20 Mars 1912
on peut compter absolument, est celui qui se rend partout indispensable Courez le risque de parvenir à la gare vingt minutes avant le départ du train, plutôt qu'une demi-minute après son départ. Si vous avez un rendez-vous à huit heures à un endroit quelconque. où votre train arrivera à sept heures cinquante-cinq, prenez le train _précédent. Ne courez point de risques. Lâçhez comme des ponunes de terre brû· lantes les gens qui vous font attendre, après vous avoir donné rendez-vous. Ce sont des êtres ennuyeux et ils vous rendront l'existence ipsupportable. II y a des types qui se croient • très chic » par~ qu'ils sont toujours en retard. Ce ne sont que des imbéciles vaniteux, à gui il est indifférent d'être sans considératiqn pour les autres1 et d'être mal élevés. Au théâtre, ils gâtent le plaisir de leurs voisins; à dîner, ils exaspèrent leurs hôtes. Si vous donnez un dîner, et que vous invitiez quelques célébrités, pour leur présenter ~tains de vos amis, vous verrez arriver Jes susdites célébrités au moment même où la pendule sonne l'heure indiquée pour se mettre à table. Le menu fretin viendra en retard, et vous fera attendre. Vous verrez que cette règle n'a pas d'exception, n'importe dans quel pays. La ponctualité et les égards pour les senti~nts d'autrui sont les deux attributs les plus nobles du parlait gentilhomme et de la ~aite grande dame. • J'ai manqué mon train. • • Ma montre retarde. • • Je me suis trompé de chemin. • Tout cela, et beaucoup d'autres phrases pareilles sont des excuses sans valeur. En ce qui concerne la ponctualité, élevez militaire!flCnt vos enfants: apprenez-leur que dix heures et une minute n'est pas dix heures. Si vous réussissez à leur inculquer ce principe-là, vous leur aurez rendu un plus grand service que si vous les aviez chargés de tout ce qui a été écrit de latin et de grec. Quant à la charmante fiancée, l'• épouse de votre cœur •, apprenez-lui la ponctualité à ses propres dépens. Si elle se trouve en. retard à unJendez-vous que vous lui avez donné, ne faites pas de scènes, ne grondez pas, ne soyez pas de mauvaise humeur, ne boudez pas, Paraissez ravi de la voir, souriez et dites-lui: • Mieux vaut tard que pas du tout •. La prochaine fois, sortez sans elle. La cure est infaillibl~, MAX O'RELL.
Variétés A L'ECOLE Le Maître. - Passons au calCUl Vous, Jouflat, dites-moi un peu: Si l'on off~a_it dix-vingtièmes d'une orang-e 011 mo1hé d'orange, que préféreriez-vous? Jouflat, se rengorgeant. - Moi Je n'aurais pas de préférence. ' Le Maître. - Pourquoi? Jouilat. - Mais parce qu'un demi ou vingtièmes, c'est la même chose.... Le Maître. - Allons, Jouflat, ce n'est
vtmatve
mal.
finard, à un voisin. - Moi, je Jouflat a r~pondu comme un idiot... Le Maître. - Vous dites, Finard? Finard, interloqué. - Moi? Rien, je ne dis rien. Le Maître. - Vous avez de vous ai ·entendu paJ:faif.ement quand avez dit à votre voisin que Jouilat avait pondu comme un idiot... Or, VOUs allez nir ·au tableau et me démontrer qu'un d'un entier ne vaut pas dix-vingtièmes entier. finard, avec décision. - Moi, rn ne vous prouverai pas ça, puisque moins fort que Jouflat pour le je crois bien tout de même que j mieux une moitié d'orange que dix-vi d'orange. Le Maitre, très intéressé, avec une tion toute prête dans la bouche. - Et quoi, s'il vous plaît? . FinaJ:d. - Mais parce que, m'sieur, vous coupez une orange en vingt morœ• vous perdez tout le jus, ça c'est contraire, si vous la partagez seulenJent deux votre orange sera quasiment aussi teuse et bonne que si elle était entière!...
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• Les bizarreries de la langue française. Au cercle, X parlait d'un rastaquouère il a mis en quarantaine: - Je lui ai fait donner sa parole qu'il me l'adresserait jamais, et il l'a tenue.
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d ·édu~aticn Moniteur du Musée industriel et pédagogique L'Ecole primaire donne de 10 à 12 livraisons de 16 pages chacune, non compris la couverture, et autant de suppléments de 8-16 pages pendant l'année ordinaire (soit du 1er Janvier au 31 Décembre). . Chaque mois il est :en outre apporté,un supplément illustré de 8 pages intitulé : Le Foyer et les Champs.
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Tout ee qui eoneerne la publleation doit être a:dressé clirec:tement èl son gérant, M. P . PIO:NAT, Chef.! de SeMriee a:a Département de l'lnstruc:tlon publique, ii Sion.
• Echappatoire. - Eh bien! monsieur le professeur, le de mes filles vous plaît le mieux?.... ou Violette? - Hem!.... A vrai dire, madame, connais tr~s peu eu botanique.
C'est faire beaucoup que de faire bien ce qu'on fait .'T_• • ! .i.. _ L ! - -
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Sommaire du présent N° Coup-d'œil autour de ma classe. Hector Malot éducateur. - Apprenons à lire. - Des ~xercices écrits à l'école primaire. - Le devoir d'être utile. La class~ en. action. - Miettes pédago. giques t9mbées de plusieurs Bulletins. - Suiets de rédacti_gn. - Pensées. -0-
Sommalre du Supplément N° li Mois de Saint Joseph. - Beautés de la liturgie. - Une belle page su·r Saint Joseph. - L'eau et le pain du bon Dieu. :.__ Aveux d'adversaires. - Se rençlre utile. - L'expédition suisse au Oroenland. - Divers.
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Conférences d'lnst.Uuteurs District d' Entremont
La conférence annuelle des instituteurs de œ district aura lieu à Orsières le ieud_i 18 avril prochain, à 9 1/2 du matin. Sui et écrit à l'ordre du ;our: Les tâches scolaires à domicile. leur utilité. règles à observer dans leur distribution. (Ce suiet a été imposé par la Commission cantonale de l'enseignement primaire). Une ·conférence sur le chant est également à l'ordre du jour. (Comm.)
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District d'Hérens
La conférence annuelle des instituteurs de ce district. se tiendra à Evolè· ne. le mardi 9 avril prochain. à 9 h. du matin. Suiet à traiter: Les tâches scolaires à domicile, leur utilité. règles à observer da!1JS leur distribution . - Une conférence sur le chant terminera la séance. (Commwniqué.)
-oN os lostltutrlces. Nous publions avec plaisir le compte-
rendu suivant d'une 11ale de maîtresses d'école: Conformément à la décision réunion de l'an dernier, la Institutrices du district de ;:,I-JVI.a11,.;_ nissait le 9 janvier écoulé. pour lieu de rendez-vous SIlocaux de l'école prima ire furent ment mis à sa disposition dans ce A 9 h. 1/ 2, M. Matt ouvrait la une intéressante dissertation sur ment du chant. Il n'est que lacune est à combler dans ce méthode· du conférencier est le qu'il faudrait adopter auprès de Mais, comment lui faire une assez dans un cours scolaire de durée si eu égard au pro~ramme à remplir? Tandis, en effet, que ce dernier cesse s'amplifiant, Je temps à lui demeure ironiquement le même, de ma foi, ce qu'on nous demande que de l'impossible, ce qui est olus regrëttable. Non moins intéressante, et pratique, fut la seconde partie de consacrée à la question des tâches à domicile. Des divers travaux présentés par lilstitutrices, il ressort nettement que cessité de ces tâches s'impose. Dans· notre pay.s, plus qu'ailleurs, de la durée trop limitée des voirs à domicile sont le correctif pensation à une période de long-ée, comme elle Pest plus que leurs. Là même, où la durée des met d'arriver sans un travail les avan-tages · nombreux qu'ils rendent excess ivement """''"nrn• Cette besogne, accomplie chez eux élèves, les occupe utilement pendant j!ues so irées d'hiver et prévient la et les jeux trop prolongés dans la les habitue à voler de leurs li vrant à un travail personnel et ne sont stimulés que par leur seule Elle concourt à la forma !ion de leur re en leur donnant l'idée du devoir il faJUt tout sacrifier et constitue donc: yen d'éducation au premier chef. En outre. ces. devoirs, qui sont cation complémentaire des leçons . classe, permetten.t aux parents de à l'instruction de leurs enfants, de
d~veloppei'Tll!nt _intellectuel .et de s.e des progres accomph.s. Tra1t l'école et la famille,. Ils donl'occasion d'apprécier le Iraet l'incilen.t à le seconder de
tinuerons d~nc à d?nner à nos à faire a la ma1son et, flOur atteignent leur but utili apporte~ons Je· plus de soin possipréparah on. 't pas en effet, de donner à l'enI qu~lconque, mais bien de l'ocson âge et le degré de son insde la manière la plus prohtable. Il cela que les de~oirs soient v.ari~s pratiques, sufftsamment expliques n'y trouve pas de trop granqu1 Je décourageraient, et de moyenne afin que l'exécution en toujours très soignée. plus. indispensable que ces .tracontrôlés, corrigé; et qualifiés ·en résumé, les principales idées oralement et par écr.it dans cet· séance. intéressant échan2'e de vues el s sur le thème proposé, il est renouvellement du comité. mité, Salvan est ensuite désigné prochain rendez-vou:s. voulut bien nous adresser , quelques paroles très senties et encourageantes qui couronnèrent notre deuxième conférence pédagoE. 0., secrét. -0-
recueil illustré pour nos enen 1912 dans sa 2me anw .un notable renfort d'abonnés, dans sa livraison du 15 articles suivants : livre de la nature (poésie). de Charlot-le-Mousse (sui. - Les oiseaux et - L'eau et le pain du bon Marmiton et ramoneur. d'un méchant loup - A du dentiste (poésie). -·- Histoipatte cassée. - Concou~ ef
récréations. Travaux manuels pour {eunes filles . Ce . numéro.. comme les précédents , e~t copieusement illustré. Nous rappelons en même temps que le feune Catholique paraissant çhaque mois en livraisons. de 16 pages. forme un ioli volume d'environ 200 pages à la fin de 1'année. Abonnement 1. 50 Qar an. On.. peut s'aponner auprès des bureaux de poste. Un No d'essai est envoyé gratuitement :sur demande adres· sée ainsi: feu.ne Catholique, Sion.
-oLel festlvltéf!l ·du centeaaire. M. Oscar Perrollaz. secrétaire de la Commission du Centenaire. a condensé. en un rapport qui ne comprend pqS1 moins de 28 pages grand format, les discussions et travq_ux accomplis au sein de cette co,mmission. Ce rapport, très intéressani, et ordonné avec toute la clarté désirable. a pour but de ramener les . opinions divergentes à quelques. propositions fermes, sur lesquelles 1~ Commission sera appelé~ tout prochainement à donner un dernier préavis, ~t qu'elle adressera ensuite au Conse1l d'Etat. Ces propositions. S(}nt: 1. de désigner le 7 août 1915 comme date officielle du Centenaire, tout en examinant h~ve'ntualité d'un renvoi au mois de septembre; . 2. de faire abstraction d'un feshval; 3. d'abandonner J'idée d'un monument au milieu de la Planta. ma is d'e~ visager l'érection d'un monument a l'entrée du jardin public. sur la base d'un devis n'excédant pas 35..000 fr. ; 4. de.solliciter, à cet effet. de la Confédération, w1 subside identique à celui qui fut accordé au canton du Tessin en 1903; 5. de publier une brochure historique, à distribuer gratJ,litement à touS' les participants de la fête;
SION, 20 Mars I9n 6. d'organiser uo grand défilé des' de publier et d'éditer un • Reéueil depopulations en costUlilles. nationaux, et devoirs» qui aura certainement du manuel, avec plus de 250 orécédés de groupes portant le cosrume trèsCegrand nombre de devoirs, de ISIS; lâche de l'institutrice, et de 1 7_. de faire appel aux Sociétés de Cette gerbe de textes neufs et chant et de musique du canton pour est faite d'épis jetés, ici et là, par des l'exécution d.'une cant·a te patriotiaue, roma11ds da11s le domaine littéraire; les venus de l'étran{Yer n'altèrent pas sa sur la Planta; 8 de renoncer à la construction d'u- de telle .sorte que les écoliers, en pain, y sentiront encore le ):!'Oût du ne ~antine. d'organiser le banquet of- ce Nous aurons l'occasion de reven ir bciel à la halle de l'arsenal et le ban- te nouveauté péda):!'o):!'ique. quet populaire dans l'avenue; 9. de remplacer le festival par des drames patriotiques, joués à Sion et LE TARDlN POTAGER, par volume relié toile. ir. 1.50. '-'"J'«UJIIII dans les districts ; Niestlé S. A., éditeurs, Neuchâtel. I O. de orovoquer une souscription naCe petit ouvrage n'est pas un traitE tionale ·dans toutes les écoles du canton tiiique d'horticulture, mais une œuvre et auprès du pubJic valaisan en géné- O'arisation mise à la portée de tout le ral; Îl renferme tout ce qu'un amateur II. de renoncer à une loterie, mais . bonne ménagère doit connaître d'éditer une carte dite « âu œntenai- parti de son jardin et de ses n'est omis: préparation du re »; ensemencement, I2. de consa<:rer l'excédent des recet- labour, lions couches, forçage, etc., etç., tes à une œuvre de bienfaisance à dé- des princij)aux légumes cultivables sümer ultérieurement. pays. lell.f utilité, mode de cultu_re et Cha<:ttne de ces prqpositions fait l'ob- contre les maladies et les parast!es des jet, dans le rapport de M. f>errollaz, mes. un guide précieux que nous d'une étude spéciale. Quelques-unes lonsC'est à tous ceux de nos lecteurs qui d'entre ëlles sont particulièrement ap- sent à l'art charn.ant et utile de profondies.· telles celles concernant la jardins. date à désigner pottr' le centenaire, le .{estival et le monument commémoratif, " - Où vous rendez-vous, Gon questions sur lesquelles nous revienque, sur J'ordre de la Faculté, vous drons.
'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA
SOCIETE VALAISABD D'BDUCATIOll Il antonr de mt& classe
de. ne manque pas de lui dire in vetfo: « Pa'fle toujours! » Il sait que l'avantdernier maître n'avait pas tant d'atten1. - LE TABLEAU NOIR ti011's pour lui. Il sait qu'à la dernière le vétéran de la salle de classe. récréation le maître traça devant un coldes coups de torchon sans lègue un dessin qui les fit bien nre et - et ie ne sais combien de qu'il se hâta d'effacer. Ah! s'il disait de papier mâché. On ne comp. tout ·ce gu'il a vu!. .. ses entailles. En a-t-il usé des . Il est l'acteur capital de la classe. Il de .craie, et des petits ongles Inst~lle à .l'école la ioie et le progrès, que lui! Il s'est usé, aussi! Il c_ar Il enseigne par l'aspect ei par l'acil s'est ridé. Mais il est enco- tion. Il f_ait la lumière dans les yeux et au poste, et il continue à mon- dans les esprits. En une même ioumée la !!'arde contre le mur. il est tou~ à .tour château-fort, pain d~ le témoin de la vie de l'école, sucre, chimpanzé ... comédies et de ses drames. Il a Les regards s'attachent à lui ne maîtres se suivre sans se ressem- voient que lui. Il n'a garde d'offrir' aux n'a pas gardé souvenir du pre- veux des œuvres toutes faites et parfaiqui lui tournait toui<>urs le dos. tes. Il leur laisse la peine d'attendre le maître actuel est son fidèle la joie de deviner. Il sait fa•ire durer 1~ Il a vu passer des générations Plaisir. On dira qu'il ne vaut que ce Il a connu tol!s leurs visa- Que vaut le maître: mais que vaut le Leurs âm~s se son1 ouve1ies devant maître sans lui? Il dit en moins d'une Il a vu de près les lan-gues tendues ~inute ce Que le maître dirait en cinq. mains tremblantes, - les nez qui Sa parole se fait aussi mieux entendre et les épaules qui n:en mè- et laisse Plus de traces, car il parle aux 1er faire une cure? pas large, - les yeux qui n'y veux. Un tableau vaut mieux qu'un dis- Je suis fort. embarrassé. J'ai vu olus que du noir, qui ont envie cours.. I~ met en branle les corps, docteurs: l'un m'envoie à Pau, pour ou qui triomphent. II a me- les e$pnts et les volontés. Il crée ladie de foie, et l'autre, à Foix, pour 1111 et enregistré les dans la classe un agréable va-etçroi.;;sances ladie de peau. Tel, qui lui arrivait, d'abord, vient, Il stimule l'effort et illustre le cheville, lui monte maintenant à succès; il assure la main et enhardit le • Caroline, six ans, a commencé r•~lrn~; tel. aui ne savait pas. jadis, c_œur. Il pe1Jt faire de ~es jeunes pason papa lui demande: craie, en tire aujourd'hui des. tients de petits héros. Il est. pour les - Eh bien, chérie, es-tu Et il en sait des chos.es! II braves, un tableau d'honneur! ... à l'école? 1 p - Oh! oui, papa, c'est si amusant! Que e petit aul qui a l'air, devant J.l a, pour voisine. une pimpante ima_ Et qu'est-ce que tu as appris de s~ creuser la cervelle. et fronce ge, q_ui s'affiche au milieu du mur Eld'hui? . s comme un penseur, ne penattire et retient le visjteur fri~ole. - Eh ben, papa, j'ai appris les nen du tout, et ~ue le grand Mar- le Elle déd"'iR;ne son noir compagnon. ious les petits garçons. chaque fois que le maître le gron- J «Tu n'es qu'un vieux tableau!» lui (fantaisie Qéda[!o[!ique)
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Bibliographie POUR L'ECOLE PRIMAIRE
La préparation des leçons de langue maternelle est long:ue et délicate; on n'a pas toujours sous la main des exemples d'où l'on fera tirer la règle, des textes se prêtant à l'élude et à la discussion, et des exercices J'application oraux ou écrits. Le plus souvent, on laisse au hasard Je choix de ces matériaux et la leçon ne donne pas tous les fruits attendus. M. Eug. Monod, rédacteur à Vevey, vient
3Ime année
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66 a-t-elle di,t un jour. entre deux classes. Mais il sait bien qu'il a J'estime des pédagogues, l'amitié des poètes et des enfants. Et ii se sent lié à la vie de l'école, et immortel comme elle! ... II. LA FENETRE Ç'~st l'œil· de la salle de classe. Orang œil gris ou bleu selon le temps qu'il fait dehors. où parfois des nua~es passent. et qui pleure quand il pleut. Il n'est pas toujours très propre, - et une toile d'araignée lui a mis, ces jours-ci, du noir au coin de l'œil. Non contente de répandre sur nous la lumière qui fait les corps sains et les cœurs allègres, la fenêtre nous découvre l'horizon. Et voici paraître les obiets immuables du paysage familier: le coude de la route. le bouquet d'acacias. la petite maison grise. les champs et les, vignes, la ligne des collines lointaines ... Et voici surgir, sur ce fond constant, les variantes coutumières; un auto qui oasse. un chien qui gambade, un oiseau oui vole, une fumée qui divague ... Aux netits séquestrés la fenêtre rend la terre et le ciel... Elle relie l'école à la nature et à la vie. Oh! donnez à nos ëco.Jiers moins de gravures aux murs et plus de fenêtres !. .. La fenêtre est pour eux le tableau idéal, la plus attirante des décorations murales! - Son charme ne tient pas seulement aux objets qu'elle montre, mais aux idées qu'elle su!!szère. Elle invite aux courses folles dans l'espace libre, aux jeux captivants en plein air. dans la nature qui sent bon. Rien flUe de la contempler. l'âme. dans les oetits corps captifs, bat la campagne!. .. Elle est l'illusion. - Aussi, il faut bien le dire, le maître n'a pas toujours à se louer d'elle. Elle lui dérobe un peu de cette précieuse attention d'enfant qu'il prétend garder pour lui seul. Elle est la distraction. Mais elle ne fait pas grand tort à l'enfant. Elle ne lui prend qu'un regard furtif. Elle n'a besoin que Jdune seconde pour lui remplir les yeux
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67 de ciel! Malheureux l'enfant qui quitter sa petite table, n'a iamai~ oar delà la fenêtre, l'école re. Il sera sans doute un UV J.u"-"" .me, mais :sans audace et sans .... D'ailleurs la fenêtre n'est Pas pliee iusqu'au bout du caprice des liers. Voisine diaphane du mur n'est pas moins infranchissabl~ lui: obstacle fait de rien, et contre il n'y a rien à faire!. .. Aux désirs dus qui s'élancent à ~Ile, froide et elle dit : « On ne passe pas! offrant le clef des champs: « Il mériter! » et la jeune attention. un instant revient au maître et patience. Elle est. en même rêve qui attire, et la réalité qui ne sante pas. Elle est la tentation et le non cement! ... Le fenêtre est aus,si le symbole de co-le nouvelle, - l'école de lumière loyauté, où l'on pense à former prits qui voient dair, où il ne se dit que le voisin ne puisse entendre, cole aux « fenêtres ouvertes » qui être nc._tre rêve et notre œuvre!
n ne s'occupe que de l'esprit, si le caraotère ne devait pas avant. » La princesse Sobetews'Micheline, pense de même: el. très difficile sur le choix au'elle donnera à sa fil_ «car ce n''est pas seulement une instruite qu'elle veut qu'on mais encore une fille irréproélevée ». Habituer les enà faire touiours leur devoir; les y progressivement par la douta raison. le sentiment et l'exemtel doit être notre idéal C'est l'œude l'éducation. Cette partie de notre tâche e~t ~rès : il faut, pour la mener a bien, patience, de _la pe~sévérance e~ la foi en l'education; cette f01 , qui met au-des·sus des heurts, défanlances passagères. Alors nous consacrons plus entièrement à nos · nous nous ingénions à les mieux ' et nous arrivons à les aimer. aimer! tout est là; p.:_arce que celui aime les enfants parvient tôt au tard inspirer confiance. et parce qu'il pas de meilleur auxiliaire pour bonne éducation que la sympathie Hector Balot éducateur -..rinrrlnl du maître et de l'élève. 0
Chez l'enfant. la S.Yl!J.Pathie est souinstinctive; chez l'homme aussi, Le maître. cependant, doit a· cette inclination et témoigner ses élèves la même tendresse, la sollicitude. C'est le meilleur moBien enseigner ne suffit p-as. A · ·conserver l'affection instinctive, sage intelhgent des méthodes 1 confia11 ce à . tous. Alors, suiteur doit joindre les qualités qui lui une belle expre&sion, «la vie scodevient plus intense, plus utile; nent prise sur l'âme de l'enfant, et permettent de l'in cliner doucement disparaît, chassé par la :sym; les intelligences s'enflamment le bien. A ce poj.nt de vue, l'étude d' tqr Malot est très intéressante. unes les autres; les ~œurs et les vo. L'auteur de En famille déplore s'unissent et collaborent tout~s en du bien commun », Voyez dans tendance fâcheuse que n ous. avons JJlus ou moins, de placer la torma1•~ famille, le petit Rémy enseignant de l'intelligence avant celle du à la petite Use: «Ce fut long <:lu caractère: « En fait difficile; mais enfin, i'en \'ins à peu Nécessité d'une sympath ie réciproque maîtres et élèves. - Le rôle de pie en éducation. - L'autorité sur la douceu1·, la fenneté et la nai•ssance du caractère des enfants.
nrès à bout. Sans doute, j'étais un assez pauvre maître; mais nous. nous entendions :si bien, et le bon accord du maître et de l'élève vaut souvent mieux que le talent. » Ce bon accord établi. l'enfant ne demande qu'à -se laisser dirige·r. Il suit avec docilité les conseils qui lui viennent de personnes aimées et règle inconsciemment. sa conduite s.ur la leur. Qu'il le veuille O'll non, par conséquent, la conduite de l'instituteur exerce une influence sur son entourage. Il doit don-c agir de telle manière que ses actes ne pttissent qu'inspirer l'an_wur; du bien à ses élèves. Pour cette raison, il s.e ga-rdera de l'inexactitude, de l'iniustice, de la colère surtout. qui amoindrissent l'autorité du maître et corromnent le caractère de l'enfant. Vitalis, montreur d'animaux savants. ne s'emnor.te jamais avec ses bêtes et en donne les raisons à Rémy; « Ainsi, supnose ou'en instruisant Capi. ie me sois abandonné à l'emportement et à la colère. - Qu'aura fait Capi? - Il aura pris l'habitude de la colère et de l'emportement· c'est-à-dire qu'en se modelant sur mon 'exemple il se sera corrompu; le chien es.t presque touiours le miroir de son maître. et qui voit l'un voit l'autre. Montre-moi ton chien. ie te dirai qui tu es : le brigand a pour chien un gredin; le voleur, un voleur; le paysan sans in. telligence, un chiep grossier; l'homme poli et affable, un chien aimable. >> L'insütuteur doit donc toujours être maître de soi, et surveiller jusqu'à ses moindres gestes.. Rien n'échappe aux regards investigateurs des bambins de nos écoles; la moindre négligence de no. tre part peut produire sur eux un effet déplorable, comme aussi, quelquefois, agissent .d'une façon heureuse des fait-s qui noqs paraissent insignifiants. Tenue irréprochable du maître; symnathie réciprooue entre lui et les élèves assurent·-touioÛrs l'autorité de l'institu-
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68 teur dans son école. Mais cette autorité doit s'é t~blir immédiatement. Il faut, dès 1~ premier iour, combattre les man ières de l'enfant si elles sont mauvaises , les encourager si elles sont bonnes. Cette nécessité où nous sommes de nous emparer des élèves dès la première cl_Ç~.sse. nqus obliR:e à ne pas nous troubler, à ne pas trop nous défier non Plus. car le soupçon de l'hostilité pourrait la f~ire naître. C'est ce jour-là surtQuJ que nous nous affaiblirions en nous fâchant: «Par la brutalité on obtient peu de chose, tandis qu'on obt:ent nresoue. tout. pour ne pas dire tout. par la douceur.. .. » « Pour moi, dit Vitalis, c'est en ne me fâchant jamais avec mes bêtes. que i'ai fait d'elles ce qu'elles sont. Si ie les avais battues, elles se· raient cramtives, et la trainte paralvse l'intellifrence. Au reste, en me laissant ~~lier à la colère avec mes bêtes. ie n e SP.r ais vas moi-même ce que ie suis. et ie n'aurais pas acquis cette patience à toute énreuve qui m'a gaR:né leur confiance .... C'est que, qui instruit les autres. s'instruit soi-même. » Voyez. dans Micheline. comment Mme Germaine s'empare du cœur de la fillette. C'est une enfant terrible. habituée à .voir tout le monde obéir à ses caprices. A deux reprises . cependant, !lrâce à la douce fermeté de la maîtresse. Micheline se soumet, non· sans .tiraillements. mais enfin elle accomplit de bon gré ce que l'institutrice aurait pu exiJ;!.:~r. Je. voudrais pouvoir citer ces pages, où les an R:oisses de la mère se ioüment au souci de la maîtresse. Serat elle, oui ou non, obéie? Oagnera~t-eHe le cœur de son enfant? car Micheline est l'enfat1t de Mme Oermame. Elle le g agne et « après avoir conquis sa fille, rien. n i. v.ersonne ne pourrait la lui reprendre». Sans doute. il ne nous est pas permis d'es.pérer de la part de nos élèves un abandon aussi complet. C'est pourquoi
il faut nous appliquer à conserver torité Que nous avons pu Usons modérément des .· ..11a111m.., amoindrissent quiconque en abuse tons plutôt Mme Germaine qui· drait éviter à Micheline les de se trouver en faute. Il vaut mieux. en effet, les écarts des élèves que punir q mal est fait. Cela aussi COUlJ de tact; il faut d'abord naître le caractère de chaque cette connaissance ne s'acquiert une ob ~ervation vigilante et suivie. tor Malot nous montre Mme ob~er.vant Micheline. et parvenant à conn_aître par 1'exameiT attentif de conduite et de ses jouets. Un moyen de prévenir le t.rouble classe. <:'est de laisser aux élèves ques instants de réptt, même leçons si on a affaire aux tout C'est pourquoi Mme Germaine laisser iouer Micheline et ne' pas sujettir constamment au travail. En résumé, ne pas Sl,!rmener les ves, chercher à les. bien connaître être juste à leur égard et leur · plus de confiance, nous prêoccu la formation du cœur et du telles sont. d'après Hector Q.ualités essentielles du bon
Apprenons à Ure Les demi-illettrés. - Les principales lecture à l'école primaire. on peut habituer les élèves à bien
Ce n.e sont pas les purs illettrés ont irrsoiré cet artide. Nous avons vue le~-- demi-::illettrés~ tQus œux sent assez mal pour perdre la çles bienfaits de la lecture. Us sont breux;. Pour s'en ·convaincre. il n'v qu'à prêter l'oreille lors de la leçon lecture dans nos écoles., ou, mieux <:ore. aJlr momenrt: de l'épreuve de
attX examens. deptUis le certificat .. jusqu'au-delà, affirment compétents. Nos exigenœs, ne sont pas exœssives. Nous pas demander à nos caoune lecture nuan<:ée, expres~ive, l'aurait voulue Legouvé. Nous déclarerions satisfaits si nos jeulecteurs se faisaient <:omprendre. minimum, je crains que les écoles. donnent pas à l'ensemble de leurs lit mal, au sens purement matéTantôt, c'est un mot qu'on dénanon pas toujours un mot rare, peu m;üs un mot courant. d'usage . On en pourrait citer d'amtt· e~~mples. Quiconque ·l e voudra s'en convaincre par une exoéfacile. Et telle est lao force de que le lecteur ne s'en trouve embarrassé. Il ne comprend pas. il peut pas con:mrendre. N'importe. H · bravement sa route. Le barne le <:hoque pas. ne donne à son esprit la secousse, l'éveil oui ue la réflexion. Il nous est ar· d'arrêter ce lecteur intrépide de ramener au point de départ: à ~hafois, il retombait dans la même Il fallait attirer son· attention sur mot qu'il avait .travesti. Parfois, c'est une pronoruciation déun débit fluide, indistinct, Cette sorte de lecture enla pensée et provoque le som· L'arrêt inopportun, coupant un séparant les termes qui doivent unis est une faute kès commune rend la lecture irlintelliR:ible à soiet aux autres. Souvent encore, la est basse, sans netteté : pour perQuelqtJ.'es sons, on doit tendre l'ose rapprocher du lecteur. Ce fait général nous paJraît avoir de oeonséquen<:es. Quel profit peutd'une lecture au:ssi insuffisan11 en sort trop souvent des idées va-
!!!les, fragmentaires, des cgnceptions btzarres ou fausses. voire dangereuses. Une vie intellectuelle incohérente d'une pauvreté nav:rante, c'est le m~l auquel. cQnduit directement le défaut d'exactitude dams la lecture. Il est absolume_nt nécessaire que nos élèves nous qUittent sac]Jant lit:_e. C'est pour cela surtout que nos écoles ont été -créées.
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Le mal, toutefois, nous semble a.isé à. guérir. mais il faut le vouloir. Il prov~ent. en R:rçl'~de partie. de ce qu'on n attache pas a la lecture matérielle. à la lecture à haute voix, faite en commun. toute l'importance qu'elle mérite Combien de fois nous est-il arrivé d~ constater que la lecon de lecture était un Prétexte à variations bizarres. Le temç.s qu'elle occupe passe vite, et le moment de chanR:er d'exercice arrive sans que les enfants aient vraiment lu. qertes .. l'é~ève doit compreQdre ce qu'il ht: mats tl doit é!USsi ac-coutumer son œtl à embrasser un mot dans toutes ses_partres, sa voix à articulier nenement. ~ès gu'il l'a perçu. A cela, il faut un ventable apprentissage, méthodique et pro,longé. Il arrive que le mal remonte au début ?e la -sFo~ari~é. Certaines méthodes et, ? leu~ tmt.tatwp, certains maîtres. bien mtentwnnes d'ailleurs. prétendent affranchir les commençants de la syllabation, iugée trop l~nte. C'est là une fr,rave eJTeur. à notre sens, et, déià. l'on sen a perçoit. Le mot ne peut être lu avec fçcHité et correction que si l'enfant en a prononcé séparément toutes les syllabe3. Pour se R:raver dans l'espr~t. pour être rendu fidèlement p ar la votx. cet ensemble de lettr es doit être d'abo.r~ décomposé en ses parties. Vorct, d'ailleurs. quelques -conseils· On lit pour se faire entendre et co.mpr~ndre. Vérité banale. et ·c haque iour meconnue. Le maître a le livre sous les veux pendanJ la lecture; aidé par son
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70 texte, il comprend à demi-mot et c'est pourquoi il se contente de peu. La première précaution à prendre q uanq la lecture à haute voix succède à l'explication, ·c'est de fermer son livre et d 'exiger que les élèves nous fass·ent comprendr~; ce qu'ils. lisent. Ceux;-ci devront de toute nécessité, élever la voix. articuler nettement. Ils auront même le désir de bien faire, d'intéresser, et, naturellement, ils en prendront les moyens. On en a vu qui, ainsi stiml!lés., arrTivaient jusqu'à la lecture expressive et attrayante. Surtout, que le maître reste à son bur_e au et qu'il ne se rapproche pas du lecteur. On comprend du reste pourquoi. Lonsque nous avons réussi, sans le secours du texte, sans quitter notre place, à bien comprendre œ qu'on lit, .u·n premier pas. très im;Jortant est fait. Ensuite. tous les élèves fermeront le livre pour écouter lire un camarade: ils se char_veroiit de relever sans indulgence les fautes commises. Ainsi entendue. la lecture scolaire se rapproche de la lecture en famille: c'est celle de l'enfant lisant le iouma:l. parfois -fe livre. dans le c~rcle de ses proches. d~ ses voisins. De temps à autre. il serait bon d'exercer nos élèves à la lecture manuscrite, nar cela même qu'Us auront plus tard à lire des lettres émanant de mains diverse~. souvent malhabiles. L'antique ouvrage: Cinquante sortes d'écritures, n'est pas indispensable, ni nécessaire. Un devoir d'élève v suffira. Un passage du livre ou du cahier est-il mal rendu? Ne craignons pas de le faire renrendre plusieurs fois. au besoin nar olusïeu.Ï:'s élèves. jusqu'à-ce qu'il soit à peu orès irrépro·chab1e. Ces moyens nous ont réussi; c'est pour cela que nous les soumettons à nos collèges. Ils sont d'une extrême simpücité, presque puérils. Mais ils tendent à mettre un peu plus de darté
dans l'esprit et ·cette oublier leur banalité. Un vieuœ magister
rra:~c-lnontant•-
Des exercices écrits à l'école
Choix des suiets de devoirs. diverses qu'ils dovvent oour être le olus utiles Nature des suiets que l'on choisir de préférence vour problèmes d'arithmétique et vosition française dans le moven. Dans les anciennes méthodes, de littéraire du livre et chinale de devoirs interminables les parties essentielles de l' ment. Les exercices écrits étaient fastidie11x. sans grand profit pour prit. Peu ou point modèle était donné, il s'agissait f!~proçlu.ire avec quelques variantes. exercices ne -cultivaient guère mémoire ( c,o_TJies, analyses, sons) et d'une façon sup~rficielle le sonnement (problèmes.). L'élève arrivait à emmagasiner provision de <COnnaissances que la oarb du temps il n'avait pas · et dont il était incapable de Aujourd'hui. le but de 1"11"·'-·~J"..... est plus élevé (développement les facultés) . La parole du maître a remplacé seü.mement livresque. La leçon orale olu.s vivante, plus intéressante; exerœ l'activité des enfants et les à réfléchir quand elle est bien II. -Nécessité des exercices 1o Leur but. L'enseignement seul ne laisserait dans l'esprit que traces fugitives et à peine sensibles;
actif. mai? si mobil~ ~ts enfants · d'être retenu. fixe P·ar des nombreux, oraux d'abord, écfits. , . . encore que 1empl01 du hvre, les éérits permettent au martre de - ses forœ.s ; dans les écoles à classe, ils facilitent les leçons. pouvant s'occuper des pem::u .... w·,·- aue les. grands écrivent et uement. 'exercice écrit. on laissera une 'effort personnel de l'enfant à se rendre compte de a entendu et à formuler sa pen~ d'une façon p:t;:écise -- on le forceà se rapp~ler, à combiner, à campaen un mot. à juger: L'exercice écrit donnera au maître indi-cations p.récieuses sur la façon sa leçon a été comprise - lui inles lacw1es à combler. les à éclaircir - il le renseignera les efforts faits par chaque élève. et la marche que chacun a suiVie il a été abandonné à lui-même et à sa propre initiative. 2' Nécessité du choix - Pour qu'un soit à la fois utile, intéressant, bien approprié à la forc-e des il est nécessaire qu'il soit prépac'est-à-dire choisi. choix judicieux nécessite de la du maître la connaissance parfaide sa classe. Les devoirs dorvent ada.l)tés à l'état intellectuel des élèà leur degré d'application, de vivaqui peuvent être variables suivant années. 3° Avania{!es du choix. - Les debien choisis : Facilitent l'enseignement et assules progrès: l'enfant fait avec goût aoolication ce qu'il comprend bien ce Qui l'intéresse. b) Font éviter les pertes de temps et fréqu_ents retours en arrière, préjuà la marche régulière des
études e;t à la réalisation des programmes. c) Demandent à tous les élèves d'une dasse, aux premiers comme aux derniers, un effort utile et une application constante. 4° Conditions que doit remolir un suiet de devoir. - Pour être le plus utile possible, u.n devoir doit: a) Etre assez court: les devoirs trop lonP"s provoquent l'ennui et la fatigue, sans apporter plus de profit. b) S'adresser à la réflexion, au jue:ement. et concourir au développement intellectuel et moral de l'enfant: il faut nwscrire absolument tout travail machinal. toute tâche artificielle qui occuperait l'enfant sans l'instruire. c) Doit rigoureusement s'appliquer aux lecDns du iour et à l'acquis antérieur: ies enfants ne peuvent deviner ce au'ils n'ont pas. appris: et il v a dano·er à laisser concevoir une idée fausse . d) E tre pratique, intéressant. bien apnroprié à la force des élèves et tenir comote. dans une certaine mesure. de leurs besoins futurs et du milieu où ils vivent. e) Tout en laissant une part réelle à l'effort personnel, à l'initiative de l'élève. l'exercice ne doit pas présenter de difficulté au-dessus de ses forces. Un devgir, donné pour les élèves les plus intellie:ents d'une classe ou d'une division, e~t mal fait par les autres qui se découré!R:ent. perdent confiance en euxmêmes et arrivent à ne plus faire un effort que d'avance ils savent inutile. Des devoirs J:éunissant ces quaHtés sont difficiles à rencontrer; il faut : a) MQdifier, suivant les besoins, les textes, l'esprit des devoirs du livre ou des manuels et même de ç_etiiX que fourniss~nt en abondance les journaux scolaires. b) Co!.twoser des_ devoirs en rapport avec l'état intellectuel, les apWudes des élèves,
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72 c) Se_ faire un recueil_de devoirs pour idées et des termes pour les chaque ma_tière; et dans ce bu·t , no·ter Les s.uiets. à donner sont: orécieus.ement les exercices qui ont ina) Les s uiets d 'observation téressé les ~lèves. et sans cesse augmen(descriptions simples d'obiets ter. raie!Jnir, renouveler la provision. sous les veux de l'enfant, analyse III . - Nature des su;ets à choisir gravures, d'images). de préférence: 1° Pour dictées. - La b) Le_s s~iets de réflexion ou dicté.!! a pour obiet principal de s'astion : sc~nes de la vie scolaire, de surer que les enfants ont saisi les règles de famille, oc-cupations des et les formes orthographiques. etc. La plupart des matières du program- métiers,, . . c) D es recits ou lectures à me (morale, histoire. géographie, scienI~e. - Lettres simples, petites ces. agriculture) peuvent servir de tex- tions. tes de dictées. à condition que ces texd) Des résumés de leçons { tes soient courts. clairs. bien écrits, in- histoire, géographie, etc.) . téressants . et qu'ils concourent à la cule) L'analyse de cas de ·~v"'"'-''.... ture intellectuelle et morale. Ces texte:; oetite discussion morale portant sur s ont choisis: soit pour compléter une le- fa_it orécis, un événement de la vie çon du iour, soit pour l'intérêt du stvle laue {une fraude en ·compos-ition ou la beauté des idées. exemple) . ' 2° Pour problèmes d'arithmétique. IV. L a meilleure méthode de ·- Les problèmes doivent. tout en exercant le raisonnement et en habituant à rection. - La correction la plus la précision, avoir une utilité pratique cace est celle qui est faite par réelle (laisser de côté les exercices de en présence et sur les observations maîh:e. Pure conventiQn). L'exercice d'application qui suit Les exercices à choisir sont ceux qui s'occupent: leçon doi_t être t onçu de telle sorte · a) De questions prises dans la réa- l'exécution de ce devoir et sa lité, ou avant t:r:.ait aux besoins futurs Puissent être faites des élèy__es (comptes, mémoires. factu- L'exercice est divisé en plusieurs res. a_ch_ats, etc.) et qui opèren(.sur des ties; la 1re es._t exécutée et corrigée. corrections et les indications données exactes et des chiffres vrais. b) De questions usuelles: avantages ~er'{ent pour l'exécution de la 2" d'un mode d'éclairage; d'un placement Correction de la 2" p·artie, ... etc. de fonds; mélanges d'engrais. surfaces cice tel'miné est en même temps à déterminer, etc. l'exécutiçn et la correction sont c) Ceux qui ont une portée éducative parfaites qu'il est possible d-e le en mettant en relief les avantages de mander. Ce procédé peut s'appliquer l'orçlre , çle l'économie, de la tempéranles exercices écrits du cours ce. e1c. 3q Pour la composition. - Son but questions d'hitoire. de est d 'habituer l'élève à observer. à oen- calcul. et même à la rédaction, ser. à raisonner iuste. à s'exprimer cor- au début de l'année scolaire. rectement. Les devoirs de contrôle et les La composition ne doit porter que ces de composition seront corrigés sur des -t uiets qui sont à la portée de le maître en d-ehors de la classe; l'enfant. qui touchent à sa vie. à ses compte rendu oral du devoir (la occupations. etc., sur lesquels il a des ble correction) sera fait en classe.
-··--M···
J,e devoir d'être utile x.eçon-spécimen de morale au Congrès international d'éducation morale et sociale à Londres
CJasse: V ne douzaine d'enfants, filtl e:arçons, d'âees variant de 6 à 12.
Maître. _ Te commencerai par examen : et garçons, dites-moi, savezcomment on appelle le.s choses aui à ·nous. qui nous appartiennent, nous pouvons disposer. dont nous. servons pour nos besoins ou pour plaisirs? Les enfants. - Des. marchandises ... des propriétés... des biens . Ll Maître. - Qui. t 'est cela, des ~ens. J'écris ce mot au tableau . Lequel d'entre vous aimerait qu'on lui pren!}e son bien? ce qui est à lui? ... Persol)ne ne répond. Personne ne lll(lrait renoncer à sa propriété . donttr ses billes, son goûter, ses sous. Autre chose maintenant. Vous avez
lié invtt~s à passer le ieudi chez des
.Ws; on doit jouer, rire, aller à la foire. l.eouel d'entre vous aimerait à en être empêché à la dernière minute? .... Personne? Personne n'aimerait s'entendre dire: « Vous n'irez pas vous amuser. _vous resterez à travailler à la maison. » Entore une chose à laquelle vous tenez alors. J'écris au tableau le mot cplaisir » . Quelqu'un d'entre vous aimerait-i-l qu'on l'envoyât faire une commission au moment même où, fatigué d'en avoir déià fait plus ieurs, il pensait se reu,o· ser à la maison? (Personne ne répond.) Le Maître. - Personne n'aimerait œrdre son repos. Personne n'aime
faire plus d'ouvrage qu'il ne peut. l'écris au tableau le 10ot « repos» . Il v a encore quelque chose à quoi, ie slJiis sûr, vous tenez beaucoup: ce sont vos bras, vos iambes, vos membres et a ussi votre santé en général. Lequel d'entre vous aimerait perdre une main, une iambe - ou rester faible pendant de longues années - sans pouvoir iouir de la vie, comme les autres enfants; aui aimerait n'avoir pas de santé? Personne? Técris encore: main, bras. etc., santé. Récapitulons: Vous n'aimez pas perdrè les choses qui vous appartiennent et qqi sont des biens. Vous n'aimez pas non plus abandonner votre plaisir ou votre repos. Vous a imeriez m(2ins encore perdre un membre, ou la santé. à plus forte rai-son. la vie. Notre petit examen est terminé. Voyons a utre chose maintenant. Quel est le pays que je dessine ici, sur le tableau? (Après quelques hésitations. les enfants tr.Quvent qu'il s'agit de l'Amérique du Nord et du pays des Esquimaux.) Le Maître. - Dans c_e pays, il fait très froid et le cuir des chaussures se durcit et blesserait les pieds des gens et particulièrement des enfants. Alors les femmes ont pris l'habitude de mâcher le cuir avec lequel on fait ces chaussures afin de l'amollir. Mais c'est très pénible et leurs dents- en souffrent beaucoup. Si vous pouviez voir ces femmes quelques années après et que vous regardiez-leur figure, savez-vous ce que VOUs verriez là ? {Il montre sa ' bouche.) Un e(l/ant. - Plus rien que les gen cives. Le Maître. - Oui, plus rien que les gendves. Les mères ont perdu leurs dents. Et elles n'en sont pas surprises; elles sà.vaient qu'elles les perdraient, car leurs mères en avaient déià fait autant: mais elles n'ont! pas hésité, elles ont fait ce qu'il fallait p our les perdre,
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volont'airement, joyeusement. Et vous, vous avez dit tout ~à l'heure que vous n'aimeriez pas perdre quoi que ce soit de ce genre. _ ... Savez-vous pourquoi ces femmes d'Esquimaux ne sont pas de votre avis? Devinez.. Pourquoi choisissent-elles de perdre leurs dants? V n entant. - Pour faire du bien à leurs enfants ... Le Maître. - C'est cela: elles sacrifient volontiers leurs dents p-our faire du bi. en à leur:s enfants. à leur famille. T'écris ce mot « famille» dans cet autre coin du tableau. Et maintenant. dites-moi, que pensent leurs enfants? Quel est le sentiment de la famille oour êette mère qui a volontairement donné ses dents oour que ses enfants soient plus heureux? Les enfants. - Ils l'aiment. Le Maître. - Très bien. Elle a donne ses dents pour sa famille et sa famille l'aime. Elle a en retour l'amour de sa famille. J'écris « amour » et ie biffe: main, bras. santé. On peut donc parfois donner de bon cœur ce que vous m'avez dit que personne n'aimai± perdre et on le donne pour sa famille. Main:tenant, voici un autre pays; le connaissez-vous? (II dessine à grands traits et aide les enfants à trouver qu'il s'agit de la Hongrie.) Dans œ .pays, vivait autrefois un homme Qui avait un enfant malade. si faible qu'il ne pouvait pas se tenir sur ses irunbes. Ces szens habitaient uue camoaszne {çartée. sans moyen de communication é\Vec la ville cù demeurait le médecin. Et le médecin avait recommandé de l_ui conduire l'enfant trè3 souvent et régulièrement; il ne pouvait le soigner que chez lui avec des appareils spéciaux. Alors le père de ce petit garcon. une fois sa journée de travail finie le pren.ait dans ses bras et le portait
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Les enfants. - L'amour de leurs au, médec_i~. Il ~ta~t souv~ht bien · donnaient des ordres et l~em.r>ê 1Ul de fé!ire ce q J.'elle v~ ulrut. Lts compatriotes. gue de sa JOurnee, 11 aura1t aimé ooser. Ill_ais il continuait son Le Maître. - C'est cela. Ils se sont de Veni~e étaient tr_ès fâchés de bien volontiers, malgré sa grande Ils auratent voul1 etre ?... Corn· sacrifiés pour leur patrie et ils ont obgue _e~ ~1 ne voulait pas se repO§er tenu. en éçhange de leurs biens, l'a. appdez-vous cela? sacnf1rut son repos. Pourquoi? - · mour de leurs compatriotes. /..IS enfants. - Libres. Les enfants. - _eour la santé de le vais maintenant vous parler d'un fils. /..1 Maître. - Oui. Libres! un beait roi d'Angleterre. un bon roi. En conLe Maître. - Oui. Il fit ainsi n'est-ce pas? que nous aimons naissez-vous un? dant longtemps et l'enfant guérit· Mais les autres peuple~ l'aiment Les ~nfants. - Le roi Alfred. . quand ils ne ~ont pas libres, ils mar-cha d'abord avec des béquilles · Le Maître . - Lui-même: le roi Altout seul, mais en boîtant un peÙ ~alheureux. et ils essaient de re- fred, Alfred le Grand. Vous avez enoendant c'était un grand progrès · leur liberté. Un Italien, Manin, tendu dire combien il était bon et s'intéétai..!: bien content, même de boiter une bonne idée. Comme c'était oar ressait à · tous et faisait beaucoup de lie1;1 de n_e pouvoir marcher du tout force que l'Autriche leur avait pris choses par lui-même. Bien souvent, il QUI devrut-11 ce progrès? liberté. il fallait essayer de devenir aurait aimé s'amuser; il le pouvait, Les enfants. - A son père. .,rus for.ts et de se battre de nouveau sans doute. les rois ont toute liberté et Le Maître. - Qui avait sacrifié avec tes Autrichiens. Mais, pour se bat- tous mo_yens q~ s'amuser. de se distrailontairement son repos. Pourquoi? tre il faut des s oldqts, une armée, et les re ou. au moins, de se reposer. Mais Les enfants. - Pour fgire du bien armées coûtent cher, et Veni-se n'avait lui, Alfred le Grand, ne prenait jamais son enfant. pas d'argent. Manin proposa à ses com- le temp~ de s'amuser parce qu'il aimait Le Maître. - Et qu'est-ce que oatriotes de donner à yenise tout ce q~' mieux étudier les questions de gouverfant éprouyait pour son père? ils avaient de plus preoeux pour en fai- nement. réfléchir aux moyens de rendre Les e.nfants_. - De l'amour. R de l'argent d'abord et une armée en- son peÙple heur~ux. Aussi. il était souLe _Maître. - C'est cela; vous tite. Alors, chacun offrit ce qu'il pos- vent tourmenté et il veillait bien ,t ard la vez dit Que vous n'aimeriez pa~ éfait : l'un. un château, l'autre. de nuit pa:ur trouver les moyens de bien vous empêchât de vous reposer ~taux tableaux de Léonard de Vinci; go1,1verQer le pays. vous êtes fatigués; mais cet homme de l'argenterie, etc.. et les pauAlfred sacrifiait donc volontiers son férait quelgue chose à son repos et vres g:ens annortèrent aussi ce qu'ils plaisir, ~son repos, pour le bien de son quelque chose, c'était le bien de son oossédaient, ils se privèrent un peu plus. oavs. de. ses compatriotes. et. en revanfc:mt. Il donnait donc son repos pour mais ils donnèrent de bon cœur tout ce che. qu';;t--1:-il obtenu? Qu'est-ce que ce b1en de son enfant, et en échange il (U'ils purent. On put ainsi équiper des peuple anglais pour lequel il a tant trat_enait... ,? soldats. les nourrir. et quelques années vaillé a pensé de lui? Qu'~st-ce que Les enfants. - L'amour de son après. l'occasion sé présenta de livrer nous en pensons encore aujourd'hui? Le Maître. - C'est très bien. Je bataille à l'Autriche et Venise redevint Les enfants. - Nous l'aimons. fe « repos ». italienne et libre. Le Maître. - Oui, nous l'aimons. Il Voici un autre pays que je ~---:-. la obtenu l'amour du peuple anglais en Ces Vénitiens s'étaient dépoui-llés de ici. C'est? .... leurs richesses. de leurs biens - ces échange du sacrifice qu'il lui a fait de Les e11.fants. - L' Italie. son plaisir, de son repos, de sa tranbiens que vous n'aimez pas perdre -· Le Maître. - Parfaitement. Et, quillité. el ils l'avaient fait volontiers pour renfond de ce golfe, voici une ville dre à leur patrie un bien plus précieux Et maintenant, vous avez entendu vous connaissez bien. que tous les autres, la liberté: ils avalent oarler de -grands savants qui se donLes enfants. - Venise. Le Maître. - Oui, Venrse. Eh bien! sacrifié leurs richesses non plus à leur nent beaucoup de peine pour découvrir il V a quelques années, Venise, qui est famHle. mais à leur p·atrie. .Te biffe des remèdes nouveaux oui guérissent une ville italienne, appartenait à l'Au· • biens » et j'écris «patrie » sur « fa- cies maladies incurables jusqu'alors. Vous savez q11'un de ces savants a détriche, ce qui veut dire que les Autri· mille ». couvert de nouveaux rayons lumineux Et en retour de ce sacrifke, ces Vénichiens. parce qu'ils étaient les plus qui permettent de voir à travers nos tisforts. se mêlaient des affaires <;le Veu1- tiens ont obtenu ... quoi?
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sus. Or: peut ainsi se rendre compte des acÇidents qui sont aPJivés dans nos memp~es, par exemple, et on peut mieux les soigner. Un médecip, qui avait entendu parl~r de cette découverte des ravo_ns vou~ut s'en rendre compte p·ar lu~-meme et _Il essa~a sur son bras, une f? 1?· deux ~OIS, plusreurs fois, des auantttes d~ fors, pour bien comprendre et pour bren connaître toutes les. conditions et_ les conséquenr~~s de cette précieuse decouverte. Mais voici qu'à la longue s.or:t bras devint malade. Les rayons X, am 1_1e font que du bien quand on les apphque une fois sur un membre aue l'on veut examiner. avaient détenniné ~ne mala~ie chez le médecin parce qu' rl les avait trop. souvent appliqués sur .s~n bras_, e~ il en mou~ut. II savait ~qu'il s expo~é\lt a en souffnr, mais il voulait all~r l U.~qu'au bout, précisément pÔur qu on ·~~ut eJÇactement ce qu'on devait attendre des rayons X, afin de connaître t?u~ les effets de cette découverte, aussr bren les bons que les mauvais. . Pour qui ce médecin s'est~il exposé a contracter une maladie et peut-ètre la m?rt? ... ~~:t-ee pour ses enfants. sa fam!lle seulement? · Non, n 'est-ce pas - pour d'autres encore. Es_t -ce pour sa patrie seule? Non olus. Vous savez bien que lorsqu'un savant fait une découyerte. il ne la_ g-ard~ pas pour lui.. ni pour sa fa.nulle,_ m !f!ême pour sa patrie . Quand un ~edecrn a trouvé un nouveau remèd_e, Il ne dem:mde yas aux g-ens. qui viennent_ se farre sOig-ner s'ils sont ses compatnotes; il les soig-ne, qu'ils soient Angla1~. Français, Allemands ou autre~. Pour qui donc ces savants, ces médecms donnent-ils leur temps, leurs oeines. S?t!Vent leur :santé et quelquefois leur vre? Les enfants. - Pour tous les autres hommes. Le Maître. -Vous avez raison: pour
_x,
tous les,. autres hommes • à q'uelq ue · tne qu! 1s appartiennent. Ces homr_n~s. on les appelle d'un mot
mande. , Donc. ~e médecin avait donné sa te et sa v1e, _volontairement. pour le de l'humamté tout entière. Et il obtenait en échange l'arno l'humanité. · ur , Tous les hommes qui bénéficient decouvertecS des savants aimenr ces v~nts. et gardent leur mémoire avec nerahon. Vous voyez donc que ces biens q_uels nou_s tenons tant: richesses ~~~s. repos. santé, vie même, da~s ,ams cas, nous les sacrifions volontiers pou~ !ln au!re bien que nous estimons sup~neur. 1 amour: amour de nos Pa. rents. a_mour de nos compatriotes . a~ou~ de nos semblables, quels qu'ih s~rent. nous donnons vol'Ontiers nœ blens.. ce à quoi nous tenons, pour surer le bonheur de notre famille de Qotre. patrie, ou enfin de l'hum~niU tout entœre. » Telle ~nt. à peu près., la matière de la le~on fm.te par M. Oould: il y eut des develop~:~ents ~Plus copieux et des inteJ_:rogahQns. Plus longues. mais le fond meme de la leçon est fidèlement rendu Ce que, l'on, ne peut rendre, naturelle: ment, ·C est 1accent, le ,ton, l'air avec lesquels cet exposé fut fait; la mani}Je en l!'IJ mot, qui, dans une leçon compt~ pour bea':L_coup d311.s l'effel produit <;~t~e mall!er~ l'audi,toire l'a déjà quahf;e~: elle fut parfaite. Une douceur me~ee de gaîté, d'humour, un sérieux p~em d~ bonhomie, une simplicité qui ~ excluatt -~~s l'onction; la langue touJours fam1here et cep·endant d'une très bonne _,tenue. C'était évidemment. sur ces pomts particuliers. et quoi au'on Pense du fond même, une leçon mÔdèle.
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La classe en action Les Lunettes Assis à mon bureau, pendant que les font un exercice, ie note leurs dede calcul. Ils sont mauvais. J'ai à deux reprises certain genre problème; on en a fait plusieurs oraquatre au tableau. Résultat fi: rien de bon. ou presque rien. Avec une négligence à l'avenant': texte 1 écdt, fautes d'orthographe, traits 118 de travers. doigts imprimés. au. bord des page_s dont le coude a roulé les coins. rei.ez, en voici un qui a fait une tache d'encre: zéro! Cet autre, g-ros pares.seux; zéro! De plus en plus nerveux je multiPlie les mauvaises notes. ' Sous mes veux pa:sse le travail d'Henri. Ce matin, sans qu'il me vît, ie l'ob!el'Vais durant la récréation: ayant relevé un petit, il l'époussetait et le consolait gentiment. Son devoir ne vaut ,as cher ... Voyons si toutefois il ne s'y rrncontre vas quelque grain de bonne wloqté .... En a' t-il fait des bêtises! Encore une! encore une! Je les souligne d'un Q"ros trait bleu. A la fin: « Henri, viens ici! » L'enfant pose sa plume et s'avance un peu inquiet. J'allais le 2fOnder; i'hésite. Un moment il reste là. le regard au plancher. Te l'attire orès de moi et. la voix radoucie, ie lui montre .. .. ce qu'il a fait de mieux. Il sourit. reorenci un peu d'aplomb. Alors, !e lui désigne une erreur qu'il rectifie: tl en trouve une autre que nous corri~eons. Me void un peu remis de mon impatience. . Comme l'exe!1cice est terminé, ie me leve : « Mes enfants,, vous n'avez oas très bien compris les problèmes d'hier: la plupati d'erutre vous ont es•savé de bien faire mais n'ont pas complètement ré~ssi. Voulez-vous que nous les. expliQUIOns d'une autre manière? » Les veux s'éclairent. on croise les bras, tout le monde écoute. La ·solution donnée, un
nouveau problème didé. i'aioute: «Qui ve~t me faire plaisir? Tous! Eh bien, sorgnez votre devoir, et qu'il soit très propre.» Tandis que ie passe entre les .tables où chac_un. vraiment, fait ce qu'il peut, une algarade ancienne déià. me revient en mémoire. Un jour, à bout de patience. après ul)e sEmtaine de marasme j'avais prié l'inspecteur de venir se~-ouer ce que i'aprp.elais l'apathie et le mauvais voul9ir de mes élèves.. Sur mon réquisitoi.re, leur avant adressé des reproches pour ne pas me contredire, il avait feuilleté les cahiers et découvert tout ce qui s'v trq1J_vait de ... . pas mal•. Il en avait félidté les enfants, et, plein d'une bell.e confiance: «Soyez sûr. monsieur, qu'on va travailler mieux encore; i a.mais de braves .petits. écoliers comme ceux-ci ne méconnaissent un bon maître . » En effet, il avait eu quelques efforts; le soir, i'étais moins mécontent.
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Après la classe. me prenant par le bras avec une bonhomie qui acheva de me conquérir. cet excellent homme m'avait rasséréné. rendu confiance et courage. Certaines. paroles me s-ont restées: « Mon cher ami, en éducation, on n'élimine le mal que peu à peu, en ac-croissant la somme du bien. Par un développement insensible et quotidien, les meilleures tendances arrivent à occuper toute la place .... Votre base d'opération, c'est ce qu'il v a de bon dans1 chaque enfant. Parfois, il faut mettre des lunettes roses très grossissantes pour le voir. C'est une habitude à prendre, nullement pénible, .au contraire . Maies si ·vous ne pouviez en po·rter, si vous étiez irrémédiablement pessimiste ou sceptique. il vaudrait mieùx quitter l'enseignement; vous y seriez plus malheureux et y feriez plus de mal que partout ailleurs. » P. L. inst.
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Miettes pédagogiques tombées de plusieurs bulletins
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De l'utilité de la lecture .... A tous les maîtres je renouvelle le con.seil d~ lire plus abonda:mnent. Je sais que la JOurnee de classe est lourde et fatig ante que le su.rcroît des cours d'adultes est sou: vent accablant; mais il faut cependant consacrer chaQue jow· une heure ou au moins Quelques minutes à la lecture d'un livre de chevet qui fait rélléchir, qu i élève les sentiments, qui entretient la vie intellecluelle morale et professionnelle. On ne domine' vrai~nt ses fonctions qu'à ce prix et à la condit~on . d.e. n~ttre de la pensée, de la vie, de la smcente... en un mot, de la personnalité dans son euset~rnement.
xxx Fraternité scolaire Tout doit favoriser dans la classe Je dévelo~pe~~~t de la bonn~ camaraderie, .g-enne de 1amih~. Autant qu'Il est possible, une .g-rand~ lahtude est laissée aux enfants dans choix de !~urs voisins. Tout ce qu'ils pos~èdent est mis en commun. On a déjà songé a en~our~ger les prêts mutuels: il faut plus. Ce!ui qut. peut donner buvards et crayons doit le fatre. Ces actes de générosité portent sur tout ce que possède l'enfant. Tel, qui donne un porte-plume, s'obligera à abandonner quelque chose de ses jeux, des billes, par ex. La valeur des actes de ce genre se mesure ~rad~ellement au degré de renoncement qu'ils Im~hquent.. Un maitre, qui procédait ains·i, ob~mt un. JOur de1 ses élèves qu'ils allassent VOir Je dimanche en délégation un de leurs camarades malade à l'hôpital; ils lui portèrent Quelques friandises et des journaux illustrés pou.r lui faire plaisir et Je distrajre. Le ~amarade guérit, puis revint en classe. On le. h t causer; il raconta la monoJonie et la tnstes~e de .ces longues journées qui paraissent .mtermmables aux malades inoccupés. L~s JOI!-~aux amusants surtout lui avaient fai~ plai~lr. Ce fut un trait de lumière; dePUIS c.e JOur, les élèves recueillent des journaux_ Il!ustrés et ceux-ci sont réservés pour
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~~pili~
De tels exemples encouragent et habituent l'enfant à la pratique de 1~ fraternité. Au village, par les conversations, à la ville, par les
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iournaux locaux, on est vite averti d ea dents. des malheurs et des quoi ne pas engager les enfants à ~~i!te. à l~isser ensuite libre cours lllitiahve? ils offriront bientôt eux-m· à c~ncours avec joie et rechercheront swns de soulager les infortunes. 0~ voit ainsi de quelle manière l'école fav~mser les sentiments généreux. En mame, plus qu'en tout autre, on a avec raison, qu' « un abîme séparait la pensée de l'acte ». Que l'édu{:ation à. le cornbler, qu'elle crée des êtres resolument actifs pour qui la soit pas ce qu'elle est souveut encore un mot, mais bien la plus douce. e{ la' plu 8 conde des réalités!
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xxx
Education de la ;oie La joie physique est nécessaire dans . sa plus vive et dans sa plu3 presswn. Le corps et l'âme sont deux qui chantent sur la route le même lèg-re ou la même complainte où l'âme qu'enguirlander de variantes' le !·hème mental de la chair. Le corps léger une âme légère. Et de même que nous n'avons pas de morale qui ne se prolonge en un corporel. il n'est pas d-e santé ne se répercute en échos joyeux dans ~ême. • Le meilleur des fortifiants est la te, et les Chinois, dit-on onionnent de trente fois par jour pou; se bien porter.•
xxx L'édqcation du bon sens à l'école
Peut-on développer le bon se~·s à l'école' Oui, ass_urément, mais cette éducation ne comporte pas de règles fixes elle var ie avec le teiTJP.éram~nt, le milieu, !';éducation. Les paysans semblent avoir Je monopole du bon sen~ mais n'est-ce pas chez eux pauyreté. d'~me? Ils parlent peu1 pensent peu, !magment et sentent moins encore. Chez eu1, Il . faut développer, en même temps que la r~·s~n. les facultés endormies, pour que leur reveil ne fasse pas sombrer leur bon sens d'apparence si solide. ~es ouyriers ne manquent pas- au contra_•.r_!, d'irQ:agination et de senti~nts; ils •. prennent feu • facilement pour les abstracüons et It!s grands mots, ils on,t une créance
irraisonnée pour ce qui est imprite1urrendre journal. Chez eux, c'est la raison plus forte pour rétablir au bon sens l'équilibre men~c~. va faire l'école en face d'elements
. SI
d'abord, parce qu'el~e es,t !'école, e_He ]es intelligences, retient cote à cote d'origine difiérente, et, par cela à l'égalité du bon sens. Puis maître se fait surtout sentir dans estions de moralité: il suit de près la :'or_ale de ses ~lèves, les habitue. à réflé· à raisonner, IL leur donne. confi3f1Ce e!l ropre iug-emen.t pour 9-u'•ls sment h· . p~is, en. mêJ?C temps, 1~ leur appren.~ - de se JUger eux-memes sans fat· sans défaillance. Car le bon sens avec lui la sagesse et la tranquillité vie sociale, il peut être,con~idé.ré c?mme plus précieuse des vertus democrahques.
xxx
Quelques conseils ame débutants On retrouve deux défauts dans
l'ensei~ne
de tout débutant: hé.sitation dans la dt· générale de la classe .et tendance à al· troo vite dans son enseignement. Je t~i recommande. d'arr!ver, ayant to~t, à bonne organisahon pedagogtque: reparfaçon rationnelle les élèves dans les cours, les occuper simultanément et CIIIIStamment tous (pendant qu'une leçon est ënnée aux uns, les autres feront un exerCLce lait et réciproquement). Préparer son cnleignement de telle sorte qu'on évite toutes pertes de temps: la discipline y gagnera. Les fives les plus âgés étant peu. avancés, simjifier; n'enseiR"ner cette année, pour chaque •tière du programme, que les choses essentitlles; en ~nmrnaire, les règles générales et exceptions les pLus importantes; en hisles grands faits, ceux qui ont une val!ur éducative; en sciences, les lois fondamentales; en calcul, peu de théorie et beaucoup d'exercices pratiques, etc. Employer dans chaque leçon, comme dans la correction . des tltvoirs, la méthode active, celle qui fait constamment des réponses individuelles et complètes; s'effor cer d'être intéressant; on y réusIÎI si l'ensei_g-nement est concret. Revenir fréQUemment en arrière et s'assurer, par des retisions mensuelles, qu'on est suivi.
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Salles de classes... vieux stvle Plusieurs communes poussent trop loin l'é· conomie lorsqu'il s'ag-it de l'entretien ou du renouvellement du mobilier de leurs écoles. C'est ainsi que l'on rencontre encore des salles de classe Otl le maître manque d'une chaise pour s'asseoir , et une autre dans laquelle les enfants sont assis sur des caisses, sur une échelle couchée le lon_g- du mur ou ne sont pas assis du tout.. Les appareils de chauffage font défaut dans un très grand no!11bre d'écoles, ce qui occasionne beaucoup d'absences pendant les journées froides de l'hiver, stuto•Jt dans les petites classes. Il e~t reg-rettable que les com· munes ne votent pas à cet effet les crédits nécessaires ou ne donnent aux maîtres qu'une provision de combustible insuifisante.
><XX La méthode active en calcul Au lieu de parler de mètres. de décimètres, de centimètres... on prend un mètre réel et l'on montre, un mètre, un décimètre, un centimètre; les élèves mesurent les tables, le tableau noir, la classe ... On leur fait dire quelle distance sépare tel point d'un autre... en un mot, il faut que les élèves • agissent • ; ce n'est pas )e maître qui doit parler, ce n'est pas au maitre à faire le problème au tableau ou à l'exposer... ; ce sont les élèves qui ~o i vent parler, répondre, écrire, agjr, prodmre.
xxx De la c.omposition francaise Un défaut que l'on rencontre assez souvent dans les devoirs est qu'ils sont faits avec l'aide ou plutôt avec l'inspiration du maître ou de la maîtresse. Sous le prétexte q4_e l'élève livré à lui-même, abandonné à ses pro• pre~ forces, ne produirait qu'un travail médiocre le maître se croit obligé de donner à haute 'voix des explica.tions plus ou moins développ_ées sur le devoir que l'on va faire. Ce procédé est surtout fâcheux pour la composition. Tous les efforts des élèves tendent à se rapprocher le plus possible du modèle donné par le maître. Leur -mémoire seule est exercée: toutes les compositions se ressemblent et c'est l'élève qui a la meilleure mémoire q~IÎ fait le meilleur devoir. Il faut habituer l'élève à rédiger seul, l'oblig-er à réiléchir , l'habituer à classer ses idées avec soin et à les exprimer en français
enf au 3-/o 6 de ,f &cole"
80 s.i~~~plc et correct. A tenir toujours l'enfant en lts1ere, ou ne lui apprend jamais à marcher.
X>< x Le rôle du «devoir écrit»
ment; p1-r ce triple exercice qui souvenu· . d'articulalion aux souvent et 2'raph1que, la physionomie des rs fixée dan& la mémoire. rnots
X><X
dans l'enseif!nemenf Les devoirs sont trop w uvent donnés à Sujets de rédactloa ~ot~lre-sens et sans ordre aucun: un exercice Le mois de mars e;.n~ sur_ l~s mesures agraires suit une leçon D~cïire la •~ature eu ce mois ( ~ anl~nehque sur les !radions, et l'on peut eire .su~. que, si le devoir porte sur l'accord devb1~ en des~ mant une ou pluçieurs de pnntemps). d~. l·_ad) eCiif, la . leçon de grammaire qui l'a Pl ecede a .certamement eu pour sujet le faCe que ;e voudrais être meux cltapilre des participes. C:'est commettre une véritable erreur pé~a si [e n'étais une petite fille (ou uu peut JlOgique_ et ne pas comprendre le rôle du son). devo1r ecnl. Il es! le complément indispensaDe l' éf!:oïsme ble de la !eçon, il. permet de s'assurer que la . Qu'est-ce qu'un égoïste? Pourquoi ne l~çon~ a ~~~ compn se et retenue, il oblige l'enfant a r~fLch1r sw· ce que le maître vient de il pas avoir d'amis? Que lait-il à lui e_xphquer. Si l'enfant sait faire dans son Comment se comporte-t-il dans sa Que lui arrivera-t-il lorsqu'il sera de~o11· une heureuse application des rèl!'les QUI o_nt fait -~'objet de. la leçon. c'est que èette L e facteur dern1ere a e.é compnse et le maître peut alVous connaissez votre facteur. le~· de l'~vant; si. au contraire, (out cela est est-il habillé? Que porte-t-il dans fait mal a P~O))OS_ avec confusion, ou simple- D'oü pari-il? Quelles commwtes ment avec hesJiaiion, c'est qu'il est nécessaire A quelle heure passe-t-i 1 d'y revenir et d'v insister. vous? Quelles qualités doit-il avoir? >.:xx dan,!!'ers court-il?
La dictée , ~orsgu~ui! mot s'écrit tel qu'il se prononce, l eleve, gUJde par les souvenirs auditif et d'articulation, -peut l'écrire correctement. Mais il n'en est plus de même si le mot n'esr pas absolument conforme à l'or thographe phonétique; dans ce cas, l'enfant est obligé de faire une faute. S'il n'a jamais vu le mot aucun raisonnemen t ne peut lui en faire de~iner la physionomie, la confiR"uration. Vouloir, dans ce cas, que l'écolier écrive· sans faute c'est vouloir l'impossible. C'est cependant ain~i que des maîtres proc,èdent trop souvent. Ils donnent des textes inconnus de l'élève ou sur lesq uels son attention n'a jamais été attirée. L'mconvénient de tels exercices est d'apprendre une orthographe défectueuse. L'image du mot une première lois mal orthographié se 2'1'ave profondément dans la mémoire de l'élève et .s'y conserve par le souvenir visuel associé aux habitudes motrices. II faut écrire au tableau noir les mots difIiciles, l~s faire reproduire par les élèves sur leurs ardoises ou sur leurs brouillons les leur faire p:·ononcer à haute voix, di sti~cte-
Maison bien tenue Quelle idée vous faites-vous d'une bien tenue? Est-ce une maison riche pourvue de nombreux domestiques ? ' quences q11i résultent de la bonne tenue ne ml3ison.
Pensées
de saint Joseph n'était plus lo,r sque Tésu:s dédans la vie publique. Cela r.essort plu~ieurs circonstances où l'Evanparle de la mère .et de_s proch~s pade Tésu~ sans 1amats mentionner. Toutefojs. la foule des Oaliappelle Jésus le fils du charpenindice que sa. mort était relativerécente puisque son souvenir n'épas effacé. Elle était venue à son heure. Le rôle Joseph était achevé. Il fallait que sur le point de se manifester au se montrât fils de Dieu et de et que le père adoptif s'dfacât laisser paraître le vrai Père, dont Sauvci!r parlera it sans cesse. Comment s'accomplit son trépas? L'arti~an aux robustes br as avait La maladie ne lui fut point épé,!ret'il dut connaître. comme les auvieillards. l'étreinte de la douleur. ne suspendit point les lois de la oour adoudr les r igueurs de la ce. Le temps des miracles n'époint encore venu. C'est pourquoi. voyez et contemplez! ill&l>d~lt:L. vos yeux du spectacle d e ce mourant, si paisible et si résigné. sa Î:>auvié natte. Ecoutez. Point de point de plaintes. point de murmumais de touchantes bénédict:ons da ns le trésor des saints Livres. mode des anciens patriarches. A
• Souvent il faut tolérer chez l'enfant choses qui auraient besoin d'être et attendre le moment où son esprit sera posé à profiter de la correction. Ne le prenez iamais, ni dans son premier du i oor éternel. Toseph connaisment, ni dans le vôtre. Si vous Je faites mieÙX que iamais l'abîme de sa mile vôtre, il s'aperçoit que vous agissez et il recevait avec confusion les humeur et par promptitude, et non par de respect et de tendresse que et par amitié; vous perdrez sans ressou~·~i orodi!:waient Tésus et Marie. La penvotre autorité. Si vous le reprenez dans ie des épreuves supportées pendant sa ~remier mouvement, il n'a pas l'esprit 1 1 libre. pour avouer sa faute, pour vaincre ui revenait à l'esprit. et a ors il parJ)aSslon et pour sentir J'importance de OOnnait à quiconque avait été méchant avis; c'est même exposer l'enfant à perdre à son élra rd ou envers ceux qui lui respect qu'il vous doit. Fénelon. fiaient confiés.
, Mais il portait surtout ses regards vers l'ayenir. vers l'éternité, vers le ciel. et il soupirait après la suprême récompense pr omise au serviteur fidèle. Cependant Jésus et Marie. t011iours auntès de lui, voyaient ses forces diminuer. puis un iour vint où, sous leurs veux, entre leurs brras. le vieillard ieta un léger souffle: ce lis venait d'exhaler son dernier parfum. Tésus et Marie baisèrent une demiè· re fois avec tendresse les mains et la face du patriarche. puis ils se mirent à pleur er et pleurèrent longtemps. Depuis la création du monde. les anges n'avaient rien vu de pareil et le spectacle ne devait pas se renouveler dans la .suite des âges: un homme-Dieu, une vierge-mère. pleurant avec une tendresse infinie la mort de leur bien-a imé! Cependant ce spectacle si beau n'eut pas de témoins. Dieu le voulait ainsi. Toseph s 'éteignait inconn_u, comme un pauvre ouvrier. Pas plus que sa vie, sa mort ne · fit de bruit dans la bourgad e de Nazareth. Un doux et humble vieilla r d était disparu: voilà œ qu'on disait. Ce fut tout son éloge funèbre. On l'enterra pauvrement et pieusement. seIon -fa coutume iuive.
Beautés de la Liturgie A l'heure où la réforme du bréviaire et du missel sollicite vivement l'attention de la piété catholique. on n'entendra point Sé!HS émotion et sans profit quelques-uns des nobles accents qu'un illustre orateur laïque, M . Oodefroid Kurth. faisait rententir, en 1898, au Congrès eucharistique de Bruxelles. Nous en détachons les fragments suivants s.ur la liturgie: • la li turgie! Voilà ce chel-d'œuvre du génie de l'homme autour duquel tous les éléments esthétiques fournis par la famille
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42 des a~ts vienn~nt converger, le soleil de gloi- parole orgueilleuse: Je chante re Q UI reconstitue, en les réunissant en lui les pour 'les Muses. rayons lumineux dont ils n'ont fait ad~irer • L'Eglise catholique chante que la réfraction. La liturgie, c'est l'art par pour le peuple. L'art qu'elle a e~cellence! parce que la perfection de l'art, g-ravir les sommets les plus c est la . v1e, c'est l'acte. La liturgie, c'est l'ac- 1 inspiration et pénétrer en te public, l'acte de l'humanité entière mettant est pas moins accessible aux ....., 1111~n e~ c?mn:run ce qu'elle a de meilleur pour l'ofplus incultes comme aux esprits les Plu fnr ~ ~Jeu, ,dans un hommage sans pareil où ionds ... Oui, la liturgie est par essenee ~ la VIctime s offre elle-même pour le salut de sie populaire, et par prédilection la tous. C'est l'ade terrible et doux qui fait du peuple. Le peuple est chez lui de?cend~e ~ieu jus~u'à _l'homme sur un nou- l' sanc1uaires du Dieu ouvrier. • v~u Sma1, et qui éleve l'homme jusqu'à D1~u sur 11n nouveau Thabor. C'est, par l'elfusiOn du sang de l'Homme-Dieu la réconciliation du ciel et de la terre, et ~'est aussi la transfiguration de l'humanité en . Jésus-Christ et du monde dans l'humanité... .
