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Pensées • Il est bien étrange que l'on conteste le droit d'ep.seigner le peuple aux ministres de cette religion qui a fait le monde civilisé. Ce sont leurs devanciers, ce sont des missionnaires chrétiens qui ont tiré nos ancêtres de la barbarie. Quand Saint Liévin [parut à Hauthem, village de Flandres, près de Ninove, il trouva une terre d'un aspect agréable, fertlle, couverte de moissons, peuplée d'habitants, dont les manières, le langage et l'extérieur annonçaient une sorte de civilisation. Mais vus de près, ils étaient abominables, · livrés à tous les vices de la barbarie la plus grossière et la plus raffinée, querelleurs, sanguinaires, fourbes, débauchés, vindicatifs, continuellement en guerre entre eux. N'est-ce point là ce que redeviendrait bientôt l'habitant de nos campagnes et de nos villes !li on lui ôtait l'éducation religiPUSP 1 Eo réalité la nature humairrn ne cbavge point ; le food rAilte toujours le même. Faites tout ce que vous voudrPZ, le peuple ne sera jRma1s civilisé à votre manière: il faut qu'il reste r.hré1ieo ou qu'il retourne à l'état sauvage. Baron DE GERUCHE. * Ayez non seulement dans votre vie intime et privée, mais dans la vie publique, ayez le culte de l'âme et revendiquez sed droits. Partout où il s'agira de libérer les âmes et de les ramener au sentiment de leur immortelle destinée, que ce soit l'âme de l'enfant à l'école, l'âme de l'ouvrier à l'usine, l'âme du vieillard à l'hôpital, soyez présent et a~issez 1 Avec une persistance criminelle on matérialise le peuple qui n'avait que cela de bon, sou âme, que cela de beau, ses espérances éternelles: de toutes vos forces, essayez de vivifier et de ressusciter la flamme divine qu'on veut éteindre en lui. Enfin, au moment où c'est devenu une loi maudite que tout soit sacrifié à la jouissance immédiate et corporelle, hardiment, noblement, soyez exemplaires dans votre vie, appauvrissez-vous par la charité 1 Avec le seul progrès matériel, on veut faire du bonheur humain, on se trompe. Le jour où les hommes qui la composent ne croiront plus à l'âme, Dl par conséquent au devoir, notre société qui s'endort confiante, se réveillera dans la secousse des grandes épreuves et des grandes révoltes, et sentira passer la mort.
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SION 10 Dai 1896
l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'E DUCATION L'ECOLE PRIIAIRE parait chaque quinzaine, de lfovembre à Affll inclusivement, en livraisons de 18 pages. Pris d'abonnement pour la 8a1He, 2 rr. 30. Union po•tale 3 rr. Annonee•, pri11, 20 ce11i. la ligru 011 1011 upa<:e. Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aun droit à une annoncr ou à un compte-rendu, s'il y a lieu.
SOMMAIRE: Education. - Pédagogie. - Des bonnes habitudes à l'école primaire (suite et fin). - La leçon d'histoire à l'école primaire. - L'enseignement du catéchisme (suit4" - Partie Pratique. Dictées. Composition- - Echos ~es conférences. - Variétés. - Supplément. Tout ce qui concerne la f.ublicatlon doit être adressé à l'éditeur: M. P. PIGNAT, .. secrétaire au Département ~ de i'l11structlon publique, à Sloo.
continuée. Bonnes r Langue allemande et italienne Surveillance férences. - Prix 60 frs par moi -:S'adresser à M. STUTZ, iostit Pl'épal'ation à l'examen postal. teur, Ebikon près Lucerne.
Traitement• de• lnstHutean. - (Corr. du Bas- Valais) - Le texte de la pétition des instituteurs réclamant une augmentation de traitement vient enfia de sortir de presse et d'être distribué dans les différents districts. Il y a lieu d'espérer que les instituteurs, habitués au zèle et au dévouement, compenseront par leur activité le retard sotvenu eu apposant leurs signatures sur les feuilles qu'ils se passeront sans perdre de temp!I. Ils feraient bien de se grouper au beEOin. La pétition dont il s'agil réclam~ 100 fr. par mois. D'après ouï-dire, oo trouve que ce n'est pas trop, que c'est même nécessaire, mais que la différence avec le chiffre actuel est trop sensible. C'es, difficile .d'obtenir lout d'un coup le double de ce minimum, nous dit-on. A cela, nous répondrons que les 50 fr. par mois ne peuvent plus servir comme base de comparaison : c'est uo chiffre dérisoire et qui fait vraiment honte, Si maintenant les régents insistent pour une notable auKmentatioo, c'est qu'après les avoir leurrés de promesses et de belles phrases on a trop attendu pour la leur accorder. lis doivent actuellement, pour se tirer d'affaires, se livrer à d'autres occupations en dehors des heures de classe, au grand détriment de Jeur santé et surtout des progrès, car ces occupations ne leur laissent que très peu de temps pour donner aux préparations des classes tous leR soins nécessaires. lie sont surmenés, car malgré leur modique traitement, ils ont à cœur le proRrès de l'instruction et de l'éducalion. Donc 100 fr. par mois ne sont pas un traitement exagéré pour balancer leurs comptes et leur laisser le temps de bien préparer leurs leéon:. Qu'on en juge plutôt par les chiffres qui sont toujours éloquents et qui se passent de commentaires. La pension ne collte pas moins de 1 fr. à t fr. 50 par jour, mettons en ruoyenne 1 fr. 20 Un instituteur ne peut pas se présenter en classe habillé comme le dernier veuu, il lui faut des vêtements propres et convenables, et cependant il est actuellement bf'aucoup moins rétribué que le simple wanœuvre qui n'a ordinairement pas moins de 2 fr. 50 à 8 fr. par jour, et quelques-uns ont même plus, tandis que l'instituteur n'a que r,o divisé par 80, soit I fr. 66 (les dimanches sont comptés, puisqu'ordinai-
rement le mat fants à la meB111 leur foot encore midi) Il perd Mais c'est en hl mars et avril (et droits) appartie saison T Disons la campagne na même pendant encore les frais nées employéea d'éeole normale. les 4 mois d'hiv an. Eh bien 12 donnent 600 fr. contraire. Etablissons m
1. TraiLemeot actu 2. Fraie de pension jours à 1 fr. 20) 8. Un complet, ch chemises, chaue etc. (pas exagéré 4,, Frais de dèplace faux frais (pas ex 5. Iotérét des fraie tud ..., ~00 fr, à 5 6. Intérêt des jou employée à l'école male, 600 fr. à 50 7. Moine-value des J nées comparées à des ouvrirre • . 8. Augmentation de dée . . . . . 9. Pour balance. Il p éoonomil!er . .
Et le dévouem difficultés de tout valuer en argent ingrate et plus pé mospbère souvent à l'ignorance et a tel est le sort de oation. Ne méritea tribués autant qu
SION, 10 Kai .
1895-96
L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA
SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION Education. -
Pédagogie
Réflexions sur un petit sermon. Nous voici dans le mois consacré à la. très sainte Vierge. Cbac11n fera mille choses pour honorer cette bonne Mère et sollicitera d'elle les grâces les plus variées. Nous chargés d'instruire les enfants, demandons-lui aujourd'hui une petite leçon d'éloquence sacrée, que nous tâcherons ensuite de mettre à profit. Le saint Evangile n'a conservé que quelques paroles de Marie. En dehors du Magnifi,cat, ce sont des demandes ou des réponses adressées à l'ange Gabriel et à l'Enfant Jésus. Une seule fois, le saint Evangile transcrit des paroles dites par Marie à des bommes qui peuvent nous représenter tous: les serviteurs de Cana. Ces paroles constituent un admirable petit sermon; et, en y réfléchissant rio peu, l'on est bien obligé de convenir que rien ne pouvait mieux exprimer ce que la sainte Vierge juge le plus utile à ses enfants: « Faites tout ce qu'il vous dira. Tirons de ce petit discours de Marie quelques lumières sur la mauiére dont nous devons parler aux enfants des choses de la relig10n. 1• Le sermon est très bref, mais qu'il dit d'excellentes choses en peu de mots! Les enfants n'aiment pas les longs discours, et ils ont raison. Saint François de Sales était de leur avis, quand il disait que, dans les longs sermons. le milieu fait oublier le commencement, et la fin fait oublier le milieu. Les enfants ne sont pas capables de prêter aux choses graves une attention longuement soutenue. Beaucoup rle grandes personnes restent même enfants sous ce rapport. 1l faut donc leur servir la nourriture spirituelle à petites J)
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doses. Une instruction religieuse pas trop longue, e(fopée de traits, d'exemples, d'histoires bien choisies, voilà leur affaire. Le trait est le marteau qui enfonc6 le clou. Mais, de grâce, que le clou ne soit pas de longueur démesurée! L'ennui qu'engendrent les instructions interminables, fait prendre en dégoût et le maitre et la doctrine. Soyons animés de l'esprit de Dieu, et nos discours n'auront pas besoin d'être beaucoup plus étendus que celui de Marie. :t• Les mots de ce petit sermon sont intelligibles à tous. Les deux verbes « faire • et • dire » sont les premiers dont Je petit enfant comprend le sens. N'employons avec les enfants que des expressions· très simpl~s et très usuelles. En faisant apprendre et en expliquant le catéchisme, obligeons-les à se rendre compte du sens de tous les mots. L'intelligence du mot entraînera l'intelligence de la chose. Au contraire, un mot obscur pour eux leur fera perdre tout le sens de fa phrase. Sans sortir des trois principaux mystères, .assurez-vous de ce que disent à l'esprit des enfants les mots personne, distinct, substance, nature, etc. ? 3· La sainte Vierge parle à l'impératif: « Faites •. L'impératif est la forme qui convient à l'enseignement transmis .au nom de Dieu. L'enfant doit être habitué à sentir de très bonne heure qu'il y a une autorité supérieure à toutes lies autres, celle à laquelle il dit dans sa prière : « Que votre 'Volonté soit faite. , A mesure que l'enfant grandira, on lui .apportera des raisons. Mais on aura bien soin de présenter .ces raisons pour ce qu'elles valent. Elles ne ·sont pas destinées à justifier la parole de Dieu, mais uniquement à la ,défendre contre les passions ou les mauvais conseils. En même temps, elles montrent à l'enfant que, quand on est ,chrétien, on est en même temps raisonnable; les deux qualités vont très bien ensemble. On veillera aussi à ne pas mettre 1lur le même rang la volonté humaine. - Il ne faut pas manquer la messe, - il ne faut pas manquer la classe ; voilà deux propositions qui, sous la même forme, contiennent ,<les préceptes essentiellement différents. Faisons clairement .ressortir la distinction, afin que, quand l'enfant sera amené à manquer la classe pour une raison relativement légère,
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il ne soit pas tenté de violer le précepte divin avec la inême facilité. C'est une tentation pour quelques maîtres et maitresses, de faire trop aisément appel à l'autorité de Dieu pour couvrir la leur. Prenons-y garde. L'enfant pourrait s~ croire un jour en droit de secouer la première comme JI a eecoué la seconde. 4• II y a deux pronoms dans le sermon de la sainte Vierge, « il • et « vous • . Marie dit • il•, sans no~mer Jésus, ce qui suppose que l'attention de tous se portait sur le divin maître, malgré la présence de l'époux, de l'épousée et des gens de la noce. Que la pensée de Dieu domine tellement l'enseignement chrétien, qu'à tout moment l'enfant soit sous l'influence de la présence de Dieu. - li vous voit, - il vous entend, - il vous aime, - il est content de vous: l'écolier saisira de suite la signification de ces paroles, si le maître se tient habituellement lui_-mêm~ en la sainte présence de Dieu. Le discours de la Sarnte Vierge ne contient pas le pronom de la première personne. Quel abus ne fait-on pas de ce pauvre pronom « je •, au secours duquel n'arrive que trop souvent son odieux ~rère • moi! •. « Moi, je veux ..., moi, je dis ... • Pascal a dit : c Le m01 est haïssable •. et, dans l'enseignement, il rend hahsable tout ce qu'il traîne à sa suite. Mettons nos enseignements, nos conseils, nos ordres, sous l'autorité de Dieu, de l'Eglise ou des saints, et le moins possible sous la nôtre . 5· Enfin la sainte Vierge dit au serviteur de faire • tout ce qu'il dira », rien de moins, rie~ de plus. Les. servite,urs remplirent d'eau les urnes. Ce ne rnt pas une _Petite aff~ire. Il s'agissait d'aller chercher à la fontarne du village environ six hectolitres de liquide. Ils obéirent. Ils puisèrent ensuite et portèrent au maître du festin, sur l'ordr~ du_ Sauveur, dont pourtant ils ignoraient encore le po~v01r miraculeu~. Disons à nos enfants , commti Mane: • Faites tout ce qu Il vous dira ». Ne substituons pas nos vues, nos ordre~. nos petites pratiques, au x. volontés de Dien_ et de son Eglise. Avant tout, ce que Dieu veut et comme 11 le veut. ,Et,. pour le faire accomplir aux autres, commençons par I executer
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nous mêmes en dépit des réclamaiions de notre raison, de notre sensualité, de nos passions • . 9ue la sa~nte Vierge ~ous bénisse pendant ce mois,. m~itres et maitresses, et qu elle vous aide à parler de NotreSeigneur comme elle-même en a parlé aux noces de Cana.
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(~uite et fin)
Ma_1s,. c est dans les devoirs de copie que l'inattention. se r~ele avec toutes ses conséquences,· on donne aux plus Jeunes quelques lignes de leur leçon â copier, c'est pour les occuper. ~'élève écrit. en dénaturant la plupart des mots, e_n supprimant tous les accents, tous les signes de P.onctuation, toutes les majuscules : c'est illisible. On ne corrige pas, et comment corrioerait-on de pareils devoirs ~t. tous les jours, pendant tonte une année, l'enfant con: ti.~ue ces. exercices ~ni sont, au premier chef, des exerciceg d .mattent1on. Saurait-il exister un meilleur procédé pour faire ~es enfants étourdis et paresseux'! Dans le cours élé~enta1re, dans ~e cours moyen, que l'enfant copie un exercice de. grammaire ou un énoncé de problèmeii, Jes fautes> les négligences abondent. Coosèquences : un institnteur mécontent de ses élèves, disposé à punir; des cahiers qui Con t. mal augurer du maître, de son savoir et de son zèle· un travail énorme pour corriger les devoirs, même superficiellement, et, au jour de l'examen, des èchecs certains eu ort~ographe et arithmétique. Ce ne sont que fautes d'étourd?r1e, et vous dites : ce n'est pas grave. Comment'/ ce n est pas grave, des fautes qui révèlent chez l'enfant de. ma?vaises habitudes d'esprit, une tendance à la dissipation et a la pare~se ! ~royez-vous que cet enfant, qui a été en ~lasse un éle!e distrait et inappliqué, puisse devenir un Jour un ouvrier capable et rangé, une ménagère soigneuse? Avant d~ commen~er la leçon, assurez-vous que tous les enfants soient attentifs, que tous les yeux soient fixés sur v~us; _que votre l~çon soit courte; arrêtez-mus aux prem1e~s signes de fatigue et de distraction; mieux vaut, pour les Jeunes enfants, deux leçons de lecture, par exemple, de
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dix minutes, un quart d'heure, qu'une leçon de plus longue durée ; clerchez à rendre votre leçon intéressante par . .de courtes historiettes, par des e·xhibilions de cbose3 ou de gravures, par des tracés au tableau noir; variez la forme du devoir, le ton de la leçon, soyez simple et clair dans 1otre langage, sobre d'explications, interrogez souve~. faites beaucoup parler, et, de temp8 en temps, contraignez l'attention qui faiblit par la promesse de quelques récompenses ou la crainte d'une légère punition. Si vous' donnez des copies, faites d'abord écrire une aeule ligne, une ligne étudiée à l'avance dans tous ses détails, -et si des fautes ont été commises, obligez l'enfant à re,oir et à corriger son travail jusqu'à ce que toutes les lacunes aient disparu; huit jours, quinze jours d'un tel régime, et l'enfant aura pris l'habitude de bien . faire. Pour gagner
Des bonnes habitudes à l'école primairè .
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du temps, il faut savoir en perdre à propos. La réflexion et l'attention sont proches parentes; s'il faut de l'attention pour voir, écouter, écrire, dessiner, il
faut de la réflexion pour répondre aux questions qui sont posées, pour résoudre un problème ou appliquer une règle de grammaire. La réflexion, comme l'attention, n'est pas la qualité maitresse du jeune a.ge, et cependant, . sans elle, combien de leçons perdues et de devoir.:; inutiles'! Ils sont nombreux, les enfants toujours prêts à répondre pour le plaisir de répondre, sans s'mquiéter de l'exactitude de ce qu'ils disent; ils sont rares, ceux qui, ayant réfléchil avouent qu'ils ne savent pas; il est pourtant bien nature, de ne pas savoir ou d'avoir oublié. J'interroge un élève sur la fonction des .mots dans une phrase, l'elève hésite, , le maitre mécontent l'excite; allons plus vite, dépêchezvous. Et l'élève répond une grosse sottise. L'enseignement
et plus plus encore l'éducation est une œuvre de patience; i
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il est sans doute plus commode de répéter rorrectement le mot mal 111 que d'amener l'enfant à rectifier son erreur, <le corriger une faute d'orthographe que d'amener l'él~ve, .par la réflexion, à mettre le pluriel là où il le faut, mais quelle différence dans les résultats! L'intelligence de l'enfant est paresseuse, ses facultés agissent lentement, pé-
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~ibl~ment, - le maître . q~i veut aller vite manque le but ;
li n y ~ pl_us de travail rntellectuel, l'enfant parle ou écrit sans reflex10n, que fera-t-il plus tard ?
La leçon d'histoire à l'école primaire ~· Çomment doit se faire la leçon .d'histoire à l'école primaire. - 11 est d~s maîtres qui mettent un livre quelconque entre les marns de leurs élèves. Le moment de. leur faire la leçon yenu, ils font réciter ce qu'ils ont fait aprreodre dans la leçou précédente, puis ils indiquent cequo~ apprendra pour la leçon suivante. Tout au plus donnent~ds quelpues explications de mots sans portée. C'est un e.nseignement purement mnémotechnique, nullement éducatif,,. et ~ont, les ~~èves ne retiennent rien. Le seul avantage. qu il ait, c est d etre commode pour le maitre et de ne pas. le fatiguer. D'autres se servent également J'un livre, mais d'un livre choisi et bien fait. Ils déterminent exactement le cadre da la leçon de manière qu'elle forme un tout. Ils font lire. successivement chaque phrase, chaque paragraphe, expliquent le se~s des i:n?ts qui pourraient n'être pas compris, ~arquent bien la liaison des idées, le rapport des choses, aJ?utent quelques développements s'il y a lieu, entin termrnent cette }e.cture ~xpliquée et commentée par un résumé que les eleve.s doivent apprécier et réciter, sinon littéralement, du moms en substance, à la classe suivante. Ils. ont soin surt?ut de rattacher chaque leçon à la leçon précédente et d amorcer en quelque sorte la leçon suivante. C'est une manière de faire qui est bien terre à terre· mais. c'est la seule que peuvent employer fructueusement bien des professeurs; et si le livre a été bien choisi elle donne encore d'assez bons résultats. ' D'autres. enfin, et c'est ce qui est préférable, commencent p~r bien se pénétrer eux-mêmes de l'objet de la leçon, - et Ils _l'exposent de vive voix, librement, pendant que, tous les _livres sont fermés, mais en se tenant aussi près que possible du texte du livre des élè,es. Ils leur parlent-
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familèrement, sous forme de causerie, de choses que ceux-ci ne connaissent pas et par suite les intéresse~t. - Cet exposé oral terminé, les élèves_ lisent à h~ule v?1x tout 011 partie de la leçon dans J~ur hvr?.; le ~aitre aJo.ute encore à cette lecture les explications qn il croit nécessaires, et les élèves reproduisent librement à la classe sui Tante, la.. leç?n orale qu'il ont entendue et qu'ils ont fixée d~~s leur mem_om~ à l'aide du texte de leur livre. Cette mamere de proceder ne diffère de la précédente qu'en ce que le maitre profess6 d'abord et que la lecture ne vient qu'ens~ite; ell_e a ch~nce d'intéresser davantage les élèves et de prodmre des,impress10os plus vives sur leur esprit. (Quant ~ la leçon ex professo, faite par le maître à des élèves qm prennent des n?tes ?t qui la rédigent ensuite, ou qui en f~nt eux-mê~es l_e resume: elle n'est pas pra\ique dans l enseigneme~t primaire. ~ou~ les maîtres ne sont pas capables de la bien exposer, m les élèves de la bien rédiger. Elle ne convient que pour des enseignements plus élevés.) .. .. Il ne faudrait pas en conclure que cette dermere ~amere de procéder laissât les élèves passifs. Non: elle aussi peut être une méthode active. L'enseignement est oral, du moment où il fait parler les élèves, et cet enseigneme~t p_eut exister sans la leçon proprement dite. Des_ exphcat~ons dans lesquelles le 1:llaître_ pro~éde surt~ut _par i~ter~oga !Ions ne laissent pas les elèves 10act1fa. Une recapitulat10n ~ laq~~lle toute la classe est appelée à prendre part, alors qu ~n. el~ve est au tableau noir et fixe par un mot chaque idee importante, par quelques phrases courtes et pré~ises les faits essentiels, les formules qui résument tout un devei,oppement! peut tenir tous les esprits en éveil, tout auta~t _qu un exp?s~ fait par le maître dans un langage souvent pemble et morns clair que le texte du livre lui-même. , . Il est utile de s'aider d'une carte murale, d un croqms au tableau noir, toutes les fois qu'il s'agit d'une exp_édition,. d'une campagne. li faut que le:i élèves voient les heux ou les faits se sont passées. . . . . 2• Esprit dans lequel cet ense!gne!1Jent do_it. etre donne. - Les faits, c'est-à-dire les batailles, les traites, etc., sont 1
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la matière première de l'histoire: il faut se born~r aux plus importantes, les bien choisir et les graver .dans îa mémoire: c'est le fond sur lequel on Miit et il faut que ce fond soit solide. Mais ils ne valent pourtant que par le parti qu'on en tire. Ils doivent servir aux démonstrations, ils ne sont pas eux-mêmes une démonstration. Le résultat définitif de l'étude de l'histoire doit être une connaissance exacte de ce qu'ont été et de la manière dont ont vécu les populations aux différentes époques, - des divers états par lesquells ont passé leurs mœ!JrS, les institutious et des causes qui ont amené ces changements, - ·de leurs progrès et de leur. décadence, etc. Et comme les choses s'éclairent surtout par la comparaison, il est bon de rapprocher toujo11rs ce qui était autrefois de ce qui est aujourd'hui. ;on montre que chaque génération reçoit les legs de toutes les générations · antérieures et qu'elle engage pour sa part toutes les générations futures. Ainsi l'on fait naître et l'on développe les sentiments de reconnaissance, de solidarité et de patriotisme. 3• Après la leçon . - Il est bon, sinon toujours, au moins quelquefois, que les élèves aient à faire, comme devoir après la clas3e, la récit d'une batailla ou d'une campagne, un croquis de carte, la description d'une contrée, l'appréciation d'un personnage ou d'une époque. Ces devoirs portent naturellement sur ce qui est vraiment important, sur ce qu'on veut plus particulièrement graver dans l'esprit des élèves el leur faire retenir.
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L'enseignement du Catéchisme 1Suite/ Quels devraient être l'objet et l'organisation d'un cours complet de catéchisme? S'il est aisé de déterminer l'une des limites extrêmes de l'obj.et de ce cours, on ne saurait en fixer l'autre terme d'une manière absolue. La théologie précise clairement ce que tout chrétien est obligé de connaitre da nécessité de moyen et de précepte. C'est là la minimum des connaissances religieuses .à inculquer. Mais jusqu'à quel · niveau devons-nous chercher à élever notre
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enseignement? Pour répondre à cette question, il est nécessaire de tenir compte de fa~teurs très divers, tels que le temps dont dispose le catéchiste et le développement intellectuel des enfants. Quant au choix, sinon des vérités, du moins de leurs applications pratiques, notre programme variera selon le milieu plus ou moins chrétien où nos jeunes auditeurs seront appelés à vivre, selon Jes erreurs les plus répandues dans la contrée, selon les vices les plus communs et les plus funestes qui y règnent. Malgré cette variété locale des circonstances, une chose certaine, c'est qu'aujourd'hui les jeunes gens se trouvent inévitablement en conta.et avec l'indifférence religieuse, avec l'impiété même, et qu'ils sont condamnés à entendre dans l'atelier, dans la rue, au café, jusque dans les villages, mille propos contraires à la religion ; il est donc incontestable que la foi du charbonnier ne suffit plus et encore moins le mot à mot machinal d'un petit ou même d'un grand catéchisme. Avouons que, sur ce point capital, l'ennemi e:,t plus habile que nous. Quand il veut pervertir un jeune homme, il ne se contente pas de lui réciter une objection puisée dans un maurais journal, il l'expose avec complaisance, la développe, la rend attrayante et J'illustre d'anecdotes, de comparaisons, en un mot, il la fait bien comprendre. Est-il admissible que pour se défendre, pour sauvegarder ses convictions, le jeune chrétien ne reçoive de notre part qu'une science de mots, une science de perroquet 1 Pour déterminer le programme de notre enseignement religieux, nous devons être fixés aussi sur le concours que veulent bien nous prêter les parents et Jes instituteurs des enfants confiés à nos soins. Non seulement l'atmosphère que l'enfant respire au foyer paternel et à l'école devrait être religieuse, mais il faudrait encore que le prêtre trouva.t dans les parents et dans l'instituteur des auxiliaires efficaces pour l'explication, et au besoin pour la lettre du catéchisme, ce qui permettrai\ d'étendre notre programme. Cette heureuse harmonie entre le catéchiste, l'instituteur et les parents, sous l'autorité de
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l'Eglise, nous ne la trouvons plus, hélas I que dans quel· ques rares pays dont les gouvernements sont restés catholiques. ,.n est vrai que certains théologiens contestent au maître d ecole la compétence nécessaire pour participer à l'enseignement religieux; mais c'est à tort, à moins que les. maîtres qui en seraient chargés n'aieot pas reçu eux-mêmes. une éducation chrétienne. Quel est le curé qui s'aviserait. jamais de défendre aux parents de contribuer à l'instruction religieuse des ênfants? Lqin de les en empêcher, nous. rappelons souvent et avec raison, cet important devoir aux chefs de famille. Or, l'instituteur n'est-il pas l'auxiliaire et quelquefois le remplaçant des parents dans l'éducation morale comme dans l'instruction à donner aux enfants '/ Ne possèdc-t-il pas une connaissance de la religion bien supérieure ordinairement à celle de la plupart des parents. Dt1 reste, sur quelle déeision canonique nous appuierions-nous. pour ne lui permettre d'enseigner que la lettre du catéc bisme (1 ) 'l Sans doute ses connaissan~es théologiques sont incomplètes; il tombera parfois dans certaines erreurs · mais n'en commettons-nous jamais nous-mêmes ? Si l'in: faillibilité était une condition indispensable pour faire le catéchisme, quel est celui d'entre nous qui oserait se charger de cette besogne'/ D'ailleurs le catéchiste n'aurat-il pas occasion de corriger et de compléter les leçons. données par l'instituteur? Gardons-nous donc d'écarter un aide aussi influent, aussi utile. Engageons plutôt les maitres chrétiens à concourir à la formation religieuse et morale des enfants qui leur sout confiés. Après ces explicat.ions préliminaires, que nous avons cru indispensables, abordons la question proprement dite qui est l'objet de notre étude. Quel sera le programme de notre cours d'instruction religieuse '/ Grâce à Dieu, nous n'avons pas à nous livrer à de longues recherches pou~ l'établir. Une autorité souveraine, le Concile de Trente, a déterminé ce programme dans l'admirable manuel appelé ; ( 1) Nous parlons, bien entendu, des maîtres chrétiens élevés dans des écoles sur lesquelles l'Eglise exerce son influence.
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lat~chisme du Concile de Trente. Voilà la source féconde. salutaire, où nous irons puiser tout notre enseianement. Il serait superflu de rappeler ici dans quell~s circons· tances il a été composé, comme aussi d'en démontrer l'autorité. Nous nous contenterons de remarquer que, si son étendue peut nous effrayer, il est certainement plus facile à comprendre que beaucoup de catéchismes diocésains tout hérissés de définitions abstraites et de termes techniques. Dans l'introduction de cet ouvrage, nous trouvons exposée la manière d'inslruire les enfants. Il n'y est fait nulle part mention de l'obligation d'apprendre le mot à mot, IJ)ais on y insiste, à plusieurs reprise3, sur la nécessité de tenir compte, dans l'explication, , de l'àge des auditeurs, de la portée de leur esprit, de leurs mœur:1, de leur condition > . Observanda est enim audientium œtas.
ingenium. mores, conditio ; ut qui docendi munus exercet omnia omnibus efficiatur, ut omnes Christo Jucrifaciat.
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C'est là tout Je fond de la méthode que nous recommandons. Le catéchisme du Concile de Trente, tel sera donc le fondement de notre enseignement religieux; mais . ce programme devra _être exposé intégralement, ou condensé, ou développé selon le temps dont nous disposons et selon la culture intellectuelle de nos auditeurs, comme uou~ l'avons déjà dit. Si les circonstances nous obligent à résumer, à abréger notre cours, nous en retrancherons telle . partie ou telle autre, non au hasard, mais avec discrétion ; nous poumons, sans grand préjudice, éliminer par exemple les détails donnés sur le sacrement de l'Ordre, comme aussi les citations bibliques dirigées contre le proteslan• tisme, contre des hérésies aujourd'hui disparues. Mais que l'on se garde bien de résumer ou d'omettre ce qui concerne la constitution de l'Eglise et les preuves de notre sainte religion. Tout ce qui peut contribuer à protéger les convictions religieuses contre les attaques actuelles de l'impiété, tout ce qui est de nature à fortifier la foi et à. fournir une base solide à la piété, doit être conservé, et même développé, si possible.
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PARTIE PRATIQUE Dictée RESTEZ AU VILLAGE Vous qui aspirez à quitter votre village, rappelez-vous, que si le salaire est plus élevé à la ville qu'à la campagne on y exige de l'ouvrier un travail plus pénible, dans des ateliers sombres, étroits et encombrés. Les dépenses du ménage augmentent à la ville dans une proportion à laquelle ne correspond pas l'élévation du salaire. Le loyer d'un appartement exigu, même dans les moindres quartiers, est fort onéreux ; l~s aliments sont très chers, ~t l'on est obligé d'acheter quantité de choses que l'on récoltait dans son petit jardin du village, il faut payer une foule de choses dont on avait la jouissance gratuite; l'on rencontre enfin de fréquentes occasions de dépenses, auxquelles il est quelque fois difficile de résister. En somme, l'ouvrier des villes le plus ordonné a presque toujours, à la fin de l'année, moins d'économies que l'ouvrier des campagnes; le séjour au milieu d'ateliers malsains altère sa santé, et il arrive prématurément à nue vieillesse misérable, Composition UNE GRAVE IMPRUDENCE (NARRATION FRANÇAISE)
Développez une historiette sur le canevas suivant: Arme à feu. - Jeu imprudent - Accident. Les parents de Gabriel et d'Emond, ayant été un jour obligés de s'absenter, laissèrent leurs garçonnets seuls à la maison. Avant de s'éloigner, ils lui firent, comme bien l'on pense, force recommandations, que les enfants accueillirent en promettant, suivant leur habitude, d'être d'une sagesse exemplaire. Cela leur était facile d'ailleurs, car l'absence des parents ne devait pas se prolonger beaucoup, et Gabriel ainsi qu'Edmond avaient des leçons à étudier, des devoirs à écrire, plus qu'il n'en fallait pour les occuper pendant une heure ou deux. Tout se passa bien d'abord; le silence de la chambre n'était troublé que par le bruit des plumes grinçant sur les cahiers. Mais quoi ! les meilleures résolutions sont parfois bien éphémères, et bientôt les deux enfants commencèrent de lever fréquemment la tête et de se regarder l'un et l'autre à la dérobée. Ces regards disaient clairement : Si nous profitions de ce
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que nous sommes seuls· pour imaginer quelque chose de peu commun, d'extraordinaire, pour jouer à un jeu que nous ne connaissons pas encore! Ils se communiquèrent leurs idées et de la pensée à l'exécution il n'y avait qu'un pas: il fut vite franchi. Après mainte proposition, après nombre de projets plus extravagants les uns que les autres, on s'arrêta naturellement au plus fou: on décida qu'on jouerait à se • battre en duel >. Aussitôt dit aussitôt fait. Voilà nos deux gamins qui montent dans le cabinet de leur père, et qui, grimpant sur son lit, décrochent une paire de pistolets suspendus au mur. Chacun se place à l'une des extrémités de la pièce, et arme le dangereux instrument qu'il tient à la main. - Je tirerai le premier, déclare Gabriel. - Non, moi, dit Edmond, car je suis le plus grand. - Eh bien si tu veux, tirons ensemble. - C'est cela!.. .. une, deux, trois !.. .. Au dernier mot, les chiens s'abattent, une détonation éclate. et Gabriel tombe en jetant un cri. L'une des deux armes se trouvant chargée, un hasard malheureùx avait logé la balle dans le bras de l'imprudent enfant. A la vue de son frère étendu sur le parquet, à la vue du sang qui coulait, Edmond lui aussi, se met à pousser des cris perçants, et sort comme un fou en appelant au secours. Des voisins s'empressent, ils envoient en toute hâte chercher un médecin qui panse le blessé. On juge de la surprise et de la désolation des parents lorsqu'à leur retour ils trouvent leur maison envahie, et un de leurs fils étendu tout pâle sur un lit, le bras entouré de bandages !.... Gabriel guérit de sa blessure lègère heureusement ; mais ni lui ni son frère n'oublient la cruelle leçon, qui aurait pu être plus terrible encore, et ils ne toucheront jamais aux armes à. feu avant d'être devenus grands. Faites comme eux, mes enfants, et même quand vous serez des hommes, ne maniez les fusils, les pistolets ou les revolvers qu'avec les plus grandes précautions : un malheur est si vite arrivé. Echo des conférences Jeudi, 9 avril, les instituteurs de l'arrondissement occidental se sont réunis à Vérossaz, sous la présidence de M. le rév. chanoine Burnier, inspecteur scolaire et président de la Société valaisanne d'éducation. MM. Lamon, directeur, l'un des vaillants pionniers de l'in-
St-Maurice-Monthey. -
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struction en Valais avec son excellent confrère M. Hopfner, l'âme de nos conférences pédagogiques; le rév. chanoine Luy, ancien régent; le directeur des frères de Monthey; Turin, membre de la Commission scolaire de Collombey-Muraz et les autorités civiles de Verossaz nous honoraient de leur sympathique présence. Plusieurs autres amis de l'instruction avaient sans doute à cœur de répondre à l'aimable invitation de notre .zélé inspecteur, mais la pluie torrentielle du matin les a probablement empêchés de se rendre à notre réunion, car chacun sait que la montée de Vérossaz n'est pas des moins pénibles .à gravir, surtout quaJ!d il faut lutter contre le mauvais temps. Le personnel enseignant des deux districts était presque au complet; cependant trois instituteurs se font excuser, trois autres nous laissent ignorer quel est le motü qui nous a privés du plaisir de les voir au milieu de nous. · A 9 h., M. le Président ouvre la séance par une prière et souhaite la bienvenue à tous les membres présents, qu'il est heureux de recevoir, pour la première fois, dans la commune dont lui-même est le directeur spirituel. En quelques mots, il nous retrace le passé historique de Vérossaz. Nous transportant .au 6me siècle, il nous montre saint Sigismond, roi de Bourgogne, le généreux bienfaiteur de l'Abbaye de St.-Maurice, quittant, avec la permission de son supérieur, cette même Abbaye, où il s'était fait recevoir au nombre des frères, pour venir sur ces hauteurs servir Dieu dans la contemplation et .la pénitence, loin de toutes distractions mondaines. Puis, faisant un saut de treize siècles, il nous parle du poète bien connu, de celui qui, dans ses écrits, si bien chanté les beautés de notre cher Valais, du regretté écrivain Mario dont la dépouille mortelle repose dans le cimetière du village. Suit le com:f)te-rendu de la dernière conférence par M. Fellay, instituteur; ensuite on procède à la nomination du bureau. M. Schürmann, instituteur aux Evouettes, est élu viceprésident et M. Sigéric FeUay, instituteur à Daviaz, secrétaire. Bouveret est choisi pour la prochaine réunion. Une dizaine d'instituteurs nous donnent lecture de leurs compositions sur le sujet mis à l'étude. M. le président exprime sa satisfaction des travaux présentés. Il me paraît superflu de rappeler ici les idées émises par MM. les instituteurs, ce serait rééditer ce que l'Ecole primaire nous a rapporté à propos des .conférences de Sion et de Martigny. MM. Burnier, Lamon et Luy nous donnent d'excellents con-
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~eils qui peuvent se résumer ainsi: amour, patience et justice envers l~s _pauvre~ déshérités de la nature. Trop souvent nous sommes lDJUStes a leur égard, nous décernons nos éloges nos !écompenses au succès brillant, tandis que nous laissons 1~aperçu, nous dédai~ons même l'effort produit, mais ue n accompagne pas touJours un heureux résultat. Il n'est pasqde moyen plus propre à faire naitre chez les élèves peu doués le ,?tgoût. et l'apathie. Quant aux parents, un instituteur trouve .qu 1 sera~t bo~ de les réunir de temps à autre en conférence pour le~ mst~mre sur leurs devoirs vis-à-vis de leurs enfants. ,. La d1scuss1on sur le sujet à l'ordre du jour étant épuisée, M. l mspecteur L~mon nous donne connaissance des résultats obtenus lors des ~er~uers examens fédéraux, dans chaque branche, pour ehaque district d~ c~nton et en particulier pour chaque com• ~une des, deux d1str1cts de St.-Maurice et Monthey, comparativement a la !Doyenne générale de toute la Suisse. Nous avons pu nous convamcre que le style est la branche la plus ea souffranc~ dans nos écoles, celle pour laauelle il nous reste encore un bien long chemin à parcourir pour nous mettre au niveau des autres Etats confédérés. Espérons que la leçon donnée par M. Lamon aura été comprise et portera ses fruits. Il est 1 heu~e ; déjà tous les estomacs crient famine, mais une au_tre question est encore à l'ordre du jour· question d'une haute. importance,. pui~qu'il s'agit des moyens 'à prendre pour -0btemr une amélioration des traitements du personnel enseignant. A ~~t effet, .il a été décidé que, par les soins dJi comité de _la Societé v~~aisanne d'éducation et des inspecteurs prim~1res, une pétition, signée des instituteurs de la partie française et allemande _du canton, serait envoyée au Grand-Conseil lors de sa prochaine session de mai. Nul doute que la H Ass_em!>lée n'accueille favorablement cette pétition et ne fass~ droit a nos réclamations qui, du reste, sont des plus modestes. Enfin ~ h. ayant sonné, la première partie de notre programme :st, termmée. Nous quittons la maison d'école pour nous rendre a l. hôtel de la Dent . du Midi. En ce moment le ciel était moms S?mbre; le soleil avait dissipé les nuages et nous aurions pu _adm_irer. les beau.tés du panorama que M. l'inspecteur nous avait s1 bien dépemt au début de notre séance mais si ven~re <;tffamé n'a pas d'oreilles, il n'a pas d'yeu; non plus. l~stmctlve~ent nous nous dirigeons vers la salie du banquet ou _nous fa1s~ns ~onneur à l'excellent dîner servi par les de: mo1selles Grichting et Perretti, et au vin généreusement offert
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par les autorités de Vérossaz. L.es premières exigences d~ messire Gaster une fois satisfaites, discours, chants et déclamations se succèdent auec lé plus joyeux entrain. Notons en ·passant le toast si bien senti de M. l'inspecteur Burnier à. Léon XIII et à la patrie valaisanne, et de M. le chanoine Luy, aux instituteurs. Vu l'heure avancée, il faut songer au départ. Nous emportons le meilleur souvenir de Vérossaz, où nous avons été, non seulement les bienvenus, mais surtout les bien reçus. Nos remerciements à tous ceux qui ont contribué au succès de cette H. T. belle et utile journé~. ~ Variétés CONSEILS AUX DEUX PIERRE TrêvP, mes bons amis, trève de polémiques, Vous perdez votre temps en discours ·superflus. Malgré tous vos efforts, vous n'êtes point comiques; Vos termes sont si durs qu'ils ne nous plaisent plus. Au mépris du bon sent, façonnant l'acrostiche, L'un martelle des vers et se tue en rimant, Pour nous exibPr quoi 7 quelque fétiche, Que sa mu!e affubla d'un pan de vêtement. En vain cet avort'>n d'une muse pédante Est flanqué d'un écho qui nous corne au tympan, L'oreille s'endurcit à la voix discordante Qui vient la déchirer par ses bruyants panpan. Respectez mieux le goût des lecteurs de l'Ecole; Exprimez-vous, cher Pierre, en style moins confus; Quoi que vous écriviez, satire ou parabole, VisPz à la clarté, sinon n'écrivez plus. Tout d'un coup devenu disciple d'Esculape, L'autre tâte son pouls, parle d'indigestion, Et nous assure à tous qu'ensuite d'une agape, Il fut subitement pris d'indisposition. Pourquoi saurions-noue par l'organe primaire, Que l'"stomac de Pierre a fait grève cinq jours 7 Croit-il qu'en publiant son état sanitaire Il ressuscitera la caisse de secoure? Que ne se dit-il pas solide comme Hercule P Son caressant projet en eût tiré profit ; Maie avecque la mort on voit bien qu'il calcule; Tant pis pour lui s'il faut qu'on l'enterre à crédit. Laissez-là l'épigramme et le vain persiflage; EmployPz vos efforts, et consacrez vos talents A vos chers intérêts, ce sera bien plus sage Que de vous quereller en termes virulents.
Quelle culture est plus difficile que celle de l'intelligence t Combien de caractères différents l'1ostituteor n'a-t-il pas à étudier, à amender t Comme toutes les plantes ne demandent pas ·1es mêmes soins, ainsi, parmi les enfants, ee qui serait utile à l'éducation de l'un devient dangereux et funeste à celle de l'autre. Si dans le sein de la même famille se trouvent des intelligences bien différentes, à combien plus forte raison n'en sera-t-il pas _de même dans one classe nombreuse. Tantôt c'est un esprit craintif et timide qu'il faut rassurer et enhardir; tantôt un esprit bouillant et impétueux qu'il faut modérer; 110 esprit lent et tardif qu'il faut stimule1•; un esprit heureux, vif et i)lein de feu qu'il faut prévenir et devancer ; un esprit sombre qu'il faut accontumer à la confiance ; un esprit bas et rampant qu'il faut élever, agrandir; un esprit fier et hautain qu'il faut enses Recettes dompter et assujettir ; un esprit dur, insensible, qu'il faut amollir, attendrir; un esprit 1 Fr. Ct., F ~ jaloux qu'il faut calmer et ménager; un esprit doux qu'il fatAt-·conduire par l'amour, 300 les bienfaits ; un esprit rebelle, indocile qu'il faut retenir par la crainte, que sais-jet Je n'en flairais pas, car tous ont on assemblage de défauts et de bonnes qualités qui leur sont 60 propres. Voilà assez de besogne, n'est-il pas vrai t Eh bieo, l'instituteur ne faillira point à la tàclH•, car il ne regarde pas à la peine; et · l'on voudrait le priver de ce qui est nécessaire à son entretien 1 80 D'ailleurs, la société aura tout à gagner si l'Etat avise aux moyens de retenir longtemps les instituteurs dans la carrière, car c'est alors qu'elle bénéficiera de la précieuse expérience qu'ils y auront acquise. En effet, 300 personne n'ignore que les changements trop fréquents sont préjudiciables à tous les points de vue. ,Voulez-vous donc des maitres rompus au métier, faites leur une position qui laur permette de se consacrer uniquement à , les peines, les leur tàcbe sans les forcer à recbercber ailpeuvent-ils s'tleurs les moyens de rendre leur situation uoe carrière plus tenable. M. F., loat. Vivre danse un atr faire la guerre Examen• de11 ret,roe11. - Nous de toutes sortes, s'occupent d'édu- avoo,a le plaisir de constater à cet é6?ard, d'a• près la statistique fédérale elle-même, un dès lors d'être rénouveau progrès assez sensible dans l'ensemt surveille les en·nes localités ils oatéchisme aprèsD franc par jour. t•on. Novembre, beaucoup d'eoc à la mauvaise up d'ouvriers de pas une journée, mois. Ajoutons le prix des jourles deux années compterons pas alors 6 mois par j5 jours à 2 fr. t pas exagéré, au
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du canton. Eo effet, la moyenne qui élail ~.68 d'après les e:iamens de 189~ est de .11 d'après ceux de 1895, soit de l'aune dernier. C'est donc plue d'un demi~' d'avance sur l'année précédente. Il y a grès dans tous les districts sauf un, celui Monthey, qui vient au dernier rang, lanque celui de Conches, à l'autre extrémité pays, continue à garder la première place. remarquera en outre qu'un seul district, encore celui de Monthey - a eu en une moyenne inférieure à 10, tandis que 6e précédente il y en avait encore 4. u surplus, voici les résultats comparatifs r les deux dernières années. Ils permett d'apprécier mieux que ~e longs comotaires, les progrès réalisés de ce chef•.
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i89~ C~onches arogne iége ~ierre
7.40 8.35 9.9 14
Hèrens
i 2 8 4 5 6 6
9.34
9 65 9 82 9 92 9.96 i0.10 10.45 i0.45 10 60 9.68
~oécbe ~n.t remont 1Br1gu.e
Sion
1
St-Maurice Conthey Monthey arligny
6
9 10 H 12 18
i895 Conches Rarogne Loèche Conthey Sierre Viflge . Brigue Eolrt>mont Hért>ns St-Maurice Sion Martigny Monthey
7 i5 8.35 8 87 8 9i 8 92 9.9.9.9.iO 9.18 9 23 9 40 10.78 9.11
~a branche dans laquelle nos recruPs se ntrent le moins fortes est la composition dant que la lecture. qui laissait 11 n'y a très longtemps encore beaucoup à dési' est en progrès sensible. Signaler ce fait, t al&irer par là même l'attention sur le 1nL faible dans les connaissances de nos ~nes gens, afin que l'enseignement du style it l'objet de plus de soins désormais, sans 5judice aux autres matières du programde nos cours de répétition.
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oici, d'autre part , pour les communes nçaises, la note qu'elles ont obtenue, toallfS d'après les enmens de l'automne derer (-1: très bien, 20: très-mal). Distric, de Sierre Chippis -1. Grimentz et Lens 7. Sierre GO St-Lac 7 85. Grône et Venthône 8.38 -Jean 8.50. St-Léonard 8 65. Chalais 9.
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Ayer 10. Miège 11.50. Veyr
District d' H
Evolène 5.50. Mase 6. A miège 7. St-Martin 8.90. Nax 10.!5. Ayeut 11.15. V District de Bramois 6.80, Sion 9.30. eooosz 9.10. Arbaz et Grim
District de C..on
Vélroz 6.65, Nendaz 7. Ch,1moson 8.30. Conthey 10 District de Ma Charrat i. Bàtiaz 6 6ts. Ma Bovernier 7. Marti~ny-Ville Martigny-Combes 9.70. S · 10.35. Leylron 10.55. Fully
18.30.
District d'Entr Brg St-Pierre 6,'W. Vollè 9.50, Orsières et Liddes 10. Se District de St-M
Massooge:1 7. Collonges 8. Fiosbauts 9. Salvan 9.45. Evionnaz 10. 65.
District de Mon
Vouvry 8.90. Vionnaz 9 10.85. Cbampéry 10.55. Mont d'llllez 11.20. Collombey 11. 11.45. (
Chronique et avis a Be1rl11&re• ma&rleol
eoonel enseignant qui aurait dans l'envoi des registres toujours obtenir ce formulaire au SAcrétariat d11 Dêparteme L'Ecole primaire paraitra 1 en une livraison double (N•• terminer l'année scolaire. Ell articles et correspondances q core paraître faute de place, tre et la table des matières.
ft11• .Bll8e-P•111. D Samedi a mai a été ensevelie titatrice de ce nom. Eo a tempe nous permette de lat notice nous sollicitons pour Ame les prières de ses co CÎAODAR f\lè'\'fl8.
Supplément à l'ECOLE PRIMAIRE
La vache et le veau
/Fin.! Troisième périùde, après la véléson. .Nous voilà donc après la mise-bas ; tout a été normalement. Nous avons pour habitude de faire lever les vaches sitôt après la véléson, puis, après s'être assuré qu'il n'y a pas un 2me veau, nous leur mettons ensuite un bandage (sangle, fesse, etc.) pour prévenir ua renversement de la matrice, Plusieurs paysans ont pour habitude de donner aux vaches des tranches de pain saturées d'huile et saupoudrées de sel. Cette habitude n'a pas une action bien évidente sur la santé de l'animal, mais ne peut, en tout cas, lui faire aucun mal. Une forte friction avec de la paille, sur les reins et les cuisses de la vache est aussi à recommander. Si l'écurie n'est pas suffisamment chaude, il sera prudent de couvrir l'animal et de consolider la couverture au moyen d'une sangle. Occupons-nous maintenant du veau et laissons la mère tranquille. On frictionnera énergiquement le veau avec un torchon de paille, sur tout le corps et les membres. On dégagera la bouche des muquosités qui pourraient s'y trouver, puis on y introduit un peu de sel. On le place ensuite sur un bon lit de paille sèche. Si on n'a pas de boxe, le veau sera attaché immédiatement en ayant soin de ne pas trop le gêner. Doit-on traire la vache tout de suite après qu'elle a vêlé, ou attendre qu'elle soit délivrée (nettoyée) f Si la tétine est bien remplie, tendue et que la vache soit gênée il nous paraît que c'est préférable de ne pas renvoyer la traite. Nous avons pour habitude de les traire sitôt après la mise bas et nous n'avons pas remarqué qu'il y ait quelque inconvénient à le faire, bien au contraire, les vaches sont souvent soulagées et restent plus tranquilles ensuite. Doit-on donner le premier lait au veau f Ici encore, les agriculteurs ne sont pas tous d'accord. Les uns le donnent, les autres ne le donnent pas. Nous croyons qu'il ne faut pas contrarier la nature et que ce premier SUPPL, 95/96 9
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lait est utile et même nécessaire pour la santé du jeune veau; il a un effet purgatif et aide à l'évacuation du m~conium. Une hou.teille suffit amplement pour le premier repas. A partir de ce moment jusqu'à ce que le veau ait 8-10 jours, il faut agir avec beaucoup de prudence, n'augmenter la ration que de 2 décilitres par jour, environ, suivant la grosseur du veau. Donc, en partant de 7 ~écil. pour le premier repas ou le premier Jour, le 6me Jour nous donnerons 1 litre 7 décil. le 11• ~.7, le 16me 8.7 et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on le hvre au boucher. Il nous semble déjà entendre les agriculteurs se récrier 1et dire que ce régime est bon pour affamer les veaux. A ceux. qui ont l'habitude de perdre leurs veaux et qui disent qu'ils n'ont pas de chance nous. nous perme~trons, de leur dire: Essayez. En tout c~s, Il ne collte rien d .e~sayer. Ce qu'il y a de certain, c est que pour la mo1.t1é des veaux qui vont mal, la cause peut en être attribuée à un excès de nourriture pendant les deux premières semaines, pendant la première surtout, où le lait n'a pas tant de valeur. Le paysan dit souven_t: Il faut donner à boire à ce veau pendant que le lait ne peut pas être porté à la fromagerie après on diminuera I Hélas, il arrive souvent que 1~ veau a eu une indigestion, qui a entrainé la perte de l'animal et que l'économie que l'on croyait faire sur le lait se traduit par une perte sèche 10 ou 20 fois plus grande. Nous recommandons aussi l'usage du biberon p~ur les jeunes veaux, ce qui _est très pratique, économise du temps et empêche qu'lls ne boivent trop rapidement. Nous avons entendu dire que ce n'était pas f~cile ~e les y ha~ituer. A eel,a nous répondrons que rien n est p_lus, ~ac1le et nous n avons encore jamais eu de veau qui n ait, au bout de quelques jours, accepté de prendre le biberon. Pour les y .babiluer, on enlève ~e petit. couvercl~ ~uqu~l est fixé 10 bout de gomme, on 1ntro~u1t la. partie 1ntér1eure dans une bouteiUe remplie de l~1t, pu1~ on présente le bout par lequel se fait Ja succion, au Jeune veau, en laissant couler le lait doucement. Aprèa avoir répété 2 ou 3 fois cette opération, le veau boit seul et on n'a plus qu'à le laisser faire. On doit toujours donner le lait de ta mère, sauf pour les veaux •àgés et forts. Un changement brusque de lait peut provoquer une indigestion et, dans bien des cas: Ja. perte du veau. Si, pour une raison quelconque, le lait de la mère ne peut être utilisé, on ajoutera un tiers
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d'eau ou un quart suivant que le lait provient d'une v:ache ayant vélé plus ou moins longtemps ; au bout de quelque temps, on diminuera la proportion d'eau, graduellement, pour fi.air par le lait pur. Nous ne voulons pae allonger outre mesure cet article et terminons en disant aux agriculteurs: Rationnez toujours la vache et le veau et vous vous an trouverez bien. Ch. Gu-nz. , -t?r: t
os ~::::L....caL-----,
La femme dans la terme Un vieux proverbe dit : Tant vaut l'homme, tant vaut la terre. Il est parfaitement vrai. Mais il y a un autre qui ne l'est pas moine : Tant vaut la femme, tant vaut la ferme. La femme est l'âme de la ferme. Si la femme est intelligente, laborieuse, économe, la ferme !marchera toujours. · Si elle est incapable, dépensière, paresseuse, la ferme sombrera. Chaque jour nous voyone des cultivateurs peu capables, d'autres toujours absents de chez eux, d'autres encore qui aiment à s'amuser. S'ils ont la chance d'avoir pour femme une bonne ménagère, ils réussiront quand même. Si, au contraire, le fermier est intelligent, actif, vigilant, mais si sa femme est incapable ou paresseuse, il se ruinera, quoi qu'il fasse. Pourquoi? C'est qu'il faut, dans l'intérieur d'une ferme, une surveillance perpétuelle de chaque moment i surveillance que l'homme ne peut exercer ou qu'il exerce incomplètement. Une montre, quelque parfait que soit son mécanisme, ne peut fonctionner sans le grand ressort. Dans la ferme la femme est ce grand ressort ; elle est levée la première de sa maison, simplement et proprement mise; dès le petit matin, elle circule dans sa maison, elle a bientôt fait le tour de la ferme, va de l'intérieur à l'extérieur, vivement, remet une chose en place en paesant : elle a tout vu et on a dit qu'elle avait les yeux tout autour de la tête. Elle travaille peu de ses mains, beaucoup de ses ja01bes ; elle va partout, voit tout, v~ill~ à tout,
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La servante est partie, traire ses vaches exactement ; elle sait que la maîtresse est levée, qu'elle va la rencontrer là elle attend le moins. La cuisine est propre, le feu allumé, la batterie de cuisine à sa place ; le lavoir n'est pas encombré de vaisselle restée à laver de la veille; le déjeüner des gens s'apprête, une visite est faite au poulailler, le nombre des œufs est plus considérable que si elle n'y allait que plus tard; elle sait que les domestiques sont comme les grands chanteurs, qu'ils ne craignent pas les œufs crus, probablement pour s'éclah'cir la voix. S'il y a des enfants, ils sont promptement lavés et débarbouillés ; la prière · est faite, courte, mais bonne, avec une exactitude de tous les jours. Les habits du mari et des enfants ont été visités, ils sont propres,. pas un bouton n'y manque. On déjellne, voilà une matinée bien employée. Tout est remis en place, bien nettoyés ; les enfants sont partis à l'école. Les chambres sont aérées, les lits faits; la maison est balayée, elle respire le bien-être. La laiterie est visitée, les poules ont du grain ; en faisant la distribution, elle a vu d'un coup d'œil que les . volailles sont au même nombre que la veille. En moins de cinq minutes, un tour est fait partout, les cochons visités, les veaux ont été soignés, elle est entrée à l'étable, à l'écurie, au jardin, à la boulangerie ; tout est en ordre. Elle se repose un peu, les préparatifs du diner se foot sous ses yeux, elle y aide quelquefois, épluche quelques légumes, montre à la servante peu expérimentée, la manière de faire son travail promptement et proprement. Elle ressort à l'improviste et ne surprend aucun délit; parce que tout le monde sait bien que sa surveillance est de tous leH instants. Elle assiste au diner, fait les part.a de chacun, puis, après, elle s'occupe de l'éntretien du linge. Elle ne supporte ni le bruit, ni la discussion, ni les gros mots : sa présence et son regard suffisent pour maintenir tout ce monde dans l'ordre convenable. La journée se passe ainsi ; le maitre, en rentrant de ses travaux éprouve un grand bien-être, une profonde satisfaction à voir sa maison bien tenue; l'ordre règne partout, il n'y a pas de gaspillage.
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li sort le moins possible et q11and il ne peut faire autrement, parce qu'il trouve le bien-être chez lui et qu'il sait que les sorties et les voyages à la ville sont une cause de dépense qu'il doit éviter. La maison tout entière a l'air riche, cossue, les enfants sont propres et polis ; ils sont revenus de l'école, on leur fait aprendre leur leçon ; et la prière clôt la journée. Les jours de réunion de famille ou d'amis, la ménagère veille à la cuisine, le repas est copieux, mais simple, les produits de la ferme y subviennent, tout est de bonne qualité, elle a tout surveillé, et même dans ses moments d'intimité, elle trouv~ le moyen de s'absenter quelques instants pour jeter un coup-d'œil là où elle soupçonne un abus possible. Le fermier qui a une pareille femme est toujours riche : il se plaît chez lui, il sort peu, trouve un bon conseil à la maison, ses affaires en vont mieux. La bonne femme est toujours de bonne humeur, on est heureux auprès d'elle, elle garde ·longtemps ses serviteurs ; elle est heureuse elle-même, elle a été une bonne fille, une bonne femme, elle sera une bonne mère, les garçons seront d'honnêtes cultivateurs. Les filles seront de bonnes femmes. Passons. maintenant, mais promptement, pour peu de temps, à la mauvaise ménagère, l'exception. Paresseuse, levée tard, mal habillée, couverte de taches, mal peignée, sa maison est malpropre, le mari et les enfants sont déchirés. sales ; elle est grognon, gronde et malmène ses gens ; elle est mécontente de tout parce qq'elle est mécl>nteote d'elle-même ; ses domestiques sont toujours les plus mauvais du pays. Les dimanches et jours de fêtes, elle a une robe de soie et un beau chapeau, des bottines élégantes ; mais, sous ces belles choses, on sent qu'il y a du linge sale ou déchiré et des bas percés. Elle lit quelquefois des romans, on en a vu qui jouaient du piano. Que le Ciel vous préserve d'une pareille créature dana votre maison t Et vous, jeunes gens qui vous mariez, rappelez-vous cet autre proverbe: « Il vaut mieux que la femme porte sa dot petit à petit par son travail de chaque jour, que de l'apporter tout d'un coup et de la remporter chaque jour. (Bulletin du Syndicat des agriculteurs <Ù Savoie.)
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L'arolle ou pin des Alpes Parmi les nombreuses variétés de pin, il en est un peu connu ou mal connu, c'est le pin des Alpes ou le pinus cimbro des naturalistes. Selon un ouvrago assez estimé, il reste partout si petit qu'il ne peut être qu'un objet de curiosité dans les collections et les jardins d'agrément. Un iugement si faux sur un des plus utiles de nos arbres forestiers, m'a décidé à essayer de le réhabiliter et de le faire apprécier comme il le mérite. Ce pin, qui n'est connu dans notre canton que sous le nom local -d'arolle, brave mieux les froids les plus rigoureux qu'il ne s'ar.commode des grandes chaleurs. C'est pourquoi on ne le rencontre que dans les hauts pâturages des Alpes, dans les Carpathes et, selon quelques voyageurs, jnsqu'en Sibérie. En Valais il croît en plus grande abondance et avec de tout autres dimensions sur la rive gauche que sur la rive droite du Rhône. Il ne prospère que par delà une altitude de 1400 mètres et on en trouve de vieux débris, des cadavres respectables jusqu'au pied des glaciers; les uns sont debout, les autres couchés sur les moraines qui ont recouvert le sol et les ont privés de nourriture, D'autres encore, quoique privés de vie depuis un demi-siècle et plus peut-être, dressent fièrement sur la colline leur tête dénudée, leurs branches dépouillées et décharnées, leur squelette déchiré par les coups répétés de la foudre ; tout mutilés, ils semblent braver encore la furie des éléments et encourager les jeunes plants qu'ils abritent à les imiter. L'arolle ne croit ni dans les grandes forêts, ni en fourrés compacts, mais par individus isolés, l'arbre pour prospérer ayant besoin de beaucoup de branches qui à leur tour ont besoin d'air et d'espace. Dans ces hauts pâturages, il ne prospère pas partout indistinctement; il a ses lieux de prédilection el il aime surtout les vallons abrités. Ses branches tendres et poreuses se cassent facilement; le vent apportant de la perturbation dans les canaux de la sève, arrête sa croissance et le détroit promptement. Ses dimensions sont respectables : on en rencontre qui ont plus de trois mètres de tour avec une élévation de 15 à 20 m. Son tronc, qui est ordinairement et quart ou le tiers de son élévation, a une forme cylindrique bien régulière et sans nœuds jusqu'aux branches. L'aspect général, toujours agréable, varie suivant les
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phases de sa vie. Durant sa plus plus grande croissance, les uourgeons nouveaux poussant chaque année en c~uronne autour de l'œil terminal en font un cône bien touffu, charmant et parfait. Fabondance de sève di11;1inue bientôt· le sommet ne s élève guère plus ou moins d'une manière peu sensible ; à l'exception de la flèche, les branches du sommet se développent au détriment des inférieures et l'arbre devient nn cylindre surmonté d'une tète hémisphérique parée au printemps comme d'un diadème constellé d'innombrables cbâtons d'un beau rose-vif et en automne par des fruits savoureux. Ses nombreuses branches, son fduillage vert glauque, long de 7 à 8 cent., ses formes agréables, en forment le plus bel arbre de nos Alpes. A cause de son ombre dune délicieuse fraîcheur, il a sa place marquée auprès de nos chalets. Si l'arolle nous plait par son asp.ect, il pous est plus plus précieux encore. par les s~rv1ces qu 11 ~~us rend. Son feuillage, ses frmts, son bois, tout est u~1hsé. . Les feuilles qui tombent couvrent la terre d une épaisseur de 10 à 15 r.m. ; elles fournissent une litière bien sèche, une couche saine et très molle sur laquelle _le bétail s'étend avec volupté, et se transforment par smte en excellent fumier. Ses fruits - appelés dans le langage du pays barus, mon-net - ont une valeur égale à ceux de nos arbres fruitiers. Ils sont de la grosseur du poing et renferment sous leurs écailles de 50 à 80 grains gros comme de petites noisettes ou des pistach~s. La pi_e des Alpes et les écureuils en font leur nourriture habituelle ;_ com~e l'ancienne provision est depuis· longtemps épmsée, ils n'attendent pas la complète maturité po_ur les goûter et se mettre en liesse. L'homme les leur dispute sans être le plus habile ; quand il arrive pour la récolt~, ell~ est déjà à moitié faite et enfouie da1:1s des ~a~hettes ignorées où volatiles et rongeurs festoient à loisir. Les monnets se vendent sur les marchés au prix des pommes et des poires et ils figurent même ave.c honneur sur. l~s tables. Toujours ils compensent la perne de les ~uellhr.
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Recettes et conseils utiles Rouget du porc, - Le véritable nom de cette mala-
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die est phlogose abdominale. On recommande comme préservatif d'ajouter tous les jours à la boisson du porc 6, grammes de crème de tartre. Puceron laniière. - On peut le détruire avec de l'eau presque bouillante, ou avec de l'eau-de-vie de mauvais goût, ou avec de l'eau de savon noir à laquelle on ajoute uo. peu de benzine. Il faudra beaucoup d'attention pour voue en débarrasser,
Pensées • Voyons avec bonheur se lever, chaque semaine, ce jour du Dimanche que le bon Dieu appelle son jour. A tous les jours, il est vrai, Dieu a doooé la mission de nous mener à l'éternité en nous procurant, sur le chemin, la part de joie et de peine nécessaire pour nous fortifier et nous purifier. Mais le Dimanche plus spécialement a une mission toute d'amour. Le Samedi se dépouillent les vêtements passés par le travail, et le Dimanche se revêtent des habits non seulement plus frais mais plus élégamment disposés. Pourquoi ne pas faire la toilette de son cœur comme on fait celle de son corps, Le cœur, pendant la semaine, n'at-il pas été souvent sali et fané par de petites rancunes, par des mécontentements multipliés, par des intérêts lésés, par des paroles dures.... Eh bien pourquoi ne pas secouer toute cette poussière qui ternit l'affection, se pardonner généreusement le Samedi, se serrer la main avec franchise, et puis s'9n aHer en paix, le cœur content attendre le réveil du lendemain, • Ecouter avec bonté est souvent un acte de la mortification intérieure la plus délicate, et c'est un grand secours pour nous aider à parler nous mêmes avec bonté. La bonne cause n'a jamais péri que par faiblesse, faiblesse des chefs, faiblesse des soldats. Vainqueurs, on se passe beaucoup trop les uns aux autres. Vaincus, on ne se soutient pas assez les uns les autres. Trop <le laisser aller dans le bon temps ; trop peu de constance dans le mauvais. Sortir de cette ornière, relever le moral des honnêtes gens, c'est là, aujourd'hui notre Gu1zoT. premier intérêt. T~~-
XV•• ANNEE
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l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA
SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATION L'ÉCOLE PRilllRE parait chaque quinzaine, de Bonmbre à Ami inclusinment, en Unaisons de 16 pages. Pris d'abonneme~ 8o1He, 2 rr. 30. IJDIOD po•tale 3 (r. Ann;nee•, prù. 20 cent, la ligne 0" ,on e.pace. . Tout ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura droit à une annonce QU à un compte-rendu, s'il Y a lieu.
SOMMAI RE: Traitement des instituteurs. - Rouages scolaires. La science pédagogique. - L'enseignement du catéchisme ( suilt'}. - L'éducation morale. - Les ~oyens ~énér~ux d'éducation. - De l'Attention. - Les exercices de redaction. -- Un moyen d'émulat~on. - De l'~pathic chez certains élèves (suite et fin). - L'ordre dans les idées et, l'ordre matériel, - La lecture expliquée. - Echos des conferences. - Partie Pratique (Compositions}. - Supplément.
Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, 1., secrétai~e 9:u Département de !'Instruction publique, a Sion.