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No 12 l'Ecole primaire, 31 Mai 1890

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Aussi, pour récompenser ceux de nos jeunes gens qui font honneur à leur canton dans les examens pédagogiques, et entretenir et exciter entre eux tous une émulation salutaire, j'estimerais avantageux que le Bulletin officiel publiât désormais, non- seulement les noms des recrues mal notées, mais que, tenant lieu en quelque sorte de tableau d'honneur, il contînt également la nomenclature de ceux qui se sont particulièrement distingués. On restreindrait, par exemple, la mention de ces derniers à ceux qui, n'ayant fait que des études primaires, ont obtenu un nombre de points variant de 4 à 8 (de très-bien à bien). Il est à ma connaissance que d'autres cantons ne négligent point l'emploi de tels stimulants, pour arriver à une amélioration de leurs résultats sous ce rapport. Or, le Valais ne doit pas se faire faute d'y recourir à son tour, lorsqu'il en peut retirer honneur et profit. En terminant, je serais heureux que ce travail pût contribuer à donner un regain d'impulsion à notre instruction populaire, dans la mesme oü son développement est compatible avec la situation qui nous est faite par la nature et par nos besoins. J'en serai amplement récompensé s'il aide à atteindre plus rapidement et plus parfaitement ce but.

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REVUE PÉDAGOGIQUE

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PUBLIEE SOUS LES AUSPICES DE LA.

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATJON

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L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Prix d'aboonement pour la 8olstte, 2 fr. 50. Union postait"' 3 fr. A.noooces, pri:L 20 cellt, la ligne o" son espace.

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Tout ouvrage dont l'Ecole pn'maù·e recevra deux exemplait·es aura droit à une annoncP ou à un compte·rendu, s'il y a lieu.

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SOMMAIRE: Le style à l'école primaire. l'enfant. -

Veuillez agréer, etc.

jeux et exercices de

De l'enseignement de la morale au moyen de

la lecture et des récits. - Des recherches phonétiques et de leur application à l'enseignement des langues vi-

P. PIGNAT, Jcr secrétaire à l'lnstr. publ.

vantes. -

SION, 3 Mai 1890.

Variétés (La revanche de ces dames. Seule). -

Echos des conférences.

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Tout ce qui concerne la publication doit être adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.

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..A.""V'is à. nos

a.bonnés

Cemc: tle uos ttbonnés qui n'ont pas encore réglé lcnr abonnement à l'Ecole p1·imaire pom· 1889-90 sont pt·iés de réservet· un bon accueil aux cartes Ile rembolU'scment qui vont être mises en circnln.tiou. Pour ccnx qni <levraicnt en ontre tles fo nmitmes ~colaire~. le monta nt de celleH-ci sera cumulé sm· la mrme carte.

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--SEULE ( Suite

SION, 31 Mai

1889-90

L'ECOLE PRIMAIRE ORGANE DE LA

SOCIÉTÉ VALAISANNE D'ÉDUCATION

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ct jill). Or dans ce moment tous les chalets sont déserts. Ils se vid.mt vers la Toussaint, pour ne se rouvrir qu'en carême. Gens et bêtes ont émigré; le silence est partout. Il n'est pas même troublé par le chant du coq. Catherine, sa chèvre et le chat, sont les seuls êtres vivants du hameau. La pauvre solitaire ne garde pas de poules. Où prendre le grain pour les nourrir 1 - Tant qu'on était à deux, le manque de tout voisinage pendant les rudes mois d'htver, n'a pas été une privation pour elle ; car c'est une nature un peu sauvage gue cette robuste fille. Cela vi<~nt de ce qu'elle a toujours vécu à 1 écart. Peu causeuse, elle s'est toujours donné peur du prochain. Elle n'a jamais quitté sa retraite. A peine a-t-elle entre'lu la p laine. La vallée est tout son horizon, elle ne connalt riau au delà. Jeune, ell6 ne s'est jamais mêlée avec les filles de son âge; elle n'a pas fréquenté les danses. Aucun garçon ne lui a jamais parlé. Pas une flamme n'éclaire sa noire p runelle. Elle a le ton bref, et la parole cassante. Sa bouche a un pli chagrin, des rides creusent son front, et la physionomie tout entière porte l'empreinte morose de ceux qui dès l'enfance attaquent la vie par son c6té le plus rude. Le père était charbonnier. Valentin son fils, un fort ouvrier, travaillait avec lui. Cela mettait de l'aisance au ménage. Mais un jour les deux hommes s'étaient pris de querelle. Valentin y avait mis de l'entêtement, et il était parli e mportant son petit pécule, sans dire à personne où il allait. On ne l'avait p lus revu. li n'avait jamais écrit, ni donné signe de vie, aussi le tenait-on puur mort. Peut-être tl l'était. Ce départ, ou si l'on veut, cette fuite, avait apporté comme un vent de malheur dans la famille. Cinq ou six ans après, le père avait été écrasé par une avalanche comme il revenait de la paroisse, et les deux ft>mmes étaient demeurées seules, sans autres ressources que le produit de leur petit bien, soit fort peu de chose. Puis la mère, devenue infirme avait langui de !ongs mois, pelotonnée au fond de sou lit, les membres noués par la maladie. Pout· la soulager, Catherine n'avait épargné ni les veilles, ni les soin&. L!lurs modestes économies y avaient été employées; - et quand une fois la mère trépassée. et les frais d'enterrement payés, elle fit le calcul de son avoir, il lui restait un franc ..... un seul. Avec un rsoupir elle le no11a dans Je coin d'un mouchoir, et le remit dans l'armoire ..... il reprè sentait tout son numéraire. Pas une fois il ne lui vint à l'espri: d e murmurer. Pour se nourrir n'avait-elle pas des pommes de terre, f't le lait de la chèvre ? - E lle ne courrait pas le risque de mourir rl P. faim, <>t n'en demandait pas dava ntage.

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Ne tc rwenrl~-t l' pas peur d'être a insi to ute seule?-- lui deman-

LE STYLE A L'ÉCOLE P RI MAl RE (suite et fin) Nos enfants n'ont plus le temps d'être jennes, de s'amuser; peut-être même ne tient~on pas asse.z coi?.pte du ~esoin ~e leur développement pbystque; car des qu lis ont cmq à stx ans, on les enfet·me dans les salles d'asile, peu après dans les écoles primaires, ensuite dans les cours rie répétition. Il faut cependant avouer que, dans le Valais, quelques r:~.res localités de la plaine exceptées, les enfants ne sont ni trop, ni trop tôt surmenés, et ils ont le temps de se développer physiquement. Les devoirs de style se font souvent en classe avec le secours du maîtt·e, plutôt qu'a la maison, f)Ù les enfants et les parents s'en occupent pout• n'y pas réussir et s'en dégoûter. On comprend aisament l'embarras des maîtt·es qui veulent enseigner le style à leurs élèves, sans suivre un auteur, un livre approprié à ..;et enseignement. Dans ces cas on prend tantôt ici, tantôt là une petite historiette, un' fait isolé, une lettre quelconque convenant plus ou moins aux élèves, et de cette façon, il arrive le plus souvent que les devoirs n'ont entre eux ni suite, ni liaison, ni gradation. Le maître ue connaît pas bien le but de son enseignement, c'est pomquoi la marche en est fort incertaine; aussi le succès se fait-il bien souvent attendre. L'élève sent qu'on le guide mal ; il fdit peu 'ou point de progrès ; il n'a ni goût ni attrait pour un devoir qu'on ne sait pas lui mâ.cher,' et de cette façon, le temps passe et les élèves restent gnorants. Autre chose est quand les élèves ont entre leurs mains un bon livre de style, que le maître n'a qu'à suivre et interpréter dans le sens de l'auteur, comme c'est le cas avec l'Année préparatoire de B. P. F. qui nous paraît excellent à tous les points de vue. Les morceaux. y sont variés, simples, bien gradués, et donnent lieu à toute une série d'exercices intéressants et instructifs pour !es élèves. Avec cet ouvrage, l'enseignement du style devient beau-


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conp plus facile, plus attrayant pour le maître et les élèves et conduit à des résultats assurés et prompts à cause d~ temp~ q~e c~tte ~éth.od.e fait gagner. Le~ canevas y éLant donnes, wuhle den ecnre au tableau notr, ou d'en dicter aux élèves. Aussi les maitres qui ont introduit ce livre s'en félicitent, et trouvent que leurs élèves font beaucoup plus de progrès que précéJemment. Préparer un devoir de style demande beaucoup d'attention e.t de !emps, et n'est encore pas très facile, ni pour le ma1tre m pour les élèves, surtout si le matériel scolaire nous voulons dire un bon livre, fait défaut. Le devoir un~ fois é?rit, se remet au maître, qui le corrige, sinon il ne prodmt que peu de résultat. Dire à l'élève : « Tu travailles P,onr .toi, tu en retires le fruit » ue suffit pas. L'élève s ~pphque pour contenter le maître et les parents; c'est generalement son but. C'est pourquoi il attend après le contrôle, selon que son travail est fait avec soin ou négligence, un petit éloge ou même un blâme. L'éloge lui plaît, l'encourage et lui prouve qu'il peut compter sur d'autres succès. Mais si les devoirs faits sont mi~>. de côté, et restent des semaines entières et peut- être toujours, sans contrôle, l'élève se décourage, son émulation tombe et il devient négligent. Les corrections des devoirs de style ne peuvent se faire avec fruit que par le maître en dehors des classes ; c'est alors qu'il souligne exactement les phrases et les mots fautifs, afin d'y attirer l'attention de l'élève et l'oblioer à les corriger avec soin. "' Faire du bien pour l'amvur du bien est une perfection qui dépasse la volonté de l'élève, et ne :~e trouve en lui qu'à l'âge où le jugement est déjà plus mùr. Il faut même être prudent dans la critique des devoirs et reconnaître qu'un petit éloge à peine mérité, fera plus d'effet qu'un blàme. C'est dinsi qu'une simple remarque écrite sur le cahier de l'enfant, produit un meilleur effet qu'un chiffre dont la valeu1· est très relative. . Marquons des notes aussi jus tes, aussi simples que posSibles; soyons sobres de remarques sévères. Surtout faut-il éviter ces critiques acerbes, blessantes, par lesquelles certain:; maîtres cherchent à faire de l'esprit. Les corrections sont souvent longues, fatigantes, infructueuses même. Pour y

