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Pensées XIV•• ANNEE
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On ne sam·ait gouverner à la fois contre l'Eglise et contre le socialisme. JAURÈs,
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député socialiste de France.
Tout le monde leut avoir un ami, personne ne s'occupe d'en ètre un. Alphonse KARR. • Il est des :\mes limpides et pures, où la vie est comme un rayon qui se joue dans une goutte de rosée. JOUBERT, • On a donné de l'homme cette définition : c L'homme est une àme servie par des organes •· Et celle-ci : c L'homme est un animal raisonnable. • Un saint a dit mieux qu'eux : • L'homme est un être qui a un cœu,.
à donner. •
Les saintes Ecritures l'ont dit : Celui qui a trouvé un. ami a trouvé un trésor. • L' amitié fidèle, pure, délicate. c'est le trésor de la vie. c Celui qui n'aime pas eat. dans la mort. • Sainte Thérèse, en parlant du démoa, s'écriait : c Le malheureux, ~l ne peut pas aimer 1..• • Cardinal MERMILLOD. * Croyons sans difficulté aux miracles de l'Evangile L'histoire de Dieu ne doit pas ressembler à celle des hommes. VoLTAIRE, * Le temps nous est donné pour ménager l'éternité et l'éternité ne sera pas trop longue pour regretter la perte du temps, si nous en avons abusé. FÉNÉLON. Servez-vous plus souvent de vos oreilles que de votre langue, Saint ANTOINE DE PADOUE. * La science est une participation à cette~ infinie lumière qui pénètre toutes choses et en éclaire les plus intimes profondeurs. La science est, après la vertu, la plus haute noblesse dont se puisse glorifier un homme ici-bas. J e l'estime plus qu'un sang illustre qui n'a traversé, quelquefois, trente ou quarante générations que pour venir s'éteindre dans un misérable rejeton. R. P . MoNSABRÉ. * Le christianisme conclut à la charité et à la libert6; le rationalisme conclut à l'égoïsme et à la fatalité. LACORDAIRE, * Il faut voir Dieu dane le pauvre si nous voulons l'aimer. S, VINCENT-DE-PAuL.
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SION la Man 1895
'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION PRIIAIRE paratt chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de i6 pages. Pris. d ' a'bonnemeot pour la 8al..e, 2 Ir. 30. Uolon po•tale 3 Cr. Aooooee•, pri:t 20 cent. la ligne ou son espace. Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura à une annonce ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.
SOMMA~ RE: L'instruction primaire en Valais. - Emancipation. régens (fin). De quelques travers en dévoue(suüe et ji~t!. - La responsabilité de l'enfant. ignement· professionnel (suite). - L'économie dornes- ' à l'école primaire (suite). - Partie pratique : Dü- Variété. - Supplément de 16 pages. Tout ce qui concerne la publication doit être adrèssé · à l'éditeur : M. P. PtGNAT, t•• $ecritaire au Département de l'Instruction publique, . à Sion.
Chronique et avis scolaires Soelété walalsanne d'E4uea&lon. - La prochaine réunion de la Société valaisanne d'Education (section fraoçaise) aura lieu à Sion le mardi 30 avril prochain. A cette occasioa il sera présenté deux rapports sur les questions suivantes :
De l'enseignement du style d 1· école primaire· et au cours de répétition. Importance ·de cet enseignement. Procédés pour obtenir des résultats meilleurs que jusqu'd présent. Rapporteur: M. Jo!'. Héritier, iost., Savièse. 2) Quelles sont les modifications que l'expénence a démontrées comme désirables dans la loi scolaire · sous le rapport de l'instruction primaire, et dans quel sens ces modifications devraient-elles avoir heu'! Rapporteur : M. Symph. Maytaio, inst., Nendaz. 1)
A ce propos, rappelons que la dernière assemblée générale de nos instituteurs tenue dans le ·chef-lieu du canton, rsmonte au 26 avril 1883. Le Sécretaria t de l'Iastruction publique se charge de ;transmettre à MM. les rapporteurs l~s tr~&vaux, soit les 1résumés des conférences de district qui ne leur auraient ·pas encore été envoyés.. Dans ce cas il y aurait lieu de se bâter, car autrement MM. les rapporteurs devraient eu prétériter la mention dans le mémoire qu'ils .ont à présenter à la réunion générale.
Conférences d'Instituteurs 8&-l'flaorlee-non&b.ey. - La conférence de l'arrondissement occidental aura lieu à Champéry, le jeudi 18 avril prochain. ()on&bey. - MM. les Instituteurs de ce district auront leur conférence annuelle à Nendaz, le jeudi 18 avril prochain. Chaque jour à 9'/• b. du matin.
ALBRECHT, orfèvre, Sion Timbres en caoutchouc, 1" qualité, limbres-vit~sse, ·dateurs, numéroteurs, médaillons-timbre~. crayons-timbres, timbres-griffes, etc., aux prix les plus modiques.
SION. 15 Mars
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L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA
SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION L'instruction primaire en V alais L e canto~ du Valais, un des plus grands, des plus montagneux, comme aussi des plus pauvres, compte parmi les moins accessibles au développement de l'instruction primait·e. Qui connaît la topographie du pays, peut se faire une idée des obstacles à surmonter, pour donner aux enfants une légère teinte d'instruction primaire. Figurez-vous des communes situées ou plutôt disséminées sur une étendue de trois à qu~tre lieues, dont les chemins na sont autre chose que des sentiers abrupts et rocailleux bordés très souvent d'affreux précipices: couverts de neige et de glace pendant trois à quatre mois, ~t fréquemment encore exposés aux avalanches qui mettent la vie des enfants en danger. Les élèves astreints à fréquenter l'école doivent les parcourir deux fois par jour pendant les six mois que dure la classe. Et des pédagogues fédéraux voudraient que ces élèves fussent, au moment de l'émancipation et du recrutement, aussi avancés que ceux de Dâle, de Zurich, de Genè,•e, de Berne,. etc., qui demeurent près de l'école et peuvent la fréquenter comme ils veulent; n'est-ce pas demander l'impossible? L'éducation physique et intellectuelle se règle ordinairement d'après les nécessités de la vie; c'est pourquoi le laboureur a moins besoin · d'instruction que le commerçant ; dans les centres industriels, Je jeune homme qui veut se faire un avenir, est poussé par la nécessité à augmenter ses connaissances. Aussi les circonstances dans lesquelles il grandit favo risent son développement, les écoles sont. à sa portée, les maîtres et les livres ne lui font pas défaut, tout ce qui l'environne le pousse à l'étude. L 'école primaire a une durée de dix mois dans les villes et les bourgs, tandis que six mois paraissent déjà exagérés au campagnard. Toutes nos communes, celles de la vallée du Rhône exceptées
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sont éparpillées sur les versants des montagnes, si bien que beaucoup d'élèves du canton ont une assez grande distance à parcourir pour se rendre en classe, et souvent encore ces enfants sont pauvres et manquent du matériel scolaire. Une autre difficulté vient également contrarier la fréquentation régulière de l'école: c'est la vie presque nomade de beau coup de nos populations alpestres. Il y a des communes et des hameaux dont les habitants demeurent à peine deux mois consécutifs dans le même endroit. II y en a qui se déplacent jusqu'à quatre fois par an. Ces déplacements peu favorables il faut le dire, à la bonne marche des écoles, entraînent par~ fois celui du personnel enseignant; ils entraînent toujours une perte de temps assez considérable: plusieurs jours sont employés pour le déménagement, ils nuisent de la sorte grandement à. l'école et retardent sensiblement l'instruction des élèves. Malgré toutes les difficultés qui précèdent, le Valais n'est pas resté en arrière dans la noble lutte de l'enseignement. Nous pouvons parfaitement prouver que, bien que le canton n'occupe pas un des premiers rangs dans la statistique fédé· rale, il n'a pas cessé d'aller de l'avant. Ses progrès sont lents, il est vrai, mais ils existent, flt chaque année le Valais se . rapproche davantage de la moyenne générale de la Conféd6l'ation. S'il n'arrive pas à compter parmi les premiers cantons, il faut en accuser tout d'abord les difficultés dont nous avons parlé plus haut, ensuite notre grande faiblesse au début des examens pédagogiques, nos écoles valaisannes passant alors pour les plus faibles de toute la Suisse; les autres cantons nous devançaient beaucoup et avaient fait depuis lors également de sensibles efforts ; ils ont avancé peut-être encore plus que nous, de sorte que les examens ont donné lieu à une louable et très patriotique émulation parmi tous les cantons. Le Valais a constamment progressé à partir de l'institution des examens des recrues. Les constatations des sept dernières années prouvent suffisamment les efforts faits pour arriver aux résultats constatés par les experts fédéraux. Ils sont de nature à nous encourager, en nous montrant que nos peines n'ont pas été inutiles et que la jeunesse valaisanne, malgré les difficultés à vaincre, peut lutter avantageusement avec celle des autres cantons. Ainsi, s'agit-il des illettrés, c'est-à-dire des recrues qui ont
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obtenu les notes 4 ou 5 dans plus d'une branche, le Valais occupe le rang suivant : 12% Lucerne . Valais . 17% Tessin . 21 .. Bâle-Campagne 12 ,. Berne 12 :) Uri . 25 .. Schwytz 27 1> Argovie . 12 , 33 ) St-Gall . 14 > Appenzell c'est-à-dire le 16me rang de la Confédération. Les recrues valaisannes réussissent moins bien, il est vrai quand il s'agit des premières notes, résultat dont il est facil~ de se rendre compte. Il suffit de savoir que dans le Valais il y a fort peu ou point d'écoles supérieures, commerciales, industrielles, complémentaires. Nos élèves ont donc peu d'occasions de compléter leur instruction primaire; c'est pourquoi nos jeunes campagnards sont plus lents à obtenir les premières notes. Voici maintenant le tableau qui indique les progrès réalisés les sept dernières années : 1re 11ote dans ptus d'une branche
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4me et 5mc 11otc dans plu• d1uoc bronche
1886 1886 5% 38% 6 » 36 , 1887 1887 8 b 1888 37 l> 1888 8 » 1889 1889 27 :) 1890 10 » 1890 21 » 1891 13 » 1891 16 » 14 » 1892 12 » 1892 Ces chiffres sont assez éloquents pour prouver que les Valaisans ont à cœur, comme les autres confédérés. de donner une instruction primaire suffisante à tous leurs ressortissants.
