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SOMù\rLAIRE: COMiIVIIUIN'IICATIIÜINS DIVlEIRlSms : ux membres du personnel enseignant et aux 'Cluhs de ski. - Concours de lia Se'm aine ·suisse. - RE·traite des institutrices. - Jubilé de M. le profess eur Julier. - ApI>el en faveur de la Ligue internationalle 'pour l'Education nouvel'le . - PARTIE PEDAGOGIQUE: La Vlta1ité de l'E-cole populaire. - EIl'le e't Lui. - La fouclr,e et ,l e tonnerre. - Notre revue dUl~ant l'exerciee 1943-1944. PARTIE PRATIQUE: ,L ang ue franç'aise, centres d'intérêt. - Fiches S'CQlaires, - HISTOIRE. - IiNFORIMlATIONiS PED-AGOGTQUES. BIIB LIOGRAPHIE. - NECROLOGIE.
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L 'association valaisanne des clubs de ski nous prie de poÙer à la ,connaissance des 111em.bres du personnel enseïgnant la cir- . culaire adressée aux clubs de ski affiliés à l'A. V. C. S., circulaire ayant trait ,8 la distribution de skis gratuits et aux organisations de jeunesse. Nous recOlum.andons aux Inenlbres du personnel enseignant ' de donner tout leur appui à l'effort nléritoire de cette association pour assurer chez nous le développement rationnel de ce sport qui peut contribuer pUiSSalTIlnent à préparer à notre canton une jeunesse saine et forte. Les fornlulaires à relTIplir en vue de l'obtent.ion de skis gratuits peuvent être deluandés à Ml' André de Chastonay, président de l'A. V. C. S., à Sierre. Les denlaI1.des de skis gratuits devront être faites avant le 30 noven1.bre 1943. Le Ch ef du Département de l'Instruction publique: Cyr. PITTELOUD .
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Sierre, le 4 octobre 1943.
flux Clubs de Ski aJfiliés à l'fi. \7. C. S. Skis gratuits 'et organisations de jeunesse. Une bonne nouvelle!
Grâ,ce à l'action énergique entreprise par Monsieur Ch. Chef du Fonds .Skis-Gratuits de l'A. S. C. S., . grace au genereux concours financier du Gouvernement V lmsan et de la Loterie Romande, a-
Scha~f:l, no.uv~al~
grâce aux aimables dons adressés au Fonds Skis-Gratuits de l'A. S, C, S ., grâce à la cotisation supplémentaire acceptée bénévolement par nos Clubs à l'assem'b lée des déléO'ués de l'A. V C S d 8 novembre 1942, D . . • u
l' Associ~ti~n Val~is~nne ~es Clubs de Ski pOUrra vraiseJJ.llblablem-ent dlstIlbuer, a 1 occaSIOn des prochaines fêtes de Noël, . environ 160 paires de skis gratuits SOlt approximativement trois fois plus que l'an dernier!
vant~(~. répartition de ces skis gratuits se fera
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les bases sui-
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1) Seront favorisées, en premièr lieu les delnandes ém
~e garçons et fillettes âgés de 10 à 16 an~ non révolus de can~~_
tzon modeste.
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,2) Seront favorisées, en second lieu, les demandes adressées en faveur des enfants de nos villages de montagne les plus isolés. 3) Bénéficieront d'une priorité les demandes formulées par nos Clubs en faveur des membres de leurs Ol'ganisations de Jeunesse. a) Dan.s l,es localit~s qui possèdent un Club de Ski affilié à notre ASSOCIatIOn, Messzeurs les instituteurs sont invités à insc " . leurs e'l'eves ages A' d e 10'a 116 ans non révolus dans l'Oro'anisation Ille ~e ~eu~esse d~ Club de Ski loca~. Si ce Club ne possède Dpas d'Orga~lsatIon de, Jeune~se, MM. les ln.stituteurs sont chaleureusement pnes, avec 1 assent;nlent de Monsieur le Conseiller d'Etat Pittelo~d, ~hef du Depaliement de l'Instruction publique d'intervenu actIvement, auprès. du Comité afin de combler cett~ lacune. Nous rappelons ,a ce sUjet que les membres des Organisations de Jeunesse annexees aux Clubs affiliés à notre Association sont exonérés de tout~ coti~ation à l'A.S.C.S., à l'A.V.C.S. et au Club. Aucu~ obstacle. fInancle~' ne peut donc empêcher les enfants de nos VIlles et VIllages d adhérer aux Organisations de Jeunesse auxquelles nous désirons donner un essor rapide et immédiat.
Il ,s uffit à cet effet de trouver dans le sein du Club un membre dévoué, actif et d'une lnoralité absolue, qui accepte la tâche hautement méritoire de s'occuper affectueusemerit de nos jeunes skieurs. Cette mission élevée conviendrait admirablement à 'M,M. les instituteurs ou à Mmes les institutrices. Dès cette année encore, tous les Clubs de ski affiliés à notre Association . deVI'ont posséder leur Organisation de Jeunesse el en assurer le développement rationnel. b) Dans les localités qui ne possèdent pas de Club de Ski ,a ffilié à l'A.V.C.S., le personnel enseignant adressera les delnandes de skis gratuits directenlent au Comité de notre Association à Sierre. Les demandes de skis gratuits seront 'correcteluent spécifiées sur des formules spéciales et seront adressées jusqu'au 20 octobre 1943 à 1110nsieul' André de Chastonay, président A. V. C. S., Siel'l'e. Les delnandes tardives ne pourront pas être prises en considération. 1 Avec nos sentÏlnents dévoués , Association Valaisanne des Clubs de Ski , André de Chastonay.
Concours de la Semaine suisse Ce concours qui porte le titre de « Jeunesse suisse et défense nationale », est mis sur pied avec la section « Année et Foyer» et avec le patronage du Général Guisan: La brochure qui sera remise à cette occasion au personnel enseignant comportera trois chapitres principaux. Le premier fera valoir certaines grandes leçons' de notre histoire nationale sur le plan de l'union et de l.a solidarité confédérale. Le second sera consacré à notre armée et à sa lnission. Le dernier fera état des devoirs de la jeunesse suisse vis-à-vis du pays : se préparer moralëInent, professionnellement et physiquement à devenir de bons citoyens. (Communiqué.) Le Département de l'Instruction publique recomlnande le concours de la Selnaine suisse à la bienveillance de tout le personnel enseignant du canton. Le Départe'm ent de l'Instruction publique' : M. Evéquo z .
Retraite des institutrices Elle aura lieu à l'Ecole normale des institutrices du jeudi soir 28 octobre au lundi matin 1er novembre; elle sera prêchée par MT l'abbé P. Evéquoz, rècteur du Collège- de Sion.
- 4L e l)rix de p en sion est de 15 t··l·. Il est r equis 21 coupons de r epas. , _ Nous , vous inv~tons Ù ve~lir n.ombreuses vous r etremper dan s l a tIno sp~ere d e paIX et d e reconfort spiritu el d e la r etra ite, doub lenlent a conseIller par les t emps troubl és qu e DOUS vivons. Dernier délai d 'inscription: 22 octobre. Le Comité " L : Départem ~nt de l'Instruction publique invite les in stitu!~Ices:1 donn~r, suIte dans. !a, nleSure ~lu P?ssible à l'appel adrespm le conlIte de la SOCIete des InstItutnces du Va lais romanel Un e le ' t laI ' 't e au d'b ' est certainement un ex-. e ut (l U cours scolaIre cell~~t moyen pour reprendre sa tâche d a n s ,de très bonnes dispOSItIons.
Le Départelnent de l'Instruction publique.
Jubilé de ' monsieur le professeur Julier A la dernière nunute, .et d'une façon tout à fait fortuite nous apprenons que Mr le professeur Julier a fêté d ernièrenl~nt le c~nquantième anniversaire de ~on entrée dans la carrière pédagoglque. Nous ne voulons pas laIsser passer cette circonstance sans apporter à l'heureux jubilaire nos compliInents les plus sincères et nos Ineilleurs vœux. -,\insi, durant. unAdenl!-siècle, Mr le professeur Julier a donné le nleIlleur de IUI-meme a la plus belle de toutes les causes Il s'est dévoué sans compter avant tout pour la formation inteIÏect"';le!le et morAale de~ instituteurs valaisans. Et 'c eux-ci appréCIment le Ill~Itre qUl le~ comprenait si J)ien; aussi ont-ils retiré -de ~on e~seIgn~n~ent v}vant et, pratique un profit durable, car apres, aVOIr ~.xpenmente s~s methodes, en artisan probe et consCIenCIeux qu Il est, 1\1r JulIer les appliquait avec confiance' et la voie qu:~l tI:açait ainsi ·a ux normaliens était celle du succès. 'Beaucoup d InstItuteurs, nous le savons, s'inspirent pour la conduite de leur classe de l'enseignement -de celui qui fut un nlaître aihlé et vénéré, un psychologue averti et un D'rand connaisseur des b esoins des jeunes. 0 Mais le jubilaire est un hOIllme dans toute l'acception du terme. C'est pourquoi il ne s'est janlais strictenlent confiné dans sa classe; ~achant 'q ue l'individu doit rayonner autour de lui, que cha,c~n dOIt nlettre les tal~nts que Dieu lui a donnés, sa personnalIte en SOilllne, au serVIce de la société, il ne s'est -dérobé à aucune tâche. Aussi, de tous côtés faisait-on appel à sa science et à son -dévouelnent. « L'Ecole primaire», en 'Particulier, a bénéficié durant de longues années de sa collaboration féconde. Ses artides n 'étaient
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p a s cl un théoricien nébuleux ou l un nm ateur en mal de n'léth od es d'avant- garde. Tous p ortaient 1 em preinte du maître qui apport e ù ses disciples le r és ultat d e ses exp éri en ces, et le fruit de ses dé couv ertes. Agr éables à lire p a rc '" qu il s a \ aien t les qualités inhérentes à la la n gu e f ran çai se et qu 'ils procéda ient r1 une pensée habil e à concevoir, ils fai saient les délkes des lecteurs' de n otre R evue; b eaucoup r etrouvaient ainsi clans ces p ages la suite de l'en seignelnent qu 'ils avaient reçu 8 l'Ecole normal e. M l' Julier a p a rticipé régulièr en'lent aux d iverses a ssemblées p édagogiques ; e t là encore il n ' a janla is r efu sé de payer de sa p ersonn e. L es discours qu'il a prononcés ont t oujours m agn ifi é le rôl e du m a ître et montré aux instituteurs la beauté de leur 111ission et la Il1anière d' accol1l.plir avec consci ence leur devoir d'éta t. L 'h eureux jubilaire a ·su, 111algré les ans , conserver toute la vigueur de son corps et de son esprit. C'est pourquoi, connaissant son tem.péranlent nous sonllues persuadé qu'il continuera encore à servir la cause de l'en seignement en Va lais, étant dè ceux pour qui l'inactivité est le pire des Blaux. No us lui réitérons les sentÏlnents de gratitude et d' attachenlent des instituteurs valaisans. B.
