XXe année -
res qui consacrez aux indigents ou à l'ornement des autels vo,tre temns, votre argent et votre habileté, cette gouttelette de san g sera la rançon de vos fautes et le gage de votre récompense au ciel. Le Chanoine B ERRY.
Recettes et conseils utiles Une tasse d'eau chaude mise dans le four empêchera de brûler ce qu'on y fait cuire.
* * * Ne mettez jamais des pommes de terre sur la table dans un plat couvert; elles absorberaient leur humidité et deviendraient aqueuses.
• • • Si l'on rince un~ casserole à l'eau froide avant d'y verser le lait qu'on veut faire bouillir, il brûlera rarement, dit-on.
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toie les dents beaucoup mieux que 1111 poudres dentifrices. 7. Ne vous mettez jamais à table quand vous êtes en colère ou quand voua êtes échauffé par la marche. 8. Gardez-vous à table de lire ou d'étudier et de tout exercice qui absorbe les facultés de votre esprit. 9. Partagez autant que possible voa repas avec des compagnons gais et aimables, et n'entretenez avec eux que des conversations agréables. < Bouchées bien caquetées, bien digérées >, dit un vieux dicton populaire. 10. Ne faites jamais, en sortant de table, un exercice trop violent. 11. Restez sur votre faim et n'allez jamais jusqu'à la satiété. 12. Ne mangez jamais ce qui vous répugne. 13. Evitez toute querelle avant, pendant ou après le repas, autant vaudrait pour votre estomac d'avaler une pelote garnie d'épingles.
PEDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS L ES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'Eco]e primaire donne au rnoin~ l 2 livraisons de Hî puges chacune, sur deux colonnes, non compris la couverture, et auta nt, c!P 8upp léments de 8 à 16 prigeF pend::int. le eours scolaire. Pritc d'abonnement: Suisse fr. 2.50 U11iou })Ost a]e ·f r. 3
Les tâches blanches disparaîtront des meubles en y tenant une assiette chaude au-dessus. -oRègles d'hygiène applicables aux i~epas. * Un despote se laisse parfois arrê1., Faites autant que possible des re- ter pa s sa conscience; une assemblée pas a ~es heures r~glées. ·. . 1de despotes jamais. VOLTAIRE. 2. Si vous êtes dune const1tut10n ché* Rien ne sèche plus vite que les lartive et que vous ayez peu d'appétit, mes. ARISTOTE. ma~gez qu.and __vo_us avez faim, souvent, * Chrétien baptisé etenfant de î'E· mais peu a la fois. . gHse catholiqu e, j,J ne vous suffit pas de 3. Mangez lentement, en mâchant bien remplir pour votre compte personnel les aliments. les devoirs qui découlent pour vous de 4. Ne buvez pas trop froid quand ces ·sub'1il:~1es prfro,ga~ives. V ous êtes encore strictement obligé d'user de to~a vous mangez chaud. r . . les moyellis qui sont -e n votre pouvoir 5. Ne faites pa~ succéder trop promp- (et le droit électoral es,t un des plus ef· t~ment un repas a. un autre. Il faut ha- ficaces), pour que la législation de votre b!tuell_emen~ de 3 a 4 h. pour opérer la pays soit en harmonie avec les princi· d1gest10n d un repas modéré. pes de l'Evangile et avec ,1es vérités que 6. Terminez le repas < en cassant une Dieu a daigné nous révéler. croûte >, cela aide à la digestion et netCa:rdina.l PERRA UD.
••• Pensées
To ut cc qui ccnccrnc la fUb!kcrti0n doit être et::lressé èt l'éditeur, M . P. PIGNAT, !"" secrétaire èt 1·1nstructicn Fublique, èt Sion.
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Un é clncateu•· qni ne croit pas au péché o••igineJ n'a J)as . ! _ _ --
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Sommaire du N° du 15 Mars * U 11i> kc;o11 tic morale à propos d e !Joule rl!• 11('igl'. -
* Stabilité dn pen,on11d <>n:<e ig-n,,nt (fn1ite et fin). - * Jilfüll'atiou rnornk <'1 religit•us i> (suite). - " 'l'm ,·anx 11 J'aiguille. - De ln routiu1• :l l'ûco l<> pri1m1ire. - L a rnmpta biliW ii l'école primn in•. - Hiln n géo1-(rnph iq u c> de rnoo (suite) . - L 'art de h iPn lin•. - I'111·Ue prnt iqne. - V:triété:,;. -0-
Sommah·e du Supplém, N° 8 Mon prcmi er :ll'ticlc, p ur ~ohrndi<'ll . -
Tl n tn>t' tl'nntrf'foi:,;. 11ar G uy clu Iturn iN·. - Le ,·.. tom· dn Yalaü«lll. p:n V. D. inst., :\ C. :\L Lf's p r ix d e ,·ertn i'i. l'A.caù(•rnie fr: u1<;:1 ise. ,li:,;<·ours ,1(, )!. .Tnles Lern:lit rc.
-o-
Dist1•ict de Siel'l·e.
L n co11f(•rt•nc·e nJ111neHe nnrn lic'u ii Villa "'"' ~i,.,,·,·t• le 28 mars il ll 11. du 111. au 110111 tle,t·<111111rn1ws ù e la. parois/:!<' tle Yissoil'. -0-
Bibliothèque de l'instituteur .\.n snjc>t. ,les ùm -rag<'s rt'c01J1ma111lés ,Inn:,; 11ot1·p ,ternit'r 1111m(•ro, on 11011 s clc' manclc>: 1l Si tous les ou yrages inù iquéR sontétlit(•s :1 P aris. :.!) Si le Re1: r f'turiat cle l'Instrndio11 pub liqn<> u e youclrait pa;: Sf' cll:nger ile fa ir!' la c·<1111mnn<lf' des li v res; il pou r r a.il obtenir un,· r f'm ise sensible s11 L· le prix intliqué et les fra is tif' port Reraien t dimin11és. p ar tnnséq n!'nt <lonble éCOllOllliC. \ •oi d nott'f' répon se: t J Les ou n ages qui ne sont pns Nlit(•,i il Pari s sont: 11 ) :\16thodologie. pat· A.cb ille, C'h(•z \Ycrs11111 f'I-Cbarlier, à Kam u1·. B elgique. l1)Courf< (le p écla gogie, par A nllert, 1'111'z <'a;;t aigne (Bruxelles). ,') Savoir lirf'. sa Yoit· parle r, saYoir él'l'irf'. d 1f'z Cai,;taignc (Bruxell es) . fi ) è\fanuf'l <le pédagogie, var Ovf'r bcrg·, t·ht>z Grantlmont-Douclers, à L iège ( Belgiqu e!. 1· / 'M étbo(lologiP Ile l'abbé HonJCr. a.11 rlépi,t du ma.tériel scolaire, à Fribourg. f) GéogTapllie de la. f'lu isse. par Uo:,;ier. clwz l ':tyot. ii. L:insanne. :2) Le Sf'crétariat Dl' pourrait se cb arger de C:l' tte mission, attend u que Je D é pô t df's li-
,·ers d'école a été instituê pou,· rendre ser. Yke à tout le monlle, d'une m anièr e généra. le, dès lors aussi bien aux maîtres et maitre~ses d'école, qu' aux élèves eux-mêrues. Des di. r ection;; sp éciales lui seront do11nées pour la. rentrée prochaine fü1.ns le sens tles di>sil's expr imés et qui sont absolumen t uatnr<'ls et légiti mes.
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Eafauts ar1•iérés. l.Je 1:~ cl ét(:"lubn: ŒfH"i, La m1111 itipa,lit1; de Laus anne a été au to ri sée ù c1·ée1· mw
classf' spédale pom é lL·Yes peu dotH'H on fa:il>l es d'esJJrjt. ·c~tte inst itutiou est p1·oïiso,i1·e pout uue dur('.>e fll-' 5 a u R, il JJH,1·tii· ùn l e i· mai l~D6. Le tl•1·me w (>v u ]Ja t· la d écision ap1iroch e et 'I<:> m o111Put f>S t Yt'llll (1'('xai1niut',r Ri la c lH ~se s,p (ic i.1le a rendu les sen·ices <]n'ou en ,l.tif'u. da i t, et s'il y a, lien d e la ma.inte11ir 011 ck 1111, RllJllJl'ÎIUCJ'. La. 1·épnnse n'est pas donlt•nsP. ( 'pt te iusti t nt ion , L fait ,.;l•,1 p1·e t1 Y('S et :,;o,n 01:ganiRa,ti on it t it1·e cl(>. finitif <loi( (•tre 1·f'co m1naml(~l'. l>Pp ni~ ,.;a ct htt ion. la, classe ,L 1·e<;11 :15 {>[('>yp,.; (pti, f;,a,ns e llll-', eussent é t é p t·iyr,s poH1· 1,1. lJlnpai·t, de ·l 'im,trndiou qu'ils~- out a1; qni s<~. La municipalilé pro,p ose ùou1;: 1. tl'é tahlfr .\ htre définitif la 1·la.ss<• ~péüaJe p o lll· e u fn nts ;u 1·ién~s, <·t·éh• p1·0Yi:-mire rnent e n 18!)6; J. d'Ni·e autorisée à. d édou hl e1· <:et tt> c'lasse, ,suiyant les besoin s, et à n ommer l t' p l't,sonne 1 nécessair e. :X'\' aura i L-ill t'Îen ù fa ir e eu \ ',dai s dam,· vcttt• ,·oie? No,ns po·sous s i111pl e· m eut la qu estion u ·a.ynut pas la tOlllJH~t l-'n <:e p ou1· la r ésoudre.
La Veillée en Famille .\ n d elto1·s la. n eige tombe à gtos flocon s, un ïenl glacial sonffle. Oh qn 'on :,;e from·e lle ure u x dan s la clrnml> re <lt> famille! Comb ie n sont. dou <;P·R l es joie~ dn foye 1·, e n par (·i<:ulie r les reiJ'l ées cl'lJi\'Cr.
Le Roii-, 1ou s l es Jllembre-s de la fa mil. le se réunissent a utour d e la tabl e, à
ro111mPnt·P1· pal' le gl'aufl'pèl't' aux clw, n•11x Lil,rn ri,;, j usqu·au plus j1eti t enfant. 1'liacun se sent heurenx 8ans 8e demandei· pou1·q u oi. Le gi·and'pèi-e, assis sui· une l'i eillP rha.ise 1-em bou rrée, ~st en t-o,1wé ,de sc-,s peti is-euf..tnts q ui• gl'impent sui· ses o·eb ,:uux et. 1e s uppllent d e leu r raconœr (JUelques histoires qui ont toujom·s le ,lon de les inté1-esser . La. grand'lllèl'e, malgré l e poids d es .111nées, fa it t ourner ·le rouet avec habileté et e ntra in. Plus loin nn groupe ùr jeunes gens occupé,s à faire d'agréables parties d e ca rtes p endant q ue les j('Unes fi ll es éclatent en joyeu x éc lats de 1·Îl·l' tonit eon ,saq uant ?t. dh·ers 011rrn.ges : les nnes tricotent, lei:, a utres consent a:vec ardeur. El les n 'ig norent p,ls que l'o isiveté est la m èr e de tou s !ni vices et <]U'il faut a.in8i l'évit e1· a vec soin. L<:> 11è1·e de fa mill e, qu i préside au sownwt de la tnb1e, est a.bsoi·l>é pat la J('(:t me <les nou relles d u jour. De temps ù ,tnfre iJ jette un coup d 'œil séri e ux 11rni~ plein dP bonté sn r sa uombreusr fam ille. E n 1w 11sa n t ,1 tous les dons JUaguifiq tLes dont le '.l'oul.-Pnissant l'a roml>lé, il ne laisse pas d e le remercier l't de l u i t e ndre grâ ce. Un de,; ]Jrincipaux lilelilbees ùe la famiJ.le man que pourtant à t abl e, q u i P:::t-ce? c'est la maman. Ron devoir l'appel le aupi·?>s de son d('t·uier n~. . \ ssise Sllt· nn t> ba 11quettc prrs dn fon rneau, elle endort sou bébr · Pu fredonnant nu air d e circonstance. )fa lgrt" sou or cupai iou, elle s m· veillP ;wec soin hrnte la. petite fa mill e atta.hlre rt i l 11P sa ur ait se comm ettre la moiudre faute· snns que Jr co u pablt' Roi t déc·oni;-ert et p uui. Dix bem·f's ont sorrn é, la ,·ei lJ(,e est trrminée pnr 'la p1·ière du soir fa it P en 1·ornm tm <·t p rési<lée par le p èr e de fn. Ill iJ1('. ,·oili\ . f'll g:éuéra l. corruuent se JHlS· ~,·id 110s l1et1rcuses ve ill éPs <:>n fami.Jlr. Il rne I'PRie h <lire que placée comnw
i11 sti t ntri('e loiu rle la nrn iso,u, j e regrrttf' bcan eoup d'Hr<:> séparee <lPi- mien~. J r d n is m e 1·ésignet à veillei· seule clam; ma ch a mhre tt e et pourtant, le croiriez. vous, j e m 'y tt·ou 1·e he n reusc pa rc< <]Ue j r chéris nrn voca t ion. De ma solitude, à efiaqne instant, ma pensée tr-avcr:::c f'h amps <'t bois, et vole sou s le toit patemel au milieu de tou s cenx qu i me sont 1;hers. C. R., inst., à )f. 0
LE FLÉAU Scène de la vie hongroise
( Voi1· le d l'rnit:>1· N° d'e l',. E c·o,le''.) - Cel:i, quoi? Asine. t u n'as donc pas eutendu com m ent j'ai appelé cela ? 'l'u n 'as pa:s été attentif. Allon s, la maiu ! apvroche la main! L'interrupteur reç,ut u n coup:,; de férule sur les doigts. - L'antre! Et l'es.écutiou se répéta pom la se1:oude fois. - Dehont, Gustave Klinza, et explique ,\ ce « nebu lo >> de quoi nous parlons. Gustavl' Klinza était le premier de :sou ùanc. Il é t ait le mieux hab illé tle la cla:,;,-;e et son p ère était le propri étaire de la fabrique d'eau-de-vie. liaisons décisives pour f.airp de GusLave le favori du maître. L'enfaut cacl.la rapidem en t le canif q u r lui avait sct'Yi à tailler sou bane: et 1:;e leva en rougissaut tle peur d' une oreille ii. l'autre. Dan s sa frayeur il ouvrait la boucb e comme un fonr. - Eh b ien! mon ami, in stn1is ton camar-:.t· rie inattentif et dis-lui qu'il est question du bismufü et que ce bismutb est comme . .. - Le bisbu tt est une poudr e qui se prépar e ave1: uu flui cle et avec toutes sortes tl,~ choses et qui a le goût d' un gâteau, balbutia l'espoir cl u Yillage. - « B en e, prœtante-r, eruclitissirne. ii Ceux qui font attention apprennent et savent tonjours ce qu'on le nr enseigne. Gustavp K li 11 za se rassit ave1: au tau1 de e:ontentl'ment que ù'importanee. - li u1e restf' à vous di r e une ('hose, et cette chose-là vous la r épéterez à vos pareuts. chez YOm,; c'est que tians ce-:,; tcmp,; critiques. il n'y a l'ien de meilleur qu' une goutte d'eantle-Yie pour les es tomacs ii. jenn; un petit ver-
J
SION, 15 Mal's re Jp matiu. uD autre :1. rn i1li, u 11 autl'L' k :,;oir a,·ant de :,;e mettre au lit, et cela <1üs que 1'011 ,;eut 1111' il y a (1:u1s l'estomae <1ne lque cl10:,;e qui dodll'. L'eau-cle-Yie, remè(le sonvcntiu. Et toi, G1rntfl ve K liuza, n'oublie pa:,; ck rlirc i"t tou père, que Je pasteur est t rè:,; eïfr:1yé du mo1·llus et que ma llouteille d'eau-<le-vie est t oujours il sa clispositio n . (;lust:.tYc Kliuza caella le t u yau lle pl u llle <lout il allait fa.ire nue sarllacaJH" et promit d e fa ir e ln èomrui8sion ii. son püre. - Ut maiutenaut, l n vrière; pni:,;, jusqu' à la lin du morbus, pltif; d e clas:,;e. <:ramie fut la joie des eufan t s ii. eette nouYdle, (;lu stnxe Klinza d échargea :,;a sarba cane s ur le l.Jauc. La. balle en pomme de terre ;1 tt.eigu i t Je nez Lle J'iustitn teu 1·, q u i saisit le pdi t Slizik au <:ollet et lui arlmi ui»tra u ne ,olée cle coups (1<' l:tllne, <Juoiq n' il sût fort bien lJlll' SliziJ;: H'ét:üt pa:; Je coupable. Le paticDt se mit :\ hurler, taurlis que Je,; :rntrt>s e u toumiicut uu cantique . Peudant qnelquc ternp,; la voix Lle l'instituteur llomin:i l'ellPs d es é lèYeS, puis toutes le .· ,-oix édatèr e ut an><.: Ull bruit ,;i fonni<lallle qne Je:,; ,-itre,; e u tremblèrent. :Michel Korllé ba ttait la mesure avec s a longue règle eu tlistribnant cle teu1ps ù. antre des borio118 :1 llroi te on il ;;a U('l\e pour rna iD t eu i r l'mi isson . .'don; (;n:,;t:1ve Eli1rnn ll it la pri<?-re. [] ét:1it "i Jw un·ux d e l':urivée i ue~p é réc ilt• l'e ll101·bu,;, qui frrm:tit l'école pour un tclllps imléUui, (Jti'il mild10nna e n llrt><louillant l'oraison du ,:oir au li e u rle (;Clk tlu ma ti n . J,,• maîtn' ne ,;'en al)f'L'f:Ht p:18. ,\ peine eut,m d it .\me n. <1ue ton:,; :,;e précipitürcnt YL'l'S J;t port(•. Ils sn yai eut par expérienee qne Kord (, :1 ,-ait l'ballitu,Je ile fai re pay<'r au rlen1 ier "ortant par q n elqtws l:Onps rle c'.1nut> l t> llniit fait par to ns \l':,; antn's: nussi ue pou,:111t :,;'eu :iller ~am, Y:H·,n·rn0. ih; te.n :tit>ut ton,; :1 ,:,1rtir Je;, prem iers. JI,; ,:(• rüp:11Hli1·e1J t dans la rrn· co111JJ10 un rorrent et i l,; étaien t: si t•nl'il:tut(,s de ce nwrbns <Jui. s i tont alla it lli<•u. empê<·llerait 11orn· Jo n gtPill])H l:1 r C·ou ,·erturP d es (']n:,;sp:,;, ,1n'ils tombère nt :\ hr:1~ r:H·cot11·!'b ,;u1· lp;; c,Jf,yes 1.le J'écolP lutl 1(•r ieuue . Ol'l'llJJ{•s :\ jouet· à la. balle s u i· b t pla!'e. lb le ur jt>tt•n•ul· tonte:,; les piprre:,;. qu'ils t rouY,• rcut sous ln. m ain , et il e u t•nt vlusicnr,; <le llles:,;p~ ;-1 ln tête; plliS ils l)OllSSÜl"f'U L (]p,; cl'Îll si îél'Oll'H qne tou:,; le:,; düeus llu 1·illage se 1u i1·(•ut ii. ahoyt>r en <·œm·. _\. l.t f iu, ch a<; tlll Lks é lèyes dl' l'institutiou Kol'(l(• :,;e rl'ti1·:1. <:hl'Z lui et alla nunouce1· ù sou vi:·re ou ii. ,;a mfq·e qtLtl ~- ,nait ,:ongé ,l (;:n1:,;<· rle l'a rrh(!e ,1t1
