8 1800 œufs soit 150 dz. à 0 75 = fr. 112 50 Nourriture des poules :. 51 25 Diff. fr. 61 25 Voilà, certes, un beau rendement 1 Calculez, ménagères, mes amies, ce que vous pourriez vous procurer de choses utiles, indispensables même à votre modeste ménage, avec la somme ci-dessus; et cela, sans recoùrir à la bourse si souvent vide de votre mari, dont vous excitez maintes fois la mauvaise bumeur avec vos incessantes demandes d'argent, nécessitées par l'achat de votre cher café et des mille riens dont nous autres paysans ne savon~ malheureusement plus nous passer aujourd'hui 1 Et certes, il n'est pas nécessaire de pouvoir disposér d'un capital considérable pour l'établissement d'une basse-cour dans le genre de celle que je possède; et je ne vois pas pourquoi le nombre de ses habitants ne pourrait monter de a à 20, 30, 40 même ; (c'est du reste ce que je me propose de faire, tant je prends goût à la chose). En effet, où est le ménage, si pauvre soitil, qui ne puisse élever une ou deux couv"es par an! Il faut si peu de chose à la campagne, pour nourrir quelques volailles. A J'œuvre donc, bonnes villageoises, mettez désormais votre orgueil à posséder noe belle basse-cour que vous entretiendrez avec le même goût, la même régularité et J'amour-propre de bon aloi que vous apportez dans tout ce que vous faites. Vous vous créerez par-là une occupation agréable et vous aurez trouvé Je moyen d'avoir toujours de l'argent dans votre poche. Croyez·moi, la chose mérite toute votre sollicitude; quand on considère à quel point la Suisse est encore, à l'beure qu'il est, tributaire de l'étranger pour la production des œuf8, on ne peut que désirer que la culture da la volaille prenne dans notre canton le rao~ qu'elle a justement conquis ailleurs. En t888, la Suisse importait pour 4, 753,000 fr. d'œufs et l'année suivante, en 1889 , pour 5,200,000 francs. Vous le voyez, la crainte de ne pouvoir trouver un écoulement suffisant à vos produits ne doit pas vous retenir, et il ne tient qu'à vous d'empocher une bonne part des sommes énormes qui vont enrichir nos voisine français, italiens et autrichiens . A bon entendeur, salut 1 A. C. iustit.
XII"'" ANNEE 11° 8
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SION ter Mars 1 ~93
L'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE paratt chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages.
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Prb d'abonnement pour la 8olsl!le, 2 fr. 50.
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-'nnonees, pri:z, 20 cent. la ligne ou son espace. Tout ouvrage dont l'Ecole prlmaire r ecevra deux exemplaires aura droit à une annone" ou à un compte·rendu, s'il y a lieu.
SOMMAIRE : Les Nigauds. - Les dictées à l'école primaire. - Du cours de répétition. - Les travaux manuels. - Recommandations du célèbre Overberg sur l'importance du chant. Ce que vaut un nid d'oiseau. - Partie pratique: Style. - Dictées. - Variétés. - Anecdotes scolaires. - Supplément. ( Hori.-:ons lointains. - Protection des animaux, etc.)
Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.
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Nociété valaifianne d'Education Réunion ,générale de 1893 à Mart't_qny A l'~ssemblét-~ de ce printemps. il sera donné IActm·e, entr'autres rapports, liA CPiui de M. PiArre Maitt·e, d'Evolêne, sur la nécessité d'un nouveau règlement horaire. On SA rappelle que ce raoport ne put êtrA lu. fa 11te de temps, à la réunion de Voroayaz "'" 1891 et que sa presentation fût dès lors ajournée à Cf\lle de 1893. Pour son travail, M. Maître ne s't~st pas trouvé en possession de tous les résumés des travaux des conférences, J'un ou l'autre rapporteur de celles-ci ayant négligé de lui faire parvenir son résumé. Pour que son rapport cite ou mentionne le:; travaux de tvutes les conférences et qu'il puisse ê:re compl~ié tians ce sens, ceux que le présent avis concern~:~ sout priés de lP lni envoyer jusqu'au 10 mars prochain. A ce défaut, il n'en sera pas fait d'analys~> ou de mention dans le rapport annoncé.
Conférences d'instituteu rs ftartlgny. - La conférence des
iostitutt~uri3 de ce district aura lieu à Fully Je jeudt 6 avril prochain. 8lon . - Pour cause majeure, la conférence de cet arrondissement a dû être avancée d'un jour el fixée au mercredi 1•• mars. 8 1erre. - Ponr cause majeure, la conférence de ce distt·ict e~t avancée de deux jours et se tiendra dès lors mardi 7 mars au lieu de jeudi 9.
ftercl d es oiseaux. - La lettre B dont était sigoét> la variété parue dans not.re derniet· N• sou"' Je titre Merci des oiseaux, demande une petite explication pour rendre à chacun le sien. Bien qu'elle appartienne à un instituteur t>nsoignant dans l'endt'Olt, d'antres p9uvent aussi la •·evendi'}uer comme initiale de leur nom. Ce n'est donc pas M. J. B. qui en est l'auteur, mais bien plutôt un corbeau blanc qui a entendu le speech des petits oiseaux et l'a rapporté au rédacteur de l'Ecole primaire.
B ectUI.cation. - L'une ou l'autre faute typograp hique a déparé l'article sur le choix des lectures , paru dans notre N• 7. La plus grosse a fait dire • le roman religaeux n'est pas connu chez nous •. C'est irréligwux qu'ri fallait lire. Les autres se redressent à la simple lecture.
SION, t•• Mars
1892-93
L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA
SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION LES NIGAUDS Oh 1 quel sujet peu intéressant 1 Que voulez-vous qu'on fasse d'u~ nigand ? On ne peut qu'e n rire, ne manqueront pas de drre la plupat·t de ceux qui liront le titre de cet article. Hélas 1 on ne se ·borne pas à en ril·e, on se fâche contre eux, on s'en indigne, on ies tonrne en t•idicule, heureux encore quand on ne maltraite pas ces iufortunés! Je connais plus d'un instituteur qui doit se retourner dans sa tombe, s'il pense à sa conduite à leur égard. Sur toute la surface de la terre, il n'y a pas de créatures plus malheureuses et plus mat·tyrisées que ce nigaud de Bapliste et cett.e nigaude d'Hortense. Mon intelliaent de Philippe apprend tout en se jouant : chacun lui ~dresse des louan ges et perso11ne ne lui donne des taloches. Mon nigaud de Baptiste rime ses tàches du matin au soir : on le gronde tant le jour est long et on Je bat comme plàtre. Ah 1 s'il avait de l'esprit gros comme un orain cie moutarde, il demanderait au bon Dieu pourquoi iÏ ne l'a pas créé tout-à-fait idiot, car au moins les idiots sont traités avec humanité dan s les établissements à eux destinés . La chari té chrétien ne s'occupe des aveugles, des sourdsmuets, des incurables, des malades, mais aux nigauds, elle ferme sa porte. Jetez, je vous pr·ie, un conp d'œil sur ces êtres que l'on ne peut assez plaindre 1 Vous voyez cet.te petite fille 1 On vient de lui adresser une verte réprimande à cause de sa bêlise. La tête dans les deux mains, elle pleure toutes les larmes de ses yeux, parce qu'elle est si niga ude. - Cet ~nfant que vous apercevez là-bas es t uu peu plus âgé. Il Jette sur· son maitre qui se fàche un regard suppliant,
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comme pour lui dire : « Qu'est-ce que j'en peux si je n'ai pas d'intelligence? 11 - Quant à ce grand garçon, assis au dernier banc, tout lui est indifférent, d'étre grondé ou de ne pas l'être, de recevoir des coups on de n'en pas rece. voir. Il arrive en classe, l'espt·it aussi fet·mé qu'une porte de prison, sans rien savoir; il renli'e à la maison, l'esprit plus fermé, si possible, une ou deux heures apt·ès ses camarades, Rans en savoir davantage. « Pas moyen de lui faire entrer quoi que ce soit dans la tête, » dit son père. - «Sauf ce qu'il veut», répond le maitre, et en effet tous les vilains propos et toutes les vilaines farces des mauvais d!'ôles, il les appreud avec une étonnante facilité. Pour l'instruction il est bête, et pout· les Lêtises, il eat intelligent. Comment cela se peut-il? Ah ! vous demandez comment cela se peut. C'est une bien longue et lamentable histoire qui varie d'individu à individu. D'ordinaire, on tient pout· intelligents tous lee enfants qui viennent au monde et on leur adresse force louanges. Bien peu de personnes cherchent à les étudier et pourtant ils différent tous entre eux; il n'y en a pas deux qui se ressemblent. Or, après l'étude de soi-même, je ne connais pas d'étude plus importante que celle-là. L'orgueil des parents détourne avec soin les yeux des lacunes intellectuelles de leur descendant, et de temps en temps seulement, lorsque éclatent au grand jour sa bêtise et sa sto· pidité, ils sévissent cruellement contre lui. Etudiez vos en· fants l Examinez-les sans vous laisser intet·t·ompre pa1· rien.! Observez comment ils se compm·tent 1 La bêtise se cache d'habitude où on ne la cherche pas. (A suivre.)
LES DICTÉES A L'ÉCOLE PRI MAl RE Tous les instituteurs savent combien il est difficile d'en· seigner l'orthographe et surtout l'orthographe d'usage, a recherchent-ils des méthodes qui puissent les aider cette partie de leur tâche. Nous pensons que les d · surtout pour les commençants, ne doivent pas être p au hasa1·d, mais qu'elles doivent êtr·e graduées et •uoo.uu·,
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diques, en même temps qu'elles doivent servir d'application aux règles de la grammaire. _La premtère ~érie des dictées doit être consacrée à J'enseignement de 1or_thographe absolue, la seconde à celui de l'orthographe relative, enfin la troisième et dernière contien~ra des dictées de récapitulation générale. La premièi'e partie ~st de be~ucoup la plus importante, car ce doit être u!te methode ~ ortbo~raphe . usuelle : elle se composera : d abord de coptes, pms de dtctées graduées de mot:s s'écrivant comme !ls se prono~ cent, ou contenant des voyelles snrm?n~ées dun a??ent circonflexe; ensuite de dictées su 1• les d!ffet·entes mameres de rept·ésenter les sons et les articulatiOns! s~r .le doublement des consonnes, sm· les lettro.s ID?~tte~ JUShfiee_s ~m non _Par la Jérivation, le tout entremele d autres dtclees consistant en petites ph1·ases qui contiennent les mots dictés seuls auparavant. . La seco nd ~ partie comprendra des dictées sur la format!on du plunel et du féminin dans les noms et les adjectifs, sur l'accord des adjectifs et des pronoms avec les noms, _sur le ve~be, le participe présent, J'adjectif verbal , le parllctpe pass~: les m~ts in~a1·iables, les homonymes, etc. Enfin la dermere part1e doit comprendre des dictées extraites, en général, de nos meilleurs auteurs, et d'autant plus propres à former Je goût et à omer la mémoire deé~èves. On_ fera bien, dans cette dernière série, de ne pa~ diCt:r les. s1gnes de ponctuation aux enfants, afin de les habituer a ponctuer eux-mêmes. _ Les ~ictées ser?nt co_rrigées par les élèves eux-même~. emq mmu~es apr·es avon· été relues, soit au moyen du tableau noir sur lesq ueHes elles se l'Ont reproduite.~ par les eu fant~ ou par maître, soit par l'épellation à haute voix, et_ tOUJOU I'S en ethaugeant les cahiers. Si le maître corriae lut-même les dictées ,_de~ élèves du cour·s supérienr, 'i po~~r~ se conten ter d llldiquer: les fautes, sans le.s co tTiger. Mais Il de~ra. fa 1re rect1fier sorgneusement l' OJ'thogra.p he de s mots mal ecnts, et demander aux enfants la J'ai:lon de la bonn~ ort.hographe en même temps qu'il leur lt:ra réciter les regles en frein tes.
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En sui va nt ponctueliemen t nos conseils, nous pensons que, comme nous, on pourra, au bout de cinq ou six ans obtenir, dd la majorité des élèves, une orthog1·aphe a~ moins passable. Mais nP. nous dis:;imulons pas q·.!e ce but A. C. est assez difficile à atteindre. ~
DU COURS DE RÉPÉTITION Il y a bientôt vingt ans, le Conseil fédéral établissait l'examen rles jeunes gens au point de vue de l'instruction, lors du recrutement. Dès ce moment, on put facilement compa1·er le degt·é d'instruction des recruEs des divers cantons. Cette innovation, malgré certaines irrégularités dans son application au début, devint partout le point de départ d'un grand mouvement en faveur de l'instruction popul<~.ire. _Chez nou~, on réorganisa les cours de répétition qui ex1~ta1enL déjà dans certaines lot;alités, mai'! qui y étaient tenus avec plus ou moins d'exactitude : on leut· donna un programme précis et un 1·èglement sévère avec lequel les récalcitrants avaient désormais à compter. Dés les premiers jours, les populations saluèrent avec joi~ cette réorganisation, et partout. les jeunes gen s, dans mamtes localités, même des hommes de 30 à 35 ans se jetèrent àl'envi dans les salles d'école, heureux d'acqnéri; des connaissances dont ils avaient appris à apprécier les avantages. Malheureusement, cet élan intellectuel, ceLle avidité de l'étude, ne furent pas de longue durée, et bientôt ceux-mêmes que la loi astreignait à la fréquentation du cours souplrèreut en pensant à ce qu'ils appelaient «leur liberté perdue 1 '' Hélas 1 l' homme est ainsi fait! Plein d'ardeur et de zèle da ns un début quelconque, il s'en dégoûte promptement, quand toute trace de uouveauté disparaît pour faire pb.ce a11 caractère pratique de stabilité qui convient à toute instttution sérieuse, destinée, comme c'est ici le cas, à exercet' une influen ce marquée sur l'avenir de la société. Ces circo.nstances ne nou s permettaient pas d'espérer de voir t;1 nh nuer ce beau mouvement en faveur du nouveau cours. Ce que nous pouvions espérer et ce à quoi nous devions
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viser, c'était d'atteindre le but déterminé par les causes mêmes de l'institution du cours de répétition : c'est-à-dil·e ~~pêcher . le~ jeunes ~ens d'oublier ce qu'ils ont appris ~ 1ecole pnma1re, leur 10culquer de nouvelles connaissances indispensables dans la vie pratiqne, et par là même, le::; préparer aux examens de recrutement qu'ils doivent subir. Ce but, comment l'avons-nous atteint? En traitant le sujet soumis à leur étude en 1889, les instituteurs du Valais se sont généralement accordés à dire que les cours de rép~titio? ont, produit d'heureux fl'llits dans notre pays, ma1s qu on na cependant pas encore atteint le but qu'on s'était proposé en les instituant . Mais notre devoit· ne doit pas se borner à constater ce f~it :. i! faut en dé~ouv~ir les causes et tt·ouver les moyens d ameliorer notre s1tuatwn actuelle; car les succès que nous avons obtenus jusqu'ici doivent nous eu faird désirer de nouveaux. - Sans voulou· nous poser en maitre, nous prétendrons que ces causes gisent principalement dans le temps .qu'on con:iacre ou qu'on desti.ne à ces cours et les soins que le maitt-e peut y vouer. Et d'abord, quand tient-on les cout·s de répétition ? On pourrait presque dire que celte question a autant de réponses qu'il y a de coni·s ù'aùultes. Dans maintes localités ils se tiennent le matin de bouue beure; dans d'autres: pl?.s far~ _d_ans la i?.urnèe; _ici •. tous .les jonrs avec la preIDiere ~1Vt810n de ~ecole pnma1re, la, seulement le jeudi et le dimanche; a11leurs enfin, pendant la soirée. Partout -ou presque partout ils ~ont confiés au maître qui dirige l'école primaire. • Le sy~tèi?e qui veut fair~ tenir le cours pendant la soirée, ne saura11 eire recommande . .Bten plus, il a même Mé condamné pa1· l'autorité supérieure. Cela se comprend aisément, car, outre que le maître. déj1 harassé pa1· six. heures de classe, ne saurait mettre beaucoup d'attraits dans ses leçons le~ jeunes gens, fatigués aussi par les travaux de la jour~ n~e, ne vont en classe que parce qu'ils y sont obligés et n y apportent que peu ou point d'intérêt . Souvent encore ils profitent de t'heure de la sortie pour faire du bruit o~
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occasionner des désordres dans le village, ce qui s'est constaté à différentes reprises. Combien de fois aussi l'autorité du maître n'y est-elle pas en péril, si elle ne sombre complètement, devant les menées de quelques mauvais garnements qui attendent les ténèbres pour exécute!" ce qu'ils appellent « de jolis tours! » Ajoutons à ces circonstances le peu de tem!JS que les élèves sacrifieront à leurs devoirs pendant la joumée, et nous pourrons aisément conclure que dans de telles conditions les progrès ne sauraient être sensibles. Avec la division supérieure de l'école primair·e, les adultes pourtaieut faire des progrès; mais leut amour-propre sera froissé de se retrouver· côte à côte avec des enfants qui étaient loiu derrière eux, il y a deux ou tr·ois ans. Le dépit s'accentuera da van tage si le:; jeunes obtenaient les meilleures places - ce qui ne serait pas extraordinaire - ; et alors, adieu l'applicatiou et l'ardenr au travail. ... La jalousie et peut-être même les é. nimosilés entr·aver·ont les progrès! ... Si les leçons se donnent le jeudi et le dimanche, elles sont naturellement trop rares pour qu'elles puissent produire des résultats salisfaisants. Et puis, ne semble-t-il pas. amis lecteurs, que le maître qui enseigne assidûment pendant la semaine doive avoir droit à ces deux demi-journées? . . . Qui songerait à l'en priver?. . . (A suivre)
LES TRAVAUX MANUELS Nous empl'Untoos les considérations ci-après à une conférence donnée par M. Gillié.·on à l'occaRion d'un cours normal suisse de travaux manuels :
Les travaux manuels sont non moins avantageux aux habitants des campagnes qu'à ceux des villes. Familiarisés avec le maniement des principaux outils des différents mé· tiers, les cultivateurs pourront faire eux·mêmes une foule de réparations pour lesquelles le temps ou l'importance ne permettent pas J'appel d'un homme du métier. De même. ils pourront employer agréablement cas journées, toujours
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si longues, pendant lesquelles le mauvais temps ne leur permet pas de sortir, à fabriquer ces mille petits riens qu'on ne peut acheter et qui facilitent les travaux agricoles ou qui donnênt du confort à la maison. Beaucoup de campagnards n'ont pas attendu jusqu'à ce jour· pour s'occuper de ces travaux; ils les exécutent tant bien que mal, ils les exécuteront mieux. Personne n'y perdra rien, pas même les hommes du métier. On se plaint du dépeuplement des campagnes au profit des villes. Gagnons des bras dans les villes pour les profe5sions manuelles, ce sont autant de bras qui restent à la culture de la terre. Quelle que soit la position future de J'enfant, les travaux manuels lui seront d' une valeur inestimable. Celui qui aura appris quelle peine et anssi quelle somme de travail intellectuel exige la confection d'un objet même très simple, ne pourra enlever à l'artisan qui l'a fait l'estime qui lui revient ; il ne regardera pas le travailleur aux mains calleuses comme un homme d'une autr·e pâte que la sienne. De plus, il saura distinguer un objet bien fait d'un autre mal fait, et en donner le juste prix, au grand avantage des industriels honnêtes. Ajoutons que le dessin, lequel est non seulement utile, mais indispensable à tous les corps de métiers, occupe une large place dans l'enseignement des travaux manuels. Avant de commencer un objet quelconque, l'élève doit en faire un rapide croquis coté qui doit être mis au net rians la leçon de dessin proprement dite. Il apprend ainsi à exprimer rapidement sa pensée par le dessin, but auquel doit tendre l'enseignement élémentaire dans cette branche. Les conditions que doit offrir un genre de travail pour être employé efficacement au point de vue pédagogique, ce sont les suivantes: Ce tra\'ail doit : t) Faire acquérir à l'enfant une habileté générale de la main; 2) Eveiller le goût et l'amour du travail ; 3) Inspirer l'ordre et la correction; 4) Favoriser les habitudes de propreté; 5) Développer les facultés d'at-
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tention et de perception (intuition) ; 6) Correspondre à la force physique des enfants; 7) Exclure la position assise et exercer tous les muscles du corps, afi.n de neutraliser lP-s effets nuisibles produits sur l'organisme par les études purement intellectuelles; 8) Développer le goût du beau; 9) Se prêter à une gradation métbodique. Dans les écoles de travail manuel primaire, le choix des occupations a porté sur les matières premières suivantes : fer, paille, osier, carton, bois. Les objets confectionnés peuvent se rattacher aux. profe::;sions sui van tes : forge. serrurerie, vannerie, tressage de la paille. cartonnage, reliure, découpage à la petite scie_, tournage, modelage, sculpture, menuiserie. Les travaux de forge sont loin de satisfaire à toute::; les conditions requises, mais il est cependant de 1oute nécessité que l'enfant se familiarise aussi avec l'emploi d'uue matière première aussi importante que le fer. Le travail de la forge et de la. lime ne peut être fait que par des élèves vigoureux ayant plus de 13 ans; pour nos écoles pi'imaires, nous devons nous contenter des travaux en fil de fer remplissant toutes les conditions d'un bon travail scolaire, tout en étant d'une installation peu coûteuse (t fr. 25 par élève) ce qui n'est certainement pas le cas pour la forge et l'ajustage. Mais rieu ne serait plus facile à l'instHuteur· que de conduire quelquefois ses élèves dans une forge voisine pour leur montrer une quantité de choses intéressantes se rapportant au travail du fer. La vannerie répond à un certain nombre de conditions; elle pourra trouver sa place dans les écoles de la campagne où l'enseignement manuel devra avoir une portée peutêtre plus directement utilitaire. Ce geme de travail ne dé· veloppe pas beaucoup la viguem· générale et exige une position a$sise. Il n'exerce que les doigts, le poignet et les bl'as, résultat qui peut être avantageusement obtenu par de petits ouvrages en fil de fer. Le cartonnage et la relim·e remplissent peu à peu près toutes les considérations désirables ponr un bon travail manuel,, cependant on peut lui faire le même reproche
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qu'on a fait à la vannerie, celui de ne pas développer suffisamment la vigueur générale. Le grand avantage du cartonnage est de pouvoir être fait par des élève~ tres jeunes puisqu'il est une continuation de la mèthode Frœbel. JI est d'un grand secours dans l'enseignement de toutes les sciences eL peut êt-re introduit sans dépenses considérables dans nos écoles. Un seul genre de travail, la menuiserie, le travail du bois à l'établi, remplit toutes les conditions énumérées. c L'expérience a prouvé, dit Salomon, que ce travail fourni!, au pOint de vue de l'éducation, des résultats que les autres genres de travaux sont impuissants a reproduir·e. La menuiserie, se ule, donne cette dextérité générale qui doit être acquise à J'école primaire; le gr·and nombre d'outils employés, l'immense variété de mon vements accomplis sont plus à même que n'importe quelle autre occupation de développer une adresse mu ltiple, la dextér·ité générale demandée. » A la menuiser·ie, on peut ajouter, comme compléments, le découpage à la petite scie, le tournage et la sculpture sor bois; mais il est urgent, au point de vue hygiénique surtout, de ne leur accor·der qu'noe place secondaire.
Recommandations du célèbre pédagogue Bernard Overberg aux instituteurs sur l'importance du chant pour éduquer, instru~re et d~scipliner les enfants . Outre que le chant dE~ bonnes chansons forme le caractère, et dispose l'âme à faire le bien, il est encore un excellent moyen d'assurer les progrès et de maintenir la discipline. Le chant des cantiques a aussi cet avantage, qu'il imprime daoP les cœurs une véritable crainte de Dieu, l'y anime et 1~ conserve vivace. Que de salutaires effets pour l'âme n'a pas souvflnt produits un chant instructif composé avec goût et avec talent, s'écrie ID savant pédagogue T Que de tètes légèrE~s o'a-t-il pas fait rétl~chir T Que de cœura affligés n'a-t-il pas eonsoléa et tranquillisés T Rarement un cœur insensible est ému par la lecture d'une pièce de vers pleine de pensées élevées et de sentiment;
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mais, quand elle est chantée sur un air approp1·ié aux pa les, que de force n'a-t-ella pas alors pour émouvoir f Et co bien ne sont pas fortes et salutairt~s ces émotions, lorsque pièce est bien chantée 1 Que de bons sentiments ne fait-elle pas naître dans le cœur? Et qu'on ne pense pas que Jes hommes instruits t'oient susceptibles de ces émotions intérieures. L'homme du peu même, privé de tcute instruction, est sensible aux pa1·ol à l'air harmonieux d'un chant religi eux. Souvent même cœur en est vivement éruu . Mais le plus grand dfet que prcduiseut les chants reli c'est lorsqu'ils sont chantés avec solennité par · un grand n vre de voix. Saint Augm tin confesse devant Dieu, en termet~, l'effet que ce chant maJestueux produisit SUl' âme : • Que de Ja1·mes je répandis en entendant chanter hymnes 1 Combien mon cœur fut ému par Je chant sole de l'Eglise 1 Pendant que 1~ chant résonnait à llifS oreilles, vérité pénétrait dans mon cœur et le louchait vivement. me mis à réfléchir et à fondre en larmes, me trouvant pendant dans une joie inPffablt~. •
Ce que vaut un nitl d'oiseau. A l'approche de la saison du printemps, nous trouvons propos d'appeler l'attention spéciale du corps enseig sur les lignes suivantes, afin que, par son interméd elles arrivent à la connaissance des enfants de nos éc.oles. JI y a ici une double question à envisager ~ d' humanité d'abord et d'intérêt bien entendu eu suite, puisqu'il s'agil tle la protection de no~ petits auxiliaires eu agriculture. A cette occasion, nous croyons devoii' rappeler que toutea les écoles de garçons et les écoles mixtes doivent posséder le tableau des oiseaux utiles et l'opuscule s'y rapportao&. Ce matériel a été fourni il y a quelques années aux érolea ensuite d'ordre supérieur. Petits bandits joufflus et potelés qui d'un œil avide et guettez au coin d'une baie un de Cf s nids soyeux où touts une nichée d~ petits oiseaux, savez-vous ce que vaut ce nid que vous coovoitE>z f Cela ne doit pas avoir une grand• valeur, dites-vous, mes petits amis qui ne savez peut-être pas tout le mal que vous faites. Eh bien 1 approchez-vou avec moi de ce nid de mésaogt~s, là dans cette baie d'auh6pine. Il y a là-dedans cinq petits becs jaunes, insatiablt>a.
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Ces pelits oise,t.ets veulent man~er, _manger tout le jour et vous savez qu Ils dévorent une InfiOJté, un nombre incalculable de chenilles, d'insectes qui leur sont aoportés sans trêve par le père et la mère. • Admell~~s que chacu~ de ces. petits nourrissons engloutisse 50 p1eces de vermine par JOUr, cela fait pour les cinq 250. Ce manège dure ainsi tous les jours pendal.lt 4 ou 5 se~a!nes : n~us .comptont~ 30 jours seulement. .Nos cinq petits oisillons detrUisent pendant ce temps 30 fms 250 chenilles soit 7,500. Un joli carnage n'est-il pas vrai 1 Mais poursui~ vons. Les savant~:~ nous apprecoent que chaque chenille détrui~ journellement son poids de fleurs et de jeunes feuilles, et s1 nous admettons que les chenilles vivent 30 jours et qu'elles dévorent chaque jour une flAur donnant plus tard un fruit, nous aurons 7500 fois 40 floraisons, cela donne la jolie somme de 7500 X 30 22!J,OOO fruits qne les chenilles auront ainsi empêchés de mûrir et ravis à l'homme eL à vous petits marmo ts, car vous l~s aimez pourtant bien, les belle~ pommes roses comme vos Joues et les poires délicieuses qui se fondent dans la bouche . Réfléchissez donc à la mauvaise action que vous commettripz si vous cédiez à la tentation de vous emparer de ce petit DJd et des cinq petits oisillons. Cela fait 525,000 fruits perdus pour vous et vos parents, sans compter que vous aurez fait souffrir ces créatures du boo Dieu qui dès le premiPr jour de leur existence travaillent pour défe~dre vos pommes, vos poires et vos prunes contre la vermme. Me dirPz-vous encore, mes petits amis, que ce petit nid n'a pas sa valeur.
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Parmi IE>s oiseaux utiles à l'agriculture citons : La cigogne qui se nourrit de reptiles . La buse qui mange par an plus de 4000 rats, souris et mulots. Le hibou a les appétits de la buse. En outre il détruit les insectes nocturnes et crépusculaires. Le héron, garde-bœufs, défend des mouches et des tiquets l'espèce bovine. Le corbeau engloutit une quantité prodigieuse de vers
blancs.
Le pic nettoie d'insectes les endroits pourris des arbres. La caille et la perdrix man~ent des vers blancs. Le. coucou, qui vaut mieux que sa réputation, s'arrange des tbeDIIles velues que les autres oiseaux ne peuvent manger. Le merle purge les jardins des colimaçons et des limaces.
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Comme la grive, il avale par millions, dans le coura'lt d'une année, les insectes nuisibles. Le r11enu de l'étourneau est à peu près le .nême que celui du mel"ll'l ou de la grive, il fait aussi une forte consommation de sauterelles et de mordelles. Le vanneau est l'ennemi acharné du taret, de:;~truC'teur dea constructions navales. L'alouette s'attaque aux vers, aux grillons, aux sauterslles, ~ux larves de fourmis. Le moineau dévore lo ver blanc, les hannetons, les mouches, les pucerons, etc. Sa couvée a besoin de 400 insectes par jour. . . Il faut chaque jour à unA couvée de rottelels, 150 chentlles. Le ro~signol est un grand destructeur de larves et da fourmis. La fauvette chasse dans l'air les mouches et les pucerons. L'hirondelle a un estomac dans lequel on peut trouver MO insectes. C'est par centaines qu'il faut compter les chenilles slrviea chaque jour par la mésange à sa jeune fam~lle. ~·ayant paa de couvée à nourrir elle ne pourra, sans b1en crter la fatm, s'administrer moins' de 500 œufs, larves et corps d'insectes. Dans une chambre, un rouge-gorge peut prendre 600 mouches dans une jouroée. . Le traquet attrape au vol moucheR, vermisseaux : on s_ua, il débarrasse la vigne de la pyrale. Or, une pyrale de motos promet 115 grappes de raisins de pl•ts. . VinRt bergeronnettes purgent de charançon un grem.er de blé. Or, la destruction d'un charançon sauve 92 gratns de froment. A ceci, on répondra peut-être qu'à de cer~ai os momeo~, beaucoup d'oiseaux vivent avalant autant de frutts ou de grat• nes que d'insectes. Mais détruire l'être qui, sur mille graines qu'il sauve, ea prélève une, serait la plus fatale des fautes du ~alcul ~t le plus coupable des actes d'ingratitude. Cel_a équlv~ud1·att l faire un crime au moissonneur de se nourr1r de pam. Protégeons donc ces charmants êtres qm, à leurs ti_tres. dl sauveurs de récoltes, joignent celui de chanteurs des Jardnaa, des champs et des forêts.
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PARTIE PRATIQUE
STYLE Votre père écrit à votre frère qui est soldat; vous fal·
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&ell une petite lettre pour joindre à la t~ienne, pou1· montrer à trère que vous savez écrire, et pour lui dire que vous ttes fier d'avoir un frère soldat
, 0 trB
Développement.
Mon cher frère, papa t'écrit, et veut bien que je mette quelques mots sursa lettre. Jo suis biPn content de le faire, cela te montrera }es progrès que j'ai faits depuis ton départ. Je regrette bien que tu ne soi~. ~!ua ici, et pourtant je me sens tout fier quao d je pense que J a1 un frère, un trère eolda~, qui est prêt à se battre pour défendre sa patrie. Je prie le boo Diflu pour qu'il ne t'arrive aucun mal. Ton frère qui t'embrasse de tout cœur. DÉSOBÉISSANT Un jeune lapin sort de son terrier melgré les avis de sa Dlère qui craint de le voir dévorer par le renard. Le renard l'aperçoit en pffet et le mange. Morale.
Sujet traité.
Un j8une lapin échappé du terrier, contre l'ordre de sa Dlère, se jouait au beau soleil du matin sur l'herbe tendre et le serpolet odorant; il était tout entier au plaisir, tandis que sa mère, inquiète sur son sort, le cherchait partout. , Hélas 1 disait-elle, si le renard le rencontrait, il serait perilu ; il ne saurait pas en~ore éviter et fuir ce méchant animal. , Le renard le rencontra en pffet. - c Bien 1 mon petit, dit Je renard dès qu'il l'aperçut, bien 1 Vous ne pouviez mieux faire que de quitter le terl'ier, pour jouir de cette belle matinée ; sans vous je courais grand risque de ne pas déjeuner d'aujourd'hui. • Et, cela dit, il sauta sur le petit lapin dont il ne fit que trois bouchées. La désobéis11ance a conduit plus d' un enfant à sa perte .
DICTÉES L'EVANGILE Voyez les livres des philosophes avec toute lem pompe: qu'ils sont petits près de celui-là! Se peut-il qu'un livre à la fois si sublime et si simple soit l'ouvra6e des bommes 1 Se eut-il que celui dont il fait l'histoire ne soit qu'un homme ni-même ? Est-ce là le ton d'un enthousiaste ClU d'un ambitieux sectaire 1 Quelle douceur, quelle pureté dans ses mœurs, qu~Jie grâce touchau te dans ses instructions 1 Quelle élévation dans ses maximes 1 Quell€1 profonde sagesse dans ses discours 1 Quelle présence d'enpt·it Elt quelle justesse dans ses réponses! Quel empire sur ses passions 1 Où est le sage qui sait agir,
r.
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souffrir et mourir sans faiblesse et sans ostentation ? Quan4 Platon peint son juste imaginair~ couvArt de to~t l'~pprobre dtt crime et digne de tous les prix de la vert~, 11 pemt traf& pour tr~tit Jésus-Christ: la ressemblance est s1 fra~pante que tous les Pères l'ont sentie, et qu'il n'est pas possible de s'y tromper. J .-J. RoussEAU. LE DRAPEAU Le drapeau, emblème de la pa.trie, es~ sous ,la garde. de tous les soldats du régiment auquel1l appartient. C est un crnne de l'abandonner; à travers les balles et l.es éC~IltS d'obus, &Q plus fort de la mèlée, chaque b~mm~ d01~ avOJr les yeux sur ce signe de ralliement. Si celu1 qu~ le hent tomb.e mort ou blePsé c'est à qui le reprendra des mams auxquelles 11 é~happe, Les c~mbats les plus acharnés se livrent pour le defendre. Souvent à la fin de la journée, il pend le long du la hampe, déchiré par la mitraille et • tAint du sa~g de ses dé~enseura. Mais, du moins, il est sauve, et avec lm est sauvé 1 hon~eur du régiment; ceux qui survivent le saluent avoc or~ue1l et respect. ~
VABI:Î'IIPÎIS L'INSTITUTEUR (Ce qu'on en dit dans le monde.} Il y a vraiment du plaisir à ètre institute~r. Reste-t-il chu lui 1 Il mépri11e Je public. - Fréquente-~-11 le monde! D manque c1e dignité. - Va-t-il au caté! . C est un •.• p~chard. - N'y entre-t-il jamais! C'es~ un p1~gr~ . - . Va-t-.•1 à la messe! C'est un clérical. - N y va- t-11 Jama•s.? C ~st Ull franc-maçon. - Parle-t-il au curé! C'est un réactionnaire;Ne le voit-il jamais? Il a tort, le curé est un h?mme destime. - Exige-t-il qne les enfants le saluent? C est ~n orgueilleux. - Ne l'exige·L-il pas? .C'est un man.ant qu1 élèft mal la jeunesse. - Ne montr~-t-•.1 aucune preférence dau ses relations? C'est un rusé qu1 menage la ~hevre et 1~ chou. - Se met-il d'un parti! Au p1·emier sucee~ du p~rll eontraire, il peut faire ses r;nalles.. - Prend-1~ part a l~ lutte électorale? C'est un malavJsé qm casse sa p1pe. -:- ~e6te·t-il neutre? C'est un indifférent, un tiède, qui ~e fatt rien. pom la République. - Les é lèves font-ils de rap1de~ pro.gres. Ce sont des intelligences d'élite. - N'apprennent-Ils. r1en 't Le maitre est un âne. - Réclame-t-il une augment~h?n de traitement? , Vous la méritez •; lui dit le député bmt JO~rs avaul les élections; « vous me cassez la tête avec vos baltvernes ,,
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lui répond-il huit jours après. Qui ne se fera pas glotre d'être instituteur..•. QUI AIME BIEN ... Dès le XIII• siècle, on céléLrait, en Allemagne une fète scolaire dont l'usage se perpétua jr1squ'à la fia du XVI• siècle. Aux promiers jours du mois de juin, lus enfants étaient conduits en procession solenne!le jrJsqu'à un taillis désigné d'avance et ils y coupaient d'abondantes brassées de branches de bouleau, qu'ils rapportaient dans leur famille en chantant la complainte suivante : 0 père et mère, vous voyez 1 Nous revenons dans nos foyers, Chargés de verges salutaires, Pour qu'en nos petite;; affaires, Le bouleau vous offre un moyen De nous encourager au bien. La loi divine le commande, Et vous aussi, nos bons parents. Nous venons donc en pénitents, Nou!l-mémes, vous porter l'offrande De ces utiles instruments.
Avec quelle aimable bonhomie les temps barbares recommandaient ces moyens disciplinaires qui menaçaient, non la tète, mai~ beaucoup pl us bas. En ce siècle, le pt·ogrès humanitaire a banni avec horreur et dégoût ces punitions corporelles; et ce pi'Ogrès humanitaire a doublé la population des maisons de correction, do1blé le nombre des prévenus de la police correctionuelle et produit mème des suicides 1 0 progrès à rebours 1
8alnt-Gall. - Le nouveau règlement scolaire de StGall coutient les prescriptions suivantes : Après chaque hem·e d'instruction, il doit y avoir une pause de 10 minutes; à 10 b. du m., une semblable de 15 minutes. Le matin, tous les élèves des écoles primaires doivent être congédiés 5 minutes avant midi. Dans toutes les classes, les élèves ne doivent rester en aucun cas pendant les heures de midi. L'heure de 1 à 2 après-midi ne doit pas è tre utilisée pour l'enseignement. A l'école des filles, les châtiments corporels sont rigoureusement défendus. Aux écoles de garçons, les punitions corporelles sont également interdites, à l'exception des coups dtl baguette &ur les doigts ou le plat de la main. Ceux-ci ne doivent toutefois être donnés que pour des délits sérieux, comme le men':longe, Je vol, l'insubordination ou la désobéissance renouvelée, etc., mais jamais pour manque d'application ou des travaux mal faits. Ces punitions doiven t,
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Plus de cahiers tachés, déchirés, malpropres
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du reste, être infligées avec raison ou seulement après que les avertissements auraient été sans résultat., mais jamais de but en blanc. Il devra être fait une mention motivée dans le journal des châtiments corporels qui auront été infligés. Il es~ défendu de mettre les élèves en punition dans les corridors ou de les laisser sans surveillance après la classe. Les tAches de punition doivent étre donnéAs pour le lendemain et noo du matin pour l'après-midi. Il est défendu de donner des tAches à faire à la maison pendant les vacances et les heures dn midi. Il est égaleml:'nt interdit de ch!l•·ger la mesure dea tâches en vue de l'examen. LES MOINEAUX Quand la campagnt! est couverte de neige, Ah 1 des moineaux je connai~> le manège 1 Au bord dea t01ts voisins je les vois épier L'heure où chez moi le repas se termine; Et les mignons chacun de pépier En me di8ant: Pour nous c'est la famine. Donne -nous donc des mielteR, s'il te plalt 1 Et c'est alors que j'ouvre ma fenêtre. - Ces coquins-là paraissent me connattre. Et je les vois accour1r au complet Pour picorer en~Pmble un peu de mie. Le Iendt>m:dn revient encor la bande am1e Qui tren1ble en essayant quelque nouveau couplet. Devant l'oisE>au qui souffre et pleure, Enfants ayez un cœur humain; Nourrissez-le de votre main, Vous que jamais la faJm n'effleure.
(Citoyen Franco-Américain.)
L.
VERMEiL.
Anecdotes scolaires.
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Mam&n ayant conduit Tomy avec elle chez le charcutier, veut lui donner une IPÇon de choses, suivant la mode du temps. - Dis-moi, Tomy, quel est l'animal qui nous fournit le jambon 'P - (l'orny après avoir réfléchi un moment) Le charcutier, maman. Uu autre jour, elle cherche à expliquer à Torny la différence qui PXiste entre l'accent aigu et l'acceGt grave. A'ors, s'écrie Torny, quand grand-papa se plaint des rhumatismes aigus, c'est pas grave? A l'école. - Voyoos, Jean, puisque tu fais de l'astronomie tu vas me dire clairement pourquoi il y a une étoile qu'oo appell e polairP. - Mais, ce n'est pas malin. On l'appelle polaire parce qu'on la regarde par dessus l'épaule (les pôles).
par le
CAHIER -SOUS-MAIN Le Secrétariat du Dépal'tement de l'Instruction publhJue, à Sion, fournit les dits cahiers, aux conditions suivantes : 8 fr. - le cent, 4: fr. - le demi cent, 2 fr. - le quart de cent. J,e prix ci-(lessus représente une remise du 20 % sur le cahier, qui ne cofite ainsi que 8 centimes. 4:0 centimes pour port de 60 cahiers et 80 centimes pour 120 cahiers. - Port ~t la charge du destinataire. La vente n'a lieu qu'au comptant ou contre remboursement postal. Il n'est pas fait (l'envois (l'un poids inférieur à 2 kgs. Pour ce poifls le paquet contient 23 cahiers et cofite 1. 85. ~B. Envoi gratis d'nu spécimen sur demande. OP~RETTESNOUVELLES Par M. l'abbé Aug. THIBAULT, à Breloux tDeux-Sèvres, France/
POUR JEUNES GENS
Net Les Vieux Grognards. Opérette bouff>cJ 3 L'Atelier de "VJ.aître klui, OpérettA Mémvingiflnne. 3 La Fête au 1 ·ozonel Grin_qallot, OpéreltA-bouffe 3 La Vengeance de Maitre Herbette, Opérette-féerie 3 Le Serin de t' Oncle de Valvert, Opérettil 3 Le Renard et la Cigogne, Opért~tle en 2 actes . . ~ 50 Le Petit Mousquetaire, Opérette , . . . . . . 2 50 Le Rendez-vous des Savoyards, Opéretie . . . 3 Le Sucre d'orge de Tonton Jean, saynète pour 2 enfaots: 1 50 N. B Toutes ces opérettes ont obtenu le plus g1·and s ucees dans les coll èges et les pensionnats. POUR JEUNES FILLES La 1irelire, ou la Charité récompensée, Opérette. 3 Fragile! Opérette pour fête de supérieure 2 50 Les Bijoux retrouvés, Opérlltt.e . . . . . . 2 50 La Vengeance de Fée Odette. Opérette-féerie 3 Le Serin de la Tante de Valvert, Opérette . 3 Le Renard et la Cigogne. Opérette en 2 actes . 3 50 Brouillées à mort, Opérette . . . . . 3 La Ronde des Montagnes Opérette. . . . . . . 2 50 Le Sucre d'orge de Tonton Jean, saynète pour 2 enfants. t 50 L'Atelier de Maitre Eloi. Opérett.e Méroviogie~ne . . . 3 Cette opérette peut, en raison des costumes, être interprétée par des jeuoesfilles.
La f"uture 1nénagère Lec:ures et leçons sur l'économie domPstiqne , la scienc" du ména~e, l'hygiènP et les connai!<san ces nécessaires à une maîtresse de mai!loo, par M11" Ernestine WIRTH, sm• édi tion, cartonné, 480 pages.
