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No 10 l'Ecole primaire, 15 Mai 1902

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XXXIe ANNÉE

15 MAI 1902

Chronique scolaire Etats-Unis. - Durée des classes. -· On se livre, au delà de l'Atlantique, à des expériences pédagogiques, instructives. M. Boyson, directeur de l'enseignement dans !"Etat de NewYork, a fait dernièrement une constatation qui a vivement excité l'intérêt des Américains. Les plus jeunes élèves ont été répartis en deux groupes : le premier arrivait en classe à 9 h. pour quitter après une séance d'une heure et quart; puis, à 11 h. 30, venaient les élèves du deuxième groupe, qui étaient retenus durant un laps de temps égal. L'après-midi, les deux divisions s'occupaient pendant une heure d'un travail d'ensemble, tel que le dessin ou la musique. Au bout d'une année, les rapports des maîtres et des maîtresses concluaient unanimement en faveur du système des classes courtes. Confédération - Subventions scolaires. - Le Conseil des Etats a adopté la manière de voir du Conseil national, et, comme ce dernier, il a chargé le Conseil fédéral de présenter un nouveau projet complétant l'article 27. Quel sera maintenant l'écueil qui retardera la barque des subventions dans sa pénib le et longue marche sur la mer du fédéralisme 1 Lucerne. - Séminaire pédagoyique de Hitzkirsch. - Du1·ant l'année scolaire 1901-1902, l'école normale de Hitzk irsch a été fréquentée par 52 élèves, répartis en quatre cours. Les classes se sont terminées le 19 avril. La prochaine année scolaire s'ouvrira le 5 mai. Zoug. - Séminaire pédagogique de Saint-Michel. - Les examens de clôture ont eu lieu le 15 avril. Cette école normale libre, qui tend de plus en plus à revêtir un caractère intercantonal, comptait 33 élèves, appartenant à 13 cantons, différents. Cinq sont d'origine fribourgeoise. M. l'abbé Baumgartner, directeur, vient de publier, en allemaud, chez Herder, à Fribourg-en-Brisgau, une excellente histoire de la pédagogie - 1 vol. in-8, d'environ 300 pages - que nous sommes hetlrenx de signaler à nos lecteurs, et plus particulièrement aux membres du personnel enseignant secondaire. Fribourg. - Nominations. - Le Conseil d'Etat a nommé : M. Meyer Jacques, d'Ormey, ins tituteur à l'école primaire de Chiètres; M11e Mosimann Emma, à Wynigen (Berne), institutrice à l'école primaire de Monti lier.

---<>EX3'e>--Ceµx qui se plaignent ùe leurs enfants n'ont souvent à se plaindre que d'e ux-m ê mes . (FONSSAGRIVE. )

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~e ~ulletin pédagogique rt

L'Ecole primaire ORGANE DES SOCIÉTÉS FR/BOURGEOISE & VALAISANNE D'ÉDUCATION et r/11

Musée pédagogique paraissrmt les i"' et 15 de chaque mois

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mtnAf.TION

ABO~~F.~IENTS 8· A~Now:i,:s

.\r. Dl-' SSIDOURGi Di r eden r de l' Ecole norm:d c

lm pl'i111 t>1·ie C[llholiquc, Gra nd 'Hur, ·13.

cle Hi1.utcrive, près Fribourg. .\f. J,'., Gttli:MAUn, ;;cc1·ét;.1ir e, ;\ t·',·ihourg-. ~ ~ - ~ w - ~ w - - ~ ~'!.. ,.. . . . , . . . , _ , . . . _ ~............. -

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SOMMAIRE: Les Mutualités scolaires (suit e). - la lecture à l'école primaire. - L'instructi on pi·im.aire au temps ile la H.oine cl es Papes. - L'enseignement ménager (suite et fin) . - Enco ,·e la réforme cle l'orthographe. -- Progi·amme scolai?-e clu [Ve arrondiss ement. - Bibtiog,.,.aphies. - Correspondance. - Chi:on ique scolaire. - Mu sée P"dagogique de Fi•ibourg.

LES MUTUALITÉS SCOLAIRES (Suite)

Leur portée morale. - Mais qu oi, s'écriera-t-on peut-être en se reportant à notre précédent article, vous est1mei:: que tous les devoirs de la famille incombent à l'école. Et quelle place, dans votre sxstème, 1·éser vez-vous donc à celle-là si vons voulez que l'école supplée à tout et remplisse la mission dévolur jusqu'ici à l'éducation domestique ? Si sérieuse qu'apparaisse cette objection, nou s· n'en maintenons pas moins que les obligatfon s de l'école ne cesseront de g randir à mesure que l'on verra les liens des familles se relâcher et leur action s'affaiblir. Supposons un instan t que cette affligeante constatation ne repose sur aucun fondem ent, il n'en restera pus moins vra i que le caractère de l'enfant se forme dès le j eune àge. C'est la raison des préoccupation s des amis antant que de8 contempte urs


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lle l'écolP. chrétienne. Ils n'ignorent pas, les ennemis de nos croyances, que l'enfant apprend, sur les genoux d'une bonne mère, à aimer la religion; mais que l'école,_qui lui enseigne le catéchisme en est l'un des plus fermes soutiens. Si donc hous pensons qu'il n'est jamais trop tôt_ de parler à l'enfance de Dieu et de ses commandements, de faire germer dans son àme les vertus chrétiennes, il ne paraitra point superflu de lui inculquer, à l'âge où les leçons se gravent si profondément, ces vertus plus humbles, mais com~ien nécessaires puisqu'elles sont un gage du bonheur des familles et des individus: l'ordre, l'économie, la prévoyance. Ce devoir de l'école devient plus impérieux encore quand on songe qu'elle doit suppléer aux lacunes de l'éducation familiale. La confiner alors dans l'unique soin d'instruire, ne serait-ce pas la frapper de déchéance et lui arracher le plus beau fleuron de sa couronne~ Nous sommes d'une contrée qui a aussi ses tares. Son peuple possède des qualités et des défauts de r~ce; à côté de ~a probité, de sa foi robuste et de son enthousiasme pour le bien, on pourrait signaler, sans être injuste, des travers également nationaux et regretter, par exemple, que, dans son ensemble, il ne soit pas aussi sobre, économe, prévoyant et persévérant qu'ailleurs. Econome on l'est un peu moins peut-être en pays de Fribourg que dans m~intes contrées voisines : on y a la dépense facile _et la prévoyance ne constitue pas un de nos plus grands soucis. Ce n'est point chez nous que les Sociétés d'assurance et de secours mutuels recrutent le plus d'adhérents. Un calcul portant à cet égard sur l'ensemble de la Suisse ne nous placerait pas, s'il pouvait se faire, dans un rang privilégié à côté de nos Confédérés 1 • A quoi faut-il faire remonter la cause de cette infériorité? Affaire de race, diront les uns; affaire de formation, diront plus justement les autres. Qu'est-il besoin d'aller chercher si loin cc ·que l'on peut trouver tout près de nous, dans les habitudes d'un grand nombre de familles. Si, dans la c. cellule primitive» de notre société fribourgeo ise, beaucoup d'enfants ne reçoivent qu'une formation initiale incomplète ou défectueuse, l'école a le devoir d'y suppléer. Mais que l'école primaire se consacre exclusivement à l'instruction et néglige le côté pratique de la vie, qui donc alors comblera la lacune ? Il le disait déjà le vieux Montaigne en parlant de l'école de son temps: ~ On nous apprend à vivre quand la vie est pa3sée. » Sous le paradoxe de cette pensée, il est facile de découvrir un , M. Guillaume Fatio nous apprend, dans !'Educateur, N° du 2G avril rno2, qu'en Suisse 42 personnes sur 100 possèdent un livret

de cai~se <l'épargne. Dans le canton de Fribourg, 1;2 personnes, ùarn, Je canton d 11 Va lais, 2 personnes sui· 100 ont un livret cl'épargne . (Réd.).

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o-rand fond de vérité, et ce que disait l'auteur des Essais, e:i:t parlant de la ~hilos,ophi~ à enseigner aux tout_jeune~ gens, pourrait fort bien s appliquer à cette autre philosophie pratique, qui s'appelle prévoyance, économie, et qui, pour porter ses fruits, doit être µratiqu ée dès l'enfance. C'est à l'àge scolaire qu'il faut commencer l'apprentissage de la prévoyance. L'enfant, sans doute, n'y apportera pas l'effort de l'homme qui prélève sur son sa laire la dîme de l'épargne et de la prévoyance, tandis que, élève de l'école, il transmettait, à son maître, semaine par semaine, les deux sous qu'il tenait de la munificence paternelle. Quel que soit le mode de provenance de son argent - nous ne saurions ici supposer qu'une source honnête - l'enfant prend une sage habitude, il s'initie au bon usage qu'il doit faire de ses deniers, il entrevoit de bonne '.wure le problème de l'avenir, et le versement hebdomadaire de dix centimes, comme tont acte maintes fois r épété, aura imprimé un heureux pl i à son caract0re. Mutualiste dès l'enfance. il le sera à l'âge d'homme f't le restera toute sa vie. Voilà un bienfait appréciable de !'.institution des mutualités scolaires au seul point de vue do la formation du caractère. Oh! pourquoi se le dissimuler, il en reste beaucoup de nos habitudes d'enfants dans nos manières d'agir d'hommes faits. Puériles, tant que vous voudrez, ces coutumes de l'âge où nous étions petits; combien d'entre nous oseraient soutenir qu'i ls ne sont pas quelquefois encore les bambins de jadis et ne se sont jamais surpris à reproduire les actes enfantins dont on nt volontiers. Habitudes d'enfance si profondément enrac1nér.s. nous vous retrouverons encore, voilées peut-être, mais vivaces; à travers nos convictions de l'âge rnùr; nous reconnaîtrons même que vous avez été la règle de nc,tr~ conduite et la direction de notre vie entière! Pourquoi donc a-t-on pu dire que l'ayenir appart!ent à__ qui possède l'école? Pourquoi les luttes qui ont marque 1~ s1e.cle écoulé, dans le but de conquérir le droit de la régir, s1 e ll e n e doit pas laisser dans nos âmes, dans notre_ caractère, sa _tr~ce indélébile? Que l'école poursuive donc plemement sa m1ss10n et inculque aux enfants le plus de bonnes habitude~ possibles, au nombre desquelles aura sa place le modeste sentimen t de la prévoyance. . ,, . . L'esprit de prévoyance, mais c'est 1 e~onom1,e, la n_écess1t~ de l'épargne inculquées comme moyen direct d y arriver. N apprenez pas comment on gagne, apprenez comment on éc~nomise, dit quelque part notre livre de lec ture, dont mamts chapitres trahissent cette intention particulière de l'auteur : l'enseignement ~e la pratique de la vi~. Dema,nder 9u'oT.1 _pari~ aux élèves de prévoyance, d'économie, ce n est Ill 3:vI11r, n1 rabaisser la mission de l'éducateur. C'est, au contr aire, pro curer l'occasion de col!lpléter utilement la formation moral0


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de l'enfant que de lui apprendre à oavoir-faire bon marché de ses aises, puisque l'effort déployé aura pour conséquence de tremper le caractère. L'enfant, rompu par l'habitude à cette privation de deux sous à verser chaque semaine, est disposé à d'autres plu s grands sacrifices; il a appris, du moins, à songer à l'avenir; il a été conduit à l'épargne, à la charité, à la tempé, rance et à la pratique d'autres vertus. C'en est assez pour établir la valeur éducative des mutualités. Nous dirons procbainement un mot de leur influence sociale et nous entrerons ensuite résolument dans le détail de leur orga1nisation. E. G.

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La lecture à l'école primaire Nous avons suivi avec un vif intérêt les articles de M. l'inspecteur Oberson sur la manière de se servir du livre de lecture pour l'enseignement de la langue dans nos classes primaires. Son travail , consciencieux et éminemment pratique, laisse cependant un peu dans l'ombre, ce nous semble, certains points qui nous paraissent d'une importance capitable et incontestée. Permettez donc, Monsieur le Rédacteur. que nous venions, non, certes, prendre à partie les excellentes irtées de l'llonorable correspondant du Bulletin pédagogique, mais en choisir quelques-unes et y insister davantage. Et tout d'abord, signalons l'explication d'un morceau de lecture.

Insister longuement sur l'importance de cette exp lication, serait res~assE>r un lieu commun et faire i njure au plus bel apanage de vos lecteurs, c'est-à-dire à leur expérience, à leur intelligence et à leur dévouement. En effet, qui d'entre eux ignore qu'au contact des bon s auteurs, l'enfant se pénètre des plus hautes pensées et des sentiments les plus généreux, partant de la plus pure moralité? 'l'ous savent aussi que le maitre doit développer l'intelligence des élèves. Mais où trouver un meilleur moyen de leur apprendre la langue, sinon chez ceux qui l'ont le mieux parlée; un meilleur moyen d'orner leur esprit. d'assimiler les idées des autres pour devenir un jour capables de penser par eux-mêmes, sinon chez nos grands penseurs? Enfin, n'est-ce pas. pour nous tous, un devotr national que de leur faire connaitre quelques-uns de nos meilleurs écrivains 1 Un pays est justement fier de ses grands homm es. Or, parmi ces derni ers, occupent une place d'honneur ceux qui ont contribué à la grandeur et à la gloire rle la patrie par le noble usage qu'ils ont fait de la pensée humaine et par l'illustration qu'ils ont donnl;e à la langue national<'. Donc, ;\ quelque pnint rlc vue <JU 'nn :-e ph1cA, nrrlionat,

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tntellect-uel ou moral, on ne saurait atlacher trnp d'impui·tance à l'étude des morceaux de lecture : c'est donc à bou droit que cette étude figure au premier rang parmi les exercices scolaires. Mais, ces textes, comment les choisir ?~A coup sùr, c'est une tàche délicate ; mais nous y sommes grandement aidés par notre livre de lecture aux trois degrés primaires. De fait, on ne sait ce qu'il faut en louer davantage, ou le choix judicieux des morceaux, ou l'intérèt qu'ils offrent pour l'imagination enfantine, ou la constante préoccupation d'associer au profit intellectuel l'utilité morale et religieuse. Mais, parce que nous avons à notre disposition de si précieux auxiliaires, tout n 'est pas fait. Dans ces guides d sùrs, il nous faut eecore choisir. Et d'après quels principes 1 Dans le choix des morceaux de lecture, ne perdons jamais de vue ces rleux grandes idées pédagogiques: 1. il faut approprier aussi exactement que possible les morceaux choisis â l'âge, au sexe et au caractère des enfants. A l'âge. - Tel morceau compris sans peine par un enfant de onze à douze ans, présentera pour un enfant de huit à neuf ans des difficultés de fond et de torme qui le rendront inabordable. Au sexe. -- J'imagine que l'historiette d'après Fabre Charlotte la vaniteuse (cours moyen , page 30) touchera peu les petits garçons ; et que, réciproquement, mainte pièce historique d'inspiration militaire sera sans grand charme pour les petites filles. C'est que différents sont les goûts des garçons et des filles. Au caractère. - L'appropriation des· textes aux caractères demande une connaissance profonde des âmes de nos élèves. Cette science sera le fruit d'un contact i ncessan t·, quotidieu avec les enfants. Sommes-nous en présence de caractères mous ou paresseux? éturlions de préférence des morceaux qui enseignent la nécessité de l'effort et la sainteté du travail. Nos élèves ont-ils des tendances dissimulées et menteuses ? commentons avec eux des textes qui inspirent l'horreur du mensongA et l'amour de la vérité. Si nous avons la chance de n'avoir affaire qu'à de bonnes natures, profitons-en pour entretenir et développer en elles ces heure uses dispositions à l'aide de morceaux bien choisis. 2. Il faut introduire dans le chOix des textes la plus'grande variété possible. Les morceaux de nos trois livres;de lecture sont eux-mèmes variés: les un s parlent de Dieu, de la religion, de la famille, de la patrie et de nos devoirs; les autres sont re latifs à la nature, aux animaux, aux plantes, aux minéraux; ceux-ci sont d'allure plaisante, ceux-là de caractère grave. Dans notre choix, faisonsnous un pt'écepte de ce vers bien connu :

Passer ùu g 1·ave au ùoux, du p laisant au sévère.


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C'es t le moment ici d'agiter cette question : f!'aut-it que la prose L'emporte sur la poésie? Le programme de nos livres de lecture no us fournit les éléments de la réponse : il est très sobre en morceaux de poésie. Sans do ute, il n'y a aucune raison d'exclure l'une ou l'autre. Mais, nous ne voyons aucun inconvénient à donner à la poésie une part prédominante. D'a bord, les vers sont, pour les enfants, plus faciles à retenir qu e la prose: ils ont un rythme, une cadence, une harmon ie, une mitsique qui frappe même les moins bien doués. Puis, au point de vue éducatif, no us les croyons supérieurs à la prose: les poètes, dans uu langage divin, ont traduit d' une façon éminente les no bl es sen timents, les grandes idées morales; ils sont les apôtres de l'idéal, et nous ne mettrons jamais t rop d'idéal dans l'àme de nos enfants. (A suivre .)

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L'INSTRUCTION PUBLIQUE AU TEMPS DE LA ROME DES PAPES Le Bulletin-Ecole signale, dans sa livraison du 15 avril écoulé, un article publié par M. G. Aubort, dans ]'Educateur de Lausanne. Ce morceau fantastique d'histoire de la pédagogie a provoqué une critique sommaire et de légitimes observati ons form ul ées par la Rédaction de notre Revue. Nous avons été tenté par l'étude du même suje t 4 ui, nom, en sommes ass uré, a quelque intérêt pour les lecteurs du Bulletin. Nous ne prétendons pas ép uiser cette question et encore moins entamer une discussion : la vérité se suffit à elle-même Nous parlerons d'abord de l'enseignement primaire et professionnel. ' li y a un s iècle et demi, le savant Benoît XIV (t 1758) d isait dans la Bulle d'approbation des Frères de l'abbé de la Salle : « Jgrwrantia, umnium origo malorum, prœsertim in iis, qui (abrili operœ dediti sunt. L'ignorance est la source de tous les maux, surtout parmi les ouvriers. » Nous osons affirmer q u'il est peu de villes dans le monde qui s'imposaient autant de sacrifices que la ville des Papes pour instruire et moraliser le peuple. D'après une statistique dressée en 1841, Rome possédait déjà 27 établissements et 387 écoles pour l'instruction de la classe inférieure. De ces écoles, 180 éta_ient destinées aux petits enfants des deux ~exes, 94 uniquement aux garçons et 113 aux fi lles. Le nombre total des élèves qui fréquentaient les écoles élémentaires s'é levait alors à 14,157. Les écoles gratuites procuraient l'instruction à 7,579 enfants; celles où l'on payai t une faib le rétribution étai1>nt suivies par 2,788 élèves. Des 387 écoles dont nous avons parlé plus hau t, 26 étaient tenues par des communautés religieu~es d'hommes et 23 par

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du::; communautés religieuses de femmes. Les 'auLres, a u 11ot11br0 de 338, étaient dirigées par des séculiers. Nous devons ajouter que 2,2 13 enfants des deux sexes recevaient encore l'instruction dans des l.Jôpitaux e t des conservatoires. Dans la période de 1866 à l 870, principalement en l'année 18ti8, les nombreux é tablissements qui distribuent l'enseignement pri maire et professionnel entrent dans la classification suivante : 1° Salles d'asile, écoles gardien nes et jardins pour l'enfance. 20 Ecoles de garçons : a) Ecoles« régionnaires »; b) Ecoles paroissiales; c) Ecoles congréganisLes; . . 3° Ecoles de filles : a) Ecole-, « reg1onnaires »; b) Ecoles paroissiales; c) Ecoles pontificales; dJ Ecoles congréga_nistes ; e) Ecoles gratuites annexées aux monastères; () Pens10nnats annexés aux mon astères. 4° Conservatoi res. 5° Orphelinats et Refuges d'en Cants trouvés. 6° Mospices-Hôpitaux. 70 Maisons de correction pour les mineurs. 8° Institut agricole. go Académ.ie de Saint-Luc ('l'echnicum). 10° Ecoles gardiennes, salles d'asile. Neu f éta'blissements de ce genre, destinés aux filles, sout dirigés par des religieuses. Les Filles de la Charité possèdent les suiçants: Un dans le Conservatoire 'l'orlonia au Janicu le; deux dans lu n•1·oupe scolaire Patrizi; un 4e près de Saint-Nicolas de 'l'olentin; ~n 5c à Saint-Jean des F lorentins; un autre dans le groupe sco !aire fondé par le prince de Sarsina au Borgo Sai nte-Agatlle ; un 7e dans le Con servat9ire des Zoccotette ~ ce dernier reçoit les enfants des deux sexes. Les Sœurs de la Providence acceptent les filles de la bou rgeobie dans leur maison au palais Giustiniani. Les Filles de la Croix de Saint-André sont à la tête d'un asile très spacieux, gratuit, et très fréque nté. . Plusieurs années après l'ouverture des écoles gardiennes spéciales - car il y avait aussi des écoles gard iennes annexées aux écoles primaires et con fondues pour ainsi dire avec elles établies po ur les filles. une Socié té de bien faisance s'est fondée, en 1847, avec l'approbation et les encouragements de Pie l X, afin do créer des asi les similai res indépendants pour les garçonsbambini.

Au nombre de trois et placés sous la p r·otection des saints Innocents, martyrs, ils furent att ribu és aux quartiers h abités par la population pauvre, c'est-à-dire aux Monti, à la Regata e~ au Trastevere. Chaque asile abritait environ 120 bambini confiés à une directrice laïque, aidée de trois maitresses; deux bonnes devaient, en outre, s'occuper de la cuisine et de l'intérieur.


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L'organisation et le l'onctionnemeut sout identiques daus les asiles des tiambini et des bambine. Les salles sont spacieuses, bien éclairées et bien aérées· elles out pour annexes un jardin ou une cour réservés aux récréations. et à la gymnastique. Le Cruciûx et de rares tableaux const_,t~ent la décoration des parois de ces vastes pièces. Vo1c1 le programme de ces écoles gardiennes : Etude du catécltisme; étude des lettres et du syllabaire combinée avec l'acquisition, au moyen de planches, de quelques notions sur l~s pl'.3-ntes et les animaux les pl~s communs; calcul par l'usage d_ un rnstrument portant de petites boules ; dessin linéaire et l~bre (usf!nd~ dt manier~ piane et familiart) des principales tigu~es geo~et~1.ques; petits travaux manuels domestiques proportionnés a l age des enfants - quelquefois la directrice r~t:onte_ ~ne histoire édifiante et la fait répéter par les élèves ; d autreto1s, elle montre un tableau qui représente comme 'un exe~~le à i~iter, un fait de l'Ecriture qu'elle explique, détaille et d ou elle tire une leçon pratique. C'est une règle imposée de ne jamais occuper les enfants ~l~s d'une demi-heure à la même matière; aussi, quittent-ils lrequemment leurs places, se mettent en ranO' et marchant avec ensemble, chantent quelques couplets . Ces.t>mél~dies et ces marches souvent répétées contribuent à tenir les élèves alertes à les récréer et à les réjouir, à raviver et à renouveler leu; attention. · Vers midi, i~s. prennent leur r~pas : une ou deux soupes, selon. leu~, app~tit. Les enfants qui en ont le moyen apportent du pa1!1, 1 etabhsse~eut se charge du resüi et de la préparation des aliments. Apres dîner, grande récréation exercices aux engins de gyD?n~stiqu~. U? goùter-~erenda divï'se la soirée qui, commelamatrnee, se distribue en petites leçons alternées de repos . Dans les salles d'asile, on reçoit de préférence les enfants de~ pauvres_et des ouyriers et les orpl1elins, et l'on exige qu'ils s01ent vaccinés. Un mspecteur de santé les visite avant leur admission et veille ensuite à ce que tout soit tenu selon les règles de la propreté et de l'hygiène. Vide _: Maguire: Rome, son souverain et ses institutious. La Civiltà cattolica, années 1866-70. L'abbé Postel : Rome dans sa vie intellectuelle dans sa vie cha.ritable, dans ses institutions populaires. ' Statistique officielle de 1866 (Archives de la Congré"ation ùcs 0 Etudes). Cardinal Mo·richini : Degli lnstituti di Carità per la sussistenza et l'educazione dei Poveri et dei Prigionieri (Roma, 4 nov. 1869) . Regolamento delle Scuole priva.te elementari. Regolamento dell'Emmo Card. Vicario 20 gennajo 1866. Statut1 per la Societa clegli Asili d'infanzia della ciUà di Roma 25 f?ebraro 1852. ' Rome, ter mai 1902. (A suivre.) E. F. SINGY, licencié en philosophie.

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L'enseignement ménager (Suite et fi11,.)

Ecoles de domestiques. - Les conditions économiques propres à la Suisse rurale , où beaucoup de femmes émigrent à la vi lle et à l'étranger, pour s'employer comme servantes, ont déterminé la création d'écoles de domestiques. Le but des fondateurs est de relever la qualité professionnelle des domestiques, de les protéger par une surveillance tutélaire contre le surmenage imposé par quelques maîtres , d'arracher le~ j eunes filles de la cam pagne à la vie de fabrique. A la vé ri té, Mme Brunhes reconnaît que ce développement des écoles de domestiques tend à augmenter le nombre des « mercenaires » et des « déracinées ». La première école de ce genre s'ouvrit à Lenzbourg. L'installation en fut modeste, par principe et par nécessité. Les élèves sont internes et font µn apprentissage de 3 à 6 mois. La directrice ménagère donne l'enseignement pratique et théorique Les travaux à l'aiguille sont confiés à une maîtresse spéciale. Il y a 12 jeunes filles par cours. Elles doivent a voir 16 ans au moins. Des écoles du même genre existent à Berne, à Bourgwyl, à Fribourg·. On y reçoit ,des personnes étrangères qui paien t pension (65 fr. par mois, chambre et repas compris). A ce titre, elles prennent place parmi les « hôtels pour jP,unes fil les ». Quelquefois les deux types sont fusionnés : telles les écoles ménagères et de domestiques, à Saint-Gall. Les élèves qui ne se destinent pas à devenir des servantes paient une pension plus forte. Un trait original, bien particulier à ces écoles ménagères : beaucoup font la cuisine pour la clientèle du deh ors. L'école de Saint-Gall a préparé 12,000 portions, en Hl00-1901 , pour un restaurant de la ville et une cantine. Cours de cuisine pour externes. - Très divers. Les uns ont lieu le jour , les autre~ le soir, tantôt purement tl:léoriques, le plus souvent pratiques. L'auditoire varie beaucoup aussi , il est fourni par toutes les classes de la société. Les dépenses de ces cours sont, en général, couvertes par les frai s d'inscription et la ven te des plats à la clientè le du dehors. Ceux du soir sout gratuits et subventionnés par l'E tat. La durée en est courte. Les cours de Berne comprennent 16 leçons précédées de 2 conférences sur les devoirs de la ménagère. La directrice est une élève de l'Ecole norm a le . L'effet a é té excellent sur les familles ouvrières; de même ù Bâle.


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Écoles normales ménagères. - La première a été fondée à Berne en 1897 par la Société des femmes suisses. Une seconde s'est ouverte peu après à Zurich. Les cours durent un an. La pension coùte 750 fr. Les élèves doivent avoir (ini leurs études secondaires (primaires supérieures) et être àgées d'au moins 18 ans. Deux directrices sont chargées, l'une de l'enseignement de la cuisine l'autre de la tenue de la maison. L'horticulture est l'objet d'~ne attention spéciale ; les ôlèves s'exercent au jardinage dans un terrain de 3 ares, loué à proximité. Il y a donc dans toute la Suisse une organisation complète et variée de l'enseignement ménager, surtou~ dans le canton _d~ Fribourg. Toute!'ois, il paraît qu'une partie du but poursmv1 par les initiateurs du mouvement a été manquée; ce sont les classes moyennes plutôt que les pauvres qui ont profité de ces écoles. Les filles de la population ouvrière continuent à passer de l'école à la fabrique sans recevoir de notions d'économie domestique pratique. C'est pour leur rendre cet enseignement accessible que la Société des femmes suisses, dans une adresse aux gouvernements des cantons, demande qu'il prenne le caractère obligatoire dès l'école primaire (à 12 aris) et dans leR cours complémentaires (13 à 15 ans) ; seul, le canton de Fribourg a tenté cette expérience. Nous voici à la deuxième partie du rapport qui résume, pour ainsi dire, toute la question par le tableau de l'enseignement ménager à tous les degrés dans le canton de Fribourg. Le gouvernement de ce canton a la haute direction de tout l'enseignement. Il subventionne et surveille tous les établissements qui le donnent. Il a d'abord établi un cours normal, rapide, de 4 mois - pour institutrices. La journée dure de 8 heures du matin à 6 heures, car il s'agit de « former la main par la répétition des leçons » Ce sont ces maîtresses ménagères qui donnent l'enseignement dans les cours complémentaires. Le type de l'école volante de cuisine - analogue à ce qui se fait en Allemagne, en Belgique - paraît assez prospère. C'est une Société privée d'agriculture qui l'encourage. Le cours consiste en une série de 20 leçons pratiques, et s'établit dans des centres ruraux. Le droit d'inscription est de 20 francs. Cette sorte d'école temporaire est destinée à disparaître dès que les communes organiseront des cours permanents. Cette remarquable étude se termine par la statistique des subventions fédérales qui fait éloquemment ressortir la diversité des institutions consacrées à l'éducation ménagère et l'intelligente libéralité des pouvoirs publics qui les favorisent. Mme Brunhes attribue le succès de ce mouvement en faveur des écoles ménagères, à l'esprit de méthode des organisatrices, lequel s'est attaché aux idées suivantes: former des maitresses d'abord avant de former des élèves; esprit de simplicité dans les programmes et rlans l'installation m,'ltPrielle ; ordre de la

comptabilité (condilion nécessaire pour obtenir les subventions); extension de la gratuité, variété et sou_plcsse de l'organisation adaptée aux besoins locaux; concept10n nette du but à atteindre. J.Wne Brunhes insiste sur la nécessité, de conserver le caractère pratique de cet enseignement ménager en le restreignant à son objet pMpre: cuisine, ménage. E t par ménage, elle entend la tenue de la maison, l'entretien et la confection des vêtements de la famille, et non « la coupe perfectionnée» qui a sa place ailleurs, à l'école professionnelle1 par exemple. Il me semble bien qu'elle a vu juste, sur ce pomt, comme sui:' d'autres, très importants aussi : qu'il ne faut pas donner cet enseignement trop tôt (avant 12 ans); qu'il faut former la main par la.répétition fréquente des exercices. Les dernières lignes méritent d'être signalées à ceux qui ont tendance à dresser des programmes trop riches , sous prétex te qu' ils sont plus démocratiques: « Par tous ces caractères essentiels, l'enseignement ménager marque donc une réaction salutaire contre u1_1e certaine éd_u~ation féminine théorique, encyclopédique et llvresque, bref , mtellectuelle à l'excès. » MARIE RA UBER ~

Encore la réforme de l'orthographe Nous r<~produisons les deux articles suivants, publiés daus La Tribune de Lausanne :

Préjugés orthographiques Au risque de me faire dire : c Vous êtes orfèvre ... ,>, je tieus à l'elever en quelques mots l'article c Respectons les virgules », _publié par la Tr ibune . Je m'attendais à un déba~. sur la ponctuat1~n, eL voici, c'est un coup de patte contre la reforme ortho11:raph1gue ! Pourquoi perpétuer des malen tendus ? MM. les professeurs de frar!çais ont des déboires avec leurs élèveR à propos ùc l'édit des c tolerances ». Sans doute, Rome ne s'est pas bâtie en un jour, mais e_Rt-ce une raison, parce qn'on ne peut d'un coup de baguette mag1_que, inculquer du jour au lendemain aux élèves de nouvelles notions, pour ren0ncer à les croire utiles et opportunes ? Je ne sache pas qu'il vienne à l'idée de personne de présenter l'orthographe actuelle comme un chef'-d'œuvre ùe clarté, de simpli: cité, de logique, oit l'on ne pourrait découvrir quo i que c~ fùt qu i exigeât une retouche quelconque. Il ne faut point prend re l habi tude de dire que les réformistes sont des trouble-fête, capables de compromettre l'avenir de la belle la ngue française en en détru isant l' harmonie. Autant dire que l'Académie française a méconnu ses devoirs en adoptant c r ythme, avocat, poteau, fan tô me,, anciennement écriLs c rhythme, advocat , posteau ,. Quant à prétendre que les enfants s'en vont chantant en chœur : , Il n'y a plus d'orthographe 1 , ce ne peut être là qu' un a)mab\e paradoxe. Quoi! il n'y aurait plus d'orthographe, parce que Je puis


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écrii·e iud isLi nctement c conlilu1·e de groseille , et c sirnp de groseille! , Pour un s que perd groseille, on se bat les Ilancs, on démontre qu 'ici la forme du mot doit dépendre « de la force a vec laquelle aura fonctionné Je pilon >. Plutôt que de lui imposer ces ch inoiseries, je préférerais que l'écolier apprît et retînt pour t oute sa vie une maxime de la Rochefoucauld ou d'Epictète. Un des riuarante • Im mortels •, M. Octave Gréard, ex pose dans son rapport de 1804 le bien fondé de to ute une série de réformes qui, certainement , se feront, bien que j usq u'aujourd'hui la docte assemblée n'ait pris aucune décision défi nitive. On peut regretter cette lenteur, (]Ui a provoqu'é l'iotervention du min istère de l'instruction publiq ue, aig uill onné lui-même par les i nsistances des sociétés réformistes. Nous eussions même préféré qu'avant de réal iser les réformes dont l'arrété Lcygues do nne la lis~e, l'autorité acceptât une parlie de celles demandée depuis fort longtemps. Ai nsi, t:x fi nal, une faute patente, épatante allai11-je dire, contre l'étymologie - ce grand cheval de batai lle des antiréformistes - devrait être remplacé pars. Cela aurait pour effet immédiat et t angible de simpl ifier tro is règles de grammaire : 1. le pluriel des noms (l'uniformisation serait absolue, la mémorable exception des 7 mols en ou serait reléguée au musée des a ntiquités); 2. la formation du féminin (partout, on ,1j outerait eau masculin); 3. au lie u de : les nom s term inés au singulier par s, x, z ne cnangent pas au pluriel, nous aurions : c les mots terminés au sing ulier pars et z .. .... , Dira-t-on que le jeu n 'en vaut pas la chandelle, que l'x doit subsister partout oü il s'est installé, qu'il plaît à l'œil, représente une couleur, symbolise à merveille je ne sais quelles exquises <iensations, et patati et patata? Alors, à quoi servent la science philologique et... le bon sens? Méfions-nous des esthétiques douteuses. Les réformistes ne sont pas tous d'accord entre eux? La belle affa irP. ! Dites-moi le groupe le plus minuscule d'intérêts quelconq ues oü l'union soit parfaite! Et pourtant le monde marche . L'action se ule importe. Quand un beau matin 1 nou s apprendrons que l'Académie française a voté quelques nouvelles simplifications, voire même des c complications , les ultraconservateurs, surto ut parmi les jeunes, salueront ce progrès d'un geste gracieux, et tout le mnnde sera content, autani qu'on peut l'être. Mais l'Académie ne bouge pas si nous restons immobiles. L. MoGEON.

Troisième et dernière cloche M. S. Cornut, avec raison selon nous, a mis en garde contre la < négligence, qu i pourrait facilement su ivre la• toléra1rne • introduite par décision du ministère de l'instr uction p ubli que en France. L'ukase de M. Leygues peut avoir force de loi dans les écoles, et c'est tant mieux pour les é lèves. Mais jnsqu'ici ïl n'a eu aucun effet sur l'orthographe c littéraire ,_ Les bons écrivains co nt in ue nt à observer les a nciennes règles sanctionnées par l'Académi e, les co nsidérant sa ns doute corn me doonan t à la lan gue autant de nuance~ · et de fi nesses. Les élèves, eux, voyant qu'on le ur permet dans certains ca;; d'orthographier autrement que dans les livres, ont la tenda nce à généraliser , à fa ire fi de toutes les règles et à dil'e: ~ Qu' importe une lettre ou une virgule de p lus ou de moins? Aujourd'hui on écrit comme on veu t! Il y a là incontestablement un danger, con tre lequ el il faut se prémunir. 1'1. Cornut n'a pas dit autre chose.

M. L . Mugeon, lui , 11e se contente pas de la , tolérance , de M. Leygues. Apôtre enthousiaste de la réforme ortliograph iq ue poussée à ses dernières limites, fon dateur de la société de cc nom

dans la Suisse romande, il a juré la mort des œ et il ne désarmera pas tant qu'il en restera un seul en usage. M. Mogeon a pour lui la logique, l'étymologie et tout ce qu'on voudra. ;',lous nous permettons cependant de lui faire observer que l'x n'a jamais été une pierre d'achoppement pour les élèves et que deux, dix, doux ou bijou x, avec x, so nt au moins aussi plaisants et plus p ittoresques qu'avec s. Il y a pour les élèves et pour tout l e monde, même pour ceux qui passent leur vie à lire et à écrire, une difficulté orthogrnphique bien plus grave, à laquelle la circulaire Leygues n'a apporté aucun aclow.:issement : la question des lettre~ clou bles. On écrit siffler avec deu x fr et persifler, qui en dérive, avec un seul f; réso nner avec cieux n et résonance avec nn seul ; inversément, on écrit courir avec un seul r, et courrier avec deux r; chariot, avec un seu l r, et charron, charrier, et autres dérivés, avec deux r. Ces exemples pourraient être multipliés à l'infini. Voilà qui e~t parfaitement absurde et contraire à l'étymologie et à la logique; c'e:;t une source de difficultés toujours renouve lées et il n'est personne qu'elle n'oblige à consulter son dictionnaire. La sainte ardeL1r q ui en1iamme M. Mogeon contre les x, il devrait, bien l'appliquer à résoudre la question tles lettres doubles. S'il réuss it à nous débarrasser de cc fléau, il aura acquis une gloire immortelle et son nom sera béni de tous ceux, grands et petits, qui tiennent une plume. P. R.

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PROGRAMME SCOLAIRE DU IV 0 ARRONDISSEMENT 1. 902-1. 903

I. Instruction religieuse Ior, IIe et IIIe cours. Nouveau-Testament. (Voir Programme génér:tl, p.6et7.J · II. Lecture Ier cours ou degré inférieur. Syllabaire et Livre du f•r degré, selon Progr amme g·énéral, p. 8 et 9. II• cours ou degré moyen. a) Lectures morales : Chap. 12 à 24 inclusivement; b) Le 1·ègne animal : Chap. 1 à 18 ; c) Le règne végétal. (Pendant le se mest1·e d'été. l III 0 ccurs ou degré supérieur. a) Lectures morales : Cliap. 2, 4, 8, 9, lO, 12, n, 17:" b) Lectures littél'aires obligatoires : Chap. l:i, 22, 26, 37, 56, 60,

61, 62. Lectures littérafres fa cultatives : Chap. 11 , 35, 36, 46. fly,9iè11e: Chap. '1, 5, ti, 7. (Obligatoire.) Lectures scientifiques : Le ciel. Chap. l à \J. (Facu ltatif.) Connaissances usuelles : Cbap. 9 à 14. (Faeu ltatif). OBSERVATION. Le cours supérie ur fera une revision du degré moyen avec le Il• cours, et celui-ci s'initiera au lll• degré avec le cours supérieur. Les leçons seront alors simultanées.


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III. Récitation Ier cours. Les récitations se font concurremment a.vec les lectures. Voir Programme général, p. 8 et 9. Ile coure. Les poésies renfermées dans les parties du Programme de lecture. (L'étude des poésies les plus difficiles est f'acullati ve.) mo cours. Chap. l , 4, 5, 20, 3~, ,12. (Obligatoire.) > > Cllap. 43, 44, 45, 51, 53, 57, 64. \Facu ltatif'.\

IV. Grammaire et orthographe a) G1·ammafre. Voir Programme général, p. 10 à 15. b) Ol"thographe. - Ier cours Voir Programme général. IIe cours. Les chap. 12, 13, 15 et 16 des Lectures morales; les chap. l à 7 du Règne animal, et les cbap. 4, 7, JO, 13, tl et t -1 du Hègne végétal seront surtout étudiés au point de vue de l'oi·thog mphe, et l'examen roulera particulièrement su r lescbapi tres précités. II1° cours. a) Comme au cours moyen; /J) Les chap. 2, 4, 8 et O des Lectures moi·ales ; les chap. 15, 2t, :W et 37 des Lectures littéraires, et les chap. 4 et 5 <le l' Hygiène. N.-8. - Il va bien sans dire que d'autres chapitres pourront aussi être étudiés au point de vue orthographique et grammatical.

V. Rédaction Ier cours. Voir

Programme général. - Parallélisme avec les lectures

du 1°• dearé. Il" cour~ a) Livre de lecture du degré moyen : Lettres N° 9 à N° 16. Reproduction écrite et imitation ; b) Descriptions et narrations tirées des lectures prescrites, ainsi que des parties géographique et historique indiquées plus loin. Sujets faciles du JJ 0 degré. III• cours. a) Livre de lecture, degré moyen. Lettre:; : 9 à 16. Sujets d'i mitation; /J) Livre de lecture, degré supérieur : Descriptions et narrations, tirées des lectures, ainsi que de l'histoire et de la géographie. Sujets du Ille degré.

VI. Arithmétique Ier cours. trc et 2me

séries. Vo ir Programme général, p. l'J et suivantes. IIe cours. 3mc et 4me séries. Voir Programme. IUo cours. 5me et 6 111 e séries. Voir Programme. N.-/J. - Au sujet <le la 6me série, voi r Bulletin de mai 1001.

VII. Comptabilité

IIe et me cours. Comptes. Inventaires. Bilan. Caisse.

VIII. Géographie cours. Premières notions, tirées, en partie, Liu Livre· de lecturn. Voir Programm e, p. 25. IIe cours. Le canton de Fribourg. Etude élémentaire de la Suisse. \'oir Programme. p. 26. me cours. La Suisse. Etude so mmaire de l'Europe et des autres parties du monde. Voir Programme, p. 26 et 27. Ier

IX. Histoire

II• et me cours. De la Fondation de la Confédération à la Réformation. Livres de lecture des 2• et 3• Jegrés. V. Programme, p. 27 et 28.

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X. Instruction civique (pour les garçons) IIe et IIIe cours. a) Revision sommaire de la corn m une et de la paroi,:se. b) Etude spéciale du canton. Livres de lecture des 2e et 3e degrés.

Voir Programme, p. 29.

XI. Dessin Voir Programme général, p. ;:n et, 32.

XII. Chant Voir Programme général, p. 33 et 34. N.-8. - 10 Les cllants à étudier seront indiqués plus tard. En attendant, revue des chants déjà étudiés; 20 pour la théorie, on abordera, cette année, l'étude du plain-chant. OBSERVATIONS GÉNÉRALE~ . - 1° Le programme des connaissances civiques a été réduit de manière à ce que ces bra nches ne soient pas seulement étudiées au point de vue de l'histoire, de la géographie et de l'instr uction civique, mais afin, surtout, que les chapitres des Livres de lecture qui traitent de ces matières soient Fitudiés au point de vue de la lecture, de l'orthographe et de la composition. Cela en vue de la concentration de l'enseignement. Le maître discernera quels sont les chapitres qui se prêtent le mieux à ces différents exercices. - Consulter aussi le Rapport de M. C. Wicht sur l'enseignement de la la11gue maternelle. Ce Rapport vous a été distribué dans le courant de l'année dernière et doit être annexé au Livre de lecture ou au Programme officiel. 2° Dans les leçons communes ou simultanées, les cours inférieurs sont surtout astreints aux parties les plus faciles et les plus essentielles. Les points difficiles sont réservés aux cours supérieurs. 3° On remarquera que les chapitres du programme de lecture sont, pour la plupart, en corrélation avec les programmes de l'histoire, de la géographie, etc. On les fera donc concorder chronologiquement. 4° Le présent Programme devra être reproduit dans le Journal de classe. A. P. ~

BIBLIOGRAPHIES par M. l'abbé Baumgartner, directeur de l'école normale libre de Zoug. - En vente chez Herder, éditeur, à Fribourg-en-Brisgau. M. l'abbé Baumgartner, le pédagogue bien conn u, dont les travaux sont si fort appréciés en Suisse comme à l'étranger, vient de faire paraître un nouveau traité d'Histoire de la pédagogie. Cet ouvr}lge, d'une étendue d'environ 300 pages, s'adresse tout spécialement aux instituteurs de l'école primaire et aux élèves des écoles normales. Tout en se renferlljant dans de sages limites, l'auteur a réussi à donner un tableau précis et suffisamment complet des e:irorts qu i ont été tentés dans le cours de l' histoire de l'humanité et particulièrement de l'ère chrétienne pour hàter le progrès de l'éducation et de l'instruction. Quittant les chemins battus, M. Baumgartner s'est frayé une nouvelle voie en mettant à profi t, pour son ouvr11ge, les résu ltats de~ recherches historiques des te mp~ actuels. Histoire de la pédagogie,


~28 Loin d'.être une simple et s~che nomencl3:turll d~s personnages et des t'aits qui se rattachent à l'h1sto1l'e de la pedagog1e, ce,hv~e par~era à \'esprit et a u cœur du lecteur et ne manquer~ pas d_exc1ter vivement son intérêt pour les g1:andes q~est1ons_ pedagog1ques. Il sera pou r tous un guide sûr, agreable et mstru_ctif à t~avers les vastes domaines de l'histoire de la pédagogie. La b1ograplue des éduci1.teurs y est to ujours traitée d'une manière _t rès sobre el ne lJ!'ésente que les points qui peuvent contribuer à Jeter plus _de lur:rue~e sur l~ur activité pédagogique. M. Baumgartner a prodigue les c1tat1ons, c car, dit-i l, elles fon t con naître mieux que tout commentail'e les pensées, les principes et les systèmes des pédagog~e~ ~_. L'ouvrage se fait remarquer'. par une _d1v1sioi~ fort !'att_onn~lle de~ matières, un style simple et cla ir et une 11npress1on s01,gnee._L au teur est toujours remo_nté direc_tement a~x so~rces de l h_1sto1re de l,~ pédacrogie et là ou elles fa1sa 1ent défaut, 11 a consulte les auteu1s dont "'tes ~ uvres font a utorité dans la matière. Enfin,_il s'est efforcé de donner des v ues tl'ensemb le, de tlégager !e vrai ca!'acte~e _de chaque époque et de chaque personn.1ge et de faire ressortir les 1dees qui méritent d'être retenu~s. . , . . _ . Maintenant, n ous souhaiterions quel Histoire de la fédago_q1.e,de M. Baumgartner fùt bientôt traduite en langue frança1s_e, afin cl en l'aire profiter nos instituts pédagogiques et le corps enseignant tout entier. M. B. II Carte murale h istorique da la Suisse, par le Dr W. Œch sli (Zurich) et le n,· A. Baldam us (Leipzig). Editeurs : Schm1_dt et Franck.e, Berne. 1.60 sur 2.20. Prix : 20 fr. ; montée sur toile et sur rouleaux : :30 fr. Après deux ou trois années senle~ent, la d~uxième édition de cette magnifiqne cart e vient de paraitre. Ce (a1~ pr?u.ve su;al.Jondamment l'utilité d'une t elle œuvre e t le beso!n 1m:per1eux ~ un tel moyen d'enseignement; actuellement, to ute etud~ méthodique et réfléchie de l'histoire ne peut p lus se passer du pu_1ssant seco~rs de la carte h istorique qui éclaire d' un jour _p~rticuliereme nt cla_1r_ les notions les plu s <?bscnres, et ici, au _cas spec1al, 1~ situation politique des plus embrouillées de notre patrie, avant 1798. . Quelle excellente et féconde méthode_ pé1ago~ique que ~e.recour1r le plus souvent possible à cette carte s1 1:1til~, ~ u~e _clarte s1 grande, d'u ne lecture si racilè. Grâce à un emploi tres Judicieux de couleurs et de teintes variées, les différents et no mbreux Etats _dont se composait Ja Confédération, ainsi que l_es pér10des de ses diverses ph~ses d'agrandissement, se détachent V( ve me\1t et frappe~ t les yeux ~t l'intelligence. Ainsi, _le rouge fonce represen t e l~s Tro!s Cantons primitifs; le ro uge-clair 111d1que les dix Et~ts qu i ont formé succe_ss1vement la Ligue des XIII Cantons; la tern te rouge, les pays suJets de chacun de ces Etats; le jaun~, les bailliaies _co~muns ;_ le ble_u, les pays alliés; le tout renfonce de dates, d n~d1ca~10ns qui. ne la1ss:mt aucun do•ute à l'esprit, même quant à la situation poht1que des différentes enclaves parsemées dans la carte. . . 11 serait difficile d'imagi ner une m111e plus feconde de re!lse1gnements historiques que celle donnée par la carte du Dr Œch sh : dates importantes se rappor tant entre autres à l'histoire de chaq1:1e vi lle ; in di cation des stations préhistoriques, des bourgade;; romaines, des clrnmp~ rle bntn ille, r\e!, \ocalit.é~ de quelque 1mporlirnce avec \ P-R

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tlate:; csscutidle:,; de . leur existence. Tout cela ùo1111e un en:;e111ble tl' unc clart.é admirable. Quatre cartons complètent l1eureusemcnt ce beau travail : la Suis;;e a u moment de l'Alliance des Trois Cantons prim_itifs; la Con(édération à l'époque de la Réforme; la République helvet1que, la Smsse a u temps de Napoléon Jer (1803-1813). ~o us espérons que ces quelques lignes suffir ont pour démontre r !a réelle utilité de cette œ11 vre; il y a tout l_ieu <le croire que, petit a petit, cette carte ornera chaque classe des ecoles de la Suisse. D'a utre part, il est une heureuse constatation à faire; c'est que cett~ carte a é ~é édi tée par u ne maison de la Suisse et que r.otrc patrie peut marntenant se suffire dans cc domaine et prod ui re des travaux cartographiq ues soutenant hau t ement la comparaison avec ceux gue les plus reno'?~és établissemen ts simila ires ùe l'A llemagne fourmssent de plus aritst1que et en même temps de plus scientifique. H. ELZINGRE. V

Diction nai,·e géograph ique de la Suisse, publié par .MM. Knapp, Borel et Attinger. . QL1atre nouveaux fascicules - de Duttioil à Droit (montagne du)viennen_t de_ s01·ttr de presse. Les articles les plu s impor tants sonl ceux qm tratl.ent de Dam ma, Davos, Détémont, Diablerets, Domlesch, /Joubs et Dranse No us nous contenions de signaler ces fascicules à nos lecteurs. Ils sont dignes en tous points des précédents dont le Bulletin a déjà renclu compte. VI CollrS d'histoire. Quatrième livre d'histofre de la Suisse. Manuel

illustré, par Elzi ngre. 1 vol. in-4, 84 pages. Her ne, librai ri e Sch mitt

t."I. Francke. Ce nouveau man uel r evêt les mêmes caractères que les volumes ~1·écéd_ents que nous avons déjà analysés. Il co mprend la période de l l11sto1re moderne depu is la Réforme à la fin d u X Ville siècle. Les professeurs des écoles primaires supérieures, des écoles normales et mêm~ des gy~ nases pourront en tirer le plu s grand profit. On clierchera1t en vam, dans la pl upart des ouvr ages simihüres les renseig nements el les détails contenus dans ce livre. ' Dans les questious confession nellt:s, M. Elûngre montre généralement un esp r it t oléra nt; cependant, ces pages renferment q uelques erreurs; ainsi, il nous dit que saint François de Sales était Jésuite. Si l'auteu r do nn e une importance particulière à la prédication du protestantisme, c'est parce que son livre est destiné évidemment aux etablissements réformés. De nombreuses illustrations enrichis;;ent les pages de ce livre. VII

Que ne t rou ve-(-on pas dans le Nouveau La,•·,usse Wustré ? Savez. vous qu'en ces temps d'élections il peut être par fois intéressa nt de le consulter? qn_ y trouve, ~n effet, la biograph ie de nos principaux hommes polttiques : v01c1, par exemp le, celle de Méline dans l' un ùes dern iers fascicu les. ~otons aussi les biograp hies de Mélingue Meml m!J, Mé,rnge, Menant, Louis Mé,wrd, Mendelssohn, CatullJ Mendès.

Voici mainten·ant quatre superbes planches on cou leurs; ces quatre planches comprennent six cartes d'une remarquable exécution destinées à accompagner l'article Mer : deux cartes d'ensemble; u ne


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carte des marées et Lrois cartes très originale~ sur la tempét·ature des eaux marine; prise en février et en août et sur leurs différents degrés de salinité. · . , . Voici encore une planche en couleurs : . c'est le S'!f sten~e metrique qui nous vaut cette nouvelle planche, ou sont presente~, sous une l'orme très nette et aussi élégante que le permet ce suJ~t un p_e~ classique, les ditrérents types de poids, mcsur~s et mo_nna1es._ A cote de cette planche, qui accompagne le mot Metrique, 1l co!1vie1it d_e citer, au mot Mesit1·e, quelques pages plus h aut dans le mcm~ tasc1 cule un curieux tableau indiquant le n om et la valeur des diverses mes~res en usage dans l'antiquité et dans les pays qui, de nos jours, n'ont pas adopté le système métri_que. . , Dans le dernier fascicule, qm s'etend du mot Mets au ~ot Miskiewicz, il n'y a pas moins de quatre cartes: la carte du departement de Meurthe-et-Moselle. celle du département de la Meu_se, un plan très détaillé des environs de Metz, et, enfin, uue mag111fique carte en couleurs, hors texte, <lu Mexique. Remarquons, à propos ~e cetl~ dernière avec quelle munificence le Nouveau Larousse itlust1·e multipli~ les planches en couleurs depuis le début du tome VI : c' est la sixième en cinq fa~cicules . Vlll Histoire de France, par Driault, Fèvre et Mon~d , destinée a~ L~egré secondaire des école& de France : brevet élémentaire, cours super1eurs et complémentaires. Bien compris, cet ouvra~e q~i, _é ~ité au c?mmencement de 1902 bénéficie de tous les progres reallses dans 1 enseignement historique : cartes, plans, synoptis, gravures et dess ins, l'és umés el, questionnaires font de ce livre un ouv1:age de yaleur s1 l'on tient compte encore des qualitP.S du ~tyle, Une mnovati?n di gne d'éloges : chaque chapitre est suivi d'une lecture e_m_pruntee à _l'un des meilleurs historiens. Exemple : à la smte des rec1ts de la vte de Jeanne d' Arc, on a placé une demi-page tirée de Michelet et se rapportant à l'héroïne de Domrémy. (Mê me éditeur: Alcan.)

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CORRESPONDANCE Conférence du corps enseignant gruërien, à Bulle

Le :30 av ril écoulé, le corps enseignant du ve arrondisse rnenl scolaire était réuni 1,11 conférence générale, au Pensionnat, à Bulle, sous la présidence de M. Oberson , inspecteur. . La séance débute par la prière d'usage, suivie de l'appel no111111al. M. le Président est heureux de constater, qu' à part les s ix d_emande~ d'excuses qui tui s0nt parvenues, trrns les membres ont rependu a son appel. Le protocole de la derni ère séa nce est lu et .approu vé s ans observation. M. le Président adresse ici un salu t ùe bienvenue à M, le pr éfet Ody qui a bien voulu répondre à son invitati?n et nous honorer de sa présence. Si ce digne magistr~t n'a pas toUJOUI'S pu , v u les occupa tions multiples auxquelles l obli gent ses 1mport~ntes f_oncl10ns, répondre à toutes nos invitations , il _n'en est pas mom~ vrai qu e s on concours nou s est pleinement acquis et que nou s lm devons, à ce titre , t oute notre reconnaissance.

2;H ~·o us cçrn naisse~, nou s d il, M. le P résiden t,, l'impor tance d'un bon gu1~e. Quand un etran ~er ve~ t entreprendre un e a scension plus ou morn~ clangereu,;e, touJours 11 prend à s on servi ce un g uide expél'imente. De pos Jours, ces gy!des sont as sez nom breux, car p arto u t, on a ouvert ~~s ~ours spec1aux pou r for mer ces champi on s de la peme et du des111 teressement. C'est qu e on comprend d'u n côté les !erv1ces importants_ gu' ils_ so!lt appelé; à rendre et,' d'un au tr~ , l~ .,r a1~~e responsab1hte qm pese s ~:r: eux . Eh bien ! le guide, c' est no us , les voyageurs, ce_ sont nos eleves ; le chem in parcouru c'est 1~ pr~gramme acco,mpl1 rendant l' année scolaire qu i fi nit a~j our d h i.l i , le sommet, c est le Jour de la conférence où se fait le compte r~ndu des e_xamens offic1~ls. De _même qu' un gu ide cherch e à connait r e le~ sentiers les pl~s surs 9u~ le concluiront a u bu t san s acciden t, de _meme un bon mai l,re doit et udier l es métbodes et les procédés qu,1_ lu i a_pporteront le plus de succès dans sa tà<:he. Le bien-être qu _Jl en eprouvera lui-même le dédommagera plei nemen t de se·s pemes. No us sommes donc aujourd'hui arrivés au terme de notr e v oyag e et nous ressentons t ous plus ou moins de fatigue , su ivant les obst~cles que _Ilül~s avons trouvés sur notre chemin et la peine que n?us_ 3:vons du deployer pour les surmonter. Si nous RP mmes auj ourd b.u1 a ce s,orr_im~t, _on ne doit cependant p as s'y a rrêter . Le bon '~:,1tre est _tat_1gue, li es~ vrai; mais a près avoir conte mplé, d' un re,;,ard ~at1sf:i,1t _le chemm p ar cou r u, les obstacles s ur montés e t la pe me deployee, 11 _r epart tout de s uite , p lein d'u ne ardeur no u velle. , On aborde en sui te les tractanda rnivants à l'ordre du jour de h seance. ' 1° Compte rendu des derniers examen s olTiciels · ~ 0 Programme pour l'année sco la ir e 1902-19üa ; ' 0° Plan et programme des con fér ences p artielle:,; et cl'applicatiu u en J00)H 903 ; -1° Horaire _des exam~ns de gymnas t,iq ue ; ?0 Les pu1J1~10ns à l'ecole primaire; b Propos1t1ons de M. Tinguely : a) Carte manuelle du canton de F ribour o- · /JJ Déclara tions médicales p our écoliers ~ ~lad ifs · c) Emploi du p r odui t des amendes scolaires · ' d) Ordres du jour pou r l' hiver et l'été· ' e) P ubli~ations de la Tit. Dir ection de l'Jns tru ctio n p u bli que · f) L'm sütuteur est-11 une autorité scolaire? ' [J ) La centralisation des bibliothèques de district. h) Vacc111at10ns officielles. 1° Compte rend u des exa mens of ficiels Le bon ~aître sa it t ir~r profit des moindres élèves, et les élève,; les p lus fa1b_le_s savent tir er -profit du moindre maî tre , Vo ilà n ous dit M. _l~ Pr es ident! une vérité qu!l j'ai s_ouvent pu apprécie{· da ns mes v1 s11~~- Parmi les. observat~ons genérales qui vont s uivr e , ch~q_u e m aitre voudra bien r etem r et noter celles q ui le concer nent specialemen t. Ü~G ANISATIO N DES CL ASSES ET DES COURS. - Dans beaucoup d'écoles le_r~glement local doit être réform é et rend u con for m e au Rèo-leme 1 ~ener~!: _L'affich e des dispositio?s disciplina ires manque au~si so u, en\ ,, .:t,1. pu const~ter _q ue cer ta~nes Commiss ions· s' inq niétaien t for t peu del ecolc et la1ssai~nt le- ~rn ,tr e to ut seul ; cet état de choses est so uvent la fa ~te d u maitre lui -même, qui n e sai t pas assez intéresser les au to r 1tes a la ma rch e de son école.

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232 .\rr1tÉGlA'l'lON u~:NÉRALE. - D'une manière générale, 011 a l'ait trop peu de progrès au cours moyer.. Sau r quelques excep tions, c'e::;L toujours le cours le plus faible de l'école. Les cours inférieurs, par contre, sont bons et les cours supérieurs pa::;sables Les élèves peu doués ont été encore trop laissés de côté; s'ils ne peuvent pas su ivre leurs condisciples, exigeons tout au moins d'eux des exercices courts, mais bien faits. M. le Président nous parle du mérite qu'on a, de conduii-e à honne fin un élève paresseux et nous signale les deux moyens suivants pour arriver à ce bu t: 1° Il faut signaler ces élèves à la Commission scolaire qui sera ainsi mieux renseignée pour les préavis à donner lors de l'examen officiel. 2° Le maHre doit prévenir les élèves eux-mêmes et les faire préven ir par le président de la Commission scolaire des déceptions que leur paresse leur réserve pou r l'avenir. Les notes attribuées aux élèves dans le < Tableau général , sont par-ci par-là trop fantaisistes. Les maîtres auxquels cette observation s'adresse ne tien nent pas assez compte du mérite réel de l'enl'ant. Par contre, les maîtres, qui ont su donner une appréciatio n quasi juste de leur classe ont ces notes contenues dans un cahier spécial. .\ l'avenir donc, j'exigerai la ten ue de ce cahier. L'art. 71 du Règlement général, concernant le bulletin trimestriel des notes à adresser aux parents, est trop perdu de v ue. Voilà une négligence aussi impardonnable qu'incomprébensible. Nous sommes rétribués pour remplir les fonctions d'instituteur, auxquelles nou ~ devons consacrer tout le t emps qu'elles réclament, et que l'on ne v ienne plus me répondre comme cette institutrice qui me disait à propos cle l'expédition des bulletins trimestriels : c Oü prendrous11ous donc le temps nécessaire î , Avant d'accepter des occupations accessoires, il faut d'abord avoil' accompli to ut ce qui concerne notl'e école. Faut-il s'étonner, nous dit M. le Président, que l'éducation rasse défaut quand le maitre néglige lui-même les moyens les plus éléme11t.aires de l'éducation, comme ceux qui sont prévus à l'art. 71 du Règlement général '1 Donnons davantage à nos élèves l'idée du beau et du bien. Vouous aussi nos so ins à leur éducation physique, principalement en SUL'· veillant leur tenue pendant les leçons d'écriture, afin d'éviter chci eux toute déformation corporelle. . Trop de maîtres oublient que la discipline est la condition sine qua non pour la bonne marche d'une classe. HISTOIRE-SAINTE. - C'est bien. Evitons le mot it mot qui ne s'adresse qu'à la mémoire et employons davantage les moyens intuitifs qui s'adressent aux autres facultés de l'intelligence. lNTUlTION. - Ça va un peu mieux. Toutefois, c'est encore la pierre d'achoppement de l'enseignement primaire. Efforçons-nous donc de rendre notre enseignement plus pratique en mettant davantage sous les yeux des élèv,es les obj ets formant le suj et de la leçon. !1l. le Président est à se dema nder ici si les notions d'agriculture et d'ar·horiculture conte nues dans nos manuels passent dans la pratique. JI y a pourtant là un moyen de rendre l'école populaire. Au co urs supérieur, les notions scientifiques ont a ussi été enseignées d'une manière trop théorique et abstraite. On méconnaît ainsi le génie de la. nouvelle méthode qui s'adresse plus particulièrement au jugement de l'enfant.

233 MusÉE SCOLAIRE. - M. le Président loue ici le zèle ùe quelque~ maîtres qui, avec de simples caisses d' emballage, ont su monter tout un musée. A ce propos, il nous fait observer que l'armoire n'es t pas la première chose à exiger. A quoi nous servirait cette armoire si nous n'avons rien à y mettre dedans '1 Procurons-nom: donc d·abord les objets, et lorsque les autorités scolaires verront nos collections, elles ne nous refuseront certainement pas l'armoire destinée à les receYoir. Employons surtout le grand musée cle la nature que Dieu t ient toujours ouvert à notre disposition. LECTURE ET COi\lPrE RENDU. - Pasrnble. Il faut faire un choix plus judicieux des chapitres à lire, en choisissant surtout ceux qui se rapportent aux besoins de la commune ou de la région et du sexe. Il faut encore faire parcourir tout le programme au moins, e t non seulement quelques chapitres, par les bons élèves. La récitation est souvent trop mon otone. On pourrait parer à cet inconvénient par l'étude des dialogues que nous trouvons ilans nos livres en quantité suffisante. La prononciation est parfois défectueu se et réclame également vos soins. Au cours moyen, il faut amener Je,: élèves à rendre le sens de ce qu'ils lisent, et, au cour~ supérieur , nous pouvons exiger le résumé du chapitre. GRAMM:AmE ET ORTHOGRAPHE. - Les exercices sont trop souvent abandonnés au caprice du moment et se font alors ~ans ordre et sans profit. M. le Président nous cite comme modèle l'école de la Valsainte qui marche très bien sous ce rapport. Cette école se t rouve pourtant dans des conditions difficiles en ce qui concerne la fréquentation, et aucun d'entre nous n'aurait la tentation d'envier ce poste diffici le. Aux prochaines conférences partielles de mai, on discutera entre autres, la tenue des cahiers de méthode de l'année dernière'. Pour l'enseignement des r ègles grammaticales, il faut procéder a vec plus d'ordre, part iculièrement pour l'étude des temps primitifs et <le l'analyse. R,::oACTION. - Au cours inférieur, elle est bien, parfois même très bien. Au cours moyen, les compo~itions sont quelquefois troo longues P,t mal soignées; la préparation orale y fait encore so·u ve nt défaut, ainsi que le sommaire ou canevas. Au cours supérieur il faut éviter que l'élève sorte du sujet; c'est une condition exigée pour l'obtention de la première note dans les examem de~ recl'ues. D'une manière générale, dit M. le Président, il faut toujours exiger la reproduction des exercices mal faits, n'obtenant pas la note moyenne 3. ECRITURE. - Elle est en général bonne. Beaucoup de cahier s ne sont pas as8ez bien. tenus et laissent à désirer sous le rapport de ln propreté. Je vous engage à faire visiter par la Commission scolaire les cahiers des élèves qui laissent à désirer au point de vue de l'application . Ces cahiers devront être soigneusement corrigés. Je les examinerai spécialem ent à la visite d'automne. CALCUL. - 11 y a du progrès à faiFe dans l'enseignement de cette branche. Les feuilles d'examen de quelques classes manquaient fatalement de solutions. Pour ce qui concerne le calcul oral, jP- recommande tou t particulièrement les cours inférieurs et· moyens à votre sollicitude. Au p oint de vue du calcul écrit, trop de classes ont baissé depuis l'année passée. Dans quelques écoles, les procédés d'opérations sont lout à fait défectueux. 11 faut abandonner le système d'emprunt tians la soustraction et adopter le système de compensation. Pour l'étude dcR froctio n s, l'cn8eignement intuitircst absolu ment néce~8n i rc.


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GÉOGRAPHIE. - J'ai été satisfait des résullats obtenus. Je vous r ecommande pour l'étude de cette branche l'ouvrage intitulé AlbumPanorama suisse, édité par A. Spuhler, à Neuchâtel. HJSTOIRE ET INSTRUCTION CIVIQUE. - Les élèves onl en général bien répondu . ScrnNcEs NATURELLES. - Jusqu'à présent, les classes n'ont pas été spécialement appréciées sur ce point; mais, à l'avenir, je donnerai aussi une note. DESSIN. - Il a été bien enseigné et je me déclare satisfait, à la condition que cet enseignement commence au }er ,~ai po~r les tr?i~ co urs et que chaque planche contienne la date du Jo ur ou elle a ete exéc utée. CHANT. - C'est bien comme exécution; touüifois, le solfège n'est pas assez enseigné. PLAIN cHAN'r. - La psalmodie est bien; l'accentuation est qnelqucfois défectueuse. GnrnASTIQUE. - En général, bien. . Pour finir ce tractandum M.. le Président donne lecture de quelques pass:iges de son rappo~t annuel de l'ann_ée passée pour que le_i; ma\tres puissent profiter de quelques observa.t1011s à partir du Jer ma1. li nous lit également la moyenne obtenue pour clrncu ne des b1·1rnches (]U programme. 20 Programme pour 1902-1903

Voici, en résumé, le programme à parcourir pendant l'année scoln,i re 190;.l-1903 : HISTOIRE-SAINTE : Ancien-Testament. LECTURE : Cours supérieur. Lectures liLtéraires, 2e partie. Hygiène et connaissances usuelles. Cours moyen. Règne végétal. Règne minéral. l" partie des lectures morales. C'est de cette dernière partie que ;;era tirée la dictée d'automne. Cours inférieur. Nouveaux: Le syllabaire, plus le~ 10 premiers cktpi Lres et à partir du 15 novembre, de la p. 81 à la tin. Anciens: Pendabt i'été, de Ill p. 49 à 81, et, à partir du 15 novembre, p. 81 à la fin. GÉOGRAPHIE : Cours supérieur. De la pagP. 245 à 320. Cours moyen. Tout le programme. HISTOIRE: Cours supérieur. De la page 99 à 191. Cours moyen. Tout le programme. Pour les autres branches, se conformer au programme général. (A suivre.) THORIMRERT, n., secrét.

Chronique scolaire France. - Réf{)rme de l'enseignement secondain. - Le projet de réforme de l'enseignement secondaire traverse en CP moment la mer houleuse de la critiqu e. Dans l' Unive1·s, M. Charles Huit se montre l'adversaire du système des cycles imagin6 par les réformateurs. M. Mar:cel Bernès, dans l'Ensei: gnement secondaire, exprime ,la cramte -9.ue « la 1·éforme,. s1 ellA est appliqnPe _telle <Jn'elle s annonce, ait pour effet la ruine

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complète des études libérales, et de ce qu'on a appelé les humanités modernes comme les humanit.és classiques». Dans le numéro du Jer avril de la même Revue, M. Clairin fait observer que l'enseignement prématuré des sciences est tout ce qu'il y a de plus contraire à une ,véritable éducation scientifique. Ce qui, d'après lui, convient avant tout à la formation de l'esprit, c'est l'enseignement littéraire, appu yé sur un solide enseignement grammatical. Confédération. - Cours normal de travaux m anuels. Nous recommandons à la bienveillante attention de nos lecteurs la circulaire relative au prochain cours normal s uisse de travaux manuels, qui aura lieu à Lausanne, du 14 juillet au 9 aoùt 1902, sous la direction de M. A. Grandchamp, maître aux Ecoles normales du canton de Vaud. (Voir le Bulletin dn 1,,. avril 1902, p. 166 et 167.) Les cours normaux suisses de travaux manuels sont destinés à étendre les connaissances des instituteurs, et à leur permettre de nouer, pendant quatre semaines de travail commun avec leurs collègues du pays tout entier, des relations empreintes de cordialité et d'estime. L'école en bénéficie ensuite, des sympathie naissent et se propagent, chez les maitres d'abord et bientôt aussi chez les élèves; la bonne entente entre citoyens suisses en est augmentée. A ces deux points de vue, les cours normaux de travaux manuels constituent une œuvre d"utilité publique. Le délai d'inscription d'abord fixé au 1er mai est prolongé jusqu'a u 20 mai. - Examens des recrues. - M. le professeur Eperon, à Cossonay, est désigné comme expert pédagogique pour les recrues fribourgeoises. M. le prof~sseur Scherf, de Neuchâtel, est charg(• de la surveillance des examens dans la Suisse romande. Grisons. - Presse pédagogique. - Les Bündner-Seminarblœtter cessent de paraître. Le rédacteur, M. Conrad, directeur de l' Ecole normale de Coire, entre à la rédaction de la Schweizeriche-Lehrerzeitung . M. Conrad est un ardent défenseur de • la pédagogie herbatienne. Tessin - Caisse de retraite. - Le Grand Conseil du canton du Tessin, réuni po11r sa session de printemps, vient d'adopter, dans sa séance du 5 mai, un projet allouant un e subvention annuelle de 10,000 fr. à la Caisse de retraite des instituteurs. Fribourg. - Société fribourgeoise d'Education. - La réunion de la Société fribourgeoise <l'Education aura lieu à Romont jeudi 3 juillet prochain. Autrefois, l'enfant savait répéter ce qu'il n'avait pas compris, ce qui était absolument déplorable ; à présent, il ne se souvient plus de ce qu'il a parfaitement compris, parce qu'il donne des preu ves qu 'il comprend sur-le-champ ; mais c'est une impression fugi tive. (Eco le m aternelle.)


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XXXIe ANNfE

1er JUIN 1902

MUSÉE PÉDAGOGIQUE DE . FRIBOURG Nouveaux ouvrages reçus à partir du 1c,· janvier 1902 Achats Frédéric Gueyrat. L'abstraction et son rôle dans l'éducation intellectuelle, 1895, 2 fr. 50. Idem. L'imagination et ses variétés chez l'enfant. Elude de psychologie expérimentale appliquée à l'éducation, 1893, 2 fr. 50. - R. Thamin. Education et positivisme, 1895, 2 fr. 50. - A. Massa. La fatigue intellectuelle et physique, 1900, 2 fr. 50. D' F. La,r;range. L'exercice chez les aqultes, 1900, 4 f'r. Idem. L'exercice chez les enfants et les jeunes gens, 1896, 4 fr. - D•· Philip. Tissié. La fatigue et l'entraînement physique, 1897, 4 fr. - n,· A . Massa. L'éducation physique et la jeunesse, 1895, 4 fr. Idem . La peur. Etude psycho-physiolog .. 2 fr. 50. - Jules Barni. Ilist. des idées morales eL politiques en France au XVJJle siècle. 2 vol. 1865, 7 fr. - Manuel d'hygiène athlétique, 18\15. - Alexandre el Humbolot . Co~mos, essai d'une description physique du monde. 4 vol. 1846, IO fr. - P.-Félix Thomas. L'édncation des sentiments, 1902, 4 fr. Alexandre Bain. Les sens et l'intelligence, 1895, 6 fr. -Marius Sepet. Origi nes catholiques du théâtre moderne. Les drames liturgiques et les jeux scolaires. Les mystères. Les origines de la comédie au moyen-âge. La rena issance, 4 fr. - F. Hérisson . Pestalozzi, élève de J .-J . Rousseau , 1886, 2 fr . -Emmanuel Hant. (Traduction de Barni.) Traité de pédagogie, 1901, 1 fr. 25. - Jacques Parmentier. Histoire de l'éducation en Anglet erre, les doctrines et les écoles depuis les origines jusq u'au commencement du XlXe siècle, 1896, 2 fr. - Compayr·é Uabriel. Cours de pédagogie théorique et pratique, 1887, 1 fr. 50. L. Dubroca. L'art de lire à haute voix, 18.24, 2 fr. 50. - A. Pinloche. Herbart. Principales œuvres pédagogiques, 1894, 3 fr. 90. - Almanach Hachette pour 1902, 2 fr. 20 années conséc. Et·1·ennes fribourgeoises. - Gachot Edouard. A travers les Alpes . - Tissot V . et Cornul S. Les prosate urs d6 la Suisse française. Morceaux choisis et notices hiographiques. - Be·rnardin Rahn. Méthode H.ahn ou l'harmon ie popu larisée. - Die Gartenlaube. - lllustriertes Familienblatt. Anno 1900. - l collection de 1,1 fruits moulés, pommes et poires.

Dons BUREAU FJ'.: DÉRAL DE STATISTIQUE, BERNE. Annuaire st:üistique ùe la Suisse. Xe année, 1901. Index alphabétique de l'annuaire 1901. La population des commu nes de la Suisse. LIBRAIRIE LAROUSSE, PARIS. D 1• Philippe Tissié. L'éducation physique (460 gravures), 1901. - Dr Gattier-B01ss ière. L'Antialcoolisme, histoire~ vraies. Vues pelliculaires pour projections lumineuses. 11 carnets . PICARD ET KAAN, PARIS. A. Lacabe-Plasteig In tempérance et sobriété. Quarante semaines d'enseignement antialcoolique. - Edouard Petit . L' Ecole de demain. HACHETTR ET Cie, PARIS . .T. Dussonchet. Cours primaire de grammaire française. Théorie, 535 exercices, 100 rédactions, 1U02. - M 111 c Auguste Moll- Weiss. Le foyer domestique. Cours d'économie domesti que, d' hygiène et de cuisine pratique , 1902. R. HOflNER, PROFESSEUR. H. Elzingre. Cours ùe géogr aphie. La Sui ssr, 190!. - Alexis-M.-C. Cours supérieur de géograph ie, 1902. Mg1· A. Le Roy . C,ühéclli Rme de la fo i catholique. 2 Vl) l. 1900. (A ,s,û vn.)

~e r§ulletin pédagogique P./

L'Ecole primaire ORGANE DES SOCIÉTÉS FRIBOU,RGEOJSE & VALAISANNE D' ÉDUCA TJON Musée padagogique p araüsan t les 1." et 15 d e chaque moi s m::DACTION ) 1. n ~.ssrnouRG, Dil'edcnl' de l'Ecole norm:t!c <le lln u tel'lvc , près f.l'iho u q;.

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Abonnement ponr la Suisse, fr. 3. -

Ponr l ' étranger, f r . -t ,

SOMMAIRE : Intr oduction à la Psychologie. -

la lecture à l'école primai1·e (suite). - L'économ i e domestique. - Les can tines scotaires i·urales. - Les Vacances. - Leçon de choses. - Biùliog,·aphies. - Cor respondances. - Chroni que scolaire. - A vis offici el .

Introduction à la Psychologie Définition nominale. - Le mot Psychologie, composé de deux mots grecs, signifi e « discours » ou « science de l'àmc » : te l _qu'il est, dan s cette for me compos6e et a v ec ce tte sig·ui[ication reç ue, il ne date que du xvre siècle , qu o iq ue la chose dont il est le signe conventionnel remonte aux. origines de ln pensée scientifique, et qu'Aristote, dès le IVe siècle avant notre ore , ait écrit un ouvrage sur l'Am e. Réalité de la Psychologie. - Avan t de recherclier ce qu'est la Psychologie, o n ne peut se di spenser de s'in fo r mer si elle est, si . elle a une réelle existence : c'est ce que nous apprendron s par son nom , premier guide en ces sortes d'enq uêt es, et pa r son objet. Il est des hommes qui se disen t et qu 'on appell e psy cho logues, par où tout le monde entend une désignation distinctive : nul ne l es confond avec lc~ ma:thématiciens. Ils ôcrivent de s ouvrag es ou professent des cours, da n s d es in stituts diver s , de


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No 10 l'Ecole primaire, 15 Mai 1902 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu