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No 08 l'Ecole primaire, 25 Mars 1897

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de 7 m large de 5 1/2 m. et haute de 2. Une salle écodlem esat :enferme ~ette salle? L b'en P' 4 m. Combien e t as allés voter. e com i De 250 citoyens actifs, J5 ~e son p l. o; a pris part à. la. votation .

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o f45o . hé Elle achète 11011r rs · Une femme prend 10 frs po1~r sou mÔ~~bÎeu d'argent ra.pporte-t-elle 1 4. de viande et pour 2 frs de legumes. . t Combien e·n fournit-elle . fourm.t 100 clous en 3 mmu es. a. Une machine . lé

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9S Dar• 1897

L'ECOLE PRIMAIRE

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. 30 litresrès de une pétrole et emploie chaque Jour Un établissement a.ch~te semaine ? 4. 3 litres. Que reste-t-11 encore a.p 30 km. carrés de forêts. Quel d'A el! Rhodes-Int., a f ? 3. Le canton ppen~ 1' k carré rapporte 1500 rs 5 t en est le rapport, si m. 0 ts. en outre on paye cs fixe d'une . dépiche es~sd~o~ti~nt' une dépêche qui a coûté 2. La pourtaxe 2 mots. Combien e mo

REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALA1S.4NNE D'EDUCATION

les 95 c t s. . 1 d 800 frs pendant deux ans en a.joutant 1 2m• an1. .Que devient ca~1.ta a.nn e ée l'intél·êt est au 5 p• % et a térêts si launprem1ere lil

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née au 4 p•

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XV

SION

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en 10 heures? . hl 38 frs 50 cts; de 1er a travail t. Deux ouvriers r~çorJ~::rseë~:.bi!n chacun reçoit-il? . té êt de 5 jours, le secon . •· r o; , pour recevoir un m r Il somme dois-Je preter à. 4 p o Q ue e . 1. 655 frs.

XVI• • ANNEE

L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à .Mai inclusivement, en livraisons de 16 pages.

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. our un cours de répétition de 5 jours; 4. Combien reç11t u~d~o~~~t so cts par jour ? sachant que a so . • frs, que coûte l'un ? 42 Une douzaine de livres coute 90 m et une longueur de 95 m. 3. Un champ ayant une largeur a!e t;rre . Quel est son rapport? 2. donne par are 5 q. de pommes fé à. frs et le revend avec le 1. Un négociant a.bcéhèé~ le Q\etd!si~e prix du kg. 1 12 1/ p• % de n ce.

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P rix d'abonnement pour la 8ul•11e, 2 f'r. 30. Vnlon postale 3 Cr. Annonee•, pri:z, 20 cent. la ligne oi. ion e1pace. Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit à une annonce ou à un compte..,;endu, s'il y a lieu.

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XVI . aire de souliers et frs 3. 50 13 frs au cordonruer lne pièce de 20 frs; que me 4. Je ourdois raccommodages. Je le pioenra::ce y -

fendra-t-on ?

SOMMA.: RE:

. l mètre coûte frs 2. 85? Combien coûtent 4 m. d'étoffe, s1 e k un mark va.ut fr. l. 25. Que 3. Un livre coûte e!l. Al~emag:n~ ma.:e~d un bénéfice de 25 Ofo. 2. coûtera le livre ic.1, s1 le lib1 a.1re o; pour pouvoir dépenser 1 fr. Quel capital doi~-Je plac.er au 4 p o, 1. par jour de ses mtérêts ,

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Société valaisanne d'éducation. - L'art d'être bon maître (La culture personnelle). - La mission et les devoirs de l'instituteur (suite et ji11/. - Parlons français. - Partie praUque. ( Sujet de compo,üion.) - Supplément. //

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Tout ce qui concerne la publication doit être adr;;;, 1 à l'éditeur : M. P. PlGNAT, 1"' secrétaire au Département / de l'instruction publique, à Sion. / / 1

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Plus tard, nous la voyons se dévouer à la jeunesse de sa commune natale, à l'éducation de laquelle elle se consacra avec un zèle et un savoir-faire au-dessus de tout . éloge. Le corps enseignant a donc fait une perte s~ns1_ble dans cette e~cellente institutrice, qui avait su s1 bien, comme on 1écrit à un journal local acquérir l'aftection et l'estime générales par son caractère. Aussi la population entière, représentée par un cortège d'envi~ ron ~00 personnes, a-t-elle voulu l'accompagner à sa dernière demeure. Ce fut un ensevelissement comme la paroisse d'Ardoo en a rarement vu, Après la messe M. le rév. curé de la paroisse, dans une allocution bien sentie a rappelé la conduite édifiante de la défunte, en recom~ mandant à la jeunesse de s'inspirer toujours de son exemple et de son souvenir. · Les compagnes et amies de cette regrettée institutrice voudront bien ne pas l'oublier dans leurs prières.

Chronique et avis scolaires Placement. do personnel ensetsna~t.

_ Des instituteurR et inetitut~ices s'adresse~t parfois à la rédaction de l'Ecole primaire pour_ obtenir d_es places pPndant l'été. Nous ferons bien volontiers ce qui est P?Ssible dans ce senfl tout en conseillant cependant a~x intéressés de choisir' une voie meilleure pou~ aboutir. Les agences de publicité, par exemple, sont mieux placées pour cela que notre modeste organe, dont les abonn~s sont recrutés presque exclusivement d ans 1~ co.rps ?.nseignant et les commissions scolaires. C eRt arns1. q_u 11 n~ compte pas dans· Sil clientèle les maitres _d hotel qui n'oot pas dès lor~ l'occasi~n ~e prendre conna1ssan~e deg offres ,qui pourraient avoir lieu par notre entremise .• . oommlsslons scolaire•. - MM. 1.e s presideots de CPR autorités sont priés de vouloir bien, après avoir lu l'Ecole primairl', communiquer cet orga.ne à leurs collègues de la commission afin qu~ tous pu1ss~nt rofiter de sa lecture. L'Etat, en payant un subside cette publication, désire que Ltoute 1~ comm1ss100 et non seulemi:int le président de celle-ci, f\D prEmne connaissance, li est naturel d'ailleur_s qu'après lectu~e, les livraisons fasEïeut retour au pré:nde_nt de la commission scolairE>, surtout s'il tient à en faire collecu~n, ce ui a lieu dans maintes communes à notrP conna1~san.ce ~ù l'on tient à relier chaque année ~e l'Ecole primaire pour la lire et la consulter liU beso10. 1

R. I. P.

Henri Gautier, éditeur

:our

55, Quai des Aug:istins, Paris

Pièce• de &béAt.re pour jeunes ,rens GARC'IA MORENO, président de la république de l'Equateur, drame en 3 actAs, par Aug Paul . . . . 1.50 M. ~RÉDULE en Bretagne, comédie 4 actes, par Y. Brezon11c . . . . . . . . . • , . . • . 0 40 DEVANT L'ENNEMC, comédie en 1 acte, par A. DE CHAUVIGNÉ • . . . . , . . . . , , , • . , 0.50 BERTRAND DU GUESCLIN ET ÛLIVIEB DE CLISSON. tableaux historiqni:is e~ dramatiques en 5 actes, mêlés de chants, par F. Heurl1pes . . . . . . . . . . . . 0 4.0 ARTHUR DE BRETAGNE, drame en 4 actes, par L. TIERCELIN . . . . . . . . . , . . . . , , 0.50 LE. MARTYRE DE SAINT TAROISIUS, mystère eo ~ parties, tiré dfl FABIOLA, par M. Prévost. 1.25 LA FtTE DU DIRECTEUR, corné lie eo 1 acte, par A. de Cbauvi~oé , . . . . . . . . . . . . . 0.50 LES SUITES D'UNE FAUTE, comédie en 1 acte, par A. DE CHAUVIGNÉ . , . . . . • . . • , , . • 0.50 SCANDER-BEY ou Je liÈROS CHRÉTIEN, drame histori,1ue "'a 4 acres, par R. Faurrès. . . . , • . . 0.30 UNE CONVERSION SOUS DIOCLÉTIEN, au IVm• siècle, par A . de Chauvigné. . • . . • . , . . . . 0.50 LEs DEUX ROBINSONS DU CHATEAU Norn, comédie, par A. de Chauvigné. . . . . . . . . . . . O50

t n. Honoré Woullloz . - Nous av~ns appris tardivement la mort, ~ur".enua à Fi~shauts, son he~ natal, de M. H . Wouilloz, 10slltuteur, decMé ~n décem bre dernier déjà après une longue maladie. L ,état . précaire de sa saoté l'avait forcé de renoncer à 1_enseignement qu'il pratiqua constamme~t dam~ soo v1\lage, au ChaLelard, pendant dix ans, sQlt de 1885-86 ~ ~895-96. Le défunt fut uo excellent instituteur et mer1ta toujours des mentions élogieuses et de bonnes uotPs dans les rapports d'inspection. R. I. P. t 11• 1'1.-~ - Oelalole. - Lfl11 jour _de la ~ète de St-Joseph a été ensevelie à Ardon, M• • Mar1e-Lou1se Delaloie décédée à l'âge de SJ ans après une longue maladie' qui l'avait obligée à s'aliter déjà au début de la présente année scolaire. Aussi dut-elle être rem~lacée à son poste, qu'elle venait d'occuper, de régente ,de l ~cola supérieure des filles d'Ardon. Elle débuta dans l enseignement à Magnot (Vétroz) où elle pratiqua pendant 6 ans.

