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No 09 l'Ecole primaire, 15 mars 1889

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ÉLÉnEl\IT8 D'.&KITDl'IÉTIQIJE à l'usage des écoles primait·es. Ouvrage adop té 4. titrA obligaLoh·e Pll,. le Départpment de l'lnstrnct10n publtqne du Valais. 1re édition cart 1 ft•. ~18 pa~~s (RemiS•J du 10 au 15 °/o au corp,.; enseeignaot et aux' dé tailla nts. suivant l't mport.u:ce des commandes. Cet ouvrage r.omprend deux partit>S. la l t·e tbêol'iq ta et orcée de figures, le& 2me pratique qui comp te 2000 t>XercicPs et problèmes Voict sur ce cl&S!'iqup (dont se rouve très bien le corps enRt-ignant valaisHn. entr'"ulres apprécia ti ou~. cf'lles émises par dflux inspec!eurs scohrftt>s) étrangers nu Valais, t>t dont l'éditeur de l'ouvJage avait demandé l'avis. ,J'ni, di& l'un, exammé l'ouna~re ~n·c altention, et, sans en Rloir ar.atysé tous te.. détntls, je puas dire qu 'il mérate 1'atltnlion des autorités sr.olaires. Il a de réels analages sur le traité de F. P. B. Les définitions théoriques son& plus simples et plus précises La numéra tion y es l bien enseignée ... J'ai n•marqué dans l'ouvrage d'hc1ureusea ln no' a ti on~, telles que : les tables des -l opérations, un tableau des ronverfions des poids e& mcsur• s, des piècl!s de monna ic>s tn us~ege c>n SuiPFc, ainsi ~u'un grand nombre de problèmes j!'eornélriqucs sur les Eurfaces et les volumes, etc. D autre par&, on a é liminé du mnnue l, nHc raison à mon avis, toul ce qui ne rentre pas dans 1~ l'rogr~mmo primaire. Les prol-lèmts sont variés, en nombre suffiSRnt, et réellement pratiqui'B. L'ouvrage a en outre le mérite du bon marché, la r eliure es& d'un bon godt et l'impression platt par ses jolis caractères." Voici maintenant l'autre jugemen& qui concorde avec celui ci-haut. ,Aux hommes d'école tri·s nomb1eux qui reprod•ait·nt aux cahiers Zlibringtr l'absence r omplète de théorie, l'ouvrage ofFre un nposé théoraquc cl1ir, sobre et suffisamment romplet, et réa lisant en bonne partie, Jrar lu ~ boix d~s problèmes, le désir de ceux qui réclama t'eni un plus grand nombre de données Jelalivcs aux malières agricoles et aux opérations journalaèrrs du ménage champêtre. Sans entrer aci dans la discussion de la méthode, je ~arde d'un examen 1t1entif du manuel la conviction sinl'ère qu'il renferme un excellent cours d'arithmétique. J'apprécie surtou& Je ~rand nom br" et la progrtssion hien graduèe des problèmes." L'ouvrar;e a éga lement été accueilli nec fncur dans diunee écoles d'autres cantons Les SOf.UTJONS RAISONNÉES de l'ouvrage collten& t fr. 50. Pour prévenir lrs abus qui pourraient être faits du lit~re du maitre, l'éditeur restreindra ln vente des Solution• au Corps enseignHnt et a raison d'une exemplaire seulement par personne. On ne pour rA se les procurer que chez lui, attendu qu'il n'en sera pas remis aux libraires ou détailhmls.

LeR acquét·eu rR dPs

eont bien priés dA nous signaln !Ps Prn•urs que pourrait. con tenir l'ouvrnge . afiu qu~> nous puissions IPS t·ort·i~er dan::~ IPS exen1plaires J'f'slant!'. auxquels, au bPsoin. sera iniPrC'alée uue lis le d'errota. Si les coquilles !'OO l très l'lHf's, comme nous l'Pspérons, e! les spron t redressées à IR plumf'. Ou conçoit. sAns peine qu'un livre bourré dfl chiffres et d'une e:l>éculion typographique longue eL difficile puisse, en première édition surtou t, contenir quelques fault>R. Solutio111

ENCRE noire excellente. ENCRE violet~e. POUDRE pour encre violette. HECTOGRAHE cc.mplt>L, avec f>UCrP, 5 fr. MASSE heclograpbtque, à 2 ft·. 50 le kg.

Pharmacie 1ft 11 L L E B, 81on. G. FAUST, pharmacien, succesHeur.

1 L'Ecole primaire VIII•• ANNÉE

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11° 9

SION

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13 Man 1889

REVUE PÉDAGOGIQ UE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prii d'abonnement ponr la 8nlne, 2 fr. :SO. Union postale 3 fr. ~nnonee•,

pri:L 20 cent. la ligne ou •on upace.

Tout ouvrage dont l'Ecole p1·imai1·e recevra deux exemplaires aura droit à une annone~> ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE: Com•tnt ua iostltoteur peut former ou modifier le caractèrt de ses élèves. - Edueatloo des jr.unes filles. - Son Importance. - NoUoos de civilité d de politesse. -Mémorial d'ou instituteur. - Echos des Cooft'reoces. - Variétés. Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.

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Prime• d'encouragement. - A la liste publiée doit êtreajouté le nom de Mlle Gaalland Adèle, de Bagnes, qui a été omis par inadvertance dans la liste publiée, ainsi que celui de Mlle Adeline Lathion, de Fully. La prime d'encouragement a été également accordée, à titre exceptionnel et spécial, à M. Â11g. Duchoud, nu Bouveret, qui a quitté l'enseignement après une quarantaine _d'annéeP de bons et loy~tux services. &ux Deerue& sul&llel!!l. ·- C'est le titre d'un excellent petit ~ide

pratique biAo connu de nos lecteurs, et dont les auteurs sont MM. Perriard et Golaz, ~xperts pédagogiques. Ce manuel, dont la 2"'• édition a paru il y a quelques mois, a été soigneusement revu et considérablement augmenté. Voici les principales divisions de l'ouvrage : I. Lecture; II. Compo1itior& ; III. ArithmUique ; IV. Description abrégee ~de la Suisse ; VI. Aperçu chronologique ; VII. Les inltitution• polittquea de la Sui86~; VIII. Orgar1isatiot• de ''Armee (éderale. Les morceaux de lectt~re, qui ne se trouvaient pas dans la l'• édition. donnent une idée do ce qui est généralement exigé pour cette branche d'examen. Quant aux sujets de cofllposttion, on a fort heureusement présenté des modèles de rédactions usuP.IIes que le jeune homme fera bien de consulter, non pas seulement en vne des examens fédéraux. mais encore et surtout pour ses besoins perf.lonnels. Nous en dirons autant de l'arithmétique: ici les règles et les exemples bien choisis ne manquent pas. La description abregée de notre patrie a pareillement subi d'utiles modifications. Mais les améliorations les plus importantes sont, sans contredit, celles qui ont été apportées au résumé d'hiltoire suiue. Cette partie, souvent si aride de J'enseignement, est subdivisée en une soixantaine de chapitres qui forment comme autant de tableaux , - rE'streints il e~:~t vrai , - mais réussis et souvent attrayants. Enfin, les i11stitution• politiques de la Suisse et l'orga11isation dt. l'arm~e {edérale terminent ce précieux recueil, d'un prix fort. modique, puisqu'il ne coûte que 60 cent. Il devrait se tmuver aux mains de tous lei jeunes gens astreints à ~uivre les cours de répétition. ·