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n to1·JJu:,; d aus le 1·ill11ge, et tJllC le m aîtr e a ,·ait llit que les r;1s1;emlllelllents uoinlJren:s: étakut très llangt•reux clan:,; ce,; cireoustauces. II. Yieux et j e unes, cou s les llallitant;,; <lu Yilla ge sorlaieut tlc l'égl.ise comme un flt•m·t· qui rompt se;; clignes et reprenaient le chemiu de leu rs rlt•nH'ure-s. Sur tons les yisagt>H f<C l'oyait l' c·x pres>:<ion d'une m n ettc terreur. Dan;:; J'(>gJise comllle ll:in;:; J'éeole , ou :nait flourn; h·ctnre tle la eircnlaire offieielle, Pt lt• v a skrn· n ,·ntt rn ppcl(• :1 s<'s orn1illt>s. Llan s llllt' a llon1tiou t.rPs é mue. <]ne la èonlïa Dè\' t'll D ien, l'rn,voil' l'n ~a sa iute Pro1' illence. la pn. rf't.ê d' une èonscienl·e c llrétien11 c YalniE>11t m ieux que tons les r emètle>'. (} ne tons. leR èOl'rlon;; ;;a.nit.ti res et q ue tontes les pouclres tlP bif<llllltll. è\ot1s ,:01umc•;: t ons, :l Y:1it-il :ijout(', <lan,s la main lie Dieu. Si 1wu::; n \'OH~ Pll tllll' llonm• l'ic , nom; aurnut nue lJoune llJOrt. L e j11:,;1l• D·:1. p:ls peur lie monrir. S ur ll•s marche,; rk J'(.gl isc était ace1·oupi<' k Yi c ill e ;;ürcière, a.p velée 1lau~ k• Yill,1g-e l'ü is!'H li <l e :\lul't. Dan,: sou tablier. t>lle portait nu tns <l'herhes et lle s i111ple;,; :\ côté rl'elle. rep08:t it :,;:1 béqniJIP, el elle a p])ny:i it son nw11tou :,;ut· ](' g-ellUll. EUE> (;OllllJta it Cl'UX q ni ~ortnit>ul: un, ,lt•nx. t l'oi,; . ..'I.. chaque ,:él'ic ,l<' tro is. elle SP reprc•u:l.it. <.) ni ;:ni t püUl'(l \lOi? Prnt-l'trt> ie trnisiè111e de chaq ue série Nai til 1mt> ,-iei irnc M•sig11ée au 1'Jéa.n. Q ui ;:ait ? 'l'ou~ ;;'étail'llt i>loig-nC•s; il 11t> r e;:t ai t plu~ que Il' ,:nnnnu· Tfauak. llll 1wmme tou t Yelu. Comme il :11TÎl"e :,;otn·en t. 1111 ch iPn. qui était près de l:1 porLe Lle l'ügliRe. v out;s,t la t01<• it l'intérie ur (l u tt>11111le. Hauak l' aperç ut. et l1UHml J'anim:tl vrit l:t f uite, il l ni jeta :-ion trous,;1:•u n clP defR. La so1·('i(·t'l' Je1·a :;:1 lll:tiu o:,;~~· u,;e et l"C!teDdit a H ·r· 1111.:11:H'L' ,·ern le• ~ounL·u 1·; prh d ' 1111t• ;, ob:: ci·cust>. sépnlcn1le, <1ni If' fi t J'ri;,souut>r : - IIa11ak,Hauak leYel11: pourquoi clla s,;estu ce düen d'ici"/ ,Je te llis qu'il Y:tudrnit 111ieu x p onr toi N r l' rnt (;]lien qu'un lto1111111.•, <·n.r le j oui' app1·od1e où l'C sera pa:,; la ~ouuel'it> Llt> te~ <'lol'he:,;, mais raboic1uPn l dP~ (;]1 il•n,; qni ae<·OllJjJ:tgnera le,; morts nu 10111bl':lll. X<· fa is pas de mal nux cl.lien~. ll:11w l,. Le :,;onnPnt' u·eut p as le L·o1n·:1ge üe r é1mn1l re. L e 11 te111,•ut, e n treJJ1 lJUmt , il ferma 1.t portP de J'pg]i~P l'L qt1:1utl il :,;' pu alla. il fl'r111,1 lPs yPnx e1- d(•to11nt:1 hl. t,~te pour n e va~ ,·oir l.t 1·iPillL•. L:1 tête l ni to11rn:1i t et ,;es j :1111llPs f l(•l'lli :,;,:nit>Jlt. 1,;1. qn:111,l le v a »teur, il qui il remi L Jt>,; ckfa,
ORGANE DE LA
SOCIET'E VALAISAlUIE ])'EDUCATION ,--=====cc========================== === = = =
* Une leçon de morale à propos de boules de neige Après a.voir gra vi nu e côt!e glis,s ante Pt 1·apide, mon ami et moi n ous pouss,}iùeS u n •s oupir de ·s oulagement en a.ttPignant 'le vast e plateau circula.ire d ' nn P blancheur imma culée, an milieu du qu el l'S1 coiq nett P.men t assis Je gracieux et rni nn s cule villngP, bnt de notre com·sp d'hiver. Une petite halte aux premières 1ua.isons ]Jour l'epr endre haleine, puis nous nons dil'igeons , Prs l'écol e quenouR tenons il visite1·. Les écolier s ne sont 1,as enc01·e 1·ent ré s; deux groupes, p ln.eés i't une Yingtai ne de pas l'un d e l'autre, dé r,o ulent une ,série d'amusements !JUi nous intéressent. C'est, entre antres, un combat à bo•u les de neige. 8 ans a.,oir l'a.ir de les r en.1 ai·qne1·, nous nous en a.ppro,c bons afin de ln, mieux observer. <( Ils ont un jeu bien innocent, m e oit mon compagnon cba.rmé. - Oui, j'en conviens, et très p ropre il dé,veloppet· J.es qua lités physiqu es , à ptocU1·er ·la. fone et l'agilité. » Un cri tle d ouleur per çant et prolongé, va r ti cln pe lorton placé ù q rrœ q ues pas de nous, coupe court à not re ent retien. ('.'est un enfant violemment atteint en pleine figure par un d e ces éphémèees pr-ojectiles·. N ou s ass,i stons à un spectacle écœnr aut. Croiriez-Yous qu'un t el 1
i nC"·i<l cnt pftt sou lever des appla.u'dissPrn en t.s ? C'est cepPnda,n t c·P c1 ui a1Tiva . ::"fous voyons darni la bande quelq u' un claq nPr des mains 'à se fa ire mal el r ire a ux i"cla ts à la vue des hwme.s de l'en fant. LTn ant r e a. l' a.i1· d 'en faire autant, mais son r i1·e son.ne f a.nx; un troisième, t émo·in de cet ar:cident, laisse tombPr son a rme <l blanche n dPme u!'e ti-iste et 1·fivem·, clnn ~ ses yeu x o n voH br·ille1· nn P larnw ; il ,s ouffre e n q uelque sor1P la douln1r de s ou ca.mar nde . Constatant a.vec p.ei ne qu 'o,n peu 1·, f'D s'amusa nt fa.ire dn rna.1 , il SP gar der·::. bien à l'a., enir de diriger s ur q ui qn e ce R,Oit nue senle boule de neige. Tel fait pa raît sans importan ce anx yeux du premier v,enu, qui ·conti-ent tout P une r éyPlation p ou r un P.Spl'it obse1·,·a tem·. <iue p enser rl.e ce p r emier sinon que cet êtr e, qu i a dans ,sa p oi trin e d'en fant un cœnr de t igr,e, sera p lus ta.r d un h omme égoi:ste et m échant, un fléau d e la société. Ki le desti n ve ut un jour d onne1· pât ure à sa crn~uté, n e se 1·ai-t-il p as le tyra.n d e sa fomme et de ses enfa ntl-1? (,luant ,au ·Second , ,son cœ ur susceptil.J e d'at t endrissement, est attein t, p u1sqne son rite est forcé. 'Il souffre, ma is :i.,our faü•e comme ,les n,uües, il prétèrP , oiler sa peine sous un masque de gajJ _ hn·dise. .Ne yoyez-vou s p a s so u,s cette
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enYe1oppe nu enfant sa.us <:aradhe qui produka un homme mon, lftche, sans fenneté, lequel passera aux yeux du niondP pour plus mécllant qu'il n'est l'Pellement, la faiblesse ou nne funeste timidité paraly,sant sa, ,ofonté en face ct·un bil'u i't faii-e, ou l'empêcllan<t de mettre à exécution certains prnjets a ~1a.nta.geux. En ce deriüer, a,woontraü,e, n'entendez-,·ons p ~1s battre un cœm compatisi:;ant't Ne devinez-vous pais dans cette jeune tête un citoyen généreux, un homme dans la. force d u terme et sur qui la Hociété pouna compter; un futm· paüio,te qui désil'ent le bien de son pays, qui n'hésitera pas devant le saci-ifice1 1° t qui ·s 'intéressera à. consoler ceux qui i,leurent plutôt que d'embrouille!' les affaires de sa commune. Cc sont des légions de (;es cœurs qu'il r.ous faudrait pour maintenil' et consolider dans :la famille et la soci~té celte belle fraternité que l'égoïsme tend à faire û1spru:mtre. Un u 'atteinura (;ette fin 11u'it Ja coudition ùe voue1· plus de :-;olücitude à. l'éducation du cœur. ùn rnJtiYe d"une manière bien insuffisante, tians les tanüllel:l et dans les classes, le:, seunruents de p1ét é, de IJonté et de douceur. ~\.pprend-on souyeul et;), rnu:P occaswn aux enra:nts, par aes H:1;ons e l ues exemples, a etre llum,tll!-; non:oeu te ment t n Yers ses semo1aules, lllaI& a J egatti de tous les êttes anime.s "t l:\i 1,;ela etait, on ne renconireraü pas sur les bancs de r école des êttes qui s'égayent ,en face de la souffra.nce d'autrui. Ces désastreuses dispositions dans de iü jeunes âmes, ne nous font-ell,es p,a,s penser anx sau,va.ges, aux païens, aux
'!'ures, à ton::: ces féroces peDs&·nJenrs qui répondaient pa.r des frémissementR de j oie aux cris de douleur de leurs i'Ï<·. times? Que penser d'une éducation qui forme des suj·ets ca,pable,s un jonr Ù(' rendre des points a u·x oan nibales? Laisser un enfant maltraiter un ani. mal domestique, mutiler à plaisil' nn oi. i;.eau, un papillo,n, une mouche, c'est développer en lui le genne de la cruauté qui ctoîtra 1·apidement Pt p1·endra des proportion s effrayantes; c'iest ,l'habituer ù être dur et insensible à J'ég.nù du prochain; c·est en un mot, '1'éleve1· dans la barbarie. N'est-ce pa,s porter bien indignement le nom de chrétien? :NIL - A cette occasion, nous nous permettons d'engager viïement les mè. res et les instituteurs à s'inspher souYent des excellent es pensées et des pré. oieux conseils pa.r us dans l',,.\lmairn.c·b du Yaklis", sous ·le titre: << Pitié pour les animaux», par Oscar Pérollaz. );e serait-ce que pour ce seul chapitre, cette intéresse.mte publication devrait êtt<• nux mains de tous les éducateurs. CAME L l.'-· *
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Stabilité du personnel enseignant
(Suite.) c·est donc un fait que la familiarité force un maitre à clrnJ:Jger de poste; mais c"C n'est pas un motif plausible. Je ne saurais du moins l'adnneth'e com me tel, non pl'us que: cette humeur in· constante dont on ,serait tenté d'accuser une pa.rtie des instituteurs. rom le prOU\7 er, je vais te raconter comment mon ami Fortuné ~ été déplacé deux fois pour des motif,s que je ne qualifie· rai pa.s, mais que tu trouYeras sans
doute intéressants. Et pou1· te IH'éYCD'ir sa faveur, s'il était nécessafre, j'ayan eenüs que mon ami n'est cependant pas amateur de «Géographie pratique».
re,111anJuf:'1· que c'rtait in1·011vemi.nt; il fit de~ obsenaiions et ,l,e 1·ésultat fui que cela <levint littéra.J~ment insuppor. iaible. Il usa alo1·s d'un nwyPn rntlical; C'était dans -l'autre siècle, le siè<:le il intt•1·dit aux musiciPns l'entrée de la sa lle, ayant 110m lui l'appui de la. loi de lumières.. Mon ami dirigeait l'éf·ole ;;cola.in•. I l s"aliéna les esprits, commt' des gal'<;Ous dans une c:ha:rma.nte J.oea]i. on le pensP bi<-'n et, ce à. quoi il ne pl"i 1 t~ assise ,sur un ·des flancs d'un i111menpa s gal'ClP. il de,,1iJ y avo,ir, eettP mêmP se éboulis que le temps et la main de anDPC', lt> renonYelleml•nt de ln, ma.g;i:,;:'honunc ont fertilisiS,. Etait-ce un attraü ,de trôner au milieu d"un jeune tn1tur('. Or, pendant ·lps tra:rnnx qui r e uple sur l'éno,eme toit qui r~couvre pr6('t>dcnt cette gra,n dl' journée, ,oili'L 111te cité endormie depuis 1338 a ns, jus- qnP les diRciples d 'Ol'phh~ signifii>rcnt qu'au jour du gra,n d révei1J '? Etait-ce le llUX magii:.trai s qu'ils .auraienl i'1 se 1·echarme d'une société nouvelle? Je ne le til'n· s'ils ncceptnicnt de nonyea.u le sais. To,ujour.s est -il qu'H se plaisait on ( ... ) pour faire éco.Je. un supéricu1· pria ue peut plus à ce post!-' el qu'il y rtait mon ,::i.mi de ne pa,s insist(:'r; il n'insista <:sümé. Preuve en est un beau compli- pas, eu effrt, jugeant qu'il va la.it mie,ux mt>nt gn'un él?>re lui remit, au nom de que cinq c:onsei ll'e1·s conia;ervassPut lenrs ses camarades, après lui en a,oir donné sii>ges et qne lui seul pe1·dît 'lf' sien. 11 lecture, et que mon a.mi conse1·ve en- fut donc 'd éplacé, m~üs,, il faut l'aYonP1·, ee 11e fu t pas sans un eertain dépii. An.:,;. core. A ussi, ne désirait-il rien tant g ue ::ii, prnfitant d'une O('ca,s ion qu'il (;l'llt de rester longtemps à ce poste. "'Gn membre de 1'1autol"it é 'lui avait d 'a,il- bonne, pensa-t-il se lance!' da,ns le monJeurs dé<:laré qu'il pourrait l'occuper 30 de des affaires. 11 se trompa; ce n'éta,it pas là. sa yoc:ation et il rentrn tl'ain,s •l'en. 011 40 a ns, c'es,t -à-dii-e sa vie dul'ant. seignement. (}u ·a.tri va-t-il cependant'! 1'l SP trou,,1 donc en un troisiènH' On construisit llù.le uou velle maison poste E"n µeu de t emps. Lit, coo.nme pr{,1·ummuna,Je et scolaire, un vrai édifice céde,wmen t, il !'>tait bien, il se plaisait, IUOderne. Fo1·tuné et so,n éco le s·y ins- on l'estimait ,e t, ù l.-1 dôtm'e, il ne mantallèrent en gl'ande pompe ... non pas, qua pas de se réengagPr p-0ur le p1·0mais axec une téelle ,satisfaction, ce qui <:ùain cours. Quelques joms après, 011 i;e con<;oit aisément.; cat ou est tout Jni p1·oposa un nom·c·a:u poste en lni diùe même h eureux de quitte1· un ré.duit sant que c'étail mieux. Or, il put 1ù1,;;1,as, humide, ma l éclafré et sans soleil s1ner as~·pz t ôt que le « rnit•ux », po 111· )JOUl' prend1·e posses13ion d'un local haut, lui, éta it pite et qu·on désil-ait ,s<.•ulPi.pacieux et échüré ci giorno. )lais, bien- ment qu'il cédfLt sa place à X ..... qui, tôt naquit une société de musique qui a,va.n t été élèYP dans cette même école, s'empa1·a. de la. salle d'école. Te dfre aYaii résolu d'en devenir le 1mtîtrt'. Et <;Omrneut , ce serait tto,p long et sa.us ,lite que la familia,rité est nuisibll' .\ grnnd intérêt ici. Il ,suffit de te faire r euseignewent !! Fo,rtuné insista, ma.iK t:11
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116 il finit pai- C'Ornp1·endre qtH', pat· sui1e d'nn renouvPllement de l égislatu1·e, ton· ies lPs fonctions pnbliquPs expiraient; cp1c, en vertu d'un droit de naii-;smict', sa ti-ibunP deniit édwil' h son con<:lll'· r<>nt Pt q u e c'(ifait li'i une eoyauté ineon. 1t'stée, l'Ontl'e ln~1uel le iT lni serai1 ri dicnl(• <le l11tte1·. li fut déf'oun1g1S, désn.p · µo i11t(i, f'OmlllP on dit, ('i s'<'n a.l ln. t>u· 1·ore mw foiR p l anter sa 1ente aillenni. ,Jp ne sais R·i J,,Oll anlem· s'c•Rt rt>.froidie et s'il anra la. cha.nC'e de 1'este1· longtc,mps au poRte qu'i•I of·c·upe a.ujom·tl'hui. ,l<' Je l ni sou h aite bien sin chernenl, rnr il aime sa vocation, 111ou ami, et q nand , parfois, qnelqu'nu fait sou1w1· à. ·R·t'!-l 01·ei lles le mot de g1·èn·, il ~on l'Î t a,H'L'. un nir <l'in eeéù ul ité.
:\fainlt->lHllll, (Jt1'e11 dis-tu, 1Ho11 thet· f ., si ·le:,- eollègues nous fn.is,tit>nt counaît r·t' va1· la mC:·me voie• le:>s <·arn,ws d !~R 1l(iplal'elllPlltl'l, on pounait faire nne jo·lil' coH<>ttion, Pt nmusanH·, en Httt'll· '1,mt qu 'dle dednt utile Pt iuspirât ù ïnti-oduir•e da.us l'ernwignemeu l <lP 1n·t'c·ienses eéfol'mes. TIELPE. ~ LLI' c:e, an l'Cvoie.
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Education morale et religieuse à l'école. - son importance. Moyens à employer. 1Suite).
L'h omme si faible pnt· lui-même, {,JJl·ouv<· Rans cesse le beso,in d'élever sou <·œur à Dien . Le maifre hom·era. le seC'ret de convn.inc1·e ses élèves de la nétl'S8ité de l a pl'ière pom tout le monde t't ù tons les âges. << Celui qni p rie s e sanYt-', C'el ui qui n e prie pas se damn e)) a dit· un grand sa.in t. L'écol e eompllète1·a rœn n"C c1P ln famille - d.111s cer-
faines ci1·('0ustances elle den·n ma l lieu l'eusemPn t y suppléei- - en dotant l'Pnfant des formu le!'l de priPres (·ontenuef! dans le 1·ntéchislll'e ei q u'il n 'est pa.<1 perm iR ù nn cbl'étien (l'ign orer. J.l { 'Xpliquera l'i ntention, le sens des oraisons, (.'11 fet'a !'essol'ii.1· ln be~rnté et la puissance; tout e la cla,sse se1in. a.menée ù pn1tique1· ;lYec aJJ.rnm· ·et dans l 'attif nde la. phrn recuei llie les exercices rc. li gienx. L'enfant saura q n ïl peu t. paJ·. J-e1· ù Dieu comme i1 un bon pèee, Lui <·onfi P1· Sl'8 pt'ti t.es peines, se:; cbagrins, Lni ùf"lnande1· le coni-age néces·sai u• pom 1·i>rnplir fidè:lement ses d oubles dl'yoiJ.·s de fils e t d'étolie'J.'. Il pl'end1·i'I la saint<> h abitnde <l'obsP1·1·er S<·rnpll'lt>n Sf>nlt'nt lPs pdites p1·atiques C>xtériPnres fü, la. pi Hé: i I se ùéc·ou 1Tii-a. respeetne us(-111ent t'n passa.ut devant U ll <' (·roix on nue église, 1·éc:ife1·a l'.\ngPl us, la prit> r'e dl'fl ago,n iRants a.u sou dt• la <·loelw, et<-.: il p ro,fite1-a t'nfin de tons ('f'S peti ts g·aius <lout -le y1•,ai cht'é l ieu sai 1 tirer pal'ti.
lJll i>svrit dïndép0nùnnee rPligieusP, nue espèc:e d'e g loriole néfaste h ·s'énrnnl'ipet d n prétt=>nùn joug de la. 1.>igoterÏl', <1 ue donne Je contact des personnes aux mœm·s suspectes on cor1·0t1npues, s'em· pare cle uoüe jeunesse.• \.11 maitre qut' i-;·et·ouderont à cet effet toutes 'les vel'sounes de YOfonté et de foi ù. cowba.ttte cP souffle d'impié té que l'on l'en co11tte depuis 'l e iuouta.rd de l'école primafre <iui rougit de fa.i re tont •seul l e signe de c:1oix jusqu'à l'.\doni::, de .:.m am; a.ux tourmu·es précieuses et a u x cbevenx argentés du viei-lhnd moitié daJJ.s la tom· be. L es pensées fotmeni le cœ u1·, et k
117 1,œur fol'll1e la condnite, c·cs1. J,a l'Pgle, disai t le Père Gina.1·d.
llP co11 rieuùl'3ient point à ht grn vité et à la dignité de ses fonc1 i ons.