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SOLIMAN ou L'UlBA.SSA.DE D'UN MOINE, drame historique en .t actes, p1tr Pbausinefi. . . . . . . . . 0.80 L A PREMIÉRE ÉTA.PE, scène de la vie militaire, pièce en 2 act6~. par A. Hervo. . . . . . . . . . 0.50 HIEROCLÉS, drame en 3 actes avec cbœurs par P . CroiP1-1l. .· • . . . . . . . . . . . . . 1.LA GRÉVE DES BOULA.NGERS, comédie-opérette AD 1 acte, parolAs d'H ...rvo et musique de Merky. - NE JVRONS DE RIEN, folie-proverbe en 1 acte avec couplets, t volume . . , . . . . . . . . • . . 2.LA nERNIÉRE LETTRE, comédie en ci actes, par A. de Chauv1~né. . . . . . . . . . . . • . . 0.50 LA SA.INT AuousTIN, comédie en 1 acte par A. de Cbauvi~ué , . . . . . . . . . . . • . . . 0.50 LA FANFARE DE Sm" URRI, paroles et musique de. G. lson1ue . · . . . . . . . . . . , . . . 2.FRICOTARD ET CHA.POZOT, pièce en 3 acteH, par J. Drault et J . Ult-irmoot . . . . . . . . . . • . . t.LA JUSTICE DU DUC DE BRUNSWICK, comédie en 1 acte, par J . G ra o~e . . . • . . . . . . . . . 1.L A BÈTE NOIRE DE BA.PTISTlN, comédie bouffe en 2 actes, par D raul t et Gaulois . . . . . . . . . . t .MoNSIEOR PROGRÈS (scènes de ia vie d'apprentissa~e) par M. IA Pré vost . . . . . . . . . . . 1.25 JACQUES CARTIER ou la découvertei du Canada, drame 111 b1H1oriqu.-i eo 4 actes. uo prologue et un 6 • tableau 1ad libitum) par F. H eurlipes . . . . . . • 0.40 L'ÉQUIPÉE. comédie en 1 acte, mêlée de couplets, par A . DE CHA.UVIGNL: . . . . . . . . . . . 0.50

Orfèvrerie - Bijouterie - Horlogerie Le soussigné informe l'honorable public qu'il se charge de tons genres de commandes et réparations d'orfèvrerie., bijouterie et borloi;cerie. Dorure, argenture et gravure sur métaus. - Prix modérés. - Service pr ompt et soigné. Se recommande : Emile .&lbreebt, •ton.

Prèpara&lon au reera&emen&. - Le Secrétariat de l'lostrnction publique, à Sion, dispose encore dans ce but d'une certaine quantité d'imprimés renfermant des morceaux de lecture et des problèmes (écrits et oraux) donnés dans les examens des recrues. Il remet graLuitement le nombre nécessaire de ces formulaires jusqu'à épuisement du stock disponible. Il y a lieu toutefois, en adressant la demande, de préciser le nombre strictement nécessaire, afin qu'il puisse ê\re autant que possible satisfait à tous les désirs.

SION. 25 Mars

1896-97

L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION Société valaisanne d'éducation

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~ocMiété valaisa~ne d'éducation aura sa réunion bisannue e a onthey le Jeudi 29 avril prochain. En ~ttend~n_t que nous publiions l'appel et autres détails y relat~fs, _vo1c1 les deux questions qui seront traitées dans cette reumon avec le nom des rapporteurs respectifs. PREMIÈRE QUESTION

· . t• D e l' enseignement oral et de l'enseignement par le livre. Importance de l'enseignement oral . meïhode . . dangers · ·ter, rôle du livre. Montrer• comment atessuivre 'd, a· evz deu; proce es se complétent l'un l'autre. Rapporteur : M. p .-L. Délez, instituteur à Ou tre-Vièze. .

DEUXIÈME QUESTION

2• ~oz~s particuliers à donner aux enfants dont les

facultes zntellec~uelle~ sont peu développées. ces en{ants dowent-zls être traités '!

Comment

b a)_ ~.l'école? -t· pour l'enseignement des diverses branc ~s), D sous le ~apport de l'émulatiou et des punitions ans la _famille? - Quelles sont les conséquences du manque de smns particuliers donnés à ces enfants ? Rapporteur: M. Henri Tissières, instituteur à St-Maurice.

L'art d'être bon maître La cuiture personnelle mê!.;: premier dev?ir du maître d'école est de penser à luid I e et d.e. tra~a1ller pour son propre compte. Cette loi / ~ chante b~en ord.onnée ne contient rien qui flatte ego1sme ou qm afîa1bhsse le dévouement. Car l'égoïsme est


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cette basse disposition d'une âme qui ne ch~r?he qu'à jo~ir, qui fait converger toutes choses vers son plamr et son b1enêlre: au contraire, la culture personnelle dont nous parlons ici s'impose au maître, afin qu'il veuille P~?s ardemm.ent sortir de lui-même pour se donner, afin qu 11 se rem.plisse d'abord des richesses qu'il devra ensuite commumquer. En parlant des devoirs du maître envers lui-même, ce u'est point de l'homme privé qu'il s'agit~ mais de l'éducateur. Sans doute, il parattra que nous esqu~ssons les ~ertus _de l'homme privé : mais nous ne les enY1sageo~s qu au po1~t ùe vue de l'influence qu'elles- exercent sur 1 act10n du maitre d'école, • . . ,. Qui ne voit, en effet, que tout etre agit suivant ce q~ il est'/ L'éducateur aura beau multiplier ses efforts: en definiL1ve, son action sera proportionnée à sa v~leur: L~ co~tact d'un saint incline les âmes à la samtete: l esprit surnaturel qui le remplit rayonne à trav.ers_ !oute sa ~ersonne et se répand dans ses actes. La digmte du caract.ere, l'élévation d'âme, la pratique sincère des vertus créent autour du maître une atmosphère pure, saine, fortifiante, que ne respirent pas les enfants sans devenir meilleurs. Il en faut dire autant de la science du maître: chaque mot du maître savant porte la lumière dans les esprits, coule à pleius bords. . , C'est une loi de la nature, en effet, que les fruits d un arbre sont d'autant plus riches que la sève monte plus abondaute et plus forte. Les fleuves aussi sont d'autant plus majestueux dans leur cours qu'ils. puis~nt leurs eau~ à de plus larges sources. Mais quelle seve circulera dans 1 arbre, si ses racines ne la puisent constamment dans le sol ? quelles eaux couleront dans le fleuve, si les pluies n'arrosent les sommets où s'alimentent les sources? Nous sommes étonnés parfois que des vies demeurent stériles, quoique le dévouement n'y fasse point défaut? La stérilité n'est-elle point l'effet de la sécheresse? et cette sécheresse n'est-elle point le résultat fatal de l'absence ou, de l'insuffisance de la culture personnelle? Il me semble qu on pourrait répondre de la fécondité de la vie dans un édu-

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cateur qui travaillerait constamment à l'alimentation de son Ame. Mais, _avouons-le sans détour, cette culture personnelle ne s,e fait pas, ou du moins presque pas. Le maître d'éco· le n _a pas le souci de sa propre valeur. Peut-être cette insouciance, ~rop générale parmi nous, est-elle la vraie cause de notre faiblesse sociale. Je voudrais. donc, avant tout, que l'éducateur fût préoccupé de valoir, plutôt que d'agir. En effet, s'il a une réel!? val~ur, soyez sûr qu'il agira ; mais, s'il ne cherche qu à agir: le. mouvement sera chez lui de l'agitation plutôt que de I action. _Ces vèrités étant si si~ples, je dirai même si bien comp~is~s,. comment se fait-il que la culture personnelle soit si neghgee? . Le motif qu'on allègue toujours. pour s'excuser est le d~faut. de temps. Toutes les heures du maitre d'école sont de.vorees ,Par ses longues classes, par les occupations accessoires qu Il ne peut éviter, par les délassements qu'il doit ne ~a~ se refuser. E_nveloppé d~ns ?n tourbillon d'affaires, épuise pa~. les fatigues de. 1 e~se1gnement, il ne porte dans_la prie~e qu _une Ame d1stra1te ou affaissée, il n'a pour les hvre_s q1u ave!s10n,.et dégoût. En se dépensant pour les ~utres, 11 s use Jusqu a perdre tout appétit pour les choses mtellectuelles et morales. ~l faut. hie~ convenir que les multiples occupations du maitre lm laissent peu ~e loisir et peu d'aptitude pour la culture personn_elle. A~ss1 devons nous plaindre, plutôt qu'accuser, ceux qm se laissent ainsi déchoir. Cependant, est-il absolume~t vrai que le temps nous manque ? est-il absolument vrai. que le temps seul nous manque? Une raison pl~s profonde et plus vraie de nos négligences se trouve dans I horreur de l'effort intérieur. L'action au ded~~s nous coûte plus que l'action au dehors. L'effort ~xterie~r ~s! surveillé, stimulé, immédiatement récompensé; 1 etfo~t _rnte~rn~r, _au contraire, échappe à tont contrôle, ne parai~ Jamais ~nd1spensable, demeure toujours ici-bas sans sanction. Car Il est bien certain que le regard de Dieu nous


