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No 02 Ecole primaire, 01 février 1913

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16 . ogrè~ retardés, leur , ue placés trop enfants Valent leu~s pr arce éd,ucation c~~pr<?rll~~ritendeIJ qu'une pa~tie 10111 du malhe't I s bénéHcient qu'impadaltet de ses leçons e ~e enselgnemen . , d d ment de son éritent toute la solliCltU ,e e Ces enfants m l"nstitutrice qui clOlvent l'instituteur ou de I t de leur~ élèves en teprocéder au classegle~~mpte de leurs -iacultés na ut le plus gr~~ visuelles et audlhves.

P arIons moins, faisons parler davant,af!e.

. t' dé la :il oble, mais ceux Qui sont .u~ves lS. ion de l'enseidélicate et ?en1~le ~~~:es et maîtress~s gner. Nos devouesb~ en retou.r conhd'école voudron~ ~eleuif sympathie e~ nuer leur appUI e mander et d'acchs'eHorçan~ de reco~~ntage le -' eune Çamat~r- tou~ourl da:Ht monde des écoHers thollque da~s e p ' écialement. pour auqUlel., il s adresse :âe du beau et du les gUIder dans ,la 0'11':- le devoir de la ' a'to w" noUS av ,, b len, conduite, h ' our l'inss voyez caque } , l1JC

l

't • onOlUlser sur es Peut-être pourraI -on 'seu'cme•s copiés et con· , " t sur les re l devOlrs . ecn l s,de temps 'l'enseignement a , ara sacrer P us, 't-à-dire aux causenes, a~~ propr~ment dl~" c es l li tont véritablement l eentretiens !amlherts, IC Ce n'est pas ' que le ducation mtellec ue e. ssez c'est le plus soumaître ~e parle tas. ail en'seigne, il expose, il vent qu'Il parr r~p. pratiquer la méthode de discourt, au leu e lle si féconde en résulont trop rares avant, découverte person~e tats. Les interr~gabo~: son; les élèves rest~nt pendant et apres la l ~u maître. Et dest ampassifs sous lIa parol:borieusement préparées, si que des, eçons ent même intéressantes, bien exposees, souv arce ue les ~lèves n'y manque,nt leur .b!1 t!. Pun eiercice, quel qu'il ont pomt pa~IClpe. Haborer les élèves avec soit, gui ne tiaIt P::e~cice manqué au point de le mattre, es un vue intellectuel.

Mes eniants, vou , f 't-il? Il enseigne a tituteur en classe. Qu ~ al t'ts'. il donne d~s lire, à écr~re ,aux tou ér: ~aphie, de gra~· leçons d'hlstOlre, de g ,g auX plus grands; . l 1 de desS111 maIre, de ca cu " , ne portion de son sa, tou<; il distnbue u t '1 a , 't tâche laCI e. • voir. Ce n es, pas r il a longtemps et:lpour la ble~ remp Ir, le matin le SOlr, , • t l qlle Jour encore, ' dIe e, c ~a , droit de se reposer, con~alors qu'Il aurait le, 'falte il se fah, "t , . sa Journee me tout ouvr~eI, f d'entretenir et de engue sur les h~res ,a 111 îin de 'préparer les dre ses connalssa~ceS, a leçons du lende,ma111. 't 'nsuiîisant. Il faut au l l't's De l'exL e savoir lUi seraI d'autres qua le. maître beaucoup d fants de la douc:.eur périence, l'~mour N esv~~s ête~-vous pas ~p~r­ et de la patience: ~ t d dl're il le repete e ce ,qu'il SOl't sur -~ çus que ce qu '11 ,vlen' u'à deux fois, trOls f~)1S'J~~~z_vous jamais remarsecret de l'enseif!nement e$t d'avoir été comp~ls? Ta e bruyant, étourdi o~ Le ([rand tt 'la portée des enfants qué que ~'ors~u un ~ e;n e au momel~t où ,11 de se me r~ a rouver son propre malintentIon ne , le der g colère? Apres aVOlr Enseigner n es~ pas p lormule qui l'adapte parle, il ne se glet f,:I~Ve: en faute, il reprend savoir, c'est cherc er .une. 1 se' c'est trouver rappelé à l'or re uvaise humeur. peu oe gens à l'inten~g~nce ,à petree l:c ~cie~ce au niveau , ' sa leçon sans ma d'une telle vertu. e et vacillant; c'est se un procede q"l1, ' seraient capables 1 ment vous instrUire, 11 d'un jugement 111 orme b 'sser pour prendre Il ne veut pas seu e , meilleurs taire de taire humble; c'est se ~l veut aussi vous ren:l,~, ns d'ho~nête?- citoces tout petits par la malll. , vous tous de bons c {~~e îi~ie lorsque, souune 01 'l~i il pense enYens . La classesongez P us a , , , tt vent , ,vous ne il se fa tIgue ' e t s'épUise a ce e s La tâche~ de l'Iostltate.ar core a V0!1 , 'laisse aucun repos, " tâche moins pel1lbl~ . 1 leune Cathollque de œuvre qUi ~e lUi ~ Sous ce htre, e, hl" le petit artiRendez-lUi don..: , 1 sa votre d OCI'Il'te' , votre det tt Novemhre 191 ~ a pu c~rtainement t~it pal' votr~ a e~ 101, surtout par un ~u d'aide bIen talr~ et. z-le votre instituteur, de .s~ivant QUI0~~~t enseigll'ant, cn l!li sir ïedion. Oh! ?Ul, .,almen père. Aimez-le quand plaIsIr a11 persois de p1us que notre pe- comme vous almeuez u . tou'ours avec resprouvant, wn;ell,f t . s'effo~ce non-seule· il est triste et PMrOl~Ot nce~ apr~s celui de pè,te', « al bl' re » , tit recueIl '1 us re " 1 ' èunesle plus doux qu un d'instruire et ,de recreer a] l' pect ,ce t t1ler plus no e, h t ces , d . - un autre omme. men. die mieUiX 11'élever en Ul re, malS encoce d 't ' homme pUlsse onnet a

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f~SaJltt comprendre ,ce qu?elle

01 a

SION, 1er Ft1vrier 1918

L'EOOLE PRIMAIR.E ORGANE DE LA

SOCIETE VALAISAlillE D'EDUCA.'fIOll' Préell d'IDI't raction civique 1) BUT DE L'INSTRUCTION CIVIQUE

Comment aimerons-nous la patrie et remplirons--nous nos devoirs envers elle, si nous n'aimons pas notre compatriote ,et si nous ne r~mp1issons pas nos devoirs envers lui? Comment }}ratiquera-t'ol1 les vertus publiques si l'on dédaigne les vertus privées? Au contraire, ' si l'on aime réellement 'son prochain, onai~ mera également la réunion de ses' pro.. ches Qui forme la commune patrie, : Toute une portion et même la plus importante de l'instruction civique se confond avec l'instruction religieuse oU' n'en est Qu'un complément. __ . L'autre partie serait mieux définie sous le nom d'EI:éments de ÜroÜ public; car' elle traite de tout ce QU,Î se -rattache au dr,oit public, des constitutions, des I{)is, de l'administration ainsi que des droits et devoirs aœordés ou imposés aux citoyens, non point de manière à faire d'eux des iuris'consultes, mais' de telle sorte qu'ils conriaissent lèS bafies. de For2'anisation politique de leur ,~s et ses prindpaux rouages,

Les enf~l1ts doivent apprendre ce q!.L' ils devront faire étant hommes. L'activité de l'homme est multiple. Il doit exercer une profession, et, à cet, effet, il a besoin de force, d'a2'ilité, d'adresse manuelle, aussi bien que d'une' intelli· gence ouverte et développée, ' Il a des devoirs à remplir envers luimême, envers sa famille, envers sa: trie, envers Dieu, et pour cela il doit ~e préparer de bonne heu.re à devenir un citoyen utilé et un honnête homme. C'est pour apprendre à l'enfant çe Qu'il devra faire étant homm.e, qu'on développe &on corps p,a r la gymnastique et les exercices manuels, qu'on forme son intelligence p,a r des études diverses, Qu'on cherche à élever sa' raison et son ,cœur par 'l'enseignement de la religion, de la morale et de l'instruction civique ou du civisme. ' Le civism'e est :l'ensemble des, qua.iités Qui font le bon ,citoyen et qui sont; NECESSITE ,DU CIVISME L'amour de la patrie et de la liberté, le Dans un pays où chacun n'aurait qu' re&pect du droit et de la justice, le dévouement à sa famille et à ses concito- à suivre si1~cieusement la volonté du. yens, gouvernement, il serait deià utile à chaPour être di~ne ' du nom de citoyen, il 1 cun d'avoir des notions des lois g-énérà. les pour conformer 'sa conduite sur elfaut non ,seulement avoir le sentiment -les. ' et l'a volonté du bien public,' mais en~ Mais, dans 'un pays comme le nôtre, core connaître en quoi consiste Je bien public, ' où tout acte lég-islatif émane dire.ctemellt Le civisme touche à la religi~n Qui ou indirectement du peuple, H est indjsens~g-ne à l'homme d'a.imer son ' pro- pensable que ,chacun connaisse les lois . chaIn: Comment être bon -citoyen si 1'6n principales. CelUi qui néglige 'ce soin passe 'Sa vie ne SUlt pas ce divin précepte? SOus tutelle, ,car il permet qu'on ' donne (1) Etude comprenant une série d'articles, des ordres en son nom, soit au HOm du.

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aura dédahlné de se' mêler de politique? peuple, dont il est une fraction, et il ne qui, .alors Qu'il s'agissait de nommer de sait rien de ' ce qui a été ordonné. Cet bons magistra,ts, en a laissé nommer de homme~là n'est pas fait pour vivre dans mauvais? Q~i, allors QU~i1 eût été bon de . , prendre une décision dans un sens a un pavs libre. Dans le Va.1ais, -chacun est législa- laissé, sans mot dire, agir dans un sens teur indirect et .chaq ue citoyen peut le ,contraire? Cet homme.;là n'aura aucun devenir direct. Dans ce second cas, les droit de se plaindre, et son malheur connaissances les plus étendues possi- pourra n'être qu'une luste expiatiQn qe bles en fait de législation lui seront uti~ son indifférence. Mais le citoyen Qui ne remplit pa's les et il ne devra pas attendre pour les acquérir que le moment d'en faire ses devoirs civiques n'est pas seul cou~ pable; celui qui les remplit mal, Qui ne usage soit arrivé. . Il est peu de pays où la vie publique juge pas le& choses sainement ou <llli se soit plus active ~ il est peu de pays aussi repose de ce soin sur d'autres avec trop où l'instruction civique soit d'une utilité de confiance, peut aussi être une cause plus générale. ' ~ \ de désastre$. Il faut que chaque citoyen s'ap,plique C'est pourquoi les études qui se rapportent aux institutions .politiques et s'o- à iuger par lui-même des faits Qui se da1es d'un pays doivent être suivies par passent dalIls l'Etat et de leurs consétous à un degré plus ou moins avancé. quences. ' Pour cela,. Qu'il s'instruise, Qu'il exaElles intéressent tous indistinctement, même ceux qui affichent la prétention mine avec les lumières de ses petites peu républicaine de ne iamais se mêler études les faits et leurs rapports avec des faits antérieurs~ qu'il s'éclaire sur de politiClUe. . Industriels, commerçants, agriculteurs, les institutions fondamentales de son artisans, littérateurs, etc., ont tôt ou tard pays et Qu'il se tienne au courant des modifications ma['qualIltes qu'elfes sU:maille à partir avec la législation. Il en résulte des rapports continus en- bissent Alors il pourra iuger en conn.aissan~ ' tre l'Etat et les particuliers; et dans ces relations, ceux-ci auront toulours l'infé- ce de cause les questions Qui se présenriorité et la perte de leur côté, s'ils ne teront, et dans ses actes de citoyen, il ne sont fa,miliarisés avec les affaires pu- res,semblera plus, comme l'ignorant et bliques et s'ils doivent à chaque instant l'insouciant à une barque Qui riavigue recourir à des hommes de lois. ' " sans gouvem,ail. Les questions de subsistance, de cirQUESTIONNAIRE culation, , de production, de -consommaQuels devoirs l'homme a-t-il à remplir tion, devieooent des questions capitales envers lui-même? envers sa iamille? envers par la pMtkipation de 1'Etat à de sa patrie? envers Dieu? - En quoi consi&te grands travaux de circulation, ,de cons- le civisme? Comment se manifeste l'amour truction, d'approlvisionnement et d',au- de la Patrie? Qu'est-ce que le droit, la libertres encore Qui intéressent directement té, la justice? comment la Religion forme-'{elle de bons citoyens? De quoi traite ieDroH les, premiers besoins de l'homme. public'? Démontrez que dans notre pays le La prospérité ou la misère d'un peuple est en quelque sort législateur. Qu'engrand nombre de citoyens peut dépentend-on par la « politique»? A quels grands dre de la manière dont l'Etat comprend travaux participe l'Etat? Comment le citoyen peut-il inHuer sur la marche de l'Etat? et remplit s~s devoirs. Mais Quel droit aura de se plainôre, 'Prouvez que l'ignorant et l'insouciant pasen ,cas de revers, le citoyen qui aura sent, leur vie sous tutelle, "abalIldonné la mar,che de l'Etat au Slré ••• des vents? QUi, dans tel moment sérieux,

L'école primaire et l'imprécision de. connaissances Un ses ~ait: d' l'imprécision du savol·t· . - Ses cau1 me:' ev.e o~pel11ent excessif des prograIù. s,. h avall personnel insuffisant· dis~:r~l~n des eHort~; enseignement' irop ra. - Un remede possible,

,. La 1?lup,a,rt des éducateurs sont u n Imes a constater de n · n?

abaissement du nivea os, l~urs, un réel naissances et de 1 ud ge~eral d~s. c?n~ da l' . ' ~ur egre de preClSlO11 . ns, ~~pnt des leunes élèves. Et cette ImpreCISIOn du savoir affecte no 1 ' n seu .ement 1es e'l'eves de l'école pr·· encor ' lmaIre, malS

gnem:nieux

d~s etablissements d'ensi+

. scolaIre. Aussi s'explique-t·on · recteur sans peme que de l'acad' . dM . P . L apUle, d emle. e Toulouse, vient d'a.resser une CIrculaire exprimant le dé~! q?e 1«dans tous les lycées et collède:' ~~~e~hl?nnadles et ~coles p,~i.maires, pelées' ,e~s, e mmtres SOIent apCam a d~hberer sur. cette question: l' esp':i:ndeIl~~~v;~? connaissances dans U est intéressant de recherche r 1 cause~ pour lesquell~s, en dét'\J't des llrogres a l' ' ,J , es de 1 ' dc~om,~ IS par la science et l'art .a, pe agogle,. le 'Savoir de nos élè· ~fs~ n est paIS surfflsamment solide et prét Idl: est légitime d'accuser d'abord 1"en ue et la complexité d . e mes d'enseignement es. programun siède où le . !'!OUS VIvons dans . s progres sans ces~e crus d e la SCIence et de ' t' '- , acs sissent sans relâche 1 s me ledfs gr9_ naissa ,. . a somme es conhIe d'~ces qu 11 deVIendrait préiudicial' f Ignorer. Aussi, l'intelligence de f ~n ant se trouve-t-elle sollicitée à la â~al~tPeart. 001 trop grand nombre d'ob]' ets :l n IOn et d'observat'Ion. Généraux, encyclopédique portent une s, nos ,programmes ,corn~ncombrent 1~~e, de, connai'ss~nces qui l'émoussent C' tmOIre, ~a f~hgl!ent et qu'à vouloir es un f~It d experi.en'ce on finit emmagasmer beaucoup, par conserver peU',

sat?tnd~~~'~ ~Cctuser aussi 'l'effort inGeS-

p ' et. la plus sou a orme attrayante le 1t· 1us cl~ure

~.l ~

fe uca eUT en vu.e, de présenter

iour en iours ~ IOfllfStqu'Il enseIgne. De . . '. ' e e, surtout à l'école . pnmmre, le maître s'attache' les devoirs avec pus l ' d e SOIn . a preparel' . " ' a mleux exphquer les plu d ,..leçons ,a'1es eX p0ser avec , s e Qre~,lsl~ll et de n,ettet.é. L'enfant Ï a olus gu a s a:1)oroprier telles queUes es , con~naIss?fl'Ces Qui lui sont <:ommunidue~s. Les lIens entre les idées exposées eVIennent si apparents que 1 d' verte ne nécessite eUT ecoueffort intellectuel A"esq.ue pl~~ flucun font eU . USSI, ces Idees ne , I: es que traverser l'esprit sans le '" sans s'~rganl.: pene trer s er . ' sans s' y fi xer, j

~n ou~reJ ~~us l'effet d'un~ réaction

co~ re , d ancl,ennes m'éthodes qui fai-

saient a la memoire un aJPpel abusif on en est pres~?e venu à n'attacher cYimportal,lce QU a la culture du iugement et du raIsonne!llent. Bien des maîtres tienrenll~ur tache ,pou.r terminée lorsque en at?- a compris. Tout travail de con~e~vat,lOn des conna~ssances leur appaaldt dtordre s~condalre; ils jugent inuti· 1e e e ,controler . :\ccroissement de la so~,me des naIssance , ' ' . . , con l'effort d: a a~q~en,r, suppresslOn..r-d'e , mande a 1 enfant pour qu'il combPlrentn~ et pout qu'il retienne telles sem en etre " " d" e cette im ,.. les principales' raisons , greC;lslon des ,connaissances que ~u~ sommes ~nanimes à déplorer . aiS ce ne sont pas les seules S· .. nlmeffquesoit 'l'effort exigé de i'enlfa~tl­ cet e ort . avec .plus ., de . pourral·t S' accom'plIr val~~~flteNous n,?us mép:renons sur sa table effo t plus souvent, Il n'a du vérices. r personnel que les apparen: lC'est. qu'on sollicite l'esprit de l'élève a ,atfois sur un trop grand nombre de pOIn s et qu'on. 1e so Il'ICI'te avec trop d' empr~sse~ent. Sous prétexte d'affiner et d'accroître 1a VIVaCl . 't'e 1ae penetratIOn la pens' . ee, onl ne laisse pas assez à d

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sur une suite unique de faits, mais sur deux systèmes parfois ' bien' différents: celui Qu'a eXpOsé le m,aUre, celui qu'expose le livre. Elle doit tirer ses c.onnais.. san<:es d~ deux souJ1ces distinctes end ne les lui présentent ni sous la mên\e forme, ni dans, le même ordre. C'est ,pourquoi, malgré un effort sincère, l'enfant se trouve dérouté. Rien ne se fixe solidement dans son esprit; les idées S'y heurlent au hasard. Les souvenirs deviennent flous et ne durent pas.

l'enfant le répit et le calme de l'esprit néœssaires à la réflexion et à l'observation personnelles. Que ce soit ~u cours d'une leçon de lecture expliquée, d'histoire, de géographie, de sdences, on presse ~'élève de questions., on le sollicite, on l'entraîne 's ans touiours se rendre compte si sa pensée est assez vive et assez sou-ple pour suivre le mouvement de celle du maître. Aussi l'esprit, si âprement sol1idté, n'a-t-il pas le temps de ~e ressaisir à mesure qu'il avance, de sonder, de scruter à' fond * • • tous les obiets Qui lui sont présentés. Le remède le plus efficace à l'état de Les idées et ~es images défilent devant choses que nous signalons consisterait lui avec la rapidité des vues cinématoréduire l'importance de notre donc à S!raphiques devant les yeux du: spectaenseignement verbal en donnant une teur. Sans ,cesse absorbé par l~idée prépart beaucOUP · plus large au livre, Nomsente,)'enf.ant laisse s'écha.pper les images antérieures, et ses souvenirs devien:- bre d'élèves ne savent plus, ou presque nent imprécis et Vagues. Son savoir de- plus, auioU'rd'hui, se servir d'un livre. meure sUtperficiel~ il n'a pas le temps S'ils s'en! servent, c'est pour avoir sans de s'organiser, d'acquérir la fixité Qui, ,cesse recours aux directions du maître, seulè, lui aissureraU une 10ngue <:onser- Ils sont incapables de l'effort nécessaire pour découvrir par eux-mêmes· les lien~ vation. entre les idées exprimées dans leurs Si seu1ement, livré à lui-même, l'en- manuels ~ ill- leur répugne même de cherfant pouvait reconstituer la leçon dUl .cher dans ,le dictionnaire un mot dont maître et obliger s6n esprit à s'arrêter ils ne connaissent pas la significatio~. ' un instant à chacune des étapes Qu'il Il serait donc essentiel de montrer à avait si raipidement parcourues! Mais l'enfant comment on peut utiliser un notre enseignement, trop exclusivement livre, étudier un texie et l'interpréter. verhal, ne hüsse pas ou presque pas de Parfois., l'ohiet de nos exposés oraux trace matérieHe. Nous usons trop de la pourrait se borner à cela. Parfois, ausparole. Nous semblons oublier que noS si, on exigerait de rios élèves QU'ps ~p­ élèves .possèdent des livres. prissent une leçon sans explicahon Nous l'oublions à un tel point que préallabl e: Ils se sentiraient alors réell'exposé de nos leçons ne correspond lement aux pris.es avec les difficultés. pas touiours à ·celui du manuel. Alors Et s'ils savaient d'avance Qu'au cours l'enfant, au moment de se livrer à l'é- de la séance suivante le maître contrôtude .personnelle, ne parvient qu'avec lera à la fois la facon dont ils savent peine à reconstituer dans leurs grandes et la: facon dont ils comprennent, ils ne lignes. les dévelqppements Que nous ap- se borneraient vas à produire un effort portons. Et, de deux ,choses l'une: ou de pure mémoire. Toutes leurs facultés bien il chetche à se remémorer la leçon seraient mises en éveil. Ils s'habituetelle Qu'i1l'aentendue et n'en peut ,rien raient à l'étude soutenue et pourraient conserver de précis ~ ou bien1 prenant la alors donner leur ,maximum d'effort il}résolution la plus s~e, il étudie mot à tellectuel. « Ne rien proposer à la mémoire . ui mot le texte du manuel. Alors, dans ce dernier ,cas, sa mémoire ne s'exerce plus

ne so,it- passé pa,r l'entendement T Il est ble " » e ce e , n. 1a f onnule. du remede mais remede ne 'se~a efficace que si' les 'faits passent -par 1 entendement' au pnx . d''''un , , le~le~x . effort per~onnel. C'est l'enfant fu!-~eme et non le maître qui doit les y au e passer. • • •• 1

A.pprenoDI à bien lire Les d1emti-lettrés. - Les principales fautes de ec ure à l~école primaire. - Comment on peut habituer les élèves à bien lire.

C~ ne. sont pas les purs illettrés qUI' on InSP'Ire, ~~ t art'le1e, Nous avong en vue les denn-Illettrés·, tous ceux q~i lisent ~ssez, mal pour perdr-e la- p,l upart d~s blenfruts de la lecture. Ils sont lé~l~t' P~ur ~'en convaincre, il n'va Qu'à rre er 1 ore1l1e lors de la 'leçOn de leeure ~ans nos é~oles, et même affirment de.s luges. competents fort aU! deI' -N eXigences . os ' pourt ant,'ne sont p,a s aexces., ~I::S: Nous n~ prétendons p,a s demanc' a nos c~ndldats ooe lecture nuan· Lee, ex~resslVe, comme l'aurait voulue f e7ou~e. No~s nous déclarerions -satisal s Sl nos Jeunes lecteurs se faisaient comprendre ' , . c cra'l• ns , .' Et ce mInimUm, 1e que les ecoles ne le donnent pas à l'ensemble de leurs élèves

t

riefnT~t~l., au

té . .

sen~

purement

mat~.

est un mot rare, · peUi USl, !ll8.1$ 00, mot ,cour:ant, d'usage l' ournaller · 'pourrai't oter .. d'amusants exem 'leOn (ü ra s'~' s. QUJ:conque le voudra pouxfa'l , <:onVa1ll\Cre par une expérience ·CI Et telle est la force de l'habitude ~~s. ' e lectettr ne s'en trouve pas embare. Il ne comp'r end pas, ill: ne peut h:~v~~~:endre. ~'impOIje, il poursait le choq . sa rOUle, Le barbarisme ne 't 1 ue pas, ne donne pas à son esa secouss , . Qui provoque . Prt la réflexion' Il e, l' evell . nous est nrr' d' e lecteur intrépid d c.t . 1~ c arreter f_ d~ dé ' t' " e, . e le ramener au p-oint dans ~ê~ech,aque fois, il retombait 1 . fau~e. Il faHait attirer 0

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A ·

son attention sur le mot qu'il avait tr vesti , a· Parfois, c'~st. une prononciation défec.. un çlehlt fluide, iridistind, inar.. ticule. çette sorte de lecture engourdit . é!t p.ensee et provoque le sommeil L'ar· re Inopportun, coupant Un mot' séparant les tenmes Qui doivent rest~r unis est une faute très ~ commune qui rend 1 lecture ininteUigible à soi-même et a~ autres. Souvent, encore, la voix est ba$"se, sans nettete:. pour pet,cev.oir. quelques sons, on dOit tendre 1'oreille s.e rapprocher. du lecteur ' . Ce fait 1l:~nérall nous paraît avoir. de grav:es 'Co~· sequences. QUe} profit peuton. hrer d une lecture aussi insuffisante? Il en .sort tr~p souvent des idées vagues, fragmentaIres, des (onceptions -bi~ zarres. o~, fausses, voire dangereuses Une VIe, mteUectwclle incohérente, d'un~ pauvr~te J;1·ayrante, c'est le mal auquel condmt duectement le défaut d"exactit~e ~l1c& la; l'ecture. Il est absolument necess41re. qU'e nos élèves noos quittent sachant lire. C'est pour ,cela · surtout que nos ecoles ont été .créées. t!1eu~e,

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~~ mal', !0ll:tefods, nouS semble aisé à g,uenr, ~al's 11 faut le. vouloir. Il pro-

Vient, qn , 'tt hen grande p'a rhe, de uceo raI ac e pas à la lecture matérielle à ·a ecture à }léliute voix, fad.te en c~m­ mun, .toute Ilmportance qu'elle méri·te

üJmflen <le fois. nous est-il anivé d~

cons 'a:ter Que, meme dans 1e. cours élém~ntatre, la~ leçon: de lecture était p~etexte à explications va!11ie'es'. ··L·a. dune· ml-heure qu 'eIl e occupe passe vite · ef fe moment. de ·'-"h anger ,d· ' exel1clce - . . 'arrive . Cans qU~ }~s en!~nts aient yra~ment lu. ,ertes, ,1 'e~eve ~01t comprendre ·cè qu'il ht! .l!1a1s il 9:ott aussi accowtumer son œl[ ? embrasser un mot dans toutes ses parites". sa, voix à articuler nettement d~s. QUo rtt 1 a perçU'. A cella, il faut un vent,able apprentissa,ge, méthodique prolongé.

et


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22 ouvrage: Cinquante sorte~ d~écritur.es, n'est pas indispensable, !ll meme uhle. Un devoir d'élève v sl;lfflf.a..Un passa· ge du livre ou dUJ ,cahler est-ü mé;\\ rendu? Ne enlignons pas de le f, ~lfe reprendre plusieur~ fois", au be~?Ln p~ plusieurs élèves, lUSQU a ce qu 11 solt a peu près irréprÛ'chable. , . , Ces moyens nÛ'us ont reu.s~1 ~ c est pour cela que nouS les soumet~ons ~ux instituteurs. Ils sont d'une extre~e Slm'" plicité. presque puérils. Mais 1'1s ten: dent à mettre un peu plus d~ clarte dans l'esprit de chacun et c~tt,e fm pourra faire oublier leur. banal1te. .