Appel de la Section suisse de la Ligue internationale pour l'Education nouvelle La Ligue pour l'éducation nouvelle, présidée en Suisse pal' Ml' Robert Dottrens, nous communique l'appel suivant que nous publions volontiers. Nous ajoutaons simplelnent que l'application des pril?cipes chrétiens dans la famille, à l'école et dans la société serait la In eilleure garantie d'une pai ~c juste et durable . C. B. Aux éduc'ateurs suisses, Les souffr-ances de quatre année6 de lut tes ,soangJ an tes, Le so,rt d e m·iHi er s d 'enfa nts o r~ph elins , aband onn és, mor ts d'e fa im ou tués, .L '·a\"enir d'une génération :innocen t e, cruCÎlfiée d.ans sa jeun es se n ous olh ldgent à m esurer nos l~e,sipons'a.lJilitél::> et à ,p rendr e cons ci en ce du privilège Ïlll lm érité que nous avons ,de poursuivre nos tr avaux da ns la. paix. D'ünpérieuses o,bl1:iga.tions Eill découlent pOUl' chacun de nous. 1. Le ,chaos 8Jctuel n'a ,pas uniquement s es ca u ses clan s le,g ,co 11nits d'ordre écol1muiqu e et :politiqu e; elles sont ,aussi d 'ordre psy oholog ique et m'o,r aI. ,2. Quelle, qu e soit riss u e .de la gu e:r re, Iles Iconc1itjons g énér.8Jles d e la vie se ,m o cliofi eront ,cla n6 notI'le p a ys: nous devons nous y préop ar er.
6 3. (L'hi.stoire montre que Ile s progrès de la démocratie et CE'UX d e l'éducation sont étroiteme,nt ILiés. L'a détmocra iie es t la seule forme de l'état qui re'sipecte la 'liberté 1ntérüm,re des éduc'ateurs et des enf,ants. Les destinées ,de l,a détmoc.ractiedoivent donc être 'n otre 'p l'éoc·cupia tion Ip rincip-ale. 4. Les prindpes 'CJlui sont ,à :la :hasle de notre édu,catio'l1 nationale Ett SUI' les,que.Js repose la défense sipir.ituel1e du ipays n'ont .pa.s à être 'cha.ngée: nous réaffirmoiIls notre ['Di en une éducation nationa,le res,p ectueouse Ide la personne humJaine conçue ·co.mme une Imèr.a tion graduel,le et une conquêcte ipl'ogressive des res'p üns'abilités. 5. Notl~e mission national1e esot de montrer à la jeuness,e et tà nos concitoyens la valeur :d',une tE'lle éducation en ém.aliorant nos méthodes et notre système ·de di s C'ipline. E.lJle doit être a,s,surée à ,c haque enfant seüon ses calp aciiés. fuissions-nous r8'mplir toujüurs mieux c,ette mission; puisse-telle unir toujours d'avantage ,l es éducateur,s suisses de lang ues, de oOl1JfesBions, de ·m entalités diflf éren'tes dans un Jl1.ême amoour d'e l'.eil1 fance et du pays.
16. Nous dEtvoln s nous ,préo,ccu~Jer de notre 'mission internationale: La réconoUiation des peuples e't Il,a reconnaissance des ,ca,ractèr e,.;; pal'tkuliers 'de's divemses communautés nationales s ont les conditions néC'essaires -d'une ,p aix juste et durable. ILa t Croix-Rouge a donné alU Im onde n .mage d'une Suisse charitaibIe; lie ,s'o rt ,de m:j,]Hons d 'e11lf.amts, grâc'e à elle, .a 'p u être adouci. L école suisBe, 'à son tour, doit dOnl1€'r ol'exemiple de ·cette œuvre de paix: 'par ex'ce,LLence qu'·els t une éducation nationale 'fondée sur la ,t olél',ance et le resped, la jusüoe et ,la solidarité. Au nom de la Sectiün suis'Sle de .l,a Li.g,ue pOUl' ,l'E.duc-ation nom;elle : Le ~résident: . R. Dottrens, Dr. so,c., Troinex-Gen ève :L a tréso,:r.ière: lM. Bos'chetti Alberti, instHutricE', Agno,Lugano. Le secrétaire: F. S'c1nvarzenba,ch, Dr ès sc., Hof JJeorkirch-KaMJbrunn.
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De 12 à 15 ans , ·L e paysan est réaliste. Il se ,p réolccupe du fruit de s'on tr,avail Il ne laboure ni ne sèm,e en ,a;mateur. 11 n 'ignore 'p as quels risques cou.rt son champ depuis le ,premier geste de ,culture jusqu"à la dernière gerbe, 'ce .gui ne l'em·pêche pa·s d 'y aller de tout son 'cœur. Il nous prêche d'exem'p le. La \ ,i taJité 'd,e ,notre œuvre scolaire nous IpréoC'cu.pe dans la mesure où nous prenons TI'otre tâ,che au sérieux. Au 52me :cours suiss'e tenu p8'nd'ant ,l'été à ,Sion, j'ai eu ,l'oc,casion providentielle de trav,aiJ.ler avec u.n homme hanté de ,ce S'oud : ( Que vaut l'enseignement donné au degré supérieur de l'éco,l e? Estee que nous préparons réellement nos élève,s à leur vie?» Il s 'agit de Monsieur Stieger, Ip rofesseur là récole normale ,de Rorschach, ,qui a dirigé d,ans ,ce 'cours. le degré supérieur de l'èco,l e 'a ctive. Chargé de If aire 'l 'oUke d'interprète pour ,les p.articipants romands de cette section j'ai ,dû examiner la méthode ,prèconisée et pratiquée par .M.. Sti'e.ger pour que notre travail là de,u x tende au même 'b ut. Dès le début il m 'a s'emblé qu'il y a là une source féconde de vues pédagogiqu~s très pratiqu.es que nous avons tout av,antage ~d'é tudiel' d'examiner d'a'ppro'fondir et cl'exlploiter en fa\'em' de· la. Je.u ,n esse 'valaisa;nne du degré supérieur de .l'éc.ale populoaire. rOUI' mieux marquer le caractère de la division où les jeunes ode, 13 ,à 16 ans ,a.chève~l't leur ,slca.larité f't ,p our mieux ,s ouligner le fait qu 'icI s'·a!git de ,la phase finale et conllme de ,l'3ichèvement', ,du ,cour~n~e.m,ent de l'édu,cation -polPul'aj.re, j'el11iploierai le term'e de « degl'e fInal». De.puis longtemp.s des éducateurs et des éducatri.ces ont eu.' l heureuse iodée de ménager une transiti'on entre l'e jeu du ,pe.tit ~nfant au foyer fla.milial et la vie hien diflfé.r,eln te ,de l'école. Un SOUC'1 seanIb lahle aUJ'ait ~u nous suggére,r .J'idée aussi heure-us'e d'a:chever l'œuvre scolaire en prépapant Iplus ,sy,s-t ématiquement l,a transition entre le -degré final de l'école p:r,i maire et c·e qu'on a,ppelJ.e. l'el:trée de l:a vie du jeune hO:lThme eot de la jeune fillE' ,après l'ém.anCl'patIon. :Le De'~ rpartement de l'Insiruction [lUhlicrue a élaboré un. vaste ·p roJ et qm doit tra,n sformer le degré ~fin3JI odes Cllasses de fIlles encours de
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form'a tion mél1agère. Un effol't parallèle s'inllpose en faveur de la jeunesse masculine. ,CONSTATATIONS. Chez les élèves du de,g ré final 'e .manH st e souvent une Ivassitude s'colaü' e surtout ,chez les garçons. Un tl'o,p grand nom~)re de jeunes entr.e 12 ou 13 et r ans e:mblent dégoùtés de l'école, J)lél6é.' pour ce qu.i concerne .l eu,r formation. L ur ,a ttitude éliTIti,pathiqu8 ,C'rée au pel's onnel enseignant beaucou'p ,de 'ClÏiffi'culté et réagit déf.avora'b lem,ent ur Iles camarade phlS .i em e,·. Ils 'ont le sentiment que l'école n'a plus grand chose à leul' oHrir, qUE' les leçons sont ,s urtout la répétition du « déjà YU » qu'il s·a.g it ,élvant tout ,d e faire ])onne f,igure à un examen cl'é,mancipation et qu'a,près cela tout e, t f.ini. !illE; ont hAte Icl'atteind.re la port e de ,'orti e et COmfPlent .le;' j ours et les heures. Dans les localités (vines ou leur voisi.na,g e) où se ret:rutent largement d'autres écoles (collèges, écoles secondair es, et.c. ) l a situation est pire. Ces éco,l e ' sont cens ées chois ir ,ce qu'il y a fle n 'cill eur ' C'I?Rt souvent pour assurer ·à leur,s ,enfants la ,g loriole de ,1 élite inte,llectuelle que des parents soustr,aient au degré f,i nal un eontingent intéressant, dE'S éléments entraî,nants. ICeux ,qui r estent élU ,maîtr e .prim ,aire n'ont ,p as la ré·p utation d',être lia crème de l' é cole; ils 'ont p,l us ou ,moins con s ci ence ,de ,ce verdict; ils sou.Hrent souvent d'un COUln ple11ie d'infériorité sans s'en rendre ,compte et se ,comportent en conséquence. C'est là ent.re autres l'origine d,e l'aUHude antisociale d e jeunes ou, fier s qui pâtiront peut-être toute leur vie ,ele cett0 mi se à ,l'écart. Nous d evrions examiner de plus pxèn ,cette injustice sociale in. consciente et le plus ouvent ignorée qui errX1p,êche J'épanouissement de jeunes existences, prive l,a vie national e d e nom.breu ~ es 'forces vi v es et cré e à la longue un handic,ap s oci a l, car ces élém ents déscvanta-gé ' 'cher,chent une 'C'ompensatiol1 ailleurs, et on ,clevine dan ' quelle ,dior,ection. ,CETTE SITUATIOlN A 'PLUSIEURS CAUS\E S. Un des ,princ i.l è.), l e-s quïl est en notre ·p ouvoir ,de ,combattre, c:est l'inadaptation rle l'enseignement aux exigences psychologiques de cet âge. L'élèv,e de 13 à 1'5 ans n'est pLus un enfant ,et n'es t ,p as encore un adulte. Le garçon et la fille de 10 à 12 ou 13 CUlS sont tout au lTlD'nele extérieur, se !plaise.nt à enre'g istr er la variété inépuisa,b le ,de " i.mpl'essions et aiment ,à se mouvoir dan' un domaine où il y a 'b e,a 'ucoUlp ,à votr, à ·e·nte·ndre et à ins:crire dans la mémoir'e. La connexion i'n'ti·me des choses ne les tourmente pas en général, et ils support ent même un r.ertain ,gél,néùge. Ces enfants se plient assez docilement aux leçonS traditionnelles et trouvent une grande satisfaction dans les centres d'intérêt o.ù la simultanéité de 11ieu, de te.mps et ,cl' u sage ou 1.a simple succe 'sion crée-nt des unités elida'ctiques plus ou moins al'Hfiei elles. Ainsi si l'on s'occupe des moyens Id'éclairage, on 'parlera ,d'un.