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meut moins efficacement, hélas I que le regard des hommes. Nous livrer dans les œuvres extérieures, avec un dévouement sincère, cela nous est relativement aisé; mais posséder notre âme, la ressaisir dans le flot des occupations .. voilà ce qui réclame un grand effort. Les moyens de travailler pour soi, de se cultiver soimême, c'est d'être assez fort de volonté pour s'appartenir toujours. A cette condition, nous pourrons nous trouver des loisirs, nous pourrons, en tempa opportun, élever une barrière contre l'envahissement des affaires, nous pourrons. apporter dans la prière et · dans l'étude une âme dégagée~ capable d'application. Je souhaite que tous les maîtres soieo t persuadés de trois choses: que la portée de leur apostolat sera en proportion de leur valeur qui, fût -elle très grande au début, sera vite épuisée si elle n'est entretenue et développée par la culture personnelle; que cette culture, obligatoire pour tous, est possible à tous, pourvu qu'on ait assez de volonté pour économiser du temps et pour posséder son âme. Mais que devra cultiver le maître? Tout ce qui est en lui principe de vie et principe d'action ; sa foi, sa vertu~ son savoir. (Education chrétienne) · J. G.

La mission et les devoirs de l'instituteur (Suite et fin) > Puis, tenez-vous en garde contre certains préjugés. fi en est un sur lequel j'appelle votre attention. La science, vous dira-t-on, peut remplacer la religion. N'en croyez rien. Ah I sans doute la science a fait de grands progrès. Le travail, béni .Par Dieu, est d'une fécondité admirable. Nous en avons un exemple dans cette belle 6xposition nationale qui fait honneur à notre· patrie. Tous les siècles sont venus donner leur travail, leurs conquêtes et leurs découvertes merveilleuses: Nous bénéficions aujourd'hui de ce travail accumulé des siècles. » Dieu ne nous défend pas d'aimer la science et de nous en servir; il ne nous demande que d'observer la hié-

rarchie de~ choses ; cette hiérarchie e8t respectée lorsque l'âme domme le corps, et que Dieu domine les âmes. En dehors de cette loi divine, c'est l'anarchie. » Nous ne sommes pas l'ennemi de la science. Nous sav~ns trop ?ien, suivant !e_ dire rle Bacon, qu'un peu de sc~ence elo1gne de. _la rehg.1on, et que· plus de science y raJ:Qen~. Voyez Voltaire épuisant, au siècle passé, tous ses quolibets contre la Bible, parce qu'elle faisait créer la lumière avant le soleil. La lumière sans le soleil, qu'est-ce que ce!~ peut ~ien être? Et tous les incrédules d'applaudir. Mais la science a progressé, et aujourd'hui tous les savants sa_vent qu~ la lumière est tout à fait indépendante du soleil. Demam la science fera un nouveau procrrès et fera tomber une antre objection de l'incrédulité, et" les crénérat~ons qui vie~dront après nous pourron t rire des ~oqueries de nos libres-penseurs. Ainsi, entre la science et la foi, il n'y a pas d'opposition, d'an~inomie, mais un accord parfait, et si par moments cet accord parait troublé attendez que la science ait fait encore un pas et l'acco;d sera rétabli. » Et par qui la science s'est-elle répandue dans le peuple, sinon par l'Eglise? Notre-Seigneur a dit à ses apôtres: Allez, enseignez toutes les nations; les pauvres seront évangélisés. L~i seul s'est _occupé de faire instruire les peuples abandonnes. Il y avait dans les peuples policés, des académies pour les grands et les riches ; mais rien pour les pauvres. Dieu a envoyé ses apôtres, qui ont par0ouru la terre et l'ont évangélisée, et bientôt on a vu les écoles du peuple naître à l'ombre des cathédrales, dans les couvents et les presbytères. Le prêtre a été le premier instituteur. Quand il n'a pu suffire à la tâche, il a créé l'instituteur, il a créé ces ordres religieux qui font vœu d'instruire le petit, l'enfant du pauvre. Le Bienheureux de la Salle a quitté sa stalle de chanoine pour donner des leçons à d'humbles enfants, et l'Eglise l'inscrira pour cela dans le livre des Saints. Benoît XIV a dit qu'après le péché, le plus grand. mal, c'est l'.i~norance. C'est pourquoi, nous jetons ce en: De la lumiere 1 Encore de la lumière I L'hu-


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manité demande des clartés qui illuminent son berceau qui dirigent ses voies et qui se projettent jusqu'au delA to~beau. Par conséqueut 1a religion n'est pas hostile à la sCience, elle. en est l'auxiliaire. .• Fuyez ceux qui veulent semer la méfiance entre l'instituteur et le clergé, qui travaillent à amener des séparations, à exciter de jalouses convoitises. Le prêtre et le maitre d'école sont faits pour s'entendre. Le prêtre a besoin de l'instituteur et il est son meilleur ami. Ils sont d'autant mieux faits pour s'entendre que l'un et l'autre sont fils de cette démocratie où fut leur berceau commun . Ils ont été élevés sur les mêmes bancs d'école: ils ont prié .dans la même église, fait côte à côte la première com1;0nn~on. Plus tard, ils se sont séparés quelque temps pour etud1er l'un dans le Séminaire l'autre à l'Ecole normale · mais voilà qu'ensuite ils se sont trouvés de nouveau, il; se sont rencontrés travaillant en.semble à éclairer les intelligences et à former les cœurs. Quand l'instituteur a des peines, où trouvera-t-il amitié et consolation, sinon sous le toit du presbytère ? » J'ajoute c~tte parole: Tâchez de retenir aux champs les enfants qui vous sont confiés · évitez de favoriser les gouts de declassement et de cosmopolitisme. Quel plus gran~ bon heur, après tout, pour le jeune homme que detravailler le champ qu'ont travaillé ses ancêtres, de vivre dans la maison où ils ont vécu et où lui-même est né. Q.u'ir~!t-il ~aire dan~ les . villes ? Pour un qui réussit, combien J en ai vus qm trament une existence misérable. V,ms savez ce q.ue vous mangez, du bon pain, du lait véritable; dans les villes fout est contrefait, même la nourriture. Vous avez ~n air pur, le spectacle incomparable de ces horizons grandioses, de ces belles prairies, de ces forêts touffues. Un Anglais. disait un jour : C'est Dieu qui a fait la campagne et le diable qui a fait les villes. (On rit.) Empêchez ce déclasse.ment qui fait les hommes tristes, qui entasse dans. les villes ces hommes découragés et aigris, toujours tentes de bouleverser la société qui les a broyés. • Je me résume, La -mission de l'instituteur est belle

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et grande ; vous devez l'accP.pter sans aigreur et en accf.pter même les épreuves et les insuccès. Puis, prêchez par l'exemple autant que par les paroles, évitez les mauvaises sociétés; travaillez dans votre modeste sphère à l'alliance de la science et de la religion : que l'entente règne entre l'instituteur et le prêtre. L'avenir de l'huma:iité en dépend . Si Dieu ne vient pas à l'enfant, celui-ci sera plus tard un 011· vrier infidèle à ses maîtres, un père de famille déshonorant son foyer, un vieillard épouvanté au terme de son existence. » Nous ne voyons que trop dans les villes le:s ré:mltals de l'éducation sans religion : c'est là qn'on trouve les éléments accumulés de désordre, des insultes contre Dieu, et la g11erre contre la société. Si vous accomplissez votre mission, la démocratie toujours plus chré1ie11ne montera de plus en plus dans cette sphère où les droits de Dieu sont respectés, les hommes libres et honorés, et où la conscience conserve sa pureté. » Le vieillard de la fable disait après a voir plan té : « Mes arrière-neveux me devront cet ombrage. » Inspirez-vous de la même pensée. La semence que vous jetez, germera et donnera plus tard un arbre verdoyant, ce sera l'arbre de la vertu et du bonheur. La Suisse a besoin de l' un10n de tous ses enfants pour n'être point menacée par les ennemis du dehors et du dedans. D'autres ont dit : C'est le courage qui fait les vainqueurs ; j'ajoute que c'est la coucorJe qui fait les invincibles 1 » (Longs applaudissemeu ts.)

Parlons français ! Lequel d'entre nous, instituteurs, n'a été frappé de la difficulté qu'éprouvent les élèves à s'exprimer correctement en français, difficulté que nous partageons, du plus au moins, avec eux et avec l'immense majorité des Suisses romands? Je me rappelle encore une plaisante anecdote que nous contait jadis notre excellent professeur de français. La voici ou à peu près. Se trouvant un soir dans l'auberge d'une petite locahlé de la frontière fran çaise, il écoutait quelques.


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maquignons discuter entre eux à haute voix. Leur conversation était si correcte, si naturelle - au point de vue du langage et de la prononciation - que le dit p~ofess_eur se demanda s'il n'avait pas affaire à des avocats qui avaient jeté leur robe aux orties pour revê:ir la grande blou,s~ ?leue . des marchands forains ... Désireux d avoir la clef de l emgme, s'approchant poliment d'eux : « Messieurs, leur dit-il, n'~i-je pas l'honneur de parler à de~ avocats? • {!n grand ~clat de rires accueillit cette quest10n . « Helas, l\fonsieur, nous sommes si peu avocats que nous sommes tout simdes marchands de coplement - sauf votre respect chons ... » Eh bien I mes amis a ajouté le regretté professeur, les marchands de cochons: en France, parlent pour le moins . aussi bien que nos avocats... J'ai souvent réfléchi a l'anecdote et à la boutade, Je me suis convaincu que celle-ci renferme un fond de vérité incontestable. En effet, les marchands de cochons en question ne paraissaient guère avoir usé beaucoup de fonds de culottes sur les ban~s de l'Université, voire même de l'école primaire. D'où vient donc que des hommes sans instruction, peut-être, s'expriment d'une façon si remarquable, tandis que nous, Suisses romands, plus instruits et aussi intelligents, nous avons tant de peine a parler notre langue maternelle? La réponse est celle· ci: Avant que le dialecte de l'ile de France, promu à la dignité de langue officielle et classique, l'emportât sur les autres dialectes issus, comme lui, du latin corrompu, le patois savoyarct' eût pu devenir, si les circonstances l'avaient permis, une langue classique, tout aussi bien que son cousin de l'ile de France. Dans cette supposition, nous, Romands, noug eussions continué à parler notre langue, la langue conforme à notre origine et a nos traditions, tandi3 aue nous avons été dans la nécrssité d'apprendre le français, une langue étrangère au fond, sans réussir a nous débarrasser d'un grand nombre de tournures et d'expressions savoyardes. Nous parlons un français bâtard. Quand le fran-

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çais, héritier direct du dialecte de l'ile de France, ent ~té_ sacré lan~ue officielle, le patois savoyard, d'égal qu'il etait, descendit au rang de vassal du francais et dut s'incliner devant son suzerain, sans pour cela renoncer complMement à son empire, l'ancien duché de Savoie. Et nous Smsses_ romands de la fin du XIX· siècle, par atavisme ei par smte de notre éloignement de Paris, nous ne sommes pas encore affranchis totalement de l'influence du milieu . nou~ ~1'a~ons pas rè~udié l'héritage que nos pères ont con~ serve rntegralement Jusqu'au milieu du XVII· siècle. Conclusion: Le Français parle sa propre lanaue tandis que nous, fidèles à nos origines e.t à nog traditio;s savoyarde.s, nous subissons encore à l'heure actuelle l'intluence d 11 dialecte parlé si lon_gte~ps par nos pères, à tel point que, pour parler français, 11 nous faut faire un viaoureux effort, ce qui se traduit par une con tract10n des ~uscles de notre visage, par une attitude g'ênée, par la perte de notre simplicité. Nous ne sommes plus nous-mêmes le rnala se que nous éprouvons nous fait paraître ridicule' ou pédant. En examinant les registres des notaires du XVII· siècle on constate le fait curieux suivant: Quand la nécesi;ité d~ rédiger les actes not_ariés en !rançais fut un peu partout reconnue, les tabell10ns de l époque se mirent martel en tête po.ur s'~xprime~ en français; et n'y parvenant qu'a peu p~es .. ,, ils ouvrnent de longues parenthèi;es pour dire en. latrn ce que leur cerveau n'avait pu concevoir en franca.1s: on ne parle pas impunément le patois pendaut des siecles. . On objectera, il est vrai, que le français de Suisse vaut bien l'argot parisien: ~~ bien! non, parce que les mots de la langue verte Jaillissent des entrailles mème de la langue française; ils sont conformes à son génie · tandis qu'une foule de nos expressions sont du pur diale;te savoyard, avec force mots français défigurés ou détournés de leur vraie signification. Ain_si le Paris~en dit « taquiner les dents d'éléphants » pour Jouer du piano, «des galons d'imbécile », etc, autant


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. veux bien mais conformes d'expressions étranges, Je le . fi '. sent par devenir intelliau génie de la langue, et qm b ~;~ons à dire par exemple, gibles pour tous. NJus nous o s 1le mot's tirés du pas'encoubler, gicler, camber une i~~~ce' On dit que nous tois et absolument inc?nnus Ieih bien,· depuis Jes siècles, ne sommes pas perséverantJans l'espérance de leur voir dénous employons ces_ ?1ots . . Nous attendrons longtemps cerner le droit de cite français ... • t du mot tube, employé dans encore 1 . Une petite anecdote au sùen .eune Suisse, étudiant en le sens de verre. de lampe. . .J chez le marchand du médecine, à Paris, se rend u~ l~~~pe « Veuillez, s'il vous coin , pour achet~r u~ verre :emettre· un tube de lampe. demandez. Est-ce un plait, dit-il au negociant, me - Je ne sais trop ce que vou; me·tal à placer dans l'intube de verre, de caoulchonc, e. me? Mais non, un , e de laboratoire ' b térieur d une 1amp . Mais enfin, un tu e tube de lampe I _- . Connais ~as. -me de la lampe ... La lu~ destiné à contemr, ~ ent?ur;r 1~ n:mme: « Ah I dit-i\, f a1 mière jaillit dans l esprit du l onpe que vous voulez 1... compris : c'est un verre e am .ons absolument incorQue dire maintenant des exprt~ss1 de personnes qui ont . · îlent la conversa 100 ·t· rectes qm emai .. . truction? Ainsi: On a e e, cependant reçu une certarne /n\ ne veut pas pleuvoir, ce on y a été, buvez seulem?~ ' v' vous ce pauvre infor. oyez· l -monsieur ne veu t pas guerir. éléb ·tés médicales qui ava e tuné qui consulte toutes les c ri. ' streint ~ suivre le l , épugnantes qm sa · , 1 les potions es P ~t;. r d t 1~ but de guérir, et qlll n Y plus sèvère des regu~es, . an il ne veut pas guérir 1.. parviendra pasl Ne l.ou_bliezpas,1: . (On y va des fois) C'est encore l'express10n ~es G' oi.s. Il va bien joliment, On voit le Mont-Blanc depuis _e~eve . ronom y. Quoi de etc., etc., puis l'exé?rable. emp~o1 » u ~ j'y ai bien dit »' plus atroce que « J Y sats. bien . ' etc C'est à s'arra« quand je t'y dis l>, « dis-.y d~otn;;x.e p~llulent aussi. On cher les cheveux I Les f~u~es_ on) ère toute la nuit (à pour dit couramment; Il a reve m/rappelle (de) votrefrère. de) J'aime (à) me promener. e l)

a/

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L'influence germanique est manifeste dans les expressions suivantes : « poutser ses sou.tiers », « f ai dejil ça vu », «

qu'est-ce que c'est ça pour un homme'!

», ({

je n'ai per-

sonne vu ». pour je n'ai vu personne, • j'en veux achP.-

ter un la même chose :o, jours la même chose.... »

«

Et votre tante'! Etle rst tou-

La 1éponse suivante est un véritable joyau!

hâtez-vous, Munsieur attend sur svn beefsteak..

Julie,

«

Que de joyeuses citations on pourrait encore faire! Je termine par celle-ci «El,e a toute dèchirè sa robe ». De l'aven de tous, le mal exist.e: il faut y porter remède, et sans retard. La question a un caractère à la fois matériel el moral. Vous savez combien nombreuses sont les jeunes filles qui s'engagent à l'étranger en qualit.é de premières bonnes ou u'ir1slilutrices. Or, beaucoup d'entre elles ont vu 80 fermer un avenir parfo.is brillant, grâce à l'emploi accidentel de lt:lle expression ou de tel mot romanii. Hélas! il semble 4ue nou8 sommes loin encore de l'idéal souhaité : les vaudotseries n'auraient pas tant de succès chez nous ... Enfin, n'est-ou pas en droit de croire que nos écrivains suisses romands auraient bien plus de succès, d'influence auprès de nos voisins J'outre-Jura, si leur sLyle n'était pas, ici et là, déparé par quelque vaudoiserie ou quelque barbarisme 1.... (Ecole, de Lausanne.) V POIRIER •. »

PARTIE PRATIQUE Sujets de composition CHARLES A EDOUARD (vie pratique.) LETTRE. Charles a promis à Edouard, malade, de reproduire pour lui quelques leçons du maître. ll lui résume celles qui ont été faites sur la propreté, l'exactitude et la politesse. Faites cette lettre. MoN CHER AMI, Je vais, suivant la promesse que je t'ai faite au moment où tu es tombé malade, essayer de résumer pour toi quelques-


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unes des leçons de notre maître. Je m'aperçois, en prenant la plume, que mon engagement n'est pas des plus faciles à tenir; mais ce qui est promis est promis, et je n'ai qu'une parole. Les derniers cours de notre excellent instituteur ont porté sur la propreté, l'exactitude et la politesse. La propreté, nous a-t-il dit, en substance, est une demivertu indispensable à tout homme qui veut conserver sa santé et qui a quelque souci de sa dignité. Voici le développement de ces deux points de vue: Les fonctions de la peau ne s'accomplissent normalement que si elle est entretenue dans un parfait état de propreté. Si l'on n'a pas grand soin de son corps, des incommodités de tout genre et même des maladies graves peuvent résulter de cette négligence. Cela est si vrai que la plupart des législateurs de l'antiquité prirent la peine de prescrire à leurs peuples de nombreuses ablutions. La propreté: en second lieu, donne une bonne opinion de celui qui la pratique, et lui vaut l'estime de ses semblables, si humble que soit sa condition. L'homme propre sait faire apprécier jusqu'à la pauvreté et conserve un certain lustre même à des haillons. L'exactitude est la qualité des personnes qui savent faire les choses en leur temps et au moment convenu. Elle leur assure un grand avantage sur les gens qui agissent d'une façon différente. L'écolier qui arrive toujours en classe à l'heure juste, qui apprend ses leçons et fait ses devoirs à l'instant précis, choisi pour ces occupations, ne tarde pas à devancer ses rivaux. Quant à l'homme mûr, l'exactitude contribue beaucoup à lui assurer des relations agréables avec tout le monde, et apporte un élément très appréciable à la prospérité de ses affaires. Un roi de France a consacré cette qualité par un mot devenu historique: « L'exactitude, a dit Louis XIV, est la politesse des rois. » Mais, a ajouté notre maître, la phrase ainsi faite n'est pas tout à fait juste, et l'exactitude est vraiment la politesse de tout le monde. Or, cette dernière demi vertu nous est absolument nécessaire pour vivre en bonne intelligence avec nos semblables. La politesse, en effet, est l'honnêteté des manières, c' est l'art de parler et d'agir non seulement sans blesser le prochain, mais encore de manière à lui faire plaisir. C'est ce qu'un philosophe a exprimé en ces termes: « La politesse consiste à s'oublier soimême pour ne penser qu'aux autres . ., On aime l'homme poli, on - 1e recherche, on s'efforce de lui être agréable aussi; on

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évite contraire les personne s malh onnetes • reçoit au mal. et partout on les

:?

_Je pourrais t'en dire encore assez lo l' l . ., . mieux terminer cette lettre dé., t ·è a-c essus, mais J aime pour toi un quatrain que nou~a r ·ts, eveloppé~ en recopiant _ a c1 e notre maitre : La politesse est à l'esprit Ce que la grâce est au v isao·e. e 1abEonté du cœur elle est la d~u~e imao-e . t c'est la bonté qu'on chérit. " ' D

Je te la1_sse sur ces jolis vers, en souhaitant de que tu rev1~?nes bientôt, complètement rétabli· tout cœur place au miheu de nous. , reprendre ta Je te serre cordialement la main.

CHARLES.

MOISE SAUVÉ DES EAUX Une femme de la tribu de Lé · . . qui était parfaitement beau le cv1 hayant fis au I?ond~1 un fils ~~:sm~e:1~ ne pouvait le s?ustrat~e ;1~:~~~:~e!;~s a~~ :~::~~ bitume et ~;tie~s, elle pnt une .corbeille de jonc enduite de parmi le_s rosea~~lXqut:i~vr~ieErt; ~on:adntd deflclans et l'exposa Il arnv ,, u euve. oil a. qu a ce moment la fille de Pharaon vint en ce lieu ier l~:~gnder. Apercevant cette corbeille elle se la fit appor. . e ses servantes. Elle l'ouvrit t petit enfant qui poussait des cris. EU ' e y trou.va un comme elle témoignait le dé . e en eut compass10n, et rir, la sœur de l'enfa t . sir que 9-u~lque femme pût le nourlui dit : Voulez-vous ~ueqJ~~pspe 1iena1t af quelque distance de là, Et en même tem e e une emme des Hébreux? > fille de Ph Pl,s elle courut chercher sa propre mère. La araon accepta et recomma d , f ver soigneusement l'enfant Et - ~ ~1 a cette emme d'éledonna le nom de Moïse q~· , tqu a_n 1 fut grand, elle lui 8 auvé des eaux. 1 'eu cire: 1 '

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. . CONVERSlON DE CLOVIS C~ov1s, r~1 des Francs, était encore a"" l . ,. Clotilde, princesse chrétienne d' p ~en ?rsqu il épousa

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!~~u~~l~:it~!r;uinfat;l~~t asvoau1·tvent_ ;:}éf~:~c:rift1;tf ~o1tt1~é;i~: peme a se rendre. . ependant les Allemands avaient passé le Rhin. n~ ' dans la Gaule pour la conquérir. Clovis, ayant re eux, les attaqua avec vigueur dans les plaines de Tolbiac.

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Mais les Allemands soutinrent vaillamment le choc, et bientôt les Francs commencèrent à plier et à se rompre. Dans cette extrémité, Clovis se souvint des avis de son épouse; .il s'écria: q, Dieu que Clotilde adore, secourez-moi! Si vous me rendez victorieux, je n'aurai plus d'autre Dieu que vous! q, A l'instant la victoire passa du côté des Francs ; les Allemands prirent la fuite et furent taillés en pièces. Peu après Clovis se rendit à Reims avec ses troupes. S'étant fait instruire par s11int Remi, évêque de cette ville, il assembla ses soldats et les exhorta à quitter les idoles pour adorer le Dieu auquel ils éta!ent redevables de la victoire. De toutes parts on s'écria: « Nous renonçQns aux dieux mortels ; nous sommes prêts à adorer le vrai Dieu! > La nuit de Noël 496, l'église était illuminée et ornée de tentures magnifiques. Le roi s'y présenta pour recevoir le baptême avec trois mille hommes de son armée. Saint Remi lui dit en le baptisant: « Baisse la tête, fier Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, et brûle tout ce que tu as adoré. > La conversion de Clovis répandit la joie dans tout .le monde chrétien. C'était le seul souverain qui fut alors catholique. Depuis qu'il eut embrassé la vraie foi, il ne cessa de la protéger, exemple que ses successeurs ont imité pendant treize siècles et qui leur a mérité le titre de rois très chrétiens. LES TROIS JEUNES HÉBREUX DANS LA FOURNAISE Le roi Nabuchodonosor fit élever une statue d'or de soixante eoudées et ordonna à tous ses sujets de l'adorer. Cependant on vint l'avertir que trois jeunes Hébreux refusaient de fléchir le genou devant cette idole. Le roi les fit venir en sa présence 1it leur dit : q, Est-il bien vrai, Ananias, Misaël et Azarias, que -vous avez désobéi à mes ordres? > Ceux-ci répondirent: « Nous adorons le seul vrai Dieu, qui peut, s'il le veut, nous délivrer de tous périls, et nous sommes résolus de ne point adorer la statue que vous avez fait élever. > En entendant ces paroles, Nabuchodonosor fut transporté de colère, et ordonna que l'on jetât ces jeunes hommes dans üne fournaise ardente. L'ordre du roi pressait fort, et l'on avait chauffé la fournaise sept fois plus que de coutume. Les soldats chargés d' exécuter les ordres forent atteints par les flammes et périrent aussitôt. Cependant le Seigneur envoya son ange pour préserver les trois jeunes Hébreux au milieu de la fournaise; ils y trouvèrent un doux

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rafraîchissement, et les flammes qui les environnaient ne les touchèrent point et ne leur firent aucun mal. Ils chantèrent alors les louanges du Seigneur en invitant toutes les créatures à bénir son saint nom. LE FILS DE LA VEUVE DE NAIM , Jésus allait à une ville appelée Naïm, et ses disciples, suivis d une grande foule de peuple, l'accompagnaient . Comme il approchait de la porte de la ville, il vit qu'on portait un mort en terre: c' était le fils unique d'une veuve, et il y avait avec elle un grand nombre de personnes de la ville. A la vue dè cette mère affligée, le Seigneur, touché de compassion lui dit: < Ne pleurez point. Puis, s'étant approché, il toucha le' cercueil. Ceux qui le portaient s'arrêtèrent, et il dit : < Jeune homme, levez-vous, je vous l'ordonne. > Aussitôt celui qui était mort se leva et commença à parler, et Jésus le rendit à sa mère. Tous ceux qui étaient présents furent saisis de frayeur, et ils glorifiaient Dieu en djsant : q, Un grànd prophète a paru parmi nous et Dieu a visité son peuple. > GUÉRISON DU SERVITEUR DU CENTURION Jésus étant entré dans Capharnaüm, un centurion l'aborda et lui fit cette prière: < Seigneur, j'ai un serviteur chez moi qui est au lit, paralytique, et qui souffre de grandes douleurs. > Jésus lui dit: < J'irai et je le guérirai. > A quoi le serviteur répondit: < Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez chez moi ; mais dites seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Car moi-même, je suis un officier subalterne, qui ai sous moi des soldats ; et je dis à l'un : Allez, et il va; à l'autre : Venez, et il vient; et à mon serviteur: Faites cela, et il le fait. > Jésus, entendant ce discours, fut étonné, et il dit à ceux qui le suivaient : < Je vous le dis en vérité, je n'ai point trouvé tant de foi dans Israël. > Et puis Jésus dit au centurion : < Allez, , et qu'il soit fait selon ce que vous avez cru. > Et à l'heure même le serviteur fut guéri. LE MAUVAIS RICHE Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de nn lin, et qui faisait tous les jours de splendides repas. Il y avait aussi un pauvre nommé Lazare, étendu à sa porte, tout couvert d'ulcères, qui eftt bien désiré se rassasier des miettes


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qui tombàient de la table du riche : et personne ne lui en donnait; mais les chiens venaient lécher ses ulcères. Or il arriva que ce pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche mourut aussi et fut enseveli dans l'enfer. Au milieu des tourments, levant les yeux, il vit de loin Abraham et Lazare dans son sein, et il s'écria : q: Père Abraham, ayez pitié de moi, et envoyez-moi Lazare afin qu'il trempe l'extrémité de son doigt dans l'eau pour me rafraîchir la langue, parce que je souffre cruellement dans ces flammes. > Abraham lui dit: < Mon fils, souvenez-vous que vous avez été comblé de biens pendant v.otre vie, et que Lazare, au contraire, n'a eu que du mal; or maintenant celui-ci est dans la joie, et vous dans les tourments. > PÉPIN LE BR~]F Pépin, informé des plaisanteries qu'on se permettait de faire sur la petitesse de sa taille, établit son autorité par un coup de hardissse bien extraordinaire. Un jour, il donnait à toute sa cour le divertissement d'un lion contre un taureau. Dans le moment où les deux animaux étaient aux prises, se tournant vers les seigneurs: < Qui de vous, leur dit-il, se sent assez de courage pour aller séparer les combattants? , La proposition les fit frémir, et personne ne répondit. q: Ce sera donc moi, > reprit Pépin. A ces mots, il saute dans l'arène, coupe la gorge au lion d'un coup de sabre, et du revers abat la tête du taureau. Tous s'écrièrent qu'il méritait l'empire du monde. MORT DE BAYARD Bayard fut mortellement blessé à Romagnano (Italie), en protégeant la retraite de l'armée française. Il se fit alors étendre sous un arbre, prit son épée, dont la poignée lui figurait une croix, et se prépara à mourir. Cependant l'armée ennemie s'avançait, conduite par un traître, un Français, le connétable de Bourbon lui-même, qui pour se venger des injustices commises envers lui par la mère du roi, Louise de Savoie, était parti au service de nos ennemis. Bourbon vint visiter celui dont il avait été le compagnon d'armes, et, le voyant en proie à de vives souffrances, lui exprima sa compassion. q: Monsieur, répondit Bayard, il n'y a pas lieu de me plaindre, car je meurs en homme de bien ; mais j'ai pitié de vous, de vous voir servir contre votre prince, votre patrie et votre serment. » Le bon chevalier Bayard pouvait mourir après ces belles paroles, qui témoignent une dernière fois de sa loyauté.

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Pd?M~~!~:.


Déclalon do Oonsell d'Etat

L'ouvra~A

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par un professeur de l'école normale de Sion adopté déjà dans plusieurs écoles du canton de Fribourg, a été également introduit dans différentes écoles vaudoises. C'est ainsi que vers la fin de 1896 seulem?nt, il en a été demandé un certain nombre d'exemplaires pour les écoles de Collonges-sur _Territet, Moliens, StLivres, Gryon, Grandvaux. En faisant, sous date du ~4, novembre 1896 une nouvelle demAnde de cet ouvrage, M. Rob. Ramo~. instituteur dans cette dernière localité, écrivait à l'éditeur ceci : c Je ne connais pas de recueil qui vaille ce charmant volume. Mes commandes successives en sont la preuve . ., On peut obtenir un exemplaire à l'essai au prix de 1 f'r. franco, sur envoi de timbres-poste ou contre remboursement à M. Paul Pignat, à Sion.

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nom et sa qualité, et éviter dans l'adresse l'emploi d'un nom propre. Ainsi il faut éorire : M. le Chef du Département, ou au Secrétariat du Département, ou M. l'inspecteur scolaire do district de • . . à . . , Si ces formalités ne sont pas remplies, les plis arrivant taxés, courent le risque d'être refusés et le sont ordinairement.

P èlerlna11e jora11slen sal1111e à Notre-Dame de Lourdes et Paray-lllonlal du U au 18 lla1 1897 Nous possédons le programme _d e ce pèlerinage sur lequel nous aurons l'occasion de revenir. Disons, en attendant, qu'il aura lieu pour les pèlerins suisses à des conditions spéciialement av,mtageoRAt:i. Prix des places de Dôle à Lourdes, aller et retour: 3me classe 47 fr. 2me cl. 70 fr. Dans ces prix sont compris les insignes, le manuel et le programme horaire, qui seront donnés à chaque pèlerin, ainsi que les frais nécessités pour faciliter le plus possible aux pèlerins un si long voyage. Les pèlerins pourront reprendre le train spécial à DOie avec billet collectif (50 010 de remise pour groupe d'au moins 10) en payant d'avance pour leur billet un supplément de 6. 70 en 3me cl. et 7. 15 en 2me cl. pour Pontarlier. Les Compagnies exigeant d'être fixées le 26 avril au soir, et la bonne organisation ne permettant pas de dépasser un certain mamaximum de places, dès que celui-ci sera atteint les demandes tardives ne pourront plus être accueillies. D'ailleurs, jusqu'au 20 avril, les prix des billets pourraient être remboursés à ceux qui seraient empêchés de partir. Jusqu'à la dernière heure, mais seulement dans le cas de force majeure prévenir par dépêche Direc-

teur pèlerinage, gare Dôle.

Départ de Lausanne 10 Mai à 6 h. du soir. Prix de Lacsanne à Pontarlier 2. 80. Nous mettons à disposition des personnes qui le désireraient de plus amples renseignements sur le pèlerinage annoncé.

Supplément à l'ECOLE PRIM!IRE

,Les refroidissements ! Le refroidissement est le point de départ d'un grand nombre de maladies. Il faut donc chercher à l'éviter aut~nt que p_ossible. On évitera de passer brusquement d un endroit chaud dans un endroit froid ; de plus, il faut lutter contre les températures basses Gn s'habillant convenablement, Le vê tement ne doit pas être trop chau,, pour permettre aux vaisseaux cutanés de s'habituer ·à l'a~tion du froid_ et en même temps favoriser le plus possible I1 évaporation de la sueur. Il arrive trèssouvent que l'on rencontre des personne11 et principalement des enfant-a, qui sont beaucoup trdp babillés. La co_nséquence en est une délicatesse excessive, un affaibhss~ment général, ~~e irritabili té très marquée du système n_erveux; par s~1t~ toutes les fonctions languissent. L~ véritable remède ici est la suppression de la cause. Dautre. part on s'efforcera d'exercer et de développer le. fonclloonement des organes régulateurs, afin qu'ils so10nt à mè~e de remplir leur mission promptement et dans des hm1tes assez larges. On y parviend_ra en exerçant les muscles par la gymnastique pour les rendre capables ,de ré~gir plus énergiquement et plus sftrement. Pour l exercice on. peut aussi modifier l'appareil régulateur de la temperature et en particulier les vaissea_ux superfici~ls. périphériques, pour qu'ils puissent résister a~x vimations brusques beaucoup mieux qu'ils ne le fer.aient pour cela . L'emploi de l'eau froide pour lave~ la surface du corps tout entier est un moyen d'endu_rc1ssement. Lorsque les enfants sont soumis matin et soir à ces lavages, l'expérience démontre qu'ils supportent bea1:1c~up mieux les changements de température, les ~efr?1d1ssements par courant d'air, etc., sans parler de I action be~reuse exercée sur le système nerveux. , Quelq1:10 r~tionnels que puissent être ces lavages à l aau froide, li faut cependant les faire avec certaines précautions. Il y a des gens qui, au saut du lit, se place~t sous une douche froide ; mais tout le monde ne saur~it supporter ce traitement. Il est bon d'aporter une certame prudence dans l'application de cette méthode par exemple ne pas employer au début de l'eau trop

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froide pour ces lavages faits avec une éponge. Après ablution on s'essuie avec une flanelle sèche pour dilater de nouveau les vaisseaux superficiels afin de provoquer la réaction. Lorsqu'on répète ces lotions tous les jours, en employant de l'eau de plus en plus froide, les vaisseaux. s'habituent à réagir convenablement contre les variations considérables et . soudaines de la température. (Le Vulgarisateur.)

Le fossoyeur

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Le voilà avec sa figure placide, sa démarche lourde, sa tête basse et son œil fuyant Il arpente le chemin montueux. qui mène au champ du repos. Il a sa pioche sur l'épaule, Il va creuser une nouvelle fosse, la millième peut-être depuis son début dans la sombre carrière. En a-t-il assez vu de ces scènes de cimetières! Il se dit que s'il avait autant de rouges liards qu'il a vu couler de larmes, il en aurait son pesant d'or I Il ne ee demande pas si toutes ces larmes étaieat bien la rosée du cœur, ou ei souvent elles n'étaient pas seulement l'effet d'une détente nerveuse ou même parement conventionnelle, Lui, maintenant, a le cœur dur et l'œil sec ; il en a trop vu et ne se laisse plus émouvoir, il faut pourtant bien se raisonner ; les morts sont ses bénéfices, la mort son gagne-pain. Cette fosse, qu'il va creuser, est le commencement de sa pelite journée qu'il va gagner, en attendant la seconde, puis la troisième, et ainsi de suite tous les jours, tous les ans jusqu'à ce qu'on lui creuse la sienne, puisqu'il ne peut espérer la creuser lui-même. Cette dernière pensée est tout son cauchemar. li se demande qui lui creusera sa fosse, à lui, le fossoyeur paroissial ; saur11-t-on la lui creuser assez large et pas trop profonde I li n'en dort pas quand il y song~, oui ça rend le cœur seo, ces choses-là; il ne se souvient pas s'être laissé s'émouvoir qu'une seule fois, mais il en valait la peine i un rocher aurai\ tressailli devant one si grande douleur. C'était par un superbe matin de mai, le soleil inondaH Ja terre de ses rayons d'or fauve, les vergers à la

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tendre verdure resplendissaient sous la rosée printanière comme sous une rivière de perles, lea cerisiers fleurissants remplissaient l'air de leur arôme doux et troublant, les oieeaa:r. chantaient dans les buissons parfumés, tout enfin, dans la divine nature, respirait la beauté, l'amour et le bonheur. Pour le fossoyeur, la journée avait ce charme de plu11 qu'il -allait faire grosse recette, car l'enterrement qui avait lieu ce jour-là lui promettait d'être grandiose; on enterrait deu1. jeunes gens de haute lignée, les enfanta de M. de Roquencour, M. Armand et Mlle Claudine, ces deux gros bébés roses qu'il avait vus si souvent se promener avec leurs nounous, dans la grande allée om• breuse qui mène au château de la . Cbarmelière. Ces deux jumeaux., que tout le monde admirait, avaient maintenaient leurs seize printemps, ile étaieot beaux comme des anges, et si bons envers les pauvres! A Luiseay, on les appelait les deux rossignols. C'était tout l'orgueil et'.toute la joie des châtelains de la Cbarmelière, qui n'avaient que ces deux enfants. · Puis un beau jour Armand et Claudine · s'étaient mis dans la tète d'aller canoter sur 1~ petit lac qui baigne le parc, une miniature de lac, bleu comme le ciel, tranquille comme une glace et tout bordé de hautes frondaisons aux senteurs capiteuses, un lac à faire rêver au1. sirènes et bien fait pour le tête à tête sentimentaJ. Que se passa-t-il ! C'est encore un mystère pour tout le pays, maie quand la cloche du cbàtA&u appela les enfants à l'étoile, l'émoi fut grand à la Cbarmelière, en ne les voyant pas venir, car jamais jusqu'ici ils n'avaient manqué à l'exactitude la plus stricte envers leurs précepteurs. Les domestiques furent envoyés partout à la recherche des jumeaux, tandis que Monsieur et Madame de Roquencour se dirigeaient vers le petit lac en appelant: Armand I Claudine I mais seul l'écho du petit bois répétait d'une Toix brisée : Armand I Claudine I Sar l'eau calme et limpide du petit lac aux teintes d'émeraude et d'azur, un canot désemparé oscillait doucement, la quille à fleur d'eau. c C'est là 1 , s'écrièrent, dans un mouvement d'horreur, les cbàt.elains bouleversés. Leurs cris attirèrent les gens da château vers le lac. Un peu plus tard, sur la pelouse fleuri du parc, soue la neige des pommiers odoriférants, les deux rossignols de la Charmehère, les jumeaux adorés, les derniers des Roquencour gisaient, enlacés, le front pâle et les yeux clos. Ils 0


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semblaient dormir, bercés par un rêve douloureux ; leurs lèvres entr'ouvertes ne laissaient voir qu'à demi des dents d'une remarquable blancheur, dessinant un rictus amer qui devait exprimer la dernière impression de leur àme innocente et belle, le regret de ce monde où ils étaient si heureux, la vision à peine perçue du désespoir des parents idolâtres, de la désolation du château. Et le beau soleil de mai, aussi beau qu'aux premiers jours de la création, tout débordant de sa sève d' or, ruisselait sur ces deux calavres d'adolescents, jouait dans leurs cheveux trempés, éclairant d'une lumière fantastique ces- deux visages de morts, glacés et rigides, naguère exubérants de fraîcheur et .de vie et que la tombe allait bientôt engloutir. Ah I il s'en souviendra longtemps, le fossoyeur de Luis- . say, de ce double enterrement. L'inhumation avait eu lieu dans un terrain concédé, au fond du cimetière, dans un bosquet de saules-pleureurs qui abritaient déjà bien des générations de Roquencour et où allaient disparaître les deux derniers rejetons de cette illustre famille. Le jour des funérailles arriva. A 10 h. du matin, toutes les cloches de la vi~ille église de Luissay étaient en branle; à la Cbarmelière, on sonnait le beffroi ; le grand portail du château disparaissait sous un crêpe immense lamé d'argen(; toute la maison était en pleurs, Tom et Fox, les deux molosses, gardiens du parc, poussaient de sinistres hurlements, la détresse était générale, et tout faisait prés<tger que de pénibles incidents auraient lieu sur la tombe. Le lugubre cortège se mit en marche et arriva au cimetière vers midi. Le soleil était chaud, une brise caressante, toute imprégnée de l'haleine parfumée des ro• ses funéraires, agitait les branches lourdes des cyprès et des saules. Derrière les deux cercueils portés côte à côte, Madame de Roquencour marchait, appuyée au bras de son mari, tous deux défaillants, plus pâles que la mort, les yeux rouges et hagards. Quand ils arrivèrent devant la tombe, leurs genoux fléchissaient, mais quand ils virent disparaitre dans la double fosse les deux cercueils enenguirlandés, qui emportaient tout ce qu'ils avaient de plus cher au monde, tout ce qui les attachait à la vie, leurs forces les trahirent, et, se précipitant l'un vers l'autre, ils s'affaissèrent lourdement sur le sol et rou-

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Ièrent dans la: fosse. Ce fut un sanglot général; tout le monde pleurait à chaudes larmes, et le fossoyeur qui n'avait plus pleuré depuis bien des années, se mit luimême à sangloter comme un enfant. Le soir, on l'appelait au château ; le secrétaire de M. de Roquencour lui remit 100 . fr. de . la part de son maître. C'était la meilleure journée qu'il avait faite durant toute sa longue carrière de croque-mort. C'est qu'on ne voit pas tous les jours des morts aussi tragiques ni des gens aussi bons que les Roquencour. Pauvres riches! la fortune n'a pas empêché le malheur de les frapper cruellement, ils ne méritaient pourtant pas cela, ils étaient si bons ces Roquencour / SoLA.NDIEU,

Recettes et conseils utiles Tieaus imperméables à l'eau . .- 1. On fait fondre dans huit litres d'eaµ chauffée à 80 degrés environ 300 grammes de gélatine et 600 grammes de savon à l'huile de ricin, puis on ajoute 300 grammes de gomme laque en agitant jusqu'à dissolution comp1èt0. Quand on are: Uré du feu, on ajout~. par petites portions, en agitant jusqu'à dissolution, 600 grammes d'aluu en poudre. La masse s'épaissit en refroidissant et forme un savon insoluble, qu'on étend sur les tissus au moyen d'un pinceau. 2. Dans t 7 litres d'eau, on ajoute 700 grammes d'alun et 500 grammes de gélatine et de savon de suif neutre: on fait bouillir, et quand le liquide est redevenu tiède, on y plonge l'étoffe à rendre imperméable ; quand elle est bien imprégnée, on la retire et on la fait sécher en la suspendant. 3. Dans un litre d'eau, on dissout 10 grammes d'alun et 10 grammes d'acélate de plomb, et on agit comme po.ur le procédé précédent. Parmi ces procédés, qui paraissent consacréR par la pratique, on peut choisir celui qui paraitra le plus facile de mettre en application. Enlèvement de la rouille sur les objets métalliques. - Pour débarrasser les objets mé talliques de la rouille dont ils sont recouverts, il suffit de ies plonger dans une solution saturée de chlorure d'étain. Plus la couehe de rouille est épaisse, plus la durée de la trempe dans la solution doit être prolongée, Eu général 12 à 14


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heures suffi.sent. Il faut veiller à ce que la solution ne soit pas trop aclde, sinon le métal serait attaqué. Lorsqu'on juge que les objets à dérouiller ont assez longtemps séjourné dans le bain de chlorure d'étain, on les lave à l'eau, puis à l'ammoniaque, et les fait sécher rapidement. Le métal prend alors l'aspect de l'argent mat. Pour cba1Ser l'odeur des choux. - Quand on cuit des choux, l'appartement est souvent empoisonné de l'odeur désagréable et pénétrante qui se dégage pendant la cuisson. Pour éviter cette mauvaise odeur, on conseille de mettre. simplement dans la marmite où cuit la soupe aux choux on bon morceau de mie de pain, c'est assez simple pour être expérimenté. Une mauvaise habitude. - C'en est une que de recourir à des moyens artificiels comme des bouillottes, des briques et ohoses semblables pour se réchauffer lea pieds, ou de se recoquiller au lit à la manière du chat jusqu'à ce que les genoux touchent le menton. La première méthode attendrit les pieds et tend à annuler le but en vue duquel ils ont été pourvus de vaisseaux sanguins ; la seconde nuit à la libre circulation du sang dans les jambes, vu qu'en les pliant ainsi en deux les veines sont soumises à une pression exagérée et qu'en même temp~ la libre circulation du sang dans les artères est restrPiote. Le meilleur remède pour n'avoir pas froid aux piPds au lit, c'est de ne pas se coucher les pieds froids, Ua bain de pieds froid de 20 à 25 minutes ou on bain de pieds froids à frictions de trois minutes de durée, après quoi les pieds seraient vivement essuyés, frictionnés à sec et enveloppée dans de chauds b as de laine, se coucher ensuite étendu dans un lit sec, nous assureront 2énéralement la chaleur aux extrémités. Enl[raiaaement. - Il résulte d'expériences faites par un Français, que le froment employé à l'engraissement du bétail revient payé à fr. 18,30 les 100 kilos. La pomme de terre produit dans les mêmes conditions fr. 5-5,43 p~r 100 kg. Ce dernier produit est donc avantageusement rémunéré par son emploi il la nourriture du bétail à l'engrais.

Les eft'eta de l'alcoolisme de la nourrice sur lea enfants. - M. Pallin a fait une eoqoête dans un certain nombre de famille riches ou aisées sur les effets que

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p_roduisent sur les enfants les excès alcooliques des nourrices. Il résulte de ~es recherches, que très fréqoemme1:1t dans ces famtlles les nourrissons préeent~nt des a~c.1dents dus à ce que leurs nourrices s'alcoolisent ins1d1eusement par la quantité exagérée de vin de bières fortes et d'autres boissons que les maitres Îeur accordent tout naturellement et dans la meilleure intention du monde. Il a constaté que, dans plusieurs oae ces ~xcè~ s~ traduisent chez l'enfant par de l'insomnie: de l ex.citation, q~elques mouv~ments convulsifs, voire de vraies ~onvulsions. Ces accidents alternent parfois avec des périodes de sommeil profond. Poor M. Vallin, un demi-litre de vin un litre de lait et. _comme s~rplus. de l'eau additionné~ d'un sirop d~ fruits! devraient suffire à l'alimentation d' une nourrice 1 Yollà _un ~onseil qui s~ra, croyons-nous, d'une applicat1on difficile dans certaines régions vinicoles où, suivant une expression locale c une bonne nourrice doit boire autant qu'uQ sonneur de cloches 1 • E_conomie . .- E_n utilisant, pour le chauffage, de ;1a houille pulvéri~ée, 11 y a économie de 15 à 20 o1o. Ce système est déJà employé dans la fabrique d'armes fédérale, Il ne manquera pas de se généraliser. ~ea quantitéa de sel qui conviennent le mieux aux rations ües animaux soumis au régime de l'élevage sont · cheval, ,80 gr~mmes par jour; bœuf à l'engrais, rno; va~ che à l engrais, ~O; mouton à l'engrais, 4 ; vache laitière et b~uf de travail, .flO. On sait que l'on peut mettre aussi dans l'établ~ o~ l'écurie un morceau da sel gemme ou de sel ordinaire dans un sac de toile peu serrée.

VARIETES Recette pour changer les pièces ~ 1 fr. en pièces ~

fr . - Jean, ouvrier maçon, n'avait qu'on enfant et gag.oint de_ fortes Journées; sa bourse était néanmoins touJours vide, parce que chaque semaine il portait au cabaret la plus grande partie de son salaire. P~ès de l~i de~eurait Pierre, honnête ouvrier charpe~t1er, qui a".'alt ?~atre enfants, tous propres et bien soignés. .Ua air d aisance régnait dans la demeure de Pierre ; Jamais on n'y entendait de murmures ni de flO


-8querelles ; le père, la mère, les enfants, tous paraissaient les plus heureux. du monde. Jean no pouvait voir un pareil tableau, qui contrastait si fort avec sa situation, sans éprouver un grand étonnement et même une sorte de jalousie. Un jour enfin il voulut en avoir le eœur net : , Voisin, dit-il à Pierre, je voudrais bit>D connaitre votre secret; on dirait que vous avez le talent de changer les francs en napoléons. > - Mon cher, répondit Pierre, je vais vous donner ma recette, ce ne _sera pas long et elle vo.us sera très facile. Mettez tous les samedis dans une petite bourse · un des francs qua vous destinez ·au cabaret pour le dimanl}he, et, avant cinq mois, votre pièce de 1 fr. sera changée en pièce de 20 fr.

XVI•• ANNEE 11° 9

REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DB LA

SOCIITI VALAISANNE D'BDUC! TJON

* J'ai roulé des milliards de fois, la pensée de l'infini dans mes yeux. et dans mon esprit., en regardant du haut d'un promontoire ou du pont d'un vaisseau le soleil se coucher sur la mer et plus encore ~n voyant , l'armée des étoiles > commencer, sous un beau firmament sa revue et ses évolutions devant Dieu. Quand on p~nse que le télescope d'Herschell a compté déjà plus de cinq millions d'étoiles, que chacune de ces étoiles est un monde plus important que ce globe de la terre; que ces cinq milhoos de mondes ne· sont que les , bords > de cette création ; que si nous parvenions c sur le plus éloigné > nous apercevrions de 1~ d'autres abimes d'espace infini semés d'autres mondes mcalaulables: et que ce voyage durerait_ des ~yria~es de ~iè?les sans que nous puissions attemdre Jamais les hm1tes entre le néant et Dieu, on ne compte plus ; on reste frappé de vertige at de silence, on adore et l'on se tait... .

10 &vrll 189f

L'ECOLE PRIMAIRE

Pensées

* La plupart des hommes

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SION

L1COLE PRIDIRE parait chaque quinzaine, de IOJ8mbre i lai lnclusiJ8men~ en llnaisons de 18 pages. Pris. d'allloaaeaeat pour la 8al••e, 1 rr. 10. IJalea poatale a Ir. &naoaee•, pr'4 20 t:t•I. ls ligM o• ,a• ..,..,.. Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux e:icemplairu aun droit à une annonce ou à un compte-rendu, 1'il y a lieu.

SOMMAI RE: Société valaisanne d'éducation. ( Appel.} - L'art d'être bon maîti:e· (La foi du ,,,aitre.) - Eloge de la grammaire. - .L'ense1g?eme!1t de l'icriture. - Calcul pour les tout petits. - ~ enseignement oral. - Echo des conférences. (C:ont/uy, Sierre.! - Variét4s. (Histoire d'une famille. Maxmt~s et conseils pédagogiq11es.l - Bibliographie. /C1"'ix de cantiques catltoliques.) - Supplémeat.

LülARTINE.

font consister le bonheur dans ce qu'ils n'ont pas, ou dans ce qu'un autre possède. On a dit avec raison: , On regarde l'envers de sa vie et l'endroit de la vie des autres J Alph. KARR, • Ne suivez pas la foule pour faire le mal; et quand il s'agit de prononcer un jugement, ne vous inquiétez pas du nombre, cherchez seulement où est la vérité.

!out ce qui concerne la publication doit ltre adreas6 a l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1" secr6taire au Département de l'lnttructlon publique, à Sion.

MOISE.

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No 08 l'Ecole primaire, 25 Mars 1897 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu