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ORGANE DE LA SOCIÉTË VALA ISANN E D'ËDUCATION SOMlVLAIHE: ,p .NRTIE OFFI'CIEiUlJE: DirectivElS au P. E. concernant l'enseignement de la gylill[nasüque. - Admi,s.sion au ,COUl1S p,l~é:pa J' atoire de l'gc'ole normale. - Examens de ,s ortie d,e's ,cours complémentaires. - ,COUlfIS de gymna's üque. - A'b onnem ents là .'1« Ecole frimaire ». - 'Chronique de :l'Union. - PARTIE THEORIQUE: Croi'ss ance phy,s ique et fonctions menta le..s. - Du jeu. Jeux d' enfants. - Les centres d'intérêt. - PARTIE PRATIQUE: Une leçon de religion au ,cours moyen. - Exercices ,s ensoriels. - Jeux de calcuL - Sciences nat urell es: la vie S'OUiS la: neige. - En ,glanant. - « NOS PAGES ». - B ib li 0 g,r a;phi e.
P ARTI E OFF IC IEL LE
Directives a u personnel e ns eignant sur l'ens eigneme nt de la gymnastique D-onnantsuÎ'te à nob~e récente circulaiT'e du 5 jan,;ier écoulé, nous avons ~ 7 avantage de vous ,a dresser les quelques remarques suivantes concernant l' enseign ement de la gymnastique. Il flalUt I<p.le 'l 'éducation physique tr:ouv,e enifin sa place 'll'O!I: ,m ale dans ,l e oaldire de !ta formation -g,é nérale d e l'enfant. EUe ne doit pas ,ê tr'e placé,e en dehors des ,a uh'es branches de l'éducatio'n , ni surtout en opposirtion avec elles'. , L ',é cole ne doit pias seulmnent fournir là 'l a IS ociété des indivj,dtus instruit'ii et moralelnent -éduqués, mais elle idloit ,e n 'cor,e lui l"enletbre des sujets 'a ptes physiquement 'à se s,e rvjr de leur âme 'e t de leur intellig.ence. IL a famille et 1a société ont plus S'O'Uvent bes'Ûin d 'un têtre équi'libré, plein -de' santé, n1aître de lui-n1Jê'm e, au jugen1,e nt s ain, aux réflexes sûrs-, que d'une loque très instruite. Il faut une fois pour toutes que l'on ait le courage de reconnaîtr,e 'l a vè'ité de ce principe ,e t IdJ'y confO'r,i ll,e r son enseignement. n faut aussi que les instituteurs qui reg,a rdent le temps consacré 'a ux ex'e rcioes physiques comme p-erdu, reyisent l,eUT appréci,ati'Ûn: ~'eXlp, érience a prouv,é que leS! ,e xerdces physiques ont une -influence fla'VoTahle sur 'les progrès intellectuels. ,Au plan horaire de chaque cI,a sse de garçons (y c-ompris 'les garçons des écoles ~mixtes), doivent se trouver 4 de'lnr-heures de
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,c ulture physique. iCœi en cümonnité de ;l a 10i fédérale sur iLa nUlHère. Pour les classes de filles, il y a lieu de s'en tenir, pour le nllOluent du moins, au plan d'étude de 1913'6 qui prévoi~ 2 den1Ïheu:res par semaine. Nous estinlons, d'ailleurs, que sur 66 delni-heures de leçons hebdoonaodair'es, il n'est pas .exagéré ,dI'en CO'lliS'aCl'er 4 à l'éduCla:tion physique .. Cet ,e nseignement doit, bien entendu, 'C0111:I11·enc,e r avec la p:remièl'e ,a nnée de scolarité. Dan9 les classe.s Ilnixtes 'e t dans 1es !Cllruss'es de tous les degrés, oette leçon doit êt:re donrnée là toute La classe; le prograilllne iéL'u .p remieret dru deuxième degr,é du: ·M'a'l1uel fédéra;l de 'g ynlnastiquc de 1927 oanvienrt: très .bien à ce genre d',enseignmnent. La place spéciale ,et les ·engins ne jouent qu'un rôle 1S'€'conldiaire dans l'enseignement .de la ,gynmastique -dans nos 'écoles prim.aiT'es. 'On Ipeut très bien donner 's'a leçon sans cela. L là où il ,e st possiibl,e de l,es 'a voir, ::ta tâche du :Inaîtr'e s·era quelqruej peu ~acilitée, tuais de toute façon l'instituteur trouv'e ra toujours Ip rès de son école un el11;pLaJCoen1"ent pouvant 1rui servir. CreUe leçon doit êf.l'e donnée régz.1JlièrBment et en plein air, sans trop d'égard aux conditions .abmosphél'iques. IL a neige, ll1001e profonidle, n',e st pas un obstacle, au ,c·ontraü'.e, ,elle est un stiInulanrt pour les élèves 'e n 111lê'lne t'e ulps qu'un engin Inerv,eiUeux. pour 'l e lllaître; 'les enflants doiven~ s'.a guerrir; la ~eçon 'courte 'e t v:ivante, dont nous avons pal'lé, ne pr·és·ente aucun ,dang'er, si l'instituteur agit avec diSlcernem ,e nt. L'instituteur doit disposer, pendant le temps de il'a scolla'l'ité, d 'un emQ)1ac enl'e nt, Ilnêrrne iSi oelui-'CÎ est une propriété privée. ,S'il Idlevait en résulter 'q uelques petits dOl111\l11 a.g es , les CO'lllll1unes doivent le~ payer, cal' elles sont tenues de m,ettre à la disposition Ide leurs 'e nfants une 'Place de jeux . .Quant aux 'engins, l'instituteur doit tir.er pia:r ti de ceux qui sie présentent à lui natur,ellem'e nt : mur, haie, ruis,s'eau , arbre, baguettes, pienes , 'etc. Nous laVOl1S dit que la ~eçon sera très' vivante et oh'ès. ,a ctive; pour cela ,Ze Ilnaître l1'attc~chera qU~'l.lne i'm portance relative ClUX exercices d'ol'idres, Idle rassemblements et de 'm m'che, pour en attacher davantage aux exerCÏfces populaires, et cnz.zx jeux Dans 1es classes de l11.'Û'l1Itagl1'e, là -où les. crrüons1:-anoes s'Ünt favorahles , l'ens·eigne:Inent .du ski ,e st viv'e Iuent l~ec-Olnnl'andé. Afin que le IP 'ers'Ünne'l ,enseigIlJant puisse s'e pel'ifectionner .dans ,cette branche, des cours sont organis'é':Y par la s'Û'ciété .s uiss'e des :M.aîtr,es de gyo.lll1tast1que et rpaT la ,s'ecti'Ün valais,a nne idle üett,e société. Nous Tecollilluandons vivellloent laIUX intéress.és de ,s uivre ces COU1'9, ,a insi que .dè fau'e rpartie de c-ette société. Le Dépôt du matériel scolaire tient à la disposition du Personnel, I.e" Manne;l fédér:al de gYIl1'nasti.que. ICelui-ô est ,e nvoyé gratuitem'e nt; chaque instituh'Ïce et institutelU' Idloit le posséder.
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Admission au cours préparatoire de l'Ec,-,le Normale . , . tére.ss és que le's e.xamens Il e,s,t 1::>orté ,à la connaloss·ance des I~l, 'a't oire de's Ecoles Norécrits, en vue de l'aclmi,s,s~on au ,COUTS prepa.r . '8 h Yz. . t l" l Z3 f.évrier 'Prochalll, a . ~. males ducall't~)ll ,auron leu ·e . d·<,lruts e't can, ON .à l'Ecole Normal,e des insütU'teUI~s, pour les can l à SI , . . t d Centre· didate.s des quatr,e dlostrlc s u . " 'd'Ecol~ pour le'Si aspirants MARTIGNY-VI,L LE, a ,l a nouveUe mal'son .' ,: à ur cl·stricts du Bas-Valal's , .et as:pirantes d,es qua. e l . Iles candidaJts et candidœà BRIGUE, .au ~ell'~ionnat S.t e-Ul'sule, ;~.our t' allemande du üanton. ' . ' a u Département s ouste.s de la par, le .' d'ont êtrE' ad'Tes,S'ee.s , Les inscrl'P't rons ,eV!. d ' nt être acconlpagnee,S' de.s . , le 8 févTier pro challl , eUe,s e,v10 SIgne opOUiI' pièoes suiv,a ntes: . . a) de rextn.~ait de nal,s sance, b) du livret sc,olaire; le médecin scolaire de l'arc) ,d'un ceTltifioai mé.dical délivré par Tondi,s's ement; . dél'" par le Président de . . d b ne condUIte lYre d) d'un ceTttrflcat e on une e.t du dir,ecteur de la Commission scol-aire ou de l-a com~ le candIdat. r 'tablissement qUI. a:, PIréparé " . ' . l e .. ' éd' l devra êtrp- établi sur un formulaIre specra Le c€'rtIflcat m ICa ' fcurni pm' le Département, . du cou;r ,s mréparato.ire est '.1:' Il est rappe'l e, que l'a fr,J..quenta:tIon \; obligatoire. ., e le nombre des admi,s, ., l 'ntéressés ,S'ont ·aVISe.S qu D'oTtes et de]'a ,es l " é l difficul1tés que rent édui't étant donn es . e·s ,. t't sions ,se'r ,a forte:mlen r " rob d'insütu teura ·et d IIltS l uconir6lnt actuellem,ent un grand n? .re t os't e d'enselgnem,err . l' . trice.s à S'e procurer un 'P t d l'Instruction Pub lque . Le Chef du Départemen e Cyr. Pitteloud .
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Examens de sortie des cours complémentaires IL es autorités ,sco,Laiwr0S' et ,les intéressé.s sont avis'é s que le-s exam€,ns de ,s orüe des cour,s co.mpMmenta'ires auront lieu aux date,s ci -t8JplI"ès : SIERRE, le 15 févTi,er, à 8 h., pour Sie,rre, Sot-Léonard, Lens. à 8 h • 1/ MONTANA-VILLAGE , le 8 JévTier " /2, 'Pour Chel'l1Tignon, Mon;t'a na, Randogne, ,MolIens. CHALAIS, le 22 février, à 8 h. 30, pOUl' Grange8', Grône et Chalais. SION, suival1Jt Il es indic-ations qui .seT!ont communiquées par M. l'Ins:pecrteur. VEX, le 24 fév'rie'r , à 9 h., pour .l,els ,communes ,de's Agettes, Evolène, Hérémence, Vex. :Le 25 févTie':1 à 9 h., pour les autres 'communc,g. du -district moins Ayent. Les Jeune,s g€-ns d'Ay,ent subiront l'exa:men dana. l,e~r commune, l,a date lS'era fixée :par ·M. l'Inspecteur. NENDAZ, le 3 féV1flier, tà 9 h., rpour Nendaz. CONTHEY, ,s uiv,a nt les ànd.ic-a,t ions de M. l'Ins'p ecteur. ARDON, le 4 février, à 8 h., ,pOUT Arrdon et Vétroz'. CHAMOSON, le 9 février, à 8 h. %, pour Chamo,s-on.
LEY~RON, le 11 féVirier à 8 h., pour l's érables, 'L'ey-tron SaiI.lon e.t l
Rldd'es.
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SAXON, le 9 février, à 8 h., pour Fully et Saxon. :P our 1€\S -aU'tJres ·communes du diS't'r:ict, ,s uivant indicaJtions qui seront données par M. l'Inspecteur. CHABLES, le 11 févri,er, a 8 h., pour Bagnes et Vol1èges. ORSIERES , ,l e 12 fév' l'1er, a. 9 h ., ·p our les autre,g. CO'illIlTIune,s du di.strict. ST-MAURICE, pOUlI' le district, suivant -les i,n dicaiions de Mi'l _ IpeDteur. . ns MONTHEY, -le 7 m,a'l"'S , à 8 h. 30, pour Monthey .et l,a Vallée. MON~HEY, le 10 mar8', à 8 h.· 30, pour l,es ,a utres COmITIUnep , trI ct. '" du di,sLes élèves nés .en 1919 qui ont 'Suivi les c.ours complémentaires Is ont tenus, 'so~'s peme d'amende, à ,s ubir l,es exam-ens. Hs' devront ,s e présenter l1lums du livret 's colair.e. Le Chef du Département de l'InS'truotion 'p ublique: Cyr. Pitteloud.
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PARTIE THÉORIQUE
Croissance 'phNsique et fonctions mentales Les .phénoll1ènes corporels 'Ü'u physiques ont lUne répm',c ussion sur les f'o nctions psy,c hiques et .s ur l'énergie dru traVlail id:e l'esprit. L'év.aluHon des diverses fondions Inentales offr,e une analogie frappante avec celles de la croissanüe :physique; dIes. ppésentent aussi à 1'époque de l'adoles'c ence des 'asoe'l1sions ,e t des alfflaisseInents p~us 'Ou m'Oins hrusques. Ce 1110UV,eJ.11-ent est plus a:c'centué chéz les filles que Ic hez les g,a rçons. On poot se dffinanderr si les crises de c roissance physique n',e xerüent pas une influence déprÎ111'ant,e sur les fonctions lnentales. Il n"es't /pas possible ,d:e dire quel est ,e xacbellnent 'l,e il110'lUent de Ihclo1cs'c ence où cette influence nocive ,e st la plus f'Ürte. Ce qui paraît av,oir .été ,constaté, c 'es t que les fonctions luentales. s'Ont défa';'Ül"able1nent 'a.flfectées, SfllTtOUt pendant la période initiCl,le ,e t tel'minc~le de l'adoles'c'e nce. Quoi qu'hl en soirt, l'évo1ution fO'l1di'onnel1e 'e.st tà un IHonlent dDnné fortelllent affectée pM' la ,c rois,s'a nce physique. Il ,e st donc très probable qu'il y a ant,a gonislue ,entr,e l'é nergie de croissance c t l' énergie nlentale. ,Ceci n'la., du reste, rien d 'étonnant. L'énergie dont .peut dispos'eJ' l''Ürg,aniSll1e n ',est 'p as iIllfinie ; aus5i si eHe ,est em:ployée pour ,l es besoinSt de 'la ,c roissanc.e org-anique, ce se'l'a HU détrÎlnent des fondions cér·é:brales. Au üontraire, lorsque la 'CToissanc,e se 'Cial~11'e, cette éner gie qui redevient disponihle peut entfter ù nouveau a u s'ervke du h_'avail psychique. ,Ce ba}.ance1nent entre les deux domain,es se r'e ncontre aussi dans, l'aHerna'n ce du s'Ün1Jlueil ,e t de l,a veille. IL oTsque ,r.Ol~gla·nis'll1e épuisé vient 1110nüpOliser pour les bes'Üins de :S'a res'ba-uration l'énergie pT,écé d:elnll1ent exploitée pa'l' la ·, :ie de relation, cette vie de r,e lation s':éteint : C'te·stf: le S0ll111neil. Et le s'Ü111111ei,1 cess'e à sün tour lorsque la restauTati'On étant adlevée, ,c ette ,é nergie est de n'Ü'uV'elau liJ) ér ée. Quelle que soit J'explioation de <cette Téper-cus's iün de la crüissance physique sur le travail 111ental, il appert que l'enfant est TIloÎns a'pte au h'avlaH pendant les Ipé'riodes d e forte cToissanc·e. VoÏltà un fait 'bien utile à connaîh'·e pour l'·éduüat'e ur qui , souvent, prend pour de la papess,e et ;die la luauv'a ise volonté oe qui n 'est que la oonséquenc,e d'une loi de 'la 111ature physique. Si donc le luaÎtre constate un tflédüssenl,e nt dans l'tUTdeur de sün élève, qu'il C0l11l1nenC'e, ,a vant de ;le puniT, pal' songer que oe n'est là peut-ètre que l e Tésultat naturel ,e t obligé des révolutions qui s'accOlTIlplis-s'ent dans le tréfonds id;e l',ê tre. Il faut (avouer que les deux principales 'c ris,es de ,c roissance surviennent chacune ,à un âge pertkulièrelnent :m alheureux; vers six ou sept ans, âge de l',entrée à r ,éc-ole ,e t vers qua1:orz,e ou quinze 'a ns , épo'<Jue de la sortie .où il s'agi,t de I11DntT'e1' les. connais's'anoes 'a cquises dans -des ·exal11'enS qui prDvDquel1t SDuvent un certain sunnenage, 1110111'entané si l''Ün v,e ut, lu:ais réel.
-40L'entr,ée là récole est une date illllpoTtante da'ns la vie de l'.enfant, qui, jusque-là libre id:e s'e5 IDDuvem'e nts, se voit tout à c~up cloîtré dans un loca;l pla:rlf'o is sO'm bre ,et Ina! aéré, f.orcé à une Immobilité contraiTe à tous rS,es instincts, tDanspoTté, un un n10t, dans un m,i lieu auquel il doit bon ,gré mal gré s'adap~.er. ICette immo?i" lité forc·ée sUTtOUt est prDDablelnent très nUl'srIble aux pous's ees du déV(~lopp'em' ent 'physique en supprimant une de leurs SOlUiC.eS de sthllulation nécesslaire, qui ,e st la libTe a'ctivité motTice. Il faut donc tâ'cheT de Tendre le '1110ins 'c oer,c itiv,e lPos'silbJ.e cette premièr.e année d'école. La tension id',e sprit 'e t l,es pr,é O'ccupations qui nécessitent veTS la quinzième année la prépal"aHon des exam,e ns de sortie ,e t aub'es, f ,a ppTéhension qu'ils suslCÏtent s,ont :aussi fOTt p:réjudidabl.es ~ l'adoles'c enoe. Et ,c'est précisè11tent de ce conflit ,eniTe .}"eSipnt qUI voudTait canalis'e r pour ses lJJesoi'ns l',énergj,e ,organlÏque et Je üorps qui ne veut pas la üéder là cause de sa crois'sance que :naît souvent le Isunu.ellla:ge. Mlai~ ·l a plupart du temps, il 'H'y a Ip as de surauenag,e. C',e st 'q ue les élèves doués d'un instinct :d:e conseTvation qui ~',em" porte sur le désir de réussir brillan1ent aux examens ne travalllent qu'là lll'oitié, su!ppléent par la InémoiT,e au travail réel de }'.intelligence ,e t se créent ,a insi un! :r éghne d"aocom1lll'Üdement qui l'eur permet de doubler le cap périlleux des examens , heureusement pour leur · s'anté, l111ais au détrÏluent ,de leur éducation intellectuelle ,e t lTIor'a le car ils unt contracté l'hatb itude de ne tfaÏ'l',e ,l es choses qu'à n10itié :et ils n'ont tiré d'un tel travail ,a ucun bénéfiüe pour 1',avenir. Le seul nl'oy,e n d'hia:r m.'o niser l'ens,eigne111ent avec la physiologie serait d "attacherI.' n1'Üins d'u11IpoTtanüe là certains ,eXalll'ens encyclopédiques ,e t de s:ÜJ.nple contrôle, qu"au tra v,a il ,effectué dans le COUTant id;e l'-année ,e t dont on pourrait se rendr'e ,cmnpte pal' des visites ;plus ,fréquenrtes, plus pédag'Ûgiques de la classe ou de l'école. ,P ourquoi ne ü01u'binerait-'Ûn pas les not,es d 'eX'a1l1enS av.ec l.es notes d -appTéciation recueillie5 pal' des >C-Olupositions donné-e s ['éguilièrelnent tous les 1110is DU 111'Oi'11S S'ouv-e nt et qui seriaient cürTigé-es par ~a e0ll11ll11ission .soColarr,e ou un -m elnbre qualifié de >cette cOlmuissi'On ? Ce s-erai,t un stÏluulHnt plus efficoa'ce que celui d 'un exam..en plaüé là 10ng~le échéianee, au bout du cycle s'c olaire. . lL'aidioles'c,e nc,e n'interdit pas le travail 'ÏnteUeduel, nlaIS ce qui lrui -e st nuisihle c',est-Ià -dire l,a 'suT,c haTg'e indigeste. Allégeons le~ p'rog>ran111Tes en' n'en prenant que ce qui ,e st réellem:ent pratique p'Üur 110S élèv,es . .ce sera tout !pTofit pour lia: sla nté et pour l'instruction -e lle-m,êlne. En courant '1110ins de lièvres, on -r isque 11101ns de revenir Ibr,e douiHe. :Si l'on fOl'lce le tr,a vail intellectuel pendant rune des . phases où 1'énergie Iuentale devrait céder 'l e pas à 1'énergie végétale, on contTooarre la croissance de certaine; organes, et les suit,es éloignées' de cesaüddients ne -s'ont que trop réeUe.s. Il est vrai que >c-e n'es'[ p lus 1'éducateuT qui 'e st appelé là les const'a ter .. . c'-e st Ie n1,édedn.
DU JEU 'f.. C',e st en jouant nous-luên1e C'Û'lun1,e de.s enlfants que nous avons con1pTis if:üut.e .J,a v,aIeuT éduCiativ,e du j€lu » , « 'E cole 'P ri'I llaire »' idiu 31 doce1.ubl'e. Ah! 'Oui, vraillnent que ,de jolies chos'es il y aurait à dire à 'C-e sujet... teUe est la Téflexion preny.i.èTe que nous nous S0'111[lnes f'a ite à la Il'e cture de cette appréciation.