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remédier, le maître ne corrige pas toujours lui-même les fautes ; il se contente de les souligner et exige que l'élève les corrige. Chaque faute d'orthographe se ma1·que de un jusqu'a trois traits, dont le lei' indique le mot cinq fois, le 2e, dix fois et le 3e, quinze fois â é~ire. C'est un moyen d' obtenit· de la correction et d'inculque!· aux élèves l'orthographe d'usage. Le maître les rend attentifs aux fautes communes, rappelle les règles d'OI'thographe et de grammaire et les habitue à une grande exactitude dans leur travail. A ces conditions seulement, les correction.; profitent aux élèves; car alors ils s'en rendent compte, les comprennent eux-mêmes et épl'Ouven t aussi la satisfaction de pou voir dire : « C'est mon travail, je l'ai fait et corrigé. » Quel mérite ont les prétendus cahiers propres dont les devoirs ont été en grande partie retouchés par le maître avant que les élèves les aient recopiés 't Le résultat en est médiocre comparé au temps qu'on y a employé. On peut fort bien par les cahiers propres constater les progrès faits en calligraphie; mais alors à quoi servent les cahiers d'écriture ? Quelle est l'utilité de ces belles pages de compositions qui ne ~ont surtout que de simples copies? Qu'on exige Jes élèves un cahier de style, où l'on constate le travail personnel de chaque élève ainsi que les corrections du mattre, et l'on aura ainsi une idée plus juste des efforts faits par l'un et l'autre. H. JEUX ET EXERCICES DE L'ENFANT

Il semble, à voir les jeux des enfants, que la e.r1;autë envers les animaux soit innée dans le cœnr de l'homme. Ils se plaisent à tourmentet· les chiens et les chats, ils arrachent les ailes, les pattes, la tête des insectes qui ont le malheur de leur tomber sous la main, ils leur passent des épingles an trarers du corps. Les oiseaux surtout ne sont pas épargnés par ces petits bourreaux. Ils prennent les œufs dans les nids qu'ils renversent, les brisent, s'emparent des petits et les étouffent quelquefois. Ce sont là, dira-t-on, des choses insignifiantes. Je ne puis admettre cette appréciation, ;car je vois dans (jes actes une manifestation précoce de cruauté et de barbarie. Des jeux cruels doivent être empêchés avec la plus grande rigueur. On reconnaît d'ailltlurs le bon caractère d'un enfant à sa douceur envers


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le~ animaux. Malheur à celui qui se plaît à les voir souf-

fnr, ~e ser~ plus tard un homme méchant et bt·utal, sans entrailles, Il ne sentira point le~; doucfls émotions de la famille et restera tranquille et froid devant les plus tou~ chants spectacles. Dans l'éducation de l'enfant on doit d'ailleurs se propo~er de .veiller .à ce q.ue toutes les impressions qu'il reçoit a son m~u soten t sames et de nature à exercer une heureu~e actwn sur son humeut· et son caractère. Il faut org~.mser e.t graduer les exercices propres à le mettre eu état d mterpreter le. P.lus exactement possible ses perceptions et ne ~as tt·op lm epargner les fortes impressions. Il importe aussi de ~éveloppe~ e.n lui les inclinations sympathiques, pour cela Il faut lm temoignet· de la sympathie; mais cons· tamment, gravement, non par caprice et par boutades. 11 fa~t prendre le n.aturel tel qu'il est et le modifier pour le mteux, afin de tt~er Je caractère bon du naturel tel qu'il e:~t donné .. ~es VIeux arbres, on le sait, sont difficiles à courber; st l o? ne ~ort·ige pas l'enfant dans sa jeunesse, tl est presque •.mposst~le de Je corriger plus tard ; commençons d~nc a le faire dès l'enfance. ~es exerciCes corpot·els continuent l'œuvre de l'éducation en fortifiant, en assouplissant les membres, en développant les orga.nes, et en mettant ainsi de plus en plus Je corps au service de la volonté; nos élèves ne peuvent y rester étrangers. Lorsque ces exerci~es et ces mouvements se produisent dans t~n ordre réguher et systématique, ils constituent la gymnastzque. « Il est une autre espèce de gymnastique une gymnastr.qne usuelle, qui se compose des travaux, de~ ?ourses,. des Je~~· ~es mouvements de chaque jour: c'esta celle-la que lmstt~ut~ur doit surtout tenir en profitant de ces e~erctces ordtnatres pom· y appliquer la direction et les consetls convenables. ' M:is. si J'instituteur doit,. mettre ainsi à profit les jeux et le:~ ebats des enfants, s tl peut adroitement les provoquer ou les encourager, il doit y mettre toute la discrétion et le tact nécessaire, s'interdire toute contrainte et laisser le plus so~vent les enfants choisir libt·ement leurs jeux et leurs exercices. » A. CHARRON. De l'enseignement de l~u moyen de la lecture et des récits (suite et fin)

Toutefois, si nous donnons notre entière .approbation à ce

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moyen de cultivet· le cœur des jeunes enfants, il n'en est plus de même lorsqu'il s'agit des élèves du cour11 moyen, et à plus forte raison de ceux du cours supérieur, dont il faut élever l'intelligence à connaître et à apprécier les choses de la vie humaine. Les arrêter trop longtemps sur celles de la vie enfantine serait un tort. Puisque l'école est pour eux l'apprentissage de la vie, il fa ut les initier le plus tôt posNible à la vie réelle, à celle dans laquelle ils vont se trouver presque au sortir :ie l'école. D'ailleurs, s'il faut la dire, les maîtres et les élèves eux-mêmes ne pourraient s'intéresser longtemps à ces histoires dans lesquelles les faits ordinaires de !a vie sont pour ainsi dire rapetissés à la taille des enfants, puisque les personnages dont il s'agit sont toujours des enfants, garçons ou filles. Nous préférons donc de beaucoup, pour les élèves dont il faut fortifier la raison et le jugement, les histoires intéressantes et authentiques dont nos annales sont remplies, et qui, lues à haute voix par le maitr& ou par les élèves, sont autant de sujets de t•édaction qui les exciteront à imiter ce qu'ils admirent, et leur présenteront, sous des formes aimables, l'accomplissement du devoir, comme la pratique de toutes lEIS vertus. Ainsi, par exemple, qu'y a-t-il de plus touchant et de plus intéressant à la fois que le trait de Fénelon, ramenant un soir à de pauvt·es paysans leur vache égarée et qu'ils croyaient perdue~ Il a d'abord le mérite d'être vrai, de saisir vivement, l'imagination des enfants, de graver dans leur mémoire l'un des plus beaux noms historiques, et aussi l'avantage d'être raconté da11s un style charmant par un de nos meilleurs poètes. Nous pourrions citer bflaucoup d'autres traits de vertus chrétiennes, de vertus civiques et de vertus militaires pro· pres à agir sur l'âme des enfants et à exciter en eux une noble émulation ; mais cela nous entraînerait trop loin. Ces traits sont d'ailleurs faciles à recueillir; de bons écrivains, qui sont en même temps des pédagogues distingués, se sont chargés de les coordonner. Parmi eux, nous signalerons en première ligne M. Barrau, l'auteur bien connu d'un ouvrage de lecture, le Livre de morale pratique, qui a eu un immense et légitime succès, et qui n'a pas cessé d'être en usage dans un certain nombre d'écoles Pour expliquer toute sa pensée aux instituteurs, M. Barrau avait mis en tête de son livre quelques mots que uous croyons devoir rapporter ici : • la morale doit être enseignée de telle sorte que les vérités qui entrent dans l'intelligwce comme précepte, pénètrent aussi dans le cœur comme sentiment. • Il suit de là que pour instruire nos enfants sur la morale, lt~ meilleur moyen à employer, c'est l'exemple; l'exemple d'abord dans notre pi'Upre conduite, comme leçon vivante, et


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e~s~ite da_ns le récit des faits qui, tout en excitant leur cu. nos1té, ag1ssent sur leur ame et les excitent à la vertu. . c _Dne foui~ de personnages qui ne sont point historiques dlt·Jl plu_s_ lom, figurent également dans nos récits Toute~ les conditions et toutes. les positio!ls de la vie nous dot fourni quelques-uns de ces fa1ts où reluit la splendeur éternelle d e la ve..tu. c •. • • •• L'enfant lira ; il sara ému; des larmes peut-être mou1~leroot ses yeux ; et la famille, heureuse de voir son émotiOn et de la _partager, sentira Je charme de la vertu et la présence de D1eu.• L'autre auteut· que nous tenons à signaler et qui a écrit de~x ouvrages. dans le même ordre d'idées, eat Mu• Ernestine \YJrth. Ses Lwres ~e lecture courante des jeunes filles chréttennes~ recom~an~es par_ Mgr Dupanloup, sont des ouvrages .topt à la f01s mstructtfs, attrayants qui renferment des connaissances yariées et !-ltiles, en mê~e temps qu'no grand ~ombre d~ !éCJts authentiques, propres à développer le sentiment rehgteux et les facultés morales. Les ouvrages de M11• Wirth ont été composés exclusivement pour les filles, et dans sa préface, l'auteur, s'appuyant sur une pens~e de_ ~gr Donnat, dit que c l'homme et la femme ont ~es devOirs d_d ferents à remplir dans la vie, et qu'ils ont beso.m de connaissances spéciales. • Pour elle, l'instruction des Jeunes filles doit être un complément de l'éducation · aussi donna-t-e!le la préférence aux traits de vertus dome~tiques' à ceu~ d'ai?our filial,. d'~mour .maternel, de dévouement ei de résignation~ aux h1sto1~e~ qUI font ressortir les vertus des femmes, aux exe~ples t1res de la vie de famille et ayant rapport à la vocatwn de la femme. - De plus chacune de ses lectures est accompagnée d'exercices de langue française tels que nous les recommandons. . ' A n~tre. avis, on ne s~urait ni r;nieux pen'>er ni mieux faire. . U~ mshtuteur de m_énte et qUI honore sa profession, nous d,tsait excellemment, Il y a quelques jours : c La morale ne s apprend pas par cœnr. • Il avait raison ce d~gne instituteur, et nous souhaiterions que tout le corp~ e?se1gnant fût. pénétré de cette vérité. La morale qut ~est que dans la mémoire n'agit pas sur Je cœur. et ~Ile est mcapaJ:He de former les sentimellts. (Educatwn) ~ CH. VALCOURT. Des r~ch,erch~s phonétiques et de leur application a 1enseignement des langues vivantes par Frar.ç. GuEX, professeur à l'Ecole canlonalé de Zurich. Le te~ps n'e~t plus où l'on faisait chorus à Molière, qui, eo~me l on salt, ne craint pas de se moquer de ceux qui VOient dans la p~ononci~tion ~es . faits à étudier. Le pauvre professeur d~ phtlosoph1e, qu1 fa1t si piétre figure dans le

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Bourgeois gentilhomme, est vengé. Il y a quelque trente ans, lisons-nous dans l'ouvrage de M. Guex, aujourd'hui directeur des Ecoles normales du canton de Vaud, qu'une science toute nouvelle a pris naissance ; c'est la physiologie des sons ou phonétique, ou encore phonologie. Lundell, dit-il encore, le savant professeur d'Upsal, compare volontiers la phonétique à la philosophie. Ne connaissant pas les ouvrages du professeur suédois, r.ous ne pouvons saisir toute sa pensée; mais c'est un fait indubitable que l'étude de la phonétique offre à l'observateur attentif un champ immense d'observations aussi fines que délicates. Mieux encore, dans l'étude des langues étrangèreG, elle le guide et soutient son énergie. Au lieu d'y aller brutalement, au hasard, à tâtons ; au lieu de mettre la charrue devant les bœufs, elle fait sans cesse appel à l'esprit d'analyse et de syntèse; et le phonéticien aux prise~ ave~ une langue étrangère, soit pour l'apprendrl3, soit pour l enseigner, ravaille et avance en connaissance de cause , observant, jugeant, ayant la conscience du travail fait et des difficultés rancon t.rées. Il y a bien là, croyons·nous, uüe espèce de ph.iloHop?ie. On peut bien, il est vrai, apprendre une langue etrangere, J'enseigner même sans phonétique, mais on ressemble alors à celui qui se mettrait à enseigner sans s'inquiéter de la psychologie. Bien malheureux celui qui en est là. Dans tous ~es domaines, on ne peut ignorer les faits naturels, dont l~s pr~n­ cipes de la science ne sont que l'expression, san.~ fatr~ VlOlE>nce à tout ce qu'il y a de plus important dans lmtelhgence humaine: l'esprit d'analyse et de syntèse. Et, d'un autre côté , que ne devons-nous pas à ces palie~ts cherc~eurs qui se sont lancés à la poursuite des ' infimment petits , . N'est- ce pas à eux que nous devons les admirables découvertes qui ont amené un si étonnant développement dans les sciences comme dans le derniet· des métiers. Ces hommes, du fond de leur cabinet, ont révolutionné le monde ! Les temps sont donc bien changés. L'homme ' n'a pas cessé d'être animé d'une frénésie fiévreuse qui s'acharne à transfigurer à tout prix la physionomiE' du petit amas de boue mal figée que nous nommons la c Tet·re • ; les distances ont été supprimées, les chemins de fer, le iélégraphe, le téléphone ont rapproché les nations, et J'étude des langues modernes est devenue une nécessité inéluctable, si l'on ne veut être embarrassé à chaque pas, si l'on veut se jeter d~ns la lutt.e amenée par la production et la concurrence. On s €n a~erçolt bien vite pour peu que l'on vive dans un grand centre mdustriel ou avec de granda commerçants. li! sont légion au~our· d'hui ceux qui se servent jour pour jour, de deux, tro1s et même quatre langues. La sphère des mailres de langue s'est donc étendue. Pour être, tout entier, à la hauteur de leur tâche, beaucoup étudiE-nt ces • infiniment petits , que l'on


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retrouve à chaque pas dans l'enseignement. C'est même une nécessité. Tel est le point de départ du savant travail de M. Guex. C'est surtout dans l'enseignement des langues étrangères q~e la phon~tique doit jouer un rôle important et, comme le d1t notre dtrecteur des Ecoles normales, dès la première année d'étud~. C'est une époque à tout jamais décisive. M. G~ex nous Cite, dans son travail, des phonéticiens de sa connaissance prononçant à\ merveille une langue étrangère soit le français, soit l'anglais. Il a vu l'un d'eux à J'œuv;e, le professe?~ Sievers .à Iéna, enseignant et inculquant, grâce à la phonetique appliquée à l'enseignement, une excellente prononciation à ses élèves. Voici par contre un fait que nous ~vons observé, il n'y a pas longtemps et à loisir. C'étaiL une Jeune personne mariée dans la Suisse française et qui nous r?ve~a1t. C~mme expre~sion, élocution, loquacité, feu et gestes, c était admirable de l entendre et de la voir. C'était tout à fait gaulois; nous en étions surpris et confondu d'admiration. Mais la prononciation était malheureusement encore très très germaniq!-le. Et cela faisait un contraste fâcheux, très r~gret· table. Faites la conclusion. Vous voyez d'ici que M. Guex a parfaitement raison en disant que la pratique de l'enseignement gagnera par la phonétique. Nous voudrions dire, l'éducation aussi. L'autre jour, par exemple, nous rencontrions un jeune homme, peintre de talent et ' beau comme le jour. • Eh bien, il nasillait, la malheureux, faute de se donner la peine d'ouvrir la bouche en parlant. La physiologie des sons gagne tous les jours du terrain. Grâce à elle, n!>n seulement la méthode des langues vivantes est entrée dans 11ne voie nouvelle, mais encore l'enseignement de la langue maternelle. Ainsi, dans les premières leçons de lecture, l'épellation par syllabes a fait place à J'épellation par les sons, plus rat.ionnelle et plus scientifique. En 1871, par exemple, nous avions deux soldats français dans notre voisinage, dans un petit hôpital. C'étaient des gens de 30-35 ans ne sachant ni lire, ni écri.-e. Nous nous sommes mis à lem! ?onner des leço~s d'après la méthode phonétique ; nous avon~;~ eté frappé d-3 voir que, grâce à cette méthode, cet enseignement tout à fait élémentaire n'avait rien de banal, ni de bizarre; rien de la bizarrerie qui l'a caractérisé si longtemps par la ~éthode dite ~'épellation. Ajoutons que je consacrais une petite heure par JOUr à mes braves et boos Français et qu'à la fin de leur séjour ils savaient lire non pas comme Légouvé, mais assez pour s'en tirer à honneur. Mais le fait sur lequel je veux insister, c'est que ces braves gens marchaient à pas sùrB, voyant et compreuant le comment et le pourquoi des petits phénomènes que leur amenait chaque jour. La lecture n'étant plus un exercice put·ement mécanique. mais bien plutôt un exercice d'intelligence où le jugement secondé par

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Ja mémoire était sans cesse en jeu; ils marc~aient d.e découverte::. en découvertes, comme le BourgPols gentilhomme. Comme lui ils étaient ravis d'avoir appris quelque ~bose. Je crois que l'ancienne méthode d'épAllation les auratt étonnés et... découragés, tant ils auraient dû être frappés, vu leur bon sens . de toutes ses singularités et incohérences. . Mais la phonétique, dit en.core ~- Guex av~c raison, peut prendre encore plus d'l'I l. tenswn smvant Je pomt de v~e auquel on la considère. Elle pourra, par ~xemple , devenu. une étude comparée de la formation de la voix da~s tout le r~goe animal, ou bien elle pourra tou~her ~ c~rtams phénome~~s pathologiques. Chaque jour les mvesltgatwns de la phonetique découvrent de nouveaux problèmes. • Comme l'indique le titre de l'ouvrage de M. Guex, c est avant tout de la pbonétique appliquée à l'enseign.ement des langues vivantes qu'il s'occupe dans son savant et mtérPssnut travail. (Ecole de Lausanne.)

VABZ fl 'mli~

LA REVANCHE DE CES DAMES (Suile et fin). A Ct'S mots uno exclamation suivie d'un soupir s'échappe de la bouche de 'w 1• . Elle était comme fascinée en présence du gros bon sens du brave villageois qui reprit après une pause dl'l quelques secondes. - Abordons maintenant l'une ou l'autre des réflexions de la correspondance que vous venez de me montrer· Vous verrez une fois de plus combien elle tombe da~s !~er­ reur . On se demande d'abord si c'est bien à cause des Institutrices que le monde mar,~h3 mal, que le luxe en.vah,it to~t et que l'économie disparaiL, etc., etc • .... Pourq':'o1.. n ~~ratent­ elles pas leur petite part de respons~biltté 1 ,Si lmter1eur ,du ménage ne va plus la faute en est bien plus a la fem~e qu au mari. Et ne savons-nous pas tous que la femme est b1en plus portée au luxe que les hommes. Or, par qui sont formées ces dernières ' . D'abord par la mère, puis par l'in~titutrico q,ui, ach~V:e de. pohr ce que la mère a commencé, et cela JUStement a 1 âge ou la Jeun.e personne commence à entrer dans le monde. A ce D?oment d~.ci· sif de la vie où l'âme commence à s'épanomr . où lmtelligence ne rêve que bonheur et prospérité , où l'avenir semble tissé de jours d'or. Oui, on vit alo~s com!D? dans ua rêve en laissant erret· au dessus des petites m1seres de ce monde son imagination, en sorte que les directio~s qu'on .reçoit jalonnent pour ainsi dire le chemin de la v1e. Les. Impressions se gravent profondément dans . notre cœur .q~1 est pour à tour partagé ~ntre l'austère devOir et le plaisir des sens. On comprend que dans ce duel intérieur, le bon exem· pie et les sages conseils d'une maîtresse dévouée po~r ses élèves aient un poids considérable aaos la balance, tl est-àdire dans les décisions qu'on va prendre.


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Elle affirme ensuite que les institutrices sont toujours avilies, outragées et mépt·isées par ceux qui devraient les soutenir et les encourager. Voilà bien encore autant de faussetés que de mots, vous le savez du reste mieux que moi. Enfin. elle va plus loin encore puisqu'elle prétend servir d'exemple en tout. - Vous ètes toujours, Monsieur, de parti pris. Je vois que vous voulez coûte que coûte avoir raison. Ah 1 si vous aviez à discuter avec celle qui nous défend je vous garantis que vous n'auriez pas le dArnier mot. Elle en sait comme deux fois la vieille grand'maman qu'elle a mise en scène. - Vous vous faites illusion, Mademoiselle. Si vous aviez entendu hier la vieille Madelon vous auriez pa::;sé un mauvais quart d'heure, votre avocate en aurait été abasou:-die et aurait été obligée de rire en l'entendant. Ne sachant plus que dire, notre jeune institutrice avait pâli en entendant les bonnes vérités du paysan. Elle cacha le visage dans ses mains afin d'échapper aux regards scrutateurs de l'homme de la campagne. Elle aurait voulu être restée chez elle, mais c'était trop tat·d. Elle voulait une revanche et dans son orgueil humilié elle se leva brusquement, fit demi-tour; et, en guise de salut, elle tourna le dos sans mot dire, puis elle rentra prestement dans son logis, jurant un peu tard de ne plus aller discuter avec l'homme de bon sons. A.

A proros de la poMmique qui a surgi dans nos colonnes au sujet de la variété intitulée la Mode, l'Impartialité nous a fait un devoir d'accueillir une réplique à cet article. A la suite de cette riposte, nous sont parvenues plusieurs corre3pondances y répondant. Comme il n'e3t pas dan.5 nott·e plan de transformer l'Ecole primaire en un champ de bataille, nous voyons avec plaisit· la fin de l'année scolaire amener forcément avec elle la cessation des hostilités. Parmi les articles reçus, nous avons cru devoir faire toutefois une exception en flveur de la réplique de notre cort·espondant qui le premier a ouvert le feu. Son article, dont on vient de lire la fin, est su1vi de la communication suivante, appelée dans les intentions de son auteur, impartial et désintéressé dans le débat, à mettt·e la paix entre tous les combattants, en distribuant à droite et à gauche une bonne poignée de vérités, dont chacun voudra bien prendre sa part. sans rien passer au voisin. Des sommités du Bet-Oiseau, en avril1890. LeclGur accidentel de l'Ecole primaire, j'ai suivi avec intérêt divet·ses correspondances mtiLulées. primitivement la rnode, puis une réplique "ayant pour titre : Mode et mstituteurs. Les

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premièt·es visant le beau sexe de la pédagogie, contenaient sans doute des vérités, mais fort heureusement encore, elles ne concernent guère les institutrices de notr~ bon pays du Valais. Ce dont nous nous félicitons, en pt·iant le corresponpant A., relativement galant, de voulvit· bien en prendre n?l? . 11 ne serait donc point équitable de faire des excentrtc!t~s de quelques régentes, par rapport à la mode, des défauts genéranx à toute cette partie du personnel enseignant, de transformer eo un mot des exceptions en règle générale. De plus, ce mê:ne correspondant aurai~ peut-:être bt~n. fait de se .demander auRsi si le moyen etatt bten . cholSl pour ~orrt~er quelqu'un de ses défauts que de le . fan·e ~ar. la vot.~ d un journal. D'ailleurs, la critique a de }ust.es ltmltes ~u tl faut 'bien se garder de dépasser, de peur d arnver au froissement, ce qui produit l'effet contraire au but que l'on se propose d'atteindre. . . De toutes les vérités que les parhes belltg~rantes ont cru faire ressortir, on pourrait en. co?clut·e cect : . Que les institutrices et instituteurs du Valais s occupent umquemen~ de la recherche et de l'élégance, et qu'ils poussent cell~-c1 jusqu'au ridicule. Nous n'tm croyons rien cependant, et s~ la mode étale ses folies jusqu'au fond de toutes les plus. petites vallées de notre canton, nous ne devons . pas en reJeter la faute sur ces personnes qui, nous nous pla1so~s à le. constater ici, r&mplissent bien le rôle modeste, mats subhme,. que la société leur a assigné : celui de former ~es filles, qm seront à l'avenir d'excellentes mères de famtllo. Non Mesdemoiselles les institutrices, si le m?nje marche mal, r~ssurez-vous, ce n'est point à vous que rev1e~t la faute. Vous n'auriez pas eu besoin pour le prouv~r de s1gn~ler les péchés capitaux de quelques-u~s de. vos collegues les régents. attendu qu'ils sont peut-être b1en tnnocents rour la plupart de la critique que l'on a faite à vos dépens. . Si la régente qui a écrit au nom de beaucoup, veut b1en nous le permettre, nous prendrons la. liberté d'estimer que sa réplique aurait pu être beaucou~ mo ms a~erbe. En effet, en admettant que les régents eL regentes so1ent égaux pou~ ce que j'appellerai les pecca?illes de la _mo~e; ~ue les,prem~ers soient plus pédants, peut-et-re, que les mst~t.ut~1ces, qu 1ls s01en~ plus rétribués et appelés souvent à se reumr en conférence, sont-ce là des motifs pour leur appliquer le peu propt·e qua· Jificatif de ânes savants. Quand et où avez-vou~ p~tsé cette conviction 'P Depuis quel temps les régents du Valats ne savent-ils plus rien 'P . Allons, Mademoiselle, nous atte!ldons ~os répons.~s e~ s1 possible nous établirons alors, toujours qune mamere .~rn­ partiale le parallèle entre les régents qut ont tout oubhé ~t ne sav/nt plus rien et les institutrices. A votre exemple, J~ me rappelle aussi l~s paroles d'un sage de mon temps qut


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disait : La décence dans les habits est bien peu de chose , si l'on n'y joint pas celle des paroles. CAlui dont vous rappelez si à propos les expressions vis à vis d'un jeune régent ne connaissait guère ce précepte. Quant aux autres régents qui ont embrassé une autre ca!'rière, ne les prenez pas tant à partie, car à vrai dire, nous ne les croyons pas vos ennemis. Si parfois ils on t des velléités de se poser en modèles, ceci prouve leur bonne volonté et l'intérêt qu'ils portent à l'instruction. Appelons, si vous le voulez. cela une manie, et qui ne plaît pas à tout le m~mdel QUI n'a pas les siennes! Vous viAillirez aussi, MademOiselle, At par le fait vous quitterez l'enseignerue::Jt; vous verrez al~rs s'il ne vous en reste point 1 En définitive, correspo::~dant, la~s­ sez , je vous le conseille, à vo tre compè1·e le paysan, s~s d i~­ cours sur la mode, et vous, bonne régen te, croyez-moi, veil lez à vos paroles, car vous connaissez sans doute ce ~:;impie dicton : Trop gratter, etc .•.. Si le sort des régents vous paraît enviable, pausez aux pa· roles du Grillon du bon Lafontaine : Pour vivre heureux vivons cachéa

Un ami de la paix.

Echos des conférences

8t Maurice-Monthey. -

Nous n'avons reçu auc un compte-rendu de la conférence des instituteurs de l'arrondissement occidental, annoncée pour le mardi 15 avril. Ce q ue nous en savons, c'est qu'elle n'a pu avoir lieu au jour fixé, à cause de sa coïocidence avec l'ensevelissement de M. le Rd Prieur Bertrand, de l'Abbaye de St-Maurice, à laquelle appartiennent MM. les Inspecteurs Débonnaire et Burnier. Nous i~norons si cette réunion n'a pas eu lieu cette aanée ou s i elle a été différé6, n'ayant reçu aucun mot de communica tion à ce sujet. Martigny. - La conférence de notre district, présidée par M. l'Inspecteur Gross, eut lieu à la salle d'école de Charl'at, le 10 avril. M. Hopfner, directeur de l'Ecole n 1rmale, M. le Rd chanoine Marat, rectem· de Martigny, en même temps président de la commission scolaire de Martigny Combes, MM. Meilland, prieur, et Luisier. chanoine du œ-S t-Bemard, l'administration et la commission des écoles de Chan·at rehaussaient la réunion de leur présence. Deux élèves d~ l'Ecole normale y aE~sistaient égalemen t. A 9 h., après une courte prière, M. le Président ouvri t la séance en souhaitant la bienvenue aux membti'IS présents. M. Bioley, président de la S ociété valaisanne d'éducation) par un télégramme qui n'a p.1s peu contr1bué à donner de l'entrain à la réunion, vient aussi nous souhaiter la bienvenue. 27 instituleurs sur 32 étaient présents; les· 5 autrtls ont motivé leur absence. Après la lecture du protocole et le rè-

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glement dA compte, M Hopfner revien~ sur l'appui à donner aux instituteurs et encourage à cent1·allser aulan_t fjll~ po~st­ ble les cours de répétition et à les placer sous la dtrectiOn d un maître spécial. . M. le t·ecteur Maret ne trouve pas possible de t~nll' les coUI's de répétition le mati n vu le manque de temps_; Il donne à cet effet d'excellents avis qui dev raient être mis en pratique. . . · d M. l'Inspecteur propose de laisser au ~om1te 1e som e de choisir lui-même le lieu de la prochame confé1·ence, ce qui fut adopté uaa~im~ment . . . Oo procède ensuite a l'élection du bureau qm fu_t composé de MM. Pre-Joseph Rouiller, instituteur _à Mart1gny-Vtlle, vice-présiden~ et Val. Farquet, inst. à Mal'ligny-Combe~:~, secrétaire-caissier . . . • Après ces nominations, quelques rég_e~ts destgnes _Par le sort donnèrent lecture de leurs compositiOns. Celles-ci fournirent matière à d'assez chaudes discussions.. Voici qut~lques idées émises à propos du sujet à l'étude :

I. Devoirs du Maître : t) Se prése nter le premier en classe et en sortir le dernier; 2) Mieux dist ribuer le temps;_ . . . 3) Choisir les vra is moyens dtsctphnalfes; 4) Noter consciencieusement toutes les absences.

IL Travaû personnel que lui impose sa profession pour le perfectwnnement de son enseignement. 1) Se procurer de bons ouv_rag<>s <le lecture et s'abonner à des journaux pédagogiques ; 2) Préparer sa classe chaque jour et mettre à profit ses expériences jo?~nalières; . 3) P t·ofiter de l'expenence de ses collegues ; 4) Assister aux conférences pédagogiqutls.

III. Relations avec les familles et autorités locales. 1) Gagner :·entière confiance des famille'3, à cet effet mener une conduite exemplaire; 2) Garder, autant que faire se peut, l'indépendance envers les parents des enfants; .. 3) Entretenir de bons rapports. a~ec les autontes locales et les membt·es de la commissiOn et accepter leurs conseils avec déférence. . Avant de terminer la conférence propremen t dite, M. Hopfner nous fit ~emarquer la faiblesse. de nos recrues pour la lecture. Il nous tt·aça au tableau nou quelques données statistiques pour prouver sa démonstration. Enfin la séance fut close pat· un chant vers.•les ~2. heures. C'est dans le nouveau bâtiment de la Somelé v1mcole ~e Cbarrat qu'un banquet nous attendait. Cette seconde partie


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de la journée sa passa gaîment. Toasts nombreux, chants at sons harmonieux da la fanfare du village sa succèdent presqua sans interruption. N'oublions pas de mentionner les vins d'honneur offerts par la municipalité. Hélas 1 la temps s'avance. Il faut songer à se séparer, mais en emportant tous un chat·mant souvenir dA Charrat et une V. F. bonne impression da ses autorités. Entremont. - La réunion des instituteurs da ce district a au lieu à Orsières sous la présidence da M. l'Inspecteur Troillat. MM. Lamon, t·aprésantant le Départ"lmant ela l'Instruction publique, accompagné d'un dA sas honorés confrères, Stockaipar, profaFseur de l'école supérieure de Bagnes, Joris, Rd vicaire, M. Rey, professeur à Sembrancher, Joris, préfet, Troillel, avocat, et plusieurs membres du conseil nous ont honorés da leur sympathique présence. A _9 h ., ouverture de la séance at pt•ièra d'usage. L'appel nom10al constata la présenr.e da 31 membres; 6 ont fait dé · faut, parmi lesquels un seul justifia son absence. Ou procéda ensuite à la nomination du burl'lau. MM . Meilland Joseph, instituteur à Liddes, fut élu vica-présidect et Maillard, instituteur à Orsières, fut nommé secrétaire. Puis, on passa à la leclure des compositions, au cout·s desquelle~ on émit la désir qu'il y ait dans chaque commune un membre de la commission chargé de juger les cas d'insubordination vis à vis du maitre; qua les régents envoyant au secrétairA de la conférence au moins un mois à l'avance leur composition pour qu'il puisse résumer tous les tra.vaux pour la jour da la réunion. La proposition, faite par M. Lamon, !la porter à 2 fr. l'amande pour n'avoir pas tt·aité, a été adoptée. A la bonne heure 1En résumé, il fut dit : 1) que l'organisation da l'école at la bonne discipline sont les bases générales de tout enseignement; 2) qu'il faut bien diviser son temps et ses soins, surtout na pas négliger la division inférieure; 3) que l'insti . tuteur n'ait pas trop de rapports avec les parents, surtout chez eux; qu'il soit sobre da visitas at d'éloges tout an étant très respectueux; 4) qu'il S"lrait à désirer que- chaque instituteur Lint un journal da classa où sont inscrits ses travaux et dans lesquels sont consignés las laçons et les devoirs qu'on a donnés. M. Lamon nous engagea à vouer surtout nos soins at toute notre attention à la lecture, branche très arriérée dans notre canton. Il nous a démontré, au tableau noir, à l'aide de la moyenne des notes obtenues lors des examens de recrues de plusieurs années, qua c'est principalement la lecture qui nous fait occuper une si triste place dans la statistique fédérale. A 1 h. la séance est close p9r la prière et tous, membres honoraires et instituteurs, sa rendirent à l'hôtel des Alpes où d'agréables surprises les attendaient. Bientôt les chants et

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les toats sa succèdent sans interruption. Mais 4 h. ayant sonné, tout la monde dut sa séparer en emportant un bon souvenir du bienveillant accueil qua laur a fait la commune d'Orsières . Un participant. Vont.bey. - - La 15 avril damier, les instituteurs du district da ConLhay se réunissaient en conférence à Nendaz, sous la présidence de M. l'Inspecteur Delaloye. Outre 20 membres actifs, on remarquait dans l'assemblée M. Evéqnoz, préfet, M. Broccard, avocat, l'autorité ecclésial'ltiqua et scolaire da Nendaz, at MM. Ernest Gaillard, inst. à Aigle et François Délèze, inst. à Vouvry. A 10 h., la séance est ouverte. Après la lecture du protocole, on procède à la nomination du bureau. M. Mee Ducrey, inst. à Ardon, est appelé à la vice-présidence; J . M., inst. à Nendaz, remplace M. J . P., ancien secrétaire, absent pour , motif da santé. Tous les instituteurs ont répondu à l'appel, à l'exception de deux dont l'absence a été dûment motivée. Las six compositions lues ont prouvé que, au dire des membres honoratres, les auteurs avaient bien conçu le sujet mis à l'étude aL l'avaient mieux traité encore. Lectures at observations faites, M. le Préfet se fit l'interprête des sentiments da l'assemblée an exprimant, avec 1'3loquanca qui lui est connue, les regrets causés par l'absenc_a des commissions scolaires appelées ailleurs par un devo1r sacré; ces amis compétents qui étaient salués avec enthousiasma dans toutes nos conférences et qui les alimentaient de leur longue at sage expérience. Cependant MM. Dalaloya, insp., Evéquoz, préfet, Gauye, curé, Broccard, avocat, out adouci l'amertume de ces regrets par leurs conseils pratiquas qua nous pouvons résumer : 1) le bon exemple moral et social ; 2) la dévoûment; 3) l'exactitude; 4) l'étude des caraclèt·es ; comme devoirs; 1) les bonnes lectures ; 2) la préparation da& leçons; 3) las travaux de conférence, comma moyens de perfectionnement; enfin le tact dans nos rapports sociaux. A 1 heure, on se rendit au presbytère où était préparée la réfection d'usage, que suivirent sans interruption des toasts et des chant.s. La gaîté la plus franche et la plus cordiale ne cessa da régner dans l'assemblée. A 5 h., ca fut la moment da sa séparer an se disant au ravoir à la prochaine conférence à Chamoson. J. M. 81on. - Le 17 Avril sa trouvait réunie à Ormona (Savièse) la conférence annuelle des instituteurs du district de Sion sous la présidence da M. l'Inspecteur Lamon . Tous las instituteurs ont répondu à l'appBI, et onl été heureux de voir au milieu d'aux la commission scolaire et l'honorable conseil communal de Savièse, MM. 1~ rév, curé da Bramois, le rév. recteur de Salins, le président da la ville de Sion, L. Allat, préfet du collége, Pignat, secrétaire au Département de


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J'Instruction publique, le juge Debons, l'avocat Jérôme Roten et quelques a•Itre!:; personnes qui ont prouvé, par laur présence, le grand in térêt qu'elles portent à l'instruction. La séance eut lieu dans la salle des garçons de la nouvelle maison d'école d'Ormone, enguirlandée et ornée pour la circonstance avec un goût tout particulier. E lle s'ouvrit à 8 b. 1(2 par la prièt·e d'usage et par d'aimables paroles de bienvenue adressées par M. l'Inspecteur à toute l'assistance. Le Secrétaire donna ensuite lecture du procès-verbal de la séance précédente ainsi que du rapport. des travaux présentés à la conférence d'Arbaz; cette lecture, d'un travail fait avec beaucoup ùe soin, valut à M. 19 SecrétaiL·e des éloges bien mérités. Le bureau fut confirmé et on procéda emmite à la lectlll'e des compositions sur le sujet mis à l'étude. Les tt·avaux lu:> ont témoigné de beaucoup de. soin de la part de leurs auteurs. Une vive discussion s'engagea pendant laquelle M. le Directeur Hopfner nous montra la place relativement hono!'able que notre canton continue à occuper, pour la lecture surtout, dar.s !a statistique fédérale. Tous les instituteurs ont fait am· pla provision des conseils qui leur ont été donnés, se promettant de réveiller leur ardeur et de les mettre aussitôL en pratique. Déjà l'heure est avancée et un membre de l'administration de Savièse nous fait remarquer que, comme l'a dit un instant auparavant un membre honoraire, l'instituteur doit veiller au maintien de sll santé, eL que, pour se conformer à cet avis, il convenait de céder les dl'Oits à messer Gastet·. La première séance fut close pour en ouvrir une autre qui ne devait .également pas manquer d'attraits. Chacun prend gaîment le chemin de St-Germain, où nous attend un excellent repas datJs lequel coule à flots un vin généreux, vrai nectar, qui délie toutes les langues. La série des toasts est ouverte et dirigée avec beaucoup d'entrain par M. Allet, nommé major de table par acclamaLion ; cette série est entrecoupée par de joyeux chants dirigés par M. l'avocat Roten, qui s'acquitte consciencieusement de ses fonctions de Kappelmeister. Patrie, autorités, amis de l'instruc!;ion, amphitryon, etc . , personne n'est oublié dans les santés portées. Bientôt les convives se séparent pour rentrer dans leurs foyers, en se promettant de garder longtemps l'agréable sou· venir de l'aimable et généreux accueil de la bonne population de Savièse. Kiès. Hérens. - Le 29 Avril, à Euseigne, a eu lieu la conférence dos instituteurs du district d'Hérens. Un seul instituteur faisait défaut, des raisons de santé le reteuant à la mai· son. La réunion, présidée par M. Moos, inspecteur scolaire du district, était honorée de la présence de M. le directeur

l'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOU~ LJO:S AU~PIC.I<:S DJ~ LA

SOCIETE \' ~LAISANNE D'EDUCATION j_SSS-1.890

L'ÉCOLE PRIMAIRE paraît chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de 16 pages. Pris d'abonnement pour la Soi!I!!IC, 2 fr. 30. Union postale 3 fr.

Tout ce qui concerne la publication doit êtl·e adressé à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.


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Hopfner, ~e MM. les R~. C?r·és Luyet, Beytrison et Bonvin. Le Consetl communal d Héremence était représen té par son Président et M. le Conseiller Dayer. Le Se~rétaire donna lecture du résumé des travaux de M.M.. les lns~ituteurs sur le sujet mis à l'étude l'année précédente, touchant l'institution des cours de répétition. Si à la réunion générale d'Ardon, le rapporteur sur cette question eût pu donner connaissance de son travail, il eût été superflu d'y revenir. Voici les idées émises dans la discussion qui suivit la lecture du résumé ci-dessus : 1° Institution d'une école centrale, création qui recueille tous les vœux de l'assistance. Cette école, dit M. Hopfncr, pourrait, la première année, compter une quarantaine d'élèves; ce nombre se réduirait à une quinzaine la 2'"• année, pour continuer à descendt·e encore, et les examens pédagogiques se ressentiraient notablement et avantageusement de cette institu tion. 2• Que les autorités appuient l'instituteur et répriment les absences. Où cet appui et cette réoression ne sont pas de vains mots, les écoles sont mieux notées. 3° Eviter les changements fréquents d'instituteurs, car ils sout une plaie de nos écoles. ùù ces changements se produisent souvent, les écoles ne peuvent prospérer. 4• Dans les communes où cela peut se faire, réunir en un seul cours les élèves des différentes écoles de répétition, et en confier la direction à un instituteur expérimenté, qui n'aurait pas à s'occuper àe l'école primaire. Ces coura auraient lieu pendant le jour: la moralité y gagne. Cette centralisation se pratique déjà chez nous, et l'on s'en trouve fort mieux que par le passé. 5• Augmenter la durée des classes pour les écolas mal notées. 6• Quelques membres de la confét·ence proposent la suppression des cours de répét.ition, pour rendre la fréquentation de l'école pl'imaire obligatoire jusqu'au moment où l'on aurait acquis une instruction satisfaisante. La discussion du rapport étant close, on passe à la lecture des travaux de MM. les Instituteurs sur le dernier sujet proposé. Quelques compositions désignées pat•' le sort ont été entendues, et M. Hopfner en a exprimé sa satisfaction, ce qui nous dispensa de tout commentaire, attendu que M . le directeur de l'Ecole normale est toujours sobre de félicitations. Nons croyons de même super·J].u de mentionner les idées émises par MM. les Instituteurs ; nous ne ferions que rééditer en partie les revues pédagogiqueR et les traités sur la matière. Nous nous bornerons à signaler une lacune qu'a fait ressortir M. Hopfner.


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M. le Directeur de l'Ecole normale trouve que l' on ne s'est pas assez étendu sur le côté pratique de l'E\nseignement. Un jeune homme bon et instruit peut échouer en présence d'une D?m.br~use .école ; il . aura de la peine à obLenir une bonne d1sc1phne; tl ne parviendra pas toujoUt"s à se faire obéir; il ne saura peut-être pas occuper constamment et utilement toutes les .d!visio~s de son école; tantôt ici, tantôt là il y aura des lOISirs qm se1·ont tille cause d'indiscipline. Ce sont les moyens d'écarter ces inconvénients qu'il importait aussi d'énumérer. La tenue irrégulière de la classe, les at-rivées tardives de l'instituteur, le temps qu'il perd avant, pendant, et vers ia fin de la classe, correspondent, à la clôture de l'année scolaire à un nombre considérable d'absences, et celles-là sont due; à l'instituteur. Touchant le travail. personnel du maître dans ses heures d_e !o.i~ir, M. ~?pfner fait remarquer que, dans les cou1·s de repet1hon de 1ecole normale, on reconnaît dès Je début les instituteurs qui ont travaillé et ceux qui se sont mollement reposés sur les lauriers conquis. Plusieurs membres de la conférence, notamment M. le Curé Bonvin, ne son~ pas partisans des visites de l'institut~ur aux parents; s'il en !résulte quE\Ique faible avantage, ce leger profit ne companse pas les inconvénients qui peuvent en surgir. C'est comme les cadeaux offerts à l'instituteur ; ils sont raremen t désintéressés et mettent ce del"Dier dans une dépendance que l'on aura su acquérir à bon marché. La parole est ensuite à la statistique. Quelques chiffres sont tracés au tableau noir . LPur brutale é loquence nous démontre que si nous réalisons des progrès sur les années précédentes, il reste encore beaucoup ·à faire, dans bon nombre de communes, pour obtenir une moyenne honorable. Ce qui paraîtrait cependant incroyable, c'est que nous ayons fait, . dans l'ensemble du canton, un recul, sur l'année précéden te, du 4 °;o pour la lect.ure, et tant que cette branche sera en souffrance, ne nous attendons pas à de bien brillants résultats pour le reste, attendu qu'elle est le point de départ des autres connaissances. A~rès. ce coup-d'œil qui laisse une pénible impression sur les mstJtuteurs qui ont fait leur devoir, la conférence confirme, pour une nouvelle période, le vice-président et le secrétaire dans leurs fonctions et, sans autre transition q•1e la lai·geur de la rue, on se n1eL \"Olontiers à table où une succuleute raclette, arrosée d'excellents vins, nous est se1·vie par l~ sym~athique député et sous- préfet, M. Bourdin. Les physwnomles, naguère quE>lque peu assombries, se rassérènent, et bientôt tous les nuages ont disparu. Le baume, sous forme de toast, que M. l'Inspecteur répand sur les instituteurs au

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début du repa!l, ne contribue pas peu à ce b1·usque revirement et, le bon vin aidant, les discoUJ"s variés et les chants divers bien exécutés alternent sans intE>rruption, avec copieux assaisonnement de gaieté, d'humou1· et d'entrain, en sorte que cette journée peut être regardée, à tous égards, comme l'une des plus intéressantes parmi les réunions des instituteurs du district d'Hérons. Evolène, 30 avril 1890. C. W., inst. 8ierre. - Les instituteurs de ce district se sont réun is, à Mollans, le 22 avril dernier. Favorisée par un temps magnifique, par la présence de bon nombre d'invités et pa1· un accueil très sympathique de l'autorité loc&le, la conférence peut compter parmi les mieux réussies. Notons d'abord une heureuse innovation. La belle maison d'école avait é té gracieusement ornée pour la circonstance par les soins du personnel enseignant et de la paroisse. Parmi les membres honoraires nous voyons avec bonheur un ami des anciens jours, M. le député Jo-Marie deChastonay, qui nous a donné maintes fois déj'\ d'éclatantes preuves de sa symptahie. Puis voici venir l'âme de nos ccnférences, l'infatigable pionnier de l'éducation populaire en Valais. M. le directeur Hovfoer. Nous saluons encore avee plaisir MM. Lamon, ~nspecteur, Ch. de P1·eux, sous-préfet, les RRd• Curés de St-Maurice, de Vent.bône, de Chippis, Jean, Rd vicaire à Sierra, Berclaz, avocat, et l'honorable Con~eil de Mollans, etc. L'appel nominal constate l'absence de quatre instituteurs. Comme les invités des noces de l'Evangile, ces Messieurs se font excuser: l'un est retenu à Bellinzona par le service militaire, un autre paye son tribut à l'influenza, un troisième est empêché pour affaires administratives, le quatrième enfin conduit sa fiancée à l"autell A tous et spécialement à ce dernier nos meilleurs vœux 1 Tous les instituteurs présents ont traité le sujet mis à l'étude, sept d'en tre eux désignés par le sort en donnent lecture. Une discussion sérieuse et animée suit la lectu re des compositions. La plupart des rapports méritent des éloges. Les ~embres honoraires veu lent bien relever quelques écarts occaswnnés par notre jeunesse et notre inexpérience. Au sujet du travail personnel, il nous est recommandé de faire de plus fréquentes visites à notre bibliothèq11e. Quant aux soins à donner à nos élèves, on fait surtout des instances pour que nos leçons soient toujours bien préparées. Enfin on nous invite à montrer beaucoup de déférenc~ pour les autorités constituées et d'être très prudents dans nos relations avec les panm ts . M. le directeur Hopfner nous fait ensuite descendre du Thabor, où nous avaient conduit les éloges de quelques meru-


------ &~<~~------~------------------~--------------~--------~----------------------------------------~ bres honoraires, en dressant devant nous deux grands tableaux chargés de chiffres. C'est Je résultat de l'examen des recrues. Il stimule notre courage en nous montrant d'une part le grand trajet qu'il nous reste encore à parcourir, et en nous faisant voir de l'autre les progrès réalisés pendant ces dernières annétlR. La statistique montre que les communes où les vacances sont rares, les absences punies et les visites de la commission, régulières vont de l'avant, tandis que celles qui se montrent réfractaires à la loi reculent. Le scrutin secret pour l'élection du bu1·eau donne la présidence à M. Rey Pierre, instituteur à Lens, et le protocole à M. Pitteloud Jean, instituteur à Bierre. A 2 b. M. le Ra CorA Morard, un cœur toujours jeune et généreux, nous invi~e à passer à la maison communale pour y prendre un frugal repas. Les autorités civiles et ecclésiastiques de la paroisse s'étaient donné la main pour nous offrir le vin d'honneur. La plus franche gaieté, alimentée par des chants et des discours humoristiques, a régné pendant cette S(lconde partie de la jour!lée. A cinq heures nous regagnons nos pénates emportant le meilleur souvenir de ce beau jour, et nous pt·omettant bien de faire crouler l'un après l'autre les donjons où dame ignorance s'est logée. Un instituteur.

V.&BiilfJ!â8 SEULE Dédié à l'Ecole primmre par Mario*** Seule.... Le mot est dur. Catherine pourrait en dire long là dessus. Depuis bientôt trois semaines qu'on a enseveli sa mère, elle est seule sous le toit où, quelque chose comme quarante ans passés elle est née. Seule..... sans parents, sans amis, et même sans voisins avec lesquels elle puisse de temps à autre échanger quelques paroles, seule du matin au soir, tant qne le jour dure.... seule toujours. Car on a beau être forte, et pleine de courage ..... la solitude, quand elle atteint ce degré là, pèse lourd sur le cœur. La maison, d'un noir de charbon, vieille de trois siècles, s'assied au bord du sentier sur la pente du versant ; pas loin de la petite chapelle dont les murs d'un blanc de lait, contrastent d'une façon si étrange avec Ja tt>inte sombre de la poignée de chalets qui composent le ham~au. C'est un dll ces hameaux reculés comme Je Valais en a beaucoup, habités seulement en certains temps de l'année par '}Uelques forains qui vont et viennent, arrivent et repartent, par volées, à la façon des huondelles.

(Voir la suite dans la couvertwre.)

TABLE DES MATIÈRES contenues dans tannée I889-90 de l'Ecole primaire Les articles marqués cl'un * émanent de la rédaction ou cle ses collaborateurs et correspondants spéciaux. De l'éducation, par S. G. Mgr !fermillocl 1 La rentrée des classes . . . . . . . . 3 * Devoirs professionnels de l'instituteur, par A. Charron 6 Défauts à combattre dans les jeunes enfants . . 7 La leçon orale à l'école primaire 9, 24 La gymnastique naturelle 12 * M. J. Taiclet . . . . l7 * Visites des classes par les instituteurs . . . . 19 * Le style à l'école primau·e . . . 22, 33,129, 147, 177 Constance et fixité dans l'enseignement. . . . . . . 26, 42 * Une conférence pédagogique française, par A. Charron . . . 36 * Le sens de la vue au point de vue éducatif, par A. Marchand . 39 * Noël, par 1\fario (Mil• M. Trolliet, à SimTe). . . . . . 49 * Du perfectionnemen~ des instituteurs, par.~· Vau~_lau· . . . . 50, 131 * La forme interrogat1ve et la forme exposlttve à 1 ecole prtmatre, 53 par Marchand . . . . . . 54 * Défauts des écoliers, par 1\farchand . 59 Maximes à J'usage de l'instituteur 61 * De l'autorité, par S. inst. L. . 65 * Avis cle l'éditem· de l'Ecole pt'imaire 66 * Education chrétienne . . . . . 68 * Le luxe chez les enfants, par Marchand . . 70 * Les écoles maternelles, par A. Charron . . . . 71,83 * Bibliothèques et musées scolail-es, par Vauclair . .. 74 Application de la méthode inttùtive . * Encore un mot sm· la lecture. . . . . . . . . . 81,97 * Faut-il, stùvant Rousseau, employer la force avec les enfants, 87 par Marchand . . . 90, 104 Les promenades scolail·es · . . 99 * Une leçon de choses, pa1· A. Charron . . . 103 Le dévoûment cle l'institutem-, par Jrfgr Dupanloup 107 * Le catéchisme an cotu·s de r épétition, par X. . . . 113 * Une leçon sm· l'adverbe, pa1· Charron 115, 135, 151 L'exemple, moyen d'éducation . . . 118 Du travail personnel chez les institutem·s 123 * Des commissions scolaires, par P. 1\I. 124 Les études faciles . . . . . . . · 135 * Soyons véridiques avec les enfants, par Marchand 137 * Le talent (le bien lire (tracluction par li:I. G.) . 148 * Perception et attention chez l'enfant, par Charron 146 * Première leçon de la division . . . . . 149 * Le service militaire et l'institutem·, par Marchand 154 * Du travail des conférences, par X. . 160 * Examens des recrues . . . . . · · 161 Vertus nécessau·es à l'instituteur, d'après La Salle 162 Les instituteurs et l'agricultm·e


* * * *

La lecture et les bibliothèques rm·ales, par Charron 163 Des absences scolaires, par llfarchand . . . . . . . 165 De l'enseignement de la morale au moyen de la lectm·e et des récits 167, 180 Jeux et exercices de l'enfant, par Charron . 179 Des recherches phonétiques . 182 Echos des conférences . . . . ; . . . 188 Partie pratique (calmùs, <lictées, compositions) 13, 29, 45, 61, 76, 93, 107, 142, 157, 170 Variétés 16, 47, 64, 78, 95, 111, 126, 141, 154, 173 185, 196

Au sujet cle la table qui précède, nous avons omis l'indication précise des variétés, chroniques, avis officiels et privés, annonces <liverses, etc. mentionnés dans la couvertm·e de la Illlblication. A la présente table est encore joint le titre. A ce sujet, nous continuons à engager ceux de nos abonnés qui am·aient la collection complète de l'Ecole pl'imaire et vomiraient la faire relier, de conserver avec le corps de la publication les suppléments et la couverture de celle-ci, lesquels peuvent, en raison de leur contenu, être constùtés à l'occasion avec utilité. ~~

Chro:n.ique et .A."'V"is scolaires Notre pu'blica.tion.- Ceux <le nos lectelll's auxquels il manquerait l'une ou l'autre livraison de la présente année scolaire, pom· avoir une collection complète, peuvent la recevoir gratuitement pom· autant que les exemplaires restants le permettront. Fla.ce:rnent du personnel ensei15na.nt. - Le personnel non placé ou qui rlésire changer de poste, est engagé à prévenir toujotu·s le phLq vite possible le Secrétariat <lu Département, afin que celui-ci puisse pourvoir à temps aux places qui deviendraient vacantes. C'est d'aillem·s agir contre son intérêt bien entemlu que de ne s'annoncer comme disponible qu'au dernier moment, car outre que l'on s'expose à avoir les moindres postes, on risque encore cle n'être pas placé du tout. Ne pas manquer d'observer les formalités voulues et si souvent rappelées en matière de franchise officielle, dans les rapports avec le Département ou son Secrétariat. Ea.pport de 15estion. - Nos ab01més du Valais trouveront, joint !t ce numéro, nu extrait <lu rapport elu Département de l'InstructioR · publique sur sa gestion en 1889. Ecoles nor:rna.les. - D n'y alU'a pas cette année de com·s de répétition pour les écoles normales dont le siège est !t Sion. Cette meslU'e est motivée par le fait que tons les locaux scolaires seront occupés pom· le cotu·s de régiment qui aura lieu cet automne. L'ouvertm·e du com·s supériem· des écoles normales sera pareillement ajournée pour la même cause. Une connnmilcation officielle (ln Dépa.rtement paraîtra ultérieurement à ce sujet pom· plus amples renseignements. En attendant nous ferons savoir au personnel enseignant qtû voudrait rég1ùariser sa position cette am1ée, qu'il pourra se présenter lors des examens de clotm·e elu présent cours orclinaire, examens qui alll'ont lieu vers la fin <le juin à des dates qtù seront tùtérielU'ernent précisées. Eecueil de ch.a.nts. - Une nouvelle édition du recueil cle chants Die1t et Patrie, pom· l'école et la famille, va paraître sous peu. Elle sera 1mbliée comme sa devancière, en deux langues, mais en recueils distincts , c'est-à-dire que l'on polll'ra se procm·er l'ouvrage avec texte français on avec texte allemand. Cette nouvelle édition contiendra environ une dizaine de morceaux <le plus que l'ancienne.

daient les autres femmes, lorsque le dimanche elle descendait à la messe de la paroisse. - :Kon, - répondit-elle laconiquement. - Et tu ne t'ennuies pas?..... - QuE> si, je m'ennuie de ne plus avoir la mère..... Et c'était tout. Elle coupait court à ces questions qui malgré tout, la troub laient; cat· elle comprenait bien pour ne pas le lui dire ouvertemPnt, ce qu'on entendait par là. Elle n'était pourtant paR femme à s'effrayer facilement. Les loups ne se hasardaitmt plus comme autrefois à venir rOder jusqu'à la p orte. Et pour ce qui était des vivants, des voleurs ? ~ ellE> ne les craignait pas, sachant bien qu'en hiver personne ne montait aux chalets ; - aussi la pensée de se verrouillPr ne lui vint même pas; - et lui serait-elle venue, qu'elle aurait .·egardé cette précaution comme superflue. Mais les revenants, lPs morts?..... Auparavant les histoires qu'on racontait à ce sujet ne l'avaient pas autrement préoccupée, -mais depuis qu'elle était seulE>, elle évitait de penser à ces récits dont le ressouvenir faisait p'lsser un fr isson dans ses veines. Elle tressautait au moindre b ruit, craquement des parois, au souflle du vent danc; les solive~, et s'étonnait d'être devenue ainsi. On était anivé aux Quatre-Temps de DécembrE>, et chose bien rare à cette saison, la neige par exception peu abondante, atteignait à peine un demi pied autour des chalets. Le hameau n'était pas encore bloqué. C'était le vendredi soir, la nuit était sombre. Un VE>nt glacial précurseur de la tourmente, courant E>n rafales, se dévalait dans les sapin s avec des bruissements lugubres. Au fond de la chambre, à cOté du poële, Catherine faillait tourner son r ouet. C'était son gagne-pain, et aussi sa seu!e distraction. On lm avait apporté une si grosse provision de laine à filer, qu'elle avait calculé qu'tl y en aurait bien pour tout l'hiver, et cela l'avait réjouie. On n'enter.dait que le grincement continu du rouet, et le 1·on-ron non moins monotone du chat qui étendu sm· une chaise, les pattes en manchon et le~: yeux à demi-clos, contemplait sa maltresse d'un air béat. Le silence pt·esque sépulcral de ce pauvre intérieur, était rendu plus frappant par le souille de tempête du dehors. Le cœur plus oppressé que de coutume, Catherine tristement songeait. Une rumeur insolite soudain lui fait relever la lêLe ..... des pas, a ne s'y pas méprendrE>, sourds et mesurés ..... et tout se tait..... plus rien. HalE>tante, elle écoute. - Serait-ce? ... Elle n'ose formuler sa pensée. Une sueur froide envahit son front..... Il lui semble alors entendre remuer discrèt€'ment le bois mort entassé sous les fenêtres. Quelques seaondes encore. et il se fait un crépitement sur les vitr es ..... - Serait-ce ?..... Elle porte involontairE>ment les yeux sm· les fenêtres. et pous~<e un cri étouffé. l\Iort ou vivant? ... un vtsage, une facE> ht:maine blanche et décharnée, est collée à la vitre. C~therine étend les bras, et reste pétrifiée. En vain ses lèvres essaient de murmurer une prière ..... QuelqueR minutes s'écoulent, E>t de nouveau des pas, cette fois plus distincts, secouent l'escalier. Une main s'est posée sur le loquet.....


on entre dans la cuisine ..... les pas se rapprochent..... on frappe .... Trop épeurée, la pauvre fille n'ose dire: Entrez. Lentement la porte tourne sur ses gonds, et s'ouvre toute grande. Un homme de haute stature, pAle, maigre, apparalt sur le seuil. Il s'anête, et promène un regard interrogateur sur le lit vide, sur toute la chambre. -Toute seule?... fait-il d'une voix vibrante en regardant Catherine, Celle-ci ne remue pas.... un nuage passe devant ses yeux, et obscurcit sa vue. - Toute seule, Catherine?... reprend le visiteur. Pas de réponst-. Il s'avance vers elle, et lui prend la main. - Ah ça 1 - est-ce que tu ne me reconnaltrais pasf. .. Valentin ..• parbleu 1 - Va-len-Un ?.... c'est-il possible?.... - Quand je te dis que c'est moi 1•••• me prends-tu pour un mort 't Catherine croit sortir d'un songe. Ses lèvret~ balbutient : - Il y a trois semaines .... la mère.... de la main elle indique sa place vide, et porte son tablier à ses yeux. - MortP .... et le père aussi.... reprend Valentm avec un tremblement dans la voix. Et moi, qui voulais les faire nches, et leur causer cette surpnse .... Je reviens trop tard.... c'est mon châtiment. A son tour, les sanglots lui coupent la voix. D'un élan, Catherine se suspend à son cou : - Valentin .... c'est donc vrai que tu n'es pas mort?... et Alle pleure enco re plus fort. Lui, la regarde : - Pauvre sœur, tu ne seras plus seule. A l'avenir j'aurai soin dA toi. :\Iario"..

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Tout le mond~ peut fabriquer du du cidre, de la bière, de J'eau-de-Wie. Du Vin rouge et blanc; soit avec des raiE"ins secs ou du sucre, soit avec du blé ou du seigle, de l'orge, du maïa, du riz, etc . Le Vin obtenu avec l'un ou l'autre de ces produits est aussi bon que le vin naturel, meilleur même que les vins de plusieurs vignobles, comme force alcoolique, comme couleur et comme goût, et revient à 0 Cr. 12 c. le litre. fabrication très facile. Du Cidre imitant les mflilleurs c1dres de Normandie à 0 fr. 0'1 c. le lilr~ . De la Bière excellente à 0 Cr. J 0 c. le litre. Par de nouveaux procédés, Brevetés S. G. D. G., 3 Médall-

Immense avantage de fabriquer du vin ou de l'eau-de-vie avec du blé, du seigle, orge, etc .• attendu qu'après avoit· retiré le vin ou l'eau-de-vie, les résidus ont encore autant et même plus de valeur pour la nourriture des bestiaux (procédé tout récent). Pour recevoir toutes ces méthodes Cranco à domicile, envoyer 2 f'r. ~0 c. AD timbres ou mandat- poste à ,J. Poire&, till, rue Meslay, Paris. Sur demande, il sera joint à l'envoi, sans augmentation de prix, les con:iitions de représentation pour être seul concessionnaire du droit de vente dans un ou plusieurs cantons, arrondissement ou département, pendant la durée du brevet.

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Tin,

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ANNEE 11° 1

SION J 0 lWovembre 1 M90

L'ECOLE PRIMAIRE REVUE PÉDAGOGIQUE PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DE LA

SOCIETE VALAISANNE D'EDUCATJON Il

L'ÉCOLE PRIMAÎlm_paraît chaque quinzaine, de Novembre à Avril inclusivement, en livraisons de f6 pages. Prix d'abonnement pour la 8ulsse, 2 .fr. 30. Union postale 3 .fr. ~nnonees, pri:L 20 ce111. la ligne ou son espace.

~ou.t ouvrage dont l'Ecole primaire recevra deux exemplaires aura dro1t a une annone<' ou à un CO'llpte·I'endu, s'il y a lieu.

SOMMAIRE: Les méthodes et les procédés. - Encore de la lecture. L 'histoire naturelle à l'école primaire. - Conseils d'un vieil instituteur. Partie pratique. (Questions graduées de comzaz'ssances civiques.) - Variétés. L es d oc/us de mon village, par .liario.

Tout ce qui concerne la publication doit être adressé

à l'éditeur : M. P. PIGNAT, secrétaire au Département de l'Instruction publique, à Sion.

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No 12 l'Ecole primaire, 31 Mai 1890 by Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne - Issuu