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L'Ecole primaire, 15 janvier 1933

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No 2

M. YI' CHAMPERY . lchelet .J ean-Joseph , inst.

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se règle~t par chèque postal II c 56 SIOn, ou à ce défaut contre remboursement.

To~t ce qui concerne la publication doit être adressé dIrectement à M. LOUIS DELALOYE, Secrétaire au Département de l'Instruction publique à Sion.

Les annonces son.t reçues exclusivement par PUBLICITAS, Société Anonyme S\1isse de Publicité, Sion Rue de Lausa.n ne 4 - Tèléphone 2.36


1 1

No 2.

52n1e Année.

LIBRAIRIE PAVOT Lausanne. Genève. Neuchâtel. Vevéy • Montreux. Berne· Bâle

15 Janvier

1933 ~

L'ÉCOLE PRIMAIRE ORGANE

DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE o'ÉDUCATION

~~~~============~=================~

VIENT DE PARAITRE:

LA RANDONNÉE AFRICAINE PAR

le Dr Fréd. BLANCHOD

Un volunu' in-Sn illustré .

r elié Fr. 10.- : broché Fr. 7.50

Sous ce titr e, le D r Blanchod, dont on n'a pas oublié « Le b eau voyage autour du monde )} , r aconte sa traversée d e l'Afriq ue n oire. Son récit est illustré de 1l00nbreuses photographies originales prises dans les tribus de la Basse et de la Haute-Guinée, du Soudan. des territoires du Niger, du Dahonley, du Togo, de la Côte d'Or et de la Côte d'Ivoire. Le Dr Blanchod a voyagé à pied, il c1wval, en pirogue, en Inédecin touché par les fléaux qui ravagent les peuplades noires, maladie du sOlTIlneil, 111alaria, dysenterie, parasites de toute sorte, en hOlnme de science passionné d'histoire naturellp et en artiste sensible il la beauté des paysages tropicaux. Au cours de ce récit captivant, on comprend comhien la natun> africaine lnanque de mesure: la barre toujours fracassant les flots, la chaleur suintante des terres côtières. les froides nuits du SaheL le désert torride de vent brûlant, les mari'cages pestilentiels, les pluies en tornades, les fauves guettant rh0I11nH'. les sauterelles recouvrant les cultures, partout et toujours l'excès de splendeur et de lnisère du Inassif continent où les Noirs fétichistes chercllPnt par des rites absurdes il conjurer leur mauvais sort. ,Ce volunle présenté sous une gaie COllVf.:rture coloriée fera les délices des jeunes assoiffés d aventures pt des adu ltes apaisés qui ainlen t voyager dans leur fauteuil.

SO:VYVh\ IRtE : IA ppel du Dépa:l1tem ent en faveur de la culture physique. - Avis divers. - ·Manuel de calcul oral. - ,S ou d e Gérond e. - R emè d e là un grand m 3l1. - ILa méthode « Coudu'ier». - ,Chro-· nique de l 'Union. - L angu e français e. - Enseignement du vO.cabulaire. - NOS P:AIGE:S. - L 'entr'aide nationale ,enseig n ée à la. j euness e. - 'L 'ens eign ement ,par le croquis rapid e.

Appel du Département de l'Instruction publique en faveur du développement de l'enseignement de la Culture physique L'année dernière, par la voie de l'Ecole Pl'irriaire, au vu des ' maigres résultats obtenus par .les jeunes gens de norre ICanton lors des examens d'aptit!lde physique qui ont lieu lors .du recrutement, nous avons cru devoir attirer l'attention du IP ersonnel enseignant et plus spécialement celle des maîtres 'q ui enseignent dans les cours co~plélnentaires sur la nécessité absolue qu'il y a de réagir contre cet état de choses. ILes résultats des dernières ·opérations du recrutenlent ne s'étant guère révélés plus brillants, nous engagent à attirer, à nouveau, votre bienveillante attention, sur .J'obligation iInpéTieuse qui vous incomlb e : préparer les jeunes gens en vue de ·ces épreuves. A l'analyse des résultats des examens de 1932, nous avons constaté avec une légitinle satisfaction que les jeunes gens des localités où cet enseigneluentest .donné luéthodiquement ne lnanquent ni de vigueur, ni d'adresse. Il y a au ,c ontraire de belles -ressources III exploiter; il y va non seulement de l'honneur du Canton, mais avant tout de la santé de notre jeunesse. Nous denlandons fonnellement que dans les Ecoles prhnaires d'abord, la gYlnnastique 's oit enseignée conformélnent au guide fédéral qui a été relnis :à tout instituteur et là raison d'une heure par selnaine. IMM. les Inaîtres des cours complémentaires sont invités à consacrer au lnoins les trois heures prévues par le Programnle ià des exerckes physiques. Ils s'en tiendront surtout là la préparation des épreuves exig-ées lors du recrutement: lever d'haltère, course, saut en longueur, jet du boulet. Dans cet ordre d'idées, nous recomlnandons vivement, con1lne œuvre post-scolaire, les ICours d'instruction préparatoire sans armes et avec arInes, organisés par l' « Association Valaisanne pour


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le Développeulent de 'la (Culture Physique et de l'Education .Nationale » . " . .' ~es in~tituteurs, spécialell1ent ceux qui revêtent ~n grade dans l'arn1.~e, dOIvent se faIre un devoir d'organiser "ou 'de contribuer là organIser un de ces cours dans leur ·COInÎ11.Une. . ' Le~ ~1.1.en1.bre~ du personnel en~eignant des ICours coml;léInentaIres dOIvent faIre tout leur possIble pour faciliter la tâ'c he du recr:üen1.~~1.t aux !110nit~1~rs. qui ont ep.trepris lq. fornlation d'une sectIOn d InstructIOI; 111.lhtaIre préparatoire, s'Hs . ne peuvent pas s'en occuper eux-n1.en1.es. INous ajouterons que la dernière Conférence de' la Comn1.Ïssi.on ca?-tonale de 'P . e~ du ,Corps inspectoral s'est occupée de 1'1lnP.ortante questIo~1. qu.' est cene de ..}' eri-seigneIn_enr-.de ra · cultul'e 'Phy~lqU~ chez no,s. Jeunçs gens .: lMI~r .. ~es Insp~çt~urs ûntété .priés de sIgnaler au Departeluent les maltres qui ne se conformeraient pas aux présentes instructiol1s. ". l" '. :• -

FE.

~ .Nous c~nI~ptons. :sur v~us, \ persuadé .que yoU~ ayez. conscience de vo tre . n1.lss~on qUI CO~).slste non seulement là ·élever l'âme et à for.lll,er.Yllüelhgence d~.s êtr:s qui ;'ous sont 'coll.fi~s·, li~ais gue velUS devez . ~galeI~ler1:t contIl,h uer au devel9Pp.e inent de la force physique de notre .pel,.lplç. . .. : .... . ' . .. ..

N,:-B. ~ Nous rappelori~' ql~e les ' exel~cic'es sont app~·éciés COll1lne SUIt: a) .Srnzi' en '.'

Le lnontant de l'abonnement des membr-es du Personnel enseignant à l'Ecole Prin1ail'e a été, COInn1.e ces années dernières , retenu sur la mensualité de Novembre. Les autres abonnés qui ne se sont pas encore acquittés du montant de l'abonnement pour, le cours s'c olaire 19'32-33 sont instan1.1nent priés d'en verser la contre~valeur Fr. 6.- sur le lConlpte de 'Chèques II C 56, cl'ici au 5 février. ,Les abonnelnents ' qui n e seront pas payés pour cette date, seront pris en remboursement, sans autre avis; ,c eux-·ci seront majorés des frais ,de recouvren1.ent. L) AdnlÎnisirntion.

Confé&'cnce des Bnstitutrices du district de Sion Nous rappelons la ·Conférence régionale qui aura lieu là ,SiGm, jeudi, le 19 janvier 1933, à laquelle Mesda111es les Institutrices ont toutes été convoquées par un avis personnel et détaillé. Ordre du jour:

9 heures précises: .Séance de · travail tà l'Hôtel -de la Planta: « Revision du program'nle des travaux manuels ». 11 h. 1/2 : Dîner en commun. 2 heures précises: ,à l'Ecole normale des filles: Conférence de M. le 'Professeur Devaud sur la pédagogie soviétique. Dr Mangisch) Inspecteur scolaire.

lqI~gueii;~ ~:' No~el j)bu( l!I~~ sal~t de 4' n~. ~·-5'0:-·et . plus:.' .

3·. rû:· 8'0 à 4 lU: 49 - 3- .nl. . à" 3 '111. 79 4 2 'in ~ . h- 2 in. 99" » 5 Inoins de 2 lU.' b) Lever d )haltère (17 kg.). Notc ' f pour 10 .fois "~ 2 - 8 · ou "9 fois' 3 6 ou i- .fois ' -4 3 ~ . - 5 "fols »' 5 0 'à 2 'fois -' '. .

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.

.»

2.

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3

'c) 'Cozirse 80 m. Note

1,

pour une durée de moins de' 11 seCOndes . » 2 . . . )} 11.2 où: 12.2 secondés ' " 31 12.4 '2 13.6 s~ondes 4J 13.8 Ù 15.2 ·secondes 5' ». plus de 1.5.2 secondes -cl) Jet du boulet (5 l~g.). Note 1 pour lÙ1 ' jet de 8 Ill . .50 plus. ». f. » . 8 m. ::\ 8 n1.. 49 3 7 in. ' à 7 -m. 99 4 » 5m.50à.'6m.-99 5· .moins de 5 m. 50 ·

et

Conférence de M. le Professeur Devaud A l'occasion de la ,Conférence régionale ,féminine du district de Sion, .~I. l'abbé Dr .Devaud, Profess'e ur de pédagogie à l'Université de Fribourg, -fera une causerie destinée particulièrelnent aux n1.aÎtresses et au HlaÎtres de la ville et du district de Sion, lnais à laquelle tout le personnel enseignant et tous les gens d) école sont chaleureusemeni' invités.

Placée sous les auspices de la Société valaisanne des Institutrices du Valais rmnand, cette IConférence aura lieu là l'Ecole normale des .filles, là -Sion, jeudi le 19 janvier 1933, à 2 heures précises de l'après-Iuidi, et portera sur un sujet de grand intér'êt et de douloureuse actualité: «

La Pédagogie scolaire en Russie Soviétique».

Inutile d 'insister sur les éminentes qualités du :P rofesseur Devaud, grand an1Ï du Valais, d'ailleurs, et qui s'est déjà révélé là l'admiration de Mes-dan1.es les Institutrices, lors de leur Assenlblée générale du 24 av ri 193'0, où il traita, en l11.aître, le sujet à la 'f ois délicat et opportun de l'Education de la pureté.


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Aujourd'hui, l' éloge lTIlênle du ,Souverain Pontife s'est fait entendre dans le concert d 'approbations qui ont ,salué les travaux du savant conférencier sur la péda,gogie bolchévique. C'est donc bien, une rare et p r écieuse occasion que celle qui s'offre 'à notre personnel enseignant, le 19 janvier, d'entendre .u n exposé où, conlme on l'a dit « la foi du prêtre et la sagesse .du théologien animent si hautement l'information du spécialis te » . [Cette conférence sera donc un suc'cès, par Là surtout qu'elle régénérera nos volontés, dans l'âpre lutte à soutenir, pour nos conceptions chrétiennes et spiritualistes, contre l'envahissante doctrine de matérialisme universel, où l'usine tient lieu eTe telnple ; la fabrication, de divine oraison; et la production, de charité,

Dr , M.

Cours

e cadre

Le cours de ,cadre que l'Association valaisanne organi~e annuellement aura lieu les 21 et 22 courants, ,à Sion. . Vu l'appel ci-dessus , le Département de l'Instruction Publiqùe engage vivement les membres du Personnel enseignant que la question intéresse, à assister à ce .cours. Ils sont autorisés à donner congé salnedi le 21, journée qui sera ren1placée par l'aprè~­ midi du jeudi 19 courant. Ce changen1ent devra. être portré immediatement :à la connaissance de la Comn1ission scolaire. (ICommuniqué.)

fi ITlesdames les Institutrice.s Vu les dispositions de l'art. 11 al. 2 de la loi du 15 novenlbre 1030; Le Départen1ent de l'Instruction publique du Canton du Valais fixe COlllme suit les conditions auxquelles les institutrices mariées sont soumises: En principe, les institutrices 111ariées peuvent continuer ù pratiquer l'enseignelnent. Toutefois, elles ne doivent pas oublier qu'elles se doivent en pren1Ïer lieu à la fmnille et à l'école ensuite. En conséquence, une institutrice sachant qu'elle va devenir n1ère doit suspendre l'enseignement au 1110ins deux mois avant l'accouchelnent et ne repr endre ses fonctions scolaires au plus tôt qu'un nlois apr ès. Si l'état de grossesse était par trop ·m arquant, il serait convenable de su spendre l'a'ctivité s,c alaire plus tôt. . La période qui précède et suit la naissance de l'enfant étant assimilée à une Inaladie, les dispositions de l'art. 2,2 ,d e la IL oi précitée sont applicables aux institutrices _qui deviennent mères pendant la durée du cours scolaire.

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Manuel de calcul oral Dans le No du 1,5 Novembre écoulé de l'Ecole Primaire, nous avions 'c onseillé au personnel enseignant l'a-chat du livre de calcul Inental ( Partie du maître) en usage dans le canton de Vaud. Depuis, nous avons appris que ce manuel est épuisé et ne sera pas réinlprimé. Nous avons alors exalniné quelques autres ouvrages de provenance diverse, mais aucun ne nous a donné suffisanl1nent de satisfaction pour que nous puissiorls le recon1mander. Nous ne voulons pourtant pas abandonner la question de faciliter la tâche de nos Inaîtres et de 110S 111altresses, en n1ettant en leurs lnains un bon Inanuel de ,c alcul Inental. Nous pensons, qu'là cet effet, le nlieux serait la r1édaction d'lm petit ouvrage contenant des exercices et des problèllles pour les degrés inférieur, 1110yen et supérieur, avec l'adjonction, à la fin, d'exerci,ces spéciaux pour les cours cOll1plélnentaiTes ou les écoles prilnaires supérieures. On pourrait adopter l'ordre du récent livre d'arithn1étique sans toutefois suivre la 'r épartition par années pour chaque degré. Il va sans dire qu'on y énoncerait les différents procédés de calcul nîental, 'spécialen1ent ceux du calcul rapide, et que les réponses figureraient entre parenthèses, à la suite des questions. La pr;éparation de ce recueil 'ne den1anderait pas un travail très considérable, puisqu'on pourrait utiliser les exercices et les problèllles du nouveau 11lanuel d'arithlllétique, en en Inodifiant les quantités pour les adapter au calcul oral. Du reste, nous savons que M. Marc Gaudard avait déjà préparé bon n0111bre de questions orales qui devaient être annexées au manuel ·de calcul écrit, Inais qu'on ne les y a pas fait paraître pour ne pas augu1enter le 'Olll111e et le prix du livre. Il est entendu que le nouveau recueil de calcul nîental serait à l'usage exclusif du personnel enseignant; on n'aurait donc pas à craindre le reproche de n1ultiplier encore les Inanuels des élèves. Nous SOU111ettons cette question à l'étude de ~1'M . les instituteurs, et nous les prions de bien vouloir, d'une 111anière ou d'une autre, nous donner leur avis motivé; ce faisa nt, ils se rendront 's ervice là eux-n1èmes.

our l es Pauvres de ;' nstltut du

ouverret

Mois de décembre Vollèges-Levron, -f ., fI'. 8.-; Sion, II aIl., ,f., ft. 3.36; Finhaut, f., fl'. 5.-; Val d 'IlIi ez, g. II, fI'. 5.45; Ayer, g., fI'. ,4. - ; ,1VIünster, ,g., fI'. 6.1 0; Vérossaz, g ., fI'. 4.'50; IN Iünstel', f., fI'. 8.30; IS embra-ncher, f. , fI'. 7.,60; Martigny-Ville, enf., fI'. 12.50'; Orsières-I,s sert, fI'. 11.-; Liddes, ,f ., fI'. 4.-;


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Mollens, f., fI' . 3.-; Chippis, g., fI'. 12. -; Vionnaz, f., 11'. 1-5.-; R.'evel'eulaz, g., fI'. 4.- ; Zermatt, f., fI'. 24:85 ; Fully, f., fI'. 28.60,; St...,J ean, h. -3.-; lVlayoux-iSt-J ean, fI'. 11.215; IMünster, m., fI'. K l0; H èr émence- . Enseigne, g., fI'. 4. -; 'R ied-.Brigue, ,g., fI'. 3.-; Mm:tigny-Bourg, f., fI'. 21.-; Conthey-8.ensine, f., fI' . 5. -; Trient .Les J eurs, fI'. 10.-; .Miège, fI'. 4..25; lS.ion , éc. a U. g. l, fI'. 4.65; Sion, éc. a Il. g. M, fI'. 9.15; Bourg.-iStPierre, g. et f., fI'. 4.3-5; Champéry, g., fI'. 10.70 ; Martigny -JCo'mber-l es Happes, m., fI'. 7.-; Riddel f. et enf., ·fr. 10 ..65; Nenclaz-:Bieuclron, fI' . 5.- ; ·M artigny-Ville., filles lill, fI'. 6.-; Magnes-iMéd ières, m., fI'. 5.-; Mas6ongex', g., fI'. 5.70; l\!Ia.s6ong.ex" f., fI'. 13.5'0; ,Sinn-L a Muraz, fI'. 3'.60; Leytron Produit, f., fI'. 4.60; Fully, g., cours moy en, fI'. 16.~; .ContheyDaillol1, f., fI'. 4. - ; Nendaz-Aproz, fI'. 11 ..4-0; Zermatt, g ., fI'. 7.-; tF'in h a ut, g., fI'. 1:0.-; Ayer, f. , fI'. 3.50; Mex, m., fI'. 6.- ; Martigny-Ville. g ., II, h. 2.1 0; Month ey, g ., fI'. 35.- ; Sierre, f., fI' . 25.'56 ; Bagnes-lCotterg, fI'. 5. -; Or.sières-Son-la.. .,Proz, fI'. 6.-; Dorénaz-Al esse, fI'. 3.- Steg, g. , fi. 4. -.

:: * * Dons parvenus directement à l'Institut des sourds-Inu e ts au Bouveret, dans les nlois de novembre et décemhre 1932. Ecole garçons, IL es Evouettes. fr. 5.- - Ecole inféri eur e des filles, 'B ouveret, fr. 3.15 - Ecole de Pradefort Arl. fI'. 7.80 Ecole des fill es, V érossaz, fr. 8.Ecole élémentaire L es ~vouettes, fI'. 1.55 - Ecole supérieure des garçons St~ROl~lain , fr. 4.40 - Ecole , des filles , Evolène, fr. ().- - Ecole ménagèr e, St-Séverin , fI' . G.-.

Remorque. - La tDirection de l'Institut r eçoit égalein~~1t avec les envois de tinlbres oblitérés (les papiers d'étain et -cl almnII1l?nl ne trouvant actuellelnent plu s d 'écoulenlent), et r ecommande Instamlnent aux enfants d 'en r ecueillier dans les fa111Î Il es , de l~s apporter 'à l'instituteur ou à l'institutrice, qui se chargera volontIers de les transm ettr e à l'établissement un e ou deux fois par an. rec~nnais~a.nce

Remède à un grand mal Les événements de IGenève, en noveInbre dernier et les troubles qui se sont produits r écenlInent sur l'un ou l'autre point d e notre pays, en manière de 'c ours de répétition ou de manœuvres d e troup es r évolutionnaires , ont dû dessiller -davantage encore les ye.ux à ceux qui ne voyaient que d'un e I11anière confuse et lointaIne le grand danger qui nlena,c e non seulenlent notre patrie, nlais l'Europe et la civilasation tout entière. Depuis un ,c ertain nombre -d'années, surtout depuis l'établissement du bolchévisme en ,Russie, il se 'fait un travail formidabl e de démolition et de destruction ; on ne se propose ni plus ni moins que le renversement brutal et systéI11atique du vieil é'd ifice ,s ocial,

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en en sapant les bàses : la religion, la patrie, la faInille ,' la propriété !privée. 'Cette \œuv'r e' satanique s'exerce tantôt en plein jout par la pr.esse, la confér-e nce, le ,c inéIna , la fonnation de cellules ou d 'organisations n ettelnent révolutionnaires; tantôt, en raison de_s cir.constances, d 'un e façon très 'd is'c rète, mais adive quand nlênle, -par des travaux d 'approche, des galeries souterraines conduisant ,a u fort là enlever. 'Et on se sert 'à ·cet effet de clubs oücultes, de vocabulaires conventionnels, de tennes alléchants, tels que ceux d e li-b erté, -d'égalité, d e üaternité, de pl'ogrès, d "énlancipation, etc.Il en était déjà ainsi dans la lutte sans iùerc-Î que la philosophie impie et lllaçonnique du XVIIIe siècle avait éntrepri-se contre ce qu'elle appelait « le fanatisl11e, la superstition et 'la tyrannie ». Elle n 'avait qu'un bul ' : le r enverselnent du trône et de l'autel, et le retour aux principes de hl nature ' et de la pure raison. " Devant le flot toujolIrs grQssissant des idées subversives et le dang,e r im'li,linent auqu~l eX1pose leur application, les pou,voii"s publics de ~ilaint's pays , du nôtre en particulier, s'éIneuvent'à juste titre et cherchent à y opposer des barrières ou des obstacles. ' On songe là prendre des Inesures de répression ,c-ontre les I11eh'é esdes pel;turhâteurs de l'ordre puhlic; d'aucuns delnandent l'~li­ niinatlon des lf onétions de l'Etat et de la cité de tous les élémeills n?tolreÙlent anarchiques. . Nous avouons que, pour notre COl11pt~-, nous n;avons,--q~l 'un.e très l11édiocre confiance dans l'efficacité de ces nloyens. Ils n 'elnpêlcher ont pas -les id:ées p'erver ses ' de ' faire leur ' chemin , .de s'insinuer , plus lentelnent peut-'ê tre, clans tous les ·Cas plüs 'habilemerit dans les nIasses populaires, surtout ouv'l"ières. Il faudrait déjà liIil""iter ,la liberté de la presse, exercer, une censure un peu sévère sur ..les discours publics, le -ciiléma. Et si 'l1lêIl1e ces nlesure,s étaient appliguées , le Inal serait encore assez jngénieux pour tourner les ' p iffi.cultés. , -Au XVIIIe siècle, dès ' Parlements de France avaient beau interdire la diffusion de tels ouvi:agés per'ni.c ieux, condamner C~l;­ tains é'c rits à être br C llés de la nlain du 'bourreau, décréter -la prise dé 'corps contre les écrivains inalfaisailts. Hien n~ y faisait. Ceux qui étaient sou s le ICOUP d'unnlandat d 'arpêt s'esquIvaient là tenips, gr âGe là la cOl11plicité -cl'alnis SÛrS et dévoués; .on installait dans les maisons p rivées des pr'e sses clandestines ,e t ,portatives, donc faciles -il. déplacer et là cacher dès la 11loind-re alerte; -on faisait imprimer à l' étranger l es œ uvres suspectes qui rentraient ensuite en Franc~ ,dans des voitures à double plancher; on substituait assez. fréquenlnlent aux livres destinés au feu , p;;tr ordre de la justice, des ouvrages tout à fait i~loff.el1sHs. N on, le moyen qui nous pa-raît as's urément le meilleur , Inais que dans la plupart des pays on n 'enlploiera pas de si -tôt, si toutefois on y recourt un jour, c'est de donner là la jeunesse une éducation foncièrel11ent religieuse. Nous n 'ajouterons pas les termes


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morale et patriotique, ·car la morale ·e t le patriotisnlc 's ont en connexion ·é troite avec la formation religieuse. Il faut aller à la sour,ce du mal et la faire tarir; les ' autres nloyens ne sont que des palliatifs. . . Si on en est venu à la crise morale et sociale actuelle, c'est parce que depuis cinquante, soiXante ans surtout, on a fait 'p reuve dans un grand nombre de pays d'une hostilité sourde ou ouverte, d'une ·m éfiance incompréhensible 'c ontre l'enseignement religieux dans les écoles des différents degrés; ,c 'est ,q u'ici on a radicalement supprimé l'étude de la religion; que là on ne lui a laissé qu'une tï1ace pard·m onieusem·e nt mesurée; c'est encore parce que dans bien des régions on prépare des instituteurs et des profes's eurs imbus d'idées d'incrédulité, de sceptidsme matérialiste, et alors, conséquence logique, sortent des écoles tenues par de Jels maîtres des phalanges toutes prêtes là participer à la désorganisation soCiale, a\fin de trouver l'occasion d'assouvir leurs appétits férocément matérialistes, car le proverbe : tels maîtres, tels élèves, reste toujours vrai. .' Ah! il est vain de remplacer l'austère morale de la religion par une morale purement humaine; morale bénigne, '~onciliante, souple. pour se prêter à toutes sorles d'accommodement's, ·b asée simplement sur l'honneur, le respect mutuel, l'am'énité des relations s'ociales. Cette base n'est que du sa!b le ou du terrain mouvant que le torrent des pa's sions déchaînées emporte avec une fadlité étonnante. Et 'c omment voudrait-on qu'il en fût autrement? Quand un homme n'a plus de convictions religieuses; que pour lui il n'existe ni ciel ni enfer; que son existence entière se réduit à quelques années passées sur cette terre, il est tout naturel qu'il s'efforce par tous les moyens de rendre ·ce court séjour aussi heureux que possible; qu'il réclame l'égalité des droits et des faveurs, et que si on ne lui concède point hénévolement ce qu'il convoite, il le réclamera « le chassepot au poing», suivant l'énergique et pittoresque expression de .Mgr IMermillod. Avec l'enseignement religieux, au contraire, l'hom·m e se re.connaît dépendant de son 'Créateur, dont il admire l'infinie bonté, l'infinie sagesse et l'infinie providen~e. Il voit ·e n lui un IPère, qui châtie bien quelquefois parce qu'il aime, mais qui récompense laTgeInent soit en ce monde, soit 's urtout dans l'autre ·c eux 'q ui l'ont fidèlement servi. fCette perspective des s~nctions éternelles allège le poids des misères temporelles re'frène les mauvais désirs, facilite l'obéissance aux 'lois divines et hUInaines, inspire le respect de l'ordre établi par Dieu pour le gouvernement des hommes.

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V oi~à pourquoi il ne viendra jamais ià un homme vraiment chrétien l'idée de se révolter contre l'autorité légitime, de refuser son service là la patrie, de retenir injustement le salaire de l'ouvrier, de frauder dans le .commerce, de violer les saintes lois du mariage, de saboter le travail de son patron, etc. Voilà pourquoi nous pouvons affirmer hardimep.t que les meilleurs ,chrétiens sont aussi les meilleurs serviteurs de la cité et les meilleurs pères de famille. On nous objectera peut-'êt're que certains hommes qqi on~ la réputation d'être de bons chrétiens violent souvent d'une :manIère assez grave leurs devoirs de charité et de justice. Nous répondrons. que, s'il en est ainsi, ces hommes ne sont pas chrétiens dans toute la ,force du terme, qu'ils n'en portent que l~étiquette; du reste, nous ajouteiJ.'ons que de tels hommes ne .forment qu'une exception et n'infirlnent en ~ien la règle. Est-ce que, lors de la grève générale de 1918, et 'r écemment à propos des troubles de üenève, il n'a pa's été constaté qu'on peut résolument compter sur les troupes recrutées dans les régions de notre pays où l'enseignement religieux ·tient encore dans les écoles une place d'honneur? où le respect de l'autorité, grâce là la doctrine et à l'exemple de l'Eglise, est encore quelque chose de sacré? Certains homIne non catholiques, nourris même de toutes sor_tes de pr,é ventions .contre notre religion, ne sonl-ils pas ' forcés, là la lumière des événenlents, d'avouer_ que J'.Eglise catholique · est une haute école de respect ·et d'autorité"'? Arrivons Inaintenant à une conclusion pratique. ·Messieurs les Instituteurs et chers collègues, nous avons un grand devoir à remplir depuis que nous avons a·c cepté la belle lnission de travailler !à l"éducation de la jeunes'se. N'ouplions ja'l nais que notre patrie seTa ce que sera la jeunesse qui nous est confiée. lEt notre jeunesse ne vaudra que par l'éducation ·m orale que nous aurons donnée. Tout le reste est accessoire. . !Mais pour réussir dans cette œuvre -capitale de la formation 1110rale, il faut le secours de la religion. Efforçons-nous donc de faire appr·e ndr·e régulièrement et très bien le catechisnle là nos élèves; expliquons-le leur; il n'est pas nécessair~ d'être un théologien pour ~nseigner ce que nous croyons ·n ous-m:ê mes ; n'abandonnons pas -e ntièrement ·ce travail aux past~uTs des paroisses. -Racontons ou lisons ,c haque semaine urie page d'éVangile, un fait de la vie d'e Notre Seigneur, ce grand sociologue, auteur de la nlorale sociale la plus sublime. Saisissons toutes les occasions de porter nos enfants au bien par la parole et surtout par notre exemple. 'En agissant ainsi, nous travaillerons de la manière la plus effi.cace à ·la fOT1nation de bons ,c hrétiens et, par voie de conséquence, è celle de bons citoyens. .


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Un instituteur . qui se Iuontrerait. indifférent, néglige.nt d,ans ce_domaine, serait l'auxiliaire, inconscIent, nous voulons blen 1 adIuettre, des libres-penseurs . et des ennenüs de la patrie. Quelle responsabilité! Nous prions Dien de l'en préserv.er. Le vœu donc , qu'au déhut de ,c ette nouvelle année, nou,s. présento~s . en not'r:~ nom personnel là tous nos collègues et specialement a nos chei s ancIens,' 'c'es~ que cha.ctiri s'efforc~. ~:'êtr~ avant tout et par dessus tout 'rlIi'\-'é duc'a teur vrainient clll'étzen.

Et là l'école primaire? B Y aurait peut-être 'quelque peu d'hypocrisie dans l 'indi.gnation contre un maître .dévoué qui, agacé par un gamin effronté, appUquerait sur la grimace impertinente un souffle~ sans suites graves. L'emploi -ou l'exclusion des punitions corporelles n 'est ni l'uni,que ni ,l e principa] critère de la valeur d 'un éducateur. Qui des deux vaut mieux, de l'instituteur consciencieux' :que l'ardeur peut ,à l 'occasion entraîner à une sévérité palpab'le ou du mercenaire dont l'indifférence et l'apathie laissent les élèves s'enliser d~ns le dévergondage? Mais.le zèle aussi 'p eut devenir dangereux, la 'p assion encore davantage.

La méthode .,., Coudrier"

Au lieu d 'apporter dans le débat une Opll11On personnelle, je préfère donne·i' ,l a parole tà 'Laurent Kellner, ,l 'un des 'maîtres chrétiens les plus méritants du 1ge siècle, un éducateur de toute son âme.

C'est le rèalement de compte ,ave,c pièces sonnantes et trébuchantes. Si J ean tourn~ -la tête pendant une explication, une claque ramène le visa.ge e11' avant -Paul arrive en classe sans devoir; voici des tapes ' en nombre pair. ILouis vient d'abuser de_ses ' biceps contre un cam~­ r,ade plus faible: œil pour œil, dent ·pOUl' dent Point n 'est besoll1 de la ,b ranche flexi,b le du 'coudriel'~ ,L a règle, la main ou quelque autr e argumeJlt frappant en fait aisément l'office_ La méthocle est vénérable par rantiquité, se reco·m mande .p ar sa simplicité et r,alliait .autre·f ois presque l'unanimité des suffrages. lVIais le monde a 'progressé. L 'humanitarisme olar.moyant s-est a-pitoyé SUl' le,s générations battues et a proclamé :que tout enfant e'3.t un « intoucha·b le». Vous ne trouverez aucun pédagogue valaisan qUl, dans une conférence régionale ou .généra.le, ait le courage de faire l'apologie des punitions corporelle.s . Lorsque, au dernier cours préP~­ ratoire du brevet de capacité, la métJhode « Coudrj ~r» fut propose e comme objet d'un éohange d'idées ,instituteurs et institutrices, unanimes, traînèrent la maudite aux gémonies. Est~ce que M. ,M., dans ,1' « Ecole primaire» du 15 décembre, n.·a pas exécuté un mort? Je ne pense pas ,que les phil.aùthropes anciens et modernes ·ont résolu définitivement la Iq uestion 'par l 'abolition des punitions corpore'l les. Il faudrait avoir changé la nature sensitive de l'enfant, tout impression, tout instinct; allez raisonner avec un bambin de ,quatr e . ans . lEt ,ce n 'est pas toujours la connaissance du devoir Iq ui' fait défaut chez le délinquant. Il y ·a des têtus très clairvoyants. ,Les conflits entre l 'autorité paternelle et la volonté récalcitrant e de l'enfant sont l'objet d'une recommandation divine: « Celui qui épargne la verge hait son fils» (oF'rov. XHI, 24.) A cette&ages·se inspirée, fait écho le di·cton populaire: « Qui aime bien, châtie bien». Ici il faut insister sur « bien» qui n'est ni un adverbe de 'quantité ni un synonyme de « l;:>rutalement ». La correction manuelle et lé fouet,appliqués .iudicieusement aux jeunes enfants, ne s'Ont nullement déplacés da ns la famille. Nicolai~7 estime 'que, si le fouet est nécessaire en principe vers deux ou troi s ans , il est mauvais à dix ans et scandaleux plus tarel.

En 18,33, encore Ijeune instituteur de 22 ans, Kellner suivait la coutume générale et employait avec tact et modération les corrections a vec la baguE)tte f.lexible. Ver.s 1,8'50, déjlà bien expérimenté, il écrivit dans s·es aphorismes pédagogiques ": « Au lieu .de longues dis'cussions, je voudrais demander à chaque instituteur s'il ne tient pas l'école pour la meilleure dans laquelle les punitions corporelles sont rares ou même exclue·s, et s 'il désire ,être observé ou ,surpris 'p ar l'ins'p ecteur au ,m oment où il châtie ses enfants ...i.~~ lui demanderais aussi 'quels jou.rs il quitte .sa classe avec s.atisfarirlon, si c'e·st ceux où il a large'm ent usé de la baguette ou s 'il n,e.st l~i!l intérieurement plus là son aise s'il peut se dire: Aujourd'hui, je n'ai ..<:;hâtié aucun enfant. y a-t-il u~logi,que plus dangereuse 'que celle qui consiste à dire : Parce que les ~ëlifants sont battus à la maison, il faut Iqtùls ressentent aussi à l'école la violence du bâton?

Dans 'ce domaine ,aussi, la f.oi 011ère des miracles. ,si l'instituteur convaincu ,qu'il peut instruire et éduquer sans la baguette, la réalité r.,mfirmera cette r.onviction. 'Mais si, au contraire, il se laisse dominer par la ~passion, son école retentira sans cesse des cris d'enfants maltraité·s . . ,Polmquoi un instituteur e.mploie-t-il la baguette plus ,qu 'un autre? Est-ce parce qu'il instruit d'autres enfants? Si ses enfants sont différents, qu'il se "demande ,s i ce n'est pas lui qui les a rendus tels. L'à où plusieurs maîtres tr,availlent à la même école et dans la même localité, il arrive souvent ,que l'un recourt continueollement là la baguette, tandis ,que l'·autr,e, s ans sac-:,'ifier la dis·cipline, s 'en passe presque complètement. S'il en est ainsi, .q ue s 'ensuit-il? Il faudrait faire appel à l'honneur professionnel et se demander: Ce qui est possible là tel, pourquoi n'y réussirais-tu pas? En t'.amendant toi-même, tu corriges les enfants. La p.lupart d'entre nous ont réuss.i là ·b annir le,s punitions COl'pOl'elles des leçons de relig ion. Je souhaite que toute ,leçon" à l'instar de l'enseignement religieux, nous unisse là Dieu, » 6 ::;(,


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Pendant ses 38 ans d'inspectorat, 1(e11ner a pu observer de près la vie du maître d'éco le. En 1889, vers la fin cl une car r ièr e pédagogiqu e très féconde, il écrivit ces mots: «Ma :l ongue expéri enc e m'ens eigne que des instit uteurs au tempérament vif, jeu nes ou m,è me âgés, compl'omettent souven t l eur position pal' des punitions corporelles irréfléchies et pa.'sionnée·, perdent l'es tim e et la confiance et se trouvent impliqués clans de funest es poursuites ju diciaires.}) G

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'engag~ment La loi sur les ,c ondition s d 'engagenlent a don c fait l'objet de la part de ,:\1. le Chef du üép artement de l'I n struction 'P ublique d 'u ne causerie particulièr emen t intéressante lors de notr e assemblée générale. Nou s publions ici, là l'usage de n os lecteurs , quelques considérations s'y rapportant. Elles sont extr aites pour la plupart du procès verbal de l'Assemblée. Nous r elevons tout d'abord q u e le Grand Conseil ne ser a point appelé ~t élaborer un règlement relatif là cette loi. iL art. 24 est ains i stipu lé « Sous r"éserve de l' art. 14, les d iffi!cultés qui' p euven t surgir dans l' exécution ou l'interp r étation ' .de' 'la . pr ésen te loi sont tranchées par le Départenlent de l Instruction Publiq u e ». I~ette interpr étation n e p eut intervenir que p our des cas par ticu lIer s, elle reste personnelle et provisoire. Dans le cas 'c ontr a ire elle r evêtirait le caractèTe d u n r èglen1.ent dont l'élaboration est du ressort du IGrand Conseil seul. Art. 2. La 110lnination du personnel enseignan t se fait par le conseil cOlnmunal. Ce texte est .clair. ,Le Département n e p eut donc que prendr e note des offres de service qui lui parviennent pour les tran smeUre a ux comnUll1 es dans l'or dre des ar rivées et selon le classement su ivan t : B . IC., ,C. T ., A. E . Ar t. 3. Les instituteurs et in stitutrices en possession du br evet de capa'cité ou d u certificat temp or a ire sont nomnlés pour 4 ans. Sau f convention contraire par écrit , le p er sonnel en seig nant, porteur du H . ,Co n e p ourra >êtr e d éplae é san s n1.otifs plausibles . La convention écrite p eut être faité une fois, au m om ent de la nOlnination. Pour les ins tituteurs ,e n possession du B. IC., cette nOlnination intervient dans une localité, lors de 'l'en gagem ent seulelnent ; à l'expiration des quatre ans , c 'est une confirmation et non plus une nomination.