DiYision des parties et chapitres. 1" PARTIE. - Notions p1·éb'minai1·es. :l. La famille et le foyer domestique. 2. La femme do> ménage. 3. De l'e<prit_de famille. 4. De l'économie domestique. · Il"'• PART!E. - Organisation morale de la maison et qualités d'une bonne ménagè1·e. :l. La prévPnance. 2. Les t"étes et r éunions de famille. 3. Devoirs du voisinage. /1. La lecture Pt la bibliotLèque de la maltresse d~ maison. r•. Du r6\e de la femme dans l'~ducation des enfants. IIIm• PARTIE. - Or_qanisation matérielle et administration économtque de la maison.. :l. Appr.;ntlssage de ~'économie domestique. 2 Des qualites de la bonne ménagere. 3. De l'économie. 4. Emploi de la journée d'une maitresse de maison. 5. Installation d'un ménago. 6. Distribution intérieure de la maison. 7. Cuisine, office, boulangerie, ustensiles et accessoll'es de cuisine. 8. De>~ dom&stiques. 9. Blanchissage et entretien du linge. :19. Entretien et conservation des aliments. :l:l. Des travaux à l'aiguille. :12. Des pmvisions. :13. Manière d'ordonner un dlner. :14. De l'apprentissage de la cuisine. :li">. Notions élémentaires de cuisiue. :16. La ferme et la fe rmièll'. :17. Le jardin potager. :18. Chauffage et éclairage. :19. RPcettes et conuaiilsances utiles. 20. DP. la comptabilité. 2:1. Conseils d'hygiène. Au pt'IX réduit de 1 fr. 50 a u lieu de 1 ft·. 80 qu'il coûte en libt•atrie.
CHOIX DE CANTIQUES CATHOLIQUES à l'nsage de l'é~lise. des écoles el des famil les, recueilli !'~ par F.-O. Wolf, professeur au collège ~ t organiste de la cal hédraie de Sion. • Ce recueil dit la Cœdlia, etccllenle publication edilre var M. J. Gurtler, è Bonen url Jura·D.), est un' des meilleurs de ceu1 qui ont paru en Suisse, et •1 sera très u1lle dans les écoles et dans les paroisses pour les ornees etlro liturgiques. •
Ce recueil <'OIDprend 70 morceaux doot voici les titt·es: 1. 0 saocllssima. 2. Cantique. 8. Cantique do Sl·11pboosc de Ligorl. i La Oeur de Marte. 5 Lu mère de miséricord e. 6 ..lu salol cœur de ftla rie. 7. La mère des proscrits. 8. Cantique des pôlerin•. 9. Hommage à la ,ainle Vierge. 10. Je vous salue, Marie. 11. Janua cœll. 12. Invitation au culte de ~ho rie. 13. Le mois de mal. 14. ,\la reine du cieL 15. l,a mère d'a!Oiclion. 16. L'Image. 17. Le saint nom de ftlurle . 18. 0 domina mca. 19. Vas insigne devollonis. 20. Reginu murl!rum . 21, 22. Ave maris stella. 2~, 24. Ave Maria. 25, 26 27. Lilania lauretana. 28. Louange è I'EucbaristJe. 29. IIII!C requoes mca 111 olt!culum • .,~u ll. 30. Ego dormio et cor mcum vigilat. 31. Oiselle a me quia mi lis sum e L humilia corde. 32 0 esca viatorum. 33, 3~. 41. 0 salutaris. 35. Verhum supernum . 36. 0 esca viatorum. 37. Jesus Deus, amor meus. 38. Pan•• angeli•u• 39. Ave vcrum. 40..lnima Cbrlsli. 42, {3, 44, 47. Tanlum ~r~o. 45, 46. range lingua. 48 .\doramus te. 49. 0 bone lcsu. 50. Peodanli•Aveol 51. Gloria. 52. Sur la venue de Jésus·Cbrlst. ;;a. Dans la nuit de Noël. 54. Ur mous s licrnardi de s Nomine Je.•u . 55. Regret el amo ur . 56. Sur le no r&· ~re de la croil. 57. Vere languores nollros 28. lo domini quadragesim:e. 59 Jllosurree· lion de notre-Seigneur. 60. lnvucalion à l'Es prit soiot. 61, 63. Veoi creator. 63. La Trinité. ti4. Saint .\nge gardlen. 65. Te Deum laudamus 66. SaLut cntbollque. 6i. Cantique pour la honue mort. 68. Can tique de s. fraoçois·Xovier. 69, 70. Motets.
Prix fr. 1. 80 élégamment cartonné. Sur 12 le 13"'• en !lus.
Supplément AL'ECOLE PRIIAIRE 3)
HORIZONS LOINTAINS
Sur la pente que sillonnent deux ou trois petits sentiers, des jeunes filles, leurs urnes sur la tête, · descendent vers le puits où se rassemblent les troupeaux. Plus bas, la Méditerranée qui déferle doucement sur les galets, argente la rive où jouent des enfants à demi-nus. Un ctmetière tout l>osselé de tombes, se penche sur les flancs de la collme; il enserre notre campement, et non loin de nous, sur le bord d'une fosse fraîchement recouverte, sont réuoi<J les pleureurs et les pleureuses qui, à l'approche de la nuit, foot retentir l'air des lamenta1ions d'usage. Le ciel s'appuie d'un côté sur la mer, de l'autre sur une chaîne de montagnes, basse, aride, calcinée, aux escarpements désolés. Mais la nuit tombe, l'ombre s'étend sur la terre, les belles teintes s'évanouissent, les palmiers qui se font noirs, dentellent de leur gracieuse silhouette la voûte étoilée; et dans ce grand silence, sous ce ciel limpide et austère, on n'er.tend plus que Je cri des chacals qui répond aux complaintes intermittentes des pleureurs, et de ceux GUi veillent autour des tombeaux. Le sable de ces côtes est parsemé d'éponges que la mer, dans les tempêtes, rejette sur la plage. On y trouve aussi une certaine variP.té de charmants coquillages parmi lesquels, le Murex trunculus, espèce d'escargot armé de pointes avec lequel les Phéniciens préparaient la pourpre. Cette industrie remonte à la plus haute antiquité, ainsi que l'usage, exclusivement réservé aux personnages de distinction, de porter d ns vêtements de cette coulent·. L'Ecriture nous apprend, entr'autres, que déjà au temps de GAdéon, les rois de Madian portaient des rob es de pourpre, et plus loin, qu'Assuérus, voulant honorer M:~rdocbée, ordonna qu'il f(it promené dans les rues de Suse, vêtu d'une robe semblable . Le lendemain nouR étions à Tyr, la grande cité qui, selon la prédiction du Sauveur, a été, ainsi que Sidon, traitée moins rigoureusement que Capharnaüm. A l'ar-
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rivée de la caravane, une foule d'indigènes proprement vêtus, se pressèrent sur notre passage, et formèt·ent bientôt une double haie autour de notre campement. Dans cet empressement, il était facile de reconnaître une population chrétienne, et pour le moins au.tant de ~y ~.pa t.hie que de curiosité. Nulle part la pmssance ctvihsatrice du christianisme n'est aussi visible qu'en Orient ; - c'est comme un signe entre les yeux, un air de famille auquel on ne saurait se méprendre, - sous ces costumes bigarrés, dans l'expression bienveillante et ouverte de tous les yeux braqués sur vous, sur Jtoutes ces physionomies mconnues, au premier coup d'œil vous lisez votre bienvenue. Il n'y a pas à s'y tromper : ces gens-là sont pour vous; ce sont des frères en la foi. Nous lisons dans les Actes des Apôtres, que les habitants de Tyr embras1-1èrent le christianisme dès le commencement. Aujourd'hui encore, sur une population d'environ 5000 âmes, on compte 3000 chrétiens, grecs catholiques pour la plupart. Le séjour de la ville offre la plus grande sécurtté aux étranget·s. On y circule librement, dans des rues bien entretenues, et qui peuvent même paraître élégantes à quiconque arrive en Palestiue, mais elles n'offrent rien de remarquable, et leurs bazars sont insigmfiants. Quoique les Tyriens aient hérité Ide l'esprit mercantile de leurs ancêtres, et soient habiles à faire argent de tout, le commerce du pays n'est point aussi considèrable qu'ils cherchent à le faire accroire. Il se réduit à l'exportatiOn des meules, de quelque peu de blé, de coton et de tabac, mais surtout à la vente des débris de l'ancienne ville qui en constitue la branche la plus importante. Depuis Djezzar Pacha qui, au commencement de ce siècle, en a pris l'initiative, les restes de Tyr antique sont devenus un article de comm.erce. On les retire peu à peu, comme par lambeaux, soit du fond de la mer, soit des entrailles de la terre, et on les expédie au loin pout· set·vir de matériaux de construction, La ville actuelle, Soür, comme l'appellent les Arabes, a été bâtie sur Ille d'Erycore, où so trouvait Je temple de Jupiter, et que le roi Hiram, dont il est parlé d~ns la Bible, réunit par une chaussée à Paire-Tyr, la vtlla ancienne qui était située sur le continent où elle s'étendait sur un espace considérable ; selon Pline, elle avait 19 milles de circooféren0e. Le voyageur demeure saisi d'étonnement à la vue des
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ruines de cette ville célèbre. Des remparts écroulés des murs ~ntr'o~verts, de gigantesques arceaux, des portiques ecroules, recouvrent une partie de l'emplacement qu'elle occupait autrefois. D'innombrables colonnes, debçmt ou renversées danA la mer, de puissantes constructions à demi-ensevelies dans 1'3s sables, et continuellement battues par les flot.s, témoignent que le11 menaces du Tout-Puissant, prononcées par Ezéchiel contre la ville snpArbe, se sont littéralemeoL accomplies : c Ainsi
a d~t le ~eigneur, l'Eternel: Voie!, je vais faire venir de l Aquûon Nabuchodonosor ro~ de Babylone. le roi des rm.s, contre Tyr, avec des chevaux et des chariots, et des gens de cheval, et un grand peuple assemblé de toutes parts. - Ils butineront tes richesses et pilleront tes marcha:ndises; ils :uineront tes murailles, et jetteront tes pterres, ton bats et ta poussière au milieu des eaux_; - et tu seras semblable à une pterre sèche et à un. heu ponr étentj.re les filets. - Puis, quand je t'aura?. rendue une vtlle désolée, quand j'aurai fait monter sur tm l'abîme! et que les grosses eaux t'auront couverte, ceux q_ut te verront prononceront une comvlainte en di~ant : ()u_e?le ville fut jamais telle que Tyr, qùi a été détrutte au mûteu de la mer. Tu es un sujet d'étonnement, et tu ne seras jamais rétablie. Nous nons arrêtâmes à considérer les r11stes de sa cathMrale, l'un des plus anciens et des plus beaux monumentB de la chrétienté, à en juger pat· les splendides colon~~s de granit ~ouge qui gisent dans la poussière, au milleu de ses voutes effondrées. Elle avait trois nefs et cinq absides dout on voit Ancor~ quelques vestiges. On a lieu de supposer quA cette basilique, qui date du temps des croisés, a été élevée sur l'emplacement de l'église primitive où avaient été déposées )es cendres d'Origène. Suivant quelques historiens, c'Ast aussi ici que, neuf siècles plus tard, fut inhumé l'empereur Frédéric Barberousse qui, pendant la troisième croisade, se noya en traversant le Selef, ri vi ère de Cilicie. De Tyr à Sidon l'étape n'est pas longue. C'est une course de quelquAR heures que la caravane fait sans se presser, sur un chemin serré par la mer, le long d'une côte tour à tour fertilA et pierreuse. Eu passant, nous sal~ons d'un côté les masures du village de Sarepta, assises sur le versant de la montagne, à uo tre ctro1te ; et de l'autre, les L'Uines d11 l'ancienne ville, Lt Sarept a des croisés, qui vont se prolongMnt à ras .:le te!TG pen-
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dant deux kilomètres, sur un espace étroit entre la route et la ruer ; et nous venons camper sous les mura de Sidon, à peu de distance des fameux jardins, admir ables fouillis de verdure, Ri justement renommés pour la b flauté et l'abondance de leurs produits. Sidon de son nom moderne Saïda, la ville antique par exc~lleoce, nous regarde du haut de sa colline, de toute la hauteur des quartiers d'une ancienneté que nul ne songe à lui contester. E!le. n'a poi~t l' air déc~épit, elle n'a point fléchi sous le p01ds des s1ècles, ma1s se parant de sa vieillesse comme d'un diadème, elle s e m~le puiser unE:~ éternelle jeunesse dans sa ce1nture de feuil. lage et de fleur~. Après le déluge, lorsque les bommes étaiAnt rares s ur la terre, et que l'immensité était à eux, un des arriè re-pE~tits-fils de Noé,, Sidon, fils d~ Canaan, ayant !U cette plage, jeta son devo lu sur ce s1te charmant ; pu1s, voulant y bâtir une de~eure . pour lui et _ses descendants, il posa la prem1ere p1err~ de, la. v •!l e, ~ont. la situation agréable fait encore auJourd hm 1admuat10n des voyageurs . Comme Tyr, elle est aussi. sur les b.ords de la mer mais à la d ifférence de celle-cl , elle est Jeté" sur les flancs d'une colline verdoyante, et fière ment couronnée par les tours d'une antique citadelle. Do côté de la mer elle est défendue par de vieux remparts. Sou port, 'à moitié comb~é au XVII• siècle par l'émi~ Fak hr ed Dina, es t forme par un banc de rochers qu1 s'étend dans la direction du nord . Sur un de ces roche rs s'élève une belle forteresse reliée à la r ive par un pont de p lusieurs a~ches. Elle fut constru i ~e en 1227 par le duc Henri de Lunbou rg, q111 occupa S1doo avec un dé tac hement de croisés. Depuis longtemps, les Turcs la lai,;sen t tomber e n ruines, mais l'utilisent encore comme ca~e rn e et arse nal. No us n'en tr â mes pas dans la ville dont les habitants, musulmnos en majo rit~, ne paraissaient pas ani més de d ispositions bienvei llantE>s à notre égard, car quelques fanatiques avaient a~sailli à co u ps de pi erres les moukres chargés du transport de nos bagages, et s'étaient op posés à ce qu' ils dr essaEsen t nos t~n tes _sur leu r territoire. Ce procédé peu aimable ava1t ob\J gé nos g~ o~ à réclamer la protection du cons ul de France. Celui-Cl fi t immédiate meo t placer des gar des auto ur de notre campeme nt. Sa fer meté i mposa à nos agt·esseurs et tout rentra dans l'ordt·e.
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Dans la soi~ée, nou~ reçûmes la visite de quelques Arabes catholiques qu1, ayant appris l'arrivée d'une caravan4:l franque , venaient cordialement souhaiter la biennoue à leurs frères d'outre-mer . Deux d'entre eux avaient été élevés dans les écoles chrétiennes, et servaient de truche~ans à leurs compagnons. Ils s'expr imèrent en français avec la merveilleuse facilité que j'ai souvent admil·ée chE>z les Orientaux. Pleins d'abandon et de confiance, il~ ne tardèrent pas à nous mettre au co~rant de leurs circonstances de famille, et nous appr•rent que leur grand-père maternel, l'une des victimes des massacres de Da~as en 1860, avait été impitoyablement ~~orgé _aux p1eds des autels, avec plusieurs de ses corehgwona1res, dans une église où ils avaient vainement cherché un refuge contre la foreur de ceux qui les poursuivaient. ~a .c~ale?r, ordinairement si intense sur les côtes de Phen~CJe des. les premiers jours de mai, commençait à se . fa1 r~ sentrr. Le lendemain, à l'aube, nous quittions déJà S1don e,t ses b~sque ts enchantés, pour suivre sous l~s rayons d ~n sole1l brt1laot e' sur un sol calciné par 1~rd.eur des JOurs précédents, la route monotone qui co~01e le bo~d de la mer en ra<Jaot les premières ondula_twns du L1ban. Cette plage est coupée par des eaux v1~es, e~ par plusieurs rivières dont quelques-unes sont tres profondes. Comme il fa11t les traverser au gué ' atten d u qu ,on _n ,y trouve pas de pont, leur passage n'est pas sans péril. La premièro rivière que nous rencontrâmes ~u~ le Nahr el-Anëli, l'ancien Bostreitlus. Il coule au m1l1eu de gros massifs de lauriers roses, et ses belles ."'aux _arrosent et fertilisent les jardins de Sidon. Apr~s ~vo1r cheminé pendant trois h~ures environ, nous atte1gmmes une petite mosquée, située au bord de la me1·, et v ulgairement connue sous le nom de Nebi- Younèse. Selon une tradition locale, elle est bâtie sur le lieu ()Ù .le. prophète Jonas aurait été déposé après avoir passé tr_01s JOUrs dans !es en~railles d'un poisson. A peu de distance, les vest1ges d un aqueduc et des ruines e8pacélls dao~ lf'S broussailles, indiquent l'emplacement d'une VIlle anc1eooe dont le nom a disparu avec elle enseveli eomme celui de tant d'autres dans l'oubli. ' Nous fraor.hi ssoos le Nahr-el-Damaûr, autrement dit le '!-'amyras. Ses eaux calmes et limpides se troublent -et ecument sous les pieds de nos chevaux. De la montagne à la mer, la rive droite de ce b eau fleuve est lit-
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téralement couverte de mûtiers. A mesure qu'on avance le terrain devient plus accidenté; le chemin plus diffi~ cile se maintient sur une côte pierreuse et sans ombre. La caravane chemine bravement sous les dards enflammés du soleil de Syrie. On n'entend pas une plainte, chacun veut être brave jusqu'au bout, - mais les visages brûlés et endoloris en disent plus que des paroles.
tA suivre}
L'esclavagisme au Soudan Par mesure d'ordre, et pour l'intelligence de la digression suivante, extraite du Bulletin de la Société antiesclavagiste de .France, nous devons signaler à l'ouest du Bornou et du Baghirmé, uoe vaste contrée où, de nos jours une race envahissante a fondé un grand empire ou plutôt no groupe d'Etats. Quels étaient ces nouveaux y~nus 't Ils arrivaient ~e l'ouest: mais on ignore leur ongme. Ils ne sont ni Touaregs, ni Arabes ni Sourais, ni Houassani. C'est une race distinctt>, de c~u leur rougeâtr", incontestablement supérieuro par l'énergie et l'intelligence à toutes celles du centre de l'Afrique. Ces hommes sont aptes à un dt>gré assez remarquable de civilisation. On les appelle indifféremment Felletas, Fellanes, Foulanes, Peulk : nous nous servirons de cette dernière dénomiuation qui a prévalu au Sénégal, où leurs métis sont appelés Toucouleurs. Ils sont musulmans. Arrivés comme dA siruples pasteurs ils s'étaient groupés peu à peu. Enfin, en lb02 Othma~ Fodio, l'un d'eux, les souleva contre les do~inations idolâtres. Mohammed Bello, fils de Fodio, continua la lutte. En peu d'années, ils avaient fondé un grand empire musulman dont Je siège principal est à Sokolo sur un affluent du Niger. L'Islam était redevenu con'quérant par le fer et le feu comme aux premiers siècles de l'hêgire. Il y a encore parmi eux et autour d'eux beaucoup d'idolâtres que, sous le prétexte religieux ils attaquent et réduisent en esclavage. L'empire fondé à Sokoto comp1·end aujourd'hui l~s pays connus ~sous le nom de Houassa, Adamova, Nupé, Gando, etc., etc. En amont, sur Je Nige1·, ils occupent le Macina et ~& sont étendus sur le Kaarta, et une partie de la vallée
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du Sénégal. Là, ils ont trouvé à qui parler et n'ont pas atteint les côtes de l'Atlantique. L'émir de Sokoto a pris le nom de commandeur des croyants comme les sultans de Fez el de Constantinople. '
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Les moyens de combattre ou de prévenir la traite sont : 1) les missions; 2) le trafic honnête; 3) le blocus; 4) une force armée. Etudions l'application de ces remèdes au Soudan. I. - Auprès des misl'lions religieuses, il se forme nature.llement des villagfs chrétiens de nègres libres qui s~ livrent ~ l'a~riculture, et . à l'industrie ; c'est là que s elabore d1scretement 1 Afrique de l'avenir. Aucune œuvre plus utile que de leur venir en aide en leur fournissant des re!:lsources et quelques bommes comme Joubert . A l'ouest, sur J'Atlantique, les missions ont porté de boos fruits et t>e développent tous les jours. L~s Pères d'Afri9ue d'Alger, vulgairement appelés les Peres Blancs, VOH' nt pro~pérer leurs missions dans la région si lourm~ntée des. grands.lacs. Si le climat y tue chaque annee des mJssionnaues aussitôt remplacés par les futurs martyrs, leurs personnes ont toujours été respectées. Les j eunes chréhentés elles-mêmes n'ont pas été inquiétées, excepté dans l'Ouganda, • Au grand étonnement du monde entier, dit le général Philebert ces. n.ègres à peine. conve1·tis, semblables aux martyr~ chretiens des premiers sièclt>s, ne tremblent pas devant la mort, et maintiennent leur foi jusque dans les tortures.. . . Ces faits extraordinairAs sont d'un heureux augure pour le relèvement moral de cel:! populations, et ces persécutions, comme tontes les autres, ne font que contribuer au succès des persécutés. , ~a~huureul:lement le Souâan proprement dit, le centre afriCaiD, est demeuré inaccessible aux missions chrétiennes. A J'est, les RR. PP. Franciscains, même sur u.n terrain alors égyptien, ont dépensé à peu près inutilement leur patience et leur abnégation traditionnelles. Qua11t à la pénétratiou par le nord, J'archevêque d'Alger l'a ten~ée : autant il a envoyé de missiOnnaires, autant on IUl en a massacré avant leur arrivée au Soudan. II. - Le développement du trafic honnête est un moyen de diminuer le commerce des esclaves. mais surtout dan9 les contrées improductives ou de transit. Tel n'est pas le cas des Etats peulk du centre. La c
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chasse aux bommes fournit certainement un contingent à l'exportation, mais elle pourvoit surtout à la consommation intérieure. Les dominateurs veulent avoir des esclaves pour les faire travailler. Barth cite l'axemple d'un chef qui en entretenait mille sur un seul domaine. Depuis que les Anglais ont fermé le Niger à l'expot·tation humaine, un voyageur allemand, Gérard Rohlfs, a remarqué que la production utile a sensiblement augmenté dans le Nupé. On .Y cultive le coton pour l'exportation ; mais le développement du travail exige un plus grand nombre de bras, et par conséquent des chasses aux esclaves plus fructueuses. III. - Un blocu~ sévère finira par empêcher l' exporportation par la côte orientale et par la mer Rouge ; mais le centre africain ne S'lurait en être sérieusement entravé. Il n'empêchera pats les Etat~ peulk d'alimenter pour la servitude intérieure I'Egypte, la Tripolitaine et surtout le Maroc, qui est le grand consommateur d'esclaves et où la mutilation est une institution d'Etat.. Il faut bien avoir aussi pt•ésent à l'esprit que le caractère religieux de la conquête peulk~ est un excitant terrible pour la cbas ~e aux idolâtres, sous le voile de la propagande relil{ieuse. Ces Etats sont le boulenrd matériel de l'islamisme militant, comme l' ordre des Senyou~si en est le propagateut· par la prédication. Or, la religion de Mahomet est en voie d'envahir toute l'Afrique, et l'influence de l'islamisme sur le dévflloppement de la traite et sur la dépopulation de l'Afrique est aujourd'hui bien connue. IV. - La force armée, on l'a reconnu dès le principe, est appelée à participer à la délivrance du continent noir, Nous avons déjà parlé de la marine. Une fois la route de mer fermée sur l'océan Iudien et la mer Rouge par des croisièreR, il s era nécessaire, pour la •·égion des grands lacs, de barrer la ligne jalonnée pa•· les lacs Victoria, Tanganika et Nyassa, pour empêcber les négriers de diriger leurs victimes vers le nord par la voie de terre. Il restera, pour une ser.onde période, la grave question de l'Ouganda et celle du barrage de la vallée du Nil. Pour ce qui est des contrées atlantiques, c'est affaire des gouvernements qui y sont possessionnés : l'Allemagne entre l'Orange et le Cumène, Je Po•·tugal dans l'Angola, l'Etat libre et la France dans lau•·s Congos respectifs, l'Allemagne au Kameroun, la Grande Bre-
9 tagne ut les autres Etats établis dans le golfe de Guinée, la France au Sénégal, l'Espagne à l'embouchure du Muni, et depuis le nord rlu ca~ Blanc jusqu'à l'Oued Noun, y pourvoiront chacun chez soi. Mais une seule puissance peut atteindre sérieusement et utilement, san~ s'épuiser et sans répandre des flots de sang, cette longue et compacte masse des Etatt< peulk, là où, nous l'avons vu, le blocus 6st impuissant, où les missionnaires ne pénètrent pas, et où l'esclavagisme sévit cruellement par lui-même, pour lui-même, et pour l'approvisionnement des contrées méditerranéennes. La France est établie à Bamakou, d'où la descente du Niger entraîne en quelques semaines ses navires devant Tombouctou, le grand entrepôt de l'Afrique occiduntale. De ses po3sessions algérienne8 (Oua•·gla, El Goleab) elle tient la tê te des routes que suivent les caravanes parLant de Timbouctou, de ce Timbouctou dont le territoire est un cap élancé vers le nord, comme pour le rappi'Ocher de l'Algérie à travers l'océan de sable. C'est sur cette voie que le général de division Philebert appelle l'action de la France, ou plulôt la continuité d' une action qui, par la force des cboses, n'a jamai s été complètement int~>rrompue depuis Je jour où elle a pris pied sur le sol africain. li s'agit de poursuivre l'œuvre inaugurée eo 1856 par le maréchal Randon , qui ouvrit alors d PS négocia tions avec ces Berbères dévoyés qu'on appelle Touaregs. Des circonstances extérieures ont fait échouer de nouvelles négociations entreprises en 1862 par Je maréchal Pélissier. Il faut lire l'ouvrag3 du général Philebert pour voir comment pourra être atteint le but de la conquête morale, et comment pourra ê tre réalisée cette entreprise qui n'es t pas une aventure, qui ue rencomrera aucune coa.:plication diplomatique, et qui sera accomplie pas à pas, en avançant cbaque année. • (1) MARto•••
De la protection des animaux Le bœuf
Que les bœuf8 soient ambulants ou stationnaires, il est t•·ès important qu'ils aient toujours de l'eau à leur i) Bulletin de la Société antieiclavagiste de France.
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portée. S'il n'existe pas de source ou de cours d'~au, on établit des abreuvoirs dont le fond est garni d'une épaisse couche d'argile. Les agriculteurs intelli~ents ont soin d'empierrer l'entrée de l'abreuvoir afin que les ani· maux ne s'embourbent pas et ne troublent pas l'eau. Ils plantAnt tout à l'entour des arbres à feuillage touffu dont l'ombre conservera la fraîcheur de i'eau, At ils y jettent même quelques carpes, des tanches ou poiF:sons blancs qui, en détruisant les insectes, épurent le liquide. Il est d'usage, dans certaines contrées, de faire tirer les bœufs par la tête ; ailleurs, avec plus de bon sens et d'humanité, oc a changé cette méthode barbaro qui nuit beaucoup aux muscles et anx vaisseaux du cou. On fait tirer les bœufs par les épaules avec des hamais, comme les chevaux ; les animaux tirent alors avec plus d'aplomb, moins de gêne et surtout moins de souffrance. Mais il faut, dans ce harnachement, beaucoup de soin et d'attention, car ce hamais blesse souvent l'épaule du bœuf à laquelle il ne peut s'appliquer aussi convenablement que pour le cheval. Il coûte cher flt devrait être changé fréquemment puisque les attelages sont renou· velés après deux ou trois ans de travail. Un collier à tous bœufs est souvent pire qu'une selle à tous chevaux. Cependant, lorsque les bœufs sont munis de boos col· liers, garnis de coussins sur toute leur longueur, ils ne se foulent jamais et supportent un travail plus soutenu que lorsqu'ils sont attelés au joug. Le joug double est, pour les bœufs, un supplice de tous les instants. Quand on considère ce mode d'attelage, on se sent pris de pitié pour les malheureux animaux soumis ainsi à la iorture. Rien qu'en voyant tirer par la tête deux bœufs accouplés et dépendants, on s'aperçoit facilement (qu'ils perdent en efforts inutiles une grande partie de leur force. Il faut être bien ave.uglé par la routine, ou bien indifférent sur ses propres mtérêts pour ne pas voir qu'à tons égards le joug double est le plus détestable de tous les instruments pour utiliser la force de traction des bœufs. Le plus simple bon sens commande donc d'y renoncer. En effet, les bœufs liés au joug deux à deux par les cornes, sont si bien attachés que J'on oe peut faire un mouvement sans que l'autre n'eu ait aussitôt le coutre-coup. C'est un torti· colis permanent, à moins qu'ils ne restent immobiles. Dans les chemins étroits ct·eusés par l'ornière ou rabo· leux, sur le pavé même, la marche et surtout if~ tirage
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et les cabots d'une voiture leur ébranlent le crâne. Ils portent la tête basse, ils vont à pas lents, parce qu'ils sont gênés et qu'ils souffrent. A la fin de la journée, ils out l'œil injecté de sang, l'oreille chaude, le front brûlant; les pauvres animaux sont épuisés. L(1s mouches et les moucherons, dont ils oe peuvent se débarrasser, augmentent encore ces souffrances inouïes en s'attachant à leurs naseaux et surtout à leurs yeux et en leur occasionnant des chatouillements et des démangeaisons intolérables. Le meilleur attelage pour les bœufs, et le seul que l'on devrait employet·, est le joug indépendant. On coiffe ch!!que animal isolément avec un demi·joug, s'appuyant bien au front, et laissant libres tous les mouvements de J'encolure. Le bœuf ainsi attelé a une entière liberté d'allure et n'est plus condamné à l'immobilité . Il peut porter la tê te à droite et à gaucht>, la lever, la baisser, la remuer, de manière à empêcher les mouches de se fixer et de l'obséder d' une manière continue. Le couple a ainsi la marche plus vive et fait plus d'ouvrage avec moins de fatigue. C'est, comwe on le voit, simple, économique et surtout humain. Tous les propriétaires qui ont adopté le joug indépendant s'en trouvent fort bien el rien ne saurait les déciàer à retourner à l'ancien système. Espérons que leur exemple sera suivi de proche en proche et que, dans un temps peu éloigné, le joug doubl~, cet instrument de torture, sera complément abandonne. Il arrive quelquefois que le bœuf refuse le joug et qu'on ne peut parvenir t l'atteler L'animal ordinairement docile n'agit pas ainsi sans raison, et l'on doit alors s'assurer s i les cornes n'ont pas été ébraulées. Par suite de combats que se livrent parfois les bœufs, par suite des chutes ou de tout autre accident, l' une de8 cornes, souvent les ùeux, sont., sans que cela paraisse, ébranlées à leur base. Ils éprouvent alors un e douleur des plus intenses due à la compression du joug et des liens, et ils deviennent naturellemen t rétifs et méchants. Quelquefois aussi au point de réunion des os du front, existe une saillie assez apparente. Sa position gêne l'application du joug et de ses courroies qui, par leur pression, provoquee' une douleur assez for'e pour que les animaux refusent de continuer leur tâche au bout de quelques heures de travatl. Dans les deux cali, on. doit s'empresser de modifier J'attelage du bœuf en le fatsant tirer par le collier. Les jougs doubles ou indépendants, qui doivent être
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taillés d'après la forme de la tète des animaux et s'emboîter parfaitement, sont fixés par une courrOie d'au moins 5 centimètres de largem·. Cette courroiE~ tait plusiE~ure tours et presse sE~nleœent le haut de la tète. E n outre, on place sous le joug et la courroie un coussin légm· ou des morceaux de feutre ou de laine. Il n'est pas rationnel de placer le::; chevaux devant les bœufs, ~oit à la charrue, soit au chariot. La marche de ces animaux est trop différente : ou l'on presse trop les bœufs pour qu'ils suivent les chevaux et alors on les épuise, où l'on ôttl le pas aux chevaux qui, ne pouvant à eux seuls en lever tout le fardeau, sont obligés de régler leur marche sur celle de leu rs compagnons et perdent ainsi de laura qualités et ds leur valeUI'.
lA suivre./
IJne banque qui peut donner jusqu'à 20 pour cent sur dépôts. Un jeu_ne cultivateur qui avait de l'argent à prêter, demaodatt l'autre jou1· à son voisi n, vieux cultivateur qm s'est enrichi pa1· l'agriculture, quelle était la banq~e ~a plus s~re, et qui en même temps payait le plus d 1nt~rèt sur l argent dép~sé. Je vais vous le dire, répondit c~ d~rnier : • L a banque qui m'a le mieux servi, CE'lle qm ma donné quelquefois 12, 15 e t 20 pour cent sur _mes dépôts, c'est ma ferme. • Comme notre jeune culttvateur demtlUtai t !.out étonné s on in terlocuteur repartit : • Je vais vous explique~ la chose : Lorsqu'il m'arriv~it d'avoir de l'argent disponible, j'Eixaminais si ma matsoo, mon étable, mon écurie et toutes les a utres dépendances de la ferme étaient en parfait état. je voyais si mes fumiers étaient pourvus d'un abri convenable· si j 'avais dans mes bâtiments assez de terre sèche, d~ plâtres et d'autres absorbants pour recueillir tous les eng~a.ifl liquides, je voyais si mes bêtes avaient une proVISIOn suffisante de gr~tio, de tourteaux de graine de li n, pou r que je pusse les nourrir convenablemeut durant l'hiv~r et en retir~r double bénéfice; le lait., le beurre, la VIande et ensm te un riche fumier. Je mettais après cela une somme de côté pour que, au moment des semailles et à l'époque de la moisson, je puisse faire tous mes travaux en tt~mps propice sachant qu'une chose faite à propos vaut mieux que mi lle faites bors de saison. Rarement après cet examen, je me trouvais assez
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d'argen t pour Je déposer dans une banque ou autre ins~i titutton financière. • CroyPz-moi, mon j eune ami , les ~eilleures banques que vous pui s si~z avoir, c'est votre fonds de terri", c·Eist votre bétail; prêtez sans crainte à ces banques; vous êtes certain d 'en retir ~ r de gros in térêts tôt ou tard. N'imitez paR certains cultivatuurs qui , à force de lésiner , foot quelques profits sur leurs tenes, mais au détriment de ces dernières •Jui s'épuisen t, au dé trim~>ot de leur bétail qui décline d'année en aon&e, au détriment des bâti ments de la ferme qui menacent ruine. Ces cultivateurs serrent une piastre et en perdent d ix en agissant ainsi. • Cultivateurs, ces paroles sont honnes à retenir. -----------cQ>O~~=----------
Travaux de la vigne A partir du 15 févr ier, si le temps es t b eau, on peut commencer à tailler la vigne. Ceux qui n'ont pas encore pri s l'h~ bitude d'ar rache r les échalas en automne, le font au moment de la taille . U n ouvrier un ptlu ad roit passe et les sort, sans tou tefois les casser, pour les poser en ligne d roite entre les ceps ; la taille se fait a lors très vit~, su rtout si l'o n s e sert de bons sécateurs bien tra nchants, afin qu e la coupe soit n~tte sans bavure et que le porteu r ne soit pas écrasé. O n conseille, à. cet effet, de fa i rE~ la taille au moins à un o u deux centimè tr es de l'œil por teur, pour q u'il res te in tact à l'abri du froid, du soleil et de rh umidi té. ' A ussi tôt la taille terminée, on ferait bien de passer les ceps au vitrio l vert, atin de d é t ~uire les gM mes du mildew, la mousse et les œufs de la cochylis (vet· de la vigne) . L a mousse nuit au cep, elle entretient l'humidit é, altèr e l'écorce en la privant d'air et de Iumtère; il est bo n d'entreprtlnir les ceps dans un parfait état de p ropt·eté . Ce premier trava il fail, on r eporte une partie des terres du fond de la v1gne à l'Eixtrémité s upérieure, avant de comme ncer le prllm ier la bo ur qui se fa it po ur l' ordina ire dans le coura nt de mars, à une profondeur d~ 15 à 20 centimètres. Il importe q ue les ouvriet·s qui piOchen t, reto urnent bien la terre, enfouissent l'engrais ai nsi que les mauvaises herbes pour les détruire. Ce travail bien soigné rend la terre perméable à la pl uie et à la chaleur. Au m oment du premiet· labo ur, le b on
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vigneron se donne la peine dA couper les racines superficielles des jeunes vignes jusqu'à une profondeur de 10 à 12 centimètres. Cette opération contribue à fortifier les autres et foret~ le cep à plonger ses racines à une certaine profondeUI'. Il est désirable que les labours se fassent par le beau temps, sinon ils profitent bien peu à la vigne. C'est pendant lA piocbagtl que l'ouvrier p lante de nouveau les échalas à 5 ou 6 centimètres en amont du cep. Ce qui a pour résu ltat de mieux exposer les raisins au soleil, d'é'"iter qu'ils ne soient endommagés et d'améliorer la qualité du vin. H.
Recettes et conseils utiles Manière de faire du bon café. -
La torréfaction du café ex ige la main pieuse d'un gourmet au palais délicat, à l'intelligence déliée et vive, d'un marabout occidental aimant la vie contemplative pAndant cet état de béatitude digestive que orocure ce dtvio breuvage, lorsqu'il renferme des h1Jiles essentielles que les profanes laissent s'évaporer à tous les vents. Dans un instrument spécial que l'on trouve partout, vous mettez le café de votre choix que vous voulez torréfier, vous l'exposez à un feu suffisant, en ayant soin de l'agiter d'une façon constante, afin que la torréfaction se fasse régulièrement. Au bout d'un certain temps, qui varie selon la quantité du café, vous constatez vivement son degré de torréfaction. Lorsqu'il est arrivé à la couleur • brun clair • ou « jaune foncé ~, vous le verezs prestement en vase clos, fer·blanc ou porcelame, vous saupoudrez de sucre, recouvrez de flanelle et assujétissez le couvercle du contenant. C'est tout. Tous ces mouvemects doivE~nt se faire avec i"apidité, puis vous l'abandonnez jusqu'à cowplet refroidissement. Que se passe-t-il dans ce vase clos, bien clos 'f Veuillez approcher votre oreille et vous entendrez, dans toute la masse. une crépitation qui témoigne que le café, enveloppé dans sa vapeur mê.me, termine sa torréfaction par ses propres moyens. Il finit de cuire, jo ne dirai pas dans son jus - ce ne serait pas respectuoux, mais dans son en:vt·ant arôme, dans son huile ténue, dans son essence, dans son alcaloïde oriental. Lorsque vous ouvrez le récipient, au lieu d'un grain carbonisé, ruda au toucher et indiffarent, vous trouvez un grain brun foncé, soyeux, onctueux, finement odo-
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rant et qui, soumis au moulin, fait entendre un bruit doux et discret, au Jiflu d'un craquement sec qui rap. pelle celui d'un os desséché. Il est bien entendu qu'on ne dott le moudt·e qu'au moment de faire l'intusion. Quand les paupières sont enflammées, si c'est par simple refroidissement, il faut baigner les yeux avec du lait tiède et de l'eau (en proportions égales). L'eau de rose est bonne aussi. Cependant si l'inflammation persiste, il faut tout de suite consulter un spécialiste. Contre la plupart des enrouements. - Voici un excellent remède. Pendant 5 à 6 jours, boire deux fois par jour 5 à 6 gouttes d'acide nitnquA dans un verre d'eau sucrée. On peut, au besoin, portPr progressivement la dose à 10 gouttes. Le tabac. - N'oubliez pas que fumer provoque la soif et amène une dépression vitale; dA p lus, comme très fréquemm{'nt on crache en fumant, on épuise sa salive et 11 s'ensuit des formes de tlyspepsies douloureuses. Fenêtres gelées. - Il est très désagréable pour les propnétaires de magasins de voir, dans cette saison, les glaces de leurs devantures couvertes d'une couche de blanche gelée. Il y a un moyen bien simple et qu'on certifie être infaillible contre cet inconvénient. On fait dissoudre chez un droguiste ou chez un pharmacien 55 grammes de glycérine dans un litre d'alcool à 63• non dénaturé, et on y ajoute, pour flnlever la mauvaise odeur, quelques gouttes d'huile odoriférante. Dès que Je mélange est devenu limpide, on frotte l'intérieur des vitres avec un chiffon de toiie. Cela empêche les vitres de se gele1· et, en outre, de se couvrir d'une buée qui leur enlève leur transparence. Contre le frotd. - Un sac de sable est inappréciable en hiver, surtout dans la chambre d'un malade. R1en n'est plus simple que cie se le procurE~r. Prenez du sable fin et propt·e ; séchez-le complèteœ.,nt dans un chau· dron SUl' le poêle; faites un sac de flaniille d'environ 20 cent. de côté, l'emplissez-le avec le sable fin ; cousez soigneusement l'ouverture et recouvrez le sac de coton ou de linge. Cilla empêchera Je sable de s'échapper et vous permettra de chauffer vivement le sac en le plaçant dans le four ou sur le poëiA. Le sable retient longtemps la chaleur et le sac peut être mis confre Je dos sans gêner le malade. Il est bon de faire deux ou trois
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sacs et de les avoir sous la main pour s'en servir le cas éehéant. - Si vouR voulez vous garder toujours les pieds chauds, ne vous chaussez jamais étroitement : les bottes ou les souliers, lorequ'ils sont trop justes, pressent contre la plante du pied et tlmpêchent la circulation du sang. L<.orsqu'an contraire ils n'embrassent pas Je pied trop étroitewent, le sang conserve son libre cours et l'espace compris entre le cuir et le bas est suffisamment rempli d'air chaud. Ména~rère, qui vient de commencer sa 5me année, s'adresse particulièrement aux ieunes filles; mais elle contient un certain nombre d'articles utiles aux ménagère& plus âgées : tels sont les conseils d'hygiène, les recettes d'économie domestiqne et les descrip· tions et modèles de travaux manuels. LeA fillettes y trouvent de &aines lectures, d' utiles leçons et des descriptions attrayantes, comme celle du Vald'IIliez parue dans le N° 1 de 1893. AussJ recommandons-nous ce petit journal, que la modicité de son prix met à la portée de toutes IEls bourset>. La Jeune Ménagère parait tous les mois, par livraisons de 16 pages et couverture ; chaque numéro est illustré de plusieurs dessins. Prix d'aboooen:.ent annuEll: Suisse 1 fr. 20, Union postale 1 fr. 80. S 'adres;;er à l'adminis:ration de la Jeune Ménagère, Lausanne. t...e G~nle des Alpes valaisannes, le dernier vol11me de Mario"**, est, dit Je Journal de Genève, un recueil de légendes et de tradi Lions, ainsi qu'un tableau des mœurs souvent bizarres du Valais. D ivisée en étroites vallées que séparent de hautes montagnes, la contrée qui va de St-Maurice aux sources du Rhône est pleine de pat·ticularilès locales. S'imagine-t-on l'un de ces petits pays - la vallée de Saas - refusant pendant 73 ans d'accepter le calendriPr grégorien' Notre auteur peut avec raison les appeler • renitents •, ces bravee montagnards. Que pensez-vous de ce remède contre la peste, jadis en usage en Valais: s'enfermer avec un bouc' Et le passage de saint Pierre dans ces valléE>s, d'où le nom laissé à la localité de Bourg-StPierre' Un nouveau bon point à Mario:::•:;: pou1· ces intéressantes études ethnographiques, un peu décousues peut-être; mais comment échapper à ce défaut' S.
.Jeune
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SION
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ts Mars H193
L'ECOLE PRIMAIRE
BIBLIOGRAPHIE La
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XII"'" ANNEE
REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉ E SOUS LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE parait chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages.
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SOMMAIRE : Amour de notre vocation d 'Instituteur. - La p remière éducation de l'enfant. - Du cours de répétition (jin} - Importance de l'histoire. - Les Nigauds (suite et fin.) - Primes d'instituteurs. - Échos des conférences : Siou. - Sùrre. Partie pratique. - S upplément. ( Hori:;ons lointaùts. - Apiculture. - Les petits oiseaux. - Apropos du traitement f(/zeipp) Tout ce qui conceroe la publication doit être adressé
à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique,
à Sion.
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