.
Exemple: ,Comme 1 m. de toile coùte 4 fI'. 50, 6 mètres coûtent 4 fI', (:i = F2" fI'.
:50 X
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{ f
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Av ec 1 m. dc lal 'ge ct 23 m. d e lon g, la COUl' d e r éc ol e 111eSUI'C /;) Comme en e a 16 m . cl e large sa surf ace e.'t 25 m~ X 16 = ,1:0'0 ·m ;! .
m~ .
POUl' faire contra cter aux! enfants d es h abitudes d'ordr e, on ] '.' im itcr a à effectuer les op érations (calcul écrit) s ur le cot é g,ul ch e de la fetùll e, ,à écrire la s olution (r a is onn em en t) à droite et ,à numérot el' lC6 div er s calcul et le:::; parties du r ais onnem ent.
11 ,autr e exercice auque'l nou s attachons au ssi une g rand e import:111ce est la tran sformation d e ' probl èm es par le changem en t de ' ] a na tur e cl l'inconnu e.
Reprenons le 1er problèm e analysé plu s haut. 11'e tI-an.s fol'matioll. - L 'avoin e r écoltée dan s un ohamp l' ctan g ulair e d e 250 m. de ].oug ct 64 m. de targe a ét é v endu e 544 .fr. Qu el es t l e prix clf' vent e du (luinta,l,' si la production par H a . ei-lt (le 20-00 k g .
2e trans foJ'matiOll. On a ve ndu pOUl' 51:4 il'. l'avoin e r éc oH ' e cli1ns un champ r ectang ulair e de 250 m. ete lon g et 8,4 m. de larg e. Quel e.-,;t ]e J'ende'ment 'pal' Ha. s achant qu e l e ,quinta:t d 'avoine se v end 17 fI'. J o tran sformation . -
R eDherch e d'un e climens ion du t errain .
L'élèv e rompu là cet ex ercice finit par saisir rapidement l es
l'
la-
t ion s qui existent entl'e l es divel"ses données des questions , m~ m e les plu.' compliquées il apprend à travailler pal' lui-même et acqui er t un e
'aptituc1 e r emarquabl e clan.'3 la. résolution de s prohl ème·s .
L. B.
L'enseignement par le croquis rapide
*)
II. Les qualités essentielles psycho-pédagogiques d'un bon croquis rapide au tableau noir ont été indiquées dans notre dernier artiole. Tl doit être spontané, sinlple, s) nthétique, rapide, suggestif, 'à l'encontre du dessin au tableau noir , qui prétend à un e exécution plus poussée et suppose que le dessinateur aura le lelnp s de le « finir ». D 'ailleurs destiné parfois ù rester phisieU'l.'s jours au tableau aux fins d'utilisation en 'd'autres leçons, et exécuté en dehors des heures de .classe, le dessin au It ableau noir exige de la part du professeur un travail plus nlÏnutieux et plus exact. Dès 'l ors si le sujet en vaut la peine, nlÎeux vaut l'exécuter directement sur . papier en vue de sa conservation; nlais id nous entrons dans }e d01naine des planches didactiques dont 'l'exécution pourtant est là souhaiter. Si, au contraire, le dessin était n1is au tableau au cours des leçons, le procédé serait à déconseiller puisque le temps consacré à son exécution empié1erait sè'ieuselnent sur celui de la leçon *) Voir Ecole Primaire du 15 janvie·r.