Une belle Page sur St-J
« Oh ! la liturgie catholique! L'art des arts le poème des poèmes! Quels sont-ils les ac: cent_s compa.rables à ceux de l'Eglise, lorsque. du sein des magnificences qu'elle a accumulées autour de ses autels, à genoux devant D1eu, elle élève la voix et Lui parle face à face dans le nuage? Qu'ils sont à plaindre ceux qui ne prêtent pas l'oreille à ce divu{ dialogue, ou, qui, l'entendant, n'en comprennent pas le charme si puissant qu'après l'avoir entendu ou n'en goûte plus un autre ici-bas ! Les paroles que l'Eglise dit à Dieu, dans ces he:ures où elle est aupr~s de Lui le représeutant du genre humain, elle les a puisées aux sources les plus profondes du cœur humain, et, comme Madeleine brisant ses vases scellés sur les pieds de Jésus, elle verse devant Lui le plus pur parfum de l'âme chrétienne. Les paroles, ce sont les plus suaves et lr.s plus tendres, les plus hautes et les plus nobles qui aient été prononcées ici-bas. et ce sont les seules qui méritent d'être dites, puisque ce sont les seules qui retentissent éternellement.... • C'est cette prière, r ythmée par la révolution de l'année liturg-ique, dont le cycle fait apparaître successivement ses fêtes les plus joyeuses et les plus g-raves; c'est Ce culte vivant et harmonique rendu par la famille chrétienne au Dieu de l'Eucharistie, qui constitue le chef-d'œuvre de l'art religieux... Et cet art sublime est en même temps un art populaire, car il est de l'essence des choses les plus belles d'être aussi les plus abordables... L'art catholique ne dit pas avec le poète païen: Je hais la foule profane et je la tiens à l'écart. Et ce n'est pas l'Eglise qui prononcera cette
L'un des écrivains les plus
et les plus profonds du siècle Ernest Hello, consacre à saint quelques pages très En void des extraits orovoquer le désir de lire le tout entier dans les Physionomie Saints: « Saint Joseph, l'homme du celui de qui la parole approche à ne! L'Evangile ne dit de lui que oues mots: « C'était un homme L'Evangile. si sobre de paroles, encore ·plus sobre quand 11 s'agit saint Joseph. On dirait que cet envelopoé de silence. inspire le Le silence de saint Joseph fait le ce autour de saint .Toseoh ! Le est sa louange. son génie. son ohère. Là où il est. le silence « Pas une oarole de lui dans ture! Mardochée, qui fit fleurir à son ombre. est un de ses Abraham. père d'Isaac. reorésenta s i le oère nourricier de Jésus. .J fils de .Jaco-b. fut son ima~o-e la plus oressive Le premier Joseph garda E!!ypte le pain naturel. Le second seoh garda en E{Note le pain rel. Tous deux furent les hommes mvstère et le rêve leur dit ses Tous deux furent instruits. .en rêve deux devinèrent les chos.es cachées.
l'abîme, leurs yeux voyaient à tes ténèbres. Voyageurs noctu.rdécouvraient leurs routes. à traœvstères de l'ombre. Le premier vit le soleil et la lune prosternés lui Le second commanda à Maà ·Jésus ; Marie et Jésus obéisquel abîme intérieur devait l'homme qui sentait Jésus et lui obéir, l'homme à qui de tels étaient familiers et à qui le sirévélait la profondeur du se~cret il était gardien! Quand il taillait de bois . quand il voyait travailler sous ses ordre:;, ses creusés par cette situation se livraient au silence qui les encore; et du fond de la prooù il viva it avec som travaiL il la force de ne pa s dire aux homLe fils de Dieu est ici, Son siressemble à un hommage rendu . C'était l'abdication de devant l'Insondable et deva nt
et le Pain du Bon Dieu U. de nos chers enfants, âgé d'une dixaine qui s'était toujours distingué par sa intelligence, tomba gravement malaon le mit au lit, et bientôt son pauvre pene fut plus qu'une plaie. Sœurs de Saint-Joseph, qui le soi· admiraient sa douceur, et un jour is. selon ma CO!ltume, visiter nos elles me le firent remarquer. Je · de son lit. il me prit Je bras m'attirer et n1e faire ~is ser vers lui, sa veix était déjà bien faible. Père, me dit-il, en mettant la main sur je suis tout noir là-dedans. - Que veux-tu dire par là, mon enfant? -C'est que mon cœur est noir, parce que le suis pas l'enfant de Dieu. Je veux que lit donnes l'eau. -De quelle eau parles-tu ?
- Du baptême qui fait l'âme blanche devant Dieu, et on va au ciel. Et en disant cela, il fixait sur moi des y·eux suppliants et il portait ma main à ses lèvres. - Puisque tu le veux, lui di s-je, je vais t'envoyer le Père, qui t'instruira mieux encore et te baptisera. Il reçut en effet le baptême avec Jes sentiments d'un prédestiné. Lorsque je retournai le surlendemain et que je lui demandai : - Eh bien, tu es baptisé? - Oui, Père, me répondit-il ; mais à présent je voudrais le pain de Dieu. - C'est la Communion, me dit la Sœur. Le Père lui en a parlé et il la demande à chaque instant. - Qu'est-ce que le pain de Dieu ? dis-je à l'enfant. - Père, c'est ie Seigneur Jésus. Quelgqes jours après, comme il s'affaissait de plus en plus, le Père qui l'avait bapti sé lui porta la sainte Eucharistie. Il se passa alors, dans cet enfant, quelque chose de si exiraordinai re que ceux qui e n furent les témoins n'en parlent encore qu'avec étonne· ment. A la vue de la sainte Hostie, le visage de ce pauvre Arabe, encore presque sauvage et mourant de la plus affreuse des maladies rayonna des clartés de la foi et de l'amour. C'était comme une lumière qui venait de l'âme et transformait ses traits. Il tendit ses petits bras amaigris hors de son lit vers l'Hôte divin qui le visitait, et lorsque celui-ci fut descendu sur ses lèvres, il demeura comme en extase. fixant le ciel. . Tout le monde autour de lui, Sœurs, prêtres, enfants infidèles, reg-ardaient. avec respect, au milieu de leurs lar mes, ce spectacle sublime dans sa simplicité. J'arrivai quelques moments après. Du plus loin qu'ils me vi rent, tous les enfants s'élancèrent à ma rencontre. - Oh! me dirent-ils, en m'entourant, nous voulons tous le baptême. comme Jéronrmo! C'était le nom qu'avait pris. par un touchant souvenir du premier martyr arabe, notre petit néophyte. Sa mor t devenait un apostolat. Je m'approchai de son lit et, en effet, son visag-e éta it vraiment transfiguré. - Je vais au ciel. voir Jésus, me dit-il. Peu après, il expira. Cardinal LAVIGERIE. (Extrait du , Jeune Catholique")
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Aveux d'adversaireR • L'ignorance de Dieu est la plus grande calamité d'un Etat; ébranler la religion, c'est rE'nverser le fondement de la sociéhl. • Qui a dit cela? Platon, le R"rand philosophe grec el païen, o,ui vécut avant Jésus-Christ. « Je conjure chaque père de famille de préparer une po·stérité qui connaisse l'Evangile, de peser les R"randes vérités enseignées par ce !!rand liv.re sublime, et de les graver dans la tête de ses enfants. • Qui a d it cela? Voltaire, le ph ilosophe impie du dix-huitième siècle, qui fut l'un des principaux. artisans de la Révolution frança ise. • La oremière connaissance qui soit essentielle 4 la jeunesse, c'est la religion, unique base de la morale. • Qui a dit cela? Diderot, ph ilosophe impie de la même époque et de la même eau que Voltaire. • Nulle nation n'a jamais existé, que la religion ne lui servît de base. • Qui a dit cela ? l-J. Rousseau, encore un philosophe athée qui partag-e avec Voltaire et Diderot le triste honneur dJavoir hâté la grande révolution. • L'augmentation de l'instruétion n'amène pas du tou( une augmentation de moralité. Ce n'est pas l'instruction qui moralise, c'est l'éducation religieuse. Le chr istianisme doit être la base. de l'instruction du peuple ... L'ensei~<nement doit être chrétien ... De l'école publique. la rel igion ne saurait être bannie. • Qui a ·dit çela? Vi ctor Cousin, le grand maître laïque et libéral de l'Université de Par is. • Les principes relig ieux sont mille fois plus nécessaires aux nations que les codes civils et les institutions politiques. • Qui a dit cela? Encore Victor Cousin. • Il faut que l'instruction primaire soit vraiment bonne, qu'elle soit profondément religieuse. • Qui a dit cela? Guizot, homme d'Etat et historien proiestant. • L'iO'norance vaut mieux que la mauvaise science Ï Te veux donc sincèrement, je dis plus. je veux ardemment l'enseignement religieux.»
Qui a dit cela? Victor Hugo, le poète et l'honune lrançais bien connu. • Nptre société ne peut pas se des simples idées morales, telles donne dans l'enseignement __ '""""'"' de nos écoles primaires ... en ce moment les idées morales Eglises les donnent, et elles sont donner, en dehors de l'école pril1l.lire des idées nécessaü·es. » ' Qui a dit cela? Combes lui-même, le persécuteur tholiques frança is, à la séance de la du 25 janvier 1903. • Si on m'avait appris à aimer le bon Dieu, je ne monterais jourd'hui sur l'échafaud. • Qu i a dit cela? Ravachol, le jour de sa mort. Ces affirmations, données par de mec: sur un tel suie!. sont plus 'nat;ies venant d'adversaires, que les de savants de notre bord. Lecteurs, r éfléchissez-y!
d niers, moissonneurs glorieux.. se erge's des misères ppbliques. A d'au. d d' . 1 glaneurs infatigables e . ec~uvnr ,~~ les embarras, les ennuts meme qu 1 ~ soulager, et leur labeur ne sera 111 ardu , ni moins méritoire. n'y aurait-il pas besoin de tant de œuvres, si chacun fa isait toutes les bonnes œ uvres à sa portée. obstacle aux petites bon~es ~uvres dans cette étrange persuasiOn, tmplan. beaucoup de cerveaux, qu'on ne peut bien qu'à coup d'argent. Or, pour donl'argent, la première condition est d'en et même dans la classe aisée, il est !lei ~ou~ de personnes dont le revenu suliit tou~ juste à supporter de lourdes charges de lamille ou de situation. L'argent! Mais pour que _l'argent fû! en c_e l'unique et tout pmssant remede, tl aussi que le manque d'argent fût le mal de l'espèce humaine! Or, qu'est-ce q_ue On ne saurait trop redire que, sur d'araent dans la masse de nos Ill· sans bornes et toujours féco nde de la et de I~Os douleurs? Qu'est-ce que la la petite culture réussit aussi bien de la pauvreté, le cri même de l'indigrande et est aussi nécessaire: ,euce, dans le concert de gémissem~r~ts s'életravailler au champ commun ou n nt de la terre? Qu'est-ce que 1~ mlsere proœuvres puissan tes et vigoureuses, prement dite, au milieu de nos mnombrables cultivera que plus activement, plus misères? ment son bout de jardin, l'enclos , Plaie d'argent n'~st pas mo;tell~ • et fleuri, où, en toute saison, peuvent œux qui regrettent s t fort de, n avo~r, pas les petites bonnes œuvres. d'onguent pour cette plaie 1 h,umam te on~ Les petites bonnes œ uvres sont une consolation toute trouvee, c est de pan isolés, les modestes, les peu ~ ses autres blessures, qui deviendront les font aussi bien et même mieux peut-être mortelles si on ne les solgne pas. forts. les puissants, les riches, voués à Celles-là, tout le monde peut Y mettre a~ ch es · plus étendues et plus actives. moins un peu de baume; tout le monde JJ:CU Ceux-là, pour peu qu'ils veuillent faire. à défaut de grandes œuvres, cie pehtes consciencieusement leur fardeau, eu bonnes œuvres. . te accablés. les exigen.ces d'autrui En certaines circonstances, t~n mot. a tmatoujours leurs moyens; leur ble, un regard, un sourire seront déJà, un~ su ré par l'injustice et 1 petitè toute petite bonne œuvre. D ans 1or<;tt· paraîtra toujours insuffisant. 0eratent·IIJI naire' de la vie la petite bonne œuvre con~ts· miracles que ces miracles resteraient lera dans une' pensée délicate, une attenhon decsous de ce qu'on attendait d'eux. du cœur, une patience mérit~!re ; la course Hélas! il est des bornes à la ou la perte de temps que l'on s IJ?~osera po~ de la chl!!ité. aller voir un malade ou un solttaire, les p -
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roles douces et adroites qu'on fera l'effort de trouver pour consoler ou distraire un affligé! le bon conseil donné avec un véritable oublt de soi et un désir sincère du bien d'autrui, l'intervention discrète et habile qui facilitera une réconciliation; et. moins que cela. de petits services presque insignifiants rendus avec une complaisance facile. qui en double le prix, telle une commission ennuyeuse dont on se charge, une recherche fastidieuse à laquelle on se livre pour être utile aux autres, pour satisÏa ire même les fantaisies de ceux à qui personne ne passe de caprices. Très souvent, les invitations pourraient fi· gurer parmi les petites bonnes œuvres. Pour combien d'isolés, de personnes sans fortune ou privées de toute distraction, une invitation n'est-elle pas un nyon de soleil dans une !!'!!" maine une saison ou une année moroses? Et co~bien trouverait-on ces convives-là ennuyeux, lorsqu'on pense au plaisir qu'on leur lait? Les visites qui sont pour beaucoup de gens une co;vée, peuvent. _devenir des plu_s intéressantes. si on les uhhse pour l~s peh· tes bonnes œuvres. Elles seront ferhles ~n occasions. Ce sera un nouveau venu à accueillir un délaissé à quitenir compagnie dans un' coin un vieillard de qui on écoutera patiemme;t les redites, une jeune fille à mar,ier que l'on mettra en valeur, un absent que 1011 défendra, une personne méritante à. qui l'on décernera un éloge opportun. Quelle r écolte à faire a u cours d'une visite, à l'un de ces • jours • où se colJ?orte~t to~s les propos d~ l'endroit, et quel tr1age a operer d~ns ce q~ on aura rec~;~eilli ! D 'un côté un m.echant_ tn· pot à jeter à l'oubli, de l'autre ~es md1c~üons utiles à garder, à cataloguer, a r:sservtr au besoin. On n'a pas idée des petites bonnes œuvres qu'on tirerait rien que de ce ~onds de sa mémoire et de sa présence d'espnt. Mme X..., vient de raconter qu'elle cher· che à faire donner des leçons de piano à sa fille vite on pense à Mlle L.., excelle~! profêss~ur ..et qui a si grand besoin d'avOir quelqu~s élèves. Un autre visiteur parle d'un.e place devenue vacante, on s'empress~ de la SIgnaler à telle amie qu i a tant de ?~me de caser un fils digne d'intérêt. Et votct un Jeune homme ·pour lequel s'ouvre -~ av~nlr, voilà une trava illeuse gagnant sa v te. Na-t-on ~as fa it autant et plus de bien secourable qu on en eût fait avec les quelques écus dont on r~: g rettait si fort tout à l'heure de ne pOUVOII
46 disposer? Que reste-t-il à envier aux riches Qans le dqmaine de la charité, même matériellement eff~ctive?
qui peut séparer la bonne éducation oL taine toilette élég-ante. "' Le même effort vers un luxe rencontre dans toutes les classes Parmi les principales dépenses v a la villégiature.