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Les motifs p lausibles dont il est fait 111.ention à ce n1.ême aT,ticle doivent concerner la personne mênle de l'instituteur: conduite, Il1aladie, etc. Un avantage nlatéri el pour la COn1.nlUne n 'est pas un nlotif plausible. Art. 13. n 'n 'y a pas de r ésiliafon d'engagel11ent sans de Illotifs très 0Taves. Le recours au Conseil cl Etat denleure réservé . C'es t le code fédéral des obliga tions qui a suggéré au législateur cette expression « justes nlotifs ». Le ID éparten1.ent juge si les 11lotifs sont jus tes ou. non. Les Conll11UneS et 1 instituteur peuvent résilier le contrat sans de justes III 0 tifs. Dans ce cas, les tribunaux ordinaires tranchent. Art. 11, al. 2. IL es institu"trices Inari ées peuven t être sOlU11ises il des conditions spéciales ù fi xer par le Départeulent. Selon toute probabilité, ces dispositions sp 6ciales feront obl~­ ga tion là l'institutrice enceinte de quitter l' en seig n~nlent ,deu~ mOlS avant l'accouchen1.ent, pour le reprendre un mOlS apres l accouchement. Durant ces trois nloi s d'inac tivité l'institutrice l11.èrt-> touchera son 'traitement par le plein selon les dispositions de l'art. 22, l' accouchement étant aussi considéré comlne un e Il1aladie. Art. 15 b). L ' enseignement du ,chant et de la gyll1uastiquc pourr a êtr e confié là des spécialistes dans les conlnlunes C0i11 ptant p lus .de 400 élèves par localité. IL e traitell1ent de ces Il1aîtres ne faisant l"objet d 'a ucune disposition spéciale, le Con seil d 'Etat a donc pris la _décision de .p'articiper là la dépense jusqu 'à con curr ence du .25 %, ù l:?- condItIOn que le Il1aître soit p orteur d 'un brevet sp éCIal de HlaItr e c~e, cul~ tur e physique et q u 'il soit ap pelé à exer,cer dans une locaht qUI conlpte à elle seule plus d e 400 élèves. Art. 16. Les dispositions' de cet article sont égalell1ent applicables aux nlaîtres .des cours complé111entaires. Le domicile légal de l'in stituteur est celui que d éternline le code civil. C'est le lieu où l'on réside dans l intention de s'y établir. Art. 17 . Les oComnlunes doivent fo urnir le logenlent convenable 'à l'institu teur. Par 10geIl1en t ,convenable on doit conlpr endr e celui qu i est n écessaire là la per sonne nlêlue. d~ l ins ~itute~l~' nlais n on là sa fan1.ille. Cepen dant si les locau x nl 1S la la dIsposItIOn du Il1aîtr e sont su ffisants, ,celui- ci peut s) établir avec tou s les siens et dans ,c e cas encor e il con ser ve son d r oit là l'indeuln ité .de dép lacem ent. Art. 20. Jusqu"à ,ce jour les enfants n és a près le. 15 sep-' t en1.bre n 'ont plus touché pour l' ann ée en cours l'allocatIOn Il1en,s uelle .de 10 fI'. ,L e D épartem ent pOl"tera ce d élai à l'ouverture du .cours scolaire ou au l eT novembre.


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Par enfants mineurs l'on doit 'c Oll1prendre ses propres enfants et les enfants adoptés. ILes protégés ou les enfants, quoique là charge là l'instituteur, ne peuvent avoir aucune prétention à cette allocation. Le dernier alinéa de 'c et article a fait l'objet d'une décision du Conseil d'Etat tendant à ne faire bénéficier de l'alloeation de 40 fI'. que les instituteurs ayant là lel,u' ,c harge des enfants nlineurs. Toutefois, !M. Escher ,c onsent à prendre en considération la requête de l'Union à ce sujet et il proposera au Conseil d'Etat de revenir sur une décision confornle ni au texte ni là l'esprit de la loi. Art. 21. La :Confédération ne paye que les :-\/4 d 'un maximum de 13 fI'. par jour, et cela pour quelques services seulement. Elle ne verse rien pour les cours obligatoires el les services Rctifs, Art. 22. Par a,c eidents d'ordre professionnel, il faut entendre les lésions corporelles seules. • JArl. 23. Dès le prochain cours scolRire le traitement et les allocations seront versés au personnel enseignant directement. Malgré les explications qui précèdent, quelques articles peuvent laisser subsister quelques doutes encore. Qu'on lious les signale et nous nous ferons un plaisir de prendre des dispositions pour Inettre toutes choses au point.

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Meunier eut peur, et lâcha le pauvre ois.e au, qui s'enfuit là tired'ailes. Il n'aime pas les jeux, l'ami Bienfait, parce qu'il y est lnaladroit, mais ·s'il faut un 's econd pour une partie de billes, un quatrièlne pour une partie de barres, on .le trouve dans un coin, 'lisant un li v r.e , on le prend par .le bras, ·on l'entraîne doucement. « Allons ! viens 1 » Il cède toujours de bonne grâce: « Si cela ' v~us fait plaisir, j'y vais! » . Bienfait n'est ni ta'q uin, ni railleur. ,Ce n'est pas lui qui allume les querelles. Au contraire, 'dans la cour de récréation, on .Je voit calmer les disputes, conl1ne un grand juge' de paix: Non, je n 'ai jamais 'c onnu de meilleur camarade que Bienfait. EXERCICE 'DE LANGAGE

A. Sur le texte. - IColnlnent s'appelle ce caniarade' ? Quel est son surnom? Faites son portrait. Quelles qualités a-t-il? POUl~­ quoi s'est-il mis un jour èn colère? Aime-t-il jouer avec ses canÜl.rades? Que fait-il quand ceux-ci se battent? . lB. - ICitez les noms.' de quelques-uns de vos camarades de cla's se? Les aimez-vous tous .également? Quels sont ceux que vous préférez? Pour'q uoi ? Quels petits services peut-on se ren~re entre calnarades ? VOCABULAIRE ,

. Langue française Cours élémentaire Camarades et amis. Soyons de bons camarades.

J'ai pour voisin un écolier de mon âge. lIse nomme !Malfait, Inais chacun l'appelle ,B ienfait là caus'e de son bon caradèr·e. Il est long, 'm aigre, osseux, d'allures gauches et timides. Illnarche toujours à grandes enjalnbées; et quand nous allons ensemble à l'école, j'ai peine à le suivre. « Bienfait, ne va pa's si vite! » n s'an',ê te docilement ou ralentit l~ pas, mais pour une mInute. « Je t 'en prie , Bienfait, porte nlon sac; je n 'en puis plus! » - Donne! » dit-il avec un bon sourire. C'est un brave garçon, doux, patient, serviable, ayant, comnle on dit, le cœur sur la ·m ain. Je ne l'ai jamais vu en colère qu'une fois, et c'était contre ·c e grand nigaud de Meunier qui trouvait spirituel, - l'imbécile! --:- de plumer un chardonneret vivant. Ah! ce jour-là, il avaIt rail' terrible. Il se précipita, le poing levé: «\Mi.sérable ! lâche-le, ou je t'arra'c he les cheveux! » .

1. Les nOIns: Un compagnon, une compagne, un calnarade, la camaraderie, un anli, l'àlnitié, le taquin, la taquinerÏe. La brouille, la querelle, la réconciliation, l'accord. 2. Les adjectifs: Amical, serviaQle, complaisant; un ami intime, un faux ami. '~'I 3. Les verbes: Fréquenter, se lier d 'amitié, soutenir, prendre parti pour ... IEcrire ces nl0ts au tableau et faire compos,e r de petites phrases dans lesquelles el1treront ces noms, 'ces adjectifs et· ces verbes. \

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ORTHOGRAPHE Dictée. - Le bon camarade.

Un bon écolier ne se fâche pas avec ses 'c anlarades; il ne rapporte pas contre eux, et bien loin de Ifaire punir 'les autres, il 'cherche à ex'c user leurs fautes. Il n 'est pas égoïste, il prête à ses amis un livre, du papier, des plullles, ses jouets; il défend les plus jeunes contre les grands qui veulent les tourmenter. Soyez bons canlarades. Questions. - ·~1ettez une 'croix sous les verbes, un trait sous les sujets et deux traits sous les compléments directs. 2. Un bon écolier est-il égoïste? quelle est sa conduite à l'égard de ses camarades plus jeunes que lui? 3. IConjuguer là toutes les personnes: .J e ne nle fâche pas avec nles ·camarades .


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Dictée. -

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Un petit tyran.

J'avais pour~ compagnon inséparable un petit paysan, nommé Gus.tin, plus âgé q.uemoi de trois ou quatre ans, et beaucoup plus fort. Malgré cett_e différen~e d'~ge et de force, Gustin se sounlettait à toutes mes volontés. ,Cette habitude de commander sans raison me dén.a turait. 'J'ordonnais po:ur le seul plaisir d'être obéi. .M a mère résolut de Illettre fin à ce despotisme en herbe. Elle nOllS fit comparaître tous les deux pour donner à üustin une leçon de fierté 'et" à moi d'équité. Edgar Quin.e t · (1803~1875). Questions. - 1. Mettez une croix sous les verbes et un trait 's ous les sujets. 2. Expliquer: un petit tyran, un compagnon insé parable. 3. ,Gus tin .faisait-il bien de se soumettre à toutes les volon. . tés de cet enfant ? Dictée. -

Le dévoÛJDlent d'un camarade.

Six petits bergers gardaient leur troupeau dans un pré. Tout à coup, ils virent sur la route un chien de forte taille qui passait, la gueule pleine de bave. « Un chien fou! » s'écrièrent-ils, le mot fou étant pour eux synonyme d'enragé. A leur vue, l'animal quitte la route pour se précipiter sur eux. La bande des enfants se sauve ·en poussant des cris. ILe -plus âgé, qui ,é tait dans sa quinzième année, J.-B. Jupille, voulut protéger la fuite de ses ·camarades. Armé de son fouet, il marche droit sur l'aninlal. D'un bond, le chien 'se jette sur Jupille et lui ·m ord la main gauche. Une lutte s'engage. Jupille terrasse le -chien. René Vallery-Radot. Vie de Pasteur. Questions. - 1. Mettez deux traits sous les compléments di- ' rects des verbes du texte. 2. Expliquer: Un ,c hien fou, terrasse le chien. 3. Qui a trouvé le reInède contre la rage? 4. Que pensezvous de Jupille? 'Etait-ce un bon camarade?

RED.A!CTION Avez-vous un camarade que vous préférez aux autres? Comment s'appelle-t-il ? Quel âge a-t-il? Pourquoi l'aimez-vous? (4 ou 5 lignes de développement suffisent.) Votre camarade préféré.

Plan. - 1. Pierre est mon meilleur camarade. 2. Son portrait. 3. Pourquoi je l'aime: ses qualités. 4. 'Conclusion. Développement.

1. Pierre est Inon bon, Illon ·m eilleur camarade. Il est assis à côté de Inoi à l'école, et comme il demeure non loin de notre maison, nous sommes presque toujours ensemhle. 2. Pierre a neuf ans conlme moi; il n'est ni grand ni petit P?ur son âge ; son visag~ rond, aux joues fraîches et roses, respl~e la san~é ; ses cheveux châtains sont un peu bouclés ; s·es yeux .grIS sont vlf.S, rieurs, et regardent bien en face.

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3. J'aime mon ami Pierre parce qu'il a beaucoup de qualités. Il a ~ bon caractère. Ce n'est pas lui qui boud·e à propos de tout et de rien. JI est gai. Dans les jeux, il 'e st le bout-·e n-train. Lui demande-t-on un service? Vite il vous s~tisfait, toujours souriant. il a bon oœur, il partage volontiers son goûter avec ses calnarades. Pierre est franc. ,s'il lui arrive de commettre une mauvaise action, - Dame! ce n'est pas un saint - , il ne , che:rcl~e pas à en faire tomber la faute sur les autres, il va se dénoncer et a'c cepte la punition sans maugréer. Il est bon 'é lève; en composition, il se classe presqu~ toujours parmi les prem.iers de la classe. . 4. ,Pierre n'est pas pour moi un simple camarade, il est l'ami que je préfère entre tous. C'·e st un brave oœur ; aussi je tâche de lui ressembler. J. C.

Cours moyen' et supérieur VOCABULAIRE _.

a) Noms: - Dln compagnon, une compagne, un camarade, un ami - La camaraderie, l'amitié; l'intimité; la sympathie, l'antipathie ; la franchise, la dissinlulation ; la ·c onfianc·e, la méfiance; la concorde, la discorde; l'union, la désunion; le différend, l'accord ; ..la brouille, la querelle, la réconciliation. b) Adjectifs,' Alnical: < s ympathique, antipathique; 'c onfiant, luéfiant ; une confiance réciproque; loyal, déloyal; serviable, complaisant. Un an1Î sincèr.e, un ami intime, un faux ami, une amitié fraternelle. c) Verbes: Fréquenter ou hanter; se lier d'amitié; mettre tout en commun, les joies et les peines; avoir un différend avec quelqu'un, se quereller; se réconcilier. d) Contraires: ,L 'ami, l'ennemi; l'amitié, l'inimitié; l'union , la désunion; la discorde, la concÇ>rde ; l'antipathie, la sympathie; la franchise, la dissimulation; le différend, l'accord; la querelle, la réconciliation; 'c onfiant, méfiant; loyal, déloyal; la Icons'CÏence, la méfiance; sympathique, antipathique. d) Proverbes,' Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es. Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami. (La Fontaine).

ORTHOGRAPHE Dictée. -

Choix d'un camarade.

Avant de choisir un camarade, il faut s'assurer s'il a des défauts. On doit voir si, à son contact, on ne ' deviendra pas 'm auvais; dans 'ce cas, il vaut mieux l'éviter. Mais ,si, au contraire, il est gentil et bon camarade, on ne peut que gagner ·e n sa compagnie car, heureusement, les bonnes qualités


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se communiquent aussi. Une bonne pomme ne peut pas alnéliorer la pOlnme gâtée, mais un bon 'c aInarade nous rend me.ilIeurs, surtout quand nous faisons tous nos efforts pour cela. Questions. --'- 1. IMettez un trait vertical ,s ous les adjectifs qualificatifs. 2. Expliquer: là son contact, améliorer; 2. Conjuguer choisir un bon camarade au · subjonctif présent: (Il faut que je choisisse ... ) . Dictée. -

La mauvaise compagnie. '

Un enfant 'avait, par mégarde, versé de l'huile sur une tapisserie. Honteux de sa maladresse et voulant la réparer, il appliqua sur l'endroit taché une feuille de papier. Hélas! le soir lnènle, la ta'c he d'huile s'était communiquée au papier blanc. « ,Cette ta-che est bien obstinée, pensa l'enfant; lnais je vais foire en sorte qu'elle ne reparaîtra plus! » Et il' appliqua une nouvelle feuille de p'a pier, plus épaisse que la première. Le lendemain, cette feuille était ·encore tachée. L'enfant fut s·urpris. « IMon ami, lui dit son père, cette tache d'huile est la frappante image du vice, qui se comnlunique là tout ce qui l'approche. Si tu veux conserver la pureté de ton oœur, évite toujours la compagnie des homlnes C01'1'ompus. » 1\1. Guyau. Questions. - 1. .Mettez au pluriel les adjectifs quaJificatif's du texte. - 2. Epliquez : par mégarde, tache obstinée, hommes corrompus. - 3. Quelle leçon morale peut-on tirer de ,ce texte? - COMPOSITION Mon a,m i Paul.

Plan. - 1. ICe qu'il est pour moi. - 2. 'P ourquoi j'en ai fait choix. ~ 3·. Confiance que je lui t-éInoigne. - 4. ,Dévouement et fidélité. - 5. Nous nous éclairons mutuellement sur nos défauts.· 6. -Réflexion. Développemen t.

1. ,Mon ami Paul est un autre moi-même. Notre amitié constitue COlnme une sorte de vie à deux où tout ·e st ·confondu : joies. tristesses, pensées, projets d'avenir. 2. J'ai fait choix de Paul parce qu'il y a entre lui et moi cer taines affinités de caractère; je lui connais beaucoup de qualités et de mérites; il me semble que nous sommes faits pour nous conlprendre, et que notre amitié sera durable, 'c ar elle est fondée sur l'estime réciproque. 3. Nous nous fréquentons journellement. Nous éprouvons le plaisir de nous voir, d'échanger nos vues , de laisser parler nos coœurs. Nous nous témoignons la plus entière confiance. Hien de ,c aché entre nous. Georges lit dans mon cœur comm-e je lis dans le sien.

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4. S'il est malade, je le soigne et reste là son chevet; s 'il èst tourmenté ou affligé, je lui prodigue mes consolations, mes -encouragements. Il peut cOlnpter sur ma f~délité. nieu -l11e garde jamais de le trahir et de porter ù d'autres nos secrets, de divulguer ses défauts ou de rabaisser ses nlérites. Dans la bonne comme dans la lnauvaise fortune, mon -dévouelnent lui est acquis. 5. Nous nous éclairons Hlutuellement sur nos défauts, notre amitié est si clairvoyante que nous nous jugeons avec sévérité. Loin -de nous sentir offensés par ces reproches, nous trouvons dans ces avertisselnents réciproques une marque certaine de l'intér'êt que nous avons l'un. pour l'autre. . 6. C'est bien heureux d'avoir un aIni avec lequel on puisse causer conlnle avec soi-nlênle ! La vie n'est rien sans l'amitié.

Enseignement du vocabulaire II

Nous 'a vons montré d a n s rartic-le précéder).t (Voir Ecole Primaire du 15 novembre 193·2), que l es exercices s ur la dériv a tion et la composition des mots enrichi ssent considér abl em ent le vocabula ir e cl·e l' enfant, en utilisant cet instinct ·analogi;qu e qui le porte à trouv er des -séries entières d e t erm es d 'après un exemple donné, mais ,qu'il y a li eu de rri ettr een g ard e contre les ·err eurs aux,quelles il s erait facilem ent entraîn é. Nous group eron s en trois c·atégori es principales les ex ercic es r ela tifs à ce point du progra mm e.

A. Exercices systématiq.ues de dérivation. NO j"IS d ériv és: a ) de verbes. - ,Eur, teu r : jou eur, v end eur, cuHiv ate ur, lecteur; tion , ais on: r ép a r a tion , a u gm entation, lia is on, comparais on; m ent: consent em ent, v êtem ent, écoulement, log em ent; a g e : m esurag e, binage, l-a vage, pes age. ur e : bl essur e, blùlure, usur e - a d e : ruad e, fusilla de. cil', a oire : a rro s oir, sar cloir, écritoir e, écumoire ; b) de qualificatifs. - Anc e, en cr e : ob éissanc e, p étulanc e, viol ence; ess·e : politesse, jus t esse, rud esse, sagesse, h a rdies se ; eUl': bla ncheul', profondeur, longu eur. fraîcheur; té, it é : bonté, pauvret é, probité, fru g,alit é ; tud e : certitud e, ingr a titud e, s·olitud e ; iè, eri e, ise : mo destie, ivrogn erie, étourderi e, s ottise, vantardise ; c) d'autres noms. - E au, ell e, et, ette: lionceau, tour ell e, jardin et, m a is onn ett e. on, illon: ch a ton, aiglon, n égrillon, 'b ouvillon; nI e : globul e, crépus,cule, r a dicul e ; ill é : l'a mill e, brindille, Bottill e ;

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-Hier, i ère : br1quetier, olivier, encrier, cafetière, sapini ère; eri e: tannerie, brasserie, boulangerie, p a peterie; iste, is me : dentiste, journ a liste, chrisianisme, p aga nisme ; ien, a ir a: historien, mécanicien, propriétaire, locataire; ée: soirée, oh al'l'etée, .i our11 ée, as i ettée. II. -:- QUALIFU,CATIFS dériv és : a) de verbes. 11': craintif, plaintif, hâtif, instructif' abl e, ible : aimab le, lo u ab le, lisibl e, sensij)le ; ile: textile, fragile, mobile; b) de rLcms, - Al, el : n atal, fili a l, paternel, annuel; iquo: métallique, cJ.assiqu e, angélique; eux: courageux, p eureux', orageux, vaniteux; é, u : sa16, ailé, barbu, pointu, touffu; aire: solaire, sa lutaire, scolaire, volontaire; a in, in: mondain, humain, enf antin, marin; es t e, estre : céleste, terrestre, équestre; âtre, et, ·aud : noirâtre, suret, lourd a ud, .noiraud. Suffixe cide: homici de, s ui cide; cul ure: arboricultur e, a vicultur e; ole : agricole, horticole; . fu ge: v ermifuge. III. - "\ EIRi]3ES dériv és. - Er: ferrer, ,b ord er, tapisser; il' : blanchir, rougir, ,m ùrir ;

isel': f er t ili ser, aigu isel', généraliser ; oyer : coudo yer, flamboyer, càtoy er ; fiel' : purifier, s iml)lifier, clarifi er, p a cifier. IV. -

ADVBRlBES : l entem en t, vaillamment, vio lemment.

V. - MOTS ,CO :;'v[lPOSÉIS à l 'aide de préfixes: ab : abuser, abjurer, abstenir; ael, ac, ap: ad joindre, accompagner, appor ter , affaiblir; com, col.: composer, colporter, correspondre; cl é, clés, di s : d éball er, décharger, désobéir, dis paraître' ex, é : 'exporter, exhumer, ébrancher, écorner; , en, em: encadr er, engranger, embarqu er, embaHer' in , im: emporter, inonder, inscrire - in.iuste, impoli illéo'al' ma: médir e, mécontenter, mésestimer' '0 , ob, op : obljecter, oppos er, oppresser; , pré: prédire, pressentir, pr éfixe ; r e, ré: redire, refaire, reprendre, réchauffer; sub, s up : submenger,' s upport er, supplant er ; trans : transporter, transformer, transpercer. Remarques. --:- 1. tL'ü~st,it.u teur répartira les exercices qui precedent, entre l es dIverses dIvlslOns de son école en -les -appropriant au d~g~·e. d 'avancement des élèves et aux contingences locales. Les plus clIffl.clles seront réservées au cour·s Supérieur et au 4me degré. IE x : s ufhxle s tude, ule, isme, fuge, ude, este. Préfixes: a,.b, ad, com, ob,. pré, sup.

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2, Il les as 'ociel'a là l' étud e de l a gramm a ir e et à la phra sé ologie : fém inin ou pluriel des qualificatifs conjuga ison d e verbe', compléments div ers; l es mots nouv eaux seront employés clans des expre,':)osions u su ell es ou dans de p etit es phrases qui en prÙisent l e ,'ens et l es acceptions . ;1 To u t en atti r ant l'aHention des élèves sur la valeur des affixes, il J a li eu d e leur faire r emarqùer que cette. valeur n 'a rien d absolu t qu'e ll e comporte so uvent plusieurs s ignification '. Le préfixe re ,m arque la répétition dans r ebâtir, refaire, refermer; il désign e l' acLicn faite en sens inv erse d,ans r evenir, retomber; il a plutàt un sen, ' le renforcement dan' remplir, réveiller. Le préfixe dé marque la ,'éparation, l' enlèvemen t d·ans débar,q u er, déboucher, dén icher; il ac e ntu e l'i dée dans démontrer, des 'écher, d éterminer, Dans s'entr'aider, s,'entre-dévol'el', ..j·entr e-déchirer, l e préfixe entre éveill e une notion de réciprocité; jl signifie l égèTement dan.- entre-bâill er, entrevoir. R L1xercices occasionnels. ,Comme appli cation ,a ux clictées et là ·1' e:\:plication de s morcea u x cl e l ectur e, l'institut eur pourra de temps en temps prescrire des exercice" de vocab ul air e. Ex,: l , Donner les ncms d érivés d es verbes peser, élever, créer : pesée, l)e age , p eseUI', peson - élève, él eveur, élevage, él évat ion, éléva teul' - création, créateur, créa ture.

2. Donner un verb e 61t un qu a lifica t if de la . famille des mot s main, hiv er, homme: mani er, ,manuel - hiv ern er , hivern al, hiv ernant - humaniser, humain. Phrases. - Ce m enuisi er -habile mani e adr oitem ent le rabot et 1e ciseau. Les tra, au:\:' manu els so nt en 'eigné dans beaucoul d'écoles. Bea uc oup d'oiseau vont hiverner d,ans l es pays plus ch au d. Le froid ûivernal nuit parfois à la v égétati on. Les chauves-souris et l es loirs so n t d es ·animaux hib ernants. L e efforts des miss ionnaires et des explorateurs ont hum::mi sé l es sa.uvages. Le co rps hum a in est merveilleu sem ent constitué. C, Le groupement des mois en famines con titu e le 3,m e group e cl' exerci.ces ; il forme en cfuel lu e s orte l e couronnement des précédents. Au lieu d'éparpill er trop ouv en t l'effort d e l' enfan t d 'a pr ès le hasard des rencontres, il est préféra.ble de classe,}' les mots en famill es Pl'ov enant d'un e racin e· uni'q u e cl'.abord, qui donn e les termes pop ula ir es, u suel s, puis d'un e racin e tra.ns form ée ou empr un tée a u la tin, fourni ss'ant plutô l es « mots .savants», qu 'on ne peut pas tou.iours écarter du programm e primaire. IE colier, écolage s·ont l es premiers dérivés de école; plus tard, on en seignera les term es sco la ir e, scolarité. - Dérivés de cheval: chevalier, chevale.rie, chevaleresque, chevalet; dans la 'S uit e : équestre, équitation (de equus), que Ion rencontre dans la statu e équestre, école d 'équitation. - La racine est une cIef et une lumière; elle éclaire n ettement et d'un seul coup tous les mots du mêm e groupement. Ell.e p e~' -


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-;met de trouver l'idée de voir dans visuel, invisible, circons'p ect l'idée d'enfant clans infantile, infanticide, puéril. - Il faut choisir les ·r acines les plus riches de la langue française, c'est-là-dire celles qui .comptent le plus grand nombre de dérivés, surtout ceux que l'on l'encontre . dans l'étude de la géographie, de l'histoire, des sciences naturelles. Toutefois, il ,convient d'éviter le,s abus qui présumeraient une connaissance suffisante des langues anciennes. 'On veillera à ne }Jas réunir dans une mème famille des termes qui n 'ont aucune parenté véritable. Tel s,erait le cas de celui qui rangerait d·ans les dérivés 'de pas les mots passif et passion, provenant de pati (souffrir) ou 'qui placerait dans la famille de fort les terme,s fortuit, fortune. Au début, le maître guidera les élèves dans cette recherche, puis il leur laissera une liberté de plus en plus grande, tout en contrôlant .leur travail, lors,qu'ils sauront utiliser le dictionnaire. C'est llà un des ,l ivres les plus précieux qu'on puisse mettre entre leurs mains; s'ils ont appris à s'en servir en classe, ils conserveront toujours cette 'excellente habitude et ils aCfluerront ainsi des connaiss.ances utiles et variées. Famille du mot juste. - Justice, justesse, justement, justicier, justiciable - Justifier, justifiable, justification, justificatif - Injuste, Îl1ljustice, injustement - Ajuster, ajusteur, ajustage, ajustement, rajuster, ra;justement.

,P ln,ases. - La: justice veut ,que je re.specte le bien d'autrui. Pour éviter toute erreur, il convient d'employer une balance d'une grande juste.sse. Cet élève indolent a été justement puni de sa nég1igence. Charlemagne fut aussi grand justicier qu'illustre empereur. ILes criminels sont justiciables de la ICour d'Assises. L'enfant coupable ne doit pas chercher -à se justifier par des moyens malhonnêtes. Le· vol ·est un acte difficilement justifiable. Diverses pièce.s justificatives ont permi.s .à l 'accusé de prouver son innocence. L 'avocat s'efforce d 'éta ,hlir la justification du prévenu. Frauder les ouvrie~'s dans leur salaire est une injustice criante. Pour ne pas prononcer de sentence. inljuste, ,l e· tribunal s'entoure de tous les renseignements utiles. Le bien injustement acquis ne profite jamais. ,L e forgeron a ajusté ,la batteuse qui n e fonctionnait p.lus. L'a,justage de la machine a exigé beaucoup de soins. Bien des femmes sont recherchées dans leur ajustement. ,L e b~n ajusteur est apprécié de ses 'chefs. Il faut rajuster -l'horloge qui ne marche plus régulièrement. iLe l'ajustement de la faucheusemoissonneuse a été exécuté rapidement. FamiHe de :mot baitre. - Battage, batteur, .b atte.ment, batteuse, batte,. batterie, JJattant, battoir, hataille, batailler, bataillon - abattre, abatage, abatis, abattement, abatteur, abattoir - comhattre, combat, combattant - débattre, débat - s'ébattre, ébats, ·ébattement - rabattre, ra,b at, l'abattage, l'abattement, rabatteuJ', reba ttre - 'éI!bat-faim abat-jour, abat-son, ab·a t-voix, abat-vent, ra·b at-joie. ' Famille du mot tâte. - Têtu, têtard, têtière, tête-là-tète, _ éMter, étêtage, enMter, entêtement - caput: capital, cR.pitale, capitaliser, i,s-

me, isation, capiteux, capitation - décapiter, ation, chapitre, capitulaire - chef, chefferie, che!-lieu,. chevet. _ Famille du mot terre.· ~' .1-\ côté des mots ' formés direetement de terre, nous ,aurons les dérivés de humus : humifère, hum.eux;, inhumel', ation, exhum:e r,ation, transhumer, ance. :i;

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Il convient de ChOISIr quel.quefois pOUl' fond d'une leçon de vocabulaire une page expliquée et b:~en lue. Une telle leçon a pour objet soit d'approfondir la signification d'un mot nouvea,u en utilis·ant le secours que donnent le sens .général du morceau ainsi .que les autres termes de la phras·e, soit: de trouver les riuànces' de certains synonymes, soit de découvrir des mots de même famille les expressions imaginées. Au lieu de se présenter isolément ,à- l'esprit et de se fixer au has·ard dans la mémoire, les mots y pénètrent comme éléments d'une phrase et d'un texte où 'chacun possède, dans une idée d'ens·emble, une signification pr,écise et vivante. . Ex. : IPremiel' sourire du prültemps (Th. Gautier). Les premières manifestations du printemps se font d'une manière. discrète, presque à la dérobée. Les expressions choisies pour traduire cette idée sont: en secret, sournoisement, furtif, à mi-voix, l'oreille au guet, de sa main .cachée; elles sont en rapport avec le titre, premier sourire (rire sans éclat qui se ..manifeste par un léger mouvement de la bouche et des yeux). Le ,mois de mars personnifié exécute successivement des opérations d'artiste: ciseleur, perruquier, musicien. Il rit: il montre un aspect gai, agréable. Les hommes sont haletants: ils respirent précipitamment et avec oppression, car. ils éprouvent une certaine crainte en se livrant à des œuvres perverses. Le bouton d'Ol' et la collerette constituent la fleur de la pâquerette; le premier est travaillé au ciselet comme une pierre précieuse et la ,seconde est repassée comme un collet en linge fin. La femme coquette se poudre à l'aid,e d 'une houppe faite de duvet de cygne; l'amandier se couvre de fleurs offrant l 'aspect du givre (frimas) qui recouvre les branches et rappelant l'œuvre du perruquier. Synonymes. - Pervers, mauvais signifient méchant, cUsposé à mal faire; le premier emporte de plus une idée de corruption, de dépravation. Furtif, -sournois: ,qui sc f.ait à la dérobée; le second re·n fel'me une idée cle tromperie voulue. IDérivés de pervers: perversité, pervertir, perversion, pervertissement. Dérivés de guet: guetter, -guetteur, aguets (être aux').. . Il est bien entendu ,que ce travail est entièrement distinct de la lectur.e proprement dite, qu 'il l'evient tout au plus une fo is par moi et quï~ s'·app11que à des textes ·b ien choisis et dont plusieurs donneront lieu là des exercices de style (imitation). <1•. B.


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0===========================10 NOS PAGES COURRIER DES INSTITUTRICES

0===========================0 :S,oM'MIJ\iIRE: Humble lot. - IL'enfant déprimé. Notre Courrier. - Ouv~rages manuels.

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Humble lot

Pour . nos petits.

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(Méditation SUl' 'l'âne de la Crèche) L'âne, illustré pal' d'immortels pinceaux, Hante aujourd'hui les vitraux et les toiles; Et dans l'air froid où rayonn.e l'étoile, L'haleine sort, blanche, de ses naseaux. De sa chaleur emplir la pauvre étable, .C'est beaucoup pour un tel miséreux; Non, l'âne gris n'est pas si méprisable,' A Bethléenl on fut lnoip.s généreux. Ne Nons pas de son œuvre imparfaite. L'âme attentive Cl 'ses soins Id iligents ; Cal' dans la vie, ainsi que Dieu l'a faite, Nous somnles tous de très petites gens. '

S'il y a beaucoup d'hem'eux enfants, nombreux sont ceux qui conunencent de vivre sans cet élal1 joyeux, ,cette .apdeur, ce· caln1e întérieur -de le't.}rs cOlnpagnons privilégiés. Nous ne parlerons que de é·eux~]à ;' aux premiers il suffit d"être heureux, ils n'ont pas besoin -de notre aide. L'·enfant déprinlé est un type d'enfant qui se rencontre fréquemlnent -dans les dasses. Il s'agit g'é néralelnent d'élèves moyens. ou bien doués intellectuellenlent, dotés en tout ·cas de finess-e psy-' chologique, -de sensibilité, de cœur, mais bien peu résistants, s'adaptant nlal aux situations nouvelles, se repliant en eux-n1Iêlnes, pour échapper aux difficultés 'q ui les dépassent. Au point de vue· scolaire, ces enfants ont un r,e ndelnent nlédiocre, toujours inférieur' à celui que leurs capacités intellectuelles leur permettraient de' .foul~nir, ,à tel. pointmêlne qu'il peut faire croire là. une -arriération mentale. L'enfant déprinlé ne ,m anque géiléralen1erit pas -de sens' social. S'il s'isole, ,ce· qui est souvent le 'c as, ,c 'est plutôt par thnidité et par sentim·e nt de son insuffisance que par goût de la solitude. Il ·est presque toujours aimé de ses camarades, considéré par eux COll1me un -être inoffensif, dont on n'a pas là craindre la rivalité, qu'on peut traiter avec une ,c ertaine condes,c endance et qui .est bon souvent là rendre des services. ICar le petit déprimé, qui n'a pas l'assurance et la f-or·ce de caractèr·e suffisantes pour s'hnposer parmi ·c eux qui l'entoure.nt, ·chel~che d'instinct là attirer la sympathie par un autre Inoyen. Il est serviable, cOlnplaisant, attentif là venir en aide, trop heureux s'il obtient en échange unemarque d'approbation ou un signe affectueux. Tel est dans ses grandes lignes le portrait qu'on peut tracer' - de l'enfant dépi·ÏIné. . Quant aux causes de cette dépression, elles sont lllultiples .. Quelques exemples en -donneront une idée:

Accolnplissons la tâche coutUlnièl'e, Humble quinquet dans l'ombre entl"apel'çu, Qui veut offrir sa petite lumière, Et se consum'e aux pieds blancs de Jésus. Et redisons, plus pauvre que personne, Cette oraison que 11 el'laine exhala,' « Vous savez bien que je n'ai que cela, Mais ce que j'ai mon Dieu, je vous le donne!

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Madeleine, 12 ans, donne là l'école l'impression d'une enfant bonasse » et de très petite intelligence. Elle est toujours classée' parnli les dernières et sa réputation de piètre élève la suit -de dasse' en classe. Par contre dans le traitelnent psychologique auquel .elle' est soumise, 'M. fait preuve d'un Ib on sens et d'un jugenlent éton-nants. Il n'y a pas là douter de son intelligence qui est, sinon re-· marquable, du ln oins dans la très bonne moyenne. lM. est un' type caractéristique d'enfant déprÏIné. ILa Inort.de sa n1ère, qu'elle' a perdue là l'âge de 7 ans, 'ne cesse de la préoc·c uper ; elle se reproche amèrenl·ent d'avoir été alors en colonie de vacances .et de' n'avoir pas pu lui témoigner son affection jusqu'là la fin. A ces regrets s'ajoute un sentinl.ent de jalousie très 'f ort là l'égard de sa· Siœur aînée qui, elle, a pu soigner sa nlère. ,M. s'isole, .elle 's 'arrange à rentrer seule de l'école pour pouvoir ressass-er ses pensées: troublantes. Elle revit des scènes de sa petite enfance où son père, ivre, Inenaçait et brutalisait sa nlère. En dehors de ses souve-nirs rien ne l'intéresse. Elle est distraite, aussi bien en classe que' «

»

Il enfant d.éprimé ,Le nipprochemel~t de ces deux ternles peut au premier abord 'étonner, et faire figure de paradox-e. ILa croyance en « L'âge heu: "l'eux », ·e n « l'enfance insouciante » 'est solide, préservée toujours par notre besoin d'illusion, que satisfont agréablement les faux ·clichés de la littérature.


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'c hez ia tante qui Ta recueillie. Le travail de récole ne lu~ dit r!en~ ,elle a perdu toute foi en la valeur de son effort, persuadee que l~s autres, toutes les autres, sont « plus savantes » qu'elle et que Jalnals elle ne parviendra ù les égaler. Sentiment de honte de la nlauvaise ,c onduite paternelle, sentiment de ,c ulpabilité personnelle dû en "partie au fait 51ue l'enfaI1t , qui aimait pourtant son père, s'est identifiée avec lUI, regrets du ten1.ps où sa nlère vivait, tous. ce? facteurs .et cl'~utres enc,o,re ont agi pour fa ire de M. une crall1hve: un; . ',t~mo~'ee, ~nt~:~:'e~. ,~a:~s tous ses , élans par le regret cht passe et l-ldee cl une ll1feIloIlte o 'v,n érale -en face de la vie. , ,Marie, '7' ans. Enfant illégHtme, ' ~olJfire ,des, .(Üfférenc~s d 'attitude de sa mère et d e son belOru-père là l'égard de SèS deml ~sœurs 'e t d'elle-111'ênl'~. A pour son âge de grosses,responsabilités d~ travail" .-peu de plaisir, peu d 'aJfection. E st très attaché~ à son b eaupère ,et. se 1110l)tre particulièren,1,ent d ~p'rimée de 'ce qu ~ s~s efforts pour le , satisfaire ,ne pal:Çiiss,ent pas è tre aperçus . Celu.l~cl est bOl;" mais maladroit avec l'enfant, ù, qui il nlontr e trop d'exIgence. Ren du cO.n scient deceÙe err eJlr " il, change d'attitt:.lde, ellcour~ge la p~­ tite" lui , téU1.oigne SO,n affeçtion. Dès lors, lM. s', ~p~nowt " s~, l~let .au trayail à ,l"écQle où elle pe faisajt 'plus, ri en,e~ ~on.ne sat~sfa~,­ tion à Ja n).,ai~on. Seule ridée q u e « ,n en ne ~,~ r va ~t t,\ l'len » l~~aIt a,I1H'née A ,une attitude, de , la i,sser-aller "çomplet, à des cachottenes, 111iême à des vols. jeicqu:es; 13 alis. Ma'ltr a ité à la Inaison pal"une bëlle-mhe d Ul~e et autoritaire, n 'a plus qu 'un souci: éviter les s'cènes -et amener son , père,IÙ' ,s'en, aller avec , lui. ,Est ex traordinaireluent abattu; a J'attitude d 'un homme -char gé de soucis plutôt. que celle ,d 'un enfant. Bien q ue r emarquablenlent intepigent, n e foup}Ït ~lUcun 'ti'a." T[ÜI sè6ïairë." ,' " .' , " ," , " . ;, ' '

' Il serait fàu'x: de c6nchn~e des 3 ' cas cités ci-dessüs que 'la dépi'ession' Chëz l'ënfant est ".du e ' tiniquetn érit ràdes éÏr cmlstances extérieùre's : pérte' d."un parent, ù1il~vais lraiterl1ènts) manql.le ',d 'affection, 'etc: Si 'les fâcteùrs de cet ordre jouent 'un: rôlë incon~é s­ table', on " n e p'eut cepeüdant pas les ' i' ehd r ~ ' entièrem ent l.'espon:, sables d es troub1es présentés . ,Ces ,chocs extédeurs déclanch ent ,souvent les troubles de l'affectivité et en particulier la , dépression, lùais il faut tenii' compte aussi dans ' leui· formation des prédi spo~ sitions constitutioünelles de l'enfant. ' OIi a souvent parlé de la «' volupté de la souffrance ')} . Il 'est certain qu~ chez nombre d'iI~,~ -dividus e t nlême 'parmi les enfants, ' il p eut exister un véritable 'b es oin d e r essasser des -choses pénibles, de se 'perdre ,en vairis :,r egrets , de s'accuser cIe fautes imagina~r ës . ' Dans le cas de ,Ma~ 'de'1eine, en particuliër , il saute ,aux yeux qu 'il y a dlez cette e,l~­ fant un e tendarice ' pathologique la se faire souffrir. 'Rien n 'est

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Dloins fondé , par exemple, qu e ses r enlords de ne pas s· être trou- ' vée, elle, petite fille de 7 ans) envoyée en colonie de vacances , au, chevet de sa m èr e 11101uante. Dans le traitelnent psychologique de l'enfant déprimé il est n écessaire de t enir compte aussi bien des facteurs fondalnentau x de la dépression, que de ses causes oc'c asionnelles. 'E n pratique cependant, il suffit souvent de rem édier à ces dernières, d'aider l'enfant à accepter sa situation telle qu'eUe est) tout en faisant r enaître sa -confiance en lui-mêl11.e, en lui r évélant ses capa-cités et ses intél'êts spontanés, momentanélnent éclipsés par ses tendances dépressives . G. G.

POUR NOS PETITS

qj~

La mère

~~

Après Dieu, SUI' la terr e, Qui Dle chérit le plus ? Qui m'aime ? - C'est ma mèrc, Ma m ère, ClU X yeu x émus .

Qui, dans son rêv e m êm e, Me parle avec amour? Ma mère encor qui 1n'cti1ne La nuit CODune le jour.

Qui v eille sur la couch e

Mon plus grand bicn SUl' terr c,Mon repos, mon trésor C'est le CŒu r de ma Inèt e A la fois tendre et fort.

Où je vais ln' enclo1'lnir ?

Ma mère dont ICl bouche S'entr'ouvre pour bénir.

notre Courrier R éponses aux questions parues dans le No 1. C. à H. De ]'énlulationdans une classe, il en faut. A l'école" normale, le sentÏInent du devoir et la vue des examens suffisent à donner ,à l'élève la fièvre du travail. Mais ià récole primaire, les places sont, à nlon idée, né-cessaires pour ex,c iter le courage des enfants souven t paresseux et indifférents ù d ' autres moyens ' d 'émulation. Donnons-les avec justice; modérons lès louanges afin d e' n 'exciter ni orgueil) ni jalousie. X. à H. Les « plaües )} sont un ex'c ellent stünulant dans un e école primaire. ,Ce serait nlal fait de les supprimer. Miss T er là H. ,Chez les élèves avancés ou de force là peu près ' équivalen te, ,les pla-ces sont un excellent nloyen d'élllulation ; par ' contre, le résultat est souvent en rapport inverse pour les enfants peu doués et qui fournissent cependant une plus grande somnle'


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de travai l que les p r emier s. Au ssi , il m e semble que, d a n s l' atlribution des notes, il faudrait surtout tenir compte de l' effort nlOI'al de l'enfant. Qnesthm§, G. 1. S . - Que pensent n os Ic ollèg u es des conf.érences régionales ? - C0l1ll11ent ont-elles a'e cu illi lcette innovation?

S . T. - Qui pourrait Ille p r ocurer 3 ou 4 exe111plair es d.o l'ancienne bibl o illustrée. P. S. - Il n'esL pas tenu -cOlllpte des -correspondances anonylnes.

Passe-couloir ou cape

pOUl'

bébé

Ce douillet vêtelnent se fait en deux doubles de tissus exécuté en laine Ste Elisabeth 2 fils: l'un en laine r os·e tricoté au point de riz pOlIr le dessus; l'autre en laine blanche au point de jarretière pour le dessous. Un en~adrement au crochet en denlÏ-bride fait en laine \ngora blanche tennine aveG une agréable neUet·é CP capuchon. COlnptf'r pour le faire 100 gr. laine Ste Elisabeth r ose, 100 gr. de lnême laine blanr'he ; un peu de laine Angora. Travailler avec des aiguilles' assez gros;"es pour ob tenir un tricot flou . Dessus de la !H'Zerine ou cape. - Travailler dans le sens de la largeur de la pèlerine, nl011ter 53 centÏlnètres de m . (cnl .) en viron 95 Inailles et travailler au point de riz soit 1 nl. endroit, 1 Ill. en, ers ,c ontrariée ù chaque aiguille. Tricoter 3 aigu illes entières. A la ::: 41ne aig. n e travailler que les 44 prelnier s oenl . (80 ln environ), qui repr ~s enteront les 111ailles de la jupe; laisser les autres mailles sur l'aiguille ; ù la bIne aiguille, redescendr e sur ces 80 Dlailles ; 'Ù la 6nle aiguille, tricüter ces 80 lnailles e t travailler ù la suite des mailles abandonnées sur l aiguille et qui r eprésenteront l'empiècenlenl; 7me aig., sur tou tes les 11lailles ~~ . Reprendr e tou jours de >!< là :!:. ' Quand on aura obtenu du côté du bas en viron 1 ln. 05, fai r e encore 3 r angs entier s sur toutes l es Inailles et. rabattre. Dessous cle la pèlerine . - ,Se trav aille ':::üll1me le dess us, lnais on l'exécute au point de ja rretièr e, 'C 'est-à -dir e t ouj ours à l'endr oi t et en la in e blanche. Dessu s du capu chon. - Monter 2·2 'c nl. , 40 11lailles, trico ter au point d e r iz 43 cm . .de h a ut raba ttu. T r availler de mênle le dessou s. Assen1blel'. - Réunir le ·c apuchün là la p èlerin e par un jour qui sert de trou-trou a u croch et où pas sera le ruban.

l ' entr'abde nationa le enseignée à ~ a jeunesse suisse , Le .cor ps ens~ig n ant de notre p ays sait, à de ,rares exceptions pres, onen ter la Jeunesse scolaire vers u n idéal .de solidarité helvétique, dont les effets p euvent être inlnlédiats et dont l'esprit est leI, qu 'Il p répare la génération mon tante là savoir un jour étendre ce sentiment ù l'humanité entière. 'Cette tâ'Clle intellIgente et n-én éreuse apparaît tou t par ticulièrenlent lors du 'c oncours scolaire de e~lnposi_tü~n proposé chaque année ù toute::; les é:::oles du pays par 1 1\SsOCIatlOn de propagande « Selllail1e suisse »; 'zelui ·d e 1932, dont le délai .de clôture est fLré à la fin de ce mois, a pour thème: « l'Electricité dans la nlaison » . L'Asso-ciation sus-nommée a dft ré~diter ~)lusiellrs fois déj ~l la brochure qu 'elle a publiée poür la preparatIOn de ce concours; aussi songe-t-elle, si la demande lui e n est adressée, ù prolonger le délai de participation afin que les Ina.Ures e t l11aîtresses de classe ]ui le désirent puissent encore faire tra,~t~r l?ai' ~eurs élève~. le sujet proposé. Les .travaux envoyés jusqu l'Cl tell1,?lgnent de Il!1 térèt. très vif que rencontre -cette comp-éti.IWH. Son Importance 'educahve ressort nettement de:-j l ig n~s suiv.a~1tes q,u'un instituteur a jointes à l'envoi des 11leilleures COlllpOsltIOns ae sa classe: « Je por terai toujour;:; un intél'êt croissant à J'œuvre d 'entr'aide et de solidarité que vous poursuivez inlassablemen ~ da~ls notre ch,~r~ Suis 'e: ,Plus de saine, compréhension, plus de h l ~n-~tl: ~, plus cl Ideal: votlia votre mot cl ordre que vous cherchez a l'ealIser ~a:1s notre peuple. Ces notions, qui répondent l2t un grand but patnotIque et humain, vous pouvez compter sur l'ell:emble d~l Corps ensei~nant suisse pour vous aider à les inculquer n notre Jeunesse S'cola re, laquelle sait s'enthousiasmer pour les bonnes causes. ,) Une telle appréciation trouvera sans dou te un écho dans le c?rps enseignant et ceux de ses 111elllbres qui n'ont pas encore fait chsp~üer le concours pal leurs élèves voudront q u 'ils y particip'2 llt aussI. N?us. leu~' rappel?ns que le délai pour cela expire actuellenle~lt le .3'1 JanvIer et qu Ils pourront se procur er la b r ochure explicatI ve au p rès d u Secrétaria t général ,de la « Sem aine suisse » , Ù .olten .

L'en seignem ent pa r h~ croq uüs rapsde Les 111étho des d '·e nseign em ent se sont p r ofondém ent am élior ées depuis quelq u es ann ées . 'L 'après -gu err e .surtout a ét é marquée par une exten sion ' prodigieus e des r echer ch es p sycho-p éda bO'oO'i. Cl ques . 'D ~ s l10nl 111eS enllnents ont r endü p a r llà des ser vices signalés Ù l' en selgnen'1 ent. Les maîtres se sont affran chis de la r ou tine et


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, -'es en les ,b asant. sur une cOlnpré~ ont perfectionné leurs metl;~~ts .Que tout fùt ulauvais dans l~o,S hension plus exacte des en c . l ')uisqu'elles noUS laissent les )en'léthodes anciennes, non ~_~s 'c~ n'lais ne les prônons pas ,con'll11.e néfices et les fruits de l'~xp·~ nr1. , hercheurs d'ailleurs abondent et , tangibles et Ül1.per fecl1ble,s , , es c ln t t l urs fruIts l eur s efforts pOl' en e ," t livresque cèdent 'p eu à, peu ' t l'enl:;elOnelnen " uques Le verbal ISlne e , '~ lb , ·t utes les fonctIOns org al , t ' lité reel e ou 0 , le Te de la I)la· , traVaIl comp x , ce a une Il acd en l' enfant pal,t"I,c Ipen t au c et Intellectue es . l'éducation , " " , l i qui dirige, stilnule et proLe Inaître r~ste ~ Inü~a~euI , ~e ~cteur principal. Qui a vu de voqu e, mais l'enfant ,lntelvl,enl~Se enfants travaillent, recherch~nt véritables classes actIves, ou " ent et où le nlaître deVIent , o'ent se pass IOnn , 1 nhose o dessinent, s encoura .' r d 't reconnaître qu'il y a que que 0 silnple modérateur, celul- ~ Oll'une classe, Il est nlalheureuse~n~l:t de changé dans la co~ce"ptlOn c, des débats pareils, Tous les Instldiffi,cile de rester ol?]ect~f dal~~nté du n1.onde, n 'arrivent pas toueul e vo Il ' pal'ce t '-lteur s av ec la nleill 1 'd' s nouve es, ' qu'il leur n1.anque " la 1 'ours 'à applIquer ,es 1- ee " ~'e'ISen1.ent l'application et qu 1 s ' d' 't dler .consclenvl ,J VO~'~~1.te en ~ u " liser dans la routine, preferent enCOle sen " " l't'et le croquis au ta'CC" geneI a 1 es .. ' :Vlais qu'ont de cOlnl~1.Un ;:) t " ové exig'e davantage de Ina• '''1 C " l'enselg nen1.en 1 en f'l rOJ' ecbleau nOIr, ' ,ecI,' "f" aO'es tableaux n1.uraux , -1 ms, 'P tériel didactique Intlll tl ' 111'1 0 ' tions hunineuses, , ou~te'lx et d e valeurt )ral1clue p eu C L ' Or il existe un n1.oyen l ' d' donI1er un enseignen1.en ris par tous e universelle parce que .~on~ P , , t" intuitif , actif , rècréatIf, Intere~san ' Le ,c roquis au tableau nOlr , 1 fants nous le savons ', nt et channent es e n , , t 't Que les images a tt ne d' '; en subissait lat raI , ar expérience, IL 'hon1.lue des cavernes, eJa sa gTotte de croquis , tanén1.en t les parOls e . ' l n P puisqu'il ornaIt sp?n L ' - 'es oTaphiques Iconstituent une a linéaires et expressl'fs , es Imag b gue vraiu1.ent universelle, , , l'adulte lui, " désintéressera des croquIs, , ' J an1.ais 1 enfant ne se tOU]' ours expérUl1.ente que ' d noS , l 'e pas NouS avons, mên1.e ne s en a:s " ' q uéraient les plus sceptIques e looi ue en indique 1a réelle valeur, les croquis n1.ultIphe~ con l -élèves, ICette consta-tatlOn PS) cho ,0, q d' ] croquis au tableau Quelles doivent être les qual~tesu . ~~:Oq)~~ spontané surgit au , 1 f t d'abord SjDontCl11e, 11. , , t t' là noir? 11 e au : ' il est a) elé là soutenu 1 at en, IOn, luOluent psycholog~que ou 'l" \fossibilité de la luén1.Olre des SUl)pléer ù l'insuffIsance, ou a nu '] r graphlquen1.ent, .l 'est lui enlever forn1.es; 1. exp Ique Donc préparer son -tablea~ a~ant l~e"l~~o~ùe~tifs, intéressés , la plus grande partie de sa va eUI aux) adlniratifs des enfants, L

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Un 'dessin spontané, jeté au tableau pendant que l'on expose, sera nécessairen1.ent siInple, et restera inachevé, Dès que reniant a conlpris, arrêtons notre élan graphiqùe : un geste inachevé en dit parfois plus l,Ol~g 'q ue la I,ne~lleure -des, p~ras,es, La forn~e sug,o'estive, dépouIllee de ses detalls, de ses Ui.dl'CatlOns acceSSOIres, ne '~'arde que la synthèse, le s'c héma, Ici non plus, ·c elu.i qui ne sut se o " ., borner , ne sut ,laInaIS .. , croquer, La valeur synthétique est uue troisièlne,qualité amenant, 'C0111111e corollaire, la rClpidité· ·d' exécution , (Mieux vaut un . c'r oquis de ])roportion~ douteuses Inais lesten1.ellt enlev.,é, qu'un dessin appliqué :qui exigerait un effort. prolongé, Trop ·r etouché, le .croquis perd d~ sa fraÎcheur-, 'Mlêlne limité >à un nlouvem.:en,t .i nachevé, il n :Gn sera 'que plus suggestif et 11. en aidera que n1Îeux. la Inémoire, Il n 'es t nuUen1.ent indispèi1s'able d 'Hre 'artiste -'pour construire un excellent cr oquis au tableau noir, tD'ailleurs la technique en -est au . fond , fort -sünple e t il suffit de. ·poursuivre - régulièt ~!nent ses ,essais : C'est ,en dessinant que l'on arrive où bien dessiner.

P uisque tous' arrivent ~l- écrhe, pourquoi tous rie t)Ourraient-ils éci-ir e ii'aphiquéJnent, c'es t-'à-dire- construire des c roqùis ? L'insti~ tuteur ne rougit point d écrire de façon défectueuse ail tableaü noir; vourquoi uIi croquis inal ,c onstruit lui errlèverait~il de son p"restige ? P uÏsq-u'aussi bien lé-but n'est pas' le' -des~iIi 'en 'soi, Inais sünplelneIit ul1é Ineilleu(e ' cOlnpr éhension des ' idées- 'exposées;, Les 'èÏ'oquis fixent. - excitent, stÎlnulent" les r éactions p sychiques; les 'nlots' aù contrai r e -n e constituent souvent · des :sons... Les n1.eille{~res- leë;ons'- n e sont-~Ües pa~ ' 'c-elles o~ _ l'iùsti tlIteur n'a presquei'ièn dit, où l e trav'à il de l' élé\~é estj)rédOlÙiriaüt; el o_ù 110U S lirî.lÎ to~ls ùotr~ ' interven:tiOl~ .- a~~ : sinipF~ - co~~trôle' ? " . ..

Le cl'oquis rapide en tant que procédé cVenseignenlent est d 'applica tion -constante, Toutes leçons peuvent être reI1dues .plus attrayantes et plus compréhensibles par quelques ,e-rqquis 'bien ch oisis ;-· et d'autre pâTt, le -programnle primaire.:, offre . tant d~ ' passihUi tés ! <

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L'ènfant d'ailleurs préfèré l e croqùfs aùx l;lus b~lles plÉmches didactiques ;; ·ses yeu x s"essayeIit' là deviner ce que- le ' niaître crayonne, sa figure s'illun1În"e en voyant naître-ces form es'- conventionn clles auxquelles son imagination infuse .la vie, IL 'enseignement de la "langue InaterneUe offre mille occasions où la ,c raie d?un ntaître actif est le nloyeli principal .de cûn1i)réheùsi-bl1.! DeSsiùez dans vos . leçons d 'élocution , étendez 'le vocabulair·e par des asso.: ciations ' graphiques, faites des- dktées gl'aphiques , des ré-dactions basées sur des élénlents' s'adressaüt diree1ement aüx yeux, !Rendei les problèmes. plus clairs en les rédig'eant graphiqueinent. L'étude des nombres pour les petits devient une récréation, si vous 'êtes hahile au tableau noir,


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Remplaçons les nlots qui sont si souvent des abstractions, par des graphiques rappelan t les idées. Les mots -c onduisent au verbalislue et la fOrIue est considérée chose ,e ssentielle, llà où les idées devraient primer. ILe fond d 'abord, la forme ensuite, Que de réda'ctions, qui constituent de purs assemblages de lUOtS, et où les idées sont nulles parce que le nlaître sans intuition n'a pas fait ,r éfléchir. :Mais enseigner graphiqueluent exige de laborieuses pré,parations, de minutieuses ,études préparatoires. Ne soyons nulle,m ent surpris que l'instituteur ,c hoisisse 1a luéthode qui exige un nlÎnÏIuum d'effort. Que de leçons étudiées de n1émoire et pourtant non comprises! Est-ce là un enseigneluent vivant? -Rendons nos leçons d 'histoire intéressantes, nos leçons de géographie' conlpréhensibles, nos leçons de s-c iences a,ctives, par un usage bien étudié d'éléluents graphiques. Mêlue l'enseigneluent nloyen doit Tevendiquer pour le croquis au tableau noir un emploi très fréquent. l~à aussi, l'intuition et. l'intervention de l'élève sont indispen-

Unl.tu. Carrlce B ureau in'erna.ional de plaf.ement ,TEVET RUE DE LAUSANNE, 25

.. :-

TÉL. 1363

che rche ::e:~plO:7és MOTEL • P E NSION - FAMILLES D .... R. THEULES.

~~ables.

Que penser de professeurs de langues, esclaves du texte de leur livre, suivant docileluent les leçons, évitant toute initiative et tout appel au travail de l'-élève? Et pourtant une langue s'enseigne directenlent par la langue, luaisencore faut-il disposer d'une quantité de fonnes graphiques à jeter au luoment opportun au tableau, en donnant immédiatement leur nonl à ces formes ,de suite reconnues par l'élève, et cela dans la langue enseignée. L'ensei.gneluent des sciences a :souvent Ibesoin de formes graphiques, il faut donc les utiliser fréquenlluent. En répétant une .expérience de Ichimie, ne .serait-il pas bon de schénlatiser J'expérience au tableau en y ajoutant les formules adéquates? Que d'indications ,fausses, ;que de méluorisations arides, quand le pro,fesseur de physiologie, d'anatOluie, de physique ne sait pas représenter au tablea~ certaines abstra'c tions sous formes d'images. ILa géométrie ,é galelnent, grâce là des -c roquis exécutés, sera luoins difficile. Combien de croquis en perspective 'rapide, en rapport avec la représentation de volumes, de solides, peuvent soutenir cer:tains ,é lèves lents à voü' ,dans l'espace. La conclusion est facile. Utilisons dans toutes nos leçons des croquis spontanés, sünples, suggestifs, nous faciliterons beaucoup la _cOlnpréhension de nos leçons, nous les rendrons plus intéressantes, -plus anlusantes. Ne croyons point que seules une Ininorité pos-s ède les aptitudes suffisantes pour luanier avec dextérité la craie ,a u tableau noir. L'exercice et l'entraînement ,p rogressif et régulier, ,soutenus par une volonté inébranlable, - nous feTons acquérir ce ,l angage conventionnellnais si bien cOlnpris des élèves. U11 bon Ic roquis vaut nlÎeux que dix phrases qui nous fatiguent inutilelnent. A. D.

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L'Ecole primaire, 15 janvier 1933 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu