SIO N , 30 Janvier 1937
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No 2
56 me Ann ée
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.r: aRque Cantonale du Valai~1 ----===== 8.0 N ;;;;-==-=---
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en faveur de l'HôpitaI .. Infirmerie du District de monthe~ (\lalais) Autorisée par le Conseil d'Etat du canton du Valais
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L'E OLE PRIMAIRE pal~aît 14 fois pendant le cours scolaire
1er lot: Fr. 200,000.-
A B O NNEMENT ANNUE L: Fr. 6.-
!1utres lots de Fr. 50,000.-- 20,000.10,000.-, 5,000.-, etc., tous payables en espèces.
Les ahonnements se règlent par chèque postal II c 56 Sion, ou à ce défaut contre rembourse~ent.
Chaque sene complète~------------_.----------de dix billets contient au moins un billet gagnant. Prix du billet Fr. 20.La série de 10 billets Fr. 200.Tirage 15 mars 1937 au plus tard EMISSION: 50,000 BILLETS SEULEMENT Commandez vos billets au bureau de la loterie de l'Hôpital de Monthey à ,Monthey, par versement au compte de chèque postal No Ile. 695 ou contre remboursement. Les expéditions sont assurées de .façon discrète, sous pli recommandé et sans frais. Billets en vente également dans de nombreux dépôts. ATTENTION 1 Carculez et appréciez vos chances d'après le nombre restreint des billets émis.
Tout ce qui concerne la pUblication doit être adressé directement à M. LOUIS DELALOYE, Secrétaire au Département de l'Instruction pUblique à Sion.
Les annonces sont reçues exdusiv·ement Dar ' PUBLICITAS. Soci'té Anonyme Suisse de Publicité. Sion Aveonue de la Gare - Téléphone 2.36
SION, _30 Janvier 1937.
LIBRAIRIE PAYOT Lausanne - Genève - Neuchâtel - Vevey - Montreux - Beme - Bâle
NOUVEAUTÉS PÉDAGOGIQUES Annuaire de 'l'Instruction publique année parue: 193G .
en Suisse, ,dernière 'F r. 5.-
Berger. R. : Le dessin libre » La didactique du dessin
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Boven, Dr W.: La science du caractère
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Buyse, R.: L'expél'i.mentation en pédagogie
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Cahi,e rs d'enseignement pratique parus: No 21 : Borel, P.: La montre . Xo 22: F.rance, A. : Quelques souvellÎlrs du petit Pierre. No 23: Ischer, A.: Les marais.
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Carniaux, M. et Leroy, E.: Le,s cla.s. 'es promenades: guide et .clireetions
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Charmey, R.: Ce qu'ont
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llles yeux d'E'nfant
Chevallaz, G.: Hi. ·toire de· la pédagogie
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Desvignes Rouges, J., Deviens un chef
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Ganz, M.: La .psychologie crAcller et Je dévoloppement de l'enfant
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Huguenin, Mlle E.:
Le~
E'nfants 1l10ralelllent abandonné ~ .
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Maucourant, Mlle B. : La seconde étape. Pédagogie pratique du cours prépa11'a't oire
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Montessori, Mme M.: Les étapes de l'édueation » L'enfant.
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Piaget, J.: Le jugement llloral ·chez l' cnfant }} La naissance d e l'intelligencc chez l'enfant
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Robin, Dr G.: L'enfant sans défaut » Le~ troubles nE'rveux e,t psychologiques de l'enfant
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Schmid, J.-R. : Le maître-camarade et la pédagogie libertaire Vial, F.: Vues
SUl'
l'école unique .
Wintsch, Dr J.: Les des::iins cl'enfants et leur signifi.cation » Les premières manifestéùtionf motri.ces et mentale ~ chez l'E·nf.ant
2.75
6.»
2.40
»
1.50
No 2.
56me
Année~
L'ÉCOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA SOCIËTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION SOMMIAIRE: IP ARTIE OFFICIEVLE: Conférences des instituteurs .. ~ Abonnements là « L'EICOLE PRliMAIRE ». Examens de sortie des cours ,complémentaires. - PARTIE THEORIQUE: IL a culture du 6ens social à l'école. - Rôle économique de l'école. - La prépara tion de la classe. - La classe morte .. . - ProtE'Ction des petits passereaux. - Pour former de 'b ons patriotes. - Réciter par cœur ou ra-conter. - Les jeux éducatifs. - Chronique -de l'Union. - PARTIE PRATIQUE: Langue française. - Leçons de choses. « NOS P.AGES ».
PARTIE OFFICIELLE Conférences des Instituteurs ILe sujet à traiter pour les conférences r égionales qui se tiendront prochainen1ent se trouve indiqué au No 11 de « l'Ecole Prinlail'e de ['année » 1936. Ce sujet ·exigeant un développe.ment assez étendu. trop étendu peut-H~e pour le t-emps qui reste, le Département croit devoÏ1~ le mod~fier dans ce sens que LMI:\1. les Instituteurs n 'en développerünt qu'une partie: corn/m ent l'école peut cultiver le Sens social et le sens économique ,dans l'homme de demain. !Pour 1'autre partie: culture du s'e ntiment religieux et du s.entiment patriotique, on COH1Il11entera brièvement les conclusions des travaux présentés ,e n 191108 sur l'enseignrunent -relÎ!gieux' -et ·en 193'4 sur l'étude de l'hist·oi.re nationale. Le Départeffi-e nt de tInstruction publique.
District de Conthe~ Les instituteurs sont 'convoqués à la Conférence de district qui se tiendra à Chan10son, le m·ercredi 17 févder. Ordre du jour: à 9 h. 50, IMesse pour les défunts de la Société d ' Education. à 10 heur·es, 'séance à 1a n1aison communale. à 12, heures, nîner. ,Pour bien tr·aiter le sujet important qui est proposé, cl. rema!r ques de « 'l'Ecole Pri'm aire }). L'Inspecteur.
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District de Sion \M1M. les instituteurs s'Ont convoqués à la -c onférence r égionale obU,gatoÏl~e qui laura lieu là l'IHôtel de la ,Planta, ,à ,sion, le 25 février prochain, à 10 heures, avec l'or-d'l'e du jour habituel. Sujet à "td'aUel' pm' écrit,' « l 'Ecole pour la vie ». Les subsides .cantonaux ayant été suppri'l nés, chaque instituteur devra p1ayer son dîner là 1'hôtel. Sion, le 25 jallider 19137. L'Insp ecteul' sco[;aire.
District' d' Hérens IMM. les instituteurs du 'Discrict ;d'Hér en s. sont -convoq ué s en confér ence annuelle .ordinaire, le 'In a l'di , 2 Im ars prochain, à 9 h. 30, là IM ase, avec !l'ordr e du jour suivant: 1. Office divin à l"Eglis'e paroissiale. 2, QuesHons lad'l ninistratives . 3. L'e·c ture des suj ets 'lnis à l' étude (voir circulaire du 4 novembre 1936). 4 . Dis,cussion sur les travaux présentés. L'Inspecteur scolaire. 5. Dîner eiIl üOlu nlun .
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Ayent. Les j.eunes gens d'AYENT ·s ubiront l'examen dans leur commune, la date sera fixée par M. l'Inspecteur; NENDAZ, le 2 févriE'r , à 9 h., .p olIr Nendaz'; CONTHEY, le 3 février., à 8 h., pour 'C onihey et Vétroz; ARDON-CHAMOSON, le 5 février pour Ardon, à 8 h ., et à 14 h. pour Chamoson; LEYTRON, le 15 février, à 8 h., pour IséraJbles, Leytron, Saillon et Riddes; SAXON, le 16 février, à 8 h., pour Fully et Saxon; MARTI GNY-VILLE, le 24 février, à 8 h .., ;p our les autr es comn1unes du district; CHABLE, le 11 .février, à 8 h., pour Bagnes et Vollège.s ; ORS IERES, ]e 26 février, à 9 h ., Ip our les autr es communes du district. ST-MAURICE, pour le district, .suivant les indications de M. l'Ins,pEloteur; MONTHEY, le 17 mar s, à 8 h. 30, 'p our Monthey et la Vallée; VOUVRY, le 11 mars., la '8 h . 30, pour les autre,s communes du distri,c't. Les élèves nés en 1918 qui ont suivi les cour.s complémentair,es sont tenus, sous peine d'amende, à ·subir les examen s. Hs devront se présenter munis du livret scolaire. Le Chef du Dépa:ntement de l'Instruction 'p ublique : R. Loretan.
PAR T IE THÉORIQUE
De la culture du sens social à récole flbonnemen 1's à l'Ecole Primaire ILes abonnés là l'Ecole IP rinl'air e q u i n 'ont pas enc or,e payé n abonnen1.'e n t p our l' ann ée s,colaire 1936-37 sont p riés de ver ser le Inontant de If r . 6,,- sur le c onlpt e de !Chèqu e Il ,co 56 d'ici au 20 févr ier. Faute d'un payement pour c ette d ate, le .montant augmenté des -frais ser a p ris ·en rembou r senlent. La Rédaction.
Examens de sortie des cours complémentaires Il est porté à la connaissance des autor ités scolaires et des intéressés qu e l ES examen s de sortie des cours comp lémen taires a uront lieu a u x da tes ci-apr ès : SIERRE, le 16 février, à 8 h., pour Si erre, St-Léonard, Len s et Chermignon; CHALAIS., le 19 février, à 8 h. 30, pour Granges, Grône et Chalais ; , SION, suivant les indications qui seront commun iqu éE's p ar M. l'Ins-' pe.cteur; VEX, le 24 février, à 9 h., pour les ,c ommunes des Agettes, EvolènE', Hérémence, Vex ; le 25 f(,vrier, à 9 h., pour les autres ,communes du distr ict moins
Qu'app eHe-t-on d'ab ord sens sodal ? IC'est !'Japtitud'e, la d isposition de l'âme là voir, là s'Cntir r apidement et sûrenlent si les alCtes ·q u'on p ose n on seulelnent ,r espectent les droits d 'autrui, nlais sauv·egarden t aussi la con stitution fondanlentalle et les droits de la s-ociété. On pourrait dire p lus Ibrièvem·ent que c 'est la cons>cience nette, vive, impérieuse, dru 'devoir sücial ! Four le devoir s·odal et sa nécess,i,té, o n ,cite avec raison les p.aroles de Brunetièr e adres'Sées à des jeunes g0ns : « Nous sonl TIleS comptahles à tous ceux q UI nous entourent de l'emploi de nos Ifü r>ces et de notre intelligenc·e. Nous ne S Olnme~, pas nés p our n ou s, m ais pour la s'Ü'ciété; et avant d'être nos m,aîtres , n ous SO'l1unes Il es s erviterur~ de la patrie et de l'humanité .... Qukonqu e l'ignür e 'Ou le 111·éco nnaît peut lê tr e un p eintre ou un ipoè,t e habile et savant, u n profond' philosüphe ou un chiIniste i llustr e, que sais-je encore ? IMais croyez qu'il n ' est p as un gra'nd esprit, ni 11llênle un e â'l11e ,généreuse, ni peut-êtr e seulement fUn hOlnme . » Le devoir sodal entraîn e >comnle oons·équ enc'e le dévouement, l' esp r it de prosélytisnle et d'apostolat. Que 'cet ·esprit d 'ap ost?lat soit p lus que ja'lnaÎ'S à développ er, de ,n os jou r s, dans n otree Jeu-
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nesse, e"it une question qui .ne se pose mêlne Ipas .. Le sens social !Ile prépare pas seulement le jeune hom'l ne aux la'beurs .de 'd emain, il le 's outient .dans l'accümpliss·ement de eeux d'aujourd'hui, dans sa tâche quotidienne qu'HrugTandit et Hlumine. IM'ais, par 'q uels :m oyens f,aut-il le développer -? Sans dout\:e, on proétoni"i·e les patronalges, les .s ections de süouts, les cercles d'études ou 'a utres sociétés de jeunes gens. Tout cela 'e st hien. ,Seu1enlent au lieu ode r egarder tout de suite intra muros, ·n e convient-il pas 'd'arrêter d :abO'rd les yeux eniTe les murs de récole' et de considérer le p'e uple qui s'y agite? N'est-ce .pas déjà un petit 111onde, une image en ra'ccourci du grand où chacun de nO's élèves ·e ntrera Ibientôt? N'·e st-il pas bon de leur apprendT·e qu~ très (b ien faire leur.s devoirs d'état ·e st la meiUeure pTéplaration à la vie sociale; qu'il~ ont un apostO'lrut à ,exer,cer les uns à l'égard des autres dans J.es COUTS ,d e récr,é ation, en classe, dans la rue, par le bon 'e xemple, paT une bonne parole dite à cpropus, par l'aide JrateTnel'le ·qu'Hs peuvent se !prêter; que l'aumône faite aux œ uvres de charité, en particulier à lia Ste Enfance, au sou du Bouveret, leur apprend là s'oublier eux-mêiffie~ pQlUr penser ·aux autres, à 'Se pTiver .pour fair·e du Ibien au près et au loin. Puisque nous cherchons à développer le sens social de nos élèves, à les :Inettre après leur :sortie de l'école, plus Ifrélque'l111l11ent ·.en relations le~ luns avec les ,autres, à s'int,éresser à toutes sortes ·d'œuvres s'Û'ciales, il est presque nécessaire de les ex·ercer à la 'parole pu1blique, sans avoir la prétention ridicule d'en faiTe des ·orateurs au sens littéraire. On peut dire qu'à l'heure ,actue'lle, la parole publique e"i-t, a'vec le journal, 'la grande nlaîtresse de l'opinion. Aujourd'hui, tout le monde doit aPPTendr·e à parler, parce ·que tout le monde .peut être obligé de parler. tGOlnités , cümmissions, congrès, lasselnlblées éleotorales, industrielles, conlm·ercia'les, -etc., sont autant de formes nouvelles de la vie publique qui enveloppe l,a presque totalité :des citoyens et peuvent, là un mom'ent ,donné, Toreer le plus obscur, comm·e le plus il1ustre au rôle d'orateur. Ne dirairt-on pas, en effet~ du monde contemporain que c'est ·comlllle une im.Jm'e nse « parlotte » où l'on ne s'entend pas toujours, faute de s'être préparé, de pens·er juste, de padeT clair et franc? Il est évident que l'influence appartioendrla à celui qui .m aniera lle plu~ halbilem,e nt l'arIne de -la parole, 'q ui saura raisonner , dis·cuter, poser une question, en préciser l'objet, exposeT ses r,a isons ,et les m'ett'fe dans tout leur jour. ·Habituons donc nos élèves , dès le'Y classes inférieures, à lire, non pas seulement avec leurs yeux, 'lnais avec ,leur inteUi'gence, de façon qu:ils puiss·ent rendre compte de ce qu'i1s ont lu ; là réciter leurs leçons en articulant et en (prononçant convenablement, et lavec :l'e ton naturel. De temp'Y en temps fai'Sons leur faire, de :viv'e voix, un petit récit: simples ifa'bles, courtes histoires. Quand le maître, pour les récompenser, faH une lecture, que ne s'inter-
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rompt-il !pour les intelToger, les prier de résum'e r ce qu'ils ont entendu, le~ amener à discuter une idée, là chercher la raison de tel acte. ·'Bref, pour les aœoutum'e r là l'ordT~ et là ~a réHexion. Tout cela est ,applicahle, surtout, aux élèves des classes supérieures, à qui on pourrait par/fois suggérer ou demander quelque petite .i mprovisation I)ur un thème fadte et ,p ratique devant un auditoiTe composé de leurs oamarades, afin de cO'lnbarttre la timidité ·et Idonner, au contraire, une oertaine hardiesse. 'Chacun de'vant y passer à son tour, 'l'émulation :se trouverait excitée ,e t la gêne vaincue plus facilement. Ce l)eDaient en mê'm e temps d'·excellents exercices de composition ·e t de style, peut-être plus profita· !h!les que ceux que l'on met pèniblement par écrit ,e n s'aidant de rtoutes sortes de Techerches ,et de copies. 'Tout c-ela réuIYStÎra-t-il dès le .début? Nous en doutons; 111ais le mieux viendra et, pour quelques-uns le bien et même 'le très hien. En coûterait-t-il heaucoup d'essayer? Un ,autre point i,l niportant pour :l a tformation socia:le de noS élèv'es, c'est de le~ convaincre qu'ils doivle nt ainler leur situation, leur milieu, s'efforcer d'y rester et ne pas se 'l aisser ,e ntraîner par des idées ·anllbitieuses, le goùt des aventures hasard'ew;,es. Il serait bon, là cet ef1fet, de leur rappeler la faible: Les deux pigeons. NOU3 ne voulons pas dire par là qu'il ne faine Ip oint !Chercher à a'méliorer telle ou telle situation. Mais que de déclas~és, que de malheureux aujourd'hui, parce qu'ils ont visé! trop haut et ~n'ont pas su .se contenter de leur sort. .ce sont des ,aig,ris, capabl,es des pires ré"iolutions. Enfin, il n'est peut-être pas inutile de recomilnander à nos éllifants, aux plus .grands surtout, une certaine rtolérance, c 'e"t-àdir·e qu'ils doiv'e nt s'habituer là supporter des opinions qui diffèrent des leurs. Il ne s'·agit :évidenlnl·ent pas ,de mettre l'er,r eur sur un pjed d'égalité a'v ec la vérité. IMlah il ne faut pourtant pas se montrer trop absolu, tr,o p exclusif, trop radical; car cette dispo'Sition d'esprit conduit aisément aux conflits, ·aux veng'e ances ·et, par conséquent, troulble l'ordre et l'harulonie né'cess,aires aux :r elations 80ciale~. La I 11axinl,e ,de charité :par ·e xcellence 'e'St cene-ci : « Ne faites pas à autrui ;ce que vous ne voudriez pas qu"on vous lît - ou Faites aux autres tout ce que vous voulez qu'on vous laisse. » 'Chacun a s·es devoirs, 'lnais aussi ses droits, ·et c',e st ce dernier point qu'on oulblie rtrop souvent. En ce qui concerne Ja 'c ulture du sens social die nos .élè'V·es, le programilne d'études n'a nullelnent Ibesoin d'êtr'e i111odilfïé. Dans l'enseignenl'ent d·elll div'e rs·es Ibranches, en particulier dans les leçons de religion, d'histoire nationale ,et ,de civique, on trouve die nornlbreuses ooc"asions d'inculquer des idées de charité, de justi,ce, de solidarité, de tolérance, etc. IPO'llTta'n t nous voudrions voir introduire dans c!haque da "i-s'e,
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si ce n'est pas ,e ncore le cas, .du . m'Oins ·av degré supeneur, une leçon hebdomadaire de s'Ûciologie, ,d'un qua-rt <l'heure au plus,:On choisirait conl'l ue sujet d'entretien tel 1C00U1lnandelnent de Dieu ou, ce qui e's t Jm ieux, l'Evangile, ce 'Cod'e .sodal pa'~'excel leThCe. JL es COUTS de sociologi,e reçus là l"Ecole ·n or.male rf .ourniraient également une 'lnatiète ' intéressante . . -Bon nOllllbre de jeunes instituteurs font partie d'orrg ,anisations sodales : ' action eatholique, .oercle's d'études, 'jeunes tra'vailleurs, chrétiens sociaux, ,etc. Qu'ils transportent donc tà. l'écoJe ,e t surtout aux coùrs ,coJ1lplénientaires, quelques-unes des- idées ou des .directives ,d'ont 'o n Jeur a parlé dans ces gro,upeln.ents.
Rôle économique de récole Dans l'airticle pré,c édent nous avons- esquissé le rôle social de l'école. Aujourd'hui nous dirons t[uelques nlots de son ,r ôle éconon1Ïque, c"est-à-'d~re de la m.anière dont 'l'école peut cultiver le .':iens écononüque du futur citoyen, le rendre apte là réussir I)lus tard dans sesalfifaires et là ê1:r,e utile à la collectivité P'our avoir quelque cha'llüe: .~ défaut ,d'une certitlld1e absolue de ,r ;éllssir ,dans la "lie, da'n s les entreprises auxquelles on se livre, de remplir convena!bleluent 1'elnploi dont 'On est chargé, plusieurs 'conditions sont ündispensables, et nous les r,angerons en trois 'catégories: les conditions physiques, les conditions inteUectuelles, et les conditions morales; puis nous verrons COnl'lllent l'école peut préparer l'enifant à leur r·éalisation aussi 1par,f aite que possible. Mais a'Vant tout, il s'wgit de conv,a incre la jeunesse de la nécessité absolu.e du travail, de l'elffort personnel. Il 'faut qu'on lui fasse cmnprendre que c'est une ·erreur de se oonfier ,e ntièrement à l'Etat, de oons1dé-rer celui-ci co.mme une sorte de providence qui 'Pourvoit :à rtous les beso;i ns des. dt'Ûyens. Le travail est une loi fonda,m entale de l'humanité. iDieu l'a étaib lie dès l'origine de l'hOl1IDle, ,e t personne n'a le droit de s 'y soustraü'e; tous y sont tenus Inoins pa,r la solidarité que par cha rité et par justice. C'est par le tr,avail qu'.on parvient à se suffire. Aussi a-t-orn raison de dire que cha·cun est le ,f ils de ses œuvres, des s'i ennes et non de cel1es des autres. « Ne t'attends Iq u"à toi seul » ,dédare le fabuliste, et n'a-t-.on pas l'habitude de dire: Tant vaut l'hOln!l1le, ta.nt vaut la ter,r e ? Sans d.oute l'association, la ,c ollaboration facilitent le progrès 'et la prospérité; malÎs. à la condition que cha,c un y apporte sa part. Seulement on ne peut pas toujours COInpter sur la c.ollectivité; pal,fois on ·e st réduit à ses prnpres !l1loyens; on est oib ligé de lutter
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seul. Il ,e n ,e st ainsi par.mi 1e5 natioThs qui SB liguent, se coalisent;' chacune néa'llilnoins se m ·et en état, cas échéant, de résister .ou d'attaquer sans le concours d'autrui; cal' ,dies défections, des dés.iste'Blents, des revirem,e nts ou certaines .i.Inpossibilités non prévues li'ont toujours possilbles. CeS! 'c.onsidérations prélhllinakes faites, venons-en aux 'c onditions indiquées plus haut. Un mot d'aibord des conditions physiques, Pour Ill'inlporte quel 1ravai1, luanuel rOu ,i ntellectuel, illfaut la santé et par:foicy nlême une , certaine rolbustesse; puis l'habileté obtenue par des exetoCÏces lnéthodiques continués avec persé'Vér,a nce.
ki, récole peut déjà quelque chose. Sans do~te, elle ne don~e pas la constitution, la s,ant:é 'Bi la robustesse, Ina'lS- elle a fe devo,lT de conserver c·es qualités, de les développer jusqu'là un c-elialofl point par 1'ohservat.ion sérieuse ,de~ règles d'hygiène, l'en~'eign,e ment régulier de la gymnastique selon les prograllllnles etabhs, fa culture de l'acuité sens.orielle ,e n utilis,ant à cet 'e ffet diverses Ibr aln ch es , comnle l'arithInétique, la géographie, le chant, les- lecons de choses, et'C. ,p.ourquoi, .p ar ·exeulple dans l'étude du système lnétrique, du rtoisé, le ol1laître n'ex-ercerait-i~ pas ses é~èYes à l',é valuation des 10ngueurs, des. volulnes, des pmds, des pnx, etc, en faisant appel aux sens? Au hout de quelque tenlps 'les en:f ants, qui prennent vite Ig oût à oes appréciations, an'iv,e nt ,à une 'h ahileté étonnante. Nous en avons fait l'expérienc·e. 'Et qui ne voit les ,services. que cette Ih aibileté rendra à un apprenti, 'à un ouvrier dans l'exécution, d'e son travail. ,Passons nlaintenant aux conditions intellectuelles. Dans ce donlaine, il est néoessaire que l'ouvrier, le :fonctionnaire 1'ho::m m'e de delllain quel qu'il soit, ait à sa di'sp:Osition une certaine somme de connaissances ,générales nécessaires .partout. C',e st le rôle essentiel de l'éoole priulaire d'enseigner 'ces cODnais-sa'n'Ces ,f ondamentales. Quant aux 'connaissances te,chniques propr'es à chaque ,e nlplol, il existe des. écoles spéciales, des apprent'Ïssages aux:quels "école primaire ne fait que préparer. Actuellenlent le progranlnle de l'école prhnaire répond à ,c e qu1 0n peutexig'e r d 'dIe. Il sUlfifit de l'appliquer d'une :faç'on pra· tique, en tenant 'Compte des besoi'n s de chaque r,égion. Il est entendu que dans une école rurale on ill1sistera davantage sur certaines .par.ties que ,dans une école urbaine et vice-versa, . Les travaux manuels existent déjà dans les écoles de filles;' 1nous serions partis,a'l1 de l'eur introduction dans les écoles de ~arçons, a~ J1loins dans 'certains centr,es populeux, sous tfürrne de pliage, d~ cle.coupa-ge, ,etc.) ICe.s ,e xercices conlplèteraient les leçons de od:e~'SI:n: et développeraient g-randenlent l'habileté InanueHe, le coup d œIl et
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l'appréciation des dimens-ions. IL a dé,pense n'·e n ser,ait pas très considéralble. Arrivons enfin aux qualités Irlorales, de \b eaucoup les. plus import,antes. Ici la ,t âche du maître est certainement plus délicate, plus d\ifficile ·et demande beaucoup d'·eX!périence et de ta<ct. Il devra, nous senlible-t-il, commencer par donner ou développer chez' ses élèves l'e goût du travail. Il y arrivera en rendant son école agréable, et elle le sera s.'il prépare convenaiblement ses leçons, s'il les explique avec méthod'e ,et clarté, s'il impose des exercices d'application adaptés à :1a force des élèves, s'il sarit éveiller l'attention, encourager et entretenir une saine élnulation, ,et ,p ar-dessus tout s'il est !bon et ferm·e là la fois 'et d'une humeur toujours égale. A l'amour du travail, il faut joindre la réflexion, le jugement, le raisonnement, qualités qui auront l'o<ccasion de s'ex~rcer tous les jours, au cours des. leçons; mais à la condition que le maître ne se laisse pas aller à la méthode purem·ent exposHive, qu'il .fasse appel là l'observation personnelle, qu'il habitue les eni,ants. à exan1Îner le pour et le contr·e de certains procéd·és de travail pour se dédder en connaissance .de cause. IL a forJnation de la consdence professionnelle est aussi un facteur de pr'e lnier ordre. A <cet effet, on fera pour ainsi dire toucher du doigt aux élèves les conséquences 'maté-rielles ·et s'o uvent morales, d'un travail omis ou mal exéouté. ,on J.es initiera ains'i aux idées de loyauté, de justice, sans lesquelles les. relations sociales deviennent p'éni;b les ou ,i mpossibles. Puis ,v ient l'es.prit d'économie. On parler,a souvent de sa néces-sité, de ses avantages; on habituera les enf,ants ià ne pas gaspill,el' le peu d'argent qu'ils peu'v ent recevoir, là respecter les choses là leur usage, à ne pas se livrer à des actes de vandalisme. 'Enfin 'On les exercera là la politesse dans. leurs ,r apports avec autrui, ca,r cette vertu est ava'n tag'e use même au point ·de vue matériel; on va plus facilement cJhez un Im archand, un ouvrier aux manières affables, serviables. Voità en quelques ITI'ots ce qui, nous senllble-t-il, peut prouver la réus-site dans nos affair,es, et si on y ajoute '1a patience ·et la constance dans les adversités et les ,m onlents diflficiles, tout sera pour le mieux, 'm ais cette patience ·et cette fermeté ne s'obtienin ent Iguèr,e que pa'r le secours d'En-IHaut qu'H faut souvent demander. N. B. - Les deux articles intitulés: De la culture du rôle social à l'école et Rôle économique de l'école .r enferment quelques idées ou suggestions ' dont MM. les Instituteurs pourl'ont tirel' parti pour leur thème de conférence régionale. ' . L'auteur s'est contenté dei eur donner ',[' étendue ondinaire, èar quand l'es articles sont trop longs, oil ne les Ht gùèfè. '
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Il sera facile de les amplifier et même de les transformer en une espèce de petite étude. Dans tous les cas, les pro'Positions co·m plémentaires fournies par le Personnel enseignant seront Iles ,bienvenues et examinées avec bienveillance par 1"Qlu torité cOlm pétente au sujet de leur application.
ùa prépara tion dè la classe Maîtres et nlaîtresses, faites votre journal de classe. 'Certains d'entre vous ouvrent de Ig rands yeux \ interrogateur.s, lorsque nous leur demandons leur journal de classe. On dirait qu'ils en .éprouvent de la gêne. Et parmi ceux qui le font, très peu le font bien. Qu'est-ce donc que le journal de classe? - ,Comment ,d oit-il être fait? L.e journal de classe ·e st l'indication journalière et détaillée de toutes les Ileçon~, de tous les devoirs, que le ITIlaître s'e propose de donner là ses élèves. II reproduit donc l'horaire de la classe, mais en en remplissant le cadre. La classe In e s'improvise pa'Y; -elle demande un travail préparatoire de réflexion, de -recherche, d'étude, de nlis'e au point; c'·est ce travail préliminaire qui fait l'objet du journa'l de classe. En .d'autres termes, le journal de classe ·e st le document qui prouve la préparation de la class·e. Un maître qui a du savoir ,e t de l'expérience ne peut-il se passer de rédiger son journal ? Non, sous' peine de donner un 'enseignen1!ent dépourvu d 'intérêt, de vie, de .s uite, d'ordl"e, ,m al adapté aux besoins des élèves, ou un 'e nseignement sans intelligence et ,;;.ans fondement sérieux, routiniel' et puéril. Houtineet puérilité: deux 'e nnelnis que l'instituteur doit toujours redDuter ·e t ,eombaUr·e. Le Hlaîre, un JOUI' ou l'autre, est préoccupé, fatigué; il n'a pas toujours dans l'·esprit l'élasticité qui pernlet de trouv'e r le nleilleuT exercice, au moment où il le faut; sa mélnoire peut être en défaut,et lia leçon par suite manquer de préCision; Iles . 'élè~es sont parfois distraits, énen 'és; si, à la fatigue d'une imprOVIsatIon constante, s'ajoute la charge d'une discipline là maintenir, le maître ·e st /forcé de lâcher pied, la leçon est .m lanquée ou les :élèves n'en tirent pas 'profit. Une !préparation sérieuse et consciencieuse évite ces inc?nvé: nients; ,eUe lai'Yse au maître, pendant la classe, toute lIa li!>erte d"esprit noc·essaire, car son laUention,au lieu d'être to'U:uee au dedans de lui-même, concentrée sur la r,e cherche des sUjets de
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devoirs qu'il va donner, ou la nlatière des leçons qu 'il va !faire, se porte en dehoJ's) SUl' les élèves, amcquels il s'e donne tout entier. Un ·m aître qui ne prépare pas sla cllas'Se est senlblable là un ouvrier, qui, au mOlllent de nleubler un appartel11'ent ou de 111onter un appareil, a oublié ses outils, nélg ligé de prendr.e , ses mesures et de faire son p1an; les pièces ne s'ajustent pas, les choses ne sont pRS à la place 'q u'elles doivent occuper; il perd son temps ·à eh eroher , à cO'lulbiner, et finaleluent ipour arriver, avec heaucoup plus de peine, ià un résultat <lll·édiocre. Que s·era-ce donc 'lorsqu'il s'agit d'une « âme à Iform'er » ? C'est ]à s-urtout Iqu'il faut mettre en p·r atique la fornlule d 'un p 'é dalgorgue contenlporain: « Enseigner, c'est prévoir! » ,C',e st donc une arftf,aiTe entendue: nous lferons notre journal de c1assre, et surtout nous le ferons [bien.
La classe marte
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n est 8 Ih. 10. Tous les élèves ayant pris plalCe aux talble~·, le nlaître s'installe dans sa chaire, il n 'en descendra qu 'à l'heure de [,a petite sortie. La pren1Îèr,e lTlOitié -de la Inatinée, c 'est-là-dire le nleilleur nlŒnent de la journée, est r'e Illplie charq ue jour: 1) par le contrôle de'5l penSUlUS infligés la veine ; 2) par la visite - toute 'm atérielle - des d evDirs .exécutés d'ans la fanliUe. Tous -les élève~, passent à tour de Tôle, au bureau du Inaîtr,e. 'Pendant ce déifilé, 'l es caInarades restés à leur plaee doivent « re.pa~ser » leurs leçons . On entend un nlurnlure 'c onfus venant de quelques-uns quI prennent [,a chose au sérieux ; mais 011 entend surtout le bruit de 'conversations Hées entre vois-ins de talbles. 'V oici ,m aintenant la leçon de gl'ClJIlJmaire. 'EJ1le ü0111111enCe par la récitation littérale de règles ou définitions - laquelle ln 'est a,ccoi11plagnée d 'aucuneexplieation par le Iluaître. !La « dictée » vi'ent ensuite (et el1e vient quotidiennelnent) . ILe t exte ·est 'q uelconque, c·est-'à -di·r e qu'il n 'a ,a ueun rapport avee lIa leçon de granlmaire, qu'il n ',e st point un exer<CÏee d'application. lCependant, le 'l naître a entendu parler de la .« préparation » de la didée: un ,é lève placé sur l'estrade, faüe à ~·e s camarades, est clhargé .d'épeler les mots « difficiles » indiqués au passage. Quant là lia lCorrection de l'épreuve, ·eIrle consiste d'ans l'épellation de tous le~· 1110ts sans exception, épellation [aite par les élèves , touJours à tour de rôle. Après la petite récréation, c 'est la 'leçon de {',a kul. Le 111::tÎtre a repris sa Ip la'ce à la: chaire. n dit aux ' élèves : « Ouvrez vütre traité' .d'3.irith,métique , à lIa page 70. J e VOll~ donne un quart d 'heure' 'l.lVllr faire CILl brouillon les deux f)roblènl es No,s 57 et 58. »
, 'L e qüart d 'heure ,ècoule) le ni'aître _ordonne de fenner leI.; li~ vres. « 'M aintenant, dit-il, que ,ceux qui ont trouvé telleet telle réponse lèvent la Inain. » -Un -de ceux -là ,e st ,c har gé d 'écrire ses « solutio'n s » ' au twb'leau noir. 'E t 'c e trav,ail ·e st Tep ro duitens'Uite p ar tous le.;;, é lèves' sur le cahier jOllrnali'e r. '
* * *' La séance du SOlI' n'est que la lContÏ'n,uation de c elle .du m atin. Lectur e. - Les élèves ouvTent leu r livr e là la page ind iquép. Aucune lectur e p r,é alal')le par ,Il e 111aîtr e; a ueune eX'P ~i,cation ·<;lu texte. Chaque élève lit u n « alinéa ) ·et, 'n euf fo is- .Sur ,dix, il lit ,'d 'une voix si lfailb le que ses condisoeiple~ ne peuvent rien entendre, Aussi ' ceux iqui ont lu s'Dücupent-ils là tout 'autre ch ose. , Histoire ou Géographie, Mo]'(~le ou Sciences . . :. . . .- Quïl s '3!gî~,~~ de l'une ou l'autre de ces !l11atières, lIa « leçon » ne vari e pas. 1nvariablel11'ent elle oCO'll1porte trois ' a:ctes: 1), Un cert"üri , nOlll']?r,e d 'élèves sont appelés devClnt ' le bureau p our « réciter » ] i leçoô, précédente ou, p lus exa,ctenlent le résumé de. cette leçon. TIs' ré'citent l e 'dDS t ourné au il11aître; 'celui-<CÏ se horne là sigilalei' les Jnots olnis; 2) la le,c ture ,e st If ait e par quelques élèves des paragraphe~ du livre de cllasse s·e 'l'apportant là la leçon du jour. 3)'- be lnaître écrit au tableau noir un résumé .de eette leç.on, r é~unl..é que 'les élèves copient , S'lN' leur ,c alilier et qu'il~ çlevrollt ap'prendl~e , p.ar 'c œur. Reste-t-ÎIl rquerques minutes? ILes enfants sont 1ibres, de:, les eIll'ployer, soit au tra·cé d'une cart.e, soit là la Tepr o,d'uction d'une. k;ble ,c hronologique, ' soit au dessin des gravure~, de leur liyre. Telle est la -classe morte ... la classe où l'on s'en.n uÏe. ' , 1.
Protection des petits
.pass~reaux
P armlÎ les petits passer eaux, It rès no~nbr eux, certaine~ les;pè.c e~ sont paTticulièrenlent intéTes santes et Tdativenlent fadl es . à r ec0 !.inaîtr,e . Les Im ésan ges SOIJ1i{ tr ès ut iil es i)ar.ce que, .durant toute , ran~ée? elles re-cll eTlChen t Il es insectes, leurs larves ·et leurs œ ufs sur le~ arbres. n ouées d 'une vue ex.cellente, et d 'une ~gilité m erv·eiUeuse, el'l es inspectent t out, l' écor'ce du trone et des branches, ile s· ral1). eaU~ et les If euilles. E lles d élbarrass·ent ainsi les .al,hres 's auvages et les arlbres fTuitiers dune gTande quantité d''ins'€'ctes. ' ün distingue la méscunge grande charbonnière) tl a plus c9'm 'mune, la mésange nonill.;ette, la Dlé sange huppée) la mésange bleue ,e t la mésange à longue queue. ' . Les hirondelles se nourrissent 'exiClusivenlent d'insectes pris au vol. 'Près des habitations on distingue surtout l' hirondelle de cheminée) portant une tache rous~,e sous le :bec et ' du bla'nc sale
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SUT le dessous du corps et ['hirondelle de fenêtre dont tout le des-sous du corps est bla-nc. Le martinet noir a la 'll)Îême taille que Jes hirondelles., tandis que le marUnBt alpin eSlt gris ,et plus grand. iLes martinets ont les mêmes IIlJŒurs que les 'hifiondeHes. Les bergeronnettes ou hoclhe-queue se tiennent 'le pllus s-ouvent 'p rès des eaux où elles trouvent facilement des larves d'insectes aquatiques. On distingue la bergeronnette grise et la bergeronnette jaune, que les enfants reconnaissent facilement lau 'luouvement de la queue. . Près des eaux, on voi,t souvent Un oiseau gros comme un merle a-vec une tache Ib lanche sous ,le cou. 'C'est le merle d'eau ou Cincle. Il se nourrit surtout de Illollusques, d'e larves et d"insectes aquatiques; on .le trouve aussi hien le long des torrents de -m onta1g ne fdépourvus de poissons, que le long des rivières poissonneuses:. C'est un oiseau protég.é; il n'est pas à craindre pour 'leSo poissons. Le Imerle noir se tient surtout 'Près des IIllaisons, dans les jardins et les parcs . .son chant est très beau; il détruit beaucoup de ~imaces et d'insectes, mais H oause parJfDis quelques domma1g'eSo là certains fruits. En général il est beaucoup plus utile que nuisibl'e. lEn montagne on trouve le merle à plastron, caracrf:érisé par une ;g,r,al1de tache -de blanc plus ou moins pur sur la poitrine.
Le rossignol lau plumage ,gris-roux est r'e marqua!b le par la variété et lIa beauté du timbre de son chant. .on le trouve surtout dans les endroits :buissonneux de la pJaineet des coteaux inférieurs. II continue son chant pendant la nuirt. Le rossignol ,de mU)'ail1e a 'la queue roug,e; il se distingue du rouge-queue ordinaire par une cape blanche sur la tête, du moins chez le mâle. Les rouge-queue ·s ont surtout fréquents près des c·h alets dans la ,m ontagne. Le pinson, faci'}e 'à disltinguer 'Par .les taches !blanches des ailes, ·est t'r ès répandu chez nous, aussi lbien près des nlaisons qu'en pleine natureSiauvagie. Son chant, très CDunu, est gai, sonore et enthousiaste. Dans nos Iffionrtagnes, 'a u-'d essus des forêts, jusque très haut sur 'les alpages., près des neiges persistantes, on trouve le pinson des neiges ou niverolle. De gr1andies taches blanches caractérisent cette belle espèce qui anime joyeusement la solitude de la Illon. fagne. Le chardonneret est fadle à reconnaître par le jaune d'or de s,es ailes et la tache roug·e qui entoure la !base du !bec, Sous les buissons, entre les pierres et les tas de bois, on voit souvent un 'petit oiseau brun-Toux, trapu avec la queue redres-sée, c'est le troglodyte . .son genr;e de vie r,essemlble un peu 'à celui d'une .souris; il est presque toujours à terre où rI recherClhe toutes sorteSo d'insectes, d'araignées. Parfois H nlange ,aussi des :b aies.
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Le rouge-gorge répond bien à .s on nom par la Ig rande tache l'ouge de sa poi,tr,ine. Signalons encore tr'Ûis espèces de passereaux qui ,g rimpent: le grimpereau, tout petit oiseau gris picotté de blanc. Il grÏlmpe Œestement le long des troncs d'arbres en IllOintant, s'appuyant .sur .sa queue. La sitelle, plus grande, d'un Igris bleu sur la tête -et sur ,ae dos; eHe descend souvent le long des tr'Ûucs d'ai.'bres; le ticho(jro.me aux ailes ,r ouges qui ne .grimpe 'q ue sur les rochers et les Imurs. En été il Ih abite la montagne; en hiver ü descend et visite le~ ,ieux 'm urs et les rochers, dans la plaine ou Jes vallées. H y a encore 'p lusieurs passereaux 'p'lus -d'ilfJiciles à détermdner .0'11 m.oins l'-é pandus. ILe meilleur moyen d'éduquer les enfants dans le sens de ,l a protection des oiseaux es-t ~e leur. f,~ir:e cU~'ll'aître p~u ,à peu , l~s espèces par quelques ca,r acteres dIshcblfs ibI'e n ChOISIS. Pour 0Ylter la confusion dans leur ,esprit, il ÏIllportie . de ne leur décnre· qu'une ou deux espèces .à la f.ois, en commençant pm: ,les plus tcO'mmuns ·et les plus Jaeiles à reoonnaître. N ous ~·e :sarurions assez -recoTIlmander au personnel ,e nseignant de profiter de toutes les -occasions où des oio;eaux vivants peuvent être directement ohse~'vés par. les en1f1ants" conl-m e les S'0l~ ties, les ·promenades, le nournss-age hIvernal, ,les 'epoques des ,m1grationset des nids. Cammission cantona,le pOUl' la ' Protectiol} de .fa nature.
Pour former de bons patriotes D·ernièr.enlent un hOIllime d'étude expérimenté me faisait observer que ,le nombre ides patriote.s tièdes seTait moins élevé si l'enseignement de l'histoire était donné d'une malüère plus< rationnelle, GOlnment s' y prendre ? . Ici nllê me, en maintes occasi.ons, il ,a ,é té question die la for,m ation du patri'ÛtÎsm,e. On sait que c'est par r ,e nseigneinent bien camrpri9 qui per,m ettr.a au m,aître d'atteindr,e ce ib ut: n. ne .faut pas que s'on slQuci 'consiste là 'apprendr,e le plus .d' llllstolT.e. iLe maître souôeux de son dev-oir devra s,e di'r·e : cOIffilIll·ent paT l'étude de 'l'histoire, :a rriverai-je là fair·e de .iOet éc-oIier un homme qui cO'lllprendra et ;servira son pays? ,Bien que ,les conférences des instituteur.s aient trai,t é de cette queSltion il y la deux ou trois ans, il n"est pas sUl?er'f~u d'aborder brièvem,e nt laquestÏton de l'enseignem·ent de 'l'Jl1stOlre. A 'e n juger Ip ar les -rapports reçus, ~n ,n'a guère.'é volué dans ce dODlaine. tL'enseigln ement r·este illlécanl'que ,et !Ù~O'ld. !Les leçons
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û"{fectives ÏIll'pressionnent, elles orientent dans le s·ens du clœur le~ forces ,ca,chées. ,Pour d',auculls le dégüût .sus'CiM par les l,e çons d'histoire ou d 'i'nstruction 'Civique, lnornes< et rebutantes, ont ét é le 'P-oint de .dépla'l't de 1'antipatriütisn1.e. D'abor.d n'ennuyüns pas les enfa'nts .de llloins Idie 11 là 12 ans de faits et -de dates,. Chez les petits , des récits Ic'o ntés COl11ilne des histoir·es sUlf.fisent. Au ,cour s supéTi'e ur , tout l'e e'Ontenu d u [rnanuel ne doit pas !êtr e apl)l"is, surtout dans n'Os ICk1sses' de 6 n1.lOis il ,est des c h apitres qui peuvent être laissés sans Îinconrvénient. J'ente11lŒS de" [maîtres se Técri·er et dir'e : iEt si à l'exau1.en l'élève est interrogfi sur un point qu'il 'n'a pas< vU ? Cela n'arrivera pas , car les ,examinateurs ne s'en tiennent 'q u'.aux points essentiels. Et si cella se pT·ésentait, une autre question arTivera Slan~ doute ,à le sauver. IL e 'lualtre devra raoeonter ,d:es beaux fai,ts historiques, en -outre Il amènera les élèves ·à en Ta'conter eux-·lnênl·es (-cQllnptes Tendus et lectures) . Ces récits préparent les -enfants, là se r'e prés'e nteret à aimer le passé. IL'a'ln01.H ,du passé le -c'Onduira nécessairenlent à ahner sa tpl9.trie, Aucune leçon ne devra être pendue aussi 'captivante, aussi passionnante que celle de l'histoire, ,les écoliers doivent l'attendre avec plaisir. iL 'étude ,de l'histoire valais,anne doit marcher de pair lavec eelle de la ,Suisse; au fur ,et là IInesure que les faits se déroultmt. le maîtr·e expliquera aux élèves 'ce qu'étaient le Va'l ais et Sla eOllllluune là <cette époque. Il leur :parlera .des hOlnmes· Ïlnrport,a nts , ,des n1.lŒ'Urs 'e t de la -civilisation de ja.dis. Il leur éI11..11l11.èrera les 111.0numentÎs du passé et rlalcüntera brièv,e luent les faits qu'ils rappellent ? 'Ces rédts auxquels les p ,e tits ü01l1!Ine les· gramds seront intéressés, serünt s'Ïmtp'leluent ra,c'Üntés et non 'apprÎs . Il ·f aut que nos élèves sa'che11t 'ce que notre cant'Ün était avant d'Iê tre suir;;,se.
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Voyons pour l'histoire, la géogr:aplhie. Ne som~es-nous pas d 'accard 'Pour ne confier là la mémoÎTe de l'enfant que des connaissances fondamentales, préciseS claires " d l ' ' 01'd olJ1lIloees, expnmees ans un cmgage concis, le lal11ga g·e des hons, ' livrBs ? Un enfant, aurairt-il quatorze ans, peut-i!l s'·exprimer aussi bien qu'un universitaire de ta1ent qui a mûri son ofUvralg'e de longues années en enseignant, qui a pesé, en les écriÏ.'V,ant tous les mot'.1 de 'S'On livr·e ? Evidemm·ent non 1 Nous croyons au contrah~e qu 'en racontant continuellement lenrs leçons, nos élèves contractent de fâ·cheuses hahitudes : Le1Jr langage tend à l'in1.précision, à la paDaphrase, au verbiage. Nous ne luéc-onnaissons pas pour cela l'utilité des exercices d"élocution. Oui, nos petits doivent apprendre à racollter, niais quoi? C ' est lJà le 'Point. Une !belle loecture. Une histoire qu 'ils avaient à lire, une page d'un ron1.an de leur Ibi'b liothèque. 'D elnandez-Ieur de ' ~'Üus dire l'histoire Ide Nicolas de F lue, de iMathieu IStchiner, de raconter la bataille de Sen1pach. I nvi,t ez-'l es à vous peindre les lTIJœUr~ des abeilles, des castors. Qu'ils YOUS parlent libTffil1ellt des ,Pyramides d 'Egypte et des <crues du Nil. Ils feront des phras·es !ll1.al,adr'Üites, incorredes : Vous les rect~fierez . )NLais dès qu 'J'1 s"agit de connais-sances précises à ·emlnagasi11er dans le cerveau, il ·est c.ent f.ois préférables d'exiger le pal' cœul', un par cœur impec'C!:lble, pour que nos élèves soient -capables de retrouver instantanément des connaissances trois, quatre, cinq a'lTS après l e,:>, avoir ,a ssimilées, pour que se grave daus leur luémoil''C la ga'111.1Ue intern1.ina'ble des belles tournures françaises.
ltes jeux éducatifs Deux c'est assez, trois c'est trop.
Réciter par cœur ou raconter Il est des 11llaîtr es qu i dema-ndent là leurs élèves de Taeonter librement ,l es leçüns de g ra111'l11ai.re, d'histoir,e, de g'é-ographie. Il en ,e st d ' autres qui .ex~gent de.;;. ,é coliers un résulné .de que'}ques ,lignes, m ,a is lllllpeccaibleluent su. Les uns et les autres ont-ils raison? ILa Igralnma~re est un ens'8nlble .de -règles qu'il faut connaître par ûœur. !L'es s>CÏences naturelles étudient avec précision l'h0111'me, les anin1.aux, les plantes. Gran1.m'a ire et s;CÏtences n atuT elles ne peuvent se rac'Ünter, pas plus que lI a géométrie et l'aritbtmal1:ique. Nos écnliers ne sünt en effet pa's capablps d'Ïlnproviser des phra, 'Ses précises.
Joueurs: 20 à 50. Organisa,tion: ILes élève.s, group és .p ar .deux , sont disp e!l\sés san s ordre délte·r miné >dEl.n s une sall o ou la ,cour .de récréaMon. Il y a un 'Pour.suiv.ant et deux poursuivis (d es entraîneurs). Pendant .la ,P0urI~mite, Il' élève poursuivit .p rend p lace dev ant ou clmTière un groupe de .c1E'UX élèves. In1lmédiatement l'un des trois doit ,pantir, puisque trois c'est .trop . .si l es' de-'ux é.lèves pa'Iitent, ils forment avec le dernier arrivé la nouvelle .équipe compo sée de deux entraîneUl1s et d' un p01Jrsuivant. En général, c'est l 'élève tombé qui devi.ent le poursuivant. On peut Illid joindre à ,celui-oi un aide si l'on constatEI qu'il n'arrive p as à toucher un camara:de poursuivi.
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40 Ce jeu Ipeut être très animé, si l'emplacement est assez vaste. Fautes: Le poursuivant manque de préds.ion. Le poursuivi se ;place entr,e les deux élèves. Le poursuivant chasse le même élève, Poursuivre le troisième. Jooueur.s: 20 cà 50. Organisation: Les élèves se pl'1l!cent en cel'lcle, ,g roupés deux par deux, face à l'intérieur . .on observe génér.alement une grande di,stance (deux bras) entre les groupes. Il y a au jeu: un poursuivant et un :pour,suivi. Celui-'ci, près ,d'être rutteint, peut éch8Jpper au poursuivant en se ,plaç,ant devant un dE:'!s groupes. Il n'est paS' tenu :à ·s uivre un ,chemin déterminé; il traverse le cercle, contourne les groupes à l'intérieur ou là l'extérieur. Le poursuivant, au 'contraire, doit suivre le ,chemin de ,celui qu'il poursuit. Dès que ,l'élève .poursuivi a ,p ris pl,ace ,d.evant un ,couple, face fi l'intérieur, le troisième, 'c'est-à-dire le derniE<r des trois, doH quitter le groupe et devient le poursuivi. A son tour, .il chercheraailleUl1&une pl8Jce. III ,rurrive que le poursuivant se fatigue; on le remplace par un joueur désigné, ou on .renverse les rôles. Dès qu'un joueur ,pour,s uivi est touché, il devient poursuivant €<t le jeu continue. Quand les joueurs sont nombreux e,t que le te.m·ps eI&t restreint, on peut stipuler que ,ch8Jque fois ,que la poursuite est ,f inie, les deux joueurs ,s eront rempla'cés. Fautes: [..e poursuivi ,s 'éloigne du cercle; il court longtemps 'lSans se placer; il se pllacE' devant un groupe, le regard vers l'extérieur. Variantes: 1. Avec moins de 20 joueurs, on formera un cercle ·sans grouper les élèves deux ,p ar deux. Ce jeu s ', appelle « un c'est ,assez; deux c'es,t trop ». 2. ,L e joueur poursuivi peut COUTil' à l'extérieur du cercle seulelnent; mai,s il devra Set .p lacer là l'intérieur. 3. Les joueurs sont toujours groupés par deux et en ·cercle; ils se font face et posent les mains sur lles épaules de leur ,compagnon de Ig.roupe. Le pour,s uivi, en 'p renant pl,ace devant let deuxième joueur, lui met les mains sur les ép·aules. Ce joueur Ise d,étourne vivement et pose :ses mains sur les épaules du dernier arrivé. L'élève ab.andonné s'enfuit à toute allure, pounsuivi p.ar le poursuivant. (L e jeu est très animé ,et exige unet ,stricte surveilJlance. La mer est agitée. Joueurs: de 10 à 20 joueuifs et un 'chef. Jeu: Si le nombre Ides joueurs est restreint, on donnera cà chacun un, no'm ,(le .poi.sson. La cour ou la s,aIle figure la ~Icrner », les joueurs ISe disper.s,ent au hasard, ttout en lmar.quant leur place d'un petH cercle ' là la: ,craiE:", Le chef qui conduit le jeu n'a ' p8JS d.e place. détermInée. Le
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,chef prul'court en tout sens la salle ou lia COUT, nomme des poissons ou donne une l,égère tape sur l'épaule des joueurs' qu'il invite à le suivre. Immédiatement, les joueurs dé,s ignés se rangent en file derrière lui, 't andis qu'il continue sa marche ou s'a légère course. (Dès que le chef crie: « la m€<r est ,agitée », les ·p oissons et le chef se dépêchent d'occuper une des places marquées sur le sol. Les joue'u rs non nO.mmés se dispersent également. Il restera ,toujours un joueur ·sans 'p lace; il devient chef et le j eu reprend. Fautes: Bousculer un joueur" le renverser, ne pas changer de place. La Poste. Joueurs: de 10 a 20. Jeu: Les élèvès fOifment un cerCile en se donnant la main et cha'c un pOl'lte le nom d'une ville ou d'un village connu. Le chef ,du jeu, est au milieu. Le chef dit par exemple: (ILa Poste va ,de BEfl.'ne à Zurich i>. Immédiatement, les deux joueurs nommés changent de 'P l 1l!ce en courant, cependant que le chef cherche aussi à en occuper une. Le joueur qui reste sans pl8Jce dE'vient chef et le jeu continue. Quand le chef crie: « La Poste est retardée », tous les joueurs changent de ,p lace. Faute: Abandonner sa place de suite sans a't tendre le second nom. VariHnte: Le jeu Ipeut s'eox,écut8ll' encourant 'à cloche-,p ied, à pieds joints, en marchant ou en courant à l'extérieur du cercle. Jets de la balle. A tour de rôle, chaque joueur lance, ,de trois manières diflféren · tes, le ballon ordinaire: .à deux mains, de la main droi'te, de la main gauche. On ,addi,t ionne leos 3 distances de jet. Le premielr bond du ballon est consi,déré comme point de chute. La: distince s'indique sur le sol, en mètres. ,Même jeu, ,avec élan >de 3 ,ou de plusieurs pas. Variantes: Le ballon lancé en ligne. Joueurs: 20 à 40 joueur·s. - Salle ou pl,aine de jeux. Jeu: Il y a deux groupes de jouE'urs, ayant chacun un ballon à leur disposition. Les élèves de chaque équipe se placent sur deux rangs, à un pas, plus tard à 'p lusie-urs p,as de distance. Chaque équipe possède un chef pJ,acé en :tète du rang. Au signal donné, chaque chef lance le ballon à son voisin; celuici le passe la son tour la usuivant et ainsi de suite jusqu'au bout du rang. Dès qu'un des halIons arrive au dernier joueur, ICelui-ci, en toute hâte, et courant à l'extérieur du rang, vient se mettre à la: ~ete de son camp. Il obtient un premier point à l'avantage .de son .é~u~,p~. [.e jeu reprend jusqu'à ce que · tous lE'S e,n fants y . aIent prurltIcIpe . . Lorsqu'il est très bien connu, . on .pourr.asupprimer l'Iarrêt après ch~- . A
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,q ue course pa'fltielle et le jeu deviendra ,conthlu . Une -surveillance irès sévère ,s'impose. Le joueUir qui aura laissé tomber le ballon le ramassera 8't retourllera à sa place avant de le rE'l,ancer là son voisin. Le jeu ,p eut se -faire dans les deux direotions. Fautes: Les distances ne sont plus .observées. On lance le ballon en ,clép,assant un ou plusiem.',s joueurs. On laisse tOllnber le ballon. On le jette trop haurt.
Ballon écrevisse. Comme :au jeu précédent, il y a deux équipes, mailS les élèves sont placés à la file. La distance E'ntre les joueurs est variable, un 'b ras, un ou deux p.as. [.,e chef cle file tient un ballon. Au signal, tous les jL'ueurs lèvent les bras v 3rticalement; chaque joueur lance le ball-)n là l'élève qui se trouve derrière lui, et -ainsi de S'ui,te. Dè.s que le dernier joueur a le ballon, il court à l'extériE'ur de sa file et vient se placer en tête, ce,p endant que l es autres joueurs se déplacent. Un point est ac,cordé après ch8Jque essai. Quand le jeu est bien connu, l'm'l',êt après cha:que cour.s.e est Is upprimé et le jeu se ,continue jusqu 'à ce que tous les joueurs ,aient contribué au résultat final. IL e j eu est rE·pris :cleux foi s 'pour ,clépapta,ger, un troisième essai peult être accordé. F autes: 'Com.me au jeu précédent. On peut employer une balle mousse ou un e p etite b a ll e.
CHRONIQUE DE L'UNION
fi propos d'assurance "L 'Assel11.ibJée générale de :Martigny a voté le principe d 'une au décès. Cette décision , c-OnifOr'l11e d 'ailleurs au but assigné là notre association, pass era donc un jour ou l'autre 'COIUtme talIllf: d'autres dans la voie des réalisations. Il nous faut cependant n1ettre au point ki un détail. Nous avions, là ·eette n1è lne o'Ccas,i on, laissé ,e ntrevoir là nos InemiJ:n':es la possilbilité d'octroyer oe nouvel avantage de l'assurance au d'écès sans modification du chiUre de notre cotisation annuelle. iÜr, à moins de réduire le Juontant de notre aSS'l wa!nree à une portion insignifiante, il nous es,t impossih1e de IT1I()US charger d 'un tel tour de force. Un eXalnen plus' attentif de la question nous oblige à rfair·e 'cette constatation. Il .faut tout ·de luêrne que le Inontant versé aux pa:rents de l'assuré constitue un secours pa~pa'ble. Nous ne nous l'i,m aginons. donc pas inférieur là 200 tfr. Et pourtant, .p our un tel anontant, il faudrait . pr·ohalb lelnent absorber as~urance
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complèten1ent le chiff.r,e aduel de notre cotisation. (D ans 1asituation actuelle oela est impossible. Une telle' constatatio:n relève de l'-exan1en ,m:êlne des élénlenh de l'assurance au décès. L'un ,de ces élél11'ents est b ien entendu le 1110ntant ,de l'assuun autre ,e st celui du nOlnib re ·des assurés. IP our que ' .d'un jour à l'autre l'on p uisse se .couryrir contre le '~:isque de .décèo;;· ~ ne :pas prendre c-es tern1es ià la lettre ! ~ il faut q ue plusieurs ,g'assodent, qu'ils opèrent en 'C On1'lnUn des versement "i' destinés au total ou ·en partie aux hél'Hiers des décédés,. Plus les assu rés SO'l1 t nŒ.n tb re, plus les ven,en1,ents prÏ'l11es sont :bon Inarchés et fa-, dIes :à établir et .plus ;fortes sont les gaTanties. r,a'nc·~,
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Et le seul lll'oy,e n d'établir aussi exadenlent que possible le n10ntant que chaque assuré doit ver<;,er ,p our bénéficier d'une assurance ,e st l'Iétud'e d'une table de mortalité aussi exacte que pos-' sïble. C'est ·ainsi qu'opèrent les con1pagnies .privées. Il e<;t vrai qu'aucune d'elles ne pratique volonNers cette fonne seule d 'assurance au dé·cès, toujours reelle-ci se c01l1'bine avec l'épargne. C'eç;t pourquoi le Jnontant assuré est généralelnent ren1hoursé au <:Ü'illtractant là un âge détenniné. 'Mais dans le n10ntant de la pnme yersée ·chaque ,année pour toucher par ,e xemple 5000 f.r . à 50 ans, il yale tJ.1.10ntant du risque ·de décès qui ·celui-1à e'3t résorbé cO'n1,plètelnent et ·celui .de l'épargne qui constituera seul le capital de 5>000 fr. reln'boursable. Nous ne 'consid1ér·ons point ici cette fonne d 'assurance-n1Ïx te, eUe ne nous intéresse point ·aujourd'hui, nous· ne voulons nous arrêter qu'A l'assurance au décès. . Nous avons sous les yeux une table des 1110rtalité"i', ICelle des assurés 'f ran çais. 'Cette taible relève que sur ',mille assurés, il en Ineurt chaque année 6,9 de 20 ans; 6,98 de 30; 19,75 de 40; 38 de 50; 32,16 de 60; 6'8 ,97 de 7'0. Ain"ii donc, si 1000 personnes s',a'ssÛ'cient pour garantir Ül1111édiatem,ent 1000 fI' . à leurs héritiers , n faudra selul1l toute, probabilité exiger de rehacune à 2'Û ans 6,90 fr .; celles de 30 devro~t verser 6,98 fr.; c-elles de 40 : 9,75; üelles de 5'0 : ,16,38, ek. MalS avec de telles primes, ,e n ad'lnettant que la ta,b le des 'lnortalités soit d 'une rigoureuse exa,ctitude, tou" les versmnent effedués seraient résorbés chaque anné~ et les 'Contrats ne vaudraient que puur un an aussi. IPar 'ailleurs·, l'on en arriverait à payer d e li10i~s fortes fortes p rin1,es ,a u Inon1ent 'Où l'on gagne le plus, tandIS qu ' elle~ iraient en s'aggravant à l'époque des infir111ités . 1C'·est pourquoi l'on a avantage à s',elllgag,er pa·r des contrats de longue durée et pour 'cette raison d 'établir une tllloyenne des faibles de mortalité et .de primes à verser. 'Si nous revenons à notre projet ,d 'assurance et en nous Ibasa~t 'iour la mêlue taib le dont nous padions tout à 'l'heur,e, nous arn-
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verions là une m-oyenne de 211 fr. 50 pour mille, à condition de cesser les vers'eID·e nts à 70 ans, cela fait 4 fr. 30 pour 200 fI'. ICe ta,bleau r.arp idement dressé n'a pas de prétention d'exactitude technique. La table qui a servi de base à notre calcul n'est peut-1ê tr,e plus 'exaote. La 'm -ortalité a diminué depuis que'lques .années. iLes maîtres' et uTatÎtresses d'école sont peut-être d'une c-onstitution au-dessus de la moyenne ·et tai'llés pour ,~iv're ;longtemps en raison de la cyélection qui s'opère pour l'entrée à l'rEcole normale! Cependant, il convient de ne pas s'attendre là une grosse dÏJfférence. ISi nous etruvisageons l'assurance parr nos propres moyens, il nous rf audra bien a:b andonner la prétention de servir .decy prestations au-delà de 50 ou 60 ans; nous devrons éta;b Iir nous-,m èmes une ·b onne table des mortalités et aus~i, camlm e nous le laissions entendre au début, proposer enc-ore ,à nos rn-em1bres une légère augmentation de cotisati-on. Dans ces conditions 'seulem,e nt l'assuvall1ce au décès viendra parachever ·encore notre belle institution et apporter une légèremai~ utile consolation aux famille .d·e nos chers disparus. M ...
PARTIE PRATIQUE LANGUE FRANÇAISE Les animaux sauvages
ILes enfants s'inrhéressent beaucoup aux animaux sauvages. Les form,e~ étranges, si peu familières, sollicitent leur adn1Îration ct captivent l'attention. Si l'occasion se présente, il faut c'Ûnduire ,les élèves ,a u javdin zoologique ou dans une ménagerie en tournée. De grands tableaux montrant les bêtes fauves dans leur am\b iance 'Uait urelle peuvent aussi rendre de fbons s-ervices. ün se gardera toutefois de ne rien r,a conter laux ·e nfants très jeunes qui puisse leur fair·e peur inutilement. DESCRIPTION
Le lion,' s'On énorme crwzere, son corps massif, ~es pattes munies .de grÎfifes pointues. Il a une attitude fièTe, H rugIt avec foree; il faut l'enfermer dans une cage car il est très féroce. Le tigre ·e st c-om'm e un chat très grand lavec lYes petites oreilles ·mobHes, son museau pointu, ses longues moustaches, 'son pelage rayé. L'ours elYt un animal l'Ouvd, maladroit; son corps énorme repose sur de -grosses pattes, munies .de griffes; il ,e st couvert d'une épaisse fourrure. l~urdes,
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L'éléphQJnt est 'l e plus fort et le plus grand des animaux sauva,ges. Il p'lait aux enfants par s·es oreilles -larges et plates, s'es d:éfenses recourbées, sa trompe qui lui sert à la fois de · nez, de lèvre ~t de dOigt. Les petits yeux enfoncés dans l',épaisls e peau ont une 'e xpression de douceur et de honté. fi/éléphant aim·e les bananes comm'e le~ bébés·. La girafe amuse nos petits par son long cou, sa petite tête, munie de cornes, son corps au pelage tacheté r·epos'e sur de hautes jam!bes. Le chameau lauss-i a un long cou, recourbé qui fait tenir la tête horiz'Ûnta,l ement. IL es jambes hautes 'pürtent un corps muni de deux bosses. Le zèbre ressemble tà un cheval, mais sa peau est rayée. Le singe peut se servir de ses pattes de d eva1nt cornnle des miains. C'ést un ha'bile grimpeur, ses mouvem·e nts sont rapides et souples. Le renard tient du chien, nlais il est moins naut sur Soes ja'In'bes. Son museau est pointu, sa queue touffue, sa fourrure rousse, soyeuse. Le loup re!;)·semlble au chien, mais ses yeux s'Ont vifs et SOIn bres, s·es crocs très pointus. Nous ferons vivre tous ces animaux sauv,Ulges , en racontant aux élèves ,d'es faib les, des contes, des h!jstoires qui ID·ettent en scène les qualités réeHes ou supposées des hêtes. S'inspirer des « Histoires co'm m'e ça )} de Kipling ; le Roman du Renard; La Chèvre de M. Seguin de Daudet. « IL es anÎlnaux choisissent un roi », d "a'p rès Fénelon (.v oir ILyollluet). « ILe lion et le rat. }} «(Le ilion, le loup et le renard. » « Le loup et le ohien. » '{ IL e renaTd ou 1e bouc }} , etc. de ILa 'F ontaine. EXERCICES DE VOCABULAIRE.
1. Devinettes: .paire deviner tJ'anim,al -dont on fait ,l e portrait en peu Id'e mots. Quel est l'anhual 'q ui porte une crinière? r. Quel est celui qui 'a une trompe ,e t ·des défenses? un ,coup très. long? une peau rayée? deux ib osses sur le dos? etc. 2. Trouver le nolm de l'anvmal ,d"après Sa, qualité prédO'lninante : Quel est le plus fort des aniJmaux? <le plus grand? le plus cruel? le plus souple? un 'bon coureur? un 'bon Ig rÎtmpeur ? un ,b on porteur? 3. Employer des expressions,' rusé ~om!m'e un renard, sobre ~omnl·e ... rapide comm,e ... courarg eux oomme ... 4. Les enfants font eux-m1êmes Ile pOl'trait d 'un animal d'après la description faite en classe. 5. Les a.ruiim'alux sauvages par famines,' le lion, la lionne, le lionoeau; l'ours, l'ourse, l'ourson; le loup, ~a louve, Ile ,louveteau;
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le r,e nard , la rena'r de, ,l e r enardeau ; le tigre, 'la tigress,e ; le singe, la 'gu enon. e.-Cris des aniInaux sauvages,' le Hon rugit, 'le loup hurle, le ren ard glapit Des anin1aux domesti ques: _qui ,nlugit? -chante ? 'hennit? brait ? aboie? miaule? c-aquète ? 7. Conjugaison amLlsante : Elnploi du conditionn el présent dans la principale, iIn parfait d:a n s la sub or donnée conlInen çant par ,( si » . .si j'éta'Îs u n lion , j e f erais la ,ch asse aux autres a ni'm aux . Si j'étais un e g irafe, j' aurais un ,c-ou p très lo n g, ek. 'On se b orne ,à quelques verb es u suels. Les aliments. Les repas. EXERCICE DE LANGAGE
'Combien d e r epas p r en ez -vous 'par jour? Quel 'nonl d onnet -Oll 'à ces rep.as? A quelle heure les prenez -vous? .où prenez vous 'c es repas? Q u e mangez-vou s }e 'lllatin, avant de venir à l' picole? A 'lnidi ? Pour le goûter? Le soir? avez -vous nlangé de., iûgulues, hier? Lesquels? Quels sont les légulnes que vous aÎlnez le nlieux ? Quels so nt ,ceux que vou s n 'a inlez p as? Quels, sont les légu nles que vous ,l nangles le ;plus souvent au p rinteInp s ? E n éh~ E n h iver? Ailnez-vous mieux -Les haricots verts que les secs ? Connaissez -vou s un !boulanger? Un 'Pâtissier? Qu'est-ce qu'on ~l ·chète chez eux? Avez-vous 'I nangé de la viande, hier ? Qu elle ,espèce de vian de a vez-vous 'l11angée? Ailllez-vous< nüeux 'I a vola ille q ue le pois son? Qu elle est la viande qu e vous pn§fér,ez? (Connaissez-vous un b oucher ? Un -char,cutier? Qu'achète-t-on dans 'Une boucherie ? n ans un e c h arc uterie? Q u e lue t-on d ans la soupière? Dans le plat ? Q u e Inange-t'a vec la cuiller ? ,Avec la if our'chette? Avez -vous d éjà pris p ar t à 'Un grand dîner de fa mille ? A q u elle oücas-Ïon ? Q ue'l s -étaien t les invités? Qu'av ez-vous mangé de bon -à ce gr-a nd diner ? Qui fait la -cuisine chez vous ? Où v otre In aman p répare-telle les repas? ,Sur quoi fait-dIe cuire les aliments? Est-·ce que vous nl,e ttez quelquef ois !l e cÜ'uvert ?
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dre, r(JjSsis, dur, nourrissant,. la soupe fum ante, délideuse) grasse; m aigre. Le p ot-au -teu od orant,. les légumes trais, v erts, secs. ILe -p lat appétissant, la s auce piquante. IL ' assiette cl'eus e, l'assiette pl'ate. iL a b outeille déboulc hée, ,}e vin 'l'oug e) l'eau fraîche. IL e verr-e vid'e plein. Un lllenu choisi, vru·ié. ' Les v erbes ('les sec tions). - J'épluche les légumes; je coup e le pain ; j'écu1m e ,l e pot- au-feu; le tr empe la s-oup e;; je sale la viande; j e m ets le couvert ; ,m ama n prépare le r epas, nous sert· à tab l,e, lav e la vaisseUe, l' essuie, la l' an ge. c) La phrase . - F aire entr er dans .de petites phr,ases !l es noms ci -de~·sus .
c)
ORTHOGRAPHE Dictée: Les r epas.
Nous faisons tr'o is l"epas par jour : nous d éjeunons 'l e martin, nous dînons là 'lnidi e t nous, .soupons le soir. Au déjeuner, n ou s prenons du 'Café au lait av'ec Id:u pain et du beurre. Au dî-ner, il y a d ':a,b ord le 'potage. :Puis on sert des légumes, de la viande le t quelquefoi s du dessert . Pou r 1110n 'goûter , nlalnan me ,donne rune tartine de confiture . .Le soir , nous CO'lU'llle:nçon s souvent !par une bonne 5-0upe bien chaude; nous mangeons ensuite -d es léguIlles ,e t d e la sa-Iade, Question. 1. :M,ettez la prenlière p hrase là l,a' pl"enlièr e personne du singulier. 2. Com~11'ent manlan prépare-t-elle le café au lait? 3. ,conjuguer: manger de la soupe bien chaude au présent (maintenant), ,au passé (hier) et ,a u futur (denlain) . Dictée: La faim.
Notre corps est semb lable à une ll1achine d éli-ca1te -e t ·e xig eante. Pour qu'une 1na,c hine 111aTChe bien, il faut l,a, fournir de charbon. lP.our que notre corp s continue d 'accon1p1ir ses rmoU'vem.ents, il lu i ,flaut du charb on . IR espirer, c "est s'Oulf fler de l'ail' dans le foyer ; Il1a·nger , ,c'est le r echar ger de char·b on. Question. 1. IExpliqueT: une machine d élicate et ex igeante. 2. Souligner les verbes. 3. Conjuguer: manger av ec modél'Cition à l'imparfait de l'indi'c atif.
VOCAB ULAIRE
REDACTION DE LA SE MAI NE
a L es n oms. - La ·cuisine, 'le repa~-; le petit déJeuner, le dé jeuner , le go ûter, l e dî'ner , le souper. ILes ustensiles de cuisine: La ca sserole, la m annite, le pot . 'L 'assiette, la -c uil1er, la fOlU'<chette, le -couteau, la soupièr e, le pI,at. [ ,a In appe, la ser viette. ILe5- Blets, le p otag e, le ibouiHon, la soupe, l e pain, les légumes, la vian de_ la sauce. L 'e 'S,el, 'l a salièr e, la s,alade. (Le froulage, le gàt eau , la tartre, la confiture. b) Les adjectifs. - fLa cuisine' propre, gaie. La ta~)le l'onde, la toile cirée) la nappe blanche, le couv ert mis. Le pain frais } ten-
Construire de petites phrClses où seront elnployés successiv ement les nO'1ns suivants: ILe pain , la viande, les 1é1gulll 'es, l e beurre, la sala de, le dessert, le gât eau , la con fitu re. . Sp écin1en de plu'(Lses cl obtenir: Notre b oulanger f abrique de Ib o11S pains d o rés. ' ' 1. Vous av ez a ssist é là un repas .de fa-m ille, à quelle ocoasion? La table, les invités . Qu'avez-vous nlangé de !bon?
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Les repas.
1. .où prenez-vous vos repas? - 2. ICoffilb ien de repa'S prenez-vous par jour et que Ilnangez-'v ous ha'bitue'Hement à chaque .repas? - 3. IConclusion. La famille à table.
DEVELOPPEMENT 1. 'L a ,g rande table .emplit presque toute notre ,c uisine. IMam an ''Vient des.ervir la s-oupe. La sDupière -de faïence luisante fume 'a u ntilieu des assiettes creuses, des c-ouvelis bien aliJgnés et de'S verres 'encore vides. 2. IP apa renlpl'Ït les assiettes une à une. (L a /bonne 'Üideur de la soupe aux ch-oux se l"'épand dam..s la piè:ce. 3. IMon ,petit [,r ère Robert, trop pl'tessé, se brûle la langue et pleure. « n !faut souffler, petit R-ohert, dit Ina :grande sœur. Alors Robert 's ouffle de toutes 'Ses forces et éclabousse s'es voisins. Ensuite tous les trois, nous nou's dép;êohons; c',eslt 'à celui qui aura le pre1nier vidé son assiette. {MDn petit frère Robert va si vite qu'i'l élrang]e, il en devient toute rouge. ,Mais maman intervient et c',e st vite passé. 4. ?auvre petit Robert. Il n'a pas de chance aujourd'hui. Nous com,m 'e nçons et nous ,t erminons notre repas par la !prière. Les aliments, les repas.
VOCABULAIRE A. Les noms. - Composition du menu d'un gram.-d repas ,(au choix). a) Ho.rs ,d 'œuvre: tOl11tates, pOnllJ.ll'eS de terre en salade, huîtres, crevettes, sardines, filets de hareng~, O'lives, radis, saucisson, vialllidie séchée, jalJ.ubon cru, etc. b) Entrée: Poisson: anguille frite ou en ,m,atel-ote, brochet. Friture de (goujons, rraie au Ibeurr,e noir, s-ole au gratin -ou plat de viande: un rtllg-oût, une blianquette, poulet fricaso;;,é, canard aux petits pois, lapin sauté, civet de liè'H'e, per.drix aux choux, gibier. c) Légum'es: aliichauts là la vina1grette, là la sauce blanche, ·car-ottes, choux-tfleurs, ',asper.g'es, pOlll1me~ de terore frites, en purée, .sautées. Id) Rôti de hœuf, de veau, de mouton, gi'g ot, volaille. e) Fromages: Ba'gnes, 'Conches, EmmerÜhal, etc. f) Dessert: fruih, pâtiss'e rie, contfitures. g) ~Villls rfins, café, Hqueurs.
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B. Les adjectifs . . - Un m-ets peut être délicieux, parfumé~ épicé, salé, doux, aigre, piquant. Un repas peut êtr'e copieux, frugal, abondant, succulent, m(ligre, pauvre. Un aliment complet, azoté, féculent, gras. De la viande rouge, blanche, fraîche, frigorifiée, crue, cuite, saignallte,. rôtie, grillée. Un régime végétarien, carné, lacté. 'L'art culinaire. Un cordon bleu. Une bonne cuisinière. C. Les verbes. - La cuisinière épice, poivre, sale, lm'de, fait cuire, fait rôtir, épluche les légum'es, assaisonne les aliments, dresse le couvert. A table on découpe, on, sert, on présente, on offre, ou goûte, on savoure, on déguste, on c;;.e rassasie, on régale' ses invités. Assouvir la f,ai'm, étancher la soif. D. Expressions à expliquer. - .suralimenter un conva'les-, c-ent, manger à taible d'hôte, ,m anger son pain !blanc ·le p,r€Jnier, tirer les marrons ,du feu, faire bonne chère, m'ang,e r de la vacheenragée, m;anger des yeux, perdre le 'b oire et le manger, aimer la table, tenir taib le ouverte, faire rtable rase.
ORTHOGRAPHE Dictée: La bonne servante.
A l'extrémité de la longue tahle de noyer, Gene\iève étendait la nappe, nlettait mon iassietle, mon couvert d'étain et posait le~ plats, le pain ,e t le vin. tA l'autre bout, H n'y avait point de nappe; il n 'y avait .qu'une écuelle et une assiette de terr,e dans lesquelles l,a servante prenait sa o;;oupe et sa portion de lard, de courge, de salade ou ,de choux en même temps que 'luoi; mais, selon les rites du pays, ,e lle .nlangeait debout, sün écuelle à ,la main, continuant ,à ,m e ~,ervir, 'a llant et venant, üOmTIle le reste du jour, dans La cuisine, attisant le foyer, J)attant le (beurre, grillant des châtaignes, jetant des morceaux de pain au chien qui l'épiait, assis ,devant sün tablier, et qui ne quittait 'Pa~ sa main de -l'œil. Questions. - 1. ,Expliquer: les rites du pays, l'épiait. 2. Décomposer la première phra~e en prüpositions. - 3. Quelles sont ,les qualités de cette servante? Dictée: La soupe aux choux.
Tout là coup, la porte s'ouvre, et Bébé s'él,ance en criant: « Petit père, le dîner est servi. - Qu'est-ce qu'il y a pour dîner? » La nappe était blanche comme la neige en décembre, le'i couverts étincelaient sous la lampe, la fumée du potage s'engouffrai,t süus l'iabat-jour et voilait la flamme en -répandant une !b onne odeur de choux. Les pürtes étaient bien clo~es, .les, ~ideaux soigneusement tirés; Bébé se hissait sur sa grande chaise ,e t tendaIt le cou pour
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qu'on lui nouM sa serviette, tout en criant, les n1.ains en .rair : «,La honne soupe aux choux,» Et, souriant en moi-même, je dh·ais: « Le haJmbin a tous mes goûts! » ... bre de bois! In.es enfants, qu'on est bien chez nous! ... « Sa1 m'écriai-je .en .riant de bon oœur. Sabre de ·b ois ... slabre de bois! Pistolet de paille! » ajoutait Bébé en tendant le bec au potage. Et tout le m-onde éc1atait de rire. Gustave Droz. Questions. 1. Souligner le~ adjectifs attr1buts du texte. 2. Dans la phrase: la nappe 'es{ bla'nche ... , odeur de choux ... , mettez une croix sous les verbes, un trait horizontal sous les sujets et un trait vertical sous' l'attribut. - 3. :Pourquoi cette Ifamille €st-elle heureuse? COMPOSITION FRANÇAISE
Sujets proposés.
1. Un déjeuner sur l'herbe, à 'la campagne, un jour de pro'menade. 2. IMon petit déjeuner. Un repas de noces.
Vous êtes allé au m'aJ'iage de votre oncle. Décrivez le repas auquel vous avez pris part. Vos réflexions. 1. Penda.nt les grandes va'c ances, je 'Suis aUé à la nnce de mon oncle Charles. Un griand repas fut servi à cette Ü'ocasion; je me souviendrai longtemps de ce If estin. Une quarantain.e de personnes: parents, oncles, tantes, neveux, niè,ce'S·, cousins, cousines des nlariés assistaient 'à ce tlllariage. 2. Après les cérénlonies du Ina/t in à la lllairie, puis à l'église, le cortège s'est ,d irigé en grande pompe chez la nlariée où était servi le repas. La lnaison était très ani'l née. 3. Une gr,ande table en fer à cheval, dres'Sée au lJ.11Îlieu d'une vaste salle, Ü'c.cupait presque toute ,la pièce. Les parents de la nlariée avaient sorti pour JceUe occasion leur s pIus beaux plats ·e t -leurs beaux verres d'argent qui produis,aient sur le<; nappes blanches un effet nlagni,fique. De beaux bouquets bien alignés étaient 'plac-és sur la table, au milieu de bonnes bouteilles, de 'buissons d'écrevis'S·es et de desserts variés. 'Chaque convive s'assied à la pI.ace qui lui est assignée; les mariés Û'ccupent, bien entendu, la place d'honneur et ont à leur côté leurs :parents. . 4. Après les /hors-d'œuvre de toute sorte, dont cha,c un _"'e ré'gala, on servit de superbes br-ochets, couchés sur des lits de per-
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",il; les pl,ats n'étaient ;pas assez longs pour les contenir en ·e ntier;· p'Uis les ,légUl.n es défilèrent sur la tahle: .choux-fleurs au g.ratin, fonds d'artioChauts à la vinaigr·ette. On servit ensuite de la blan-: quette de veau, de l'oie ·e n . daube, des poulets râtisà la ,chair toute suçculente. 5. JLes convives nl angeaient -de bon appétit; on n 'entendait guère que le cliquetis des fourchet,tes et des couteaux. Les invitésparlaient ,p eu, et toutes leurs paroles étaient des f élicitations aux cuisinières; il y ·a vait là de quoi nour,rir un viUage pendant toute :l a s-e maine. Tous les pl,ants étaient c-opieusem·ent arrosés des meilleurs crus. Aussi, le ton d'es v-oix· s'éleva rapidement, surtout quand les bouchons de cham:pagne comJnencèrent à sauter. Le défilé des desserts Co-nlt111·ença; il y avait des gâteaux à profusion, ,l neilleurs les uns que les autres, faisant -les déHces de tous, des œulfs à la neige fort Ib ien ,r éussis, une pièee montée en haut de laquelle se pr-élassait un e-ouple de petits nlariés ; ce fut aussi la théorie intenninable .des fruits variés, au choix .d'es convives. 6. Après avoir trinqué ,au bonheur des mariès, les chansons com,m encèrent. La pren1Îèr·e fut dite par nlon onde Robert et, tous en dllŒur, nous reprenions le refrain. Chaque invité « y aHa de la sienne ) . IMoi-m1êln-e j'enton.nai « La Valaisanne » et tout le ln-onde m. 'l acoC-onlpagna. 7. La fête se tennina tard dans la soirée 'et, après des e1nbrassa des sans fin et de nO'lnhreux échanges de poignées de main, les invités se retirèrent, tous ravis ·d'avoir participé à cette 'belle ~ête de -famille. l
LEÇONS DE CHOSES LES OISEAUX
1. Observation d'une poule ou d'un pigeon.
A) tÜbservation ' 'extérieure. B) IÜbs·ervation des' -organes intérieurs (·à ohserver quand on tue une !poule) . En tirer les caractères des oiseaux,' De 111'ême que celui des n1am.l.nüfèr,es, le cor,p s des oiseaux ,a une te.111pératur e à peu près constante ('e nvir-on 42°), lnais cette ten1pérature est de 5° plus élevée que la nôtre. 'Les oiseaux sOont ovipares; ils ont des ,p lum·es, des ailes et un hec; leurs pattes 'S'ont pourvues de trois ou quatr·e doigts, dont deux ou trois dirigés en avant; leur œsophage ,p résente un relllflen1enrt plus ou lnoins vohl'lnieux, le jabot, qui pr-é cède l'eston1ac et où la nourriture S'elnJ11agasine; puis un gésier (rôle du gésier c,hez la poule granivore). La respiration des oiseaux est très actIve;
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leurs poumons com'muniquent ,a vec les ~·acs 'aéTiens qui aboutissent 'e ux-Im êm'es jusqu'aux cavités des os. Ceux-ci sont ,géIiéralem,ent creux ,e t Il égers, quoique solides. ILa circulati'Ün est t:fès active comln.e la re"'piration. Jl.I/OlTlJtrel' co.m.m e l'oiseau est organisé pOUl' le vo.[ : os creux et légers; vertèlhres du dos soudées en un s'e ul os qui 'constitue une ba'Se d'3jppui s-olide pour les aile",. ILes clavicules sont ,é'g,alem'e nt soudées; le sternunl ,e st très développé (bréchet) pour servir de point d'attache aux illlusdes puissants des aileli-; ,les côtes :s 'appuient les unes sur les autres >ce qui donne là la cage thoracique plus de solidité 'p our les vol. II. Les différentes espèces d'oiseaux.
IL es e~pèces d'oiseaux sont -innombrables; IP our les étudier, on les classe d'après ,l eur genre .de vie, qu'on rec'ÜnnaÎt surtout au bec -e t à la patte. ILes rapaces se nourrissent de chair vivante ou morte; ils ont Œe bec fort et 'crochu, des griffes puis~,antes et acérées (serres). Ce sont les oiseaux de proie, les carnlassiers de l'air: rapaces diurnes comme l'-a1g1e, le vautour, l'épervier, le faucon; rapaces IIIJOcturnes, comme le hibou, la chouette, le grand duc, etc. Les passereaux, au be,c droit ou ,l égèrenlent crochu, aux pattes grêles, nlunies de trois doigts lantérieurli- et d'un doigt postérieur; ils cO.lnprennent la plupart des petits oiseaux, granivore$ ou insectivores: Iles uns nuisible~ (pie, geai, 'corbeau, sansonnet); les autres auxiliaires du cultivateur (m'Üineau, pinson, alouette, cha,rdonneret ,et surtout les ,c ontinuels destructeurs ,d"inse,cte50: rossignol, f,auvette, roitelet, nl ar.tin et, hirondelle). Les grimpeurs au ,b ec solide et volumineux, aux doigts recourbés dont 2 ,e n ,a va'n t ,et 2 en arrière, luangeant tantôt des vers, tantôt de~ fruits ou des graines (pic, coucou, pelToquet). Les gallinacés, ,g rands nlangeurs de Ig rains, au boc tra:pu, aux ailes généralenl,e nt cour,tes et au vol lourd, ,aux doigts courts, 1(' postérieur n',a ppuyant pas sur le sO'I (poule, dinde, pintade, faisan, perdrix, pigeon, caille, tourterelle). Les échassiers s'e nourrissent de 'v·e rs, mollusques et de ;poiss'Ons, au long !bec ·et 'a ux longue.s pattes (cigogne, grue, héron, poule d'eau, râle, !bécasse, autrucehe). L,es palmipèdes, oiseaux nageurs et plongeurs, au bec large et aux pieds ])ialmés (canard, oie, cygne, sarcelle, :m ouette, albatro~, pingouins). III. Etude particulière de l'œuf.
.Coquille, m ,emlbrane, chambre là air, blanc, jaune., gernle. IV. Petites observations et expériences.
- IR aprprocher divers ,becs ,d'oiseaux, ,e t déduire, de cet exa'ln en , le nl0de de nourriture.
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~ Co,mpaTer entre elles les pattes d'oiseaux (patte td'oili-eau de proie, patte d'oiseau de basse-cour, patte de corbeau et patte de cailllard). - Happrochr une aile d:'hirondelle d'une ,a ile de moineau. - Obs·erver une Ig rosse plume d'un oiC)eau, p '1um,e d'oie par exemple. Son axe :est formé par un tube corné sur lequel 'Se fixent de part ,e t d'autr,es une 's érie de baflbes. Ghacune de c-es harbes porte de part et d'autre des :séries de 'ba.l~bulleli- qui s'accrochent [es unes ,avec les autres :grâce là de :{.l1inusoules crocheh, ce qui donne de la cohésion là toute la plume pour le vol. - Observer les 'Üvganes internes d'un oiseau, par exemple lor,s qu'à ~la cuisine on vide une poule. Remarquer 'l'Ialbsence de de.nts dans la bouc:he. Faites-vous montrer son gésier; il e~t très épais; f,e ndez-Ie: vous y trouverez des petits cailloux dont l'anim'a l se sert comme de dents pour broyer .ses aliments.
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NOS }PAGES COURRIER DES INSTITUTRICES Ol======~===================n
SOMMAIHE: A chacun sa croix. et santé.
Ull€'
bùnne nouvelle. -
Jeunesse
fi chacun sa croix La croix! Il suffit d'ouvrir les yeux pOUl' la voir à côté de nous: ITlJotre croix qui nous attend. Qui auraÏ't imaginé que deux ,m orceaux de bois, mis l'un SU,T l'autre, puissent affecter autaJnt de for,lnes qu'il existe de des.tinées particuUèl'es? Et pourtant, cella est; la tienne est faite à ta mesure; de gré ou de force, dans la haine et dans la révolte ou dans fa soumission et dans l'amour, a faudra sur eUe t'é:tend,re. QuBl mgsfè.re ;qu'e il"hufmanité ait sil .[Olng'~Bm.PS vécu sans avoir dBcouvert au-dessus de ses charniers le signe, l'arbre sans feuilles, l'arbre nu où, un jour de l'hitoire hUfffiaine, Dieu même est venu s'abattre ... Rien ne nous arrachera ,d e ce gibet sur lequel nous som(m es nés, qui Cl grandi en même te.mps que notre corps et s'est étiré .avec nos membres. A peine le sentions-nous dans la jeunesse; mais le corps se développe, devient pesant; la chail' s'alourdit et tire sur les clous ... Fuir sa dou.[eu.r, éviter sa croix, ne pas la connaître, voilà toufe l'occupation du lIIlonde; mais c'e1s t en même temps se fuir
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soi4TIême) . se perdre. ,Cal' c)est notre douleur qui nous . donne notre visage particulier; d e~t notre ,croix qui fixe) qui aJ'I'ête 1I0S contours. François M aUl'iac.
Une bonne nouvelle . . Alnies lectrices, candidartes au mariage, rassurez-vous! ,La dé·cision 'envisagée en Haut IL ieu, pour Tenl.édieT à la pléthor·e, et qui aUfiait porté atteinte à votre situation ,f uture s·emhlerait être sinon abandonnée, du moins modiifi.ée. IEUe n'aUeindrait d'ésor,m ais que les futures institut,rÏces. \Cette solution nous paraîtrait, ,en effet, ,p'lus équitable en ce sens que les intéressées ' seraient au courant de lIa situation avant de COlll'menCer leurs études et auraient ainsi toute latitude pour orienter dans une autr,e sphère d'action leurs Ifacultés et leurs la'spirations. A.
Jeunesse et santé De quelques eufants dits
«
paresseux»
Le manque d'activité des enfants, à la maison ou à l'école, la paresse ou fa u sse -paresse; a toujours préoccupé E't tourmenté parents et; corps enseignant. L'enfant paresseux est celui ,qui, d'après Littré, a une « 'propension à ne ,p as travailler ». S'il est des sujets véritablement paresseux, ayant pris l'habitud e d'en fair e le moins possible a lors que, par constitution, ils ont tout ce qu'il faut pour bien faire, il faut tout de même .ne lPas aCCUSE'r ~, ans plus de fainéantise tous les enfants qui ne rendent pas. UnE' discrimination est nécessai.re afin de n ;être point i~juste. Je vois tout d'abord, ~armi les écoliers appelés paresseux, des enfants en plein infantilisme, petits de taille, à la figure poupine, l'air insouciant, et se conduisant en ,sommE' comme des bébés. On en voit arriver ainsi chaque année, en première année d'é,cole primaire, où ils ne font pour ainsi dire l'ien. Il faut attendre qu'il s aient huit ans pour qu'ils compr ennent ce qu'on leur veut, composent avec l'école, prennent ce minimum d'esprit social néce,s saire pour 'partkiper ·à la vie d'une ·COllE'Ctivité. D'autres écoliers doivent être descendus d'une classe et se mettent alors au pas. Leur retard mental e,s t lrout, momentané et sous la dépendance d'un retard ,physique. Ou bien encore il s'agit d'enfants plus âgés qui ont fait une énorme poussée de taille, une croissance exagérée, épuisantE'; ces longues créatures, atteintes d'une faiblesse générale passagère,
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pres'que toujours à l'époque de la puberté, ont parfois même de la dilatation de cœur, et l'élan à l'étude est minime. C'est la patience qu'il im'porte d'user à lE'ur égard. Certains élèves peu actifs présentent des phénomènes de sousnutrition, non pas tant ,p arce qu'ils sont insuffisamment nourris, que parce qu'ils ont des troubles du système neuro -végétatif qui les empêchent 'de bien assimiler ce qu'ils lIlangent." Il y a dans cette catégorie des dispeptiques, des nerveux aVE'C ,de la dilatation d'estoma'c, des sujets là entérite 'chronique. On peut ;parfoi.s résumer la situation en disant que ce sont des infantiles intestinaux. (Quant a1!X sous-alimentés proprement dit, ils deviennent un peu' plus nombreux en tE'mps de crise, et les œuvres d'entr'aide: soupes scolaires, distribution de lait là l'école, classes gardiennes avec collation, colonies de vacances, leur rendent alors de signalés services; maîtres et maîtresses vérifient vite l'importance d'un -s upplément de nourriture en notant /plus de vivacité et plus de zèle dans lE'3 devoirs. Chacun connaît de ces garnements pour lesquels le meilleur stimulant est une tasse ·de lait, un morceau de viande ou une tartine beurrée. Nous avons là considérer, parmi les médio,cres travailleurs, 'ceux qui sont fatigués par les parents. ,ces derlniers les traînent au cinéma, en soirée-s, en vi-sitE's, chez d'~LUtres paTcnts, en voyage. Coucher tard, régime irrégulier, il n'est rieil ,de tel pour détraquer la jeunesse avec système. Ra'p pelons qu'à l'âge de huit ans il s'agit de se coucher à huit heures, et ,qu'on pourra donner un quart d'heure de grâce par année. De la sorte, à quatorz:e ans on se couchE'ra au plus tard .ft 9 heures et demie, et ,de quinze -a dix-huit ans il fa udra s'arranger pour qu'il y . ait neuf heures de sommeil quotidien. N'oublions !pas les émotifs, ce que les médecins désignent comm '~ des sympathicotoniques. -LE'urs l"éactions sont excessives, inadéquates aux événements, inégales dans des situations semblables. Sortes d'hypersensibles , que les incitants habituels ébranlent, de fra,giles dl!système nerveux, gênès par des angoisses au moment où il faut fournir un effort supplémentaire, se ·croyant inférieurs là leur truche et l'abandonnent à l'avance. Il faut parler alors d'inhibition morbide plutôt ,qUE' de paresse, et leur cas ressortit là la médeci,n e ou à un changement de régime, ou de milieu, davantage qu'à la sévérité. A l'oppos é appàraissent les asthéniques (vagotoniques). Ils sont déjà fatigués le matin, leur force musculaire est diminuée, leur appétit précaire. Enfants trop sages, si l'on peut dire, apathiques, ne luttant pas, et pleins de laisser-aller. Parfois, les méd ecins aperçoivent en eux unE< carence de la sé crétion des glandes surrénales. Par[ois aussi, il y a faute alimentaire, par absence de viande surtout ou d'aliments albumineux tels que les laitages. De tel~ individus sont éteints, et ce n 'es t pas de leur faute. Citons ' également les instables, les agités, par suite de chorée,-
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d'infection rhumatismale fruste,quand il n€' s'agit pas d'une agitation contitutionnelle ou ,p ar -contagion familiale. Leur écriture est mauvaise, c'hao'teuse, de plus en plus impos~ible. D'une façon générale, c'est un excellent signe à observer que le changement d'écriture. On a Là une m3Jnifestation motrice contrôlable, qui est une 'p roj€'ction directe de l'état du système nerveux central. En résumé, l'a,ccusa'tion de paresse ne doit iPas couvrir un manque ,de pénétration pédagogique et légitimer l'insouci~nce de parents irresponsables. Dr Wintsch.
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