No 3
CHAMPE,RY
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54,)1.'h! Année
M. ,Michelet Jean-Jos,e. h ;, in~t. \
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S1.0N) 15 Février 1935.
- Nb 3. -
54-me Année.
L'ÉCOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION
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des refroidissements, toute agglomê-
n de pe lonnes présente un danger d'infection il se dégage de chaque malade comme un nuage .iii:ÎcrObes. Ceux-ci se répandent dans l'air et quiest sensible à la maladie est Immédiatement
SOlVIMAIRE : PARTIE OFFICIELLE: Votation du 24 février. Conférence du -district de Martigny. - Sou de Géronde. - Gym.nastique. - Chronique de l'Union. - « Inénarrable et ahurissant .. . » PARTIE THEORIQUE: Ecriture droite ou écriture penchée? - Lecture ou rédaction? PARTIE PRATIQUE: Composition française. - Un peu de gralmmaire et d'orthographe. - Histoire locale. - « NOS PAGES ». - Divers.
PARTIE OFFICIELLE Votation du 24 fév t ier 4
"qui mieux que guérir. Faites un essai
. es de
La Fran,ce parle de 's on 6 février; 'la ,Sui'S's'e aura son 24, puisque ce jouT-'] à «ae tpeuple des berg'ers » esl appeJlé :à s'e prononcer sur la nouv,elle loi concernant la défense nationale. ,A vrai dir,e, il se'lTIl1:üe que l'affa;re soit dans le ,s'a,c, purisque tous tles journaux nationaux en r,e,com.ill1.anldent ,chaleureusement l'a'c,c·eptation; lTIlais 'l es n1.ys rtèr'0s de ,ces grandes journées sont insondalb les, ,et ces consulltations popu'laires réservent de ten.es surprises qu'il ne nous ,est pais permis, ,cette fois, de resteT les ]JTas 'c roisés et de croire qne nous avons aücOly.lpli notre devoir paTce que nous aUTons déposé notre petit OUI dans l'urne. Sollicité 'Par les pad,fi ~tes bôlants , tiraillé 'pal' des soucis financie.rs, ag:arcé par la 1l1.ultilude des lois nouveHes, peu éclairé sur la ,s ituation internationale, notre Ipaysan va-t-irr profiter de J.'oücasion Ipour manif.ester son aigr,e ur ·et sa [asis itude et voter ll on par dépit? Ce s'erait ,t riste, Blais humain . Aussi le devoir de ,chaque ins{ituteur ·est-il de faiTe COll1.prenodrc au citoyen qu'il n'est pas question ilci d'un intérêt régional, Blais de tl 'avenir du pays; qu'i'l ne s'agit pas d 'eBicourager des militaristes ou de protéger des ,capitalistes, n1.ais de sa'l..lVegardeT ses h:·ens ,e t sa fa'IniŒle; s'on hon s'e ns f.era le T,este. Le Valaisan n'est l)as n1.ilitariste, iles't so,l dat. Di's ons-IuÎ qne les oücasions ne lui Imanqueront pas de nlontrer à s'es ,chefs ce qu'il p'el1'se -d 'eux, 's 'il s'estim,e ·en droit ,de 's'e p.laindr·e de leur gouvernement, 111ai:s qu'à tout pr·endTe, mieux vaut conserver des institutions qu'on s'est librel11.ent ,choisies en cherchant ,à les all1.é·liorer, que ·de risquer, Ipar un geste malheur'e ux, de saper le
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prestige de s'On ,a rnlée . ,et se IlaislSer impos'e r un jour, peut-être, une dictature autr·e ment ,pIlus intraitabl'e que la justice de BeTne.
Pour le Comité de la S.V.E. : Le sœrétaüo,e : aURDY. Le président: P. THOMAS ..
District de Martigny
1935
La :CoTl,féI~ence -annue'l le des 'I nstitut'e urs du district aUTa Heu il 'Bovernier, Ile jeudi 14 mars 1935. IL a s'éance s'ouv.rira ,à 8 h. 45 là Il a anais-on d'école a'V·e c l'ordre du jour suivant: 1. Affai:r ,es adnlinistratives -et Cû'l11nlUnications div'e rses. 2. Lecture des Tiravaux des Institut'eups sur le sujet mis à l'étude. ,ProblèUlles de Œa IP rotection de la nature. 3. üiscussion .et résolutions à prendre. 4. Divers. Notes. - 1. M . .J. tMariétan, prmesis,e ur à ,Châteauneuf, parlera SUT le suJet précité. 2. La Chora·l e du district prépareTa ,l es chants- là exécuter pendant 'l a journée. L'Inspecteur scolaire: P. THOMAS.
Sou de Céronde Du 1er novembre 1934- au 4 février 1935 E~s'ten'i .g. 4.75 -
Oble r,w ald, f. 3.60 - IMünster, f. 6.- Tas'ch 1.- - Ulrkhen 4.- - Zer,ll1att, f. 11.3·5 - Ried-!Brigue, g. 8.05 ~ Viège, f. 2.0.2'5 - Haudères 2.- - ISt-Nicolas 11.-Finhaut, f. 6.- - \Valettes, éc. enf. 8.- - ISalins, éc. él. 4.90 - IMontana-'V illage 5.- - R-avoipe, J. 8.50 - Veysonnaz, 111. 8.85 - (Les Jeurs 12.- - Ürsières, ISom-la-IP roz 6.- - StJean iM·ayoux 6.3-0 - ~1ission 13.95 ----1 IFinhaut, g. 8.20 - Charrat, g. 4.- - ;St~Maurke, .g. nI 12.- - rvionnaz, f. 1-0.- _ Salins, g. 5.- - IR avoire, .g. 2.15 - Chandolin, ,Anniviers 3 . - Champéry, g. 13.- - Ag·eUes, .g. 2.35, ,f. 5 ..3'5 ~ Ghâbles,Bagl1{~s, f. 5.- - VOUVTY, g. 15.60, f. 2-0.- - Vernmlliège, g. 5.- _ Lourtier, f. '5.- ', Chippis, f. 10.90 - IBürchen 5.- --- Salvan, in. 1<0.- ~ Salvan lM'a récottes 13.90 - Vérossaz, f. 4.50, g. 2.80 -- Grône, Loye 3.5'0 - Orsières, Is'S·e rt 5.- HéréIn-ence, J.\ir'â che: g. 3.- - Trois'torr-ents, g. 1 et LI 12.- - .Rever-eulaz, 111. 4.35 _ Bagnes, Prarrey,e r, m. 3.50 - Evionnaz, ILa lB aŒ:Illaz, nl. 6.- Plan Conthey, {. inf. 4.5-0, f. 's up. 2.----. - tChlrmpéry, .f. 18.- _ Evolène, vill. f. 5.~ - V-ercorin Ecoles 5 ..50 - Miéville 7. _ Vernan1Ïège, f. ,4 .- - Bâtiaz, g. 3.-, f. 5.- - -B-overnier, Ec. 8.- - Trient, écoles 23.- ~ IChippis, g. 11.- - 'V ionnaz, g.
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Cymnasti que Jeudi 24 janvier, instituteurs et institutriees de la belle vallée d"EntrenlOnt se rendaient à Bagnes pour un cours de ski donné avec distinction p'ar M'e ssieurs 11VftaTcel Hubert ,e t 'Paul DarbelŒay. Tous ,l,es p'artidpants ont gTandement apprécié Œa nécessité de la gylllnastique 'e t les Ib ienfaits du sport. Ils étaient tous enchantés de leur journée: beau soleil, :bonne neige, atmosphère pur·e, saine et joyeuse. 'Cette journée sportive s'étant si bien l)as,s ée , nous espérons qu'elle se renouvellera. Une participante.
Chronique de l'Union A propos de notre défense "nationale Nous sent-ons aujourd'hui -le besoin de rompre la monotonie forcée de nos sujets. Qu'on nous ex'cuse donc une petite échappée du d0111aine habituel de notre ohronique. TIl s'agit d'aiiUeurs d'un problème -de marque: notTB défense nationale.
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Le 24 févrir, 'le peuple suisls e ·est appelé aux urnes. Il doit se prononcer sur Œ'opportunité de notre réorganisation anUitaÏ're. Jursqu'â ce jour, üeUe ques'bion n'a Ip oint révélé de violents antagoni'sIoes. Les partis dits nationaux se sont nlèlne prononcés en sa faveur d'une 'f açon catégorique et officielle. Et les adversaires irréductiihles du projet de loi ne 's enlblent pas vouloir donner ' à fond ,et se contentent de ressass'e r leurs vieux clichés contre l'armée dans les organes d',extrêlne gauche. Cependant il faut reconnaître que, même . dans certains milieux p'a triotes 'de nos populations, il f.l.otte comnle un vague mouvenlent d'hésitation, un a,c'c ueil réservé 'e t méfiant vraÏInent curieux ' ,e t presque 'a ffligeant. Ne rencontr,e-t-on pas en effet des citoyens pourtant très attachés à nos institutions, à notre 's ol, très fiers de notre histoire, qui s'en vont maugréant contre le projet de loi et contre !l'arnlée même, ou!baiant qu'eHe ,est une élnanation de notre dé1nocratie et la seul'e sauvegm';de de notre indépendance! Eux qui, en Icas de conflit seraient ,l es pren1Ï:ers à donner l'exenlple du sacrifi.c·e contestent .J'utilité d'un parachèvelY'ent de Ja fonnafon Inillitaire, vont jusqu'à nl'e ttre en doute nos capacités de résistanc,e e t proposent -la ta1ctique de 'l'ar,m ée de façade, de \la porte ouy.ertte. EUe ,e st Inagnifique en 'e Net, cette tadique ! D'abord les traités internationaux l'ont excÎlue, et cela se 'cOlnpT'e nd, Iconune incompatibles avec nos prétentions d'indépendance et de neutralité - traité de Lo'n:dres 1920. Et puis, quelle aberration! Qui peut affiraner qu'elle nous mettrait là .J'abri des horreurs de Ja .guerre? Qui ,e st-ce qui elnpècherait iles helligérants de s'e il"encontrer chez ·n ous, tout 'connne 'a u tem.ps de ,Souvarov. ·Nous courrions au surplus le risque d 'un enraIelDent forcé, d'une déportation peut-être; il faudrait se 'battre pour 'l'étranger e t en terre étrangèr'e qui sait. Souriante pers·p ectiv'e 'e n effet. Et les hostilités terminées, queLle serait notre voix au chapih'e? Nous sedons bien nailfs de croire, d'espér,e r efljcore à notr·e indépendance ./Le. moroellelnent, ,l 'annexion 's'a n S! Ilaucun dOUlte. Nob.'e pays aurait vécu. VoiŒà noh'e destinée. Or, dans la 'sHuation a'ctueNe, si l'on jette un regard -curieux aux quatre coins de U'horizon, l'on ne peut s'enlpêcher de penser que nous aurions tout à perdr'e ! n faut donc défendre notre sol puisque nous tenons à nos avantages, à notre 'l liherté et pour ,ccla l'armée est indispensable. Si l'on ne souge pas à contes·t er la n éc'e'Ssité ' de son ·exis tence, on peut ,e ncore moins lui déni'er üehle de sa formation. Dans 'Ce doIl1aine l'à peu iprès, 1e llléJdiÜ'cre, ·s ontexdus. A quoi bon du matériel, de l'équipement, des forti!fi.cations, en un Hl0t des dé))'enses, s'a ns des hOlmnliCs instruits? En bonne .logique, un proJet de rénrganisation militaire dans le sens d'un approfondis'Senlent n é-
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cessaire de l'instruction devrait être alccueiiHi 'avec unité de vues, satiSifaction résignée. Les 'Süldats devraient [a récl:am,e r avec insistance ; une forn.latÏon plus comptlète serait une g·a rantie, une aS'suranüe, un a1~ègem' eI1t là leurs Iprivations éventue[.les et la populattion Icivile y trouverait ·en tout temps un rr:otilf de tranquillité et de confiance gage de prospérité. Qui d'ailileur·s a le droit d'afifirmer aujourd'hui a'v ec certititu:de que notre ar:mée n'es,t pas ·en mlesure de 'rés:ist'e r au premier choc d'une grande puissance? ILe 'sort des arm'es, ne dé'peoo-il pas ,e n bonne paTtie de la manière dont 'l es trouI?:e.s ont ~té ~ou pées, de la va,leur du cOffillliandem'e nt, I~es 'I ?oslhons :def.ens.l'v~s et de bien d"autr-es élénl'Cntsen-core. L assaIllant qUI voudraIt lltiHser notre teritoir.e pour son ipass'ag-e ne pourrait jeter Icontre nous toute son 'armée . .Il lui 'faudrait répartir ses force1s !Sur tout le front, 'Sur plusieur.s fronts peut-être. Ne réus·s issant pas à fo~er le passag,e dans un tenlips très court, 'l'avantag·e de la. IsurprfJJse tomberait et ,e ntr,e telnps notre ligne de déJf.ens·e poulTalt se renforcer avec 'l'appui de s·ecours étrang·er. Cette ·éventualité 's'e ule pourrait déternüner noS! voisins à .res.pecter notre pays et notre arnlée aurait déjà atteint son pr'ell1ler 'but. Et ;d'ail!leurs, en adinlettant nlêlne qu'il faille ahandonner une portion du plateau, notr.e. ISu~s'se ne 'S:r~it p;as 'P,e rdue pour autant. (La !Belgique ·e t 'l a SerbIe n OUlt pas ete aneanhes et üepen~. dant la m,ajeur'e partie de leur territoire a été occupé par 'l 'ennenu lors de la dernière guerre. N'oublions pas non p[us que nous nous b~ttrions .chez nou~. Les voies 'PTatiocables aux vélücules loulids s' era'~ent fa~Il. el11ent detruites. 'T out ,e st prévu d '·aiIUeurs. ,L e iplateau S'll'lsse of.fre ,~n outre de nonlbeus,es possibilités de défense là cause .de ses colhnes, de ses rivières, de s·es laes. On pToOcède le 'l ong de tOUJtes nos frontières à l'étatbliss'ffinent de 'Points· d 'U!})pui, abris bétonnés pour mitraiihleuses, pour canons 'l ég·ers et en 'c as de guerr'e .rÛ'~' cupation de ces postes serait ins1:antanée. Derrière c-ette protectIon frontière, l'ann.ée de eanlp:agne pourrait m.an!œuvrer, s'organiser, se r'eruf Ql'cer . On nous pal'ile d 'es'cadriIUes l1l0nstres qui sèul.'e raient -des bomhes sur }e pays, gazeraient ::Les vines, ·euc. Il es't tou'~ ~.e 111.'êI~1.e curieux que ce danger seulhle hanter .les ·esprits, les. ter~lfler, ~l?rs que rien jusqu"à ce jour ne justi.fi.e un te'! ,e ffroI. L appanhon de oes 'es·cadrihles ne saurait déteTnliner ,l'issue de àa guerre. NotTe défens.e an ti-aérienne pourrait fort bien l'obliger.à T,e ster là ~ne altitude telle que les bombes, loes obus nl'anqueraI'e nt l:u.r ohJecHf. Il faut cOl1lpter aussi av'C'c les 'conditions atmosphen1ques de notre p:ays. Il r ,es't e dans J'année ,6 0 j~urs pendan~ l~squels u~'e attaque contr,e une de nos grandes vIUes pourraIt etre nl.e!lee a vec quelques choanc·es de suücès. lE t a'es eXlpél"liences entreprises
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par natre cOllllmis's ian -de défense natianale -démanüe - qu'epaur gaz,er une zoné -de 110 kni\2 de ,la vine de Zuri,ch, il f'audfait 500,000 kg. ' de lnatières dhhniques de comib at, qui devrait être· lancés sÎllluHanénlent par '5·QiO avions de comhat -e lYlpartant chacun 1000 kg. de lY.latières chimiques. IA ucun pays ne paurrait SIe payer ce 'luxe. Ert len'CoT-e, If aut-il paur un tel résultat de honnefJ. canditans ,atm-osphéTliques 's-ous taus -les rapports.. _ . . PaU'Dquoi do'll'c s·e désespérer et prêcher ire défaitisIl1e? CepeI1Jdant, _pour que naus puissians garder taus nas avantag,es il naus faut une arnlée instruite. Aujourd'hui une lacune . exist~ chèz naus.Les hanllnes quittent lI eur service :avec J-e sentin.llen,t que leu~ farma·t ian esif: iIllcan1plète et rien n'est plus 'exaoet. IOn ~a~s . ob J,ede que ~.~ t,enlips c~nsa!cré à ~as éco.l~s devrait être plus JU1dn:wusem'ent uhlise, que Il >on l)aurr:a lt saJcn.her de nambr:euses heur'es ~ansacr.é~s au dr.ill, aux -hanneurs. ICeta n'·est pas' prouvé. L~es na.t~ons VOIS/Ines, ~UI ant 'Cependa:nt l'·expérience de 'l a guelTe, n ont l'len ahandanne de cet,te 'Parhe du I)roO'ramnle bie,n au . Il ~ , contralr'e. . Ifaut aussi aCbneittr'e 'q ue les professiannêls de natre année dl-a rgés d'-él!aibarer ·l es pragranllllles agissent en cannaiss~oee ,~·e ca~Sie -e t i'l ·est ridicule de prétendr·e qu"à plaisir 'e t sans raIS an Ils ,ex1gent du 's oldat du h'av.aÎ'l inutile. En ad,rm eUanl rrlême qu'.exagératian :i;l y ait dans üe dOlllaine, LI s'agirait de réprimer ~es -a bus, m~is pais. 'de s'?ppas'~r ·à la 'PTolan;g'aIDO'n, 'car 'l,es vingt Jaurs suppaelllentaITes redan1es Ip auT certa1nes arn1'es ne s'Ont qu'un n1Ï'nÏolnum. 'Le l11anienlent -des armes nouvenes, ,fus.iJ-mitraîneUr,l !c-a nan d'infanterie, TIlitrailleus.e Il auTde Ine -s"apPl"enld pas S'ans de l1anlibreux exeTICÏ!ces. n faut aus1si dév,elapper la sauplesse unan!œuvrèire de la traupe, l'habituer là 111anœ uvrer avec le nlasque" danner 'a ux eadr·es J'aücas'Ïan ,d'acquérir rr'autaTité néeessaire et, pour l'obtentian d'un tel Tésultat, un s'ervÎ<ce c>onsécutilf de trais moi,S' ,est tout là fait il1dispens'a~le -et suffÏ!sant là canditian qu'aulCune jaurnée ne sait 'P'el,d'lle et 'q ue le trava:hl s-oit intense. L'a1ccepatian de Œ-a 'loi du 24 If évrier -e st donc :d'une impartanüe capitale pOUl' natr'e 'pays. Naus adr-e ssons ·e n teTnlinant -à taus les maîtres d'éeale un appel chaleureux paur qu 'i'ls 'e ntreprennent dès ce jaur unt'- œuvre de prapagan:de -e n sa faveur. Et nqus gardans l'espair que naus n'aurans pas en y.ain fait appel à il eur -e sprit patriatique 'c ontribuaillt IpaT IJJà là éparg:n er il natre petit,e lSuiss·e les harreuTs et les nüsèr'es de la guelTe. (M ...
"Inénarrable et ahurissant ... " Notre petit entr-efill·e1 paru dans le No 1 de 'l'Eeale PrimaiiJ'e naus attire les .faudres du rGanlité de 'l'Unian du iP , E., mallgré 'les. exceltlentes intentians que naus naurrissons ,à san égard.
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Bien vo'lanltiers naus r-elConnaissons 'l'activité de Iban aloi qu'il ·ex·erce -e n üe ,q ui a Itra~t -à 'la situatian matérieill,e des régents, s'a ns tautefois ·e xagérer ses Inédtes' sur ce paint. ISi le persannel -e nseignant a été hanor~ de l'a symptahie du carps éleCltoral il le daH, à natre hunlb'le aVIS, pour une banne part, au mérite univers-e lleJ.nent reconnu des anciens nlaîtres qui ant contribué là -e ntretenir au milieu de nas pO'pulations une ahnJoSlphère favorable à 's es revendicatians. ILes jeunes daivent le reconnaître puisque leurs talents n'a'Vaient guère eu ['o!cüasian de s'exercer D'U au lnoins de produir'e taus leur.s bans -e ffets au ITloment où [a 'loi fut vatée. Ce serait d'ai'l'leurs une -naÏ've1é et une dngratitude de la part des instituteur.s de crair,e que 'l'IE tat 'e t le peupù-e valais'an se soient décidés là anlélior-er 1e 'sad du nlaÎ<tre d'écoil.e unique11lent à 'cause des délnarclhes du 1C00nité de PUnian du IP . E. (L a questian n'est vas ilà. Laissans I~à -dessus à chacun son Inérite. Il y a p~léthare ,e t Ip our preuv-e, il n'y a qu'à :se remé1morer tOUit ce qui 'a été dit -dans les chraniques de l'Unian du P. E. N'-e stce pas, en -e ffet, un des principaux abjectifs de ;s on actilf secrétaire que de chercher 'les remèdes à telle anomalie, na1alnment en visant à restreindre les admissians là l'Ecdle N annale? Le renv~i des insltituteurs âgé-s ne peut avoi,r d'autres l1lobiles. Dès lors, a.a questian qui se pose est la suivante: L'instituteur âgé de 5,5 anS' -e t plus peut-il être Icongedié d''Offke là cause de san âge? Si 'Oui, 'le décr·et a un s'e ns. Dans -le oas contraire il eslt superflu, étant donné qu'·e n cas d'incapacité au de nlanquements gray,es, i'l peult il'Iê tre -e11 taut tenlps. n eslt donc penrlÏs de s-e delnander s'ü ne s'agit pas taut sÏlnplelnent d'une Imis'e en dem-e ure pouvant se fal'lnuler 'de la 11l'anière que vaici: « Ote-1ai paur que je nl'y nleUe». Naus souhaitans également 'que la 'loi règlanlt les 'canditians d'engag-e nlent du personnel ·enseignant de'ln1eur·e intangible. Ce n'·est pas de ceta qu'ii s'ag1t. Oui au non, n',esrt-ce pasel<le qui a engendré U'·enco,mlbrelnent dans 1a carrière? !La situatian alctuelle de l'instituteur n'est-ea'le pas devenue un appas Ipaur 'certaines fan1ÏNes taut COlnnle 'le traitelYient de fanline d'autrefais éttait un obstacle aux v01catians pédagogiques? C'·eslt ~à un t'ai,t reoannu. Avauez-le franc'hem-e nL i1 devient inénarrable, ahurissant, -etc. Taut c·e que vaus· vou'Iez, lllais il ,r -e ste néanmoins une réalité ·elt 11 -e st dancentel1du que ce 's ant 'les instituteurs anciens qui, les premi'e rs, daivent en supporter les conséquences désagréables. La dis'cusls ian ·s ur Ice point devient d 'a1illeurs sans oibjelt, puisqu'i'l s'agit de dispositians pris-es cantre Iles\quel1es il n'y a rien à .faiTe, les vieux Ir égents ne pouvant pas ICOlnp'ter sur Il'appui de l'Unian du IP. E.
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Reste la question du renyoi la v'e,c ou sans conlpensaltion. IL 'instituteur a-t-Ï'l des va'0hes 'e t des vignes? Peu Ïnlporte. Oui ou non pouv-airt-iJ prévoir les nouvelles décdsions ? Nul'l ement. Dans ces conditions n'est-il pas juste ,q u'il en so~t tenu c?m1?te ,e n nOl~ant, bien 'e ntendu, que seuls en proüteraIent 'les InstItuteur.s n ayant pas dénlérité. tCe doit être, InaJgré 'l es insinuations dépourvues de bienveilllance de notre c-ollitr-adicteur, le -cas du granld nonilire car s'il-en étaH autrement, comm·ent pourrait-on supposer qu'rIs aient été supportés Un si grnnd non 'hre d'années?
PART~ E THÉORIQUE
Ecriture droite ou écriture penché e ? Dans leur séanc e du 24 octobre d~rllier, la C0l11111ission 'c all' tonale et les Inspedeurs prinlaires on t décidé, en cc qui concerne l'enseignement de l'écriture, le maintien de la lnéthode a-ctuelle, pU.iSqllC les essais tentés flvce l'écriture droite n 'ont 'Pas donné des ré8ultats concluants. Qu'on nous pernlette là ce propos de m eth'le sous les y eux de nos le~t-eurs ce que nous avons rencontré d an s les cOluptes'-rendu'S du Prelnier 'Congrès international de p édagogie, tenu il y a une yingtaine d'ann ées environ, à Brux elles. Après avoir cité les ténl0ignages assez nOll1breux des avantagrs de l'écriture droite, rartide sur l' écriture se pos-e üette qu estion: .
Alors, avec l'écriture droite, il n' y aW'a plus de scoliose, plus de myopie? Et void la suite de l'étude: 1'Ihne Bellanger, après avoir adopté l'écriture droite, écrit: « J'ai constaté que les enfants prennent une attitude aussi d éfectueuse en écrivant d1'oit qu'en écrivant penché. Quel que soit le I:ravail exécuté à J'école priIl1'aire, éeriture, des-s in, couture, l'élève R rarement la volonté ou la force de garder pendant cesexere:ces une attitude irréJpro-c hable.. » Roussel a constaté que la tenue générale n'était 'Pas nl.e illeure dans les écoles où l'on a adopté l'écriture droite que dans celles où ,l 'on a Icons'eTvé l'écriture penchée. M. le Dl' Roussy (de IMars'eille) affirme que l'écriture droite pst pénible parce qu"elle oblige la nlain de prendre une position de dem:Î pronation av,e c 'e ffort oe qui devient rapi!dem,e nt f:atigant.
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La nlain de l'honl'l11e se met rapiden1Jent plutôt 'e n demi-suprination, c'·est pour -elle une position de repos. ,Or, c"est Coette position qu'occupe la main dans l'éc'l'iture penchée. C'est donc avec récriture penchée que la fatigue nlus'c ulàire est réduite au 11lininlUln. NIichelet T·enlarque que c"est la tenue de l'enfant qu'il faut surveiller, ·et c',e st de la tenue que tout dépend. Un ·e nifant peut faire les deux écritures en se tenant bien. Si, là priori, l'écriture dToite paraît d-onner au corps Ul1'e attitude plus droite, ce n'-est que falctiüe, car en inclinant le papier légèrenlent, on obtient une écriture penchée sans -changer la position du COTtpS. Ce qu'iil faut dans l'écritur-e, üOlllILie dans la lecture, c'est SUl'veiller la-position de l'écolier et Sl.ll'tOut ne pas le laisser longtemps dnns la même position assise. Ce qui nous impoTte, là nous hygiénistes, prodanle le Dl' Vufestes, e 'est la façon dont l'enfant se tient, puisque de cette ienue dépendent les aff.ections que nous redoutons ·e t que nous cherchons à c0111bat1Te : myopie et scoliose. De nlêrrle, d'après les moyennes établies par Mme Hadoï, il résulte qu'il n'y a pas grande différence dans l'attitude du 1COl'PS pour un nlênl·e élève quand il écrit droit ou penché. Les difféT·e nlOes paraissent 'être surtout individueHes -et tenir 1110ins du nlôde d'écriture qu'là lI a confoTmation de l'élèv-e et à s·es hla bitudes déjà acquises; l',é paule gauche Icependant, dans <l'une et l'autre écritur·e, est toujours plus inclinée que l'épaule droite. Les ·e nfants qui se tiennent bien ou Inal dans l'écritur,e penchée se tiennent tout 'a ussi bien ou IIllal dans l'écriture droite et inversement. IL'écriture, par elle-nlêIl1e, ne chang·e pas l'attitude du Icorps. Le fait que le tronc ,e st un peu ~lus v~rtical dans l:éc:'iture droite est un chang.enlent passag-e r. SIon 'lalss,e l'enfant ecnre p~us long-t emps, il r·evi:ent ipetit là petit à la position coutuInièTe qu'il prend dans l'écTiture penchée. La vraie conclusion qui s'en dégage, c'·est que -l'écriture par clle-nlême qu'elle soit droite -ou penchée, ne détermine pas à (,lIe seul'e 'une bonne attitude du COTpS, l'attitude ·est donnée d'abord, l'écTiture vient ensuite. Puis, l'éducation physique étant faite , on laissera l'enfant libre d'écrire droit ou penché suivant ses aptitudes. Quand on introduit l'écriture droite dans. une :classe, les enfants s'obserVient -e t pr'e nnent au début une attItude nnpeücaible; la chose es't nouv,e1le, miaÎtre 'e t élèves y aUa,ch-ent une Ï:Inportance qu'elle nlérite d'ailleurs; ,e n plus, le mot droit donne ~ne suggestion passagère de se teniT droit. IMais lorsque la ,questI-on a 'Perd~ de son actualité, lorsque l'attention des écoli~r~ n'est plus aUSSI \'ivementexcitée, on constate les m-êm'es condülOns.
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Les Dl's Pechin et Ducl'oquet arriv,e nt aux conclusions que c'est à tort qu'on -a attribué fi l'écrihlr,e droite le ,m érite d 'éviter une des principales caus'es de }a m yopie. 'L'écriture penchée ,es t la mo~ns. fatigante; son mécan!sme -as'sur'e une position de repos, un mamtIen C01Ted et une attItude nOrInale. Janke arrive là >cette constatation que, dans l'un ie t l'autr,e cas, le n01nbre des positions d éfedueuses était également considérable, et 1es élèves seront toujours assis convenableJm'e nt, 's'Hs 's'o nt Ibie~ surveillés et s'ils savent hien Cül11ment s'e tenir. >L es >conl1nissions scolaires de V\Turzbourg et du Danemark n 'ont pas obtenu ave'c r écriture droite les résultats ,e spérés. Schuyten accepte très volontiers que l'instituteur ou l'institll~ric e peu,,:en,t obten!~' d'ex'~ellents résultats avec n'importe quelle methode cl ecntur,e, s Ils y tzennent la JTIain et s'ils s'e dévouent à leur n.étier. Mais les photographies publiées par Schubert, Boyer-Eder. Jackson 'e t paT llui-nlènle le 'laissent r;êv,e ur. EUes n~!présentent ' des enfants écrivant d'après 'les deux nl,é thodes, ,e t toujours on consolate que ceux 'q ui pratiquent l'écriture penchées ont 'a ussi [,es attitudes [es i~>~US .v.icieuses. I M~ai9 les phot~graphies >publiées par 'l es partisans de l ecnture penchee sont aUSSI éloquentes que les prenlières, je pense. . Demeny trouve avec raison que le docUlnent photographique sl1n~le n 'a ~uc~ne valeur seientifique; la photographie fixe ,b ien un Instant l attitude et la fonne d'un sujet, nlais ce dernier pose devant l'appareil cominle on lui ordonne de pos'er, il cherche involontairement à faire valoir ,c e que l'on veut prouveT: (Ambidex tl'ie, étude expérimentale et critique pal' Var ia [ùpiani.)
Lecture 0
rédaction?
Il y a conlpétition pour la première plac.e entre la lecture c~ 1C1 r édaction. La 'r éda'c tion 's emble J'enlporter aduellenlent. « Toute l'activité süolaü',e tend là üréer l'aptitude ,à r édige!' », s' écrie:Vr. Poriniot, auteur d'un lîvr1e fort stimé sur la COJTIposition française. Toute l'activité scolaire? N"est-ce pas trop dire. L'a'c tivité scolaire doit tendre à pourvoir l'écolier des connaissances ,e t des ' qualités intellectuelles qui lui pen~eUront de réaliser sa vie dans le lieu et le In~lieu où la iProvic1ence l'a pla'cé. La r éda'ction occupe une place mmus'cule dans l'existence d'un trav.ailleur nl'a nuel. Dir'o ns-nous m1êrrle que tout l'enseignenlent de la langue tend ù créer l'aptitude 'ù rédig'e r? Nous n 'osons l'affirm,e r; nous osons m,ê~11e pTétendr,e rq~,e, dans les class,es primaires et prünaires s'upeneures, le pr,e nuer rang doit être a'c cordé à l'apprentissage de
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la lect.ure, l'e second, là l',e x'e rcice de l'expression orale, du pa·r Ier. , ct le. troisièln,e seulement au .développejnent de l'aptitude à l'é~ diger. La cornriosition française, 'comIne 'on l'appeHe noblenlent, perit être adnlise au preIiüer rang dans 'les èlass-es secondai'r 'es classiques'. 'E ncore cette plaüe est-elle .contestée par, plusd'eul'·s péd~gogues qui lui préfèrent l'explication des'iautellrs. La 'c ùlture ' hunlaniste vise 'à développer ,chez l'étudiant la domination du lT:'oIide ' abstrait des idé,es et des sentiment·s , qui sont de « l'h0111me », donc de tous les tenllp s et de toutes les . nati,ons. On s~y ,e ntraîne en 111aniant l,es idées abstraites, en analysant les sentiments , éternels, dans ~es « devoi'r s de style» ,e t les <; C0'l11positions françaises »; L',e nseignenlént populaire se propose un tout autre but: de rendre les enfants du peuple, qui ne déip'a sseront pas 'c e cycle priniaire et prÎlnaire supérieur des études, aptes là dominer l,e nlonde concret du {l'av ail des Inains et les tâches non moins 'c oncrètes qui s'y rattachent et en 'dépendent dans la fan1ÎUe et Ira dté. Les écoliers prÏInaires ,delnandent aux leçons qui leur sont dépaliies ilne cultur,e qui leur est appropriée. ,La cultur,e n ',e st autre que la form'a tion de 1"esrprÏt qui In!et rà 111.êIDe >c dui qui la possède de dominer la situation qui 'Cst la sienne, de reInplir -les obligations qui ,en dérivent et d'atteindre le but de la vie de tout ,c hrétien 'dans les drlc onstances singulières die sa vie là lui. La · fOl'1nation intelleetueUe de l'enfant du peuple est donc toute concrète et pratique, ordonnée là }a vie de travaillnanUiel dans un lieu et un milieu ' détern1Înés. ILe paysan n'émigre guère 'e t l'école ,doit favorisel' et renfOTICeT son attachement 'à la terr'e de ses rpères. L'ouvri,e r est I110ins sédentaire; nlê,m e s'il vaga1bonde plus qu'il n',e st raisonna:ble, il Tes't.e dans son Inilieu social. Ür, cie que Téc1anlenrt « d' écrituI~e », les nécessités vitales d'un milieu populaire est ,e xb,ênl,eiy.lent restreint: des fadures et des notes, des conl1niandes de marchandis'es, des ~. édamations, un certificat, une annonce, une invitation, quelques Tares 1ettres là des parents de1neurant au loin, c'est à peu près tout. rOeHe littérature se passe de style sinon d'orthographe. ,Le téléphone resbreint ,de plus en plus les l~elations épi1s> t olair,es. Je 'Suis' pl,êt à dire, ,e t je le dirai ailleurs, que ces üonsidérations utilitaires ne doivent pas seu'les entrer 'e n lligne de 'comrpte, que le rpoint de vue de U-a formation de l'es:pr~t doit pr'Ïrnler, nlais une If ürtmation de 1'.esprit adaptée \à la destinée concrète de 11'honllIll'e du p'C'up1le, du travaiineur \InanueJl. Il est une aptitude que l',e nfant n'apprend qu'à l'école, qu'il n,' acquerrait vraisemblahlelnent que bien m'al, si l'école n'existait pas, cene de lire. ,L'école populairJ:e a été créée d'abord pour ap, prendre à lire à l"enfant du peuple. J'ai interrogé des centaines
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d'enfants: « Ip ouT,q uoi vas-tu là l'école? » IOn m'a toujours répondu: « Pour apprendre à liTe ». La vérité sort de la bouche des enfants. (L'école met là la disposition de l'homILle du peuple cet instrument incüm:parable, irrem'p laçable, de culture et d'ins-truction: la l'ectuTe, mais une lecture qui cherche le sens sous les mots-, la 'pensée sous les rphrases, une lecture qui UO'US aide ,à mieux faire face 'a ux tâches de la vie, parce qu'elle nous informe de ce qu'il nous importe de savoir touchant notre profession, nos obligations civiques, sociales, religieuses, 'Parce 'q u'-e lle nous délasse et nO'Us égaie, paTce qu'elle nourrit not'r e c(œur et le refait de pensées réconfortantes: la lecture persDnneHe et silencieuse. ,L a lecture est la branche capitale de l'enseignem,e nt primaire, parce que, @llS que toute autre, ene est porteus'e de vérité; or, la vérité seule fonde La vie et sauve. iApprendre là lire afin de mieux imprégner sa vie de vérité, de mieux la .fonder sur la vérité, voilà ce que l'enfant du peuple vient d',a bord demander 'a u maître d'école. ILa }'c cture 'Personnelle, silenlCÏeuse ,e t réfléchie, instrument et condition de culture 'e t d'instruction à l'école et surtout hors de l'école, ILlo yen usuel de s'approprier le trésor spidtuel de sag-e sse ,e t de savoir que les généTations 'Passées ont constitué au travers des siècles et nous, ont légué, voilà bi'en l'aptitude infiniment précieuse que doit perf.ectionner d'abord l'enseignenlent de la langue. Partant, celui qui l'a convenablelnent acquise saura mieux parler, ayant, grâce là la 1'e cture, plus d'idées ,e t 'Plus de mots à disposition; pour par1er, et surtout pour ,ê tre écouté, il faut avoir quelque chose là dire ,e t qui vaille la peine d'être entendu. (L a lectur·e 'q ui fournit la pensée doit passer avant le 'p arler et la rédaction qui J'.exprim,e nt, comme la SOUlrüe pass·e 'a vant le Tuisseau. Par ailleurs, la lecture s'adresse à la vi'e intérieure, à la vie intinle, réellelnent personnelle, qu',eUe alim-e nte, qu'elle élève, qu'eUe embellit, qu'elle enTichit de vérité, l'-e mporte sur le parler qui appartient d'abord à la vie extéTieur,e, sur la rédadion qui, parmi le peuple, ne sert guère qu'aux relations d'affaires. EUe ûonstitue conséquerrlluent conl'lne des réseTves d'énergie yolontair,e dans -l es profondeurs de l'âme el continue inc-e'ssam'luent de les aug'm ·enter, tandis que la plum-e et surtout la langue les dépensent ·en les extériorisant -e t souvent les gaspillent. La lecture, quand .elle 'e st oe qu'eHe doit ,être, nourrit l'esprit~ stimule l'initiative -e t soutient l'adion. 'La lecture ,e st 'a v,ec l'dbs'e rvation l'exerc~ee nourricier de l'enseignem,e nt. lA m'e sur'e qu'on avance dans la s'colarité, la lecture prend le pa,s sur l'ohs'e rvation, pour devenir, les dernières années d'école et pendant toute l'existenc-e, la principale pourvoyeuse d 'idées et de connaiss'a nccs. -L 'infoT,m ation vient du nlaÎLre pendant les prelniers courS'; eUe vient de la lecture de -p lus en
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plus, presqueexdusiveanent au cours supérieur, puis hors de l'é-cole. On -dit souvent que c',e st la mission -de l'école de transmettreLa cultuT-e. -N'est-c.e pas plutôt de rendre J'enfant capabl'e de l'ac-quérir en allant la chercher où dIe -e st: dans les livr,es et les pu-blications qui la meHent à la portée de tous - là condition qu'OIt sache lire. La premiè,r e mission de l'éc.ole, la formation religieuse rrise à part, me sembl'e ètT,e conséquemment d'apprendre à l'enfant à lire ·e t à profiter de S'a l'e ciure pour s'informer ,e t s'instruir-e, pOUT en jouir et se Ir écréer, pour se réconforter l'âm-e -e t le cœur au contact de la vérité. Chanoine E. Dévaud, vrofes,g.eur rà l'Université de Fribourg.
PARTIE PRATIQUE Composition française Le garde cham·p âtre
En venant :à l'école vous avec rencontré le garde chanlpêtre qui faisait sa tournée dans les chanlps. Faites son portrait. Dites CE' ,q u'il fait, les services qu'il rend. Plan. - 1. Le garde champêtre. Son nonl, sa taille, son ajr. - 2. Rôle du garde chanlpêtre. Services qu'il rend. 3. Conclusion. Développement. - 1. Ge Ina tin, en venant en classe, j'ai rencontré sur la route le garde chanl'p être de notre commune qui allait faire sa tournée dans les champs. Il se nomll1e Anselme Durand, n~ais on ne l'appelle que le père Anselme. ~C'est un ancien soldat, d'une taille assez éle~ée, à l'air sévère, qui approche de la soixantaine. Il a la voix brève et parle fort. Cependant il n'est pas ifiléchant; Il1ais il a encore bon 'Pied, bon œil, comme il dit lui-nlême. 2. Sa mission principale est de veiller sur les propriétés - de la commune et sur celles des particuliers. Il se lève de bonne heure, se prOlnène presque toute la journée, surveille les maraudeurs, les braconniers, les vagabonds. Il oblige les vachers, les bergers ~ à une surveillance attentive de leurs troupeaux et les charretiers à respecter les règlenlents de police. Il s'assure, en un mot, que partout la loi ,e st respectée. Aux délinquants, il dresse procès-verbal. Cependant il n 'est pas toujours dans les champs. Il rend de grands servic-es à l'administration; il colle les affiches, surveille les réunions, porte les convocations. Les jours de foire et de marché, il circule dans les rues, surveille les auberges, les cafés, yeiUe au tm aintien de l'ordre.
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3. IMalgré· les services .q u'il rend, le garde ch~ünp'être n'est pas aimé de tous. Les maraudeurs, les rôdeurs, les ivrogne's le redoutent · .e t s'éloignent de lui; n1ais les honnêtes gens lui font bon accueil~ par~e. qu'ils savent qu'il remplit un rôle utile, qu iil est le gardIen VIgIlant · de leurs propriétés et que sans lui les malfaiteurs de toute ,e spèce auraient beau j e u . ' ,' Voilià pourquoi le l)ère Anseline, lnalgré son air rude' et sévère, est néann10ins a'c cueilli avec syn1pathie. La Cigale et la Fourmi
. Vo.us ave.z appris là l'école la fahle de ,La iF ontaine, la 'Cigale et la Four~1. Racontez-la et dites quelle leçon on peut tirer de la condUIte des deux insectes. Pl~n. - 1. La lCigale' en été, puis ,e n hiver: froid et faim: 2. Elle demande secours à la Fourn1i. Ce qu'elle lui dit _ 3, D~a:ogue des deux. insectes. Réponse de la -Fourmi. -~ 4-. QualItes de la F.ourn11. Sa dureté, Son égoïsIne. - 5. hnprévoyance de la CIgale. - 6. ,Conclusion. N'in1Ïtons ni l'une ni l'autre.
Vous avez vu ferrer un cheval...
Vous avez vu le maréchal occupé à fen'er Un cheval. Docrivpz la scène. Une noce au village
Vous venez d'assister au n1ariage d'un de vos par·e nts. Racontez ce que vous avez vu.
Plan. 1. J.e viens d'assistel' là un Illariage. - 2. ILe dépal't. Les I11'aTiés. Les invités. 3. La 'Cérémonie à l'of'fice .de 1'état civil, à l'égEs-e. - 4. Le 'r'e pas. - 5. ILes chansons. - 6. Retour à la IT_1aison. L'égoïste
Faites le portrait d'un ,e nfant égoïste ·e t -dites ce que vous pensez de sa conduite.
Plan. - 1. Ja'c ques est un enlf ant égoïste. - 2. Sa conduite à l'égard de ses parents. - 3. ISa conduite avec ses frères. 4·. Sa conduite là l'école. - 5. Appréciation 'et conclusion.
La revanche de la Cigale
Services rendus par le cheval
, yous ~'Upp~serez ;rue la ~;aison 'chaud~ est revenue et que la CIgale, Joyeu~e et reconfort~e, chante de nouveau . .La Founni à son, tour, est 111alheureuse: sa founnilière a été détruite pal: ~le Inechan,ts enfa,nts ; ,elle-n1<ême a été :h lessée. Elle ra'c onte ses ma~heurs -a Ia CIgale 'q?-i, oubliant les injur,es du passé, l'accueIlle ,e t la console. FaItes ce l'écit ,e t tir,ez-en la morale. Plan. - 1. La helle saison est revenue; la 'Ciaale ,chante de nouveau. -4 2. Elle voit venir a elle la Fourn1Ï qutlui raconte s'es n1'a'liheurs .. - 3. Compassion de rra 'Cig~le. Ses bons soins. -. 4. ConclUSIOn : (Rendons le Ib ien pour le n1al.
Parlez des s'er'Vices que nous rend le cheval; dites 'ce que vous pensez de c-eux qui 'n1altraitent les chevaux et les autres anin1aux d0111estxiques.
L'écolier et le petit orphelin E~ se !'endant. à l'école, André I;encontre un petit Inendiant. Il, avaIt. frOId ·et faIn1. IS:es par?les. André partage ses provisions a\ ec lUI. Racontez le faIt ,e t dItes ce que vous ·e n pensez. . Plan. ~ 1. En se rendant là l'école, André rencontre un petIt 'm~ndIant. -,2. Son portrait. ,André lui adress'e la parole. ~. 3. Repons'e de l ,e nfant. :Ce que fait André. Rem.e rcien1ents _ 4. Conclusion. . Maison communale Dites ce. q~e c'est que la .M aison comnll111ale et faites 'connaItre les pnncIpaux ad·es qui s'yaccOInplissent. , ;lan. - 1. \Ce que c'est que la IMaison cOI11l11unale. 'ICon1n1ent ~n l appelle encor'~. ---:- 2. Li,e u où elle est installée. ,Ce qu'ell~ 1 e~.f.erme. 3. IP nncIpaux act'es de la loi civile qui s 'y accon1=' plIs'S'e nt., - .4. Autres événem'ents qui , s'y pass·e Îrt: l'éunions diverses, elechons, réclamations. _. A
Plan. - 1. Le cheval est un animal des plus utiles. 2. Services qu'il rend là la feIin1e, 'à la ville. - 3. Le cheval à l'arn1ée. - 1,.. Produits retirés après sa Inort. - 5. ICOlnn1ent nous devons traiter le cheval et les autres animaux dOlllestiques. Triste histoire d'un buveur
Plan. - 1. lLéonard, enfant du Valais, quitte son pays pour exerc-er le n1étier de maçon à Genève. - 2. H prend l'hahiLude de hoire. - 3. Etant ivre, il cause -du s,candale dans la rue et se fait condamner ,à l'an1:ende, puis à la prison. - 4. Redev~nu libre, il se corrige quelque ten1ps. Il recon1n1ence 'à boire, s"enivre, tue un hü'ln~11-e. - 5. Traduit ,e n h'jlbunail, il ·est 'Condan1né à vingt ans de travaux forc és . Orgueil naïf
Je vois de tous ,côtés des gens qui, quel que soit le lieu où ils se trouvent, parlent sans cesse d 'eux-J11êmes; leurs conversatons sont un ,m iroir qui présente toujours leur ünpertinente figure; ih ont tout fait) tout vu, tout dit, tout pensé: Il y a _quelque jours qu'un ~lOnln1e de ce caractère nous ll('cabla pendant deux heures de lui, de son mérite, de ses talents. C0l111ne il n 'y a point de n10uveluent perpétuel ·en Ce nlo11de, il ces~a de parler. Alors un homn1e qui paraissait a~sez chagrin se pl:ügnit - de l'·e nnui répandu dans les conversations: « Quoi 1
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dit-=-il, toujours des sots qui se peignent eux-~l1êmes ·et qui ramènent ,t out à eux! - Vous a vez rHLson, reprit notre discoureur ; il Il 'y a qu'à faire 'C0111lTle nloi; je ne me loue jamais; j'ai dn hien, ùe la naissance; mes amis disent que j'ai quelque esprit; mais je ne parle jamais de tout cela; si j'ai quelques bonnes qualités, celle dont je fais le plus de cas, c 'est ma n1odestie. ,) Iv! ontesquieu. QUESTIONS SUR LE TEXTE
Expliquez: impertinente - mérite - talents - mouvement pel'pétuel .- chagrin - discourir - de la naissance . Explicluez: leurs convel'sations sont un mil'oil' - En quoi le personnage décrit par l'auteur est-il orgueilleux? - En quoi est-il naif ? - Le nOlU modestie est-il attendu? Est-il spirituel ici? - lConlment jugez-vous ce personnage? EXERCICE ORAL
Cher'c hez dans le texte: 1. les pronO'ms personnels, mots prononlinaux. - Faites-en l'analyse. Décomposez le texte en propositions,. Hon des propositions Is uboTdonées.
2. les
Analyser la fonc-
EXERCICE ECRIT
Ecrivez le texte COll1me didée. ,Soulignez les groupes de mots reIif.ernlant tout, InêJne, quelque, quel que. Expliquez l'orthographe de même, tout, quelque, quel que, en u1Cltant les explkations des pages 121 et 673. Indiquer le numéro d{' la règle appliquée. Ecrivez corredenl,e nt quelque ou quel que dans les phrases suivantes: Le dianlant, q.,. soit son prix, n'est que du charbon pur; il peut rayer tous les 'c orps, q,., durs qu'ils soient. D.~:tns q .. , vingt ans peut==être, les honl'lnes parcourront les airs à l'aide de niachines volantes; les obstacles naturels, q". ils soient, montagnes. lacs, bras de Iner, seront aisément franchis.
En chauffant fortenlent des pierres calcaires, q",elles soient, on obtient de la chaux, VOCABULAIRE
Expliquez Ia différence de sens que présentent entre eUes lesexpres.s ions suivantes: deux deux deux deux
camarades, com'p aguons, amis, .associés,
deux deux deux deux
alliés, 'concitoyens. c0111patriol.es. co 111 pliees,
deux c(Jl](~gues. deux confrères, deux riyaux, deux. concurrents.
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Les yeux des abeilles
Les abeilles ont, indépendanlll1ent des trois yeux sirnples placés en avant et au S01l11uet de leur tête, deu~ gros yeux situés ~\ droite et à gauche, dont chacun est form.e de plus de 1200 yeux. élénlcntaires; les inla~es f.ornlées da~s chacun .des yeux élénl(~ntairp.s donnent à l'abeIlle, en se reumssant, une Impression d'enspmble. La vue de;.; [lheilles, nlalgré leurs 5 yeux, dont 2 de presbytes et3 de Illy ope, ne. leur pernlet p~s. fadl.enl~nt de. disting,:eI~ :e~ objets ft une {'cr tame dIstance. D aIlleuI s, ~l suffIt de dep lclcel la ruche de [,0 cenlimètres pour que les butmeuses revenant des chanlps n'en trou\' cnt plus l'entrée que d.iffkilement. Si on dépla,cc' la ruche de 2 ou 3 nlètres, les abeIlles ne sayent plus la re<connaîtr.p. ·et, au ret.our de la récolte, elles s'·e ntassent sur le plateau où était la ru,c he avant son dépla~em:ent ; ~a 'p lupart des abeille .~ re~,tcront lù, au risque de lUOU~1l' de ~rOld pend,ant, l~ nuit, plutM que de rentrer dans leur 111aISOn qUI est tout a cnte, G. Bonnier, r
QUESTIONS SUR LE TEXTE
Expliquez: yeux élémentaires presbyte myope ruche . =-- butineuses - pla.teau. Pourquoi l'auteur appelle-t-il les trois. yeux des y;ux s~m pIes? _..- Comlnent cOlnprenez-vous: les zmages f~]"m.ees ... , zmpl'ession d'enselnble ? - Que savez==vous de l'organIsatIOn dune ruche d'abeilles? EXERCICE ORAL
Lisez le texte en indiquant les adjectifs numéraux cardinaux. l )onnez les adjectifs nUIuéraux ordinaux correspondants. EXERCICE ECRIT
Ecrivez en toutes leUres les nOlubres suivants: 83 lU, :!o75 dm . .- l')4~J2 g, -----., 624 knl. - 0 nI. 495 - 380,7BO 1. De quelle espè'c e sont les expressions nUlnérales dans les phrases: tL'es Etats généraux convoqués pal' Louis XVI 's'e Téunir,e nt à Ver~ailles le 5 nIai 1789. -- Louis XIV régna 72 ans, de 164.5 8 171 [), - ,La victoire de ,Marengo fut gagnée sur les Auh'l-' chiens, pal' le Premier Consul, le 14 juin 1800. - La plupart ·des croisés a'}[raient à pied; beaucoup cheluinaient, montés sur des chariots traînés par des bœufs ferrés. J'ai dévoré force 111outons, disait le lion. ELOCUTION
Dites ce que signifient les locutions suivantes: Il cherche midi à quatorze heures, Vous avez mille fois raison. Etre sur sun trente-et-un, Il monte l'escalier quatre à quatre. J'en ai vu 3G chandelles. Je vous ai répété cela cent fois.
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VOCABULAIRE
INVENTIQN
Définissez ce que signifient les locutions suivantes: de 'Prime abord, un sexagénaire, le second étage, un selp tuagénaire, le tier.3 état, un octogénaire. Charles-Quint, un nonagénaire, un quinquagénaire, un centenaire.
un solo, un duo, un quatuor, un trio, un monologue,
un un un un un
trimestre, semestre, centime, quatrain, dialogue,
ilelnplacez les nonlS par des prO,n-ollls: p'~rson~els. _ Modèle: Donne ce livre à t011 frère
QUESTIONS SUR LE TEXTE
Expliquez: instinct (rapproehez-le de naturel) - décidé tout élevé. - Quelle différence faites-vous ,e ntre assiduité, vigilance, fidélité? -- entre souche et 1110dèle ? Helevez les ex'pressions qui lllontrent l'instinct de ce chien? - Que signi'fie : ses talents font l'étonnelnent et le repos de son ma/tre ~) EXERCICE ORAL
Lisez le texte, en signalant les pronomlS. Indiquez;::en l'espèce. Dites leur fonction et la place qu'ils oücupent par rapport au verhe. DécOlnposez le texte en propositions. Dites leur nature et leur l'onction. - Analyser les c0111pléments circonstanciels. EXERCICE ECRIT
Ecrivez le texte; nlettez une croix sous les prOl1OlnS sujets; un trait sous les pronoms COml)léIl1ents d 'objet; deux traits sous les pronomsconlplénlents ·circonstanciels. Helevez les verhes précédés: 1. ,d'un prononl sujet; 2. d'un pronom complélY.!ent ; 3. d'un pronom, sujet et d 'un pronmn COlllplément. Relevez les verbes suivis d'un pronom. Quelle est la fonction de ce prononl ? pourquoi est-il après le verbe? '
d-onne-te..,lui.
ce ' tableau. . . Evitez cette peine ,à vos parents. Confie-moi tes chagrins. . ' Donnez-moi de vos nouvelles. Parle7J'Clc,votre voyage à mon pèr,e. Prenez une de. , .ces dl7agées. .
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VOCABULAIRE
Le chien et le berger
Ce chien, Inalgré sa laideur et son air triste et sauvage, est cepend:lnt supérieur par l'instinct il tous 18s autres chiens; il a un caradère décidé auquel l'éducation n 'a point de part; il 'e st le seul qui naisse, pour ainsi dire, tout ,élevé et, guidé par le seul naturel, il s'atta'c he de lui-lnênle à la garde des troupeaux, avec une assiduité, une fidélité singulière; il les ,c ondui1 avec une vigilance adnlirable et non cOlnmuniquée ; ses talents 'f ont l'étonnmnent ,e t le repos de son maîü',e, tandis qu 'il faut au contl"air€ beauco.up de telnps et de peine pour instruire les autres chiens et les dresser aux usages auxquel,s on les destine; aus's i C'e ·chien est-jJ le vrai chien de la nature, celui qu 'elle nous a donné pour la plus grande utilité, celui enfin qu'on doit regarder comme la souche et le modèle de l'espèce entière. Buffon.
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Montre~-nous
Quelles sont les différentes races de -chiens que vous -connaissez? Dites au 'llloyen de verbés, aücOll1!pagnés des cOlnplélnents nécessair,es, à .q4oi ils .s ervent. , Expliquez ies expressions. suivantes : sè-dresser s'ur ses ergots __ dresser l'oreille - cela faif dréssel' les cheveux SUI' la tête dresser la table - dresser un plat - dressa une elnbuscade dresser une carte - dresser une pièce de bois. ' Calculs
1. J'ai acheté une bicyclette sW' le prix de laquelle on m'a fait une -relnise ' de 15 %. et j'ai payé 4509 francs. Quel était -le prix Inarqué de la bicyclette? Quel est le bénéfice % réalisé pai' le lY.1ar-chand, sur le prix d'achat, s'il ,a vait a-cheté cette bie)Tdette 390 fI'. ? Rép. : 1) 540 fr. ; '2) 17 ifr. 69 %. Solution:
Prix marqué de la bi·cyclette 100X459=ô40 fr. 85 Bénéfi-ce du nlarchand Bénéfice p.
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du Inar-chand
4,59 fI'. - 3'90 'h . = 69 fI'. 390 69X100 = 17 fr. 69.
2) La toiture d'un pavillon est fOrInée de 4 triangles égaux ayant -chacun 4 m. 5 'cm . de base et 3,9 dln. et de'll1Ï de hauteur. Elle coûte 7'25 fr. 25 . A combien revient le 1112 ? Rép. : 22 fl'. 85.
3) Une personne a acheté ' pour 4000 fI'. une pâture 'p our la;:: quelle ,e lle paye annuellenlent 36 fr. d'Ïl1.lpôts et ql,l'elle _loue 2 fr. 5.0 l'are . .si cette propriété a la ifOrIlle d~un tr~angle ,m esurant 160 nl. de base ,e t 8.0 nl. de hauteur, on demande à quel t:;tux cette personne ·a placé son arg,e nt ? Rép. : 7 fl'. 10.
4) Une couturière emlploie pour faire une rOibe: 3 IT.l. 4? d'étoffe achetée 2.480 fr. la pièce de 40 m. ; 26 dm. de ruban a 6 fr. 50 le mètre ,e t 8 fr. 3.0 de fourniture&. Elle paye 718 fI'. de
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façon là l'ouvrière qui fait la robe. ,si elle veut gagner 2.0 % sur le prix de revient, combien doit-,e lle la revendre? Rép. : 376 fr. 80. 5) Une pièce de vin de 225 litres a coûté 675 fr. 'Ûn m ,e t ce vin ·en 'bouteilles de 75 d., que l'on a payées, vides , 60 fr. le cent. Le cent de bouchons coût·e 11 fr. 40. ,CalcUiler le prix de revient de la bouteille pleine. ICombien devra-t-on revendr·e chaque bouteille pour gagn'e r 2'5 % sur le prix de revient? Rép. : 1) 2 fr. 9'64, 2) 3 fr. 7.05.
Un peu de grammaire et d'Otthographe (Suite)
1) Voici des v·e rbes pronOlT~naux dont l'accord du tparticipe passé a touJours lieu, quoiqu'ils ne soient pas essentiellement pronominaux:
S'accorder, s'apercevoir, s'attaquer, s'attendre, s'aviser, se défier, se dédire, se douter, s'échapper, s'étudier, se flatter, se jouer, se plaindre, se prévaloir, se rallier, se refuser à" se servir, se saisir, se taire, se trouver. 2) Verbes en eter qui ne doublent pas le t devant un e muet: Acheter, racheter, banqueter, breveter, coupleter (chansonner) , crocheter, épousseter, étiqueter. Verbes ,e n eler qui ne doublent pas 1'1 devant un e muet :
Bourreler, craqueler, celer, déceler, d~manteler) geler, congeler, dégeler, écarteler, encasteler, harceler, marteler, modeler, peler. 3) Nonls ·e n eterie où l'e devant le t se prononce ouvert bien qu'on ne double pas le t :
Briqueterie, buffleterie, marqueterie, mousqueterie, papeterie. 4) S'emploient seulem·ent au pluriel, selon la gram'm aire triditionnelle, une quar'a ntaine de noms: ,
AccordaiNe,s, affres, ag'apes, agrès, aguets; alentours, ambages, annales, archives, armoiries, a1'l'érages, bésicles, broussailles, calendes, catacombes, condoléacnes, confins, décombres, dépens, doléances, épousailles, entrailles, fiançailles, frais funérailles, hardes, ides, mânes, matériaux, mœurs, mouchettes: nippes obsèques, prémices, ténèbres, vêpres, vivl'es, etc. ' 5) La plupart des noms ·et des -adj. quaI. terminés 'e n al changent cette désinenoe ·en aux.
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!Font ·exceJPtion les 'I1ünlS propres en al ; quelques noms com. comme aval, bal, cal, carnaval, chacal, chloral, copal, festival, g,avial, narval, no'pal, pal, l'égal, santal, serv.al; et quellques ;adj. comlne bancal, boréal, choral, fatal, final, glacial, initial, nasal, natal, naval, pascal, tombal.
Banal 'fait 'banux dans l'.expr.ession: Ifours banaux. Val f.ait vals s'a uf dans l'expr,e ssion pal' monts et par vaux et dans certains mots composés. La liste des noms et des adj. en al qui suivent la règle générale ou qui changent al 'e n aux ·est Is ujette là discussion. CeTtains gramlnairiens, qui s'e fondent sur le dictionnaire de l'Académie. disent que automnal, colossal, fatal, frugal, glacial, jovial, natal, naval, pascal, n'ont pas de pluriel. Il selnble cependant que des €xpr'e ssions comlIlle : fruits cnzlomnaux, temples colossaux, rel!as frugaux, gaillards joviaux, e tc., n'ont .rien qui choque une oreIlle française. Pour no.nlbre d'autres mots, l'Acadénlie elle-mrême ne s'est pas prononcée. Il s'errlble que centraux, dominicaux, ducaux . fiIzaux, iniUaux, littéraux, magistraux, matinaux, patriarCŒ(lX, n 'ont rien de choquant plus que aSirals, australs, boréals, ficials, pénals ou ·e ncore que idéals -ou idéaux, pluvials -ou pluviaux, virginals ou virginaux. Il serait peut-'ê tre sag'e d 'être tolérant dans les cas de ce genre. (Renseignements extIiaits en p artie du Cours comp.let de gram. fI'. pal' Michaud et Schricke. Librairie Halier, 8, Ru e d'Asas, Pari,s VI.)
En fait d 'orthographe d 'usage, nous ne donnerons pas dans l' « Ecole prilnair,e » Iles remarques 1fort utiles que la plupart des. j\!unes instituteurs possèdent déjà.
Histoire locale Hérens- Z ermatt Il est généralenlent 'a dmis à il'heure aotuel1le que les gla'ciers des Alpes ont 's ubi des périodes sUtocessives d ' avanr~ ement, ~t d;re'c ul sans qu'il soit possiJ)le d 'ass,i gner une date bIen precls-e a . ces phénonlènes opposés. Il appert néannloins .que 'l a régression glacIaire s'le st ternlinée vers le début 'du l€hne slède. Selon une traditi-on recueillie 'Par 'le catpHaine Schiner, 1529 mar:que Il e COlnnlenlCem:ent d 'un empiètelrent pr-ogressi1f des g1}aciers de Saas sur [es teDrains ;e nvironnants. ,Cette 'm iê me année 1529, le 21 janvier, la diète valaisanne. avait décidé .~. e suppr~mer le passage d 'Arol'l a à Aoste du do'Inalne de ses preo1ccupahons.
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'N'est-üe pas ~à , la preuve que Il es 'c onstatations faites :à IS'a as revêtaient un: ·cal"adère génél"al? TI est là noter toutefois que, grâ'ée à 'l'interven,f ion des no1:a'b'les 'd e la v.a'Née, üet arpêté .fut rappoTté ,et. Ua r,oute cOln1nercÏa~e Evo'l ène-Aoste, Jnaintenue.
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COURRIER DES INSTITUTRICES
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Il ,e st vrais,e m.blab'}e qu'à un nl)om.ent donné les 'cols d'Hérens et de ,.CoHon étaient dépourvus de g'laoie,r sou ,a u n10ins que ·ceux-d étaient si peu dangereux qu'ils facil~tai,enrt p'lutôt 'les trans'actions 'e ntre }les valllées supérieures. Ced expIique Ues fréquentes Te'lations exista'l1tentre Hérenset Ze111uatt, voi.r e n1êlrle la COl1llll'lmauté ,d'origine des habit-a nts. D'après le IRtév. -c uré RU/ppen, 'les premiers hahitants de Zel~ matt n'ont pas remonté la val:lée de St~Nicolas, n1ais bien 'la vallée d'Hérens pour y fond el' une première Icolonie de race latine 'q ui cons'ervel,;a perrdall't p1lusieurssiè.c'les 'Iles Inên1es Jl1fœurs, 'là lIlêlne tradition, le n1.êm,e dia}ie-cte. Le fait est qu'en 12'3 4, a,es seigneurs de 'l a Tour de Bas-.Châtillon étendaient (l eur dOlnination sur la conunune d 'Hérens, 'et, 'par 'le col d'IHérens sur üeHe de Zerrriatt. IL'e ftief sera partagé 'e n ran 1350. Le 1-5 olCtolbre 'd e 'c ette mèn1e 'année, 'Pi,erre de Ua TiOur léguait, en ,e ffet, ses drüi1:s au premier-né ,de s:es fHs, IAntoine, sur la com.m une de jP rahorny. . En outre, Zernnatt étant habité avant que il a cure de St-Nicolas fut érigée, 'l e chemin de i'égùise était tpour üette loca(HM par par Evolène sur Sion. IC'es·t 'la J.;aison pour 'l aqueHe beaucoup de gens de Zer'luatt étaient, s,e l on a·es anciens écrits, ins-cl,its ',Co.mnle bourgeois de Sion. Nous savons également que Zenn:a tt, 'a yant été ,en un ,certain te111lpS ' éprouvé par des orages désas'treux, ses habitants s"engagèrent par un vlœu là faire, le 'curé et huit h01l11mes, une iproüession annue'J1le tà ,Sion ,et là y visiter trois égilis·es et que üe pieux pèleTinage ne fut déJfinlÎtÎtv'e lnent supp.riIné qu'en 16'66. SeŒon 'la légende, un n10nUIDent destiné là perpétuer le souvenir des .ancÏ'e ns rapports cO lmn1erdaux entre les deux ",aBées d ~Hérens et de Zer· matt était 'l e vi'lJl age de Tiefen 'l\1'a tten, alctue'lleIuenlt couv'e rt par le glacier du ,Il1iême nom. B ,se 't rouve précisélnent sur [a route d'E'v,o lène. Des personnes vivant encore à ZennaU :se sauvi,e nnent d'y avoir r,e tiré des poutres 'et divers ustensiles que 'le gtlacier avait reJetés.
Ce hameau se trouvait dans une situati,o n "eXltrên1,e m'e nt fa· vorable pour Ifadliter les relations ,e ntr'e Zern1attet E'v olène d'une · papt, et Evo~lène et IA nniviers ·av'e1c 1a rvaHée d'Anste pai' lIe StThéodule, d'autre parrt. Il existe ,e ncor,e sur 'la monltagne du · SchonbU'h'l une tpllace qui :s'aip'pe'rle « les Ib annes » des Anniviards (die Einfischerbahne), où, selon ,l a tra'dition, i'1s bivouaquaient · avant de 'f ranohir Ile 'col Durand. P. F.
0==========================0 SOlVIMAIRE: Quand il neige. - Vouloir et Ipouvoi'l'. - La lecturê· Ip ar la méthode globale. - Cours psycho-pédagogique. - Pensée'3 ~
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Quand il neige,..
r$>-?
Quand il neiqe SUI' mon pays, De gros flocons couvrent les branches, Et les regards sont éblouis Pal' la clarté des routes blanches. Et dans les champs ensevelis, La teHe reprend le grand SOlnme Qu'elle fait pour mieux nourrir l' hODlme. Qucl11d N neige SUI' Dlon pays. Quand il neige SUI' Dl0Il pays,
On voit s'ébattre dans les rues Les petits enfants réjouis P al' tant ,d e splendeurs reparues. Et ce sont des appels, des cris, Des extases et des délires, Des courses, des jeux e·t des l'ires, Quand iJl neige SUI' mon pays. Quand il neige SUI' mon pays, C'est que tout le ciel se disperse SUI' la montagne et' les toits [fris Qu' il revêt de sa claire averse, Ou qU'Llne avalanche de lis De sa purelé nous inonde ... C' est le plus beau pays du monde Q'Lwnd il neige sm' mon pays!
\7ouloir et ... pouvoir Si vouloir n'est pas toujours pouvoir, almies ,Œectrkes, il est'certain que neuf .fois snr dix, la volonté s'aide de ce~ e~f.or't teJnac~, persévérant, vigoureux que 'n ous tentons pour realIs,er ce que ' ·n ous avons ,e ntrepris. Prendr,e une Tésolutlon ,e st relativement faci~e; s'y confor111er l'est beaucoup moins. 'E t, cependant, celile qUI veut quelque
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chose doit vouloir égaleluent le n-::iOyen de il',obtenir. IEntreprendr'e une tà,che, c'·e st s"engager à la n1ener 'à bien, y 'consa'c ranlt le temps dont on dispose sans se décourager. !La vaŒeur des Icm'actères et des àn1·es se ;r ·e connaît à ,leur tpers·évéT·a nüe, là leur résis.tanee" à leuT volonté d'arriver au but! Soyons fortes ,e t énergiques, sans apathie, sans laisser:-aller. Si, dans la vie, tout ne se Tésoll'd a)as par un a 'c t'e de vOllonté il est certain cependant qu'à l'origine de la plupart des v~,ctoires' il y a un ade de volonté, de méTite personnnel. ' Ne l'oublions 'Pas et tl'avaiHons 's ans üesse à forger notre ·{:aractère et notre àn1e ... avec l'aide et le secours .divins !
La Lecture par la méthode globale Plusieurs ,callègue.s ayant manifesté le désir d'être ,dacunienté ·au sujet de l'étude de ,la leduTe ;par la méthade glabale, je crais leur être agréable en pub'l iant quelques renseignements sur ce sujet tirés du valume « L'Apprentissage de la le.cture par la m ,éthade glabaIe », de Rabert Dattrens, Dire,cteu!' d'gcale à Genève, et IVIl le Margairaz, institutri,ce, taus deux nOin seul'eme nt théarkiens avisés, mais praticiens ,émérites. Ce dernier expase dans 'cet 'a uvrage plusieuTS de ses ex,p ériences . de l'emplai de cette 'méthade dans des classes primaires et spé,ciales ·do Genève. ! ;!
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La méthode glabale paul' l'étude ,d e la lecture ne date pas d'aujourd'hui. En 1906, le Dr Dé<craly et ,M lle Degand en ant danné les principes, basés ,sur la ;ps)'icha.lagie de l'enfant. Les écales de Bruxelles ex-ceptées, partaut ailleurs dams les pays de langue française elle n'a clané lieu ·q u'à des essais isalés. !Les expériences 'psy,chalagiques naus mantrent chez l 'enfant J'existence d'une aptitude à saisir le mande extérieur qui n'est pas le nôtre, à naus adultes, et naus demandent de teni;' camipte dans l'établissement de nas méthodes d'enseignement de ce que le psy. chalague appelle la ,f anctian de « Glabalisatian ». Vaici ce ,que dit Cla[Jarède dans la « Psychalagie de l'enfant et .pédagagie expérimentale ». La perceptian ,camme natre activité mentale est canmmanclée · par natre intérêt; naus IPre,cevans les chases de la façan dant il naus imparte le p.lus que naus les percevians à ce mament-là. Si naus cantempians un al"bre naus le verrans bien .différemment : si naus le regardans en prameneur au au ,cantraire en bataniste . · dans le premier cas la ;P81~c€iPtian sera glabale et ,dans le .deuxième' · analytique. La p@ceptian n'est analyti.que que si na us avan~ _intérêt à analyser. Or, l'enfant n'a, au début, de l'intérêt
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que paul' l'o.bj et en blac. Les d,étails ne Ip euvent que .le lai sser indifférent camme naus laiss ent indH,f érents l es détails d'une lacamative' dant naus avans à naus garer Ipa ur ne Ipas être éc-rasés. Naus avans dit que l'esprit pracède du s imple a u cam1Jl exe ; le fait que l'enfa:nt perçait le taut avant de :])eDcevair les parti es ne détruit 'p as cette affirmatian. Paul' lui, en effet, le taut n'étant pas un assemb lage de' parties, mais a u ,cantraÎ're un bla,c, une unité, a ll er du simp le au camplexe, .c'est remanter du taut à la Ip artie. Cette remarque est impaTtante au 'lJaint de vue éducatif; ce qui est simple pour nous, ne l'est pas pour l'enfant; !prenans garde ode juger l a Iperceptian de l'enfant. Èl. natre pTopre mesure d'adultes et .de ne pas le fai'l'e a ll er .du ,cam.plexe au sin1\ple en traitant l es n1Jatières -dans un ar,dre qui paul' naus' (qui avans eHe,ctué le travail d 'analyse) pracède -du simple au camplexe. C'est ce ,cantre-sens que l'an ,cammet dans l' enseignement de la lecture: assurément, paul' une persanne qui a saisi le mécanisme du lang,age écrit, la lettre est Ip lus sim:ple que la sy ll abe, la sy,llabe plu s sÎlTIple que le mat. Mais ce n'est ,p as, du taut 'le cas paul' l'enfant qui vait paul' la 'p remière fais un texte ,é crit. Paul' ,celui-ci le mat au même la phrase fa11ment un de ssindant la physianamie général e le captive bien d'avantage que l e des sin de l ettres isalées qu 'il n e di stingue pas ,clans l' en semble; aussi y a-t-il sauvent avantage à. a1}Jpl'enclre à lir e aux enfant en ,c amll1ençant par les mats au li eu de commencer 1Ja1' l es l ett'r es isalées.
Groupe ps'S'cho .. pédagogique · du District de Sion Il y a deux ans, s'·est .for,n1é à ,Sierre un group e féminin psycho-pédagogique, auquel hon nombr e d 'ins titutrk'es du d:stri,ct avaient 'donné .leur adhésion. Ave·c un i n:téTêt très g ra110d Ices dem oiselles avaient :assisté aux réunions organis ées par IMlles Guex et ID upraz. Cette année, les premières assen1hlées du groupe n 'ont malheureus-en1ent pas été aussi fr équ entées que ceHe'3 de -l'ann ée précédente. Des 1C0nvÜ'cations peTsonnellles ont été envoyées il11lais hea-ucol'up d 'ins,titutri-ces n 'ont pas répondu à l'appel 'e t -c'est lô., chose fort regrettable. Il 'e xiste dans le 'B as-Vala is des groupes identiques et qui sont là ,J' heure aduelle très flori ssants; il ne :faut absolum·ent !pas que celui de S i'e rre leur soit inféTieur. ILes réunions n 'ayant lieu que d1aque 3 s'e maines, toutes Iles institutr~ces peuvent, avec un peu de bonne volonté, 'coIl;sa'cr·er une petite après-midi de congé à ces assen. iblées. Le progrmnn1e à palicoürir est des ,p lus intéres'sants. Il traite de « l'Etude de la connaiss,auc.e de soi». 'Cette connaissance de
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'Soi, pour une institutrice s1.mtourt, es't chose importante, plus TIlêm·e, nocessair·e. Savo-ÎT 'le pourquoi de son .attitude, de 'sa lnanière d'agiT, ·est indispensH'b le à une éduoatrke. Nous cOlnlptons donc sur une fOTte partkipation à notre prochaine réunion quise rtiendra le jeudi 14 février, là 13 heures 45, ·au Tea..;Rooiffi Jegerlehner, vis-là-vis de ·l a 'gar:e, là lSierr·e. Nous tranSlnettons ci-après Ile program1uee détaiHé du sujet qui sera tr:aité et nous espérons qu'il aura ;le pouvoir de bTis'e r les derrnères hésitations. Que toutes les :institutrkes du distriül 'Soient présentes le 14 février, ·eUes seront les Ib ienvenues. lM. Bt Pl'ogramme pour 1935
Etude de Ja connnaissanice -de soi. 1) iNéc·essité de 'la c-onnanss,a noe de soi. 1) Prise de connaissanoe de nos possibilités :de s·es lacunes, agir ·en f.onction de soi. Compréhension. 2) A. Obstades: Inconsdent. Définition, son rôae. 3) B. übstades: Amour-propTe (SOI1 utHité) sa tyranni,e. 4) ,Co Obsta:d les: E'tu'd·e de différents gr-oupes de diffÎlcu'ltés : (sentiments d'iil\fériorité, ·etc.) 5) Le rôlle de ,la vi'e a'ff.ective. :Réunions organisées par :l\ flle IMi.i IleT , du s·ervÎ,ce psychopédagogique valaisan.
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Pensées
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Rien ne vaut l'épreuve pour montrer la vraie valeur d'une âme. La souffrance fait tomber les masques, retourne le fond des cœurs et les révèle au grand jour. Eschwery. Nulle âme ne ',p eut devenir un :patron exact Ip our une autre âme, nulle vie pour une autre vie, ·car Dieu diversifie ses dons et ses grâces à l'infini. M. Perroy.
DIVERS L'Italie militarise les instituteurs publics La. militarisation de tous les fonctionnaires se poursuit activement. Désormais, les instituteurs ,p ublics devront faire la ·classe en uniforme: tenue d'officier ou simple uniforme fasci.ste, selon leur grade dans l'armée. Les institutric0Fl, de leur côté, porteront l'uniforme des balillas. Tous 'l es fonctionnaires enfin, \seront constitués en une vérita ble hiér.a rchie mi1itaire avec des insignes distinctifs selon leur grade. 1
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. Petit instituteur sl gr-and! Ecoutons Monseigneur Dupanloup. - « Je ne ,crains que de le' dire: le prêtre le plus saint et le plus dévoué ci. souvent une inIlu : rnce moins étendue et moins profonde que ' l'instituteur 'sur~ l'àme nt les clestinÉ;es de l'enfant qu'il élève. Le prêtre ne voit pas l'enfant dans les divc>rses actions de sa vie; il ne préside pélJS à ses études,. à ses jeux, à ses repas, à ses 'classes, ·à sa vie entière. L 'instituteur, au contraire, a, avec l'enfant, le conTmerce le plus fréquent; c'est de son instituteur que l'enfant reçoit tout à la fois et l'emploi de son temps. et le développement de son intelligence, et la. réforme constante de> ses sentiments... (l'instituteur nes'occupe-t-il pas de l'enfant près. de huit heures par jour ?). Il .saisit ses défauts sur le fait, lelS discerne, les définit, le.s suit de près, les connaît mieux que l'enfant lui-· même et que le confesseur; le prêtre connaît surtout les faute s et les efface; l'instituteur va plus loin: il connaît à fond les qualités ct les vices d'une nature; il forme la conscience avec une efficacité. plus grande encore que celle du confe·sseur ... Rien n 'est plus digne, plus gmnd, plus influent dans la société humaine que les fonctions. cle l'instituteur. »
Enfant, levez-vous! L'aurore Depuis longtemps brille aux cieux. Pouvez-vous dormir encore Peti t Paresseux.
Bonjour chaumières, semées Au hasard, loin des hameaux. Que signalent vos fumées Entre l es rameaux.
Ouvrez' vos paupières closes, Et venez, à votre tour, Souhaiter à toutes choses Un joyeux bonjour.
Bonjour le laboureur qui creuse Tes sillons en gémissant. Qu'un grain en tes mains heu[reuses. Eu produise cent.
Bonjour, paisibles vallées Où s 'enfonce le regard, Encore à demi voilées D'un l éger brouillard.
Bonjour gentille fermière Qui pars de si grand matin, Pour arriver la première Au marché 10inÜün.
Bonjour, vous tous que ramène Aux champs ou dans l'atelier, Du labeur de la semaine L'appel journalier.
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Une exposition pour les Jeunes Une ex'p osition de travaux artistiques exécutés par des « mom~ de vingt ans» et par des amateurs aura lieu 'pro,c hainement au Casino Municipal de Sion. Sont a;dmis à exposer: a) tous les jeunes gens qui olCocupent leurs loisirs à des travaux artistiques, tel que peinture, sculpture, dessin" avec ou sans maître. b) les amateurs qui, sans é,cole, s'adonnent à :des travaux artistiques en dehors de }eur 'Pro.fession. c) les jeunes gens qui d,é butent dans la carrière ,des arts, qu'ils aient déjà ou non ,commenoé des études ou a'p prentissage dans les arts. ,d) les infirmes et les malades qui If ont des travaux d'art dans le but de subvenir à leur entretien. Pourront être envoyés 'pour l'exposition: les dessins, les peiniures à l'huile et à :l'aquarelle, les pastels, les gravures, .les objets sculptés au ciseau ou à l'encoche, les céramiques p'e intes, les broderies, les tissages, les étolffes peintes, les petits objets de vannerie artistique, les bibelots artistiques originaux, émaux, enluminures, etc. Toutefois, les copies ne s'eront admises que des exposants qui font ,p artie des ·catégories désignées ci-haut sous les lettres a et cl. Les travaux faits à l'éco.le ne sont 'p.as admis.
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