trIait du feu, de la torche ,et du fla.mbeau, de la. l,am.pe à hui,le et de la. cha.ndelle, de la .Ia.Inpe à .pétrole, du be,c de ,gaz et de l'a'm poul,e éle·ctrique. (Exe,m:ple .cité a.Jar I1"Ll' .stieger). ,Cette énumér'ation 'pittol'·esque satisfait la ,cur,i osité au de,gré ,m oy,en. LA TENDANCE DE L'BtS/PRIT AU DEGHE F,11 ,A L E,ST DIFFERENT. « L'évolution de la prépuberté amène une autre attitude de félève vis-à-vis des matières scolaires. L'anlbiance lui devient presque subitelnent énigmatique. Son ClSSUl'ClIlCe cl' enfant s'évanouit. Il commence à exerce son sens critique SUI' son propre travail, ce qui gêne son activité et fa it baisser son rendement pal' rapport cl ce qu'il fournissait cm degré précédent. Généralement l'élève du degré final ne peut plus soutenir la concurrence avec son condisciple cie la classe précédente dans la récitation libre et naturelle de poésies ' son travail de lnémoire dans l'enseignemeni verbal l'este bien cm-dessous de celui de cmnarocles plus jeunes. Les lnrtltres qui traitent ces élèves COlnme ceux du degré moyen ql.li répéteraient leur classe seront déçus ou mênœ épouvantés en lace de ces êtres sots, paresseux, taciturnes, lourdauds. Cet insuccès scolaire n'est que la suite naturelle d'une éducation scolaire contre nature. L ' évolution spirituelle de l'élève du degré final es(: en réalité une nécessité absolue si le garçon doit devenir un homme et la jeune fille une fgmme. L'élève du degré final ne veut plus seulement apprendre davantage, saisir le vaste monde avec son imagination et retenir plus de connaissances (tUec sa lnénlOil'e. Il veut J'amener çle nouveau le monde à des formes plus silnples. Il lui faut saisi/l'éniglne des relations intimes des choses, acquérir des connaissances synthétiques et se rendre compte de l'évolution des événelnents. L'instinct le pousse avant tout, non pas èl sc/Voir beaucoup, IRais à !lOuvoi!' faire beaucoup. La critique qui déplaît si souvent nu lnaUre prépare la critique de soi-lnême. » (Stieger.)
,J',ai ,ci té ('.e long texte pour souligner la nécessité de donner il renseignement du degré final une nouvelle dire~tion et de dégager clans le.8 leçons le lien causal, la connexion logique et les vues syuthéiiq\J.es. Ainsi . si lon reprend l,a. quest ion des moyen, cl'.éclairage, on p.ro'céde'r 'a p lus logiquement. En partant cl 'exlp érience' .~ imple's , ,~ la ,portée des Ibonnes volontés, on SïD~posercL un 'p .lan tel que le êuivanij : Etud,o lC1e,s·cripti\ e de la bougie, Etud·o de la fla,m·me d'une bougie, Point de cOlm bustion .s'ans air, (Point. de 'co'Il1.b ustion s'a.ns oxygène Les métaux aussi brûlent lentement à l'ail:'. La com.bustion ou oxyda tion du ,charbon. Etude de Il,a flamnTIoe comme sour,ce cie chaleur t d€' luwièl'e. Di tillation du bois.
- /11 -10 Combustion du !bois. -Comhustion de l'huile ou du .pétTo,le. ,t'o m:bustion d'un gaz. ,La lamrpe éle.ctrique est exalue d,e r.ette unité didalCtique et l'ordre de succe's sion 'diSiposé rationnellement. On réalise 'ainsi u.ne suite de leçons dont cha.cune [prépare la suivante. C'est l'aP'PHcation du principe: Du 's imple au compHqué. Cette .façon de 'Procéder e-st bien ,p lus de mise au de.g.ré final que ,dans les d ,asses 'p rècédim te s ou l'esprit analytique est encore peu déve,lo'lJIpé et où l'enf.ant est .surtout l~pte à saisü des détails intéressants, -pittore's qu E's, mouvants. lM. Stie:g.er et ses collègues asso,ciés là la 'm ême tâche ont dress é un plan de travail et essayé de ,cTéer une structure rationnelle da'n s le,s matièr es hétérocl·i tes du 'ProgralJ.ll111e du degré final. Ils ont appelé lE'ur 'm éthod·e « BILOCKUiNTEIR RIOHT », vouTant e'x 'Primer par h que l,es leçons consécutives qui 'f orm ent une unité dida,ctique étend'ue for·m ent blo:c, se tiennent étroitellTI'ent et se suivent logi'quement. Nous 'p ouvons em,ployel' juclieieusement le terme, d'enseignem.ent organique pour désigner la n'1ême ré:a}.ité didactique; ce terme est même :pùus ex,pressif puisqu 'il e,x prime non seulement l'unité s oUde du blo'c, mais l'unité plus riche et plus souple, plus fécon:J e aussi et p.lus :pro,f onde, pro.pl',e aux ,ê tres vivants,. Poul'précicer icette notion ,fonda,mentale de renseignement orga ni'que, il faudrait insis·t er sur le caractère vivant de la vile intellec. tuelle et. sur la structu.re des matières enseignées qui eSt analogue à celle d'un être vivant. Dans les I} eçons du degré final , il .faut vi,s'er là faire valoj r le 'dynamisme du Ip rincipe génératfmr qui a présidé au déve-lop,p.eaue.nt de la sdence ou de :1'.art ensei gné , ,qui a dirigé son évoolution .et qui :peut aussi régler s'on utilisation did1actique. Les matièl'es d'enseign.ement doivent donc former des unités organiques et des séries généalogiques qui se groupent autour d'idées centrales.
Si l'on veut encore a.p,p liquer là ,ces unités l,e nom de 'centres 'd'in· térêt il faut bien s e rap,p elm' qu'i.ci il ne s'agit pas de :grou!per les matières ,p our des raisons ,s uiperficielles, m ,ais à cause de leur ,connexion réelle. D'ia utre part ,ee s,eT,ait une erreur de se lais,s'e.r tent~r par l'attra it ·d 'un ens,e:iJgnement ir1gid,ell11ent. systématique ,qui ,p eut être à s,a pla,ce dans 10es écoles s'u périeu,r es. Le degré .:fi,nal doit oHrir -aux élèves de 1:3 ,à 15 ans des leçons concrètes, graduées organique. ment rattac'h ées aux réalités de la vie et souvent reliées entre elles p~r des vues synthétiques. Faire comprend,r e doit être id incontest ablement l'âme de l enseignement. En ,p.rolcéd ~l1t ains,i, on pré,p are mieux le travai,l de la m,émoire qui est devenue plus .iudir.ieuseque méoanique. On fa~ vorise surto-ut la cl'oissanc!e spirituelle du prépubère et du pu.bère en mettant en relief les idéE\S .gé.nér.atri.ces des ,connaissançes et la suoee,sg,i on 1I1Jaturelile des faits. Fo.rt bien, diora-t-on, mais le temps? Il faut reconnaître qu.e 1'èco-
le ne peut 'pas si'm ultanéme.nt réaliser l'enseignement organique défini plus haut et 'par,courir -le vaste 'domaine des pro.g.rammes existants. Il faut choisir: Ou ·bi,en f,a ire la séle'c tion des matières su.sce\pübles de fomneil' des unités org'1aniques et viser avant tout là. l,a cToissance s.pirituelle, à la fOI'lmation féconde des jeunes es,prits qui devi'endront ,capables de se dévelo'P'p er eux ...m,êmes, ou bien persévérer clans un ensE'ignement où la quantité l'em,p orte sur .la pénétration et qui garde des ,p rétentions ,p lus ou llTIo·i ns enc.ydo'p édiques. ,L 'intérêt des jeunes 'du deg,r é Lfinal i,mpose ,la 'première alternative: ,M IEUX ET MiOINS. ,Nous n 'avons 'pas à ·crlaindr,e 'que la réduction !préconisée id ,constitue une atrophie ,i·n tellectuelle. Un bon ense,i.gn ement or,g ani'que qui choisit judicieuse.ment la matière des ileçQt11,s ,contient en germe l'exp.u.oaüon de maints sujets !passés sous sile.nce. Ve,s'prit m-is en ap,pétit continue de s'alimenter. Les matières ainsi aSSimilées ne sont pas dE's éléments morts, mais une nourriture qui fortifie l'âme, libère de nouvelles énergies et développe les facultés. QUEILQIU EIS .QBiSERVATIOINiS SUR LffiS PROC'EtDfElS DE lM. STIEGER. 1° Il uti,lise largement loes données d,e la v-ie, les' cloe,ullTIents qu 'on rencontre ai.séme:qt ,p artout, le Jardin, la cuisine, l'ate]i.er s'colaire. ,2° Il insiste sur le s,avoir .imrrnédi.at acquis au 'C'ontact des choses, dans l'obsexvation, dans d'es ' eXIPériences ,s imples. 3° Il recout. souvent ,~u dessin cOllTIJme ,m oyen ,cl'exlpress'Ïon et d 'a:p,p lication; mais il s'agit d'un dessin s~ple, expéclitirf, qui r 8Jprésente J'es.senti·el. 4° Il joint. aux d1f,férentes le'çol11s des exerdces de langue, de calcul, cl'éc.ritur~, de dessins, de découpage, de modelage. ,5° n exige un rythme ène:ngi'que dans le trav,ail. 6° Il tient à ,ce ,que les élè'\es gardent l'oo·p.rit ouvert sur d'autres questio,n s et ne croient pas 'que le maître ,le.ur ,a tout dit. 7° Le trait que j.e , voudrais ·s urtout ,souligner, ,c'est que M. Stie~ ger s'adonne à sa tâche « de toute son âme ». Le Département de ,l 'Instruct.Ion pubHque ,de .st-Gall envoie ch aque trimestre clans so n écol,e annexe quelques m·aitres en fonction; ,c'0ux-ci assistent là ses -leçons pend,ant douze 8,emaines, font là leur tour cl es leçons et ,s ',i nitient ,à sa méthode. Il existe ,ainsi dans notre canton confécléTé du 'n ord-est un mouvement dû là Il ',i nitiative de quelquE's maîtres dévoués, soutenus pal' le Départe,m ent. de l'Instructionpubl,i que et qui s'efforce'n t .de procurer aux élèves du degré final un enseignemle nt plus bienfaisant. REFLEXIOIN FINALE. Les .p artki!pants et l'inter.prète du ,cours de M. ,Stiegell' estiment ,q u 'il y a dans l'enseignement ol'ganique (<< Blo:elnmterricht. ») une idée très féconde qu e nous devrions exploi-
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te,r en faveur ode la ,ie'u nes 'e yal,aiaanne du degré ,f inal et mèrn e LlI~, c'ours 'compléme.ntaÜ' es , Cet ense.ilgne'm"'nt 'n e !peut pas être ,l ivr é tout fait. Il faut l'é tudi e}', l'ex a,r niner et l' essayer pour en 'aisir l' e 'p rit et Il' adapter aux co nditions s'co].ail'e.s valais,anne.', ,Nou s n pouvon pas espérer qu'un pédagogue du cl ehors nou s présente tout E' faite «,r éco le val ai-sanne {lu clügré ,final», C'est I~l nou ,de l é la~) orer, C. G.
Elle et Lui
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111ins. Il importe, n 'est-il pas vrai, au début du tragique cours scolaire '1943-44, qui s'ouvre, pour la plupart, i1l1111édiate111el1t. après les fêtes de la Toussaint d 'attirer l'attention des élèves, grands et petits, sur la nécessité d e faire de leurs 'âmes de. « bons pilotes », et d e leurs corps d 'excellentes, souples, dociles et vigoureuses « Inachines » , Pour ce f aire, et en raison directe de la gravité des teu'lps, il faut CJue tous donnent le 111aximml1 cl effo rts , pour les travaux intellectnels d 'abord, pour la « culture » d e l'âule, en un nl0t, et pour la culture phy sique ensuite. Un e t ell e r ésolution sera un des plus b eaux bouquets qu'ils pOlllTOlÜ; cUl t e111ps de la Tou s" saint, déposer sur la tombe d es trépassés, N, ) illSt.
(Propos pour la Toussaint) Indulgent Lecteur qui prenrl rez peut-être la p eIn e (le lire jusqu au bout les li gnes qui s uivent sous ce titre, n e p en sez p a s qu'elles vont vous faire « l'histori q u e» 'comme dans un r0m:Hl, de deux êtres qui ont promis de s'unir ou qui se sont 1111i s pOUl' la vie, Elle, c est l'rune a vec ses < clmil'ables facultés, la ménlOire. le jugelllent, l'iInaginatio n, le pouvoir d'ainler ou .de hall', c' est, en un Blot la ,p::u'tie Îlnlnatérielle et irnni.orbel1 e le notre ê tre ql~l constitue à pl'Oprenlent. parler la « personnalité », Lui , c'est le corp s serviteur plu s ou nl0ins docil , l11a hine Dlerveill eu se, synthétisant pour ainsi dir e toutes les lois de la l11.écanique, n'lais lnachine inerte destinée ù se c1 écOln poser (]t.' s que s'en va l'âme, le Jnaître, le pilote, En cès jours de douce mélancolie qui anllonce le grand repos de l'hiver, en ces fêtes t ouchantes de la Toussaint, cha'cuH, éll1U et pensif, prend lentement le chemin du cimetière, Sous C~ tertre fleuri où repo se l' être a üné et tant regr etté, que res1 c-t-i l , Un corps en déco111position , un peu de poussière il laque ll e Dieu avait donné la forme de la p ersonn e et les traits du visage que nous évoquons les larm.E's aux eux, Est-ce pour cela, pour pleurer et prier sur un p e u (['arg il e que nous allons au cim etière? No n! Celui qui repose 1<'1 "nus un magnifique InOnU111el1t ou sous une hlLluble noix de huis l1 ' ~'st pas lTlOrt. L a foi e l la }'ctl son le certifient. I111age d e Di eu , 1 flme est retournée à Lui pour Lui rendre 'Ses COll1.ptes et e ntr er dans l'éternité ù la place qu'elle a Inéritée, C'est le serviteur, c es t la luachine qui est là 'ous six pieds ,de terre , pour cOlnbien de teulps? (Dieu le sail), attendant que la trOll1p ette des anges et la voix de Celui qui , du grain décomposé fait surgir 1 épi nouveau. viennent l'appeler , ' Nous vivons dans un tell1pS où le « pilote )} , (en l'espèc-e l'âm.e) est particulièrelnent exposé'à « perdre la directaon » et où la Inachine (le corps) devient de plus en plus difficile à conduire à travers tes difficultés accrues et les subtiles croisées de che-
La foudre et le tonnerre C'était vers la 111i-août. L e soleil c.ontinuait à t eindre de vert en rou ge les prairies offertes à ses lnorsures , A de tels 11loments l 'on aime Ft s'évader vers des heux plus frais; on r echerche les bocages , La plai nte du vent sur les frondaisons des vi eu x mélèzes ou sur la barbe plus dru e des sapin s vous fait à nouveau r,evivre, Ainsi, .le 111'étais évadé de l'offidel - mais hélas! les b eaux jours sont si courts! - pour r edevenir un fervent de la nature. Quel bonheur de pouvoir chausser de gros souliers ferrés et de fuir, col dégrafé et vent en poupe, vers les « hauteurs tranquilles » ! En quittant l e village, on rencontre à l'orée des premièr,es futaies ou ,dans les taillis de petits bergers qui ont n1ené paître là leur « nlaisonnière » ou, le plus souvent, quelques chèvres. Ils se sont vautrés dans l'herbe et dans l'eau du ruisseau voisin, Parfois, leurs Inains sont toutes gluantes encore de la pâte qu'ils viennent de pétrir, Inêlant terre et eau en guise de farine et de sel. D'autres fois , ils s'anlusent à bâtir une agglOlnération rurale, entassant des bûchettes entrecroisées des cailloux, des nlorceaux de tôle ou de fer-blanc, r estes d 'une boîte de cons·erves. Ce village priulitif est relié à la plaine par un chemin audacieux pour lequel les ingénieurs novices ont lTIultiplié les ponts et les viaducs, Il fait bon s approcher de ces enfants et, si l'on sait ne pa., les effaroucher, lier conver~ation avec , Se pel1c.her sur 1' eJlÎ;lnc e est d ' ailleurs toujours délicieux. En ,cette belle journée de la lni-août donc, j 'avais rencontré trois blondins - passablement noirs Ide figure - et je pus assez vite capteT leur confiance. Le plus jeune était luêule ,d'accord d-e Ille « laisser prendre » son chevreau. Nous parlions conlme de vieilles connaissances, lorsque tout ~ :coup j'aperçus 11n sapin n1.arqué d 'une profonde estafilade :
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C'est la foudre qui a fait ça, dis-je? Non, rép.ond l'un des enfants, ouvrant de grands yeux étonnés sur mon ignoranoe. - Quoi, alors ? - Le tonnerre. Vous voyez d'ici la s,c ène. Je venais de recevoir une bonne leçon de la part de cet enfant. J'avais manqué de simplicité à son égard pour n'avoir pas su me mettre à sa portée. Abusivenlent l'on dit chez nous « tonnerre» pour « foudre». Par exeInple ; « Le tonnerre est tombé sur le grand mélèze d'Enilirun ». La fou- , dre est une expression que nos enfants de la montagne ne connaissent que très peu, surtout si leur parler habituel est le patois. Alors, se servir du mot « foudre » quand on ne 'corinaît ce feu du ciel que sous le vocable de « tonnerre», c'est dépasser l'entendement de mon ami Jean-Charles. Si je rapporte ce trait dans « l'Ecole prÎlnaire », ce n'est pas tant pour la saveur de l',a necdote que pour l'enseignement qui s"en dégage: Rester .JsHiiples. . Combien de brillants élèves à l'Ecole Normale, qui ne TéusSlssent pas toujours dans leur classe! Au contraire, d'autres dont les notes sont moyennes ou mêmes assez ternes deviennent des maîtres accomplis, aimés de leurs élèves. Leur enseignement est fécond. Pourquoi? Vous l'êtes-vous déjà demandé? Il n'est pas faux, j,e crois, d'attribuer ces résultats - les bons comme les mauvais - pour une large paTt, au contact que l'on a établi avec ses élèves. Se rend-on assez compte des difficultés qui surgissent dans ces petites têtes de ,7, de 8, de lO -a ns Inênle? Plus les jaInbes de l'enfant sont petites, plus les faux pas se Inllltiplient. Le rôle du m,a ître est a:vant tout de guider, de prendre par la main, d'aider à marcher d'une façon rationnelle et nléthodique. On n ' apprend pas à faire le « ciseau » ,d ans le saut en longueur, par exemple, si l'on ne sait pas ce qu'est « l'appel » en cette discipline. On ne parlera pas d 'analyse littéraire, ni d'analyse logique, avant d'avoir appris l'analyse gramnlaticale. On ne disserter,a pas des h eures entières sur un sujet historique ou géographique si votre auditoire n e peut vous suivre n1.ême en courant derrière votre cheval de course. Il faut savoir stopper. Tenir l'étrier. S'enquérir en cours de route si tout va bien. Et m ême, lorsque c'est nécessaire, revenir en arrière. Donc, rester simples et à la portée des ;enfants. C'est un gage de réussite. Jupiter pourra tonner, vaincre les Titans, r.eInuer ciel et terre, pourvu que du haut .de son Olympe il assiste à l~ Grande ronde : « Si toutes les filles du monde voulaient s'donner la main, ;tout autour de la terre elles pourraient faire une ronde .
-15 « Si tous les garçons du monde voulaient bien êtr' Inarins, ils f'raient avec leurs barques un joli pont sur l'onde. « Alors on pourrait faire une ronde autour du monde, si tous les gens du monde voulaient s' donner la main. » (Tiré des Ballades françaises, de !Paul Fort.) Honol'~ Pralong.
notre Revue durant l'èxercice 1943-1944 Fiches scolaires
Durant le présent exercice, le plan de notre Revue restera le ~ême que ces dernières années. Il y aura donc une partie pratIque et une partie théoTique, des communications diverses, et, pour autant qu'il sera possible de se documenter sur ce qui se passe ailleurs, des infonnations pédagogiques. Une seule différence avec l'année précédente: -à la demande de M~' le Dr Boucard, directeur de l'Ecole Normale, nous avons préparé des fi'c hes de français que nous nous proposons de compl~ter ~n?or~ à l'avenir en y ajoutant aussi des fiches de géographIe, d hIstOIre, de calcul, etc. Il paraîtra chaque fois 6 fiches par numéro. Pour des raisons techniques, elles seront toutes de même fonnat et comporteront chacune une demi-page de l' « Ecole prÎlnaire ». Elles seront ensuite tirées à p~rt et ceux qui le désirent pourront obtenir la série complète au Dépôt du Matériel scolaire. Mais il.est évident que la place occupée par les fiches le sera au détriment d'autres matièr,es; c'est pourquoi, dans la règle, nous publierons cette année un centre d'intérêt seulement par numéro ,a u lieu de deux. Il n'est pas nécessaire de souligner l'importance que l'on attache aujourd'hui aux fiches scolaires. Les candidats au Brevet de capacité ont dû présenter, il y -a 3 ans, un travail sur l'ouvrage de Ml' Dottrens: L'enseignement individualisé. Or, l'enlploi des diverses sortes de fiches constitue l'annature de tout ce système d'enseignelnent. L'analyse des travaux présentés a été faite ici mê,m e, en son temps, par Ml' le Directeur de l'Ecole N{)rm,ale, ce qui nous dispense de revenir sur les divers arguments soutenus par les jeunes instituteurs en faveur des fiches scolaires. Est-il bien nécessaire d'ajouter que pour leur élaboration nous nous sommes basé sur nos expériences personnelles. Depuis quelques années nous avons consigné les fautes les plus grossières commises par nos élèves, -e t nous en avons tiré les ,e xercices qu~ nous proposons aujourd'hui à l'attention de nos collègues,
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16Abonn1ement à {( l'Ecole primaire})
IVlais nous ne nous faisons cependant aucune illusion sur leur utilité: elles vaudront surtout par la m,arrière dont elles seront employées . Les Ineilleures sont celles que le Inaître con1.pose luimême, suivant les besoins de l'année, pour sa classe, pour ses élèves. C'est pourquoi, celles qui seront publiées ici ll1.ême comnle les centres d'intérêt d'ailleurs, valent surtout à titre d indication . Cl. Bér({rd.
Notel. - Dans un but d'ordre et de classenlent, on portera en tête de chaque ,fiche son numéro et celui de la série à laquelle elle ,a ppartient. Nous avons voulu laisser à cbaque maître le soin d'indiquer la classification qu 'il jugera ù propos. Nous serions reconnaissant aux collègues qui voudraient bien nous con1.Iuuniquer, pour une autre année, des fiches de lecture, de composition de vocabulaire, de géographie, d 'histoire, de calcul, etc.
Malgré des restrictions continuelles et une hausse constante des prix~ l'abollnem,ent à notre Revue ne sera pas modifié pOUl' le présent co ur s scolaire et le fonnat du journal restera le Hl,ême . Nous devons cela à l'obligeance de notre imprilneur que nous re"lnercions. Beaucoup de journaux pédagogiques ont été obligés de réduire considérablement le nombre de pages ou d'augu1.enter le prix. de l'abonneinent . ~~~~~~~{Y,O~
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52me cours d'école acti.ve et de travaux manuels
L ' abondance des matières nous empêche de rendre compte clans ce numéro du 52èn1.e cours nornlal qui s'est déroulé à Sion et auquel ont pris part plus de 300 instituteurs et ins titutrices a ccourus de toutes les pD.rties de la Suisse. Nous y reviendrons prochaineinent, nous bornant à dire aujourd 'hui que le succèg fut c0111plet et que les participants sont rentrés chez eux enchantés (l e l'enseignement donné et de l'excellente organisation du cours . L a direction en était assumée par Ml' Evéquoz , chef de service au Départen1.ent de l'Instruction publique, qui s'est acquith~ de sa tâche avec 'une grande cOl11.pétence. Liste des centr'es d'intérêts traités durant t'exercice 1943-44
1. 2. 3. 4. 5 G. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14.
Instruction, science, arts. Soleil, jour. Les Alpes. Les lllalheureux. La veillée. La ll1.aison. L'apparteinent. Les n1.eubles. Chauffage et éclairage. Les vêtements. Monluuents, églises . Fêtes religieuses. Pays chauds . La 111ère.
Centre d'intérêt: iNSTRUCTION, SCIENCES, DÉCOUVERTES J. RECITATION
Praul et R ené e arriv ent chez leur grand-père. Assis d a ns son fauteuil , en face de sa tabl e d e trav ail, il lit clans un gros livre. D e t elnps en tem,p s, il écrit quelques 1110tS sur une feuille de p a pier. _ Bonjour, grand -p ère', tu t'instruis encore? Grand-père elubrasse les enfants. P a ul un p eu curi eux ; r egarde le livre, lit une ou deux lignes , fait la n1.oue et. se r etournant vers son grra nd-père : _ . Ça doit être hi en difficile ce que tu lis lù , et pa s aluusant du tout. Grand- père sourit : _ Oui mailS il se peut que plus tard ce livre t intéresse aussi. _ Mais, grand-père, pourquoi veux-tu encore t'instruire? Tu es hien savant pourtant! _ , On n'est jrunais assez savant, nIes enfants . Si les hOlllm .. ne s étaient pas instruits, on voyagerait encore à pied ou en ture tiré e par un cheval. C'est par~e que les horuules ,l ~e sont lllStruits qu ils ont inventé la 10COluotJVe . C est pa~'ce qu Ils ?nt continué ;', s instruire que nous avons les al~~Ol~ol::nles, le.s aVlO?~S , les PTands paquehots, Si les hOlUn1.eS ne s'etment pas Instr~uts, les ~1.a 1ades continueraient à appeler auprès d' ux les sorCIers, les
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Le petit artiste
rebouteurs. Ce sont des savants COIlll11e Pasteur et bien d'autres qui ont enseigné aux médecins la science de guérir les malades. - Mais, dit Paul, les médecins, les ingénieurs, les professeurs continuent-ils à s'instruire? - Bien sûr, mon petit: on ne s'a it jamais trop de choses quand il s'agit d'être utile aux hommes. Mais, pour bien s'instruire. il ne faut pas peTdre son ten1ps; il faut être courageux et con1: mencer à votre âge. C'est pourquoi dans tous les villages les petits garçons et les fillettes s'en vont bravement à l'école. II. VOCABULAIRE
Observations. - Nomlm er les diver~es sciences étudiées; parler des découvertes faites par les saViants; relire des récits d'explorations ou d'aventures; raconter les histoires se rapportant aux grands navigateurs, aux explorateurs. Citer les progrès réalisés pendant ce siècle; rappeler le nom. de ceux qui s'a crifièrent leur vie pour le bien de l'humanité. NOMS. - La science, les ' sciences, lnathématicien chim.iste physicien, historien, grammairien, philosophe, savant: médecin: chef, maître, érudit, professeur, explorateur, navigateur, colonisateur, audace, cour'a ge, intrépidité, énergie! persévérance, endurance, découverte, invention, progrès, l\abeur, travail, recherche, réussite, succès ... , chemin de fie r, avion, aviation, auton10bile, une expérience, etc. ADJECTIFS. - Les sciences exactes, difficiles, passionnantes, intéressantes. Un Inathén1aticien distrait, obstiné, chercheur ' le chimiste habile; l'historien impartial; le gram.mairien instruit; le philosophe sage, savant; un médecin dévoué, courageux; le professeur estimé, écouté; l'explorateur audacieux, intrépide; le navigateur énergique, persévér,a nt; le progrès rapide, grand, surprenant; le courage héroïque; une découverte utile, sensationnelle, etc. VERBES. ~ Chercher un problèlne; étudier les seiences nouvelles; calculer, con1pter, trouver une solution; approfondir une question; s'absorber dans une étude; réfléchir, s'isoler; se dévouer pour le prochain; s'acharner, découvrir un remède; aller à l'aventure; courir le monde; explorer la brousse; naviguer vers le pôle.
Hier, il a couvert une feuille de papier écolier d'une belle composition. Il a représenté un n10nsieur qui, la canne à la main, se promène au bord de la· mer. A cela près que le bras lui sort de la poitrine, ce monsieur est très bien fait. Il a quatre boutons à son habit; c'est la perfection. Près de lui est un arbre. Au loin, un bateau. Le lnonsieur à l'air de prendre le bateau dans sa main et de vouloir av'a ler l'arbre. A. France. La science
Mon enfant, tu est ignorant. Le Inonde qui t'entoure est un monde de n1erveilles et aussi de m.ystères. Tu ne sais d'où tu viens, où tu vas, pourquoi le blé pousse, comn1ent les arbres qui sen1blent morts l'hiver ressuscitent au printemps, ce qui fait le vent, la pluie, le froid, le chaud, ni pourquoi .tant d'étoiles, qui sont des mondes, se tiennelit suspendues au-dessus de ta tête. Eh bien! tous ces mystères, un homlne curieux, dont la curuiosité est la gloire, s'est chargé de te les expliquer. Ce curieux, c'est l'homme de science, un des plus nobles entre les fils des hommes. Ch. Bigot. Les laboratoires 1
Les conceptions les plus hardies, les spéculations les plus légitimes, ne prennent un corps et une âme que le jour où elles sont consaerées par l'observation de l'expérience. Laboratoires et découvertes sont des tern1es corrélatifs. SuppriInez les laboratoires, les sciences physiques deviendront l'image de la stérilité et de la mort. Elles ne s-e ront plus que des sciences d'enseignen1'e nt limitées et iInpuissantes et non des sciences de progrès et d'.avenir. Rendez-leur les laboratoires, et avec eux reparaîtra la vie, sa fécondité et sa puissance. Hors de leurs laboratoires, le physicien et le chimiste sont . des soldats sans armes sur le champ de bataille. Si les conquêtes utiles à l'hulnanité touchent votre cœur; si vous restez confondus devant les effets surprenants de la télégraphie électrique, de l'anesthésie et de tant ·d'autres découvertes admirables; si vous êtes jaloux de la part que votre pays peut revendiquer dans l'épanolüssement de ces n1erveilles, prenez inté. rêt, je vous en 'c onjure, à ces den1eures sacrées que l'on désigne du non1 expressif de laboratoires. Pasteur.
III. ORTHOGRAPHE
Bien regarder pour s'instruire
Préparation,' 1. Lecture du texte par le Inaître. 2. Idée générale du morceau, situer l'action s'il y a lieu. 3. Explication: a) des mots; b) des idées; c) des règles de grammaire qui se rencontrent dans le texte.
~1 0n secret est bien sin1ple, disait mon père: je n 'ai jan1ais traversé un champ sans regarder l,es plantes qui y poussaient, les bête~ ql!.i . s'y nourrissaient. Jamais non plus je ne suis sor ti d'une
~
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vil!e, l~etit~ ou gra~lcle, .;a.n s avo~r obse rvé de nlOn lJlieux ce qu'on y fahnqualt. OuvTl r. r , .J al trouve part·o ut des ouvri ers qui ·savaien t leur affaire, et leur s leçons n e m 'ont j ama is cOlrté qu 'une poignée de l1lain . E. A bout. " Un chimiste illustre
Au sortir du co1lège, Lavoisier se r etire dans l'isolement n e voyant personne, Inangeant à peine 1 Ou r pouvoir mi eu x tra,~a i ] 1er d 'esp rit. tout entier <'1 ses recherehes scientifiqu es . On lui doit de nombreuses découvertes: c'est. lui qui a su trouver le prelnier de quel gaz l' air que nou s r espiron s se compose, de quels é léInents est fornl ée l' eau que nous buvons; c'est lui qui ::1 expliql! é C0l1l111ent la r esp irati on nous f a it vivre e t entr.e ti en t la chaleur ctu corps. G. Bruno. U n grand savant
En 1880, Pasteur fut témoin de l'a?'Olüe d'lm enfant de ci nq a n s, qui 1110rdu a u visage un mois auparavant, venait d'entrer h l hô pital : le débat de ce petit être COll tre la mort, c'était tout le tableau de la rage. Le savant en fut boulerversé. Il se lUit ardenl11lent à l'étude. Les recherch·es furent longues; el1es furent pa rfois dangerel1ses. Enfin, après ' le patients travau x . le r emède fut découvert. Les savants
Les Sê.l'ants Qnt toujours Jait prem e de désintéressem ent. C'est une nobl e id ée qui les conduit : le dévou elnent et la science. Pour faire avaneer cette science, conlbif'Il ont risqué leur vie, combien lllêule l'ont sacrifiée? Pendant l épid émie de choléra de 1865, qui faisaH à Paris deux cents victimes par jour, ·Claude Bernald et Pasteur s installèrent à l'hôpital de Lariboisière et recueillirent, pour les étudier, -de J'air et des pOl1ssièr e~ èl1ltour des Inalades, et du sang cl·es nl0rts. Exercice d'application
1. Raisonner les accords s'il y a li en . 2. Indiquer la fonction de certain s Inots. 3. Attirer l attention sur l 'ortho graph e d 'u!:iage sur les hOlllonymes, les dérivés, les cOlnposés . 4. Permutations diverses. 5. Analyse logique et graulul::ttical e. 6. Conjugaison. 7. hnitation des phrases. 8. Rédaction en rapport avec la dictée . Dtre: « Je n'a.i jam ais cha.ngé », ceil,a iJ'e'viel1t à d :ire : « J e su·i s né iinfailliJ)le et je n',ai rien ·a[}Jpri,s -des .leçons de il-a vie » . R. Duval. ·Ce qui manque l e plus de nos jours, c'est -le l'es'pect da,ns -l'ordre mor·al et il'·atte.ntion ,dans l'ordre inte:l1edue-L Royer-CoUard.
IV. COM,P OSITION FRAN ÇAISE
La phra.se -
Le pal'agr:aphe -
La rédaction
Paire conjuguer les verbes du yocabulaire. COIl1poser des phrases 'lvec les Ill0tS du vocabulaire . 1.' '\ ous avez trollvé HU d e vos prenliel's cahiers cl écoli er vou ' le cOlllparez :lU cahier 'q ue vo us venez ·de tenniner. Ditesnous avec sincérité, quels sentinlel1ts vous avez ép rouvés. Pl'épnl'ation. - a. Entrée en l1latlère : E n fouillant clans les ti1"oirs d'un vieux bureau .. . b. Premier paragraphe. - E n feuilletant le vî,eu x' cahier. Co u verture, feuillets, devoi r s, écriture, quelqu es progrès cependant. Ai-je pu faire aussi mal! c. Deuième p aragraph e . - COlllparaison avec le dernier cahier: Que de progrès acconlpli:s! (lVlarquer ces progrès dans l es différentes parties étudiées au paragraphe précédent.) d . Troisiènle paragraphe. - Réflexions : Je dois cela à 1110n travail sans doute, nlais a u ssi -e t surtout aux leçons et conseils de l1leS maîtres. Ma scolarité n'est pa's tenninée, .l e poursuivrai 1110n effort. 2. Un ouvrier papetier se denland e ù quoi servÜ'a le papier qui sort de ses Inains ... Il sera le cahi er .de l'enfant. Il sera la lettre. Il sera Je journ al. Il sera p eut- êtr e ]a feuille où le papetier lui-mêm.e écrira <;es dernières volontés. Conseils. - Le papier - dit le text e - lSor l des mains de louvrier. Représentez-donc oelui-ci evant sa Inachine, la feuille blanche se déroulant san~ arrêt sur les cylind re . Parfois le brav hOlmne se plaît à rêver ... Il songe à ce qu e deviendra ce papier. Il sera le cahier de J'enfant: un cahier avec des feuilles réglées sur lesqueUes le petit écolier aligne des leUres encore irrégulières, trace quelques lign es d 'un dessin rudimentaire . Il sera la l ettre de famille s ur laquell e on donne -des nouv elles des paren ts, des am.is, dans laquell e on exprime des joi es, des espérances, ou d es chagrins. Il sera l e journal: cette fois, découpé en nlÎlli eTS de feuilles l e papier ira r épandre les dernières nouvelles, les informations, aux quatre coins du pays, dans les villages les plus r ecul és . 11 sera lu par tou s . A quel luonlent bien sou,v ent ? Cornm1e le papetier est déjà âgé il se prend à songer qu e la Jeuille de papier pourra recevoir ses dernières volontés . Pel1têtre 111ême seTa-ce une des feuilles qui se déroul ent en ce lnOnl.ent devant lui? '" 3. Parlez c1 es bienfaits de l'iInprinleri e . 4 . L es 111erveil1 es de l 'électricité. 5. Les gnl.ndes inventions modernes. 6. Quelle es t l'invention l1l.oderne que vous admjre z le plus.
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SERIE ... Ces -
ses -
s'est -
c'est -
Fiche No sait -
Fiche No
SERIE ...
s,ais
Mon -
m~ont
Relnplace les points par ces, ses, c'est, s'est bien orthographié. '" lui ,q ui ... trom~pé dans '" problèn1es difficiles, mais il ne le .. : pas encore. Il ... par contre qu'il doit étudier '" leçons tous les Jours, car ... le meIlleur moyen de s'instruire et de contenter ... parents. .. . -on que ". Louis qui ... classé le premier? Car ." élève ... toujdurs .,. leçons et il fait bien ses devoirs. Le chien dort da?~ sa niche, le Inuseau al:ong~ sur .. . pattes: '" l'endroit qu'il pref~r~ par .:. ~haleurs canIculaIres .. :. vergers m'appartiennent; d aIlleurs a 1 ombre de '" 'a rbres vIgoureux que .,. écoulée la plus grande partie de ma jeunesse .... -il quels sont '" devoirs et co.mm~nt il doit re!llplir :.<obligations envers ." concitoyens. Celm ,'qUI ne ... se taIre nlut a son pays ... toi qui lui as pris .,. livr~s et qui ~s taché ... cahiers; dis-le lui, car il ne le '" pas encore et Il pourraJt accuser ... can1arades de classe. Il ne ... pas trompé. 1. Con1pose 2 phrases avec chacune des formes inscrites en tête de l',e xercice. 2. Justifie la façon dont tu as orthographié chaque cas. SERIE ... Ce -
se -
Ren1place les points par mon ou m'ont. J'av.ais perdu '" livre et '" cahier; c'est VOISIn qui les a retrouvés .... père et '" frère ... rendu une visite; ils ... apporté des nouvelles de ... petit neveu .... camarade Jean et .,. ami Edouard '" invité chez eux; ils ... assuré que ... plaisir sera égal au 1 leur. Ceux qui '" déchiré .,. paletot et qui ". caché .,. gilet ... fait punir par ... père qui m'a reproché ... insouciance et ... éturderie .. " jardin et ... verger ne ... pas donné la récolte que j'attendais. J'aime ... pays de tout ... cœur et je le servirai jusqu'à .. . dernier jour. Tous mes \amis ... abandonné; beaucoup ". renié bien que je leur aie tém'Oigné toute ... estÎlne et tout ... 'a ttachement durant Ines années de prospérité. 1. Conlpose 5 phrases avec mon. 2. Compose 5 phras1es avec m'ont. Remarque que m'ont peut se remplacer par m'avaient et que mon signifie le mien
Fiche No
ceux
SERIE .. .
Remplace les points par ce et se bien orthographiés. '" n'est pas toujours ... qui ". 'c olporte dans le public .ui est vrai. '" rentier .,. fixa dans notre ville où il '" construisit la belle villa qui ". remarque au couchant de la localité. ... que ... blagueur vous raconte ... sont de sÏInples histoires au?:quelles il ne faut pas toujours ajouter foi. '" qui .'. sont trompés '" sont excusés et ils ... sont fait pardonner .... qui nous étonne '" est que vous vouliez toujours avoir ... que l'on ne peut vous donner. Vois-tu '" papillon qui ... rpose sur ces fleurs, qui '" délecte de leur nectar, qui ". envole ensuite insouciant et léger. Il .. , passe aujourd'hui des événements qui ne peuvent ... comprendre ni '" expliquer .... qui ... sont moqués de leur prochain ne Iuéritent pas qu'on ... comporte mieux là leur égard. Ne cause donc pas des chagrins à .. , qui ... sont donné tant de peine pour faire de toi un honnête homme. Regarde ... rossignol qui ... campe sur ... pon1mier en fleurs pour lancer sa roulade vers le ciel. Ecris 3 phrases avec ce, 3 avec se, 3 avec ceux. Remarque que l'on écrit : ce \que, ce qui, ce dont, ce sont, c'est; on écrit aussi ce devant un nom; mais se devant un verbe: il se demande, il s'est trompé.
Ma -
m'a -
Fiche No
m'as
Remplace les points par ma, m'as, m'a suivant le cas. Tu ... fait peur; ne viens pas si près de ... place quand je fais, ". composition. ... mère ... donné ... serviette: hier elle reprisé ". chemise et ... culotte que ... ,s œur .,. lavées ensuite. ... -tu rendu la monh,e que tu ... en1pruntée hier? Il me la faut, car ... tante qui ... fait ce cadeau l'an dernier ... demandé ce que j'en avais fait. Mon cousin .. , donné des renseigneluents sur .. , voisine qui '" quitté il y a cinq mois; il ... dit qu'elle ne ... pas oublié malgré son long silence .... -tu vu dans ... nouvelle tenue. ... sœur ". fait plaisir; elle ... infonné que ... maîtresse ne : .. p~s blâmé de ". conduite équivoque ... , bonne hUIneur ne ... JamaIs abandonné. Tu ... rendu un signalé service, tu peux cOIllpter sur ... reconnaissance et '" gratitude .... -tu rapporté les livres que tu ... promis, Personne ne ... den1andé ... nouvelle adresse. COlnpose 3 phrases où tu dois écrire ma, 3 avec m'as, 3 avec
m'a. Remarque que 1n'a peut se relnplacer par m'avait et que ma signifie la mienne et se place toujours devant un nOIll.
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HifSTC)IRE SERIE .. . a -
Fic he No Grandes inventions et grandes découvertes
à
P ierr e '" huit ans. Hier il ... été à la lllontagne. Il ... couru -.. Itr avers l'alp3.ge. P uis il est -allé." l 'étable où il ... vu ~les vaches, des génisses et 'eles veaux. Dans le chalet qui se trouvait '" côté il ... bu du lait et il ... regardé COlTIlnent on {aisait le frOlllage et le beurre; ce travail l' ... vivement intéressé. Il ... demandé '" son père s'il pouvait r ester quelques jours avec les pâtres. Malheur eusenient son père n' ... pas pu le lui pennettre. Pierre l, .. . bien regretté ; il .. . dû r edescendre '" la maison pour aider '" sa Inère, . ... ses frères et ... ses sœur. M:ail il .. . bien envie de relnonter ... l'alpage ... la preniière oecasion; ce sera probablement à la f in de l 'été; ... moins qu'on ne puisse se passer de lui .. . la D.laison.
1. Reniplace les points par
Cl
verbe ou à préposition.
2. Com.pose 5 phrases dans lesquell es tu dois écrire à préposition.
:3 . Compose 5 phrases dans lesqueUes tu dois écri re Chaqu e fois qu e tu peux renlp lacer il s'écrit toujours sans accent.
SERIE .. . Cet -
(l
rl
verbe.
par ([Voit c'est le verhe'
Fiche 1\ 0
cette
... homme d .-. fCll1lliE' sont partis ... aurès-midi aveC' .. enfant maladif Reg<ude ". oiseau qui a con~truit son nid 'Sur. ... arbre. et .. . insecte qui butine sur .. . églantier .... élève sera récomp~nsé de ... action charitable qu'il vient c1'accOlnplir .... histoire alnuse ". homnle naïf et .. , ouvr ière crédule. Quel est ". {:trangel' qui vient nous rendre visite dans ... accoutrenient biza rre . '" outil appartient à ... ouvrier; il le lui fa ut pour terminer '" ouvrage pressant. Il y a u ra déjà 7 ans ... aut.omn e que ... événement sensationnel s'est produit ... . étran gère nous a demandé quelle est cette érnin enee que l'on aperçoit à l 'h orizon . 1. Ren).p]ace les points par l'adj.ectif démonstratif cet ou cette.
2. COlupose 5 phrases dans lesquelles tu dois écrire cet et 5 phrases clans lesquelles on doit é crire cette. On écrit cet d evant les noniS Inasculins et cette devant les noms féIninins.
A la fin du luoyen âge, les ' gTandes inventions ont l1iultiplié les nioyens cl' action de l'hom me, les grandes découvertes lui ont fourni u n nouvel et imluen se champ d'activité.
1. Les gI'uncles inventions. - 1° La poudre. - Les Chinois se ser vaient depuis longtenlps de la poudre pour l eurs feux d'artifice. lInitant les Ar abes, les Florentins, dès 1325 , voulurent s en servir po ur lancer des projectiles et fo ndi rent des canons et des boulets de fer. L'invention fut longtemps niéprisée (grosses bonibardes, boulets de pierre, b 5t on :\ fe u) les armures vécurel~t encore deux sièeles . Au XVInie siècle, l'artillerie devint efficace. Les châte,a ux ne résistèrent p lu s; les prinees seuls étaient assez riches pour avoir des canons. La poudre a ainsi ruiné le pouvoir de la noblesse et r enforcé celui des rois. 2° La boussole. - On savait df>puis le XIIhne siècle (gr flce aux Arabes) que l'ai .ouille aÎlnantée se tournait toujours vers le nord, niais 1011 se content ait de poser l'aiguille sur un fétLl de paille flottant sur l'eau . On pensa enfin à poser l'aiguil1 e sur Îln pivot. La boussole était inventée. On a peut-être exagéré son rôle: sans lelle, les Norvégiens son t allés au Grœnland. 3'" Le prtpier. -,- C'est encore aux Arabes CJue l'on doit le secret de la fabrication du papier. Le port de la cheluise, généraljsé au XVni e siècle, perlllit. en fou rni ssant les chiffons. le développement de cette ind~l strie. ~e papier, nio,~n s C?ûtel~X et p lus souple que l e parchenlln , anmt permettre Innp nmene . 4 0 La cw·avelle. - Jusque }\, on avait les galères, trop basses pour l'océan et les « nefs de b~ut bord » lourde~ et l;n tes . 1~111 nies d'un seul Inât. Légère . effll ée, 11ll1nle de t rOIS In::üs et cmq voiles, lon gue de trente Inètres seulelnent, donc maniable , l a C'~{ ravelle filait déjà dix kilolnètr,es à l'heure . a) L~s ambitions conl1nerci((Zes. - Au n10yen âge, les épices (don de gI rofle, eannelle, Inusca·de, poivre) se revendaient très ch~r ~l étaient rares. Elles venaient des pays d'Asie, que l'on déslgnalt sous le term.e général des Indes. Les conquêtes tu rqu es mirent fin à ce COllilnerce. Alors Il e désir de trouver la route des Indes devint violent. Le li,rre du Vénitien Marco Polo , le Livre des l\tJerveilles, avait surexcité les convoitises: il parlait « de ,illes dont les douanes rapportai ent 13 ll1illions 700 ,000 sacs d'or par an et où il entrait chaque jour plus de 1000 charrettes chargées ~l,e soie ... , d 'un pays, Cipangu (le Japon) , où le palais -du souveram
III. Les grandes d éc ouvertes. - ' 10 Leurs couses . -
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était couvert d'or fin à la manière dont 'sont couvertes nos églises de 'Plomb ». b) L'esprit de conquête. - Les Portugais avaient une grande haine de l'Islan1. C'est pour le combattre qu'uill roi, Henri, eut l'idée de s'établir sur la côte atlantique de .·l'Afrique. Ils voulaient aussi trouver « l'Empire du prêtI'e Jean», un pays où« l'or croît », où «il y a n10ult bêtes ,c omme lions, éléphants, scarafes (girafes) et licornes», où les gens « ne sont ni blancs ni noirs ; nlais couleur fauve». Cet empire chrétien était l'Abyssinie, gouvernée par le négus. c) La cul'Ïosité scientifique. - Les pires légendes ont couru sur la terre et les pays lointains au nloyen âge : la terre était un disque, elle était bordée de murs ou de gouffres, certaines régions étaient 's i chaudes que l'eau y bouillait et que les blancs y étaient transrformés en nègres, etc. On commençait à s'apercevoir que toutes ces croyances étaient fausses. Le roi portugais Henri le Navigateur rasselublait dans son palais les cartes nouvelles et tous les renseignements sur les pays découverts. Ainsi on se rendit compte qu'un l11êIUe océan entourait l'Asie, l'Afrique et l'Europe et qu'on pouvait atteindre les Indes en contouTnant nant l'Afrique, ou Iuêlue en naviguant vers l'ouest. 2° Les grandes expéditions. - Cette partie, bien traitée dans les manuels, peut être conçue ainsi : a) Présentation sommaire ,qes grands navigateurs: Colomh, Magellan; b) Etude sur la carte des itinéraires suivis; c) Lecture de scènes typiques d'après des récits: - L'arrivée à Calicut par un 1C0nlpagnon de Vasco de Gama; - La découverte d'une terre nouvelle (journal de Ch. Colomb) ; 3° Les conséquences des grandes découvertes. - a) Economi-ques. - La Méditerrannée avait été jus'que-là le grande centre commercial. Elle perd son importance. Les nations et les villes qui vivaient de son COlumerce conlnlencent à décliner. Lisbonneet Cadix s'huposent, Venise et Gênes s'effacent. L'argent et l'or -de l'Anlérique affluent en Europe sur les gaHons esp~gnols (multiplication par douze en s?ixante ans). La vie augmenta rapidement et cette hausse du cout des choses sera souvent à l'origine de troubles sociaux. b) Politiques et sociales. - Deux 'grands enlpires colOl~iau x ,s ont créés: portugais et .e spagnol. L'Espagne est dev.enue rIche; elle soudoie de fortes armée. La prépondérance de l'Espagne commence. Mais ce peuple riche ne travaille plus. Il doit tout acheter. Son or va enrichir la bourgeoisie commerçante et industr-ielle d'Europe. Le capitalisme naît.
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La machine à v.apeur
C'est au XVIIme siècle que Denis Papin eut l'idée de faire mouvoir un pis·t on dans un cylindre. La premièlie machine à vapeur nlontée en France fut installée à Passy par des Anglais : elle devait « élever 20,9'00 ITIuids d'eau par jour et faire le travail de 60 chevaux». Des luachines selublables furent eluployée'S pour assécher les mines d'Anzin. Les machines de Jeunes ;1-Vatt. - Quoique perfectionnée p a r l'Anglais Newcommun, la machine de Papin basé.e sur la pression atmosphérique raIuenant le piston dans un corps de ponl p e refroidi à l'eau était très peu COlllluode. J\VaU imagina le condenseur et, arriva à transformer le ITIOUVelllent de va-et- vient d u piston en mouvement circulaire. ~ \V aU fut le mécanicien de génie qui fit de la machine atmosphérique un llloteur universel. L'AIInéricain. Evans complètera ces réalisations en utilisant la vapeur sur les deux faces du piston. La machine à vapeur de Cugnot. - En 1769, en présence de Choiseul, l'ingénieur lorrain Cugnot expéTimenta la pren1ière lllachine à vapeur. 'Chargée de quatre personnes, elle ar riva à faire «cinq quarts de lieue » dans une h eure. Il fallai~ malheu!'e.usement l'arrêter tous les quarts d'heure pour la faIre r efrOIdIr. Une autre plus grande fut faite: elle fut, paraît-il, essayée en 1801, mais elle s'emballa et s'écrasa contre un mur. Le bateau à vapeur. - En 1753 fut découverte l'hélice. En 1763, l'Anléricain \W'illimu Henry lança le premier bateau à v~ peul', qui coula à la preluière expérience. Les Français d' Aux~ ron et Jouffroy voulurent f aire « relTIOnter les bateaux sur les rIvières les plus " rapides ,par la p mupe à f~u ». D: Auxir?l~, cOlll b a ttu par 'les mariniers , échoua maintes fOlS. EnfIn en JUIllet ! 776, Jouffroy lança sur le Doubs un bateau long de qua~'al~te m etre~, actionné par des volets qu'une lllachine à vapeur faI smt mOUVOIr d'avant en arrière. En 1783, il recom.mença avec plus de succès sur la Saône, ayant remplacé les volets par d es IToues à a ubes. V'~~~~~
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JIJNrFO JR~I.IA1lI. ON§)
P ÉDAG O G I QU ES
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Orientation
profess~onnelle
Au .p r,inte,m .p s d-e .ceu,e année, la viilile -de La ü haux-de-Fonds inaug,u rait delux s'a lles d'ex.p éri,mentation pSY'c:hote,chnique, avec ,a ppa-
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l'eiHages 'modernes, pour l'orientation Ipro\f essionneù,le, Il y a 17 an s qu 'en 'cette vHle furent org!1nisés le,s Ip l'emie,r s ex-atlTIen~ cl'or-ient'ation E't 'dura nt ces ,dix deTnièl'es années, plus de 12500 j'Bunes gens et jeunes f,LUes, ayant terJniné leur :sc01arité, furent ori'entés-, IMais oClorénav clint, grâJce à l'a,chat d 'un matérie'l cl'e'x,périmentation psychoteC'llnique - conç'u Ipar le Dr H einis - ,les 'consultations pour ;l'orientation profess,ionneHe sont -de ,p lus ,en iplus « :s'ci 8ntilf,i que" », et nous s,om,mes loin ki de ol'm'bitraire qui est encore à craindre ,cJlez Jes oriE'n,t eul's qui s'e baBeln t SUl' .la seule ,m éthode ermpirioCfue, ICeci ·nous amène 'a Ip réciser en que.lqu es mots quel s ont les huts '81t ,1.es méthodes de rorilentJa,tion prof'essionnelle, Cette 'orientation év:i teTa nom )1'e de ,carrièl'es !maoncIuéels ; e]] p s up,p rimera 'l es a,ecidents ete tous genres ,p rovo,qués par deB Nllployés inélJptes. Il e,st nèces·s aire d'autre ,p·a rt d'éviter l'enc'Q.mbrement dans cert-ainers 1)rofe·ssÏ-ons; une séle·ction s ünpose .. Les ouvrie'r .s ·et emIp loyés doivent. ,être éoa'l'tés 'des prolf ess ions Ip Our les:queHes ils ne sont ·pas IquaIifrié:s, ('·t Ipour ce Ifaire, le mieux est d' « orien.ter », de cons6'tHel' les jeunes en àge cIe choisir une .p-rofes'sii on, Descons·e:illelr s de 'profession ~s 'occupent des ·enf.ant.s ayant t'e'r miné leur scolarité. D'autre plart, da'n s p'lusieurs vililes de, Suisse, conrme ,da,n s d'autres ·p ays, des laboratoire,s slpécia,ux ont été créés, où cle6 Slpéci-alist.e·s , ,au moye:n iCl'apparerÜs s'Ci entilftquement ·conçus, se livrel1Jt ,à ,des re·che'p ehes métJhodiquE's sur les aptitudes des sujets ,examinés. Il est certes tb i en cLiffici'le -d 'int.e.l'venir dans un dOlmaine .rMra'ctaire ,aux me·s'ures : la ,p s'yoOll01ogie indhidu e:lle, ,M ais la. « psychote.chniJque », 'que l'on pourrait défini·!' coornme une « rpsy.chologie là bUt6 tlimités l), ne r elève crue de la méthode expé.rimentale et n 'enÜ'aîne ·a,ucune hyothèse, ni SUl' la If onct ion ,de ,r es'prit, ni sur lia vaJeur intr.insèque -de l individu; au Imoyen ,de renseigneme1n ts précis, de données ob1ective.s, le IpsylC'l1010gue pourra voir si ,le ,candida.t est en état ou non de se lancer dans ,la Ipro.fes's ion ·q uïl ,convoite. La. détermination des p.os6ilb iJités Id 'un 'cnfant sie If onde sur un ensemble de données re,cue,ihliles : l , En inte'r ro,geant le sujelt lui-ntê·m,e; interrogatoire où ,l'enf::t,nt se sentant là l'aise parlera .liibrelment dEt seoS goûts, de ses dés·i rs, de ses a:mbirti.ons. 2, Grâce ·aux renseilgneùl1ents fournis ·par Ibes maîtres sur Il e ·com·· !portement ,du · s·ujet à J'éco.le tant 'au .point de vue; de· s'On travail que' de son caractè,r e. 3, Rense-ignelme;nt s fournis par l'entou.r-age, Ipal' le,s ' .parents (possilb ilités 'fina'noièTes, n.écessité 10U 'non, du canldidat, de l,arp,port.er un salaire ,dans un brerf dél'ai), t4, El1f.in, examen de l'orienteur ·de p'r of.ession, :médical, 'Psycho1ogi·que, 'p sy oh orte·chn i'C{u e,
Vins du Valais ORSAT dissipent la tristesse.
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. .c'est là Ice del'ni er eX'l men qu'il nous paraît. néce. saire de donn er unlEl im.;portance le plus en plus gnll1de. r.l ne f.aut p.a cl',aindre I l e faire Id es sa:cl'ifi.ces POUL' l'a:c'hat du matériel alp pro.p rié, Les « psychotechniciens» em·ploient une méthode expél'im entale, celle de", tes ts, qui a l avantagE' d e s ubs tit.u er 1;) l'a1p.préciat.ion pur ement suibj-e,ctive du conBe1ihlel', lia mesure « obj e'üNve» des f,a.cuItés de l'individu, clesquelles dépendent le bon accom.poliss ernent (l e sa tüche .future. Tout travailleur e,slt ,cl'ahord un moteuJ' \'Ïvant. Ses .fa'cuItés rpsy,chologiques sontsuhordol1nées là des car,a .ctères JJiolorgi'ques : il es t des individus .qui sont médi cale1mel1t in~pte s à cer·ta ins travaux , Ces 111a:ptitud E'S sont mise's en évidence par lelS' tests médioaux: foree ,p hysique, vue,ouie, etc, Ainsi .les Id altoniens ((fui ne peu.ve'n t elistinguer ·oerta:i nes cOUileurs) seront refp érés et éJli:m inés d'emblée' .pour toUrs ,Iles ,m étiers (tr:1nslports) où la signa,lisation pal' les cou,leurs ers t 8'm.l:>loyée, Il Teslt e là ètudieT 'les If a,cultés llTI,e1nta,l es 'du sujet. .Un premier tes't cla,ssique, par exe'm ple, C'ons,iste à étudier la rapidité d e réponS E' du sujet, pal' la méthode des temps d e réaction (rapidité des réflexe·s), Des aptpra.reils slpécialements construits dé·cèleront la se'l1s,i>bilité du toucher, lI a ·c ool'c1ination odes mouvements, .1.es a.pt.itudes à ,la mécanique ( montage d'obj,e,ts), ,etc, E-n possesion de t.outes ces données, le conseiller pouna faire .le dialgnostic dels aptitudes de l'E'nfant et en ·déduire toutes ,les pro!fessions .qu'il pourr,a "praüquer avec- suc·cès, Tenant compte :des 1'el11·se:iog.nelm ents obtenus tant 'au [point de vue désirs de l'enfant, ,qu e ipos·sribilité des .parents, ten·a:nt C0l111pte !(l 'autre part de la demande d 'a'pprentis dans une certa,ine branche, des d éJboucrhés possibles, rorienteul' pourra .dirirger utile·m e1nt le jeune homme o~ la jE'une .fille vers un travail où il aura toute c'htanoe ode Ifaire son ;chemin avec ·c ontente.ment Si.gné\110ns à titre ocl'exem'prle, la méthode d'orientation teUe ,q u'eolle, e. été conçue par ,l es autorités de La Chaux-dE'-Fonds, et ol'glanisée !p ar 'NIT Gaston Per-renoud, .p réposé ·aux apprentissages, qui comprend trois éta,pes : 1. Préürientation: conférencE's données aux e'l1Jfants, aux parents, sur les dififérents Imétiers, 2, Examen ,d 'orientation 'p ,r ofe,s sio'n nel'le propr ement ·dit, sous .la direoction d 'un spéoiali,slte (le Dr Heü1is en l'occurrence) , 3. PlaC'ernent de l',a PipI' enti (av'e'c lia c.ol1a,b oration indiquée plus haut) . Il nous !paraît que cet exe·mple mérite d'être s ui\:i d·ans non1ibre ·d'autres villes, en Suisse roma.nde en particulier, 'N, ;\.1. Examens de culture physique par le c'a nton de Vaud
A. Branches fédér,ales .oJb;li@atoires : Les conditions i.m posées lPa:r la Confédération restent. -les mêmes
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POUQ' 1944. Par ,contr!:', ,le Département vaudois de Il'i,nstruction .publique im'pose les 'm odalités d 'exécuHolll suivantes: 1. Les deux sauts 'avec aJppui dev,r onlt être exécutés par-dessus un obstacle fixe et sUJffisMIllln8111t 'large (poutre d'rappui, cheval-Largeur, banière) !pOUl' que ,le's ,p ie:ds du sauteur passe,nt. obligatoirement à la même hauteur .que l'a,P'Pui de,s anains. 2. Tous Les g,a,J.'çons qu·i ont la faculté de :recevoir un entl'aînememt à l,a barre ,f ixe ' (rE'ek) lau cours de leur sco.l ari té devront ohligatoirement ,passer ,l'épreuve ~prévue rà eet ,agrès le jour de Il 'examen. 3. La com'se de vite.s se, au moment de ,l'érpreu\ e, Is era exécutée pal' deux éolèvescourant en même tem.ps. B. IB ranches cantonales olbligat,o i-res: F,aisant us'age du ,droit 'q·ue lui ,c'o11lfère .l'.ordonnance fédér,ale du lm' ,décembre 19-41 'SIU'r l'In.struction préparatoirE', le Départem8lnt de }'i'n struction publique i'm pose les branches ,cantonaloe,s suivantes en ,p lus des branches fédéT·ales ob.ligatoire-s : 1. La natation :p our tous ile,s g,a·r çons, élèves .d'une 'CŒnmune ;r iv er·aine du ,Irac où la pr,atÏ'que de ce s·port est 'pos,s,ible. ,conditions: 50 mèt:nes iTIrug,e ,li:bre ,s ans cnntrôi1e ,du temps; plonger de pieds ou de tête, ,d'un tremplin de 1 m. 2. Le ski pour tous les garçons, élèves ,cl'une eO,ffiJ.11.une d'unE' l'égion montagneuse où l'entraîne'm ent ·de ce s'p o,r t est .possilble. Conditions: ,p as marché, pas de mOllltée, 'pas gl.i ssé;· position de .stem des de'u x jambes, virage de stem là gauche et à ,droite; v:i rage de ste,m cl1ristiani,a ,8. gauche ,et à droite. En ten,ain fa'cile: C'OUol's'e sur 3 kilomètr.es. 3. Le saut.hauteur pour tous les garçons, élèves d'une 'communE' où l'entraînement ,à la natation ·ou a·u ski ne :peut être assuré. Conditions: saut en hauteur avec élan par des,s'u s une loatte de 1 mètre.
NÉCROLOGIE
Les ,livres nous c:harme1llt jusqu'là ,lia m,œeHe, nous parlent, nous donnent des conseiLs, et sont unis là nous 'par une sorte de faJniliarHé vivante et harmonieuse. Pétrarque. La odis'Cipline et le contlrôle d'e soi-n1Jême so'n t le con1.lmencement de la sagE'sse rpratique; ·et ,c'est dans le respect d,e soi .que Ices ve-rtus doivent avoir leurs racines,. S. Smile,s .
Il n 'y -a d,ans .la nature de laideur que ·ce.lle de 11'fume·; il n 'y a de dif,fo[rme 'q ue les ,m é.chants: la v,ertu seule est be11e; la beauté iln1Jmom.Ie E'st un tronc stérile, que loe démon revêt d'un factic-e feuil-large. Shakespeare.
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