La jeune Ménagère. C'est le titre d'une publication nouvelle, destinée, comme son titre l'iudique, aux jeunes filles de langue française. Nous avons sous les yeux les deux prElmières livraisons de l!e journal, et après les avoir parcourues, nous pouvons dire que Je contenu en est très intéressan' et répond bien au but proposé, qui est ainsi défini dans l'appel publié en tête du Nro 1 : • Ce journal se propose, Mesdames et Mesdemoiselles, de répondre à vos légitimes aspil'atious : les connaissances acquises par nos mères et nos graod'mèrAs, les expériences faites par toutes, seront ici consignées; les pt·océdés les plus avantageux, IEls moyens les plus rationnels seront coumis à vos essais, à votre examen, à vos discussions. Trop longtemps J'empirisme, cauRe de pertes incalculables et d'innombrables déboires, a régné en maitre à la cuisine, comme dans la tenue de la garde-robe; il faut lui substituer des règles positives, permettant à chaque ménagère, à chaque couturière, à chaque bonne, de procéder à coup sür, en connllissance~de cause, et sans la réserve du • tant pis si ça ne réussit pas. •

Bion, 15 Mars

1R88-89

L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION

Comment un instituteur peut former ou modifier le caractère de ses élèves. C'est vraiment une tàehe bien difficile que celle de former ou de modifier le caractère d'un enfant. Pour cela, le premier soin du maitre sera d'étudier les divers pen· chants dP. chacun de ses élèves. Cette étude toute d'observations sera poursuivie, non seulement pendant la durée des classes, mais aussi dans les récréations, car c'est alors que pour l'ordinaire l'enfant se laisse aller le plus librement à ses indinations. Peu à peu on parviendra à découvrir les vices et les défauts de chacun, du moins en partie, car ceci n'est pas l'œuvre d'un jour, mais bien de plusieurs années. On remarquera que les uns sont entêtés et récalcitrants, d'autres fourbes, pardsseux, insouciants, dissimulés, menteurs, grossiers, méchants envers leurs condisciples, se plaisant à les tourmenter et à les faire souffrir, etc. La première chose à faire pom· essayer de modifier tous ces travers de la faible nature, est de cu lt.iver dans les jeunes Ames le sentiment religieux, afin de les amener insensiblement à s'amender. Si le maître est aussi heureux pour ancrer dans ses élèves l'amour et la e~·ainte de Dieu oh 1 sa cause sera gagnée et chacun ti·availlel'a dans la mesure de ses forces à s'amender soi-même. On ne parviendra pas d'un coup à 0e réiiultat. Non, c,est là nne œuvre de longue haleine, une œnvre de patience et d,efforts persévérants. Et malgré tout le dévouement d'un maîtl'e, il arrivera encore souvent que son habi leté échouera devant des natures rebelles, soutenues par des parents on des maîtres indignes et incapables d'élever lem·s enfants. En effet, si dès l'Age le plus tendre les parents n'ont pas pris le plus grand soin à déraciner du cœur de leurs en-


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fants les germes des défauts qui naissent, il sera d'autant plus difficile d'y parvenir que l'enfant sera plus Agé. Dans l'adolescence, les caractères sont malléables et souples, mais plus tard il n'en est plus ainsi. C'est pourquoi/ on ne saurait trop attirer l'attention des parents chrétiens sur les soins à donner à la première éducation de leurs en· fants. Si les pères et les mères ont bien compris leur mission, il ne t·estet·a plus au maître qu'à les seconder en 1\0ntinuant l'œuvre commencée. Mais si par malheur la première éducation avait été manquée il deviendrait excessivement malaisé de réagir contre des caractères endurcis n'ayant pas l'habitude de se vaincre. Ensuite, si par surcroît ces enfants ont des parents indifférents qui ue pratiquent pas leur religion, on compt·end que la culture du sentiment religieux, contre lequel ils seraient prévenus, n•aurait que peu de chance à modifier des caractères vicieux. La persuasion jointe à l'autorité et au bon exemple sera aussi mise à contribution. La culture du sentiment du dev~ir, le respect pour l'autorité, la nécessité de se soumettre à une règle, sont des moyens . secondaires qu'un bon instituteur ne négligera pas. Ces moyens, quoique accessoire.;, lui viendront en aide pour développer chez ses élèves l'amour de l'ordre, de la justice, et en quelque sorte la pratique du devoir. Afin d'affermir dans la voie du bien ceux qui y sont, et de punir ceux qui s'en écartent, les récompenses et les punitions deviennent nécessaires. Elles inspirent à l'enfant une certaine crainte qui l'aidera à se vaincre pour faire le bien. L'inconstance et la légèreté du grand nombre font que ces moyens ne sauraient être négligés en raison des bons effets qu'ils produisent, aussi les maîtres devront souvent y recourir. Jusqu'à un certain point on stimulera l'amour propre et l'émulation, tout en évitant de faire naître des sentiments ct'orgueil et d'envie dans les cœurs. Pour mener à bonne tin cette grande œuvre, un instituteur qui a de l'affection pour ses élèves et qui saura s'en faire aimer, aura toujours plus d'influence sur leur cœur qu'un autre. Oui, c'est surtout en s'adressant au cœur de l'enfant

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que nous .parv!en~ron.s à réformer ses travers, à extirper les ma.uvatses mchnatwns qui s'y font jour, à étouffer les vices qui sont en train d'y prendre racine. C'est en un mot a. celui qui à la véritable vocation d'éducateur qu'appartient 1~ secret de. pouvoir opérer ces transformations, que tenteratent en vam le mercenaire ou l'ouvrier qui n'est pas destiné d'on haut pour mouler les cœurs. R.-JJ.l.

Education des jeunes filles. - Son importance. Quoi de plus important, quoi de plus beau qu'une jeunesse bien élev~e 1 Cependant, nous constatons souvent, avec regrets, ~e contraire, chez no.s futures ménagères. L'éducation des Jeunes ~Iles est parfois bien négligée. Les habitudes, même les capr!ces d~s parents y contribuent grandement. On pré· tend qu. on d01t donner au beau sexe, appelé non toujours av?c r~1son sexe fai~le, peu dïnstruc tion, sous prétexte de preve~ur chez les Jeunes filles , l'orgueil et la coquetterie. Grosstère erreur dont on ne saurait assez déplorer les tristes et funestes conséquences. Que résulte-t ·il de la iaiblesse naturelle des femm es f Plus elles sont faihlfls, plils il importe de les fot'tifier car elles sont, si on peut s'exprimer ain::~i, l'espérance de 'la société . Elles ont des devoirs sacrés à remplir, et qu'esL·ce qui 1-:~s rendra à même de comprendre l'importance de ces devoirs? Une bonne et solide iostruction. Une femme bien élevP.e est l'âme de toute une famille · elle la soutient, fait règner au sein de ses membres l'amo~r du bien, la charité, l'ordre, le goût du travail, la' simplicité et surtout les bonnes mœurs, vertus qui se reflètent sur la société toute entière. Si don~, la bou ne éducation des femmes exet·ce uno in fluence si salutaire sur les familles, de quels désordres leur mauvaise éducation no sera-t-fJlle pas l'auteur? En effet, l~s femmes par leur tendresse, leurs grâces et leurs séductions ont sur les bommes de grands avantages, avantages qui leur permettent lfl plus souvent de conduire ceux-ci au bien. Montesquieu a dit : • Il y a tant d'imperfections attachées à la • perte des vertus chez les femmes, toute !eur âme en est si f?rt dégradée, ce point principal en faitlombertantd'autresque • 1 on peut regat·der dans un état populaire, l'incontinence • des femmes comme le dernier des malheurs et la certitude d'un changement dans la constitution de l'Etat. • Graves paroles que feraient bien de méditer tant d'hommes de nos jours qui ne travaillent qu'à fonder •m état démocratique sur la cori'Uptton universelle. C'est que les femmes, en


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effet, sont un arôme qui conserve la société ou un poison qui tue. Or en elles, l'arôme qui purifie, c'est la chasteté, et le poison qui tue, c'est l'incontinence. D'où découle la perte dea vertus chez les femmes 't du manque d'éducation. La femme bien élevé~ remplissant fidèlement la mission glorieuse ,-que Dieu lui a confiée ici-bas, sera à la famille ce qu'est la rosée bienfaisante à la fleur desséchée par les ardeurs du jour. Elle sera au milieu de la société, semblable au lys dea champs, répandant au loin le parfum des vertus et les splendeurs du christianism~.

L'éducation des jeunes filles est donc d'une importance souveraine. Appelées, pour la plupart, à devenir dans la suite des mères de famille, comment distribuer à leurs enfants, les précitlUX bienfaits d'une bonne éducation si elles ne la possèdent pas, et le nombre de ces dernières est malheureusement trop considérable dans les temps actuels. A qui incombera dans ce cas l'obligation de porter remède à ce mal! A l'institutrice : la religion et l'humanité lui en font un devoir sacré. Prenons donc notre courage à deux mains 1 Notre tâche est noble, mais elle est lourde eL pénible. Que nos élèves trouvent en nous de'> modèles de femmes chrétiennes ; que toujours nous leur inspirions l'amour du vrai, du bien et non le gollt des belles parures dont les femmes font trop souvent leurs idoles. C'est dans les écoleR de village surtout que l'institutrice doit redoubl~r de zèle et de dévouement pour inculquer aux jeunes filles les connaissances les plus nécessaires et les plus utileP, car, c'est là surtout qu'elle est appelée à suppléer à à l'ignorance de la plupart des mèt·es de famille. Mgr Dupanloup écrivait à une re ligieuse, institutrice dans un village : • Certes, c les femmes qui doivent gagnat· leur vie à la sueur de leur c front ne sont pas moins précieuses aux yeux dt~ Dieu que • les privilégiées de la fortune et vous ne devez pas Astimer c petite la mission que vous avez à remplir auprès d'elles. • Déployons donc une ardeur nouvelle pout· donner à l'enfance confiée à nos soins le pain de la science et de la vertu. Nous serons heureuses un jour de voir ces jeunes filles auxquelles nous aurons ouvel't les voies de l'instruction et du savoir-vivre, devenir la consolation de la famille et l'âme du foyer. Fatigues, peines, difficulté~, que rie~ ne nou~ l~sse jamais : nous lravatllons dans la v1gne du Se1gneur qut aJOU· tara pour chacune de ces fatigues, de ces peines et de ces difficultés souffertes pour l'amour de Lui, un fleuron à la couronntl réservée à ses bons et fidèles serviteurs. A. M., institutrice à F.

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Notions de civilité et de politesse Convenances à observer en promenade. Les promenades pub!iques sont sacrées aussi bien que celles des particuliers. Nul ne doit se permettre d'y faire le moindre dégât. On n'y cueille pas des fieu rs, des fruits ou dss rameaux ; on ne met pas son nom sur l~>s arbres ni aur les bancs. Il n'y que de trè~ · mauvais sujets qui puissent ne pas respecter les promeraades et lAs établissements publics fondés pout· l'agrément de tous les eitoyens. . , b;n compagnie de damas, on leur accorde la drotte et 1 on règle son pas sur le leur ; il en est de même à. l'é~ard des vieillat·ds eL des convalescents. On ne devance Jamais la pet·· sonne que l'on accompagne: lorsqu'elle s'arrête, on l'imite et l'on l'ljste auprès d'elle à considérer ce qui attire ses regards. A-t-on quetq,4'fm à désigner, on. ne le montrA .pas du do1~t, fût-ce le dernier des hommes; 11 faut se serv11· de la mam entière, dont les doigt.s réunis pourt'ont être légèrement re· courbés. Qt~and on se promène av~c une personne, à chaque tour d'allée et lorRqu'il faut revenir sur ses pas. on tourne en de· dans, du côté de la personne, et non en dehors. St vous vous trouvez avec deux personnes qui vous soitlnt supérieures, ne vous placez pas au milieu; c·~st la place d'honneur; la droite est la seeonde et la gauche la troisième . Si l'on vous autorise ou que l'on vous invite à vous pro· mener dans un jardin, un verger ou une vigne, ne touchez à aucune fleur, à aucun fruit avant d'y avoir été invité par le propriétaire. Et même alors, usez modérément et avec discrétion de la permission qu'on vour1 donne. . . Si n'ayant pas de parapluie, vous vous trouvtez surpris par une averse, et qu'une peraonne qui en est P?urvue marche dans la même directwn, vous pouvez la prter de vous abriter. Celle-ci doit accueillir votre demande avec politesse, s'informer du but de votre course et offrir de vous y conduire à moins que cela ne la détourne par trop, et qu'elle s~it pressée. Dans ce cas, elle expdmera ses regrets de ne pouvoir vous accompagner aussi loin qu'elle le désirerait. On saluE< les personnes de sa connaissance. Un inférieur t s'empresse de saluer Je premier son supérieur. Ne pas rendre le salut eRt une impertinence : le supérieur même ne peut s'en ex&mpter à l'égard de qui que ce soit. . . . Le chevalier William Gowels, gouverneur de la Vugmte, causait avec un néiociant dans la rue. Il vit passer un nègre

' A faire observer à la jeunesse des écoles en particulier.


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qui le salua; il lui rendit le salut. • Comment, dit le négociant, vous saluez un nègre f • - • Sans doute, répondit le gouvel'Deur, je serais bien fâché qu'un nègre se. montrât plus poli que moi • . Il est des cas où l'on se voit contraint de saluet· des gens qu'on ne connaît pas; par exemple, lorsqu'on en rencontre dans une maison où l'on fait une visite, quand on se croise à la montée ou au corridor. Un homme salue son égal en touchant simplement le bord de son chape!lu (le plus jeune doit saluet· le pt·~mier) ; on Je soulève un peu au-dessus de la tête pour saluer ceux qu'on veut honorer: enfiu, s'il est question de pMsoones de haute considération, on ôte tout à fait son chapeau, ~n le portant à la hauteur du bas de la taille, la tête et le co!'ps s'inclinant plus ou moins profondément, selon la qualité des personnes. Lorsqu'une dame et un monsieur se rencontrent, celui-ci salue le premier. Une femme ne salue jamais la première t, à moins qu'elle ne se présente devant un supérieur pour réclamer quelq ue protection . Une impolittlsse est d'ajouter le nom de la personn~ au salut que l'on adresse à quelqu'un. On ne doit donc pas dire: Bonjour monsieur, ou madame X ... , et pas davantage : Oui ou non, monsieur ou ma·iame X ... ce qui est par trop familier. - Des enfants, en parlant à leurs parents, diront : Oui ou non mon père, etc. Ce u'est qu 'enh·e frèt·es et sœurs qu'un se contente de oui et non. Pour ce qui concerne l'usage de tendro la main, nous diruns qu'on ue doit la tendre que d'égal à égal, ou :de snpé · rieur à inférieur; l'inférieur ne doit point se permettre, en saluant son supérieur, de lui prendre la main ou de lui pt·endre ou de lui offrir la sienne. - La main tendue en signe de cordialité, doit être dégantée. Pout· ce qui concerne l'usage de tendru la main, nous dirons que, tendue en signq d~ cordialité, elle doit êlre dégantée; qu'on ne peut la tendre que d'égal à égal ou de supérieur à inférieut·; que l'inférieur ne doit point se permettre, en saluant son supérieur, de lui prendre la main ou de lui offrir la sienne, qu'il n'est pas séant do se frotter les mains en pflrlaut à quelqu'un, et qu'enfin on ne donne pas la main gauche. Quant aux expressions de salut, aditm ou salut! ellee ne peuvent s'employer qn'entt·e amis. En France, on ne se sert de • adieu • comme Lerme de civilité el d'amitié, que pout· pt•endre congé de quelqu'un : Adieu, 1rwnsieur 1 Un père ou une mère peuvent dire adieu à leura enfants; mais il ne convient pas à ceux-ci de se servir de cette ex-

• Excepté en Angleterre, p. ex.

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pression à l'égard de leurs parents, à moins qu'ils ne soient dans l'habitude de leii tutoyer, ce que d'aucuns trouvent peu convenable .

En visite. Les "isites ont pour but de rapprocher les hommes, d'établir et d'entretenir des rapports plus intimes que ceux que les affaires pPuvent faire nattre momentanémAnt. Celles du jour de l'an ont de plus l'inapvréciable avantage d'opérer souvent des réconciliationg entre des parents, des amis divisé~:~. Outre celles qui sont d'u8age au renouvellement de l'année, il en est d'antres dont on ne pourrait se dispenser sans impolitesse; ce sont d'abord: 1• Celles que nous devons à un ami ou à une connaiPsanee malade. En général, elles doivent être courtes et silencieuses. On adresse au malade quelques mots d'intérêt et de eonsolaLion à demi- voix ; puis on entretient doucement les personnes qui en prennent som. On ne doit point faire parler les malades et les convale~cents, ni entret~nir les infirmes de leurs infirmités naturelles ou accidentelles, à moins qu'eux-mêmea ne vous en parlent les premiers. Qu~lques paroles de consolation à Jer1r adresse ne &eront point déplacées. -Mêmes remat·ques, à peu de choses près, pour les visite3 qni se font après la mort d'un parent ou d'une connaissance. 2o Quant aux "isites de cérémnuies . celles entre connaissances et amis, on commence à adopter l'usage généralement répandu de se faire remplacer par une carte où se trouvA le nom du visitant, et que celui-ci dépose ou fait dépoMr chez le visité. Les cartes de visite pour deuil sont entourées d'une bande noire; celles pour petit deuil sont grises. En toute autre occasion, on se sert de cartes blanches, quelquefoit:~ dorées sur traocb9 . Nous ferons observer, à propos de deuil, qu'il en est de deux sortes: le grand d~uil qui se porte pour les plus pror.hes parents (père, mère, époux, épouse. etc.) et le petit deuil pour les parents plus éloignés. Il n'est sans doute paH nécessaire d'ajouter que lAs personnes en deuil ne doivent pas aller au spectacle, assister à un concert ni à un bal. On donne le nom de lettres de fatre part aux lettres, ordinaire· ment bordées de noit·, que l'on envoie à ses parAnts ou amis, pour leut· annoncer la mort d'un membre de sa famille et les inviter à ses funérailles. Le plus souvent on se contente. pour réponse, d'envoyer des cartes pareillement bordées de. noir. On envoie aussi des lettres de faare ptJrt pour commumquer un mariagA que l'on va contracter. L'époul:le ne J.. s adresse pas olle-même ; ses parents le font pour elle. On y répond d'habitude par une carte blanche. En compagnie de dames, on leur accorde la droite et l'on


136 règle son pas sur le leur; il en est de même à ·l'égard des vieillards et des convalescents. On ne devance jamais la personne que l'on accompagne: lorsqu'elle s'arrête, on l'imite et l'on reste auprès d'elle à considérer ce qui attire ses regards. A-t-on quelqu'tm à désigner, on ne le montre pas du dQigt, ftît-ce le dernier des hommes; il faut se servir de la main entière. dont le-> doigts réunis pourront être légèremeot recoUt·bés. Il est réputé de mauvais ton de conserver les cartes de visite que l'on reçoit, At surtout de les appliquer au bord d'une glace. Les visites faites à l'occa~;ion d'événements heureux s'appellent visites de félicitations; dans le cas cont.raira, ce sont des visites de condoleance. De telles visites ne doivent dm·er au plus qu'une demi-heure; r9stet· beaucoup moins serait malhonnMe; rester plus longtemps serait être importun. Il y a cependanL une remarquo essentielle à faire: s'il survenait une autre visite, avant que vous eussiez quitté votre place et pris congé, il serait fort désobligeant pour cette personne de vous voir partir à l'instant. où elle arrive, et, dans ce cas, vous devriez pro· longer votre visite de quelques rninu ' es. De mêml1, s'il survient quelqu'un de la famille pendant que vous êtes présent, vous vous levez pour saluer; si c'est une dame, vous ne vous t'asseyez pas avant qu'tllle ait pris place. Enfin, si lapersonne à laquelle vous faites visite se lève, sous un prétexte quelconque et interrompt la conversation, c'est une invitatiou tacite d'abréger votre visite; vous devez vous retirer sur-le· champ. Notez qu'il est d'usage de faire une visite le lendemain. ou le surlendemain, à celui chez .qui l'on a dîné ou soupé la veille ; c'est une démarche honnête qui témoigne qu'on a été satisfait. On fait pat·eillement visite à la personne qui a donné un bal, une fête. Ne pas rendre une visite serait unt~ malhonnêteté impar· donnable, à moins de causes majeures. Il faut être mis proprement pour faire une visite. Les ho~mes ne so présentent pas avec une barbe longue. 1 En outre il ne convienL pas de s'y renilre plus de trois ou quatre ensemble, ni de mener avec soi des enfants, et encore moins un chien. Quant au cigare et à la pipe, ils doivent être exclus, c. à. d. abandonnés à la porte. 2 Quand votre visite sera collee! ive, voici On ne doit pa& confondre ici une ba1·be longue avec une longue barbe. Le premier désigne un homme qui a besoin d'être rasé; le second, celui qui porte habituellement une longue barbe. 2 A üet égard, nous ferons remarquer que les bommes qui ont contracté l'habitude de fumer doivent se borner à fumer dans leur cabinet, ou lorsqu'ils sont seuls. Et s'il leur est permis de Je faire en société, ils auront soin de ne jlmais parler ayant la pipt! ou Je cigare a la bouche. En tout cas, ils ne se p résenteront point en sot

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ce que vous observerez relativement à vos compagnons : vous céderez le pas en entrant dans Jo vestibule aux personnes les plus qualifiées, et leur laisserez le côté le plus commode qui est celui du mur. Rencontrez-vous quelqu'un en montant, vous vous ra[jgez du côté opposé à celui qu'il tient. Arrivé sur le palier, et bien que la politesse défende de passer devant quelqu'un, vous laissez la personne qui vous reçoit. passer devant vous, soit pour vous montrer le chemin, soit pour vous introduire. Ici, toutefois, les plus jeunes cèdent le pas aux gens àgés, et 1eR maîtres de la maison aux visites. Une fois entré Jans la chamb; e, et s'il s'y trouve une nombreuse société, vous saluez tout le monde par une inclination de tète (découverte); vous présentez ensuite vos hommages à la darne de la maison, puis au mari et enfin aux divers membres de la compagnie. Que si, parmi ces derniers, se trouvent quelques personnes à vous inconnues, il esL d'usage que le maitre ou la mattresse de céans vous présente à elles en déclinant vott·e nom; après quoi chacune de ces personnes vous est présentée à son tour. On répond d'hal..itude par une petite révérence ou par un gracieux: c Charmé (ou très flatté) meuieurs (ou mesdames) de faire votre connais&ancl •· - Dès lors la glace est rompue: vous pouvez converser. Resto à vous ofirir un .;iège. Dès que vous voyez faire le mouvement d'An chercher un à votre intention, voua vous empressez d'aller le prendt·e vous-même et Tous le placez. si possible, du côté de la porte d'entrée. à quelque distance de la pet·sonne qui vous reçoit, à laquelle vous laissez ainsi ce qu' on appelle Je haut-bout. Vous ne vous asseyez qu'après y avoir été invité par la personne qui vous reçoit et seulement lorsqu'elle est assise, tenant votre chapeau sur vos genoux jusqu'à ce que vous soyez prié de vous en débarrasser, de même que de votre canne. 1 . Les dames ne quittent leurs chapeaux que rarement, dans des visites de leurs amies intimes, et seulement quand elles ont l'irJtention de les faire un peu longues, Notons en passant qu'il n'est pas convenable de rester debout quand la compagnie est assise, ni de rester assis quand la compagnie est debout. De plu1.1 on ne doit jamais prendre place sur un canapé ou ciété, fO.t-ee au théâtre ou au concert, avec le cigare ou la pipe ni avec des habits parfumés de fumée de tabac. t Mais qu'on n'oublie pas que c'est une incivilité de poser son chapeau sur un lit, à moins que l'on n'y soit invité par le maitre de la maison. D'ordinaire le chapeau se place sur le bas d'une eonsole, d'un guéridl)n, quand les patères, destinés ad hoc font défaut. On peut aussi, à l'occasion, garder son couvre-chef à la main. Si le visiteur est un militaire, il dépose de même son sabre ou ses armes, mais, noua le répétons, jamais sur un lit, ni sur un meuble .


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sur un fauteuil tant qu'il y a des chaises libres dans la chambre ; les fauteuils et canapés étant toujours ofle~t~ de préfére~ce aux dames. On n'offre pas non plus à un v1stteur noe cha1se que l'on vient d'occuper. Quand la conversation est engagée, il est b~n que chacun ~ontribue à la soutenir. On ne doit point toutefois s'en emparer de manière à en priver l~s autrt>s p~rsonnes, et prendre garde surtout de ne point regarder son m\erl?cuteu~ au blanc d~s yeux, ce qui est toujours malhonnête. 81 ~es. Jeun~s gens. se Je permettent à l'égard de personnes plus agee~ qu eu~, ? est de l'effl'onterie; mais si c'est u~e femme qut fixe a~ns1 un homme, c'est quelque chose de pue encot·e. . Enfin disons pour finir qu'il est malséant, en cothpagme, de dem~nder l'heure ou de tirer à chaque instant sa montre et de regarder l'heure qu'il est; C<ila fail supposer qu'on trouve le temps bien long, ou que la société n'est_pas ~gréa~le e~ qu'o_n est pressé de la quitter. Aussi ne ma01fez Jamais d e~nuts en société, étouffez les baillements, demandez u~ verre d_ eauu fraicbe ou alléguez une excuse pour vous rettrer. Mats n.e vous excn~ez pas en disant qu'il est tard ; car ce s~ra1t une invitation tacite aux personnes qui restent de se retirer. Cependant, si l'on vous a rlonné un rendez-vous auquel vous ne devez pas manquer, ou que vous soyez appAlé par quelque affaire urgente lai!lsée en soufft·ance. vous vous_ excusez convenablement auprès de la société, et vous vous ret1rPz sans autre formalité que celles que pr.e~crivent_ le_s con"!enances lors_ des sorties de soirée ou de v1s1tes. Ams1, apres les salutations d'usage, on vous accompagne ou fait accompagner, avec de la lumière si c'est de nuit.

Des convenances lors des repas. InvitatiOfl. Lorsque vous ètes invité dans quelque f~mil_le, rendez. vous y ponctuellement à l'heure marquée, ca-r nen n'est plus désagréable que d'attendre, surtout pou_r un repas. Vous t,viterez ainsi une perte de temps. des ennuts à la personne qui vous invite, et parfois dEls désagréments, surtout aux cuisinières An cas où il ne vous serait pas possible de réserver bon accueil à une invitation. vous accompagnerez votre refus de paroles obligeantes qui témoignent du re~rel_ que vous avez de ne pouvoir faire acte de présence. Mats s1 vous acceptez l'invitation, ce serait une grande malhonnêteté de pas vous Y rendre. Di1 politions prtllimiRaire&. Quand tous les convives sont pré· sents le maitre de la maison a soin, en les plaçanL, de les assorÏir convenablement. Il évitera toutefois de placer l'une à

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côté de l'autre deux personnes de même profession, car cela donne lieu à des a-parte qui nuisent à l'entrt~tien gén6ral. Le maître et la maîtresse de la maison sont au centre de la table, vis-à·vis l'un de l'autre ; à leurs côtés se placent ordinairement les personnes les plus considérées, et les jeunes gens prennent place au bas de la table. Repa1. Ces dispositions pris"es et les convives étant assis, chacun déplie sa serviette sur ses genoux (ne pas se servir ad hoc des bords de la nappe, on la fixe à son cou en prenant garde toutefois de ne pas trop l'étaler, ni de l'attacher sur la nuque, ni de la faire passer à sa boutonnière. t Puis la maîtresse de la maison sert. dans des assi'l&tes placées en pile à sa gauche i, le potage (la soupe) qu'elle fait circuler, e_n ·~ommençant par ses voisins, à droite et à gauche alterna· ttvement. : ceux-ri foot eosnite passer les assiettes. Remarqu~z qu'on ne souffle jamais ni sur sa cuillwe ni dans son assiette. On en soalève avec soin le contenu qu'on laisse rAtomber doucement p3r cuillerées successives Il n'y a plus que les bons vieux grandR pères qui, en mangeant la soupe, se servent encore de la fourchette pour accumuler dans la cuillère le pain ou les parti~s les plus substantielles de la soupe. Quant au reste, on ne la verse point dans la cuillère, mais on l'enlève en inclinant légèrement l'assiette par devers soi. Le potage servi, le maître de la maison découpe, ou prie un convive expert de vouloir bien remplir cet office, puis, lui-mèma fait les honneurs a. 1 A propos de serviette, observons qu'on n'y essuie pas son cou· teau, mais avec un peu de mie de pain que l'on met sur le bord de son assiette. On ne ooupi! pas non plus son pain bouchée par bouchéE>, maL"~ on le partage au-dessus de son assiette, puis on le rompt en plus petits morceaux avec le bout des doigts. 2 On place quE.>Iquefois, à c6té de la table à manger, un meuble pour y poser la pile d'assiettes ou tout autre objet faisant partie du s9rvice, et qui, par ce moyen, se trouvent à la portée de celle qui fait les honnr.urs à la table. On donne à ce m.mble le nom de servante. Nous ferons remarquer, à ce propos, qu'il n'est plus d'u· sage, dans les grandes maisons, de donner ce nom à une domeatique, excepté celui de set·vante-maîtresse, qui signifie domestique chargée de la surveillance générale. - Servante est encore une ex· pression de civilité dont lE.'s femme'l font usage surtout dans le style épistolaire: Votre très-humble servante. Dans le style familier, une femme se sert de cette expression pour signifier à quelqu'un qu'elle n'est pas de sou avis, qu'elle ne saurait faire ce qu'il désire. 3 Si, par impossible, vous êtes prié de découper les viandes, et qu~ vous n'en avez pas l'habitude, tirez-vous adroitement de c6té, vu que rien ne donne un air plus gauche que de s'en acquitter mal.


- uoIl aura soin ni de vanter ce qui paraît surla table ni de se confondre eu excuses sur la mauvaise chère qu'il offt·e. Sur toute chose, qu'il ne presse pas trop se~ convives de m~n­ ger, qu'il ne charg~ pas malgr~ eux l~ur ass1ette. Il_set·a moms désobligeant pour lui de se voir refuser u~ envol 9~· po~r le convive, de laiHSl~r des mets sur son ass1ette apres y av01r touché. Que si ce dernie1· aperooit quelque malpro!lreté dans le manger, il la fera disparaître sans la mont1·er et sans ri~n dirfl. De plus, est-il besoin d'ajouter que c'est manquer au décorum le plus élémentaire que de flairer ses mets, de man· ger avec avidité P.t avec bruit, de jeter les os à ~erre ou de donner à manger au chien ou au chat de la ma1son quand ceux-ci, par mégarde, n'auraient pas été bannis de l~ salle à manger (réfectoire); que ce serait dégoûtant de se lec!ler les doigts pendant les repas, et très ind~sc~et de regar~er llDA personne qui, en mangeant, se mettrait a tousser acCidentellement, que ce serait augmenter son mal et son embarras ? Enfin, rappelons qu'il n'est pas moins im_poli de p~ésenter un objat en tendant le bras dAvant ceux qu1 sont\,ass1s à ses côtés. On fait un circuit ou l'on tend l'objet derrière son voi · sin de dt·oite ou de gauche; et, dan3 le cas où on ne le pourrait pas, on s'excuse en disant à la personne 'lue l'oa incommode : • Je vous demande pardon • ou • Pardon, M. ou Mm• • S'agit-il de pré sen ter 110 service de table, une fourchette, par exemple, on tend l'objet de manière à ce que la_ personne qui le reçoit ne puis'!e se blesser en le prenant. ~~ c'est un couteau. on l'esBuie avant de l'offril'; comme ausa1 avant de le porter à la salière pour prendre du sel. N'oublions pas enfin qu'on tient toujours sa cuillère, sa fourchette ou son C?U te au de la main droite, excepté quand on a des viandes a couper; dans ce cas, il faut prendre la fourchette de la main gaucbl3 et le couteau de la droite. Il est conh·aire aux bonnes manières de porter avec le couteau les mets à la bouche. La préhension de tout aliment semi-liquide se fait à l'aide de la fourchette garnie d'une pe· Lite bouchée de pain et, au besoin, de la cuillère, lorsqu'il s'agit de reste surtout. Des toasts. L'usage de porter des santés pendant le repas n'est plus de mode; c'est pour le dessert que sont réservées les santés que l'on nomme maintenant toasts (tost). Dans les dîners de famille, on salue avec le verre une fois en corn. mençant le repas, puis une tois en se levant de table. Les convenances exigent que l'on présente son verr~ de la main droite, entre le pouce et les deux premiers doigts. Le verre ne doit pas être trop rempli; au plus jusqu'à la hauteur d'un ou deux travers de doigt; puis on ne le porte point à la bouche quand elle est pleine, et l'on s'essuie toujours les

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lèvres avant que de boire; enfin, il n'est pas poli, à table, de versflr des rasades à une dame, par gentillesse et sans sa permission. Nous ajouterons que, à moins d'être sur le pied de la plus grande familiarité, on n'offre pas un verre soit de vin, soit d'autre chose, de la main à la main ; il doil être posé sur un plateau ou une assiette. - On ne doit pas non plus offrir à boire à quelqu'un dans le verre où l'on a bu sans l'avoir préalablement rincé. - Celui qui offt·e à boire n(l doit pas louer son vin; celui qui Je reçoit ne doit par le critiquer. t Dessert. Au dessert il ne faut pas tenir les pommes et l"s poires par la chair pour les peler, mais pat· la queue; et, comme on ne doit pas mordre dans un fruit entier, on les coupa par moitié ou par quart, ou même en plus petits mor• ceaux. - Quant aux raisins, on les mange grain après grain, et l'on se garde bien de pot·ter la grappe entière à sa bouche. Enfin, quand le café est servir, il faut prendre garde de ne pas le verser dans la soucoupe pour le boire, quelque chaud qu'il soit. Le dîner terminé, on double sa , serviette en deux, en la prenant par le milieu, à la poignée, et on la pose sur le bord de la table. Il ne serait pas convenable de la plier ou de la marquer; cela n'a lieu que dans un repas d'amis ou de parents chez lesquels on mange souvent. (A suivre.)

Mémorial d'nn instituteur. 6 janvier 188 . . • La fète d'aujourd'hui nous rappelle l'ado· ration des Mages allant offri1· à Jésus enfant de l'or, de la myrrhe et de l'encens. J'ai choisi da prOférence ce jour pour aller me retremper au banquet eucharistique et adorer NotreSeigneur toujours présent sur nos autels. S 'il est une voca . tion où l'homme ait besoin d'une manière toute spéciale d'ob~ tenir les grâces d'en Haut, c'est bien celle d'instituteur. Oui, l'instituteut· chrétien ne saurait y avoir recours trop souvent. Dans nos peines, dans nos afflictions, ne négligeons pas de recourir à Celui qui a dit : • Cherchez et vous tt·ouverez, de· mandez ~:<t vous recevrez. • En allant puiser à cette source d'eau vive, l'instituteur supportera avec plus de résignation les peines inhérentes à la péuible et ingrate mission d'éduca., teur de l'enfance. Toujours il sentira son cœur soulagé et la confiance en l'avenir remplacera l'abattement qui s'était emparé de son âme. Sa personne, ses élèves, son enseignement, tout sera placé sous la protection du Très -Haut. Il lui con. 1 Au sujet de l'offre d'un doigt de vin, ne dites pas: • Voulezvous un'E verre de vin ? • mais • Permettez-mo de vous offrir un verre de vin. •


142 sacrera son existence, l'avenir de ses disciples. Il lui exposera ses b':'soins, ses peines et ses joies; le priera en un mot de bénir ses travaux, ses veilles, ses eflorts, afin de- former dans la mesure du possible de bons chrétiens pour le Ciel et d'utiles citoyens pour la patrie. / 'l janoier 188 ... A l'occasion du renouvellement de l'année j'ai reçu quelques bien bonnes lettres de mes anciens élèves. Avec leur tt·ibut de reconnaissance, elles m'apportaient leurs meilleurs souhaits et vœux de bon an. Je vous assure que c'est pour nous autres régents un véritable plaisir de voir queci et là la reconnaissancfl n'est pas entièrement bannie d'entre les mortels. Puis, par surcroît .de surprise un jeunE' gars de l'endroit vint me débiter un petit compliment à sa manière, auquel je ne compris pas grand chose, malgré toute mon attention. Sa harangue fiuie, il me remit un panier de bell~s pommes Mad~> leine que j'acceptais da boo cœur et avec reconnaissance. Mais ce ne fut pas tou!; il me pria encore da lui faire une lettré pour son parrain . N aturellemeot je ne pus refuser. La lettre finie, je lui fis don d'un emblème de circonstance en le remerciant après lui avoir souhaité beaucoup de progrès et de sagesse. 10 jt:moier 188... A cette époque de l'année qui ne permet guère de s'adonner aux travaux da la campagne, nos montagnards s'occupent à battre leur gt·ain. Du matin au soir ou entend dans tout le village le fléau résonner dans l'aire des rac:ard1. C'est un tintamarre à vous enlever l'appétit si l'on n'y était habitué. Heureusement que cela ne dure guère plus d'une quinzaine. Ici pt·esqut~ tout le monde sème à peu près dei céréales pour son nécessaire. Catte habitude, qui se transmet de génération en génération, ne peut qu'êtt·e encouragée. On dit même qu'autrefois les récoltes en grain, étaient beaucoup plus fortes et qu'on pouvait en exporte!' en quantité. Malheureusement, il n'en est plus ainsi aujourd'hui et c'est regrettable. Il parait qu'à la longue le sol s'épuise et qu'on ne sait pas alterner la rotation des cultut·es de manière à conserver à la terre toute sa vigueur ùe productioa. On continue à faire comme on a vu faire, sans Re vréoccuper de remédier au mal que l'on déplore, car il est avéré ruaioteoanl qu'au lieu d'exporter, on est obligé d'importet· chaqufl année pour une somme assez ronde dea grains de toutes espèces. On devrait donc faire des essais d'assolement et étudier cette queJtion d'une manière sérieuse et pratique avant qu'il soit trop tard. En continuant, comme on le fait, il est incontestable que la localité va en s'appauvrissant, que la gêne se fait de plus en plus sentir dans les familles, ce qui entt·aîne les plus funestes conséquences pour l'avenir d'une commune. Il y a là un champ d'activité assez vaste pour tous ceux

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qui veulent travailler à rendre beureùx leurs semblables. QuP. ceux qui ont quelque influence se mettent donc à l'œuVI'e 't Il en vaut la peine Elt un jour viendra où on les bénira d'avoir contrsbué à faire Je bonheur du peuple. Enfin l'agriculteur doit se ressouvenir qn'il aura beau semer, planter, peiner du ma tin au soir sous le poids de la fatigue et de la chaleur; si Dieu ne donne la fécondité aux plantes touLes SP.s peines et ses sueurs seront perdus.

ECHOS DES CONFÉRENCES Le 7 mars, la conférence des instituteurs du district d'Hérens s'est réunie à Euseigne, sous la présidence do! son inspecteur, M. Fabien Moos. Elle fut houorée de la présence de MM. Hopfner, directeur; Farde!, doyen et curé de Vex; Luyet et Beytrison, curés d'Hérémence et de St-Martin; Rong, préfet; Bourdin, député; Sierl'OZ et Dayer, membres du Conseil municipal d'Hérémence, et E. Staffelbach, instituteur à Ayent. Après la lecture du rapport sur la question précédemment traitéA, quelques travaux sur le deruier sujet mis à l'étude furent entendus. Les principales idées émises ont été les suivantes: 1. Les écoles de ri)pétltion ont été un bien pour le canton, cependant elles n'ont pas donné tout le résultat que l'on en attendait, ce qu'il faut attribuer à l'indisctpline de quelques élèves, aux absences encore trop nombreuaes, an défaut d'application de certains jeunes gens, à une observance pas assez atricte de la lol et du règlentent scolaires de la part dea autorités locales et des instituteurs. 2. Admission à l'école de répétition des <Jeuls élèves dont l'instruction serait reconnue suffisante, avec obligation pour les a utres de continuer à fréquenter régulièrement l'école primaire. 3. Confier, où cela est possible, la direction des écoles de répétition à des instituteurs en retraite et expérimentés; les leçons auraient plus de suite, seraient plus fructueuses ; l'instituteur primaire serait soulagé, et son école s'en ressentirait avantageusement. 4. Création d'une école centrale qui s'ouvrirait pendant les deux à trois mois précédant les examens pédagogiques, et à la fréquentation de laquelle seraient astreints l'!s recrutables de l'année dont l'instruction aurait été reconnue insuffisante lors de la dernière visite de M. l'Inspecteur scolaire, ou de l'examen préalable que devraient subir les recrues au chef-lieu de chaque district. La création d'une école centrale serait bien accueillie des instituteurs et de la grande majorité des amis de l'instruction. Cette école, instituée aux frais, partie des communes, et partie des parents des élèves en défaut, exercerait la plus salutaire influence sur la jeunesse de nos écoles, sur les parents et les autorités. Pour des raisons nombreu11es, les moyens dont nous disposons pour obtenir les résultats que l'on désirerait, ne sont pas pratiques du tout : il faut avoir mis la main à la pâte pour en être désagréablement convaincus. L'école centrale émousserait les plus grosses épines de l'enseignement. Le désir effréné de l'émancipation chez quelquesuns, l'amour de l'indiscipline, jugeant à propos de baisser pavillon ;


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les anarchistes en herbe cesseront d'être la pierre d'achoppement (les écoles de répétition, et le cauchemar des mstituteurs. · Après quelquP.s conseils, fort pratiques et toujours golltés, de M. Hopfner et quelques membres honorairea, la conférence ~ppela à la vice-présidence M. Martin Favre, instituteur à St-Martm, at confirma le secrétaire. A i beure la séance pédagogique fut levée pour se mettre à table. Après' avoir pendant quelques instants, savouré la succulente t•âcl,tte et les excellents vins qui nous furent servis, les chants et les discours alternèrent, et une franche galté ne cessa de régner jusqu'au mom>lnt de la séparation, qui St! fit à 4 heures : ce fut notre quart d'heure de Rabelais. Nos bien vira remerciements à nos hôtes pour leur sympathique accueil et leur générosité. Evolène, 1.0 mars 1.889. G. W .. inst.

Voici maintenant lss sommairPs des Nros 1 et 2 : No 1 : A nos lectrices. - Alice de Cbambriet· (avec portrait). Lecture : Les bons génies du foyer. Quali tés d'une ménagère. Le refrain de l'aiguille (poésie). Le marchand de jouets (poésie). E galité du bonheur. - Hygiène : La pt·opreté. - Economie domestique : Pétrole. Remèile «::nt re les coupures tot les déchirures de la chair. E3sence à détacher. - Travail manuel: Coup~ et assemb lag~ (avec figure). Béret crocheté. - De la correspondance: Lettre d'une jeune fille à sa sœur. - Arithmétique. - Feuilleton : Les expériences de Madeleine (avec gravure). - Questions à chMcber en famille. No ~. Chant : LEI petit oiseau. - Lecture : Couseils de tan te Laure. - Géographie pittoresque: La Gruyère (avec gt·avures). - Poésie: La sœur aînée. - Hygiène : Les ongles. - Economie domestique : Pain de viande à la reine. Gelée aux pommes. - Travail manuel : Da la chemise (avec figure). Petite VAste au tricot. - Correspon· dances. - A1·ilhmé tiqne. - F euilleton : Les expériencAs de Madeleine. - Récréations. La jetme Ménagère parait 10 fois par an. Abonnement 1 fr. On souscrit à La papeterie et librair1e clauique. 5, Rue Murtlat'rey, Lausarme, ou auprè1 de l'édit~ur de fEcnle primaire. à Siort.

Examen des recrues L'huhre philosophe

Un bultre en progrès pensait, (Dans ce siècle d'intempérance Plus qu'on est hultre et plus on pense), Ella pensait qu'il n'existait Rien au-delà de sa toiture; Elle en ellt bien fait la gageure. Un gros Anglais d'buitres friand, Un beau matin la prend dans l'onde, L'ouvre et lui prouve, en la gobant Qu'il existait un autre monde.

BÉRARD.

Anecdote• scolaire• Un régent avait donné comme sujet de composition: La sut·dité et la cécité. - Un élève commence son travail en ces termes : • Si tous les hommei! étaient sourds et aveugles, quel trillte spectacle présenterait le monde 1 t n fait une chaleur accablante. L'inspecteur des écoles entre dans une classe pour la visiter, et trouve maltres et élèves endormis. - Que faites-vous là, je vous en prie ? - Des exercices de pensée, répond le régent en se réveillant. t Le jeune Toto, qui a prèa de huit ans, a été mis à l'école . Sa mère, voulant juger de ses progrès, lui demande s'il saurait conjuguer l'auxiliaire étt·e. - Ob 1... rien de pluR facile, p'tite mère. Tiens : Je fus, tu fus,

il (ut ... nous fumons, vous fume%, ils fument .'

- Mais tu te trompes, mon ami. - Mais non, maman 1... Quand le régent n'est pas là... nous fumons tous 1

Voici le rang et la note de nos 13 districts d'après les damiers examans des recrues valaisannes en automne 1888 : St-Maurice 10.45- Conches 11.20- Sion t1.35 -Entremont 11.4 Monthey 11.5 - Martigny tl.8 - Ra1·ogn~> 12.25 - Viége et Sierre 12.7 - Hérens -12.75 -- Loècbe 12.9 - Brigue e t Contbey 12. Nous donnons maintenant les notes des communes pour les districts de Bierre à Monthey inclus ivement. Les cbiftres ( ) indiquent, pour comparaison, la note obten ue l'année précédente. Comme base de cette évaluation, nous avons continué à adopter l'ancienne classification, la p lus rationnelle à notre humble avis. L'examen portan t sur 4 branches, la meilleurfl note é tant 1 At la plus faible 5, il s'ensuit que la mE-illeure note pour l'ensemble est 4, la meyanne 12 et la plus faible 20. On se rapplllle à ce propos, que les distt·icls de St-Maurice, Conches S ion, Entremont, Monthey et Martigny sont les seuls- qui, pour la dernière année, aient une note supérieure à la moyenne. Tous les autres occupent une place inférieure. 1. DISTRICT DE SIERRE J~.7. Ayer 8.3 (12 6) Granges 9.3 (19.<J) St-Léonard 10.9 (12.75) Grimentz 11.5 (13.<..0) Chandolin 12 - (17) Lens 12.2 (118) Luc et RtJean 12.4 (8.25 11.9) Si erre 1 ~ 5 (H.95); Grône 12.9 (13. 7); Moliens :i3.8 (13.6) Venthôoe 14.5 (15.75) Chalais 15.5 (12.85) Veyras 16 (-) Randogne 16.4 (13.6). II DISTRICT D'HÉRENS 12.75. Hérémence 105 (13) Evolène 11 (7.8) Nax 122 (15) Mase 12.8 (1~.5) St- Martin t33 (10.8) Ayent 13.6 (15.8) Vernamiège (19.5) et Vex (14) 14.70. III. DISTRICT DE SION 1135 Sion 9 - (10.3) Salins 11.7 (13. 5) Savièse 12 (11. 2) Arbaz 12.2 (12.8) Veysonnaz 12.9 (12.1) Bramois 13.- (10.4) Grimisuat 13.1 (13.2).

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IV. DISTRICT DE CONTHEY 13. Vétroz 11.1 (11.5) Chamo::.on 11.5 (10.6) Nendaz 12. 5 (10.85) Ardon 13.1 (11.8) Conthey 14 - (13.5). V. DISTRICT DE MARTIGNY 11.8. Charrat 5.3 (11.75) - Martigny-Villa 8 - (9.7) - Riddes 10.5 (12 .4) - Bâtiaz 11.3 (10 71 - Saxon t 1 9 (-13.51 - Maa·tigoy-Bourg t2 - (13) - Bovernier 12 5 (14.5) - Sali lon 13 2 (-)~ - LAytron 13.3 (18)- Martigny-Combes 13 5 (12.1) - Fully H.l ( 14.15)- Isérahles 18.5 (19 5) VI. DISTRICT D'ENTREMO~T llk Bagnes tU. et Sembrancher 10.1 (i0.3) - L1ddPs t14 (13.1) Volléges 11.5 (12.55) Oa·sières 11.6 (14.15 Bourg-St-Pierre 12 7 (8 . 8). VII DISTRICT DE ~T-MAURICE 10.45. St-Maurice 8.1 (H -) - Finshauls 8.2 (-) -- Evioooaz 8.9 (12.6) Collonges 9.5 (10.25 - Dorenaz 12 (13.15) Masson gex 12 2 (12.2) Salvan 12.4 (10.3)- Vérossaz 14.5 (12.ü5)- Mex 16 (-). VIII. DISTRICT DE MONTHEY 11.5. Collombey 7 ~11.1)- Vouvry 9 (9.1'i) Vionnaz 10 - (lU)- PortValais 11(10.5) -Monthey 11.4 et Char..upé"Y 10.1 (12.b) - 'froistorrents 133 (15.S)- SI-Gingolph 14 (}:)35) Val d'JIIiez 145 (13.1).

1 L'Ecole primaire, VIII•• ANNÉE

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SION

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ter &vrll 1SS9

REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION

Conférences d'instituteurs.

Entremont. - La conf~rence de ce dJsll·ict aura lieu à Sem· branchtr jeudi 11 avril prochain. (Le sujet es t iudiqué daus la No 1 de l'Ecole prima,re). 8oclété valaisanne d'Education.- La prochain ré union générale aura lieu à ArdM à la fin d'avril ou au commencement de mai prochain. L'époque précise en sera fixée dans le prochain No. Deux rapports y seront présentés. Ils portent s ur les questions smvantes : 1. Influence morale tt religieuse que l'inst.tut~ur digne de ce nom peut exercer sur les él~oes et letcrs prJrentl. Moge11 à employer pour atteltldre ce but. Rapporteur : M. Benj. Roten, inst.. à Savièse. 2. D'où vient que les enfants de nos écoles ont talll !Je peine d s'ex· primer C(trrectement et contamme,,t. Qu'y perdet~t ''instrur.tiot~ propremet~l dit flt le développement Îlllellr ctuel ? Par quels moye11 l'inst•tuteur peul-tl arnefl8r les en{attts à rendre faciliment le,rs pe1uéu. NB. Le rapporteur reste encore à dé~~igoer . MM. les rapporteurs de distracL sont pa·iès d'envoyl'lr immédiatement leurs m ~moires au rapporteur central, soit directement soit par l'io'ermédiaire de secré· tariat du Département de l'Instruction publique, qui se charge de le faire parvenir à qui de droiL.

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L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d 'abonnement pour la Snis8e, 2 fr. 50 . Union postale 3 fr. 1\.nnonces, pri:t 20 cent, la ligne ou son espace. ~out ouvrage dont l'Ecole p1•{maù·e recevra deux exemplaires aura drmt à une annoncl' ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.

Timbres en eaoutchouc, 1" qualité, limbres-vitt:!sse, dateurs, numéroteurs, médaillons-timbre'!, ca·ayous ·timbres, timbres griffes. etc., aux drix les plus modiques.

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SOMMAIRE: Socléti. valaisanne d'éducation. - Aux amis du chant! - Des confrreoces pédagogiques. - Notions de civilité e& de politesse. -Mémorial d'on Instituteur. - E~bos des Confrrences, - Partie pratique. - Variétés. rou~ ~e qui concerne la publication doit être adressé

a l'editeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.

ALBRECHT, orfèvre, Sion

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