SION, 16 Ft1vrier 1913 32
Aucun 'maitre ne voudra rester. a~ec vous Il faut s'efforcer de rest~l bv ll,' .. . ell luttant contre le:; mechanb. meme '' . .bl t belle Cela seul rend la VIe pOSSl e e .
Résumé
«
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pour dent! » ce preCEl'1 pour œil'dent . • Ren~
cepte paraît strictement Juste et mesure. t Are aux autres ce qu'ils nous io~t .est . n,a,u~ \,1 1 Ma' 1 est dépourvu de generos1te et r~ "11 1SS ,1 quoi cela noUS avallce-t-il de le al eur a . l' noUS rendre our règle? Sl nous vou Ions . fraiter le~ uns les autres selon l~ iormu\~. « ~il pour œil» la vie sociale. seralt un~ m~rait lée perpétuelle. Même en famtlle on vlV . sur un pied de guerre. Il faut d~nc trou~~:_ mieux Tâchons de rester bons, meme en. tant c~l1tre les méchants et, s'il ,est P?ss!ble, rendons le bien pour le mal. L honnetete .!!n i era plus avancée. ' WAGNER. , Charles
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Sujet. de rédaction Décrivez le nouveau calendrier que le tac" teur vous ,a apporté. ' ... :1: * calenQuelles réflexion? ~ous insl?i~e? le drier de l'année qUi Vlent de hmr.
fête? Dites pou " quell~s l'occasion de votre 'tentions . vous sont agréables. , raisons ces at
•
d~u'~ écoliers dont l'un \Dialogue entre l'or et l'autre l'utilité du vante la valeur de ter. ... . * rnée * pendant laquelle Racontez ,une JOu vous vous êtes bien amusé.
•
Exposer un souh~t *que vement voir ' se réalIser.
vOl~S
dé&irez vi"
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ce moment de l'anDites comment es, en. pour aller à née, le chemin que vous , SUlvez l'école. ... :!, ,l, . d la Décrivez la première chute de neIge e ez . on Dites .les réHexions que vous av salS· , 1 n cons ~aites en voyant tomber , es.o .
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Dites quels sont l~!~ biens ~~ ~luels 50re~~es m~ux dont nous somme redeva\. es au
Variétés
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. " . 1 jounlal oi Educaho n Sous ce h tre, e " t' maîtres qui se .' 1e l' el., 'reur de cer ams * * b~ave enfant, a .e'\~ slgna arler beaucOUP plu5 en , Un de vos camarades, lorsqu'il se croient oblIges .de p . O'âté par sa grand'mère et Il. est devenu .111 t présence d'un lllspectem ,qu'~èves La conI:>su ortable. Faites le portrait d~ cet e~ï~l~ !e~~~t epluS 'mal noter et ~~ontrez comment il se cond.Ult en datis , trouvent seuls de;~nt S séquence, c'est. CJ.tU nIt scar «on peut poser en pen~ant la récréation, à la maISon. qU.l'ls. ne le men1 e :1 maître parle, mOl. ns ... pnnclpe que P us e * * , . • Décrivez l'aspect de votre jardin ou d U11_ la classe travaille. » .ardin que vous connaissez. "\tt~chez-v.o~~ * Un mot d'eniant. On a enseigne ~]·~f '1 trouvent dans la rue un 0 ~articulièrement à fournir des detalls precIS . . ils doivent le rappor.. enfants que,.s 1 s . ' ou molUS precleux, b de police le ':' ** r . plus ter immédiatement au ureaup1e l'institutrilQue pensez-vous de ce préc~pte, app lque plus proche. p~enant r;nte~~~ll'é~ole un' de à votre vie d'écolier: « All1tez qu on vous ce suppos~ ql:1 en s~~ouvé au ' bord du trotconseille et n011 pas qu'on vous loue. » h ~ e Qu'e.::tses petits ecohers a ... . belle montre et sa c am . « * * . d fa tOlr une d't pas faire l'enfant ~age? Vous, 10 Décrivez les avantages d.e la Vle e • Il ne doit pas la rappor11 2° Décrivez la malson paternelle, ce que n,e °Jez e son père la gardeVictor repo,n . ~~ e. le~ souvenirs qui vous y attacbent ~~ ~es ter. chez lUl, parce( tducateur moderne".) r~i~~ns pour lesqueUes il faut i."ester hdele rait. » " au foyer domestique. ... Les enfants et les fous s'in~agil1~~t q~es ... vinit ans et vingt ,sous ne dOlvent Jamal * * des le!tres, des carà Aimez-vous recevoir Hnir. tes postales illustrées, de petIts cadeaux ...
On parle trop
L'EOOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA
SOCIETE VALAISAlI1fE D'EDUOATIOll E ducateurs et E ducation Les problèmes; ,pédagogiques devien'nent de plus eu dus com.p~exes. De toute part, nous voyons les vieilles méthodes céder le pas à de plus récentes, qui à leur tour ne tarderont guère à être remolacées p,a r d'autres. Dans l'enseignement secondaire les programmes, sont loin d'être .arrêtés ; ~t des :divergences très accentuées règnent sur ce point entre législateurs et hommes du métier d'abord, puis entre les divers spécialistes qui plaident chacun pour sa propre cause. L'enseignement primaire n'est guère moins bouleversé, et voici qu'on parle d'y superooser un quatrième de~ré, une sorte de préanprenti~sage. Dans le bon vieux temos, alors Que l'on se contentait des connaissances les plus élémentaires, les maîtres savaient au moins ce Qu'on ,attendait de leur enseignement, et ils arrivaient assez facilement au bout du pro~ gramme fixé, p'afièe que le nombre des matières obligatoires était petit et les limites bien' déterminées pour chacune d'elles. Ce n'est plus leur cas aujourd'hui: ils se trouvent dans l'alternative ou d'enseigner uni Deu de tout d'une manière très superfidelle, ou de paraître négliger' leur devoir nrofessionnel parce Qu'ils laissent de côté certaines branches Qui leur semblent être du luxe. En même temps, on !continue à se plaindre de ce que l'école ne prépare pas assez directement l'enfant à la vie réelle. On' insiste pour Que l'orientation des études soit plus nettement utilitaire~ On allègue que la: connaissance 'minu~
tieuse de la langue et de 'règles orthographiques ou grammaticàles peut offrir de l'intérêt pour -les futurs professeurs et les écrivains, mais Qu'elle importe peu aux hommes d'affaires ou d,e labeur manuel; on prétend que la culture générale de l'esprit, très avantageuse pour ceux ·qui ont de la fortune, ne procure pas d'a.vantages à ceux qui ont besoin de s'enrichir ... Bref, nous vivons à une période de transition où l'on sacrifie volontiers ces antiques conceptions qui, som,me toute, avaient subi, non sans succès, l'épreuve du temps; onl leur préfère des procédéS et des systèmes qui ont l'attrait du nouveau, mais qui manquent des sanctions de l'expérience. Au fond, doit-on s'étonner de ,ces volte-face, si i'ose dire, alors que les perfectionnements ,du machinisme, puis la facilité de iour en iour plus grande des relations internationales, ont renouvelé de fond en comble le commerce, l'industrie et ' même ·l'agriculture, à ce point que, pour beau.coup de gens, les lois de l'existence paraissent changées du tout au. tout? Ces transfonnations sont, au moins en partie, l'effet des progrès rapides , et même incessants de la mécanique, des sdences physiques et naturelles. ,Or de pareils phénomènes peuvent-ils ne , pas avoir une répercu~sion sociale, et donc pédagogique? >1:
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Il ne nous est 'D,as permis d'ignorer ou de ,passer sous silence cette phase que traverse l'évolution de -la proarrogie. D'abord, 'ces faits nous, expliquent pourquoi et comment de nos iours les ,programmes et ,les procédés scolaires
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étroite et fausse de ces études, Si seu~ sont 'changeants et éphénlères. Ils nouS lement, de temps à autre, on s'Imposait d'onnent de plus à comprenùre Qu'e, se la règle de lire sérieusement un des ou~. trouvant engagés dans la mêlée du siè- vrages Qui en traitent, sûrement on Y cle, des éducateurs n'ont pas le droit trouverait une ample matière à réde se figer obstinément dans l'irn:mobi flexion, et l'horizon de l'esprit ne man': lité et .de rester totalement indifférents Querait pas de s'élargir progressiveaux événements Qui se passent autour ment, comme s'étend l'horizon visuel d'eux ~ obligés 'par vocation de servir d'iUn touriste, à mesure qu'il s'élève les intérêts de la société, ils ne rempli- plus près du faite de la montaV,tle. Il raient pas leur mandat, s'ils se dispen- faut bien ,convenir Que la 'lecture des saient de prendre en considération ce iournaux et des «magazines» illustrés Qui se dit ou se fait, .surtout èn matière sera toulours plus divertissante et plus ,de pédagogie. Nos écoles et nos _collè- attirante ~ a.ussi n'a-t-on pas de peine S1:es ne sont pas tellement clos pour le l'our trouver du temos à leur accorder. public qu'ils puissent échapper aux Mais, avec un effort persistant, un bon enquêtes et à la critiaue. Donc il v a maître arriverait rapidement à prendre pour nous une nécessité impérieuse d'é~ goîtt auX lectures plus graves, Qui sc tudier et de lire les livres, mémoires, . ar- rattachent à ses fonctions et qui lui faticles de revue, comptes-rendu.s de con- cilitent son apostolat. Finalement l'indigence de · connais~rès, en 1,1nmot, les publications Qui se ' réfèrent à la science et à la techniC1ue sances pédagogiques produit cette cade l'éducation. Ceci constitue pour un tégorie de .J;Ilaîtres à l'esprit rétréci et maître un devoir professionnel, au mê· superHdel Qui d'année en année se con~ me titre Que la lecture de la littérature tentent de suivre la même ornière ~ hommédicale P.9ur un médecin, ou ,celle des mes d'une seule idée, ils pros<:rivent écrits iuridiques pour un homme de loi. toute innov.ation et tout progrès ~ ils Cepend.a nt-faut-il le dire?-on voit raillent ce qu'ils appellent «les fantaitrop peu de maîtres donner un temps sies et 'les billevesées » de l'éducation appréciable à l'étude de ces Questions moderne, sans iamais prendre le tempS qui sont de leur ·ressort et avoir à cœur d'examiner ce qu'elles pourraient ayoir de suivre le mouvement pédagogique de bon et d.'utilisable. Il leur suffit de La plupart, semblent s'être persuadé suivre les chemins battus, comme si que 'c'est à faire à chacun de puiser par là ils ne se fermaient pas la voie a dans, sa petite expérience ses propres tout perfectionnement et ne se vouaient prindpes d'éducation, Quand encore ils pas à une stupide inertie ~ mais, ce qui ne vont pas iusqu'à déclarer et procla- est le pire .de tout, c'est Q'u'ils ne veumer inexistants .ces principes mêmes lent même pas confesser Qu'ils sont acqui, parce Qu'absolus, s'imposent dans culés dans cette imp,ass e. Au demeurant, nul homme sensé ne la pratique à un éducateur. Une tâche pas mal rude à . remt)1ir en classe, prétendra qu'à tout prop0S l'on doive la majeure partie des loisirs absor- bouleverser de fond en .comble nos probée par la <:orrection des devoirs et la gram,mes ~ et il n'est p,as du tout à conpréparationl immédiate des matières à seiller d'adopter d'emblée toutes les ré~ enseigner, voilà Qui' devrait suffire, d'a- formes si hautement p.rôllées auiour~ près eux, p-put les excuser de s'arrêter d'hui par les grands' S-pêrulateurs' de tant soit peu à ce que livres ou revues la pédàg·og'ie. Ce Qu'il faut, c'est gue peuve.nt contenir sur. ces sUlets abstrus nul parmi nOUS ne s'isol€'. avec le parH~ pris de rester étranger n'lX 'graves prode oédago llie . C'est qu'aussi, par accoutumance, blèmes Qui se posent cri matière d"édùt'on en vient à se faire une notion très ,- ~
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cation c lQUI· . . conque ~ 'en cl" , esm teresse se 1
on appe~le coHatéraux, les olH:lès ' tait-
~~ï amn~ a l~ routme; bien plus il re~ tes, COUSInS, etc Ceux QUI· serven . t 1a fanulle . , en ' font d.. e, fUOl qu Il fasse pour demeurer or tnatrement partie On le . sur tP ace. La vie est dans le mouve~ , sous le d .. s ' d'eSlgne Il
men . avec .']a sève e1l e monte dans les 1 t·. p an es. pal le sang dIe circule incessamment nos artè"es et no"~ vel. ,., nes. cl dans . e meme la vie de l'es;prit est non pas. dans u.ne stagnatiori. crou.pissante mats ~ans une activité saine et u .cond e<:hange d'idées. n e l
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(A. 8u:ivre,)
Précll d'Instruction civique (Suite)
II. -
LA FAMILLE
MODELE ~T fONDEMENT DE . L'ETAT
.La, famille , e'st, une société composée d.u pere, de la mere et des enfants' . SI qu~ des autres personnes vivant' S~I~~ dmemerchef; on l'appelle aussi sociée . ornes Ique, c'est-à-dire société de la matson. La. famipe a touiours existé. Il n'est pa~ 1USq~ au.x cabanes des sauvaQ."es qUlI nabntent me et d f toutes un m· an, une f em~' ~s ~n ant~. L'enfant ne ' serait-il ~tîe m?r SI la, me~e ne 'l'avait nourri et tes lePere ne 1 avait défendu contre tou~ N ~. causes de destruction?' exist~n se~leTlent ~a famille ~ toujours u ,mats ",e e eXIstera toulours parce À:Ss!es t memes nécessités sub~istent. le fo ~on coutume de dire qu'elle est fie ement. ~~ la société. Cela signile, qJ~lï~' ~~:~t ne peut ~~ p';;sser d'elpetites assocl·at. , QU une 1eUl110n de ces L . . Ions. . . ta famille est comme une ch ,. aine 1mn errompue d t anneaux C o~ nous sommes les nous te· o~me.1 anneau de la chaîne cède et ~on$ et~oIt~ment à ce Qui pré~ tie d' a <:e qUI suIt; nous faisons parul! ~rand ensemble ' leurs. pères et leurs Le pere mères sont lmere, s les petits-ent tascendants; les enfants, an s sont les descendants,-,
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, n?m e serviteurs. Ce sont des fommtes h?res q?i louent leur temps et eUT. ravatl en echange de mÛ' en d subSistance, d'une rémunératio ~l sIe souvent en espèces et corivenu~ d~a~a~~ ~ot ~~' .1e~ dappell~ au~si domestiques, . enve u latIn domus signifiant matson. ' ~e t~rme de serviteurs indique a~sez 9am ' UIls. louent un rôle utile . 0'u a-t -on ,l 31s vu que des servkes rend ' . ' fU~?lent pas un titre à l'estime; dè~sIJ~~ qu l.;S sopt honorables? Ceux dont servIteurs s'acqwittent sont de )es nécessité Il! . " premlere r', h . ,s consistent a accomplir les ;;c les que nous ne vouclrion~ ne sauL ~~:::e~U ne pourrions pas exéc~ter nouS' C'est ' d . , . ' , ',' teuf dd:' eVOIf cl assîSter ses servi-' de s e 1vers~s facons, .de leu1r donner 1 sa~es cqnsetls, de les soigner ou de fes fatre sOigner en 'cas de maladie. Il aut, ~n U1l1 -mot, se montrer bon r serviteurs; . eu.1 cote, dOivent servir èonsciencleusement leurs maîtres ' . Le 1 mariage ' .. co nt ract'· e ~~lon 'les lois ~llVlf e ~t reItgteuse est le fondement de a am1lle - Dieu l~i-même a organis' l ' -f -'. 1 en t établissant te' a amll . pere et lae mère 'POUfe ~he;n:lr. sa P~'élIce et p-oùr en être ' les, d s ~ 11 a mIS la mère 'sous l'autorité u p,ere et les enfants sous l'autorité ' d1.1J pere et de la mère. . Les p'a~eritS' commandent donc au nom· de I?leu, et les enfants sont ~tenus enue conS<:lence de leur obe'l·r a, ...moms 1 q es parents ne co·mmanderit Quel u dhose de cOl?traire à la loi de Di~u~ a~s ce cas Il faut obéir à Dieu: plutôt qu aux hommes ' Dieu a ~ree. " l'ho omme avec ,des' besoin et des ~,sl?lrahon;; Qui l'obligent à vi'lr~ e? SO<:lete. La première sodété or ani see est la famille, Celle-ci est l'i~a_Q'~
~~ia!n: e~v~rs I~
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el le io~ eme~
t de l'Etat Le père y
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'1 rend les pèr~s et mères responson, 1 t' sables de ses ac ~ons, t ''donL'Etat peut obliger s P~~~afs;ances ner à ~eurs ,enf~ntleu~s~ocndition, Mais nécessaires d a~re1~ droit inviolable ~e les parents op ette éducation et Ils diriger eux-menles c., de ce droit' car ne peuvent se dess"a1s1r temps le d~voir ce~ui:ci est ~n ~eU: de la pate~ité, pnncipal qUl resU ". et à la mere. devoir comffiUIU au pele
t