L'esprit de l'enfant se repaîüa de La douceur du maître fo1·111e avantauounes pensées pal' de saines et pieuses geusement le car a,ctè1·e de l'enfant. Les Jectm·es fa ite,s sur des f.njets utiles et enfants 1·urbnlent,s et grincheux indiintfree1emits. Les hh,toil·es d 'hommes c1uent souYe nt qu 'ils ont ét6 façonnés sages e:>t bons sel'Onl. meilùeureH que la par des maîtres ù l'hnmem· sujette aux plus belle di~e1·tation sm· la sageHse emportements, quoique ces dispositions et la, bo·n té. De l'admil'ation à la prati- désagréa.bles puissent ég,a lement avoir q ne de la -ve1·tu l e pa,ss,a.g e •est r·apide, et leur soure;e dans l'éducation domestien lisant lei:; récit1; d 'a etions n obles et que. Au contrai re, là où l'enseignement g-iSué1·euses, l'oen;fant J 1n·end1·a µlaisir est donné d'une maniè1·e douce et perQu'on é1o,i gnc de l'enfa n t comme un pois1wsiYt', eel ni qui en profite sera sensi. son dangereux les tableaux üumornux blement plus affable et prévenant, et et ces liv1·es funestes dan s lesquels, soit 1·(ipandrn uue salntail-e inflnênce •S ul' ignoranee soi1 hostilité positive, tout tous ceux qui marchent à ses côtés dans C'e qui est respecta.ble est présenté sous le cllemin de La vie. un jour <·on1 l'adic:toire, malYeillant on Les técréa.tions foul'Dissent d'ex<·el:-:(·t'ptique et <1ui dt>pr éci ent la. religion lentes oecasions de tra.Yailler à l'édnca. quand l'lles ne la ruinent pas to·ut à t ion des eufants; el·le.s permett-ent à fait dans l'ürne des jenne,s gens. Ce n 'est c·t:ux-ci de nH:ttre eu pratique les conpas toujours, ce n 'est mê·me que rare· seils re~·us ù l'école. Nulle part les élèrnent nn<:! g uen·e on,e1te, mais c'est un res ne .se monfrent te'ls qu'ils sont, avec: f•nsemble tellement soutenu de pré,·cn. leurs défo.nts, leurs penthant,s que pentious et d'antipathies qu'il fra.p pe et dédant 11:'ur s jl'ux; nnUe pa'l't aussi, ils :,Ole tons les esprits gnt-ves et touies les n'ont besoiu d'une si intelligente surùmes bonnètes. veillance. C'est pour,q uoi 11oti-e devoiir Lïnstituteu1· ne sera ù la. lrn.u1.enr dt> est de les sniYre de près et d e tenü- it sa füche que s'il est lui-m ême profondéce que tout se }J,Lsse en 01·dre: ~llu·un llH' 1it religi<:>nx. S'il eu était autrement, n i d ésordonné, aucun mouYement Yioil prêclit't'a.it duus ·le dése1t. Les p,œolcs 1,•nt, ,uic:une mauvaise ruanière, aucun C>111euvent ma h; rexemple entrahw, dit j eu de lll,:Üns, aucune pa.tole grossière If' pro,·e1·be. De là découle pour l'instin'y seront donc t0Jé1-ées. Eu classe, ne t nt eur l 'imp é1·ieuse obliga1ion de régJ.er tiouffro.us sous a1nC'uu prétexf e les clé1:,a conduite sur les enseignements et lei,; uoneia lio,ns, la jaloui:>ie et 1a colère. p1·atiq ni>·s de la sain te Eglise, de ne dou. <''est ,riiu:::i (Jllt' lPs enfants ëll'lH'PHue1· lien ù aucun soupç-ou désa-va.utadtont ù se trail-e1· enüe eux avec polig-eux sui- ison compte, en éYitant la. frétrss,e et con \'enance, à prendre les bonquentation des pers.onnes aux mœurs 11e-s llabitudes, les faç-on'S toul'loises t't :snspectes et t'n se teua11f éloigné des agréable•s qui distingnent les gem; bien l'éuniou s l.nu ya utes on des sodétés qui éleyés.
118 L'éducation e,st fi'lle de la discipline, dit-on. Que Je rna.ître s'efforce donc de 1n,endre sur ses élèves l'ascendant d'autorité qoe réela,m·e l'exerdce de s.a mis·Sion; a lm·s seulement le bon esprit règnent dans sa classe. Tout se fera aycc ordre et <.'11 son temps·. Chaque élèYe t5tant consta.rument oecupé, l'oeoa.s.iou de mail, fa.il'e ma.nqueen. P.a1· suite du p(•nehant i\ l'imitation si prononcé c-hez les enfants, 'les petits prendront modèle sur· les grands, les nouvea,ux-venus se soumettront à la règl·e dès les premiei·s jours et perdro!ll t peu à peu certaines ma u vaises hwbit udes qu'ils on t po contrneter dans leur s fa.milles. C'est ainsi que J'influence du cond'iseiple deviendi-a un des facteurs de l'éducation.
-------------Travaux à l'aiguille
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uombreuse n 'a pal'fods pas de temps pour 'l a p réparation des différent es uranch es de son enseignement; mais si eHe veut êti:e sincère, elQe a.vouera que ... si elle avait bien partagé ses heures d'1sponib les, elle aurait pu trou ver les mo. ments, épars peut-êt re ma.is suffisants pour préparer les exercices du cou rs de tJ-a.yaux manuels·. Rent rons un peu, ·e n uons-rnêuies et dernandons-nous sérieusement: <~omment f a.isons.-nous- la dasse que nous n'avons pas p1·éparée'? 11aîtresse et é!lèves ne se ressen tenl elles pas du m anqu e de soin qu'on a appoi-té à la préparation'? P lusieurs tégentes croient ll\'Oir remp li leur devoir- en faisant le con1rs au x heul'es JH'escrites, sans avofr p révu ce qu'eHcs veulent enseigner. 1iais quel 1ésultat peut -on aHendre d'une pareille leçon'!
L'institutrice est-elle obligée de prépare1· le cours de travaux manuels "! En théorie, aneone i-Pgen!e ne ,·oudrnit rE>pondi"e: (( ~ou n; mais en pra! ique, 'l a. révonse négative est la plus g-énérale. Il panüi , en effet, (1ne quelque:,; institutrices se dispensent de cette préparatio,n sous 'l e prétexte que le temps lem fait défaut; d'autres s 'imag:iw,nt que ce tours ne demande point de pr(~paJ·ation. }i ou s
1·époudrnns aux pi:emiètes q u.e il' ll'rnps est ~ l'a. p.ortée de tout le mo11de: il se donne ù celui qui le pi'end. Le sen-et d'a.Yoir du temps, c'e::;t de s·av,· pa.rtenir. D'ordina.in•, ce sont 'le,s personnes les moins ou:npé·es (1ui rnan(p1ent le plns de loisir. Il peut aniver <111' nne régente chargée d'une tlasse
On dit encore : Je n' ai pas bes,oiu de ('ette préparation, j'ani,,era.i sa.ns ceila ,1 u bout de la leçon. - Sans doute, on y mTivera, -m a.is comrnen t:? On va en cla.s. se sans s'être rendu compt e du t tavail des élève!>, .sans examiner si elles peuYent aller plus loin, ,s,ans que let rnait1·essc co'nige ou améliore la manière de 111·océder. On fera attention,\ t out cela pendant la classe, on <:ommeneera même par fa et on trou ven1. bientôt un trava.ill manqué ou incomplet, et, pendant qu'on aide à telle élè,e, qu ·ou ra.ccommode Fou vra,ge de telle autre, le ret ard continue; mais, u·ayant pas la dü-ection suffisante, tout c-e qu'elles font est généralement à 1·e<·ommeucer; de là une grand·e pn·te de kmps. (~nelques élèYes même ne fout 1
rien du 1.out, paree qu'elles ne sont pas ··~sez avancées pour se t irer d'affa.ire ,.c d'elles-mêmes. Ennuyé.es d'être obligées d'nttenclre trop longtemps 'la visite de la, maîfres.,., .Jes élèves intelligentes e t a,p pliquécs :,~, perdent finalement l'amour du fraya.il; lJmmt aux pa.resseuses, elles ont un fa.ei le prétexte à laiss,er- Fouv1·agse pour passer le temps ù causer ou à fia.ire du désordre. Axec la meHleure volonté du monde, l'institutriee ne peut pa,s faire face ù tout, il lui sera difficile, ·dans de pareilles eouditions, de maiiut enir l'or(ke et de favoriser l'application. A.ussi, l'heure consacrée au travail manuel, au Heu de la reposer ·e t de iJa distraire, Jui sera ~1 chaJ·ge ou en dégoût. Tons ces intouvénients dispa:taîtraient, si a.va.nt ln c,Jasse, on voulait se donner la peine d'examiner sérieusement les frava.u x des élèves. Dans le ca.s exceptionnel! où la régente ne trouremit réellement pas le temps de le faire, elle devrait au moins s'assm·er des c1Pux points suivants: 1. QueH€s sont lt's élèves qui out le plus besoin d'aide; :!. QueJ.s sont 1es tn1,vaux qui doi,·eut (,tre défrùt,s, pour qu'elle pût s'o,ccupe:r dès le commencement de 'la, <:lwsse des premières et donner aux dernières les indications néeessaires pour éviter u,n ln1,vail mal füüt ou un temps inutilement employé. En général, on n e comvrend pas assez, combien les écolières se sentent ,s.timulées qnand elles voient que l'institn. friee lllOnti-e bea,UCOUIJ de zèle et d'enfra.in, qu'elle ptend no.[:e du plus ou mo,i ns d'applieatio,n de chaque élève. lCais si elle borne son tr avail à passer 1
une après-midi tant bien que mal, il ne sa ura.it être question de progrès!.
De la routine à l'école primaire
(Suite.) Dans bien des cas, 'l a routine est plutôt eng.e ndt-ée par le goût du r epos et ,l1a craint e du ti-a.vail que par Je défaut d'intelligence. Tel vigneron n'ignore pa,s que, ,s 'il replante avec de nouvea.nx cépages, sa Yigue ravagée par Ie phylloxéra., il peut obtenir de belles récoltes; il sait très bien que, s'il est fidèle à sulfater et à fraiter chaque sujet au moment oppo,r. tun, il mettra s,e s raistins, ù. l'abri de ro,ï dilim ou d'autres maladies fune:s tes. Mais ce serait poiur lui toute une étude ce serait un labeur encore inconnu et 'trop aissujétissant. La persp eictive de cette fatigue !'·effraye. n ,s'obstine donc dans sa routine, et e'est airns,i que sa paresse et sa négligence peuv,e nt ,l'en ti-aîner à la misère. N'y .vt-il pas a·ussi des instituteur,s assez pe1,spica.ces pour comprendre les arnntages des méthodes péùa.gogiques qui assureraient le succès de le111·s élèv·es, mais maJhe1ueusement a1-rêtés par la pen sée des efforts qu'ils devront s' im. poser pour de nouvelles études, du su.1·croît de travai'l qui sera ,l 'a conséquence d'u n e sél'ieuse i-éforme dans l'eur manière d'agil'? Enfin, il eu est qui sont retenus par la timidité. Ils ont pem dn qn'en dil·a-t-on, de lïnsuctès. <• J'ai fajt ainsi jusqu'à ce jour, se 'disent-ils. En ess-ayant de faire mieux, je va.il> paisser peut-êti-e pour un novateur exüa.vagant ou pour un pré~
121 120 i entieux. Restons dans les chemins bat-
tus n Et ainsi, quoique pe1·suadé de8 avantages d'un changement de méthode, quoique ne redoutant pas le trav:ül, un pauvre instituteur recul€ par timidité. 1,ar crainte <le l'inconnu. 11 n'o,se pa,s affronter la réputation d'un homme qui nP fait pas comme les ,a utres. C'en e·st assez pour qu'il demeure dans I 'o,rnière Pt JJOUr que les études péda,go,giques qu'il peut avoir faites n'aboutissent à n ucun résultat. III. Il est facile de cûnstatet les intonvénients de toute 8ûr-ie que cette fùcheuse !'Outine entraîne pûur le maitre Pt pour 1'es élèves. Elle amoindrit co,nsidfra.blernent l'ini,tituteur, en qni elle étouffe tout esv1·it d'initiatirn et dont elle étiole les focultés. ElJe le rend incapable de tont perfrdionnement et de tout progrès. Les élèves à 1leue tom· souffrent grau. dement de ces habitudes de routine. Le maHre qui en est l_'esclave pe1·d bientôt 1ont prestige à leurs yeux, sa da.ss,e deyient ennuyeuse et monotone. Faisant to,ujours les cbo,s es de la même u1cmière, il est exposé à des redites fëtstidicuses ;il ne prépare pas se;; le<;ons; les (~lt>,·es qui se trou vaien ! en classe les annl'e8 précédentes sa.vent d'avance te qu'on nL leur dire et ils en fonl l'objet dt> leurs plaisantel"ies et de leurs crili(] nes. Dans ces eondi tio,ns, commeut leurs faC'ultés seraient-e,l,Jes bien formées"! Qne,l fruil peuvent-ils 1·etii·ei- de;; le~ ons données de la sorte? I\'. Il iwporte doue de se pi-é;;ei-n't' soigneusement de la r-outine.
Pour y réussir, on doit d'abord se bien persuadei- qu'o·n peut toujom·s mieux faire et apprendre quelque chose. Qu'attendre en effet de ceux qui s'illusionnent au point de se :f\latter qu'ils sont anivés à la perfection? Ils ne peuvent que se trainer toujours dans l'ornière où ils croupissent. Une fois convaincu qu'il a besoin de progresser encore, l'inistituteur doit se pénétrer d'un vif désir de le :flaire. Il n'y manquera pas s'il estime convena1.Jlement ses hautes fonctions. Ce désir l'amène1'<'1 tout naturell\'· meut à faire de sérieuse,s études pédao·o,o-ïriues ' à prendre l'a.vis des bomni.es r, t, 'l expérimentés, <'L se rendre compte des défauts de sa méthode d'enseignement l't d'éducation. Dès lors, il échappe à la rnutinP, il est sur la voie du progrès. V. [l y a. néanmo,ins nn danger il najndre. Po.m· éviter _.la, routine, on 1JOunait tomber dans celui des non, eautés dangereuses, du cha.ngement on de l'inconstance. Ce nouveau tra vers serait pire que le premier. Le prnve1·be qui dit: c< Le mieux est l'ennemi dn bien>> a sa raison d'être. Il nous rappelle qu'ava,nt d'adovter une métl10de nou,elle, on doit s'assui-·e r qn'eLle a fait ses p1·euves; il faut y al'· JJOl'tel' de la réflexion, de la. prudence, de la, mesure et de la discrétion. Que de fois en effet on chante meneille à propos d'un p1·étendu perfectionnement, dont on constate bientôt après les défauts! Ri·en n'est d'ailleurs nuisible aux élè. yes comme les changements perpétuels de méthode, d'organisation, de ligne dP conduite.
examinateurs, des compi:1es étrangers à la craUise, et que ·les débiteurs, com'll.le peut -être les créancier s, a.imPmient à couvrir d'un vo.Ue, même en pJ-·ésenee des tdbnnanx ou des agents d'affaii'e·s. Comment le journa11 serait-il p~u s sincère que le grand-livre? Un mm•clia;nd i\. conscience élastique ou à courte mémoit•e ne pourra.-t-i1l pa,s QIJneUre dra,ns le jou,rn!a1l ou y insc:ril"e eonvenab'lement un ,a.dicile, vrn.i ou faux, aussi bien que dans le gr·arl'd-liVTe? A mon a.vis, ces deux livres font inuti'lemeut double emvfoi, et si ce n'est eu ,,oya,gie, le brouilla,1~d même pomra.it-être supp1-imé p,our se ,servir directement du grand-.livre et du wmpte de caisse. Üe'J)'enJd,ant je co11ç-,ois que, da.n's urne maison quekoüque où il se fia it deis .affaires cons,i-déra,bJes, ces livres nc> sauraient êtr,e supprimés, et que la partie doub1'e .r est de riguem: i'I y a. d'ailleurs là des empiloyés ad lloc j mais, je lt> répète·, à la ·campagne, et d::rns les rna.ga.sirns en détail des yiil.lcs, l a partie double qui 1e xige beaneoup_ de temps et de 1win!:', sans aucu n ava.nitage 1·ée'llement a,ppréciab1le, ne saurait êüe adwiS"e, aHendn qu',elle iserait bieuwen t a ban-donnée, pou.i· retombe,i· dans le chaos et l'obscurité, si la pa.rtie simp't:e n 'exisütit pas. (A 'Suivre .)
Ainsi, n'acceptons jamais une inno,u. tion sans n ous être assurés qu'elile est rrniment utile et que les avantages qu'elle nous o,ffre n'entraînent pa,s de :-:érienx inconvénients. VI. C'est à ce résultat que nous conduira sûrement une expérience rationnelle dirigée par la réflexion et par l'étude. Cette expérience est le fruit .d'une a.t ten tion constante à bien remplir ses fonctio·ns, d'uue fidélit é pe1,sévérante aux études pédagogiques, d' un 3mour sincère et patient pour les enfants qui nous sont confiés,. )1..insi n o.u s échavpei-ons aux ene111ents de la. routine, sans no.us üüsser entraîner par l'i.Jllusion de procédés nouveaux, dont les bons résultats ne ·sPruient pas suffisamment constatés.
La comptabilité à l'école primaire Q11 e'1s sont maintenant le's li rres c}o,nt l'é·co1Ie primaire doit eus,eigner 'la tenue ~impie'? Ue-s lin-es sout le broui.Hard, le gi-anclline, ,l e eom1Jte de caisse, le bila.n ,e t, tOl.lllllle aeees,soii-es, le,s notes pour ti-arn.ux ·e xécutés ou a:1-ticles foul"lli,s, ainsi que le carnet des échéances pour nn ma1rcha:n d, un indu:S11-r-iel , on nu al"l:isan fa:isant d,e s affafres qne'lqu1e pe~1 norb.thles. E·n voyage, Je brouiHa.r d est remplacé pa1· 'le carnet de notes; quant au jom•nal , bien considél<é comme le µlus important des ili vres .de c,oa.upü1 bilité s'il s'agit de contesta,tious et de recoms rn justice, je n'en Yois, 1ceperuda,nt J,a uéces"Sité, ni cou1me anxiüa.i1·e du comptab11'e, ni r.ornme prernyeiufail'lible en faYPnr du rédamant. Le gr·and livre bien trnu me semblle ien t.ons Ccùs ]Jl'éfé1·able ~ous un double rappo1-t; iil est pl us tôt rfrifié et il n 'éta.le pas, aux ,renx cles 1
••••• Bilan géographique de l'année 1900 et du XIXe siècle (Suite) :1. Empil"e dünoi's. -
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Le8 « Uéllestes >> re voyant de tontes parts envahis par lïn1gérence européenne, vexés dans leU1· patrioti sme de yofr de,s concessions accoedées aux JJui:ssances et surtout la consüuctiou de chem ins de fer qui les évo.unrntent, ce qui leur fut imposé à la suite de la. gnerre sino-ja.ponaise, ont fini par prendi·e peur et ,s e révolter tout de bo.u. La 1·é,·olte de,s Bo,x·ers ou Boxeurs, suscitée par une soeiété secrète 1:ommença dans le Chantong à lw suite de ,Ja
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prise de Kiao-Tchéou par les Allemands. Elle s'est l'ite propagée autour du golfe de Petchili et Yers Péking en 1·Pmoutant <La.ns la Mandchourie d la 1\Jongoli.e. Les mi ssionnaires ca:tholiques et protestants, saus défense, ont été les premières ,·ictimes. D'ani,J. en juillet, une ,ingtaine de mi·ssionnail'es catho'liques ont Pté massacrés avec plus de 30,000 indigènes baptisé.,, ou ealtéchuruènes; des cent aines de misisions ou villages d.1rétiens ont étii déhuits avec leurs églises, lem·s éwle.s, les mai,sous des Pères et des Sœu rs de cha,rité. Puis <.:e fut le 1"om d:es, chemins de fer et de touit.oes les l'ésiden ces euroipéenues. Somme to1Ute, c'est un désast re général sans précedent. La cour de Péking, où t ègue l'impél'africe, mèl-e d'un jeune empereur incapable, a:r.ant fait hypocri tement cause <.:Oillllllune avec 'les llox,eurs, forc::e fut à l'Europe d'inten·enh- milita.h-ement, et on doit reconna.îtr•e que les Pnissa.n c.es agirent <.:ette fois d'un eomlllun a,1:cord. Bien1ôt, dan,s les moiis de juin et de juillf-t, arrivèrent le1:1 c::ontingents, fournis d'abord par la. Russie ,e t .le J-apon, J.es plus proehes yo,i sins, puis par la Fi-.:m<:l!, l'A.ngleteere, l' .\'llemagne, voire mê. me l'Autriche, l'Italie, la Hollande, auxquelles s~ joignirent les Etats- Uni-.,; cl' A111ériqne. fl ne peut pas entrer dans notre ph1.n dP relater les détai ls des opérati ons militaires, doni la conduite génér,ale fut eon fi ée au maréchal eomte de î'Valdel'see, C'hoix moliYé µa.1· l e 1n;;1ssa<.:re de l'ambassadeur d'Allemag'ne, M. de Ket. teler. Qu'il nous sud'fiSJe de dire qu'il fall ut de longs mois pour organiser le1, tl'onpes alliées, fortes de 60,000 à 80,000 liomrues, qui, débarquées il 'l'akou, s'em. parèrent d'abord de Tient-'rsin, puis de l'eking', d'où J:a (.'Olll" s'éta.it enfuie rel'8 ~lingan. .\. l'beU1·t> at,tuellt>, les négodatious pout· la vaix isout tentées. Les ,\:lliés posent connue conditions le <.:h,Himent des hauts fonc::tionnaires c-oup-ables,
mais une con1· insaisiiêsable tro uve mo. yen de faüe tra.înel' en longu·eur les ué. gociations. (.\ cette heure elles ont abouti.) .\u mois d'octobte, les Russes prop11sèl'ent aux A lliés l'érncuation de .Pé. king pendant qu'eux-mêmes, agissant pour leur compte pet·sonn'e l dans la Mandchourie, s'ernpa1·aient de la ri"e droite de l'A111ou1·, après· a.voir mas,sa, cré 4000 Cbiuo.is il 131akowel'lchensk et à . \ igoun; ils donnaient ,a insi le signaJ d u dé11wU1brement du Oéleste Empire, fait dont lPs suites enssent Pt é inca.J.cu. Jables, lo1'squc pa1·ut en novembre la dél'laration d'un a.cwrd anglo-allenurnd qui 8'J· opposnil formellement. La Russie, iso1l&P. da.us sa co11duite, dnt Msa rnue1· ses ::i.g,en ts et l'entente se 1·t'1,ablit a.insi eu ap,1.>a.1·.ell'ce, 1s ur le p1·in<·ipe du 8f atu quo et de !l'intégrité du tl':'. r itoire (Llinoü;. Or, celui-ci a, une étendue de 11,000,000 de kilomètres eai.·1'éa (plus que l'Emope), nolll'rissant une population de :J50 à 400 millions d'ùa.bitants. Ponrsui mus brièvement 'la revue des auti-es Etats. J. Le Japon, obstinément fermé aux étnrngers j u1squ·en 1854, a fini p,at s'ounir en Ul78 it la civiliisation européen. 1w . .\.pr~s avoi1· battu la Chine elle-même en 18!J5, lt> ,,oilil df>,·enu ·l'une dt'R six grandes puissm1ces politiques Pt mi litaires dP l'Asie, à (.'ôté de la Chine, de la Russie, de L\..ngleterre, de la Fran<:e et de la '1'111,quie. H rnmpte ,Hi millions d'habitants, dont l'activité füws l'indushiP et le corumeree crée déjà 1dps son<"is aux négociants européPns. 5. La ('oi·ée (10,ÔOO,OOU d'habitauts), dét..1<:hé<.' de l'ernpit·e chinois en 189ii, ·fst tira.i1Il!-'e pnr les influPntes russe et ja.p ouaise, tout tomme le royaume de Siam, en Indo-Chim•, l'est pai· les inflneu(.'es fran~aise et ,_lJlg,.ùa.ise. Ce sont p1·0Yisoil·ement deux << Etats tampons n. · (). L'anc-ien 1·0,y;1ume d'Ann;:im, <]Ui relevait de la Chine au début du siècle,
123 sP dt enlever par la France successirewent la Cochinchine. (1862), :Je Tonkin 11873), ~'Annam (1885), enfin le Laos (1893). Toutes ces provill'ces constituent aujourd'hui la superbe co!lonie de l'Indo-Chine française peuplée de :rn m ilJions d'ftmes et avanta.geusement situi5e t•nt1·e les deux grands foye11s huma,i ns de ]'Inde et de la Chine. 7. L'Hindo.ustan, possédé déjà depuis deux siècles en runjeure partie pa;r la compagnie anglaise des Indes orienta.les et qui avait excité la conyoitise de Sapoléon ün·, Yit en 1853 eu 1876, ison 11dministration co loniale 1,elllp~a1.:ée par Ja fol'mation d,e l'Empire des Indes, au pro.fit de la couronne britannique. Le ca,lnne dont jouis'Sent les ha:bitants rs-t relatif; nonobstant des famines nées de la sécbere·sse, ,et qui désolent périodiquement le pays, la population des Indes a plus que doublé durant le X.Xe siècle. Aujourd'hui, avec •l es terri tofres annexés de la Birmanie et du Bélon( chi,stan, l'empire compte 300,000 ùrucs sur un territoire de 5,000,000 de kilvmètre-s cm·1·és; son commerce extél'ieur, qui s'élève à 5 milliards de füan cs, 1·Ht pi-esque l'équivalen t de celui dures. te de l'Asie. ~- Le roya.nwe d'. \fgbani,stan (5 mi'llions d'ha.bitants) est lié par des tI"aités arec l'empire des Indes, t•a ndis que le 1·0,n1 ullle dP l'erse (8,000,000 d' habit.), ant1 efois plus eonsidért~ble, se 1,aisse influencer par la Rnssie, qui chel'(·]iP il obtenir un }Ja,ssage pour ses ehemins de fp1· vets les ports du go•J'fe Pe1·sique ou de la côte d'Oman. En .~rabie, l',\ nglet.ene a pri:. ]Jied ÙPpuis 1842 à Aden et à 1Iascate, tandis que 'la côte octidenta1Ie relève de la Turquie. !l! La Turquie d'Asie, sauf un coiu d1> l'A.1ménie (Kars) enlevé par la Rusisie, est 1·esté\ le foyer prin<.: ipa.l de la race romme de la. domination ottoma.n e et mnr,;n,lrnane. Le ma.ssa('re des Ai·méuiens commencé il y a deux ans n'a pas 1
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enc?re pris fin. ~eule la Palestine, grà. ce a l 'mtervent1011 des puissanees eutopée.nnes, a 01bten u un gou verne'lll· chrétien. L'influence aHema.nde domine l'administration du SuiJta,n au multiple point de vue politique, militafre, indus. trie] et comrneJ"cia,L En 1·ésumé, ·lai population totale de l'Asie, qui a n début du siècle était éva. luée à 500,000,000 individus, en compte K:!0,UOO,OOU, qui ,s ont de ,race jaune et bouddhiste en Chine et au Japon, de 1·ace lwune et brahmaniste da.ns l'Inde, de l'ace blanche Pt urnsulmane dans la pa1·tie oeeidentale. Bien que le eafüolicis.me soit en JJrogTès aux Indes, en Indu-Chine et en Chine, Je christianisme ue compte gnère pl'U.is de 25,000,000 d'ad. bérents, la plupart du schisme gt<'c dans la Sibérie, le Turkestan russe d b Turquie. (.\. suiYre.J
-----------L'art de bien lire
Pour bien lire il fant joindre à fa.rti<.:ulation n ette et p récise des mots les intonatiO'lls de ,oix qui font éviter la monotouie. La p1·ononciation ne doit êtte ni üaînante, ni rapide, mais modérée. La diversité des sujets doit faire naît1·e la diYersité des tons qui, selon les ocea,sions, de,·iennent g1·a \'es ou lége1·s, tristes ou enjoués, r;o,utenns on conpés, anilllés ou tempérés. La ponctuation, exactement obse1·Yée, sert non s,euliemen1· ù offrit· des repos à 1'01·èiJlle et à ma.rquer les endr-oits où la voix do,il tomber et ,s·e relever, mais eneore à la soutt>nit et ù la fortifin·.
Dt>pni s Ie <.:omrnen<:emen t de la. pé1·iode jusqu'au lllilieu , il faut que h1 YOix s'élève insensi1ble'll1ent pa.1· degrés C't qn'dle s'abais,s,e da,n s 'la, même propottion depuis le milieu jusqu'à la fin. Les point d'admiration, d1inten·ogation, les interjections qui désignent un sentiment exig,eut un ton µlus aigu et plus éleré. Les asvirations, les accentis,
124 les liaisom, <les eonsonucs avec les vo}elleti, l'obst'1·va tion ùes brè,e8 et des longues, .Ja. prononcia.tiou nette des finales, sont a utant de parties qui concourent à l'endt-e la. lect urr agréabk•. Bien lire est un ütlent; on disrtingne à la lectul'e l'bomme judif'ienx, qui pa.rlt à l'tisprit ~t au cœur, oe l'homme qui ne sait pas même lire pour ·Jes o,r eilles. )f. CURO.
Partie pratique -o-
Enseignement civique
LE TlUVAJL BASE ET l\IESUHE DE LA r ROPUIETE .T'ai tléft'kh é un champ où il 1w pon::;i;ait que d es ronceR; j e l'ai endos, planté, aJTOR(•, couvert de bâti ssP", ou <.:e qui re ,-ie nt au !llême, jo l'ai fi c·q uis en tlounan t e n écllan gp d"autrps obj e ts provenant <le m on travail. La isociét(' m 'en a ;:;fmre, quoi ? La Rlll'fnce, tlléiit re cl!' cC's trn,aux 11P t1Nrichcnwn1. tle- cli>1ure, cle pla nta Lion. rl'arrosagP. tle construction, la surfnrP et rien cl(> plus. Elle 111 e la llonnl'. ('ar cllt• u e peu t pas rairP antrement. C'olllmellt, PU effet. voun·n it-ell e llle garantir l:! fruit dt> m e;.: la heurR, si c ll0 n !' s'assurait la tmuqnilk 11osses><ion lle C'ette ,rnrfoc·e oil coule nt l'.C'H eaux:, S UI" laqnellP reposen t c es tnurs, tout autour clc• la<1uelle sP rpenten t e t y(,gi'>tt•nt les rnt'ines tle C'P>< arbres? Il lP faut bi en, et elle lit' peut per111 cttre ,"\ uu autre lle st•mpr SUI" lll(>S IIJOisso11s, de pl.inter ii ('Ôi {• de mes nrhres. :\faif; mou traYail u p s'étt>u1l pa s au Llelù <IL' l.1 so nclP ,l\·ec laq111c>llt> j e Ya is c·berdier l"L•a u de 111ou pnit,;, <'( tlè,, lors 111a prn1n·iH(, s·an ête oil ,;"0st :11Têt(• Illon traYa il. Cependant. an-dessous (l p c:ett<' surface tlout ou ru"::t g-arnnti la possession. il ~· a des vrofo udeur:- remplies cl' uu métal. le fer. qui ,wrt ü ton>< lei; OU\'l"il,!!es tliffic: ile,;; tl'uu antrt> lll(•tal. l'argent. qui SPLt i1 tous IPs (,('!Jauges; d"uu mi1H•ra i. ln bouille, qui sPl't aujounl'ht1i ,-, 1n·otlnirp la f o rce. Le fourl, pouvant devenir li> tllfoâtre d"UUl' UOU\'dk J)l'OlH'iHC•: Pt. f;OllS la. srn·f:H·t' qui pst au laboure ur. se form e nue :mtn• posseRsiou. qui fllll)arti,•1\t an mineur. L n :-;odHé pose cles r ègle:, pour J.1 s iiret é et
l:1 <:olllmodi té d t> tous les <le ux. l\Jai,; ,"\ t(' d e ruu , el l<' pla c-<' l'antre, e t la terre, lo ll'êtl'c uu théâtre tl'm:urpatiou. est nin!l.i t!Jéi\h·e d ' un double labeur. l'un à sa s nrfa l'a u t r <' tlaus SPS p lu s 11roronc1es entrailt De la sol'tl', aucune p:utie dP <'Pt unive r s n' l)l'Ocligu(•e à qui ue la, trayailkrait p11 1;;; à l' I f· Llessus. i\. l'autre le Llessou><; à ch at: pour le tra n 1il, à cnnse cln m esm!' du trn vail.
Style él'.1'it :1 son frèr!' pour ameur1P!lleut s Lles terres. X .... le .. _ . . 1!)111 Bieu <.: ht•r fr èl'<', li arrive fré qne u11ue il t qu' une t e LT<' Dl' 11oe, sètle pas eu qu:111tilf Youlut> tous les élillleu ts uéc-essa fres pou r Hre bien protl UC'tiYe: JpaJJ
,Pz ,l votre cous in l'e ()Ill' Yon ;: y a\'t>Z YU l't f:1iteS-llli p ,1 rt tle \'OS imprpss io11~. Mon cher Alfretl , p:ip,L m·a Clllmen é samedi ii la foin;. C'for:iit hL plus i!llport a ute clt· r,rnoéP. N ou s y al)ious pour Yüllcl re uo1re bea n p oula in gri,: qnc th ,1s vu clnns lfl pré aux Y:1l"tllltes tlrn1h~n•s, fl'IJ ,;ouYiens-tu ·t .n•tnis à la fo is bil'n contt>ut d"alle1· il la foin• ('[ !lie u lri><ll' tlt' Yo ir p,utir uotrP pont,iin <)1te j"aimai:- tant. Il ,;e laissnit <lo('ilt·· 1m,11 t C'ondnir e an bout d"nue <·onle, il est s i t1011x: p:1p:t u·a n 1i t wfane p m; e mpm·t/S le f,n1t•t. Il a fait l'obj et <le not i·t• ('On,·cr satiou 1w11t111nt toute l:1. routp. Kons nous cl!'w n u1tions nYe<.: inq nit'l ude <JUPl allait être ;;uu p1·0. priC,tn ire . « Quel m a llleul', n e 1mis-.ie w·e111Jl<'dwr !le <lin'. <l"être obligé>< de 1·pmlr e il un itll'Ollllll. qui le mnllraitera p en t-êt1·e. uu :llliurnl <tti"on a f>le n\ ituqnel ou s\'~l atta ché'.» :\J:1is il faut >'e J'(•signt>r; c·eF<t nu0 nécf'ssité
t:°l·~t nlor s <]11ïl Y 11 lieu <l e recourir aUJ nmn1de111e nts PU lni foumi ssant <·e qui ht mt11HJne. Par t•xempll•, ><i l'ou a uu sol tro, p1111 l' tout le monclP : san s cesse, e u effPt, s nr argilPux ou l"alllenth' en ~- mt:-lange ant llu sa. I,· l'ht>n1 iu. d e-s pays aus passH iPD L. concluis:i nt l>IP. dt> la m:1l'llL'. Ph-., et i-ïce-Yersa s i le sol 11,,, 1·:td ies, de hollll!'R yachPs l1011 t ils se sé(•R I sa blounPnx. Lorsque le sou R-sol u·est 1)81 p:1r:Jif'ut ;;:ius dontP ii reg-ret. T)'au tres em metle même u atUl'L' qu e IP ;:;ol. il suffira i;ouveot 11:1ü•u t unp bnude tle J)e its cochons bruya nts ,k faire un tléfouc·r111ent 1111 rien profond, ('[ cl iillcile;; ii coudnirl'. U"Hait uu mouYeme nt. po11r l'amemlel'.•~lor,, il faut aYoir soin ùe nm• animation gt:-u t:-rn.le. Ou 1l"t•11tPildait que bipn wéla11!!'l'r les tliffN·t>ntes tl'tTPS. L!'s prin. t·ri ile bestiaux. coups cle f ou e t, t1P11els dt' cond11:1ux ameudempuls sout Il' sable, l"argilP et 1h1l'tP11rs. qui se répHaiPnt a u loiu. ln c-llanx. Dans le c-a,, où lt> sol :;;erail mnrf>cn- Il y ayait he auconp (lp momle ,1. la fo ire Pt geux. on a alors rec·o m·s aux tlrnina~es, afin Lk les dPssécber et de les r c-ntlrP il l:L culture. Il ~- a différente•;:; mauièrP,; de p 1·oréd1•r. l'a rfois l'on y 11lac-e des t uy aux poreux oü les ,·a nx eutreut pour s'écouler. COlllme c1\1 utre1 J'oii- l'on ;;c• C'onten te d"étahlir de;; tan,1111 que l'on rempli t dP pü1it bois ou tle cai lloux, eu lllême qn"on lai ssl· o u,·erts. Yoili'.l c1P qudk manière !'ou a m eudP !Ps terre,;. Ou u t> R:lll1":1it ü J',wan l'e fixer lles règles in rari ables là1les:su:-:. 'l'on 1 tlC•peml rl n 801 ù :1 meuder Pt de la inox imi I é des mn t ièr0,; qui y ma nq 11eilt, l':11" il il<.' fa rnlrait 1rn s que ln m a in rl"œune 1lt:-pas;;,î t le profit. que l'on prê Yoit en r e tirer. 'l'on tout. affe<.:tionué .JEA.N.
lt• 111:1n!Jt:- Hait bieu r e wpli: le nomln·p et l:1 l":ll'iélfo cle:, animn11x lt> rendait•ut for t inté-
l'P~sa ut. C b e l'aux 111ag-nifiqm•:;, tanrPaux l't r:il'llt•:s s npl•rùes. vHits YPanx aux yeux dou:s:. pOl'l'S <l"une g-1·osst>ur é uo rm!'. nous :1rous 1·11 tout cela l'll p:1.sf'ant pour a llpr l'l'Puclr!' notr e pl;1 Cl'; puis no 11;; 11 ·11Y011:s pl ns l,oug·é, nttemlnnt les a11 1atcur:-:. .\prf;;; aYoit· étC• 111nn·lln url fo ph1F<ieu rs foi;;, uott·<' poulain fut enfin acb c té :six c:ents fr.
11a1· un gl'o:s fermier. Q uanti <'Plui-l'i l'eu1111 en:1 • .i<' DL' 1rns 111·emp êrlle r de lui dire: « Yous 1t> :-:oig11el'e\l; llil'u. monsieur ?,, .\Jo1·s il se r ~to11r11:i s m111·is e t mP r épondit: « Oui, oui, l•Ptil, s ois tr.auquille, c'est m on intérêt. » -oNous nous sow m es en stüte promenés. p apa Lettre ri n1oi. K ons sommes allés ,oi r que lques b,1You,.; i>te,: nn ellef-Jip11 , le jom <IL' ln. lh.:niiil- l:lt]ties, C'ht'vnux (le- bois et autrPs. Nous ne I'l' foin>, la plu s importnnte lle r nnuC•e. Bcii· i.ommes reutrés llue Jp soir, après nne bonne
jo11rnée . .Te n e regrettais qu' unr cllose, c'était de r eYenir snus notre poulain : tu aillles les l>fitPs nou moins qtie moi, tu m e co111p1·euds t101w s,rni:; doute, lllOU cher Alfred. Ton cousiu Loui;;.
-oJ,B BLAKCHISSAGE Dil·<' Pn quoi com'<ist e le b lanc llissag-c; énnmérer le:-: tlifférents proc-érlés poul' ù lnuehil" le liugp f'L Je,-; mntièr0s vre111i f' r œ <.:onsacréPs ~i cl't u s:1;::1•. rlé<"r ire e u pa rtiC'nJip1· l<' :-:a ,·0,1.
se.JET 'J'l{Al'l'E LP hla 11 (' 1li,-;snge :L po11r oh:jct priucipa l <le clt'.-barra,-s01· le li11g-p tlPs ,mb,:tam·es qn i le sa li i-st•u t nc·r·itlentt> lle n1ent. LP.;.: Yêteme11t;s, :surtout ('P11X qui :sP tro11ve1tt eu r·outa l'.t a Yec· l:1. p c:111. s 'i111111·f'g-ne11t par les phéuo1111~nes dp ln rPsp irn lioil, tl<' rnar iè1·es grassps 111 C•J:1ug t•es tle p oussières qui :sv l ronYent e n snspem;io11 ,luus l'nir. Le Jing-~ st> rec·o11Yl'l' donc f:u·ile11wot cle coqJ:- huile11x, lfp 1H·inc·i1ws rPnfl'nn a n t rle>< germes s11sc:epti. l,J,,,, <le :-:e tl0n• lopver, et pouv:1 ut alté r l!r les J'onl'tiorn; th' l:1 peau, par c-ouséyneut exercer 111w infln1·uc·P ffi('h l'USC' s n r h1 sa nt(•. L .1 prov n•l(• c·ons istp clone- :1 t>Ul<'Yl'I' ("PS impn rl'tC·s rn Jp.s trn it:int pnr tlPs principe:-: qui les rentle u t sol ul,les et que rean fait foml re f:ieikJUC'lll: c'Pst C'e r111·on appell!' le h lailc·llissugP.
l>am; les ménages on ]Jt'Ot:t'<lc de la mauiè l'e s11irn11tl' : Il• linge e s t 1l"ahonl passé ù rean froicle pnis recouYert lle l'l'lldres dt• bois 1lont Oil fait rlürnontl re les sel;; e n v1c>rsant snr lPi-< cendres d t> l"Pan bouillante. Vient ensuite le s :1Yonn:1g-e: le liuge e:st a lor s riilc·(· ,1 g:r,llld e <'a 11, fogou ttl' Pt tord u : cu1ïn on le• fait sN·ller. _\ujonnl'lrni Je,; cendre>:- :sont ;;011n'11r n•111plaC'foes pa r rl11 c-n rboilate ,](' sou de. Ll' :-;a ,·oil p111ployé pour le l>lnnc!Jissage cloi t
propr ifot(\,; ,l la pr(•SPUC'P de la _po tasse 011 llC bt sonrlc, qui eu :sont la. llitSP. Les s avo11i:: ii. hnRe d e potasse s ont mou:,; l'enx à b nse de ~outle ;;out durs. Ou llréparP le s ayon soit nYe<: rie l"bnile rl"olhe, qui tlonile nu produit tl"11n!' grande• pureté üont la. fabrication était autrefois 1)l'esqn0 exclusivemeut res trPinte ii l\l:1 rn0illt>, :-;oit ayec· cl"autres buile,;; 011 rln Rnif. <le la. i::rais;;:e, tou1 1Jin(\R aYe c lln ('/1.l'boila te de son d l•. ~l'f;
126 LES DEUX 1'1D~
Jl<'ux nids étaient sm· uu arbre: un nill de œé:,anges, uu nid ùe chenill('S. - L<~'> 11remièn's mangeaient les Recondes. - Denx enfa nts s'<'mpa\'ent du niù d'oiseaux. - L eR chcntlles, u·ayant pins cl'ennemiR. df>tnliseut l'arbre. Condnsiou. SU.TET '.rRAI'l'E D<'UX ui<ls étaient cad1és clans un :11·\Jrc fruitie r. L'un avait (•té constnlit par deux joli(\'S rné~anges.
L'autre f°'ta.it un nid (!'affreuses (·heuilles 411i rhercbu ient déjà il se rtl-pandre sm· les lmm clJe,; do l'arbre. :\laiR les mésanges lf>R porn·sni\·aient f>t eu J'aisu.ient leur repas. ün jour, clenx gamins qui passaient pur lii :1JJf>r c:nrent l a demeure des oiseaux. Ils rf°'soln!'ent de s'en empal'el" l'un rh•u :s: ;.:timpa aussitôt et atteiguit le 11i·l ,)n i co111p. 1a it clejii. quatre petits œufs. La wère effrayée s'envola et r evint bientôt tonrner nutour ,lu niù; m ai,; l<' i:rnm in s·eu e ll1 pa rn ma !gré ses cris. Restait le nid des ch enilles; <'Plies-ci se multiplii'rent et se rf'panclir!'nt sur les branches (lp l'arbre; les mêsanges qui Je;; tléYor:iient iit:iient partiC's. L 'arbre n'eut bientôt plus <le f <'nille;;. et il m• proclnisit aucun fruit. -
0-
LA CURIOSITE i\Iontl'Pz p:11· q uelques exemple!<. clans quels c·as la curiosité f'st nn ,i<' • ·· )'Lnntn·z qu'elle pent être aussi une qualité. A quelle conditi on! Quel profit tire-t-on 11'11ne Raine c·nr iosité. SU.JET TRAITE Lu, c uriosité est une d isposition df> l'espr it qui c·ouRiste ù vouloir connaitre ce qu'on ignore. Elle est uu ,ire quand elle se porte sm· les choses inutiles, frivoles ou malsaines. 1·,u· exemple celui qui sepnssionne el s'intrigue pou1· srivoiQ' où va le beau monsiem· qui passf' chaque jonr devant sa porte, gaspille 14011 temps et son esprit en pm·e perte. Celu i qui veut. i'I toute force, pénétrer les scci·ets ùes autres, qui les espionne, qui se montJ'e
indiscrC't JJar ses question:;, agit eu ilom mn l éle,é et percl bien vite l'PstilllP de tous. .\ u contraire, la curiosité ~st nue •1ua1J11 quaud elle se porte snr des clloses sérieusea el utiles. Ce sont des curieux qni ont fnit lea tlét:ouvertes et les iuveutious auxquPlles lt genre humain doit sa civilisation et le bien. être. Cc sont f>Dco1·e des curieux qui ·ont fait m:urber la s<:ient:e tlans la vole du progrêe et l'ont portée ,tu point oil elle en est aujow, (1'hui, et c·est g1·ilc:e il eux que, claus l'avenir, elle irn. plus loin euc:ore. Sans cm'iosité, lllil d'arcleur pour l'étncle, pas de satisfaction .iprès t:haque acquisition nouvelle. .Te veux 1·égler ma cmiosité 11om· la. clirigl'I' seulement d u C'ôté de la scienc:e et lln bien et l'empêcher de toumer rcrs l'inrliscrétio1 et la méC'hanccté. -0-
LES El\"~E1\1IS DE LA \"IGXE Fair e c·ouna!tre les ennemi::, contl'e lt'11q u.-!s le vignerou doit lutter. Plan Pt sorn111uire. - L I" ,·ignC'l'ou u·,t 1>111 senlemcnt il soigner sa vigne, il <!oil cnrore combattre de nombl'eux ennPrnis qui s·nc:h,1r. nent à clétrui l'e son œnvrf'. - De ces ennemi1 les uns sont ùcs animaux. le,: autres <les Yégéluux; moyens de comlJattre les nns et le>' autres. - Conclure en ra.ppelnut ht rno1·n. le <le la fü.bl<>: Le lion et ie 111011C'lte1·011. SU.TET 'l'RAl'l'E La. c:ultme de sa vigne qui comporte une fou le cle soin>' rli\·er,i ne doit 1rns seulem.-nt oc·cuper le vigneron: il a de plus ft combattre tles enuPrnis nombreux qui s'a,t 1aquent à 111 plaute, objet des soins, et se joigucu t aux ac. ddents atmosphériques pour anéantir ses Pllpérances et détruire son œuvre. LPs enuemis ne la vigne sont, ou de genre ,rnimal, ou de genre végétal; les enne111is v~ gM:rnx sout des exc:roissances parasites, sor, tes tlf' r·barnpiguons, tels que l'oïdium, 1'1111· t11n1r11o~e, lè blark-rut, le 1eltitC·l'Ot, le 111i/drlf et le JJOWTidié. L'oïdium est 1111P sorte clP moisissure qui rcC'ou l're le grnin et n uil ii son cléYelopp1~ ment. On le combat par le soufre clout on saupoudre la g1·appe coutam in(•e au moyeu d'un soufflet.
J,'authr.ac:nose (maladie dn c:harl>onJ c:on~iste en taches noires qu·ou rpncoutL·e sm· les ~urmcutR. lPs feuille,,; et les r:i(·inPs. l'onr l'OllllJ:1ttre cette mnladi e, ou mieux pour la pré,enir, si l'ou a ùes rnisons cle la. c·rninclre, ou nrrose chaque c:ep. au pri11temps, aY,l Ut J'i'dosiou ùes bo m geons, avec; une lli8solntion dt• snlf.l te de fer mélangée fi l'acide sulfnrilllle fortement étell(ln d'eau. LI' hlac:k-rot (noir!' pomTitur.-) et le white1'1/t (l>lauehe pon1Titure) nttaqm•ut surtont les .!!'rappes dont ils dessèchent le g1·aiJ1. Pour le;; 1·ornbnttro le vigneron bacli/!,'eonnl' les ce-ps ,,,ec nue houillie composC•e cl'!'au dp chaux gT,lSSC' et de sulfate cle It>1· ou ne cui,re. Le milclew (nielle) se révèle par dei< taches jnnnes qui pnssent au rouge lJnm. II clésorganiHc le bois. Jp;:; feuilles et les racines. On emploie. pom· Je clétruirf', clPR pul,érisations cle ~Pl cle c:uine. - Pour le 1>011rri<lié. autre eunemi, le vigneron devra cléchausset· le piNl dn cep et enle,er la. tcnP conlnrniuée, puis rem11lir le trou ,a n•c cl n purin c:out"eutr(• l't co111l>Ie1· le \'icle avec: une ten e sninP. Les iUSl•cteR. enue111i~ lie la vigne sont: la /1//l'ulr, l'cn111ulpc, la rocl111lfa et le plty/loJ·rrfl. Ln p~Tale e::lt un petit pnpillou qui. ii. l'état lie rhcuille, cl(>vore les bourgeons: <:eux-ci, .tprès son passage. se111bleu t a voir été a tteiut:le feu. L'eumolpe ou urebec p,·odnit, il l'état rit• l:n·,·e, rnais sm· les feuilles, ùes ravages du mê1oe geure qne ceux produits pa,· ln pyrale. La. co<-byliR perfore Ill pulpe clu grain Pt 1·u absorbe le jus. Le plus r<'cloutablc ùP c·f'!l enuernis c;·est le v1trlloxl"rn, sorte de puceron qui attaque les rncines et fait desséd1er les feuille-s. Cet iusel'le n ruiné pendant plusieurs années les Yigucs fl'.1 uc;,li~ei;. On le tléh·uit soit par de~ immersion!'<, soit pnr le sulfure de rarbone répnndn ,n u pied llu c.:ep. Ll· miPnx c'est lle prévenir le mal en greffanl cles c:eps tranc;ais sm· cle;; 11lants nméricnins c:oofl'e lesquels l'insecte a moins de prise.
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\"égétaux ou anim:rnx, ce& ennemis sont, tomme on le Yoit, aussi uombreux que nuisibles et ncharnés. Il faut songer à la. fable de La. Fontaine: Le lio11 et le ·1no11chcron, et
l'ou ne peut s't~111pfil'hPr de 1:oud111·P, a,·ec: Je fab nliRte, qu· ... entre nos ennemis les plus ii <:raindre sont souvent les plus pet its.
- of'IllEHE D'U.N E:Nl•'AN'L' A JESUS A l'enfant qui te ré,l're
'l'u ne te dérobes pas: Si jusqu'au mont cln Ca lyail'<' Il ne J)ent suiYL'f' tes pas, S'il ne ,·ieut pas il ta. table :1Inuger Je pain ùes élus, Tu l'appelles dans l'étaù\e . 0 Jésus, petit .Ti's ns'. L'étaùle est le petit temple Qne ton amour f it ponr nous: L.l ;;onYeut je te contemple Et j p te pa rle à genoux. A. ton berr·cn u, rua pri ère .:-l'a point cle ,œux superfln f<. Elle c:hercbe ta lumièrl", 0 .Jésus. petit .Té sus! Que ta bonté me ,·etire Loin cll"s c:bemins hasardeux Pour que uons puissious sourire Eu nous regardant tous denx: Quo ta sa gesse m'instruise De ce qui te plait le plus! Que ta grâce me couduisP. 0 .Jésus, petit .Jésus! Si ta pnrole me reste l~u tous temps an fond du cœur. Ri cle tout penchant fun este .Te pui,- demeurer n1inguf'm· : Si jam:i is j e ne cléne Daus la rout e des vertus, P1·olonge beaucoup ma. vie, 0 ,Jésm;, petit Jésus: :llnis, si mon ndolesceuce Mnn·J1e clam; l'iniquité, Si 1ua robe d'innoc:enc:e Doit perdre sa pureté, N'a tteuds pas <:e jour, arrêle L'essor cle mes pa s perdus! Ji'1·appe, ! rn:1 jeune â111e est pri'tP, 0 .Tésns, 11etit Jésus! Ilip. VIOLEAV.
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i ~8 L l<J l'LAT. \ NE ET L E GR E:\'AD1 ER
tiu e tu d ois t'est irne 1· b e ure u x D'être u {> claus m on voisiu ag-l', D isait u n pla t ane or gueillenx , \ rertain g r e nadier q u e cou v rai t son fr nillnL orsqne l'a quilon destr nctem , ge ! Dau s les r h a,mps p orte le r a , a ge. 'l'u pe u x grâce à mou ombrngP, I>é fier toute s a fure u r ne c:rnse1· i'i. tes frnits le p lus pPti t rlom mngr . li est ,-rai, d it le g renacü er . rons me faîtes du bien ; je ne puis le n ier , E t j'aime:, vous eu r e ndre hommage ; :.\fa is de l'ast r e du jour e n m 'ôtau t la. c bnle nr ~e me nuisez-vous p a s tla va utag-e? D ans le p ré tendu b ien fa itenl', .·\ qu i lP g l'enatlier a clr essnit ce l angnge On pe ut, de l)lu s d'un prote<·tcu r . Déc-o u vrir 1-u. fidèle image: S' ils p1·orm·e<11t q u elque a,a n tag-r . So ll\·e nt ils fon t 1rnycr r h è t·e m e nl leur f n ve n l'. -
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L ES .\ Y A L A.~ C H E~
Lf's ,l Yn l,lllehes ~(· 11ré"e ntent' ,;on ~ p lu · siern·s f01·1nrs ; t nntû t r·r sou t dt•,; l'Ht:1ssemeu 1'f; <lt• ueig e q u i <l escPntleut <les roch er s t' l g-li::,s<'n t simplement tlaus des touloir:- roc-o illeux: tantnt eP sont des parois s ul'plom · hante~ on rlP$ ro ruid 1es fo rmé<>s p,n· la ueige, q ue le ve u t ,1c·cumule : 111 b or d cl'nn prt'.>tipi t r o n »m· u11 e nrl'tc de t·o<:h er s. r t qui , tout il ('OU [), s 'a ffa issen l son "' leur propre poids e t tom h e u t cl aus la dir e c tion du ,·c•u t . L orsq ue. ,;ur u ue croût e ri e ueig e f erme et tlure, t olllhl' um• ;rr a lltl e quantité cle neige gra u u lt'nst·, ;;nn s C"ons istan c:e, il u·r a. n u cune c o!Jé r en t f' t>ntre les cl.eu x eou e!Jes . et , s u r les p e ntes mirle,:. il suffit de ln elrnt0 <l' uue petite c·om i· <·h e, rl'm w pdo te rléb1eh (•e tl' un h u i,:s o u . clu l)fl SR'1gP thm tlrnlllOiR Oil tl'llll liè\'l'('. 110111· q u e la rua,:s e ><P m e tte e u mom·emrnt.
Anecdotes scolaires 01·thogr apli ique. No us ayon s .sous les yeux le ,,Buletin de la 1·p.forme or tografique". Cette livra ison men•tion ne tous les adhérents <le la S ui sse fran ça.ise. ~o us n'y relevons q u' Héfol'me
un seul n om valaisan, celui de M . L. Coqu oz institu tem . D u moment que 1'1}!} veut soi-disant simplifier ou ·téfol'l11er (d'auc.:uns d isent tléf o1'1ncr) notre ort ho. gra phe, nous n 'aurions p a,s été très s ur. pris de voir le tab leau, conséqnen.t an>c le s~·st èrne p1·éconisé, abrége1· le nom de notre sympat hique conc·itoyen dt> Satlvan. E n écri, ant simplement Coco, une économiedc deux letü es eüt ét é réa. Ji,sée. No us verrons, ·s ans do ute dans nu avenil' pl'och a in, de teJ.l es &implifü·a. tions se c.: onsommer au nom de 'J n ré. forme ortl1oyra 11l1iquc. - Atten don s. .\ pr o110s de lu. r éform P orthogr nph iqne, 1111 :1imable é<' l'iv ain aynnt il écrir e au mi u islèl'(! fra n ~ais de l'iu stru ction J)t~b liqm:•, a trnc·P sur l'.-nye lo ppe: i\fotien J OR J LEG, JI in i .str de
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/.'i11Sfl'II O-~Î() II (l(o
J) llil lic
Ro-:: -ar.
Le~ ins titut eurs angla iK ont une siug nlièH' fa <;o·n d'al))pl'eudre l'ùis loi1·e i\. leurs !'> lhes . Yoic-i, en effet, la répou. se fai te pai· nn ·1:'D f,ant i\. un maHre tJni J'i nt.Pnoge s m· Kriigcr. « Kt üger, a n m t ·de cl.Ja.ntei- dt's J_Jsan. mes, était an th rovopbage. I l a ma u g~ tant d' A nglais que la reine a enyo~·(, Roberts p oui- rapporter son 1·œu r. K rü ger pe ut 1·éeit er to ut e Ja Bib le de mémoi1·0: 1·'est un fumeur in'J.:1ssa ble et il ne se la.ve jaoua.is. 1> On ne dira pas que ces ma îtt'cs n ' l'll · spignent pas des c.: hoses pl'écises. - Les instït-utenrs françai s asant rP· <; u la. clPfens<:' forme lle de ehan ler au lnl rin , eert.a in s d'entre eox ont ro ul n :-,n.vo.fr s'ils avail•nt en cor-<:' ;Je ch oit de sonner 1'1< ~'i..ngelus '> t·t dt> remonter l'llml oge du clocher. On leur a l'épondu qu'i1ls pou, aient sonner pou r annoncer l'heure, mai!! «sans tinter », de manière que leur sonn er ie n'ait ~menu ca.ract ère re.Jigieux. Quan t à l'bo•r log€, comme elle est, parait-il , de sa na t ure •l a.ùpH:', on pè'Ut 1·emonter ses poids a utant qu 'on , eut. C'est l'horloge des jacobi ns de F ran· ce qui a U1·ait besoin d'être r emontée.
lui ;1uuon1:a q ue d <'s l' iu nts iou 111• l:1 J}f'Stf', l<'s 111orl>' SPl':lie11 t Pll tl'IT(•;, N;m;; SOllllel'iP tle clo.. 11,•:<. pou r u e pa ,; a larlllc'r les ,·îY:1nfs, s1•s ,·J1t•1·pu.X se tl l'l'SSPl'CII t s ul'!a têtP et il s· a lia ttit s ll l' 11 0 sipg·e f'Ollllllf' si ll ll p oids d e l'l'llt l l\T e:-< r ,•111 éc-rns(•. Ou ll Plltf'n di t bie n tnt p ins que Ir'>' n lloil'lll e11 t cks ellif'us <!ans Je ,·ilJage et 1,1 11rétlid io u tlt;> ln. Yie ille ,se ré:11isa pr esqné ;) l'illNt:lllt. H :rnak pu é lni1. si bo u leYe r»é qu'il fut obJi. ::,·. ponl' e altuPr son fron b lc•. tl'e11ti'e1· a u c:a 1J.ire1 o ü il trou,·a les fortC's t·ê le,; a s,;rmblt'.>es ~Jl ,·ne tl e 1lt'.>ba rt r r ce <Ju'i l ~- ,wail :i f:t ire ponl' t·oujm·c1· le grautl ma lheur qu i R'aba.ttni t snr t'llX. 0
III. Il r a ic·i-l>:rn nne p t1h;.,,:a 11tL' soun !r:line 1lou t ll•s san1 u ts n ·o u t p :1s eneor.- pu c cm,.;t:ttf'r les pri>11·iJJes dP Yil'. 11noiqn'ils l):trknt b,•nuc-onv ,relie et d r ><a. p niss:1 111·1•, l't qu'ils 11p uous out va.s en 1·orP :tlJ]J r is :1. t·1•do utr:>r. pu isque wus n o n,: no us t onn10m; Yen; elle a YP<· espoir . Ce ll \ ·s t p oiJ1 t tle l't•nfc,, r qnc,, j e \'eu x p a rler, 111:lis de l:t. terre. L a l>onnf' terre, bé n it• e t pa isible q u i 0 ·1:st point a uss i passion née 11ue k< nn t res é lé111(•nts, le fen , l'e au e t l' a ir, qui ,,, Inü;,;e t ,llrn e 111 e u t fo u]pr au x. v ic•ds . t:r ih ler ,le blPssn n•s, so uffre e u pa ix q ue !'ou biUi,.;:se ,·t ,;c'rue des Yi!k s sm· s oll d os l't c111e la. sa p e ,·t la m int> é p,ll'JJillt•u t :t u Yeu t ses os pen dn nt 11ti'Plle n °g:1nl .- ,n-l't tconcl rr,,;,;p J'h o111111e ,111I la frappe l't la ll<'('hil'e ,1. >'O il g r(>. (lne l<111'11n a-t-il jam>1 is clc,,mamlt:. ü la tPn1• : - ü so11 1·er:1inl', i, lllnît1·t':ss1•. û terre bénie . ,•,-l n tontt•ut ,• lie t on t l'l' (}Ill' nous fa is o us ·t Tt• vlaît-il <!Ill' no u,; dé, a,;,ious ll'S n rn°·11if i•1tws for C•t;; v lri ues cl'ou11Jr es Pt th' frn i01c,,11r C'l qne u o ns tlé1·01Jio u,; :l illNi ü lclll <·011Js »ou ahri coutl'l' le,; r .-ganls nnll•u ts ch t ,;ole il '/ T e )'lait-il q u e no 11R ('01ttl'aig uio1ts tt,,-, fk 111·l·» ,i ,•Uli'l'I' tla u s le li t •l lll' nous le ur tl'l' uso us: c111,• lll)US <h•,,.;,;p(·h iolls tes N :tugs Pt C jlll' llOllN t.linions n 11x tor tnl'es tl.- l:t soir: <l lll' non s h•ndiou ,: to u <·0111s. l'1; q nt• nous 11ouis l' ll 11n I'· t:1.d ous J p ,: 111t•t11l m•,:. CJ llP n o us fo!Jlk io us 3 11011s llOlllTil'. ù uo u::: 1l(•sa l tPl'Pl': te 1ii:1ît-i l •illt' no u,; :1rrosio11s tle ,:aug l1•s d 1:1rnv,; f! r:>n· · ris et ll lll' uou s l'lllt'lTion;; 110,; rno1·t,-: <la uR lou ~l 'Îll, l}lH' llOll,S ,·i\·iou,; :1 t('" tlP]J\'ll" t't <JtH-! U1111s t':1<·<-:thlio u,: <l<' l>énücli ('tion s l'l <lt• 111alé1llt·t ions vo11r Il' f ot·1·1•l' :i uo ns dount•r <h-•s ~li nwa ts ; f}lll' 00 11,; {>pui sions ton tl'"' k s fa n tltés cle ll Oîl't' iuti•ll igf'll<·c• i\ 1lt"c o11,Ti1· Jp 111<ff Pll •I'111 ·n 1pe r tc,,s l' t1< It·o ils lp,; p lu s d t'.isl'l'ts. · 1.-.,: I1lus iu 1·onu us, pou r y 111 ultip lier notr e ni u~ ;
tou t l'ela te pl nît-il. ,; t.-r1·e. ,:011,·,,raine UJa i tr l-':-;.sp'!
La. ferre. Plll'. r e:;tc <lH 101111a it·P: t>lle la i>'sl· fa ire t'I. agir : mai:-; part'oi>; l'lle f1·(•mit d' une· "o mla inP tel'renr . et a lor:s le~ ,· illes et les 11.1 la i,; l1·eml>lput. Puis. p endan t ,les :siè<:IPH. eilP n i:> tlOll lll' pin,; signe lie Yie. UOllllllC toute mèrt nai111e t1I bonne. l'ile :;u p11or te tout :t.et p:1 tieu 1·1• <le la 11:nt. <le IS l'f< enfa nts 111a 11 1·:1 is et <·on pa lJles . Elle tache e t tie11t secret,; Je un; 11é<·hés et "li· bil ii. 1.-u r p lace le cl1fi t iU1e11t dn t'iPI. Elle n'est v oiut c·o mTouch• cou t re e ux . elle ne les puni t v a ,;. Jfüe les /ilève , e lle v<'ille :1. ton" leurs bt•:soins et ne le u r tleman tle t'll él'h:t u ge a.unme r eco11rn1i:;,;an c.:c. Elle sonffrr:> e u si lelll'e Lie le ur i ugra titud P et <lt'.> ,·ol'e son éternell .<.lonleur. Cnr le ,wrt tle ,;1•s en f ,lllls, de se:s égoïs tes enf:111 h, :-n u,; c.:œ111· n e lui laisse ui ti·è ,·e n i revo,;. Le el.Ja g rin. le:s a n g·oisNCN q n ' elle éprnnYc, IPs fau tes Pt lt"" i1111rnrPt(•,; tlu g pm ·e ll u111aiu a f f a il>liss en l gra d n ellt•t11e11t s1•,.; fon::Ps et nlor s , la paun ·e lllère. l:1 pa n ,,re terr .- t OlllhP IWl i.t lll' . Oh ! qne lPN bO llllll l'S ROllt al>:Htns l)l1 '1llfl la teITP e,;t 01:1 latll•! 11:s lomb<'lll r-0 111111.- lPs iusP<·tp:s varasiks to111l>e u t 1l P li1. ft>n ille j n ull ie clo ut ils 011t 11r,,. dpité l:1 chute p:11· ll'tH·s µ10 1·su r es! 1 Alor,;, 11a1·u1i les n:1 I ion,; tt> t·i·ifiée,; apvur:ii,;. :.;eu t rl1• 11o u ,·plles f on ue» <l<' 111ort. don t Jp,.; 1 1101 11 ,; 111è111t•,; t'.> laieu t ig·11ot·és: tiu sou ffle tl.1 J' ai1· h>1Tass1• l'homi11e le p ins fod Pl le plm: n1 illa11 t lJll i ne se relè·Ye 11lns . gu Yain il (':l C'b t' tle 1Tit'.> 1·e tlt•,; l'PlllJ)al'ts lie pit'LTC in nc(:l'Ss illle ~; e u ,·a i u il clint s ou <'OL'J1S tlu l1:111111t• 1 lP pin,; p r /it:i1•ux n r l'ticnt ,;a r p;:pii-ation . La 11101·t i n \'Ï si]Jlp il<' eo11 t1:1ît p o111 t l<'H cacle1t:1:< e t ]('s Ht'l'l'lll'C:'S Pl arrn d H..' tlP lenl' <lellleUl'<' c,.•u x q ui la (·1·:1 igtlt'n t. k v iu s. E lle n·a hesoi 11 11 i rl'illf <-'l°tl'I' l'a ir. n i ri.- f :1in• ,:nb ir ,;011 tOll· ta <·t il ,ws Yi('times . l i:, r:>11 teu<le ut ]Jl'OllOJH·er ;;on 1wm, tres:;:iilleu t et w .-urP11 t. Ce u·l's l p as nn fl é:iu 1J ni fr a vve l110w 1H(· :::en ll' meut. L a terr e. la h' rre ell e-1HêlllP PH l's t :1 ll l·i ute. .fr uie 1·,1pp.-ll t• f o r t bic 11 t·t;>s j o1t1·,; (1.- t<·r· t'l' Ur . .Î<; LL'l'tni;; alon-: q n·m1 éeolier pc,,nt-(•trt' f.ie di ,: p ent-(,lre. t:i r je u e 1Jt1 i;; 11r(-cist•r ii q nellt• 11P 1tr e k p:issai cle l'E->nf:111ce :i l' :Hlo k ,;ce11 ct•J ; je n 'éta is ;;nè re a fft•ct(• lie t: (! li.H i ter rifi:1 it t ou r Je tllOll(le . .Je lJl'ennis plntût 11lais ir :1 l'étrn u ge té, il la llo lll·eau té <Il- l'é,·{,Jll'· meu t . Ou 11ons a l':liL <léfeu tlu 11':tller fL l'ét·ole: llOU>< aYiou,.; iles Y:L1·allt<'s ttlli 11o n ,,1ie11t ètt·e ve1·vNuelle::;, et <J 11i, je n ·es,;a ierai v a s <le le
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6 uous can><aieut pa,; ven «le ;.atisfnctio11. La. YillP que j ' hnbitais était e11tourée d 'un conlou sa11itait·e . .\!011 père. clout je vois tonjonrs la eourag·ense a tti tude, eeig11it sa YiPille (•p(•e et :Llla comml· tous le,; :ttltl'eS Re joindl'e au conlou. La flotte a11gfo ise tout e11tière ue m'aurait pas. im;pirü plus lll' cou -. J'iauc-e q ue <:ettP Yieilk épée rnnillée ne mou pi'rP . .\la ch«•rp ùonne mèL'P nons avait attaehé au «·ou ùes ,;a ehets 1·ern11lis dP ca 111pll re, pt 11011,; étiou,; l'.Oil vaiue ns q u·a YN: ce talism:111 il ne ponrl'ait uou;;s ,11TiYer ancn11 mal. 11 e><t ,Tai qn'ou nous avait iutPrdi t de mau;:·el' ries pêc:he::; et dPs melons. N ons étions ohéissauts Pt uous u'am:iou>< porn· rie11 au monde e11frei11t l' o l'dre nrnü'L'Uel. Comme si l:1. un Lnre eût vonln se railler d e uons et uons teu te 1·, nos al'ùres fruitiers ployaient sons leur ehn.rge de fruits appéti><s:rnts. NouH les lni:,silml·;; poul'l'ir s:111s .r touche r . :'-<on~ avions un 0011 méded11, nn ami cle hL famille , qui allait, i;"c•xposaut aux plm; grnnlls péril,;, tl'm1 ma lade il l':rn tre ..Je le vois toujours denwt moi a,·ec s1.is cheveux ù lancs, ses joues roses, sa taille d r oite; il aimait il. se moquer ùe notre peur et à se fa.ire apportp1· les p lu;; ùea ux melons qn'il découpait ;;ou;; 110:,; yens: et dévorait :'l helles dent;; . - ll u·y a «llll' ceux qni out peur, lli:;ait -il; t out r e quïl y n il faire 11om· édiapper au fléau. c 'e>< I la sobriétE• et l:l foi eu Die n . Quand 11011:; !ni de1m1u(lions s'il é tait ,rai que l'air était r e mvli de petit s insectes in,·is i b les, qui oeeasiouuaieni. l:t maladie lon;qu' il:; vüuétraieut clans les organes cle la l'.l'S[J i· rntio11, il nous c:onsWérait t•n souri:ml et di><ait: · - Ceux qui croie11t il. ces inse ctes fer aient Ilien, au lien cle 11:ule1·, de ::ie douer la boudw, car, :l c:haqne mot, quïls disent, le s iusec:tes leur e ntrent Llaus le gusil'l'. J•Jt 11u:1rnl. tle jour en jou r . le mn t.iu e L le ;;oil-, .ï e uteurlai:; claus la 1·11e les l'iLll's rlf•:; 111ourn 11 t ;;. les l:1 meut.a tiou s et le;; :;<aug-lots de,; n•u,·es et d es orphelius, q11;1rnl on di:,;a it q n e elle:-; 110>< ,·oi si us «le;; fam ill, •,; eu t·ières a,·::iienl succo111bé l'n ,·iugt-11rn1Lre lJ(•ures, que tian,; lt•>< maisons fnis:1n t f:l t:e ,1. la nôtre il u·y aynit pln,: que le yiüe et le ,:ikuce, îulérieu 1·l'llll'lll j'élai>< heure ux pour 1leux 1110l·iff;: tLtùonl ]):H'(·e que la prnloug:Ltiou du flé:111 entraînait l:t vroloHg·ation lies l'<l(:aut·P~: l' Ll"Hil,• ])Hl't:e 11ti':lllt:lll1 dl·s 111iens ne rn·a,·ait ftf, l'nh· ,·é et que Dieu 11011R :lY:tit 0pargné,.,. ~[ou bonheur se ïond:1it. sm· mou ;.goïsuie ..T'étaiii lleure nx et pourtant je lisn.is llÎ<>l', DP
7 rl:wH les ~·enx cle 1mi mèrP que not r e espo ét tlit p lus faible que le p ins frêle de·s llrh d'herbe et que pour elle , la ::ienle ellose qni 1, rassu ri\ t, c'était la foi. .Te n'ai pn;, g-:Hllé (l' antre soU\·eni1·, 1l' autl'1 i1I1pressio11 de cette année fa tale.
•• Le miel et sou usage. A et' 1110,rne11t où 1'011 ·eutend d·e ton,
côttss 1rnl'ler de griJ)pe, d'influeuza, de rhuwes, b1·0-nd.ii.tes, etc., où en ce1-tai. ues <·nnt1·E"es [ Ps pei-sounes rua.lades ou inùis.µosées so,n1: aus~i nornb1·euses que k"s bi1•11 _vo1·tantes, il n'est peut-ê t-.·t• vas inuiile ùe faire connaîti-e et de ra.1>pele1· les exL:e'llente~ q ua.ljtés d'un ali1uent dout l'usage n'est pa.s ass,ez répau. dn. Je \'·eux val'ler du nüel. .\ntrefois, il a.,.üt la prem ière p1are daus l'es proYisions de la famille et cliacnu s'en üouY,tit bien; uos pères affü·. mai.eut qne son usag e journalier eutL'l'· tenait la ;;anté et <:ontribuait à prn'longe1· la ,·ie. La chose est bien natutelll', le wi el étaut l'écolté sur- nu grand nom. lm: de fleurs et d'e pla,n tes, il leur empruute toutes !eues vettus et_ lem·s l)l"<J,, priétés. Comme aliment !Je miel ~st ami. si utile vou1· ptéreuir le::. rnaladJes q ul! pout les L·ombathe. Etant extrêmem ent diu·cstif ,:, ) il noun-it le cmps sans charger . . t l'estowa c. Il ,e st n tile à tous, mais L: es sur toul L:hl'z les eufaJ.11:s, les \'Î eillar d11 el. 'J es pe1·son11es délicates qui ont uue Pxisteuce séckntai.t-e el marn1uent dl! moure1nent el de grand ait, qu'on veut lt' wiL·nx constn1 er sou influence sal ut aii-e. On cite üe1:1 guétisous étonna11te11 ùues ù l'usage du miel, et v-oici comment s·exp1·ime il ce snjet uu éâhai n de la· knt, Jl. ra bbé \'oil'llot. (( L'usn,,.e du miel exerce une influeu"' . c<~ L,i<, nfoisante ,;111· Lous ·] es, organes mterne8, ln boudw, la gotge, Iles ?'1·gan~·s 1·espü·atoir es el les organes d1gest1t':1. Les lll'O Eess,e u ts, les musicieus, t otul L:enx ou eelk:,; qui usent ou abusen t Ùl! la. roix ci de la. pa,l'Ole den-aient faire 0
1
un frl'qnen t n.s·a ge du miel. Il ei,; t effi-
8C,
contre l'enroncu1ent, la toux, le rhnrnr, la. gl'ipJJe, la brou cllite et cornnw dérin tti.f contre !'.angine, le ca t ha.rre p11 l1 uo1wfre, l'astll1ue, etc. Une potion ,1gn,able e t utile da ni,; l·e mêm e but, ,·\·s l nu bol de du clta.uù, de cidre ou de ]ait éduk o1·é au miel, a\'eC un petit verrt· de k ircl1. l'lus d 'un prendr a it le 1·e1111~cle ~a ns ê tl e malade. Le mi-e l, pat se 8 propt iél t>s légèrement laxati ves et pm·g,1tin•s, prévien t la L:Onst.ipation; il es t rri•s bo11 contre les iJ1~Iamwntions ùe l'<·sl uma.c.
a vour son ,u·gen t.
«·i1t·P
1
l)an:,; l' infüue nza on tec.: omm,;nde <:Olli111e bo isson ordinaire ùu t lié Iége-r fo1·t1·nw11 t rn iellé et a rnma.tisé ù' nn veu <le rll I m1. Il est pro·u vé q 11-c les JJe1·::H1n n!',s 11Pn ense:s, ·s njPttPs aux ins omn ies, ont 11·on 1·é le cnl1m~ et le sommei l dans l' n,age du rn i<~l pl'is ava n t de se couch e1·.>, l'ont' que le mie'] a it de l'effi ca cit é, il l'au !" qn e ee soit du v rni. miel pui- 0 t. 11a-
t111·el. C''t~st poui-quoi le consomurn.teur iloit se mett1·e en g-arde contre certain:; 111iel,s étrange1·s dont nul fou1·nisseur Ill' [ll'Ut gaJ:aJitir l'origine et qui sou 1·ent s•mt fal sifiés. Ces- espèces de miel font foou nélllen t de to-1-t , pa.r<:e qu'ils ne pi·oduis:e nt J)as et ne pell\·en t' pas prndnire les effet s al.tendus, et le r ésultat 1•st qu'une fois t r ompé, on St~ méfie du lll ie l m ême natute'L D 'a.pr0,s ces, consi.d1>. 1,1tious !1,e con s ommaJe ul' comp·l 'endnt 11 u'il ne doit p.1s t r o,µ t egarde1· an lH'ix, rat· pou1· le m iel, cornrn e 1,om· an t re cho-
so uveut mo-îns on pilÎ<', rn oius ou
eH
(,,Feuille d' Avis de V c ,·e~' '') - - - -- -.a-•1---- --
BIBLIOGRAPHIE L'avenil' uu1sical, organe menHuel des Hocié lés et a 1nat enrs de musique. R édac teur en <:11ef: Uh . Romieux, p r ofesseur de chant ù Genè\'e. S omwaü-e <lu numérn Je février (l'ri:x: Suiss e 1 fr. 50 pa t an) : Uhantems neuchàteloie. - La rnoi- t ùe Verd i. - ~ ouvelles vada lio ns s nr nn Yieux urntif. - Chroniq ues vaudoise e1 n üa is-anne. - ConcOlll'S iu te1·1iat ional <k rnn:-ique il. G en ève en l!lOL --· H.rrnne uu drapeau. ·
-~---~·-------Anecdotes scolaires
7,c /i/"fJ/C8-'CII /'. - Q ùl· ~:l\'(' Z-YO \ls (1 (' la m o1'11e 0 - L ' ét11di1111 / . C'e~I' un 11o iss on d es n1ern l•or i"nles a n•c la q11e 111• du qnPI on fa it rlL'H lt:1 hi tR «le gala. L ,' p1 ·o{esse11 r : Q ue fi t .\Jn l1rn1 1et qn:rntl il eut aecomp l i sa ;JOm P a1111ée '! - "· lP prnü ·Rsenl'. il e 11 tra «lnus sn. ,Ume.
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.\J ':-;ien ... , é el'it011 c·01Till or on 1.:orid.or ï - Com m e 1·0 11s ,·ond1·e,1. mes e11fa11 ls, r11rn rY11 «J il l' n>K :jn mling-e ~ ;c;oic•11t: b ien fo .r m és. Néfo r me d'ortl111,(Ji'U/1h e. -
Le grand établissement d'imprimerie et de librairie Benzio·e1· ..1; Cie A G., à Einsiedeln, vient de nous adresser à titre de spécimen les o;vrages suivant~ que nous ne pouvons;.que recommander : _La jeune fille pieuse (relié) 1.25. - Bible illustrée (cart) 85 et. - Récits bibhques .50 et._ - Pet~e histoir_e de l'EJ!ise _(illustré) 1. 50 .. - Le plus beau jour de la. vie (r_ehé) 1.50.,~- La vie de N.-S. J esus-Chnst (rehé) 1.50. -- La vie de la Samte Vierge 1.50. - Almanach des enfants de chœur et des adolescents pieux 50 et. - Idem, des enfants de la première communion 50 et.
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Supplément à l'ECOLE PRHIAIRE (N· 8)
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Ouvrages et publications recommandés * AUTEURS T,=., DES " " " ' ' " _ J.,m""_" j_llroob; I R,li_<_ 1
Allbé Pœy *
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Manu~! complet :i~~!.~!~~1 religieuse (coL1rs
Desclé moyen) . . J C Dela!!Tave Histoire abréo-ée de la Rehg10u avant , .- -'· Lhomo1ul id. " de l'Eg'lise Poussielg·ue Histoire sainte et hi~toire de l'Eglise ;\leu ugc ''' > 1 Hi stoire de la Relig·ion et de l'Eglise l\lg-r Cauley [lier PEDAGOGIE 1 iVesimel- CharMéthodologie Achille* 1 Delagra ve Cours de péclagog·ie . Charb onneau . A. Castaig·ne Cours de pédagogie_ et de méthod o,log1~ Aubert* Manne! de pédagogie ou guide clc I Instituteur , Grammont Overberg Dép. dn rnatér. Méthodologie . . Horner L'Education chrétienne , revue pcclagog1que :-,oc. gén. ù'ét.lnc. Poussielg·ue hebdomadaire (Pour la Suisse) . _ . Sav·o ir vivre, savoir pal'ler, savoir ecnre. à <le la Fère* l'usage des gens du mon_cle _ 1 A. CastaigHe Politesse chrétienne (Impnmenc cathol.) Roller. X*** 1
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LANGUE FRANÇAISE Dclag-rnvc . Cours de lecture à hante voix Lexicologie frnnçaise (/)rigine, fonnatlOn et 1 Nathan sio·nification) des mots [ Poussiclg-ue Con;s de littérature française Vincent I P. Del.aplane Histoire de la littérat1ue française _. Doumic * Laporte, Ra.guet Cours supérieur de gram. et (le langue (el.eve) id. (maitre) 1 GÉOGRAPHIE 1 Poussie lgue La terre i.llustrée (géographie nui,·.) X*** 1 Fayot Géographie de la Suisse Rosier HISTOIRE Po1c1ssielgue Cours d'histoire (édition abrégée) Gagno l Histoire ancienne de la Grèce romaine contemporaine SCIENCES Annand Colin 3me année d'arithmétique. 2 vol. (élève) Leyssenne * J id. (livre du maître) Eléments usuel s des sciences physiques et Bonnier Paul Dnpont naturelles 1 Cours élémentaire, 1 '"•' leçons de cho~es_ ,. )noyen (hommes, animaux, _,·ege~aux) 1 1 supérieur (anatomie et 1ihys10logJ~ de l'homme. histoire naturelle, vl1ys1que 1 et chinie) Le nouvel enseignement des sciences naturelJ les (ii vol. ensemble) 1 Blério; Notions d'agriculture i)fa;-.ure 1 Delagra1·e Petit cours de chimie a.gricole l\[alagu t:i Marn e Lecons d'a,o·riculture et cl'horticulture X**" \ Aug. Goin Arboric1i1tire fruitière (hc~senL
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* Les ouvrages précédés de ce signe (*) sont particnlièrement recommandés.
Un jour donc, c'était pendalilt les vacances de Pâques 1876, je v;ell!'<l.is de ter. , . miner aia lecture d' « AtaJlra » et moin â,ro;e La l1 ttératu~·e m-a t_ouJo~·s ch.a:rmé. en débordait d'amour et d'ent hous:üasDès mes premmrs essais, q,ulJ. daitent fü~ . I momenrt de traduire à mon t01U r l ·' · dé - t I me. ,e nw!1 a d o- eiscence,. J Y m. couv~r a quel!:ques imp,ression1s me parut favomei11Jeure ,expre:ss10n d~. cœutr de l ~om- riable ,e t je ne crus, ,pou V'OÜ' mieux faùre we et. que~qu: ;~c~rnaü?'l:1 de .son âm.e, que de cho,i s:ir, pour sujet de ma thès e, le me1Ue~u ùt ~ etr_e h u~am . . . . ceux qui deva ient nat u:reHe~nt m'insLes na1v~s h1s tmres d, 1!;·barn Ohv1er,, lpir er les mei.I1e'lrns .sentiment s,: mes pèles beaux 10mans de Clan e de Cba nd e- re et mè1re. Dès 10,r s, j'a:r rêtai mon p lan neux, ,les contes mor :11:x de J ean Gmn- et je me souviens a~c queiblie joâ.e inge_ et de Buet, produ1~irent su_r mon es- t enrs e et na:ive, a vec qu~l feu all'detnt, vrit 1a plus proforude_1mp,re:ss_10n et dès avec quel idéi:tl amour je rrœ mis à col\llors, les heures que Je P1assaJS dlan,s 'la ver ce projet si cher à morn cœur d'électure de leurs ·excell]eDJts ouvfütges ne orire ,e t d~ fari re publie!!' « mon premier se col!llptèren,t ptlu,s et ~ a rquent laylus ë:Wticle >). Je me mis à l'œuvJ'e avec une beur•euse étap~ de 1;11a vie, oe1He où, ig,~IO- émotion que l'on ne peut concevoir aira~~ du sou{:1 qui :'~sorb~ _et ~létri~, sément. A peine av·a is-je pris mes repas le Jctme _homme ne sait qu ~.nne~ et t"l~ quie je clisp-am jssais daills '1a campagne, re,. au sem de la plus P?-re ~ffeet:wn _qm et, clwisiss,ant da ms Iles ve1rge1·s d'a1lensolt au monde, ceJ.le qm do,1.t symboU,s,e r t omr derrièr e les ha!i'e s fleuries une ici-bas celle d'l' Dieu! cell_le des patenr~s ! ill'e'lllle de foin w upé je m'y ért:.e~d!ais, Ma t~nd1·e 1~èl'e n'était pa.s ~ans sa- dé'lici,eusemeint bet"Cé 'par 'le bou rdonn1eperoeyo1r _de la t ournrure ,p-ars,s,1on11ieJl: mt:nt enchanteur ders in:s ectes e,t I'en:ique p'renm_t c-e goftt _effréné pour ?es h- vr,a,nt paJ'fum du :fourrag,e quj me tevres dont Je de_ven~1s le Ü.'IO'P d•o,c1le es- nait lieu de coudie. clnYe . .Te ne sms s1 eJ.lle en tonçut cHemême une S1ec1·èt e jo,ie, maj,s i1ll a:rriva En peu de t emps j'avais tra,c é pa·s ma'l soiuvent qu'eJile inter·vint chaleureuse- de 11'.ig;ne,s qui ne me pa,rurent pas t rop ment en ma faveur quanld, oub-li-anit mauv:a ises, (on est s~ facilement colil:tent J'hewre d'e lia classe pour mes chères lec- de soi-même), puis j,e me relns ert, comtures, mon bon père se voyai t contra.int me coinclusi01n, je 'la~ssai t omber qu·e.1de me gronder. ques 1aJ.·mes sui· mon pa.p ier . Je m'étadis Les 1ann:ées d'enfan ce p:a ssent com- lai:ssé gag11er pa:r ma propre élJliütion. me un beau rêve, et qua.nd on [ es évo- Les 'la.i·mes ,sont mon ,S(;'e au, pensai-je, que, du mi'Li-eu des tombes q ui vou s en- et je ne thange mi r ien à ce que j'a,i dit, tourent, l'on .e st à s-e ùemandie·r s' j,l est pe1·s,und~ que j'étaris, déjà à c.e<tte épodonc nn i que ceux qui re1Josent là, dans que, que hL prem iè1·e impr,es,sion est la paix du cimetière, sont bien ceux qui touj,o urs l a meU:leure et la plus ,s in cère. l'Ollis on t aimés le p'l us au monde, qui ."1.insi fut fait. Sam,s ,en rien Jiai sser paont été vos anges tutélaires, les bo11s rai tre, je mis mon article à la poste, ~énies d u foyer, lia S0lll1rce die toutes vos accompagné d'une lettre à la rédaction Jooes tl1es première8 et '1'e s plus diouees et du journal auquel j e m'ar(ÏI'essai, sans l'ou pleure. recommandation. L'article et la l,e ttre l\Iais l ais sou,s de côfé les amers sou- éta.ien t signés du p1seudonyme qui m' a.1'e11il~s et revenons à cet heureux foyer brite encor e a ujourd'hui. Et j'attendis. dont je viens de v~us pa['ile.r. Cette ,attent e fut un petit martyre. Je 1
1
0.80 1.25
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Mon premier article
9.50 l.i'iO 1.40
2.~5 7. -
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1
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2 n,e pouvais plus l ire, j'étais impatient et inquiet, je nie faisais plus que guetter le facteur avec la dése·spéra.ncP d'un na,ufragé. Mes parents s'étonnaient de ce changement subit dans mou caractère et mes habitudes; j'étais dev-enu pl'esque taciturne, me figurant que tout le mon. de m'épiait, j'a,vais quasi honte d'avoir osé si délibérément frapper à la porte de Dame Publicité et ca.cbais mon a udacieuse démarche comme une grosse faute. Mai,s un beau matin, ce fut une bien autre cba,nson. Le facteur postal, dont la vue cause toujours une irrésistible commotion, (il est dépositaire de tant ,d,e secrets et de curieuses cho,ses) déboucha dans le petit ,sentier qui conduisait, à travers prés, à la maison paternelle. C'était un gmnd gaillard sec et voûté, dont le pas, quelque peu fourbu, indiquait ce qu'on appel'le, en style administratif, « le vieux cheval de po,ste ». Il me bêla. de sa voix caverneuse en agitant un gros pli blanc. J'avais le vertige. Je fondis positivement sur le messager , et , d'une main fièvrense, j'arracha.i,s de sa main l,a missive qu'un vague pressentiment me faisait deviner. L'enveloppe renfermait une lettre et un journal dont je rompis la bande avec une sorte de ra.ge. Mes yeux, (qui entre parenthèse, dev-aient singulièrement briHer,) tombèrent sur mon article dont le titre s'ét,await ,presque majestueusement en tro~sième page, au chapitre des Variétés. La lettre de la réùaction était empreinted'unecor<lialité bienveillante qui me remplit d'allégresse. Les projets les plus mirifiques naquirent subito dans mon cerveau tap,ageur, je voulais courir a.près le facteur pour lui annon~er ,1a bonne nouvelle, pour le remercier, je lui aurais volontiers baisé les mains, mais l'impassibilité de son visage me rebuta; les facteurs sont gens blasés et la joie des autres, dont ils sont les émissafres obligés, ne les émeut point. Je courus à mon père, qui m'embrassa longuement en me félicitant, à 1
ma rnèl.'e, qui ptleurn de bonhenr à la lecture que je lui fis, en tremblant,de la premièr·e piag'e qui reçut nos larmes rén. nies, à mes frères et sœurs, qui se ré. jouit-eut avec moi ,e t me firent de plai. santes révérences, en m'appelant: « Ji. l'écrivain ». Enfin tout le viJila.ge en par. la, et j'avoue à ma confusion que j'eus la -faiblesse d'en être fier. Mais à cet âge, c'était p:udonna.ble et maintenant, Ct' qui me l'este de mon premier articlp., c'-est le -dou'1om·eux son ,enii- de ceux qui étaient là, en ces temps déjà loin. t ains, et qui ne sont plus, h éla,s, a.ujour. d'hui, que cendre et po,ussière. Sic transcitnt gaudia rnttndU Echos de St-Manrice. SOLANDIEU (1).
* * * Pseudonyme de M. Albert Duruz, d"Esta,Yayerr, domici'lié à Sion et beau. frère de M. Charles Hanni, dont les compositions musical es sont connues (~t appréciées même en dehors du Valais. - Edgar d' E1·vHle, Chrysanthème, Guy de Ramie1·, Thomas van der Rbeidt sont (Sgalement des pseudonymes. Cette note pour répondre à une question qui nous a été posée p'lus d'une fois it propos de la. signature appo,sée au baa de différents articles. (1)
I
Un type d'autrefois
Il n'avait pas inventé la poudre, Jean. Jlierrede Barberaz! Non, mais c'était trn bon garçon tout de même. 'l'yp~ ùi11paru d'une étrange origina.Jita, il l'î'~ ut - je n'ose avancel' que ce fflt tout i, foit à tort - 'le nom de NouYt>au .IJÎQ· gène. Or, sans avoir l'allure fruntkuse tie l'ancien cynjque, H avait du moius tuute sa bizarrerie et même son 1111· mour et sa causticité. Il me semble encore entendre 110s tons vieux papas se plaindre des temps qui sont changés, - des andenne<; habitudes - qui s'en vont, et, songeant à
8 -
Jean - Pierre de Barberaz, s'écriee : tout et défie bravement les efforts des Les b1•av~ gens se font toujours plus an tans. !'ares; tout change, rien ne s'amélion~! ,., En voilà de la simplicité! Ils ne sont Hélas, il est des heures où moi qui pas de notre â.ge, ces traits-là. Je l'ai pourtant me ~rouve si heureux d; p,ro- <'hoisi entre mi1'le, tout aussi bizarres et )llener ma samte paresse au seuil du aussi curieux les uns q ue ·l es autl'es. ;:-.Xe siècle, je me surprends à applaudir Celui que je viens de citer dénote en intérieurement «no,s bons vieux papas.» son héros un esprit un peu simple il est c·es,t que 1es tra.ditionnel'les mœurs vil- vra.1,. mais . cependant droit, j u,s te' sans lageoises ne sont pas les seules à dispa- hypocrisie et sans arrière-pensé;. Ab! rnitre, emportées par le souffle du mo,. que ne sont-ils plus nombreux, ces cadernisme; ce cachet de pittoresque et ractères là., à notre époque toute de J'étran1ge que nous aimions tant chf·z fausseté et d'égoïsme, où la franchise JJOS pères, les aceompagne. Trouve-t-on n' a plus même un petit pied-à-terre, et maintenant de ces types origina.ux ,et où se réali,se de nouveau la parole de parfois vraiment drôlatiques qui fai- )'historien latin: « Ambitio multos morsaient le charrue du t emps jadis'! A ce tales falsos fieri subegit; aliud claupittoresque, à· cette intensité de couleur sum in pectore, aliud in lingua promplocal e a succédé une regrettable umfor- rnm ba,bere, etc. » 1) La bonne foi n'est mi té de caractères. plus. Elle s'en est allée avec ces hom. Comme cette transformation me pa- mes d'autrefois: figures particu li èr,~raît complète et b1·uta.le, lor;;que je me rn ent curieuses, mais simples et bonnes rrporte aux jours déjà lointains, de mon d~rniers repré.sentants d'une époqu~ enfance et que j'évoque certaines de ces disparue. GUY DU RAMIER. ligures vraiment originales, excentriques a.u plus haut point, qu'H me fut donné d'appro,cher. Celle de Jean-Pieri·e de Barberaz, par exemple. Tenez, un trait de lui va vous le faire Le BetouI· du Valaisan (,<mua.Hre sous son côté humoristique. Salut! cimes immaculées, Un jour, ,longeant les précipices qui Bastions aux fronts majestueux! Salut! verdoyantes vallées! E-Urplombent l'Ea n Noire, un minuscu- Et ,ous, torrents impétueux! le to1-rc_>nt ensen·é entre deux paroi.s ile Te quitter, 1iante patii e, r-ochers, en amont d'Isérables, il fai'lht Ce n'est plus vi,re, c'est languir; ·i:lisser dégringoiler son cheval. Au~s 1- Te revoir, ô terre chérie, tîJt qu'il l'eut vu hors de dan "er il se C'est renaîh·e et s'épanouir. , . ·t:i. •à ge~oux pour rendre b ' !•rt>~1p1 grâct· 0 beau Valais, ta grande image, a Dieu de l'avoir préservé d' un 1.el mal- Gra,ée au cœur de tes enfants 1,enr. Tout à. conp, se redressant il s'é- Les stùt de rivage en rivage ' Jusqu'au-delà des océans; uia d'une voix vibrante et iudig~ée: C'est cime étrangère . :-- ~~and même, Dieu n'est pas juste; N'a dequ'aucune tes cimes la beauté, s~ Je 1 a1 off~nsé en quoi que ce ,soit, qu'il Et qu'aucun pays sur la terre tire de lllŒ nne éclatant,e venn·eance Ne te surpasse en majesté. ~oit, mafa du moins qu'H ne tou;he pa~ ~fais voici déjà la colline a mon cheva·1 qui, 'lui, n'est ni coupn.ble Et son profil et son contour u, l'espousable de mes actes. Et puis, là-haut, sur la ravin'e, II se calma cependant et érigea à cet. De mon vieux chalet, c'est le tour. tt' même place une croix monumentale qui, ù .f'heure présente, es,t encore d€1) Salluste: Catilina, u
Variétés
4
Loin de toi, demeure chérie, J ' ai souffert et gémi longtemps. Mais, te revoya nt, je m'écrie: « Adieu chagrins, sombres instants. » Tout près, allant il leur issue, B rillent les deux gais ru isselets Dont l'onde claire s'insinue Parmi la mousse et les galetR. Au bord de l'un d'eux, le vieux saule Se dresse encor très vigoureux. Ob! que tout ceci me console. Me réjouit, me rend heureux ! Sous le chalet, c'est la prairie, Le champ de mes jeunes ébats; Depuis, mon fune endolorie N'a plus vécu que de combats ; Mais laissons là cette pensée Qui ne saurait que m'assombrir, Car cc n'est point l'âme angoissée Qu'aux yeux clcs mien s je veux m'offrit·. Oui, c'est là-haut, sous les graucls chênes, Que, jeune encor, je folâtrais, Tandis que sous l'ombre des fr~nes, Mes bœufs br outaient le gazon frais; Là, que ma petite sœur Lise Venait, chaque jour, m'apporter Le pain noir et la crême exquise, Que cle nouvea u je vais goûter. Enfin, te voilà, cher village, '.l'oi qu'à r egret j'ava is quitté! Salut! berceau cle mon jeune âge, Niel cle paix, de tranquilité. En vain petit Eden champêtre, T u crois te cacher il me:; yeux: Ton clocher que je vois paraître Trahit ton nid délicieux. Puis voici la vieille ch apelle Et voici l'enclos du repos; Là, des noms que je me rappelle Ornent les cr oix: de ma ints tombea ux: Hélas! elle y dort cette mère Si tendre, ce trésor d'amom; li y repose ce bon pèr e, E u a ttendant que ce soit mou ioul'. Ah! puisque j e revoi s la. terre Où reposent m es chers aïeux, Vite une petite prière Au Dieu miséricordieux: « 0 Ciel, très clément et très j uste, Pour ceux qui te servaient j adis, Fais, a u pied de ton trône auguste, Un peu cle place au paradis ; Sur ma chèr e et belle patrie, Répands le flot de tes bontés,
5 Fais que, par uul f léau meur trie, Elle croisse en prospérités. Donue-moi la paix en partage Sous le toit qui va m'abriter, Dan s ce foyer que j e m'engage A ne plus jamais déserter. » V. Darbellay, instit. à C.-M.
Pensées »(<
D'où viennent les relig ieux et ·lei
religieuse8? ... De pa1-tout, de la viille et de la campagne; parmi les hommes, je vois des prêtres, des so,ldats, des paf. sans, des avo ca t s, des professeurs; a.u milieu des frrrnnes je compte des serwmtes, des on vrières, des filles de la petite bourgeoisi,e, des filles de la haute bourgeoisi e, des filles de la n oblesse qui gardent p eut-être 'le souvenir dea f/ltes profanes où elles ont brillé arnut d'appliquer l'eau phéniquée ,s ur lea plaies cancéreu·ses ou de laver le linge <les gâteux: il en est plus d'une que je pourrais nommer . Ma.x ime DU CAMP. »« l'l n ':, a pas de plus g11a.nd cr ime contre le peuple que de lui apprendre à détester l'aumône et que d'ôter au malheureux la rec<'mnaissance, la der. n ièt-c d cbesse qui •lui rest e, mais la plus gnande de toutes, puisqu'il n'est l'ien qu'elle ne pu.is:;e pa.yer. OZAX.'\.)L
LES PRIX DE VERTU à l'Académie française (Diseou 1·s de )1. J ul,es Lemaîtl·e.) Messieurs, Il y a un jour dans l'année où l'.A.cadémie es'l rappelée à l'humilité ; un jour aussi où elle s'interdit l'ironie. C'est le jour où e,lle décerne les p1·ix de vertu. Ce jour-là nous récompen sons des n.ctes de dévouement et de ch,u·ité dont nous serions t rès probableru1>nt incapables. Celn. ne signifie point, d'aillenn1, que cet office !loit tout à fa it contrairn ou étranger il la destination première cle cette compagnie. L'a1lprécia tion de la beauté litt(,. raire n'est pas une mauvaise préparation au discernem ent et au jugem ent rle la be,wtê mor a.le. La secrète parenté clu beau et clu
bien vous est connue. Une bonne action est El toujours ~elle. Il :r. a une grâce ou nue n~- .« < _les ne possédaient rien dans l'tle ; elles bles!e, me~e physique, cla ns le geste qui n a:ment - pas derrière ellr1:, l'appui cl'uue pro_tege, qm ~auv~, _qui bercp, (]ni panRe les ma1son-~e1~e; ca r, clans l'ordre, chaque llJaipla1es, ou qm solllc1te pour autrui. Une sta- son est rndependante et doit Yivre de ses restue de la Cba1ité est belle par l'harmonie d" s~urc~s ;. elles ne trouvaient pour les accueillir , Ill J rehg1euses son f ron t penc b'e et de ses bras qui envelop· f 1 1 ou r eligi eux français, ni conpeut. L'expression de la bonté dans les yeux su ' m nm1 e établie et bieu posée dans le est une beauté· qui transfi"'ure 1 . pays. C'était IJresq ue une gageure contre Je 1•res visages. "' es plus pau- 0011 sens que l'entreprise de foutler à TiL'effort est beau par l'appropr·· t· no~ une llla ,son d'écl_uca tion frantaise ... » 1 moyens à une fin; plus beau quanc~\1~~ ~~s / 1 ous sayez, ":ess,eurs, que, depuü:1 quelIll que temps, 011 Pn·che beaucoup l'énergi e l'esest plus haute·. et l'acte d e ver t u este une ef ··t 1,.1111· ti · ' fort vers la plus haute cles fins _ E l'tt' ati Yc. 0 n dit que 110s i11clustrieh; 1 - pu t I'iltlll'c méme, sans cloute il ne s clr t tl . l'~- et uos eolllwerÇ;an ts n 'osent pas asse;,;, qu'il$ roir une belle âme pom· faire cles c:ieia~, c <l- rc·tloute11 t trop ks r isques et l'inconnu. Yoili1 rre et la forme est J'indl~JJen ·bl s-d.t~u- un rt>proche CJ H'on u'adt'PSsem 11as à nos co11· le fond y saajout e cou 1 . 1011 tions • Sa n.s l1out e, c ·est une boune chose, 0 de 'la beauté, mais . "'°Té"a (l uaud il est 11u1· La (}nantit' ru' 1 el encoi e , pour o~er , qu e de rien attendre pour soi-wê. , e ora c l es seno timents de Rodl'igue et de Chilllèu.- t.. 11 w~. 11 co~preud. qn 'uu C'O lllllle1·taut s oit plus 1 des sentiments lle Pascal, ne Iaisse~t epa~e d: 1P .~llcnt qu. un _1·~1I.g1eux. I ~ n'en est pas moins c· " 131 que la IL,ud1esse srunte lle ces bonnes con. tribuer à la beauté total d e uyre« JC1 ,> ou sœur,;· '. Ici; amlace · des « Peusêes >1. Les chefs-cl'ccu . :s· <le 1eur ac t·1v1·t·e pieuse 1 1 pourraient ser:11· ~l 'exe!lll~le à l'a ctivité profa~fü·emeut émou vants sont ce ux dont · ne de nus <.:hefs cl m tlm,tl'Je et de négoce. Les Ycrtueux fait la ma tii'r" c 1· ,t se peut ex11lot"ltc'tn· · t es, vo ·ila- tlcux t, d ex• s• c·t 1, es· cougregams pliquer. L'onlre est un "·tlPs eélê 1a ca té"'ories · men s eY"I'h'e ro"1ques tIc coJon,aux. · IJe:rntê lit téraire ou pla stiqut>. Or l'acte tucux, l'a cte de ,mbonlination libl'e de l'lu- . • Donc les premières semaines furent terdi\'idu soit à un idéal, soit anx intérêts de la t·i~l e;; P~UI' l:s Ursnlines de Tinos. Leur precommnnautf>, r'est tle l'ordre allss i, c'est nuer asile . fut nue maison délabrée, où le comme une contribution héroïque ù. l'ordre ve":t e utrai t pnr les fenêtres suus Yitrcs, lu plmc par le toit disjoint; la fiène les y sui social, à l'harruuuie hum aine. Une action Yertueuse, c'est donc l'œun-e i·it; e t c'eRt dans ce déuuerncut, dans cet cl'art permise il ceux qu i ne sont pas artistes. abandon moral, que les courageuses i;œurs C'est le plus beau des poème,;, e t c'est un comm~nct,reut leur apostolat tle charité et poème que tout le monde peu t fai re. lllême d.enst>1gnemcut. La maison mise en état tant ,~~ plus déshér ités de,; liieirn terrestres e t bien 11ue ma l, s'onl'l'it aux orpùelincs et aux mflllt> les pins ignorants, qni, (lu coup: se élève,;; et, n'ayant rien pour elles-lI\.êllles, uc t'l'ndent vénérables aux plus hal>iles et anx $ad 1aut pas tonjonrf. tl e quoi elles soupeJ)lus saYant..,<:, et leur deviennent supérieurs. ra ient le soil', elle:, tro1n-aient moyeu rle ,l,>nOui, le pins simple peut se clire, _ et se <li- ner aux a•1 fres. Par quelles lllCrveilles cl'éco1101uie, tl<• parait, si l'humilité ne fa isait pnrti e de sn. vertu :. - « ,Te voudrai, s i j e veux, autrement, tl<'uce. par quelle folie de confianee elles sorma1s autaut que le plus grand homme du tirent d'erub:ura s, agr.'lmlin·11t la maisol'.. monde. " Et c'e;;t très bien a in~i; sans cela a<"l1et{orent cm ten:1in, ;;'Mn hlirent che:1 elles. l'inégalité ùes intelligences et lies clPstinées et, d'nunéc en am1é.-. pat·i-im·eut it forn.lèl' sei':it trop llure. uue instit ution rnodèlP, dont la réputation Non, C'ertes. qu'une intelligenee ferme et est uuiyer selle en Grère, c'est le secret cl,• la lucide ait m:mqué aux trois religieuses Ursu- c harité et tl u tléYouement. » lines cle F'rnnre qui, il y a une trentaine cl'auIl ne lc,11· f a llut pas moins fü, p olitique, u~es. tlébarqui'rent cla ns !'fie greeque de 'l'iune J>olitique f:1 ite à la fois de sin<'l>rit~. (le aos; ruais le principal tl'é,;or qu'elles apporfinc,;l:le et de fermeté, pour calmer la défian ce taient a vec Plles, c'était un cœm brOla n l de du d el'gé orthodoxe lle l'ile. Vous vous rap, d1arité. Elles f<:1 i-aicnt qu'il y ni-ait là u11e 11elez peu t-être. messieurs, ces paroleis fra pJ)rtite J)opuln tion do catholiques t.rt'-s pauvres, pantes de l'évêque flC' P ékin, :'lfgr Favier: et le désir leur était venu de secourir ces frè« Croyez-v ous que sur cinq mille élèves inres délaissés. strnits par nos pères, nous n 'avons pas eu,
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6 en dix ans, une seule con,ersion? Est-ce l\frue Lamidon, en religion sœur :\1arie du lleau ? » Oui, cela est bc:.tu, car ce la signifie Précieux Sang, ont pour répondants le m1. le scrupuleux respect des ûmes, et aussi que n istre de France à Athènes, tous les cousuJa la foi n'est pas impatiente, 1Ju'elle sait at- de France à Syra. L'Académie est heureuse t endre, (Jti'elle a de longs des~eius et de de décerner i\ l\Ime Lamidou un prix excep. longs espoirs. tionnel de 2,500 fr. Tels sont aussi les sentiments des Ursuli-1 Et voici un héroïsme d'un autre genre: ee. nes de T inos. « E lles ont si bien rassuré les lui de sœur 1\Iadeleine, à Remaucourt (Vos. consciences en fuya nt tout prosélytisme, ges). C'est là qu'en 1852, lors d'une terrible qu'en clépit de la loi qui interdit aux insti- é11idemie de choléra, elle faisait son appren. tutions étrangères de prendre des pension- t issage de charité, assistant les mouranta 11ai res orthodoxes, les familles ont envoyé dans les maisons désert ées et ensevelissant len rs enfants a n monastère de Lutra, et le de ses mn ins de jeune fille jusqu'à neuf ca. gouvernement a fermé les yeux. La dignité davres en un même jom'. Et, depuis, sa su. de leur vie. la valeur reconnue de l'éducation blime « spécialité» a été de soigner les ma. morale et de l'instruction qu'elles tlonnent, ladies particulièrement horribles, celles qui le llien qu'elles font en recueillant, nomris- dégoûtent et éprouvent par leur aspect et sant, babillant, instruisant les orpheli nes, en leur odeur. les plaies purulentes, les chair1 visitant et ass.istant les malheu reux, ont si pourries qui s'en vont en morceaux. Les pa. fer mement établi leur autorité et les font ges du dossier qui la r ecommandent r essem. t ant ai mer que personne n'oserait plus les blcnt iL des vision:,; de Cl.lfl.J.·nicr; et j'offenseattaqner, en face du moins. rais inutilement votre délicatesse en YOUI Si le français est encore parlé par 53 mil-: rapportant le détail des témoignages qui nou, lions d'individus, l'allemand est parlé par : rlêcri vent les grandes actions obscures de cet 80 m illion s, l'anglais par ]16 millions. La ange des gangrenés et des cancereux. C'est proportion était inver se au sii!cle dernie1·. L'i- pa r elle, et par elle seule, que des malbeudée de ce rétrécissement de l'action française renx, affligés de tels maux que nulle cou~ep. da u s le monde est pour nous bien mélancoli- . t ion, même mystique, du monde ne parvient que. ; à nous en rendre raison, ont vu se pencher Répandr e notre langue, c'est répandre le sm· eux des yeux de bonté, des yeux qui ne génie et l'influence de notre patrie. Cette in- ! »e détomn~icnt pas, et, leurs pla~es fraîc?e,. fluence est restée puissante dnns cette Grèce, l ment pnnsees. ont eu quel(}nes rnmutes d alnourrice antique de nos esprits et dont Ici< J{'g ·ement et sont mor ts peut-être eu espêdc1·niers fils nous aimaient comme nous les rnnt encore. Et tout celn n e l'empêchaiL pas de faire aimons, parce qu'ils sentent que c'est nous, peut-être, qui, entre tous les peuples, a,ons ttès lJi,:,u i:<a dasse, de tlouner des soins au1 le mieux profité des enseignements de leur enfants pauvr<'s; pufrc temps, tle la,cr et de mêre, la Hell atle de Sophocle, de Platon et de guérir d('S teigneux, d'élever, chez elle. dan1 P hidias. Mais nous avon s, en Grèce même, un grnnd pnnier à linge, deux petites jumeldes r ivaux, Angla is et Allemantls, singuliè- les cl~lais~éeR. et (le fonckr nn ouvroir oü elle rf:men t actifs et industrieux. Où leur corn- apprena it aux fillettes la fallr ication de li merce s'éten d, pénètre aussi leur langue. En dE-ntelle. soutenant la nôtre, les sœurs du monastère Appelée clcux fois par ses f<Upéricnrs il une d0 L utr a contribuen t à défendre nos der - autre résidenre. deux fois le mai re. le curf n i~res positions dans cet Orient qui fut nôtre et les habitants, sont nllés la réclamer. Ill et ménagent peut-être, la possi bilit6 cJe re- cloiveuL célébrer prochainement les noces d'or conquériI· cc qui paraît compr omis. de leur bienfaitrice. Nous sommes conteu11 Le gou,emement com1H'end qu'il ne peut clE' nous joindre à enx en décern ant nu pri:r. toucher :mx établissements religieux clu de- sans omllre de proportion ayec une si surpr• hors que pour les aide1·, les p1·otég-er, amélio- 11:mtc yertu, à celle qu'ils ont ac:coutumt rer leur matfa'icl scolaire, perfectionner leurs l1'11ppe>ler la « mère cles souffrants». méthocles, ang-menter Jeurs moyens traction, Cet élnrgissemcut de la ma ternité clans n lll! <le sorte que les étrangers ne pnis!ilent dou- fllue cle vierge, nous la retrouvons cl.lez i\IUe ter que res ma ison s cat110IiquE>s viYe11t à Marie-Lou ise Prioul, qui habite une petltl l'omlJrP et sous la protection du drapeau. maison clans Je très pauvre et populeux quai' Le.s Ur.sulines de Tinos et leur supérieUl'e tiet· de Bourg-Lêch angc, à, F ougères. De la
7 fenN.re où elle tr!colait, <>lie \'Oyait grouiller nous d'honnêtes filles. >, dans la rue- des ruchées de petits malheureux Je. crois, 1llCssieurs, que je ferai bien dr ai l'a bandon ('t qui ignoraient Je r,hemin de ne nen ajoutN à c.:e témoignage. I:t_ch~sse tol'.t. autant que celui de l'église. Ils 1111 pren_t J~1tiê, smtout les petit.es filles: et .En <:ontinuant notre route, nous renconl'iclee lui nnt de leur donner sa vie. Peu à trons, san~ surpnse, dnq institu trices lnïpeu, . eHe _Ie>s a ttirn. chez elle; les 1wemières qu?s: - Ille.?- cle plus méritoire que la vie des Jeunes flllcs en,oyées, au sortir tle l'Eappnvo1sees amenèrent des camamdes. A for~e d'!nclustrie, :.\farie-Louise aniYa il \u!e normfl le, dans quelque école de vilJa ge. les h;'lb11ler a !)eu près décemment, peignant 'hop souvent leur jeunesse connaït la soliles tetes embroussnillées, lavant et raccomo- tulle ~t l'eunui; et n i les difficultés n i les rlant les loques. E lle olltint qu'on les euyoyftt tentations ue sont épargnées à leu.r iucxpéil l'école. E llc-mêlne les conduisa it :'l ln messe r~ence. Il leur faut berrncoup de dignité de et les promena it l'après-midi clu dimanche. r~s~n-:, de prndence, tle 1·ésiguation . La iJluYena.ient les vacances, dix longues semut- pa1 ~ sont vouées a u célibat. E lles doivent nes où, pendant que le pê1·e et ia ruère sont avou· les vertus des religieuses, saus le supà l'ateli er, l'enfant retourne au ruisseau, :.\fa- port d'une règle, sans le secours de la vie en comllluu a 1·ec une ou deux sœurs. Beaurie-Lonü;e inaugura, dans les cieux petites coup_ se sauvent par le dévouement à leurs chambres de sa maison, une sorte d'école dcvou·s professionnels; quelques-uns en ouroénagi'.'re. E lle apprit à « ses f illes » la coutr~, pa_r uu dévouement passionné à' 1eur fa. ture, le tri<-ot, uu peu de cuis ine, - pas comtmlle rndigente. Tel est le ca s de Mlles Le pliquée, - et surtout l'art lie se trnuYer lteuL ullcruc, i\Iartin, Deschamps, Asfaux et reux avec le peu qu'on a. Grandaucl . .Nous les saluons pour leur vie Quant on la félici tait: (< li faut bien cli- exemplaire, lem cournge et la longue série suit-elle, se rendre utile quand ou le pcn;t ... de Jeun; rn1ruolations familiales. Pensez! ma sœur et moi, on pst à l'aise, on . J usqu'ici, messieurs, je n'ai nommé que des a 1000 fr. cle rente. » C'est sur ce revenu que femmes, Vous n'en êtes pas étonnés. Les femtes deux sœurs prélèvent la laine pour trimes sont plus douces que nous, et plus pitoc::otcr. des btls aux fillettes, des ,êtemeuts yables;_ elles ont plus que nous la vocation de pom les plus (lénuées, et m ême des llonllons. la. chanté. Une sociét é bien ordonnée confiedont on fait longtemps durer le llo<:aJ. ra1t à des femmes tous les offices de l'assis1;es seeou~·s sont venus à Marie-Louise snus tance publique. quelle les att demnndés. Dnns In. grn ncle salle Quelqyes hommes, néanmoins, nou s ont pa. neuye dont elle est si fière s'agitent maiu- ru mériter notre h ommage. Ainsi :.\L Cuzac, t~uant 80 ~Jetites fi lles de 8 à 15 ans. Elle les de Montpellier. Cel ui-là est probablement u n 1t1me, les mstruit, les sauve ou les préserve. philantropc, avec la nuance philosophique Comme le dit joliment un de cenx qui ont té- que comporte cc mot. On doit à ce petit tai lmoigné pour elle à son insu, « elle essaye leur la création d'un asile cle nuit en 1871 · en d'arrachC>r au vice, qu'elle ignore, de pannes 1873 d' une caisse des orphelins; en 1896 d' un petites qui, pour la plupa rt, le connaissent atelier d'as1;ist ance par le travail et d'u~ café déjà peut-être. de tempérance, et bien d'autres œuvres enCe sont ses f illes elles-mêmes qui dans cte, core. Ce qui est prod igieux, c'est qu'il a fai t lettres infiniment touchantes, nou's ont dP~ ou commencé tout cela, sans antres ressour~an(lé ,un tle nos pr!x pour llfarie-Louise. ces que son modeste métier. Sa mfü·que émi~ une d elles nous écnt: << .Te ne suis qu'une nente et rare c'est d'avoir fait, pour l'hu maSimple ou,-rière et je ne suis pas bien sa- nité, autant que d'autres pour l'aruom· de va?-te, mais l'apprends avec plaisir que i\.Ille Dieu. ~n_onl est portée pour une récompense ..... Nommons aussi Pierre Weber, qui à 17 ,T ai quatre sœurs, et elle nous a tontes gru·ans, pendant la guerre de 1870, à Saint-Avold !lées et beaucoup d'autres pendant que nos fait éva der des priso11n ie1·s fran çais,; pui~ parents travaillaient à l'atelier . Aussi toutes s'e~gage <'t fait la carupagne de Kabylie; les jeunes personnes l'aimeut comme leur r•ms, sergent des sapeurs-pompiers, est cité mère .. . Il fa nt, monsieur, qu'elle soit ré- onze fois à l'ordre cln j om· et obtient la m(icompensée, cnr elle le mérite llien, et nous daille militaire, et qui se distingue ,\ l'incenautres nous en serions bien fières, car c'est die du Bazar tle la Charité, où il est blessé son exemple et ses conseils qui ont fait de griêYement. Et retenons enfin Pierre-Jean
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N° 9
année
1900/1901
8 A:rnal, le ~odè~e des « d~m~-5tiqnes » au ~en_~ 1te~. qui ont fait plus que leur rude devoir; si noble qu avait ce mot Jadis, quand 11 s1gn1- qm, demeurées fidèles à leurs maîtres da fiait << l'homme de la maison,,. Depuis :24 la mauvaise fortune, ont continué de les se~~ ans, .Arnal est au service de la même famille, vir g r:ituitemcnt, et leur sont restées SOUlllidévoué à ses maitres, aimé et honoré par eux. ses en ùeverrnnt leurs bienf.aitrices: ce qui Homme de sang-froid et de décision rapide, est purement admirable. Bonnes créatures en 1870, il préserve le ch:lteau d'un ineeudie. qui pensent que servir est aimer (ce qui est' En 1892, dans un terrible accident df' chemin eu effet, la faç:on noble de servir), << servan~ de fer, il sauve le mécanicien par une proues- tes au grand cœnr )>, comme parle Bauclelai. se dont le détail vous intèresserait et vous re, - et pour qui Lamartine a fait cette «Prièferait frémir si j'avais le loisir de vous la ra- re de la sen·ante, >> que je veux vous lire, car raconter. Arnal est populah·e. Toute sa corn- j'ai peur que vous ne connaissiez pas cette mune admire et recommaude ce serviteur page d'une incomparable beauté morale, une qui relüve la condition par la manière dont des plu s vraiment évangéliques qui aient été il la comprend et par la qualité de son âme écrites chez nous. qui est probe, fière et vrullante. « Mon Dieu, faites-moi la g râce de trouver Les bonnes servantes, messieurs, abondent la servitude ùouce et de l'aceepter sans mur. comme tou jours, parmi les personnes qui mure, comme la eouclition que vous 11011s nous sont recommandées. ùfais, a va.nt de ayez imposée à tous en nous envoyant ùans vous parler d'elles, je vous presenteral une ce monde. Si nous ne nous servons pas le1,1 de leurs grandes amies, Mlle Christine Ri- uns les autres, nous ne servons pas Dieu, car la vie lnuoaine n'est qu'un service réciprochard, d'Orléans. Dès !'fige de 1;; aus. pieuse, sensible, réflé- que. Les plus heureux sont ceux qui servent c-hie, précoce dans le bien, ;\!lie Richard s'é- leur procl1ain sans g.agel'<, pour · l'amour de tait éume en voyant des jeunes filles en se1·- YOlli>. Mais nous nutres, pauvres- servantes, vi<:e, malheureuses et perverties, et f'ile s'é- il fant bien gaguer le vrün que vous ue uous tait dit: « Je me dévouerai il ces enfants du avez pas tlonné en naü,sam:. Nom; sommes peuple, obligées de quitter leur famille pour peut-être pins agréables à vos yeux pour gagner leur pain; je les aimerai. je les sau- cela, ~i nous saYons comprendre notre état; car, outre 1ft peine, nous avons l'humiliation ,erai. J) tin salaire que nous sommes forcées de receUn peu plus tard, coruprenant; mieux leurs voir po11r serYir !:'onvent ceux que nous a isouffrances et les dangers auxquels elles lllOnS. étaient exposées, elle conçut le plan de son « .Nom; sommes de toutes les maisons, et œ uvre. « Il vaut mieux prévenir le mal, écrivait-elle, que le r épar er; je ferai une œuvre les maisons peuveut nous fermer leurs porde préservation. » Et elle résolut de prendre, tes; nous sommes lle toutes les familles et à la sortie de l'école, les fillettes abandonnées toutes les fa milles peuvent nous rejeter: on du moins indigentes, de les préparer jus- nous élevons les enfants <:omme s' ils étaient Je m 'arrête, messieurs, bien ayant d'avoir à uous, et, quanù uous les a vous élevés, ils épuisé la liste des lauréats, qui sont an nom- ne nous connaissent pins 11our leurs mères; bre de 138. !\fais les bonnes a.ctlons de cenx nous ·épargnom; le bien du maître, et le bien dont je n'ai pas pa,rlé (elles u·en sont pas que nous lui ayons épargné s'eu va ù d'autres pour e(>la moins méritoires) offrent peu de qu'à nous. ~ous nous attachons au foyer, il. ces traits pittoresques propres à piquer votre l'arbre, au puits, au chien de la cour, et le atteutiou. D'autre part, le catalogue fle leurs foyer, l'arbre, le puits, le chien nous sont ennoms, sans nul commentaire, Yons tlil'ait pen leyés quand il plaît à nos maîtres ... P a rentle cl1os.e. Et pourtant il pent nrriver que les tes sans parenté, familières sans famille personues les plus singulièremeut méritautes filles saus mère, mères sans enfants, cœurs qui se dom1ent sarn, être reçus: voilà le sort ;;;c trouveut parmi les plus modestement récom pensées et parmi celles dont je n'~ural de,s Rer,:mtes (le,:mt vous. Accordez-moi <le pas prononcé les noms. )fais je me dis que connaitre les cle,on;, les pein es et les conleur humilité ne s·en affligera point et que la solations de rnon état et, après a,v oir été ici perfection de leur renoncement n'a,ura reçu bas une llonne :a:ervaute rles hommes, d'être aucune alteintc, puisque leur récompense là-hm1t uue heureuse sen-ante dn maître l)arfait! )) même aura été obscure. FIN Je louerai clone toutes ensemble les servan-
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