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No 11 l'Ecole primaire, 1er Mai 1901

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.j.

ne pourront N1•c reYisPs .qtw dans les assemblées géné1·aJE>s et à la uiajorité des deux tien; des membres actifs pré· sents. -O-

N. B. - On est prié de prnndre avec soi le présent supplément pour le jour de la réunio.n générale.

BIBLIOGRAPHIE La ly1•e clu·étienne, revue tri-semestrielle des nouveautés musicales et dramatiques à l'usage de la y'eunesse, des paroisses, patronages, cercles, instituteuY-s, écoles et familles chrétiennes. C'est Jt, titi-e d'une modeste, mais utile tevne, dont di\·e1·ses cil'constances ay,1.ient fait sus1Jendre la. publicatfon. Sur les instance::; d'un grand nombte de ses abonnés, e·lle est r eprise aujourd' hui an•c le ferme espoir de n'être plus in i-enom1nw. Aussi bien, les marque,.; de s,Ympatllic que 'la direction de la feuiHe avait obtenues de diffé1·ents endroits ont lal"gement récompensé ses effotis et prouvé que la ,,Lyre chrétienne'' a.,,i.it son utilité, Aussi, nous faisons- 11nnR un pla.i sir dP la recommander ici. On s'abo1rne à lu ,,Lyre chrétienne'' (texte et musique) pout le prix de 3 fr. seulement pour la Suisse en s'adressant au Dfrecteur-gé1·ant, M. Chagnon-Auclert, 7 Rne S t-Simon, à Vers,afües. -o-

Dictionnaire géographique de la Suisse publié s,ous les auspices de la Société Neuchâtefoise de Géographie et sous fa direction de M"l\1. Knapp, professem à l'Académie de Neuchâtel, Horell, cartographe, et V. Attinger,

édHeur, avec des- collaborateurs Ù( tons les cantons,. Illustré de nom breuses cartes, plans et vues dive1• ses dans le texte et hors t ext e. Pa rait en livraisons à 75 centimes. ~ Attinger frères, éditeurs, Neuchfi.te]. Nous n 'avons pas eu 'l'occasio'll de parler de cett,e beHe publication depuis la üme livraison. Nous avons reçu dès lors, les livraisous 7 à 12, soit la. fin de la lettre A et le colllillencement de la lettre B, j usqu'à. BERNE, canton. Noua infüquerons, comme nous l'avons fait jus.qu'à présent, 'l es ,articles :lies plus importa.nts de cette série: A UGST, avec le plan d'Augusta Rauracorum, des vues et le plan du théàtre rornai11; A VENüHES, m agistrale étud·e d' Aventicum, avec illustrations ; le VA L d'ANNIVIEHS ; la VALLEE DE IL\..G:N"ES; les cantons de BALE- VILLE et UA.Ml'AGNE, avec la ville même de llâ.le, méritent une mention tout e spéciale pour 'le plan de lem étude, le·s nombreuses illustrations et les plans qui les a.ccomp~:gnent. L'article sm l'EVECHE DE BALE, plus histo, rique que géographique, avec la carte ÙP ses différentes limites successii res; le (;ommenceme11t de l'article canton de BERNE, qui promet une étude de h aute valeu1·, tant d'autres que nous omettons, démontrent l'étonna:nte val'lété des rnnseignements de (;et ounage, la mine p 1·écieus,e de documents de toute nature qu 'est le D ict-ionnctire géogmphique de ln Suisse. N'oubliolll::i, l_)as les planches hors texte, en particulier le plan histodq uc en couleurs de l a ville de Bftle, !l es eal'tes économ.iq ues d u canton d'Appenzell, productions du sol et industries: toutes troi,s sont des nouveautés spécialement créées p our le Dictionnaire. Constatons en résumé que ee tmvail énorme promet de plus en plus d'être un mo~ument géogl':aphique dans toute l'acceptation du terme. ------- ·--__......... ........

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REVUE PEDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE Il'EilUCATION =---= ~ ~ = ~ ---== ~ ---===~~---==== = =======L'Ecole primaire donne au moin~ 12 livraisons de 16 pages chacune, _sur deux col~nnes, non compris la couvertu re, et autant de supplements de 8 a 16 page$ pend~nt le cours scolaire.

P rix d'abonnement : Suisse fr. 2 .50 lJnion postale fr. 3 Tout ce qtil ccm c.:rnc la publication doit: ;être adressé èt l'éditeut, M. P. PIGNA T, 1er secrétaire èt l'instruction publique, èt Sien.

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Il en est des punitions et des récompenses comme tle toute autre chose tians la vie ! la rareté eu fait le prix. II faut


SION, ter Mai

1900/1901

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Sommaire du N° du

1er

Mai

* Vu ::;tyle épistolaire. - La. myopie. - "· Les le\,"ons collee1ivcs . - " A Lili el ( 'nrnpa.gnie. - " SodPté d'égoïstes. ·* Ec·hos (le::; conférences,: Siel"re, St)Jmnic1· et l\[o nthey. - Bilan géogr:1]Jhil1 ne (,;uite). - l'a;i:tie prntiqne: DicTées. ::;ty le, enseigoellient ci--rique. \ ·m·i1~tC:s. -0-

Sommaire du Supplém, N° 11 Heligiou et ddfü;ation. - Gn nonYean li,1·e ùe CiYgpée.' - La pensée de la lllOl't. - Site akoo-J et Dame l'aresse. :__ De l'utilité ùes a.beüles. - Les ai·ln-es, nain:,;. - La 1:eYm1<.:he de la <:a.bane. - Rece1:1 e::; et conseils. - Va.riété:,;. 1

V

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t :n.

Pier1·e-.Jos. Folloniei.·.

Lt' coi-_ps en,;eignanl primail"e et 'la confé1·enee du ùistricl d' Héi-ens en pai-ticuliei-, VÎl'DlH:füt d'épi-OU ,et une _pette aussi sensible qu'impré,ue dan~ Ja. per::;onnc de l'exceUent et déyoué régent de :i\[:uehc (flél"érnence). U. l'ierrt·-Jo1:,. Follonier, ù'Eyolène, est, en effet, déeéùé a.p rès une maladie de -! joms seu:Jemen1. tombant, poui- ainsi dire, à son poste et sur la brêehe, puisqu'il n'intevrompit sa ehère école que pour se mettr.e nu lit et y mourir. l'l .:wait ùébuté dans l'enseignement à ::\Ia.rche même, et c'est lù qu'il de,-ait continuer à se prodiguer pendant sa. trop courte carrière qui s'achèYe après dix années d'un laborie ux et fécond apo,sto-lat, ear l'on peut dire cle celui dont nous déplorons aujourd'hui la p erte qu'il fut 1111 éducateur dans ~a meilleure et la. p1us noble acception du mot, un ma.Ure d'école dont ,l'aptitude et la modestie étaient à la hauteur du zèle et de la piété.

Le reg1·etté défunt :cLYait 8uccédé à l\Iai-che ù un jeune instituteur éga,le. ment d'ayenir, ~:L Paul Houtdin, enleq'; lui au1:,s-i - eoïncidence 1:,inguilière et mrntérieuse - rapidement et de la mêmaladie. 11 anlit oMenu le brewt Mfinitif en 1B9ï. Dima11d1e 38 an.i.1, toute la po,pulation et les1 enfants de l'école de )farch (• ont a.cco,mpagné la. dépouille morterle de leui- cher .in1:,titui1eur à Evo,l ène où sa sépulltlll·e a en lieu le lendemain. R. I. P.

ORGANE DE LA

m·e

Litté•·atul'e alpestl'e. Notre eon1citoyèn, l\I. Louis Coquoz, instituteur, qui s'c8t déjà fait connaî1:te par un ony1·.age et des notiees sur sa région (8alyan-Finsha,u t.s et 'l'l"ient) ruet a.etueHernent la dernièi-e main à deux antres li ,-res appe:J'és ù don net' encore p lus de Yo,gue à eette contrée si Yisitée d-éjù pm· l'étranger. Ces uoun:autés sernnt un Guicle et légencles sur SalYan et un G-nide pour 'frient. L'un et l' auti-e doiv0.11L sortir incessamment clc J)l'Csse, à samit poHr !la proelJ.aine saison d'été. l'our -donner une iüée clu tea vaH que publie noti-e entrnprenant c:ompati-io tc, ,·oicinnc page cle son Guide et léqcnclc.~ sin· 8alvun. GORGES D"G TRil<~GE (a!U. 1022 m.)

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATI01' =--

Du style épistolaire Si le style, c',est l'homme, nu1le part l'homme ne se p-eint mieux que dans une lettre, et c'est par une :l etre qu'il est sou.vent jugé. Il est donc importa.nt de réfléchir au moins quelques instJants avant de prendre -la plume. Il faut re·cueilli r ses idées, veiller sur 1Je style, et avo,i r soin sui-tout de se reli re: les paroles s'envo-

lent, les écrits restent. La précipitation serait surtou t très fâcheuse si l'on écrivait s,a ,lettre sou s J'impœss,i on de la colère et dans un moment d'irritation. Un homme prévoyant et sage n'entre;prend rien de sérieux quand son âme est dans le trouble. Si donc, vous vous sentez ém u en écri.

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Une heure des Granges; 45 m. de Salvan ; / vant une lettre, ne l'envoyez que le h. des 1\Iarécottes; 2 m. du Tretien. E ty molog·ie. TI"iège = Petit Trient (v. Salvan lendemain. Que d'inqui études et de reFins-Hauts, p. 225). mord,s on s'ép:argnera.it en suivant cc

Sur la route de Finshauts. Prome nadc ù ]Jlat et, des· plus a.ttrayantes _ . , , ue sm l'auste1·e et s,a,uvage go,rge au fond de laquelle se ptécipite en gron dant le Ttiège, venant d'Emauey. Un pont de pie11re est jeté sur l'abî 1ne · (buffet à l'entrée des gorg·es : ra . , fraîichissements kirsch etc.) Des gale ries permettent de sui~re tous les dé tails d'un torrent q ui se précipite écu rnant de rage au bas des ,abîmes. Pai· fois, cl'énœ·mes blocs s'qpposent à 'l ui

conseil ! Le crulme de la. nuit modifie b'1en des 1'dées. Dans une lettre, on doit non seuleent considérer !la nature du sujet aiE> -le caractère des personnes aux'. , d . ' 11 . ue . es on sa· resse · On ne do"t 1 n·e n aisser échapper qui puisse offenser; le a.et, la cp.arité, le bon goût et le bon

sen s doivent être les seuls guides sur ce point. N'oubliez jamais,, en écriv,ant, votre âge, votre situa:tion, vo,tre rang et surtout vos raipports avec ceux à qui vous adres,sez votre !lettre. Rien ne serait ridicule comme un écolier qui s'érigerait en moraliste ,et donnerait des conseils à ses supérieurs ou à des personnes ayancées en âge. Si vous écrivez à un père, à une mère, à un instituteur, à une institutrice, -l'expression des sentiments doit conserver le caractère d'une affection respectueuse, d-'une tendre et obéissante con.fiance. Quand une jeune personne écrira à des amies de penision, sa lettre n 'aura pas ce ton de déférence qu'on ne doit qu'à des supérieurs,; el'Jle pourra prendre un ton enjoué, amical, et se livrer sans contr-ainte aux épanchements de l'amitié. Enfin, si vous écrivez à des inférieurs une bonté facile, une aillllable simplicité, doivent seules caractériser le style de votre lettre. On doit ba,nnir rigoureusement d u 'langage épistolaire les métaphores pompeuses, les alliances de mots étudiés. Si vous voulez dire que vous avez la fièvre, dites sünplement: J'ai la fiè1


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162 v,·e Pl non : <( l' .n·de111· d(~Votaule dt-> ln, ' embrase mes veines Jl. Yom; c1·n·ez fi èvre de même. Nous roiei à. l'a ntomnc, la t erre est déjà conYerte de feui!Jl cs, e,t non: « la terre est jonch(>p de la, fl.pponiille de nos boif-\>J. Il fant évitei· soignPusPment les débuts commP ceux-ci: << J c yons écris ces deux mots de lettre pour "li'OUS dire>> et « en réponis·e à l'honneur de Ja vôtre >> etc. Ce sont de véritables platitudes. Xous comparons volontiers le style d'une lettre à. celui d'une fa Me: l a simplieité et le niat urel doivent être le fond de runf' et de l'antre; tout doit Y respirer cette noblessf' qui s,e plie à. tout, et cf'tt f' aisa.nce qui empo-rte rapidement ,le lcckur du commencement à la fin. Rien n e doit .r décelE'r lf' t rayaJi!l: le premier soin de l'art do,it êüf' de se cacher. Le langage df' la. ·le ttre do,it donc êü e naturel, simple, clair et les fig ures ne doivent y entrer que comme un ornement d'exception. Le style simple n·e:x;elut pns toutP espèce d'ornement. Même dnns une letüe, il est per•rnis d'insérer qnelques fleurs ; _pour,u qu'on les trou,e sur son passaige. Sans doute, il faut bannir ·l'éc:la.t, la parure, mais on peut embellir son entreti en die quelque récit plaisant, d'nne anecdote piq uante, de quelque détail gracieux et touchant. Au point de· vue de h t brièveté, la lettre doit êüe une conversation, mais une conve1·sation courte, prédse, réduit e à sa substance enfennée d,rns les limites d'une a.na.lyse su ccincte. Il ne faut pas confondre la concis,ion et la brièveté : la concision consiste

da.nt-: l,1. justesse <'t J;1. LllC'Slll'(' des P l( p1·e·s,sions, la. hrièrdé. dn ns la sob1·ifl~ des dén'lo1ppc>ment,s,. Les lt>th es d'amitié peuvent Pire lon. gnes impunémenl: l'amitié est [Jarlic\rr, a dit l\lornitn.i gne. La. brièveté et Ja elad!'i sont surtout nécessafres dr.1ns· les let ti-e·t-: d 'affaire11. On doit banniT dt> ce& lettres 'le jargon de compt oir, ,1es exp1·essions in coTrectes et ba.rbn.t es qni ont en,abi le style com. m ercial et que Je uon goi'H répronn anssi bien qn<: la. langue.

J).ins

Jt~s écoles. de jetrnes filles, Je mal

est moins grand ; cepen dant elles n'en

sont pas ('Xemptes. Quelles sont les canses de la. m;rnpie '? Elles sont mul t iples. Excès, d'étude:,;, de lecture d'abm·d, t;'est-~ -düe surcroH de fatigue des ye ux, pui s le trnvail de nuit ,\ la mauvaise 1tumièr e artificielle, ensu ite ln. rnanva.ise impression des lines et journaux, certes une des causes vrincipalPs, s11rtout les livres, et journaux ,\ boo marché. Parfois :Ja myo.p,ie eiit a u ssii héréditaite, rna.is ce caJS est moills fréquen t . Bref, ,aujomd'hui il est triste d'obS(>r ver que 1a moitié des étudiants on des jeu:n es1 gens insrt:rnit s, La myopie a.i nsi que les hommes de lettres, portent 1'onjours pour lt>s enfants: ou ne fait des lunettes,. jamai s iroij) po,ur el1 x qui, demain, se. Nous nous bo'l'lrnns à signaler ici ront hommes et -e nlTero-nt dans· la en r. comme une des causes, '1a première éviri ère quand nous n e se1·ons plus. demmient , « la mauvaise tenue des enParlons fl.p la myopie ei" de S€s can. fant,s quand ilUs écrivent, ou quand ils ses. k i aussi o,n peut dil'e que, dès la lisent >J. La plupart sont là, cour bés, la première année d efréquentat ion de J'(>. tête penchée sur le ,] ivre ou· souvent le cole, les pal'ents ainsi que les rnaît1·<R nez dedans, de maniète te.Jle qu'on dipeuvent fa.il'e b<>a.nco·up pour préser. rnit qu'ils ont déjit la. vue basse. Mais vei· 'les yeux <le,t-1 enfant s, d'un ma.l, 1.a non, ils ne sont pas ,en co•re· myope,s; a.vec myopie. qui a pl'is d<"'pnis plusieurs .inune telJe tenue Us le seron tà coup sûr. n ées une extension vraiment eiffrayan. Conséquence inévit rubil:e et très comprétf', 1:r nrtout en A llemngnP, mai s anssi hensible, du reste! Car, à. force de tenir chez 1wu8 en S uiss,e. Aujourd'Jrni, ou h'O/P près des yeux les livres imprimés n e peut plus nier qu'à. mesure que les ou l'écritme, la vue s' habitue à telle élèY.es font •l enrs cla,ssps, on qu(" les distan ce, perd de sa force. En un mot, !'i1-udian ts 111onten1- Pn grnfü\ leur nie la myopie se .déclare. Il · d ' Jï) Ionotem1Js qne l<·s l · 1a1sse. ~ a P ' ' "' ~· . Une fois le ma l consta.t é, on ,,a chez oculiste·s, ont constaté; en ns1t1a nt les l' . 1· t t l' o ·t avec le ocu 1s e e on en s r . . . . ... écolPs dam; diffétentes villes, _raug- numéro des -erres de lunettes à. porter. mrnta.tiou énorme de ce ma.l e.t sigmtl~ Et H est heur•eux, enchauté, le jeune le d·rno·er qn i en t ésulte. Parfois les JJll'· ,. 1 t l b' l ' "' . d uo,rnme c e por er monoc e ou 1noc e, de('ins ont dù cou~tat er que vlus e 1,l ' . . • • • (< yofr clafr » comme a utrefois, lorsqu'il moii.ié, et même parfois les deux tiers des jeunes gens avaient la vue basse, était encore petit, ou comme les autres r

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j eunes gens n 'étant pas encore atteints de cette infirmité. Ab! la belle im·ention, la belle tl'ourn.i lle, les lunettes! quel bi enfait! En taison de l'a v:uwement en ftge, la vue baissf' et le numéro du verre aussi! Jeune homme, qui crois en im.poset avec t on binocle, tu le ma udirais souvent plus tard. Les lunettes, mais ce sont les béqu,illes des yeux ! Combien pourrajeut s'en pa,s,ser s'ils l'avai,e n t voull\l et s urt out, s,i dans leur jeune ftge, pia.r ents et maitres les avaient forcés simplement à une ten ue convenable, ava.ien.t empêché, chaque fois que· faire se pouvai t, les lectures, le travail à. la lueur de la. lampe.

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Les leçons collectives

Les le.ç ons communes aux trois divisions d'une classe, ,surtout da ns les éco1les à un seul maître, nous •s emblent p'référables aux leçons di,s tinctes et spéciaUes· faites, l'une a,près l'autre a ux élèv·es c1'es différent,s cours. Sans doute, il est difficile d'intéresser et ·d 'ill'struire dans la même leçon .des· enfants de to,u t âge, qu'il faut en même tem ps sa.voü· contenk C'es,t une tâche très. laborieuse, ingrat e; mais cependant possible. Si les leç:ons ainsi faites' sont bien C:hoisies, bien graduées,, bien préparées, chaque joui.' suivant un J)lla:n établi à l'avan ce, ,suivies de résumés destin~s à. être aippri·s pa.r cœur par les élèves, e'Hes permettront au maître de rlon.uer plus de temip,s à ses explicat ion s, eHes le mettront ,s ans cesse en pl'ésen ce de toute la. classe et assureront d'autant mie ux_ la discipline sco-,


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noms c(}llectifs, et, enfin, ceu,x du cours Jaire. Ce sont aà de précieux avantages, supérieur ·l es noms· composés,, dont ils non ,seulement rpour le maître, mais aus. expliqueront l'orthograiphe. si pour ,l es éllèves des cours supérieurs Alfred CHARRON. qui, en assistant à la leçon repa,sse1it ce qu'ils ont déjà étudié. Toute la cl,asse esrt: ainsi tenue en hal,eine, et les l eço•ns * A~Lili et Compagnie n'en ont que pilus de mouvement et d'intérêt. L'émulation est aus,si p1lus L'impartialité noms fait un devoir grande, en même temps que la discid'accuei!Ji,r la réplique ,suivante, la prepline est mieux aissurée. miè;;·parvenue en réponse à la lettre ·Pour organiser ainsi un enseignement owvei·te 1parue dans notre dernier N°. destiné à 11a fois aux élèves des tro,is Deux a,utres articles nous ont éga,lecou[ls de l'école primaire, il faut rédi- rnent été adres,s és sur le même sujet. ger des programmes concen J-riq ues, Comme ils feraient double ernplo,i avec coID1p01sés de trois cercles au centre celui que no.us [Publions, on comprencommun, dont les rayons 1, 2 et 3 coTdra qu'il n'y a pas lieu de les utili!,er. respondent aux cours élémentaire, moLe débat est ains.i dos dans nos colonyen et supédeur. Ainsi la leçon est uni- nes: que, et, après 1la leçon, les interrogaVeuillez, l\f. le Rédacteur, n.e pa,s retions ,s ont :faites à tous les élèves qui fuser l'hospitalité de vos colonnes aux font ensuite un devoir ,gur un thème quelques mo,ts de reJllerciement que, commun, mais pllus au moins dévelop!Pé au norm de beaucoup d'instituteurs, no,u s nous cro,yons en <l-ev:oir d'adress·et· suiviant chaque couvs. Pas de confuà Mlle Lili et Compagnie, pou.r· Iles présion, le travail est réparti à cha.c un selon ses aptitudes e1 ses connaissances. . cieux consei'ls qu'elle a bien voulu 'Sans doute cette adaptation des le- : nous donner. Nous tenons à .Je ftaire ouçons coUe'Ctives aux éco,les rurales est . ; vertement car-, ,après pareil bienfait reremplie de difficultés, mais elle excite :, ~u, nous ,serions,, pai· notre sHence, tal'émufation des éllèves, et produit les xés d'ingrats, qualificartif qui ne nous meilleurs résultats. Terminons cet arso,lll'it guère après a.voi1· entendu reticle par un exem,pJe d'une ler:on coltentir à nos oreilles des· paroles,, que lective ,sur 11.e nom. dis,je, des mélodies aus,s.i suaves. Cours élémentaire: Définition du Chers Collègues, nous ne sommes nom. l\fanière de le reconnaître. doll'c - c'e·st Lili qui :J·e dit - qu'un Cou11s moyen: N.om propre, nom comtas de vaniteux, de ·pédants, d'o·r gueilmrnn. Noms col'lectifs. " leux entichés de notre savoir. <c l\f-M. les Instituteurs, continue l'aimable COl'Cours ,supérieur: Noms composés. rcsponda.nte, à vous entendre l'on pourThème commun dans lequel les élèves du cours élémentaire relèveront rait noire varfois que vous perchez au tous les noms; ceux du cours moyen les haut de l'échelle scientifique!! ... )) noms propres, les noms comllluns et lesl 1f:e1::1 atlilis, ne sentez-vous. pas le v,er·

tige, juchés si haut? ... Sans L'etar'd revenons de notre funeste erreur. Jus qu'à présent nous 1PenS1Îons, à ce qu'on nous assure, que le vaste paUais· de la science nous, était :légué tout ·e ntier à notre sortie de l'Eco1le norma,l,e; et brusquement o,n nou,s raprpeiHe que nous n'en sommes qu'au rez-de-chaus,sée, et encore. . . tandis, que du côté du beau se~e, où les prêtres·, les avocats (?), ·l es méde'cins., les 1pharmadens, etc., ne foisonnent pas, l\fes:da.m es les Institutrices doJvent nécessafrement occuper le faite du brillant édifice, possédant dans le'llrs tangs toutes· les lumineuses cerve'J:les. 1

1

« l\fes,sieurs Œes Pédago.gues, un peu de mo:d'estie ... )) Ge peu qu'on' nous demande prouve tout simplement que, jusqu'à ce jour, nous en avons e u moins que peu. Nous nous sommes, paraît-il, jugés su!Périeurs à la pl us belle moitié du, co,r ps enseigna:nt Nous l'avons, au di re de Lili toujours, - supposé inci:tpa:ble de zèle et de dévouement; et ces accusatio,ns, notez bien, sont adressées non pas à une partie, mais à tous les instituteurs sans exception. Je demande à mes coillègrneB si, à l'ouïe de re,s· paro•les, 'la pilupart d'entre, eux n'ont pas cru à une mystification? Parmli les régents, heureuseJllent, en dépit des a;ppréctations « liliennes n, beaucoup se seront·aper(,'rns que ·l'Eco1e normale des élèves régents n'a pas seulement forlllé des, écervelés, étraing-e1·s à tant noble senti ment, mais bien des cœnr,s qui, de conrc ert avec elles, ont poursuivi 1e même idé:afli: faire des êtres qui leur sont confiés, d'utiles et dévo ués enfants de la patr-ie terrestre, des hé1

1

ritiers de la, Patrie céleste; des cœurs qui toujours ont admiré avec enthousia,sme les Jeanne1;1 d'Arc combattant à. leurs côtés, abritées1 sous •l e même dral'pea,u, la bannière du Christ. Il est vrai, ·e t c'est là uue pensée péniMe, qu'il y aura, toujours parmi les, jeunes éducateurs l'un ou l'autre esprit léger et insouciant, inconscient du sérieux et de la s11bUmtité de sa mission et s' o,c cupant de toute autre chose que de ,s ar classe. )fais est-ce là une raison suffisante pour jeter la pierre à tous les régents? Si quelque « fra,i,s émoulu de J'E}cole normale >> ai été a:ssez a.u1dacieux pour oser se permettre, par ses a.liures de paon, de SJinger la noble Lili, pourqu.oi celle-ci, da:ns sa juste indignat ion, ne se contentei-t-eflle p;as de décocher ses flèchesi sur le malheureux qui le mérite, saDJs, eillglober dams sa verve dédaigneuse toU:s les pédagogues du sexe (< larid i>. « Le personnel enseignant de notre cher Valais soupire après .une situation matérielrle plus favoraible. J> Celia e,s t vrai. Combien de parents peu favorjsés de la fortune ont dü se saigner aux quatre veines pour co·uvrir des frais d'Ecoil e normale? En pareil cas surtout ne tarde-Ul pas au jeune débutant de dédomma,ge·r ses chers bienfaiteur,s? Est-il ra.œ de rencontrer un pauvre instituteur n'ayant pour toute ·r essource en hive1' que son maigre traitement pour subvenir ,a,ux besoins de toute une nichée? Il lui serajt faci:l'e de trouver quelque •emptlori p-lus rémunérateur, m:ais le,s puissants et invisibles liens ,de la vocation le retiennent, malgré tout, à ses chers élèves. Une occu-


1Sè pation a,ccesso,ire foi procurerait aisément quelques sous de plus pour rulimenter le ménage; ma.is souvent sa cl~,sse trop nombreuse demande, pour {•trn bien tenue, tous ses moments, et sa consoience ,se révolte à la pensée de néglige1• ses, devoirs. Les regards tomnés vers le Ciel, ,]'infortuné se résigne dans l'attente d'un meHleur ·llendema.in. Il espère voir, dans un avenir frès proehain, ·la haute assemblée Jégislativf' donner enfin satisfaction à ses plus qne justes réclamations. CQIJllme on. ,le v,o it, •le mobile g ui guide l'instituteur désfreux d' une rétribution mieux proportionnée aux efforts qu'on en exige, provient l'e plus souvent d?un motif noble et impérieux, plutôt que du désir de <( s,e payer des airs citadins)). Si Mmes les Iustituh·ices ne disent mot, ce n'est pais qu'elles se trouvent en droit d'être sa,t isfaites, uon; ma,i s el,l:es comptent ,sur la galanterie de MM. les Députés. Puisse 1lelll' confiance ne pas être trOIJll pée ! A la verne d-'une session d u Grand Consei1J, a.u cours de laquelle le perscmnel enseignant ,s 'attend à voir réaliser un de ses vœux les p lus chers, est-ce bien Le moment de dénigrer les institu teurs? C'eist en tout cas une ma,nièœ bien singulière de ~eur attirer le,s sympathies des, législateurs. E t dire que Lil·i nous demande <( un peu de c:harité >> ! . . . Lilas et Compagnie. 1

*

Société d'égoïstes!

'l'eille est l'épithète dont a c:.i:u pouv:oü- 1':!e servir une instituüi<.:e à :Jaque!-

le je parlaJs de notre prochaine confé. rence généra:le. Société d'égoü,tes ! ... Je J:1estai d'abo,rd tout i nterdit, dé. contenancé pai· une pareille apostrophe. Puis, ,a,p,rè.s une réflexion, j·e dus (;OnYenir ·in petto q ue cette soi·tie n'(,. tait pas absol ument dépourvue d'ap·ropos,.

A!Jcirès tout, en effet, pourq 1wi nos éducatrices n·auraient-eilles pas leu rs réun'ions, tout comme nom, aYons les uôfres·t Une journée pa.L' an ,pom· revoir ses c.amarad~s, serait-elle moins bienvenue des institutrices que de nous aufres, 'les grands pédagogues? Je ne le pense pas. Donc:, i1I, resso•rt de t oute évidence que nous aurions dû nous i.ngé11tier et nous entremettre bien ayant ce jour.pour remfoe ,J avie plus douce à nos genti1Jle1s coopératric:es en éduc:ation. Il en est temps enc:ore puisqu'il n'est jamai·s trop ta.rd pour faire li-' bien. Cependant, m 'est avis qu'mw énergique iaiction d:e la pad -des institutrices e1'1es-mêmes aurait be:rncouip plus de chance d'abouti1' ù un résulta1· pratique que toutes l es avamces et démar ches que nous pourrions tenter dans et-' sens. /~.. nœl doute ce seraient de be.Jles réunionS< que nos maîtresses d 'é.<.:ole o·rganisera.ient, réunions dont elles réulameriaient, cela ya, sa.us dire, no.fre ex,clusiou co,w{llle i ntrus, à t itre de l'P· ciprocit é. Il faut croire copen da.n t qu·à titL'e exceptionnel, M1}I. ]es lnspec:teur s obtiendmient grftce et se.raient rnêmc prié,s de présider 'les r éunions de ~1esdameis 'les Institu trices'! Et la doyenne d'âge, me direz-,ous, n'est-elle pa.s toute désignée pom cet lio11neu r ? Très bien, mai s. . . . - cat il .y a un <( ruais J> id

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_ qui youidra pour se hisser à la pré-

sidenee réclauH'r le bénéfice de la prilll<:' d'fige? Question co'lnplexf' que ;je po1Sl-', 'Sl111S ,woiL· la compétence et 8u rtou1 les 1110.rens de lia r éRondre . d que j'abandonne ainsi à plus instrnit et plns expérimenté <1ue nrni. La disc:ussion reste ou,v!:'1·te. .-1.ris. Réc7. - N .t-'ll dépla.isL'' au conespondan t, mais nous Ja déclarons c:lose, au ruo·ins pour le moment, le temps faisant Mfaut vou1· la prolongel' p enda nt ce <'OtH·s sc:o.Jaü-e.

------·--·-----* Mission Ile la jeune fille ( }:foite et -(in)

Yoilà la mission dt· la jenne .filk. Et w a,i ntemtnt <J. u·e lques u,;flexion s q uc me suggère la mission de la jeune füle. A. qui <le formt"L' cette fille rnodèle d'aujonrdïrni, c:ette éponst-' vedueusP, tette mère chrétienne de demnin '? ;\ qui de prhpal'er cette femme forte dont pa11le l'Enmgile'? Qn,i i icn t dans ses ma.ins,, eu pal"tie ,du moins, ile bon heur qn 'attendent les familles et la soc:iété '? Tout ins>titnt enr ,s e pla.ît 1;1 dire : << J e rermplis une b<:>He mis,sion >> . Oui , c-hn·s amis; YO tre htdie ei,;t noble. Et 'lo-rsqu e rons eu c:once,ez bien et la grandeut et l'irnpottanc:e, yous ne vous étonnerez pas que l'on .soit sé,·he à rntl'e égard; mus c:omµ 1·(_•udrez que lei,; parent s vraiment •sou deux de J',a reni1· ùe leul'S enfants, do1iy( nt exiger que 1Jes rnaJ.trf's auxquels ils c:onfient c:•c:s j,ennes cœnrs, ~oiPnt 1·-t>:ducttx d'a.boed, inst"ruits ensuite; et vo,ns nppo,i·terPz ù •l 'acconwilii,;~mnen t des dernii-s les pins gnwes les soins lPs pil us minutieux. 1\.fois comme J'é-duc:ati-0n, de ha jcnnp filil'e iLJc:omlJt-' pa 1·titn li èrement aux irn8ti1utritt>s, YOÏ(:i ce qnc je lem· dii-a.i: ~e n(>g1ligez aucune in,fttière dn progTHllllll(", mai:, efforcez-vo11 s dïncnl0

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q uer à nos fillettes, ;par dessus ton t, la science pa r exee,Hence, la doc trine chréti enne renfeem!'e d..Lnis Ile eatéebisme; donnf'z-kur le goùt du tN1.,ail manuel et ramom de la. prière; faites-lceur bien wmp1:cnd1·e quel est il e ·b ut de cette vie et quels :Sont les moyens de l'atteind1•e. Et ·s i Yons agréez encore l'un ou l'autre eonseil: Pi! us nous détachons notre cœur d'iei-bas, mieux au•ssi no,u s rem.11J'i,ssons n otre tfwhe. Or, pom nous é-le1·ei- au-des·sus des •chos es de 'la terre, lisons-nous dans l'Jmitation de JésusChri·st, nous avons deux ailes: la, simplicité et 'la pureté. Plus de ces airs de fierté et d'orgueil, dont on accuse un (·ei·tain nombre d'entre you·s. Efre fiè!"es ·? d•e quoi, j e yous le dern aride. Esl"ce de.s talents q n•e Dieu vous a prêtés'? de quelques biens t~res,tr et', q ne des parents rous auro..ient a-cquis par df's sa e1·ifiees sUJ1s nom:b1·e"? d'une instr uction Llue des personnes dévouées, ne rn-ns 011t vas c:ommuniquée sans peine el s ans travail? Ce n 'esrt pourtant pas des yn·s auxquels ce misé1,able c:orp s servii-a un jonr d:e pâtur e·t ... Tont ce qu'il j' a <1e bien Pn nous est uu do,u de notre Père céil'este. Les nombreux bienfaii s ,do11t Dieu nous comble chaque jour, devraient exciter e11 nous de nais· ,sentim ents d'bn:mi'lité et de recounaissance. Notre conduite estelle toujours co·nfo1,m~ à lai raiison e t à l'éducntio,n qu e nous a vons r eçue? Oui, soye:;,; fières du t itre d'enfant de Vien qne nous rproeura '1'eau sainte du ba1ptênw et du ciel que nous a o·u Tert Jésus,Chi-ist. Mais •(;ette uobJ.e fierté, qui est l·e juste OTJ1JJOSé de <.:elle que l'on 1·erna,,qm· d.1ez quelques-unes d'entre vom,, ue se traduit pas par des airs b au. tains, empruntés·etmo,quem·s, ma.is bien 1mr ila. modestie, ·la. simpiJli'C-ité et la douceuT. 8oyez gaies san,s 'légèreté; sér ieu· ,ses sans a ffectation. Un bonjour amic:a.l, une pa,rOile nimahle aux personne-s que nous 1·encontrom! est-ce pénible'? se11ait-te dfil'oge1· à la. dig·nitP. d'institut]-ice? (\• :,,cnÎit, selon nÎ.oi - f't ,ie 11<, 1

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crois pas' me tromper - donner des preuves de l'éducation so;ignée que vous avez reçue et grandir dans ]',estime des familles que vous servez. Soyez vousmêmes aies jeunes fiil1Iettes; donnez-leur l'exemple qu'eHes doivent suivre. Tous, fai·sons une guerre acharnée à nos défauts ,et ne di•so.ns pas avec insoucian,ce: J'ai mes défaut·s et qui n'en a pas. Ce « qui n'en a. pas)) ne nous justifiera pas aux yeux du Souvierain Juge ai nous n'avons pas fait a:ssez d'efforts pour nous en corrige?r et pour avanicer dans fa vertu. Nous conn'russons tous cette sentence provierbiale: Poinrt- de couronne sans victoire; point de victoire sans combat. Nou:s voulons fa, cou[lonne? Vouiions aussi le combat. N ort:re arme comme celle de tout chrétien, est !la prière. Ah! n'essayonis pas de vaincre les difficultés par nous-même: nous échouerions, infaillibfoment. Frappons ,avec confiance à la porte du Cœur de Jésus et de Marie et nous sentirons toujours une main puissa,nte et invisible combarttre à nos côtés et nous remporterons la victoire. Travafl'lons sans cesse à devenir meiNeurs. Faisons fructifi,er les talents dont Dieu nous a rendus, dépos,i taires afiDI qu',a u grand! jour nous puissions tons entendre cette (Parole consoiJante: Courage, serviteur bon et fidèle, vous avez été dans les petites choses, je vous étabairai sur de beaUICourp plus grandes. Entrez d:ms la joie de votre Seigneur. Une institut'rice valaisanne.

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Conférences d'instituteurs Distrie t Xde: Sierre. Le 28 Ma.r s·, était réunie à Villa, près Sierre, la conférence des instituteurs de notre distri,ct. Un seul manqua à l'appel pour des motifs légitimes. Cette réunion, présidée par M. Rey, inspecteU'r ,scoilaire, fut honorée de la présence d·e MM ri;,..,~,,,,1 . . ~résidellt de la. So-

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ciété valaisanne d'Ed1tcation, Lamon, inspecteur, Mura, directeur de l'éco1le normaJe, Monnier, a.v ocat. Plus·ieu11 ecclésiaistiques assistaient également à la conférence, ainsi que les rep·résen. tanrts de,s trois communes de la paroiSSe de Vissoie. -M. le Président ou,vre la séance par la prière d'us,aige, ,p uis il rappelile la mémoire de M. le chanoine Burnier, ins. pecteur sco:I,aire et ·ancien ,p résident de la société. L'assemblée se lève en ·s igne de .deuil L'o:rdre du jom amène ensuite la lec. ture du protocole qui fut approuvé, puis on procède à l'élection: du cormité: MM. Ba,sile Theytai et le soussigné furent confirmés, le premier comme Vice-président, et le second en qua.lité de secrétaire. Puis on passa à l'examen des cœnpo,sitioc11s dont ,six instituteurs seuh:~menrt:, favorisés par le sort, donnèrent lecture. Une füs·c ussion animée succéda à la lecture des tmvaux. Y prirent part différents membres boc11oraires et instituteu,rs,. Entre autres conseils pour le ,perfectionnement du maître, on attira spécialement notre a,ttention sur le -choix de bons 1Jivres et sur l'importance de ,f a prépairation des leçons et de la tenue régullière du journal de classe. En effet, :ii1 ne suffit pas d'expliquer des leçons et de co-rriger des devoirs pour obtenir dies résultats satisfaisants: le ·succès réside surtout dans la ma,nière dont l'enseignement est don. né. Les enfants ·sont obsenatem's, ils remarqueront bientôt l'embarras et l'insuffisance de celui qui est chargé de les instr uire. Que deviendr1a. alors l'autorité mora!l e du maitre, autorité ·s i néeess-aire à la bonne direction ,d'une école ,et d',autant pl:Us précieuse qu'elle est le résultat de l'obéissance volonta.ire et de la confiance des enfants? Donc, l'instituteur qui veut rempilir toute sa mis,sion mettra la prép ar1ation de la cla.s~ au nombre de s·es obligations jo·urna,lü'>. res. 1

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Enfin vers 1 h. la séance, qui a été très instructive, fut ·c1ose. L'administration coromuua,le nous invita il une co11'lation. Bientôt discours et cha.nts se succédèrent san•s iuteTTuption sous l'habile direction de M. 1fonni,er, major de table. Nous voudrions pouvoir donnee une idée de 'l 'entra.in et de la cordia.lii é qni ont régné au banque~, mais i! s·er.ait difficile de rendre rette 1mp:ress1on. En si agréable so c:iété il es moments pas,s ent vite i!l faut songer à. la, retra.ite. Nos reroer'ciements aux adrninistraüo,n s des trois communes pom· leur exceJ.lent arc:neil. Là-dessus nous nous séparons avec il'a satisfaction d'une j ournée bien rem'p lie et en nous donrnmt rendez-vous· en 1902 à 1\fonta.na. Dam. r. inst. -o1

St-ltlan1.'iee-ltlonthey. Le 11 avril, les instituteurs de l'arrondis,s ement oceidental se réun issaient ù CoUombey en conrférence annue;lle, sous la présidence de M . Co.mut, inspecteur du district de Monthey, assisté de M. Roui:}Jer. inspectem· intérimairP du district de Saint-M1aurice. l)f.M. La:mon, inspecteur scolaire, Hammerschmitt, directeur des écoles de Monthey, Mura, dire'cteur de l'Ecole normale, les rév. cur~s de Collombey, Muraz et Revereu1laz, ,vuilloud, président de 1a municipalité de Co.JlombeyMul'az et .Ja commisstion scoilaire honorafont notre réunion, de leur sympathi que présence. Après une prière pour demander à. Dieu l.a bénédiction de nos travaux, M. Corn.ut 011vre 1Jla, .séance et, en termes émus, il nous Tappelle la p,erte sensible que J.e corps ,ern;eigmrnt a faite récemment en l a personne de M. le RéY. Chanoine Bumier, ins1Pedeur. L'assemblée se lève en signe de deuH. Un seu,l instituteut, dont l'a bRPu1.:e est justifiée, ne répond pas à l'appel. Le compte-rend u de la derniè-re séance est apptouvé. 1

1L Scbürmann nous coilllnunjque le compte de la. caisse et nous a.pprend que plusiems instituteur~ ont re_fusé de payer les amendes, q~1'1ls. av·a1ent encourues, soit en n'a.ssrntant pas aux conférenices ou en ne traitant pas les sujet,s :mis à l'étude. Après discussion, l'assemblée a utorise ie bureau à prendre les mesures nécessail'es contre les rél<:all'citrants. }I. Blancbut demar1de la centrnlisation des bibliothèqu~s de di:.st rict. L 'a.ssemlblée ap!puie cette propositiO'll. qui nous doter-ait d'unie bibliothèque mieux fournie. On pa:Sse ensuite à la constitu tion dn bureau. Les anciens titulaires sont confü,més à l'unanimité. Cinq instituteurs nous lisent ~eurs travaux sur le sujet mis à l'étude: «Né« cessité pour 1l'institut eur de t ravail« Ier à son perfectionnement après sa « ·Sortie .de l'école normale. - Domaine << dans lequel ce perfectionnement doit << principalement ·s'exercer. Moyens « à em,ployer pour atteindre ce but.)) Des tria.vaux lus et de 11a. discussion qui a suivi on peut tirer les conclu sions suivantes: I. A sa ,sortie de l'école normaffe, l'instituteur, loin de posséder l'instruction nécessaire à sa vocation, n'a que des connaissances s uperfici,elles, mais il est rendu capable de développer so,n int elligence pa.r son travail personnel. Le:s méthodes d'enseignement et les manue>l1s scolaires changeaint sans cesse, il doit s·e mettre au courant des innovations qui se font jom· autour de lui. L'instituteur qui n'étudie pas tombe dans la routine et, partant, rend son enseignement monoitone et stérile. II. L'institutem meublera son intelligence de connaissances saines et utiles. Il Mveloppera les ta,J ents que Dieu lui a, donnés et ne négligera. aucune O'Ccasion de tnwa.iHe L" :\ sou pel'fedionnement intellectuel et mora,1. 11 peut arriver à cc but avec de la volonté, de l'é-


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170 nergie et un grand désir de bien fain'. III. Les mo;icns d ·a ni rer ù CP pel'J'Pctionnernent 801it nombreux: ln p1·épa.rn tion sé1·ieuse des dasiles; les visites faites dans les é("oles IPnnes,v,udes bom, maîtres; les confé1·enef"S; ]es bonnes 11:•cl m·es; la fréquentation fü s gens cnltirés; la IN·tni-e de 11uelqt1PS renw& ]JPùagogiqu,es, l'obserra.tio-n de son Cèll'a.1·tère pom· eu coniger les aspérih~s et de ses 111œu1·!:; pmu les arnendet·, ton t r·ontl'ih nc• au clé\'C:fo,fl)pL'ment· de ·l 'irn;tituieur. t:n crt1iün nomh1·e de 1·(>g<>nls n'a,.n m1 pa.s tnüté le snjl't mis à l'élude, li. le D irectem Larnon nou s fait oppo1·111nérnent obse'l·Yet que cette négligence u'est gut're en lmnnoniP a,·ec ln qu(·stion mise à l'ordre du jour. )1. l'institutem· .Blanelrnt déJJOSe !ln mo-iion s,nivante: << \Toir de quelle mau nièn~ de:,; <:onférences spéciales, ùon<< uées par des experl·s, 1ienyeut être « faites. dans 110,s confétPnces de dis« ti·i et. ii Ba 1lvan est dwi:,;i pont Je lieu de notre prodwine confét-eucP. . \. midi fa, séance est 'levée. :Kon:; p,u,l:ions dam; une autre sia lle de ln. supei-ùe m::tisou comllluna,l<>, où sous l'habile di1·ection dt> l\l. le .dé1rn té Bres8ond, président de Viounaz, a.cchtmé majOL" de tab le, toa8·ts,, ehants1 et productions music-ales- de la fanfate de Col1l0Illbe.1·, se suttt>dent sans intennpliou. M. \\'uilloud, président de la 111unici1mlité de Co1l1ombe,y-Mmaz, sonlrnite la l>icnvenne aux instituteuts. 11. l'Ins1wcteur Cornut 1·<'.'pond qu'e11 d.1oisiss._l,llt Co lilombey 1wus sa.vions d'nn-1n,c.:e qu'une 1·éte'ptiou cordinle nous.,· a1te11d-ait. 11 .sei-ait· trop Joug dt' cite1' 11°:,; autres orateurs qui prit-eut la parole. Aussi, :,;,ans 110,ns, Pu npt'1·ce1voil", Jp moment de la r·lotm-e anive, il faut se n'soudrP il. la sépar.Ltio,n . Euron; une poign<'.'e dt' main fratetn1t:41e ù llOs ami:,; de ('01llomhey, Pt chacun rentTe chez soi, elll,lJOl·tant le: meille111· sou,·e11ir (k el't!<' lwll( el inoubliable j01nnée. 0

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Qu'il nous soit" permiR de remrc ier en terminant, la )Innicipalittl df• Collom. lwy-Mu-raz puu1· iJ 'ac:cneil foanchem eut symµatLiqtw et gé1H"1'eux qu'elle uons a r ést'r vP ..,1erci aus si ù la fa.ufon· pour ><on prh·if'ux concou1·8, <-'11 un moi 11H'l'l"Î ,'t ton::, ceux qui, de 1n·i>s ou de lofo, unt- contTilmé ù 1,t parfaite réus8ite de notre fête . Daviaz, _:!;J an-il mol. .L COG'l'.\:t, secrétaire. 1

-----••'------Bilan géographique de l'année 1900 et du XIXe siècle (Suite) .UlEitl(ffE L".\.1 uériqne, CL' « ::-;oun:au 7'1orn1e" que le génie de Cllri~topl.le Colombe n_jonta. ù. I" «An(·i(0u » eu 1-lU~. fut pendant tout le XVIme r-siède le thé,ître (]es exploits <lt•s u;11q11islalorc1, l'Rl)'1 gnol,;. [],; en dü terminèrent a SSPZ exal" lerncut les eontont·$, les drniues ile rnollta;:p1p,-; eL les J!Pt11·es, d e11 uis k clétroil ill• :\In;:;ellau ju:;qn·,; ron~gou l't ln Floride. L<'ur,; tléeOnYerte,; fnreut <·omplétf>p;; un Hrf>,;il et a 11 l ,.i ilrndor par le,; l'ol"ln;.:a is, l't. daus les ri>-giou,; ~l'lltPUtl'ionales. par ll'H Frnu<:ais. le,; Hollauclais. les .\.nglaü, et le" Danois: <ll' sortt> qu·en l'au 1800 tou-te la. ca rte !le L -\.rn(•ri<llH' étu it trne(•e. saut' la <"<11<• ,;c1itentrioun lp 1lu Canada, oi1 le continPut seml>lait N'éteuclre iucléfiuiillent Yers le pôle: le,; tiaYigatenr~ ,;·ai-r(,tèrent dam; lu !mie Lk J-\a ffin. .\11 eu11111il' IH:e111eut cln :,;iède. d,• UumlJolllt. Lewis et Clarke, :\lakeuzie Pt autre:,; <.:Ollll)l(•îl·reu !" la n•eo11u:iissa11t·P d e n~,; r(·;;iuu,;: ii v,1rti1· tle l~lli lPs Au;;laiR rpvrirent aetivem,·nt leurs rec·hPn·l.lp:, !l"nu JJassag-P Yen; l'AsiP par I<' non! ÜP Ll..m(,riqnc. C'Pst ain:,;i qtH' .Jollu Ho:;,;, l'arrr. Frank liu. i\foc·-Cliutot· <'Xl1lor~·t·put le:,; terre:,; polain':;. ù. tr:1n,n; ksqnl'llL':< :\foc--Clnl"l' varYint, e11 1S51. :l t ro11,·p1· ,•nfi11 lt' 11assap:e ~.-0., (JUC ro ntefois il liP 11111 ,;uiYl"l' en partie q1i"f•11 tr:1in(':lll. le,i ,!(,nuit,; (·onstarn111eut g-l'lés rest,1ut i111pr:11'icables :l la 11;1 rigalion,

p1u 5 tard, Smith, Kane, Kenuedy'. ~arès (1873). Perry remontant jusqu'au 84'' de latitude. constatèrent que le Groenland i<e détache du Continent e n uue île, la plus vaste du globe.

E t urn.iuteuaut, yoyou :,; quelle étnH, nu tléliUt du sièclP. ln situation polit ique ile· l' A -

U1ériqne. que se pat·tagea.ieut, avec les Eiatsünis, l'Espagne, le Portugal. la France, l'Angleterre, la. Hollande, le Danemark et ht Suècle. 1. Depuis les grandes <"om1uC·tes des Cortez et des Pizarre au XVlme sirde, les Espagnols avaient colonisé toute la partie oc<:identale <ln Con tinent. depuis l:1. Californie jusqu'au cap Horn, outre les îles de la mer d es Antilles et les rives du golfe clu :\lexiqm~ jusqu'il la, I<'loride. Leur maguifique empire américain comprenait les vice-roym1tés du )lexique, de la ~ouvelle-Grenade, clu Pérou et de la Plata, anc les capitaineries générales du Gtrntérnaln. cle la Havane. du Chili. etC'.: soit uu ensernble <le tcnitoires tle l4 willions cle kiloillètres ·canés. une fois et tlemie l"éteuclue de l'Europe. C"est l"é]Joqne où 01.lai·les-Quint pouvnit dire que « jamais le 80lei! ne se coucl.lait s111· sou empire>> . ~ais l'occnpatiou cle l'Espagne pnr les :ll"JJiées françaises, sous Napoléon Ier, fllt fatale ù cet Empire colonial. Successiveillent, se clétaehèreut à partir de uno, le )tfexique. l".\.mf•rique eentrale. le Colombie, le Péron, lP Cl.lili, et<:., pour cleve·n ir rcSpubliqnes iurlé11cuclantes, le;,;,pielles :<out actuellement an uombre de quinze. Eu 1826, il ne restait à l'Espagne que les précieuses lies lle Cuba et Porto-R ico. qui. à lern· tour. fnreut Yiolemrnent e n levées en 1898 par les Etats-Uni,;. 2. le Brésil, dévolu au Portng·al par le rlferet ùu pape Alexandre VIL lui resfait e u e-ore eu 180ï. lorsque la co ur ll e Lisboune fuyant l'invasiou dp .Tuuot s)' réfugia; mais. ù sou départ eu 1821, le Brésil <levint elllpire sous uu prim·e de ln, llyunRtie cle Bragance. A fin 1880, Llon Pedro II fut <létrôné pom faire plaee ù la IlC-pulJlique féd érnti ve l)résilieuue.

:t La France. (]Ui av;:i it 1ienln en 171l3 le Cauada et le ùassiu Ùll Mi:,;sissipi, possédait

eu 1800 une partie de l'ancienne Louisilllle, que ::S-apoléon vendit en 1803 aux E tatsT.:nis ponr 50 millions de francs. tandis quP !"île Saint-Dom ingo, égaleU1ent française. s1' rendait indépe ndan te. Dès lors, il ne reste :'.L la Fnrnce que plusieurs petites Autilles, le,; îles Saint-Pierre-1\liquelou et nue 1mrtie d e la Guya ue, ,;oit uu territoire de 100,000 km", avec uu1:1 population de 400.000 habitaut><_ Le <:ommerce est de 150 millions. J. L'Angleterre. qni. eu lï8:\ v enlit srs irnportantes colonies dt> la ?>i"onvelle-AugletcJTe. deYenues les Etats-Unis, possède !"ancien Canada fr:rnc:ai s, éte,ucln aujourd'hu i · jusqn'an l'aei fiqne. Terre-NeuYP. nue partie des Antilles, une section cle la Gnyane et les iles Falldau(l ; soit un ensemble de territoires presque r1ussi v aste que !"Europe avec une population de ü,G00,000 IJ al>Hants, faisan t un commerce de 2 milliards et derni.

3. La Hollande a conservcS quelque,; île~ Sons-le-Vent <:> t une 11artie de, la Guyane (120.000 llalJitau ts) . ü. Lr Danemark ,t. pour eolonie,; r1~1:111ùe, la côte sud-est du Uroeulaucl et quelques petites Antilles (125,000 habitauts). En résumé, 10 rnillious lie kilowètres car1·üs de territoire:,;. sont un quart clu Continent. ,n-ec ï rnilliou,:; de ,;11jets, c-'er<t t out ce que l'Europe eonsE>rve de ses posses;;ious eu ,\mér i,1m•, qu'elle a eolonisée entièrement Pt peuplée e u illoius d e q un tr e sièeles. 'l'ont le reste ,;·est émancipé, y eompris mêrne le <lomillion llu Caualla, qui jouit clc1rnis 18(.;7 d "nne autonomie c·omplète sons l'égide de• la. (lraude-Bretag11e. Aim,i, par nu <:outrn.ste remar quable. pendant qu·au X [Xme s iècle l'Enrope conqu iert l'Afrique, r A.,;ie et l'Océanie. re;;tées païpunes et en partie ,:;:rnvages, l'Amérique p e up lée ll'Enropéens, ,;'est détachée 1wrsque l' ntièremcut de la mère pa.trie. De toutes ill:lnières. c'esf ioujonr,; l;J ra<·P !Jlanche européenne. civilisée et ri vifiée par IP ehristiauisnw. qni marelle fi. la conqnêt1' du JtJOll(le entier. .\.. -:\!. G. (A s11ivrc.)


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Partie pratique -o-

Dictées LE TRAVAIL Le h·avail est un grand bienfaiteur de l'humanité. Il est la source de la prospé1ité tles peuples et lles familles. Il donne au père le moyen d'élever ses enfants; aux enfants les moyens de clevenir hommes. Il donne à la vie l'ordre et la régula ri té. Il est aussi nécessaire au développement de toutes les facultés humaines que l'air respirable à nos vonmons. Le h·avail met en jeu le sentiment ùe la responsabilité, la volontC·, l'intelligence, l'imagination, l'adresse, 1'1 vigueur de l'esprit et la vigueur du corps. Les travaux de l'esprit veulent un corps bien portant; et les travaux du co11)s sont favorables il l'esp1it. Quelle, que soit la nature du travail, qu'il s'adresse au eerveau, qu'il exige une main habile ou un bras robuste, qu'il produise une œ uvre d'a,r t ou un objet d' utilité commune, qu'il soit travail de cabinet, de bureau, d'atelier, de chantie~·. de ca.serne, il est bon, il est honorable, il est digne de respect.

-oL'AMOUR FILIAL Après l'amour de Dieu, le devoir qui prime tous les aillh·es, le devoir le plus impé1ieux et le plus doux pour les enfants, c'est cl'ai· mer leurs parents. L'enfant doit aimer ses parents quand il est petit, quand il grandit, quand il devient adulte. Il doit les aimer quantl ils sont tristes, malades, mécontents, quand la vie est dure, quand ils sont impatients, irrités, difficiles. C'est l'amour filial qui dicte l'obéissance, qui impose le respect, qui inspire la confiance. C'est l'amour fi li.ail qui est la source de tous les a.utres devoirs, domestiques. Quand l'enfant a ime bien ses parents, il n'y a pas besoin de lui dire que son devoir est de leur rendre tous les services dont il est capable: il le fait de lui-même. -

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LE TR0UPEAU ET LE BERGER Quand vous verrez un nombreux trou. peo,u paître tranquillement snr une colline le thym et le serpolet, ou brou ter dans lea prairies une herbe menue et tendre qui a échappé à la faux du moisonneur , considê, rez le berger, soigneux et attentif, debout auprès de ses br ebis. Il ne les perd pa-s de vue, il les .suit, il les clirige, il les change de p/l t urage; sj elles se dispersent, il les 1,assem. ble; si un loup avide paraît, il lâche son chien qui le met en fuite; il les nounit, il les défend; l'aurore le tJ·ouve déjà en pleine cam. pagne, d'où il ne se retire qu'aver le solelL Qnels soins.! quelle vigilance! quelle servi, tucle ! Quelle condition vous paraît lru plue cléliciense et la plus libre, ou du berger 01 des brebis? C'est l'image d'un peuple, et de l'autorité qui le gouverne.

~18 ici-bas nos exemples, ils sont dans le ciel nos protectem'S. -O-

LE ,TARDIN DE ROLLI N Je commence à sentir et à aimer plus que jamais les douceurs de la vie rustique, depuis que j 'ai un petit jardin qui me tient ]ieu de maison de campagne. Je n'ai point de Jongues a llées à perte de vue, mais deux petites seulement, dont l'une me donne de rombre sous un bercea,u assez propre, et ('autre exposée au midi me fournit clu soleil pendant une bonne partie de la journée et me promet beaucoup de fruits pour la saison. Un petit espalier couvert de cinq abricotiers et de dix pêchers fait tout mon fruitier. Je n'ai point de rucbes de miel, mais j'3Ji le plaisir tous les jours de voir les abeilles voltiger sur les fleurs de mes arbres, et, attachées à leur proie, s'enricllir du suc qu'elles en tirent sans me faire ,a ucun tor t. Ma -0-joie n'est pourta.nt pas sans inquiétude et la LES SAINTS tendresse que j"ai pom· mon petit espalier Quiconque a été pratiquement chrétien me fait craindre pour lui le froid de la nuit sait quel rôle· remplissent les sainte; dans l'é- que je ne Âentirais point sans cela. ROLLIN. conomie clu christian isme pa,r rapport à Dien et 11a t· rapport à nous. Ils ont rc~u. con-o-servé, augmenté ce don que Dieu fit. au paL'AR1' D'APPRENDRE UNE LEÇON tiiarclle Jacob et que l'Eeriture appelle la Quanrl l'élève a une leç;on à apprendre que science des saints, soit la science du salut. lis fait-il en général? Il se met à marmotter à ont su comment il fal lait servir Dieu; ils roix ba sse ou haute voix, chaque mot ,,ingt l'ont servi comme il fallait le servir; ils ont voix basse ou à haute voix, chaque mot vingt pratiqué aiuss.i parfaitement que l'homme ment , jusqu'à. ce qu'il se soit enfoncé la peut faire la justice, la charité, la pénitence. page, ligne à ligne, dans la cervelle, comme Souvent honorés ici bas du don des miracles, on enfonce un clou dans le bois à force cle ils sont couronnés dans le ciel et ils forment frapper dessus avec le marteau. l'Eglise triomphante, toujours unie aux deux Eh bien, je propose aux meilleurs élè,es autres parties de l'Eglise, à celle qui milite des écoles primaires un pari que j'ai souvent et à celle qui souffre, par le lien de la chari- gagné. Leur mémoire est toute fraîche, toute té. Loin de s'affaiblir par lem triomphe, qui souple, toute nouvelle, tandis que la mienne les met éternellement à l'ab1i de no,s misê· me sert depuis bien longtemps, et, comme res, ce lien de la charité devient au contrai- telle, commence fort' à s'user; je leur offr e re plus fort. Cette double source d'a.rnour ou· pourtant de choisir eux et moi, une page verte en leur fuue, victorieuse et illu minée quelconque, et je gage que je la saurai deux dès ce monde, se répand devant D ieu pleine- fois plus vite qu'eux. Pourquoi? Parce que ment et sans cesse en actions de grâces pour j'y a,ppliquerai les règles de la lecture c'estlui, en priè1·es pour nous et pour ceux que à-cU_re que j 'apprendrai ce morceau e~ le Ji. nous avons perclus; et c'est là le dogme de la saut correctement, méthodiquement selon les lois de la ponctuation, et en suivant le moncommunion des sajnts. Pat· la miséricorde divine, les saints ont

,ement de la. phrase. De cette fa ç;on, cette pllrase s'imprimeni plus promptement dallls ma mémoire, parce· qu'elle se dessinera plus nettement clans mon esprit. LEGOUVE.

-oLES OISEAUX ET L'AGRICULTURE C'est une vérité de tout temps reconnue que rien n'a été créé inutilement, que tout, dans la grande harmonie de la nature, a sa raison cl'êti·e et que les petits oiseaux, qni semblent faits seulement pour chanter le printemps et les fleurs, sont en quelque sorte nos pères nourriciers. Ce sont eux qui par la guerre incessante qu'ils font aux mille légions d'insectes n'tüsibles, protègent les pl31ll· tes et les fr uits, et leur permettent d'arriver à leur maturité. Ce sont les anges gardiens de l'épi de blé. Ne touchons donc pas aux 11etits oiseaux. Cependant on leur fait une guerre continuelle; les enfants détruisent les nids, dispersent les couvées, les emprisonnent clans des cages, les mutilent pour les faiire chanter, en un mot, ils inventent pour eux mille tortures. Tout cela est odieux et presque criminel. -O-

LE COSTUME RELI GIEUX L es r eli.g:ieux sont pam'L'es, et l'uniformité du costume est une économie. Il ne faut ici ni variété d'étoffe, ni diversité de façon. Autant de t ravail épargné et qui se reporte sur l'œuvre que le religieux a embrassée. L' habit doit répondre à la profession. Le militaire a son arme, le moine doit a voir la sienne: car l'un et l'autre ont à combattre. Le soldat est exposé a ux balles et aux coups d'épée, et se revêt d'acier. Le religieux doit lutter contre les tentations du monde et les a ssauts. de la chair ; il prend le costume de l'humilité, de la pauvreté et cle la pénitence. Cet habit semble étrange. Cependant il n'a point l'aspect, 1Top souvent ridicule ,de ceux que la mode adopte et qui semblent surannés dès que le caprice qui les avait choisis a changé. Les costumes religieux sont plus conformes aux lois de l'esthétique. Ils répondent à leur but qui est de cacher et d'envelopper. Ils sont de tissu simp le et d'aspect grave.


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17 4J.en r hca\ll é nP rlé pPnd ni rle lenr eoulenr, ni <le Ie\lr matière, Pt il sP111hlt'. au contr::1irl'. que la, groR,-:i.-rPt(• cle,-: ?toffP,-: np fait qnc donHPr pins d':1mplt'111· Pt (lP fpruwt(• il le urs pli s. l :art les reproduit ,·olont.iers d sans t'ffOrl , tamli,-: <Jnïl a hPsoin rruu tntntil infini pour tirer 1>arti (le <·Pux <ln lllonde. La fi xité m/'.>me rln ('o,-:tnm e religieux e,-:t une beauté nouvelle. Le tPmps s'<'ffac·e ;iirn;i, Pt les ao11(•c:,; p::i;-se nt ><Ill' nu ordre s,111s qu'il Yieilli1>Re. Ne p::traif'sant jamais être de son temps, il reRt<> touj onrf' jennP Pt SP rapprodlP flillRi rlP. l'é ternité. Armand RAVELET,

•111e k venl a('.(·nnrnle :lll hor <l d ' tm prPeitii ou sur •m<' a r0te tlf' rochPl'S, et qui, tout coup :-:.'aff:1b~C'1lt Rous leur propn' 11oirls tomheu l, rlam; la <lirl'Niou tin ve ut. LorRque ,mr unP c ro1îte rlP neige ferme et (lnrf', tornl,e u ue grand!' q nanti té de 11f' i.2:(' gra 11nl<'11Re, san ,: t irconst:1nr·t', il n·y :l aucun(• cobfrnnl't e n t rn les ,Jeux concbt's, t't .s11 1· les pentes rai. 1\N,, il snffit ch> l:l C'lrnte d'une petite corui. c h e, tl'un e pelo te clétaell('<' d' un buisson . da pa.RRage d'un c hamois on d'nn lièYl'e. pour q ue la, ma sse se mette en mouyemn1 t.

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J/Ol{T)l-{.E ET L'J<~co~mrrn

LES HOPI'l'A CS: Ln. r!Jarité, y e rtu ahsolnment chrf'tiennl', et inconnue rln: ancierni. n pris naissnncP tl:lns .féf<ll"'·Cbris t; f·'t'st hl Ycrtn qui le clit-ttingna priocipaJement cln r este, d es mortelR. e1. qui fut e n lui le sceau de la. r énoYation (le la nature huma ine. Ce fut par l:1 charité. ,, l'exemple dti lPm cliyin ~Ia'itrt'·. qne les npôtres gagnère nt si rapideme nt les <.:œurs. et sé(luh.irt'1lt srii o tement lc:s hommes. Les premierR fid èles, ins11·uits rlans cette' gr:tnclt' ,t'rtu, mettaient en commnn quelques deniers vonr secourir IŒ n éces;;itRnx. les malade;; et Ier,; vo:vage un;; aiusi commencèrent les hôpitaux. Devenne pin s _opnl_eutf', l'Eglis_c, fomht pour nos maux des etablrnsernents rll- . p1ps cl'Plle. Dès ce moment, les œuvres de mi~t'·rieonlt' n'eurpnt plus de loi s ir: il Y e ut. tomnw un cl(•honlement de la charité sur le i< m isérables, jusqu'alors abandonnés i::anR se<·ours, par les h e ureux du monde. On demnnderai p e ut-être com ment faisa ie nt les nocien s t\ui n·3vaie nt point rl'hôpitllnx'I Ils an1ient. pour se défaire des pauvres et dPs infortunî'ls. d eux moye ns q ue les chrétiens u·ont. p a s: Jïofaoticide et l'esc!ayag~. CHATE.\ UBRIA.l'iD.

Rieu n e contribue plus il l'ordre et :1 l'êf'onomie qu<> tle tenir t oujour,: chaque c h ose eu sa pl3œ. Cett<' rf'gle nt' paraît preRque rien : ee11Pmlant eile ira it Join si ell<' était exactem en t ga rdét'. Ayez- vous 1Jesoi11 d'une chose, vous n e perdrez jamais un moment à la cher chn; il u·y ,1 ni trouble. ni dispute, ni Pmbarras, quand on <'11 a besoin; vo11e m e ttez d',lborcl la majn d essus. e t quanti yous vous e n i'.ltcs serYi. vous la remettez snr \e-drnmp drrns la plact' où yous l'a vez prüie. Cebel or,lre fait u ne de,: plus grandes partieR rie la 1n·opret f•: c·t'st ce qui frappe le plus les :veux , que (le voit· c·et arran gement RI exact; rl'ailleurs-. la placP qu' on nonne il cha.que f'bose étant celle qui lui convient d:w:rntage. uoo seule ment pour !fi. bonne grii· ce et Je plriisir d es ycnx, mais e n core pour sa con servll,tion, elle s·y use moins, qu'::tillenrs: elle ne s ·~· g1'1te ordinairement pa r a u c uu a ccide nt : elle y est même e ntretenue proprt'· ment : f'ar, par e xemple, un v::ise ne ser a ni pomlreux, ni e n danger d e se briser, lorsqu'on le m ettra danR sa. place. immédia t eme nt apri's s'en étre servi. L'espr it rrexaetitude, qui fait ranger, faiit :rnssi n ettoye r . .Toignez à ces avantage:- celui cl'ôt<'r. par cette habitude. anx llomestiques, l't'sprit de paressP et cle con fusion. De plus, c'est beaucoup que de leur rendre le service prompt et facile et de s'ôter ,1. soi-même In tcutation de s'impa· t ieu tPr souYcnt, pllr leR retardements qui yiennen t des choses dé rangées qu'on a peine à retrouver. FENELON.

--oLJiJS AVAT,ANCHES Le,; avalanches se présente n t sous plusieurs formes: tantôt ce sont d e,: entasst'· rnents de neige qni descende nt des rochers et gli ssen t simplement dans des couloirs rocailienx; t a ntôt ce sont des parois surplombantes ou d es cqrniches formées par la neige,

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1:1rr1w~Ill<JLLI::

( ·cttP tlon<·P nw,-:~:1/!·t'.'I'<' ,1., ];1 l>PllP "n i,,011 yit'U1 ffl m i li.-1·pmr11 t ,<p lo,c;Pr ><ou;; nm,u hlP toit ,lu p:1 1,,Tf' c:ornIDc ,;011,; lt•" vh1N m:ignil'imw, ton1ieht',:; ries 11111,-: llP:111x mou11111e11t,;. · El'o11tt'z lf's cri~ .Î <l.Y eux •lli'C'll <' f:lil' <•11k11<lr<' :l\lX ]ll't'11J i(\r('S l llf'lll'8 d(• l':11ll'OrP; ell!' ~pmlllt• .1m1oncc•r llllt' lwllp jo11n1 C·e Pt iuYitPr 1'11H1Dùl<' artif;nu 011 le 11w1k.slL' (·11l ti-1':1IP\ll' .'1 rep1·pod1·e SPR t r:tYaux. \'o~·ez ,,011 in<lt1,-:tt iPu~L' manit-re de faire ><on lli<l !- l lu pcn rit' te rri' tl(·lrt'UJPPL'. pn i,-: quelqne,:; hrins ,-:e,,-: (!p paillP ou tle foin. Yofüi, ton ~ ,-:ps m:1t(•1·i:111x. 1-on l>Pc f't ,m~ pp l·its pkd ,; sont 1('8 st•nls in;;strnmPnts qn'dle PlllJJloiP pom· f :1<:011ner "a ,ioli<' ll(>lllenre t' I' l:1 f ixt't' il noH mnr:1 ille,;. Puis, q11nnt.1 le,; œnfs sont éclos et qm, ;;:1 pPtitC' f:1mi1Je rf<:la 111t• une nomTiln r e :111011 rlànle. l'biron clellt' :lit entiye l't :1gilP ;;t.•rn ,,:m,; ('f':<se O<"cupée à no111Tir ~es peti t·:;.

............_______ Style

E(WIS:\IE l<J'J' CHAnITI,,

Tknx pé' t ite;; 1Ïlll'k flp,·ées clm1s Ir mGme JJ<.'llRiOllll:Jt. :) pC'u !)l'PS Liu llll'Jl](' i'lg'l'. :l\'flient 1·,' •:u f'11armw. tommp rérompen,:p (li' knr trayail. 11ne bellp p iP<·P (]p ~O tt. Comme elles se e ro.,·aiPut ,·i<·!J(>s 1 quP cle choses 011 1irnt al'lll'tt-r :1 ,·cc ;-;o d. ! O,·. tnn dis q1i'Plles l':lressaieot leurs bt'an.x rêYPR. 011 Yint proI>ORt•1· aux jenneR v ensi on 11:1 i rt.'s <l tès billet:; cle hi leric.« I.e procl11 it, ll'lll' d isait-on, sera enroré aux m issionna.irt>s qui érnng(•liseut lùh:t s. bien loin, cle 11etit s Pnfaut~ romme Yous, 1'1. qui ('Olllptent 1)0111' letu·R WUYl'PH R\11' la dinriti'.• <lu Vala is . Douuez-lt•nr quCl<Jnes Rou s par n·connn is.sao<·e pom· le bon l>i('H qni Yon;; il fait naître t.hlns un payf' f'at!Joli fJUP d You;; <:omble toms les jour s tle ;;;,s grnt·e;; ,, C0cile écoula,it toute (•1uue; l'ile ;:,ortit snrn; hé-sitation Ra joliP pi0ct' 1Jl:1nche tlout l:1 moitié rleYi11t Jt, prix d'un billpt (•CTit eu Rou uom. « Lnure. <!Il JJremlR-tu u n ?,, rle maurla-t-elle :1 sa, peti te <:ompagnP. Lann' ,·ongit: « c ·eR t ponr 111oi qne maman m ·a donné cet argent. mm·mm·a -t-elle, j'ai p lusipu1·s choses >L :1clieter. " La honne petit<' Cé<'ile n'insista p.as, et même, pour ne pas faire de

l'<'iur :1.

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r·u111p:1gm•, ellt' ne p:il'i;,;i rlC' r ien

:1 1wr,onnP. L:1. lo1eril, ('1:1it ouhlié·e fl PJlllis Io11,:·lrn1ps. h•r.~qu ·on Yint. inYitPr le,-; jf'llllP,-: f illp,-; qu i a. n1irnt J)ri~ 111•,-; liilletR ,1 St' rernlrp a 11 1ir:1g0. lJ (l eYni t )' aYoi,· :'i. (·Pttp Of'(':lRiotl 1111(' ]}<'· titP s(•a11u' rfrré:t t'iYt'. :\'nR rlPnx fillet!Ps mngi1·put el\RPmhlP ,, c:ettP a.nnorn·l', rnue de ,l,•11 it". r:1 utn• dt> 11h1i;:;ir. Des: 1.>onhon,: qu 0 L:im·p ,;'{>tait. p1·o<·ur(·~ aYP(' Ra. Pit•(·(' 1lp <lix son,;. il ue !ni r e;:;t~1il. qu ·un :ide d e g·o nrma url isp :l Pxpier: CN·ile. Pn :ltternl:1,n t la rh·omJH'n"e (]Il<' DiP11 110111" .c:anl<' :1u f'iel pom· tou;:; 11 0,; ]ll'tits Ra('r ifie<•R. a llllit rN·e,·oi1· t'n c-P mornlt> \ln lll'<'lll i<·1· Jll'ix llP R:l. char it(•.

-oT,, \ LECOX DTT XE<1TITLLOX 8011u11oi1'f'. Df('ri n ':r, ]p petit n(·gTillon. L'offkier se moque' rln Sf':lJlul ail'e qui PRt 11aRR(• :111 ron <lt' l'Pnfnnt 11oi1·. Ct'ln i-l'i. flYi;:;nnt Jt, rnba11 q ne ;:;on iutel'rloenteur portf' il la hontonni01·0, rnttaqnP :lY<'(' IPR mi\meR ,1r111rs. C0 fJll°t'Rt !P n1bnn (ln ROlrl a t . c·P qn·ei:;t Jp sca pnlri i1·p rln p etit ll<\C:l'P. llnrle Jpç:,m (1011 -

nf.p 1rn r 1111 enfant ! C'Pst ::tu pa3·;:; oi\ Je;:; miRl'<ionnai reR ::tpprrn1wot aux nègTPS ù ('On naître· Dien et Jri: Vierge i\fariC'. îJu négTillon cl'n11P d iz::iinP rl'an nét';:; venait rle sortir cle la. lrntte qu'il 11::tbit:lit. Ses yeux brillaient. comme tlenx Inmit'1·e,:. sa f ignr<' mont rait u n enfant intelligent. II nxait pn;:;sf'.. à Ron cou un scapul:iit'e que If' mis~ionnairp lui avait donné il ~on deroiPr passn.::·<'. e t il lP porta it fii'rement. snuR r PR· pect humain. L e petit noir an1it f ait. :'i. pe-i u(' quelqu0s paR lorsqu'il vit pnsser nn Rolda.t blanc. C 'étn it un anglais. II nlln. YCrR lui. le Sfllu:i . <'l une ronYersation R'engagea entr e PUX. << Qu'est-Pt' que tn 11ortc·~ I:'t? lui (lernandf! l'offieier. A quoi 11euYent t'êt rt' utiles f'es clr11x petitR morC'eanx (l'f'toffP. d ont 1'11n ret omh<' sm· ta poit.rine? LE> Po?>rc. en tt> donnant ccln.. s·est moqlH: de toi. - Et YOnR, dit l<' uf,gri llon en regn r dnnt. fixement l'officier, pourquoi po1-tcz-Yons c0 rnhan il la boutonnif'rP ,le Yotre hahit? A quoi CP!a peut-il Yous etrP utile? L e bl:rnc qui Yons l'a don né s·est-il moqué de Tou s? - ~on, ce ruba:q,_ c·est la


176 . sms , un bon ser vitem• de notre marque quc Je reine. t ·on - E h bien! ~a,, dit le nègre en levan s . scapulaire, ça, c ,esu• 1a m arque que . je suis . e de toutes les remes, de serviteur de la Rem Marie, mère de Jésus.» L'anglais s'éloigna sans répliquer un s;ul mot . Il venait de recevoir une rude leçon d un petit négrillon.

-oLA CH EVRE

U ne chèvre fait conna ître ses diver ses ~ualités, ses goüts , ses défau ts, les services qu'elle r end à l'homme. _ . . . Ma t ête mutine est surmontee Lie de nx c~1nes élé-gant es, mou museau terminé en p~mte par une barbiche, mon c-orps couver t cl u1~ poil long et soyeux . :\[es j arn bes sons so u.pies et déliées, mes petits pi eds délicat s et f ms: je suis la chèvre. . . Lé<>·ère étourdie, folâtre, capricieuse, Je ' · l ec ' b e •a, ec suis "reconnaissante pourtant et JC "'l'aitit ucle la main qui me présente du sel. " J e préfère la li·berte- tt- l'esclavao-e .". • la Yie sauvage cles forêts à la vie pacifiq ue des champs. Me riant de tous ob sta cles, j e gra' is a.gilement les pentes esca111é~s: je fra nchis d' un bond les profonds, préc1p1ces. J 'aime à. contempler les eaux r apides d'un torrent, les ondes bouillonnantes d'une cas_ cade. Je dédaigne l'herbe épaisse des gras ~atura"cs et je savoure a vec pladsir l'églantme rosé; et le chévrefeuille parf umé. :\ia friaudise est bien connue. C'est avec terreur que le jardinier me voit entrer clans son verger ; il connaît d'avance le sort de ses légu mes. Mads les nombreux services que j e rends me font pardonner mes défauts. Tout en moi, en effet, est utile ft. l'homme. Mes poils le vêtent, mes cornes décorent ses a ppa rtements, ma chair le noun it , ma peau le chausse, mon lait le r afraîchi t.

-<>L'OLIVIER L'olivier, consacré par la sainte onction du premier sang versé de notre Rédempteur, est devenu pour l' Eglise un a rbre sa cré, clont 1~ suc peut adoucir, nourrir, guérir, rendre a

l:1. fois sonpk et fort, opérant sa:crameutelle. ment sur l'âme comme il opère naturellement sur le corps, et seul propre, nve~ le ~ r?duit de l'imlust rie de la virginale a beille :1 eclair er le sanctuaire de Dieu . Le ca r dinal WISEMANN.

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Enseignement civique CARAC1' ERE OBLIGATOIRE DE L A. LOI Le respect de la loi est obligatoil:~ ~our tous les membres d'une même Soc1ete . .A. moins qu'elle ne soit évidemment injuste, i_ls doi vent s'y soumettre sans qu'on a it besoin de les y contraindre. L'intérêt cles -individ~s comm e celui de la Sociét é, est intimement hé au respect de la loi par t ous les cito-yens quels que soien t leur rang et leur degr é cle fort une. La loi ne dispose que pour l'avenir ; elle n'a point d'effet r étroactif . On ne conç~it P3:" évidem men t qu'une loi puisse êtr e ob1lga to~re avant d'exister et de plus, il ne pom:rait y a voir aucune sécurit é da ns les tra ns_a ch o~s si un chan gement de législation pouvrut nvo'. r quelque influence sur le passé car le droit que j'ai a cquis aujourd'hui, en me confo~·mant aux prescriptious de ln loi, pourrait m'être ravi dem ain par une loi avec laq uelle j e n'aya.is 11as d (l compter puisqu'il m' était . impossible de la préYoir . Les lois sont destinées à maiutenir la J) a1x ent re les hommes. Pour qu' elle,; atte i~nent ce but , il faut que leur exécution en s01_t a ~s urée et que toute infrac tion grave en soit re, ~Jrin:i~e. Ce soin a ppartient à une 3:ut~rit~ pér ieure que l' on appelle le pouvo1~· Jt1dI;_1a1De lil, la nécessité, dans u ne nation, cl e ta\Jlir des tribunaux qui se prononce11.t sur le sens de la loi et en fon t l'application impartiale aux citoyens.

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Anecdote scolaire )*( Cueilli clans une com position d'élève : glissais s m· l' étang. Tout à coup la glace

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se rompt sous mes pieds; mes ca mara deR, me voyant tli sp::i.raître clans l'eau pousse~t ac grands cris. Les voisins accourent, mais ils ne retirent qu'un cadavre .>>

3 il JnLl.e et lut te Louj om:,:, jamais yain cu. J1 n'est p a s 1·ai·e, le ma 1iu, lorsque le ,so,l eil p longe ses lJt em_iers rnyon.s dans les gorges; d 'apcr cerou de mn g mfiq nes a i-es-eu - cic l. . J)u sein des ltoneLus de ces lieux s olitaires a smgi une légeude touchant e on plutôt s·est dét-ou:lé nu d rame. Le yoici : L 'APPE L DE J,A :\fOR'l'E Le pas san t. qui, de Sa h an, se n ;nd ù }'j us Rauh, a,pe!'ç-oit , à l'en t rée de l'au-~i ère rnllon du Tt iège, un modeste orat oü-e. C'est un humble mon ument de la fui chrétienne, éle vé pa r la famiJ:le de Jn-:Mamice Bod rn t ay, dn Tl'étien, afi n (le per'J}étuer le souYenü- d ' m1 de ses enfants qui. 1Tou va ,la rnmt .rrn fond des gorges. Yoi ci ce qu'on raconte : Pen dan t un e bel'] e journée d'été, une jeune filJP, de •l a fam ille Bo-<.;hatay, s'en {>tait allée cueillir d es m yr ti!llcs s ur les flancs a brnpts du ~L'riège. Efltle aya,i t l Jf'Î.S le eonloil- éfroi t el dangereux qu' un rema.r qne it l'oue:ot du pont. 'l 'ent ée prR les fru its exquis, eHe s'a.yai1ce s ur J'abîme, f ai t un faux pa.s et roule dans le gouffre béant. Les eaux turn u ltueu~es emporten t son eorps ·e l Je pi-écipitent pa.r cles·su s mille ea.scatel1les écuman tes. La malbeur ens,e éta it ,seule d ans Je somb re défilé; el le n 'arnit pai,, ruême poussé un cr i ; il 1,;em bl e qu'elle düt dispanûtrc sans il ais,s et une t1·a cc. Que de 1·eehc1·cl1es angoissée,s,; qu e d'inquié tudes amèt-es Yont t ort urer les parents de la p a un ·e enfa1it. Mais, nou ! Celui qui est le maître de nos jours et de nos d estinées n e you lut pas que le malheur fû t. si écr,asant. Et Yoici ce qu'il per mit. A u m ornent où le coq>s de la j eune .fille est préc ipité da.ns ,l'a bime, son parrain qui faüiait , lui, la cueililette de s -cerises de l'a ut re côté dn v illage,. en tendit soud·a in une YOix suaYe, en chan te1·esse, dans la dü-ection du Triège. Ce 1

sont des canti q ues, des mél odies nwissanies ; il est captiYé, il descend de l'cu·bre, charmé, e t se dir ige bien ,·ile dans la direction de la voix m yst érieuse. Aniyé a n Tri ôge, H lui s-eruble que la Yoix pe1·d de J'am plem- et devient plainti Y'l', supplia nte. II descen d •Je Joug du n n-in, et, p lus il tlYan ce, p lul':l il se sen t enfraî né ù potU-Slti n ·e sa. descente. l::londaiu, la mélodie eesse brusqnemen t·, et ·J'J.Jo111 rn c p lein d' lwrre·u r se ü·oU1·e .a .up 1·è:s de R ose, sa fillenl e, il l'a per <;oit .:Ill fond d'un eu tonno,ir. 1] croit a.\'OÜ' fait un lllH UYHis &Ye, se frotte ,Jes :yenx, resvc d 'n.bo-t d cloHé s ut ,plnce, e t enfin, il se décide i\ 1·etire1· de l'eau le co1·ps inau imé de ln malh eureuse. l1l 1·enHmte eu coui.mt a,u Y.Hlage, .Y répan d la triste n ouvelle. ToHt le moude a cco-nr t ,'t ,-es a ppels et l'ou cleseeud che1·cl.1er les r e::;tes m ortels de la pauy1·e enfant. E lle était p a r i ie de la m aison it l'insn de ,ses pa.1·ent,s . Ce ux-ci fu rent si sm·pi-i s, si éprou n ~s, qu'il p eine JJUr(•Jlt-i li:i j amai s se consüler. Jls 'l a pleurèren t pendan t lou gterup8. On n e sHt qu' un e a1111ée plus ta 1·d qu 'e l·le a.nüt dît s\:n ga ger dam, ee ('OUloir Jorsqn·on u~trou1,1. a•{;(;t ochée ;111x bra nches 11.a coi.fie <Jue la jeun0 fil le por twit ce jom-là.

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lUusi que 1-·e ligieuse . L'av eugle prie et ehante 0 11 so it chemin, l e soldat sur le champ de g uerre, le nautonniersuT les mers , le poète s ur sa lyre, le prêtre à l'autel, l'enfant qui commence à p ar ler , le solitair e dans sa cell ule, les a11ges au Ciel, les Saints par t oute la terre, t ous prieut et (·llantent. Eugénie de GuÉRrn.

Tel est le gracieux mot to bien approp rié et d 'h em·enx choix qne nous voyons agrément er le t itre d'un ouvrage de musique dont on veut bien nous com mu niquer l' un des p remiers, exem-


Supplément à l'ECOLE PRIDURE (N° tl) pJaites i-;o;: Lant ùe pres,se et q u i ei-;t' i11titulé:

Choix de cantiques catholiques (Î

l'11saye cle l'égUse, des écoles et des f H.-

m illes,

l:ümposés ou i-ecueiHis par F. O. ,YoH, ot ganiste à h t cathédr aùe et professeu1· <le chant gtégorien au séminaite épiseopal de Sion. - Ounage p ublié a ,·cc ha.utes appr obat ions et tecommandation:,; des autotités ecc léiüastiques et ci1·ile:,;. - Sou ,·elle édition. La :2,we édition de ce recueil étant ép uisée, c'était faire œuvr e u tile que d'en JJUbliet uue nouvelle. En effet , iles excellent s setvices qu'a tendus le ·Clwùv de cantiques catlwliq,u.es et les cm:ouragem ents yeuus de différents côtés ont :suggéi·é aux éditeur et au teur la pensée ùe n e point laisse1· tombet cette pubfü:ation, lllais bien au contrait-e de la 1·ééùite1·, non toutefois sans l'ayoir reyue de JJt è8 a fi n tle m ieux l'approprier .\ son but. L'on en a profit é ]Jou r opé1·er un groupem en t: p lus judicieux et p lus ra Lionne I des morceaux dont le recueil est com posé, ce qui pet m ettra tle reti-ou,-e1· plus facilemeut les chant:,, convenant de préféren ce suivant les circonstances et les diffét entes solennités teligieus,es. U'e;:;t ainsi q ue les cantiq nes se pal'tagent e11 q na tr-e g1·0,u pes vdneipaux, ü :,;arnir ceux: 1. à la Sainte \' ierge ; 2. au St -Saci:ement, au St-Esprit ; 0 .svéeia.ux poul' :K oël _;_ 4 . cli-vers pom· JJ l'Oeessions, lllis,sions, etc. Le plus grand uorn bte de:-: m<Jl'CefLux com posés ont été ana11gés JJOUJ· :1 ou 4 1o-ix d'hommes. Grâce à lem facilité, ils peu,-ent conzenir pour les élè Yes des sélllinaires, des coHèges et des écol es uonnales, et surtout pour les Céciliennei., de Yi li ages., à ,l'o(·casiou de bénédic:tions, pi-ocessions, missions, etc. Les ca.ntiq u es à la Sai nte Viei-ge et ceux de Noël· sont écri 1s en granùe p a rtie yont 1 ou 2 voix, dans un style populaii·e. I ls sont destinés à être chantés par les écoles lors des bénédictions ·et saluts d u rnoh; de mai et pour Farb1·c de -Yoël.

~-'i..uhe améliorntion illlpor1"ani.e et qni sent non moins appl'éciée, la nouvelle édition comJJt e plus de 100 morceaux ta ndis q ue la précéden te n'en rente/ mait que 70. En solllm e, nou s constaton s ayec une récl:lie satisfaction q ue, pal' la refonte à peu près complète q u'il, vient de subir ,u oh'e excelleut recueil Choi.r ri~ wntiqiies ccitholiqites est appelé à rendte à l'église, a ux écoles et aux famill es comme l'indique bien son t itre - de rneil)eurs senices encore que jusqu'ici. l\L le pl'of. P. O. ,Voillf, tl qui la cause de notre m u sique sacrée tient tant et si. justement à cmui-, a donné uue nouvelle preu ve de l 'intérêt qu'il l ui porte en s'astl'eign ant à hL tâche difficile et délicate de 1.ra11sformer aussi heureusem ent q ue l)l'Ofondément le Clioi.r <11• canMq,nes cathoz.iqties dout nous a,·ons le plaisir de saluet auj om·<1'ltni l a ;Jllle édition soigneusPlllent tevue et surtout con si clé rab Iemen t augmentée. Un a.111 ;. cl1t chant sacr6. r .-S. -

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Religion et civilisation

nulle tristesse. Sa, ca.uiserie n'en a paru ni plus contrainte ni moins aisée et j ail. lissante .Ses amis et ses camarades ne To ute civilisatiorn qui n'aboutit pas se sont aperçus de sa « conversion >> à l'idée de Dieu est courte. Toute civili- qu'à un signe: il était bO'll, il est devenu sation qui ne vient pas de l'idée de Dieu n:ieilleur encore, pl us doux, plus paest fausse. Toute civilisation qui n'est tient, plus in dulgent. · pa.s pénét rée de l'idée de Dieu est froiJe voud r ais que tous les ignorants de et vide. La dernière expresisiou d'uqu'on berne avec ce mot de « clérica'1isne civHisation parfuite c'est Dieu m ieux me >) pussent approcher Coppée et Il e vu, mieux adoré, mi:eu x servi par les connait re. Ils l'aimeraient au bout de hommes,. La pensée n'a été donnée à fort peu de temps. l'homme q ue ,pour chercher. Que cher Haïr ,l es personnes q ui croient à cetche-t-el'le? Un mo,r ceau de pain sur la te religion, parce qu'elles y croient · les terre? Non, c'est son Dieu qu 'elle cherhaïr parce que, dans, le repli 'le pl u~ cache dans l'infini. Et q uand elle I'a trouché de le ur âme, ellee admettent une·exvé, que fait-elle? Elle croit elle adore piJi~atio~ du moude que nous rejetons, elle prie. La. prière est 1]'e ,d ernier mot ma~s qu~ est , pour eltles, un principe de et le dernier acte de toute civilisation rés1gnat10n, de paix, de bonté et de vern'8iie. LAMARTINE. tu : voilà qui me parait simplement abom inable, ,surtout quand on songe quels pauvres, êtres nouS1 ,sommes tous et combien sont faibles d'esprit mêm~ ies plus savants, et quand on se dit enfin ' M. ,Jules Lemaitre publie dam, q ue chacun de nous s'arrange comme il' !',,Echo de Paris" un article tel que seul pe_ut avee la vie et que, en dehors des il sait en écrire, sur un livre nouveau sciences natureI1es et ma.t hémat iques de son ami Fr-ançois, Cowée. Nous ne nul de nous ne t ient la vérité. ' !'ésisto·n s pas a u p laisir d'en citer le C'est cette considération de l'infirmipassage suivant: té humaine qui donne iles meilleure13 le« Notre président d'honneur et bien çon s de tolérance. c-her ami Fran çois Coppée vient de pu~ religio~ de C?ppée, religion des blier un volume de vers: D ans ici prière cœurs, est ~é~à poésie par elle-même. t dans la lutte. Ces vers sont d' un bon Cette religion du cœur ·s 'exprime en itoyen, d'un bon chrétien et d'un bon vers ~' une simplicit é et d' une pureté ète, tou s trois. i ntimement et harmo- ~erveilleuses. Jama.is livre n e fut plus smcère que celui-là . Il l'est j usqu'à Ja ieusement uni,s. La « conversion» de Coppée a été cand eur. Une l umière sereine y est parharmante de simplicité .Pas la moin- tout r~pandue. L'art du poète jadi,s prore emphase, pas le moindre rom antis- fane, illustre p:ar sa souple harmonie e dans cette affaire. Pas de ces et sa magistrale netteté, ne sert qu'à nuits)) tragiques, à la manière de donner à la. pensée - très simple et très p ure - un vêtement tran slucide ascal ou de Jouffroy. Ou d u moins, il quelquefois à la r endre plus semô!ihle n a. modestement gardé le secret. par une image émouvant e q ui semble ~1en de changé d~ns son allure jour- trouvée sans ef fort. Ainsi dans la ièce alière. Nul pédantisme, n ulle ~évérité, intitulée : L'Ombre de la Oroiœ: p 1

Un nouveau livre de Coppée


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[ramène. 1:>ieu ne veut qu'un seul pa.s, qui vers Lui nous Autrefois, entraînés par la folie humaine, Nou8 avons fui - pour quel mirage décevant! La Croix vers qui montaient nos prièresd'enfant. Puis l'âge vient. Un jour d'angoisse trop amère, Nous voulons revenir au Dieu de notre mère; Vers Lui, nons nous mettons en route avec effort. L'atteindrons-nous avant la nuit, avant la mort? La Croix, la sainte Croix debout sur la colline. Mais, s'allongeant devant le soleil qui décline, L'ombre de cette Croix lointaine, tout là-bas, Vient à notre rencontre en nous tendant les bras.

••••• La pensée de la mort

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M. Legouvé écrit dan.s un 'livre qui

paraîtra prochainement: Un aoir, au coin du feu, un de mes vieux amis me dit: - Avez.vous peur de la mort? Nullement! lui répondis·je, et vous? - Moi, j'y pense toujouns. - Ça ne doit pas être gai. - Au contr:aire, rien de plus cal ruant. Vous ne sauriez croire combien u ce voisiinage ... » met les choseS' au point! Comme il fait justice de nos pe. tites ambitions, de nos petites préten· tions, de nos petiteis déceptions! Tout ce qu'i l y a de mesquin dans la vie di& paTaît devant cette grwde image! 'A.us. si puis-je dire, en toute sincérité, que j'adore la vie, et que je ne crains pas la mort. - Peut·être est·ce que vous ne l'avez jamais vue que de loon? - Qu'en savez.vous ? - Vous a,vez été en danger. - En: danger? Non, majs, sérieuse· ment menacé. - Vraiment! Contez.moi donc cela.? - Très volontiers, car j'ai reçu ilà une leçon de modestie qui peut profiter à d'autres qu'à moi. L'a,nnée dernière, je revenais de la campa,gne, très vaillant. Le docteur, à qui j'étais aillé faire ma visite de re· 1

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tom·, me trouva en si bel état qu' soi-tir de chez lui ,tencontc-ant sur bouleval'd un de mes amis, qui me de: manda de mes nouvelles, je lui répon en frappaJJt gaiement •sur ma poitrine: - Je ne sens, rien du tout qui craque là-dedans. Il n'y a pas raison pour q cela finisse! Je tourne au centenaire. Mon mot le fit rire; son rire flatta ma vanité ,et j'ajoutai: - Voyez.vous, mon chee ami, t~ que je tiendrai d?une main ferme p:lume, mon fl'em·et, mon rasoir et fourche~t~, il n'y a rien à espérer po mes hérlt1eœ ! Et, 'là·dessus, je partis très conteut de moi. Le lendemain, l'influenza Dit sauta. à la gorge; deux jours après, plume, mon fleuret, mon rasoir et fourchette tombèrent de mes mains, et il me fa:llut quatre moi<S pour les ramat ser pénibllement l'un après l'autre. - Vorns aiviez donc été violemroe111 atteint? - Le docteur m'a dit qu'un certaâ jour j'avais « frisé une congestion. put. monaiTe ». Or, une congestion pulm naire à mon âge!. . . Mais ile fait c rieux, c'est que je m'en suis parfait ment rendu compte! Je pourrais di le jour, le moment ,où la mort m' apparue comme proohaine. - Eh bien! quel effet cela. vous a -t: fait? - Je me sui,s dit: Eh! eh! cela v drait _P.eut·être mieux! D'abot·d, je pa tirais -le premier, avant tous les mien ce que je désire plus que toute choee Le seul mot sitrvivre me fait horreu Puis j'éviterais ainsi toutes les am turnes du déclin. Enfin, je mourr · jeune! - Ah !par exemple, reprit mon en éclaitant de rire, voHà une idée ori ' na.le! une idée d'artiste que je n'aur · jamais eue! - Je n'osera.is plus l'avoir a.ujou d'Jrni, repris-je, je suis devenu mod te.

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Sire Alcool et Dame Paresse

être! (( Je sui,s l'In.souciance,)) dit la dé· l'uTée jeune fiille, appuyant son aJèlSer. tion: d'une double pirouette; « Mon Sire Alcool, trouvaJJt amère :la soli· nom ne vaut guère cher, il est vrai, de de son obscur logis, eut un jour la mais près de vous il n'aurait plus sa l'icbe idée d'y introduire un rayon de raison d'être. De plus, je ne conçois 801}1e.il. Il se mit donc en devoir de quê- rien d.'a.ussi repo111ssant que la pensée ter une femme. Sitôt en route pour de s'unir a.u plus abject des êtres. i> )'épineuse: besogne, il découvrit dans le Une réplique si mordante, après ta.nt Jointafo, surgi~sant d'un vert bosquet, d'autres déconfitures, n'était pas pour une prineesse qui ,semblait venir au de· , encoura.ger Sire Alcool. Aussi Je f\la. vant de lui en agitant un féerique éven· con vide jeté au vent, ,s 'en allait·il chertajJ, Le voHà à sa rencontre; pour la cher une corde et un arbre pour se pen. première fois, les fibreS1 de s-0n cœur, dre lorsque, passant à proximité d'une jusqu'alors insensible à tout, se mirent vieille maiso;n délabrée, il y aperçut, à vibrer d'espoir et de tendresse. Mais assise sur le seu.iil.~ une femme hideuse bien avaJJt qu'il eùt la pOISsibfüité de et matlpropre, dégoftta.n.te pour tout au· ]il'e dan,s la prunelle. de ses yeux, l'opu· tre que pour l'ivresse, qui lança au )ente ,p ersonne fit volte.face et .J'en· pauvre désespéré un faible éclair de cbanteresse vision disparut. C'était ses yeux langoureux. Sire Alcool s'a· l'Abondance. v~ce ... Dame Paresse, sans hésiter Si1•e Alcool va.UJll se laisser décon· se Jette dans ses braJS · · · certer à ce premier échec? Contraire· Les voilà unis. Pour commencer tout ment à son habitude, non. Pour se don· a:lla à souhait dans, ~ vicieux ménage. ner un brin de prestige et beaucoup de Mais la saison des tempêtes ne tarda contenance, il fait passer, d' un sale fla· pas à paraître, ce qui ne surprit person. con dans son gosier carbonï,sé, quelques ne; et c'est dam, •l e cours d'un intermi· gorgées de schnick, après quoi il se di· nable orage, que les époux eurent le ôge eu tituba.nt vers l,a demeurede MUe bonheur - disons plutôt ici le ma;lbeur la Vertu, où il trouve ... iles portes fer· - de voir naître une enfant. C'était un mées aux verrous. vrai phénomène qui, après avoir rampé Après avoir ·e nvoyé da.ns son cerveau pendant quelques années, finit pa.r se ténébreux un nouveau tourbillon de fu. tenir sur ses pieds, malgré les mauvais mée, le malheureux poursuit fièvreuse· traitements qu'on 'S'obstinait à lui pro· ment ses démarches auprès de Mlles 1a diguer. Mais, fait particulier à noter, Raison, l'Activité, la Vigilance et bien el1le ne marehait qu'à reculons. Qu'on d'autres jeunes personnes, de qualité. ne s'en étonne pas, elle s'appelait De partout H est impitoyaiblement Décadence. éconduit avec une brusquerie ,p lus oru Lai deuxième enfant reçut au baptê· moins accentuée, lorsque, pa.r un capri- me le prénom peu enviable de Misère, ce du destin il se trouve nez à n ez avec auquel elle répondit en tous points. En· une charmaJ1.te blonde qui ne paraît pas fin, comme dénouement de la tragédie, trop s'effaroucher de ses allures chan.. un garçon vint au monde·, qu'on nom· celante<s. C'est là, pour Sire A:lcool, u.ne ma Déshonneur. perspective capable d'ajouter à son C'est là, certes, une curieuse familivresse habituelle, ceUe du bonheur, le; mais, pour ne rien cacher, ajoutons dont il a moins souvent ressenti les ef. que, après avoir longtemps gémi sur fets. Au mOlins, va·t·il obtenir la faveur les lits d'hôpitaux, Œ'a fiHe aînée ààla se d'urne réponse, encourageante, peut· 1reposer à l'ombre d'nne grande· églis~

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gothique. Sur le tertre de la J!auvrette, l'ivraie et les ronces, s'entrelaçant a.vec habileté formèrent ces mots: « Ci-gît Décadence, digne enfant des époux Alcool et Paresse, qui couvriront les génération1s futures d'un voile de füétrissu.· re. » Ne ,pouvant supporterplus.Jongtemps une vie commune, qu'auraient à peine enviée les captifs de Lucifer, l'affreux couple se sépara pour s'enfuir à travers le monde, erra.nt d~ côté ,et d'autre sans trève ni repos, immolant partout des victimes, sans jamais pour cela tomber aux mains de lai jUJStice. Leurs rejetons Misère et Déshonneur, les suivent, qui de près, qui de 1loin, pouesant des cris plaintifs et douloureux qui n'attendriiseent point les cœurs paternel ni maternel. N'entend-on pas ,en core de nos jours et peut-être plus que jamais, les gémiss~ments de ces infortunés? tant que sire Alcool et dame Paresse vivront sur la terre les portera avec dépit et frémira sous Jeure pas; les peuples qui leur doimeront l'hospitalité croupiront dans la. détresse. C'-est là une image trop fidèle, hélas! du foyer détruit par I'ivrognerie. Passe encore si ce monstre cruel et inhumain n'étreignait dans ses serres que les vices odieux, tels que la paresse. Mais c~bien souvent n'arr-ive-t-il pas qu'il fait sa prO'ie d'innocenteis victimes! 1

CAMELIA.

De l'utilité des abeilles N r d . ticu·~ :~e~'so:: ,,Mom\~~f d:ort les . . e un ar i e_ on dev~s~~1:e::;a:~: ~~:t~lÎr~~aissent . ., . . . , · . _Quand J étrus Jeune, dit l auteur, J'allats tous les ans passer mes vacanœs chez mon grand-père qui faisait valoir, avec une grande intelligence et une ac·

F~:~e

tivité prodigieu@ie, son petit domai

11_ é~ait cultivateur, vigneron, bûcher dJstfüateur, «apiculteur», et ,I'abo dance régnait dans sa maison. La ca é!ait remplie d'un bon petit vin ro vif, franc et gai ... Un petit champ~ colza dont la récolte était toujou a.bondante, et les noix soigneusement récoltées produisaient l'huile nécessaire pour la, table et !l'éclairage. Un cher bien: <S-oigné donnait une quanti de miel délicieux, et tous les a.n1s,, ea au~omne, les arbres des vergers plo, yaient sous le poids 'de leurs fruits. ~ua,ra.n,te ans plus tard, cette proe. pér-ité a.vait fait place à des ruines et les ruches ne cootenaient plus d'a.beil 11es. ~ _disparition générale des abeiUea comci1dant avec la stérilité des arbrea fruitiers avait frappé un certain nom bre d'esprits sérieux, observateurs at. tentifs et notamment un apiculteur pa~si?nn_é,_ mai,s en même temps un ea, prit Judicieux et éclairé ; il réinstalla des ruches au milieu d'un terrain va, que d:a1Ds le verger. Le miel revint en abondance et les arbres fruitiers ne manquèrent plus une seU'le année à dlonner des fruits superbes et sa.voureux. Nous pourrions citer un verger app~rtenant à un de nos amis, où depuis vmgt ans, malgré tous les soins 1es arbres qu'i1~ possédait s'obstinaient à lui refuser des fruits, il plaça quelques ru· ches dans son jardin, et dès lors let poires et les pommes aibondent. En Saxe, parait-il, on cite des districts où .Jes cultivateurs ne font que du blé, blé qui a, sur tous les a utres une tt>l1le ·s upériorité qu'il est toujours ;endu aux prix les plug élevés comme blé de s~menoe. Dans ces districts tous l'es cultivateurs, ,s ans exception, ont des ru· chers, majs iau lieu d'être fixes i'ls sont élabli.s sur des ch8Jriots. Quelq~es jours avant IJa floraison ùu blé cha.que cul· tivatru.r a.ttelle- son ruche;. mobile et le

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cond~it an milieu des champs pendant la nmt. Cette pratique exposée dans une réu· nion provoqua chez un fermier ,1a réflexion ·Stlivante: « Mais c'est donc pour cela _que_mon plus beau blé est toujolll"s celm qui se trouve le p'lus près de mon r11clter et lai différence est si considéra b~e. que c'est toujours celui que je choisis pour mon blé de semence. » Da,ns une commune de :N' orman:die on fut trois a~nées sans abeilles, pend.an~ ces trOJ$ annéesi les pommiers qu01que chargés de fleurs ont diminué leur production, ce n'est qu'après le rétablissement des ruchers que les pommes abondèrent de nouveau. Les abeilles aident puissamment à la fécondation des fleurs en disséminant le poillen dont se chargent ,l~urs ailes et leurs pattes. L'abandon de la culture des abeiHes C'St une des plus grandes fautes commises pa~· les cultivateurs. On s'imagine rolontiers que l'apiculture ne peut·intéresser que •la petite culture. Aux yeux du .plnS' grand nombre elle doit rester cantonnée da.ns le jardin du presbytèl'e ou dans celui die l'instituteur communal. Qu'on nous permette de le dire c'est 'là une profoode e1·reur. Elle d'autant. plus regrettable qui l'apiculture rationnelle, fonsqu'elle est bien comprise, est appelée à révolutionner l'_a:g ricu lture en doublant la productwn fourragère et fruitière. Parlez ab~illes à un de DOS grands agronomes: i 1l1 vous répondra que son temps est trop précieux pour se dépenser en de pareilles vétilles. Il ne se doute pas qn'il se fait battre sur son propre terrain par toutes les nations étrangères? qu'il,_ existe, en A.mé1·ique, trente so,c1étés frnandères a u moins possédant cha:cune cinq à ~ix million~ de ca.pitaux qu'ell es, emploient, i.avezvous à quoi?.. . à couvrh de ruches tout__ ,le territoit,e a.mérica in, jusqn'a ux c:onfms di: la. Californie. Patlant des

est

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traités de commerce français l'auteur s'exprimait ainsi: ' « Nos viticulteurs se sont plaints ~vectbeaucoup de raisons, du reste, d~ rnep, es tra,ités de commei·ce qui, com11r~nant le libre échange à rebours fa.is~ient_ éc_raser leurs produits par les nns Jtahens et espagnols, alcoolisés avec des trois,.:six aJ:lemands. Ils demandaient inutilement à l'esprit atrophié nos modernes Lycurgues de pouvon, à 1lten1· tour, alcooli.ser leur vin ou tout au moins sucrer leur vendange pour soutenir la concurrence étra.n.gère parlementaire. Vous faut-il 10,000 ldlogra.mmes de sucr e pour relever le degré alcoolique de vos vins? Vousenavez 50,000 à votœ disposition qui se per: d_ent dans vos champs, dans vos prairies, sur vo,s arbres? Faites-les ramasser par des abeilles 01uvrières. Elles ne vous demanderont pas de sa:laire. Disons plus: ,elles ne se mettront jamais en grève. Ce ~ucre que ·l'on dédaigne est. pou1:tant bien supérieur à celui des r:iffinenes ·pour alcooüser les vins. >> Les fabricants de cert.ains crus d·e Champagne 1 ui donnent la préférence sur le sucre candi qu'ils utfüsaient autrefois. . Chaque viticul~eur peut donc, quand il ~e voudTa, av01r sa petite raffinerie à côté de son chai. En: résumé, les aJbeilles, pa.r ,1 eur influ·e nce heureuse sur la fécondation et lè développement des végétaux, doublent iles r-écolJ.tes sans compter que le mi_el constitue une ressource aJimenta1re à faque1'le les hygiénistes ne ,sauraient rien reprocher. En distmant un mélange de miel et de fruits ·fermentés on ob~ient un kirsch délicieux à tou~ les pomts. de vue. Le miel, enfin, après f~rmenta.t10n, donne beaucoup d'aJcool d un goû~ pall'fait et d' un prix peu élevé. Un viticulteur apiculteur bordelais a di~tiillé 60 kg. de miel qui ont produit 40 htres d'excellent aJoool. Il v a là nn élément précieux comme ,soÙtce de production aUcoolique. On ne peut donc

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La petite fontaine reprend les couplets intermieux faire que de propagel' l'apicul- Par conséqu1ent, une trop forte réco}. mina.bles de sa chanson ct·istalline: Si cette te ,sera, suivie presque fatalement d'une ture 1au triple point d~ vue hygiénique, histoire vous amuse - Nous allons la .. . la ... stérilité passagère, toutes les produc. économique et sooia~. E. P. -orecommencer ! Les f leurettes s'essayent à soutions fruitière,s ayant fleuri réclamant C'est l'hiver. La. neige rêgne sur toute la rire aux premiers rayons du soleil, mais jet. un arn. ou deux p()lllr se refdrmer. ligne. Rien ne lui résiste plus. Elle a tout tent encore un regard hostile vers la ca.bane, De là l'utilité dè la tai'lle, opérati.on dompté. Cimes et pâturages, lacs et rochers, l'intruse. Des pas se font entendre, premiet· bruit elle écrase tout de sa masse etincelante. impossible dans n·os vergefil, pour ré1· gula.riser la produdion, • ' Une - oLe Mont Avrll a honte de · son nom printa- humain du siècle nouveau. La neige bat en . s,ul)pnmer nier. Les puissances sauvages de la nature retrait e de toute part. C'est une débâcle généLes agriculteurs suisses se souv1en- 1partie de Ja réc01lte pour favorise·r le. triomphent, et le royal soleil d'hiver frôle de rale. Et la cabane se réveille; elle ouvre les dront longtemps des belles récoltes de suivantes. ses rayons les mamelons arrondis et imma- yeux, elle achève de secouer son linceul; elle Un arbre bien taiiHé ne doit témoil'an dernier. Malheureusement pour respire et revient à la vie. culés. eux, l'année a été grasse partout, ce qui gner ni surabondance ni disette. La cabane seule jette dans ce désert une Voici bientôt les clochettes des troupeaux, a empêché l'écoule<ment facile de Jeurs Il est nécessaire pour lo·r s de donner note discordante de civilisation. Sans elle, d'abord lointaines, puis rapprochées. Mais les produits ou les a rétribués d'une ma- aux arbrei une· forme qui fadlite la on jurerait que l'homme n'a jamais passé par troupeaux dédaignent la cabane. Ils n'en ont lâ. Les lignes brutalement droites de son toit, que faire. Quel est donc son droit à l'exisnière d'érisoire. Les vins ne se vendaient circula,tiorr de ]'ajr et de la lumière ses angles, ses formes géométriques font ta- tence? pas, ,l es légumes se pourrissaient sur dans toutes 11,e urs parties, en se rap,pro, che au milieu de l'infinie variété des lignes Enfin les caravanes viennent une à une réplace, et combien de propriétaires qui' chant le plus .cfu, leur port naturel. La et des contours onduleux dessinés par la pondre à cette interrogation. Elles arrivent ont lai~sé ,Jeurs pommes sur l'arbre, pyramide convient pour ces raisons. an harassées, joyeuses, pleines d'espoir . Demain de la nature. faute de place pQlllr les loger. poirier et Je vase ou gobelet au pommier. Le Génie sauvage de la montagne s'indigne main l'on gravira l'Avril qui a retrouvé sa L'année qui coonmence sera-t-el'le ansCuiltivés de cette façon, oo obtiendra. de cette souillure sur sa robe immaculée. fierté printanière. Demain le mont Gelé dont Que fais-tu là, verrue immonde! Rafales, le nom n'inspire plus la terreur. Demain, la si prodigue? Il nous est permis d'en des fruits parfaits qui ne seront pa,s fa. balayez-moi cette ordure! Neige, écrasez-la, brillante arête de l'Epicoun, où la neige douter. Pour '1esi arbres de nos vergers, cilement jetés à tert'e par iles vents·. domptée devra, sous le piolet vainqueur, du moins, cerisiers, pommiet's, pruniers Quelques variétés cependant, P.lua et qu'elle disparaisse à jamais! Elt rafales de s'acharner; neige de se faire concourir à sa propre défatte. et poirie'l'S, iJs se eeposeront sans- doute frileuses, seront cultivées en espaller, pesante come un écrasa.nt linceul . Le Génie saiuvage de la montagne hurle de d'un Ja:beur trop inten~. formées en palme ou en U. La ruse aussi se met de la partie, et, par rage! Hier souverain! Aujourd'hui bravé! A Aussi verrons-nous l es fruits se ven- Combien de façrudes de maisons, com. les moindres interstices, les petites paillettes mort l'envahisseur! A moi, mes p uissants a lblanches de pénétrer une à une, en tirail- liés! Hardi! A l'assaut de la forteresse! A bas dre à des prix qui am•aient, 'l 'an der- bien de murs écl'a:irés pür un bri1llant nier procuré des rentes à Jeun, proprié- soleil le jour durant, qui ,pourraient leurs, poussées par le souffle puissant de la cet infime rempart. E t la tempête hurle de tous ses poumons. tafres. prod'uire U1n beau rapport sans beau. bise. Au-dedans tout est noir; c'est la mort. Et Elle s'élance, puis recule, pour bondir de nouN'y aurajt-i11 pas moyeu d'égaliser le-s coup de frai,s. Et queJ joli coup d'œil; les paillettes de neige sont bien punies d'a- yeau en une charge échevelée. Des escadron11 choses direz-vous? Si mais ™"Ul' cela avoir sa maison couv<erte de fleurs ro- voir voulu pénétrer dans la petite for teres- de neige arraichés aux sommets, des mitrail' ' .t'~ ' , é, d • h il faudrait se décider à pl'atiquer une ses au printemps et en et e pec e11 se, Entrées par le trou de la serrure, leuses de grêle tÏl'ées de l'ar senal des nues, culture fruitière nouvelle, ou bien peu duveteuses et ve!lo?-tées ou de pommes elles sont prisonnières pour la vie. P lus de des batteries de canons monstrueux vomisbrillante lumière, plus d'espace infini, plus sent l'éclair et le tonnerre, toute cette armée connue chez nou:s: ce'l'le ·d es arbres frui- et d'e poires appétissantes! tiers nains,. Nos voh;inis de l'Ouest sont beaucoup de joyeuses sarabandes sur les sommets; de Titans concentre son effort désespéré su r plus que la nuit humide et nauséabonde, jus- la petite forteresse des hommes. O~Jui qui a remarqué fa, formation plus avan<:és sous ce r_a.p port. Allez qu'à l'heure où elles périront d'une mort honAu-dedans, touristes et guides se rient de d'un bou,ton à fruit, sur un pommier ou d'all's la banlieue de Pan~ et v'!yez -la teuse, loin des baisers du soleil, goutte à ces attaques impuissaintes. Le poële, de son un poirier, se sena aperçu qu'il lui faJ- quantité de fru.its de _choix cu1lrtiv.és de goutte, dans l'obscur s.ilence. ronflement joyeux, accompagne les chansons lait plus, d'une année pour fructifier, cette façon. Tout agncu:lteur économe M'ais en dépit de cette maigre 1•ictoire, la montagnardes. succombe. Elleé se fait petite,fi'elle .1·en-t L a soupe qm. se prepare, , quelques variétés ex<:eptées. Une fois le et consciencieux devrait. en prendre cabane 1 r ép and s on fumet fruit cueiHi, sans aITacher le « mou- bonne nort:e, et ne pa,s laisser pl1;1s de tre a tete entre ses. pau1es; e 11e ech1t e hospitalier. La paille fraîche et les chaudes 1couvertures promettent un doux sommeil. . chet », comme cel'a se pratique ,s ouvent, murs nus et vides que de champs rncul- s'écrase·' elle est vamcue. * * * Les rafales du dehors ne parviennent mêil substitue une pa.rtie charnue, appe- tes ou inoccupés. Il sera agréaiblement C'est le printemps. La verdure se réveille. me pas à agiter la fumée des bonnes pipes lée « bourse>> par les jardiniers, parce chaTmé, au bout d'e que'lq.u~ années, en du dessert, et les sauvages furies de la temqu'elle contient 'les, récolt es· futures. constatant que son domame possèd~ (1) Extrait de la ,,Gazette de Chanrion", pête, incapables de troubler la paix du de· Cette bourse est ga,rnie de plusieurs une source de revenus d·~ plus, ce qm. publiée extraordinairement et pour une fois dans, ne fon t qu'augmenter le charme de yeux qui deviendront boutons à fruit à certes, n_'e~t. pas à dédaigne.r par- let , seulement, à l'occasion du dernier banquet l'heure présente, par le spectacle grandiose leur tour dans les années ,subsé{Juen- temps difficiles que nous t1 aversone. de la section genevoise du Club alpin. , de leur rage impuissante. tes, mais rarement 'l'été suivallt, B. D .

La revanche de la Cabanel)

Les arbres nains

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-- 8 ta cabane a reconquis le droit tle vivre.! Contre les Cors aux pieds, Elle est utile. Elle abrite. Elle a pris sa reOn indique un 1·emède très simple et vanche. D. D. qui ,se-rn.it efficace, dit-on; ce remède,

Rece ttes 0t Conse1·1S Ut"les I -0---

c'est '1a cire naturelle pure non blan. chie et sans aucun mélange. On chauffoi un peu cette cire de façon à la ramollir 'S uffisamment po11ir ,pouvoir afaéme.nt la pétrir. On ,e n p·rend •la quantité suffis.ante pour en faiJre une petite tartine qu'on étend sur un tout petit mor. ceau d~ papier ?la.ne ou de toile, j~.ste de quœ recounir le co,r et on ,l 'y la isse trois o,u quatre jours sans y toucher. Au bout de c~ temps,,lecor est_suffisrurn. me~t ramolli pour qu'.on pmsse l'extraJt'e complètement. S1 ce n'es~ pas le cas, on recom.men_cera 11 opération. A_u bout ?'e quelqu~es Jour~ le succès sera.1_t certrun. Un barn de pied avant le tra1tement est r·ecommandable. Nettoyage des brosses à cheveux. Le meilleu,1· ingrédient à. employer pour nettoyer •les bros·ses à cheveux est l'ammoniaque. 1'l est inutile de les frotter, et on peut se servir d'eau chaude ou d'eau froide indifféremment. On m.et une cuililerée à café d'ammoniaque par litre d'eau; on en verse un peu sur les crins de la brosse sans mouüler le dos de bois ou .a'iv·oire, et en un instant la graisse part. On rince ensuite à l'eau froide, on secoue bien et on fait sécher à l'air, mais à •l 'ombl'e. Le carbona.te de soude et le savon rendent les crins mous et l'ivoire jaune. •• ••

Comment . doit-on · serrer les etf'ets d'hiver On ne ,saurait prendre trop de précautions en serrant les effets d'hiver afin de les préserver des ravages des mites. Ces insectes se plaisent d!aill,S 'les vêtements remplis de poussière, car c'est dan'S cette poussière qu'ils trou vent leur nourriture. La propreté parfaite tant deis vêtements que des armoires est indispensable. Il faut pa,gser à l 'eau chaude tous les co,i ns des armo,ires où l'on doit serrer 1,es vêtements d'hiver et les arroser d'essence de térébenthine ; il faut faire de même portn les oommodes et les garde-robes. Lorsque ce nettoyage est fini, on placera, des journa.ux propres sur· les rayons et dans les tiroirs. Les mites ne peuvent sentir J'encre d'impdmerie des journaux. Choi·s issez un t·emps sec, une journée de solei1t pO'ur bien aérer vos effets avau:t de les serrer. Mettez bien les pa· letots, les habits dans les p lis, les poches tournées elll dehors, •secouez-les, battez ert brassez-les jusqu'à ce qu'il ne reisit:e plus trace de poussièr.e; pendezles ens,uite au ISO•leil pendant d~ux ou )*( Un ténor débute à :M arseill e: •le trois heu.re'S. parterre siffle, le paradis gronde. Tout Tous les vêtements doivent être répa. à co,u p l'artiste pousse un sol dièze qui rés aivant de les serrer, de façon qu'on met la salle en émoi. - C'est un cornpuisse les prendre en cas de be.soin. patriote, cl'ie un spectateur des galePliez tous les eff.e'ts à l'endroit, afin ries. Ze l'ai 1·econnu à ,cette note: c'Pst qu'ils ne fassent pas de faux plis. Cou- le sol natal. vrez-les chacun séparément avec des )*(Maman.part pour la ville. Elle de· journaux propres et mettez ·Jes dans mande à son fil,s: - Que veux-tu que je lesa.rmoires ou dans1 les malles desti- ,te raipporte '? Des bombons ou des jounées à les recevoir, en n'épargnant ni joux,? - Rappor1:e.-moi un grand joul'a,i1J~ ni le poiviie ou le camphre. jou .... en ,s uore.

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Tout ce qui c~ncerne la publication doit être adressé èt l'éditeur, M. P PIGNAT, 1er secrétaire èt !'Instruction publique, èt Sion.

Si le p1.'êtJ.·e Se méfie on s'isole de l'institnten1.·, si l'instituteu1.• se 1.'egarde comme le dval indépe1ulant, non connue l 'auxiliai1.'e fitlèle tin prêtre, la valeu1.' morale de l'école est


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