me 'ie souverain exerce l autonté~om , c 'lIe COIn.. dans l'Etat ~ il ~ouverne saeÛ\~~l nation. me le ,souveralI!. gouvem ;~dres de " obelssent aux . Les enfants d " le~ cltoyenS arents~ e mem~ '. 1eurs P l ' , 'ls alment leur ,la_ t aux OlS, 1 < ", " obelssen 1 l'tovens doivent almille ~ de mell?-e es ~ :7 ,.) mer leur patrl~~ t' ivile comme dans la Dans la SO~l~ e c . 1 fois la base . QUESTIONNAIRE, famille',l,a rehglo~ e~t ~i relie toutes l famille? Quelle. eU de l'éd.l~ICe et le lien Q mille est ébranDe qui se compose. ~·i.-on que la famtlle les 'parties, Quand la ~a de dissolution, est l'origine? pourquoI l·,t'? Qu'est-ce que lèe l'Etat est meIl:ace , base de est le iOllde11lel1t Ide Id :~e~~d:l~ts les colla téL'économie dot1~eshque est la les ascendallt~, ~s et les dom~stiques ~alls Quel role }ouen t les devoirs réc1prol'économi~ PU~~l~ue~ïenne, la condition rauX? la famille? quels StOl~es serviteurs? Parlez . Dans la ~oêl~i~ âes plus tristes: l'au- ques des ~nal~res e Dieu a donnée à la tade l'orgaUls~tlOn que rallèle entre la tadt e ~taé fdeummpère était un despotisme absomille, Etabltssez un Pfe a-t-elle été de tout 1 enfants ort lu SUf la mèr~ ~t s~r es. é' éné- mille et l'Etat. La fatmll l'ourd'hui? CommelÜ es au '.? Y C'est le <:hrtshanls~e Q~l a r ~1téré temps c equ'elle . l"ducation du citoyen, ré la famille. La Revoluho~r ale~ at- la famille fatt-e!le . eh' 'ents à la qualité de a-t-il des ~evOlrEs 111 ~:ez les droits de l'Etat sa, consàitu:iO~ .n~rf,f~dis~olubilité du chef de iallulle ? \lU me t nt sur les parents, " temt~s' e. a, Olt 't' paternelle, à la sur l ,enla , marlajle, a l au ~rl e X liberté testamentalre, etc, t' " des ,1 't ur la forma Ion Ill. - L'ETAT. La famil e agI s 1 et les conseils 't ar l'exemp e . DIffERENTES fORMES DE Cl OVens P C' t d ...:n,s son sem, Que se "''-ents es t s GOUVERNEMENT de~ p~ èt se développent les ver, u "t' Nous avons vu' Que 't bl' est une extenSion preparent De' la SOCle't'e,le- berceau de la société.. civiles ~ l'espn pu, l,C d famille a ~ e remiers homme&, ~1 de l ' esprit del'famlne. t' de fils, d'époux et e la d En sa 9ua 1 e 1ace à occuper La longue yle es PIes anciennes tradlpère, le cIt?ye~' ~e~lk dans la famil- propre à conserver sé uen<:e la formaeut P.,olfr con o~ moins nombreu'et sa fonctl~nll a . l'-:l ' restauration de tious, Hon de socletes pl,us h ' 'tait naturellele Il 'traval era a '" ses, dont l~ patnarc e e '~'ésPrithdef' fdamV!~ille doit s'intêre?ser. ment le ,chef. ' l offre de nombr~~~ Le ce , e " Queshons aux Questions rehgleuSeS, ~dl~x t' , du La VIe sO~la e '. effet, à la Soclete ' . l bonne lrec lon ' d'édU!cat ton, a al' , devant avant avantages. C est, e~edevables: des ' pro'ernement ce UI-Cl que nou~ ' soI?~es re de l'industrie, des fo~~vrespecter 'les inté~êts Qui se concen- grès de l ag:rl<:ultU 'des établissements t er domeshque. scienc~ et de!" ar de la ieunesse e.t le trent au fov t 'f sur l'enfant aUL'Etat ne peu aVOl " t pOUl" Imstruc 10n alheureux. s'en attnbual, eun d'rOl't pa rtl',cull'er'• s'il ., .. et soulagement des h~nt Qui les porte à Cédant aU! penc ie de leurs semil , diminuerait l'ê:ut?nte ,?es peê~ire mères et relâcherait lUSqu a les ~ 'er rechen:her la ~om?agnbesoin de défenles liens de la famille. Il ne peu , ex~g et blables, aUbt~n Qe~ al~Ulfs pet'sort~es, les l'enfant que le respect de la 101. • dre leurs lens t~nt que l'enfant n'a "pa'S, l'âge de raIA
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hommes se sont de tout temps réunis, volonté, ou d'après les lois et les usa· en sociétés. 'OU! associations plus ou. ges du pays, ou enfin partél2"e l'autorimoins nombreuses. C'est à ces commu- té souveraine avec des représentants de nautés, régies par "les mêmes lois ou la nation. Il v a d<mc trois espèces principales soumises à un même chef, Qu'on a donné le nom d'Etats, de peuples ou de de monarchie: le despotisme, la monac.. chie absolue et la monarchie constitunations, " DIFFERENTES FORMES DE GOUVERNEMENT.
A l'origine, les sociétés n'étaient d'abord compqsées' que d'une, puis de plusieurs familles formant des hordes ou tribus, soumises au plus âgé, au plus sage ou au plus vaillant de l~urs membres. Dans la .suite, ces tommunautés, nomades POUT la plupart, et dont les troupeaux faisaient la principale richesse, se fixèrent; leur populatiOn s'étant considérablement ae<:rue, elles formèrent des peuples, renoncèrent à leur vie plus OUt moins errante et sauvage, pour se livrer à l'aszriculture et à l'industrie' et iouir paisiblement du fruit de leurs travauoc, , C'est de ce moment, sans doute, que datent les constructions des villes et des villéij!es, ainsi que la propriété foncière ou prqpriété de la terre, par droit de premier occupant, droit confirmé par la possession continue et la fertilisation du soli. C'est ainsi que se forma la société civile ou l'Etat, dont le bu~ est de garantir à chacun de ses membres la possession de ~es biens et la sécurité de sa personne. Les drconstaillces et les besoins n'av~nt pas été partout les mêmes, lar soc~été ne fut pas uniformément organisee, De là les différentes formes de gouvern.ement dont les princip'ales sont: ia monarchie, l'aristocratie et la démo-
cratie, I. - Monarchie veut dire O'ottverne-
menf d'un seul. C'est l'Etat ....dans lequel la souveraineté est entre les mains d'un seul homme qui gouverne sans 'loi et ne suit d'autre règle que ~a propre
tionnelle,
Dans un Etat despotique, tous les pOu .. voirs sont concentrés ' entre les mains du monarque, dont la volonté tient lieu de loi. C'est le gouvernement des tribus et des peuples plus ou moins barbares, et de ceux Qui sont encore dans l'enfan. ce de la civilisation, La plupart des peuples de l'Asie et de l' Afrique g~ missent sous le ioug du despotisme. Le monarque absolu: diffère du des,pote en ~e Qu'il gouverne d'après les lois établies et se conforme aux usagf.lS de la nation, Enfin, dans la monarchie constitu.. tionnel1e, le mona'rque rèj;!ne d'après la Constitution et les lois et partage l'autorité législative avec des assemblées de représentants 4e la nation. nommées Chambres. U, - L'ar-istocra.tie est le j;!ouveme.. ment d'une dasse privilégiée de la nation; 'elle est simple Quand ses membres se recrutent eux-mêmes, et élective quand le peuple peut choisir parmi les familles privil~giées ~eux Qu'il préfère pour ses magistrats. Une troisième variété des goü'Vernements aristocratiqu s est l'olirzart;hie ou gouvernement formé .de quelques , personnes qui exercent, sans v être appelées par 'le .peuple, un; pouvoir qu'elles se sont injustement ar· rOllé, " III. - Le mot démocratie veut dire gouvernement dU! peuple; c'est l'Etat dans lequel le peuple est son nropre souverain, ou son sort dépend uniquement de lui-même; son bonheur est le frwit de l'union, de la moralité et du dévouement , patriotique des citoyens, On ,appelle démocratie pure, l'Etat dans' lequel le peuple réuni en assem':
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-. f damental e de l'Etat, par 'd exerce \ par la l~l ~m , ue la malorité du blée génér~le OU ~a~ds1:me~tr1butionS la constdutwf,' Pae~~orité doi~ . se S?u· lui-même les P~lll, ct~pa des prindpaux peuple a pa~:, il est iuste. Ma}s, gra~~ des lois la nomma lon mettre, corn. 'd' tive les intérets pa~ 1· , t 'ts t 'la forme fe era 'b de la nation ma[~s rdé~ocratie rep'résen~a~ivet' ~~t ~uliers de ' chaqU\mrq~~ po~sible. Il l'Etat dans lequel 1~ souve~a1.ll~~és sont ménag.és au, a~révoir des froisse~ exercée par des repr~sentan.s n . e ne n'y a donc. pas· a ue lorsque les h~~ par le peuple. La demo~fat8dt~r corn· ments aUSSi grfv~n~ région sont obh· convient qu'à de t~ès. 1?eh de la s'uisse ~ bitants de ~{).u e sans nécessité pressan: me les cantons pn~~hlstous des démo~ gés de sa~r.~f,1:~ts et leurs ·coutumes a les autres cantons .son ( te leu~s, lU e veraine , craties représentahv~s. , t le désordre \'auton~e sOfu e démocratique et fédleQUMt à l'anarchte, c es d le Sous la orl? cl l'individu et de a dans lequel tomb~ un fav~e t~fr~ res- ra.tive~ ~es t <;l.rol~nt eainsi généralem,ent gouvernement ne p~ut. p ~s foulées aux mmonte {OUVles plus sérieuses. ç es
démocratique et fédé1.'ative paraît~elle préférable? Sur quels principes repose tout bon g·ouvernement?
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(A. sui·lwc.) ----~--_ _ J
Càul!lerle du Vieux Régent (La 'Houille blanche et
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~~~~' O~QJ~~ ~?~S a o;1US1!ilO iS, ni ~~S Q~~~~ft I;fue se~~~~t:~;el!I~:
gistrats. . . ye~ . d'un etat po 1 1qU~ Elle exige une edumaQuelquefois plUSleurs Eta~ou~~~ne~ tion Qui l'a.afo~~~~. développée et tU~e rains se réunissent l ~~u~èd~nt une por- cation s~c1~ifude de la liberté. M~lS ment central, auq~e 1 s de de souve- grand e a ssi mieux Que toute au re f .. lus ou mOlfiS gran . f"'" e elle aSS·u re au . ;~~elê, 'P9ùr s~ prêt~a:~t?:s~~tu~fl~. le bAonheurp~~~l~tt~~e~~sSède un senV~ etprotechon e se . tte alliance ucun . -- 1 ussi vif Que le peup
:~n~e l:fo:~;~~ft~a~~~,c~nfédération. :~~:e,n~!~O~i~tS~e ~~~e !i:c'fe~ d~ IZg~ 'u:EILLEURE FORME DE p t m'rV\raine l'a cons1 LA .n. .vernement d l'époque con e 1
1-'"
OOUVERNEMEN~t
est celui: dê~:blement perfectionnée. ou~ernemerit Le mei11eJ1r g~uver~eme ~nt la souEn résumé, ~out bl~s gtrois grands . 10 Qui gar.anht ef~lC~c~m du dehors; doit ~tre fonpg ~~r d'égalité et de fraveraineté nationale vl~-a-vls vues gé- prinCIpes de l er , .. 2 Q Qui répond l~ ~leux aux ternité. IONNAIRE: nérales de la nahon, . 0 ens et aulX QUEST de la vie sociale. 3 0 Qui assure aux J1t.i -c'est-à-dire Enumérez. des ava{~ta~~s premiers hommes J;troupes le respect dl u -fOl pp<>rts entre Qu'est-ce q.Ui ~ ~~~iétés? Comment pe~t-~~ dl ' ,ustice dans eurs r a , à se réUnir e ,.t-l encore de n~s .lOU ~ e a . déïinir l'Etat? Y a? l uelle a été l'ongme de eux. . oints de vue, la forme des tribus nomades. ~ nos jours com,nent . A tous ces p ui nous paraît la la propriété du sol? "t'? Quelles sont les de gouv~rnement q euple éclairé et pa- s'acquiert cette pr°cÏn~~l~vernement? ~onnez meilleure, pour un P , br le démo- principales tormes e. monarchie, anstocratriote, c'est.·celle d~ la repU l~~e forme, l'étymologie ~es ~o~~~z en quoi dînèrent encratique et !t\~~~;~lku~o~ver~in, en ~~~~ ~ft~~o~~~h~o.iS o;rincipales S~si~~~e~e~e · ;~: le peup1e e ·t Rien ne peut se narchie. y a-t-tl enc<;>re .e~ En uoi la défait -comme en dro1 t' isq u'il a' tou- vernements arist<;>c:ahques. de laq représentafaire contre sa. vol?~ ~'uf:r les mesures mocratie pure diUer.~~;~~~chie? Déiinissez la ioUll"s le pÛ'UV01~ d an~ , . Il n'a pa's tive? Qu'e~t-ce quel est le meilleur gou.verQUI ne lui convle~l1e? lPas"olence car ConfédératiOn. Q~\a lorme de la répubhqu e besoin de recouru a a. est 'réglé nement? pourquol l'exerdce de sai souveramee . JO,
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rénerf!ie)
Quel est celui d'entre vous, mes jeunes amis, qui al déjà entendu parler de la houille blanche, comme qui dirait du charbon blanc! !... Ne riez nas, aU moins~ ·c ar ,c'est vrai... Si ie vous ' dis maintenant que la Providence a placé, tout au dessus des monts gigantesques qui servent de remp·aJfts à notre cher Valais, des immenses dét2ôts, de ~e charbon nouveaUI genre; vra,ies mines à ciel ouvert Qui, loin de s'épuiser ainsi que lems sœurs des entrailles de la terre, réparent au contraire leurs pertes par. le plus simple et en même temps le plus ins;.rénieux <les mécanismes, n'est~i1 pas vrai que cette question vous intéresse et que vou;s désirez tous vivement connaître comment le Grand Mécanicien de Là-Haut a arrangé les choses? Et tout d'abord, qu'est-ce en .réalité que la houille blan'che? Pas autre chose qu'ooe accumulation d'énerffie. .. Encore un grand, un grand mot qui ne vous dit pas grand ,chose... Mais, un peu de patience. Faisons, si vou~ le voulez bien, en attendant une petite expérience. Prenons un linge que nouS tremperons dans urt' baquet d'eau: voi· là qui est fort simple; nous exposerons ensuite ce linge mouillé à l'air ou mieux encore en plein soleil. Que va-toit arriv.er? Le linge va sécher, me dira le peht Jean; sQn frère Louis, déià fort en phYSique, aioutera: «Monsieur, l'eau va s'évaporer, ,c'est-à-dire se convertir en vapeur». C'est bien cela; l'eau. éhan. ge d'état, c'est comme la (henille qui s~ çhange en p'a pillon: elle prend, les aIles de la vapewr pour s'élever et voyager d:ans l'atmosphère. Rien ki encore qe olen co~npliqué; mais, remarquez
que ce qu'e nous 'venons d'observer sur ( notre petit linge mouillé s',opère .en grand sur toute la 'surface de la terre. Calculez, si vous le pouvez, la quantité de vapeur qui s'élève iournellement de cette grande nappe mouillée qu'on appelle la surface de la mer? C'est la chaleur du soleil qui hâte surtout l'évaporation ou changement en vapeur. Mais voici mainteuoot qu'un .a utre agent entre en jeu:, .à son tour. Ce personnage qui règne en maître dans les régions supérieures de l'atmosphère, c'est sa maiesté le Froid. Ennemi du Chaud, it défait ce Que ,celui-ci a fait. Aussi bien.l la gentille légère vapeur qui a le malheur de fran{:hir les bo'mes de son empire est-elle bien vite transformée de nouveau en eau, ou en neige, s'il prend envie au cruel de serrel' plus fort ses doigts rigides. Les savants disent que la vapeur s'est condensée en gouttes de pluie ou ' qu'elle s'est cristallisée en cllarmants p'etits flo", cons de neige, lesquel's, après' avoir ioué., papillonné dans l'air, finissent p·a r tomber et cOtlJVrir la terre du joli manteau d'hermine Que vous connaissez. La tiède haleine du printemps 'a, vous le savez, bientôt fait de découvrit les vallées et les plaines de leurs fourrures d'hiver; mais là-haut, sœr la m'Ontagne, le Ft:oid garde ses droits: il rem. plit son grenier,com,me on ·dit, après avoir fait subir à la neige une petite transformation afin de la mieux conserver. Tassée ou durcie, elle est main .. tenant devénue de la glace ' qui s'évalue' sur toute la surface de nos glaciers par des milliards de mètres -cubes. Le glacier! ah! voilà bien la véritable mine de houille blanche et la sour~e de l'éner~ F!ie que ie vais' maintenant vous expliquer pour tout de bon. -. Dame ' Nature â ainsi réglé les cho,. ses,que la chaleur qUI a fait en, toute r~a1ité monter la vapeur sur 'n'Os 'i!la~ . CIers pendant l'hiver, intervient de nou'~ veau pour la prier de 'desceridre,au I]on'
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remonté le :CQUifS de toutes nos rivières, moment. La surface du glacier, ,cares- le plus près, possible de la source ~ puis · sée par les effluves du vent chaud de ils ont capté les cou!r s d'eau afin ,de l'été s'adoucit, se ride, et par les sil- pouvoir les conduire, aw nrix de grands lons de sa face brillante coulent d'in- travaux sans doute, au - dessus d'une nombrables filets d'argent liquide Qui, chute calculée à l'avance. La chute se réunis au: fond des ravins de la monta- produit dal\s l'intérieur d'énormes tu~ gn_eJ finissent par former des torrents yaux afin de mieux recueillir la force et des' rivières. - Comptez sur la carte et de conduire l'énergie totale vers l'hédu Valais tous les traits bleus Qui mar- lice d'une turbine. La turbine, recevant quent les ·cours d'eau de notre beau une si forte ~hiquenaude dans ses ailes, se met à danser avec force et commupays. Je vous demanderai, maintenant en- nique SOj} 'mouvement tournant à une core, uri petit effort d'imagination pour curieuse ma,chine électrique Qu'on' apmesurer par la pensée l'a Quantité de pelle d'un nom tiré du grec «dvna~ force employée POM voitu.rer ces im- mOS », ce Qui veut dire génér~teur oU menses blo.cs de glaces sûr les S'om- 'fabricant d'énerf!.ie. Voilà donc, mes ieunes amis, de l'émets de nos montagnes! Eh bien, toute cette force ou énergie nouS allons la re- nergie à notre portée, tout assaisonnée, trouver ou, pour parler luste , la bQnne prête à être servie. En achète Qui veut Providence nouS la met à notre dispo- chez des m~rchands en· gros et en désition en la faisant de là haut à ses tail, Qui sont en général les villes et les frais et suivant nos besoins, en pructen- sodétés. Ces négociants nouS fourniste &otliOme Qu'elle est. N'Ous connais- sent l'énergie sous forme de lumière, sons déià comment les ,choses se pas- de chaleur ou de for(:e motrice, à la sent. Retenons ceci: un ~ours d'eau, volonté de -l'acheteur. Voilà QU~ est déià c'est de l'énergie en marche. Il faut na- bien merveilleux, n'est-ce pas? PourtU[ellemen.trecueillir cette éner'gie, tant il y a quelque chose de plus admicomme le mineur est tenu d"ouvrir le rable encore. C'est Que nous sommes, sol pour en extraire le (:harbon noir. chacun de nous, un " producteur et , Et de même Que la houille a dormi inu- un transformateur d'énergie! puissante tile des milliers de siècles cachée aUI chute humaine, mettant en mouvent;>nt sein de la terre, de même aussi nos . d'énormes dynamos ou humble ruiscours d'eau ont dépensé lonQ:temns"leur seau conduit à la roue d'un mot11il)., énergie en pure perte, à arrondir des nous pouvons produire à notre tour de cailloux et à polir les "g'alets, Qui en~ la lumière, de la chaleur et de la force motrice. Il faut, pour cela, ne point sablent la plaine, ~ fort heureusement, le génje de Quel- contrarier le travail des ingénieurs Que ques travailleurs de la .pensée au. siè- la Société et l'Eglise 'Ont chargés de nOcle dernier,_est .panrenu à arracher le tre mise en valeur, Ces ingénieurs ~e précieux secret à la nature: les savants, sont vos maîtres: ils ont r~Ç.u la misen g,écouvrant les lois QUli gouvernent sion . de concentrer toutes vos énergies. les ' forces électriques, nous ont en mê- éparpillées dans l'unique canal de la me temps donné le mo,yen d'utiliser la -règle, du devoir, et de faire produire puissance de traction de ces colonnes à ,cette énergie, fécondée par liinfluerrce d'eau Qui poussent avec tant de force d'En-Haut, de la lumière pour éclairer de haut en bas. Il me serait trop long votre intelligence, de la chaleur pour. de vous dire ~omment. Mais rap,pelez~ réchauffer votre cœur et élever vos senvous ce Que nouS avons vu~ il y a Quel- timents, mais, surtout de la force moQues année~, de la Fu.rka a.u Léman. . trice morale pour mettre en branle les Des ingénieurs, des savants aussi, ont 1
r~~sc~t~ d~ 1?- volonté. Avec une intelli-
~olo t ,ec~aIree! un noble cœur, et une ,n e energIque, vous ne sere" ' . matst de s v~1 ' " nI des m~diocres, z lélC' galres, v es le, déSIr ?rdent de Celu.i Qui, en ous cr~~nt, mIt en vous tous ces trésortS, QU Il vous incombe de mettre en va eUT. F, M. B,
•••• Comment on forme un bon esprit int~I~~b~îUcouP' d'~nfants l'éducation
, e ,e se termme à l'école pri~ maire. Il ~aut donc profiter de ses quelques ann~es de scolarité pour ouvrir leur espnt, les anner pour la vie Il faut de. notre mieux meubler et foriner ces .petItes intelligences q' h ,hl ment une f ' , ' UI pro Val/! eOIS sorhes de nos mains ne . . t rouveront et m'th d' plus d e ,gUI'des bIenveIllants ,e 0 lques, QUl toute leur vie se serVIront tel quel, de l'outil que nous aurons for~é, d'abord ' da ns cette édu1. . t'Distinguons , f ca IOn mtell,ectueUe, entre l'acquisi· d~nl' ::;r{t~nnalSSaftCes et la formation
t Le, pr?~ramme ajoute des paroles rès S,lgl!lflcatives sur la question (ui , celle de la fonnation Ide pn «esconnaiss' ances ... QU'1 cl' vent. 1 01agIr sur ~s facultés de l'enfant, form~r son espnt, le ,cultiver, l'étendre constItuer vraiment 'une éducat' - , . «L'enf , ant d 01't emporter deIOnbo... » hab1t udes, d'.esprit, une intelligence ". nnes OUM yerte et evedlee, des idées claires du ~ugem~t, de ta réflexion, de l'ord;e et e la lustesse dans la pensée et le 1 gage,» . an , 1.1., Dqns la formation de l'e ï 1 fdü~ ll1dlQuer plusieurs étapes spn 1 . r' .~n bon espr!t,. c'est d'abord esprit c.t ~e en . matenaux, L'éducation des sens tl~S aocumule en l'enfant Par l'observa l '10 n une f ou ei de " notions entrent en 1;1'1, ,,:enues du monde extérieur L'i'. magmatIon les ,conserve plus nettes t l f'd'e1es. Il faut ou moms le 'f vives e habituer ti:e:np::;f\~ ~ rega!~er autour d'elles, à sent es mlheux qu'elles traver·
p~~s ~tnterlesse,
un
de Jde suppose Qu'~n fasse une promena, ans un endrOIt que le f naissent déià Le' , s en ants connent 'dé ' lour ou elles v retour'1 gfU~ e~ p·a r leur maîtresse cellene Evide~ment ces choses sont liées' on Cl es aIt apercevoir d'une foule de h t tconçoIt pa? un bon esprit dénué de ?es t!ès instructives Qu'elles n'avale~t ,ou ~s 'connaIssances; il serait vide br' lamaIS ' d'hremarquées b " Le momdre petit :xlstant. ~es div~rs enseignements, ont In ~r e contIent un enseip'nement e vat eur educahve; c'est à travers le une pourrue QU1ave l'observe" ' . ' ,a P1us forte raison programme et ' , "" poursuit l i a son occaSlOn que se" les passantsC ses haIsons, ses m'agasins, dant a cu ~e de l'esprit. Cepen- vrons tout ,un camp, une usine. Oulit ' ces, deux 1?omts de vue - T'un uti-- les merveil1!ands les yeux enfantins sur et ~re'll aut~e educatif - sont distincts richissons le~r ~é~~i~~ed'~xtérieur, en"Nue quefolS en concurrence 1 . ImageS nom' auiour~ breuses vives d'h ous ' ne n?us arreAterons pas traval'lle' l' sur esquelles la pensée ra p us tard cho'!:. ,aux.. mstructions relatives au L'habitude de f aire .' aft entLOn ' utiles a falr~ entre les connaissances 't' est une 1 Ion pour l' ' ·t' cond aCQuér~UX m~tho~es pr~pres à les faire ou future de a~QU1S1 IOn présente ,s, conna1~sances, Habituons primaire esr d~~~t 'tde l'enseign~ment 1 '1' b ces de ne ImI er ces connatssan- ,et ~ eves a flxer leur esprit sur a l'e){cIusion de tout t yn?cy~le érr:tl 1?as ch,erche~ à t?aTcourir un le, bIen ce Qu'ils fo t au re, ,a faIre conda' a ~elul de 1 enseIgnement se- et se répandre n, s~ns se, dIsperser. savoi/re,~ 11!ats d'assurer à l'enfant un L'aptitud' en ml1le dIstractions, besoins: ahque, approprié à ses futurs tuelle e a la ,concentration intellecSUl1 un objet extérieur (observa:.
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l'intelligence réagit devant des objets tion) ou: sur une réal~té morale (ré- nouveaux POllr elle, en tire des, élé11lents flexion) est précieuse à faire acquérir. connus, réfléchit sur ceux·ci, s'assimile Il v a aussi dans la vie de l'esprit les éléments nouveaux, pose des concluune part de mécanisme. Des habitudes sions, prend des init\atives .. Regardons automatique.s se forment qui louent un une ieune fille Qui est sortie de l'école, grand rôle dans l'exercice de la pensée. habituée à réfléchir, à manier des idées Si elles constituent une routine inintelli- générales. Elle se trouvera en présence gente, c'est une entrave. Bien organisées de cas particuliers à résoudre. Si elle au début, elles facilitent grandement la est ouvrière, elle saura réparer elle-même ses outils, améliorer son travail, invie intellectuelle. ' La mémoire verbcde par exemple, ou venter des modèles. Si elle est commermémoire des mots, peut nous éparllner çante, elle sortira de la routine, s'ada1Y beaucouP d'efforts et de retours sur nos tera à des conditions de vente ou d'a.. pas, .si elle nouS fournit des termes JUS- chat nouvelles, trouvera des débouchés, tes, des formules utiles, à l'heure où nOUs réfléchira heureusement 'sur ses affaien avons besoin. Il faut développer mé- res. Comme mère de famille, eUe s'a-thodiquement le vocabulaire de l'en- daptera aux natures diverses de ses e~ fant; l'enri-chir de mots, c'est l'enrichir fants, tirera parti des ressources dont eUe dispose pour les débrouiller dans d'idées. Le maître doit veiller aussi à la fa- la vie. En tout ,cela, elle dépassera l'emçon dont s'organisent chez les enfants oirisme, s'évadera des formules, c'est les associations d'idées. Chaque notion l'.intelligence même. Pour orienter nos élèves en ce sens, acquise fait partie d'un ou de plusieurs groupes ~ cette loi domine la réappari- v~s une. pensée a'Ctive, personnelle, t~ tion, donc l:'utilisation de ces notions. chons de leur donner un peu d'espnt Chez les enfants qui ont appris unique- de 'sagacité, de finesse; montrons-leur ment par c~ur, la date, le nom à rete- par l'analyse ce mécanisme de la pennir ne fait partie que d'une série verba- sée qui cherche, rapproche et trouve. le, une série de mots. Quand on les a Apprenons-leur à avoir de la largeur fait réfléchir, que la notion à ' retenir · d'esprit, à ne pas reieter tout ce qui déleur a été enseignée ' sous différentes range ~des associations . d'i<;lées toutes, faites. Laissons-leur quelques petits proformes, elle reparaît plus aisément. Ce serait cependant un grand danger blèmes de la vie pratique à résoudre, à . l'école primaire que de se contenter qrtelques applications à faire par ellesde cette formation mécanique. On y en- mêmes; encourageons l'initiative, le goût sei~ne ·des résultats, et ces résuHats sont personnel, au lieu de couler . dans ~un enfermés dans des formules ~ celle,s-ci même moule tout notre petit monde. En même temps apprenons-leur à dis. sont confiées à la mémoire de l'enfant. Si on s'en tenait là, l'enfant sortirait de cipliner leur intelligence. L'initiative l'école incapable de penser par lui-mê- n'est pas l'invention, la fantaisie. Il faut me; il pourrait avoir été un excellent procéder avec ordre, selon certaines méécolier, sous une maître formaliste et thodes, certaines règles, dans les limites routinier, il ne serait pas un bon e~prit. du bon sens. Ouverture d'esprit, discipline d'esprit, III. L'intelligence en effet n'est" pas un mécanisme monté. C'est une faculté voi.1à ce qu'il faut donner à nos éco~ active, . une faculté d'initiative capable Hers. . de s'adapter à des circonstances noU------~.~.~-~ velles, de ré$oudre des problèmes qui ne lui ont pas encore été posés. Le bon esprit, c'est celui qui a une méthode, dont
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L~actlvlté
Intellectuelle chez l'enfant Le développement mental de l'enfant com'Prend deux périodes très distinct~~. La première va: de la naissance à 1fJ-ge de 3 ' ans environ. C'est . une pén~~e de formation. L'enfant apprend à ~hhser ses ..organes; il apprend à voir, a.toucher, 11 coordonne les données de.s dIfférents. sens; Peu à peu il distingu.e les sensations des images, celles-ci com~ menceI?-t à s'organiser dans ia mémoire. PUI~ la connaissance sensible éveil~ en IUl les facultés supérieures, il deVIent capable d'abstraire, de saisir- des rapports! ce qU~ est proprement penser. Il con COlt des .Idées générales, en mê_ me ttemps Qu'il apprend à se servir des ~no s. pour les traduire. Enfin il iuge, Il rmsopne"p, se distingue du monde et aCqUl~rt } Idee du moi. Cette période st très mteressante à étudier au point e vue de la psychologie générale paree qu:on v saisit la genèse des fa~ltés. Certam~ . p~y~hologues s'en sont fait une speclahte, comme en France M fompavré: en Amérique on les appel1~ ~s psychologues de «Nursery» Leur }ac~e dst très . .difficile, car les petits ena~. s , e cet age ne peuvent révéler ce qu Ils eprouvent. On s'efforce de pém~ trer leur vie psychique, en interprétant };â~e gestes, .leurs expressions; de fait, d~ petlt enfant nous est un mondc ~ ·ferme, et nous avons peu de souvenus .se ,rapportant à cette époque W Jhame~ ecnvait poétiquement· «'C'es't u' ltc emm f ou bl"le par ceux qui. ont laissén en ance derrière eux. » A partir de 3 ans, l'enfant a l'usage encore t' . t '1'emen t' atre, de toutes ses facul-' r~ m e ectuelles. Il entre dans une véde. développement. Parallèlement a crOIssance de ses organes physi~:~nrO?,S ,assist~ns .en lui à l'accroistale. ,a 1orgamS'atlOn de la vie men-
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ne le t.est·t ·dans un perpe'tuel 'devenir.L'enfant 1 al
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me fait. N~ tontra~ions pas non plus P?r notre mtervenhon cette évolution' a.ldons-la en la comrplétant, en la recti: f!~nt au bes~in. A~ début, de 3 à 7 .ans, 1edu;cateur lntervlent peu au point de, v.ue mtel~ectuel; on laisse l'enfant profiter en hberté de ,s~s premiers contacts avec le ~{)nde exterteur qui entre en lu' et envahIt son âme .par les portes de ses tens. }lne fois l'enfant devenu écolier e ~altre ,prend la direction de son in~ telhgence . Co~ devrait la prendre) et tout en lU,l faisant acquérir les connais~ sances u~t1es cherche à faire de lui un bon espnt. Après les années d'école '1 reste à conquérir, pour ~ceux qui en so~t capables, une personnalité intellectuelle par une heureuse spécialisation . ~~~s ·considérons seulemen't l'ac~ hvIte ,Intellectuelle pendant la période deI? a} 5 ans, la période écolière; c'est ~et e ou. vo.us aurez principalement à ln ervell1r,. et quelques données sur la psy'C~olo.g1e de l'enfant de cet âge vous so~t md!spens~bles. Au début des cau&enes pédago~lque~, M. James dit que la . psyc~ologle uhle à 'un éducateur « hend~aü , en . si peu de mots qu'elle p01!.rralt ~ écn~e sur la paume de la m~un ». C est la une boutade' elle s'exp)lq?e si l'on sait que le profe~seur amé· bl~mn v?ulait réa{[ir contre une vérita· ée. mél!lt 1e de psychologie infantile qui s VISSai quand il écrivit ces li' nes dan~ le~, universités d' Amériq ueg Et f.USSl ,,~u ~tapt un «philosophe de 'l'aclO!l» Il etalt porté à mépriser les con,ralfsanicles theonques, à apprécier 'Sur?u ce es -qu'on acquiert par l'expénence personnelle . . Il reste vraI. qu ,on ne concOtt pas plus un éducateur igno~ rant . de toute psychologie qu'un horticu1t~ur .n~l el! botanique. L aC~lvlté mtellectuelle· de l'enfant p( ourral.t être étudiée dans ses éléments sens atlon . . : s,Images, lugement, raison) d~n!i~lse ~·ans son ensemble. C'est ce ~ pomt de vue que nous adopte~ rons d a?o~d. Elle se manifeste en deux modes dlfferents, le jeu et le travail. .
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44 Dans ·le ;eu l'intellig~nce de l:en~ant est évidemment en. exerCIce. Les ecohers qui sortent ~e c1ass~, ap!ès une larRe tension se lIvrent bien a des mouvements 'purement spontanés, non organisés crient et courent au hasard .. Ce n'est' pas l~ le vrai jeu. Le ieu c'est la vie libre de l'enfant, dirhrée ·par sa propre intelligence quoique influencée par l'imitation et les traditions des familles ou des cours de récréation. On .a beaucoup dit que l'enfant dans ses Jeux est 2uidé par l'instinct; partant de cette remarque que' les jeux de tous les enfants se ressemblent, que toute enfance 1?asse par certÇlins 'ieux, et dans le me;me ordre (stade chasseur, stade guerner, stade conunercial, par exemple) on a cru voir là ' une récapitùlation~ de l'~is toire de la ra<:e et la malllfestahon, l'emploi, d'instincts .périm.és, devenus inutiles. L'enfant, a-t-on dit, se «purge» par les jeux d'un atavisn:te de ~ar bare. Il est possible que l'instmd onente l'enfant vers certains jeux (la pou-. pœ, par exempl;, pou~ les p~tites .filles), m,a is ce n est qu une onentahon générale; l'enfant choisit so~ teu, l'organise, le modifie selon ses Idees. . Une théorie contenant une part plus large de vérité est celle de M. Claparède, pOur qui l'enfant, par. ses i,eux, s'e~saye à ' la vie, exerc'e ses facult~s tant mtelleduelles que physiques. Pl, ce compte, c'est en : jouant qu'il apprendrait à penser. Tous les ieux exercent l'intell!gence; voyez, par ex., la part d'attentIon requise par-les barres, ou le foot-ball.; la part de ~moire requise par les ]eu~ de ,caries.' L'imagination surtout est uhlisée, transformant les vieux meubl~s en locomotive .ou en bateau, le momdre coin de iardin: en forêt vierge" inspirant aux enfants des drames et des aventures sans fin, les faisant vivre dans un domaine de 'rêves plein de charme pour eux. Dans certains ieux plus proprement intellectuels, les fa,cultés supérieures opt
. leur part; tels sont les de~inettes, ' l~,~ portraits; les dominos, les, echecs o?l~ gent à des combinaisons, a des preYlsions ,complexes. Entendez les petIts ioueurs: « si je ioue 'ceci, tu ioueras cela, alors je ferai telle chose. » On encour:qo-e de notre temps et avec raison les Jeux exerçant les facultés d'ar~angem:nt, voire d'invention: constructIons faites avec de nombreuses petites pierres, meubles fabriqués avec des planchettes de bois, motifs' décoratifs agencés au ma: yen de ~arlons de couleur. ,Tout. ceCI manifeste et exerce à la fois 1mte1~lgen ce enfantine. Trop aisément 011' detourne l'enfant decerlains jeux diffici1e~, on l'empêche de les apprendre; de fait il est ·cap'able de s'initier très t.ôt à des, 1nécanismes ~omp1iqués. et débcats" .de iouer aux échecs, p,a r ex., ou d~ m~ll11er une ma<:hine à écrire ou un petIt phono~ graphe sans les détériorer nullement, avec un peu d'expérience. Le travail diffère essentiellement dU! ieu en ce que l'enfant n'y 'est pas lib~e; on dirige son activité, on la ~~n~amt souvent. Ce qu'il faut, c'est preCIsement de la diriger efficacement, de ne pàs demander les choses à contretemps" d~ n'exiger ni peu ni trop. Ne donnons p~s. d'exercices inutiles" sans valeur, destInés simplement à occuper nos enfa~ts. ; les écoles ne sont pas des gardenes. Une gymnastique mollement faite" .deS! gammes laissant traîner les mains st!1i le piano sont d'un p·rofit nul; de !11l~me les exercices intellectuels. trop faCIles. L'enfant norm,al fait avec .pLaisir un travail à sa taille, qui soit une applkation de ce qu'il sait; il se .dégoûte ou d',up travail fastidieux, ou dans un travaIl trop difficile où il ne peut réussir. Il S'agit surtout de ne pas demander trop, et ceci nous amène à P?ser .la question si importante de la faft{!ue intellectuelle. D'une part, les vrais éducateurs nous affirment que rien de ,bqn ne se fait sans effort; d'autre part les méd'edns nous mettent en garde contre
la fatigue. Com'ment trouver une me-
à faciliter le travail; au début, la « misure? se en train » le ralentit, à la fin le Distinguons entre l'effort, la fatigue, le SUrmenage. L'effort est 'un bien, et « coup de collier» l'accélère. Beaucoup de causes extérieures influent souvent (pas touio'u rs) un plaisir. La fatigue est un état patholoR"iqye dont sur la fatigue intellectuelle Elle varie nous allons essayer de définir la na- suivant l'âge, les saisons, lé rég-ime ali- . ture. Le surmenage c'est la fatigue mentaire (les véR"étariens peuvent trachronique établie, que le sommeil ne vailler plus longtemps), et surtout les répare Dlus. n faut l'éviter à tout prix heures de la iournée. Les heures les Dlus favorables à l'étude sont, d'après et savoir dia2"nostiquer la fatigue, son ,les hygiénistes, le matin et le soir. On précurseur. Etre fatigué, cela signifie est plus, fatisrable l'après-midi. et surtrois ch oses: tout après les, repas. '. 1° La fatigue est une diminution de Comment faut-il reposer nos Ilèlles? notre énergie et une sorte d'intoxication là une autre question. On a beaudu Sail!!, une petite maladie en un mot. ·cC'est oup, d'idées fausses là-dessus. n-sem- . C'est la face physiologique du phénomène, qu'on n'examine pas assez sou- bIe prOuvé que le changement de travail ne repose p'as, Q e la 2"ymnastique vent. ou les ieux violents a10utent à la fati2° La fatigue est un sentiment de' gue. Le meilleur repos - ,ceci semble lassitude, fait psycholoR"ique, qui ne une vérité de La Palisse - c'est de ne correspond pas toujours exactement au rien faire, de flâner. N'obligeons ' donc degré réel d'épuisement. Les ' enfants. pas les enfants à une activité perpémous, sans ressort, l'ont très vite; d'au- tuelle dans leurs heures de récréation, tres sont fati2"ués sans s'en apercevoir. surtout, dans la mesure où cela dépend , 3° La fatigue se manifeste par une de nous" ménageons leur de loncrues baisse d'énergie mentale, une dùninu- heures de sommeil, ,vrai réparateur de lion des facultés inte'llectuelles Qu'on a la fatigue inteIIectuelIe. EssaYons d'obPU essayer dé mesurer. On a fait faire, tenir des parents de ne point faire veHpar exethple; des. dictées de longueur 1er les enfants, ne donnons pas de traet difficulté é2"ales à un ,certain nombre vail à faire le soir. d'enfants, au début de la classe, puis, Tenir 2"rand compte de la fatigue, ce après une heure, deux heures et trois n'est nuIlement supprimer l'effort. San's heures d'étude, on a ohtenu des moyen- effort, '''()int de, progrès. Mais il faut le nes respectives de 40., 70., 160., 190 fau- demander aux enfants dans les condites d'inattention. Les résultats sont tions où ils sont les plus aptes à le donclairs. L'enfant se fatigue, et travaille ner, non à contretemps, et cela dans moins bien quand il est fatig-ué. Des l'intérêt même de leur développement c.olonnes de chiffres qu'on fait addi- intelectueI. _ tIonner 4 Dar 4 permettent de se rendre compte de la 'courbe de fatiJ;tue d'un enfant. On voit que le nombre des fauEncore la dictée tes va croissant, que le nombre d'opé. Il v en a, .paraît-il, qui veulent mal rations fait en un temps donné va diminuant, Ce sont là des observations in- de mort à la dictée. Ils ne nous ont pas téressantes à faire mais délicates, par- dit encore par quel genre de sport ils ce que d'autres éléments Que la fatigue entendaient la remplacer, puisqu'il est entrent en ieu, parfois en sens contrai- entendu qu'on ne détruit que çe qu'on re. L'entraînement, l'habitude, tendent remplace. Le moment où, de toutes parts, on
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La dicté~, telle qu'on l'entend a';l'Îourdénonce la « crise du français » p~taît d'hui, n'a pas seulement pour Oblet de du reste bien choisi l)OUr une manifes- nous apprendre l'orthographe et l~ tation de ce genre. Dans la composition grammaire, ce Qui n'est pas tant à defrançaise, c'est le triomphe du décousu daigner. Elle doit être un instru~ent et du verbiage. On ignore de plus en de culture littéraire. Comme le falt replus le sens préds des termes, on s'en marquer un des maîtres . de la pédagotient à de niaises paraphrase&. des cli- gie, - M. Carré, «la dictée, si elle est chés des manuels. Rien de plus oppor- ' bien faite, peut nous apprendre plu~ et tun, n'est-ce pas, Que de baUre en brè- mieux que l'orthographe: elle p.eut etre che ,ce Qui peut rester encore dans les, l'étude approfondie d'un morceau écoles d'orthographe et de grammaire?, choisi par le maître enl vue d'un but Cette campagne ·contre la ' dictée, ie bien déterminé ... Copier n'est-ce p,a~ lil'aurais comprise autrefois et ie crois re plusieurs fois? Touiours les elev:es même avoir été iadis au nombre des s'appliqueront davant~ge à ce q?"lls assaillants. C'était le temps où la dic- auront écrit et qui dOlt rester, 9u'a ce tée était un exercice ·de h~ute école, tou- Qui n'aurait fran·né que passagerement iours redoutable même pour les 'cava- leurs oreilles et leurs yeux». . liers les plus exettés. Il fallait sauter Edouard Petit, inspedeur de l'ensel: le fossé des «quelque », franchir les gnement primaire, lui aussi, a ~ar?e palissades de «tout» et de «même », des tendresses iuvéniles pour la dldee. éviter les pièges à loup du participe «C'est la dictée, nous dit-il, Qui m'a présent et de l'adiectif verbal et surtout, fait aimer les livres et m'a rendu leur au virage, éviter d'accrocher la borne ' ami. Elle m'a conduit à la bibliophilie ... des verbes essentiellement .pronominaux. La dictée a pour moi la valeur d'~ne Il est une dictée fameuse Qu'on rap- initiation à la vie heureuse.» . pelle de temp5 en temps et Qui avait Quant à ceux Qui redouter?1 ent e~1été composée f}ar Mérimée pour le di- core «le fétichisme orthographlqu~ >?-' ••l e vertissement des dames de la cour im- ne nuis Que les engager à relire ~ne Cirpériale. Toutes, sans en excepter l'im- culaire ministérielle dont les mstrucpératrice, firent de 20 à 30 fautes dans tions sont fidèlement suivies dans l'enleur devoir et elles auraient été refusées seignement primaire. . haut la main au brevet même élémen. «Tous les . pédagogues sont una111taire. . mes, v est-il dit, à exprimer le v~u que En ·ce temps-là, i'ai entendu discuter les fautes soient, comme on le dit, plusérieusement ce problèm'e grammatical: tôt «.pesées Que comptées » , et les codoit-on écrire «confiture de groseille» mités qui choisissent les tex~es ainsi que avec s ou sans s? Cela dépend, ré]) on- .ceux Qui -corrigent les épreuves, de s'atdaient les grammairiens, et il faut dis- tacher moins aux mots · bizarres, aux tinguer: si vous voulez parler d'une ge- curiosités lin~uistiques, aux règles comlée où le fruit ne conserve pas sa for- pliquées ou controversées, ~ux c?ntrame, il fau.t écrire «groseille» au singu- dictions de l'ùsage, Qu'à 1'1l1,felhgence lier. Si, au contraire, le fruit teste en- du sens et à la correction générale de tier, halte-là! le pluriel est de riQ'ueur la langue.» puisqu'on v voit toutes les groseilles. Et l'on a fait, à la .suite de cette. insJe ne me repens p·as, ie le répète, truction, un.e copieuse liste des licences, d'avoir fait ma ' partie dans le chœur permisés. Si même ;'avais une "réserve qui conspuait ces acrobaties grammati- à faire, ·c'est qu'on les a peut-etr~ un cales. Mais il v a pas mal de temps dé- peu trop multipliées. Elles sont aUJourià Qu'on a renoncé à ·ces exerdces de d'hui si nombreuses Qu'on ·a parfois audislocation intellectuelle.
tant de oeine à S'y re~onnaître que dans le fouillis des règles grammaticales, d'autrefois. Je reste donc, comme Edouard Petit, partisan de ' la dictée, à· une condition toutefois: ç'est qu'elle soit un exercice littéraire tout autant que grammatical. Or, il v a en <:e moment une tendance regrettaJ>le à choisir des textes dans les œuvres des contemporains. On va nui.ser presqüe exclusivement dans lesl écrits d'Anatole France, de Loti, de Richepin et autres académiciens d'hier. Certes, je ne conteste pas le mérite de ces auteurs, mais ils ont un défaut dont ils ne se ~orrüreront que trop vite c'est qu'ils vivent. Avant de les donne/ ·comme modèle$, il serait bon d'attendre quelque cinquante ans pour savoir au iuste ce Qui restera d'eux. Les commissions d'examen ne devrai~~ pas publier Qu'il vadans notre htterature de grands dassiques Qui s'appellent Pascal, Bossuet Fénelon Montesquieu, Qui, eux, ont s~bi l'épreu~ ve du temns.. C'est là surtout qu'on peut trouver des pages qui apprennent à penser et à écrire. Pour la culture Htté. raire, le commerce des morts vaut mieux que celui des vivants. A. B. .
••• , Table de multiplication .•. etlenronement Le bon maître sait toulours se tirer d'~ffaire, même .Quand il est subitement pnyé de ses moyens d'action habituels, ecnt M. Germ out y dans le Volume: . :qepuis Qeux . jours, M. Huparlac, mstltuteur, est enr-oué. Les cache-nez, les grogs et les tisanes n'dut pu lui rendre la voix. Cependant la classe n'a pas chômé. Les élèves travaillent comm~ si leur maître iouissait d"une parfaIte sélnté. Grâce à un ingénieux système de sigp.es tout marche à merveille: il v a un ~Igne pour faire donner le ton en leeure, un autre pour le corriger,- un au-
tre pour passer d'un bon élève à un médiocre et réciproquement, d'autres enfin püur les différents exercices de la classe Qui se poursuit dans un ordl:e ' irré12rochable. Le maître semble avoir résolu le problème du moindre effort. Cependant, les élèves du cours élémentaire doivent reviser la table de multiplication. Le maître muet pourrat-il diriger cet exercice? C'est impossible, direz-vous. Patience. Te vois M. Huparlac écrire au tableau les .di~ premiers nombres dans un ordre quelconque, par exemple: -7-3-9-4-6-1-8-10-2-5 Tout le monde regar.de avec attention. A un moment donné, tout en haut du tableau, le maître place un 4 bien en vue. On a 'compris. Au coUP de baguette réglementaire, on part lentement, et, toutes le~ voix' n'en formant qu'une, on entend distinctement: 4 fois 7, 28 ~ 4 fois 3, 12: - 4 fois 9, 36: 4 fois 4, 16: - 4 fojs 6, 24, etc. Si une erreur se produit, un coup de baguette arrête le petit bataillon et l'on ne repart qu'après avoir donné la ré· ponse exacte. Le n:aître efface le 4 'et le remplace successIvement par les différents nombres qu'on a étudiés. On: revise ainsi sans tomber dans le verbalisme -Lorsaue certains élèves hésitent ou se trompent, on les oblige à répéter seuls. Pour les paresseux les sanctions ne se font pas' attendre. Si M. HUP'arla~ sent faiblir. l'attentiop, il intervertit l'ordre des nombres et oblige les esprits à être en éveil. Il fait mettre ainsi en «.cent visahyes » sett~ table. de multip~ication que nos ecohers dOIvent saVOIr imperturbable· ment. En même temps il ménage ses cordes vocales et accumule une réserve d"énergie pour les efforts de demain. Je livre Son secret à ceux - ils sont légion qui sont obligés de faire travailler leurs él~ves alors que bien souvent ils, auratent eux-m'êmes besoin de 'repos.
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Miettes pédagogiques Limitons notre ensei[!.tlement. Dans une leçon de sciences faite à nos élèves du cours élémentaire, on parlait tout récemment d'électricité positive et négative, de . courants, etc. Le maître était bien intentionné, il voulait faire comprendre le danger des conducteurs qui transportent l'électricité de -village en village. Il faut se résigner à taire ce qui ne peut être compris.: l'école. pr~m~ire ne peut enseigner tout ce qUi sera utIle a-1 adulte.
XXX A
!JrODOS
Qu'entend-on par ho~ille blanche? Son importance et son emploI.
SION, 1êr Mars 1913
'"
L'EOOLE PRIM-AIRE
** Un mineur et un laboureur comparent les fatigues de leur profession ~t les services qu' ils rendent aux autres. faItes-les parler. *
* faire * av~c un Que pourriez-~ous. (Choses utiles, fnandlses, aumone).
à
Partie pratique Sujets de Rédactlen
-----
*'"
>1:
Décrivez la maison la plus récemment construite dans le village, vue de l'extérieur. Décrivez la pièce pas.
'Olt:''" *vous
prenez vos re-
'"
,:, '" Si vous aviez à faire construire une p~ tite maison où voudriez-vous qu'elle fût SItuée? Com~ent vous plairait-il d~ l'entourer'~ Comment, quoique. simple, saunez-vous lUi donner un aspect l'lant?
'"
Vous écrivez à v~tr~ grand frère absent pour lui racon.ter qU'l~11 feu de chemin,ée ~ pris à la maIson. CIrconstal~ces de ~ aCCident émotion - premières tentatIves, vral moyen 'd'éteindre' un feu de cheminée.
'" avez déjà fait tourSur les ruisseaux :oJ~ ner de petits moulins. Dessinez-les. Décrivez-les. '"
* vous a~rac~ez de Un brin de laine* que votre veston' vous raconte son h1st01re depuis le moment où il a été recuei~li sur 1~ dos d'un mouton jusqu'à celui où Il a serVi à confectionner votre vêtement. Retenu à la mais~n'" ~'<par un gros l'hume, vous vous excusez auprès d'un ami de n'avoir pu aller le voir, lui et ses parents, à l'occasion du Nouvel An.
Mariette ef Lucie sortent de l'école. Il pleut. Mariette ouvre son beau parapluie neuf. Lucie court sous la pluie. Que fait Mariette.
'" réunies chez vous Quelles personnes * s~~f le soir autour de la lampe, quand e repas est terminé? Quelles sont les attitudes et les occupations de chacune d'elles?
Une fourmi, lasse de travailler en commun quitte sa fourmilière. Au bout de quelque 'temps elle est réduite à la misère? Une de ses anciennes compagnes la rencontre et l'engage à revenir avec les autres. Faites le dialogue et concluez.
* ne marche l?as. Dans une çJasse le poêl~ Les élèves cherchent à explIquer pourquoi.
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,1:
ORGANE DE LA -
SOCIETE VALAISAlflfE D'EDUCATION
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de récitation.
Il serait nécessaire qu'en récitation des revisions fréquentes fussent faites, de manière qu'à la fin de l'année scolaire chaque ~!ève sût parfaitement tous les morcea,ux ~tudles dan.s l'année. Même si l'on pouvalf falre des reVlsions d'année autre afin que l'enfant quittant l'école à 15 ans possédât bien tous les textes qu'il aurait appri~ par c~ur au c~ur.s de la scolarité, ce seraü parfaIt. 1.1 sufhralf p~ur cela que chaque enfa~t fût mlS e~_ P?SSeSS10n d'un carnet ou d'un livret de réCitation. Que l'on songe donc à l'importance du bagage littéraire que nos élè~es. emporter~ie~t ainsi de l'école! Apprendre htteralement dIX h· gnes seulement par mois, cela fait 100 lignes par an, cela fait 800 lignes pour la durée de la scolarité. Si ces lignes sont empruntées à nos meilleurs poètes, ainsi qu'il convient, quelle provision d'idées, d'expressions, de tournures, d'habitudes littéraires ne trouveront-ils pas là, et de quelle ressource cela ne leur sera-t-il pas dans la vie!
sou?
32me année
**
'" *
En allumant le feu*vous expliquez à votre jeune frère la raison de toutes- les p~écautions que vous prenez. .
E ducate ur. et Educat ion -
1 d'ici-bas: leur regard ne porte
P '3'S plus haut. Ils veulent qu'on surveille avec Il y a mieux à dire à ce suiet: nous, sollicitude le développement des aptituéducateurs, nous ne saurions nous bor- des physiques et la santé tdu corps, qu' ner à su.ivr~ le progrès, comme on dit, - On meuble l'esprit de connaissances vace qui serait le subir. Notre ambitîon riées et utiles, ils acceptent même qu'on doit être de le dépasser, de le diriger ou éveille la conscience et qu'on-incite t'ende le compléter, si l'on aime mieux. Où fant à la pratique des vertus naturelles, mènent, en effet, les théories préconi- individuelles et sociales Iv1 8is d'ensei · sées à notre époque? En dernière ana- gnement religieux positif, de devoirs enlyse, elles ne visent guère que l'élément vers un Dieu personnel et vivant, il matériel de l'éducation: quant à l'élé- n'est nullement question dans leur p1an ment formel, ce Qui doit en être l'âme encyclopédique, pas plus que de l'.âme, et en constituer l'ultime fin, elles en font substance spirituelle et immortelle. Leur généralement abstraction , Leur commu- morale mentionne tout au plus une rene tendance est, sinon de s'opposer au ligiosité vague et plutôt sentimentale, et christianisme et -de combattre son in- propose comme sanction posthume une fluence, du moins de se fixer en dehors survivance _abstraite et impersonnelle, de lui, de se déployer dans une neutra- Ces savants naturalistes veulent qu'on lité déclarée en matière de religion, mê- scrute et qu'on admire les 'splendeurs me de se substituer à la religion, qu' du monde que nous habitons, tandis elles affectent de traiter comme un meu. que le Créateur lui-même doit rester ble inutile à supprimer, ou enCOre com- ~our eux ,systématiquement le Dieu inme un parasite à détruire. C'est là un connu et, qui plus est, inconnaissable. symptôme inquiétant, et qui révèle dans Tout autres sont les principes, que notre génération un mal profond. Pour nous _professons. Dieu est au centre de que l'humanité ne succombe pas au dan- notre plan d'éducation, lequel nous ap:-ger qui en résulte, il faut que, en édu- paraît inconcevable sans lui. de même cation comme en n'importe quel ordre, que sans le soleil on ne saurait se reelle reste fidèle à ce haut idéal chrétien présenter le système planétaire. Notre que résume le mot évangélique: « Cher': 1 conviction est -que 'la tâèhe esst'ntielle chez premièrement le royaume de Dieu de .l'éducation consiste à Dréparer l'enlet sa justice; et le reste vous viendra fant non pour le temps présent, mais par surcroît. » Pour l'éternité. A la vérité, ceux qui rai9ue si l'on s'élève à ces hauteurs, sonnent et vivent en dehors du christiaest-Il tellement vrai que nous, maî- nisme ne s'a~cordent pas avec nous: t~es chrétiens, nous soyons inférieurs ~t peu nous importe, et, comme disait Mgr , retrogrades,_parce que nous donnerions Spalding, «la question de savoir si tel u~e .é9ucation qui ne prépare point aux svstèm-e d'éducation sert bien les intéreahtes de la vie? Ceux qui nous jet- rêts de ce ' qu'on appèlle civilisa1ion et tent ce reproche, envÎsaS?:ent, eux, la vie progrès, vient au seCOnd ranJ;!. S'il exis-
(S'uile.)