EffectiveIll'ent, la réhabi1itation du jeu dans 'le dOll1ai'lle édu<cation s,e d"ait r ,e maTquer un 'peu partout. Ün aru'1'a 'beau protester, au nü111 , de nous ne savons quels intangib;les, i.n1!luuables prill'CÎopes, l'enfant reste l'enfant et dans ce qu'il fait il joue à l'hOlul11e afin de le devenir. Il ne serait pas exact de penser que l'enfant parfaitement caln1e, courtois, prépare pour l'avenir un type soit une personnalité. Les foOr-ces natureUes ne sont point aussi ·.lJatentes qu'on veut I,e croire; Li -v i'e exige ;die :1'h0l111l11,e une lutte continuelle, lui dô11'ande d 'être ess'e ntieUement actif, de f'aü~e ·ade de puissance, s,a préparation ne peut être cümplète dans un -étlat passH. Dans l'enfance il d'Oit y ,avoir du rir'e, du chant, de la for>ce à -e xtérioriser, de l'audaoe, Idl1.1 Ib'1.'uirt, de l'agitlation. A v'ÜulDir détruire cela on tpl'ovoque inévif:.abJmuent entTe parents ou Illtaîtr.es ·e t enfants Uill .druel qui ne peut qu',en1,p êcherlla parfaite écLosion des caractères . .Les iforües de 1'enflance doiv-e nt être canalis'ées et non a'Ysujetties. ,Guider sans trop réprinTer, s'a ns trop lll1poseT, faire vouloir ce que l'on veut, voilà la clef de notre rôle. Nous adapter à ces fins, là chaque élèv,e afÏin d',a voir une en1prise :sur chacune des âm,es qui 'fiOUS sont confiées Clar la Téussitoe en éducation est :prop'Ü'l~ti'Ûll'nelle là cette ,aidlaptatlon. Ne do'Ït-on tp'as aider 1a nature et non la controoarif-e r. ,Eduquer n',e st-ce pas ,e xploiter le~ fOTces inhéTel1lte.s à ,chaque peTsünnaHté .et lui apprendre là '1.11'etrf:re le Clatpital 'ÏntéTieur au s,e rvÏce de la collectivité. Le jeu ,e st eertainem,e nt l'un des lu'Üyens les plus pTopices il perm'eUr,e ce havail en profondeur, réalisé sans même que ~'élé m ,e nt pétri s',e n a'P'erçoiv,e, quoique que 's,a coopération y soit très intense. IBien campris, il il1'téTesse l"enfant là s'a propre éducation, .et, ne seria pas seulement une 1S'CYurplape d'échappeIllent ou une ·'Ûonüession, nocessaÏr,e là la simplicité du jeun.e âge. Si n'Üus n'avons pas à supprimer l'invraisemblable imaginatif du jeu, son ~ôté -amusant, sa 's pontanéité, s'On f'ÛI enrthousiasm'e, nous avons l'obligation de l''Ürganis,er. 'Cette organisation doit If aire acquérir, de par les Tègles dù jeu, à un ènfant ou là un groupe d'enfants! oertaines .qUJalités physique~ inteUectueHes ou morales.
si
On a ohtenu ,a insi des résultats aprparemm,ent ;i mpossibles. (A suivre.)
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Jeux d'enfants Il n'est générale11lient pas reoomn1,a ndab[·e de cŒ.np.rin1er trop fOl"tem,ent ou d"arrêter s,ans réflexion l'activité spon~laJll.ée des enfants et 'leur goùt pour certains jeux ou divertisselnents. qui sont souv,e nt COll1IIne uille pJ'le'lnièr-e J11'a'uifeS'tati'Ün de Jeur activité futur·e. H 'v aut mieux pr,eIlldre la Ipeine d'étud~ar ces «i'n srtinds » pour les idoifu:iger sage:m:ent. Il n'est pas excl~ qu'en la:rftad~, ant brus9uement des 111tains d'un ,e nfant un objet qu'il ai:rne et qui V'O'q. 5 1'l11p'0rtune -et ,e n lui déf.endant de le repr,e ndr·e 0011' puiss-e tuer peutêtre 'l e gern1-e d'une vocation futuTie ou d'aptitudes spéda~es' pouvant Iconduir,e à d ',adulJirabl,es idléco'llvertes .ou à des réailisation s Inerveilleuses. Voici, par exemple, un gaTçonnet «. qui a toujou,r s le couteau en JIl!ains » avec 'l e besoin de continuel1eln.ent l'aiNer quelque chose. Entre s'es doigts ha1biles, le bois devient flûte, quadrupède, poupée ou oiseau que sais-je encore? Sa man1an, que cette ma'l üe agaüe, ,e st 'c ontinueHmnent à le g:ronder. A ~'a vue du papa, C'Ü'Ut,e au, flüte ou ,o iseau dispwl"aissent IprOlllptmnent .pêle-n1Iêle dans '1e~ p.oches. ISi en présence idle l'ins'titut'euT ,e ntre l,es d ,a sses ou pendant 'La; réCl~éation, ~e Ipetit ,scuLpteur Tevient à son chef-d"œuvre, que ,lui dira le maîtJ'le ? FrobabJ.elnent il n 'int1nüdera pas :le jeune aTti,s1:e; il s'intéressera là son trava11, lui parlera la:llnable'lnent, le rendant attentif au fait qu'il ne doit pas se livrer à c0l1tre-ten1ps à son divertisSlel11ent f,a vori, que ,celui-ci ne doit porter pl"éjudke ni là 'l',é tude, ni: larux petits serviûe5 qu'H ,d oit là ses' par,e nts·. :P lus tard, si ses goûts naturels ne sont pas bris'és, cet ,e nfant s-C:l1a un ·a rtisan sur bois, id"une gTande habileté, peut-ètr,e un artiste. Tel autre éprouve le besoin de c0111:J.lltander ·ou d'ens.eigneJ.'. Il flaut le suivtl~e, l'observer et Il e diriger. il! ser,a peut-'ê h'e ;plus tard instituteur, pi'of.essleuT ou .oflfi'Cier dans ~'armée si Dieu 'l ui priMe ·üe, et si: s,a vtQcatio'll n',e st paS' tuée dans son g,e nne 'ou 'e ntravée par des cirr'cons,t ances\ fâcheuses.
. Beaucoup de g,a rçons éprouvent le 'b esoin in1périeux de prla:tiqum' notr,e sport nationa:J, le liT, .avant Iffifune l'âge 'o ù l'on peut tenir une al"Ine. Quand la neige ,es!l: venue et qu'on peut faQonner des houles, tout leur :est bon co:rnirne cibles : cOilidJiscip~es, pass'a nts , .f.en1êtr.es ouv,e rtes, cheminéeS>, lUCIaTnes, etc. Quitte a être grond·és ou punis, iLs: font, c.omlffie on dit «flèche de tout Iboisl ». On est Suisse ou on üé"['est 'lp'a s; ·s emhlent-ils' dire là leur maman quand a,es ~:ons'équences du tir ne sont pa5 ·trop graves. ' ' Au début de l"hiver, .Io n·,p,e ut 'd onner une .:dire<ttÏoon .et un a:lriD1,e nt là ' cet €'xubéTant :bésoi!n ,de viser. quelqu'un oU!.I qUetlqU6 -choSe. . . Il y quelques semain~s~ jb' sûrpris lin groupé I;d:e gamins qui n~!3.V!aiBnt rien trouv.é de '~rnieux pOUl' cible que 'la grande cheminée' de 1a maison vü'Îsine dans laqù'e lle chacun 5'·év.ertuait à faire ;en-
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1re!' le plus grand no.mbre poss'Ï1blè de « :boua,es » , Quand ilsbournÈ"rellt Ja tête, je les r·egàTdai ,e n solirila nt. Confus, ils llaiss ~r·ent tOlllber leurs houles . Je ne les> g'r ondai point car je n'aurais Tien (;lI à leur .apprendre dont ils n ',e ussent connaissance. Je leur s'uggérai S€Ulelnent' J'idée Id,e :p1'a nter dans ~a neig,e un 'l oug bâton SUl'Tnonrté, non du chapeau ducal, ll1aîs d'un large oarto'll servant de cible, qu'ou pouvait l'·approcheT 'Ou .ru,o igner pour dÎlll:Î'l1uer ou !augn1enter les difd'kuHés, Ce qu'Us lf irent 'a vec :el1'thousitasme. On ÜOlllptait les points; 1e jeu dev,enait passionnant, la ,chenünée était sauvée ,e t votre serviteur pensait que ces '€'l1'f,a nts Ipourrr·aient devenir d ',ex'cel1ents soldats'. N,) inst.
