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PARTIE PEDAGOGIQUE
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La vitalité de ['école popula.ire.
Etapes brûlées Que vaut notre enseignement? Est-ce que nos leçons suscitent et entrE·tiennent la vie de l'esprit? Quelle est l'eflficar.ité de notTt? travai1ldid.acüque? ICes 'p oints d 'interrogation se dessinent en traits scrutateurs sur Ife fond de nos salle.s d 'éC'ole. Pour ,assu.rer le s'uccès de nos Mforts, nous ,i nterrogeons souvent, nous faisons récite·r chaque jour, nous eX1liminons périodiquement et on nous examine, .quelquefois non sans so,l ennité. Qui est différent aux visites ,et aux ins.peoetions-? ,Mais to·u s ·ces 'contrôles, si utiles et mlême si nécessaires et bienfaisants !qu'ils soieln t, ne visent que l'eUet plus ou moins immédiat de l'activité pé·d agogique. ·Le 19 -rand révél,a teur des ibonne,s et des ma.uvaises ,m éthodes, ,c'est la vie; il est vrai que sa façon de déceler les traces de l'école est dii\ficile là interpréter. De.puis trois ans, les exanl:f!ns de recrues ont jeté sur ,l es r.onnai,ssanees scolaires une lumière que nous aurions tort, d 'ignoTe.r. Ils nous .invite·n t là un examen de cons,cience pédagogique et nous engagent vivement à oultiver le sla voir vivant, organique. Il f.aut bien avouer que la tentation est gr,ande d'aller vite en beu sogne et de brCUer le·s étapes. Nous ·croyons pouvoir seTvir aux jeunes es'p rits une scienceconde'nsée, abstraoite., te,ue 'crue ,l 'offrent les manuels. C'est une erre.ur semblable qu'ont commise ce,ux qui ipréconisaient une ·a'limentation raffinée., industrialisée, suhstantielle, comme on disait. Si ·cette nourriture était riche en calories, elle était !par contre pauvre en vHamines et n'e'm pêchait 'p as la maladie. L'hygiène qui s'oocupe de tout l'ho'm 'm e est re.venue là un€< alimentation ,n atureHe, à la nouT.r iture paylS'anne lliméliO'rée. La vie de l'enfant chrétien se développe suivant des lois que nous ne pouvons pas méconnaître impuném€·nt. Elle Ip longe .ses Tacines' dans ,l e monde sensible. matériel; elle @l'ance son tronc dans la région ïnte.lligibleo spiritueUe.; elle ·étale sa ,couronne jusqu',au ciel des réalités surnature.Hes. Toute iblessure [la ite aux organes souterrains se répe.r,cute dans Jes partie.s :a ériennes qui sou1frent d'une nutrition défectueuse. Pour respecter (l'intégrérité de la vie intellectuelle, on est d'aücord
-:36 d'éviter l'hypertrophie de .l a mémoire et la reoherr.he tro,p aocentuée du savoir abstrait. 1-1 faut de plus cultiver longuement et patiemment l,es ,modestes fonctions ;préparatoires jusqu'lau mon1E'nt où seront 'rempUes les conditions d'·une vie ,p lus haute. Quelles que soient les industries employées pour frayer le chemi.n de l'étude, quelle que soit Ila ,m odernité de la ,m éthode appliquée, le jeune esprit ne sait vraiment que ce qu 'i,l a pensé, ce qu 'il s'est approprié grâce à une activité personnelle graduée, de même que le corps ne profite que de l'aliment 'qu':Ll s'est lui-même assim-ilé.
Le mouvement d"éc'ole actiVie ,q ui veut alle.r ,au fond des rhoses doit justement .p .romouvoir l'acltivité des sens et de l'âme harmonieu_ sement asso,ciée dans une œuvre commune. La psyc.hologie contem!p oraine 'a étudié avec une re.m ar,q uable ingéniosité l'évolution de l'esprit humain depuis les· !p re,m ières lueurs de l'intelligence jus'qu'aux idées 'a bstraites. Elle a insisté la vec force sur la nécessité de ne .p.as brûler les étapes. EMe aurait travaillé ·p lus sû'l.'e,m ent si eHe s'était informée auprès de .la sagesse ,chrétienne qui a re'C'onnudès son origine le .c:hemin 'p arcouru par l'âme humaine ,d,ans lIa re'cher,che de la vérité. A la suite du génia~ Aristote, la tradition séculaire des Ip enseurs cathol'i'ques a mis la sensihi,lité au début de la généa·logie des idées. Saint Augustin, quoique épris de PI,aton, reconnaît aussi que ,l'esprit humain E'st déte.rminé ;par les choses perçues. Saint Thomas d'Aquin arUir,m e catégorilq uement qu 'il ·n 'y a rien dans- l'i.n telbgence. qui n'ait pas,s é ,p ar Jes sens et que nous sommes eonduits com,m e par l,a ,m ain ·de la' 'connaissance des ohoses sensibles à ,celle 'des réalités in terIigi,b les.
Le savoir inunécliat naît d'ans 1e jeune esprit au contact di-rect du 'conrret. Dans la pratique journalière, se sont surtout les oreilles et les yeux qui sont mis à contribution. Outre les ty.pes ·auditifs et visuels, il y a dans ,n os ,écoles des ,m ains qui voudraient pal'p e,l', des muscle·s qui ont tendance ·à travailler, ,à l'occasion d'autres sens E'ncore qui réc-lament leur pa-rt de la tâohe COoffi-lnUne. La Providence n'a pas décrété le 'C1hômage des .sens que l 'école réduit si souvent à l'inactivité. La formation intégrale exige la collabor,a tion de tous les sens. La lumière et les ,s ons n'épuisent nuJ1l€iment la richesse du monde m,atériel. L'école doit deve,n ir 'P,l.us lar.g-81ment active. Quelle -que soit !la richesse d€·s donnés fournis .p ar les sens, il y des limites. La plus grande partie d·e s connaissances nous est transmise par autrui. Notre vie inte1lectuelle sETait IpaU'\Te et m .ême misérabJe .sans les bienfaits de ,l a tr,adition orale ou écrite. iMais les connai's sances ainsi transmises ne deviennent ,p as nôtres par une ,s imple transplantation. IP our ·deyenir une partie vivante de ,n ous-,mêmès, nous devons nous ·les aBsi.m iler Ig râe,e à une .activité personnelle semblable la ,celle de Il'esprit qui, le 'p remier, a élaboré
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la vérité enseignée. L 'attitude ,pals sive d 'un être .q.ui subit une e'm preinte ne suffit .p as,; i,l faut plutôt le travail constructif de l'esprit qui reproduit. La multi;p,lk~ation des idées dans Ile,s fumes n 'est .p as sans analogie avec celle des espèces vivantes où cha que nou~ e·l être doit parcourir le cyd e de son développement. Le maître qui trans:met des connaissances dont la matière expériim entale immédiate n 'est ,p as :à l,a portée de sa ,classe doit néanmoins présenter le savoir sous une for.m ·e ·concrète. ùvI!ais l'intuition s~nsible étant exclue, ,c'est l'intuition imaginatiVie qui entre en action et « met la 'c'onsr.ience vive dE' l'enfant en Iface d es éléments concrets nécessaires à -l'élabo·ration intelligente de l'idée.» .
A quelle condition l'intuition imaginative peut-elle se sub~ titue1' dignement aux sens? A la condition que ['intuition senSlbie aU' amplement enrichi la mén10ire au contact direct de~ choses perçues par tous les sens compétentsj CClI' dans la reserve abondante et variée des donnés sensibles im'médiats, l'esprit peul' trouver à souhait les éléments d'une création imaginative d'où partira l'élaboration de ['idée nouvelle. L 'intelligence, ainsi 'longuement et ,activement fa,miliarisée, par son fonctionnement nor,mal, à joindre le concr e.t :à l'abstrait, acq.uie:' t l,a ,f acilité et l'haJbileté ·de penser en iméllges congrues . Alors le savOir étranger se transform.e en un savoÏ1' vivant et organique. En brùlant Iles étapes, on ,compromet la marche sûre de l'esp.rit. Il faut donc pré/parer l',a cquisition du savoir transmis par l'étud.e prolongée du savoir imméd'i at dans les premières années de l'école.. C. G.
L'Ecole pour la \lie L'angoisse du temps présent. n'efleure pas l'école. ~es e~ fants ,c ontinuent leur doux traVaIl dans ]a salle chauffee delrière les vitres où danseront les flocons de neige; - ou bien c'est le printemps, et le bourdonn~ment d~s ab:illes, entre av~c le parfum des fleurs. E t cela est bIen: oaSIS preservee au matIn de la vie. Mais ... pendant ce temps-là, puis-je oublier que le monde saigne'? Que tout près de nous les familles de ces enfants sont peut-être dans le labeur et les larmes ? Je soncre pour l'instant à cette équipe d'avancen1ent qu.~ je vis travaill~r dans un tunnel: dans l'eau, la boue, la pou~sIere, l'odeur de poudre et de carbure, la trépidation. et. le ~ruIt assourdissant des machines: un véritable enfer. AInSI huIt heures
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par jour, et la nuit, sur les grabats des baraquements, loin de la maison paternelle, dans quelle atmosphèr-e morale!
*** Vous me direz: « Qu'y pouvons-nous, à l'école? » Nous pouvons beaucoup. Il y a des écoles de plaine avec des enfants de familles riches. L'école n'est-elle pas la seule occasion pour ces enfants d'apprendre l'existence de leur cœur en face de la lnisère d'a utrui ? d'extirper les racines déjà vivaces de l'égoïsme. Apprenezleur à s'esthner lnalgré les inégalités socia:les, et mêlne précisément à cause de ces inégalités, qui pennettent d'affirmer l'intelligence et le cœur. Conduisez les enfants aux chantiers, aux usines. Peut-être verrez-vous naître chez quelques-uns cette vocation de la pitié effective qui 'c ontribue aux réfonnes futures. Ou bien, c'est une école de lnontagne avec des enfants pauvres, dont les pères et les frères travaillent précisément d ans ces chantiers inhluuains. Eux, ne songent Iqu'à les y joindre; ils ne voient pas d'autre solution. A -quinze ans, on va gagner de l'argent, bien sûr! Les filles elles-mêmes ont ,quitté leur rêve d'école ménagère pour la poésie d'un « champ de tourbe qui leur donnera de sonnantes quinzaines! » Est-ce nécessaire? N'y a-t-il pas de changement possible? Vous avez sans doute remarqué que la plupart des contremaîtres et des ouvriers qualifiés chez nous soilt des étrangeres. Pourquoi? Sommes-nous -moins intelligents que 1es autres? Mais au lieu de l'apprentissage, qui demande application et patience, on ne songe qu'au gain immédiat. N'est-ce pas le luaître - à défaut des parents, qui peut révéler à ses élèves l'existence des lnétiers, des professions; les orienter selon les signes d'aptitude, et surtout les aider nlatériellement par tous les moyens possibles? -C'est beau d'enseigner la grammaire et ·l e calcul; c'est plus beau de contribuer à l'édification de la cité hanuonieuse. Cet idéal n'est certes pas interdit à celui qui est, sans doute, un fonctionnaire salarié, mais encore un pédagogue, c'est-à-dire un aIni et un bienfaiteur des enfants; mais encore un éducateur, c'està-dire un homme qui conduit l'enfance vers la vie; mais encore et surtout un instituteur., c'est-à-dire un homme qui construit le délicat édifice d'une personne humaine et, par là, l'édifice de la cité future. M. M.
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Encore à propos des notes scolaires Revoyant un judicieux article paru sous ce titre dans l'Ecole primaire (cours 1942-43), et en parfaite communion d'idées avec son auteur, la pensée nous est venue d'y :ajouter ou plutôt d'y juxtaposer quelques opinions personnelles pour lesquelles nous citons la bienveillante hospitalité de notre revue pédagogique. Si l'on se place au point de vue purement éducatif, il apparaît clairenlent que 1es notes scolaires telles qu'attribuées actuellement, offrent de sérieux, inconvénients que ,l'auteur de l'article précité a excellemment nlis en relief. M,ais si l'on envisage uniquement, des résultats obtenus par l'mulation au lnoyen des notes, le côté « instruction», on doit reconnaître que Icelles-ci, impartialement attribuées, ont rendu service en ce sens qu'eMes ont incité la plupart des élèves ,à donner le luaximwu d'attention et d'effort tout en renseignant les parents., 'a vantages que l'on a égalem·ent fait ressortir. La 'q uestion du maintien des notes scolaires avec la graduation actuelle ou celle de leur suppression luériterait, à notre humble avis, qu'on en fît une étude approfondie lors des _ confér~n~ ces réO'ionales sur la base d'un rapport docunlenté et fOUIne comm~niqué préalablement au personnel enseignant par un collègue compétent et par la voie de l'Ecole primaire. Car, une fois supprimées, les notes scolaires devraient être remplacées par quelque chose de lneilleur, évitant les inconvénients tout en maintenant l'énlulation -e ntre élèves et le contact entre ceux-ci et leurs parents. Il ne faut pas oublier que l'émulation loyale est, dans tous les domaines, un puissant levier, une source de réalisations admirables. Mais, si elle est facile à nlanier dans -la pratique -des fs ports, par exemple, où deux athlètes se serrent la main avant et après une épreuv,e roulant sur des conditions et des buts précis, 11 n'en va pas de Inêl1le entre deu~ élèves ou deux classes dont le travail est cOlllplexe et susceptIble d'être apprécié différemment, avec la nlêlne ' conscience, par deux' nlaîtres ou deux experts différents. En manière de 'c onclusion, nous estimons donc que la question de la suppression ou de la lTIodification da~s. ,un cadre plus élargi (jusqu'à 6 par exemple avec usage des dIXIelne~) des notes scolaires mérite un sérieux examen avec comme preoccupation princip~le celle de sauvega~d~r a.vant toz.~t le ~ôté ~oral : l'homme-esprit avec ses nobles aspIratIons dOIt prevalOIr sur l'homme-chair avec ses calculs parfois égoïstes et ses préoccupations purement matérielles. N., inst.
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fi propos de la suppression des notes scolaires
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à la Chaux .. de .. Fonds La réforme supprimant les notes chiffrées ayant été appliquée depuis un an dans le.s écoles moyennes de la Chaux-deFonds, il est intéressant de relever ce qu'un père de fÇlmille écrit au sujet de cette mesure. (Réd.) "On ,p ourrait -s upposer -q ue la rMorme suppri,m ,ant -p ure-m ent et sim'p le'm ent les notes 'ch~lfifrées, appliquée de:puis un an -d ans les écoles swpérieures -de La .chaux-de-Fonds ,a été ac.ceptée de bon gré pal' .l'ensemble ,du eorps e,nseignant, des parents 'et de,s é\lèves-. Ceci est une erreur. Je ,ne doutE' -p as ,un instant que le,s élèves, r.onsultés les pre,m ie'r s, aie·nt été les ,pTe,m ie,r s d 'accord à accepter ,C'ette réforme, qui leur !promettait l'impunité ,p aternelle durant toute la durée de l'année sco,l aire. Ceci est hu.main, ,compréhensible, mai,s croyez'VOUs que ,ce soit là un e,ssai -qui mérite d'/être tenté dans d'/autres villes, but que cherche certainelm ent là ateindre lM. La,l ive? Je ne le ,p ense -p as, et l'expérienc.e donn8'l'a 'ce.rtainement Taison -aux :pa'l'Emts, que cette mesure pris'e par lM. L,a!live, et -avec l'approbation dE< ,l eurs enfants, 'a 1JéniJ:J.leŒnent sur.pri,g.. Les notes s,coil aires ont leur raison ,d'-être. Elles sont néeessaires. iLes adolescents qui suivent .res -cours du Gy,m nase ou d'autres écoles supérieures similaires ont en.core besoin d',être stimulés ipar iles notes ohiffrées qui -crée.nt indiscutahlement une -s aine émulation. Cas jeunes ,gens - fugés dei 11 là 12 ans seulement à ,l eur entrée au gy,mll'31se - ne possèdent !p,a s encore ,cette « maturité mOTale» qui p ermet -à leurs 'aînés de 'considérer les études ,co,m me une -n écessHéabsolue, qui doit 'leur :p e.rmettre de f·aire leur chemin dans lI a vi'e. ,Ces enfants sont e'l1core encEns à considérer ,l 'écüle co-m me ·une obligation fas tidieuse -à la1quell e ils préfèrent' les jeux ou la 'p romen8Jde. M. J.alive ,a re:levé ,au Ic-ours de sa conférence ,le procédé dont il a usé ,p our J'aire accepter sa méthode. Il -a dmnandé l"avis de ses é~è ves, .apTès quoi il a infor.mé les autorités et les parents de s a décision. Procédé ,p our Ile ,moins cavalier -p uis-qu'il con.sistait là: :m ettr e C8'S derniers en f,31ce d 'un ,f,ait aceompli. La suppression des note,s, d'après M. iLa'live" abolira un « contrôle vex,atoire du travail ». IM ais qU01le .sera, ou 'q'ue,Ue a déj.à été ,la réaction des parents -lorsqu 'ils ont a.p.pris, ,à 'la If in de la dernière 31nnée ,s rol,a ire, ,que leur enlf ant n'8,vait .pas passé .le cap de la ,p romotio.n, alors qu'ils étai,e nt 'certa ins qu e -cet e-n fant avait pu suivre. nOTmallement ses études? Ce sera'i t bien mal connaître la jeunesse que de supposer 'que les enfants viendront d'eux-'n lêmes, ,à intervalle,s réguliers, annonC'er s,pontanément à le[lrS ,parents :que teLle ou telle branche les 'hanclic8!pe sèrieusement, '110rs qu'aucun -chiffre ne leur Ip ermet ,de faire la comparaison ave,c 'leurs cam,ar,ades !plus studieux ou :mieux doués. tL'amlbianee ,de rivalité, de
compétition et de crainteClhez les élèves, se,lon .J'ex'p ression de M L,alive, ne se trouve ,pas ,supprim'ée par ,sa u1.éthod,e. Cette ambiance subsiste, el'1e se trouve m'ême être E'xre'l'Ih ée par la 10l1Jgue attente du résultat final. La suppression des notes est une ,poTte grande ouverte· au favoritisme, puisque .J,a décision des professeur,s, interveIiant en dernier res-s ort, ne peut être contrôlée en aucune if açon. IEn .r ésumé, ,la sup:p .ression des notes sco/l aires dans les éc'()jes su'p érieures de La IChaux-de ~Fonds, ne reconnaît plus -aux _p arents le droit de suivre le travail de leur enfant, de ;l es ,conseiller, de lui. :faire des ohservations que nécessitent p,al~fois sa -conduite à récole. L'anden ,système permettait aux ,p arents de prendre toute la re5-ponsabilité d'une non-promotion ,de leur enfant, a10'1's, .J'a nouvé,l'le IHéthodEi :p ermet toutes les ,suppositions, fait naître des ja,lousies et laisse sup!poser 'l 'existenee de Ipetites ,co,m .binaisons en créant une ambiance de .p rélférence ,ou de .favoritisme. Cette explication nécessaire reflète, j'en Buis sûr, l'o-p inion de la ,majorité des parents.
L"émulation .e st-elle
m~lfaisante?
y a-t-il lieu -p our un élève de s 'enolîgueillir de ses · notes sco.Jaires -ou de ses -p l'aces de eomposition? Non: c'est -s ouvent une supériorité to'ute re~ative. Tel, qui -e,s t 1er ou 2me dans une classe .p arti,culièrement faihle ou dont l'effectif est peu nom-b reux, sera re,légué au 110me ou au l'5,m e rang :s'il est versé dans 'Une ,autre. ,M ême la « note », quoique heaucoup !plus significativ-e ,peut se res-s entir de d~cons tances .fortuites et ne ,p as !p8'mnettre de fixe.r équitahle'mE'nt 1a valeur d'un enfant.
,Mais il y a plus gTave, et 1e grand reproche que légitime, semble-t-il, .l'abus des ,c'Ompétitions scolaire,s -à -autrui, non !par rapport à lui-même et à ses -p rogrès -o u là ses reculs réels. De llà des conséque-nces, ,p our lIa formation du ,caractère,qui peuvent 'atteind'l'e une extrême gra\'ité: non seuùelment varité ou jalousie, par,fois déloyauté pour oc,cuper une place que l'on n'atteindrait pas ,p ar se,s propres moyens, m,ais égocentris'me habitue,L iCertaines éc'Üles onuve1'les étl~angères . ont supprimé com'plètement notes et compositions et les ont 'l~emplacées .par des marques concrètes de ·confiance 8iC'cor-dées aux el1Jfants qui e-n sont jugés dignes, refusées aux autre,s, E,t Ipar des ,graphiques sur lesquels ctha-cun d'eux peut ,s uivre son pro,p re développe-m ent. On assure Iq'ue leurs élèves n'ont pas perdu 'p our cela 1e goût du tr,avail. Une réforme aus,s i radicale ne pourrait évidemment être ap.p' liquée du jour au .lendemain. Beaucoup de maîtres et .surtout de parents de -chez nous la jugeraient d'aiHe'u rs imprudente.
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Scolarité On doit frapper plusieurs fois sur un clou si on veut l'enfoncer. De même il est des choses qu'il ne faut pas se lasser de répéteT si on désire qu'elles soient comprises. Il en va ainsi pour la prolongation de la scolarité. Tout le monde doit le savoir une fois pour toutes : nous avons en Valais une scolarité réduite, beaucoup trop réduite, la plus réduite de la Suisse; or, maIgre le travail de nos élèves et le dévouement des maîtres, il n'·est pas possible, dans ces conditions, d'obtenir tous les résultats que l'on souhaiterait, surtout dans le domaine de l'éducation. Oh! nous savons bien .qu'on nous objectera que certaines classes de ,lnontagne où la scolarité est beaucoup plus réduite, sont aussi avancées 'q ue celles de plaine. Nous pourrions disserter longuement sur les causes de ce ,fait, mais nous nous bornerons pour aujourd'hui à demander ce que seTait alors le niveau de l'instruction dans les localités de plaine qui réduiraient d'autant la durée des classes. Ils se comptent par dizaines les articles que nous avons écrits soit dans l'Ecole Primaire, soit dans la presse du canton, au sujet de la scolarité; et nous y reviendrons encore ... En 1928 déjà nous avions mené une campagne qui n'était pas restée 5i:!nS écho, puisque Ml' le Dr Mangisch dans l'Annuaire de l'Instruction publique en Suisse écrivait à ce sujet: <<1 L'Union du Personnel enseignant a jeté sur le tapis l'inlportante question de la scolarité annuelle. Débordant le cadre de (, l'E('ole primaire», le débat s'est repandu dans la presse ordinaire du pays. Une double objection a été soulevée: la difficulté financière el la difficulté économique ou :;ocial~ La première, selon nous, pourra se résoudre, grâce à l'anléliorfl.tlon eonstante de nos finances publiques. La deuxième plu ') ;~onlplexe découle surtout des conditions de notre agriculture qui f or(;(~n 1: le paysan J. rédamel' le concours de ses jeunes enfants. Cet obstacle n'a d'ailleurs pas échappé à Ml' Bérard qui propo')e une distinction eertes judicieuse ·e t fondamentale entre les tout jeunes enfants de 7 à 10 ans et leurs aînés jusqu'à l'âge d'émanâpalion. Seuls les tout jeunes enfants seraient astreints à la scolarité annuelle, et, de la sorte, le problème serait partiellement i'é"o ln. M'lis (':n attendant n'obtiendrait-on pas quelque chose par la T(~vision du vieil arrêté du Conseil d'Etat, fixant la durée de') dasses ùans les différentes communes? La plupart d'entre elles pourraient se voir octroyer un ou deux mois de plus, ·e t l'on généraliserait ainsi la scolarité de sept à huit mois. » Qu'en est-il résulté jusqu'à ce jour des efforts tentés dans
cette direction par les diverses associations du Personnel ellseignant? Rien, absolument rien; et pourtant comme nous le disions encore dans un article paJ1U en 1941, le pouvoir exécutif a tout en mains pour augm.enter la durée des classes puisque la loi de 1907 spécifie que la scolarité est fixée de 6 à 10 mois, et qu'elle est déterlninée .dans chaque cas par un arrêté du Conseil d'Etat. ,Ce n'est donc pas le peuple qui doit se prononcer en dernier ressort pour ou contre une augmentation de la scolarité. Il la fixé voilà bientôt 40 ans des liJ.nites extrêInes, laissant à l'exécutif le soin de déterminer chaque cas en particulier. Mais voilà, il est arrivé des -situations vraiment paradoxales: certaines municipalités progressistes ayant prolongé la durée des classes, le Conseil d'Etat s'est refusé à payer le traitement .du personnel enseignant pendant cette période. Il a donc fait jusqu'ici un usage purement restrictif du droit de modifier la scolarité. Heureusement, aujourd'hui il y a quelque chose de changé à tout cela. Grâce aux efforts de l'actuel Chef du Département de l'Instruction publique, le Conseil d'Etat acceptera toute demande d'augmentation de la scolarité fonnulée par les ~om;nu nes. Cette décision que les .c irconstances nous ont em'peche de publier durant le dernier cours scolaire déjà, marque ainsi un premier pas, pose un principe nouveau dans notre statu s.c?laire valaisan. Et nous félicitons comnle il se doit nos autontes pour cette initiative. Nous 'p ensons bien d'ailleurs que ce n'est ,là q~'un pre~i~r jalon posé et que d'autres ne tarderont pas a SUIvre. M'aIs Il faudra que les intéressés, tous les intéressés, reviennent 'const~ ment à la charge, qu'ils préparent l'opinion ~t agiss~nt ind~ellI gemment auprès des conseils '~Olmnunaux p~l~q?e. c est . eux, en somme, que dépend pour 1 Instant, toute InltIatIve pratI.q~e. Nous connaissons déjà des décisions prises d'une façon ~USSI Ultelligente qu'habile et ,q ui ont créé des précédents qUI seront précieux pour la suite. C'est pourquoi i:l conviendra d'agir sans retard. Les article~ de presse peuvent offrir ~es ,ava?tage~, I?ais ils, prése~tent aUSSI des inconvénients; et pUIS 1 actIon aInSI exercee, qu Il ~e, .faut pas mésestimer sans doute, est. lente; les. arguments generau~ que l'on y développe ne sau~aIent conv~Inc~'e to~t .~e monde, chez certains ils sont plutôt d un effet negahf. PUIS Il y a des circonstances locales, favor..ables une année, désavantageuses ~ne autre, :que l'on devra saisir et discerner fo~t à propo~. ~e J!nncipe posé par le Conseil d'Etat perm~t ~aIntenant d agll' dune façon opportune dans chaque cas partIculIer.
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\Mais, une foi s pour toutes, il n e faut pas s·e mépren dr e :. nous le répétons, la loi de 1907 permet, sans modification aucune, d'augmenter la durée de la scolarité dans nos classes ; le Conseil d'Etat est seul compétent pOUl' s'y opposer. Or, nous savons maintenant qu'il ne le fera pas. Et si, à la demande des communes la scolarité a été augmentée par une décision du pouvoir exécutif, les municipalités n'ont plus la con1pétence de la réduire et de revenir au stato quo ante. Il faudra pour cela une nouvelle décision du Conseil d'Etat. Qu'on n' entende donc plus des membres du corps enseignant ' censé connaîtra la loi ,scolaire s'écrier: « Le peuple n'acceptera jamais une augn1entation de la durée de la 's colarité » . Il s'est déj'à prononcé en 1907 sur cette 'question et il l'a fait avec sagesse et bon sens. Il n 'est pas nécessaire de lui demander encore une fois ,son avis, tant que la loi n'a pas été abrogée. Cl. Bérard.
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PARTIE PRATIQUE
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LANGUE FRANÇAISE Centre d'intérêt :
SOLEIL - JOUR L RECITATION
Matin I,l fait jour, Ile ,t ie.J est rose,
L'h~giène
à l'école
Des ef,f orts considéIlahles sont faits pour amener ,l es écoliers à une stricte :propreté corporelle. ILe moment approche où, dans toutes les écoles, le 'lav'aJbo réglement'aire se-ra installé. La Ip r·atique des serviettes individuelles, l'usa.ge du savon, des brosses là d,ents, des dentifrices, if ont de ,g rands tProgrès. Dans la 'Pü1!part ·des ècoJes, s'ef:feoCtuent des visites ·de propreté. La ,chasse aux .p arasites est 'a ctive. On veille à ce qu'il n'y ait ,p as échange de coiffure's, ,firous ou ,cla'che-nez. D8ins plusieurs lasses·, des récompenses sont distribées aux enIfants ,qui se Ifont remaI'lquer par J·a netteté de \leurs vêtelm ents et de leurs ·chaussures; de bonnes ha'b itudes de .p ropreté sont données aux ,élèves .ui doivent ,éviter .les taches sur les tan l,es;, boise·r ies, ip~an ohers . certains services de ,propreté sont 'Organisés avec de ,gna;nd·s élè'\"e~: nettoya.ge des t8ibJeaux ,noirs~ distrilllUtion d'eau 'p our les éponges des ardoises" re/mise de 'c1h if,fonssecs à chaque élève, ramassage 'des tpapie.rs et des objets oulbliés. Les bonnes habitudes ,p rises ainsi au courant de lia vie ;scolaire servent de .point de .départ à l'enseigne,m ent de l'hygiène qui la surtout un ,oar8ictère prat;i'que. Les notions essentieLles sont données au Ic ours des leçons d Ie c,h oses; le·s applications s'Om,m aires, rell atives là Il 'hygiène du vêtement, de la maison, de 'la table, sont If réquem'm ent r.a'Ppelées etcom'm entées; d8ins un !Certain nombre declas.ses, on ,aJ)lp rend tà f'a ire des .p ansements simples; l'enseig nement antituber,culeux est à l'honneur ; quelque·s tableaux d'hygiène .fournis 'Par .les servicesdé!partementaux sont utilisés rationnelle·ment.
,L \horizon vermeil. Quand l,a lune se Tepose. Lève-toi, soleil! On entend sous la feuillée .L es oiseaux ,siffleur.s, Et l'ahei.He réveillée Dit bonjour aux fleurs.
Tous les co.qs ,du vOIsmage .sonnent le 'révei'1; :Sur ceg8ii remue-,m énage, Lève-toi, saleil. En rêv,ant de beEe eau If r,aîche Beuglent nos g.rands bœufs; Us voudraie·rit quitter leur crèche Pour les prés herlbeux. .
Vite, vite, bonne·s ;m'è res, AIl umez vos :f'e.ux ! Qu'il s 'élève de·s soupières Un ,p arfum joyeux! Tendre,s mère·s que vous êtes, Prenez soin de nous; Em'P'1iss,ez bien Il es lassiettes De vos jeunes loups! .
Maurice Bouchor. Hymne .a u soleil
Toi qui sèches les pleurs des moindres graminées, Qui fais d'une fleur morte un vivant papillon, Lorsqu'on voit, ·s 'effeuillant comme des destinées, Trembler au vent des Pyrénées Les amandiers du Roussillon, Je t'adore! Soleil! 0 toi dont la lumière, Pour bénir chaque front et mûrir chaque miel, Entrant dans chaque fleur et dans chaque chaumière, Se divise et demeure entière Ainsi que l'amour maternel!
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Gloire à toi sur les prés ! Gloire à toi dans les vignes ! Sois béni parmi l'herbe 'e t contre les portails! Dans les yeux des lézards -e t sur l'aile des cygnes! o toi qui fais les grandes lignes Et qui fais les petits détails ! Je t'adore~ Soleil! Tu mets dans l'air des roses, Des flammes dans la source, un dieu dans le buisson ! Tu prends un aIibre obscur et tu l'apothéoses! o soleil ! Toi sans qui les choses Ne seraient ,q ue ce ,q u'elles sont! E. Rostand. II. VOCABULAIRE
NOMS. - l'astre du jour, l'aube, l'auror,e, le point du jour; le crépuscule, la tOlnbée de la nuit, Inidi; une insolation. ADJECTIFS. - Les rayons solaires, ardents; une lumière crue, éblouissante, diffuse, crépusculaire; une teinte rose, rouge, pourpre, purpurine; une brise emboumée, matinale; le zénith, une chaleur torride, tropicale, caniculaire; un soleil de plOlnb. VERBES. - Le soleil luit, brille, rayonne, flamboie, eInbrase, illumine, éblouit, resplendit, darde ses rayons; il altère, tarit, fane, flétrit, dessèche, grille, brûle. III. ORTHOGRAPHE
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tent de rejoindre le vacher. Les chevaux, les poulains et les veaux caracolent autour des vaches et des baudets inpas-sibles. Toute la bande se met en marche. Me E. Adam. Après-midi de chaleur au village
Le village semblait dormir, désert et morne, sous le poid~ de cette après-midi d'août, sous cette flamboyante chaleur qUI avait éparpillé tout le monde aux champs. Les murs de pisé s'effritaient en écailles recuites. Les briques s'allumaient, pareilles à des braises éC3,Tlates. Les ardoises étincelaient COlnme des plaques de fer forgées à blanc. La rivière exhalait une brume de sueur. La route grise ardait ainsi que de la cendre. Les vanniers cessaient l'un après l'autre leurs chansons, et s'étendirent sur les tas 'd'osier frais. Et là-haut, dans la lll.aison d'école, les enfants marmonnèrent de plus en plus bas leur 'alphabet, puis se turent enfin, et restèr~nt bouche. bée, s~ fais~nt signe de ne point réveiller le père AllIaume, qUI ronfaIt doucement, le dos appuyé au fond de s,a chaire, le front emperlé ,d~une rosée en gouttelettes et les yeux fermés sous ses larges beSIcles prêtes à glisser le long de son nez tout reluisant. . _ Alors, rien ne palpita plus dans le village. La fumée ell~ même sortant de chaque toit, semblait dormir tant elle étaIt immobile. Elle montait toute droite dans l'air sans brise, en un mince petit filet qui se fondait insensibleInent avec l'azur du ciel. Jean Richepin.
Préparation: S'en référer -a u numéro du 15 octobre, Notre gran,d ami le soleil
Jean et Jeannine se promènent; ils ont très chaud. C'est le soleil qui les chauffe, car le soleil est un énorme feu. Le soleil est dans le ciel; il envoie sa bonne chaleur et sa lumière à la terre. . \ S'il n'y avait pas de soleil, nous aurions tous très froid et nous serions toujours dans l'obscurité. Personne ne pourrait vivre sur la terre dans ces conditions. ,Matin au village
Les coqs saluent de leur voix la plus fraîche l'aube du jour nouveau. Petit à petit, les poules sortent des poulaillers; les pigeons et les moineaux voltig.ent sur les toits; le berger frileux, couvert de son grand lll.anteaux, gravit lente~ent la colline, tandis que la rosée tombe. A l'entrée du village, le cornet du vacher retentit. Les ménagères ouvrent alors les portes des étables et les vaches se hâ-
Midi!
Le soleil est tout en haut du ciel. Les troupeaux sont couchés dans l'herbe au milieu du pré. Les oiseaux, dans le feuillage, attendent que la chalf~ur passe ... A perte de vue, la I?~isson sommeille, la Inoisson couleur d'or. H. Grevzlle. Coucher de soleil sur la m.er
Le soleil à son coucher versait sa lumière d'or. Bleuâtre vers les -c ôtes, la mer était partout ailleurs rouge et enf.lammée, surtout au fond de l'horizon où s'étendait une grande lIgne de pourpre. Le soleil n'avait plu~ ses rayo~s, ils étaien~ tombés de sa face et, noyant leur lumIère dans 1 eau, seIlllblaIent .flotter ~ur elle. Bientôt, il toucha les flots, rogna dessus son dIsque dol', s'y enfonça jusqu'au milieu. On le vit un instant -c oupé en deux moitiés par la ligne de l'horizon.; l'un~ au-dess,us, s~ns. bo~ger, l'autre en dessous, qui tremblotaIt et s allongeaIt. PUIS . Il dI~P~ rut ,complètement, il sembla qu'une tristesse tout à coup etaIt survenue sur ]a mer. G. Flaubert.
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Le lever du soleil dans la forêt
Un rais d'or pâle fendit l'azur, semblable à l'éclair d'une lance. L'aurore pointa sous bois, rejaillissant ,e n éclats -d'étincelles comme un fer passé sur la meule. :Puis une illumanition constella les hautes branches, ruissela le long des troncs, alluma les eaux au fond des clairières, tandis que des buées violettes rampaient au bas du ciel. Au loin, une lisière de futaie sembla fumer -dans un brouillard rose. Et la plaine était pommelée d'arbres en fleurs qui, à chaque instant, s'éclairaient un peu plus. Une tiédeur détendit alors les choses. Les feuillées se déroulèrent; des calices avec un bruit soyeux s'ouvrirent; une poüssée vers la lumière fit bouger des branches d'un nlouvement incessant. Les arbres étreignaient le matin dans leurs ramures étendues comme -des bras. Subitement, le soleil creva le ciel. Une bousculade sembla refouler l'ombre. La clarté s'épandit par gerbes, par torrents, bouchant tous les trous, débordant à travers les taillis, éclaboussant l'espace de ses ondées magnifiques. Le Tas du sol scintilla dans un ensoleillement de rosées. La lumière, se haussant padessus les cimes, gagna les vergers, les fernles, couvrit d'une blondeur vermeille une large étendue du village. E~ercices
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(On pourra s'inspirer le texte suivant d'Alexandre Dumas père, et mênle le faire imiter.) Lorsque nous arrivâmes sur la cime la plus élevée, toutes les Alpes étaient ,e ncore plongées dans la nuit; mais 'c ette nuit, d'une pureté Inerveilleuse, nous promettait un lever de soleil splendide. En, effet, après quelques minutes d'attente, une ligl1e pourprée s'étendit à l'orient, et en même temps, au midi, on com,m ença à distinguer la grande chaîne des Alpes, conlme une découpure ~'argent sur le ciel bleu et étoilé, tandis qu'au co~ chant et au nord l'œil se perdait -dans le brouillard qui s'élevaIt de la Suisse des prairies. ,Cependant, quoique le soleil ne parût point encore" les ténèbres se dissipaient peu à peu, la ligne pourprée de l'Orient devenait couleur de feu, les neiges de la grande chaîne des Alpes étincelaient, et le brouillard stationnait seuleInent au-dessus des lacs. Enfin, après dix minutes de crépuscule, l'Orient sembla rouler des flots d'or, les grandes Alpes se couvrirent d'une teinte orange... Ce fut alors seulement que le soleil se leva ass'ez pâtIe d'abord; mais presque aussitôt comme un roi qui reconquiert son empire, il reprit son manteau de flammes et le secoua sur le monde, qui s'anima de sa vie et s'illumina de sa splendeur. 4) Imitation d'un texte de dictée.
dlapip~icatiou
S'e:Q référer au numéro du 15 octobre.
LEÇON DE CHOSES
IV. COMPOSITION FRANÇAISE La phrase -
Le paragr.aphe -
La rédaction
1) Composer des phrases avec les mots du vocabulaire. 2) Faire conjuguer les verbes -du vocabulaire en les plaçant dans de petites phrases. 1. Sujet développé. ~ Le réveil de mon village. - Sommaire : 1. Circonstances: quand et quel endroit avez-vous observé? - 2. Les premiers bruits: dans votre maison, dans votre jardin, dans la rue ou sur la route; dans la ferme ou l'atelier voisin, dans le lointain. - Les bruits et l'animation augnlentent : pas's ants, troupeaux, travailleurs, véhicules, etc. -- 4. La lUInière s'accroît: dans le ciel, dans la 'c mnpagne, à l'intérieur des habitants.
2. L':aube et le crépuscule. -- A l'aide de d eux COUlis tableaux, opposez l'animation et la joie qui accomp agI,lent l'éveil de la nature au matin d'une belle journée au calme et à la mélancolie que produit sur tous les êtres la venue ,d u crépuscule. 3. Sujet de composition. - Vous avez obse!'vé lé leve!' du soleil d'un point que vou,s préciserez, décl'Ïv ez ce qu(> vous avez vu.
Un jour de soleil
A. Les nuages 1. y a-t-il des nuag'e s dans le ciel? 2. S'il y en a, notez leurs formes, leurs couleurs.
B. La position du soleil
1. Pouvez-vous regarder le soleil en face? N'insistez pas, c'est dangereux. 2. Comment peut-on observ,e r le soleil? 3. Fabriquez des verres fumés ou procurez-vous des lunettes à verres convenables pour observer le soleil. 4. Pourquoi porte-t-on des lunettes à verres de couleur ,? Pour ménager les yeux délicats sur certains sols très blancS' (routes crayeuses, champs de neige) ; ,l es lunettes à verres de couleur sont indispensables. 5. En vous aidant des r,e pères que vous indiqueri votre maÎ,tre, notez la position actuelle du soleil.
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se nomme un cadran solaire. Observez, puis dessinez les cadrans solaires que vous verre : a) Où sont-ils pla'c és? (orientation du mur). b) Comment est la tige de fer? c) Conlment sont les divisions tracées sur le mur? d) Relevez les inscriptions que porte le ·c adran solaire.
6. Notez la position du soleil une heure plus tard; est-elle la même?
C. Les mouvements apparents du soleil dans une journée 1. Observez l'ombre des objets, d'un arbre par exemple. De quel côté se trouve l'ombre par rapport au soleil ? 2. En regardant l'ombre, 'e xercez-vous à dire où se trouve le soleil. 3. Dessinez, sur le sol de la cour, le contour de l'ombre d'un arbre, d'un arbuste ou d'un objet allongé. Au bout d'une heure, dessinez de nouveau ce contour. Quelles constatations faitesvous? 4. lantez un bâton dans un endroit .découvert de la cour. Pendant tout un jour, de 8 iheures à 4 heures du soir, tracez, toutes 'les deux heur~s, sur le sol de la cour, la direction et la longueur de l'ombre du bâton. A la fin de la journée, faites un schélna réduit des traits que vous aurez obtenus. 5. A l'aide des repères 'que vous indiquera votre maître, observez et notez la position du soleil à 8 heures, à nlidi, là 4 heures, ou, mieux, si possible, au lever du so.leil, à midi, au coucher du soleil. 6. Essayez maintenant de vous expliquer comment l'Olnbre a pu: a) Changer de direction; b) Changer de longueur. En cas d'·e mbarras, 'consultez votre maître.
D. Les mouvements apparents du soleil durant toute l'année 1. Répétez les observations 4 et 5, une fois par mois (un jeudi par exemple), toute l'année. Comparez ensuite les observations des douze mois de l'année et essayez de vous ·e xpliquer pourquoi la longueur de l'.ombre à !IIlÎdi d'un même bâton varie selon les mois. 2. !Si vous opérez toujours au nlême endroit, avec le même bâton, observez-vous des -changements de direction de la ligne d'ombre, tracée par exemple à midi chaque mois?
3. D'après vos observations, pourriez-vous savoir l'heure d'après la position du soleil dans le ciel? Essayez. 4. Notez, une fois par mois, à quelle heure le soleil se lève et à quelle heure il se couche. Comparez vos indications à celles qui sont fournies par le calendrier. }S'il y a des différences sèsérieuses, delnandez des explications à votre maître. 5. Essayez de construire un appareil qui vous indiquerait l'heure d'après la direction de l'ombre d'un bâton. Cet appareil
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E. L'ensoleillement 1. Notez, si vous le pouvez, un jeudi de chaque IllOis, à quel,l e heure le soleil entL'e dans votre chambre, à quelle heure il en sort, et quelles sont les parties de votre chanlbre qui sont ,e ns~~.~s pendant la journée (croquis DU plan).
2. Faites les mêmes observations pour votre salle de classe.
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3. Chaque mois, faites un plan des parties de votre village: a) Qui ne reçoivent pas du tout de soleil; b) Qui ne le reçoivent qu'une heure ou deux (pays de montagne) ; 4. Faites les mêules observations pour un champ ou pour votre jardin. Notez chaque mois les parties qui ne reçoivent pas ou presque ,pas le soleil. 5. Faites les mêmes observations pour l'ensemble des terrains qui entourent votre village. Les terrains peu ensoleillés sont-ils cultivés ? Qu'est-ce \qui y pousse .? F. Le soleil et l'ombre.
1. Où fait-i,l le plus chaud? A l'canbre ou au soleil ? 2. Pourquoi fait-il moins chaud à l'ombre? 3. Qu'arrive-t-il lorsque le soleil ;passe derrière un nuage? 4. Où ,e st le" soleil lorsque le telnps est gris? Pourriez-vous le prouver par des constatations que vous avez déjà faites? Les·q uelles ? Du Journal des instituteurs.
Le -couralge audacieux qui bl'lave les .pér.us tpour -s outenir les droits de s-a patri'e, ou -ceux de ce's amis, ést sThblime. Kant.
*** Toutes les réformes générales ne -ser\le.nt de rien sans 'la rMo-f\me de l'individu. Joergensen.
*** , Il ·est dé:m0ntré ,par l'expér.ie.nce. dE's siècles ,que, dans l.a condition d'rugri.culteul', l'homme 'conse-r ve une fume [p lus simtp,le, plus pure, plus he,ll e e,t 'Plus noble. Gagel.
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SERIE ... SERIE ... Son -
Fiche No ...
sont
Terminaisons ~.. ons -
Fiche No ...
... on t dans les vei'bes
Ajoute aux verbes la terminaison ... ons ou ... ont.
Le singe imite les gestes de ... maître. '" ami lui a rapporté journal. Marcel a oublié sur ... chemin '" cahier ... plumier '" livre et ... crayon; ces objets divers ... maintenant perdus pour lui; quand .. , père reviendra du travail il le réprimandera de ... étourderie. Ces élèves ... ignorants car ils se ". constaln'ment amusés durant leurs premières années scolaires. Ce soldat n'a ni ... fusil , ni ... yatagan; maintenant ses armes .,. rouillées; 'a ussi il sera puni par ... chef. Que chacun accomplisse ... travail là où ... devoir l'.a ppelle.
Remplace les points par son ou sont bien oI"fhographiés. Compose 5 phrases où tu dois écrire son et 5 autres où tu mettras sont.
Nous nous promèner ... dans la campagne quand les prés fleurir ... Ces musiciens 'nous donner ... un concert ·avant de quitter notre ville; nous les applaudir ... et ils nous reviendr ... l'année prochaine. Vos chansons nous plah ... sûrement; si vous nous le permettez nous les copier... Les moissonneurs faucher... le blé; ils apporter ... les grains aux meuniers qui les moudr ... ; ils nous donner ... ensuite la farine; nous la remettr ... aux boulangers 'q ui n'Ous fer ... ce bon pain doré que nous n1anger ... avec appétit. Quand nos enfants (n ous demander ... ce que nous avons fait durant notre jeunesse que leur répondr ... -nous si nous n'avons pas eu une vie droite? Nos ennelnis nous battr ... , mais, nous ne nous déclarer ... pas vaincus; nous recommencer ... la lutte, nous les réduir ... à merci et finalement ils nous demander ... grâce.
Nous le verr ... Ils nous verr ... Nous le trouvèr ... Ils nous trouver ... Compose '5 phrases où le verbe a la terminaison ons et 5 où il a la terminaison ont.
SEUlE ... Ou -
Fiche No ...
où
SERIE ...
Fiche No ...
La cédille
Remplace les points par le mot ou. Place les cédilles qui manquent: ... vas-tu cet après-midi? à la forêt '" dans la campagne? Es-tu fâché ... content? '" est ta mère? est-elle à la maison ... au marché? . ~ . as-tu acheté ces souliers? à Sion '" à Si erre ? . Fais ton devoir ... étudie ta leçon. ... as-tu passé l'été ? à la campagne ... à la vine? Mon ami réside à Martigny ... à \Monthey; je ne sais par exactement .... vendangerons-nous aujourd, hui? dans la plaine .. , sur le coteau? ... cueille-t-on les fraises les 'p lus savoureuses? dans les bois ... dans les champs? Le froid ... la sécheresse a fait périr cette plante. Jouons à 'c olinmaillard ... à saute mouton.
Construis des phrases avec le mot ou bien orthographié. Quand écrit-on ou et quand où?
Le médecin a l'ecu 'ce macon dans son cabinet; il l'a félicité pour la facon dont il observe les règles d'hygiène. J 'ai apercu un cygne qui avancait gTacieusement sur les eaux. Ce garcon Is e balancait dans le jardin 'de son oncle. N'as-tu pas percé ce carton avec un poincon? Apprends ta le con et tu ne seras paS' décu. Je place mes effets dans le placard. Ne tracons 'pas les lignes à la facon des élèves négligents: utilisons pour cela la règle ou l'étui. Mes cale cons sèchent sur le balc.on. Hincons nos chaussons et placons-les ·s ur l'étendage. On ·n'avance pas vite sur ce troncon de route parce que la pente y est forte. J'enlève les limaces et les limacons 'qui dévorent les salades du jardin. N'arrache pas les capucines qui tapissent la haie de mon verger.
1. Construis des phrases pù tu dois employer des 'm ots ayant la cédille.
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SERIE ... Quel -
Que.ls -
Quelle -
Fiche No ...
QueUes -
Qu'elle -
Qu'elles
Remplace les points par l'une des formes du mot quel. ... filie dit jamais ... a des robes assez belles. Je 'con~truirai une maison; .le veux ... soit ' confortable et ... plaise à tous ceux qui la visiteront ou l'habiteront .... homnl·e et ... femnle sont allés vous trouver hier? ... que soit votre bonne volonté vous ne réussirez pas à plaire à ce maître trop exigeant .... enfant! vous avez écouté cette commère et vous croyez à toutes' les histoires '" vous a débitées. Oh ! ." belles fleurs vous ln'apportez ! .le crois '" ont poussé dans votre jardin .... livres pensez-vous offrir à· votre tante pour ... soit contente de votre cadeau? ... que soient son courage et son habileté je ne veux pas ... s'expose dans cette aven- . tur-e '" bonne élève votre ·s œur! pourtant la composition q ... a rédigée n'est pas aussi parfaite ." le croyait. ... livre me prêtes-tu? ... beau mouvement! .... est votre opinion ? ... clarté' ... habits mets-tu? ... belle journée. ' 1. Compose une phrase pour chacune des fonnes écrites en tête de cet exercice. Remarque: Quel garçon est venu. On ne peut pas dire: qu'il gm'çon. - Je veux qu'elle soit sage. On peut dire qu'il soit sage.
SERIE ... L'a -
.la -
Fiche No ... l'as
Remplace les points, par ce qui convient. Il prit .. , barre incandescente, ... mit sur l'enclulne puis il ... .frappa à coups redoublés de son lourd marteau. Le forgeron a pris ... barre d'acier, il ... lnise sur l'enclume et il ... frappée de sa lourde masse. Il saisit ... poutre de fer encore brûlante, il .. , donna à son fils qui ... plaça sur un chevalet où elle se refroidit. Il a saisi ... poutre de fer encore brûlante, il '" relnise à son apprenti qui ... posée sur un tréteau. Le mécanicien fait une pièce d'œuvre au tour; quand elle est achevée il ". livre à l'ajusteur. Cette vache est bien portante; la personne qui ... vendit ... soignée d'une façon toute particulière. Voici une belle poire n'est-il pas -vrai? le jardinier qui lne ... apportée '" gardée exprès pour moi. Il ... prit et ". mit dans sa poche, puis i-I ... donna finalement à son fils qui ne ... voulut pas. Constate que devant un verbe on écrit la et devant le participe l'a. Construis 5 phrases semblables. Remarque aussi: Il partit et il est parti; il prit et il a pris. Il courut et il a couru.
i JINF'ORMA1r][~ # JPÉD.p\.GOGKQUES ! ~~~~~~~~~~~~~~~~~~ct
Projets di réformes scolaires à Zurich Actue,l lement, l'école ·primaire zurichoise ·C'ompre·nd ,s ix cla:s:;E:'s consécutives. On ne .p eut y ent'l.'6tr, après notification faite au do·m icile des parents 'Par un a g ent de ipoüce, qu'ià -partir de 'l'âge -de s èlpta.ns révolus. Jusqu 'là ,p résent, les élèves qui ne pouvaient, faute de dévelop,p ement ·s uffisant, entrer à l'éco'l e seconda ire, p,a ssaient dans une 'Cllasse: spéc.i ale, dite degré supérieur. ,M algré cet euphémisme, les élèves q'ui sortent de 'cette <'lasse ne trouvent pour ·a insi dire plus à se Ip lacer, .m ,ême comme si'm 'p-les .apipTentis. Il f·al.lait trouver autre dlose pour sauve-r les apiparences. A Il'avenir,, 'l,a durée de .renseignement 'ob1igatoire sera.it fixél7 d'après le -projet -de ,l oi :à huit années consécutives, au lieu àe six. Actuelle,m8lnt la .p lupart des élèves -de l'école primaire entrent à l'éco,}.e ,secondaire; les mieux ,doués .ou les plus fortuné~ ont loa f,a,,cuIté ·d'entrer dans les écoles dites moyennes portant. ici 'le nom de gymnases, ainsi .qu'à Il'école de ·commerce. Dorénavant, pour tenir ,mieux romrpte ,des -di.fférences d"aptitudes -des écoliers et ménage,r l'amour-pro,p re des ·p arents, les é,lè\'es auraent le choix en [l l)rtant -de l'~C'o·le pritm airE' entre l'~cole a'1'tis,a nale (-W1erlŒchule) ba'l1tisée du nom -d 'école su-périe,u re et ,l'école ,secondaire proprement di·b. [,.a durée de cet ense·i .gnement ,post-pri'm aire ob'l,i gatoire ser~it fixée à ,de~t x rée -de cet ensei'gnement ·p ost-primaire obl,i gatoire serait fixée à deux, éventueUement à trois ans. lPoint d'ex,amen -d admission, mais un temps d'observation d 'un mois. !En cas ,d'éche,c, les élèves seraient anors aiguillés sur une voie de g·ar-age s·co.l-aire., baptisée Ahschlussklasse. 'En résumé, ;h uit année·s d'inslD ruction -ohligatoire, :dont s~x à l'école primaire proiprement dite, et deux, éventuellement trois, à ,l 'éole supérieure (artisanale) ou à 'l'école s€'C'o.n dair e. Le Ip rojet de loi !prévoit en ·ef1fet la possibilité ,de porteT tà tTois ans la durée de. ~et ensei.gne:ment post-pri,m aire. A .une ~forte majorité, Ile 'Syno·de ·s colaIre zurichois ,s'est Ip ronollicé 8IIl f,aveur du .p rinci,p e ,des trois allB) sous la .p ression des instituteurs urhains" œlors ·qu'!à la ·campagne on envisage ,avec ·m oins de 'f aveur ,cette extension ·de la ,duTée d,e .l'enseigne-m ent o-bligatoiTe.
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Reste la question de l'élection des instituteurs. En vertu ,d'une ,l oi cantonale ·un peu désuète, .les instituteurs sont encore é'l,us par ,le eorps électoral, en \"l11e commE' là la camp a.gn e. Très sa.gement, le prc>jet accorde aux ·COJl1'munes de plus 'de 10,000 habitants la facu'lté de, f,aire nomm·er les instituteurs par la ·comlm isBion scolaire. Devant .c'e t .. te ,atteinte portée aux principes démocratoi'que·s, ainsi qu',a ux com.pétences des .partis politiquesintéressés, le /Synode s'est .p rononcé à l'unanimité contre cette innovation, de .m ême qu 'il a repoussé aVCf~ entrain l'interdiction faite aux i-nstitlltriceB mariées de ·eontinuel" à exercer ,l eur activité pédrugogilque. Du ,s ein du .synode sro'laire zurichois, l,a disC'ussion ,a 'Passé dans -la .p resse et dans le grand Ipuhlic. L'intérêt paTté àce,s réformes. s'colaires est :général. Il se manifeBte notamment pal' l'envoi d'innom'b rab'les lettres ouvertes aux journaux. Tout en pro,posant· certaine.s rE·touches de détai,l, assez r,aisonnrarbles parfois, les .so,cialiste·s ont pris d',avance pOBition contre le .p rojet de 10i, ·qui présente à leuTs )~ eux le tort de ne pas tenir co,m pte de leur vieux désir d 'instoituer une école ·s eeondaire obligatoire. Ay. de M.
BI BLIOG RAPH 1E DES MALIN,g N'EN PARLENT PAS
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« ICe Iq ue des malins ,gardent 1-e ,plus ·SOUVE!Ilt ;pour eux, c'est :l'a-rt d'être haibi:le ,autrement qu',auxétu.rdes scolaires. Au tr,em ent, Car de's habitudes Iq ui s 'y 'prennent pour longtemps ou .p our tOUjOUl"S peuvent J.'e~dre rrnaladroit, imprudent, inhaill-irle. Hor·s 'des é'eo18ls il faut ,s'Eln dé,fli er. Ce sont deB habitudes ,de facUité ,qui deviennent tron1lpeuse'Sen se cons'e'n la nt tro,p. Il en résulte de la .fausse ha:bileté, et riEID n'est p.lus !perf,ide . . Quand 'faut-i;1 .réagir? Les habiles .le savlent et en 'Pa1il,eI;lt peu. Des malins n'en :p arlent paIS. }) C'est .ainsi .que :w1Jr Emile En1Jmen introduit Is a brochure, une .m ince plla quette de 60 .pages, rk'hes d 'idée's. ILes ,p ensées s.ant neuves 'Pour la 1P'l upart et 'toutes Bont ex.p-rimées d 'une .façon or,i ginale. Chaque alinéa, ,chaque 'Pthrase delmande réf.lexion. On 'Peut ne ,p as sousc-rire E'ntière,m ent rà toute·s les idées de l"auteur sur l'inJf.luence assez souvent fâcheuse de l'espr.it de !l'école dans la vie. J,l est sans doute des gens ·q'ui 'The ·slavent ,p:as [,a ire l'81fcfort d'ada,ptation nécessaire entre ,l'école et .la vie, qui re·st'ent scolaire,s, qui ,pe!l1sent ,et ·agissent :oOn1me S ils étaient encOl;e sur les bancs de ·c.}aSlse, en présence d'un maître .q ui p ellBait .p.our eux. Nous croy.ons d',ai.lleurs que ù'la uteur s'abuse un !]Jeu; .J'école 'model~ne
n\J.st 'plus tout là fait ceUe d"autre.fois; eù.le s'effor.ce de se rapp.r o,che!!' de l,a vie; les eIlJfants ,apvrennent à agir :et à 'penser ·eux-mêmes, Il e maître se bornant à 'leur indiquer la voie, et àJ ,l es suivre ,p our leS! empêcher de s'·en écarter tro.p. L'es'p rit sco,l aire d·ont IMa.' Emmen craint J'influence IfâJcheuse dans la vie, ne nous paraît donc pas si dan.g 'ereux qu 'il veut bien le ,dire. A .p art :ce<tte relmal'que nous souscrivons pleine,m ent aux idées de l'auteur. Lels instituteurs .feiI'ont vrolÜ:t de cette brochure que nous leur reco,m mandons. Cl. B. * 'J?,mile Emmen: Des ,m alins n'en pal'lent 'p·as. lLibrairie St-lPaul, Fribourg; une brochure de BO paJges Fr. 1.40.
LA JALOUSIE, OBSTACLE MECONNU 1 « Un détfaut bien ,troip connu!» 'P,euseront certa,ins. Ce n'est :pas ravis de l"antE'ur d'e la ·p laquette qui vient de ,p araître; il ·estime nécessaire d'atti,r er .l'attention de tous les patents" de tous ùes ,p édago·gues Is ur :le l'Me ,considéraJJle et trop SOUVient iruco'llsdent que 'c-ette 'r ,éaction joue dans la v,ie. Réa'CtÎ'on de souflf rance et de crainte chez' l'ernfant, ,qui redoute de pel1 dr'e .l'amour d,e sa ,m ère ,o u de son tpère en fla veur d 'un autre. Rèacti,on ·tro,p souvent étouffée et qui, dE' ·ce fait, ,persiste relf oulée tout ,le long de ·la vie, .formant a.insi - chez l'·adulte - un des obstaoles Il es oP'l us ÎID'p ortants ,à l'amour et ·à l,a co.]1ruboration ave'c les autres . En .p édagogue inf.Ol~mé, .le Dr IRichaI'tQ. c'herohe à lapporte'r ,des re'm èdes à 'c'e Imal et d8is moyens ,pOUT :1,81 p.ré.venir. Les parents qui !liront Icet OfPus,cule y tr.auvelI'ont .m li eux qU E' d.es re,ce,ttes: i.ls y aC(fuer:ront une ,eompr&hension en .p roJondeur de leurs .enfants et 'd'eux-mêmes, seule ar:m e ·effi,c8Jce pour .lutter 'contre uns sou.fir,a nce souveln t si ibien ·cachée. ,Des vue·g ri.ntére,sls antes sur ,les jalousies sociales et entrE' 'Peuplels 'comlplètent cet exposé de ,ps.y;c'h-o10lgie rfamiLirul,e. 1 Dl' G. Hichard La jalousie, obstaole méconnu. Une brochure in-8 Fr. 1.5'0. Librai'l'ie \Payot, !Lausanne.
PEAU D'ELEPHANT 1
Histoi,r e d'une ümide 'petite ,fi]1e, tro,p sensibJe, !Sur'n olmmée «Peau d'E'lé'Phant» par 'Une be.I1e mère e'llIjouée, ,charmante et superficielle, incapa'hle de la ·c omip·r ,e'l1dr el. Dr,a.m e dans .Jequel intervient le so·uvenir d'une .m orte, Suzanne, la ,première If'e mme ·de Jacque:::! Dema-rval. Il se dédommage de ,l a vie ,s érieuse qu'ill menait .auprès, d'elle ave·c lia seconde, 'p assionnée ,de :p,laisoir et de s'p orts. Et ill nég.lige sa fHle. C'est .lorsqu'il ·c roit ,l a ,p eTlru'e qu'il ap.prend à la 'connaître; à travers eUe, il découv,r e la noibl,esse de ,suzanne et :cOUllnence de vé.lIlérer sa mémoire. L'âme d'un en.fant cruche plus de mystère que nE'
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l'imaginent Iparents et ,péod'8Jgogues, à 1'ex,ception de ,cette dil'Emtrke d'école, Mlle Dormu1hJl, ,peinte d 'après nature; MUe Dorm,u hl ohselTve la tfillette délaissée et pressent sa s'olituct.e. Rne sait qu'un 'abÎ'me sé:p are l'adulte .de l'enfant .qui rup.po;rte ae ,r efrlE-t .d'un 'autre del' - rayon trop vite .éteint ! - d 'un monde éCJhappant aux grandes .p ersonnes et qu'eHes ne 1,e resipedent !pas,. :Le culte ,de il'Oi'piheMne ,p our 's'a mère diSiparue, ,l e tprolonge,m ent des paroile's et .des actes ,C'hez un 'p etit ,ê tr,e hYrpersensiible, la vie surnatureH.e prètée à des créa,t ures imaginaires, S'ont évoqués ,p age après ,page, ,et ,aussi 'cet étrange pouvoir de d,iviIllation qui !permet là ,renfant doe ,s,aisü' des :p ensées dont rs es Iparents, ses ,m aîtres sont ,à .p eine .consrClÏents. ILes environs de Gen.ève, -les hords -du, Rhône .forment le Icadre de cette histoiTe v,r aie, sim'plE' ei ,c apthnante. L'auteur y montre une sensÎ1bi,lité qui .ga:rde la 'm esure tout re n pénétr,ant Il,es n-u anc-es du drame. Peau d'éléphant rejoint, d~ans l'amv,r e si diverse de Noë,l,l e Roger, Llarm,es d 'enfant et l"Enfant ,cet incornnu. 1 Noël.Ie Rog.er Peau d''Eléphant. Un volume in-liB ibJ."Û'ché Fr. 3.--, Lihrairie Payot, Lausanne.
LE LIVRE D'OR DE L,E. N. S. 1939
eut un remarquahle succès. Afin de r appe'ler a insi au souvenir de chacun et de la jeunes's·e en partiO'ulier, les ca:parités et les résultats de notre économie -nationale, d émontrés sri clairement ·à l'EX'position de Zurich,cet OUV1'.a1g e est cédé -au ,corps enseignant -pour 'le prix de Fr. 6.- l'exemplaire (plus Ip ort et Ilè A). Les ·i nstituteurs et institutrice,s ,pro,fiteront d 'une olffre a ussi avantageuse, car c'est .l'oc-oasion unique ,de ,s e 'p rocurer un ouvr'agE' de luxe à un .prix si modeste. !Comme ,l e stock est limité on rfera bien de s'ins('rire au plus tôt tpour son a'üq'uisWon auprès du Départe,m ent de l'instruction publique du canton du Valais où 'l'ouvr,ag e est ensouscrioption. Nous recon1mandons l'8Jcquisition de ·cet ouvrage qui .p rése,nte une v'aleuT documentaoÏl'e ,certaine·. S'on ,prix de vente vrahnent dérisoire en regard ,de ·ses qualités doit inciter oha cun ,a se le procuCl. B. 1'&1". LES CARTES NATIONALES DE JEAN
STUMiP~
.(1538-1547)
NouveHe édition du Pro,f. Léa iWeisz aux Publications 'Géograrphi ques Kun1!me'r ly et Frey, Berne" 1t94.2. AVE'c le ,p résent ouvra.ge, ,r auteur de la nouvelle édition et la mrai · ·son Kummerly et Frey reviennent à 'l a grande tradition ,des maîtres. d,e la cartogr,aphie du XVlè·m e siècle, et remettent ·a u jour, sous une forme particulièrement réussie, la plus :cé'lèbre et la plus importante ,p artie de l'œuvre géagraphique de Jean ,stumplf.
15-9 -.:
Les cartes nationales de Jean Stum,p f sont une sélection de 'la Chronique de 16.20 ·p8Jges parue dE' 1547 .à 11548, qui constitua. la première et tpendaltt des siècle·s ,l'unique histoire , de la Conféll1dèration i:mprimée en ·v'olume. Toute·s les Ip arties du .p ay,s y trouveront enco1'f' un exposé appro.fond'i de l"histoire et de ,l a ,géogr'a phie' nationales, . ·complété ,p ar des carte-s générales et srpéda,les uniques en leur genre. Ce fut en quelque sortE' une « B1b'le suiss e», où puisèrent tous ceux qui voulaient savoir quelqueC'hose 'de la Confédération. En reconnaissance de ,s on œuvr,& ,magistrale, ,q ui 'lui valut déjà la. bour · geoisie d 'hon.neur de Zurich, Stumpf fut surnommé par ses cODt~m 'p ora'i ns et les générations suivantes le « Livius He,l vetiae ». Christoffel Froschauer, qui se c.ha.rgea d'éditer l'ouvrage, ' mit alors son .art et ses dessour,ces typographiques au service de la Gluonique. En réalité ,l'art tYip ogratplüquE' suisse atteilg nit ,son point culminant avec l'impression de cet o.uvrage. Les c,artes de Stumpf publoiée-s ·e·n atlas de 12 op'l anches en 1;:)-52 constituèrent le premieT atl a s suisse complet, qui contribua. e.frfiC'acement à ,f,ai.re ,connaître la Suisse dans le monde entier. Son im,p ortance résidait s urtout d a ns le fait :quï'l fut le ,p remier et Testa longtemps le seul atla s d'un Etat isolé. Ainsi, il ne présente pas s eulE'ment un intérêt d'ordre géogra p'l üque, mais encore d 'ordre politiqUE:l, Ces prlanches forment ,u n des premiers té:moignages où s'a.ffirme 'l'Etat fédératif souverain libéré de toute sujétion étrangère. Pres·'que chaque année en -vdt p araître une nouvelle édition, jusqu'à CE' qu'une époque récente introduise de meilleures cartes. T elles qu 'ell e.s furent, 'e)l les permirent tout de Im ên1e aux Con'fédérésde s e former une idée plus exacte de leur patrie, forti,f ièrent chez eux le ':iE·n ti ment de la communauté et eurent de eette façon une signHiC',a.tion nationale. Dan s sa nouvelle présentation, l' a tlas a r eç u un e ~'l.ll) l~ation hahileo qui donne un re:1iM spécial aux régions représent 3üB. Cette reconstitution présente au maître un rape-rçu .rétrospecti,f fort heureux de l'histoirE' et de la figure des viei,lles cartes natiolla,l es. ' otto Beyeler. PLEIN GAZ!
Pau ,M aurice Schneider et André Biéler, ,p ublié aux Edition.s Kumme.rly et Frey, Berne. Enthous'i asmel' la jeune's se ipour l'aviation et éveiller l'intérêt de celle-ci opOUl' la vie de nos avira teurs, c'est une noble -a'm bition dont l'école ,a ·reconnu l 'importance, et qui doit être encouragée ,à l'he.ure actueLlE:'. La je.une génération doit savoir qu'un peuple qui ne pratique ,p as l'aviation l'ri sque d'être débordé. A l'a·ppui de ;O'ette opinion, il s'agit de stimuler et de tenir en éveil il'iniérêt des jeunes pour notTe .al'lffie ,aérienne. De,s ,groupes de ·eonstruction et de v 0,1 à voile réunissent beaucoup d'amateur,s ,qui s'initient à l'avi,a tion là 'la fuis
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d'un point ·de vue intellectuel et teohnique. Le prés ent lh'ire illustré SUl' l'aviation « Plein gaz» aJpportE' une ,contribution Jort 'bienve.IllJe à, l'appui de ·ces efforts. On y présente sous une fOTme particulièrement accessible à la jeunesse, en une série d',esquisses ip leines de couleur et d'humour, lIa vie d'une troupe d',aviation, ainsi que ,plusieurs ,aperçus ter.hni,ques sur ,l a science du vol, au moyen de dessins judicieusement appropriés. iLe texte E'xplicaUf en Il angue .f rançaise, clair et ,eoncis, anfre aux élèves avancés des écoles moyennes ample matière à des ·exe,r 'cices de langue. Cet ouvI1age ,constitue pour le maître un 'PTécie·ux com'p lément 'à son enseignement, ainsi que pour les grands élèves un très Ih eureux stimu'l,ant. otto Beye'ler. ZAZA. 1
C'est toujoursave,c plaisir qu 'on ~oit paraître un nouveau livre de J. de eMstr,a,l Comhremont. Cette fois-ci l'e délir.at .écrivain s'a;dresse aux enfants et nous conte l"histoire ,de Zaz:a. Zaza est une petite fille d''une diz.aine d'années à qui il n'ar.rive rien d'extraordinaire mais dont l 'E'xistence est re'mplie de toute-s sortes d'événements ayant à eet â-ge la ,p 'lus ,grande i,m portance et 'C1ha.cun des ·courts chapitres qui ,compos'ent le livre est le récit de l''un ou de l'autre de ces événements, auxquèls est mêlé Gustave, le p etit frère de Zaza. Voi1à ·donc tout un bouque,t d',histoil~es délicieuses fa ites de ,ces milles joies, Iplaisirs, rêves et déc€'ptions, r.ha:gTins de courte durée et sa,l utaires expériences dont sont tiossées les journées des enfa.nts heureux. ,Comm'e .l',auteur doit les ·connaître, Ices enfants, 'p our les faire parleT ' ave.c 'autant de vérité et note·r avec. une teUe justesse leurs ré8Jctions spontanées et l('~ Im ouveme,lt't s de leur sensibilité. - Le décor? Une pe,ute vüle de ch ez nous, sa poésie sim'p le et ses braves .gens; et 'lorsque, de temlp s en temlp s, on Is~évade., c'est ave.c ses yeux .tout neUifs ,que Zaza conte,m ple les beautés ,de l,a ville, de la .forêt et de la férie d 'une f,ête véniti('.nne ou de Ja Grotte aux .fée.s. - L'histoire de cette ,fi.lle.tte hien vivante enchantera sûrelm ent les enf,ants de 8 ·à 112 ans qui ,s'as·soc.ie:r ont tout n a turelle,m ent 'a ses plaisirs et à ,ses .p eines, p,ar,ceque ;bien souvent ils s'y retrouveront eux-mêmes. De ;plus ils y .puiseront .quel1qu€'S ile·çons que l'auteur dissimule dé'li,catement d ·ans son 'l"écit et dont ils tireront If acilement la ,conclusion. Un joli 'H vre en vérité ,que "Zaza» ' se présentant sous coQuverture ,f orte, ag:rémentée d'une co'quette iHu'stration en cou,l e·urs; ,}oe texte d'une 'Par,f aite lis·i b,i lité est aeocompagné de vignettes suggestives qui se r 8Jpportent oà ,chacune de ces histoÎ'l'E's et dont dues oà 'la plume de V. de Me,s tral Combremont.
HISTOIRE DE LA SUISSE 1 Quand les événements .prennent un ·cours violent et .p réCipité, l'tho'm me ,qui ,pense éjprouve le besoin de l·eur assigner aussitôt dans 'P Histoire .J·eur place et leurs pro·p ortio'lls. Quand le pays exige de ,l a jeunes·s e discip.line et abnégation, .il ,f aut ,l ui dire au nom de queUes traditions on Il,ui de,manicle ,ces ,s'a;crilf ices. ,Quand se dél'ou.lent tant d'événements sur .lesque,l s nous nE' Ip ouvons avoir ,d'ia;ction, le:s dtoyens ·s oucieux de l'avenir tiennent, Ipour que nous puiss,i 6ns ,plus èflfi:cacement ,oonc-ouri,r .à l'éla,b oration ode notr,e destin, à être exactement .fixés sur les valeurs ,q ue nous avons à sauvegarder et les ,e-x[pé.riences .passées ,qui peuven.t ,g u/i der notre ,conduite. -c'est 'p ourquoi le,s ,t emps ,que nous vivons rendent particulièrenlE'nt nécessaire Uille suffis'ante connaissance de notre histoir,e nationral,e. ·Ce besoin vient ·de recevoir une fort o·p portune satiS/faction par ,l,a réédition de ,« ,l 'Histoire de l,a Suisse,}) de \W1iJlia'm IMartin, .le j.ouTnaliste et Il'Ih isto'rÎ'en, dont Je souvenir est là ,peine atténué. ICe lÎ\Te If ut écr.it en lm2J6. Est..,ce la CJl,airvoyance de son auteur? Est-'ce ·p arce que nos pl'opreBanxiétés de J'.entre-deux-guerre ont reçu depuis lors .la 'Plus brutale justitfi.cation? Le t'fait e,s t ·que Coet ouvrage, a près ·dix-,sept ans, semÙJile daté d'hier. E'crire en trois cents pages :l'.histo,i-re infinime.nt ·c om·p lexe de nos vÏ-ng1t-deux Etats" de J.eurs i3.J!Hances, -de tleurs querelles, de leurs eoff.orts ipOUl' se fédérer, était déjà U!I1 tour d,e Ifo-l1ce. 'M ais \Wlllia!ffi IMartin, ce bon Suiss·e doté d'un es'p rit vraiment ·e,u ro,p éen, a f,a.it \.plus: il aconstarnm·ent su situer ,n otre Ip ays d ,ans Bon eadre .continental, rattaCiher :les Ifaits de notre 'PoEtique aux ge·stes des grandes puissances, trouv'el' clans les la lJüvnces, .les :oa:pitulations, lIa garde ,des Passages e1t la NE'utralité l,es .liens qui, tantôt ,r oi'di's, ·tantôt .pilus souples, nous joignent là d'autres de·stins. ·'Wîi.llia:m !Martin Ille s'est pas encomhré du imÎ'Illitieux détail des événements; mais ,leurs ·cause-sont solliC'ité c.e ,cheur,cheur sagace ,e,t ,l eurs eUe·ts ont re1tenu 'ce patriote dairvoyant. Et toute dépourvue ,qu'ell.le soit ode [pittoresque lane,cdoti.que, cette Histoire ·entraîne :l e Joecteur ·d,ans une course lumineuse et aérée, là Ja suite du brillant es'prH qui ,l'a tracée. 1 '·Wtilli.am ,Martin Histoire de la !Suisse. Un volume in-8 'b roché Fr. 6.-. Lib rai r,i e Payot . .Lausanne.
DE L'ANXIETE ENFANTINE 1 Etude psycho,l ogique et pédago.g ique
l
1 J. de Mestral-Com!brmnont Zaza. Un volume in-'8 ,carré sous couverture ülustrée et oil'l. dans le texte. Fr. 4.50. - 'L abrairie Payot, Laus,anne.
Frap'Pée de voir lels l'lavages que Il',anxiété :f ait dans la vie de nombreux enfants; mais 'Plus frap.pée elll'core ,par 'l 'essor .nouve'au ;que prennent ,ces jeunes vies ,q uand l'anxiété ,a cE'ssé d'être ex<C'es's'i ve, l'.a;uteul' 'qui ·es>t ipsy,ohologue sipécial1isé ,pour Iles e'11'fants dMf,i ciles, s"est pro,p osé d'étudier da:ns .son ens'e'm b'l e ,le \p'l"olblème de l'anxiété enfan-
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-62tine. Son ,s'Uj'et lui a été dicté ,p ar ;lIa :p ratique, et il en ac:her,ché la s'Ü.lution 'm oins dans ILes déduc.tions théoriques ·que dans 1'0:bts8ll'vation toujours renouvelee d'enof.ants ·anxli eux. L'auteur ,constate que ,l 'anx·i été n'est pas ,prop,r,e ,aux seuls inad,aptés et bien que ·s on intérêt ait d'aibord été suscité -par un ,proihlè,m e de' lia :psychologie p8Jt'h'Ologilq ue, le noyau de son étude est tl'analyse d 'un 'pihénomème sipolltané, soit de 1a lutte de ·l'enfant c'Üntre .l'·a nxiété. La ,p arti'e péda.gogi,que est :p,r écèd'ée d'un chapitre !p sychologique dans lequel rauteur délfinit l'anxiété et ,s,e,s -p:hémolm èmes ap!parentés, soit l'alll,g ois's'e, Ila ;peur ert la :crainte. :La .p résente étude est la p.remière monographie de l'anxiété enfantine, biE,n que beauC'ou.p d'auteurs en aient soulig né 'l 'impo,r tance. Son orig,i nalité 'cons:i ste en Ice ,q ue il 'antiété 'est ,considérée 'co:m ;ne un 'p hénohmène normal, résultant ,a,e l'équüiihre ins,t ahle entre des for.ces slLpra-individueUe·s, le devenÏJ.' d'une Ipart, le désir d'invariance :de l'tautre. 'L 'auteur considèr'e 'l 'anxiété co,m me morbide seulenlent quand eille est d'une intensité te:11e que la lutte 'contre elle est assez ,a bsoribante pour entraver sérieusement le plein déploienleIlt des .forces de 1'indiv~du, a·dulte aus's i bien qu'enfant. Cest aussi la 'p r,emière ,fois, en tout .oas dans un ouvrag e de langue If rançaise, qu'une large ·pl.a,ce est .faite à l'alPplication des théories de C. G. Jung à la psy:c:hologie de l'enfant. 'Cette ,étude a autant d',i ntér.êt 'Pour les !p.arents et les éducateurs que ,p our les !psyC'hologues et les méde'Citns. 1 Marguer,i te Loo,s li.,Usteri, IDr :en phil., chargée de cours à l'Institut des Sdences de ·l 'Bducation, Genève. Editions Hans Huibe,r , Be,r ne. Broché Fr. 6.-.
LES CARTES GRAPHIQUES DES INDUSTRIES SUISSES
Pour contr.ibue!l' à Il.a ·dolcumentation sur notre éC'ono:mie ~a~i~l11~}e, le Bureau fédéral ,de statistiques ,a Berne a eu :l'lheureuse InItlatIve d 'éditer, sous le titre d,es «cartes ,des industries de :la .s~isse " un atlas de format très m,aniaJb.le et d 'une Jo-rt jolie ,p -résentatlOn. P.ar u?,e -douz'aine de Ifeuillets séparés, 'en 'couleurs, sous lforme de ,cartes geoO'rap:hi,ques complétées !par un ingénieux graphique de 'P~iIl'ts et :de 5 l , 1 .lecteur saisit d'un seul 'cOUp' d'œil 'où s'o nt ét8Jb.lles nos Incer,c es, . e , . t '1' . mlble dustries Ip,r incipalels et :cO!I Dluent e,]1es se repartlssen S'~I eIl>se. ' dlU pays. U n texte 'P,ré'eis elt c'OI1Jcis vd.ent 'colDJ)iléter :la 'PartIe . , .grapilll'que, et ,fournit m,aint ,r enseignement intéressant ,s ur les dilfferentes données ,statistiquE'S. Par son fo-rmat cO'I Dmode ,aunant que Ipa:r sa .prése'lLtation judideus.e, ce Ip etit atlas ·constitue une d.o,c umentation eXlcelH ente sur inO1
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tre géolgr8.{phie économtÏ:que. n est 3Jp!pelé à .rendre de !précieux servi·ces non seulemoot pour 1'enseignem8lnt second·ai,r eet su'p ér,i eur, mais apporter,a ég·alemen,t une ,aide bienvenUE' aux profanes et aux s,p,écitaliste's, -désireux d'étendre le1urs :colltnaissances. Ce!pendant, oe,t ouvrag.e e,s t d8lstiné surtout au 'corps enseignant. 1,1 y ser·a a'ccueiHi ,a veo satis·f action, Ic'ar il per.m et à Ch8.{qUE' ,m aître et Iprofesseur d'enseigner d'une .m anière suggestive et de démontrer sans 'Peine le jeu et l'importance de nos forces économi'q ues. Son Iprix modique le 'm et à la pOil'tée de tous et aider,a à ,populariser rapide,ment .cette .coUection de douze ,cartes .grapihiques. Pour ·les co.mrrnal1'dels, .s'adresser au J3ur8lau fédéral de ,stamstÏique, à Berne. 1
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pour la jeunesse
On entend souvent les gens d'âge 'moyen ,:parle.r avec aJIl1ertume des jeunes gens et ·des jeunes filles d'aujourd 'hui, à qui ils re,prochent ed se montrerde se montrer trop épris du mouve'm ent, trop enclins ,au plaisir, plus au moins rruffiné, tro,p ,amateurs des s·atisfactio'l1s matérielles, trop attachés ,à' Il'ar:gent. Il y la dans C'es criti1ques un peu de vrai, !beaucoup de j,a ux: pour dre, l'aimerjuger avec équité la jeunesse, il faut s'approc'her d'elle, la comprendre, l'ai,m er. Au fond, ,ce que lIa ,g énération d"hier repro,che le .p.lus à ·ceUe d'aujourd'hui, ,C"est de paraître trop difféTente d'e,ne~mème. ,Elle ·oubHe qu'·une profonde révolution ulOl' ale et sodale, une vérit3Jhle ·catastrophe les sépare., et que ce n"e,st pas 'la. .faute des jeunes d à Iprésent si eHe s'est ,p roduite. . Ils n 'ont point nos qualités, disent les messie'u rs ·de 'l'âge m.ûr. Peut-êtr0, .matÏs ils ont les leurs. Ils sont Imoi,n s timides que nous n'étions, ils ont ·le goût de .l'énergie, ils ne comptent ,p oint sur les autres, mais ,SUT eux-mêmes. INe des J)llâmons .p as; plaignons-les ,p lutôt de 'm ·anquer de tout ·ce qui ,a fait le .cha1'lme de nos· jeunes a-n nées .a. nous et qu'ils ne retrouveront Ij'Rmais. Regrettons de n"avoir pas su mieux prépare·!' leurs dé.buts, de leur livre·r u.n llTIonde si ineerta;in, si -triste, et .où grincent tant de !haines . . Aus·si bien, là moins d'une ,catastrophe totale qui, il faut l'espérel'" nous sera et là eux épargnée, soyons ,p~rsuadés Iq ue" ,l'âge v,enant., ils nous resse1mibleront .b eaucoup 'Plus qu'on le croit.
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Hs ,a pprendront la patience et la ,nécessité du s3.'crifice, Ils sont tro:p enC'lins ,à 'l'égoï,s me: :Ï,ls s'apercevront .assez tôt qu'il ne ,fonde rien, I>as même un étroit bonheur d',i ndividu. iMlais nous-mêmes, n'avo!lB-nous pas été égo-ïste·s ,a ussi vis-'à-vis de ceux 'q ui nous .p récé, daient? 'Nous y :mettions sans doute plus de formes. Tout cela n'est qu'.ruf.f.aire de sunface. ILes jeunesd'aujou~d 'hui valent dans -l'ensemble ,ce que nous valions à leur âge. Et ils élèveront .p eut-être mieux leurs enfants que nous n'avons élevé les nôtres. C~st pourquoi soyons Imodestes dans IllOS jUjgelm ents et, avant de ,cond,a;mner nos fils, songeon.s . un peu l,a ux llères, 'aux 'm ères, :q ue nous avons été ,p our 6UX.
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