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ar.née
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TREE, contenant 17 g1·a.n1.res or1gma. les 8 ·vnes, 2 cartes et 2 plans dé,Uüfü;;; -<._TENE1H)S1'rli":. - A l'occasion de maisons patriciennes de· l'évoqnè. 1 du rrcenseu1.eut fédéral, le Conseil d1 E- 1 yol. de 784 pages, b1·oché asec cotwn. t,rl S'l' proposait, à l'instar de ce qo·on tnre spéciall\ fi fr., -e u relin1·e spéeiiLl<·, wnüt fait eu 1888, de réunit dans un D iàI1Ch e rouge 8 fr. banquet les pet·sonues qui out fait l'of- toile, En vente dans les lib1·:-i.iries et cÙl'7. fieP de reeen.sem·s. )fais ,l a plupa.r t de les éditeun, : ({ Etablissements DE"KZl<:<:-s -de·rnier;s, •et. notamment les .iustitnGER & Cre. S. A. à Einsiedeln. 1) 1-enrs, ont déclaré youloil- renonceT à - Le D()l]Jl de Sienkiewiez a fait a.utom c:ette joyeuse ,Lg·ape eit prié le Cmiseil d' du monde une matche triornpbale: J'i1nEt:ü d' affecter plutôt fa, cléJ)en,;;e n,u portauce ,de ses œu vres r-épon cl /1 sa re:;.;oulag,ement des no:mbreuses mi.sères nmmuée. QUO V.A.DIS est le plus 110qurl lenr a été vermi.s de coustatel' d-a.u s puhüre ses romans, et il u·a pas son !(,nt•s toul'nées. pareil . « C' est un cbef d'œuvre de ptl'· Ou ne sanrait trop félicite·1· le,; ins,timie1· rang! lJ Jamais on 1ù1vait tracé tutenrs bâ:loif, de lem sentiment si gé- une peinture vlns grandiose de la Home u~renx : « Le vrai bonheur de l'homme de ~éron, les combats "e t les Yicto·il'C}; l'.l,t -d\w0:ir sous les yeux le spectacle ,cln des premi{•t-s chrétiens; leur· vie dans hi~n-être d'autl'ui plutôi. que Je si.en pro- 1es caht1combes et Jenr- J.Uort clans l'm·t> 111·e l). ne n'av~üent jamais été décrit s d'une fa. çon plus magistrale, pln~ clair·e ·et plus saisissa,n te. An milieu des images s·ini:;BIBLIOGRAPHIE nes de la crnauté païenne et l1cS t,1Cours élén1entah-e tl'liistoil·e • bleaux émonrnnts des ma.rtyn; chtrnatu1·elle botanique. - Un vol. , tiens se glis,s e un gracieu,x roman comin 16 de 208 pages, illustré de 239 me pour al;compa.gner le triomph e du gravures, l vol. cart. 2.7 5. - Lausan- , cùristianisme qui à la fin resplefülit d'un éclat inconnu jusqu'alors·, tandis ne Payot et Cie, éditeurs. Adopté à titre obligatoire par le Dé- que sei,; adversair·es le croyaient ensevepartement vaudois de l'instruc~ion pu?li- li pour toujoru es fü1ns lesa.ble de J'arèm. Ue ro·m an fut aussitôt a.pl'èS son :apque pour les collèges, écoles rndustnelles et écoles secondaires, le manuel de parition traicllüt en cinq langues et à botanique de M. le prof. Paul Jaccard l'heure .actuelle il ,s e troü-ve <c en 24 lanmérite d'être bien accueilli partout. Cet gues différentes. ) J · C'es,t la seule édition ILLUS'fREE exposé succinct et méthodique de l'organisati9n et du fon~tionnement_ ~es q111 existe en Jangne fra,.n çàise. Cette plantes,- accompagné d nne descnptlon édition se distinguant a.utant pfLt les sommaire des principales espèce8 et de be~1utés du style que pa.1.· les belles graleurs usaaes est une base excellente vures qu'elle contient mérite d'avoir sa pour tout 0 m~itre chargé d'enseigner les place dans tontes les familles. principes de la )>otanique. Les nombreuses planches qui illustrent ce volume contribuent à rendre profitable et est offert à. tonte personne · pouvant s'ocCLLJ?el' attrayant l'enseignement donné par le du placement de texte.
Bâle.
REVUE
de
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PEDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'Ecole primail'e donne au moim 12 iivraisoos· de 16 page& chacune, ,sur deux colonnes, non compris la couverture, et -autant de supplements de 8 à 16 page:.< pentli:,nt le cours scolaire.
Prix d'abonnement: Suisse fr. 2.50 Union postale fr. 3 Tout cc qu.i concerne let public!ltion doit être !ldrcssé èt l'éditeur M. P. PIGNAT, 1er sccrétcdrc èt l'instruction publique, èt Sien. ~
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Quo Vadis?Unroman sou~ Néron, p a.t lTENRI SIE~KIEWJOZ. 'l.'raduit dn polonais. Eclitio-n richement ILLU S-
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en tous g·enres. ~ Demander les éc]1antHlons sous c1tiffre H 6913 J à l'agence de pnblicit~ HA.ASENSTElN & VOGLER, à ST-IMIER.
Il n'y a qu'une voix pou1• proclamer que, sans la 1.·eligion ._....,..,. .-.,.td-...-.. --'-:.-.. ..... --'-"''-"'.:1-..1 .............. ,,,,.. .... ,.-11- ...1 ..... -: ... ~·--- 1, ~--- . :11 !
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Avis important
- oLe p1:o,cbain N° de 't',,Ecol e prima,i · re" sera exI>édié cont r,e remboursement pour l'a.bonn e ment de HJ00-01. No~s prions tous nos sou<scriI>teu,~s d,e youlo1r bien lui réserver un accuell favorable et no,u-s éviter l es fra1s et écritures inutiles qn'entra.înent toujours les r~bom:s 1laissés impayés ou refusés ta.rdl· viement s.nn·s motifs.
SION, 1er Mars
1900/1901
a.,ec une au tre numétotat ion., !'enferme la. plupart des exerdc,es et p1:obl èruea
de la. nouYelle édition. Celle-ci venant seul ruent de paraitre, il n ' a. pas encor·e été po,s sib1e tle i,nettre lie h vre du maitre co1J11plètement en harmonre 1avec elle. Matis l'on élabore proo·e11tement u n appell:dice appelé à re'Ctifier et à comp'léter le volume des «S0lut io111s )). Cett~ ann xe pa•r aîtra ptochainement et a is par ,le-s j ourna ux se1'a donné de .sa sortie de presse, a.fin que tous les mtéress:és qui a.nraieut intl'oduit la uouv l'le -0édition pui sent utiliser à leur complèSommaire du N° du 1er Mars te sa.ti.sfa.ction -le liITe du maîtr-e. Il es:t aussi à obs rver que ce dernier De J,a routine à l'école primaire. ne co,ntenant pia.s 'le texte d•es pro?lè* Educa.tion morale ,et religieuse à 1 ~- m es n'est d\wcune utilité sans le l1Yre co•l e (suite). - * Bibiliotbèque 1de l'insti- de l 'éilèYe. Pour l'automne proichain paraitra, le tuteur. - * Sta.bi1ité du personn1el. enseigna.nt. - Bilan gé01graphique (suite). d egré élé111enta·ire du même on,vnage. (Oom1nnniq,11é.) - * ·M oyens d'obtenir ·,i.e concou.r~ des p:a.ren.ts (fin). - " La comptabl'lité à l'école primaire. . - Rem~d~s aux défauts cor,p orcls (fm). - M1s~1on et _qualités de l' i.nsti uteur. - Partie pratique. - VARIETES: Le fléau, scèn s de ht Jusqu'à ette date deux districts ~euvie hongroi,se, pa.r Theokay . ,1ement ceux de Oonthey et de Mart1,g11y - oont eu '1 eur conférence annuelle pour ·le Sommaire du Supplém, N° 6-7 cours scohüre lf)ûQ-01. Np,us r egretton de devoir constater à. ·et égard qu' apr s en avoir. publié 1a c?nvocation, J é us-Christ. - Le traYail. - La Prol' EcO:le JJrinu,ll"e' n en: pUiss•e rendre vid!eillce n'est sévère qu'en appa.reruce. " · ayan t b n·1· èompte. Mruis toute relation - Nui t d'hiver. - L'art ide vieïllir . !té ju qu i ·i. p,as son abse.n.ce, force nous Propriétés men-emenses de l'e~u. est d'attendte, sauf, oomme sœu1 r nn~, L'aiguHJe. - Recettes et consei:ls . à ne r ien voit· yenir. P ~tl'l:er en avril Variétés. peut-être , de confétenees déj.à tenues -oen janyier et février ce serait, on en Oburvation importante con ïi:en.dra,, d',actuailité e t de fraîcheur toute -relative. Les bureaux des conféà propos des Soluti9.n_s 1•ais~°;nées du manuel A.rithmetique a l usage r e:nces youdraient-üs bien méditer nn des écoles du degré moyen et supérieur peu ·sur ·ce sujet? Les ilignes qui .p récèdent étaien t ün· (nouvelle édition). primées lorsque nou·s est parvenue la Il e!rt à remarquer que 1es ..?olittions rellati on ui vante: raisonnées (liYI'e du ma.ître) corres,ponDistrict de Contltey. doent rrYec la p·récédente édition du livre Le 29 janvier, les instituteurs de no· de Il élève, a1ors intitulé Eléments . d'li· tre district étaient réunis en conférence 1 rith111 étiq11e, lequel, du reste, qumque
••• Echos des Conférences
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ORGANE DE LA
SOCIETE VALAIS.ANIE D'EDUCATION De la routine à l'école primaire L'un des premiers obstacles que rencoutl'e l'institut em· qui désire r emplir sa. mission avec suic-cès,, c' est 'la rou,t ine. I. Essayon s d'abord d e nous faire une idée exaiete de ce qu'il fa.ut en·t ettdre 1
)Jlat" 'la,
TOU tine.
f'e n'est pais seu·l em ent à l~cole qu'on 1ro•u ve la routine: en .s e manif.est e dans toute·s les ip.r of essions,, d1a.ns t oill· tes les indu,~tries, dans les travaux de t oute nature. Vo~-ez l'agri cn1lteur· d uos campag-n es. Il po urria.i.t souvent tü er <le ses ter-res un plus g and ,p rofit, les exploiter ,ay.ec moins de fatigue, tout en ·l eur fa.iSiant produire des revenus pillu.s rémunérateur s. D 'où vient qu'il ne le fait pas'! De Ja routine. Q11'·e st-ce donc que cett,e routine·? U'e.s l une so1i:e d'ha.bitude, sou ven t peu réfJéchie, eu vertu de laquel'le on persi,s te à fa.ire les ch oses COtlilm: on 'l es a faites précé'demment oiu coonme on les a \'U taire au>tou.r de s oi. L'instituteur r outinier se 1weoic·cwpe fort p e u des exceHe:n ts conseils qu'il l)OU tTai t l'en r.ont re1· dans d'earne)lents tnutés d.e p éda,gog1e; i,J ne p e te qu · une m é i io.t:r·e ait t entiion aux di verses méthodes r eco'lllma,nidées ruêm e par se s 1
chefs; il a SO'Il sys,tème, vou,s ne le tirer"f>'...z pas de ilà. Si vous lui proposez une ÏD.illo,ation, a'lor·smême que 1es heureux résult ats en aU1·ari en.t été con.sitat és, il vous r0épondna que c'est une simple u.topie et qu'il ser-a.it dangooeux de sortir des voies battues ; il a idte l'ex,périen ce; U connait l es enfants ; i'l' sait bien ce qu'il ·a à fa.ire. Avec un tel1 part i pris, il est mm:i.ifes. te que toute 1·éfo:tim e et to·u t pro.grès sonrt; absolume nt impossiMes. II. omment t ombe-t-on ·dans ce tra· vers as·s ez com.m un.·t Que'l>les sont les prin'Cipa.les oauses de la routine·? Il eat utile de l'exa.mmer pou1· ,se pr21ser ver d'un t ei] danger. La 1·outine p 1·ovient souvent d'un ·dé· fa.ut d'illltellig·en ce et de por tée; tancvt elle résu!lt e d'une so-rte d '.apat.tn e et ue paresse ; parfois enfin id fa.ut l'attribuer à la timidité nœtm •eJllle> paJ.·ü cu11ère ment à la crainte de l'insuccès .
V oi ci, par exempJe, un tailn:eu,r à qui la machin e à. coudre rendra.it de sé.l'ieux servi ces. Il pourrait aisément trouver les a,v ances n éc~saire,s p Oiur ·se procurer cet instr rnrne:ot ,de ü a.va.i'l qui a.ugm eruterait considéria.blem en t sou l'eV'enu. Il s'obstine cependant à continuer ,e OIJll· me i,l a touj ours füut, paa:ce qu'il n'a pa.s une port ée suffisante pour discerner le
99 bénéfiee qui résn lteraH pour lui d'une p,r•emière dépense. Sa routine p,ro,vi1cut don·c d'un üéfuwt d'inteilil:igence. Voyez encore cet agriculte'llr qui_. po.u rmüt u.méllotX!t' eonsidéra1bleanent s<:s clrn,mps à ·l'a.ide d'en'grai ~himiqu.es. Il refuist;> de dépenser une pet ite somme ]_J:o,rnr le f.a,i,t'E', paT'oe qu'i1l ne comprend pa,s que ees premieI·s fra.is •se1·out al>oulcl1aJ.Umen t coi111pf'llS1Ps par 'la p l usva lnc rlc ses terres. D même, l'ioo1itmteur qui n'a pas unB inteil'ligence .assez onverte ne mit pas ·l es av..uitages fü,s améliorations 11u' on l ui pl'Opose, Ides mé.tho1deis qu i lui so,nt signalées. Ce défaut de comrp1-éhensiü'Il est cause qu'i'I nie s'o'l:cnpe mf'we pais ·de les conna,ître. (A s·ui n·e.)
••• *
Education morale et religieuse à l'école. - Son importance. Moyens à employer. ,suite).