P our les conférences régionales:
Les centres d'intérêt Organiser l'en seignen1·cnt des diverses l11a1ières. du prograu1lne autour d 'une l11lêu1,e idée , ,d'un mJÊm1e sujet veTS le::;qllels COll .. ·ver.g,ent les ,cx·ercices OTaux, les devoirs écrits de toute une jour .. née, s'OuV'ent de toute une s,el11'aine ,e st une ooncepHon pédagogique très en faveurauJO'l.uldi'hui. L 'idée originelle .des ,c entres ,d'intérêt ,e st .déjà -ancienne puisqu'on 1a découvre d,ans lJ.es doctrirnes péd'ag.ogiques de H,erha'r t. Cependant c 'est aux 'E tla ts-Unis que s'e Ttévèlent les !plus. n'Ün1hl'eux essais d'Ia..pplication de oette iid;ée. Dans leur ouvrage: les Ecole.;;. de demain, J,. ,e t lE . ,D ewey c.itent 'c·e t exen1ple : à récüle plé111en .. taiTe .de 'l'Univ,e rsité de MlÎssouri, toute :l'aotivité, pendant les .prenüèTes années', ·e st centr·ée autCYUT ,des poil1lts suivants: les fl.eurs, les m.'bl' es , Iles 'ois·e aux le t :les animaux, le dilTIla:t et les sais'Û'lls, les vêten1ents de l'enlf,ant, la nOillTiture. Un autre pédagogue aluérioailll indique quelques centres d'intél~êt étuid~és dans les. écüles' de New.-York: 1a n11a!ison, la vie de la C0111lffiUnauté, la vie seolaire, Ja langue 'll1aterneHe, les v'ac.anües·,· l'étude de la nature. A \Vaslüngton, les progralnmes ,.ont p'Our idée-pivüt 1a vie ragtticole. :~1)ais c'est surtout au grand éducateur belge que nous dm,-ons le principe, le chal11p d'action et la technique de ç,e tte IJ1téth:Üldle. Decroly n'a d'aiHeur'3 p'ias été un inütateur, il ne 's'est inspiré que de ses propr,es cOIIlûeptÎons. Ses études· médicales terminées, Decroly se spéci.alise dans l'.ex.a.m en des Jnaladi,es neTveus.es ,et c'es.t ainsi qu'il ·e st conduit à s'intéTess·e r ',aux anormaux. il f.onde un labora.tüire pQllr y tenter. ~'éducation _idJe quelques' dé_shéTité~, -e t o'e~t en <se iJasant sur les déficients mentaux qu'il découvre les 9.eux principes 'sur 1esquels s~n . fO,I}·de so~ .systèJ?e .:. retenir l'attention de renfant, pTovoquer son activité. .. 1
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Ainsi, pour 'Dec.roly, ~'·enfant 'e st le üentre d'intérêt de toutes' les ,é tudes. n doit d',aiboridl pr,e ndre connaissance de lui-mrêIne. lComlue être viv'a nt, il a de~ Ib esoins fondJa'lnent'aux : se nounir, doncilnang,er et aussi respirer, se iprütéger contre le froid, la chaleur par les vêtements, 'l'habitation, 1e chauff.ag.e; contre 1a nuit par l'-édairoage; oontr,e :1es ,e nnemis de toute nature qui ID'e nacent s·a vie; ,s e dév,elopper et agir; se T'epûS'er, ,e nfin se réc'rée1" En s·econd lieu, l'·enflant doit prendre conscience « du n1.ilieu naturel et humain dans 'lequel i1J yit ». Tl doit s'e r,e ndre eon1.pte de üe que la natur'e (animaux, pl,a ntes, n1.inéraux, ,eau, air, solei;l) et l'homme(famille, école, s'o dété) Jui fourniss'e nt. Les !rés'ldtats obtenus sont tels qu'on delnande à Decroly d',a ppliquer s'a Dûéthode là des ,enfants normaux. Il est ainsi contr,aint d'étab1ir un prügranl.1n.e ,e t ;d:eSl ,exercices plus précis de Jna-nière à répartir J.',enseulble des études sur toute l'année s'coloaire. Il élabm',e le progran1.l1le suivant. ,Q,ctoibr'e : l'honln1.e et s,es besoins. Novembre: l'h01nm,e ,e t la f.amille. Déc-embr,e : l'hom1lne et la iSodété. Janvier et février: l'honline et les anÏllnaux. M'a rs et avril: l'holll'lne ,et les plantes. Mai et juin:: la telT,e. JuiUet: le' wkH. . Les différ-ent~ ex,erlCÏces de la luéthode se r,é sument dans la c1assifi,cation suivante: Übs'e rvation = lecons de choses . .As.sodation dans 1e temps et dans l',e space = Ïlistoire et géogTaphie. Expr,e ssion concrète ~ des-sin ,e t ,exercÎc-es Iuanuels. Expres'sion absh"aHe = 'l angue D1"at,eTnelle. Le oakU:1 :s'e rattache à l'übs'ervaHon qui conidluit à 'I a TIleSUre ,et :au dénonlbr-eInent des ,o:bjets. En octo'br'e, par ,exoe1n:ple, le tra\ ail sco1airre :aura trait aux rnùts. Obs'e rvation : fruits sauvages, frais, ;s'ecs, oons,ervés. >Cueillette' des fruits. AssooCÏation dans 1',e spaüe : ,expédition des fruits locaux, fruit; nationa.ux ,e t fruits exotiques-, .d'où nous viennent-ils. ,Culture des: fruits. Assodation dans le temps: impoTtation .des .fruits ,à la f.a-· veur des ,é vénements historiques ) croisades, colonisations). 'M,e sure ,et oalcu'l : rpoids-, valeur, vente ,dies fruits, .dépense et bénéfi'ce. 'E xpression concrète: dessins d'après nature, cünservation des ,f ruits ('f illes). Exp:ression ,a bstraite: rrécits ,et rédactions sur le centr,e d'in-térêt. . On étudiera de mJêm,e le~ sujets ,s uiv'a nts relatifs au premier , bes,o in: se lIlourrir. ,L'air, 1a distdbution de 1',e au, ::tes viandes, le riz, le 's'61, la cons,e rvation Idles aliments, 'l ',a Hmentation du :bébé, les poissons, le miel, 'l'éJectrricité dans la cui'8son des aliml6nts-, 'le' COln.m'erOe ,e t ~"alimentation . .
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L~ ~éthode, d~t:on,
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fera une 'la,rg~ p 'a rt au travaiL personnel.
C est amSI que les elev,es sont >appeles 'a r,e cheTcher iUl1.e docum,e ntation aussi abondante que pos-sib1e sur les sujets d'étude choisisl. ,A lors 'c.omm-ence~t .les f.ouilles dans les maisons, dans 1es greniers aux caISSes m.yst~neuses-. Les ,~nfants, rpour avoir des idocuments, iIuettent tout :a u pIllage. Et en ;f ait de docum,e nts, tout ,e st bon, tout fait no.mfbTle. ,Mra is :peu là ip'eu le goût s'H,ffi;ne et 'l es documents S'ont l'objet d'un choix plus judicieux. Le cahier de documentation devient un 'bien!précierux qu',o n feuillette 'Rv 'ec am,o ur, qu'on enrichit avec passion. ,Cela devi,e nt un engouem,e nt ,fonnidahle. Nous avons t~nté oet~e -eX'J;H~.rj.enc'e pour l',e ns,eignem,e nt idle l'a géographie et de 1 Instrucbon CIVIque. Nous vous assurons que les tenants de l"école active \S'Ü'nrt s'atisf.aits 1 Il Gr.âce là ['initiative ,de MUe ';H émaï.de, f.ervente .discip1e 'de Decroly, la méthode est appliquée dès 1922 dans un ê,ertain nonlbTe d.e clas'S'es de J'agglomération bruxelloise. En F 'v ance 'e t en Suisse 'l'omande, 1es théorie.s Idlecrolyennes ont également fait des ade tes qui s-e félidten1: des Tésultats obtenus. IConstatons cependant que c-es tentatives deJ.neuT-ent 'l ooalisées. IC"est qu'en ,effet, T'application i~tégrale .de la méthode Decroly heurte sur beauooup de points 1"harnl011le des ,p rog'r a'm m,es ,officiels, notamment en oe qui c-oncerne ,les notions .d'hisrf:oi:f'e et de géDg'ra:phie. lL'asso'CÏation dans le telnps :bou1ev,en,e profondlém,e nt l"enseignenlent traditionnel de l'~i~toire basé sur la succ-es.sion chronoJo.gique des f'a its. L'assoclahO'l1 dans Il'es!p,a ce n 'appalr aît ,elle-même ai's,élIuent réa1isahle q~e si eBese ~onde sur une initition géogra'phique .dont la doctTIpe de'crolyenne ne s'e pl~éÛ'c'CJUpe pas. On peut fai'r,e la TI1.êlJ.ue l~em-arque pour c-e qui -est -de l'-enS'eigneJ.nent du ,calcul. !Mais il .de~euTe 'a cquis que Ia l1l,étho~e offre l'avanrtage .d'éviter la :disperSIon, de coordonner les nohO'l1sapprises, de 'r elier ks divers enseignement'Si qui se prêtent ainsi un mutue1 appui. . D,ecr-oly a donné des conférences ,dans le hut de dégag'er les lJd:ées générales de sa nl,é thode. Il ,a dm'et, du reste, :paT~aitem,ent les applications partielles de son princÏJpe 'e t a,es interrprétations peTsonnelleS! de ceux qui y'e ulent péalis'eT l'adaptation ,a ux divers milieux pédagogiques. Comm\e nt celte ,m éthode peut-ez.le être c~ppliquée dans nosclassl\s ? Voici C01TIment nous l'appliquons ' depuis- quelques années dans un cours sUlpérieuT. Choix du centre d)intérêt. rChaque sem<aine, nou~ le choisissons selon 'l a s'aiso'U, les rfètes, 'l es grandis é'"énem,e nts, les droonsta1!-ces 1ocales . .Pour le premier trim'e stre nou~ traitons les suJets :SUIvants: ,L a rentrée, les tray,a ux d'autom,ne, 1a chasse, ;1eS' feuilles tombent, les morts, la maison, la famille, animaux familiers, éclairage et chauffage, Noël, Nouvel-An. La plupart des journaux pédagogiques publient au début de chaque année une liste de cen-tres d'intérêt hebdomadaires,
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Quels enseignelnents s'y l'apportent? 'Dout l'enseigneluellt du français : 1lloToeau-chaisi, lecture, oTthogra'Phe, gr,an11llai'r e, conjugaison, analyse, v-ocabulaire, é1O'cutÏ<on ,e t conlpositi-on fr,a nçaise. Méthode employée. lLullldii rruatin, à la prenüèT,e heur,e, 11101'oeau-choisi qui se rapporte au Icentre d'intéTlêt ,et qui :Le poétise; dernièTle heure, lectJur,e qui a 'é té pr,épapée à dO'l1lÏ>cile : idée générale, idée fOrInant le 'Plan, 1110ts. difficiles, ,ex'Plicati-ons de pllTas'es. Lundi laprè:s-nüdi, dictée choisie idlans le texte de le,ctuT,e. MarcU et lllercredi, les leçons de gralllnlaire, de vocabulaire, d'analyse et de conjugaison y trouvent ,é ga'l muent lem's ,ex'e nlples ,et .},e urs applications. V'oilJà un !Sujet déjlà bien appTof-ondi, là la f'Ois, :p ar le travail ide l'élève ,et par celui du nlaîh',e. ,J,eudi, comnle travail à dOlllkile, tOonstruction~ de phras'es ou de paragraphes 'l'Ie iatifs au centre d'intérlêt. Vendredi, nouvelle dictée ,e t nouveaux ,ex'e rckes d'applieation. S,allledi, enfin, l'élève connaît là :fond S-ol1 , sujet ,et peut maintenant développer sa CO'Dlposition, hut idle not~',e ,enseigneulent hebdonladaiT-e. 's-on trlav,a il sera fadJité du fait qu'il possède !les iidées ,et les IllOtS' Ip our les ,e xp r üner. 'Gal' nous insistons sur Ull point ,q ui nO'us pal'aH 'ess'e ntiel, .c'est que l',e ns.eignement >de la cOlllposition f'r ,a nçaise ne saurait êtr'e conlSidéTé isolément. Tous les autres ,ens'e ignenlents du françlajs y Ta. mènent en effet si bien que la COlllposition française apparaît comme une véritable synthèse de tous les autres exercices de français. Dans beaucoup d'écoles, on classe et on traite les sujets selon le genre littéraire. D'abord la description et le portrait, puis la narration, le dialogue pour finir avec la lettre. Cette répartition nous apparaît trop artificielle et, pour notre cOlllpte, nous l'avons totalement abandonnée. Ainsi introduite dans une ,c.l,ass'e de COUTS supérieur, la nléthode des centres d'intéflêt ne peut :s'a'Ppli1quer inMgTalelllent à tous Jes ens·ei.gnements. IMais nous pensons que son ·enlploi peut être avantageusffinent 'ét,endu ,à d',a utr'es distCiplines que le finançais, dans les cours prépar,a toire ,e t élé.lllentaÏ're. D. P., ins.t., à ~1.-V.
PARTIE PRATIQUE
Une leçon de religion sur la Création de l'homme au
c~urs
moyen "-
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Répétition: Je m'assure" ,pal' interrogati,ollS, que :r.n;e~ éufants ont retenu Û~'S ,chos~s ,e'!;!Jsentiel1eS' ,de la leçon 'Sur 'lGL 'c.rééation : ~Qu'entend-on 'p ar _créature dE' Dieu?
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Je fais nomnler des créatures du Tègne minéral. .. végéta.l... animaL Je fai,s redire les différe'Ilc~s qui -'caraotérisent 108 3 ,règnEls. Nous aHons voir que l'ho'm mè a une vie biell Isupérieure à la vie de l,a :plante et de il"a.nimal.. Sujet d'e la l,eçon : Nature de l'homme. Son élévation. Sa déchéance But: Donner une juste id,ée de la gmandeur, dEI la dignité ode la 'Per,gonne humaine. P,r éparer l'intelligence d0s réponses ,et des questions ,du catéchi's me les pLus imvortal1'tes ,s e rwppOItal1Jt à l'hdmn~e, à ,s on élévation et là !s:a déchéance. Importance: ICe ,q ui fait lI a vraie dignité humain,0, ,c'e's t la dignité cl',enfant de Dieu, héritier ·du ciel. L'enflant ne con'1prendll"a bien le ,rôlE' et l'œuvre de Noire'- Seigneur Jésus-iChrist que ,p our autant qu'il ait compris ,ce que noUiS avons ,p erdu Ip ar .suite du 'prermrier pé,ché. Méthode inductive: aboutilD au texte. Point de départ: Fait biblique: Je reprends le sim'p le récit de la BibLe. AV rès La création cle,s animaux 0t la chute d,es anges, Dieu dift: (.Faisons l'homm,e là notre image ,et ressemblance: .qu'il domine ,s ur 10S poissons de la mer, S'ur le·s oi'S'eaux odu .ciE'l, sur les anima:ux, 'SUIl' touie l,a iell'J.'e. E't 'Dieu ,créa l'homme à son ima:g.e. Il le 'créa à l'in1Jage de Dieu ». Genèse, ,Ch. 1 v. 26, 27. «Le Seigneur forma donc l'homme du limon ,de la tel'1re. Il souffla sur ,s on vis,age un souffle de vie ,et. qlOmme dE'vint vivant et animé», Ge,n. Ch, Il, v. 7. ' Voilà ce qui e's t affirnlé par la Bible. IEl1e expose 'la réalité et elle n'entre ,pélJS dans le détail. Se serv,ant de la m,atière existante, d'un peu ,d'e terTe, ,de la Voussière du 'sol, Dieu fit ,le corps de ,l 'hoInme. Comment? La Bible' ne le dit pas. N'inventons pas le commeni que la Bible Itait. Evitons surtout d'en déflore,!, I.e texte" ne mEHoThS 'p a,s dans l'imagination .d0S' 'e nf.ants d,es l'eplY1é-sentations inférieures qu'ils devront réfonl1er plue tard et dont les iparents Veu instruits pourraient se moqueI". Retenons ,s eulement ce que l,a Bible nous dit: C'0S,t .du limon. ,de la terTe que Dieu fit le corps de l ho:mme. Dieu nanima d'un souffle de vie en unissant là ce 'c orps' unE' âme .rai,s onnable qu'il créa düectement, un e,s prit qui est l'image de Dieu, son portn"aÏ't vivant, un esprirt qui n'est ·p as ipa::rfait comme Dieu, mai,s qui ,0St !'0s's embl,ance, cap,able de le connaître, de l'àimer et de le ,se,r vir. Ce,s t l'âln,e unie au ,corps qui donne la vie a l'homme, mais une vi,e ,b ien autre qU8J la vie de la 'Plante ei .de YanilIl:,al, une vie intelligente. L'e.s'prÏ>t e~t uni à la matière, En nous; 1'e·s'Prii ne travaille pa:s ' ,seul. Dieu ne' l'a rpas voulu ainsi, Il lui a donné un instrument de 11l"avail: le cerveau .•Mai,s ,c'est l'esprit qui est intellige:nt, .ce 'n'e,s t ·p as le ,C0rveau. On ,p eut com:parer l'esprit ,hum,ain là un ,artiste m~sicien dont le ·c erveau est l'i!l,s tru, ln'eift nécè:ssaWë -tant crué l'âJmiè ,est uÏiie ,a:u: corps. Sur la ,te~re, da~s la YiEI ,plréosel1'te', l'un :il'à-git" p8JS sans l'autre. Maü;r c'est l'es!priu 'quirend l'homme rais-onnable. Nous pouvons maintenant ,écrire , la définition du
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,c.atéchisme. Je l'eUs dans la Bible le récH de la cr,éa:tion d'Eve (mère ·des vivants). J'en profite 'p our faire remarquer que Dieu en formant le cor,p s de la 'p remière femme d'une partie du corp,s d'Adam, a voulu nous fair'e comprendre ,que la femme a la même nature' que l'homme, qu ',elle EtSt une créature auslSi 'p arf,aite que lui, vivant de l,a vie de l'e,s prit, vie intelligente et libre. C'est la vie naturelle d·e l'hoimme. Que par son intelligence, l'homm~e 'p ui,s·s'e connaître l,e's cho's es' de la nature 'e,t n1:ême leur ,c réaieur, ,c'est déjà très beau, mais Dieu, en créant 1ll0S 'p remiers ,p,arent,s à ,s on image, ,a voulu plus que ,cela. Il lE'ur a accordé la faveur, la grâee ·de le{ ,connaître, de l'aimer et de le servir ·comm~ un Pèr,e dont .us devaient être un jOUll~ 'les héritiers dans le deI. Dieu les ai'm ai!t ,comme ,s es ·e nf,ants avec qui il voulait ,p artager son bonheur. Il ne les avait 'pas cré.é.s 'p our ·q u'ils vivent d'une vie sim:plE'mel1't naturelle comme les autres créatur,es; à leur nature de cr,é a'iure intelligente, il ,s urajoute une vie sUQ"'natureHe, c'e's't~à-dire, audessus de leur nature, une vie ,s upérieure, quiétai:t ,comme une participation, une ,colffilmunication de sa propre vie divine; il n'était 'p als seulement le·ur CréMeur., il se fai's ait leur Père; üs :avai8'Ilt la faveur, la .g.râce dE' ressembler .à Dieu, -d'être just,es et s;aints ,comme Dieu; on dit qu'ils ,a v,aient la: grâce santifiÇtnte. POUl' le moment, ·comprenons et Il',etenons que ce 'titre d'enf.ants de Dieu, faH leur 'bonheur dans le ,p aradi,s te'l'l'e's tre où Dieu les' a pla'c,és. A'p rès une ·certaine durée de vie ici-bas, IS'US étaient demeurés fidèlEI3 dans le ,s ervice de Dieu, !s 'Hs n'avaient 'pas. désobéi à 'sa voJonlté, Dieu les -a urait fait p,ass8IY' au ciel pour être en ·sa compagnie. ' Ai.nsi ole temtps de vie' sur la 'te-rre était comme une épreuve, pour leur faire mériter le .ciel. Je pui,s maintenant faire trouver la définition de l'homme tel que Dieu l'avait voulu ·en le ,crééant : L'homme ,e,s t une Cll~éature r,aisonnablE:' ·composée d'un corps ,et d'une rume, élevée là la dig'ni:té d'enf.ant de Dieu 'Pail' :la grâce sanctifiante. En gr,atifianD nos ,premie·r.s rpla rents d'une vie à laquelle ,leur nature ne 'pouvaH :p as 'p rétendre, Dieu les avait 'enrichis d·e dons partucuLiews que nous ,connai,s's ons. Vous savez de.puis longtem'p s déjà ,comment iLs ont été trompés 'Par le démon jaloux de leur bonheur. ~l n'est pa,s nécessaire d'y revenir; arrêtons-nous 'p lutôt sur ,la gra'vité de leur désobéi,s sance fot ,sur les te:nrihles conS'équence·s de leur péché. Il :semblerai,t ,que manger un fruit défendu n'eet pa;s une grande f·aute.Mai,s Adam et Eve avaient été avertis de la gr,avité de cette défense ,et Hs ~avaient que s'.i1s ven.aient à désobéir, iLs pe'r draient l'.a mitié de Dieu ,et tous les avantages attachés à la grâce sanctifiante. Or, voi.ci' ,]es 4 ,p rincipaux:
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1. Ils .a'p prenaiel1't de Dieu tout ,üe qu'Us devaient ,connaître, Hs n'·a vaient pas besoin d 'étudier. Et après leur :p éc.hé? J'écri,s au tableau noir: ,s ui't es du péché, miosè,res et en accolad,e : I gnorance. 2. Leur volonté ,était tournée ver,s Dieu ,qu'ilS' aimaient con1me un Pèlre. Hs ·étaient porMs la lui obéir. Après leur rpéché, les voüà portés à mal f.aire, à être .p areeseux, j;aloux, gourn1:al1ds, égoïstes, etc. Ce's t cette forte pro,p ension au mal qUE' le ca't échi,s'l11e ,expri:mI8 d'un mot diffici.le à retenir: ConcupisGlence. Je l'écris en dessous de Ignorance. 3. Di eu 100 .a vait dispensés de toute peine dans le travail ,et de toute m,aladie. Et ,a près leur p'é ché? J',écris: Souffrances. 4. Dieu leur av.ait rpronüs de leur ·conserve'r la vie du ,corp's par un bienfait que leur nature ne ,p ouvai,t 'p as ,exigm'. Us 'n e devaient paIS mourir. Eta'p rès ,l eur 'p éché? J'écris au tahleau : Mort. Enumérez maintenant le,s misères qui sont la suite du pl'emier péché. - Mai,s la grande 'p unition imposée ·à .l'hom'm e à Cquse du :p éché, c'·est la perte de l'an1Îltié d'e Dieu, de la qualité d'enfants de Dieu .et ,du droit à l'héritage du Ciel, et non ,seule·m ent pour Adinn et Ev,e, mai,s aussi rpour leurs de'scE'ndants. Une comparai,s on: un hom:m:e riche, sans 'enf.al1t, la vait à son service un ouV/riel' dévoué, ,p èr,e d'une nombreuse famine. Il eut 'p itié de ce' brave homme et un jour il lui dit: si vous continuez à m'obéi.r com'm e vous le faite,s, je vous donnerai en héritage mon ,château et toute ma fortune. Un jour, vous ,et vo,s enfants serez aussi heureux que moi. Mais tant que j.e suis ·E'n vie, je vous défends d',entrer dans 'm on bure'a u. Et voici que ce sell'Viteu,r , 'p oussé 'p ar d'autres, jaloux de sa situation, vient à manquer gr,avement à .l'ohéiSis'a nce qu'il devait à ,s on maître. Il entre au bureau. Le seigneur :l e Isur'p rend, le ·chasls e de 's a maison et évidemment lui retire ,s a 'p romels se, Voi1à donc les enfantspuni's colIDme 1e père. Hs n'avaient pas désobéi, .pe'l'SonnelLement, mai,s la: faute du père EtSt -retombée suœ ,eux. C'es't l'im,age de notre situation. No's :premiers 'p arents ont !p éché. Ils .sont privés de ,l'amitié de Dieu et de l'e's poir de voir Dieu dans le ciel ,et tous ,l es hom'm es qui viendront .après eux seront ,souilLés là leur na:Lssa'n ce, ,a leur origine, du ;p éché qu'on ap'p elle pour cel,a; originel. N. B. - On ,conSJtatelI"a, j"oopère, que nous ,s ommes loin d·e la 'm éthode analytique qui consÎS!teT,ait ,a partir du texte pour en expoliquel' tous 1e,s mo·ts. Nou.s somm€,s parti,s de's fai,t s, nous en avons dégag'é les vérités qui y ,s'Ont contenues et nous allons les faire ex-Ip rimer 'p ar lels enfants dans 100 formules ,s imples et spontanée,s. Ce n'est qu'après .ce tr,avail ,préprur:a:toire que nous décOIm:poserons et analyserons le texte RU tableau noir en vue d,e la m,émoriBation.
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Pourquoi cHsol1t8'-nous que ,l'hOITillle est une créaturE!?". raisonnable ? De quelles parties l'homme est-il .compo·sé ,...
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Que,ue e,s i .la nwture ,de l'homme? - Dieu l'a-t-il laislSé à l'état de pure natUire ? ~
Connai,s sez-vous une ·cér-émonie de l'égHse qui nous rappel,lE> le néant de notr·e ·corps? Que devons-nous rarp.p eler en }i.sant danSl l,a Bible le récit de> la création d'Eve? Quelle e·s t la ·p lus grande faveur que Dieu accorda à Adam et Eve? ~
Pourquoi le bon Dieu a-t-il créé ,l 'homme?
- Comment Dieu considérait-il nos rpiremier,s ,p arents? \ l e ont-Hs ·r eçue de Dieu?
QueLle
Ont-Hs conservé ces av.antages? Poul'quoi? Et l'amitié de Dieu, ave·Co le titre d'enf,ants de Dieu, et l'esvoir de le voir un JOUir 'tE'l qu'il ,est da ns le ciel, .ront-ils conservée'? Com,m ent appell.e-t-on la faveur, lia grâ ce qu'Us ont perdue?
L 'ont-iLs perdue rpOUIr' eux seuls ? exiger la vie divine?
Noire na't ur e ,p eut -f'lle·
Comment .3Jppel.Je-t-on ,le p éché qu e nous ap portons en n aiss,ant? Conclusions pratiques: Nous avons dit que Notre IS eigneur Jés us . 'e·s t venu nous rendre la vie sUlra1JaturellE'. Cest notre plus grand trésor. C'est la grâce sanctifiante, notre titre d'enfants de Dieu qui fait la vraie dignité de la personne humaine. Dieu n'a pas créé l'homme· intelligent pour qu'il ,p ui,s se connaître 'seulem;ent les chose.s natu,l'elles, mais pour qu'il ·connai.s's e Dieu rtel qu'il est et pour qu'en con-naissant -déjà ,SUll~ :la terr,e Bon E'xcellence ·e't sa bonté, .il ,s'a;P'Plique à . l'aim'e r et à le ·sen i,r .·com'lue un Père et ,s',achemine ainsi v·ers la Demeu.re -Paterne·Ue, l'heureux ,Ciel où il seT,a avec Dieu pour tou-jOUl~S. Ai~.si notre vie .actuelle e,s t redevenue un t8lInp,~ d'épreuve où nous avons 'ù montrer notre amour ·pt noir,e obéissance à Dieu.'
Ayons peul' de perdre ,l'rum:i.tié de Dieu par ,l e ,p éché rnortel.
Sujet: Jeu: Sens vi suel et tactile
Intuition,' 3 pomlnes de grosseur et de couleur différentes,' une grosse jaune) une petite verte ) une l'ouge de gl'osseur moyenne. Mart'he de la leçon
A. Sens visuel. a) Conlptage; b) Observation des couleurs; c) COlllparaison de deux pOUlInes sous le rapport de la grosseur : la couleur, la grosseur pour chacune des 2 pOlllmes; d) COlllparaison entre les 3 pomlnes. Introduction du nouvel élément et du nouveau tern'le: la grosseur, llloyenne, sa couleur. B. Sens tactile. Les yeux bandés, prendre une pOllllne dans le tablier de la maîtresse où sont cachées les 3 pOlnllles et l'identifier par le toucher. Dire la couleur en reconnaissant la gross eur (Exercices individuels). DÉVELOPPEMENT
Enumér·ez quatre ,gTandts rprivilèges dont AdaJm et Eve joui-s s aient clans le 'parradi,s te.rrestre ?
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Exercice .sensoriel
2. Point intermédiaire: C'e8't la 2me étape.
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H~D.. _
Combien ai-je de pOlllllles? COlnptez les pOn'lilles. La IVlaîtresse lllontre une pomn'le. Quelle couleur a la pOlnm e ? Et celle-ci? Regardez les deux pommes. La Maîtresse Illontre la plus gros ~e (jaune) et la plus p etite (verte). Laquelle est la plus grosse? la plus petite? Voici les 3 pOllllnes . La maîtresse les place sur la table, la moyenne au milieu. Elle deillande COn'llllent on va l'appeler, puisqu'elle n'est ni la plus grosse, ni la plus petite - la n'loyenne tout simplement. Quelle est la plus gr osse ? (j aune) - la p lus petite ? (verte) - la Illoyenne? (rouge). La Maîtresse n'let les 3 pOlllnles dans son tablier. - Un enfant s'approche. Il se cache les yeux, prend une pomme dans le tableau et dit la couleur. Ainsi pour les 2 autres. Le jeu peut se terminer par le partage des pon'ln'les entre les enfants les plus pauvres de la classe.
Jeux de calcul . N° 1. Intuition: Un plat de fruits: pommes) poi:~s) noix) marrons. 1) Observation libre des fruits . 2) Observation guidée. Comptage des fruits. 1el' Exercice,' Venez cOlnpter les poires (2) . - Combien y a-t-il de p oires? Venez compter les pOlllnles - (6) . Combien y a-t-il de pomines ?
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- 52Venez cOlnptes les nlarrons - (8). Conlbien y a-t-il de Inarrons ? Venez 'compter les noix. - (1). Combien y a-t-il de noix? Récapitulation. - Questions rapides. 2me Exercice: Faire arranger les fruits par groupes en vue du calcul global. Compter en les arrangeant. Comparaison. - Entre deux nombres de fruits : pommes et poires. - Entre tous les tas de fruits. Regardez ces deux tas, dans lequel y a-t-il le plus de fruits? Combien de pommes y a-t-il en plus que de poires? Quel est le tas où il yale plus de fruits? Quel est le tas où il y en a le moins ? Nombreux exercices de comparaison individuellement. 3me Exercice: Les enfants viennent compter par groupes de 3 ou 4 élèves. \ N° 2. Explication du .teu: Les enfants font rouler des noix par terre. 1. Celui qui fait rouler, compte tout haut les dix noix qu'il fait rouler. En lançant, il cherche à ce que la noix en touche le plus possible de celles qui sont déjà par terre (Jeu d'adresse). 2) Les autres élèves regardent et comptent tout bas combien de fois les noix se touchent. Celui qui a lancé reçoit autant de noix qu'il en a fait toucher. 3) Les enfants jouent à tour de rôle à faire rouler les noix. 4) Contrôle après le jeu. Conlparaison. Celui qui en a gagné le plus - le moins. Ceux qui en ont gagné autant l'un que l'autre. 5) Leçon lTIorale: Partage égal avec ceux qui n'ont rien gagné.
SCIENCES NATURELLES
ùa vie sous la neige L'hiver doit être, dit-on, l'emblème de la mort, et c'est entendu que le duvet des blancs flocons ,est un linceul sous lequel ne bat plus de cœur et ne circule plus de sève. La nature se rit de ces clichés commodes et continue son œuvre d'animation univers'elle, à la grande joie de' ses amis, vieu:?'. et jeunes, maîtres et élèves. Il n'y a qu'à regarder.
Aux brallches dépouillées de verdure pendent, bien en vue des fruits de toutes sortes qui attendent le réveil: les baies blan~ ches du gui, les cônes du sapin, les graines plumeuses des clématites, les baies rouges ovales-oblongues de l' épine-vinette, les Inasses ovoïdes rouge vjf des gratte-culs avec les nombreux akènes soyeux. Sur le fond éclatant de la terre neigée se détache le gris vert ou brunâtre des rochers abrupts. Sur leur dos rigide s'étale ' une croûte vivante, aussi drue que les graminées d'un pré : mousses, algues, lichens, entremêlés de phanéroganles. Qui daigne honorer d'un regard les lichens aux tons et aux fornles variés? Sans doute le spécialiste seul peut appeler par leu'r nom ces cendrillons parn1Î les plantes. J\1ais c'est au milieu de la vie ralentie des végétaux supérieurs que l'activité ininterrompue de ces pionniers frappe davantage. Les lichens résistent aux plus basses telnpératures de nos pays; leur respiration se maintient jusqu'à - 10°, et leur chlorophylle assinlile encore entre -30 à -35°. Sans doute ils ne se dépêchent pas de grandir, puisque leur croissance annuelle oscille entre moins d'un nlillimètre et 2 centÎlnètres; mais ils finissent néannloins par grignoter la roche la plus dure, le calcaire, le schiste, le granit, voire le quartz. La fornlation de la terre végétale se fait sans le concours des géants qui vivent de la besogne faite; c'est l'humble lichen qui leur fraye le chenlin en attaquant patiemlnent l'écorce inhospitalière des rochers. Un regard reconnaissant, s'il vous plaît, à ces méconnus: cladonies, évernies, parmélies, cétraires et vingt autres. Sous la neige veillent des retardataires, fleurs des quatre saisons dont la vie semble inépuisable. Entre Noël et Nouvel-An, j'ai vu des capitules épanouis de la dent de lion. Partout dans les vignes et les champs ensoleillés, vous trouverez en fleur le séneçon vulgaire, le mouron des oiseaux, la mercuriale annuelle, la capselle ou bourse à pasteur, quelque euphorbe et une véronique. La Inédecine populaire peut puiser là des remèdes frais. La bourse à pasteur, par exemple, jouit de propriétés rafraîchissantes et astringentes; son infusion calnle les saignements et COlnbat la dysenterie. Kneipp la recommande COlnme diurétique, con- · tre les maux de ventre, les dérangements d'estomac, les enlbarras du foie et de la rate. ! Le lierre grimpant, rival du sapin par sa verdure, a fourni aux abeilles le dernier pollen et se donne le ' telnps de mûrir ses petites drupes noirâtres. Il est intéressant à être observé sur · p]ace; les tiges appliquées contre le support portent des feuilles lobées, les autres des feuilles ovales sans découpures. C'est encore une ,« herbe contre la mort»; Wolff dit que ses feuilles attirent les humeurs à la surface du corps et que ses fruits, à petite dose, sont purgatifs et sudorifiques, par contre toxiques à grande dose. ' . ,
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Pendant que les dernières feuilles caduques se détachent d es tiges flétries , une nouvelle vie se prépare pour bientôt. C' est le noisetier ou coudrier (aufrefois eillblèm,e pédagogique, dit-on!) qui ouvre la série. Sur veillez les châtons stanlinés p endants qui éparpilleront bientôt leur pollen, tandis que les stignlates pour pres des fleurs pistillées s'étaleront pour capter la poussière jaune Inat. Pour observer tout cela à votre aise, vous pouvez placer des bran,ches de coudrier dans de l'eau, eh classe, et vous aurez le pla isir d 'assister à une floraison plus précoce. Le coudrier a vait son temps de célébrité; on lui attribuait des vertus occultes, d isant que ses rmneaux flexibles s'inclinaient vers les sources d'eau e t les gîtes Inétallifères. La baguette divinatrice renaît, se t ransfOrIne en pendule, conduit à la radiesthésie; peut-être conlnle 1~hüni e a précédé la science chimique. Moins pressées que le n oisetier, d'autres plantes étendent J entement leurs rosettes de f euilles et ralna.s sent des réser ves en vue d 'une flor aison plus prudente : l'érodion, à feu illes de cigüe ou bec-de-héron a vec ses limbes fineBlen t divisés , la chélidoine au suc jaune âcre, alner et caustique, la fUBleter r e officinale! la p âquerette qui s'épanouit vers le jour d e sa fête, nla is n e craint p a s de fleurir un p eu toute l'année. L'euphorbe réveil-l11,at in bisann u elle fait le pont entre deux années végétales, et les feu ines grasses de l'orpin brûlant r estent gonflées hiver comBle été. Sur les rochers couverts de détritus s'étalent déjà les rosettes fraîches de la joubarbe toile d 'araignée la potentille printanière allonge ses feuilles pahnées aux rayons de soleil, et à l'01n bre des bois exposés au nord, sous les 1110usses et les feuille s, l'anénl one hépatique pousse ses parties vertes avant d'exposer sa corolle déJicate. Les fougères robustes ne craignent pas plus le froid que la .chaleur, et sous bois, vous trouverez le polypode vulgaire, la réglisse des enfants; le peuple lui a donné des}n01ns en rapport avec ,sa saveur: doucetté à Sierre, doucetta à Lens, ri de galisse à Martigny. Une infusion du rhizome frais ou une décoction de 20 :'t ,30 gr. de rhiz01ne sec purge légèrement et guérit la toux et l'enrouement. L es 111urs et les fentes de rochers nourrissent èn tout telnps la capillaire noire, l'asplénium rue-de-nluraille et le cété· r'a ch officinal ou herbe-à-dorer. ' Février est à la porte. C'est à partir de maintenant qu'il faut ;guetter la venue des premières messagères: La pâquerette dans le pré, la ficaire fausse- :enoncule et la violette odorante dans les haies claires, la perce-n~ige' ou clQchette d'hiver et l'anélnone l?-épatique d~lI~.S le bois, la ' primevère de ci, de là, le daphné-I11orillon ou bois~joli à roinbre des a:r:bres. Aux premiers b~aux jours, le tussilage qui a poussé sa souche épaisse, traçante et charnlle s~r le bord des cherq.ins et dans 't ous les terrains argileux émet ses
halI~pes
florifères sUrInontées de beaux capitules jaunes. Le peuple l'appelle taconet; il recherche ses fleurs comme béchiques, émollientes, adoucissantes et les fait entrer dans la composition du thé pectoral. « Cette mauvaise herbe n'est point à mépriser. Bénissons le Créateur de toutes choses, de ce qu'il a doué de tant de vertu une plante si C01nmune et si aisée à trouver. » Dans la flore printanière du Valais, on ne devrait passer sous silence ni les plantes bulbeuses de nos coteaux , ni la splendeur de l'amandier. Je m e contente de transcrire les lignes que M. le Recteur Dr ,1. Mariétan, le distingué président de la Murithienne, a écrit dans le bulletin de la Société botanique suisse au sujet de l'amandier : « Il prospère très bien dans le vignoble de Sion et lui donne au prelnier printelnps un caractère de grâce et de fraîcheur tout particulier. Arrêtons-nous un instant à exalniner cet arbre. C'est dans l'ancienne Grèce que fut connue pour la prelnière· fois en Europe la culture de l'amandier. Il a dû s'implanter spontanément dans ce pays 3000 ou 4000 ans avant l'ère chrétienne. De , la Grèce il fut importé dans l'elnpire r01nain. Pline rap -' pelle que déjà du temps de Caton (lIme siècle avant Jésus-Christ) , il y a vait de vastes plantations de cet arbre. Son fruit connu sous. l e nom de « noix grecque » nlontre bien son origine. Actuellelnent la culture industrielle de l'amandier est pratiqu ée sur une vaste échelle dans la zone méditerranéenne. L e Turkestan serait la patrie de l'alnandier, ailleurs il serait passé secondairelnent à l'état spontané. Il a b eaucoup de p arenté avec l' abricotier , la In a jorité des botanistes le considèrent cependant comme appartenant à un genre distiI?-ct : Amygdalus . On distingue dans les différents pays du nlonde 25 espèces. d 'mnandiers; celui que nous avons est l'A. comlnunis L., il comprend deux formes : à anlandes douces et à anlandes amères.
Un caràctère essentièl de l'amandier est sa floraison précoce: de tous les arbres fruitiers, c'est celui qui fleurit le premier. En 1 ~29 la floraison débutait à Sion le 8' avril, en 1935 le 25 mars, en 1936 le 10 mars et en 1937 le 23 mars. En Algérie, la floraison a lieu en janvier, en Italie en février. La culture industrielle de l'amandier est 'rendue difficile chez 'nous à cause de sa floraison trop précoce. » Le Valais est l'Eldorado des botanistes. 'N'est-ce pas à nos 'e nfants que reviennent de droit les primeurs de' ce. patrimoine flol'istique? . Chaque semain~ l'un ou l'autre .'entr~ti.en 'sur ces ' « étoi''les' de la terre», par le beau temps <:leu~ . Ol1..' trois, sorties .pour visite,r q~êlqu,e coin de ce paradis sous' h,o s fenêtJ':~s, . à là Jfin ' 1ine leçon 's ynthétique , avec les pièces 'à "l'appui, et 'Voilà un petit cours.
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bien vivant de botanique qui ouvrira quelques pages de ce livre de la nature trop souvent scellé. Cette lTIodeste initiation peut suffire pour éveiller dans quelques jeunes âlTIeS l'amour de nos richesses végétales. Sion, le 20 janvier 1938. C. G.
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Tous les petits grillons, frileuselnent blottis, Qui, le jour de Noël, avaient le cœur en joie, Ne voyant plus, l'hiver, de sarment qui flamboie, Pour un autre foyer tristement sont partis. André Lemoyne.
La Cloche
ùa maison déserte .où
sont les habitants de la maison déserte? ... Voilà quinze ans déjà qu'au tomber de la nuit La famille à la hâte a disparu sans bruit... -On n'a pas vu depuis une fenêtre ouverte.
Où sont-ils les heureux d'autrefois ? ... où sont-ils '? ... N'·entendant plus monter ni descendre personne, Aucune voix qui parle, aucun timbre qui sonne, L'~raignée en maîtresse a suspendu ses fils. Ah 1 qu'elle est triste à voir cette lnaison fermée 1 Quel ténébreux silence 1 et quel froid abandon 1 L'ortie aux pieds des murs, la l'once et le chardon ... Et SUI' les toits jamais un ruban de fumée .
Je suis la voix d~en haut, je suis la voix qui prie; Sur les toNs et les champs, j'épcmds ma sonnerie: Clairs fredons égrenés, mornes plaintes du gllas, .J e chante le baptêrr,'e et pleure le trépas; Je suis l' hylnne pieux Ides aubes virgina1les Et le ·concert sc~cré des splendeurs vespérales; M es ondes, en frôlant les si.[[ons consteUés, Mêlent de longs soupirs CéU cantique des blés; Je jette du divin sur tout ce que vous faites. Sur vos g,estes obscurs, sur l'éclat de vos fêtes; Pal' moi, chaque clocher, ·debout à l'h~rizon, . Sem-ble un nid qui gazouille une smnte or'Cllson; Je sonne, et tout à coup, s'envolant sur mon aile, L'âlne touche d'un bond à la r·ive vm.mortelle; Je sonne et SUI' les fronts s'entr'ouvre le ciel ~leu : Je suis l~l voix ,dl' en haut, je suis la voix de Dieu! J. IL,a semois.
.on
voit encor des nids, mais d'une autre saison, Où vinrent s'entr'aimer des couples d' hirondelles. Les couples d'à présent passent à tire-d'ailes, Devinant qu'un malheur a touché la maison.
Adieu les belles fleurs au temps jadis écloses 1 Adieu les papillons de soie et de velours 1 L' herbe haute envahit les jardins et les cours, Et, voilant le soleil, elle étouffe les l·oses.
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NOS PAGES
COURRIER DES INSTITUTRICES
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0===========================0 SOlVlfMAIRE : Le Bonheur. - La .piTe -excuse. Tr.av.aux m.anuells.
L'Ecole du Paradi·s. -
Au dehors tout est morne ... Au dedans tout est noir. Qu'un rayon du couchant perce un trou des fenêtres, Dans les cadres noircis, les vieux portraits d'an,cêtres, A sa demi-lueur, ont peine à s'entrevoirr. Que, dans un salon vide, une corde se brise, La corde d'une harpe ou d'un piano dormant, L'écho surpris répond presque aussi gravement Qu'un son d'orgue, la nuit, dans une grande église.
Si tu veux être heureux, ne cueille pas la l'ose Qui te frôle au passage et qui s'offre à ta main; La fleur est déjà morte à peine est-elle éclose, ~/lême lorsque sa chail' révèle un sang divin.
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N'arrête pas l'o iseau qui tl'fÇlverse l'espace; Ne dirige vers lui n i flèche ni f ilet E t contente tes ye'ux de son ombre qui passe Sans les lever au ciel où son aile volait; N'écoute pas la voix qui te dit: « Viens» . N'écoute Ni le cri du torrent, ni l'appel du ruisseau; Préfère au diamant le caillou de la route; Hésite au carrefour et consulte l'écho. Prends garde ... Ne vêts pas ces couleurs éclatantes Dont l'aspect fait grincer les dents de l'envieux; Le 111arbre du palais) 1110ins que le lin des tentes) Rend les l'éveils légers et les SOll1meils heureux. Aussi bien que les pleurs le l'ire fait des l'ides. Ne dis jCl111ais : Encore) et (~is plutôt: Assez:.. . Le Bonheur est un Dieu qw marclle les mmns Vlcies Et regarde la Vie avec des yeux baissés. H enJ'Ï cie Régnier, de l'Ac.adénlie française .
ùa pire excuse Nous avons une fâcheuse tendance à considérer les fautes ,d'autrui COlnnle une excuse à nos propres fautes. « Tout le Inonde le fait, » n 'est-ce pas la phrase courante par laquelle nous présentons notre déloyauté" notre paresse, notre, cupidité COlnn'le des choses. no~'r~'lal~s? ~ est n'len'le plus . qu un~ excuse, c'est une sorte de JustlflcatIOn; Il sernble que nous soyons résolus à nous en tenir au niveau détenniné par la n'loyenne des valeurs m.orales de nos contemporains; il ne s'agit pas pour nous de rernplir une obligation,. n'lais, . sin'lplen'lent, ;le delneu~·e~', dans la note générale et tant n'lIeUX SI cette note n est pas severe. SOI~·lnes- nous n'lis en den'leure d'expliquer notre détennination? Nous répondrons avec une vivacité nuancée d'indignition: « Vous ne pI'étendez pas tout de rnêrne rn'obliger à rester consciencieux quand les autres ne le sont pas! - Vous n'allez pas exiger de moi de ren'lplir n'les engagen'lents quand personne ne ren'lplit les siens ! » De devoir il n'est plus ruêrne question, il ne subsiste qu'une sorte de conve~'ltion tacite, établie par la société; la respe~ter suffit à nous valoir l'étiquette d'honnêtes gens, notre conscrence se satisfait de ce titre de cOlnplaisance. Rien de plus dangereux que cet entraÎnelnent; sous p,rétexte .de ne pas être des naïfs ét des dupes, nous nous refusons a four-
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Travaux manuels Veste au tricot, ornée de broderie multic'o lore (T. de p. 90.) Founli~. es : 250 g'rarnlInes IdJe laine bouclette, 2 [ils pour le fond. CO'lorIs : h1eu Toi. IPour g,a:rnitur-e et hroderie: 100 gramnles ~.e waine Zéphir, ,3 fHs. Golor1s: fraise . 2 10ngues aiguilles- métallIques No 3, une longue aiguille ià tapisserie il bout ,a rrondi 'e t là chas lang. 1 ,orochet No 2. . , M,e sur,e s: TOlu r de ipoitrine : 90 cm. Longueur du devant (de l epaule au bas) : 5,2 Œn. Longueur .du dos (de 'l'épaule HU Ib as) : 51 crn. Longueur de la a.nanche (intéri,eur~e) : 4'3 'cm. (voir croquis du patron et nl0dèle de travail ci-contre), 20 rnailles de large 10 C'111. . , 3>0 T'a ngs· de haut - ég,alen'l-ent 10 cn'l. Le ~os : ,Cama.nenc·eI!' 'Par le ba'Y en montant 72 n'laines (3û cnl.~ . Tnooter ·en 'a'lter'l1.ant un ra'ng endroit, un rangl ,e nv'eTS (point de Jersey) . La sunfla1üe ·endToit forlne l'endrüit .du tr,avaH. POUT les rangs: 29, 39, 49, '59, 69, 79, 89, 99, Ifa'fl'e une augn'l.entation des deux côMs du tl"avail. Au 99'111.>e .rang le travail 'I nesurera 3'·3 cm. de haut. Gon'lllnenceT les ,e nulllanchuT;es . ,H abaUre à cet effet chaque f'Ois 2 \lnaiHes au Id/ébut des rangs: 100, 101, 102, 103, 104, -05, 106, 1,07. Pour Jes hiais de~ épaules, rabattre chaque fois 4 lnailles ,a u .début des Tlangs: 14'3, 144, 145, 146, 147, 148. Au début .du 149'1ll>e r,a ng TahaUr,e pour le ihiais 4 rnailies, 'p uis a~ Icentre IpOUT l'encolur,e 12 Inailles ,e n une s,e u le fois, !puis terJ.nIneT le rang là l'aide d'une h'oÎ'sièlJ.ne aiguiUe. Au-dessuS! de ces derniers l'langs, tTavaiJler l'épaule gauche: ,PO'lU' l,e bi'a is de l"épa~üe raba~'1'.e 4 lll>aiL1~s là l"eln'l1.'lanchuTe alti :d/ébut du 150me rang, purs 3 rnarll,es pour 1 encolure au début du 15hne Tang, 152rne rang: con'l.'lne l,e 150m'e. 1531lne -rang: COlnn'le le 15hne. 1'541ue l'laing: C'Û'lIl1lne 1e 150n'l,e. !L'épaule se fait .de la lnèlne 111'anièr,e.
Le devant droit: 'Gom:rnenceT pal' le Ib as en 111'Ontant 2-8 n'lailles (14 C'l1.'l.). TTiooter de nouv,e au ·en alternant 1 l"ang endroit, 1 rang ·enver.s. /P'OUT fonner l'aTr'Ondi .du bas, IHonteT chaque fois une .l nailie nültiv,e lle au début des rang~ · 2 4 ,6 ,8 10 12 14 16, 18, 20 ·a u hOT'di .du rniHeu. :Au '2'9m,e :r a'ng: f, ~ilJ.'e' ude al~gn'l~nta~ tion .du côté ,cüutur1e. Au 3 hne r1a ng flaire la püche : Trieoter les prelnièTes 8 n'laiUes, puis 'r alb attr'e en une seule fois ;J'es 18 lnaililes suivantes et tricoter le rang jusqu'à la fin. L'aiss-er le trav·a il en attente. IMont,e r sur une lautre ,a-igui1le 18 lnaille.s nouvelles- ,et h'1c'Ü'ter, égal·mnent au point de jeTs,ey, le dessous de -la poche, sUI' 8 crn. de haut. Rteprendre le h'avail 'e t trkotel!' jusqu'aux ln:aiUes l'abattues, tricoter ,e nsuite sur les lnailles du ·dessüus- de La poche el les rn:ailles ;restant-es -du ,d evant. .Le idJess·ous de iJ.a poche, ,q ui se trouve ,ainS'Î I~éu.ni avec 'l e dev'a nt sera ICOUSU ,au point de surJet à 1'env,e rs .du deV'a:nt, ,a près sa ,finition . IPüurs ;les rangs : 39, 49, 1
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59, 69, 79, 89, 99, ofai'r;e une aug'lTIre ntation dru côté couture. tAu 33m'e rang, le travail me's urera 33 cm. de haut. COlTImenCer les ,emll1!anchul'es. Habattr,e rà cet ,efrfet chaque f.ois 2 HlIailies côté couture aux. 'l~ang:s : 1'01, 103, 105, 1'07, 109. tPour 1f.0'l'1ner 1',efil00Jur,e ,en biais, ,r ahattre chaque If ois une maiRe aru bOl'd .du Jnilieux laJUX l',a ngs : 122, 12'4, 12,6, 12'8, 130, 132, 13'4, 13 6, 1,3'8, 140, 142, 144. pour le5 biais Idle l',épau'l e r,a battre à 3.',ffinlTIanchure chla1q ue fois 4 mailles aux rangs: 145, 147, 149, 151, 163, 1'55. Le devant .gauche se fait de l,a l1llêlne .nllanièr,e. , Manches: ICOImUnrenCm" Ipar l'e bas ,e n lluon1ant, 40 111ail1es (2'0 cnl'.). Fai~'e uue ,a ug!lllentation des deux' côtés.du traVlail aux rangs: 19, 29, 39, 4'9, '59, ,69, 79, 89, '99, 109, .1 19, 129. ,Au 1291ue, rang le travail nlesurera' 43 cnl. de haut. Comnlencer l'arrondi. Rabattre à üet ,ef'f et chlruque fois 3 m ,a illes 'a u début de~ r ,a ngs: 13,0, 131, 132, 133 . .Aux ra!1g~ slùv,a nts ~rabattre chaque rf.ois une 11l'aiUe à chaque extrénuté de l'aiguille: 1,315, 13,7; 139, 141, 144, 147, 150, 152, 154, 15'6, 159, 1611, l62, 1613, l64, 1,65; 166, 167, 168. Rabattre les Inail1es T'e stantes en ru,n e seule fois lau rang suiva'ut. La bl'Odel'ie Sie fait 'aru 'point Id;e jersey r,e'bTodé av,e c la lraine fraise. ,Pr'Û'c-éder de la luanièlJ.'e suiVla:nte: rebl'oder 2 lnailles au point de jersey T,elbTodé tous les 5 l'rangs à 4 ll11ailles d'intervalle. ContI',aTier ,ensuitre les lTIaille.s :l 'ebrodées, ICO!ll1!me le nlou:vr,e la photo ,e t :l e .détai:! dru triüot. ,Pr,enidlre le fii ,d ouble :prour donner pluS' de r,e lief aux n1Ja,tlle~ T,eJbrodées. Asselublage: IHrnll'octm" les différentes pièces -et les épinglel' aux ,b ords du patr'Û'n. IL aiss,e r ,s écher dans oet état, puis déta,c her et rr,é unir. Une oOl'delière orne les 'boTd~ idle la veste ,et rtes poches: crocheter une chaînette (16 brins) avec La: laine fraise ,e t garnir Jes hordsde l,a v,e ste. iL es petits nJœuds, f.onnant 'l a feT!l11etul'e de lI a v,e ste sont crüchetés : denli-brides sur 2 'C'lTI. de haut et 16 cm. de long. 'Passer aux bonds du devant et nouer.
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BIBLIOGRAPHIE
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L'Education du patriotisme 1) Dans l'époque troublée que nous vivons, il e's t deux faits à considérer: l'enthousiasme patriotique en apparence unanime des jeunes dans le"s pays totalitaires et la diftu.s ion ,chez nous .cle,s docJtll'rines internationa:listes. Si l'on ajourt.Et que le patriotisme suisse a ,p erdu son idéalism,e, dans he,aucoup de milieux, 011 ne s',étonnera 'pas que l'éducation du patriotisme devienne chei nous, un sujet de chscussion et , pewt-êtr,e un prohlème.
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jPréoc-cupé 'p ar cette im:p ortant.e qu es't'Ïon, l'auteu r publie, en u n e .intér.eSls·ante brochure, ,s es ,1'éfle'xlOns SUID )quelques .aspects· de la question. - Il ,co'm mence par examiner brièvE'ment la: fonilliation du citoyen .dans les pays totali:taire·s, ·puis il Itente de montr·er que le ,p atriotislne est une foi, qu'.i! a donc be,soin .d'être idéalioSlte; il e·x amine à la lumière .de son ex'p érience pédagogique ·et psy.chologique, les ir apports entre le patriotiosme e't la :p olitique, 'pui.s entre l'e 'pa'Ü'io'tÎosme et la vigueur physiquE'. Il s'étend plus longuement sur .le rôle de . l'école dans l'éducation du ,p atriotiosm·e et ,aborde enfin, la question des ra·p }:)Ol"itS .du paoh'io-tiosm.e et de l'église, 'Cette brochUlr:e préésente' quanti'té de faits encore lJeu ·c onnus et des idée,s qui fournis·s ent an1pl,e m.a'tièr·e là J'éflexion ; si eUe ne résout rpa·s le 'p roblème, elle le .situe ,clairement et cela: rendra ,s€'rvice aussi bien aux parents qu'.aux :p~d.agogues. George.s 'C hevallaz - U'éducation du patriotisme, quelques Téflexions, fI'. 2.-. 'Librairie ·Payot. 1
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