Emancipation D'après une ordonnance du Conseil d'Etat, les élèves âcrés 0 de 15 ans, désireux de quitter l'école primaire, sont tenus à se présenter devant une commission d'examen chargée de vérifier s'ils possèdent les connaissances nécessaires à tout citoyen. Le jury d'examen de chaque district se compose de son Inspecteur, de l'inspecteur le plus voisin et d'un délégué du Département de l'Instruction publiqne. A la fin de chaque année scolaire, les élèves qui pensent
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être émancipés se présentent devant la susdite commisSIOn,.. qui les dispense de la fréquentation ultérieure de la classe,., s'ils possédent une instruction suffisante ; c'est ce qu'on appelle examen d'émancipation. Inauguré en 1891, il a déjà prévenu de nombreuses absences, imprimé un puissant élan à nos écoles, assuré des progrès assez considérables et amélioré l'instruction de nos recrues. Tous les instituteurs, sans exception, ont vu de bon œit l'établissement de ce nouveau contrôle; ils ont fort bien compris que leur tâche en classe serait facilitée, que les élèves, avant de quitter l'école primaire, devant subir avec succès un· examen sérieux, s'efforceront de s'y préparer, par une soumission respectueuse, une fréquentation régulière, une application soutenue accompagnée d'une volonté ferme de bien réussir. Disposés de la sorte, les élèves font honneur à leur école, et les parents empressés de voir leurs enfants émancipés de l'école, dès l'âge de 15 ans, afin de les employer à des travaux champêtres, s'intéressent aussi à leur conduite, comme à leurs succès. Le succès de leurs enfants sera même pour eux une question d'honneur qui ne contribuera pas peu à une louable émulation parmi les jeunes gens. Les élèves aussi voudront quitter l'école le plus vite possible, car la peu agréable perspective de la fréquenter un ou deux ans de plus que les autres, influera sur leur application. MM. les instituteurs auront aussi à cœur de bien préparer les élèves à ces examens ; ils ne reculeront devant nulle peine; car leur honneur est également bien en jeu ; nul d'entre eux ne voudrait, de gaieté de cœur, voir ses élèves parmi les derniers du district. Par cet examen on contrôle le dévouement des uns et l'application des autres ; de sorte que l'autorité scolaire est est bien vite fixée sur la valeur des écoles ainsi que sur celle des maîtres. l\fais. pour atteindre ce but, il importe que l'examen se fasse d'une manière sérieuse, que les élèves intéressés y assistent sans exception, et soient examinés à fond, pour prouver au pays qu'ils possèdent les connaissances nécessaires. A cet effet , chaque Inspecteur sera muni de la liste des élèves qui doivent y assister, il prendra ses mesures pour que le local destiné à les recevoir soit prêt, que le matériel seo-
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laire s' y trouve, que les élèves ne se copient pas les compositions et, enfin, que tout se fasse en bon ordre. Il fera l'appel des élèves à examiner, et prendra bonne note des manquants qui devront justifier leur absence, renoncer pour un an au bénéfice de l'émancipation, pay,er l'amen~e prévue par le règlement et se soumettre a l examen _1 année (A suwre/. suivante.
Aux régens
(Fin de l'article paru att No 6) Dieu attache de même, sans que nous nous en doutions, un privilège inappréciable au devoir pris à cœur et au travail ~ui l'accomplit. L'un et l'autre nous pr~servent d_e ces va~ues IDquiétudes qui tourmentent tant d'existences _; Ils gar~ntissent la tranquillité de notre âme et de notre espnt en rnem~ temps que, par une salutaire distraction, ils diminuent nos pei~es, en nous apprenant à les supporter_, et procu~ent au rnorn~ du relâche à nos douleurs, quand Ils ne parVIennent pas a les guérir. . , . . . Si l'on vous disait: U est une professiOn ou la stmphcité de la vie la noblesse des sentiments, la dignité de la conduite et la modération en tout sont les premiers des devoirs, et un dévouement de tous les jours, un travail qui varie sans cesse, mais ne s'interrompt jamais, des prédilections qu'il faut contenir des répugnances qu'il faut dominer, une patience qui n'a point de bornes, une douceur qui est. sans nuages e~ une fermeté à laquelle il n'est point permis de se démentir, le second; ou apprendre au pauvre à se su~re à lui-m~me, au -riche à faire un bon usage de sa fortune, a tous deux a mettre la science au-dessus de la routine ou du préjugé, et à faire passer l'honnête avant l'utile, est la tâche qu'on entrepr~nd, -et le bonheur des hommes le fruit certain de son accomplissement· à coup sûr vous diriez, à votre tour, en reconnaissant qu'elle est la vôt;e que le prix le plus doux d'une semblable mission sérieuseme~t conduite à sa fin n'est point dans le salaire que l'homme y attache, mais dans la pen~~e de Dieu qui vous l'impose, dans la confiance en la f~rce q~ Il vous donne pour en surmonter les difficultés, dans l assentiiDent de votre -conscience qui vous rend témoignage de chacun des efforts que vous tentez pour la remplir. Hélas! notre œil ne saisit qu'un point de l'horizon, celui de
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118 Dieu seul les embrasse tous à la fois; c'est pour cela qu'il est des services éminents qui nous échappent, et qu'il n'en est point de si humbles et de si secrets que son regard ne découvre~ Confiez-vous c;lonc à Dieu; c'est de lui que vous tenez votre vocation qui vous impose de si rudes épreuves, qui vous apporte tant de fatigues, qui vous abreuve de tant de dégoûts. Eh bien! c'est lui qui vous donne la force sans laquelle vous fléchiriez sous ce travail, qui vous console des peines qui abattraient des âmes moins sûres de son appui, et qui vous fait trouver des douceurs dans des amertumes dont il ne veut pas que vous soyez rebutés. Il fait plus: en vous commandant le dévouement, il ne vous interùit pas d'en goûter la satisfaction, car il vous permet de vous replier sur vous-mêmes et de vous dire, en pensant, sans orgueil, mais avec une joie intérieure, au bien que vous accomplissez tous les jours: « J'ai fait ce que j'ai pu, j'ai fait ce que j'ai dû; c'étaient mon lot et ma tâche; je n'ai pas besoin d'en être loué pour en recevoir le prix; les hommes viendront peut-être un jour, mais ma conscience est déjà venue; Dieu viendra certainement aussi, et. j'obtiendrai alors ma plus belle récompense. >
De quelques travers en dévouement (Su·ite et fin) Pour la plupart de nos écoles, notre loi exige une durée minimum de 30 h. par semaine, qui se répartissent naturellement en onze classes, sauf quelques rares exceptions. Peu de maîtres violent cet article, car presque partout la classe a une durée de 3 h. ce qui fait un surplus de 3 h. par semaine. Cependant il n'est guère prudent d'augmenter cette durée: ce serait compromettre la santé des élèves et du maitre et nuire au progrès. Partout, jusque dans les villages les plus reculés de nos montagnes, on veut arriver au même niveau d'instruction que dans les localités importantes, les cités commerçantes. Nos élèves, peu familiarisés avec la langue française, ont besoin de beaucoup plus de temps pour étudier la langue et la comprendre. Prolonger la durée journalière, c'est diminuer le temps déjà trop court pour étudier les leçons, et faire· les devoirs; c'est fatiguer par trop l'esprit des élèves, c'est les rebuter au point de leur ôter toute énergie et de compromettre même quelquefois leur santé.
S' le temps est précieux pour les élèYeS, i) ne l'est paS ·~- pour le maître qui n'a aucun instant a perdre pour ~~~"remplir son devoir. Si la clurée de chaque classe ~st problnO'ée au delà de 3 h., la préparation et la correction des ~ev"oir:> en pâtissent tout d'abord; l'application .des él~ves se elâche l'intérêt des leçons diminue et le frmt de b1en des ~x licaÜons est perdu. Les retenues fré~uentes, cons~q.uenc~ · Ivitable nécessitent constamment la presence du mat~te qu1 1ll trouv~ra aucun moment pom· voir des ouvrages uttles, se n:rfectionner et se reposer l'esprit; s'il doit en outre pr~parer ;es repas, il lui faut une forte santé pour qu'elle ne so1t pas ébranlée. . Conclusions : Le maître d01t : , 1o Ne pas se laisser em~orter par .un .zele av~ugle i _ 2o ne pas se faire une 1dole de lm-meme, m~ts ch.aq~e se maine, chaque jour, examiner série~1seme~t les d1vers mctden~s de l'école, ses procédés, les ~uger unpartla~emen~ et au besom être assez courarreux pour faue son mea- 01Ûpa, . go connaître 1~ force et les moyens des ~lèv.es et ne donner ni leçons ni devoirs trop longs ou trop ùlffi.Ciles ; . 4o êtr~ bref. don~er des explications courtes,. cla1res, précises et suivre' ponctuellement le règlement horaire; . 5o éviter de parler trop haut, ca~ là n'~st pas le d1a~ason du dévoûment, ni le secret llu succ.es, mats b1en la cau::.e de , . beaucoup d'indispositions, de maladtes; o aimer la ponctualité; commencer la leçon a heure fix~, 6 mais ne pas la prolonger au-delà de 3 h. pour les deux dlvisions supérieures et de 2 h. pour les commençants. M. S.
La responsabilité de l'enfant L'homme, sans doute, est obli~é de rép~ndre ~~ ses actions; mais sa responsabilité n est complete q~ a de certaines conditions, au premier rang, desquelle~ ~1 fa~t mettre la liberté. La responsabilité de 1enfant, qm _s accr?lt en raison de l'âge et de l'éducation, ne para1t p~mt commencer beaucoup avant l'âge de sept . ans, ~t n est d'ailleurs pas entière, puisqu'il n'est pas. hbre. ~ homme lui-même, sans la liberté morale, sans le ~1br? arb1tre, .sa?~ le pouvoir de se déterminer, ne saurait etre cons1dere
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comme un être responsable, et c'est précisément parce qu'il est libre q11'il est responsable. Cependant, quand la raison ne règle pas nos actes dès l'enfance et la jeunesse, la liberté elle-même est bientôt corrompue par l'habitude, et la responsabilité, bien que subsistant toujours, est néanQloins mitigée. Aussi l'instituteur doit-il veiller à ce que l'élève raisonne ses actions, qu'il réfléchisse avant d'agir, sans céder étourdiment à se3 premières impressions, bien qu'on prétende vulgairement qu'elles soient toujours les meilleures. C'est ain!li que l'enfant deviendra peu à peu une personne ayant conscience de sa responsabilité morale, que l'éducation a précisément pour but de rendre effective chez l'élève. Mais pour atteindre ce but, il faut avoir un profond :respect de l'enfant, suivant la judicieuse maxime de Juvénal: Maxima debetur puero reverentia. Il est vrai qu'on peut objecter que la personnalité, lorsqu'elle est trop prononcée, peut devenir facilement de l'égoïsme, auquel les enfants ne sont que trop enclins. Aussi, tout en s'efforçant de fonder, sur des bases solides, le caractère personnel de l'élève, le maître n'en doit pas moins combattre avec la plus grande énergie l'entêtement et la désobéissance. Mais il s'agit de faire en sorte que la soumission et l'obéissance deviennent volontaires chez l'enfant, et qu'il n'agisse point dans la crainte de la punition et sous l'empire de la crainte. Une âme terrorisée n'a plus son entière responsabilité. Le meilleur moyen d'obtenir l'obéis.sance volontaire de l'enfant, c'est de lui faire reconnaître que cette obéissance est raisonnable et néces5aire. Quand, plus tard, il aura l'entière responsabilité de ses actions, il sera habitué à obéir et ne se révoltera point contre la subordination que lui imposera sa situation sociale, quand même elle serait la plus élevée pos~ible. A. C.
Enseignement professionnel 1Suite)
Nous aurions encore bien de:; choses intéressantes et utiles à glâner dans le rapport de M. Genoud; mais, ne
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voulant pas abuser de l'hospitalité que veut bien ~ous accorder l'Ecole primaire, nous passerons . aux C?nclusw.ns du dit rapport. Cependant, qu'il nous solt permis de dire que dan.s les Etats de l'Uni on l'on ne se cont~nte pas de créer des écoles pour le perfectionnement des Jeunes gens qui veulent embrasser une profession quelconq~e, appr~~ dre un état; les jeunes personnes éveillent ausst la solhct· tude de ceux qm s'occupent de l'avenir de la société. En effet, nous voyons que l'on y crée des institutions dont le but est de préparer la jeune fille à la mission qu'elle aura plus tard à remplir, dans la famille et la société~ par un~ bonne éducation et l'étude de la science domestique, qUI ~omprend tout ce qui a trait à l'administration d'une maison. Pour la prospérité d'une famill~ il n'y a. rien, .de ~lus précieux qu'une femme sachant bien conduire lwté~Ieur du foyer. C'est de son savoir-faire, ou de son I.gnorance en cette matière, que dépend en grande partie le bonheur ou la ruine des familles. Le mari aura beau tra· vailler économiser si dans la maison il n'y a pas do l'ordre, de l'é~onomie du' savoir-faire, de la prév(lyance, de l'acti'Vité il ne po~rra suffire à la tâche. Comme des écoles de ce genre nous font encore défaut dans le canton, c'e:~t une lacune à combler; et soyons bien sûrs qu'une semblable ins t.itution nous rendrait les plus signalés services. Arrivons maintenant aux conclusions du rapport précité. u Ce ne sont, nous dit l'auteur, ni les savants, ni les ingénieurs qui îont défaut à l'industrie, mais bien la cla,sse intermédiaire entre l'ingénieur et le manœuvre, ce que ~on pourrait appeler les sous-officiers de l'induslrie. Il convient donc de prendre les mesures nécessaires pour former de bons ouvriers, de bons contre-maîtres et de bons patrons. , I . PREMIER ENSEIGNEMENT
Il y aurait lieu de donner à l'école primaire une ten· dance pratique : . . a) Par la création, partout où cela est possible, de Jardins d'enfants (observation); . b) Par l'introduction des systèmes Prang et Ltberty Tadd,
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ou autres systèmes d'enseignement, qui développent à la. fois l'agilité de la main, le sentiment artistique, et donnent,. au coup d'œil une grande précision. II. ENSEIGNEMENT PRIMAIRE
Dans les métiers et dans l'industrie, on se plaint toujours du manqne d'ouvriers et d'employés réellement capables; on se plaint de leur médiocrité, ou même du défaut complet des connaissances élémentaires nécessaires à celui qui veut embrasser une profession industrielle. Il faut donc donner à l'enseignement primaire une tendance professionnelle, industrielle ou agricole, suivant les localités, par les. moyens suivants: 1· L'enseignement du dessin devrait être rendu obligatoire dans toutes les écoles. Pour la formation des maîtres. dans les cantons où cette branche n'est pas encore intt·oduite, il y a lieu d'établir des cour:S spéciaux à leur intention. 2• Le dessin ainsi que les ouvrages manuels de femme,. devraient, dans les écoles, être inspectés par des spécialistes qui contrôlent la méthode employée et les résultats obtenus. 3• On ne lit pas assez chez nous. C'est un fait souvent constaté. Il y aurait lieu d'établir, dans chaque école primaire, une bibliolhèque adaptée au degré des élèves. Cette bibliothèque, d'où les romans seront bannis, renfermerait des récits de voyages, des descriptions de pays et des ouvrages scientifiques élémentaires. 4• L'enseignement des travaux manuels, ayant pour but. de continuer l'œuvre des jardins d'enfants dans la formation de l'œil et la main, ainsi que d'inspirer à la jeunesse legoût et l'amour du travail, est particulièrement propre à développer chez nos populations les aptitudes requises pour les occupations professionnelles. Comme nos écoles pnmaires s'occupent presque exclusivement du développement des facultés intellectuelles de l'enfant, une grande partie de notre jeunesse y perd le goût des travaux manuels et de l'activité physique. C'est pourquoi le nombre des élèves qui fréquente nt les écoles professionnelles de perfectionnement.
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est relativement petit, malgré l'occasion. favorable _q~i est offerte à nos jeunes gens. On a constate avec plaiSI~ que les élèves des cours de travaux manuels passent des ecoles primaires aux écoles professionnelles et d_evien?ent des artisans très capables. Ce n'est pas le travail qm m~n~ue dans notre pays ; nous en avons pour preuve les mlll~ers. d'ouvriers étrangers qui trouvent chez no_us une occupatiOn rémunératrice et l'aisance. Beaucoup de Jeunes gens ~yant fréquenté l'école jusqu'à l'âge de 15 ans, sans avOir eu l'occasion de s'exercer aux ouvrages manuels, n'ont pa~ le goût du travail. Autrefois, ils .s' enrôl~ien~ d_ans les serVIces militaires étrangers; de nos JOUrs_, Ils emig~e~t dan_s .les pays lomtains et la pe.ur du tra~all les cond~1t a la m1sere. Si on les avait habitues au travail manuel, des leur enfance, ils seraient restés dans leur pays, seraient. devenus .des eitoyeus capables et utiles, et auraient par la augmente la richesse nationale. . . , Il est donc vivement à désirer que l'on mtrodmse l enseignement des travaux ma_nuels partout ~ù ?'est possible•. Dans les villes, on peut faire de la menmsene, d,u ca~ton nage, de la sculpture en coche; à la camp~gne, l enseig~e ment comprendra le jardinage et, la conf~ctwn de certams. objets aratoires, comme nous lavons dtt en parl_ant du système Gôtze. • (A suwre.)
L'économie domestique à l'école primaire (Suite) DE L'ORDRE
Nous avons parlé précédemment de l'ordre comme étant l'une des principales qualités de la bonne ~énagère .. Nous allons aujourd'hui entrer dans quelqu~s détails ~u SUJet de l'importance de cette qualité, et des diff~rents o?Jets sur lesquels elle doit s'exercer da~s ~a tenue, d u~e maison. . c Je me défie, dit un écnvam, de 1 espnt et ~e la .mo~alité des gens à qui le désordre ne coûte aucun souc1, qm v1vent à l'aise dans les écuries d'Augias. Notre entourage reflète toujours plus ou moins notre nature intérieure. •
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, Cette _observation .s'applique particulièrement à la tenue d,une m~1~on .. Pour b1en Juger . des .qualités d'une ménagère, il n Y a qu a voir comment son mténeur est tenu si tout est ' rangé avec ordre, si tout s'y fait avec ordre. Il est reconnu que le bien-être et la propreté d'une maisoa. sont. plutôt l'œuvre de la femme que celle de l'homme. Le man aura b_eau parler avec. ardeur, passer le jour et la nuit dan~ la pex_ne et le travall pour augmenter l'aisance de la f~mllle et faire, honne~r à ses affaires; si la femme, au lieu de l ordre. et de 1 éc_onom~e qu'e~le est appelée à faire régner dans la ~ais?n, y laiss~ mtrodmre la négligence~ la paresse, la prodigalité, le laboneux père de famille aura travaillé en vain. ses t~avaux sont comme une terre stérile. C'est sa femme qui le rume. Que de malheurs dans une famille causés par le désordre! L'ordre _est le compagnon inséparable de l'économie et son facteur. pnncipal. ~·é~onomi~ sans l'ordre, la propreté et la régu,lanté ne saura1t etre qu une économie mal entendue. L ordr~. est don~ une qualité indispensable à la bonne ménagèr~. S Il_ est vrai que !es femmes font ou défont les maisons, cela s apph_q?e surtout a celles qui manquent d'ordre. Pénétrée de cette venté fondamentale en économie domestique la bonne maîtresse de maison met de l'ordre et de la méthod~ en tout : ordre dans les choses, ordre dans les occupations ordre dans les manières de vivre, ordre partout. ' Dans l'emploi de son _temps et de chacune de ses journées, tout est prévu ; le travail de chaque membre de son personnel €St également réglé; rien n'est abandonné au hasard: le lever les repas, les occupations, le coucher tout se fait à l'heur~ marquée. Le même ordre règne dan~ les mille détails du ménage. La ~aîtresse d~ maison amie de l'ordre a un livre de comptes et le tient t·éguhèrement, c'est-à-dire qu'elle enregistre d'une part to'!tes ses recettes, et d'autre part toutes ses dépenses. Elle _fait en sort~ que les dernières ne dépassent jamais les premtères, du moms en fin d'année. Elle doit au contraire mesurer ~vec tant d'at~ention ses dépenses, qu'Ü y ait toujou~ une certame somme disponible au commencement d'une nouvelle année, soit pour subvenir aux besoins imprévus soit pour ' accroître l'avoir de la maison. Le mê~e ordre est observé dans la correspondance. Une place spéciale est réservée aux quittances dans le secrétaire
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ou dans le meuble qui en tient lieu. A-t-on une vérification à. faire? il n'y a rien à cher~her, tout. est sous la main: Il n'~ a pas une maîtresse de maison, soucieuse de ses devoirs, qut pe se soit trouvée dans le cas d'apprécier la grande utilité de cette précaution. Quant aux lettres, notre ménagère ne les met jamais de côté avant d'y avoir répondu, et afin de ne pas · ]es oublier, elle les place dans un endroit réservé, exposé à ses regards, quoique à l'abri de toute curiosité indiscrète. Au moment de répondre à une lettre, elle relit soigneusement celle-ci, autre précaution utile, sans laquelle on s'expose à passer sous silence des points essentiels. La réponse faite, elle serre la lettre~ s'il y a lieu, ou la détruit si elle n'a aucun intérêt à la conserver. L'oubli de cette mesure d'ordre peut avoir les plus fâcheuses conséquences : une lettre égarée, tombée en des mains indiscrètes ou malveillantes, peut compromettre l'avenir d'une personne, altérer et même détruire le bonheur ~ (A suivre) d'une famille.
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PARTIE PRATIQUE
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Dictées sur l' Agr!cu~ture MALADIES DES CEREALES Les céréales sont sujettes à un assez grand nomb_re de maladies, qui les détruisent quelquefois. d'une mamè~e à pe_u près complète. Certains Insectes, les m~uence~ m_éteorologlques et surtout diverses plantes parasites qui vivent et se déveioppent aux dépens de ces pl~ntes, sont les ca~ses de ce~ accidents si funestes aux cultivateurs. Les plu1es trop abondantes la grêle, les sécheresses extrêmes, sont autant de phénomène~ des plus .nu!sibles _pour les céréales et con~r~ lesqueis il est à peu pres 1mposs1ble de lutter. Dans le M1dr, les brouillards, qui précèdent des journé~s très chau_des au moment où le grain va mûrir, prodmsent un accident connu sous le nom de ventaison, blé échaudé. On préserve les grains de cette cause de perte en secouant les. épis, av:ant Je lever du soleil, pour fane tomber l'eau qui les mou~lle, et les soustraire à l'action nuisible que les rayons solaues exerceraient ensuite sur eux, s'ils re~:>taient couverts de rosée. Les cultivateurs parcourent les champs en t~n~nt une co_rde assez raide pour fane courber la tête aux epis et leur lmprimer une légère secousse. PROTECTION DES ANIMAUX Il y a des enfants cruels _et. sots qui .met_tent leu~ joie à briser las fleurs, à tuer les msectes, à detrmre les n1ds des
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oiseaux. Je me défie de ces enfants-là et je n'augure rien de bon de leur avenir comme hommes. Certain!CI homm11s aussi certains charretiers, certains ouvriers, maltraitent sans pHiê et criblent de coups les animaux confits à leur direction, C'est là le signe non trompeur d'une âme viclente et basse. Quel maitre ne serait en défiance contre de pareils serviteurs t Tout le monde sait qu'ou reconnaît te bon ouvrier à son affection pour les animaux, ses compagnons de travail. VoyP.z le vrai et brave laboureur quels soins il a de ses bœufs. Voyez si le bon charretier prend jamais sa nourriture ou son repas avant d'avoir pourvu aux besoins de ses chevaux. Au régiment, il est de règle que le cavalier soigne toujours son cheval avant lui-même. L'intérêt public en cela est d'accord avec la morale. C'est pourquoi une loi punit sévèrement ceux qui maltraitent les animaux. Ils encourent un procès-verbal .qui entraîne l'amende et la prison. LA MARGUERITE DES PRÉS Il est une fleur, une toute petite fleur, à la crête d'argent, ·à l'œil d'or, qui résiste à tous les changements de saisons, à toutes les injures du temps. On voit dans les champs des tleurs plus éclatantes, mais leur éclat est fugitif: elles brillent un moment et passent.. Mais cette petite fleur chérie de la nature, voit l'astre des nuits renouveler plusieurs fois sa carrière. Elle sourit sur le sein de mai, épanouit sa corolle au souffle brûlant d'août, embellit la route du pâle octobre, et mê me quelquefois vit sous les neiges de décembre. Cette petite fleur se montre partout: elle grimpe sur la colline et sur les r.>chers, se cache dans la forêt, habite dans lfl va.llon et embellit les bords du ruisseau. Dans l'enclos cultivé des jardins, elle partage la plate-baude de l'œillet et elle fleurit sur la terre consacrée sous laquelle reposent les morts. Le petit agneau broute son bouton vermeil, l'abeille bourdonne dana son sein, le papillon courbe légèrement sa tige vacil.ante. LA FERME Avez-vous déjà vu une ferme bien tenue' Q,l'elle e'lt belle avec sa vaste cuisine, ses ustensiles luisants comme de l'or, &~s quartiers de lard, ses jambons suspendus HUX solives et qui promettent de bonnes soupes al'X choux 1 Qu'elle est belle la ferme avec sa grand~ cour, où tout un monde d'animaux vont, viennt:lnt, cou.·ent, font entendre mille cris divers 1 loi ce sont les poules, les pigeons, les canards, la<> oies, qui foot bon ménage quand ce n'est pas l'heurA du repas; là, ce sont les moutoos, les agneaux qUI bêlen t; puis, la vacherie où
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bœufs, veaux, vaches, chèvres, ruminent, en vous r egardant d'o n air si doux et parfois si ca1·essant; ailleurs c'est 1'écurie, .où les poulains et les chevaux sont couchés sur une douce litière; puis, au ·dessus de tous ces êtres vivants, le chien est là qui surveille et qui s'est constitué le gardieu de la famille. MIDI Le soleil est tout en haut du ciel. Les murs ne donnent presqua plus d'ombre. On se fatigue à marcher tant la chaleur est accablante, C'est l'heure du repos pour les moissonneurs dans les champs, pour les faucheurs dans les prairies. lis dorment en ce moment étendus eous l'ombrage de quelque arbre ou au pied des meulPs qu'ils ont entassées. Les bœufs, les moutons, ruminen t ou dorment couchés dans l'herbe. Le ciel est tout bleu et sans nuages; on ne sent pas un souffle à la plus haute branche des peupliers; les feuilles restent immobiles, les oiseaux se sont retirés dam les bois et se taisent; les insectPs se sont mis à l'abri sous les feuilles et la cigale seule se fait entendre; les fleurs s'inclinent, l'herbe t: st altérée, tout semble fatigué et entformi. LES DEUX NIDS Sur un arbre fruitier dont les bourgeons et les feuill es comm ençais 1t à se montrer, deux nids etaient cachés. L'un, construit par deux gentilles mésanges, était préparé à recevoir la jeune famille. L'autre était un nid d'affreuses chenilles, dont quelques-unes au premier rayon de soleil qui venait les réebauffer, t~ntaient déjà des excursions sur les branches des environs. Mal letir en prenait, car les deux mésangas en faisaient aussitôt leur repas. Tout allait bieu pour les oiseaux et les fruits à venir, quand deux marmots, rôdant par là, aperçurent la demeure des mésanges. Aussitôt on complote de r'en emparer. Le pjus grand gri mpe de branche en braoch'l et atteint le nid dans lequel se trouvent des œufs fraichement éclos. La mère, effrayée, s'envole, revient tourner au to ur du nid ; mais, malgré ses cl'is, le drôle s'en empare et descend tout joyeux. Restait celui des chenilles. Sa voyant délivrées de leurs ennemis, car les pauvres parents s'étaient envolés pour ne p lus revenir, elles se répandirent hardime11t sur l'arbre et mangèrent les jeunes pousses, si bien que l'arbre, au lieu de se couvrir de fruits, comme il l'avait promis, ne put montrer qu'un reste de feuillag'' amaigri, sans utilité et sans beauté. LES PRAIRIES NATURELLES Presque tou!l les terrains abandonnét à eux-mêmes se recouvrent d 'un gazon formé par la réunion d'un plus ou moins grand nom-
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pour ~la88er ses papiers Importants. Trè8 pratt-
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hre d'herbes différentes. Cette végétation, pour ainsi dire spontanée~ est suspendue dans le Nord par Je froid rigoureux des hivers, et ne reprend son activité que pendant le printemps et l'été. Dans le Midi, au contraire, elle se continue pendant l'hiver et s'arrête seulement pendant les sécheresses des étés brillants de ces contrées . Enfin, entre ces deux climats extrêmes, sur les c6tes occidentales de notre continent : en Hollande, en Normandie, eu Irlande, l'humidité constante de l'atmosphère et la douceur des hivers permettent aux herbes de se développer à pPu prés en toute 11aison et de conserver sans cesse leur verdure naturelle. Ce aout les pays d'herbages proprement dits, dont l'art des irrigations et une culture avancée permettent de retrouver les avantages dans les contrées plus favoriaées qu'eux sous le rapport dA la teffipérature. La nature des plantes qui composent une prairie naturelle dépend du climat, de la nature du sol, des soins qu'on lui donne et du mode d'exploitation.
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Dieu règne dans le ciPll Comment peut-il entendre Les •œux d'un enfaut comwe moi? Sur la terre, 6 mon fila, Dieu se plait à descendre Et son oreille est prés de toi. Dieu règne dans le ciel! Peut-il voir ma faiblesse Quand je fais le mal i~i-bas 't Oui, mon fils, il le peut : ses yeux veillent sans cesse ; Nuit et jour ils suivent tes pas. Dieu règne dans le ciel! Sait-il quand je déguise Et quand je tais la vérité? Oui, mon enfant; si bas que ta bouche le dise Vers lui le mensonge est monté. Dieu rèjZne dans le ciel ! M'aimP.-t-il comme un père Et prend-il soin de mon bonheur? Oui, ton pain, ton breuvage et le jour qui t'é ~laire, Mon fils, tu dois tout au Seigneur. Dieu règne dans le ciel ! Et pc.ur lui rendre grâce Puis-je à son tour parvenir ? Pas encore, mon enfant! Dieu marque ici ta place, Mais déjà tu peux le bénir. D ieu règne dans le ciel ! Puis-je à l'heure dernière M'attendre à le voir de mes yeux ? Ou!, mon enfant; sois doux, fidéle, humble et sincère Et tu le verras dans les cieux 1
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Le mal de nos campagnes Sous ce titre, un abonné du Messager lui adresse quelques réflexions à l'usage des jeunes campagnards. Ces exhortations, pour n'être pas nouvelles, n'en sont pas moins toujours de saiaon. Beaucoup d'agriculteurs, dit-il, se plaignent de ne pouvoir faire honneur à leurs affaires et il en voit la cause dans le luxe qui pénètre dans nos campagnes, daus le besoin de distractions bruyantes, dans l'amour du jeu et de la boisson, dans les déplacements et les voyages trop nombreux, dans l'abandon de la vie de famille, dans le délaissement du foyer domestique, dans le manque de sérieux de la jeune génération qui lui fait pet·dre le désir de s'instruire et de se tenir au courant des progrès réalisés, dans le manque d'ordre, de régularité, de vigilance et d'application. Ces réflexions sont très justes. Il est évident que la profession d'agriculteur exige avant tout une grande assiduité et une économie scrupuleuse, une vie simple en même temps qu'une application soutenue à utiliner tout ce que peut produire la terrt>, plutôt que d'acheter à beaux deniers comptants une foule d'objets qu'avec un peu de peine et de soin, on peut tirer de la ferme. Tout cela est incontestable. Mais une économie considérable que les campagnards peuvent réaliser aussi bien que les gens de la ville, c'est celle qui a trait à la boisson. Le paysan est volontiers riche lorsqu'il est derrière sa bouteille et qu'il a le verre en mains. Il l'est déjà moins lorsqu'il fait la tournée des banques en quête de fonds. Nous ne parlons pas de la vie de famille qui est pour le campagnard surtout une sauvegarde, nous dirons même une nécessité morale en même temps que le gage de la prospérité et du bien-être. Sans doute, le campagnard doit s'intéresser à ce qui se passe autour de lui et se mettre en communication avec ses semblables, prendre part aux entreprises d'intérêt public au moins dans une certaine mesure, mais
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la vie d'intérieur en façon la surveillance active d'une exploitation rurale. . Que de ressources on trouverait en néghgeant tle cabaret et les déplacements inutiles et que de pe~ es d~~ éviterait 1 Ce n'est pas pour rien que le prover e . • L'œil du maître engraisse le cheval , ,
!~~~r~e~~ J'a~~t ::g~~~~ es:nasuc~~~
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Le collage se fait avant chaque s~utirage; il c~ntrib~: beaucoup à la clarificat.ion du vm et, Ïarmsa~~ e~'est à conservation ; on le néghge assez souven ' tort dans la majorité des cas. L'o ération se fait au moyen de l'albumine du blanc d'œul de la gélatine ou de la c~ll~ de poisson; ~f~ m:~ ti ères ont la propriét: de . ~e s sol;t~fi=~rr~!~,s d~i to~be f~~'l!:!ntu~u r;::auen e~:~~~ant toutes les matières en suspension au sein du hqUide. d . Il faut par he<.tolitre 2 blancs d'œufs, un l~t~eme~t v~~ et 10-15 grammes de sel; on b~t convo~a le dismélange, on let:~~s~~:~: ~~ ~~~~~~ale pv~: ~~ moyen de baguettes introdu.ites par Le lendemain, cette lsubls~anceet af,~~mpl~~~s:o~~ir~~ deux tement tombée sur es les ou trois jours plus tard. d bl à Le colla e au blanc d'œuf est plus recomman a e facilité et te cause de duits dont il fait emplo1; on UI su. s . . b 0 Je collage à la colle de poisson qm e~~ ausde tr:sfaçoo~ surtout pour les vins blancs. Il se pra lque suivante: d' · t n mor-
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d'e~écutio1n.
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La santé nécessaire à la femme
Le collage des vins
s~~= ~~~~nt~:
Quand on opère sur des vins b lancs peu riches en 1anm, il est bon d'ajouter préalablement 15-20 grammes d'acide tanique par barrique, afin que la clarification se fasse mieux. Le collage appauvrit le vin en matière .colorante et en extrait sec; il ne faut donc pas en abuser en le pratiquant sans nécessité.
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ee~:: ~\aq::s ~:tt~~l~eà~~fl~J;:~np:i~~~~~l~:~ ~~s~a:
du vin . on presse ensuite a masse fil . ès ajoute de l'eau tiède, on bat vivement eté~~de:~~nat Il quoi on procède au collage comme. pr faut 10 grammes de colle par hectolitre. . d L'emploi de la gélatine d'os .ou colle forte se fait e la même manière mais est moms commun.
Montrez que la femme doit jouir d'une bonne santé pour remphr complétement sa mission. C'est un lieu commun d'attribuer la faiblesse à la femme. Le sexe faible 1 C'est une locution courante. Mais si la résistance aux causes débilitantes était plus nécessaire à un sexe qu'à l'autre, ce serait certainement à la femme. En effet, eJie est sujette aux maladies des hommes et ellE~ a les siennes propres. Aussi, est-il nécessaire qu'une bonne éducation physique lui donne une santé robuste. Dans son jeune âge, qu'elle soit à l'abri des affections maladives, et ses organes se développant normalement lui conserveront la santé pour le reste de ses jours. La santé 1 un bien qu'on n'apprécie que quand on l'a perdu, dit-on souvent. Un bien certainement, car il nous permet une foule de jouissances qui, sans lui, nous sont interdites. La santé permettra à l'enfan' de poursuivre ses études, de développer son intelligence, car l'enfant chétif ne pourra fréquenter régulièrement l'école. Elle aura aussi la plus heureuse influence sur le caractère de l'enfant, car celui qui est miné par la maladie est impatient et aigri. Les parents, du reste, aident ~ cet état de choses: ils gâtent les enfants maladifs, sui~ant l'expression vulgaire. Sentiment naturel, car comment refuser quelque chose à un petit malade, comment ne pas prévenir les désirs d'un convalescent, heureux de voir manifester à l'enfant tantôt inerte et indifférent à tout, un souhait, si difficile soit-il à réaliser. On écarte de cet enfant les pU!litions, encore capables d'ébranler 80n système nerveux. En un mot, on lui laisse prendre de mauvaises habitudes morales dont plus tard il ne saura se défaire. Aussi, la petite fille élevée dans de telles conditions n'apprendra-t-elle pas la patience, la douceur qui lui
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- 'seront f!'Ouvent nécessaires plus tard. Mais c'est surto~t à l'époque de la puberté que se feront sentir les bénefices d'une bonne santé. Combien souvent les modifications physiologiques qui s'accomplissent alors chez la jeunt~ fille altèrent son être physique et moral! Alors surviennent les déviations de la colonne vertébrale, parfois le rachitisme ou même la coxalgie. Heureux enco~e si un rhume négligé, se développant da~s un ter~a!n apte à recevoir toutes les influences morb1~es, ne degenère pas en phtbisie 1 Le caractèr~ de l,a ~eune fille se modifie également. De pétulante qu.elle e~a1t, elle a ~ne tendance à la rêverie à la mélancolie, à l humeur no1re. Des organes bien d'éveloppés, une ossature solide, un sang riche lui permettront de surmonter les d~n.gers de cet âge critique et lui feront retrouver son .éqUih~re. Ils la mettront à l'abri des accidents du nervos1sme s1 commun à notre époque et qui, avec l'~lcoolis~e, d'autre part, constituent les deux plaies sociales, hideuses autant que redoutables. Dans la plénitude d'une santé robuste, le corps de la femme en se développant acquerra la beauté, non pas peut-être suivant la formule étriquée de la mode et du goût du jour, mais cette beauté qui résulte de l'harmonie parfaite entre le jeu du corps et les mouvements de l'âme et qui nous .ionne une imfres~ion â'he~reuse sérénité, la beauté telle que doivent lavoir compr1se les peuples primitifs. , . . _ Si la femme est appelee à rempltr une fonction qut doit la faire vivre, ne l'accomplira-t-elle pas d'une fa~on bien plus satisfaisante si la maladie ou tout au moins les mulLiples accidents morbides de l'existence n'ont pas priee sur elle t , , . . Mais la femme est appelee à être. epouse. e~ mere. Comment accomplir ce qui est sa véntable m1ss1on, s1 elle n'a pas la santé t Le soin de son ménage abandonné à des étrangers, la présence répétée et coûteuse du médecin . dans la maison ne sont que les petits côtés de la question. Mais considérons plutôt la mère de famille comme cet exemple parfait d'harmoni~ dont nous ,parlions tout, à l'heure · sa maison sera bien tenue ; 1 ordre et la regularité' y régneront, le mari s~y plaira, . car l~ _femme saura l'aider à supporter les difficultés JOUrnaheres d~ la vie, au lieu de le fatiguer de ses plaintes ou ~e l'apitoyer de son air souffrant; elle sera avec lu1 à la
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'Peine et à la joie, dans la communion d'idées et de sentiments qui fait le mariage heureux et sacré. Comme mère, il est presque superflu de reconnaître à la femme la nécessité d'une bonne constitution. Si elle est maladive, comment ses enfants seraient-ils 1obustes t Elle mettra au monde de petits malheureux à qui l'existence sera à charge ; elle recommencera le cercle vicieux dans lequel elle-même est emprisonnée ; tout jeunes, elle les confiera à des ~ourrices mercenaire~ qui n'auront pa"' pour eux les so10s ~aternels ou_ q~1 leur communiqueront des germes morbides, des prmctpes d'habitudes funestes, tant physiques que morales. -Ou bien le bébé sera élevé artificiellement, exposé à toutes les maladies qui déciment la première enfance, comme, par exemple, les convulsions, l'entérite aiguë, etc., etc. Tandis que la femme saine élèvera elle·m~me des enfants sains, qui lui devront le premier des biens, celui sans lequel tous les autres DEl sont rien : la santé, elle aura cet immense bonheur de former elle-même son enfant, d'agir pour le bien de son corps et de son âme, et de le mettre à l'abri pour le reste de ses jours des influences débilitantes qui agissent si puissamment sur des organismes dépourvus de vitalité. Les bienfaits qu'elle a retirés d'une bonne santé, ses enfants les en retireront à leur tour et perpétueront une race d'êtres sains et vigoureux. (Gymnastique scolaire belge). ~·-
Gardez votre terre v Aimez votre terre, avons-nous dit, et pour cela ne la désertez pas. Cette désertion est l'une des grandes plaies de notre temps. En Suisse, de 1880 1\ 1888, la population non agricole a augmenté de 7,6 ·t.., tandis que la population agric?le .a diminué d'environ 2,8 °/••. Autrefois, nous voulons dire au commencement de ce siècle et jusque vers 1850, la bonne moitié du peuple suisse s'adonna1t à l'agriculture. .Mais la diminution est depuis lors constante et notre pays n'a plus aujourd'hui :JUe 37 0(0 environ d'agriculteurs.
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et des jeux !) est venu jusqu'à nous ~')mme un aonvenirviv·ant et caractéristique de l'état soCJal de Rome des Césars. L'émigration vers les villes aura-t-elle p~r. la suite des conséquences si funestes pour notre Vlellle Europe f • Nous pouvons le craindre et devons tâcher de l'empêcher.
Une diminution aussi rapide donne à réfléchir et inspire des craintes. Le travail de la tert'e, rude parrois, mais si sain et si moralisateur, est de plus en plus redouté, on le fuit pour se mettre à la recherche de gains plus faciles, de jouissances multipliées, entrevues à travers un mirage bien souvent trompeur et source de mille déceptions. Il en résulte un affaiblissement général, une décadence progressive des tempéraments, des caractères, mêma de l'esprit national et de l'attachement vrai aux institutions et au pays. Le canton de Fribourg a souffert moins que d'autres de la dépopulation des campagnes. Le 56 Ü[O de ses habitants vit encore des produits de l'agriculture, et it n'est dépassé sur ce point que par le demi-canton d'Obwalden, qui est à 58 Oto. et par le Valais, qui tient la tête avec le 75 Û(Q. Pour le dire en passant, le district d'Hérens est le premier des 182 districts de la Suisse pour la population agricole: 86 O.o. Nous sommes donc en bon rang. Mais ce qu'il faut considérer, c'est la progression de la population indus-· trielle et urbaine, en regard de celle qui reste fidèle à la terre ; c'est aussi l'augmentation de l'élément étranger venant acquérir chez nous le titre de propriétaire agric•.>le; c'esL enfin la prol'tression de l'endettement, qui n'est pas autre chose qu'une lente dépossession de la terre pour ceux qui la détiennent encore. A ces divers titres, nous avons des raisons de faire effort en vue d'arrêter le courant de désaffection et de désertion qui nous gagne peu à peu. • L'ancienne Rome fut grande et forte, disait récemment le Messager, aussi longtemps qu'une population agricole solide cultiva elle-même le blé nécessaire au pays et que le général conduisait lui-même la charrue; l'émigration en ville commença, lorsque l'avidité des plaisirs eût saisi la masse du peuple, lorsque les vaisseaux amenèrent des provinces d'Afrique le blé à un prix inférieur aux frais de culture de la campagne romaine~ Là où auparavant des milliers de paysans cultivaient, le grand propriétaire faisait paître ses troupeaux de bœufs ou de moutons ou le gros capitaliste romain s'adonnai~ au plaisir de la chasse. c La campagne se dépeupla de plus en plus, tandis que les descendants du paysan libre d'autrefois s'amassèrent dans les grandes villes et y formèrent un prolétariat dont le cri journalier Panem et circenses (du pain,
Hygiène des animaux Sous ce titre, la Chronique laitière et ag~i~le a donné une série d'articles très pratiques, dont voiCI la ~onclu sion. Ce sont là des conseils qu'on ne saurait trop répéter. . . . c Lorsque les animaux reçoivent deiJ leur ~a1ssanc& une nourriture régulière et abondante, consistant en fourrages concentrés peu volu~ineu~, ne, ch~rgeant et. ne distendant que faiblement les mte~t1ns, l ammal acqu1ert une conformation normale. Les ahme0:ts lourds,. RIJUe~~ tels que certains fourrages verts, les ré~1d~s de d1st1llene! etc. contribuent à la déformation ~e l an1mal, s.urtout Sl celui-ci est soumis à un tel rég1me dans sa Je~nesse, car les os n'ont alors pas atteint toute leur consistance et les côtes se relâchent et s'aplatissent. L'éclairage est, au m,ême. tit~e, une condi,tion de salubrité pour la maison d habitation e~ pour. 1 établ~. L'obscurité, qui est bonne pour .1 en,graiss~me':lt, parce ua le défaut de lumière affaiblit l éne.rgle y1tale ~u iang, au profit du dllveloppement de la gra1sse~ l obscur1té est un obstacle à la bonne santé et à la crmssance des animaux, auxquels on demande . autre ch<?se que la graisse. La lumière E>st un ag~nt vital essentiel pour les êtres organisés, animaux et vegétaux. . . La vache, c'est un fait certaio, donne moms de ~a1t dans une étable obscure que dans une étable b1en éclairée. 11 faut non seulement la propreté de l'in~érieur de l'étable, par l'enlèvem~nt fréq~ent des fum1ers et le nettoyage des mangeoues, ma1s la· propreté corporelle des animaux. La quelle des vaches doit toujours être tenue bien propre, parce que les vaches fouettent sans cesse avec
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leur queue les parties de leur corps qui les démangent et surtout lee mamelles. Il faut veiller aussi à la propreté du corps des hèles. Sur un très grand nombre, sur le'l plus jeunes surtout, on constate la présence de parasites, que la chaleur de l'étable multiplie, et beaucoup d'affdcLions de la peau qui les gênent et les font souffrir, et qui, bien souvent, sont la conséquence du manque de soin et de surveillance. La brosse, l'étrille sont aus~i indispensables aux vaches qu'aux chevaux. Elles ont non seulement pour effet d'entretenir la propreté, mais d'activer les fcnctions de la peau, la circulation du sang, de favoriser la ~rans piration et d'éviter une foule de maladies. L'air, la lumière, la propreté, l'hygiène ne sont pas seulement nécessaires à l'écurie des chevaux. à l'étable des vaches, à la bergerie, mais à la porcherie et au clapier. C'est une pratique excellente, de passer de temps en temps à la chaux, à l'eau phéniquée, tous les locaux habités par le bétail : mur~:~, mangeoires, rateliers, poteaux, pavés, etc. On ne se rend pas assez compte du nombre considérable d'insectes, de vermine, de germe~, de mauvais microbes, infiniment petits qui sont ainsi détruits, pour le grand bien des animaux. « L'œil du maitre ~ngraisse le bétail. • ..
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I/usage du tabac Pourquoi fume-t-on ? Cette habitude aujourd'hui si universellement répandue a-t-elle pour résultat d'augmenter les forces physiques, de conserver la santé ou de contribuer de quelque autre manière au bien-être de l'homme? Oa pourrait le croire en considérant la quantité sans cesse croissante de tabac consommée an'!ue~l~ment ; mais u~ examen sérieux de la question et 1 optnton des médecms les plus éminents montre que loin d'être profitable, cette habitude entraîne des résul·&ats tout opposés. En effet, il a été reconnu que le tabac contient de violents poisons qui affaiblissent le corps, dépriment l'intelligence et sont souvent la cause de graves maladies. Ces poisons absorbés par les muqueuses, vont
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corrompre le sang et sont Lransportés par celui-ci . dans tous les organes qui ne tardent pas à s'en re~senttr tôt ou tard suivant leur état de santé , les plus fatbles étant les premiers attaqués. L'un des moindres inconvénients de l'usage du tabac est de co'O.ter cher. Aux Etats-Unis, par exemple, la déanse annuelle de ce chef atteint la somme énorme de ~00 millions de dollars. soit 3 milliards de francs.. :En France, elle est de 360 millions, soit plus d un mtlhon par jour. Un million de francs p~r JOUr ~épensés au plus grand détriment de la .prospérité ph~stqu~ et morale d'une nation, pour la stmple sattsfact1~n. dune habitude toujours inutile et le plus souvent nutstble, quelle perte 1 . . Si le tabac et l'alcool, ces ennem1s de la soctété moderne infiniment plus danget·eux que le t~·un le ph~s despotique ayant jamais tenu e~ son pouv~~r les destinées d'un peuple étaient banm~:~ de la socteté moderne, et si les sommes' employées à l'achat de ces drogues nuisibles étaient consacrées au soulagement des dés~é rités et à d'autres buts louables, qu1~lle transform~t10n merveilleuse ne verrait-on pas s'?pére.r dans la so~1été 1 L'habitude de fumer, qui a prt~ natss~nce parmi les sauvages de l' A.mérique et · a été mt.r odmle en Europe à une époque de ténèbres, ne devratt-~lle. pas ètre con · ·s idérée comme une relique du passé tnd1gne de notre civilisation moderne 'P Que les jeunes gens, surtout, aspiran~ à se montrer des hommes, non point comme on le vo1t. trop so~vent en imitant les faiblesses de leurs devancter3, mats au contraire en se gardant ~oigneusemeat d'une ha~1tude à la fois dangereuse, co'O.teuse et des plus asservissantes une fois qu'elle est contractée. viS'~
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Aimons l'Eglise L'Eglise n'a qu'une passion, c'est d'ai~er Die~; elle n'a qu'une vie. c'est celle de Dieu. Elle dtt les tro~s paroles de Saint-Pierre: c Seigneur, vous savez que Je vous aime. • Si Dieu interrogeant l'Eglise, lui demandait trois fois: Eglise' catholique, m·aimes-tu? elle répondrait: Seigneur, j'ai créé des Vierges pour. ètre vos épouses; elles sont Sœurs de charité, vous at mant en
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la personne des pauvres ; elles sont hospitalières, vous soignant en la personne des malades ; elles sont dévouées à élever les jeunes générations pour vous en faire aimer: elles se sont faites contemplatives et pénitent~s pour sa~v~r et racheter les âmes qui ne vous auratent pas a1me ; elles ont quitté leurs sœurs leur mère,, toute une famille ; elles ont renoncé aux esp'érances d am~ur !)lus ten~res encore, elles n'ont aimé que vous. Ou' Se?{Jneur, Je vous aime ! ~ne sec~n.de fois : Eglise catholique, m'aimes-tu ! Se1gneur, J a1 créé des apôtres qui ont consumé leur vie dans l'enseignement de l'Evangile. Ils n'ont travaillé que pour r~pandre le feu de votre amour. Oui, Seigneur, je
vous a'l.me!
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Une troisième fois : Eglise catholique m'aimes-tu f Ah 1 Seigneur, j'ai créé les martyrs. Faites le relevé de c~s m~rts sur le . cha~p de bataille de la foi depuis VJ_ngt siècles 1 0u'l., Se'l.gneur, vous savez que je vous a'l.me 1 Cardinal MEEMILLOD.
JÉRUSALEM Dans la Nouvelle Revue du 1er mars, on trouve la fin de Jérusalem, de Pierre Loti, ce livre ému où la désespéran~e de l'âme qui voudrait croire, gémit avec des accents s1 pénétrants. Il est tel récit d'une promenade noc_turne au Gethsémani, où passe avec le frisson des ant1ques &erreurs bibliques, l'angoisse des inquiétudes modernes, et rien n'est plus beau que l'infinie tristesse de ces pages inoubliables. Or le livre se ferme sur une impression attendrie ; un éclair de foi traverse en l'illumil:~~nt de joie, l'âme sincère du narrateur; i~pression fug1tlve, ~é.las 1 mais consolante et vivante, par son souvemr. Vo1c1 cette page, belle et bienfail!ante: Dans la chapelle imprégnée de larmes, où l'air est ~omme doucemell:t alourdi par les prières des siècles, Je repasse en mo1-mème ces choses déjà cent fois pensées .... Mais, pour adorer sans comprendre comme ces si~ples qui viennent ici, - et qui sont l~s sages, les logiques de ce monde, - il faut sans doute une intuition et un élan du cœur qu'ils ont encore et que je n'ai plus... Derrière moi, maintenant, résonne un bruit particu-
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lier de heurt sur le marbre des dalles : un vieil homme à cheveux blancs est là, agenouillé, qui ae frappe le
front par terre. Et tout à coup il se relève, les mains jointes, des larmes sur ses joues creuses, iles yeux ~ grands ouverts dans une expression de confiance et de joie extraordinaire. C'est un vieillard fini, au visage terreux déjà touché par la mort. - mais, à ce moment, transfiguré , d'une beauté triomphante, malgré sa laideur et sa décrépitude. A l'heure de son inévitable destruction, débris qu'il est déjà, il a pu se cramponner des mains à quelque chose de radieux et d'éternel; aïeul qui s'en va, il sent qu'il les retrouvera là-haut ses fils peut-être ou ses petits-fils, - quelque petite tète frisée d'enfant.. Oh 1 la foi, la foi bénte et délicieuse 1.. Ceux qui disent: c L'illusion est douce, il est vrai ; mais c'est une illusion, alors il faut la détruire dans le cœur des hommes •, sont aussi insensés que s'ils supprimaient les remèdes qui calment et endorment la douleur, sous prétexte que leur effet doit s'arrêter à l'instant de la mort... Et, peu à peu, voici que je me sens pénétré, moi aussi, par l'impression doucement trompeuse d'une prière entendue et exaucée ... Je les croyais finis pourtant, ces mirages 1., Quelque chose cependant corumence à troubl~r mes yeux!... C'était inattendu et c'est sans ré~:~istance possible: dans ce retrait du pilier qui me cache, voici que je pleure, moi ; que je pleure enfin tonLes les larmes amoncelées et refoulées pendant mes longues angoisses antérieures au cours de tant de changeantes et vides comédies dont mon existence a été tramée. On prie comme on peut, et moi je ne peux pas mieux. Bien que debout là dans l'ombre, je suis maintenant, de toute mon âme prosternée, autant que le vieillard en extase à mes côtés, autant que le soldat qui tout à l'heure rampait pour embrasser les pierres. Le Christ 1 oh 1 quoi que les hommes fassent &t disent, il demeure bien l'inexplicable et l'unique 1 Dès que sa croix paraît, dès que son nom est prononcé, tout s'apaise et change, les rancunes se fondent et on entrevoit les renoncements qui purifient; devant le crucifix le plus humble, des cœurs hautains et durs s'humilient et conçoivent la pitié. Il est l'évocateur des incomparables rêves et le magicien des éternels revoirs. Il est le maitre des consolations inespérées et le prince des pardons infinis. •
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VARIETES
Histoire de vieille fille LeR cloches sonnaient dans la petite ville de X. Ce n'étaient pas des sons joyeux qui font vibrer le cœur en même temps que l'air, mais des notes graves, sur un ryLhme mélancolique. On aurait dit que des sanglots traversaient l'atmosphère . . • c Qui enterre-t-on aujourd'hui' • - • Je ne sais pas trop, je crois que c'est une vieille fille 1 • c Une vieille fille 1..• Vraiment 1 Tant pis pour elle 1 Que cela ne nous empêche pas de boire un verre de cuvé à la Croix fédérale l , Tu payes trois décis, n'est-ce pas 'f Et les deux hommes dont nous rapportons la conversation, s'éloignèrent... L'un était un boulanger, que l'on trouvait régulièrement tous les matins en train de faire son tour des cafés. - Type complet d'un boulanger de petite ville, avec son tablier blanc et sa soif inextinguible. Les cloches sonnaient toujours... Le convoi sortit par la grande porte de l'église. Vêtu de l'étole blanche, le curé marchait en tête, priant à haute voix. Deux enfants de chœur, insouciants comme on l'est à cet âge, balançaient avec négligence l'encensoir. Quatre membres de la confrérie de la bonne mort portaient la bière et répondaient aux psaumes. Puis quelques femmes à la peau ridée, deux ou trois enfants d'école, et c'était tout... Il ne va pas tant de monde à l'ense-velissement d'une vieille fille 1 Et le cortège se dirigea lentement vers le cimetière. Bientôt le fossoyeur accomplit sa pénible besogne... Point de larmes 1 Un oubli dédaigneux 1 Et pourtant. quelle vie toute d'abnégation et de dévouement s'était éteinte avec cette vieille fille ! Je vais montrer que le sentiment du noble, du grand, du beau, n'est pas une parole vide de sena. Je vais montrer que la vertu n'est pas un vain mot ... Et ceux qni ont senti le baiser d'une mère, caux qui on\ éprouvé l'amour d'une sœur, ceux qui connaissent plus ou moins ceL abime de dévouement qu'on appelle un cœur de femme, me CODilprendront...
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Joséphine Rechesy était une belle jeune fille quand mourut sa mère, lui confiant trois petits frères dont le plus jeune comptait à peine six mois. Le père était mort à la tâche. La mère était morte de chagrin. Une voie semée d'épines, où seule la lumière éclatante du devoir jetait une clarté, s'ouvrait devant la jeune fille. Elle s'y engagea résolcment. Un avenir assez rose lui souriait. Elle aurait pu voir la fin d'une idylle d'amour; la perspective de devenir heureuse mère semblait devoir l'attirer. Elle y renonça. Depuis ce jour commença une vie de saintf'l. Parfois dans ses longues veillées d'hiver, les doigts meurtris et raidis, cousant à la pâle lumière d'une lampe, il lui passait devant les yeux une figure de jeune homme, honnête, affectueuse. Mais elle se levait, donnait un long baiser fraternel à ses trois frères endormis et revenait à son travail. La paupière fatiguée reprenait sa vigueur et les petites aiguilles couraient plus vite. Ainsi va la vie 1 Les enfants grandissaient et avec eux les besoins. Cependant à force de travail, elle était parvenue à entourer ses chérubins d'une atmosphère de bien-être. Les petits l'appelaient: maman 1 Elle les nommait mes enfants 1 Elle ne s'apercevait du cours de ses années que par les rides prématurées de son front, et les cheveux argentés qui se montraient çà et là. Peu à peu, toutes ses connaissances s'étaient mariées. et elle, obstinément fixée à la barque du devoir, avait repoussé toute demande. C'est ainsi qu'elle devint vieille fille. Paul, le plus agé des trois frères, quitta le premier sa ville natale pour s'établir à Bordeaux. Ernest devint comptable à Messine. Quand le plus jeuôe, son Loulou chéri, s'éloigna pour commencer un apprentissage de quatre ans, il lui sembla qu'un morceau de son cœur s'en allait. Elle pleura. Que la mansarde était triste : Combien aurait-elle désiré le retour de ses enfants, car elle était mère sans être mère Il
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l -uMais c'était pour leur bien 1 C'était pour eux qu'elle avait travaillé c'était grâce à son dévouement de toutes les minut~s qu'ils étaient parvenus à quelque chose. Elle la sœur admirable, l'abnègation en personne, avait ~ublié quelqu'un ... Elle-même 1 Arrivée à quarante ans, la figure déjà, ratatinée, .seule au monde, elle ne pensa même pas quelle aurait pu devenir autre chose. Non 1 Ses frères avant tout 1 Ils lui manquaient main.tenant.. .. !Jomme !m, fourneau dont on retire le combustible, sa vigueur s ahéra brusquement. La poitrine était attaquée. , Elle ne voulait pas rappeler son Loulou au bout d une année déjà. A quoi bon, disait-elle 'P • Un docteur, consulté, prédit qu'elle tomberait avec les feuilles. . . f Dans ses derniers jours elle av~tt é~r1t à se~ en ants. Avant leur arrivée, une bronchite a1guê avait hâté le dénouement. Joséphine Rechesy était mortl3. Voilà un de ces mille exemples de dévouement, dont est seul capable un cœur de femme 1 I_ls ne sont pas rares, mais on ne les connaît pas, car Ils se cachent•. Et c'est ainsi que trois voyageurs venus par le tram du matin, demandèrent en gare la signification de eette 1 sonnerie lugubre. . . Bah 1 fut la réponse, on a enterré une VIeille fille ÛSCAR P.
Recettes et conseils utiles Faut-il manger froid ou chaud? -
La température des mets et des boissons que nous consommons souvent à des intervalles très rapprochés marq~e ~ré quemment des différences énormes; par exemple, Il n est as rare de constater des écarts de 50 degt·é~ dans un repas froid suivi d'une tass? ~e café chaud. Eyidemmen~ pareilles variations sont nUisibles. Il est vra1 que, tan dis que chez l'enfant un faible écart dans la température des aliments et dans celle du corps (~8 degr?s) suffit à troubler la digestion ou d'aut~e~ fonctions, 1 adulte semble pouvoir supporter des dt~erences allant de 7 à 55 degrés et même davantage. Ma1s souvent peu à
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peu de pareilles habitudes entrainent de tristes conséquences, telles que le catarrhe de l'estomac, des abcès à cet organe, l'hémorragie des muqueuses, des affections dentaires, etc. L'expérience a démontré qu'il importe de régler autant que possible la température des mets et boissons sur la températare du corps, qui est de 38°. Cette règle, du moins en ce qui concerne Jes enfants, ne souffre pas d'exception.
La térébenthine est une substance à recommander dans une pharmacie domestique. Les emplois multiples en font un auxiliaire précieux de la ménagère et de la garde-malade. Tout d'abord c'est un moyen d'éloigner ou de détruire les mites qui s'attaquent aux vêtem~nts et aux objets de laine. On en imbibe des papiers buvards que l'on place dans les armoires, les tiroirs et tous les meubles où l'on serre des objets de vêtements, de literie, etc. ; et l'on prétend même que la térébenthine éloigne les punaises et les fourmis. Voilà pour les usages domestiques. Les propriétés curatives de la térébenthine ne sont pas moins précieuses. C'est, en effet, un bon remède pour les brûlures. Quelques gouttes de térébAnthine appliquées sur la brûlure suffisent pour atténuer beaucoup la douleur. Une compresse de térébenthine adoucit également la douleur produite par les meurtrissures et les cors aux pieds. En cas de rhumatismes, d'excellents effets peuvent être obtenus au moyen de frictions de térébenthine. Les engelures se guérissent encore par des applications de cette substance. E nfin, le nettoyage des peintures à l'huile se fait au moyen d'une solution légère de térébenthine dans de l'eau tiède. Cette solution peut de mèm3 servir à laver les taches de couleur à l'huile sur les habits. Le sel. - L'eau salée ranime quelquef0is une personne qui s'est évanouifl à la suite d'un choc. Le sel dans de l'eau tiède constitue un bon vomitif. Une cuillerée à café de sel dans un verre d'eau est très bonne pour une foule de troubles digestifs, pour soulager les coliques et aider à la digestion ; un sac rempli de sel et chauflé soulage beaucoup quelqu'un qui souffre de névralgies. Lorsqu'on a les yeux fatigués, il n'y a rien de meilleur qu'un bain chaud et salé. On empêchera les cheveux ~de tomber si on lave de temps en temps la tête avec de l'eau salée.
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Du sel ajoutè à un bain le rend presque aussi fortifiant qu'un bain de mer. Si l'on saupoudrait les tapis de sel, avant de les balayer, on verrait que la poussière ne s'élèverait pas et que les tapis dev1endraient très brillants comme cou~ leurs. Le sel jeté sur de la suie éteint les flammes; si on en jette sur un poêle où bout un mets quelconque, on fait disparaître toute odeur désagréable, si l'on en jeUe sur des charbons sur 1esquels on fait griller de la viande, on rend le feu clair et brillant. Pour enlever dea taches de vin rouge, mettez-y tout de suite du sel, rin~ cez à l'eau froide. Pour enlever les taches d'œufs des cuillers, frottez avec du sel humide. Si vous lavez la paille tressée avee de l'eau salée, elle paraîtra neuve.
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XIV•• ANNEE JIO 9
REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION
Pensées
Nature, l'Homme, Dieu. Que sont nos soi-disant savants ? De simples naturalistes: et quand ils l'auraient étudiée dans toutes lee planètes at toutes les étoiles, ils ne connaîtraient jamais que la Nature, comme un sourd-aveugle pourrait palper tous les corps de l'univers sans prendre idée des mondes. de la couleur et des sons ; ils ne seraient que des naturalistes, c'est-à-dire des tiers de savants, et les autres mondes, J'Homme et Dieu, les dépasseraient jours, déroulant, loin de la portée de leur vue ,..,,....;.a.et savamment matérielle, des immensités et des d'un autre ordre et d'un éclat plus sublim" que trillions de lieues et les milliards de soleils. J. SERRE. ::o On ne peut croire au devoir sans croire en temps à la liberté, à l'immortalité. J u LES SnwN, Le Devoir, préface.
3 A.vril 1893
''ECOLE PRIMAIRE
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• Oui, la science est admirable et belle, mais l'étude du monde matériel ue peut apprendre que la matière~ si l'on s'y emprisonne comme dans la seule réalité. Or~ ce qu'on appelle aujourd'hui la science n'est que l'étude du monde matériel, c'est-à-dire un simple fragment de la science totale, qui comprendrait ces trois mondes: la
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SION
PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Ami
inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d'abonnement pour l,a 8ols8e, 2 fr. 30. 1JnJon postale 3 fr. -'nnonces, pr ia. 20 cent. la ligne Ot. son espace. Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura à une annonce ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.
SOMMA: RE:
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Adèle Gailland. - Perfectionnement des instituvalaisans (à suivre). - Emancipation (suite/. - Rôle , , de I'éc~le et du .maîtr~ dans l'éducation populaire. L econom1e domest1que a l'école primaire (suz'te}. va lentement arrive à son but. - Echo des conféPartie pratique: D i ct ees. Variété. - Rec- Supplément de r6 pages. M lle
ce qui concerne la publication doit être adressé
à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1.. secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.