Obaq ue exeN:ice de 1ei:ons d<.~ <.:h03<.-'S sera ilrrnriablemeut terminé 1ia.r de,s 1·éfl exions mora:les. Le goût des meii•vejJ_ l e.s 'Cle :l a natul'e dO'Ilt Oin _padera. à l'enfan.t, lui ouvTfra u:rre source de jouisganees ·p ures ,et d'II'l'a,bl·eB, eit exe-rcera, sur le <;a1·aetère el· sur ~e bonb U[' de la. vie futu,re u ne influ1mce bienfaisante q1ù1 ne .s1a.ura.it prévoir. Cet ieru cignement1',iùientifiera avec le bo:nheul' de cet te nature à laquelle il awartient; H donne t'a de l'intérêt p.ou,r 1Les dive l'lses espèces (l'&t:1• ,s qui 'l'ellfto,u,i•ent; et, da,ns les heu1·t;>s de curiosité et de plai.sil', H évei'llera ces seu,timents ·die sympathie et de bien:veifümce d'où pr01Vie-11t finailem nt tonte la gi·and-eur mo,mle et i'nte·l lect ue1111,e de l'homme.'. H posem en l ui les 1
fondements d'un~ piété préco·ce êt so. :Jide .e,t lui fera coosid'ére1· l 'univ-ens q n' ' il l1a:bite non s·eu1Jem€"Jlf commf' l,e théùt rie 1a~s souci!s et des joi s de !'humanité mai.s <:om:me le tc.'iJlll'>lie du Dien vi' d'où Hl ·1ounnge ù·o it s'é1leve,r et où v:~mt le en1lte ·doit s'ac:comJYlir. « La D!at,un~ esit 11101·te, dit J ..J. Rouss,eau, aux yeux de q uiconque n'_v voH pas Dieu.>>
fa,s exer ·ic0s de l'éci ta.tion
St>
do,n-
nenmt de tl~lll~ façon que '1a miémoü ·,~ de 1L'ic:nfant n·e s,e meuble qne de chosiei,i ufü :s, beHe-l:! et mor·ales, a.fin qu'un jout son irutc:llig,e,nce p,uis,se y d-0nner son a'd . héstou, ,et que la piété et la yet"l:u n'aien t qu'à. y gagner. l\fa.t.~, <:'est .s11.rto,u,t ~e, catéchi:1-1me el J'Jristoüe sainte quj sont les ,deux livres pair excellence où l'ins,1'ittute'l1r pnit'lc r;ornm à, une so,urce int.arissa:ble lt>s t.t·&.so-r:s l es JJ~us précieux poue son· enseignement. Le tPxte du c1a,té,c1üisme Rera so-iµ;n·e usement étnldié. Les é1lè,,es liront i\ tonl' d.e rôle et parfois simultanément la leçon de •ch aque j,0111r, afin qu'ils arri vent i\. Téc:i ter co•r r cte-ment; bi en qnf' le s.o-i·n ·d 'en exp.J iquer 1/a purt' et sub'lirne mon\:l e a.p partien,n e :surto,n,t au prêüe, lïnst·itu.teur ne s'as"Sociët'a pws m<Yins à .Ja m is1s,ion dlu desse,i·vant de 'l:a, paroisse en pr(·'1rnrant es élève:,i à bieni é(;oiuter s,e,. 1leçous et en 1leur enseign ant ~t e-n tirer tout le fruit déaimbl:e; il fel'a r-éeilee l,e mot à mort des leçons, ex,p liq uera!le sens grammaticu:l des mots; des phraises obscu'l.'es qui ne se rattachent it rien dans leur esprit •et qui sel'.'1,i ent isanis cel a U'Il moyen sûr d:e 11es rebuteT; il donnera. tout 'l es expJie-ations cini sont i't la portée• ù ses con· naiss-oances (ùoctrinaJe's), insi tei•a Silli'
tc:s grandes Yél'ités de n.ok~ oointe religio'll et sul' lem•s :f üwoirs •pia.rticuli,ers. Nombre d'institul em•:,: ont man.ife-&tié 1e Jé~,ir d1e voir le catéocbisme figneer pour unie note entière c1aus :l:e:s examens pédago,gigues du re·crutemen.t. C'<!Slt une aruéli-0ro.tion <} ll'e 1'on po,urrait rapporter it notee foi sco1laire pour stimruler un peu mieux ·l'étude >du catléchi;sme d:ans nas écoles et renid re nos jeunes gens plus familiers a.vec ce code du chrétien qui doit nous ,serv,ir d;e bou:ssole du ber·ean jusqu'à d:a tO!Illbe. L'hlsrt-0ir'e ,sainte fournit le fil auquel dennen t se rattacher }es vé1' ités éternelles, soit de la morale, soit de la foi. Pom· Ja bien faire COIOJJ)rendre à l'•enfa.nrt, oo devr a lui 1iacoote1· plutôt qu.e lui fail''e ,fo·e les événearrnn·tls qui ont ·a.cl'Ompagné les i·é ·élartioms successives; car ce n'ic-st que sous celœ form simple l•t 11iar·Ja n Ie que 'les croiyan ces l,es pil us uléce~su.ires trou,ent dans le jeu.ne e-.s111it un accès qu'il ,se1.-ait cliffi'cile de lui donne1· auti--ement. Une fois qu,e 'les récits art.tnayani:s e1 subi]jmes de l 'Anden ,et du :Nou'V'e-au-
'l'esL.~ll!en,i se seron,l g,m vés idtaus la mémoü e ùe .l'eufa.11,t, le maitre pourra. y fafre alll u siou tl\-e-c ,), vantage ,q ua.n'd i 1 se p1·ésentei-a une oecasio,n de répriman. der ou •d'exhorte1· son élèvie. Ma.i,; pouir cela une eon'ùition eSlt néc,essiair-e. Il fant que l'instituteur, aipr-ès <:baque le~o·n , is'a.che tirer ·de SIOlll r6cit ,l es cons·équences naturehl:es du vice et de h1. ~rlu; qu'il fasse voir comment Dieu punit tlèjà dans tt~Ne vie le1s indfrlidus et leJS }Jeuples qui trttnsgr·ess.ent sa, loi, .e t coonmeu.t a.ussi il réc:ounpens e ceux qu.i. le st•tvent e't .Jui restent fidè1les; qu?il leur 1
ren!de; sensible tout ce que le vke entraîne après l ui de maux et de honte, de douleurs et de remords, et tout ce que 1,a vertu a de noble e1 de gran.d, cie qu' elle offre d'avanta.ges même, de joies pures e1: intimes; que le premier leur apparais.se m.a:lheureux au milieu de ,1a plus ha.ute prosp-frhé et ,d'autant p!lus odieux qu'H est triomphant; et que la seco:rJde paraisse en1core digne, alo,r s qu' elle est arrivée au comble de l'infortune, et cl'autaJ1t plu.s bel,l e que p,our se maintenir, il 'lui aura faiJilu faire de p'lus gra:ruds efforts et de p '1s grallids sacrifices. Les sujets ne manquent P'a.s et l'hi•stoire s·a inte en offre à chaque page , d'aus,si variés qn'édifiants. (A suivre.) 1
_____________ Bibliothèque de l'instituteur
Lesuje-t mis à rétude par l'honorable Chef du Département de 'l'Instruction publique du Valais soulèYe naturellement une question pl'atique dont personne n e e:ontestera l'importance; tout au plus la trouvera-t-on plus ou moins réalisi:tble. Espél-ons que ces quelques ligne,, suffiront pour ra:llier les esprits. l'our tl'availler avec succès à une entrPJlrise qnekonque il faut être pourvu ù'un o,utilla.ge convena.b]e, et plus J'o,utiHa.ge sera perfe·c tionné, p'lus le succès sera assuré, cela est plus qu'évident, qu'il s'agisse d'inùustrie ou de eal'l'ière,s libérales. Au sortir du séminaire, le jeune prêÜ'c s'em1iresse de s'entourer d'ouvrages provres à rendre son ministère fructueux: Ouvrages de théologie, de philosophie, ùe littérature, d'éloquence sacrée, etc., etc.
101
100 Le jeune médecin, au retour de l'UniversHé, fait emplète des ouvrages les p,lus estimés et les p lus ré<:ents, traitant de médecine, chirul'gie, sciences naturelles, etc. L'avocat n'a pas achevé son sta,ge qu'il sent la nécessité de se procurer des o-uvra.ges va.riés concernant le droit, la législation des di,er·s pays, l'étloquence du ba.rreau, etc. Et cependant la durée de la formation pour ces di verses carrières a été de 12 à 15 ans. N'y aurait-il que l'instituteur qui ne sente pas, après deux maigres années eu en,enL dt: .l:v1·1Jlat1on, 'i 'e ··trèm e bebuill ue cuwp1tter, d'éten l'e ses conconnaï.ssances et de se procurer par conséquent les ouvrages nécessaires pour fortifiel' et étendre ses eonnaiss-ances. 11ai:s, me dir ..1--t-on, comment voull:'zveus qu'a \'ec nn Ll'a,itc!rneul }Jlns <JU'e modestP, JJal fois dfrisoire, il puisse monte1· une bibliotltèque sa,ns s'e.xposer à rec vojr la visite du préposé yemrnt saisir ses livres a vaut qu'il a it pu en faj. re usage?
Assurémt•nt, il ne peut pas être question de sacrifices. Ni 100, ni 50, ni même 30 fr. dès 1la premiè1'e année; non, assuréruent, mais un instituteur qui a réellement à t:œur a formation intellectuelle et mor-aile trouvern sflrement moren, même dans une position gen.ée, d'éronomiser 5 à 10 fr. par an pour se meublel' convenablement . On va d'abord au plus pressé, a.ux ouvrages prop1·es à une bonne prépaJ·ation de classe, pui,s doucement on augmente s,a collection de volumes d'année en année, et on finit ainsi par se monter une petite
bibliothèque, très modeste, à. la vérité, mais suffisante. La nécessité d'une petite bibliothè11 n" admise, il resle la question très impor. ta.nte d'un bnn choix d'onv1·ages, et ici l 'inrstituteur a b esoin d 'une extrênw pl'utlence et d'une direction sa,ge et éclairée. Ou peut classe1• en h·o-is catégorie" l'infinité des oirnages mis en cil'culation. 1) Les livres ma,u,a.is ou douteux qu'il faut impüoyablf'ment écarter. 2) fos li,res peu sérieux et se-nta nt la médiocrité qu'il faut a11>ssi élojgne1•, comme faisant perdre et le temps et l'argent. 3) Les livres vrajment utiles, bons et particulièrement pwpres ?t c,rner l'eliprit et le cœur et à f,aciliter la pl"éparation de la classe. Pour prêter· ruon faible concours à t:et1.e tâche, je me pel'mei.s de Llonne1· ici une liste d'ouy1·a,g es propl'es à former le noyau ù ' nne biblio,t hèq ue d' instHute·u1·. (Voir à la couverture.) Dans œt e liste on distinguera facilement des ou Vl'a.ges élémentaires de1:1tinés surtout à foul'llir an ma1he dt's llia'I éria ux pou 1· la prépar,ation de sa das.se, et de ceux destinés 'à, appro·fondir- et à étendre :les connaissa.nces de l ' n vieux m<tgister. l'Institute u1·.
* Stabilité du personnel enseignant -
0-
ami F.) Le petit enti-e tien que j'a.i eu J'auire j our avec l·oi m'a uggéré que.l ques l'éf lexfons que je ù~s.irN·ai·s ,s.omndtL·e à noB ·a:ini·s de 1',,Ecole pril.rra.it·e''. Ulre11·cher les causes des déplacements (A
IDO'll
s-i fréquents p-armi i'eis maîtres d éco:le (le nos villa.gesi, <:e ~er'ait foir t intéresfiant et, trouver un remède à ce mal péda,go,g-i que, ce ISerait as urémenit faiTe œuvre mé1·it.oire. Car·, p·OUi' un ma'l , c'en est un en effet: le m1anque de s'tabi'litf. nuit à ·l'avan<:eme nt des é<:oles et au pcr/ectionncinc1lt dt;s instltut,eur,s. Je ne Y ux .i;oint entr ep1·eI1rdre cette doublre tâche; je sui,s troip fa.iMe pour cela; néanrnoi;n s j'ai voul u me renJdre c:(Jllllpte du peu tl'e stabilité des maîtres et, .au moyen de l ' Extmit du Ra,ppœ'i: clu Dépa1,tement de l'Instructio,n prnbli. qu~ sm' sa gestion de 1899, j 'a;i d.'l·essié l'e tableau suivaTut:
Sur 37!) pédagoguies, don•t le nom'bre d'anillées de service d·a us l'école eist ilie n. ti()IIJ.né,
9ù un,t 1 an à ùeur a.ctif; ü3 » 2 ans li » 4U » 3 >l l> >l 85 n 4 >) >> >l 24 )J 5 >J li J> 70 >> de 5 à 10 ,a n·s inic:lus-ivemen,t ; 36 JJ de 10 à 20 •a.us,, iruclu,s.i vemeint . G >l 11lus de :W ans de service. ' Ainsi 25 % ont une année; 70 %, 5 ei 1 l / 2 i:ieul em1Ent ont 20 :ms d€> ::;er1iice dans Ja même école. Ob! /lies raii,eis véitéranis!. .. Je 1oerais de l'avis qu'on k ur dét::etnât une prime de loing6vité et une t:ouronne de la.m iers;. œ s-erait aoourément mérüé!
« d esipéra.nce qui échauffe tou,t ce qui << les entoum, tanrdûs que p,ln S/ tard cet,, te ardeur se refroidit en eux et pa,r « suite autour d'eux. ,, :\fais il faut aussi croire alors que 70 % deis lUtaitres d'écoWe sont déjà vieux ap;rè.s cinq anniées de service! Fran•chement, je ne peux m'y résoudre et j'opine pour une autre manière de voir. Le,s jeunes m-aîtres pour la, p!l u.pairt, onrt enco1re leur fami:l'J,e qui le,s nom'IJ:·it • l qm les ha.bme même; en retour, ils Iui a.p po-rtent leurs petites éc'.onomies. Ils ont une belle vie a1Jlors: ce so,n,t .des jouiss~rees, des plaisirs purs: gu'H leur est même facHe 'de se procuTer à bon compte. Leur zèle, J,eurr dévou~mient n'est point entravé pru.· les difficultés de la vie: ils n'CJ'Ilt enicore que ile rsouci de pla.ir e!_Mais que les r ôilles chanlgient, que 1a fu:rru'll<~ s'éloigne, que le jeune p~d:a.gogue S/Oinge à fonder lui-même une fa.. lllil.Je, - cela lui res,t bi'e.n per,m is soH dit en .pass,a nt - on ne s'ét-0-nnei-a' pilu,s qu: son ardeur ,è refro-idisse: i!l sue, i'l P lll'e, iil 'd épense ses for'e es smr un ·li:.-umip ,eit doit emprunter à un t:harnp Yois,in le supp1lément nécessaire à son existen1ce. Détruisez cevte a,n omaJie dollJle-z au maître d'éicole de quoi vivr~ et faire ,ine les ·si'eill:s, je ne conçoos pas qn:e son zè'le, son dié.vou,eiin·en.t, s'i l a 'l'amour de oo. vocation, !"abandonne dé<jà ruprès deux ou trois a.ns de ;prati-
Qn'infére!' de là? Evid'elffiment, il. fa.ut qu•e et, die pl n81, il aura, sur sesi jeunps . co:Hègures, IJ'a vantuge die 'l'e:x,rpé,rience. N\Oll"e aye,c Ba,l'l'ea1Œ qu e « les jeunes "t Mais ·ceci ne moüv1e p·a s il'e dé])'la:ce<< ma i res ont IJlus de ::miercès, qu'ils ment indiqué par le ·ttableau. ci-dlessus. " gagnent plus fat:ilrement hL •s.v,m p:a tliie 33 pé.dago,gnes ornt urne année d'e1lJSei,tl « es écoliers et que, n'1ayant pas en,1 cor1·(' éprouvé 'd . déce t· . gnement, c'-e,s1 -à-dire, sont débutants. e ' ' ' P a,o,n., I~'S a.tta- Ici, une petite ·r és•e eve: J'éeole no!rm:a.le << lI uent les difficultés aveic une ai~dreur des ga;rçons foUI'Dit 12 ,à 15 recruies, cha-
102 que iannée pour 1es ,dJeux langues! 33 ·pra,ticcie:ns quittierafont dooc la carrière et 63 autres ne feriaient que changer de po,ste. Semj:t-ce que cette partie du p·eit$'Oinne.l errseignant aurait l'humeu:i· inconista11 te o,u vagia:bollde? Tro,uv,eiI'ajt-ell'l,e, dans a'enseign em:Jlent, un poste p"lrns avantageux? Je n,e peux le cro,i re. Un petit nombee, peu.t-êt f'le, se ·décident à changer ,de p11iace pair suite de difficu:l tés. La prel!Ilière anniée que l'on enseigne c'Lan.s un village, l'on 1·éussit généralement bien; mais a.près qU'eqque temps, ça ne va plus,, il faut aillee cb:ercheir- fortune alJlleu,rs. << N. . . . . . était << un bOln régent, me dis1ait un jo,ur un « conseilJer, il, enseigrnait bien, il ,s.e « faj1s,ait crainfü,e et les enfan1's .a.pp>1·e« naiem.t be:a.ucouip, mais miajnten:ant ce « n'est plus c,:a; sti ce n'éta.i t pias qu'il « est des nôtres, il y a. longi ·emps qu'on « l aura.it mis à :ia pQII'te. >> Ailleurs,, 1rn membre de ·l a Commi~sion scofajre me d}SJa.it: 1
1
1
<<
C'e•st un bon
jn1stiturl:eu,r,
mailheu-
« 1'cus·em,eut, nous 1 a,vons déjà. drepnis ,< deux ou trois arns; iil est trop familier « anjou1·d'lrni, il n,ous faut en chercher 1
(<
un autre ii, etc.
Coamne sj la famifü11rité était un o,bsta1cle à rienseignement, •collllme s'i1 ne fail'lait pas cher-ch€'!' un rnoyetn. de se cœmnuniqner ,aux petits enfants ·e t se les r€nldre communicœtifs et qu 'il fa,i11le p.our ïn,scpircr la. cr.ainte, l e r esp'(:'Ct et 'l'anno,u,r de l'étude, 'l'air imp10,sarnt d'un nouv,eau maitre, e'est-ù-dire ·d'un ptrsonn'a.g'e ,1u'on n 'a e.I1cot1·e jwma,i1s vu et qui am·a so,i n de composer sa mine pour '1a ciI•constauce! C'esit pourtant ce qui arriv-e dallls quelqUJes lo,cail!ités et c'est 1
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un granld tort. Le maître d'écoil•e es,t , re me ,s:e mble, 1'.aide de M. le Gnré et il a, comme lui, ch arge d'âmes, m.:ùs, dans nu cei•c,le plu s r-esh"eint. H potrnsuit le m~rne but; cëlui de co,n'duir:e IJJe1s ftmes à Dien, ca1r, }). moins qu'il ne soit inseTIJst\ :tl ne s.a.nrnit se coubenter d'instruire 1f.SenJ.enrent ],es écoliees, mais il s'app.liq u,era sm'tout à les éduqu,etr, à l·eur donDier des exemples cle vertus. Et le·S enfants sont sous sa sm•v1eiU.:müe bien pluis longtemps que so,Œs celle de M. le Cu1ré. Or, a-t-on ja1ma:is vu que la, fa.. milia,rité de ce ·dernrer ait nui. à sou p1se,stige? Aprè.s 20 ou 30 an~, a:près une vie -entière d'a1>osto,}at, quanid '1l'heure de 1 a sépa·r a.tion eslt veilJue , n e voit-o·n pa,s, a.u, cont raire, }es ouarlles t'épandre dies p,l1eurs? Pourquo,i SiOIIl a.ide, p,ou1rquoi 1ïwstitutem perd·ra.it-H s1u. bon.n e infl nence par sa familiarité? P,our,q uo,i, je ile sais, mon cher, ,et le V'O-ici: << Dans le mon·de·, jl n'y a point de sofa méti e1·s, nons d it -otn, ma.i s bien de sottes genis. >) Héla,s ! oui, bea,ueoup de soties gens! U n 'y a pa,g ,d;e sots métiers, iJ est vrni; m.ais ùa so1ôété pohcée d'aujourd'hui ne vent paS', ne p,eut pas suppoir·ter que certaines ca.t égories die gens ~'e :livrent à toutes s,odes d'occup,a.tions; ~ne :l'.e s dénigte; -elle les ,d'ésho,n ore. ~I. le Curé, toujour·S exdusivemenit: occLTpé des· chargt;s que lui impose so,n ministère., est toujours res,pe'eté. Mais 1\1. le l'égent, qtli. n'est régent que de rro1J11 pendant une pi1!1'Üe de J''anlJlée, .œt p1•esque obligé, pour su b,enir à so,n entr,•tien, de faite n'.inli1YOrte quo,i, car 1111 graJJJd n ombr,e, dont il e père n'est ni fermier, ni gran'd proin·iétaire, ne peu \'ent pa.s 'Se mire b:wsseurs clie quelques milor'ds généreux; ·e t allo,rs, ils coudoient 1
le po:lis1son commell'bonnète homme; Hs tray,~ü1'1 ent en sa compa,g u ie et se saIi,s sen:t comme lui. De là, je n 'en dou'te pa.S·, cette fami1lia.rité qui a. de .si fune stes conséquences. (A suiv-r·e.) 1
Bilan géographique de l'année 1900 et du XIXe siècle (Suite) ASIE. Au >début üu XIXe siècle, ,le continent Asiatique, tout comme l•e co>ntinent Européen, était ,d.ét>e1<miné 'd ans ses contours aussi bieu que dn.n s . ses g·r.aJ1Jd,e,s lignes ültériem•es. Les Anciens av:a i·ent con:nu les Iudes et l'e s mers du Sud. A u XIII siècle, Plan Ca,rpi11, Rubruquis, l\far·co Po>lo en a:vn,ent tra.versé la pa:rtic cenitrall,e :d e 1'·01uest à l'est; aux XVI.Te et XVIIIe sièc!les, les Cos~ques 1errvo,y és ·par 'l'es czia,rs de Rll'ssie avaient pa.1•co1m·u l'immell!se 1•ég'ion sib'é rienne ; Djenef, en 1648, plJ.us tai1d Béring et Co'Q.k, .a vaient travers·é le détroit dre Bérillig. H r'e stait il faii.re la cü·cumnavigaüon de l'Océan Gl/aieia,l, ce qui ne fut 1•éail+isié q11',e1n 1878 à, 1879 pa,r les suéid ois Nm1denskiold, à bowd de la <<Véga>>. En 1873, deux Amtrichiens ·d1écouni1·ent l,es terres Fram;ois'- J os·erph; p'lus récem.JUent, Nansen, norvégien (189G), e1: 1e duc deis Abruzzes, ifailien (1900), a:tteignfrent en ba,.t1eau m1 e,r1 tra.îrre,au les fatitudes }es plus élevées de 1la r égion poilail'e (86° 14' et 8G 0 34'), ma.is san•s rerucontr•er· des te1rres nouvelles. D'où !Fon suppose que 'le pôle No,r d se trouve en met· libre ou couve1·te de giliaws. C'est là qu'a dù p6rir l'am}a:cie/Ux .\_nidrée, pa.rti en biaBoiD: du S1)itzberg en 1897 d dont on n'a reclleillili que dies épaves. Qua.ut à l'intérieur 'du co·n tinen,t, il a fallu pendant le XIXe ,s iècle die nombreux voyage,s à tra.vers 1le gigantesque Pillat·e au c.ewtra'l p,our en reico1111aitre la 1
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configu-ration. Oe fut Ia, tfüt·he des Angfah, dans les régfoins tibéfaines. et hi,m aùayennes avois'inant l eur empire des Indes et de 'd eux Fra.nc,:ais, le prince Heu.ri 1d'Orléans et M . J30;11va'lo1:: plus au nord, c-eHe d es R usses, qui ont iparcomu en tous sens Je dés1eet de Gobi et le vaste p:1ate.a.Lt de l\fongolme.. Passons aux di vision:s po l itiq nes de l'A_s,i e. L es pirincipa:l:es sont 11ctue01l-ement : l'Asie russe, l 'EIDJJpire ehiuois,, le Japon, la Corée, il'Intdo,-Chine fran.ç acise, l'Empil'e anghüs des lllld,eis, l a, Pe.rse et 'l a Turquie d'Asie. On le voit, ces di v.ision1s s.01J1t peu nombre uses, cependan teiHesoonlsHtuent tout un ccmtinent qU'i 111e:s ure 42 m illions de ldlornètres carr és, soit une superficie 4 fois supérieure à celle ·de l'Eur·o,pe, et qui e,s t deux fois plus peup'lée qu'eHil'e, carr il com})te 'pilu,s de la moitié de la popu:la:tion du gilob(', soit 820,000,000 ill'd'ividus. L'Asie, beneau du genre humain et de1s prernier1s empires histoiriques,, arp~~ès avoir envahi plusieurs fois 'l'Europe, nota.!llimen.t par l a Hor1d e d'Or, qui subjugua a Russie à ln, fin du mo,ye:n -âge, s'est vue depuis lo1es entia:mée à S()lll tour par 1'e s Russes a.u n,o,rld., par 1 es P oTtugais, llles Feançais, les Ang1lais au sud, de te,l;le SO'rte qu'i,J ne Peis,te guère aujoiuird'hui d'Etat,s jrrd'épen<l1a nts que la Tu.r<plie, la Peese, la Chine et le Japon, dont plusieurs même s 0,n.t so,us la sur·veillance des Européens. 1. L' As.ie russe. - E'lle comprerùl h1 Sibérie, déjà conqui·s e a,va11t 1800, ainsi que la pil'llis gi:and•e partie de la. Cnu1casie. Vaincus en Crimée en 1856, 1Jes Russes ont pris leur r1e van1cb,e en As,i e en s'em:parant sn eciessiv-ement de l'ile japonais@ de Sakhaline, de ,]1a Mand'c hourie 0 1rientale chino,i se (1860), des ste1pp.es ,ctie Turkestan, ,œes khall'a.ts de Boukha,ra ert de KhiY,a, (1868-73),) enfin d,e l'o,asis de Merv (1883), aux confins de 1'Afghanistan, p,roitégé par· l' Ang'lerteiere. Une voie ferrée, le Tranisca,spie'll, relie '1a mc1· Ca;Spienn,e à 1\1.er-vy, nDn 'llo,i n 1
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104 d'Héra,t au sud, à Bo•ukham.1, Sama1·kand et Tachkenld à 'l'est; elle se 1-e'1icra bientôt au T ranssibérien) en traversruit 1a région du la·c Ba.lka.ch. Tout le b,a,s·sin 'du lac 1~rall , a.vec s es fleuivies Sy1'Daria et Amou-Dairia, est rus,se. 2. Sibérie. - Ce n om, qui naguè1,e enco,r e n'évoqua.it que de som bres idée s de solitud e, de froid intens e, de stérilité, jointes a.nx triste,i so,ucvenirs d:e d'6pü1rtation pour !lfes Poilonai!s et ·l,es cathol iques, et de trarva.ux forcés dia.us les mines pou r to,ws cenx qui ,a,"aient dép:l u à 'l"abs.olutisme du go·wv1ernement russe, {:,e' nom comm<enlce à éveililer dies idées pl us <fücou:rageantes,, g,ràce à. la coo.strut:tion du gTanld' che1Jnin de f.er tm.nssibérien. Cellui-ci traverse dan·s les P'a.rties méeidionaJes tonte n.ne région d 'e steppe-s et de forêts, au soll pl'Oipre à la cutlture et à 'l'a codoa:tisation, ·Jai,s's a:nt m1 n'Olrd 1J a g,rand'e zo1n,e die la, « ta.ïga » ou de:s fotêts, suivie -de la zone stérii e des « t o:nndras >> 0,11 marajs polaireis, d,ollllt le sous-so,l ne d'é,gèle jamais,. Aussi Jllu1s d' uu mil'lion ·d 'émigrants rus.ses ont-i'ls,, depuis 181:l3, S!nivi pas à pais '1'achève:n1:ent de 1la ligne qui, pmtan.t de T<.:hélittbinsk, da.ns l'Om·al, pas,SJe à Pé1:l'olp,arnlowsk , Oms-k , Obi , Ko ly-van, .K-1·;a.sno[arsk, Irkoutsk, j11S'qu' a.u bo'lid du Jiac Baïkal, qrue •le u·ain franchit en ha,tea.u-ba.c; e r.ai'] re.pr-end erusiuite vers 'rchii:Ja, Nertchill'Sl{ et le fleuve Amour. D eis environs de Tchita pra,r t l 'eilil!br'lmchement dit « transima.ndchour-ie:n >> qui, pa.1' une conciession .acwrdée à '1a R ul'!sie en 1898, traversera 1~a i\fan1d1ehàurie chin,ou,e, par Zizikar, poru,r aboutir à V,l a cti vosto,l.:, port russe situé aux confins de la Corée. - Ce n 'est pars tiout. Un embrancl.Letnent du Trarnsm8.Jl!d chourien descendra a u .sud, par :.Uoukd1e11, d'U'ne part ver1s .Po,rt-Art huir et il e nouveau i.,o,i-t ·ruS<se de Dalny, établi sur la baie oe 'lal1en-wan; d'a.utre i}aJ1: vei·s Newtchw,a.ng, Tientsin et P<éking, où la ligne esit déjà exploitée. Tel est le résuil:tat priatique de la p ohtique russe,
qui sre voH déso11•mais investie de tous ~es mopen,s de ,dmniilJatiOtn s·u,r le nrn,d de -la Chin-e, y com•p ris S<a carp:itta:le. ( A suivre.)
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* Moyens
d'obtenir le concours des pa~ rents pour assurer dans l'école le travail et la discipline 1suitel.
Cependant, admettons le ca1s o·ù l'enfant 1:Jrès disposé au travail est sans ces,se r-etenu ou retarclé pa,r sa fami1'le, que f.erez-vous? Cette indifféren.c1e p,eu,t pro,v,eini.r de pl usieurs causes. La pln•s commune c'est '1 'ig·n.or:mce. Souvent, 1de,s pa.rents d6° nués de t oute in1st ruction ne eo,m pr:enn ent pas 11.'utilité (]e c,e:lle-ci. Ne considérant que il e résu'ltat imméldi.at et gross,iè1·ement utilita,ire, n 'envisageant point et ne pon,nnt même pas -envisager 1 'a.v en.ir que p,ro'curie le s1œvo.ir, pa.1·ce que leu,r cnltur•e inteHe<Ctnelle n '·e st p:as siu:ff.isamment dével o1p pé1e, ils eo:n1svdèrent cormme du temps pc1,du ce.lui qui esit employé à l'étude. Les t ravaux de,s ch amps ou die 'l'a,teiliie1· leur S'émb}ent ·s ingu.Jièi•emenit p lu,s a,v,a.Illtag1eux, et, reg-r-ettant leiS heures qn'e les enfants passent à l'élco,le, hl1s en abrègent h,· t•emps le p lus pûS'sibleAvec ceux-là, c'est d 'tt bo,t•d, coimme je v-ours le disais '{Jil u;s, h :m t, pa.r 'l 'ienfa,nt lui-même que v,o,fü,; ~girez sur la famille. Les ,entretiens, l es lectures où ia sera pa11lé de 1a. néces•sité ·de s'in struire èt rues bienfaits de rinst r-u ction, s.eront pai·ticnlièrewent so,ignés dans voitre c!l ass,e. Vous r ecomma,n!derez même aux enfants d'en causer a:vec ·leurs paJ·ents e1t de •leur faire part de,s r éflexio'111s ainxq ueJles un semblrubI;e s•u,j et ,a.u:r;a dornn é lieu. Puis, de temps à. a.utre, vo~ez ,-o,usmêrne les pa r ents et 1-eprenez avec eux vo,tre t hèse. A,fü,essez-,ous à 'lem· ·r aj. son et à lem .intérêt bj,en ell'te111du. l)ites-1€'\lr, paJ' e4emp1e, combien j:J e,st utüe d'êtreinstruit pour faire ra.p porter 1
k 11[ns possible à :la t erre qnie 1Vo1n cul ti\'C, pour s01gner conv~ablement les bestiaux, pou r se pierfec,twnner da:ns un U)Jétier quelconque, po,ur aic'croû.tr.e un petit patrir~~ine, ou pou1: .a;cq~1:ér.ir c~ue,1qu,e ehose s1 l'o~ ne poss.ec1e ,r-1e11. D1tes1e11r enr;o,re q 11'11 fau t bw~1n, ap1·ès tou:t, ob'é ir à la loi, ·e t que puisqu'elae veut que cbac:un po,sSiède u11e certaine ini,truction, il ést bie·n plus sage -d'obéir sans restriction que d e m a.nY'ai•se gràee; et que, du reste, lJ'lus vite l'enfant sera im,truit, p l n·s vite on jouira d e son s:woir -e t de ,s on h'ava,i!l. Qu,a,nd 1ïgno,ra.n ce n'e,st pas lu. princi1Ja,le ea.n se de 'l'inldifféren ce des familles, c'es,t souvent la vcnivreté, même la misèr('. Dans ee cas, si p.al"lilÎ les pare-11tis auxquels vous ayez 1affai1•e il s•'eu 1·eU"i:G-nt r1e dan,s c •ne triste sifn.ntio'1l, toute a.u lre ,ser a v-0,t t·e til,<.:•tiquie. Vo,us les ver1'ez se p'la.ire à ga:td-er lems enfanfa p,0 111· les occuper ù un tra;v ail produ'Ctif, a.u détrimernt 'des Mudes da.ssüques. CoIDJnent ,fU'ÔWffez-vous à leur persuader qu ' l Y::tut mieu x ,a1Yprendre l'histoire et la géoigr;1phie que de gagner une somme qui, si modeste qu'el1e soit, vient oepend.ant en aj,d:e aux p~u 1'1'€'S ménages? Ces moyens que j-e rous propos·e, nioin jeune ami, seraien1" IJeut-ètr e insuffi@11ts pour obtenü- lia. régu La1·ité padaite. dans le travail -d.e classe et d,ans l'a.s~iduité de vos éllè.-es. Peuit-ê t-re encme sera-t-i,l n0cessaire ,d'y a.n}ü- teoour~ µen'd'a.ni un temps phis ou moins lolllg avant d 'en apprécieii· r effiirn,cité. i\lraiis> n yez-cn mon expéri ence, n,e vous 1la1si;ez pa.s. On a. p u eo,mparer I-e tra.v ai1l d'un insrtitnteur à celui d'un agricllllteu1· qui lab<YU'l'f=', bPche, p io;c•he, tourn1e e,t vet OUl'JJ,e la. terre, -sèmr, a,rrtl'che ·IeI,l mrauY.a,ises he,1·bes pen'd ant dix mois d{' l'ann'ée po,nr ne r é co11tei- q u1e pendant cleux mois à peine. C'est qu'à Yous aus,sj, i1 faut tra mil, 111ersévérauce et pa.tielllce pour recueülir q ueùqu es fruits - pai·fo~s fort maigres, héiJ:a,s !_ de votre dur 1abeur. 1
. Enfin \et c'e,s t à cela. que j e reviens), t wchez ·d'rn.téres,ser 'l'es pa.r e111,t s aux trav,amx et a.ux succès de leurs enfant·s. Qu e les notes exactes et régulières le ur prcmv.eut que vo,u,s vous occupez sérieusement et en p,a.i-ti eulie:e de chaq ue é1lève. li'aite1sc1le,s venir vou,s vo!ir. Quand la chose sera possible, et avec ila 11ése1·ve et le taet c1ue compode une s,ernbla.1J11e démail.'che, a.llez à e ux s'ils ne vienneut pas à vous. l'al"l-c,z-l e ul' avec po,l it01s sl:', douceur, modération, sans ,acdmoni,e, s,wJS1 aigrem, comme san.s f.::L.ib'.less-e. Dit es-leur que vo us eon 1ptez sur eux, et que du bon accord qui r ègne't'a. entre la maison et l'éco,le ré,s u ltera. po-nr le pré.sent et ,pour l'a, e!nir Ulle bonne. JXlrti< die leur bonheue e t de c.elui de ·l eur enfaln:t. Flattez un p,eu leu!r amour-pr op1'e. Fa.ites v.afofr l es bonn1e-s qu.ailité:s d e votre élève, ses n.ptitu'd e.s paJ.'ticU:,l ièr1es, r econnaissez-lui nne petiùe stl'pério,eité en quelque chosie, to1urt en dé:l)lo:raJ1t que ses h eu'i·euseis di.s positfo,.u,s s:o,i,ent im p1·0ductives piaJ.' suite d'ine:x;a,ctitud,e, de pa,1,es,se et d 'inldiS'cipline. l< ~\..h ! ,s 'il voula.it! .. . >> Voi là lme phras.e qui n'engag,e à rit•n, à faquel11e les pa:rcn,ts sont t oujoiws sensibles et ,<1ui v,o,u s a.türern sou,veut le ur a.ide 'ou ,},e,n•1· a:p pni d1a11s bi,en des ta-s . J'al"le z de·s réco,mipt>ns,es, de Ja, distribution dPs prix, df'S. siuc'<.:ès à l'examen d',éma,11t ipation. 0-ffrpz et p;r'Omet tez -vot,r1e eo,r:i'C'oues a ux parents pour lems pcitit es eufrepri·ses particulières, ,p onr le choix üe la carTière ou du métier de vofrie étol'iel', qui de'l,-ra trouver en VOU'S pl us tard, lors.qu'i'l aur a quitté l'école, un ami s ûr, et fidèJe, ein nn mot, cherchez le point délica,t t.'t s·pnsi b'le snt leqtrnl vo•us poutTez établir fon t votre échaJauda,g ,e de bonn:es ra.i ·R ons, d nne foh: qup I ous l'aurez découn>rt., ne e-1a igfrez pa,s d',en tirPt' tcmt it' pa i-1 i po,,.db I c. 0
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A ssuréml'nt,
il fa.udt·,a. vaJ'ier vos
moye11s, car vo us n 'agfrez 1xi-s de J,a même maniè1·e a ve,c tou:s 1J1es <.:a.11actèr1e:,;. P ar conséquent, a,viant d'en trep,reu!d t·e une piai·eille campagne, ,r éfléchis sez, ob1
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servez, et ne r isqu ez vos r•emarques, vois 01bs,e·1·vations, vos d'éim:arches, que lo~·s<Jllle vo us Ravez bien à qui ,ous nvez affa.ir(!. Je n'ai pas beso,i n d'aj outer, mon jeune ami, qne s i l'exia,ctitud:e de vo,s élèves est 1·igoureuse, si le tra va,i,J de la cJJm.<Jse est Tégulier, la. diiscip'1i'l1!e s·c o1laiire et a'éducation des enfants y gagn,eiront beia.ucoup. Le jour où 1J'appui des fa.1:miHes voius sera aequis, , otre lou'tde Huche sera diminuée de moitié •et les résiulta.t s qu,e YOllis obtiendrez se1:ont ,d,o,UJblés. ofa.is, je vous le répète, ert c'e-st sur ces mo-tH que j€1 termi ne, soyez patient, coura.geux et per,sévérant, aünez vois étlèvBs et do,nn,ez-en la p.reu ve à 'l em·s pa.:.·ents, f'-t tout viendra rà point, croyez--e n votre vieu;x maitre.
* La comptabilité à l'école primaire (Sitite et fin) Oorrnane les gen s qui remuent il"or à la peHe sont assez rares à ~-a1cau:rupa.gne, •et qu'i'l s ne sont _pas Tiombre·ux à la ville, 'l e compte de 1a caiss,e sera.it bien inrntile ~hl ne s 'agi,s•sait que die se re:nldre cornpte du résu!J ta,t de kt bail a.u ,e e; •lies ~"Bpèec,s eJtles-mêrnes seraient souvent p,lus tôt comptées; ma,i-s, d ans un ménag'e, nn ma.gasin ·e t srurtout mn,e a:dministra.tio,n publique ou pal'tictl'lière, il est nécess1a Ü'e d'être constamment en état d\•xhib·er l es déta.i<ltS dnd-oit et de .J'avo·ir, et 'l a. bacla.nce a de même Sta 11ai1son 'd 'être, afin de s'a.ssurt>r qu',eltle ~1st d'accu1ïd ,a:ve,c la caisse eHe-mt'm1e, et qu'une m:aii.n infiùèle n e ·s'est pas rendue coupablie de d-étom·nements. Quant au bfüi:n, il est UJThe ,s,eu'l'e classe 1d:e personnes qui puissent r,aisonna-· l.Jl'emeTut s1en pass,e:r: c,e sont celles qui ne 1p.os,s,0d,ent absotl'n'!llent l"ien. 111 est b0tn q n,e Je aapitali:ste, lie :provriéctiaiœ, Je fe1:mier, se r,•·n d•ent e0tm1Jte .annuellement •de l'état d-e le ur fortu•rre. Le b i'1an leur f€ra connaît re si, pendant 'l e co,u rs
de û'anuée, le urs affaires ont su,ivi uul.' mar1c he réel1 emf"nt prospère, ou s'i1li! ant écorné leur avoü·: cet exwrnen an. nue:l ne sa urait manque.r d '-exc:eree'l' une sa.h1tairc infl tien ce sut· '1 'a1nenir. Les exe1·ciceis de ·co.mptia.bilité à l'('. colle primaire pourrai•e n:t êtr,e aecom:pu. gnrés de mo1dè'les de quitta:n.ceis et d'·at:. tes sous seing pl'ivé. Oes tra1vaux ttn. raient un rlouble av-an,ta·ge, art:itJe:ndu qu' ils co,nstitueraient -.au Sisi une étn&e de la oOIJ.llJp o,s,it ion. Je ne vois pas Q'utilité de },a rédaotiou de factures à .Péco'1 e primaire. Les fatturcs =SO!nt le fait die l'•e xpélditeirnr ide wa,rchanidi;se,s , ,e t ü serait difficile dl' tnm,v er a uj ourd'hui des faJctures 'enltièrement ma.nus·cl'ites; elle•s sûDJt en pap. üe lithogr;ruphiée.s. Ce tra,va.i!l, fait à •la main., ·e xigerait un temps co,ns,iàéra1ble doru:t l'errnp'loi n,e seraü nu11emeint COllllpens,é p~ü · des a;va,ntages éq ui val,eillts, soit da;ns la pratique, soit à ·l 'éJcO'l e prirnajœ. On ,p eut en donner u~e idée dan11 les leçon,s de comptabi11ité, et ceilui qui rétd,ig·ena bien un,e simpil!e note ne sera pa~ ernbarra,s sé 1wur remplir nnie fadu. re : i'1 lui ,s uffira d'en aYoir un seul exemp1laire sous 'leE yeux a,u ·début Id\• la vie pl"atique. Note de hi rédcwtion. - Nous applau1
dissons a.uxexcellentesiustrne-tiousco,n. tenuesldans l'artiic'le qui pr@cède . Avec I'aute1)r nou s sommes }JaTftütement d'a,ccor'd q11'i'l est imposSlible 1d'ernseig-nler- à iL'école ·Jwim.aü·e autre cho.se que la tenue (°l'es livres en pal"tie sinrpic. t:,·eu:lement, nous a,YO'llls. une réserve à fai're en ce CJlÜ co1nrœrrne l'imlpo,rbance du jom•nal. Ce livre, à notrre avis,, e,s:t le p·l 11 s impo•1't:rnt d·e to,us ·e!t le S'eull qui puisse faire foi en juis,t ic'e. Il est évident que -le (hand Line est plus c(Jl]llmode eomme e:i} up ,d'œil ,et rés1umé, mais l!'
journ•a1l est plus impo1'1tiant, par C'e qu'il 1wu,s ·d01nne joul' par jour toutes les opêrartions commerciales du :négo,cian,t. E'll ouilre, pour q me 1-e j o•U'f'llal faissc foi en jusitice, i:l fa:ut: 1) que 1re négociant soit inscrit au regi stre du coim1
roet•ce; 2) que cha que page d·u jo,urmJ'l sait pa.r afée par l,e no,taj,r e ceTtifieateur Sain s ceis, eonditious, 0 ,u i.imbt'ée. les li n 1es d'm1 négodaint n'ont abso1l uruent an<;uu e wt.lene devant les t,r ibnn1a.ux. Qn ant au Gr,and-Livre, la ,Jo,i ne s'en ocr:upe vo,i nt.
A pi-opo,s de comptabilité, nou.s p1·ofi1o}llls d.e ~ 'o•cea,sion 11our reeo,nurna nrc1er
rnux inst ituteurs qui voudraient inrtrnt.luire da:ns leur écoil~ une étnJde ,simpa-e et ra:tionneHe de la comptabi,l ité d e peo·curm· à 'leurs élèves le Co·n/"8 prnti-
que tle comvtalril-i-té, Far G. M., en vente ..w Dérpf>t de:,; livres d'éoo,le, ,ù Sio,n, au prix de 50 centimes.
Remèdes aux défauts corporels (Hwite et fin) 6. Comment doit-on traiter dans 'l'éco,l'e les enfant s a.veugles? Les e nfants aveugles doivent prendre part à l'enseignement religieux, aux exercices de mémoire, au calc1il mentaJl, à ]·' enseignement cle la langue, du eha:nt et de la musiq we. Quant a ux spécialités. qui reposent sur IJ,'iutuition, ils les étœdieut eu calquant soigneusement quelqu es modèles prépa1·és à cette fin. 111 y a, cependant nne différence entre les a Ycugles nés et Jes enfants qui de nmus a.ve ngles. Les derniers n'a.bordent cette étude labo·r ieuse cru' avee eun ui et méfiance. 11 faut donc très souvent 'les tra,nquililîser et les e11courager pa.r des motifs religieux. 7. l'ar quoi peut-on sunplé~r à la surdité? · On peut y Stl'pp1éer en partie par 'le sc:1111 de la vue. Cependa nt, l',e ,nfant sorrrd 11'a 11as seuqei.uent besoin d ·app1•endre la lecture et l'éc.l"iture, il faut aussti. .l'exercer bea ucoup à la. pa.r·o1'e, aüu qu'il puisse pil'us facilement se fa.ire comprendre des a.u tres.
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8. Qu'y a-t-il à rernar·(]uer 1•ela·fo0ernent aux sourds-muet:;? · Chez la plupaa-t des s.o.urds-rnnets, l'o,uïe seu le fait d éfaut, mais non la facu111té de parle1·. A l'éga.rd des sourdsm u ets réels, il faut d'abord •ernplo,y n· le l angage des sons, et enfin l'écriture. 9. Ca,n.1ment est-on parve1JU à donner l'enseignement aux sonl'(lsn l'U'ets? On trn.vait a utrefois que le s.o·m dm u et avait à '1a la ngue un défau t organique, et l'on che n·h a.it à y r emédier pa.r· des opéra t ions cbirurgic:a1les,. Le moine espagnol Pedro -de Ponce (1570) réu,ssit le premier ù. do,n ner un enseignement aux sourds-muets; les s•uce&s qu'il o,btint ayant été p ubli és par le médecin eS!J)aguolJ Va.llès, 0111 ne ta.r·da pas à l'imiter dans d'autres pa.y s. Cependant, le pl us gn md honneur revient à tm prêt re français, l'a.bbé de l 'Epée (1712-1789). En 1779, l'empe r eur J o-s1eph II en,·oya ve·rs Gui , de Vienne à Pal"is, le missionnaire Jean-Frédérik Stok pom·· s'initier à iht méthode de l'enseignement d es sourds-muets,. A côt é de l'enseignement du 'langage par des signes et par des gestes,, ltt mét h ode dn la:ngage par-lé fut introdu ite dès l'année 17GO p ar le médeein s,u:i s8e Awmann. Elll'e fnt dé\'èlopptçe en Saxe pa.r le ehantre Heiniek (1'777); en Franconie p ar le prNre eat ho.Jiqne Gra&es (U:;0~),
et par d'autres encore. 11 e:x:iste actuellemen:t d ans les pa.y s civilisés I)l'ès de 300 él:a b!Jiis,sements de sourds-muets dans les.quels env il'On 8000 élèves reçoi,;,ent l'instruction; mais le nombre des 80-1wds-nrne,ts en Europe est évalué à 7 50.000.
Mission et qualités de l'instituteur -
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Quelle est l'excellence de la vocation d'instituteur? Après le ·saceirdoc,e c-aitholliq ue qui élève 'l'homme à UD'e dignité incompa.ra-
108 blc, ,1 une de,s plui;i saintes et des plus nobles vo1cations, est ce'lle d'jnstituteur. L'instituteur est l'auxilia:ire de ~la fa.. mrne et de l'Eglis,e. dans l'œuvre la plus impo,rtaute de toutes, ·l'instrurüon cbré. tienne des enfants. N'·est -ce pas, en ·ef· fet, sur ces d erni,e1·s, que re1Jose tout l'e:;ipo,i r de la reilâgio·n et de 'la sodété,? Le honheur éternel et t emporel des hommes 11e dépenéUJ pas principal~UH."nt de l'édt11cation première qu'ils o,n t reç ue? Aussi la foncti on 1d'in,stituteur et de catéchiste a-t-elle toujo1ws été l'une des p'1ns estimées d,an,s l'Eg1li.-; e. On l'a. souvent collll:parée à celle 1de s .anges gardiens, on l'a mêm e ·envisiagée comme une sorte de sa.Cel"doce. S t-Jérorne, d an ,s. sa vieillesse, ,se faisait ,plrns d'lwn,n eur d'é-l·eve,r un e j eune enfant ch rétienu e, et, comme i'l lc dit même, de former ses p r el.luiei·s bégaiements, que d'être le l)l'écepteur d'un gra.nd rn,01m1.;r,q u.e. (Lettr e à L ét.a..) Ull!e grande récompen,se e s,t a,s· •surée à cel ui qui. se ,s,e1;a dév.oué à cet exercice de cha.rité. (< Celui qui f e11a et qui enseig,nc1·a ser,a grand 1da.us l'e royaum e des deux. ii (Math V, 13) « C€ux qui en,s cignent l a j ustice ù. un g rand nombre, brilleront comme ']i('·s é toil es dans les pe1·péLue1,11es é rer-uité-s. >J (Da n. XIJI ~). 1.\fajs s i ,Ja voca.t ion ·d ' instituteur esl n oJble e-t ("Iain te, si ·les fruits en sont pré. cie ux, ,elle impo·s e d e g1•.ands ùnoü•s e t p·tés,ente bien des difficultés; fa réromp e.n ··e q u',eJle promrt C!èt ma,g·nifique, mais J.a 1·eisvousabilité- qn'tHl y r~ssum e est é.cTa SHnte pon r ceux qni n 'J ·sont pa,s a.p,vel éis. A vaut de s'y engager, i1I faut donc e xalITlin el' sér.i.eus.ement si ro npo·&sèü e Je,s a,p ritude,s e t ~,es facultés 11é('ess1:.üres, et ,si l'on ts,Jn·o t1ve po,u,i· cet é tal un att,•rtit spécial, nne in lina.tio,n nettement marqu(~e. Celui qui. embraissei1·ait eet éta.t s1ans aucun attra.i i on s1ans être s.uffisa,mnwnt préparé a.ux d'evofr,s qu'rl impose, s'y trou Yel"ait sans doute ma,lheu1
1
109 reux et son ministère a.uprès ües en. faniJ~ s'erait peu utile.
Quelles sont les qualités nécessaires ù l'instituteur? Les qualité-s néces,saires à l 'iustitu. teur peu.vent êt.1'e 01ia1ssées -de la lllJaniè. r,e sui.vante: l) des qualités corponJlles, 2) d'es r1uialités socia.lcs,3) des qualités fa. tellectuclles, 4) d e s qualités morales.
Quelles qucûités corporelles un instituteur doit-il posséder ? On p0n.t d ire, en gén éra.!, que l 'instituteu r doit être e xempt de tous ,l es défauts corporels qui pourraient 'l e 1•endr<! ridicule aux yeux des enfants ; mais il lni füut de p l us: l. u.ne forte con,stitution et s urto·ut une· pod.kinc so,lide; 2. Des sens intia,cts. 111 a partkuliè1·e. ment besoin d'une bonne vue pour l'é.:Xer'cice de ;Ja •surveillau1ce; l'œil d n maître est le prin,ci,pa.l moyen ·de di·s cip lil.lie. Il faut a ussi que k~s 01,ganes vocaux ·soient ,en bon éta.t, puisqu'ils sont l e premier instrument de l'enist>igue-
ment. Qu' appelle-t-on qualités sociales ? On ap,pe:Me qua.lités soda.les celiles qui font paraître un h oanme convenable et bo,n nêtc dans s·e s r'a1Jpo-rts a vcc l ei; aut r t>s .hommes.
Quelles sont les qualités sociales que l'instituteur doit possêder ? L'ins1itntell'l' doit être pro1we, a.imer 'l'ordre etfa simplieité. TJn,e toilette rxagértse est aussi peu conw:•·11able q n·un haihit ·Sol'dide. Le nsage, les malus, les vétemeuts, ks lines et les meubles, la saJle de e:'lass,e , 1.out doit l'é\'@ler cl.lez li> maître l P sens ide 1la, p1··opreté et de Ja eoJ1vern-1,nee. Comment pou,n a.it-"il cu ltiver ces qua,l ités ùans 1'e.i enfants, :,;'il 11e le·s 1;ns·séda itllui même'! L 'ins,tit.nteur doit aussi s'eff.oner d'~Lcqufri 1·: 1) la tranquillit é extél'ieu i·e; 2) l'empire :,mr sa physionomie et i;Ul' ses gestes, lors même qu 'il est ém u; 3) la facfüté et la grâce dans les mouve-
ments; 4) u ne ma.r,che dro-ite et déga.gé<t>, sans a.u ·une affectaüo,n.
En quoi consiste l'esprit de religion de l'instituteur ?
Qu'entend.on par les qualités intellectuelles de l'instituteur ?
I l consiste à s uivre fidèle-ment, cla.n s ses pensées, ·dans ,ses sentiments et dans ses actions, les inspira.tions dt> la foi, d e l'espérance, de J;:i, ch ,Lritt>, et de la vertu de r eligion. Le maitre ,clojt êti,e rhms un acco,i-d par-fait a.vec la, d octl-ine dt' ,]"F)glise q ui 1ui do;nn,e la. chia;rgP d'Pnseigner, et l'e,ste1· uni ù l'évêque legitime de son diorcèsP. N on :seul ement il do,it r·egrul"de1· sia foi comme le pilus gnand bir~n et le pl us JH·écieux frésor, cŒurn e un do,n d~ Die,n qu'il est ,~ss·entiel de eonserve1· intact; mais il doit aussi rt'.lllJJ.li r con-slciene:ieusement les devoirs l'eligieux d ·un fer vern.t chrétien, et donner ainsi le bon ex,ermple a ux aut1·es: <<Que votre lum ière luise d eva,nt les hommes. i> (Math. 1, 16).
Pnr· le,s qual ités intellectu eilles, on e-n tend les aptitudt>s et les conna.issancf's nécessair es, à l'instituteur pom rern1yJir les devoirs d e sa vocation . 1
Quelles àptitudes exige-t-on de l'instituteur? L'institubeur d oit a.1·0.fr: 1) un esrrit lucide; 2) ui1 e bonne mémoire; 3) nn eœu·1· pur et délicat; 4) !l'habileté à saisir promptement les idéE>s ù'a u.l r u i; 5) de Ia faeilité à exprimer les siennes p r o1res dans, un langage cül"rect et intelli1
gible. Quelles connaissances demande-t-on d'un institutew·? L'institut'E,Ul' doit cotinaiüe:: 1) La destinée généraille ou la fiu de l'homme; 2) Les dogmes et la mürale de 'la foi ca,füo,l iq ue ; 3)La nature ·de l'enfant et la marc:he du déveJop,p ement d·e ses facu'ltés; J) Toutes les "S'Pédalités qu'il doit enseig-ner et ·eu gén éria:l oeliles dont il a besoin dans s.on é·bat ; 5) La p éda.gogie et la ru étllodologie, on fa s ·ien.c e de l'éd ucati.on ,et de l'enseigne m ent. .Ma.i,s les conna,i,s-sances n e s uffiseilt pas, ill faut sa,vok :les employer-. C'est en ceLa que cons~ste: le taJ.ent 'Cln 1n,aîtl'e, taœent qui e&1: en p'artie un cloin nature.l, ma:i s qui se d évefo1pp e pw1· l'atte11tion sur soi-mêm e et l'étude cles bons modèlses. 1
Quelles qualités morales l'instituteur cloit-il posséder ? L'insitituteur doit avoir : 1) un v-éritable e:sjprit de religfon ; 2) l'amour de son état, lai f.idèlité et lla, conscience dlan:;; l'accompllissement de ses deirnirs profe.;;. siom1els; ;3) )le goùt 'Cle l'étude; 4) la ]_.J'ati1en'Ce e t la douc:eur-; 'l 'a,mour p,um· ses élèves; ü) Ja prndence.
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Po·urqiwi l'instituteur doit-il avoir l'amour de son état P C'est que, sans cet {lillO!lll", iJ lui :,;erait trorp diffici1le- d'acco,mp:Jir· fid èlement et c:onstamment le-s péni.hl;e,s devoil's de s.:i.. vo,cation; ,eit q u 'il ne tarderait pus. à s'en dégoù te:r et à l'abauidon.n er . Pouir entretenir et augmeu tel' en l ui cet. amour , 1l'in.stitu.teur do,i t so,u vent cornsidérer, dies, yeux de l,a foi, la noblesse ·et ·l ia s,ainteté de sou é-ta.t, le bien. considérable qu'il peut y fair e aux a nh'€s et les gra.nùs mé.rite,s qu 'i1 peut y lt<.:q n fri.r pour ,I ni mème.
Quand un maître est-il cons ci en cieux? -Un ruaitl'e e,:;;t cous c:iencicux loL squ 'j J 1
ne néglige r ieu de ee qui a r.aipport à sa vo'cation, q ne t out lui p,ara:ît important, 1es 1>ctitt·s cl;rnses co,1111me les ,p l us g·1·andei,, et qu'il r emplit r< ·exa,ct e,ment n et (< parfaitement J> tons s e :,, de·,oirs.
Poitrquoi le maître doit-il posséder le goût de l'étude? Paret· q ue l'homme n ',e st jamais asH~~z in,str u it et qu'il oublie vite ce qu'i.1 apl'écédt:-mn1nit :1pp1·is. Ju,s.qu':1 so·n ent1··ée dairns la vie a ctive, le j,e nne élève 111a.'iti-e a simplement po,s é les bases des cou -
110 nai,ssances qui lui ·s o,nt nécessa.u-es. Une f.oiis, en exercice, ilJ doit s'~fforrer de le:s rn1mplé.te,· e-t de les étendre.
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Qu'est-ce que la prudence?
La ,p;ru-d,e nce est 11'hn,büeté à recon..naî he ce que nous devous Pviter et ce que Pourquoi le maitre doit-il être doux nou,s -decvou-s faire po,u.r p,uvenfr à ~'a fiJJ el patient? que non::; no,us sommes pro1wsée. La do,oeenr et h1 ;piltience .sont des La. prm:lence é,cl}ajr<" parfo:ulit>rement vertus con1mandé<:''S .\ fous chl'Ptiens ; l'iustituteur siu r les morens qu'il (foit ma,is elll e,s sont p,lus par1"i1:n'Hè1•eiine11t em1.1:loyeI' pour forme1r l'esprit et. le n é c:es,sain:.:s à J'insfüu t eur . cœur de ~es élèves; elle lui fait pré·ro,i,, Lt1 clouceur est un puissant mo:p'n de l es con séquences d,es mesnr-e s qu'il veut s'at tach!:'1' les c-œnr-s des enfants: ((Bien- . peen.cli·e, ]:ni enseignB ii. p,rofit er de l'e.x:beun:-ux ceux q ni sorut doitix parce q.u ' périence du passé, 1e prés,erve de beau. üs pof:i,s èdero,n t la, terre)> (Matt. V . 4). eoup d'eneurf-1 et l'é.Joigne de tont ce La pa;t.ienee est incU s,p en·sa:ble pO,uT q lli .pour rait nuire au bon -succès de se~ men er à bo.unie fin l'œn,Te d-e l'édl1ca.tra,\":.l-ux. (A suivre.) rion dont 'l es progrès sont lents et s-ou veut 1:w esq ne irnp,eree:ptibles. Piar l'impa.ti<:"ncei et la colère lie ma.ître ne fe:nait q n·aggtaver les difficultés -ode son emploi.. UD uraitre chagrin o,u Style fùch enx 1·er1d aa,s.si les enfant.s dé~a·g réRéilaetion. - Explique:,, ce pt·o1'erlJe: les pe. a.bl-es. f·l u'a pas lui-même de goüt à euLits ru i,;~p::iux fo11 t le~ gr,uHles rivières. se.io·n er e1. le-s e·n fants ne frt'quentent . . I 1s LPs peti ts r uisseaux fonL les grandes riv\i\-. pase n on' p'1us 1::1nn éco].e avec pl.misn·. rei,! c'est d in• 1-rn.:î, car 110s plus grands fl- un'a1pp•rennent L'Îen a.up,rès d'e il ui . Comment l'instituteur doit-il aimer v es, à leur sourc·e, ne sont qu'un f ilet cl'eau
________....______ Partie pratique
ses élèves? Il do-it les Himer ,d'une.maniè1'e <:lll'é· ii{!n.ne et sm·natm•el1c1, CO'llHne IE'-s enfa.nts ehéris de Dien, les frères bien-u.imés de Notre-Seigne.u.r Jésus-Christ et les t emples du Saint-Esprit. Son am.CHH' IJO·u·r eux do.it êt re tendre san s fa.ibles•se, et fort s,ans rjg-ue:ur-. 11 se manifeste surto,ut pa.r la. bonté d:ms 'les p arol es et 'l es ,mHJJi èn~s, 0t p0..1· nu entie.r dévonement. v C'es,t ma, p·ro,,foude conviction, dit :M01rneig,11 en.r· Dup~wfou,p, qu'on sauve. rait l·e monde, si o·n •s e donnait à l'a. jeu. nf's,s,e . Se donn~r, voilà le résumé de l'institufenr chrétien, et le secret dP sa. fJLÜssanc·e. ))
De quoi l'amour de l'insUtuteur pour ses élèves cloit-il être accompagné "/ T)arn our de l'instituteur ponr sc-s élèves doit foujOlll'S êtr ë uni. à UTJ s-érieu'X eonvenatble E't à une ·s évérité patf'rnE"l· ,l e?
q 11i se grossit peu :l peu, p,n ce q u '\l r eçoit d'aatr s n lis. eaux. Peu ii. peu le com\· cl'e!LU g l'ossi t. il est petite riYiürc, ù rne,mre qu~ 1·uis,cse:111x et r iYièreB lu i versent leur tribut. Aiusi t ou jours (lnnR l :1 vie. Ainsi, pour l'é· conomie 0 11 l)om· la. ùépense, nn sou épargn~ en a.ppclle un ,rntre. On les met <Jans la til't'· lire d, à ch tt<Jtw oceasion . pè1·e, mère, gl'antls p::ireu ls, ondes et pa rrain, grosf!issen t le tréROl'. Ou chnnge le c11ivrn en argent, l'a rgPnt en or·. Enfin, 011 est assez riche pour une fü•. pense utile qu'on aurait jamais cru être en état de fail'c qu:rnc1 on en était i\. so,n prernit.>1· sou. Si ccpeuclant, si on avai t ûépens é ce premier sou f:'11 réglisse ou en l)illes, et (lUe ch:1qne sou l'eçu fût p al't i d'u11c manière semlilahle. j ,unrris ou n'eüt pos.sêLlé ni pièces d 'ar· gent, ni 11i f'c:e~ d'or. .ra.nHJi.$ on n'eüt dépoHé .fipr crne-nt, su r l::t caisse d11 beau rnagasiu, le p ri x <J'un vêtemen t neuf ou cl' n u line nlile e.t intéres sant. A..ius i pour le snvoir et pour la ver tu. Ce u ·est pas e.n uu jour qu'on s'instruit. C'est eu s'enrichiss:mt drnque jonl' d 'une parcelle de
seience, sons forme cle quelques pages :wpt·iRe~. de quelques ligues t racée;; .. . et les pa"c8 s'a j o-utent aux pa.ge.s et les lip;nes a ux ngncs, ou plutôt les faits aux faits, les règles 811x règles; e!lfi n , on sa it ce qui e;;t née;1.;ss:iire pom· tPn ir clans le mon(le la place qni uons <•st 1·6sc rvée. Et si, nn jou r, pal' parcs~e, uu autrP pa1· légèreté, u n trnisiême p ar iudifférenee, eu ~c clis<1nt: :'L quoi b on' on eüt Jn isRé son li vre ou son cahier, :iu lieu d' a]llasser f:'t de 8'instruil'e, ou eût bientôt été 1iors tl 'état tle suivre la classe et cle profiter (les le~ous. Et pour lu ver t-u ! Si !'ou prend cha que ;jour l'babitmle cle faire quelques effor ts, que lques actes, cle Œmportèr sur ses tléfaub; quelques sueeès, n e croyez-vous p aR qn'on :imassc e t fJU'ou ten d sa volonté capable cle remportet· les yictoi,·es qui. avec la. grâce d.e Dieu, fout Jes sai1üs. E t si on s e laisse aller aux petites (1ésoLéissances, a ux petites colères, aux p etits men songes, aux petites t·ancun es et imlélic:atesscs. ou tre qu 'on accumule sur s::t. tête nue masse cl'iffiquitfs, on se pr(•par e fle graucles faibl esses et probablement de grn.ndes :fontes dans l'a venir. DEVOIRS ENV J<JRS LES DOME STIQUES Enfants, lorsqu'il se h·ouve des serviteul'S ùans la. mai son p tLterne Ile, n e lenr parlez jamai s ll'1m ton hn.utn in; ce t ou n e convient à personne et encore moins à un enf:1.J1 t. Ils mus l'enclPnt des services; vou s deycz le11r en sa roi r gré, n e rien lem· cl em :mücr qu'a1·ec politesse et ies remercier toutes ll's foi s qu'il s font q ielque chose pour vous. Si vous von R mo11t1'l' V. n,cnnunif<snntR des ~eryiees qu'ils vous 1·enclcu t. .ils cou et' 1To11 t po11r yous un ::i ttach ement sin cère. Leur dérouement est p récieux; de bon s domes tique;; \loi vent être regardés comme des rne,m breR tle la famille.