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1l1ème. Au contraire, !par sa na.ture lnêlne le croquis rapide, naissant sous les yeux des élèves, exige un il11inÎlnum de telnps avec un lnaxiInum d'effet. .Il existe plusieurs procédés de travail au tahleau noir; ill n 'y en a qu'un qui donne entièrenlent satisfaction en tant que procédé dida:ctique : celui qui pennet d 'an'iver rapidemell't à un effet sponrtané et suggestif, le procédé linéaire. Avant d en indiquer techniquement l'exécution, nous nous pennettrons, cependant, pour être complet, d 'étudier les procédés que nous contdanlnons personnellement parce que exigeant un effor·t dispropontionné au résultat atteint. Ca'r , retenons-le bien, le croquis ne peut être qu'un accident dans la leçon et son rôle est avant tout d"éclairer, de faciliter la cc onlpréhension, de soulager l'atteI!rtion. Parlons . d ' abord du procédé connu sous le nom de « frottis ». Il s'exécute ·de plusieurs lnanières. IL 'instituteur froUe avec 'le dos de la craie blanche sur le tableau noh'. Avec une éponge 'légèr·elnent 'lllouiUée, ou simpleluent avec le pouce, on frotte 'légèrelluent sUI' le tableau presque blanc. Les blancs ainsi enlevé s créent des fon.n es noires sur fond blanc semblables à des O1nbres chinoises 1noins intenses. IB ien employé, ce procédé produit par·fois des résultaots artistiques. Nous avons ll1aintes fois ex,écuté de cette façon des pa) sages entiers devant nos élèves. C'est intéressant, c01nlnode et assez rapide; mais il y a de s'érieux inconvénients quant là la valeur pratique en tant que procédé didactique. Ce pTocédé n'esrt pas e,' péditif lnême quand il s'agit de construire des paysages; il est lin1ité dans ses effets , excluant forcén1ent tou tes fornles d'un e certaine exa'c titude. Une seconde !lnanière est ·de frotter la craie à pla1t pour représenter directelnent les lnasses. Les arbres, par ,e xmnple, se laissent traiter facilen1ellt et l effet est certain. Prooédé assez salissant toutefois pour que les ins,tituteurs ne soient pas portés à en user souvent; excellent procédé ·e n soi pour qui recher,c he ,l es effets esthétiques, et est doué 'des qualités indispensables où la carrière artistique; Inoyen rationnel suntout pour le dessin d'après nature dans les .classes supérieures , afin .de montrer devant toute la dasse la technique des ombres à mettre pour: nature Inorte, solides ornelnents d 'architecture. La majorité de nos ins,t ituteurs ne sauraient tirer parti -de ces nloyens ; nous le rejetons , pour envisager un prooédé plus facile ft acquérir et là appliquer. Les prelniers procédés sont excellents ·en eux-m'ê nles pour qui sait s'en servir, mais répondent mal aux exigences de spontanéité de r.a pidi,t é, de sincérité, de facilité ' du croquis didactique au rtableau noir. Car le croquis en soi n 'est pas chose essentielle; c'est sa valeur didactique qui prime. Aussi nous affimnons (et cela encouragera "ceux qui ne croient pas posséder beaucoup de qualités ,de des's inateur) que celui ·qui s'entraîne
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sérieusement aprive 'à des r·ésultats satisfaisants. 'Ünne rougit que l'on ne roud'apIOl11'b, sur-g it neanm'Olns au mOlnent opportun.
g~lère d'une mauvaise é·c riture au tableau noir i gl~se 'Pa~ davantage d'un croquis qui, Inanquant
Le seul procédé vraiment pratique est le 'Procédé linéaire. Ce qui compte au point de vue -didactique, c est l'exécution rapide et suggestive. On s'arrète dès que l'enfant a -c onlpris ; c'est pourquoi dans de nomrbreus-es leçons, il ne .faut pas toujours chercher à réaliser un ensen1lble, parce qu 'alors la spotanéité fait défaut en envisageanl 'trop spéciale111ent le T-é sultat. Nous aUllons U11 C'l'oquis jeté au rf:ableau au bon 1110lnent, sans détairls aocessoires. Les personnages s'exécutent sC'hématique1nent sans détails d'yeux ni de tête, Im ais seulement caul'pés dans le nlouvementcara'Ctéris,t ique. Evitons les personnages trop grands; une hauteur de vingt là trente centimètre suffit amplement. .~1ais cherdlo'n s là donner une sensation de vie. Ici nous entrons dans le domaine de la vilJ."tuosité , de l'effet , de l'a-c cent, dU: nl0t qui souligne, qui donne le ton et la note sensible. IŒ est extrè mement difficile de fair e saisir exactement la porMe -d e ces Inots, par-ce qu'il s'agit ici d 'une sensation nerveuse intérieure, qui fait 'qu 'un 'c roquis est terne ou vivant, 1110rne ou bondissant. -Conllnent savez-vous? C01nmenll faitesvous? IPourquoi l'à et pas ailleurs? delnandent nos é'lèves. Réponse plus déücateencore ù : pourquoi le peintre emploie-t-il telle ou telle ,couleur? pourquoi le seulpteur donne-t-il tel r elief? l'artiste telle expression? pourquoi tel dessinarteur appuie-t-il sur le ,c rayon à tel ou tel mOiment ? ·C'est un rien , mais un rien indispensable, par,ce qu'il rend le croquis vi'vant, sincère, plastique. Seule, la craie blanche au tableau noir l'obtient; deux valeurs séparées par une troisiènH~ obtenue en -diminuant la pression sur la craie. Nous conseillons .for.telnent .à nos élèves d 'appuyer çà et }là sur la craie, afin d'obtenir cette sensation de vie parce hlancplus intense. Ce n 'es,t rien, et c 'est tout dans un croquis. ,La fOTlne en 'elle-nTêrne reste d'effet visuel; rendue vivante, elle pénètre plus inrtÎlnement. Seul, le procédé linéaire ' est rapide , expéditif; d 'ailleurs la ,techniqll.e de la ,c raie elle-mênle s'y prête admirablelnent ; or, la craie blanche au tableau noir ou vert est ce qu 'il y a de plus économique. ,E t les craies de couleur? Elles n'ajoutent ·rien ù l'effet didactique ; elles channent davantage par les tonalités; donc question de r,é tine, moins ,d e didactique. Nous n 'en ,c ondrumnons pas l'en1Jploi, mais souvent nos instituteurs ne possèdent point de . craies de -couleur ou n'en ont que de Inauvaise qualité; c'est pourquoi il vaut n1Îeux connaître des procédés ,à la pOl"Me de tous. 'L a 'c raie dle-nl'ême pourtant doit répondre là Ic ertaines exigences techniques: Ï'l faut une craie qui s'écrase fa,c ilement, sou-
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pIe, sans impuretés , de forme conique. Le rtableau noir doH être de préférence et en bois. \Mais tout ceci n'est qu'accessoire. Il y a pourtant encore la façon de tenir la cTaie. 'P our travailler avec sltreté il faut que la 'm ain appui'e 1égèrenlent avec le dos des doigts au ta,bleau et glisse en se déplaçant; on dessine le bras étendu presque entièrement et non avec l'avant-bras seul. On dessine -les droites d'un seul mouvenlent, sans arrH, m'ê me quand il s'agit de vertica'les; l'entraînement évite très tôt les tTaits hésitants du débutaBit. N'oublions pas de t-e nir la craie très légèrement sans ,a ppuyer. Prof. A. ID. ~nat
Soiences Un batracien: la grenouille.
Matériel: Grenouille vivante et , si possible, dans un aquarium les diverses phases de la Inétamorphose. Gravures: squelette de la grenouiHe ; diifféren'ts représentants de la classe des batra'ciens. J. Décrivons [a grenouille. Couleur vert d 'eau, avec des . taehes noires et trois lignes jaunes sur le dos. Cette teinte protège la grenouille contre ses ennemis la cigogne, les rapa-ces, le brochet; elle la rend invisihle dans l'herbe au bord des marais. La teinte plus daire du ventre n 'est pas visible aux ennemis. Peau nue et humide, sans écailles, couverte d 'une couche gluante , qui empêche le grenouille de se dessécher au soleil, Ce serait sa Inort ; car elle ne boit janlais d 'eau; elle l'absorbe par la peau. Corps tl'oid au toucher; -c omme les reptiles et les poissons, la gr·enouille est à température variable ; ,c 'est la raison pour laquelle elle peut se passer d 'un vêtement de poils ou de plumes. Nous en concluons que la respiration et la -c irculation doivent être 'l entes et faibles . Respiration: Des poumons existent; Inais ils sont plus sim- pIes que les nôtres, non pas spongieux , lnais vides intérieurelnent comIlle la vessie de poisson; seule leur paroi est sillonnée de quelques vaisseaux sanguins. Squelette: 'P as de 'c ôtes; donc pas de cage thora-cique fer- · nlée. Quel est le rôle de cette dernière pour la respiration chez les malnn1Îfères et l'homme? Donc, la grenouille est oblig,ée d'avaler l'ail' : voyez le mouvement sur le côté ventTal de la tête. 'La tête est large, non séparée du tronc pal' un cou. - IB ouche fendue largenlent et garnie de petites dents. La langue est curieuse: elle est attachée par son extréInité avant et sort de la bouche en se retournant, pour happer les insectes ; après quoi elle rentre par le nl0UVel11ent inverse. ILe grenouille se nourrit d'in- · sect~s, d'araignées, d'escargots et de petits poissons. Vorace COlnme elle est, elle happe 'le hunbeau d'·étoffe rouge que lui tend le pêcheur, s'y aocroche avec les dents - et se 'fait prendr·e.
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Organes des sens: De gros yeux saillants. Derrière les yeux, éon voit le tynl pan des -oreilles conlIne 'c hez le lézard. La gre.nouine entend, puisqu'au nloindre bruit de pas, elle saute à l'eau. Du reste, les grenouilles donnent des ,c oncerts: elles coassent. Membres: Voir le squelette. La longueur démesurée des 11lenlbres postérieurs rappelle le lapin. De véritables ressorts, faits pour le saut, le bond. Ils servent également là la nage; leurs longs doigts s-ont palmés 'COlll'IneCeUX du canard. On Inange les cuisses . de grenouilles; expliquez pourquoi elles sont nécessairenlent ,charnues. II. Développen1ent et métcuTIorpllOses. - Fait curieux: la grenouille, au cours de sa vie, prend des formes si diverses qu e l'on ne croirait pas voir le I11Iênle anÎlnal. Elle subit des 'transformations ou nlétamürphoses. Suivons-les. . 1. En avril, la grenouille, s 'éveillant d'un sOl1uneil de () nlois , passé dans la vase du Inarais, dépose panni les herbes du bord 3 ià 4000 Œufs, petites boules gé1latineuses , avec un gernle noir, collés ensenlble en un anlas gluant, 4000 œufs; Blais 'b eaucoup ;:iont mangés par les canards et les poissons.
2. De ceux qui échappent éclosent les têtards. Ils sont presque :des pois-s ons: Pas de pattes, 'm ais une longue queue en nageoire. Et des branchies pour l;a respiration aquatique, tout comme les poissons. ILes têtards habitent l'eau , y nagent, y respirent, s'y nourrissent de débris de plantes.
3. L~ têtard devient grenouille. - En 4 mo-is environ~ la nlétamorphose s'achève. Les pattes postérieures poussent d'a'b ord de -c haque côté de la queue, puis les pattes de devant se ·développent. La queue se rapetisse, dessèche et disparaît. Les pounlons se forInent ; 'les branchies tombent; la respiration est devenue aérienne. La tête s'aplatit; la langue se forme, et l'anÎlnal se nlet à 11langer les insectes. Le poisson s'est transfonné en grenouiUe. - Nous retrouvons une métamorphose senl'blable ·chez certains insectes , par exenlple ,chez le hanneton et les papillons. III. Caractères des batraciens. - Vertébl'és à te-nlpùatUl'e variable, cl peau nlue, qui pondent des Œufs. Ils subissent des métamol'phoses. (ILe n-om iB atraden vient d'un nlot grec qui signifie grenouille) . IV. Autl'es batraciens. - La Rainette vit dans les aI~bres ; eNe y dis-paraî,t grâce là son habit ver't. Elle est Inème capable de -changer de couleur pour se rendr'e in visible. Le Crapaud vit sur la terre et se 11lOl1'tre après les pluies. Pour écarter ses ennemis, il produit un liquide venimeux qui ne serait dangereux là l'h0111111e que s'il pénétrait dans les yeux. - Grand insectivore, très utile.
Service san itaire Conseils d'hygiène adressés aux enfants 1. Tenir autant que possible 'la fenêtre de la chambre à cou--
cher ouverte la nuit comme le jour. 2. Tenir propres la tête, le visage, les mains , les ongles, le corps entier. :-3. Sc laver les nlains avant chaque repas . 4. Se netlloyer la bouche et Il es dents le 111atin en se levant, et le soir avant de se coucher. 5. S'appliquer à respirer par le nez et non par la bouche. o. S'abstenir de cracher sur les planchers , 'les escaliers, les, ItroMoirs et sur la -rue. ï. Manger lentement, en ayant toujours soin de mâcher avant d'avaler . ï. Les vêten1.ents seront pr-o.pres, et en rapport avec l'état de sanM de l'enfant , et avec les saisons. N. B. Hègles à faire apprendre. Conseils à suivre en cas de scoliose ou. de tendance à une déviation. de la colonne vertébrale
Surveiller tout partÎiculièrell1ent la tenue -de .l'élève. ,Si celle-ci était néglirgée, l'attitude vicieuse de la colonne ver,t ébra'le occasionnerait sÎlrenlent la scoliose qui nuirait IÙ la vision et -à la respiration. Contre la pédiculose
1. Tous ,les soirs, laver le cUlr chevelu et les ,c heveux 'à la tein-
ture de sabadille. 2. Ensuite, passer la peignette ,trempée dans du vinaigre· chaud, pendant une den1Î heure. :3. Tous les 3 jours, un grand lavage .d e la tête au savon et à l'eau ·chaude. 4. Faire 'la revisiol1 des autres enfanrf:s et, le cas échéant, les. traiter de lnêlne. Hygiène des dents
En Suisse les Inauvaises dentirtions sont fréquentes. Il est nécessaire d'ellftretenir une propreté journalière des dents rpour eInpêcher le tarrt-re de s 'accUlnuler, ce qui farcilite la 'I nuHiplicartion des. microbes qui attaquent l'é·m ail 'd entaire et les gencives. Le Personnel enseignant encouragera: 1) SUl'veillance par la nlère de famille de la dentition de ses enfants. La pren1Îère dentition une fois négligée, explique la fréquence des troubles .diges1tifs et l'irr-égularrité de la seconde dentition. ILe premier agenrt de la carie sont les 'corps étrangers qui s'accumulent sur et entre les dents.
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2) Brossage. Se brosser les dents matin et soir avec une brosse demi-dure. Tourtes les fa,ces des dents et sur,tout les. grosses molaires doivent être Ib rossées. Ün recommande pour le brossage des dents du haut le mouvel11ent du haut en bas et des dents du has le 1110uvement de bas en haut afin d 'enlever tous les dépôts collés entre les dents. Ne 'pas craindre de faire saigner les gencives. Une gencive qui saigne facilel11ent es{ malade ·et doit être soi·gnée. 3) Dentifrice. Un ex'c ellent inoyen bon ·m arché esrt le savon blanc ordinaire (savon de' 'M arseille) ou la poudre là la lor-mule :suivante: Carbonalte 'de magnésie . 2'5 grammes ;Cal'bonate de chaux . 25 Essence de menthe 25 gouttes 4) Une brosse demi-dure par élève. 'En aucun cas ne permet1re à plusieurs enfants de se servir .de la !J.llêllle brosse. De suite, 'après ;l'usage, la hrosse et le verre là eau doivent èrtre soigneusement rincés. 5) Si la dent est sensible au chaud, au froid, aux sucreries, l'élève ·s e rendra sans rtarder chez le dentiste. En suivant 'ces recommandations, les parents et les 'é lèves appliquent les règles 'de la ,Prophylaxie dentaire, et ainsi ·encDuragent le développemen~t de l'Hygiène Sociale.
Petites -suggestions 1. Se procurer biographie) si possible iHustrée , des saints. Préparer, la veille, celle du jour, en 's oulignant les I1nots de rappel. Rla'c onter à la plalce de la prière du 111'atin. Faire lnontrer localités sur carte. Tenniner par invocation d e .t ous au saint. 2. Se faire sur papier fort, carte nlurale de Terre Sainte. 3. Indiquer à l'encre, dans la m 'a rge, fla réponse ·e n f'a ce de chaque numéro de son arith'métique. 4. Indiquer en Inarge des règles du ICours nloyen de l'a ngue les numéros des exercices correspondants. 5. Tenir ,b ien à portée ses iliv'res courants verticaux et ouverbs. 6. Perforer 'séries de cartes decal,cul. Les suspendre en 0l4dre à des pointes. En prendre journellement un e 'par division. ILire données de Ineilleurs élèves d 'abord. Au signal, ·tous répondent sur ardoise; à nouveau signal, déposent crayons. Faire justifier al.ternative1nent la 'l narche. Suspendre oartes à nouvelles pointl-es. 7. Sur beau papier blanc, calligraphier n1ajuscules , minuscules et chiffres sur corps d'écriture d e 3 'c nl. environ pour un a ,
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soit 7 cm. ;) pour A, 12 cm. pour G. Fixer à la paroi, face aux élèves. 8. Avoir ardoise rayée en 2 sens, avec crayon et ·c hiffon attachés. Fixer carton blanc sur IIllontants 'du cadre pour prénoms des écoliers. Y indiquer nombre de fautes ou points. !Relever notes sur cahier, échelle 1-5, par conlparaison. A la fin de la senlaine, additionner par 5. 9. Avoir gl~and ,t ableau noir sur 2 faces, tournant devant élèves sur 'c ôté vertical. Adapter dessous 'crochet de volet donnant angle voulu grâce ù pitons alignés là la paroi. Un -élève écrit dic-tée sur fa,c e invisible à ceux de sa division. Corriger à nlesure pour comnlençants qui copient. OuvriT, raisonner, corriger cahier du voisin. Chacun revoit l-c sien et, après prière, le 1110ntre au nlaître, qui compte alors 2 fautes pour une non .corrigée. 10. Au début du 'c ours scolla ire, couper un bord de 2 cnl. aux pages spéciales du J oU'rnal de classe. Sur <le dernier bOl~d non coupé du ·cOlll'menCement, indiquer les branches de l'horaire du matin; sur le 1er bord non coupé de la fin, celles du soir. Couper angle du bas ou du haut du .Journal et du 'Cahier de notes au fur et à nlesure de 1'enlploi pour avoir imnlédia't ement la page de la selllaine en cours. - Oter un bord de 3 cm. là toutes pages du Cahier de . notes. Sur bord non coupé de la couverture, indiquer prénOllls en face des 1ignes. - Dans les 'c olonnes de la conduite , Inettre un mauvais point pour chaque manquelnent d'une ,certaine gravité. 11. Avoir un r éveil bien réglé visible de toute la dasse. 12. Pour falCilH-er idée des formes manus'c rites et de l'orthographe aux ·conln1.ençants, régler oar,t on clair et y calligraphier une dizaine d'exenlplaires de chaque caractère. Découper, percel" toutes pièces (d e 5Xl)5 cnl.) au perforateur. - Avec ' 2 planches minces de 75X25 'c m. environ, faire un angle légèrement ouvert. Dans l'une enfoncer complètement et réguli èrel11ent pointes de 5 ou 6 cnl. sur 3 lignes. Entre chaque ligne indiquer sur bois lettre ou chiffre ou signe à suspendre au clou voisin. InstaIle~r horizontalement sous tableaux de lecture, la tablette étant à 75 om. du plancer. 13. Sur tableau noir sp'é cial, indiquer à demeure plaees hebdonladaires. 14. :\1ultiplier petites charges pour écoliers: Epousseter telle place, boucher le poêle, raI11aSSer les papiers, effeuiller ,le calendrier, surveiller en l'absence du 111aître, rappeler là It emps certaines nécessités, ouvrir une fenêtre, essuyer le tableau noir, etc. - Avoir vase là eau à portée pour éponge. 'Quand on veut écriTe aussitôt après, ne passer celle-ci inlbibée ·que par places et essuyer ensuitetoute l'étendue avec un grand chiffon absorbant bien l'eau.
J. F.
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OS PAGES COURRIER DES INSTITUTRIC ES
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"3 t L'vf:\1AIR E. - Sagesse. - :v[ enu s faits pédagogiques. - KotJ'e CO Ul'['i ar . - L'aideaux enfant s par les enf811t s . - Ouvrage. ' manuels. - Confèrence (lu cl ks 1rict de :\/l nrti gn y . - Pe n sées.
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Pourquoi l'C/nt Tu connais ce Et tout le mal Va, patiente et
Sagesse
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craindre l'avenir ? qu'il peut t'offrir qu' il doit te faire .. . persév(>re !
Et pourquoi t'en prendre au p{(ssé De n'avoir jadis exaucé Ni ton désir, ni ton attente ?.. . V a, persévère et patiente! Choque jour apporte nvec lui Son lot de plaisir ou d'ennui .' Fais accueil au x jours, d' h eure en h eur e; Ei suche êtr e seul quand tu pleures . Souris parfois ; suis ton chemin, PreneZ ta /JClrt du mal et du bien , Du ciel, cÎu silence et du rêve! ... . Et songc aussi qu e tout s'achèv e.
menus faits pédaqogiques (IN ous publierons dor'é navant sous ce titre Iles expériences tel~ tées par les membres de nos Groupes d'études ps~rcho-p é dago g l 'Clues.)
Une leçon de géographie Aujourd'hui pas d e leçon dis- je a une petite. : m erci .M::'l.demoÎselle! Pas de leçon! Mais pourquoi ? « Oui , pas de l ~çon , mais vous viendrez en classe là lnidi et .(lemi, nous nlonterons la colline de St-Jean et nous ferons llotr o ]eçonde géographie en plein air ». ~ Oh m er ci, IMademoiselle, 'oh lllt' l'·ci! ( ( }Ioi je n e yais pas dîner ) . « :Vfoi .le vais dîner chez gra nd' «
« -Oh
maInan. ) ':vroi je demande à maman pour n e pas ess uyer la vais'elle ». etc.). La prière ramena le 's ill ence dans la classe, e t la bande joyeuse sortie com'me un éclair, disparut dans la ru e. On avait au.iourd'hui granlC!'peur que le dîner ne fut pas prêt! A midi. la colline de St-Jean retentissait de cris joyeux , de notes claires et vibrantes . Les petits étaient là , même François. Nous montions en fi le indienne, là Itravers le bois, dans le petit sentier plein de feuilles 'mortes. Gilb erte : « Mademoiselle, OJ:l monte le chemin du ciel ». Marie-Thérèse. : « Penses -tu , le chemin du ciel , il est plus droit et il irait plus loin », etc, La grimpée devient pénible, les r espirations haletantes. ,Courage, courage, nous arrivohs ! Nous voici enfin au SOlnnlet de la colline , fatigués, lllais le cœur ,joyeux, fiers d'avoir eu t ant de courage et d'intrépidité. Le « rBroccard » nous paraît si petit, si petit, l;',--bas cela nous faÎt rire. ,Ylais François a poussé un cri de joie l'll apercevant tout là-bas la gr ange de son grand-papa. T'Il vaste panoralna s'offre à nos yeux! Le ciel est dair et l('s grandes nlontagnes s'élèvenL Inajestueuses dans le ciel. En .face, 1 ~'
:Vfont Chem in , le Catogne et plus loin Bovine. IChaque enfant d 'une ft'uille de papier et d 'un crayon observe et note ce .q u'il vo it · Anloinc' : Oh IMademoiselle, '111oi je vois les gor ges du Durnant. et ln rou~c de Chanlpex. Sinlone: IMoi aussi, je vois le Tiercelin et le Lavanchy. - Ah , je vois le tunnel! Le chelnin de fer! La l)ranse ! ,Moi, je fais le chen1Ïn de fer sur la feuille. - Est-ce que ,k pen"\: 111ettre notre nlaison ? ... etc. Le'''' feuilles ' couvertes lnainlenant de notes et de dessins sont soign(-l1~(~ ln'ent pliées et lnises là l'abri. Nou s nous lnettons en route eL re.ioignons plus bas les petits qui HOllS attendent. Une -courte visite' ,\ la chapell e de St-Jean et nous dévalons en courant le scn l'l ~'r rocall leux:. ' E t maintenant q ue tout esl encore frais dans notre esp·r it, nous allons dessiner au tableau noir le croquis de notre région , en nou s aidant de nos feuilles . La leçon fut relevée dans le cahier de géographie et jamais lt'Ç.Oll ne procur a aux élèves autant de satisfadion. 'On était si fier d'avoir fait quelque chose tout seul ! Georgette, ù genoux sur son hanc , s extasiait devant son travail. Cette sor tie nous donna encore pour le jeudi suivant un sujet de réclactioll_: « La prOll1enade ,à St-Jean ». >Rédaction accu~illie avec joie. Les enfants aiment les sujets vécus. Je ne .leur donnais pas de plan , afin qu'ils puissent s'exprimer spontanément. M. IB. · Rédaction. Les expériences de Jl.lunch , dans son livre .: Quel langage! » In 'ont semblé .très intéressantes. Aussi, après . nlUlll
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Pâques , c 'est--à -di-r e 1)endant les neuf -dernières semaines de classe, j 'ai consa-cré -c haque -m atin environ 3/4 d'heure là la rédaction libre, J 'envovais deux enfants en observation devant ré-cole: Ils -devaient éC~'ire sur leurs ardoises tout ce -q u'ils voyaient. Au bout dE' 10, 12 n1inutes (suivant les élèves et l'animation de la rue, le travail est plus ou n10ins vHe fait) les deux enfants remontaient et lisaient 'l eur t'r avail 'à haute voix. ILes premiers jours j'ai obtenu quelques phr~S'e~ c~urtes ,~:an s lesquelles les mots: « je vois », « passer », i« Joh » )'r evenalent sans -cesse. Après quelques jours , .sur ma d<éfens e d't~tiliser ces n10ts les enfants ont trouvé d 'eux-n1êu1es quelques v'a nantes : les verb~s « n10nte », « descend », « -braverse », « roule », « voltige », -des adjectifs nouveaux ont donl1'é une autre allure à leurs phrases. Aussi les élèves restés en classe et élevés au rang de critiques, con,dan1naient-ils sans pitié ceux qui n 'apportaient rien de neuf: « -C'est pas intéressant !... Il dit toujours la m1 êlrne ,c hose! ,) COlllme je l"ai dit déj:à , 'c haque enfant envoyé -e n ohservation li sait son travail ,à haute voix. 'L es autres élèves devai ent donn er leurs appréciations. EIi, général ils jugent bien . Puis n?us r~pre nions la ré da,c.tion, phrase par phrase, pour les -c orrectIOns -e ventuelles. {,e travail, inscrit au tableau noir , surtout à cause -de 1'01',thographe, -les enfants le reproduisaient dans leur cah~er ,,, sous c e titre: « 'Dans la rue », ou « ·Sur la place », ou « IDe Ina fell'etre ». Voici le travail d e Serge, 8 V2 ans , après 4 seill'aines d' essais. (Texte d e l'enfant avant la correction du style). « J 'ai vu passer un bonhmnme avec une moto et un sac au -dos. Void des oiseaux qui voltigent en chantant. Un facteur pass.e avec sa charrette avec des paquets, c'est -M ar-c el ,G. M. G. cond~l sait son cheval avec son petit garçon. Une dame se lave les n1aI~1s J'à la fontaine. Elle a un sac. Elle est habillée avec un puUover nOIr. Un monsieur roule en vélo. Une dame regarde la vitrine du magasin Arlettaz. Voici 'trois montagnards qui montent sur la place. Le petit {:. cher-c he des hannetons .. ,Une petite fille s'amu.se dans la cour d'école. Un homme condUIt son char avec une fIlle dessus. Je vois un hon1me en n10to. » L'enfant note avec plaisjr tout ce qu'il voit et qu'il sait intéresser ses 'c au1arades. Pour rendre son travail plus « joli » il .arrive de lui-mème, apr.ès quelques -c orrections en 'C.omlllun, à. éVIter les TI1êllleS mots, là préciser une couleur, un 'bruIt, une a~tlOn. Il Q',a rde de cet exercice l'halb itude de bien observer et de dIr e avec ~laisir et assez -c orrectem-e nt -ce qu'il voit et ressent. L'élève ajoute une note personnelle dès 5!u'il a suf~isamment pris l'habitude d'observer, cela dans les der~l1eres se~aIn~s se~le Inent. Il arrive alors à glisser dans son traVaIl une p-e hte refleXlOl1 , qui fait paraître moins sèche sa rédaction. . . _ La classe entière retire des avantages de ce travaIl. ILes enfants très actifs y t'r ouvent naturellement leur compte, les bavards se
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s un'eillent pour n 'écrire qu e -d es ,c hoses « intéressantes ». (Les paresseu x n e veul-ent pas tromper la -c onfiance de leurs camarades et s'appliqu ent'Ù fair e d e « jo'li es » phrases. La maîtresse enfin en b én éJici e, p al"ce que la correction apporte beaucoup d 'élllulation en cla sse . .La joie que donn e aux enfants ce nou veau travail les rend plu s conf iants et plus ouverts. J. S. Groupe d ' Eludes pycho-pédrlgogiqu es de Martigny.
notre Gourrier Mn F. à G., J. S. - Un e asse mbl ée gé n ér a le annu ell e est, selon moi, j) 1'6fél'-a'b le ct s uffi sant e ; ell e pro cure a ux inst. un e belle occasion d e "etl'ou vel' un pl us gr a nd nomlJr e de c-oll ègues, et ch ac un e y peut plus .avan tage usem en t pr écjser ce qui l'in tér esse, X " à G. J. S. - Après un e pe tite enquête, n ous cons ta tons qu' av ec le bo n sen....; qui les ca r ac térise, no s coll ègues p ensen t qu e n ous tirel'Oni' les plus gra nds a vant ages des conf érenc es r égion a-l es.
A. à G. J. S. - N ou s a vons eu notre conf ér en ce de di strict t ou t cLel'n ièr em en t et, pOUl' mon compte, J,j 'en suis ench an tée . Miss Terr à G. J. S. - L es conf ér en ces r égion ales favorise nt rétud e de,; mo ye ns cl estinésà ·a m éliorer toujours nos m éthodes d'enseign em en t; cette considér a tiûn suffi t pOUl' qu 'ell es s oi ent les ,b ienv enues. S. F. - Qu ell e collèg ue m e pr êter,ait qu elqu es m odèl es a u point -de cr oix pOUl' pe tit tapis ?
L'aide aux enfants par les enfants Avec le -b ienv eillan t concou rs cl es institu te urs ct. in stitu t ri ces du ca.nton , l a Pouponnière valaisann e à Sion, av a it orga nisé, l"année derni èr c, un e « se m a in e -de r enonc em en t» dans toutes les écoles du canton , en fa veul' de s on œuvre. G uidés et cmcouraa'és par le corps ens eignant, les enf a n ts on t joye us emen t répondu là rappel et, sou a près s ou, plus de GOa fJ' a ncs sont parv enus là la Pouponnière. Auta,nt 'qu e l'année pass ée, nous avons besoin qu'on nous aide et nou :- p r ion~ très insLamm-e n t les instituteurs et institutrices de nous so u tenir à nouv ea u. L a -« se m ain e de r enoncement » aura li eu la premi èr e sem ain e du cal'êmc. Le corps enseignant r ecevra encore un e cir cul a ire rel a tive là son organis ation. D'ava nc e, nous dis ons un chalem 'e ux m er ci a u nom de tous nos C:hers JJ ébés va la.isans . L es 74 enfants qui, depuis l'ouv er ture de la ,P ouponnièl'e, y ont é té h ébergés, se rép ar tissen t de la. m a ni èr e s uivante: Ha u t~V.a l R is 12; Centre Id Bas- Valais 4·1.
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Voici une autre statistiq Llc, qui peut en ,dire long sur la nécessité de l'œuvrc. )Jous avons 11 Enfant' illégitim es Enfants abandonnés 1 Enfant cIE' clétenu 9 Orphelin s 4 Enfants dont l es pareutti sont divorcés ou séparé, ' 12 Enfants dont la mère est malade 8 Enfants demandant des soins spécia ux .) Enfants de parents indignes ou alcooliques Enfants de f.amilles trop pauvres Enfants ,dont la mère est internée à ,.M alévoz .Enfants dont la mère est abse nt e du foyel' ou dont les pa18 rents so nt en service C)
Nous pouvons a joute!' que 3 de nos enfants sans foyer ont été recueillis pal' 3 bonnes familles valaisannes qui, nous en sommes pers-.lllclès, en feront cles hommes utiles à la Société.
Hassembler les 2 parties .dans le bas et sur les côtés en ]aüisanl la place nécessaire dans le haut pour coudre les 'l nan ch es . r,es deux ceintures doiven t être superposées . Former l'ouverture devant avec un cordon croisé.
Conférence d'institutrices
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L e s il enc e g ard é SUl' beaucoup de petits ennuis nous en conserv e l e m édt e. L a foi ! ... c·e ·t 'qu and on parl e là Dieu comme -on parle.rait à un h omm e. S. J.M. Vianney. Di eu d'abord, le prochain en s uite et nou s a près , s'il en restH. P. Pernet. Oui , ê tr e bon , toujours bon , univ er seHement bon, ,b on ,q uand 'm êm e, c' est la form e divin e d e notr e a po s tol Rt. ]e se cr et d e notr e influ enc e chrétienn e sur no s frères, et le moyen à peu pr ès inf a illible pour les am en er !à la v e-rtu et les gagner à Dieu. ·Mgr 'Gay.
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