élève ses rempa.rts abrupts, et son aveugle rés.istance aux audacieux qui vont ravir ses se-
Dern ièrement, en 1909, M. A. de Quervain exécutait une remarquable reconnaissa_nce au Grand Karajak, affluent de l'lnlandsts, dans la baie d' Amanak; voyage hâtif qui fut le prélude de la g-rande tenta~ive que notre Aujourd'hui tout le monde veut compatriote va exécuter au prmtemps. turer. Qui n~a remarqué l'encoJI1lbrefillent Comme on le voit, ~. part l'admirable tt:atrains, non seulement au temps des versée de Nansen, aucune expédi_tion n'a _Javacances scolaires, mais au jour de mais pénètre au cœur du mysténeux glac~er. ue totalité, cette île imm~nse Pâques, en toute saison? Il y a Cette lacune qui tient en suspens _la. s.olutwn l' . Inlandsis •, prodigieuse billets à tarif réduit. Mais, comme de problèmes scientifiques ~'un mtere! con~ qui ménage à peine s ur la constatons dès qu'il y a une baisSe sidérable, va heureusement etre comblee pa1 Les besoins factices sont le principal facune zone de terre montaquelconque, ce n'est plus qu'une notre expédition nationale. . leur du r enchérissement de la vie. II y a d'abord la toilette. là. sur ces côtes sa.uvages, que viSous la direction de M. A. de Quervam, vitation à la dépense. Des f.)Ui n'osaient pas se lancey sont !que dix mille EsqUimaux, peuplade de l'Institut central météo:ologique sutsse, Ceci s'applique surtout à la femme, car, ~~\vmpathique que l'administration da- l'expédition composée de ~t x personnes gatentés de copier leur voisin plus riche. dans les localités agricoles et même dans les rage implique une foule de dépenses ;otèl!'e paternellement de notre préten- gnera en avril la côte occtdentale du Grœnclasses moyennes des petites villes, l'homme ci~i,lisàtion. . d land, à bord du bateau-poste le « Hans-Egde , ; a beaucoup moins modifié ses dépenses en les, malles. caisses à chapeaux, cu· , ndsis du Grœnland conshtue ans panier s à piquenique, et les mille dès leur arrivée les explorateurs commencehabillement pendant ces vingt dernières an11 de bazar • indispensables • ... et e:s~mble un réservoir glaciaire, dont le ront l'exécution de leur vaste programme nées. Rien n'est plus instructif, à ce point de sont encore les vêtements spéciaux, de ··n s'écoule vers la mer par les va!scientifique, tout en Ee livrant à d~ no~bre~x vue, que de voir, par exemple, la population 1 de montagne, de sport ou de plaR"e. Et P.~~Ùes. Ces glaciers d'écoulement de- exercices de traînage avec les chtens mdJged'une petite bourgade ou de certains viJiages, co àans les. baies où ils débouchent des nes. tail particulier ne peut vous échapper. le dimanche. Les femmes que l'on est habifo is on voyageait vêtu simplement en de mètres cubes de glaces flottantes tué à voir dans leur costume de travail ne Dans le courant de mai, lorsq_u~ ~a surface 5 ]es courants et les vents emportent au , du glacier sera praticable,. l'exped~fton entresombres, mélangées, à cause de la sont plus reconnaissables. Ce n'est pas une du voyage; les petites gens 1 question d'habits plus ou moins soignés, plus rendra son audacieux proJet conststant e~ !a habi ts les moins beaux. Aujourd'hui, il lonnidable coupole g lacée dont l'alti- h·aversée ~~tégrale de l'Inlandsis. Com))letee ou moins neufs; la tournure entière a changé. extrême est encore inconnue, présente 1 de quelques Esquimaux, la caravane ~u!ttera être éléR"ante en voyage comme ailleurs; Pendant la semaine, on en voit qui, jusqu'à porte des étoffes claires. légères; il y a ltf1, zones caractéristiques: l'une, centrale, midi ou même toute la journée, traînent dans la côte ouest à la baie d'Un~anak et .s ~ levera .Eque couverte de neige farineuse et ~r- j graduellement sur le glac~er; arnves aux modes spéciales • pour Je voyage •. Tout des peignoirs ou des camisoles fripés et tal'autre, double, dépourvue ?e ne.Jge, abords de la prodigieuse plame centrale, deux chés, les cheveux négligés, les chaussures cre- ci ne va pas sans une auR"J11entation de dépense. crevassée et rongée par 1ablahon. des membres de l'expédition redescendro!l~ vées; leurs enfants courent les rues, dépenaillés et morveux. Mais, le dimanche, on éta. lors de la première tentative vers la mer avec les Esquimaux. ~t de là, penle des toilettes claires et voyantes, à la mode, !io~ de l'Inlandsis par La~s D.ala- dant que ces deux savants conhnueront. sur changeant selon les saisons, des gants blancs, la côte d'importantes recherches météo~olo croyait à l'existence, dans l'm.téne~r des souliers jaunes ou même blancs, des oml!'iques et glaciologiques, M. de Quervam et de vastes prairies herbeuses ou paisbrelles à dentelles ou de longs manteaux ses trois compagnons s'et!!oncero~t dans grands troupeaux de r~nnes. ~es chic!b suivant le temps, un chapeau de 20 à ons ui suivirent montrerent bien mystérieux inconnu du d:_sert netgeux,_ ha ••zu•u'""' de cette idée, du reste toute 30 francs pour chaque saison, alors qu'anlant péniblement leurs tramea~x charges de De M. F. Le Cotùtre, dans la ciennement un seul faisait l'annt!e ou pluGenève: que. . e t vivres. Après de longues semames de ce sieurs années. Les fillettes de même: costubeur. nos compatriotes re_frouveront,.la ~~~~ 1878, Jensen et Korneru~, ~pres n u Ainsi qu'une ima~ vivante des époques mes clairs, dei1telles, chapeau énorme à jarde ·marche pénible, atteJgmrent, su_r orientale à I'Egde Fjord ou du_rant 1et~ } • passées. Ott les glaciers de nos Alpes éla· din suspendu. bas à jour, fines bottines pour · à 73 kilomètres de la mer, l'alb- t;ne importante provision de v~vres a e~e de: laiEnt leur masse froide bien loin au delà de 'w"'"d"eo•1"5'ïo mètres. Nordenskiolù, cmq ~ns patauger dans la boue. La qualité de ces obosée De là au moyen de freles cano s es nos frontières. le Grœnland. là-bas dans les jets n'est même pas toujours inférieure, bien 6uim~ux ils gagneront la station d' A~t~ag tard s'enfonce en dix jours à 280 ktlobrumes qui flottent sur l'Arctique. sommeille que la mauvaise qualité générale soit justifiée s~r le glacier, l'élévation a_u-dessus d~ salick perdue sur une île à quelque dlx ktlosous sa formidable carapace de glace. par le changement perpétuel. Pouquoi ces vêmer était de 1970 mètres. Enfn;t. ~888 vit mètre~ de la côte. Et c'est là que nos na~ura Comme un moi1Stre conscient presseniaDI temen ts ser!_tient-ils inusables, puisqu'ils ne grand explorateur norvégien FndtJ?f Nan- lisles attendront le bateau qui les rapatn~r~. l'<:l1aque prochaine, il confie aux forces obs· doivent durer qu'une saison? Ce n'est même accomplir en 40 jour_s l~ traversee cornM. de Quervain et ses compagno~s men• cures de la nature le soin de sa défense. Et lite de la calotte inlandsJsmenne·. Pren~nt la pas laid. Vues de dos, beaucoup de ces pertent assurément toute notre syn:pathJque addans la nuit profonde où s'allument les lueurs sonnes passeraient parfois pour des gens des côte orientale à Umivik, le 15 août, li remiration et c'est avec -enthousiasme que Je pâles de l'aurore polaire, sous les fourbi!· lrouve le 24 septembre la côte _occidentale à " hautes classes •. Ce n'est que lorsqu'elles l· euj)le s'u i~se les verra partir dans quelques lons de neige que les vents furieux projetteDI Godthaab. Nansen atteignit l'alfttude de 2100 semaines parlent que l'on se rend com.pte du gouffre vers les glaces d, u P'l o e, car c'este vers le ciel, le glacier géant ouvre ses crevas- litres: la température oscillait entre 32 et 50 pour la science et pour 1 honnel_lr de . noir degrés au-dessous de zéro-. pays qu'au prix de fatigues ternbles tls feOn aura même sur les riches un avantage. Toutes les bourses ont un fond, mais pius on donnera, plus on aura à donner, quand ou puise dans son intelligence et dans son cœur. ,L'Eveil".
LPs Dépenses Inutiles
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L'expédition suisse au Grœnland
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N° 6 48 L'addition donne 1888. - Quand l'empire d' Allemagne détruit? fut la troisième question du Comme elle l'avait déjà fai t deux devineresse écrivit le dernier nombre 1888, puis au-dessous le même nombre gne verticale, formant ainsi le tableau van!: 1888 1 8 8 8 - Ajoutez ces ch iffres, et vous a date de la chute de l'empire d' Allemagne, le prince trouva 1913. Telle est la curieuse légende que se mettent, depuis le mi lieu du siècle les membres de la famille impériale de Deux fois la prophétie s'est vérifiée; en 1il71 que Guillaume 1er a été '"'""''r"'""A pereur d'AIIema~rne et c'est en 1888 mort. Aussi est-ce le cœur serré que des membres de la famille arriver la troisième échéance dont naces de guerre récentes d'une part, le phe du socialisme de l'autre, ne seraient eux que les prodomes inquiétants.
ron f floller sur la plaine glacée de l'lnlandsis l'étendard de notre patrie. ' Fridtjot LE COULTRE. - - -.. ca e-- - - --
Divers
L'ANGOISSANTE LEGENDE DES HOHENZOLLERN. Il existe dans la famille impériale d'Allemagne une légende des plus curieuses, qu i produit chez certains des princes une angoisse superstitieuse. En 1849, alors que le prince royal, qui devint plus tard le fondateur de l'empire d'Allemagne, commandait l'armée d'opérations envoyée dans le pays de Bade pour y réprimer la révolution, sa curiosité fut piquée pa r la réputation d'une devineresse. La sorcière opérait en promenant un crayon s ur une série de chiffres disposés en rond et ses réponses se composaient des chiffres sur lesquels le crayon s'arrêtait. - En quelle année, lui demanda !e prince. l'empire d' Allemagne <.era-t-il constitué? La sorcière écrivit le millésime de l'année courante, 1849, puis, successivement, au-cressous du 9, les chiUres sur lesquels son crayon s'arrêtait. A la surprise du; prince, c'é· laient, disposés verticalement, les chiffres PRODIGE DE MARIAGE même du nombre 1849; ils formaient le taA propos de la restauration du temple bleau suivant: , Travers, on rappelle un fait sans doute 1M9 1 que en son genre : 1 Les registres de l'Eglise mentionnent 8 un veut épouse une veuve le même jour 4 ses trois fils épousent les trois tilles 9 veuve. Voici, du reste, l' inscription Ajoutez ces chiffres, et vous a urez la elle a été couchée de la main du pasteur date de votre couronnement, lui dit la py- le reg istre: • Du 4me janvier 1676, Monsieur thonisse. - A quel âge mourrai-je? fut la seconde espousé Pierre Jenneret, juré, avec question du prince. fille de leu Daniel-Jean Favre, veuve de La pythonisse écrivit 1871, puis renouvela niel Hermann. • Du mesme jour a esté espousé les mêmes recherches réelles ou apparentes. Elle forma , par le même procédé que nous du susdit Pierre Jenneret, avec Eva, la susdi t Daniel Hermann. venons de décrire, le tableau suivant: • Du mesme jour a esté espousé 1871 du susdit Pierre .Jenueret, avec 1 du susdit Daniel Hermann. 8 • Du mesme jour a esté espousé 7 fille du susdit Pierre Jenneret, avec 1 - Ajoutez ces chiUres, entendit une se- fille du susdit Daniel Hermann. • Et le pasteur ajoute avec raison à la CO!lde ïoi,s le prince, et vous aurez la date de cette inscription: « Prodige de de votre mort.
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Moniteur du Musée industriel et pédagogique L'Eco!:) primaire donne de l 0 à 12 livraisons de 16 lJ:i.l:;es chacune, non compris la, couverture, et autant de sup'pléments de 8 - 16 pages pendant l'année ordinaire (soit du 1 er Janvier au 31 Décembre). . Chaque mois il est en outre apporté un supplément Jllustré de 8 pages iiltituJé: Le Foyer et les Champs. Slli88e fr. 2.50 Par an . (Jnion ()OMt&lf'! fr. a Les abonnements se règlent par chèque postal II 56 ou à ce défaut contre remboursement. · Annonces : 20 cent. la ligne sur toute la l.argeur Tout c:e qul c:onc::erne ,l<l publl<::<ltion doit être <ldressé dlrec::tement à son gér1111t, :M . P . PIQNAT, Chee de S er"'ic:e ll!l DépŒrtcm~nt de 1'1nstrlol<::tlon publique, è& Sion 1
vie le travail devient, à la longue, le plus
~rand
des plaisirs