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Variétés LE FLÉAU Scène de la vie hongroise I. La circula ire officielle r épandue dans. tout le pays .de viJlage en village annonçait aux
autorités des diver ses localités l'approch e du danger, mais ceux qui ravaient r é.digée en comprenaient a.ussi peu la gr:ivité (}ue ceux à qui elle était adressée. Les fortes t êtes de l'euclroit, le juge et l'in stituteur, av:1ient reçu l' onll'e de r emlre le conte!lu du message in telligi~le a11x ig-no1·:1n ts. Ren dre la cirenlail'e intelligible! Des !Jom· 1ues qui possédaient à p-e ine les premie rs éléments de l'i nstructiou é t::iieut invités ù donner des expli caü on;;; a ux paysn u s qui n e ,·oyaient et ne voulaie;nt voir qu'un f ait sur nar turel dans le plus nah1rel des phénomènes. Des gen s sachant :'L p eine lire eux-m érne·s étaient (:lia rgés de la tii.che· délicate ù'écla.:ir ei.- la foule des illettrés Sul' ce qui était alot·s et e.st encore anjourcl'b ui un secret pour tous les savants clu mon cle. Mich(•l Korclé, un des instituteurs cle Het:1'.alu, avait assem l.Jlé ses granlls et peüts élèves. C'était le d ei'llier joui" de classe fle l'année. '.l'imn t cle sa poche l a missive officielle, que la. p oussière et la graisse· aYfl..ient rencl11e méconu.a.is.sable, il informa son a uditoire qu' en lui fr1.isant part cle ce llocumen t, il flV:lit. surtout pour objet cle le fa.iJ:e répêter de vive voix chez eux i'L leurn parents. P uisque ceux. ci n ' allaieut 1rns à l'école, c'éfait le seul n 10yen pour eux de savoir ce que la commission cl'b ygiène attenr'la it de leur zèl e et de leur dévou ement. - :Mes enfants, clit-il en élevant la voix après RYO-it· cr achê et s'être m ouch é, voic·i un m essage du préside11t clu tribun::il qui me ûonne rorclre de f e.rm0r l'école et invit,e tous les bRbita nts d o la localité à se lever com11J e uu seul homme. Cette levée CJJ masse eflt commandée p ar les rajson s suivantes: cc Et cl'::iborcl un terrible f léau va env::t.bii' notTe p ays . . . non, il n e va po,i nt nous en vahir, il nous a envahi dèjà, Ce fléall, les savants l'appellent morbus. Quiconque est nttei n t de ce mo-rbu · n 'a pas même le t.empR tl'étel.'nuer . Il tombe nLicle mort. C'en est fait d e lui. Pas O.e secou rs possibles. « Et v oici ce qui cunse ce morbns : la bile se déverse dans l'esprit, ll'o,ù naît une fi è vre bilieuse. Une fièvre bilieuse, e ntemlezvous bien? .. . Aussi prenez garde de ne pas m e mettr e en colère. « Et où est-il ce m or bus? Dam, les melons verts, clans les pêcl~es, !Jnlf (]aus tout le fruit de cette :muée. Voilà po·u rquoi tonR ceux qui ne '\'eulent pas mourir doivent s'abstenir de manger cles fruits ... " Ici K orcl& fut interrompu dans sou clis-
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112 cours. Quelques jeunes Scythes misis sur les <1eruiers ba.tLes c1e la classe a.vaient l'lmp11dence c1e rire aux éclats. - Mislrn. 'rurtëjik. idiot rrnx longues oreilles, cli s-moi çle nnoi je vie us de pa.!'ler , lleiu? L'enfan t ouvrit rlc gra:ncls y eux, se le va et répondit en bfllùuti:lnt: - Vous avez dH que nom; ne üevons pas voler cles pêc:bes daus 1e jardin de Sa Révérence. - Ab, v11a.iment! Hl)proehe iei , ici, près de 11.1Ui .. .
Et le futur citoyen se seutit saisir- rle JJ::trt et d'autre par l'oreille, C'OUlillesi Korc1é n'avait eu rl'autre objet que cl'allong,~r cet app,neil auditif et tle le reudee encore plus proémineut <.Ju'il ne l'ét ait cléjà. Pourtant le pauvre diable n' a Yait p;lS révondu si lié te.ment. 11 s 'était dit que le message officiel n'avait pas cl'auh·e but que d'empêcher le.s gens de piller Je verger du pa.ste,ur. Et ,s on raisonnement n'f'tait pa.>1 dépounu ùe sens, puisque da.u s tout le villa.ge i l n ' y a.vait que le pasteur qui s'occ:upât c1e la culture des a rbres frutiers. - Revenons à nos rnout011s, a ttention! C'était Konl é qui reprenait i'aa h a1·angne. << En out re, il e·st très dangereu x de se baigner et de se la. 1' er à l'ea u froîde, car eela trouble l'espri t. Pa,r c.:o11tre, il es t tr0 s bo11 de ùoü·e beau coup cl'ea u-d<c"-Vit>, ca r eela rest ai.ire J' pi:; p1·H et le réconforte. Il es t aussi dungereux de se mettre i1 la be,;ogne qua.où on est i.i. jenn, de penser bea.ucoup et cl'etuc1ier ùea.ucoup. PrLr contre uo11s devons bien m,angea· et ne p ~s uous promener ai.1 :;oleil ,,. Ce pa.ssag·e de la circu laire 1·eçut l'a pprobation de tons les a.ud.itel1 rs. " ~lais puisqne, en clépiL cle toutes les précautions, il n'est pas ünposs.iùle q ue quelc1u'un nous apporte clu dello,rs , c·est-i.i -dil'e d'une auti·e v illage le m orbus clans s on «SZUl')) tYêtement clo pa3's an) ou da ns son s ac, onlt·e nous es t donné de la, ma:nière la plus -e xpresse de ne laisse'!· sortir personne c1n village, à pied ou à c:henil, et c1e n'aclmettre chez nous aucun éh·a.nger . Si un étnrnger a. besoüi de traven ;er uO>t,re localité, il doit d'alHH'cl être cnferruG d nns l'étable à l)œuf.s q u'\ est sur la. limite cle notre v illage, et li\ ses h abits doiyen t être soumis à la fumiga.tioH, et lui-même doit è t.re la Yé des pieds à la tête ave·c de ra!Clali c:hrrn.rl et toutes lr:~s pis)ces de monna.ic qu'il a stu· lui doivent être pas-s ées i.i. la c-~~llrc:. Cette> besogne dangeornnse sen1. confiee p:utont aux !,l'YPSies de l'euclxoit. » M. Korclé fit une petite pause pour juger de
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l'effet produ.it pa,r Sl;'S parole-s sur l'assista., ce, puis il reprit: - Mais si, en dépit de tout es ces sages Dtl cautions, quelqu'un e,st fltteint du m orhlls, il n 'y a qu' u n Rcul remècle, èt c'eRt le (< B izan. ü ,um. hisrnuthnm, ùlsmutlti uetrius eeu11, clœ )>, en hongrois bizmuta,, eu slovaque bl,. m u ntJ1iu, f'U allemancl bizmnthen . Hum• hum! " Ici le cUgue instituteur fut p1·is d'une vi~ le nte qninte cle toux, car il s'ag·issait 1natn. 1.emrnt de procéùeL' à l'explicatiou de ce qu•i t a it c('Üe cl1,o se m ystér:i cuse clou t il venait d'épeler le uom eu suiva.nL à la le1ttre le tex~ du document officiel. - Et maintenant ouvrez bien les. oreillet, Cfü' je ,ous int er rogerai tout à l'h eure POllJ roi1· si vous vous r a.p pelez bien tout ce q je v ous aurai füt. << Le bismuth est u n e poudre . .. non, PSI une poudre. Le ùismuth e,st un fluldé ou pln. tôt. . . en effet, e' est une poudre dont la. cou leur .. . dont la coulem· es t de C<èlles qui Il! peu vent se décrire. 11 se compose de toutec sm'tes d'ing rédients, il a Je goût d'une cer taille espèce cle pfitissel'ie, et une odeur Pl' 11ue ünpf~rceptlble. Oeux qui prendront d l)ismuth s-erout guéi:is . On commence p:u cuillerée à café (Sa Révérence prêtera. l cuillers) ; si cela ne suffit pas, une_ cuillerée soupe ; puis si ou ne sent pas mieux, de cuillerées à soupe, et ainsi de suite jusqu' ce que le m alade soit débarrassë clu m rb On trou vera le I.Jismnt h ch ez le pharmaci de K a selan. Ceu x qu i n'achèt~ront pas d bismuth n'irnrout qu'à s 'en prendre à eUl mêmes s'ils mem·ent. L es pauv1·es, par fa venr spéciale, en obtiendront gratis du d teur s a.r lrnntyus. S'ils ne veulent pas eu pren tlre, le docteur Sai:kantyus les y contraindra E t il fera a.ussi j-eter du bis mutb dans 1 puits. Il vaut mieux s'entendre cle bon cœ anac le bisnrntll LlUe de s'en aller to11t Jr-01 au cl ittble . . . » Le1, auditeurs, d'llurnenr gaie, nouvel accès cl'hUa.ritê il ces d ernières 11 roles. U n des r ie,1rs les plus b n 1yants prit la berté de le ver ae-ux doig·ts, ce qui voulait di manif estement qu'il a va it quelque chose cl e,manùe'I'. - Eh bie11, que veux-tu, Slizik ·1 - Pardon, monsieur, mais est-ce l.ton co me du s ucre, cela? A suivre
•10 nueUe
à Aproz, ,s ous la présidence de GirouJd inspecteur scolaire et préi;ident ,de la Société va.lruisanne 'd'éduca,tiou. )falgré le temps épou w ntable qu'i!l faisait en ce jour, deux instituteurs seu11,ement, retenus c:hez eux pour caus·e roiijeure, n'assistèrent pas à la conféi,ence. De -:\fartigny jus qu'à Sion, <les person.u-e s dévouées à la jeunesse et aux ins tituteurs sont venue,$ nous honorer de 1•eur p résence, nous as·s ister de Jeurs com,eüs sages et expérimentés et nous rno·ntrer qu'il ne faut point marchand·e r son dévouement quand H s'agit de r endre quelques ser-vices à la no1ble cau:s·e de ù'éducation chrétienne de la jeunesse. En effet, 2\11\1. Lamon et Rouiller, inspedem~s scoilaires, Gué ron, rév. curé d,e ~ endaz, J. Gairrupt, président de la commis·sion scolair,e ·de Ohaimoso,n et qnelqués ancie1rs institut eurs, reha.ussa:ient not re réunion de [·e ur sympathique .présence. La séance s'ouvre à D h. 1/2 p air 11a vrière d ~usage. ~près avoir s o,uha.i té la bie'll-vtmue aux m embres hm1orafr·e,s ,e,t à. foute l'a.s\>emblée, nortre dévoué inspectem' nous rappelile, en t el"ill.es émus, .et éle'Vés, 1ta perte douloureuse que le co,cps en1s eignant a fait·e récemment dai11s la. personne de M. le rév. chanoine .Burnier, inspecteilr s,co1laire et ancien président d,e la. Société , afaisanne d'Edu cmtio,u. Toute l'a:ssemblée se Ièv·e e'Jl sign,e de ùeuil. La paroJe fut ensuite dom1ée au ra1)PŒ'·teur pour l e compte-rendu de la dernière réunion ; ce tra,vailL est a:ppi"Ouvé .sans dis,cusisio-n . On pa.sse là-dessus .\ la constitution du butea.u : les an ciens titulaires sont ·confirmés dans la persùnne de M. Berthoiuzoz Franço1is., viceprésident et de votre ,ser1'iteur comme ~ecréct:,aire. Sh ins,titute1rns désignés p,a.r •le sort d•o llnent connaissance de leurs tl'avaux ~ur la question à l 'ordre du jour. Tous a,,aient traité con.s'Cien,cieusement le 11ujet; si bien qu'un m embre honoraire
M.
a d·é cla:r é que ra.r ement dans une conférence il a,,ait entendi,.1, de si. bonnes compo-s itions . Une pef.ite discussion vint compléter les idées émises dans œs tra:vaux. Tous /là-des.sus noll's 1)_:)rîmes la résolution de tra:vaille-r à n otre .p erfectionnement. A 1 heure, la séance .est ·le--; ée. N oùs quittons ]a sa!lle d'é.co:1e po,u,r nous rendre ·chez )1. Bàriswil, où quelque cho-s e ,d'a,p proprié cette fo.ü,-ci à n 01s estomacs nous ét ait préparé. Sous l'h'rubi'le dire,ction die M. Bornet, ancien in stituteur et doyen •d'âge de l1a.s:Sem blée, nommé major de ta,ble, chants et toasts se s,u ccè!dent sans inteuuption, chacun rivailisant de zèle püur égayer fa. société. L'h eure de la sépa.ratiou ayant sonné. tous se serrent cor·ilialement la main en disant : Au revoir à ;}a comférence génér~üe à Chanwson. J . P ., in·st. 1
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St-Jlaurice-llonthey. La conférenc,e a.nuue'lle deis insütuteurs de ces œeux districts aura. lieu à Collombey 'J.e jeudi 11 avi1' il ,p rochain.
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Anecdotes scolaires L ' instit-iitrice. - La mhe kang-u rou porte ses p:e tits dans une ,espèce d e poche. (Un.e fi.Ilette) }IademoiseUe, qu'arrive-t-il quand Ja poche est usé e? Estce que la mère la: raecommode à l'ai guüle? )"( Le maître d'éco,le: - Elève F éduz,eil citez-moi des exemJ)les célèbres d'amitié entre grand1S hoirrini,es.. - Oreste et Pylade, Ca.sto,r et PoHux. - Ne pouvez-vous pais me c.iter un, autre exe,mple? - Oui, M'sieu ... Haasensteiu et Vo,gler. Leçon d-e catéchism,e. - Charles, combien y a-t-il de 1s acrements? - Il n'y en a plus h'Psieu le régent. - Comment dis-tu cela? - Oui, M'sie'll, il y en a., ait bi,en s,ept avant, mais M. le curé a. port é 'les derniers hier soir à ma gria.n d'urnm'an.
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Supplt.ment à l'ECOLE PRIMAIRE (N· 6-7) Ouvrages et publications recommandés* AUTEURS
LI.BRA IRIES
T ITRES DES OUVRAGES
1 Brocbé I
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RELIGION J'llanuel complet cl'instructiou religieuse (cours Dcsclé 4.- 4.50• Abbé Pœy * moyen) .. 1.10· Dela.grave Histoire abiéo·ée de la Reli gion avant J.-C. 1.10 Lhomond id. " de l'Eglise 2.50 2.70 j Pous;i:lgue Histofre sainte et hi..5toire de l'Eglise 3.50 4.251Ienuge * Histoire de la Religion et de l'Eglise .Mgr Cauley PEDAGOGIE 4.50 Vve Oharlier 11Iéthodologi e 2.75 3.25 Achille " Delagrave 1 A. Castaigne Cours de pédagogie 4.- 4.50 Charbonneau Cours de péda.g ogie et de m éthodologie 3.A.ubert * Grammont Manuel de pédagogie ou guide de l'Instituteur Dép. du matér. Overberg )léthodologie . Horner 8.Soc. gén. d'éduc. L'Education chrétienne, revue péd11gog1qne · Poussielgue hebdomadaire (Pour la Suisse) p.an Sa.voir vivre, savoir parler, savoir écrire, à. 2.60 de la Fère·* A. Castaignc l'usage des g·ens du monde 0.75 Rodez Politesse chrétienne (Imprimerie cathol.) X*** 1.5.0 2.LANGUE FRA.NÇA.ISE Delagrave Cours de lectuxe à. haute voix 3.50 3.Riquier Lexicologie française (nrigine, formation et ).75 2.25 Pessonneuve * Nathan signification) des mots . 3.50 4.1 Poussielgue Cours de littérature française 2.60 Vincent P. Delaplane Histoixe de la littérature française 1.75 Doumic * supérieur de gram. et de lang·ue (élève) Cours La.porte, Ra.guet id. .(maître) 3.25 GÉOGRAPHIE Poussielgue La tene illustrée (géographie univ.) X*** Payot Géographie de la Suisse Rosier HISTOIRE l.75Poussiclgue Cours d'histoire (éditio11 abrégée) l.7f'> Gagnol Histoire ancienne 2.25, , de la Grèce 4.romaine contemporaine 1.75 SCIENCES Arn1and Colin 4.3m• année d'arithmétique, 2 vol. (élève) Leyssenne * (livre du maître) id. Eléments usuels des sciences physiques et 0.80 Bonnier Paul naturelles 1.25 Cours élémentaire, l'°' leçons de choses moyen (hommes, animaux, végétaux) supérieur (anatomie et physiologie de 1 1.75 l'homme, }listoire naturelle, pl1ysique et chimie) · 9.l'iO Le nouvel enseignement des sciences naturel1.5() > les (fi vol. ensemble) 1.40 Blériot Notions d'agriculture )la,~.ure 2.25 Delagra.ve Petit cours de chimie ag'l'icole Malaguti Ma.me [mois Leçons d'agriculture et d'horticulture X**" Gressent, à. Sal'.- 7.\ Arboriculture fruitière (chez l 'auteur) Gressent * Les ouvrages précédés de ce signe (*) sont particulièrement recommandés.
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lii.111-·llillll!! Quand je viens à considérer la vie de Jésus-Christ, ses œuvres, sa doctrine, ce mélange si merveilleux de grandeur et de simplicité, de douceur et de force, cette incompréhensible perfection qui ne se dément pas un moment, ni dans l'intime familiarité de la confiance, ni dans la solennité des instructions qu'il adressait au peuple entier, ni dans l'allégresse du festin de Cana, ni dans les angoisses de Gethsémani, ni dans la gloire de son triomphe, ni dans l'ignominie de son supplice, ni sur le Thabor au sein de la splendeur qui l'environne, ni sur le Calvaire où il expire abandonné des siens, délaissé de . son Père dans d'inexprimables souffrances, au milieu des cris de fureur et des railleries de ses ennemis ; quand je contemple ce grand prodige que le monde n'a vu qu'une fois et qui a renouvelé le monde, je ne demande pas si le Christ est Dieu, je serais plu· tôt tenté de ,me demander s'il était LAMENNAIS. homme.
••• LE TRAVAIL Il faut se garder de quitter la plume. Saus doute, c'est un rude métier que celui d'écrire; mais la presse est devenue trop puissante pour y ,abandonner s.on poste. Ecrivons, non pour !l'a gloire, nou pour l'immortalité, mais pour JésusChrist. Crucifions-nous à notre p:lume. Quand personne ne nous !lirait plus dans cent ans, qu'importe? La goutte
d'eau qui aborde à la mer n'en a pas moins contribué à faire le fleuve, et 11te fleuYe ne meurt pas. Celui qui a été de son temps, dit Schiller, a été de tous l'es temps: il a fait sa besogne, i1l1 a eu sa p,art dans la création des choses qui sont éternelles. Que de livres perdus aujourd'hui dans les bibliothèques, on,t fait, il~ y a trois siècles, la révolution que nous voyons de nos yeux! Nos pères nous sont inconnus à nous-mêmes, mais nous vivons par eux ... Je vous eugag,e fort à tra-vailler, et ,si j'étais le directeur de votre conscience, je vous en impo-sierais l'obligation. R. P. LACORDAIRE.
La Providence n'est sévère qu'en apparence Tandis que je vous écrivais pendant la nuit, un papillon, qui était entré par ma fenêtre entr' ouverte, ·s'est abattu sur les briques de ma chambre. Il s'é· tait probablement fait mal, et il voltigeait par terre, faisant un grand petit bruit pour se relever. Son bruit m'a. fait penser à lui, moi qui dans ce moment ne pensais qu'à vous: je me sois dit que s'il J)arvenait à voler comme de coutume, il viendra.H bien vite brûler ses ailes à la lumière, et qu'il valait mieux le mettre dehors en liberté -sous les étoiles. J e l'ai poursuivi a.vec nn cornet de papier pour le prendre, je l'ai pris d je l'ai mis en liberté. Pauvre .papillon! nous sommes corn· me toi: blessés par la douleur, nous nous agitons terre à terre, battant des ailes que Dieu 11ous a faites.: l'espérance et la prière, et c'est alors que Dieu pense particulièrement à nous. Quall'd j e te poursuivais tout à l'heure, t u avais bien peur de moi et je ne te poursuivais que ,p our te -sauver. Et c'est comme cela que Dieu nous poursuit!
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2 ]\fais quand je t'ai jeté dehors dans 1a que la neige; sa chute réve:i'lle un écu. sombre nuit, c'est alors siurtout que tu reuil endormi dans 1e creux d 'un hêtre, as accusé ma cruauté! Pauvre igno- et voill!à une conyersàtion entamée. rant! Cette grossière lumière que tu Le:s petits cliemins qru, a'été, jouent à. regrettais t 'e ût fait mourir et, au lieu cache-eachc parmi les feuillées, bI'i11ent de cela tu auras demain un air pur -et comme des rubans a.rgentés entre les doux an s.oleil levant. Cette sombre nuit ll1aies et les sapins; itls s',en vont, tantôt est l'image de }a mort; quand Dieu nous bordés de ronces sauvages qui se plaiy jette, c'est pour nous faire retrouver sent à les festonner de leur•s feuilles déla vie au lever de l'éte rnelle aurore. coupées; tantôt discreiis et timides, ils Mgr GERBER'r. se glissent dans fombre pour •s e remettre à scintiller quelques pas plus 1oin sous un joli rayon. Soudain, dans l'e bois paisfülLe, des pa:s agiles et précipités ,s e font entendt-e et des cbevreuil s :passent co,m me le (Extra.it de la ,,J e:un'e Ménagère") vent, zébrant à peine d:e quelques Ü'aTout es.t tranqni'lle dans le bois en- ces de leurs pieds 'l égers la neig-e où dormi sons sa cou vertm,e moell'l eu se et ils ont passé; ils ont fait sans doute blanche; les noirs sapins po,stés au une longue course ca.r , épuisés, mais bord du chemin t endent leurs bras l'oreille attentive ~.u moindl'e bruit, ils chal'gés d'une neige éblouissante, et s'arrêtent dans une petite C'lairiè1•e, font penser à de ga!lants pâtissiers pté- près d'une masure abandonné<~ et là, sentant des tomtes à la crême; mais goùtent un peu de repos; leurs fines silils ont beau fa.ire miroitel' les milJ e houettes se de&sinent sur le sentier, et cristaux de leurs branches, le cheuün ti:emblant de peur, un lièvre ,se blottit reste solitaiee, et 'le ta.p is épais ne porte ,\ quelques pas d'eux derriè1·e une baie ù'a ubépines. aucune trace de pied humain. Maiis, il e vent se lève chas8ant devant Dans le ciel noir, les nuages s.e traînent lentement; l'un d 'eux s.oudaiu s'ar. lui un lronpcan üe nuages noirs et megente sur le bord, une pâle 'l ueur appa- na~m1ts, la ,lune s'enveloppe d'U11e denrait au ciel et, co1J11me s'il éta.it hon- telle s01nbre et dlgna.n t de l'aü.J, fan·sse teux de montrer leurs corps noirs sur compagnie à tout le monde; le petit la plaine éblouissante, à :ra vue de la bois retombe dans l 'obscurit é, les sareine des nuits, une bande de corbeaux pins si fie1•s de ileur parure n e sont plus s'élève en croasisant et va se perdre <1ue de grnsses masses nojres, et .Jes haies qui ·se croyaient d'importants dans l'obscurité. Le petit bois endormi ,semble se ré- personnages se distinguent i peine au bord des chemins,; le vent svnfle et veiller un peu sous iles caresses de la sanglottc en secouant les branches, et, lune, les sapins chuchottent entr'eux) les galants 1,iâtissier,s laissent tombe1·, admirant leur livrée de givre, et sont aus,si fier-s que s'ils étaient des sapirus eomme des ma la,dro,i ts, leul'S tourtes à de Noël; il es haies encapuchonnées, en la crème qni ·'envolent en poussiète; la voy.ant leur ombr-e projetée sur le che- fol'êt fl'issonnt' d,ms la. nuit d'hiver. Dors sous Ja ni:!ige imma.culée, boh1 min, se croient des arbres géants et se querellent entr'elles pour savoir qu,eJ!l,e paisible, •laisse reposer ln, s,è ve de tes C13t la })lus grande de toutes; enfin nn plantes; la mort qui t'en,eloppe n'est gla,nd se laisse choir afin de s 'assurer qu'a.ppa.rente, Dien veut qu'ici-bas dia. que la mousse n 'a pas menti en lui di- cun ait sa part de repos. Les arbres nus sant que r ren n'était si chaud ni si doux qui ,se tordent sous la 1•afa'le en gémis1
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Nuit d'hiver
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sn.nt sentiront bientôt leur écorce se sontl1ever sou,s l'action <le l'a,bondante sève; cha11ne branche soutiendra des nids pleins de chants,; 'l es débris noirs qui jonehent ton ,sol s,ero-nt d,es fleurs gracieus,es et éclatantes, et sous les plis de ton 111anteaJll glacé, mille vers sont ~ l'ét.a.t latent et se prép,a.r.en:t, au prem1.er signal du renouvea.u, à faire éc'l ater l'hymne éternel de ton i111mortalité, ô NatlU'e! ROBIN DES BOIS.
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monde, dit ~- I:egouvé, que quelques personnes s'1magrnent que j'ai des recettes contre les années. On vient me demander des ordonnances . . . Je me fais l'effet d'un nonagénaire consultant. Dieu me garde de me poser en docteur ou de me proposer en exemple ! Je ne suis qu'un homme de bonne volonté qui voudr?it répondre à la confiance d~ ceux qui viennent à lui, en partageant avec eux les quelques moyens de défense contre la vieillesse, qu'a pu lui fournir la pratique d.'une longue vie. Commençons donc, si vous le voulez, par une consultation . . . qui m'a valu un excel· Existe-t-il un « art de vieillir~ ? Et lent conseil. s'il existe, en quoi peut-il bien consister ? Ce sont deux qnestions pour la " * * solution desquelles nous ne saurions ~n jour, je causais avec quelques mieux faire que de rapporter l'opinion amis; l'un d'eux me dit tout à coup en et les pensées d'un savan~ académicien riant : M. E. Legouvé. Il vient en effet de lir~ - Comment avez-voua donc fait pour devant ses coHègues de l'Académie fran- arriver à devenir si vieux? çaise, sous le titre Contre les années - Demandez-le à la Providence qui quelques méditations qui ont une grand~ m'a. accordé beaucoup plus que je ne valeur pour ceux qui cherchent à con- ménte. A mon âge, on vit bien souvent forme_r leur vie à des principes justes seul. Moi, je vieillis ent0uré de mes enet sams, lesquels doivent faire de leur fan~s, de .mes P.etits-enfants et de cinq existence non pas un passage indifférent amère-petits-enfants. Vous ne pouvez sur la terre qu'ils habitent mais un vo- vous imaginer la joie, toujours nouvelle, yage utile, fécond et causa~t une satis- que me cause la seule vue de ces chers faction bien méritée à leur auteur. Les petits personnages ; leur gaieté leur p~ssages que . nous reproduisons plus santé, leurs jeux, leur grâce, leu~· gaulom font partie de ces notions de sa- cherie, tout cela me charme me ravit gesse dont cha~u~. a -~lus ou 1!1oins vi- m'émeut. Quand ces figures' lumineuse; vem~ot ressenti l mtu1tion, mais qu'on traversent Je salon en courant et en riant expnme_ rareme~t. Ecoutons donc M. E. ·il me semble voir passer comme autant Legouve !1,0US dire comment se résument de rayons de soleil! Or vous savez cornles ex~énences d'u~e longL~e vie ~t corn- bien _le ~oleil est sain : je serais mort ment l on peu~ apprendre a se f~n:e une depms bien longtemps, si je n'avais pas belle part, meme dans la cond1tron la eu tout ce petit monde autour de moi. ~lus o?sc~re. Cela ne peut que tendre Le bonheur conserve. a amomdnr l'e~et des dispositions qui, Quand j'eus fini de parler : comme on le dit communément, pour. . . raient faire de nous de « méchants -:-- Vous . avez ~·a1so n,..me , dit-il, mon vieux. ». am1J vous etes bien pnv1lég1é ! Mais il " * ,.. ne suffit pas d'être htiureux, il ne suffit pas même d'en être reconnaissant ... Il Je suis depuis si longtemps dans ce faut tâcher de s'en montrer digne. Ce
L'Art de vieillir
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n'est pas une sinécure qu'un privilège comme le vôtre ! Pensez-y bien ! Ces yeux qui vous charment, sont des petits yeux qui voient tout. Pas un de nos travers ne leur échappe. Il s'agit de ne pas déchoir devant eux ! li s'agit surtout de ne leur donner que de bons exemples. La présence des enfants <lans la maison vous condamne à plus d'une qualité vous impose plus d'une privation. La 'gourmandise à table, la vulgarité de langage, la dureté envers les domestiques, les railleries sur les absents, les airs d'importance, la vanité, les petits mensonges ! . . . autant de défauts à combattre sous peine de voir Jes enfants s'en ~oquer ou, ce qui est bien pire, s'en autoriser. Le bonheur conserve, dites-vous ; moi je dis : le bonheur oblige.
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- Mon cher monsieur, me dit un jour en entrant chez moi un homme d'une soixantaine d'années, avec qui j'ai eu quelques bonnes relations du monde, vous voyez un -visiteur dans l'embarras. Je viens vous faire une question quelque peu indiscrète. - Si ma réponse peut vous être bonne à quelque chose, monsieur, je me tiendrai pour votre obligé. Parlez. - Une santé aussi solide que la vôtre suppose une vie bien ordonnée ; je m'imagine que vous devez avoir un prmcipe d'hygiène qui vous a servi de règle. Voudriez-vous me le confier? - Mon Dieu, monsieur, répondis-je, en souriant, ma santé n'est peut-être pas aussi solide que vous le croyez, et mon principe pas am;;si efficace. Tel quel, le voilà : La sagesse1 en hygiène, est un élixir que je formule ainsi : 50 grammes de prudence et 10 grammes de hardiesse. Se soigner trop et se soigner trop peu, c'est également se mal oi gner.
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Excellent principe. Je l'ai suivi tant que j'ai pu, et je n'en suis pas moins sujet, comme tout le monde, à ce qu'on appelle d'un nom si expressif : les petites misères. - Vous en avez! s'écria-t-il. Mais c'est justement sur les petites misères que je venais vous questionner. J'en suis la victime ! j'en suis la proie! On a beau me dire que ce n'est pas dangereux, elles n'en sont pas moins tenaces, irritantes, exaspérantes, et, puisque vous en avez, dites-moi comment vous les combattez. -- J'ai imaginé un petit codex à mon usage, qui me réussit assez bien... Pour tout médicament, une demi rlouzaine de maximes philosophiques~ tantôt en prose, tantôt en vers, que je m'administre comme cordial, c'est mon vin Mariani. - Expliquez-moi cela. - Ainsi, pour ces douleurs qui sont plutôt une gêne, une privation qu'une souffrance. - Quelle est votre ordonnance? - Un distique: Bien heureux, à cet âge où tont est peine et soin, Quand on n'a pour malheurs que des bonheurs [de moins.
- Et si la souffrance augmente ? - Je me soigne avec deux additions: je compte les biens qui me restent et les maux que je n'ai pas. - Voilà de l'arithmétique appliquée. - Je pourrais encore vous indiquer un autre moyen curatif: la gaieté. - Ah! ah! vous n'êtes pas pessimiste à ce que je vois. - Dieu m'en garde! Métier-·de dupe que le pessimisme! C'est l'art de souf. frir par avance de maux qu'on n'aura peut-être jamais. Non, non, ce n'est pas mon fait: toujours espérer! toujours se défendre! Voilà ma règle, et je ne sais pas de meilleure arme défensive que la gaieté. Se résigner à ses souffrances, c'est les a.lléger, mais rire au milieu de
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ses souffrances, c'est s'élever au-dessus d'elles. Arrivons à un remède bien autrement efficace, et qui s'applique aux grandes douleurs, -comme aux petites misères. Je n'ai pas ici à vous parle1· de ce que j'ai pu faire, mais de ce que _j'ai vu faire, et ce seul exemple vaut mieux que toutes roes paroles. J'ai eu pour amie une vieille dame, riche, noble, mais atteinte de toutes sortes de maux qui ne lui laissaient pas de relâche. Le docteur lui ordonnait le repos, le bon sens le lui imposait. Que faisaitelle? Tous les jours, à deux heures elle roontait dans sa voiture et el1e all;it visiter ceux qu'elle appelait ses chers pauvres ! < Je ne suis heureuse que là! me disait-elle. Je n'oublie mes maux que là! Je ne me porte bien que là! ~ Elle fonda plusieurs maisons de charité, des plus utiles. eJles les dirigea tant qu'il lui r t un e'u de force elle u·· es a p . , et . mo 1 ut comme elle ~va1t vécu, le s~unre sur les lèvres! E~ bien? que nous dit, que nous crie cet exemple. « Vo.u!~z-vous supporter vos maux ? Ayez pitie . . • ·I Il .ne suffit pas d'e·t~e bon, li faut et~e act1ve~ent bon! contrnuelle~ent mé~hod1quement bon! L~ chan~é, c ~st la science de 1~ bonté! ~: vous etes nche, secourez; s1 vous ne 1etes pas, consolez! Une bonne parole est une anmône. Un bon livre est une aumône ! ~ Voilà les conseils que m'a donnés la sainte existence de ma vieille amie, et je les résume en un mot: < Rien ne fait autant de bien que de faire du bien. ,
?on.
Propriétés merveilleuses de l'eau Un fait incoint.e1Stable, c'esif: que l'eau ordinaire, ·srrmple, pure, fraiche, telile
que 1a <Us.tillent les nuag·es, et avant qu',e lle soit contaminée par son contaict avec fa terre, est de •b eaucou,p le remède le plus énergique et le plus utile. L'eau guérit, non par quelque force mystérieuse ou magique, mais par sa coopération avec les forces nat urelil'es du . corps; car eI'le favorise les phénomènes physiologiques à 'l'aide desque·l s i'e corps se maintient en bon état et r ésiste à la maladie. La raison principale pou-r laquelle on néglige d'avoir recours à ·ce remède, c'est sa ·simplicité et son bon marché. Nous estimons davantage ce qui coûte 1le plus, sa.os égard à sa valeur intrinsèque. Plus d'un a dépensé une fortune pour se rrocurer un .tableàu à Fhuile, a lors qu'il peut en v01r. un naturel plus beau ~ncore tous IJre s Jo,urs1 en r•egard,a,~.t s'l.illpl~men~ par sa fenetre. Quand 1~ .Jeun~ Pnessmtz comm~nç'.1 à ~e ~ervu de .1 ea.u da1;1s son pet1~ ~1llag~, 11 ! a un siècle environ, les vo1sms s'1mag:inaient que 'les cures roe'l.·veilleuses opérées étajent dues à certains chairmes 0 ,u incantations communiquant à l'eau ses propriétés curatives. . · L'eau n'est qu'un corps phys1que s1mple, inerte, précieux surtout pour dilue.r nos ,substances alimentaires et ·l es distribuer dans les diverses parties du corps, ainsi que pour nous débarrais.ser intérieurement ·e t extér:ieure1nent des imp uretés diverses. Elle sert aussi à communiquer de la chaleur au co,r ps .et à lui en enlever. Elle n'a pas ,p ar eHemême de puissance curative. La force en vertu de Jaqueme un ho,~ me malade est rendu à la .santé ne réside dans aucmre drogue 111 aucun remède de quelque genre qu'il soit; e['le réside en 1uimême. Il y a chez tous les hommes vivants, chez tous les êtres même, une intelligence mervei1l'l euse qui les maintient en vie et dirige le foinctionnemen t des phénomènes vitaux. Oette intelligence ou puissance est ce que Fo,n a.ppellte communément la natrnre, et qure
-:-- 6 7 lès chrétiens désignent sous le nom d:e Un jet d'eau froide à la poitrine vo11g m ou. C'e,st celui-même q 1ù a créé I'hom- coupe la respiration un moment, PUia Jenr est une preuve d'activité excessive. 1 L'aiguille est une demoiselle me, qui préside à toutes les fonctions suivent une série d'insvîrations profon. La chaleur est le grand r emède qu'apIssn-e d'une noble or igine, de ,son organisme; maies nous po,u vons des par la stimulation exercée sur lea porte la nature aux douleurs internes. Elle voudrait bien faire cl'oire Que/He est proche parente des Bourà l aide d'un remède nruture] comme organes de la respiration. De même aua. Elle intercepte l'effet du froid et en mêl'eau, coopérer avec cette grande puis - si une compresse froide ou une douch, me temps augmente ordinairement les [bons, Et cepemi:ant il lui faut souvent desance curative qui 1·éside e n l'homme, appliqu ées sur le foie accélèrent l'acij. douleurs quand le siège en est un or[mander et qui se renco1Utre partout dans ,l 'uni- vité de cet organe; sur l'estomac, k gaue interne. vers pour créer, nom-rir, béuir et gué- froid engendre une augmentation de ~ Quand il y a à la fois douleurs et Le secours de l'épingle. r ir. pepsine et de l'acide stomacal,_ c'es~-à, ralentissement des fonctions, on obtienNous ne voulons pas vider la p etite Jetons mnintenant un co-up d'œil sur dire du suc gastrique; sur les mt~stma, dra souvent du soulagement en ayant querelle qui existe entre l'a.iguille et les manières merveilleuses dont l'eau il en stimule l'activité; sur les r ems et recours aux deux moyens: la chaleur d'a- l'épingle, mais ce que nous pouvons g11érit on p lutôt dont ,elle met ù. r équi- le sternum il augmente l'activité dee bord sous forme de fomentations, la corn- affitruer c'est que l'aiguille est bien sition t ,s econde les efforts cm•rttifs de reins. Ain;i tous les organes internet presse froide ensuite. plus vieille que les Bourbons. Bien . fa' la natm·e. peuvent e·t··e atteints et stimulés par de avant eux, en effet, Charlemagne metO n peut anss1 ire les deux applica- t ar·t l' a.igm · ·11 e aux mams · de ses f t"ll, es, Quand pa.r une chancle journée d été, de simples , applications d'eau f_roid_ e sur 1'011 sie sent harassé èt abattu, l'instinct la peau qui les recouvre; mais il faut tions en même temps: administrer par <( afin, disait-il, qu'elles évitent l'oisiou plutôt Ja voix cle cette inteflligence t (d exemple des fomentations à la joue, pour veté et qu'el les aient un moyen de sub'h t que ces applications soient cour es e combattre le mal aux dents. et placer venir à leurs nécessités, si J"""ais elles di,ine dem man t en l omme, 1e por e 3 à 4 secondes à autant de minutes). C'est h d l , d é w= à chCl'Cher le r•epos et 'la fraîche ur en une poc e e S ace au cou, au- essous prou_vaient une fortune a.dver.se, puisse baignant le visage a.vec de l'eau frai- un fait merveilleux:, mais il est non de Ja joue traitée. L'effet en estexceJ- que rien n e peut vous garantir contre elle. Quand 0 11 a, 11,a t ête lourde, la mê- moins certain que celui que la terre lent. Dr J. H. KELLOGG. les coups <lu sort.» me :wplication ·e st bonne, et dans l'un est ronde. • Rome connaiss,a H ùéjà l'aiguille, et :l 'a utre ·as, on se ,sent ensuite frais et Il en résulte, ·- et ce point est d'une pui que les historiens n ous disent que dispos: un visage pfi.le r eprend de la importance incalculable dans le t raitela femme, les _filles. et les sœ1~rs d'Au.. vjvacité; des yeux enfoncés et sans vie ment des diverses affections, - que par -o~u.ste _conf ctionnaient ses vetements • • redevienn ent brill ants d'intefügence-; <le courtes applications à la peau on . . 1 ,rnipériaux. l'abatte.ment a. disnsiru. L'effet est cer- peu t augment er a' vo1on tél' act·1v1'té fone, t ·èUneomaigmlle. petit lémstrument .l'= un · Ce e té ", · 1 · A1hènes ln connut a ant- Rome' car < tainement magique; pourtant il est tel- tionnelle languissante de n'importe quel. 1,-s c . m. '.' mmc , . nu, ger, l~pa. · Al~xa.n dre le Gra.1:3d montrait :1-vc_c com. lement corumuu que dans n~uf cas sur le partie et par là seconder le corps P~ 1<'\renf~~me en \~1. to~/ u~ poerue. p l arn,an 'e les hab1ts d_us à I mgu1Il? de dix on ne •'est mfnne jama:i.s demandé -' . . ous le . aume, aigui le ,,,agne le ses sœlll's. Les hroder1es et les tap1sset B t f tout eutier dans sa lutte contrn les eau. pam des enfants en r avaudant le p,Lll· riei,, des femm es isi·aél"te éta· t , . d et_n ver,~tt1 ·te q~oér n.ne ·e , e Tans orma- ses de la maladie. iTe lini?e,· s.ur 1e'trône, elle est Je scep- Jèb,r"s·. . ., < · i •i:; .J. n ceion s <:J a1 · oper e. ~ . . se . , ,. . , . On peut éveiller son estomac endor- tres des pnncesses qu1 J)~r el~e. comHélas! remoutons jusqu'an paradis est faeüe cl~ donn0:r 1 expl ic.ttlOll mi et l'amener à faire un travail utile mandent à la pare ·se et a 1'01s1veté; terrestre. Aussitôt après la chu.te no11s voulue, l'?llr celui du morn~ qm co.nnaH par des applications froides locales ou dans la mansarde elle est le bouclier de trouvons l'aio-uille. eHe est vieill~ comle.i 1~rn·p_r1étés de Vea.u froHle, et _cette générales renouvelées tou~ les jours. l:1. jeun e fi)Je pour la rœotéger contre me le mond ~Les premiers hssns qu'eli>xµ h ca.t10n se n~trouve clans le simple U f .d 1 . é d .h les danger,s du monde et dans le salon le a cousu si ce sont les .feu ·n es d 1 fait que l'eau fro ide appliquée sur la, ne 1 0 : e ro~ e éadi~ste unet emi-teulr ùu l'iche elle secourt pat1vre t bro- o·uier de l'Eden° C'est le IJ~~hé q~- ~ ·ti le i us les phénomènes vi sur es.omac 1mm 1a emen avan es ù . • 1 , , . . "' · 1 pea.n s mu o. . pas éussit admirablement à donner d e avec m·t pour Je tempe et ses nurus- donné les épines aux roses et j e pense t ~ux,_ :t détemune un redouble_U1ent r,e ét\ . fD t t l , tres. Partout ell e est honorable et ho- que c'est d'une de ces épin~s qu'Eve ti' ra la IJremièr-e ai<mille InSltrnment d d actrv1té de ]u part des organes inter- ~pp 1 , ~on e e_ es ana ogue a ~e norée. Le vieux poète disait: es lui des lot10ns froides du corps entie . . ' < • • • .' bV · • P n · . . , • , de la sueur froide ui entrain La ve,-tu q 111 conY1ent aux mè1' CS de pémten e l'a1gmlle devait être aiguë, ~pphqué~ au vrnage e~ a la tete, 1 eau ou ' . » q _. . n!milLle, e:'esrt dp tr-e la l)t·emi?>.re i'1. mn,- afin depi<J uer doulo11r US('illen t cet.te froid~ réveille ~es facultes mentales en- com~e réc,omg~nsJ nat~~elle un désn nor u1~r l'aiguilJ ~. Elle n 'es!, pas jeune l'ai- main. qui avait cueilli. le fruit df.fendn dormies; apphquée sur le corps tout mal e pren ie es a iments. , gmll . ! Purim tous les rnsitrnments in- Aus::n arrive-t-il souvent à cette ajguilLa chaleur, par contre, tend a rai en rentés par la science moderue, €1le E'St le de se 1· tourni>r contre I e doigt qui l'aentier, le système nerveux tout entier est stimulé et mis en activité. Administrée tir les fonctions vitales. C'est pourquoi de, beau coup la plm; ancienne. Il se nime et d'eu .faire sortir une o·outtelclie sur le cœur, cet organe se met à bat- nous avons recours aux applicatio chante q uelque part en Ji.,ta.nce une de sang. Combien est agréable à Dieu tre avec plus de régularité et de vigueur. chaudes pour diminuer l'activité. La dou ·ha.nson_ dont voici nu cou1 let traduit ce 1san g versé pour Je devofr, pour le pauvre ou pour Jésus-Hostie. Ounièu patois: 0
L' Aiguille
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XXe année reis qui consacrez au~ indigents ou à l'ornement des autels votre temus, VO· tre argent et votre habileté, cette gout . telette de sang sera •l a rançon de vos fautes et le ga ge de votre récompense au ciel. Le Ch anoine BERRY.
Recettes et conseils utiles Une tasse d'eau chaude mise dans le four empêchera de brûler ce qu'on y fait cuire. * * * Ne mettez jamais des pommes de terre sur la table dans un plat couvert; elles absorberaient leur humidité et deviendraient aqueuses.
• • • Si l'on rince un.e casserole à l'eau froide avant d'y verser le lait qu'on veut faire bouillir, il brûlera rarement, dit-on.
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Les tâches blanches disparaîtront des meubles en y tenant une assiette chaude au-dessus. -0-
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1900/1901
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toie les dents beaucoup mieux que lea poudrelil dentifrices. 7. Ne vous mettez jamais à table quand vous êtes en colère ou quand voua êtes échauffé par la marche. 8. Gardez-vous à table de lire ou d'é, tudier et de tout exercice qui absorbe les facultés de votre esprit. 9. Partagez autant que possible vos repas avec des compagnons gais et ai. mables, et n'entretenez avec eux que des conversations agréables. « Bouchées bien caquetées, bien digérées >, dit un vieux dicton populaire. 1O. Ne faites jamais, en sortant de table, un exercice trop violent. 11. Restez sur votre faim et n'allez jamais jusqu'à la satiété . 12. Ne mangez jamais ce qui vous répugne. 13. Evitez toute querelle avant, pendant ou après le repas, autant vaudrait pour votre estomac d'avaler une pelote garnie d'épingles.
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Pensées
Règles d,hygi ène applicables aux 1:>epas. * Un despote se laisse p arfois arrê· 1. Faites autant que possible des re- ter pas sa conscien ce ; une a-ssemblée 1de despotes jamais. :OLTA IRE . pas à ~es he~res r~glées. ·. . 2. Si vous etes dune const1tut10n ché* Rien ne sèche plus vite que les la.rtive et que vous ayez peu d'appétit, mes. ARISTOTE. * .Chrétien baptisé etenfant de î'Ema~gez qu_and _vo_us avez faim, souvent, ma1s peu a la fois. gl1se ca tholique, i,1 ne vous s uffit pas de 3. Mangez lentement, en mâchant bien remplir poue votre compt e personnel les aliments. les d evoirs qui déco,u lent pour vous ·de 4. Ne buvez pas trop froid quand ces ·subli~es préroga'?-ves. Vous êtes encore strictement obhgé d' de t o·n·,s vous mangez ch au d . . . user t r . . les moyeœ qm sont en vo re pouvon 5. Ne faites pa~ succéder trop promp- (et le droit électoral esit un des plus eft~ment un repas a_ un autre. Il f~ut ha- fi caces), pour que la législation de v_ot r~ b~tuell_emen~ de 3 a 4 h. pour operer la pays soit en harmonie avec les_ prmc1d1gest1on d un repas modéré. pes de l'Evangile et avec iles vérités que 6. Terminez le repas < en cassant une Dieu a daigné no,us révéler. CaTdiual PERRA UD. croûte ~, cela aide à la digestion et net-
PEDAGOGIQUE P UBLIÉE: SOUS L ES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'Ecole primaire donne au rnoin~ 12 1inaisons de 16 pl:lges rh_a cune, sur ùeux colonnes, non compris la cou verture, et autant dP suvp léments rle 8 à 16 pngeF rwnd~nt le cours scolaire.
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Un étlneaten1· qui ue croit pas au péché 01.•i g·iuel_ n,a J)as ~
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