Il arrive que' le ,mal remonte au début de lai scolarité. Certaines méthodes nouveHes et. à leur imitation, cert~ins maîtres, bien intentionnés d'ailleurs, prétendent affranchir, les commençants de la: syllabation, ;ugée trop lente. C'est là une grave erreur, à notre sens, et, déià, l'on s'en aperçoit. Le m?t ne peu~ être lu avec facilité et C01"redlOn que Sl i'enfant en a prononcé séparément toutes les syHabes. Pour, se graver dans l'esprit, pour être rendu fidèleme~t p~r la vÛ'ix, cet ensemhle .de lettres ~oü etre d'abord décÛ'mposé en ses p'artl~S. . Voici, d'ailleurs, Quelqu.es conseIls. , Un inspecteur scolatre. On ht pour se falire entendre et com••• prendre. Vérité b~ale~ et ch~que ;Û'ur méconnue. Le madre a le livre sous De la''""mêthode de lecture les yeux pendant la lecture,; a~dé par son texte" il cÛ'mprend à deml-!llOt et 1. LA LECTURE. - Son imTJor~(!n­ c'est pourquoi il ·se .contente de peu, La ce dans l'enseif!nement. - EI~e est a la première précaution ~ pifen~re ~u~nd la lecture à haute VOIX suç,cede .a 1 ex- base de tout enseignement, smon compl kati on , c'est de fermer son l1vre et plet du m<>ins; suffisant. Elle commande particulièrement ~'en~ d'exiger Que les élèves nous fas,sent comseignement s,col aire, depuis les notto.ns prendre ce Qu'iJs, li?ent. Ceux-~i dev~ont de tÛ'ute néceSSIte, elever la VOlX, articu- les plus élémentaires de la grammaIre ler nettement. Ils aurÛ'nt même le désir iusqu'aux théories les plus ar~ues ~t les " de bien faire, d'intéresser, et, naturelle- plus ,subtiles ~e l~ p~llosoP~le.. L'enfant QU! salt ~lre, et bIen. hre, s ement ils en prendront- les moyens. On en a' vu QUi. a\insi stimulés, arrivaient prend du désir de s'instruire. Conséquemment, il faut lui appr~n~ iUSQu' à ~Iél! leçture exp~essive et attr~­ dre à lire au plus tôt et ,ave~ le, mOI!-1~ vante. Surtout, Que le maître reste a son bureau et Qu'il ne 'Se rapproche pas de fatigue possible. D'ou la. nec~sslte du lecteur. On ·comprend de reste pour- de la mêthode. II. QUE,LLE METHODt;? - La: QUoi. ' , Lorsque ' nou~ avons réussi. sans le pédagogie nous en offre ~luSleurs. La secours du texte, sans Quitter notre pla- meilleure serait la plus rapIde, à la con~ ce, à bien' ,comprendre ce QU'on lit, ~n dition Qu'eHe ne laissâ~ 1?a~ de lacunes, premier pas, très important es~ falt. conséquences souvent mevltables de la Ainsi entendue, la lecture scol aue. se précipitation. ' a) Méthodes flénérales. - On peut rapproche de la tecture en famllle: c'est .celle de ,l'eniant lisant le iournal, les réduire à deux, 0'U à une par l'exa<:· parfois le Bvre, dans le cercle de seS te interprétation des deux. 10 Méthode par épellation. proches, de ses voisins. 20 Méthode par syllabation. De temps à autre, il serait bon d'ex~r· 30 Oui mieux, méthode mixte (épella~ cer nOs élèves à lI a lecture manuscnte,. par cela: même Qu'ils .auront plu~ ta:r~' tion, svllaba,uon). (Le procédé phononimique n'est pas à lire des lettres émana~t de m,él}m~ .dl~ verses, souvent malhabIles. L antique

une méthode. EUe est plutôt la, méthode syllabique grimacée.) b) Elements communs et indispensables à toutes les méthodes: Les sigues

ou lettres, leur dénomination' le moins nombreux possible;' le plus, habilement combi!1 és et répondant le mieux à toutes les exIgences de formation et de déno· mination des mots d'une langue. Re'fl'a~que. - Aucun alphabet ou interpretahon de cet alphabet ne dO'l11ie su:r e~s deux points (fonnation et dénommatIon) complète satisfaction: nouS pronÛ'nçons de même: aime et aiment - e,nlant et parent. D'où grosses difficultes J?OUT la lecture, l'orthographe la transmIssion écrite .de la parole. ' . c) .Combinaison des sif!nes. - La . connaIssance des signes, leur <:ombinai~ son, doivent être faites dans un certain ordre, ne présenter les difficultés que /:{radueUement Desoartes n~us dit, dans son discours de la méthode: « Djviser les difficultés en au~ant de parcelles que faire se peut et qu'Il est requis pour les Imieux résouQ dre.... ' « Il faut tou10urs commencer pa'r les choses les plus simp'les et les plus aisées à 'Connaître et n'arriver que comme par degrés à celles Qui sont plus utiles et plus com,prliQuées. » III. Toute méthode de -lecture dÛ'it C?mlprelli<l~e la Connaissance et applical. Izon des Slf!nes. - Les signes ou lettres de ,v'alph'abet français ont deux appelI atlons différentes l Ap.pellation 'ancienne' a = a, b = bé, c = cé ci =--= dé 2° Appellation modern'e ou de 'PortRoyal. ' a ~?-' b = be, c = Que, d = de.... Apphquée uniquement à la science de" la l~~ure, l'appellation moderne paraIt preferable; . , Appliq~ée à l,'art de 1a lecture. aux usages dIvers de l'enseignement l'ap~ pellation, ancienne, dans l'état actuel de nos procédés d'enseignement, comme ' Q

aussi dans la distinction des noms de quelques lettres, est indispensable. 1° En langa/:{e mathématique nous ' disons: a = a, b = hé, ,c' = cé, cl = dé ... 2° Dans la distinction des noms des lettres: ' c = cé, et non, c = Que, appellation moderne. k = ka, et non k = ke. Q = QU, et nOIlJ Q = que. ' ' IV. Conn,aissance des siflnes. - Ap" prendre tous les signes d'abÛ'rd serait monot0'ne. peu pratique et ,sans succès suffisant: mieux vaut n'en apprendre que deuoc ou. trois par, leçon:: voyelle et ,consonne: a, b, p, et lescombiner ensuite; ba, pa, ba-b a, pa-pa.

. V. Comb1inaison. Iton.

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Pa'/': épeUa..

Méthode ancienne: bé~· a = ba. , ,p é. - a = pa. hé • . a hé ~ - a = ba - ba pé - • a..+ :pé - - a = pa - pa' Le. résultat ne répond pas aux' noms des SIgnes. b) Méthode moderne: he -. a= ba. ·pe - -a = pa. be . • a be - - a = ba - ba. ,pe - . a + pe· - a = p·a - pa Résultat plus satisfaisant ~) Mal~(é quelques .défectuosités que presente 1 appel1lation moderne des lettres dans la méthode p'a r épellation eUe semble préférahle. Un peu plus tard, POUf, l'usage, dans l'ensei/:{nement il faudra. apt?rendre à l'enfant, lorsqu'il saura lIre, l'appellation' ancienne. ,d) Re'!l{/J/'que. - Observer que ni 1 appellatIOn moderne, ni l'appellation ancIe~ne ne donnent, par méthode d'é· pell ah on , s_atisfaction pour les accouplement~ des lettres: -ch, ph, on, gn, fn, etc., malS dans !l'appellation moderne ' nous ne décomposons ,pas 2° Par svl1abation. . Quel 'Que soit le mode d'appellation des lettres, le résultat est le même. a)

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Son empl~i absolu est ~eu pr~tique simple agricUilteur Qt;ti,. penqant sa loI'!: et peu en rapport avec la pedagogle 'mo~ que ,carrière, a recuellhJ,m ·fon~s conSl derne qui préconise l'enseignement ana- dérable de l)récieuses observaüon~. s).lr lytique. , b' -1 les hommes et sur les c~oses don.t Il !Irc Cependant, si l'éleve .connaIt len e des conclusions marquees au com d un nom des lettres, appellatIon_m?~erne, en esprit très juste et d'un bon sens ap· . . attirant son attentlOn Pllus specIalement solu. Il existe plus qu'on ne croIt de ~.es sur la première lettre de la sy~labe, t? syllabe -est lue très facilement; Il, ,se faIt philosophes campagnards avant acqUIs: alors chez 1'enfant une sorte d epella- au simple contad de la: nature, un. sa voir que de plus cultivés. pourrale~t tion mentale. . _, Certains maîtres pratiquent cette me- leur envier. Dans ce do~ame. très special de l'école, que Pon s Iffi:aR:me volonthode avec succès. . tiers être f~rmé aux prof~·~{$,. !V1. ~~~­ Elle paraît être la plus rationnelle. VI. Pratique de la leçon ~e ?e~tllre. son a des ~.perçus qui m'e~IteraIent . e~ - Lecture collective d'abord, mdlvlduel. tre publiés. Les lignes. sUlyan~es, ,con~ cernant le travail manuel scolaire, ~on~ . le ensuite, sur tableaux muraux. à 11'O'S lecteJ1J's le peu ?e valeur treront a) Travail du maître. - Il m?ntre la lettrê, la svUabe ' ou le mot, le.s h.t ~t les . des argumet:I,ts de ceux ~ui ~ opp{)~sent fait répéter collectivement et mdlviduel- à T'introductIon du travail man~el a la camp,agne en prétextant l'averslOn des lement par les élèves. agriculteurs. b) Travail de l'élève. - Le mal tre nomme la lettre, la syllabe ou le mot et Voici ce que dit M. Besson: les fait ·mo.ntrer individuellement par « Les travaux de l'intelligence ne sU'f~ . les élèves. fisent pas ~u développement c~mplet du c) Chaque leçon doit débuter par la jeune homme; il lui faut. ~USSI des trarevision de la précédente. _. vaux corporels' pour équllIbrer ses forVII. Le livre Olt mœnuel. - Ch01X ces et pour l'habituer .à m~tt~e en pradifficile, en ,considérer la forme et en tique les théories élippnses a 1 écol~. A~t . scruter le fonds. reste il est bon que tous prennent l habicL) La forme. - For~at moyen, ca"" tude de 'ces travaux, car, tous peuvent ractères ass_ez gros et tres nets, 11lu~tra­ être appelés à les pratiquer. tions suffisantes, exactes en tous pomts, On estime généralement que ce sont .. claires, sobres de détails. pàrents Qui doivent donner. cet enL b) Le fond. - : M?l:al, rehgIeux, et les seignement à leurs enfants; le ve~x pour nos écoles chretIennes" f~anc?e­ bien leur laisser la .plus ~r~.D:de partIe ment catholique, intéressant, ecnt ~lm­ - de cette obligation, mais le 1?en~e que plement, ·correcteI?ent, s~s ex.pre~SlO?S doit s'en occuper aUS.SI',d ?bord négligées; se méfIer de 1 emplOI des neo- l'école pa~ce qu'il est des enfants lru.sses a eu~­ logismes populaires. mêmes chez eux, puis parce que l~ mal_.-t'H~~'~.- - - tre peut travailler suiv~t ~~e ~et~od.e _ mieux raisonnée, plus etudIee le dirai, Le. travaux manuela que beaucou·p de p-arents. " . . à la campagne De plu~ avantage certain, c est que l'on met en honneu~ les tra~a~ pro-, A ce suiet, une curie1!se ét~de a été fessionnels en le$ enseIgnant a 1ecole. présentée à la Société d'educatIon po'pu- Il faut apprendre aux enfants q~e laire de Mol;ondin par M. le malOr tous les métiers util~~ sont hon~ra~les Besson, de Niédens. M. Besson est un pourvu qu'on les pratique conSClenCleuA

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sement,' et que ·ceux-Ià même qui p·araissent repoussants ne doivent pas être considérés comme déshonorants. Enfin il me semble que l'on inculque mieux encore l'amour du travail par les oc-cupations professiolUlelles que par les intellectuèlles. L'on choisira pour chaque localité les travaux qui convien~ Ilent le mieux, à la campagne, ce sera surtout les pépinières et les champs d'es~ sai: il serait bon .aussi, dans les villages, de faire quelques travaux d'atelier. » . Il v a évidemment, en faveur du trar va'il manuel scO'faire, d'élutres raisons encore, dont :M. Besson ne parle o'as. Cel1es qu'il avance n'envisagent qu'un côté de lél! 'question: le rôle social de cet enseignement. Elles n'en sont pas m.O'Ïns excellentes et su.ffiraient ample-. ment à i.ustifier l'introduction du tra..vaill manuel dans toutes les écoles de la campagne. ----------~.~----------

D'a raie de la balanee

dan. l'enael,nelDent .Sachons peser et surveiller une pesée. - Rôle de la balance dans les divers enseignements. ~ Une balance dans chaque classe. -

Parmi les mesures de ~randeurs qu'il faut savoir effectuer, les deu:x plus importantes au point de vue pratique sont: la mesure des kmJ;!ueurs et la mesure des poids. Leur répétition, plus - que Journalière, ·pour chacun de nous obliJ;!e l'école à enseigner les moyens deÏes exécuter correctement. Or, il semble bien que les résult.ats obtenus sur ce point ne sont pas également heur,eux. Non seulement, en effet, la plupart des enfants arrivés à la fin de la scolarité se servent convenable~ ment du mètre et de ·la chaîne d'arpenteur, mais encore leurs yeux exercés peu_ vent évaluer avec une assez 2'rande approximation les longueurs usuelles. Il

n'en est pas de même pOur les poids. Les élèves savent vaguement comment on fait une pesée: leurs visites chez le boucher, chez l'épicier le leur ont al)~ pris, mais comme les mesures ainsi effectuées sont dépourvues de toute précision, ils ignorent en: ~énéral, ce Qu'est une balance iuste et à quel si,gne on reconnaît l'équilibre du fléau. A coup s11,r; ils sont incapables de trouver la somme des poids marqués mis sur le plateau, sans lire les indications de ce poids. Enfin, combien peuvent évaluer approximativement une masse, par la pression qu'~l1e exerce su.r la main ou la traction sur le bras? Voilà cependant des connaissances loin d'être' inutiles. Indispensablês au commerçant - qui les acquiert d'ailleurs par habitude - elles permettraient à l'acheteur de surveiUer les pesées faites pour SOn compte, et souvent de rectifier des erreurs, conscientes ou; non, mais Q.ui tournent toujours au préiudice de quelqu'un. Quant à l'éducation spéciale de la .main, elle serait aussi d'un g-rand secours Ichaque fois gul une pesée exacte étant inu.tile ou im.. possible, on veut tout de même connattre le poids approché d'un objet: confection d'un 'colis postal, achats il la vue faits au marché par les ménagères, etc. Mais on ne doit PéllS se . préoccuper seulement «de ce qu.'iI importe à l'homme de savoir », il faut aussi tenir compte de ce que l'école ,peut raisonnablement enseigner. Est-il donc au pouvoir de l'écore pt:.imaire de dévelonner et de rendre plus fritdueuse la' .partie de l'en~ seignement qui se rapporte aux poids? I:a réponse ne saurait être qu'affirmative à la condition que chaque classe possédât une .balance et une série de poids usuels. II serait alors. facile <iè faire connaître par le détail cet instrument indispensable au plus sua11d nombre de nos achats qu{)tidiens, et d'en montrer expérimentalement les qualités


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~ultipl~s dU! ~i1amme, mots vides sOU,S essentielles: exactitude, sensibHité. Il lesquels ne luit pas la' forme ~oncrète deviendrait possible d'apprendre à ,con\. duire une pesée et à réaliser un équili- des obiets Qui les réalisent. ' Si les r'aisons précédentes ' ne , just!bre Qu'il ne faut pas confondre avec les oscillations désordonnées .p,roduites p~r fiaient pas à eHes seules l'absolue nele iet violent d'un ,obiet sur le plateau. , cess'ité d'une balance d~ chaqu: ~l~s~ Orâree à de nombreux exer'cices (mesu- se primaire il ne serait pas d1fhcl1e res de la hauteur et du di'amètre, ,com~ d'en trouve~ d'autres. Et d'abord les paraisons fréquentes et variées, etc.) les enseignements .du s~stème métri~ue ~t élèves distingueraient bientôt tous les de la géom#rie ,seraIent tou~ enh~rs Vlpoids de la série et pourraient trouver vifiés par l'emp,loi du précleux Instru~ à distance, le résultat d'une pesée: con- ment. Non seulement, en effet, il , per~ dition essentielle de l'utilité du nouveau met de trouver des poids, ce qui 1~ r~nd savoir. Enfin, après l'acquisition d'une indispensable pour établir, de. façon certaine expérience des poids et des pe- con~rète les rel;ations entre les dlverses sées, se ferait, par des évaluta,tions préa- unités de ooids, pour définir le litre, lables, aussitôt vérifiées, l'éducation des pour étudier les monnaies, mais encore il peut faire connaître des longueur~, et sens de la pt"ession et de la traction. On op'i edera ici que des difficultés, surtout ,des ,surfaces. Il suffit de como'~incontiues pour les longueurs" naîtront rer le poids .de l'unité de longueur, ou de la différence de densité des corps et de surface choisie, au poids de la londe leur surface d'appui, ~auses d'ér- gueur ou de la surface che~hées, à la reurs dans l'appréciation du poids. le seule condition d'opérer avec des cor~ le -reconnais, inais non sans fatre ie- ' homogènes (fil de f~r bien calibré, carmarquer toutefois Qu'il ne s'agit poiI].t ton fer-blenc, ,etc.) ,' Et alûrs, quel bou: d'obtenir des élèves la sûreté dont fait moyen de yérifier, les règles trouvées preuve le marchand de poulets souJe- d'autre manière, ,pour le ,c akul des aivant un panier, ou l'e commis des postes res du parallélogra,mme, dUJ triangle, soupçonnant une lettre d'être insuffi- du trapèze, par exemple, Qui ne se .prê'; samment" affranchie. Le maître doit se tent pas au Quadrillage, et de contrôler décl'arer satisfait lorsque ses, élèves.s_ont ainsi, expérimentalement, l'exactitude devenus capables de faire une évalua- des déductions logiques! Quant aux vo- • tion dans ' des limites raisonnables, ëe lumes, la mesure en est rendue remarqu'on ne saurait demander à la plupart quablement facile par ce fait que le lidans l'état actuel des choses. On dira tre est iustement le volume occupé par aussi que' tous ces exercices sur les un kilogramme d'eau pure, J,t AO, sous poids prendront trop de temps. A cela la pression normale. Des solides creux je répondrai, que dût-on même leur ré- et étanches permettront ici toutes vériserver ùne petite place dans l'horaire fications ou démonstrations expéride chaque iour - 'ce qui n'est pas ln- mentales que le maître iugera utiles. Il dispensable pour obtenir de bons. résul- n'est pas iUSQu'au théorème de Pythagore, le célèbre « Pont-aux-ânes» qui.ne tats - ce temps ne sera pas pe~du l'on reconnaît Qu'il est affecté à des devienne, grâ'ce à la baJance, a'ccessible exerdces utiles et capables de contri- aUlX esprits les plus rebelles aux math~­ buer à rapprocher l'éducation primaire matiques! La construction étant faite de la réalité pratique. Il paraîtra, d'ail- sur une feuille de carton d'égale épaiset soigneusement découpée, on véleurs moins long aux enfants Que les seur, quelques demi-heures consacrées à la rifie que le carré construit 'SUŒ" l'hypo~ sèche énumération des multiples et souS- thénuse, fait équilibre à la somme des

si

carrés construits sur les ' deux autres côtés. La vérité à démontrer s'impose alors avec la force de J'éviden~e C'est donc souvent que balànce et poids animeront wne leçon de système métrique ou de géométrie. Mais il y <) aussi certaines questions de sdences physiques qu'on ne peut illustrer d'expériences sans leur secours. POUir montrer le poids de l'air, ,chercher quelques densités, vérif1er le principe d'Architnède ~u celJ1i des corps flottants, la j}ly"s rustIque des balance peut suffire, mnis ,O'n ne saurait s'en passer. En résumé, faire connaître l'instru-' ment de pesage le plus répandu, en apprendre l'usage, mettre la main en état de faire des pesées approximatives} rendre à la fois plus vivantes et plus profitabl'es de nombreuses leçons, tels sont les avantages qui paraissent attachés à .l'etlll'ploi habituel de la balance dan-'s l'enseig.nement élémentaire. Elle a donc sa plate m'arquée sur le burea.u du bon maître, dont l'ingéniosité ne manquera pas, d'ailletlJfs, de lui demander des services de plus en plus nombreux.

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La, benne teDDe

Veillez à la bonne tenue des 'élèves pendant la classe, les récréations et dans la rue si c'est possible. " Exigez, epvers vous, une attitude très respectueuse, ne supportez pas que l'enfant interrollé ait les mains dans les P.O~ ,ches, Qu'il ~e balance à droite, à gauche, Qu'il se tienne 'Sur un: pied, etc. Voici :plusieurs défauts à combattre chez les ieunes élèves: 1° La timidité eX!cessive qui conduit à la gaucherie. Essayez de donner au,x ~fants qui en sont atteints plus de confIance en eux-mêmes. Parlez-leur souvent avec douceur et intérêt, pendant tes récréations. Lorsqu'ils essaient de répondre encour~ez-Ies. (Ne pas confondre cette timidité avec la modestie- qui , est une vertu à cultiver.)

, 20 La {!rossièreté et le sans-f!êne qu'il faut surveiller attentivement dan~ les relations des élèves entre eux, et sévèrement réprimer. ' 3° La mauvaise humell!r habituelle dont il faut rechercher avec soin la cause afin de la combattre effkacement. 4° L'affectation dont la cause peut être la vanité ou la timidité. ' Pour vaincre 'ces défauts, qu,elques conseils généraux ne sont pas suffisants. Il faut surveiller attentivement nos enfants, les rep'rendre; les encourager si on a constaté une amélioration dans la tenue générale. Le savoir vivre s'acquiert par l'usage et par l'imitation. DI .

ID

Le , verbalisme === L'enfant a une tendance :naturelle a apprendre ce Qu'il ne comprend pas. C'est ce qu'on appel'le le psittacisme. Lavisse nous en citait de plaisants exemples. «Qu'est-ce QU'un ange? » demandait-on à une petite fille. - «Un ange est un pur esprit entouré d'eau de tous côtés. » '- Combien de .mères 'sont enchantées d'entendre leurs enfants réciter leurs leçons comme des perroquets! «,Songez un peu! Il a dit toute la page d'aHilée, sans en ,changer un mot! » C'est un 'charmant ,perroquet, en effet; le malheur, c'est que, le pli pris, les enfants ,risquent de rester des perroquets toute leut; vie. Ils se griseront ou seront !!.ris~s par des mots Qui ne répondront , iamaiS pour eux à des réalités concrètes et vivantes. ' Mais il me semble Que l'enseignement aduel. à la fois p.réténtieux et prématuré, aggrave ·encore ces fâ~heuses tendances.. On veut trop vite et trop tôt donner aux enfants, une nourriture trop substantielle. Et a'lors, quevoulezvous, Hs ne digèrent pas. On ne peut pourtant pas nourrir les nouveaux-nés avec des bjfteaks. Tant qu'ils n'auront


i8 (.le dis nous, car, mes élèves savent que la tâche est ' 'comm1U1n:e: le progrès de chacun dépend de tous, d'eux et de moi; ie les conduis et ils m'aident. Sans leur ,concours, il ne se ferait rien de bon, , rien de soHde et qui dure.) Parmi les meilleurs, il s'en trouve dont le <:atractère est à la fois doux et serviable: nous allons les envoyer «en mission» auprès des derniers, de ceuIX qui 'ont peine à suivre, et qui, peut-être, s'ils n'étaient soutenlUs, se laisseraient choir au revers du chemin. « Loutis, veux-tui qttJitter ta place d'hon.. neur pour la p,remière sectioni, pour te mettre à côté de Pierre et lui montrer d'abord le bon exemple pour la .propreté, la sincérité, l'obéissan:ce, le travail, ensuite, lui indiquer comment n doit S'y prendre pour tenir son cahier, ' ses notes, ses livres, pour faire convenablement ses ,devoirs et retenir ses leçons? » Si ' Louis veut bien! Mais il ne, demande que cela. n servira de guide à Pierre, s'efforcera de savoir: davantage pour renseigner, de mlieuJe comprendre pour expliquer, d'être meilleur pour p~rticiper de son mieux à l'œuvre d'édu.cation. Te puis colmpter sur plusieUirs ~omme La ela'ie en aetlon sur Louis. Toutefois, ce sont des enfants; à la grande confiance Qu'on leur La c1aJSse constituée, afin, d'appren- témoigne, et qui les élève au·dessus dre leurs noms «par, cœur », i'ai placé d'eux-mêmes, il n'est pas inutile d'aioumes élèves (sauf ceux dont la vue O'U! ter une p'romes'Se. Des efforts de Pierl'ouïe est faible)) selon l'ordre 'résul- re, on saur.a gré à son camarade:, les bonnes notes du nremier seront portées tant des épreuves préliminaires. Il va faJ1.oi,r mettre en train tout ,ce à l'avoir des deux. Est-il besoin d'aioumonde. Pour Tes, premiers, mes vété- ter que le tu~eul' ne laisserai iamais rans, et les plus fotrts d'entre les now- Pierre ·copier ses devoirs et que l'attenveaux, c'est ch:ose facHe. SeuI's les der- Hon du maître doit l'ester en éveil? \ Et le pupille, comment prend-il sa tuniers me préoccupent: 'ce sont les «poids l:o·Ulrds» Qw'H faudra stimuleIi telle? Mais. le mieux du monde. Louis sans bt1usqueI'ie, presser avec constan- devient son- intime compagnon. Les exice, de peur qu'ils ne deviennent des gences de l'instituteUlf !lie semblent plus exagérées au novice, car il voit la pos«poids moris». Je ne pulis pourtalnt pas leur réserver sibilité d'v saHsfaire. Sans être privé le temps et les soins que je dois égale- de la parole, des leçons, de la surveilment à tous, aux premiers comme aux lance directe et constante de son maîautres. Void ce que nous aUons faire. tre, il écoute volontiers un petit ,ami

pas de dents, il faut laisser lés enfants au régime du lait et de la bouillie. Ah! que M. Du~as a raison: «Tous les vices du langage proviennent de ce que les idées qu'on e~prime dépassent l'intelligence de celui qui l'emploie. La crise du francais rentre dans cette loi... On ne reconnaît pas aux enfants ie droit d'ignorer rien; on leur demande compte non de ce qu'ils savent, mais, de ce qu'ils devraient savoir; on les oblige à apprendr~ au delà de l'eur po'uvoir, à traduire ,ce Qu'ils ont appris ou <:e qu'ils sont censés a,yoir appris... N'est-ce pas les accu~erl à la nécessité du verbiage, leur en donner l'habitude, leur en ôter la honte? Eh oui! C'est ce gavage prématuré qui fait les esprits creux, confus et déclamatoires. C'est une merveilleuse école de vain parIage et de fatras; ces enfants, hqbitués à moudre des mots comme des chevaux tournent la: meule, passeront un iour lIeurs examens et leurs juges les recevront, tout en maugréant contre la décadence des quàlités éminentes de l'esprit francais, la clarté, la précision, l'ordre et la mesure. »

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gui ~st plus, près de lu~, et qui sait au ~s~ln

réailiser <:ette mise au point. 'si deh,cate, q1;le, varlois, seuJ, un enfant peut convamcre un enfant.

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Partie' pratique Une leçon de système métrlquè

L'acheteurr cakule, Lui aUlssi tout en

Ibserv~nt l'épicier, la march~dise et

es pOIds:. ah non! il ne veut pas que son fourlllsseur le trompe! Et tous les écoliers surveiUet1t et c0!llptent: l~s veux brillent, les fnmts se p~lssen~.~ ; ~ ,V?~S me devez 1 fr. 90,» dIt enfl11 1ep!'Cler. Les visages s'éclairent; oui, ~'est bien <:ela, le marchand ne s est pas trompé! . Le ~lient tend une pièce de 5 fr ·ou une plèc~ d'or pour solder son achat. Le fourl11sseqr,'1a sonne, l'examine, puis rer:d la monnaIe. Attention encore: tous veIllent: « 1 fr. 90, et 10 centimes font 2 francs, etc. » .Le premier élève cède la place à d'autre~. La leçon continue, pleine d'entram, pratique et féconde. F. S.

AUJi'oilJlrd'h~,!, lecon de système métrique sur les pieces de monnaie. Le maître. a ~pporté sur ' le bureaiUJ une gTo'SSe p.01gnee de menue ,monnaie, et, bien préc~eusement, quelques pièces d'argent et dor. ' , quelques élèves ont songé la veille 'à fOUIller chez eux dans les vieux tiroirs' ils v q~,t découvert des centimes ternis: des pleces fausses, des sous '« étrangers »... des pièces de 20 centimes, même Un brin de morale de~. p!eces cwrieus,es par leur antiquité, QU Ils ont apportes en -classe. Nouvel « Œil !Jour œil, dent !Jour dent! » e~?men, nouvelles comparaisons: telle pI~ce n~ sonne pas, celle-ci n'a pas le Une. qu~~tion pour commencer: est-ce pOIds. leg~l, -cene-là ' n'a' plus cours .... ~e la lustt~e ou de l'injustice que -conPremI~r resultat pratique: nos écoliers tIent ce precepte péremptoire? Pour réconnaI~s~nt la val'eur des pièces, ils sa?ondre a cette question, il faut d'abord vent dIstmguer les pièces fausses' Ùs et~bhr nettement le sens de «œil pour ne seront plus les victimes des éto~rciis œil, dent pour dent!» La locution est ou des escrocs .... /' breve, elle arrive comme conclusion à La. leçon va se terminer par quelques quelque chose Qui précède. Ce qui préexer~Ices pratiques sur les achats et la cède, on le suppose, a' été fort grave' un mamère ?~ rendre la monnaie. Une ba- homme a' perdu un œil ou une dent' Et comment les a-t-il perdus? Evidemment ~:n~e, pretee par l'épicier voisin, est insll~e sur .le bureau; une terrine pleine par. un coUP reçu et non par un simule ~~ sable fu~u~e.la! marchandise. Un des aC~lden,t. Si VOu.s per.dez un œil à la e ~ves est eplCIer, un autre devient le sUIte d une maladie, ou" qu'une de vos chent. Le dient s'approche: «Je désire dents saute parce que vous alvez fait 250 gr. de café et un demi-kilo de su- une. chute, il n'v a p'a s lieu de dire fre. - Le café, c'est 5 fr 60 le kilo et «œIl pour œil, dent pour dent!» Mais etStuct~e 1 fr. 10, » répond le march~d si que~qu'un 'se iet!e sur vous à coups en " -. d~ pomg oU; de baton, vous crève un . : IOn"1 ' . 1 S ' agI·t de ne pas se trom' er ..11 dfaut d'abord que l'épicier sache œIl, v~us casse .une dent, alors se pose, e pnx e ch~que denrée, et qu'il vende br?sque et ternble, lIa question de samarch~ndlse. un prix railsonnab'le; il VOIr ce qu'on va fa;ire à l'agresseur, eau~ensUIte 9uhl la pèse rapidement et c?mment on va le traIter, lui qui nous a ~a t ement; Il faut enfin qu'il ,calcule S1 brut~lemen~ maJ1traités. Qu'il souffre en a lement la somme due. comme Il' a faIt souffrir! Qu'il soit châ- '

rA fa


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Hé selon son. forfait! N'est-ce tJas juste? ·Un homme m'aurait rendu borgne ~e Pl~OPOS délibéré et il cœ:tinu~rait à JOUIr de ses deux ~eux? Il m auraIt casse une dent fait en rp~eine figure une brèche très ialde que tout le monde verrait chaque fois que ie parle et même <;lue .le ris et on lui laisserait la mâchoIre 111ta~te' il se moquerait peu;t-être de moi et me' montrerait, en ricanant, toutes ses dents aU' grand complet? Non, cela ne saurait se tolérer. Donc, on lui fera ce qu'il m'a fait. Il a pris mon œH: i'aurai le sien ~ il payera d'une dent la dent qu'il m'a enfoncée. C'est iustice. Si la iustice consiste à rétribuer ch~­ cun seI'on son mérite, celui que l'on traIte selon le .précepte «œil pour œil, dent . pour dent!» n'a donc que ce qu'il mérite. Permettez-moi même d'ajouter, quoique cela puisse étonner. ceux d'en-tre vous qui ont le cœur sensIble, que la iustice ainsi comprise ne mérite pas d'~­ tre àppelée féroce. Et si vous me pretez un instant d'attention, vous en convien.drez facilement. En effet, qu'arrivet-il en. général lM·~qu~il nous est faH une offense ·grave? Cette offense nous irrite et nous exaspère. Nous sommes très naturellement portés à riposter avec p~s­ sion. Dans notre iuste indignation, noUs n'v regardQns pas de si près. On a cogné sur nQus et nous cognons ferme sans songer à mesurer nos coups, Le plus généralement, c'est avec usure qu' on rènd l'offense à l'offenseur. La colère et la vengeance aveuglent les hommes. Une fois aveuglés, ils ne savent l)lus ce qu'ils font. Et voici pourquoi Un précepte qui limite la vengeanc.e à l'offense et qui tient la balance strictement égale, mérite plutôt d'être appelé modéré que féroce. Le mesure indiquée dans «œ~ pour œil, dent P9ur dent!» répond aU' mouvement facile à observer même chez l~.s petits enfants. Vous verrez généralement chez eux une tendéllllce à faire ce qu'on leur a fait. On les tape, ils tapent ;ori

les griffe: · Hs szdffent. On leur .tir~ la langue: ils tirent la: langue et ~msl de suite. Vous leur jetez 'leur cullle~e par terre, ils prennent la vôtre et. la .1ett~nt par terre aussi. Il n'v a pas heu de s en étonner. Les actes des autr~s nous. produisent l'effet que produit un cri ou un coup· de feu en face d'un écho. L'écho ·répond. Vous. aboyez: l'écho ,aboie. Vous riez aux écla.ts: H rit aux eclats. V:0us pleurez: il p1leure. Un homme deVIent ainsi l'écho d'uh autre, A mesure que vous connaîtrez mieux la vi~, vous pou:~ rez assister iour-nellement a ces procedés l)ar lesquels on se rend les uns aux autres ce q.ue l'on a reçu. Tout ce ~ue revendique ·cette loi de« œil pour œtl ». appelée aussi loi du talion, n~ sort ~onç pas des Ijmites de la tondUlte or~lna~­ re et, somme toute, il n'v a trop. nen a dire sur le sujet: «on; vous mesurera avec la mesure ·qui vous aU1."a servi pour les autres », dit l'Evangile. Alors pourquoi ce précepte: « œil pour œil, Qent pour dent!» ne .sonne-ti il pas à nos oreilles comme une chose noble, belle, humaine? Pourquoi, mal: gré tous les _raisonnements et maIgre les considérations que nous venons de faire, ne vous le proposerons-nous pa~ -comme règle de conduite? Pourquo~, dans les écoles et en famille, partout ou l'on s'occUPe d'éducation morale, ne :donne-t-Qn iamais ·des conseils comme ceux-ci? - Quand on vous march~ra sur le .pied marchez aussi sur le .pIed des autres. Si le camarade v~us prend votre plume, prenez-lui la Slenne. A ceux qui vous tirent l'oreille, tirez l'oreille à votre tour. Mordez qui V,ous mord' frarppez qui vous· frappe ~ insultez q~i vou,s insulte; trompez qui vous trompe ~ mentez à_ qui vous ,ment; soyez méchant pour qui est mechant pour vous' ietez de la boue à qui vous· en ;ette.' De ,pareils conseils, vou~ les con; naissez. Votre cœur, je veux dlrt'r ce, qu . Qu'il v a d.a ns ce cœur de mauvais et de dur, peut vous en offrir de temps en

temps de semblables.. Des camarades mal "inspirés peuvent vous les murmurer à l'oreille. Mais si vous avez un peu d'humanité et de générosité, vous en sentez là- bassesse. Si vous avez de -l'ihtelligence, vous en compr enez le néant et la faiblesse. Une iustiëe trop stricte est, en somme, de l'injustice. On vous a fait du mal. Un mauvais voisin, en nettovant 'Son champ, él! ieté sur votre champ les "ronces, les pierres, les chardons qu'il .a ramassés sur le sien. Allez-vous 'Soigneusement lui rendre tout cela en v ioig-nant les mauvaise herbes et tout ce qui traîne sur votre champ'? Cela ne vous conviendra que si vous êtes vous-même un mauvais voisin. Mais si vous êtes un homme de bien, · vous ne changerez pas de conduite, parce qu.e l'autre vous a manqué, même gravement. Vous enlèverez de votre cham'p ce que l'autre y a ieté, mais vous ne le jetterez sur le champ de personne. Il faut rester dans Son rôle et ·dans son caractère . .le suis un homme, i'agis en homme. Si un roquet aboie cOntre moi, me mettrai-je à aboyer de mênie? Mais à ~e compte, nous serions obligés de changer de caradère autant de fois que nous rencoÏ1~ trons :des hom·mes. Nous serions sales avec les sales, ·venimeux avec les venimeux, fourbes avec les fourbes, sallS cesse en mue, n'ayant ni consistance, ~1Ï Jermeté, nous pliant aux autres comme Je roseau; au vent. A l'honnête homme il plaît de le rester et d'agir selon son cœur droit, honnête et bon; peu importe ce qu'on entreprend ·contre lui. II se défend, parce qu'en ne se défendant p.as, on se . fait complice des méchants. Mais il se défend avec des armes par Ilui choisies. Ii ne se laisse .pas prescrire sa façon d'agir par celle de ses adversaires. Non seule" ment lél! générosité, la bienveillance, l'amour du Prochain doivent nous empêcher de toujours rendre strictemen t lt~ mal qu.'on nous a fait. Mais le bon sens qui, généralement, est d'accord avec la

bonté, nous donne les mêmes conseils. Le bon sens dit: on t'a crevé un /œil; quel malheur, quel dommage, quel ade barbare! Celui qui l'a fait mérite u_n châtiment. Mais encore est-il bon que ce châtiment soit intelligent, capable de prévenir le retour d'actes semblables. De la sévérité, il en faut. Trop· de douceur envers les malfaiteurs retombe sur les· braves gens. Mais sévérité n'exclut pas sagesse et même clémence. Une sévérité mal placéè -augmente le mal au lieu de le diminuer. Prenons donc garde d, tout en r~si'St~.nt aux méchants, n'augmentons pas la méchanceté. Supposons maintenant que si l'on nous a causé un dommage · nous · cause~ rions exactement\ le même dommagê à celui qui nous a lésés. Il reste cepen- . dant à savoir en quoi cela nous sera utile. Est-ce que de faire à ·l'autre exactement le tort qu'il vous a fait diminue· ra votre dommage? Y verrez-vous plus clair par'ce que vous aurez détruit J'œil de l'autre? Non.. Vous voyez donc que si «œil pour. œil, dent pour dent! » .est un prin ëi~ pe relativement iuste et même modéré, il s'en faut que ce soit le résumé de tou.te iustice. U v a mieux, ~t te mieux il faut le chercher. Les hom.mes seront exposés à être maltraités les uns par les autres, tant qu'ils vivront en société. Or, comme personne ne peut vivre seul, il faut ·s'hal;>ituer à vivre parmi ses semblables ét se créer une ligne de conduite à leur égard ~ «Œil pour œil, dent pour dent! » ne peut ,pas être · ·cefte ligne de conduite. C'est un l)récepte étroit, qui, strictement appliqué, rendrait impossible la vie familiale et la vie publique Nous passerions notre temps à. nous rendre les uns aux autres le mal reçU:. L'existence deviendrait insupportable. Essayez de pratiquer cette règle dans une école, entre camarades. Rendezvous strictement tous les petits mauvais procédés· et bientôt vous. serez.. dégoûtés les uns des autres, ainsi que de l'école.


SION, 16 Ft1vrier 1913 32

Aucun 'maitre ne voudra rester. a~ec vous Il faut s'efforcer de rest~l bv ll,' .. . ell luttant contre le:; mechanb. meme '' . .bl t belle Cela seul rend la VIe pOSSl e e .

Résumé

«

.

pour dent! » ce preCEl'1 pour œil'dent . • Ren~

cepte paraît strictement Juste et mesure. t Are aux autres ce qu'ils nous io~t .est . n,a,u~ \,1 1 Ma' 1 est dépourvu de generos1te et r~ "11 1SS ,1 quoi cela noUS avallce-t-il de le al eur a . l' noUS rendre our règle? Sl nous vou Ions . fraiter le~ uns les autres selon l~ iormu\~. « ~il pour œil» la vie sociale. seralt un~ m~rait lée perpétuelle. Même en famtlle on vlV . sur un pied de guerre. Il faut d~nc trou~~:_ mieux Tâchons de rester bons, meme en. tant c~l1tre les méchants et, s'il ,est P?ss!ble, rendons le bien pour le mal. L honnetete .!!n i era plus avancée. ' WAGNER. , Charles

d

.. -..

Sujet. de rédaction Décrivez le nouveau calendrier que le tac" teur vous ,a apporté. ' ... :1: * calenQuelles réflexion? ~ous insl?i~e? le drier de l'année qUi Vlent de hmr.

fête? Dites pou " quell~s l'occasion de votre 'tentions . vous sont agréables. , raisons ces at

d~u'~ écoliers dont l'un \Dialogue entre l'or et l'autre l'utilité du vante la valeur de ter. ... . * rnée * pendant laquelle Racontez ,une JOu vous vous êtes bien amusé.

Exposer un souh~t *que vement voir ' se réalIser.

vOl~S

dé&irez vi"

.. .

t '"

ce moment de l'anDites comment es, en. pour aller à née, le chemin que vous , SUlvez l'école. ... :!, ,l, . d la Décrivez la première chute de neIge e ez . on Dites .les réHexions que vous av salS· , 1 n cons ~aites en voyant tomber , es.o .

Dites quels sont l~!~ biens ~~ ~luels 50re~~es m~ux dont nous somme redeva\. es au

Variétés

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. " . 1 jounlal oi Educaho n Sous ce h tre, e " t' maîtres qui se .' 1e l' el., 'reur de cer ams * * b~ave enfant, a .e'\~ slgna arler beaucOUP plu5 en , Un de vos camarades, lorsqu'il se croient oblIges .de p . O'âté par sa grand'mère et Il. est devenu .111 t présence d'un lllspectem ,qu'~èves La conI:>su ortable. Faites le portrait d~ cet e~ï~l~ !e~~~t epluS 'mal noter et ~~ontrez comment il se cond.Ult en datis , trouvent seuls de;~nt S séquence, c'est. CJ.tU nIt scar «on peut poser en pen~ant la récréation, à la maISon. qU.l'ls. ne le men1 e :1 maître parle, mOl. ns ... pnnclpe que P us e * * , . • Décrivez l'aspect de votre jardin ou d U11_ la classe travaille. » .ardin que vous connaissez. "\tt~chez-v.o~~ * Un mot d'eniant. On a enseigne ~]·~f '1 trouvent dans la rue un 0 ~articulièrement à fournir des detalls precIS . . ils doivent le rappor.. enfants que,.s 1 s . ' ou molUS precleux, b de police le ':' ** r . plus ter immédiatement au ureaup1e l'institutrilQue pensez-vous de ce préc~pte, app lque plus proche. p~enant r;nte~~~ll'é~ole un' de à votre vie d'écolier: « All1tez qu on vous ce suppos~ ql:1 en s~~ouvé au ' bord du trotconseille et n011 pas qu'on vous loue. » h ~ e Qu'e.::tses petits ecohers a ... . belle montre et sa c am . « * * . d fa tOlr une d't pas faire l'enfant ~age? Vous, 10 Décrivez les avantages d.e la Vle e • Il ne doit pas la rappor11 2° Décrivez la malson paternelle, ce que n,e °Jez e son père la gardeVictor repo,n . ~~ e. le~ souvenirs qui vous y attacbent ~~ ~es ter. chez lUl, parce( tducateur moderne".) r~i~~ns pour lesqueUes il faut i."ester hdele rait. » " au foyer domestique. ... Les enfants et les fous s'in~agil1~~t q~es ... vinit ans et vingt ,sous ne dOlvent Jamal * * des le!tres, des carà Aimez-vous recevoir Hnir. tes postales illustrées, de petIts cadeaux ...

On parle trop

L'EOOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIETE VALAISAlI1fE D'EDUOATIOll E ducateurs et E ducation Les problèmes; ,pédagogiques devien'nent de plus eu dus com.p~exes. De toute part, nous voyons les vieilles méthodes céder le pas à de plus récentes, qui à leur tour ne tarderont guère à être remolacées p,a r d'autres. Dans l'enseignement secondaire les programmes, sont loin d'être .arrêtés ; ~t des :divergences très accentuées règnent sur ce point entre législateurs et hommes du métier d'abord, puis entre les divers spécialistes qui plaident chacun pour sa propre cause. L'enseignement primaire n'est guère moins bouleversé, et voici qu'on parle d'y superooser un quatrième de~ré, une sorte de préanprenti~sage. Dans le bon vieux temos, alors Que l'on se contentait des connaissances les plus élémentaires, les maîtres savaient au moins ce Qu'on ,attendait de leur enseignement, et ils arrivaient assez facilement au bout du pro~ gramme fixé, p'afièe que le nombre des matières obligatoires était petit et les limites bien' déterminées pour chacune d'elles. Ce n'est plus leur cas aujourd'hui: ils se trouvent dans l'alternative ou d'enseigner uni Deu de tout d'une manière très superfidelle, ou de paraître négliger' leur devoir nrofessionnel parce Qu'ils laissent de côté certaines branches Qui leur semblent être du luxe. En même temps, on !continue à se plaindre de ce que l'école ne prépare pas assez directement l'enfant à la vie réelle. On' insiste pour Que l'orientation des études soit plus nettement utilitaire~ On allègue que la: connaissance 'minu~

tieuse de la langue et de 'règles orthographiques ou grammaticàles peut offrir de l'intérêt pour -les futurs professeurs et les écrivains, mais Qu'elle importe peu aux hommes d'affaires ou d,e labeur manuel; on prétend que la culture générale de l'esprit, très avantageuse pour ceux ·qui ont de la fortune, ne procure pas d'a.vantages à ceux qui ont besoin de s'enrichir ... Bref, nous vivons à une période de transition où l'on sacrifie volontiers ces antiques conceptions qui, som,me toute, avaient subi, non sans succès, l'épreuve du temps; onl leur préfère des procédéS et des systèmes qui ont l'attrait du nouveau, mais qui manquent des sanctions de l'expérience. Au fond, doit-on s'étonner de ,ces volte-face, si i'ose dire, alors que les perfectionnements ,du machinisme, puis la facilité de iour en iour plus grande des relations internationales, ont renouvelé de fond en comble le commerce, l'industrie et ' même ·l'agriculture, à ce point que, pour beau.coup de gens, les lois de l'existence paraissent changées du tout au. tout? Ces transfonnations sont, au moins en partie, l'effet des progrès rapides , et même incessants de la mécanique, des sdences physiques et naturelles. ,Or de pareils phénomènes peuvent-ils ne , pas avoir une répercu~sion sociale, et donc pédagogique? >1:

*

Il ne nous est 'D,as permis d'ignorer ou de ,passer sous silence cette phase que traverse l'évolution de -la proarrogie. D'abord, 'ces faits nous, expliquent pourquoi et comment de nos iours les ,programmes et ,les procédés scolaires


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No 02 Ecole primaire, 01 février 1913 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu